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FONT UNE VISITE A Lft PRESSE,:

_•> reines de la. Mi-Carême ont voulu

inaugurer leur royauté pair un hommage

au Conseil municipal, qui. n'a cessé de

prouver sa bienveillance au Comité des Fc-

tes tes de. -Paris. ̃ ̃ ̃

A deux heures, il y avait foule,- avenue

Victoria, pour assister au départ de leur

cortège.

MM. Piotte, vice-président du Comité, bé-

guin, secrétaire général Lemoine, membre

du comité, ont d'abord reçu au Comité des

Fêtes- Mlle Jeanne Quéru, la reine des rei-

nes, qui, Fécharpe ble,ue et rouge en sau-

toir, accompagnée des reines des "comités,

arrivait la première, afin de faire accueil

aux délicieuses reines'tchèques, Mlles Boxe-

Horôva. et HèiénS

Sv.' Korova. '̃•̃.̃̃•

'À de iix.: heures et demie, accompagnées

'de ̃ M.- ds Cenkdw, syndic municipal de

..Prague, les reines tchèques faisaient leur

apparition au milieu de vivats et de salùts

eaiïho-iKsiastes.

Peu. apfls, elles prenaient place dans

des. landaus fleuris et le. cantège royal ar-

rivait à l'Hôtel de Ville un peu avant trois

'heures seulement.

La foule y était considérable. Elle ac-

clama toutes' nos mignonnes 'sôuvera-toc*

qijj. ne cessèrent de .lui adresser leu,rs Plu:-1

gracieux "soiUirires." ̃' .̃̃,

A l'Hôtel dô Ville

Les ieuaiss soiuverarnes ont été reçLfes.à

1 -l'HÔte-l-de Ville paa M.; L^'Beilan, presi-

deftt-diîi Conseil œ'unriciipal."

-"Si. ,:BeMan a. souhaité la. Men-vernie aux

cluanMates. jeumes -filles et. leur a ann-ou-eé

que i-e GQnîeil. inuinicipad seu-ait .heureux de

les cvotr oificieiMëiiiient demain.-

été des plus oo-rdiales. Les

souveraines ont quitté l'Hôtel aë ViUe à

tro:is heures et quart pour continuer leurs'

visites.

Visite à la « Presse n

Devant l;es bureaux de la « Presse rue

Montmartre, le public, avant trois heures,

déjà se pressait afin de pouvoir fêter .le

cortège des reines.

Photographes, cinématographes étaient

à' "leurs postes, n'attendant plus que l'in-s-

• tarit, d'opérer..

A :t.rois heures et demie, le cortège, ac-

clamé par la foule, gravit les escaliers et,

conduit par MM. Piotte, Leanoine, Bi-aun-

etein et Duhot, pénètre dans nos bureaux.

M. de Cenkow et de M. Nodved, vice:pré-

sident du Comité des horticoles de Prague,

font partie de la délégation.

En' termes excellents, M. Piotte, vice-

président du Cçmité' des Fêtes, présente

à notre directeur, M. Emile Massard, les

_reiries tchèques, Mile Jeanne Quéru, reine

des' -reines," et les reines des comités.

Il remercié- tout ̃ particulièrement la

Presse, du concours généreux et incessant

.qu'elle apporte à -l'œuvre entreprise par

le'- "Comité des Fêtes, et, s'adressant .ù.M-.

•̃ Emile .Massai-d, se. fait l'interprète du Co-

mité entier en lui exprimant sa.reconnais-

̃ sa'iiee, pour, l'appui qu'il apporte, :au Con-

seïl • municipal,- à l'organisation -des fêtes

.parisiennes.

Notre directeur, M. Emile Massarrd, re-

mercie tout d'abord le Comité des Fêtes.

̃M' KréziliôiV son. zélé président,- et ses

-̃'̃ dévoués coWabo'r-ateuii's,' de la marque de

'sympathie qu'ils donnent à la Presse,

en venant lui rendre visite. Le Comité des

Fêtes se compose d'un, groupe die citoyens

qui n'hésitent p as à sacrifier leur temps

et laurs intérêts pairtiouliers à l'intérêt

.général, pour la plus grande joie dies Pari-

siens-, qui ne manqueront pas demain de

témoigner leur reconnaissance.

Il félicite ensuite MMe Jeanne Quénu de

son é'eotie.n comme reine des reines et rap-

pelle les acclamations qui l'ont accueillie

le soir de son tTiomphe, qui était le t.riom-

phe de la grâce et de la bauté.

Notre directeur ajoute qu'il est particu-

lièrement touché de la présence des reines'

tchèques, et surtout de son ami Cenkow,

le dévoué représentant de Prague, le vail-

lant, ami de la France.

Il rappelle les ovations enthousiastes fai-

tes aux Français chaque fois qu'ils vont en

.-Bohême, et ces souvenirs lui causent une

indicible émotion. C'est à M. Cenkow que

l'on doit les relations de solidarité et de

fraternité- qui îiapprochent chaque jour

les deux grandes nations sœur la France

et la, Bohême, et les patriotes doivent lui

en être particulièrement reconnaissant.

En terminant, aux cris des nationalistes

tchèques.: « Nazdar », il porte en toast

à la beauté latine des Parisiennes et à la

grâce slave des Tchèques.

M. de Cenkow, à son tour, au aiom.-rlos

Tchèques, adresse ses remerciements émus,

non seulement au journal La Presse,

mais aussi à M. Emile Massard, dont i'

cd.nn.aît et apprécie, ainsi que ses canci-_

toyecs, la grande sympathie pour le peuple

ami. Des vivats et des cris de « Nazdar »

accueillent les paroles de M. de ^enîcow.

.Buis c'est M. Nodred, vice-président du

Comité horticole, qui, en langue, tchèque,

remercie notre directeur de son accueil

'.ittiïU'bliéble.

C'est, dit-il, la popiuiatton tout entière de

Paris, que je vaus prie de remercier pour nous

par votre grand organe. Exprimez-lui toute

riOliTe cordiale sympatiliie..

Le Champagne pétille aloa's dans Les

coures. Des toasts sont échangés et ai>rès

que la reàtnie des reines de 1911 et sa AaV-e

'camarade tchèque ont reçu des mains de

mot lie, directeur, au nom de La Presse,

̃ iDîi gracieux souvenir, le oortège royal,

̃ aoclamiâ par une foule, de plus en

dense, contin,ue sa route à travers Paris.

Les retraites aux flambeaux

'Après les visites à la presse parisienne

les- reines de Ptmgue, les reines des diffé-

rente- oomités. et; la, Reine des Reines.' se

̃.̃•trotav-eir.o'ht réunies dams tin dîne-r initim°,

.puis assisteirorit à La retraite aux flainr

qui traversera Paris, dè la Conoorde

à1a Bastille. ̃ .̃

'Voici rMinérairedéfinitif; de cette retrai, e

te! qu'il nous est oommumiqué par le Ço-

l_té des Fêtes. Elle partira à huit heures

et demie de la place de la Conco'râè, sui-

vra la rue de Rivoli, la rue de l'Echelle, la

rue Saitit-IIonoré,' là place du Théâtre

Français, la place du Pâlaîs-Rayail," l'a rue

de Rivoli et la place de la Bastille où "aura,;

lieu la dislocation. Vingt-cinq sociétés mu-

sicales et un grand nombre d'autres socié-

tés y prendronit part;

Dans le dixième arrondissement

Le comité des Fêtes du dixième airron-

Üissement a organisé également -pouir -ce

soir, -.imio grande retraite aux flambeaux,

avec le concours de l'Harmonie du X", les

trompettes et clairons du XVIII0, lès En-

famts' de Lutèce et plusieurs sociétés de

gymnastique..

Le départ aura .lieu, à; neuf heures,, du

fa uiboairg. Poissonnière, à- l'angle du bou-

levâiM. ̃ • ̃.

L'itinéraire sera le suivant faubo\rg

̃Poissonnière, rue Lafayette à droite, rues

Louis-P.la ne, C!aud'9-Vèllefa.ux,Sqint-Maur,

fauboua'S du Temple, place de la Républi-

que, boulevard Magenta, rues Albouy, du

Chàteau-d'Eau, mairie du X" (réception par

la municipalité), rue des ̃ .Petites-Eou'ries et

rue Martel.

.•̃ Séance du Conseil général

La séance est ouverte à 3 he-ares sous la

présidence de M. Hsn'ri ̃ GaLli, présidénit.

Après l'adoption du procès- verbal la pa-

role est donnée à M. A. GTéhauval (fui

présents; a-u-aiom de- la commission déçar

leiïientate des eaux et -de l'assaiTifesementt,

un rapport sur un projet d'emprunt pour,

achèvement de rassainisseme»l de ta HeL-

ne et de la Marne.

Le ra-pportemr expose qu'il ne^ s'agit an-

j-oiu-d'hui que du- projet financier relatif

aux travaux à exécuter, ainsi qu'aux cou-

dit-ions d'-entiretien des ouvriages et du foâic-

tion-nerneat des installations prévues, avec

l'extension désirée par le Conseil général,

le programme de l'ensemble des travaux

faisant l'objet d'un l'apport spécial'de 1\

Po;ris.

L'orateur montre que cebte iaiiierveriisn

générale du départeme-nt est des plus heu-

reuses puisqu'elle permettra aux rcommu-

K-es, dont les moyens sont éxt.rèmament Li-

mités, dont les charges sont déjà si lour-

des, d'assurer leur assainissement sans

augmenter tes charges des contribuables.

C'est' pourquoi il espère que les

de la banlieue ne pourront que donn-^r

leur adhésion au projet..

M. Marin yieûit appuyer les conclusions'

tl-3 la commission qui, dit-il, apporteront

dans les corniauiiies la. propriété et l'hy-

giène.

M. Paris vient déclarer qu'il a reçu ces

jours derniers seulement les derniers élé-

ments qui lui étaient nécessaires pouraehe-,

ver son rapport. C'est ce qui explique qu'il

ne peut aujourd'hui qu'appuyer" les obser-

vations du rapporteur.

Après quelques mots de M. Basset et

Magn.y, directeur des affaires départemen-

tales,'le projet mis aux voix par le prési-

dent est adopté..

La Légion étrangère

M. Robaglia dépose le projet de vœu sui-

vaut pour lequel il demande l'urgence

« «. Le Conseil, considérant que les popula-

tions de Paris et du département de la

Seine ont à cœur de donner à la Légion

̃étrangère un témoignage enthousiaste" de

leur admiration et de leur reconnaissance

pour les services éclatants que cette arme

particulièrement glorieuse a rendus au

pa;is.

participer la. Légion étrangère au défilé

des troupes à la prochaine-revue du 14

juillet à Longchamp. »

Il!- Robaglia rappelle que cette idée a été

émise par la « Patrie n et la « Presse et

et été reprise par plusieurs grands jcur-

naux notamment le « Matin n. Il demande

au Conseil de ne pas voir dans sa propo-

sition autre chose que l'expression des sen-

timents que tout le monde a éprouvés.

̃Ce vœu est adopté à l'unanimité.

La loi de 1871

M: Cherest présente, au nom du bureau,

un rapport sur l'application au Conseil se

néra.l de la. Seine, de la loi du 10 août 1871.

MM. Grébauvaî, Poirier de Narçay,' Hé-

mard, prennent la parole sur cette' ques-

tion.

Les fêtes franco-belges

Ainsi que nous î'avos»s annoncé, c'est le

3 avril prochain que les municipalités bel-

ges de Bruxelles, Anvers, Liège et Gand

arrivent à Paris, où elles, séjourneiroait

jusqu'au 7 avril.

Le programme des réceptions comporte

une retraite aux: flambeaux qui aura liau.

le soir même de l'arrivée des édiles -belges,

à neuf heuires du soir. •

De Nouveaux Renforts

S'EMBARQUENT POUR LE MAROC

Alger, 22 mars. Aujourd'hui s'embar-

quent, à bord dn vapeur Phrygi.e, affrété

par l'Etat pour transporter les troupes de

renfort au Maroc, deux sections d'artille-

rie de montagne, commandées par le capi-

taine Bauchet, les lieutenants Picquandar

et Raoux, et comprenant l'effectif de 6 sous-,

officiers, 110 hommes, 13 chevaux, 54 mu-

lets et un détachement du train des équipa-

ges à l'effectif de 1 sous-officier, 2 briga-

diers, 54 hommes et 52 mulets. A bord,de

la- Phrygie se trouve déjà un bataillon de

tirailleurs, embarqués à Bône, hier.

lâche Agression à -"Mélilia

Melilla, .22 mars. C'est au cours d'une

r-aconinaissanêe aux environs et au moment

oiv il indiquait du doigt .un endroit. où il

croyait voii1 une masse suspecte, ~que' l'of-

fleier commandant le détachement'des mi

n,Q3 de Saiat-Jeaii |at blessé..

'Le civil blessé pî-us tard tint atteint pea-

cïiant_ qu'il tâchait de rattraper deux aines

qui .s'étaient- échappés. il reçut un coup

de feu et toml>a blessé a-u pied.

Le capitaine général a ordonné de sa.i-

sir dorénavant .toutes, les armes dont les

indigènes sont porteurs. r

Vingt-six Kabiles habitaiit l-.es environs

de l'endroit où eut lieu l'agression ont été

arrêtés.

.MAUVAIS DÉBUT

On connaît cette prière d'un homme po-

litique «Mon 'Dieu déMvrez-moi.de mes

amis, quant à mes ennemis,' je m'en

charge». Si M. Moiiis veut, préparer une

variante à {;lette oraison très vraie, il de-

vra commencer par se délivrer de lui-

même et ne. pas ouvrir la bouche quand

H aura besoin de se défendre.

Les débuts du présideint du Conseil à -La

Chambre on.t été .lamentables et,-s'iL.avait:

trouvé en face de lui uns opposition unie

et sachant r-e qu'elle voulait, il est probable

que oe ministère, qui est né pendanit le

carniaval, n'aura-it pas vu ta Mi-Carême.

Après le discours très juiridique et très ha-

bile de M. Lefîbvre d-u P.rey, M. Monis

avait du plomb dans l'aile il a été sa-uvé

par la ,3'au! la forte gaffe de M. Jules Ro-

che, venant soulever la question politique,

'alors précisément qu'il u'aurait pas du le

faire sil ob éis-s ait à des préoccupations

d'ordre politique. Encore une fois,, mon

Dieu dêlivrez-ino/Us des amis.-

Quoi qu'il en- sait, l'insiuiffisaaiee de M.

Monis,- dont on a dit qu'en fait d'espnii; il

né -connaissait-1 .qy£ l'esprit de vin/est

apparue si complète que, même avec la.

médioerM-é du gou-

ver-n-ement a été trouvé brop "léger pour, le

rôle qu'il doit, remplir.:

Les circoniStancas ont pu assmr<eir au Ca-

binet une majorité de rencontre. A la pre-

mière difficulté sérieuse,- on verra où notre

très inférieiVr o Premier » le canduira.

Justement, ces- difficultés semblent ac-

courir comme des vagues poussées par la

tempête et déferler a,vec bruit sum le ni-

vage. Les cheminots du Nord nous promet-

tent une nouvelle grèwe La Champagne

n'est pas apaisée. La, C.G.T. recommence

à. s'agite?1. Et, là-bas, du Maroc, des nou-

velles mauvaises oonit_uen.t à nous arri-

ver.

Sans croire que l'éloquence puisse ré-

s-ceda'e toutes les questions et M. Brian

l'a bien vu il faut, dans un gouverne-

ment représen.tiitif, un minimum d'art de

ia parole, sinon danis la forme, du moins

dans le-Jond. Or, quie pourra, faire, quand

il s'agira de mesurer sa pensée et de peser

son langage, un .président du Conseil au-

quel ses propres amis, quand il monte à

la tribune, ant envie de crier « La ferme !»

̃̃'̃.̃" ALCESTE.

MEETING DE CET APRËS-MÎDI

Ris-Orangis, 22 mars-. Dès une heure

de l'après-midi les teiprassiers arrivent par

petite' groupes, ay^int. à la main gourdins

et nerfs de bœuf, l'air 2ssez calme,-cepen-

dant.. Ils vieaiin^nt. se- placer sufi lesfouail-

.Ie3,_de Ris-Ora-ngis,. qui coupent la voie

Un mieéting-est-aussitôt "iaxipiroyisé.

A deux heures dix, les terrassiers- sont

au nombre de 3 à 400 environ. Jiuchés sur

l'herbe, MM. Ricordeau et Ju!lian qui me-

nèrent La grève sanglante d'il y a trois

ans, sont parmi eux.

La réunion commence. M. Ricordeau

prend la parole il annonce que coûte que

coûte il faut que les ouvriers terrassiers

arrivent à obtenir 0 fr. 70 de l'heure. Pour,

cela, il ne faut pas de jaunes dans lia, cor-

poration il recommande à l'assistance de

pointer minutieusement les cartes copjfédé-

raies.

M. Jullian parle ensuite dans le même

sens et la réunion prend fin après la distri-

bution .de caTtes de grève.

'Les grévistes, en se.. séparant, expriment

leur intention de se diriger vers les fouilles

Eichette. Les routes sont gardées par une

vingtaine de-gendarmes à cheval.

La matinée dans 163 fouilles

Vigneux, 22 mars. (Par téléphone}.

De très bonne heure, ce matin, j'ai par-

;o_u gn automobiki tguta la régiou d».-

M. Romànst du Oaillaud contre

M. René Picard

À la suite d'une discussion politique, sui-

vie de voies de fait, M. Joseph Romanet du

Caillaud avait envoyé à M. René Picard,

neveu de M. Loubet, deux de ses amis, MM.

André1 Gaucher et Robert Guillou, pour lui

demander une réparation par les armes.

Une rencontre à l'épée fut décidée d'un

commun accord. Elle a eu lieu ce matin, à.

dix heures, à la Grande-Roue de Pacis et

m'a comporté qu'une reprise.

Sur une attaque de M. Picard, M. Homa-

net du Caillaud pare et riposte et sen

adversaire est atteint à la face externe du

poignet droit d'une blessure pénétrante in-

téressant le muscle et qui le met dans l'im-

possibilité de continuer le combat.

̃ M/ André Gaucher, rédacteur à 1' « Ac-

tion Française » dirigeait la rencontre.

M. Gung'I contre M. Tisset

ment Ù la Grande-Roue, entre M. Gung'l,

1 publiciste, et M. Georges Tis*et, artiste

pleiiitre.

Ce duel était motivé par un. incident d'or-

dre privé.

A onze heures et demie, M. Sévérin-Mars,

qui dirigeait la rencontre, a mis les ad-

versaires ein présence.

Dès le premier engagement Ce la pre-

mière repri&e, M. Gung'l fait à son rdver-

saire urne blessure pénéter-ante de six centi-

mètres il.la paxtie. externe de l'avant-bras

droit. La pointe de l'épée ayant ̃ traversé

une grosse veine,' une très forte hémoma-

gie se produit, mettant M. Tisset en état

d'infériorité. La l'encontre. est arrêtée;

Les témoins de M. Gung'l. 'Étaient MM.

Séverin.:Mars.et. Bocetta.; ceux de M:. Tis-

set, MM. Baron et Marcel Meret."

Les docteurs Grâvélines et Olivier Lenoir

assistaient les combattants.

TOflïplïppiQij^

LA SEPTiEME ETAPE

Voici les renseigne œen-ts de la matinée que

nous communique notre confrère « Le Matin

Pour le secteur Ouest

Gtiarwes, mars, Le Ir-eutenant Mézières

a été contrà-int d'abandonner, son cheval

étant tombé boiteux.

Quarante-neorC concurrents sant partis.

Pour les s2cteurs Est et Nord

Fontaineibleaii, 23 -mars. Quarante-six con-

cairreats sont partis, en excellât état. Malgré

l'augmentation de vitesse imposée, on espère

les voia arriver tous il la fin de l'étape.

Ceux dm s-eraeuir Nord ont égalenvent pris le

départ en bonne condition; Hs sont encolle

guâra-Rte-deux. Seu'l. le lieut-ena-nt Brunet, ren-

versé hier soir par urae automobile, Q dû

abandonner.

Pour le secteur Sud

Orléans, 22 mars. Tous les concurrents

sont partis. Hs sont encore quarante-six.

!ls sont tous à Etampes

..Etajii rves,; -2-2 mars. Le but cte la septième

Vigneux, de Dr.aveil; de Vill«neuve-le-Roi.

Partout le travail a cessé; Dans les fouilles,

dans les sablières, le chômage est complet.

Vers six heures et demie, pour bien s'as-

surer que les grévistes continuaient à -ob-

server le mot d'ordre, des patrouilles de

a camarades » ont sillonné lés différentes

routes. Aucun « renard n, à l'heure où je

vous téléphone, n'a été encore signalé.

Et c'est heureux ca.r des bagarres violen-

tes se seraient produites, jusqu'à présemt.oin

ne signalé aucun incident, et il me semble

pas qu'il doive même s'en passer aujour-

d'hui, tous les grévistes attendant l'issue

de la réunion qui doit avoir lieu cet après-

midi à Ris-Orangis.

Les troupes, qui devaient venir cette nuait

dans la région, ne sont pas encore arri-

vées. Elles sont cependant attendues, me

dit-on, pour ce sair.

Ce bruit, toutefois, ne m'est pas conlir-

mé par les gendarmes qui, un peu partout,

circulent sur les routes et se tiennent prêts

à signaler au capitaine Perrin- Je moindre

incident.

A" Versailles, les troupes restent consi-

gnées et prètesà partir au premier signal'.

M. Emëry, sous-préfet, de ̃ Corbe-il, est

tenu au- courant des événements et

Autrànd, préfet de Seinie-et-Oise, a pris

toutes ses dispositions pour que l'ordre rè-

gne et que la liberté du travail soit assu-

et- était Hxô a Eitanpes;

T©uis.les conciwrenits, secteurs Ou«si Est-, Nord-

ci.. Sud, y sont; arai.vës- à l'heure où je'.yo.us-

téléip-hone. Il fait un

est entièremieait pavoisôe «t la foule .est. fen-

thORïsiaslje';

C'est le capitaine Letoun (secteur Ouest) qaii

a fait le p-remi-er son "ari'tT&e!' au contrôlé :ins-,

tallé rue Belle-Croix le lieutenant Motel, vé-

tèrinaire, sui/vi de six autres cavaliers. est

arrivé le premier du secteur Nord il 11 h. 35,

au contrôle installé à Géro-fbsse. Il y a e-u

<iead heat pour la secteur Est rue -cl© Belle-

Croix et les lieutenants Hachette et BératwJ

s'en partagea ien-t les honmeurs à 11 h. 47. Les

lieaijtenaiil Saint-Praux, le capitaine Doussaud

et trois autres vaillants ont été les premiers

acclacoés d« secite-uir" Sud.

Les bra.ves offlaieire ont été vivement applaut-

d'is, ils seront fêtés oe sow e1 demain matin

à l'aube tous s'élanceront vers le but flnal,

e.n passant par D&u.rdan. Limours, Che\'reu«e

(aaTiM), Ver&a.illes et Paris. Arrivée à la. pe-

louse d'e Bagatelle 'où la grosse foule ne man-

quera pas cl« venir de midi à quatre 'heures

rte- l'après-midi acclamer ces dignes et braves

(repirôsentan-ls de l'armée française qui achè-

veront ce raM qui a si vivement passionné

le monde milKaire;

Le Feu à la Gare Saint-Lazare

Un commein.ce.me.nt d'inioendie s'est dsé-

claré cet aiprès-mikli, à lia gare Saint-

Lazare., dan-s ume salie du sous-sol où s'im-

priment les billets.

Les pompiers ont mis trois petites lances

en roaJiioeiLîvi'îe et ont pu éteindre le feu

aiprës une demi-heure de fcrava.ii).

LE DRAME DE ]UA PLAGE CLICHY

̃•-̃ "Nous parlons. en .deuxième ..page des re-

cherches faites pour T&trou ver, le meûirtrieir

de i'a.gent":Moulis..

les deux individus

arrêtés: à, propos du diriarne- ,d-e l&^ place

Glichy, ont. subi, cetiaiprès-midi, Tint er.ro-

gatoire d'idemtiité chez M. le juge d'ins-

truction- Gheme benoît.

Ils ont maintenu les déclarations- faites,

hier au commissariat de police et -ooret été

écroués à la prison de la Santé.

MORT SUBITE A LA BOURSE

M. Frédéric Kalhard, banquier, qui se

trouvait cet après-midi. la Bourse, est

mort subitement. M. Kalhard était âgé de

47 ans..

BENEDICTION D'UN NAVIRE HOPITAL

Duinikerque, 22 mars. On a procéidé,

dans le bassin du commerce, à la bénédic-

tion du nouveau navire hôpital « Le-Notre-

Dame-dë-la-Mer », de la Société des Œu-

vres de mer.

Cette cérémonie, à laquelle assistait Mgr

Delamaire, archevêque de Cambrai, en-

touré de tout le c-leirgé de Dunke-rque, était

présidée par le vice-amiral de la Ja.ille, sé-

nateur de ta Loire-Inférieure et président

de Ia Société.

En présence d'une fouie énorme, le -pré-

lat a prononcé un vibrant discours du haut

de la dunette d.u nia\4re. Une messe a en-

suite été célébrée sar le pont.

Le bateau partira demain ppurTIslaiide..

(Presse Nouvel1!*).

PÀRÏS-MADRID EN AEROPLANE

Notre confrère Auguste Wimille- (Max. Ave;

'^nay}:, chef, du service sportif du «. Petit- -Par

r-islp-n est gari-ià midi Ï6 par le Sud-Ex-

press pour Madrid, afin de reconnaître et re'-

pérer le parcours de -la coiiii-ss en- Espagne.

Le con.couïs des hautes personnalités espa-

gnoles est acquis à. l'épreuve et une audience

a été demandée à S. \I. le roi Alphonse XIII.

DE RSIMS A DOUAI

Reims, 22 mars: -Le lieutenant. Ludnian,

direeteur de l'école d'aviation militaire de

Douai, qui, venant de Mourraelon, avait at-

terri hier soir à G Ii. 30 sur le champ d'avia-

tion de Bétheny, est parti ce matin à 9 h. 30

pour Douai. Le voyage a fort bien débuté.

Explosion) dat)s une Mine

Un mort. Sept blessés

Manchester, 22 mars. Une explosion

s'est produite dans une fabrique d'amidon.

On signale un mort et sept blessés.

Les bâtiments de la fabrique cnt été

détruits.

Les dégâts sont considérables.

La Constitution de l'âlsaoe-lorraine

Berlin, 22 mars. La commission du

Parlement chargée d'examiner le rrojet de

réforme de la constitution de l'Alsace-Lor-

l'aine a adopté à une grande majorité les

amendements tendamt à admettre un plus

grand nombre de représentants de la clas-

se ouvrière dans la première Chambre et

a rejeté, également à une grande majo-

rité, l'ensemble de l'article 6 concernant la

composition de cette assemblée.

Le Doyen des Agents de Change

VIENT DE MOURIR

-M. Charles Dutilleul, agent de change

près la Bouirse de Paris, est mort subite-

ment ce matin.

M. Dutilleiuil, qui avait été nommé en.

1875, était devenu Le doyen des agen/ts de

change à lia suite de la retraite de M..

Gadaia.

LA MiXARÊMÊT"

Toutes les. phases du cortège de la Mi-

Carême, avec le défilé de tons Les chass

sans exception les chars de l' Ouest-Etat,

de la Décennale de la Musique, du « Lâ-

chez-tout », des Etudiants, des Déléga-

tions, de la. Musique, de. la. Sculpture, de

la Danse, de la Poésie, de lia. Peintore, des

et enfin le char ,dë la Beauté ou

de la Reine.. 'des Reines Sôrant-visibl'es de-

maih soir au. Kinéma Gab-Ka, 27, boule-

vard des Itajiens.^

N.-B. Rappelons que la: peste à Khar-

bin, la course cyclo-pédestre et les ma.ni-

festatiotts-dans l'Aube ne seront plus don-

nées que pendant quelques ioujrs seule-

Chappêdelaine dit que le service de santé-;

subit une crise et qu'il est réduit it des et-

dres squelettes. Il faudra.it augmenter ies

effectifs, mais cette mesure ne 'suffira pas..

II est nécessaire de donner satisfaction aux

revendications des médecins militaires en

leur assignant le même traitement qu'aux

officieras combattant.

M. Adigard présente des observations au

sujet des soldats réformés a.près t:n certain

temps de service. Ces soldats obtiennent

difficilement des gratifications ou des se-

cours.

Après une réponse de M. Bertaaux qui

promet de trancher la question dans le

projet concernant les accidents du trava.il

dans l'avenir, les chapitres 9 et iO sent

adoptés.

M- Ttralamas présenté des ybserv.ations."

en faveur de ramélioration du personnel >

de l'Ecole de Saint-Cyr et ,&n. particulier

des cavaliers de manège. Il dit qu'iL est

̃nécessaire de maintenir une -forte culture

à Sa.int-C.yr comme à l'Ecole poi.Hech nique,

oa.r toutes les armes sont devenues sa-

vantes aujourd'hui. Ce. résultat ne peut

être obtenu qu'en mairaenant une. seconde

année d'études à Saint-Cyr. Quoique l'on

ait pu dire, rantiée passée au régiment ne

peut tenir lieu d'une année d'études.

M., le commandant Driant indique' wn,e

nouveil.le solution. Les deux a.nnées d'étu-

des' .pourraient i-.être ̃. ma-initeniuies e:n'en-'

tact -avec les- tro.u.pes.. au. mois do juillet.

de. la première année, de façon, qu'il par-

ticipe" aux grandes: manœuvres.

M. Thalayas demande -ensuite la -.siip-

pression pour le budget prochain, des;dré- Y

dits affectés -aux -écoles-, préparatoires mili-

taires et airPrytanée, parce que, dit-il, en.'

République il ne doit pas subsister d'ensei-

gnemeht "de "caste. ̃

M. Berteaux répond que l'armée cst-1'é- •

cole du soldat-et que l'instruction militaire

se donne surtout à la caserne..En ce qiti

concerne la suppression des écoles prépa-

ratoires il l'admet à la condition toutefois

que la situation des fils d'officiers'ne soit

pas diminuée et que leurs avantages sco-

laires leur soient conservés, a.u mosen de

bourses pour l'obtention desquelles 'le mi-

nistre de la guerre s'entendra avec son

collègue de l'instruction publique.

M. Chastenet demande ̃ à M. Berteaux

de rappeler une circulaire de son prédé-

cesseur imposant à l'Ecole polty technique

l'étude exclusive de l'allemand.

Après une brève réplique de M. "Berteaux,

le chapitre II est adopté.

A la Coimnissien de l'Enseignement

La Discussion d'aujourd'hui

sur les Projets Scolaires

M. Leias rappeelle que, d'après les jouir,

flaux officieux, le texte ne devrait être dis-

cuté -qu'après la loi de nuances.

M. Dèlahaye observé alors que-pour met- "'•

tre la commission à l'abri d'une' précipi-

talion il- serait ban de demander

air gouvernement son avis sur la daté de

Les deuxième et troisième paragraphe3

du texte sont ainsi rédigés

Ces com.m'isslons statueront dans les con-

diisions et en appliquanit les' sanctions prévues

par les lois précitées sur les infractions. à la,

loi d'obligation scolaire et sur le fait, pour la

père, le tuteur ou la personne responsaiiiô

d'un enfant instruit à une école publique

(l'empêcher cet enfant de pairticiDer aux exer-

cices réglemeatai.res de l'école ou de se ser-

vir de livres dont l'usage dans les écoles est

régulièrement autorisé. A Paris et à Lyon, il

y aura une commission scolaire par arrondis-

sèment.

Avant le vote du paragraphe, M. Le-

roi Le rap.pelile que, sur les observations de

M. Groussau, la Chambre s'est montrée

unanime à reconnaître qu'au cas de r-ari-

voi devant le juge de paix, rinstiruction

ne pourra emt.raîneir de condamnation que

faute d'excuses jugées suffisantes.

En un mot, le j:uge de paix ne devra

pas seulement constater le fait matériel

de l'infraction, mais examimer également

les. conditions dans lesquelles cette infrac-

tion s'est produite. et la légitimité des dé-

fenses invoquées par le père de famille.

M. Dessoye' se déclare d'accord sur le

principe et promet d'apporter à la séanlce

suivante un texte donnant satisfaction à

ce principe.

Sous cette réserve, il demande que la

commission passe à 'l'examen dru 49 para-

graphe qui est ainsi conçu

S-eira- puni <îes peines prévues par les arti-

des 479, 480, 482, 483. du Code pénal, toute

peirscmine qui, en agissant directement, spé-

c.ialeroe.n.t., soit sur an enfant inscrit a ujiiO-

école publique par des promesses, des mena-

ces, ou voies ae mm. son sur .les

payent, tuteurs ou personnes responsables rie"

.cet enifainit par les mêmies movens ou en leur

faisant .craindre de- p'ardîre Ietw» emploi ou

d'exposeir ̃ à uiii dommage leur pers&n.ne, leur

famille ou. leur fortune, aura -empêché cet ou-

̃ tant de parlioii>eir aux exercices T'égUenienlai-

ïés de; l'èciOle, ou d'e. se servir ile Ii vires dornt

l'usage dans les écoles est régulièrement au-,

MM. Lannes de Montebello et Delahaya

déclarent que ce paragraphe est inappli-

cable, qu'il serait dans chaque communie

une sou.rce de divisiun et de délation, et

ils protestemt avec énergie contre son adop-

tion, réservant leurs amendements pou?

les produire devant la Chambre.

M. Vandame fait observer que le témoi-

gnage de l'enfant au sujet de ses propres

parents est particulièrement irrecevable.

M. Lefas demande la suppression des

mâts des promesses

La suppression n'est pas adoptée.

M. 'Lefas fait remarquer que le texte est

incomplet, et muet sur une série de au es-

tions importantes La durée du mandat

de délégué,' le cas' d'inéligibilité; -dïncom-

paiibilité et de révocation; les délibérations

de la commission, les convocations devant

elle, le droit pour l'inculpé de se faire re-

présenter ou assister par un défenseur,

A sa demande, le .rapporteur accepte

d'apporter un texw additionnel sur ce»