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LA QUESTION DESSOUS.MARINS ET LA CONFERENCE A CINQ France, Italie, Japon ne peuvent souscrire à l'aboli- tion de cette arme défensive, dont les États-Unis eux-mêmes reconnaissent l'emploi légitime

La réunion à Londres, en janvier prochain, de la conférence navale à cinq est maintenant acquise. Le but principal de cette conférence étant de s'entendre sur la réduction éventuelle des classes de navires qui n'ont 'pas été réglementées par les accords de Washington de 1922 croiseurs de 10.000 tonnes et audessous, destroyers. torpilleurs et sous-marins c'est-à-dire des unités sur lesquelles repose essentiellement notre défense navale, elle a, pour notre pays. une importance plus considérable peut-être que celle de 1921-22 où ne furent finalement limités que les bâtiments de ligne ou capital ships.

Sans doute, il sera encore question à Londres de ces derniers. La Grande-Bretagne, en effet, a l'intention, pour restreindre davantage les dépenses navales, de proposer non seulement de réduire les dimensions maxima de ces navires (35.000 tonnes) et le calibre maximum de leurs caaohs Cl pouces ou 406 mi41imètres), mats de prolonger la limite d'âg& conventionnelle à l'expiration de laquelle ils doivent, aux termes du traité, être obligatoirement mis hors de service. Sur ces divers points, toutefois, l'accord sera vite établi. La proposition anglaise a déjà, semblet-ffl, au cours des récentes conversations anglo-américaines, reçu l'adhésion de principe des Etats-Unis, et celles du Japon, de l'Italie et de la France peuvent être considérées comme acquises d'avance.

La France et les capital ships En ce qui nous concerne, en particulier le doute n'est pas possible puisque nous n'avons mémo pas entreprit, durant les années passées, la construction des trois croiseurs auxquels nous avions droit en remplacement du France, du Jean-Bart et du Courbet. Mais sil une entente est susceptible d'intervenir aisément sur un déplacement-limite inférieur et une prolongation d'existence des grosses unités de combat, elle sera, en revanche beaucoup moins facile, lorsque se posera la question de la limitation du tonnage des croiseurs et celle de la suppression des sousmariins. Le fait que nous nous conde 200.000 tonnes de cuirassés démodés, comme le soulignait récemment le rapporteur du budget de la Margine, alors que lesEtats-Unis et l'Angleterre possèdent plus de 500.000 tonnes de « capital ships » neuf, et que nous n'usons même pas de notre droit de remplacement, prouve suffisamment notre volonté pacifique pour qu'on ne prétende pas nous priver des unités légères et des submersibles qui nous sont nécessaires pour assurer la sécurité de nos côtes, ainsi' que la li- berté de nos communications avec nos colonies et principalement avec l'Afrique du Nord.

Nous aurons l'occasion de revenir Sur la limitation du tonnage des croiseurs. Pour ce qui est de la suppression des sous-marins, que sou- haite ardemment l'Amirauté britannique, le point de vue de la France est identique à celui du gouvernement de Tokio. « Le Japon ne consentira jamais à cette suppression», déclarait ces jours derniers le capitaine Yamaguchi qui vîen d'être désigné comme délégué à la future conférence navale. Et il ajoutait « Mon pays préférerait plutôt se résigner à l'abolition des destroyers et des petits croiseurs. » C'est qu'en effet l'abolition des sous-marins, même si elle était obtenue par'un arrêt dans la construction et s'échelonnait, par suite, sur un certain nombre d,années, aurait pour conséquence de consacrer très rapidement l'hégémonie maritirne absolue des puissances qui disposent déjà, grâce à leurs flottes de surface, d'une formidable supériorité.

L'Angleterre et les sous-marins Or, ce n'est pas à l'établissement d'une pareille hégémonie, mais à la suppression des dangers d'agression et des causes de rivalité entre les peuples .que tendent les efforts accomplis depuis la guerre pour arriver à une réduction des armements navals. Aussi bien, n'est-ce point là l'argument qu'on invoque en Angleterre pour essayer de faire disparaître une 'catégorie de navires gênants. Le principal reproche qu'on leur adresse est d'être inefficaces contre les floi.tes militaires de surface et de n'être, par suite, appelés à agi'r que contre les navires de commerce et dans des conditions contraires au droit des gens. On retrouve là, évidemment, le souvenir très naturel des méfaits commis pa" les sous-marins allemands, mais le reproche n'en est pas pour cela plus exact. Outre qu'il serait, facile de prouver que le sous-marin peut être. à l'occasion, une arme redoutable contre les grosses unités, on oublie qu'une série de résolutions présentées par le sénateur américain Raot, amendées en 1922 par le plénipotentiaire anglais, sir Arthur Balfour, et incorporées aua accords de Washington soumettent les sousmarin,s aua mêmes règles qué les navires de surface en ce qui concerne l'arraisonnement, la visite et le coulage des navires de commerce. Non sefalement ces règles permettent de poursuivre comme pirate tout Commandant qui y contreviendrait, mais elles rendent désormais très difficiles les attaques de sous-marins contre les bateaux marchands. Etant, à cet égard, placés sur le même pied que les cuirassés, croiseurs. destroyers, etc.. il n'y a pas plus de raison de les condamner que ces derniers dont on peut, tout aussi, bien, faire un usage abusif.

En réal6té, la véritable destination du sous-marin et c'est pour cela que le Japon, la France, l'Italie et, avec eux, toutes.les petites puissances navales y attachent une telle importance est d'ordre essentiellement défensif. C'est ainsi qu'il est particulièrement efficace, non seulement comme éclaireur, pour épier les mouvements de l'ennemi, mails pour couvrir les lignes de communication, contraindre les navires de surface qui voudraient attaquer les convois à élargir leur blocus et les obliger, enfin, à prendre des précautions de nature à rendre leurs attaques beau- coupplusdifficiles. Mais rien ne peut lui être substitué pour protéger les côtes et s'opposer à toutes tentatives de débarquement. A ce point de vue, i! constitue une arme défensive de premier ordre et ce serait un crime contre la sécurité que d'accepter qu'on en interdise l'E,mploi. Déjà, à la conférence tripartite de Genève de 1927, le Japon avait demandé l'exemption de toute limitation pour les sous-marins côtiers d'un tonnage inférieur à 600 tonnes et cette proposition avait été reprise l'an dernier par la France lors de l'élaboration de l'accord franco-britannique. Il est évident qu'à la conférence de Londres, trois des participants au moins feront bloc pour s'opposer à la suppression de ce moyen de défense. Le Times, dans un éditorial récent, déclarait que cette question pourrait fort bien être une cause d'échec pour la conférence. Il n'en sera ainsi que si on ne s'explique pas nettement au cours des négociations préliminaires, et sï l'amirauté britannique persiste à soutenir une thèse contre laquelle les Américains eux-mêmes s'inscrivent en faux. N'est-ce pas leur porte-parole M. Hughes lui-même, le président de la conférence de Washington, qui affirmait le 21 décembre le rôle vital que le sous-marin est appelé à jouer et qui ajoutait dans son rapport «Il faut le répéter. Le sous.marin restera. Il a une valeur immense. Son emploi est légitime et aucune .nation ne peut en condamner l'usage', f. n

Albert TDXri-tE-T

'^Motrico", à M. Max de Rivaud remporte à Longchamp

le Prix du Conseil municipal

La réunion classique d'hier avait très bien commenoé par un clair soleil d'automne. Puis, brusquement, 1 e ciel est devenu gris et l'air glacial. On se serait cru bien après la' Toussaint. Sans doute, comme dit l'autre, quelque dépression atmosphérique autant t qu'intempestive.

Quoi qu'il en soit, celtes de nos élégantes qui avaient sorti leur manteau de fourrure n'ont pas eu à le regret-

M Max ri« Blvand ter. En passant, Max de constatons que les grands maîtres de la mode ont l'air d'abandonner l'idée saugrenue de revenir à la jupe longue. Cela se comprendrait à la rigueur en soirée; mais pour le sport, quelle hérésie Nos femmes mo-

« Motrlco et son jockey FruUtns&oUz dernes qui ont lu Schopenhauer veulent confondre le philosophe en portant cheveux et cotillons courts.

LES CONVOIS DE FORÇATS

(Photo Francis Muro.)

(Vobr: à la troisième page.}.

Almazian est inculpé d'homicide volontaire C'est bien de sang humain qu'étaient faites les traces relevées dans Pour les expliquer, il prétendit que sa femme s'était coupée à un doigt, ce que démentit Mme Almazian

ALMAZIAN A SÉJOURNÉ IL Y. A QUELQUES MOIS A LILLE

Une dépêche de notre correspondant rapporte les appréciations sévères portées sur l'inculpé par son ancien patron

Les services de l'identité judiciaire avaient établü, dès hier matin, que

Almeslan est amené au cabinet du juge

M"1" Almazian se soustrait à l'objectif c'était bien de sang humain qu'étaient faites les différentes traces brunes relevées dans l'arrière-boutique de la rue Saint-GMles.

Aussi, de toutes les questions dont il, avait:été assailli, depuis quarantehuit heures, la plus terrible pour Almazian dût être celle que lui posa, hier matin, à 9 heures, M. Miroite en présence du brigadier chef Ballerat et du brigadier Leroy. -Almazian; il y a du sang chez vous. D'où provient-il ?

Sans la moindre émotion, l'individu répondit qu'en effet. sa femme s'était récemment coupée au 'doigt et qu'un jet de sang avait giclé: Mme Almazian, qui avait été convoquée, était là, dans un bureau voüsto.

Le brigadier chef Ballerat alla aussitôt lui demander à quel doigt elle s'était récemment coupée.

Je ne me suis jamais coupée à un doigt, dit-elle.

On eomprend la particulière gravité de ce.nouveau mensonge l'Almazian. f

< « Je suis innocent »

A toutes les autres questions qui lui furent posées ensuite, Alma'zian ne répondit plus que « Je suis innocent. » II avait persiste à nier certaines affirmations de sa femme, et seulement reconnu qu'il n'était bien arrivé qu'à 21 heures à Montmorency le jour du crime.

A'11 heures, le dernier interrogatoitre des policiers prenait fin. Almazian fut conduit au service de l'identité judiciaire, puis on le fit déjeuner.

Le rapport remis au juge

M. Benoist, directeur de la police judiciaire, et M. Niteojle, chef de la brigade spéciale, se hâtèrent de terminer leur rapport qu'ils remirent, dans son cabinet, à M. Matifas, juge d'instruction.

M. Amy. sous-ditrecteur de l'identité judiciaire, vint confirmer au juge ce qu'il avait déjà fait connaître aux policiers, c'est-à-dire que 'les traces étaient bien du sang humailn, y compris la tache du pantalon d'Almazian.

Après une étude approfondie du dossier de la police judiciaire, après un interrogatoire très serré d'Almazian, M. Matifas, juge d'instruction, s'est ,décidé à placer ce dernier sous mandat de dépôt. Cet événement s'est produit à 7 heures du soir depuis le matin le magistrat travaillait d'arrache-pied.

(La mît. àbt troisième, page,}

LES IMPOTS | sont en plus-value de 4.965.011J00 fr: sur lés évaluations budgétaires pour les neuf premiers mois La plu»-v*lue du chiffre d'affaire» atteint 114.206.000 francs

pour le mois de septembre

(Voir plus loin le détail

| de la statistique fiscale.) M. Poincaré sera probablement opéré cette semaine

.L'état de M. Poincaré eet, en oe moment, auesi satisfaisant que possible et tes médecins, constatant la stabilité de cette amélioration, envisagent que l'illustre malade pourra subir très prochainement la seconde et définitive opération qui était envisagée.

Le professeur Marion devra, pour la date de cette intervention chirurgicale, se mettre d'accord avec les docteurs Boivin et Pérard. Mais il est fort probable que l'opération aurd lieu dans la semaine et que M. Raymond Poincaré 3era transporté demain ou après-demain à la clinique de la rue de La Chaise. M. de Monzie

est élu député du Lot M. de Monzie, sénateur du Lot, qui avait posé sa candidature au siège laissé vacant dans la circonscription de Figeac, par la mort de M. Bouat, a été élu hier, député de cette circonscription, par plus de 6.000 voix de majorité

L'élection municipale du quartier de la Gare IL Y A BALLOTTAGE

Les concurrents du candidat communiste André Marty réunissent un nombre de voix qui dépasse largement la majorité absolue

Hier a eu lieu, dans le quartier de la Gare, une élection en vue du remplacement au conseil municipal de M. Jean Colly, décédé. En voici les résultats Inscrits, 12.834; votants, 9.599; blance et nuls, 133; suffrages exprimés, 9.466; majorité absolue, 4.734.

Ont obtenu

MM. André Marty, comm., 4.296 voix; Dr Cussac, soc. ind., La vignon, rad» soc., 1.163: Jean Erlich, un. rép., 963; Marcel Bidou, S. F. I. 0., Fernand Colly, comm. ind., 547; Eugène Jeuman, cathol. ind., 78 Louis-Jules Martin, 24; Jules Moreau, 22; MichiII sera procédé dimajiûhe prochain au second tour de scrutin.

[Au renouvellement général du 8 mal, M. avait êtf 61.ll an» premier TOtrr par voix cohtre t.9S6 au docteur cussac, M. gnon, tt 863 à M. Rpjeot}.] UN GARÇON DE 14 ANS EST TUE PAR SA MÈRE D'UN COUP DE FUSIL La meurtrière l'avait menacé de son arme qu'elle ne croyait pas chargée Etampes, 20 octobre (dép. Petit Paris.) Un drame s'est déroulé ce soir à Boutigny, localité du canton de la FertéAlais.

Au cours du repas qui réunissait les membres de la famille Breton, la mère, Mme Germaine Breton, trente-quatre ans, eut l'occasion d'adresser de violents reproches à son fils aîné, Robert, âgé de quatorze ans.

Le jeune garçon, d'un naturel très vif, reçut fort mal les remontrances maternelles et, emporté par la colère, il s'écria: Attendez que j'aie dix-huit ans! Je vous descendrai tous

A ces mots, Mme Breton, dont la colère était déjà à son comble, s'empara d'un fusil de chasse que, quelques instants plus tôt, son beau-frère avait déposé dans un coin de la pièce et, le braquant vers son fils. elle s'exclama

A moins qu'auparavant je ne te « descende

Au même moment une détonation éclata et le jeune Robert s'abattit. La décharge, faisant balle, lui avait littéraiement emporté tout le côté gauche de la botte crânienne.

Quand Mme Breton eut recouvré son sang-froid, elle expliqua qu'elle n'avait pas eu conscience d'avoir appuyé sur la détente et qu'au reste elle ne croyait pas l'arme chargée.

Les magistrats du parquet de Gorbeil, qui quelques heures plus tard se rendirent sur les lieux, ont décidé de laisser en liberté provisoire Mme Breton, qui allaite un enfant de treize mois. Plus de quatorze heures a bord d'un avion sans moteur

C'est un nouveau record du monde Rossitten (Allemagne) (dép. Bavas.) Le pilote Dinord, de l'école de vol à voile de Rossitten. a volé sur avion sans moteur pendant 14 heures 43' 25", battant de 25 minutes le record détenu depuis le mois de mai 1927 par l'Allemand Schulz.

Parti samedi à 15 h. 19, l'aviateur a repris contact avec le sol dimanche matin à 6 h. 3, après avoir volé toute la nuit.

Cette performance a eu lieu sous le contrôle de nombreux sportsmen. Le remorqueur « Dogue » abordé à Dunkerque

coule à pic

Deux matelots sont noyés et le chenal reste bloqué

Durnkerque, 20 octobre (dép. P. Paris.) Le vapeur Liberty, de la Compagnie franco-américaine, entrant à 13 h. 30 dans le port de Dunkerque. a abordé le remorqueur Donue, lequel fut coulé en quelques secondes. Le capitaine et trois matelots parvinrent s'échapper. Le mécanicien Bremant et le chauffeur Caillaux, restés dans l'intérieur du bâti- men, se sont noyés.

L'entrée du chenal est bloquée par la carcasse du Dogue. Des scaphandriers ont été envoyas sur Ies lieux pour repérer la position du bâtiment coulé eut retrouver, si possible, les cadavres.

DEMAIN, suite de l'enquête d'Albert Londres

Le drame de ta race futoe DES GHETTOS D'EUROPE A LA TERRE PROMISE

LES Elections sénatoriales

M. Doumer

M. Pfleger

M. Henry Chéron

M. de Courtois

Au point de vue politi,que, les sénateurs sortants et les élus d'hier se répartissent ainsi qu'il suit

Gauche républicaine. e 4 1 1 4 2 6 Union républicaine 24 11 1 1 1 4 12 6 18 6 Union démocratique et radicale. 6 2 1 1 1 1 2 44 8 2 Gauche démoc. rad. et rad. me. 56 31 6 9 5 3 3 43 14 1 Socialistes S. F. 1. 0. 2 2 1 2 1 1 Non inscrits 4 2 2 4 4 s Totaux 98 52 9 12 8 5 96

Landry

M. Viollette

Le renouvellement tsjennal du Sé- rat- a eu lieu hier. Il portait, on le sait, sur quatre-vingt-seize sièges intéressant les trente départements, de la Série A Ain à Gard inclus plus le département d'Alger et Us colonies de la Réunion et de la Guadeloupe. Il a été procédé, en outre, à deux élections, hors série, dans les départements du Haut-Rhta et des Deux-Sèvres, en remplacement de MM. Helmer et Dutaud, décédés, ce qui portait à 98 le nombre des sièges à pourvoit.

Soixante-neuf sénateurs sortants ont été réélus. Vingt-sept nouveaux entrent au Luxembourg ils remplacent huit sénateurs non candidats, deux décédés et dix-sept battus. Deux résultats manquent, celui de la Guadeloupe non encore parvenu et celui de la Réunion, où l'élection n'aura lieu que le 27 octobre. Le scrutin d'hier apporte peu de changement à- 1'orjenlatiftn politique de la Haute Assemblée. Toutefois l'union républicaine au total perd six' sièges' qui sont gagnés par l'union démocratique et radicale (2), la gauche démocratique radiicale et radIcale sociàlitste (3) dans l'hypothèse vraisemblable où les deux sortants des colonies de la Réunion et de la Guadeloupe seront réélus et les socialistes S. F. 1. 0. (1).

M. Doumer, président du Sénat, et M. Henry Chéron, ministre des Finances, ont été réélus dès le premier tour. Par contre, M. Antériou, ministre dès Pensions et député de l'Ardèche, qui briguait un siège dans ce département, a échoué à quelques voix. au troisième tour, après une lutte acharnée où, seul des sortants, M. Cuminal a trouvé grâce.

Dix députés sont devenus sénateurs, parmi lesquels quatre anciens ministres MM. Landry, Laffont Le Trocquer et Viollette; de même deux anciens députés, anciens ministres MM. François Binet et Raynaldy. Par contre M. François-Marsal, ancien président du Conseil, a échoué dans le Cantal ainsi que trois anciens ministres dâns leurs départements respectifs, MM. Raiberti, J.-L. Breton, Peytral. Parmi les battus, citons encore M. Flaissières, maire de Marseille, dont la défaite a été une grosse surprise, et M M. Josse,

M, H«»gy

M. J.-L. Breton

Perès, Massabuau, Chagnaud, Giordan et Perchot.

Dans le Haut-Rhin, où l'élection, hors série avait pris une importance exceptionnelle du fait de la candidature de l'abbé Haegy, soutenue par les autonomistes et les éléments douteux de ce département, le docteur Pfleger, candidat national, l'a finalement emporté sur son advfersaiire, grâce à l'appoint des voix soeilalistes qui', toutes ou presque toutes, sont allées au député de Rifoeau-

COMMENT EST COMPOSE LE SENAT Jusqu'au ,Apart.du

Droite. 9 9

Gauche républicaine. 22 22 Union républicaine. 77 71 Union démocratique et radical. 2 Gauche démoc. rad. et 150 151 1 Socialistes S. F. 15 16 1 Non inscrit. 9 9

Totaux. 314 312

REELUS ET BATTUS

Les 69 sénateurs réélus se répartissent ainsi au point de vue politique 4 Gauche républicaine Premier tour, MM. Chênebenoît (Aisne), Hervey (Eure), de Lubersac (Aisne), Roussel (Aisne). 12 Onion Républicaine Premier tour, MM. Boivin-Champeaux (Calvados!, Chauveau (Côte-d'Or), Henry Chéron (Calvados), d'Harcourt (Calvados), Honnorat (Basses -Alpes), Japv (Doubs). Monseervin (Avevron), Mont'enot (Côted'Or), de Mousser (Doubs), Ordinaire (Doubs), Servain (Côtes-du-Nord). Troisième tour M. Mando (Côtes-duNord).

4 Dnion Démocratique et Radicale Premier tour MM.. Charabot (AlpesMaritimes), Abel Lefèvre (Eure\ Deuxième tour M. Fenoux (Finistère). Troisième tour M. James Hennessy (Charente)

43 Gauche démocratique radicale et radicatc-socialiste.

Premier tour Babaud-Lacroze (Charente) Bergeon (Bouohes-du-RhAne) Base (Gard); Bouvart (Eure-etLoir) Chanal (Ain): Chapsal (Gharente-

27 NOUVEAUX SÉNATEURS ENTRERONT AU LUXEMBOURG EN JANVIER PROCHAIN Le scrutin a été marqué, dans le Haut-Rhin, par l'élection du D' Pfleger, candidat national, contre l'abbé Haegy autonomiste SIEGES A POURVOIR: Série A 96 Hors série • 2 98

RÉSULTATS CONNUS: 96 Non encore connu (Guadeloupe) 1 Élection ultérieure (Réuiion) 98

ÉLUS pr 2" 3' To- tour tour tour taux Anciens 52 12 5 69 Nouveaux..9 8 10 27 Totaux. 61 20 15 96

g ÉLUS D'HIER

e- 1" TOUR 2« TOUR 3» TOUR pg

«ne. nouv. anc. nouv anc. nouv anc. nouv. e- a

M. Le Louédec

H. Lesaché

villé par « discipline nationale »', L'abbé Haegy a obtenu successivement 433, 439 et 441 voi*. Le docr teur Ptleger 324, 371 et 473. M. Wicky, maire de Mulhouse, qui avait obtenu 160 voix, puits 104, s'était désislé en faveur du député de Ribeauvillé.

L'élection d'hier plus exactement la défaite de fabbé Haegy, ancien député au Reichstag marquera'une date en Alsace et dans-Je pays tout entier.

Inférieure) Coyrard (Charente-Inï. rieure) Doumer (Corse) Durand (Aude) • DurouK (Alger) Fouillouz (Ain) Gadaud (Dordogne) L. Hubert (Ardenncs) Jossot (Côte-d'Or) de licrguézec (Côtes-du-Nord) Labrousse (Çorrèze) Lauraine- (Charente Inférieure) Lisbonne (Drôme) i; Méjan (nard}; Messimy (Ain) Miche) (Dordogne) Rnequct fBouche«-du-Rhône) Perdrix (Drôme) Perceau (CharenteInférieuçe) Alb. Peyronnet (Allier). Plaisant (allier) Sari (Corse) A. Sarraut et M. Sarraut (Aude) Sireyjol (Dordogne) Valadier (Eure-et-Loir). Deuxième tour mm. Beaumont et Regnier (Allier) lsraël (Aube) Schrameck Bouchee-du-Rhône) Delhoume (Charente) Mauger (Cher) Guillemot, Lancien, Lehail (l'inistèro;.

Troisième tour MM. Cuminal (Ardè.ehe),; Gratid, Judet (Creuse): 2 socialistes premier tour MM. Brugnier (Gard) et Valette (Drôme). 4 non inscrits premier tour MM. Armbruster (Aube) de Rothschild (Hau-

P. Laffont

M. Le Trocquer

M. r. Binet

M. Rayuaiay

M. Even

Demelller