Reminder of your request:


Downloading format: : Text

View 1 to 930 on 930

Number of pages: 930

Full notice

Title : Bulletin de la Société d'études scientifiques et archéologiques de la ville de Draguignan

Author : Société d'études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var. Auteur du texte

Publisher : (Draguignan)

Publication date : 1922

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 21206

Description : 1922

Description : 1922 (T34)-1923.

Description : Collection numérique : Fonds régional : Provence-Alpes-Côte d'Azur

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k57384397

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Z-28680

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344116748

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 17/01/2011

The text displayed may contain some errors. The text of this document has been generated automatically by an optical character recognition (OCR) program. The estimated recognition rate for this document is 96 %.
For more information on OCR


BULLETIN

DE LA

SOCIÉTÉ D'ÉTUDES

SCIENTIFIQUES ET ARCHÉOLOGIQUES

DE

D R A. G XI I G- 3ST .A. 3ST



BULLETIN

DE LA

SOCIÉTÉ D'ÉTUDES

SCIENTIFIQUES ET ARCHÉOLOGIQUES

DE

DRAGUIGNAN

TOME XXXIV

MÉMOIRES : 2CII

19 22 - 1923

DRAGUIGNAN ANCIENNE MAISON C. ET A. LATIL, NÉGRO PÈRE ET FILS, SUC™ 28, BOULEVARD DES MARRONNIERS, 28

19 2 3



L'ÉMIGRATION DANS LE VAR



SOCIETE D'ETUDES SCIENTIFIQUES & ARCHEOLOGIQUES DE DRAGUIGNAN

MÉMOIRES — XII

Louis HONORE

L'Émigration dans le Var

(1789-1825)

DRAGUIGNAN irnniïiiicne du "VAR", ancienne maison C. & A. LATIL, NÉGRO, l'Crc & Fils, Suce" .,':'.;'■"'- • Boulevard des Marronniers, 2S

- l'Ji3 -



AVANT H PROPOS

Il n'existe pas de travail d'ensemble sur {'Emigration dam lé Var. Si MM. Pons et Lauvergne, sous la seconde Restauration, et MM. Gottin et Poupé, récemment, dans leurs intéressants ouvrages concernant la Révolution dans ce département, ont effleuré cette question, ils lie l'ont pas traitée. J'ai pensé qu'une étude particulière de l'émigration varoise ne ferait pas double emploi avec leurs travaux, qu'au contraire, elle pourrait les compléter et apporter ainsi à l'histoire de la période révolutionnaire une nouvelle contribution.

Pour me documenter, j'ai consulté d'abord les listes imprimées d'émigrés publiées par le Gouvernement, puis de nombreux dossiers des séries L, M, Q des archives départemenales du Var, enfin les papiers du tribunal criminel du Var (I), relatifs aux cas d'émigration.

J'ai utilisé aussi plusieurs documents manuscrits ou imprimés conservés dans les bibliothèques municipales de Draguignan et de Toulon, qui m'ont fourni de précieux renseignements.

Je dois en outre à l'obligeance de M. Salf, notaire à Bormes, de M. Parés, archiviste de la ville de. Toulon, de M. de Fabry, inspecteur des finances à Paris et de M. le marquis de Grasse, à Cannes, communication de divers détails

(1) Actuellement déposés aux archives départementales,


- 6 —

généalogiques ou familiaux et une liste nominative imprimée des émigrés du Var bénéficiaires de la loi de 1825 fl).

Qu'il me soit permis de remercier surtout M. Poupé, archiviste départemental intérimaire, professeur d'histoire au Collège de Draguignan et conservateur du Musée et de la Bibliothèque de cette ville, pour ses conseils éclairés et les nombreuses notes qu'il a mises gracieusement à ma disposition.

#

* #

Ce travail se divise en deux parties.

La première comprend l'historique général de l'émigration varoise. Elle traite successivement des premiers émigrés, de la prise de la Bastille è la fuite du Roi; des seconds émigrés, de juin 1791 à la fin de 1792, auxquels s'ajoutent les ecclésiastiques réfractaires ; des émigrés de 1793, victimes du mouvement fédéraliste ; du séjour des fugitifs à l'étranger et de leur rentrée en France ; de l'application de la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1797) ; du retour définitif; de l'indemnité du milliard. Des tableaux statistiques terminent cette première partie.

La seconde est consacrée à la liste aussi exacte et aussi complèle que possible des prévenus d'émigration avec des indications biographiques depuis le jour où ils quittèrent leur domicile ou le territoire français jusqu'à celui où ils y rentrèrent. Cette liste donne aussi les noms de certains habitants de communes du Var qui, réfugiés à Toulon lors de l'occupation anglaise (août-décembre 1793), y furent fusillés

(1) Celte liste est malheureusement incomplète.


- 7 -

ou guillotinés, soit sans jugement au moment de l'entrée des

troupes conventionnelles dans celte ville, soit ultérieurement

à la suite de condamnations prononcées par les Commissions

révolutionnaire ou militaires (1). Elle est dressée par districts

et par communes, suivant l'ordre alphabétique des prévenus

d'émigration. Elle constitue une sorte de dictionnaire historique

des émigrés.

# * *

Que faut-il entendre exactement par émigré ?

C'est principalement l'article 6 du décret du 28 mars 1793 qui fournit une définition de ce mot. Aux termes de cet article, étaient réputés émigrés :

'{"' Les Français de l'un et l'autre sexe qui, ayant quitté le territoire de la République depuis le 1erjuillet 1789, n'avaient pas justifié de leur rentrée en France avant le 9 mai 1792 ;

2° Les Français de l'un et de l'autre sexe qui n'avaient pas justifié, dans la forme légale, d'une résidence sans interruption en France depuis le 9 mai 1792 ;

3° Ceux qui étaient sortis du territoire de la République

(0 On sera peut-être étonné de voir comprendre ces derniers Varois dans cette liste. Pour expliquer leur inscription, il suffira, semble-t. il, de remarquer que les fusillés sans jugement ou les guillotinés à là suite d'un jugement de la Commission révolutionnaire, avaient tenté de fuir à l'étranger le 18 décembre 1793 sur l'escadre franco-espagnole et que leurs héritiers touchèrent en J827 une rente viagère sur l'indemnité dite du milliard. En outre, la plupart des victimes des Commissions militaires étaient des émigrés restés indûment en France après la promulgation de la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1797). D'ailleurs, ces derniers sont, en général, signalés dans les listes officielles d'émigrés.


- 8 -

sans s'être munis d'un passeport délivré par la municipalité du chef-lieu de leur district ;

4° Tout agent du gouvernement qui, ayant été chargé d'une mission auprès deo puissances étrangères, n'était pas rentré en France dans les trois mois du jour de son rappel notifié;

S0 Tout Français de l'un ou l'autre sexe, qui, durant l'invasion, avait quitté le territoire français non envahi pour résider sur le territoire occupé par l'ennemi ;

6° Ceux qui, quoique nés en pays étranger, avaient exercé les droits de citoyens en France, ou qui, ayant un double domicile, savoir: un en France, et l'autre en pays étranger, ne justifiaient pas d'une résidence sans interruption en France depuis le 9 mai 17^2.

De plus, ne pouvait être opposée comme excuse ou prétexte d'absence la résidence à Malte, à Monaco et autres lieux qui, quoique limitrophes ou alliés par des traités et relations de commerce, ne faisaient pas partie intégrante de la France.

D'autres lois intervinrent postérieurement dont l'importance est minime. Par contre, il y a lieu de mentionner l'arrêté pris au Beausset, le 14 septembre 1793, par les représentants du peuple Gasparin, Escudier et Saliceti en mission près l'armée révolutionnaire de Toulon (l). Il assimila aux émigrés les Varois réfugiés dans cette ville durant Poccupapation britannique. Exécuté au même titre qu'une loi de l'Etat, il fut complété plus tard par le décret du 20 fructidor an III (6 septembre 1795), qui déclara émigrés ceux qui avaient

(lJArch. dép : L. 141.


— 9 -~

fui à l'étranger, le 28 frimaire an II (18 décembre 1793), sur les escadres anglaise, espagnole, napolitaine ou française.

D'autre part, une loi du 25 août 1792 ordonna que « les ecclésiastiques réfractaires seraient tenus, sous huit jours, de sortir des limites du district et du département de leur résidence et, dans le délai d'une quinzaine, des frontières du royaume » ; la peine prévue, en cas d'infraction, était la déportation à la Guyane. La Convention, le 17 septembre et les 20, 21 octobre 1793, appliqua en tous points aux prêtres déportés, même à ceux partis régulièrement avec passeport, les décrets votés à rencontre des émigrés. Deux ans après, la loi du 20 fructidor an III, (6 septembre 1795), bannit à perpétuité du territoire de la République les insermentés et les traita de nouveau comme émigrés.

En résumé, selon les lois révolutionnaires, les émigrés furent les Français qui, ayant iabandonné la France depuis le 1er juillet 1789, n'y étaient point rentrés avant le 9 mai 1792 ou ceux qui n'avaient pas justifié, dans les formes légales, d'une résidence ininterrompue en France depuis cette dernière date. A eux, s'ajoutèrent les ecclésiastiques insermentés.

C'est en exécution de ces décrets que furent publiées les listes imprimées d'émigrés. Comment furent-elles formées ? Sont-elles véritablement complètes et exactes?

Le 9 février 1792, l'Assemblée législative mettait sous séquestre tous les biens des émigrés afin d'ôter aux fugitifs


10

les moyens de nuire à leur patrie.

Le 30 mars suivant, elle ordonnait que chaque conseil municipal adresserait à l'administration de son district l'état des propriétés appartenant aux citoyens domiciliés hors du département. Le directoire du district devait envoyer immédiatement, avec son avis, eesétatsàl'administraliondépartementale. Celle-ci arrêtait définitivement la liste des biens à séquestrer.

Le 27 juillet de la môme année, l'Assemblée prescrivait la confiscation et la vente au profit de la nation de tous les biens mobiliers et immobiliers des émigrés.

Le 28 mars 1793, la Convention déclarait les fugitifs «morts civilement», les excluait pour toujours du territoire français et prononçait contre eux la peine capitale en cas d'infraction à cette proscription.

L'application de toutes ces mesures supposait nécessairement la connaissance des individus coupables d'émigration. L'établissement et la publication d'un recueil de leurs noms s'imposaient. Voici en substance, ce que prévit, à cet égard, la loi du 28 mars.

Une liste des émigrés sera dressée dans chaque commune. Elle contiendra les noms, prénoms, qualités, professions et dernier domicile des personnes émigrées, avec indication des biens, de leur nature, des noms des fermiers ou locataires, du prix des jouissances et de l'évaluation par aperçu des biens non affermés. Dans la huitaine, les officiers municipaux feront passer cette liste à leur district ; celui-ci, dans le même délai, l'adressera au directoire du département. Ce dernier fera imprimer la liste complète de son ressort, l'affichera et la publiera, puis en expédiera un exemplaireà chacun des ministres


— 11 —

de l'intérieur, de la justice, de la guerre et des contributions publiques. Le gouvernement formera ensuite un recueil sommaire des émigrés par ordre alphabétique, avec mention de leur domicile, et en enverra des doubles aux armées et aux corps administratifs.

Ce recueil se composa d'abord d'une seule liste à laquelle on ajouta six suppléments.

Pour le Var, la liste.primitive mentionne 233 émigrés, d'après six états particuliers dressés par le directoire du déparlement aux dates du 28 juin et du 21 juillet 1792.

Le premier supplément ne fournit que 8 noms de Varois signalés le 28 juin 1792; le deuxième renferme 189 inscriptions datées du 30 juin 1793 ; le troisième, 94 inscriptions en date du 25 germinal an 11(14 avril 1794); le quatrième, 1472 inscriptions provenant de listes datées du 25 février 1793(1), du 22 vendémiaire, du 12 brumaire, du 14 ventôse, du 22 ventôse, du 4 floréal an II (13 octobre, 2 novembre 1793, 4 mars, 12 mars, 23 avril 1794), du 22 vendémiaire et du 12 brumaire an III (13 octobre et 2 novembre 1794J : il est le plus impor_ tant parce qu'il se rapporte surtout à l'exode considérable provoqué par le mouvement fédéraliste; le cinquième supplément ne contient qu'un seul nom inscrit le 19 nivôse an III (8 janvier 1795); le sixième désigne 1000 émigrés aux dates du 7 pluviôse, du 8 germinal an III (26 janvier, 28 mars 1795) et du 6 pluviôse an VI (25 janvier 1798), c'est à-dire aprè3 la rentrée des ouvriers manuels fugitifs bénéficiaires

(l)La liste du 25 février 1793 fait double emploi avec celle du 30 juin suivant.


— 12 —

de la loi du 22 nivôse an III (11 janvier 1795) qui autorisait leur retour.

En somme, le nombre des émigrés du Var, selon les listes officielles, s'élève à 2997. Quoique relativement considérable, il n'en est pas moins bien au-dessous de la vérité. Ricard de Séalt(l), commissaire du Directoire exécutif dans le Var, l'évalua même, le 24 frimaire an VI (14 décembre 1797), à 10000 au minimum (2). D'après Cottin, il monterait à 7400 pour les seuls Varois ayant fui le 18 décembre 1793 sur les flottes ennemies (3). Personnellement, j'ai dressé un état nominatif de 5331 émigrés. Ce dernier chiffre se trouve, certes, assez éloigné de celui fourni par Ricard ou Cottin. Mais si l'on considère que ma liste ne signale généralement que des chefs de famille et si l'on se reporte au coefficient de la natalité

(1) Gabriel-Joseph-Xavier Ricard de Séalt, fils de Joseph, avocat,et de Marie-Madeleine d'Anselme, né à Peyrolles (Bouches-du-Rhône) le 29 mars 1752, avocat, subdélégué de l'intendant à Saint-Maximin et receveur de la viguerie, député de la sénéchaussée de Toulon à l'Assemblée nationale, procureur général syndic du directoire du département du Var, prisonnier des Espagnols en 1793, interné à l'île Majorque, commissaire de la nation en 1798, préfet de l'Isère, mort en fonctions à Grenoble le 1er juin 1802. Epoux de Catherine de Bayon. (F. Cortez : La rèoolto des paysans et la grani' peur de 1789 à Saint-' Maximin).

(2) Arch. dép. : L. 166. — Rapport du commissaire exécutif dans le Var au ministre de la guerre (24 frimaire an VI) (14 décembre 1797) : « La rébellion de Toulon, l'établissement des sections dans plusieurs communes furent la cause de l'émigration d'un très grand nombre d'individus qu'on peut évaluer à dix mille sans exagération. Tous ne sont pas portés sur les listes... ».

(3) P. Cottin : Toulon et les Anglais en 1793 p. 32t.


— 13 —

française sous le règne de Louis XVI (1), l'on peut supposer, avec quelque apparence de raison, que la totalité des fugitifs dépasse largement 10.000. Dans tous les cas, numériquement, les listes imprimées sont indéniablement très incomplètes.

Elles le sont aussi à d'autres points de vue. Les noms des émigrés y sont souvent mal orthographiés et remplacés quelquefois par le prénom ou le sobriquet; ceux des nobles y figurent sans particule; 1179 fugitifs y sont inscrits sans indication de qualité ou de profession ; des émigrés de petites communes y apparaissent comme domiciliés au cheflieu de district ou dans plusieurs localités différentes. On y constate 187 doubles ou triples emplois certains, dont 3 au 2a supplément, 1 au 3e, 45 au 4e et 138 au 6" : ainsi presque tous les émigrés aux initiales A, B, C, portés une première fois au 3« ou au 4e supplément sous la rubrique de Toulon y sont aussi signalés au 6e sous la même rubrique. Les coquilles d'imprimerie abondent ; des citoyens inoffensifs, étrangers à tout esprit de parti et qui n'avaient pas franchi la frontière, sont désignés sous la fausse dénonciation de leurs ennemis, par l'effet de passions aveugles.

Toutes ces erreurs rendent longues, parfois vaines, les recherches d'identification et obligent souvent à la consultation des inventaires des archives comnxinales anciennes. Même pendant l'époque révolutionnaire, elles entraînèrent des

(1) Vers la fin du règne de Louis XVI, le coefficient pour un mariage varia suivant les régions entre 3, 5 (Normandie) et 4, 9 (Bourgogne) (R. de Felice : Les naissances en France p. 18)


— 14 —

difficultés dont souffrirent plusieurs prévenus d'émigration. Par exemple, sous la Convention, plusieurs d'entre eux, indûment inscrits sur les listes, attendirent longtemps leur radiation définitive avant de rentrer dans la jouissance de leurs biens et d'autres, sous le Consulat, ne reçurent que très tard l'autorisation de rejoindre leur patrie.

Comme on le voit, les listes imprimées sont si insuffisantes que le chercheur aurait grand tort de s'y fier exclusivement.


PREMIERE PARTIE

Historique général de l'émigration varoise

i

LES PREMIERS ÉMIGRÉS (1789-Juin 1791)

Lorsque, le 5 mai 1789, les Etats généraux s'ouvrirent, la France les accueillit par des voeux sincères et unanimes de succès. Leurs membres, nobles, ecclésiastiques et bourgeois, au début divisés, ne tardèrent pas à s'entendre pour travailler au bien général du pays. Cependant, des actes de violence du peuple de Paris, tels le pillage des manufactures du fau bourg Saint-Antoine, le meurtre de Flesselles, de Foulon et de Berthier, allaient bientôt jeter l'épouvante chez ceux que leur naissance ou leur position attachait à la monarchie, chez Ceux qui ne pouvaient admettre qu'à côté du pouvoir royal, pour eux d'essence divine, il existât un second pouvoir, émanation du peuple. Le comte d'Artois, notamment, et quelques grands seigneurs de la cour, entre autres les princes de


— 16 —

Condé, de Conti et de Polignac, alarmés de ces premiers symptômes révolutionnaires, prenaient, dès le 16 juillet, le chemin de l'exil. Leur exemple, aussitôt suivi par une foule de personnes des classes titrées, fut même considéré, dans le deuxième semestre de 1789, comme une sorte de mode aristocratique.

La noblesse des sénéchaussées de Draguignan, de Grasse, d'Hyères et de Toulon subit, elle aussi, l'influence de cet exemple. Plusieurs de ses membres, en simples imitateurs des grands de la cour, émigrèrent en 1789. Mais on ne connaît guère parmi eux que trois officiers vivant ordinairement auprès du roi. Ce furent JosephJean-Baptiste de Suffren, marquis de Saint-Tropez, maître de camp de cavalerie, frère du célèbre bailli Pierre-André de Suffren (1) ; Pierre-LouisJean de Blacas, seigneur d'Aups, chevalier de Malte, jeune sous-lieutenant dans le régiment de dragons-Noailles (2) ; et Louis-François-Raymond de Clapiers, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, ancien maire d'Hyères (3).

Cependant, des raisons d'ordre local amenèrent, aux premiers temps de la Révolution, l'exode d'autres nobles.

(1) R. Reboul : Notabilités varoises.

(ï) Le chevalier de Courcelles: Généalogie de la maison de Blacas (1825). — Arch.dép. : M (Liasses alphab.;.

(3) Arch. dép. : L. 286; M (Liasses, alphab.).


— 17 —

A Toulon, les ouvriers de l'arsenal, les matelots, les canonniers de la marine, de nombreux bourgeois, avaient, dès le début de 1789, accueilli avec enthousiasme les idées nouvelles. Malheureusement, excités par quelques démagogues, ils se livraient bientôt à des faits regrettables. Le 29 mars, ils dévastaient le bâtiment du Piquet et les maisons de deux particuliers; le 1er décembre, ils saccageaient l'Hôtel de la Marine et emprisonnaient dans un cachot du Palais de Justice CharlesHector Albert de Rions, commandant de la place, qui, la veille, avait provoqué involontairement leur sédition en interdisant à deux maîtres entretenus de l'arsenal de s'enrôlerdans la garde nationale. Le seigneur du Kevesl et du Val Dardène, à la fois chef d'escadre et directeur général du port et de l'arsenal, Jean - Baptiste Monier de Caslellet, prit, dans cette échauffourée, fait el cause pour de Rions. Comme lui, il fut enfermé par la foule et délivré seulement sur décret de l'Assemblée nationale en date du 19 janvier 1790. Craignant des représailles, il se retira d'abord dans sa propriété de Dardène, puis à Nice. Il ne revint à Toulon que le 10 août suivant. Il prêta le lendemain à l'Hôtel • de Ville le serment civique. Mais « les patriotes », furieux de sa nouvelle présence à Toulon, tentèrent de le lanterner. Il ne dut son salut qu'au courage d'un petit groupe de soldats et s'enfuit une seconde fois à Nice. Son chef, Albert de Rions, après un court séjour à l'escadre de Brest, s'engageait à Coblentz dans l'armée des princes (1).

(I) Arc h. dép : L. 285, 326; M (Liasses alph ); Procès-verbal de l'assemblée administrative du département du Var en date du 3 novera2

novera2


— 18 -

Un ancien consul de Toulon, ex-contrôleur de la marine, Charles-Louis de Lanlier de Villeblanche, dont l'habitation avait été pillée en 1789, se retiraitdans le comlal Venaissin qui était encore sous l'autorité pontificale (1).

A ces nobles, il convient d'ajouter une femme et un homme du peuple, Marie Transtour, demoiselle de Saint-Paul-lesVence (2), et Joseph-Benoit Marin, de Colignac, dragon au 9e régiment (3). La première entrait en 1789 dans le couvent des Grandes-Maries, à Nice; le second émigrait durant le premier semestre de 1791. Mais on ignore la raison du départ de ce dernier. On sait seulement qu'il n'aimait pas le régime nouveau. En 1790, pendant que ses concitoyens recevaient à la maison commune le député Cavalier (4), il s'était écrié au milieu des Vivent la nation, la loi et le roi 1 « Ah ! les coyons comme ils brayent » (sic). Toutefois, il se rapatriait presque aussitôt avec l'espoir, « en aristocrate qui tenait bon », « de jouer bientôt aux boules avec les têtes des patriotes». Marie Transtour et Joseph-Benoît Marin ne furent inquiétés que plus tard parce que, de 1789 à 1791, aucune loi ne prohibait encore la sortie du royaume.

Ces six privilégiés et ces deux roturiers sont les premiers Varois connus qui émigrèrent.

bre 1790. — R. Reboul : Notabilités earaises. — G. Duruy: La sédition du 1" décembre 1789 (Revue des Deux-Mondes, 15 mars 1893).-- L. Mongin : Toulon ancien et ses rues (tome II).

(1) Arch.'dép. : M. (Liasses alph.); M. (registre A) ; L. 297. — R. Reboul : Notabilités varoises. — L. Mongin : Toulon ancien et ses rues.

(2) Arch. dép : L. 285 ; M (reg. des radiations définitives).

(3) Arch. dép. : L. 290; Greffe du tribunal de première instance de Draguignan (dossiers 53, 203, 320.)

(4) 11 a été impossible d'identifier ce député.


19 —

II

LES SECONDS ÉMIGRÉS (Juin 1791-1792)

A Paris, le 20 juin 1791, un événement grave se produisit. Le roi et une partie de sa famille tentèrent d'émigrer. L'annonce de celle nouvelle et les bruits fondés de préparatifs belliqueux des fugitifs sur les frontières obligèrent l'assemblée à prendre immédiatement des mesures énergiques pour enrayer l'exode grandissant des Français vers l'étranger. Le lendemain même de la fuile de Louis XVI, elle décrétait l'arrestation de loute personne quittant le royaume et l'interdiction de loute sortie d'effets, armes, chevaux, voitures, munitions ou espèces d'or et d'argent. Dans la même semaine, elle ordonnait que les créanciers de l'Etat seraient, avant de recevoir leur paiement, tenus de justifier d'une résidence habituelle.

Bientôt, l'antagonisme des partis dans son sein, l'activité débordante des jacobins dans les grandes villes, la déclaration de guerre à l'Autriche (20 avril 1792), les menées anlirévolulionnaires, allaient provoquer la fureur populaire contre les anciens privilégiés et entraîner l'exil d'autres nobles en môme temps que celui de plusieurs bourgeois.

Dans le département du Var, Toulon subit d'abord la répercussion des événements de Paris. Depuis juin 1791, l'influence des. royalistes constitutionnels, réunis dans la Société des


— 20 -

Amis et Défenseurs de la Constitution ou Club Saint-Pierre, était victorieusement combattue par celle du groupe jacobin des Amis de la Constitution ou Club Saint-Jean. Une série d'exécutions sanglantes se déroula dès lors en ville. Le 23 août 1791, la populace assassinait le capitaine de vaisseau De Beaucaire; le 28 juillet 1792; elle massacrait quatre membres modérés du directoire du dépsrlement : le vice-président Guérin, le procureur général syndic Gazan, les administrateurs Roubaud et Maure; trois jours après, elle pendait à un réverbère l'avocat Debaux, également membre de cetle assemblée ; le 18 août, elle « écharpait » le lieutenant de vaisseau De Désidéry dont elle promenait ensuite la tète au bout d'une pique dans les rues; le 10 septembre, sur le Port, elle lanternait le commandant de la marine De Flotte et le capitaine de vaisseau De Bochemore ; d'autres actes de violence, pré cédés de troubles, se produisaient (1).

Dans plusieurs localités rurales, l'état d'esprit des citoyens était le même qu'à Toulon.

A Flayosc, le 3 mai 1792, le château du marquis de Villeneuve était pillé, saccagé, démoli et ses archives brûlées (2); à la Roquebrussanne, le 28 août, Maxime Saqui des Tourres, fondateur à Toulon de la Société patriotique des Amis et Défenseurs delà Constitution, dite de Saint-Pierre, était pendu à un mûrier, mutilé à coups de sabre, achevé par deux coups

(1) Cf. : L. Mongin : Toulon ancien et ses rues (tomcnj; J. Henry : Histoire de Toulon de/mis 1789 jusqu'au Consulat.

(ï) M. de Ju'gné de Lassigny : Histoire de la maison de Villeneuve.


- 21 -

de pistolet dans le ventre, décapité à l'aide d'un couteau et sa tête emportée comme un trophée à Solliès, puis à Toulon (1); à Draguignan, le 7 septembre, Jean de Durand, seigneur de la Motte, ancien garde du corps du roi, et sa femme, étaient, dans un mouvement populaire, pendus par les pieds à un fanal de la rue de l'Observance (2); à la Valette, le 28 octobre, le curé Jérôme Martre était pendu â un arbre du chemin après avoir été- obligé d'avaler un breuvage composé des crachats de ses assassins (3). De beaucoup de points du département, on signalait des crimes analogues. A Colignac, le maire Jean-François Vétour, ancien professeur à Paris, laisait proclamer, le 15 juillet 1792, par son Conseil municipal, que la guerre avait pour cause « la révolte des émigrés » (4).

Dès cette époque, la crainte s'accentua chez les nobles. Les uns, malgré la sévérité des nouveaux décrets qui punissaient de mort les émigrés et ordonnaient la confiscation de leurs biens, se rendirent en hôte à Nice d'où ils ne lardèrent pas à fuir devant les troupes victorieuses du général Anselme ; d'autres allèrent en Allemagne s'enrôler dans l'armée de Côndé. Parmi ces derniers, on doit citer un volontaire de Bri. gnôles, âgé de quinze ans, Marc-Antoine de Fabry qui, depuis octobre 1791, « perfectionnait son éducation en Italie » (5)

^ (1) Arch. dcp. : L. 1741 ; Q. 1113, 1114; Greffe n" 26i. Cf. E. Poupé :

Le meurtre de Maxime Saqui.

(2) Arch. dép. : L. 270; Greffe n» 281. Cf. F. Mireur: Les décorés de Saint-Louis.

(3) Cf. R. Reboul: Notabilités varoises ; Abbé Laugicr: Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(i) R. Reboul: Notabilités varoises.

(Si Arch. dép. : L. 306, 365 ; M. (Liasses alphab.). R. Reboul : Notabilités varoises.


et le marquis du Cannet, Etienne-Edouard-Louis de ColbertTurgis qui, lieutenant de vaisseau, conduisit à Coblentz une « légion » recrutée dans les environs du Luc (1).

Plusieurs privilégiés tinrent avant leur départ à régler leurs affaires domestiques et à ne laisser à la nation que le minimum de leurs biens. Certains vendirent leurs terres et leurs maisons; les autres, pour éviter la confiscation des propriélés revenant légalement à leur épouse par contrat de mariage, demandèrent à bénéficier de la récente loi sur le divorce : ceux-ci émigraient ensuite et, selon la tournure des événements, leur femme devait demeurer en France ouïes rejoindre plus tard (2).

Beaucoup de nobles cependant n'abandonnèrent pas le territoire français. La plupart s'éloignèrent de leur domicile pour aller se cacher dans des déparlements voisins. Ils adoptèrent de préférence la partie sud de la Haute-Provence, en particulier les localités de Sisteron, de Forcalquier el de Manosque d'où ils pouvaient, à proximité des limites du Var, se renseigner assez facilement sur la situation de leurs affaires et sur les faits politiques, puis gagner, le cas échéant, à travers les vallées des Alpes, les frontièresitalienneousuisse. Quelques-uns se retirèrent dans de grandes villes, à Paris, à Lyon, à Bordeaux, à Marseille, à Aix, etc. où ils s'efforcèrent de vivre ignorés. Tous eurent soin, conformément aux

(1) Arch. dép.: L. 165, 285; M. (Liasses alphab.). R. Reboul : Notabilités varoises.

(2) Arch. dép : L. 285. 286, 288,289.


— 23 —

décrets en vigueur, de s'y faire délivrer, dès leur arrivée, un certificat de résidence signé à la fois par les officiers municipaux, par des membres des comités patriotiques ou de surveillance et par l'administration du* district. Certains n'en furent pas moins inscrits sur la liste officielle des émigrés parce qu'ils n'avaient pas, dans les délais légaux, avisé le directoire du département du Var du lieu de leur nouvelle résidence (1).

Des bourgeois, des négociants, des hommes de loi surtout, d'anciens roturiers n'ayant pas accueilli favorablement les institutions nouvelles et déjà compromis, les suivirent dans leur retraite. Mais leur nombre est insignifiant.

Rares aussi furent ceux qui, en dehors des nobles et des prêtres, passèrent à cette époque les frontières. A peine compte-t-on en tout une dizaine de domestiques d'anciens seigneurs, d'ordonnances d'officiers que l'amitié et le dévouement attachaient à leurs maîtres, d'ex-gardes du roi retirés dans leur commune natale.

(1) Arch. dép. : L. 297.


- 24 -

m

LES ECCLÉSIASTIQUES RÉFRACTAIRES

Aux premiers Varois qui abandonnèrent la France, s'ajoutèrent un grand nombre d'ecclésiastiques, évêques, chanoines, curés, vicaires, religieux de toutes sortes, aussi bien des campagnes que des villes, qui avaient refusé de se soumettre à la Constitution civile du clergé.

Quoiqu'on ne puisse, dès 1791, assimiler ces derniers aux émigrés, à cause des décrets qui, à l'origine, les concernèrent, il n'en est pas moins vrai qu'ils s'expatrièrent à celte époque et que leur exil, bien que presque forcé, apparut aux yeux du peuple comme une émigration volontaire. D'ailleurs, la loi allait sous peu ordonner la confiscation de leurs biens et leur inscription sur la liste des émigrés.

Le clergé du Var cependant n'avait pas accueilli défavorablement la Révolution. Le curé de Grasse, Mougins de Roquefort (1), député aux Etats généraux, s'était rendu pres(1)

pres(1) de Roquefort Antoine Boniface, né à Grasse le 21 avril 1732, élu député du clergé pour la sénéchaussée de cette ville le 7 avril 1789, l'ut l'un des premiers de son ordre à se réunir aux députés de Tiers (13 juin). Plus tard, le 27 décembre 1790, il prêta serment de fidélité à la Constitution civile du clergé; le 9 avril 1791, il fut nommé secrétaire de la Constituante. A la clôture de l'Assemblée, il se retira dans sa commune natale où il reprit ses fonctions ecclésiastiques. Il avait toujours voté avec la majorité réformatrice. Il mourut à Grasseie 22 septembre 1*93. Il était le frère de Jean-Joseph, avocat, député du Tiers état pour la sénéchaussée de Grasse (L. Honoré : Elections des députés aux Etats généraux de, 1189.


- 25 -

que spontanément, cinq jours avant la séance du Jeu de Paume (20 juin 1789), « dans la salle nationale pour y travailler à la régénération publique ». «lime reste,y disait-il, un dernier voeu à former ; il est digne de l'auguste et sacré ministère que j'exerce : c'est celui de l'union générale des sentiments, c'est celui de voir arborer, par les classes de tous les citoyens qui composent les Etats généraux, l'olivier de la paix et de la concorde..., de contribuer avec eux à la gloire du trône, au bonheur de l'Etal et à la félicité générale (1) ». Sans doute, à ce moment, la plupart des prêtres du Var partageaient les nobles aspirations du curé de Grasse.

Mais le décret du 2 novembre 1789 mit les biens ecclésiastiques à la disposition de la nalion ; celui du 15 janvier 1790, qui divisa la France en déparlements, amena de nouvelles circonscriptions épiscopales ; celui du 13 février suivant supprima les ordres religieux et les voeux monastiques ; enfin la Constitution civile du clergé, en date du 26 décembre de la même année, obligea les prêtres fonctionnaires, — et ils l'étaient presque tous, surtout ceux des campagnes, — à recevoir l'investiture de leurs paroissiens en môme temps qu'à prêter serment de fidélité à celle loi.

Un mécontentement unanime parmi les ministres du culte catholique se manifesta ouvertement dès le vote de ce dernier décret. L'évêque de Fréjus, ancien seigneur de Fayence (2)

(1) O. Teissier : Biographie des Députés de Provence A l'Assemblée nationale de 1789.

(2) Arch. dép. : BB. 36 f I7i v (Inventairede Fayence) ; BB. 20 f 13 v° (Inventaire de Puget-sur-Argens).


— 26 —

et du Puget-sur-Argens, Beausset de Roquefort, quittait son diocèse et se retirait à Aix, puis à Nice après avoir refusé de « s'assermenter ». De Nice, il continuait même, par correspondance, à administrer son diocèse. Les prélats qui l'avaient rejoint dans son exil, engageaient, dans des lettres pastorales, leurs subordonnés à résister à l'autorité de la nouvelle loi (1). François d'Eslienne de Saint-Jean de Prunières, évoque de Grasse, écrivait dans une circulaire « que l'Eglise seule pouvait lui ôter sa juridiction », que ses curés et vicaires seraient schismaliques s'ils ne le reconnaissaient plus pour leur chef spirituel (1). Des curés de campagne ne voulaient pas "lire au prône le texte de la Constitution civile. Elléon de Castellane Mazaugues, évêque de Toulon, après l'élection, le 12 avril 1791, de l'évêque constitutionnel Jean-Joseph Rigouard, ancien curé de Solliès-Farlède, provoquait contre cette nomination un mouvement protestataire qui se répercutait durant toute l'année suivante. A Fréjus, au mois de novembre 1791, on chansonr.ait Rigouard en des couplets injurieux (3). François Flory, ex chanoine de l'église de Paint-Paul, curé de Carros, refusait, pendant le carême, le 26 février 1792, de lire un mandement constitutionnel. Antoine-François Caille, curé de Callas, ancien délégué du clergé à l'Assemblée des Trois Etats

(1) H. Espitallier : Les évoques de Fréjus du XIII'siècle à la fin du XVIIIe siècle. — Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(2) Arch. dép : L. 1076 — Abbé Latil : Histoire civile et religieuse, de Grasse. — R. Reboul : Notabilités varoises. — Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(3) Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.


L2l

de la Sénéchaussée de Draguignan, et Thpmas-Auxile de Pellicol, -prieur-curé de Seillans, s'élevaient violemment contre la Confirmation donnée, en juin suivant, par Rigouard. A ce sujet, Pellicot adressait même à l'Administration départementale une diatribe contre ce dernier «qui, à Seillans, avait absout et communié tout ce que ie pays renfermait de plus infâme et de plus scandaleux » (1).

De toutes parts, le directoire du Var était informé de semblables actes d'insoumission. Néanmoins, beaucoup de prêtresse conformèrent à la loi. Ceux-ci prêtèrent le serment devant la municipalité de leur paroisse, soit à la mairie, soit à l'église. Chaque fois, le maire dressa un procès-verbal et en expédia une copie au directoire du département. Mais plusieurs d'entre eux se rétractèrent ensuite devant leurs paroissiens. D'autres furent plus versatiles. On cite le cas de l'abbé Gardon, curé de Bandol, qui, après s'être assermenté, se désavoua, puis revint sur sa rétractation « converti, déclarait-il, par les écrits du janséniste Camus et par la considération des libertés de l'église gallicane ». On compte même que, dans moins de deux ans, il avait trois fois juré et trois fois rétracté son serment (2).

Passibles de la déportation à la Guyane s'ils persistaient à demeurer en France, les insermentés se munirent d'un passeport délivré par la municipalité de leur commune et se rendirent à l'étranger. La plupart allèrent rejoindre leur évèque à Nice, déguisés en cultivateurs, en bergers, en femmes, mari.l)

mari.l) Reboul : Notabilités varoises. Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(2) Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var,


— 28 -

chant à pied ou à cheval, la nuit, sur les chemins muletiers du Haut-Var. Gairoard, abbé réfractaire de Toulon, partait pour Nice travesti en garde national. C'est que tous, malgré la régularité de leur passeport, redoutaient les dénonciations et les insulles des paysans et des soldats. Ils furent suivis par un assez grand nombre de prêtres assermentés qui se rétractèrent à Nice devant leur évoque (I)

Dix-buit moines de la Chartreuse de la Verne (2) se réfugièrent dans cette ville par voie de mer. Leur départ du monastère eut lieu un vendredi, à la première heure, sous un ciel couvert, après une courte messe chantée à minuit et une lugubre sonnerie de cloches. Dirigés par dom Marbaud, procureur du couvent, ils cheminèrent à travers les pins, les châtaigniers et les bruyères, à la lueur de quelques lanternes sourdes, portant sur un brancard le père JeanBaptiste Devidon. septuagénaire et infirme, presque agonisant, qui expira au lieu «lit le Grand Nouguier (3). Us creusèrent sa fosse au pied d'un vieux chêne, l'y ensevelirent pieuse ment sans oser placer sur sa tombe une croix, [mis conli nuèrent leur route à l'exception de dom Ylarbaud, qui retourna au couvent pour demeurer courageusement à son poste. Arrivés à la plage de Saint-Clair (4) où deux bateliers les attendaient, ils montèrent sur une barque qu'un vent favorable

(1) Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(2) Commune actuelle de Collobriôres. — Parmi eux, se trouvaient vraisemblablement plusieurs religieux de la Chartreuse de Monlrieux.

(i) Près du quartier des Campeaux (commune de Bonnes).

(i) Commune du Lavandou, ancienne commune de Bormes.


- 29 —

poussa jusqu'à Nice. Ils gagnèrent la ville en procession, ayant à leur tête l'évêque de Fréjus, celui de Nice et le clergé de la cathédrale (l).

D'autres ecclésiastiques vécurent, pendant quelque temps, cachés en France et ne s'exilèrent qu'en 1792. Le curé de Sainte-Maxime, par exemple, Jean Gilbert Gaston, rédacteur en 1789 du cahier des doléances de cette commune et membre en-1790 du directoire du district de Fréjus, s'était rétracté en novembre 1791 parce que, disait-il « son serment avait répugné à-sa conscience ». Réfractaire, « il s'éclipsait de la société » en séjournant durant plusieurs mois «au milieu d'une famillechampêtre », puis parlait pour l'Italie (2). De même, l'abbé Honoré Antoine Chautard, prieur de Saint-Tropez, devenait l'hôte, dans les gorges sauvages de Mauvasque, à la Martre, d'un certain M, Antoine, de la Garonnette, qui lui aussi fuyait la police (3). Un prêtre insermenté de Lorgues, Honoré Vian, se dissimulait successivement à Lorgues, à Entrecasleaux et au Puget. Arrêté dans celte dernière localité, incarcéré à Draguignan et acquitté, il s'expatriait ensuite. Jacques Revel, curé sacristain de la collégiale de Lorgues, allait s'abriter chez un de

(!) Cf. Le Monastère de la Verne ou le Départ des Chartreux (sans nom d'auteur) 1827.

(2) Arch. dép.: M (Liasses alphab.); M (reg. B) ; M (rcg. des certificats d'amnistie); Arch. com. de Roquebrune : GG 14f°3o0; de Fréjus : I 2 ; I' 1. Mircur : Cahiers des doléances des communautés de la Sénéchaussée de Draguignan.

(3) Renseignement obligeamment communiqué par M. l'abbé Chaperon, curé de la Martre. — Arch. dép : L. 285, 336, 36' ; Arch. com. de Fréjus : I. 2.


— 30 -

ses amis à Villecroze. Dénoncé, il réussissait à tromper la police en se faisant transporter dans un lonneau, jusqu'à Millery près de Lyon. Il ne put fuir à l'étranger, car il mourut peu de temps après (1).

En dépit de leur obligation de rester hors des frontières, des ecclésiastiques réfractaires parvinrent à retourner dans le déparlement où ils firent secrètement oeuvre de prêtres. L'abbé insermenté Pierre-Louis Turles, professeur de philosophie au grand séminaire et bénéficier de la cathédrale de Fréjus, rentrait à Lorgues, sa commune natale, après un court séjour en Savoie. Investi des pouvoirs de vicaire général par l'ancien évêque de Fréjus, Beausset de Roquefort, il visitait les familles pieuses de la région, tantôt vêtu en militaire ou en vannier, tantôt en berger ou en femme. « On raconte qu'un jour, recherché par la police, il se serait réfugié chez un fermier qui, pour le cacher, l'aurait fait coucher dans le lit de ses filles et avec elles. Les policiers seraient entrés dans la chambre, mais n'auraient pas osé soulever les couvertures du lit » (2).

Au cours de la période de 1790 à 1792 inclus, le nombre approximatif des prêtres réfractaires qui sortirent du territoire français s'est élevé à 250, dont f)0 environ pour le

(1) Revel avait prêté le serment civique le 1er janvier 1791 (Arch. comm. de Lorgues: BB 15, f 45- v°). Abbé Laugier: Le Schisme constitutionnel dam le Var.

(2) Arch. dép. : L. 306, 1079 ; M. (Liasses alphab). E. Poupé : Documents relatifs au clergé rèfractaire varois ; Abbé Laugier : Le Schisconstitutionnel dans le Var.


— 31 —

district de Grasse, 40 pour celui de Draguignan, 30 pour ceux de Brignoles, de Saint-Maximin et de Saint-Paul, 20 pour ceux de Toulon, d'Hyères et de Fréjus, 10 pour celui de Barjols (1). Mais les documents ne relatent aucun exil d'ecclésiastique avant la promulgation de la Constitution civile. On peut donc, semble-l-il, considérer celte loi comme la cause déterminante du premier exode du clergé varois. De plus, il n'est signalé aucun cas de déportation à la Guyane.

(1, Cf. Ci-après la liste des émigrés.


- 32 -

IV

LES ÉMIGRÉS DE 1793

Faible relativement en 1789-1791, l'émigration varoise s'était accrue en 1792. Elle eût été à peu près terminée sans doute à cette dernière date si de graves événements, particuliers surtout à Toulon, n'avaient bouleversé la Basse-Provence à partir du mois de juin 1793. Il suffira, semble-t-il, de choisir ceux qui eurent une réelle importance et d'exposer rapidement la situation politique du département dans l'année 1793 pour expliquer la fuite à Toulon, puis à l'étranger, d'une multitude de bourgeois, de commerçants, de cultivateurs, d'artisans, d'ouvriers de toutes sortes qui, en grande majorité, s'étaient à l'origine montrés favorables à la Révolution.

Depuis le 20 septembre 1792, la Convention gouvernait la France. L'antagonisme entre les deux grands partis politiques, celui des Girondins et celui des Montagnards, eut bientôt sa répercussion douloureuse dans le département et principalement à Toulon.

Le 1er janvier 1793, une municipalité jacobine entrait en fonctions dans celte ville. Le 7, sous l'impulsion de la Société populaire de Saint-Jean, les Trois Corps adminislralifs décidaient d'armer 5 '0 hommes pour les mettre aux ordres directs


et absolus de la Convention (1) ; le 10, le conseil communal adressait a celle-ci une vive protestation pour lui reprocher son peu d'énergie « à poursuivre le jugement de Louis le dernier et le traître » (2) ; le 20 mai, 73 notables étaient incarcérés au fort La Malgue(3); le 28, le capitaine de vaisseau Basterot de la Barrière, commandant de la frégate la Melpomène, faussement accusé de trahison par son équipage, était condamne & mort et exécuté (4). A ce moment; Toulon se trouvait à la merci de « vingt ou vingt-cinq scélérats, avides de bien et de sang, qui s'arrogeaient tout pouvoir » (5).

(lj Arch. dép : L. 98. — Séance des Trois Corps en date du 7 janvier!^.

(2) Délib. mun. de Toulon en date du 10 janvier 1793. — Cf. Cottin : Toulon et les Anglais.

(3) Arch. dép. : L. 352 f° 61 ; — O. Gensollen : Notice sur les Geojfrotf d'Antrechaux; Z. Pons: Mémoires pour servir à l'histoire de

Toulon en 1793.

(î) Cf. E. Poupé: L'affaire de la Minerve et de la Melpomène (avrïl-mai 1793).

(5) Lettre anonyme saisie sur le vaisseau l'Apollon datée de Toulon le 5 août 1793. — Cf. Toulon et les Anglais, par Cottin ; Toulon ancien et ses rues (tome n), par Mongin. — Parmi ces individus, on doit signaler Alexis Lambert, tonnelier, auteur de divers assassinats» entre autres ceux de Louis-François-Charles Reboul, négociant, qui, lé 29 juillet 1792, fut décapité et son cadavre pendu par les mains au réverbère du couvent de Saint-Ursule ; de Joseph-Romain Denans, homme de loi, tué sur la place des Halles et pendu ensuite par un piedàiin fanal (29 juillet 1792) ; de Jacques François de Rochemore, capitaine de vaisseau, pendu à un réverbère sur le port, le 10 septembre 1792 ; du curé de la Valette, Jérôme Martre, pendu après les vêpres, le 28 octobre 1792, à un arbre de la route, etc... Voici


— 34 -

Devant ces violences, royalistes et républicains modérés se concertèrent pour conjurer le danger qui les menaçait. L'obtenlion de la mise en liberté sous caution des prisonniers du fort La Malgue les enhardit. Mais les événements de Paris, surtout la proscription des députés girondins, les révoltes de Caen, de Lyon et de Bordeaux, la propagande fédéraliste faite dans la ville par des émissaires lyonnais et bordelais, excitèrent davantage encore la population contre les clubistes (1). Vers fin juin 1793, une réaction girondine était imminente. L'annonce de la formation, le 7 juillet à Draguignan, de sections anti-montagnardes la fit se manifester ouvertement (2). A l'instigation d'un simple bourrelier (3), les habitants, le 12 juillet, se réunirent en leurs huit sections (4). Leur exemple

en quels termes cyniques Lambert apostropha les 73 prisonniers du fort La Malgue : « Nous vous tenons à présent; si jamais vous avez les pieds .sur nous, ne nous épargnez pas, car je veux que le tonnerre de Dieu nous cure, si nous vous épargnons ; coupables ou innocents, il faut que vous y pétiez tous». Lambert ne fut exécuté à Toulon que le 19 août 1793 selon jugement du tribunal martial sectionnaire. (Cf. R. Reboul : Notabilités varoises).

(1) Cf. Cottin : Toulon et les Anglais; Z. Pons: Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793; L. Mongin : Toulon ancien et ses rues (tome n): — 0. Gensollen : Notice sur les Geoffroy d'Antrechaux.

(2) Aussitôt l'arrivée de cette nouvelle, les jacobins affichèrent une proclamation pleine de menaces contre les citoyens qui demanderaient l'ouverture des sections et exécutèrent, le sabre à la main, une farandole à travers les rues.

(3) Jean-Baptiste Roux, plus tard surnommé Louis XVII.

(4) Arch. dép. : L. 352; Greffe (dossier Mitre Pierre-Joseph n" 362). Z. Pons: Mémoires pour servir à l'histoire île Toulon en 1793, —


— 35 -

gagna comme une traînée de poudre les agglomérations voisines. A Hyères (1), à Guers, à Bormes (2), au Beausset, à la Valette (3), à Brignoles, etc., des groupes similaires se fondèrent et les sociétés populaires où dominaient les jacobins se virent obligées de discontinuer leurs séances. Le 14, se constitua à Toulon un comité général composé de délégués de chaque section de la ville et chargé du pouvoir exécutif et dé l'administration. Le succès semblait devoir couronner les efforts des Girondins.

Mais, vers la fin du mois de juillet, le mouvement sectionnaire changea de caractère. Seulement anti-montagnard

R. Reboul : Notabilités varoises.— P. Cottin : Toulon et les Anglais. — La société populaire de Toulon avait fait le serment, à main armée, « d'exterminer la horde sectionnaire ». (Arch. dép. : L. 352). — Les groupes fédéralistes de Toulon avaient chacun un numéro d'ordre et un titre d'appellation. Voici leur liste : Section n° 1 ou de l'Union ; Section n° 2 ou dos Minimes ou des Défenseurs de la souveraineté du peuple; Section n" 3 ou de Saint-Vincent ou l'Amie des lois; Section n" 4 ou de Saint-Dominique ou de la Fraternité ; Section n° 5 ou de Saint-Philippe ou des Vrais républicains ; Section n" 6 ou de SaintPierre ou des Droits de l'homme ; Section n° 7 ou du Saint-Esprit ou dés Soutiens de la Liberté ; Section n" 8 ou de Saint-Roch ou de l'Egalité.

(1) Les. sections d'Hyères étaient celles de Sainte-Catherine et des Cordeliers. Elles s'ouvrirent le 14 juillet (Greffe n" 215).

, (2) La section de Bormes prit le nom de La terreur des intrigants et des anarchistes. Elle s'ouvrit le 21 juillet (Arch. comm. de Bormes : 12 n" 44 à 62 ; E. Poupé : Le fédéralisme à Hyères).

(3) A la Valette, « la Section avait été établie à la suite des ordres du département qui était à Toulon et parce que plusieurs Toulonnais s'étaient rendus dans cette commune avec un canon menaçant les habitants s'ils ne se formaient pas en sections ». (Greffe n" 366),


- 36 —

à ses débuts, il devint anti-conventionnel. Sa popularité aussitôt diminua. Une foule de modérés ayant désapprouvé les excès des jacobins se détachèrent des sectionnaires parce qu'ils virent en eux des insurgés contre le gouvernement légal de la France et des partisans prochains d'une restauration monarchique. La plupart firent même cause commune avec les Montagnards.

En outre, une armée marseillaise, dite départementale, dont le but consistait à soutenir les fédéralistes, subit, devant les troupes révolutionnaires, un si grave échec dans les défilés de la Gavotte, de Fabregoule, de Septèmes et de Roquevaire, qu'elle dut se réfugier à Toulon (25 août 1793) (I).

Les sectionnaires paraissaient définitivement vaincus dans loute la région grâce à cet appui inattendu des modérés et surtout à cette victoire républicaine, Ceux de Toulon seuls résistèrent. Celle ville, par les tractations secrètes de son Comité général avec l'escadre britannique qui, depuis le mois de juin, croisait entre Marseille et Gênes, allait préférer se déshonorer en acceptant le secours des Anglais en guerre avec la France, plutôt que de se soumettre à l'armée de la Convention. Le S9 août, après avoir proclamé Louis XVII, le Comité remettait à l'amiral Hood, commandant de la flotte ennemie, le port, l'arsenal el l'escadre française.

(l)Ces défilés sont situés dans les Bouches-du-Rhône.— L'armée départementale, sous les ordres du chevalier de VilleneuveTourrettes, fut battue le 24 août. - Cf. J.-E. Michel: L'armée départementale des Bouches-du-Rhône : P. Cottin : Toulon elles Anglais-


- 31

L'abri que la place constituait pour les fédéralistes en même temps que la sévérité des mesures prises par les représentants en mission dans le département devaient, à partir de ce moment, entraîner vers elle un grand exode de Varois des communes rurales.

Dès l'arrivée des troupes révolutionnaires, le général Carteaux prescrivit aux Seynois d'évacuer leur localité dans les vingt-quatre heures, sous peine de mort. Une foule d'habitants obtempérèrent à cette injonction en se réfugiant dans Toulon ou sur des bâtiments marchands ancrés en rade du Mourillon (l). Plus lard, le 10 septembre, sur l'invitation du -général britannique I. Gell et du Comité des sections toulonnaises, des ouvriers de la Seyne consentirent à s'embaucher sur les vaisseaux anglais. Ils y furent payés en argent conformément au tarif des salaires français et y reçurent « tous les encouragements possibles » (2).

(1) Arch. dép : L. 296.

(2) Arch. dép. : M (veg. C : attestations sur les émigrés) (n" 80 et 83) — « Traduction de la lettre du général I. Gell à bord du vaisseau le St-George dans la rade de Toulon, le 10 septembre 1793 (v. s.)

Au Commissaire de la marine h la Seyne.

Monsieur,

Je désire que vous donniez ordre immédiatement aux vaisseaux qui sont au canal dans le bassin de la Seyne de partir sur le champ pour se rendre à Toulon.

La demande que je vous fais est en conséquence des avis que j'ai reçus du Comité général et du commandant en chef anglais de


-- 38 —

Le 31 août, durant un violent engagement à Ollioules entre l'avant-garde républicaine et un détachemeut ennemi commandé par le capitaine anglais Elphinstone, la majeure partie de la population de cette commune se retira, épouvantée, à Toulon.

Le 7 septembre, après que les Conventionnels, établis au Beausset, eurent attaqué les gorges d'Ollioules où ils parvinrent à installer leur quartier général, de nombreux citoyens du Beausset imitèrent l'exemple de ceux d'Ollioules (I).

Les fédéralistes de la Valette, (2), du Castellet (3), de la

la Place. J'espère que vous ne perdrez point de temps pour vous y conformer.

Si vous ne jugiez pas à propos d'y accéder, les malheurs que votre ville éprouverait rejailliraient sur vous-même.

Je suis chargé aussi de vous informer que les ouvriers de la Seyne qui voudront venir à Toulon pour travailler pour les vaisseaux anglais ou à l'arsenal seront payés en argent conformément aux journées qui leur étaient accordées précédemment, et qu'ils recevront tous les encouragements possibles.

Je suis

Signé à l'original : I. Gell».

Cette lettre était consécutive à l'ordre donné, le 30 août, par Burgues, Tardieu, Pernety et Dournet, membres du Comité général, de faire appareiller en rade de Toulon tous les bAtiments de la Seyne. Le dit ordre avait été adressé à la municipalité de la Seyne à la tète de laquelle se trouvait le maire Couret, assisté de F. Trébut et Funel, officiers municipaux.

(ï) Arch. dép. :L. 296, 297, 1.767. - Cf. P. Cottin: Toulon et les Anglais.

(2) Arch. dép. : Greffe (dossier Guiol Joseph : n° 366).

(3) Arch. dép. : Greffe (Dossiers Arnaud Lazare, Revest Marc, etc. n-! '307, 341,297,313).


— 39 _

Cadière (1), etc. qui, par la voie du sort, avaient levé des bataillons pour renforcer l'armée fédéraliste ; ceux d'Hyères, au nombre de 8 à 900, dont les chefs avaient enjoint au commandant du fort de Brégançon de ne pas tirer sur l'escadre anglo-espagnole, allèrent également, par crainte des troupes montagnardes, s'enfermer dans Toulon (2).

D'autre part, les députés Barras et Fréron, aidés par les comités de surveillance, les sociétés populaires, les clubs de sans-culottes, redoublaient de vigilance et d'énergie visà-vis des « suspects ». Ils parcouraient le département, organisaient des « battues de sectionnaires » (3), lançaient des mandats d'arrêt contre les fédéralistes et les monarchistes (4). Le 14 septembre, les représentants du peuple Gasparin, Escudier et Saliceli, en mission près l'armée révolutionnaire de Toulon, prenaient un arrêté réputant émigrés les Varois réfu(1)

réfu(1) dép. : L. 1732; Greffe (dossier Dalmas Guillaume, n- 339).

(2) Arch. dép. : L. 204 (interrogatoire d'un suspect à Barjols) (25 ventôse an II) (15 mars 179Î-J. — Les fédéralistes d'Hyères avaient livré aux Anglais la redoute du Gapeau. — Cf. E. Poupé : Le fédéralisme à Hyères; — Denis et Chassinat: Hyères ancien et moderne. Sur une lettre de l'Administration sectionnaire d'Hyères, le maire de Bormes, Brémond de Léoube, avait ordonné « au lieutenant de la garde nationale en détachement au La vaudou de ne pas faire feu, jusqu'à nouvel ordre, sur les vaisseaux de la nation anglaise ». (25

' août) (Arch. mun. de Bormes. DD 3). — Cf. L. Honoré : Bonnes au XVIII- siècle p. 108.

!3j E. Poupé: Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi (lettres de Fréron à Saliceti p. 40 ; a Moyse Bayle età'Granet, p. 46, etc..). . ■ .

(A) Arch. dép : L. 296, 297, 299, 348.


— 40 —

giés dans cette villle; ils ordonnaient même l'emprisonnement des parents de ces derniers (1). Barthélémy Cadar, commandant du Ie bataillon du Var qui, à cette époque, occupait militairement Saint-Tropez où se dissimulaient une foule d'adversaires de la République, était spécialement chargé de l'exécution de ces mesures de police (2).

De la plupart des localités varoises fuirent alors vers Toulon tous ceux qui redoutaient les poursuites et les représailles des montagnards. Les uns avaient favorisé l'ouverture des sections, d'autres avaient tenu des propos plus ou moins inciviques depuis les premiers temps de la Révolution, certains avaient servi dans l'armée départementale ou voulaient, simplement par prudence, s'abriter derrière les fortifications de Toulon. Tous se déplacèrent la nuit, marchant à travers les champs et les bois, évitant les chemins. Plusieurs, craignant sans doute davantage les soldats de Carteaux, restèrent cachés deux à trois jours dans les forêts voisines du Faron avant d'oser descendre dans la ville.

Vers le milieu de septembre 1793, celle-ci revêtait l'aspect d' « un vaste camp ». De nombreuses tentes où s'entassaient les troupes alliées, |la garde « nationale » sectionnaire et la multitude des réfugiés s'y dressaient de tous côtés, sur les places et dans les rues. La population avait tellement augmenté que, pour maintenir l'ordre, les autorités se virent obligées d'établir des cartes de sûreté, d'exiger des logeurs les

(1) Arch. dép. : L. 141.

(2) Arch. dép : Greffe (n- 139, 235); L. 299. - E. Poupé : Le Tribunal révolutionnaire du Var.


— 41 —

noms de leurs locataires (1) et de fixer, soif en espèces métalliques, soit en assignats « républicains », le prix maximum des denrées de première nécessité (2). La pénurie des vivres leur fit même refuser l'hospitalité à des fédéralistes du Beausset. Ce ne fut que sur l'insistance d'un « gentilhomme » de cette commune, le nommé Charles de Segond-Séderon, plus lard sous-rlieutenant au régiment à'Hibernia, qu'elles acceptèrent de leur donner asile (3).

Mais comment, dans cette ville surpeuplée, pouvaient gagner leur vie tant de fugitifs, en majorité cultivateurs ? Les archives sont presque muettes sur ce poinl.- On sail néanmoins que certains acceptèrent de se mettre à la solde de l'Angleterre. Les uns se joignant à un groupe de Toulonnais, formèrent sous les ordres d'Hyacinthe Panon la Compagnie des guides à chenal: leur rôle consistait à servir d'indicateurs aux Alliés dans la ville et ses environs ; d'autres s'enrôlèrent dans le régiment de Royal-Louis qui, soumis à la discipline française et pourvu d'officiers brevetés par le comte de Provence, était placé sous l'autorité supérieure britannique: commandés par Husteings, ex-capitaine au régiment d'Ile-de-France et ancien combattant dans l'armée départementale, ils participèrent, le 15 octobre 1793, a la défense du Cap-Brun. Un petit nombre s'employa aux

(1) Cf. P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(2) Cf. A. J. Parés: Les billets de confiance de la municipalité de Toulon. — Délib. mun. de Toulon en date du 15 septembre 1793.

(3) Cf. Z. Pons: Mémoires, pour servir à l'histoire de Toulon en 1793.


— 42 —

réparations des bâtiments anglais ou au transport du ravitaillement ennemi (l). Vers la fin du siège, grande semble avoir été leur misère. Si l'on se fonde, en effet, sur une lettre adressée le 26 frimaire an II (16 décembre 1793) par le député Barras à son collègue Moyse Bayle : «... les Anglais se méfiaient étrangement de tous ces coquins; ils les avaient fait désarmer tous sans distinction ; aucun poste ne leur était plus confié ; ils étaient uniquement occupés aux travaux de la terre; il était fort plaisant de voir ces gueux avec un large crêpe au bras et une croix de Saint- Louis, sans bas, ni souliers, et lout déguenillés travailler è la terre, mener une brouette sous les ordres d'un caporal anglais ou espagnol qui, un bâton à la main, dirigeait les travaux. » (2).

Lorsque le 26 frimaire an II (16 décembre 1793), sous la pression de l'armée de Dugommier, l'amiral Hood prit des dispositions pour l'évacuation de la place, ses subordonnés, tels le général Dundas et le chevalier Gilbert Elliot, donnèrent publiquement l'assurance que les Alliés useraient de tous les moyens en leur pouvoir afin de transporter sur leurs

(1) Gauthier de Brécy : Révolution de Toulon en 1793 pour le rétablissement de la monarchie; Z. Pons : Mémoires pour seroir à l'histoire de Toulon eu 1793 ; P. Cottin: Toulon et les Anglais; Arch. dép. : M (regC : attestations sur les émigrés n" 80).

(2) Lettre de Barras à Moyse Bayle, datée de la Farlèdo le 26 frimaire an II (16 décembre 1793). — Cf. E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi p. 85.


__43 —

Vaisseaux le maximum des Varois désireux de quitter Toulon ; ils promirent également que la retraite s'effectuerait avec méthode. Mais, dans la nuit du 27 (17 décembre 1793), la rapidité inattendue des préparatifs de départ des Espagnols et des Napolitains, des membres du Comité général mieux renseignés que le reste de leurs concitoyens, le bruit assourdissant des bombes républicaines tuant des habitants et incendiant des maisons, répandirent subitement l'épouvante. Affùfée, la population se précipita sur le quai du port à la recherche de canots qui la conduiraient aux escadres. Beaucoup se noyèrent ; certains, égarés par la peur, se suicidèrent. En peu d'instants, plus de 400 personnes périrent (1).

Le lendemain, les batteries montagnardes tirant sur la petite rade que sillonnaient une multitude de chaloupes surchargées de femmes et d'enfants augmentèrent encore la panique (2).

(1,) Gauthier de Brécy : Révolution de Toulon en 1793 pour le rétablissement de la monarchie. — Fréron : Mémoire historique sur la réaction royale et sur les massacres du Midi. — P. Cottin : Toulon et les Anglais. — Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793. - E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi (p. 98). Dans sa lettre à Lacroix, Fréron écrit en parlant de la citoyenne La Poype, sa smur : « Elle fut témoin de sa fenêtre de la précipitation des embarquements qui fut telle qu'elle évalue à plus de 400 ceux qui se sont noyés dans le port sous ses yeux, tant l'épouvante les talonnait... » (Lettre datée de Toulon le 5 nivôse an II, 25 décembre 1793).

(2) Cf. E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi (p. 97). Dans sa lettre à Lacroix, Fréron écrit : « J'avais entendu dire à Bonaparte, commandant de l'artillerie, que nos batteries avaient coulé bas dans la journée 4 bateaux qui se dirigeaient vers la Seyne


-_ 44 ~

Dans la nuit, après avoir fait sauter les poudrières et in~ cendié l'arsenal et treize vaisseaux français (1), les Alliés se rendirent dans la grande rade, laissant sur le rivage, faute d'embarcations et de place sur les navires, une partie de la population. « On pouvait, écrit le peintre François Granet (2) dans ses Mémoires, mesurer la hauteur des flammes des bâtiments qui brûlaient, attendu que tout ce qui constituait les mâts était d'un feu clair et que loute la fumée qui s'en échappait était rouge de sang ; à l'horizon, on voyait sur le ciel noir, toute l'escadre anglaise et espagnole qui s'éloignait, marchant en bon ordre, ses fanaux allumés ; elle avait l'aspect d'une longue procession ».

Le 29 frimaire (19 décembre 1793J, elle appareilla pour les îles d'Hyères, emmenant la partie restante de la flotte française.

et qui étaient remplis de femmes et. d'enfants...» (Lettre datée de Toulon le 5 nivôse an II, 25 décembre 1793).

(1) Archives de la préfecture maritime de Toulon.— Ces vaisseaux étaient: la. Triomphante, de 80 canons; le Thèmistocle, le Centaure, la Liberté, le Duguay-Trouin, le Héros, le Suffisant, le Tricolore, le Destin, de 74; le «ponton de carène », le Content, le Montréal, Y Iris et la Sultane. (Cf. Cottin: Toulon et les Anglais) ; Moniteur unieersel(5 nivôse an 11, 25 décembre 1793). (Lettré de Saliceli, datée d'Ollioules, le 29 frimaire an 11,19 décembre 1793, à cinq heures du matin).

(2) François-Marius Granet, peintre aixois, attaché comme dessinateur à l'armée révolutionnaire de Toulon, auteur de divers croquis et aquarelles faits sur place et relatifs au siège. Plusieurs de ses dessins sont reproduits dans l'ouvrage de P. Cottin : Toulon et les Anglais.


— 45 —

Chacun de ses vaisseaux portait autant d'émigrés qu'il en pouvait recevoir ; « les amiraux Hood et don de Langara avaient donné l'exemple ;' la chambre du conseil de l'amiral anglais servit à elle seule à hospitaliser dix ménages, formant au moins trente personnes, et les trois ponts du navire furent remplis de fugitifs » (\). Selon Cotlin, la flotte anglaise avait recueilli 2000 émigrés, la flotte espagnole 3000, la flotte napolitaine 400, la flotte française 1500 et les bâtiments de commerce 500, soit un total de 7400 (2).

A cause du mauvais temps qui sévissait en Méditerranée, les Coalisés attendirent en rade d'Hyères jusqu'au 5 nivôse (25 décembre 1793) (3).

(i) Gauthier de Brécy: Révolution de Toulon en 1793 pour le rétablissement de la monarchie.

(2) D'après Z. Pons, la population de Toulon.qui était de 28400 habitants fut réduite à 6 ou 7000. — D'après Fréron, plus de 6000 familles toulonnaises, soit 12000 individus, avaient fui par les escadres combinées (Lettres de Fréron à Lacroix: la première est datée de « Ville plate, ci-devant Toulon », le 3 nivôse an II, 25 décembre 1793; la seconde de Toulon, le 5 nivôse an II, 25 décembre 1793). (Cf.- Poupé : Lettres de Fréron et de Barras en mission dans le Midi p. 90 et 96!.

(3) Barras écrivait le 25 décembre à son ami Moyse Bayle: «L'escadre ennemie est toujours mouillée aux lies d'Hyères...» ; le ,8 janvier au même : « la nuit dernière a été très orageuse ; je ne serais pas surpris que l'escadre anglaise ait été forcée de revenir prendreson mouillage à Hyères. Une infinité de bâtiments de transport, chargés des infâmes Toulonnais et de leurs bagages, sont à Livourne et dans le golfe de la Spezzia...» (E. Poupé: Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi, p. 93 et 129). — Cf. P, Cottin : Toulon et les Anglais, ■


- 46 —

Grèce à l'autorisation que lord Hervey, ambassadeur à Florence, obtint du grand-duc de Toscane, les fugitifs embarqués sur l'escadre britannique furent, au nombre de quelques centaines, dirigés sur Oneille ; les autres, sur PortoFerrajo (île d'Elbe). Ces derniers arrivèrent dans cette ville le 9 (29 décembre 1793).

Des 3000 émigrés partis sur la flotte espagnole, un millier environ furent déposés à Mahon -, les 2000 restants

restants Carthagène.

Les 400 réfugiés recueillis par l'escadre napolitaine furent transportés à la Spezzia, puis à Naples où ils débarquèrent le 14 pluviôse (2 février 1794).

Ceux qui avaient fui par la flotte française reçurent la destination des deux divisions qui la composaient.

La première division, sous les ordres du capitaine anglais Elphinstone, comprenant le Pompée (1), le Puissant (2) et l'Aréthuse (3), se rendit successivement à Porto-Ferrajo, à Gibraltar et en Angleterre.

La seconde, formée du Commerce de Marseille (4), de la 7bpaze (5), de la Perle (6), de la Poulette (7), du Tarleton (8),

(1) Il était commandé par le capitaine de vaisseau Pierre-Antoine Poulain.

(2) Capitaine de vaisseau Pierre-Jacques Féraud.

(3) Capitaine de vaisseau Cazotte, ancien commandant, du Généreux-.

(4) Amiral Jean-Honoré de Trogoff-Kerlessy.

(5) Capitaine de vaisseau Etienne Marc-Antoinè-Joseph de GrasseLimermont.

(6) Capitaine de vaisseau Henri Vankempen.

(7) Lieutenant de vaisseau Stuart.

(8) Lieutenant de vaisseau Louis-Joseph-Félix-Noêl de DamblardLanmastre.


■ .- 47 —

arriva à Porto Ferrajo vers le 1er pluviôse (20 janvier 1794) et appareilla plus tard pour Portsmouth où elle entra le 24 brumaire an III (14 novembre 1794) (1).

Quels crimes avaient commis tous ces fugitifs pour redouter ainsi la vengeance républicaine ? Leur nombre est si grand qu'on ne peut rapporter en détail leurs actes politiques respectifs. On s'exposerait, d'ailleurs, à de fastidieuses répétitions. On se contentera simplement de signaler les fédéralistes les plus compromis en indiquant les délits contre-révolution" nairesi que las Montagnards leur reprochaient (2).

Pidrre-Louis Artaud, drapier; François-Charles Aubert, ayoèat ; César de Coriolis, brigadier des armées navales ; Pierre-Joseph Meiffrund, ancien député du Tiers état à l'Assemblée nationale, ele, avaient rempli des fonctions électives, soit comme membres du Comité général, soit comme membres de la municipalité sectionnaire. François Auban, chirurgien de marine; Jean-Pierre Bastide, bourgeois ; Michel(1)

Michel(1) Cottin : Toulon et les Anglais ; — Gauthier do Brécy : Révolution de Toulon en 1793 pour le rétablissement de la monarchie; — A.. Dénis et Chassinat : Hyères ancien et moderne ; — Z. Pons :

Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793; — R. Reboul : Notabilités varoises. -- Bibliothèque municir aie de Draguignan : Lisle des' officiers de marine qui ont fui à l'étranger avec les Anglais lors de la reprise de Toulon.

(2) Pour les références relatives aux émigrés signalés ci-dessous, consulter la liste nominative insérée à la suite de la présente introduction,


48

Jean-Baptiste Pignol, marchand toilier, etc., avaient été juges au tribunal populaire martial ; ils avaient condamné à mort, le 18 octobre 1793, « comme violateur du palais de nos rois », le vitrier Jean-Baptiste Gueit qui, en qualité de chef des fédérés varois, s'élait distingué, le 10 août 1792, dans la prise des Tuileries. Louis d'Aguillon, officier général du génie et ancien maréchal de camp, avait livré aux ennemis le fort La Malgue qu'il commandait; Charles Cancelin, pilote côtier, et Honoré David, patron pécheur, avaient dirigé l'escadre britannique lors de son entrée dans le port; Demauges, imprimeur de^ sections, s'était chargé de répandre dans les camps de l'armée révolutionnaire une affiche proclamant Louis XVII. Charles-Edme de Gauthier de Brécy, directeur des fermes et des douanes, avait, après la prise du Faron, complimenté les généraux étrangers en leur présentant une branche de laurier, symbole de la victoire. Joseph Albertin, employé à la régie des droits réunis ; Charles Duhamel du Désert, ancien commandant du Thémistocle, et Claude Laurent de BurguesMissiessy, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, avaient accepté de hauts emplois de la part de l'amiral Hood ; le premier avait été nommé inspecteur général de police; le second, membre du Comité de sûreté générale ; le troisième, adjoint à l'amiral espagnol Gravina qui commandait la garnison. Jacques Vincent Battarel, tonnelier, s'était promené dans l'arsenal portant une pique surmontée d'une couronne de fleurs de lis et s'y était écrié : « A bas la République et les républicains ! Vive Louis XVII ! ». Jean François Pèbre, ex-secrétaire général de l'Administration départementale, avait


49

fait brûler, de la main du bourreau, à la date du 9 octobre t793, sur un échafaud élevé au. milieu du Champ de Bataille (1), la proclamation que la Convention avait adressée, le 6 septembre

précédent, aux départements du Midi, relativement à la trahison de Toulon. Antoine Paban, marchand drapier, «avait distribué des cartes pour la rébellion et harangué la garnison du fort Louis en disant qu'il fallait se défaire de tous les républicains et livrer la forteresse aux braves Anglais qui apportaient des provisions et de l'argent ». Jean-Baptiste Lespéron, notaire, avait reçu dans ses minutes l'acte de livraison de Toulon et la procuration donnée à Laurent Caire, négociant, et à Jacques-Antoine-Louis Pernély, payeur général de la marine, « pour emprunter à Gênes, Rome, Livourne et autres lieux., un million de piastres fortes et prendre pour hypothèque de cet emprunt... les domaines nationaux, royaux et publics... de la ville... ». Jean-Baptiste Roux, bridier, avait fait circuler, le 12 juillet 1793, une pétition demandant l'ouverture des sections; il avait lui-même, à l'église des Minimes, sonné la cloche pour appeler les fédéralistesaux armes ; le 15 août, à Hyères, il s'était laissé couronner de chêne, de laurier et de myrte, par les sectionnaires de la localité qui le considéraient comme le promoteur des sections et « le sauveur de la République française », etc., etc.

La plupart des anti-montagnards précédents avaient provoqué la venue de l'étranger à Toulon pour réaliser leurs rêves politiques ; ils avaient signé l'acte d'aliénation de celte viile (2) et

(1) Actuellement la place d'Armes.

(2) Bibliothèque mun. do Draguignan : Recueil des pièces à charges des autorités et habitants contre-révolutionnaires de Toulon en 1793.


- 50 -

avaient été les premiers à s'embarquer, le 28 frimaire an 11 (18 décembre 1793), sur les vaisseaux ennemis. L'un d'eux cependant, Joseph-Simon Belletre, commissaire de marine, président de la section n°3 dite de Saint- Vincent ou l'Amie des lois, semble avoir préféré la mort à la fuite. Le 2 nivôse an 11 (22 décembre 1793), à son domicile, rue de la Visitation, il s'était fait sauter la cervelle. Son cadavre était ensuite porté au Champ de Mars par quatre volontaires et mêlé à ceux des fédéralistes fusillés la veille (1).

Les autres émigrés de Toulon n'étaient pas aussi coupables. Beaucoup d'entre eux, surtout les femmes et les enfants, n'avaient pris aucune part à la trahison ou aux événements ultérieurs. S'ils avaient abandonné la France, c'était seulement à cause de la crainte inspirée par le bombardement de la place, l'explosion des poudrières et l'incendie de l'arsenal. Ainsi, Pierre Aillaud, boucher, « avait quitté la ville infâme par peur du fer et du feu » ; Jean-Louis Barralier, marchand au détail, « parce qu'une bombe avait tué près de lui un homme et une femme » ; Dominique Rouvier, baigneur, « parce qu'un boulet était tombé sur son établissement de bains publics et y avait incendié tous les meubles » ; Raymond Roque, regrattier, « pour se soustraire à l'incendie qui avait embrasé une partie de la ville ».

Tous néanmoins ne s'étaient pas réfugiés le 28 frimaire (18 décembre 1793) sur les escadres alliées. Plusieurs avaient réussi à traverser les lignes républicaines et à se cacher dans les

(2) Arch. dép. : L. 304; M (Liasses alph.) ; M (reg. A: Emigrés décédés); Q, 1940.


- 51 —

montagnes ou les forêts avoisinantes. On ne sait pour la majorité comment ils parvinrent ensuite à se rendre à l'étranger. Pierre Chaulet, gardien journalier aux bâtiments civils de la marine, « s'était glissé », durant la nuit du 30 frimaire (20 décembre 1793), dans les bois de Sainte-Marguerite : il y avait rencontré un patron génois qui, moyennant le don de sa montre en or, accepta de le conduire à Gênes; Jean-François Jausserand, cordonnier, s'était dérobé par la porte d'Italie pour « aller errer dans les bois du côté de Nice » : là, comme il disait plus tard malicieusement, « les loups ne délivraient pas de certificats de résidence » ; Louis-Nicolas Kavanier, menuisier dans la marine, s'était dissimulé dans la profonde forêt de la Garde-Freinet : pendant quatre semaines, « il n'eut que des châtaignes pour toute nourriture » ; Joseph Rochas, tailleur d'habits, avait vécu sept mois sur les hauteurs de Toulon en compagnie de sa femme qui « accoucha d'un garçon ».

*

# #

Cependant, les Varois demeurés à Toulon subissaient les représailles montagnardes. Des membres de l'ancien club jacobin de Saint-Jean, restés cachés au cours du siège, les avaient d'ailleurs annoncées quelques jours avant la capitulation. On peut même se demander si leurs prédictions sinistres ne contribuèrent pas à provoquer la fuite d'une partie de la population toulonnaise (1).

(1) E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi. — Dans sa lettre datée de la Farlède le 26 frimaire an II (\6 décembre 1793;, Barras disait à Moyse Bayle: « Mon camarade, le jour de gloire est arrive, nous attaquons ce soir le fort Faron... Il existe


- 52 —

Dans la matinée du 29 frimaire (19 décembre 1793), lors de l'entrée de l'armée victorieuse par la porte de France, un grand nombre de matelots et de civils, précédés d'une musique militaire jouant des airs patriotiques, se portèrent au-devant d'elle pour la recevoir triomphalement. Deux cents d'entre eux furent aussitôt alignés contre le mur de la Corderie et fusillés sans jugement (1). Un octogénaire, ancien major de la place, le nommé Jacques Durand, qui avait osé paraître, décoré de sa croix de Saint-Louis et de sa cocarde blanche, en face de soldats en train de forcer la porte de sa maison, tomba percé de coups ("2).

L'après-midi, une proclamation des représentants ordonna à tous les citoyens, sans exception, de se rendre au Champ de Mars. Des patrouilles devaient parcourir les rues, procédera' des visites domiciliaires et mettre à mort à l'instant les réfractaires. Mais les républicains hésitèrent à faire mitrailler en masse la population : « Si nous avions 'pu faire sortir de la

dans Toulon et surtout parmi les ouvriers de l'arsenal un fort parti pour la République. Nos espions trottent. Il serait fort heureux pour nous qu'au moment d'une attaque générale, il se fit dans la ville une forte diversion... » (p. 85). — Cf. P. Cottin (p. 318) : Toulon et les Anglais.

(1) Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793; Journal de Vcrncs. — Cette affirmation est démentie par J.Henry dans son Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu'au Consulat : « Ceci n'est pas exact, dit-i! ; les malheureux qui s'étaient avancés au-devant de l'armée périrent hors la ville. Nous n'avons vu aucun cadavre le long du mur de la Corderie, et si une pareille exécution avait eu lieu sur ce point, nous n'en aurions pas perdu le souvenir ». Personnellement, nous n'avons trouvé aucun renseignement d'archives confirmant le fait cité par Z. Pons.

(2) Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793,


- 53 -

ville toutes les femmes et les enfants, ainsi que les patriotes" du Thémistocle (1), écrivait Fréron à Lacroix le 5 nivôse an II (25 décembre 1793), tout le reste eût été passé au fil de l'épée, mais cette considération comprima le courroux et la vengeance nationale » (2). On renvoya donc les habitants chez eux. Néanmoins, le lendemain, l'injonction fut réitérée. Des prisonniers du Thémistocle, délivrés de leurs chaînes, se constituèrent alors les juges de leurs concitoyens. Ils désignèrent leurs victimes au gré de leurs intérêts ou de leur haine. Deux cents personnes environ tombèrent sous la fusillade le long des murs de clôture du Champ de Mars. Toutes ne furent pas mortellement atteintes. Plusieurs, ayant imité « l'immobilité des morts », réussirent, grâce à l'obscurité, à s'éloigner des cadavres. Par exemple, Pierre-François Fossenqui. Après avoir été blessé à côté de son père, il se rendit, durant la nuit, à sa maison de campagne habitée par son fermier. Celui-ci, sur ses vives instances, consentit à le recevoir, mais il alla, le lendemain, le livrer aux juges républicains « Je vous amène, leur dit le paysan, un royaliste échappé à la fusillade; vous l'avez manqué hier, ne le manquez pas aujourd'hui ». Il fut fusillé une_seconde fois et sa mère ne put lui survivre (3).

(I) Vaisseau où les sectionaires avaient enfermé près de 300 patriotes. 11 fut incendié par les Anglais le 18 décembre, mais les prisonniers purent se sauver, à l'exception de six. (Lettre de Fréron à Lacroix en date du 5 nivôse an II, 25 décembre 1793) (E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi) (p. 93).

(4) E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi (p. 96). — Dugommier plaida la cause des Toulonnais.

(3) Cf. Z.Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793 ; P. Cottin : Toulon et les Anglais; — L. Mongin : Toulon ancien et


- 54 -

Ces exécutions se répétèrent pendant plusieurs jours. Elles avaient été ordonnées par les représentants du peuple en mission près l'armée de Toulon, principalement par Barras et Fréron. Déjà, dans une lettre adressée le 6 octobre 1793 à Lucile Desmoulins, ce dernier écrivait les lignes suivantes qui montrent sa soif de vengeance : « Je suis à presser l'exécrable Toulon ; je suis déterminé à périr sur ses remparts ou à les escalader la flamme à la main » (1). Entrés dans la place, les Conventionnels en changeaient le nom par celui de Ville plate : leur intention était de la faire sauter à l'aide de mines (2). Le 6 nivôse an II (26 décembre 1793), Fréron écrivait à son collègue Moyse Bayle:

ses rues; — Gauthier de Bivcy : Révolution de Toulon en 1793pour le rétablissement de la monarchie; Arch. dép.: L. 292 (arrêtés du 27 thermidor an III et du 2 prairial an V) (14 août 1795 et 21 mai 1797).

(!) R. Reboul: Notabilités varoises (art. Fréron).

(2) Mais, écrit Fréron, « on ne le pouvait pas sans risquer de brûler l'arsenal et les magasins immenses de la marine; il fut décidé que tous les maçons des dix départements environnants seraient requis d'accourir avec leurs outils pour une démolition générale et prompte ; avec une armée de 12000 maçons, la besogne ira grand train et Toulon doit être rasée dans 15 jours ». (Lettre à Lacroix, rédacteur du Journal républicain, à Marseille) (datée de Toulon le 5 nivôse an II, 25 décembre 1793). (Cf. E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi p. 99). — Ce vaste projet ne reçut qu'un commencement d'exécution. Les maisons des trois émigrés François-Xavier Dejean, prévôt de la marine, de Jean-Louis Barralier, ingénieur de la marine et de Louis-Joseph Félix-Noël de D;imblard-Lansmastrc, lieutenant de vaisseau sur le Tarleion, semblent seules avoir été « rasées révolutionuairement ». (Cf. Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793 ; — P. Cottin : Toulon et les Anglais ; — R. Reboul : Notabilités varoises.


- 55 -

« Cela va bien ici, nous avons requis 12000 maçons des départements environnants pour détruire et raser la ville ; tons les jours, depuis notre entrée, nous faisons tomber 200 tôles » (1); dans ses Mémoires, on lit: « Les fusillades sont ici à l'ordre du jour; en voilà plus de 6J0 qui ne portent plus les armes contre la République; aujourd'hui tous les sergents, adjudants et soldats de la marine y ont passé, avec la municipalité qui s'était affublée de l'écharpe blanche pendant le règne du marmot; trois prêtres scélérats ont fermé le bal...; demain et les jours suivants, fusillades de 200, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de traîtres ; l'accusateur public du déparlement, le scélérat Bayne ont dansé la Carmagnole, le greffier du tribunal aussi... » (2).

D'après Fréron, le nombre des victimes au 16 nivôse an II (5 janvier 1794) se serait élevé à 800(3); d'après Napoléon, à 100 seulement (4). Ce dernier chiffre est sûrement erroné, car les documents ont conservé la mention de 299 exécutions. Selon Cottin, le total des fusillés sans jugement monterait à 618 (5).

(1) Lettre du 6 nivôse an 11 (26 décembre 1793) (Cf. E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi p. 105).

(2) Lettre de Fréron à Nouet et à Lambert on date du 6 nivôse an .II (26 décembre 1793) (Cf. E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron

p. 101).

(3) Lettre do Fréron à Moyse Bayle en date du 16 nivôse an II (5 janvier 1794) : « Il y a déjà 800 Toulonnais de fusillés .. ». Cf. E. Poupé : Lettres de Fréron et de Barras en mission dans le Midi p. 120).

(4) Mémoires de Napoléon.

(5) Cf. P. Cottin: Toulon et les Anglais (p. 355). — Arch dép. : Q. 1940 ; M (reg. A : Emigrés décédés).


_ 56 -

Le 12 nivôse (lerjanvier 1794), une commission révolutionnaire fut instituée. « Elle siégea dans la salle d'audience du Palais de Justice, autour d'une table couverte d'un tapis bleu au-devant duquel on lisait ces mots : Tribunal révolutionnaire » (1). D'après Moyse Bayle, elle était « composée de six membres (2), jugeait à trois, sans accusateurs ni jurés : elle faisait monter de la prison ceux qu'elle voulait envoyer à la mort; après leur avoir demandé leur nom, leur profession et quelle était leur fortune, elle les faisait descendre pour être placés dans une charrelte qui se trouvait devant la porte du Palais de Justice ; les juges paraissaient ensuite sur le balcon, d'où ils prononçaient la sentence de mort».

Une dénonciation, une tentative d'émigration, la moindre compromission avec les royalistes ou les fédéralistes suffisaient pour être exécuté. Ainsi Vincenl-Cyprien Barnoin, ancien peintre d'histoire à l'Ecole des gardes de la marine à Toulon, ayant, dans un tableau, représenté la Sainte-Vierge qui écrasait sous ses pieds Satan, les juges crurent voir dans le génie du mal la physionomie d'un jacobin de renom (3). Balthazar Brun Sainte-Catherine, commissaire de la marine, avait présidé la section n° 7 dite du Saint-Esprit ou des Soutiens de lu Liberté, puis écrit la Révolution toulonnaise, ou(1)

ou(1) J. Henry : Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu'au Consulat.

(2) D'après Lauvergne (Histoire de la Révolution française dans le Var), ses membres étaient au nombre de sept : Boula, président ; Denloup, Blondi, Benant, Thiberges, Lespine et Gauffmet. — Cf. Mongin : Toulon ancien et ses rues.

(3) Arch. dép : Q. 1940. - R. Reboul : Notabilités varoises.


- 57 -

vragê qu'il avait dédié aux huit sections de la ville et daté de l'an Ier du règne de Louis XVII (1). Augustin-François Volaire, greffier communal de la Valette, « avait signé des actes à l'époque du tyran» (2). Barnoin, Brun et Volaire subirent le châtiment suprême.

D'autres comme Antoine (ou André ?) Icard, enseigne non entretenu (3) ; Simon Laugier, laboureur (4) ; Claude Pardigon, ex-procureur juridictionnel, maire (5), tous trois de SanaryBeau-Port, furent condamnés à la même peine pour des, motifs plus graves. Le premier, avait aidé au ravitaillement ennemi ; le second, «servi d'espion aux aristocrates»; le dernier, «entretenu une correspondance avec l'infâme comité central des sections de Toulon et favorisé la descente des Anglais sur le territoire de la République en faisant désarmer les batteries de la côte de Sanary ».

La guillotine était l'instrument de supplice généralement employé. Elle fonctionna le plus souvent sur la place d'Armes. « A son côté droit, était une vaste trappe dans laquelle on précipitait les cadavres tout palpitants, pendant qu'un énorme panier recevait toutes les têtes ».Une fois, « son billot n'ayant

(l)'Arch. dép. : Q. 1910. — R. Reboul : Notabilités varoises.

(2) Arch, dép. : L. 289. — R. Vallentin du Cheylard : Après le siège de Toulon.

(3) Arch. dép. : Q. 1940; — R. Vallentin du Cheylard : Après le siège de Toulon.

(4) Arch. dép. : Q. 1940; — R. Vallentin du Cheylard : Après le siège de Toulon.

(5) L. Mongin : Toulon ancien et ses rues ; — R. Vallentin du Cheylard : Après le siège de Toulon, ,


— 58 —

pu parcourir entièrement sa course, il fallut détacher le malheureux placé le premier sous la lunette, le cou à peine entamé, et le conduire avec ses compagnons de martyre au pied du mur de la Corderie pour recevoir la mort sous une fusillade improvisée » (1).

Les juges se montrèrent aussi impitoyables pour les femmes que pour les hommes. Le 11 germinal an II (31 mars 1794), onze d'entre elles furent guillotinées. Le lendemain, quatre autres subirent le même sort. Une cinquième, condamnée avec elles, vit son exécution retardée, parce qu'elle était enceinte, mais on l'obligea à assister au supplice de ses compagnes. La chute de Robespierre lui sauva la vie (2).

« La Commission révolutionnaire fait tous les jours fusiller les traîtres et en vérilé tout l'est, car tous ont porté la cocarde blanche et prêté serment à l'odieux et prétendu Louis dix-sept », écrivait, le 19 nivôse an II (8 janvier 1794), Barras à Moyse Bayle (3). Elle prononça, en effet, de nombreuses condamnations (4). On en a compté 290, dont 266 concernant

(1) Cf. J. Henry: Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu'au Consulat.

(2) Arch. dép. : M. (reg. A : Emigrés décédés n° 182); Moniteur. 1794, n° 202; — Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793 ; — P. Cottin : Toulon etles Anglais.

(Tt Lettre datée de Port-la-Montagne (Cf. E. Poupé : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi p. 130).

(4) Arch. dép.: Q. 1940; M. (reg. A. Emigrés décédés) ; L. 165 1732, 1735. Cf. L. Mongin : Toulon ancien et ses rues.


— .59 -

des hommes et 24 dés femmes. On ne connaît que 4 acquittements (1).

Le 9 thermidor (27 juillet 1794) arrêta pour un temps toutes ces hécatombes. Quant aux Varois émigrés ou inscrits à tort sur les listes officielles, leurs malheurs n'étaient pas terminés. Le décret du 19 fructidor an V (3 septembre 1797), après la rentrée légale en l'an III de la plupart des fugitifs, déterminera soit un exode nouveau, soit d'autres exécutions capitales.

(I) Jean Baude, ménager delà Valette (L. 289, 346, 360 ; M n" 24, certificats de radiation définitive) et les trois soeurs Clotilde (30 ans), Madeleine (28 ans), Pauline (22 ans) Roux, d'Hyères, filles d'André Roux, ancien receveur (les fermes nationales (Greffe : n',348; M: Liasses alphab. ; M: attestations sur les émigrés ; M n°437 : certificats de radiation définitive) furent acquittés. - Joseph Benoît, canonnier, delà Verdière, fut condamné à la déportation (Q. 1940).


- 60 —

v

PREMIER SÉJOUR A L'ÉTRANGER ET PREMIÈRE RENTRÉE DES ÉMIGRÉS

Après l'évacuation de Toulon par les escadres alliées, on ne peut plus guère signaler qn'un seul cas d'émigration. Encore revêt-il un caractère tout particulier. C'est celui d'une fille soumise de Toulon, la nommée Julie Hannequin qui, vers la fin de ventôse an II (milieu mars 1794), se rendit avec un amant de rencontre en Italie. Abandonnée presque aussitôt, elle se mit en route pour regagner la France. Le 12 floréal an II (Ie' mai 1794), elle fut arrêtée à Loano, en territoire conquis par nos troupes, puis conduite à Grasse. Devait-on, en pleine guerre, assimiler Loano à un territoire français ou à un territoire étranger ? Le tribunal révolutionnaire de Grasse se rangeant à l'avis de la Commission des administrations civiles, police et tribunaux, à laquelle il avait soumis ce point de droit, considéra Loano comme situé en territoire national. Le 18 messidor an II (6 juillet 1794), il condamna à mort Julie Hannequin. Il lui avait appliqué la loi du 28 mars 1793 relative aux émigrés saisis sur le sol de la République (1).

Il y a donc lieu de regarder l'émigration varoise comme

(1) Arch. dép. : Greffe (n» 323 et 326). - Cf. E. Poupé : Le tribunal révolutionnaire du Var,


- 61 —

close à la fin de l'année 1793. Mais il peut paraître intéressant, quand les documents sont assez explicites pour le permettre, de suivre les nombreux fugitifs du département depuis le jour de leur exil jusqu'à celui où ils rentrèrent en France. Quels furent, en effet, leurs lieux de résidence, leurs moyens d'existence, leur rôle, etc., pendant leur premier séjour à l'étranger? De plus, en vertu de quels décrets, de quelles formalités furent-ils autorisés à rejoindre leurs foyers "et comment se comportèrent-ils ensuite?

Les nobles, réfugiés à Nice, se proposèrent, dès 1790, de s'emparer d'Antibes afin de posséder ainsi une base d'opérations qui les mettrait à même d'inquiéter la Provence. A l'annonce de ce projet, les communautés de Seillans (1), de SaintTropez (2) et d'Entrecasteaux (3) s'émurent; les officiers municipaux d'Antibes, plus directement intéressés, s'empressèrent d'informer les administrateurs du département du Var que leur ville se défendrait jusqu'à la mort en demandant pour seule récompense, si elle était vaincue, l'érection d'un marbre commémoratif portant cette simple inscription : Ici fut Antibes (4). Mais ce plan d'invasion ne reçut pas même un commencement d'exécution.

(1) Arch. comm. de Seillans : EE 44 (Faits de guerre).

(2) Arch.comm.de Saint Tropez :jFF 119(Répression des séditions).

(3) Arch. comm. d'Entrecasteaux: FF 13 (Correspondance).

(4) Arch. comm. de Saint-Tropez : FF 119,


— 62 -

Plus tard, des privilégiés passèrent en Allemagne pour participer à la campagne contre la France. Le chevalier PaulGrégoire-Joseph de Lambot, natif de Carcès (1) ; le colonel de cavalerie Pierre-Paul-Ours Hélionde Villeneuve-Vence (2), etc. servirent dans les troupes de Condo. Louis-François-GabrielLuce de Gaspari-Belleval, orateur en 1785 de la loge maçonnique de Grasse la Nouvelle-Amitié et major de dragons chargé, le 13 juin 1792, par le gouvernement de Louis XVI, d'une mission secrète en Pologne, quitta ce pays pour s'engager également dans l'armée des princes (3). Le comte Auguste de Barras, originaire de Fox-Amphoux, frère cadet du célèbre conventionnel, eut, dans un combat sur le Rhin, les deux jambes emportées par un boulet et dut subir une double amputation qui l'entraîna au tombeau (4).

D'autrej, infirmes ou trop âgés pour pratiquer le métier des armes, comme le maréchal de camp Charles-François-Gaspard-Fidèle de Vintimille, chevalier du Saint-Esprit et seigneur de Figanières et de Vidauban, restèrent inactifs en Italie (5).

(1) Arch. dép. : M (Liasses alphab.) ; L. 371.— R. Reboul : Notabilités varoises ; — A. Mazas : Histoire de l'ordre des chevaliers de Saint-Louis.

(2) E. de Juigné de Lassigny : Histoire de la maison de Villeneuve ; — Arch. dép. : Q. 1909, 2058.

(3) Arch. dép. : L. 285. — E. Tisserand : Histoire de la Révolution française dans les Alpes-Maritimes ; Abbé Latil : Histoire civile et religieuse de Grasse.

(4) Rabbe, de Boisgelin et Saint-Pou vre: Dictionnaire des contemporains; — Arnaud : Statistique des départements français ou biographie des hommes illustres.

(&) Arch. comm. de Figanières (I n" 14); — Arch. dép. : L. 334 ; M (reg. A : n°294); Q. 1909, 2058. — Le comte de Vintimille mourut à Turin en 1796.


- 63 —

Pendant le siège de Toulon, plusieurs d'entre eux entendirent probablement l'appel que, le 18 frimaire an II (8 décembre 1793J, les commissaires britanniques de celte ville adressèrent aux nobles français en résidence à l'étranger. Il-s'agissait de former, à ce moment, sous le nom de RoyalProvence, un régiment de 3000 gentilshommes de quinze à cinquante ans pour remplacer le Royal-Louis dont les derniers combats du siège avaient considérablement diminué l'effectif. Les volontaires ne pouvaient y être reçus qu'en qualité de simples soldats moyennant la solde d'un schelling par jour jusqu'à leur embarquement, à Oneille, à bord des bâtiments anglais qui les transporteraient à Toulon ; en outre, ils devaient y être mis sous les ordres d'officiers français qui demeureraient subordonnés à l'autorité supérieure de l'amiral Hood. Mais si, sensibles à cette invitation, quelques-uns descendirent peut-être par Berne jusqu' à Turin pour se rendre à Oneille, ils furent déçus dans leurs espoirs par la nouvelle de la prompte reddition de Toulon (1). En tout cas, des officiers exilés en Allemagne étaient entrés dans cette place avant sa capitulation. Par exemple, le marquis de la Valette, baron de la Garde et co-seigneur de Pierrefeu, François-Louis-Clair de Thomas qui, ancien capitaine de dragons au régiment à'Islin-de-Lannau, servait à Coblentz à titre de chef de section dans la Compagnie des Chasseurs de Provence (2).

(1) Cf. P. Cottin: Toulon et les Anglais.

(2) Arch. dép. : L. 286, 366 ; M (reg. C : attestations sur les émigrés n" 165); Q. 1910. — Cf. Marquis de Boisgelin : Les Thomas, marquis de la Garde, barons de Sainte-Marguerite, etc.


64 —

D'autre part, durant les premières années de la Révolution, presque tous les prêtres réfractaires s'étaient retirés à Nice. Ils y demeurèrent au nombre d'une soixantaine, entourant leurs évoques, dans une vaste maison du quartier de Carabacel que l'administration épiscopale de celte cité avait mise jà leur disposition. Ils en partirent le 28 septembre 1792 à l'arrivée des troupes du général Anselme. Passant dès lors par le col de Tende, à pied ou à cheval à travers les monts escarpés des Alpes, ils se rendirent en majorité à Turin. De là, ils se disséminèrent dans diverses villes italiennes (1). Les uns allèrent à Bologne, à Florence, à Venise ; d'autres, à Rome et à Naples. Ils y vécurent tant bien que mal. Ils donnèrent des leçons à de jeunes élèves, s'employèrent comme infirmiers dans les hôpitaux militaires, s'engagèrent comme comptables ou comme simples soldats dans l'armée française. Certains purent continuer leurs études. Joseph Gandolphe, acolyte de Vence, obtint la prêtrise dans les Etals du pape (2) ; Jean-Probace-Charles Castelan, prêtre de Tourves, prit goût à Rome à l'étude des antiquités et de l'histoire ancienne (3) ; Claude-Trophime Carlavan, ex-professeur au séminaire de Grasse, reçut à Pise le bonnet de docteur (4) ; Louis-Pierre

(1) Cf. Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(2) Arch. dép. : M (reg. C : attestations sur les émigrés).

(3) Arch. dép. : L. 340, 342 ; — R. Reboul : Notabilités varoises.

(4) Arch. dép. : M. (reg. B : serments de fidélité à la Constitution de l'an VIII n°308); M (certificats d'amnistie : n' 458). — Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var ; — Abbé Latil : Histoire civile et religieuse de Grasse.


— 65 —

Joseph de Grasset, ancien chanoine de la collégiale d'Hyères de 1780 à 1788, et chanoine à Toulon au moment de son émigration, apprit à Naples la médecine (1), etc.

Au cours de l'occupation anglaise de Toulon, des ecclésiastiques émigrés tentèrent de rentrer par voie de mer dans cette ville. Mais tous ne purent mettre leur dessein à exécution. Les consuls britanniques des ports italiens, surtout Gelui de Livourne, soulevsient, en effet, à cause de la pénurie des vivres de Toulon assiégé, de grandes difficultés dans l'accomplissement des formalités de départ, notamment dans la délivrance des passeports. Toutefois, grâce à la bienveillance des consuls espagnols, de rares prêtres réussirent à pénétrer dans Toulon. Ces derniers regagnèrent l'étranger ou furent fusillés san-s jugement lors de l'évacuation de la place par les flottes ennemies (2).

Après la reprise de Toulon, les Varois réfugiés sur les vaisseaux napolitains avaient été débarqués à Naples le 14 pluviôse an II (2 février i794). Ils y furent accueillis avec sollicitude par les habitants. Des secours leur furent distribués et le roi admit dans son entourage les plus distingués par leur naissance, en particulier le chevalier Paul-Emmanuel de Grasset, ex-lieutenant-colonel des gardes du corps de

(1) Arch. dép. : L. 367 ; M (reg. C : Attestations sur les émigrés n° 373). — R. Reboul : Notabilités varoises.

(2) Cf. Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.


- 66 -

Louis XVI, ancien chef de la légion toulonnaise, et de Maudet, ex-gouverneur de Toulon (1).

*

* »

De même, ceux qui avaient fui par l'escadre espagnole reçurent à Carlhagène des témoignages d'amitié. Le roi d'Espagne, le 10 pluviôse an II (29 janvier 1794), rendit une ordonnance par laquelle les malades et les enfants devaient être hospitalisés dans des établissements d'assistance publique, les personnes valides autorisées à exercer leur métier ou leur profession, les officiers acceptés avec leurs grades dans l'armée. Il octroya des pensions à certains nobles, par exemple, au capitaine de vaisseau Claude - Laurent de BurguesMissiessy qui, pendant le siège de Toulon, avait été adjoint à l'amiral espagnol Gravina (2). Il confia les ecclésiastiques aux soins de l'archevêque de Tolède. Le couvent de Talavera de la Reyna en abrita quelques-uns et les autres furent envoyés à Saint-Ildefonse ou purent résider dans Tolède (3).

Toutefois, malgré ces mesures favorables, beaucoup de fugitifs vécurent dans la misère. Il y a lieu de citer, parmi leurs bienfaiteurs, Barthélémy Piganiol, ancien curé de Cas(1)

Cas(1) dép. : L. 367; M (Lias, alph.); Q. 1910. - Cf. P. Cottin : Toulon et les Anglais ; — Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793 ; — R. Reboul : Notabilités varoises ; — Recueil des pièces à charges des autorités et habitants contre-rèoolutionnaires de Toulon.

(2) Arch. dép. : L. 297, 348; M (Lias. Alph.). - Cf. Z. Pons: Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793 ; — R. Reboul : Notabilités varoises, — P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(3) Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.


— 67 -

telnaudary, Macdonald, négociant anglais, et l'évêque de Murcie qui leur accordèrent des subsides. Les moins malheureux furent ceux qui s'enrôlèrent en Catalogne dans la Légion de la Reine. Ils y servirent jusqu'à la conclusion de la paix entre l'Espagne et la France (l).

En l'an IV (1795-96), des officiers de marine se plurent à répandre dans plusieurs villes d'Espagne des bruits tendancieux contre la République française. A Xérès, ils se flattèrent de revenir bientôt à Toulon, où, sans coup férir, parla seule force des complicités, ils s'empareraient de la flotte mouillée dans ce port; à Séville, ils accréditèrent la nouvelle que Marseille s'était révollée et que 15000 de ses habitants étaient morts dès' le premier jour de l'insurrection. Leurs propos firent l'objet d'une correspondance secrète entre les consuls français de Xérès et de Séville et le ministre de l'intérieur Cochon (2).

* * L'escadre anglaise avait transporté après la capitulation de Toulon plusieurs milliers de Varois à Oneille, â Gênes et à Livourne. Certains s'engagèrent dans les Iroupes du roi de Sardaigne, quelques-uns dans l'armée du prince de Condé, la plupart demeurèrent en Italie (3). D'autres, débar(1)

débar(1) Z. Pons: Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793.

. (2J Arch. dép. : L. 309 [Lettres eu date du 20 vendémiaire (l'2 octobre 1795) et du 21 floréal an IV, (10 mai 1793), au ministre delà police générale: i" du consul général de France à Xérès; 2e du vice-consul de France à Séville].

(3J Cf. Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793.


- 68 —

qués à Porto-Ferrajo, petite ville de 2000 habitants, périrent en grand nombre à cause d'une fièvre contagieuse qui sévissait sur l'île d'Elbe. C'est là que mourut, victime de cette épidémie, le 10 germinal an II (31 mars 1794), l'amiral de Trogoff- Kerlessy, ancien commandant en chef de la flotte française de Toulon. « Ses obsèques y firent l'objet d'une imposante cérémonie: porté au rivage dans une chaloupe du Commerce de Marseille, son corps fut salué au passage par tous les vaisseaux anglais et français, puis reçu à terre par le clergé de l'île, le gouverneur et les amiraux anglais, qui tinrent les quatre coins du poêle » (1).

Des Toulonnais, en même temps que le Royal-Louis, furent peu après emmenés en Corse sur le Commerce de Marseille. Ils allaient participer au siège de cette île. Mais l'épidémie les y suivit. La mortalité devint telle qu'on fut obligé d'y désarmer deux bâtiments de la division française, le Tarieton et la Poulette, pour permettre aux vaisseaux restants de tenir la mer. Le Commerce de Marseille perdit, dans la rade de Saint-Florent, 400 hommes sur 1100 formant son équipage. Cependant, des Varois valides, sous les ordres du capitaine de vaisseau Pasquier, furent employés à l'attaque de Calvi. Ils s'y conduisirent si vaillamment qu'après la red • dilion de cette place, le 18 thermidor an II (5 août 1794), ils reçurent en récompense un guidon blanc semé de fleurs de lis (2).

(1) Journal de Vernes. — Cf. P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(2) Pasquier au duc d'Harcourt (20 mars 1795). — Cf. P, Cottin ; Toulon et les Anglais.


- 69 —

Durant plusieurs mois, ils vécurent, ainsi que les exilés de Livourne et de Porto-Ferrajo, de subsides distribués assez généreusement par le gouvernement britannique (I). Mais bientôt, par mesure d'économie et de police, Sir Gilbert Elliot, vice-roi de Corse, établit dans l'île le travail obligatoire par la réquisition des personnes âgées de seize à soixante ans (2).

Plus tard, en prairial an III (mai-juin 1795), des réfugiés en Toscane manifestèrent contre la France. A Livourne, ils frappèrent les prisonniers du Censeur et du Ça ira, navires de la flotte de la République capturés par les Anglais dans une bataille navale survenue en ventôse précédent (févriermars 1795) ; dans d'autres villes de la même province, « ils annoncèrent avec hauteur » les projets de se rapatrier sans délai et de susciter l'indiscipline dans l'armée d'Italie. Le citoyen V. A. F. Miot, notre ministre plénipotentiaire à Florence, signala, le 7 prairial an III (26 mai 1795), leurs agissements et leurs intentions aux députés en mission à Marseille et à Toulon (3).

* # Quand l'escadre britannique quitta la Méditerranée pour rentrer en Angleterre, elle emporta les débris de l'ancien régiment de Royal-Louis et quelques émigrés du Var, parmi

' (1) Cf. Gauthier de Brécy : Révolution de Toulon en 1793 pour le rétablissement de la monarchie.

(2) Cf. P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(3) Arch. dép. : Greffe (n» 292) ; L. 308. - A. Aulard : Recueillies actes du Comité de Salut public, tome LIV, p- 59 [Lettres de Dumaz et de Real à la Convention nationale en date du 16 prairial an III (4 juin i795)| ; — Brun : Guerres maritimes de la France.


- 70 -

lesquels beaucoup d'officiers de marine. Après un court arrêt à Gibraltar où elle déposa un petit nombre de ces réfugiés, elle arriva à Portsmouth le 24 brumaire an III (14 novembre 1794) (1). Là, le 10 frimaire (30 novembre 1794), les officiers et les matelots furent invités à opter pour la marine anglaise ou pour les corps français à la solde de la GrandeBretagne (2). La plupart choisirent les régiments du comte de Rotalier et du Dresnay. Certains furent incorporés dans ceux d'Hector et d'Hervilly et allèrent, sous les ordres du commodore Warren, se battre à Quiberon (3 thermidor an III) (21 juillet 1795) (3j. Un noble de Mons, ancien lieutenant au régiment d'Artois, Jean-Baptiste-Sévère de Villeneuve, trouva la mort dans ce combat (4). 492 Toulonnais y restèrent prisonniers. L'un d'eux cependant, Jean-Joseph d'Antrechaux, lieutenant de vaisseau, put s'évader et regagner l'Angleterre, la bourse vide, « sans veste et sans bas » (5). Ses compagnons passèrent devant des commissions militaires installées à Auray, à Quiberon et à Vannes par les représentants du peuple Blad et Tallien, en mission dans les départements de l'Ouest. Tous furent acquittés. On ne rechercha pas les causes de leur sortie de Toulon. Plusieurs furent dirigés vers Lorient

(1) Cf. Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793.

(2) Cf. P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(3) Dans ces régiments, ils conservèrent leurs drapeaux (Z. Pons,) . — Cf. 0. Gensollen : Notice généalogique sur les Geoffroy d'Antrechaux.

(4) Arch. dép. ; treg. A : Emigrés décodés).

(5) Cf. O. Gensollen : Notice généalogique sur les Geoffroy d'Antrechaux,


- 71 -

et enrôlés dans la flotte de Villaret ; d'autres, au nombre de 165, furent placés, le 19 fructidor an III (5 septembre 1795), dans le 10e bataillon du Var qui campait alors sous Vannes, route d'Auray, et faisait partie de l'armée de Hoche, division Lemoinefl).

Des officiers demeurés en Grande-Bretagne bénéficièrent de fortes pensions accordées par le gouvernement britannique, tels deux anciens capitaines de vaisseau, le baron d'ImbertLe Bret et Pierre-Jacques Féraud. Le premier reçut 3600 livres, le second 6JC0 (2).

Les privilégiés se réunirent, surtout à Londres, autour du comte d'Artois. Un vicaire général du diocèse de Vence, JeanBaptiste-Marie-Antoine de Latil, y devint le premier aumônier de ce prince, ce qui lui valut une rapide et brillante carrière ecclésiastique (3). Un ex-directeur des fermes et douanes de Toulon, Edme Gauthier de Brécy, après plusieurs croisières périlleuses sur le Saint-George et un séjour en Italie et en Allemagne, s'y fit présenter au futur roi par l'évéque d'Arras, par le duc de Maillé et par M. de Balainvilliers, exintendant du Languedoc. Il employa même ses loisirs à classer une bibliothèque de 40000 volumes que son propriétaire mit gratuitement à la disposition des émigrés en résidence

(1) Cf. E. Poupé i Le 10' bataillon du Var (1793 — an V),

(2) Cf. P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(3) Cf. Arnaud : Statistique des départements jrançais ou Biographie des hommes illustres ; R. Reboul : Notabilités varoises ; Abbé Laugier ; Le Schisme constitutionnel dans le Var.


— 72 —

dans la capitale (1). Un autre noble, Sextius Théodore-Henri de Bellon, dit de Sainte-Marguerite, natif de Brignoles, officier avant 1789 au régiment de Picardie-infanterie, lieutenant dans le Lo y al-E migrant selon lettres de Georges III, roi d'Angleterre, données à Saint-James, le 12 floréal an II (l 01' mai 1794), avait participé en Belgique à la campagne du général Clerfayt contre Pichegru : blessé à la bataille d'Hooglède (29 prairial an II) (17 juin 1794), il fut, le 25 frimaire an V (15 décembre 1796), nommé chevalier de SaintLouis par brevet signé à Edimbourg (2).

Mais tous les émigrés du Var ne se rendirent pas seulement en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Grande-Bretagne. Plusieurs allèrent en Portugal. Un peintre de Toulon, Félix-Zacharie Doumet, réfugié à Lisbonne après un séjour en Corse, put vivre dans celte ville en peignant des vues pour de riches anglais et en levant des plans topographiques pour un ingénieur portugais (3). Des survivants de l'affaire de Quiberon réunis à l'île d'Yeu où le comte d'Artois les passa en revue furent évacués en Portugal. Ils y servirent jusqu'en l'an IX (1801-1802) dans les corps de Castries, de Morlemart et de Loyal-Emigrant (infanterie) (4).

(1) Cf. Gauthier de Brécy : Révolution de Toulon en 1793 pour le rétablissement de la. monarchie ; R. Reboul : Notabilités varoises.

(2) R. Reboul : Anciennes familles de Brignoles.

(3) Arch. dép. : M (Liasses alph.) ; Serments de fidélité à la Constitution de l'an VIII) ; R. Reboul : Notabilités varoises.

(4) Cf. Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire de Toulon en 1793.


- 73 -

D'autres, peu nombreux, passèrent en Amérique. Let quatre filles du célèbre amiral François-Joseph-Paul de GrasseRouville, marquis de Tilly, commandant de l'escadre française pendant la guerre de l'Indépendance, résidèrent à Salem, près de Boston, puis à Charleston (1). Un médecin de Brignoles, Louis-Jean-Baptiste-Laurent- Robert, se livra dans le Nouveau-Monde à l'étude de la botanique et en rapporta une collection de plantes curieuses qui fit l'objet d'une classification savante, restée manuscrite (2).

Quelques-uns s'expatrièrent en Suisse et en Turquie, tels Louis-Nicolas Ravanier, de Toulon, qui exerça le métier de menuisier à Bâle (3), et Joseph-Michel Trullet, de Saint-Tropez, « jeté dans les fers et lés cachots de Constantinople, à côté de républicains français » (4).

# * *

Tous ces Varois firent un plus ou moins long séjour à l'étranger. Les nobles et les ecclésiastiques ne purent revenir en France que sous lé Consulat, l'Empire ou la Restauration ; les autres furent, en l'an III (1794-1795), autorisés à réintégrer leurs foyers. Cependant, dès l'an II (1793-1794), plusieurs fugitifs se rapatrièrent en s'exposant aux rigueurs des lois. Ainsi, Jacques Gautier, droguiste, de Toulon (5) ; Honoré

(1) Le comte de Grasse : La famille de Grasse.

(2) R. Reboul : Notabilités varoises.

(3) Arch. dép. : Greffe (n" 350); M (reg. B. : serments de fidélité).

(4) Arch. dép. : L. 381 ; M (Liasses alph.)

(5) Arch. dèp. : Greffe (n° 319). — Deux autres émigrés, étrangers au département, François-Joseph Ville, prêtre de de Montélimar, et


- 74Trabaud,

74Trabaud, de Grasse (1) ; Jacques Mars, ex-chanoine théologal de la cathédrale de Vence ^2) ; Laurent Danillon, aubergiste, de la Valette (3) ; Joseph-Toussaint Roux, laboureur, de Solliès, ancien gendarme à Hyères (4). Les trois premiers s'étaient rendus en France dans le quatrième trimestre de 1793, les deux derniers en 1794. Ils furent guillotinés à Grasse, sur la place du Claveau ou du Cours, à la suite de la constatation de leur identité par le tribunal révolutionnaire de cette ville (5). Ils tombaient sous le coup du décret du 28 mars 1791 qui punissait de mort « sans qu'il pût y avoir lieu à aucun sursis, recours ou demande de cassation », les émigrés surpris en territoire français.

Mais, plus tard, pendant la réaction thermidorienne, la Convention s'efforça d'effacer les traces du gouvernement terroriste. Elle vota des lois en faveur de certaines catégories d'émigrés. D'abord, celle du 25 brumaire an III (15 novembre 1794) excepta de la prévention d'émigration les fugitifs notoirement connus avant leur départ pour s'être livrés à l'étude des sciences et des arts. Un lieutenant de Toulon, JeanJean-Baptiste

JeanJean-Baptiste prêtre de Tournus, furent arrêtés et exécutés en même temps que Jacques Gautier.

(1) Arch. dép.: Greffe (n° 317).

(2) Arch. dép. : Greffe (n" 251 et 318).

(3) Arch. dép. : Greffe (n" 326).

(4) Arch. dép. : Greffe (n» 327).

(5) La place du Claveau ou du Cours s'appelle aujourd'hui place Bellaudde la Bellaudière. — Cf. E. Poupé : Le tribunal révolutionnaire du

Var.


— 75 —

Gaspard-Henri de l'Isle-Saint-Martin, qui s'était exilé à Gènes en avril 1792 où il avait continué ses recherches dans la physique et l'agriculture, bénéficia de cette loi (1).

Celle du 29 frimaire an III (19 décembre 1794) autorisa les officiers mariniers, les matelots et les novices à rentrer en France. Elle ne leur imposa qu'une condition : ils devaient se mettre, dès leur arrivée, à la disposition des commissaires de marine. Ceux-ci avaient ordre de les embarquer immédiatement sur les vaisseaux de la République.

Le décret du 22 nivôse suivant (11 janvier 1795) fut beaucoup plus important à cause du nombre considérable de fugitifs qu'il concerna. L'article 4 était ainsi libellé : « Ne seront pas réputés émigrés les ouvriers et laboureurs non exnobles ou prêtres, travaillant habituellement de leurs mains aux ateliers, aux fabriques, aux manufactures ou à la terre, et vivant de leur travail journalier ; leurs femmes et leurs enfants au-dessous de dix-huit ans, pourvu qu'ils ne soient sortis du territoire de la République que depuis le Ier mai 1793 et qu'ils rentrent en France avant le 1er germinal prochain (21 mars 1795) ». De plus, dans le mois de leur retour, ces ouvriers étaient tenus de produire « devant le directoire du district de leur dernière résidence une attestation de huit témoins, certifiée par le conseil général de leur commune et par le comité révolutionnaire, constatant la profession qu'ils exerçaient avant leur sortie de France, ainsi que l'époque de cette sortie ».

Arch. dép. : L. 296.


— 76 -

Traduite dans toutes les langues, cette loi fut envoyée aux armées et aux agents de la République «près les gouvernements alliés ou neutres ».

A la faveur de ces deux derniers décrets visant spécialement les victimes de l'insurrection fédéraliste, beaucoup de Varois de la classe laborieuse s'empressèrent de rejoindre leur ancien domicile.

Ceux qui séjournaient en Espagne se rendirent au préalable en Italie. En même temps que leurs concitoyens réfugiés dans la péninsule, ils s'embarquèrent à Gènes ou à Livourne, par groupes de 30 à 40, sur des pinques ou des felouques génoises comme la Vierge du Bousquet (1), la Vierge des Carmes (2), la Rondinella (3), l'Assomption (4), etc. Leur port de destination était Marseille. Mais la fréquence et la violence des tempêtes hivernales sur le golfe de Gènes, l'activité de la surveillance exercée par le Chien de Chasse, aviso de la République, et par les batteries d'artillerie de la Bomette (5), de Camp-Long, de la Tour d'Armont (6), du fort

(1) Capitaine Schiafino.

(2) Capitaine Cadelagno.

(3) Capitaine d'Asso.

(4) Capitaine Carlo.

(5) C'jtto batterie était installée à l'entrée Est de la rade d'Agay (Arch. mun. do Saint-Raphaël : D — registre des arrêtés du maire).

(6) La Tour d'Armont s'élevait au bord delà mer, au sud de la terre des Ferrières, à l'est du village de Saint-Raphaël, à l'ouest de la plage d'Agay et à peu près au milieu de la droite joignant Agay au


— 77 —

de Brégançon (1), etc., les obligèrent souvent à relâcher à Nice, à Antibes, à Théoule, à Agay, à Saint-Tropez ou à Cavalaire. Appréhendés aussitôt par des détachements du 1er bataillon des grenadiers de Paris ou du 4e bataillon des grenadiers de Vaucluse, ils étaient conduits, par Antibes, « sous sûre et bonne garde » dans la maison de justice de Grasse. Des femmes pauvres et chargées d'enfants furent cependant laissées en liberté provisoire à Nice à condition « de se présenter tous les trois jours devant la municipalité du lieu «.Elles avaient ainsi, comme on disait alors, « la ville pour prison » (2).

Les « arrivants » se soumettaient de bonne grâce à leur arrestation. Le nommé Joseph Brieu, ménager à la Seyne, rentré de Piémont par Nice le 30 ventôse an III (20 mars 1795), se présenta môme volontairement au Comité révolutionnaire de celte ville. Celui-ci lui ordonna « de se porter immédiatement dans sa commune sans abandonner la grande route qui y conduisait en droiture » afin d'y accomplir les formalités prescrites par la loi du 22 nivôse (11 janvier 1795J (3)-

quartier de Notre-Dame (Arch. mun. de Saint-Raphaël : N. — Plan). Lés postes de la Bomette,.de Camp-Long et de la Tour d'Armont étaient commandés, en nivôse an III (déc. 1795-janvier 1796), par Jean-Joseph Chevalier, lieutenant de canonniers, et par Parthenay, sous-lieutenant à la 7e compagnie du 1er bataillon des grenadiers de Paris. Ces officiers opéraient la visite des bâtiments qui passaient (Arch. dép. : Greffe n" 300).

..(1) Ce fort, encore existant, est situé dans la commune de Bormes. ■ -(2) Arch. dép. : (n". 297, 298, 300, 312). (3) Arch. dép. : Greffe (n« 359).


— 78 —

Néanmoins, une exception se produisit le 19 pluviôse an III (7 février 1795). Quarante émigrés, venus de Gênes, avaient abordé Saint-Tropez, six jours auparavant, à onze heures du matin. Ils y avaienl été saisis par le capitaine Charasse, commandant d'une compagnie de grenadiers de Vaucluse. Ils devaient être conduits à Marseille. Ils atteignaient déjà Saint-Maximin lorsque le représentant du peuple Espert prescrivit de les emmener à Grasse. Mais à la suite de la fatigue provoquée par les longues étapes précédentes sur des chemins couverts de neige, ils obtinrent un jour de repos. Détenus dans l'ancien couvent des Dominicains, ils trompèrent la vigilance de leurs gardiens, se répandirent d'abord dans les maisons de la localité, puis disparurent au nombre de vingl-et-un. Malgré de minutieuses visites domiciliaires effectuées par le chef du détachement, on ne put les retrouver (1).

Toutes ces incarcérations étaient opérées en conformité de la loi du 25 brumaire an III (15 novembre 1794J qui enjoignait la comparution des rapatriés devant le tribunal criminel du département. Celui du Var, siégeant à Grasse,

(1) Arch. dép. : Greffe (n° 314). — Parmi les évadés se trouvaient François Simon, Thomas Escudier, de Solliès ; Joseph-Alexis Marin, de la Valette; Joseph Deleuse, do Saiut-Laurent-du-Var. Parmi ceux qui restèrent, il y avait Joseph Julien, Pierre Giraud, Paul Molinard, Pierre Trotobas, de la Cadière ; Joseph Agarrat, d'Hyères; François Escudier, Louis Levons, de Solliès-les-Toucas ; Louis Vidal, do Gont'aron ; Joseph-Philippe Meiut, de la Verdiôre. Etienne Garnier, de la Cadière, n'avait pu suivre le détachement parce qu'il était tombé malade à Fréjus.


— 79 —

chef-lieu du département en l'an III (1794-95), avait pour président Joseph-Vincent Lombard, ancien juge de paix à Flayosc ; pour accusateur public, Christophe Raybaud, dit Clauzone, d'Antibes ; pour commis-greffier, Castagne (1). Son premier travail consista à opérer un triage parmi les prisonniers afin d'envoyer aussitôt dans la maison de justice du département desleur domicile ceux d'entre eux dont il fallait faire constater l'identité (2). C'est pourquoi des prévenus d'émigration incarcérés à Grasse et originaires des Bouches-duRhône furent transférés et jugés à Marseille. Le tribunal appliqua ensuite aux Varois les décrets du 29 frimaire (19 décembre 1794) et du 22 nivôse an III (11 janvier 1795).

Les inculpés étaient d'abord amenés devant l'accusateur public. Celui-ci procédait à leur interrogatoire. 11 se bornait à leur demander leur état civil, leur profession, la date, le lieu.de leur émigration et le jour de leur rentrée en France. Il n'entendait aucun témoin et ne dressait pas d'acte d'accusation. Il attendait ensuite l'arrivée du certificat de profession exigé par l'article 4 de la loi du 22 nivôse (11 jan(1)

jan(1) l'an IV (1795-96), le tribunal criminel du Vjr siégea encore à Grasse. 11 fut présidé par Jean-Joseph Mougins ; l'accusateur public et le commis-greffier ne furent pas changés.

En l'an V ("1796-97), il siégea à B ignoles. Son président fut Rossolin, assiste do Maxime Raybaud ; ses juges Mourre, Barbaroux etMaquan. En frimaire delà même année (nov.-déc. 1796), Sayon y remplaça Maxime Raybaud.

En l'an X (1801-1802), il siégea à Draguignan et eut pour président Jean-François Martin.

(2) Art. 6du titre 5 de la loi du 25 brumaire an III (15 novembre 1791).


- 80 —

vier 1795). Dès la réception de cette pièce, les accusés se présentaient, « libres et sans fers », devant le tribunal. Sans nouvel interrogatoire et sans audition de témoins, le président prononçait le jugement. Très bref- et clairement rédigé, ce dernier mentionnait les lois, les règlements et les arrêtés appliqués. L'acquittement était de règle. Néanmoins, le tribunal plaça en surveillance dans leur commune les bénéficiaires du décret du 22 nivôse (Il janvier 1795) rentrés en France après le 1er germinal an 111 (21 mars 1795). De plus, il n'exécuta que rarement la loi du 29 frimaire (19 décembre 1794) relative à l'amnistie des marins fugitifs. La plupart de ceux-ci, en ertel, étaient prisonniers en Angleterre (I).

En somme, devant lui, ne comparurent guère que des ouvriers, des laboureurs et des matelots. Toutefois, des fugitifs dont la profession n'exigeait aucun travail manuel réussirent, grâce à des attestations de complaisance, à bénéficier de la loi du 22 nivôse (11 janvier 1795). Des notaires, des avocats, des receveurs de l'enregistrement, etc. se déclarèrent jardiniers, cultivateurs, garçons savonniers, barbiers, etc. D'anciens nobles et des ecclésiastiques se qualifièrent d'agriculteurs (2). Le tribunal se montra aussi indulgent que

(1) Arch. dép. : Greffe (n 0' 299 à 373).

(2) Arch. dép. : Antoine-Augustin Aiguicr. dit Bricamand, riche propriétaire, se dit laboureur-jardinier [ L. 299, 338, 358; M. (Lias ses alph.); M (reg. R: serments de fidélité à la Constitution do l'an VIII u* 103) |; Charles-Victor d'Ollioules, noble, se fit passer


- 81 -

les conseils généraux des communes ou les directoires de district chargés de délivrer ou de recevoir les certificats de profession. Les membres du Comité de sûreté générale de la Convention s'émurent même de cet excès de bienveillance à l'égard des émigrés. A ce sujet, le 12 messidor an III (30 juin 1795), ils écrivirent la lettre suivante au procureur général syndic dû département du Var (1) :

« On a étrangement abusé, citoyen, de la loi du 22 nivôse an III [11 janvier 1795] relative à la rentrée en France des ouvriers et laboureurs non ex-nobles ou prêtres, sortis du territoire de la République depuis le 1er mai 1793. Des émigrés ex-nobles ou prêtres sont rentrés à la faveur de cette loi, quoiqu'ils n'eussent jamais vécu du travail de leurs mains... La Convention, ni le peuple, ne pardonneront jamais aux traîtres qui, non contents d'avoir refusé à la patrie les services qu'elle avait droit d'attendre de tous ses enfants, ont osé mendier les forces étrangères pour la déchirer... »

pour garçon-savonnier [Greffe : n° 306; L. 338 ; M (Liasses alphab.)]; Jean-François Gensollen, avocat et receveur de l'enregistrement, se désigna comme cultivateur [Greffe: n° 306 ; — L. 289, 299,338, 366; M (Liasses alphab.); M (reg. B - n° 53)] ; Joseph Guirand, notaire, se qualifia aussi de cultivateur [Greffe n»s294, 360 ; — L. 305, 333 ; M. (reg. B : n° 52)] ; ils étaient tous de Solliès. Joseph-César Arène, notaire, à la Valette, se déclara d'abord cultivateur, puis barbier (Greffe : n" 366 ; — L. 350). Joseph Irouard de Toulon, boucher, pour bien montrer qu'il n'était pas marchand de bestiaux, mais travailleur manuel, se fit désigner comme « coupeur de viande » [Greffe ; n» 364; M (reg. B. n" 125)]; etc. (I) Arch. dép. : L. 308.


— 82 —

La loi du 22 germinal an III (11 avril 1795) compléta celle du 22 nivôse (11 janvier 1795). Elle rapporta les décrets qui avaient mis les citoyens hors la loi à la suite ou à l'occasion des insurrections montagnardes du 31 mai et des l8r et 2 juin 1793. Elle stipula que lej personnes ayant fui pour se soustraire à leur arrestation pouvaient rentrer dans leurs foyers et seraient réintégrées dans leurs droits politiques et dans leurs biens. Mais sa rédaction était vague et allait entraîner des interprétations abusives. Cette loi s'appliquaitelle, en effet, aux sectionnaires de Toulon qui avaient livré celte place aux Anglais ou qui y avaient pris les armes contre la République ?

En tout cas, dès sa promulgation, une foule d'émigrés rentrèrent en France en se faisant passer pour des victimes du mouvement fédéraliste. Dans leur commune, ils trouvèrent leurs propriétés occupées par des acquéreurs de biens nationaux. Ceux-ci refusant de les restituer, les uns recoururent à la violence et aux menaces, les autres aux autorités municipales (I). Escudier, représentant du Var, dénonça, le 26 floréal an III (15 mai 1795), à la tribune de la Convention, leur retour en masse et leurs excès (2). Dans le même sens, Barras, également député de ce département, tint à procéder à une enquête personnelle avant de provoquer un nouveau débat. Pour ce motif, il adressa ces quelques lignes à l'ac(1)P.

l'ac(1)P. : Toulon et les Anglais.

(2) Moniteur (Réimpression - XXIV, p. 469-471).


— 83 —

cusateur public près le tribunal criminel du département du Var(l).:

« P. Barras, représentant du peuple, à l'accusateur public près le tribunal criminel du déparlement du Var.

« Citoyen, la rentrée des émigrés dans le département du Var fut dénoncée hier à la Convention nationale; les fonctions qui vous sont confiées vous mettent dans le cas d'en être promptement informé. Veuillez donc, je vous prie, me donner sur-le-champ quelques détails à cet égard, car il importe à tous les amis de la liberté et du crédit public de connaître la vérité pour la soumettre à la Convention nationale. Elle ne transigera jamais avec les ennemis reconnus de la République que la loi vous charge plus particulièrement de

poursuivre.

Salut et fraternité.

P. Barras.

Paris, le 2o floréal, l'an 3e de la République une et indivisible [15 mai 1795]. Palais Egalité, au-dessus du Café de Chartres ».

L'accusateur public répondit à Barras le 8 prairial (27 mai 1795) Mais le texte de sa lettre n'a pu être retrouvé. Il est permis toutefois de se demander si sa réponse ne contribua pas au vote de la loi du 22 prairial (10 juin 1795) qui tendit à rendre un peu moins facile la rentrée des émigrés. Quoi qu'il en soit, cette loi dont le but consistait à préciser

(1) Arch. dép. : Greffe (n° 292). — Cf. E. Poupé : Barras et les émigrés du Var.


— 84 -

le décret du 22 germinal (H avril 1795) ne fut pas moins équivoque que ce dernier, malgré son développement.

Elle autorisait le rapatriement de « ceux qu'on inculpait de prétendu fédéralisme, de convocation d'assemblées ou de réunions d'autorités constituées et de sections, de participation ou de présence aux dites assemblées, d'adhésion a. leurs délibérations, de concours à leur exécution, de levée de force départementale ou autres prétendus actes fédér&tifs ». Elle ordonnait, en outre, la radiation des individus inscrits sur la liste des émigrés postérieurement au 31 mai 1793.

Dans le délai de cinq décades à partir de sa publication, de nombreux émigrés, encore à l'étranger ou déjà en France comme bénéficiaires des décrets du 22 nivôse (H janvier 1795), et du 22 germinal (11 avril 1795), adressèrent, à l'administration départementale du Var, des demandes en radiation, en mainlevée de séquestre et de scellés. Ils joignirent à leur requête les pièces prouvant les persécutions et les motifs de crainte qui avaient entraîné leur fuite. Le directoire du département, après avis de celui du district où les intéressés élaient domiciliés, statua dans la quinzaine du jour du dépôt du dossier. Il prit en conséquence des arrêtés contenant invariablement celte formule : « A fui à l'occasion des événements du 31 mai, des 1er et 2 juin 1793 » et accordant toujours la radiation provisoire. Il envoya ensuite ces arrêtés et les pièces justificatives au Comité de législation qui, selon les dispositions de la loi du 25 brumaire an III (15 novembre 1794), devait prononcer définitivement sur chaque cas particulier. Mais jamais il ne relata dans ses décisions la


— 85 —

participation directe des réclamants à la trahison de Toulon (1). Des émigrés se rapatrièrent même sans l'accomplissement des formalités réglementaires. « Munis de faux passeports et de faux certificats de résidence arrachés à des hommes faibles ou payés à des fonctionnaires prévaricateurs », ils essayèrent de s'introduire dans les grandes communes où ils espéraient trouver des partisans pour combattre les autorités légales (2).

De plus, la situation se compliquait à cause du refus des acquéreurs de domaines nationaux de les remettre à leurs anciens propriétaires. Fréron l'exposa à la tribune de la Convention le 20 fructidor an III (6 septembre 1795). Conformément à ses conclusions, l'Assemblée décida « que ceux qui, après avoir livré le port de Toulon aux Anglais, incendié neuf vaisseaux de ligne et une partie des magasins de l'arsenal, proclamé Louis XVII, combattu pendant quatre mois de siège contré les troupes de la République, s'étaient retirés sur l'escadre anglaise et étaient rentrés sur le territoire français » ne bénéficieraient pas des dispositions légales favorables aux fugitifs victimes des événements du 31 mai. lisseraient déclarés émigrés et devraient évacuer le sol national dans un délai de trois jours après la promulgation de la loi.

Simple en apparence, l'application de ce décret devint im(!)

im(!) dép. : L (reg. des arrêtés de radiation provisoire).

(2) Arch. dép. : L. 303 (lettre du Comité de sûreté générale au directoire du département du Var) (20 messidor an III) (8 juillet 1795). —L. 310 (lettre de l'Administration municipale du canton du Beaus set au Directoire exécutif) (18 nivôse an IV) (8 janvier 1796).


- 86 -

possible dans la pratique, par suite du nombre d'exceptions qu'on se vit obligé de faire pour des citoyens dont l'innocence paraissait incontestable bien qu'ayant trouvé asile sur la flotte ennemie (1). Selon la loi du 2 vendémiaire an IV (24 septembre 1795), les femmes, les matelots, les boulangers, « les artisans manouvriers travaillant de leurs mains », les officiers de santé employés dan-s les hôpitaux militaires, les ouvriers de l'arsenal, les vieillards impotents et les enfants ne furent plus visés par le décret du 20 fructidor (6 septembre 1795). Toutes ces difficultés firent envoyer Fréron, en qualité de commissaire du gouvernement, dans les départements méridionaux. Son premier soin fut, dit-on, de soumettre Toulon à un régime de terreur. « Réduits à la misère et au désespoir, les émigrés durent se réfugier au fond des forêts et dans le creux des rochers pour échapper aux colonnes mobiles qui les pourchassaient » (2). Mais, après le départ de Fréron, ils se hâtèrent de réintégrer leur domicile.

En résumé , vers la fin de l'an III (septembre 1795), à l'exclusion de la plupart des nobles et des ecclésiastiques (3), la

(1) P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(2) L. Mongin :' Toulon ancien et ses rues.

(3) La loi du 22 fructidor an III (8 septembre 1795) avait permis la rentrée des ecclésiastiques réfractaires en transformant leur état d'émigré en celui de déporté. Celle du 7 vendémiaire an IV (29 septembre 1795) les obligea à une déclaration d'obéissance aux lois de la République. Un très petit nombre paraît avoir bénéficié de la première loi.


-- 87 -

presque totalité des autres émigrés du Var avaient regagné leurs foyers. D'abord respectueux des lois qui favorisaient leur retour, ils ne tardèrent pas, le temps aidant, à se montrer arrogants, puis vindicatifs. Déjà, le 2 pluviôse an III (21 janvier 1795), second anniversaire de l'exécution de Louis XVI, ils avaient à Toulon provoqué un mouvement royaliste. Celui-ci, grâce aux mesures de Jeanbon Saint-André, Saliceti et Riller, représentants en mission dans celte ville, fut vite étouffé. Ces députés prirent, en effet, un arrêté, dont voici la teneur :

« 1.— Prohibition des cris de ralliement, sous peine d'arrestation et de condamnation comme perturbateur de l'ordre public ; 2.— défense de former des rassemblements dans les rues et les places.; 3.— circulation de fortes patrouilles de jour et de nuit ; 4.— doublement des postes de la garde de l'arsenal ; 5.— exécu tion stricte de la consigne relative à l'entrée dans l'arsenal ; 6.— en cas de pénétration, sans autorisation par écrit délivrée par une autorité légitime, arrestation du commandant particulier de la porte ou du gardien qui ne s'y serait pas opposé ; 7.— arrestation des citoyens s'étant dépouillés de l'uniforme que la loi les oblige à porter (sic) ; 8.— arrestation de tout citoyen circulant dans la ville, après dix heures du soir, dépourvu d'une lumière ostensible renfermée dans un fanal ou lanterne ; 9.— interdiction aux aubergistes, traiteurs, cabaretiers et limonadiers d'avoir chez eux, après dix heures du soir, un individu étranger à leur famille, s'il n'est pas logé dans leur maison, et d'accepter après l'heure tout repas, rassemblement, sociétés sous prétexte de plaisir et d'amusement ; 10.— en cas de


- 80 -

contravention, procès-verbal contre les contrevenants et arrestation du citoyen ayant accueilli les délinquants (1) ».

Dans plusieurs localités, en frimaire an IV (novembredécembre 1795), des émigrés s'introduisirent dans les églises et les chapelles pour y sonner les cloches. Au Luc, le 28 nivôse de la même année (18 janvier 1796), le citoyen Le Bas, ancien procureur général syndic du Var, rencontra devant sa ferme, en pleine forêt, quatre individus armés dont l'un le blessa d'un coup de fusil au bras et d'un coup de baïonnette entre les épaules. Parmi ces bandits, se trouvait un domestique de l'émigré Colbert-Turgis, marquis du Cannel ; le meurtrier présumé était Colbert lui-même. A Cuers, le 21 pluviôse suivant (10 février 1796), « des jeunes gens firent une mascarade militaire portant tous les attribuls de la royauté ; décorés d'une écharpe blanche, ils portaient des cocardes de la même couleur faites avec des oignons croisés ». Leur but était d'intimider les volontaires, de passage dans la commune, afin de provoquer leur désertion (2). A Pourrières, une foule d'émigrés se donnaient rendez-vous. Des prêtres réfractaires s'y cachaient en parfaite sécurité ; le commissaire du pouvoir exécutif du canton de Saint-Maximin se voyait môme obligé d'abandonner son poste dans la crainte d'être égorgé (3). Les

(1) Arch. dép. : L. 144 ^arrêté en date du 8 pluviôse an III) (27 janvier 1795).— Cf. Vallentin du Cheylard : Après le siège de Toulon.

(2) Arch. dép. : L. 165.

(3) Arch. dép. : L. 309 (Lettre du ministre de la police générale Cochon au Commissaire du pouvoir exécutif dans le Var) (27 floréal an IV) (16 mai 1796).


— 89 —

autorités paraissaient impuissantes à réprimer ces infractions aux lois. Le7floréalan IV'(26 avril 1796),le ministre de la police, Cochon, écrivait à son représentant à Brignoles : « On m'assure que presque tous les ecclésiastiques qui avaient prêté le serment l'ont rétracté, et que le fanatisme est à son dernier période dans la plupart des communes (1) ». Le 25 prairial an V (13 juin 1797), il adressait à ce même fonctionnaire la lettre suivante :

« Je vous ai prévenu, le 12 floréal dernier [1er mai 1797], que, dans le canton de Bargemon, les prêtres insoumis avaient élevé entre eux et les prêtres constitutionnels une lutte scandaleuse, que ces derniers étaient en butte à tous les genres de persécution de la part des premiers ; que de prétendus envoyés du Saint-Siège et de l'ancien évêque parcouraient les cy-devant paroisses et répandaient de tous côtés dans les âmes faibles le poison du fanatisme ; qu'ils obligeaient les citoyens à se rémarier devant eux et leur interdisaient, sous peine d'excommunication, l'entrée des églises desservies par des prêtres soumis aux lois; que les femmes et les jeunes filles étaient les apôtres employés par ces nouveaux missionnaires à prêcher leur doctrine, et qu'enfin leurs prosélytes étaient imposés, pour pénitence, à des contributions pécuniaires, soi-disant réglées par le Saint-Siège ou l'Evêque diocésain.

« J'ai lieu d'être surpris de l'oubli dans lequel vous paraissez avoir laissé ma lettre ; j'aime à croire, malgré votre silence

(1) Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var,


— 90 -

à cet égard, que vous avez pris des mesures efficaces pour arrêter le cours de ces désordres (1) ».

Partout, à celte époque, les adversaires de la République s'armaient, sillonnaient par bandes les campagnes, dépouillaient les acquéreurs de biens nationaux, assassinaient les partisans du Nouveau Régime(2). Pour la première fois, on relève l'existence des Compagnies du Soleil et de Jésus, formées en majorité d'émigrés, dont le rôle consistait, par l'embuscade, à faire « là chasse aux patriotes ». En fructidor an IV (août-septembre 1796), l'état politique du département semblait si favorable aux contre-révolutionnaires que la flotte anglaise de la Méditerranée projeta une seconde descente à Toulon. Elle comptait sur la propagande de quarante agents (« dont les émigrés Delmas et Favillis »), pour disposer « les bourgeois » toulonnais è la réception des marins britanniques, et sur l'appui de plus de mille émigrés des environs de Solliès et d'Aix pour renforcer, le cas échéant, les troupes de débarquement (3). En frimaire suivant (novembre-décembre

(1) Arch. dép. : L. 1092. — Cf: Abbé Laugier: Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(2) Arch. dép.: L. 305, 309, 310. «Les environs de Draguignan avaient été le principal théâtre de ces atrocités ». (Cf. Lettre du ministre de l'intérieur aux administrateurs du département du Var) (26 frimaire an IV) (17 décembre 1795) (L. 310).

(3) Arch. dép. : L. 310 (Lettre du ministre de la police générale au Commissaire du pouvoir exécutif près l'administration centrale du Var en date du 29 fructidor an IV) (15 septembre 1796). (Extrait d'une correspondance entre le ministre des relations extérieures ot celui de 'a police générale — sans date).


- 91 -

• 796), l'Angleterre possédait « un grand parti » dans le port, elle y tramait une insurrection et, par une correspondance entre ses ministres en Italie et des Toulonnais, elle réussissait à connaître les signaux secrets de l'escadre de la République (1). Comme on le voit, ces desseins corroborent les manoeuvres anti-françaises auxquelles se livraient, depuis un an, les fugitifs retirés à Xérès el à Séville (2). Les républicains s'émurent. Ils accusèrent même le gouvernement d'agir de connivence avec les émigrés. Par de nombreuses dénonciations, ils parvinrent toutefois à faire enfermer au fort La Malgue quelques centaines d3 Toulonnais et d'Hyérois qui n'avaient pas rempli, dans les délais réglementaires, les préalables de la loi du 22 prairial an III (10 juin 1795) (3). Plusieurs d'entre eux comparurent devant le tribunal criminel du Var, siégeant à Grasse. Ils furent remis en liberté. Les autres, « à cause de l'interruption de la justice pendant un espace de huit mois » demeurèrent, sans même avoir été interrogés une seule fois, dans les cachots exigus, mal aérés

(1) Arch. dép. : L. 310 [(Lettre du Ministre de la police générale au Commissaire du pouvoir exécutif près l'administration centrale du Var en date du 21 frimaire an V(1l décembre 1796)].— Le 27 frimaire an V (J7 décembre 1796), le ministre de la police générale signalait aussi au même commissaire « que des malveillants méditaient de s'emparer de l'arsenal, des forts et de la ville de Toulon pour marcher ensuite sur Marseille afin de se réunir aux prétendus patriotes». (L. 310).

(2) Voir le chapitre concernant le premier séjour des émigrés â l'étranger.

(3) Arch. dép. : Greffe (Voir la liste des émigrés d'Hyères et de Toulon à la fin du présent ouvrage).


- 92 -

et mal éclairés du fort La Malgue. Il fut question d'agran dir ou de réparer ces prisons. Mais le projet ne put être réalisé « parce que les ouvriers, moins complaisants que les fonctionnaires publics, ne voulaient point y travailler qu'ils ne fussent bien sûrs de leur salaire (1) ». L'émigré A. Brun osa exposer à Merlin, ministre de la justice, la triste situation de ses compagnons. 11 lui dénonça même le directeur du jury de « l'arrondissement » de Toulon qui, nommé à ce poste le 12 vendémiaire an V (S octobre 1796), n'était pas entré en fonctions un mois plus tard. La majorité de ces détenus ne fut jugée qu'après la réception de la lettre suivante de Merlin (2j:

« Paris, le 6 brumaire an V [27 octobre 1796] de la République une et indivisible.

N° 3671. Le Ministre de la Justice au Tribunal criminel du département du Var.

« Une foule de pères de famillle gémissent dans les cachots du fort La Malgue, comme prévenus d'émigration. Ils assurent être des victimes du 31 mai et n'avoir été incarcérés que par l'effet d'une pression nouvelle.

t C'est vous, citoyens, et vous seuls, qui pouvez les rendre à la Liberté, en fournissant à leur innocence les moyens de se manifester. Hâtez-vous donc de les mettre en jugement : l'humanité le réclame, l'intérêt de la société vous en fait un devoir.

(1) Arch. dép. : Greffe (n° 315).

(2) Arch. dép. : Greffe (n° 315).


— 93 —

« Que si, parmi eux, il existe des traîtres à la patrie, des déserteurs de son territoire, des émigrés, il importe également qu'il en soit fait une prompte justice.

« Dans tous les cas, l'action des lois ne peut être suspendue et je vous recommande expressément d'y apporter tous vos soins et de la sévérité.

Salut et fraternité. Merlin ».

Transférés à Brignoles où siégeait en l'an V (1796-97) le tribunal criminel du Var, ces inculpés furent, par ordonnances de ce tribunal, placés en surveillance dans la commune de leur domicile. Mais, ainsi que les autres émigrés, ils n'allaient pas tarder à reprendre la route de l'étranger.


— 94 —

VI

LA LOI DU 19 FRUCTIDOR AN V (5 Septembre 1797)

Les élections générales de floréal an V (mai 1797) furent nettement favorables aux royalistes. Mais le coup d'Etat du 18 fructidor suivant (4 septembre 1797), dirigé par le Directoire exécutif contre les nouvelles majorités des Conseils des Anciens et des Cinq Cents, eut pour résultat le vote démesures sévères contre les émigrés et les ecclésiastiques réfractaires. Le lendemain même de ce coup de force, les minorités républicaines des deux Assemblées, restées maîtresses de la France, enjoignirent aux émigrés, inscrits sur les listes officielles, de sortir sous vingt-quatre heures des communes où ils résidaient et sous quinze jours du territoire national. Ceux d'entre eux saisis en contravention devaient être exécutéj dans un délai de vingt-quatre heures. La peine de mort était également prévue contre les citoyens surpris en correspondance avec les proscrits. Des commissions militaires étaient établies dans chaque département pour juger les insoumis. En outre, les lois qui rappelaient les prêtres déportés, qui les dispensaient du serment et les obligeaient à une simple déclaration (1) étaient rapportées.

(1) Par la loi du 7 vendémiaire an IV (29 septembre 1795), les ecclésiastiques avaient dit faire cette déclaration : « Je reconnais que


— 95

Dès la promulgation du décret du 19 fructidor (5 septembre 1797), de nombreux Varois, surtout les plus riches et les plus coupables, se hâtèrent de regagner les frontières. Munis de passeports délivrés par l'Administration centrale du département, ils se rendirent en Sardaigne, en Toscane, en Espagne ou en Suisse (1). Toutefois, une quarantaine de citoyens dont la radiation définitive avait été opérée par le Comité de législation delà Convention ou par le Directoire exécutif lui-même purent librement demeurer en France. Mais la majeure partie des émigrés peu aisés qui, ouvriers manuels, rentrés sur le sol français à la faveur de la loi du 22 nivôse an III (11 janvier 1795J, regardaient leur élimination comme définitive ou qui comptaient à tort sur une modification favorable et prochaine du décret du 19 fructidor (5 septembre 1797), n'abandonnèrent pas la France (2). Ils se cachèrent dans les bois

l'universalité des citoyens français est le souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la République ». Par la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1797), ils furent tenus de jurer « haine à la royauté et à l'anarchie, attachement et fidélité à la République et. à la Constitution de l'an III ». Dans le Var, parmi ies réfractaires, 42 prêtres dont 15 curés prêtèrent ce dernier serment ; 56 autres dont 10 curés s'y refusèrent. Sur 42 jureurs, 4 du reste se rétractèrent bientôt. (Cf. E. Poupé : Documents relatifs au clergé réfractuire varois).

(1) Arch. dép. : L. 166 (Lettre du Commissaire près l'Administration centrale du Var au ministre de la police générale) (28 fructidor an VI) (14 septembre 1798).

(2) Arch. dép. : L. 166 (Rapport au Ministre do la police générale par le Commissaire exécutif du Var) (24 frimaire an VI) (14 décembre 1797).


- 96 -

ou les montagnes du département, en particulier dans la zone limitrophe du Var et des Bouches-du-Rhône. Différentes raisons, entre autres leur état de misère provoqué par la perte de leur fortune après un long séjour à l'extérieur, leurs rancunes contre les républicains auteurs de leurs maux, la désorganisation complète de l'administration départementale) le désarroi d'un gouvernement sans argent et sans autorité, les firent bientôt se livrer à de graves excès.

Rassemblés en compagnies de brigands masqués, en bandes d'égorgeurs et de sabreurs, comme celles de Jésus et du Soleil, ils dévastèrent les campagnes, rançonnèrent les voyageurs» assassinèrent les patriotes, arrêtèrent les courriers, brûlèrent les dépêches. Leur quartier général, en vendémiaire an VI (septembre-octobre 1797), se trouvait dans la commune de Trets, à la ferme de la Pugère ; en frimaire suivant (novembredécembre 1797), aux environs d'Anps et de Bauduen (1). Beaucoup de communes furent le théâtre de leurs « atrocités ». Au Beausset, le 10 vendémiaire an VI (1 ''octobre 1797), vingt d'entre eux assaillirent et tuèrent dans une bastide le citoyen Décugis ; trois jours après, au Castellet, les mêmes individus assassinèrent un paysan nommé Audiffren et blessèrent son épouse; le 17(8octobre), à Six-Fours, ces derniers assommèrent le sieur Uuel et poignardèrent la dame Silvy ; le 20 (f 11 octobre), au Muy, une autre bande fusilla un prévenu de vol conduit par la gendarmerie ; le 24 (15 octobre), à Callas, un berger fut tué ; le lendemain, à Hyères, une troisième compagnie dévalisa la

(1) Arch. dép. : L. 166, 309.


— 97 —

ferme du citoyen Beauregard ; le 28 (19 octobre), à Saint-Zacharie, un regraltier de Saint-Maximin, nommé Maunier, fut découvert nageant dans son sang' au bois de la Sambuque ; à Pourrières, durant ce seul mois de vendémiaire (septembreoctobre), dix-huit républicains avaient péri sous les coups des « rebelles ».

De nombreux autres crimes dûs aussi aux émigrés se produisirent ultérieurement de brumaire à prairial (octobre 1797juin 1798). Par exemples, à Callian, les assassinats des citoyens Bellissen et Fabre, les tentatives de meurtre sur le maréchal des logis Clérian et le gendarme Bertrand, le siège de plusieurs maisons de l'agglomération par trente brigands descendus des montagnes de Grasse, le jet dans un puits du cadavre du juge de paix Joseph Michel Gaylté (brumaire) (octobre-novembre 1797) ; à Pourrières, l'incendie, par quinze sabreurs, de la ferme de la Grande-Bessane où, au préalable, les bandits avaient muré vivant le propriétaire (pluviôse) (janvier-février 1798). De telles violences furent également commises, pendant la même période, à Consegudes (1), à Vence (2),

(1) Assassinat d'un citoyen par un ancien capitaine au régiment, des Chasseurs de Provence (4 brumaire) (25 octobre 1797).

(2j Assassinat d'un aubergiste de la localité et tentative de meurtre sur un citoyen qui voulut le défendre (nuit du 15 au 16 brumaire) (5 au 6 novembre 1797).


— 98 —

à Aiguines (1), à Seillans (2), à Claviers (3), à Cuers (4_), à Hyères (5), etc.

D'autre part, des prêtres insoumissionnaires (6) parcouraient les campagnes, excitant secrètement les populations. L'abbé Pierre-Louis Turles, par exemple, l'ancien professeur de philosophie au grand séminaire de Fréjus, se fixait pour ce motif à Vidauban. L'abbé Pierre Blacas, de la Gaude, rentré en France dès l'an III (T795J avec des lettres de vicaire général de Vence, exerçait son ministère à la faveur d'un travestissement. « Dans

(1) Assassinat, sur la route, de deux Callianais partis à la recherche des meurtriers de Bellissen et de Fabre (brumaire) (octobre-novembre 1797).

(2) Assassinat d'un citoyen (13 frimaire) (3 décembre 1797).

(3) Assassinat de Jean Angles par sou frère Pierre (frimaire) (décembre 1797-janvier 1798).

(4) Vol, par 15 sabreurs, do 8000 francs au sieur Baude préalablement garrotté (nuit du 6 au 7 germinal) (26 au 27 mars 1798).

(5) Assassinat d'un citoyen qu'on trouva, dans sa maison de campagne, les mains attachées derrière le dos, percé de dix coups de couteau (23 prairial) (Il juin 1 798).— Près de Langesse, commune du Tholonet, sur la limite du Var et des Bouches-du-Rhône, arrestation par vingt-cinq brigands, de trois gendarmes conduisant six prisonniers dont trois sabreurs et trois Piémontais ; les sabreurs furent délivrés (29 prairial) (17 juin 1798). - Arch. dép. : L. 166. — Cf. Lettre du commissaire près l'Administration centrale du Var aux ministres de la guerre, de la police générale et au général commandant la 8e division militaire (24 vendémiaire an VI) (15 octobre 1797).

(6) Les prêtres réfractaires se divisaient en soumissionnaires eten insoumissionnaires. Les premiers avaient prêté les serments ou fait les déclarations de fidélité prescrits par les lois. Les seconds avaient re'usé de transiger avec l'autorité civile. (E. Poupé Djcumenls relatifs au clergé rèfractaire varois.)


— 99 —

la saison d'hiver et au temps de la trituration des olives, il allait, la nuit, visiter les malades en portant sur son épaule une outre pleine d'huile, comme s'il sortait du moulin ». En ventôse an VI (février-mars 1798), les progrès de la propagande religieuse paraissaient si sensibles que le Gouvernement s'émut au bruit tendancieux qu'une légation du pape devait arriver en Provence par voie de mer, puis se rendre à Paris. Ordre fut même donné par lui à l'Administration départementale d'appréhender les ambassadeurs, de les emmener à Toulon et de là en Portugal. « On devra traiter les passagers avec humanité, écrivait le ministre, mais n'écouter aucune réclamalion (1) ».

A ces désordres intérieurs s'ajouta un danger extérieur. Une fois de plus, on redouta un nouveau débarquement de la flotte anglaise à Toulon. Depuis prairial an VI (mai-juin 1798), en effet, des vaisseaux britanniques croisaient au large des îles d'Hyères; des rassemblements de plusieurs centaines d'émigrés se formaient dans les environs de Beaumont (2), de Seillons et de Vinon pour favoriser, disait-on, la descente de l'escadre ennemie ; à Toulon, les batteries côtières d'artillerie élaienl mises volontairement hors de service ; le fort La Malgue n'était plus gardé que par trois cents hommes; des caisses de cartouches élaienl défoncées et leur contenu remplacé par des pierres ; 50000 boulets disparaissaient, ainsi

(1) Arch. dép.: L. 1092. Cf. Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(2) Département de Vaucluse, arrondissement d'Apt, canton de Pertuis.


- 100 —

« qu'une multitude de canons de fonte de tout calibre, de toute beauté et de loute bonté » ; quatre frégates espagnoles venaient librement se ravitailler en poudre à canon; les rues étaient traversées par « quantité de figures étrangères munies de passeports » dont les signataires étaient inconnus aux autorités civiles et militaires (I).

Devant toutes ces manifestations du parti anti-révolutionnaire, Ricard, commissaire du Directoire exécutif dans le département, se dépensait en efforts louables, mais souvent infructueux. Il se tenait en relations constantes avec le ministre de la police générale, le commandant de la 8e division militaire, les agents communaux du Var et les commissaires départementaux des Basses-Alpes, du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône (2). Il rappelait à ses administrés l'article 14 de la loi du 25 brumaire an III (15 novembre 1794) qui accordait une prime à tout indicateur d'émigré rentré. Ainsi, il fit loucher une indemnité de cent francs à JeanBaptiste Maison, de Solliès, et à Joseph Martin, d'Hyères, dénonciateurs respectifs des proscrits Christine Aiguier et Barthélemy-Marc Ruy, menuisier ('3). Il ordonnait l'interception et la censure des letlres de provenance étrangère ainsi que la surveillance étroite de leurs destinataires (4). Il se plaignait

(1) Arch. dép. : L. 166 (Rapports du commissaire exécutif du Var au ministre de la police générale) (13, 14 et 26 prairial an VI) (l'r, 2 et 14 juin 1798).

(2) Arch. dép. : L. 166.

(3) Arch. dép. : L. 305, 358.

(4) Arch. dép. : L. 353 à 364.


- 101 -

de l'impunité des crimes qui ensanglantaient le département et du refus, chez de nombreux citoyens, de témoigner devant la justice par peur de représailles. Il faisait sillonner la région par d'importantes « colonnes mobiles». Vers le 1er nivôse an VI (21 décembre 1797), à cause de troubles survenus dans les communes de Brignoles, de Pignans et du Beausset, il porta l'effectif de l'une d'elles à huit cents hommes (1). Mais, soit par crainte, soit par zèle exagéré, ces forces de police se livrèrent quelquefois à des actes répréhensibles. Aux Arcs, par exemple, le 6 nivôse an VI (26 décembre 1797), Joseph Clapier, praticien et notaire, acquitté du fait d'émigration selon jugement de la Commission militaire de Toulon, était assassiné par les gardes chargés de protéger ses jours (2). A Vinon, le 12 germinal de la même année (1er avril 1798), un cultivateur était tué par un gendarme (3). Néanmoins, ces troupes rendirent de réels services. Elles procédèrent à une foule d'arrestations. Le 24 frimaire an VI (14 décembre 1*97), Ricard écrivait au minisire de la police générale (4) : « On

(1) En ventôse suivant (février-mars 1798), celle d'Antibes ne Compta que cent hommes. — Comptes-rendus de l'Administration centrale du département du Var (vendémiaire an VI — l" semestre an VIII) (septembre 1797 — février 1803) (Bibliothèque municipale de Draguignan).

(2) Arch dép. : L. 166, 330 ; M (Liasses alphab.) ; Greffe (n° 332).

(3) Arch. dép.: L. 166.

(4) Arch. dép. : L. 166 (Rapport au ministre de la police générale parle commissaire exécutif du Var) (24 frimaire an VI) (14 décembre 1797).


— 102 -

à saisi plusieurs émigrés, la Commission militaire établie à Toulon en a condamné environ une quinzaine à mort ». Le 8 floréal (27 avril 1798), il écrivait au ministre de la guerre : « La Commission militaire séante à Toulon a rendu un grand nombre de jugements contre des prévenus d'émigration qu'elle a condamnés à la déportation (1) ». A cette époque, il avait réussi, grâce à sa vigilance et à son énergie, à débarrasser le déparlement de la plupart des rebelles à la loi du 19 fructidor (5 septembre 1797). Cependant, il n'était pas insensible à la pitié. Voici, sur la misère des parents des émigrés, un extrait de la requête qu'il adressait, le 24 vendémiaire an VI (15 octobre 1797), aux ministres de la justice et de l'intérieur (2) :

« La séquestration des biens des émigrés, juste, indispensable, considérée par moi comme l'opération la plus capable de rétablir le crédit public et la confiance de tous ceux qui traitent avec le Gouvernement, porte dans ses détails ou, pour mieux dire, dans ses oublis un caractère d'injustice qu'il est de mon devoir de vous présenter. Il s'agit du sort des femmes et des enfants auquel toute âme sensible doit prendre intérêt.

« Il en est dans celte classe qui sont dans la plus horri(1)

horri(1) dép. : L. 166 (Lettre au ministre de la guerre) (8 floréal an VI) (27 avril 1798).

(2) Arch. dép. : L. 166 (Rapports aux ministres de la justice et de l'intérieur) (24 vendémiaire an VI) ( 15 octobre 1797).


— 103 -

ble misère. C'est notre porte, c'est la porte des commissaires du Directoire exécutif qu'ils viennent frapper de préférence; c'est pour eux que je vous demande des secours ; tous les déparlements de la République ne sont pas dans la position de celui que j'administre ; ailleurs, l'émigration n'est pas si générale et les rebelles si multipliés.

« Que répondre à une femme dont la dot est très connue et liquidée qui vous demande un pain ? Si elle est laide, on la repousse ; si elle est jeune ou fraîche, à coup sûr elle se prostitue. Que répondre à celle qui vous présente ses enfants nu's et mourants de faim ?

« Citoyen, notre position esl terrible. Je pense que vous pourriez satisfaire une multitude de malheureux en ouvrant pour une dépense qui intéresse autant les moeurs que la justice, un crédit de trois mille francs par mois.

La loi du 19 fructidor (5 septembre 1797) fut appliquée dans toute sa rigueur jusqu'au milieu de la première décade de nivôse an VIII (26 décembre 1799). La Commission militaire de Toulon fonctionna, durant celte période, avec une suspension de ses séances, en floréal-prairial an VI (mai 1798), à l'occasion du séjour dans ce port de Bonaparte avant son départ pour l'Egypte.

Elle avait fait fusiller, du 4 brumaire au V (25 octobre 1797) au 5 nivôse an VIII (26 décembre 1799), une centaine d'émigrés, parmi lesquels des nobles, des prêtres, des bourgeois, des commerçants, des ouvriers et des femmes.


— 104 -

De plus, elle avait prononcé quelques jugements de déportalion à Cayenne et aux îles de Ré et d'Oléron(l).

VII LA RENTRÉE DÉFINITIVE DES ÉMIGRÉS

Les coups d'Etat du 22 floréal an VI (11 mai 179-*) et du 30 prairial an VII (18 juin 179.1) achevèrent de discréditer le Directoire exécutif. Attaqué surtout par les jacobins que les élections de l'an VI (1798) et de l'an VII (1799) avaient successivement renforcés, il sut toutefois, en évoquant le spectre de la Terreur, gagner un instant à sa cause les députés modérés. Les émigrés allaient être les premiers à bénéficier de c.elte situation politique.

Le 17 messidor an VII (5 juillet 1799), les deux assemblées législatives prirent la résolution suivante :

(1) De floréal au VI à vendémiaire an VIII ( avril 1798 à septembre 1799), la Commissionm militaire avait fait fusiller 34 émigrés (Arch. dép. : L. 167. — Lettre du Commissaire du gouvernement dans le Var au ministre de la guerre) (13 vendémiaire an VIII) (4 octobre 1799). Cf. Arch. dép. : L. 166,. 167 ; M (reg. A :. Emigrés décédés) ; L. Mongin : Toulon ancien et ses rues.

Statistique approximative annuelle des condamnations à mort : 25 octobre-31 décembre 1797 : 30

1798 : 50

1799 : 20

Total 100


— 105 —

« Aucune radiation des individus inscrits sur la liste des émigrés, ex-nobles ou ayant fait partie d'une classe privilégiée, ne pourra être prononcée qu'il n'ait été statué sur les réclamations des individus ci-après désignés qui auraient été inscrits sur la liste des émigrés : — En premier ordre, de tous les défenseurs de la patrie ; — En deuxième ordre, des individus qui, n'ayant fait partie ni de la classe des ci-devant nobles, ni des ci-devant privilégiés, ont été inscrits sur la liste des émigrés postérieurement au 9 thermidor an II [27 juillet 1794J ; — En troisième ordre, de ceux qui n'ayant été ni nobles, ni privilégiés, ont été inscrits sur cette liste depuis le 31 mai 1793 ; — En quatrième ordre, de ceux qui, réunissant les mêmes conditions, ont été inscrits antérieurement au 31 mai. — Dans tous les cas, il sera statué d'abord sur les inscriptions faites hors du département du domicile des prévenus ».

C'était, en quelque sorte, abroger la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1797) et ouvrir immédiatement les portes de la France à tous les fédéralistes n'ayant pas appartenu à la classe titrée. Le département du Var dont la forte émigration avait eu pour cause principale le mouvement sectionnaire devait, semble-t-il, bénéficier particulièrement de la bienveillance de celte mesure. On ne constate pourtant dans les archives révolutionnaires de la préfecture du Var aucune demande de radiation en date du dernier trimestre de l'an VII (juillet-septembre 1799) et du premier trimestre de l'an VIII (octobre-décembre'l799j. Les émigrés, au courant sans doute de la situation troublée de la République, auraient-ils redouté un nouveau 18 fructidor ?


- 406 -

Mais l'accession de Bonaparte au Consulat allait calmer leurs alarmes. Ce général, malgré l'article 93 de la Constitution de l'an VIII (13 décembre 1799) qui stipulait que les lois rendues contre eux n'avaient cessé d'exister et que leurs biens resteraient irrévocablement acquis à la nation, s'employa aussitôt à favoriser leur rentrée. Les deux lettres suivantes du ministre de la police générale au représentant du pouvoir exécutif dans le Var montreront l'esprit qui, pendant la période consulaire, présida à la politique gouvernementale relative à l'émigration.

« Paris, le 19 nivôse an VIII [9 janvier 1800] de la République une et indivisible (1).

« Le Gouvernement ne peut fonder sa générosité que sur une sévère surveillance.

« Il s'est montré magnanime, il a brisé toutes les tables de proscription, mais il n'a voulu ouvrir les portes de la République qu'aux hommes qui n'ont pas mérité de perdre les droits de citoyens français.

« Elles sont irrévocablement fermées pour les traîtres et pour les parricides.

« Leur présence au sein de la République enfanterait de nouveaux malheurs, de nouveaux bouleversements ; nous roulerions dans un cercle ensanglanté dont la génération actuelle ne pourrait sortir.

(1) Arch. dép. : M (Liasses alph.) (Instructions, circulaires, etc.).


- 107 -

« Vous veillerez donc sévèrement, Citoyen, à ce que ceuxlà seuls puissent rentrer sur le sol français qui en auront obtenu l'autorisation expresse.

« La clémence est une vertu, mais la faiblesse est un vice qui compromet la ,garantie sociale : elle est un crime quand elle s'exerce aux dépens de la sûreté publique.

«Les Français qui ont des droits à la bienveillance nationale ne peuvent être inquiets 'sur les décisions du Gouvernement : il rend la justice à tous et ne la fait attendre à personne.

Salut et fraternité. Fouché ».

« Paris, le 6 germinal an VIII [27 mars 1800] (I).

Citoyen Préfet,

« Des malveillants répandent et des hommes crédules répètent que les émigrés rentrent, sans obstacle, sur le territoire français, et s'y rétablissent sans inquiétude.

• A ne juger du sort des émigrés que par ce qu'on affecte d'en croire, on dirait qu'il ne leur reste plus qu'à venir se reposer au sein de la République de leurs tentatives contre elle.

« Une amnistie a été accordée aux révoltés de l'ouest, qui ont posé les armes, aux termes et dans les délais de la pacification. Cette amnistie doit être et sera inviolablement

(1) Arch. dép. : M (Liasses alph.) (Instructions, circulaires, etc.).


— 108 —

observée envers ceux pour qui elle a été faite ; mais ce n'est point pour les émigrés qu'elle a pu l'être: c'est vainement qu'ils y chercheraient, en leur faveur, ou des prétextes ou des titres; le Pacte social l'a voulu; le Gouvernement, les Généraux l'ont toujours déclaré : Il n'y a point d'amnistie pour les émigrés.

« Le Gouvernement a promis justice à des hommes que la fatalité de certaines chances a pu, seule, faire un instant confondre avec les émigrés ; celte justice sera rendue ; mais elle ne deviendra une indulgence pour personne.

« Des lois existent qui règlent le sort des émigrés et déterminent les exceptions applicables à ceux qui réclament contre leur inscription. Ces lois seront strictement exécutées ; les droits qu'elles consacrent seront respectés, mais nulle de leurs dispositions ne sera violée.

« Ce n'est pas pour vous, citoyen Préfet, que j'ai cru ces déclarations nécessaires : vous n'avez pu faire au Gouvernement l'injure de croire à des insinuations aussi vaines que perfides.

« Mais hâtez-vous de rassurer les citoyens qui ont été assez crédules pour avoir besoin d'être rassurés. Qu'ils sachent que tous les bruits répandus sur la rentrée actuelle ou future des émigrés sont des impostures imaginées par des hommes qui ne feignent de croire au mal que pour se donner un moyen de le réaliser

« Rien ne sera fait contre les intérêts de la République : rien ne sera donc fait pour les émigrés.


109

- « La paix de l'avenir tient à la fixité de l'ordre actuel ; le Gouvernement le sait et ne l'oubliera jamais.

Salut et fraternité, Fouché ».

En somme, la mesure de clémence envisagée par le Gouvernement peut se résumer par ces mots de Fouché : « Point de miséricorde pour les traîtres; point de pardon aux assassins ; paix et protection aux hommes faibles égarés qui abjureront leur serment et qui respecteront et suivront désormais les lois (l) ».

Elle ne fut prise que le 28 vendémiaire an IX (20 octobre 1800) par un arrêté consulaire. Celui-ci se divisa en deux parties: l'une relative aux éliminations de la liste des émigrés, l'autre « aux maintenues « sur cette liste.

Devaient être radiés: 1° les individus déjà rayés définitivement par le Conseil exécutif, le Comité de législation delà Convention nationale, la Convention, le Directoire exécutif et le Corps législatif ; 2° ceux qui avaient été rayés provisoirement par les administrations locales à moins que les arrêtés de radiation n'eussent été réformés par des actes de l'autorité supérieure ; 3° ceux qui avaient été portés sous les qualifications de laboureurs, journaliers, ouvriers, artisans et tous autres exerçant une profession mécanique, domes(\)

domes(\) dép. : M. (Liasses alph.) (Extrait d'une lettre du ministre de la police générale Fouché au commissaire du Gouvernement près l'Administration centrale du Var à Draguignan) (19 nivôse an VIII) (9 janvier 1800). (Instructions, circulaires).


- 110 -

tiques et gens à gages, femmes et enfants de tous les individus ci-dessus dénommés, sans qu'on pût avoir égard, pour opérer ce retranchement, aux qualifications énoncées dans des certificats ou aulres actes que l'inscription ; 4° les personnes inscrites collectivement et sans dénomination individuelle ; 5° les chevaliers de Malte présents a Malte lors de la capitulation de cette île ; 6° les individus sortis de France avant le 14 juillet 1789 ; 7° les exécutés à mort par suite de jugements de tribunaux révolutionnaires ; 8° les ecclésiastiques qui, assujettis à la déportation, étaient sortis du territoire français pour obéir à la loi.

Par contre, étaient maintenus sur la liste : 1° ceux qui avaient pris les armes contre la France ; 2° ceux qui, depuis le départ des princes français, avaient continué à faire partie de leur maison civile ou militaire ; 3° ceux qui avaient accepté des princes français ou des puissances en guerre avec la France des places de ministres, d'ambassadeurs, de négociateurs et d'agents.

Ainsi, l'arrêté consulaire du 28 vendémiaire an IX (20 octobre 1800) confirmant la loi du 17 messidor an Vil (5 juillet 1799) favorisait le retour d'une multitude de fugitifs varois. Mais les nobles qui avaient parlicipé à la campagne de ('onde, les habitants de Toulon et les officiers de marine qui avaient livré celte ville à l'escadre anglaise ou qui s'étaient battus contre l'armée révolutionnaire de Carteaux et de Dugommier ne pouvaient encore regagner la France. On savait d'ailleurs Bonaparte impitoyable aux Toulonnais rebelles. Avait il cessé de leur interdire l'ac


— 111 —

ces. des territoires placés sous son commandement de général ? N'avait-il pas adressé en 1797 une proclamation à l'armée d'Italie et aux citoyens de la 8e division militaire où il disait : « ...Protégez les républicains et ne souffrez pas que des hommes [les émigrés] couverts de crimes, qui ont livré Toulon aux Anglais, qui nous ont obligés à un siège long et pénible, qui ont, dans un seul jour, incendié 13 vaisseaux de guerre, rentrent et nous fassent la loi (1) ? ».

Les autres émigrés durent attendre cependant l'accomplissement de certaines formalités avant de rejoindre leurs foyers. Dès la promulgation de la loi du 28 vendémiaire (20 octobre 1800), le préfet du Var pour l'arrondissement de Draguignan et les sous-préfets de Grasse, de Brignoles et de Toulon pour leurs arrondissements respectifs, étudièrent le cas de chacun des fugitifs inscrits sur les listes. Après avoir demandé l'avis des maires des communes où ces derniers résidaient au moment de leur émigration, i's envoyèrent au ministre de la police générale les dossiers d'instruction avec leur avis motivé. Ce ministre prit des arrêtés particuliers de radiation. Il les adressa ensuite au préfet qui en ordonna la transcription sur un registre spécial (2).

Le premier de ces arrêtés date du 26 germinal an IX (16 avril 1801), le dernier du Ie 1 ventôse an X (20 février 1802). Leur nombre s'élève à 1675.

(1) P. Cottin ; Toulon et les Anglais.

(2) Arch. dép. : M. (reg. des radiations définitives).


- 112 —

Mais, après leur radiation des listes officielles, les émigrés durent obtenir leur mise en surveillance dans une commune du département. Leur requête à ce sujet était rarement écrite de leurs mqins. Leur épouse ou leurs enfants restés en France la formulaient généralement à leur place. Elle n'indiquait jamais leur lieu de séjour à l'étranger. Elle était envoyée au préfet qui provoquait à la fois l'avis du maire de la commune de leur ancien domicile et celui du maire de la localité où ils désiraient s'établir. Cet avis fut le plus souvent favorable. On ne connaît guère que l'opposition de Nicolas, maire d'Hyères, à la rentrée d'une dizaine de ses concitoyens soupçonnés d'avoir, 'au bois de la Colette, le 7 messidor an V (25 juin 1797), attaqué un détachement de la garde nationale (1). Le préfet ne décidait ensuite qu'après avis motivé du sous-préfet de l'arrondissement où avaient demeuré les intéressés. Ceux-ci devaient réaliser certaines conditions : être radiés de la liste des émigrés, avoir obéi à la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1797), n'être pas dangereux pour la sûreté publique. Diverses autres considérations entraient également en ligne de compte : par exemples, l'exercice de la profession de cultivateur, de marin ; les services rendus à la patrie, dans l'armée de terre ou de mer ; une détention disproportionnée à la gravité de la faute commise, injuste par sa longueur ; l'état de vieillesse,

(I) Arch. dép. M (Liasses alph.) (Denans Joseph, Liure Pierre, etc.)


— 113 -

de mauvaise santé, etc. Un arrêté préfectoral de mise en surveillance permettait alors à l'émigré de rentrer en France. Mais cet arrêté ne devenait définitif qu'après approbation du ministre de la police générale. En l'an IX (1800-1801), les difficultés d'identification causées par l'insuffisance des renseignements fournis par les listes officielles et par la police obligèrent même ce ministre à demander au préfet du Var des détails complémentaires, ce qui retarda considérablement le retour de quelques émigrés.

Munis de leur arrêté de mise en surveillance, la plupart des fugitifs rentrèrent en France par Marseille. Ils se retirèrent généralement dans la commune de leur ancien domicile où, à leur arrivée, ils firent constater leur identité par la municipalité. Cependant, des émigrés de Brignoles, interprétant faussement la loi du 28 vendémiaire an IX (20 octobre 1800), n'avaient pas attendu hors des frontières le jugement qu'on devait porter sur leurs réclamations. Ils s'étaient rendus sans autorisation dans celte localité. Le maire Serrin, par arrêté en date du 28 frimaire an IX (19 décembre 1800), leur enjoignit d'en sortir sous un délai de trois jours (1). « Ceux desdits émigrés, ordonnait l'arrêté municipal, qui, dans cet intervalle, ne se seraient pas conformés au présent ordre seront traduits dans la maison d'arrêt où ils resteront déLenus jusqu'à ce que le préfet du département ait pris sur leur compte une plus ample détermination ».

Les fugitifs de Toulon placés d'abord sous l'autorité des

(1) Arch. dép. : M (Liasses alph.) (Instructions, circulaires, etc.),


- 114 -

officiers municipaux de celte ville passèrent, en l'an X (1801 • 1802), sous celle du commissaire de police.

Ces mesuies de surveillance avaient pour objet la tranquillité intérieure et la jouissance paisible des biens garan lie par la Constitution aux acquéreurs de domaines nationaux (1). A tous autres égards, les individus qu'elles louchaient demeuraient sous la surveillance commune exercée par la police sur les autres citoyens.

En dehors de cette dépendance qui dura pendant toute la guerre et un an après la conclusion de la paix générale, les «rentrants» furent tenus, dans la quinzaine du jour de leur arrivée, de promettre fidélité à la Constitution de l'an VIII (13 décembre 1799), Ceux de l'arrondissement chef-lieu se ren(1)

ren(1) lettrs suivante de Fouché adressée au préfet du Var le 23 thermidor an VIII (11 août 1800), c'est-à-dire pendant que s'élaborait la loi du 28 vendémiaire an IX (20 octobre 1800), montrera l'intérêt porté par le gouvernement aux acquéreurs de domaines nationaux :

«... Le Gouvernement ne peut pas plus livrer les propriétés des acquéreurs des domaines nationaux qu'il ne peui livrer 'a France elle-même à la famille des Bourbons... Si on a pu douter quelquefois de l'obligation du Corps social à défendre, avec toutes ses forces, des propriétés acquises par Ls hasards de la naissance, par les jeux de la fortune, par le caprice des donations, pour qui pourrait jamais être douteuse l'obligation de la République française à déployer tout ce qu'elle a de puissance pour gai an tir et pour proléger contre le monde entier, s'il le fallait, les [ ropriétés, par qui elle existe elle-même f

Les vaines alarmes, dissipez-les par les discours d'une vérité si simple et si puissante... Que chaque acquéreur, au milieu de ses sillons, se voie toujours environné de la'République toutentière. Fouché»* [Arch. dép. : M (Liasses alph.) (Instructions, circulaires)].


- 115 -

dirent pour cette raison à Draguignan devant le secrétaire général de la Préfecture, les autres devant le sous-préfet de leur circonscription. Néanmoins, ceux qu'une mauvaise santé empêchait de se déplacer fournirent à l'autorité préfectorale un certificat médical de maladie. Le préfet les autorisa dans ce cas à faire leur promesse devant le maire de leur commune. Tous firent la déclaration réglementaire, libellée simplement en ces termes: « Je promets fidélité à la Constitution ». Elle fut recueillie dans un registre spécialement affecté à cet usage, et signée par les intéressés. Lorsqu'ils ne savaient ou ne pouvaient pas écrire, l'acte le mentionnait. Une copie de ces promesses fut ensuite expédiée au ministre de la police générale. 99 d'entre elles figurent seulement au recueil réservé à l'arrondissement de Draguignan. Elles s'échelonnent du 3 frimaire an IX (24 novembre 1800) au 5 vendémiaire an XI (27 septembre 1802). On ignore leur nombre pour les sous-préfëctures de Grasse, de Brignoles et de Toulon (1).

Cette formalité avait deux conséquences favorables aux émigrés. Elle leur permettait de recevoir leur titre d'élimination des listes d'émigration et d'obtenir la levée des scellés et séquestres existant sur leurs biens. Dans ce dernier cas, le préfet prenait un arrêté ainsi conçu :

«Vu l'extrait de radiation définitive de la liste des émigrés de N , de la commune de , en date du..., an ;

Vu la promesse de fidélité faite par N conformément à l'arrêté des Consuls du 28 vendémiaire an IX ;

(I) Arch. dép. : M (reg. B). — 62 déclarations figurent au registre, B, mais on en inscrivit 37 autres, de même nature, sur le registre A (Emigrés décèdes).


- 116

Le PRÉFET du Département du Var,

ARRÊTE que, conformément à l'article XX du titre IV de l'arrêté précité, mainlevée de tous scellés et séquestres qui ont pu être apposés et établis sur les meubles et biens non vendus

du citoyen N lui est faite, pour lui en être laissé la

libre possession et jouissance dès aujourd'hui, à la charge

par le dit N d'entretenir les baux de ces mêmes biens

qui pourraient avoir été passés, en retirant par lui le prix des fermages'à échoir à compter du jour du présent arrêté, sans qu'il puisse néanmoins prétendre à aucune indemnité pour ceux qui se trouveront aliénés, sauf et réservé, s'il y échoit, l'indemnité de la valeur de ceux de ses biens qui, n'ayant pas été aliénés, auront été retenus pour le service public.

Fait à la Préfecture du département du Var, à Draguignan, le... .., an Républicain».

322 arrêtés de celte nature sont insérés dans un registre de la Préfecture (1). Us concernent les émigrés eux-mêmes ou leurs héritiers. Quand il s'agissait de ceux-ci, le libellé imprimé subissait de légères modifications à l'aide de ratures et de surcharges. On biffait par exemple la partie relative à la promesse de fidélité et on la remplaçait par l'indication de la date et du lieu de décès de l'émigré.

Après la remise aux intéressés d'une copie de celte pièce, toutes les dispositions de l'arrêté du 28 vendémiaire an IX

(1) Arch. dép. : M (reg. D ; Mainlevée des scelles et séquestres).


— 417

(20 octobre 1800) se trouvaient remplies. Les émigrés ou leurs héritiers devaient se retirer chez eux et y vivre en citoyens respectueux des lois. Les premiers n'avaient plus qu'à attendre le vole d'une loi qui jetterait l'oubli sur les souvenirs de leur émigration. Le sénatus-consulte du 6 floréal an X (26 avril 1802) leur apporta cette satisfaction.

11 accordait amnistie pour fait d'émigration à tout individu qui en était prévenu, même s'il n'était pas rayé définitivement de la liste des émigrés. Ceux qui séjournaient encore à l'étranger devaient toutefois rentrer en France avant le 1er vendémiaire an XI (23 septembre 1802J à moins qu'ils ne fissent la preuve en bonne forme de leur impossibilité de se rapatrier dans le délai fixé. De plus, au moment de leur retour, ils étaient obligés de prêter aux frontières, devant des commissaires désignés par le premier Consul, le serment «d'être fidèles au Gouvernement, de n'entretenir aucune liaison ou correspondance avec les ennemis de l'Etal et de renoncer à toute décoration, place, traitement ou pension obtenus des puissances étrangères ». Les bénéficiaires de l'arrêté du 28 vendémiaire an IX (20 octobre 1800) étaient également astreints à prêter ce serment. Sur le vu du procès-verbal envoyé sans délai au ministre de la police, celui-ci rédigeait, s'il y avait lieu, un certificat d'amnislie, signé et délivré par le ministre «le la justice. Jusqu'à la possession de ce document, l'émigré habitait la commune où il avait déclaré sa rentrée. L'amnistié restait pendant dix ans sous la surveillance du gouvernement et pouvait, si les circonstances le requéraient, être tenu de s'éloigner de sa résidence jusqu'à une distance de vingt lieues.


— 118 —

Etaient exceptés de l'amnistie : 1° les chefs de rassemblements armés contre la France; 2° ceux qui avaient reçu des grades dans les armées ennemies ; 3° ceux qui, depuis la fondation de la République, avaient conservé des places dans les maisons des princes français ; 4° ceux qui étaient connus pour avoir été moteurs ou agents de guerre civile ou étrangère ; 5° les commandants de terre ou de mer, ainsi que les représentants du peuple, qui s'étaient rendus coupables de trahison envers la République ; les archevêques et les évoques qui, méconnaissant « l'autorité légitime », avaient refusé de donner leur démission.

Les personnes ainsi visées devaient être maintenues définitivement sur la liste des émigrés, mais leur nombre, pourtoute la France, ne pouvait excéder mille. Par contre, la grâce accordée par le sénatus-consulte était étendue aux héritiers des émigrés, même quand la mort avait mis ceux-ci hors d'état d'en profiter.

Toutes les applications de la loi du 6 floréal an X (26 avril 1802) furent consignées dans divers registres soigneusement tenus. Ceux qui existent encore aux archives départementales du Var sont au nombre de onze.

Le premier (1) reçut l'inscription des serments, déclarations et renonciations. Il contient 1025 actes relatifs à des serments prêtés à Draguignan devant Casimir Daniel, secrétaire général de la Préfecture. Toujours signés de l'émigré, du préfet et du secrétaire général, ces actes se répartissent ainsi : 1014 inscrits

(1) Arch. dèp. : M (reg. B : Serments, déclarations et renonciations, etc.)


^ 119 -

dans les délais réglementaires, c'est-à-dire entre le 1er prairial an X (21 mai 1802) elle 1er vendémiaire an XI (23 septembre 1802); 5 concernant des marins malades rentrés d'Anglelerre le 24 vendémiaire (16 octobre 1802) ou le 6 frimaire an XI (27 novembre 1802) ; 6 aulres insérés pour des motifs inconnus aux dates suivantes : 1, le 25 pluviôse an XI (14 février 1803) : 1, le 3 germinal an XI (24 mars 1803) ; 1, le 5 prairial an XI (25 mai 1803); 1, le 16 germinal an XII (6 avril 1804) ; 1, le 7 brumaire an XIII (29 octobre 1804) ; 1, le 22 pluviôse an XIV (11 février 1806). Sur ce nombre total, figurent deux renonciations à des décorations ou à des pensions. Le registre renferme encore la transcription de 60 autres actes de serment. Ces copies se rapportent à des émigrés ayant juré fidélité à la Constitution, soit devant des administrations communales, lorsqu'ils n'avaient pu se transporter à Draguignan [29], soit à l'étranger devant nos ministres plénipotentiaires ou nos commissaires des relations commerciales [29], soit aux colonies devant un préfet colonial [1], soit à bord d'un navire devant le capitaine commandant [1]. Elles sont curieuses parce qu'elles mentionnent souvent l'historique assez complet de la vie de l'émigré pendant son séjour hors de France.

Le second registre (1) signale : 1° quelques copies d'attestations de simples citoyens, de municipalités, de chefs militaires, de consuls, etc. sur la résidence, la conduite politique, les prestations de serment de plusieurs émigrés ; 2° 200 transcriptions environ de certificats d'amnistie relatifs à des émigrés du Var ayant prêté le serment, ordonné par le sénatus-consulte

(\) Arch. dép. : M (reg. C.)


— 120 —

du 6 floréal an X (26 avril 1802), devant des préfets d'autres départements ; 3° des extraits de délibérations et d'arrêtés des administrations départementales et du district de Fréjus ayant trait surtout à la déportation des prêtres réfractaires ; 4° des certificats d'élimination de la liste des émigrés, etc. Il présente peu d'intérêt.

Le troisième (I), au contraire, est plus important. Il est consacré aux déclarations de décès faites par les héritiers des émigrés quand ceux-ci de leur vivant auraient eu droit à l'amnistie. Au nombre de 304, ces déclarations eurent lieu à Draguignan, dans l'hôtel de la Préfecture, devant le préfet du Var Fauché ou son secrétaire général Daniel, entre le 6 et le 27 prairial an X (26 mai et 16 juin 1802). Une seule y fut effectuée le 3 ventôse an XII (23 février 1804) parce que les légataires de l'émigré Pierre Roubaud, d'Hyères, avaient ignoré les délais prévus par la loi. Généralement, elles y élaienl formulées par les proches parents du défunt ou par un procureur-fondé de ses héritiers ; quelquefois par le président du tribunal criminel ou le directeur des contributions directes du département ; les déclarants devaient y exhiber l'extrait régulier de l'acte de décès du déclaré. Elles renseignent toujours sur le lieu et la date de la mort du prévenu d'émigration, permettent d'identifier un assez grand nombre d'émigrés inscrits sans désignation suffisante sur les listes officielles et signalent le décès à Toulon de plusieurs individus fusillés sans jugement vers le 30 frimaire

(l) Arch. dép. : M (reg. A : Déclarations faites par les héritiers des prévenus d'émigration décédés qui avaient droit à l'amnistie en vertu du sénatus-consulte du fi floréal an X : 26 avril 1802.)


— 12i —

an 11 (20 décembre 1793) ou exécutés ultérieurement à la suite de condamnations prononcées par les Commissions révolutionnaire ou militaires. Leur examen a permis de dresser une statistique constatant le décès à l'étranger de 144 émigrés (1).

Les huit autres registres (2) renferment 1576 copies de certificats d'amnistie délivrés par le ministre de la police générale Fouché du 9 prairial an X (29 mai 1802) au 28 fructidor de la même année (15 septembre 1802) ; par le Grand Juge, ministre de la justice, Régnier, de cette dernière date au 4 mars 1811. Sur ce chiffre, 1500 certificats environ furent accordés dans la période s'étendant du 9 prairial an X (29 mai 1802) au 15 pluviôse an XI (4 février 1803) (3). Ces huit registres signalent rarement les noms des villes frontières où les émigrés durent déclarer leur rentrée en vertu de la loi d'amnistie. Us n'indiquent guère parmi elles que Nice, Calais et le Havre. Ces deux dernières virent toutefois passer, de messidor à fructidor an X (juin à août 1802), une centaine de marins venus d'Angleterre où, jusqu'à celte époque, ils avaient été retenus comme prisonniers de guerre (4).

(1) Voir Tableaux statistiques à la fin de la présente introduction. ;;-— Cette statistique est comprise dans la statistique générale des lieux

de décès des émigrés.

(2) Arch. dép : M (registres des certificats d'amnistie).

(3) Les registres des certificats d'amnistie contiennent une dizaine de doubles emplois, car des émigrés furent par erreur amnistiés deux fois ou eurent leur certificat d'amnistie transcrit deux fois.

(4) La paix entre la France et l'Angleterre, en effet, avait été signée à Amiens le '25 mars 1802.


122 —

En fructidor an X (août-septembre 1802), la presque totalité des émigrés du Var, y compris les ecclésiastiques déportés, avaient donc regagné pour toujours leurs foyers. Il ne restait plus hors des frontières que les commandants de l'armée de mer, qui, en août I793, avaient trahi la République en livrant Toulon à l'amiral Hool, l<>.s nobles ayant servi jadis dans l'armée des princes et les commerçants qui, établis à l'étranger y gagnant largement leur vie, ne songeaient plus à se rapatrier. Certains d'entre eux revinrent toutefois en France dans les deux dernières années du Consulat ou sous l'Empire. Plusieurs officiers sollicitèrent alors du Gouvernement une pension de retraite ou leur réintégration dans l'armée. Claude Laurent de Burgues - Missiessy, brigadier des armées navales et membre des sections de Toulon en 1793, avait pendant le siège de cette ville accepté les fonctions d'adjoint à l'amiral espagnol Gravina et obtenu, au cours de son émigration, une pension de Charles IV, roi d'Espagne. En 1803, au sujet de sa demande de liquidation de retraite, le ministre de la marine écrivit sur son compte au préfet maritime de Toulon : « Le Gouvernement pense que celui qui fut membre du Comité général cù fut conçue et consacrée l'idée de vendre et de livrer aux Anglais le port de Toulon se trouve déchu d'une récompense nationale qu'il pouvait avoir méritée par des services précédents » (1). Le

(I) Arch. dép. : L. 297,3fô ; M (Liassûs alph.); Q.2058. - Z. Pons : Mémoires pour sercir à l'histoire de Toulon en 1793 ; O. Teissier : Armoriai de la ville de Toulon ; l\. Reboul : Notabilités vuroises ; P. Cottin : Toulon et les Anglais.


— 123 —

capitaine de vaisseau Joseph de Missiessy, son frère, échoua également, quoique protégé par Bruix et Cambacérès, quand, à la même date, il réclama sa rentrée dans la marine de l'Etat (1). Mais celle hostilité du pouvoir consulaire n'est pas pour surprendre. Déjà, en l'an IX (1800-1801), Paulin de GrasseBriançon, capitaine de vaisseau « dont les connaissances militaires l'avaient toujours fait regarder comme un officier de la plus grande distinction » (2), mais qui, en 1792, avait combattu dans les troupes de Condé et qui s'était retiré ensuite en Angleterre, s'était adressé bien des fois au général Bonaparte pour obtenir un nouveau commandement. « Je demande depuis plus de cinq ans, lui écrivait-il encore le 26 vendémiaire an IX (18 octobre 1800), ma réintégration dans la marine et vous vous rappelez sans doute que je sollicitai vivement de vous suivre en Egypte, jaloux d'avoir l'avantage de servir sous vos ordres et d'être utile à mon pays ; ma demande si souvent réitérée a été mise sous vos yeux par le ministre et elle a été appuyée par plusieurs officiers généraux de la marine.. . : 18 campagnes sur mer, 12 années effectives de navigation, le commandement de 7 bâtiments de guerre, une longue expérience et mon voeu bien reconnu de servir ma patrie sont des titres qui me font espérer d'être employé ». Malgré de nombreuses requêtes ultérieures, de Grasse-Briançon fut toujours éconduil (3).

(1) P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(2) G. Duruy : Mémoires de Barras (tome III), p. 190.

(3) Le 4 prairial an IX (24 mai 1801), il écrivait dans le même sens au ministre de la marine : « J'avais à Toulon 2 beaux canots, l'un construit à Boston, l'autre anglais, à 9 avirons, gréés de mâts ; à Brest,


- 124 -

Des émigrés, comme Eyraud, capitaine en 1793 du navire le Destin, restèrent sous la surveillance de la police pendant tout l'Empire (1).

D'autres, néanmoins, jouirent des faveurs de Bonaparte. Par exemples, le contre-amiral Edouard Thomas de BurguesMissiessy, de Toulon, et le .simple capitaine au long cours Antoine Pérou, de Saint-Tropez.

Attaché à Paris, après son retour de l'émigration, au dépôt des caries et plans de la marine, puis nommé chef adjoint d'Elat-major à l'Ecole des constructions navales, le premier fut, en 1801, désigné à la fonction de chef d'Elatmajor de l'armée réunie à Cadix sous les ordres de l'amiral Truguet et, en 1F09, promu au grade de vice amiral (2).

Le second avait combattu à Toulon dans les troupes anglaises et reçu, à Londres, du gouvernement britannique, une pension de 1200 livres. Mais, avant sa fuite è l'étranger, il s'était distingué par un fait d'armes dans la mer Egée. Par une ruse, avec son seul équipage, il avait coulé un corsaire barbaresque. Il était entré triomphalement à Smyrne, avec les pirates prisonniers. Pour le récompenser, les autorités de

une yole et un petit canot, le tout portant mon nom. J'ai su qu'ils avaient été pris pour le service des escadres... ». D'autres demandes furent faites postérieurement en l'an X, l'an XI, etc.— Renseignements obligeamment communiqués par M. le marquis de Grasse, à Cannes.— Arcb. dôp. : L. 367; M (Liasses alpliab.) ; M (reg. des radiations définitives); Q. 1921, 2058; - Arch. comm. de Grimaud : GG 3 f 128.

(1) P. Cottin : Toulon et les Anglais.

(2) R. Reboul : Notabilités varoises ; — Arch. dép : L. 293, 349 ; Q. 1940, 2058.


- 125

la ville lui avaient remis une gratification et « des certificats les plus honorables ». Sur la proposition de Truguet, alors ministre de la marine, le premier Consul lui délivra un brevet d'officier de marine « afin d'exciter l'émulation des autres marins » (1).

* #

La plupart des privilégiés de haute noblesse ne réintégrèrent la France qu'en 1814, avec les Bourbons. Ils bénéficièrent de l'ordonnance suivante de Louis XVIH, en date du 21-24 août 1814 :« Toutes bs inscriptions sur les listes d'émigrés et encore subsistantes, à défaut d'élimination, de radiation ou d'exécution des conditions imposées par le sénatusconsulle du 6 floréal an X [26 avril 1802], ou a quelque aulre titre que ce soit, sont el demeurent abolies à compter du jour de la publication de la Charte constitutionnelle ».

Ils ne lardèrent pas cependant, après le retour de Napoléon de l'île d'Elbe, à repasser la frontière. L'Empereur, en effet, le 13 mars 1815, au moment où il reprenait a Lyon l'exercice de la souveraineté, publiait ce décret d'expulsion : « Tous les émigrés qui n'ont pas été rayés, amnistiés ou éliminés par Nous ou par les gouvernements qui nous ont précédé et qui sont renlrés en France depuis le 1er janvier 1814 sortirent sur-le-champ du territoire de l'Empire ». Mais ia défaite de Waterloo, le 18 juin 1815, leur permit enfin de revenir définitivement dans leur pays d'origine.

(l)Arch. dép. : E (Papiers de la famille Antiboui); M (Reg. B : Serments de fidélité à la Constitution de l'an VIII, n° 252) ; M (reg. D : Mainlevée des scellés.el séquestres, n°18); M (reg. des certificats d'amnistie, ir 15); Q. 205S.


- 126 -

Dès lors, ils y furent l'objet, eu même temps que d'autres émigrés déjà dans le royaume, de la sollicitude de Louis XVIII el de Charles X.

Louis-François-Joseph-Gabriel Luce de Gaspari-Belleval, de Grasse, ex major de dragons au service de la Polognej grand-croix de l'ordre de Stanislas, avail, en 1792, combattu sous les ordres de Condé el s'était, en 1795, distingué dans la division britannique de lord Moiray ; en 1796, à la suite de son mariage avec la fille du ministre plénipotentiaire de Prusse à Londres, il avait adopté la nationalité prussienne ; en 1799, il était ministre des affaires étrangères de Moldavie ; arrêts à Paris le 2fi octobre 1804 comme espion de la Russie et expulsé de France le 4 décembre suivant, il s'était retiré à Bucaresl (Roumanie). Rentré à Paris sous Louis XVIII, il fut retraité avec le grade de lieutenant-colonel et une pension de 1000 livres (1).

Pierre-Marie de Suffren, marquis de Saint-Tropez, chevalier de Saint-Louis, ancien colonel au régiment de Bassigny , maréchal de camp depuis 1814, présida en 1815 le Collège électoral d'Alais et fut fait pair de France la même année (2) ; Pierre-Paul-Ours-Hélion de Villeneuve, baron de Vence, colonel attaché au régiment de Royal-Pologne-cavalerie, fut également

(1) Détails obligeamment communiqués par M. Poupé, professeur d'histoire au Collège de Draguignan, qui prépare une étude sur ce personnage.

(2) Le chevalier do Courcelles : Dictionnaire historique et biographique des générauxjrançais; — A. Roberi, Bourloton et G. Cougny : Dictionnaire des parlementaires français ; — Al. de Mazas : Histoire de l'Ordre royal el milit lire de Saint-Louis.


~ 127 -

promu à la pairie en :815 el reçut le titre de maréchal de camp honoraire ie 17 juillet 1816 (1) ; Esprit-Bernard de Bovis, maire et assesseur du juge de paix de Lorgnes en 1791, chevalier de l'ordre du Lis en 1814, fut nommé sous-préfet de Grasse en 1816 . C2) ; Joseph- Barthélémy de Rafélis, comte de Brovès, officier avant la Révolution dans les escadrej des comtes d'Estaing et de Grasse, commandeur de Cincinnatus, fut élevé en 1816 au grade de contre-amiral (3) ; Elienne-Edouard -Louis de ColbertTurgis, marquis du Cannel-du-Luc, devint en 1817 inspecteur des gardes nationales du Var (4) ; Pierre-Louis-Jean de Blacas, seigneur d'Aups, ancien combattant dans l'armée de Condé et en Vendée, fui successivement comte, duc, pair de France, ministre d'Etat, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles - Lettres , ambassadeur à Rome en 1816 et principal ministre plénipotentiaire au Congrès de Laybach en 1820-1821 (5) ; Paul-Grégoire-Joseph de Lainbol, de Carcès, après avoir servi dans l'armée des princes, à Quiberon et dans l'armée anglaise, fut nommé aide de camp, secrétaire des commandements du duc de Bourbon, chevalier de Saint-Louis, de SaintGeorges de Russie, de Saint-Ferdinand d'Espagne et de l'Epée

(1) E. de Juigné de Lassigny : Histoire de la maison de V'illcncwie_

(2) R. Ruboul : Notabilités caroises.

(3) F. Mii-eur : Les décorés de Saint-Louis.

(4) R. Rehoul : Notabilités caroises.

(5) Le chevalier de Courcolles : Généalogie de la maison de Blacas (1825) ; — Rabbe, de Boisgelin et Saint-Preuve : Dictionnaire des contemporains ; — R, Reboul : Notabilités caroises.


- 128 -

de Sicile (\)\ Joseph-Hippolytede Giraud d'Agay,de Draguignan, ex-sous-tieulenanl au régiment de Guyenne, occupa les fonctions de secrétaire-payeur de la cassette de Charles X (2), etc.

Des prêtres et des bourgeois bénéficièrent aussi de faveurs. Thomas-Auxile de Pellicot, prieur-curé de Seillans en 1792, puis aumônier de l'armée de Condé, devint aumônier en chef de la Salpêtrière etchanoine honoraire de Notre-Damede Paris (3) ; Jean-Bapliste-Marie-Antoine de Latil, ancien vicaire général du diocèse de Vence, confesseur, puis premier aumônier du comle d'Artois, reçut en 1816 le litre d'évêque in partibus d'Amyclée ; en 1817, celui d'évêque de Chartres ; il fut élevé à la pairie le 31 octobre 1822, à l'archevêché de Reims en 1824 ; il présida la cérémonie du sacre de Charles X le 23 mai 1825, fut fait commandeur de l'ordre du Saint-Esprit et nommé cardinal et duc eu 1826 ; il suivit Charles X dans son exil après les ordonnances du 25 juillet 1830(4); Joseph-Nicolas Raynouard, de Brignoles, devint receveur particulier des finances dans sa commune natale (5); Joseph - César - Augustin Garciny, de Draguignan, homme de loi, ancien membre du Comité cenlral des sections dracénoise? , fut choisi pour présider la Cour prévôtale du Var (1816-1818) (6), etc.

(1} R. Reboul : Notabilités caroises.

(2, F. Mireur : Les décorés de Saint Louis.

(3) Abbé Laugier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(4) Arnaud : Statistique des départements français ou Biographie des hommes illustres; — R. Reboul : Notabilités oaroiscs ; — Abbé I augier : Le Schisme constitutionnel dans le Var.

(5) R. Reboul : Notabilités varoiscs.

(6) E Poupé : La Cour précôlale du Var (1816-1818).


— 129 —

La ville de Toulon se vit même octroyer par Louis XVIII des armoiries d'azur à la croix d'or, au chef chargé de trois fleurs de lis d'or, i'écuaccompagnéde la devise '.Fidélitéde 17'93. Plusieurs officiers de marine, tels Cazolle, capitaine de l'Arethuse, Féraud, capitaine du Puissant, Damblard de Lansinarlre, commandant du Tarleton, le comte de Grasse-Limermont, commandant de la '1'opaze, etc., en récompense de leur dévouement à la monarchie lors du siège, reçurent des pensions (1). De Grasse fut en outre nommé en 1816 contre-amiral honoraire (2). Edouard-Thomas de Burgues-Missiessy occupa sous la seconde Restauration les hautes fonctions de préfet maritime el de chef de la marine à Toulon ; en 1824, il devint vice-président du Conseil d'Amirauté (3). Son frère Joseph, ayant en 1814 présenté au roi une requête dans laquelle il rappelait « qu'il avait été assez heureux pour décider en grande partie l'élan des Toulonnais », fui promu vice-amiral (4). Un autre fidèle à la cause du trône, le simple bourrelier Jean-Baptiste Roux qui, dans la nuit du 12 au 13 juillet 1793, avait sonné la cloche de IVglise des Minimes pour assembler les sections fut félicité en 1816 par Chateaubriand et la duchesse de Berry de passage à Toulon et obtint l'année suivante Le cordon de Saint Michel (5).

(1) Cf. P. Cotliu : Toulon et les Anglais.

(2) Le comte de Grasse : La famdie de Grasse. (3; R. Reboul : Notabilités caroises.

(4) P. Cottin : Toulon et les Anglais. - O. teissicr : Armoriai de la ville de Toulon.

(5) Chateaubriand : Mémoires touchait t à la cie ci à la mort de Monseigneur le duc de Berry ; Z. Pons : Mémoires pour servir à l'histoire

S


- 130 -

A l'origine, la gratitude du gouvernement de la Restauration ne s'était donc traduite que par des décorations et des emplois publics distribués « selon le bon plaisir » à quelques personnages en vue appartenant surtout à la noblesse; bientôt, il songea à faire bénéficier les émigrés d'une réparation légale et générale du préjudice matériel qu'ils avaient subi.

de Toulon en 1793 ; — R. Reboul : Notabilités caroises ; — E. Poupe. Le fédéralisme à Hyjtres.


— 131

VIII L'INDEMNITÉ D'UN MILLIARD

Devenu roi sous le nom de Charles X, le comte d'Artois, ancien promoteur de l'émigralion, donna sans larder une preuve de sa sympathie à ceux qui l'avaient suivi à l'étranger. Le 27 avril 1825, au début même de la session législative, il faisait présenter par M. de Villèle, ministre des finances et président du Conseil, un projet de loi destiné à indemniser les émigrés de la perle de leurs biens vendus pendant la Révolution. Le prétexte invoqué consista dans la nécessité de rassurer les détenteurs de domaines nationaux contre les menaces de dépossession que les monarchistes ne cessaient de faire entendre. Mais ce projet ne satisfit ni la gauche, ni l'extrêmî-droite de la Chambre. La première vit en lui une sorte d'amende honorable de la nation aux émigrés, la seconde allégua qu'il n'y avait pas d'indemnité à payer, mais une restitution entière à faire à des citoyens victimes d'une spoliation. Le projet fut cependant adopté.

Aux termes de l'article 1, la loi affectait « 30 millions de rente, au capital d'un milliard, à l'indemnité due par l'Etat aux Français dont, les biens fonds, situés en France, ou qui faisaient partie du territoire de la France au 1CI janvier 1792, avaient élé confisqués ou aliénés, enexéculion des lois sur les émigrés, les déportés et les condamnés révolulionnairemenl ».


— 132 -

Elle déclarait cette indemnité définitive. Elle était complétée, quatre jours après, par une ordonnance royale, sorte de règlement d'administration publique, qui déterminait, de façon détaillée, son mode d'exécution.

Dans le Var, la première demande d'indemnité remonte au 10 mai 1825. Elle fut formulée par le comte LouisBalthazar-Alexandre de Pontevès, héritier d'un prêtredeGrasse(l). Les autres demandes se réparlissent au nombre de 767, de cette dernière date au 8 mai 1826(2). Le délai légal de recevabilité était, en effet, fixé à un an à compter du jour de la promulgation de la loi. Elles émanèrent des émigrés eux-mêmes ou de leurs héritiers et créanciers. Sur ces 768 requêtes, 275 se rapportent à des nobles dépossédés et 45 proviennent de créditeurs d'émigrés.

Toutes furent adressées au préfet et la plupart étayées des titres el pièces nécessaires pour établir la qualité des ayants droit. Rares furent les réclamants qui constituèrent des dossiers insuffisants. C'est que la majorité des demandeurs avait choisi un procureur-fondé, généralement un avocat ou un notaire de Draguignan.

Quand l'indemnité était sollicitée par l'ancian propriétaire, celui-ci justifiait de son identité avec l'individu dépossédé en produisant un extrait de son acte de naissance en due forme et. un acte de notoriété dressé devant lejugedepaix de son domicile et signé par cinq témoins notables.

(1) Arch.dép. : Q. 2058.

(2) Arch.dép. : Q. 2058,2059.


— 133 -

Si la requête provenait des légataires ou des créanciers de l'émigré défunt, les réclamants fournissaient, indépendamment de l'extrait de naissance de chacun d'eux, la copie régulière de l'acte de décès du propriétaire lésé et les documents permettant de fixer leurs droits à la succession ou à la créance.

Ces demandes furent toutes inscrites, à la date et dansl'ordre de leur arrivée, sur deux registres spéciaux cotés et paraphés par le préfet (l). Le premier en mentionne 390 du 10 mai au 29 octobre 1825, le second 378 de cette dernière date au 8 mai 1826. Ils constatent également, mais de manière sommaire, la suite donnée à chaque affaire jusqu'à sa conclusion. Ils sont très soigneusement tenus ; ils fournissent des renseignements précieux pour l'identification de nombreux émigrés.

Aussitôt après la réception el l'enregistrement des requêtes, le préfet transmettait celles-ci au directeur des domaines à Draguignan. Ce fonctionnaire dressait dès lors pour chacune d'elles un bordereau d'indemnité comprenant de façon très explicite le montant brut do l'actif et le montant du passif du propriétaire dépossédé. Il envoyait ensuite ces pièces au préfet qui les communiquait aux intéressés pour qu'ils pussent présenter leurs observations.

Après le retour de ces documents, le préfet, en Conseil de préfecture (2), procédait à l'examen des dossiers et statuait

V (l.) Arch. dé p.- : Q. 2058, 2059.

: - . (2) Ce conseil comprenait le préfetd'Auderi.c, président ; Brun-Favas, Joùffrcy et Fauchier, conseillers.


- 134 -

tant sur les droits et qualités des réclamants que sur les énoncialions des bordereaux et les observations reçues. Le nombre des avis motivés du Conseil, sous forme d'arrêtés transcrits dans quatre registres, s'élève à 1123, dont 220 du 22 août 1825 au 13 janvier 1826, 242 du 16 janvier au 19 juin 1826, 429 du 19 juin 1826 au 21 décembre 1827, 232 du 31 décembre 1827 au 22 octobre lb32 (1). La base de l'indemnité en capital était, dans tous les cas, le revenu des biens en 1790 multiplié par le coefficient 18.

L'instruction terminée, les dossiers complets étaient expédiés au ministre des finances qui les soumettait à son tour à la 5e section de la Commission générale de liquidation. Celte section, nommée par ordonnance royale en date du 812 mai 1825, se composait du duc de Narbonne-Pelet. ministre d'Etal, président; de Calemarl-Lafayette, député; du baron Camus-Dumartroy el de Blaire, tous deux conseillers d'Etat. Elle n'eut pas qu'à s'occuper du Var, elle liquida aussi les indemnités relatives à vingt autres départements (2). Elle

(1) Si ce chiffre dépasse celui des demandes, c'est parce que le mi nislre des finances réclama à. la préfecture des suppléments d'information. De plus, des arrêtés complémentaires furent pris à cause des réclamations en lésion résultant pour les ayants droit de la fixation de l'indemnité à un capital inférieur à 18 fois le revenu réel de 1790 (art. 36 et 37 du titre V de l'ordonnance royale du ler-6 mai 1825). (Cf. Arch. dép. : Q. 2n68, 2069, 2228, 2229 et Q. 2062 à 2066).

(2) Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Ain, Loire, Rhône, Hautes Alpes, Drôme, Isère, Ardèche, Gard, Lozère, Vaucluse, Basses-Alpes, Bouches-du- Rhône, Corse.


— 135 —

prit ses décisions généralement six à sept mois après l'arrivée des demandes au ministère, Elle ne rejeta que 53 réclamations émanant de fermiers de la régie générale qui prétendaient avoir été dépouillés de leurs charges par la Révolution ou de créanciers d'émigrés dont les titres justificatifs lui parurent insuffisants. Elle distribua dans le Var une rente totale 3 °/0 de 461 223 fr. 44 correspondant à un capital de 15.374.114 fr. 87 (1). Sur cette rente, elle accorda aux noblesou à leurs représentants 302.161 fr. 85 (capital : 10.072.061 fr. 98) cl aux non nobles ou à leurs héritiers 159.061 fr. 58 (capital : 5.302.052 fr. 89).

La moyenne générale des rentes touchées par chacun des privilégiés monte à

1.098 fr. 77 (capital : 36.22.Ï fr. 67) ; pour chacun des non privilégiés à

363 fr. 15 (capital : 12. 105 fr. 00); par chacun des bénéficiaires de l'indemnité (nobles et non nobles) à

646 fr. 87 (capital : 21. 562 fr. 33).

Les extraits d'inscription au grand-livre de la dette publique furent remis aux intéressés par les soins du receveur général des finances du Var.

Leur valeur varia évidemment en fonction du préjudice subi par la fortune immobilière des fugitifs au cours de la Révolution. Das émigrés reçurent de fortes pensions, d'autres de très faibles.

. fi),Ce chiffre a etj obtenu en additionnant les différentes indemnités signalées aux registres Q. 2058 et Q. 2059.


— 136 -

Les chiffres suivants fourniront quelques précisions sur ce point. Ils concernent les émigrés de la noblesse et du Tiers état ayant bénéficié du maximum et du minimum de rente viagère.

1° NOBLES (1)

a) Chiffres maxima

Louis-Henri-Joseph de Bourbon-Condé, prince du sang, propriétaire à Flassans, à Cotignac, à Carcès, à Tavernes,à SainteMaxime, à Roquebrune, au Revest (2) :

r = 27.863 fr.58 cap. =928.786 fr. 31 ;

Sauveur-Gaspard de Grirnaldi, marquis de Cagnes (3) : r = 11.262 fr. 93 cap. - 375.431 fr. 06 ;

Marie-Désirée de Glandevès, née de Roux, fille du marquis de

Brue, ce dernier armateur à Marseille (4) :

r = 10.982 fr. 35 cap. = 366.078 fr. S4 ;

Charles-Emmanuel-Marie-Magdelon de Vintimille, seigneur du Luc (5) .

r = 10.880 fr. 48 cap. = 362.682 fr. 99 ;

(1) Les ecclésiastiques sont rangés dans la catégorie de la noblesse quand ils étaient nobles, dans celle du tiers état quand ils étaient roturiers.

(2) Arch. dép. : Q. 20J8 n° 197 ; Arch. comm. de Tavernes : AA /Introduction) ; CC 18 (encadastrement des biens privilégiés); — de Flassans : BB 33 f• 2 ; — de Fréjus : I 2 ; — F. Mireur : Cahier des doléances de la sénéchaussée de Draguignan, p. 446.

(3) Arch. dép. : Q. 2058 n- 44.

(4) Arch. dép. : Q. 2058 n- 17.

(5) Arch. dép. : Q. 2058 n' 218.


- 137 -

Louis-Edouard de Colberl-Turgis, marquis du Cannet-duLuc (1);

r = 10.562 fr. 49 cap. - 352.083 fr. 30 ;

Charles-François-Gaspard-Fidèle de Vintimille, comte de Figanières et de Vidauban, et son épouse Anne-Marie-Madeleine Sophie Talbot de Tirconel (2) :

r = 10.432 fr. 04 cap. = 347.734 fr. 91 ;

Henry-Auguste-Alphonse de Castellane, seigneur de Tourves et de Rians (3) :

r - 10.204 fr. 80 cap. =: 340.160 fr. 25 ;

Alexandre-Bonavenlure de Rlacas, marquis de Garros (4) : r = 6.264 fr. 28 cap. = 208.809 fr. 37.

b) Chiffres minima

Charles-Nicolas-Ambroise d'Antrechaux , curé et vicaire perpétuel de Bras (5) :

r = 16 fr. 51 cap. = 550 fr. 37 ;

Honoré de Fanton-Thorenc, officier d'artillerie à Grasse (6) : r = 31 fr. 66 cap. := 1.055 fr. 65 ;

Pierre-Marc-Antoine-Bruno de Fabry, nommé député du Var en 1815 et en 1821 (7):

r = 43 fr. 30 cap. = 1.510 fr. ;

-: (I) Arch. dép. : Q. 2058 n. 124.

(2) Arch. dép. : Q. 2058 n- 165.

(3) Arch. dép : Q 2058 n" 281.

(4) Arch. dép. : Q. 2058 n' 63. V

(5) Arch. dép. : Q. 2059 n- 761.

(6) Arch. dép. : Q. 2058 n. 59.

(7) Arch. dép. ; Q. 2059 n- 475. — Manuscrit obligeamment commuT nique par M. de Fabry, inspecteur des finances, à Paris.


— 138 —

Emmanuel-François de Beausset - Roquefort, évoque de Fréjus(l) :

r = 87 fr. 77 cap. - 2.925 fr. 84.

2° TIERS ÉTAT

a) Chiffres maxima

Antoine Marcy, homme de loi à Grasse (2) :

r = 3.6G9 fr. 41 cap. - 122.313 fr. 96 ;

Guillaume Fédon, avocat aux Arcs (3) :

r = 3.421 fr. 89 cop. = 114.063 fr. ;

Jean-Baptiste-François Bastide, agriculteur à Hyères (4) : r = 2.061 fr. 63 cap. = 68.721 fr. 06 ;

Jacques Barlel, homme de loi à Grasse (5) :

r =.1.928 fr. 93 cap. ~ 64.297 fr. 67.

b) Chiffres minima

Joseph-Alexandre Clinchard, officier de santé à Solliès (6) : r = 1 fr. 55 cap. = 51 fr. 97 ;

Joseph-Alexandre Tourlour, prêtre à Flassans (7) : r = 4 fr. 84 cap. = 161 fr. 58 ;

Louis Banon, agriculteur à Hyères (8) •

r n: 4 fr. 93 cap. = 166 fr.

(1; Arch. dép. : Q. 20J9 iv 539.

(2) Arch. dép. : Q. 2058 ir 28.

(3) Arch. dép. : Q. 20)8 i>- 190.

(4) Arch. dép. : Q. 205S ir 300. .

(5) Arch. dép. : Q. 2059 n" 547, 564, 5(16. ((>) Arch. dép. : Q. 2059 ir 463.

(7) Arch. dép. : Q. 2^59 ir 738.

(8) Arch.dép. : Q. 2059 ir 51-1.


— 139 -

Jean Ourson, cuisinier au Cannel-du-Luc (1) : r = 7 fr. 81 cap. = 260 fr. 45 ;

Antoine-Barthélémy Pérou, capitaine au long cours à SaintTropez (2) :

r = 9 fr. 90 cap. = 330 fr. 28 ;

Honoré Alavenne, prêtre à Cabris (3) :

r =: 12 fr. 43 cap. = 414 fr. 50;

Pour connaître le montant delà pension viagère touchée par chacun des autres bénéficiaires de la loi de liquidation du 27 avril 1825, on pourra se référer à la liste des émigrés insérée ci-après.

(1) Arch. dép. : Q. 2058 n- 131.

(2) Arch. dép. : Q. 2058 ir 36.

(3) Arch. dép. : Q. 2058 tr 57


*- 140 —

IX CONCLUSION

Il résulte de cette étude sur Y Emigration dans le Var que le nombre des émigrés fut minime de 1789 à juin 1791, qu'il augmenta en 1792 pour s'arrêter au début de 1793, qu'il devint considérable, dans le mois de décembre de cette dernière année, à la suite de l'échec du mouvement sectionnaire et de la reprise de Toulon par l'armée de la Convention. L'émigration affecta surtout celte ville, foyer de l'insurrection fédéraliste, et les communes voisines. Elle diminue d'intensité à mesure qu'on s'éloigne du littoral et qu'on pénètre davantage dans la partie montagneuse du département. Les localités les plus frappées furent Hyères, la Seyne, Solliès, Ollioules, le Caslellet, le Beausset, la Valette, Brignoles, Draguignan el Lorgues. Celles qui ne furent en rien touchées, la plupart très petites, sont au nombre de 61 sur un total de 207 communes que comptait le Var. Elles se décomposent ainsi :

District de Barjoli, 9 (1) sur 27 ; id. de Brignoles, 2 (2j sur 22 ; id. de Sainl-Maximin, 7 (3) sur 20 ;

(1) Les Salles, Fabrcgues, La Bastidonne, Entrecasteaux, SaintJulien, Villeneuve Coutelas, Montmeyun, La Roquette, Bczauducu.

(2) Candumy, Forcalqueirot.

(3) Auriac, Brfie, Meinarguct-tos, Riboux, Ollières, Esparron, SaintMartin.


— 141 —

District de Draguignan, 11 (Y) sur 37 ;

id. de Grasse, 22 (2) sur 44 ;

id. de Saint-Paul, 7 (3) sur 19 ;

id. de Fréjus, 3 (4) sur 16. Tontes les communes des districts d'Hyères el de Toulon furent donc plus ou moins atteintes (5).

C'est une croyance généralement répandue que, durant la période révolutionnaire, seuls les nobles el les prêtres émigrèrent. Cette assertion est erronée, tout au moins pour le Var. S'il est exact que, par haine du nouveau régime, les privilégiés donnèrent les premiers l'exemple de la fuite à l'étranger, il est vrai aussi que bon nombre d'enlre eux ne passèrent point les frontières. En grande majorité, ils quittèrent simplement leur domicile pour aller se cacher à l'intérieur. On compte à peine une vingtaine de nobles qui s'expatrièrent de 1789 à 1791. D'autres, plus nombreux, s'exilèrent en 1792 et surtout en 1793 mais, pour les mêmes raisons qu'une multitude de gens du peuple, ils furent les viclimes des événements locaux de 1792 ou de la révolte monlagnarde de 1793. Les documents permettent

(1) Vérignon, Vidauban, Favas, Bargème, Brenon, Comps, la Martre, la Roque-Esclapon, Taradeau, le Thoronet, la Motte.

(2).Caussols, Gourdon, Biot, Mandelieu, Clermont, Cousegudcs, la Roque-Esteron, Auribeau, Sartoux, Mouans, Salagriffon, Châteauvieux, Briançonnet, Cailles, Gars, le Mas, Saint-Auban, Val de Rourel Escragnoles, le Rouret, Saint-Cézaire, le Tignot.

(3) Bezaudun, Dos Fraires, Villeneuve, Roquefort, Courmes, la Gaude, Saint-Jeannet.

(4) Le Plan de la Tour, le Puget, la Molle.

(5) Les districts d'Hyères et de Toulon contenaient respectivement 9 et 13 communes, la plupart assez peuplées.


— 142 —

d'évaluer è 374, à 335 et à 4622, les chiffres respectifs des membres de la'noblesse, du clergé et du tiers état qui abandonnèrent la France pendant la Révolution. Parmi ces derniers, on relève 643 militaires (1) (officiers, sous-officiers, soldats, employés des services divers de la guerre el de la marine, etc.), 90 bourgeois, 267 personnes exerçant une profession libérale (avocats, notaires, médecins, chirurgiens, apothicaires, elc), 87 fonctionnaires, 451 agriculteurs, 963 artisans ou ouvriers, 339 commerçants, 1810 individus sans indication de qualité ou de profession, y compris les femmes et les enfants (2).

Le nombre global des émigrés du Var s'élèverait donc à 5.331. Mais, quoique considérable, il est bien inférieur à la réalité (3).

(1) Bien entendu, les officiers nobles ne sont pas compris dans ce nombre.

(2) La plupart des émigrés dont la qualité ou la profession n'est pas indiquée semblent être des cultivateurs, à cause de leur domicile situé généralement dans une commune rurale.

(3) On sait que la population de Toulon, de 28000 habitants en 1790 s'abaissa à 6 à 7C00, fin décembre 1793 (a) ; lord Hood affirma que 14877 personnes avaient fui par les escadres anglaise, espagnole et napolitaine (b) ; on pluviôse an II (janvier-février 1794), l'agent national du district de Toulon écrivit que la population d'Oïlioules était tombée de 30G0 ù 15 ou 1600 habitants et, en frimaire an III (novembredécembre 1794), que le quart de la population du district, soit 58118 habitants : 4 = 14529 habitants, avait émigré (c) ; un suspect, interrogé à Barjols le 25 ventôse an II (15 mars 1791), déclara que 8 à 90^

Hyérois étaient allés, en août 1793, s'enfermer dans Toulon (d). .

(a) E. Poupô : Lettres de Barras et de Fréron en mission dans le Midi. Barras à Moyse B;iyle : « La population de Toulon est réduite à six à sept mille âmes par l'émigration. » (19 nivôse an II) (8 janvier 1794) (p. 130).

(b) Moniteur (Réimpression p. 549,).


143

Il y a lieu d'accepter le témoignage de Ricard, commissaire du Directoire exécutif dans le département (1), qui, le 24 frimaire an VI (14 décembre 1797), fournissait au minisire de la police générale le chiffre de 10000 fugitifs au minimum. De plus, la presque totalité de ceux-ci appartint au tiers état.

En. outre, sous Charles X, les membres des anciens ordres privilégiés ne jouirent pas exclusivement du bénéfice de la loi d'indemnité. Les émigrés du Tiers reçurent aussi leur quotepart de la rente distribuée dans le département ; il leur revint même plus de la moitié de la pension allribuée à la classe titrée(c)

titrée(c) dép.: L. 1767.

(d) Arch. dép. : L. 204. — Il y a lieu de retrancher de ce chiffre uu petit nombre d'H yérois qui s'échappèrent de Toulon lors de l'entrée des Anglais dans cette ville (Cf. Denis et Chassinat : Hyères ancien et moderne, p. 128).

(I) Arch. dép. : L. 163.— Faucliet, préfet du Far, dans sa Description abrégée du département du Var en l'an /A'(Arch. nat. : A D. XVI. 78) prétendit cependant que les événements de Toulon firent perdre au département 4000 personnes, le manque de travail à l'arsenal, 30GO, l'émigration, 400, en tout 7400. Comme on le voit, son chiffre est bien au-dessous de la vérité.



STATISTIQUES


î

CD I

Statistique par districts des émigrés inscrits sur les listes-imprimées en distinguant les hommes et les femmes, abstraction faite des doubles emplois (1).

niQTRirTc lre LISTE 1er SUPP 1 2" SUPP 1 3e SUPP' 4e SUPP 1 5e SUPP 1 6e SUPP 1 TOTAL H I F H | F H F H F_ _H F_ _H_ F H F

Barjols 16 1 » » 9 » » » 51 1 » » 1 » 79

Brignoles.. ..35 1 » » 13 » 1 » 123 16 » » 6 4 199

Draguignan 22 3 » » 10 1 » > 153 29 » » .1 » 219

Fréjus 22 3 1 » 12 4 » » 49 7 » » >» » 98

Grasse 41 1 » » 55 10 » » 23 4 » » 20 » 154

Saint-Maximin.. 18 » » » 24 3 » » 44 3 » » 4 » 96

Saint-Paul 15 6 » » 16 1 » » 26 6 » » 1 » 71

Sollièsou Hyères 10 2 » ■ » 4 » 1 » j 201 67 » » 22 4 311

Toulon oauBeaasset 36 1 (3 1 20 4 79 12 \ 517 107 1 » 642 157 | 1583

Totaux 215 ' 18 7 1 163 23 81 12 1187 240 1 » 697 165 2810

j Totaux par listes 233 8 186 93 1427 1 862

Total général des hommes 2351

— — femmes 459

Total général des émigrés 2810

s* ^ », K

"ri11

^■5 5.5

i s. »! .

■r. ~9 à ». §i :"»£*-§

> S S-a i:

•."Ut-;

^•■S Ï S S-ï ? 1 r^ £ ^ ». i--- ». ? .'s^

■« <=•.»■ S »- *.-.■:§ •s 5 s »:-s


■ ■ — 147 - STATISTIQUE DES LIEUX DE DÉCÈS (1)

Prévenus d'émigration décédés à l'étranger ITALIE

Venise. 3

Bologne 5

Savone 2

•Florence 2

Port-Maurice 1

Turin 4

Gênes 3

Porto-Ferrajo (île d'Elbe) 13

Alexandrie 1

Garezio (Piémont) 3

Monreale (Sicile) 1

Livourne 31

Orméa (Ligurie) 1

IMse 7

Vigone (Piémont) ....... 1

Rome • 2

Sospello (nord de Nice). 1

; Total à reporter 81

t

REPORT 81

Nice 1

Diano (Ligurie) 1

Coni , 1

Tortone 1

Brese (Piémont) ' .. 1

Rimini 2

Naples 4

Fossano (Piémont) 1

Lerici (Ligurie) 1

Ferrare 1

Oneille 3

Pulveriso (?) 1

Crémone 1

Lodi ... 1

Asti • 2

Aquaviva (Toscane) .... I

Armée d'Italie 4

Sans désignation précise

de lieu 3

TOTAL 111

(1) D'après la liste qu'il m'a été possible d'établir.


— 148 - ESPAGNE

REPORT.... 39

Carlhagène 33 Séville 1

Tolède 1 Le Ferrol 1

Barcelone 3 Fighiera 1

Madrid 1 Sans indication précise

Malaga 1 de lieu 1

Total à reporter .. .. 39 TOTAL 43

ANGLETERRE

REPORT 6

Romsey (comté de Hantz) 3 Londres 1

Soulhampton 2 Hardway 1

Winchester i Sans indication précise

de lieu .... 2

Total à reporter 6 T0TAL 10

ILE DE MALTE Malte 1

FRIOUL

Gorizia.., 1

Udine 1

TOTAL 2

DALMATIE Fiume 1


— 149 —

CORSE

Saint Florent 3

Baslia H.

Olelta 1

Calvi 1

TOTAL 16

GIBRALTAR Gibraltar 5

RUSSIE Moscou 2

AFRIQUE

Ambri (côte d'Angola) 1

Alexandrie 0

Da miette 1

Aboukir (bataille d') 3

TOTAL ■ 11

ALLEMAGNE Sans désignation précise de lieu 1

AMERIQUE Sans désignation précise de lieu. 1

EN PLEINE MER Méditerranée 8

SANS DÉSIGNATION DE LIEU Etranger • 5

Total général des émigrés décédés à l'étranger 217


- 150 — Prévenus d'émigration mis à mort (1)

1° Sans jugement à Toulon

District de Barjols »

— — Brignoles 1

— — Draguignan 5

— — Fréjus 1

— — Grasse »

— — Saint-Maximin I

— — Saint-Paul-du-Var »

— — Solliès (ou d'Hyères) 11

— — Toulon (ou du Beausset).. 280

TOTAL 299

2° A la suite d'un jugement de la Commission révolutionnaire

de Toulon

District de Barjols 2

— — Brignoles 7

— — Draguignan. 4

— — Fréjus »

— — Grasse . 3

— — Saint-Maximin . »

— - Saint-Paul-du-Var 3

— — Solliès (ou d'Hyères) 7

— — Toulon (ou du Beausset).. 264

TOTAL 290

(1) Bien entendu, on ne signale que le nombre des exécutés desquels on connaît les noms.


— 151 —

3° A la suite d'un jugement de la Commission militaire de Toulon

District de Barjols 2

— — Brignoles.. 9

— — Draguignan 1

— — Fréjus, »

— — Grasse 3

— — Saint-Maximin ,. . 6

— —Saint-Paul-du-Var 1

— — Solliès (on d'Hyères) 22

— — Toulon (ou du Beausset). 53

TOTAL 97

4° A la suite d'un jugement du Tribunal révolutionnaire de Grasse

TOTAL 11

Total général des émigrés exécutés dont on connaît les noms 697


- 152 -

STATISTIQUE DES PROFESSIONS W

(1) Comme précédemment, d'après la liste qu'il m'a été possible d'établir.

— Les noms des chefs-lieux de canton sont imprimés en petites capitales.

— Les officiers comprennent ceux de l'armée de terre ou de mer, nobles ou non nobles. Les autres militaires désignent les officiers de la marine marchande, les sous officiers et les soldats, tous les employés de l'armée de terre, de la marine, des services annexes, de la marine marchande, etc.

Dans les professions libérales on a compté les médecins, chirurgiens, apothicaires, hommes de loi ; dans les artisans et les ouvriers, tous les travailleurs manuels à l'exception des cultivateurs ; dans les personnes sans profession, les femmes et les enfants.


- 153 -

DISTRICT DE BARJOLS

Communes £ o S S S I 2 1 o o s! ^

. par Cantons o, ^-ëWgogsSgg^H

P-i l <| j PQ pL, " w < '-, «

■' ^~ ~|~~~ ! """

AIGUINES 1024 » 1 ! » , » » i | »' » ■ 1

Les Salles .... 352 « » » » » » » ' » » , »

AUPS 3008 3 3 2 » 1 1 » 2 » 9 21

Fabrègues 23 » o » ' » » » • » • » »

Sillans 405 » » 1 » » » » $ « 1 2'

BARJOLS 2894 4-56,1» » 5 1 4 26

La Baslidonne. 60 • • » » » > » , » » »

Châleauverl 202 1 » » » » » » » i » 1

BAUDUEN 863 » 1 B » » » » » D l 2

Baudinard..... 326 ».»»,»»»»» 1 1

COTIGNAC . . . . • 3232 3 1 i j », l 2 » 3 12

Fox-Amphoux . 576 1 » » » » 1 » » ■ » 2

ENTRECASTEAUX 2132 »»»»»>•»,»,»

GINASSERVIS... 806 » » ! » » » » 1 » » » 1

Vinon ... 1003 » » » » » » » » » 1 1

SAINT-JULIEN .. 1454 »»»„»»»»»»»

Artignosc ..... 459 1 »!»„»» », » » 1

Moissac 250 » » 1 „ » « » » » » 1

RÉGUSSE 641 » 1 » » » , » , » 3 4

Villene-Con fêlas 87 »■> ,»»»»>»»*

Montmeyan.... 708 » » » ,,»»»•»,•

La Roquette ... 20 »»»,»»»»»» •

Pontevès 556 » <> » I » » > t » » 1 1

TAVERNES . ... 1409 »»»»»»» 2 » 1 3

Bezauduen .... 104 »»»,,»»»,»» »

VARAGES 1296 » 1 2 » 2 » » » » 3 8

L.A VERDIÈRE . 1666 » 2 », 1 ». » 3 i 4 10

Totaux 25556 13 1S 13 1 5 2 2 14 1 32 98


- 154 -

DISTRICT DE BRIGNOLES

^ <—< GO û • • t> ^ «

Communes 5 .S 2 S I â â I ° | Û 3

par Cantons p, «"tfWoogrg-tog&H

BESSE 1546 » 1 3 » » 1 2 » » „ 7

Flassans 905 » » 3 » 1 » • 1 » » 5

BRIGNOLES bOOO 8 3 9 8 8 2 4 18 6 19 85

CABASSE 1460 » i 1 », » 1 1 1 1 5

Candumy 103 »«»»»,»» » » »

Carcès .' 1890 1 1 , » 1 • » » » 2 5

CAMPS 1102 » » » » » 1 » 0 » 3 10

La Celle 630 » » 2 » » » » » » l 3

CORRENS 1520 2 » b » 1 » » 1 » 5 14

Montfort '.'25 t » » » » \ », » » 1

FORCALQUEIRET. 203 »»»•»»»» » „ »

Rocbaron 260 > » » » » , » 1 » » 1

Ste-ANASTASiE . 450 » « » » , » » 1 » 3 4

GARÉOULT 735 I»l»1„32l5l4

Néoules 460 0 » », 1 , » 2 » » 3

Gonfaron 1000 » » » • 1 » 3 3 1 5 13

PIGNANS 2236 » 1 4 » 4 » 8 8 1 14 40

Méounes 1129 . » 2 » » 1 1 3 1 5 13

ROQUEBRUSSAN 6 1482 • 1 1 2 1 » 3 13 » 6 27

SIGNES 1780 » » 4 • 1 , 2 2 » 4 13

LE VAL 1703 » » 3 » 1 » 1 2 » 1 8

Vins 531 1 » » » « » » » » » 1

Totaux 27050 13 7 38 1.0 21 6 28 64 11 74 272

I \ i


- 155 —

DISTRICT DE DRAGUIGNAN

05 . en ^ . -™ JS ri -P > ù" •? S

Communes S 2 S 5 ° -2 2 > o * SS a

F-I .2 1* o ho-* 3 . »=oo

par Cantons g, § ^ §^ § s t g ".^

_^__ (g _ Z H^ h ° ^ o^

AMPUS 963 » » » », , » 1 » 4 5

Tourtour 766 » » » » , » » 1 » » 1

Vérignon 83 »»»»»»»»»» »

LES ARCS 2163 » » » » 3 » » » ,36

Trans 1238 » • » » » » » » » 1 1

Vidauban 1356 »»»»»,»»•• »

BARGEMON 1700 1 » 3 » • » » 1 1 > 6

Claviers. 1201 » » » », 1 1 2 , 5 9

Favas' 35 » » »»,»»» » » »

CALLAS 2095 » 2 1 » 2 , 6 7 » 12 30

Châteaudouble. 968 1 » » », » » » » n 1

Figanières 1264 1 4 , », 1 » 5 » 7 18

Montferrat 695 » » 1 » » » » > » 1 2

Bargème 355 »•»»»»»»»»•

La Bastide 201 » » » » » » » » B 1 I

Le Bourguet... 157 » » 1 p , » » », 1 2

Brenon 117 » »»»,»»»,»»

Brovès 300 1 »»,»»» » • » 1

COMPS 713 »»»»,»»»»»»

La Martre 334 » » » •»»»»»» »

Roque-Esclapon 334 » », » » t » » » » »

Trigance 718 » » 1 » 1 , » « ,13

DRAGUIGNAN .. 6247 13 1 12 » 13 » 1 2 3 25 70

•FAÏENCE 2638 » » 1 1 1 , 2 3 , 5 13

Mons 1046 1 » 1 »»»»»» 1 3

Seillans 2241 » » 5 • 1 » » » » 1 7

Tourrettes..... 642 » » 1 , 1 » », » » 2

LORGUES 4871 33725.493 23 59

Taradeau.. . . 347 »»«»».»»»;»»

Le Thoronet .. 685 »»,»»»»»»»»

Le Cannet.. .. 933 1 » » » » » » » » 2 3

LE Luc 3051 1 2 » » 3 » 1 6 1 6 20

La Motte...... 652 »»»•»» » » » » »

LÉ MUY 1531 »»»»»»» 1 » 1 2

Flayosc 2833 1 » 1 » » » » > » 1 3

SALERNES 2328 » » », 1 » » » » » 1

Villecroze 1105 » » 1 » » » » » » 1 2

Totaux 48916 24 12 36 3 31 2 15 38 8 102 271


— 156 -

DISTRICT DE FRÉJUS

(05 m 'S ' •- *B a -n> g .g"

Communes I S S a » S 5 .2 ^ o S sj -j

par Cantons S. § S | g ^e g ^ s "îî^

tg j h ij p«: ,

1

CALLIAN 1823 » i 1 » 1 » », » I 3

Montauroux . .. 1141 2 » » » » » « » » 1 3

Bagnols 830 » , 2 » • » » » » » 2

FRÉJUS 2334 1 » 8 » » 1 » » » 12.22

Saint-Raphaël . 649 » 1 » » » » » 1 » » 2

Garde-Freinel.. 149! »' « ' 2 o » » I » » 1 4

GRIMAUD 1104 I 1 « » » » 1 1 » 3 7

Plan-de-la-Tour 1300 » » » o » » » » > » s

Sainte-Maxime. 1030 » 1 2 » » » » » » 1 4

Le Pugel 952 »»»»»• » » » » » o

ROOUEBRUNE. .. 1629 » 1 » » » 1 » 2 » 4 8

Cogolin 9681 » 3 » » I » » I « » 5

Gassin 424 » 3 »»»»«»» 1 4

La Molle 210 » » » » » » > » » » o

Ramatuelle ... 527 1 1 »»»»»»» I 3

SAINT-TROPEZ.. 3629 11 17 7 t. 4 i 12 2 13 58

„„ ___ __; _..._ . ._

Totaux... . 200G1 16 28 22 » 6 3 3 7 2 38 125


. — 157 —

DISTRICT DE GRASSE

o _; \ w \ C. . . ± ■ =

® m ■" .« ] 4g fj -P g °" 2 g

Communes S S 9 .£ S .-5 .2 £ © » s'Ê ^ 'o S bort-p-j- J ;i i

par Cantons g, | ^ | I 'S g s ï | H ê

_£_ _ A — J5. J. ±. il A il £1 __ '

ANTIBES 4114 5 » 4 » 1 1 • » » 6 17

LE BAR • 1206 » », » » 1 » » » 2 3

Caussols 19 » » " » » f » » " » »

Cipières 986 »»»»,» 1 » » » 1

Gourdon 291 » » » » » » » » » D »

BIOT 1OO0 , x> » i » » » » » » »

Vallauris 1484 » 1 1 » » » » » » 1 3

CANNES 2616 »» j » » » 1 » » » 1 2

LeCannet... . 1189 » » ! 1 ! » » » » » » » 1

Mandelieu.... 50 f » » » j » » » • » » »

Pégomas 453 » »»»»»»1»»1

CHATEAUNEUF.. 1132 » » 1 » » » » » » » 1

Clermont 30 » » » » » » » » » » »

Opio 374 » B 3 » 1 » » » » » 4

Valbonne 960 » » 1 » » » » » » » 1

CONSEGUDES. ... 252 »»»»»>»» » » »

Les Ferres .... 300 « » », 1 « » » » 1 2

Roque-Esleron. lt'8 » » » » j .»»»■»» »

GRASSE 11875 8 1 41 2 ; 10 1 1 3S 2 24 118

Aui'ibeau 554 »»»»I»»»J»I»

MOUGINS 1500 »»»»j»»i»l»2

Mouans 438 »»»»»»»»»»»

Sarloux 152 » » » » j » » » » » » »

La Roquette.. *25 » • 1 » | »■ » » » » » 1

Collongues 163 » » » » j » » » » » 1 1

LES MUJOULS... 230 » » 1 » \ » » » » » » 1

Salagriffon 162 » » » j » » » » » » » »

Aiglun 245 »»!»»» » » » » 1

Amirat 871 »>»»»»»»» 2 -2

Andon 139 » » 1 » » » » » » » 1

Briançonnel ... 495 » » » » » » n « » » »

Cailles 195 »»»*■«»»»•»»

Châteauvieux .. 102 »»•»»»»»»»»

Gars . : 240 »»»»,»»»»»»

Le Mas.. 4-70 *»»!.»»»»»»,

Sa.inl-Auban .. . 607 » » » » » .» , » » » »

SÉRANON 357 »»»»,»» 1 » » l

Val.de Roure . . 339 » » » » I » » » » » » »

Cabris... 1800 » » 2 » j 1 » , » » » 3 .

Escragnolles ... 346 » » » » ! , » » , » » »

Le Rouret ... 86 a » » l » » » » » » » »

Sainl-Césaire . . 2091 » » » j » » » » » .» » »

SAINT- VALLIER 538 » »' » » 1 » » » » » 1

Le Tignet... .. 151 » » » l » » » » » » » »

Totaux 4015113 2 |s.S i 2 ' 15 4 3 30 3 38 168

! i I I 11


- 158 -,

DISTRICT DE SAINT-MAXIMIN

g m •■= . .2 i à J > o-lg

Communes rn 2<B?ËÏ-->023!J_S

par Cantons \ g | I g <S I g | I i| *

a, < __£«_—. ;2L H_

Auriac (?) » » » » » • » » » » '

BRAS 1058 1 » 2 »»».»»» 3

Bruë 324 »»»»»•»»»»»

Meinarguelles.. (?) » » » »•»»»•»»

NANS. 744 • «l»»»»»»l2

Riboux 44 •»»»>»'>>> '

Ollières 324 • »»»»»»»»»*

Pourcieux .. .. 601 • » 1 » » » » 2 » 3 6

POURRIÈRES 1766 » 1 3 » 3 » 5 4 » 3 19

Arligues 3i5 » » 1 » » » 2 » » , 3

RIANS 315.1 2 » 7 2 1 1 3 2 1 5 24

Mazaugues .... 472 » • » » » » » » • 1 1

UOUGIERS 805 » » 4 , » » » , , , 4

Esparron 569 »»»»»•»» » > »

SAINT-MARTIN . 464 »>»»»»»,»»»

Sei lions 347 » » » » 1 », » » » 1

SAINT-MAXIMIN. 3899 2 » 13 », 1 » 2 » 7 25

TOURVES Ï722 1 » 9 , 1 , 6 10 , 5 32

Le Plan d'Aups 89 » » • * 1 » » » » 1 2

SAINT-ZACIIARIE 1517 » 1 2 » | » 2 2 » 2 H)

Totiux 19213 6 2 43 2 8 ' 2 18 22 1 28 132


- 159 —

DISTRICT DE SAINT-PAUL "

1 ^^--s^d^êfrlg

Communes S v n $ ° £ ° g O v 3l -3

par Cantons | g ^ H H 8 " ^ 1 «ï h

s, __A fL&Ii—A — ™ —

Bezaudun 237 »»»»»»»»»»>

LE BROC 876 3 »»»»»»»»» 3

Carros .. ... 636 » » 2 » » » » » » I 3

Dos Praires.... 156 »»»»»»»»»» »

Gattières 600 1 » 1 » » » » » » 1 3

CAGNES 1410 1 » 2 , » » » » » 6 9

Saint-Laurent.. 450 »,»»»»»»»» 2 2

Villeneuve 419 »»»,»»»»»»»

Boyon 190 » » 1 » , » » » » » I

COURSEGOULES . 579 » » 2 » 1 » » • » » 3

Gréolières 8' 8 » » 1 » » » » » » » 1

La Colle |:)2'i » » 2 1 » » » » » 1 4

Roquefort 612 » »»»»,»»*»>

SAINT-PAUL.,.. 11111 «3», • » » » 3 7

Courmes 214 » » » » » » , » • , »

La Gaude 629 » »»»»»•»,»,

Sajnt-Jeanriet .. 1009 » » »»»,»»»» »

Tourelles-Vence H'i7 » » I • » » • 2 » 2 5

VENCE I Ï579, 2 1 |2I , 1 1 » 2 » 10 38

I r

Totaux .. 15027 8 1 36 1 2 1 » 4 , 26 79


— 160 — DISTRICT DE SOLLIÈS OU D'HYÈRES

Communes S SH^S^SgoSs"»^

-4 '3 S -3 g> - "-g .5 . g?£ -g

par Cantons tu £-5HgtSgs^|gStH _ <£ ° j « _& £ Q JjI*

BELGENTIER. .. 1210 », » » 2 » » 5 » 10 17

BORMES 1309 » 2 1 » s 1 » 3 » 6 13

CARNOULES 919 2 • 2 » s » » » » » 4

COLLOBRIÈRES.. 1350 » 1 4 » » » » 1 » > 6

CUERS 4215 » 2 4 3 2 » 8 12 2 14 47

HYÈRES 69'6 18 8 2 5 15 3 30 66 14 136 297

PlF.RREFEU 855 » >: t s 1 » » 1 * 8 10

LE PLGET 1471 » I », 1 », « I 2 5

SOLLIÈS 599! 2 5 9 2 11 2 57 42 7 107 244

i j

Total 24256 22 19 22 10 32 G |95 129 25 283 643


- 161 - DISTRICT DE TOULON OU DU BEAUSSET

05 « "3 -rt >oe rt -p 5 °" ~o

.Communes S S « % S g -2 g O | |'| -3

^ 0<DoïT ° "^ m 2 eo O

par Cantons | | g S ,J ^ | g * J j} *

P^BEAUSSET .. 3060 1 4 7 7 6 1 57 21 7 20 131

LACADIÈRE... 4324 » 3 2 1 1 1 18 14 2 19 61

LÉ CASTELLET . 2013 1 . 1 2 5 » 89 16 4 28 146

LA GARDE 1824 2 1 » » » » 2 » 1 6 12

LaValelle 2120 » 3 -| • 4 ï 23 48 H 32 104

Bandol 1217 6 13 • 2 2 1 2 { » 5 32

SAINT-NAZAIRE. 201)8 2 8 » 1 1 » 1 1 » 6 20

Èvenos 521 » 2 . » 1 » 2 2 » 4 11

QLLIOULES. ... 2910 » 4 5 1 13 1 50 47 8 78 207

LA SEYNE S'35 7 58 3 2 13 3 7 49 5 115 262

Sïx-Fours .... 2478 » 7 » 1 1 » 1 6 2 2 20

Le Revest 657 » » » 1 » » 5 5 1 6 18

TOULON 2986* 233 432 48 43 100 52 30 465 248 868 2519

Totaux. . . 58119 2b2 535 67 61 147 61 287 655 289 1189 3543


- 162 -

STATISTIQUE DES PROFESSIONS

Récapitulation générale

— -

DISTRICTS ~ 'S « o * ? | „■ S ï* ^

&_ZA-.3_A — — Ji — —

Barjols 25556 13 15 13 1 5 2 2 14 1 32 98

Brignoles.... 27050 13 7 38 10 21 6 28 64 11 74 272

Draguignan.. 48916 24 12 36 3 31 2 15 38 8 102 271

Fréjus 20061 16 28 22 » 6 3 3 7 2 38 125

Grasse 40151 13 2 53 2 15 4 3 30 3 38 168

Saint-Maximin 19213 6 2 43 2 8 2 18 22 1 28 132

St-Paul-du-Var 15027 8 t 36 1 2 1 » 4 » 26 79

Solliès ou

Hyères 24256 22 19 22 10 3i 6 05 129 25 283 643

Toulon ou le

Beausset 58119 252 535 67 61 147 01 287 6n5 289 1189 3543

Totaux pour le

département. 278359 367 621 335 90 267 8? 451 963 340 1810 5331


163 -

STATISTIQUE PAR ORDRES

DISTRICTS Noblesse Clergé Tiers Etal

Barjols 11 13 74

Brignoles 24 38 210

Draguignan G4 36 171

Fréjus 19 22 84

Grasse 2G 58 84

Saint-Maximin. 21 43 68

Saint-Paul-du-Var 11 36 32

Solliès ou Hyères 34 22 587

Toulon ou le Beausset... . 164 67 3312

Totaux pour le département. 374 335 4622


164

SECONDE PARTIE

Liste nominative des prévenus d'émigration

INDICATIONS PRÉLIMINAIRES

Classement des prévenus d'émigration. — Par communes, conformément aux divisions administratives en usage de 1790 à l'an III et suivant l'ordre alphabétique. Le chiffre de la population indiqué est celui de 1790; il suit immédiatement le nom actuel ou le nom révolutionnaire de la commune.

Ordre des renseignements fournis. — Nom, prénoms, lieu de naissance, âge au moment de l'émigration, qualité ou profession, lieux des biens séquestrés ou vendus, dates de l'inscript on sur les listes imprimées, lieux de résidence soit à l'étranger, soit à Toulon pendant l'occupation anglaise; autres détails biographiques, montant de la rente accordée sur l'indemnité d'un milliard, références. Les émigrés inscrits sur la première liste et ses six suppléments ont leur nom en italique. Ceux dont le nom est précédé d'un astérisque sont propriétaires dans la commune de leur résidence; quand ils sont propriétaires dans d'autres communes, il en est fait mention.


— 165 -

Abréviations des références. —

a) Archives départementales du Var

E. Première liste imprimée E3 3e supplément

El Premier supplément à E4 4a — cette liste. £5 5e

E2 2° supplément gg gB

E7 Addendum aux listes imprimées (demandes en radiation, décrets du Corps législatif, arrêtés du Comité de législation ou du Directoire exécutif prononçant la radiation ou le maintien définitif des noms d'un certain nombre d'émigrés sur les listes officielles, dates des jugements rendus par les tribunaux criminels, révolutionnaires ou populaires et par les commissions militaires à l'encontre d'émigrés, de prêtres déportés ou reclus, etc.).

L Série L

M. — M (Liasses alphabétiques)

Ml .... — M (Registre A : Emigrés décédés)

M2 — M( — B : Serments de fidélité à la Constitution de l'an VIII)

M3 — M( — C : Attestations sur les émigrés)

M4 — M( — D : Mainlevée des scellés et séquestres)

M5 — M( — des radiations définitives)

M6 — M( — des certificats d'amnistie)

Q - Q

G Archives du greffe du tribunal de première instance

de Draguignan déposées aux archives départementales du Var.


— 166 —

b) Bibliothèque municipale de Draguignan (manuscrits et imprimés consultés)

B. M. 60 Liste manuscrite des officiers de marine ayant fui à l'étranger avec les Anglais lors de la reprise de Toulon.

B. M. 99 Notabilités varoises (manuscrit) (R. REBOUL).

A Généalogie de la maison de Blacas (1825) (CHEVALIER

DE COURCELLES).

Al Généalogie historique des Sabran-Ponlevès (Armoriai de France)

A2 Invenlairedu fonds Grimaldi-Régusse (G. LAVERGNE).

A3 Dictionnaire historique et biographique des généraux

français (1823) (CHEVALIER DE COURCELLES).

A4 Dictionnaire des parlementaires français (A. ROBERT,

E. BOURLOTON, G. COUGNY).

A5 Généalogie des Caslellane (manuscrit) (sans nom

d'auteur).

A6 Les Evêques de Fréjus du XIIIe siècle à la finduXVHP

siècle (H. ESPITALIER).

A7 Chronologie des officiers des Cours souveraines de

Provence (DE CLAPIERS, DE BOISGELIN, CORTEZ).

A8 Liste des gentilshommes de Provence qui ont fait

leurs preuves de noblesse pour avoir entrée aux Elals tenus à Aix de 1787 à 1789 (GODEFROY DE MONTGRAND).

A9 Histoire civile et religieuse de Grasse (ABBÉ LATIL).

A10 Hyères ancien et moderne (A. DENIS et CHASSINAT).

AH .... Généalogie de la maison de Forbin (BARON DU ROURE).

Al2 .. . Nobiliaire universel de France (DE SAINT-ALLAIS).

AI3 .... Notes historiques surles rues d'Hyères (JULES ICARD).


AI4.... Histoire de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis son institution en 1693 jusqu'en 1830 (ALEXANDRE DE MAZAS).

Ç. Toulon et les Anglais en 1793 (PAUL COTTIN).

Cl Révolution de Toulon en 1793 pour le rétablissement

de la monarchie (GAUTHIER DE BRÉCY).

C2.. i... Les Combattants français de la guerre américaine (1778-1783) (MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES).

C3...... Dictionnaire des contemporains (RABBE, DE BOISGELIN

et SAINT-PREURE).

C4. Après le siège de Toulon (R.VALLENTINDU CHEYLARD).

C5.. Stalislique des départements français ou Biographie

des hommes illustres. (ARNAUD).

C6...... Comptes rendus de l'Administration centrale du

département du Var (vendémiaire an VI -1er semestre an VIII).

C7,...... A travers les archives communales de Cannes

(MARIE BERTRAND).

G8...... Guerres maritimes de la France (BRUN).

Dv-,..... Indemnités aux émigrés du Var (PUBLICATION OFFICIELLE).

F ...... Mémoire historique sur la réaction royale et sur les

massacres du Midi (FRÉRON).

H .... Le Monastère de la Verne ou le Départ des Chartreux (sans nom d'auteur)

K Anciennes familles de Brignoles (R. REBOUL).

Kl.... Biographie el bibliographie de l'arrondissement de Grasse (R. REBOUL).

Mh.. .. Toulon ancien et ses rues (L. MONGIN).

N, Les décorés de Saint-Louis (F. MIREUR).

NI... . Le Tiers Etat à Draguignan (F. MIREUR).


- Iê8 -

N2. .. . Procès-verbaux des élections des députés des sénéchaussées de Draguignan, Grasse et Castellane (F. MIREUR).)

N3 Cahiers des doléances des communautés de la sénéchaussée de Draguignan (F. MIREUR).

N4.. .. Les rues de Draguignan et leurs maisons historiques (F. MIREUR).

O L'armée départementale des Bouches - du • Rhône

(J. E. MICHEL).

01 Les Gensollen (OCTAVE GENSOLLEN) .

02 .. •.. Notice généalogique sur les Geoffroy d'Antrechaux (OCTAVE GENSOLLEN).

P Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Toulon

en 1793 (Z. PONS).

PI Le Tribunal révolutionnaire du Var (E. POUPÉ),

P2 Les districts du Var (E. POUPÉ).

P3 La Cour prévôlale du Var (1816-1818) (E. POUPÉ).

P4 ... . Histoire du Collège de Draguignan des origines à nos jours (E. POUPÉ).

P5 .. . . Documents relatifs au clergé réfractaire varois (E. POUPÉ).

P6 ,.... Le meurtre de Maxime Saqui (E. POUPÉ).

P7 Documents relatifs à l'expédition de Sardaigne (1793)

(E. POUPÉ;.

P8 . ... Le fédéralisme à Hyères-(E. POUPÉ )

P9 .. .. L'affaire de la Minerve et de la Melpomène (avril-mai 1793) (E. POUPÉ).

P10 .... Les fédérés varois du 10 août (E. POUPÉ).

Pli .... Barras et les émigrés du Var (E. POUPÉ),

P12 . .. Lellres de Barras e 1. de Fréron en mission dans le Midi (E. POUPÉ).


- 169 -

P.3.... Le 10e bataillon du Var (l793-an V) (Ë. POUPÉ).

R. Recueil des pièces à charge des autorités et habitants

contre révolutionnaires de Toulon.

S .. .. Petite histoire de Draguignan (F. MIREUR et E. POUPÉ).

Si Le Livre d'Or du Collège de Draguignan des origines

à 1910 (F. MIREUR et E. POUPÉ).

T Armoriai de la ville de Toulon (1696) (O. TEISSIER).

Ti Bulletin de la Société d'études de Draguignan (année

1858) (O. TEISSIER).

T2 Les députés de la Provence à l'Assemblée nationale

(1789) (O. TEISSIER).

T3 Histoire de la Révolution française dans les AlpesMaritimes (E. TISSERAND).

LT Histoire de la Révolution française dans le Var

("LAUVERGNE;.

Ul Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu'au ^Consulat

(0. M. J. HENRY;.

U2 Précis historique (BARON D'IMBERT-LE BRET).

U3 Mémoire justificatif (PUISSANT).

V. . Histoire de la maison de Villeneuve (E. DE JUIGNÉ DE

LASSIGNY).

X..'.... Le Schisme constitutionnel dans le Var (ABBÉ F. LAUGIER).

Y Le Castellet (J. COMBET).

Yi Les Thomas, marquis de la Garde, barons de SainteMarguerite, etc. (MARQUIS DE BOISGELIN).

Y2 Recueil des Actes du Comité de Salut public, avec

la correspondance des représentants en mission (AULARD).

Y3 ..... Histoire religieuse de la Révolution française (PIERRE

DE LA G0RCE_).


- 17Ô -

Z La famille de Grasse,(COMTE DE GRASSE).

Zl Une filleule de la municipalité de Toulon (1789)

(A. J. PARÉS).

Z2. .. . Les billets de confiance de la municipalité de Toulon (1791-1792) (A. J. PARÉS).

Z3 Danses publiques à Seillans (A. J. PARÉS).


- 171 - i

DISTRICT DE BARJOLS (1).

CANTON D'AIGUINES Aiguines (1024h.)

* Bonnefoi Antoine, gendarme. 22 vend. III. E4.

Les Salles (352 h.) Néant

CANTON D'AUPS Aups (3008 h.)

Amandric Charles-André-Julien, receveurde l'enregistrement et des domaines nationaux. A fui d'Aups le 6 sept. 1793. Arrêté à Menton, s'est évadé et s'est rendu à l'étranger. Rentré en France vers le 15 therm. III. L. 293, 306.

Amandric Joseph-Mathias, frère du préc'. L. 306.

* Armand Charles. 14 vent. IL E4.

Blacas(de) Pierre-Louis-Jean, né à Aups le 10 janv. 1771, fils de Pierre-Joseph-Alexandre, ce dernier seigneur d'Aups, de Vérignon, de Fabrègues, de Seillans, etc., officier au régiment desgardes françaises, et de Marie-Louise-Françoisedes Rolands, baronne de Reillanelle. Sous-lieutenant dans le régiment de dragons-Noailles et chevalier de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, il a émigré, à l'âge de 18 ans, dès les premiers temps de la Révolution. A servi à l'armée des princes, puis en Vendée. Est passé plus tard en Italie où il s'est trouvé en relations avec le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui lui a accordé une

(1) Pour diminuer les frais d'impression actuellement fort élevés, on ne placera pas, au cours de la présente liste des émigrés, les dates grégoriennes à côté des dates républicaines correspondantes. De plus, on usera de quelques abréviations.


— 172 —

confiance particulière. A ensuite été chargé par ce dernier d'une mission en Russie. S'est rendu en Angleterre après l'an X et a été maintenu sur la liste des émigrés « par sa Majesté l'Empereur el Roi, le 15 novembre 1807 » . A vécu retiré en Suède en 1809. Est rentré en France avec les Bourbons el en est sorti dès le retour de Napoléon. Y est rentré de nouveau en 1815 avec la famille royale. A été fait, sous la Restauration, comte, duc, pair de France, ministre d'Etat, membre de l'Académie des inscriptions et belles-letlres, ambassadeur à Rome en 1816, principal plénipotentiaire au Congrès de Laybach en 1820-1821. Archéologue distingué en même temps que protecteur éclairé des sciences et des arls. Epoux de Félicie du Bouchet de Sourches de Monlsoreau. Décédé à Vienne (Autriche) le 17 nov. 1839. M ; A; B. M. 9'J; C3.

* Z?oew/Joseph, volontaire au 8e bataillon du Var. 22 vend. III. E4.

* Bourjac (frères, petits-fils de Jean-Paul). 25 fév., 30 juin 1793. E2; E4.

Carbonel François, né le 19 janv. 1754, fils d'Antoine, propr. à Vérignon. 14 vent. IL A fui pour se soustraire a un mandat d'arrêt en date du 3 oct. 1793. r = 25 f. 08. E4 ; L. 289, 328; Q. 2058.

CaussangePierre, volontaire au 8ebataillon du Var, propr. au Luc. 22 vend. III. E4.

* Chabert Jean Paul, ancien vicaire à Saint-Maximin. 21 juil.

1792. r - 48 f. 58. E ; L. 316 ; Q. 2058.

Fabry (de) - Fabrègues (aîné) François-Alexandre-Jacques Louis, 40 ans, officier de marine. Aurait résidé à Paris du 16 juil. 1792 au 8 sept. 1793, à Aups du 24 oct. 1793 au 14 germ. II. Détenu à Colignac du 15 germ. II au 5 frim III ; a demeuré à Aups du 6 frim. III au 4 vend. VI. A obéi, à cette dernière date, à la loi du 19 fruct. V. Est rentré enFrance le 7 brum. X. G. 332.

Fabry (de)-Fabrègues Louis, oncle du préc 1, né à Aups le 25 août 1715, ancien lieutenant général des armées navales. 30 juin

1793. Parti de Toulon pour l'étranger le 28 frim, II. Décédé à


— 173 ~

Carthagène en 1794. r s= 877 f. 60 E2 ; Ml n- 197; M5 n- 205; M6n- 1112; L. 365 ; Q. 1940, 2058; B. M. 99

Féraud, des Basses-Alpes, brigadier de gendarmerie en 1793. S'est rendu à Toulon, « en service commandé », vers le 25 août de la même année. Appartenait, en fruct. XIII, à un corps de vétérans d'une citadelle du département des Basses-Alpes. M.

Gérard Marc-Antoine, vicaire réfractaire. 21 juil. 1792. E; L. 316.

Gilles Taurenne Jean-Baptiste-Jules, né le 21 sept. 1742, époux Magniol ou Mayniel (?), propr. dans le district. 30 juin 1793. A séjourné a Paris du 28 nov. 1791 à mai 1793. N'a pas émigré : radié de la liste des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention (28 pluv. III). Vivait à Aups en prair. X. E2 ; E7 ; L. 286, 316; Ml.

Gilles-Taurenne Joseph-Casimir, fils du préc', propr. dans le district. 30 juin 1793. Décédé à Pavie en flor. VII à la suile de blessures reçues dans la bataille de Cassano à laquelle il avait participé en qualité de maréchal des logis au 9e régiment des chasseurs à cheval. E2 ; L. 366; Ml n- 176 ; M6 n- 1300.

Gilles-Taurenne Marie-Oclavie, soeurdu préc 1. N'a pas émigré. Radiée de la liste des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention (4 vent. III). E7 ,- L. 366; M4 p.- 215; M5 n- 172.

* Huire Louis, tanneur, officier municipal, 14 vent. II. E4 ; M-; M4n° 6 ; Mo n°» 2>7, 328 ; L. 368.

Louche Joseph-Martin. L. 306.

* Mongès. 25 févr., 30 juin 1793. E2 ; E4.

Rolland Joseph, époux Liautaud Ursule, menuisier. 4 flor. II. A fui à Toulon le 20 août 1793, puis en Toscane le 28 frim II. Décédé à l'hôpital de Livourne le 12 pluv. III Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (7 germ. VII). E4; L. 292, 379; M4 n- 12 ; M5 n 327.

* Thadeg Louis, 47 ans, avocat. 4 flor. II. Administrateur du district de Barjols le 26 août 1790 et non acceptant, juge au tri-


-174 —

bunal du même district de 1790 à 1792, membre du Comité des sections de Barjols en juil. 1793 et signataire, en celte qualité, de l'ordre d'arrestation du député Barras qui séjournait à sa maison de campagne de Fox. A prononcé à Toulon, le 27 juil. 1793, un discours fédéraliste devant le Comité général des sections de celte ville. S'est rendu de nouveau à Toulon, en août 1793, et a émigré pour se .soustraire à un mandat d'arrêt lancé conlre lui le 5 oct. suivant. A élé maire d'Aups de 1815 à 1821. Est mort en 1822, léguant 6000 fr. è cetle commune pour y restaurer le Mont de Piété. E4; L. 291, 381-, 1201 ; M2 n- 711 ; M6 n 714; P2; P3 ; B. M. 99.

Fabrègues (23 h.)

Néant

Sillans (405 h.)

Gaston Joseph-Emmanuel, curé, propr. à Roquebrune, Sillans. 21 juil. 17^2. S'est rendu à Nice, le 3 juil. 1791, pour y rétracler, entre les mains de l'évêque de Fréjus, Beausset de Roquefort, son serment de fidélité à la Constitution civile duclergé, que, du resle, il avait prêté avec réserves. Est rentré en France, peu de temps après son acte de rétractation, avec les pouvoirs secrels de vicaire général du diocèse de Fréjus. Pour remplir cetle fonclion, il errait dans les campagnes, déguisé en berger : à Grimaud, on l'appelait mestrè Joousè, lou pastré dé moussu Maillo. Décédé à Saint-Tropez en 1808. E ; P4> X.

Rolland (de) • Sillans Antoine-François, 39 ans, seigneur de Sillans depuis I77J, propr. à Marseille, Sillans. 15 ther. II à Marseille; 22 vend. III à Sillans. A séjourné à Lyon pendant la rébellion de cette ville. Le séquestre sur ses biens a été ordonné le 30 septembre 1793, par Barras et Fréron de passage à FoxAmphoux; la.démolition de son château de Sillans par arrêté du directoire du département du Var en date du 30 brum. II. Les documents sont muets sur ses lieux de séjour à l'étranger. A été conseiller général du Var de 1806 à 182 ). Décédé à Sillans le 27oct. 1820. E4 ; L. 288,370; M5 n' 431; B. M. 99.


— 175 -

CANTON DE BARJOLS

Barjols (2894 h.)

Abram Antoine, 54 ans, dominicain déporté. M; M2n-889; M6 n- 1331.

Allemand Hippolyte, 16 ans, tanneur, soldat au 1er bataillon du Var(armée d'Italie; .N'avail plus donné signe de vie en frim. III; considéré, pour celte raison, comme émigré. L. 290.

Aubert Gabriel, dit Richard. 28 juil. 1792. E; L. 359; M5 n321.

* Aurel Cyprien, gendarme, 14 vent. II. E4.

Auvel Crépin, 32 ans, négociant. A émigré en août 1793. L. 3J3; M2 n- 970.

*Aycardi Marc-Antoine, prêtre bénéficier déporté. 22 vend. 111. E4.

* Baugier Jean-Bapliste, volontaire au 8e bataillon du Var. 22 vend. III. E4.

"Bonnet François, volontaire au 8e bataillon du Var. 22 vend. III. E4.

* Bourges Joseph Elzéar, tanneur, capitaine au 8° bataillon du Var. 22 vend. III. Renlré en France en therm. X. E4 ; M ; M6n- 692.

*Boyer Marcel, homme de loi. 14 vent. II. E4.

Capelle Michel, 27 ans, serrurier. Renlré de Portsmouth, par le Havre, en fruct. X. M2 n 1014 ; M6 n- 1009.

* Casimir Pierre, commandant du 8e bataillon du Var. 22 vent. III. E4.

" Clauren, brigadier de gendarmerie. 14 vent. II. E4.

. Fabre Marc-Anloine-Gabriel, 42 ans, prêtre bénéficier, propr. à Varages, Bezauduen. 21 juil. 1792. Fusillé à Toulon le 11 therm. VI (Comm. milit.). E ; E6 ; Mn ; X.

Forbin (de) Oppède François-Anne-Gaspard-Palamède, époux Milan Françoise-Marthe, fils de Claude^François Palamède de


— 176 —

Forbin-La Barben, ce dernier marquis de Pont-à-Mousson ; seigneur de Solliès, maître de camp • cavalerie, chevalier de Saint-Louis, propr. à Solliès, Varages, Saint-Julien. 30 juin 1793. Exécuté à Lyon pour fédéralisme (Comm révol. : 6 niv. II). E2 ; L. 295, 338 ; M5 iv 362 ; AH.

Gontard Jean, orfèvre. Mandat d'arrêt a été lancé contre lui, le 4 oct 1793, pour incivisme, r = 189 f. 64. L. 291 ; M 4n- 3; M5 n- 189; Q. 2058.

Guion Benoît, 32 ans, maçon. L. 299,367.

Icard Jean-Louis, 42 ans, prêtre. 21 juil. 1792, 30 juin 1793. Renlré de Civita-Vecchia en l'an X. r = 22 f. 22. E ; E2 ; M ; Min- 995; M6 n- 949; Q. 2059.

* Minuty (fils). 14 vent. II. E4.

* Montant Louis, perruquier. 14 vent II. E4 ; M5 n- 264.

* Mure (femme de Simon, lanneur). 22 vend. III. E4 ; M5 n- 26o.

* Nicolas André, ancien curé de la Baslidonne. 4 flor. II. Déporté. E4 ; M2 ; M6n- 1316

Roubaud Horace-Scipion Marie-Casimir, officier, chevalier de Saint Louis. Lieutenant-colonel en retraite , maire de FoxAmphoux de 1813 à 1815. M ; B. M. 99.

* Ruffi Jean-Baptisle, volontaire au 8e bataillon du Var. 22 vend. III. E4.

* Salier François-Xavier, chanoine. 4 flor. II. Fédéraliste. A vécu caché dans les environs de Barjols avant son obéissance à la loi du 19 fruct. V. Radié de la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 niv. VII). E4 ; L. 166, 292, 380.

* Vachier Marie. 21 juil. 1792. Résidait à Marseille en therm. X E ; M ; M4 n ■ 306 ; M5 n" 614.

La Bastidonne (60 h. )

Néant.

Château vert (202 h.)

* Paul Jean Baplisle-Pompée, dit la Cloche, époux Elisabeth-


- 177 -

Louise-Sophie d'Albert (1), (fils de Jean, bourgeois, el de[noble dameElisabelh-Françoise-Jusline de Séguiran), écuyer. 4 flor. III. Fédéraliste. S'est ouvertement prononcé, le 10 juin 1793, contre la levée des contributions forcées. Dénoncé par la Société populaire de Barjols, il a fui pour se souslraire aux menaces dont il étail l'objet. Décédé à Aubagne le 9 pluv. V. E4 ; L. 291 ; Ml n- 279; M6 n- 1318; (Arch. camm. de Chàteauverl : GG).

CANTON DE BAUDUEN

Bauduen (F63 h J

"Bousquet Paul, gendarme. 22 vend. III. E4 ; L. 306.

Denans Pierre (aîné), fils de Pierre et de Madeleine-Catherine Grisolle, 22 ans, propr. à Aups. 14 vent. II. Fédéraliste. A fui le 26 sept. 1793. Décédé è Forcalquier le Ie'- prair. III. r = 498 f. 97. E4; L. 296, 3C6 ; Q. 2058.

Baudinard (326 h.)

* Sabran (de) Jules-César, 58 ans, seigneur de Baudinard, Monlblanc, coseigneur de Pontevès, S inte-Catherine, propr. du château de Baudinard. 25 fév., 30 juin 1793. A résidé à Barcelone en l'an X.ra 1395 f. E2 ; E4 ; L. 286 ; M6 n-1540; B. M. 99 ; D; Q. 2058.

CANTON DE COTIGNAC Cotignac (3232 h.)

Abeille Germain, dit Poulines, cultivateur. M5n' 577.

Gérard Hippolyte, fils de Louis (2), 25 ans, membre de la Congrégation de l'Oratoire. Fédéraliste sous le coup d'un mandat d'arrêt lancé, le 27 août 1793, par Barras et Fréron. L. 291, 366; SI.

(1) Mariage à Cliâteauvert en date du 7 janv. 1790.

(2) Ce dernier, officier de santé à Cotignac, puis à Draguignan (1790-1793), auteur d'un Traité sur la culture el l'histoire naturelle de l'olivier, d'un herbier delà flore provençale existant encore au Musée de Draguignan, lauréat de l'Académie des sciences.

12


- 178 -

Marin Joseph-Benoît, 25 ans, dragon au 9e régiment, propr. a Barjols, Salernes, Villecroze. 21 juil. 1792, 4 flor. IL A quitté la France en 1791 « époque où nulle loi prohibitive n'empêchait la sortie du territoire de l'empire ». Y est rentré presque aussitôt. Royaliste ardent : en 1790, pendant que les habitants de Cotignac recevaient à 18 mairie le « député Cavalier », il s'était écrié au milieu des Vivent la nation, la loi et le roi I : i Ah ! les coyons comme ils brayent » (sic) ; en 179?, il se flatta de « jouer bientôt aux boules avec les têtes des patriotes » et J. d'être un aristocrate qui tenait bon ». Accusé en 1794 d'avoir émigré, il fut arrêté par ordre de Barras et traduit devant le tribunal révolutionnaire de Grasse (16 vent. II). Envoyé devant l'administration du département pour qu'il justifiât de sa résidence ininterrompue en France, il se rendit à Cotignac afin d'y obtenir une pièce justificative Gérard, frère d'un officier municipal, voulut empêcher de lui donner satisfaction : « Nous sommes ici membres de la Société populaire, dit-il à un gendarme, pour tomber sur la carcasse de la municipalité si elle délivre un certificat de résidence à Marin ». A Aiguines, Marin éprouva les mêmes difficultés. Il fut cependant rayé de la liste des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention (5 flor. III). E ; E4 ; G. 320 ; L. 290 ; PI ; M2 n- 9.

* Marius Ballhazar. 14 vent. II. E4.

* Marius Benoît. 14 vent. II. E4.

Marrot Pierre, « sous-lieutenant dans les gardes wallonnes au service du tyran d'Espagne contre qui la République est en guerre » (frim. III). Résidait à Madrid en l'an IV. L. 290, 292.

Pothonier, officier au 4° régiment, propr. à Cotignac, Villecroze. 21 juil. 1792. E ; M5 n- 416.

Pothonier Joseph-Paul, époux Aubaye Adélaïde, bourgeois, propr. à Enlrecasleaux, Barjols. 25fév., 30 juin 1793. Se serait caché à Rians du 9 mai 1792 au 10 therm. V. S'est rendu à Port-Maurice après la loi du 19 fruct. V. r =897 f. 10. E-2 ; E4 ; L. 185, 297 ; M ; M4 n- 59; M5 n 417 ; Q. 2053.

* Reboul François, cuisinier. 4 flor. II. E4 ; M5 n- 331.


— 179 —

* Rigaud Joseph-Romain, officier de marine. 22 vend. III. Fédéraliste sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré par Barras el Fréron le 27 août 1793. E4 ; L. 291 ; M ; M6 n- 191.

"Verlaques (frères). 22 vend. VI. E6.

Verlaques François , teinturier. Sectionnaire. A fui a l'étranger, le 28 frim. II, par Toulon. Entré à Montforl le 13 therm. III. r = 96 f. 52. L. 296 ; M5 n- 567 ; Q. 2058.

Fox-Amphoux (576 h.)

* Raphelis (de)-Rognes d'Agoult Joseph Antoine-Isidore-Casimir, seigneur de Fox-Amphoux, major de vaisseau, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et de Saint-Louis. 21 juil. 1792. A résidé à Malle du 14 fév 1791 au 26 sept. 1792. r t=. 1740 f. 96. E; L 2S6, 378 ; M ; M6 n- 1476; B. M. 99; Q. 2058.

* Roubaud Jean-Bapliste, né à Aups le 13 mai 1728, ancien trésorier général de Fronce, membre de la Grande Loge de France, vénérable en 1785 de la loge d'Aups l'Union des Alpes. 21 juil. 179?. Négociant en l'an VI. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (7 therm. VI). Décédé à Fox Amphoux en 1806. E ; E7 ; M6 n-5 ; A7.

CANTON D'ENTRECASTEAUX

Entrecasteaux (Entremontagnes) (2132 h.) Néant

CANTON DE GINASSERVIS

Ginasservis (806 h.)

* Blanc Joseph Hilarion, dit Voix, agriculteur. 14 vent. IL Se serait caché à Trets ou dans « l'hermitago ci-devant SaintJean » du 25 août 1793 au 19 pluv. III. E4 ; L. 360 ; M4 n- 21 ; M6 n- 21 ; (Arch. comm. de Ginasservis : BB 13 f- 455).

Vinon (1003 h.)

* Rigol Joseph. 31 juil. 1792. E.

CANTON DE SAINT-JULIEN

Saint-Julien (Montrocher) (1454 h.) Néant


— 180 —

CANTON DE RÉGUSSE

Artignosc (459 h.)

Thoron (de)-Artignosc-Lacêpède Jacques-Armand, veuf depuis 1775 de Charlotte d'Astier, seigneur d'Artignosc, officier au régiment des gardes françaises, chevalier de Saint-Louis, propr. à Artignosc, Aups (les Aires). 21 juil. 1792. Résidait à Paris depuis 1764. A fait ses preuves de noblesse pour avoir entrée aux Etals de Provence de 1787-1789. r =: 3895 f.. E ; L. 292, 316, 381 ; A8 ; B. M. 99 ; Q. 2058.

Moissac (250 h.)

* Roux, vicaire réfractaire. 30 juin 1793, 4flor. II. 22 vend. III. E2 ; E4 ; X.

Kégusse (641 h.)

Aillaud Barnabe, volontaire au 8e bataillon du Var. 22 vend. III. E4.

Grimaldi (de) • Régusse Charles-André-Benoît-FrançoisXavier, époux Marie-Thérèse-Henriette-Delpbine-Baptistine de Lombard, chevalier, seigneur de Régusse, Saint-Marlin, Villeneuve-Coutelas, la Tour, coseigneur de Montmeyan, propr. è Régusse, Villeneuve-Coutelas, Montmeyan. 21 juil. 1792, 30 juin 1793. S6 serait caché à Sisteron du 16 janv. 1792 au 2.mess. V. r a 5480 f. 18. E ; E2 ; L. 286, 296 ; M3 n- 127 ; B. M. 99 ; A2 ; Q. 2058.

* Martin Jean-François (fils). 14 vent. IL E4.

* Saint-Martin Jean (ou Antoine ?), fils de Jean Sébastien. 22 vend. III. E4; L. 295.

Villeneuve-Coutelas (87 h.)

Néant

CANTON DE TAVERNES

Montmeyan (708 h.) Néant

La Roquette (20 h.)

Néant


181

Pontevès (556 b.) Maurel (de)- Calissonnes François-Basile-Casimir, époux Aimée-Elisabeth-Marie-Sophie David. A émigré avant mars 1.793. L. 285 ; Q. 2058.

Tavernes (i) (1409 h.) Aubert Pierre. Fédéraliste. A fui à Toulon où il a été fusillé vers le 30 frim. II. Mn.

* Dauphin Hippolyte, 22 ans, tailleur d'habits, volontaire au 8e bataillon du Var. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, puis à Livourne et à Gênes. Rentré en France, par Nice, le 8 prair. III. Arrêté au moment de son débarquement du bâtiment génois la Rondinella (capit. d'Asso). Mis en liberté provisoire par ordonnance du tribunal criminel de Grasse (26 mess. III). E4 ; L. 293, 303 ; G. 297, 361 ; M5 n- 350.

Fabre Honoré, 27 ans, boulanger. M2 iv 877 ; M6 n- 1213.

CANTON DE VARAGES

Bezauduen (104 h.) Néant

Varages (1296 h.) Cassagne Jean-César, employé militaire. M5 n' 163 ; Q. 1959. Eymond Joseph-Pascal-Léon. L. 364.

Fabre (aine), homme de loi, propr. à Toulon. 8 germ. III. E6. Fabre (cadet), apothicaire, propr. à Toulon. 8 germ. III. E6.

* Fabre André, vicaire. 28 juin 1792. A rétracté, le 11 oct. 1791, son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Fusillé à Toulon en frim. II, après un séjour à l'étranger. E ; X.

Giraud, femme de Grégoire. M5 ir 173.

" Rabe Louis-Etienne. 21 juil. 1792. E ; L. 307 ; M5 n- 420.

* Vincent Elzéar-Polyeucte (2), prêlre. 21 juil. 1792. Se trou(1)

trou(1) documents signalent, comme émigré de Tavernes, « Capct, ci-devant Coudé », propriétaire dans cette commune d'une terre située au quartier du Château. L. 289.

(2) Son père demanJa vainement l'exonération de la solde et de l'habillement de deux soldats aux frontières (loi du 12 sept. 1792)


— 182 —

vaità Rome en fruct. X. E ; L. 285, 304, 307 ; M6 n- 1508' ; Q. 1909.

CANTON DE LA VERDIÈRE

La Verdière (1666 h.)

* Allaman, boulanger. 22 vend. III. E4.

Arnaud Joseph, volontaire au 8e bataillon du Var. 22 vend. III. E4.

Audiberl, boulanger. 22 vend. III. El.

"Benoît Joseph, canonnier. 22 vend. III. Déporté en l'an II (Comm. révol. de Toulon). E4 ; Q. 1940.

Camoin Joseph. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940.

* Dossolin, cuisinier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 180.

Forbin (de) Joseph-Louis-Roch-Charles-Palamède, époux Françoise-Marie de Baussan ; né à la Verdière le 23 mai 1721, baron d'Oppède, seigneur de la Verdière. Signalé probablement à tort comme émigré par le directoire du département de Vaucluse : était mort à Paris le 16 nov. 1789. L. 293 ; AU.

* Jauffret André, chirurgien. 22 vend. III. Fusillé à Toulon (Comm. milit. : flor. - prair. VI). E4 ; L. 370; Mn.

Jauffret Hyacinlhe, fils du préc 1. L. 370.

Menut Philippe, tanneur, volontaire au 8e bataillon du Var, propr. à la Verdière, Ginasservis. 14 vent. II, 22 vend. III. A

(arrêté du Directoire du département du Var : 9 fév. 1793). Art. 1 de ladite loi :«... Les père et mère qui ont des enfants émigrés sont tenus de fournir l'habillement, armement et solde de 2 hommes par chaque enfant émigré, et d'en verser la valeur dans la caisse du receveur de district de la situation de leur domicile... Le montant de la solde, à raison de 1S sous par jour par chaque homme, sera versé d'avance pour chaque année tant que durera la guerre ».


i8â

quitté la Verdière le 16 août 1793 pour aller à Toulon en qualité de « commis des Sections ». A fui ensuite à Gênes. Renlré en France par Saint-Tropez, puis conduit à Saint-Maximin par un détachement du 4e bataillon de Vaucluse (pluv. III). A été atteint, dans cette dernière localité, « de coliques intestinales » provoquées par la fatigue résultant de longues étapes. E4 (la Verdière); E4 (Toulon) ; G. 314, 368.


- 184 - II

DISTRICT DE BRIGNOLES

CANTON DE BESSE Besse (1546 h.)

* Bernard Honoré, 27 ans, ancien militaire, cultivateur, puis volontaire. 22 vend. III. Sectionnaire. Renlré en France entre le 22 niv. et le Ier germ. III. E4 ; L. 320, 327 ; M ; M2 n° 380.

Bouis Jean-Antoine-Laurent (1) (fils de Laurenl-Jean, chirurgien), ancien vicaire à Correns. A émigré avant fév. 1793. Etait en Helvétie en mess. X. r = 36 f.. L. 285, 327 ; M6 n° 1539 ; D;Q. 2058.

* Charpenel Jean-Louis (2), ancien vicaire à Bras, « déporté volontaire ». 28 juin 1792. A fui à Nice le 24 juil. 1792. E; L. 290, 327.

Décugis Joseph, 25 ans, cultivateur. M2n°727; M6 n° 1055.

* German Louis, 56 ans, curé réfractaire déporté. 28 juin 1792. Se serait caché à Flassans de fév. 1792 à sept. 1793, à Besse de celte dernière date à frim. V. A ensuite obéi à la loi du 19 fruct. V : s'est rendu à Rome. A repris possession de sa paroisse en l'an X, a démissionné en 1807 et est mort en 1817. r = 59 f. 93. E ; L. 285, 318, 366 ; M ; M2 n° 301 ; M6 n° 429 ; X ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Besse : GG5 f° 194 v°).

Michel Antoine, maître de poste. L. 373.

* Perrimond Antoine, cultivateur. 22 vend. III. E4 ; Mo n° 287.

(1) Identité probable avec Bouis Laurent-Antoine signalé sous la rubrique de Correns.

(2) Avait été prêtre à Marseille.


— 185 —

Flassans (905 h.)

Gassier François-Jean-Baptiste, prieur de Flassans, vicaire général en 1790 de l'évêque de Fréjus, prop. à Besse, Flassans. 28 juin 1792. S'est rendu à Venise, puis à Fiume où il était encore en l'an X. Décédé à Nice, lors de son retour en France, par empoisonnement dû à des mets qu'on avait laissé refroidir dans des ustensiles de cuivre (vers l'an XI). r =: 129 f.. E ; X ; B.M. 99 ; Q.2058.

Gassier (de) Jacques, frère du préc', époux Jeanne-Catherine de Brouilhony de Verdaches, (fils de Pierre-Honoré, avocat, et d'Elisabelh Vassal) ; né à Brignoles le 18 juil. 1730, propr. à Flassans, Besse, Aups. 28juin 1792. Anobli par Louis XVI en 1777, syndic perpétuel de l'ordre de la noblesse, chevalier de Malte, secrétaire des commandements du prince de Condé pour ses terres de Provence, avocat distingué (I) et homme de lettres. S'est d'abord caché à Aups, puis à sa campagne de Flassans et à Marseille. S'est ensuite exilé en Italie où il a successivement résidé à Pise, à Florence, à Venise. Rentré en France, il s'est de nouveau rendu à Pise pour satisfaire à la loi du 19 fruct. V. Demeurait encore dans cette ville en l'an IX. Une lettre de recommandation du préfet des Bouches-du-Rhône à celui du Var signale, le 12 brum. X, que « Jacques Gassier avait mérité et méritait par ses talents et ses qualités estimables » la faveur de revenir dans son pays. Mort à Aups le 23 avr. 1811. r n 659 f. 85. E; L. 316, 366; M ; M2 n- 197; M4 n- 11 ; M6 n- 17 ; X; B.M. 99; Q. 2058.

Raybaud Placide, 25 ans en 1792, fabricant de bas avant la Révolution, prêtre en l'an X. M2 n' 326;M6 n- 507.

* Roc (ou Ros), ancien curé. i2 vend. III. E4 ; L. 289.

* Touriour Joseph-Alexandre, prêtre. 28 juin 1792. Décédé à l'étranger avant flor. VI. r =4 f. 84. E ; L. 306 ; Q. 2059.

(1) Mirabeau a dit de lui.: « L'auréole du génie environnait sa tête. »


186

CANTON DE BRIGNOLES

Brignoles (5000h.)

Allemand Jean-Pierre, 6 ) ans en 1792, prêlrede la Congrégalion de la Mission. M.

Amandric Joseph, bourgeois. 22 vend. III. E4. Amie Jules-Lieulaud. 14 vent. II. E4.

* Amie Pierre-Honoré-Hyaeinthe, 57 ans, fabricant tanneur. 14vent. II. Aurait successivement résidé, entre le 1er mai 1792 et le 30 nov. 1793, à Correns, Cotignac et Brignoles. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4 ; L. 289,318; M; M2n- 33; M6 n- 260.

Amie Charles (1), frère du préc', prêtre. 14 vent. IL Décédé à Tolède en l'an IV. E4 ; M; M2 n- 44.

* André Jean, confiseur. 24 vend. III. E4 ; M5 n- 305.

* Audibert Joseph-Elienne, prêtre. 28 juin 1792. Décédé è Bologne en l'an VI. r = 237 f. 6». E; M; Ml n- 278; M6 n- 1468 ; Q. 2059.

* Auzet Suzanne, maîtresse d'école. 28 juin 1792. A abandonné la France le 29 frim. IL Couturière à Marseille en l'an VIII. E; L. 319 ; M ; M4 n- 1 ; M5 n- 330.

Barbaroux Jean-Bapliste, 55 ans, étalonneur. A quitté Brignoles le 24 août 1793 pour aller à Toulon. S'est embarqué le 28 frim. II aux îles d'Hyères pour la Rivière de Gênes. Rentré en France par Antibes vers le 10 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. r =81 f. 55. G. 337 ; L. 288 ; M4 n" 2 ; Mo n- 76 ; Q.2059.

Barbaroux Françoise, née Imbert, épouse du préc 1, de Brignoles, 52 ans (2). Mêmes observations. G. 337; L. 320; M2 n- I08;M6n 302.

Barbaroux Adélaïde, fille de la précte, 16 ans. Mêmes observations. G. 337 ; L. 320 ; Mo n' 77.

(1) Inscrit par erreur sur E4 avec le prénom de Louis (M2 n- 44). (2j Baptisée le 19 mars 1741, mariée le 23 août 1763.


— 187 —

Barbaroux Antoine-Jean-Bapliste, frère de la précte, 25 ans, étalonneur. Mêmes observations. G. 337 ; L. 320.

Beaumont (fils d'André), homme de loi, propr. à Rians. 25 fév., 30 juin 1793. E2 ; E4.

* Beaumont (cadet), bourgeois. 22 vend. III. E4.

Beaumont (de)-Dieudonné Jean-Baptiste (père; (lj, deCabasse, 62 ans, agriculteur, prop. à Cabasse. 14 vent. II. A fui à l'étranger le 15 oct. 1793. Rentré en France le 28 vent. III. E4 ; L. 291, 320 ; M ; M2n-539; M6 n- 537 ; K ; (Arch. comm. de Cabasse : GG 10 f' 109 v)-

Bellon (de) ■■ Sainte-Marguerite Jean-Baptiste-Hyacinthe, époux Marie-Elisabelb-Andrée Toussaint de Ponlevès ; né à Brignoles le 8 nov. 1761, prop. àBras. 22 vend. III. Aspirant garde de la marine le 23 avr. 1777, capitaine de vaisseau le 5 fév. 1793, lieutenant dans l'armée fédéraliste départementale en juil.-août 1793, destitué de son grade de capitaine de vaisseau le 30 nov. suivanl ; maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif le 23 vend. VII ; chevalier de Saint-Louis le 18 août 1814 ; contre-amiral honoraire le 15 avr. 1818 ; juge de paix du canton de Barjols par ordonnance du 10 mars 18:5. Décédé à Barjols le 7 nov. 18.'5. E4 ; E7 ; L. 293, 360 ; M ; M2 n°37; M6 n° 270 ; K; D.

Bellon (de)-Sainte Marguerite Jean-François-Gaspard, frère du préc', époux Lucie-Marie-Charles de Glandevès ; né à Brignoles le 5 janv. 1755 ; officier au régiment de Dauphiné ; propr. à Bras. 22 vend. III. Sous-lieutenant dans l'armée départementale fédéraliste en juil.-août 1793. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VII). Nommé chevalier de Saint-Louis sous la Restauration. Décédé sans enfant à Paris le 28 juil. 1828. E4 ; E7 ; L. 291, 293, 360 ; K;D;Q. 20'8.

(I) Baptisé à Cabasse le 9juillet 1732. Frère de Charles-André-G-aspard de Beaumont, ce dernier conseiller et procureur du Roi au siège de Brignoles (1764-1768).


m -

* Bellon (de) - Sainte-Marguerite Sextius-Théodore-Henri, frère du préc', époux Marie-Adélaïde Guignace ; né è Brignoles le 11 janv. 1756, officier au régiment de Picardie-infanterie. 22 vend. III. A émigré le 8 juin 1792. Lieutenant au régiment de Loy al-E migrant, par lettres de Georges III, roi d'Angleterre, données à Saint-James le l'r mai 1794 ; blessé au combat d'Hooghlède, en Belgique, le 13 juin suivant ; chevalier de SaintLouis, par brevet signé à Edimbourg, le 15 déc. 1796; décoré de l'ordre du Lis en août 1814. Renlré en France le 31 déc. de la même année. Décédé sans enfant à Barjols le 31 mai 1836. r =281 f. 66 (\). El ;K; D.

* Bellon Henry, capitaine de dragons. 22 vend. III. E4,

* Bellon Pontol (2), officier de marine. 22 vend. III. E4.

Bérenguier Joseph, 39 ans, boulanger. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 338, 360 ; M2 n° 359 ; M6 n° 447.

* Boyer Jean-Baptiste-Honoré, notaire. 22 vend. III. Secrétaire du Comité général des sections de Brignoles. A fui à Toulon le 24 août 1793. Décédé à Porto-Ferrajo le 9 germ. II. E4 ; L. 288, 291, 3.7 ;Mi n° 31 ; M6 n° 652.

* Cauvet Clément-Philibert, bourgeois. 22 vend. III. Secrétaire de la section de Sainte-Catherine. A fui è Toulon le 24 août 1793. E4 ; L. 296 ; M ; M5 n° 169.

* Chaix Jean-Joseph, 45 ans, bourgeois. 28 juin 1792. Avait assisté, à Paris, à la fête de la Fédération. E ; L. 285, 289 ; M ; M2 N° 238 ; M6 n° 222.

Cheylan, prêtre, prop. à la Garde-les-Toulon. 22 vend. III. E4.

(1) Cette rente a été partagée entre tous les émigrés appartenant à la famille des Bellou-Sainte-Marguerite.

(2) 11 est très probable que Bellon Henry e t Bellon Pontol sont de la famille des Sainte-Marguerite.


- 189 —

Clapier Louis-François, avocat, maire de Châteauvert en 178'. A habité, en 1793, « le district de Genis-le-Patriote, campagne de Commune affranchie (1) ». Considérée tort comme émigré. L. 288 ; (Arch. comm. de Châteauvert : BB2 f° 319 v°).

Clapier Toussaint-François, frère du préc', bourgeois, maire de Châteauvert en 1784. Mêmes observations. L. Ï88 ; (Arch. comm. de Châteauvert : BB2 f" 329 v°).

Claret Joseph, propr. è Toulon. 2Ï vend. III. Exécutée Toulon vers le 12 niv. II (Comm. révol.). E4 (Toulon) ; L. 293.

"Claret Pierre-Joseph, oncle du préc', 72 ans, gendarme. 14 vent. IL Exécuté à Toulon (Comm. révol : 14 niv. II). E4 ; L. 65, 293. 324 ; Q. 1940.

Deblioux Jean François. 14 vent. II. E4.

* Dégromély Louis-Antoine, 31 ans, cultivateur. 14 vent IL A fui à Toulon en août 17!>3, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 28 vent. III. r = 16 f.. E4 ; L. 320; M ; M2n-484; M6n.552 ; D ; Q. 2059.

Dubois, « chef de légion du district». 14 vent. II.E4; L. 289.

Dupuis Joseph, prêtre. Décédé à Pélissanne (Bouches-duRhône) en l'an VI. Ml n' 12.

Ebrard Louis-Joseph, 43 ans, marchand loilier. A fui à Toulon en aoûl 1793, puis à l'étranger. Rentré en France, par Marseille, le 28 vent. III. L. 320; M ; M2 n- 35 ; M6 n 284.

Ebrard Louis, fils du préc 1, marchand toilier. L. 306,364, 389.

Emeric Honoré, 33 ans, cordonnier. M2 n- 16S ; M6 n- 234".

* Fabry, bourgeois. 28juin 1792 E.

"Fabry (de; Pierre-Marc-Antoine Bruno, né à Brignoles le 20 oct 1777 ; fils de noble Antoine, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Thérèse Audier, arriôre-pelite-fille de l'illustre évêque Massillon 30 juin 1793. S'est rendu en Italie, au mois d'oct.

(1) Ville de Lyon (juil.-oct. 1793).


-190 -

1791, « pour y perfectionner son éducation i. A servi ensuite dans l'armée de Condé comme volontaire. Rentré en France en l'an III. S'est expatrié de nouveau en allant à Oneille et pour se soumettre à la loi du 19 fruct. V. De retour à Brignoles en l'an IX où il a été autorisé à résider sous la surveillance de là municipalité. Eliminé de la liste des émigrés par arrêté des Consuls (13 frim. X). A occupé plus tard divers emplois dans la magistrature : à Brignoles, juge suppléant (9 juin 1807; ; è Aix, juge auditeur en 1808, juge à la Cour d'appel en 1809, conseiller è la Cour impériale en fév. 1811, président de chambre à la Cour royale ie 25 mai 1816, premier présidenl de la Cour royale le E> fév. 1818. A été créé « baron Fabry » le 2 mai 1811, la Cour d'Aix l'ayant délégué pour féliciter l'Empereur de la naissance du roi de Rome. Ce litre a été confirmé par lettres patentes de Louis XVIII, le 30 mars 1816, o au baron de Fabry » avec droit de porter des armoiries « d'or au lion rampant au naturel, chargé d'une fasce d'azur è trois coeurs d'argent. » Nommé chevalier de Saint-Louis le 29 mai 18 6, puis chevalier de la Légion d'honneur le 30 avr. 1821. Elu deux fois député du Var, d'abord à la Chambre introuvable, le 22 avr. 1815, par 95 voix sur 114 votanls (collège du département), puis, le 1er oct. .1821, par 90 voix sur 127 votants (collège de l'arrondissement de Brignoles;. A siégé, dans la Chambre introuvable, au banc de la minorité et y a prononcé un discours au sujet des biens du clergé (7 fév. 1816). A eu pour amis intimes le ministre de Serres et le jurisconsulte Porlalis. Avait épousé, le 6 niv. XI, à Brignoles, Marie-Félicité-Constance Braquely. Décédé à Marseille le 5 juin 1824 (1). r = 45 f. 30. E ; L. 306, 365 ; M ; B M 99 ; D ; Q. 2059.

(1) Le dossier L. 365 contient une protestation aussi énergique que touchante de sa mère incarcérée en 1794 à Cotignac parce qu'il avait émigré. Inscrit sur E avec la désignation erronée de Fabre (fils de la veuce). Identité très probable avec Fabry, bourgeois, qui précède. Je dois la plupart des renseignements sur de Fabry, à l'extrême obligeance d'un de ses descendants, M. de Fabry, inspecteur des finances à Paris.


— 191 -

Féraud Louis, 25 ans, ecclésiastique, propr. dans le district. 30juin 1793. E ; M2 n- 929 ; M6 n- 1216.

* Féraud Louis-Dominique, médecin. 28 juin 1792. S'est rendu en Italie pour y fréquenter « les universités les plus fameuses et s'y perfectionner dans son état, • A suivi, en l'an IV, les cours de 1'Universilé de Pise (I). E ; M ; Ml n- 26 ; M6 n- 28.

* Fouque Jean-François- Louis, ancien curéd'Istres (Bouchesdu-Rhône) 28juin 1792. r =■= 275 f. 21. E; Q. 2058.

Fouque Joseph. Q. 2058.

Fournier Antoine, 35 ans, revendeur au détail. A fui à Toulon le 24 août 1793, dans la République de Gênes le 28 frim. II. Rentré en France en vent III. G 337 ; L. 320 ; M ; M4 n- 58; M5n-3C6.

Fournier Joseph, frère du préc', 17 ans, colporteur. Mêmes observations. G. 337 ; L. 320 ; M ; M2 n- 595 ; M6 n- 808.

* Gantés (de), née Jaubert. 22 vend III. E4 ; M5 n° 186.

Garnier Hippolyte. L. 366.

Gastinel Jean-Joseph, marchand. Placé en surveillance à Mayence où, le 12 prair. X, devant le préfet du département de Mont-Tonnerre, il a prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII. E7 ; M4 n° 25 ; M5 276 ; M6 n° 26.

* Goujon Toussaint, curé de Brignoles. 28 juin 1792 A rétracté son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé avant le 11 oct. 1791. E ; L 28'i ; X.

Grisolle Jean-Baptiste-Anloine, 45 ans, propriétaire-cultivateur, r = 44 f. 55. L. Ï88 ; M2 n° 34 ; M6 n° 293 ; Q. 2059.

Habert Honoré, cordonnier, lieutenant au 9e bataillon du Var.

(I) Il y avait pour professeurs : François Torreggiani, Titomanzi, Hyacinthe Malaspina de Malazzo et Léopold Vacca Berlinghieri. Toutes les pièces des dossiers le concernant certifient samoralilé, ses connaissances et ses talents.


— 192 —

Exécuté à Toulon le 59 pluv. II (Comm. révol.). Q. 1701 ; Mn.

Icard Elisabeth (i). 2 frim. VI. Condamnée a mort à Toulon (Comm. milit. : 2 frim. VI). E6;M4n°103; M5n'562;Mn.

* Lmbert Charles, 51 ans, prêtre. 28 juin 1792. Déporté comme insermenté. A été reconnu non sujet à la déportation, par arrêté de l'Administration départementale des Bouehes-du-Rhône en date du 26 fruct. V, parce qu'il n'était pas fonctionnaire public au moment de la promulgation de la Constitution civile du clergé. E;L. 297 ; M ; M2 n-972; M6n- 1064.

* Jourdan Louis (fils), 36 ans, bélier, sous-lieutenant au 9e bataillon du Var. 22 vend. III. A fui à Toulon pendant le siège. Aurait tenté plusieurs fois de quitter cette ville pour ne pas se battre contre ses deux frères qui servaient dans l'armée révolutionnaire. E4. L. 370 ; M; M3 ; M4 n-5 ; M5 n- 202.

* Jujardy (fils cadet), bourgeois. 22 vend. III. E4.

Jujardy Jean-Baptiste, 45 ans, notaire. 1er therm. VI. Fusillé à Toulon le 1er Iherm. VI (Comm. milit.). Amnistié le 14 sept. 1807. E6;L. 37) ; M ; Ml n«s 206, 304; M6 n- 1566; Mn. *

Julien Claude Fédéraliste. L. 2S9.

* Julien François, distillateur. 22 vend. III. E4 ; L. 306.

Julien François, fils du préc*, 19 ans, cuisinier. Sectionnaire. Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct, V. E4 ; L. 306 ;M ; M2n-196; M6n 330.

* Julien Jacques, agriculteur. 22 vend. III. Fédéraliste. Rentré en France entre le 22 niv. et le 1er germ. III. E4 ; L. 320 ; Min- 7 ; M5 n- 203.

* Latil (de) - Solei Quiqueran-Claude-Joseph-Elzéar, dit Villevieille (2), brigadier de gendarmerie. 4 flor. II. Décédé à Carthagèneen 1794. r=: 19 f. 37. E4 ; M; Min- 102 ; Q. 2059.

(1) Inscrite par erreur sur E6 avec le nom à'Ibard.

(2) Inscrit sur E4 avec le nom de Villevieille. Frère de Delphine Latil, demeurant au Bourguet, qui ignorait encore sa mort en germ. XI.


- 193 —

" Lestang (de) Jean-Guillaume (1) (fils de La Grange de Leslang Pierre-Philippe, ce dernier écuyer de la ville de Brignoles, et de Lallier Marguerite), né le 11 janv. 1755 a Vaucouleurs (Meuse), notaire public. 22 vend. III. Membre du Conseil de l'Administration du district de Brignoles d'août 1790 à nov. 1792. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Placé sous la surveillance de la municipalité de Camps en l'an IX. E4 ; L. 371, 1313 ; M ; M2 n° 483 ; M6 n° 551 ; P2 ; K.

* Lieutard (ou Lieutaud) Louis, perruquier. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Renlré en France le 29 vent. III. E4 ; L. 320 ; Mo n° 244.

* Lieutaud Jules, menuisier (2). 3)brum. III. Fédéraliste. Rentré en France enlrele 22 niv. et le 1er germ III. E4 (Le Beausset) ; L. 320 ; M5 n° 243.

"Lieutaud Marie-Madeleine - Félicité, née Jullien, veuve Bouisson, épouse du préc'. 14 vent. II. Rentrée en France entre le 22 niv. et le 1er germ. III. E4 ; M ; M5 n° 188.

* Lions Joseph (fils), tisserand. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793 et y a pris les armes, comme chef de poste, à côté des Anglais. E4 (Le Beausset) ; L. 288 ; M5 n° 86.

Maille Antoine, 39 ans, capitaine au 9e bataillon du Var. « S'est trouvé aux fers » à Toulon, le 25 août 1793, « et n'a pu ainsi s'échapper des mains des ennemis de la République ». Exécuté dans cette ville le28 vent. II (Comm. révol.). L. 288 ; Q. 1701,1940.

Marbec Jean-Pierre, fils de Pierre et de Monique German, 20 8P3, fabricant de bas. 4 flor. IL Seclionnaire. A fui à l'étranger le 14 frim. IL r =72 f.. E4 ; L. 297, 372 ; M ; M2 n° 392 ; M6 n°113; D ; Q. 2059.

(1) Inscrit par erreur sur E4 avec le nom de Lestrange.

(2) Signalé comme émigré du Beausset sous la désignation erronée de Liautaud.

13


— 194 —

Mauribec (1). !4 vent. II. E4.

Minuit/ Jean-François. 14 vent. II. E4.

* Minuiy le Jeune Jean-François, dit du Palais, époux Madeleine-Elisabeth Gassier, 57 ans, magistrat. 14 vent. II. Président du tribunal criminel du Var de sept. 1791 à juil. 1792. A résilié cette fonction à la suite des événements du 28 juil. 1792 et s'est réfugié à Chaponost (Rhône). Nommé administrateur du district de Saint-Maximin le 10 vend. IV. S'est rendu en Suisse pour obéir a la loi du 19 fruct. V. Résidait à Bras en l'an X. E4 ; L. 140, 288, 373, 1664 ; M ; M2 n° 239 ; M6 n° 55.

Paul Jean-Baptiste, 44 ans, ouvrier, propr. à Toulon. 8 germ. III. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol ). E6 (Toulon) ; M5 n° 547 ; Q. 1940; Mn.

* Paul (de) Jean-Baptiste-Pierre, 50 ans, bourgeois. 28 juin 1792. N'aurait pas émigré avant la loi du 19 fruct. V, mais se serait caché à Reillanne (Basses-Alpes) du 9 fév. 1792 au 20 frim. III, à Manosque (Basses-Alpes) de niv. III au 8 germ. V. r = 1396 f.. E ; L. 285, 295 ; M ; M2 n° 556 ; M6 n° 376 ; D ; Q. 2058.

Paul Marie, r = 2C8 f. 31. Q. 2059.

Possel Honoré, 28 ans, serrurier. M2 n° 166 ; M6 n° 359.

* Puget Jean-François el sa famille. 4 flor. II. E4 ; L. 288, 318.

Raynouard Joseph-Nicolas (2), (fils d'Honoré, ce dernier procureur du roi en la sénéchaussée de Brignoles, et de Goujon Elisabeth), né dans celte ville le 9 sept. 1766, attaché à la Caisse du district de Brignoles ; propr. « dans la république italique d'un tènemenl considérable ». 4 flor. II. Fédéraliste. Arrêlé en août 1793, a réussi à s'évader et s'est réfugié à Toulon. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêlé du

(1) Il y a très probablement identité avec Marbec qui précède.

(2) Frère de Raynouard François-Just-Marie, avocat et député girondin à l'Assemblée législative.


— 195 -

Directoire exécutif (16 frim. V). Se trouvait à Milan en therm. X. Receveur particulier des finances à Brignoles sous la Restauration; conseiller général du Var de 1817 a 1833 E4 ; E7 ; L. 291, 310 ; M3 n° 135 ; M6 n° 1527 ; B. M. 99.

* Rivet Jean-Baptiste, traiteur. 4 flor. II. A émigré en 1793. Rentré en France le 29 vent. III. E4 ; L. 288, 320; M4 n° 14 ; n 0856, 32'L

* Rivet Jean-Baptiste-Louis, 42 ans, droguiste. 4 flor. II. E4 ; M2n°658 ; M6n°857.

* Robert Joseph (fils de François), bourgeois. 22 vend. III. Ei.

Robert Louis-Jean-Baptiste-Laurent, né à Brignoles le 28 juin 1764, médecin. A émigré en Amérique. En a rapporté une collection de plantes curieuses qui a fait l'objet d'une classification savante, restée manuscrite. Membre correspondant de l'Académie royale des sciences et de celle de médecine. Mort à Brignoles le 6 juin 1815. L. 165 ; B. M. 99.

* Rolland Sexti us, 21 ans. 28 juin 1792, 25 fév. 1793. E; E4 ; M ; M2 n" 39 ; M6 n° 325.

Roustan Louis-André, menuisier. 4 flor. II. A fui à Toulon en août 1793, puis è l'étranger. Renlré en France en vent. III. E4; L. 320.

* Roux Charles-Marc, 30 ans, huissier. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, puis à l'étranger. Rentré en France vers le l"rgerm. III. El ; L. 293, 320 ; M2 nu 195 ; M6 n° 368.

Sicard Jean-Louis, officier. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

CANTON DE CABASSE

Cabasse (1460 h.)

Auriol François, curé, propr. a Cabasse, Lorgnes. 14 vent. II. A rétracté, en 1791, son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Déporté. Curé de Barjols après la Révolution. Décédé dans cetle commune en 1825, à l'âge de 94 ans. E4


- 196 —

(Cabasse) ; E4 (Largues) ; L. 359 ; M ; M2 n°» 13 et 529 ; M6 n°525;X.

Beaumont (de) Jean-Charles-Gaspard, fils de Charles-AndréGaspard et de Marguerite-Pauline-Scolastique de Gravier de Pontevès-Bauduen ; né à Brignoles le 21 déc. 1762, marchand, propr. à Brignoles, Cabasse. 14 vent. II. A fui à l'élranger en oct. 1793. Rentré en France le 28 vent. III Maintenu sur la liste des émigrés par arrêlé du Directoire exécutif (7 fruct. VI). r = 2100 f. 75. E4 ; E7 ; L. 286, 289, 290, 320, 360 ; M ; M4 n° 54 ; M5 n° 328 ; K ; Q. 2058, 2059.

Beaumont (de) Adélaïde de Lyle-Taulane, épouse du préc' ; fille de Louis-Auguste, brigadier des armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, et de Madeleine-Prudence-Françoise de ForbinGardanne ; née le 8 février 1771, propr. à Brignoles. 22 vend. III. Mêmes observations, r = 550 f. 80. E4 ; E7 ; L. 320, 360 ; M ; M4 n° 48 ; M5 n° 599 ; K ; Q. 2058.

Gassier Pierre-Pons-Honoré, cultivateur. Fédéraliste. Nommé électeur, le 23 août 1793, par l'assemblée primaire du canton de Cabasse, pour procéder au remplacement de l'Administration départementale. A fui à Toulon durant le siège de cetle ville. Décédé à Flassans le 4 frim. VIII. r= 735 f.. L. 293, 318; Ml n- 217 ; M6 n° 1118 ; Q. 2058.

* Martin Pierre, maçon. 4 flor. II. E4 ; M5 n° 271. Candumy (103 h.)

Néant Carcès (1890 h.)

Ambard Antoine, volontaire. A fui à Toulon. Rentré à Carcès en vent. II et inscrit sur la liste communale des émigrés par ordre du directoire du district de Brignoles (27 vent. II). L. 318.

Bourbon-Condé Louis-Henri-Joseph, prince du sang, propr. à Flassans (1), Cotignac, Tavernes, Sainte-Maxime, Roquebrune,

(1) Propriétaire à Flassans des bastides Jauffret, Vauberand et la


— 197 —

LeRevest, Carcès. 24 vend. III. r =3 27863 f. 58. E4 ; L. 285, 289, 318 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

* Lambot (de) Paul-Grégoire (1), époux Madeleine Thaneron, 63 ans, avoué près le tribunal du district de Barjols. 22 vend. III. S'est réfugié à Toulon en août 1793. Rentré de la Rivière de Gênes vers le 1er vent. III. Arrêté à Antibes lors de son débarquement « du bateau du capitaine Stoula, génois » et conduit à Grasse. S'est évadé de la prison de cette ville le 30 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4 (Toulon) ; G. 310, 341 ; M ; M2 n° 26 ; M6 n° 304 ; L. Ï88, 290, 371.

* Lambot (de) Paul-Grégoire-Joseph, fils du préc', né à Carcès le il oct. 1775. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frini. II. A combattu dans l'armée de Condé et à Quiberon. A servi en Angleterre en 1807. A été fait sous la Restauration, maréchal de camp, chevalier de SaintLouis, de Saint-Georges de Russie, de Saint-Ferdinand d'Espagne, de l'Epée de Sicile, commandeur de la Légion d'honneur, aide de camp et secrétaire des commandemcnls du prince de Condé. A écrit : Trois ans au Palais-Bourbon (1831), Pétition adressée à la Chambre des Pairs relativement à la mort du prince de Condé (1832), Le maréchal Brune à Avignon en 1815 (1840). Décédé à Toulon le 9 avr. 1858 E4 (Toulon) ; M; L. 371 ; B. M. 99 ; A14.

* Vintimille (de), colonel au 3e régiment d'infanterie légère. 28 juin 17D2. E ; Q. 19 9.

Grand'Bastide. Dans L. 318, la municipalité de Carcès le signale sous la désignation : Capet Louis-Joseph-Henri.

(1) Inscrit à Toulon sous le nom erroné de Lambert. Possédait daûx fils : Paul-Grégoire-Joseph, cité plus bas, et Jean BaptisteRobert-Grégoire-Frédéric, tous deux au service de l'Angleterre en 1807. Le 7 sept. 1807, le préfet du Var reçut l'ordre du conseiller d'Etat chargé du 2e arrondissement de la police générale « de s'assurer delà correspondance des fils Lambot avec leur père ».


— 198 —

CANTON DE CAMPS Camps (1102 h.)

* Auberl Joseph (fils), charpentier. 22 vend. III. E4 ; L. 306. Beaudin Pierre-Marie. r = 735 f. 45. Q. 2058.

* Castinel Joseph, chapelier. 22 vend. II. E4 ; M5 n- 147.

* Christian Joseph. ?2 vend. III. E4.

Donzoult Marguerite, domestique, propr. à Toulon. 22 vend. III. E4; M5 n- 179.

* Mongel Madeleine, domestique. 22 vend. III. E4 ; M5 n. 262.

Rabinot François, ans, sergent de ville. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Mn.

* Roux (fils de Jean), chapelier. 22 vend. III. E4 ; M5 n- 324.

* Roux Joseph, chapelier. 22 vend. III. E4 ; M5 n- 325.

* Roux Marie, femme du préc'. 22 vend. III. E4.

La Celle (630 h.) Broquier François, propr. à Saint-Maximin. 22 vend. III. E4.

* Atargaillan Jacques-Augustin, prêtre. 15 fév., 30 juin 1793. A'émigré en avr. 1792. E2 (Brignoles) ; E4 (La Celle) ; L. 294, 306 ; M6 n- 843.

Paul (1), curé de la Celle, propr. à Correns. 25 fév., 30 juin 1793. A rétracté son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Mort à Sospel (Alpes-Maritimes) en 1813, à l'âge de 90 ans. E2 (Brignoles) ; El (La Celle) ; X.

CANTON DE CORRENS

Correns (1520 h.)

Bouis Laurent-Antoine (2), « seigneur » (?), propr. à Correns, Besse. 28juin 1792. E.

(1) Peut-être double emploi avec l'un des deux Paul signalés à Correns.

(2) Identité probable avec Bouis Jean-Antoine-Laurent, vicaire à


—' 199 -

Jean Joseph, dit Pinet. Placé en surveillance à Correns par décision du ministre de la police générale (9 niv. VIII). L. 370.

Joubert Bernard, 21 ans, boulanger. Renlré de Portsmouth, "parle Havre, le 15 therm. X. M2 n° 1004 ; M6 n- 1066.

Jujardy Louis-Jacques, curé, propr. à Correns, Draguignan. 28juin, 11 juil. 1792. A rétracté, en déc. 1791, son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. N'a pas quitté Correns, quoique soumis à la loi sur la déportation des prêtres. A vécu caché dans sa paroisse où il a continué à remplir secrètement ses fonctions. A remplacé en 1805, è Brignoles, le curé Miollis nommé évêque de Digne. r= 9 f. E ; L. 307 ; M5 n° 692 ; Q. 2058; XOrsin

XOrsin Joseph-François-Xavier, capitaine de "vaisseau, propr. à Correns, Solliès. 28 juin 1792, 25 fév. 1793. r s 335 f. 20. E. (Correns) ; E4 (Toulon) ; L. 286 ; M ; M5 n° 251 ; Q. 2059.

* Paul Antonin (ou Antoine), prêtre réfraclaire. 25 fév. 1793. Déporté en sept. 1792. Rentré en France en l'an X. E4 ; M ; M5 n" 722.

* Paul Siméon (1), frère du préc', prêtre. 22 vend. III. E4 ; L.

295.

Pbrre (de)- Montmeyan Joseph-Christophe-Henri, 38 ans, ecclésiastique, propr. au Val. 28 juin 1792, 25 fév., 30 juin 1793. A résidé à Aix du 1er avr. au 1er mai 1792, à Lyon et à SaintMartin-du-Mont (Ain, Côte-d'Or ou Saône-et-Loire ?) de cetlo dernière date à nov. de la même année. Radié de la liste des émigrés par arrêté du directoire du département du Var (12 déc. 1792). S'était montré favorable è la Révolution et ne semble pas avoir émigré. E (Le Val) ; E2 (Brignoles) ; E4 (Le Val) ; L. 285,376.

Correns, signalé sous la rubrique de cetle dernière commune.

;(1) Inscrit par erreur sur E4 avec le nom de Siméon et le prénom de Paul.


- 200 —

* Riperi Louis-Joseph-Bonaventure, prêtre. 28 juil. 1792. Réfractaire et déporté, r s 907 f.. E ; L. 288, 306; M6 n- 1532 ; Q. 2058.

Segond André-Grégoire, 33 ans, officier auxiliaire de santé dans la marine. A servi successivement sur le Sagittaire, la Précieuse, la Belette, VAlceste, la Badine avant 1789, sur le Tonnant et le Centaure de nov. 1790 à mars 1793. Se serait caché dans Toulon durant le siège et n'aurait pas émigré. A comparu, le 27 brum. IX, devant le tribunal crim. de Draguignan qui l'a mis en liberté le même jour. A résidé ensuite à Bandol. G. 342 ; M2 n- 489 ; M6 n- 607.

* Segond Thomas, 66 ans, officier de santé. 22 vend. III. E4 ; L. 318, 380 ; M ; M2 n° 234 ; M6 n° 369.

Siméon Joseph, époux Marin Félicité. L. 289.

Ventre-Delandre Jacques (1). Décédé à Moscou le 16 mars 1782. Considéré à tort comme émigré. Ml n° 266 ; M6 n° 1531.

Ventre Jeanne, soeur du préc', de Correns. Décédée à Moscou le (?) : son domicile était en Russie depuis 1780 environ. L. 318 ; Ml n° 265.

Montfort (925 h.)

* Maifjredy Jean-François, 42 ans, employé à la régie des cuirs. 4 flor. IL A fui dans la Rivière de Gênes, par Toulon, le 28 frim. IL Renlré en France par Antibes vers le 1er vent. III. Prévenu d'introduction de faux assignats. E4 ; G. 310, 341 ; L. 327 ; M ; M2 n° 27 ; M4 n° 19 ; M6 n° 20.

CANTON DE FORCALQUEIRET.

Forcalqueiret (203 h.)

Néant

Rocbaron (260 h.)

Laure Claire, domestique. A fui à Toulon en août 1793. L. 318.

(I) Sa fille Ventre-Delandre Louise-Justine-Henriette, femme Ricci, résidait à Milan en l'an XI.


— 201 —

Sainte-Anastasie (450 h.)

* Allègre Elisabeth, domestique. 22 vend. III. E4 ; L. 299.

* Martin Jean, dit Rabète. 4 flor. IL E4.

* Requier Sidoine, ditdeRocbaron. 4 flor. II. E4 ; L. 318, 327.

Roche Thérèse, née Rigouard (veuve), propr. à Solliès, SainteAnastasie. 2! juil. 1792, 4 flor. IL E (Solliès); E4 (SainteAnastasie) ; M ; M5 nos 248, 611.

CANTON DE GARÉOULT.

Garéoult (735 h.)

Aurran Claire, domestique. A fui à l'étranger, par Toulon, le 28 frim. IL Rentrée en France en vent. III. L. 293, 320.

* Borrel Louis, cultivateur. 22 vend. III. E4.

Bosc Charles-François. L. 289.

"Charles François-Xavier (1), capitaine de vaisseau. 14 vent. II. E4.

Félix Thérèse (femme de feu Louis, cordonnier). M5 n° 228.

Gourret Barthélémy. Décédé le 3 germ. VII à (?). M4 n- 71 ; M5n- 701.

Grisolle-Rouvière Etienne, dit de Garéoult, agriculteur. M ; M4n°53 ; M5 n° 382.

Grisolle-Rouvière, née Faure, épouse du préc'. M5 n° 165.

- Grisolle Cécile, fille de la préc'e. M5 n°s 182, 304.

Grisolle Etienne, frère de la préc'e. L. 289.

* Jeangron, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Brignoles); E4 (Garéoult).

Jeanselme François, dit « Garéoule », agriculteur, propr. à Garéoult, la Roquebrussanne. 14 vent. IL N'aurait pas quitté la

(1) Peut-être double emploi avec d'Orsin Joseph-François-Xavier, signalé à Correns ou avec de Grimaldi-Régusse Charles-AndréBenoît-François-Xavier, inscrit à Régusse.


- 202 —

France avant la loi du 19 fruct. V. A obéi à cette loi en se rendant en Allemagne où il a séjourné jusqu'en prair. VIII. E4 (Garéoult) ; E4 (« La Rocque ») ; M.

* Léoèque (dej Augustin-François, magistrat. 25 fév., 30 juin 1793. Consul d'Aix, procureur du Pays de Provence, président de la Cour des Comptes d'Aix (1785-1786) ; délégué è Paris, auprès des Ministres, par le Conseil général des chefs de famille le 29 déc. 1788, pour y défendre les intérêts du Tiers état. Aurait successivement résidé à Aix, à Carpentras, à Aubignan (Vaucluse) et à Hyères du 27 avr. 1789 à mai 1793 ; à Aix, en pluv. II. Ne semble pas avoir émigré avant la loi du 19 fruct. V. Mort en 1803. E2 (Brignoles) ; E4 (Garéoult) ; L. 371 ; Ma n" 31, 32 ;B. M. 99.

* Millard Frédéric, perruquier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 254.

Néoules (460 h.)

* Allard (d') Jean-François (fils de Jean-François-Louis, ce dernier seigneur de Néoules et de Fontgayaut, el de Delphine de Beausset-Roqueforl), magistrat. 21 juil. 1792. Reçu conseiller au Parlemenlde Provence en 1775. Rentré de Gênes, par Nice et Agay, en 1792. Arrêté-dans cette dernière localité au moment de son débarquement d'une felouque de poste. Incarcéré à l'île Sainte-Marguerite en déc. 1792. A promis fidélité è la Constitution de l'an VIII, le 24 pluv. X, devant le secrétaire général de la préfecture de la Seine. Décédé à Paris le 24 déc. 1811, sans alliance, r = 3091 f. 33. E ; L. 285, 318 ; M ; M4 n° 255 ; K ; B. M. 99 ; C7 ; Q. 2059 ; (Arch. comm. de Néoules : A Al et BB26 f° 11).

* Barry Bruno, boulanger. 22 vend. III. E4 ; MS n° 54.

* Bourguignon Marie, domestique. 22 vend. III. E4 ; M5 n71.

CANTON DE PIGNANS

Gonfaron(1000h.)

* Carassan Honoré, « époux divorcé » de Martre Marthe, agriculteur. 22 vend. III. Condamnée mort, pour désobéissance à


— 203 —

la loi du 19 fruct. V, par la Comm. militaire de Toulon (28 therm. VI). E4 ; L. 289, 318, 327 : M ; M5 n- 143 ; Mn

* Carassan Jean-Baptiste, cuisinier. 22 vend. III. E4 ; M5 n144.

* Dalmas Jean (I), dit Ninive, cultivateur. 22 vend. III. E4 ;

L. 318; M5n- 178. "Martre André, marchand. 22 vend. III. E4. Minjal Madeleine, née Vidal, 19 ans. M2 n- 858.

* Roux André, époux Minjaud Madeleine, né le 2 avr. 1757, tonnelier. 21 juil. 1792. Soupçonné, en l'an IX, de faire partie d'une bande de brigands. E ; L. 306, 327 ; M ; M5 n" 64.

* Vidal Honoré, notaire. 21 juil. 1792. Condamné par contumace à 22 ans de fer (Trib. crim. du Var : 17 therm. IX). r = 597 f. 64. L 285, 318 ; Ml n- 262 ; Q. 2059.

Vidal Edouard, fils du préc', 4 ans. M2 n- 312 ; M6 n- 520.

Vidal François, frère du prévA Condamné à mort par contumace (Trib. crim. du Var : 17 therm. IX). Ml n° 263 bis.

Vidal Louis, frère du préc'. Renlré de Gênes, par Saint-Tropez, le 13 pluv. III. Condamné à mort par contumace (Trib. crim. du Var: 17 therm. IX). G. 314 ; L. 319 ; Ml n°263.

Vidal Thérèse, soeur du préc', 21 ans, cultivalrice. Rentrée en France avant le 1er germ. III. Résidait au Luc en l'an X. L. 319; M2 n°3H ; M6 n° 522.

Vidal Joseph, boulanger. Exécuté à Brignoles, en l'an VIII, « à la suite d'un jugement de la Commission militaire ». L. 318, 319 ; Ml n° 77 ; Q. 2059.

Vidal Madeleine, cultivatrice. A émigré en juil. 1793. Rentrée en France avant le 1er germ. III. L.. 319.

Pignans(2236 h.)

"Allemand Jean-François, de Barcelonnetle, 34 ans, colpor(1)

colpor(1) sur E4 avec la désignation erronée de Daunas


— 204 —

leur. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France entre le 22 niv. et le 1er germ. III. E4 ; L. 320 ; M ; M2 n° 223 ; MO n» 202.

Allemand Madeleine, née Fabre, épouse de préc'. Mêmes observations. L. 320 ; M5 n° 164.

* Amiel François-Etienne (filsj, scieur de bois à eau. 22 vend. III. Fédéraliste rentré en France vers le 1er germ. III. E4 ; L. 288, 320, 333, 353, 358 ; M5 n" 304.

* Brissy Jean-François, cultivateur. 22 vend. III. E4 ; L. 356 ; M5n° 37.

* Davin Jacques, 65 ans, apothicaire. 22 vend. III. A émigré le 18 oct. 1793. Rentré en France vers le 1er germ. III. E4 ; L. 320 ; M2 n° 43 ; M6n°45.

* Davin Joseph-Marie (fils), notaire. 22 vend. III. E4.

* Demin Jacques (I), apothicaire. 14 vent. II. K4.

* Durandy Jacques-François, époux Bertrand Anne-Marguerite ; de Guillaumes (Alpes-Maritimes), 50 ans, médecin et apothicaire. 22 vend. II. Fédéraliste. A quille Pignans en août 1793 pour aller se cacherdans les bois voisins. A fui, par Hyères, dans la Rivière de Gênes, le 28 frim. II. Renlré en France, par Anlibes, en vent. III. Arrêlé à celte époque comme prévenu d'émigration et d'introduction de faux assignats. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Se trouvait encore à l'étranger en frim. IX, époque à laquelle le maire de Pignans demanda sa mise en surveillance dans celle commune : « Les talents, écrivait ce dernier, el la moralité de cel homme aussi estimable qu'infortuné le font regreller de tous ses concitoyens et de tous ceux des communes environnantes ». r — 51 f. 08. E4 ; G. 310, 341 ; L. 288, 320 ; M ; M2 n- 86 ; M6 n- 283 ; Q. 2058.

Fabre Jean-Baptiste, r =: 246 f. 90. Q. 2059.

Fabre Joseph, 42 ans, cuisinier et aubergiste. S'est réfugié à Toulon en oct. 1793, à Gênes le 28 frim. II. Rentré en

(1) Identité très probable avec Davin Jacques, cité plus haut.


- 205 -

France en vent. III. G. 356 ; L. 306, 320 ; M5 n- 222.

Fabre Joseph-Martin, filsdu préc', aubergiste. A fui à Toulon en eoût 1793, puis à l'étranger. Rentré en France entre le 22 niv. et le 1er germ. III. L. 320 ; M5 n- 221.

Fourest Paul, laboureur. M5 n- 234.

François Pons, né à Pignans le 11 mai 175'i. S'est réfugié à Toulon avant le siège et a abandonné la France le 23 frim. II. L.306.

Ginouvès Jean-Jacques, époux Chambeiron Madeleine ; agriculteur, maire.de Pignans en 1793. Mandat d'arrêt a été lancé contre lui, le 9 sept. 1793, par les représentants en mission près l'Armée d'Italie, « pour avoir attenté à la représentation nationale ». Décédé le 20 germ. II à (?). r - 15 f. 66. L. 296 ; M4n-26 , M5 ir 195 ; Q. 2059.

Hérente Sophie, née Fournier, 23 ans. M2n-804; M6 n1222.

*Hollomand Paul (\), chanoine. 22 vend. III. E4 ; X.

* Isnard François-Pons (fils). 22 vend. III. E4 ; M5 n- 198.

"Isnard Jean-Baptiste, cultivateur. 22 vend. Jll. E4 ; M5 n° 197.

Isnard Joseph, « époux divorcé » de Vérignon Elisabeth. L. 290.

_■=.'* Jobily Jean-Louis, agriculteur. 22 vend. III. A fui à Toulon le 4 sept. 1793. Rentré en France en vertu de la loi du 22 niv. III. r = 201 f. 37. E4 ; L. 306, 320 ; M5 n° 199 ; Q 2059.

- "Jobily Jean-Louis-Malhieu, fils du préc', agriculteur. 22 vend. III. Aurait été inscrit à tort sur la liste des émigrés

(I) Il y a très probablement identité avec le chanoine Paul-Barthélémy d'Hotman, prieur de Gonfaron en 1779 (Arch. comm. de Pignans : GG 12 f" 117 ; acte de baptême du 25 juil. 1779).


— 206 —

parce qu'il se trouvait à la Guadeloupe à l'époque des premières lois sur l'émigration. E4 ; L. 306 ; M5 n° 200.

* Lecher-Simon. 22 vend. III. E4.

*" Lécher, femme du préc' (1). 92 vend. III. E4 ; M5 n° 190.

Lecher-Simon (les hoirs), propr. à Besse. 23 fév. 1793. E4

(Besse).

Long Pierre-Joseph, prêtre. A résidé à Olias, par Madrid, en l'an IV. Décédé à Pignans, le 30 pluv. VIII, à l'âge de 78 ans. r = 21 f. 17. L. 371 ; Ml n° 73 ; Q. 2059.

Marroin Louis-Adrien (fils cadet), 26 ans, volontaire dans le 5e bataillon de la Montagne républicaine d'Aix. A quitté Pignans en mai 1793 pour aller remplir à Toulon les fonctions de secrétaire de Bayne (2), accusateur public. A séjourné dans celle ville jusqu'au jour où l'on a lancé un mandat d'arrêt contre ce dernier. Aurait ensuite vécu caché à Pignans où il a été appréhendé le 25 germ II. Elail encore en prison en brum. III. Semble n'avoir jamais quille la France. G. 324 ; PI ; L. 290.

* Marroin Madeleine, religieuse. 22 vend. III. E4 ; M5 n207.

n207.

Martin François, né à Pignans le 10 janv. 1727, fils de Dominique-Vincent et de Madeleine Bouvier (3) ; propriétaire. 6 mess. Vil. S'est « fortement t prononcé contre les journées montagnardes du 31 mai et des lr el 2 juin 1793. Président de la section de Pignans. A fui à Toulon le 3 oct. 1793. Fusillé

(1)11 y a très probablemement identité avec la famille Simon de Larchcr Henriette épouse Huot de Ferrault de Charmoille, qui toucha 364 f. 94de rente sur l'indemnité d'un milliard (Q. 2059 n°! 442 et 546). Dans Q. 2059 n° 546, l'orthographe donnée est Symon de l'Escher.

(2) En juil. 1793, Bayne éfait commandant d'une compagnie franche do l'armée marseillaise fédéraliste.

(3) Légitimé dans l'acte de mariage de Dominique-Vincent Martin et de Madeleine Rouvier, le '22 janv. 1757.


— 207 —

dans cetle ville le 6 mess. VU (Comm. milit.). E6 ; L. 292 ; M ; M5n- 398 ; Mn.

Martin François, agriculteur. Décédé à Toulon le 3 frim. III. M4n- 303; M5 n- 272.

"Martin François-Dominique, agriculteur. 4 flor. II. Résidait è Pignans en prair. X. E4.

* Martin Louis-Simon, frère du préc'. "Ï2 vend. III. Décédé à l'Armée d'Italie vers la fin de l'an Vu. E4 ; M ; Ml n- 276.

* Marée Henriette, « femme de Dan. ». 22 vend. II. E4 ; MB n-219

* Meyffredy Jean-Baptiste, agriculteur. 4 flor. II. Rentré de Gènes, par Antibes, le 1er vent. IlI. Arrêté dès son débarquement d'une felouque génoise portant 65 510 livres de faux assignats. A réussi à s'évader, r =: 365 f.. E4 ; G. 295, 341 ; M5 n- 256 ; Q. 2058.

* Monin Jean-Josepb, lanneur. 4 flor. II. r— 6 f. 14. E4 ; M5n- 257 ; Q. 2059.

Moret François-Nicolas (1), 62 ans, curé. 28 juin 1792. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Livourne en mars 1792. E ; L. 317, 326 ; M2 n° 416 ; M6 n° 124.

* Mouitet Louis Grégoire (fils), maçon. 4 flor. II. A émigré le 17 oct. 1793. Rentré en France vers le 1er germ. III. r = 81 f. E4 ; L. 320 ; M5 n'79 ; Q. 2059

* Pellegrin Joseph Paul. 22 vend. III. E4 ; M5 n' 411.

Ravel Pierre-Michel, cuisinier. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 292, 293, 352.

* Vérignon Joseph-Simon, tailleur d'habits. 22 vend. III. E4 ; M5n-216.

"Vérignon Vincent, « boulanger fidélier » (2). 22 vend. III. A émigré le 18 oct. 1793. Renlré en France entre le 22 niv. et le

(1) Inscrit par erreur sur E avec l'orthographe Maurei,

(2) Boulanger et fabricant de vermicelles.


- 208 -

1er germ. III. r = 118 f. 83. E6 ; L. 289, 320 ; M5 n» 707 ; Q. 2058.

CANTON DE LA ROQUEBRUSSANNE

Méounes (1129 h.)

Barry François-Xavier, 40 ans, propr. à Toulon. 22 vend. III. A fui à l'étranger, par Toulon, le 28 frim. II. E4 (Le Beausset) ;L. 360 ; Q. 1940.

* Barry Marc-Antoine-Joseph, 52 ans. 14 vent. II. Fédéraliste. A fui à Toulon le 30 août 1793, à l'élranger le 28 frim. II. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4 ; L. 292 ; M ; M4 n" 253.

* Chabriel Bernard. 28 juin 1792. E.

Clary Jean-Baptiste, menuisier. 22 vend. III. E4 ; L. 327; M5 n° 150.

Ciel François, de Grenoble, moino réfraclaire de la Chartreuse de Monlrieux. A quitté la France en août 1792. L. 310.

Dussauil Philippe, de :vïontelus (?), moine réfractaire de la Chartreuse de Montrieux. Même observation. L. 310.

Guérard (ou Gueirard) Jean-François, époux Bourgogne Marie-Louise, cultivateur. 25 fruct. VI. Sectionnaire. Fusillé à Toulon le 26 fruct. VI (Comm. milit ) E6 ; L. 295 ; M4 n- 105 ; M5 n° 383; Mn.

Lyon Charles, 27 ans en 1793, épicier, puis voiturier. 6 frim. VI. Fusillé à Toulon le 6 frim. VI (Comm. milit.) (I). E6 ; L. 166; M5 n- 396.

Maurel Honoré, r =; 155 f. 63. Q. 2059.

(1) Condamné à mort sur une simple dénonciation de la municipalité de la Valette qui s'était permise de l'inscrire sur la liste des émigrés alors qu'elle n'avait que le droit de le signaler sur celle des absents. Son exécution provo |ua de la part de Ricard, commissaire du Directoire exécutif dans le Var, une protestation énergique contre l'abus de pouvoir commis par la municipalité de la Valette et parla Commission militaire de Toulon (24 frim. VI).


— 209 —

* Queillard, o verrier à Trets ». 28 juin 1792. E.

Roch Raymond, papetier. M5 n- 57.

Siméon Jean-Joseph, receveur de l'enregistrement au bureau de Méounes. 4 flor. IL Radié de la liste des émigrés par arrêlé du Directoire exécutif (11 vend. V). E4 ; L. 162, 289, 318, 388.

* Terras Barthélémy, dit la Ciotat. 28 juin 1792. E.

La Roquebrussanne (Roqueoineuse, Roquelibre) (1482 h.)

"Alexis Alexandre, né à la Roquebrussanne le 11 oct. 1764, distillateur et journaliste. 13 vent. H. S'est fait connaître dans la presse, dès les premiers jours de la Révolution, comme un ardent défenseur du trône. A fui à Toulon en août 1793, en Espagne le 28 frim. II. Elu, en vend. IV, administrateur du Var, puis révoqué quelques jours après, par arrêté de Fréron, commissaire du gouvernement. S'est rendu à Paris où il a demeuré malgré la loi du 19 fruct. V. Dénoncé par Marquezy, député du Var, appréhendé et traduit devant le Conseil de guerre comme « émigré, égorgeur et rédacteur de feuilles contre-révolutionnaires », il est mort sur l'échafaud en l'an VI. Le capilainerapporleur de ce tribunal était le futur père de Victor Hugo, r = 343 f. 88. E4 ; L. 165, 320, 358 ; Ml n° 67 ; B. M. 99 ; Q. 2059.

* Alexis Antoinette, née Establier, épouse du préc'. 22 vend. III. E4; L. 320 ; Ml ; M5 n° 39.

* Alexis Antoine, fabricant d'eau-de-vie. 14 vent. II. A émigré en août 1793. r = 140 f. 57. E4 ; L. 165, 320 ; M3 n° 151 ; Q. 2058.

* Alexis Julienne, bonnetière. 25 vend. III. A émigré en sept. 1793. Rentrée en France en vent. III. E4 ; L. 320 ; M ; M5 n° 40.

* Audigier Honoré, menuisier et vitrier. 14 vent. IL A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Renlré en France en vent. III. r = 25 f. 61. E4; L. 320 ; M4n°28; Q. 2058.

* Bérenger (de)-La Beaume Joseph-Auguste. 22 vend. III. A fui le 24 oct. 1793 ■ pour se soustraire è la mort dont il était me-


— 210 —

nacé par des gens de la Roque el des étrangers qui avaient pénétré en armes dans sa maison et qui l'avaient accablé d'outrages (1) ». Aurait résidé à Marseille du 1er mess. III au 26 germ. V. r = 157 f. 95. E4 ; L. 292, 36U ; M5 n° 95 ; B. M. 99 ; Q. 2058 ; P5.

* Bérenger (de)-La Beaume Rose-Adélaïde, née Alexis, épouse du préc'. 22 vend. III. Mêmes observations. E4 ; L. 292,360; Mon» 8 85 et 96 ; B. M. 99.

* Bérenger (de)-La Beaume Jean-Baptiste, fils de la précte, 5 ans. 12 vend. III. E4 ; M5 n° 97.

* Bonfils Joseph-François, menuisier, secrétaire-greffier de la municipalité en août 1792, maire en 1793. 14 vent. IL Sectionnaire. A fui è Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Renlré en France le 26 vent. III. E4 ; L. 320; M5 n° 70; PI ; P6.

* Brèmond Alexis. 22 vend. III. E4.

Col Magloire, lisserand. A fui à Toulon. L. 289.

(1) Les insultes dont il fut accablé résultaient de l'impunité des auteurs de l'horrible supplice qu'avaient fait endurer, le 28 août 1792, près de la chapelle de Saint-Sébastien, une quinzaine de patriotes de Toulon, du Beausset et de la Roque, à un royaliste constitutionnel toulonnais, Saqui Maxime des 'fourres, homme de loi, 3- député suppléant à l'Assemblée législative. Ce dernier résidait à Néoules et s'était engagé sur le territoire delà Roque où un garde national l'avait mis sans raison en état d'arrestation. Sans l'ombre d'un jugement, il fut pendu par les aisselles, puis par les pieds à un mûrier, mutilé à coups de sabre, achevé par deux coups de pistolet dans le ventre, enfin décapité à l'aide d'un couteau. Placée au bout d'un sabre, sa tête fut emportée comme un trophée à Toulon. En passant à Solliès Pont, les assassins forcèrent la femme et les enfants d'un homme de loi de la commune, Joseph Baudin qui s'était réfugié à Paris, à baiser « la tête du victime » en leur disant que pareil sort était réservé à Baudin dès son retour. Cf. E. Poupé : Le meurtre de Maxime Saqui.


— 211 —

Escrivan (d') François-Victor, noble-verrier. 11 germ. VI. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Renlré en France en vent. III. Fusillé à Toulon le 11 germ. VI (Comm. milit.). E6 ; L. 320; Mn.

Escrivan (d') Pierre, 19 ans, bourgeois. M2 n° 950; Mon 0 1209.

Frégier Jean-Jacques, cultivateur. M5 n° 225.

Jauffret André-François (1), fils de Joseph-André et d'Agnès Alexis, né le 29 nov. 1773, distillateur. 14 vent. H, 26 frim. VI. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'île d'Elbe le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. Arrêté plus lard à Méounes et traduit, le 25 germ. VI, devant la Commission militaire de Toulon qui l'a condamné à être fusillé. A élé remarquable de fermeté devant la mort. A même composé, quelques heures avant son exécution, une romance précieusement recueillie par les anciens sectionnaires de Toulon. E4 ; E'i ; L. 320 ; M ; Mln° 82 ; M6 n° 1473 ; P;Mn;B.M.99.

"Jauffret Marie-Elisabeth, dite Miette, soeur du préc', née le 14juin 1780, bonnetière. 22 vend. III. A suivi son frère à l'étranger. Vivait è la Roque en l'an X. A épousé, le 14 fév. 1808, Féïix-Louis-Augusle Dollieule, notaire à Solliès-Pont. E4 ; L. 320, 370 ; M ; Ml ; M2 n° 3S6 ; M6 n° 60 ; B. M. 99.

* Munier Jean-Joseph, cordonnier. 22 vent. IL E4 ; M5 n° 263.

* Olivier Clair-Honoré, 70 ans. 4 flor. II. Président de la Société populaire de la Roque en août 1792. A fui à Toulon le 24 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Renlré en France le 27 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V (2). El ; L. 16% 320, 3755 M ; M2 nc 420 ; M6 n° 61 ; PI ; Po.

(1) Inscrit sur E6 avec le nom de Geoffrey.

(2) Agé de 78 ans, il se trouvait encore à l'étranger en l'an IX. Désirant rentrer en France, il s'adressa en ces termes au préfet du Var: « Je demande, avant de descendre au tombeau, l'autorisation de pouvoir embrasser encore une fois mes cinq enfants qui ont perdu leur


212

Pelore Antoine-Probace, maçon et fabricant d'eau-de-vie. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en vent. III. r = 93 f.. L. 288, 320 ; M4 n° 38 ; M5 n° 224(1) ; D ; Q. 2059.

* Piole Louis, bourgeois. 4 flor IL Dans la procédure de Grimaud, condamné à mort par le tribunal sectionnaire populaire de Marseille, il avait comparu à litre de témoin. Mis hors la loi, par décret du 19 juin 1793, comme complice des juges. r = 429f. E4;L. 396; D ; Q. 2t'59.

* Raimonenq Jean, dit Latin, cultivateur. 25 fév. 1793. E4 ; M5n° 301.

Remonenq Jacques, tambour. M5 n° 36.

* Revest Jean-Joseph, cultivateur. 22 vend. III. A fui à Toulon, puis à l'étranger en 1793. Rentré en France entre le 22 niv. et le l^germ. III. E4 ; L. 320 ; M5 309.

* Reymonenq Thimothée, cardeur. 22vend. III. E4 ; M4 n° 43; M5 n° 302.

* Reynaud Jean-Baptiste, tailleur de pierres. 22 vend. III. Reclus. E4 ; M4 n^ 62 ; M5 n° 328.

Rossolin Louis, vicaire, propr. à Brignoles. 28 juin 1792. E (Brignoles) ; L. 307.

Roubert Jean-Baplisle-Laurent (2) propr. à Brignoles. 22 vend. III. E4 (Brignoles) ; L. 290.

CANTON DE SIGNES Signes (1780 h.) Allègre Jean-François, prêtre déporté. L. 289.

mère. « Le • sous-préfet de Brignoles reconnut « qu'il y aurait de la dureté à refuser à un père octogénaire victime de l'erreur et des circonstances la consolation de faire ses derniers adieux à sa famille éplorée ». On ne sait si Olivier revint dans sa patrie.

(1) Dans les registres des certificats de radiation définitive et de mainlevée de séquestres, Pelore est signalé, par erreur, sous le nom de Felere ou de Fésère.

(2) Identité très probable avec Robert, médecin, signalé sous la rubrique de Brignoles.


— 213 —

Almaric Jean, 64 ans, ménager. 25 germ. IL Mis à mort à Toulon en l'an II. (Comm. révol.;. E3 ; L. 331 ; Mn.

* Beaumier Bruno-Emilien, prêtre. 21 juil. 1792. r = 222 f.. E; L. 285; Q. 2058.

* Berge Jean-Baptiste, vicaire. 22 vend. III. Réfractaire et déporté. A quille Signes le 30 juil. 1792 muni d'un passeport régulier pour l'étranger. E4 ; L. 294, 326.

* Berge Joseph-Toussainl, frère du préc', vicaire. 22 vend. 111. Mêmes détails. E4 ; L. 294, 326.

Billon Joseph-Alexandre-Esprit. Décédé à Savone le 2 brum. IX. Ml n° 153.; M6 n° 748.

* Bourguignon Philippe, officier de santé. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793. E4 ; L. 290, 296.

Canorgue Louis, 26 ans, cardeur à laine. Aurait été emmené de force à Toulon, par quatre brigands espagnols, pendant qu'il se rendait à la Valette auprès de sa grand'mère (sept. 1793). A fui à Gênes le 28 frim. II. Rentré en France sur un bâtiment toscan. Arrêté à Nice, au moment de son débarquement, vers le lovent. III. G. 305.

Deviguier Louis-Augustin (I). Décédé à Florence le 27 germ. II. Ml n°302 ; M6 n° 1107.

Ganleaume Barthélémy, 24 ans, laboureur. A fui à Toulon le 20 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 24 niv. III. L. 347. M2 u° 615 ; M6 n° 814.

Toulousan Françoise, née Cordeil (épouse de Jean-Joseph, cordonnier;. A fui à Toulon en août 1793', à l'étranger le 28 frim. IL L.351 ; M.

Ventre Jean-Baptiste. S'est réfugié à Malle en sept. 1792. Ses biens ont été mis aux enchères en prair. II. L. 289, 318.

(1) Identité ou parenté probable avec Viguier Paul-Antoine-Auguste-Joseph, signalé sous la rubrique de la Cadière.


— 214 —

CANTON DU VAL Le Val (1703 h.)

Amiel Antoine, cultivateur. M5 n° 14.

Ancel Antoine, « poulieur ». S'est réfugié à Toulon pendant le siège de cetle ville. L. 2S9.

Barbarroux Louis-Honoré-Jean-Baptiste-Gaëtan, 59 ans, prêtre. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté, r s 100 fr.. E2 (Brignoles) ; L. 285, 318 ; M ; M2 n° 744; M6 n° 1150 ; Q. 20:.9.

* Bonnet François, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Brignoles) ; E4 (Le Val) ; L. 286.

* Cartier Joseph, prêtre 28 juin 1792. Réfractaire et déporté. Décédé à Pourrières le 14 vent. V. r =352 f. 75. E ; L. 286, 318; Mln° 259 ; M6 n° 953 ; Q. 2059.

Décugis Jacques, r = 128 f. 85. Q.2059.

Panucl François, dit Cabreuil, tisserand. M5 n° 589.

Sermet Jean-Louis (fils aine de Balthazar), propr. à Brignoles. 2b fév., 30juin 1793. E2 (Brignoles) ; E4 (Brignoles) ; L. 318, 321.

Vins (531 h.)

Vintimille (de) - Vins Charles-Emmanuel-Marie-Magdelon, seigneur de Vins, des Arcs, d'Ollioules, de Sanary, maréchal de camp, propriétaire du régiment Royal-Corse, gouverneur des îles de Porquerolles et de Langoustier. 8 juin 1792. A fait ses preuves de noblesse pour entrer aux Etats tenus à Aix de 1787 à 1789 r = 10.880 f. 18. E (Toulon) ; E (Vins) ; L. 286, 318 ; Q. 1909, 2058 ; B. M. 99 ; A8.


- 215 — m

DISTRICT DE DRAGUIGNAN

CANTON D'AMPUS

Ampus(963h.)

Fermieu Antoine. A émigré en mars 1791. L. 30.i.

Perrache (de) Alexandre-Marie (1), propr. à Ampus, Draguignan. 28 juin 1792. A fait ses preuves de noblesse pour avoir entrée aux Etats tenus à Aix en 1787-1789. A servi dans l'armée anti-convenlîonnelie de Lyon sous les ordres du général de Préey. Fusillé dans cette ville le 19 oct. 1793 (Comm. milit.). E; Ml n° 229 ; M6 n° 1320 ; B. M. 99.

* Rascas Honoré, ancien sénéchal au siège de Draguignan. 28 juin 1792. E ; L. 286.

Rouvier Joseph, 25 ans, perruquier, mousse sur le Modeste. A quitté Toulon le 28 frim. II pour aller è la Spezzia, puis à Gênes. Rentré en France, par Agay, sur un bâtiment génois, vers le 30 niv. III. A comparu devant le tribunal criminel de Grasse qui l'a misenlibertéle22 vent. III. G. 331 ; M2 n- 256; M 6 n- 425.

* Villeneuve. 28 juin 1792. E.

Tourtour (766 h.)

Carbonel François, 39 ans, cuisinier. Résidait à Trans en l'anX. M2 n- 18 ; M6n- 275.

Vérignon ^83 h. )

Néant

(1); Frère d'Honoré-François de Perrache, ce dernier seigneur d'Ampus, chevalier de Saint-Louis, maréchal des camps et armées du roii Père d'Alphonse-François de Perrache, ce dernier né à Ampus le 25 juin 1786, conseiller d'arrondissement, décédé à Nice le 31 janv. 1844.


- 216 -

CANTON DES ARCS Les Arcs(2163 h.)

* Aubani (héritier de Jean-Baptiste). 14 vent. II. E4.

* Clapier Joseph, né à Lorgues le 25 juil. 1750, praticien et notaire. 14 vent. II. Détenu, avant vent. II, au fort La Malgue à Toulon pour un délit de droit commun. Inscrit pour cette raison, mais à tort, sur la liste des émigrés. A été, en l'an III, secrétaire-greffier du juge de paix « du 1er arrondissement du canton des Arcs », emploi où il a été remplacé, le 20 vend. IV, par Julien Barthélémy Hugues. Incarcéré de nouveau au fort La Malgue, peu après la loi du 19 fruct. V, comme émigré resté sur le sol français. Acquitté, en bruni. VI, du fait d'émigration par jugement de la Commission militaire de Toulon, grâce à une lettre de défense de Ricard, commissaire du Directoire exécutif dans le Var, et malgré une violente pétition de 26 républicains des Arcs (I). Assassiné, le 26 niv. VI, par un détachement de gardes mobiles chargé de protéger ses jours. E4 ; G. 332 ; L. 166, 330; M ; M5 n- 283.

Fédon Guillaume, 69 ans, avocat et fabricant en soierie. Fédéraliste, A fui le 25 août 1793 pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé le même jour contre lui par les représentants du peuple en mission près l'Armée d'Italie. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (16 frim. V). Résidait à Flayosc en l'an X. r = 3421 f. 89. G. 332 ; L. 328, 365 ; M ; M2 n- 396; M6 n' 103 ; Q. 2058.

* Gastinel Joseph, homme de loi. 28 juin 1792. Radié delà liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (6 prair. V). E ; E7.

(i; « Etre très méchant, très vindicatif, un des plus forcenés réactionnaires du département... ; pendant l'infâme livraison de Toulon aux Anglais, il avait prêché publiquement la révolte contre le gouvernement républicain et, sous le règne de l'infâme Carnot (sic), il s'était fait l'agent le plus actif de la conspiration royaliste... » (17 brum. VI). La lettre de Ricard est du 8 brum. VI.


— 217 —

Martin Marie-Anne, née Aubani (veuve de Martin, agriculteur), 39 ans, propr. à Toulon. 7pluv.III. S'est « trouvée casuellainént » à Toulon le 25 août 1793. En est partie pour Gênes, le 28 frim. II, « par frayeur ». Rentrée en France, le 8 prair. III, et arrêtée à Nice au moment de son débarquement du bâtiment génois la Rondinella. Maintenue sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (12 niv. VI). r= 2266 f. 46. E6 (Toulon) ; E7 ; G. 297, 298 ; L. 328, 349 ; M ; M4 n- 107 ; M5 n- 459 ; Q. 2058.

Martin Clémentine, fille de la préc' 8, 11 ans. A suivi sa mère à Toulon et en Italie. G. 297, 298 ; L. 328, 349.

Trans (1238 h.)

Truc Claire, née Cordeil (épouse de François, maréchal-ferrant), de la Valette, 35 ans. M2 n" 288 ; M6 n- 398 (1).

Vidauban (1356 h.)

Néant .

CANTON DE BARGEMON

Bargemon (1700 h.)

Chautard Antoine (2), recteur de la chapellenie de SaintAntoine et de Saint-Etienne de Bargemon, de Notre-Dame du Rosaire et de Saint-Honoré de Callian. L. 289 ; N2.

Chauvet(de)-Allons Jean-Baptiste (cadet), ancien major au régiment Royal-Roussillon, colonel d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, prop. è Draguignan. 14 vent. II. Membre de la section n° 14 à Marseille, officier dans l'armée départementale fédéraliste en août 1793. A émigré le 1er sept, suivant. Rentré

(t) Les héritiers de Villeneuve (de) Louis-Henri, ce dernier, marquis de Trans, condamné à mort le 17 prair. Il par le Tribunal révolutionnaire de Paris comme conspirateur, touchèrent 2366 f. 85 de rente sur l'indemnité d'un milliard (L. 292, Q. 2059).

(2):Identité très probable avec Chautard Honoré-Antoine, curé de Saint-Tropez (voir Chautard à Saint-Tropez).


— 218 —

en France le 5" jour compl. IV. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Placé sous la surveillance de la municipalité de Bargemon par décision du ministre de la police générale (14 frim. VIII). Mort à Draguignan le 9 avr. 1812. E4 (Draguignan) ; L. 328, 329 ; M ; Ml ; M5 n° 175 ; N4. .

Raybaud Paul, 44 ans, mesureur de blé. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 28 frim. II. Mn.

Thouvenin Jean-Nicolas (1), domestique de Chauvet d'Allons cité plus haut. 4 flor. II. Membre de la section n° 14 de Marseille. A fait partie de l'armée départementale marseillaise en août 1793. A émigré le 1er sept, suivant. Renlré en France le 5e jour compl IV. E4 (Draguignan) ; L 2H9, 328, 329; Ml n°3.

Villeneuve (de) Jean-Baptiste, dit le chevalier de Vauclause, né è Bargemon le 5 fév. 1723, fils de Joseph, ce dernier seigneur de Bargemon. Ecclésiastique, puis chevalier de l'ordre de Malte le 28 janv. 1782 ; a fait profession dans celle île le 8 oct. 1786. Auteur de la généalogie de sa famille, imprimée à Avignon en 1789 et désignée sous le nom de Chronique de Bargemon. Décédé à Malte le 22 vend. V. Ml n° 101 ; M6 n° 779 ; V.

* Villeneuve (de) Louis, né à Bargemon le 19 août 1746, fils de Christophe de Villeneuve, ce dernier baron de Vauclause et de Bargemon, seigneur de Castillon, de Saint-Auban, etc. et de Thérèse Françoise de Lombard-Gourdon. 4 flor. II. Nommé chanoine du chapitre de Saint-Sauveur d'Aix en 1764. S'est rendu à Nice en sept. 1792. Par testament en date du 30 oct. suivant (1), son père ne lui a laissé « que mille livres de pension viagère qu'il ne toucherait que tanl qu'il résiderait en France et non ailleurs ». A plus tard séjourné à Rome. Curé de Lorgues del'anXI à 1818. Nomméévêque de Gap le 23 avr. 1817. Décédé à Lorgues, le 21 mars 1818, avant d'avoir été sacré. E4 ; L. 285, 306 ; M2 n° 114 ; M6 n° 333 ; V ; Q. 2059.

(1) Inscrit par erreur sur E4 avec le nom de Touoenai.

(2) Notaire d'Audibert-Caille, à Bargemon.


- 219 —

Claviers (1201 h.) (1)

* Baron Jean-Josepb, 54 ans, instituteur.. 14 vent. II. E4 ; M2 n" 87 ; M7 n° 271.

* Blanc Marguerite (fille de feu Pierre), 28 ans. 14 vent. II. Ne semble pas avoir émigré avant la loi du 19 fruct. V : aurait 'habité Toulon avant le siège de cette ville, mais aurait négligé de justifier de sa résidence devant la municipalité de Claviers, commune dont elle était originaire et où elle possédait une terre. E4 ; L. 305, 330 ; M ; M2 n° 546 ; M5 n° 90 ; M6 n° 542.

Blanc Marie (fille de feu Joseph). 14 vent. II. E4 ; M ; M5 n"880et 112.

*Pellomier Jacques (fils de Jean-Baptiste). 22 vend. III. E4.

* Pierrugues Jean-Baptisle. 22 vend. III. E4.

* Pierrugues Pierre, cardeur. 22 vend. III. Inscrit sur la liste des émigrés par la municipalité de Claviers parce qu'il n'avait pas justifié, auprès de cette administration, de sa résidence habituelle à Toulon avant le siège. E4 ; L. 305 ; M2 n'.'fi ;M5n°29l.

''""■:■* Poupiac Jean Joseph, maréchal à forge. 22 vend. III. E4 ; M2 n° 46 ; M5 n° 298.

"Poupiac Marie-Anne, née Pépin. 22 vend. III. E4 ; M ; Ml n°28;M5 n°23l.

* Sénéquier Jacques, travailleur. 22 vend. III. Résidait à Toulon avant le 9 mai 1792. Inscrit sur la liste des absents de Claviers, puis sur celle des émigrés, mais ne parait pas avoir quitté la France avant la loi du 19 fruct. V. E4 ; L. 330, 380 ; M2 n° 7 ; M5 n° 340.

Favas (35 h.)

Néant

(1) Y compris Meaux : 225 h. en 1790.


— 220 —

CANTON DE CALLAS Callas (2095 h.)

* Arnoux Jacques (fils de Joseph), tailleur d'habits. 22 vend. III. Etait cuisinier au 2e bataillon du 91e régiment d'infanterie (Armée d'Italie) en niv. II. E4 ; L. 299, 329, 339 ; M2 n° 10.

Audibert Catherine. 22 vend. Ht. E4 ; M ; M5 n°57.

Audiberl Etienne, 21 ans, cultivateur. 14 vent. II E4 ; M2 n°964 ;M6 n° 1135.

Audibert Sauveur, de la Garde-les-Toulon, 34 ans, cordonnier. 14 vent. II, 22 vend. III. E4 ; M2 n° 477 ; M6 n° 528.

Bertrand Antoine (fils de Jacques), garçon boulanger. 14 vent. II. E4 ; Ml n° 27 ; M5n°276.

Bertrand Joseph (fils de Jacques). 14 vent. II. E4.

* Blanc (ûh de Louis). 22 vend. III. E4.

* Blanc Françoise (veuve de Louis). 22 vend. III. E4 ; L. 360 ; M ; M5 n" 91.

"Blond, née Henry (veuve). 22 vend. III. E4 ; M; M5 n° 201.

* Blond Louis. 22 vend. III. E4.

* Boyer Jean-Joseph (fils de Thomas), garçon boulanger. 14 vent. II, 22 vend. III. E4 (Callas) ; E4 (Toulon); Ml n° 3 ) ; M5n°137.

* Cabasse Rose (fille de feu Jean-Joseph). 22 vend. III. E4 ; M2 n" 28 ; M5 n° 100.

Caille Antoine-François, fils de François (1), curé, propr. à Bargemon. 14 vent. II. Délégué du clergé à l'Assemblée des Trois Etats de la Sénéchaussée de Draguignan (27 mars 1789). A rétracté son serment de fidélité è la Conslilulion civile du

(1) Frère de Caille Jean-François-Martin, notaire à Bargemon.


— 221 —

clergé. A refusé, le 13 juin 179,2, jour de la Confirmation, de recevoir Rigouard Jean-Joseph, évoque constitutionnel du Var. Adonné sa démission de curé pour n'avoir pas à répondre de ce dernier acte devant le directoire du département. S'est rendu ensuite en Italie et est mort à Port-Maurice le 1er pluv. VIII. E4 (Bargemon) ; L. 285 ; M I n° 226 ; N2 ; X.

Èsclapon Joseph, (fils aîné de Joseph), chirurgien. S'est trouvé à Lyon pendant la rébellion de cette ville (juil.-oct. 1793). L. 363; M5n°M92et 285.

Féris Boniface (fils de feu Jean), cultivateur. Ml n° 29 ; M5 n° 286.

Féris François, novice sur la Sérieuse. N'a pas justifié que son nom ne figurait pas sur la liste des rebelles de Toulon. L. 289.

Fougeiret Jacques, 21 ans, cultivateur. M2 n° 961 ; M6 n° 1220.

Gués (fille d'Annibal) M ; M5 n° 183.

Gués Joseph (fils de Boniface). M5 n° 288.

Guigues Honoré, 29 ans, garçon boulanger « roulant de ville en ville ». Se trouvait è Toulon durant le siège. A quitté cette ville, le 28 frim. II, pour se rendre à Oneille, puis en Suisse. Est revenu en Italie, puis est allé se constituer prisonnier aux avant-postes de l'Armée d'Italie, à Fontan. Transféré à Nice, enfin à Grasse où il a été mis en liberté par ordonnance du tribunal criminel du Var (21 pluv. III). G. 340 ; L. 308; M5 n° 91.

Guigues Jacques (fils de Joseph), époux Cabasse Rose, médecin. Ne parait pas avoir émigré. Ses démêlés avec ses parents l'avaient fait retirer en 1790 à Béthune (Pas-de-Calais) où sa conduite, en 1793, fut celle d'un sans-culotte ardent : sa femme « y accoucha même d'un petit républicain du nom de Marat » ; sans nouvelles de lui, la municipalité de Callas l'avait signalé comme émigré le 14 vent. II. L. 367 ; M5.n° 289.


— 222 -

* Joulian Jean-Joseph (fils de Jacques) (1), garçon boulanger. 22 vend. III. A fui à Toulon pendant le siège de cette ville. E4 (Callas) ; E4 (Toulon) ; M2 n° 14 ; M5 n° 345.

Just Antoine, 25 ans, matelot sur la Poulette, puis garçon boulanger. Etait à Toulon au cours du siège. « S'est échappé du port à la nage et, arrivé à la chaîne, s'est jeté dans un bateau qui l'a porté sur un navire toulonnais faisant voile pour Oneille » (28 frim. II). S'est rendu presque aussitôt en Suisse où, dans différentes villes, il a exercé son métier de boulanger. Est venu, en pluv. III, se constituer prisonnier aux avantpostes de l'armée française, près du col de Tende. Mis en liberté par le tribunal criminel de Grasse (1er vent. IH). G. 299, 340; M2n°478 ; M6n°572.

Laurent Laurent, 23 ans, cultivateur M2 n° 778 ; M6 n° 1085.

* Olivier (fils de Laurent), travailleur. 22 vend. III. E4 ; M5 n°282.

* Olivier Madeleine. 22 vend. III. E4 ; Mo n° 222.

* Ollivier Anne. 22 vend. III. E4 ; M5 n" 223. Rayol Joseph, cordonnier. M2 n° 47 ; M5 n° 33. Ricard Joseph-Félix, cultivateur. M5 n°49.

* Verrion Joseph. 22 vend. III. E4.

Châteaudouble (Montdouble) (968 h.)

Paul (de)-Chàteaudouble Jean-Antoine-Emmanuel, fils d'un lieutenant colonel d'infanlerie ; né à Castellane en 1774, officier. A fait ses études à l'Ecole des orphelins militaires d'où il est sorti peu de temps avant la Révolution. A servi en 1792 dans l'armée de Condé. A été nommé sous l'Empire receveur des contributions directes è Castellane et maire de Châteaudouble ; sous la Restauration, chevalier de Saint-Louis, major de la

(1) Inscrit par erreur à Callas sous le nom de Julian et à Toulon sous celui de Soulian.


— 223 —

garde nationale du Var, sous-préfet de Toulon. A été député de 1815 à 1830. S'est élevé en 1816 à la Chambre contre les traitements exorbitants de certains fonctionnaires. A été, en 1827, l'un des promoteurs de l'exploitation des carrières de marbre d'Ampus. Mort à Châteaudouble vers 1849. B. M. 99.

Figanières (1264 h.)

* Blancard Guillaume, perruquier. 22 vend. III. A fui à Toulon pendant le siège de celte ville. E4 ; M5 n° 14 ; (Arch. comm. de Piganières : I n° 14).

* Castellan Honoré, époux Lion Marie, 72 ans, ancien garde à l'arsenal de Toulon. 22 vend. III. Exécutée Toulon en l'an II (Comm. révol.). E4 ; L. 352 ; M ; Ml n° 116 ; M6 n° 1457 ; Q. 1940 ; Mn.

Castellan Jean, fils du préc', tailleur d'habits. L. 352 ; M2 n° 4.86 ;M6n° 547.

Castellane (veuve), née Gravier. M ; M5 n° 177.

* Cavalier Jean-Simon, boulanger au i Parc de Toulon ». 14 vent. II. Est resté à Toulon, lieu de sa résidence, après le 25 août 1793. Inscrit d'abord sur la liste des absents de Figanières, puis sur celle des émigrés. Ne paraît pas avoir abandonné la France avant la loi du 19 fruct. V. Domicilié à Figanières en l'an X. E4 ; L. 329, 330 ; Ml 33 ; M5 n° 165 ; (Arch. comm. de Figanières : I n° 14).

* Cavalier, femme du préc'. 14 vent. 11. E4 ; M2 n° 26 ; M5 n' 115.

* Cavalier , fils de la préc'\ 14 vent II. E4.

* Cavalier, soeur du préc'. 14 vent. II. E4 ; M2 n° 27 ; M5 n° 114.

* Chabert Jacques-Pons (fils de Joseph-Pons), cordonnier. 1 4 vent. IL Domicilié à Toulon depuis le 9 janv. 1781, date de son mariage. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Direc-


224

toire du Var (14 therm. II) pour n'avoir pas justifié de sa noninscription sur la liste des rebelles de Toulon. E4 ; L. 289, 329 ; M5 n° 158.

Fouquet (veuve). M ; M5 n° 169.

Icardy Joseph (fils de Michel, cordonnier), matelot du Thêmistocle jusqu'au 28 août 1793. 14 vent. IL Signalé comme émigré par le Comité de surveillance de Figanières. Les scellés furent apposés sur ses biens, le 26 niv. II, par ordre de l'Administration du district de Draguignan. E4 ; L. 289 ; M2 n° 43 ; M5 n° 201 ; (Arch. comm. de Figanières : I n° 14).

* Layet (ou Sagat), née Constance (veuve). 14 vent. II. Mêmes détails que pour le précédent. E4 ; M ; M5 n° 134 ; (Arch. comm. de Figanières : I n° 14).

Léocard Louis, matelot. Blessé d'un coup de feu au pied, à Toulon, vers le 1erniv. II. L. 329 ; (Arch. comm. de Figanières : I n° 14;.

* Martel Jean-Bernard. 4 flor. II. Soldat dans les Chasseurs de Provence au début delà Révolution. A émigré à Nice, en 1792, avec les officiers de son régiment. Rentré en France, il s'est enrôlé, le il sept. 1793, au « 1er bataillon révolutionnaire du district de Draguignan ». Arrêté et emprisonné comme ancien émigré le 14 frim. Il pendant qu'il était à l'Armée d'Italie. » Jeune homme fort hardi et entreprenant, ne paraissant pas grand ami de la Révolution, ayant toujours eu le goût de ramper auprès des gens au-dessus de lui ». Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire du Var (26 fruct. II). E4 ; L. 165, 289, 290.

* Roubiès François, 52 ans, cafetier. 22 vend. III. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. L'apposilion des scellés sur ses meubles et immeubles a été ordonnée le 26 niv. II par l'Administration du district de Draguignan. E4 ; Mn ; (Arch. comm. de Figanières : I n° 14).

Slriet Joseph, 16 ans, marin. M2 n- 1015 ; M6 n- 1418.


- 225 -

Viniimille (de)-Figanières Charles-François-Gaspard-Fidèle, seigneur de Figanières et de Vidauban, maréchal de camp, chevalier du Saint-Esprit, chevalier d'honneur de la comtesse d'Artois, propr. à Figanières, Vidauban. 28 juin, 21 juil. 1792. Possédait à Figanières un capital en terres et en numéraire de 89.160 livres correspondant à un revenu annuel approximatif de 20,000 livres. A émigré à Turin en août 1790. Décédé dans celte ville le 9 mess. IV (1). r= 10 432 f. 04. E (Figanières); E (Vidauban) ; L. 334 ; M ; Ml n° 294 ; Q. 1909, 20o8 ; (Arch. comm. de Figanières : I n° 14) ; A8.

Vintimille(de)-Talbot-Tirconel Anne-Marie Madeleine-Sophie, épouse du préc'. A suivi son mari. Résidait à Paris en prair. X. Ml n°294 ; M5 n° 620 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Figaniè-. res : I n° 14).

Montferrat (695 b.)

* Henry Joseph, 32 ans, prêtre. 14 vent. II. E4 ; L. 306 ; M2 n°980; M6 n° 1057.

Henry Marie-Anne, soeur du préc'. L. 306. CANTON DE COMPS Bargème (355 h.)

Néant LaBastide(201h.)

* Espagnet (d')-La Bastide Madeleine-Thérèse, née Gay. 28 juin 1792. E ; M5 n° 607 ; Q. 2059.

Le Bourgut( 67 h.)

* Calvi Jacques-Sauveur, chanoine à Grignan (Drôme). 14 vent II. E4 ; L. 330 ; M5 n°278.

* Pradines, dit Romégas. 4 flor. II. E4.

(1) Son héritier testamentaire fut le comte de Panisse Pierre-Léandre, dit comte Léon de Panisse (Q. 2058 n° 165).


- 226 -

Brenon (117 h.)

Néant

* Rqféli8 (de)-Brovès Joseph-Barthélémy (1), né à Anduze (Gard) en 1753, officier de marine. 28juin 1792. Avait assisté à tous les combats de terre et de mer de l'armée navale des comtes d'Eslaing et de Grasse ; s'était signalé, en 1779, è la bataille de la Grenade où, sur le champ, il avait été fait chevalier de SaintLouis. Commandait en 1790 la station de Terre-Neuve el la colonie de Saint-Pierre-Vliquelon ; nommé capitaine de vaisseau en 1792. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (16 fruct. VI). Contre-amiral et commandeur de l'ordre" de Cincinnatus en 1816. Décédé à Alais en 1824. r = 4.041 f. 55. E ; L. 285, 296, 378 ; M ; M3 n° 124 ; M5 n° 219^ N; P7;Q. 2058.

Comps (713 h.)

Néant

La Martre (334 h.) Néant

La Boque-Esclapon (334 h.) Néant

Trigance (718 h.)

Castellane Joseph, propr. à Trigance, à Gréasque. 28 juin, 6 novfl792. E ; M5 n° 280.

Rouvier Honoré-Paul, officier de santé. Radié de la liste des émigrés pararrêtédu Directoire exécutif (3 mess. IV). L. 165.

Rouvier Jean, curé. Même observation. L. 165.

(1) Fils de Jean-François, ce dernier colonel d'infanterie au corps royal de la marine, député de la noblesse pour la sénéchaussée de Draguignan aux Etats généraux de 1789, massacré à Paris, le 10 août 1792, dans la défense des Tuileries.


- 227 -

CANTON DE DRAGUIGNAN

Draguignan (6.247 h.)

Allons (d';-la Moltière Goirand-Joseph-Vincent. r=»189 f. 33. Q.2058.

* Ardisson François-Emmanuel, 29 ans, chirurgien. 22 vend. III. A fui à l'étranger, par Toulon, le 28 frim. II. E4 ; M2 n° 20. M6 n° 23. '

Astier (d*) Jean-François, r = 147 f. 96. Q. 2058.

Beauval (de) Eymon-Louis-Xavier-Théodore. r = 324 f..Q. 2058.

Bellier Pierre-Joseph-Edouard (fils de François), 27 ans, propr. à Lorgues. 14 vent. II. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 303, 306 ; M2 n° 184 ; M6 n° 213.

.* Berlier Biaise, 64ans, homme de loi. 22 vend. II. Juge de paix du canton, président du Comité central des sections dracénoises. N'a pas émigré. Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Grasse, le 26 frim. II, comme conlre-révolulionnaire. Jugement prononcé à onze heures du matin, exécuté le même jour à quatre heures du soir, r = ()36 f. 61. E4 ; M; M5 n° 29 ; PI ; Q. 2058.

* Blanc (de)-Szlètes François-Louis (fils de feu Etienne), 22 ans, ecclésiastique. H vent. IL r = 290 f. 41. E4 ; L. 288; M2 n 642; M6 n° 260 ; Q. 2058.

* Brun (de)-Favas Jean-Pbilippe-Augustin ; fils d'Antoine, ce dernier seigneur deFavas, lieutenant de vaisseau, et de Garnier deJuilhans. 14 vent. IL E4 ; M.

Brun (de;-Favas Louis-Charles-Marie, frère du préc', né à la Ciôtat en 1772, officier aux Chasseurs royaux de Provence. A été sous la surveillance de la police impériale jusqu'au 13 août 1811; conseiller de préfecture de 1811 à 1830, chevalier de Saint-Louis en 1816. Décédé à Draguignan en 1845. r = 1368 f. 60. M ; M6 n° 22 ; N ; Q. 2058.


' — 228 —

Castellan Joseph, de Tourves, 33 ans, tonnelier. M2 n° 787 ; M6 n° 1004.

* Depierres Jeanne-Louise, née Raimondis, épouse de JacquesGermain-Louis (1). 22 vend. III. N'a pas émigré : s'est cachée dans les départements du Cher et de l'Yonne. Radiée de la liste des émigrés par arrêlé du Directoire exécutif (27 frim. VII). E4; E7 ; L. 378 ; M2 n° 6 ; M5 n° 237 ; P3.

* Dhéran, dit Hermentaire (2), capucin. 22 vent. III. E4.

"DigneJean-François, de Figanières, 41 ans, homme de loi. 14 vent. II. Président, en juil. 1793, de la section dracénoise dite du Palais. N'a pas émigré : sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré par Barras, de passage à Draguignan le 25 août 1793, il a pu fuir dans les Basses-Alpes à la faveur d'un faux passeport au nom de Jean-Baptiste Esclapon, de la Motte. Arrêté le 21 germ. II au pontde Saint-Benoit, près d'Annot (Basses-Alpes), et conduit dans les prisons de Grasse, il a comparu devant le tribunal révolutionnaire de celte ville qui l'a condamné à mort «comme décrété d'accusation en fuite», le 29 germ. II. r — 553 f. 75. E4 ; M ; M5 n° 30 ; PI ; Q. 2058 ; (Arch. comm.de Figanières : I n° 14).

* Durand(de)-La Motte Elienne-César (3), né à Draguignan en 1736, capitaine au régiment de Champagne en 1789, comman(1)

comman(1) mari, originaire de Sémentron (Yonne), était capitaine au 59" régiment d'infanterie. Il devint successivement juge de paix (f 8021806), magistrat de sûreté (1806), procureur impérial (1811), procureur du Roi (1814), juge (1819), chevalier de la Légion d'honneur. 11 mourut à Draguignan le 19 nov. 1824, âgé do 67 ans.

(2) Identité probable avec le père Armentaire, capucin, gardien du couvent d'Apt, signalé par l'abbé Laugier dans son Schisme constitutionnel p. 166.

(3) Frère de Durand-La Motte Jean, ce dernier garde du corps du Roi, chevalier de Saint-Louis, seigneur de la Motte, pendu avec sa femme, lors d'un mouvement populaire, à une lanterne de la rue de l'Observance à Draguignan (7 sept. 1792).


- 229 -

dànt de gendarmerie en 1793. 14 Vent. tl. « De service » a Toulon pendant l'occupation anglaise, il a proposé à l'Administration départementale du Var, par sept lettres datées de « l'An l8r du règne de Louis XVII », de réintégrer dans le cadre de la gendarmerie le nommé Buisson Louis qui, à cette époque, servait « la cause des princes > sous les ordres «desfrères du feu Roy ». A participé à la livraison de Toulon à l'amiral Hood. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (8 flor. V). Décédé en détenlion à (?) (après l'an V). E4 ; E7 ; L. 103, 291, .295, 363, 1462 ; N ; Q. 2059.

Dupont Jean-André, r s= 5 f. 61. Q. 2059.

* Èsnaud Julien, précepteur des enfanls Montgrand, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2 ; L. 282 ; Q. 1909.

Gamel Jean-François-Etienne-Ballhazar. r == 336f.. Q.2058.

Gàrciny Joseph-César-Augustin, né à Draguignan le 19 août 1752, homme de loi. Membre du Comité central des sections çlracénoises en juil. 1793. A fui à Toulon le 28 août suivant, à l'étranger le 28 frim. II. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (7 prair. VII). Président de la Cour prèyôtale du Var en 1816-1818. Décédé à Draguignan le 5 mai 1818. r =: 2195 f. 45. L. 291, 299, 329, 366 ; M ; M2 n° 7 ; M6 n°169; P3 ; D; Q.2058.

Galtier Joseph-Honoré-Marc, 44 ans, ancien procureur de la Sénéchaussée de Draguignan. Secrétaire du Comité central des sections dracénoises en juil. 1793. A fui pour éviter « les menaces » des Montagnards, r = 44 f. 04. L. 291 ; M2 n° 11 ; M6 n° 31 ;Q. 2059.

* Giraud (de)-Agay Antoine (cadet), capitaine de vaisseau, chevalierde Saint-Louis. 28 juil. 1792. Aurait résidé à Tarascon du 9 mai 1792 au 13 frim. III, à Manosque de fin frim. III au 18 prair. V. r s 1065 f. 78. E ; L. 297 ; Q. 2058.

Giraud (de)-Agay François, frère du préc', né à Draguignan en 1705, ancien capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis,


— 230 -

propr. à la Garde-Freinet el dans le district de Draguignan. 21 juil. 1792, 30 juin 1793. Détenu du 3 oct. 1793 au 4 frim. III. Décédé à Draguignan le 5 fruct. VI. E (La Garde-Freinet) ; E2 (Draguignan) ; L. 367 ; M ; M6 n° 948 ; N2.

Giraud(de)-Agay Jean-Gaspard-Amiel, fils du préc', propr. dans le district. 30 juin 1793. A émigré en 1792. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, devant le commissaire du Gouvernement français à Bruxelles,le 4" jour compl. X. r = 253 f. 47 (I). E2 : L. 294 ; M6 n° 1282 ; Q. 2058.

Giraud(de)-Agay Joseph-Hippolyte, frère du préc 1, né à Draguignan en 1770, sous-lieutenant au régiment de Guyenne, propr. dans le district. 30 juin 1793. Se serait tenu caché en France de 1792 à l'an IV. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Placé sous la surveillance de la municipalité de Draguignan par décision du ministre de la police générale (17 vend. X), après une lettre de recommandation de son compatriote Muraire, président du Tribunal de cassation. Nommé chef de bataillon, chevalier de Saint-Louis et secrétaire payeur de la cassette de Charles X, sous la Restauration. Décédé à Paris en 1846. E2 ; L. 294 ; M ; M2 n° 17 ; M6 n° 294 ; Q. 2058 ; N.

Giraud (de)-Agay Melchior-FJmilien, frère du préc 1, né à Draguignan en 1771, capitaine d'infanlerie, propr. dans le district. 30 juin 1793. Se serait caché è Oraison (Basses-Alpes) du 13 janv. 1792 au 12 mess. V. A obéi à la loi du 19 fruct. V en se rendante Livourne. Maire de Saint-Raphaël de 1814 à 1824; chevalier de Saint-Louis en 1816. Décédé à Saint-Raphaël le 23 nov. 1853. E»; L. 294, 296; M ; Ml n° 32 ; M3 ; M5 n° 287 ; Q. 2058.

Giraud (de)-Agay Pierre-André-Polyeucte-Emilien-Jean, frère du préc', né à Draguignan en 1773, officier de marine, propr. dans le district. 30 juin 1793. A émigré en 1792. Chevalier de Saint-Louis sous la Restauration. Décédé à Paris en 1850. E2 ; L. 294 ; M ; N ; Q. 2058.

(1) Cette rente aété partagée entre lui et ses trois frères qui suivent.


- 231 -

:- ©ranon Roch-Marie. r K 274 f. 86. Q. 2059.

Grisolle Etienne, r = 47 f. 52. Q. 2059.

"Henry Joseph-Hermentaire, né à Draguignan le 3 avr, 1755, préfet du Collège de l'Oratoire à Marseille. 22 vend. III. Mis hors la loi comme président, en juin 1793, d'une seclion de Marseille. A fui à Gênes en vent. II. A été employé sans interruption dans les administrations de l'armée française d'Italie dépuis son arrivée en Ligurie jusqu'en vent. IX. A été obligé de servir ensuite dans une fabrique de savon où il a obtenu la maîtrise. Rentré en France par Nice, en mess. X, après une lettre de recommandation adressée au préfet du Var par le général de division Dejean, conseiller d'Etat, ministre extraordinaire à Gênes. E4 ; L. 368 ; M ; M2 n° 250. . Hodoul Jeanne, r s 237 f. 02. Q. 2059; ."-■■■* Jouffrey (de) Claudine, née Camelin (veuve). 21 juil. 1792, 14 .vent. II. Décédée è Rians le 11 frim. VIII. r- 173 f. 04. E ; E4 ; M ; M5 n°s 106 et 596 ; Q. 2058.

* Jouffrey (de) François-Auguste-Pierre-Antoine-BalthazarGaspard-Melchior, fils de la préc'" 3, époux Hermier Elisabeth ; né à Draguignan en 1751, officier au régiment de Champagne, l'un des trois commissaires du Roi pour la formation et Pétablisseipenl du département et des districts du Var (1790). 28 juin 1792. N'aurait pas émigré avant la loi du 19 fruct. V : aurait quitté Draguignan vers le 1er février 1792 pour aller résider à Lurs (Basses-Alpes). Se trouvait à Turin en niv. VI. Rentré à Draguignan en l'an IX où il a été ensuite conservateur de la bibliothèque municipale, rédacteur au Journal du département du Var, conseiller de préfecture. Auteur de poésies légères. Décédé en 1837. r = 1086 f. 25. E ; L. 285 ; M ; M2 n° 42 ; M3; M4 n° 72; :M5n°7U , S ; SI ; Q. 2058.

* Lamanoid Lucrèce (fille de Gaspard). 22 vend. IL A disparu de Draguignan le 13 mars 1791. A séjourné à Toulon pendant l'occupation anglaise. A fui à l'étranger le 23 frim. II. r =38 f. 17(1). E4 ; L. 294, 371 ; M2 n°3l ; M5 n° 192 ; Q. 2059.

(1) Cette rente a été partagée entre elle et sa soeur qui suit.


- 232 -

* Lamanoid Marguerite-Thérèse-Rose, soeur de la préc1*. 22 vend. III. A disparu de Draguignan le 6 mai 1793. S'est rendue à Toulon, puis à l'étranger. E4 ; L. 294, 371 ; M2 n° 30 ; M5 n° 191 ; Q. 2059.

Latil Henri, propr. au Bourguel. 22 vend. III. E4.

* Latil Joseph, curé de Saint-Hermenlaire. 14 vent. II. E4 ; M; M5n°290; X.

Liautaud Joseph-Sauveur, 26 ans, cultivateur. M2 n° 925 ; M6 n°50.

Lombard Joseph-Ferréol, 44 ans, chanoine de la collégiale de Draguignan, propr. à Draguignan, aux Arcs. 28 juin 1792, 22 vend. III. A rétracté à la mairie de Draguignan son serment de fidélité è la Constitution civile du clergé. A quitté cette ville le 24 janv. 1792 et est allé se cacher à Lorgues (25 janv.-15 fév. 1792), è Lyon (fév.-sept. 1792), à Vienne (sept. 1792-9 sept. 1793), è Beaurepaire (Isère) (sept. 1793-l'r prair. II). Arrêtée Eslublay, près de Vienne, le 24 prair . II, sur mandat du Comité de surveillance de Draguignan, et conduit aux prisons de Grasse. Mis en liberté par ordonnance du tribunal criminel de cette ville (3 germ. III). N'avait pas quitté le territoire français. Radié de la liste des émigrés par arrêlé du Comité de législation delà Convention (17 vent, ou 17 fruct. III) (I). r = 100 f. 65. E4 (Draguignan) ; Ek(les Arcs) ; G. 343 ; L. 308, 330, 332, 371 ; M2n° 13 ;X ; Q. 2058.

" Maurel Jean-Jacques (2), 66 ans, hommedeloi. 4 flor. II. Subdélégué de l'intentant de 1775 à 1780, maire de Draguignan en 17P1, juge au tribunal du district en 1792. Fédéraliste sous le coup d'un mandat d'arrêt en date du 25 août 17y3. A fui à Toulon à cette époque et à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en

(1) Le dossier G. 343 et la 4'liste supplétive ne sont pas d'accord sur la date de sa radiation définitive.

(2) Fils de Joseph-Emmanuel, ce dernier avocat du roi à la séné chaussée de Draguignan (1728 - 1779).


France Vers prair. IV. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (16 prair. VII). r = 1022 f. 97. E4 ; L. 291, 299, 372 ; M ; M2 n° 31 ; - M6 n° 255 ; B. M. 99 ; Q. 2<)58.

Maurel Pierre, frère du préc', 62 ans, ancien prieur de NotreDame de Molanes, à Barcelonnetle, chapelain de Saint-Pierre de Flàyosc. A fui à Toulon pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé contre lui le 25 août 1793 et motivé par ses actes fédéralistes. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêlé du Directoire exécutif (7 prair. VII). L. 29i, 299, 372 ; M ; M2 n° 9 ; M6 n° 167 ; B. M. 99.

Mazenod (de) Charles-Alexandre, magistrat. M.

Mazenod (de) Charles-Antoine, fils du précn, magistral. M.

Mazenod (de) Charles-Fortuné, frère du préc', prêtre. M.

Mazenod (de) Charles-Louis-Eugène, frère du préc', officier de marine. M.

Meiffret Augustin, époux Lazerme Françoise. Aémigréaprès lé'20 août 1793. L. 299.

* Meiffret Jean-Pierre, négociant. 4 flor. IL Sectionnaire sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré le 25 août 1793 par les représentants du peuple en mission près l'Armée d'Italie. A fui à Toulon le 20 août 1793, à l'étranger le 28 frim. H. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (7 prair. VII). Décédé à Livourne le 5 germ. VIL r = 418 f. 74. È4 ; L. 288, 291, 373 ; M ; M4 n" 22 ; M6 n° 24 ; Q. 2058.

Périer Henry-François, 47 ans, négociant. M2 n° 6 ; M6 n° 166,

* Perrache (dé) Alexandre Louis-Benoît, officier au régiment Soissonnais. 4 flor. II. E4 ; L. 296 ; M ; Mo n° 703.

Perrier (de)-Salvert Louis-Alexis, r =694 f. 50. Q. 2058.

"Pierrugues Jean-Baptiste, professeur de rhétorique au collège des Doctrinaires. 30 juin 1793. E2 ; P4.


- 234 -

* Pontevès (cadet), ecclésiastique. 4 flor. II. E4.

Raimondis (de)-Canaux Antoine, fils de François et de Latil Madeleine-Claire; propr. à Roquebrune, Fréjus, Drpguignan. 21 juil. 1792, 4 flor. IL A émigré avant déc. 1792. r = 1736 f..E. (Draguignan); E4 (Roquebrune) ; L. 285, 378; M ; M4 n° 20 ; M6 n° 12 ; D ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

* Raimondis (de)-Canaux César, capitaine au régiment du Maine. 23 juin 1792, 4 flor. IL E ; E4 ; M.

Rasque (de)-Laoal Jean-Joseph-François, seigneur de Laval et de Chanan, capitaine de cavalerie au régiment de Berry, propr. à Tourtour, Salagriffon. 28 juin 1792. S'est retiré à Saint-Michel, puis à Manosque (Basses-Alpes) dejanv. 1792 à flor. V. A émigré ensuite en Espagne. Mort à Enlrevaux (Basses-Alpes) le 19 vend. XIV. r => 1682 f.. E ; L. 285, 295 ; B. M. 99 ; N4 ; Q. 2058, 2059.

Rasque (de) Joseph-Marie, ancien officier, propr. à Draguignan, Saint-Raphaël. 28 juin 1792. E ; (Arch. comm. de I^réjus : 12).

* Raynaud Jacques, doctrinaire. 22 vend. III. Déporté. Autorisé à rentrer en France vers la fin de l'an IX. r— 78 f. 15. E4; M ; M2 n° 1506 ; Q. 2058.

Reboul Antoine-Toussaint, 21 ans, commis-marchand. 4 flor. IL E4 ; M ; M2 n" 8 ; M4 n° 10 ; M6 n° 16.

Ricard César-Joseph-Paul (I), doctrinaire, professeur de quatrième et préfet des pensionnaires au Collège national depuis oct. 1792, propr. à Cogolin. 22 vend. III. Inscrit en tête de la liste des suspects dressée par le Comité de surveillance de Draguignan le 23 sept, 1793. Accusé de fédéralisme. A fui à l'étranger pour se soustraire è un mandai d'arrêt lancé conlre lui le 4 oct. suivant. E4 ; L. 293, 328 ; M5 n" 293 ; P4.

Ricard Jean- Joseph, matelot, propr. à Cogolin. 22 vend. III. E4.

(1) Inscrit par erreur sur E4 avec le nom de Richard.


- 235 -

Roque Joseph, 50 ans, capucin. Réfractaire et déporté. Hentréen France en l'an X. M ; M2 n° 3 45 et 919 ; M6 n° 1384.

Rouslan Gaspard, r = 59 f.. Q. 2058.

Roux François, r =r 120 f.. Q. 2059.

Sarrazin François, 32 ans, maîlre d'écriture. Placé en surveillance à Draguignan (Comm. milit. de Toulon: 5 vent. VI). Ml n° 21 ; M2 n° 79 ; M6 n° 327.

Sarrus Jean-François, 34 ans, tanneur. M2n°470; M6 n° 140.

* Senglar Jean-Bapliste Charles (1), 42 ans, juge au tribunal du district de Draguignan. 22 vend. III. Seclionnaire sous le coup d'un mandat d'arrêt en date du 25 août 1793. Rentré en France en mess. III. A obéi ensuite à la loi du 19 fruct. V. S'est rendu en Piémont où il a pris du service dans l'armée d'Italie, puis dans la division navale de celte même armée. E4 ; M ; M2 n4 Ï6 ; M6 n° 168.

• Tolon Jean-Bapliste-Alexandre-Chrysostome, né à Cogolin le 15 sept. 1759, époux Audiffrel Marianne, avocat au Parlement d'Aix avant 1785, lieutenant particulier criminel de la sénéchaussée de Draguignan (janv. 1785-fév. 1791), procureur de la commune de Draguignan, commissaire du Roi près le tribunal

' du district de cette ville (oct. 1790-août 1792), propr. à Cogolin.

'4 flor. H. Fédéraliste sous le coup d'un mandat d'arrêt en date du 25 août 1793. A fui à Toulon où il a signé l'acle d'aliénation de cetle place aux Anglais, prêté serment de fidélité à Louis XVII, exercé les fonctions de greffier du tribunal populaire et de ïnembredela municipalité sectionnaire. Ne parait pas cependant avoir gagné la frontière : a été procureur syndic du district de Draguignan de mess. III è brum. IV. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (7 prair. VII). A occupé plus tard les emplois suivants: chef de division à la préfecture du Var (1801-1806), juge suppléant au tribunal de

(1) Inscrit à tort sur E4 avec le nom de Sanglas.


- 236 -

première instance de Draguignan (1806-1812), juge au même tribunal (après janv. (812), assesseur à la Cour prévôtale du Var (1816-1818). Décédé à Fayence le 14 juil. 1841. r- 1225 f. 67. E4 (Cogolin) ; E7 ; L. 291, 299, 329, 381 ; M2 n° 2 ; M5 n" 294; PI ; P2 ; P3 ; R ; Q 2058.

* Torcat Antoine (fils). 4 flor. II. E4.

7>«c Jean-Antoine (1) (fils de Joseph, dit Basset), 25 ans, ancien oratorien, médecin, propr. à Draguignan, Toulon. 22 vend., 8 germ. III. S'est rendu à Toulon, en août 1793, pour y représenter une section dracénoise. Y est resté jusque vers le II frim. 11, puis a fui en Espagne. Renlré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct. V : séjournait à Barcelone en l'an VIIï. E4 (Draguignan) ; E6 (Toulon) ; L. 360 ; M ; M3 ; M5 n° 441.

Villeneuve (de) Anne-Marthe, née Monier (2), fille de Joseph, chevalier, seigneur de Sausses el de Piefregrosse, et de Marthe de Commandaire de Pignans ; épouse, depuis le 7 janv. 1756, d'Anloine-François de Villeneuve-Mons, chevalier, officier des vaisseaux du Roi, seigneur de Verrayon ; propr. à Sausses (Basses-Alpes), Draguignan. If;r flor. II. N'a pas quitté la France. Décédée le 29 mess. VIII à ('!). E2 ; M5 n° 14 ; (Arch. dép. : Inventaire de Lorgues : GG).

* Villeneuve (de) FVançois (fils), officier au 48e régiment. 28 juin 1792. E;Q. 1909.

CANTON DE FAVENCE Fayence (2638 h.)

* Bec François, maçon. 22 vend. III. E4 ; M2 n° 2 ; M5 n° 73.

(1) Inscrit au 4' supplément avec les désignations erronées de Turc et Bruc. Pendant le siège de Toulon, Hébréard, de Flayosc, officier de santé sur le Thèmistocle, « l'avait entendu se plaindre d'être obligé de panser les satellites des tyrans et l'avait vu rechercher les prisonniers français pour leur donner particulièrement ses soins » (Attestation du 1" therm. II).

(2) Inscrite sur E2avec le nom de Monier.


- 237 -

Cirlot Jean-Baptiste, boulanger. 22 vend III. Inscrite torl sur la liste des émigrés : décédé vers 178n. E4 ; L. 352 ; M.

Cirlot Catherine, née Bonanaud (1), veuve du préc', bourgeoise, propr. à Toulon. 22 vend., 7 pluv. III. A fui è Toulon en 1793, puis à l'étranger. Décédée « dans le golfe de la Ciotat », pendant son retour en France, le 21 therm. III. vzz 273 f. 21. E4 (Fayence) ; E4 (Ollioules) ; E6 (Toulon) ; L. 352 ; M ; M4 n 0' 44 et 131 ; M5 n°* 118, 123 et 4S6 ; Q. 1940, 2058.

Cirlot « Babet », fille de la précte, propr. à Toulon. 22 vend. III. A fui à l'élranger, par Toulon, le 28 frim. II. Rentrée en France, par Marseille, le5 fruct. III. E4 ; L. 352 ; M ; M5 n° 128; Q. 1959 ; F.

Cirlot Françoise, soeur de la préc' 8, propr. à Toulon. 22 vend. III. Mêmes détails. E4 ; L. 352 ; M; M5 n° 126 ; Q. 195'); F.

Cirlot Marguerite, soeur delà préc' 6, propr. à Toulon. 22 vend. III. Mêmes détails. E4 ; L. 352 ; M ; M2 n° 21 ; M5 n° 127; Q. 1959 ; F.

Cirlot « Nanon », soeur de la préc' 6, propr. à Toulon. 22 vend. III. Mêmes détails. E4 ; L. 3"i2 ; M ; M5 n" 125 ; F.

Gardiol Louis-Jean-Baptiste, 40 ans, ancien curé de Peymeinade. M2 n° 307 ; M6 n° 467.

Gueydan Thimoléon, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem. A déclaré, en l'an X, n'avoir jamais fui, mais « avoir été inscrit, contre la justice el la vérilé, sur la liste odieuse des émigrés ». M.

Marre, fils de Joseph, cullivateur. M ; M5 n° 259.

* Marrot Honoré, cultivateur. 4 prair. II. E4 ; M ; Mon» 258.

(I) Signalée dans E4 et E6, sous la rubrique de Toulon, avoc les désignations erronées de Chariot femme Bonnaud et de Bonnanaul (ceiwe Chariot).


— 238 -

* Roux Léon, 34 ans, boucher. 4 flor. II. E4 ; M ; M2 n° 280; Mon» 426.

Villeneuve (de)-Mons Jean-Baptiste Marcelin-Sévère, lieutenant au régiment d'Artois. Décédé à Quiberon en therm. III, r = 364 f.. Ml n° 293 ; M6 n" 1330 ; D ; Q. 2058.

Mons (1046 h.)

* Maurel F.-Xavier-Casimir, conseiller au Parlement d'Aix. 4 flor. II. E4.

Porre Honoré (1) (fils de Joseph, agriculteur), prêtre. Décédé à l'hôpital civil de Toulon en l'an III, âgé de 40 ans. Ml n° 243.

* Porre Joseph (fils de Louis, dit Paris). 4 flor. II. E4 ; M.

Seillans (2241 h )

Escrivan (d') Barthélémy, fils de Charles. Etait à l'étranger en flor. V. L. 285.

* Lautier Pierre (fils d'Antoine), prêtre. 14 vent. II. E4 ; L. 328.

Pastoret Joseph-Pierre (2) (fils de Pierre), prêtre. 4 flor. II. Décédé à Marseille, le 16 brum. IX, à l'âge de 74 ans. E4 ; L. 289 ; Ml n° 178 ; M6 n° 729.

* Pellicot (de)-Seillans Esprit-Joseph, né à Seillans le 6 fév. 1738, reçu avocat au Parlement de Provence en 1755. 4 flor. II. A entretenu une correspondance contre-révolutionnaire avec Théodore de Pontevès-Sainl-Blaise, cetle dernière condamnée à mort le 1er pluv. II, à l'âge de 71 ans, par le tribunal révolutionnaire de Grasse. Paraît s'èlre caché à Aix du 1er mai 1792 au 21 fruct. H, puis à la Colle (Basses-Alpes) et à Nice. A servi dans l'armée d'Italie de niv. III à germ. V. Mort vers 1818. E4 ; L. 296, 376 ; M4 n° 69 ; M5 n° 702 ; PI ; Z3.

(1) Frère de Porre Antoine, vicaire à Saint-Tropez.

(2) Frère de Pastoret Claire, épouse Aillaud, et de Pastoret JeanBaptiste, jurisconsulte à Marseille.


- 239 -

* Pellicot (de)-Seillans Thomas-Auxile, frère du préc 1, 37 ans, prieur-curé de Seillans. 30 juin 1793, 4 flor. II. A adressé, le 13 juin 1792, au directoire du déparlement du Var, une protestation violente conlre Rigouard, évoque constitutionnel, qui, l'avantveille, jour de la Confirmation, • avait absout et communié tout ce que le pays renfermait de plus infâme et de plus scandaleux... ». A gagné la frontière italienne plutôt que d'aller répondre de sa diatribe devant l'Administration centrale du Var. Est dévenu en Allemagne aumônier de l'armée de Condé. Est rentré en France lors du rétablissement du culle et s'est rendu à Paris où, devant le préfet de la Seine, le 29 flor. X, il a prêté serment de fidélité à la Constitution de l'Elat. A été nommé, pendant la Restauration, aumônier en chef de la Salpêtrière et chanoine honoraire de Notre-Dame de Paris. Est revenu à Seillans après la Révolution de 1830 et est mort en 1837. r = 1116 f. (I). E2 (Draguignan) ; E4 (Seillans) ; M6 n° 1570 ; X ; D ; Q. 2058.

Pelloquin François-Ignace, 42 ans, prêtre secondaire de 1790 à 1792, propr. à Draguignan. 25 fév., 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Ferrare. Rentré en France en l'an X, époque à laquelle il a été nommé curé de Tourrettes-lesFayence. E2 (Draguignan) ; E4 (Draguignan) ; M ; M2 n° 982 ; M6 n° 1372 ; X.

Saurin André, né à Seillans le 7 fév. 1759, prêtre, professeur de théologie, en 1791, au grand séminaire de Fréjus. A refusé, le 21 sept. 1792, devant la municipalité de Seillans, de prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Déporté. S'est retiré d'abord à Ferrare, puis au couvent de Forlimpopoli à Rome. Rentré clandestinement en France vers la fin de l'an IV. A exercé à celte époque les fonctions de professeur de philosophie clans une institution de Montfort. A obéi à la loi du 19 fruct. V. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le20 prair. X, après avoir refusé de le prêter une preroi(1)

preroi(1) son nom personnel et comme légataire universel de son frère Esprit-Joseph, qui précède.


— 240 -

ère fois en l'an IX. Nommé curé de Cogolin le 2 flor. XI, puis curé et vicaire général de Fréjus en 1817. Décédé à Fréjus le 6 déc. 1826. A laissé des ouvrages inédits parmi lesquels un Traité de l'éloquence de la chaire et des études sur les Révolutions physiques et morales du globe. L. 289, 1070 ; M ; M 2 n° 745; M6 n°1408; X; B. M. 99.

Tourrettes(642h.). Calas Antoine, de Narbonne, 41 ans, officier de santé. M2 n° 758 ; M6 n° 1013.

* Chiris Jean-Joseph. 43 ans, curé. 14 vent. II. Réfractaire et déporté. S'est rendu ô Brovès, le 30 mai 1792, pour se soustraire à l'exécution d'un décret de c prise au corps ». A séjourné ensuite au Mas (Alpes-Maritimes), puis à Nice et à Turin. Rentré en France en l'an X. r = 16 f.. E4 ; L. 288, 291 ; M2 n° 897 ; M6 n« 1018.

CANTON DE LORGUES Lorgues (4871 h.) Allaman Marianne, née de Latour (1). 14 vent. II. r = 307 f. 17. E4; L. 32\ 358 ; M2 n° 29 ; M4 n° 42 ; Q. 2 )58.

Allaman Pierre-Honoré-Denis, fils de la préc", 24 ans, cultivateur, propr. à Draguignan. 14 vent. II. Sectionnaire. E4 (Draguignan) ; L. 165, 306, 329, 358 ; Ml n° 11 ; M4 n° 1 ; M6 n° 2.

Allaman Françoise-Victoire-Gertrude, née Maurel (2), épouse du préc', propr. à Draguignan. 14 vent. IL E4 (Draguignan) ; L. 329, 358 ; Ml n° 11 ; M2n° 32 ; M4 n° 11 ; Mo n°* 42 et 206.

* André (d') Olympien (3). 22 vent. III. Membre d'une section de Lorgues. S'est réfugié à Toulon vers fin août 1793. Mandat d'arrêt a été lancé contre lui, le 3 oct. suivant, par le Comité révolutionnaire de Lorgues. E4; L. 293, 328 , M6 n° 13 >2.

(1) Inscrite sur Ei avec cette désignation : Latour, femme de l'Allemand.

(2) Inscrite sur E4 avec ces deux désignations : Maurel Gertrude et André Allaman Vict. Françoise.

(3) Inscrit sur El avec le nom à'Olympien; même erreur pour qui suit.


- 241 —

André (d') Olympien-Pacifique. 4 flor. IL E4.

* Angles Honoré'(fils de Pierre). 35 ans, boulanger, 14 vent. II, 22 vend. III. E4 (Lorgues) ; E4 (Claviers) ; M ; M2 n° 875; M5n° 274 ; M6n°1333 ; L. 330.

* Angles Jacques (fils de Pierre). 14 vent. II, 22 vend. III. E4 (Lorgues) ; E4 (Claviers) ; M ; M5n°275.

* Arnaud Jean, de Constantinople, négociant à Marseille avant son émigration. 12 vend. III. E4 ; L. 293, 359.

* Auriol Antoine, 29 ans. 22 vend. III. S'est rendu volontairement à la prison de Draguignan, le 4 frim. II, pour obéir à un mandai d'arrêt lancé contre lui par la Comité de surveillance de Lorgues. E4 ; L. 329 ; Ml n° 1 ; M2 n" 220 ; M6 n° 206.

* Auriol Chartes, frère du préc', docteur en médecine. 14 vent. II. Décédé à Ambri (côte d'Angola) le 5 nov. 1789. Probablement considéré à tort comme émigré. E4 ; M ; Ml n° 41 ; M6 n° 1267.

* Auriol IIonoré-Marius, 26 ans, prêtre. 22 vend. III. Réfractaire et déporté. Résidait à Enlrecasteaux en l'an X. E4 ; L. 306 ; M ; M2 n°* 12 et 531 ;• M6 n» 524 ; X.

* Blancard Guillaume (« fils de feu Laugiz» ou a L'Anguis»?), garçon perruquier. 14 vent. II. E4 ; M ; M5 n° 67.

* Bonnefoi François, dit Capitaine, époux Pizan Anne. 14 vent. II. A séjourné à Flayosc du 15 oct. au 30 nov. 1793. N'a pas émigré : radié de la liste des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention (8 germ. III). E4 ; L. 289, 332 ; M2 n° 5.

Bovis (de) Esprit- Bernard, époux Catelin Marie, 33 ans, bourgeois, prop. à Lorgues, Enlrecasleaux. 25 fév. 1793, 14 vent. II. Maire et assesseur du juge de paix en 1791. Vivait relire à Lyon depuis le 25 mai 1792 lorsque, le 25 fév. suivant, par une dénonciation, la municipalité d'Entrecasteaux le fit inscrire sur la liste des émigrés. Fédéraliste. A fui en Ilalie dans le dernier trimestre de 1793. Rentré en France en l'an Iïl. S'est


— 242 -

expatrié de nouveau pour obéir à la loi du 19 fruct. V. Séjournait à Gênes en l'an VIII « où il souffrait toutes les privations de l'indigent •. Est revenu à Lorgues en fruct. de la même année. Chevalier de l'ordre du Lis le 12 août 1814, souspréfet de Grasse de 1816 à 1818, chevalier de la Légion d'honneur. Décédé à Marseille le 24 fév. 1831. r= 158 fr. 57. E4; L. 286, 291, 330, 360 ; M ; Ml n° 18 ; M2 n° 41 ; M4 n" 35 ; M6 n° 2« ; Q. 2058 ; B. M. 99.

* Catelin Antoine-Benoît. 28 juin 1792. E.

* Chieusse (de)-Combaud François-Maxime (1), fils deChieus* se Louis-André de Combaud et de d'Escalis Marie-Anne ; 46 ans, prêtre déporté. 14 vent. IL E4 ; L. 306 ; Ml n° 17 ; M2 n° 930 ; M6 n° 1019.

* Chieusse (de)-Combaud Merie-Forluné-Rogalien, frère du préc', né è Lorgues le 25 mai 1767. 14 vent. IL Fédéraliste enrôlé dans l'armée départementale des Bouches-du-Rhône en juinaoût 1793. Se serait caché au Cannet-du-Luc d'août 1793 au 8 mess. III, à Lorgues du 10 therm. III au 1er vend. VI. A obéi à la loi du 19 fruct. V : s'est rendu à Rome où il a exercé les fonctions d'économe à l'hôpital n° 1 (pluv. Vl-vend. VIII). Rentré en France en prair. X : s'est retiré è Valensolle (BassesAlpes). E4 ; G. 350 ; L. 293, 306, 328 ; Ml n° 16.

* Chieusse (de)-Combaud Marie-Gabriel, frère du préc', né à Lorgues le 25 mars 1760, lieutenant de vaisseau. 14 vent. IL Officier dans l'armée départementale marseillaise en juil.-août 1793. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. r => 59 f. E4 ; L. 296, 306 ; Ml n° 184 ; M6 n° 753 ; D ; Q. 2059 ; ■ (Arch. comm. de Lorgues : GG).

* Chieusse (de)-Combaud Victor-Justinien (2), frère du préc',

(1) Il y a peut-être identité avec le chanoine . de Combaud, signalé au 6* supplément sous la rubrique de Toulon.

(2) Le 4e supplément signale, sans autre désignation que Chieusse dit Combaud ou les enfants de Combaud, 8 émigrés dont 7 sous la rubrique de Lorgues et 1 sous celle des Arcs. Il a été impossible de


- 243 -

né à Lorgues le 5 sept. 1761, lieutenant de vaisseau. 14 vent. II. Observations identiques à celles se rapportant au précédent, r = 232 f. E4 ; L. 296, 306 ; M1 n° 184 bis ; M6 n° 752 ; D ; Q. 2059 ; (Arch. comm. de Lorgues : GG).

* Clapiers Jean-Joseph, avocat, maire, premier consul, délégué du tiers état de Lorgues è l'Assemblée des trois États de la Sénéchaussée de Draguignan (27 mars 1789). 14 vent. IL Fédéraliste. Se serait caché, après le 27 août 1793, dans sa maison de campagne de Florièyes. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Conseiller municipal de Lorgues en vend. XIV. E4 ; L. 291, 328, 330, 332 ; M ; M2 n» 35 ; M4 n° 49 ; M5 n° 284 ; N2.

Codoul (ou Coddou). 14 vent. IL E4 ; Ml n° 5.

* Codoul Jean-Baptiste, dit Portefaix, 35 ans, voiturier. 14 vent. II. Parti de Lorgues, le 20 août 1793, « pour porter des fromages à Toulon ». Arrivé dans celte ville le 25, au moment où les habitînls ouvraient leurs portes aux Anglais. N'a plus pu en sortir. « Ne s'est embarqué, le 28 frim. suivant, que pour la Rivière de Gênes, espérant, de le, revenir plus aisément dans sa patrie». Rentré en France, par Antibes, vers le Ie 1' vent. III. Arrêté dès son débarquement d'un bateau génois et prévenu d'introduction de faux assignats. Mis toutefois en liberté par ordonnance du tribunal criminel de Grasse (14 vent. III). E4 ; G. 341. 350; Ml n° 6 ; M5n°23l.

* Commandaire (de)-Taradeau Louis-André, époux de Rossoline-Elisabeth de Grimaldi, seigneur en partie de Taradeau et du Cannet. 14 vent. IL E ; (Arch. dép.: invent, de Lorgues : GG).

* Commandaire (dé)-Taradeau Antoine-Henri, fils du préc*, né à Lorgues le 10 juil. 1740, seigneur de Sainl-Geniez, officier de marine. 14 vent. IL r = 892 f. 02. E4 ; M2 n° 808 ; M6 n° 1015; B. M. 99; Q. 2058 ; (Arch. dép.: invent, de Lorgues : GG).

les identifier tous malgré un examen minutieux de l'inventaire des archives anciennes de Lorgues qui dévoile cependmt la nombreuse famille de Louis-André de Combaud et de Marie-Anne d'Escalis.


— 244 -

* Commandaire (de) - Taradeau Honoré-François, frère du préc', né è Lorgues le 30 août 1741, ancien chanoine archidiacre de la cathédrale du Mans. 14 vent. IL Déporté en août 1792. Décédé à Gênes le 2 niv. V. E4;L.295; Ml n° 218; M6 n° 1304 ; Arch. dép.: invent, de Lorgues : GG).

* Commandaire (de)-Taradeau Jean-Louis-François, frère du préc», né à Lorgues le 30 août 1744. 22 vend. III. E4 ; Ml n° 218 ; (Arch. dép.: invent, de Lorgues : GG).

* Commandaire (de ?) Césarion (fils aîné). 22 vend. III. E4.

* Commandaire (de ?) Césarion. 22 vend. III. E4.

* Courchel Joseph-Philippe (fi's de François). 22 vend. III. Condamné à mort, en mess, ou therm. II, par la Comm. révol. de Tain (Drôme) pour avoir pris les armes dans Lyon pendant la rébellion de cette dernière ville (juil.-oct. 1793). E4 ; L. 306.

Fauchier Hilarion-Martin, 22 ans, bourgeois. Fédéraliste. Se serait caché au Thoronet d'août 1793 au 7 flor. III. S'est expatrié par obéissance à la loi du 19 fruct. V. L. 291, 306 ; Ml n° 7 ; M2 n° 97 ; M6 n°289.

Gabon François, officier de santé. Sectionnaire. A fui à Toulon le 27 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. r = 152 f. 94. L. 293, 330, 332, 336 ; M ; M2 n° 12 ; M5 n° 287 ; Q. 2059.

Gasquet François-Henri. Soldat au 8e régiment de dragons du 1er fruct. II au 1er prair. III. Rentré en France par autorisation du ministre de la police générale (25 fruct. VIII). « Défenseur de la patrie » en l'an X. L. 366 ; M2n°48; M4 n° 237; M5 n" 28.

Gasquet (de) Louise-Charlotte-Etiennelte-Bernarde, née Mariany (1) (veuve de Gasquet, capitaine des vaisseaux du Roi, chevalier de Saint-Louis). 4 flor. II. A quitté Lorgues le 14 sept. 1792 pour aller résider au Havre, puis à Neuilly, villes où elle a séjourné du 21 oct. 1792 au 7 germ. II. Rentrée à Lor(1)

Lor(1) par erreur sur E4 avec la désignation Martiany veuve Gasgne t.


— 245 —

gués le 4 flor. II où elle a demeuré jusqu'à la loi du 19 fruct. V. E4 ; E7 ; G. 350 ; L. 330, 366 ; M ; Ml n° 12 ; M4 n° 52 ;

M5n°208.

Girard André, 29 ans, regraltier. Ml n" 34 ; M2 n°48 ; M5 nos 194 et 293; M6 n° 295.

Guillabert Jean-Joseph, r = 39 f. 19. Q. 2059.

■ * Jassaud François-Pons. 22 vend. III. A disparu le 26 août 1793 « la terreur ayant été mise à l'ordre du jour dans la commune de Lorgues ». E4 ; L. 306.

Laborel Louis-Martin' (fils de Jacques, bourgeois), 27 ans cultivateur, soldat « au bataillon des émigrés ». 14 vent. II. E4 ; L. 294 ; Ml n° 4 ; M2 n° 40 ; M6 n° 303.

Lally Dominique (1), domestique. 14 vent. IL E4 ; M ; M'5 n° 245.

Lambert Joseph, mousse. Rentré d'Angleterre, par Calais, le 24 mess. X. M6 n'° 576.

Leclerc (de)-Lassigny Claire-Charlotte, née Gasquet, 23 ans en l'an X. Renseignements identiques à ceiix concernant (de) Gasquet Louise, née Mariany, sa mère, citée plus haut. G. 350; L. 330 ; Ml n° 12.

Leclerc (de) - Lassigny-Juigné Louis-Jean-Baptiste, époux Anne de Villeneuve-Bargemon ; né à Lorgues, le 22 fév. 1758, député de la sénéchaussée de Draguignan aux Etats généraux de 1789, prop. aux Arcs. 14 vent. IL N'a pas émigré : a été tué à Paris, le 10 août 1792, dans la défense des Tuileries. E4 ; L. 328, 329 ; Ml n° 7 ; M6 n° 661 ; B. M. 99 ; T2 ; (Arch. comm. de Lorgues : GG).

Martel Pierre, dij. Cabrassier. 4 flor. IL E4.

Marlel Pierre, dit Pénécon, 30 ans, cultivateur. M2 n° 91 ; M6 ■n° 308.

(1) Inscrit à tort sur E4 avec la désignation de Latty. (Lettre rectificative du maire de Lorgues au préfet du Var : 9 fruct. IX).


- 246 —

Martin Jean - Joseph, dit Galouche, 26 ans, propr. à Vidauban. 22 vend. III, I- 1' therm. VI. Fédéraliste. Designé comme suspect parla Société républicaine de Lorgues. A fui à Toulon le 7 sept. 1793,' à l'étranger, le 28 frim. IL Rentré en France vers le 1er vent. III. Condamné à mort, le Ie 1' therm. VI, par la Commission militaire de Toulon, comme émigré arrêté sur le sol de la République après le délai accordé par la loi du 19 fruct. V. Fusillé dans cette ville le surlendemain. E4 ; E6 ; L. 293, 328 ; M1 n° 6 ; M3 ; M6 n° 56 ; Mn.

* Mingaud Côme, 65 ans, ancien curé de Barjols. 22 vend. III. Réfractaire en août 1792 et déporté. Séjournait à Venise en brum. X. E4 ; M2 n° 971 ; M6 n° 251.

Mouriès (de) Jacques-Honoré-Bruno (1), 34 ans, conseiller à la Cour des Comptes d'Aix en 1789, bourgeois à Lorgues en 1793, propr. à Lorgues, Entrecasteaux.25 fév. 1793. A mis à la disposition des consuls de Lorgues, en mars 1789, « une somme de 1000 francs, destinée è fournir du pain aux familles les plus nécessiteuses du pays ». Inscrit à tort sur la liste des émigrés à la suite d'une dénonciation de la municipalité d'Entrecasteaux : avait résidé è Paris d'avr. 1792 à fév. 1793. Radié de celte liste par arrêlé du Comité de législation de la Convention (21 frim. III). E4 (Draguignan) ; L. 286, 332, 373 ; M ; M2 n° 1 ; M5 n° 216 ; B. M. 99.

* Perreymond Joseph-Victorin, époux Martin Marie-Catherine-Elisabelh ; de Bargemon, médecin. 4 flor. IL Sectionnaire sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré par le Comité révolutionnaire de Lorgues le 10 oct. 1793. Avait fui à Toulon en sept, précédent, fie trouvait à Port-Maurice en l'an VI. r = 60) f. E4 ; L. 291, 328 ; Ml n° 10 ; M2 n° 37 ; M3 ; M4 n° 50 ; M5 na 291 ; D ; Q. 2059.

Pizan Sébastien (fils de Jacques), ménager. 4 flor. II. Fédéraliste. A fui à Toulon en août 1793. Rentré de Gênes le 14 germ. III. r= 16 f. 51. E4 ; G. 306 ; Ml n° 9 ; M2 n° 4 ; M5 n° 286 ; Q. 2058.

(1) Inscrit à tort sur E4 avec la dénomination de Moriés.


— 247 —

Reinoard François (1) (fils de Pierre), 27 ans, boulanger, i flor. II. Ei ; M ; M2 nos 19 et 667 ; M5 n° 335 ; M6 n° 864.

Recel Jacques, curé-sacrislain de la collégiale de Lorgues, propr. à Draguignan. 4 flor. II. A rétracté, vers le 3 mars 1792, son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Oldigé dès lors de se cacher, il s'est réfugié chez un de ses amis à Villecroze, puis s'est fait transporter dans un tonneau a Ivlillery, près de Lyon. Informé, le Comité de salut public de Draguignan l'a signalé à la municipalité de Millery (5 juin 1793). A son tour renseigné, Revel s'est fait reconduire à Villecroze dans le même tonneau. Décédé peu après dans celte dernière commune. E4 ; L. 290, 296 ; M5 n° 292 ; X.

* Ricard Joseph. 22 vend. III. E4.

Ricard Joseph, dit Tate, travailleur. 4 flor. II. E4 ; M2 n9 17 ; M5 n° 300.

Rivière Pierre, cuisinier. M2 n° 18.

Torcat Jean-Antoine (fils), 46 ans, maçon, propr. à Draguignan. 4 flor. II. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France vers le 15 vent. III. E4 ; L. 329 ; M2 n°ï22 ; M6 n° 194.

* J'urles Pierre-Louis, fils de Jean-Joseph et d'Ursule Gattus; né à Lorgues en 1753, bénéficier de la cathédrale de Fréjus et professeur de philosophie au grand séminaire de celte ville en 1791 ; auteur de deux mémoires l'un sur les peaux, l'autre sur les outres, inséré par Roland dans le Dictionnaire des Manufactures, aria et métiers. 4 flor. II, Réfractaire et déporté (2). A fui en Savoie, le 10 sept. 1792, par Lyon. Est rentré presque

(1) Inscrit par erreur sur E4 avec le nom de Reinsard.

(2) « Victime des préjugés dont il avait été nourri dans les séminaires, il avait pris le parti de se déporter volontairement plutôt que

de se soumettre aux lois concernant le serment exigé des prêtres »

(Pétition de son père au directoire du département du Var en date du ... an VI). (L. 306).


- 248 -

aussitôt en France. Investi par l'évèque réfractaire BeaussetRoquefort des pouvoirs de vicaire général du diocèse de Fréjus, H aurait visité secrètement les familles pieuses de ce diocèse, tantôt vêtu en militaire ou en vannier, tantôt en berger ou en femme. « Un jour, recherché par la police, il se serait réfugié chez un fermier qui, pour le cacher, l'aurait fait coucher dans le lit de ses filles et avec elles ; les policiers seraient entrés dans la chambre, mais n'auraient pas osé soulever les couvertures du lit ». Mort curé de Salon le 16 avr. 1823. E4 ; L. 306, 1079 ; M ;X ; P3.

* Vian Honoré (fils de Jean-Joseph), prêtre. 4 flor. II. Réfractaire et déporté. S'est dissimulé à Lorgues (1er mai-août 1792), à Entrecasleaux, au Puget (août 1792- pluv. II) et a été incarcéré à Draguignan, puis à Lorgues du 15 pluv. II au 25 mess. III. A quitté ensuite la France. Y est rentré par autorisation du ministre de la police générale en date du 7 brum. IX. Curé de Lorgues en 1818. Mort dans cette commune en 1838. E4 ; L. 306, 330 ; M ; M2 n° 38 ; M5 n° 296 ; X.

Vian Joseph, cordier. 4 flor. IL Exécuté à Toulon en l'an II (Comra. révol.). E4 ; M ; M5 n° 218 ; Mn.

* Vioens Pierre, cuisinier. 4 flor. IL N'a pas émigré .• inscrit sur les listes parce qu'il était détenu en l'an IL Radié de ces listes par arrêté du Comité de législation de la Convention (28 germ. III). E4 ; L. 332, 382 ; M2 n" 4 ; M5 n° 212.

Taradeau (347 h.)

Néant

Le Thoronet (685 h.)

Néant

CANTON DU Luc

Le Cannet (933 h.)

• Colbert (de)-Targi$ Etienne-Edouard-Louis, né au Cannet le 7 mars 1759, époux Adeline-Madeleine-Françoise-EmmanuelleSophie-Félicie d'Albert de Rions, marquis du Cannet, propr.


249

au Cannet, au Luc. 28 juin 1792, 14 vent. II, 14 vent. III. A fait ses preuves de noblesse pour avoir entrée aux Etats provençaux de 1787-1789 ; lieutenant de vaisseau du Roi au département de Toulon en 1789. A émigré entre juin 1791 et juin 1792 après avoir levé une « légion » qu'il a conduite en Allemagne à l'armée des princes. Son château seigneurial a été pillé et rasé pendant la Révolution. A été accusé, ainsi que son domestique, de tentative de meurtre sur le citoyen Le Bas, ancien procureur général syndic du Var, dans la maison de campagne de ce dernier au Luc (28 niv. IV). Rentré en France en 1814. Etait, en ■1817, inspecteur des gardes nationales du Var. Décédé en 1853, laissant plusieurs enfants dont l'aîné Edouard-François-Maxime, né le 12 déc. 1792 à Kinlhen (Allemagne), devint maire du Cannet et conseiller d'arrondissement, r = 10562 f. 49. E (Draguignan) ; E4 (Le Cannet) ; L. 165, 285 ; M ; B. M. 99 ; Q. 2058.

Colbert (de)-Turgis Françoise-Eiisabeth-Maxime, née de Rascas, mère du préc', veuve depuis 1773 de Jean-Baptiste de Colbert-Turgis, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Lou s , seigneur de Saint-Mars. L. 291 ; B. M. 99.

Guiol Jacques-Raphaël. L. 289 .

Le Luc (3051 h.)

Allemand Jean-Baptiste, époux Huran Marie-Joseph, r = 4 f. 44.Q. 2059.

Almaric(ou Amalric) Anne-Henriette-Félicifcé. S'est trouvée à Toulon le 25 août 1793. L. 329, 358 ; M2 n° 23 ; M5 n 03 11 et 47.

* Almaric (ou Amalric) Anne-Marguerite-Antoinette-Elisabeth, soeur de la préct 8. 14 vent. II. Même détail. E4 ; L. [329, 358 ; M; M2 n° 22 ; M5 n 03 12 et 48.

* Almaric (ou Amalric) Jacques-Henri, frère delà préel;, apothicaire-major de la marine. 14 vent. II. Décédé à l'hôpital de Toulon le 30 frim. II. N'a pas émigré : habitait cette ville depuis 1768 environ. E4 ; L. 358 ; M ; M5 n» 13.


- 250 -

* Bas Jacques-Honoré, avocat et juge de paix, membre du Conseil du directoire du district de Draguignan d'août 1790 à octobre 1791. 22 vend. III. S'est caché à Besse, mais n'a pas quitté le territoire de la Republique. Radié de la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (2"? therm. VI). E4 ; E7 ; L. 330, 360 ; P2.

* Bérenger (ou Bérengier) Jean-Louis, calfal. 14 vent. 11,22 vend. III. E4 ; M ; M5 n°s 20 et 21.

Cay Jacques, menuisier. 14 vent. II. E4 ; M ; M2 20 ; M5 n° 156.

Charles Henry, marchand drapier. 14 vent. II. Seclionnaire. A émigré, le 28 frim II, par Toulon. E4 ; L. 293, 328 ; M; Ml n° 37; M4n° 316 ; Mo n°« 281, 282.

* Charles Honoré, notaire. 14 vent. II. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793. E4 ; L. 293, 328, 361 ; M2 n° 33.

* Charles Madeleine, née Eynesy, épouse du préc'. 14 vent. II. A suivi son mari à Toulon. E4 ; L. 293, 328 ; Ml n° 15 ; M5 n°201.

* Clance François (1), cultivateur. 14 vent II. Se trouvait à Toulon en août 1 793, mais y aurait eu son domicile depuis nov. 1792. E4 ; L. 329, 330 ; M ; M2 n° 25 ; M5 n°« 129 et 177 ; Q. 2059.

* Coq Jacques (2), meunier. 22 vend. III. E4 ; M ; Mo n°154.

Fabre Jean-Joseph, cuisinier. Ml n° 13.

Massillon Elisabeth, née Richieud (3), 21 ans. 4 flor IL E4 ; M ; M2 n° 504 ; M4 n° 313 ; M5 n° 246.

* Ourson Jean, cuisinier. 26 juin 1792. r = 7 f. 81. M2 n° I ; M4n°322 ; Q. 2058.

Ourson Thérèse, domestique. 4 flor II. E4 ; M5 n° 284.

(1) Inscrit sur E4 avec la désignation erronée de Clame François.

(2) Identité probable avec Cay Jacques, cité plus haut.

(3) Inscrite sur E4 avec la dénomination da Richioux Madeleine.


— 251 —

Portai Jean-Baptiste, 26 ans, soldat de marine. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Roux Dorothée, née Allaman, épouse de Jacques. Se trouvait à Toulon le 25 août 1793. L. 289,330; M2 n° 24 ; M5 n° 41.

* Votrain Jean-François, marin. 4 flor. II. Décédé le 1er vent. III sur le vaisseau le Duquesne. E4 ; M ; Ml n°220.

* Votrain Louis-Mathieu, époux Perrimond Catherine-Claire, 43 ans, chirurgien. 4 flor IL Exécuté à Toulon le 11 vent. II • comme salarié par l'ennemi » (Comm. révol.). E4 : Ml n° 275 ; M6n° 1485 ; Q. 1940; Mn ; C4.

CANTON DU MUY

La Motte (652 h.)

Néant

Le Muy (1531 h.)

* Créquy (de)-du Muy Marie-Anne, née de Félix (1), (épouse de Charles-Marie de Créquy du Muy, maréchal de camp). 14 vent. II. r =7085 f. 68. Et; VI; M3 n° 112 ; M5 n° 30 ; Q. 2058, 2059.

Doudon François, cordonnier, propr. à Toulon. 22 vend. III. E4 ; M ; Mn n° 181.

CANTON DE SALERNES

Flayosc (2833 h.)

* Vachier Jean, vicaire épiscopal. 4 flor. II. A successivement résidé à Fréjns (15 janv.-9 sept. 1792), a Flayosc-village (10 sept.-26 août 1792), dans une bastide de Flayosc (27 août 1792-31 janv. 1793), à Lorgues (Ier fév.-27août 1793;. Accusé d'être l'agent du Comité central des sections de Toulon. S'est caché dès lors pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé

(l)Son mari avait participé aux guerres de Sept ans et d'Amérique. Il était fils de Louis-Marie de Créquy et de Renée-Caroline de Froullay Cette dernière, enfermée au Couvent des Oiseaux, rue de Sèvres, à Paris, en 1793, n'en sortit qu'après le 9 therm. II.


- 252 —

contre lui 27 août 1793 par Barras et Fréron. Arrêté en sept, et incarcéré à Draguignan, puis à Grasse. Transféré de cette dernière ville à Paris, le 6 mess. II, en un convoi de 31 prisonniers. Détenu dan* la capitale è la prison de la Conciergerie, puis dans la maison de justice Egalité. N'a pas émigré. Radié de la liste des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention (5 flor. III). A été plus Lard inspecteur d'académie, chanoine honoraire de Tours et est mort en 1841. E4; E7 ; L. 330, 332, 382 ; PI ; X.

Villeneuve (de)-Flatjasc Alexandre-Gaspard-Balthuzar, dit Zoro, né le 4 juin 1745 à Flayosc, marquis de Flayosc, seigneur de Valbourgés, de Scillans et de Gars, ancien lieutenant au régiment de Flandre-infanterie. 4 flor. II. A fait les campagnes de 1760, 1761 et 1762 en Allemagne et a quitté le service, en 1765 sur le désir de ?on père. Est venu à Flayosc en 1788, peu après son mariage, et y a clé reçu par les habitants avec de grandes démonstrations d'amiliés. Ces heureuses dispositions paraissant s'altérer, il a quitté Flayosc. en 1790 pour aller résider successivement à Aix, à Marseille, à Lyon, à Strasbourg, à Molsheim. A été détenu à Strasbourg du 27germ. au 9 Iherm. II. Pendant son absence, son château de Flayosc avait été pillé, saccagé, démoli, ses archives brûlées (31 mai 1792). N'« pas abandonnéla France. Radié de la liste des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention (16 pluv. III). Auteur d'une généa. logie de sa famille connue sous le nom de Chronique de Flayosc et publiée en l'an X. Mort à Draguignan le 20 pluv. XIV. E4 ; E7 ; L. 289, 329, 332, 382 ; V.

* Villeneuve (de)-Flayosc Charlolte-Mélanie-Aglaée de Forbin, épouse du préc 1 (I), (fille de Jean-Claude-Palamède de Forbin, marquis de Gardanne, et de Clotilde-Adélaïde de Félix de la Ferratière),'25 ans, ancienne chanoinesse de Neuville. 4 flor. II. A partout suivi son mari. Radiée de la liste des émigrés par arrêté du ministre de la police générale (13 vend. X). Décédée

(1). Mariage à Paris en date du 22 avr. 1783.


25Ô

au château de Saint-Marcel, près Marseille, le 16 nov. 1841. E4; L. 282 ; M ; M5 n° 288 ; V.

Salernes (2328 h.)

* Galifet (de)-Salernes Louis-François-Alexandre, comte de Galifet, vicomte de Salernes, des princes de Martigues, seigneur du Tholonet, marquis de Morselles, maître do camp-cavalerie. 28juin 1792. Ancien maire du Tholonet (Bouehes-du-Rhône). r = 4176 f. 97. E ; V ; Q. 2058, 2062.

Villecroze (H05 h.)

Marin Jean-Joseph-Emmanuel-Ballhazar, dil de Cotignac il), propr. à Villecroze, Cotignac. 21 juil. 1792. A disparu le 29 août 1793 pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé contre lui par Barras et Fréron. N'a pas quitté la France. Radié de la liste des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention (5 flor. III). E ; L. 372 ; M2 n° 10.

* Mossy Romain, 38 ans, prêtre déporté. 4 Uor. Il, 22 vend. III. E4 ; \ïî iv 45i ; MO n" 125.

(1) Parenté très probable avec Marin Joseph-Benoit signale sous la rubrique do Cofignac.


— 254 —

IV DISTRICT DE FRÉJUS

CANTON DE CALLIAN

Callian (1823 h.)

Chautard Jacques, 27 ans, officier de santé. Résidait à Aubagne en l'an X. M2 n° 661 ; M6 n° 914.

Gayte Claire, propr. à Callian. (Arch. comm. de Frèjus : 12).

Gayte Honoré, prêtre, propr. à Callian. {Arch. comm. de Fréjus : 12).

Montauroux (1141 h.)

Lombard (de)-Gourdon Jean-Paul, seigneur de Montauroux la Colle, Malignon, coseigneur de Saint-Cézaire, capitaine au régiment royal de Lorraine-cavalerie, chevalier de Malte, 2e surveillant en 1785 de la 1 >ge maçonnique de Grasse la Nouvelle Amitié, propr. à Grasse, Montauroux, Seillans, etc. 28 juin 1792. A renoncé « formellement», le 7 prair. X, date de la prestation de son serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, « au brevet de chevalier honoraire de Malte qu'il avait reçu de Rohan, grand-maître de l'ordre, ainsi qu'à l'agrément de porter la croix ». r = 7850 f. 42. E ; L. 285, 306 ; M2 n° 141 ; M4 n° 27 ; M6 n° 29 ; B. M. 99 ; A9 ; Q. 2 >58 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Maccary Anne, née Pastouret (veuve). 4 flor. II. E4 ; M ; M5 n° 225.

Pontevès (de)-Bargème Jean-César, né à Draguignan le 0 avr. 1770 ; fils de François-Pierre de Pontevès-Castellane, officier de marine, et de Charlotte Léger; époux, depuis le 8 ju.il. 1788, deJeanne-Pauline-AntoinetledeCastellane-Mazaugues ; marquis de Pontevès-Castellane, maréchal de camp, propr. à Montauroux la Garde-Freinet, Bargème. 21 juil. 1792. Risidait à Tournon (paroisse de Montauroux) au moment de son émigration. Décédé


255

à Fayenee le 14 août 181 !. r - 5316 f. 52 , E. (Fréjus) ; L. 283; M2 n* 735 ; M6 n- 713 ; AI ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Fréjus; 12),

CANTON do FRÉJUS

Bagnols (830 h.).

* Gagnard Joseph, 38 ans, vicaire. 21 juil. 1792. Réfractaire et déporté A quitté la Franee le 13 oct. 1791. S'est rendu à Civita-Vecchia, puisa Fiume. Rentré en France en l'an IX. A été ensuite vicaire à Burgemon, à Draguignan et curé de SaintTrop.ez Mort d'apoplexie, dans ce'te dernière commune, le 5 nov. 1823, en confessant l'ermite de Sainte-Anne, r — 233 f. 35. E (Fréjus) ; L 285 ; M2 ; M6 n- 1040 ; X ; Q. 2039 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Pascalis (ou Paschalis) Etienne, curé, propr. à Bagnols, Montferrat 28 juin, 21 juil. 1792- Réfractaire. A émigré le 13 oct. 1791. Décédé à Vigone (Piémont) en 1793 r = 30 f 79 E ; Ml ir 159 ; X ; Q. 205'.) ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Fréjus (2334 h.)

* Astier Jean-Baptiste-Charles, 70 ans, dominicain réfractaire. 25 fév., 30 juin 1793. Déporté vers fin août 1792 bien que n'étantplus à cette époque fonctionnaire pubtic et vivant dans sa famille d'une manière fort retirée. Décédé à Rome le 18 ou le 29 fruct. VI. E2 ; E4 ; M ; Ml n° 225 ; M6 n° 1441 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Badiér (de) Françoise, née d'Espitalier des Tourres (veuve d'Alexandre de Badier, coseigneur de Roquebrune, lieutenant de vaisseau, chevalier de Saint-Louis) (1), propr. à Roquebrune, Saint-Raphaël, Fréjus. 21 juil. 1792. A fui à Nice le 18 avr.1792, est revenue à Fréjus en août suivant et a de nouveau émigré dix jours après. Rentrée en France par Marseille en mess.

(I) Inscrite sur E avec la dénomination à'Espitalier. Son mari était mort à Roquebrune le 6oct. 1780.


- 256 -

III. (I). r= 4«6 f. 32. E ; L. 2^5, î97 ; M ; MS n»» 202 et 603 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Roquebrune : GG18 f' 58 ;. de Fréjus : 12).

Badier (de) Eulalie, fille de la précte. A suivi sa mère à l'étranger. (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Badier (de) Jean-François-Alexandre-Catherine Jules-CésarLéonce, frère de la précte ; né à Fréjus le 13 déc. 1778, élève à l'école d'hydrographie de Saint-Tropez. Demeurait à Fossano (Piémont) en 1792. Rentré à Saint-Tropez en juil. 1793, avant l'expiration du délai accordé aux enfants émigrés par la loi du 28 mars de la même année (2). A été réintégré dans la possession de ses biens dès son retour en France. A été plus tard officier d'état-major, chevalier de la Légion d'honneur, employé dos contributions indirectes, miire de Fréjus et, de 1833 à 1848, conseiller général du canton de Fréjus. Décédé dans cette ville le 4 juin 1884. L. 2^8, 360 , B. M 99 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Bausset (de)-Roquef'ort Emmanuel-François, né à Marseille le 25 déc. 1731, évêque de Fréjus depuis le 6 juil. 1766, ancien président de l'Assemblée de Provence tenue à Aix en juil. 1776 pour régler l'affouagement des communes, ex-seigneur de Fayence et de Puget-sur-Argens, propr. aux Arcs, Fréjus. 28 juin, 21 juil. 1792. S'est rendu à Nice en oct. 1790 où il a séjourné jusqu'au 2S sept. 1792, date de la prise de cette ville par les troupes françaises du général Anselme. Arrivé à Turin le 7 oct. suivant, par le col de Tende, après un voyage à pied et en compagnie d'un de ses domestiques. Parti de Turin pour Ferrare le 13 flor. IL Est allé trois ans plus tard à Venise où il a testé le 28 vent. V. S'est enfin retiré à Fiume. Décédé dans celte dernière ville le 21 pluv. X. Enseveli, huit jours après, dans l'église de San-Vito. Avait, jusqu'à sa mot t, administré son ancien diocèse de Fréjus par une correspondance secrète

(1) D'après L. 297, elle se serait cachée à Sisteron du 1" mai 1792 au 20 niv. III ; à Manosque, de pluv. III au 25 mess. V.

(2) Art. 8, section 4.


— 257 —

adressée à ses vicaires généraux Gaston Joseph-Emmanuel, curé de Sillans, et Tnrles Pierre-Louis, professeur de philosophie au grand séminaire de Fréjus. r = 87 f. 77. E ; L. 285 > Ml n° 264 ; M6 n° 1103 ; A6 ; P5 ; Q. 2059 ; (Arch. comm. de Fayence : BB 36 f° 171 v° ; du Puget-sur-Argens : BB 20 f° 13 v° ; de Fréjus : 12).

Camelin (de) Théodore-Gaspard, fils et héritier d'Honoré ; officier de marine ; propr. à Fréjus de plusieurs moulins à huile et à farine, à Saint-Raphaël (quartier du CastellasJ d'une grande ferme, de terres labourables et de forêts. 21 juil. 1792. E ; L. 285 ; Q. 2059 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

* Cavalier Jean-Martin, 43 ans, prévôt et vicaire général, docteur en théologie. 25 fév., 30 juin 1793. S'est élevé à Draguignan, le 7 avr. 1789, au cours de l'élection des députés aux Etats généraux, contre la prépondérance, dans l'Assemblée des Trois Etats, du nombre des curés congruistes sur celui des décimateurs. Réfractaire et déporté. Parti pour Gênes le 13 sept. 1792. Rentré en France entre brum. IX et prair. X. Curé de Draguignan avec le titre de vicaire général d'Aix après le Concordat. DChevalier de la Légion d'honneur. Décédé le 18 avr. 1823. r = 184 f. 76. E2 ; E4 ; L. 288, 292, 361 ; M ; M2 n° 965; M6 n° 994 ; B.M. 99 ; X ; Q. 2058; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Chieusse François-André, 34 ans. instituteur. M2 n° 106 ; M6 n° 278.

* CosteJules-Léonce, 40 ans, chanoine. 25 fév., 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Gênes en juin 1792. Décédé à Rome le 4 vent. X. E2 ; E4 ; L. 306, 362 ; M ; Ml n° 51 ; M6 n°626 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Espitalier (d') François, propr. à Paris. 3 niv. II. El.

* Férrier-l'Estérel Rosalie, née Laugier (veuve de Ferrier Nicolas, dit de l'Estérel). 25 fév., 3!) juin 1793. Décédée à Turin le lcrpluv. IX. r = 1270f. E2 ; E4; L. 288 ; M ; Ml n° 129 ;


— 258 —

M5 nos 13 et 196 ; M6 n° 765 ; D ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

* Ferrier-VEsterel, fils aîné de la précte. 25 fév. 1793. E4 » M.

Ferrier-l'Estérel, frère cadet du préc'. (Arch. comm. de Fréjus: 12).

'Leblanc (de)- Castillon Joséphine-Catherine-Léocadie, née d'Aslier de Roquefort (épouse de Leblanc de Castillon Jean-Baptisle-Prosper-Claude-François, procureur général au Parlement d'Àix). 22 vend. III. A fui à Nice vers fin avr. 1792 parce que son père s'était livré à Fréjus, le 12 avr. de la même année, « à des manoeuvres et scandales publics en haine de laRévolution ». S'est rendue à l'intérieur de l'Italie dès l'arrivée ô Nice des troupes du général Anselme (28 sept. 1792 (1). E4 ; L. 297,359 ; M5n°55.

* Martin Marianne, née Aubany (veuve de Martin Félix). Se trouvait à Toulon en frim. IL et en a fui le 28 du même mois. Rentrée en France par Marseille le 19 prair. III. Appréhendée dès son débarquement et mise en liberté selon arrêté du représentant Isnard le 9 mess, suivant. (Arch. comm. de Fréjus : I2J.

Martin Clémentine, fille de la précte. Mêmes observations que pour sa mère. (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Montgrand (de)-La Napoule André-César (fils de Jean-Baptiste, ce dernier marquis de Montgrand de Mazade, brigadier des arméesdu Roi, et de Marie-Anne de Carfeuil), né auchateau de la Napoule le 16 mai 1732, ancien prieur de La Faye (diocèse de Périgueux), vicaire épiscopal de Fréjus, prévôt de l'église collégiale d'Aups, décimateurde cette dernière ville. A assisté,

(1) Le dossier L. 297 donne des renseignements contradictoires avec le dossier L. 359. D'après le premier, elle s^ serait cachée à Sisteron du 7 mars 1792 à mess. V.


— 259 —

le 7 avr. 1789 à Draguignan, en qualité d'électeur du clergé, à l'assemblée chargée de la nomination des députés aux Etats généraux. Décédé à Bologne le 8 vent. V. L. 290 ; B.M. 99 ; N2; (Arch. comm. de Grimaud : GG4 f°40).

Montgrand (marquis de) Jacques-Jean-Baptiste-Gay-Thérèse, propr. à Fréjus et à Marseille, r = 3135 f. Q. 2059; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

* Panescorse Gabriel-François-Xavier, prêtre. 21 juil. 1792. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Nice, puis à Gênes. Arrêté à Saint-Raphaël dès son retour en France (vers fin 1792), détenu à l'île Sainte-Marguerite, puis expulsé le 4 janv. 1793 par décision du directoire du département du Var. r = 76 f. E; L. 336 ; M ; Ml n° 36 ; M4 n° 315 ; M5 n° 721 ; C7 ; D ; Q. 2058; (Arch. comm. de Fréjus : I2J.

Pélissier-Chantereine Anne-Marie-Thérèse, née d'Espitalier des Tourres (veuve de Pélissier-Chantereine, conseiller à la Cour des Comptes), propr . à Fréjus, Bagnols, Roquebrune, Saint-Raphaël, Aix . 21 juil 1792. A fui à l'étranger le H avr. 1792 Rentrée en France par Marseille en mess..III. (1). r = 1820 f. 40. E ; L. 297 ; M ; M4 n° 27 ; M5 n° 204 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Reverdit Esprit-Hyacinthe, né à Fréjus le 23 fév. 1760, ancien dominicain au couvent de Sault (Languedoc), propr. dans le district. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. Séjournait à Gênes en niv. IX. E2 ; L. 285, 336, 378 ; M ; M2 n° 244 ; M6 n°

363 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

'-• Romette, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. E2 ; E4.

Saint-Raphaël (Barraston) (649 h.)

Hénrion Rémi, de Varennes (Meuse), lieutenant de douanes. M2n°554; M6 n° 818.

(i) Soeur probable de la veuve Badier Françoise, citée plus haut. D'après L. 297, elle se serait cachée à Sisteron du 1er mai 1792 au 27 niv. III ; à Manosque, de pluv. III au 3 therm . V.


- 260 —

Laurent Etienne («époux divorcé» de Bérard Marie-Thérèse), fabricant de savon, propr. à Draguignan. 22 vend. III. Sectionnaire. Rentré en France vers le 1er germ. III. E4 (Draguignan); L. 154,289, 332, 371.

CANTON DE GRIMAUD

La Garde-Freinet (1491 h.)

Béai Clément. Condamné à mort par contumace. L. 304.

Duparis (ou Paris"), curé, propr. à la Moure. 22 vend. III. E4; L. 1076.

Lavagne Jean-Baptiste, 30 ans, vigneron. Rentré d'Angleterre, parle Havre, en therm. X. M2 n° 1013 ; M6 n° 1086.

* Vidal Jean, vicaire. 22 vend. III. Condamnée la déportation, « pour ses opinions religieuses », par « le tribunal du département du Var séanl à Grasse s>, le (?). Emprisonné à Rochefort. Elargi un an après par arrêté du Comité de Salut public. Décédé à l'hôpital de Saint-André de Bordeaux le 18 brum. IV. Ne semble pas avoir émigré. E4; M ; X.

Grimaud (Athénople) (1104 h.)

Basque (ou Banc ?) Victoire, née Courtes (épouse de Simon), née à Grimaud le 9 juin 1771, domestique du seigneur de cette localité. A suivi son maître à Nice en août 1791, celui-ci lui ayant assuré qu'il la conduisait à Aix. S'est rendue ensuite à Gênes. Rentrée en France en nov. 1792 « ne croyant pas se trouver dans la classe des émigrés ». Dénoncée comme émigrée par le Comité de surveillance « d'Athénople » le 2 pluv. II, emprisonnée à Grasse, puis mise en liberté le 16,pluv. suivant par arrêté du représentant Jeanbon Saint-André. G. 347; L. 288; Ml n°31.

Castellane (de) Alexandre-Melchior-Philippe, marquis de Grimaud. Décédé à Sospello, près de Nice, le 22 sept. 1791. L. 288 ; A5 ; (Arch. comm. de Grimaud: GQ4 f° 233),


— 261 —

Castellane (de) Sophie-Félicité Constance de Deydier de Curiol,(l) épouse du préc 1. A suivi son mari à Sospello. A accouché à Nice, le 22 fév. 1792, d'Alexandrine-Baptistine-Claire de Castellane. S'est mariée en secondes noces avec Michel Ronco Roche de l'Etang. Décédée le 12 fév. 1850 à (?). A5 ; (Arch. comm. de Grimaud : GG4 f° 233).

Castellane (de) Boniface-Alexandre-François, fils de la précte, 2 ans. Décédé à Pise le 3 germ. IV. L. 288 ; A5.

Castellane (de) Jean-Baptiste, né à Aix le 6 fév. 1715, époux de Françoise-Pauline de Castellane (î), comte de Grimaud, baron de Saint-Juers, sieur de Gassin, Cavalaire, Saint-Pons, maréchal de camp (3), chambellan du duc d' Orléans, propr. à Gassin, Grimaud. 21 juil. 1792. Décédé à Nice le 5 mars 1792. r = 1834 f. E; A5 ; D ; Q. 2058.

Emieu Jacques-Toussaint, 34 ans, cultivateur. M2 n° 888; M6 n° 1206.

Martin Eustache, mousse. Rentré d'Angleterre, par Calais, le 23 mess. X. M2 ; M6 n° 579.

Le Plan-de-la-Tour (1300 h.)

Néant

Sainte-Maxime (Cassius) (1050 h.)

Ferrier Louis-Magloire, 27 ans, capitaine marchand. M2 n° 32 ; M6 n° 285.

' (i) Fille do Jean-Joseph-François-Dominique-Lazare-Claude de Deydier de Curiol, seigneur de Mirabeau, Bauvezet, Fontenelle, etc. et de Marie-Anne-Chrislino de Benault de Lubières.

(2) Fille de Jean-Baptiste de Castellane, marquis de Norante, capitaine des galères, et de Marie-Anne de Rouillé.

(3) Mousquetaire en 1731, capitaine au régiment delà Suze-Dragon en 1733, colonel du régiment d'Eu Infanterie en 1746, chevalier de Saint Louis en 1747, brigadier des armées du roi en 1759, maréchal de camp lo 25 juil. 1762.


262

Fouque Jean-Joseph, époux Piche. Rentré en France en l'an IX. r= 329 f. 67. Q. 2059; M.

Gaston Jean-Gilbert, né à Roquebrune le 24 déc. 1744, curé de Sainte-Maxime depuis 1771, propr. à Roquebrune, SainteMaxime. 21 juil. 1792. Rédacteur du cahier des doléances de Sainte-Maxime, délégué à l'assemblée de la viguerie où il a demandé la suppression de la dîme, procureur de la commune ; membre, d'août 1790 à octobre 1791, du Conseil du directoire du district de Fréjus. Assermenté. S'est rétracté en nov. 1791, sa soumission à la Constitution civile du clergé « ayant répugné à sa conscience ». « S'est éclipsé dès lors de la société et a vécu ignoré au milieu d'une famille champêtre ». A quitté la France en 1792 pour se rendre en Italie * s'étant vu sans espoir d'allier le décret sur la déportation des prêtres réfraclaires avec le cri de sa conscience ». Rentrée Sainte-Maxime en l'an X où il a rempli les fonctions de desservant. Curé de Grimaud en l'an XIII. Décédé en 1830 dans cette dernière commune avec le titre de chanoine, r = 37 f. 86. E ; M ; M2 n» 365 ; M6 n° 471 ; N3 ; X ; (Arch. comm. de Fréjus : 12 ; de Roquebrune : GG14 f° 350).

* Lauthier (ou LauthierJ, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Fréjus) ; E4 (Sainte- Maxime).

CANTON DE ROQUEBRUNE

Le Puget (952 b.)

Néant

Roquebrune (1629 h.)

* Auzivisier Jean-Baptiste, dit de Lorgues. 21 juil. 1792. Aurait résidé à Marseille de juin à nov. 1792. E ; L. 359.

* Bertrand Antoine, m;<çon.22 vend. III. Condamné pour vol à « 22 ans de fer », il n'a pu prêter serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII parce qu'il « se trouvait en chaînée Toulon ». E4 ; M ; M5 n° 35.

* Boyer Antoine, maçon. 22 vend. III. Est allé se cacher à Berre (Bouches-du-Ktiône) vers la tin de 1793, «suivi par les


— 263 -

orages de la Révolution » et est revenu à Roquebrune peu après le vote delà loi du 22 niv. III. S'est rendu plus tard à Carnoules pour se soustraire au décret du 19 fruct. V. Arrêté dans cette commune et traduit devant la Commission militaire de Toulon qui l'a acquitté du fait d'émigration le21 mess. VII sous la réserve expresse que le ministre de la police générale se prononcerait définitivement sur son cas. Emprisonné, en attendant, au fort La Malgue ô Toulon, puis dans la maison de détention de Draguignan. Mis seulement en liberté en frim. IX. E4 ; L. 360 ; M ; M2 n°3 ; M5 n°s 39 et 136.

Brunel (1), propr. à Cléré (Maine et-Loire). & sept. 1792. E ; N3.

Brunel (les enfanls de la veuve), propr. à Nueil (Maine-etLoire). 5 sept. 1792; E.

* Brunel Rose. 21 juil. 1792. E ; M ; M5 n° 598. ■ * Cauvin Ignace, matelot. 52 vend. III. E4.

* Dubourg Jean-Joseph, 63 ans, ancien contrôleur de la « maison de Madame ». 21 juil. 1792. Résidait à Paris depuis juin 1792. Radié provisoirement de la liste des émigrés par arrêté du directoire du département du Var le 4 déc. 1792 sur certificat de la section de Bonne-Nouvelle de Paris en date du 18 oct. 1792. E; L. 285, 363.

CANTON DE SAINT-TROPEZ Cogolin (968 h.)

* Colle Jean-Joseph, novice marin. 22 vend. III. E4. Courchet Thomas, gendarme, propr. à Toulon. 22 vend. III.

E4:

* Lavagne Rose, servante. 22 vend. III. E4 ; M4 n° 15 ; M5 n°46.

(1) Peut-être Jean-Gaston de Brunel qui signa le cahier des doléances de Roquebrune (22 mars 1789).


— 264 -

* Mouton Jean-Honoré, 58 ans, nolaire. 22 vend. IL N'a pas émigré, mais a été condamné à la déportation par le tribunal révolutionnaire de Grasse, le 11 germ. II, pour avoir signé une pétition réclamant l'ouverture des sections à Cogolin, avoir approuvé la trahison de Toulon, déconseillé d'accepter la Constitution de 1793, mal parlé des frères Jacqueset Clément Guillaberl, trop révolutionnaires à son gré, avoir empêché une jeune fille de chanter une chanson républicaine contre « Louis Capet » et enregistré une protestation contre un paiement en assignats. Vivait à Cogolin en l'an X. E4 ; L. 165, 20 ) ; M ; M5 n° 273 ; PI.

* Trouchard Jean-Baptiste-Maurice, novice marin. 22 vend. III. E4.

Gassin (424 h.)

* Brès François, matelot. 22 vend. III. E4.

Dol Jacques-Joseph, propr. à Sainte-Maxime. 22 vend. III. E4.

Dol Jean-Joseph, matelot, propr. à Sainte-Maxime. 22 vend. II. E4.

* Salesse Charles-Joseph, 26 ans, enseigne non entretenu. 22 vend. III. Rentré en France le 24 vent. III. E4 ; L. 297 ; M2 n°47; M 6 n° 326.

La Molle (210 h.)

Néant

Ramatuelle (527 h.)

* Martin Dominique Tropez, 43 ans, lieutenant de vaisseau provisoire sur le Puissant. 4 flor. II. A fui à l'étranger, avec l'escadre française de Toulon, le 28 frim. II. Décédé à Romsey (Angleterre) le 2 prair. X. r =>180fr. E4 ; L. 288; Ml n" 295 ; M6 n° ll'»3 ; B.M. 60 ; D ; Q. 2059.

Martin Julie-Rose-Calherine, née Pérou, épouse du préc'. 22 vend. III. E4 (Toulon) ; Ml n° 35 ; M5 n° 227.

* Mourenon, dit d'Heiriès, matelot. 22 vend. III. E4.


265

Saint-Tropez (Héraclée) (3629 h. )

* Amie Joseph François (fils), négociant en huiles. 28 juil. 1792. A séjourné à Trieste, puis à Gênes (an X). E ; M ; M2 ; M6 n° 1499.

* Audibert (d') Joseph-Jacques-Cyprien-Hippolyle, né à Aix en 1760, époux Augier Marie-Madeleine-Louise (1), officier de marine. 14 vent. II. Fédéraliste. S'est réfugié à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France vers germ. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V et s'est rendu à PortMaurice où il séjournait encore en frim. IX. Auteur de divers ouvrages d'art nautique : L'art naval ou Nouvelle tactique, Etablissement des chaloupes canonnières pour la garde des côtes Moyens d'accélérer la venue des bois de construction et de mâture. Plan d'organisation du corps de la marine militaire, Projet relatif aux classes des matelots. A reçu, pour ces travaux, les félicitations du ministre de la marine Truguet (15 mess. V) et celles du général Le Large, commandant d'armes à Toulon (5 flor. et9therm. V). Contre-amiral honoraire et vice-président dé la Société académique du Var sous la seconde Restauration. Décédé à Saint-Tropez le 19 oct. 1840. r = 70 fr. 06. E4 ; G. 358 ; L. 359 ; M ; B. M. 99 ; Q. 2058.

Bérenguier Mathieu, 41 ans, marin. Rentré de Winchester .(Angleterre) en l'an X, par le Havre. M2 n° 1019 ; M6 n° 1266.

Bérenguier Rose, née Isouard, épouse du préc 4, 37 ans. Même détail. M2 n° 1020 ; M6n° 1068.

* Boeuf Pierre, dit Tropez, timonier. 22 vend. III. E4.

* Boquis Jean-François, chirurgien-major. 22 vend. 111. E4 ; M ; M2 ; M5 n» 277 ; M6 n" 1179.

* Boudoin, apothicaire. 22 vend. III. E4.

Broquier Apollinaire, 33 ans, timonier. .14 vent. II. Résidait à Paris en l'an X. r = 23 fr. 15. E4 ; M3 n° 243 ; D ; Q. 2059.

f Broquier Jean-Baptiste, 24 ans, limonier. 22 vend. III. E4; M3 n° 242.

(t) Née à Saint-Raphaël le 7 mai 1776.


— 266 —

Caratéry Charles-Antoine, époux d'Authier Madeleine-RoseBlanche, 31 ans, officier de santé. 14 vent. II. A fui à Toulon le 23 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). Décédé à la campagne de. Russie en 1812. Auteur de l'ouvrage : De l'influence des passions sur l'économie animale, écrit en 1785. r = 60 fr. 57 (1). E4 ; L . 29,), 299, 361 ; M ; M2 n" 50 ; M4 n" 12 ; M6 n° 8 ; B. M. 99 ; Q. 2059.

Caratéry Honoré-Vilal, 29 ans, avocat et notaire certificateur. Membre du directoire du district de Fréjus d'août au 18 sept. 1790. A fui à Toulon le 22 sept. 1793 et à l'étranger le 28 frim. II. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). Autorisé à rentrer en France et placé sous la surveillance de la municipalité de Saint-Tropez en fruct. VIII. Mis en liberté entière par décision du ministre de la police générale (23 fév. 1809). L. 299, 361 ; M ; M2 n° 251 ; M4 n° 17; M6 n° 14 ; P2 ; Q. 2059.

Caratéry Marc-Antoine, 52 ans, capitaine de navire marchand 14 vent. II. A fui à Toulon le 23 sept. 1793 sur un breack espagnol et en Italie le 28 frim. II Rentré en France le 3 germ. III par la plage de Théoule. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Décédé à.Diano (Ligurie) le (?) (entre l'an VI et l'an XI). r ~ 27 fr. 38. E4 ; G. 358 ; L. 289 ; M ; Ml (répertoire) ; Q. 2058.

* Cartier Louis-Basile, 43 ans, capitaine de navire marchand. 22 vend. III. A quitté Saint-Tropez vers fin sept. 1793 « au moment où un bataillon nouvellement arrivé y imprimait la terreur » (2). Est allé à Toulon avec un bateau espagnol et a fui à Livourne « lors de la débâcle des Anglais ». Rentré en France le 3 germ. 111. r - 66 fr. 92. E4 ; G. 358 ; M2 n° 40 ; M5 n°279 ;Q. 2058.

* Caussemille Jean-François-Joseph, 45 ans, fabricant en soie. 22 vend. III. A fui à Toulon sur un breack anglais en sept.

(1) Ce tte rente a été partagée entre lui et Caratéry Honoré-Vital qui suit.

(2) Sans doute le bataillon de Barthélémy Cadar chargé d'arrêter les suspects.


— 267 —

1793, à la Rivière de Gênes le 28 frim. II. Rentré en France le 3 germ. III. r = 756 f. 43. E4 ; G. 309, 358 ; M2 n° 45 ; M4 n° 14 ; M6n° 10; Q. 2l'58.

Caussemille Louis-Léonce, frère du préc 1, 46 ans, « tourneur vendant secrètement ses ouvrages ». 14 vent. II. A suivi son frère à Toulon et en Italie. E4 ; G. 309, 358 ; M2n°46; M4 n° 13 ; M6 n° 9.

'Cavalier Anne-Rose (demoiseile), 23 ans. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Fréjus) ; E4 (Saint-Tropez) ; M ; M2 n° 967 ; M5 n°l ; M6 n° 992.

* Cavalier Madeleine-Cécile (demoiselle), 30 ans. 25 fév. 30 juin 1793. E2 (Fréjus) ; E4 (Saint-Tropez) ; M ; M2 n° 968 ; M5 n° 2 ; M6 n° 993.

Chapon, lieutenant des douanes nationales. 14 vent. II. E4.

Chautard Honoré-Antoine (I), prieur et curé de Saint-Tropez propr. à Callian, Saint-Tropez. 21 juil. 1792,25 fév. 30 juin 1793. Assermenté. S'est rétracté et est allé se faire l'hôte, dans les gorges sauvages de Mauvasque, à la Martre, d'un certain M. Antoine, de la Garonnetle, qui, lui aussi, fuyait la police révolutionnaire. S'est rendu ensuite en Italie. Décédé à SaintTropez le 25 flor. X. E (Callian); E (Cailleau) (sic); E2 (SaintTropez) ; E4 (Callian) ; L. 285. 336, 361 ; M ; Ml n° 193 ; M6 n° 955 ; X ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Coste Adonis, enseigne non entretenu. 14 vent. IL E4.

* Coste Jean-Baptiste-François-Magloire, 24 ans. 25 fév., 30 juin 1793. Semble n'avoir pas émigré avant la loi du 19 fruct. V : aurait résidé à Oraison (Basses-Alpes) du 4 avr. 1792 au 12

(1) Fils d'Antoine Chautard, de Callian. Son père fut tenu déverser dans la caisse du receveur du district de Fréjus le montant delà solde et de l'habillement de deux hommes sur les frontières (arrêté du directoire du Var en date du 16 janv. 1793 : application de la loi du 12 sept. 1792). (Voir Chautard, rubrique de Bargemon).


— 268 —

therm. V. E2 (Fréjus) ; E4 (Saint-Tropez) ; L. 297, 362 ; M2 n° 90 ; M6 n° 279.

Courrent Elisabeth, née Digne (veuve de François). L. 290.

Dusseuil Augier, officier. Se trouvait à Ratisbonne en l'an X. M.

Fauberl Joseph, 31 ans, capitaine au long cours (1). M2 n° 978 ; M6n°1214 ; P.

Ferrier Roch. L. 290.

Fugeiron Rossoline (femme). M ; M5 n° 170.

Fugueron Toussaint-Jacques, 57 ans, ancien curé de NotreDame de la Douane, è Marseille ; propr. dans le district. 30 juin 1793. r = 22 f. 28. E2 (Fréjus) ; M2 n° 216 ; M6 n° 242 ; Q. 2059.

* Gardiol, prêtre. 21 juil. 1792. E.

Gourdon Pierre, pilote côtier. A fui pour éviter son arrestation demandée en 1793 par le Club de Saint-Tropez. A obéi à la loi du 19 fruct. V et s'est enrôlé dans la marine « où il a souffert toutes les horreurs du siège de Malte jusqu'à la capitulation de cette ile ». Rentré en France en niv. IX. Autorisé à se livrer au petit cabotage « afin de se procurer le moyen de subsister et de secourir sa mère », par arrêté du préfet du Var en date du 21 pluv. IX. L. 296 ; M.

Grasset Jacques-Charles. A émigré en août 1793. L. 303.

Grasset Jacques-Pierre-Tropez, frère du préc 1. Même détail que pour son frère. L. 303.

Gueirard Jean-Baptiste, prêtre. A émigré avant le 12 déc. 1792. L. 285.

(1) Il y a peut-être identité avec le commandant du bâtiment La Perle, qui, remplaçant le capitaine, Vankempen, refusa en rade de Toulon, le 25 août 1793, de lutter contre les Anglais malgré les ordres du contre-amiral Saint-Julien, commandant en second de l'escadre française.


- 269 -

Guérin François-Donat, 25 ans, enseigne non entretenu. A fui à Toulon en sept. 1793, puis à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. Dénoncé, le 21 germ. V, au ministre de la police générale comme « chef de contre-révolution ». G. 358; L. 310 ; Ml n° 14 ; M2 n° 49 ; M6 n° 42.

Guichard Jacques-Joseph. L. 290.

Guifard Jacques-François-Antoine, 48 ans, capitaine de navire marchand. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Résidait à Saint-Tropez, en mess. X, où il était atteint de coma somnolenlum. G. 338 ; L. 367 ; M ; M2.

* Jausserand André, 31 ans, bijoutier et quincaillier. 22 vend. III. E4 ; L. 289 ; M2 n° 185 ; M6 n» 347.

* Làugier Jean-Bapliste-Ioseph, vicaire. 21 juil. 1792, 30 juin 1793. S'est rendue l'étranger, le 4avr. 1792, après avoir rétracté son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Rentré en France en l'an XI. A repris ses fonctions de vicaire. Desservait, en l'an XIV, les paroisses de Saint-Tropez et de Sainte Maxime. E ; E2 (Fréjus) ; L. 371 ; M ; Ml n° 24 ; M4 n° 238 ; M5 n° 718 ; X ; (Arch. comm. de Fréjus : II).

* Laoille Jean-Ignace, inspecteur des douanes. 22 vend. III. Signalé comme suspect à Cadar, commandant du 7e bataillon du Var, par la Société populaire de Saint-Tropez (sept. 1793). A fui à Toulon le 23 sept, pour se soustraire à son arrestation. E4 (Toulon) ; L. 291 ; M5 n° 392.

Lieutaud Paulin-Théodore, 33 ans, marin. M2 n* 977 ; M6 n" 1091.

'Martin Jean-Léonce, timonier. 22 vend. III. E4.

Martin Joseph, 23 ans, marin. M2 n1 418 ; M6 n- 115.

* Monbazon. 21 juil. 1792. E .

Monnoyé(o\i Monoyer) Charles-Honoré, 57 ans, enseigne non entretenu, propr. à Saint-Tropez, à Gassin. 4 flor. II. Fédéraliste sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré par Cadar, commandant du 7' bataillon du Var. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'é-


— 270 —

tranger le 28 frim IL Rentré en France en vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V en se rendant dans la Rivière de Gênes, r == 39 f. E4 ; G. 358 ; L. 291, 373 ; M ; M2 n° 64 ; M6 n° 311 ; D ; Q. 2059.

* Olivier Jean-François-Marie,, 34 ans, agriculteur. 4 flor IL Inscrit, comme sectionnaire, sur la liste des suspects de SaintTropez. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en vent. III. Résidait aux Salins d'Hyères en l'an X. r = 20 f. E4 ; G. 358 ; L. 29! ; M ; M2 n° 398 ; M6 n° 129 ;Q. 2058.

• Pérou Antoine-Barthélémy, 30 ans, capitaine au long cours. 4 flor. 11,22 vend. III. A fui à Toulon pendant le siège de cette ville et y a servi dans les troupes anglaises. S'est rendu en Grande-Bretagne, le 28 frim. II, où il a joui d'une pension de 1200 livres accordée par le gouvernement britannique. A renoncé à cette pension en l'an X. Est rentré en France sous le Consulat. A été élevé par Bonaparte au grade d'officier de marine pour avoir coulé dans la mer Egée, antérieurement à son émigration, un corsaire barbaresque. r =: 9 f. 90 E4 (SaintTropez) ; E4 (Toulon) ; Papiers delà famille Antihoul (E : Arch. dôp.) ; M2 n° 252 ; M4 n° 18 ; M6 n° 15 ; Q. 2058.

Porre Antoine (fils de Joseph, agriculteur à Mous), vicaire, propr. à Mons, Saint-Tropez. 21 juil. 1792, 4 flor II, 22 vend. III. A fui en Italie après avoir rétracté son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Décédé à Savone en frim. IX. E (Saint-Tropez) ; E4 (Mons) ; L 285 ; Ml n° 242 ; M6 n° 1322 ; X.

Ricard Juslin, 41 ans, marin. M2 n- 979 ; Mlî n' 1380. Ricard Louis, timonier. 4 flor. II. E4.

Riperl Barthélémy. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.

Robiche Jean-Gervais (1), enseigne entretenu. 4 flor. II. E4.

(I) Identité probable avec Roubicheau, inscrit sur E6 sous la rubrique de Toulon.


- 271 -

Roubaud Jean, capitaine de navire marchand. A fui à Toulon en sept. 1793 et à l'étranger, avec l'escadre ennemie, le 28 .frim. II. L. 379.

* Roux, chartreux. 21 juil. 1792. E.

* Roux Joseph-Ignace, enseigne non entretenu. 4 flor. IL E4.

* Salvy C.-IIermentaire, matelot. 22 vend. III. E4.

* Scalvini Antoine-Gaëtan (1), de Pretia (seigneurie de Venise), 38 ans, ancien chef de la légion du district de F'réjus. 14 vent. II, 22 vend. III. A fui à Toulon, sur une frégate anglaise, vers le Ie 1 sept. 179t. S'y est employé, en sa qualité d'officier au régiment de Royal-Louis, à débaucher les marins au service de la République. S'est rendu en Italie, avec l'escadre anglaise, le 28 frim. IL A séjourné à Venise et est rentré en France le 3 germ. III. S'est fait remarquer dès lors par son esprit vindicatif : « à Saint-Tropez, il a poursuivi plusieurs de ses ennemis en les recherchant jusque dans les tas de foin où il enfonçait son sabre et sa baïonnette ». A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (16 brum. VIII). Etait capitaine adjudant de brigade de la troupe nationale du département de Mella, à Brescia (République cisalpine), en brum. X. Ei ; G. 309, 358 ; L. 299, 380 M.

Suffren (de)-Saint-Tropez Joseph Jean-Baptiste, époux de Louise-Pulchérie-Gabrielle de Goëbriand, frère de l'illustre bailli Pierre-André de Suffren ; marquis de Saint-Tropez, maître de camp de cavalerie, premier consul d'Aix, procureur du pays de Provence (1779-1780). A émigré en 1789 et est mort à l'étranger. B. M. 99.

Suffren (dé)-Saint-Tropez Pierre-Marie (2), fils du préc 1, né à Paris le 20 fév. 1753, ancien colonel du régiment de Bassigny,

(1) Inscrit sur FA, le 14 vent. II, avec le nom de Caloini.

(2) Mousquetaire du 1er déc. 1768 au 22fov. 1769, 2" sous-lieutenant sans appointements au régiment du roi le 22 fév. 1769, lieutenant en


- 272 -

chevalier de Saint-Louis, marquis de Saint-Tropez. 30juin 1793. A fait, comme volontaire, la campagne de 1792 à l'armée des princes et est passé ensuite en Angleterre. Rentré en France en l'an X. A prêté le serment prescrit par le sénatus-consulte du 6 flor. X,le4 prair.suivant,devantle préfet des Bouches-du-Rhône. Maréchal de camp en 1814, président du Collège électoral d'Alais en 1815 et pair de France le 17 août de la même année. A voté, à la Chambre haute, pour la mort du maréchal Ney et y a défendu les libertés octroyées pat- la Charle. Décédé à Paris le 8 mars 1821. r =; 678 f. 70. E2 (Fréjus) ; L. 285 ; M ; M3 n° 204 ; Q. 1936, 2058 ; A3 ; A4 ; Ali ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Trullet Joseph-Michel (1), propr. à Saint-Tropez, Fréjus. 25 fév., 30 juin 1793. Aurait été envoyé dans le Levant pour se former au commerce maritime. A été «jeté dans les fers et les cachots de Conslantinople à côté de républicains français ». Se "trouvait encore à l'étranger en vend. X. E2 (Fréjus); E4 (SaintTropez) ; E7 ; L. 281 ; M ; M2 n° 39 ; M5 n° 295.

seconi en 1770, rang de capitaine dans Royal-Lorraine en 1772, capitaine en second en 1781, maître de camp en second du régiment de Béarn en 1782, colonel du régiment de Bassigny en 178S, démissionnaire en 1791.

(1) Frère du capitaine de vaisseau Trullet Jean-François-Tbimothée. Inscrit sur E2 (Fréjus) sous le nom de Taullei.


— 273 -■ v

DISTRICT DE GRASSE

CANTON H'ANTIUES Antibes (4114 h.)

* Barquier (de) Alexandre, commissaire des guerres. 28 juin 1792. E ; A9.

* Cairasqui (femme), ex-bernardine. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Grasse) ; E4 [Antibes) ; M5 n° 104.

* Cugnac (de) Emmanuel (fils d'Antoine, seigneur de Fressaies du Tourondel, et de Marie Pons de la Borie), marquis de Cugnac, ancien capitaine au régiment de Royal-vaissaux, commandant d'Antibes. 28 juin 1792, 23 fev. 1793. Maintenu sur la liste des émigrés (arrêté du Directoire exécutif : 17 prair. VI).Décédé en l'an XIV. E ; E4 ; L. 382 ; M ; V.

Cugnac (de) Victoire-Roque-Roseline-Marliale, née de Villeneuve-Trans, épousedu préc' (I), propr. à Mons, Antibes. 21 juil. 1792, 4 flor. 11. Maintenue sur la liste des émigrés (arrêté du Directoire exécutif : 17 prair. VI). Décédée à Marseille le 17 août 1834. E (Mons) ; E4 (Antibes) ; L. 282 ; M ; M4 n° 45 ; M5 nos 250 et 615 ; V.

Foucard Charles. L. 289.

Gaiques André, 3) ans, lieutenant au (!) bataillon du Var. Exécutée Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn.

Gaslaud Pierre, maçon, lieutenant au 9°bataillon du Var. Exécuté à Toulon le 28 vent. II (Comm. révol.). Mn ; Q. 1701, 1940.

(1) Mariée le 19 fév. 1767, à Fayeuce, à Jean-Joseph de Viljeueuve, marquis de Beauregard, mort le 31 août 1781; en 1785, à Emmanuel de Cugnac.


- 274 -

Jaubert Antoine, r s 159 f. 39. Q. 2059.

Lombard Jean-Joseph, 55 ans, officier dans le bataillon auxiliaire des colonies. A quitté Fontaine-de-Grenelle (Paris) en juil. 1792 pour aller remplir, an Grande-Bretagne et dans les PaysBas, une mission secrète du gouvernement français. Muni d'un congé officiel pour raisons de santé, il s'est rendu aux eaux de Bath (Angleterre), puis en Hollande, afin d'y prendre toutes informations utiles sur le mode employé par ces Etats « pour l'échangement des garnisons dans les colonies ». Le 15 sept. 1792, son voyage aurait dû se terminer. Mais il ne put rentrer dans sa patrie avant l'an X à cause : 1° de l'invasion du nord-est de la France par les Prussiens en sept. 1792 ; 2° de la non indication sur son passeport du motif réel de sa présence à l'extérieur; 3° des difficultés qu'il éprouva en Suisse pour se faire adresser par l'autorité française toutes pièces justificatives de sa mission officielle. Traduit, le 16germ. X, devant le trib. crim. de Draguignan, il y fut acquitté comme bénéficiaire de l'art. 2 de la lre section du décret du 25 brum. III portant que n'étaient pas réputés émigrés les Français chargés, par le Gouvernement, de mission à l'étranger. G. 331.

Loys Jacques. Décédé à Arles le 10 vend. IX. M6 n° 1299.

Loys Pierre, fils du préc 1, 36 ans, médecin. M2 n° 476 ; M6 n° 352.

* Merle Jean-Joseph, 52 ans, prêtre. 28 juin 1792, 30 juin 1793, 4 flor IL r = 1108 f. E (Antibes) ; E2 (Grasse) ; E4 (Antibes) ; L. 286 ; M ; M2 n° 412 : M6 n° 121 ; D ; Q. 2058.

Mus Jean (fils), 15 ans, instituteur. M2 n° 867 ; M6 n° 1343.

* Reybaud (ou Raibaud) Pierre, prêtre. 28juin 1792, 29 pluv. ILE ; E4.

Roussel Dominique, 31 ans. Rentré de Portsmouth, par le Havre, en therm. X. M2 n° 1011 ; M6 n° 1386.

* Texiory Françoise. 4 flor. IL E4 ; M5 n° 256.

Venlrin Sébastien, né à Antibis le 21 déc. 174S, fils de Jacques, aubergistej et d'Anne Pugnaire ; prêtre, professeur dç


— 275 —

philosophie et de dogme au grand séminaire de Grasse. 30 juin 1793, 4 flor. II. Déporté. Décédé le 28 fév. 1831. E2 (Grasse) ; Ei(Antibes) ; M2 nu 306 ; M6 n" 518 ; A9.

CANTON DU BAR

Le Bar (1206 h.)

Grasse (de) Marie-Françoise, née de Covet-Marignane (veuve depuis le 8 avr. 1789 de Pierre-François de Grasse, ce dernier

*

officier des gardes françaises, chevalier honoraire de SaintJean de Jérusalem, comle du Bar des princes d'Antibes, seigneur de Valettes, de la Malle, coseigneur de Thorenc), propr. à Tourrettes (district de Saint-Paul), le Bar, Toulon. 28 juin 1792, 7pluv. III. Son mari avait eu de nombreux procès avec ses vassaux au sujet des moulins et des fours banaux loués à des étrangers à la communauté. Son château '.du Bar avait été pillé les 26 et 27 déc. 1789. avec la complicité du maire Elle alla se cacher à Aix, puis s'enfuit à Nice où l'on constale sa présence le 18 août 1791, place Victor, chez Ardisson, négociant, par un acte de vente passé avec le marquis d'Espagnet. Autre pillage de son château le 1er mars 1792. Venle aux enchères des biens « des hoirs de François-Pierre Grasse » et location au détail des appartements du château du Bar, le 23 sept. 1793. Le 1er oct. suivant, le Conseil municipal s'exprima ainsi relativement à sa tour-prison : « de pareils monuments d'horreur et de despotisme ne doivent plus subsister sur cette terre qui a conquis la liberté et l'égalité (1)». Décédée à Aix le 23 déc. 1811. r = 5266 f. 95. E (Toulon) ; E6 (Toulon) ; L. 285, 296 ; M ; M4 n° 47 ; M5 n 0' 505, 600; Z; Q. 20o8, 2059; (Arch. comm. de Grasse: FF28).

(1) La plupart des renseignements qui précèdent sont dûs à l'extrême obligeance de M.le marquis de Grasse. D'après M (Arch. dép. du Var), Marie-Françoise de Grasse aurait résidé à Redessan (Gard) du 9 fév. 1792 au 10 frim. III et à Manduel (Gard) de cette dernière date au 22 brum. V. Inscrite sur E et E6 (Toulon) avec la dénomination de Cauvet.


— 276 —

Grosse (de) Marie-Françoise-Gabrielle-Cécile, petite-fille de la préct<p, née à Aix le 22 nov. 1777. A suivi sa grand'mère. A épousé à Aix, le 15 nov. 1804, Louis-Gaspard-Frédéric d'Abel de Libran. Z.

Sessy Honoré-Joseph, 36 ans, instituteur. Autorisé à se rendre avec son fils âgé de dix ans dans la colonie de Saint-Domingue (décision du ministre de la police générale : 19 fruct. X). M ; M2n°468; M6 n° 99.

Caussols (19 h.)

Néant

Cipières (986 h.).

Sucre (ou Suque) Jean, 58 ans, cultivateur. Exécuté à Toulon le28 vent. II (Comm. révol. ). Q. 1701, 1940.

Gourdon (291 h.)

Néant

CANTON DE BIOT

Biot (1000 h.)

Néant

Vallauris (1484 h.)

Sicard Guillaume, 27 ans, ancien ouvrier potier, matelot sur la Perle le 25 août 1793. A fui à Carthagène, le 28 frim. II, sur„ une tartane espagnole. S'est rendu ensuite à Livourne sur un navire vénitien, puis à Gènes et à San-Remo. Arrêté à Menton vers le Ier frim. 111 et traduit à Grasse devant le trib. crim. du Var qui l'a mis en liberté, le 5 vent. III, à la condition de se présenter aussitôt devant le commissaire de la marine à Toulon pour être embarqué sur la flotte de ia République (1). G. 367.

Sicard Jérôme. Rentré d'Anglslerre, par Calais, le 4e jour compl. X. M6n°146J.

(I) Application de l'arrête en date du 30 pluv. III des représentants du peuple Servières et François (loi du 29 frim. III).


— 277 —

* Sicard Pierre, né à Vallauris le 21 nov, 1754 ; fils de Jacques, potier, et d'Anne Guirard ; prêtre. 25 fév., 30 juin 1793, 2a pluv. VIL Réfractaire et déporté. S'est rendu à Nice, è Bologne et à Camerino (Etats du pape). Fusillée Toulon, comme émigré rentré, le 25 pluv. VII (Comm. milit.). A écrit, quelques instants avant sa mort, une lettre par laquelle il a pardonné à tous ses ennemis, r = 158 f. E2 (Grasse) ; E4 (Vallauris) ; Efi (Vallauris) ; L. 167, 3fc'0 ; M ; Ml n" 157 ; Mn ; X ; B. M. 99 ; D;Q. 2059.

CANTON DE CANNES

Cannes (2616 h.)

Desmarets-Gabres Louis, ancien employé. Renlré d'Angleterre, par Calais, le 28 Lherm. X. M6 n° 1275.

Rimbert Ursule, née Ruffy (femme d'un cordonnier). L. 379.

Le Cannet (1189 h.)

* Malet Alexandre, prêtre. 15 fév., 30 juin 1793. E2 (Grasse) ; E4 (Le Cannet) ; L. 285.

Mandelieu(50h.j

Néant

Pégomas (453 h.)

Fouque Sauveur - Antoine, dit Capucin, 52 ans, « faiseur de poulies». 29 fruct. VI. A fui à Toulon pendant le siège de cette ville, à l'étranger le 28 frim. IL Fusillé à Toulon le 29 fruct. VI (Comm. milit.). E6 ; L. 296 ; M5 n" 479 ; Mn.

CANTON; DE CIIATEAUNEUF Cbâteauneuf (1132 h.) Maubert Jean-Honoré, 32 ans, vicaire. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. E2 (Grasse) ; L. 289 ; M2 n" 305 ; M6 n° 482 ; A9.

Clermont (30 h.) Néant


— 278 —

Opio(374h.)

Carlavan Claude-Trophime, 27 ans, prêtre, professeur de philosophie au séminaire de Grasse, propr. à Opio, Châteauneuf. 28 juin 1792, 23 fév., 30 juin 1793. A prêté, le 14 juil. 1790, le serment fédératif avec la clause restrictive t de ne soutenir la Constitution qu'autant qu'elle serait juste et non contraire à la religion » : a été, pour cette raison, provisoirement suspendu de ses droits de citoyen actif par le procureur du Roi. Réfractaire en 1791. A émigré à Rome. A obtenu plus tard, à l'Université de Pise, le bonnet de docteur. Rentré en France en l'an X. A été ensuite successivement recteur de la paroisse de Cannes, vicaire è Grasse et, à partir de 1811, curé de Sainf-Maximin. Décédé dans celte dernière commune le 11 juin 1&19. E (Châteauneuf) ; E2 (Grasse) ; ; E4 (Opio) ; M2 n° 308 ; M6 n° 450 ; X ; A9 ; (Arch. comm. d'Entrecasleaux : 1H3).

* Chauve Mathieu, prêtre. 28 juin 1792, 30 juin 1793. r = 38 f. 09. E (Opio) ; E2 (Grasse) ; M6 n° 4?i2 ; Q. 2058.

* Marcy Honoré, homme de loi, 25 fév. 1793. E4.

* Ollioier Joseph, curé. 2'i fév. 1793. A prêté, le 14 juil. !790, un serment fédératif restrictif et a été, pour ce motif, suspendu de ses droits de citoyen actif. Réfractaire en 1791. E4 ; M5 n 03 719, 7"20 ; X ; (Arch comm. d'Entrecasleaux : 1123).

Valbonne (960 h.) Burrême Jean-Baptiste, néà Valbonne le 24 mars 1748, ancien vicaire à Saint-Césaire. Béfraclaire et déporté. A émigré à Rome le 5 août 1792 à la suite d'un arrêté du directoire du district de Grasse, en date du Ier août précédent, relatif aux prêtres insermentés. Décédé en l'an XIV à (?). r = 50 f. 67. L. 295 ; M2 n» 437 ; M6 n° 85 ; X ; A9 ; Q. 2059.

CANTON DE CONSEGUDES

Consegudes (252 h.)

Néant

Les Ferres (300 h.; Alziary Augustin (fils d'Antoine, notaire, et de Dalmassy


— 279 —

Catherine), avoué, propr. aux Ferres, Saint-Vallier, Grasse. S8 juin, 21 juil. 1792, 3e des sans-culot. II. r = 1623 f. E (Les Ferres) ; E (Saint-Vallier) ; E3 (Grasse) ; L. 285 ; M3 n° 125 ; M5 n° 239 ; D ; Q. 2059.

Maurel Antoine, r - 66 f. 60. Q. 2059.

La Roque-Estéron (108 h )

Néant

CANTON DE GRASSE Grasse (U875 h.)

* Achard Antoine, prêtre. 25 fév., 3ù juin 1793. Réfractaire et déporté. A émigré le 5 août 1792. r = 330 f. 05. E2 ; E4 ; L. 285, 295; Q. 2058.

Albanelly François, née Grasse le 25 oct. 1748 ; fils de Raphaël, avocat, et d'Anne Luce ; chanoine en l'église cathédrale, propr. à Grasse, Saint-Vallier. 20 juin 1"92. Réfractaire et déporté. A émigré en Italie le 2 août 1792. Rentré en France en l'an X. Décédé le 19 fév. 1813. r - 38 f. 77. E ; L. 285, 296, 1076 ; M; A9 ; Q. 2058.

Arnoux Jean-François, 16 ans, tisserand. M2 n° 660 ; M6 n° 893.

Augier Alban, prêtre, propr. à Fréjus. 21 juil. 1792, 30 juin 1793. Réfractaire et déporlé. A émigré le 5 août 1792. E (Fréjus); E2 (Toulon) ; L. 296 ; M5 n° ,320 ; (Arch. comm. de Fréjus :

12).

* Augier Pierre-Jean, 74 ans, huissier au tribunal du district de Grasse. 25 fév., 30juin 1793. Pénitent noir depuis son enfance. Vers le début de 1792, il apprit que « certains faux frères» projetaient, pour la procession « des quarante heures de la dernière semaine de Carnaval », de faire renverser, par des individus travestis en pénitents, « l'autel et la chaire de Vérité » de la chapelle de la confrérie. Le moment venu, il réunit les frères les plus zélés et les disposa dans la chapelle, sur deux rangs de chaises, de manière à laisser un passage libre aux faux péni-


— 280 —

lents. Ceux-ci vinrent processionner, mais démasqués aussilôl, ils s'enfuirent en promettant de tirer vengeance de leur déconvenue. Craignant pour sa vie, Augier se cacha quelque temps dans Grasse, puis, le 4 août, se rendit n Nice. Il se relira ensuite dans les montagnes voisines de la frontière et en Piémont. Il revint à Grasse vers fin janv. 1"93. 11 s'y dissimulait depuis quelques jours lorsque, sur une dénonciation, il fut appréhendé dans sa maison le 4 fév. suivant. Traduit devant le Irib. crim. du Var siégeant à Toulon, il y fut l'objet d'un jugement de sursis pour que la "Convention statuât elle-même sur son cas (19 fév. 1793j : on ignore la décision de celle assemblée. Décédé à Toulon la même année, r == ";6 f. 17. E2 ; E4 ; G. 316, 1000, 1007 ; Ml il» 149 ; M6 n° 1446 ; Q. 2058.

* Bartel Jacques, homme de loi. 28 juin 1792. r = i928 f. 93.. E ; L. 289, 290 ; M ; M5 n" 47.* ; D ; Q. 2059. Bayle Honoré, parfumeur. 6 pluv. VI. E6 ; L. 305.

Bayle Honoré-Joseph, 25 ans, avoué. 0 pluv. VI. EG ; L. 305,- M2 ii» 150 ; M6 n» 215.

Bayle Honoré-Marie, 16 ans, propriétaire. Résidait à Aix en l'an X.L. 3u5 ; M2 n° 833 ; M6 n° 1161.

Btaussi Honoré, 57 ans, ancien prieur de Sainl-Jean-de-Mouliores de Gagnes, propr. dans le district. 30 juin 1793. A émigré à Bologne en 1792. Décédé dans celle ville le 19 déc. 1809 (1). E2;X; B. M. 99.

"Benoit Antoine, notaire. 25 fév., 30 juin 1793. E2 ; E4 ; M6 n° 675.

Benoît Jean-Josepb, 19 ans, bourgeois. M2 n° 868; M6 n° 1167.

(1) Il eut en Italie des relations amicales avec les généraux Massena, Monnier, Watrin, Valori, Malher, Michaud, Dupont, Musinier, Calvin (de Marseille), Salva, Socquelen, Reille (son parent), Girard (d'Aups) et avec les secrétaires d'Etat Maret et de Talleyrand.


28i

* Bérenger, prêtre. 30 juin 1793. E2.

Bërenger, dit de Magagnosc, prêtre, propr. à Grasse, Magagnosc. 25 fév., 30 juin 1793. E2 ; E4.

Bernard Jean-Antoine, prêtre, propr. clans le district. 30 juin 1793 E2; M ; M5 n° 718.

Bertrand Jean-Baptiste. A émigré avant oct. 1793. L. 288.

Bertrand Jean-Michel, 51 ans, étalonneur. M2 n° 705 ; M6 n°1i72.

Bertrand Marie, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Bonnafoux Honoré-Joseph, 26 ans, prêtre. M2 n° 425 ; M6 n° 88.

* Bruery Joseph, né à Grasse le 25 nov. 1740, prêtre, bénéficier de la cathédrale. 28 juin 1792. Réfractaire. A fui à Nice le 4 août 1792. Décédé à Goritzia le 3 frim. VIII. r =; 234 f. E ; L. 296, 1076 ; Mo n» 338 ; A9 ; D ; O.' *059.

Caloy Honoré, propr. dans le district. 30juin 1793. E2.

Calvy Stanislas-François-Seipion-Jacques-Sauveur, 21 ans, propriétaire. Se serait caché au Broc de mai 1792 au 20 flor X. G. 346 ; M2 n° 946 ; M6 n° 1012.

* Carpillet (de) Paul, 60 ans, vicaire épiscopal de Grasse et chanoine honoraire d'Angers. 25 fév. 1793. Réfractaire et déporté. A quitté la France le 3 août 1792. Décédé à Pise le 25 niv. VI. E4; L. 289,295 ; A9.

Causse Paul, 28 ans, prêtre, professeur au grand séminaire, propr. dans le district. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. A émigré en Italie en août 1792. Mort curé de Biot le 21 mai 1845. E2 ; L. 295, 296 ; M2 n° 325 ; M6 n° 454 ; A9.

* Cavalier Joseph, prêtre, bénéficier et sous-diacre de la cathédrale. 28 juin 1792. A fui en Piémont. E ; L. 1076 ; M5 n» 691.

Chéry Jean-François, 41 ans, homme de loL M2 n° 757 ; M6 n° 1021.


— 282 —

Chéry Marie-Catherine, née Bellecouche, épouse du préc', 25 ans. M2 n5 758 ; VI6 n° 1165.

* Chéry Jean-Raphaël, prêtre. 28 juin 1792. Réfractaire et déporté. A émigré le 2 août 17 ■. ■ 2 pour aller en Piémont, puisa Livourne. E ; L. 288, 296, 1076 ; M5 342 ; X.

* Chéry Marc, chanoine. 2o fév., 30 juin 1793. Jouissait d'une pensio''de 400 livres sur l'abbaye de Lérins (1791). Décédé à Coni le 29 sept 1793. r = 075 f. 21. E2 ; E4 ; L. 288, 1076 ; M5 nos343, 344 ; A9 ; Q. 2 5 \

* Chevalier Mathieu, 47 ans, prêtre. 28 juin 1792. M2 n° 080 ; M6n° i029.

Chevretel Charles-Hubert, chanoine sacristain en la cathédrale, électeur du clergé à l'assemblée de la sénéchaussée de Grasse le 26 mars 1789. 25 fev., 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Nice le 5 août 1792. E2 ; E4 ; L. 296, 1076 ; Mo 341 ; N2.

Comte Antoine, 25 ans, prêtre, secrétaire particulier de l'évéque. 28 juin 1792. Réfractaire et déporté. Est parti pour le Piémont, le 5 août 1792. Rentré en France avant la loi du 19 fruct. V. S'est ensuite rendu à Naples et à Pise. Décédé dans cette dernière ville le 19 niv. VIL E ; L. 296 ; Ml n° 175 ; Ma ri° 183 ; M6 n° 1447 ; Q. 1959 ; X ; A9.

Comte Jacques, perruquier. 6 pluv. VI. E6 ; M5 n° 451.

Comte Pierre, tailleur. 6 pluv. VI. E6 ; Mo n° 450.

* Court Joseph (cadet), dit Font-Michel, militaire retiré. 6 pluv. VI. E6 ; M5 n° 710.

Cresp Gaspard, né à Grasse le 14janv. 1720, prêtre bénéficier de la cathédrale. Décédé à Rimini le 26 vend. V. r == 996 f. 34. L. 285 ; Ml n° 177 ; M6 n° 1306 ; A9 ; Q. 2058.

Cresp Joseph, dit Picotin, cordonnier. 6 pluv. VI. E6 ■; M5 n° 461.

Doussan Antoine, 23 ans, parfumeur. M2 n° 709 ; M6 n° 1186.

Doussan Jean-Joseph, propr. dans le district, 30 juin 1793. E2.


— 283 —

Durand (de)- S artoux Jacques-François, 46 ans, propr. dans le district. 3 'juin 1793. E2 ; M2 n° 525 ; M6 n° 13 ; Q. «059.

Durand (de) Julie-Joséphine, née Fontanier-Barrigue, épouse du préc 1, de Marseille. 3 juin 1792. Décédée à Pisele28niv. VIII. E2 (Le Beausset) ; Ml n° 122 ; M5 n° 7.

* Etienne (d')-Saint-Jean de Prunier es François, né à Gap, le 18 fév. 1718, ancien chanoine de Rodez, ex-vicaire général de Rodez, Vienne, Riez, évoque de Grasse le 23 nov. 1752. 28 juin 1792. Réfractaire. S'est rendu à Nice le 21 juin 1791, puis à Savillano (Piémont), à Bologne et à Pise. Rentré à Marseille, par Livourne, en mess -therm. V. S'est caché ensuite à Marignane (Bouches-du-Rhône), puis à Marseille. Décédé dans cette dernière ville le 22 vent. VII. E ; L. 1076 ; X ; A9 ; B. M. 99.

Fanion (de)-Andon Jean-François (fils aîné), 17 ans. 6 pluv. VI. E« ; M2 n" 265 ; M4 n"8 ; MU n" 18.

'Fanion (de)-Thorenc Honoré, ancien officier d'artillerie. 28 juin 1792. r = 31 f. 66. E ; M2 ; M6 n" 4(15 ; Q. 2"58.

Fontaine Rose (fille), 25 ans. r =: 24 f. 81. M5 n» 524 ; M6 n° 559 ; Q. 2059.

* Gaitte Jean-Joseph, homme de loi. Sjuin 1792. r =628 f. 32

Gaspari (de)- Belleval Louis-François-Joseph-Gabriel-Lu ce, dit Tête d'Or, né à Grasse le 27janv. 1754, fils de CharlesLuce et d'Anne-Baptistine de Labaume-Bérenger, orateur en 1785 de la loge maçonnique de Grasse la Nouvelle Amitié, major de dragons chargé, le 13 juin 1792, par le gouvernement français, d'une mission en Pologne, général au service de ce pays la même année, grand-croix de l'ordre de Stanislas, propr. à Grasse, Mandelieu. 2b fév., 30 juin 1793. A combattu en fia 1792 sous les ordres de Condé et s'est distingué en l'an III dans, la division anglaise de lord Moira. A adopté la nationalité prussienne en l'an IV, après son mariage avec Joséphine Jacobi-Kloest, fille du ministre plénipotentiaire de Prusse à Londres. A été en l'an VII ministre des affaires étrangères de la principauté de Moldavie. Rentré en France en mess.-therm. X,


- 284 —

Arrêté à Paris comme espion de la Russie le 4 brum. XIII et incarcéré le même jour à Sainte-Pélagie. Expulsé de France le 13 frim. suivant : s'est rendu à Bucarest. A vécu à Paris sous Louis XVIII, époque durant laquelle il a obtenu une pension de 1000 livres et le grade de lieutenant-colonel, r zz 1981 f. 26.Mort à Paris le 27 janv. 1840 (1). E2 ; E4 ; L. 285 ; A9 ; T3 ; Q. 2058.

Gasq Jean, dit Isnard, « boulonnisle ». 0 pluv. VI. E6 ; M5 n° 441,

Gaslaldy Ange-Joseph, cordelier, propr. dans le district. 30 juin 179'). E2.

Gavarry Jean, cordelier, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2 ; M6 n° 249.

Geoffroy, bourgeois, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Geoffroy {de)-Rourei César-Joseph (fils de César, seigneur du Rouret, et d'Anne de Villeneuve-Bargemon), né le 16 nov. 1750, ancien chanoine de la Collégiale de Draguignan, prieur de Briançon, propr. dans le district. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. A fui de Grasse le 7 août 1792 et a été arrêté à Castellane. Transféré à Grasse et sauvé par la chute de Robespierre (9 therm. If). A obéi à la loi du 19 fruct. V : s'est rendu à la Martinique. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 27 mess. X, à Saint-Pierre, devant le préfet de l'île. Rentré en France par l'Angleterre et Cherbourg le 23 fruct. X. Décédé à Grasse le 3 fév. 1847. E2 ; L. 296 ; M ; Mo n°* 371 et 372 ; B. M. 99 ; A9.

Geoffroy (de)-Rouret Jean, frère du préc 1, chanoine. Réfractaire. A émigré en Italie le 7 août 1792. Rentré en France sous le Consulat. Nommé curé d'Antibes après l'émigration et décédé dans cette ville le 15 juin 1835. L. 296; M5 n° 373 ; B. M. 99; A9.

Geoffroy (de)-Rouret Joseph-Louis, capitaine de vaisseau-, chevalier dé Saint Louis, seigneur du Rouret, propr. à Grasse,

(1) Je dois la plupart de ces renseignements à l'obligeance de M. Poupé qui se livre à une étude sur Gaspari.


— 285 -

le Rouret. 28 juin 1792. Se serait caché dans le Jura du 2 mars 1792 au 26 niv. IV. r - 993 f. E ; L. 296 ; M5 n° 370 ; A8; Q. 2058.

Gleise François (fils), 16 ans, marchand, 6 pluv. VI. E6 ; M2n°183 ;M6 n» 340.

Granon Jean-Baptiste, prêtre, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Guidai Maximin (aîné), négociant. 6 pluv. VI. E6.

* Guizol Jean (1), 48 ans, prêtre. 23 juin 1792. Réfractaire et déporté. A émigré le 4 août 1792. r = 384 f. E ; L. 285, 296; M2 n° 438 ; M6 n° (05 ; D ; Q. 1959, 2059.

Icard Thomas, 41 ans, domestique. Rentré en France, par Genève, le 24 fruct. X. M6 n° 58.

* Imberi François, prêtre. 28 juin 1792. Réfractaire et déperté. A fui en Italie le 10 août 1792. Décédé à Naples le 27 frim. IV ou à Goritzia eu l'an VIII. r =: Tt f. 67. E ; L. 297; Ml n° 174; M5 n° 385 ; M6 n° 935 ; Q. 2058.

Isabelle (ou Isabeau), femme de chambre, propr. dans le district. 30 juin 179:). A émigré en août 1792. E2 ; L. 286,299.

* Jaucy (de)-La Bordère, de Perpignan, premier vicaire général, prieur de Roquefort. 28 juin 1792, 30 juin 1793. A suivi l'évêque d'Estienne de Pruniôres, cité plus haut. Décécé à Bologne en l'an IV. E ; E2 ; M ; X ; A9; B. M. 99.

Jauvy (de)-la Bordère François-Xavier-Paul, frère du préc', de Perpignan, 33 ans, médecin, propr. dans le district. 30 juin 1793. A fui, • sans payer son loyer », peu après les fêles de Pâques de 1792. Médecin dans l'armée d'Italie à l'hôpital de Sainte-Catherine à Briançon en l'an IX, à l'hôpital militaire de Ferrare en l'an X. Séjournait à Bologne en therm. X. E2 ; L. 285; M3 n° 143,144,145.

Jean Honoré, de Marcoux (Basses-Alpes), 44 ans, prêtre. Mort à Grasoe le 7 oct. 1823. M2 n-' 64'J ; M 6 824 , A9.

(1) Inscrit par erreur sur Ë avec le nom de Grii'ut.


— 286 —

Jaume (fus cadet de Louis), propr. dans le district. E 2.

Jaume Antoine-César (fils de Louis-François, officier, pharmacien), prêtre, propr. dans le district. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. Parti pour Nice le 4 août 1792. E2 ; L. 297.

Lachaud François, chapelier. 7 pluv. VI. E6; M5 n° 40S.

Lambert Elzéar (« épout divorcé» d3 Bonnafous Marie), r — 348, f. 34, L. 290; Q. 2038.

Lambert Louis, dit Bezau, tisserand, propr. à Mougins. 6 pluv. VI. E6; V15 n°402.

Lambert Pierre, maçon. 6 piuv. VI. E6 ; Mo n°401.

Laramée Marie-Claire-Elisabeth-Adélaide, née La tour, épouse de Laramée Claude-Joseph-Yves, propr. dans le district. 30 juin 1793. Radiée de la liste des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention (27 therm. [II). E2 ; E7 ; M5 n° 11.

Latour Christine, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2 ; M5n"12.

Latour Mion, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Laugier Boniface, dit Loque (fils), maçon. 6 p'uv. VI. E6; M5 n° 399.

* Lemore Charles Joseph-Honoré, 33 ans, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. A émigré en août 1792. E2 ; E4 ; L. 294 ; M2 n» 681 ; M6 n' 1087.

Levens Jean-François, 49 ans, cordonnier, r — 69 f. 31. M2 n° 604; M6 n3 831 ; Q. 2058.

Magagnosc Jean-François, né à Grasse le 18 sept. 1768, propr. dans lo district. 30 juin 1793. Capitaine relraiLé après 31 ans de services le 7 avr. 1837. E2 ; B. M. 99.

Marcy Antoine, homme de loi, propr. à Grasse, Opio. 28 juin 1792. i— 3669 f. 41. E; L. 286; Mo n° 126; M4 n° 240 ; Q. 2058.

* Marcy Jean-Henri, 25 ans, homme de loi. 28 juin 1792. E; L. 372 ; M2 n° 164 ; M4 n" 15 ; M6 n° 11.

Maubert Antoine, 45 ans, ancien commis de négociant, instituteur. Fédéraliste. A invité la Société populaire de Grasse à


- 287 -

convoquer les assemblées de sections de la même manière qu'à Marseille. A fui à Toulon le 7 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 293; M2 ri 0 373 ; M6 n° 484.

Maure Marguerite, domestique, propr. dans le district. 30 tuin 1793. E2 ; L. 299.

Mercurin Honoré (i), prêtre, propr. dans le district. 25 fév., 30 juin 1793. r= 437 f. E2 ; Ei ; M ; D ; Q. 20J9.

Mercurin Léopold, néà Grasse en 1731, propr. dans le district. 25 févr., 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Nice, puis à l'intérieur de l'Italie. Se trouvait encore à l'étranger en brum. IX. Décédé è Grasse le 4 févr. (807. r= 200 f. E2 ; E4 ; M ; A9; D; Q. 2059.

Méro Jacques (2), 58 ans, bachelier en droit, prieur de Carcenac, aumônier de l'hôpital de la Charité à Grasse, propr. au Cannet. 25 fév., 30 juin 1793. N'aurait pas émigré : aurait exercé dans le diocèse de Grasse les pouvoirs secrets de vicaire général de l'évêque d'Etienne "de Prunières. A publié: Discours sur la reconnaissance envers Dieu à l'occasion delà fête ordonnée pour le rétablissement de la religion catholique en France, prononcé à Grasse le 15 août 1806. E2 {Grasse), Ei (Le Cannet) ; L. 288; M2 n° 439 ; M6 n° 122 ; B. M. 99 ; X.

'Mouton Antoine, dit Cauvière, boulanger, i'5 fév., 30 juin 1793. r= 175 f. 96. E2; E4 ; L. 280; M5n°260; Q. 2058.

Muret Joseph, prêtre, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Muret Louis-François, né è Grasse le 3 janv. 1748, prêtre, aumônier des religieuses de la Visitation el aumônier général des hospices de Grasse. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Nice le 2 août 1792. Mort à Grasse le 18 mars 1818. E 2; L. 296; M2 n° 424 ; M6 n° 126 ; A9.

Mus Jean, commis. 6 pluv. VI. E6.

(1) Neveu de Mercurin Honoré, curé de la Roquette. (2J Frère problable de Méro Honoré-Joseph, ce dernier poète original dont le nom a été donné à une rue de Cannes.


- 288 —

* Niel Henri-Joseph (1), chapelain de l'hôpital Saint-Jacques, bénéficier. 3') juin 1793. Réfractaire et déporté. A émigré le 3 août 1792. E2; L. 296; A9.

* Pagan Jean-Henri-Marie, né à Grasse le II sept. 1768, prêtre. 28 juin 1792. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Nice le 3 août 1792, puis à Rome. Décédé à Grasse le 23 déc. 1810. r = 118 f. E; L. 2')6 ; M ; M5 n° 410 ; A9 ; D ; Q. 2059.

Parme Antoine, dit Tacabat, cordonnier. 6 pluv. VI. E6 ; M5 n° 542.

Pilard Jean -Michel, prêtre, propr. dans le district. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. A émigré le 2 août 1792. E2 ; L. 2^5,296 ; M5 n» 414.

Pilard Joseph-Michel, 40 ans, ancien curé de Plascassier, bénéficier de la cathédrale de Grasse. 28 juin 1792. A émigré le 2 août 1792 en Italie où il a servi plus lard dans la 27e division de l'armée française. Serait mort à Fossano (Piémont) le 21 germ. VIII. (2) r = 739 f. E ; L. 285,296; Mln°95; M2 n° 1012 ; M6 n°s 500 et 769 ; D ; Q. 2059.

* Pontevès(de) (3), prêtre. 28 juin 1792. r zz 3135 f. 84, E; A9 ; Q. 2058.

Ponievès (de) Madeleine-Gabrielle, née Dauphine (veuve), comtesse, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2 ; M; M4 n° 64; M5n° 6; Q. 2058.

Puverel François, 19 ans, cultivateur, volontaire dans l'armée d'Itaiie. Condamné à un an de prison, le 2 mai 1793, comme incendiaire. S'est évadé de la maison d'arrêt de Grasse où il subissait sa peine et s'est rendu sur le territoire de Gènes, puis

(1) Signalé par erreur sur E2 avec le nom de Noël.

(2) Mort à Fossano d'après Ml n' 95. D'après M2 n" 1012, il serait parti de Coni (département de la Stura^i pour rentrer en France vers le 15 fruct. X.

(3) Il n'a pas été possible d'identifier ce prêtre. Son héritier testamentaire fut le comte dePontevès Louis-Balthazar Alexandre.


289

en Piémont où il s'est engagé au service du roi sarde. A déserté presque aussitôt et est arrivée Nice revêtu de l'uniforme piémontais. A été arrêté à la Foux en brum. III. Prévenu d'émigration et d'avoir pris les armes contre son pays, il a comparu le 6 prair. III devant le trib. crim. de Grasse: pas de jugement connu. G. 346.

Raimond Joseph, tailleur. 6 pluv. VI. E6 ; M5 n° 500,

Raimondi Octave (fils de François). T3.

Raybaud Antoine, orfèvre. Rentré de Port-Maurice, par Nice, le 12 fruct. X. M6 n°867.

Raynaud Joseph, boulanger. M6 n° 1292.

Rimbert (ou Reibert) Marc, cordonnier. 28 therm. VI. Fusillé à Toulon le 28 therm. VI (Comm. milit.). E6 ; M ; Ml n° 162 ; M6 n° 1.279 ; Mn.

Robert (de)-Moissac Alexandre, 68 ans, ancien capitaine de cavalerie, propr. à Grasse, Mons. 28 juin 1792, 4 flor. IL A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 10 prair. X, devant le maire de Grasse. E (Grasse) ; E4 (Mons) ; M ; M2 n° 927 ; M5 n° 1281 ; Q. 1909.

'Robert (de)-Escragnolles Antoine-Joseph (fils d'Alexandre), seigneur-marquis d'Escragnolles, maître des cérémonies, en 1785, de la loge maçonnique de Grasse la Nouvelle Amitié, lieutenant-colonel du régiment de Berry-cavalerie. 28 juin 1792. S'est rendu en Portugal. A résidé à Lisbonne, de l'an X à l'an XII, atteint de rhumalismes qui l'empêchaient de rentrer en France, r = 1537 f. 80. E ; L. 288 ; M ; M6 n° 1572 ; B. M.99 ; A9; Q.2058.

Robert (de)-Escragnolles Claudine-Caroline, née de Suffret de Villeneuve, épouse du préc', propr. à Roquebrune, Saint-Raphaël. 30 juin 1793. A suivi son mari en Portugal où elle a été atteinte de paralysie droite. E2 (Fréjus) ;■ M ; M2 ; M5 n° 16 ; M6n° 1528 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).


290

* Robert (de)-Escragnolles (fils d'Anloine-Joseph), garde-marine. 28 juin 1792. E ; M.

Sauvegarde Jean-Joseph-Victor,époux Chambeirbn. A émigré avant février 1793. L. 285.

SéranonJean (fils d'Antoine), 26 ans, propr. dans le district, 3^ juin 179). E2 ; M2 n° 266 ; M6 n° 508.

Sicard Antoine, époux Marthe Sicard, maçon, propr. dans le district. 30juin 1793. Décédé à Grasse le 18 germ. III. E2 ; Ml n° 286; M6n° 1484.

Sicard César, 37 ans, menuisier. A émigré avant mai 17:3. r = 94 f. 56. L. 286 ; M2 n° 632 ; M6 n° 870 ; Q. 2059.

* Sicard François, menuisier. 18 juin 1792. A fui à Nice en

1792, puis à Gênes. E,-G. 346 ; M.

Sicard Marie-Claire, née Cavalier, épouse du préc 1, 43 ans, couturière. A suivi son mari à Nice, mais a refusé de l'accompagner à Gênes. Rentrée en France dès la prise de Nice par le général Anselme (28 sept. 1792). S'est rendue à Antibes, puis à Grasse et est revenue à Antibes où elle a résidé jusqu'en sept.

1793. Est partie ensuite è Nice où elle a été arrêtée et incarcérée le 3 iherm. IL pour prévention d'émigration. Transférée à Grasse dans la prison du Séminaire le 16 niv. III et traduite devant le tribunal criminel de cette ville qui l'a mise en liberté le 19 flor. III. Avait été radiée de la liste des émigrés, le 28 germ. III, par arrêté du Comité de législation de la Convention. G.346 ; M.

Térasson Jean (fils d'Antoine, notaire). A émigré avant fév. 1793. L. 285.

* Théas (de)-Thorenc Julie, née de Montgrand -la Napoule (1) (épouse de François de Théas-Thorenc, ce dernier seigneur de Caille, Angles, Esclans et Pénafort, comte du Saint-Empire romain, maréchal de camp, chevalier de Saint-Louis ; membre, en

(1) Mariage à Grasse le 18 sept. 1783. François de Théas, son mari, mourut à Gra?se le 28 therm. IL


— 291 -

1785, de la loge maçonnique de Grasse la Nouvelle Amitié ; ami du grand poète allemand Goethe). 30 juin 1793. S'est rendue à Nice munie d'un passeport régulier valable pour un mois, délivré le 5 août 1792, par la municipalité de Grasse. Est restée en Italie ayant essuyé le refus d'une prolongation de quinze jours. Est rentrée en France en l'an IV, pur Nice, où elle a débarqué avec la nationalité de génoise, ayant épousé, en secondes noces, un noble génois. Est partie à cette époque pour Paris. E2 ; L. 165, 286 ; Kl ; A9.

* Théas (de)-Thorenc Flore-Jacques-Joseph, fille de la précte. 30 juin 1793. A émigré en Italie en août 1792. A épousé à Grasse, 16,4 mai 1808, Antoine-Marie-François de Paule-Barthélemy Tonduti, comte de l'Escarène, marquis de Blauvac, ministre du roi de Sardaigne. E2 ; L. 286 ; M5 n° 17 ; Kl.

:Tkéas(de)-Thorenc5ean.Ba<pï\stQ, frère de la précte, chef d'escadron de cavalerie, propr. à Gars. 28 juin 1792. A émigré en , août 1792. Mort, en 1823, chevalier de la Légion d'honneur. E ; L. 285, 286 ; Kl.

• Trabaud Honoré, 50 ans, cordonnier. Condamné à mort le 16 frim. II, comme émigré rentré. (Tribun, révol. de Grasse) ; guillotiné le 17 sur la place du Claveau ou du Cours (1). E2; E4; G. 317, 490 ; L. 299; M5 n° 347 ; PI.

Vial Jean, ecclésiastique, propr. dans le district. 30 juin 1792. E2;L. 28'i.

CANTON DE MOUGINS

Auribeau (554 h.)

Néant

(1) La guillotine n'était arrivée à Grasse que le 14 frim. Pour s'assurer de son fonctionnement, le bourreau Paban, trouvé sans difficulté la veille, l'essaya d'abord sur un mouton. 11 fit ensuite aiguiser son couperet par un taillandier. Comme elle était en bois blanc, on la peignit en rouge quelque temps après «pour ôter au public le spectacle horrible du sang qui jaillit ». Trabaud fut le premier citoyen guillotiné à Grasse. Son inhumation coûta 4 livres.


- 292 -

Mougins (1500 h.)

Bérenger Joseph, 34 ans, cultivateur. A fui à Toulon en oit. 1793 et y a participé activement à la rébellion. Rentrée Mougins le 27 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V : s'est rendu en Piémontoù, comme secrétaire du général Chabran, il a servi dans l'armée d'Italie. G. 352 ; L. 165, 289 ; M2 n° 945 ; M6 n° 1168.

Ricord Jean-Charles, 26 ans en l'an II, marchand-parfumeur à Livourne depuis 1786. Après 1789, « l'attachement qu'il avait pour sa patrie et son amour pour la Révolution lui attirèrent bientôt les regards d'indignation des ennemis de la République française ; il continua néanmoins à propager à Livourne les sentiments de liberté et d'égalité, ce qui l'obligea à quitter la ville en y laissant son fonds de magasin, ses effets et ses papiers ». Il rentra à Mougins en oct. 1793. « Il y donna des marques d'un vrai républicain, y obtint un certificat de civisme et y fut nommé secrétaire greffier de la justice de paix ». Dénoncé comme émigré, il y fut arrêté pendant les sans-culotides de l'an II, mais fut remis en liberté par référé du trib. cri m. de Grasse (14 frim. III). G. 352 ; L.2P0.

Mouans(438 h.) Néant

Sartoux(l52h.)

Néant

La Roquette (225 h.)

* Mercurin Honoré, curé. 25 fév., 30 juin 1793. Décédé à Le rici (Ligurie) le 12 frim. X. FA (La Roquette) ; E2 (Grasse) ; M ; Ml n° 136; M6 n°707.

CANTON DES MUJOULS Collongues (163 h.)

* Villeneuve (fils et héritier d'Autoine-François). 25 fév., 30 juin \im. E2 (Grasse) ; FA (Collongues).


— 293 —

Les Mu jouis (230 h.)

Dedoue Alexandre, curé des Mujouls et de Collongues, propr. dans ces deux communes. 28 juin 1792, 25 fév. 1793. A rétracté soc serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. S'est . rendu à Naples, puis è Rome. Décédé à l'hôpital militaire de Toulon le 7 prair. VIII. E (Les Mujouls) ; E4 (Collongues) ; M5 n°697 ;X.

Salagriffon (162 h.)

Néant CANTON DE SERANON Aiglun (245 h.)

Roumieu Jean-Louis, 63 ans, prêtre, propr. au Mas, Aiglun. 25 fév-, 30 juin 1793. Résidait à Coursegoules en l'ao X. La demande en indemnité sur le milliard des émigrés, formulée parses héritiers, a été rejetée. E2 (Grasse); E4 (Aiglun) ; M2 n° 816 ; M6 n°1387; Q. 2059.

Amirat (87 h.) * Fëraud, dit Raymond. 28 juin 1792. E. '* Ferréol, dit de Marseille. 28juin 1792. E. Andon(l39h.)

Charrier Jean-Joseph, curé-prieur, propr. à Andon, Caille, Séranon. 28 juin 1792. Réfractaire. Dénoncé le 2 avr. 1791 comme « prêtre fanatique », il a vu son église envahie par une troupe de révolutionnaires au moment où il prêchait. A émigré en Italie et est mort à Ferrure vers l'un VII. r = 261 f. E ; L. 286; X ; Q. 2039.

Briauçonnet (495 h.)

Néant Cailles (195 h.)

Néant Château vieux (102 h.)

Néant


- 294 -

Gars (240 b.)

Néant

Le Mas (470 h.)

Néant

Saint-Auban (607 h.)

Néant

Séranon (357 h.)

Argenlery Antoine, 37 ans, perruquier et laboureur. Sectionnaire. A fui à Marseille en juin 1793. Membre du tribunal populaire de celte ville et mis hors la loi, en cette qualité, le 19 juin de la même année. S'est réfugié dans Toulon en août suivant et y a combattu dans les troupes britanniques. A émigré à Gênes le 28 frim. IL Rentré en France, par Nice, le 15 ou le 16 pluv. III. Détenu au fort La Malgue, à Toulon, en l'an VIL G. 300 ; L. 305, 359.

ValdeRoure(339 h.)

Néant

CANTON DE SAINT-VALLIER

Cabris (1800 h.)

* Alacenne Honoré, 24 ans, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. r = 12 f. 43. E2 (Grasse) ; E4 (Cabris) ; L. 288 ; M2 n° 304 ; M6 n° 430 ; Q. 2058.

Bouge Louis (fils de Joseph), chirurgien non émancipé, propr. à Cabris, Grasse. 25 fév., 13 juin 1793. r = 54 f. 22. E2 (Grasse); E4 {CabHs) ; Q. 2058.

Icard Joseph, né à Mougins le 17,fév. 1767, vicaire. Réfractaire et déporté. A émigré en Italie. JMort è Grasse le 30janv. 1843. L. 292 ; M6 n° 683 ; A9.

Escragnolles (346 h.)

Néant

Le Rouret (86 h.)

Néant


— 295 - .

Saint-Césaire (2091 h.)

Néant Saint-Vallier (538 h.) Alziary Ange, avocat .T3.

Le Tignet (151 h.) Néant


— 296 —

VI DISTRICT D'IIYÈRES ou DE SOLLIÈS

CANTON [DE BELGENTIER

Belgentier (1210 h.)

Auzende Catherine, née Ferry (veuve). Etait à Toulon le 25 aoûl H93. L. 290.

Auzende Antoine, fils de la précte. Même détail. L. 290.

Auzende Jean-Baptiste, frère du préc*. Même détail. L. 290.

* Burel Etienne. 22 vend. III. E4.

Ferry (de)-Clapier Joseph-Antoine, dit Poupon, né à Belgentier le 1er avr. 175ï ; fils de Jean-Joseph, dit le Turquet, et d'Elisabeth-Brigitte d'Escrivan ; époux de Jeanne-Perpétue-Désirée d'Esci ivan ; manufacturier en verrerie. A fui à Toulon, en août 1793, « pour éviter les poignards des égorgeurs » ; à Gênes le 28 frim. IL Appréhendé à Nice le 8 prair. III lors de son débarquement du bâtiment génois la Rondin°.lla. incarcéré à Grasse, puis mis en liberté par arrêté daté de Marseille le 11 mess. III du représentant en mission Despinassy Résidait à Saint Zacharie en l'an IX. Mort à Toulon le 16 juil. 1835. rzz ^93 fr. 04, G. 297, 335 ; L. 349 ; M2.n° 2 ; M6 n° 54 ; B. M. 99 ; Q. 2059.

Ferry (de)Joseph-Sylvain, frère du préc 1, époux Maurel Anne, 46 ans, noble verrier. Séjournait à Fribourg (Suisse) en brum. IX. A demandé, en germ. X, à rentrer en France pour établir, à Belgentier ou à Toulon, une verrerie « selon le mode helvétique ». S'est retiré à Saint-Zacharie. M ; M2 n° 3 ; M6 n° 53 ; B. M. 99 ; Q. 2059 ; (Arch. comm. de Belgentier : GG15 f" 202 v°, GGl6f° 121).

Fonvieille François (cadet), 31 ans, notaire. Secrétaire de la section de Belgentier. A quitté cette commune vers le 18 août


297

1793 ponr se rendre, en qualité d'électeur choisi par l'Assemblée primaire de la localité, à l'Assemblée électorale sectionnaire de Toulon convoquée pour le 25 août. A demeuré dans cette ville jusqu'au 28 frim. II et a fui à Carlhagène sur un vaisseau « neutre » (1). G. 335 ; L. 288, 291, 338, 365 ; M5 n° 264.

Fonvieille Rose, née Caslelin, épouse du préc*. A suivi son mari. L. 291, 338.

Fonvieille François, fils de la préc". A émigré avec sa mère. L. 291,338.

* Maurel Honoré, fabricant de savon. 4 flor. II. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Renlré en France, par Marseille, le 5 flor. III. E4 ; L. 293, 338 ; F.

Maurel Claire, née Ruel, épouse du préc 1. Rentrée en France, par Marseille, le 5 fruct. III. L. 293, 338 ; M3 ; M6 n° 185 ; F.

'Maurel François, fils de ia précte. 4 flor. IL Même détail. E4; L.338 ; F.

Maurel Thomas, fabricant de savon. Président de la section de Belgentier. A fui à Toulon le 28 août 1793, à l'étranger le ï8 frim. IL L. 292, 338.

* Roux François, forgeron. 4 flor. IL A fui à Toulon en août 1793. E4; L. 289.

Ruel François Hyacinthe, né à Belgentier le 4 juil. 1733, ancien administrateur du Var, notaire public. Président de la section de Belgentier en juil. 1793. S'est rendu le 24 août, en qualité d'électeur désigné par l'Assemblée primaire de sa commune, à l'Assemblée générale fédéraliste de Toulon convoquée pour le lendemain. Dénoncé le 3 sept, suivant, par la Sociélé populaire du canton de Belgentier, « comme auteur de complots horribles », r = 153 f. 54. L. 291, 338, 379 ; Q. 2059.

(1) D'après le dossier G. 335 (interrogatoire à Grasse en date du 12 vent. III), Fonvieille se serait embarqué à Bandol en niv. II, se serait réfugié en Italie et serait l'entré en France vers le 1er vent. III.


- 298 -

Ruel Claire-Thérèse, née Maurel, épouse du préc 4. A suivi son mari. L. 291,338.

Ruel Jean-Baptiste-Honoré, fils de la préc'e, 3 ans. Emmené par sa mère. L. 291, 338.

CANTON DE BORMES

Bormes (1309 h.) Brémond (de)-Léoube César-Antoine-Bonaventure (\), seigneur de Léoube, maire de Bormes depuis le 9 déc. 1792, membre de la section de cette commune : la Terreur des intrigants et des anarchistes, propr. à Bormes, Collobrières. 22 vend. II, 22 vend. III. A fui à Hyères le 25 août 1793 après avoir ordonné au lieutenant de la garde nationale du Lavandou de ne pas tirer sur les vaisseaux anglais. S'est rendu ensuite à Toulon au cours du siège de cette ville. E4 (Bormes) ; E4 (Collobrières) ; (Arch. comm. de Bormes : DD3) ; (Arch. notar. de Bormes : testament du 19 déc. 1789) ; AIO ; P8 ; X.

* Brémond (de) Léoube Hyacinthe (2). 22 vend. III. E4.

'Brunel François, matelot. 22 vend. III. E4.

Castagne Bruno-Joseph. Sa résidence en France n'a été constatée qu'en frim. II. L.289.

* Cauvet Daniel- Vincent (3), aide-voilier sur le Tonnant le 25 août 1793. 14 vent. II. E4 , L. 361 ; M6 n° 1574.

Cauvet Jean-François. 39 ans, cordonnier. Semble n'avoir pas émigré bien qu'il ail disparu de Bormes vers fin août 1793

(1) Fils aîné de Jean-Antoine Brémond, ce dernier seigneur de Léoube.décédé à Bormes le 29 nov. 1789. Frère de Barthélémy-Eugène Brémond, ce dernier prieur de Léoube et de Brégançon, vicaire de Saint-Tropez en mars 1791, qui préféra se démettre de ses fonctions que de s'assermenter.

(2) Malgré les recherches qu'a bien voulu faire pour moi M.Salf notaire à Bormes, que je remercie bien sincèrement, il n'a pas été possible d'identifier Brémond Hyacinthe.

(3) Frère d'un prêtre de Bormes,


•et que le séquestre sur ses biens n'ait été levé qu'en prair. IX. Se serait d'abord caché à Marseille et aurait effectué ensuite di - vers voyages à l'intérieur de la France. Mis en liberté le l6r flor. IX par ordonnance du trib. crim. de Draguignan. G. 336 ; M.

Enfant (do L') Anne-Marie (fille de Bruno-Louis-Vincent de la Patrière, baron de Bormes, et de Thérèse-Jeanne-Marie Martin), co-baronne de Bormes. M5n°609.

Enfanl (de L') Suzanne, soeur de la préc'" (épouse d'EspritHyacinthe-Bernard d'Albert, président de la Cour des Comptes de Provence), co-baronne de Bormes. Se serait cachée à Manosque (Basses-Alpes) du 1er janv. 1792 au l"" prair. V. L. 296 ; A7.

Fortis (de), fils de François-Boniface, ce dernier conseiller au Parlement d'Aix et propriétaire en 1789 de l'arrière-fief de Bénat. A émigré à Nice en 1791, malgré la volonté de §on père qui avaitmenacé de le déshériter s'il quittait la France.(Arch.comm. de Bormes : Al à 3).

Giraud Hippolyte, 40 ans, tailleur d'habits. Rentré de Winchester (Angleterre), par Calais, le 23 mess. X. M2 n° 1005; M6 n° 1051.

Jauvat Jean-Charles, dit la Bouriguette, minime. A émigré le l«raoût 1792. L. 289 ; (Arch. comm. de Bormes : DU).

Maurel Marie-Thérèse, née Berre, épouse de Maurel Honoré 39 ans, blanchisseuse. A suivi son mari, soldat à l'armée d'Italie, et a été arrêtée à Port-Maurice. Conduite à Nice, puis à Digne, elle a été incarcérée à Grasse en attendant sa comparution devant le trib. crim. du Var qui l'a mise en liberté le 22 germ. 111(1). G. 336.

(1) » C'était une espèce d'imbécile de laquelle on ne put tirer aucun éclaircissement, qui ne sut même pas dire où était son mari,ni le nom du bataillon dans lequel il servait». Le tribunal la considéra comme « une de ces femmes suivant la troupe, blanchisseuse et vivandière », et l'acquitta.


— 300 -

* Riquier Jean-François, ancien employé à l'arsenal de Toulon. 4 flor. II. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du directoire du Var (3 fruct. II) pour n'avoir pas justifié de sa résidence ininterrompue sur le territoire de la République. E4 ; L. 289.

CANTON DE CARNOULES

Carnoules (919 h.)

* Fulcoms (de) Antoine-Elzéar-Dominique, lieutenant de vaisseau. 3 nov. 1792. r = F5 f. E ; D ; Q. 2059.

Minuty Louis-Jacques-Barthélemy, 46 ans, curé. 28 juin 1792, 2o fév. 1793. Assermenté. S'est rétracté le 18 mai 1791. S'est retiré à Brignoles, puis à Saint-Lions (Basses-Alpes^), enfin à Nice. A fui è l'intérieur de l'Italie, le 28 sept. 1792. devant les troupes du général Anselme. Rentré en France en l'an X. Mort chanoine et vicaire général de Digne en 1814. E {Carnoules) ; Ei {Brignoles) ; L. 310 ; M ; Mi n° 130 ; M6 488 ; X.

Monier (de)-Ch;Heauvieux P'rançois-Alexandre (1), capitaine au régiment de Beauce. Décédé à Barcelone à l'âge de 58 ans le (?) r = 125 f. 74. Ml n° o ; Q. 2059.

Pascal Joseph, vicaire. Assermenté. S'est rétracté le 18 mai 1791. S'est rendu à Saint-Lions (Basses-Alpes), puis, déguisé en berger, à Nice. A quitté cetle ville le 28 sept. 1792. A séjourné ensuite successivement à Venise, è Pif e, à Livourne. Mort curé de Carnoules en 1846. X.

CANTON DE COLLOBRIÈRES

Collobrières (1350 h.)

Barrai Nicolas, 61 ans, moine de la Verne. A fui à Nice par la plage de Saint-Clair (2). Mort en Italie. L. 1076 ; H.

(1) Beau-frère de Poncliot-Cbamptassin Pierre Claude (V. Le Re vest).

(2) Dans la commune actuelle du Lavandou.


- 301 -

Boyer Balthazar, 32 ans, boulanger. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Case André, dit Catalan, gendarme. 19 niv. VI. Fusillé à Toulon le 19 niv. VI (Comm. milit.). E6 ; Mn.

Devidon Jean-Baptiste, 70 ans, moine de la Verne. Mort le 13 janv. 1791 pendant sa fuite et enterré sous un chêne au Grand .Nouguier, près des Campeaux (commune de Bormes). L. 1076 ; H,

Marbaud Claude, 50 ans, procureur du monastère de la Verne, prêtre, propr, dans le district de Grasse . 25 fév., 30 juin 1793. A fui en Italie six mois après IPS autres religieux de la Verne. Décédé en Italie. E2 (Grasse) ; FA (La Verne) ; L. 1076; H.

Paris Raphaël, 47 ans, prieur de la Verne (1). A fui à Nice parla plage de Saint-Clair. Mort chanoine à Marseille en 1825. L. 1076; H.

(1) En dehors do Paris Raphaël et des trois moines cités plus haut, les documents ne désignent pas nominativement les 14 autres Chartreux qui émigrèrent (cf. p. 28 du présent ouvrage). Voici cependant, avec l'indication de ieur âge et du montant de la pension qu'ils recevaient de la nation, la liste à peu près complète des pères vivant au couvent de la Verne en 1790.

Paris Raphaël, prieur, 47 ans, 900 livres; Grangier François, 35 ans, pension (?) ; Audier Michel, 74 ans, 1200 livres; Valette Esprit, Joseph-Marie, 65 ans, 1000 livres; Devidon Jean-Baptiste, 70 ans 1200, livres, Chrétien Philippe, 62 ans, 1000 livres; Barrai Nicolas, 61 ans, 1000 livres; Marbaud Claude, procureur, S0 ans, 1000 livres; Lauriel Michel, 49 ans, 900 livres; Martin Joseph, 41 ans,900 livres; Lafond Célestin, 3^ ans, 900 livres; Trestour Louis, 62 ans, 400 livres; Bonnal Jean, 55 ans, 400 livres ; Delambre J) Jean-Marie, 53 ans, 400 livres; Gras Joseph, 10 ans, 300 livres ; Giraud Antoine, 2^ ans, 300 livres. Les 11 premiers étaient religieux, les 5 autres laïcs. (Arch. dép. L. 1076. Arrête du directoire du Var fixant les pensions des moines delà Verne en conformité des décrets des 19 et 20 février 1790).


- 302 -

CANTON DE CUERS Cuers (4233 h.)

* Audibert Dominique, fils de Dominique-Bonaventure et de Lalil Elisabeth-Claire, 26 ans, agriculteur. 14 vent. II, 12 brum. III. Membre d'une section de Cuers. A fui à Toulon « par frayeur » pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé contre lui le 13 sapl. 1793. S'est rendu à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en pluv. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4; L. 296, 332, 338 ; M.

Aumérat Claire-Elisabeth, née Fournier. 19 germ. VI. A participé à la formation des sections de Cuers. Sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré le 5 oct. 1793, elle a fui à l'étranger le 15 oct. suivant. Condamnéeà (?)(Comm. milit. de Toulon: 19 germ. VI). E6 ; L. ni ; M ; M5 n°s 269, 53 >\

Aumérat Joseph-François, 37 ans, agriculteur. Fédéraliste. A émigré le 15 oct. 1793. A vécu à Cuers du 10 mess. III au 12 therm. V. S'est rendu è. Livourne pour obéir à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). Rentré en France en niv. IX. G. 342 ; L. 297, 299, 359 ; M2 n° 532 ; M6 n" 527.

* Aumérat Louis-Antoine-Philippe-Benel, frère du préc 1, né à Cuers le 23 août 1772 (fils d'Antoine, écuyer), agriculteur. 12 brum. III, 21 fruct. VI, 9 vend. VIL Fusillé à Toulon le 9 vend. Vil (Comm. milit.) après unesuspension du jugement ordonnée le 21.fruct. VI. r = 83 f. 25. E4 ; E6 ; Ml n° 124 ; M5 nos 324, 419; M6 n° 1469; Mn ; Q. 2059; (Arch. comm. de Cuers : GG6 f° 350 v°).

* Aumérat Pierre-Jean (1), 35 ans, prêtre bernardin. 14 vent. H, 12 brum. III. Fédéraliste. S'est rendu è Toulon le 3 sept. 1793 « pour se soustraire à la faction qui, après le 31 mai, couvrit la France de bastilles >. A fui à l'étranger le 28 frim. IL Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exé(1)

exé(1) par erreur sur E4 avec la désignation à'Aumbrat.


- 303 -

culif (28 vend. VIII). Rentré en France en l'an X. r = 529 f. 55. E4 (Cuers) ; E4 (Toulon) ; L. 296, 299, 359 ; M2 n° 520 ; M6 n" 526; Q.2059.

Aulran Anne, 57 ans, domeslique. A quitté Cuers vers le 1er sept. 1793 pour aller à Toulon, lieu du domicile de ses filles. En a fui le 28 frim. II el s'est rendue à Gênes. Rentrée en France le 28 vent. III par «l'anse de Théoule » où elle a été arrêtée. Conduite à Grasse, puis mise en liberté le 25 germ. III. (Trib. crim.). G. 306.J

'* Barralier François, époux Maurel Marguerite, 39 ans, agriculteur. 22 vend. III. Membre de la section n° 2 de Solliès. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4 (Pierrefeu); L, 289, 338 ; M ; M2 n° 189 ; M6 n° 217.

* Barralier Jacques-Paschal, 31 ans, agriculteur. 22 vend. III, 28 niv. VI. Secrétaire de la section n° 2 dé Cuers. A fui à Toulon le 13 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en l'an III. Fusillé à Toulon le 28 niv. VI (Comm. milit.). E4 ; E6 ; L. 338 ; M ; M5 n» 147 ; Mn.

'Barralier Jean-Baplisle-Bonaven'.ure, 37 ans, notaire et receveur de l'enregistrement. 22 vend. III. Président de la section n° 2 de Cuers. « S'est prononcé en faveur des représentants qui succombèrent le 31 mai ». Mandat d'arrêt a été lancé contre lui le 13 sept. 1791. A fui à Toulon dans la nuit du même jour, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. r = 379 f. Ei (Cuers) ; E4 (Pierrejeu) ; L. 338 ; M ; M2 n° 100 ; M6 n» 216 ; D ; Q. 2059.

Bérard, ancien commissaire de marine, propr. à Toulon. 7 pluv. III. E6.

Bérard, commis, propr. à Toulon. 7 pluv. III. E6.

Béraud Jean-Louis (1), époux Gras Madeleine, 67 ans, bourgeois. 11 germ. IL Fédéraliste. A fui à Toulon le 8 ou 9 oct.

(1) Inscrit sur E6 avec la désignation e-ronée de Bèr.trd.


~ 304 -

1793, en est sorti le 18 frim. II et a été fait prisonnier par l'armée républicaine. Guillotiné à Grasse le !1 germ. II (Trib. révol.) par application de l'arrêté des représentants du peuple Gasparin, Escudier et Saliceti assimilant aux émigrés les Varois réfugiés dans Toulon, r = 256 f. 6'i. E6 ; G. 321 ; L. 141, 288, 339; Ml n" 47; Q. 2059.

Béraud Charlotte-Louise,fille du préc'. S'esl réfugiée à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Se trouvait en France en fruct. III. L. 293, 339 ; Mon 0 94.

* Blanc Pierre-Dominique, 23 ans, agriculteur. Membre d'une section de Cuers. A fui à Toulon le 23 août 1793. r = 320 f. 36. E4 ; L.288, 291, 300, 338 ; M2 n° 293 ; M6 n° 386 ; Q. 2058.

Blanc Thérèse, née Fabre, 28 ans. M2 n° 594 ; M6 n° 403.

Bourgogne Jean-Joseph, médecin. Q. 2021.

Branzon Antoine-Gabriel (fils), « prêtre-curé à Cuers, demeurant à Toulon,place d'Armes ». Secrétaire du Comité général des sections de Toulon. Signataire de l'acte d'aliénation de cette ville aux Anglais. R.

Branzon Louis-Gabriel (fils),de Rochefort(Charonte-Inférieure) propr. à Toulon. 22 vend. TU. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (18 prair. VIIJ. E4 (Hyères); L. 299.

Branzon Ursule, née Bourgogne, épouse du préc', fille de Jean-Joseph, médecin, propr. à Toulon. vend. [II. Inscrite, le 27 sept. 1793, sur la liste des personnes suspectes de Cuers. A fui aussitôt à Toulon pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé contre elle. A émigré en Itali ? le 28 frim. IL Séjournait à Livourne en prair.-mess. IL Rentrée en France, par Marseille, le 26 vent. III. E4 ; E7 ; L. 292, 338 , 339 ; M5 n° 95.

Cavalier Pierre. Sectionnaire. A fui è Toulon vers fin août 1793 (i). Mandat d'arrêt a été délivré contre lui le 8 oct. suivant

(1) D'après L. 338, il se serait caché à Pierrefeu uu cours du siège le Toulon.


— 305 —

Décédé «dans la maison de secours de l'hôpital civil d'Aix » le 22 vend. III. r = 27 f. 46. L. 291, 293, 338 ; M5 n° 166 ; Q. 2059.

Denans Jean-Louis, membre du Comité général des sections. A fui à Toulon le 8 oct. 1793. Condamné à mort par « le tribunal révolutionnaire du Var pour cause d'émigration » le (?) (1). L.292.

Fournier Claire-Elisabeth. A émigré en oct. 1793. L. 300.

Fournier .Jacques-Philippe-Alexandre, frère de la précte, 20 ans, bourgeois. A émigré le 21 fév. 1792. L. 306; M* n° 528; M6 n° 56■').

Fournier Marie-Thérèse-Sophie, soeur du préc'. A quitté Cuers le 13 oct. 1793, dans la nuit, pour aller se cacher dans les bois environnants. Semble avoir fui ensuite à l'étranger. L. 306, 338.

Fournier Jean-Baptiste, né à Cuers en 1758, chanoine de la collégiale de Cuers. Assermenté. S'est rétracté le 5 juin 1791. S'est rendu à Livourne. Rentré en France sans autorisation et arrêté en l'an VI. Fusillé à Toulon le 12 brum. VI (Comm. milit.) : aurait, un instant avant sa mort, avalé un petit crucifix qu'il portait sur lui. L. 103S ; Mn ; X.

Fournier Joseph-Paul, r = 33 f. 34. Q. 2059.

Gandolphe Anne, née Autran (veuve), domestique (2). A fui à Toulon en août 1793. L. 338.

Garnier Pierre, 44 ans, négociant. Guillotiné à Toulon le 29 pluv. II (Comm. révol.). Q. 1701, 1940.

Gués Jean-Joseph, charretier. M5 n" 187.

(1) Confusion probable avec Béraud Jean-Louis, cité plus haut. Denans n'est pas signalé dans l'ouvrage de M. Pôupé : Le tribunal révolutionnaire du Var.

(2) Identité probable avec Autran Anne, citée plus haut . 20


— 306 —

Hérente Louis-Fructueux, 30 ans, négociant. Secrétaire de la section n° 1 de Cuers. A fui à Toulon le 13 »ept. 1793. Rentré en France en l'an III. S'est rendu à Barcelone pour obéir à la loi du 19 fruct V. L. 291, 338 ; M2 nu 88 ; M3; M6 n° 300.

Hollmann Marie Madeleine-Adélaïde-Ursule, née Gérard. Résidait à Marseille en l'an XI. M3 n° 257.

Jaccon Pierre-Michel, époux Fournier Marie-Françoise, 31 ans, tailleur d'habits. Fédéraliste. A fui à Toulon le 30août 1793. Semble n'avoir pas quitté la France avant la loi du 19 fruct. V. L. 288, 292, 338 ; M ; M2 n° 545 ; M6 n° 569.

Juvénal François-André, 19 ans, chaudronnier, fabricant de sel de Saturne. A fui à Toulon en août 1793 ; à Gênes, sur la frégate la Poulette, le 28 frim. IL Rentré en France le 18 vent. III, -jour de son arrestation à Agay. Mis en liberté le 11 germ. III (Trib. crim. de Grasse). G. 304; L. 395, 338 ; M2 903; M6 n° 1076.

Laugier Jean-Baptiste-Pieri-e, 38 ans, boucher. S'est réfugié à Toulon le 25 août 1793. M2 n° 462 ; M6 n° 112 ; L. 338.

Maufrin Pierre-Vincent (fils), maçon. 4 flor. IL A fui à Toulon en août 1703, à l'étranger, le 28 frim. II. Rentré en France entre le 22 niv. et le 1er germ. III. E4 ; L. 338.

Meinard Jacques-Joseph, 36 ans, tailleur. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940; Mn.

Meyrier Joseph, 33 ans, fils de l'apothicaire de Cuers, ancien vicaire à la Seyne. Réfractaire et déporté. A émigré à CivitaVecchia. Décédé à Todi le 17 niv. VIL L. 289 ; X.

Montagne Christine (demoiselle), 35 ans, couturière. S'est réfugiée à Toulon le 13 oct. 1793. A fui « sur les côles d'Italie » le 28 frim. IL Rentrée en France le 3 germ. III. A comparu de. vanl le trib. crim. de Grasse qui l'a mise en liberté le 2 flor. III. Résidait à Brignoles en l'an X. G. 309 ; M2 n° 835; M6 nu 12';3.

* Montagne Honoré. 4 flor. II. E4.


— 307 -

Montagne Paul-François. A fui à Toulon le 13 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL r =■ 315 f. L. 289, 338 ; Q. 2059.

Montagne Anne-Marguerite, née Fournier, épouse du préc'. Mômes détails. L. 338 ; M5 n° 168.

'Montagne Prerre-Victor, 40 ans, bourgeois. 4 flor. II. Procureur syndic du district d'Hyères d'août 1790 à août 1792. Fédéraliste. Désigné par l'Assemblée primaire du canton comme électeur à l'Assemblée électorale sectionnaire convoquée à Toulon pour le 25 août 1703. S'est rendu dans cette ville le 23. A fui à l'étranger le 28 frim IL Prêtre après son émigration. Résidait à Montfort en l'an X. E4 ; L. 291, 338 ; M ; M2 n° 245 ; M6n°417 ; P2.

'Montagne Sauveur, 52 ans, cultivateur. 4 flor. IL Président du Comité des sections de Cuers. A fui à Toulon vers le 25 août 1793, à Gênes le 28 frim. IL Rentré en France vers le 20 vent. III. r - 950 f. E4 ; G. 306 ; L. 338, 339 ; M2 n° 523 ; M6 n° 588; D ; Q. 2059.

Pellegrin César-François, époux Laure-Marguerite, fabricant de savon, propr. è. Cuers et au Puget. 4 flor. II. A fui à Toulon le 6 oct. 1793. A obtenu en l'an VIII, de l'agent consulaire français à Gênes, un passeport pour se rendre en Espagne en passant par Cuers. E4 ; L. 289. 295, 306, 338, 339 ; M ; M5 n" 412.

Pellegrin Pierre, fils aîné du préc 1, fabricant de savon. 4 flor. IL A fui à Toulon en oct. 1793, à l'étranger le 28 frim IL Décédé à Carthagène ( entre niv. II et vend. III). E4 ; L 306; Ml n° 39.

Pellegiin François-Honoré, 26 ans, fabricant de savon. 4 flor. IL Fédéraliste. A fui à Toulon, puis à l'étranger pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé contre lui par le Comité de surveillance de Cuers. Rentré en France en l'an lit. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4 ; L. 306; M ; M2 n» 190 ; M6 n° 357.

* Rouoière Antoine, maçon. 4 flor. IL Mandat d'arrêt a été lancé contre lui, le 13 sept. 1793, par la municipalité de Cuers. E4; L. 289; M5n°337.


- 308 —

CANTON D'HYÈRES Hyères (6916 h.)

* Achard Marie, née Varès (veuve), cultivatrice. 13 brum. IL A quitlé la Crau le 22 sept. 1793 pour se réfugier à Toulon. A fui à l'étranger le 28 frim. II. E4 (Toulon); L. 338, 349 ; M5 n°35.

* Agarrat Joachim, bridier. 14 vent. IL Décédé à Hyères le 3e ou 5e jour compl. III. r = 68 f. E4; M; M4 n° 276; M5 n° 298; Q. 2059.

Agarrat Joseph, époux Madeleine Teisseire, 39 ans, cordonnier. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793, à Gênes le 28 frim. IL Rentré en France, par Saint-Tropez, le 13 pluv. III. Arrêté aussitôt, emmené à Saint-Maximin, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 1or vent, suivant (Trib. crim.). Incarcéré au fort La Malgue à Toulon de l'an VU au 2 mess. VIII. G. 314; ■ L. 336 ; M ; M2 ; M6 n» 1341.

* Ailhet Joseph-Pierre-Toussainl, 27 ans, avocat (1). 14 vent. II. Membre d'une section d'Hyères. S'est rendu à Toulon vers le 23 août 1793 en sa qualité « d'électeur nommé par l'Assemblée primaire de la commune d'Hyères ». Est allé ensuite à Gènes en nov. 1793, puis à Livourne où ij a séjourné jusqu'en mess. III, époque de sa rentrée en France. Arrêté à Hyères le 18 niv. IV sur dénonciation de la municipalité et incarcéré à Brignoles. Mis en liberté le 27 pluv. V (Trib. crim. de Brignoles). A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (13 germ. VII). r = 984 f. 69. E4; G. 348 ; L. 293, 338, 358 ; M ; M6 n° 1547 ; Q. 2058.

* Ailhet Louis, 19 ans, agriculteur. 14 venl. II. Sectionnaire. A quitté Hyères « par peur » le 20 sept. 1793 et s'est réfugié à Toulon. S'est rendu à Gênas le 28 frim. II parce qu'il craignait

(1) Dans M (Liasses alphab.), on lui donne la profession de médecin.


- 309 -

* d'être guillotiné, commelant d'autres ». Rentré en France, par Agay, le 21 niv. III, sur une felouque génoise. Arrêté dès son débarquement, conduit à Nice, puis à Grasse où il a été mis en liberté le (?) (Trib. crim.). A obéi à la loi du 19 fruc. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). Rentré de nouveau en France en vent. IX. Emprisonné à Aix en flor. suivant. E4 ; G. 348 ; L. 299, 338 ; M ; M2n° 226; M6 n° 196.

* Amiot Joseph-François, 60 ans, marchand parfumeur. 14 vent. If. Membre de la section de l'Oratoire. S'est rendu à Toulon le 26 frim. II « parce qu'il craignait pour ses jours ». Est parti le surlendemain pour Livourne. Rentré en France en mess. III. Incarcéré à la maison d'arrêt de l'hôpital du SaintEsprit, à Toulon, en niv. IV, transférée Brignoles vers le 1er vend. V et mis en liberté le 24 frim. suivant. (Trib. crim. de Brignoles). Décédé à Hyères le 1er vend. VI. E4 (Toulon) ; G. 364 ; L. 293, 338 ; M ; M6 n° 1550.

Amiot Marguerite-Laurence, soeur du préc'. A émigré à Livourne « pour éviter son arrestation comme soeur d'un réfugié à Toulon ». Décédée à Hyères le 4 therm. IV. r = 26 f. 43. L. 338 ; M6 n° 1549 ; Q. 2059.

* Amiot Jules-Roch. r =-- 2685 f. 84. 12 brum. III. E4 ; Q. i058.

* Arbaud Constant-Joseph-Balthazar, 52 ans, notaire. 14 vent. II. Président de la section des Cordeliers, puis du Comité général des sections A fui a Toulon le 4tept. 371.3, a Porto-Feirajo le 28 frim. II « jour où la terreur l'a fait se jeter dans un bâtiment génois ». Rentré en France le 15 prair. III et arrêté à Hyères le 16 pluv. IV. Mis en liberté le 21 frim. V (Trib. crim. de Brignoles). Soupçonné ensuite de faire partie d'une bande d'égorgeurs. Placé en surveillance à Hyères le 17 brum. X. r = 515 f. 51. E4 ; G. 348 ; L. 289, 299, 338, 358 ; M ; M2 n° 225 ; M6 n0- 78 ; Q. 2058.

Arbaud Anne-Thérèse, née Mounier, épouse du préc'. A émigré avec son mari. Décédée à Hyères le 20 vent. X. L. 292, 338, 358 ; M6 n° 647.


310

Arbaud François-Henri-Joseph, né le 3 avr. 1781. A émigré « dans l'âge de pupillarité » pour s'éloigner d'Hyères <• où il ne pouvait rester tranquille ». Rentré en France le 11 prair. III. Incarcéré à Toulon au fort Joubert (I) en l'an VI « où il a gémi durant 22 mois, sans y avoir subi une interrogation, ni comparu devant une autorité, y ayant ignoré même le motif de sa détention ». Mis en liberté le 12 therm. VIII. (Trib. crim. deDraguignan). Etait navigateur en l'an X. G. 348 ; L. 358.

Arène Jean-Baptiste, 42 ans, perruquier. 25 germ. Il, 7 pluv. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct. V: s'est rendu à Païenne et à Naples, villes où il a fondé deux importantes maisons de parfumerie (2). Maintenu sur la liste des émigrés, pour avoir participé à la trahison de Toulon, par arrêté du Directoire exécutif (1er brum. VIII). Etait encore à Palerme en therm. X. E3 (Toulon) ; E6 (Toalon) ; G. 348 ; L. 299, 339, 359 ; M ; M2 ; M6 n°1520.

Arène Françoise, née Sigaud, épouse du préc', 36 ans. A suivi son mari. L. 339 ; M ; M2 ; M6 n" 1521.

Arnoux Joseph, cuisinier. M.

* Audet Jean-Baptiste, chirurgien. 12 brum. III. Décédé à Toulon le 5 frim. II. Ei (Toulon); L. 339 ; Ml n° 173;M6n°74t.

Audet Marguerite, née Bonnefoy, 53 ans. M2 n" 677 ; M6 n 1181.

Audoin Marie, née Sénés (veuve de Jean), 51 ans. S'est rendue à Toulon, le 8 oct. 1793, « en une fuite très précipitée ». L. 291; M2 n°800 ; M6 n° 1401.

Audoin Benoît, fils de la précle, 26 ans, agriculteur. «Etait journellement dans les assemblées de sections où il participait

(1) Fort La Malgue.

(2) A Palerme, rue de Tolède. A Naples, son commerce éprouva des pertes considérables à cause d'une révolte du peuple.


— 311 -

aux délibérations ». Se serait réfugié à Pierrefeu en sept. 1793 et n'aurait pas quitté la France avant la loi du 19 fruct. V: ses biens avaient cependant été séquestrés. G. 348; L. 291; M ; M2 n°801 ; MO n" 1145.

Audoin Eulalie, soeur du préc', 14 ans. Même détail que pour sa mère. L. 291 ; M2 n° 799 ; M6 n° 1 44.

Audoin Jean-Baptiste, frère de la préc" 5, 32 ans, agriculteur « vivant de sou revenu ». 23 brum. VI. Fédéraliste. S'est rendu à Toulon le 15 sept. 1793 pour se soustraire à un détachement qui, à Hyères, l'avait poursuivi sur le rivage de la mer. A fui à la Spezzia le 16 frim. II et a parcouru ensuite les différentes villes de la République de Gènes. Rentré en France le 4 flor. III. Condamné h la déportation le 2i brum. VI (Comm. milit. de Toulon) pour désobéissance à la loi du 19 fruct. V. Envoyé à l'île de Ré le 8 mess. VI. Jugement cassé par arrêté du Directoire exécutif (2 flor. VII), Audoin ayant été malade au moment de la promulgation de ladite loi. Placé en surveillance à Hyères en germ. VIII. E6 ; G. 348 ; L. 167, 291, 359 ; M ; M4 n' 70 ; M5 n° 523 ; Mn.

Audoin Michel, frère du préc 1, 26 ans, agriculteur « vivant de son revenu ». 1er frim. VI. Sectionnaire. A fui à Toulon en oct. 1793 « pour se soustraire aux différentes recherches qu'on faisait de sa personne parce que son frère Jean-Baptiste était fugitif». S'est rendu à la Spezzia le 16 frim. II sur un bâtiment génois. Rentré en France vers le 15 flor. III. Fusillé à Toulon le 23 brum. V[ pour désobéissance à la loi du 19 fruct V; (Comm. milit.). E6 ; G. 348 ; L. *91 : M ; M4 n» 134 ; M5 n» 322 Mn.

* Banon Alexis, apothicaire. 14 vent. II. Procureur syndic du district d'Hyères du 4 août au 27 sept. 1793, présidenl de la section de Sainte-Catherine. A fui à Toulon et à l'étranger. Se trouvait à Xaples en Iherm. X. r — 335 f. 76. E4 ; L, 289. 339 ; M6n° 1548 ; P2 ; P8 ; Q. 2058.

Banon Elisabeth, née Establier, épouse du préc 1. A suivi son mari. L. 339.


- 312 -

Banon Elisabeth, fille de ila précte. A suivi ses parents. L. 339.

* Banon Louis, 31 ans, agriculteur. 22 vend. III. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon, « par un effet de la terreur », le 20 août 1793. A fui à Gènes vers le 11 brum. II. Rentré en France en prair. III, arrêté à Hyères le 27 niv. IV et mis en liberté le 20 vent. V (Trib. crim. de Brignoles). rs 4 f. 98. E4 ; G. 348 ; L. 291, 338 ; M5 n° 331 ; D ; Q. 2059.

Barbaroux Lucien, 22 ans, tailleur d'habits. S'est rendu à Toulon en juil. 1793 et y a séjourné jusqu'au 27 frim. II «jour où le feu était dans l'arsenal, où tout le monde fuyait de peur ». Est allé à Livourne, puis à Gênes. Rentré en France, par Agay, vers le 1er pluv. III. Appréhendé, conduit à Nice, enfin à Grasse où il a été mis en liberté le 18 pluv. suivant (Trib. crim.). G. 348 ; L. 308.

* Barrière Françoise, née Castelan (veuve). 14 vent. IL S'est réfugiée è Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 338; M5 n° 72.

* Barrière Joseph, 52 ans, cordonnier et cultivateur. 14 vent. II, 9 brum. VI. Membre de la seclion des Cordeliers. A fuie Toulon vers le 11 brum. II, à Gènes le 28 frim. suivant. Rentré en France en flor. III. Arrêté à Hyères en niv. IV, transféré à Brignoles et mis en liberté dans celte ville le 4 pluv. V (Trib. crim.). Fusillé à Toulon le 9 brum. VI pour désobéissance à la loi du 19 fruct. V (Comm. milit.). r zz 103 f. 70. E'r, E6 ; G. 348; L. 338 ; Ml n° 155 ; M6 n° 746 ; Mn ; Q. 2058.

Barthélémy, prêtre. L. 289.

Barthélémy André, frère du préc', ménager, propr. à la Valette. 12 vend. III. E4 ; M5 n° 65.

* Barthélémy André-Joseph, 62 ans, homme de loi. 14 vent. II. Commissaire des sections d'Hyères. S'est rendu à Toulon en août 1793 sous le prétexte n'y faire soigner « ses dartres rongeants, ses tremblements nerveux et ses hémoptysies fréquentes ». A fui à Livourne le 28 frim. II, « craignant d'être tué


— 313 -

à Toulon par un boulet de canon ou une bombe». Rentré en France en fruct. III. Arrêté è Hyères le 15 pluv. IV et conduit à Brignoles où il a été remisen liberté le 1er vent V (Trib. crim.). Décédé à Hyères le 28 pluv. VI. Maintenu sur la liste des émigrés .par arrêté du Directoire exécutif (7 vent. VII). E4 ; G. 348; L. 339, 360 ; M ; Ml n° 104 ; Q. 2059.

'Barthélémy Anne-Elisabeth, née Granet(l), épouse du préc'. 14 vent. IL A suivi son mari. Maintenue sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (7 vent. VII). E4 ; M ; M5n° 74; Q. 2059.

* Basiide Jean-Baptiste-François, 42 ans. 14 vent. IL Président de la section des Cordeliers. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 26 vent. III. Arrêté à Hyères lo 16 niv. IV et placé en surveillance dans cette commune par ordonnance du trib. crim. de Brignoles le 1er pluv. V. A fait partie « dans les années 3, 4 et 5 » d'une bande d'égorgeurs. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair. VII). Séjournait à Livourne en mess. X. r = 2061 f. 63. E4 ; G. 348; L. 299, 339, 360 ; M3 n° 247 ; D ; Q. 2058.

* Bastide (Ie 1' enfant du préc'). 14 vent. II. E4.

* Bastide ( frère du préc'). 14 vent. II. E4.

* Bataille Jean-Antoine, 33 ans, médecin. 14 vent. II. Officier municipal au 31 mai 1793. Sectionnaire, A fui à Toulon en août 1793 ; en Toscane, sur une tartane vénitienne, le 28 frim. II. Rentré en France vers le 1er fruct. III. Arrêté à Hyères le 10 pluv. IV, puis conduit à Brignoles où il a été mis en liberté le21 frim. V (Trib. crirn.) par application de la loi du 22 germ. III qui autorisait le retour des membres des corps élus. N'a pas obéi tout de suite à la loi du 19 fruct. V ; s'est caché à

(1) Fille de Granet Toussaint, homme de loi, émigré de Toulon (V. Toulon).


314

Cuers et à Carqueiranne où, « lors de la tenue des assemblées primaires de l'an V, il s'est fait l'agent du chef du parti réactionnaire et royal ». Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). Etait à l'étranger en niv. IX, époque à laquelle le sous-préfet de Toulon, en raison de ses antécédents politiques, refusa d'accueillir favorablement sa demande de rentrée en France. E4 ; G. 348; L 293,299, 33:), 360 ; M ; M» n° 428 ; M6 n° 86 ; (Arch. comm. d'Hyères : CC6).

* Bataille Renée-Elisabeth, née Touche, épouse du préc 1. 14 vent. II. A suivi son mari à l'étranger. Maintenue sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). r = 864 f.. E4 ; L. 360 ; M5 n° 78 ; Q. 2059.

* Baude Antoine, époux Verlaque Anne, marinier. 14 vent. IL Décédé le 23 germ. III à (?). E4 ; M ; M4 n° 35 ; M5 n° 23.

Baude Virginie, née Lambois, 16 ans. M2 n° 831 ; M6 n° 1080.

Bayne Jean-Jacques-Christian-Joseph. Procureur syndic du district d'Hyères (oct.-nov. 1792), accusateur près le tribunal criminel du Var (déc. 1792-juil. 1793J, commandant d'une compagnie franche de l'armée marseillaise fédéraliste (juil. 1793). Tué à Toulon dans un combat du siège. PI ; P2.

* Beaudoin Joseph-François-Tropez, époux Preire Marguerite, marin. 14 vent. IL E4 ; L. 289 ; M.

Beaussan Antoine, 23 ans, tanneur. M2n°7o6; M5n°ll62.

Beaussan Marguerite, née Boeuf, épouse du préc 1, 18 ans. M2 n°759; M6 n° 1180.

Béneslan Joachim, 27 ans, confiseur. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon en aoùl 1793 a le sort l'ayant désigné pour, faire partie de la force départementale... ». A fui dans les Etats de Gênes, vers le 22 frim. II, « à cause de la terreur que lui avait inspirée le bombardement de Toulon ». Rentré en France en mess, III. Arrêté à Hyères le 27 pluv. IV et incarcéré à Bri-


315

gnôles où il a été mis en liberté le 2 pluv. V (Trib. crim.). G. 348 ; L. 293, 338; M5 n" 93.

Benoit Gaspard-Désiré, dit de Carqueiranne, né le 9 oct. 1747, époux Taurel Anne-Rose, bourgeois, propr. à Hyères, Toulon. 14 vest II, 22 vend, et 7 pluv. III. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon en juil. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). E4 (Hyères) ; E4 (Toulon) ; E6 (Toulon) ; L. 297, 299, 360, 361 ; Mo n" 368 ; Q. 1940

Bernard Jean-Baptiste, 41 ans, maçon. A fui à Toulon le 30 sept. 1793, à Gênes le 28 frim II. Rentré en Francepar les îles d'Hyères, sur une galère génoise ; arrêté le 6 germ. III par le commandant du pojte du Pradau et conduit à Grasse. Mis en liberté le 25 germ suivant sur ordonnance du trib. crim. de cette ville. G. 296, 300 , L. 306, 3. 8 ; M ; M2 n" 628 ; M6 n° 903.

Bernard Marie-Charlotte, née Mille, épouse du préc', 42 ans, couturière. Mêmes détails que pour son mari. G. 296, 306 ; L. 338; M2n°029 ; M6 n°845.

Bernard Elisabeth, fille de la préct 6, 9 [ans. A suivi ses parents. G. 296, 306.

Bernard Henriette, soeur de la pi ce' 1, 14 ans. Même détail. G. 296, 306.

Bernard Roch, frère de la préc1", 6 ans. Même détail. G. 296, 306.

Blanc Elisabeth, née Eslablier, couturière. A fui à Toulon en sept. 1793. L. 338.

Blanc Sauveur, 31 ans, boucher. A émigré le 25 août 1793. L. 338 ; M ; M2 ii° 481 ; M6 n° 534.

Bonnefoy Jacques, cultivateur. M4 n° 263 ; M5 n° 121.

* Bonnefoy Jacques, directeur de la poste aux lettres. 14 vent. II. Membre de la section de l'Oratoire. A fui à Toulon et à l'étranger, r zz 48 f. 91. E4 ; L. 293, 338 ; M ; Q. 2059.


— 316 -

* Bonnefoy Jean-Joseph, prêtre bénéficier de la collégiale. 22 vend. III. Réfractaire et déporté. A quitté la France le 4 ou le 14 oct. 1792. E4 ; L. 296; A13.

* Bonnefoy Joseph, droguiste. 14 vent. II. E4 ; L. 288 ; M4 n°*81 et 145; Mo n° 330.

'Bonnefoy, épouse du préc 1. 14 vent II. E4;M5n°92.

Bonnefoy Joseph, dit la Ferraille, 40 ans, cultivateur. Sectionnaire. A fui à l'étranger. L. 288, 339 ; M2 n» 63 ; M6 n°268.

Bonnefoy Joseph-Louis, 53 ans, matelot. 9 vend. VII, Mem. bre de la section de l'Oratoire en août 1793. A fui à Toulon vers le 1er sept, suivant, puis à l'étranger. Fusillé à Toulon le 9 vend. VII (Comm. milit.). E6 ; L 293. 338 ; Mn.

Bonnefoy Claire, née Audigier, épouse du préc*. 21 brum. Vi. A assisté en juil.-août 1793 aux séances de la section de l'Oratoire. A suivi son mari. Fusillée à Toulon le 21 brum. VI (Comm. milit.). E6 ; L. 293, 338 ; Mo n°" 25 et 465 ; Mn.

Bouisson (fils de François), travailleur, propr. à la Valette. 22 vend. III. E4 ; M5 n" 42.

* Boutiny (de) François-Hubert, officier d'infanterie. 14 vent. II. r =; 432 f. 56. E4 ; M6 n° 939 ; AIO ; Q. 2058.

* Boutiny (de) Victor-Joseph, lieutenant de vaisseau 14 vent. II. A pris une part active à la livraison de Toulon. A fui, le 28 frim. II, sur un vaisseau ennemi, r ;= 835 f. 84. E4 ; L. 305 ; M6 n° 1536 , B. M. 60 ; A10 ; Q. 2058.

* Boutiny (de)-la Roquette François-Victor, époux FélicitéElisabeth de Castillon, écuyer. 14 vent. II. Membre d'une section d'Hyères. A été menacé de mort par un attroupement armé en juil.-août 1793. A fui à Toulon le 20 août ; en Espagne, sur un vaisseau ennemi, le 28 frim. Il, après avoir participé activement è l'aliénation de Toulon. Décédé à Carlhagène le 13 pluv. II. r=: 351 f. 28. E4; L. 288, 295, 305, 339, M4 n° 14.9 ; M5 n° 695 ; (Arch. comm. d'Hyères : GG) ; A13 ; Q. 2058.


— 317 —

Boyer Jean-Baptiste, 33 ans, maréchal-ferrant. A fui à Toulon le_29 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en vent. m. L. 317 ; M2 n° 287 ; M(5 n° 389.

* Braquet .Jean-Joseph, dit Quigeou, journalier. 14 vent. II. A * fui à Toulon le 22 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré

en France en vent. III. E4 ; L. 338; Mi n° 247 ; M5 n° 138; Q. 1959.

Brassard Pierre, dit Picard, voiturier. M5 n° 139 ; Q. 1959.

'Broquier (aîné), charretier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 31.

'Broquier Jean-Joseph (cadet), charretier. 22 vend. III. E4 ; M; M5 n°32.

* Broquier Jean-Joseph, tailleur d'habits, 14 vent. II. Membre de la section de l'Oratoire. A fui à Toulon le 22 août 1793, à l'étranger le 28 frim. il. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêtédu Direcloire exéculif (6 brum. Vin), r =2 98 f. 28. E4 ; L. 289, 338, 339, 360 ; M5 n°34 ; Q. 2058.

Broquier Madeleine, née Eyraud, épouse du préc'. Se serait cachée à Besse pendant le siège de Toulon : n'aurait pas émigré. G. 34S ; L. 338, 339 ; M ; M5 n° 198.

Broquier Anne, fille de la précle, 27 ans. A émigré pour éviter son arrestation étant fille de réfugié à Toulon. L. 339 ; M2 n-588 ; M6 n» 907.

Broquier Louis-François, frère de la préc'", charcutier. Membre, de la section des Cordeliers. A fui à Toulon en août 1793. L. 339.

Broquier Marie, soeur du préc', 31 ans. Même détail que pour Broquier Anne, sa soeur. L. 339 ; M2 n° 589 ; M6 n° 898.

Broquier Thérèse, soeur de la précte, ouvrière. Même détail que pour Broquier Anne, sa soeur. L. 338, 33') ; M5 n° 143.

Brunel Charles, dit Louchopaïre, 29 ans, cultivateur. Ie' frim VI. Fusillé à Toulon le 1"' frim VI (Comm. milit.). E6 ; M5n°363 ; Mn.


- 318 -

* Bucelle Barthélémy, fils de Paul et d'Hermitte Marie, époux Barathon Thérèse, 40 ans, marchand drapier. 14 vent. IL Sectionnaire. A fui à Toulon durant le siège de cette ville : y a été fusillé sans jugement le 4 niv. II. E4 ; L. 289,292,338,360; Ml n° 87 ; M6 n° 1284 ; Q. 1940.

Caméron Antoine, 45 ans, droguiste, propr. à Solliès. 14 vent. H. Sectionnaire. A fui à Toulon le 20 août 1793, à Livourne en brum. H. Rentré en France en flor. III. A obéi à la loi du 19 fruct V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 vent. VIII) r - 57 f. E4 (Solliès) ; G. 348 ; L 291, 361 ; M2 n° 188 ; M6 n° 225 ; D ; Q. 2059.

Caméron Marie-Elisabeth, née Bucelle, « épouse divorcée » du préc', 38 ans, regrattière, propr. à Solliès. 14 vent II- S'est rendue à Toulon le 10 août 1793. Semble n'avoir pas quitté la France. E4 (Solliès) ; G. 348; L. 338, 339 ; M ; M4 n° I9I ; M5n°s 107 et 146.

Caudière Victor, agriculteur. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793 pour obéir aux ordres de la municipalité « qui avait fait battre la générale ». A fui à Pélranger le 28 frim. II. L 338 ; M5 n° 168.

Caudière Marie-Françoise, née Lion, épouse du préc1-, 21 ans. A fui à Toulon le 15 oct. 1793. Serait rentrée à Hyères le 1er nivII. L. 338 ; M2 n° 741 ; M6 n° 1093.

Caval Joseph, 21 ans, menuisier S'est rendu à Toulon le 19 août 1793 où il a travaillé ensuite à l'arsenal. N'aurait pas quitté la France. A désobéi à la loi du 19 fruct. V. Incarcéré en l'an VII au fort Jouberl à Toulon et mis en liberté le 5 mess. Vin. G. 348 ; L. 338 ; M ; M2 n° 754 ; M6 n° 991.

Caval Marianne, née Sénés, épouse du préc', 17 ans. A suivi son mari à Toulon. M2 n° 769 ; M6 n» 1400.

Cazotte Ursule, née Amiel, épouse de Cazotte Jacques-Scevolle. Demeurail à Versailles en l'an VI* M3 n° 195.


- 319 -

Chassain Geneviève, née Brun, épouse de Jean, propr. à Toulon. 22 vend . III. E4;M;M5n°99.

Cirlot Jean Salomon, avoué, propr. à Fayence. 22 vend. III. Secrétaire de la section n° 2 d'Hyères. A fui à Toulon le 1er sept. 1793. Rentré d'Italie par Nice le 16 mess. X. E4 (Fayence); L. 293,339 ; M6n°67ô.

Clapiers (de) Joseph-Balthazar-Tranquillin, né à Hyères en 1771, (fils de Jean-César-Maur, conseiller, lieutenant général civil et criminel au siège, et de Thérèse-Madeleine Filhe). Membre de la section des Cordeliers. A fait partie de la force départementale fédéraliste. A fui à Toulon vers fin août 1793, en Italie le 28 frim. II. Attaché à l'armée d'Italie en vend. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. Vin). Autorisé à rentrer en France en vend. IX : « avait besoin de venir respirer l'air natal pour rétablir sa sanlé affaiblie par les maux et les privations' résultant du blocus de Gênes ». L. 293, 299, 339, 362 ; M ; P8 ; (Arch. comm. d'Hyères : GG. reg. par.).

Clapiers (de)- Saint-Tropez Charles-Athanase, époux AnneCatherine de Bouliny, lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis. A émigré en 1793. A fait, avec le régiment de Monsieur, la campagne de Corse contre Pascal Paoli. Poète à.ses heures. A10 ; A13 ; (Arch. comm. d'Hyères : GG 28 f° 334 v°).

* Clapiers (de)-Saint-Tropez Louis-François-Raymond (1), seigneur de Saint-Tropez, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, maire d'Hyères en 1776. 2Sjuin 1792. A émigré en 1789 « par haine de la Révolution qui l'a dépouillé de ses titres et décorations... et pour épouser la cause des princes » Placé

(1) Fils de Jean-François, ce dernier seigneur de Saint-Tropez, commandant du fort Saint-Nicolas à Marsoille.chevalierdeSaint-Louis, maire et premier consul d'Hyères en 1741. Epoux de Marie-Jeanne Duterdois


- 320 -

en surveillance à Hyères le 2 frim. X. r =: 5691 f. 28. E ; L. 286 ; M ; B. M. 99 ; Q. 2058; (Arch. comm. d'Hyères : CCI).

* Cornibert Jacques, 50 ans, serrurier. 15 flor. II. Sectionnaire. A fui à Toulon le 19 août 179'!, à l'étranger le 28 frim. II. Décédé à Hyères le 17 prair. VI. r = 51 fr. Ei (Solliès) ; L. 291, 338 ; M ; Ml n° 191 ; M5 n"s 148, 185 ; MO n° 957 ; D ; Q. 2059.

* Cornibert Marie-Madeleine, née Roux, épouse du préc'. 14 vent. II. E4 (Solliès); M ; Ml n° 191 ; M5 n° 149.

* Cornibert (les enfants de la précte) (1). 14 vent. II. E4 (Solliés) ; M.

Coullet Joseph, 18 ans, marin et charpentier. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793. A fui à Gênes, le 27 frim. II, « au moment où il a vu le feu aux quatre coins de la ville dont les portes étaient fermées ». Rentréen France, par Agay, vers le 18 niv. III. Arrêté le même jour et conduite Nice, puis à Grasse où il a été mis en liberté le 28 pluv. m. (Trib. crim.) G. 348 ; L. 308.

Conpin Joseph, propr. à Hyères, Solliès. 14 vent. II. A fui à Toulon le 9 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim .II. r zz 135 f. 10, (Solliès) ; L. 292, 338; M5 n» 347 ; Q. 1959,2058.

Coupin Ursule, née Caudière, épouse du préc', propr. à Hyères, Solliès. 14 vent. II. A suivi son mari. E4 (Solliès) ; L. 292; M5n° 138; Q. 1959.

Coupin Jean-Louis, fils de la préc' 8, ouvrier. Sectionnaire. A fui à Toulon le 8 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 292 ; M5 n° 192; Q.1959.

Coupin Marc, fils ou frère (?) du préc', ouvrier. Mêmes détails. L. 292; M5n° 193; Q. 1959.

Couture Joseph-Hilarion, 35 ans, bourgeois. Secrétaire de la section des Cordeliers. A fui à Toulon vers le 30 août 1793, à Porto-Ferrajo le 28 frim. II. A séjourné plus tard à Livourne. Rentré en France en mess. III. Arrêté à Hyères le 16 niv. IV et

(1) Probablement Jean-Baptiste-Jacques et Marie-Madeleine.


- 321 —

conduit à Brignoles. Placé en surveillance à Hyères le 1er pluv, V (Trib. crim.). G. 348 ; L. 306, 338, 362 ; M2 n° 36 ; M6 n° 276 ; P8.

Couture Thérèse Geneviève, née Fauchier, épouse du préc', 29 ans. A assisté aux séances de la section de l'Oratoire. A suivi son mari. L. 293, 338, ?62 ; M2 n° 832 ; M6 n° 1215.

Cresp (de)-Saint-Césaire Charles-Joseph, propr. à Solliès. 14 vent. II. Sectionnaire. A fui à Toulon le 24 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en mess. IR. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (28 vend. VIIi). r = 546 f. 23. E4 (Solliès) : L. 297, 299, '362 ; Q. 2059.

Cresp (de)-Saint-Césaire Marie-Catherine-Joséphine-Dieudonné, née Preudhomme De Borre, épouse du préc', de Liège (Belgique), propr. à Solliès. 14 vent. n. Mêmes détails que pour son mari. E4 (Solliès) ; L. 297, 362 ; M5 n° 14') ; Q. 2059.

David (de)-Beauregard Elisabeth-Denise, née Fortia de Pilles (épouse d'Alexandre Amable). r =-- 190 f. 70. Q. 2059.

David (de)-Beauregard Alexandre-Alphonse-Joseph, fils de la précte, 28 ans. Secrétaire d'une section d'Hyères. A servi dans l'armée départementale fédéraliste. A fui à la Nouvelle-Angleterre (Etats-Unis) en août 1793. Vivait à Norfolk en l'an X. L. 306, 338, 339 ; M ; M2 n° 427 ; M6 n° 163.

David (de)-Beauregard Charlotte, née Ccrbières, épouse du préc'. A suivi son mari en Amérique. A accouché à Norfolk, en l'an X, de son fils Auguste qui fut maire d'Hyères en 18'i9. L. 338, 339 ; A10.

David (de)-Beauregard Alexandre-Camille-Frédéric, frère du préc', chevalier de Malle depuis le 29 mai 1781. A servi dans l'armée départementale fédéraliste en août 1793. S'est rendu en Italie où il est tombé malade en therm. IIJ, L. 306, 339 ; M ; A12.


— 322 -

* David (de)-Bîaurégard Alexandre-Jacques Isidore, frère du préc', chevalier de Malte depuis le 9 févr. 1786. 30 juin 1793. S'esl rendu à Malte vers le début de 1791 « pour y faire sa caravane(l) ». E2 ; L. 286, 306 ; M ; AI2.

David (de)-Beaurégard Arnault-Hippolyle, frère du préc', chevalier de Malte depuis le 22 oct. 1782, propr. dans le district. 30 juin 1793. Même détail que pour le préc' (2). E2 ; L. 286, 306 ; M ; A12.

Dellor Euphrosine, née Rey (veuve), couturière. S'est réfugiée à Toulon le 1er oct. 1793. L. 388 ; Mo n» 40.

Dellor Hippolyte-Bonaventure (fils de Louis-Joachim, garde du corps du Roi, et de Marie-Anne Bourgarel) (époux de Marguerite-Françoise Ferrier), 39 ans, conseiller du Roi, lieutenant général au siège. A quitté Hyères le 29juil. 1792, à la suite d'une insurrection populaire, pour aller se cacher à Fayence, puis à Seillans. S'est ensuite rendu à Gênes vers fin août. Rentrée Hyères en nov. 1792 où il a trouvé ses biens sous séquestre. A fui de nouveau à l'étranger en oct. 1793. Signalé, en nov. suivant, par le Comité de surveillance d'Hyères, « comme

(I) Exactement : les premières courses des jeunes chevaliers de Malte contre les Turcs ; par extension, vie aventureuse.

(\) A cause de l'absence d'Alexandre-Jacques-Isidore et d'Arnault Hippolyte, Alexandre-Amable, leur père, fut tenu de verser dans la caisse du receveur du district le montant de la solde et de l'habillement de quatre soldats aux frontières (arrêté du directoire du district : 7 mai 1793) . —Le dossier M qui concerne ces émigrés renferme une lettre de recommandation adressée au préfet du Var le 17 prair. VIII par le comte Joseph de Caffarelli, membre de la section do la marine au Conseil d'Etat, frère de Maximilien de Caffarelli qui commandait le génie au siège de Malte et à l'armée d'Egypte. Ce dernier les avait pris sous sa protection parce que tous deux s'étaient sans cesse acquittés « avec zèle et intelligence » de leurs devoirs et parce qu'on s'obstinait à les considérer comme émigrés « malgré tout leur dévouement dans une guerre semée de dangers, de gloires et d'infortunes »,


323

horreur des patriotes, contre-révolutionnaire et fameux scélérat » «dont la tête devait passer sous le rasoir national (I) ». Arrêtée Hyères en pluv. IV et conduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 16 therm. V(Trib. crim.). Maintenu sur la •»iste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 vent. V]I). r = 44 f. 34. G. 348 ; L. 289, 299, 338, 363 ; M2 n° 349 ; M6 n° 36 ; (Arch. comm. d'Hyères: GG. reg. par.) ; Q. 2058.

Dellor (2) Louis-Jean-Marie-Adrien, officier de marine. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793 pour « se soustraire aux persécutions des terroristes». Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). r = 4'i6 f. E6 (Toulon) ; L. 293, 299, 339, 363 ; Q. 1940.

Dellor Claire-Gabrielle-Désirée, néeGasquet,épouse du préc'. Maintenue sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (:3 vend. VIII). L. 293, 299, 339, 363.

Delort Alphonse. Débarqué à Saint-Tropez, venant de Gênes, le 13 pluv. III. G. 3I4.

Delort Jean-Baptiste, époux Perrimond Marie-Madeleine, officier d'infanterie retiré. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. L. 292; Q. 1040.

Delort Pierre-Antoine (cadet), fils du préc'. Même détail. L. 292.

(1) Le 1" therm. III, au contraire, des citoyens de Fayence déclarèrent que Dellor « avait joui dans leur commune d'une réputation intacte, qu'il y avait prêche par ses exemples et ses discours la soumission aux lois, le respect des personnes et des propriétés, que toutes ses actions y avaient respiré le plus pur patriotisme et qu'il y avait toujours été un partisan zélé de la République française ».

(2) Ou Dnc'os (?). Inscrit sur E6 (Toulon) avec le nom de Duclos, ainsi que sur Q. 2058; sur tous les autres documents,on lit Delort ou Dellor. -Aurait pris une part active à la trahison de Toulon et fui à l'étranger le 28 fiim. II,


- 324 -.

Delort Pierre-Paul-Marie (aîné), frère du préc', marin. Embarqué sur la flotte de la République par arrêté du directoire du district d'Hyères (21 pluv. ni). M3.

Denans Françoise (fille), 16 ans M2 n° 806 ; M6 n° 1197.

Denans Joseph, 43 ans, agriculteur, propr. à Solliès, Hyères. 14 vent. lll. Officier municipal d'Hyères de 1792 à sept. 1793Membre de la section de l'Oratoire. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en l'an III. « Ennemi des plus acharnés du gouvernement républicain et de ses partisans ». « Principal meneur de l'affaire qui a eu lieu le 7 mess. V, au bois de la Colette, où un attroupement des plus nombreux s'est porté pour y assassiner un détachement de gardes nationaux chargé, au quartier de la Crau, d'escorter des administrateurs municipaux ». « A tué, à peu près dans le même temps, un jeune homme de dix-neuf à vingt ans.. ». A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (13 prair. VII) Se trouvait encore à l'étranger en niv. IX, époque à laquelle il a demandé vainement sa mise en surveillance à Brignoles ou à Draguignan. r = 154 f. 38. E4 (Solliès) ; G. 348 ; L. 293, 338, 363 ; M ; M2 n° 650; M6 n° 788 ; Q. 2058.

Denans Thérèse, née Broquier, épouse du préc', propr. à Solliès. 14 vent. II. A fui à Toulon pour éviter son arrestation comme épouse de réfugié dans cette ville. Maintenue sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (13 prair. VII). E4 (Solliès) ; L. 338, 363 ; M5 n° 159.

Denans Jean-Baptisle, fils de la préc'e, 19 ans, ouvrier savonnier, propr. à Solliès. 14 vent. II. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. A participé à l'attentat du bois delà Colette le 7 mess. V. E4 (Solliès) ; L. 338 ; M ; M2 n° 810 ; M6 n°1196.

Dragon Martin-Daniel, de Bormes, 22 ans, bourgeois. A fui à Toulon le 25 août 1793 et s'est embarqué sur le Scipion, vaisseau français qui, le même jour, s'est donné aux Anglais


325

après avoir arboré le pavillon blanc. Est sorti indemne de l'incendie de ce vaisseau en rade de Livourne le 6 frim. II. Est rentré à Toulon sur une chaloupe vers le 25 frim. suivant. Est reparti quatre jours après avec l'escadre anglaise. L. 363 ; M2 n° 959 ; MO n° 1187.

Durand Dominique-Gaspard. L. 290.

Durand Joseph-Barnabe. Etait décédé en vent. II. L. 288.

* Durand Marie-Anne,née Bataille, veuve du préc'(1).14 vent. IL A fui è Toulon le 15 oct. 1793. E4 ; L. 338 ; M ; M5 n" 77.

Durand Joseph-François, (ils de la préc'e, 17 ans, bourgeois. 1e 1' frim. VI. Sectionnaire. S'est réfugié à Toulon, « pris de terreur », en nov. 1793. S'est rendu à Gênes vers le 11 frim. II. Rentré eu France le 26 vent. III. Arrêté à Hyères le 16 pluv. IV et conduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 2 pluv. V. Fusillé à Toulon le 6 flor. VI (Comm. milit.). E6 ; G. 348 ; MI n° 196 ; MO n° 1110 ; Mn.

Durand Marie - Madeleine, née Bastide (veuve de Durand François-Michel). A fui à Toulon le 24 août 1793 parce que son frère Baslide-Jean-Baplisle-François avait participé à l'établissement des sections et présidé celle des Cordeliers. S'est rendue à l'étranger le 28 frim. II. Rentrée en France le 26 vent. IL Maintenue sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (28 vend. VIII). L. 296. 299, 339, 303 ; M5 n» 76 ; (Arch. comm. d'Hyères : GG28 f° 259).

/s'ôrariAlexis-Gaspard (cadetj, 39 ans, receveur de l'enregistrement, propr. à Digne, l" 1' flor. II. Sectionnaire. A fui à Toulon le 4 sept. 1793 « pour se soustraire aux persécutions des ennemis delà tranquillité publique », à Gênes en nov. suivant. Rentré en France en germ. III. Arrêté à Hyères en pluv. IV et emprisonné è Brignoles où il a été mis en liberté le 4 germ. V (Trib. crim.). Ei ; G. 3i8; L. 291, 333 ; M .

(I) Epouse, en secondes noces, de l'émigré Maurisier Paul-Louis, Inscrite sur E4avec le nom de Bâta'lie,


— 326 -

Emeric. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.

Establier Joseph, perruquier Membre de la seciion des Cordeliers. A fui à Toulon en août 1793. L. 299, 338 , M5 n° 205.

Estournel Marie. Fusillée sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940.

Fabre André-Joseph, r zz 458 f. 64. Q. 2058.

Fauchier Thérèse,née Choquel(veuve deJean-Louis Fauchier, homme de loi). A fui h Toulon au cours du siège etàl'étranger, sur un vaisseau ennemi, le 28 frim. II. L. 339 ; M.

Fauchier Honoré-Joseph-François, fils de la précle, négociant* Membre d'une seciion d'Hyères, puis du Comité général des sections à Toulon. Signataire de l'acte d'aliénation de ceLte dernière ville. A fui à l'étranger sur un bâtiment ennemi, r =: 190 f. 43. L. 339; M ; R ; Q. 2058.

Fauchier Thérèse-Cécile-Sophie, soeur du préc'(1). A suivi son frère. Décédée à Porto-Ferrajo en l'an II. M ; Ml n° 230.

Faur (du) Thérèse, née d'Emeric, le 9 oct. 1738 ; fille de Jean François et de Thérèse Dellor ; épouse de Charles-Antoine, capitaine d'infanterie, lieutenanl des grenadiers de France. A fui à Toulon età l'étranger en 1793. Décédée à Hyères le II fruct. V. r -= 48 f. 53. L. 289, 293, 339, 363 ; Ml n° 222 ; M6 n° 1111; Q 2059.

Faur (du) André-Charles-Victor, fils de la préc'e, né à Hyères le 22 juil. 176i, lieutenant de vaisseau. Membre d'une section d'Hyères. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger, sur un bâtimentanglais, le 28 frim. II. L. 293, 339, 363; B. M. 60; (Arch.comm. d'Hyères : GG. reg. par.).

Faur (du) Paule-Agnès-Eléonore, née Pument, épouse du préc', 31 ans. A suivi son mari. G. 348 ; L. 339, 363.

(1) Soeur de Thérèse-Geneviève qui avait épousé Joseph-Hilarion Couture (V. Couture).


— 327 —

Féraud Claire, née Roux (veuve de Sauveur Féraud, ferblantier), 62 ans, tailleuse. A disparu d'Hyères le 20 oct. 1793. Arrêtée dans celte ville pour prévention d'émigration le (?). Mise en liberté par arrêté du Comilé de sûreté générale et de surveillance de la Convention (Il frim. III). G. 348 ; L. 338 ; Mo n° 242.

Féraud François, fils de la préc" 3, ouvrier. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793. S'est engagé, le 6 vent. II, dans le 1er bataillon des grenadiers des Basses-Alpes. Décédé à l'hôpital de Béziers le 29 fruct. II. L. 293,338; M; M4 n° 244; Q. 1959.

Féraud Jacques, frère du préc', ferblantier.' Sectionnaire. S'est"rendu à Toulon le 19 août 1793. L. 293, 338 ; M ; Ml n° 20 ; M4 n° 241 ; M5 n° 223 ; Q. 1959.

Féraud Joseph, frère du préc',21 ans, menuisier. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793. S'est engagé le (i vent. II dans le Ie 1' bataillon des grenadiers des Basses-Alpes. G. 348 ; L. 293, 338 ; M5 n° 243.

Féraud Marc-Antoine. A émigré après mars 1793. L. 289.

Féraud Paul. Membre de la section de Sainte-Catherine, r =; 215 f. 23. L. 288 ; P8 ; Q. 2058, 2059.

Fossy François, boulanger. L. 289.

Fournier, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Fournier (ou Fornier) François Xavier, 24 ans, officier de santé et pharmacien A fui à Toulon en oct. 1793, puis à l'étranger le 29 frim. Il après avoir exercé sa profession dans les hôpitaux militaires de cette ville. Rentré en France le 24 vent. III A obéi à la loi du 19 fruct. V, le 18 vend, VI. Mis en surveillance à Hyères le 17 vent. VI comme bénéficiaire de la loi du 2 vend. IV relative aux officiers de santé émigrés. G. 348 ; L. 33$ ; M ; M2 n° 407 ; M6 n° 101.

Fournier (ou Fornier) Elisabelh-Balbine, née Giraud, épouse du préc', 19 ans, couturière A suivi son mari G. 348; L. 338; M ; M2 n° 408 ; M6 n° 69.


— 328 —

Funel Antoine, cordonnier. M4 n° 133 ; M5 n° 232.

Funel Claire, née Laure, épouse du prec'. A fui a Toulon en oct. 1793. L. 333 ; M42J > ; M5 n° 231.

Funel Jean-Isidore. A émigré après le 30 juin 1793. L. 289.

Gaillard (de) Antoine-Joachim-Gabriel, marquis de Gaillard, de Marseille, ancien officier de dragons ; fils de Pierre, ce dernier officier de galères, et de Madeleine-Louise-Elisabeth Dumon. Membre d'une section d'Hyères. A émigré en 1793. G. 34<; L. 339 ; A10 ; (Arch. comm. d'Hyères : GG 31 f° 129J.

Gaillard (de) Catlierine-Madeleine, née de Jacqs-La Chassagne, épouse du préc', propr. à Hyères. Résidait habituellement à Marseille avec son mari, mais venait régulièrement chaque année passer l'été à Hyères dans la famille de Boutiny, à laquelle elle était apparentée. Obligée de fuir en 1793 pour éviter les menaces dont cette lamille et elle étaient l'objet. Semble s'être cachée à Signes, puis à Brignoles. r zz 346 f. 85. G. 348; L. 339; A10;Q. 2058.

Gardanne Joseph-François, dit Constant, 43 ans, ancien militaire, bourgeois, propr. à la Manarre. 28 juin 1792. Secrétaire de la section de Sainte-Catherine, puis de celle des Cordeliers. A fui à Toulon le 19 août 179 1, dans les Etats de Gènes en brum. II. S'est retiré à Fayence en l'an III. Arrêté le 27 niv. IV à Hyères, puis transféré à Brignoles où il a été mis en liberté le 16 pluv. V (Trib. crim.). A obéi à la loi du 19 fruct. V et s'est engagé dans l'armée d'Italie en l'an VI. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 brum. VIII), r - 256 f. 43. E ; G. 348 ; L 28j, 288, 291, 29J, 338, 366 ; M , M2 n° 29 ; M6 n° 291 ; P8 ; Q. 2058.

Gasquet Antoine, bûcheron. Sectionnaire. A fui à Toulon le 24 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 16r fruct. III. L. 296, 339.

Gasquet Ursule, née Bosse, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 296, 339.

Gasc-uet Antoine, fils de la précta. A suivi ses parents. L. 339.


- 329 —

Gasquet Emilie, soeur du préc'. Même détail. L. 339.

Gasquet Honoré, frère de la préc' 6. Même détail. L. 339.

Gasquet Joseph, frère du préc 1. Même détail. L. 339.

Gautier Joseph, cultivateur. M2 ; M6 n° 817.

Gautier Pierre, cultivateur. M2 ; M6 n° 815.

Gay Joseph, boulanger. A fui à Toulon le 22 août 1793, à l'étranger le 28 fritn. IL Rentré en France le 5 niv. III. L. 338.

Gay Rose, née Dot, épouse du préc', couturière. A suivi son mari. L. 338Girard

338Girard ouvrier tailleur. S'est réfugié à Toulon en août 1793. Détenu comme émigré au fort Saint-Jean à Marseille en fruct. VIII. Transféré ensuite au fort La Malgue, à Toulon. M.

Girard Marié, née Lambois, épouse du préc', 19 ans. A émigré pour éviter son arrestation comme épouse de réfugié à Toulon. L. 339 ; M2 n° 830 ; M6 n° 1081.

Giraud Jean-Baptiste, 62 ans,avocat et notaire. Sectionnaire. A quitté Hyères en août 1793 pour « aller se cacher dans une autre commune du département ». S'est rendu à Toulon en brum. II d'où il est parti pour Gênes le 28 frim. suivant. A séjourné plus tarda Livourne. Rentré en France vers le 25 mess. III. Arrêté à Hyères en niv. IV et conduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 4 pluv. V. Soupçonné ensuite de faire partie d'une bande d'égorgeurs.. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair. VII). Décède à Pignaus le 20 prair. X pendant qu'il revenait de Draguignan où il était allé prêter serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII. G. 348 ; L. 293, 338, 367; M1 n° 246.

Giraud Marguerite-Madeleine, née Guibaud, épouse du préc', 51 ans. A suivi son mari. L. 338, 367 ; M ; M2 n° 475 ; M6 n° 566.


- 330 -

Giraud Marie Elisabeth, fille de la préc' 8, 11 ans, A suivi ses parents. L. 338, 367 ; M2 n° 475 ; M6 n° 566.

Giraud Joseph-Louis, 45 ans, maçon. A fui à Toulon pendant le siège. Serait rentré à Hyères le 18 frim. II où il aurait vécu caché pendant un an. L. 338 ; M2 n° 861 ; M6 n° 1238.

Gueit Joseph, 32 ans, boulanger. M2 n° 914 ; M6 n° 1034.

Guibaud, médecin. L. 290.

Guiol André, né à Carqueiranne le 2 sept. 1755, cultivateur. S'est caché dans diverses bastides d'Hyères en août et sept. 1793. A fui à Toulon le 14 oct. suivant. G. 348 ; L. 338 ; M2 n° 910 ; MO n° 10Ï4.

Guiol François, époux Gaulier Marie, agriculteur. Sectionnaire de la première heure. A fui à Toulon le 16 oct. 17.3. Dé^ cédé dans une prison de cette ville le 26 germ. IL L. 293, 338 ; Ml n°257; M6 n° 964.

Guiol Jacques, 42 ans, cultivateur. Mêmes détails que pour Guiol André. G. 348 ; L. 338 ; M2 n° 918 ; M6n° 1045.

Guiol Jean-Baptiste, 36 ans, cultivateur. Mêmes détails. G. 348 ; L. 338 ; M2 n° 913 ; M4 n° 287 ; M6 n» 1047.

Heudicourt (d')-Sublet Michel-Pbilippe-Gaspard (I), époux Marie-Claire Guerpy (2), marquis de Lénoncourt, ancien capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, seigneur de l'île et marquisat de Porquerolles. Sa demande de pension sur l'indemnité d'un milliard a été rejetée par la Commission de liquidalion. Q. 2 158 ; (Arch. comm. d'Hyères : GG 29 f° 316 v°).

(1) « Fils de feu haut et puissant Joseph-Michel, chevalier de SaintLouis, lieutenant général des armées du Roi, seigneur de Lénoncourt, Serres, etc., et de feue haute et puissante dame Catherine-Charlotte de Molée ».

(2) Fille de feu Etienne et de Catherine Vasse, de Bourg-les-Valence. Son mariage eut lieu à Hyères le i3 sept. 1778.


— 331 —

Heudicourl (d')-Sublet Joseph-Michel-Nicolas. Même détail. Q. 2058.

Icard François, 37 ans, menuisier. S'est rendu à Toulon en août 1793, mais n'a pas fui à l'étranger. Rentré à Hyères et sous le coup d'un mandat d'arrêt en vent. II, il est allé se constituer prisonnier à Toulon. Incarcéré à Grasse, il a été mis en liberté le 16 pluv. III sur l'ordre du représentant J. Espert. A résidé à Pierrefeu et à Rrignoles du 24 fruct. V au 19 pluv. IX. G.348 ; L. 338, 369.

Icard Thérèse, née Maurisier, épouse du préc', couturière. A suivi son mari à Toulon. L. 338.

Isnard Joseph, 28 ans, marin et garçon limonadier. A été contraint,«parun billet noirqui lui échut» au tirage au sort en date du 17 août 1793, de faire partie de la compagnie de cent hommes levée par la municipalité sectionnaire et de marcher d'abord sur Brignoles, puis sur Toulon. « A fait le malade dans cette dernière ville pour ne pas y monter des gardes v parce qu'il avait juré, le Ier janvier 1793, devant la Société des amis de la République et l'Assemblée patriotique d'Hyères, « de maintenir la République jusqu'à la dernière goutte de son sang ». A fui de Toulon vers le 23 brum. II et est allé se cacher dans Pile de PortCros.-A été obligé par les Anglais en retraite de les suivre à Livourne le 28 frim. II. A séjourné plus tard à Gênes. Rentré en France, par Agay, le 18 niv. III, dès la nouvelle que le décret du 29 frim. III permettait aux marins fugitifs de regagner leur patrie. Arrêté dès son débarquement, conduit aux prisons de Nice, puis à celles de Grasse. Placé en liberté le 8 vent. III (Trib. crim.) sous la condition expresse de se rendre sur-le-champ à Toulon pour s'y metlre au service de la marine nationale. G. 301, 348 ; L. 338 ; M ; M2 n° 224 ; M6 n° 346.

Jacquier Marie, née Cornibert, 17 ans. M2n°738; M6 n° 1016.

'Lacroix (de)-Mairargues, capitaine de cavalerie. 28 juin 1792. Résidait à Gaujac de Bagnols (Gard) en fruct. XI. E ; M,


— 332 -

Lambois Virginie (1). A fui à Toulon en août 1793 pour éviter son arrestation étant belle-soeur de réfugié dans cette ville. L. 339.

Laure Antoine, 14 ans. M2 n° 879 ; M6 n" 1083.

Laure Hippolyte, marin. L. 288.

* Laure Jean-Baptiste, charcutier. 14 vent. II. Sectionnaire. A fui à Toulon le 29 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L 33S ; M4n°19;) ; M5 n° 248.

Laure Jean-Baptiste, 30 ans, négociant, propr. à Hyères, Toulon. 14 vent. Il, 8 germ. 111,6 flor. VI. Officier municipal en août 1793. Sectionnaire ayant fui à Gènes vers le 15 oct. suivant « pour se soustraire aux persécutions de la faction liberlicide qui dominait alors à Hyères » Rentré en France en therm. III, arrêté à Hyères en niv. IV et incarcéré à Brignoles où il été mis en liberté le 2 pluv. V (Trib. crim.). A désobéi à la loi du 19 fruct. V. Fusillé à Toulon le 6 flor. VI (Comm. milit.). E4 (Hyères) ; E3 (Toulon) ; G. 348 ; L. 339 ; M5 n°s 389, 390 ; Mn; Q. 2059.

La-re Marie, née Barry, épouse du préc', 28 ans. Se serait réfugiée à Pignans le. 18 oct. 1793 et serait revenue à Hyères le 6 niv. Il_ où elle aurait ensuite demeuré sans interruption. Acquittée du fait d'émigration le 13 mess. IX à Draguignan (Trib. crim.). G 348 ; M5 n° 84.

Laure Joseph-Anselme, 2) ans, matelot. A fui à Toulon en août 1793, à Livourne le 28 frim. IL Rentré en France en pluv . III et bénéficiaire de la loi du 29 frim. précédent relative aux marins émigrés (Trib. crim. de Grasse : Ie 1' vent III) G. 299.

Laure Louis, 44 ans, perruquier. A quitté Hyères le 19 août 1793 pour« suivre à Toulon toutes ses pratiques (2) qui s'étaient

(1) Soeur de Lambois Marie, épouse Girard. (V. Girard).

(2) Ses clients.


— 333 -

retirées dans cette ville » A fui à Gênes le 28 frim. H. Rentré en France, par Agay, le 22 niv. III, appréhendé dès son débarquement, conduit à Nice, puis à Grasse où il a été mis en liberté le 28 pluv. III (Trib.crim). Décédé à Livourne le 12 niv. IX. G. 348 ; L. 289, 338 ; Ml n° 156 ; M6 n° 723.

Laure Anastasie,née Mille, épouse du préc', 26 ans, couturière. A fui d'Hyères en oct. 1793 et y serait rentrée en déc. suivant. L. 338 ; M2 n°639; M6n> 846

* Laure Pierre, 40 ans, négociant. 14 vent II. Sectionnaire, Désigné comme électeur à l'assemblée générale des sections, tenue à Toulon le 25 août 1793, pour la nomination des députés chargés de former, à Bourges, une nouvelle Convention. S'est rendu à Toulon le 24 août, à Gênes le 28 frim. II Rentré en France vers le ltr mess. III, arrêté à Hyères le 16 pluv. IV et incarcérée Brignoles où il a été mis en liberté le 22 frim V (Trib. crim.). A participé à l'attentat du bois de la Colette le 7 mess. V. A obéi à la loi du 19 fruct V. A demandé à rentrer en France en germ. IX, mais sa requête a été rejelôe « parce qu'il avait toujours figuré d'une manière marquante dans le parti contre-révolutionnaire lors de la réaction royale. ». E4 ; G. 348 ; L. 339 ; M ; M4 n" 76 ; M5 n" 33.

* Laure Françoise, née Durand, épouse du préc'. 14 vent II. A suivi son mari. E4 ; L. 339 ; M ; M5 n^ 198, 249.

* Laure Antoine et ses deux soeurs (1) (fils de la préc'e). 14 vent. IL Ont suivi leurs parents. E4 ; M.

Laurent Elisabeth Rose, née (?) (veuve). L. 29">.

* Légier Louis, perruquier. 14 vent. IL E4; M5 n° 242.

* Légier, épouse du préc'. 14 vent. II. E4 ; M5 n° 241.

* Légier (les enfants de la préc'e). 14 vent. II. E4.

* Lion Jean-François, menuisier. 14 vent. II. S'est rendu à

(1) L'une d'elles, prénommée Ursule, était Agée de 12 ans en 1793 (M2 n» 878 ; M6 ir 1083).


— 334 -

Toulon le 19 août 1793 « par ordre du département ». Arrêté à Solliès le 2 niv. II. E4 ; L. ?38 ; M4 n° 109 ; M5 n° 235.

* Lion Joseph, frère du préc', cordonnier. 14 vent II, Mêmes détails. E4 ; L. 338; M2 n°690 ;M(Î n° 1095.

* Lion Marianne, née Vialès. 14 vent. II. A fui à Toulon en a^ût 1793. E4 ; L. 338 ; M'i n° 110 ; M5 n°200.

'Lorraine Joceph-André. 25 fév. 1793. r= 277 f. 24. E4 ; L. 286 ; P8 ; D ; Q. 2058 ; (Arch. comm. d'Hyères : CC9).

Malet Jean-Baptiste, 25 ans, agriculteur. Fédéraliste. Désigné par le sort pour faire partie de la compagnie de cent hommes chargée de se rendre à Toulon par ordre de la municipalité sectionnaire. A fui à Porto-Ferrajo,sur un bâtiment génois, vers le 15 oct. 1793. Rentré en France en mess. III. Arrêté à Hyères le 23 niv. IV, incarcéré à Brignoles et mis en liberté le 20 vent. V. (Trib. crim ). o Assassin de la Colette, royaliste bien prononcé, soldat du trône et de l'autel dans les compagnies de Jésus et du Soleil » (mess. V). Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VIII). G. 348 ; L. 299, 338,372 ; M2 n° 943 ; M6 n« 1098; (Arch. comm. d'Hyères : CC9).

Martin Louis, époux Fouson Thérèse, tailleur. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793. L. 338.

Massillon Catherine, née Bertrand (épouse de Jean-Bapliste, consul en 1751, notaire), propr. à Solliès. 4 flor. 1I.E4 (Solliès); L. 289,299, 338 ; M5 n° 212.

Massillon Jean-Bapliste, né le 1er sept. 1754, fils de la précte, notaire et avocat, propr. à Solliès. 4 vent. II. Secrétaire du directoire du district d'Hyères du 19 août 1790 à fin juil. 1792, membre de la section de Sainte-Catherine. A fui à Toulon le 28 août 1793 ; à l'étranger, sur l'escadre anglaise, le 29 frim IL Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (21 vend. VIII). Mort le 19 août 1825. E4 (Solliès) ; L. 299, 338, 372 ; M ; Mo n° 399 ; P2 ; P8 ; B M. 99 ; (Arch. comm. d'Hyères : Papiers des Massillon, II 8).


— 335 —

Massillon Emilie-Thérèse, née Couture, épouse du préc', propr. à Solliès. 4 vent. IL A suivi son mari. E4 (Solliès) ; L, 29i), 338 ; M4 n° 148 ; M5n°2H; (Arch. comm. d'Hyères : Papiers des Massillon , II 8).

Massillon (les enfants de Jean-Baptiste), propr. à Solliès. 4 vent. II. E4.

Massillon Marie-Thérèse (soeur de Jean-Bapliste), propr. à Solliès. 4 vent. H. E4 (Solliè*) ; L. 299 ; M5 n° 2'3.

Maurel Jean-Louis, maréchal-ferrant, propr. à Solliès. 14 vent. IL Sectionnaire. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793. r = 19f. 25. E4 (Solliès) ; L. 29), 291,318; Mo n° 268 ; Q. 2058.

Maurel, femme du préc', propr. à Solliès. 14 vent. II. E4 (Solliès) ; M 5. n° 267.

Maurel (enfant de la préc'e), propr. à Solliès. 24 vent. II. E4 (Solliès) ; M5 n°266.

Maurisier Paul-Louis, fils d'Henri et de Bertrand Monique, époux Marie-Anne Bataille (1), fabricant d'eau-de-vie, propr. à Solliès. 14 vent. II Membre de la section de Sainte-Catherine : avait été assailli, le 6 juin 1793, par une troupe de terroristes qui l'avaient arrêté et des mains desquels il avait fui « par une ruse ». Décédé à Gênes le 4 prair. VR. r zz 488 f.. E4 (Solliès) ; L. 289, 291, 306 ; M ; Ml n» 195 ; MO n° 7*5 ; P8; Q. 2058.

Maurisier, soeur du préc', propr. à Solliès 14 vent. IL Ei, (Solliès) ; M ; M5 n°215.

Maurisier Victor, négociant, propr. à Solliès. 14 vent. II. r= 170 f. E4 (Solliès) ; L. 286 ; D ; Q. 2059.

(1) Sa femme avait également émigré: elle était veuve de Durand Joseph-Barnabe (V. plus haut Durand).


— 336 -

Meissonnier François. 9 brum. VI. Fusillé à Toulon le 9 brum. VI (Comm. milit.). E6 ; Mn.

Meissonnier Elisabeth, née Roustan, couturière. A fui à Toulon pendant le siège. L. 338 ; Mo n° 63.

Meissonnier Jean-Baptiste, 27 ans, tailleur d'habits. Sectionnaire. A fui à Toulon le 28 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct. V en se rendant en Italie. L. 391, 238 ; M ; M2 n° 740 ; M6 n°1250.

Meissonnier Marion, née Petit, épouse du préc', 17 ans. A suivi son mari. M2 n»739 ; M6 n° 1352.

Meissonnier Joseph-Dominique, dit la Bayorre, 47 ans, ancien militaire, chevalier de Saint-Louis, propr. à Hyères. 28 juin 1793. Président delà section des Cordeliers. A fui à Toulon le 19 août 1793, a Gênes le 11 frim. II. A séjourné ensuite à Livourne. Rentré en France en mess III. Appréhendé k Hyères le lfi niv. IV et traduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 2 pluv. V (Trib. crim.). E ; G. 348 ; L 338,373; M; M2 n° 827 ; M6 n" 1248.

Meissonnier Marguerite-Théodore, née Sénés, épouse du préc', 39 ans. A suivi son mari. L. 338 ; M ; M2 n° 829 ; M6n° 14r,3.

Meissonnier Marie Joseph, 30 ans, fournisseur de l'armée d'Italie en juillet 1793. Secrétaire de section. A fui à Toulon le 19 août 1793. A participé à l'affaire de la Colette le 7 mess. V. L. 293; M2n°270; M6n°416.

* Meyronnet (de) Thérèse-Françoise-Jeanne, née de Fauris (veuve) (\). 28 juin 1792. r= 103f. E ; M5n°608; A13 ; Q.2059.

(1) Epouse probable depuis 1740 de Philippe de Meyronnet, baron de Saint-Marc, conseiller au Parlement, fille de Pierre-Charles de Fauris, sieur de Saint-Clément, de Saint-Lambert et de la Londe, sénéchal d'Hyères. Inscrite sur E avec la désignation àï Fawis vcuce Meironnel.


- 337 -

Meyronnet (de)-Saint-Marc - Balthazar - Antoine- Hilarion, époux Elisabeth-Germaine de Peyssonnel, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, sénéchal d'épée à Hyères depuis le 8 mars 1775. A émigré en Amérique le 9 mai 1792. Décédé à la Guadeloupe vers le 13 prair. Il : son acte de décès ne fut dressé, à la Pointe-à-Pitre, que le 23 avr, 1813. A13 ; (Arch. comm. d'Hyères : GG 32 f° 69 v°).

Muraire Joseph, 38 ans, tisserand. A fui à Toulon le 22 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 338; M2 n° 860 ; M6 n° 1344.

* Négrin Félix, boulanger. 4 flor. II. A fui à Toulon le 22 août 1793. S'est enrôlé dans le 14s régiment de chasseurs à cheval en flor. IL E4 ; L. 338.

* Négrin Joseph-François, chirurgien. 4 flor. II. A soigné les malades de l'hôpital militaire n° 1 de Toulon en août 1793 et de niv. II à prair. IV. A servi ensuite en qualité de chirurgien au 3" bataillon de la 121e brigade. E4 ; L. 292 ; Mo n° 408.

* Négrin, épouse du préc'. 4 flor. II. E4 ; M5 n° 204.

* Olivier Joseph, dit Médée, cordonnier. 3 flor. II. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793. Décédé à Hyères le 25 vent. V. E4 ; L. 289, 338 ; Ml n» 186 ; M6 n 51274.

Olivier Françoise, née Peirot, épouse du préc', 44 ans. A suivi son mari. L. 338 ; M2 n° 729 ; M6 n° 1361.

Peirin Euphrosine, domestique, propr. à Cogolin. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 285.

Petitiean, boulanger. 4 flor, II Vivait à Hyères en mai 1807. E4; M ; M5 n° 289.

Pontevès (de)-Giens François-Elzéar, fils de Jean-BaptisleEJzéar et de Cécile-Madeleine Martin de Germain, officier de marine, propr. à Hyères et à Belgentier (1). 28 juin 1792,25

(1) Héritier foncier de son père (testament en date du 12 sept. 1777, notaire Mollinier, à Toulon.). Son père mourut à Belgentier le 19 juil. 1790, âgé de 54 ans, dans sa maison dite du Château.

2i


— 338 —

fév. 1793. Capitaine d'équipage dans l'armée d'Italie. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VH). A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII le 18 flor. X devant le préfet de la Seine. A été sous la surveillance de 'a police impériale jusqu'au 16 nov. 1810. E; E4 ; E7 ; L.285 ; M ; M6 n° 1560 ; (Arch. comm. de Belgentier : GG17 f° 128).

* Pontevès (de)-Giens Jean-Baptiste-Elzéar-Thimoléon, frère du préc', capitaine de vaisseau, inspecteur des classes (I). 28 juin 1792, 25 fév. 1793. Mêmes détails. E ; E4 ; E7 ; L. 285, 376; M ; M6 n° 1559.

Possel Jacques, 29 ans, fabricant en laine. Est allé «par force » à Toulon en août 1791 et « par frayeur » à Livourne le 28 frim. II. Rentré en France, par Nice, le 8 prair. III, sur le briganlin génois la Rondinella. G. 297.

* Pument Jean-Bapliste-Dominique, 51 ans, officier. 4 flor. II. Sectionnaire. S'est réfugié à Toulon le 24 août et en Espagne le 28 frim. IL Rentré en France le 24 therm. lll. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4 ; L. 295, 339 ; M ; M2 n" 429 ; M6 n° 135.

* Pument Agnès-Antoinette, née Martelly,' épouse du préc'. 4 flor. IL A suivi son mari. Décédée à Carthagène le 17 pluv. II; ensevelie dans l'église Major de cette ville. E4 ; M ; M5 n° 234.

* Pument, fils de la précle. 4 flor. II. E4.

Pument Jean-Bapliste-Joseph. r = 633 f. 02. Q. 2059.

Ravel Hippolyte, 28 ans, ferblantier. 4 flor. II. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793 « afin d'y prendre des bidons et des gamelles que les maîtres ferblantiers de cette ville lui avaient commissionnés po>>r le service de la République ». Y aurait été arrêté et armé aussitôt par les révolutionnaires ce

(1) Héritier de « la légitime » dans la succession^ de son père. Les deux frères (de) Pontevès-Gienu sont signalés sur E4 avec la désignation de Ponteois (les hoirs).


- 339 -

qui l'aurait empêché de regagner Hyères. S'est embarqué « le jour de la gabarre (sic) » sur une (artane génoise qui devait le conduire à son domicile « lorsqu'une quarantaine de coups de fusil», tirés du rivage, auraient obligé le pilote à rebrousser chemin. A débarqué à Gênes. Rentré en France, par .Agay, le 20 niv. III, appréhendé le même jour et conduite Nice, puis à Grasse où il a été mis en liberté le 28 pluv. III (Trib crim.). A participé à l'attentat de la Colette le 7 mess. V. « Homme dangereux et nuisible sous tous les rapports n'ayant cessé, depuis la Révolution, de manifester sa haine pour le nouvel ordre de choses, de provoquer, dans toutes les occasions et notamment lors des réactions royales, les républicains par des propos et des menaces ne respirant que le meurtce et l'assassinat (1) ». E4 ; G. 348 ; L. 308 ; M ; M2 n° 627 ; M6 n° 862.

Ravel Catherine, née Icard, épouse du préc'. 4 flor. II. E4 ; M;M5n»236.

Ravel Jean-Antoine, 27 ans, orfèvre. S'est rendu à Toulon le 19 août. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en l'an III. A participé à Patientât du bois de la Colette le 7 mess. V. A obéi à la loi du 19 fruct. suivant. L. 293, 338 ; M ; M"2 n° 626 ; M6 n» 861.

Ravel Rosalie, née Bernard, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 293, 338 ; M5 n° 10*.

Renard Joseph (fils de Joseph), cafetier. A fui à Toulon en août 1793. Dénoncé comme émigré rentré en niv. IV par la municipalité d'Hyères. G. 348.

Requier Louis, 35 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 30 sept. 1793, à Gênes le 28 frim. IL Rentré en France le 6 germ. III par les îles d'Hyères (poste du Pradau), arrêté aussitôt et conduit à Grasse où il a été mis en liberté le 25 germ. suivant (Trib. crim.). G. 296, 306.

(1) Rapport de Nicolas, maire d'Hyères (25 niv. IX) (M).


— 340 -

* Rey Antoine-Bernardin. 4 flor. II. r = 583 f. 10. E4 ; M ; Q. 2058.

* Rey François-Philippe, 26 ans, officier garde-côte. 4 flor.

II. Membre de la section de l'Oratoire. A fui à Toulon vers le 30 août 1793 « à cause des dangers imminents qui menaçaient sa vie », à Livourne le 26 frim. II. Rentré en France en mess.

III. Arrêtée Hyères le 16 pluv. IV et conduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 1er pluv. V (Trib. crim.). S'est ensuite enrôlé dans l'armée d'Italie après un court séjour à Pignans. Etait capitaine au Ier bataillon trasimaine de la 2" légion romaine à Terni en vent. VII (1). A participé avec succès à plusieurs expéditions contre des brigands italiens. « A pris d'assaut, avec une colonne de 200 hommes-et après avoir essuyé une vive résistance, Gregia et Papine envahis parles brigands... » (2). « A enlevé à la baïonnette deux pièces de canon (3) », etc.. Maintenu toutefois sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exéculif (23 vend. ViR). Revenu en France en l'an ]X Traduit devant le tribunal criminel de Draguignan le 27 frim. X et mis en liberté par ordonnance du même jour, le tribunal ayant observé «qu'en raison de ses traits de bravoure, Rey méritait la reconnaissance du Gouvernement ». Résidait à Hyères en 1808. r = 292 f.. E4 ; G. 348 ; D ; L. 299, 338, 378 ; M ; M2 n° 257 ; M6.

Rey Marie-Madeleine, née Toucas, épouse du préc', 20 ans. A assisté aux séances de la seciion de l'Oratoire. A suivi son mari. Maintenue sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exéculif (23 vend. VIII). G. 348 ; L. 338, 378 ; M2 n° 258.

(1) Certificat délivré par le général de brigade Bord, commandant delà place de Terni (19 vent. VIIJ.

(2) Certificat délivré par le général de division Georges Graboussi, commandant des troupes romaines(l-r germ. VII).

(3) Extraitdu jugement du trib. crim. de Draguignan (27 frim. X).


— 341 —

Reynaud Rose-Gabrielle, née Gardanne (veuve de Reynaud Antoine), 45 ans, rentière. S'est cachée à Tourrettes-de-Fayenee du 15 brum. II au 15 flor. IV. Acquittée du fait d'émigration le 24 frim. VI (Comm. milit.). G. 348; L. 289, 338; M2 n° 834 ; M6n°l227.

* Richard Bonavenlure. 4 flor. IL E4.

* Richard, épouse du préc'. 4 flor. II. E4 ; M5 n° 245.

'Richard (les filles de la préc'"). 4 flor. II. E4.

. * Richard (belle-soeur de Bonavenlure). 4 flor. IL E4 ; M5 n° 244.

Richaud François, 69 ans, négociant. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940; Mn.

Rigal Simon, 32 ans, « coupeur de bois ». 4 flor. IL A fui à Toulon le 25 août 1793 où « il a été choisi, vers le 39 frim. II, pour être une des victimes à immoler sur le Champ de Mars, malheur auquel il n'a échappé que par une sorte de prodige ». A vécu ensuite en France, errant et sans domicile fixe. Arrêté à Hyères le 27 pluv. IV et conduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 30 vent. V (Trib. crim.;. E4 ; G. 348 ; L. 338; M5 n3 430.

Rigal, épouse du préc'. 4 flor. II. A suivi son mari. E4 ; L. 338; M5n°247.

Riquier Etienne, dit Barbiche, boulanger. 4 flor. II. Membre de la section des Cordeliers. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. S'est engagé dans l'armée d'Egypte en qualité de boulanger. Décédé à Alexandrie (Egypte) en l'an VII. E4; L. 293, 338 ; M ; Ml n° 274 ; M5 n° 74.

Riquier Marie, née Vérignon, épouse du préc'. 4 flor. IL A fui à Toulon en sept. 1793 pour se soustraire au mandat d'arrêt lancé contre tous les parents des réfugiés dans celte ville. A suivi ensuite son mari à l'étranger. Résidait à Draguignan en prair. X. F.4 ; L. 338 ; M ; M2 n° 34 ; M5 n" 249.


— 342 -

Riquier Clément, fils de la préc'". Décédé è Alexandrie (Egypte) en Pan VIL Ml n° 274 bis.

* Riquier Jean-Bapliste, dit Carqueiranne, 31 ans, cultivateur. 4 flor. II. E4 ; M2 n° 777 ; M6 n° 1381.

Riquier Louis-André, né le 24 août 1759 à Carqueiranne, cultivateur. A quitté Hyères le 14 oct. 1793 « pour se soustraire aux poursuites qu'il avait à craindre de ses ennemis ». Y serait rentré le 8 friin. 11, sans qu'on puisse établir s'il avait fui à Toulon. G. 348; L. 338.

Riquier Pierre, 23 ans, cultivateur. 4 flor. IL E4 ; M2 n°630 ; •

M6 n°. 85^.

• R.oubaud Pierre. Décédé à Collobrières le 13 vend. VI. Par ignorance, ses héritiers ne déclarèrent pas son décès dans les délais légaux. Ml n° 307.

* Rousian Cyprien, 41 ans, cuisinier-aubergiste. 4 flor. II. Désigné comme électeur à l'assemblée générale fédéraliste de Toulon pour procéder à la nomination des députés devant former une nouvelle Convention à Bourges. A quitté Hyères le 22 août 1793, mais a erré un mois dans les bois avant de pénétrer dans Toulon. Est sorli de celle ville le28 frim. II pour aller, sur un bâtiment génois, dans les Etals de Gênes. Revenu en France en vent. III. Arrêté à Hyères le 16 niv. IV et traduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 1er pluv. V (Trib. crim.). r = 132 f. 09. E4 ; G. 3o3, 348 ; L. 338 ; M4 n° 80 ; M5 n° 314 ; Q.2058.

* Rousian, épouse du préc'. 4 flor. 11. E4 ; M4 n° 79 : M5 n° 315.

* Rousian Elisabeth, fille de la précte. 4 flor. IL E4 ; M.

* Rousian Thérèse, soeur de la précte. 4 flor. IL E4 ; M.

* Roustan (1) Gaspard, perruquier. 4 flor. II, 9 brum. VI. S'est rendue Toulon le 19 août 1793, à Gênes le 28 frim. IL

(1) Inscrit par erreur sur E6 avec le nom de Roussetaut,


— 343 —

Rentré en France le 25 vent. III. Condamné à la déportation le 9 brum. VI (Comm. milit. de Toulon). Décédé à la maison d'arrêt de la citadelle de Saint-Martin (île de Ré) le 11 frim. VIL E4; E6 ; L. 288, 338 ; M ; M5 n 0" 311, 495 ; Mn.

* Rousian Madeleine, née Mansion, épouse du préc'. 4 flor. II 9 brum. VI. A suivi son mari à Toulon et à Gènes. Condamnée à la « réémigration » le 9 brum. VI (Comm. milit. de Toulon). E4 ; Eli ; L. 338 ; M ; M5 n°- 312, 621 ; Mn.

Rousian, fils de la préc'e. M5 n° 313.

* Roux André, 69 ans, ancien receveur des fermes nationales. 4 flor. IL S'est rendu à Toulon le 20 août 1793 pour y rejoindre ses deux fils el ses trois filles. En a fui avec ces dernières le 25 août suivant et est allé se cacher aux îles d'Hyères « dans une habitation isolée et éloignée du fort ». Est parti, sur un bâtiment génois, à la plage de Giens dès la prise de ces îles par l'escadre anglaise. « Malade et épuisé, soutenu par ses filles, il s'est traîné ensuite jusqu'à une maison de campagne lui appartenant sur le bord de la mer... ; on lui a trouvé une monture et, de très grand malin, il s'est acheminé è la ville; sa maison y était saccagée et envahie; il est descendu chez sa soeur; les barbares qui gouvernaient l'ont déclaré en arrestation et lui ont arraché ses trois filles qu'ils ont menées à la maison de détention.. . ». Décédé à Hyères le 11 pluv. IL E4 ; G. 348 ; L. 338 ; M ; Ml n» 115 ; M4 ; M6 n" 774.

Roux Barthélemy-Paul, fils du préc', 39 ans, agriculteur, propr. à Solliès. 4 flor. II. Président d'une section d'Hyères. S'est rendu à Toulon vers le 18 août 1793 et y est resté jusqu'au 28. Est allé ensuite se cacher à Bénat. A fui è Porto-Ferrajo vers le 11 frim. IL A séjourné plus tard à Livourne. Rentré en France vers le 1er mess. III. Arrêtée Hyères le 18 niv. IV, traduit à Brignoles et placé en surveillance à Hyères le 4 pluv. V (Trib. crim.). A obéi à la loi du 19fruct. V. Etait de retour en France en mess. X. E4 (Solliès) ; G. 348 ; L. 292 ; M ; M5 n° 700.


— 344 —

Roux Clotilde, soeur du préc', 30 ans, propr. à Solliès. 4 flor. IL Se trouvait à Toulon pendant les premiers jours du siège. A fui aux îles d'Hyères le 25 août, puis à Giens. Arrêtée quelques jours après à Hyères. Acquittée du fait d'émigration le 8 germ. Il (Comm. révol. de Toulon). E4 (Solliès); G. 348 ; M ; M3; M5n° 437.

Roux Jean-Baptiste-Gilbert, frère de la préc'e, 27 ans, agriculteur, propr. à Solliès. 4 flor. IL Mêmes détails que pour Roux Barlhélemy-Paul, cité plus haut. E4 (Solliès); G.348 ; L.202 ; M.

Roux Madeleine, soeur du préc', 28 ans, propr. à Solliès. 4 flor. IL Mêmes détails que pour Roux Clotilde, citée plus haut. FA (Solliès) ; G. 348 ; M ; M3; M5 n» 437.

Roux Pauline, soeur de la préc'% 22 ans, propr. à Solliès. 4 flor. IL Mêmes détails que pour Roux Clotilde, citée plus haut. E4 (Solliès) ; G. 348 ; M ; M3 ; M5 n° 437.

Roux Urbain, frère de la préc'e, 56 ans, ancien sous-lieutenant de cavalerie, propr. à Solliès. 4 flor. II. A fait partie de l'armée départementale fédéraliste. A fui à Toulon vers le 30 sept. 1793 et a quitté cette ville le 10 déc. suivant pour aller se cacher dans l'îlede Porquerolles. S'est rendu ensuitea Livourne sur un bâti ment génois qui l'y a débarqué « avec nombre d'autres Français ». Rentré en France en vent. III. Arrêté à Hyères le 18 niv. IV, traduit r Brigr.oles et mis en surveillance à Hyères le 4 pluv. V (Trib. crim.). A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 flor. VII). E4 (Solliès) ; G. 3i8 ; L. 338, 379 ; M ; M2 n° 469; M6 n" 138.

Roux Joseph. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940.

Ruy Barlhélemy-Marc, menuisier. 4 flor. II, 25 pluv. VII. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon le 20 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Fusillé à Toulon le 26 pluv. VII (Comm. milit.) comme réfractaire à la loi du 19 fruct. V, sur dénonciation de


— 345 —

Joseph Martin, d'Hyères, qui en récompense reçut une prime de cent francs. E4 ; E6 ; L.291, 305,338; M ; M5 n"* 70, 330, 509; Mn.

' * Ruy Marie-Anne, née Pument, épouse du préc'. 4 flor. IL A suivi son mari à Toulon. E4 ; L. 338 ; M5 n° 329.

Savornin Jean-Philippe- Dominique. A émigré après juil. 1793. L. 289.

Suzanne Félix-Joseph, aubergisle. Membre de la seciion de l'Oratoire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. r = 90 f.. L. 288, 29ï, 338 ; M ; M5 n° 226 ; Q. 2058.

Suzanne Marie, néeBuznvnl, épouse du préc*. A fui à Toulon pour éviter son arrestation comme femme de réfugié dans cette ville. L. 293, 338 ; M ; M5 n" 227.

Tampon Etienne, 33ans, officier marinier. Rentré d'Angleterre, par le Havre, vers le 30 therm. X. M2 n° 1009 ; M6 n° 1429.

Toncas Jean Baptiste, 24 ans, cultivateur. Nese serait absenté d'Hyères que « pendant quelques mois > (14 oct.'1793-8 frim. Il) pour « se soustraire aux poursuites de ses ennemis », mais n'auraitjamais quitté la France. G. 348; M2 n°912; M6 n° 1424.

* Toucas Jean-Baptiste-Fidèle, dit delà Crau, 65 ans, agriculteur. A fui a Toulon le 8 sept. 1793, en Italie le 28 frim. II. Décédé à Brese (Piémont) (ou Bielze ?) le 23 prair. VI ou leiS frim. IX. E4 ; L. 288, 338 ; Ml n" 60 ; M6 n° 523.

Touche Elisabeth. L. 290.

* Valéran Madeleine-Lucrèce, née Décugis (veuve de Valéran Joseph, premier consul en 1778), 47ans. 4 flor. II. A quitté Hyères « dans le temps des troubles » pour aller résider à Marseille. Acquittée du fait d'émigration le 2i frim. VI à Toulon (Comm. milit.). E4 ; G. 348 ; L. 291, 338 ; M ; M5 n°s 226, 265 ; B. M. 99.


- 346 —

* Valéran Charles-Casimir, fils de la préc'e, 26 ans, bourgeois. 4 flor. IL Président de la section des Cordeliers. A fui à Toulon en sept. 1793, à Gènes vers le 10 frim. II. Rentré en France vers le 15 flor. III. Appréhendé à Hyères le !8 niv. IV, traduit à Brignoles et mis en surveillance à Hyères îe 4 pluv.

V (Trib. criin.). Maire d'Hyères en 1814. On a de lui Notices intéressantes sur la ville d'Hyères ou la Fêle des Grenadiers de la Garde nationale de cette commune célébrée le 15 sept. 1816. E4 ; G. 348 ; L. 291, 338 ; M5 n° 442 ; P8 ; B. M. 99.

* Valéran Félicité, soeur du préc'. 4 flor. IL E4 ; L. 291, 338 ; M ; Mo n» 264.

* Valéran Joseph-Henri, frère de la préc'e. 4 flor. II E4 ; L. 338.

Valéran Joseph-Laurent, frère du préc', 28 ans, avocat à Aix sous l'Ancien Régime, bourgeois à Hyères en 1793. Membre de la seciion de Sainte-Catherine. A quitté Hyères vers le 20 août 1793 pour se rendre, en qualité d'électeur, à l'assemblée générale sectionnaire de Toulon convoquée pour le 25 du même mois et chargée de la nomination des députés è la nouvelle Convention nationale de Bourges. A émigré à Gênes le 28 frim. II. Rentré en France en prair. III, « moment où tout émigré n'avait qu'à paraître pour être reçu à bras ouverts par des administrations criminelles, loutes composées de royalistes ». Arrêté à Hyères le 27 niv, IV et Iraduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 15 germ. V (Trib. crim ). « A été ensuite l'un des chefs des 80 émigrés et contre-révolutionnaires qni, le 7 mess. V, fondirent sur l'avant-garde de la colonne mobile détachée à Hyères pour voler à la Crau... au secours des administrateurs municipaux. ., combat dans lequel il y eut deux citoyens tués el deux blessés » (affaire du bois de la Colette). A satisfaite la loi du 19 fruct. V. Séjournait à Rome en prair.

VI (I). Assassiné près de Terracine (frontière du royaume de

(1) De Rome, le 14 prair. VI, il écrivit en ces termes à son ami d'enfance Isidore Gautier, député du Var au Conseil des Cinq Cents : «..


_ 34? —

Naples), le 15 ou le 16 niv. VII, « par des révollés qui infestaient les routes ». G. 348 ; L. (suppl.) ; L. 338; Ml n°194; M6n°.1328; 98 ; (Arch. comm. d'Hyères : CC11).

Valéran Ursule-Marie-Catherine-Joséphine, née Martinenq. Décédée à Porto-Ferrajo le 22 niv. IL Ml n" 223 ; M6 n° 1122.

Ventre Bruno, menuisier. 4 flor. H. A fui à Toulon en août 1793, a l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en frim. III. E4; L. 338,382 ; Mon" 214.

Ventre Claude. L. 288.

...J'apprends, mon cher, que ma mère et ma soeur sont dans la peine et la douleur, prêtes peut-être à manquer de tout au soin de leur propre pays, et leur situation pénible me déchire l'âme. Je me flatte, mon cher, qu'étant à portée d'obtenir la fin de leurs maux qui sont les nôtres aussi, tu ne négligeras rien pour y parvenir le plus tôt possible; j'écris à Gastin, et je lui fais la même prière. J'eusse écrit encore à votre collègue Delor qui fut mon ami et qui, j'espère, le sera encore. Je vous charge, Gastin et toi, de le prier en mon nom de s'intéresser au sort de notre famille. Il doit nous rendre justice parce qu'il sait mieux que tout autre... que nous avons toujours été attachés à la liberté. L'éducation que j'ai reçue avec toi et les principes que nous avons scellés avec le lait nous ont toujours éloignés de toute propension à la tyrannie. Adieu. J'espère tout de votre demande réunie et j'aime à croire que vous nous serez utiles. Salut et amitié. Joseph Valéran ».

Gautier, Gastin et Delor i:e se laissèrent pas attendrir par la lettre précédente. Ils s'entendirent même avec les autres représentant du Var pour signaler au ministre de la police générale que Valéran ne pouvait, pas bénéficier des lois du 22 niv. et du 22 prair. III. Les raisons invoquées étaient les suivantes : « Valéran avait laissé dans sa commune, lors de son émigration, plus de cent mille écus, dont la plus grande partie en biens fonds » ; il n'avait pas été victime des journées montagnardes du 31 mai et desl" et 2 juin 1793; il avait participé, le 7 mess. V, à l'attentat commis au bois de la Colette. Ce rapport de la députation varoise est inséré à la suite de la lettre de Valéran, daté de Paris le 19 therm. VI et présente les signatures autographes de Gau tier, Marquesy, Delor, Gastin et Hernandez,


348

* Vendre Joseph, cordonnier. 4 flor. IL E4 ; L. 289; Mo n° 213.

Vérignon André. 4 flor. IL E4.

* Viton Noël (1), dit de la Garde, 45 ans, cultivateur. 4 florII. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en vent. III. E4 ; L. 338 ; M2 n° 435 ; M6 n" 149.

CANTON DE PIERREFEU Pierrefeu (855 h.)

Bouis Jean-Baptiste (2), propr. à Puget-Ville. 22 vend. III. E4 ; (Arch. comm. de Cuers : GG6 f- 458 v°).

Dedons-Pierrefeu Henry-Hyacinthe-Emile (3;, seigneur et marquis de Pierrefeu el de Collobrières, conseiller au Parlement d'Aix en 1789, « entrepreneur de spectacles » à Lyon en 1793. Ne semble pas avoir émigré avant la loi du 19 fruct. V. Aurait résidé à Lyon du H mars 1793 au 14 pluv. 11. « A été plongé, durant la Terreur, dans les cachots du 'département du Nord d'où il n'est sorti que quelques jours après le 9 therm. à la suite de son acquittement prononcé par le citoyen Boursan (4) alors en mission dans ce déparlemenl ». Se trouvaitè l'étranger en vend. IX. E7 ; L 338 ; M ; M3 n° 199 ; A7 ; B. M. 99 ; (Arch. comm.. de Pierrefeu : GG2 f° 248 v°).

'Thomas (de)-Beauvais, seigneur de Beauvais (5). 28 juin 1792. E;Y1.

(D Inscrit sur E4 avec la désignation de Noël-Viton.

(2) Double emploi probable avec Bouis Jean-Bapliste, signalé sur E4 sous la rubrique du Puget. Peut-être, identité avec le seigneur du Puget.

(3) Fils de François-Hyacinthe Dedons, ce dernier marquis de Pierrefeu, premier consul d'Aix, procureur au pays de Provence (17471753), qui mourut le 20 avril 1784 (Arch. comm. de Pierrefeu : BBI6 f- 35).

(4) Très probablement Boursault, député de Paris à la Convention. (5J Beauvais (viguerie d'Hyères, arrière-fief de Pierrefeu). Identité

probable avec (de) Thomas-la Garde François-Louis-Clair, baron de la Garde-les-Toulon (V. La Garde.)


- 349 -

Thumin Jacques, négociant, propr. à Marseille. 25 germ. II. T = 1674 f. E3; L. 29D ; M5 n» 440 ; D ; Q. 2058.

Thumin Marie-Anne-Thérèse, née Sequin, épouse du préc'. L. 299.

Thumin Catherine-Félicité. L. 299.

Thumin Gaspard. L. 299.

Thumin Jean-Joseph. L. 299.

Thumin Jean-Marius-Gaspard. L. 299.

Thumin Mathieu-Jacques. L. 299.

CANTON UU PUGET

Le Puget (1471 h.)

Bernard Jean-Charles, 60 ans, notaire. Guillotiné à Toulon le 19 niv, il. Q. 1701, 1940 ; Mn.

'Bouis Jean-Baptiste (1). 22 vend. III. E4 ; L. 288.

Riquier Jean-Pierre, 20 ans. L. 288 .

Rolland Honoré, 50 ans, négociant. Guillotiné à Toulon en Pan II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn.

Rossalin François, 17 ans, canonnier. Même détail. Q. 1940 ; Mn.

CANTON DE SOLLIÈS

Les Solliès (5991 h.) (2)

' Aiguier Anloine-Augustin, dit Bricamand, 33 ans, agriculteur. 12 brum. III. S'est rendu en armes à Toulon en août 1793, à l'étranger, sur un vaisseau anglais, le 28 frim. 11. Rentré en

(1) Double emploi problable avec Bouis Jean-Baptiste signalé sur E4 sous la rubrique de Pierrefeu. La liste des émigrés désigne peut-être ici le vicomte Jean-Baptiste du Puget qui reçut en 1827 une rente de 107.7 f. 92 sur l'indemnité d'un milliard.

(2) ED. 1790, la population de Solliès se répartissait ainsi : Sollies-la Ville(1193 b.); Solliès-la Furlède'(105"> li.); Solliès-les Toucas (1018 h.);SolIiès le-Pont (2712 h.).


- 350 -

France en l'an ni à la faveur d'un faux certificat de laboureurjardinier alors qu'il était riche agriculteur. A obéi à la loi du 19 fruct V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (6 brum. V11I). r= 27 f. 62. E4 ; L. 299,338, 358; M ; M2 n° 105 ; M6 n° 48 ; Q. 2058.

* Aiguier Biaise, perruquier. 12 brum. 111,9 vend. VII. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. Fusillé à Toulon le 9 vend. VII (Comm. milit.). E4; E6; L. 338; M5 n" 417 ; Mn.

* Aiguier François-Polycarpe, 46 ans, agriculteur. 12 brum. IL S'est rendu à Toulon vers le 30 oct. <793, à Gènes le 28 frim. IL Rentré en France le 4 germ. III par Pile de Sainte-Marguerite où il a été arrêté. Traduit à Grasse et mis en liberté le 26 germ. III (Trib crim.). Est allé à Livourne après la loi du 19 fruct. V. r= 14 f. 48. E4; G. 360; L. 358 ; M2 n° 3) ; M3 ; M6 n° 261; Q. 2058.

* Aiguier Christine, née Aiguier, épouse du préc'. 12 brum. II, 19 germ. VI. A suivi son mari à l'étranger. Condamnée à mort à Toulon le 19 germ. VI (Comm. milit.) pour désobéissance à la loi du 19 fruct. V sur dénonciation de Jean Baptiste Masson, sergent-major à la 80e demi-brigade, qui loucha en récompense une prime de cent francj. Jugement suspendu pendant deux mois sur sa déclaration qu'elle était enceinte. Déportée finalement à Cayenne par arrêté du Directoire exécutif (14 prair. Vl). E4 ; E6 (Cuers) ; L. 166, 338, 358 ; M ; M4 n» 221 ; M5 n° 37.

Aiguier Hilarion-Polycarpe, fils de la précte, né le 21 oct. 1783. 12 brum. II. E4; L. 338.

Aiguier Jean-Baptiste. 12brum. VI. Fusillé à Toulon le 12 brum. VI (Comm. milit.). EQ (Toulon); M5 n° 28 ; Mn.

* Aiguier Jean-Louis, dit Champanet, 33 ans, cultivateur. 12 brum. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. Ei; L 338, 358; M; Mi n° 917; M5n°299; M6 n° 1138.


351

Aiguier Joseph, 37 ans, cultivateur. S'est réfugié à Toulon en août 1793 et a pris, dans celte ville, les armes contre l'armée révolutionnaire. S'est ensuite rendu à l'étranger avec l'escadre anglaise. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair. VII). L. 299, 338, 358; M2 n° 721; M6 n° 1137.

* Aiguier Joseph, dit Canari, chef du 6e bataillon du Var. 12 brum. III, 4 brum. VI. A fui à Toulon en août 1793; à l'étranger, sur un vaisseau anglais, le 28 frim. IL Fusillé à Toulon le 4 brum. VI (Comm. milit.). Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair. Vu). E4 ; E6 ; L. 299, 358; Mn.

'Aiguier Joseph, dit Marotte (père), 59 ans, cabaretier. 12 brum. II. Sectionnaire. A émigré « pour se soustraire aux actes arbitraires dirigés contre lui par les perturbateurs du repos public». Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair VII). E4 ; G. 360; L. 299, 338, 358 ; M; M2 n» 560 ; M6 n" 883.

Aiguier Louis, laboureur. A fui de Solliès en août 1793 « poursuivi parles terroristes». S'est expatrié. L. 338; M5 n°8.

Aiguier Pierre, 14 ans, perruquier. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. L. 338; M2 nJ9l6 ; M6 n° 1339.

* Aiguier Pierre, dit Marron, 61 ans, cuisinier. 12 brum. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France « par le rivage de Cavalaire » en vent. III. r— 258 f. 95. E4; G. 300 ; L. 338, 358 ; M ; M4 n° 257 ; Q. 2058.

* Aiguier Joseph, fils du préc'. 12 brum.lll. E4; M; M4 n° 258.

Aiguières Victor, agriculteur. M6 n° 690.

*Aillaud (ou Ailhaud) Boniface, époux Arène Marie-Anne, 50 ans, charcutier. 12 brum. III. A fui à Toulon en août 179$, à Livourne le 28 frim. IL Rentré en France vers le Ie 1' vent. III. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire


- 352 -

exécutif (13 prair. Vil). r= 251 f. 94. E4; G. 360 ; L. 289, 338, 358 ; M2 n°200 ; M6 n° 197 ; Q. 2058.

Albert Joseph, r = 27 f. 45. Q. ^059.

* Allègre Jean-Joseph, menuisier. 12 brum. ni- A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. E4 ; L. 289, 299, 338 ; M.

* Allègre Madeleine, née Aiguier, épouse du préc'. 12 brum. III. A suivi son mari. E4 ; L. 338 ; M5 n° 39.

'Allègre Joseph-Pierre, fils de la préc'e, 14 ans. 12 brum. III. A suivi ses parents. E4 ; L. 299, 338.

Ardouvin Antoine, cultivateur et barbier. M ; M5 n° 5.

* Arèns (fils d'Arène Grafière?). 12 brum. m. E4.

* Arène (fils de la veuve). 4 flor IL E4.

* Arène Antoine, 52 ans, boucher et cultivateur. 12 brum. III. S'est livré, vers l'Ascension de 1793, à des voies de fait sur le maire de Solliès « qui, à cette époque, avait exempté du service de garde aux îles d'Hyères les notables de sa commune ». S'est rendu le 2 ) août 1793 au fort La Malgue à Toulon sur réquisition du maire et du commandant de la garde nationale de Solliès. « A vu, le 25 août suivant, les troupes anglaises débarquer au Cap Brun en même temps qu'elles prenaient possession du fort La Malgue ». A pu, le surlendemain, en trompant la vigilance des sentinelles, sortir des fortifications de la porte d'Italie et se retirer ensuite « dans les montagnes ». Arrêté en compagnie de fédéralistes dans les environs de Nice, à Sainl-Daumas, par un détachement du 3e bataillon de la 20e demi-brigade (nuit du 29 au 30 mess, il) (1). Interrogé à Grasse le 4 therm. sui(I)

sui(I) en compagnie de Danillon Laurent, aubergiste, de la Valette; de Roux Joseph, ancien gendarme, de Solliès ; de Mittre Joseph-Pierre, maréchal-ferrant, de Toulon ; de Paulis Jean-Antoine ; de Pellegrin, de Cillobrières et de Danillon fils, de la Valette. Ces deux derniers roussirent à s'échapper.


— 353 —

vant par les administrateurs du directoire du Var. Mis en liberté le 8 vent. IH par ordonnance du trib. crim. de cette ville. E4 ; G. 326, 360 ; L. 326; M ; Pi.

Arène Antoine, dit Jouve, 53 ans, agriculteur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger, sur un vaisseau anglais, le 28 frim. II. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair. VII). L. 290,299,359; M2 n° 62 ; M6 n° 266.

'Arène Barthélémy, dit Prèt-à-boire, 31 ans, cultivateur. 12 brum. III. r = 15 f. 60. E4 ; M2 n° 567 ; M6 n° 888 ; Q. 2059.

Arène François, dit Désiré, négociant. Mêmes détails que pour Arène Antoine, dit Jouve, cité plus haut, r — 16 f. 58. L. 289, 299, 359 ; 2058.

Arène Jean-Baptiste, dit Désiré, rs 169 f. 13. Q. 2058.

Arène Jean-Baptiste, 39 ans, charcutier. A fui à Toulon en sept. 1793, à Gênes le 28 frim .II. Arrêté à Agay, le 28 pluv. III, au moment de son débarquement du bâtiment génois, le SaintAlphonse, qui se rendait à Marseille et qui fut obligé de relâcher à Agay à cause du « gros temps ». Traduil à Grasse où il a été mis en liberté le 8 vent, ill (Trib. crim.). Séjournait à Livourne en l'an VII. G. 294, 360 ; M2 n> 205 ; M3 ; M6 n° 263.

Arène Thérèse, née Arène, épouse du préc', 35 ans, cultivatrice. Mêmes détails. G. 294,360; M2n°699; M6 n° 1137.

Arène Jean-Bapliste. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (27 prair. VII). L. 359.

Arène Elisabeth, née Toucas, épouse du préc'. Mêmes détails. L. 359.

* Arène Jean-Baptiste, dit Baguet, 37 ans, tourneur de chaises. 12 brum. III. r =: 117 f. 48. E4 ; M2 n°859 ; M6 n° 1136.

* Arène Louis, dit Baguet. 12 brum. III. E4 ; M5 n" 314.

* Arène Jean-Baptiste, dit Cachador. 12 brum. III. E4.


- 354 -

Arène Joseph, garçon tanneur. Décédé à l'Armée d'Italie en Pan V ou VI. Ml n° 203.

* Arène Joseph, 43 ans, agriculteur. 12 brum. III. E4 ; M2 n°641.

* Arène Joseph, dit Cacaou (ou Galon), 32 ans, cultivateur. 12 brum. III. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793. E4 ; L. 338, 339; M2 n" 949 ; M6n°ll38.

Arène Louis, dit la Victoire, 40 ans, laboureur. A fui à Toulon en août 1793, à Gênes le 28 frim. II. Rentré en France le 28 pluv. III sur le Saint-Alphonse, bâtiment génois. Appréhendé à Agay dès son débarquement et traduit à Grasseoù il a été mis en liberté le 8 vent, suivant (Trib. crim .). G. 294, 360.

* Arène Marie, née Martin (veuve). 4 flor. II. E4 ; M ; M4 n° 189; M5 n° 209.

Arène Marie-Anne. M5 n° 18.

* Arène Marie -Ursule, née Mazel (veuve de Félix), 63 ans, marchande. 12 brum. III. S'est rendue à Toulon, « auprès de sa fille malade, » le 26 août 1793. E4 (Toulon) ; L. 338 ; M5 n° 52.

* A rêne Ma rie- Anne, fille de la préc' 6. 12 brum. III. S'est rendue à Toulon, « auprès de sa soeur malade», le 26.août 1793. E4 (Toulon), L. 338 ; M5 n° 51.

'Arène Pierre, 36 ans, charretier et laboureur. 12 brum. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. r =; 150 f. 55. E4 ; L. 289, 338 ; M ; M2 n° 66 ; M6 n° 265 ; Q. 2058.

Arène Christine, née Meissonnier, épouse du préc', 31 ans. Mêmes détails. L. 338 ; M2 n° 764 ; M6 n° 1249.

* Arène François (frère de Pierre, cité plus haut), 28 ans, cultivateur. 12 brum. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 389, 338 ; M ; M2 n° 107 ; M6 n°262.

Arène Rosalie, néeGueit, épouse dtr préc', 27 ans. A suivi son mari. L. 338 ; M2 n° 763 ; M6 n° 10-19.


- 355 -

• * Arène Jean-Baptiste (frère de Pierre, cité plus haut), 24 ans, charretier. 12 brum. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. E4 ; L. 289, 338 ; M ; M2 n" 109 ; M6 n° 200

Arène Marguerite, née Couret, épouse du préc', 25 ans. Mêmes détails. L. 338 ; M2 n° 766 ; M6 n° 985.

* Arène Jérôme (frère de Pierre, cité plus haut), 34 ans, chaudronnier. 12 brum. III. A fui à Toulon en août 1793. r s 75 f. 94. EA(Solliès) ; E4 (Toulon) ; L. 289, 338, 359 ; M4 n° 67 ; M5 n°19; Q. 2058.

Arène Elisabeth, née Conquet, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 333 ; M5 n° 182.

Arène Thomas, 43 ans, sergent de ville. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Mn.

'Artaud Jean-Louis (fils de Jean-François, chirurgien), 45 ans, bourgeois. 12 brum. III. Sectionnaire. A fui à Toulon vers le 30 août 1793 € à la suite des calomnies les plus atroces », à Gênes le 28 frim. II. Rentré en France le 6 germ. III par l'île de Sainte-Marguerite. Arrêlé à Hyères et traduit à Grasse où il a été mis en liberté le l«r flor. III (Trib. crim.). r =54 f. 85. E4 ; G. 296, 308 ; L. 288, 338 ; M ; M2 n° 57 ; M6 n° 267 ; Q. 20b9(Arch. comm. de Solliès-Ville : GG9 f° 244).

* Artaud Thérèse-Elisabeth, née Moizan, épouse du préc', 45 ans, cultivatrice 12 brum. III. Mêmes détails. E4 ; G 308 ; L. 338; M; M5 n° 13 ; (Arch. comm. de Solliès-Ville : GG9 f° 244).

* Astouino, volontaire au 8e bataillon du Var. 12 brum. III. E4.

Aubert Joseph, distillateur. L. 289.

* Audidert Pierre (ou Joseph), 43 ans, frère Récollet. 12 brum. III. Membre de la section n° 1 de Solliès. A émigré « pour éviter le glaive des terroristes ». Etait tanneur en l'an IV. E4 ; L. 292, 338 ; M2 n" 103 ; M6 n° 264.

Azan Joseph. L. 290.


— 356 —

* Barcillon Jean, cultivateur. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en venl. III. r = 11 f.. E4 ; L. 338, 360 ; M ; M4 n° 229 ; M5 n» 75 ; D; Q. 2059.

Barcillon Madeleine, née Blin, épouse du préc*, cultivatrice. A suivi son mari. L. 338, 360 ; M ; M4 n° 230 ; M5 n° 113.

* Baudin Pierre, 56 ans, agriculteur. 22 vend. III. Vice-président de la section n° 1 et du « Comité du salut public » de Solliès. A quitté cette ville le 1er sept. 1793, « s'est caché quelque temps dans le bois », puis s'est rendu à Toulon. A fui dans la République de Gênes, le 28 frim. II, sur un bâtiment génois. Rentré en France le 3 germ. 111. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 vent. VII). E4;G. 360; L. 338, 360; M5 n° 326.

Bérenger (ou Bérenguier) Thérèse, née Cage, 30 ans. Guillotinée à Toulon, sur la place d'Armes, le 11 germ. II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Ml n° 182 ; Mn ; P.

* Bernard (aîné). 2i vend. III. E4. 'Bernard (cadet). 22 vend. 111. E4.

* Bernard, dit Maubelle. 22 vend. III. E4.

Bernard Charles-Régis, 26 ans, cultivateur. Membre de la section n" 1 de Solliès. A fui à Touloir le 26 août 1793 « à cause des persécutions de l'armée révolutionnaire qui était passée à Solliès ». r - 17 f. 28. L. 291, 338 ; M2 n° 926 ; M6 n° 946 ; Q. 2059.

Bernard Joseph (l), 16 ans, cultivateur. Sectionnaire. A fui à Toulon à l'approche de l'armée républicaine, à l'étranger le 28 frim. II. L. 296, 339 ; M2 n» 191 ; M6 n° 212.

* Blanc Thérèse, née Proal (veuve de Benoît Blanc). 4 flor. IL E4; M5n°233.

(1) 11 y a probablement identité entre Bernard (aîné) et Bernard Charles Régis, d'une part ; entre Bernard (cadet) et Bernard Joseph, d'autre part.


357

Bouffier Joseph, dit le Bouc. Décédé à Solliès-Ville le 1er brum. VI. Ml n°289 ; M6 n" 977.

* Bouffier Rosalie, née Aubert, épouse du préc'. 12 brum. III. E4; Ml.

Carie Joseph, 4'i ans, cordonnier. M2 n° 774 ; M6 n° 1008.

Carie Marguerite, née Terrin, épouse du préc', 31 ans. M2 n° 773 ; M 6 n° 1426.

Cartigni Joseph, cuisinier. Sectionnaire. A fui à Toulon le 19 août 1793, à l'étranger le28 frim. IL Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. L. 291, 338 ; M ; M5 n° 162.

Cartigni Théotiste, née Blanc, épouse du préc', modiste. A fui à Toulon le 4 oct. 1793. L. 338.

Clinchard Alexandre, 45 ans, officier de santé. Sectionnaire. A fui à l'étranger, r == 1 f. 55. L. 288 ; M ; M2 n° 826 ; M6 n° 1017 ; D ; Q. 2059.

Clinchard Christine, née Gueit, épouse du préc', "6 ans. A suivi son mari. M2 n°828 ; M6 n° 1035.

( linchard Laurent, fils de la préc'", 13 ans. A suivi ses parents. S'est enrôlé dans l'armée d'Egypte « lors de l'embarquement [à Toulon] du glorieux héros et vainqueur d'Italie ». M ; M2 n° 60 ; M6 n° 274.

Clinchard Jean-Baptiste, époux Clément Anne-Rose, 41 ans, chirurgien. Membre de la section n° 3 de Solliès. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (6 brum. VIII). L. 291, 299, 338, 362 ; M ; M2 n° 289 ; M6 n» 397 ; (Arch. comm. de la Farlède : GG2 f° 3).

Clinchard Apollonie, fille du préc', 12 ans. A suivi son père. M ; M2 n» 291 ; M6 n° 396 ; (Arch. comm. de la Farlède: GG2 f*3).

Clinchard Joseph-Roch, frère de la préc' 3, 15 ans. Même détail M ; M2 n° 290 ; M6 n° 395.


— &8 —

Colin Jean-François, époux Meissonnier Marie-Anne, négociant, greffier communal. N'a été amnistié que le 28 mai 1813. L. 288 ; M ; (Arch. comm. de Solliès: GG28).

Daix Jean-Baptiste, 30 ans, perruquier. « Est parti de Solliès avec l'armée contre-révolutionnaire pour servir de guide aux Anglais dans Toulon ». A fait, durant le siège de cette ville, du service actif dans le bataillon de Royal-Louis. A fui à l'étranger le 28 frim. II sur l'escadre ennemie. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (28 vend. VHL). L. 299, 338, 363 ; M3 n° 712 ; M6 n° 1029.

Décugis Jean-Louis, 21 ans, liquoriste. r zz 166 f. 50. M2 n° 936;M6n° 1056; Q. 2059.

Degaye Anne-Claire, née Bouffier (veuve de" Jean-François, médecin). S'ast rendue à Toulon vers le 30 sept. 1793 pour éviter son arrestation comme mère d'émigré. A fui à l'étranger le 28 frim. H. L. 291, 338; M5 n° 130; Q. 1959 ; (Arch. comm. de Solliès: GGI6 f° 157).

Degaye Elisabeth, fille de la précte. A suivi sa mère. L.291, 338.

Degaye Louis, frère probable de la préc' 8, médecin. Président de la section n° 1 de Solliès en juillet 1793. A fui à Toulon en août suivant, r = 401 f. 16. L. 291, 296 ; M3 n° 164 ; Q. 2058.

Escudier François, « du bourguet » des Toucas, 29 ans, travailleur. S'est réfugié à Toulon le 24 août 1793 et est parti pour Gênes « le jour de la débâcle des Anglais ». Rentré en France par Saint-Tropez le 13 pluv. III, appréhendé dès son débarquement et traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 30 pluv. suivant (Trib. crim.). G. 314, 360; L. 308, 338; M2 n° 187; M6n°236.

Escudier Jean-Baptiste-Thimothée, 31 ans, cultivateur. Sectionnaire. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France vers le 1er germ. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. r = 50 f. -4. L. 338 ; M ; M2 n° 187 ; M6 n° 235; Q. 2058.


- 359 -

Escudier Thomas. A débarqué à Saint-Tropez, venant de Gênes, le 13 pluv. III. Arrêté aussitôt, conduit à Grasse, puis dirigé sur Marseille. S'est évadé, le 19 pluv. suivant, du couvent des Dominicains de Saint-Maximin où il avait été mis au repos à la suite de longues étapes sur des chemins couverts de neige. G. 314.

Faucon Jean-Joseph-Pierre. L. 288.

Fauris Joachim, • de Solliès-Haule-Ville », 18 ans, laboureur • louant ses oeuvres •. A quitté Solliès le 22 août 1793 pour aller aux îles d'Hyères où il a séjourné environ deux mois. A fui ensuite dans là Rivière de Gênes. Rentré en France vers le 15 vent. III, arrêté dès son arrivée et traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 4 germ. III (Trib. crim.). G. 303 ; L. 308 ; M ; M2 n° 603 ; M6 n° 805.

Fauris Sauveur, 24 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 338 ; M2 n° 566 ; M5 n° 255 ; M6n°806.

Ferraporte Benoît-François. Publiquement menacé de mort par les Montagnards pour avoir présidé, en août 1793, le Comité des sections de Solliès. A fui à Toulon a cette époque, en Italie le 2i frim. II. A obéi à la loi du 19 fruct. V. A été directeur des hôpitaux militaires français de Rome jusqu'à la capitulation du fort Ange. A dû demeurer dans cette ville, auprès des malades français, lors de l'évacuation de la République romaine par nos troupes (ordre du général Garnier, commandant de Rome) (an VII). Fait prisonnier, jugé par les Autrichiens et rélégué à l'île de Capraja d'où, plus tard, il s'est évadé. A débarqué à PortMaurice. Séjournait à Paris en prair. X. r = 570 f. L. 293, 328, 338 ; M ; M1 n" 15 ; M4 n" 2 ; M6 n° 1 ; Q. 2053.

Ferraporte Anne-Pauline, née d'André, épouse du préc' A suivi son mari, « entraînée par la nature ». Résidait à Lorgues en germ. VIII. L. 338; M.

Fiés Louis (fils de Pierre, ce dernier chevalier de Saint-Louis, major commandant le batailton garde-côtes de Toulon, et de


- 360 -

Claire Bérard), 43 ans, ancien officier au régiment de Languedoc, major de la milice nationale. Président de la section n° 1 de Solliès. A ftii à Toulon le 26 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II « traînant après lui sa femme et ses enfants impubères ». Rt'îiliva Camps . n l'an III A obéi à la loi du 19 fruct. le 2e |our compl. V. r zz iMi. 22. L. 338, 354, 3li-'> ; M , M- uu 54 ; Ai6 n° 286 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Solliès : GG15 f° 210).

* Fiés Louise-Anne-Rose, née Mistral, épouse du préc' ; fille de Louis, négociant, et de Françoise Allègre. 6 flor. IL A suivi son mari, r - 83 f. 93. E4 ; L. 338, 354 ; M4n°61 , M5n° 221 ; Q. 2058 ; ( Arch. comm. de Solliès : GG15 f° 210).

Fiés Louis-Augustin, fils de la précte, 13 ans. Emmené par ses parents. L. 338, 35't ; M-; M2 n° 56 ; M6 n° 288 ; (Arch. comm. de Solliès : GGlôf 271).

Fiés Pierre-Grégoire, frère du préc', 14 ans. Même détail. L. 338, 354 ; M ; M2 n" 55 ; M6 n" 287 ; (Arch. comm. de Solliès : GG15 (° 238).

Fillol Jérôme, dit Lacombe, 39 ans, commis principal des vivres à l'armée d'Italie, boucher. Accusé de s'être rendu à Toulon pendant le siège, d'y avoir exercé des actes oppressifs et d'avoir fui ensuite à l'étranger sur un vaisseau ennemi. Mais Fillol aurait successivement séjourné à Antibes (août-déc. 1793), à Milan (peu après déc. 1793), à Paris et è Marseille (an Vtherm. VlII). Arrêté dans celte dernière ville en iherm. V1H sur dénonciation du préfel du Var et sur ordre du ministre de la police. Incarcéré pendant une semaine à Marseille, puis transféré au fort Joubert, à Toulon, en attendant sa comparution devant le trib. crim. de Draguignan où il a été mis en liberté le 4e jour compl. VIII. G. 360; L. 305, 365; M.

* Fleury Cécile, née Requier (veuve). 4 flor. II. E4 ; Ivl5 n° 240.

Fouque Louis, 37 ans, balancier-élalonneur. S'est rendu à Bormes le 25 août 1793, à Toulon en oct. suivant. A pris dans cette ville (es armes contre la République en servant d'abord


- 361 —

comme matelot sur la frégate l'Utile, puis comme sergent dans le régiment de Royal-Louis. A participé è Patlaque du Faron « où il a troué un Français avec le bout de sa bayonnetle ». A fui à Livourne, sur un navire ennemi, le 28 frim. IL Rentré en France vers pluv. III. A fait partie dès lors d'une compagnie de Jésus et du Soleil. Dénoncé le 27 germ IV, par onze citoyens de Solliès, « comme un des plus cruels persécuteurs des patriotes ». Arrêté le lendemain et incarcéré au fort La Malgue, à Toulon (1). A obéi à la loi du 19 fruct. V. Vivait à Solliès en brum. IX. G. 360 ; L. 288, 338 ; M ; M2 n- 423 ; M6n- 102.

Garcin Claude, r .-=. 78 f. 84. Q. 2059.

Gardanne Laurent, 46 ans, charretier. S'est rendu à Toulon en août 1793 et y a servi dans le Royal-Louis. A fui è l'étranger le 28 frim. II sur l'escadre anglaise. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair VII). G. 360 ; L. 299, 366 ; M ; M2 n° 909 ; M6 n° 1226.

Gardanne Luc, gendarme. 19 pluv. VI. Condamné à (?) par jugement de la Comm. milit. de Toulon en date du (?). E6.

Gardanne Pons, 29 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 288; M ; M2 n° 218; M6n° 244.

Gaugier Pierre, 41 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en vent. III." . L. 338; M2 n" 714; M6 n° 1230.

Gavoly Jean-Joseph, des Toucas, 39 ans, agriculteur. S'est réfugié à Toulon en août 1793. Arrêté le 23 niv. II et incarcéré à Grasse, r = 404 f. 59. L. 338; M2 n" 129; M6 n° 181; Q. 2058, 2059.

(1) A.comparu devant le trib. crim. du Var, mais les documents sont ■ muets sur le jugement rendu. Il y fut sans doute acquitté, ce tribunal n'ayant jamais prononcé que des mises en liberté et des mises en surveillance.


— 362 -

Gavoly Madeleine, née Toucas, 36 ans. M2 n° 7C8; M6 n° 1425.

Gensolen Charles, 30 ans, agriculteur. Ne semble pas avoir émigré : aurait successivement résidé à Cabasse (sept. 1793-15 therm. V), à Flassans (16 therm. V-4 frim. IX), à Brignoles (5 frim. 1X-30 vend. X). G. 360.

Gensolen Jean-François, époux Ursule-Madeleine Arène, né à Solliès le 22 fév. 1746, avocat et ancien receveur de l'enregistrement. Délégué de la sénéchaussée d'Hyères aux Etals de la Province tenus à Aix le 22 mars 1789. Sectionnaire. A quitté Solliès ie 9 sept. 1793 pour aller se cacher dans les bois environnants où il est resté une dizaine de jours. S'est rendu ensuite à Toulon « avec un bateau ». A émigré « sur les côtes d'Italie » le 28 frim. II. Rentré en France le 3 germ. 111. A comparu le 25 germ. suivant devant le trib. crim. de Grasse qui l'a mis en liberté le même jour (1). A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exéculif (8 brum. VIII). Se trouvait à Languilla (Rivière de Gênes), vers fruct. IX, où il servait en qualité d'infirmier-major dans un hôpital militaire. Décédé à Solliès le 18 avril 1813. r= 764 f. G. 306; L. 289, 299, 338, 366 ; M ; M2 n° 53 ; M6 n° 46 ; 01 ; D ; Q. 2058.

Gensolen Joseph-Charles, 31 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 29 août 1793, en 1 taIie le 28 frim. IL A séjourné en Piémont en Pan 111. Renlré en France le 3 germ. III. r = 650 f. 51. G. 306; L. 3J8 ; M2 n° 762 ; M6 n" 1234 ; 01 ; Q. 2058.

Gensolen Claire-Marguerite, née Sénés, épouse du préc', 29 ans, cultivatrice. A accouché à Montreuil (Piémont) de MarieUrsule Gensolen. G. 306; L. 3d8; M2 n° 753 ; M6n° 1412; 01.

Gensolen Ursule-Scholastique-Charlotte, née Caussemille (veuve de Barthélémy, avocat), belle-mère de la préc*e. S'est

(1) A fourni devant ce tribunal un certificat constatant qu'il était cultivateur et a pu bénéficier ainsi de la loi du 22 niv. III qui autorisait la rentrée en France des ouvriers manuels émigrés.


— 363 —

rendue à Toulon et en Italie. Décédée à Solliès le 27 vend. VIII. G. 306 ; L. 338 ; Ml n° 1P9 ; M6 n° 1027 ; 01.

Gerfroy Jean-Augustin (fils de Joseph, bourgeois, et de Thérèse Albert), de Solliès, 39 ans, ecclésiastique réfractaire. A émigré enaoûL 1792. L. 290, 294 ; (Arch. comm. de Solliès: GG 13 fos 119,148).

Gerfroy Joseph-François, époux Claire-Victoire Silassy-Mazan, 43 ans, officier de santé. Président du Comité des sections de Solliès. A fui à Toulon en sept. 1793 « pour mettre ses jours en sûreté »; s'est rendu en Espagne sur un bâtiment espagnol le 28 frim. II, puis à Gênes. Rentré en France en mess. III. Dénoncé, le 14 niv. IV, par quinze citoyens de Solliès, pour avoir émigré avec un vaisseau ennemi. Arrêté à Solliès, incarcéré dans la maison d'arrêt de Toulon et traduite Brignoles où il a été mis en liberté le 22 frim. V (Trib. crim.). A obéi à la loi du 19 frucl. V. r - 260 f. G. 360; L. 288, 291, 338; M ; M2 n° 58 ; M6 n° 297 ; D ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Solliès: GG 16 V 113).

Gueit Pierre, cuisinier. A fui à Toulon en aoùl 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 18 vent. III. L. 292, 338, 347.

Guidon Jean-Baptiste (fils), agriculteur, propr. à Toulon. 8 germ. III. Secrétaire de la section n° 3 de Solliès-Farlède A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger, avec l'escadre anglaise, le 28 frim. II. Signalé comme un des ennemis les plus audacieux de la République. Rentré en France à la faveur d'un faux certificat. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair. VII). E6 (Toulon) ; L. 291,299, 338, 367; Q 1940.

Guidon Joseph (fils), agriculteur, propr. à Toulon. 8 germ. III. -Membre de la section n° 3 de Solliès -Farlède. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. E6 (Toulon) ; L. 338.

Guiran Joseph, époux Marianne Barnoin, 41 ans, notaire, greffier des arbitrages. Sectionnaire. « Décoré de la cocarde blanche», il a poussé la population de Solliès à-se rendre à


— 364 —

Toulon pour y recevoir les Anglais. Est allé lui-même dans cette ville « frappé de terreur et craignant pour ses jours à cause des malveillants qui avaient répandu la désolation dans la contrée ». A fui à Gênes, le 28 frim. II, sur un bâtiment ennemi. Rentré en France sur le Saint-Alphonse, vaisseau génois, le 28 pluv. III. Arrêté a Agay le même jour et conduit'à la prison du Séminaire, à Grasse, deux jours après. Mis en liberté par ordonnance du Irib. crim. de cette commune le 23, germ, III, sur présentation d'un faux certificat de cultivateur. A séjourné à Livourne en l'an VI. G. 294, 360 ; L. 305, 338 ; M ! ; M6 n° 62 ; (Arch. comm. de Solliès : GG 15 f° 300).

Imbert César-Joseph, curé, propr. à Cogolin. 22 vend. III. Président de la seciion n° 3 de Solliès en juin-juillet 1793. A émigré «afin de se soustraire aux poursuites de l'armée révolutionnaire ». E4 ; L. 291, 338; M6 n° 682.

Jullian François, 31 ans, cultivateur. M2 n° 948; M6 n° 1074.

Laguerre Louis, nègre de Pile de Grenade, 21 ans, aide-cuisinier. S'est rendu à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Etait cuisinier, en flor. IV, chez M. de Courten, capitaine général à Saragosse. L. 371.

Laure Louis, époux Guibot Marie-Anne, taillandier. Décédé à Oneille en 1794. Ml n° 179.

* Légier. 21 juil. 1792. E.

Levens Louis, 'i3 ans, maçon. A fui à Toulon le 24 août 1793, à Gènes le 28 frim. IL Rentré en France, par Saint-Tropez, le 13 pluv. III. G. 314, 360 ; L. 338.

Lion Alexandre, 27 ans, cultivateur. M2 n° 703 ; M6 n° 1094.

Lion Jean-François, 43 ans, instituteur. M2 n° 722 ; M6 n° 1092.

Lions Antoine, époux Girard Catherine, tailleur d'habits. Décédé à l'hospice de la marine, à Toulon, en 1793. r = 29 f. 61. M1 n° 290 ; Q. 2059.

Lions Jean-François, 44 ans, cultivateur. S'est rendu à Toulon en sept. 1793 « après avoir erré quelques jours dans les


- 365 -

bois». A fui à Gènes le 28 frim. IL Rentré en France par Agay, sur le navire génois le Saint-Alphonse, le 28 pluv III. G. 294, 360.

Lions Joseph, 31 ans, cultivateur à la journée. A fui aux îles d'Hyères le 22 août 1793, dans la Rivière de Gênes le 28 frim. II. Rentré en France le 15 vent. III. G. 303 ; L. 338.

Lyon Alexandre. 4 brum. VI. Condamné à la déportation (Comm. milit. de Toulon) le (?). E6.

. * Maneille Eustache (fils de Joseph), bâtier. 4 flor. II. S'est réfugié à Toulon en août 1793. E4 ; L. 333 '; M5 n" 396.

* Martin (l), capitaine au 8e bataillon du Var. 4 flor. IL E4 ; M.

Martin, dit Chichon de la Farlède, né à Solliès le 11 nov. 1753. 4 flor. II. E4; M.

. Marlin Pierre, époux Décormetti Madeleine, gendarme à cheval. A fui à Toulon le 29 août 1793 pour se soustraire « aux persécutions des anarchistes. » Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. r = 57 f. 32. L. 296, 338 ; M ; Ml 200; M6 n° 1459; Q 2059.

Marlinenq Louis, 32 ans, menuisier. M2 n° 1 ; M6 n° 185.

'Massillon André, agriculteur. 4 vent. IL Elu membre de la municipalité d'Hyères en sept 1793. Emprisonné à Solliès vers le 12 oct. suivant. S'est évadé et aurait erré dans les bois jusqu'en germ. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. S'est engagé dans l'armée d'Egypte où il a été atteint de cécité. Se trouvait à Livourne en germ. IX. r == 'i9 f. 59. E4 ; L. 33S ; M ; M4 n° 78 ; M5n° 400; Q. 20S8.

* Massillon Adélaïde, née Dellor, épouse du préc', couturière. 4 vent. IL S'est réfugiée à Toulon le 1er oct. 1793. E4 ; L. 338 ; M ; M4 n° 77 ; M5 nos 210, 231 ; Q. 2058.

(1) N'a pu être identifié, en therm. XIV, par le maire de Solliès et le sous-préfet de Toulon.


— 366 —

* Maurel Pierre, dit de la Farlède, 45 ans, ménager et maçon. 4 flor. IL Membre d'une section de Solliès. A fui à Toulon en août 1.793, à l'étranger le 28 frim. IL r - 721 f 15. E4 ; L. 339, 372, 373 ; M ; M4 n° 56 ; M5 n° 401 ; Q. 2058.

Maurel Marguerite, née Leauffre, épouse du préc'. 4 flor. IL A suivi son mari. E4 ; L. 339 ; M ; M5 n° 214.

* Maurel Adélaïde, fille de la préc' 8. 4 flor. II. A suivi ses parents. E4 ; L. 339.

* Maurel Sophie, soeur de la préc'e. 4 flor. IL Même détail. E4 ; L. 339

* Mazan-Silassy César, 35 ans, savonnier. 4 flor. IL A fui à Toulon le 1er sept. 1793, « sur les côtes d'Italie» le 28 frim. II. Rentré en France le 3 germ. m. A obéi à la loi du 19 fruct. V. r = 88 f. 78. E4 ; G. 306 ; L. 338 ; M ; M2 n° 320 ; M6 n° 509 ; Q. 2058.

* Mazan-Silassy Thérèse, soeur du préc', 35 ans, couturière. 4 flor. 11. A suivi son frère. Décédée dans un naufrage, sur les côtes de Sicile, le 7 niv. IX. E4 ; G. 3C6 ; L. 338 ; M ; M1 n° 57 ; M5 n° 218.

* Mazan-Silassy Jacques, époux Thérèse Auvelli, 46 ans, notaire. 4 flor. IL Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. El ; L. 338 ; M ; M2 n° 51 ; M6 n° 47 ; 01 ; (Arch. comm. de Solliès : GG 15 f» 295 V).

'Mazan-Silassy Joseph-François, né à Solliès-le-Pont en 1755, (fils de Joseph Charles, bourgeois, et d'Elisabeth Valence), agriculteur. 4 flor. II. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France par Nice le 26 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. S'est dès lors rendu à Livourne. Décédé dans un naufrage, sur les côtes de Sicile, le 7 niv. IX. r =: 291 f. E4 ; L. 338 ; M ; M2 ; M6 n° 643 ; 01 ; D ; Q. 2059 ; (Arch. comm. de Solliès : GG 10 f° 187 v°). m

* Mazan-Silassy Marie-Angelique-Joseph, née Portalis, épouse du préc'. 4 flor. IL Mêmes détails que pour son mari. E4 ; L.


— 367 —

338 ; M ; M4 n° 73 ; M5 na 217 ; 01 ; (Arch. comm. de Solliès : GG45 M31).

* Mazan-Silassy, fille de la préc'e, 4 flor. IL A suivi ses parents. E4; M ; M5 nu 216.

* Mazan Silassy Joseph-François-Martial, frère de la préc'e, 14 ans. 4 flor. II. Emmené à Toulon et en Italie par ses parents. S'est rendu à Livourne, auprès de son père, en l'an VIII, puis à Palerme après la mort de celui-ci. E4 ; M2 ; M6 n' 1535 ; 01 ; (Arch. comm. de Solliès: GG15 f° 220 v°).

* Mazan Silassy Léon-Emmanuel, frère du préc', 12 ans. 4 flor. IL Mêmes observations (1).E4; M ; M2 n°61 ; M6 n° 329.

* Meissonnier Michel-Toussaint, 23 ans, marchand. 14 vent. IL Fédéraliste. A fui à Toulon en août 1793. Considéré comme espion par les républicains pendant son séjour dans celte ville. S'est rendue l'étranger, le 28 frim. II, sur un vaisseau génois, «pour cause de frayeur ». E4 ; L. 294, 339 ; M2 n" 153; M6 n° 355.

* Meissonnier Madeleine, née Beaudin, épouse du préc' 14 vent. IL A suivi son mari. E4 ; L. 293, 339 ; M5 n" 220.

'-Meissonnier (les enfants de la préc'e). 14 vent. II. E4.

* Meselisse-Toucas Joseph. 4 flor. II. E4.

Ollieules (d') Charles-Victor (fils de feu Jean, marchand savonnier, et de feue Anne Arène), 38 ans, bourgeois, dernier maireconsul de Solliès, propr. dans le Bas-Rhin (?). 26 fruct. VI. A fui à Toulon en août 1793, en Italie le £8 frim. II. Rentré en France le 3 germ. III par « la rade de Cannes », appréhendé dès son débarquement et traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 25 germ. suivant (Trib. crim.) (2). Réfractaire à la loi du 19

(1) Etait tanneur en l'an X.

(2) S'était fait délivrer un faux certificat constatant qu'il exerçait le métier de garçon savonnier (bénéficiaire par suite de la loi du 22 niv. III),


368

fruct. V : arrêté à Manosque et fusillé au Champ de Mars à

Toulon le 26 fruct. Vi (Comm. milit.). r - 502 f. 50. E6 ; G.

306; L. 338 ; M ; Ml (répert.) ; M6 959 ; Mn; 01 ; B M. 99 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Solliès: GG 16 f° 201 V).

Ollieules(d') Ursule-Elisabeth, née Gensolen, épouse du préc', (fille de feu Barthélémy, avocat, et d'UrsuIe-Scholastique-Charlotte Caussemille), 2oans. A rejoint son mari à Toulon le 26 sept. 1793 et l'a suivi en Italie. Rentrée en France, appréhendée et mise en liberté en même temps que lui Résidait à Saint-Tropez en l'an X. G. 306 ; L. 338 ; M 2 n" 928 ; M6 n° 934 ; (Arch. comm. de Solliès : GG 16 f» 201 v°).

Ollieules (d'), fils de la préc'e, 5 ans. A suivi ses parents. G. 306.

Ollieules (d') Claire A fui à Toulon le 25 août 1793, mais ne semble pas avoir quitté la France. L. 338.

Pellegrin François-Pierre (fils de feu Louis-François, bourgeois, et d'Anne-Scholastique Bézad), agriculteur, propr. à Hyères, Solliès. 4 flor. II. Décédé à Carihagène le 29 brum. H. r = 366 f. 36. E4 , Ml n» I9S ; M6 n» 1321 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Solliès : GG 15 f° 18).

Pellegrin Thérèse, née Albert, épouse du préc', propr. à Hyères, Solliès. 4 flor. II. FA ; Ml n» 198 ; M4 n° 65; M5 n«s 9, 226; (Arch. comm. de Solliès : GG 15 f" 18).

Pellegrin Madeleine, fille de la préc" 1, 13 ans, propr. à Hyères, Solliès. E4; Ml ; M2 n" ^60 ; M6 n» 1364.

Pellegrin Thérèse, su3»ir de la préc'e, 14 ans, propr. à Hyères, Solliès. E4 ; Ml ; M2 n<> 76I ; M6 n° 1363.

Perrault Jean-Baptiste, de Touruus (Saône-et-Loire), 30 ans, prêtre. A émigré en Italie en août 1792. A tenté de se rendre è Toulon, pendant l'occupation anglaise, sur la Madonna di Montenero e santa Maria Magdalena, tartane partie de Livourne le 26 brum. II. A débarqué à Saint-Tropez le lendemain à cause d'une tempête. Arrêté près delà Molle par les troupes du général Gardanne, puis traduit devant le trib. révol. de Grasse-


- 369 -

Condamné à mort, le 27 niv. II, à onze heures du matin, et guillotiné le même jour à quatre heures du soir sur la place du Claveau ou du Cours. G. 319 ; PI ; X.

Pey Claire, née Guiol (veuve), 35 ans. M2 n" 957; M6 n° 1048.

* Pey Eustache, cultivateur et perruquier. 4flor. Il, 28 therm. VI. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28frim. IL Fusillé dans cette ville le 28 therm. VI (Comm. milit.). r = 135 f. 10. E4 ; E6 ; L. 338 ; M ; Ml n° 58 ; M6n° 672 ; MnJ; Q. 2058.

Pey, épouse du préc'. E4.

Pey Joseph, fils de la préc' 6, tanneur. 4 flor. IL E4 ; Ml.

Pey Jean ( fils de Joseph et de Thérèse Delor), né à Solliès le 2 mars 1720, ex-chanoine de l'église cathédrale de Toulon, ancien vicaire général et officiai de l'évéque de Ghoin, chanoine honoraire de Notre-Dame de Paris, prédicateur du roi. S'est retiré en Flandre, puis en Allemagne, enfin à Venise où il est mort le 6 vend. VI. Auteur de nombreux ouvrages de théologie. Son portrait figure dans une salle de l'hôpital Saint-Félix à Solliès-Pont. M ; Ml n" 202 ; M6 n° 1324 ; B. M. 99.

Pey Joseph-François, frère du préc', médecin. 4 flor. IL Membre du Comité des sections de Solliès. A fui à Toulon en sept, 1793. Décédé dans cette ville le 29 ou le 31 oct. suivant, r = 531 f. 29. E4 ; L. 291, 338 ; M ; Ml n° 201 ; M6 n° 1323 ; B. M. 99 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Solliès : GG14 f° £08 v°j.

Pey Marguerite-Rose, née Moutte, épouse du préc', 55 ans. M2n° 752; M6 n° 1345; (Arch. comm. de Solliès: GG14 f° 408 v°).

Pey Félix (1), fils de la préc'e, 21 ans. M2 n°38.; M6n° 318.

Pey Thérèse-Claire, soeur du préc', 33 ans. M2 n° 751 ; M6 n° 1354.

(1) Fondateur de l'hospice Saint-Félix de Solliès-Pont. L'un de ses frères, François-Joseph, né à Solliès le 29 janv. 1759, vicaire à la pa--• roisse Saint-Landry à Paris, avait été massacré à l'Abbaye en sept. 1792.

21


- 370 —

Pey Joseph-Simon, 12 ans. M2 n° 958 ; M6 n° 1353.

Pi» Honoré, époux Guissan, 53 ans, cultivateur, propr. à Solliès età Hyères. 4 flor. II. S'est rendu à Toulon le 24 août 1793 avec la force arméo de Solliès. E4; L. 289, 338, 376 ; M2 n°°33 ; M6 1359.

* Possel Anne-Rose (fille de Jean). 4 flor. II. E4 ; MB n°229.

* Possel Martin, tailleur d'habits. 4 flor. II. A fui à Toulon en août 1793. E4 ; L. 338 ; M5 n° 296,

Rainaud François, dit le Bienheureux, 31 ans. M2 n° 951 ; M6 n»1395.

Ramel Anne, née Bouffier (veuve de Pierre, boucher), 74 ans. A fui à Toulon en août 1793, dans la Rivière de Gênes le 28 frim. IL Rentrée en France vers le 15 vent. III. G. 303 ; L. 338.

* Ramel François, boucher. 4 flor. II. Sectionnaire. S'est rendu « en armes » à Toulon en août 1793, dans la Rivière de Gênes, sur un vaisseau anglais, le 28 frim. II. Rentré en France vers le 15 vent. III. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 prair. VIi). A maltraité à Solliès, le 30prair. Vli,en compagnie de sept autres émigrés, des gendarmes qui visitaient, à neuf heures du soir, le cabaret du citoyen Bouffier. Se trouvait à l'étranger en vend. IX. E4 ; G. 303 ; L. 299, 305, 338, 378 ; M ; M5 n° 704.

Ramel Françoise, née Clément, épouse du préc', 36 ans, bouchère. A suivi son mari. G. 303 ; L. 338; M5 n° 179.

Ramel Frédéric, fils de la précte. A suivi ses parents. E4 ; G. 303 ; M.

Ramel Louis-Joseph, frère du préc'. Même détail. E4 ; G. 303 ; M.

Ramel Marie, soeur du préc'. Même détail. E4 ; G. 303 ; M.

Ramel Mafius, frère de la précte. Même détail. E4; G. 303 ; M.


— 371 -

* Ramel Joachim (frère de François, boucher, cité plus haut), 32 ans, cuisinier. 4 flor. II. Mêmes détails que pour son frère François. E4 ; G. 303 ; L. 299, 305, 338, 378 ; M.

* Ramel Joseph, frère du préc', 32 ans, boucher. 4 flor. II. S'est rendu à Toulon en août 1793 et y a coopéré à livrer celte place aux Anglais. A fui dans la Rivière de Gênes, sur la flotte britannique, le 28 frim. II. Rentré en France vers le 15 vent. III. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (27 prair. VII). E4 ; G. 303 ; L. 299, 338, 378 ; M ; M5 n° 705.

Rastin Joseph, né à Solliès le 18 août 1736, curé des Toucas. 4 flor. IL Assermenté. Président de la section des Toucas. A fui à Toulon en août 1793 « pour se soustraire aux poursuites de l'armée révolutionnaire » S'est rendu ensuite à Porlo-Ferrajo sur un bâtiment neutre. A rétracté en Italie son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, puis s'est désavoué de nouveau. Rentré vers l'an IV aux Toucas où il a repris clandestinement ses fonctions ecclésiastiques. Dénoncé par un enfanl, il a été fusillé à Toulon le 28 niv. VI pour infraction à la loi du 19 fruct. V (Comm. milit.). Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 vend. VlII). Auteur dediverses compositions poétiques. E4 , L. 291, 299, 338, 378 ; Mn; X; B. M. 99.

Ravel Pierre. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q. 1940.

Reboul Lazare, maçon. 4 flor. II. A fui à Toulon en août 1793. E4; L. 338 ; M5 n° 425.

* Requier Clotilde (fille de Jean dit Manache). 4 flor. IL E4 ; M5 n» 239.

Rey Antoine, voiturier. Rentré d'Angleterre, par Calais, le 4 mess. X. r =» 364 f.. M6 n° 506 ; Q. 2059.

Reynaud, dit le Gros, négociant. A fui à Toulon le 1er sept. 1793; à l'étranger, sur un vaisseau britannique, le 28 frim. IL Accusé, dès sa rentrée en France, défaire partie d'une compa-


- 372 -

irnif dp Jpsm et, plus Lard, « d'avoir arraché à la citoyenne 'p.vrio.r «a eocard» a ni trois couleurs qu'il avait ensuit 11 foulée aux piods » G 360

* Rrt/naud Jean-François (1\ 38 ans, laboureur. 4 flor. II A fui a Toulon le 1er sept. 1793 ; à Oneille, sur un navire anglais, le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. Incarcéré au fort La Malgne, è Toulon, le 82 pluv. IV. E4 ; G. M60, 364 ; L. 289, 299, 378 ; M ; M2 n° 102 ; M6 n° 320 ; (Arch. comm. de Solliès: GG16 f° 193 v°).

* Reynaud Thérèse, née Arène, épouse du prée 1. 4 flor. II. A suivi son mari. E4 ; G. 360 ; L. 289, 299, 378 ; M ; M5 n° 243 ; {Arch. comm. de Solliès : GG16 f° 193 v°).

* Reynaud (les trois enfants de la précte). 4 flor. II. On t suivi leurs parents. E4 ; G. 360 ; L. 299.

Rimbaud Marie-Claire, née Décugis, 26 ans. M2 n° 765 ; M6n°119l.

Rimbaud Polycarpe, 27 ans, cultivateur. Guillotiné à Toulon le 28 vent. II (Comm. révol). Q. 1701, 1940.

* Ripert Joseph, dit Pignans, 62 ans, « marchand revendeur ». 4 flor. IL Membre de la section n° 1 de Solliès. A fui à Toulon le 26 août 1793, k l'étranger le 28 frim. II. r = 43 f. 87. E4 ; L. 292, 338, 378 ; M2 n° 59 ; M6 n° 324 ; Q. 2038.

Riquier Jean-François, gendarme. Sectionnaire. L. 339.

Riquier Adélaïde, née Guilas, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 339.

Roux Joseph-Toussaint, 26 ans, ancien gendarme à Hyères, laboureur. Fédéraliste. A fui à Toulon en août 1793. A pu échapper aux représailles montagnardes en errant dans les campagnes après le 28 frim. IL Arrêté par un détachement du 3e bataillon de la 20e demi-brigade, dans la nuit du 29 au 30 mess. II, à Saint-Dalmas (environs de Nice). Condamné à mort

(1) Identité probable avec Reynaud, dit le Gros.


- 373 -

le 16 frim. III par le trib. révol. de Grasse. Guillotiné le lende„ main à deux heures du soir. G. 327 ; Pi.

Roux Pierre, ancien chartreux. 4 flor. II. E4.

Seire Jean-Baptiste, ditLoucerla, 33 ans, travailleur. 4 flor. IL A émigré en août 1793. E4 ; L. 338 ; M2 n° 908 ; M6 n° 1404.

* Sénés (femme de S. Maximin). 4 flor. II. E4 ; M5 n° 253.

Sénés (fils de Christine). 4 flor. II. E4.

Sénés André-Dadam, 47 ans, cuisinier. 4 flor. II. Rentré de Londres, par le Havre, en Iherm. X. E4; M2 n° 1003 ; M6 n° 1399.

Sénés Christophe. L. 288.

Sénés Jean-Baptiste. L. .'88.

Sénés Jean-François. L. 288.

Sénés Joseph, époux Gardanne Anne. L. 289.

Sénés Joseph-Pierre, 83 ans, cultivateur. A émigré en août 1793. L. 338 ; M2 n° 934 ; M6 n° «396.

Sénés (des) Louis. 4 flor. IL E4.

Sibon Joseph-Constant, prêtre. Sorti de France en 1793. Se trouvait à Lisbonne en l'an X « souffrant d'une indisposition de poitrine qui l'empêchait de revenir dans son pays ». M ; M2.

Sibon Viclor-Jacques, ecclésiastique. Réfractaire et déporté. S'est rendu à Nice, par Aiguës-Mortes, le 16 sept. 1792. N'a prêté le serment prescrit pai le sénatus-consulte du 6 flor. X que le 22 juin 18U9 devant K sous-préfet de Toulon. L. 296 ; Mb' n° 1571.

Simon François, 21 ans, menuisier, volontaire au 7e balaillon du Var. A fui à Toulon en oût 1793, « sur les côtes de Gènes » le 28 frim. II, plus lard à l'île d'Elbe. Rentré en France, i.aiSaint-Tropez, le 13 pluv. III. Arrête aussiiol, conduii < 0 ,. > puis dirigé sur Marseille. S'est évadé, le 19 pluv. suivant, <iu couvent des Dominicains de Sainl-Maximin où il avait été mis


- 374 —

au repos à la suite de longues étapes sur des chemins couverts de neige. A dès lors fait partie d'une compagnie de Jésus où il est devenu « fameux sujet ». Appréhendé le 8 vent. IV sur l'ordre du général Gardanne, commandant de Toulon. Incarcéré au fort La Malgue, puis traduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 11 pluv. V sous la condition d'être de nouveau incorporé dans l'armée (Trib .crim.). G. 314, 360 ; L. 33$.

Simon Pierre, 39 ans, cordier. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 338 ; M2 n° 441 ; M6 n» 90.

* Terrin Pierre, 28 ans, tisserand. 4 flor. II. Membre delà section n° 2 de Solliès. A fui à Toulon à l'approche de l'armée révolutionnaire. E4 ; M2 n°56I ; \16 n° 877.

Thellon Etienne (fils), chirurgien de la marine. 4 flor. IL E4.

* Thellon Jean-Baptiste. 4 flor. H. E4.

* Thellon (frère du préc'). 4 flor. IL E4.

* Thellon (soeurs dos préc13). 4 flor. II. E4.

Thollon Jean-Baptiste, 28 ans. Se trouvait à Milan en fruct. X. M2.

Thouron Hippolyte-Barthélemy, bourgeois. 4 flor. II, 18 frim. VL A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Fusillé à Toulon le 16 frim. VI (Comm. inilit.). E4 (Hyères) ; Eli (Hyères) ; L. 338 ; M ; Ml n" 168 ; M6 n" 937 ; Mn.

Thouron Sabine, née Ferrier, épouse du préc 1, 16 ans. A suivi son mari. Ei (Hyères) ; L. 338 ; M2 n° 746 ; M6 n° 719.

Thouron Honoré, dit le Carme, 25 ans, marin, propr. à Hyères. 22 vend. II. r = ïl f. E4 (Hyères) ; M2 n°581 ; M6 n° 875 ; Q.2058.

* Toucas Jean. 4 flor. II. E4.

Toucas (belle-mère de Jean), dite de Carqueiranne. 4 flor. II. E4 ; M5 n° 257.

* Toucas Jean-Escudier, dit de la Crau. 4 flor. II. E4.


- 375 -

Toucas Joseph, 37 ans, laboureur. A fui à Toulon le 25 août 1793, à Livourne le 28 frim. II. Rentré en France le 4 germ. III par l'île de Sainte-Marguerite. G. 307 ; L. 338 ; M2 n° 562 ; M6 n° 874.

* Toucas Laurent, dit Long, 44 ans, cultivateur. 4 flor. II. N'aurait pas émigré avani la loi du 19 fruct. V, mais se serait caché dans les campagnes de Solliès en 1793. r =: 84 f. 36. E4; L. 338 ; M2 n° 345 ; M6 n° 514 ; Q. 2058.

Toucas Madeleine (« fille de François de Guiols •). 4 flor. IL E4 ; M5 n° -258.

Toulousain, menuisier. 4 flor. II. E4; M5 n° 348.

Toulouzain, femme du préc 1. 4 flor. II. E4 ; M5 n' 349.

* Tourtour Joseph-Charles (1) (fils de Joseph, négociant, et de Marie-Madeleine Gavary), 36 ans, notaire. 4 flor. II. Secrétaire de la section n° lde Solliès. A fui à Toulon vers 1J 1er sept. 1793 afin de t se soustraire à la poursuite dirigée contre lui par l'armée révolutionnaire ». Résidait à Brignoles en l'an X. r = 45 f. 60. E4; L. 291,306, 327, 338; M; M2 n° 110; M6 n» 330; Q. 2058 ; (Arch comm. de Solliès : GG16 f° 180 v°).

* Tourtour Thérèse-Elisabeth, née Aiguier, épouse du préc 1, (fille de Joseph-Marc, notaire, et de Thérèse Giraud). 4 flor. II. A"suivi son mari. E4; L. 291, 338; M5 nos 36, 260; Q. 2058; (Arch. comm. de Solliès: GGIli f' 180 v").

* Tourtour, fils de la précte. 4 flor. IL E4.

Vache Pierre, cultivateur. 13 mess VIII. Membre de la section n* 2 de Solliès. A fui à Toulon en août 1793. Fusillé dans cette ville le 13 mess. VII (Comm. milit.). E6 ; L. 338, 382; Ml n» 150; M6 n°928; Mn.

Vache Anne Rose, née Guiol, épouse du préc 1. A émigré avec son mari. Décédée à (?) le 2 prair. IV. M ; M5 n° 263.

(1) Inscrit par erreur sur E4 avec le prénom de Gabriel (M2 n° 110\


- 376 -

Vaguier Pierre, 49 ans, boulanger, propr. à la Farlède. 4 flor. IL A fui à Toulon en août 1793. A accepté dans cette ville « l'entreprise des charrois au service des Anglais ». S'est rendu, le 28 frim. II, dans la Rivière de Gênes. Maintenu sur la liste des • émigrés par arrêté du Directoire exécutif (17 prair. VII). E4 ; G. 303 ; L. 299, 338, 382 ; M2 n° 563 ; M6 n° 878.

Vaquier Marie, née Gueydon, épouse du préc', 50 ans, propr. à la Farlède. 4 flor. IL A suivi son mari. E4 ; G. 303; M5 n 0" 266, 313.

* Vidal Louis (fils de Jean, dit du Bourguel), cultivateur. 4 flor. H. Décédé à Toulon en l'an IL E4 ; Ml n° 260 ; M6 n° 1478.

* Vidal Elisabeth, née Aiguier, épouse du préc*. 4 flor. IL E4; Ml n'260.

Voment Joseph. 4 mess. IL E4.


— 377 - vu

DISTRICT DE SAINT-MAXIMIN

CANTON DE BRAS

Auriac ( 74 h.) Néant

Bras (1058 h.)

Antrechaux (d') Charles-Nicolas-Ambroise, curé et vicaire perpétuel de Bras, propr. à Bras, Sainte-Anastasie, Toulon. 28 juin 1792, 14 vent. II, 7 pluv. III. Accusé en 1790, par des officiers municipaux de Bras, d'avoir proféré publiquement des injures contre les représentants du peuple à l'Assemblée nationale, r = 16 f. 51. E (Toulon) ; E4 (Sainte-Anastasie) ; E6 (Toulon); L. 290, 291, 318; Q. 2059; (Arch. comm. de Bras: BBI5 f°14).

Bonfils, lieutenant de volontaires. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940.

Julien André, prêtre. Se serait caché à Trets (Bouches-duRhône) du 15 avr. 1792 au 9 flor. V : ses biens ont été séquestrés. L. 291,

Bruë (324 h.)

Néant

CANTON DE NANS

Meinarguettes (...h.)

Néant

Nans (744 h.)

Masse. L. 289.


— 378 -

Robert François-Antoine, 32 ans, prêtre. M2 n° 771 ; M6 n° 1383.

Riboux (44 h.)

Néant

CANTON DE POURRIÈRES Ollières (324 h.)

Néant Pourcieux (601 h.)

Ferry (de)-Lablache Joseph-Barthélémy, né à Toulon le 20 mai 1747, noble verrier. Membre du directoire du district de Saint-Maximin d'août 1790 à oct. 1791, administrateur du département du Var d'oct. 1791 à juil. 179 I. A accompagné à Brignones, le 16 août 1793, la force armée seclionnaire de Toulon. Membre dans cette dernière ville de l'adminislration départementale fédéraliste d'août a déc. 1793. Signataire de l'acte de livraison de Toulon aux Anglais. Mis hors la loi. A émigré le 28 frim. II « pour se soustraire à la peine de mort ». Rentré en France en l'an III. Résidait à Marseille en 1811. Mort à Pourcieux le 23 mai 1833. Père de onze enfants, r = 384 f. 48. L. 342; Q. 1919, 20îi8 ; P2;P9; R; B. M. 99.

Ferry (de)-Lablache Elisabeth, née Bouffier, épouse du préc 1. A suivi son mari à l'étranger. Q. 1919.

Isoard (d') François-Victor-Hippolyte, propr. du château de Roquefeuil. 28juin 1792. Se serait caché à Banon (Basses-Alpes) de jauv. 1792 au 23 niv III, à Manosque (Basses-Alpes) de vent. III à prair. V. r = 2645 f. 19. E (Saint-Maximin): L. 286, 297 ;Q. 2058.

Isoard (d') Françoise-Charlotte, née de Montolieu. Mêmes détails. L. 286, 293.

Recest Arnaud, curé de Pourcieux, propr. à Saint-Maximin. 25 fév., 30 juin 1793. A émigré en mars 1792. Décédé à Gréoux (Basses-Alpes) le 29 fruct. V. E2 (Saint-Maximin); E4(SaintMaximin); L. 286; M6 n° 1567.


379

* Sauvan Gaspard, cuisinier. 22 vend. III. E4 ; M5n"341.

Pourrières (1766 h.)

* Auvet Félix, époux Thérèse Vachier, 47 ans, notaire. 22 vend. III, 17 vent. VI. S'est réfugié à Toulon le 20 août 1793 par crainte « du nommé Michel, dit Blanc, qui voulait l'assassiner ». S'est rendu le 28 frim. II « sur les côtes d'Italie». Rentré en France le 3 germ. III à la faveur d'un faux certificat de profession. A excité dès lors à l'assassinat contre les patriotes. Blessé grièvement d'un coup de feu à Pourrières, le 4 therm. IV, par un garçon de quatorze ans dont le père avait été emprisonné, puis massacré à Marseille sur les indications d'Auvet. Fusillé à Toulon le 16 vent. VI pour infraction à la loi du 19 fruct. V. (Comm. milit.). Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (6 brum. VIII). E4 (Toulon) ; E6 (Barjols) ; G. 300 ; L. 165, 289, 299, 359 ; M ; Min» 142 ; M7 n° 736 ; Mn.

Castelan Antoine, volontaire au 8e bataillon du Var, propr. à Toulon. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 696.

* Engelfred Etienne, curé. 28 juin 1792. Assermenté. S'est rétracté le 24 avr. 1791. A continué ses fonctions ecclésiastiques à Pourrières jusqu'au 19juil. suivant. A émigré ensuite. E; L. 286; X.

* Engelfred Pierre, prêtre. 28 juin 1792. E.

* Flandin Jean-Baptiste, domestique. 28 juin 1792. E; M6 n° 1530.

Gaillard (de)-Longjumeau Louis-Henri, seigneur de Pourrières, chevalier honoraire do Saint-Jean de Jérusalem, rs 2364 f. 49. L. 291 ; B. M. 99; Q. 2058.

Gouirand Gaspard, agriculteur. M5 n° 586.

Gourin Sévère, dit Mathiené, travailleur. M5 n°585.

Guirand Raphaël, aubergiste. M5 n° 584.

Martin Marie, née Moutte (veuve), propriétaire. M6 n° 670.

* Meynier Gaspard, époux Anne Blanc, 25 ans, cultivateur. 21 vend. III, 12 niv. VI. Fusillé à Toulon le 12 niv. VI (Comm.


- 380 -

milit.). E4 (Pourrières) ; E6 [Solliès) ; L. 306, 340; M ; M4 n° 39; M5 n»» 255, 529 ; Mn.

* Meyran Joseph, né à Saint-Pons (Basses-Alpes), vicaire. 28juinl792. Assermenté. S'est rétracté le 24 avr. 1791. A émigré ensuite. Fusillé à Toulon, le 11 pluv. VII, pour infraction à la loi du 19fruct. V (Comm. milit.). E; L. 286; X.

* Moutle Etienne, chirurgien. 22 vend, an (?). E4.

Moutle François, cultivateur. 7 germ. VI. Condamné à (?) le (?) (Comm. milit. de Marseille). E6 ; M5 n°519. '

Rebuffat Thomas, dit Tardon, menuisier. M5 n° 593.

Ribaud Laurent- André, 27 ans. Il pluv. VIL Fusillée Toulon le 11 pluv. VII (Comm. milit.). E6 ; Mn.

* Ribot Raymond, huissier. 22 vend. III. A émigré le 11 frim. II pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé contre lui par le Comité de surveillance de Pourrières. E4; L. 293, 340; M6 n° 1538.

Roche Joseph, agriculteur. M5 n° 590.

* Sézanne Joseph, 34 ans, maître perruquier. 22 vend. III, 12 pluv. VI. Fusillé à Toulon le 12 pluv. VI (Comm. milit.). E4; E6 ; M5 n° 557 ; Mn.

CANTON DE RIANS

Artigues (315 h.)

Giraud Jean-Baptiste, curé. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. S'est rendu, le 27 sept. 1792, dans la République de Gênes. E ; L. 297 ; M ; M5 n° 377.

* Viviers François, ménager. 22 vend. III. E4 ; L. 342; M5 n° 210.

* Viviers Jean-Baptiste, ménager. 22 vend. III. E4; L. 342; M5n°211.

Rians (3153 h.) Audin, religieux. 22 vend. III. E4.


- 381 -

* Audin Joseph, augustin réformé. 22 vend. III Réfractaire et déporté. Placé en surveillance à Rians le 21 brum, IX. E4; L. 289 ; M.

Beaumont (de)-Saint-Maurin François-Antoine-Melchior, propr. à Cancon (Lot-et-Garonne). 22 vend. lit. Sectionnaire. A fui à Toulon en oct. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4; L. 293, 342 ; M ; M2 n» 376 ; M6 n» 165.

* Boudés (ou BondeL) Barthélémy, colporteur. 22 vend. III. Semble n'avoir pas émigré : aurait quitté Rians le 15 oct. 1793 pour aller résider à Nîmes, puis à Montpellier. E4 ; L. 299,341.

*Cabrol Antoine, bourgeois. 22 vend. III. E4 ; M4 n° 63 ; MS n» 272.

* Cabrol Jean-Pierre, ancien curé de Camps 22 vend. III. E4;L. 307, 342.

Coguilhat Claire, 43 ans, servante «de la Désidéry •(!), propr. à Toulon. 22 vend. Ni. S'est rendue à Toulon, le 15 juil. 1793, • par crainte de la terreur t ; à Gênes, le 28 frim. II. Rentrée en France, par Nice, le II prair. Ill, sur la pinque génoise VAssomption. Résidait à Sisteron en l'an X. E4 ; G. 207, 357 ; M ; M5 n° 159.

* Coquilhat Jean-Baplisle-Franyois-Honoré-Pierre, 34 ans, avocat, procureur des pauvres à Aix de 1786 à 1791, négociant à Marseille en 1792. 25 fév. 1793. Semble avoir quitté la France dès les premiers mois de la Révolution, Se trouvait cependant à Aix, en 1792, le jour « où le régiment D'Ernest-suisse dont il faisait partie y fut désarmé ». S'est dès lors caché à Rians, puis dans la « Haute-Provence ». A regagné Marseille en 1793 pour y continuer son commerce. Mais « une suite d'anarchistes et de terroristes d'Aix », entre autres le nommé Baille, geôlier, l'obligèrent à n'y travailler que « de manière secrète ». S'est enrôlé ensuite dans l'armée marseillaise fédéraliste (compagnie de

(')-De Désidéry Louise-Marie-Anne, née Barthélémy (Voira la suite).


— 382 -

Meifredi). A fui, en août 1793, dans la République de Gênes. Rentré en France le 2a vent. III. E4 ; G. 357 ; L. 165, 307, 311 ; M3 n° 174.

Coquilhal Louis-César, 28 ans, cultivateur, capitaine au 8e bataillon du Var, propr. à Toulon. 2'i vend. NI. S'est rendu en Ligurie, le 17 juil. 1793, « à cause du risque que les honnêtes gens couraient en France ». Rentré presque aussitôt à Rians « parce qu'il avait un penchant pour le séjour dans sa patrie ». Est allé ensuite à Toulon « où il a témoigné une vive animosité au petit nombre d'hommes qui, pour se conserver, mettaient la multitude toujours aveugle dans le plus grand péril ». Est venu « vaquer [vers le 25 août 1793] dans les bois de Rians, allant le soir, comme tant d'autres fuyards, prendre sa nourriture à la maison ». Est retourné à Toulon ou il a pris les armes contre la République. A fui, le 28 frim II, dans les Etats de Gênes et, plus tard, dans ceux du Grand-Duc de Toscane. Rentré en France en vent. III. E4 ; G. 357 ; L. 165 ; M ; M4 n° 285 ; M5 n° 329 ; Q. 480 (dom.).

Désidéry (de) Jean-Honoré-Elzéar, né à Rians le 7 mars 1739, maire en 1790, lieutenant de vaisseau retraité, chevalier de Saint-Louis. N'a pas émigré. Sa maison a été pillée le 31 juil. 1792. A été arrêté le lendemain : on avait trouvé chez lui 500 cocardes noires et blanches. A été « écharpé « à Toulon le 18 août suivant et sa tête promenée au bout d'une pique dans les rues. L. 291 ; Mn ; B. M. 99 ; (Arch. comm. de Rians : GG).

Désidéry (de) Louise-Marie-Anne, née Barthélémy, veuve du préc 1, 22 ans, a vivant de son peu de biens et travaillant de ses mains », propr. à Artigues. 22 vend. III. A fui à Toulon t pour se soustraire aux poursuites graves et majeures dirigées publiquement contre elle » : deux personnes armées étaient en effet venues à Rians en oct. 1793 i pour la saisir et lui préparer le même sort » qu'à son mari. S'est rendue à Gênes le 28 frim. IL Rentrée en France le llprair. NI, par Nice, sur la pinque génoise l'Assomption. Ei (Toulon) ; G. 297 ; L. 291 ; M ; M5 n°s 73,82 ; Mn.


- 383 -

■ Désidéry (de) Antoinette-Désirée, fille de la préct 0, 3 ans, propr. à Toulon. 22 vend. IL A suivi sa mère. E; G. 297; M5 n° 161.

Fouque Augustin-Benoît, prêtre. Déporté. Résidait à Rians en brum. X, époque à laquelle il alla « établir un petit commerce à Aix». L. 342; M; M5 n° 717.

* Garcin Françoise, née Bellon (veuve de Joseph), 28 ans, nourrice d'Antoinette-Désirée de Désidéry. 22 vend. III. A suivi la veuve Désidéry, citée plus haut. E4 (Toulon) ; G. 297, 357; M5n°83.

; Girieud Joseph-Charles, 50 ans, prêtre. M2 n° 375 ; M6 n° 106.

* Imbert Barthélémy, receveur de l'engistrement. 22 vend. NI. E4 (Le Beausset); L. 289.

Leydet François, ménager. Signalé comme émigré, le 1er therm. II, par le directoire du district de Saint-Maximin. L. 342.

Leydet Joseph, muletier, propr. à Artigues. 22 vend. III. E4 ; L. 3i'6, 342 ; M5 n° 249.

Leydet Michel, cultivateur. Même détail que pour Leydet François, cité plus haut. L. 3i2.

.'* Maurel Joseph-Hercule, menuisier. 22 vend. III. A émigré à Venise. Rentré en France en germ. III. E4 ; L. 304, 372; M; M5n0î2P, -269.

Tardieu François. Même détail que pour Leydet François, cité plus haut. L. 342.

* Tardieu Philippe, 39 ans, vicaire. 22 vend. III. Assermenté. S'est rétracté et s'est rendu à Ferrare. Mort à Rians en déc. 1826, après avoir consacré sa fortune à lélever des prêtres. E4; L. 307, 342 ; M ; M2 n» 377 ; M6 n° 145 ; Q. 480 (dom.) ; X.

* Verne Jean-Baptiste, prêtre. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 723; Q."480 (dom.).

* Verne Jean-Henri, bourgeois. 21 vend. III. Officier municipal depuis le 25 fév. 1793. A réussi par la fuite à se soustraire


- 384 —

à l'incarcération de la municipalité de Rians qui eut lieu le 23 brum. IL Déclaré dès lors hors la loi par le Club populaire de Rians. Rentré en France en l'an III. A obéi à la loi du 19 fruct, V. Et; L. 342; M ; M2 n° 36 ; Q. 480 (dom.)

CANTON DE ROUGIERS

Mazaugues (472 h.)

Castellane (de)-Mazaugues Antoine-Boniface, né le 4 sept. 1743, époux de Marie-Catherine de Tallemant-Chaumont, marquis de Castellane et de Mazaugues, propr. à Mazaugues, Signes, Toulon. 28 juin, 21 juil. 1792. A assisté, en 1787-1789, aux Etats généraux de la noblesse de Provence. A suivi les princesses de France en émigration. Séjournait à Venise en fruct. X. Domicilié à Marseille en l'an XI. r = 3315 f. 38. E (Toulon) ; E6 (Toulon); L. 285, 341 ; M6 n° 1262 ; B. M. 99 ; A5; Q. 2058.

Rougiers (805 h.)

Jourdan Honoré, 50 ans, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. Réfraclaireet déporté. E2 (Saint-Maximin) ; E4 (Saint-Maximin) ; L. 312, 326, 370; M6 n° 1072.

* Jourdan Joseph, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. Même détail. E2 (Saint-Maximin) ; E4 (Rougiers) ; M.

* Reboul, capucin. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Saint-Maximin) ; E4 (Rougiers).

Villecroze Joseph, vicaire. 25 fév., 30 juin 1793. Assermenté. A fui à Ferrare où il a donné des leçons de français à de jeunes élèves. Mort curé de Rougiers en 1823. r= 238 f. 14. E2; E4; L. 342, 345 ; M6 n° 881 ; X ; Q. 1058.

CANTON DE SAINT-MARTIN

Esparron (569 h.) Néant

Saint-Martin (Roc Tarpéien) (464 h.) Néant


— 385 -

Seillons (347 h.)

* Raousset (de)-Seillons Gaspard-Joseph-Simon-Charles, seigneur de Seillons, conseiller pu Parlement de Provence de 1766 à 1790. 28 juin 1792. Semble s'être caché à Sisteron du 9 fév. I7i>2 à mess. V. r = 3838 f. 22. E ; L. 285, 296 ; M3 n° 176 ; CK480 (dom.), 2058 ; B. M. 99.

CANTON DE SAINT-MAXIMIN Saint-Maximin (Marathon) (3899 h.)

■,",.'■*lAlbran (ou Abran) Antoine (1), dominicain. 25 fév., 30 juin 1793. E2 ; E4.

* Baude Henri-François, 23 ans. 25 fév. 1793. A réclamé avec succès contre son inscription sur la liste des émigrés : se serait caché à Seillans du 1er août au 18 oct. 1792. E4 ; L. 285, 360.

Bertrand Jean, r = 10 f. 53. Q. 2059.

Caussonel Benoît, dominicain, propr. dans le district. 30 juin 1793V E2.

Chaix Jean -Dominique, dominicain, propr. dans le district. 30/juin 1793. E2.

"■'■* Ducros Jean-Baptiste, dominicain. 25 fév., 30 juin 1793. Déporté. Rentré en France en vent. IX. E2 ; E4 ; M.

* Fabre Laurent-Gabriel, prêtre. 28 juin 1792. Insermenté et déporté. Rentré en France en prair. X. E ; L. 306, 307, 340, 342 ; M6n° 1542.

:*i'7a|/o£ Jean-Pierre, prêtre, propr. dans le distsict. 30 juin 1793; Insermenté et déporté. A demandé en niv. IX sa mise en surveillance à Pourcieux « pour y donner quelques leçons de langue française à un jeune enfant ». r s 23 f. 50. E2 ; L. 306, 307, 342 ; M ; Q. 2058.

XI)Identité probable avec Abram Antoine, signalé sous la rubrique de Barjols.


- 386 -

Gerbaud Joseph-Marie, dominicain, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Glandecès (de)-Marseille Marie-Désirée, née de Roux (1), propr. à Bruë. 30 juin 1793. Se serait dissimulée à Rians de fév. 1792 au 27 mess. V. r =-- 10982 f. 35. E2; L. 285, 297 ;.M ; M5 n°s 8, 176 ; B. M. 99; Q. 2058 ; (Arch. comm. de Bruë: GGl-an. 1750 ; GG2-an. 1792.)

Gravier Catherine, 54 ans, propr. dans le district. 30 juin 1793. Se serait cachée à Aix du 9 mai 1792 au 2 mars 1793. E2 ; L. 367 ; M5n°10, 180.

Gravier Marie, 28 ans, propr. dans le district. 30 juin 1793. Même détail. E2 ; L. 367 ; M5 n°s 9, 178.

Guillaume Barthélémy, dit Canivet, cordonnier. M5 n° 583.

* Imbert Dominique, augustin réformé. 25 fév., 30 juin 1793. Déporlé. E2 ; E4.

Lachapelle François-Nicolas, 65 ans, dominicain, propr. dans le district. 30 juin 1793. Déporlé. E2 ; M ; M2 n° 736 ; M6 n° 696.

Laget (de)-Bardelin Louis (1), propr. dans le district. 30 juin 1793. r = 276 f.. E2 ; M6 n° 1290 ; D ; Q. 190J, 2058 ; (Arch. comm. du Plan d'Aups : GG).

Nielly Louis-Jean, tisserand. M5 n° 588.

* Paulet, receveur de l'enregistrement. 22 vend. NI. E4.

* Peissonnel (de). 22 vend. IiL E4.

(1) Fille de Georges de Roux, dit de Corse, ce dernier marquis de Bruë, armateur à Marseille, conseiller d'Etat, chevalier de Saint-Michel, décédé à Bruë le 12 mars 1792, et de dame Lucie de Béraud, décédéc à Bruë le 6 fév. 1783. Epouse de Reimond-Pierre de Glandevès, chevalier, seigneur du Castellet, Vergons et autres lieux, sénéchal des siège et ressort de Castellane, ancien capitaine des vaisseaux du roi et chevalier de Saint-Louis.

(2) Inscrit par erreur sur E2 avec la désignation de Layet ci-dev. Bardelui Dorial.


— 387 -

Raymond Louis-Emmanuel, lieutenantde*gendarmerie, propr. à Saint-Maximin, la Seyne. 22 vend. III. Placé en surveillance à Six-Fours le 19 frim. IX. E4(7o«Zon) ; Ek (Saint-Maximin) ; M; Ml n° 22 ; M4 n» 9) ; M5 n"s 422, 426.

Ribe Jean-Joseph, §2 ans, diacre, propr. dans le district. 30 juin 1793. r = 76 f. 71. E2 ; L. 288 ; M2 n° 981 ; M6 n° 1376 ; Q.2058.

* Roque Ignace (fils de Melchior, marchand, et de Claire Pellicot), né à Draguignan le 25 déc. 1742, dominicain, prieur du couvent de Saint-Maximin de 1778 à 1781 et de 1789 à 1791. 25 fév., 30 juin 1793. S'est rendu en Romagne où dans des hôpitaux il a soigné des militaires. Nommé aumônier du lycée de Marseille à sa rentréeen France. Mort dans cette ville le 19 frim. XIII. E2 ; E4 ; M2 n° 44 ; M6 n° 706 ; N4 ; B. M. 99.

* Rostan Antoine, né à Saint-Maximin le 19 déc. 1745, dominicain, prieur du couvent de 1787 à 1789, curé. 28 juin 1792. A rétracté son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. A refusé, le 18 juin 1791, de lire la lettre de prise de possession de l'évèque constitutionnel Rigouard. A émigré à Rome, puis en Espagne. Est redevenu curé de Saint-Maximin après le Concordat. Décédé à Brignoles le 22 mai 1826. E ; X ; B. M. 99.

* Siloy Dominique, ancien officier. 22 vend. III, 28 therm. VI. Fusillé à Toulon le 28 therm. VI (Comm. milit.). El ; E6 ; M5 n 03439, 706, 713 ; Mn.

* Tassy Joseph, prêtre. 25 fév., 30juin 1793. E2 ; E4 ; L. 342.

CANTON DE TOURVES Tourves (2722 h.)

* Astros (d') Paul-Thérèse-David, né à Tourves le 15 oct 1772, ecclésiastique. 26 fév., 30 juin 1793. Réfractaire. S'est rendu à Aix et est rentré à Tourves presque aussitôt. A été dirigé comme soldat sur Toulon assiégé en vertu de la loi sur les réguisitionnaires. A déserté et s'est réfugié à Marseille où il a été appréhendé. A réussi à s'évader d'un corps de garde de Bouc


— 388 -

(Bouches-du-Rhône) pendant son transfert à Aix. A pu, par le dévouement de quelques amis, se dissimuler ensuite jusqu'au 9 therm. dans une grotte de la montagne de Sainte Victoire. Est allé plus tard à Paris, puis à l'étranger d'où il est bientôt revenu grâce au crédit de son oncle le jurisconsulte Portalis. A été attaché au cabinet de ce dernier après le 18 brum. pour s'occuper de la négociation du Concordat. Nommé évêque de SainlFlour en 1820, archevêque de Besançon, puis de Toulouse en 1830, enfin cardinal en 1850. Mort à Toulouse le 29 sept. 1851. E2; E4; L. 286,359; X ; B. M. 99,

* Blanc Victoire. 25 fév. 1793. E4 ; M5 89.

Bouis Antoine, tanneur. Résidait à Mâcon en l'an IX. M; M4n°33 ; M5 n° 569.

BoyerJean-Antoine, notaire,propr. à Saint-Maximin.22 vend. 111. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger, sur un navire anglais, le 28 frim. IL E4 ; L. 165, 340, 342 ; M ; M4 n° 57 ; M5 n° 337.

Boyer Joseph, frère du préc', capitaine au 8° bataillon du Var, propr. à Saint-Maximin. 22 vend. III. Mêmes détails. E4(7balon) ; L. 165.

Broquier Jean-Baptiste-Pierre, boulanger. M ; M3n°203.

Buisson François, tanneur. M5 n° 570.

Cabasse Philippe, boulanger. M ; Mo n° 571.

* Castelan Jean-Probace-Charles, prêtre. 28 juin 1792. A fui à Rome où il a pris goût à l'étude de l'histoire ancienne et des antiquités. Curé de Lambesc (Bouches-du-Rhône) le 6 mai 1806, professeur d'histoire et de discipline ecclésiastique à la Faculté de théologie d'Aix le 28 déc. 1809. Mort à Aix le 25 août 1837. E; L. 340,342 ; B. M. 99.

Castellane (de)-Majastre Joseph-Marie-Gaspard-André, époux Anne-Marguerile-Alphonsine de Valbelle, propr. à Tourves, Rians, Rougiers, Artigues, Sainte-Maxime. 28 juin 1792, 30 juin 1793. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Di-


— 389 -

rectoire exécutif (7niv. VII). rs 3815 f. 41. E; E2 ; L. 286,361; B. M. 99; Q.2058.

Castellane (de)-Tourves Henri-Auguste-Alphonse (1), époux Angélique-Catherine Varadier, frère du préc 1, seigneur de Tourves et de Rians, propr. à Tourves, Rians, Rougiers, Artigjies, Sainte-Maxime. 28 juin 179?, 30 juin 1793. Vivait à Paris avant 1792 et aurait résidé à Peyruis (Basses-Alpes) du 1er fév. 1792 au 20 niv. III, à Forcalquier du 12 pluv. III au 2 therm. V. Semble n'avoir pas émigré avant la loi du 19 fruct. V. r— 10205 f. E ; E2 ; L. 285, 297 ; 361 ; B. M. 99 ; D ; Q. 2058.

Chailan (ou Cheilan) Victor-Joseph, 31 ans, vicaire, propr. à Brignoles. 28 juin 1792 ; 25 fév., 30 juin 1793. E (Brignoles) ; E2 (Tourves) ; E4 (Tourves) ; L. 306 ; M2 n° 906 ; M6 n" 1023.

Congy Marius, 20 ans. M3 n° 225.

Coulomb Antoine, tailleur de pierres. Signalé comme émigré, le 1er therm. II, par le directoire du district de Saint-Maximin. L. 342 ; M5 n» 189.

* Daniel Joseph, curé. 22 vend. IL E4 (Saint-Maximin) ; L. 292 ;X.

* Fuveau. 28 juin 1792. E.

* Gautier Jean-François, prêtre. 28 juin 1792. E;X.

Guisol Joseph, 17 ans, agriculteur. L. 340 ; M2 n° 300 ; M6 n°410.

* Imbert Henri-Probace, prêtre. 28 juin 1792, 30 juin 1793. E (Tourves); E2 (Saint-Maximin) ; L. 369.

* Imbert Louis-Antoine, 33 ans, prêtre. 28 juin 1792, 30 juin 1793. Résidait à Rougiers en l'an X. E; E4 ; L. 342; M2 n° 770; M6n° 1065.

Lambert Jean, potier. L. 342.

Payan Antoine-Joseph. M.

(I) Héritier de Joseph-Alphonse de Valbelle, son oncle (testament à Aix en date du 26 juin 1773).


- 390 -

Puget Jean-Etienne, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 303, 341, 342 ; M ; M2 n° 1025.

Requier Honoré-Georges, 17 ans, cultivateur. L. 342 ; M2 n° 207 ; M6 n° 422.

* Requier Jean-Balthazar, ancien curé de Rognes (Bouchesdu-Rhône). 28 juin 1792. Hefractaire et déporté. Décédé à Aix, vers le 11 frim. II, âgé de 73 ans. E ; L. 286 ; Ml n° 283.

* Requier Joseph, prêtre. 28 juin 1792. E.

Roche Louis (cadet), agriculteur. M5 n° 591.

Rougiers Nicolas, cordonnier. Décédé vers frim.. II sur un bâtiment de l'Etal où il s'était embarquécomme canonnier marin. L. 340, 342 ; Ml n» 231).

Sayou Pascal, cultivateur. Décédé à Malaga en l'an IX. Ml n°239. .

Si van Jean-Jacques, boulanger. M5 n°594.

Sivan Joseph, tailleur d'habits. M5 n°595.

* Vanoly Jean-Thomas, maçon. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 215.

CANTON DE SAINT-ZACIIARIE

Le Plan d'Aups (89 h.)

Bonnet (de)-La Baume Joseph-Philippe (époux de Marie-Madeleine-Augustine de Moreau-Champlois), né à Aix le 20 août 1745 (fils de Jean-Joseph, conseiller aux Comptes, et d'Elisabeth de Lortemar), seigneur de la Baume, conseiller au Parlement d'Aix. 21 juil. 1792. Décédé à Lyon le 6 niv. II. r" 947 f. 58. E ; M5 n° 271 ; A7 ; Q. 2058 ; (Arch. comm. du Plan d'Aups : GG).

* Suffren. 21 juil. 1792. E.

Saint-Zacharie (Théoulen ou Barras) (1517 h.)

* Berthe Joseph, jardinier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 13.

Bei'ihJusepti-Je.au Baptiste, cultivateur Aurait résidé au Muy (janv. 1792-août 1793), à Chateauvert (août 1793-brum. III). M5 n° 104.


- 391 -

* Bonnet Jean-Jacques, curé. 22 vend. NI. « A servi la République avec le plus grand ^dévouement dans les hôpitaux de l'armée d'Italie et son zèle lui a mérité l'estime la plus particulière du général Kellermann, ex-commandant en chef... » (1). E4 ; M ; M4 n° 66 ; M5 n" 329.

* Demane François-Xavier (2) (fils de Joseph, homme de loi, et de Louise-Marie Camoin), 30 ans, gendarme. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Saint-Maximin) ; E4 (Saint-Zacharie) ; L. 342, 363 ; M ; M2 n° 5 ; M6 n° 152.

* Demane Jean-Joseph-Augustin, frère du préc', 32 ans, « ci•devant avocat du tyran en la sénéchaussée d'Aix ». 25 fév., 30

juin 1793. E2 (Saint-Maximin) ; E4 (Saint-Zacharie) ; L. 342, 363 ; M; M2 n° 4 ; M6n°153.

* Demane Germain-Cbrysoslome, jésuite, aumônier des religieuses de Sainte-Catherine. 25 fév., 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. A quitté la France le 8 sept. 1792, déguisé en charbonnier. Décédé à Bologne le 7 therm. NI, r= 139 f. E2 (SaintMaximin) ; E4 (Saint-Zacharie) ; L. 296 ; M ; Ml (répert.) ; M5 nOB352, 353 ; D ; Q. 2059.

* Demane Joseph-Victor-Benoît, frère du préc 1. 22 vend. NI. A émigré le 25 août 1793 « pour se soustraire à la venue de gens armés qui s'étaient présentés plusieurs fois chez lui B . Décédé à Carthagène le 23 mess. IL E4 ; M ; M4 n" 200 ; M6 n° 698.

Escrivan (d') Jules-Dominique, noble verrier. M5 n° 199.

Gueiton Joseph, boulanger. M5 n° 196.

Surian (de) Jean-Joachim. r = 48 f. L. 288 ; D ; Q. 20u8.

(1) Extrait d'une lettre de recommandation en faveur de ce prêtre adressée par !e sénateur Barthélémy au préfet du Var Fauchet {V' frim. X).

(2) Sa mère avait reçu une dot de 25000 livres.


- 392 —

VIN DISTRICT DE SAINT-PAUL

CANTON DU Bnoc

Bezaudun (237 h.)

Néant

Le Broc (876 h.)

Dorival ,officier au IIe régiment d'infanterie, propr. au Broc, Saint-Paul. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Saint-Paul) ; E4 (Le Broc).

* Lalaille Jacques, officier au 11e régiment d'infanterie. 25 fév., 30 juin l"^. E2 (Saint-Paul); E4 (Le Broc).

* Mariiny, ancien officier de marine. 4 flor. IL E4 ; M5 n° 712.

Carros (636 h.)

Blacas (de) Claude-Alexandre-Bonaventure, grand-croix, bailli de Malte, seigneur de Carros, propr. à Carros, Bezaudun. 28 juin, 21 juil. 1792. Se serait caché à Sisteron du 1er mai 1792 au 21 niv. III, a Manosque (Basses-Alpes) de pluv. III au 3 therm. V. Résidait à Riez (Basses-Alpes) en l'an X. r ^ 6264 f. 28. E (Carros) ; E (Saint-Paul) ; L. 285, 297 ; M2 n° 104 ; M6 n° 273 ; B. M. 99 ; Q. 2058.

Blanc, vicaire, propr. à Cuers. 22 vend. NI. E4.

Flory François, ancien chanoine de l'église collégiale de Saint-Paul, curé de Carros, propr. dans le district. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté : a refusé de lire, pendant le Carême de 1792, un mandement de l'évêque constitutionnel Rigouard. Rentré en France par Nice en mess. X. Nommé ensuite recteur de Saint-Paul. Décédé le 13 avr. 1820: son acte de décès le


- 393 —

qualifie de Père des pauvres. r=s 139 f. E2 ; L. 288 ; M5 n° 699; M6 n° 678 ; X ; B. M. 99 ; D ; Q. 2059.

Dos Fraires (156 h.)

Néant

Gattières (600 h.)

Bonnefov Gaspard, 48 ans, ménager, lieutenant au 9e bataillon du Var. A fui à Toulon pendant le siège. Guillotiné dans cette ville le 27 venl. II (Comm. révol.). L. 289 ; Q. 1940 ; Mn.

Fêraud Gaspard, 42 ans, prêtre, propr. dans le district. 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. Résidait à Grasse en l'an X. E2 (Saint-Paul) ; L. 286 ; M2 n° 3 13 ; M6 n° 463.

* Veira Jean-Baptiste. 25 fruct. IL E4 ; L. 288.

CANTON DE CAGNES Cagnes (1410 h.)

* Balustra Michel. 22 vend. III. E4.

* Bérenger Marie-Marguerite-Pauline, religieuse. 22 vend. III. E4.

* Bousset .Jean. 22 vend. III. E4.

Espanel Toussaint, 14 ans. L. 306 ; M2 n» 944 ; M6 n° 1210.

Giraudy, curé. Mort en émigration à San-Remo ou à Rimini (?). L. 288; X.

* Grimaldi (de) Sauveur-Gaspard, lieutenant de vaisseau, chevalier honoraire de Malte. 28 juin 1792. Résidait à Aix en l'an XL r - 11262 f. 93. E ; L. 285 ; M6 n° 938 ; B. M. 99 ; Q. 2058.

.* Lambert Marie (« fille de C. »). 22 vend. NI. E4 ; M5 n° 193.

* Nègre Dominique. 22 vend. III. E4.

* Vial Charles. 22 vend. III. E4.

Saint-Laurent (450 h.)

Dayderi (de)-Châteauneuf Etienne, époux Bertrand Marie. 22 vend. HI. Sujet sarde. Réintégré dans la jouissance de ses


- 394 -

droits et de ses biens comme étranger (arrêté du directoire du Var : 5 mars 1793). E4 ; L. 285.

Deleuse Joseph. Rentré de Gênes, par Saint-Tropez, le 13 pluv. III. Arrêté dès son débarquement, conduit à Grasse, puis dirigé sur Marseille. S'est évadé, le 19 pluv. suivant, du couvent des Dominicains de Saint-Maximin où il avait été mis au repos à la suite de longues étapes sur des chemins couverts de neige. G. 314.

Villeneuve (419 h.) Néant

CANTON DE COURSEGOULES Boyon(l90h.)

* Bonnefoy Joseph-Antoine-Thomas, prêtre. 21 juil. 1792. N'a pas émigré : résidait à Paris depuis le 9 oct. 1791. Tué au Palais-Royal le 10 août 1792. E4 ; L. 288, 290.

Coursegoules (579 h.)

Isnard Romain, vicaire, propr. à Galtières. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Saint-Paul) ; E4 (Gattières); L. '485.

Laugier Jean-Antoine, curé, propr. à Saint-Jeannel, la Gaude. 25 fév. 1793. A émigré en 1792. r= 177 f. 07. E4; L. 286; Q. 2059.

* Ricorda (ou Ricord) André, 29 ans, avoué. 25 fév., 30 juin 1793. Résidait à Paris en l'an X. r = 1171 f. 99. E2 (Grasse) ; E4 (Coursegoules); L. 286 ; Q. 2058.

Gréolières (858 h.)

Garrel Pierre, 42 ans, curé, propr. à Besse. 28 juin 1792. Réfraclaire et déporté. Résidait à Sainte-Anastasie en l'an X. E (Besse) ; L. 327 ; M2 n° 693 ; M6 n° 1228 ; X.

CANTON DE SAINT-PAUL La Colle (1325 h.)

* Allègre (fille). 22. vend. NI. E4 ; M5n°43.


- 395 -

Paulet Joseph, 32 ans, vicaire. Semble n'avoir pas émigré, « Frappé par la terreur et poursuivi par ses ennemis », il se serait caché « dans différentes communes ou dans les bois pour attendre des temps plus prospères ». Aurait notamment exercé durant quelque temps la profession de cultivateur à Soleilhas. A comparu en brum. IV devant le trib. crim. de Grasse: pas de jugement connu. G. 342.

* Raybaud Jean-François, prêtre. 25 fév., 30 juin 1793. r = 236 f. E2 (Saint-Paul); E4 (La Colle) ; M6 n° 866 ; Q.' 2059.

Sue Catherine, bourgeoise. 4 flor. II. E4; M5 n° 254 ; M6 n° 873.

Roquefort (612 h.)

Néant

Saint-Paul (1111 h.)

Alziary Joseph, de Roquesteron. M6 n° 710,

Blanc Baptiste, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Focachon Jean-Antoine, 26 ans, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2 ; M6 n" 1563.

Grouer Joseph, prêtre. 10 mars 1792. E.

Mallet (ou Maley), officier au 11e régiment d'infanterie, propr. au Broc. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (Saint-Paul) ; E4 (Le Broc).

Mougins Esprit-François-Hyacinthe, religieux. M2 ; M6 n° 842.

Transtour Marie (fille). 25 fév., 30 juin 1793. S'est retirée en 1789 dans le couvent des Grandes-Mariés, à Nice. Considérée en 1792 comme émigrée par l'administration du district de Saint-Paul qui a placé ses biens sous séquestre. Mainlevée des scellés et séquestre a été ordonnée par arrêté du directoire du déparlement du Var en date du 26 nov. 1792. Inscrite cependant sur la liste des émigrés en 1793. r = 782 f. E2 ; E4 ; L. 285; M5n 03 18,261 ; D ; Q. 2059.


- 396 -

CANTON DE TOURRETTES Courines (214 h.)

Néant

La Gaude (629 h.)

Néant

Saint-Jeannet (1009 h.)

Néant

Tourrettes-les-Vence (1137 h.)

* Caries Pierre, domestique. 28 juin 1792. Sa demande d'indemnité sur le milliard des émigrés a été rejelée. E; M ; Q. 2058.

* Isnard Jeanne-Marie (fille de Françoise) (1), couturière. 28 juin 1792, 22 vend. III. E; E4- L. 285,289; M; M5 n°» 187,605.

* Villeneuve (de) César-Scipion (2), né à Tourrettes le 20 nov. 1734, prêtre. 4 flor. IL Membre de l'Académie des lettres d'Angers depuis 1787 et de l'Assemblée provinciale d'Anjou en 1788.

Réfraclaire et déporté. S'est rendu en Espagne en sept. 1792. Rentré en France à l'époque du Concordat. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII le 27 flor. X devant le préfet de Maine-et-Loire. Décédé à Angers le 10 avr. 1809. E4; M ; M3n° 179; V.

Villeneuve (de)-Tourrettes Joseph-César (époux Claire-Véronique-Charlolte de Grasse), né a Tourrettes le 2 mars 1733, marquis de Tourrettes, seigneur de Saint-Jeannet, le Caire, le

(1) Epouse, après son émigration, de Michel, sergent au 5' bataillon des sapeurs du Var.

(2) Fils de Scipion-Joseph de Villeneuve, ce dernier seigneur de Tourrettes, Saint-Jeannet, le Caire, le Canadel, la Gaude, Trigance etc., et de Marie-Anne de Raimond. Il entra d'abord dans l'ordre des Jésuites, puis dans le clergé séculier. Le 16 mai 1768, il obtint une prébende à Saint-Maurice d'Angers ; le 13 juin suivant, il était doyen du chapitre, puis vicaire général et supérieur de diversescommunautés, notamment des hospitalières de Beaufort.


— 397 -

Canadel, Trigance, Courmes, etc. . 28 juin 1792, 25 févr. 1793. A émigré avant déc. 1792. « D'après une tradition recueillie sur les lieux, il aurait été assassiné à Vintimille ou dans quelque localité voisine par un habitant de Tourrettes qui nourrissait contre lui une haine particulière ». r = 8021 f. E (Saint-Paul) ; Eï(la Colle); L. 285, 291 ; Q. 1909, 2059; V.

Villeneuve (de) Joseph-Guichard-Romée, fils du préc', né à Tourrettes le 12 mai 1757, époux depuis le 3 juin 1777 de MarieMadeleine-Alexandrine-Julie de Villeneuve. Semble n'avoir pas émigré avant la loi du 19 fruct. V. Se serait caché à Comps (Gard) du 9 fév. 1792 au 10 frim. m, à Manduel (Gard) du 11 frim. NI au Ier vent. V. Assassiné près d'Oneille en prair. VIN (1). L. 291,296; M4 n° 298.

Vence (2579 h.)

* Ahiari, prêtre. 30 juin 1793. E2 ; E4.

Archier Jean-Joseph, 35 ans, missionnaire, curé et vicaire général de Vence, propr. à Cotignac, Vence, Toulon. 25 juil. 1792, 7 pluv. ni- Dénoncé en 1791-1792, par le Club populaire de Vence, comme contre-révolutionnaire. Réfractaire et déporté. Curé de Grasse après le Concordat. E (Toulon); E6 (Toulon); L. 326; M2n°966; M5 n° 312; M6 n° 1342; X.

Aubanel Antoine-André, r = 25 f. 38. Q. 2059.

'Aubin (femme). 21 juil. 1792. E; M5 n°602.

Bain Anne, 31 ans. M2 n°807 ; M6 n° 1148.

Blacas Joseph-Gaspard-Christophe, 23 ans, officier au 9e ba"■'(!)

ba"■'(!) E. de Juigné de Lassigny (Histoire do la maison de Villeneuve), il est mort à Paris le 28 fév. 1848. La liste E signale, à la date du 28 juin 1792, sous la rubrique de Saint-Paul, Villeneuve (fils) Charles-Joseph, propr. à Tourrettes, Saint-Jeannet, Saint-Paul et la Gaude. Il n'a pas été possible d'identifier ce dernier personnage, môme avec l'ouvrage si complet de M. de Lassigny.


- 398 —

taillon du Var. 16 vent. VI. Fusillé à Toulon le 16 vent. VI (Comm. milit.). E6; Mn.

* Blacas Pierre, 26 ans, ancien vicaire à la Gaude. 25 fév. 1793. Accusé, le 29 déc. 1791, par le Club populaire de Vence, « d'avoir enseigné aux écoliers des commandements qui prêchaient l'intolérance etle fanatisme ». A émigréen Italie en 1792. Rentré en France en l'an III avec des lettres secrètes de vicaire général. « Dans la saison d'hiver et au temps de la trituration des olives, il allait, la nuit, visiter les malades en portant sur son épaule une outre pleine d'huile, comme s'il sortait du moulin ». Second vicaire de Vence après le Concordat. A exercé plus tard, jusqu'en 1841, les fonctions de vicaire général de Fréjus. E4; M2n°819; M6n°lt75; X.

* Blacay Jean, prêtre. 30 juin 1793. E2.

Blanc Antoine, 40 ans, prêtre. r= 296 f. 97. L. 288; M2 n° 818; M6 n° 1176; Q. 2058.

* Bouyon Marcelline (femme). 21 juil. 1792. A résidé a Nice, dans le couvent de Saint-François de Sales, de 1788 à 1793. E ; M5 597.

* Cayron Marie. 25 juil. 1792. E. Chevalier Pierre-Honoré, prêtre. M6 n° 940.

* Cousin Claude, cordonnier. 25 fév., 30 juin 1793. Arrêté en prair. Vil par la gendarmerie du 46e escadron. Détenu à Grasse dans la prison de l'Observance. E2 (Grasse); E4 (Vence); L. 362; M2 n° 820 ; M6 n° 983.

* Declerc Pierre, 35 ans. 15 fév. 1793. Séjournait à Rome en fruct. X. E'i; M3 n° 251.

* Fanion Jean-Bapliste-Honoré-Joseph-Gaspard (1), époux Marie-IIonorée Roubaud, ancien receveur des gabelles. 30 juin 1793. A émigré en sept. 1792 laissant à Vence sa femme et ses

(1) Identité très problable avec Fauton de Verrayou (Vr. Q. 20)9 u" 714).


- 399 —

cinq enfants en bas âge. Décédé à Livourne le 26 therm. IL E2 (Saint-Paul) ; L. 285 ; Ml n° 299; M6 n° 1113.

* Fanion Louis-Raphaël, fils du préc'. 20 juil. 1792 Décédé à Livourne en frim.-niv. III. E; Ml nu 298; M6 n° 1114.

* Féraudy, directeur du séminaire de Vence. 21 juil. 1792. E.

Fouque Joseph (fils aîné de Jeanne-Marie Fouque, née Suché). Décédé à Livourne le 3 fruct. IL Ml n° 300 ; M6 n° 1115.

Gandolphe Joseph, 19 ans, acolyte. Sorti de France en 1791. S'est retiré dans les Etats du pape où il a reçu la prêtrise. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 58 therm. X, devant notre commissaire des relations commerciales à Ancône. M3.

* Gandolphe Pierre, «ecclésiastique employé au Chapitre de Vence». 21 juil. 1792. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 10 therm. X, devant le commissaire du gouvernement français à Nice. E ; M6 n° 695.

Gardiol, prêtre du chapitre de Vence, propr. dans le district de Grasse. 30 juin 1793. E2.

Gardiol, frère du préc', prêtre du chapitre de Vence, propr. dans le district de Grasse. 30 juin 1793. E2.

Guigues André, menuisier, sous-lieutenant au 9e bataillon du Var.' Exécuté à Toulon le 28 vent. II (Comm. révol.). Q. 1701 ; Mn.

.-* Içard Louis, bénéficier organiste 21 juil. 1792. E.

Latil (de) Jean-Baptiste-Marie-Antoine (I), né le 6 mars 1761 aux îles Sainte-Marguerite, vicaire général du diocèse de Vence de 1789 à 1791. Réfraclaire en 1791 et déporté. Rentré en France en I7i.'2 et arrêtée Montfort-l'Amaury (Seine-el-Oise)

(1) Fils d'Antoine, ce dernier chevalier de Saint-Louis, lieutenant du Roi, cammandant des îles Sainte-Marguerite, et de Gabrielle-Thérèse de Magnes.


— 400 —■

où il est resté quelque temps en prison. S'est retiré ensuite à Dusseldorf, puis en Angleterre où il a connu le comte d'Artois qui l'a pris pour son confesseur. Est revenu avec ce prince en 1814 et a été nommé son premier aumônier. A reçu en 1816 le titre d'évêque in partibus d'Amyclée; en 1817, celui d'évêque de Chartres; a été fait pair de France et comte le 31 oct. 1822, archevêque de Reims en avr. 1824. A présidé à la cérémonie du sacre de Charles X le 23 mai 1825. A été promu commandeur de l'ordre du Saint-Esprit et élevé à la dignité de cardinal, avec le titre de duc, en 1826. A suivi Charles X dans son exil après les ordonnances du 25 juil. 1830. Rentré en France, après la mort de ce prince, en 1836. Décédé à Gémenos (Bouches-du-Rhône) le 1er déc. 1839. Son corps a été transporté à Reims et enseveli dans le caveau des archevêques. B. M. 99; X ; C5.

Maliver Jean-Baptiste, prêtre, propr. à Vence et dans le district de Grasse. 15 fév. 179 (?), 30 juin 1793. Décédé à Pulveriso (Italie) le 9 vent. IV. E> (Grasse) ; E4 (Vence) ; Ml n° 297; M6 n° 972.

* Marguerite (« la nommée »). 21 juil. 1792. E ; M ; M5 n'610.

* Mars Jacques, né à Vence en 1725, ancien vicaire à Cagnes, ex-curé du Broc, chanoine théologal de la cathédrale de Vence. 25 fév., 30juin 1793. Réfractaire. Est allé à Nice qu'il a quittée pour revenir en France lors de l'entrée du général Anselme dans cette ville (28 sept. 1792). Appréhendé sur la route pendant qu'il se rendait à Carros. Emprisonné, puis relâché après quelques mois de détention à Grasse. Arrêté de nouveau par application de la loi du 28 mars 1793. Condamné à mort, comme émigré rentré, le 26 frim. II à onze heures du matin, par le trib. révol. de Grasse. Guillotiné le même jour à trois heures du soir sur la place du Claveau ou du Cours. Ei (Grasse); VA (Vence); L. 251, 318; Ml n° 172 ; A9 ; PI ;X.

Mcro Joseph Donat (1), de Cannes, prêtre, propr. à Vence,

(l) Neveu de M'M'o Jacques, ce dernier vicaire général de Grasse pendant l'émigration de l'évoque Estienne de Prunières. Inscrit à tor' sur E4 (Carmes) avec le nom de Mêrer.


- 401 —

Cannes, Grasse. 28 juin, 21 juil. 1792, 25 fév., 30 juin 1793. Réfractaire et déporlé. Décédé à Crémone le 28 frim; IX. r => 97 f.. E ( Vence); E (Grasse) ; E2 (Grasse) ; E4 (Cannes) ; L. 288; Mi,n° 98 ; M6 n° 1309 ; X ; D ; Q. 2058.

Pizani(de)-La Gaude Charles-François-Joseph, né à Aix le 4 mars 1743, évêque de Vence depuis le 26 oct. 1783, propr. à Saint-Paul-Trois-Chàteaux (Drôme), à Dozulé (Calvadosj et à Vence. 18, 21 juil., 15 oct., 10 nov. 1792. Dénoncé au procureur du roi « comme réfractaire aux lois et perturbateur de l'ordre public » par arrêté de l'Adminislralion du Var en date du 25 nov. 1790 (I). A émigré à Nice en 1791, à Rome en 1792, d'où il a continué à adresser des instructions à ses diocésains, entre autres : Instruction pastorale de Mgr l'Evêque de Vence sur la Révolution française ; Leltera pastorale di Mgr. Carlo Pisani délia Gaude, vescovo di Vence, sulla ubbedienza al sommo Pontefl.ce nelsuo originale francese (1792) ; Istruzione morale e polèmica sut giuramenlo dei cittadini decretato dalï Assemblea nazionale li 3 sett. 1792 (1794J. Séjournait à. Venise en l'an VIII. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIN, le 27 fruct. X, devant le commissaire du gouvernement française Nice. Nommé évêque de Namur la 5 fév. 18'4. Décédé dans cette ville le 23 fév. 1826. E ; L. 285 ; M3 n° 229 ; X ; B. M. 99.

Rostan Christophe, chanoine, propr. à Vence et dans le district de Grasse. 25 fév., 30 juin 1793. Réfractaire et déporté. Sorti de France le 4 août 1""J2. E2 (Grasse) ; E4 ( Vence) ; M ; M5 n°s 433, 434.

Savornin François, officiai et vicaire général, propr. dans le district de Grasse. 30 juin 1793. A émigré en 1791 ou 1792.

(1) Le 8 duc. 1790, sa pension de retraite fut séquestrée. Assigné devant le tribunal de Grasse, on lui reprochait « d'avoir conservé la qualification de Monseigneur ». Il aurait répondu : « Que voulez-vous? Lorsque j'ai connu les décrets qui abolissaient les titres, je les ai notifiés à mon valet de chambre en ajoutant: Désormais, tu ne m'appelleras plus que Monsieur, et il s'est incliné en répondant: Oui, Monseigneur •>. 26


402

Rentré en France, par Nice, le 1er therm. X. Nommé ensuite curé de Vence. Mort en 1818. r = 685f. 06 (1). E2 (Grasse) ; L. 288; M6 n° 703 ; Q. 2058 : X.

Sacornin Honoré, ancien juge au tribunal du district de Gras" se, propr. dans ce dernier district. 30 juin 1793. Volontaire dans l'armée départementale fédéraliste en août 1793. E2 (Grasse) ; L. 293; M4 n°284 ; M5 438 ; Q. 2058.

Savornin Joseph, archidiacre, propr. à Vence et dans le districtde Grasse. 25 fév., 30 juin 1793. Rentré en France, par Nice, lo 17 mess. X. Mort en 1811. E2 (Grasse) ; El (Vence) ; M6n°689;X.

* Suche Claire. 21 juil. 1792 E ; M5 n° 612.

* Varrachan, supérieur du séminaire de Vence. 21 juil. 1792. A émigré en Italie. Curé de Forcalquier après le Concordat. E ; X.

Verlaque Joseph, 41 ans, gendarme. Exécuté à Toulon le 29 pluv. II (Comm. révol.). Q. 1701, 1940 ; Mn.

Villeneuve (de)- Vence Pierre-Paul-Ours-Hélion, né à Vence le 29 juin 1759 (2), baron de Vence et de la Garde-Adhémar, seigneur de Gréolières-Hautes, Gréolières-Basses, le PugetTreize-Dames, Valaurie, Saint-Etienne des Ports, Chalençon, les Vignaux, Valbourg, Guémiane, Châteaudouble, colonel attaché au régiment de Royal-Pologne-cavalerie, propr. à Vence, Gréolières, la Gaude, Mondragon. 28 juin, 21, 22 juil. 1792. A servi dans l'armée de Condé de 1792 à l'an V. Chevalier de Saint-Louis le 9 germ. IV. Rentré en France avec les Bourbons. Promu à la pairie le 17 août 1815 et nommé maréchal de camp honoraire le 17 juil. 1816. Mort à Paris le 9 sept. 1819. r =s 4554 f.. E (Grasse) ; E2 (Grasse) ; M5 n°* 448, 449 ; V ; D ; Q. 1909, 2058.

(1) Cette rente a été partagée entre lui et Savornin Honoré qui suit (Q.2058 n- 377).

(2) Epoux, depuis le 2 avril 1782, de Marie-Clémentine-Thérèse de Laage, morte le 11 juil. 1809.


— 403 —

IX

DISTRICT DE TOULON OU DU BEAUSSET

CANTON DU BEAUSSET

Le Beausset (3060 h.)

Aignan Maximin, cultivateur. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 348.

Ainaud Sébastien (aîné). 25 germ, IL Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E3 ; L. 331 ; Mn.

Andrau Paul-Eloi, propr. à Toulon. 25 germ. II, 7 pluv. NI. A rempli à Toulon, au nom de Louis XVlI, les fonctions de second lieutenant au port marchand. A fui à l'étranger, le 28 frim. II, sur un vaisseau anglais. Rentré en France le 20 prair. III. Etait embarqué sur le Saint-Génard en pluv. XI. E3 ; E6 ; L. 347 ; M6n° 1479 ; R.

Artaud Gervais, 42 ans, négociant. M2 n° 902 ; M6 n° 1126.

Barry Ambroise, 55 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 8 oct. 1793. Se serait ensuite caché à Aix. Rentré au Beausset le 12 niv. III. Ne parait pas avoir quitté la France. G. 334 ; L. 347, 360.

* Barry Jean-Baptiste, fils du préc', ménager. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 26 vent. III. E4 ; L. 306, 347 ; M5 n° 53.

* Barry François, cultivateur. 22 vend. NI. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim, II. Rentré en France le 15 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4 ; L. 347, 360 ; M ; M4 n° 183 ; M5 n° 333.

* Barry Joseph, fils du préc'. 22 vend. III. E4.


— 404 -

* Barry Jean, fils du préc*, ménager. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 56.

Barry Jean-Joseph, cultivateur. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL r = 29 f. 70. L. 306 ; Q. 2059.

Barry Jacques, fils du préc'. A suivi son père. L. 306.

Barry Joseph, 41 ans, patron charretier. A fui à Toulon en août 1793. « S'est échappé de celte ville par la porte !de secours quand les bombes pleuvaient », « s'est tenu caché neuf mois dans la campagne », puis est parti pour Gênes par voie de terre. Rentré en France par Nice, en pluv. NI, « où il a été arrêtée la première barrière ». Conduit à Grasse devant le trib. crim. du Var : pas de jugement connu. G. 334.

* Barry Joseph (fils), dit Madrey, ménager. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 30 pluv. Ni. Ei ; M5 n" 52.

* Barry Joseph (fils de Joseph), ménager. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 28 niv. III. E4 ; L. 347 ; M4 n° 188 ; M5 n° 55.

Boeuf Toussaint, curé, propr. à Aubagne. 8 nov. 1792. Assermenté. S'est rétracté le 21 mai 1791. A émigré ensuite à Imola (Italie). A repris ses fonctions au Beausset après le Concordat. Mort dans celte commune en 1844, âgé de 86 ans, ayant consacré toute sa fortune à la restauration de l'hospice. E ; X.

* Bonasse Jacques, dit Sauvicou, droguiste. 22 vend. III. Décédé à Carthagène le 18 vent. II. E4 ; Ml n° 99.

Bonasse Joseph, prêtre. Se trouvait à Florence en therm. X. M5 n° 1503.

Bonicard Xavier, bâtier. M4 n' 165.

Brignol Joseph, gendarme. Décédé à Carthagène en 1794. Ml n° 190.

* Buisson Jacques, maréchal-ferrant. 22 vend NI. A fui à Toulon en août 1793. E4 ; L. 306 ; Mb n° 45.


- 405 -

* Cabre Louis, dit la Rousse, cordonnier. 22 vend. 111. Décédé à Perpignan en l'an IV, pendant qu'il était dragon au 15° régiment. E4 ; Ml n° 68 ; M5 n° 123 ; M6 n° 68.

Caussemille Jean-François-Joseph, 48 ansj prêtre, propr. à Sàinte-Tulle (Basses-Alpes). 5 therm. II. Insermenté. Guillotiné à Toulon en l'an N(Comm. révol.). E3 ; Q. 1940 ; Mn.

* Cayol Laurent, époux Delphine Sieard, tonnelier. 22 vend. III. E4; M4 n° 34 ; M5 n° 122.

* Chabert Jean-Louis, dit Porlalis, bourgeois. 22 vend. III. Placé provisoirement en surveillance à Paris par décision du ministre de la police générale (8 frim. IX). E4 ; L. 346, 376; M ; M4n°266; M5n°217.

■ * Couret Jean, ménager. 22 vend. II. A fui à Toulon enaoûtl793, à l'étranger le 28 frim. N. Rentré en France en vent. IJ1.E4; L. 362 ; M5 n° 124.

* Couret Jean-Antoine, d'OHioules, 47 ans, bridier. 22 vend. IIL A fui à Toulon en août 1793. E4; L. 348 ; M2 n° 496; M6 n° 54 S.

Dalmas Antoine, cultivateur. Décédé à Séville en l'an VIII. Ml n» il.

Dalmas Augustin, 60 ans, voiturier. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol ). Q. 19*0 ; Mn.

Dalmas Honoré, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France avant lelergerm. III. L. 347.

Dalmas Jacques-Michel. 28 therm. III. Condamné è (?) par jugement de la Comm. milit. de Toulon en date du (?). E6.

* Dalmas Jean-François, dit Frise, 19 ans, ménager. 22 vend. IL A émigré le28 frim. Il, par Toulon. Assassiné en 1805 par son beau-frère Uichaud. E4 ; L. 306, 347 ; M ; M2 n» 1C0; M5 n° 164; M6 n° 281.

* Dalmas Jean-Michel, dit Macadé, époux Madeleine Imbert, cultivateur. 22 vend. IL A fui à Toulon le 24 août 1793, à l'é-


— 406 —

tranger le 28 frim. II. Fusillé à Toulon le 28 therm. VI (Comm. milit.). E4 ; L. 296 ; M ; Ml n° 10 ; M5 n° 165.

* Dalmas Joseph (fils), dit Pèdebau (ou Pied-de-banc), ménager. 22 vend. IL Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. E4 ; L.1732 ; M ; M4 n° 187 ; M5 n° 162 ; Q. 1940.

* Dalmas Joseph (petit-fils), dit Pèdebau, ménager. 22 vend. H. E4 ; M5 n° 163.

* Dalmas Pierre (fils), dit Carrouge, 33 ans, cultivateur. 22 vend. IL A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en niv. III.E4; L. 347 ; M2n°321 ; M6 n° 459.

* David Louis, 64 ans, bourgeois. 22 vend. NI. Aurait résidé à Marseille de sept. 1792 au 27 therm. N. E4 ; L. 363 ; M.

* Décugis François-Xavier, dit Barametz, époux Anne-Rose Artaud, 26 ans, perruquier. 22 vend. NI. A fui à Toulon le23 août 1793. Fusillé dans cette ville le 5 niv. VIII (Comm. milit.). E4 ; L. 296, 306 ; M4 n° 18 ; M5n°575; Mn.

* Décugis Sauveur-Pascal, dit Barametz, frère du préc', 30 ans, cultivateur. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 306, 347; M ; M2 n° 310; M6 n° 460.

"Décugis Jacques-Eutrope, dit Joly, ménager. 22 vend. NI. Mêmes détails. r = 30 f. 21. E4 ; L. 347; M4 n° 176 ; M5 n° 139 ;Q. 8058.

Deprat Antoine, r = 26 f. Q. 2059.

* Deprat Antoine, dit l'Amitié, ménager. 22 vend. II. A fui à Toulon, puis à l'étranger en 1793. r = 78 f. 20. E4; L. 347 ; M4 n°186; Q. 2059.

* Deprat Jean-Louis, dit Amèche, 55 ans, cultivateur et sergent de ville. 26 fruct. VI. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 29 vent. III. Fusillé à Toulon le 26 fruct. VI (Comm. milit.). E6 ; L. 347 ; M ; Ml n» 272 ; M6 n° 1108 ; Mn.


— 407 -

* Deprat Laurent, époux Madeleine Clément,51 ans, ménager. 22 vend. IL A fui à Toulon vers le 25 août 1793. Guillotiné dans cette ville le 7 pluv. II (Comm. révol.). r = 27 f.. E4 ; L. 292 ; M ; M5 n° 174 ; D ; Q. 1940, 2059.

Deprat Philippe, 34 ans, boulanger. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

* Dol Pierre-Auguste-Victor, dit Bouis, regratlier. 22 vend. IL A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL Rentré en France en vent. IN. E4 ; L. 347 ; M4 n' 177 ; M5 n° 176.

* Duprat Jacques, bourgeois. 22 vend. IL E4.

Etienne Joseph, dit Bourigré, cultivateur. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 347 ; M ; M4 n° 181 ; M5n° 182.

Etienne Probace. A fui à Toulon en août 1793, puis à Trets (Bouches-du-Rhône). A obéi à la loi du 19 fruct. V. L. 347, 1732; M ; M4 n» 179 ; M5 n» 183.

* Eynaud Anne, née Rougier (veuve de Joseph Eynaud), bourgeoise. 22 vend. III. E4 ; L. 364 ; M5 n° 251.

Eynaud (ou Reynaud) Biaise, 54 ans, cultivateur, « soldat invalide ». A fui a Toulon le 24 août 1793. Vivait à Séville en l'an IV, époque durant laquelle il s'apprêtait à rentrer en France « au mépris des lois (I) ». r = 119 f.. L. 165, 296, 364; M5 n° 208 ; Q. 2059.

Eynaud Etienne, dit Farine. A émigré, le 28 frim. II, par Toulon. L. 347 ; M4n° 207.

Eynaud Etienne-Esprit, cultivateur. Décédé à Alexandrie (Piémont) le I"' prair. IL Ml n° 224 , M6 n* 958.

(1) Né le 3 fév. 1739. D'après L. 296, il serait allé se cacher à Solliès dès le 25 août 1793 et aurait résidé dans cette commune jusqu'au 7 mess. V. Mais une de ses lettres, datée de Séville en l'an IV et interceptée par ordre, détruit l'affirmation contenue dans L. 296 (voir L. 165).


— 408 -

Eynaud Jean Baptiste, dit l'Espérance, cultivateur. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 18 niv. III. L. S95, 347, 1732 ; M ; M4 n° 185; M5 n°s 186,210.

Eynaud Etienne, fils du préc 1, ménager, r := 57 f. 55. L. 1732; M4 n» 178 ; M5 n° 185 ; Q. 2059.

Eynaud Maximin, dit Plourayré, ménager. L. l732;M4n° 180 ; M'i n° 136.

Fisse Joseph (aîné), 24 ans, cultivateur. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Fournier Barthélémy, 63 ans, aubergiste. Guillotiné è Toulon le 7 pluv. II (Comm. révol.). L. 2S;6 ; Q. 1940 ; Mn.

Fournier Biaise-Etienne, fils du préc', cultivateur. A fui è Toulon en août 1793, è l'étranger le 28 frim. II. Rentréen France avant le 1er germ. III. L. 296,306; M4n°216; M5 n» 229.

Fournier Honoré, dit Capucin, ménager. 28 therm. VI. A fu' à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 30 vent. III. Fusillé è Toulon le 28 therm. VI (Comm. milit.). E6 : L. 347 ; M5 n° 230 ; Mn.

Fulconis Benoît-Joseph, bourgeois. Guillo'iné à Toulon le28 vent. II (Comm. révol.). r = 131 f. 26. Q. 1701, 2058 ; Mn.

Gabriel François, bourrelier. A fui à Toulon le 20 août 1793. r = 10 f. 22. L. 295 ; M ; M4 n° 175 ; M5 n" 121 ; Q. 2058.

* Gairard Joseph, prêtre. 28 juinT792. E.

Gairard Marc-Bonaventure (1). r - 204 f. 87. Q. 2059.

Gairoard Antoine-François-Xavier, bourgeois. Fusillé sans jugement è Toulon vers le 30 frim. II. r =; 746 f. 95. L. 1733 ; Q. 1940, 2058 ; Mn.

Gavoly Pierre. L. 290.

" (1) Identité probable avecGueyrard Honoré (ou Marc ?) Bonaven ture, ménager, signalé sous la rubrique du Castellet.


— 409 -

Giraud Crépin, 52 ans, maître cordonnier. S'est rendu à Toulon en août 1793 pour y remplir une fonction élective. Est retourné ensuite au Beausset où, pendant plusieurs mois, « personne ne lui dit rien ». Arrêté à Tourves le 1er prair. II, conduit à Toulon, puis è Orange, à Avignon, enfin à Aix où, par arrêté des représentants Anguis et Serres, il a été mis en liberté. Appréhendé de nouveau le 18 frim. III sur l'ordre du Comité de surveillance du Beausset. A comparu, le 18 pluv. III, devant le trib. crim. de Grasse: pas de jugement connu (lj. G. 334 ; M5 n 08120, 214.

Giraud Pierre, 36 ans, ménager. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. N. Rentré en France le 28 vent. III. L. 350; M2 n° 443; M6 n° 104.

Gueirard Antoine, cultivateur. A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL L. 347,366.

Gueirard Antoine, dit Capot, regraltier. Même détail. L. 366; M; M4n° 182; M5 n° 133.

Gueirard Claire, née Clavel. L. 286.

Gueirard Dominique, dit Bourillon, ménager. M5 n° 134.

Gueirard Jean-Antoine, cultivateur, r = 31 f. 16. Q. 2058.

Guérin Jean-Baptiste. « Victime à Toulon » le î8 frim. IL M Ml n» 305; M6 n°1501 ; Mn.

* Guérin Joseph, frère du préc', prêtre. 28 juin 1792. Réfractaire et déporté. A émigré vers le 1er mars 1792. Rentré de Tolentino (Marches) en fruct. X. S'est ensuite retiré à Bandol. r = 189 f. E ; L. 285 ; MI n» 305 ; Q. 2058.

(1) Giraud fut en outre l'objet d'une plainte pour rébellion contre un agent de la force publique. Le 18 frim. III, en effet, au moment où il était appréhendé par Joseph Vida 1, lieutenant de la garde nationale du Beausset, il invitait ce dernier » à aller boire un coup à la maison ». Vidal, qui acceptait l'invitation, ne tardait pas à être accablé d'injures par Giraud, sa femme et ses filles. 11 se retirait môme de cette scène « avec le nez tout meurtri ».


— 410 —

Guibert Jean-Vincent, dit Vardate, travailleur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France avant le 1er germ. III. r s 56 f. 86. L. 347 ; RI5 n° 132 ; Q. 2058.

* Imbert, dit la Grenadière. 22 vend. NI. E4.

Imbert Antoine (de Pascal). Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

* Imbert Balthazar-Henri-Pierre, dit de Tourves, époux Anne Rose Amie, notaire. 22 vend. III. Décédé à Garezio (Piémont) le 17 germ. II.r= 30, f. 60. E4 ; L. 293, 348 ; Ml n° 70 ; M6 n° 1119 ; Q. 2058 ; (Arch comm. du Beausset : II 24. Papiers de famille).

Imbert François, cultivateur, propr. au Castellet. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 25 vent. III. E4 ; L. 347.

* Imbert François, dit Crespeau, époux Claire Marquand, ménager. 22 vend. III. r = 91 f. 43. E4; M; M4 n° 10; M5 n°135; Q. 2058.

* Imbert Jean-Honoré, dit Crespeau, époux Marie Mauric, ménager. 22 vend. III. r= 131 f. E4 ; M4 n° 11 ; M5 n° 130; Q. 2059.

Imbert François, dit Esfraye-Raque, époux Marie Blanc, ménager. 22 vend. III. Décédé è Asti en l'an II. rs 62 f. 12. E4 ; M ; M4 n° 24 ; M5 n° 126 ; Q. 2059.

* Imbert François, dit Lamaigre, ménager. 22 vend. NI. Mis en surveillance au Beausset le 17 vend. IX. r s'159 f. 68. E4 ; M4 n° 173 ; M5 n° 204 ; Q. 2058.

Imbert Jacques-Gaspard-Joachim, « garde du Tyran », propr. à Toulon, Signes. 25 fév., 30 juin 1793. Se serait caché à Rians du 1er fév. 1792 au 26 mess. V. r = 102 f. 10. E2 (Brignoles) ; E4 (Signes) ; E4 (Toulon) ; L. 297, 306 ; M5 n° 386 ; Q. 2059.

Imbert Joseph, 46 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793. « S'en est échappé, par terre, en sortant par la porte dT-


— 411 —

talie, le jour de la débâcle des Anglais». S'est caché ensuite dans les montagnes des environs de Brignoles. S'est rendu à Gênes en vend. III et est revenu en France, par Nice, « quand il a appris que la Convention faisait grâce auxouvriers émigrés » (niv. NI). G. 334; L. 347.

* Imbert Joseph, dit Bouis, ménager. 22 vend. III. r s 127 f. 48. E4 ; M4 n° 184 ; M5 n" 125 ; Q. 2059.

* Imbert Joseph, dit Cabarole, ménager. 22 vend. III. E4 ; M5 n°128.

* Imbert Joseph, dit Mette, époux Elisabeth Isnard, ménager. 22 vend. NI. A fui à Toulon en août 1793, en Italie le 28 frim. IL Décédé à Carrazzio (vallée d'Oneille) le 2 germ. II. rs 82 f. 87. E4 ; L. 347 ; M ; M4 n° 130 ; M5 n° 129 ; Q. 2059.

* Imbert Joseph, dit Perroquet, ménager. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 127.

Imbert Joseph-Laurent, 27 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793. L. 306; M2 n" 347 ; M6 n° 477.

Imbert Louis, 55 ans, notaire. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Mn.

Imbert Marie, née Dejean (veuve), 57 ans. M2 n° 962 ; M6 n* 1200.

Imbert Pierre, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. 11. Rentré en France le 22 vent. III. L. 347.

* Isnard Jacques-Victor, dit Pèbre, ménager. 22 vend. III. r s 70 f. 58. E4 ; L. 1732 ; M5 n° 137 ; Q. 2059.

Laurent Jean-Baptiste, époux Marguerite David, cuisinier. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en vent. III. L. 347; M.

* Leveny (ou Levenq) Sauveur-Pascal, dit Tranche, travailleur. 22 vend. III. Décédé le 5 prair. X è (?)■ E4 ; M ; Ma nos 239, 272.

Lidon Toussaint, perruquier, propr. à la Seyne. 22 vend. III. r = 48 f. 88. E4 ; M5 n° 251 ; Q. 2059,


— 412 —

Lidon Rose, née Devincé, épouse du préc 1, 53 ans, propr. à la Seyne. 2i vend. III. Rentrée de Soulhamplon, par le Havre, le

23 Iherm. X. E4 ; M2 n° 999 ; M5 n° 162 ; M6 n" 1204.

Lieulaud Jean-Baplisle, 34 ans, cultivateur. A émigré, par Toulon, le 28 frim. II. Rentré en France le 29 vent. III. L. 350 ; M2 n°329; M6n°481.

Lieulaud Joseph, cultivateur. Seclionnaire, A fui à Toulon le

24 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. r = 81 f. 28. L. 296, 306, 348 ; Q. 2059.

* Marguand Ballhazar, 41 ans, «procureur». 22 vend. III. A émigré, par Toulon, le 28 frim. II. E4 ; L. 347 ; Mi n° 93 ; M6 n° 309.

* Marquand Dominique-Joseph-Laurent, tourneur. 22 vend. III. Guillotiné à Toulon le 7 pluv. IL (Comm. révol.). E4 ; L. 289, 292 ; M5 n" 274 ; Q. 1940 ; Mn.

Marquand Etienne, époux Marie Giraud, 35 ans, cultivateur. A fui en août 1793, à Toulon, où il a arboré la cocarde blanche et pris les armes contre la République. S'est rendu à l'étranger sur un vaisseau ennemi. Rentré en France le 15 vent. III. L. 347, 372 ; M2 n° 335 ; M6 n° 487.

Marquand François, 19 ans, hâlier. n° 337 ; M6 n° 486.

Marquand François, dit la Niade, 31 ans, voiturier. M2 n° 357; M6n° 485.

* Marquand Jacques, dit Ange, époux Julienne Gabriel, ménager. 22 vend. III. A fui à Toulon le 25 août 1793, a l'élranger le 28 frim. IL Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif ^6 brum. VIN). r= 79 f. 5P. E4 ; L. 299, 348 ; M ; M4 n° 174 ; M5 n° 273 ; Q. 2058.

Marquand Jean Louis, boulanger. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Décédé au Beausset en l'an V. L. 347; Ml n°63; M6 n° 1124.

Marquand Joseph, frère du préc', boulanger. Décédé à Fréjus le 23 germ. NI. Ml n° 62 ; M6n°6U.


- 413 -

Mauric Laurent, 16 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France avant le Ier germ. III. L. 347 ; M2 n» 324 ; M6 n» 483.

Nalin, oratorièn, propr. à Mont-Libre (I), Mont-Michel (2) (Basses-Alpes). 5 therm. N. El ; E3.

Paul Honoré, r s 135 f. r. Q. 2058.

* Pinon (ou Penon) François Joseph-Malhieu, 21 ans, marintimonier. 22 vend. III. A fui à Toulon le 25 août 1793, à Livourne le 28 frim. n. S'est rendu plus lard à Gênes. Rentré en France le 12 prair. III par Nice, sur la pinque génoise la Vierge du Bousguet. E4;G. 297, 312 ; M2 n° 541 ; MSn«592.

* Pinon (ou Penonj Joseph, chirurgien (3). 22 vend. III. E4 ; Q. 2058.

Portai Jean-Joseph-Clair, 68 ans, prêtre. M2 n- 74') ; M6 n° 1357.

Portai Joseph-Xavier, 35 ans, receveur du district. Fusillée Toulon le 16 mess. III (Comm. milit ). Mn.

Portalis Bjnoit-François (4).Guillotiné à Toulon en l'an N (Comm. révol.). r zr 16") f. Mn ; D , Q. 2039 ; (Arch. comm. d'Entrecaste aux : 1123 ; de Saiary : BBS f" 37).

* Portails Jacques, dit Pipou fou Papon), ménager. 22 vend. III. E4 ; L. 37», 1732 ; M5 n« 293.

Portalis Jean-Etienne-Marie, dit l'Ancien, époux MargueriteFrançoise Siméon, né au Beausset le 1er avr. 1746, avocat à

(1) Nom révolutionnaire delà commune de S.iint-Maimo (canton de Forcalquier).

(2) Nom révolutionnaire de la commune de Saint-Michel (canton de Forcalquier).

(3) Probablement Pinon (ou Penon) Joseph-Esprit-Chrysostome qui reçut sur le milliard des émigrés une renie de 216 f. 51.

(I) Probablement le maine du Beausset e.n 1793 qui, à celte époque, fut suspendu do ses droits de citoyen actif par le directoire du département du Var.


414

Aix. Elu, en 1778, assesseur d'Aix et procureur du pays de Provence, S'est retiré en 1790 au Beausset, dans sa campagne du Pradeaux, où il a donné l'hospitalité à des amis proscrits. S'est caché à Lyon en 1792. Inscrit dès lors sur la liste des émigrés du département des Bouches-du-Rhône. S'est réfugié en juil. 1793 à Villefranche (Rhône) où son secrétaire a élé fusillé. Appréhendé le 11 niv. 11 à Paris et mis en liberté par arrêté du Comité de sûreté générale et de surveillance de la Convention nationale en date du 6 vend. m. Elu député par la section de Brutus à Paris et par le département du Var en l'an IV. A oplé pour la Seine et a siégé au Conseil des Anciens avec le parti conservateur et libéral. A satisfait à la loi du 19 fruct. V. S'est rendu en Allemagne, au château d'Emckendorff, chez l'ambassadeur comte de Revenllau. Rentré à Paris le 24 pluv. VIII. Ami particulier de Bonapsrte. A participé activement à l'élaboration du Code civil et du Concordat. Comte et Grand Aigle de la Légion d'honneur sous l'Empire. Décédé à Paris le 25 août 1807. L. 290; B. M. 99 ; (Arch. comm. du Beausset : GG18 f" 130 v° ; GG21 f° 230 v°).'

Roubin Antoine, dit Feire, menuisier. L. 1732; VI5 n° 334.

* Rounard (ou Rouvard, ou Rouard, ou Renard) François-Xavier, bâtier. 22 vend. III. r z; 43 f. 96. Ei ; M ; M5 n° 62 ; Q. 2058.

Rounard (ou Rouvard, ou Rouard, ou Renard)Joseph, époux Claire-Madeleine Fauchier, 53 ans, boulanger, propr. à Evenos. 22 vend. III. Guillotiné à Toulon le 7 pluv. Il (Comm. révol.). E4; L. 292; Q. 2058.

Roux Jean-Joseph, époux Madeleine Pons, 28 ans, perruquier. Sectionnaire. M ; M2 n° 353 ; M6 n° 504.

Segond (de)-Séderon Charles, gentilhomme, sous-lieutenant au régiment espagnol d'Hibernia. A plaidé avec succès la cause des habitants du Beausset qui cherchaient un asile dans Toulon et auxquels on refusait d'ouvrir les portes de la ville (sept. 1793). A combattu dans les rangs du régiment A'IIibernia et a


415

reçu plusieurs blessures, le 10 frim. II, dans un combat du siège. Mort de ses blessures à Carthagène. P.

Segond (de)-Séderon-Joseph Jacques, né au Beausset le 30 avr. 1746 (fils de Jacques, ce dernier conseiller-secrétaire du Roi, et de Madeleine Lesbros), seigneur de Séderon, avocat général, puis conseiller à la Cour des Comptes d'Aix. Se serait caché au Revest-du-Bion (Basses-Alpes) de fév. 1792 à vent, m, à Manosque (Basses-Alpes) de cette dernière date à mess. V. L. 297; M3 n» 119; A7 ; (Arch. comm. du Beausset: GG18 f° 137; BB17 f°548v°).

Segond (de)-Séderon Joséphine, née d'Oreil, épouse du préc'. Même détail. L. 297; M3 n° 119 ; A7.

Sicard Barthélémy, cuisinier. A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL L. 347.

* Sicard Joseph-Jacques-Philippe, dit Lelong, né au Beausset le 27 juil. 1752 (fils de Joseph, bourgeois, et d'Anne-MargueriteMontel), bourgeois. 22 vend. III. N'a pas émigré: a été acquitté du fait d'émigration le 7 pluv. Il par jugement de la Comm. révol. de Toulon. Placé en surveillance au Beausset, le 14 vent. VI, par décision du ministre de la police. El; L. 166, 295, 380; M2 n° 521; M6 n° 606; (Arch. comm. du Beausset : GG19 f°75).

Suquet Jean, 26 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à Cadix le 28 frim. IL Rentré en France, par Marseille, le 16 prair. X. L. 306 ; M ; M2 n" 998 ; M6 n° 1417.

* Trouin François, 36 ans, cultivateur. 22 vend. III. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). r =; 44 f. 78. E4 ; M5 n° 354; Q. 1940, 2058; Mn.

* Venel Jean, époux Rose Imbert, serrurier. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. E4 ; L. 306, 347, 1732; M5 n° 131.

Venel Joseph, fils du préc'. A émigré en 1792. L. 306.


- 416 -

CANTON DE LA CADIÈRE La Cadière (4324 h.) Arquier (cadet) (I), chanoine, propr. à la Seyne. 25 fév., 30 juin 1793. E2 (la Cadière) ; E4 (la Seyne).

Arquier François-Marie (2). Fusillé sans jugement à Toulon, vers le 30 frim. II Mn ; Q. 2059.

Audiffren André (fils d'André), cultivateur. 22 vend. III. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. E4 ; L. 350.

* Audiffren Charles-François, époux Marie Icard, cultivateur. 22 vend. III. « S'est rendu à Toulon, le 25 août 1793, avec le bataillon national de la Cadière, à la suite de la réquisition qui lui fut faite par le Comité des sections de Toulon ». Est rentré à la Cadière huit jours avant la reprise de Toulon. Arrêté quelques jours après dans sa famille sur l'ordre du président du Comité de surveillance delà Cadière. Conduit à Toulon où, vers le 30 frim. II, il a été fusillé sans jugement. E-4 ; L. 1732 ; M.

Audiffren Pierre, cultivateur. A fui à Toulon en août 1791, à l'étranger le 28 frim. II. L. 348.

Audiffret André, dit Catarinon (fils de Joseph), 47 ans, cultivateur. 22 vend. III. E4 ; M2 n° 322 ; M6 n° 441.

* Bernard Biaise, cultivateur. 22 vend. III. A fui à Toulon le 28 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France en vent. m. Résidait à Marseille en l'an X. E4 ; L. 303, 347 ; M3 n°205.

* Bonnefoy Casimir (fils d'Etienne), cultivateur. 22 vend. NI. E4 ; M5 n° 48.

* Bonnefoy Jean-Louis. 22 vend. III. E4.

Bonnifay Joseph-Antoine, 28 ans, maçon. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 348 ; M2 n° 120 ; M6 n° 175.

(l)Trôs probablement d'Arquier Jean-Marie. Dans ce cas, r =: 766 f. 38. (V Q. 2059 n' 489 .

(2) Très probablement d'Arquier da Barbégil Jean-François-Marie. Dans ce cas, r =3 510 f. 92 (V Q, 2039 n" 716).


— 417 -

Brèmond Joseph, bourgeois, propr. au Castellet. 22 vend. III, E4 (la Cadière) ; E4 (le Castellet) ; M5 n° 49.

Brun Denis-Joseph, 36 ans, cultivateur. M2.n° 658 ; M6 n" 899,

* Brun Jean Joseph (fils de Guillaume). 22 vend. NI. E4.

* Cadière Honoré, cultivateur. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 348 ; M5 n° 146.

Courtes André Armand, tailleur d'habits. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. H. L. 295, 348 ; M5n° 195.

Dalmas Guillaume, 22 ans, laboureur. « A été forcé par sa commune d'aller en armes à Toulon en août 1793 ». A fui à Gênes le 28 frim. II. G. 339 ; L. 350 ; M6 n° 1492.

* Dalmas Jean-Antoine-Adrien, 24 ans, instituteur. 22 vend. IL Servait dans le 1er bataillon des volontaires nationaux de Condom (Gers). Fait prisonnier par les Espagnols, dans le fort de la Garde dit Prats de Mollo, en juin 1793. S'est évadé en se faisant remplacer dans sa prison parle domestique d'un officier. Arrivé à la Cadière vers le 1er août 1793. S'est rendu à Toulon quelques jours après « pour y éludier la pharmacie ». S'y est embarqué pour l'étranger, sur un vaisseau espagnol, « lors de l'incendie de l'arsenal et de l'escadre ».E4 ; M ; M2 n° 24 ; M6 n» 280.

Dalmas Joseph, 52 ans, cordonnier. Est allé à Toulon, en août 1793, « avec le détachement de la garde nationale de sa commune ». A fui « sur la côte d'Italie » le 28 frim. IL Rentré en France le 21 vent. NI. Arrêté aussitôt, puis conduit à Grasse où il a été mis en liberté le 4 germ. suivant (Trib. crim). G. 339 ; L. 350.

* Dalmas Joseph, cultivateur. 22 vend. II. E2 ; Mo n° 166.

* Dalmas Léon (fils de Philippe). 22 vend. IL E4.

Dalmas Pierre, dit Noué, travailleur, propr. au Castellet. 22 vend. IL E4 ; M5 n° 167.

* Damien Claire. 22 vend. III. È4 ; M5 n° 417.

27


— 418 —

* Décugis Biaise. 22 vend. III. E4.

Décugis Joseph, perruquier. Condamné à la « réémigration » le 4 vent. Vl (Comm. milit. de Toulon) : s'est rendu à Livourne. M.

Delmas Thérèse (veuve), 49 ans, « ménagère ». A fui à Toulon en août 1703, à Livourne le 28 frim. IL A plus tard séjourné à Gênes. Rentrée en France le 12 prair. NI par Nice où elle a été appréhendée dès son débarquement de la pinque génoise la Vierge du Bousquet. Mise quelques jours après en liberté provisoire, « de manière à avoir cette ville pour prison », parce qu'elle était pauvre et mère d'une nombreuse famille (1). G. 297.

Delmas Ange-Marie, fils de la préc", 5 ans. A suivi sa mère. G. 297.

Delmas Elisabeth, soeur du préc', 10 ans. Même détail. G. 297.

Delmas Joseph-Paul, frère de la précte, 3 ans. Même détail. G. 297.

Delmas Louis, frère du préc', 18 ans. Même détail. G. 297.

Delmas Marie-Rose, soeur du préc', 28 ans. Même détail. G. 297.

Delmas Pierre, frère de la préc'e, 12 ans. Même détail. G. 297.

Delmas Thérèse, soeur du préc', 20 ans. Même détail. G. 297.

* Denans Barthélémy. 22 vend. III. E4.

* Durand Joseph, menuisier. 22 vend. II. E4 ; Mb n° 177.

Faulquelte Pierre-Victor, de la Ciotat, prêtre. A émigré avant fév. 1793. L. 285 ; (Arch. comm: de la Cadière : GG).

. (1) Application de l'arrêté en date du 15 prair. III des représentants du peuple Dumas et Real en mission près l'armée d'Italie et des Alpes.— Delmas Thérèse comparut ensuite devant le trib. crim. de Grasse, mais les documents ne mentionnent aucun jugement la concernant. Sans doute, elle y fut acquittée,


— 419 —

Fournier François, 27 ans, droguiste. S'est rendu à Toulon le 24 août 1793 « pour régler des affaires domestiques ». A fui à Gênes le 28 frim. IL Rentré en France, par l'anse d'Agay, en vent. III. Arrêté, puis conduit à Grasse où il a été mis en liberté la 27 germ. NI (Trib. crim.) après une pétition en élargissement adressée par Fournier au représentant du peuple Beffroy. G. 307 ; L. 350.

Gairoard Jean-Jacques, 26 ans, tonnelier. M ; M2 n° 323 ; M6 n°466.

* Gairoard Marie-Madeleine, née Laugief. 22 vend. NI. A émigré, par Toulon, le28 frim. IL E4 ; L. 349.

Gëmel Jean-François-Balthazar, négociant. Vice-président de la section n° 2 de Marseille. A émigré « pour se soustraire aux persécutions dirigées contre lui ». M ; M3n°213.

Garnier Etienne. Rentré de Gênes, le 13 pluv. m, par SaintTropez, et arrêté dès son arrivée par une compagnie do grenadiers de Vaucluse. Tombé malade à Fréjus pendant qu'on le dirigeait sur Marseille. G. 314.

Giraud Pierre, 39 ans, journalier-laboureur. A fui à Toulon le 25 août 1793, à Gênes le 28 frim. II. Rentré en France, le 13 pluv. NI, par Saint-Tropez. Arrêté dès son débarquement, conduit à Saint-Maximin, puis emmené à Grasse où il a été mis en liberté le l6r vent. III (Trib. crim.). G. 300, 314 ; L. 350 ; M2 n° 327 ; M6 n° 470.

Gueirouard Joseph,21 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à Carthagène, sur un vaisseau espagnol, le 28 frim. IL S'est rendu plus tard à Livourne et à Gênes. Rentré en France, par « Héraclès » [Saint-Tropez], « avec une quarantaine de compagnons émigrés » (an III). r = 255 f. 21. G. 339 ; Q. 2059.

Guys (ou Guis) Joseph, cultivateur. A fui à Toulon le 23 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France par Marseille, le 28 vent. III. A satisfait à la loi du 19 fruct. V. Mis en


420

surveillance à la Cadière le 19 vend. IX. r =-• 206 f. 59. L. 347, 367; M ;M5 n° 327 ;Q. 2059.

Julien Joseph, 26 ans, cordonnier. S'est rendue Toulon, en août 1793, « sur réquisition de la garde nationale ». A fui à Gênes le 28 frim. II. Rentré en France, .par Saint-Tropez, lé 13 pluv. III. Arrêté dès son arrivée, conduit à Sainl-Maximin, puis à Grasse où il a été mis en liberté le 7 vent. 1II (Trib. crim.). G. 314, 339 ; L. 350 ; M2 n° 343 ; M6 n" 376.

* Lombard, « représentant » (1). 28 juin 1792. E.

Marquand Thérèse, née Décugis, 20 ans. M2 n° 781 ; M6 n° 1193.

Martinenq Martin-Jean, époux Thérèse Terras, matelot-gabier. A fui à Toulon en août 1793, dans la Rivière de Gênes • à l'époque delà débâcle des Anglais ». Rentré' en France vers le 15 vent. NI, dès qu'il a appris qu'un décret de la Convenlion permettait aux marins fugitifs de réintégrer leur patrie. G. 339.

* Michel Louis, marin. 22 vend. III. E4.

* Miolan (ou Méollan) Félix, capitaine-marin. 22 vend. NI. A déposé, dans l'affaire Paul dit Paulet, devant le tribunal populaire de Marseille. Mis hors la loi pour cette raison par décret du 19 juin 1793. A émigré le 25 août suivant (2). Ei ; L. 297 ; M; M3n°240.

(1) Il n'a pas été possible d'identifier cet émigré, sans doute un représentant du peuple. Des malveillants auraient-ils, pour le seul motif de lui porter préjudice, signalé sur les listes officielles le député à l'Assemblée constituante de 1789, Jacques-Athanase Lombard Taradeau ? En tout cas, ce représentant ne passa pas la frontière. Au contraire, il fut un ardent révolutionnaire, grand ami de Barras, membre, sous le Directoire exécutif, de la Commission de radiation des émigrés.

(2) Proche parent de l'amiral Gautcaume, ce dernier conseiller d'Etat et préfet maritime du 6" arrondissement. Son dossier (M) contient une lettre de cet amiral .au préfet du Var le recommandant à la bienveillance do l'autorité civile (12 prair. XI).


- 421 -

' Molinard Jean-Crespin, 29 ans, cordonnier. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 296, 306, 351 ; M2 n°295; M6 n° 413.

Molinard Paul, 26 ans, cordonnier. A fui à Toulon le 25 août 1793 ; dans la Rivière de Gênes, le 28 frim. II. Rentré en France, par Saint-Tropez, le 13 pluv. III. Appréhendé dès son débarquement, conduit à Saint-Maximin, puis à Grasse où il a été mis en liberté le 1er vent. III (Trib. crim.). G. 300, 314 ; L. 350; M2 n°346 ; M6 n° 490.

* Mourre François, 41 ans, laboureur. 22 vend. IL A fui à Gênes, par Toulon, le 28 frim. II. Rentré en France le 11 vent. III. El ; G. 339 ; L. 350 ; M2 n° 652 ; M6 n° 837.

* Olivier Jean, taillandier. 22 vend. NI. Rentré en France le 19 vent. III. E4 ; L. 347 ; M5 n°281.

* Préboist Laurent-François, cordonnier. 22 vend. III. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E4 ; M ; M5 n° Ï88.

* Revest Balthazar, machiniste. 22 vend. III. Même détail. E4; L. 1732 ; M ; M5 n° 308.

Revesl Joseph-Léris, cultivateur. A fui à Toulon le 28 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 350.

* Ricard Pierre-Armand, cultivateur. 4 flor. IL S'est réfugié à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. H. r = 22 f. 65. E4;L. 297, 348 ;M ; M3n° 163.

Terras Laurent, perruquier. Même détail. L. 348 ; M.

* Trotobas Pierre, 35 ans, bridier. 22 vend. III. S'est rendu à Toulon en août 1793, avec le détachement de la garde nationale de la Cadière. A fui à Gênes le 28 frim. N. Rentré en France par Saint-Tropez, le 13 pluv. III. Arrêté dès son arrivée, conduit à Saint-Maximin, puis emmené à Grasse où il a été mis en liberté le 7 vent. III. Décédé à Marseille le 23 flor. IX. E4 ; G. 314, 339 ; L. 350 ; M ; Ml n° 261 ; M6 n°s 1260, 1275.

Vian François-Bruno-Antoine, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793. L. 295, 306.


- 422 -

* Viguier Paul-Antoine-Auguste-Joseph (1). 28 juin 1792. E.

CANTON DU CASTELLET

Le Castellet (2013 h.)

Aillaud Jean-Joseph, tisserand. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1791, à l'étranger le 28 frim. II. E4 ; L. 348.

* André Jean, dit Juès, ménager. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 1.

Arnaud (ou Armand) Lazare, 25 ans, maréchal-ferrant. 22 vend. III. S'est rendu à Toulon le 25 août 1793 t par ordre de sa commune ». A fui de cette ville le 28 frim. N, « par la porte Neuve », pour aller se cacher chez un de ses oncles à Trets (Bouches-du-Rhône). E4 ; G. 307, 341 ; L. 299, 347 ; M.

Arnoux Augustin, cordonnier. 25 germ. II. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. U. E3 ; L. 330, 331 ; M5 n° 9 ; Mn ; Y.

Audiffrel Marie, née Levens, 16 ans. M2 n» 780 ; M6n°1088.

Barthélémy Antoine, curé. 28 juin 1792. Assermenté, puis s'est rétracté. Déporlé. Mort retrailé à Marseille, en 1817, âgé de 85 ans. r== 341 f. 09. E ; L. 285; M3 n° 245 ; X ; Q. 2058.

Barthélémy Auguste. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q. 1940; Mn.

Barthélémy Etienne, laboureur. A fui à Toulon le 22 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 5 niv. III. L. 347.

* Barthélémy Etienne-Michel, laboureur. 22 vend. IlL S'est rendu à Toulon le 18 août 1793, è l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le6 pluv. III. E4 ; L. 347 ; M.

* Barthélémy Honoré (fils d'Honoré), ménager. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 63.

Cl) Identité ou parenté probable avec Deviguier Louis-Augustin signalé sous la rubrique de Signes.


423

Barthélémy Jacques. Décédé en Espagne en l'an II. M4 n° 31.

Barthélémy Jacques (fils de Louis), ménager. M5 n° 64.

Barthélémy Jean,dit Nicolas. Puni de mort le (?). Y.

Barthélémy Jean-Baptiste-Simon, époux Thérèse Roubaud, perruquier. S'est rendu à Toulon le 12 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 19 pluv. III. Décédé à Toulon le 6 vent. VIII. r s 248 f. 40. L. 295, 350 ; M6 n° 943 ; Q. 2059.

Barthélémy Joseph, cultivateur. Décédé à Turin en 1794. Mi n°8.

Barthélémy Joseph, ménager. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Ml n° 213 ; M4 n° 32 ; M6 n° 1268.

Barthélémy Thérèse-Henrielte-Gabrielle, née Décugis, épouse du préc', 44 ans. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28frim. II. L. 351 ; M2n"783 ; MO n° 1190.

"Barthélémy François-Xavier, fils de la précta, ménager. 22 vend. III. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E4;M1 n° 208 ; M5 n° 59 ; Q. 1940; Mn.

"Barthélémy Joseph (fils de Michel), ménager. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793. E4 ; L. 306 ; M5 n° 58.

* Barthélémy Joseph (fils de Nicolas), ménager. 22 vend. III. E4; M5 n°62.

* Barthélémy Joseph (fils de Pierre), ménager. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 13 vend. III. E4 ; L. 347 ; M5 n°s 60, 61.

Barthélémy Joseph-Auguste (fils de François-Joseph), 9 ans, cultivateur. S'est rendu à Toulon en août 1793. L. 348 ; M2 n° 784 ; M6 n° 1153.

Barthélémy Madeleine (fille de Biaise), 39 ans. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 351 ; M2 n° 788 ; M6 n° 1156.


- 424 -

Barthélémy Marie-Henriette-Marguerite (fille de Joseph), 10 ans. Même détail. L. 348 ; M2 n° 785 ; M6 n° 1152.

Barthélémy Pierre, 26 ans, cultivateur. Exécutée Toulon en l'an H (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Barthélémy Thérèse, née Amaud, 138 ans. M2n°786 ; M6 n° 1129.

* Barthélémy Toussaint (fils de Jean), laboureur. A fui à Toulon le 25 août 1793, è l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 26 pluv. III. E4 ; L. 347 ; M5 nu 148.

* Bartheli Pierre, travailleur. E4 ; M5 n" 57.

Baude François (I), ménager, propr. à la Valette. 22 vend. III. E4.

* Baude François, 46 ans, tailleur d'habits. 22 vend. III, 29 fruct. VI. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 12 niv. III. En mess. VIN, « il gémissait depuis 23 mois dans les cachots du fort Joubert », à Toulon (2). E4 ; E6 ; L. 347 ; M ; M4 n° 194 ; M5 n°s 26, 371 ; Mn.

Bélieud Claire, née Barlhék-my, 36 ans. M2 n ° 779 ; M6 n° 1154.

* Bélieud Malhieu, dit Peine, ménager. 22 vend. NI. r = 65 f. 37. E4; M5 n° 79 ; Q. 2058.

* Blanc Jean-Baptiste, travailleur. 22 vend. NI. E4 ; M5 n° 10.

* Boeuf Antoine (fils de Jacques), travailleur. 22 vend. III. E4; M5 n° 69.

Bonifay Ange, laboureur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim II. L. 351 ; M ; M4 n° 248 ; M5 n° 120.

(1) Probablement double emploi avec Baude François, cultivateur, signalé sous la rubrique de la Valette.

(2) D'après L. Mongin, il aurait été exécuté à Toulon, le29 fruct. VI, à la suit» d'un jugement de la Commission militaire de cette ville.


- 425 -

Bonnefoy Joseph, 35 ans, cultivateur, Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.).Q. 1940; Mn.

* Bonnifay Honoré, travailleur. i2 vend. 111. « Décédé révolutionnairemenl » : fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E4 ; M ; M4 n° 275 ; M5 n° 47 ; Q. 1940 ; Mn.

"Bonnifay Joseph (fils d'Honoré,). 22 vend. NI. E4.

* Bonnifay (ou Bonnefoy) Maximin (fils d'Antoine), regraliier. 22 vend. III. A fui à Toulon le 24 août 1793, à l'étranger le 2S frim. IL Rentré en France le 4 pluv. III. E4 ; L. 347 ; M5 n° 46.

* Brémond Jean-Mathieu (fils de Biaise), travailleur. 22 vend. III. Prévenu d'émigration depuis août 1793. Décédé à SaintFlorent (dép' du Liamone) en prair. IL E4; L. 306 ; M ; M4 n° 274; M5n°51.

* Brest Biaise (fils de Martin el de Catherine Revertégat). 22 vend. 111. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E4; L. 292; Q. 1940; Mn.

* Castelan (fils de Ballhazar). 22 vend. NI. E4.

* Castelan François (fils de Balthazar). 22 vend. III. E4.

Castellan Jean-Raimond, 31 ans, cultivateur. A fui à Toulon

•le 24 août 1793 ; à Gènes, le 28 frim. II. Rentré en France le 12

vent. III par l'anse d'Agay. Arrêté, puis traduit à Grasse où il a

été mis en liberté le 27 germ. suivant (Trib. crim,). G. 295,

307 ; L. 308, 350 ; M2 n° 338 ; M6 n° 457.

Castellan Marie, née Daumas, 31 ans. M2 n° 934 ; M6 n° 1031.

* Cauvin François, dit Termagnon, travailleur. 22 vend. III. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 24 pluv. III. E4 ; L. 306, 347 ; M5 n° 99.

Cauvin Marie, née Revertégat, 51 ans. M2 n° 953; M6 n° 1391.

* Cauvin Michel (fils de François), travailleur. 22 vend. NI.. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim IL E4 ; L. 351 ; M5 n° 98.


- 426 —

Cauvin Michel-Raymond, 16 ans, cultivateur. « Avait conduit des ânes à Nice pour le service de la République » : considéré à tort comme émigré. En mess. VIN, «il languissait depuis 21 mois dans les cachots du fort Joubert sans avoir jamais comparu devant une autorité, ni subi un interrogatoire ». M.

* Cayol André (fils), cultivateur. 22 vend. III. E4; M5 n° 92.

* Charles (ou Carie) Barthélémy (fils de Joseph), cultivateur. 22 vend. III. Fusillé sans jugement à Toulon le 30 frim. IL E4; Ml n° 273 ; M5 n° 93 ; Q. 1940 ; Mn.

* Chaudoin (ou Chadouvin) Biaise (fils de Barthélémy), travailleur. 22 vend III. Même détail. E4 ; M ; M4 n° 288; M5 n° 94; Q. 1-940; Mn.

* Chéron Louis (1), menuisier. 22 vend. NI. E4; M; M5 n° 95.

* Clément Jean-Joseph, cultivateur. 22 vend. III. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. r = 313 f. 79. E4 ; L. 297; M5n°345.

* Courte André, tailleur d'habits (2). 22 vend. III. E4 ; M4 n° 163; M5n° 100.

Dalmas Probace, époux Anne Bosq, 42 ans, cultivateur. Sectionnaire. Rentré d'Angleterre, parle Havre, en fruct. X. M; M2 n° 1008; M6 n° 1030.

* Décugis André, dit Dugai, 70 ans, ménager. 22 vend. III. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). r = 96 f. 28. E4 ; M5 n° 109; Q. 1940, 2058 ; Mn.

Décugis Antoine, 47 ans, cultivateur. A fui è Toulon le 25août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 26 niv. III. Décédé à la Ciotat le 26 flor. X. G. 307 ; L. 347 ; Ml n° 24 ; M6 n° 669.

(1) Ne put être identifie, au Castellet et au Beausset, par le sous-préfet de Toulon (19 juil. 1806).

(5i) Identité probable avec Courtes André-Armand signalé sous la rubrique de la Cadière.


— 427 —

Décugis Joseph-Marie, frère du préc', né au Castellet le 8 oct. 1753, chirurgien, propr. à Toulon. 8 germ. III. A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL Rentré en France vers mess. III. E6 (Toulon) ; L. 291, M2 n° 117 ; M6 n° 282 ; Q. 1940.

* Décugis Lazare, dit Maulian, frère du préc', 51 ans, ménager. 22 vend. III. « Puni de mort » è Toulon en frim. IL E4 ; Ml n°25; M5 n°118; Y.

* Décugis Biaise, huissier et cultivateur. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Décédé à l'armée d'Italie en l'an V. E4 ; L. 351 ; Ml n° 214.

* Décugis Chaix, dit Guyen, ménager. 22 vend. III. E4 ; M5 n°119.

Décugis Charles, laboureun. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 27 pluv. III. L. 347.

* Décugis Dominique, dit Delauque, ménager. 22 vend. NI. 9 brum. VI. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Fusillé à Toulon le 9 brum. VI (Comm. milit.). E4 ; E6 ; L. 351 ; M4 n° 19 ; M5 n" 108 ; Mn.

* Décugis, épouse du préc'. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 107.

Décugis Etienne, 20 ans, boulanger. M2 n°960; M6 n° 1053.

Décugis Jacques, dit Arnoux, ménager. Décédé à Carthagène le 12 germ. IL M ; Ml n" 181 ; M6 n° 1298.

* Décugis Jean-Baptiste, dit Dugai, bourgeois. 22 vend. III. E4. .

* Décugis Joseph, dit Maurie, ménager. 22 vend. III. E4; M ; M4 n" 195 ; M5 n" 114.

* Décugis Bonaventure, fils du préc', ménager. 22 vend. NI. E4;M5n» 115.

* Décugis Joseph, frère du préc', ménager. 22 vend. III. E4 ; MB n° 106.


- 428 -

* Décugis Maurice, frère du préc', ménager. 22 vend. III. E4; M5ri° 103.

* Décugis Nicolas, dit Maulian, ménager. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 117.

* Décugis Pierre, 19 ans, travailleur. 22 vend. III. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. Il (1). E4 ; Ml n° 114; M6n»759; Q. 1910.

* Delaud Sébastien (fils de Joseph), méndger. 22 vend. III. Fédéraliste. Rentré en France après la loi du 22 niv. III. A satisfait à celle du 19 fruct. V, E4 ; M ; M5 n° 110.

* Durbec Alexandre, ménager. 22 vend. NI. S'est rendu à Toulon le 12 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 21 pluv. III. E4 ; L. 347 ; M5 n° 104.

Eynaud Joseph (fils), boulanger. M5 n° 111.

Fournier François. M4 n° 164 ; M5 n" 365.

Gandin Thérèse, née Ganteaume. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIN, le 20 prair. X, devant notre commissaire à Bruxelles. M6 n° 1259.

Ganteaume Antoine-Marguerite, époux Marie-Joseph Delaunay, cultivateur. A fui à Toulon le 20 août 1793. Fusillé sans jugement dans cette ville vers le 30 frim. IL L. 297; Ml n° 285 ; Mn.

Ganteaume Biaise, 33 ans, cultivateur. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.) ("2). Ml n° 72; M6 n° 637 ; Q. 1940.

(1) D'après Q. 1940, il aurait été exécuté à la suiie d'un jugement de la-Comm. révol. (V' Ml n" 11 i).

(2) Le document Ml n" 72 donne le 28 frim. II pour date du décès de Ganteaume qui, par suite, aurait été fusillé sans jugement. 11 est en contradiction avec Q. 1940 qui signale la condamnation à mort de cet émigré par !a Commission révolutionnaire. Il y a lieu, semble-t-il, d'admettre que Ganteaume fut, vers le 12 niv. IL une des premières victimes de ce tribunal.


429

Ganteaume Bruno, laboureur. S'est rendu à Toulon le 12 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 21 niv. III. L. 347.

Ganteaume Etienne, 26 ans, laboureur. S'est rendu à Toulon le 12 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 19 pluv. 111. L. 293, 317; M 2 n° 116; M6n°293.

Ganteaume François, ménager. M5 n° 103.

Ganteaume Jean-Baptiste, propriétaire. Décédé à Grimaud le 12 vend'. VIN. Ml n° 23 ; M6 n° 1271.

Ganteaume Joseph, 45 ans, cultivateur. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940.

Ganteaume Joseph (fils d'Etienne), ménager. M5 n° 88.

Ganteaume Noël, époux Madeleine Revest, 54 ans, chirurgien. Décédé à Carthagène le 15 pluv. II. L. 297 ; M ; Ml n° 15 ; M6 n°1270.

Ganteaume Thérèse, née Décugis (veuve)-. Radiée de la lisie des émigrés par arrêté du Comité de législation de la Convention le (?). L. 346 ; M5 n° 171.

* Ganteaume (de)-La Rouoière Laurent-François, époux Anne Victoire de Castillon (t.), (fils d'Antoine, ce dernier notaire, et de Thérèse Décugis,), 48 ans, écuyer, capitaine de cavalerie, garde du corps du Roi. 28 juin 179.'. E ; M ; M2 n° 2>; M6 n° 290; (Arch. comm. du Castellet : GGI3 f° 100 ; GG'5 f° 50 v").

Germain Joseph. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940; Mn.

Germain Laurent, dit la Verdure, époux Marie Ganteaume, cultivateur. Même observation. M ; Ml n» 119 ; M4 n° 269 ; Q. 1940; Mn.

Giraud Claire, née Cauvin, 17 ans. M2 n» 952 ; M6 nu 1028.

(I) Fille de Bruno, ce dernier seigneur de l'EslagnoI, chevalier de Saint-Louis, brigadier des armées navales, et d'Anne de Marquez)' (mariage de Laurent-François le 29 janv. 1782 au Castellet).


— 430 —

Gueyrard Honoré (ou Marc ?) Bonaventure (1), époux Madeleine Deprad, ménager. Décédé à Carthagène le 19 pluv. IL Ml n°s 2,211; M6 nos 658,960.

Gueyrard Honoré-Bonaventure, fils du préc', 26 ans. Résidait au Castellet en l'an X. M ; M2 n» '93 ; M6 n° 1123.

* Icard Noël, dit Dejean, ménager. 22 vend. NI. E4 ; L. 1731; M;M5n'101.

Imbert François, 58 ans, boucher et cultivateur. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 27 pluv. III. G. 307; L. 347.

Imbert Jean-François. A fui à Toulon le 5 sept. 1793. Accusé par le Comité de surveillance du Beausset (8 pluv. III) d'avoir pris à Toulon les armes contre la République. G. 341.

Jouvenal Jean-Etienne, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 306, 351.

Jouvenal Marc, cultivateur. Même détail. L. 348.

* Jouvenal Noël, cultivateur. 2! vend. III. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E4 ; MS n° 112 ; Q. 1940.

Juès Jean-Etienne, 18 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 24 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 12 niv. III. L. 347; M2 n» 971 ; M6 n° 1073.

* Leveny (ou Levenq) François, travailleur. 22 vend. III. Décédé le 19 therm. NI à (?). E4 ; M4 n» 277 ; M5 n* 238.

* Leveny (ou Levenq) Jean-Baptiste, travailleur. 22 vend. III. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E4 ; M4 n° 262; M5n°237 : Q. 1940; Mn. •

Leveny (ou Levenq) Elisabeth, fille du préc'. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 351.

* Leveny (ou Levenq) Melchior, travailleur. 22 vend. IN. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. E4 ; MB n° 240; Q. 1940; Mn.

(1) Identité probable avec Gairard Marc-Bonaventure signalé sous la rubrique du Beausset.


—■ 431 -

Maislre Joseph-Marie, cultivateur, volontaire de la 85« demibrigade. « Tué dans l'affaire de Tortone » le 15 fruct. IV. MI n° 212; M6n»971.

* Maistre Laurent, ménager. 22 vend. IL A fui à Toulon le 31 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 347 ; M4 n' 196; M5 n° 253.

* MarteUean, travailleur. 22 vend. III. Rentré en France le 29 niv. NI. Ei ; L. 347 ; M4 n° 193 ; M5 n° 261.

* Martin Joseph (fils de Joseph), travailleur. 22 vend. III. E4 ; M3'n°270.

Martin Joseph-Marie, laboureur. A fui à Toulon le 24 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 27 niv. III. L. 347.

Martin Louis, cultivateur. Mêmes détails. L. 317.

Méline Laurent, 20 ans, cultivateur. Incarcéré au fort Joubert, à Toulon, de vent. VII au 16 mess. VIII. L. 306 ; M ; M2 n° 99 ;. M6 n° 305.

Mouton Antoine, laboureur. 9 brum. VL S'est rendu à Toulon en août 1793 avec « le bataillon du Castellet ». A fui à l'étranger lé28 frim. IL Rentré en France le 4 niv. III. Emprisonné au fort La Malgue, à Toulon, le 20 pluv. IV. Fusillé dans cette ville le 9 brum. VI (Comm. milit.). E6 ; G. 341 ; L. 347 ; M4 n° 142 ; M5 n° 407 ; Mn

* Noble Antoine, ménager. 22 vend. III. Seclionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II E't ; M5 n° 113.

* Olivier Antoine, 43 ans, chirurgien. 22 vend. IN. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 23 vent. III. E4; L. 347 ; M2 94 ; M6 n° 113.

'Olivier Louis, dit Laquelle, regraltier. i.% vend. NI. Rentré en France le 19 pluv. III. E4 ; L. 347; M ; M4 n° 8 ; M3 n°280.

Olivier Madeleine. Décédée à Toulon le 14 pluv. IL Ml n° 204; M6n° 1317.


— 432 —

Olivier Marie-Adélaïde, journalière. A fui à Toulon le 28 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentrée en France le 26 niv. ni. Décédée au Castellet le 14 pluv. V. L. 347 ; Ml n° 118 ; M6n°771.

Olivier Marie-Elisabeth, soeur de la préc'", 27 ans, journalière. A suivi sa soeur à Toulon et à l'étranger. L. 347 ; M5 n° 505 ; M6 n° 589.

Olivier Nicolas, 56 ans, tonnelier. S'est rendu à Toulon le 19 août 1793, à l'étranger le28 frim. IL Rentré en France le 27 pluv. ni. L. 347; M2 n° 93 ; M6 n° 312.

Olivier Sylvain, cultivateur. 2 vent. VI. Fusillé à Toulon le 6 flor. VI (Comm. milit.). E6 ; M4 n° 273 ; M5 n° 536.

"Pons Jean -Etienne (fils de Jean-Joseph), travailleur. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en niv. III. E4; L. 306, 347 ; M5 n°s 169, 295.

* Pons Jean-Honoré, frère du préc', 41 ans, cultivateur. Mêmes détails. E4 ; L. 306, 347 ; M2 n° 95 ; M6 n° 319.

* Queirel (I) Honoré Sylvain, époux Marie-Madeleine Suffren, notaire. Semble n'avoir pas émigré: aurait successivement résidé à Lyon, au Castellet, à Bordeaux, à Montpellier et à Manosque de mai 1792 au 30 flor. III. Placé en surveillance au Castellet par décision du ministre de la police en date du 20 brum IX. E4 ; L. 346, 377 ; M ; M 2 n°23 ; M6 n° 942 ; (Arch. comm. du Castellet : GG15 fos 133 et 184 v»).

* Revest Antoine, dit la Bastille, ménager. 22 vend. III. r — 123 f. 52. E4 ; M3 n° 304 ; Q. 2058.

Revest François, cultivateur. M.

* Revest François, dit Barillard, 31 ans, cafetier. 22 vend. III. E4; M2n°92 ; M6 n«321.

* Revest Joseph, dit Capon, ménager. 22 vend. III. Ei ; G. 341 ; M4n°2H; M5 n° 306.

i.l) Inscrit à tort sur E4 avec le nom de Caire.


— 433 -

* Revest Laurent, dit Chevalier, ménager. Fusillé sans jugement è Toulon vers le 30 frim. ILE4;M4 n» 9 ; M5n°303; Q. 1940; Mn.

* Revest Marc, dit Chevalier, frère du préc', 42 ans, ancien ouvrier bâtier, ménager. 22 vend. III. S'est rendu à Toulon le 24 août 1793, « comme garde national, en vertu d'une réquisition collective des autorités constituées de cette ville ». A fui à Livourne le 28 frim. II. A séjourné plus tard à Gênes. Rentré en France par Nice, le 11 prajr. m, sur la pinque génoise La Vierge des Carmes. Arrêté dès son arrivée, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté provisoire le 3 therm. III, par application delà loi du 22 prair. précédent (i) (Trib. crim.). G. 297, 313 ; L. 294, 351, 378 ; M4 n» 197 ; M5 n° 305.

Revest Marie-Henriette, née Barthélémy, 35 ans. M2 n° 782; M6 n° 1155.

"Revest Pierre, charbonnier. 22 vend. NI. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. E4 ; M5 n° 307 ; Q. 1940 ; Mn.

* Revest Pierre-Paul, dit Laruge, 69 ans, bourgeois. 22 vend. III. Guillotiné à Toulon le 28 vent. II (Comm. révol.). r = 757 f. 35. E4 ; Ml n» 187 ; Q. 1701, 1740, 2058 ; Mn.

Revest Sauveur-Faustin, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 349 ; M5 n° 38.

Revest Vincent. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Mn.

Roubaud Guillaume, époux Euphrosine Florent, 44 ans, maître cordonnier. S'est rendu à Toulon, le 25 aoûtl793, « contraint

(1) 11 dut prouver, dans le délai de 5 décades à partir du 3 therm. III, qu'il avait fui à cause des événements montagnards du 31 mai et des 1er et 2 juin 1793. Après ce délai et faute p.ir lui de n'avoir pas apporté cette preuve, il aurait été tenu de quitter la France au cours dos 2 décades suivantes sous peine d'être puni comme émigré rentré en violation des lois. 28


- 434 -

par sa commune ». Serait allé ensuite se cacher à Solliès, puis è Hyères (1). Mis en surveillance au Castellet le 7 prair. VII. G. 307, 341 ; M ; M4 n° 222 ; M5 n° 61.

* Roubaud Laurent, maçon. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 321.

Rougier Joseph-François, cultivateur. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 34*7.

* Rougiès (fils de la veuve), ménager. 22 vend. III. E4 ; Mo n°316.

* Rousian Louis, travailleur. 22 vend. III. Guillotinée Toulon le 11 vent. II pour « avoir porté des munitions aux ennemis » (Comm. révol.). E4 ; M5 n°310 ; Mn ; C4.

* Sues (ou Juès) Jean-Antoine (fils), tisserand. 22 vend III. E4 ; M5 n» 344.

* Sues (ou Juès) Joseph-Antoine, 28 ans, tisserand. 16 mess. VI. S'est rendu à Toulon le 15 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 12 vent. III. Fusillée Toulon le 16 mess. VI (Comm. milit.). E6 ; L. 350 ; M5 n» 558 ; Mn.

Suffren Joseph, 38 ans, commerçant. Fusillé à Toulon le 4 mess. III (Comm. milit.). Mn.

* Taurel Michel, 35 ans, tailleur d'habits. 22 vend. III. S'est rendue Toulon le 24 août 1793 avec « le détachement de sa commune ». A fui en Espagne le 28frim. IL Est allé plus lard à Gênes. Rentré en France, par Agay, le 15 mess. III. Incarcéré au fort La Malgue à Toulon le 20 pluv. IV. E4 ; G. 313, 341 ; L. 351 ; M4 n° 168 ; M5 n° 355 ; (Arch. comm. du Beausset: II34J.

Vachier Pierre-Clair, 33 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 25 août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 26 pluv. NI. L. 317 ; M2 n° 101 ; M,6 n° 332.

(1) A été accusé, le 13 brum. III, par le Comité révolutionnaire du Beausset, « d'avoir émigré et pris les armes contre la République »,


- 435 .-

CANTON DE LA GARDE La Garde (1824 h.)

* A garral Joseph, 52 ans, cultivateur. 14 vent. IL A fui à Toulon le 24août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 2 niv. HI. E4 ; L. 347 ; M2 n- 416 ; M6 n° 79.

* Azan Joseph, 38 ans, cultivateur. 14 vent. II. Mêmes détails. E4 ; L. 338 ; M2 n° 149 ; M6 n° 201.

-Fereton Thérèse. Rentrée d'Angleterre, par Calais, le 24mess. X. M6n°634.

* Pâtissier (de)-La Foreslille Marc-Antoine, capitaine d'infanterie. 28 juin 1792. r = 48 f. E ; D ; Q 2058.

Riquier François-Antoine, 25 ans, marin. M2 n° 1017 ; M6 n° 1467.

* Thomas (de)-La Garde François-Louis-Clair, né à Paris le 13 fév. 1750 (1), marquis de la Valette, baron de Sainte-Marguerite, de la Garde, du Mourillon, coseigneurde Pierrefeu, etc.; lieutenant général pour le Roi en la province de Bourgogne le 23 nov. 1765 ; gouverneur de la Garde les-Toulon ; capitaine de dragons au régiment d'Isbn-de-Lanau le24 avr. 1772; admis, sur preuves, dans le corps de la noblesse aux Etats de Provence en 1787. 28 juin 1792, 8 germ. III. A fui, en janv. 1791, dans le Comlat-Venaissin. A servi ensuite dans l'armée des princes. Nommé è Coblenlz, la même année, chef de section dans la Compagnie des chasseurs de Provence. Signalé comme fuyard de Toulon le 28 frim. IL A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 29 prair. X, devant le préfet de Vaucluse. Mis à cette époque en surveillance à Carpenlras. Chevalier de Saint-Louis en 1816. Décédé à Carpentras le 5 mars 1836. r =

(1) Fils de Joseph-François, ce dernier marquis de la Valette, seigneur de l'Eseaillon, etc., capitaine de vaisseau, chevalier de SaintLouis, et de Marie d'Alencé, dame de la Conarde et de GrosrouvreHéritier, en 1707, de son cousin Joseph-Paul de Thomas, ce dernier baron de Sainte-Marguerite et de la Garde.


436

3123 f. 73. E (La Garde) ; E6 (Toulon) ; L. 286, 366 ; M3 n 165 ; Q. 1940, 2058; Yl.

Thomas (de) Anne-Louise-Galéan, née de Gadagne, épouse du préc'fl). A suivi son mari dans le Comtat-Venaissin. L. 366; Yl.

Thomas (de) Antoine-Henri-Camille, fils de la précte, né à Paris le 18 fév. 1782. A suivi sa mère. Décédé à Carpentras le 20avr. 1856. L. 366; Yl.

Thomas (de) Cécile-Marie-Charlotte, soeur du préc', nçe à Carpentras le 7 fév. 1778. A suivi sa mère.'^Décédée à Carpentras le 24 flor. Xll. L. 366 ; Yl.

Thomas (de) Gaspard-Marie-Félix, frère de la préc' 8, né à Carpentras le 29 déc. 1785. A suivi sa mère. Décédé à Carpentras le 3 mai 1849. L. 366; Yl.

Thomas (de) Marie-Louise-Gabrielle-Elisabeth, soeurdu préc', née à Carpentras le 13 Ijuil. 1779. A suivi sa mère. Décédée à Carpentras le 28 juin 1851. L. 366 ; Yl.

Vidal Cyprien, 2b ans, parfumeur. M2 n° 503 ; M6 n° 610.

La Valette (2120 h.)

* Amie Joseph, négociant. 22 vend. III. E4.

"Arène Anne (femme). 25 germ. IL Guillotinée à Toulon, sur la place d'Armes, le 11 germ. II (Comm. révol.). E3 ; L. 331 ; M5n°24; P ; Mn.

Arène Joseph-César, 37 ans, notaire. Secrétaire de la section de la Valette : « avait accepté cette fonction parce que plusieurs Toulonnais étaient venus à la Valette avec un canon pour y menacer les habitants qui ne se formeraient pas en sections ». S'est rendu à Toulon en sept. 1793 afin « d'y faire enregistrer ses

(1) Fille de Joseph-Louis-Marie, duc de Cadague, marquis de Vedè_ nés, etc., et de Françoise-Charlotte-Gabrielle de Fortia de Pol, dame de Montréal. Son mariage avec Thomas-la (larde avait eu lieu le 9 janv. 1771 à Avignon.


— 437 —

actes ». A fui à Gênes sur un navire génois le28 frim. II. A séjourné è San-Remo en brum. III. Rentré en France, par Agay le 22 pluv. suivant, « muni seulement d'un matelas, d'un portemanteau de cuir contenant des bas et des chemises, et d'un couffin renfermant un peu de vieux linge ». Arrêté dès son arrivée, puis traduite Nice, è Grasse, è Toulon, enfin à Brignoles où, après s'être dit cultivateur et barbier, il a été mis en liberté provisoire le 20 frim. V (Trib. crim.). A obéi è la loi du 19 fruct. V. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIN, le 19 mess. X, devant 1<J commissaire du gouvernement à Nice. G. 366 ; L. 350 ; M6 n" 673.

"Arène Marie-Cécile, née Icard. 12 brum. NI. Décédée à Carthagène le 1er flor. IL E4 ; L. 295 ; M5 n° 50.

Arnoux, prêtre, propr. à Toulon. 25 germ. II, 7 pluv. III. E3 (Toulon) ; E6 (La Valette).

Arligues Pierre, 36 ans, cordonnier. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Mn.

Augias Jacques, ménager, propr. à Hyères. 22 vend. III. E4; M8n°6.

<■ Barras André. 22 vend. NI. E4.

"Barthélémy André, époux Marguerite-Madeleine Marlelly, 64 ans, ménager, propr. à Cogolin. 12 vend. III. Guillotinée Toulon le 3 flor. II « pour avoir déposé contre des patriotes et rempli les fonctions de commissaire aux porles de Toulon». E4; L. 292.

* Barthélémy André. 22 vend. III. E4.

* Barthélémy Eutrope, charretier. 22 vend. III. Résidait à Marseille en l'an X. E4 ; M6 n" 1551.

* Baude François (1), cultivateur. 22 vend. NI. E4 ; M5 n° 89.

* Baude Jean, ménager. 22 vend. III. Acquitté pour (?) par jugement de la Comm. révol. de Toulon en dale du (?). Maintenu

(1) Double emploi probable avec Baude François, ménager, signalé sous la lubrique du Castellet.


- 438 -

sur la liste des émigrés le 26 mess. II (direct, du Var). E4 (Hyères) ; L. 289, 346, 360 ; M5 n° 24.

Bauli, 37 ans, journalier. Guillotiné è Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

• Bertrand Etienne. 22 vend. III. E4.

" Bertrand. Jean, 70 ans, garçon chirurgien. 22 brum. IL Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). E4 ; Q. 1940 ; Mn.

Bertrand Joseph, dit la Valette-les-Toulon, 38 ans, maçon, propr. è Garéoult, Néoules, Toulon, la Valette. 14 vent. H, 22 vend. NI. Sectionnaire. Dénoncé, en mess. II, par des sans-culottes de la Valette au Comité de surveillance de cette commune pour avoir été, en juil. 1793, « le plus empressé à arracher l'arbre de la liberté : monté au plus haut d'une maison, il avait enlevé, à l'aide de son marteau de maçon, les fers qui bridaient le dit arbre et, dans cet intervalle, avait toujours parlé avec ironie ». Semble n'avoir pas quitté la France, mais s'être réfugié successivement à Toulon, Brignoles et Aix. Arrêté vers le 1er vend. III, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 22 pluv. suivant (Trib. crim.). E4 (Garéoult) ; E4 (Néoules);G. 366 ; L. 308, 320 ; M ; M5 n° 36.

Blanc Jacques, cultivateur. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Mn.

" Bonnaud Barthélémy, né à la Garde (fils de Dominique, et de Madeleine Agarrat), époux Anne Baude, boulanger, 22 vend. III. Décédé à la Valette le 7 flor. X. r = 54 f. E4 ; L. 204 ; Ml n° 55; M6 n" 622 ; Q. 2058; (Arch. comm. delà Valette: Etat civil).

Bonnaud Maurice, 11 jns, boulanger. M2 n° 296 ; M6 n° 387.

Bouisson (I) Etienne, 68 ans. Guillotiné è Toulon le 19 niv. II (Comm. révol.), L. 288 ; Q. 1940 ; Mn.

(l)Ou Bouyon (?) ^L. 288).


— 439 -

* Bouisson François. 22 vend. NI. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E4 ; Q. 1940 ; Mn.

Bouisson Honoré, 37 ans, tailleur d'habits. A fui è Toulon en août 1793, à l'étranger le 2i) frim. IL Rentré en France le 21 vent. III. L. 347 ; M2 n° 139 ; M6 n° 177.

Bouisson Joseph. L. 289.

* Bourguignon Rose. 22 vend. III. E4 ; Mb n° 96.

Cadière François, 29 ans, tonnelier. M2 n° 844 ; M6 n° 981.

Castel Joseph, 26 ans, armurier « de la ci-devant marine royale». Rentré en France, par Calais, le 24 mess. X. M2 n° 969; M6 nos 624,1007.

Cordeil Jean-Charles, tailleur d'habils. Décédé à Toulon le 1er jour compl. de l'an IL L. 362 ; Ml n° 53 ; M6 n» 628.

Cordeil Jean-Charles, fils du préc', tailleur d'habits. Décédé à Toulon le 28 frim. 111. L. 362 ; Ml n° 54 ; M6 n° 627.

Cordeil Jean-François, négociant. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL M ; Ml n° 185 bis ; M6 n° 1444 ; Q. 1940; Mn.

Cordeil André, fils du préc', négociant. Même observation. M; Ml n° 185 ; M6 n» 1443 ; Q. 1940; Mn.

Cordeil Henriette, née Barthélémy, épouse du préc', 22 ans. M2 n° 693 ; M6 n° 1014.

Cordeil Joseph, officier de sanlé. A fui à Toulon le 1tr sept. 1793, à l'étranger le Î8 frim. II. Rentré en France vers le 1er vent. III. L. 347.

Danillon Jean François, de Solliès-les-Toucas, 30 ans, cultivateur. Seclionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à Pignans le 28 frim. Iî. Se trouvait dans les environs de Nice, à Sainl-Daumas, en mess. II. A réussi, dans cette localité, à se soustraire parla fuite a un détachement du 3e bataillon de la 20e demibrigade qui voulait l'arrêter (nuit du 29 au 30 mess.) (1J. Se

(1J Voir Arène Antoine, boucher et cultivateur, sous la rubrique de Solliès.


440

serait ensuite caché à Pignans jusqu'au 13 niv. VI. G. 360; L. 346 ; M ; M2 n° 204 ; M5 n° 220 ; M6 n° 233 ; PI.

Danillon Laurent, père du préc', 59 ans, aubergiste. 9 therm. II. Fédéraliste. A fui à Toulon assiégé en août 1793. A erré dans les campagnes varoises après le 28 frim. II. Appréhendée Saint'Daumas, près de Nice, dans la nuit du 29 au 30 mess. Il, par un détachement du 31 bataillon de la 20e demi-brigade (l). Traduit ensuite devant leTrib. révol. de Grasse qui, le 9 therm. Il à onze heures du malin, l'a condamné à mort comme fuyard de Toulon. Guillotiné le même jour à cinq heures du soir. E6 ; G. 326, 360 ; L. 289, 340 ; M4 n° 13 ; M5 n° 383 ; PL

Danillon Louis, négociant. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. L. 295.

Davin Joseph. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Dollieules Louis-Barthélémy, époux Rose Pichaud. A fui à Toulon en août 1793. Fusillé sans jugement dans cette ville vers le 30 frim. IL L. 294 ; Q. 1940 ; Mn.

Durand Charles, 27 ans, marchand drapier. A fui è Toulon en août 1793 « pour se soustraire a la mort », à l'étranger le 28 frim. IL Se trouvait à Gênes en l'an IX. L. 349 ; M ; M4n"267; M5 n° 247 ; M6 n" 548 ; Q. 1940.

Durand Marie-Victoire, née Guinand, épouse du préc'. Mêmes détails. L. 349 ; M.

Escudier Antoine, 41 ans, maréchal à forge. Guillotiné à Toulon le 11 vent. II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn , C4.

Fabre Antoine, époux Françoise Laure, 53 ans, cultivateur. 21 fruct. VI. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Fusillée Toulon le 21 fruct. VI (Comm. milit.). E6 ; L. 347, 351 ; M4 n° 23 ; M5 n° 481 ; Mn.

(1) Voir note précédente.


— 441 —

Fabre François-Gaspard, 31 ans, matelot boulanger. A fui à Livourne, par Toulon, le 28 frim. IL A plus tard séjourné à Gênes. Rentré en France par Agay, vers le 20 niv. III. Arrêté dès son arrivée, traduit è Nice, puis a Grasse où il a été mis en liberté le 23 vent. III a la condition d'aller se présenter aussitôt devant le commissaire de la marine à Toulon pour être embarqué sur un vaisseau de la République (Trib. crim.). G. 302.

Farnoux Jacques-André, notaire. Sectionnaire. Rentré en France le 29 vent. III. L. 289, 293, 347, 348,365.

Farnoux Joseph-Gabriel, époux Elisabeth Galle, agriculteur. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL L. 292.

Garnier Antoine, cultivateur. A fui à Toulon le 1er sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France avant le 1er germ. III. L. 338, 347.

Garnier Antoine, 52 ans, roulier. S'est rendu à Toulon « après la moisson » de 1793 « par crainte des coups de canon tirés du fort Faron sur la Valette ». Est revenu dans sa commune le 29 frim. II, s'y est caché pendant plusieurs jours, puis est parti pour Villeneuve-du-Var « où il s'est employé au chargement des bois destinés aux arsenaux d'Antibes et de Nice ». Rentré à la Valette vers le 20 niv. NI et arrêté à son domicile le 12 pluv. .suivant. Conduit ensuite à Solliès. G. 366; M2 n° 152 ; M6 n° 247.

Garnier Charles, cordonnier. 29 fruct. VI. S'est réfugié à Evênos en août 1793. Condamné è la détention le 29 fruct. VI pour infraction à la loi du 19 fruct. V (Comm. milit.). Incarcéré au fort Joubert, puis mis en liberté par arrêté du préfet du Var le 23 mess. VIN. E6 ; L 346 ; M ; M5 n°s 274, 443.

Garreau (de)-La Valette Louis-Victor,de Vicq (Haute-Vienne), agriculteur. Sectionnaire. A fui à Toulon le 1or sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Renlré en France, par Marseille, le 28 vent. III. L. 288, 290, 293, 348, 350 ; Q. 2059.

Gautier Jean-Baptiste, regratlier. A fui à Toulon en août 1793. L, 289, 346.


442

Gautier Joseph-Marie, 62 ans, cultivateur, propr. à Toulon. 8 germ. NI. «A été obligé d'abandonner son domicile è l'époque de l'assassinat commis sur le curé de la Valette « (l). S'est rendue l'étranger le 28 frim. IL A obéi à la loi du 19 frucl. V. E6 (Toulon) ; L. 29(i, 351 ; M ; M2 n° 422 ; M6 n° 38 ; Q. 1940 ;X.

Gautier Victoire, née Isnard, épouse du préc'. Mêmes détails. L.351.

Gay Louis, 34 ans, cordonnier. Guillotiné è Toulon le 28 vent. II (Comm. révol.). Q. 1701, 1940; Mn.

Gélot Jean, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, è l'étranger le 28 frim. H. Rentré en France le 29 vent. 111. r — 448 f. 48. L. 347, 348 ,-Q. 2858.

Geoffroy André, maçon. Il brum. VI. S'est réfugié à Toulon en août 1793. Fusillé dans cette ville, le 11 brum. VI, pour avoir assassiné le commissaire Aubert (2) (Comm. milit.). E6 ; L. 158, 165, 166, 296 ; M4 n° 137 ; M5 n° 375.

Geoffroy Antoine. L. 290.

Geoffroy François, 38 ans, traiteur. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn.

Geoffroy Gabriel, boulanger. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. H. L. 347 ; M4 n» 254.

(1) Il s'agit du curé Jérôme Martre. Né à Cuers en 1728, vicaire de la Valette en 1758, puis curé de cette dernière commune, Martre fut assassiné, après les vêpres, le 28 oct. 1792, par une bande deToulonnais parmi lesquels Démarque, Lambert, Barry et Beausoleil. Après lui avoir fait avaler un breuvage composé de leurs crachats, les assassins lui tranchèrent la tête à coups de sabre, puis pendirent le reste de son corps à un arbre du chemin. Ils portèrent ensuite sa tète ù Toulon, à leur club de Saint-Jean.

(2) François Aubert, notaire h la Valette, administrateur du département du Var de juil. 1792 à brum. III, nommé juréau tribunal révolutionnaire de Paris par décret en date du 23 therm. II.


- 443 -

Geoffroy Hyacinthe. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 331.

Geoffroy Marianne. Guillotinée à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Giuouvès Hyacinthe, dit Echarpe blanche. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL L. 289 ; Q. 1940.

Giraud Jacques, cultivateur. Même observation. Q. 1940 ; Mn.

Gueit Joseph-Thomas, 32 ans, cordonnier. Guillotinée Toulon en l'an II (Comm. révol.). Mn.

Gués Louis-Thomas, 23 ans, cordonnier. Même .observation. Q. 1940; Mn.

Guiol César, 27 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 15 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 347 ; M2 n' 362 ; M6 n° 473.

Guiol Joseph, 43 ans, ménager. A quitté la Valette « avec le bataillon » pour aller è Toulon où il a séjourné jusqu'au 28 frim. 11. S'est rendue Livourne sur un vaisseau napolitain, puis à Porto-Ferrajo sur un navire vénitien. Rentré en France, par Marseille, vers le 30 fruct. III. Incarcéré au fort La Malgue à Toulon, sur mandat d'arrêt en date du 1er germ. IV. Traduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 10 frim. V (Trib. crim.). G. 366 ; L. 351 ; M2 n" 162 ; M6 n° 343,

Imbert François. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940; Mn.

Jauffret Jacques, machiniste. Décédé à Bastia en fruct. II ou vend. NI. Ml n° 258 ; M6 n' 967.

Jauffret Victoire, née Coulomb, épouse du préc', 41 ans. M2 n° 920 ; M6 n° 986.

Jauffret François, fils de la préc1', 4 ans. M2 n°921 ; M6 n° 1070.

Julien Antoine, 22 ans, cordonnier. Guillotiné à Toulon en l'an N (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.


_ 444 —

Julien Jean, cordonnier. M6n°681.

Jusbcrl François, époux Fidèle-Amante Giraud, traiteur. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL L. 292.

Lajard Anneffille d'Honoré,et de Bose Pichaud), 41 ans. S'est rendue à Toulon assiégé, puis à Riez(Basses-AlpesJ en niv. IL Serait rentrée à la Valette le 10 fruct. 111. G. 366.

Lajard Paule-Elisabeth, soeur de la préc'e, 36 ans. Mêmes détails. G. 366.

Laly Maurice, époux Thérèse Augias, 45 ans, journalier. Guillotiné à Toulon le 14 pluv. H « pour avoir quitté son pays e"' être demeuré deux mois dans Toulon » (Comm. révol.). L. 292 ; Q. 1940 ; Mn.

Laure François, cordonnier. M6n°685.

Laure Jean-Joseph, 47 ans, homme de loi, propr. à Toulon. 8 germ. NI. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, è l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 29 venl. III. E6 (Toulon); L. 293, 347, 348 ; M2 n° 631 ; M6 828.

Laure Joseph, fils du préc'. Sectionnaire. A fui à Toulon pendant le siège de celle ville. L. 293.

Lyons Joseph, époux Christine Lalour, boulsnger. Guillotiné à Toulon le 19niv. II (Comm. révol.). L. 292.

Marin Antoine, époux Thérèse Givaudan, cordonnier. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL L. 292.

Marin Jacques, 37 ans, marin. Sectionnaire. Guillotinée Toulon le 11 vent. II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn ;. C4.

Marin Joseph, négociant, propr. à Toulon. 8 germ. 111,9 vent. VI. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 17 vent. NI « par le port d'Agay ». Fusillée Toulon le 6 flor. VI (Comm. milit.). E6(la Valette) ; E6 (Toulon) ; G. 366 ; L. 347, 348 ; M ; Ml n° 44 ; M6 n" 648 ; Mn.

Marin (ou Marrain) Joseph-Alexis. Rentré de Gênes, par Saint-Tropez, le 13 pluv. 111. Arrêté aussitôt, conduit à Grasse, puis dirigé sur Marseille S'est évadé, le 19 pluv. suivant, du


- 445 -

couvent des Dominicains de Saint-Maximin où il avait été mis au repos à la suite de longues étapes sur des chemins couverts de neige. G. 314.

Martin Rosalie (fille), 20 ans. M2 n° 679 ; M6 n° 1099.

Michel Gaspard, journalier. A travaillé à l'arsenal de Toulon pendant le siège de cette ville. L. 289.

Mourre Monique, née Geoffroy. 11 Iherm. II. Condamnée à (?) (Trib. crim. des Alpes-Maritimes) (avant le 12 Iherm. II). E6; M5 n° 550.

PapI Barthélémy, époux Euphrosine Noble, cultivateur. 28 pluv. VI. A fui à Toulon le 1er sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France, le 27 pluv. NI, par « le rivage de Saint-Rapheau t. Arrêté dès son débarquement, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 10 mess. III (Trib. crim.). Fusillé à Toulon le 28 pluv. VI (Comm. milit.). r^= 30 f. 43. E6î G. 311.; Ml n» 241 ; M6 n° 1319 ; Mn ; Q. 2059.

Paul Honoré (1), 33 ans, savetier. Sectionnaire. Serait allé se cacher au Castellet après les journées montagnardes du 31 mai, des 1"'et 2 juin 1793. Résidait à la Cadière en l'an X. M ; M2 n° 328 ; M 6 n° 503.

Pichaud Joseph, perruquier. M.

Ricard Joseph, 65 ans, ancien écrivain de la marine. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Mn.

Ricaud Alexis-Honoré, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL r = 335 f. 88. L. 351 ; Q. 2058.

Ricaud Joseph-Félix, cultivateur. Considéré à tort comme émigré : était domicilié à Toulon depuis le 12avr. 1790 et s'était rendu à Marseille le 28 frim. IL Plusieurs de ses biens avaient cependant été vendus. L. 33i, 339, 346 ; M2 n°8.

(1) Identité probable avec Paul Honoré, signalé sous la rubrique du Beausset..


- 446 -

Ripert Pierre, cullivaleur. Décédé a la Valette le 22 frucl. VI. Ml n°287 ; M6n° 1325.

Riquier Jean-Bapliste-Joseph, 2! ans, propriétaire. M2 n° 182; M6 n° 365.

Tholance Antoine, du Puy (Haute-Loire), instituteur, canonnier marin. A fui à Carthagène, par Toulon, le 28 frim, II. A séjourné plus tard è Livourne et à Gênes. Rentré en France, le 28 pluv.nl, sur le bâtiment génois le Saint-Alphonse qui, se rendant è Marseille, avait été obligé de relâcher à Agay à cause du c gros temps ». Appréhendé dans ce hameau, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 1er vent. III à la condition de se rendre aussitôt à Toulon pour y être embarqué sur un navire de la marine nationale (Trib. crim.). G. 294, 299 ; M2 n°'638; M6 n° 876.

Tholance Théotiste, née Ginouvès, épouse du préc', 23 ans. A suivi son mari. G. 293.

Toucas François. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

Toulouzan Honoré, cordonnier. Décédé à Asti le S vend. NI. Ml n°235 ; M6n°1327.

Toulouzan Joseph, fils du préc', 24 ans, cordonnier. M2 n° 839 ; M6 n» 1422.

Tripe Louis (aîné). Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

Tripe Louis, époux Claire Garnier, cultivateur et « chaircutier ». A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Décédé en prévention d'émigration à ("?). Sa veuve prêta serment de fidélité à la Constitution, le 17 fév. 1810, devant le souspréfet de Toulon. L. 295, 347, 351 ; M.

Ventre Jacques, menuisier. Rentré en France, par Nice, le 13 fruct. X. r = 102 f. 59. M6 n'882 , Q. 2039.

Volaire Augustin-François, greffier communal. Guillotiné à Toulon le 11 vent. II pour «avoir signé des actes à l'époqua du tyran » (Comm. révol). L. 289 ; Mn ; C4.


— 447 -

CANTON DE SAINT-NAZAIRE

Bandol (1217 h.)

Alliés Suzanne-Marie (fille du chirurgien)(l). 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 348; M5n° 46; PL

Alliés Ursule-Pauline, soeur de la précte. 22 vend. III. Mêmes détails. E4 : L. 318; M5 n°45.

* Andrac, bourgeois. 22 vend. III. E4.

Andrac Joseph-Antoine, propr. à Sanary. 22 vend. III. Secrétaire de la section de Bandol. Déserteur de la compagnie franche de cette commune. A fui à Toulon assiégé. Décédé à Pise le 15 flor. VHI. E4 , L. 293, 349, T32 ; Ml n» 64 ; M6 n' 617 ; (Arch. dép : Papiers de Sanary, DIO).

Arnaud Jean-François, enseigne de vaisseau. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

* Audiffren Jean-Baptiste, quarlier-maitre. 22 vend III. E4.

Audiffren Joseph, .maître canonnier. Rentré è Toulon, le 18 frim. II, après avoir déserté. (Arch. dép. : Papiers ds Sanary, DIO).

"Baudoin François, marin. 22 vend. NI. E4.

Coste Pierre-Jean, pilote côtier. (Arch. dép : Papiers de Sanary, DIO).

Dalmas Jean-Baptiste, cultivateur. Décédé à Orméa (Ligurie) vers le 30 frim. Il (2). L. 35! ; M; Ml n° 163; (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Dalmas Thérèse, née Camoin,épouse du préc', 41 ans. A suivi son mari. Se'rendait à Draguignan, en prair. X, pour y prêter serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII lorsqu'elle

(1) Probablement fille de Jean-Baptiste Alliés, chirurgien, âgé do 57 ans en 1793.

(2) D'après Ml n" 163, il aurait été, à Barcelone, « viciimé par les Espagnols f (an V).


- 448 -

fut victime d'un accident de voilure. L. 351 ; M ; M2 n° 644 ; M6 n°921.

Décugis Jean, marin, propr. au Castellet. 22 vend. III. E4.

Gairoard François-Maximin, matelot. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Gameau Louis, quartier-maître. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Gardon Joseph, notaire. Serait allé résider à Toulon dès le 30 juil. 1793. L. 3i6 ; M4 n° 160 ; M5 n° 367.

Guieu Jean-François, mousse. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Guise Barthélémy, matelot. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO.

Louche Noël-Laurent, 22 ans, maréchal ferrant. Déserteur de la compagnie franche de Bandol. S'est réfugié à Toulon assiégé, è l'étranger le 28 frim. IL L. 349, 371 ; M2 n"645 ; M6 n° 833 ; (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Maurel Pierre-Paul, matelot. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Michel Louis, enseigne. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Monginoux Jean-Baptiste, matelot. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Pélissier Louio, matelot. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Piche François-Marie, capitaine, propr. à la Cadière. 22 vend. III. A fui à Toulon assiégé. E4 ; (Arch. dép. : Inventaires et papiers relatifs à une vente de meubles à Bandol).

Piche Joseph, 69ans capitaine-marin, propr. à la Cadière. 22 vend. NI. A fui à Toulon en août 1793. Exécuté dans cette ville en l'an II ("Comm. révol.). E4 ; Q. 1940 ; Mn ; (Arch. dép. : Inventaires et papiers relatifs à une vente de meubles à Bandol).


— 449 -

"Piche Pierre, marin, 22 vend. IN. r =a 41 f. IL El ; Q. 2059.

Pièche(l). Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

Pierrugues François, « ey-devant préposé des classes au port de Bandol ». Soldat du « bataillon des rebelles de Marseille en mai 1793 » : s'est réfugié à Toulon en août suivant. L. 312 ; (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

"Portalis Hyacinthe, 27 ans, homme de loi. 22 vend. III. Sectionnaire. S'est rendu à Toulon le 15 août 1793 pour y procéder, comme électeur de Bandol, à la nomination 'des corps administratifs fédéralistes. A fui à l'étranger le 28 frim. II. Résidait à Bandol en l'an X. E4 (Toulon) ; L. 293, 312, 349 ; M ; M2n° 367 ; M6 n° 501 ; (Arch. dép. : Papiers de Sanary, D10J.

Rouden François (de JosephJ, ménager. Déserteur de la compagnie franche de Bandol. S'est réfugié à Toulon assiégé. (Arch. dép. : Papiers de Sanary, DIO).

Rouden Joseph, 35 ans, lieutenant de vaisseau entretenu provisoire. A fui avec l'escadre anglaise le 28 frim. II. L. 351, 354 ; M2 n° 530 ; M6 n° 602 ; B. M. 60.

Rouden Louis, 62 ans, capitaine de tartane. (Arch. dép. ! Papiers de Sanary, D10).

Segond Anne-Françoise, née Piche (2), 24 ans. M2 n° 592 ; M6 n° 855.

Saint-Nazaire (Sanary-Beau Port) (2098 h.)

"Allègre Jean, matelot canotier. 22 vend. NI. E4 ; L. 299, 350,

Allemand Edouard, époux Elisabeth Bonafoux. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL L. 292 ; C4.

(t) .Identité probable avec André-Jean-Buptiste Pièche signalé sous la rubrique de Toulon.

(2) Epouse très probable d'André-Grégoire Segond, signalé sous la rubrique de Correns.


- 450 -

Andrac François-Antoine, 37 ans, capitaine marchand. A émigré le 28 août 1793. M2 n° 872 ; M6 n° 1335 ; C4.

Bonnegràce André, charpentier. L. 346 ; M5 n° 122.

* Bounaud Charlotte. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 94.

Deprat Laurent, époux Marie-Ursule Geoffroy, capitaine de navire. Tué à la bataille d'Aboukir (7 therm. VII). M ; Ml n° 130 ; M6 n° 1285

* Dugué Nicolas-Marie, époux Françoise Granet, ancien com^ missaire. 22 vend. III. Décédé à Livourne le (?). E4 ; L. 346, 363 ; M ; M5 n°* 132, 359.

Etienne Jean-François, 33 ans, capitaine marchand. M2 n° 907 ; M6 n° 1211.

Fournier Jacques-Marie, capitaine marchand. A fui à Toulon le 23 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France vers le 18 fruct. III. Commandant en l'an IV de la Vierge de Piété, capturée par les Anglais ; aide-voilier en l'an VI sur la Sensible, en l'an VII sur l'aviso le Saint-Philippe ; en l'an IX, pilote-côtier sur la frégate la Badine. Décédé à Toulon le 26 germ. X. L. 293, 349 ; M ; Ml n° 91 ; M6 n° 931.

Granet, « garde national ». A fui à Toulon où, le 1er oct. 1793, il a planté le drapeau blanc sur la redoute du Faron. Nommé ensuite capitaine dans le régiment de Mayorgue par l'amiral espagnol Gravina. Tué dans l'affaire du 30 nov. suivant. « Emr porté par son courage, il s'est éloigné des siens ; se voyant en\- touré de républicains, il est monté sur un olivier, s'y est défendu pendant quelques heures, et est enfin tombé percé de coups sur les cadavres des ennemis qu'il avait étendus à ses pieds ». P. ■

Hubac Thérèse, née Guidon (veuve). M5 n° 184.

Icard Antoine (ou André ?), 49 ans, enseigne non entretenu. Guillotiné à Toulon, le 19 flor. II, « pour avoir chargé des vi^ vres destinés aux puissances coalisées » (Comm. révol.). Ml! n° 128 ; M6 n° 764 ; Q. 1940 ; Mn ; C4,


- 451 -

Icard Catherine, née Gautier, épouse du préc', 36 ans. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentrée en France le 10 vent. III. L. 347 ; M2 n° 538 ; M6 n° 565 ; C4.

Isnard Honoré, 41 ans, marin. M2 n° 717 ; M6 n° 1067,

• "Lambert Toussaint (1). 22 vend. III. E4 ; L. 1732.

Laugier Simon, 29 ans, laboureur. Guillotiné à Toulon, le li vent. II, « comme espion des aristocrates et dénonciateur des patriotes » (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn ; C4.

* Lion Joseph, marinier. 22 vend. IL E4 ; M5 n° 250.

Long Jean-Sauveur, r — 39 f. 42. Q. 2059.

Pardigon Claude, époux Françoise Fournier, de Marseille (paroisse Saint-Martin), ancien procureur juridictionnel de Sanary, maire de cette commune, praticien. Guillotiné à Toulon, vers le 20 prair. II, pour « avoir entretenu une correapondance avec l'infâme comité central des sections de Toulon et favorisé la descente des ennemis sur le territoire de la République en faisant désarmer les batteries de la côte de Sanary ». Mn ; G4.

Roustan Calixte-Hilarion-Hugues, 19 ans, bourgeois. M2 n° 937; M6n° 1385.

CANTON D'OLLIOULES

Evenos (521 h.)

Burel Antoine, médecin, premier consul en 1782, propr. à Evenos, Toulon. 22 vend., 7 pluv. NI. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. r = 999 f. E.4 (Toulon) ; E6 (Toulon) ; L. 346 ; Q. 1940, 2059 ; [Arch. comm. d'Evenos : BB9 f° 117).

.Cadière Esprit, 35 ans, cultivateur. M2 n° 651 ; M5 n° 154 ; M6 n° 923.

Cadière Norade, née Mireur, épouse du préc'. Décédée à 01lioules en l'an IX. Ml n° 167 ; M6 n° 72 7.

(1) Propriétaire d'une terre et d'une bastide au quartier du Portissol. Ses biens furent estimés en germ. jr.


- 452 -

Cadière Jean-Louis, 35 ans, boulanger. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 351 ; M ; M2 n° 682 ; M6n»982.

"Dalmas Joseph. 22 vend. II. E4.

Décugis Augustin, « garde du Tyran », propr. à Toulon. 22 vend. III. E4.

Décugis-Evenos Joseph-Toussaint Antoine (1) (fils de JeanAndré, ce dernier seigneur d'Evenos et d'Orves, et de ClaireAngélique de Viguier), propr. à Ollioules. 22 vend. NI. A contribué à la formation d'une section à Ollioules. Décédé à Livourne le 13 germ. III. r = 1937 f. 83. E4 ; L. 285, 297, 336 ; M ; M4 n° 264; Q. 2059; (Arch. comm. d'Evenos,: BB9 fos 128, 147; GG5MI4 v°).

* Gamel Elisabeth, née Herrnitle (veuve). 22 vend. NI. E4 ; M5 n° 203.'

Gautier Joseph, 46 ans, cordonnier. Rentré en France après la loi du 22 niv. NI. A obéi à celle du 19 fruct. V. M ; M5 n° 192.

Pichot (ou Pisso) Joseph, 18 ans, novice sur la corvette la Brune pendant le siège de Toulon. A fui à Porlo-Ferrajo le 28 frim. IL S'est rendu plus tard à Gènes. Rentré en France par Nice, le 12 prair. NI, sur la pinque génoise la Vierge du Bousquet. G. 297, 344.

*Rougiès François, travailleur. 22 vend. NI. E4 ; M5 n» 318.

Ollioules (2910 h. )

Abran Laurent, 40 ans, cordonnier. A fui à Toulon en sept. 1793, dans la Rivière de Gênes le 29 frim. IL Rentré en France, par Agay, le 28 pluv. NI sur le bâtiment génois le Saint-Alphonse. Arrêté dès son débarquement, puis traduit à Grasse .où il a élé mis en liberté le 3 germ. suivant (Trib. crim.). G. 294, 353; L. 308 ; M2 n° 694 ; M6 n° 973.

"Albert. 28juin 1792. E.

(1) Frère de Françoiso-Angélique-Adélaïde Décugis, épouse de Barnabe Baumier, ce dernier homme de loi et notaire à Signes.


- 453 -

Allemand Joseph, dit d'Ollioules, propr. à Toulon. 25 germ. II, 7 pluv. III. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL E3 (Ollioules) ; E3 (Toulon); E6 (Toulon); L. 33l;M5n° 302 ; Mn.

Andrieu Hyacinthe, r = 445 f. 50. Q. 2058.

Andrieu Pascal, 26 ans, cultivateur. 25 germ. IL Guillotiné à Toulon en l'an II (avant le 25 germ.) (Comm. révol.). E3 ; L. 299,331 ; Mn.

Aoust Joseph, travailleur, propr. à Evenos. 22 vend. III. E4 ; Mo n° 3.

Aoust Laurent, meunier è farine. Décédé à Bastia en l'an IV. r = 270 f. Ml n" 188 ; Q. 2059.

Aoust Claire, épouse du préc'. Même observation. Ml n° 188 bis.

Aubert Joseph-Jean, 51 ans, fabricant de savon. Semble n'avoir pas émigré avant la loi du 19 fruct. V, malgré la mise sous séquestre de ses biens. Aurait quitté Ollioules, muni d'un passeport régulier, le 15 août 1792 « pour voyager dans l'intérieur de la France afin d'échapper aux massacres à Toulon de ses collègues administrateurs du département ». Aurait vécu caché à Bordeaux jusqu'au let frim. V. Se serait ensuite rendu à Marseille et serait parti pour l'Italie le 8 vend. VI. Rentré en France vers le 15 niv. IX. G. 353 ; L. 348 ; M ; M5 n'22.

Aubert, épouse du préc'. M.

Audihert Elzéar, 46 ans, cultivateur. M2 n° 724 ; MB n° 1130.

Audibert Madeleine, fille du préc 1, 23 ans. M2n°725;M6nn 1131.

Audibert Jean-François, cultivateur. Tué à la bataille d'Aboukir (7 therm. VII)..M1 n°52.

Audibert Jean Louis, frère du préc', 12 ans, cultivateur. M2 n->269; M6 n" 378.

Audibert Louis-Biaise, 39 ans, aubergiste. S'est rendu à Toulon le 28 août 1793 « pour y faire des provisions ». A fui à Gê-


— 454 —

nés, le 28 frim. II, sur un navire génois. Rentré en France, par « l'anse d'Agay », le 14 vent. IN. Arrêté è son arrivée, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 11 germ. suivant (Trib. crim.). G. 304 ; L. 347, 350 ; M2 n" 775 ; M6 n° 1!33.

Audibert Madeleine, née Palissone, épouse du préc', 44 ans. Mêmes détails. G. 304 ; M2 n" 1371.

Audiberl Louis, fils delà préc' 8, 11 ans. A suivi se» parents. G. 304 ; L. 350.

Audibert Rosalie, soeur du préc', <4 ans. Même détail. G. 30i ; L. 350 ; M2 n° 776 ; M6 n° 1134.

Baron Marguerite, née Décugis. M4 n° 268.

Baudisson Jean-Pierre, charretier. A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL L. 349 ; M4 n° 234 ; M5 n° 90.

Baudisson Cécile, née Brun, épouse du préc'. Même détail. L. 293, 349.

Bernard Louis (fils de Louis), cultivateur. 13 mess. VIL A fui à Toulon fin août 1793 à la suite des combats qui eurent lieu à Ollioules entre l'armée anglaise et l'armée révolutionnaire. S'est rendu à Barcelone le 28 frim. IL Fusillé à Toulon le 13 mess. VII (Comm. milit.). E6 (Toulon) ; L. 360, 371 ; Mn.

Besson Belise. Rentrée de Saint-Domingue, par les EtatsUnis, enjuin-juil. 1806 (\). M.

Bigaud Guillaume, 39 ans, boulanger. M2 n° 260 , M6 n° 384.

Bigaud Claire, née Roux, épouse du préc', 39 ans. M2 n° 259 ; M6 n° 427.

Bigaud Probace (1er fils delà précta), 10ans, boulanger. M2 n° 298 ; M6 n° 382.

Bigaud Jean-Pierre, frère du préc', 2 ans. M2 n° 299 ; M6 n° 383.

(1) Alla résider à. Marseille à la môme époque. Héritière de Besson, colon, natif d'Ollioules, décédé dans cette commune aussitôt son arrivée de Saint-Domingue.

:»-J


— 455 —

Bigaud Louis, 17 ans, boulanger. M2 n° 692 ; M6 n° 1173.

Bigaud Pascal, 14 ans, boulanger. M2 n° 716 ; M6 n° 1174.

Blanc Paul, marin. Tué dans la bataille d'Aboukir (7 therm. VII). Mi n° 120.

Bonnegràce. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940; Mn.

Bonnegràce Jean Pierre, 56 ans, tonnelier. Sectionnaire. A quitté Ollioules le 17 août 1793 « parce que ula garde nationale de sa commune avait été requise d'aller à Toulon par le déparment séant alors dans cette ville ». A fui à Porto-Ferrajo le 27 frim. IL A plus tard séjourné à Livourne. Rentré en France, par Nice, le 8 prair. NI, sur le brigantin génois la Rondinella qui transportait 62 émigrés. G 297, 353 ; L. 348, 360 ; Mi n° 250; M5 n» 126.

Bonnegràce Augustin, fils du préc', 21 ans, tonnelier. Mêmes détails. G. 297, 353 ; L. 348, 360 ; M ; M5 n° 123.

Bonnegràce Laurent, tonnelier. A émigré à Livourne. M ; M3 n° 214.

Bouis, officier'municipal. « Prévenu d'émigration et de correspondance criminelle avec les .ennemis de la République». G. 341.

Bouis Joseph, 44 ans, jardinier. S'est réfugié à Toulon le 6 pu 7 sept. 1793 par crainte de l'armée de Carteaux. G. 307 ; L. 347 ; M2 n° 261 ; M6 n° 388.

Brémond Etienne, jardinier. Semble n'avoir pas émigré avant la loi du 19 fruct. V : se serait caché en France « pendant le régime de la Terreur pour éluder la haine de ses ennemis ». Incarcéré dans la maison de justice de Montpellier de prair. VII à vent. VIII. L. 306, 348, 360 ; M.

* Brémond Joseph, jardinier. 22 vend. NI. A fui à Toulon le 31 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Détenu à la maison de justice de Montpellier en fruct. VIII. E4 ; L. 347, 1/32 ; M ; M5 n° 50.


— 456 —

Broulin François-Romain, époux Marie-Claire Gautier, né à Ollioules le 22 mai 1759, serrurier. Sectionnaire. A fui è Toulon vers le 31 août 1793 t effrayé par les combats d'Ollioules ». L. 2',i7, 306; M ; M2 n° 348 ; M6 n» 449; Q. 1'. 59 ; (Arch. comm. d'Ollioules : GG108 fu 5).

Brun Elisabeth, née Mathieu (veuve de Louis, cultivateur). A fui à Toulon le 31 août 1793 « pour se soustraire au danger du combat qui eut lieu à Ollioules entre les Anglais et les Français ». S'est rendue à l'étranger le 28 frim. IL L. 349 ; M.

Brun Elzéar, fils de la préc", 44 ans, notaire. « Etait à son poste à l'a maison commune lors du combat qui se déroula le 31 août 1793 entre l'armée républicaine et l'armée anglaise ». A été saisi, puis traduit à Toulon par les ennemis. A fui à l'étranger le 28 frim. II. Arrêté à Toulon le 7 prair. X par ordre du général commandant la division de cette place. L. 349 ; M ; M2; M3n°223.

Brun Louis, travailleur, propr. à Evenos. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 28.

Canolle Laurent, 10 ans. M2 n° 584 ; M6 n° 920.

Castelin Pierre, cultivateur. A fui à Toulon le 6 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 28 vent. III. Décédé à Alexandrie (Egypte) le 14 pluv. VII pendant qu'il était employé aux hôpitaux militaires de celte ville. L. 347 ; Ml n" 69 ; M6 n" 629.

* Clavel Jean-Joseph, dit Saint-Rivaut (fils d'Elisabeth Clavel, née Laugier), 23 ans, officier ministériel. 22 vend. III. Fusillé à Toulon, le 23 brum. VIN (Comm. milit.). E4 ; Ml n° 111 ;Mn.

Coste Hilaire, 43 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 318 ; M2 n°704 ; M6 n» 989.

Coulomb Antoine, 63 ans, cultivateur. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1703, è l'étranger le 28 frim. IL r = 85 f. 66. L. 296 ; M ; M4 n° 251 ; Q. 2058.


— 457 —

Coulomb Marie, née Imbert, épouse du préc'. A fui à Toulon en août 1793. Décédée à Sanary le 8 mess. IV. L. 296 ; M ; Ml n°34 ; M6 n» 1287.

Coulomb François, fils de la préc'e, 30 ans, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 296 ; M ; M2n° 180 ; M6 n°221.

Coulomb Hippolyle, frère du préc', officier de santé. A suivi son frère. « Mort au service de la République, dans l'armée d'Italie, à Villefranche » en l'an VII. L. 296 ; M ; Ml n° 35.

Coulomb Jean-Joseph, frère du préc', 32 ans, officier de santé. Servait dans l'armée d'Egypte en frim. IX. Se trouvait à Ollioules en prair. X. L. 296 ; M ; M2 n° 179 ; MO n° 220.

Daniel Paule (fille de Jacques). A fui à Toulon « è cause du pillage qui eut lieu dans sa patrie après le sanglant combat entre l'armée anglaise et celle de la République ». A quitté la France le 28 frim. IL L. 293, 349.

David Marie Anne, née Hermitte (épouse de Joseph David, marin de commerce), 27 ans. M2 n" 174 ; M6 n° 344.

Davin Jean-Louis, 23 ans, boucher. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 296, 348 , M ; M2 n° 446 ; M5 n° 223 ; M6 n» 95.

Decoreils Charles-Joseph, 32 ans, marin. Rentréd'Angleterre, par le Havre, en l'an X. M2 n°974 ; M6 n° 1189.

Décugis Antoine, 39 ans, tailleur d'habits. S'est rendu à Toulon en août 1793 où, en sa qualité d'officier municipal, il devait t acheter du bled pour la subsistance de son pays ». A fui en Catalogne vers le28 frim. II, sur un vaisseau marchand espagnol, « parce qu'à Toulon on répandait le bruit que les Français fusillaient tout le monde ». Rentré en France vers le 15 therm. III. Incarcéré au fort La Malgue, à Toulon, le 4 pluv. IV. Mis en surveillance à Ollioules le 13 pluv. V (Trib. crim. de Brignoles). G. 353 ; L. 347, 348 ; M2 n° 685 ; M6 n° 1192.

Décugis Joseph, fils cadet du préc', 16 ans, « chirurgien ». M; M2 n° 684 ; M6 n° 1032.


— 458 -

Décugis Laurent, frère du préc', tailleur d'habits. M ; M6 n°

797.

Décugis Honoré, tonnelier. Décédé à Livourne le 9 niv. X. Mln°113; M6 n° 758.

Décugis Anne, née Ardisson, épouse du préc', 30 ans. M2 n° 506; M6n°529.

Décugis Jean-Pascal, boulanger. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Ml n° 189 ; Q. 1940 ; Mn.

Décugis Jean-Pascal, fils du préc', 31 ans, boulanger. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 348 ; M2 n° 719 ; M6 n° 1054.

Décugis Joseph, cultivateur. Guillotiné à Toulon en l'ai^ II (Comm. révol.). r = 21 f. 72. Q. 1940, 2059 ; Mn.

Décugis Pierre-André, agriculteur. A fui à Toulon le 5 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France, par Marseille, le27 vent. NI. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Décédé à Salviano (campagne de Livourne) le 21 flor. VIL r=l63f.. L. 347 ; M ; M4 n° 283 ; M5 n° 224 ; D ; Q. 2058.

Décugis Marguerite-Paule, fille du préc*. M.

Delaud Claude, boucher. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 296, 348 ; M ; M5 n° 229 ; M6n°1201.

Delaud Jean, fils du préc',.35 ans, boucher. Mômes détails. L. 296, 348 ; M ; M2 n° 436 ; M5 n" 228 ; M6 n° 96.

Delaud Marie, née Roche, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 296, 348 ; M.

Denis. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.

Dol Dominique, né à Ollioules le 19 nov. 1765, boulanger. A fui à Toulon en août 1793. L. 297 ; M ; M2 n° 172 ; M5 n° 242 ; M6n°231.

Emeric Lange, 24 ans, voiturier. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.


— 459 —

Establier André, 64 ans, boulanger. r= 64 f. 08. L. 1732 ; M2 n°274 ; M6 n° 402 ; Q. 2059.

Establier Clément, 25 ans, rpothicaire et secrétaire greffier. Guillotiné à Toulon le 11 vent. IL (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn; C4.

Establier Félix. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. il. Q. 1940; Mn.

.Evêque François, officier de santé. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 296, 364 ; M.

Evêque Marie, née Décugis, épouse du préc'. Mêmes détails. L. 296, 364; M.

Evêque Adélaïde, fille de la préGtê. A suivi ses parents. L. 296, 364; M.

Fabre Jean-Antoine, 30 ans, bourrelier. A fui à Toulon le 28 août 1793, è l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 19 vent. III. L. 347 ; M2 n» 15- 7 ; M6 n' 237.

Fabre Marie-Anne-Thérèse, née Roche, épouse du préc', 25 ans. Mêmes détails. L. 347 ; M ; M2 n° 158 ; M6 n° 366.

Fabre Jean-Jacques, fils de la préc'e, 1 an. Emmené par sa mère. L. 347.

Fabre Jean-Pierre, époux Cécile Verlaque, bridier. Fusillé sans jugement à Toulon le 28 frim. IL L. 296 ; Ml n° 30 ; Mn.

Fabre Laurent, 17 ans, tonnelier. M2 n° 361 ; M6 n°464.

Farlie Jean (1), 64 ans, bourrelier. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

(1)11 y a très probablement identité entre Farlie Jean et Fabre Jean-Pierre, tous deux bourreliers, car l'inscription de ce dernier nc> figure pas au document Q. 1940. L'orthographe Farlie est sans doute une erreur de copiste, malgré que Fabre Jean-Pierre soit signalé comme ayant été exécuté sans jugement et Farlie Jean à la suited'un jugement de la Commission révolutionnaire,


— 460 —

Ferrand Firmin-Marc-Antoine-Marie. r = 73 f. 98. Q. 2059.

Flotte (de) Thérèse, née Lemère, épouse de Joseph-François de FloLle, ancien lieutenant de|vaisseau (I). Décédée à Solliès-laVille, le 28 fruct. II, âgée de 63 ans. r = 279 f.. Mi n° 139 ; M6 n° 1278 ; D ; Q. 20oQ (Arch. comm. d'Ollioules : GG).

Foresl (ou Fourest) Louis-Chrysostoine, 31 ans, boulanger. L. 306 ; M2 n° 706 ; M6 n» 1219.

Galle Jean, 68 ans, maître d'école. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Gasl Augustin, boulanger. Sectionnaire. Rentré en France le 28 vent. III. L. 292, 347, 348.

Gaudemar François, 35 ans. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm, révol.). Q. 1940; Mn.

Gaudemar Jean-Joseph, fils de Jean, et de Marie-Madeleine Boyer, 26 ans, cultivateur. Sectionnaire. A émigré,jpar Toulon, le 28 frim. IL M ; M2 n" 74 ; M6 n° 296.

Gaudemar Jean-Louis, fière du préc', 34 ans, cultivateur. Mêmes détails. L. 297 ; M ; M2 n° 73 ; M6 n" 292.

Gay Jean-Joseph, 32 ans, vicaire. Assermenté en 1792. « A vu en mars 1793, les agents du terrorisme désoler Ollioules et les communes environnantes par des vols et des assassinats multipliés ». A participé à l'établissement des sections. Délégué par l'assemblée primaire du canton d'Ollioules pour assister, le 25 août 1793, è l'assemblée générale fédéraliste de Toulon. S'est rendu dans celte ville • è l'époque où, après un combat sanglant entre les armées républicaine et anglaise, la commune d'Ollioules était livrée au pillage et où la qualité de sectionnaire était devenue un titre de proscription pour tout citoyen honnête».

(1) Mariage à Ollioules, le 3 juil. 1759, de Joseph-François de Flotte, ancien lieutenant de vaisseau, fils majeur de noble Jean Baptiste, ancien capitaine d'infanterie, et de feue Anne-Claire de Virelle de la Millière, avec Thérèse Lemère, fille d'Etienne, ccuyer, et de Claire Martelly.


— 461 -

A fui à Gênes le 28 frim. II « au moment de l'incendie de l'arsenal et des vaisseaux, de l'explosion des poudrières et des mines, de la submersion des bateaux, du bombardement, des cris affreux des submergés et des mourants qui imprimaient la terreur dans tous les esprits ». Est allé ensuite à Porto-Ferrajo, puis è Livourne. Rentré en France, par Marseille, le 10 fruct.

III, sur le brigantin vénitien la Vierge de Grâce de Consolation. Ecroué au fort La Malgue à Toulon, le 18 vent. IV, sur mandat d'arrêt du juge de paix de cette ville. Placé en surveillance à Ollioules le 29 frim. V (Trib. crim. de Brignoles). A obéi è la loi du 19 fruct. V. Décédé à Livourne en 1832. G. 353,364; L;306, 348 ; X.

Gay Laurent, 42 ans, agriculteur. Officier municipal. S'est rendu à Toulon en août 1793 pour « s'y occuper du ravitaillement en grains ». A fui, le 30 frim. Il, dans le territoire de Gênes. A séjourné plus lard à Porto-Ferrajo. Rentré en France le 10 prair. III. Incarcéré au fort La Malgue à Toulon le 18 vent.

IV. Mis en surveillanco à Ollioules le 29 frim. V (Trib. crim. de Brignoles). r — 131 f. 24. G. 353, 364 ; L. 306, 348 ; M2 n°

683; M6n° 1253 ; Q. 2058.

Gernet Jean-Pascal, d'Eyguières (Bouches-du-Rhône), 49 ans, oratorien. Exécuté à Toulon le 14 niv. II (Comm. révol.). L. 65; Q. 1940; Mn.

Giloux André, 37 ans, marchand drapier. Guillotiné à Toulon le 28 vent. II (Comm. révol.). Q. 1701, 1940; Mn.

Giloux Antoine-Hyacinthe, propriétaire. Acquitté de la prévention d'émigration le 30 brum. IX (Trib. crim. du Var). Résidait à Marseille en frim. suivant. M2 n° 7.

Giloux Hyacinthe, cultivateur. A fui à Toulon en août 1793. Arrêté à Ollioules en therm. II. Décédé dans « la maison de sûreté générale de Fréjus » le 8 fruct. suivant. L. 297.

Giloux Thérèse-Elisabeth, née Imbert, épouse du préc'. A suivi son mari à Toulon. L. 297.


- 462 -

Giloux Madeleine, née Sivan (veuve). A fui à Toulon en août 1793. L. 296.

Giloux Claire, fille delà préc' 8. A suivi sa mère. L. 296.

Giloux Marie, née Imbert (veuve), 51 ans. M2 n° 175 ; M6 n° 182.

Girand Marguerite (fille), 49 ans. M2 n° 161 ; M6 n° 338.

Giraud Jean-Baptiste, 22 ans, maréchal-ferrant. Guillotiné à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Gombert. L. 290.

Gravier Augias, 41 ans, charron. M2 n°273 ; M6 n°408.

Gravier EIzéar, ouvrier charron. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 351 ; M.

Gravier Louis, ménager.. Fusillé sans jugement à Toulon vers lé 30 frim. II. M ; Ml n° 56 ; M6 n° 1286 ; Q. 1940.

Grenon Pascal, de Riez (Basses-Alpes), cuisinier. Rentré de Livourne, par Sanary, vers le 15 fruct. X. M2 n° 1007 ; M6 n° 1052.

Guichard Pierre, époux Thérèse Sauve (fils de Joseph, bourgeois, et d'Anne Giraud), capitaine de navire marchand. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL L. 295 ; M ; Cj. 1940 ; Mn ; (Arch. comm. d'Ollioules : GG92 f3 22).

Guichard Claire Geneviève, fille du préc'. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 295,. 349 ; M ; Mo n° 309.

Guichard Henriette-Sophie-Thérèse, soeur de la préc' 0. Mêmes détails. L. 293, 295, 349.

Guiol André, 47 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 1er sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France le 26 vent. lll. L. 347 ; M4 n» 291 ; M5 n° 318 ; Q. 1959.

Guiol Charles (1), frère du préc', 42 ans, cultivateur. 29 fruct. VI. A fui à Toulon vers le 1orsept. 1791 « par suite de la ter(1)

ter(1) par erreur sur E6 avec la désignation de Guyot.


— 463 -

reur que lui inspirait l'armée républicaine»; à Gênes, le 28 'rim. II,sur une tartane française. A séjourné plus tard à PortoFerrajo. Rentré en France vers le 1er prair. III. Fusillée Toulon le 29 fruct. VI (Comm. rnilil.J. E6 (Toulon) ; G. 353; Ml n°9; M6n°659; Mn.

Guiol Louis, ménager. Mo n° 190.

" Hermitle Jean, tonnelier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 206.

Hermitte Marie, fille du préc', propr. à Evenos. 22 vend. ni. A fui à Toulon vers le 1"' sept. 1793 à cause des combats dont Ollioules fut le théâtre le 30 août précédent. E4 (Toulon) ; M ; M5 n° 202.

Hermitte Laurent, aubergiste. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL L. 1732 ; Ml n° 37 ; Mn ; Q. 1422.

Hermitte Rose. Mêmes détailsque pour Hermitte Marie, cilée plus haut. L. 29: ; C4.

Icard Honoré, machiniste. Décédé à Gibraltar en 17J3. r zi 180f. 9J. L. 1732 ; Ml n° 100 ; Q. 2059.

Icard André, fils du préc', 40 ans, tonnelier machiniste. M2 n° 461 ; MO n° 109.

Imbert François, notaire. Sjctionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Décédé à Naples le 28 pluv. VIN. r =3 326 f. 53. L. 352, 1732 ; Ml n° 32 ; M6 n° 660 ; Q. 2058.

Imbert Joseph-Dominiqne, fils du préc', prêtre. Réfractaire et déporté. Décédé à Marseille le 2 fruct. VIN. Ml n° 33 ; M6 n° 670.

Jourdan Louis-Roch, 49 ans, cultivateur. A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL L. 349, 1732; M2 n° 154; M6 n° 349.

Jourdan François-Paul, fils du préc', 25 ans, cultivateur. Même détail. L. 349 ; M2 n° 155 ; M6 n° 348.

Jourdan Marguerite, née Veyron, épouse de Jean-Joseph Jourdan. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an


- 464 -

VIII, le 25 mess. X, devant le maire d'Ollioules. M2 ; M6 nQ 1431.

Julien Jean. L. 289.

Lambert François, ménager. Exécuté è Toulon le 19 niv. II (Comm. révol.). Ml n' 233 ; M6 n° 970 ; Mn.

Lambert Toussaint, fils du préc', ménager. Même observalion. Ml n° 234 ; M6 n° 969 ; Mn.

Lambert Victor, 18 ans, ménager. M2 n° 862 ; M6 n° 1079.

Lambert Vincent, 24 ans, ménager. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Lantier Augustin, 16 ans, étudiant. A fui à Toulon le 7 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Rentré en France avant le 1er germ. Ni. L. 347.

Lantier Jean-Baptiste, 42 ans, notaire. Fédéraliste. A émigré, par Toulon, le 28 frim. II. r = 281 f. 95. L. 293, 34:> ; M ; M2 n° 309 bis ; M6 n° 480 ; Q. 2059.

Lantouin Marie, commise à la boulangerie, propr. à Bandol. 22 vend. III. E4.

Lardier Joseph-Simon (fils de Joseph), L. 306.

Laure Alexis, cultivateur. Décédé à Oneille en 1793 ou en Piémont le 22 germ. R (?). Ml n°40-; M6 n° 1458.

Louzier François, 21 ans, ménager. Exécutée Toulon en l'an U (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Louzier Toussaint, 41 ans, ménager. Même observation. Q. 1940 ; Mn.

Magnaud Pierre-Antoine, 24 ans, meunier. ;M2 n° 935 ; M6 n° 1097.

Maisire Antoine, négociant, propr. au Castellet. 22 vend. II. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL r— 168 f. 73. E4;Mn;Q. 2059.


- 465 -

Mânteaunoir Rose. Rentrée de Saint-Domingue, par les EtatsUnis, enjuin-juil. 1806 (1). M.

..:*Martelly (ou Marseilly), prêtre jésuite. 28 juin 1792. E ; L. 285.

Martelly François-Mathieu, 39 ans, agriculteur. A fui à Toulon, « par frayeur, au moment où l'armée de Carteaux avançait vers sa commune ». S'est rendu dans les Etats du duc de Toscane le 28 frim. IL Rentré en France par Nice, le 8 prair. NI, sur le bâtiment génois la Rondinella. Arrêté dès son débarquement et incarcéré à Grasse où il a été mis en liberté provisoire, vers le 5 mess, suivant, pour lui permettre d'accomplir les formalités prescrites par les lois des germ. et 22 prair. III (2). Appréhendé de nouveau, puis écroué à Toulon le 26 fruct. IV dans la maison dite du Palais. Mis enfin en surveillance à Ollioules par ordonnance du trib. crim. de Brignoles en date du 29Irim. V. r = 216 f. 63. G. 297, 353 ; L. 293, 349 ; Q. 2059.

Martelly Geneviève, née Brun, épouse du préc', 29 ans. A Suivi son maria Toulon, en Toscane et à Nice. G. 297 ; L. 297.

Martelly Anne-Adélaïde, fille de la préc' 6. A suivi ses parants. L 293, 349.

Martelly Louis, frère delà préc". Même détail. L. 293, 349.

Martelly Jean, négociant. A fui à Toulon en août 1793, en Espagne le 28 frim. IL Décédé à Carthagène le 22 niv. suivant. r = 114 f. 45. L. 296 ; Ml n" 75 ; Q. 2059.

Martelly Antoinelte, née Moizan, épouse du préc', de l'île de Grenade, 45 ans. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger lé 28 frim. IL L. 296 ; M2 n° 370 ; M6 n° 493.

(1) Alla résider à Marseille à cette époque. Héritière de Besson, colon, natif d'Ollioules, décédé datis cette dernière commune aussitôt son retour de Saint-Domingue (Voir plus haut Besson Belise).

(2) Application de l'arrêté en date du Ie' mess. III des représentants du peuple Rouyer et Despinassy en mission dans le Var,

30


- 466 -

Martelly François-Elzéar, fils de la préc". A suivi ses parents. L. 296.

Martelly Régis-Balthazar, frère du préc'. Même détail. L. 296.

Martiney Louis, menuisier. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France, par Marseille, le 28 vent. III. L. 347.

Masselon Thérèse (fille), 43 ans. M2 n° 171 ; M6 n« 354.

Mathieu Joseph, 40 ans, cultivateur. A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL L. 349 ; M2 n° 75 ; M6n° 307.

Mège (veuve), r =a 106 f. 38. Q. 2058.

Moizan Marguerite (fille), de l'île de Grenade, 36 ans. S'est rendue è Livourne pour obéir è la loi du 19 fruct. V. M2 n° 371; M3; M6n°492.

Moizan Pierre, de l'île de Grenade, 40 ans, propriétaire. Sectionnaire. A fui à Toulon le 25 août 1793. A résidé à Comps du 22 niv. NI à fruct. V. A ensuite satisfait à la loi du 19 fruct. V. L 373 ; M ; M2 n" 369 ; M6 n° 491.

* Monter Pierre-Joseph, notaire. 22 vend. IN. Sectionnaire. A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL Amnistié en 1811. E4 ; L. 293, 349 ; M.

Monier Victoire, née Daniel, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 293, 349.

Monier Augustin, fils de la préc' 6. A suivi ses.parents. L. 293, 349.

Monier Siméon, frère du préc'. Même détail. L. 293, 349.

Monier Victoire, soeur du préc'. Même détail. L. 293, 349.

Olivier Elisabeth. A fui à Toulon à 'cause de la crainte inspirée par les combats d'Ollioules. S'est rendue à l'étranger le 28 frim. IL Décédée à Ollioules le 19 vent. IX. L. 296, 351 ; Ml n°s 36, 232 ; M6 n°s 770, 1316.

Périsnard Laurent, boucher. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 296, 348.


— 467 —

Piehaud André, 7 ans. M2 n° 71 ; M6 n° 316.

; Piehaud Cyprien, époux Catherine Beaume, 53 ans, cultivateur. Exécuté è Toulon en l'an II (Comm. révol.). M ; M6 n° 687; Q. 1940.; Mn.

Piehaud Cyprien, fils du préc', 25 ans, cullivateur et commis marchand. A fui à Toulon le 7 sept. 1793, à Livourne le 28 frim. IL S'est rendu plus lard à Porto-Ferrajo. Rentré en France par Nice, le 8 prair. Ni, sur le brigantin la Rondinella qui transportait 62 émigrés venant de Livourne. A rejoint cette dernière ville après la loi du 19 fruct. V. r = 39 f. 40. G. 297, 353; L. 297 ; M2 n° 10 ; M6 n° 188 ; Q. 2059.

Piehaud Jean-Joseph, frère du préc', 21 ans, cultivateur. A partout suivi son frère. G. 297, 353 ; L. 297, 347, 348 ; M ; M2 n°68; M6 n° 315.

Piehaud Pierre-Clément, frère du préc', 17 ans, cultivateur. Même détail. G. 297, 353 ; L. 297, 348 ; M ; M2 n» 69; M6 n° 317.

Portalis Marie-Thérèse, née Couvreuse (veuve), 66 ans. A émigré, par Toulon, le 28 frim. II. L. 367 ; M2 n° 491 ; M6 n° 544.

Poupon Jean Elienne, époux Elisabeth Lardier, cultivateur. Sectionnaire. A émigré, par Toulon le 28 frim. IL L. 296, 349, 376 ; M ; M2 n° 678 ; M6 n° 1356.

* Poupon Jean-François, époux Marie-Madeleine Daumas,. perruquier. 22 vend. III. Décédé à (f?) le 20 vend. VIL E4 ; L. 296,349, 376 ; M; M5 n° 294.

Ravel Laurent, 29 ans, canonnier. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Rebuffal Jean-Pierre, cultivateur. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 27 frim. IL Séjournait à Barcelone en l'an IV. L. 297, 361 ; M5 n° 34.

Rebuffat Louis, né à Ollioules le 12 nov. 1743, t aussier ». A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL L. 296, 348 ; M2 n° 167 ; M6 n°362.


_ 468 -

Recoux Jean-Gaspard, 31 ans, maçon. Officier municipal « fait prisonnier, le 28 août 1793, par les Anglais ». A fui è Livourne le 28 frim. II sur un navire napolitain. S'est rendu ensuite à Gènes. Rentré en France, par Agay, en vent. III, sur un bâtiment génois. Arrêté aussitôt, puis traduite Grasse où il a été mis en liberté le 11 germ. suivant (Trib. crim.). G. 304; L. 350 ; M2 n° 250 ; M6 n° 421.

Rey Antoine, 57 ans, laboureur. Est allé è Toulon, le 20 août 1793, « pour y régler des affaires domestiques >. A fui à Gênes le 28 frim. IL Rentré en France, par Cannes, le 4 germ. III. Appréhendé dès son débarquement, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 25 germ. suivant (Trib. crim.). G. 306 ; L. 347; M2n° Hl ; M6 n° 322.

* Rigaud Jean-Louis, ménager. 22 vend. IL E4 ; M5 n° 33i. Robert Antoine. L. 304, 379.

Roche Marie, bouchère. M5 n' 58.

Roubert Antoine Mathieu, r = 87 f. 99. Q. 2039.

Rougier Balthazar, 29 ans, canonnier. Exécuté à Toulon en

l'an II (Comm. révol.). Q. 1940.

»

* Rougier Jean-Pierre, regrattier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 317.

Sarnasset Virginie (fille de la veuve). A émigré, par Toulon, le 28 frim. IL L. 289. 367, 1732.

* Sauve Jean-Baptiste, 43 ans, prêtre. 28 juin 1793. Réfractaire et déporté. E ; L. 285, 307 ; M2 n° 848 ; M6 n° 1405.

Sénés Alexandre, 36 ans, boulanger. A fui a Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 351, 380; M2 n° 723 ; M6 n»1397.

Sénés Charles, 16 ans, boulanger. M2 n°701 ; M6 n° 1308.

Sénés Jacques, 40 ans, boulanger. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Détenu en germ. VIII, dans la


— 469 -

maison de justice de Montpellier, pour prévention d'émigration. L, 297, 380 ; M ; M2 n* 493 ; M6 n" 328.

Sénés Marie, née Maunier, épouse du préc', 41 ans. A suivi son mari à Toulon et à l'étranger. L. 297 ; M ; M2 n" 494 ; M6 n°582.

Simon Jacques, 20 ans, garçon tailleur. Guillotiné à Toulon 'en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Soleilhet François, 22 ans, tailleur d'habits. A émigré, par Toulon, le 28 frim. II. Rentré en France, par Marseille, le 29 vent. III. L. 306, 350; M2 n° 726 ; M6 n» 1419.

Soleilhet Jean-Joseph, 29 ans, cultivateur. M2 n° 731 ; M6 n° 1420.

* Sourd Pierre, cordonnier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 343.

Toulouzan Anne-Catherine (fille), 64 ans. A fui à Toulon à cause de « l'effroi » provoqué par les combats d'Ollioules. S'est rendue à l'étranger le 28 frim. II. L. 296, 348 ; M ; M2 nu 803 ; Mon» 1423.

Toulouzan Anne-Dorothée, née Bonanaud (veuve,). Décédée à Carthagène en 1794. Ml n° 29.

Toulouzan Marie-Claire-Elisabelh, fille de la préc", 32 ans. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 348; M ; M2 n° 194 ; M6 n* 192.

Toulouzan Charles, 29 ans, ménager-laboureur. Sectionnaire* S'est rendu à Toulon en août 1793 avec la garde nationale de sa commune. A fui à Porto-Ferrajo le27 frim. IL A séjourné ensuite à Livourne. Rentré en France, par Nice, le 8 prair. III, sur lebrigantin génois la Rondinella. G. 297, 353; L. 351; M2 ii°72;M6n°331.

Toulouzan Jean, 55 ans, bourgeois, propr. è Evenos. 22 vend. HI. A fui à Toulon en sept. 1793 à cause du « pillage » qui suivit les combats d'Ollioules. S'est rendu à l'étranger le 28 frim. IL r = 309 f. 58. E4 ; L. 293, 349 ; M2 n" 176 ; M6 n° 372 ; Q.2058.


— 470 -

Toulouzan Marie-Anne-Jean-Baptisle, née Saint-Martin, épouse du préc', de Roquevaire (Bouches-du-Rhône), 39 ans. A suivi son mari. L. 29J ; M2 n° 802; M6 n° 1409.

Toulouzan Auguste, fils de la préc'e, 10 ans. A suivi ses parents. L. 293; M2 n° 165; M6 n° 374.

Toulouzan Marie-Anne, soeur du préc'. Même détail. L. 293.,

Toulouzan Nicolas, frère de la préc'', 12 ans. Même détail. M2 n° 177 ; M6 n° 373.

Toulouzan Sabine, soeur du préc'. Même détail. L. 293.

Tripier Virginie, née Chanecel, 16 ans. M2 n* 686 ; M6 n° 1022.

Venel Jacques, cultivateur. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn.

Venel Marianne, cultivatrice. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 348; M.

Veyron Elzéar, cultivateur. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIN, le 25 mess. X, devant le maire d'Ollioules : était infirme. M6 n" 1432.

Vilalis Jean-Simon, époux Catherine Denans, 33 ans, notaire. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.) (I). L. 1732 ; Q. 1940.

Vitalis Joseph, de Lectoure, 65 ans, avocat. Sectionnaire. S^ëst réfugié à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Mis en surveillance à Sanary le 15 brum. IX. L. 297, 351 ; M ; M2 n° 210 ; M4 n° 28 ; M6 n° 30.

CANTON DE LA SEYNE

La Seyne (5035 h.)

* Abé Joseph, maçon. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 7.

Abran Claire-Cécile, née Michelon. Décédée à la Seyne le 9 mess. V. L. 293 ; Ml n° 96 ; M6 n° 930.

(1) Identité probable avec Joseph-Simon Vitalis signalé sousla.ru» brique de la Seyne.


_ 471 -

"Abran Jean (1), capitaine marchand, enseigne de vaisseau provisoire. 22 vend. III. A fui, le 28 frim. II, avec l'escadre anglaise. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 30 fruct. X, devant le commissaire du gouvernement français à Nice. E4 ; L. 293, 348 ; M6 n° 781 ; B. M. 60.

* Abran Vincent, ménager. 22 vend. NI. A émigré le 28 frim. IL£4; L. 293, 348 ; M4 n" 161 ; M5 n° 220.

Abran Thérèse-Marie, née Michelon, épouse du préc', 29 ans. A suivi son mari. L. 293, 348 ; M2 n° 447 ; M6 n° 72.

Agarrat Jean-Baptiste, 27 ans, marin. M2 n° 822 ; M6 n° 1340.

Ansian Louis, 42 ans, maçon. A fui à Toulon le 24 août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France le 18 vent. NI. L. 347] M2 n°720; M6 n° 1332.

* Anthelme Louis, tailleur d'habits. 22 vend. III. A fui à Toulon le 15 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. E4 ; L. 347 ; M5 ri° 2.

Aramelle Joseph, capitaine. 22 vend. III. E4.

Argentery Laurent, 52 ans, charpentier à l'arsenal. A fui à Toulon le 2 sept. 1793, à Gênes le 28frim. IL Rentré en France le 4 germ. NI, par Agay ; arrêlé aussi'ôt, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 23 germ. suivant (Trib. crim.). G. 359 ; L. 347.

Argentery Catherine, née Sicard, épouse du préc', 44 ans. Mêmes détails. G. 359.

Armelin Jean-Baptiste, 18 ans, quartier-maître marin. M ; M2; M6n°1140.

Armelin Anne, née Denans, épouse du préc', 16 ans. M ; M2; M6n° 1195.

Arnaud Barthélémy, charpentier. M2 n° 633 ; M6 n° 890.

Arnaud Etienne, 32 ans, charpentier. M2 n° 570 ; M6 n"892.

(1) Inscrit par erreur sur E4 avec la désignation à'Obram.


- 472 -

Aube Catherine, née Guigues (veuve), 51 ans. M2 n° 938 ; M6 n°123S.

Aube François, capitaine marchand. 22 vend. III. Décédé à Southampton le 12 mess. II. E4 ; Ml n° 125 ; M6 n° 740.

* Aube Michel, capitaine marchand. 22 vend. NI. A émigré le 28 frim. IL Décédé, au large du golfe du Lion, dans le naufrage de la frégate danoise l'Aigle blanc (entre mess. V et le 15 prair. X). E4 -x L. 296, 351 ; Ml n° 134 ; M6 n° 739.

Aube Thérèse, née Meinjaud, épouse de Jean Aube « officier pratique », 36 ans. M2 n° 537 ; M6 n° 886.

Audibert Antoine-André, capitaine marchand. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIN, le 10 fruct. X, devant le commissaire du gouvernement française Nice. M6n°

782.

* Audibert Esprit, 56 ans, négociant. 22 vend. III. r — 105 f. E4 ; M2 n° 127 ; M6 n' 170 ; Q. 2058.

Audibert Marie-Françoise, née Martinenq, épouse du préc', 47 ans. S'est réfugiée, vers le 25 frim. II, sur un vaisseau marchand de la Seyne « parce qu'elle avait vu du monde tué dans son village par les bombes anglaises qui, de plus, avaient embossé trois pontons de la rade...». Est partie épouvantée à Porto-Ferrajo, sur ce même navire, après l'explosion, à proximité de ce dernier, d'un magasin à poudre. A séjourné plus tard à Lerici, près de Gênes, où elle est tombée malade. Rentrée en France, par Nice, vers le 30 fruct. ) V, « fort étonnée, à son arrivée, d'être prévenue d'émigration ». A comparu le 2°jour compl. suivant devant le trib. crim. de cette ville qui l'a envoyée devant celui de Brignoles où elle a été interrogée le 2 frim. V : pas de jugement connu. G. 359 ; M2 n" 128 ; M6 n° 186.

Audibert Claire, fille de la préc'", 12 ans. A suivi sa mère. G. 359 ; M5 n° 24.

Audibert Madeleine, soeur de la préc'", 15 ans. Même détaMi G. 359 ; M5 n° 23.


- 473 -

"Audibert Etienne, dit le Cachas, 66 ans, capitaine marchand. 22 vend. III. A émigré le28 frim. II. E4 ; M2 n° 156 ; M6n°204.

"* Audibert Jacques, 44 ans, notaire. 22 vend. III. A fui à Toulon le 15 sept. 1793, « sur les côtes d'Italie » le 28 frim. II. Rentré en France le 3 germ. III. r = 120 f. 21. E4 ; G. 359 ; L. 347 ; M2 n° 313 ; M6 n° 436 ; Q. 2058.

, Audibert Etienne-Laurent, fils du préc', 10 ans. 22 vend. III. A suivi son père. E4 ; M2 n° 315 ; M6 n° 437.

Audibert Pierre-Jacques-Henri, frère du préc', 14 ans. Même détail. G. 359 ; L. 348 ; M2 n" 314 ; M6 n°438.

Audibert Romain, frère du préc'. 22 vend. III. E4.

"Audibert Joseph, calfat. 22 vend. III. E4.

Audibert Victoire, née Coutelenq. Rentrée en France, par Nice, le 7 fruct. X. M6 n° 787.

* Aycard (ou Icard) Joseph-Marie, dit Coudon, 29 ans, maître d'équipage. 22 vend. III. Rentré en France en vent. III. A perdu toute sa fortune du fait de la Révolution (1). E4 ; L. 347 ; M2 n° 578 ; M6 n° 884.

* Aycard (ou Icard) Michel, calfat. 22 vend. IL E4 ; M4 n° 204.

Aycard (ou Icard) Michel-François, boulanger, volontaire. 22 vend. II. A fui àToulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 348 ; M* n° 215 ; M6 n" 345.

* Baille (ou Bayle) Laurent, charpentier. 22 vend. III. Rentré de Porto-Ferrajo le 20 prair. NI. E4 ; L. 347 ; M5 n° 82.

Barralier Catherine, née Guiol, épouse de Michel Barralier, capitaine marchand. A fui en août 1793 à Toulon, le 28 frim. II à ^étranger. L. 351.

(I) D'après un certificat d'émigration délivré en 1816 par plusieurs anciens émigrés de Toulon et obligeamment communiqué par M. Pares, archiviste actuel de cette ville.


474

* Barralier Cécile, fille de la précte. 22 vend. III. Même détail. E4; L. 351 ; M5 n° 62.

* Barralier Eléonore, soeur de la préc" 3. 22 vend. III. Même détail. E4 ; L. 351 ; M5 n° 66.

* Barralier Joséphine, soeur de la préc'e. 22 vend. NI. Même détail. E4 , L. 351 ; Mo n° 68.

* Barralier Marie, soeur de la préc'e. 22 vend. III. Même détail. E4 ; L. 351 ; M5 n" 68.

Barralier Victoire, soeur de la préc'e.22 vend. III. Même détail. E4 ; L. 351 ; M5n°6l.

* Barralier Joseph, dit Blanquel (ou Manquet), capitaine marin. 22 vend. NI. A émigré, le 28 frim. II, par Toulon. E4 ; L. 348 ; M4 n°162 ; M5 n° 694.

Barralier Madeleine, née Tortel (veuve d'André Barralier) (i) 36 ans. S'est rendue à Toulon vers le 25 août 1793 « à la suite d'un ordre du général Carteaux qui enjoignait les habitants d'évacuer la Seyne dans les 24 heures, sous peine de mort ». A fui è l'étranger le 28 frim. IL Rentrée en France par Marseille, le 5 fruct. III, sur un navire vénitien visité pendant le voyage par plusieurs frégates anglaises. L. 293, 360, 1748 ; M2 n° 404; M6 n" 157 ; Q. 1940.

Barry Jacques, enseigne non entretenu. A fui à Toulon en sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. L. 351.

* Barry Elisabeth, née Daniel, épouse du préc'. 22 vend. II. Mêmes détails. E4 ; L. 351 ; M ; M4 n° 256 ; M5 n° 154.

* Barthélémy Jean, boulanger. 22 vend. NI. E4 ; M5 n° 66.

Baude Hyacinthe, charpentier à l'arsenal. A émigré le 28 frim. IL Décédé à la Seyne le 21 fruct. VIL L. 350 ; Ml n" 133 ; M6n°747.

(t) André Barralier était mort dans un naufrage le 14 fév. 1790. Elle était la soeur de Tortel Pierre-Honoré qui suit.


" — 475 -

* Beaudoin Louis, « barilard » (1), invalide de la marine. 22 vend. III. S'est rendu à Toulon, vers le 25 août 17t>3, à la suite de l'ordre du général Carteaux qui enjoignailaux habitants d'évacuer la Seyne dans les 24 heures, sous peine de mort. Décédé à Toulon en l'an IX. r = 27 f.. E4 ; L. 296, 360 ; Ml n° 103 ; Mo n" 91 ; M6 n» 1303 ; Q. 2058.

* Beaudoin Thérèse, née Laty, épouse du préc'. 22 vend. III. A suivi son mari. E4 ; L. 296 , 360 ; M5 n° 195,

Beaussant Jean-Joseph-Pascal, 22 ans, marin. M2 n° 317 ; M6 n° 445.

* Beaussant Sauveur, charpentier. 12 vend. III. A émigré le 28 frim. IL Décédé à la Seyne, en prair. X, « à la suite d'une fièvre bilieuse compliquée». E4; L. 350; M, M4 n° 20; M5 n° 81.

* Beaussant Jacques, frère du préc', 56 ans, constructeurcharpentier. 12 vend. III. A émigré le 28 frim. II. Résidait à Lyon en l'an XL E* ; L. 347 ; M2 n° 33i ; M6 n° 444.

* Beaussant Françoise, née Curet, épouse du préc'. 22 vend. 111. A suivi son mari. E4;M5n°l4I.

* Beaussier Antoine, 56 ans, capitaine au long cours. 22 vend. III. S'est caché, durant tout le siège de Toulon, « dans un bateau marchand ancré dans la rade du Mourillon ». A fui à l'étranger le 28 frim. IL Etait pilote côtier en prair. X, sur la frégate le Boston des Etats-Lnis d'Amérique. E4 ; L. 296, 349 ; M ; M6 n° 1163.

* Beaussier Antoine, fils du préc 1. 22 vend. III. Ei.

"Beaussier François, frère du préc', 21 ans, marin. 22 vend. III. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIN, le 27 fruct. X, devant le maire de la Seyne. E4 ; M ; M6 n° 1164.

"Beaussier Sauveur, frère du préc'. 22 vend. III. E4.

Beaussier Jacques-Maurice, 41 ans, capitaine marchand. M2 n°623 ; M6n°908.

(1) Tonnelier,


— 476 —

* Beaussier Jean-Louis, forgeron. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France le 28 vent. III. E4 ; L. 347 ; M5

n 03 77, 92.

Beaussier Marie-Claire, née Fleury. M ; M5 noa 167, 245.

* Beaussier Mathieu, dit Lingoston, 39 ans, [capitaine marchand. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793,à l'étranger le 28frim. II. E4 ; L. 348 ; M2 n° 131 ; M6 n° 176.

* Blanc Jean-Louis, ménager. 22 vend. III. E4 ; M5n° 15.

Blanc Louis, 55 ans, cultivateur. S'est rendue Toulon, le 2 sept. 1793, pour t y soigner son père malade ». A fui à Livourne, sur un bâtiment français, le 28 frim. IL A plus tard séjourné à Gênes. Rentré en France, par Agay, le 18 vent. III. Arrêté dès son arrivée, puis traduit à Grasse où il a été mis en liberté le 11 germ. suivant (Trib. crim.). G. 304 ; 347.

Blanc Augustin, fils du préc'. A partout suivi son père. G.304.

Blanp soeur du préc'. A suivi son père jusqu'à Gênes. Est allée ensuite « plus avant dans l'Italie ». G. 304.

Blanchie Jean-François, charpentier. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q. 1940.

* Boéry Auguste, capitaine. 22 vend. NI. E4.

* Boéry Joseph, « capitaine des infirmeries ». 22 vend. III. E4.

Bonnefoi Honoré, 49 ans, cultivateur. A fui à Toulon le 28 août 1793, à Gènes le 28 frim. II. Arrêté à Loano, près de Savone, le 20 niv. III, conduit à Nice, puis à Grasse où il a été mis en liberté le 22 germ. suivant (Trib. crim.). G. 294, 359, 362.

Bonnefoi Charles-Honoré, fils du préc', 18 ans, cultivateur. Mêmes détails. G. 294, 359, 362.

Bossier (ou Beaussier) Philippe. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q. 1940; Mn.

Bourguignon Jean-Baptiste. Même observation. Q. 1940; Mn.

Bousquet Joseph, 26 ans, charpentier. M2 n° 732 ; M6 n° 975.

Boyer Dorothée, née Nicolas, 40 ans. M2 n° 865 ; M6 n' 1348.


— 477 —

Boyer Jean-André, 39 ans, cultivateur. M2 n° 864 ; M6 n° 979.

* Braud André-Michel, 39 ans, capitaine marchand. 22 vend. 111. A émigré le 28 frim. H. E4 ; M2 n° 159 ; M6 n° 209.

Brémond André. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.

* Brieu Joseph, 39 ans, ménager. 22 vend. III. S'est rendu à Toulon vers le 20 août 1793, à l'île de Port-Cros vers le 15 oct. suivant, à Gênes, « par un effet de la terreur », le 28 frim. II. A séjourné ensuite successivement à Livourne, à Qneille, en Piémont. Rentré en France, par Nice, le 30 vent. III. S'est présenté volontairement ce jour même devant le Comjté révolutionnaire de cette ville pour y demander le bénéfice des dispositions de la loi du 22 niv. III. A dû, par ordre de ce comité, « se porter immédiatement dans sajcommune sans abandonner là grande route qui y conduisait en droiture » afin d'y accomplir les formalités prescrites par ladite loi. Appréhendé plus tard à Toulon vers germ. IV, puis traduit à Brignoles où il a été mis en liberté le 30 frim. V (Trib. crim.j. E4 ; G. 359 ; M5 n° 83.

. * Casiillon Nicolas, patron pêcheur. 22 vend. IL E4 ; M5 n° 161.

* Cauviès (ou Cauvier) François, navigateur. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. IL Etait second maître, en l'an m, sur la canonnière de la République la Mégère. E4 ; L. 350.

* Cauvin Elisabeth, née Ornarès (ou Arnavès) ("veuve). 22 vend. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; L. 298, 348 ; MS n" 224.

Cauvin Nicolas-Antoine-Tropez, fils de la précta, notaire. Secrétaire d'une section de la Seyne en juil. 1793. A émigré le 28 frim. IL L. 295, 348 ; M5 n° 170.

* Cauvin Jean-François, frère du préc', 32 ans, capitaine au long cours. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; L. 295,

-3*8 ;M2 n° 535 ; M6 n° 543.

Cauvin Claire-Anne, née Meinjaud, épouse du préc', 32 ans. A suivi son mari. L. 348; M2 n° 536 ; M6 n° 587.


- 478 —

, Combal Jean-Jacques, officier de santé. Décédé à Saint-Florent (Corse) le 13 prair. IL M6 n»668.

* Combal Jacques-Louis-Michel, fils du préc', 23 ans, chirurgien. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. Servait dans l'armée d'Italie en l'an X. E4 ; L. 351; M ; M2 n° 78 ; M6 n" 254.

* Combal Michel-Romain, frère du préc'. 22 vend. III- E4. Coulomb Louis, 25 ans, marin. M2 n«793 ; M5 n° 987.

* Coulomb Pierre, né le 21 févr. 1743, capitaine marchand. 22 vend. III. S'est caché, durant tout le siège de Toulon, dans un de ses navires ancré en rade du Mourillon. A émigré le 28 frim. II. E4 ; L. 296, 362 ; Ml n" 42 ; M2 n° 206 ; M6 n° 218.

Coulomb Marie-Anne, née Guigou, épouse du préc', 38 ans. A suivi son mari. Décédée à la Seyne le 10 fruct. Vi. Ml n° 42; Mon" 1272.

* Coulomb Joseph, fils de la préc'e. 22 vend, ni- E4.

Coutelenq André, capitaine marchand, propr. à la Seyne, à Six-Fours. 22 vend. m. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Décédé à Porto-Ferrajo le 17 niv. m. E4 (La Seyne); E4 (Six-Fours) ; L. 292, 351 ; Ml n° 94 ; M6 n° 756.

Coutelenq Marie-Françoise, née Négrel, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 351 ; M2 n° 431 ,- M6 n° 73.

* Coutelenq Louis-Antoine, marin. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. III. Rentré en France, par Nice, le 7 fruct. X. E4 ; L. 351 ; M5 n° 348 ; M6 n° 786.

* Cruvelier Louis, capitaine marchand. 22 vend. III. Décédé à Livourne en germ. II. Amnistié le 10 févr. 1811. E4 ; Ml n° 131 ; M6n° 1575.

Curet Antoine, capucin. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le i"v therm. X, devant le commissaire du gouvernement français à Nice. M6 n° 693.


- 479 -

Curet Jean-Louis, époux Madeleine Riquier, 36 ans, négociant» A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 25 vent. III. L. 293, 352, 362; M2 n° 333 ; M6 n° 93.

* Curet Jean-Louis, dit Lamoriès, 61 ans. 22 vend. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. E4 ; L. 296, 349, 362 ; M2 n° 440 ; M6 n° 4T1.

"Curet Jean-Louis-André-Nicomède, fils du préc', 11 ans, marin. 22 vend. III. A suivi son père. E4 ; L. 296, 349 ; M2 n° 444 ; M6 n° 92.

* Curet Joseph-Balthazar, 28 ans, capitaine marchand. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; L. 347 ; M ; M2 n° 794;

. M6n°984.

Curet Louis, 19 ans, dessinateur. M2 n° 963 ; M6 n° 990.

"Curet Louis, ferblantier. 22 vend. III. E4 ; M5 n°60l.

Curet Louis-Pascal, 47 ans, charpentier. M2 n° 617 ; M6 n° .910.

"Daniel (femme de Pierre-Michel). 22 vend. IL E4 ; M5 n° 148.

* Daniel André, poulieur. 22 vend. II. A émigré le 28 frim. II. E4; M5n° 168.

* Daniel Augustin, pilote. 22 vend. II. A fui à Toulon en août .1793, è l'étranger le 28 frim. II. Décédé à l'hôpital de Toulon le 7 pluv. VI. E4 ; L. 351 ; Ml n° 165 ; M6 n° 757.

* Daniel Claire, née Berny (veuve). 22 vend. II. Rentrée en -France, par Marseille, vers le 1er fruct. III. E4 ; L. 292 ; M5

n°150.

* Daniel Etienne, dit Latreille, 51 ans, patron. 22 vend. II. E4; M2 n° 648 ; M6 n° 925.

Daniel Eulalie, née Daniel, 21 ans. M2 n° 649 ; M6 n° 926.

* Z)anî'en-Iyacinthe, capitaine invalide, négociant. 22 vend. n. Sectionnaire. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL r = 91 f. 58. E4 ; L. 293, 349 ; M4 n° 92 ; M5 n° 349 ; Q. 2058.


- 480 —

. * Daniel Anne, fille du préc». 22 vend. IL A suivi son père. E4 ; M5 n° 151.

* Daniel Joséphine, soeur de la préc". 22 vend. IL Même détail. E4 ; M5 n» 152.

* Daniel Marie, soeur de la préc". 22 vend. II. Même détail. E4 ; M5 n° 183.

* Daniel Melchior, époux Anne-Catherine Emeric, né le 30 mai 1715, avocat. 22 vend. IL Décédé à Bastia le 15 ou le 25 mess. II. r = 466 f.. E4 ; L. 296 ; M3 n° 172 ; Q. 2058.

Danjean Joseph, r =» 200 f. 91. Q. 2059.

* Denans Antoine, dit Tabacant, prêtre. 22 vend. II. E4.

* Denans François. 22 vend. IL r =-• 324 f. 66. E4 ; Q. 2058.

* Denans Claire, fille du préc'. 22 vend. IL E4 ; M8 n' 158.

* Denans Elisabeth, soeur de la préc' 0. vend. IL E4 ; M5 n° 157.

"Denans Thérèse, soeur de la préc' 6. 22 vend. H. E4 ; M5 n° 156.

* Denans Jean-Pierre, charpentier. 22 vend. IL E4; M5n° 173.

"Denans Laurent, dit Masses, "charpentier. 22 vend. IL E4; M5 n° 171.

* Denans Marie, née Beaude, épouse du préc'. 22 vend. m. E4;M5n°81.

"Denans Louis, docteur en médecine. 22 vend. IL Sectionnaire. S'est réfugié, pendant le siège de Toulon, sur un navire marchand ancré en rade du Mourillon. A fui à l'étranger le 28 frim. II. Décédé au fort La Malgue, à Toulon, le 2 vend. VIII. E4 ; L. 296, 348 ; M ; M4 n° 129 ; M5 n° 355.

* Denans Louis-André, dit la Patte, SI ans, charpentier. 22 vend. IL E* ; M5 n° 172 ; M6 n° 1194.

Denans Marguerite, née Nicolas, épouse du préc', 44 ans. M2 ; M6 n° 1347.

Denans Pierre, fils delà préc'", 14 ans, marin. M2 ; M6 n* 1198.


— 4SI —

* Denans Marie-Victoire, née Jauglas (veuve très probable de Joseph-Romain Denans, homme de loi, massacré à Toulon, le 29 juil. 1792, par des terroristes). 22 vend. II. A émigré le 28 frim. IL E4 ; L. 296 ; M5 n° 16) ; Mn.

Denans Joseph-Casimir-Théophile, fils de la préc' 6, né le 5 mars 1790. Emmené par sa mère. L. 296.

Denans Pierre-Antoine-Joseph-Thomas, frère du préc', né le 23 déc. 1786. Même détail. L. 296.

Doudon Jean-François-Marie, 17 ans, marin. M2 n° 796 ; M6 n° 1185.

Esclapon Cécile-Elisabeth, 31 ans. M6 n° 1208.

Esclapon Jean-Baptiste, 71 ans, navigateur. A émigré le 28 frim. IL Vivait à la Seyne en l'an X. M2 ; M6 n" 1207.

Esclapon Cécile, née Audiffren, épouse du préc', 63 ans. A suivi son mari. < Atteinte d'une loupe charnue au genou droit», elle a dû prêter serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 23 mess. X, devant le maire de la Seyne. M2 ; M6 n° 1146.

Esclapon Thérèse (fille de Jean-Baptiste). MS n° 142.

Etienne Antoine, 40 ans, constructeur de bâtiments. M2 n° 608 ; M6 n° 803.

Etienne Charles-Marie, marin. A émigré le 28 frim. IL L. 350.

Etienne Joseph, frère du préc', 23 ans, charpentier à l'arsenal. Même détail. L. 350 ; M2 n°905 ; M6 n° 1025.

Etienne François, charpentier. Décédé à Livourne le 21 vent. II. Mln° 107; M6n°761.

Eyffren Pierre, marin. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Commandait en l'an X la bombarde la Marie-Joseph. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIN, le 16 prair. X, à Larnaca, «devant les négociants français en Chypre ». L. 351 ; M ; M6 n° 1523.

31


- 482 -

* Eyffren Suzanne, née Dinque, épouse du préc'. 22 brum. IN, A suivi son mari. E4 ; M.

Eyffren Catherine-Rose, fille de la préc' 8, née le 26 avr. 1789. Emmenée par ses parents. L. 351 ; M ; M5 n° 145.

Eyffren Marie-Madeleine, soeur de la préc'", née le 17 juil. 1782. Même détail. L. 351 ; M ; M5 no 144.

Eyffren Thérèse-Suzanne, soeur de la préc' 6, née le 19 mars 1776. Même détail. L. 351 ; M ; M5 n» 146.

Fabre Jean, 31 ans, charpentier. M2 n° 635 ; M6 n° 804.

"Faucher Marie, née Sauvaire. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 252.

Fouque Jean-Joseph, 42 ans, employé aux vivres de la marine. A émigré le 28 frim. IL L. 349 ; M2 n° 221 ; M6 n» 241.

Fournier Charles, charpentier. Décédé en Angleterre en l'an VII (1). Ml n° 215; M6 n» 1453.

Gautier Etienne-Balthazar. Décédé è Saint-Jacques d'Aquaviva, près de Livourne, le 12 vend. IV. M ; M4 n° 300 ; M5 n° 282.

Gavoty Joseph-Bruno. (2), 55 ans, propriétaire. M; M6 n° 715.

Giraud Marie (3). M ; Mo n* 175.

Giraud Pascal. Fusillé sans jugement à Toulon vers le 30 frim. IL Q.1940; Mn.

Giraud Thérèse. M5 n° 174.

* Gros Rose, née Alibert, épouse d'Hyacinthe Gros, calfat. 22 vend. NI. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 348 ; M5 n° 4.

(1) D'après le document M6 n" 1453, il serait mort à la Guadeloupe en l'an VIII.

(2) Son fils CélePtin-André était, en l'an IX, à Marseille, chef de bataillon adjoint à rétat-majorde'la83 division militaire.

(3) Nièce de Lombard Honoré, dit La Porte, bourgeois, cité plus loin.


— 483 -

Guigou André-Louis, charpentier. A fui à Toulon le 4 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Maître charpentier, en l'an III, sur la frégate de la République VAlcesle. L. 350 ; M5 n> 191.

Guigues (ou Guigou) Victoire (fille), de la Ciolat, 71 ans. A émigré le 28 frim, II. L. 349 ; M2 n°939; M6 n° 1041.

Guiol Elisabeth, née Arène (veuve). Même détail. L, 351.

Guiol Jacques, époux Marie-Jeanne Vitalis, perruquier. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France le 20 vent. NI. Décédé à la Seyne le 14 pluv. IX. L. 347 ; Ml n° 210 ; M5 n° 280 ; M6 n°962.

Hautecour (d') Gaspard, guichetier de la prison. Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn.

Héraud Barthélémy, marin, charpentier à l'arsenal. A émigré le 28 frim. II. L. 350.

* Honoré Louis, régent des écoles. 22 vend. III. Ses biens ont été estimés en prair. IL E4 ; L. 1732.

"Isnardon Louis-Joseph-Elicnne, 29 ans, marin. 22 vend. III. A fui à Toulon vers fin août 1793 à la suite de l'ordre d'évacuation donné à la population par le général Carteaux et pour éviter le feu que les batteries anglaises et françaises concentraient sur la Seyne. S'est rendu à l'étranger le 28 frim. IL E4; L. 293, 3't9 ; M2 n° 35r> ; M6 n° 475.

* Isnardon Louise, née Bayol. 22. vend. III. E4 ; M5 n° 80.

»

Isouard, dit Mathias, capucin. A émigré avant le 12 déc. 1792. L. 28b.

* Jauglas Hippolyte, ancien officier de la marine marchande, bourgeois. 22 vend. NI. A émigré le 28 frim. II. E4 ; L. 292, 350.

"Jauglas Elisabeth, née Coutelenq, épouse du préc', marchande. 22 vend. III. A suivi son mari. E4 ; L. 292, 348 ; M5 n 08139, 196.


484

* Jauvard Louis-Joseph (1), époux Anne Guigou, capitaine marchand. 22 vend. III. A émigré à cause « des événements qui avaient agité Toulon ». E4 ; M.

Joncquier Cyprien, 33 ans, marin. M2 ; M6 n° 1071.

* Julien Charles, médecin. 22 vend. III. E4.

".Julien Marie, fille du préc'. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 190.

Lacan Louis, 51 ans, marin. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 24 therm. X, devant le maire de la Seyne. M2 ; M6 n° 1078.

LacanMarie, née Gueit, épouse du préc*, 43 ans. Même détail. M2 ; M6 n° 1033.

* Lauzet Jean, chirurgien. 22 vend. III. S'est caché dans un bâtiment marchand au cours du siège de Toulon. A fui à l'étranger le 28 frim. IL E4 ; L. 296, 348 ; M4 n° 205 ; M5 n° 393.

* Lauzet Joseph-Balthazar, capitaine marchand. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. IL Etait pilote côtier, en l'an IV, sur le vaisseau de la République le Mercure. Tué d'un coup de feu, par un soldat autrichien, dans un combat sur mer. Enterré, le 15 germ. VII, dans l'église paroissiale de Sainte-Marie delà Cintura à (f). E4 ; L. 350, 351 ; Ml n° 132 ; M6 n° 1120.

* Lauzet Victoire, née Daniel, épouse du préc'. 22 vend. IL A émigré le 28 frim. IL E4 ; L. 351 ; M5 n° 149.

Lauzet Victoire, fille de la préc' 6. Même détail. L. 351.

Lidon Jean-Baptiste, 31 ans, marin. Rentré de Southampton, par le Havre, le 23 therm. X. M2 n» 1001 ; M6 n° 1089.

Lidon Victoire, 11 ans. Même détail. M2 n° 1000 ; M6 n°1090.

* Lombard Honoré, dit La Porte, bourgeois. 22 vend. NI. E4.

* Lombard, née Rebufa, épouse du préc'. 22 vend. NI. E4 ; M5n°238.

(1) Signalé sur Ei avec le nom erroné de Jauvore.


485

Lombard Honoré, « chef de timonerie au service de l'Etat »* Décédé à Alexandrie (Egypte) le 27 niv. VIL Ml n° 61 ; M6 n° 639.

"Lombard Joseph, 36 ans, charpentier de marine. 22 vend. III. E4;M2n° 135 ; M6 n° 184.

Lombard Louis-Augustin, époux Thérèse Daniel, 29 ans, « grammairien » (1). Sectionnaire. A fui à Toulon durant le siège, à l'étranger le 28 frim. IL Rentré en France en l'an III. A satisfaite la loi du 19 fruct. V en se rendant en Toscane. L. 347, 348 ; M ; M2 n° 666 ; M6 n° 830.

* Lombard Pierre, charpentier. 22 vend. III. E4.

Lombard, née Allaman, épouse du préc'. 22 vend. III. E4.

Magnan Antoine, 51 ans, capitaine au long cours. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 348 ; M2 n° 253; M6n°414.

* Mainjaud Joseph, 72 ans, capitaine marchand. 22 vend. IL A émigré le 28 frim. IL Rentré en France le 10 fruct. NI. Décédé à la Seyne le 9 prair. X. E4 ; L. 295 ; Ml n° 126 ; M6 n° 1288.

Marquisan Pierre, ancien commissaire de la marine. L. 289.

Martel Rose, née Lacan (2). M2 ; M6 n° 1077.

Martinenq Jean-Joseph, 31 ans, „marin. M2 n° 797 ; M6 n° 1244,

Martinenq Joseph-Marie-Bruno, 25 ans, marin. M2 n° 817 ; M6 n°1243.

Maunier Pierre-Jean-Marius, 53 ans, commissaire des classes de la marine (3), propr. à Fréjus, Seillans. 4 flor. 11,22

■'(^-instituteur.

(2) Agée de 19 ans en l'an X. Fille [de Louis Lacan, marin, et de Marie Gueit.

(3) Ancien commissaire des classes à Fréjus. Identité probable avec Monier, commissaire de marine, signalé sous la rubrique de Toulon.


—486 -

vend. III. Vice-président delà section de Saint-Roch àla Seyne. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France, par Marseille, en mess. NI. Résidait à Fayence en l'an X. r =1392 f. 92. E4 (Fréjus) ; L. 289, 34:), 372 ; M2 n° 28 , M6 n° 39 ; Q. 2058; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Maunier Claire, née Marlin, épouse du préc'. A suivi son mari. (Arch: comm. de Fréjus : 12).

Maunier Claire-Pauline, fille de la préc", 19 ans. A suivi ses parents. (Arch. comm. de Fréjus: 12).

Maunier Emmanuel, frère de la préc' 8. Même détail. (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Mauras Claire-Françoise, née Beaussant. Décédée à la Seyne le 16 therm. VIN. Mi n° 170 ; M6 n° 1442.

Michel Jean-Bernard, 31 ans, homme de loi. Commissaire des sections de Toulon et auteur d'un écrit contre la Convention « lu et proclamé dans les sections». A provoquée Cuers, en août 1793, le recrutement de la force armée qui marcha sur Brignoles. S'est rendu ensuite dans cette dernière .ville « pour y instruire le peuple des principes qui animaient alors les Toulonnais et pour y combattre ceux des Jacobins ». A servi à la même époque comme volontaire dans le 8e bataillon dû Var caserne au fort La Malgue. A fui à Porto-Ferrajo, le 28 frim. II, t voulant se soustraire aux poursuites de la faclion robespierriste ». Rentré en France,_ le 15 mess. III, par l'anse d'Agay. Arrêté aussitôl, conduit à Fréjus et traduit devant le trib. crim. de Grasse qui, par ordonnance en date du 3 therm. NI, l'a mis en liberté provisoire (1). Incarcéré au fort La Malgue à Toulon le 13 germ. IV, puis mis en surveillance à la Seyne, le 9 frim. V, par ordonnance du trib. crim. de Brignoles. S'est pourvu en cassation contre ce dernier jugement et a obtenu gain de cause le 13 brum. VI. G. 313, 359, 364 ; L. 349.

(1) Conformément aux articles 3, 4 et 5 du décret du 22 prair. III. (Voir Revest Marc, dit Chevalier, au Castellet).


— 487 -

Michel Jean-Pierre, 46 ans, capitaine marchand. M2 n° 415 ; M6 n° 123.

* Michel Vincent, 57 ans, ménager. 22 vend. III. Nommé électeur par les sections de la Seyne pour participer, le 25 août 1793, aux délibérations de l'Assemblée générale sectionnaire de Toulon. S'est rendu de nouveau dans cette ville le? sept, suivant, « dans la crainte, comme fédéraliste, d'être mis hors la loi à la Seyne ». A fui à Porto-Ferrajo, sur un navire génois, le 28 frim. II. Rentré en France le 29 flor. III. r = 294 f. 30. E4 ; G. ,359, 364 ; L. 293, 349 ; M ; Mo n» 252 ; Q. 2058.

Michel Anne-Claire, fille du préc', née le 13 mars 1781. A suivi son père. L. 293, 349.

Michel Jean-André, frère de la préc' 6, né le 13 mai 1776. Même détail. L. 293,349.

Michel Joseph-Auguste, frère du préc', né le 20 mars 1774. Même détail. G. 359, 364 ;.L. 349.

Michel Marie-Anne-Joséphine, soeur du préc*, né le 4 mai 1784. L. 293, 349.

Michel Rose-Pauline, soeur de la préc", née le 5janv. 1779. L. 293, 349.

. * Millon Anloine, 34 ans, charpentier. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. 11. E4 ; L. 350 ; M5 n' 277.

* Millon Joseph, charpentier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 278.

.Millon Marie, née Gravier, épouse du préc'. M5 n° 179.

Minuty Joseph, né à la Seyne le 22 mars 1753, maître d'équipage dans la marine de l'Etat. Patron pêcheur è l'île de Porque.: jolies en frim. II. A fui dans la Rivière de Gênes, sur un vaisseau anglais, lors delà reprise de Toulon. Rentré en France vers le 1er frim. 111. Arrêté à Nice, puis Iraduil à Grasse où il a été mis en liberté le 18 vent, suivant, à la condition de se rendre aussitôt à Toulon pour y être embarqué sur la flotte de la République (Trib. crim.). G. 293, 301.


-* 488 -

* Moutte Jean-Baptiste, poulieur à l'arsenal. 22 vend. III. r=» 98 f. 82. E4 ; L. 2D5 ; M5 n° 275 ; Q. 2059.

Moutlet Alexandre, 27 ans. Rentré de Livourne, par Sanary, vers le 15 fruct. X. M2 n" 1006 ; M6 n° 1254.

Ordan !Jean-Pierre, 42 ans, manouvrier. M2 n°733;M6n, 1349.

Parrimond Jacques, matelot. A émigré le 28 frim. II « cédant à la peur inspirée è tous les habitants ». Servait sur le Mercure en l'an V. M.

Perraimond Joseph, 46 ans, cuisinier et aubergiste. A quitté la Seyne en déc. 1792 pour aller è Alexandrie (Egypte) où il était domicilié depuis dix-sept ans. S'est rendu à Livourne, puis à Gênes en l'an II. Rentré en France, le 19 niv. III, par Agay. Arrêté dés son débarquement, conduit è Nice, puis à Grasse où il a été mis en liberté le 1er vent, suivant (Trib. crim.). G. 300.

* Perrimond Joseph, 57 ans, marin. 22 vend. III. E4 ; M2 n° 354 ; M6 n° 502.

* Petiipain Honoré, serrurier. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; L. 350 ; M5 n° 290.

Philippe Thérèse. Exécutée à Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Possel (de) Joseph-Antoine-Marlin, capitaine de vaisseau. Membre en 1793 de l'Administration provisoire sectionnaire du département du Var ; signataire de l'acte d'aliénation de Toulon aux Anglais. Résidait è Marseille en l'an X. M3 n° 212 ; R.

* Poihonier François-Louis, homme de loi. 22 vend. III. Décédé à Southamplon en l'an VIII. E4;Mln° 78 ; M6 n° 1289.

* Poihonier, épouse du préc'. 22 vend. III. E4 ; M5.n° 230.

* Pothonier Jean-Joseph, fils de la préc'e. 22 vend. III. E4.

* Poihonier, frère du préc'. 22 vend. III. E4.


— 489 —

* Poihonier Louis-Victor-Sauveur, 56 ans, bourgeois. 22 vend. III. A fui è Toulon pour se soustraire à un mandat d'arrêt lancé contre lui en oct. 1793 par les représentants du peuple en mission dans les départements méridionaux. Accusé à cette époque de correspondance avec les Espagnols. A émigré le 28 frim. II r = 196 f.. E4 ; L. 295, 331 ; Q. 2058.

* Poihonier Claire-Françoise, fille du préc', 17 ans. A suivi son père. E4 ,- L. 295, 35! ; M2 n° 388 ; M6 n° 74.

* Pothonier Louis-Victor, frère de la préc' 6, né à la Seyne le 8 fév. 1781, marin. Servait dans l'armée d'Italie en flor. V. E4; L. 295, 351 ; M2 n°397 ; M4 n» 102 ; M5 n° 418 ; M6 n° 133.

* Pothonier Pierre-Louis, frère du préc', né le 12 août 1775 officier de santé en l'an IX. 22 vend. III. Décédé à la Seyne le 5e jourcompl. IX. E4 ; L. 295, 351 ; Ml n° 80 ; M6 n°773.

* Pourquier Dominique, calfat perceur. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, è l'étranger le 28 frim. II. E4 ; L. 348 ; MB n" 297.

* Pourquier Elisabeth, née Barralier (fille de Michel, et de Catherine Guiol), épouse de Barthélémy Pourquier. Même détail. E4 ; L. 351 ; M5 n 05 69, 7i>.

* Pourquier Félix, 61 ans, maître d'équipage. 22 vend. NI. A émigré le 28 frim. IL E4 ; L. 350 ; M2 n" 480 ; M6 n° 590.

Pourquier François, 56 ans, charpentier. M2 n° 580; M6 n° 850.

* Pourquier Jacques-Barthélémy, capitaine marchand. 22 vend. III. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL E4; L. 351.

Pourquier Louis-Bonavenlure, capitaine marchand. Même détail. L. 348.

Pourquier Véronique, née Pourquier, épouse du préc'. Même détail. L. 348.

Prat François (fils de Pierre), 29 ans, maçon. M2 n° 136 ; M6 n° 190.


- 490 -

Prat François-Laurent, 30 ans. A fui è Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL L. 348 ; M2 n° 433 ; M6 n° 134.

"Prat Françoise, née Cateleing. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 113.

Prat Rose, née Amie, 28 ans. M2 n° 402 ; M6 n° 02.

* Prat-Rey, maçon. 22 vent. IL A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. II. E4 ; L. 349 ; M ; M4 n° 155 ; M5 n 03 45,299.

* Préville Pierre, 68 ans, commissaire de marine. 22 vend. NI. Président d'âge de sa section. A fui à Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frim. IL Décédé à la Seyne le 25 frim. VII. E4; L. 296; M ; Mo ri 0 419.

Préville Anne-Thérèse-Victoire, née Pothonier, épouse du préc', 47 ans. A émigré avec son mari. L. 296 ; M2 n° 378 ; M6 n° 75.

Reboul Louis, 21 ans, marin. M2 n° 824 ; M6 n° 1394.

Roudier Jean Bapliste-Vic-lor, 36 ans, propriétaire. Membre d'une section de la Seyne. A émigré, le 28 frim. II, « pour mettre sa tête à l'abri ». Se trouvait à Turin, en brum. VI, comme comptable dans l'Administration des subsistances militaires de l'armée d'Italie. G. 357 ; L. 349 ; M ; M2 n° 227 ; M6 n° 367.

Sénéquier Cyprien. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, en fruct. X, devant le maire de la Seyne : était infirme. M.

* Sicard Antoine, dit Legrand, 59 ans, calfat. 22 vend. IN. A fui è Toulon le 2 sept. 1793 ; à Gênes, « le jour où le fer et la' flamme comprimaient de toute part la place de Toulon ». Rentré en France, par Agay, le 4 germ. III. E4 ; G. 359 ; L. 347.

Sicard Catherine, épouse du préc'. A suivi son mari. G. 359.

Sicard André, fils de la préc' 3, charpentier. Mêmes détails que pour son père. G. 359 ; L. 347.

* Sicard Hyacinthe, frère du préc'. 22 vend. III. Mêmes détails que pour son père. E4 ; G. 359 ; L. 347.


491

* Sicard Madeleine, soeur du préc'. 22 vend. NI. Mêmes détails que pour son père. E4 ; G. 359 ; L. 347.

Soleillel Joseph, 39 ans, patron de tartane. M2n°213;M6 n°37l.

Soleiliet .Marie, née Ferrandine, épouse du préc', 49 ans. M2 n° 214 ; M6 n° 240.

Tiran Jean-Baptiste, de Larche (Basses-Alpes), 31 ans, marchand. M2 n° 363 ; M6 n° 516.

* Tortel Honoré, dit Barbet, charpentier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 350.

. Tortel Honoré-Sauveur, 56 ans, capitaine marchand. M2 n° 137; M6 n" 193.

* Tortel Jean-Joseph, époux Elisabeth-Catherine Roche, 63 .ans, constructeur de navires. 22 vend. II. Fédéralis'e. Décédé

à Livourne le 20 pluv. IL E4; L. 294, 349; Ml n° 81 ; M6n»777.

Tortel Jean-Joseph, charpentier. A fui à Toulon en sept.1793, à l'étranger, le 28 frim . IL Rentré en France vers le 15 vent. NI. L. 347.

* Tortel Marthe-Catherine, néeTorlel (épouse d'Honoré-Barthélemy Tortel). 22 vend. IL E4 ; M5 n° 351.

* Tortel Pierre-Honoré. 22 vend. III. Rentré en France par Marseille, le 5 fruct. III, sur un navire vénitien visité pendant le voyage par des frégates anglaises. E\ ; F : L. 1748.

Tortel Pierre-Honoré, dit Grand-Tête, charpentier. 22 vend. IL E4 ; M5 n° 351.

Vian François-Honoré, 27 ans, calfat. L. 347; M2 n° 572; M6 n° 880.

Vian Thérèse (« 4e'fille d'Antoine, major »). 22 vend. III. E4; M5n°267.

Vicard Franç.ois-Pierre-Nicolas, 33 ans, marin timonier. L. 347, 348 ; M2 n° 798 ; M6 n» 1379.


492

* Vidal Marguerite, née Aubert. 22 vend. NI. E4 ; M5 n° 56.

Vitalis Simon-Joseph, notaire (1). 22 vend. NI. Exécuté à Toulon « peu de temps après l'entrée de l'armée républicaine dans cette ville ». E4 ; M ; M5 n° 450.

Six-Fours (2478 h.)

"Audibert Antoine-André, marchand. 22 vend. III. E4.

* A udibert Elisabeth, née Julien (veuve d'Audibert Jacques, capitaine marchand). 22 vend. NI. A émigré le 28 frim. Il, par Toulon. E4 ; L. 293, 349 ; M5 n» 189.

Audibert François, 51 ans, capitaine marchand. S'est réfugié à Toulon le 10 sept. 1793, à l'étranger le 28 frim. II. r = 30 f.. L. Ï97 ; M2 n° 132 ; M6 n° 171 ; Q. 2058.

* Audibert Jean-Jacques, 25 ans, ménager. 22 vend. III. E4 ; M ; M2 n° 318 ; M6 n° 435.

Audibert Pierre, 9 ans, mousse sur le Pompée. A émigré le28 frim. IL S'est rendu à Portsmouth. Rentré de Southampton; par Calais, le 29 niv. IX sur le bâtiment prussien Les TroisSceurs. M.

* Aycard Jean-Jacques, capitaine marchand. 22 vend. III. A fui à Toulon le 15 sept. 1793, à Gênes le 28 frim. IL E4 ; T.. 297, 351.

* Aycard Jean-Jacques, 60 ans, ancien pilote côtier sur l'aviso Capricieuse. 22 vend. III. S'est rendu à Livourne pour se soumettre à la loi du 19 fruct. V. E4 ; L. 297 ; M ; M2 n" 366; M6 n° 433.

* Aycard Joseph, 39 ans, capitaine marchand. 22 vend. III. A fui à Toulon le 8 sept. 1793. E4; L. 350; M2n°3l6;M6n° 440.

Beaussier Joseph, 36 ans, bourgeois, maire. Exécuté à Toulon vers le 20 prair. II (Comm. révol.). C4.

(1) Identité probable avec Vitalis Jean-Simon,^ notaire à Ollioules, signalé sous la rubrique de cette dernière commune.


- 493 —

Blanc Jacques, 32 ans, plâtrier. Exécutée Toulon en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Castel André-Laurent, 35 ans, calfat. M2 n° 821 ; M6 n° 1006, Court, née Estérin (veuve d'un boulanger). M5 n° 143.

* Daniel Jean, charpentier. 22 vend. IL E4 ; M5 n° 169.

* Daniel Pierre-Antoine, 45 ans, menuisier. 22 vend. IL Exécuté à Toulon en l'an II (Comm. révol.). E4 ; M5 n° 170 ; Q. 1940; Mn.

Delepoux Jean-André, 28 ans, commis de négociant. Rentré d'Angleterre en l'an X. M ; M2 n° 207 ; M6 n° 232.

Denans Joseph, 51 ans, capitaine marchand. A émigré en Italie le 28 frim. IL Rentré en France, le 19 prair. X, après avoir servi comme aide-oanonnier sur le chebec de la République Général Stuard. M ; M2 n° 133 ; M6 n° 180.

Durfort, docteur en médecine, propr. à Toulon. 22 vend IN. E4.

Etienne Pierre, charpentier. L. 346, 364 ; Mo n° 184.

Ganivet Melchior, 32 ans, 2e maître canonnier sur le Puissant en frim. II. S'est rendu à cette époque à Portsmouth, puis à Southampton. Rentré en France, par Calais, le 29 niv. IX sur le bâtiment prussien Les Trois Soeurs. M.

Vial Biaise, 46 ans, maître cordonnier, marin. Rentré d'Angleterre vers le 15 therm. X. M2 n° 1002 ; M6 n° 1430.

CANTON DE TOULON Le Revest(657 h.)

" Agarrat Antoine, travailleur. 22 vend. IL E4 ; L. 299.

".'■* Cadière Etienne, journalier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 145.

* Cartel Marie (veuve). 22 vend. NI. A émigré le 28 frim. IL E4 ; M5 nos 110, 111, 503.

* Champtassin (de)-Ponchot Pierre Claude (1), époux Fran(1)

Fran(1) sur E4 avec la désignation erronée de Poussot, dit Champ%ssin.


- 494 -

çoise-Louise-Adélaïde de Monier-Chàteauvieux, 42 ans, bourgeois. 22 vend. III. A émigré le i8 frim. II. Maintenu sur la liste des émigrés pararrêlé du Directoire exécutif (23 prair. VII). E4 ; L. 291, 3i">, 31 ), 3 il ; VI ; M2 n° 113 ; M6 n° 277 ; (Arch. comm. du Revest : GGj.

Champlassin (de) Catherine, née Trullet (mère du préc'), (épouse de Gilles-Claude Ponchot de Champtassin, ancien écrivain de la marine), 73 ans. Décédée à Carnoules en l'an VIII. Ses héritiers n'ont pu, en 1827, bénéficier d'une rente sur le millard des émigrés, leur passif dépassant de 3960 fr. le montant brut de leur bordereau d'indemnité. M ; Ml n° 4 ; M6 n° 1301 ; D.

* Chariots Joseph-Marie, 2.) ans, tailleur d'habits. 22 vend. III. E4 ; M2 n° 728 ; M6 n° 1024.

"Hermitte Joseph, journalier. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 205.

*Letellier Nicolas, forgeron. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 247.

* Long Jacques. 22 vend. III. E4.

* Mougin (de) Cécile, née Artigues (I) (veuve de Mougin Cosme de Galeret). 22 vend. III. E4 , Mo n° 504.

* Simond Antoine, muletier. 22 vend. III. E4 ; Mo n° 342.

* Sourd Joseph (« la famille de »), regrattier. 22 vend. m. E4.

* Teissère Jean-Mathieu, ménager. 22 vend. Hl.E4;M5n° 353.

* Teissère Joseph, boulanger. 21 vend. III. E4 ; M5 n° 352.

* Teissère Madeleine, née Roland (veuve), boulangère. 22 vend. III. Ei; M5 n» 326.

* Vidal Laurent. 22 vend. III. E4.

* Vincent François, forgeron. 22 vend. II. E4 ; M5 n° 219.

* Vincent Marie. 22 vend. II. E4 ; Mo n° 269.

(1) Inscrite sur Ei-avec la désignation d'Arligwss Cécile (oeuee).


— 495 -

Toulon (Port de la Montagne) (\) (29862 h.)

Abert(û]s), cordonnier, propr. à Brignoles. 22 vend. III. E4.

Agarrat Henri, 36' ans, charpentier à l'arsenal. A fui à Livourne le 28 frim. II. Rentré de la Rivière de Gênes vers le 15 pluv. III. A comparu le 1"' vent, suivantdevant !e trib. crim. de Grasse qui l'a mis en liberté par ordonnance du même jour à la condition expresse d'aller se présenter aussitôt devant le commissaire de la marine à Toulon pour être employé au service delà République (2). G. 299

AgarratJean Baptiste, bridier. A fui à Livourne, le 28 frim. Il, sur un bâtiment napolitain, «afin de sauver ses jours». Rentré de Gênes le 28 pluv. III par Agay, sur le navire génois le Saint-Alphonse. Arrêté dès son débarquement et traduit devant le trib. crim. de Grasse qui l'a mis en liberté le 11 germ. 111(3). G. 294, 304, 362.

* Agarrat Nicolas, armurier. 12 brum , 25 germ. Il, 7 pluv. IN. E3 ; E4 ; E6 ; L. 299 ; M'i n" 418.

Agnel Alexandre-Xavier-Vincent, enseigne de vaisseau entretenu. A fui, avec les Anglais, le 28 frim. IL B. M. 60.

"Agnès (ou Agnel) Florent, marchand toilier. 25 germ. II, 7 pluv. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. IL A servi plus tard à Grenoble comme domestique dans les équipages des vivres de l'arméed'italie. Décédé le 30 pluv. Va (?). r = 53 f. 02. E3 ;E6 ; L. 296; Q. 2058.

(1) D'autres appellations révolutionnaires, non officielles il est vrai, s'appliquèrent aussi à Toulon en l'an II. On les rencontre surtout dans, la correspondance des représentants en mission. Ce furent: Ville infâme, Ville conquise, Ville plate.

(2) Bénéficiaire de l'arrêté des représentants du peuple Servicres et François, en date du 30 pluv. III, qui autorisait le tribunal criminel du'Var à mettre en liberté, conformément à la loi du 29 frim. III, les marins détenus pour cause d'émigration dans la maison de justice du département.

(3"i Bénéficiaire de l'art. 4 de la loi du 22 niv. III qui permettait la rentrée des ouvriers manuels émigrés.


- 496 —

Agnès (ou Agnel) Rosalie, née Daumas, épouse du préc'. A émigré le28 frim. IL L. 293.

* Aguillon Etienne (fils de Pierre-François-César, ce dernier trésorier provincial do la marine, et de Paule Lajard), capitaine de port. 25 germ. IL, 6 pluv.III. Incarcéré au fort La Malgue, en mai 1793, avec 72 autres notables de Toulon. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France le 10 fruct. III. Résidait à Marseille en l'an X.E3; E6 ; L. 297 ; M ; M6n°16i! ; T ; Tl.

* Aguillon Catherine, née Dalmas, épouse du préc'. 25 germ. II, 7 pluv. III. A suivi son mari. r = 181'f. E3;E6;L.297; M ; M4 n° 125 ; M5 n°» 21, 219, 432 ; D ; Q. 2059.

* Aguillon (fils d'Etienne). 21 germ. II, 7 pluv. III. E3 ; E6.

* Aguillon François (I), négociant et ingénieur civil. 25 germ.

II, 7 pluv. III. A résidé à Bordeaux du 2 sept. 1792 au 28 niv.

III. Radié de la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 niv. V). E3 ; E6 ; L. 346, 358 ; Tl.

* Aguillon Alexandre, fils du préc*, négociant. 25 germ. II. Député du Var pendant la seconde Restauration, r — 31 f. 20. E3 ; M ;M3n° 158 ; Q. 2058 ; Tl.

* Aguillon Pierre, frère aîné du préc'. 25 germ. IL E3.

"Aguillon Joseph (2), négociant. 25 germ. II, 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France, par Marseille, le 5 fruct. IN, sur un navire vénitien. E3 ; E6; L. 352, 1748 ; M3 n° 156 ; F; Tl.

* Aguillon Marguerite, née Durand, épouse du préc'. 25 germ. II, 7 pluv. III. Mêmes détails. E3; E6 ; L. 352, 1748 ; M4 n° 123 ; M5 nos20,451 ; F.

* Aguillon Pierre, fils de la préc'", négociant. 25 germ. N, 7 pluv. NI. Mêmes détails. E6 ; L. 3b*, 1748 ; M3 n° 157 ; F.

(1) Frère d'Aguillon Etienne, capitaine de port, cité plus haut.

(2) Frère d'Aguillon François, cité plus haut.


— 497 -

. * Aguillon (eP) Louis (i), né à Toulon le 28 janv. 1725, officier général du génie, chevalier de Saint-Louis. 25 germ. II, 7 pluv. III. S'est élevé par son seul mérite aux fonctions de maréchal de camp et n'a été anobli que par son grade. A découvert, près d'Antibes, en 1777, sur une longueur de plusieurs kilomètres, les restes d'un aqueduc romain, l'a restauré à l'aide de ressources insignifiantes et a permis ainsi à celte ville de jouir à peu de frais des bienfaits d'une source abondante. A déposé spontanément devant la municipalité de Toulon, aussitôt après le décret du 6 oct. 1789 sur la contribution patriotique, toute l'argenterie qu'il possédait, soit 282 marcs d'argent. A été enfermé au fort La Malgue, en mai 1793, avec 72 autres notables de Touloa. A été mis en liberté le 31 mai sur les sollicitations de nombreux habitants qui s'étaient portés caution de son civisme. A livré sans combat aux Anglais, le 29 août à midi, ce même fort dont il commandait à ce moment la garnison et où le haron d'Imbert-Le Bret a fait immédiatement après proclamer Louis XVII. A fui en Angleterre le 28 frim. II. Décédé à Londres en 1812. E3 ; E6 ; L. 293, 348 ; T ; Tl ; C.

,...* Aguillon Madeleine (fille) (2). 23 germ. H, 7 pluv. ni. A émigré le 28frim. II. Rentrée en France en fruct. III. E3 ; E6 î L. 293, 348 ; M4 n° 124 ; M5 n°s 6, 9, 453 ; Tl.

Aicard Elisabeth, née Mouttet, 24 ans. M2 n° 579 ; M6 n° 848.

Aillaud Pierre, de Martigues (Bouches-du-Rhône), 42 ans, boucher. A quitté «la ville infâme le 17 décembre 1793 par la crainte du fer et du feu qui l'environnaient ». S'est rendu à Gênes» sur un bâtiment génois. Rentré en France le 10 vent. III et arrêté le même jour à Agay. Traduit devant le trib.crim.de Grasse qui l'a mis en liberté par ordonnance en date dull germ. m. G. 304; L. 347.

(i) Frère d'Aguillon Joseph, cité plus haut.

(2) Fille probable de d'Aguillon Louis qui précède, et épouse probable de M. de Madré, gentilhomme flamande 3?


— 498 —

* Ainaud (ou Eynaud) Louis-César, savonnier. 25 germ. II, 7 pluv. III. r = 2^0 f.. E3 ; E6 ; M5 n° 425 ; Q. 2058.

* Airente, sergent de marine. 25 germ. II ; \1 brum., 7 pluv. III. E4 ; E6.

Alaigre Claire (fille), propr. à Paris. 12 frim. II. El ; M5 n°6l6.

Alaigre François-Marie, propr. à Paris. 12 frim. II. El.

Albert Alexis, matelot, 22 ans. A fui à Gênes le 28 frim. II. Rentré en France, « par la rade d'Agay », le 29 vent. III et appréhendé dès son débarquement. Traduit devant le trib. crim. de Grasse qui l'a mis en liberté le 14 germ. suivant à la condition d'aller se présenter sans délai au Commissariat de la marine à Toulon pour y être de nouveau embarqué sur la flotte de la République. G. 305.

Albert (d')-Rions Charles-Hector, né en Dauphiné en 1738, propr. à Grasse, Caille, Petit-Andon (\), Toulon. 28 juin 1792, 7 pluv. III. Ancien commandant du Sagittaire sur lequel il avait fait la guerre d'Amérique. Chef d'escadre en 1784 et commandant de la marine à Toulon de 1785 à 1789. Auteur involontaire de la sédition qui éclata dans cette ville le lar déc 1789 parce qu'il avait congédié la veille deux maîtres non entretenus de l'arsenal, qui, malgré ses ordres, s'étaient enrôlés dans la garde nationale. Arrêté le jour même par la foule et jeté dans un cachot du Palais de Justice. Mis en liberté par décret de l'Assemblée constituante en date du 19 janv. 1790. A pris peu

(I) 11 n'est pas certain qu'Albert do Rions ait été propriétaire dans ces trois dernières communes. La première liste des émigrés signale, en effet, à la date du 28 juin 1792 sous la rubrique de Grasse, un nommé «Albert dit Daix, commandant de la marine à Toulon, propriétaire à Grasse, Caille et Petit-Andon ». Peut-être ai-je identifié à tort Albert de Rions avec Albert dit Daix. Cependant, à ma connaissance, il n'a pas existé à Toulon de commandant de la marine appelé Albert Daix.


- 499 -

après le commandement à Brest d'une flotte de 30 vaisseaux, destinée à soutenir les droits de l'Espagne contre l'Angleterre. A donné sa démission de chef de cette armée navale vers finoct. 1790 à cause de la répugnance qu'on témoignait à lui obéir par suite de sa raideur. S'est rendu alors auprès des princes français à Coblentz, puis a participé à la campagne de 1792 dans un corps d'officiers de marine émigrés. Sa haine contre la Révolution était implacable; on l'entendit souvent s'écrier : «Il faut passer au fil de l'épée tout Français qui s'est déclaré en faveur de l'infâme Assemblée constituante ». S'est retiré plus tard en Dalmatie, a été fait grand'croix de Saint-Louis le 8 fév. 1797 et n'a reparu en France qu'après le coup d'Etat du 18 brumaire. Mort le3oct. 1802 ou en 1806 à (?). E (Grasse) ; E6 (Toulon) ; Q. 1909; Mn;P; B. M. 99 ; C3 ; A!4.

Albertin Joseph, employé à la régie générale des droits réunis, rue de Gars. Membre du Comité général des sections, signataire de l'acte d'aliénation de Toulon. Nommé inspecteur général de police, par l'amiral Hood, au nom de Louis XVII. R.

* Alein Sol, soldat de marine. 25 germ. II ; 12 brum., 7 pluv. III. E3 ; E4 ; E6.

* Alexis, vicaire. 23 germ. Il, 7 pluv. III. E3 ; E6.

* Alexis Joseph-Elzéar, droguiste. 25 germ. 11,27 pluv. III. Décédé à Toulon le 26 avr. 1792 à l'âge de 68 ans. E3 ; E6 ; Ml n°146; M6n°738.

* Alexis Elisabeth-Hélène, née Barrât, veuve du préc 1. 25 germ. II, 7 pluv. III* Rentrée en France, par Marseille, le 5 fruct. III, sur un navire vénitien visité pendant le voyage par des frégates anglaises. E3 ; E6/L. 1748; Ml n° 146; M4n°213; M8n0i22, 454; F.

Alexis Joseph-Victor-Amable, flls de la préc* 8, tanneur. Même renseignement. M6 780 ; F.

Alibert Mathieu, d'Aix. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Mn.


- 500 -

Allard Mathieu. Même observation. Mn.

* Allardon, commis à l'hôpital de la marine, 12 brum ,7 pluv. III. E4 ; E6.

* Allègre Bonavenlure, tonnelier. 22 vend., 25 germ. II, 7 pluv. III. E3 ; E4 ; E6 ; M5 n° 424.

* Allègre Etienne, (fils d'Allègre, ce dernier chevalier de SaintLouis), canonnier. 22 vend., 25 germ. II; 7 pluv. III. Secrétaire de la section n° 3 dite de Saint ■ Vincent ou l'Amie des lois, membre du Comité des sections ; signataire de l'acte d'aliénation de la ville sur commission donnée par sa section le 24 sept. 1793 (1). E3 ; E4 ; E6 ; M ; R ; (Arch. comm. de Toulon : Police).

* Allemand Jean-Baptiste, de Bauduen, boulanger. 25 germ. II; 12 brum., 7 pluv. III. E3 , E4 ; E6 ; L. 290, 295.

Allemand Joseph, de la Cadière, cultivateur. A émigré le 28 frim. II. L. 349.

Allemand Joseph-Nicolas, capitaine de navire marchand. Rentré d'Angleterre, par Calais, le 21 mess. X. M6 n° 616.

Allemand Marie-Victoire, née Bourgogne, (épouse de Joseph Allemand, meunier), 18 ans, couturière. A émigré à Gênes « le jour delà fuite des lâches Anglais». Rentrée en France, par Agay, vers le 15 pluv. III. G. 362 ; L. 347 ; M5 n°644.

Allés Denis, d'Arles, 27 ans, cuisinier. M6 n° 1336.

Amérac, dit de Cuers. 25 germ. II. E3.

Amério Pierre, fils de Joseph. Décédé à Florence le 6 pluv. X. Ml n°303 ; M6 n° 1314.

(1) Signataire également de l'acte de procuration « fait par les autorités contre-révolutionnaires de Toulon relativement à un emprunt d'un million de piastres fortes hypothéqué sur les domaines nationaux, royaux et publics tant de terre que de mer de la ville de Toulon et ses dépendances, ensemble, l'arsenal dudit Toulon, ainsi que les vaisseaux et tout ce qui en dépend ». A disparu vers le 28 frim. II : sous la seconde Restauration, le commissaire de police de Toulon présuma qu'il avait été fusillé sans jugement.


— 501 —

Amie François, négociant, propr. à Hyères. 12 brum. III. E4.

* Amie François, époux Bourguignon Anne, expert. 25 germ. II. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL E3 ; L. 295.

Amie Jacques-Henri, 35 ans, receveur des postes. S'est rendu à Nice en 1793, puis à Milan et à Gênes. G. 362.

: 'Amie Louis (fils), commis à la poste aux lettres. 25 germ. II, 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E3 ; E6 ; L. 352.

Amie Louis (fils), de la Valette, négociant, rue aux Arbres. Membre de la municipalité sectionnaire pendant le-siège. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville. R.

-Amie Marguerite, née Nicolas, 39 ans. M2 n° 576 ; M6 n° 849.

Amiel Mathieu, 42 ans, marin (I). A émigré è Gênes, « par l'effet de la fraye'ur », le 28 frim. II. Rentré en France, par Nice, le8prair. III sur le navire génois la Bondinella. G. 297; B.M.'CO.

Amiel Marie-Elisabeth, née Légier, épouse du préc', 31 ans. Mêmes détails. G. 297.

Amiel Jean-Pierre-Malhieu, fils de la précte, 7 ans. Emmené par ses parents en Italie. G. 297.

* Amioi Pierre-Jules-Roch (2), néen 1721, avocate la cour, procureur au Parlement (1760), conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel en la maîtrise des ports de Toulon (1768), lieutenant général de l'amirauté de Toulon (1787). 25 germ. II, 7 pluv. III. A reçu en paiement de ses charges supprimées des mandats territoriaux nationaux qu'il a appliqués à la Chartreuse de la Verne. Décédé à Bastia le 25 therm. V (3j. E3 ; E6 ; MI n° 270 ; M6 n° 927.

(1) Probablement capitaine de vaisseau.

(2) Identité probable avec Amiot Jules-Roch inscrit sur Et sous la rubrique d'Hyères, dont les héritiers touchèrent, en 1827, une rente de 2685 f. 84 sur l'indemnité d'un milliaid.

<3) Avait eu deux fils : Victor et Alexandre. Le premier, commissaire surnuméraire de la marine à Brest en 1787, était, en 1792, agent secret du comte Bertrand de Molleville. Le second, sorti de l'école mi-


502

* Amiot Marie-Anne, née Bonnet, épouse du préc*, sceurde Pierre-Jean-Paul Bonnet, trésorier de France à Aix. 25 germ. II, 7 pluv. III. Se trouvait malade à Pise en germ. X : a prêté, à cette époque, serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII devant le ministre de France en Toscane. E3 ; E6 ; M ; M5 nos 23, 455.

André Jean-Louis, lieutenant de vaisseau provisoire sur le Commerce de Marseille. A fui à l'étranger, sur un vaisseau britannique, le 28 frim. II. B. M. 60.

* 'Andrieu, marchand. 25 germ. II, 7 pluv. III. E3 ; E6 ; M4 n° 232 ;M5n°306.

* Andrieu Pierre-Toussaint, 47 ans, ménager et commis, infirmier à l'hôpital militaire. 25 germ. II, 7 pluv. III. A émigré à Livourne le 28 frim. II, puis à Gênes. Rentré en France, par Nice, le 8 prair. III, sur le bâtiment génois la Rondinella. E3 ; E6 ; G. 297, 364 ; L. 349 ; M4 n° 210 ; M5 n° 308.

Andrieu'Marie-Victoire, soeur du préc 1, 39 ans,'couturière « et vivant du produit de ses biens ». Mêmes observations. G. 297, 362 ; L. 349 ; M4 n° 218 ; M5 n° «6.

Andrieu Rosalie, soeur de la précte, 35 ans, couturière « et vivant du revenu de ses biens». Mêmes observations. G. 297, 362 ; L. 349 ; M4 n° 217 ; M5 n° 15.

* Andrieu Rose. 7 pluv. III. E6 ; M5 n° 456.

Anfossi (A') François, époux Claire de Glandevès, chevalier de Saint-Louis.- A servi dans l'armée des princes. Gendre du marquis de Mozelles exécuté è Marseille, en pluv.-vent. Il, pour

litaire de Mézières, s'était marie contre le gré de sa famille. Un des frères de Pierre-Jules-Roeh avait été envoyé en ambassade à SaintPétersbourg, puis en Chine, parle ministre Berlin (1779). Auteur d'un ouvrage estimé et récemment réédité chez Lavauzelle, sur l'art militaire et les fortifications en Chine. (Renseignements obligeamment communiqués par M. Oudot de Dainville, archiviste du département du Var).


- 503 -

avoir fourni des fonds à l'armée royaliste. (Arch. comm. de Toulon : Police).

Angalier Joseph, maître charpentier entretenu à l'arsenal. A émigré le 28 frim. IL L. 350.

*^4n^a^ier.Ioseph-Amédée, mesureur des bois de l'Etat. 25 germ. II, 7 pluv. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. E3 ; E6 ; L. 293, 350 ; M5 n° 449.

... * Angalier Jean-Baptiste, fils cadet du préc 1, mesureur des bois de construction. 25 germ. II, 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 26 vent. III. E3 ; E6 ; L. 347, 3i9; M5 n' 310.

' Angalier Louis, 22 ans, commis-marchand. A fui en Italie le 28 frim. II. Rentré en France, par « l'ansed'Agay », le 15 mess. 111 et appréhendé le même jour. Traduit devant le Irib. crim. de Grasse qui l'a mis en liberté provisoire, le à therm. suivant, à la charge pour lui de fournir dans le délai de 5 décades la preuve qu'il était sorti de France consécutivement aux événements montagnards du 31 mai et des 1er et 2 juin 1793. G. 313.

* Angelin Antoine-Nicolas, 40 ans, préposé à l'huile. 25 germ. Il, 12 brum. III. Aurait été arrêté par des fédéralistes en sept. 1793 et emprisonné s=ur le Thémisiocle pendant le siège de la ville. A émigré le 28 frim. II. E3 ; E4 ; L. 290, 349 ; M2 n» 823; M6n°716.

Angelin Joseph-François, notaire, propr. au Beausset. 22 vend. 111. E4 (le Beausset) ; L. 346, 358 ; M4 n» 224 ; M5 n» 17.

• Anot Félix, charpentier. 25 germ. II, 7 pluv. 111. E3 ; E6 ; M5 n° 426.

Antelme Hubert, cordonnier. A émigré le 29 frim. II. Rentré en France avant le 1"' germ. III. L. 347.

: *. Antoine (d'), ancien «maître mâteur », lieutenant de vaisseau. 25 fév., 30 juin 1793. Envoyé en Pologne en 1784, par le ministre de la marine, « pour la recherche des bois de construction ». N'est pas rentré en France, avant la loi sur l'émigration,


— 504 -

parce qu'il n'en aurait pas reçu l'ordre. Considéré comme émigré. E2;E4; L. 358.

Antoir Julien, époux Brun Elisabeth-Reine, r c= 105 f. Q. 2059.

* Antrechaux (d') Jean-Joseph (1), né à Toulon le 13 juil. 1765, fils de Jean-Charles, ce dernier commissaire de la marine, et de Pourlrait Elisabeth ; lieutenant de vaisseau. 28 juin 1792. Arrêté le 20 mai 1793 avec 72 autres notables de la ville et enfermé comme eux au fort La Malgue ; mis en liberté en même temps que ces derniers à la suite de violentes protestations de la population toulonnaise. A participé à la défense de la ville assiégée par les troupes républicaines. Est passé en Angleterre après la reddition de la place et est venu, en qualité de lieutenant dans le régiment d'Hector, se battre à Quiberon. Fait prisonnier dans cette échauffourée, il a réussi à s'évader. A regagné l'Angleterre, la bourse vide, « sans veste et sans bas <>. Est rentré en France vers le 1er flor. X et s'est retiré à cette époque à Rougiers. A épousé à Saint-Tropez, le 19 prair. XII, Marie-Charlotte-Eugénie Martin de Roquebrune. Maire de SaintTropez de 1808 à 1813 et créé baron de l'Empire pour avoir assiste au mariage de Napoléon. Conseiller général du Var, capitaine de vaisseau honoraire, chevalier de Saint-Louis, député sous la seconde Restauration. Décédé à Sainte-Anastasie le 28 oct. 1830. E ; L. 285 ; M ; M-2 n° 497 ; M6 n'J 550 ; 02.

Antrechaux (d') Claire-Françoise-Charlotte-Blanche, soeur du préc', née à Toulon le 5 avr. 1762. Décédée dans cette ville le 26 sept. 1842. L. 290 ; 02.

Antrechaux (d') Louis-Toussaint, né à Toulon le 18 nov. 1731; fils de Jean, ce dernier seigneur de Val Dardenne, appelé le Grand d'Antrechaux à cause de son dévouement pendant la peste de Toulon (1721), et d'Anne-Paule Grimaudet de Motheux ; époux en premières noces de Madeleine-Jaume-Angélique de

(1) Signalé sur E avec l'orthographe Ëntrechaux.


—.505 —

Rochemore, fille d'Henri et d'Antoinette de Chazelles ; en secondes noces de Marie-Eléonore Roux, des comtes de Laric et de Sinopoly; ancien officier de marine, premier consul de Toulon en 1768 et en 1784, délégué de la noblesse de celte ville à l'assemblée des sénéchaussées pour la nomination des députés aux Etats généraux de 1789. Vivait à Rougiers en l'an X. Amnistié le 4 germ. Xl.M2n°863 ; M6 n° 1058; 02.

* Arbaud Honoré-Marie, 62 ans, marchand. 25 germ. II, 7 pluv. 111,21 fruct. VI. A émigré le 28 frim. IL Fusillé le 21 fruct. VI (Comm. milit.). E3 ; E6 ; L. 352 ; Ml n° 85 ; Mn.

Arbaud Louis-Laurent-Gabriel, fils du préc', 17 ans, marchand. A émigré le 28 frim. II. A résidé à Saint-Martin-de-Castillon (Vaucluse) du 1er jour compl. V au 1er vend. IX. G. 362 ; L. 352 ; M1 n° 85.

* Arbaud Joseph-Jacques, frère d'Honoré-Marie cité plus haut, 59 ans. 25 germ. II, 7 pluv. III, 21 fruct. VI. A émigré le 28 frim. IL Fusillé le 21 fruct. VI (Comm. milit.). r = 75 f. 70. E3 ; E6 ; L. 349 ; M ; M4 n° 144 ; Vlu n° 270 ; Mn ; Q. 2058.

Archimbaud, officier de marine, propr. dans le district. 30 juin 1793. E2.

Arcouliès, t charretier des Anglais ». 25 germ. II. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. E3 ; L. 331 ; Mn.

* Ardouvin Jean fi), de Cuers, 42 ans, marchand de blé. 25 germ. I), 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France par Marseille, le 5 fruct. III, sur un navire vénitien visité pendant le voyage par des frégates anglaises. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêlé du Directoire exécutif (3 brum VIII). E3 ; E4 ; E6 ; L 299, 331, 352, 358, 1748 ; M ; M2 n0 201; M6 n° 40 ; F.

Ardouvin Françoise, née Reboul, épouse du préc'. Rentrée en France avec son mari. F ; L. 1748.

(t) Inscrit à tort sur E3 avec la désignation d'Ardouvin et sur E4 avec celle d' Ado/win.


— 506 —

Ardouvin Joseph, fils de la préc". Rentré en France avec ses parents. F ; L. 1748.

Ardouvin Rose, soeur du préc'. Même détail. F ; L. 1748.

Arène (père), ancien procureur à la Valette. 25 germ. II, 7 pluv. III. E3 ; E6.

Arène Antoine-Jean, 34 ans, commis aux vivres de la marine. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Mn.

Arène Jean-Joseph, 25 ans, marin. 25 germ. II. Exécuté en l'an II, pour avoir proclamé Louis XVII (Comm. révol.). E3 ; L. 331 ; Mn ;(Arch. comm. de Toulon : Police).

* Arène Jean-Louis, perruquier. 12 brum. III. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 26 vent. III. E4 ; L. 347; M5 n° 427.

* Arène Joseph, du Revest, 41 ans, chirurgien-major de vaisseau. 22 vend., 25 germ. 11 ; 22 vend., 7 pluv. III. Membre de l'Administration provisoire sectionnaire du département du Var. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville. E3 ; E4; E6 ; M2 246 ; M6 n° 377 ; R.

Arène Joseph, 33 ans, officier de santé. A fui à Gènes le 12 frim. II, après avoir été emprisonné par les sectionnaires qui lui reprochaient de s'être opposé à l'aliénation de Toulon. A séjourné plus lard à Asti. Rentré en France le 19 vent. III. Dénoncé le 14 niv. IV par Toucas Dominique, de Solliès, pour avoir concouru à l'assassinat de l'épouse de ce dernier. Incaroéré au fort La Malgue le 19 germ. IV et traduit à Brignoles devant le trib. crim. du Var. Mis en liberté par ordonnance de ce tribunal en date du 1" vent. V. G. 364.

Armand Jean-Baptiste, menuisier. 25 germ. IL Décédé à Garezio (Piémont) le 24 germ. IL E3 ; Ml n° 254 ; M6 n" 1101.

Armand Madeleine-Elisabeth, née Mathieu, épouse du préc'. Décédée àGarezio (Piémont) le 7 flor. II. Ml n° 255; M6 n° 1121.


- 507 -

Armand Jean-Joseph, fils de la préc'e, menuisier. A pris une part active aux événements du siège : « a fait un service constant » dans la garde nationale sectionnaire et s'est battu, dans les troupes britanniques, contre l'armée révolutionnaire. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France le 17 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Sa demande de mise en surveillance à Toulon a été accueillie défavorablement, le 26 niv. IX, par la municipalité. Domicilié à Toulon en prair. X. L. 347 ; Ml nos 554, 255.

'Armand Jean-Esprit (1), 23 ans, menuisier. 7 pluv. III. E6 ; M2n°815 ; M6 n° 1139.

Armand Marguerite-Madeleine, née Sénéquier, 20 ans. M2 n°881 ; M6 n" 14! 1.

* Arnaud, bourgeois. 25 germ. II, 7 pluv. III. E3 ; E6.

* Arnaud (veuve), née Laugier, 35 ans. 25 germ. II, 7 pluv. 111. A émigré le 28 frim. II avec toute sa famille. Vivait encore à Toulon en 1822. E3 ; EC ; M4 n° 157 ; M5 nos 25, 457 ; (Arch. Comm. de Toulon : Police).

Arnaud Athanase, 27 ans, chapelier. M2 n° 669 ; M6 n° 891.

Arnaud Augustin. L. 29 t.

Arnaud Charles-Henri Etienne. M6 n° 1488.

Arnaud François, 39 ans, patron perruquier. Incarcéré au fort La Malgue le 11 vent. IV. r. = 75 f. 29. G. 364 ; G. 2059.

Arnaud Geneviève (fille d'Arnaud Pierre-Balthazar, droguiste). L. 290.

Arnaud Honoré, frère de la précte. L. 290.

Arnaud Henri-François, 21 ans, calfat. M2 n° 825 ; M6 n° 1128.

* A rnaud Jean -François (2), époux Flayol Madeleine, boucher. 25 germ. II, 7 pluv. III. Décédé à Livourne le 19 therm. III. E3; E6 ; M ; M5 n° 412.

(1) Inscrit par erreur sur E4 avec la désignation d'Arnaud.

(2) Inscrit par erreur sur E3 avec le prénom de Pierre,


— 508 —

Arnaud Jean-Joseph, 27 ans, maître canonnier. M2 n° 442 ; M6 n° 80. *

* Arnaud Joseph, 67 ans, marchand tanneur. 25 germ. II, 7 pluv. III. N'a pas émigré : s'est réfugié à Romans (Drôme) en août 1793, à Marseille en 1794. Radié de la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (12 prair. V). E3 ; E6 ; E7 ; L. 359 ; M5n°s 413, 576.

Arnaux Jacques, 43 ans, ancien brigadier de la maréchaussée à Hyères. A participé sur le Languedoc à la guerre d'Amérique (escadre du comte d'Estaing). A émigré le 28 frim. II avec toute sa famille. A servi ensuite pendant plusieurs années dans l'armée des princes. Vivait encore à Toulon en 1826 (Arch. comm. de Toulon : Police).

* Arnoux Joseph, né le 21 janv. 1755, sous-comite. 25 germ. II, 7 pluv. III. Seclionnaire. A émigré le 28frim. IL E3 ; EO ; L. 296, 350; 352; M5 n° 316.

Arnoux Joseph-Honoré, ménager. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 28 vent. III. L. 295, 347 ; M4 n° 120 ; M5 n° 415.

* Arnoux Louis-Joseph, ménager et juge de paix. 25 germ. Il ; 12 brum., 7 pluv. III. A continué, pendant le siège, ses fonctions de juge de paix. S'est réfugié, le 28 frim. II, sur un vaisseau ennemi. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du ministre de la police générale (11 fruct. VIII). E3 ; E4 ; E6 ; L. 305, 359 ; M ; M4 n° 115 ; M5 n° 9 8, 315, 416.

Arnoux Rosalie, née Teisseire, 23 ans, cultivatrice. M2 n° 896 ; M6 n° 1427.

Arnoux Thérèse-Elisabeth, 13 ans M2 n° 893 ; M6 n° 1142.

Artaud Charles-Louis-Etienne-Joseph, 14 ans. Sous-lieutenant des douanes nationales à la Seyne en l'an X. M2 n° 356 ; M6 n° 432.

* Artaud Pierre-Louis, fabricant de drap, rue Royale. 25 germ. Il, 7 pluv. III. Membre delà municipalité sectionnaire pendant le siège. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville. A


- 509 —

émigré le 28 frim. II. Décédé le 28 vent, ou le 3 germ. II sur une frégate espagnole allant de Carlhagène à Livourne. E3 ; E6 ; L. 347, 352 ; Ml nu 79 ; M6 n°744 ; R.

Artaud Marguerite-Elisabeth, née Sabattier, épouse du préc', 44 ans, ouvrière en laine. A suivi son mari à l'étranger. L. 347, 35* ; MI n° 79 ; M2 n» 385 ; M6 n° 156.

Artaud Joseph, fils de la préc'e, cardeur en laine. « A contribué à livrer Toulon aux Anglais». A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 22 vent. III. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 prair. VU). L. 299, 347, 359.

Artaud Pauline, soeur du préc 4, ouvrière en laine. A émigré le 28 frim. IL Rentrée en France le 22 vent. III. L. 347, J49.

Artaud Pierre, frère de la préc'", 17 ans, marchand drapier. Mêmes observations. L. 347 ; M2 n° 795 ; M6 n° 1127.

Artigues, dit le Bossu. 25 germ. IL Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL E3 ; Mn.

* Artigues Jean-Joseph, 35 ans, maître calfat. 25 germ. II ; 12 brum., 7 pluv. III. E3 ; E4 ; E6 ; M2 n°553 ; M6 n° 894.

* Asquier Honoré-Augustin (I), médecin. 5 germ. II, 7 pluv. III. E3; E6 ; Mo n°21.

*Asti Claire, née Clinchard (2). 7 pluv. III. E6 ; M5 n° 509.

Astier Etienne, maître d'équipage, rue de la Glacière. Membre de la municipalité sectionnaire pendant le siège. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville. R.

~* Astier Louis, argousin. 25 germ. II ; 12 brum., 7 pluv. III. E3;E4 ;Efi ; M5n°423.

* Astour Amand-François, coiffeur. 25 germ. ; brum , 7 pluv. III. Fédéraliste. A émigré le 28 frim. IL E3 ; E4 ; E6 ; L. 292,294,352; M ; M5 n° 317.

(1) Inscrit sur E3 avec le nom d'Arguier.

(2) Inscrite sur E6 avec le nom de Clinchard.


- 510 —

Aslour Claire Euphrosine, née Escudier, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 292, 294, 352 ; M.

* Auban François, chirurgien de marine. 25 germ. II, 7 pluv. III. Juge au tribunal populaire martial d'accusation pendant le siège Signataire de l'acte de jugement condamnant à mort, le 18oct. 1793, Jean-Baptiste Gueit, vitrier (1). A fui le 28 frim. Il sur un vaisseau anglais. E3 ; E6 ; L. 1748 ; P10 ; R.

* Aubany (soeur). 25 germ. il. E3 ; M5 n° 26.

* Aubany (d')-Gaston François, de Fréjus, négociant et avocat, rue de l'Arsenal. 25 germ. Il, 22 vend. III. Membre du Comité général des sections. Envoyé par les sections, avec Peyron, officier de marine, et Barralier aine, pour parlementer avec les Anglais dans la nuit du 25 au 26 août 1793. S'est embarqué à Sanary pour remplircette mission et a été conduit auprès de l'amiral Hood par le lieutenant britannique Edouard Cook, neveu du célèbre navigateur de ce nom. A signé l'acte d'aliénation de la ville. A émigré le 28 frim. II. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VI11, le 30 fruct. X, devant le commissaire du gouvernement français en Etrurie. r ^ 65 f.. E3 ; E4; M6 n° 1494 ; P ; R ; D ; Q. 2038.

Aube André, 39 ans, capitaine marchand. A émigré le 28 frim. II. L. 296 ; M2 n° 138 ; M6 n° 173.

(IJ Jean-Baptiste Gueit (23 ans en 179Î) était le commandant des fédérés varois qui, le 10 août 1792, avaient participé à la prise des Tuileries. Le 18oct. 1793, il fut condamné à la pendaison, « comme violateur du palais de nos rois », par le tribunal martial sectionnaire de Toulon. Avant de marcher au supplice, il rédigea la lettre suivante : « Ma bonne mère, c'est au moment de mourir que je vous écris ; je n'ai qu'à vous inviter à vous consoler ; je vous embrasse un million de fois, mes frères et soeurs, tous mes parents, ainsi que mes amis s'il m'en reste. Je vous avoue à tous que le seul crime qu'on peut m'imputer est celui d'être patriote. Je meurs de même. Le ciel seul me vengera. Adieu, adieu pour toujours » .


— 511 —

Aube Marguerite, née Mouttel (fille d'André, fabricant de savon), épouse du préc'. A suivi son mari pour « se soustraire au sort que lui réservait la faction terroriste ». Rentrée de Gênes, par Saint-Tropez, le 3 mess. III. G. 298.

Aube André, fils de la préc", 4 ans. Emmené par sa mère. G. 298.

Aube Joseph Marie, 74 ans, marchand de fer. Décédé à Toulon le 5 therm. II. L. 295, 359 ; M6 n° 999.

* Aube Cyprien-Honoré, fils du préc', 44 ans, marchand de fer. 25 germ. II ; 22 vend., 7 pluv. III ; 7 germ. VI. A pris à Toulon les armes contre la République. A fui le 28 frim II avec l'escadre anglaise et s'est rendu à Porto-Ferrajo, puis à Gênes. Rentré en France par Nice, le 8 prair. III, sur le navire génois la Rondinella. Condamné à mort par jugement de la Comm. milit. de Toulon en date du 7 germ. VI : malade, il a été porté sur un brancard devant ce tribunal, puis a été fusillé couché sur un matelas. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (27 prair. VIII). E3 ; Et ; E6 ; G. 297, 362 ; L. 299, 359 ; M ; Ml n° 257 ; M6 n° 997, 1102 ; P.

* Aube Joseph-Gabriel, frère cadet du préc', marchand de fer. 22 vend., 7 pluv. III. Juge au tribunal populaire pendant le siège. Signataire de l'acte de jugement condamnant à la pendaison l'ancien chef des fédérés varois, Gueit Jean-Baptiste, vitrier, qui, le 10 août 1792, participa à la prise des Tuileries (1). A fui, le 28 frim. II, sur un bâtiment anglais. Résidait à Puimoisson (Basses-Alpes) en l'an X, a Toulon en 1816. r =--540 f. 15. E3; E6; L. 349, M ; P; R;Q. 2059.

Aube Rosalie, née Davin, 24 ans. Résidait à Puimoisson (Basses-Alpes) en l'an X. MO n° 1000.

Aubert, « propriétaire du ci-dev. Jardin du Roi », propr. à Hyères. 12 brum. III. E4.

(1) Voir plus haut Auban François.


- 512 -

Aubert Charles, fils de Jean, né à Ollioules le 11 janv. 1745, fabricant de savon. 25 germ. II. A fui, le 28 frim. H, avec l'escadre britannique. Décédé à Livourne le 10 frim. X. r = 849 f.. E3 ; E6 ; L. 295, 352, 359 ; M ; Ml n° 65 ; D ; Q. 2059.

* Aubert Marguerite-Claire, née Icard (1), épouse du préc'. 7 pluv. IlJ, 2 frim. VI. A émigré en môme temps que son mari. Exécutée à Toulon le 2 frim. Vl(Comm. milit.). E6 (Brignoles); E6 (Toulon) ; L. 352, 359 ; M ; M5 n°s 564, 640 ; Mn.

Aubert Antoinette-Marie, fille de la précte, propr. à Brignoles. 2 frim. VI. A fui le 28 frim. Il, sur un vaisseau anglais. Exécutée à Toulon le 2 frim. Vl (Comm. milit.). E6 (Brignoles) ; L. 352, 359 ; M5 n°462, 639 ; Mn.

Aubert Henriette-Elisabeth, soeur de la préc'e, propr. à Brignoles. 2 frim. VI. Observations identiques (1). E6 (Brignoles); L. 352, 359 ; M5 nos 463, 638 ; Mn.

* Aubert François-Charles, avocat, rue Sainte-Ursule. 25 germ. II, 12 brum. III. Membre de la municipalité sectionnaire et substitut du procureur de la commune pendant le siège. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville. A émigré le 28 frim. II. Placé en surveillance à la Valette par décision du ministre de la police (18 vent. X). E3 ; E4 ; E6 ; M ; M2 n° 142 ; M3 ; M6 n° 199; R.

* Aubert Joseph, aubergiste, né le 24 mai 1726. 25 germ. II, 7 pluv. m. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. E3 ; E6 ; L. 296 ; M ; Q. 1959.

Aubert Joseph, juge. M5 n° 150.

Aubert Joseph, cuisinier, prop. à Solliès. 12 brum. III. E4.

Aubert Jean-Baptiste, fils du préc', cuisinier. Séjournait à Florence en l'an X. M ; M2.

(1) Inscrite sur E6 (Brignoles) avec la désignation d'Icard Claire (femme Aubert).

(2) Identité très probable avec Icard Elisabeth, signalée sous la rubrique de Brignoles.


- 513 -

Audemar Antoine (ou Louis), de Sisteron, 35 ans, aubergiste. 25 brum. VI. Exécuté le 25 brum. VI (Comm. milit.). E6 ; M5 n°422;Mn.

Audemar Joseph, 29 ans, perruquier. Volontaire dans la garde nationale sectionnaire au cours du siège. A fait prisonniers, à la redoute de la Convention, deux cavaliers républicains dont les chevaux ont été ensuite vendus aux enchères au profit de la garde fédéraliste. A émigré le 28 frim. II. Vivait encore à Toulon sous la seconde Restauration. M2 n° 351; M6 n° 431; (Arch. comm. de Toulon : Police).

Audibert (demoiselle). Guillotinée sur la place d'Armes en germ. II (Comm. révol.). Mn ; P ; Ml n° 182.

* Audibert Ange-Joseph, 34 ans, épicier. 25 germ. II. Exécuté en l'an II (Comm. révol..). E3 ; L. 331 ; Mn.

*Audibert Antoine-Joseph, 34 ans, confiseur. 25 germ. il, 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. il. Rentré en France le 29 vent. III. E3 ; E6 ; L. 347 ; M2 n° 391 ; M6 n° 82.

* Audibert Anloine-Philémon. 25 germ. IL E3.

* Audibert Joseph-Marie, frère du préc'. 25 germ. IL E3.

* Audibert Antoine-Philippe, commis de marine. 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II «à cause de l'incendie de l'arsenal ». Décédé à Marseille le 20 therm. IX. E6 ; L. 292, 349 ; Ml n° 22 ; M6 n° 665.

* Audibert Jean-Marie, frère du préc', sous-chef d'administration dans la marine. A émigré le 28 frim.H. Rentré en France le 1" vend. III. E6; L. 296, 349 ; M2 n° 124 ; M6 n" 172.

Audibert Félix-Pierre, 16 ans, calfat. M2 n° 654 ; M6n°895.

Audibert Honoré, 44 ans, tonnelier. A fui à Carthagène le 28 frim. Il sur un vaisseau espagnol (1). Rentré en France, par

(1) D'après le document G. 364, il aurait fui à Gênes le 28 frim. II sur un bâtiment génois.

33


- 514 —

« l'anse d'Agay », le 15 mess. III. Incarcéré au fort La Malgue, le 16 germ. IV, pour n'avoir pas rempli, dans le délai légal, les dispositions préalables du décret du 22 prair. III. Mis en liberté par ordonnance du trib. crim. du Var, siégeant à Brignoles, le 26 frim. V. G. 313, 364; M2 n°240; M6n°20o.

Audibert Honoré-Simon, 45 ans, maître de manoeuvre. 29 fruct. VI. A émigré le 28 frim. II. Exécuté le 29 fruct. VI (Comm. milit.). E6 ; L. 296 ; Ml n° 110 ; M6 n° 743 ; Mn.

* Audibert Jean-Joseph, de Briançon, marchand de modes. 25 germ. IL Séjournait à Cadix en l'an X. Résidait à Marseille en 1806. E3; E6 ; M ; M6 n°995.

* Audibert Madeleine, née Cassian, fille d'un cafetier, épouse du préc'. 25 germ. Il, 7 pluv. III. Mêmes renseignements. E3 ; E6 ; M ; M5 nu" 27, 464, 645.

* Audibert Jacques (cadet), de Briançon, marchand. 7 pluv. m. Mêmes détails. E6 ; M6 n°996.

* Audibert Jean-Louis, commis de marine. 25 germ. H, 7 pluv. III. E3 ; E6 ; L. 290.

Audibert Marin, dit Martégal, tailleur. Exécuté en l'an il (Comm. révol.). Q. 1940.

Audibert Pierre, 46 ans, marin en 1793 sur le Commerce de Marseille. A participé sur le Vaillant à la guerre d'Amérique (escadre du comte d'Estaing). A émigré le 28 frim. II. Vivait encore à Toulon en 1822. (Arch. comm. de Toulon : Police).

Audibert, fille du préc'. A émigré le 28 frim. IL (Arch. comm. de Toulon : Police).

Audibert Pierre-Laurent, 43 ans, calfat. M2 n° 664 ; M6 n° 896.

Audran Paul-Eloi (l), maître d'équipage sur le Saint-Génard. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 5 pluv. XI, devant le maire de Toulon. M.

(1) Double emploi très probable avec Andrau Paul-Eloi. (V. le Beausset).


- 515 -

Augias Etienne-Dominique (fils), commis chez le payeur de la guerre. Vice-président de la section n° 4 dite de Saint-Dominique ou de la Fraternité. Nommé commissaire par cette section, le 21 sept. 1793, pour signer l'acte d'aliénation de la ville. Signataire du dit acte. R.

* Augias (ou Auzias) Henri, maçon. 25 germ. II, 7 pluv. III. A émigré le 29 frim. II. Rentré en France le 25 niv. ni- E3 ; E6; L. 289, 299, 347 ; M5 n° 421.

Augier Marguerite, née Roubaud (épouse de Jacques Augier, boulanger), tailleuse, propr. à Callas. 22 vend. III. E4 ; M ; M2 n°5; M5n°» 60, 319.

Augustino Jacques-Ambroise, 48 ans, marchand. Sectionnaire. A fui à Port-Manon le 28 frim. I(, puis à Gènes. Rentré en France, par Nice, le 12 prair. III, sur la Vierge du Bousquet. G. 297.

* Auran, ménager. 25 germ. II ; 12 brum., 7 pluv. III. E3 ; E4 ; E6 ; M5 n° 420.

Aurenge François, vitrier. A émigré le 29 frim. IL Rentré en France, par Marseille, le 26 vent. III. L. 347.

Aurenge François-Gaspard, 40 ans, marchand vitrier. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. il. Mn.

Aurézi Antoine-Louis, 64 ans, pêcheur. M ï n° 663 ; M6 h° 897.

Aurézi Laurent, 22 ans, pêcheur. A servi sur la frégate l'Aurore pendant le siège. A émigré le 28 frim. IL Ses meubles, son bateau et ses filets ont été confisqués par les révolutionnaires aussitôt après sa fuite. (Arch. comm. de Toulon : Police).

Aurran Jean, de Solliès, fermier de la « Ménagerie de Toulon (1) », propr. à Solliès. 12 brum. III. A servi dans la ville de guide aux Anglais et s'y est engagé dans le régiment de Royal-Louis. A émigré le 28 frim. Il « par peur du grand feu de

(i) Bastide du quartier du Mourillon.


- 516 -

l'arsenal et des grands cris qu'il y avait dans Toulon ». Rentré en France à la faveur d'un faux certificat. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 brum. VIII). r = 87 f. 46. E3 ; L. 338, 359 ; Q. 2058. Aurran Jean-Luc. M4 n° 17.

Aurran Joseph (1). Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn.

Aurran Joseph, maçon, propr. à Hyères. 12 brum. III. E4.

Autier Claude, boulanger. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Mn.

Autran François. 25 germ. IL Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. E3 ; Mn.

Auoergne Symphorien (2), 55 ans, jardinier. 25 germ. IL Exécuté le 28 vent. II (Comm. révol.J. E3 ; L. 331 ; Q. 1701 ; Mn.

Aymé Joseph, capitaine marchand. L. 29").

Azan Jean-Baptiste, 74 ans, calfat perceur à l'arsenal. A émigré le 28 frim. IL r = 173 f. 99. L. 330 ; Q. 2058.

Azan Louis, « agrémiciste » (?) (3). Aurait fui à Aubagne le 25 août 1793. L. 346 ; M4 n° 214 ; M5 n° 26.

* Babet, « faiseuse de modes ». 22 vend , 7 pluv. ill. A émigré le28 frim. n. E4 ; E<i ; M5 n° 58.

Bacasson Laurent, 28 ans, fabricant de savon. A fui à Livourne le 28 frim. IL Renlré en France, par Nice, le 12 prair. III, sur la pinque génoise la Vierge du Bousquet. G. 297.

Bachelon. A émigré le 28 frim. II. Décédé à l'étranger le(?). (Arch. comm. de Toulon : Police).

(i) Signalé sur Q. 1910 avec l'orthographe : Gratis.

(2) Signalé par erreur sous la rubrique de « Caumont (district du Beausset) »(?).

(3) Ou «agréministe » (?). Probablement fabricant d'agrès,


- 517 -

Bachelon Joseph-Marie, fils du préc', 24 ans, fondeur à l'arsenal. A fui en Angleterre le 28 frim. IL A participé à l'expédition de Quiberon dans le régiment d'artillerie de Royal-Emigré. A fait ensuite la campagne de Portugal. Vivait encore à Toulon sous la 2e Restauration. (Arch. comm. de Toulon : Police).

Bahequi, volontaire au 8e bataillon du Var. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ;Mn.

Bahurte Pierre, 38 ans, cafetier. A fui à Marseille « au temps de la terreur ». Rentré à Toulon le 16 ther'm. III. A séjourné à la Rochelte ('Basses-Alpes) après la loi du 19 fruct. V (1er vend. VI- 1er prair. VIII). Ne semble pas être sorti de France. M.

* Baignard Claire-Elisabeth, 53 ans. 22 vend., 7 pluv. 111. A émigré le 28 frim. 11. Décédée à Toulon le 28 mars 179(?) (1). E4 ; E6 ; M ; Ml n° 18 ; M4 n° 270 ; M5 nos 59, 466 ; Q. 1940.

* Baignard Etienne-Toussaint, frère de la préc'e, 57 ans, écrivain de la marine. 22 vend., 7 pluv. III ; 26 fruct. VI. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. Condamné à (?) le 26 fruct. VI (Comm. milit.). Vivait à Toulon en prair. X. E4 ; E6 ; L. £93, 349 ; M ; Ml n 0' 17, 18, 19,21; M2 n° 121 ; M6 n° 49 ; Q. 1940 ; Mn.

Baignard Henriette, nièce du préc', 20 ans. Décédée à Bastia le 21 germ. III. Ml n°21.

Baignard Jean-Joseph, frère d'Etienne Toussaint cité plus haut, 63 ans, écrivain de la marine, rue des Pomets. Membre du Comité général des sections. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville aux Anglais. A émigré le 28frim. IL Décédé à Toulon le 13 fruct. VII. L. 295 ; Ml n° 17; M6n°539 ; R.

* Baignard Agathe, née Blain (2), épouse du préc'. 7 pluv. III. Décédée à Livourne le 29 brum.IV. .-=211 f. 65. E6 ; M ; M5 n° 483 ; Q. 2059.

(1) Le document Ml n" 18 signale son décès à la dale du 28 mars 1793 et le registre Q. 1940 mentionne qu'elle a émigré le 28 frim. II.

(2) Inscrite sur E6 avec la désignation de Blain Agathe (femme Bagnard).


- 518 —

Baignard Pierre-Marie, 15 ans. Décédé à Toulon le 12 fruct. V. Ml n° 19 ; M6 n° 666.

Bailly Joseph, 19 ans, tailleur de pierres. A émigré dans la Rivière de Gênes le 28 frim. IL Rentré en France le 16 pluv. 111, par Villefranche, sur le bâtiment génois le Monte Allègre (cap. Cune). Appréhendé dès son débarquement, puis traduit devant le trib. crim. de Grasse qui l'a mis en liberté par ordonnance en date du 14 vent, suivant. G. 362; L. 308.

Balles Antoine-Lazare, 20 ans, orfèvre. Volontaire, au cours du siège, dans la Compagnie des guides à chenal. M2 n° 843 ; M6n° 1149 ; P.

• * Ballet Antoine, né à Toulon le 11 mai 1726, ancien charpentier è l'arsenal, commis aux vivres. 22 vend. H, 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; L. 350 ; M2 n° 460 ; M6 n° 83 ; Q.1940.

Baraton Charles, de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), 30 ans, tailleur. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940.

Barbaroux Joseph, père de l'Oratoire. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.

Barberel (père). 7 pluv. III. E6.

* Barberet Denis (1), époux Baille Marie, médecin de la marine. 7 pluv. 111. Décédé le 21 pluv. II à (?). E6 ; L. 306, 346 ; M4 n° 127 ; M5 n° 333.

* Barberet Jacques-Denis-Louise, fils du préc 1, capitaine de vaisseau. 22 vend., 7. pluv. 111. A fui le 28 frim. II avec l'escadre anglaise. E4 ; E6 ; L. 306 ; Q. 1940 ; B. M. 60.

Barberoux, apothicaire, propr. à Marseille. 15 therm. II. E4.

* Barèle (ou Baretto) (2), capitaine de volontaires. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. H. E4 ; E6 ; Q. 1940.

(1) Inscrit par erreur sur E6 avec le nom de Barbaret.

(2) Signalé sur E4 avec la désignation de Barèle et sur E6 avec celle de Barette.


— 519 -

* Barentin (de) (1), capitaine de vaisseau. 21 juil. 1792, 7 pluv. III. E; E6 ;B. M. 99; Q. 2021.

Bareste Bernard, 57 ans, sous-chef d'administration dans l'arsenal. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Mn.

Barnel Antoine, 58 ans, cuisinier. A émigré à Port-Mahon, le 28frim. il, sur un bâtiment espagnol. S'est rendu plus tard à Livourne. Rentré en France par Marseille, vers le 20 vent. IV. Incarcéré au fort La Malgue le 8 germ. IV. G. 364.

Barnel Pierre, 57 ans, cafetier et cuisinier. A fui de Toulon, vers fin frim. II, pour aller se cacher dans les communes environnantes, notamment à Eve nos « où il a fait des remèdes contre sa rétention d'urine ». A été détenu au fort La Malgue de mess. VI au 27 therm. VIII : <■• a gémi et souffert dans sa prison sans autres secours pour se sustenter que ceux accordés journellement par des personnes effectivement sensibles et humaines ». Semble n'avoir pas quitté la France. G. 362.

Barnoin Jean, 56 ans, maître charpentier. Membre de la mucipalilé sectionnaire durant le siège. Signataire de l'acte d'aliénation de Toulon aux Anglais. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940; R ; Mn.

Barnoin Vjncenl-Gyprien, 33 ans, peintre d'histoire en 1780 à l'école des Gardes de la marine(2). Exécuté eh l'an II pour avoir peint un tableau représentant la Vierge écrasant sous ses pieds Satan auquel il avait donné la physionomie d'un jacobin de renom (Comm. révol.). Q. 1940 ; B. M. 99.

* Barralier, de Belgentier, ancien aide-major d'infanterie. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; Q. 1940.

Barralier André, journalière l'arsenal. Même délsil. L. 350.

* Barralier Antoine, marchand drapier, toilier et fripier. 7 pluv. III, 12 brum. VI. A émigré le 28 frim. 11. Rentré en

(1) Peut-être de Barentin Toussaint-Joseph-François de Paule.

(2) A laissé un tableau de la Sainte-Famille (église de Six-Fours).


-H520

France le 22 vent. III. A séjourné à Cuers en l'an V. Condamné à la déportation le 12 brum. VI (Comm. milit.). E6 (Toulon) ; E6 (Cuers) ; L. 347, 349 ; M ; M5 n° 359.

Barralier François, fils du préc', marchand drapier, rue de la Cathédrale. Président de la section n° 4 dite de Saint-Dominique ou de la Fraternité. Nommé commissaire par cette section, le 21 sept. 1793, pour signer l'acte de livraison de la ville aux Anglais. Signataire de celle {acte. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 22 vent. III. L. 347 ; M ; R.

Barralier Barthélémy, époux Daniel Thérèse, 62 ans, peintre, propr. à la Seyne, Toulon. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; M4 n» 98 ; M5 nc* 16, 357 ; Q. 1940.

* Barralier Jean, 51 ans, cordonnier. 22 vend., 7 pluv. III. A quitté Toulon le 28 frim. II « pour se soustraire aux poursuites delà faction robespierriste ». S'est réfugié à Porlo-Ferrajo où il a séjourné jusqu'au 24 prair. III. Est rentré ensuite à Toulon» E4 ; E6 ; G. 362 ; M ; M5 n™ 17, 79, 356 ; Q. 1940.

Barralier Françoise, née Autian, épouse du préc', 39 ans. Mêmes observations. G. 362.

Barralier Elisabeth, fille de la précte, 12 ans. Emmenée par ses parents en Italie. G. 362.

Barralier Marguerite, soeur de la précte, 9 ans. Même renseignement. G. 362.

Barralier Jean-Louis, 44 ans, marchand au détail. A émigré le 28 frim. II « parce qu'une bombe venait de tuer près de lui un homme et une femme ». S'est rendu à Porto-Ferrajo, puis à Livourne. Rentré en France vers le 15 mess. III. Incarcéré an fort La Malgue le 11 therm. IV et mis en liberté, par ordonnance du trib. crim. de Brignoles, le 24frim. V. G. 364.

* Barralier' Jean-Louis, ingénieur de la marine, rue de la Cathédrale. 22 vend., 7 pluv. III. Vice-président du Comité général des sections. Envoyé comme parlementaire auprès du lieutenant Cook, puis de l'amiral Hood, dans la nuit du 25 au 26 août 1793. A remis, au nom de Louis XVII, le 29 août suivant,


- 521 —

à midi, le fort La Malgue 8ux Anglais. A ensuite été nommé adjoint au gouverneur de la ville, lord Goodall. A signé l'acte d'aliénation de Toulon. A émigré le 28 frim. II et « sa maison a été rasée révolutionnairement » quelques jours après, r = 634 f. 30. E4 ; E6 ; L. 360 ; Q. 1940, 2059 , Cl ; P ; R.

Barralier Joseph, 44 ans, cordonnier. Sectionnaire. A fui à Livourne le 28 frim. IL S'est rendu plus lard à Bastia. Rentré en-France, par Marseille, le 29 vent. IV. Incarcéré au fort La Malgue le 11 therm. suivant el mis en liberté, par ordonnance du trib. crim. de Brignoles, le 10 frim. V. G. 364; L. 347 ; M5 n° 71.

* Barralier Joseph, procureur. 22 vend., 7 pluv. III. Juge au tribunal populaire martial d'accusation. A fui, le 28 frim. II, sur un vaisseau britannique. E4 ; E<> ; M5 n° 708 ; R.

Barralier Joseph, d'Augerans (Jura), 39 ans, marchand de vin. M2n° 411 ; M6n°84.

* Barralier Laurent-Antoine (fils de Jean-Laurent^), ancien élève de la marine, enseigne de vaisseau entretenu. 22 vend. III. S'est rendu à Gênes, « par frayeur », le 28 frim. II, sur un navire anglais. Rentré en France, par Nice, le 11 prair. III, sur la pinque génoise l'Assomption. Officier en l'an X dans le 17e régiment d'infanterie légère. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VHI, }e lar brum. X, devant le préfet de l'Allier. E4 ; G. 297 ; L. 349 ; M ; M4 n° 156 ; Q. 1940; B. M. 60.

* Barralier Marie-Catherine, soeur du préc'. 7 pluv. III. E6 ; M5h°65.

* Barralier Marie-Claire, soeur de la préc' 8. 7 pluv. III. E6 ; MB n° 64.

* Barralier Marie-Thérèse-Dorothée, soeur de la préc". 7 pluv. III. Eu ; M5 n°63.

* Barralier Madeleine-Henriette (fille de Thomas). 22 vend. III. E4; M.

'Barralier Françoise, soeur de la préc". 22 vend. III. E4 ; M.


- 522 —

* Barralier Marie-Geneviève (veuve). 22 vend., 7 pluv. III. E4; E6; M5 n 08 71, 469.

* Barralier Pierre, époux Artaud Victoire, entrepreneur du curage du port. 22 vend., 7 pluv. III. Juge au tribunal martial sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 25 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (27 prair. VII). E4 ; E6 ; L. 299, 347, 349, 360 ; M ; M2 n° 126 ; M6 n° 174 ; Q. 1940 ; (Arch. comm. de Toulon : Police).

Barralier Raymond, 37 ans, perruquier. A émigré à Livourne, sur un bâlimetit génois, le 28 frim. II. Rentré en France, par Marseille, le 21 germ. III. Incarcéré au fort La Malgue le 11 therm. IV. Mis en liberté par ordonnance du Irib. crim. de Brignoles le 25 frim. V. G. 364.

* Barralier Thomas, 66 ans, ancien fermier du piquet, entrepreneur el négociant. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; EG ;L. 349 ; M ; M5 nos 18, 358 ; Q. 1940.

Barralis (ou Barraly,) Madeleine (veuve). Guillotinée sur la place d'Armes en germ. II (Comm. révol.). Ml n° 182 ; Q. 1940; Mn ; P.

* Barraly, propriétaire d'une maison dans la rue des Trois Mulets. 22 vend., 7 pluv. 111. A émigré le 28 frim. II. E'» ; E6 ; Q. 1940.

* Barraly, demeurant rue de l'Arsenal. 22 vend., 7 pluv. III. Même détail. E4 ; E6 ; Q. 1940.

Barras Auguste (le comte de), de Fox-Amphoux, frère cadet du célèbre conventionnel, capitaine de vaisseau. L'un des premiers Français qui ont émigré. Est rentré en France en 1793 pour défendre Lyon. S'est engagé ensuite dans l'armée de Condé. A eu les deux jambes emportées par un boulet dans un combat sur le Rhin et a du subir une double amputation qui l'a conduit au tombeau. C3 ; C5 ; (Arch. comm. de Fox-Amphoux : GG3 f° 154 v°).


— 523 -

Barras (de) Jacques-Nicolas-Rhodes (1), de Barras (BassesAlpes), 57 ans, ancien capitaine de canonniers au régiment d'artillerie de Strasbourg, chevalier de Saint-Louis depuis 1779, colonel commandant l'artillerie de terre à Toulon en 1793, propr. à Digne. 1M' flor. II. Résidait depuis six mois à Toulon à la dale du 2 avr. 1793. Membre du Comité général des sections en 1793 Signataire de l'acte d'aliénation de la ville aux Anglais. A émigré le 28 frim. II et a pris du service en Espagne. E2 ; M ; R ; A14; C5.

Barrât Pierre-Charles (2), époux,Aicard Elisabeih-Rose, sous-chef des vivres de la marine. Fusillé sans jugemenl vers le 30 frim. II. L. 292 ; Mn.

* Barrât Viclor, marchand toilier, place au Foin. 22 vend , 1 pluv. III. Secrétaire du Comité général des sections. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville aux Anglais. A émigré le 28 frim. II. r =-- 21 f.. E4 ; E6 ; Q. 1940, 2059 ; R.

Barry Jean-François, chaudronnier. A émigré le 28 frim. II. L. 349.

Barry Guillaume, capitaine. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

Barthélémy, graveur. Même observation. Q. 1940.

* Barthélémy Claude-César, graveur, rue Pélra. 22 vend., 7 pluv. III. Membre de l'Administration provisoire sectionnaire du département du Var. Signataire de l'acte d'aliénation de la ■ville aux Anglais. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E0 ; L. 305, 350; M2 n° 492 ; M6 n° 538 ; Q. 1910 ; R.

Barthélémy Jacques, 26 ans, confiseur. M2 n° 789; M6 n° 1151.

Barthélémy Jean-Pierre, menuisier. M5 n° 83.

(1) Signalé sur E2 avec le nom de Rhodes.

(2) Le 4' supplément le signale comme étant marchand toilier.


524

* Barthélémy Louis, « garde-magasin de l'eau-de-vie », place Saint-Jean. 22 vend., 7 pluv. III. Membre de l'Administration provisoire sectionnaire du déparlement du Var. Signataire de l'acte de livraison de Toulon aux Anglais. A émigré le 28 frim. IL r== 117 f. 77. El ; E6 ; |L. 360 ;'M3 n° 178; R ; Q. 1940, 2059.

"Barthélémy Pierre, aubergiste. 7 pluv. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II.E6 ; L. 292 ; M ; M5n°377.

Barthouilh {de)-Couloumé Jean-Baptiste-Pierre (1), commissaire ordonnateur de la marine, propr. dans le district de Beaumont (Haute-Garonne) et à Toulon. 1er fruct., 3e jour des sans-culotides 11, 7 pluv. 111. Membre du Comité général des sections. Signataire de l'acte de livraison de Toulon. A émigré le 28 frim. II. r = 1144 f. E3 ; Ei ; E6 ; Q. 1940, 2059 ; R ; D ; A14.

Barthouilh (de) Adélaïde, née Gandolphe (2), épouse du préc'. 3e jour des sans-culotides IL E3 ; M5 n° 606 ; A14.

Barthouilh (de)-Couloumé André-Jean Baptiste-Pierre-DenisAlphonse, fils de la précto, né à Toulon le 18 fév. 1789. Emmené par ses parents à l'étranger. A été plus tard enseigne au régiment Royal-Sicilien, à la solde de l'Angleterre en 1808. Est rentré en France en 1814 avec, les Bourbons. A suivi Louis XVIII à Gand, dans le corps des officiers sans troupe, après le retour de Napoléon de l'île d'Elbe ; a été reçu par le duc de Berry le 29 juin 1815 et fait chevalier de Saint Louis la même année. A servi en Espagne en 1823. Epoux de Marie-Alexandrine-Eli~ sabeth de Fossy. Décédé le 17 fév. 1849 à (?). A14.

Bastard (de) Dominique-François, de Nogaro (Gers), chanoine de Lectoure. Réfraclaire et soumis par suite à la loi concernant la déportation des ecclésiastiques insermentés. S'est embarqué à Cette, en compagnie de trois autres religieux, dont deux Cordeliers, sur la tartane la Vierge de la Garde (capitaine

(1) Inscrit sur E3 avec la désignation erronée de Barthonils

(2) Inscrite sur E3 avec le nom do Gandolphe.


■ — 525 —

Menotta) à destination de Gênes. Obligé, pendant la traversée, de relâcher à Bandol à cause d'une violente tempête (l). Arrêté dans cette commune par un détachement de la garde nationale de Toulon sur rapport de l'intendant sanitaire de Bandol. Traduit à Toulon devant le Club populaire et condamné à mort par jugement d'un jury militaire en date du 25 avr. 1793, à une heure du^ soir (2). Guillotiné le lendemain vers deux heures de l'aprèsmidi après que la municipalité eut invité la population à aller assister, « avec tout le respect d'un peuple libre », a à la fin de celte vie infâme et criminelle ». G. 369 ; L. 286,1773 ; Mn ; X.

* Basterot (de)-,La Barrière François-Gabriel, capitaine de vaisseau, né à Rocheforl-sur-Mer le 18 mars 1762 ; fils de Guillaume de Basterot, ce dernier écuyer, seigneur de la Barrière, de la Verdas et de Livras, chevalier de Saint-Louis, capitaine de vaisseau, et d'Esther-Honoréede la Clochetterie; époux, depuis le 14 août 1787, de Rose-Geneviève Le Roy de la Grange, fille de Jean-Louis, ancien chef d'escadre des armées navales, et de Catherine-Geneviève de Vialis. 5 niv. II. Inscrite tort sur la liste des émigrés : commandant de la frégate la Melpomène -eh fév.-avr. 1793, il a été condamné à mort le 28 mai suivant par jugement de la Cour martiale maritime de Toulon pour des faits relatifs à une expédition dont il avait le commandement et qui n'ont aucun rapport avec l'émigration. El; L. 303 ; Mn ; P9.

(1) Fouillé, il fut trouvé porteur de 47 doubles et de 49 louis d'or' qui lui furent confisqués au profit de la nation. Voir à la sui te Descuret, Lamolinerie et Trémont.

(2) Sa comparution devant un jury militaire fut ordonnée par arrêté du directoire du département du Var en date du 22 avr. 1793.

Bastard n'avait fait que se conformer à la loi relative à la déportation des prêtres réfractaires. Mais, d'après le décret du 18 mars 1793, les émigrés et les ecclésiastiques dans le cas de déportation, saisis sur le territoire de la République, devaient être conduits aussitôt dans les prisons du district, jugés par un jury militaire, et punis de mort dans les vingt-quatre heures.


526

* Bastide Jean-Baptiste, 65 ans, tonnelier. 22 vend. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. E4 ; L. 293, 349, 360 ; M ; M4 n° 166 ; M5 n°» 75, 373 ; Q. 1940.

Bastide Catherine, née Calas, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 293, 349, 360 ; M5 n° 158 ; Q. 1940.

Bastide Marie-Anne, fille de la préc1'. A suivi ses parents. L. 291, 349, 360.

* Bastide Jean-Pierre, de Toulon, 39 ans, bourgeois. 22 vend., 7 pluv. III. Sectionnaire. Juge au tribunal populaire martial d'accusation. Signataire de l'acte de jugement condamnant à mort Gueit Jean-Baptiste, vitrier, qui, le 10 août 1792, avait participé comme chef des fédérés varois à la prise des Tuileries (1). A fui à Livourne, le 28 frira. II, sur un vaisseau anglais. Rentré en France vers le 1er therm. III. Incarcéré au fort La Malgue le 7 pluv. IV et mis en liberté, par ordonnance du trib. crim. de Brignoles, le 8 frim. V. E4 ; E6 ; G. 364 ; L. 349, 360; M2 n° 876 ; M6 n° 1157 ; Q. 1940 ; R.

Bastide Marie-Thérèse, née Dufour, épouse du préc', 39 ans. A émigré en même temps que son mari. L. 360 ; M2 n° 409 ; M6n°99 ; Q. 1940.

* Bastide (1er fils de Jean-Pierre). 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E6 ; Q. 1940.

* Bastide (28 fils de Jean-Pierre). 7 pluv. III. Même détail. E6; Q. 1940.

Bastide Joseph-Henri, 35 ans, calfat. Rentré d'Angleterre en l'an X. M2 n° 9?6 ; M6 n° 1158.

* Battarel Catherine Rosalie, couturière. 29 therm. II ; 22 vend., 7 pluv. III. A résidé à Oneille, « ville au pouvoir du tyran sarde », de janv. 1793 à mess. IL Condamnée à (?) par jugementdutrib. crim. des Alpes-Maritimes (vers le 30 therm. II). E4 ; E6 ; L. 289, 360 ; M5 n°s 79, 372, 474 ; Q. 1940.

(I) Voir plus haut Aahati François.


- 527 -

•.-Battarenacques-Victor. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ;E6 ; Q. 1940.

Battarel Jacques-Vincent, époux'Blanc, 28 ans, tonnelier. L'un des promoteurs des assemblées de sections : « dans la salle des Gardes de la Marine, il a harangué les ouvriers en disant qu'il fallait tomber sur les clubistes, que le Roy était sur le trône, qu'il ne fallait pas accepter la Constitution et qu'il fallait faire entrer les Anglais». A promené ensuite dans l'arsenal une pique surmontée d'une couronne de fleurs de lis en criant: A bas la République et les républicains I Vive Louis XVII! A fui à Port-Mahon le 28 frim. II, sur le navire de guerre espagnol le Fernando. S'est rendu plus tard à Carthagène, puis èLivourne. Rentré en France, par Marseille, le 26 vent. III. Aurait fait partie d'une bande du Soleil « qui allait à la chasse des patriotes ». Incarcéré au fort La Malgue le 23 fruct. IV. Mis en liberté par ordonnance du trib. crim. de Brignoles (10 frim. V). La demande de mise en surveillance à Toulon formulée en sa faveur par son épouse a été rejetée le 26 therm. VIII par la municipalité. G. 36i ; M2 n» 730 ; M6 n° 1159 ; (Arch. comm. de Toulon: D15).

* Battarel Pierre-François, tailleur d'habits. 22 vend., 7 pluv. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France le 26 vent. III. E4 ; E6 ; L. 360 ; M ; M4 n° 121 ; M5 n 0' 76, 87 ; Q1940.

* Baucheret, volontaire. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; Q. 1910.

* Baud (ou Baux) Augustin, marchand toilier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL Décédé à Toulon le 13 niv. VIII. E4 ; E6 ; Ml n° 59 ; M6 n» 623 ; Q. 1910.

Baud (ou Baux) Jean-François-Augustin, fils du préc', 28 ans, commis de commerce. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. IL L. 291, 349 ; M2 n° 364 ; M6 n° 443.

BaudeJean, cultivateur. M5 n° 88.


- 528 —

Bayol Marguerite, née Poussel, liquoriste. Condamnée à mort, comme émigrëe, le 5 flor. Il (Trib. crim. des Alpes-Maritimes), E7.

Bayol Pierre, parfumeur. L. 360.

Beaudeuf Jean-Joseph, avoué, rue Pavé d'Amour. 22 vend., 7 pluv. m. Membre du Comité général des sections. Signataire de l'acte de livraison de la ville. A émigré à Livourne le 28 frim. II. S'est rendu plus tard en Corse, puis à Palerme. A obéi à la loi du 19 fruct. V. r =» 431 f. 89. Ei ; E6 ; M2 ; R ; Q. 1940, 2059.

* Beaudeuf Jean Joseph- Victor, fils du préc', 18 ans, aidechirurgien sur la frégate la Melpomène. 7 pluv. m. A fui à Livourne en compagnie de son père. A séjourné plus tard en Corse, puisa Palerme où il se trouvait encore le 5 fruct. X. A épousé en émigration Angèle-Thérèse-Donata Majulli, napolitaine. Employé en 1826 au bureau de sanlé de Toulon, aux appointements de 1000 f. par an. Décédé en avr. 1827. E6 ; M2 ; M6 n° 1160; Q. 1940; (Arch. comm. dé Toulon : Police).

* Beaudeuf Adélaïde (fille), soeur du préc'. 7 pluv. III. A suivi son frère. E6 ; M2 ; M5 n° 476 ; Q. 1940.

* Beaudeuf François, frère de la préc". 7 pluv. III. Même détail. E6 ; M2 ; Q. 1940.

* Beaudeuf Françoise (fille), soeur du préc'. 7 pluv. III. Même détail. E6 ; M2 ; M5 n° 475 ; Q. 1940.

* Beaudeuf Thérèse (fille), soeur de la préc'e. 7 pluv. III. Même détail. E6 ; M2 ; M5 n° 477 ; Q. 1940.

"Beaudeuf Xavier, frère de la préc">.7 pluv. III. Même détail. E6 ; M2 ; Q. 1910.

* BeaudoinJean-André, boucher. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 28 vent. III. E4 ; E6 ; L. 347 ; M5n° 580, 327 ; Q. 1040.

* Beaudoucin (fille). 7 pluv. III. E6 ; M5 n° 478.


v.._,..——"■ - 529 -

Beaumier Joseph-Vincent (l),d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), 34 ans, ouvrier apothicaire. 3 prair. VII. Fusillé le 4 prair. VII (Comm. milit.). E(5 ; L. 167 ; Mn.

* Beaupar (2), chef d'escadre. 27 fév., 30 juin 1793. E2 ; E4.

"Beaurepaire (de) Claire, née Fery. A émigré le 28 frim. II. A séjourné à Lisbonne de l'an V à l'an X. M2.'

Beaurepaire (de) Adélaïde, fille de la préc'", Mêmes détails. M2.

Beaurepaire (de) Eugénie, soeur de la préc' 8. Mêmes détails. M2.

Beaurepaire (de) Théodore, frère de la précte. Mômes détails. M2.

* Beaurepaire (de) Marc-Antoin" 1, capitaine de vaisseau. 7 pluv. III. E6 ; L. 304, 365.

Beaussier (de) Louis-Emmanuel (3), 82 ans, capitaine de vaisseau. Fusillé, le 29 vent. II (Comm. révol.) : porté sur un brancard au lieu du supplice. Q. 1940 ; Mn ; F ; P ; T ; B. M. 99 ; (Arch. comm. de Toulon : Police).

Beaussier (de) Louis-François-Emmanuel, né à Toulon le 5 sept. 1748 ; époux, depuis le 4 nov. 1783, de Martin FrançoiseAdélaïde (4) ; capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis depuis le 10 fév. 1782, propr. à Toulon et à la Garde-les-Toulon. 28 juin 1792, 7 pluv. III. A émigré le 8 fév. 1792 « pour aller se rallier au drapeau blanc » (5). Un certificat de résidence

(1) Inscrit sur E6, sous la rubrique d'Aubergne ^Aubagne), avec le nom de Beaunier.

(2) Identité probable avec De Beaucaire, capitaine de vaisseau, massacré à Toulon le 23 août 1791, qui, cependant, .n'avait pas émigré.

(3) Probablement originaire do Dunkerque.

(4) Née à Marseille le 27 juin 1766.

(5) D'après une de ses propres lettres figurant aux archives municipales de Toulon (dossiers concernant la police : 1826V

34


- 530 ^

atteste cependant qu'il s'est caché à Clumane (Basses-AlpesJ du 5 fév. 1792 au 12 niv. III etè Rians de cette dernière date au 28 therm. V. A réclamé en 1826 contre la modicité de sa pension de relraite fixée à 2000 francs alors que « des bonnets rouges » du même grade 1 que le sien en recevaient une de 2400fr. Mort à Toulon le 23 avr. 1836 avec le grade de contreamiral honoraire, r = 1290 f. E ; E6 ; L. 285, 29^ ; M2 n° 417 ; B. M. 99 ; T ; D ; Q. 2059 ; (Arch. comm. de Toulon : Police).

Beaussier (de)-Montauban Pierre-André, 68 ans, capitaine de vaisseau. Exécuté en vent. II (Comm. révol.). Q. 1701, 1940; Mn ; T,

Beaussier François-Quirin, 45 ans, marin. M2 n° 229 ; M6 n»214.

* Béguin (fillej. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E'i ; M5 n°s 82, 480.

Belande Rose-Angélique, 22 ans. Exécutée en l'an II (Comm. révol.). Mn.

* Belletre Joseph-Simon, commissaire de marine. 22 vend., 7 pluv. III. Président de la section n° 3 dite de Saint-Vincent ou l'Amie des lois. Nommé commissaire par sa section, le 20 sept. 1793, pour élaborer l'acte d'aliénation de Toulon. Signataire de cet acte. S'est brûlé la cervelle d'un coup de pistolet, le 2 niv. II, à son domicile, rue de la Visitation. Son cadavre a été porté au Champ de Mars par quatre volontaires et y a été mêlé à ceux des sectionnaires fusillés la veille. La Commission administrative des hospices civils de Toulon a été son héritière testamentaire. E4 , E6 ; L. 304 ; M ; Ml n° 291 ; M6 1105 ; Q. 1940 ; R.

Bellier Paul, maître tailleur. Juge au tribunal populaire martial. A fui le 28 frim. II avec l'escadre anglaise. R.

* Benoît, liquoriste. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le28 frim. II. E4 : E6 ; Q. 1940.

Benoît Dominique. Exéculé'en l'an II (Comm. révol.). Mn.


- 531 —

. Benoît François, 41 ans, fripier. A émigré le 28 frim. II. Son magasin a été pillé par les révolutionnaires aussitôt après sa fuite. (Arch. comm. de Toulon : Police).

Bérard Antoine-Benoît, 28 ans, boulanger. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France avant le 1er germ. III. L. 347; M2 n° 358 ; MO n° 446.

* Bérard Joseph, voilier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; M5 n°s 1!, 370 ; Q. 1:>40.

Bérard (ou Bernard) Philippe, chapelier. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. L. 295, 349, 360 ; M5 n° 99.

Bérard (ou Bernard) Marie-Françoise, née Brémond, épouse du préc'. A suivi son mari. L. 295, 349, 360.

* Béraud, commis. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; Q. 1940.

Béraud Félix, 36 ans, directeur de l'hôpital militaire. A émigré le 28 frim. IL Etait employée Avignon, en 1827, à la direction de la poste aux lettres. (Arch. comm. de Toulon : Police).

* Bérenger, cuisinier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 . frim. IL E4 ; E6 ; M5 n°» 19, 369.

* Bérenger Hubert, parfumeur. 22 vend., 7 pluv. III. Même détail, r = 297 f. E4 ; E6 ; L. 360; Q. 1940, 2059.

Berlue Joseph-Louis, r = 300 f.. Q. 2059.

* Berlue Victoire-Madeleine. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. r =297 f.. E4 ; E6 ; M5 n°s 86, 481; Q. 1940, 2059.

Bernard Aimée-Elisabeth, 41 ans. Exécutée en l'an II (Comm. révol.). Mn.

Bernard Antoine, lieutenant de vaisseau provisoire. A fui le 28 frim II avec un vaisseau anglais. B. M. 60,

Bernard François, 33 ans, écrivain. M2 n° 911 ; M6 n° 1169.

* Bernard Jacques, 59 ans, marchand drapier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; L. 360 ; M2 n° 173; M6n°2il ; Q. 1940.


- 532 -

Bernard Jacques, 59 ans, commis aux forges des Dardennes, propr. au Revest. 22 vend. III. r --= 95 f. 2"). E4 ; L. 360 ; M ; Q. 2059.

* Bernard Jacques-François, boucher. 22 vend., 7 pluv. III. A fui à Livourne le 28 frim. II. Rentré en France au cours du premier semestre de 1808. E4 ; E6 ; M ; M5 nos 68, 367 ; Q. 1940.

Bernard Claire, née Gardanne, épouse du préc'. Mêmes détails. M.

Bernard Joseph, fils de la préc'e, 11 ans. A suivi ses parents. M.

Bernard Jean-Mayol, 24 ans, ouvrier chandelier. M2 n° 890 ; M6 n° 1170.

Bernard Joseph, lieutenant de vaisseau provisoire sur le Puissant. A fui le 28 frim. II avec l'escadre anglaise. B. M. 60 ; (Arch. comm. de Fréjus : 12).

Bernard Louis, de Marcilly-sur-Tille (Côte-d'Or), 48 ans, ingénieur du département. 29 vent. II. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). E3 ; Q. 1940 ; Mn.

Bernard Valentin, 40 ans, volontaire dans les grenadiers. Même observation. Q. 1940; Mn.

Bernier Jean, sergent. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940; Mn.

Bernis François, novice marin, propr. à Cogolin. 22 vend. III. E4.

Berny Claire (veuve). A émigré le 28 frim. IL L. 351.

* Berlhe Antoine-Félix, voilier. 22 vend., 7 pluv. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France avant le 1er flor. III. E4; E6 ; L. 293, 317, 349 ; M4 n° 114 ; Mï n°s 12, 102, 366 ; Q. 1940.

Berthe Thérèse, née Paulaire, épouse du préc'. A suivi son mari. L; 293, 347,349.

Berthe Joseph-François, fils de la précte, voilier. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. L. 293, 347, 349 ; M5 n° 103.


- 533 - .

, Bérthier Joseph, roulier. M5 n° 105.

Bertier François, commis de la marine. A émigré le 28 frimH. L. 349.

Bertier (de)-Lagarde Jean, 40 ans, médecin. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

* Berlin, commis. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4;E6 ; Q. 1940.

* Bertin, ancien inspecteur de la marine. .22 vend., 7 pluv. III. Même détail. E4 ; E6; Q. 1940.

Bertin, dit Port, propr. à Sanary. 22 vend. III. El.

Bertin Alexandre, 26 ans, poulieur. M2 n° 942 ; M6 n° 1171.

Berlin François-Nicolas, r = 39 f. 42. Q. 2058.

* Bertin Jean-Joseph, tonnelier. 22 vend. II, 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; L. 349 ; M5 nts 74, 376 ; Q. 1940.

Bertin Joseph, 59 ans, ouvrier poulieur. Sectionnaire. A émigré >28 frim. II. L. 233, 349 ; M2 n° 485 ; M6 n° 535.

'Bertrand, gardien. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. II. E4; Q. 194).

Bertrand François, 23 ans, vitrier. A fui à Gênes le 28 frim. II. Rentré en France vers le 30 vent. III. G. 362 ; L.347 ; M2 n°405; M6 n° 87. '

Bertrand Jean, 55 ans, chirurgien-major de la marine, propr. au Muy. 22 vend. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. E4 ; L. 292, 36 > ; Ml n° 227 ; M2 n° 19 ; M6 n° 259.

• Bertrand Marie-Madeleine, née* Rimbaud , épouse du préc'. Décédée à Garthagène en 1794. Ml n° 227 ; M6 n° 1491 .

Bertrand Jean-François-Laurent, fils de la préc'e, chirurgien, propr. au Muy. 22 vend. III. E4 (le Muy) ; L. 292.

. Bertrand Jean-Siméon, ancien procureur au siège d'Aix. Membre du Comité général des sections. Signataire de l'acte d'aliénation de Toulon. R,


— 534 —

Bertrand Joseph, d'Agde, 59 ans, second-maître canonnier. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Bertrand Joseph, 70 ans, bourgeois. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.

Bertulus Bernard-Cyprien, 37 ans, maître d'hôtel. Même observation. Mn.

Bertulus Evariste, peintre. A émigré en Italie. M.

Billard Jean-Esprit, ancien receveur principal de la régie générale des droits de marque. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. IL L. 293,349.

Billard Marie-Louise-Pauline, née Colle (I) (épouse de Billard Etienne-Gaspard, homme de loij, propr. à Carqueiranne. 22 vend. III. Fédéraliste. «N'a émigré que pour échappera une troupe armée qui, en sept. 1793, s'était portée chez elle pour la pendre au premier arbre t. Maintenue sur la liste des émigrés, comme contre-révolutionnaire, par arrêté du Directoire exécutif (23 prair. VII) (2). Résidait à Salon en l'an X. E4 (Carqueiranne) ; L. 292, 299, 338 ; M ; M6 n° 1305.

* Blain, gardien. 7 pluv. III. E6.

Blain Anne (3), 41 ans. Décédée è Livourne le 27 flor. IV. Ml n° 20 ; M6 n° 1276.

'Blain Honoré-Joseph, 28 ans, droguiste. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; M ; M2 n° 549; M6 n°541 ; Q. 1910.

Blanc Anne, 23 ans. Rentrée de Porto-Ferrajo en l'an X. M2 n°996 ; M6 n° 1177.

Blanc Benoît, adjudanl-major d'artillerie de marine. Fusillé sans jugement vers le 30 frim, II. Mn.

Blanc Etienne, capitaine de grenadiers. Même observation. Q. 1940 ; Mn.

(1) Inscrite sur E4 (Carqueiranne) avec la désignation de Colle Lëpin. Ç2) Ou 23 flor. VII (Discordance entre L. 299 et L. 338). (3) Belle-soeur de Baignard Jean Joseph cité plus haut.


- 535 —

.. * Blanc Jean -Joseph (1). 22 vend., 7 pluv. III. Membre du Comité général des sections. Signataire de l'acte de livraison de Toulon. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; M ; M4 n° 199 ; M5 n°709;Q. 1940; R.

Blanc Joseph, tailleur d'habits. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France vers le 15 vent. III. L. 296.

Blanc Joseph-Bernard, 31 ans, calfat. M2 n° 987 ; M6 n° 1178.

: 'Blanc Lazare. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ■; E6 ; Q. 1940.

'Blanc Louis, frère du préc*. 22 vend., 7 pluv. III. Même détail. E4 ; E6 ; Q. 1940.

Blanc Virginie, née Ruy ("femme de Blanc, tailleur), 25 ans. M2 n° 473 ; M(i n° 605.

* Blancard (dé)-Léry Joseph-Honoré Boniface, écrivain de la marine. 22 vend., 7 pluv. III. Juge au tribunal populaire d'accusation. A fui à Carlhagène, sur un vaisseau britannique, le 28 frim. II. Décédé dans cette ville le 2 therm. suivant, r s=± 1099 f. 94. E4 ; E0 ; Ml n° 247 ; M6 nos 1106, 1511 ; Q. 1940, 2058 ; R.

Blancard (de)-Léry Marie, née Dupoiron, épouse du préc'. Décédéeà Carlhagène le 12 therm. II Ml n" 248 ; M6 n° 1512 ; Q. 2058.

* Blanche Henriette-Marie, repasseuse. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; M5 nos 85, 374; Q. 1940.

Blanquéry Victor-François. Exècutéen l'an II (Comm. révol.). Mn.

* Blanquet Jean-Pierre, de Serverette (Lozère), 49 ans, tonnelier et liquoriste. 22 vend., 7 pluv. III. Sectionnaire. A fui à Gênes le 28 frim. II, à neuf heures du soir, sur un bâtiment génois. S'est rendu ensuite à Livourne. Rentré en France le 2 therm. III. Incarcéré au fort La Malgue le 18 vent. IV. Mis en

(1) N'a pu être identifié en fev. 1806 par le sous-préfet et le maire de Toulon.


- 536 -

liberté provisoire le 10 frim. V. (Trib. crim. de Brignoles). A obéi à la loi du 19 fruct. V. A prêté le serment prescrit par le sénatus-consulte du 6 flor. X, le 21 fruct. de la mêmeannée, devant le ministre plénipotentiaire de la Republique 8 Londres. E4 ; E'i ; G. 364 ; L 319, ;i60 ; M ; M6 n° 16'i ; Q. 1940.

Blanquet Madeleine-Euphrosine, née Calvet, épouse du préc', 33 ans. A suivi son mari. L. 360 ; M ; M6 n° 1524.

Blanquelty François. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Mn.

Blautier. Même détail. Q. 1940; Mn.

* Blondeau François Antoine, époux Baudoin Madeleine, fabricant de savon. 7 pluv. lit. A émigré le 28 frim. II. E6;L. 347, 360 ; Q. 1940.

* Boéry, libraire. 22 vend., 7 pluv. 111. Même détail. E4 ; E6 ; Q. 1940.

Bor y Joseph-Gabriel. Décédé à Bastia le 4 niv. 111. Ml n° 28; M6n°651.

Boéry Marie-Anne, née Torlel (1) Rentrée en France, par Marseille, le 5 fruct. 111, sur un navire vénitien visité au cours de la traversée par plusieurs frégates britanniques F; L. 1748.

Boéry André, fils de la préc". Même détail. F ; L. 1748.

Boéry Fortunée, soeur du préc 1. Même détail. F ; L. 1748.

Boéry Victor, frère de la préc1". Même détail. F; L. 1748.

* Bois Sébastien, cardeur de laine. 7 pluv. III. E6 ; M5 n° 375.

Boissier Joseph-Marie. Exécuté en l'an 11 (Comm. révol.). Mn.

* Bon Marie, née Maubert (2). 22 vend., 8 germ. lll. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; ; L. 293 ; M ; M4 n» 75 ; M5 n° 588 ; Q. 1940.

(l)Soeur de Tortel Pierre-Honoré (V. La Seync). (2) Inscrite sur El avec la désignation de Bon, surnom. : dite Maw beiiet sur E6 avec celle de Maubert Marie (Jemme Bon).


- 537 -

' Bonasse Jean-François-Xavier. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. L. 306; Q. 1910 ; Mn.

Bonjean Jean-Grégoire, d'Avignon, 32 ans, «adjudant sousofficier » de la marine. Môme observation. Q. 1940 ; Mn.

Bonnaud Jean-Baptiste, 36 ans, cultivateur à la journée et portefaix. A fui à Oneille le 28-frim. II. S'est rendu plus lard en Suisse. Arrêtée Fontan (Alpes-Maritimes), vers le 30 frim. III, par un détachement de l'armée d'Italie. Mis en liberté le 15 vent, suivant (Trib. crim. de Brignoles). G. 365.

Bonnaud Madeleine, née Roux, épouse du préc', cultivatrice. Mêmes détails. G. 365.

Bonnaud Jean Baptiste, de Marseille, 42 ans, sergent-major d'artillerie. Exécuté le 14 niv. II (Comm. révol.). L. (15.

* Bonnaud Jean-Baptiste, savonnier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; L. 296, 350, 352 ; M5 n°s 72, 380; Q. 1940.

Bonnefin Honoré, 28 ans, sergenl d'infanterie de marine. Exécuté en l'an II (Comm. révol.) : avait travaillé à Pétat-major ennemi et avait été trouvé porleur d'une carie au nom de Louis. XVII. Q. 1940; Mn ; C4.

* Bon ne foi, commissaire de la marine. 7 pluv. 111. E6.

Bonnefoi (ou Bonnefons) Martin, de Monlauban, 37 ans, sergent d'infanterie de marine. Fusillé sans jugement vers le SOfrim. Q. 1940 ; M n.

Bonnefoi Pierre-Victor, lieutenant de vaisseau provisoire. A fui, le 28 frim. II, avecl'escadre anglaise. B. M. 60.

Bonnefoy Louis. Membre de l'Administration provisoire du département pendant le siège. Signataire de l'acte de livraison de Toulon. R.

'Bonnefoy Pierre-Paul, sous-chef d'administration de la marine. 22 vend. III. Membre du Comité général des sections. Signataire de l'acte de livraison de Toulon. E4 : Q . 1940 ; R .


— 538 -

Bonnegrâce Jacques, tailleur. A émigré le 28 frim. II. L. 352; M ; M5 n° 125.

Bonnegrâce Jean-Jacques, fils du préc', tailleur. Même détail. L. 292, 352 ; M ; M4 n° 116 ; M5 n° 121.

Bonnegrâce Joseph-Alexandre, bourgeois, rue des Trois Oliviers. Membre de l'Administration provisoire sectionnaire du déparlement. Signataire de l'acte de livraison de Toulon r = 168 f.. R ; D ; Q. 2059.

Bonnery Pierre-Vincent, de Roujan (Hérault), prêtre. Exécuté le 12 brum. VI (Comm. milit.). Mn.

Bonnet Antoine-Toussaint, époux Fleury Marie-Anne, 44 ans, commis de négociant. A émigré le 28 frim. IL L. 293, 349, 350 ; M ; M2 n° 526 ; M6 n" 532Bonnet

532Bonnet frère du préc', 33 ans, négociantdroguiste. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 29 vent. III. A été comptable dans le service des subsistances de l'armée d'Italie, à Alexandrie et à Milan, après la loi du 19fruct. V. G. 362 ; L. 347, 349 ; M2 n° 52"? ; M6 n° 533.

* Bonnifay (ou Bonifaix) Alexandre, époux Tambon Marie, 40 ans, marchand de blé. 22 vend ., 7 pluv. III. Membre du Comité général des sections. Signataire de l'acte d'aliénation de Toulon. A émigré le 28 frim. 11. Rentré en France le 27 vent. III. A obéi à la loi du 19 fruct. V. E4 ; E6 ; L. 347 ; M ; M2 n° 192 ; M6n°210 ; R.

* Bonnifay Honoré-David, lieutenant de vaisseau provisoire. 22 vend., 7 pluv. III. A fui, le 28 frim. II, avec l'escadre anglaise. E4 ; E6 ; Q. 1940 ; B. M.CO.

Bontoux (1), propr. dans le district. 30juin 1793. E2.

Bonvalet François-André, marin. L. 347.

Bonvalet Rosalie, née Fouque, de Riez (Basses-Alpes), 25 ans. M2 n° 640 ; M6 n° 812.

(1) Na pu être identifié, le 15 sept. ISO'î, par le sous-préfet de Toulon.


539

* Borme André-Vincent, chaudronnier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; M5 nos 78, 379 ; Q. 1940.

'Borme Dominique, capitaine de navire marchand. 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France, par Nice, le 20 mess. X. r = 147 f. 02. E6 ; L. 360 ; M6 n° 450 ; Q. 1940, 2058.

* Borme Jacques, chaudronnier. 22 vend. III. A commandé, lors du siège, la 3e compagnie du bataillon de Saint-Roch. A émigré le 28 frim. IL Vivait à Toulon, rue des Pomets, n° 14, sous la 2e Restauration. E4 ; Q. 1940 ; (Arch. comm. de Toulon: Police).

* Borme Joseph-Gabriel, 54 ans, capitaine au long cours. 22 Vend. III. A transporté de Gènes à Toulon des vivres pour l'armée anglaise. A émigré le 28 frim. IL Son navirea été brûlé ensuite par les républicains. E4 ; M2 n° 922 ; M6 n°974; (Arch. comm. de Toulon : Police).

* Borme Victor, née Froncy (ou Poney). 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; M; M5 nos93, 487; M6 n° 1513 ; Q. 1910.

Borme Marie-Anne-Adélaïde, fille de la préc'e. A suivi sa mère. M ; M6 n° 1510.

Borme Marie-Pauline, soeur de la préc'e. A suivi sa .mère. Etait mariée en 1827 à Etienne-Balthazar Agarrat. r = 69 f. 04. M; M6n° 1509 ; Q. 2058.

Borrain fou Baurin) Barthélémy, dit Boulogne, époux Bardot, de Nancy, 57 ans, musicien dans le corps de la marine. A con. tribué à faire proclamer Louis XVII. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Sa veuve vivait encore à Toulon en 1825. Q. 1940 ; Mn ; (Arch. comm. de Toulon: Police).

Borrelly François-Sauveur, 46 ans. Sergent-major dans une compagnie de la garde nationale sectionnaire au cours du siège. A'émigré le28 frim. II. Ses meubles ont été pillés par les révolutionnairesaussitôt après sa fuite. A sollicité en 1825 un secours la « bonté du roi ». (Arch. comm. de Toulon : Police).


- 540 -

Borrelly François-Xavier, 44 ans, commis aux vivres. M2 n° 813; M6n° 1182.

* Borret (père) (1). 22 vend. III. E4. *.Bo/ve* (fils). 22 vend. III. E4.

* Boscage (2), officier de marine. 25 fév., 3 (juin 1793. E2 ; E4 ; AI4.

Boucarande Jean-Joseph-Ferréol, 25 ans, second maître tonnelier à l'arsenal. S'esl battu dans les troupes seclionnaires où il a fait preuve « d'une rare intrépidité qui a manqué plus d'une fois de lui coûter la vie ». A émigré le 28 frim. IL Vivait encore à Toulon en 1825. (Arch. comm. de Toulon : Police).

* Boucarande Thomas-Jacques, 40 ans, droguiste. ï2 vend., 7 pluv. (II. A fui à Gênes, le 28 frim. II, « au moment où les bombes tombaient sur Toulon ». Rentré en France, par Agay, le 22 niv. III. Arrêté dès son débarquement, puis mis en liberté le 13 pluv. V,.après une incarcération au fort La Malgue et sa comparution devant le trib. crim. de Brignoles. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Décédé à Livourne le 30 fruct. suivant. E4 ; E6; G. 362, 364; L. 350 ; Ml n° 49 ; M6 n° 621 ; Q. 1940.

Bouché Louis-Claude, de Paris, 60 ans, «officier retiré». Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.

Boudacca Victoire, née Dupoiron . r = 166 f. 49. Q. 2059.

* Bouet François-Raymond (père), jjilole. 7 pluv. III. A fui avec l'escadre britannique le 28 frim. IL Séjournait à Livourne en fruct. IV (3). E6 ; L. 360 ; Q. 1940 ; Mn ; B. M. 60.

(1) Identité très probable avec Bouet (père et fils) (Voir a la .suite).

(2) Peut-être Guillaumanche du Boscage, garde-marine en 1757, enseigne de vaisseau en 1767, lieutenant do bombardiers en 1777, lieutenant de vaisseau en 1778, capitaine en second d'apprent s canonniers en 1779. capitaine eu second de bombardiers en 1781, lieutenant colonel es-armées en 1782, major de vaisseau en 1786, chevalier de' Malte et de Saint-Louis.

(3) D'après Mu, il aurait été fusillé sans jugement vers le 30 frim. II.


- 541 -

•■Botte* (fils). 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E6 ; Q. 1940.

Bouge Antoine, maçon, propr. à la Seyne. 22 vend. III. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL E4 ; M5 n° 84 ; Q. 1940.

. Bouge Rosalie (demoiselle), fille du préc', 23 ans. Guillotinée sur la place d'Armes en germ. II (Comm. révol.J. MI n° 182 ; Q. 1940 ;P ; Mn.

* Bouis, tonnelier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim.

II. E4 ;E6 ; M5 n° 87 ; Q. 1940.

Bouis Jean-Baptiste, homme de loi. Décédé à Toulon le 15 frim. II. M6 nos 712. '

Bouisson Anne, domestique, propr. à Camps. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 43.

Bouisson Antoine-Gaspard, 27 ans, regrattier. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

'Bouisson César, époux Delaury Suzanne, regrattier. 7 pluv.

III. A émigré le 19 nov. 1793. Rentré en France vers le 1er germ. III. r .=-- 41 f.. E6 ; L. 347 ; M ; M4 n° 91 ; M5 n° 378 ; D;Q. 2059.

* Bouisson Claude. 7 pluv. III. E6.

Bouisson Jean-fJharles, clerc de notaire. Secrétaire de la section n° 4 dite de Saint-Dominique ou de la Fraternité. Nommé commissaire par cette section, le 21 sept. 1793, pour signer l'acte d'aliénation de Toulon. R.

Bouisson Louis, époux Boyer Anne, 49 ans, marchand «aussier » (1). A émigré le 28 frim. IL Rentré en France le 24 vent. III. L. 347, 360 ; M2 n° 374 ; M6 n" 418.

Bouisson Marie, domestique, propr. à Camps. 22 vend. III. E4 ; M5 n° 44.

Bouisson Toussaint, 19 ans, regrattier. M2 n° 707; M6 n°976.

(1) Vendeur d'aussières (cordages) (?).


- 542 -

* Boulement (de)-Lachainaye Charles-Marin, lieutenant-colonel du génie. 22 vend., 7 pluv. III. Membre du Comité général des sections. Directeur du génie des Alliés. Signataire de l'acte d'aliénation de Toulon. A émigré le 28 frim. IL Décédé à Barcelone le 7 mars ou le 25 sept. 1804. r = 192 f. 03. E4 ; E6 ; L. 360 ; M ; M6 n° 1561 ; Q. 1940, 2058 ; R ; C ; (Arch. comm. de Toulon : Police,).

* Boulement (de) Marie-Françoise, née Brun (1), épouse du préc'. 7 pluv. III. E6 ; M ; M4 n° 235 ; M5 n° 490.

Bourbon, « consul des Napolitains ». Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

Bourgarel Balthazar, 48 ans, procureur. Exécuté en l'an IL (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Bourgarel Jean-Jacques, 42 ans, procureur. Sectionnaire. A quitté Toulon le 23 ou -le 24 frim. II, sur un brigantin danois, pour aller à Gênes où il a séjourné jusque vers le 15 prair. III, époque de sa rentrée en France. Incarcéré au fort La Malgue, le 7 pluv. IV. Mis en liberté le 10 frim. V (Trib. crim. de Brignoles). G. 364.

Bourgarel Joseph, 41 ans, serrurier. A comparu pour prévention d'émigration, le l,r therm. VIII, devant le trib. crim. de Draguignan, mais semble n'avoir pas émigré: se serait d'abord caché dans Toulon, puis à Sanary ou dans les campagnes environnantes. G. 362 ; M2 n° 653 ; M6 W> 904.

Bourgeois Jean, sergent. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

* Bourges Etienne, prêtre, bénéficier de l'église de Toulon. 21 juil. 1792, 7 pluv III. A rétracté son serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Déporté. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII le 5 prair. X et le 14 vend. XI devant le préfet des Bouches-du-Rhône. E; E6 ; M6 n°» 645, 1504 ; X.

(1) Signalée sur E6 avec la désignation de Brun-Marw-Françoise (femme Boulemont).


- 543 -

Bourguignon Pierre, commis de marine, propr. à Signes. 22 vend. Hl. A émigré le 28 frim. II. Décédé à Signes le 8 niv. ou le 8 vent. V. r = 305 f. 45. E4 ; L. 297, 318 ; Ml n° 154 ; M6 n° 750 ; Q. 2058.

Bourret Etienne (fils d'Etienne, ce dernier cultivateur à Touryes), volontaire au 8e bataillon du Var, prop. à Saint-Maximin. 22 vend. III. Signalé comme émigré, le 1er therm. II, par le directoire du district de Saint-Maximin. Décédé en 1795 sur un vaisseau de la République. E'i ; L. 342 ; MI n° 231.

Bourrillon (ou Bourrion) Michel-Antoine, de Grenoble, 37 ans, sergent d'infanlerie de marine. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940; Mn.

, Bousset Louis, prêtre. M6 n° 1506.

Bouteille Alexandre, 41 ans, maître armurier. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Mn.

Bouyon Antoine (I), sergent. Même détail. Mn.

Bouyon François, bourgeois. Exécuté eh l'an II (Comm. révol.). Mn.

* Bouyon Noël, notaire, rue des Chaudronniers. 22 vend., 7 pluv. III. Membre de l'administration provisoire sectionnaire du district de Toulon. Signataire de l'aete d'aliénation delà ville. A émigré le 28 frim. IL Décédé à Palerme le6 flor. Vu. r sa 315 f. 12. E4 ; E6 ; L. 288 ; M3 n° 18! , Q. 1940, 2058 ; R.

Bouze Georges, 52 sns, cabaretier. A fui à Gênes « par frayeur » le 28 frim. II. Rentré en France, par Nice, le 11 prair. III, sur la pinque génoise la Vierge des Carmes (capitaine Cadelagno). G. 297.

Bouze Henriette, nés Pièche, épouse du préc', 36 ans, cabaretière. Mêmes détails. G. 297.

Boyal Anne-Claire, née Capet (veuve). L. 291.

(1) Identité probable avec Bourrillon Michel-Antoine cité plus haut.


544

* Boyer, officier de marine. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; Q. 1940.

* Boyer (fille). 7 pluv. III. E6 ; M5 n° 488.

* Boyer André, pêcheur. 7 pluv. III. Rentré en France le 27 vent. III. Eô; L. 347 ; M3 nu 335.

Boyer Antoine, 22 ans, mailra voilier. A prêté, en prair. X, devant le capitaine du Duquesne, le serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII. M ; M2.

* Boyer Bernard, dit de Nice. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. H. E4 ; E6 ; Q. 194').

Boyer Catherine, née Pignan (ou Pignol), 35 ans. M2 n° 625; M6 n° 856 ; (Arch. comm. de Toulon : Police).

Boyer Claire, née Diacone, 21 ans. M2 n° 577 ; M6 n° 799.

Boyer Etienne, d'Ollioules, 58 ans, maitre-forgeron à l'arsenal. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Mn; (Arch. comm. de Toulon : Police).

Boyer Jean-Joseph, sous-lieutenant d'artillerie de marine. Même observation. Q. 1940 ;Mn.

Boyer Joseph (1), d'Aups, chirurgien de la marine, propr. à Aups, Toulon. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le28frim. II. Servait dans l'armée d'Italie, comme chirurgien de 2e classe, en l'an VII. E4 (Toulon) ; E4 (Aups) ; E6 (Toulon) ; L. 360; M; M3; M5 n° 336 ; Q. 1940.

Boyer Madeleine, domestique, propr. à Camps. 22 vend. III. E4;Mon°41.

Boyer Pierre, 33 ans, pêcheur. M2 n° 618 ; M6 n°906.

* Boyer Pierre Alexandre, négociant. 22 vend., 7 pluv. III. Sectionnaire. A émigré le 2S frim. II. E4 ; E6 ; L. 293, 349 ;M3 n° 197 ; Q. 1940.

(1) Résidait à Toulon depuis 1790 (attestation en date du 22 frim. II des membres de la Société des républicains antisoctiounaires d'Aups siégeant dans le Lycée philanthropique de cette dernière commune).


- 545 —

■ Boyer Raymond, 44 ans, pécheur. M2 n°871 ; M6 n° 978.

Boyer Valentin, sergent. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940; Mn.

■ * Boyer Valentin, pêcheur, 22 vend., 7 pluv. III. A été employé comme pilote côlier pour diriger les vaisseaux anglais et espagnols lors de leur entrée dans le port. A émigré le 28 frim. II. Rentré en Fraace le 27 vent. III. Décédé le 22 germ. VII à (?). E4 ; E6 ; L. 347 ; M ; M5 n°« 40, 382 ; Q. 1940 ; Mn.

Boyer Marguerite, née Sénés, épouse du préc', 59 ans. A suivi 'son mari. M2 n° 583 ; M6 n° 872.

Brandit François-Arnoux, 39 ans, marin. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Branzon Louis-Jacques (1), né le 17 juin 1726, directeur des vivres de la marine, propr. à Toulouse. 1er fruct. II. Membre «adjoint » du Comité général des sections. Signataire de l'acte d'aliénation de Toulon. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 26 vent. III. Arrêté à Paris en 1797, sur dénonciation de Marquesy, député du Var, pour concussion au sujet d'achats de blé en Italie, et acquitté (2). Employé plus tard à l'octroi municipal dé Rouen, traduit en justice pour des erreurs minimes de quelques pièces de cinq francs et condamné aux galères où il est mort en 1820. E4 ; L. 296, 339 ; B. M. 99 ; R ; C.

Brémond Joseph-Marie (3). « Massacré » à Toulon le 20 vent. III. M3 n° 230.

(1) Père de Branzon Antoine-Gabriel, 'ce dernier curé de Cuers et émigré.

(2) Un de ses compagnons do captivité lui aurait dit : « Vous êtes accusé d'avoir pris deux millions à la République; si cela n'est pas vrai, vous êtes un homme perdu ». Cependant, il est probable que l'accusa" tion de concussion au sujet d'achats de blé concerne l'un de ses fils. (Cf. Cottin : Toulon et les Anglais p. 41, 169, 170, et R. Reboul : Notabilités oaroises, au mot Branzon). Ces deux auteurs paraissent être en contradiction.

(3) Beau-frère de Bernard Biaise, ce dernier émigré de la Cadière-i


- 546 -~

Brèque Joseph, commis au contrôle des actes. Rentré en France, par Nice, le 12 fruct. X. M6n°783.

Brié Jean-Bernard, d'Aramon (Gard), 38 ans, sergent d'artillerie. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940; Mn.

Brière Joseph, 40 ans. Incarcéré au fort La Malgue le 13 germ. IV pour prévention d'émigration. G. 364.

Briest, sergent de marine. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.

* Brissy, boucher. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; M5 n°* 38, 365 ; Q. 1940.

Broquier Augustin, 35 ans, portefaix à blé. A fui à Livourne le 28 frim. IL Rentré de Gênes, par Monaco, vers le 1er brum. V. Arrêté dans cette ville, conduit è Nice, puis à Grasse, enfin à Brignoles. G. 364.

Broquier Charles, 24 ans, commis aux vivres de la marine. A fait partie de l'armée départementale fédéraliste de Marseille. A fui « par peur » à Porto-Ferrajo, le 28 frim. IL A séjourné plus tard à Livourne, puis à Gênes. Rentré en France, par le fort de Brégançon (commune de Bormes), le 1er therm. IV. Emprisonné au fort La Malgue deux jours après. G. 364.

* Broquier Louis, maçon. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; M4 n° 312 ; M5 n°s33, 364; Q. 1940.

* Brosse Marianne, née Sénéquier (veuve de Brosse François, serrurier), 55 ans. 22 vend., 7 pluv.- III. A fui à Gênes le 28 frim. IL Rentré en France le 29 vent. 111, par le Golfe-Jouan. r — 99 f. 01. E4 ; E6 ; G. 362 ; L. 347 ; M ; M5 n 08 98, 489 ; Q. 1940, 2058.

- Brosse Philippe-Joseph-François, fils de la préc", 15 ans, serrurier. A suivi sa mère. G. 362 ; L. 360 ; M2 n° 193 ; M6 n° 208.

Brossier André-Valentin, du 8* bataillon du Var. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.


- 547>

Broutières (de)- Simoni François (1), époux Marie-Charlotte d'Astour, major de la Place, propr. à la Seyne, Toulon. 22 vend. III. A émigré le 23 frim. IL Décédé à Gibraltar vers le milieu de l'an IV. r. = 228 f. 42. E4 (Toulon) ; E4 (la Seyne); Ml n° 282 ; M6 n° 9,ï0 ; Q. 1940, 2039 ; B. M. 99.

Broutières (de)-Simoni Louis-Marie (aîné), fils du préc', époux Louise-Denis de l'Epine, capitaine de vaisseau. A fui le 28 frim. II avec l'escadre anglaise. A été créé comte par Louis XVIII. Mort en 1816. =» 79 f. 80. B. M. 60; B. M. 99 ; Q. 2059.

Broutières (de)-Simoni Louis-Victor, frère ;du préc', époux Alexandrine de Robert, capitaine de vaisseau. Président de la section n° 8 dite de Saint-Roch ou de l'Egalité. Nommé commissaire, par cette section, le 20 sept. 1793, pour signer l'acte d'aliénation de Toulon. Signataire de cet acte. A fui avec la flott.e ennemie le28 frim. IL B. M. 60 ; B. M. 99 ; R ; C.

Bruillac-l'Epinay, lieutenant de vaisseau sur le Commerce de Marseille. A fui, le 28 frim. II, avec l'escadre anglaise. B. M. 60.

Bruley-Bauvais, enseigne de vaisseau entretenu sur le Commerce de Marseille. Même observation. B. M. 60.

Brun, époux Barralier, négociant. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Sa belle-soeur, en émigrant le 28 frim. II, a eu les deux jambes emportées par un boulet de canon et est morte quelques jours après. (Arch. comm. de Toulon : Police).

* Brun André. 7 pluv. III. E6.

* Brun Antoine-Balthazar, dit Boissière, trésorier des vivres de la marine. 22 vend., 7 pluv. III. Témoin requis par les sec(1)

sec(1) sur E4 (Toulon) avec la désignation de Broutiùre François, surnom Simoni et sur E4 (la Seyne) avec celle de LabroutièreSimony. Son fils Charles, officier de marine, fut tué pendant le siège, le 15 oct. 1793, à l'âge de dix-huit ans.


— 548 —

tions pour assister à la signature de l'acte d'aliénation de Toulon. A fui le 28 frim. II avec un vaisseau génois, r = 308 f. 16. E4 ; E6; L. 293, 348 ; M ; R ; Q. 1949, 2059.

Brun Marie-Claire, née Boissière, épouse du préc*. A suivi son mari. L. 295, 348 ; M ; M5 n° 117.

Brun Charles, 59 ans, pécheur. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Brun Etienne, de Montpellier, 54 ans. Même observation. Q. 1940; Mn.

* Brun François-Augustin, 62 ans,menuisier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; L. 297 ; M5 n°s 27, 362 ; Q. 1940.

'Brun François-Thomas, fils du préc', droguiste. 22 vend , 7 pluv. III. Membre des sections. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; L. 297 ; M ; M3 n° 188 ; Q. 1940.

* Brun Pierre,frère du préc', sellier et carrossier. 22 verld., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. Ses chevaux et ses voitures ont été confisqués par l'armée victorieuse aussitôt après sa fuite. E4 ; E6 ; M5 n°!30, 361 ; Q. 1940 ; (Arch. comm. de Toulon : Police).

Brun François-Hippolyle, dit Saint-Hippol'yte. « A coopéré fortement à la vente de Toulon aux Anglais et n'a quitté cette commune qu'au moment de l'entrée de l'armée républicaine pour se soustraire aux peines qu'il avait méritées par un entier dévouement à la cause du royalisme ». L. 305.

Brun Jean-Baptiste, 32 ans, pêcheur. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn.

'Brun Jean-Baptiste, marchand toilier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 27 frim. IL Rentré en France vers le 15 fruct. III. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (6 brum. VIII). E4 ; E6 ; L. 297, 360 ; Q. 1940.

• Brun Joseph,62ans, marin. 22 vend. III. A fui à Porto-Ferrajo le 28 frim. II. Rentré en France en vent. III. A comparu


— 549 -

devant le trib. crim. de Grasse qui l'a mis en liberté le 11 germ. III■(!■). G. 304.

* Brun Joseph, capitaine de navire marchand. 22 vend. III. A émigré le 28 frim. H. E4 ; Q. 1940.

* Brun Joseph, pêcheur. 22 vend., 7 pluv. III. Même détail. E4 ; E6 ; M5 n°s 29, 360 ; Q. 1940.

Brun Joseph-Félix, 47 ans, négociant. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

* Brun Madeleine, née Reboul (veuve). 8 germ. III. A émigré 28 frim. IL E6 ; L. 349 ; M ; M6 n° 1558 ; (Arch. comm. de Toulon: Police).

* Brun Marie-Victoire. 7 pluv. III. Décédée à Carlhagène le 9 pluv. III. r =-- 446 f. 24. E6 ; M4 n» 252 ; M5 n° 491 ; Q. 2059.

Brun Sainle-Catherine-Balthazar, époux de Marie Turrel (2), 73 ans, ancien commissaire de la marine, demeurant rue de l'Oratoire. Exécuté le 12 germ. II (Comm. révol.) pour avoir présidé la section n° 7 dite du Saint Esprit ou des Soutiens de la Liberté et écrit la Révolution toulonnaise, ouvrage daté de l'an Ier du règne de Louis XVII et dédié aux huit sections de la ville. Q. 1940 ; Mn ; B. M. 99.

'Brunel Hyacinthe-Bernard, marchand toilier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL Décédé à Livourne le (?) r s 359 f. È4 ; E6 ; M ; M6 n° 1573 ; Q. 1940 ; D.

Brunel Toussaint, fils du préc'. Vivait à Livourne en 1807. M; M6n° 1573.

(J) Bénéficiaire de l'art. 4 de la loi du 29 frim. III autorisant la rentrée des marins émigrés.

(2) Fils de Jean, écrivain ordinaire de la marine, et de Marie Castinel ; veuf de Marguerite Sauriz ; époux de Marie Turrel, fille de Pierre Jacques, chirurgien major sur les vaisseaux du roi, et de Victoire-Radegonde Roux. (Renseignement d'état civil fourni obligeamment par M. Parés, archiviste de la ville de Toulon).


— 550 —

Brunot Claire, née Doumet, 23 ans. M2 n°574 ; M6 n° 798.

* Brunot Joseph,M ans, capitaine de navire marchand. 7 pluv. III. Fédéraliste. A émigré le 28 frim. IL Emprisonné au fort La Malgue le 21 niv. IV. E6 ; G. 364 ; L. 292, 349.

Brunot Pierre, 25 ans, patron pêcheur. M2 n° 569 ; M6 n° 900.

Buantor Jean, de Trévoux (Ain), sergent de marine. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

* Burgues (de)-Missiessy Claude-Laurent, né à Toulon le 11 août 1735, seigneur de Missiessy et de Lhéry, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, sénéchal d'épée, demeurant place Saint Jean. 7 pluv. III. Reçu garde de la marine en 1754. A participé aux sièges de Porl-Mahon et de Gibraltar pendant la guerre de l'indépendance américaine. Membre du Comité général des sections en 1793, signataire de l'acte de livraison de Toulou aux Anglais et adjoint, au cours du siège, de l'amiral espagnol Gravina qui commandait la garnison. A fui en Espagne le 28 frim. II. A obtenu de Charles IV, roi d'Espagne, une pension. Rentré en France après le coup d'Etat du 18 brum. et amnistié en 1802. A demandé vainement l'année suivante la liquidation de sa pension de retraite, i Le gouvernement pense, écrivait à ce propos le ministre au préfet maritime de Toulon, que celui qui fut membre du Comité général où fût conçue et consacrée l'idée de vendre et de livrer aux Anglais le port de Toulon se trouve déchu d'une récompense nationale qu'il pouvait avoir méritée par des services précédents ». Décédé à Toulon le 22 oct. 1818. r = 1700 f. 30. E6 ; L. 297, 348 ; M; M4 n°23; M6 n° 27 ; P ; R; B. M. 99; T ; C ; Q. 2058.

Burgues (de)-Missiessy Marie-Anne, née Suffret (1), épouse du préc' depuis le 21 nov. 1769, propr. à Fréjus, Roquebrune, Saint-Raphaël. 22 vend. III. A suivi son mari. Morte a Toulon le 3 août 18-20. E4 ; M ; M5 n° 255; (Arch. comm. de Fréjus: 12J.

(1.) Inscrite sur E4 avec la désignation de Suffret (femme de Miessy).


— 551 —

Burgues (de)-Missiessy Marie-Anne-Louise-Françoise

, Àlexandrine, fille de la préc", née le 1er sept. 1776. A suivi ses

parents. A épousé le 3 prair. VII, Louis François, baron de

Fagel de Queucefer, capitaine de cavalerie aux chevau-légers

delà garde, gentilhomme de la Chambre. L. 297,348.

Burgues (de)-Missiessy Marie-Césarine, soeur de la préc", née le 8 juin 1772. A suivi ses parents. A épousé JosephAlexandre de Durand, marquis de la Penne. M.

Burgues (de)-Missiessy Suzanne-Joséphine, soeur de la préc' 8, née le 24 nov. 1774(1). A suivi ses parents. Mariée en premières noces à Jean-Gabriel de la Roque, garde du corps, capitaine de cavalerie, et en secondes noces à son oncle Edouard Thomas, qui suit. L. 297, 348.

* Burgues (de)-Missiessy Edouard-Thomas, frère de ClaudeLaurent cité plus haut, né à Toulon le 23 avr. 1756, officier de marine, chevalier de Saint-Louis. 22 vend., 7 pluv. III. Enseigne de vaisseau en 1777. A participé sur le Vaillant à plusieurs combats de la guerre d'Amérique. Commandant de La Modeste en 1791. Contre-amiral le lerjanv. 1793. A été enfermé au fort La Malgue à la suite des journées montagnardes du 31 mai et des I 8' et 2 juin de la même année. A fait partie ensuite de l'escadre de la Méditerranée commandée par l'amiral Truguet. A fui en Italie le 28 frim. II. Attaché à Paris, après son retour de l'émigration, au dépôt des Cartes et plans de la marine, puis nommé chef adjoint d'état-major â l'Ecole des constructions navales. Désigné en 1801 comme chef d'état major général de

(1) Un de ses frères, Joseph-Marie, né à Toulon le 28 fév. 1778, capitaine de frégate, gouverneur de la Guyane, chevalier de SaintLoUis, mourut à bord de l'Oise, le 5 mai 1827, en revenant de cette colonie. Il avait épousé en premières noces Henriette David de Beauregard, fille du marquis de Beauregard de la ville d'Hyôres, en secondes noces Anne-Marïe-Emma Du Pont, fille de Gaétan-Pierre Du Pont, conseiller d'Etat, intendant de la marine à Toulon, et de Frair çoise de Fougerel.


552

l'armée réunie à Cadix sous les ordres de l'amiral Truguet. Viceamiral en 1809. S'est effacé pendant les Cent jours à cause de son dévouement aux Bourbons. Préfet maritime et commandant de la marine à Toulon après le second retour de Louis XVIII. Grand-croix de la Légion d'honneur depuis 1815 et vice-président du Conseil d'Amirauté en 1824. Décédé à Toulon le 24 mars 1837. Avait épousé sa nièce Suzanne-Joséphine Burgues de Missiessy. r = 517 f. 50. E4 ; E6 ; L. 293, 349 ; Q. 1940, 2058 ; B. M. 99 ; T.

'Burgues (de)-Missiessy Joseph-Marion, frère du préc', né à Toulon le 14 août 1753, capitaine de vaisseau. 7 pluv. III. Sectionnaire. A fui à l'étranger, le 28 frim. II, sur un vaisseau ennemi. Chevalier de Saint-Louis en 1817. Mort à Toulon le 24 mars 1832 avec le grade de vice-amiral honoraire. E6 ; L. 293, 352 ; M ; M6 n 08 100, 1498 ; B. M. 60 ; A'4 ; T.

Burgues (de)-Missiessy Anne-Julie, née Gineste, épouse du préc', née à Toulon le 17 fév. 1762. A émigré en même temps que son mari. Morte à Toulon le 28 mai 1843 ("1). L. 293, 352; M.

Buzaval Jean-Baptiste (2), époux Lions Catherine-Françoise, cultivateur. 26 fruct. VI. Fédéraliste. A émigré le 28 frim. II. Exécuté le 26 frucl. VI (Comm. milit.). E6 ; L. 292, 349 ; M ; Ml n°109 ; MO n° 751 ; Mn.

Cabas Amand, 29 ans, matelot calfat. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940; Mn.

* Cabasson (veuve). 7 pluv. III. E6 ; M5 n° 493.

* Cabasson Jean-Pierre-Nicolas, commis de négociant. 22 vend., 7 pluv. III. Incarcéré au fort La Malgue, en juin 1793, par ordre des Trois Corps administratifs réunis. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France par Marseille le 8 fruct. III. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (23 mess. VII). E4 ; E6 ; L. 293, 299, 348, 352 ; M3 n° 155.

(1) M. Parés, archiviste de la ville de Toulon, a bien voulu vérifier tous les renseignements d'état civil donnés ci-dessus au sujet des Missiessy. Je le remercie très sincèrement.

(2) Inscrit sur E6 avec la désignation de Buzeoal.


— 553 —

* Cabasson Joseph. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4; E6;Q. 1940.

Cabuchet Claude François, de Bourg-en-Bresse, 64 ans, chirurgien de la marine, demeurant sur le Cours, propr. à Sanary, Toulon. 22 vend., 7 pluv. III. Membre de la municipalité sectionnaire pendanl le siège. Signataire de l'acte d'aliénation de Toulon aux Anglais. N'a pas émigré : décédé à Toulon le 21 frim. II. Ses héritiers ont cependant touché, en 1827, une rente de 107 f. E4 (Sanary) : E6 (Toulon) ; M ; Ml n° 43 ; M6 n° 1519 ; R ; D ; Q. 2059.

* Cabuchet Adélaïde, fille du préc'. 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E6 ; L. 349 ; Mo n0* 152, 494.

* Cabuchet Bruno, frère de la prec'e, 25 ans, commis de la marine. 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. Il « parce qu'il craignait la faction terroriste '. S'est rendu à Gênes. Rentré en France, par Saint-Tropez, le 3 mess. III. A comparu le 30 mess, suivant devant le trib. crim. de Grasse qui l'a mis en liberté par ordonnance du môme jour. A obéi à la loi du 19 fruct. V. A été autorisé à retourner en France par le commissaire des guerres Roussillon, niais cette autorisation n'ayant pas été reconnue régulière par le Gouvernement, il a été reconduit à la frontière « sous bonne et sûre escorte » (fruct. VIII). E6 ; G. 298, 362 ; L. 349,1748 ; M ; M2 n" 222 ; M6 n°226. •

Cabuchet Marie-Rose, née Mouttet, épouse du préc', 24 ans. A suivi son mari. G. 362.

Cadenet (de). Mort è Carlhagène le ("?). Sa fille Yvonne, domiciliée à Aix en 1827, a sollicité à cette date • un secours de la bonté du Roi ». (Arch. comm. de Toulon : Police).

Cadière Christine (I), 7 ans Emmenée par sa mère à PorloFerrajo, le 28 frim. IL Rentrée en France, par Nice, le 11 prair. III, sur la pinque génoise la Vierge des Carmes. G. 297, 362.

(1) Fille de Cadière Laurent, ménager d'Evenos, et de Reboul Marie-Madeleine. Cette dernière, épouse en secondes noces de Castel


— 554 —

Cadière Marie, soeur de la préc' 3, 15 ans, couturière. Mêmes détails. G. 297, 362.

Cadière Marthe, soeur de la prée'e, 13 ans. Mêmes détails. G. 297, 362.

Cadière François. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Mn.

Cadière François, ouvrier distillateur. M .

* Cadière François, 37 ans, huissier et regrattier. 22 vend., 7 pluv. III. Sectionnaire. A émigré le 28 frim. II. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 brum. VIII). E4 ,- E6 ; L. 299, 361 ; M2 n° 262 ; M6 n° 390 ; Q. 1940.

* Cadière Joseph-Augustin (aîné), bourgeois. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL A obéi à la loi du 19 fruct. V en se rendante Livourne. Maintenu sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (3 brum. VIII). E4 ; E6 ; L. 209, 361 ; M ; M4 n° 74 ; M5 n° 339, 340 ; Q. 1940.

* Cadière Anne-Elisabeth, née Ferrand, épouse du préc'. 22 vend. III. Mêmes détails. E4 ; L. 299 ; M ; M4 n° 51 ; M5 n° 101.

* Cadière Louis-Lazare (cadet), négociant, place d'Armes. 7 pluv. III. Membre de la municipalité sectionnaire pendant le siège. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville. A émigré le 28 frim. II. Décédé à Marseille le 9 brum. X. E6 ; L. 349, 361; Ml n" 83 ; M6 n° 150 ; Q. 1940 ; R.

Cadière Marie, née Maubert, épouse du préc*. A émigré en même temps que son mari. L. 349 ; Ml n° 83.

Caillan, propr. dans le district. 30juin 1793. E2.

* Caillan (neveu). 25 fév. 1793. E4.

* Caillot, comédien. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II.E4; E6; Q. 1940.

Maximin, boucher à Toulon, est signalée dans le présent ouvrage sous le nom de son deuxième mari.


— 555 —

* Caillot Antoine, 47 ans, passementier. 22 vend. III. A émigré à Gênes, le 2o frim. II, « pressé par la terreur ». Rentré en France, par Agay, vers le 10 vent. III. E4; G. 362 ; L. 308, 347; M5n°s155, 465 ; Q. 1940.

Caillot Jacques Antoine, né le 17 mai 1755, teinturier. A émigré le 28 frim. II. L. 297 ; M5 n" 157.

Caillot Félicité, née Vidal, épouse du préc'. Même détail. L, 297.

* Caire (veuve). 22 vend. 7 pluv. III. Même détail. E4 ; E6 ; M4 n°122 ; M5 n 08 103, 496 ; Q. 1940.

* Caire Claire, née Aguillon (veuve). 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le i8 frim. II. Se trouvait en France en fruct. III. E4 ; E6;L. 293, 348 ; Q. 1940.

* Caire Claude-Henri. 7 pluv. III. E6.

* Caire Laurent, négociant. 22 vend., 7 pluv. III. Commissaire nommé le 16 sept, 1793 par les sections pour « emprunter à Gênes, Rome, Livourne el autres lieux un million de piastres fortes et donner pour hypothèque de cet emprunt tous les domaines nationaux, royaux et publics, tant de terre que de mer de la ville de Toulon et ses dépendances, ensemble l'arsenal du dit Toulon, ainsi que les vaisseaux et lout ce qui en dépend sous la garantie de leurs excellences les amiraux anglais et espagnols (\) ». A émigré le 28 frim. II. Décédé a Livourne le 3-jour compl. VIII. r = 53 f. E4 ; E6 ; M ; M6 n° 1165 ; R ; C; Q. 1910,2059.

(1) Il partit le 1er oct. avec une division anglo-espagnole commandée par les amiraux Gell et Moreno et arriva le 5 à Gênés, mais sa mission subit un échec. Il proposa alors aux amiraux Hood et Langara de suppléer à l'emprunt par des lettres de change tirées sur Londres et sur Madrid, combinaison qui ne fut pas acceptée. Son compagnon de route à Gênes était Pernety, payeur général de la marine, également mandataire des sections.


- 556 -

* Caire Alexandrine-Victoire, née Lépine-Duplanlier, épouse du préc'. 22 vend. III. A émigré en même temps que son mari. E4; M ; M5n° 102 ; Q. 1940.

Caire Louis-Laurent, fils de la préc'e. A suivi sa mère. L. 292.

* Caire Thérèse. 7 pluv. III. E6 ; M5 n° 497. Caire Thérèse-Victoire. 7 pluv. III. E6 ; M5 n° 498.

* Calas Honorée (ou Honorine) (filleh 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; M5 n°s 105, 499 ; Q. 1940.

Callaman Jean, de Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône), pêcheur. Exécuté le 11 germ. VII (Comm. milit.). Mn.

Callaman Jean, fils du préc', 21 ans, distributeur des vivres de la marine. Même observation. Mn.

* Callon Marianne, née Trouin (veuve). 7 pluv. 111. A émigré le 28 frim. II. EG ; L. 352 ; M5 n° 500.

Camalte Joseph-Marie, 52 ans, passementier, rue de la Cathédrale. Secrétaire de la section n° 4 dite de Saint-Dominique ou de la Fraternité. Nommé commissaire par celte section le 21 sept. 1793 pour signer l'acte d'aliénation de la ville. Signataire de cet acte. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France par Marseille le 11 fruct. III. L. 352 ; M2 n° 360; M6 n° 458 ; R.

Camoin Jean, de Marseille, cordonnier. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Mn.

Camoin Louis-César, 12 ans. Tambour dans le Roy al-Louis au cours du siège. A fui en Angleterre le 28 frim. II. A participé à l'expédition de Quiberon où il a été blessé à la tête. A servi ensuite en Grande-Bretagne dans le régiment de Casiries avec lequel, comme tambour d'abord, puis comme ordonnance d'un officier noble de chasseurs, il est allé faire la campagne de Portugal. Quartier-maître dans la marine royale en 1827. (Arch. comm. de Toulon : Police).

Camoin Madeleine, née Gueirard (veuve), 46 ans. M2 n° 874 ; M6 n° 1050.


-, 557 -

* Camoin pierre (1), époux Laure Suzanne,cuisinier. 22vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL Décédé au Ferrol (Galice) le (?). E4 ; E6 ; M ; M4 n° 21 ; M5 n°s 157, 468.

Camoin Sylvestre-Hippolyte, 26 ans, marin. Rentré d'Angleterre, par le Havre, vers le 1er fruct. X. M2 n° 988 ; M6 n° 1011.

Camus Jean Antoine, 35 ans, bombardier.de la marine. Exécuté le 11 vent. II <i pour avoir servi au fort des Pommets » (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn ; C4.

Cancelin Charles, pilote côlier. Désigné par les sections pour diriger les vaisseaux anglais et espagnols lors de leur entrée dans le port. P.

Cancelon Cyprien, 25 ans, patron pêcheur. M2 n° 571 ; M6 n°922.

* Canolle Louis-François, de la Roquebrussanne, chirurgien. 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E6 ; L. 291 ; Q. 1940.

Capelle (veuve). Mêmedétail. M5 n° 108 ; Q. 1940.

Cappi Reine, née Dollone (2) (veuve), commise marchande. A émigré le 9 niv. IL Rentrée en France le 25 venl. III. L. 347.

Carassan Jean-Bapliste-Marc, de Gonfaron, <t chaircutier ». Juge au tribunal populaire d'accusation. A fui le 28 frim. II sur un vaisseau anglais. Bentré en France le 29 vent. III. L. 350; R.

* Carbonel, voilier. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II.E4 ; E6; Q. 1940.

Carbouiran. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940; Mn.

Caré Jean, capitaine d'infanterie de marine. Même observation. Q. 1940; Mn.

Caries Pierre-François, d'Aix, 25 ans. Exécuté en l'an II (Comm. révol ). Q. 1940 ; Mn.

(1) Inscrit sur E4 avec la désignation de Ca/nouin et sur E6 avec celle de Camoins.

(2) Fille de Dollone Monique, née Chabaud, citée plus bas.


- 558 -

Carlet Pierre, de l'Isère, 28 ans. Même observation. Q. 1940; Mn.

* Carlin, repasseur de chapeaux. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. il. E4 ; E6 ; M5 n 09 153, 456 ; Q. 1940.

Carron Pierre-Claude, 58 ans, confiseur. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. L. 1735 ; Q. 1940 ; Mn.

* Carrouge (veuve). 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E4 ; E6 ; M5 n°« 109, 502 ; Q. 1940.

* Carte, commissionnaire et marchand. 22 vend., 7 pluv.'III. Même détail. E4 ; E6 ; Q. 1940.

* Cartier Louis-Barthélémy (1), époux Gasquet Marianne, infirmier major à l'hôpital de la marine. 8 germ. III. A émigré le 28 frim. II. Décédé à Oletla (Corse) le 30 prair. III. r = 52 f. 66. E6 ; L. 296 ; M ; M4 n° 135 ; M5 n 03161, 561 ; Q. 1940, 2059.

Cartier Rose, fille du préc', 17 ans. A suivi son père à l'étranger. M2 n° 597 ; M6 n° 919.

Cartier Louis-Maurice, S" 7 ans. Rentré de Livourne vers le 1er frûct. X. M2 n° 993 ; M6n° 1100.

Castel Maximin, 32 ans, boucher. A émigré le 28 frim. II « à cause de la terreur que lui inspirait le bombardement de la ville». S'est rendue Porto-Ferrajo. Rentré en France, par Nice, le 11 prair. m, sur la pinque génoise la Vierge des Carmes. G. 297, 313.

Castel Marie-Madeleine, née Reboul (veuve de Cadière Laurent, ménager à Evenos) (2), épouse en secondes noces du préc'. Mêmes détails. G 297, 362.

Castelas François. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. H. Q. 1940 ; Mn.

(1) Signalé sur E6 avec l'orthographe de Quartier et avec le prénom erroné de Benoît.

(2) Mère de Cadière Christine, de Cadière Marie et de Cadière Marthe signalées plus haut (Toulon).


- 559 —

Castellan. Exécuté en l'an H (Comm. révol.) pour avoir dit «qu'il valait mieux être gouverné par un roi que par une bande de coquins ■>. (Arch. comm. de Toulon : Police).

Castellan Jean, fils du préc', tailleur. A émigré le 28 frim. H. A sollicité en 1827 un secours de a la bonté du roi ». (Arch. comm. de Toulon-: Police).

Castellan Antoine-Sylvestre, pharmacien delà marine. Décédé à Damiette le 21 vend. Vin. Ml n° 205 ; M6 n° 951.

Castellan (ou Catalan) Cyprien, Membre de la municipalité sectionnaire pendant le siège. Signataire de l'acte d'aliénation de la ville. Décédé à Porto-Ferrajo le 14 vent. II. r = 34 f. 02. Ml n° 192 ; M6 n° 952 ; R ; Q. 2059.

Castellan Hippolyte-François, peinlre. Séjournait à Carthagène en therm. IV. L. 310.

Castellan Honoré, 33 ans, ouvrier maçon, r = 103 f. 16. M2 n°278; M6 n° 291 ; Q. 2058.

Castellan Joseph, 47 ans, lieutenant de vaisseau provisoire sur le Pompée. A émigré le 28 frim. II. Rentré d'Angleterre, par le Havre, vers le 15 therm. X. M2 n°990 ; M6 n° 1026 ; B. M. 60.

Castellan Louis-Jérôme, 39 ans, perruquier. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Mn.

Castellan Pierre-Etienne, 48 ans, maître voilier. Même observation. Mn.

* Castellane (veuvej. 7 pluv. UL E6 ; M5 n° 504.

* Castellane (de)-Mazaugues Elléon, né à Signes, au château de la Garcinière le 11 juin 1746, ancien chanoine de Soissons et ancien vicaire général de ce diocèse, évêque de Toulon sacré le 13 août 1786, ancien député du clergé aux Etats de Provence. 28 juin 1792, 7 pluv. III. A émigré en 1790 : s'est rendu d'abord à Nice puisa Udine (Frioul) où il est mort le 29 mai 1806. E2 ; E6;L. 285; B. M. 99 ; X.

Castillon. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940 ; Mn.


— 560 -

Castillon (de) Bruno, époux Anne de Marquezy, brigadier des armées navales, chevalier de Sainl-Louis, propr. au Caslellet. 28juin 1792. Etait décédé en l'an IV. r = 369 f. 53. E ; L. 289, 306 ; Q. 2058.

Castillon (de) Pierre-Louis, fils du préc'. L. 306 ; Q. 2058.

Castillon (de) Jean-François, 46 ans, major de vaisseau, propr. à Grignan (Drôme), Toulon. 5 sept. 1792, 7 pluv. III. E ; E6 ; M2 n° 308 bis ; M6 n° 455 ; Q. 2058.

* Castinel Joseph-Dominique, chirurgien de la marine. 22 vend. II. A émigré le 2S frim. II. Décédé à Signes le 15 pluv. Vl. E4 ; Ml n° 112; M6 n" 755 ; Q. 1940.

* Castinel Louis, officier de santé de la marine. 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. Mort à l'étranger vers l'an V. E6 ; L. 296 ; (Arch. comm. de Toulon : Police).

Castinel, née Guérin, épouse'du préc', 42 ans. A suivi son mari. Vivait à Toulon sous la seconde Restauralion. (Arch. comm. de Toulon : Police).

* Catalan Louis-Henri, maître perceur entretenu à l'arsenal. 22 vend.,|7 pluv. \\\. A émigré le 28 frim. II. E4 , E6; L. 316 > Q. 1940.

Catelin Françoise- Antoinette, née Maladieu (veuve). r= 216f. Q. 2058.

* Catelin (de) François-Alexandre, '45 ans, lieutenant de vaisseau sur le Commerce de Marseille. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. II. E-4 ; E6 ; M2 n° 147; M6 n° 224;Q. 1940 ; B. M. 60.

* Catelin (dé)-La Garde Marie-Blanche-Thérèse, née à Toulon le 8 août 1715, fille de Gaspard de Thomas, coseigneur de la Garde, capitaine d'infanterie dans le régiment de Royalvaisseaux, chevalier de Saint-Louis, capitaine général gardecôtes de la viguerie de Toulon, et de Marie-Anne de Monlolteu.


— 561 —

25 fév., 30 juin 1793. Décédée à Venise le 18 pluv. IV (1). E2 ; E4; L. 361 ; M ; M5 n° 112 ; Yl.

Çauvin Jean-Baptiste, 34 ans, cordonnier. M2 n°634 ; M6 n° 917.

, * Cacaillès Raymond, homme de loi. 7 pluv. III. E6\

Cavalier Louis, 27 ans, maître ferblantier. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Mn.

Cavalier Pierre, de Pélissanne (Bouches-du-Rhône), 40 ans, sergent de grenadiers. Même observation. Q. 1940 ; Mn.

Cavasse Claire-Catherine, née Alphéran (veuve). A émigré avant juin 1793. L. 286.

Cayol Elisabeth. M5 n° 506.

Cazon Louis-Lazare, époux Grue Claire, marchand. Décédé à ToulonTe 22 germ. m. M ; M4 n° 281 ; M5 n° 172.

Cazotte, capitaine de vaisseau. Commandant, du Généreux qui, le 25 août 1793, s'est donné le premier aux Anglais. Commandant de l'Aréthuse pendant le siège. S'est rendu sur ce navire à Porto-Ferrajo le 28 frim. II. A gagné l'Angleterre en germ. II après quelque séjour à Gibraltar A touché du gouvernement britannique une pension de 6000 livres et de Louis XVIII celle de 2400 francs. P ; C ; B. M. 60.

Célerout (ou Celeron) Benoît, d'Ambert (Puy-de-Dôme), 37 ans. Exécuté en l'an II (Comm. révol.). Q. 1940 ; Mn.

Chabaud, époux Mège. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Sa veuve, arrêtée aussitôt après son exécution, est restée en prison pendant six mois. Mn ; (Arch. comm. de Toulon: PoliceJ.

* Chabaud, bourgeois. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; Q. 1940.

(1) Son héritière universelle fut Louise Laincel, épouse de Laurent Loques (testament mystique reçu par Lespéron, notaire à Toulon, le 14 sept. 1790).

36


562

* Chabaud Alexandre, fabricant de bas. 22 vend., 7 pluv. III. Même détail. E4 ; E6 ; M ; M4 n° Il 1 ; M5 n°s141, 454 ; Q. 1940.

* Chabaud Honoré, traiteur. 22 vend., 7 pluv. ill. A émigré le 28 frim. IL Rentré en France le 26 vent. III. E4 ; E6; L. 347; M ; M4 n° 36 ; M5 nos 142, 455 ; Q. 1940.

* Chabaud Laurent, 36 ans, maître d'équipage. 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4; E6; M2 n° 551; M6 n° 916; Q. 1940.

Chabaud Louis-Toussaint, fabricant en soierie. Rentré en France, par Nice, le 13 fruct. X. M6 n° 785.

Chabaud Marie-Anne, née Irouard, 45 ans. M2 n° 600 ; M6 n°825. . .

Chabert. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

* Chabert (veuve). 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; M5 nos 116, 512; Q. 1940.

'Chabert (de)-Bernard Joseph, né le 28 fév. 1724 (fils de noble Joseph-François de Chabert, ce dernier enseigne de vaisseau, etde dame Madeleine de Bernard), chef d'escadre. 25 fév. 1793. Vice-amiral, commandeur de Saint-Louis, ayant assisté à la plupart des combats livrés par la marine aux Anglais dans les deux Amériques (guerre de l'Indépendance). Hydrographe distingué. Membre de l'Académie royale des sciences. Mort à Parisle5déc. 1805. E4 ; B. M. 99.

* Chabert (de)-Burgues Anne-Marguerite, née Chapelle (1) (veuve de Michel-Annibal de Chabert-Burgues, ce dernier coseigneur de Léry), 65 ans. 22 vend., 7 pluv. 111. A manifesté des sentiments sectionnaires. A émigré le 27 frim. IL Séjournait en France en prair. IV. A obéi à la loi du 19 fruct. V. Maintenue

(1) Signalée sur E4 avec le nom de Chapelle. Mère de Marguerite qui épousa Charles-Marie Vidal dont le fils, Vidal de Léry, fut général de brigade ; de Marie-Catherine qui épousa le capitaine de vaisseau Louis-François de Venel ; etde Sophie,


- 563 -

sur la liste des émigrés par arrêté du Directoire exécutif (8 brum. VIII). Etait en France en mess. IX. E4 ; E6 ; L. 292, 296, 299, 352, 361 ; M ; M4 n° 85 ; M5 n°» 117, 174 ; B. M.99 ; Q. 1940.

• Chabot Marc-Antoine, 36 ans, menuisier. M2 n° 243 ; M6 n° 223.

Chabran Jacques, époux David Jeanne, marchand toilier. A émigré le 28 frim. II. Rentré en France le 25 vent. III. L. 290, 347, 349, 361.

Champigné (ou Champeigné) Jean, de Richelieu (Indre-etLoire), 46 ans, épicier. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Q. 1940 ; Mn.

Champmartin (de) Samson-Joseph, capitaine de vaisseau. A prêté serment de fidélité à la Constitution de l'an VIII, le 26 fruct. X, devant le préfet des Bouches-du Rhône. M6 n° 1541.

Chanuel Marie François, de Dijon, 34 ans, orfèvre. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. IL Mn.

Chanuel Marguerite-Rose-Marie, née Grival (veuve). Son père, chef armurier, s'est brûlé la cervelle vers le 28 frim. II parce qu'il « craignait le supplice que lui réservait son dévouement aux Bourbons». M5 n° 656 ; (Arch. comm. de Toulon: Police).

Chapelle Etienne, 41 ans, maître d'équipage. M2 n° 565 ; M6 n° 915.

Chapuis Marie-Mariette-Reine, née Dollone (1) (veuve). A émigré le 29 frim. II. L. 291, 306.

Charbonier. Fusillé sans jugement vers le 30 frim. II. Q. 1940; Mn.

Chardon Christophe, 36 ans, second maître canonniersur lafré gale la Perle. A fui en Angleterre le 28 frim. II. A combattu à Quiberon où il a reçu deux blessures, puis en Portugal. Gardien

(T) Fille de Dollone Noël, marchand drapier, et de Chabaud Monique, cités plus bas.


- 564 -

à Toulon, en 1827, avec la paye de 22 sous par jour, des bâtiments de l'armée. A sollicité à cette époque un secours de « la bonté du roi ». (Arch. comm. de Toulon : Police).

* Charebert (fille de Barthélémy). 22 vend., 7 pluv. III. A émigré le 28 frim. IL E4 ; E6 ; M5 nos 118, 514.

* Chartroux Marie. 7 pluv. Hl. E6 , M5 n° 516.

Chatron Rosalie-Madeleine, née Paul, 23 ans. M2 n° 852 ; M6 n°1367.

* Chaubry (les deux enfants) (I). 7 pluv. III. E6 ; L. 290 ; B. M. 99.

Chaudier André, de Rochefort, 23 ans, épicier. M2 n° 395 ; M6 n° 89.

* Chaulet (ou Cholet) Pierre, 51 ans, gardien journalier aux bât