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Full notice

Title : La Culture physique : revue bi-mensuelle illustrée

Publisher : (Paris)

Publication date : 1936-10

Contributor : Surier, Albert. Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 15531

Description : octobre 1936

Description : 1936/10 (A40,N558).

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k6139615k

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344303451

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 26/12/2011

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40* ANNEE.

OCTOBRE Î936.N* 558;

La Culture

Ë. DUGHËR

: ADMINISTRATEUR

ALBERT SljMlÈS**

GO'FONDATKUH

DIRECTEUR ; ,

LA SANTÉ PAR LÉS SPpRts L'ATHLÈTE ■ LA BEAUTÉ PAR LA SANTÉ - LA SANTÉ PAR:LÀ BÈAUÏÉ ET SAN T:É\- BEAUTÉ, ttÉ'uiNÏS,

-ORGANES DE LA RÉGÉNÊRATiON' 7 PHYSIQUE Et MPBAUE DEUA RÀÇË. .

? ' : CULTURE■■'■• PHYSIQUE

Pft^skfiic

BiTL-LÉTINr OFFICIEL.

Q"1-' DELA: SOGIËTE' D'ËNÇÔURAGEMENt:

;' A fc'AMÉiiipSAfiPN: DE " LÀ RÀéB

..—-.'. HVSIENE ^.MEDECINE: NATUREL,lâÉ; : V\~" /-/':.-

SPORTS; RATIONNELS

JEUX & SPORTS

CONSEILS MÉDICAUX

ORGANEOFFICIEL DÉ tA fÉDÉRATION FRANÇAISE CULTURE, PHYSIQUE . 5 EtDE:L'ÀSSOCIÀtiON;DËSÎPROFESSEURSIDE OU0-URE PHVSIQUE DE FRANCE

BUREAUX I48, FAUBOURG POISSONNIÈRE - PARIS C1O0 - TÉLÉPHONE , PROVENCE 21-97

REGISTRE DU: COMMERCE SEINE .79-378'

ABONNEMENTS : ,

NCE. . . 2D FR. GIQUE. .: 25 FR. ANGER v 35 FR.

FRANCE. . BELGIQUE. ÉTRANGER

LE

JT CHANGEMENT D'ADRESSE

COUTE I FRANC, BO COMPTE DE CHÉQ.iPpST. N. 720:19

FON DATEUR :.

ÈDMÔ DEbBONNET*"* &

CHEVALIER DÉ ,LA LÉGION D'HONNEUR

, GRANDE MÉDAILLE: D'OR DE L'HYGIÈNE

CRÉATEUR DE LA CULTURE PHYSIQUE ET DE. LA _

GYMNASTIQUE DES ORGANES EN EUROPE.

.AUTEUR DE « LA FORCE PHYSIQUE ».

-_. DE « COMMENT ON DEVIENT. ATHLÈTE > ETC.

\;--: ABONNEMENTS FRANCE. . , 20 FR.,

BELGIQUE;. , 2SFR. ÉTRANGER,. . 35 FR,

LE CHANGEMENT D'ADREBSB

COUTE t FRANC SO. COMPTE DE CHÈQ. POST. Ni 7XO-I»

Le sport seuL nepeutdévelopper que certains^o^^ La culture physique, seule, peut les développer i tous également et hàrmonwusement

Il y a bien longtemps que, codifié ou non, le sport existe : la lutte, la balle (on disait la Paume), l'acrobatie étaient en faveur dès le moyen âge. La boxe française, le canotage, la gymnastique aux agrès et la bicyclette vinrent plus tard. Il y a bien longtemps aussi que les sportifs tiraient vanité des cages thoraciques développées, des bras ou des mollets musclés que leur valaient la pratique de leur' divertissement favori. Une partie du corps demeurait cependant, dont on ne tirait nulle vanité et qu'on ne développait nullement : l'abdomen. Il y avait sans doute à la base le fait qu'on ne le montrait jamais. Même pour la gymnastique aux agrès; on portait toujours, un maillot montant. On négligeait ainsi, la gloriole n'intervenant pas, tout un groupe de musclés dont l'importance est cependant primordiale : grands droits, transverses et obliques en partir culier.

C'est seulement la culture physique qui, rompant avec les procédés empiriques alors en usage entreprit de travailler méthodiquement fous les organes, tous les musclés de notre* organisme, quels qu'ils soient. Ce n'est pas sans raison qu'on la dénomma « gymnastique des organes ». II était alors évident que les muscles abdominaux ne pouvaient être passés sous silence, je le savais si bien : l'enfant naît et se nourrit dans l'abdomen, c'est pour cela que je les baptisais « muscles de la santé ».

Une mode — pour une fois bienfaisante — naquit : celle des abdominaux.

La « Culture Physique » publiait bientôt, à la ' grande stupéfaction de beaucoup : des photos d'athlètes portant seulement un slip et dbnt, par conséquent les abdominaux, visibles, intervenaient dans l'esthétique générale: Maints sportifs, les boxeurs les premiers, s'aperçurent qu'une sangle abdominale puissante représentait un élément de protection capitale dans la pratique de leur exercice favori. 4Jn courant d'engouement naquit et de [nombreux sportifs qui proclamaient autrefois ennuyeuse (sans la connaître) la culture physique, se mirenf à pratiquer les exercices décrits dans mes ouvrages. Le corps médical s'y intéressa et découvrit que là faiblesse des muscles abdominaux était presque toujours à la base des cas de constipation opiniâtre. Les revues de: modes ellesmêmes ouvrirent des-rubriques de culture physique et donnèrent des. exercices. On ne manqua pas du reste, ainsi qu'il arrive presque toujours en. l'occurrence, de tomber quelque peu dans l'excès : Des jeunes gens pleins de btmne volonté, et animés du désir de devenir des Adonis crurent y parvenir en s'intéressant uniquement à leur abdomen'. On vit ainsi des « athlètes » arborant des obliques et des grands droits bien développés surmontés dé cages thoraciques étroites, épaules tombantes,- membres grêles, etc. Bref, le comble du déséquilibre. II se trouva du reste des écri vains incompétents pour les présenter comme des chefs-d'oeuvre de beauté plastique. Nous mettons du reste ci-contre sous les yeux dé nos lecteurs quelques spécimens de ce genre qu'ils pourront


comparer avec d'autres photos de culturistes ratlonellement développés.

N'oubliez pas, jeunes gens, désireux de leur ressembler, qu'une chaîne n'est pas plus forte que le plus faible de ses maillons. Travaillez vos abdominaux, fort bien, mais ne négligez pas le reste. Sans bras robustes et pectoraux puissants il n'est pas de véritable athlète. Dorsaux, pectoraux, muscles de la nuque et de la "gouttière vertébrale et de.; cuisses sont, chacun dans leur sphère, aussi importants que les abdominaux : Seul l'homme parfaitement équilibré peut prétendre à la santé maximum, toutes les spécialisations, quel que soit le but visé, sont néfastes et, au demeurant, inesthétiques.

Il vous suffira du reste de comparer, sur ces illustrations, les incomplets d'une part avec les merveilles d'équilibre et d'harmonie que sont les Rouet, les Rollet, les Brancaccio, les Cottier, les Perrin, les Bosc, les Camilli et tant d'autres. Vous conclurez vous-mêmes et nous savons bien d'avance dans quel sens.

E. DESBONNET.

Muscles abdominaux suffisants, mais épaules tombantes, cage thorac.que trop étroite, bras trop grêles pour pouvoir se proclamer un athlète complet.

(Lynx.)

Le culturiste .BUSCH, athlète complet, possède

une musculature suffisante, harmonieuse et une

belle sangle abdominale

('Photo Piprmé.)

Force et Santé pour Tous

par Pierre MARIE

Avec une méthode pratique et individuelle de culture physique

Préface au Docteur Georges Rouhet

Magnifique ouvrage de 2?3 pages contenant 260 photographies

Ci-dessous quelques chapitres pris au hasard dans la table des matières :

PREMIERE PARTIE

Chapitre I. — Les parents font-Ils leur devoir 1

Chapitre III. — Les conséquences de la paresse physique.

Chapitre VI. — L'homme ne meurt pas, il se tue.

Chapitre VIII, — Santé et Beauté sont intimement liées.

ni7.mfiT?.ACTi! nAnTiw

DEUXIEME PARTIE

Chapitre III.— Une méthode de Culture physique doit être claire, simple et facile.

Chapitre IV.— Les appareils de culture physique.

Chapitre VII. — L'air et le soleil, adjuvant de l'exercice, ne sont rien sans lui.

Chapitre VIII. — Quelques légendes a détruiro.

Chapitre X. — Le régne do la culture physique arrivera.

Un gros volumo de 300 liages, richement Illustré : chaque pago contient une photographie.

Prix: 38 fr.| Franoo, 38 fr.; Etranger, 40 fr.

- 290


PROMENADE CULTURISTE

Si vous voulez me suivre, allons en prome[nade

prome[nade la ville où -partout la simple sérénade : « Comment vous portez-vous ? » retentit

[entre gens Qui, polis, bien soignés, bien vêtus, élevants, Se serrent leur main propre et très bien épu[rée,

épu[rée,

Mais gens: dont l'organisme est trop sale en

■ : ; ' . [urée.

Je ne vous conduis pas voir un grand monu[ment.

monu[ment. beaux jardins, publics, -ni-les. lieux

[d'agrément. Ge "but serait banal. Allons à l'aventure Dans la rue où le beau voisine la souillure. Observons par nos yeux, -surtout par la raiTson,.

raiTson,.

Les. êtres qu'un hasard sortit de leur mai■

mai■

Cet homme est bien trop gros, celui-ci nien

[trop maigre. Cette femme a triste air, son humeur paraît

[aigre. Oh ! qu'il est déjà: vieux ce jeune àdoles[cent

àdoles[cent Je vois à sa fenêtre un grand convalescent. Tel vieillard ne devrait pas paraître, à son

[âge, Sx brisé, si vaincu par le vilain ravage Que les ans ont marqué sur ses trop tristes

[traits. Car tous les grands soucis ont masqué ses

[attraits. Tel adulte parait de santé florissante ; Cette force vitale est la force apparente, Mais un mal inconnu, bien caché, très sour[nois,

sour[nois, cet organisme et le met aux -abois. 11 doit le terrassier. Oh ! combien de demeurées, Aux murs très égayés, cachent, durant des

[heures, Une souffrance atroce et de corps et d'esprit, Soit la débilité mentale dont on rit, Soit la femme mourant par suite de chlo[rose,

chlo[rose,

Qui prend le triste aspect de la tuberculose, Et de la vie active ignorant toutes joies ! Ah ! voici la clinique où le petit bourgeois, Terrassé par le mal, perd ses économies, Craint le sort réservé par ses deux enne[mi,es

enne[mi,es La perte très sensible et vaine de l'argent, La crainte de se voir mourir malgré l'agent Incertain, sur lequel se base l'espérance, Qe vieux médicament noir ou vert, au gofit

[rance. Au bout d'un boulevard nous trouvons l'hôVpital.

l'hôVpital.

Oh ! c'est bien pis-encore ! oh I.Lê':sort trop

[fatal ! Victime d'un cancer et en pleine agonie, Ou, -cédant, à l'atteinte, hélas ! de granulie, Cette, mère affligée, abandonne l'enfant, Qu'elle laissera seul, avec lé:grand tourment De : son pauvre avenir.. .L'ouvrier -alcoolique ~ Délire, se-débàtsur un^lit-eagè étiqùe.r Il n'est plus homme mais un. très 7 simple •■■-'•"' : V-\ '-: [animal',

Qu'on attache pour qu'il ne-se' fasse pas dé ;

[mal.: A la- morgue: voyons ce corps, d'é jeune

.''•"' [femme; Suite d'une infection, elle a rendu: son âme., Elle a vingt ans, hélas ! PàrtonsV quittons 1

[ces lieux De douleurs, dé malheurs, -de sort Irop,

[odieux.: Laissons le sentiment, retournons -dans la

[run Respirons le grand: air, reposons notre vut ; Sur Tes êtres normaux. Quel est cet écri \

_tean{ Grand, large, qui revêt le murv comme un

[manteau ?• Approchons et lisons: « La Culture physique. « Source de la santé; Gymnastique organique. « Le bien-être pour tous ». Allons voir la

.' [maison Où la santé n'est plus hasard, mais la rai''.-■■.-■ [son.i Un homme bien portant, à la large carrure,; A la belle poitrine, à la Mère '-allure, Homme en qui tout parait simple amatoi-;

lité,. Me reçoit et me dit : « Pas de brutalité «Dans nôtre conception de la force vitale. « Là nous n'admettons pas la malchance fa'"■■'"' [taie.

«Ici, c'est l'hôpital d'un homme bien portant, « Qui se soigne toujours, en bien exécutant « "On massage organique, une assez forte

[douche, « Grâce auxquels il pourra, s'étendant sur

[sa couche, <( Bien conserver le,droit de vivre saine[ment,

saine[ment,

« Metlez-vous au travail organique un mo[ment

mo[ment " Vous sentirez bientôt la flamme de la vie « Brûler d'ardeur, de-joie en votre âme ra[vie

ra[vie Etonné par ces mots, j'ai suivi son conseil, J'ai laissé de côté le classique appareil, Source d'accident grave ou de lésion disIf! i M - fcrète,

291 —


Le trapèze ou la corde ou barre de l'athlète. Au lieu dé terminer ma journée au comptoir D'un café très brillant, très, accueillant le

Isoir, Ou bien ma promenade au banc d'une ter[rasse,

ter[rasse, regardé mon corps tout nu devant la

[glace, Je l'ai fort critiqué; j'ai pu comprendre

[enfin

Que le « Beau » tant cherché se trouve sous

fia main,

Que « santé » reste un bien dont l'homme

[est le grand maître,

Que le malade a tort de souffrir, que î.out

'être

Pourrait, s'il le voulait, arracher au Destin Le pouvoir sur le sort dont il parait atteint. Et pour bien terminer mon étrange aventure. J'ai suivi les leçons de la saine culture. Puis après avoir fait un excellent massage De mon corps estimé déjà vieux à mon âge Je fus tout étonné, quand je revis la rue, D'un autre sentiment, d'une ferveur accrue Envers la vie active et d'un amour nouveau. Quand on sort de ce lieu, tout paraît bien

[plus beau, Car le corps, bien massé, retourne à la nafture,

nafture, la vie ambiante est plus sage, plus pure.

D* Pierre Ghevillet.

Les Sunkiet Beauties visitent les grandes plantations d'oranges de Californie, les voilà se

promenant après leu, culture physique journalière sous les arbres pleins de fruits. Beauté,

santé, élégance, souplesse, joie de vivre tels sont les résultats de la Culture physique.

COMMENT ON DEVIENT ATHLÈTE

Nouvelle édition illustrée, entièrement revue, augmentée, corrigée, 250 photographies et dessins, 120* mille. Cet ouvrage contient au complet la méthode du professeur Desbonnet permettant à toute personne voulant faire de la culture physique de s'entraîner seule chez elle.

Cet ouvrage contient également la méthode d'athlétisme qui figurait dans le livre : La Force Physique, qui est épuisé depuis de nombreuses années.

Le prix de cet ouvrage est de 22 fr., 24 fr. franco, 27 fr. pour l'étranger.

— 292 —


Nous sommes heureux de parler de l'heureuse initiative prise par M. Tari, de créer une salle de culture physique à Aïn-Témouchent.

Aïn-Témouchent, coquet petit chef-lieu de canton d'Algérie, où les sports sont très en honneur, se devait, à l'instar des villes plus importantes, de se moderniser en ayant aussi une Ecole de Culture Physique, où

serait appliquée la méthode du professeur Desbonnet.

Un enfant du pays, sportif et gymnaste émérite, qui fit ses preuves dans plusieurs

concours de France et d'Algérie, M. Tari, entreprit cette création en juin 1935.

Grâce à sa volonté et à sa persévérance, une école bien éclairée et bien aérée s'ouvrit boulevard de la République.

Une salle d'exercices de l'Ecole d'Ain Témouchent


A L'ECOLE DE CULTURE PHYSIQUE D'AIN-TEMOUCHENT. A droite, le proiesseur Tari avec de jeunes élèves.

Un groupe de jeunes filles, élèves du Professeur Tari.


Un groupe d'élèves ae l'Ecole d'Atn Têmouchent

Un coin de l'Ecole d'Ain Têmouchent


. -Munie, des engins, et appareils les plus modernes, cette salle dé culture physique où tout a été -compris et calculé avec un soin méticuleux, réunit-tout le confort que l'on puisse désirer dans semtolaible établissement. :

Les glaces, les peintures, les tapis, tout contribue a donner Jime impression- d'harmonie et d'ordre. ' . ' - Haltères,' barres parallèles et anneaux pour grands et petits, corde lisse, échelle orthopédique, un appareil pour corriger les déviations vertébrales,, un, autre pour .fortifier Tes poignets, une machine à rainer pour faire travailler tous les musclés du corps : bras, jambes,: tronc...,,sont à, la disposition des élèves. -

Un masseur électrique, installé à part dans une cabine, est destiné à rendre hor- , maies toutes, parties du corps trop proéminentes : ventre, cuisses....

-De la salle d'exercices, on accède directement à la salle, de douches, parfaitemaent aménagée où rien n'a été oublié pour le

confort dès élèves. Des douches on passe immédiatement .au "vestiaire, -qui. renferme . les casiers pour.le linge des élèves.

Les séances de culture physique ont. lieu régulièrement et les ..cours' pour dames. se font sous la ■direçtibnxde..Mme Tari,, qui distribue inlassablement -des- conseils à toutes.

Dès son ouverture, cette salle, obtint lezplus franc succès et les,-hésitants du début sont maintenant de- fervents; adeptes. Le grand nombre d'élèves MècritS: prouve: que cette institution était une nécessité.

Culturistes,. jeunes, et adultes, qui -ne connaissez, pas encore cettje > école, allez la visiter et suivez les conseils/dm professeur Tari : vous en retirerez de réels profits et tous les avantages physiques indispensables qui feront de vous .dés êtres sains, pleins de vigueur et de santé parfaite-. ' '

Il serait - à souhaiter, dans l'intérêt des 'générations futures, que l'exemple de M. Tari soit suivi dans beaucoup de villes d'Algérie.

E. VALTIER.

A PROPOS D'UNE PENSEE DE DIDEROT

« Le meilleur médecin, est celui après lequel on court et qu'on ne trouve point. » (Diderot)

Cette pensée est la traduction <tu proverbe latin : « Primo, non nooeré ». « Premièrement ne pas nuire », car le médecin, qu'on ne trouve pas, ne risque pas porter un préjudice,

Les critiques exagèrent leurs pensées avec facilité; si certaines thérapeutiques médicamenteuses ont nui, beaucoup d'autres ont facilité la guérison. Mais il semble; a notre époque contemporaine, que la thérapeutique devienne de plus en plus complexe et qu'il serait préférable de ne pas trop courir après un médecin,' armé de feuilles d'ordonnance ou de bistouris, saut dans des cas d'accidénls inattendus, mais de façonner soi-même ses organes, d'entretenir leurs bonnes fonctions, de se placer dans le; cercle non vicieux mais favorable suivant : la fonction développe l'organe ; le bon organe est indispensable à la bonne fonction. La gymnastique organique et non le médicament façonne de bons organes, aptes à une parfaite fonction.

D' Pierre Chevillet.

NECESSITE DE L'ENTRETIEN QUOTIDIEN

Les hommes admettent très facilement qu'ils doivent s'entraîner presque quotidiennement à l'exercice de leur profession.

Le-musicien doit exécuter des gammes tt des exercices fous les jours. L'orateur doit entretenir son entraînement quotidien de parole, de discours -improvisés.

Pourquoi ces mêmes hommes n'admettent-ils p?,s qu'ils doivent entretenir presque tous les jours leur santé, - leur plus grand bien?

Ils croient que cette santé ne leur appartient pas, et qu'ils peuvent un jour devenir malades sans avoir commis aucune faute,' /'

Ils commettent une grave erreur, qu'ils paient très cher, du ireste.

Les hommes peuvent entretenir chaque jour leur santé, comme ils s'entretiennent à leur profession.

Cet entretien sanitaire est réalisé par les contractions systématisées des muscles striés du thorax et de l'abdomen, (muscles striés, c'està-dire soumis à in volonté);

D* Pierre Chevillet.

POURQUOI ?..

Jeunes gens et jeunes filles, pourquoi ne cherchez-vous pas à atteindre une situation en vue, honorable et lucrative ?

Parents, pourquoi ne permettriez-vous pas à vos enfants d'acquérir les moyens de pratiquer une bonne profession qui assure l'avenir ?

Adressez-vous aux Cours de l'Ecole Normale de Culture physique du docteur Rouhet, de ta Faculté de Médecine de Paris.

Demandez la notice explicative qui vous sera envoyée franco : Docteur Georges Rouhet, 48. rue du Faubourg-Poissonnière, Paris-X".

296


POUR LA SANTÉ ^

- : -, %

Peut-on périr la ptôse de l'estomac? J

Nous avons parlé, il y a quelques mois dés causes .et desinconvénients de la ptosë Testo- mac.: - ":;--

Je vous rappelle que ce terme signifie allongement exagéré de la poche gastrique, dont le fond se trouve, plus ou moins au-dessous de: l'ombilic, voire au voisinage "dû; petit bassin, au\ lieu d'être : à sa place, c'est-à-dire pas plus bas que la ligne qui joint les crêtes des deux os iliaques,

MEDICAMENT \ -

Une de mes lectrices m'a écrit ceci :

Agée de vingt àns% je souffre d'une ptôse de l'estomac et de l'intestin et d'une grande faihless.e J'ai eu des piqûres d'eau de mer, j'ai pris de l'hémostyl et des spécialités à base de foie, etc. {lesquelles avaient réussi à combattre l'anémié de ma isoeur) ; à moi, elles n'ont rien fait !

Dans la plupart des cas, s'il s'agit d'une ptôse simple, non compliquée de troublés du chïmisme gastrique, l'effet des médicaments sur ce mauvais état de l'estomac est exactement celui que signale ma correspondante : ils ne servent à rien !

Entre parenthèse, laissez- moi Vous dire que c'est une bien mauvaise habitude que d'utiliser, au petit bonheur, les médicaments indiqués pour la soeur, la maman, l'oncle, le grand-père, etc.

La ptôse de l'estomac est un trouble mécanique : y remédier par des moyens chimiques est inutile et dangereux.

C'est inutile, parce que la plupart des médicaments qu'on peut prendre n'auront aucune action sur la ptôse gastrique.

C'est dangereux, parce que les médicaments actifs, qui provoqueront des contractions de la paroi musculaire de l'estomac, finiront par fatiguer, épuiser ces fibres musculaires, naturellement insuffisantes, et, en fin de compte, là ptôse sera aggravée au lieu d'être améliorée.

CEINTURES

Un des moyens de remédier à la descente de l'estomac, c'est de soutenir sa partie inférieure par une ceinture plus ou moins compliquée.

Certaines de ces ceintures possèdent un système de sangles destinées à doubler la paroi abdominale déficiente. D'autres sont munies de pelotes — pelotes, pleines ou pelotes pneumatiques qu'on gonfle avec une pet'te pompe — qui s'enfoncent dans la partie inférieure du ventre comme un coin destiné à remonter l'estomac. D'autres enfin

se composent simplement d'une sàngîéï mivélav: tique, miréxtënsible,' ; qui: dbublèy: sûr une 'hatiteit, plus: OU moins grarUfe là- paroi- rnpsfeulàiré dit l'abdomen* ;'":-"--"'.;;. . :

Les sangles coûtent cher et ne sont peut-être pas très efficaces...

Lès pèlbtês, mal: 'équilibréieS; ou: mat appliquées, font beaucoup plus de mal que de bien...

Ces divers typés, de ceintures peuvent être indiqués suivant le cas qui; se présente. Mais d'une manière générale la' meilleure eeihture est là pltis-, simple, à condition qu'elle sôit'.-exactement' ajustée et maintenue à sa place par des sous>cuissesv

On: ne devrait jamais remédier 1 à, une ptôse par une ceinture,, sans avoir fait àu; préalable un- examen radiolpgique de l'estomac, afin de déterminer sa place et sa forme.

Sauf cas exceptionnels, le vrai traitement de la ptôse gastrique, c'est la gymnastique.

Cette ptôse est, causée essentiellement par l'insuffisance des muscles de la paroi abdominale, aussi bien que des muscles de la- poche gastrique.

Exercez vos muscles, augmentez leur, puissance, leur volume, par des mouvements judicieux, systé- . matiques persévérants.

Utilisez vigoureusement votre corps dans des exercices variés qui vous forceront à respirer profondément, en contractant les muscles du ventre.

Mais, jusqu'à ce que vous ayez u"e -paroi abdominale solide, supprimez complètement.les-sauts en: longueur, en hauteur, en profondeùr^les sauts à la corde,-les danses avec: b.ondissements répétée sur la pointe dès pieds'.

En-somme, évitez à votre abdomen tout ce qui lui imprime des secousses brusques, à sens vertical.

CONCLUSION

Si je suis une vieille amie passionnée de la gymnastique . et des sports, si j'en ai la « marotte », comme on me le reproche quelquefois en toute cordialité, c'est que j'ai pu constater combien la -médecine serait impuissante si ej-l'e n'avait à sa disposition que des produits chimiques pour restaurer un organisme abîmé. '.-■-"'

C'est particulièrement vrai en ce qui concerne les ptôses de l'estomac.

Doctoresse HOUDRE.

LES COURS POPULAIRES DE CULTURE PHYSIQUE

Mardi et vendredi soir, de 19 à 20 heures pour les dames, de 20 à 21 heures pour les messieurs,, à l'Ecole de Culture Physique, 48, faubourg Poissonnière,.-s cours populaires : culture physiqe, poids légers, poids moyens, exerciseûrs." Inscriptions tous les jours de 8 heures à 19 heures et les mardis fît vendredis, de 20 à 21 heures. — Brochure explicative envoyée franco.


L'instructeur Stafi Sergent Moss entraîne chaque jour les enfants à Hastings en Angleterre. Voici un exercke pour les muscles abdominaux sans lesquels II n'y a pas de santé parfaite.

Eieanor Stewart, la gagnante d un récent concours organisé par la Métro-Goldwyn-Mayer, révèle qu'elle excelle à la danse à la corde et à l'équilibre sur le fil de fer. (cilche M.G.M.)


CONSULTATION

Au jeune anémique qui veut respirer du bon air

En s'exerçant dans un air médiocre, on gagne plus en santé et en vigueur qu'à ne rien faire au sein de l'atmosphère la plus riche et la plus pure.

(Dr Ruffier.)

« Vous voyez, docteur, comme ce grand garçon de 16 ans est pâle. Ce sont ses études qui l'ont fatigué. 11 fallait bien en passer par là ; les programmes sont si chargés! Tout de même, son état commence à m'inqui-éter. N-e faudrait-il pas le changer d'air, l'envoyer à la campagne ?

— Excellence idée ; mais il faut aussi lui faire faire de l'exercice (1).

— Vous croyez ? Pas immédiatement en tout cas. Il a surtout besoin en ce moment de repos et de bon air. Il est bien trop faible pour faire de l'exercice ; cela ne ferait que le fatiguer davantage (2).

— Il n'est pas fatigué d'avoir trop exercé son corps ; s'il est p&'le et décharné, c'est qu'au contraire ces pénibles études, que vous avez cru si nécessaires, l'ont immobilisé pendant des années sur les banc du lycée (3). C'est faute d'avoir ' remué qu'il s'est anémié et atrophié ; pour Le guérir, donnez-lui avant tout du mouvement- (4).

— Il me semble qu'il a surtout manqué d'air dans les classes encombrées et dans notre appartement de Paris ; c'est pourquoi, je voulais l'envoyer à la campagne.

— Si votre 111s avait fait, depuis son enfance, assez d'exercice physique, il aurait extrait de l'atmosphère de Paris tout l'oxygène'nécessaire à sa santé et à son développement ; s'il reste immobile dans l'air le plus pur du monde, au large des océan.» ou sur le sommet des montagnes, il n'absorbera et ne fixera dans sa chair guère plus d'oxygène que s'il restait claustré en pleine ville (5).

— Prétendez-vous, docteur, que l'air de Paris est meilleur que celui de la campagne ?

— Il est bien plus mauvais, mais plutôt à cause de ses souillures que par manque d'éléments respiratoires et nutritifs ; il contient autant et même plus d'oxygène que l'air des montagnes (6).

— Oui, mais on respire en même teunps_ les souillures.

— Et il vaut mieux évidemment ne pas le faire. Mais aussi, il ne sert à rien de vivre dans un air excellent si on ne le respire pas. On ne se nourrit pas en s'asseyant devant une bonne table ; il faut a.hsorber et digérer lès: aliments (?>.,.

1) Gommé nous l'avons maintes fois répété, la campagne, aussi paisible, aussi saine qu'on la puisse désirer, la campagne à elle seule est impuissante pour revigorer un organisme appau* vrl. Seul l'exercice peut y parvenir ; le non air n'est qu'un complément:

2) Que'.le ineptie ! L'exercice n'engendre jamais la fatigue, si l'on a la; sagesse de mesurer ses forces, c'est-à-dire de ne pas faire de compétition-.

Une bonne méthode de culture physique, scientifiquement dosée pour chaque muscle, chaque organe, et chaque sujet, repose- nécessairement le corps, car son action physiologique profonde y ramène l'harmonie, une sorte d'euphorie physique un bien-être insoupçonnable.

3) C'est une loi générale parmi les êtres vivants : « tout organe, qui fonctionne se. développe, tout organe dont on n'a plus l'usage s'affaiblit, s'atrophie, et tend à disparaître ». La quasi-immobilité de notre malade amoindrit ses fonctions de relation : la, musculature, qui en est la partie motrice, pâtit la première.

Mais son insuffisance a des répercussions funestes à travers l'organisme tout entier : circulation, respiration presqu'inexistantes, réflexes amoindris, énergie absente. L'aboutissement logique est l'idiot débilité.

Au contraire, par une gymnastique des organes raisonnée, ' tout s'équilibre, les échanges sont actifs, la vie est régulière, intense, heureuse.

Mais attention, l'exercice -physique est une arme à deux tranchants -. gardez-vous d'abuser. Les excès de toute nature sont dangereux : si l'on mange trop on se dilate l'estomac, on engraisse, on s'achemine vers la « boule de suif » ; si l'on boit trop, on . encourt les mêmes risques, outre celui -de se saouler, et avec, toutes les conséquences 1 de l'Ivrognerie : si l'on dépense plus qu'en no gagne, autrement dit si l'on surmène son cor>ps par des efforts au-dessus de ses moyens — comme c'est trop souvent le cas pour la compétition .— si donc, prodigue criminel, on gaspiue sa chair en des détentes meurtrières, en des usures lentes et fatales, alors c'est la déchéance totale : la pau-.

vre machine épuisée s'ôffrant à la décrépitude intellectuelle, aux- maladies et à la mort.

.4) Le mouvement, voilà, -par excellence le médicament, nous dit le docteur Ruffier, rendant un juste hommage à la science qui l'utilise si- remarquablement : j'ai nommé la gymnastique des organes. Pourtant, si la compétition n'excède pas les -possibilités physiques- de. l'individu-, le docteur Ruffier (ancien champion au temps ses. études, et toujours cycliste remarquable), ne la rejette pas à priori. Mais il se garde bien de la confondre avec l'exercice hygiénique ou culture physique. . ■ -, .

5) Bien.que cela semble à première vue un paradoxe. 11= n'en est pas moins certain que le docteur Ruffier ait énoncé une incontestaible vér'té. Lorsque nous avons dit. il y a une quarantaine d'années, que mieux valait s'exercer et transpirer a fond n'importe où, que se reposer dans l'air pur du Mont Blanc ; lorsque nous avons prétendu, forts 'de notre- expérience', que seul l'exercice poussé jusqu'à légère transpiration pouvait -permettre à notre organisme de fixer l'oxygène, c'est tout juste si l'on n'a pas souri de pitié pour la « Culture physique ».

Il faut ci'oire que. les esprits n'étaient pas, alors mûris pour cette opinion, car la vérité admise aujourd'hui, n'a pas changé depuis cette époque. Nous n'avions, eu qu'un tort : c'est celui d'avoir raison trop tôt.

6) L'air de Paris ..contient donc autant et même •pjlus d'oxygène que celui des montagnes. Nous lavions déjà dit ; on trouvera, dans la collection de. notre revue, maint article à ce sujet, — celui relatant en particulier que la ville la plus Tlche en centenaires compte tenu, do la proportion des habitants, est.... devinez : mais Paris, tout simplement.

7) Les aliments ne profitent au corps qu'autant qu'ils sont absorbés et digérés ; nos muscles,n'assimilent l'oxygène que dans la mesure 6ù le leur permettent la respiration et l'exercice.

299 —


— On ne peut pas ne pas respirer ; et du moment que l'on vit en bon air, les poumons en absorbent.

— Si peu que rien moin cher monsieur. Quand le corps est au repos complet, les. respirations se ralentissent, deviennent trè's superficielles ; quatre à six litres d'a:r à peme passent à la minute par les poumons; et cet air n'abandonne que fort peu de son oxygène à l'organisme ; cela parce que l'organisme au repos n'a guère beson d'oxygène. Mais dès qu'il se met au travail, il lui en vient un appétit furieux ; c'est alors qu'il en absorbe et qu'il en fixe . c'est alors que des respirations profondes et nombreuses stimulent la nutrition, enrichissent le sang, développent et forti?îent le corps (8). C'est pourquoi en s'exerçant dans un air médiocre on gagne plus de santé et de vigueur qu'à ne rien faire dans l'atmosphère la plus pure et la plus riche (9). Remarquez que cela est heureux.

La civilisation oblige les hommes à vivre dans ies grandes villes, à s'agglomérer en immenses troupeaux ; et cette nécessité ne leur est pas aussi préjudiciable qu'on le pense communément. Le remède est à la portée de tous ; il est dans l'exercice volontairement pratiqué, exercice qui force les poumons à extraire de n'importe quel air sa quintessence (10).

— Ainsi, l'air le plus . fortifiant est, selon vous, l'air des grandes villes I

— Vous seriez trop heureux de m'imputer cette opinion ridicule. Je dis seulement que l'air le plus fortifiant est celui dont on se sert (11). Un biftek dans le filet est meilleur qu'un morceau de vache enragée ; mais à condition qu'on le mange. Il vaut mieux que votre fils aille à la mer ou à la montagne, mais il ne retirera un vrai bénéfice de ce séjour que si un exercice corporel régulier lui fait absorber en abondance l'air pur au sein duquel il vivra (12).

8) Une fois de plus, voici prouvé le rôle de l'exercice pour fixer l'oxygène dans nos cellules : Il stimule la nutrition, enrichit le sang, développe et fortifie le corps.

9) Si un canon de 75 crachant le feu au milieu des batailles est plus efficace qu'un projectile monstrueux de 750, dont la trajectoire ne perce pas même l'ombre d'un dossier, de même en s'exerçant dans un air médiocre, on acquiert plus de santé et de force qu'en restant immobile au milieu de l'atmosphère la plus saine et la plus riche.

10) Nos poumons jouissent de ce merveilleux pouvoir : prendre, dans n'importe quel air, la quantité d'oxygène nécessaire aux échanges gazeux, grâce à l'exercice volontairement .pratiqué, c'est-à-dire essentiellement actif. Dans un exercice purement passif comme le massage, ce sont les muscles du masseur qui s'enrichissent.

11) C'est encore l'histoire de nos deux canons :

l'un de dimension modeste qui fonctionne, l'autre énorme et meurtrier mais qui n'existe que sur le papier. L'air le plus fortifiant est celui qu'on utilise, dont on tire la quintessence nutritive et vivifiante par l'exercice physique, dosé, et s'adressant davantage aux organes de la vie qu'aux muscles des records.

12) Les petits Parisiens qui, toute l'année, font trois séances de culture .physique chaque semaine n'ont nul besoin de s'exiler vers la montagne ou la mer, car ils se portent à merveiUe. Si l'air des sommets ou des étendues marines leur ferait du bien — ce qui n'est pas douteux — il ne leur est pas toutefois indispensable.

Voilà ce que nous voulons préciser. Remercions le docteur Ruffier qui sait mettre les choses au point.

M. Pelletier.

Ce n'est que grâce à la culture physique journalière que les glrls sont d'admirables spécimens

Je beauté et de grâce. (Photo Fox Film.)


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STATUES ANTIQUES


Haltérophilie et culture physique ou les deux manières de pratiquer ■"' l'arraché "

« L'application d'un style sportif, si parfait soit-il du point de vue rendement athlétique, est très souvent un bien mauvais moyen de développement corporel et de culture musculaire. »

L'arraché est un exercice de poids moyen ou de poids lourd qui s'exécute de la-façon suivante : la barre à disque placée à terre, devant les pieds convenablement écartés, le corps droit, les bras 'tombant normalement le long du. -tronc,, les yeux fixés sur l'ènginj' l'athlète après une longue et profonde inspiration-se baisse pour saisir la barre et d'une, seul coup la met à bras fendus au-dessus de la tête. Ce, mouvement sel travaille à deux bras, ou-d'un seul bras (à droite et à gauche)- Pour une exécution parfaite,, il ne faut pas marquer le moindre temps d'arrêt aux - épaules, ni, d'une manière générale, en aucun endroit au cours du mouvement ; cl autre part, la barre dans'son ascension doit s'élever selon la verticale et ne jamais accomplir le plus petit-déplacement latéral.

La valeur de l'arraché, du point de vue éducatif, est de tout premier ordre. C'est, en effet, un des meilleurs exercices connus pour cultiver la détente,la vitesse de .contraction et la commande nerveuse. Il intétéresse les grandes fonctions organiques, ■neuro-cardio-pulmonaire et donne à la musculature entière la vitesse par le geste continu, la puissance par la masse à soulever, la souplesse par l'harmonie des contractions simultanées et alternées, la résistance par la répétition de l'effort. C'est, somme toute, un exercice qui mérite d'être classé parmi les plus complets,

Cependant pour en retirer tous ces avantages, il convient de le pratiquer à la manière Guitariste,, plutôt qu'à la façon des haltérophiles. Ces derniers (n'ayant qu'un seul but .: arracher le plus lourd possible) font intervenir la « combine du style'» et arrivent à « truquer » énormément, tout en respectant les , réglementations de Te'd-r sport.

-Qu'il soit a. un bras ou à deux bras, l'arraché haltérophile s'exécute grâce a un double travail des membres inférieurs. Le culturisle qui envisage d'autres buts (atteindre la force intégrale et la beauté har monieuse) doit travailler différemment. Il doit « tirer », jambes fléchies, buste droit, bras tendus, comme l'haltérophile, mais d'un seul temps la barre doit monter audessus de la tête, sans féchir unie seconde fois sur les cuisses. Il pousse des jambes, puis le tronc, les épaules, les bras fournissent successivement leur somme de travail. L'haltérophile, par contre, opère d'une, manière différente, en « escamotant » l'effort musculaire des parties supérieures. Devant sa barre, l'athlète plonge et d'une vigoureuse poussée des cuisses l'arrache jusqu'à un plan légèrement supérieur à celui des épaules, puis il se « dérobe » sous le poids- et pousse à nouveau des cuissesLe

cuissesLe s'accroupit, puis s'étend de tout son être, brandissant la barre. Il exécute une seule détente généralisée.

Il est certain que de cette façon de pratiquer les « arrachés » (sans faute de flexion supplémentaire),, les; poids soulevés sont inférieurs à ceux atteints grâce- au premier procédé,, et selon le style dès haltérophiles modernes. Mais, le corps y gagne un développement athlétique mieux réparti et une détente non localisée.

Nous conseillons donc aux culturistes / d'effectuer cet exercice, soit à deux mains, soit à droite et à gauche, plusieurs fois par semaine et d'exécuter une dizaine de répétitions, au moins, avec une barre,, à. charge moyenne. De temps eh temps, tous les huit jours, par exemple, ' ils pourront essayer « de tirer » plus lourd et d'atteindre le poids maximum.

Aux -haltérophiles, nous conseillons, aussi, -de travailler parfois, à l'entraînement, à la manière des culturistes ; -et même de pratiquer « l'arraché » sans aucune intervention des jambes, en partant de la suspension bras tendu, par mesure de compensation. Ils y gagneront une puissance de détente énorme, qui ne nuira nullement au style ni à. ses artifices, et qui permettra aii contraire de leur faire donner un meilleur rendement pour triompher le jour venu de la compétition.

La détente est l'aristocratie du geste, la vitesse l'élément noble du muscle-- ; K l'arraché » le mouvement par excellence ■pour cultiver ces qualités, les développer et les entretenir.

Pierre de Biaerte.

Ancien élève de l'Institut de la Faculté de Médecine de Bordeaux ; diplômé du Cours Supérieur de l'Université de Paris: Membre de la Commission Technique de la Fédération Française de Culture Physique.

"LA FEMME AU TRAVAIL"

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S'intéresse à tout ce qui concerne l'activité féminine sous toutes ses formés. (Documentalion, Orientation professionnelle, etc.).

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RETOUR D'OLY M PIE

Il n'est pas trop tard pour en parler encore. Une leçon c'est si vite oublié.

Nous voilà donc revenus, depuis quelque temps déjà, d'Olympie. Je veux dire de Berlin. Il paraît que c'est la même chose. Hitler qui est, certes, un homme extraordinaire, a fait construire, dans sa capitale, un stade colossal. Mais il n'a tout de même pas pu y transporter le ciel dé THellade. Ne le chicanons pas pour si peu.

« Pour^ grands que soient les rois, ils sont [ce que nous sommes. »

Maintenant que les fanfares se sont tues et que les lampions — c'est une façon de parler ^— sont éteints, l'enthousiasme est à plat. C'est l'heure de là critique et des pensers .moroses.

A vrai dire, nous, ne revenons pas précisément d'Allemagne couverts de lauriers et rayonnants d'une gloire éblouissante. Qu'une nation comme la France,, qui peut recruter ses champiqns dans une masse de cent millions d'êtres humains -— puisque lés hommes de toutes les couleurs sont : admis à participer à l'olympique compétition moderne — soit distancée, et de loin, par la Finlande et la Yougoslavie, cela n'a rien de spécialement reluisant.

Nous ne savons pas très bien utiliser notre matériel humain et l'Amérique qui si volontiers lynche ses nègres et les considère^ encore comme du bétail, sait mieux se servir de ses hommes de couleur que nous des nôtres, bien que nous les considérions comme des égaux. • o

Si nous en croyons M. Léon Gillet, de l'Académie française, qui assistait à la séance inaugurale, le moment le plus émouvant fut celui où nos athlètes défilèrent devant le Ftihrer, saluant fièrement et sans forfanterie lé maître de l'Allemagne et inclinant devant lui les trois couleurs de la France.

Hitler, a remarqué M. Louis Gillet, prolongea son salut le bras tendu plus que de coutume. Que se passait-il, alors, dans cette âme ardente? Sans doute des sentiments divers devaient y bouillonner et s'y heurter.

Je crois volontiers, avec M. Louis Gillet, que ce fut effectivement pour nous le plus beau moment des Jeux Olympiques. Qu'en restè-t-il? Ne sont-ce pas seulement là de ces impressions qui passent sur l'âme humaine comme ces nuages poussés par le vent dont on voit courir l'image à la surface de la mer?

Quoi qu'il en soit, cela n'a pas empêché Hitler de doubler les effectifs de l'armée allemande quinze jours après. Les sentiments sont une chose et les nécessités vitales ou les ambitions des nations en sont une autre.

Si l'on s'en rapporte à des. résultats aussi hétéroclites que ceux fournis par les Jeux Olympiques de Berlin ou d'ailleurs, on peut en conclure que le Ftihrer allemand a dû en tirer l'orgueilleuse constatation de la supériorité physique de son pays obtenue par un effort persévérant de quinze années seulement.

Par contre, nous devrions en retirer la conscience de notre propre décadence dans ce même domaine. Mais nous avons malheureusement des sujets d'alarme beaucoup plus probatoires.

probatoires. dénatalité persistante et accentuée ; la révélation de l'inaptitude au service armé de 56 % des recrues sur un recrutement déjà squeléttique doivent être, pyùr tout Français, des sujets d'inquiétude autrement lancinants.

Les Jeux Olympiques de Berlin ont trouvé dans la psychologie 'germanique;, dans le goût de nos voisins de l'Est pour tout ce qui; est for-: midâble,-grandiose, théâtral, un cadre approprié ' à-unè'Impressionnante mise en scène/Mais tout : cela, ce ne sont que des ferix d'artifice: qui; éblouissent une seconde et s'éteignent dans l'opacité des nuages. Ils n'éclairent point je fond du problème. Aujourd'hui, lé stade aux cent mille spectateurs est vide ou presque. On ne nous fera pas croire, en effet,; qu'il: se: trouve uti; endroit sur la terré où l'on puisse presque sans discontinuer rassembler cent mille individus pour ' assister à des spectacles sportifs. Oui,, c'est grand, c'est majestueux. Le désert aussi est grand et majestueux, mais cela ne le dispense pas d'être stérile.

Et puis, que font sur les gradins ces cent mille curieux? C'est toujours.la même rengaine : c'est dans l'arène qu'on voudrait lès voir. Car bien que certains en pensent, ce n'est pas là qualité de spectateur qui confère là sportivité.

•- »: •-■

A notre avis, il faut considérer les Jeux Olympiques comme une- brillante démonstration des possibilités physiques humaines -— encore que l'on fasse beaucoup plus fort dans les cirques ^— comme une affaire de prestige et de commerce, comme une fraternité chevaleresque et passagère, infiniment supérieure; pour l'en^ tente cordiale des nations aux bavardages du capharnaiim genevois, si l'on veut. Il serait aussi vain, pour un peuple, d'y- puiser je découragement que la méthode d'un redressement physiologique et moral.

Ce qui est essentiel et indispensable à la vitalité d'une nation, à sa puissance défensive, c'est beaucoup moins la création de quelques centaines ', de phénomènes que l'obtention d'une moyenne de potentiel élevé, comme on dit aujourd'hui.

Cela,, ce n'est pas ta résultante d'un dressage en serre chaude mais ce sera, si l'on veut, la conséquence d'une culture physique sévère à la fois nationale et individuelle, dont l'unanimité des Français seront les bénéficiaires, hors de toute compétition, ALBERT SURIER.

POUR MAIGRIR

sans médicaments internes, pour être à la mod( sans nuire à votre santé et sans flétrir votri visage par la pratique des sports violents qu fatiguent la femme.

Exécutez chaque jour "pendant 10 minutes li série de

GYMNASTIQUE DES ORGANES

DU PROFESSEUR DESBONNET

Demandez la brochure explicative illustrée

au Docteur ROUHET,

48, faubourg Poissonnière, Paris-10e

303 —


fédération jprançaîsede

Cjn ltnre physique

la culture physique développe

l'éducation physique éduque

les sports sont une saine distraction

Déclarée sous le N» 171.479 (Loi du I" Juillet 1901) Compte Chiques Postaux ; Paris 1793-72

SIÈGE SOCIAL s 32, Rue de l'Échiquier -PARIS

BUREAU DU COMITÉ DE DIRECTION

Président : M. Emile VALTIER. publiciste. Chevalier de la

Légion d'honneur. Vice-Présidents : M. le général ROUGET grand officier ds

la Légion d'honneur. M. Lucien BESSET, député de Paris, officier de la Légion

d'honneur. M. André BOUXARD, conseiller municipal de Paris, offlier

de la Légion d'honneur.

Secrétaire Général : M. Pierre BARDEL. publiciste. chevalier

de la Légion d'honneur. Trésorier : M. B. POUVREAtT. publiciste. Chevalier de la

Légion d'honneur Commissaire Général : M. Marcel DELARBRE. publiciste

officier de la Légion d'honneur. Secrétaire Adjoint : M. Marcel HAEGELEN. commandeur de

la Légion d'honneur.

Trésorier Adjoint : M. Louis DELBLAT, publiciste. chevalier de la Légion d'honneur. Commissaire Adjoint : M. Louis LAULIAC, crotoe de guerre.

NOTRE BUT

BEAUTE, SANTE, FORCE

NOS JOIES ET NOS PEINES

La vie est belle. Celle de la Fédération Française de Culture Physique particulièrement. . Les stades de son existence ont été une succession de progrès que nous sommes fiers de souligner. Que de chemin parcouru depuis mai 1934.

Notre première Fête fédérale, organisée au Parc Falleret, à Vanves, en juillet 1934, avait été modeste. Elle avait aussi été très réussie.

L'année suivante, en septembre 1935, à Vichy, un succès inespéré couronne nos efforts. Matérialisée par des athlètes incomparablement beaux, notre idée de la Santé, de la Beauté et de la Force, trouvait enfin une réalisation digne d'elle. Ce fut notre premier grand succès, et les trompettes de la renommée furent embouchées en son honneur, sous la forme d'articles plus flatteurs et plus chaleureux les uns que les autres.

Enfin, cette année, le Salon de la Santé et de la Beauté, organisé dans l'ancienne Gare des Invalides de Paris, choisissait le Concours du plus bel athlète de France comme clou de ses organisations.

Avouez que cette désignation était flatteuse pour la 2 F.C.P.

Et ce fut le triomphe, encore présent aux


esprits de tous. Tous les records battus. La 2 F. C. P. avait gagné ses galons de grande Fédération. Elle saura se montrer digne d'une réputation qui, pour neuve qu'elle soit, n'en est que plus méritoire.

Une ombre double, grise, se glisse alors, qui trouble notre joie, sans arrêter notre élan.

La perte cruelle de la Fédération, en la personne si aimée du dévoué général Rouget, notre Vice-Président, décédé récemment. A peine cette triste nouvelle nous est-elle connue, qu'un nouveau coup du sort nous atteint. Notre ami, M. Guy de Traversay, avec lequel nous avons organisé le Concours du plus bel Athlète de France cette année, tombe sous les balles des insurgés en Espagne. Le journaliste est mort à son poste, saluons sa mémoire avec émotion, et gardons le souvenir d'un ami qui ne nous avait pas ménagé ses encouragements.

Et regardons en avant, après avoir semé sur le chemin de la vie ces chers souvenirs.

L'avenir n'est pas derrière, mais devant nous.

En avant donc, pour le Concours du plus bel Athlète de France,

Pour le Concours du plus bel Athlète d'Europe,

Pour le Concours du plus bel Athlète du Monde.

En réussissant mieux encore demain qu'hier, nous honorerons la mémoire du général Rouget et de Guy de Traversay. Mieux, nous poursuivrons cette oeuvre, qui est certes la nôtre, mais qui était aussi un peu la leur.

Emile VALTIER.

Nous sommes heureux d'annoncer la naissance de Mademoiselle Monique, fille de Mme et M. Roland Faurie, directeur de l'Ecole de Culture Physique de Limoges et membre de la F.F.C.P.

Nos félicitations et nos voeux de bonne santé.

RAPPEL DES COTISATIONS

Lors de la réunion de l'assemblée générale qui a eu lieu à Vichy, il a été décidé à l'unanimité, sur la demande des Directeurs de salles de culture physique et de sports en raison des services sérieux que pouvaient leur rendre la Fédération, que la cotisation annuelle des salles, sociétés, écoles, serait portée à 50 fr.

Les membres qui ne seraient pas à jour de leur cotisation seraient très aimables d'envoyer leur renouvellement, ceci afin d'éviter des frais et des écritures.

Nous insistons particulièrement auprès des Directeurs de salles et des membres qui ont recruté des adeptes, de vouloir bien s'informer auprès des membres qu'ils ont fait adhérer du paiement régulier des cotisations. Nous nous excusons de cette tâche supplémentaire et les

remercions très sincèrement de leur précieuse collaboration qui diminue l'effort que doivent fournit tous nos aides bénévoles dans le bon fonctionnement d'une oeuvre créée dans l'intérêt de tous.

Nous rappelons également aux culturistes qui désirent faire partie de la « F.F.C.P. » et nous aider dans l'oeuvre que nous nous sommes fixés, que la cotisation pour les membres individuels est de 15 francs par an et avec le service régulier de la revue « La Culture Physique », 30 francs par an.

Les demandes d'adhésions doivent être adressées au Président de la F.F.C.P., 32, rue de l'Echiquier, à Paris.

INSIGNE FÉDÉRAL

La 2 F.C.P. a créé un Insigne dont le dessin est inspiré par la vignette fédérale. Cet Insigne combiné comporte les trois couleurs nationales Le fond est en émail blanc, le dessin de l'hercule eu rouge et les initiales de la F. F. C. p. en bleu.

Tous les culturistes voudront se procurer cet insigne qui leur .permettra de se reconnaître entre t-ux et d'être amicalement reçus et conseillés dans les sociétés et écoles de culture physique reconnues par la 2 F.C.P

Pour avoir droit au port de l'insigne, 11 faut évidemment être membre de la Fédération.

Prix de l'insigne : 10 francs. Adresser les demandes au siège de la Fédération, 32, rue de l'Echiquier, Paris (10e).

NOS ANIMATEURS

Le professeur MARTY, de Châteauroux.

305 —


REVUE DE L.A PRESSE

Le lutteur Poilvé, champion olympique

- fV-L'os- Angeles,, les lutteurs "valaient à nos couleurs ;un oeau succès, grdce à facome. lis n'ont pas voulu être en reste à Berlin et, tout ■somme, les haltérophiles, un des leurs est champion olympique.

Le policier parisien. Poilvé, qui tirait en style libre,, s'attribua la couronne de lauriers des moyens'. Sur six combats livrés, Poilvé eu gagna, cinq. Ses victoires par tombé sur le Suisse Krebs, l'Anglais Jëfiers, le Tchèque Syfel.el celle ani.x points acquise sur le Finlandais Lunkkà lut donnaient le droit de rencontrer l'Américain ' Volda pour la première place. Un match-nul lui donnait la victoire. C'est par un net tombé que Poilvé en triompha.

Père d'une famille nombreuse, notre policier professe les sports et la culture physique auprès ; de la Section sportive de l'A-S. Prélecture de; Policé. Nos maîtres de la police, parisienne imiteront-ils cèwx de Berlin qui donnèrent un magnifique avancement au policier Woike à la Suite de sa victoire olympique ?

Ce serait pour le puissant poids moyen parisien la plus'belle récompense.

Les rois de la fonte à l'oeuvre

Les Français étaient partis à Berlin avec l'espoir de faire aussi bien qu'à Los Angeles où nous remportâmes trois titres : ceux des -plumes, des légers et des ani-iourds. ' Nos haltérophiles nous ramenèrent de la capitale du Reicli une seule couronne olympique : celle des milourds, grâce à un "magnifique exploit de Louis Hostin.

11 faut dire que jamais lot d'hommes forts rie fut aussi relevé, et que les performances enregistrées sont pour le moins extraordinaires, si l'on songe que le vainqueur des moyens « tira » plus lourd - que ne l'avait fait, il y a quelques années encore, le champion des lourds.

Dams la catégorie des plumes, confirmation de la grande classe de Terlazzo. L'Américain qui s'était classé troisième en 1932 triompha en grand champion. Il totalisa 312 kg. 500\sur les trois mouvements olympiques : développé, arraché et jeté, et l'on se rendra compte de sa valeur en songeant que Suvigny ceignit la couronne olympique en 1932 avec 287 Kg. 500. Avec _ce total, notre champion eût, à Berlin, pris Ja huitième .place. Terlazzo battit le record mondial de l'arraché avec 97 legs, record de l'Allemand Walter, qui ne prit que la huitième place.

Deux Français figuraient dans cette catégorie : le pompier Baril et l'Oranais Vérou. Avec 278 kilogs, ce qui constitue pour eux leur maximum, ils prirent ex xquo la dixième place.

Les légers

La lutte tut serrée pour le titre détenu par notre compatriote René Duverger, avec le total de 325 k-gs. Mais c'est avec 342 kgs 500 que l'Egyptien Mesbah fut sacré champion. Mesbah fit respectivement 92.500, 105 et 145 kilogs, ce dernier poids battant le record mondial que détenait avec 141 kilogs son compatriote Attia. Fein, favori, fit le méine total. Mais, sur la bascule, dj 85 grammes plus lourd que son heureux rival, il perdit la première place.

Notre compatriote Duverger, avec 97.500. 95 et 125 kgs, prit la, septième place. Duverger n'était pas dans son « assiette ». Cette soirée

avait débuté à dix-neuf heures po'UF se terminer à quatre heures du matin.

L'exploit de Louis Hostin

Et nous en arrivons au succès de Louis Hostin. Le Stéphanois qui nous représenta à Amsterdam et l'ut champion à Los Angeles a bien mérité sa victoire.

Hostin fit .110, 117,500 et 145 kgs, soit 372 kilos 500, soit 7 kgs de plus qu'en 1932, mais 3 legs de moins qu'il y a quelques mois à Vienne.

Notre, champion pouvait et désirait tirer 380 'kilos.-.; il ne put y réussir. Il eut trop tôt l'assurance . qu'il ne pouvait être battu et le moral s'en ressentit.

L'Allemand Deutsch fut second à 7.kilogs. et l'Egyptien Ibrahim à 12 kilogs. Quand à Le Put, notre autre représentant, il lit de son mieux, atteignant 335 kilogs.

Nouveau succès égyptien

i

Les poids moyens commencèrent, et le phénomène égyptien Tou-ny triompha. Avec 117 kilogs 500 où il battait de '5 kgs le record mondial, 120 et 150 kgs, il totalisait" 397 legs 500, soit 15 kgs de plus que Louis Hostin, champion mi-lourds. _

A vingt ans, l'Egyptien, recordman mondial sur les trois mouvements olympiques, a réussi dans un exploit à peu près unique, que seul Rigoulot eût réalisé II eût, parmi les lourds, pris la sixième place mondiade.

C'est un véritable phénomène de la force et nul ne sait ce qu'il pourra réaliser, peut-être 160 legs et plus, quand prochainement il sera mi-lourd. l'smayr, vainqueur à Los-Angeïès, est second, battu de plus de 25 kgs. On voit quelle marge sépare Touny de ses rivaux. Le champion d'Europe, Wagner, est troisième avec le même total. ' •

Nos représentants : Aliène, huitième, et Lépreux, onzième, totalSsùrent respectivement 327 et 315 kgs.

La supériorité de Manger

Mais où les résultats les plus surprenants furent enregistrés, ce fût parmi les lourds. Deux hommes : Walter et Hussein jetèrent 160 kilogs, et Luhear, 165 kgs. L'Allemand Manger triompha avec le total formidable de 410 kgs, en faisant dans les trois mouvements : 132 kilogs 500, 122 legs 500 et 155 kgs. C'est son développé, de 7 kgs 500 supérieur aux meilleurs, qui lui donna la victoire. Cinq « costauds » firent leur premier essai à 150 kgs, tandis que notre compatriote Dumoulin ne pouvait jeter plus de 145 kgs, prenant la dixième place. Le Nordiste eut le tort de ne pas croire en ses moyens et commença très bas (140 legs). Il eût dû atteindre 370 -kigs. Le Tchèque Psendcca est second, avec 402 legs et l'Esthonien Lubaar, troisième, avec 400 legs, ce dernier manquant de peu de battre le record mondial avec 167 legs 500 au jeté.

En 1.932, à Los Angeles, Skoléa fut vainqueur avec 380 kgs. Avec ce total à Ber!|i«, il eût terminé septième. On voit quels iprogrès énormes ont réalisé les « rois de la fonte » en quelques années. Que verrons-nous prochainement avec de pareils gaillards !

R. M. [Match.)

m


A la mode de Grande-Bretagne

par Jacques Goddet

Noire distingué confrère et ami Jacques God. del, rédacteur en che{ de V « Auto » a puiblié des chroniques du plus haut intérêt sur Les Jeux Olympiques qu'il a suivis à Berlin.

iïous relevons, dans une de ses chroniques, des aperçus vraiment originaux que nous reproduisons ci-après.

Berlin, 7 août {par téléphone). — Le -400 mètres, colloque entre ,Augio-teaxons, prend une place prépondérante dans l'histoire des 11e» Jeux. Ils ont constitué, au moment où les épreuves individuelles s'achèvent, la réaction de l'Angleterre sur Kineertitude des compétitions-. Ne nous y trompons pas : le sport rénové est en pleine révolution et rien, mieux que cette pièce à grand spectacle, montée par une volonté nationale, n'indique autant les différences de conception du sport, sous -l'angle social. Il faudra attendre la un de ces épreuves qui, aux quatre coins d'une grande ville, développent leur lilm, pour essayer de tirer les conclusions qu'impose, plus que le choc des athlètes, le choc des idées. Voilà pourquoi il nous a tant intéressé tout :à l'heure d'assister à la bataille farouche sur 400 mètres entre deux noirs très clairs « made in U.S.A. » et deux Anglais typiques. On savait mieux ensuite où en est le classicisme anglais qui conserve au sport sa réputation en l'amalgamant à la vie sociale -par rapport aux « forceries » des universités américaines, par : rapport à la nationalisation du muscle dans les pays soumis à une inlmence politique unique.

Il était chagrinant que la conception anglaise, que, jusqu'à nouvel ordre, nous voulons considérer comme étant la seule saine, se traduisît par un ensemble complet de défaites dans lu joute suprême de l'athlétisme. Non pas que nous considérions le résultat supérieur comme le lin du fin, comme le classement absolu des idées. Nous savons que, vainqueurs ou vaincus, les Anglais continueront à exerce.- leurs corps et leurs volontés sur les terrains de jeux, tout seuls, pour eux-mêmes, comme ils mangent et comme ils s'instruisent. Au train où vont les choses, il apparaît normal que la technologie, poussée à l'extrême, des nattions qui traitent l'homme en laboratoire produise une. élite de plus en plus qualifiée. Mais, à valeur musculaire inégale, il doit rester à l'Anglais assez de vertu morale.

Dernièrement, M. Baldwin définissait spirituellement la politique anglaise : « Il nous faut tantôt ralentir quand nous pénétrons clans la zone des glaces, lantot renverser la vapeur quand nous voyons surgir des récifs devant nous. Mais nous savons quelle est notre destination... »

Ainsi, pour le sport musculaire : il conduit prudemment sa destinée ; louvoyant pour éviter les écueils qui se dressent, il ne perd jamais de vue le port.

Lovelock, simple et merveilleux vainqueur hier; Brown et Roberts accrochant Williams et Lu Walle dans le 400 mètres, 'épreuve majeure de l'athlétisme : le sport anglais, malgré la tempêle, revient a la côte... Souhaitons qu'il ne sombre jamais.

Se surpasser à jour fixe

Ce 400 mètres fut une épreuve passionnante. An départ deux Américains, deux Canadiens, deux Anglais. Parce ou'ils sont citoyens des Elals-Unis on affirme volontiers que Williams et Lu Walle sont de la même race que leurs adversaires. Je veux bien qu'une succession de métfssages, en même temps que le délayé du noir de leur peau « nnglo-saxonnisée », assimile le sang de ces « coloured gentlemen ». Mais tout de même...

A la vérité, les deux Canadiens ne devront intervenir que pour la figuration. C'étaient des races opposées qui sTaffroritaient, et justement, tandis que Roberts, à la ligne quatre, menaçaitLu Walle à la ligne trois, Brown, à la ligne six, collait à Williams à la ligne cinq. Dans dès conditions exactement semblables, les hommes luttaient. .

C'étaient les Américains qui avaient pris le départ le plus rapide, l'imposant même à leur rival direct, malgré le décalage de ligne à leur désavantage.

Alors, chacun de ces Tommies s'accrocha et suivit. Et puis, dans la dernière ligne droite, ils attaquèrent, trouvant une ressource mystérieuse, plus spirituelle certainement que matérielle. Cela, c était anglais, cette faculté dé se dépasser au moment même où il le fallait, de lutter-a égalité contre des adversaires spécifiquement plus-forts qu'eux. )'■■--■■

Toufes't là. Les'deux « eaié crème >/ ont réalisé mécaniquement ileur performance habituelle, dans leur temps, habituel.'Mais Brown et Roberts se sont défendus à 46 sec. 5 et 46 sec. 8, alors que leur meilleur temps de la saiison était de 4S juste et de 48 G/10.

Voilà .pourquoi fut radieuse la course des deux bêtes de race, l'extériorisation véritablement sentimentale des deux hommes d'Angleterre. Ils ne payaient guère de mine en appelant le sol du torse, les genoux à moitié cachés par des culottes trop confortables, étriqués à côté des deux autres qui laissaient leur corps aller.

Oui, mais le résultat est là. Notre technicien Georges Meyer vous expliquera certainement pourquoi le 400 mètres olympique' est l'épreuve la plus ardue de toutes celles des Jeux. C'est qu'il faut courir quatre fois en deux jours sur la distance, ce qui nécessite le plus de dépense et, partant, le plus de faculté de récupération. L'Anglais a su mesurer son effort, le doser comme il en avait besoin et ne pas jouer de ses nerfs.

Tandis ,que les Canadiens ne parvenaient à la finale que pour avoir sans cesse donné leur maximum, tandis que notre Skawinski s'effondrait à 300 mètres dans sa demi-finale, et que l'Allemand Blazgepack faisait, comme le Frunçaiis, l'un des meilleurs lemps des éliminatoires, Brown et Roberts ont préparé leur finale. Voyez et comparez.

Je ne vous ai pas dit grand chose de Williams et de "Lu Walle. Ils sont noirs et Américains.

Un peu de culture physique d'abord, Monsieur Skawinski !...

De là, où l'on a parqué la faune de la presse, Skawinski ressemble à un beau cheval de bataille : dés leviers puissants, une assiette remarquable, du poitrail et de l'encolure, tout est construit pour faire un coureur à pied. En effet, le jeune Bordelais court vite, mais il ne court pas plusieurs fois vite.

Sa défaite fut, pour nous Français, le plus déplorable spectacle de ces Jeux. Pourtant, nous avons été bien servis. Nous avons vu des petits bonshommes, sans cris, s'effondrer avant que de prendre dans le tympan le coup de revolver de leur exécution. Nous avons eu Joye, qui n'a pas su se servir de ses belles qualités ; nous avons eu surtout des représentants médiocres, de loin inférieurs, sans que cela soit de leur faute, à leurs adversaires ; et puis, nous avons eu Rochard, Boisset, champions de classe ceuxlà, dont personne ne se donné vraiment la peine de rechercher la oauss de leur soudaine et continuelle incapacité. Enfin, va'oi Skawinski.

Skawinski est l'exemple type de notre ignorance du sport de compétition. D'un sujet admirable, nous ne savons rien faire... rien. Et puis, lui-môme ne se connaît, ni n'est curieux de se connaître. En sorte que nous n'avons ni les


ressources scientifiques mises en application par la discipline allemande, par exemple, ni la compréhension personnelle de l'individu britannique. Et Skawinslai qui, hier, a couru les 400 mètres en 48 secondes sans • .pousser à. fond, capable certainement d'un 47 s. 6/10, s'est, aujourd'hui, effondré en pleine course.

Je sais que Skawinski dit : « claquage ». La bella excuse ! Elle est la preuve évidente que le Bordelais n'a pas su préparer son corps, perfectionner son style, améliorer ses connaissances de là course. C'est indispensable. Mais il faut commencer par apprendre l'a grammaire avant que de disserter.

Seulement, la culture physique est pour le Français une de ces. chères vieilles choses fort respectables, devant lesquelles on ; s'incline en riant sous cape.

' Quand oh est beau et bien fait, on saute dans le stade, on tend le mollet et, de temps en temps, quand té ciel est tendre, quand, une gentiiie demoiselle éclairGit la tribune, quant on a bien dormi la veillé, alors on égratigne le gazon des: pointes et on accomplit une jolie performance.

Sport à la française. Sport du bon plaisir.,-' Conception différente encore, débraillée et aven-.' turière. .

. Les 100.000 conscients et organisés

- A 15 heures, nous eûmes les demi-finales du400 mètres ; à 15 h. 15, le 5.000 mètres, et, jusqu'à la finale du 400 qui ne montra son nez qu'à la demie de 17 heures, les ceiïff mille spectateurs quotidiens se contentèrent sagement du décathlon.

Nous savons tous que le-décathlon est, en résultat pur, la plus belle des épreuves sportives, mais cependant" les évolutions de ces nomades de la piste qui viennent camper à tour de rôle auprès du sautoir, ou de la cendrée, puis des plateaux de lancer, n'ont rien de très palpitant.

Peu importe. Les. cent .mille étaient là, sans d'autre occasion de se réchauffer la bouche que d'acclamer, par principe, l'Allemand en exercice.

Ils étaient la, froids * mais présents, -comme s'ils accomplissaient un devoir sacré, ou plus simplement comme s'ils obéissaient à une consigne.

Et, quand la finale du 400 fut achevée, alora qu'ils n'avaient plus de prétexte pour rester, ils restèrent parce que le décathlon continuait. Tous les cent mille. L'atmosphère était plate, l'air était si mou que les drapeaux ries cérémonies protocolaires tombaient en chiffons sur leur hampe, mars les cent mille étaient toujours là, .attendant qu'on leur dise : « C'est fini pour aujourd'hui... »

Jacques GODDET.

[L'Auto.)

• • • Des différentes conceptions du sport

Des différentes conceptions que sportifs et culturistes ont 'du sport, viennent les malentendus qui semblent parfois les opposer les uns aux autres.

La mise au point, déjà faite fréquemment par les culturistes, nécessite cependant d'être renouvelée avec les nouveaux membres actifs des soaiétés sportives.

Nous prenons souvent le sport pour de la culture physique alors que, bien compris sous le nom de sport culturiste ou sport pour soimême, il en devient une partie facultative.

Dans le domaine athlétique, la culture physique est la préparation aux sports, et si les culturistes ne sont pas tous des super-champions, nous pouvons cependant affirmer que tous arrivent à être honorablement présentables dans les compétitions sportives. Mais le but véritable de la culture physique esl de maintenir, ou de permettre

permettre la grande santé dont nous avons tant besoin pour vivre utilement ; disons cependant qu'au point de vue sportif, la culture physique prépare les organes à subii-r les effets de la spécialisation avec le moins de dommages possibles, mais il est évident que si la gymnastique des organes .est à l'heure- actuelle laméthode qui, physiquement, prépare le mieux aux sports, cette préparation physique peut se trouver contrebalancée par la préparation technique qui joue un-rôle important dansTes sports modernes et fait baptiser • athlètes dés sportifs incapables de faire le moindre effort dans l'exercice opposé à leur spécialité.

A la conception des culturistes qui: voient un moyen hygiénique dans la pratique raisonnable des sports,, s'oppose celle dés sociétés sportives dont, les comités directeurs,, s'ils sont parfois- de notre avis, se trouvent liés, disent-ils, par la nécessité dé faire vivre le club et par conséquent, de faire des recettes. Cette nécessité de faire dés recettes amène lesdts comités à juger de l'Utilité des spécialistes qui attirent la grande foule. Or, cette grande foulé, qui a payé, en veut pour son argent, elle n'est pas venue pour voir, suivant son expression, « des caîouilleux- », et c'est là une grave erreur, car des sportifs pratiquant seulement pendant leurs jours de repos, ne peuvent pas. avoir la teçhniique que nous' pourrions exiger de professionnels. Néanmoins, les comités directeurs ayant à saljisfaire un public, se trouvent amenés à faire d'évier le sport de l'idée .d'amélioration physique de la masse pour le diriger vers celle d'entreprise de spectacle.

Et peut-être que le goût des sports n'est pas si "dévedoppé que d'aucuns le prétendent, car, personnellement, voilà bien des années que, hors des heures de spectacle, je fréquente les stades ou terrains de sports, où je rencontre toujours les mêmes physionomies et en si petit nombre qu'il est permis de douter de la nécessité d'aménager des terrains de sports, et de se demander si le levier qui fait agir les sportjfs est le goût du sport ou celui de l'exhibition. .

Nous sommes très partisans dès sports lorsque leur, pratique rationnelle permet l'amélioration de l'individu ; mais nous sommes contre les sports lorsqu'ils ne-sont que prétexte à spectacles, car le maintien de la toonne forme physique disparaît le plus souvent avec la possibilité de l'exhibition. De plus, en faisant rechercher les spécialistes, ce genre de spectacle amène à faire décorer du titre d'athlète des gens qui, n'étant pas épanouis suivant ce que leur hérédité peut leur permettre, ne feront que discréditer le sport dans un avenir prochain.

Critiquer ce qui existe sans chercher à y porter remède ne servirait pas à grand' chose. Nous voulons faire mieux. Et il est probable que cette année, nous réserverons aux sportifs moulinois une surprise agréable pour, ceux, parmi eux, qui auront été assidus dans leur travail d'entraînement physique. Disons de suite que suivant le sens - d'une expression du champion cycliste A. Leduc, que nous avons très appréciée, il faudra, pour se présenter honorablement, être non. pas dans le maximum d'aptitude spéciale, mais seulement dans le maximum de santé. La technique sera contrebalancée par 1 aptitude générale.

E. DUGHER.

• • •

Consultations

Pour l'enfant qui s'enrhume

« Je suis désolée, docteur. Nous sommes à peine revenues de vacances, et voilà ma fille qui recommence à s'enrhumer.

— Qui recommence ?... Elle est donc sujette a tousser ?

— Chaque hiver, elle ne sort d'un rhume qùs

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jpour prendra une angine ; elle est-grippée, au. moins deux fois par an ; et, de temps en temps, elle nous fait Une bronchite,

—Mais, pendant les vacances, elle va bien ? ".:

— Oui, parce que c'est l'été: ; nous allons d'ailleurs dans le Midi ; elle a beau rester presque dévêtue sur la plage, le s-ôdeil est si chaud qu'elle ne prend pas. de « refroidissements^ »,

— Vous croyez donc que c'est seulement la- différence dé climat et de saison qui fait que votre ■fille se porte bien pendant les vacances' et s'enrhume constamment le reste de l'année ?

-^11 me semble que c.lêst évident ; cela se produit avec une telle, régularité !

— N'ayez-vous jamais .réfléchi; que votre enfant vivait de. façon fort différente à Paris et. pendant les vacances ? Et ne. croyez-vous pas que ces. façons de: vivre peuvent, avoir autant, et même pilus d'Influence sur ses ibïoiiclhes que: de: légères variations de -la température extérieure ?

-.. — Je ne: vous comprends pas bien, docteur... à moins, que: vous . ne prétendiez que c'est de' jouer toute là journée qui la préserve: dès rhumes pendant les. deux mois d'été.

—-Il y à- un peu de cela. Mais il.y. a. surtout que pendant l'automne,; l'hiver, et le printemps, . votre enfant fait exactement, tout ce qu'il 5 faut pour avoir les bronches- sensibles- et s'enrhumer à tout propos. Les grandes personnes d'ailleurs agissent de même ; et c'est ce qui nous vaut ■ces légions de tousseu-rs et de grippés qui, d'octobre à mai, donnent tant de besogne aux méde-: cins et plus encore aux 'marchands de sirops et pastilles. '■''•'

— Ma fille fait comme tous les enfants de son âge. Elle va au lycée et en revient. Mais elle est toujours bien couverte, et lès classes sont bien chauffées.

— Ou,1., vous l'expédiez, le malin, surchargée ■de lainages el de tricots, emmitouflée-d'un grosmanteau. Elle né quitte ce manteau que pour ■séjourner dans ces classes, où se fait quelquefois un « cours d'hygiène » aux cinquante enfants ■qui y cuisent à l'étouffée, toutes fenêtres closes. Rentrée chez vous, elle fait ses interminables' devoirs, apprend ses fastidieuses leçons, complètement immobile, et respirant un air dont la fude" tiédeur est entretenue par le. chauffage central. Elle dort par là-dessus, claquemurée dans sa chanibr.e dont la fenêtre, à cause du bruit et par crainte du froid, ne reste même pas entrebâillée. En somme, l'atmosphère dans laquelle elle vit est un excellent bouillon de culture pour microbes. Comme, d'autre part, elle ne fait absolument rien pour stimuler ses défenses : naturelles contre ces microbes, quoi d'étonnant à ce que sa gorge et ses poumons soient constamment infectés ? Souhaitons que cela n'aboutiissé pas un peu plus tard à quelque catastrophe 1

— Vous m'épouvantez ! Mais quelle solution trouver ? 11 faut bien qu'elle fasse ses études !...

— Oui, je sais, les programmes, les horaires, les examens ! On en pourrait mépriser beaucoup ; mais pour les tenir en considération, faut-il ruiner la santé de votre fille ? Ne pouvezvous lui assurer l'exercice quâ, seul, la réchaufferait et la mettrait à l'aibri des rhumes ?

— Comment ? Si elle fait de l'exercice, elle va se mettre en nage, se refroidir. Votre remède est pire que le mal.

— En faisant de l'exercice, on fabrique soimême sa chaleur, et on balaie ses poumons d'un courant d'air vivifiant. Vos tricots et manteaux ne donnent .pas de chaleur ; ils empêchent celle du corps de s'éliminer trop vite. Mais s'il y a peu de chaleur corporelle, il devient difficile de l'économiser. Un exercice, même modéré, triple ou quadruple la quantité que l'organisme en fabrique. Faites jouer beaucoup votre fille, qu'elle respire de l'air vit et pur, et couvrez-la de moins en moins à mesure qu'elle se chauffera par ses propres moyens. Elle ne s'enrhumera plus. — Docteur Ruffier. [L'Aulo.)

La respiration ondulée

C'est un mode; respiratoire que nous décrit le docteur Mtoachowsiki dans -son excellent petit lilvre : « Voulez-vous vivre vingt ans de plus l » Sûus ce'nom heureux, l'auteur décrit une teclt nique précise de gymnastique respiratoire. Gomme c'est - généralement la précision qui manque lé plus dans les procédés respiratoires: : qu'on nous recommande comme les plus hygiéniques, les plus scientifiques et, même les- plus physiologiques, ce n'est .pas un mince compliment à faire au docteur Malachowski que de reconnaître que sa « respjiTatiôn ondulée » est exactement définie dans tous les mouvements et attitudes qu'éjle; comporté,

La méthode nous viendrait d'Allemagne; C'est alojs qu'elle a. dû y aller faire un, tour ayairit d'être prise; en considéra non chez nous,. ; Car; elle, consiste essentiellement à, déployéE 'le thorax dans toutes ses- dimensions au cours dé Tinspi-.. ration ; de :basr en'haut, d'avant en arrière-et latéralement,; la Cage: qui contient les; poumons doit s'agrandir:; progressivement, -jusqu'à son maximum. A. l'expiration;, par étapes inverses, elle revient ses dimensions minimum;, et, une contraction: terminale' énergique des: inuscles abdominaux irait de refouler le ..diaphragme, expulsant autant qu'il se peut l'air pulmonaire. " Cela consiste, en résumé, à mener à; fond les deux temps respiratoires, en mettant en oeuvre, toutes les actions; musculaires qui mobilisent dans les deux sens- la cage, thoracique. Depuis plus de vingt ans cette respiration. (1),; à de minces "détails près, a été décrite d'ans mon; ouvrage « Soyons: fort ». Elle a toujours été pra^- tiquée par mes élèves. La contraction expiratoire. de la paroi abdommale, base du Maxalding, du médecin anglais Maxaiao (2) a toujours été un point essentiel de .l'expiration gymnastique telle que nous l'enseignons. Mais bien d'autres choses nous reviennent ainsi d'Àiiemagne, d'Angleterre, dé Suède ou 1 d'Amérique; profitons de cette consécration étrangère, puisque celle des officiels de chez nous leur manque toujours. (3).

PHYSIS.

' (1); Depuis-50vans cette respiration est enseignée aux écoles de culture physique de Paris.

(2) Maxaldo n'est pas médecin, c'est un athlète du nom de Max Saldo.

(3) La culture physique est dé création fran^ çaise, elle sera, adoptée: partout officiellement avant de l'être en France.

C'est aux parents à assurer le développement physique des enfants

Certes, lorsqu'il s'agit d'instruction, on comprend que les parents ne peuvent assumer tontes les responsabilités...ni posséder toujours un savoir suffisant pour être les précepteurs de leurs enfants. Au surplus le problème est à peu près résolu. Tout au moins ses (bases sont tracées. L'Etat s'en charge, et nous pouvons espérer en un avenir proche où l'instruction sera dispensée plus largement, où elle sortira quelque peu de son caractère trop livresque et enfin, ou étant devenue gratuite à tous les degrés, elle réservera ses échelons supérieurs, non à la richesse, mais à l'intelligence et à l'aptitude.

Mais où l'.insufisance des parents se manifeste de façon évidente, c'est en matière d'éducation physique. Est-ce donc la. une besogne si ardue ? 11 est curieux de constater, alors que tant de gens connaissent 'le mécanisme et les organes d'une automobile, qu'ils ignorent comment fonctionnent ceux de leurs 'Ijamlbins. La majeure partie de nos contemporains se préoccupe des progrès de la science, du cinéma, s'intéresse aux derniers perfectionnements de la T.S.F. et de l'aviation, mais méprise totalement de jeter un


regard approfondi sur les conditions du développement corporel de ceux qui les suivent, qui sont appelés a les remplacer dans cette « course du flambeau » qu'est lu vie.

Parlez-leur d'éducation physique, de gymnastique respiratoire, de réseau musculaire à mettre au point, de coeur et de poumons dont on peut à son gré diriger l'entraînement, autant les entretenir en sanscrit ou en chaldéen

Beaucoup se préoccupent, pour meubler l'esprit de leur gamins, de leur faire connaître un art d'agrément (.!) et les obligent, dès le jeune âge, à de longues séances sur le tabouret de piano, ou l'archet en main. Loin de nous l'idée de protester contre la leçon de musique. Mais combien elle nous paraît secondaire, pour ne pas dire superflue, quand on songe à la besogne autrement urgente qu'il faudrait entreprendre pour développer, pour revaloriser tous ces porteurs de végétations, d'omoplates décollées, de colonnes vertébrales qui se courbent fâcheusement, de genoux cagneux, triste apanage d'une forte proportion de la jeunesse actuelle. La culture artistique, certes, nous y souscrivons, mais seulement après que le petit aura exercé son corps. Car l'être humain quel que soit son âge, et dès la prime jeunesse a autant besoin de mouvement que de nourriture et de sommeil.

Seulement si l'on demande aux papas et aux mamans de devenir les éducateurs physiques de leur progéniture, de leur tracer une leçon journalière de gymnastique respiratoire et musculaire, alors l'ignorance de la plupart éclair-, totale, absolue.

La grande majorité nie encore la nécessité des pratiques culturistes. Ceux, beaucoup plus rares, qui, leur accordent de l'importance et de la valeur s'en remettent aux soins mercenaires pour cela, il ne s'agit pas de dénigrer les professeurs d'éducnlion physique, dont le métier qui n'est pas encore réglementé, comprend des éducateurs de valeur et aussi des charlatans. Comme dans la langue d'Lsope on y trouve le meilleur et le pire.

A notre avis toulefois c'est aux parents qu'incombe celte lâche. C'est eux qui doivent surveiller cette poussée. Pour cela, ils doivent se familiariser avec les questions de musculature, d'entraînement et sous la direction d'un médecin partisan de l'éducutilon physique — ils sont de plus en plus nombreux — s'instituer les éducateur* de leurs enfanls.

C'est là une besogne que beaucoup n'ont jamais envisagée. Il leur faut y réfléchir. Leur rOle, dans notre vie moderne, où souvent lout conspira contre notre santé, ne doit plus se borner à donner oux petils êtres qui les suivent le ).jiu et le gîte. C'est notoirement insuffisant. Il faut aussi les armer physiquement. Certes, c'est assez difficile, mais moins quo l'on Imagine li suffit pour cola de sortir un peu des sentiers battus p'ar ceux qui nous ont précédés. de se préoccuper de questions qui ne les tourmentaient guère jusqu'ici. Mais serait-ce la perne de vivre si nous n'en retirions quelque bénéfice et un peu plus de savoir à léguer à nos successeurs ï

- A noire époque de progrès incessants, l'enfant ne doit plus être un petit animal qui pousse sans soins sans retouches physiques, une plante abandonnée dont le vent a jeté la gra:ne au hasard, et qui vit ou meurt sans que le nécessaire soft tenté pour majorer sa santé. L'être humain, nu contraire, doil ôlre protégé. Il faut dès le plus jeune âge le défendre contre la maladie et la misère physiologique. Et pour cette tâche si noble, si importante, qui donc doit être au premier rang sinon ceux qui lui ont donné le jour ? Pierre MARIE.

(Le Populaire.)

Comment l'haltérophile français Louis Hostin remporta, à Berlin, une victoire méritée

(D'un de nos envoyés spéciaux)

Berlin, mardi 4 août.

La tradition s'est maintenue et la première victoire olympique française aura été, en 1936, comme en 1928 comme aussi en 1924 et en 1920, celle d'un haltérophile.

Louis Hostin en qui nous voyions le vainqueur de la caiégor-ie des mi-lourds, était précisément le premier couronné de Los Angeles, après avoir manqué d'un souffle la -même place à Amsterdam. Or, les Berlinois l'ont vu battue leur compatriote Deutsoh et un nouvau venu de haute valeur, l'Egyptien Ibrahim qui, comme ses pareils, travaille dans un style parfait.

C'est au dévelopj)é que Louis Hostin affirma d'abord une supériorité qui devait lui procurer la victoire ; battant de 4 kilos son propre record de France, il réussit 110 kilos dans des conditions excellentes. Il poursuivit à l'arraché, où il fut le seul à enlever 117 kg. 500, une attaque bien meprV contre le. meilleurs spéojalisles; mais H avait, tout d'abord, fait 110 kilos de façon un peu douteuse, ce qui provoqua quelque bruit dans la salle grandiose de la Deutschlandhall.

F,st-oe a celn qn'IIosliu dut. de se montrer

Un athlète allemand exécutant un arraché à 2 mains en grand écart, un genou rasant le sol. Mouvement incorrect, non valable et pourtant reconnu valable par les arbitres étrangers. Les records français ont été exécutés correctement, mais its sont battus, grâce aux arbitres étrangers qui acceptent toutes les acrobaties possibles.


Athlète allemand exécutant un jeté à deux mains truqué avec dislocation des épaules, travail purement articulaire et non musculaire, anti-physiologique qui comporte un danger de rupture des ligaments articulaires de la cavité glénolde (humérus, clavicule, omoplate). Ce mouvement

n'aurait aucune valeur en France

moins brillant que d'ordinaire au jeté ? On ne sait. Toujours est-il qu'il s'arrêta à 145 kilos. Au lieu d'essayer 150 pour son troisième et dernier essai, il voulut s'attaquer a 152 Kg. 500, qu'il ne put épauler. N'imporle comment, il avait d'ores et déjà gagné; l'Allemand Deutsch jeta bien 150 kilos, de même qu'Ibrahim ; mais Deutsch n'avait fn;it que 105 kilos au développé et 110 il l'arraché et Ibrahim 100 et 110.

Ainsi, le titre olympique des mi-lourds nous restait-il et, vu les productions 1res moyennes de nos athlètes du stade, ce fut une satisfaction fort grande pour lu petite colonie française de Berlin.

On doit, pour être complet, signaler qu'Hostin

ne fait pas toujours montre d'une expérience cependant indéniable. Il se pressa trop mardi soir et on aurait aimé le voir affirmer au jeté une supériorité que lui confère son titre de recordman du mouds ; mais il n'est pas facile d'être toujours soi-même et cet athlète de vingthuit ans poursuit, qw/\ qu'il en soit, une bien belle carrière; avec lui, les sportifs français doivent s'en réjouir pleinement.

Touny miraculeux

Comment ne pas hisser sur le pavois le poids moyen égyptien Khadr el Touny ? Nous savions bien qu'il était au-dessus de tout ce qu'on avait pu considérer jusqu'alors en fait de poids

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Acrobatie allemande. Un épaulé en grand écart un genou à terre et en posant la barre sur les

clavicules. Exercice incorrect, mais compté bon par les arbitres étrangers, d'où désavantage

pour les Français qui travaillent correctement.

moyens, mais nous ne l'avions pas vu a l'oeuvre. Maintenant, nous sommes renseignés.

Voilà un bonhomme qui tirant presque seul, tant il commence haut, a totalisé 387 kg. 500; non seulement il bat tous les mi-Jourds, prenant 15 kilos à Hostin, mais encore il arrive au sixième rang du classement général, faisant jeu égal avec le poids lourd autrichien Zeeland... qui pèse 20 kilos de plus que Touny !

Dans sa catégorie ? 11 bat deux hommes de premier ordre, les Allemands ïsmayr et Wagner, de la bagatelle cie 35 kilos. Jamais on n'a vu cela.

En pasrnnt, Touny a battu de 5 kilos son propre record mondial du développé, avec 117 le. 500; en dépit d'ifn léger soulèvement du pied gauche, J'exercice fut reconnu valable (1). Ajoutez à cela 120 kilos à l'arraché, ce qui est déjà le propre record du monde de l'Egyptien, puis 150 kilos au jeté, et vous arrivez à i'impressionnant total sus-indiqué.

Comme on s'y attendait généralement, le poids plume américain Terlazzo a remporté la palme et voilà les Etats-Unis en passe de prendre dans

(1) Lorsque les talons quittent le parquet, le développé n'est pas correct et ne doit pas compter. (Ex Irai I du règlement de l'Haltérophile de France qui a servi de base aux exercices classiques Internationaux.)

le sport de la force l'avance qu'ils possèdent dans l'athlétisme léger.

Ce Terlazzo, qui est Italien d'origine, est un homme de haute qualité; son total de 312 kg. 500 en fait foi; en pussant il a, d'ailleurs, avec l'Autrichien Richter battu le record du monde de l'arraché, avec 97 kg. 500. Si l'on y joint un développé de 92 kg. 500 et un jeté de 122 kg. 500, on a une idée des moyens de ce petit bonhomme, qui fit deux essais infructueux sur 127 kg. 500 ; voilà un autre record à sa disposition.

Chez les légers, autre succès égyptien — considérable celui-là — obtenu par Mehsbah, développant 92 kg. 500 seulement, mais arrachant et jetant admirablement 105 et 145 kilos !

Ce dernier exploit bat de 3 kg. 500 le record mondial, détenu, comme par hasard, par un autre Égvp-tien, Attiu, que nous ne connaissons pas à Paris. André BOTJ1RDONNAY.

Le Miroir des Sports.

• • •

Chronique du Culturiste de la forme

De la forme de l'individu dépend son état de résistance, de puissance, de rendement, de santé, d'aptitude particulière à un travail ou à un sport.

Résistance, puissance, rendement ne sont pas


toujours liés à l'aptitude particulière déterminée par la conformation.

On peut par conformation avoir le type du sauteur, le type du coureur, le type du leveur, etc., etc., et briller exceptionnellement dans l'un

Jeté en grand écart à l'allemande, mouvement

incorrect, qui désavantage les Français travaillant

correctement.

L'arraché, le derrière par terre, à l'allemande,

mouvement incorrect, mais reconnu bon par les

arbitres allemands.

ou l'autre de ces sports. Seules les qualités de résistance et de puissance permettront d'être constants dans les résultats de l'effort athlétique et par conséquent d'augmenter le rendement de la machine humaine.

Nous pouvons, en effet, être très fort dans un exercice particulier, mais, en raison d'une insuffisance organique, ne pas pouvoir reproduire longtemps et à de courts intervalles l'effort nécessité par cet exercice. Ceci explique assez l'ajournement ou la réforme de soi-disant champions lorsqu'ils passent le conseil de revision.

Il est certain que si, dans les compétitions sportives nous n'acceptions que des candidats qui, après visite médicale, auraient subi en début de saison une épreuve athlétique comportant des exercices de force, de résistance, d'endurance, d'habileté, nous arriverions à voir sur nos stades, lors des compétitions ultérieures, des jeunes gens de conformation toute différente de ceux que nous y voyons évoluer habituellement.

De ces épreuves nous ne pourrions cependant tirer que des conclusions très problématiques sur le potentiel vital de chacun de nous. A 20 ans, l'influence du. système nerveux et de la volonté, choses encore toutes neuves, peUveht en effet remplacer en partie les qualités musculaires, alors que la vie, vécue dans le travail, dans des conditions parfois difficiles., est la seule épreuve juge en matière d'aptitudes. Or, ce juge ne prononce* généralement pas sa sentence lorsque nous avons 20 ans ; il attend plus tard, précisément le moment où les soucis de l'existence ont émoussé notre système nerveux et notre volonté.

Il ne s'agit plus à ce moment-là de savoir qui de nous est sportivement le plus habile, car toutes nos forces sont prises par les affaires et ne peuvent donc pas, sans nuire à nos occupations habituelles, être reportées sur un seul sujet de gloriole.

il importe cependant pour chacun de nous, arrivé à celte période de l'existence pendant laquelle nous faisons, suivant l'expression consacrée « notre place au soleil » de pouvoir juger si le rendement auquel nous sommes arrivé pourra se maintenir et si notre santé nous permettra de bénéficier de l'expérience que nous avons acquise.

Ne pouvant juger notre état physique par les exercices dans lesquels l'entraînement joue un grand rôle, nous le ferons par l'analyse de noIre forme corporelle qui est le reflet de l'état de nos organes.

Pour heauc.nup d'enlre nous l'idée paraît neuve, elle ne l'est reppndant pas, d'autres culturistes l'ont citée avant moi et en la reprenant ici dans In suite de ces articles, je ne ferai que collaborer à son expansion pour tâcher de convaincre qu'avant la beaulé couturière il y a la beauté analomique qui réclame autant de soins, moins de dépenses et qui permet de réaliser la santé parfaite.

Le Progrès de l'Ailler.

• m -

Consultations

A la dame aux grosses jambes

Elle est assez jolie, et croit l'être plus encore. Pour m'intéresser à son sort, elle déploie toutes les séductions artificielles de ses yeux élargis et de son sourire avivé :

« Je suis désolée, docteur ; « ma ligne » est complètement abîmée par mes jambes ; voyez comme elles sont grosses. Heureusement, la mode n'est plus aux' robes courtes. Tout de même, c'est affreux. J'ai essayé bien des traitements, sans grand résultat. Y pourrez-vous quelque chose ?

— Peut-être. Rendons-nous compte d'abord de

— 313


Le Culturiste Marcel ROUET

l'étendue et de la nature du désastre... oui, de la cheville au genou, vos jambes sont anormalement grosses ; sous lu peau luisante et tendue, on dirait que les chairs sont gonflées à bloc. Evidemment, ça n'est pas beau.

— Et moi qui suis si svelte, si mince de partout ailleurs ? Comment se peul-il que mes jambes soient déformées par la graisse ?

— Oh ! la graisse n'a pas grand chose à faire ici.

— Alors, qu'est-ce que c'est donc ?

— Je pourrais vous dire qu'il s'agit de cellulite compliquée d'erylhrodermie et même d'acrocyanose ; que cela dépend de troubles endocriniens el particulièrement d'-insuffirance hépatique. Ce faisant, je vous parlerais à la nodc médicale du jour. Mais je préfère vous dire que vous avez de vilaines jambes parce que vous ne vous en servez pas. Ce n'est pas uns! maladie. C'est un châtiment.

— Je ne me sers pas de mes jambes ? Que voulez-vous que j'en fasse ?

— Marcher, coarir, sauter, eyeler. Et betiucoup. Vos jam!;es sont failes pour cela. A l'origine, telles que vous les avez îeçues de la nature, elles étaient constituées surtout par des masses musculaires qui représentent bien les trois quarts de leur volume. Ce n'est que le travail de ces muscies qui peut faire circuler le sang de vos jamocs, surtout le faire remonter jusqu'à votre petit coeur qui est placé à un mètre vingt environ au-dessus de la plante de vos pieds ; à un mètre vingl seulement, parce que vous n'êlre pas bien grande ; mais cela fait déjà dans vos veines une entonne de llfiu'de assez pesante; si les contractions musculaires ne le chassent pas constamment vers le haut du corps, ce liquide lo sang s'accumule dans vos jambes, dilate les veines, Iranssudo à travers les capillaires

capillaires et voilà pourquoi vos mollets s'empâtent de si disgracieuse façon.

— Il suffirait de marcher beaucoup pour guérir î

— Cela aurait suffi pour ne pas vous abimer de la sorle. Maintenant que le mal est fait, le traitement sera plus diflicile. Car vos muscles inutilisés et mal nourris se sent atrophiés ; car les sérosités, les exudals, ,Jont vos jambes sont gonflées, se sont organisés à la longue en un tissu nouveau, aux mailles fibreuses et résistantes. Si vous pratiquiez, pendant des mois, l'alpinisme des grands sommets et des dures escalades, vous arriveriez, sans doute, à d'excellents résultais. Mais vous aggraverez plutôt votre cas en trottinant sur les ridicules souliers que vous venez de retirer.

— Vous vous en prenez aussi à mes chaussures Y

— Et comment ! Elles sont la cause première et essentielle de voire difformité. Leurs hauts talons, leur cambrure excessive vous ont toujours empêché de marcher beaucoup et surtout de marcher convenablement. Je veux dire que, juchée sur ces merveilles d'élégance, vous ne pouvez marcher en pliant un peu le genou à chaque pas pour vous élever ensuite sur la pointe du pied par un petit effort du mollet ; ce qui est marcher normalement. Mais votre jambe reste en rigide prolongement avec In cuisse, el vous progressez par un bnlaneemenl latéral du bassin qui transporte d'un seul hloc tout le membre intérieur. Démarche qui peut avoir son charme particulier, son charme conventionnel, mais qui a pour effet d'atrophier les muscles et de provoquer la stagnation du sang.

— Enfin, à voire avis, il n'y a plus rien à faire, et je n'ai plus qu'à garder mes vilaines jambes ?

- 314 -


— Il y a, au contraire^ beaucoup'-'& faire, niais, il vous faut du courage et de la persévérance. On ne refait pas en. huit jours des jambes qu'on a mis dix ans à déformer. Il faut faitre marche arrière sur tout le chemin parcouru ; se réadapter d'abord à l'exercice, le pratiquer ensuite

énergiquement et assidûment. Le; uiusclej quand; on s'occupe de lui, est de très bohhé^composition. Si vous le voulez fortement, madame, vous pouvez vous refaire de beaux mollets: et de fines chevilles. De Ruffier.

-'-■ ''■ : • .-■"-: (L'Auto.)

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LE COURRIER DE L'EXPOSITION COLONIALE

Et si nous parlions un peu, aujourd'hui, de h place réservée aux.sports et aux exercices physiques dans cette fameuse Exposition...

A vrai dire,; elle n'est pas encore très"nettement délimitée cette place. De nombreux projets, certes, ont été étudiés, mais nous touchons seulement à l'heure des décisions. C'est pourquoi il est nécessaire de demeurer encore un peu dans le vague. Essayons pourtant d'être aussi précisément vague que faire se peut.

L'organisation de la partie de l'Exposition « Jeux et Sports — Eugénisme » a été confiée à une importante commission présidée par notre ancien ministre, M; Adolphe Chéron, qu'il est certes inutile de présenter aux lecteurs de la Culture- physique. Cette commission groupe les représentants des grandes Associations ou Fédérations et les personnalités les plus éminemment représentatives du monde sportif, parmi lesquelles nous avons la satisfaction de relever les noms de nos amis Emile Valtièr et le Dr Vintré.

Les efforts de cette commission, officiellement désignée sous le nom de « classe 72 de l'Exposition », se partageront entre quatre branches principales, et c'est pourquoi elle s'est elle-même divisée en quatre grandes sous-commissions.

L'une, sous la direction de M. de Chambure, représentant des clubs automobiles de France, s'occupera de l'organisation de l'Exposition ellemême; la seconde que préside M. Lucien Bésset mettra debout le programme des manifestations sportives retentissantes sur lesquelles on compte pour attirer le grand public. Les travaux des deux dernières sous-commissions retiendront moins directement l'attention du public. Ils n'en auront pas moins la plus grande importance, puisque c'est eux qui donneront à l'Exposition son sens profond. La troisième organisera le Congres qui accompagnera la kermesse grandiose de l'an; prochain, Congrès dont les délibérations peuvent jouer, si elles sont bien dirigées, un rôle de premier plan dans l'évolution culturiste et sportive de notre pays. Son président sera M. Tricard-Graveron, ancien sous-secrétaire d'Etat.

Enfin, la quatrième sous-commission, la principale, à notre sens, placée sous l'autorité du professeur Latarjet, s'occupera de tout ce qui concerne l'eugénisme, c'est-à-dire l'amélioration de la race. Il va sans dire que c'est à cette quatrième sous-commission que sont inscrits nos amis Valtier et Vintré, dont la collaboration est la sûre garantie d'un travail des plus utile.

Mais, dira-t-on, tout cela ne nous dit pas ce que nous verrons à cette fameuse Exposition, ni même où elle sera? Eh bien, c'est que justement son emplacement n'est pas encore définitivement arrêté. Il est cependant presque acquis que la section des sports, des jeux et de l'Eugénisme ne sera pas — faute de place suffisante — dans l'enceinte de l'Exposition générale, et qu'elle sera abritée dans un nouveau stade couvert, édifié à la Porte Saint-Cloud par le Tennis-Club de Paris, à l'aide de subventions de la Ville et de l'Etat.

Et c'est naturellement ici que le bât nous blesse : car cette subvention, elle est encore à attribuer.

Quant au programme des manifestations sportives dont nous parlions tout à l'heure, s'il n'est lui non plus pas définitivement arrêté, c'est que les projets ambitieux des grandes Fédérations rie peuvent se réaliser, paraît-il, que moyennant des subventions de 7 à 8 millions. Il y aurait un grand prix automobile qui coûterait à lui seul 3 millions, un concours hippique international qui coûterait une autre « unité » des championnats européens de rugby, d'athlétisme, d'aviron, de lutte, de water-polo, des championnats internationaux de boxe, de poids et haltères et de tennis, des tournois internationaux de foot-ball, d'escrime, de hockey, un grand prix cycliste, etc. Je cite au hasard, et de mémoire.' j

L'Etat voudra-t-il— dans l'état actuel du mercantilisme sportif — payer tout çap Certes, on conçoit mal une Exposition sportive sans quelques spectacles sportifs sensationnels. Formons le voeu pourtant que si l'on rogne sur la note, les réductions portent sur ces compétitions éphémères, et dans l'état actuel des choses, aussi peu utiles qu'elles sont populaires, et non sur le projet de stade qui, lui du moins, demeurera et servira...

J'ai gardé pour la bonne bouche ce qui, je crois, intéressera le plus nos amis. Il y aura enfin,, je le leur dis en confidence, un concours...

— Chut!

— Le chut, amis, n'est pas de moi. Il est de notre sympathique directeur, qui se réserve de vous apprendre lui-même ce qu'il y aura de si. Intéressant et qui ne veut pas me voir déflorer son sujet. Il ne faut rien refuser à son directeur — et d'ailleurs on ne peut rien leur réfuser...

Et voilà pourquoi vous ne saurez pas encore: aujourd'hui ce que vous grillez de savoir,

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