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Notice complète:

Titre : Bulletin de la Commission des antiquités départementales, Pas-de-Calais

Auteur : Pas-de-Calais. Commission départementale des monuments historiques. Auteur du texte

Éditeur : A. Thierny (Arras)

Date d'édition : 1849

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 2432

Description : 1849

Description : 1849 (T1).

Description : Collection numérique : Fonds régional : Nord-Pas-de-Calais

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5730050d

Source : Bibliothèque nationale de France, département Collections numérisées, 2008-205756

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32722411h

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 17/01/2011

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» pependit'in ligno. Propterea et hic (Gen. 1. c.) vide quid » adjungat : et in sanguine uvoe amictum suum, etc. »

» Déjà donc nous savons la manière dont ce grand docteur entendait ces mots mystérieux. Pour lui, il est évident que c'est le Sauveur lui-même qui est figuré dans la grappe de raisin et dans ce que le langage énergique de la Bible appelle le sang'Ûu. raisin.

» Dans le même ouvrage, au chapitre 31, il explique la grappe de raisin dans le même sens : « Videat botrum de terra pro» missionis in liguo pendentum. » (Num. 13, 24.)

» Dans un sermon sur le psaume 55 (Enarraliones in psalmos, tome 36 de la Patrologîe de M. Migne), saint Augustin s'étend avec une éloquence touchante sur la nécessité des souffrances et des tribulations pour le chrétien, et toujours il suit l'allégorie biblique du raisin et du pressoir. Voici quelques-uns de ces passages délicieux :

« Primus botrus m torculari pressus est Christus. Cum ille » botrus passione expressus est, manavit illud unde calix ine» brians quam proeclarus est ! » (Ps. 32, 5.)

» En vérité, ne croirait-on pas ici voir encore notre tableau lui-même, et jusqu'à ce sang, ou ce vin, qui coule de la cuve dans le calice que soutiennent les anges? Rien ne manque à la description, ni le raisin, ni le pressoir, ni la croix de la passion, ni le calice du salut. Mais continuons notre examen :

« Dicat ergo et corpus ejus (l'Eglise), intuens caput suum » (son chef, Jésus-Christ) : Miserere mei, Domine, quoniam

» conculcavit me homo : tota die bellans tribulavit me Si putas

» te non haberc tribulationem, nondum coepisti esse christia»

christia» Cum autem coeperis in Christo pievivere, ingressus

» es torcular, prsepara te ad pressuras ; sed noli esse aridus, » ne de pressura nihil exeat. »

«Toujours le pressoir, la vendange, l'allégorie étendue de Notre.-Seigneur à l'Eglise elle-même et à chacun des chrétiens.

« Tenetur in torculari corpus ejus, id est Ecclesia ejus (Eph. » 1, 22, 23). Quid est, in torculari? In pressuris. Sed in torcu» lari fructuosa pressura est. Uva in vile pressuram non sentit, « intégra videtur, sed nihil inde manat : mitlitur in torcular, » calcatur, premitur; injuria videtur fieri uvse, sed ista injuria » sterilis non est; imo si nulla injuria accederet, sterilis rema» neret.

» Ab altitudine diei conculcaverunt me inimici mei Ma die, hoc » est, toto tempore. Ab altitudine diei, hoc est a superbia tempo« rali. Quando enim conculcant, allisunt : humiles suntqui con» culcantur, alli sunt qui conculcant. Sed noli timere altitudinem » conculcantium; diei altitudo est, temporalis est, non a?terna.»