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Ir^nU-cinquième année.— N'iSn.

(ALGÉIW)

Vendredi, 18 Octobre 1895.

BOURSE DE PARI S 17 Octobre 1895.

Dernier Cours an Comptant

i Trois pour cent... 100 25 Trois p. 0/o amortis. 100 20 Trois 1/2 p. 0/0 106 55

Dernier emprunt 00 00

Raschgoun

Arsenal et Port militaire Algérien

A MONSIEUR DÉCHAUD,

Echo d'Or an. Ce n'est pas une polémique que je veux entreprendre, mais dans l'Echo du 14 courant vous émettez -la prétention'que, construire un arsenal à Raschgoun, serait vouloir protéger Un pays aride et sans resdu

resdu

C'est un point de vue nouveau: que celui auquel vous vous placez, et il ne me serait jamais venu à l'idée que Cherbourg arsenal ait été crée pour protéger Cherbourg ville, pas plus que Brest, pas plus que Lorient, Rochefort ou Toulon ; et moi naïf j'aurais supposé que pour des villes comme Alger, Oran, etc. la présence d'un arsenal et d'un port militaire indépendammsnt dés obligations gênantes qu'ils créent,

en temps de paix, seraient encore bien plus dangereux en temps dé guerre.

Je sais bien que le patriotisme ne compte pas avec les dangers et les pertes.

L'idée de construire l'arsenal près d'une grande ville pour s'approvisionner n'est pas banale non plus, et j'avoueque commeThéoricien vous êtes fort mais j'aurais encore supposé que en tant qu'Algérien il y aurait surtout lieu de demander la diffusion des centres plutôt que la concentration absolue que vous réclamez.

Soyez d'ailleurs convaincu que l'arsenal se créerait lui-même et rapidement une ville;

;':#^:^T;>r1J:,'-vi;y^ï,

Vous dites vous-même que le

danger viendra par Gibraltar, que

c'est du côté de Gibraltar que l'on

doit se défendre, et par une logique

que vous me permettrez dé trouver

étrange vous trouvez Raschgoun

trop à l'ouest.

Voyez-vous d'ici le major de la garnison d'Oran faisant placer sur le Santa-Cruz les factionnaires du parc à fourrages !

Raschgoun trop à l'ouest, vous

proposez donc Mers-el-Kebir, ou Alger, pourquoi pas Bizerte que vous repoussez ou même si on peut Alexandrie d'Egypte.

Si vous négligez la distance de Raschgoun à Alger pourquoi ne pas négliger celle d'Algerà Bizerte ? lia création de l'arsenal algérien ne doit pas dites-vous protéger les intérêts des spéculateurs.

Vous avez raison, mais doit-il : être crée spécialement pour augmenter les affaires des négociants d'Oran ou d'Alger ? «■• •» '<■■

Les arsenaux entraînent par îeur ; création une population ouvrière -considérable dont la mission est d'exécuter et entretenir notre ontil] làge militaire et non déguster des écransdanslésicantinesdés bis trots.

est ùii journal voyant dé haut les choses et se plaçant à un point de yuepalriotiquement utile, n'a pas dédaigné délire les argumente donnés par le Courrier de Tle/ncen et les a compris et admis parce qu'il n'a vu que l'Intérêt général français, qui seul doit être consultédans des questions touchant à l'existence nationale, tandis que les journaI listes Oranais n'ont vu et ne voient que l'éternelle question du COMMERCE D'ORAN.

Je vousapprendrai donc encore : que Raschgoun, indépendamment de sa situation stratégique à l'embouchure de la Tafna commande l'entrée de la vallée de ce nom qui; au lieu d'être unpays aride eisans ressources, est au contraire d'une fertilité admirable sans comparaisonavec le reste de la province, et que cet avis n'est pas le mien seul, car il a été émis il y a déjà longtemps par l'un des plus grands hommes que l'Algérie ait eu à sa tête, j'ai nommé le Maréchal Bugèaiid. . . Xk.

Bref : Rascljgoun doit être arsenal et port de guerre parce que :

Raschgoun est le point le plus sûr, le plus à l'ouest et comme en

Sa rade est protégée par une île sur laquelle à peu dé frais on peut établir des batteries formidables.

Sur la côte même des batteries peuveut être construites de façon h. couvrir et à battre la rade elle-même et ses entrées.

Les bassinset cales de réparation peuveut être, à peu de frais relativement, établis dans l'intérieur des terres avec la Tafna comme chenal, de façon que tous les bâtiments, ateliers, navires à réparer

t VARIETES» —

Les étés rigoureux

Un élève de rEcole des Chartes devant lequel on se plaignait ces temps derniers de la chaleur tropi-: cale dont souffraient lea Parisiens, prit la parole de la façon suivante : L'été tardif dont vous voua plaignez, Mesdames et Messieurs, n'est pas l'un des plus rigoureux qui aient pesé sur la Capitale de la France, Gomme peuvent s'en c©n>- vaincre ceux qui passent leur vie le nez plongé danfe les vieux parchemins.

Lisez la Chronique de Saint£>enis, vous y verrez qu'en l'an 9001a chaleur fut telle que l'hydro*

phobie se déclara chez les poules ; on nomma plus tard cette maladie : Pépie !

En l'an 1000 l'intensité de la chaleur vint confirmer le bruit depuis longtemps répandu que le monde allait finir parle feu.

C'est à un des étés les plus rigoureux que Paris doit l'invention de sa boisson nationale.

Jehan Chaffaroux de la paroisse de la Croix du Trahoir, voyant les Parisiens altérés comme dés crocodiles eut l'idée de leur vendre une liqueur qu'il baptisa du nom dé Coco, on n'a jamais pu découvrir h secret dé cette éthytnotogie.

Plus tard Saint-Louis réunit les marchands de çoeo en corporation et leur donna des statuts qu'ils

j conservèrent jusqu'à la Révolution ; ces privilèges disparurent avec tous les autres dans la tourmente !

Aujourd'hui les marchands de coco, le3 vrais, avec leur fontaine monumentale et brillante sur le dos sont de plus en plus rares.

Eh 1200 quelques cailles tombent du ciel, on s'aperçoit qu'elles sont rôties. Depuis, ce phénomène ne s'est plus reproduit et pourtant : combien de gens sont restés, bouche ouverte, à l'attendre !

En 1300 les ibis se montrent sur la Seine.

; C'est en l'an 1400 que le Prêoot

des Marchands Juisênal des Ursins

Ursins un sieur Petrus Di'■".«■

Di'■".«■ en raison des grandes et insolites

insolites est-il dit dans la charte de concession, â construire un lieu fermé en planches où pourront s'esbaudir et s'esbattre dans l'eau les bourgeois de Paris.

Ceci est l'origine de nos. écoles de natation, le prix d'entrée fut fixé à 3 deniers par personne.

L'Ecole de natation pour femmes ne fut fondée que sous le règne de Henri IV.

Dans le siècle suivant les rigueurs de la température donnent à un marchand de parapluies l'idée de fabriquerdesombrclles. Madame de Maintenon essaye la première Ombrelle devant Louis XIV.

Le gnand roi daigna se montrer satisfait !

Je pourrais, ajouta l'élève de

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