Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 20 à 20 sur 328

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : L'empire industriel : histoire critique des concessions financières et industrielles du second Empire / par Georges Duchêne,...

Auteur : Lassudrie-Duchêne, Georges. Auteur du texte

Éditeur : Librairie centrale (Paris)

Date d'édition : 1869

Type : monographie imprimée

Langue : français

Format : 1 vol. (319 p.) ; in-18

Format : Nombre total de vues : 328

Description : Contient une table des matières

Description : Avec mode texte

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5773155v

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LB56-455

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30364414w

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 12/01/2010

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 96 %.
En savoir plus sur l'OCR


TRANSFORMATIONS ÉCONOMIQUES 15

corder un privilège, que l'auteur du projet disait toujours nécessaire au maintien de sa spéculation. Toutes ces compagnies avaient quelque monopole qui les mettait en état d'exister au prix de la subsistance des peuples. Frédéric lui-même s'en était réservé plusieurs très-importants : outre le sel, monopole général de tous les gouvernements européens, c'était le tabac, le café, les cartes à jouer, le bois à brûler. Lorsqu'il voyait que l'on trouvait de grands avantages/lans l'octroi qu'il avait donné, il prenait l'entreprise pour son compte, et les entrepreneurs en devenaient les employés.

On serait tenté de prendre celte citation pour une page d'histoire contemporaine, n'était que sous les anciennes monarchies, les privilèges se vendaient au profit du trésor public, tandis qu'aujourd'hui, à la constitution de monopole on ajoute une subvention ou des garanties de dividendes prises sur l'impôt.

Ainsi il ne reste plus rien de la révolution économique de 89; les privilèges et la féodalité mercantile sont revenus ; l'exploitation du consommateur est plus âpre que jamais, et le serf actuel des grandes compagnies est tombé bien au-dessous de l'antique compagnon des maîtrises.

II

Telle est la navrante histoire que nous tenions d'esquisser aujourd'hui. L'économie officielle s'empresse de nous fausser compagnie en pareille aventure. En effet, tant qu'il s'agit de décrire, de supputer, d'inventorier, de