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Title : Le Petit Parisien : journal quotidien du soir

Publisher : (Paris)

Publication date : 1919-05-15

Contributor : Roujon, Jacques (1884-19..). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 126844

Description : 15 mai 1919

Description : 1919/05/15 (Numéro 15437).

Description : Note : Ed. de Paris.

Description : Collection numérique : La Grande Collecte

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k566895k

Source : Bibliothèque nationale de France, Gr Fol-Lc2-3850

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34419111x

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 01/08/2008

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le problème russe CE QUE FAIÎJ/ANGLETERRE Tant qu'il ne sera pas résolu, il faut continuer à parler du problème russe et ii lui chercher une solution. On ne peut, en effet, concevoir une paix générale de l'Europe, dont la Russie reste exclue. Et ce n'est pas résoudre une difficulté que Orle l'écarter.

L'Europe ne peut se passer du travail russe. La Russie, avec ses immenses richesses agricoles et sa main d'œuvre inépuisable, est un facteur nécessaire en ̃Europe, Naguère, elle exportait des millions de tonnes de blé, de céréales, du bois, du pétrole, du lin, etc. Si l'exportation russe manque, chaque habitant de H'Europe en sera plus pauvre et sera rationné. La rareté des produits amènera un renchérissement de la vie, et has un gouvernement ne peut être indifférent à la question de la vie chère. Aujourd'hui, sous le régime bolchela Russie, bien loin d'être en état d'exporter. ses richesses, n'arrive pas à ec nourrir elle-même. On meurt de faim «'Il Russe, c'est un. l'ait, et l'on arrive à ̃jCt comble de paradoxe, que l'on nous Demande maintenant d'aller ravitailler Au point de vue politique, nous faisons tous des voeux pour que la Société des nations assure le développement harmonieux et pacifique de l'humanité. Mais aux yeux de ses promoteurs mêmes, la Société des nations n'est pas une panacée. Elle ne transformera pas le monde par un coup de baguette ma£ique. Et nous ne pouvons pas nous défeintér&sser de la question de l'équilibre européen. ,La Russie sortira de la crise Violente qui la terrasse. Le bolchevisme, à mille signes qui ne trompent pas, et la nouvelle attitude de Lenine, en particulier, touche a sa fin. Elle en sortira comme d'une affreuse maladie, épuisée, sans forces, incapable de se relever par elle-même et de remettre en valeur les magnifiques richesses dont la nature l'a douée. Elle aura besoin d'argent elle aura besoin de spécialistes, de techniciens et de financiers.

Qui les lui fournira, si ce n'est nous L'Allemagne

L'Allemagne qui connaît admirablement la Russie, qui y a travaillé déjà, y enverra ses innombrables commis-voyageurs, et les techniciens qui ne lui manquent pas. Elle entreprendra "le relèveMent et l'exploitation de la Russie. Elle y trouvera la revanche de la guerre qu'elle a perdue en Occident. Grâce la Russie, dans dix ans d'ici, elle sera plus forte et plus riche que jamais. Est-ce pour cela que nous avons gagné la guerre ?

La France a porté, plus que toute autnc, le.fardeau de la guerre.

Sera-t-elle la derrière des puissances il recueillir les fruits de la victoire ? Regardons oe qui se passe chez nos voisins, alliés et amis, les Anglais. L'Angleterre a hésité un peu devant la question boichéviste. Puis elle a pris un parti. Dans son dernier discours, M. Lloyd George a déclaré qu'on ne pouvait reconnaître le gouvernement des soviets et en même temps que l'Angleterre ne pouvait abattre ledit gouvernement par une expédition militaire.

Mais les Anglais sont gens bien trop pratiques pour croire que le problème russe sera résolu par une politique négative. Ils savent les intérêts immenses que l'Angleterre a en Russie (moins grands que ceux de la France) ils ont compris aussi qu'au point de vue politique et économique, il ne faut pas laisser la Russie à l'Allemagne.

Alors, que font-ils ?

Ils sont à Arkhangel, gouvernement grand comme la France, dont les richesses forestières inexploitées suffisent à payer les quinze milliards que la Russie leur doit, et cela sans que la Russie 6'appauvrisse. Les troupes régulières anglaises qui étaient à Arkhan'gel doivent être rappelées, car les soldats qui ont fait la guerre ont le droit de rentrer chez eux à leur tour de démobilisation. Mais le gouvernement, qui ne veut pas abandonner Arkhanged, et il a raison, r- a fait appel à des volontaires. L'a-t-on suffisamment fait savoir en France ? Les volontaires ont répondu avec enthousiasme à la demande du gouvernement. Les corps nouveaux partent et sont partis pour la relève à Mourmansk et à Arkhangel.

Au sud, les Anglais occupent tranquillement et sans être obligés de se battre, le Caucase. Le Caucase, porte de la Perse,'le Caucase, riche en pétrole, riche en manganèse, riche en bois, en cuivre, en chutes d'eau.

Ce n'est pas tout. Un nouveau parti. le parti national et démocratique, dont le leader e*t M. Page Croft, vient de se fonder à la Ghambre des communies, et il est décidé à s'intéresser, de -façon active, à la question russe. Il vient d'envoyer Un télégramme au général Youdenitch, qui travaille à organiser des forces antibolchevistes en Finlande, et lui promet un concours matériel et technique, et du ravitaillement pour le jour où il entrera à Petrograd.

Il y a plus encore. Une flotte britanni- que se dirige vers Helsingfors et une entente se dessine entre Finlande et Angleterre. Quel peut en être le but, sinon Petrograd ?

Les Anglais ont raison. Ils savent où ils vont.

Mais nous, mais la France, où est-elle tn Russie ? t Que-*fait-elle pour préparer son ac- tion dans ce pays où elle a des intérêts j immenses ? Claude ANET.

Les délégués autrichiens sont Sâint-Germaïn Ce n'est que vers le milieu de la semaine prochaine que leur, sera remis le texte des préliminaires de paix

En haut, au «Mitre, M. Renner, chef de la délégation a >»i gaucho., le préfet, M. Chalell à sa dmite, le commandant Bourgeois et un officier italien. En bas, il frauchr. le Dr Klein en automobile et, à droite, un groupe de délégués autrichiens photographié* a leur descente du train

vous vous souvenez de l'arrivée des principaux délégués alle.mands. Le spectacle n'était pas sans grandeur. En mettant les pieds sur notre terre de France. ils rectifièrent leurs attitudes, retrouvèrent leur raideur militaire et quand le chef, le comte de Brockdorff-Rantzau, satua le préfet de Seiue-et-Oîs« AVec sa-MÏJàtraétioa hautaine, son silence semblait dire « Nous avons consenti à venir. Mais nous ne sommes pas des vaincus. C'est une autre partie qui commence et vous ne nous avez pas encore » Hier, de l'avis de tous les assistants, l'impression fut différente. Etait-ce la beauté d'une journée de printemps, le cadre champêtre d'une petite gare avec ses gros bouquets de lilas qui influençaient notre jugement ? Nous ne le pensons pas. Quand il s'agit de relations diplomatique, il ne saurait étire question de sentiment. A la vérité, lorsqu'à six heures du soir, le train de la délégation autrichienne stoppa dans la gare de Saint-GermainGrande Ceinture, nous nous trouvàmes par comparaison avec 'hes Allemands devant un autre peuple, devant une autre race. Certes, nous n'avons garde d'oublier que la. diplomatie autrichienne passe pour La plus habille, la plus ruséé de toutes les diplomaties de l'Europe. Attendons patiemment nous la verrons bientôt à l'œuvre..

Pour l'instant, c'étaient les délégués qui 'nous intéressaient mais ils tardaient à se montrer; quelques hommes apparurent aux portières, trois femmes, trois dactylographes sans doute, regardèrent avec curiosité les groupes d'officiers, de journalistes, qui se précipitaient. L'une d'elles ajusta sur son nez son face-à-main et lorgna l'assemblée, comme au théâtre. Dans le- wagon-restaurant, j'aperçus un vieil employé coiffé d'une sorte de shako et qui' rappelait, avec ses blancs favoris, l'empereur François-Joseph. Mais soudain, d'un marchepied, descendit un homme court, robuste, habillé d'un vêtement gris, et dont les yeux bleus pétillaient d'intelligence, de vie, derrière des lunettes d'or. C'était le président Renner. Visage sérieux, affiné, de savant qui s'était longuement penché sur des livres. Mais ces regards-là n'avaient pas seulement déchiffré des grimoires, ils avaient fixé la vie avec acuité, pour la pénétrer, la comprendre. Quelles idées, quels projets apportait cette tête spirituelle et pensive ?

Devant le préfet, M. Chaleil, qni vint protocolairément l'accueillir, M. Renner resta découvert, et c'est, le chapeau à la main qu'il répondit. D'abord il s essaya en français, risquant quelques mots. Je m'excuse, commença-t-il, de ne pouvoir m'exprimer dans la langue française. » Ensuite il poursuivit en allemand et un interprète autrichien traduisit ses paroles Je suis très sensible à l'accueil amical qui m'est fait. C'est la première fois que je vois la France, j'espère bien que je m'acquitterai de ma tâche avec le cœur aussi joyeux que celui que j'apporte c.hez vous. Il y avait bien de la finesse, bien de la malicé dans ces yeux Meus-le il faudra les voir quand ils se pencheront sur nos préliminaires de paix. En ce moment, ils souriaient, ces regards de bibliothécaire, comme s'ils apercevaient, sur le livre ouvert de la France une riche et rare reliure. Une fois les présentations faites, le docteur Renner, suivi de ses collaborateurs, traversa la petite gare pour gagner les automobiles mises à la disposition de la délégation autrichienne, Le professeur Lammasch, grave, sévère avec sa longue barbe blanche, s'installa dans une voiture, en compagnie de sa femme et de sa fille.

Les journalistes et les secrétaires attendirent quelques minutes sur la place. Parmi les premiers, je reconnus M. Frischauer, l'ancien correspondant à Paris de la JVewe Freie Press. Il y a nuinze ans, on rencon- trait le journaliste viennois dans bon nombre de salons parisiens. II trouvait alors quelque charme à notre esprit. Survint la guerre et nous n'eûmes pas de pire ennemi que lui. Il brûla, souilla tout ce qu'il avait fêté, vanté nous ne disons pas adoré. Maintenant, il reparaissait, blême, jaunâtre, tenant une canne et un parapluie 1

dans la' môme main, émbarrassé de son cigare. Avait-il compris qu'il ne faut jamais médire de. la France, que cela porte, malheur Cependant, M. Frischauer et ses concitoyens allaient jouir encore une fois de notre hospitalité. Les automobiles' emmenèrent la délégation autrichienne vers tes" niai sofus T*r rue de .Médicis. De leurs jardins, ils dérouvriront Paris, ce Paris que leurs alliés avaient juré de conquérir.

En pleine préhistoire

Je n'avais pu visiter les villas de MM. Théodore et Joseph Reinach mises à la disposition des délégués autrichiens, mais j'étais sûr que chacune était la maison du sage avec des- livres, des bibelots précieux et un silence plein de méditation. Pour me dédommager, j'ai parcouru tes salles du Musée de Saint-germain où aura lieu .la remise des prélianinaires de paix. Quand ils tes connaîtront, les dél-égués autrichiens y trouveront une ample matière à des dissertations sans fin, eux qui se piquent d'être les gens les plus raffinés, tes plus civilisés de l'Europe. On leur a réservé les salles préhistoriques.

Leur salle de conférences, où ils devront méditer sur les problèmes de la paix, est consacrée à la pierre éclatée. Quand ils travailleront, sur le tapis rouge qui cnuvre uniformémeut toutes les tables, ils pourront contempler la carte de la Gaule, de notre vieille Gaule,.qui n'a jamais désespéré, même aux plus sombres minutes du destin. Dans leur salle de repos car il. y a une salle de repos ils verront un soldat romain tout droit, prêt au combat, ayant au pied une chaussure trouvée à Mayence. Et ils penseront à leur alliés, qui les forcent aujourd'hui a contempler ce brodequin un peu loin du Rhin. Ils verront aussi un dessin représentant les tranchées creusées par les premiers légionnaire de Rome ils verront bien autre chose des silex taillés, des armes grossières, tout l'arsenal des hommes des cavernes. Ainsi tous ces civilisés vont vivre dans l'atmosphère de la préhistoire, et sans doute en tireront-ils quelque protit. Il n'est pas impossible que plusieurs d'entre eux songent

1 LE TRANSFERT DES RESTES DE MISS CAVELLI

La photographie représente la levée du corps au Tir national à Bruxelles. Des canonniers anglais placent le cercueil sur l'affût d'une pièce d'artillerie de campagne

non sans mélancolie, que ce sont juste- I ment leurs alliés, les Allemands, qui, pen- dant quatre ans, ont forcé l'univers à réIrograder. Ce sont ces remueurs de terre, ces lourds guerriers digne-s des époques disparues, qui nous ont ramenés à l'âge des cavernes, en obligeant des millions d'hommes à vivre dans des fossés d'eau et de boue.

Et si les délégués autrichiens veulent qu'à l'avenir jamais pareil retour à la barbarie ne puisse affliger le monde, ils n'auront qu'à l'affirmer solennellement, par' un geste, par une. signature.

Nous allons voir ce que signifie le regard malicieux, arvisé, du chancelier Renner. Jean VIGNAUD.

LA DATE DE LA REMISE

$ DES PRÉLIMINAIRES DE PAIX /On ne croit pas -que le texte des préliminaires qui concernant l'Autriche allemande soit remis anx délégués. arrivés à Saint-Germain avant le milieu de la semaine prochaine. Ce document sera très développé.

A LA CONFÉRENCE

L'ITAUElfL'AFRIQUE Les conversations officielles et officieuses continuent à Paris au sujet de Fiume et de l'Adriatique. Mais le résultat n'est toujours pas en vue et aucun compromis ne s'est encore esquissé.

Ce n'est pas seulement dans l'Europe sud-orientale que le cabinet de Rome fait valoir ses intérêts et ses droits, c'est aussi en Afrique. Il allègue l'article 13 du -pacte secret de Londres,, en date du 16 avril 1!M5, qui prévoit qu'au cas où la France et l'Angleterre accroîtraient leurs possessions sur le continent noir, il pourrait réclamer des compensations aux frontières des colonies italiennes de l'Erythrée, de la Somalie et de la Libye.

p> Une commission, composée de lord Milner ^Angleterre), Henry Simon (France), et de Martino (Italie) examinera ce problème. A maintes reprises, les congrès coloniaux italiens ont envisagé, la possibilité, pou¥ leur pays, de revendiquer I fi Hinterland » de la Tripolitaine, le Cameroun (de façon à avoir un débouché sur J'Océan atlantique), une. partie de l'Afrique orientale britannique et de notre côte des Somalie.

On serait assez disposé à céder à l'Italie deux des saillants de la frontière tunisotripolitaine, une partie du Somaliland britannique et un territoire au nord de Djibouti.

Les Cinq ont réglé hier différenties questions. Ils ont décidé, en particulier, que les troupes de marine anglaises occuperaient les districts du Sleévig où aurait lieu le plébiscite.

La commission des affaires polonaises a entendu MM. Sasonof et Maklakof. LE COLONEL HOUSE CONFÈRE AVEC LES DÉLÉGUÉS UKRAINIENS Le 13 courant s'est tenue à l'hôtel Crillon une conférence entre le colonel House et les délégués de la République ukrainienne, MM. Sydorenko et Paneiko. assistés du sénateur américain James Hamill, du Dr Bilik et de M. Ivan Petrouchevitch, délégués des Ukrainiens d'Amérique et du Canada.

Un échange de vues a eu lieu sur toutes les questions concernant la République ukrainienne.

Les renforts anglais en Russie (DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICTOIEB) Londres, 14 mai.

Les départs dt, troupes de renfort pour la Russie du Nord continuent.

Aujourd'hui un nouveau transport, le Ménominée ayant à bord un mi Hier d'hommes, pour la plupart des artilleurs de l'armée de terre et de la marine, a quitté tes docks de Londres pour Arkangei.

Brockdorff-Rantzau a remis

trois nouvelles notes Si les manifestations se poursuivent à Berlin contre les préliminaires, Brockdorff-Rantzau n'en continué pas moins à rédiger des notes.

Ce sont trois documents différents qu'il a communiqués dans la soirée de mardi. Le premier visait les reaponsabilités. Tout en reconnaissant que l'Allemagne devait des réparations pour les dommages causés, il s'efforçait- de diviser ces responsabilités et d'en rejeter une partie 'sur les adversaires do l'empire.

Le second avait trait à la situation économique de l'Allemagne, et tendait à montrer que cette situation était quasi-désespérée. Tout, en effet, disait-il, manquait ou allait manquer, puisqu'on prenait à l'Etat germanique sa houille et sa postasse, qu'on le privait de sa marine marchande, qu'oh lui refusait les matières premières, etc.

Le troisième document, le plus développé, concernait les cessions territoria- les. Il étudiait minutieusement chacune d'elles en partant de la Sarre, de Mores-net, de Malroédy, etc., et confrontait les reven- dications de l'Eptente avec les thèses LA RÉPONSE DE M. CLEMENCEAU SUR LA LÉGISLATION DU TRAVAIL En réponse la note de Brockdorff- Kantzau du 10 mai, que nous avons publiée hier, M. Clemenseau a répondu ainsi « Paris, le 14 mai

J'ni l'honneur de vous accuser réception de votre lettre pu 10 mai relative à la législation internat/onale du travail, ainsi que do votre projet de convention sur la législation ouvrière internationale.

» La réponse des gouvernements alliés fet associés est la suivante

IL- note de la déclaration faite par les délégués allemands que la paix intérieur et le progrès de l'humanité dépendent de lu solution des questions ouvrières et ils sont convaincus que de telles solutions seront rendues pius faciles dans 1 avenir, lorsque les esprits des hommes seront libères de la crainte de la guerre, lorsque l'industne sera soulagée de ce fardeau rles armemena que le militarisme alletinund faisait peser HnL^n-treizî?rn^ partie du projet de conditions de paix prévoit les moyens par lesquels de telles conditions peuvent être apportées et la deuxième sectiQn de cette même partie expose les plinci- pes qui guideront progressivement l'organisation internationale du travail ainsi que la Société des L'article indique clairement que l'ëniimë.ration des principes opposée n'est pas limitative Le but de 1 organisation créée est de poursuivre le déve lopperaent constant du régime inlernational du travail

ici le droit pour voWpj™ de participer à l'organLsatkMi internationale du la Société des na-tioos, conformément à l'article premier du traité

3° Il n'a pas été jugé nécessaire de convoquer une conférence du travail.

Les conclusions de la conférence syndicale de Berne, qui sont reproduites dans le projet de convention sur la législation ouvrière internationale auquel se réfère le premier paragraphe de votre lettre du 10 courant ont déjà été étudiées avec l'attention la plus minutieuse. Les représentante des syndicats ouvriers ont pris part à l'élaboration des articles des i-.nndi-tians de paix relatifs au travail, ainsi qu'il résulte de l'annexe à la. 21 section de la X3« partie, page 200. Le programme de la session de la conférence internationale du travail qui doit se tenir à Washin,qton en octobre prochain, comprend les plus importantes des questions soulevées à la conférence syndicale de Bewie. Les syndicate ouvriers seront invités à participer à la conférence de Washington et elfe sera tenue süivant, des règles définies qui prévoient la suite à donner à ces conclusions sous réserve seulement de l'assentiment des autoéités compébentes des pays représentés. ue projet de convention sur la/ législation ouvriè're internationale préparé par le gouvernement allemand présente une lacune. Il rne contient aucune disposition prévoyant une représentation des travailleurs à la conférence internationale proposée par son article 7. Il est également inférieur aux dispositions présentée dans la 13' partie des conditions de paix, sur les points suivants a) Une période de trois aan-ées est proposée comme intervalle maximum entre deux conférertces (art. 7). Les conditions de paix proposent un an (art. 309).

bj Chaque pays dispose d'une voix (art. 7). Les conditions de paix donnent une voix à chaque délégué,, qu'il «présente le gouvernement, les employeurs ou les travailleurs salariés (part. 390.)

c) Les résolutions n'ont un caTaotère obligatoire que si Edles sont adoptées par une majorité des quatre cinquièmes des pays participant au vote (art. 7). Dans les conditions de paix, une majorité des deux tiers seulement des votes émis devra être nécessaire au scrutin final pour l'adoption ou la recommandation d'un projet de convention (art. 405).

Les gouvernements a:lliés et associés sont, on oonséquen'Oe, d'avis que leurs décisions donnent satisfaction au souci que la délégation altemada manifeste en faveur de la justice sociale et qu-'elles assurent la réalisation de réformes que les classes ouvrières ont plus que jamais le. droit d'atteindre, après l'épreuve cruelle à laquelle le monde a été soumis pendant les cinq dernières amtéc.ï.

Des Américains prêtent 30 millions de dollars aux lainiers de Roubaix et de Tourcoing Lille, 14 mai.

M. Exbrayat, directeur au ministère de la Reconstitution industrielle, s'était rendu à Londres pour chescher à résoudre la question du ravitaillement en laines des usines de Roubaix et Tourcoing. Bradfort, en effet, paraissait vouloir accaparer tout le marché anglais, .ce qui eût empêché le relèvement de Roubaix-Tourcoing, puisque l'Angleterre est la maltresse du marché des achats. La question des livraisons s'est arrangée, mais il restait celle des crédits. Elle est aujourd'hui résolue, M. Jules Lorthiois, de Tourcoing, ayant réussi à intéresser à l'affaire un groupe, de banquiers américains, qui ont consenti aux lainiers de Roubaix et Tourcoing un prêt de 30 millions de dollars. (Radio.) Lille, 14 mai.

L'amiral Batson, commandant en chef des forces navales américaines, est arrivé à Lille aujourd'hui à midi.

Au cours d'une entrevue avec le préfet, il informa celui-ci que des équipes de marins américains seraient, très prochainement, envoyés dans les régions du Nord libéré pour y monter les nombreux baraquements que le gouvernement américain a récemment cédés à la France.

Certainement le feu n'a pas suffi à Landru CET HOMME FUT SURTOUT

UN SINISTRE BOUCHER

Que Landru, boucher sinistre et probablement irresponsable, ait tenté de faire disparaître par le feu certaines parties des cadavres des malheureuses fiancées qu'il menait l'une après l'autre à l'étal au lieu de les conduire, comme il le leur avait laissé espérer, au pied des autels, la chose n'est pas douteuse. Les débris d'ossements calcinés trouvés à Gambais et à Vernouillet, les fumées empestées qui incommodèrent, dans ces deux localités, ses voisins les plus proches, le prouvent surabondamment. On admet aussi qu'il n'a pu procéder à son infernale cuisine qu'après avoir dépecé les corps de ses victimes.

Ceci posé, quels procédés de combustion a-t-il employés ? Les hommes de science hésitent à répondre à la question.

Les uns, se basant sur la découverte de briques, de carreaux de faïence, de parois de fourneaux, de morceaux de mâchefer incrustés de fragments osseux et ayant, de toute évidence, été soumis à l'action de hautes températures, penchent pour un feu de charbon entretenu dans une cuisinière, à moins que ce ne soit dans une cheminée ou un petit four crématoire construit en plein air.

Les autres suggèrent l'idée d'un anéantissement par mélange d'oxygène et d'acérLeur opinion se base sur ce. fait, que landru, ayant possédé plusieurs garages d'automobiles, pouvait avoir à sa disposition des appareils de soudure autogène. Dans le même ordre d'idées, d'aucuns pensent qu'il a pii utiliser l'alumine dont on se sert pour fondre bout h bout les rails des lignes de tramways.

D'autres enfin émettent l'hypothèse d'une décomposition partielle parce que hâtivement conduite par les acides, en déclarant que Ies déchets échappés à ce traitement peuvent avoir été brûlés ensuite. La justice attend le résultat des expertises qu'elle a confiées à des hommes éminents pour savoir quelle est, de toutes ces opinions, la bonne.

L'opinion d'un savant

Nous avons demandé il l'un des médecins-chimistes les plus qualifiés an pareille matière son avis sur la question. Voici quelle fut sa réponse

La plus grande prudence est de mise dans oette affaire. Ne croyiez pas que, par ce préambule, .j'entende dire que Landru peut ne pas être coupable. Je suis au contraire, bien persuadé qu'il a tué. Je veux simplement exprimer cette idée qu'il sera difficile de savoir comment il a procédé pqur faire disparaître ses amies, s'il ne le raconte pas lui-même.

Ma conviction de le culpabilité, îe fonde sur des données précises. J'ai lu que le service anthropométrique avait reconstitué une orbite humaine, des phalanges. Les fragments d'os recueillis à Gambais sont donc nettement catalogués. J'ai vu que le même service estimait que les cendres trouvées à Gambais représentaient les restes de plusieurs personnes. La chose était facile à déterminer par la recherche de la quantité de phosphate de chaux qu'selles contenaient. 11 n'y a pas, sur ce dernier point, d'erreur possible.

Examinons maintenant une à une les méthodes dont il été question.

Un temps considérable eût été nécessaire à I^andru pour briller avec du charbon un corps entier. Or, chacun ne ses séjours, il Gambais notamment, était très bref. J'écarte donc. la suggestion. Je ne crois pas non plus à une destruction des corps par des chalumeaux servant, il la soudvre des métaux. Pendant la guerre, les produits nécessaires au fonctionnement de ces chalumeaux étaient réquisitionnés par l'armée. Il était donc très difficile de s'en procurer. Plus grande ̃encore- était la difficulté d'avoir de l'acide sulfurique dont il eût fallu pres de cinq cents kilogrammes pour détruire un erxrps. De plus, chacune des opérations dont je viens de vous parler eût nécessité le transport d'un matériel volumineux, dont la présence n'eût pas échappé à l'un ou l'autre des habitants "ifti village.

Pour moi, je me représente, le macabre travail de Landru comme beaucoup plus simple. Après avoir assassiné, il déi-ou'pait le cadavre1 de sa victime, le désossait, .si. je puis me servir de cette expression. Avec son automobile, dont la venue, en pleine nuit, n'a pu être contrôlée à Gambrùs, il emportait les chairs et les enfouissait par petits paquets n'importe où. La forêt de Rambouillet, toute proche, lui fournissait mille et mille charniers inviolables. La pourriture avait bien vite raison de ces lamentables débris.

Il sciait, brisait ensuite à coups de masse les os, en faisait une sorte de poussière qu'il jetait au feu. Toute la matière grasse qu'ils contenaient, toutes les adhérences musculaires qu'ils pouvaient conserver disparaissaient en dégageant l'odeur épouvantable que vous ̃ savez.

Je ne vois pas d'explication plus plausible aux découvertes faites dans les deux villas de Landnrf

LA NOYÉE DE CRAPONNE DOIT ÊTRE RECONNUE Un signe particulier

a été relevé sur le corps

(DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL)

Tarascon, 14 mai.

Y a-t-il corrélation entre ta femme étranglée et noyée du canal de Craponne et Mme Félicie Benoît, ancienne directrice du Pal- marium à Paris, dont la disparition incompréhensible survenue dans le courant du mois de mai est mise jusqu'à présent au compte de Landru ? Telle est la question. Elle n'est pas résolue et, en vérité, je suis étonné qu'elle ne le soit pas. En effet, le cadavre de Craponne porte une marque caractéristique qui, dès la première heure, aurait dû le faire reconnaître. Il avait été d'ailleurs identifié par un jeune homme de Narbonne, M. Bièche, qui, ainsi qu'on le sait, s'était trompé en assurant avec conviction que c'étaient là les restes de sa mère. L'explication d'une pareille méprise est curieuse et vaut d'être notée.

Le corps fui retrouvé, le 18 mars dernier, par des ouvriers qui curaient le canal. Sans cette circonstance particulière, il serait encore enfoui dans la vase, enveloppé dans une toile grossière. Les jambes, repliées sur la poitrine, de façon que les genoux touchent le menton, étaient solidament maintenues au tronc par une corde à la-


queue une grosse pierre avait été fixée. Le paquet macabre ainsi constitué avait été jeté du haut du pont sur le canal à Etreval, et était tombé bien au milieu de l'eau, à l'endroit où elle est le plus profonde. L'assassin avait agi avec méthode, sans hâte, comme un homme connaissant ces lieux qui, lorsque la nuit est venue, sont déserts à souhait et offrent toutes les garanties de sécurité désirables à l'accomplissement d'un mauvais coup.

Le docteur Rey, médecin légiste, a constaté qu'avant son immersion la femme avait été étranglée. Brune, mesurant un mette cinquante-cinq, elle était de corpulence assez forte et paraissait avoir séjourné au moins six mois dans l'eau. Une alliance sans inscription était à son doigt. On ne sait encore actuellement si elle est en or, en cuivre ou en argent doré. Impossible de définir la couleur des yeux. Le visage déformé était méconnaissable. Le signe trompeur

Sur le drap qui enroulait le corps aucune marque, mais, au pied gauche, le docteur Rey remarqua que le médium et l'annulaire prenaient naissance en retrait des autres doigts, sans cependant qu'aux extrémités, ils leur fussent inférieurs. C'était là une anomalie frappante, de nature à per-, mettre une reconnaissance, sinon immédiate, du imoins certaine, ,par la suite. Or. hasard curieux, mais hasard seulement, il se trouva que M. Bièche a le même défaut de conformation. C'est ce qui explique pourquoi il n'hésita pas à nommer sa mère quand il fut mis en présence du cadavre de Craponne. Le doute ne saurait subsister aujourd'hui, puisque Mme Bièche, morte tragiquement elle aussi, dans des conditions qui restent à élucider- et trouvée à Narbonne dans un puits dépendant de la propriété de M Fabre-Coulon, a été identifiée de façon certaine par les bijoux qu'elle portait sur elle.

En plus de la défectuosité constatée du pied, l'inconnue de Craponne avait une mauvaise dentition, bien qu'on lui attribue de trente à trente-cinq ans seulement. On croit qu'elle a dû porter un râtelier; c'est ce qui semblerait résulter de l'état de la bouche. Enfin l'examen du bassin démontre que cette femme a été mère au moins une fois.

Toutes ces indications réunies auraient peut-être abouti au ïésultai que la police s'était efforcée jusqu'ici ô*V>blêtîîr en tain si, dès le début, on leur avait donné toute la publicité désirable. Si la noyée de Craponne n'est pas Mme Félicie Benoît, partie de chez Mme Chabaul, 183, rue ,de Rome à Marseille, où elle logeait, et qu'elle quitta pour aller passer quelques jours à Avignon et Tarascon, sous prétexte d'une affaire unportante à traiter, il importe quand même de savoir qui elle est, d'autant plus que l'on se trouve eii présence d'un horrible crime. L'enquête, commencée d'abord par la gendarmerie de Saint-Martinkie-drau, puis continuée par la brigade mobile de Marseille, a été négative sur toute la ligne. Aucune trace, aucun indice n'ont été notés permettant des hypothèses, même vagues sur la personnalité de cette femme, sur l'endroit où elle avait été étranglée et la façon dont elle avait été amenée à Craponne.

Le télégramme Marco

L'hypothèse qu'elle pourrait être Mme Félicie Benoît, victime- de Landru, repose sur le fameux télégramme dont vous connaissez la teneur, expédié de Nice à Tarascon par ud nommé Marco et trouve par M. ^ngibault, fils décédé de Mme Benoît Ceci se passe dans le courant de juin 1918. Pour que l'on admît sa dépêche, Marco a dû montrer, au bureau de poste de Nice, des papiers d'identité. On en exigeait à cette époque. Et il est peutêtre étonnant que si des recherches ont été faites, comme je l'imagine, on ne soit pas encore fixé sur cè correspondant mystérieux. Ce serait cependant le seul moyen d'établir si Landru a fait un voyage dans le Midi, ce qu'il nie d'ailleurs, et si sa présence coïncide avec celle de Mme Benoît à Marseille. Marco, dans sa. dépêche, donnait un rendez-vous en gare d'Avignon. Elle n'a donc pas touché l'intéressée puisque c'est le fils de Mme "Benoit qui l'a trouvée. Tout cela est, quant à présent, bien ténébreux et bien compliqué. Les commissaires de la sûreté générale, qui battent la région, sont dans le marasme. Il n'est pas question, pour le moment, d'exhumer à nouveau le cadavre, en partie décomposé, du canal de Craponne. Les viscères ont été prélevés. Sans doute un jour en fera4-on l'analyse. Pour l'instant, on les conserve dans un bocaL Rien ne presse.

La famille de Mme Félicie Benoît est retirée à Royan. Peut-être les particularités, nouvelles pour elle, relevées sur le corps de la femme sans nom de Craponne nous fixeront-elles définitivement. Eltè seule peut soulever le doute qui subsiste et dire si cette femme est, oui ou non, l'une des victimes de Landru. E. de FEUQUIÊRES. LANDRU A V AU 94 FIANCEES

Landru est, on Ie sait, sa horoine.naéthodique. C'est grâce à~ceïte"* qualité que la police connaît maintenant le nombre officiel des liancécs du Barbe-Bleue de Gambais.

Il se monte à quatre-vingt-quatortc. On vient d'en trouver l'énumération sur plusieurs carnets tenus à jour et récemment saisis. On y voit, également consignées, toutes les dépenses que ses .dames lui occasionnaient. A côté tf^hats. «le peu d'impot tance, on remarque des prit de billets de 'chemin de fer, de déjeuners dans les restaurants. Puis on aperçoit des hiéroglyphes, compréhensibles seulement pour Landru. Seulement, le magistrat chargé de les déchiffrer a eu le temps de faire son éducation, et il est sur le point de commencer à voir clair dans ces pattes de mouche. Lorsqu'on pourra savoir enfin ce que contiennent en détail ces mystérieux carnets, tant nî« irwnnT» TyftTldni.

Ne 8. Feuilleton du Petit Parisien La Chanson des Coeurs GRAND ROMAN INÉDIT

PREMIÈRE PARTIS

LES AMANTS DU PASSÉ IV (suite)

Le professeur Moricourt

Peut-être avez-vous mal interprété. Non, je vous l'assure. Mademoiselle Simone m'a paru gênée, presque hpstile. Et voilà pourquoi j'ai recours à vous pour me sortir d'un doute qui me tue.

Allons, tout de suite les grands mots. Ah 1 ces amoureux Je préférerais îoiamer cent monomanes atteints de la folie des grandeurs ou du délire de la persécution plutôt que de m'ocouper d'un malade tel que vous 1

Mon cher maître

Allons, dites-moi franchement ce que je puis faire pour vous.

Désireux d'éviter à mes parents un refus pénible et de sortir moi-même d'une incertitude affreuse.

Vous désirez que j'interroge Mlle de Thérisy.

Oui, si vous y consentez.

Ainsi que vous me le disiez, c'est très délicat. mais enfin, j'essaierai.

Vous me sauvez

Copyright by Arthur Beraède Toua droits de leproducUon et traduction réservés pour tous pays.

Lu traite SeVarsailles sera exécuté déclare M. Nail

A la veîlle de son assemblée générale, le comité républicain du commerce et de l'industrie a repris la tradition dA ses banquets interrompue depuis la guerre. Aa banquet d'hier ont participé plus de cinq cents convives.

La réunion était présidée par M. Nail, ministre de la Justice, à côté duquel avaient pris place nombre de ses collègues, les personnalités les plus marquantes du monde parlementaire et trois délégués des sections alsaciennes.

Après une allocution applaudie de M. Mascuraud, M. Nail, garde des Sceaux, a pris la parole, au nom du,gouvernement. Répondant aux voeux exprimés, il a annonce' que l'ère des taxations et des réquisitions était close, « la liberté devant renaitre sous certaines conditions de réciprocité ».

Puis faisant allusion aux protestations de l'Allemagne contre les clauses du ,traité qui lui a été imposé, le ministre s'est élevé contre l'excès de ces récriminations. M. Nail a montré ensuite que le traité de Versailles n'est pas écrit dans un esprit de haine et de conquête, comme l'avait été celui de Franofort, et que la juste sentence du monde civilisé sera exécutée si les Allemands ne consentent pas à l'accepter. Les partis politiques et le traité de paix UN RAPPORT DES RADICAUX Le comité directeur du groupe radical et radical socialiste et le bureau du comité exécutif du parti se sont réunis à la Chambre sous la présidence de M. Renard, afin d'examiner le traité des préliminaires de paix.

Après une discussion à laquelle prirent part MM. Renard, J.-L. Bonnet, Ri|fcult, Raynaud, Maurice Long, Accambray, l'assemblée a chargé M. Louis Ripault de rédiger le rapport sur le traité, avec mission de présenter des conclusions favorables à la ratification à la séance plénière du comité exécutif qui doit se tenir dimanche qi-oetoain.

Toutefois, des réserves devront être faites 1° sur l'insuffisance du désarmement de l'Allemagne 2° sur la Jmble constitution de la Société des nations.

RÉSOLUTIONS SOCIALISTES

Le groupe socialiste parlementaire, réuni hier à la Chambre, a ipris les résolutions suivantes

10 Il a désigné seize de ses membres pour étudier, en collaboration avec les seize membres déjà nommés par la commission administrative du parti, les clauses du traita de paix. Ges memby sont MM. Cachin, Ellen Prévôt, Moutet, Mayéras, Hubert Rouger, Bracke. Ernest Lafont, Bedouce, Varenne. Brunet, Vincent Auriol, Pressemane, Compère-Morel, Valières, Parvy et Raffin-Duçens

2° Le groupe a décidé de déposer une proposition de résolution « invitant le gouvernemant à remettre à chaque député un exemplaire du traité de paix »

3° Le groupe a enfin décidé d'appuyer la demande de inomînation d'une commission spéeiale chargée d'étudier les clauses du traité de paix. +

A LA COMMISSION DE L'ARMÉE Le pacte de paix

La commission de l'armée, réunie sous la présidence de M. René Renoult a confié à sa sous-commission des effectifs le soin d'étudier, dans le plus bref délai, les clanses militaires du traité de paix et de lui présenter les conclusions auxquelles son étude aura abouti, notamment au point de vue de l'organisation et de la durée du service d'après-guerre.

La prime de démobilisation

Le président a donné lecture d'une communication du gouvernement sur les conditions dans lesquelles est prévu le paiement de la prime- de démobilisation.Cette communication a pour objet de répondre aux nombreuses et pressantes démarches que la commission de l'armée a faites auprès du gouvernement pour obtenir que la prime soit payée sans retard aux intéressés.

L'entretien des sépultures militaires La commission a décidé que ses délégués au contrôlo visiteraient les diverses régions du front pour s'y renseigner sur l'exécution des mesures prises en vue du repérage, du groupement et de l'entretien des sépultures militaires.

La démobilisation

La commission a décidé d'entendre M. Louis De8champs sur les intentions du ,gouvernement en ce qui concerne les mesures prises pour la démobilisation. LA GRACE DE COTTIN Le conseil de guerre a procédé, hier à la formalité de l'entérinement du décret qui commue en dix ans de réclusion la peine de mort prononcée contre Emile Cotfin, l'auteur de l'attentat dirigé contre M. Clemenceau.

Cottin qui, pour la circonstance, avait été amené à l'audience, n'avait pas le costume ordinaire des détenus. Il était vêtu du môme complet bleu qu'il portait le jour où on le jugea, mais sans cravate et sans col. Seuls, sa moustache et ses cheveux rasés indiquaient sa situation de condamné. Il écouta, aans un geste et sans une parole, la lecture du décret. Après quoi, il se pencha vers son défenseur, M'Oscar Blxh. Mais ses gardes l'emmenèrent.

N'exagérons rien 1 Je connais Dienmone c'est une nature admirable. Elle est très sensible, mais très fière. Un cœur tel que le sien est un diamant qu'un rien peut rayer pour toujours. Enfin, revenez me voir dans quelques jours j'ai tout lieu de croire que j'aurai une bonne nouvelle à vous donner.

Oh mon cher niaitre. laissez-moi vous remercier

On frappait à la porte.

Entrez reprit Moricourt en réprimant un geste d'impatience.

Tandis qu'au lointain retentissaient. à peine atténuées, les vociférations de l'infatigabte comtesse de Carentoir, un valet de pied apparut, portant 'sur un plateau d'argent une enveloppe cachetée.

Qu'y a-t-il ? questionna, le neurologue.

C'est une dame qui demande à parler à monsieur le professeur, expliquait le domestique.

Lui avez-vous dit que ce n'était pas mon jour de consultation ?

Oui, monsieur le professeur. J'ai même ajouté que monsieur le professeur donnait une matinée musicale et qu'il ne pouvait recevoir personne. Mais cette dame a tellement insisté ,pour que je remette tout de suite cette lettre monsieur le professeur, que j'ai cru. Donnez interrompit Moricourt en s'emparant de la lettre, qu'il ouvrit et parcourut aussitôt. Mon cher Roland, reprit-il, j'ai là une exaltée que je ne connais pas et qui veut me voir immédiatement. Afin d'éviter un eaolandre toujours possible aveo ce genre d'agitées, je préfère m'en débar-

L'instruction ouverte

à propos de l'agenda Martini L'instruction ouverte contre X. par le capitaine Bouchardon, rapporteur près le 3' conseil de guerre, au sujet de la divulpoursuit sans^progresser bien rapidement. Nous pouvons, en attendant, apporter quelques précisions sur les faits qui se sont passés. t

On se souvient que M. Martini vint, il y a quelque temps, déposer devant la commission de la Haute-Cour, sur l'entretien qu'il avait eu en Italie avec M. Caillaux. En terminant, pour prouver son entière bonne foi et la sincérité de ses déclarations, l'ancien ministre mit à la disposition de M. Pérès, président de la commission, le fameux « agenda dont il a été tant parlé/, que-.notre collaborateur Maurice Prax a vu et décrit hier, et sur lequel se trouvent notés an jour le jour tous les incidents, impressions», conversations, etc., qui lui -ont paru, sur le moment, intéressants à retenir pour l'avenir. Toutefois, en faisant cette offre, par déférence envers la justice française, il y mit cette condition expresse que rien ne serait lu par quiconque en dehors des passages concernant M. Caillaux. NI. Pérès prit le cahier offert et l'engagement demandé.

M. Caillaux fut alors régulièrement mis au courant des déclarations de M. Martini et de l'élément de preuve que -pouvait constituer cet agenda. Mais, à son taur, M. Caillaux, pour pouvoir consulter celui-ci, dut prendre et prit, cela en présence de ses deux avocats, M" Demange et Moutet, le même engagement que M. Pérès.

Que s'est-il passé alors ? Ici les versions diffèrent, et c'est précisément à faire la lumière sur ce point que le capitaine Bouchardon s'emploie au début de son enquête. Ce qui est certain, c'est que l'agenda de .NI. Martini a été lu entièrement, et non seulement lu, mais encore copié et dactylographié.

C'est*kinsi que naguère, comme M. Martini était appelé à déposer devant le tribunal de Rome, où se juge l'affaire Cavallini, l'un des défenseurs provoqua un coup de théâtre en montrant la copie dont il était en possession. Ce qui amena M. Martini à communiquer au tribunal son agenda, tout en disant qu'il était « convaincu qu'on en ferait là meilleur usage qu'ailleurs Telle est, en substance, la genèse de la nouvelle affaire confiée au capitaine Bouchardon.

Atin d'établir les circonstances dans lesquelles a été commise l'indiscrétion et ont pu être copiés les passages autres que ceux intéressant l'ancien président du conseil, le capitaine rapporteur a entendu hier les commis-greffiers qui ont eu ou ont pu avoir entre les mains le document.

Ajoutons que c'est le secrétaire général de la .présidence du Sénat, M. Bonet-Maury, qui fait fonction de greffier près la Haute-Cour de justice, et qu'en sa qualité de secrétaire général, il a quatre secrétaires qui peuvent être appelés à faire fonction de commis-greffiers près la HauteCour, à savoir, actuellement, MM. Hardy, Jean Armagnac, Maurice Aderer et Louis Augeix.

Une femme des bols Dans un bois, à Avrillé, près d'Angers, une femme vie.at d'être trouvée qui, folle, refusant de répondre aux interrogations de la gendarmerie sur son Mentir, prétendait demeurer à sa guise et vivre parmi les bois.

D'après des papiers trouvés da§s une sorte do hutte où elle avait élà domrcifC il s'agirait d'une dame Elisa Mullot, de Vaubécourt, âgée d'une quarantaine d'années. On a retrouvé notamment usi certificat à elle délivré par Mme Divtscn, demeurant à Asnières.

Suivant les renseignements que nous avons pu obtenir, la malheureuse femme serait devenue fodle il y a plusieurs années, en voyant, arriver les Allemands, tandis qu'elle se trouvait aux environs de Creil.

Les candidats à la commissioo sénatoriale de la réforme électorale

Le Sénat procédera, cet après-midi, avant l'ouverture de la séance, à la nomination de la commission spéciale chargée d'examiner la proposition votée par la Chambre au sujet de la réforme électorale. Dès hier, les trois groupes de la HauteAssemblée se sont occupés d'arrêter la liste de leurs candidats. Le bureau de la Gauche démocratique et celui de l'Union républicaine, réunis sous la présidence de MM. Emile Combes et Beudenoot, se sont mis d'accord sur une liste commune qui comprend les noms de MM. Rouby, Grosdidier, Hayez, Emile Combes, Loubet, Henry Ohéron, Petitjean, Vieu, Paul Doumer, Alexandre Bérard, Peytral, Ordinaire, Couyba, Debierre, Gavini, Gabrielli, Vallée Guérin, Bienvenu-Martin, de Selvès, Fenoux, Goy, Perreau, Faisans, Régisman-' set, Develle, Servant. La grande majorité de ces candidats, les deux tiers, est hostile au texte adopté au Palais-Bourbon. D'autre part, un certain nombre de membres de la Gauche démocratique et de l'Union républicaine, qui n'ont pas été désignés à la réunion d'hier, seront candidats dans leurs bureaux.

Le groupe de la Gauche républicaine s'est réuni, de son côté, sous la présidence de M. Touron. A l'unanimité, il a décidé de souteniT, sans modification, les dis,positions adoptées par'la Chambre. Il présentera des candidats dans la plupart des

rasser sur le coup. Aussi, excusez-moi 1 Je vous en prie 1

Retournez applaudir madame de Carentoir et glissez, en passant, à l'oreille de ma femme qu'eble ne s'étonne pas de mon absence. Le temps d'administrer une bonne douche morale à cette pauvre toquée et je vous rejoins. b A tout à l'heure, et encore merci, mon cher maitre J

Grand enfant 1. Julien, dites à cette dame que je vais da recevoir dans un instant.

Bien, monsieur le professeur. Demeuré seul, Moricourt s'en fut s'asseoir à sa table de travail et relut le billet qu'on venait de lui apporter

« Pardonnez-moi.si je cherche à forcer » votre porte mais il est indispensable » que je vous entretienne dans le plus » bref délai d'une affaire qui non seule» ment me touche tout particulièrement, » mais intéresse encore au plus haut n point votre honneur professionnel. » Veuillez donc m'accorder quelques » instants d'entretien.

» Nous n'aurons, je le crois, à le regretu ter ni l'un ni l'autre.

» Agréez l'expression de mes sentiments »les plus distingués.

» Madeleine VALCOUR,

cx-infirmière aux armées. »

Madeleine Vatoour, cherchait à se rappeler le professeur. je ne connais pas ce nom. Et puis, qu'est-ce que mon honneur professionnel vient faire là-dedans ? Encore une de ces détraquées comme j'en vois tant ici. Enfin, nous allons voir. Et il appuya .sur le bouton d'une aonnerie électrique.

LES GRÈVES Après une entrevue des délégués ouvriers de la confection militaire et administrative avec le sous-intendant, un contrat a été signé par les deux parties. Les ouvrières se sont déclarées sarisfaites et ont décidé de reprendre le travail dès ce matin.

Les délégations patronales et ouvrières de la grande couture- se sont rencontrées à l'Office départemental de placement, boulevard de Sébastopot. La discussion a roulé sur la question des minima de scalaires, celle de la journée de huit heures étant, dès à présent, réglée. Nous croyons savoir que des concessions ont été consenties de part et d'autre dans le but d'arriver à une entente.

Des propositions seront faites aujourd'hui, à 3 heures, à la Bourse du travail, aux grévistes, au nom des patrons.

LES EMPLOYES DES BANQUES

Comme les jours précédents, les grévistes de la banque et de la Bourse ont tenu hier, deux importantes réunions. Dans l'après-midi, le ministère du Travail, chargé de résoudre le conflit, communiquait, la note suivante

« M. Coltiard, ministre du Travail, après avoir reçu, d'une part, une délégation des employeurs de banques présentée par M. Lellideux, président de l'Union syndicale des banquiers, et, d'autre part, les délégations des deux organisations syndicales d'employés de banque, a pris l'initiative de présenter aux deux parties un projet d'arrangement. Ce projet détermine les points sur lesquels s'engageraient. le jour même de la reprise du travail, dans chaque établissement, les discussions entre la direction et une délégation d'employés syndiqués en service dans l'établissement. Les deux parties ont été invitées par le mtnistre à faire connaître dès ce soir leur réponse à cette proposition transactionnelle.

Dans la soirée aucune solution n'était encore intervenue.

Vers trois heures après-midi, les grévistes se sont rendus, en grand nombre, place de la Concorde et devant la Chambre des députés, où la police les a dispersés sans efforts. Signalions un incident regrettable. Une manifestation s'est déroulée, hier matin, dans le quartier de la Muette et avenue Victor-Hugo; des vitres ont été brisées.

Ce matin, à 10 heures, nouvelle réunion à la Bourse du travail.

DANS L'ALIMENTATION

Une entrevue a eu lieu entre les délégués grévistes et la direction de la maison. Potin. Les patrons ont maintenu les offres qu'ils firent samedi et qui déterminèrent la grève. Aujourd'hui, nouvelle entrevue. On escompte une entente prochaine.

Les grévistes chooolatiers et raffineurs pounsuivent leur mouvement. Aucune entente n'est encore intervenue.

Les bispukiers ont ainsi établi leur cahier de revendications journée de 8 heures, incorporation de l'indemnité de cherté de vie au* salaires, maintien du travail aux pièces et des primes de production taux d'embauché pour les manœuvres de moins de 18 ans, 6 à 7 francs par jour au-dessus de 18 ans, 10 à 11 francs ouvrières 2* catégorie, de 12 à 13 francs 1" catégorie, de 7 fr. 50 à 8 francs.

LES OUVRIERS DES TELEPHONES Les ouvriers des ateliers de la Société industrieJle des téléphones, rue des Entrepreneurs, ont abandonné le travail pour obtenir ira, relèvement de claire, qui leur fut refusé. Des délégations se rendront aujourd'hui à la porte d'entrée des usines de Levallois et de Bezons appartenant à la même société pour tenter de débaucher hs ouvriers. La fédération a été chargé, en outre, d'informer du icooilit l'usine dé Calais. LA « FRANCE MILITAIRE u

Le personnel ouvrier de la France militaire s'étant subitement mis en grève, ce journal se trouve, momentanément, dans l'impossibilité de paraitre.

Le congrès des cheminots La Fédération nationale des travailleurs des ohemins de fer a ouvert hier, à la Maison des syndicats, rue de la Grange-aux-Belles, uia congrès national.

Au début de la première séance présidée par M. Hoohedez, de Lille, assisté de NÇVt. Dusseau, du Midi, et Vinet des réseaux algériens, la commission de contrôle des mandats fut nommée. Puis M. Bidogaray, secrétaire de la Fédération, souhaita la bienvenue aux délégués et particulièrement à. ceux des organisations d'Alsace et de Lorraine, présente pour la première fois à un congrès fédéral.

Du contrôle des pouvoirs, il ressort que 468 syndicats sont représentés par 727 délégués, qui représentent eux-mêmes 237,005 adhérents à jour de leur cotisation.

Après communication d'un télégramme de protestations des cheminots italiens, le président donna lecture d'un ordre du jour approuvant les révolutionnaires des pays étrangers, réprouvant l'tntarverotion militaire ou diplomatique contre les révolutions, etc., qui fut adopté. La séance de l'après-midi fut présidée par ,NI. Midoi, secrétaire de l'Union des syndicats du P.iL.-M.

La discussion sur le rapport moral, qui avait été* amorcée à la fin de la matinée, devint plus ardente. Minoritaires et majoritaires présentèrent leur point de vue, les uns attaquant l'attitude « trop calme » de la fédéra\on, les autres s'appliquant à démontrer la rude tâche supportée par l'organisation centrale et les résultats importants obtenus grâce à ses nombreuses démarches et interventions.

Ce fuf, durant plusieurs heures, l'exposé passionné des deux tendances. Un extrémiste ayant, de l'avis de tous, dépassé la mesure, fut hué et dut quitter la tribune.

Les interventions à la tribune menaçant de s'éterniser, il fut décidé que deux orateurs de chacun des deux partis seraient entendus MM. Jarrigeou et Sauvé, pour les réformistes (majoritaires) Olivier et Dejonc^ère, pour le parti de l'action directe (minoritaires).

MM. Olivier et Sauvé prirent la parole l'un attaquant l'attitude de la commission exécutive, l'autre défendant sa politique. M. Sauvé souligna les avantageas acquis récemment encore par l'action fédérale traitements, statut, conduite du 1er mai. journée de 8 heures. Il rappela que d'autres revendications restaient à poursuivre et qu'une grève générale, réclamée par les extrémistes, n'aurait 'pu qu'en empêcher la réalisation. Ces paroles furent accueillies par les violentes protesta^ons des minoritaires. Un interrupteur plus violent que les autres, reconnu sans mandat, fut expulsé. La salle devint houleuse au point que les orateurs ne purent plus se faire eniteadre.

La salle devant être libre à 5 heures pour permettre aux employés de banque de.se réunir, la discussion fut close.

Ce matin, les deux autres orateurs désignés prendront la parole, et M. Bidegaray répondra aux attaques dont il fut personnellement l'objet.

Julien reparut.

Faites entrer madame Valcour, ordonna le neurologue.

Le domestique s'effaça pour laisser passer la visiteuse dont les aMures-réservées, presque timides, rassurèrent aussitôt le savant.

Veuillez vous asseoir, madame, in- vita-t-ill, en désignant un fauteuil placé en face de lui, bien en lumière.

Mais Madeleine demeurait debout et, d'une voix qui tremblait un peu, elle articula

Docteur, me reconnaissez-vous ? Moricourt regarda fixement le beau visage de l'inconnue.

Puis il eut un brusque 6ursaut, tandis qu'un nom lui échappais

Fleur d'Ajonc 1

C'est bien ainsi qu'il m'appelait. fit la « revenante » avec un triste sourire. Et «Ne ajouta en soupirant:

Je suis changée. bien changée. n'est-ce pas ?.

Madame. fit le professeur. veuillez m'excuser si, dans la surprise inattendue que me cause votre présence chez moi, je me suis oublié jusqu'à.

Oh je ne vous en veux nullement. docteur.

Je vous en prie, madame, asseyezvous, et laissez-moi v,ous affirmer, avant tout, que si je peux vous être utile. j'en serai très heureux. Ne voyez donc en moi qu'un vieil ami. très sincère, et. très fidèle.

Je vous remercie, fit Madeleine en prenant place sur le siège que lui offrait Moricourt.

CHRONIQUE JUDICIAIRE UNE PETITE AFFAIRE LOMBARD

Au deuxième conseil de guerre. où se poursuit l'affaire des hospitatioations frauduleuses, on a entendu les chets de l'aide-major Vachet faire son éloge et le déclarer tncapaçie des actes qui lui sont reproches.

Ln particulier, le médecin principal Lépinay a témoigné qu'il lui paraissait tout fait licite qu'un médecin, empêché de se rendre au demi*. cile d'un malade, lui délivrât un bulletin d'hospitalisation, d'après des renseignements dignes de foi.

Le rôle du médecin n'est pas toujours 'acile, a ajouté le docteur Lépinay. Dans certains cas d'urgenoe, le contrôle est à peu près impos- sible. Ainsi, à Brest, lors de notre derrière grande retraitç, j'ai vu arriver une trentaine de blassés, admirablement pansés, munis de oer- tificats de majors portant qu'il fallait les opérer d'urgence. Le pansement défait, ces blessés n'avaient qu'une simple égrailignure.

Vous savez, interrompit le président, que les règlements défendent de défaiTe le pansement d'un hlessé de passage.

Oui, répondait le docteur Lépinay, mais il arrive que lorsqu'on défait les pansements, on trouve dans la plaie des milliers de vers. Pour revenir au procès, continua le témoin, je dirai qu'il n'est pas de sollicitations dont les médecins ne soient 1 objet, et pas seulement de la part do leurs plantons. A la place, quand j'y allais, j'ai vu autant de solliciteurs que de malades. Le jugement ne sera rendu qu'aujourd'hui. PROCÈS DE THÉÂTRE

Engagée au théâtre de l'Athénée, à ràison de 600 francs par mois, plus 200 francs pour ses toilettes, Mme Flora-Léonie Gandibleu, dite de Hon, avait été chargée du rôle de Mme Aubry, dans la Dame de chambre, de M. Félix Gandera Au dernier moment, le rôle lui fut retiré pour être confié à Mile Charlotte Lysès, et on offrit à Mme de Hon le rôle de la cuisinière.

N'aspirant pas à descendre, Mme de Hon assigna son directeur en J.000 francs de dommorces-intérêts. Mais, hier, après plaidoiries de Mil Adrien Peytel et Charles Mathiot, la sixième chambre l'a déboutée, son contrat ne spécifiant pas les rôles à lui attribuer.

Les noces d'argent de trois conseillers On a fêté les 25 ans de mandat municipal de MM. Léôpold Bellan, Chausse et Gay, auxquels M. Chassaigne-Goyon, après avoir exprimé les félicitations de l'assemblée, a remis une médaille commémorative à leur effigie. Des discours très applaudis ont également été prononcés par MM. Autrand, préfet de la Seine Levée, vice-président du conseil général, et Willème, au nom de la presse municipale.

La prochaine conférence internationale des centrales syndicales

La C. G. T. nous communique la note suivante

En application des décisions qui ont été pri.ses à la conférence internationale syndicale qui s'est tenue à Berne, en février, une entrevue a eu lieu Amsterdam, le 11 mai dernier. A cette entrevue assistaient MM. Jouhaux et Dumoulin, représentant la C C. T. et ayant pouvoir pour parler au nom du centre de correspondance institué à Paris par la conférence de Lreds, en Oudegeest,. représentant la centrale de Hollande, et, parlant cnmme secrétaire intérimaire de l'Internationale syndicale; Fimmen, représentant également ta centrale de Hollande Appleton, représentant la General Fédération des Trade-unions anglaises.

A l'issue de cette entrevue, les décisions suivantes ont été prises

La prochaine conférence internationale des eetntrales syndicales de tous les pays aura lieu à Amsterdam, les 28 juillet et jours suivants. Elle sera précédée d'une réunion des centrales syndicale, qui, avant la guerre, étaient affiliées au secrétariat syndical international.

A la conférence générale seront convoquées les organisations syndicales de tous les pays, dont l'existence était reconnue au 1 janvier 1919.

La conférence générale aura à. Lrancher les points suivants

1° Reconstitution de l'Internationale syndicale

2o Statut, siegp, comité exécutif et action générale

3° La situation internationale et tes revendications ouvrières.

Un Problème résolu.

Les démobilisés ont intérét à demander le paiement immédiat de leur prime de démobilisation en Bons de la Défense Nationale à un an, puisque (c Le Bon Génie », 6 et 8, rue de la Douane, à Paris, les leur rembourse sans déduction d'intérêts, moitié en espèces moitié en marchandises. Notice et Catalogues, Nouveautés,et Ameublement franco. M. Fernand DION l'Expert-Comptable bien connu vient d'ouvrir, dans ses bureaux du 36, Bd Sébastopol (tkL Arch. 46-12), à l'Avenir SténoComptable, une école de comptabilité et de sténographie sous la direction de M. Bertrand, ancien, directeur d'école publique, méd*Hlé d'or du gouvernement.

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V

L'Enigme

Avec une bienveillance parfaite, le professeur questionna aussitôt

Sans' doute désirez-vous que je vous donne quelques renseignements au sujet de ce pauvre de Thérisy ?

Ndn, docteur. Je suis mieux que personne au courant des détails de sa fin tragique, puisqu'il est mort devant moi. Devant vous s'exclama Moricourt. Le hasard.a voulu que je fusse infirmière à J'hôpital' où il a été transporté. J'ai même assisté seule à ses derniers moments.

Vraiment ?

Oui, docteur.

Il vous a reconnue

Il m'a reconnue.

Et brusquement, tout d'un trait, Madeleine Valcour ajouta

Il m'a même avoué que notre enfant était vivante. Malheureusement, il n'a pas eu le temps de m'apprendre ce qu'il en avait fait, et je viens vous demander, à vous qui devez tout anvoir. d'achever cette révélation que seule la mort a pu interrompre.

Madame, répliqua Moricourt, avec toutes les apparences d'une sérénité complète, je me garderais bien de suspecter un seul instant votre sincérité. Cependant, avant de répondre à la question si directe que vous venez de me poser, permettez-moi de vous exprimer combien je suis surpris que M, de Thérisy ait pu vous dire une pareille chose.

i Ai-je l'air d'une femme qui ment ? in- terrompit nerveusement Madeleine.

LES COURSES AUTEUIL

Trcs bonne journée, car mieux vaut quatre épreuves bien composées que six courses creu^ ses et sans intérêt.

• Le prix Mondeville a été très mouvementé. pendant la course et même avant, car Beauté de Cour et Lacuson ont démonté leurs jockeys att moment de prendre le dépia*. Après avoir été rattrapes en temps utile, les deux réfractaires sont partis avec le reste du lot. La course fut très intéressante. Héliad tomba dans la rivière des tribunes qu'il abondait pour ta première foisj et Quido:- y tit une grosse faute qui le mit horfc de course. L'arrivée se disputa entre Fronton' Basque et le vieux Montagnard, qui a fait tout* la campagne comme cheval d'officier. Finalement, le cheval de NI. Langham l'emportaitfacilement, mais le vétéran fut très applaudis niiuUats du mercredl U mai f9f9 Prix oiulanr. Course de haies. 4,000 franc*, 3,500 mètres: 1. Clafouti (Head), à M. Ch. Bros. sette; 3. Menée (G. Mitchell), à M. H. Roux de Bézieux; 3. Osnabruck (Bedelou), au comte G. de Castelbajac. Non placés: Jobard (Hardy). Héros XII (L. Bara). Aech (Palmer).

Cinq longueurs, deux longueurs.

Prix MondeTllle. Steeple-chase, 10,000 franco 4.000 mètres. 1. Fronton Sauvai), M. LangUam 2. Montagnard (J. Birtholomex), jr M. Jean Balsan 3. Lacuson (Berteauxi. à M. G, Guerlain.

Non piaffe Pater Noeter (W. Mitc&ell), Beauté» de Cour (A. Lane). tombé Heljad (V. Chapman)^ tombé Quldor (Thibault). arrêté.

Stx longueurs, quinze longueurs.

Prix Trlnldad. Course de haies, 4,000 franco 2,800 mètres. 1. Le Docteur (L. Bara), à M. H. Randon 2. Huntress (R. Sauval), à M. ThibaultCahn 3. Mlngrélie Il (E. Delolme), à M. Eli% Lauzier.

Non placés: Branlebas (Thuau), Patrocle (Sera» blat). dérobé et ramené.

Deax longueurs cinq longueurs,

Prh Marin. Steeple-chase, 4,000 fr., 3,900 tnfr* très. 1. Sainfoicrotte (Head). à M. P. Baodln 2. Sadao (Haes), à M. Henry Letellier 3. Gonta·lon (BerteauxJ. à M. J. Cerf.

Non placér LesJeauLx Arts (G. Mitchell), Anachronisme (de Ramas), tombe Billy Papk» (Bourdalé), tombé.

Une longueur et _demie. huit longueurs.

RÉSULTATS DU PAW MUTUEL

CHBVAPX fff, | ffi [^ Clafouti.G 19 50 8 50 LeDocteur.G 96.. 38 Se P 6.. P 25 fl Menée P 23 W 10 Huntress .P «U Fr Basque..G 29 60 12 50 SainJoicrot'-G 67 51 P 20.. 8.. P 25 16 5* Montagnar'P 44 Sadao P 2150

Aujourd'hui, à 2 h., courses à Longchamp

CHEVAUX Iota PRIX DE MARNES

A réclamer. 3,000 francs. a,200 mètres. l.-D. Cohn Diiie Linc 4 61 Stern1 PRIX DE SEVRES

4,000 franco. mètres.

C. Ranucci. Bambino 3 58 A. Lane A. Ciret le 3 Belhnuse M. Lazard Hallebardicr 3 58 M. Barat J.:P. Colin. Kollosus 3 56 Stern J.-D. Cnhn iJVJUijqtiTC 3 55

F. Lardèt Il en Met! J.Jenning» A. Eknayan. Hors Texte 3 Garner PRIX LA FORCE

10,000 francs. 2,200 mètres. d

Ed. Kahn Bridaine 5 65 Sharpe J.-D. Cohn Imaginaire 5 G. Stern M" VUlamejor Le Drag-on 5 85 Allemand E. Rothschild. Château Lame 4 fit Mac Gee 6. Rothschild. IL1 à la Patte 4 64 Mac Oee A. Ek-nayan. Ernemont 4 64 Garner Jean Prat Momtmartin C. Korb Il'. Vandrrbtit Tchad 3 54 O'Neill E. Atkinson.. |Kara Boufoum. 3 52% Atkinson PRIX JUIGNE

6,000 francs. 2,000 mètres.

Jean Prat aire s 58 C Korb M. Calviann.. Falerno 3 58 Marsh C. Ranuc<H Bassan 3 58 A. Lane A. Aumont. Tais Toi 3 58 M. Henné' J.-D. Cohn Insensible 58 G. Stern Langham Le Breull 3 58 R. Sauvat Langham Toujours Debout. Lemmel Léon Houei. Luc III s 58 J.Jenning» Jean Stem. Le Pinard. 3 58 Sharpe A. Ekuayan. Matd of Honour.. Garner PRIX DE SAINT-JAMES

4,000 rranrs. 1,800 m«res.

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5,000 francs. 2,200 mètres.

J.-D. Cohn. Imaginaire. 658 G. Stern E. Rothschild. Cha-tPau Lante. 4 5614 Mac Gee H. Randon. Horizon Bieu. 4 53v. r Sativat A. Ehnayan Prince Eugène. 5 50y, E.Bouillo» Jean Cerf Prince d'Andorre. 6 «i* Pailiasse M. Gaufhier. La r Iacardelle 4 44 H. Howes G. CastelbâjM Premier Choc. 4 « N. part. G. Œr" SIS? 4 M^eV M. Pantall. Rodla 4 40 Thomas

NOS PRONOSTICS

Prix de Harnes, A réclamer, 3,000 rr s 200 mfti très. t'O<«rnu de France. Abracadabrante Prix de Sèvres. 4.000 francs, t.800 Prix La Force. 10,000 francs, 2,200 mètres. Prix Juigné. 6,000 francs, 2,000 mètres. Césaire, Toujours Debout.

Prix de Saint-James. 4,000 francs. mètre* Astypalte, Unchair. Handicap. 5,000 francs, 2,200 mètres. lou* oaht IV, Imaginaire.

LES COURSES ANGLAISES

Resultats de la Chester-Cup. ler Tnm Pen. ppr 100/8 Attalus 10/1 §•, Air àaidEncolure. demi-longueur. Onze partants. uïm DUNES toujours les BEAUX Bijoux Si. Boul' HMwmann. TtUpk. eut. v

Oh 1 madame 1. loin de moi une tell* pensée.

Alors, c'est lui qui m'a tcompée, n'est- ce pas ?. Eh bien, non Il n'était nul- lement en proie à une hallucination. ni au délire Cela a'a duré qu'un éclair, mai* il avait toute sa raison. D ailleurs, je vien* de faire moi-même une enquête. Je vais vous en communiquer lea résultats et vous! serez, j'en suis sure, le premier à reeonv naître que c'est à vous que je devaw m'adresser. puisque vous êtes le seul qui soyez à même, si vous le voulez, et vous le voudrez, de me dire toute la vérité. Je crains, madame, que vous ne voua illusionniez étrangement sur mon compte. Mais, parlez. Je vous écoute avec la plus respectueuse attention.

Dès que j'ai été libre; reprenait Mâde, leine, je suis retournée dans ce petit village de Seine-et-Oise, où, dans.le plus grand mystère, j'avais donné le jour à mon enfant. J'ai pu, non sans difficulté, ma faire communiquer le livre de l'état civil de cette localité, et j'ai constaté que du 14 septembre date de la naissance de ma petite, jusqu'à la fin du même mois, non seulement il n'avait été déclaré aucuno enfant du sexe féminin, mais encore qu'aucun acte de décès ne pouvait s'appliquer .à ma fille.

Il se peut que ces formalités aient été accomplies dans une autre commune. C'est |frécisément ce que je veux voux demander.

Mais moi, madame, je ne ,sais rien. ̃ Ah 1 vous ne savez rien 1

Pourquoi ne pas vous adresser à lx sage-femme qui yous a assistée ?

CA «utvre.)! Arthur Bernèdi. §


DERNIÈRE HEURE

ON PARLE A BERLIN

DE CRISE MINISTÉRIELLE Dictature Noske

ou cabinet indépendant? Berne, 14 mai.

D'après les dépêches de Berlin, les runieu-rs les plus contradictoires et même les plus invraisemblables circulent dans la capitale.

On parle avec persistance d'un changement de ministère. La revue hebdomadaire du socialiste indépendant Breibfeltd, intitulée « Guerre socialiste», signale les efforts du comte Berastorff, qui espérait constituer un nouveau cabinet avec Dernburg, Eraberger et le ministre de la Défense nationale, Noske. Il est également question de l'établissement d'une dictature Noske.

Dans les milieux officieux, au contraire, on parle d'une combinaison Forster, Muehlon, Kautsky, Hilferding, le Rédacteur en chef de la Freiheit.

Le cabinet serait présidé par le conseiller intime Witting, qui est le beau-frère de Maxiniilien Hard&n. On espère que ces hommes, qui ono toujours été des pacifistes rictus, sauront rallier à l'Allemagne la confiance de l'Entente.

On parle également du comte Harry Kessler, l'ancien ministre d'Allemagne à Viap&ovie, de von Gerlach, rédacteur de la Welt km Mittag, comme successeur possible du comte de Brockdorff-Rantzau. MANIFESTATIONS

CONTRE LES DÉLÉGUÉS DE L'ENTENTE Berne, 14 mai.

D'après une dépêche de Berlin du 14, de grandes manifestations ont eu lieu devant l'hôtel Adlen, contre la mission de l'Entente. Les manifestants ont été dispersés par les troupes gouvernementales.

DEVANT LE REICHSTAG

Berne, 14 mai.

Les dépêches du bureau Europa-Press du 14 nous apprennent que le parti socialiste a organisé, mardi après midi, devant le palais du Reichstagy une grande manifestation contre la paix de violence » qu'on veut imposer à l'Allemagne. Des milliers de manifestants se sont rendus devant la demeure du chancelier. Le ministre-président Scheidemann a, de sa fenêtre, adressé un discours au peuple. Il a déclaré, au milieu des applaudissements unanimes, qu'il était impossible de souscrire à la paix qu'on.lui proposait.

L'Allemagne est prèle à conclure la paix elle est également prête il réparer les dommages i qu'aile a ceusés, mais on ne peut pas lier les mains à l'Allemagne et l'enchaîner, et exiger ensuite qu'elle travaille, Avant que le pays puisse ''fournir quelque chose, il faut qu'on lui donne la x possibilité de travailler. L'Allemagne a avant ,tout besoin de pain et. de matières premières. UN APPEL D'EBERT A L'AMERIQUE Zurich, 14 mai.

Le président de l'empire Ebert a accordé à un représentant de l'Associated Press une interview, qui se termine ainsi Nous admettons," à l'honneur des Américains, que seule une ignorance coinplète des conditions historiques, ethnographiques et écononiies a fait qu'ils ont ajoute ioi aux fantaisies •fies impérialistes polonais. Je désire et j'espère ̃eo(x>re, et avec moi tous ceux qui portent le fardeau écrasant de la responsabilité pour toutes les décisions à prendre, que ceux qui placent 1-invariablement leur espoir en Wilson et en l'Amérique ne soient pas trompés. Nous desi«rons et nous espérons toujours que la jeune népublKfue allemande n'a pas en vain fait appel à sa plus vieille république soeur. Si la démocratie américaine adople le point de vue des conditions de paix, elle devient coiiiipiroe du « fair plav » et réduit en poussière l'idéal d'une véritable démocra;ie.

)>a dépouille de miss Cavell est arrivée en Angleterre (DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER)

Londres, 14 mai.

C'est à bord du destroyer Radian que le cercueil de miss Edith Cavell est arrivé, il. la fin de cet après-midi, à Douvres. Les honneurs militaires ont été rendus aux restes de la martyre de la barbarie teutonne qui ont ensuite été placés, à la gare maritime, .dans un wagon drapé-de deuil, qui sera Veillé toute la nuit par un piquet de soldats en armes. Demain, il sera dirigé vers Londres, où il arrivera à oaze heures et demie. Le cercueil sera alors placé sur; un affût de canon et transporté à l'abbaye Vie Westminster, où un service solennel sera célébré à midi,

A l'issue de la cérémonie, qui sera des plus imposantes, il sera de nouveau transporté par les rues de la cité et escorté par un détachement de soldats du régiment de .Norfolk, à la gare de Liverpool-Sttreet, d'où un train spécial l'emportera à Norwich, Avilie natale de l'héroïne anglaise.

M. Spalaikovitch annonce

;la fin prochaine du bolcheoisme (DB NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER)

Londres, 14 mai.

i M. Spalalkovitch, ministre de Serbie à Peitrograd depuis 191o, et qui fut le dernier représentant diplomatique quitter la capitale russe, vient d'arriver à Londres, venant d'Arkhangel, d'où il est parti le 2 avril. Selon lui, la situation en Russie devient chaque jour plus encourageante pour ceux qui attendent l'écroulement du bolchevisme. Les raisons qu'il en donne sont d'abord Fêpuisement des munitions dont disposaient les bolcheviks et qu'ils sont dans l'impossibilité de remplacer, et ensuite celui non moins rapide des approvisionnements qu'ils ne peuvent pas davantage renouveler.

Actuellement, dit-il, la Volga est pratiquement leur unique voie de transport. Dès que les bolcheviks auront perdu le contrôle de cette voie navigable, et l'heure en est proche, c'en sera fini de leur puissance et de leurs. crimes. Leur effondrement sera aussi brusque, aussi instantané que celui de l'empire allemand il se produira cet été, ou au plus tard au début de l'au- UN AVION* MONSTRE

qui pourra transporter 92 passagers Londres, mai.

La semaine prochaine, on procédera, en Angleterre, aux essais du plus grand avion du monde, un triplan muni de six moteurs Napier, de 450 HP chacun, et susceptible d'une vitesse de kilomètres à l'heure. Construit tout dabord pour bombarder les villes allemandes, il pouvait porter 5.000 kilogrammes de bombes environ et quatre canons. Converti en avion de transport, il pourra prendre à son bord 92 passagers. (Daiiy Mail.)

La croix de guerre est remise

au roi Albert

Bruxelles, 11 mai.

Au cours d'une cérémonie impression- nante qui vient d'avoir lieu dans les jardins du palais royal, la croix de guerre a été remise à Albert 1er en présence de la reine Elisabeth, des officiers du grand quai'tier général, des généraux qui prirent part .à la guerre, des dignitaires des maisons royales et de la presse. Le roi portait la tenue de campagne. Un bataillon du 180 régiment de ligne, avec le drapeau et la musique, rendait les honneurs. Le gouvernement était représenté par MM. Delacroix, président du Conseil, et Masson, ministre de la Guerre, l'armée par un détachement de seize soldats porteurs de la croix de chevalier de l'ordre de Léopold et de la croix de guerre pour actions d'éclat. Tandis que les troupes présentaient les armes, le président du Conseil a félicité le chef de l'Etat, soulignant la valeur particulière de cette croix décernée au roi en hommage spontané des vainqneurs à celui qui les a conduits à la victoire.

L'adjudant Meurice, du 10" régiment de ligne, a parlé au nom de l'armée, et a dit notamment

Symbole de la valeur militaire, la croix de guerre trouvera un nouvel éclat à briller sur la poitrine du commandant en chef qui plein de sollicitude pour ses troupes en même temps que de claires et hautes énergies, a conduit 1 armée a la victoire et a sauvé la patrie.

Et.l'on vit alors, non pas un roi décorer un soldat, mais un soldat attacher la croix d'honneur sur la poitrine du chef de l'Etat. Le roi a répondu de façon a être entendu par tous

Cette croix de guerre, a-t-il dit notamment, acquiert pour moi un prix tout particulier du fait qu'elle m'est remise par des combattants qui ont héroïquement donné au pays le meilleur d'euxmêmes.

Le roi a rendu ensuite un éclatant hommage à la vaillance de son armée Puisse la nation, aujourd'hui encore, puiser dans les magnifiques, exemples que les Belges ont donnés pendant la huerre la force et l'union nécessaires pour assurer l'avenir de la Belgique Le roi s'approchant du détachement des héros a serré la main à chacun. La reine s'est également entretenw avec ces braves. La cérémonie s'est terminée par le défilé du bataillon d'honneur.

\Â~SMYRNË

Londres, 14 mai.

D'après certaines informations, un débarquement interallié aurait lieu prochainement à Smyrne.

Les explosions continuent

au dépôt de munitions de Flesselles Amiens, 14 mai.

Les explosions continuent au dépôt de munitions de Flesselles. Elles ont été tellement violentes que des éclats et même des obus entiers ont été projetés à plusieurs centaines de mètres,

La gare est presque entièrement démolie, la halle aux marchandises totalement effondrée, et le village en partie évacué. Aucun train ne eircule plus sur la ligne Amiens-Doullens..

Le dépôt contenait la valeur de quinze trains d'explosifs.

Un hydravion prend feu à 60O mètres de hauteur Alger, 14 mai.

Ce matin, un hydravion du centre des flottilles maritimes d'Alger., a pris feu à environ 600 mètres de hauteur, entre Maison-Carrée et Alger, au-dessus de la mer, et a fait une chute terrible.

Le pilote et le mécanicien sont tués. Actuellement, une vedette de l'amirauté procède à des dragages pour retrouver les corps.

La division natrale de la mer Noire rentre à Toulon

Touldn, 14 mai.

La division navale française de la mer Noire, qui comprend notamment lES cuirassés France, Jean-Bart, lustice, Mirabeau, est .rentrée à Toulon.

On sait qu'au cours d'une croisière, le Mirabeau s'échoua; un moment on crut le navire perdu, mai3 grâce à la vaillance des cols bleus, le navire put être déséchoué. Dès que le Mirabeau fut en état de reprendre la mer, la flotte de la mer Noire fit route sur Gonstantinople et de là SUT Toulon, où le Jean-Bart et la Frànce sont arrivés dans la nuit. Le cuirassé Justice ayant en remorque le cuirassé Mirabeau, arrivera un peu plus tard.

Dans les'milieux maritimes bien informés, on annonce qu'à leur arrivée, les JeanBart, France et Justice seront désarmés. A propos de la disparition de Mme Benoît

La police recherche actuellement un individu qui a disparu d'une manière bizarre, très peu de temps après Mme Benoît. Cet homme, jeune, d une élégance tapageuse, a été vu à plusieurs reprises, à Marseille, avec Mme Benoit, soit au palais de Cristal, soit au restaurant, puis a quitté Marseille si mystérieusement que, depuis, à ce que nous ont dit des personnes qui le connaissent bien, elles n'en ont jamais plus entendu parler et ne l'ont jamais rencontré nulle part

QUI TOUCHA CE CHÈQUE ? Le caissier de la Lloyd Bank, place de l'Opéra, payait, il y a quelques jours, un chèque de dix mille francs tiré sur la banque Morgan et non acquitté. Le lendemain, le caissier ne trouva plus ce chèque, qu'il avait enfermé dans son coffrefort. Hier. il apprit qu'il avait été touché une seconde fois à la banque Morgan, place Vendôme. Par qui? On le saura bientôt sans doute. Toqué proteste de son innocence Georges Toqué, le principal accusé dans l'affaire des dénonciations du Nord, a été interrogé par le capitaine Salanson, rapporteur près e conseil de guerre, en présence de Me Alcide Delmont, son défenseur. Il a' protesté de son innocence, affirmant que ses relations avec les Allemands n'avaient eu d'autre but que de réunir des documents pour une histoire de l'occupation allemande pendant la guerre.

Les professions libérales à la C. G. T. Après les clercs de notaires, les clercs d'huissiers qui réorganisent leur- syndicat, les artistes dramatiques, lyriques et des cafés-concerts, voici que s'en viennent à la C. G. T. les dessinateurs. En effet, les humoristes, les dessinateurs lithographes, les illustrateurs, les dessinateurs de modes tiendront une réunion demain soir, A 5 heures, à la Bourse du travail, pour constituer un groupement syndical qui adhérera & la C. ti. T.

A l'Hotel de Ville Le rétablissement du service

des bateaux parisiens

Sous la présidence de M. Dausset, la commission mixte des transports en commun s'est occupée de la reprise du service des bateaux sur la Seine. Elle a nommé une sous-commission chargée de s'occuper, d'accord avec l'administration, de provoquer toutes offres utiles au prompt rétablissement de ce mode de transport.

La reprise +les travaux du Métropolitain Dans une lettre qu'il adresse au préfet de la Seine, M. Lemarchand l'informe de son intention de le questionner sur la reprise des travaux de construction du Métropolitain et les conditions de leur réalisation.

Les lignes prévues, -nous a déclaré M. Lemarchand, sont le circulaire intérieur InvalidesInvalides, qui passe sous la Seine au quartier Saint-Louis la ligne 7, colonnades du Louvreplace de la Bastille, où elle doit se souder avec la ligne allant à la ponte de Picpus ligne porte de Choisy-porte de Montreuil et des prolongements vers la banlieue et notamment vers les cimetières parisiens.

LES BARAQUES MUNICIPALES Le vin il 1 fr. 30 le litre vient d'être mis en vente dans nombre de baraques municipales. Deux nouveaux magasins ont été ouverts rue Danville et place Blanche. La baraque du boulevard de la Chapelle va être transférée à l'angle de la rue de Bagnoi let et du boulevard de Charonne.

L'exportation des pommes de terre On noua communique la note suivante Le gouvernement ayant décidé de rendre libres les exportations de pommes de terre de semence et de primeurs, les demandes de dérogation aux interdictions précédentes deviennent sans objet et sont satisfaites de plein droit.

On se bab à Versailles pour avoir- du sucre Une grande épicerie de Versailles ayant reçu hier matin une importante quantité de sucre, le bruit s'en répandit' en ville et, immédiatement, une quelle formidable, allant jusqu'à l'avenue de Saint-Clobid, s'établit devant le magasin. Le service ne se faisant pas suffisamment vite, une bagarre se produisit dans la foule exaspérée plusieurs femmes et enfants furent renversés. Quatre femmes, grièvement blessées, furent transportées à l'hôpital. Trois enfants, également blessés, furent transportés au domicile de leurs parents, après avoir reçu des soins dans une pharmacie voisine.

L'officierqui s'était décoré lui-même Le capitaine de réserve Houitte de la Chesrrais, qui porte indûment, prétend-on, la Légion d'honneur et la croix de guerre avec quatre .palmes, a été interrogé, hier, par le capitaine Delrieu, rapporteur près le 3e conseil de guerre.

Il lui a expliqué qu'il fut rétrogradé, au mois de mars 1918, par un conseil de discipline siégeant au camp de Chamdieu. Il a ajouté qu'il était victime de machinations.

LE CAS DU BELGE LALOU Le Belge Lalou, arrété au cours des bagarres du 1er mai. a été confronté, hier, avec les agents Devillaz, Begneu et Perroux.

Les gardiens de la paix l'ont formellement reconnu c'est bien Lalou qui tira sur eux deux coups de revolver à bout portant. J'ai vu Lalnu, a ajouté l'agent Dpvillaz, à l'instant où il laissa tomber son arme à ses peids. L'inculpé a néanmoins protesté énergiquement de son innocence.

M. Bouchardon entendra prochainement un certain nombre de témoins à décharge.

COURRIER DES THEATRES Opéra, rel&ehp.

Comédie-Française, 1 h. 30, Zaïre, Poil de Carotte; 7 n. 30, les Sœurs, d'amour.

Opéra-comique, 1 h. 30, Manon 7 h. 45, Pelléas et Mélisande.

Odéon, 2 h., Barbier de Séville; 8 h., Mon ami Teiidy. Gaite-Lyriquè, 2 h. la Juive 8 h., le Grand MogoL, Variétés. 2 h. 3: et 8 h. 15, la Folle Escapade. VandeviUe, 2 30, 8 30, le Mari, la Femme et V Amant. Th, Paris, 8 30, Rot des Palncea (Dearly.Casslve) Trianon-Lyrique, 2. h. 30, les Saltimbanques 8 h. le Barbier de Séville.

Châtelet, 2 h. et h., les Millions de l'oncle Sam. Po.-te-St-Martin, S h. et 7 h. 30, Cyrano de Bergerac. Apollo. 2 8 15, la Nuit d'ivresse (V.Ubert, Amy). Gymnase, 2 h. 30 et 8 b. 30, le Secret.

Sarah-BernUardt, 8 h. 15, la Dame aux camélias. I Palais-Royal (Gut. 02-50), 2 30 et 8 30, la Présidente, Boufles-Parisians, 2 h. 30 et 8 h. 45, Phi-PM 1 Athénée. 2 h. 30 et 8 n. 30, le Couché de ta mariée. KenaHiance, S h. 30 et'8 h. 30, la Grive des femme.. Marigny, relilche pour répétitions d'Aladin. Ammgu, i n. 30 et 8 il. 30, l'Occident.

Th. Antoine, 2 h. 30 et 8 h., lu Mécène apprivoitée. Grand-Guignol, 8 h. 30, l'Atrote Volupté. Edouard-VII, 2 h. 30 et 8 n. 30, la Folle nuit. Th. Michel, 2 n. 30 et 8 11 45, Pour avoir Adrienne. Femina, » h. 80 et h. 30, Marche Il l'Etoile, revna. La Potinière, h. 30 et 8 h, 30, Danseront-Os ? Th. des Arts, 2 h. 8 h. 30, Beulemans à MarselUe. Déjazet, 2 n. 30 et à 30, Amour et Cinéma. Scala, 2 h 30, 8 h. 15, la Dame de chez Maxim. Cadet-HousseUe, 2 h. 30 et 8 h. 30, le Petit Frisson. Abri. 3 h. et 8 Il. 30, trois pièces, trois succès. Arlequin, 8 b. 45, la Source d'amour, opérette. Cluny, 2 h. 30, 8 h. l'Héritier du bai Tabarin. Empire. 2 il. 3J et 8 h. 15, la Traviata (Mario). Chateau-d'Eau (61,r.cnat.-d'Eau), m. et s., Geo Kyete. AU THEATRE DU PALAIS-ROYAL. A 2 h. répétition générale (reprise) sur invitation de la Présidente, vaudeville en trois actes de MM. Hennequln et Véber. Ce soir, première représentation. o OPERA. M Vanni JlarcouK chantera demain, pour la der-nière fois de la saison, le rôle de Guido Colonna dans Monna Vanna. Le spectacle se terminera par Ribecca, de César Franck. ̃«• COMEDIE-FRANÇAISE. Lundi, il 2 h., aura lieu la répétition générale pour la presse des Pensées d'Eschyle, pièce en vers de MM. Silvain et Jaubert, musique de M. Xavier Leroux. La première représentation aura lieu le même soir. <̃ TH. SARAH-BERNHARDT. La matinée que Mme Sarali-Bernhardt organise en son théâtre à la mémoire d'Edmond Rostand aura lieu mardi prochain 20 mai.

le « m^îrmSJ^mï»ii Aujourd'hui jeudi, matinée à 2. h. 30, et soirée à 8 h. 30 du Couché de la Mariée, avec les mêmes interprètes que le soir. Lucien Rozenherg eu têto. 1 VARIÉTÉS |

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Un appel du comité de l'Institut de puériculture de la Faculté de médecine de Paris

(Fondation franco-américaine en formation) La Croix-Rouge américaine et la Ligue des enfants des Etats-Unis d'Amérique ont offert- une somme de 1.500.000 francs pour constituer à Paris un vaste institut de puériculture. ,La seule condition requise est de recueillir par souscription une somme complémentaire de un million'.

Les circonstances présentes» imposent à tous nos compatriotes le devoir essentiel de sauver les enfants de France, de sauver la race, si compromise dès longtemps par la dépopulation.

Le comité est présidé par le doyen de la Faculté de médecine de Paris, professeur Roger.

Les douaniers se syndiquent Continuant ses travaux de la veille, le congrès a, hier matin, mis au point les statuts de i'asseciation, transformée en syndicat, et composé le coûseil syndical, qui comprend MM, Métayer, secrétaire général Chaumet, Abadie, Rousseau, Favre, Petrissans, Letornec, Chalet, Démarre, Jeannelle, Fetrier et Vaissières. Il a voté 200 francs à la souscription du mcnument Jaurès et adopté deux ordres du jour pour demander dès le vote de la loi sur les traitements, l'abrogation de la loi du 24 juin 1914, obtenir la refonte de la loi de 1853 et protester contre les mesures ministérielles concernant les agents qui sollicitent leur mise à, la retraite;

L'après-midi on a examiné les réponses données par l'administration à la suite du congrès tenu au cours de la précédente année.

Plus de six cents personnes assistaient, le soir, au meeting tenu à la Société des ingénieurs civils et auquel p#tic:pèrent tous les douaniers de Paris et les délégués régionaux.

Se nombreux orateurs parlèrent de la question syndicale, des huit heures et de l'affiliation à la C. G. T.

Finalement fut voté un ordre du jour motivé, réclamant la réorganisation administrative des services, l'application de la loi de huit heures, le repos hebdomadaire et le relèvement des salaites, ainsi qu'une adresse de sympathise aux syndicats ouvriers.

Bourse de Paris du 14 mai 1919 MARCHÉ OFFICIEL. 5%, 87 95 4% 1917, 71 95 4% 1918, 71 55 3%, 62 60 3 1/2. 89 10 Tunisiennes, 327 Afrique occidentale, 358 Maroc 1914, 440'– Argentin 1909, 500 Clûne 1908, 424 Egypte unifiée, 101 70 Extérieure, 114 10 Japon 1913, 523 Russe consolidé. 45 1891, 37 96 1894, 37 1900. 49 Serbe 1913, 65 75 Turc unifié, 73 25 Banque de France. 5.690 Banque d'Algérie, 3.605 Banque de paris, 1.339 Comptoir d'Escompte. 895 Crédit Lyonnais, 1.315 Crédit Foncier, 750 Crédit Foncier d'Algérie 749 Banque nationale du Mexique,' 448 Nord, 1.188 Est, 8'29 Lyon, 815 Midi. Ouest, 711 Orléans, 1.040 Saragosse, 445 Nord-Espagne, 423 Flves-LUle, 1.430 Aciéries Marine, 1.360 Basse-Loire, 287 Ariège, 585 Briansk, 259 Sosnowice, 1.05O Rio. 1.678 Say ordinaire, 485 Suez, 5.535 Métro. 454 Nord-Sud 157 Omnibus, 466 Villes de Paris 1865, 50 1871, 387 1892, 281 25 1898, 3'2O 1&09 295 1910 3%, 290 1912, 242 1917, 529 Communales 442 90 ,1891, 312 1899, 344 1912, 209 Foncières 1879. 485 1883, 332 1885, 345 1895 360 1903, 399 1909, 1913 31/2 410 1917 lib" 352 non' lib., 326 Est 3%, 359 Lyon 3%. 318 Midi 3%. 336 Nord 5%, 446 50 erléans 358 50 Ouest MARCNi EN BANQUE, Maltîoff, 439 PlaUne. 552 Toula, 563 Bakou. 1.309 De Beers, 596 East Rand, 16 75 .Goldflelds. 72 Rand Mines 104 Malacca, 153 Utah, 534 Monaco, 3095 1/5, 600.

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CASINO DE PARIS les premiers Comiques de Paris et de Londres MATINÉE W\ D A M E? Ml LesBCGANNYandC» LES TITOS u"oèneVif0s DROLES sont SUCCES DU JOUR

LA REIIUE DU CASiNO AMBASSADEURS

Samedi, réouverture. Répétition générale à bureaux ouverts: la Revue shochlng I 2 actçs, 20 tableaux de MM. Léo Lelièvre et Henri Varna, 100 artistes, 350 c.astumes. Les Brouett'Girls. Les 24 ballerines de Bigiarelli. Au tableau, le Défilé sensationnel des demoiselles à marier! 250 jolies artistes sur la passerelle enchantée. Promenoir, 3 francs. (Tél. Elysée 45-73.)

o- A LA CIGALE. Aujourd'hui jeudi, matinée avec la revue et ses créateurs, Tarride et Musidora en tête.

o NOUVEAU-CIRQUE. Aujourd'hui, matinée et soirée. Formidable spectacle d'attractions les Akebono, les 4 Bernard. Germain Aêro et un clou unique au monde, un phoque travaillait dans la pista nautique avec la. gracieuse nageuse Yvonne Degraine. Locat. de 11 à 19 h. T. Cent. 41-84. Lea corbeaux ont fui dans la nue

La PIE QUI CHANTE et revenue.

Demain soir, à 8 h. 45 Répétition générale pour la prette CHARLES FALLOT

Revu* de Lucien Bayer et BatAilIe-Henri. SketcK de j.Deyrmon ENTHQVEN. M. T. BERK/USUM FUSIEB, Ucil PEUT. L. BERTON A 9 h., on disposera des places non occupées

r0.000 DanHuns »» ©GAUMONT-PALACE, matinée 2 h. et soirée 8 h. Le Tigre humain. avec W.-S Hart. Le Gtntilhomm* agmmirtant.

LA FOIRE DE PARIS LES ETABLISSEMENTS G. AULANIER Les Etablissements G. Aulanier, 58, avenue de la République, à Paris, présentent il. la Foire de Paris le n « Fourgas universellement connu et grâce auquel on peut laire cuire et non pas réchauffer toute espèce de mets. Cet appareil, qui se fait en trois tailles, possède en outre l'avantage d'être essentiellement économique. Il se pose sur un simple réchaud à gaz de houille, d'alcool, d'essence, etc. Les Etablissements G. Aulanier exposent également la « Midinette n, lampe inexplosible à essence, à mèche perpétuelle, divisée, fixée et armée, munie d'un bec régulateur rotatif et coulissant (breveté S. G. D. G.) qui permet un réglage parfait de la lumière depuis la veilleuse, jusqu'à la haute flamme.

La même firme a aussi en préparation une botte hygiénique à ordures « la Discrète n, à couvercle automatiquement réversible qui, si elle tient ce que promet le modèle, est assurée d'un succès sérieux.

Indépendamment de ces trois créations, les Etablissements G. Aulanier poursuivent la fabrication intensive des cafetières, percolateurs et articles de ménage qu'ils s'étaient vus obligés de suspendre pendant'la guerre.

rustic

Les ateliers Rustic, de Montereau (S.-et-M.), exposent trois de leurs spécialités. Des moteurs de 3 à 12 HP simples'et robustes, étudiés pour être conduite par tous et partout dans les fermes, les chantiers, les ateliers.

Une lVlotoscie à bûches modèle adopté par l'armée, appareil pratique, que la rareté de la main-d'œuvre impose propriétaires, boulangers, marchands de bois, devront avoir tous leur scie à bûches.

Une Motobatteuse à grand rendement donnant le grain marchand. On la- verra bientôt dans toutes les fermes, il faudra bien faire produire au maximum son personnel. Nous regrettons que les ateliers "Rtistic n'aient pas exposé leur pétrin rnéeanique si recherché avant la guerre.

LA MACHINE ALLUR

Depuis longtemps, même avant la guerre, les machines et matériaux « Allur approuvés par la section technique du génie au ministère de la Querre, ont rendu les plus signalés services pour la fabrication à pied d'oeuvre, avec les matériaux du pays, de pierres creuses de toutes formes, de toutes dimensions et de toutes résistantces, permettant d'éditler des constructions rapides et économiques de toute nature et de toute importance. j Aujourd'hui que la question vitale de lareconstruction des pays dévastés se pose devant la France anxieuse et qu'il faut non seulement remédier à la crise de la maind'œuvre, mais encore à celle de la matière première, les machines Ajlur s'imposent encore davantage à. l'attention, at l'on conçoit que leur participation à la Foire dé Paris ait offert une intérêt exceptionnel. La machine AHur, construite en France par les établissements H. Sudry, de Nantes, rend dans la construction les ^ervices les plus signalés.

Ses références sont do tout premier ordre et il nous suffirait de citer, à côt4 des grossies entreprises d'Etat ou d'initiative particulière, comme les chemins de f'er du Nord et du P.-L.-M., la Compagnie du canal de Suez, Les usines de Segré, de la Basse-Loire, de la Bellière, la pyro- technie de Caen, de Montluçon, de Bour- j ges, l'arsenal de Roanne, le port de Bahia, les entreprises Seris et Loucheur, la So- ciété des grands travaux de Marseille, etc. Ces indications justifient hautement l'extrême faveur du public. Elles donnent éga]('ment une signification précise à l'arrêt intéressé de M. le ministre du Commerce au stand des machines AUur, venant après la visite du Président de la République la Foire de Paris. Au surplus, la foule considérable des ncheteurs qui viennent à l'Esplanade des Invalides assister à la démonstration pra- tique du matériel Allur et des presses à pierre et à brique Sudry, est le criterium du succès de MM. Sudry et Eluere et fils, .qui sont, le premier constructeur, et les seconds agents exclusifs pour la vente de ces incomparables machines. Ajoutons que; sur demande parvenue à MM. Eluere et fils, 19, rue de Milan, à Paris, tous renseignemerits ou catalogues sont adressés franco par retour du courrier.

LA MAISON GRAVEREAUX

M. Gravereaux, qui a eu maintes fois l'honneur insigne de recevoir Mme Poin- jcaré dans la symphonie rose de la roseraie de l'Hay, la reçoit aujourd'hui plus modes- tement, dans l'harmonie blanche de sont stand de la Foire de. Paris où éclate la lumière des lingeries fines, des cols éblouissants et de tous les articles de che- miserie qui font la renommée de la mai- son de la rue des Jeûneurs.

LES AVERTISSEURS CHOLLET

Cette firme expose une sirène type NotreDame^de-Paris, qui, en raison des souvenirs qu'elle rappelle, obtient auprès du public .16* plus grand succès de curiosité. On y voit également tous modèles d'avertisseurs pour usines que construit en grand nombre cette maison, ainsi que le célèbre avertis. seur pour automobile « Le Ténor n, dont la portée sur route est de plusieurs kilomè- tres. Ce stand est situé à l'Esplanade, à la sortie du métro Invalides. Usine 32, rue de la Chine, Paris.

SOCIETE ANONYME

DES ANCIENS ETABLISSEMENTS A. SAVY, JEAN JEAN ET C'

La plus ancienne et la plus importante maison pour la fabrication du matériel do chocolaterie et de confiserie, les Etablissements A. Savy, Jeanjean et C°, ingénieurs et constructeurs, avenue Dubonnet, à Courbevoie, ont tenu à participer à la Foire de Paris en y exposant quelques machines spéciales de leur fabrication ainsi qu'un nou- veau modèle de Il Séchoir-Cuiseur n. Fondée en 1830 par C. Hermann, cette maison a étudié, créé, mis au point et perfectionné au fur et à mesure des progrès de l'industrie, un nombre considérable tie types de machines pour la fabrication du cho- colat et de la confiserie, ainsi que tout le matériel pour la fabrication du savon de toilette et la parfumerie, le broyage et la fabrication des couleurs, et des encres, etc. La réputation de ses machines spéciales et de ses machines de série est universel- lement connue le monde entier les utilise et les nombreuses filiales qu'elle possède à l'étranger ont permis à la Société Savy, Jeanjean et C° de faire apprécier les produits de l'industrie française dans les ré- gions^es plus éloignées.

Pendant la guerre, les usines de Courbevoie ont apporté leur concours à la défense nationale en exécutant de nombreuses machines pour les cartoucheries, les poudreries et le matériel chimique de guerre. Ces usines ont été agrandies et dotées d'un puissant outillage moderne qui leur permet de faire face aux importants besoins qui se révèlent partout tant pour la réfection des usines des régions libérées que pour l'adaptation de l'outillage économique aux progrès de la technique rioderne. A ce dernier point de vue, les Etablissements Savy, Jeanjean et C*, forts de l'expérience d'un passé industriel de premier ordre, seront très heureux de recevoir à leurs usines de Courbevoie tous les visiteurs de la Foire de Paris qui n'auront pu, en raison du cadre forcément restreint de

l'exposition, se rendre compte des progrès réalisés dans ces dernières années. GAUTIER-DELERY FRERES ET C. Gauthier-Delery frères et C exposent dans leur stand du hall de la mécanique quelques appareils de leur construction qui répondent aux besoins de tous les agricul- teurs, fermiers industriel etc.

i* Un cuiseur à vapeur indispensable ai. la cuisson de la nourriture du bétail 2° Une citerne pour le transport des li..quides, qui peut btre montée sur wagoa camion ou remorque, et dont le système dei remplissage et de vidange assure une ma- nutention rapide et économique

3° Une installation réduite de distillerie et de teinturerie. Gautier-Delery frères et C", dont 1rs ateliers. actuellement 4, 6, 8, rue Traver- sière, à Courbevoie (téléphone 7), vont être transférés sous peu dans leur usine modèle de Neuilly, sont outillés de la façon la plus moderne pour construire dans les meilleures conditions tous appareils se rattachant par un côté quelconque à la chaudronnerie, fer et cuivre, tôlerie, REFROIDISSEUR AVIOS »

SYSTEME CHARDARD

Lors de sa visite à la Foire de Paris,- Mé le ministre du Commerce a tenu à assister à la démonstration complète du Refroidisseur Avios à élémenis interchangeables identiques pour tous les radiatçurs et après s être fait présenter l'inventeur, M. Chardard, l'a chaudement félicité. Char-\ dard-Tanzy, à Issy-les-Moulineaux. Jean d'YVELET.

Pour labourer nos vignes Le Tracteur agricole et viticole Cliapron, 45, rue de la République, Puteaux, est le. seul qui ait donné des résultats concluant aux essais officiels de,. Montpellier contrôlés par M. Ferouillat, directeur de l'Ecole d'agriculture de Montpellier et M. naval. professeur de vifcjcuiture. Le tracteur thapron participera au concours d'Aix (16 au 20 mai) où tous les viticulteurs pourront constater sa stabilité, sa facile maniabilité et la perfection de son travaiL « Renault » à la Foire de Paris Autour de.son stand, la foule se presse., Son merveilleux tracteur agricole lui vaut toutes les félicitations. C'est lui qui, actionnant une dynamo, assure l'éclairage, tout ix>mrae, dans n'importe quelle ferme, il actionnerait une pompe ou une batteuse. Dans le tracteur agricole Renault, tout est simple, robuste et à l'abri de la poussièrr: aussi son SHeeèa-.esf considérable auprès industriel âe JJP attifla ïiif aussi tons los regards il en est de.même d'un 8 HP dont la place est partout" désormais et darus toutes les exploitations. La Foire de Paris est plus qu'un succès pour les usines de Billancourt. Dentiste. rentiers ert or, 15 francs par dent ji Réparatlon en 3 h Levade, 154, boul. Magenta. VINS EXPEDIES DE SUITE aussi prisés que les Bordeaux courants Les bom-lios fines et les csiomacs délicats ne contestent plus atf Narbonnais que, dans la proportion d'un tiers, tes Tina de ses récoltes n'aient un« grande Valeur qualita^tlïfl qu'attestent au reste, leur excellen.ro de goût et leur action bienfaisante, pourvn que ces vins aient deux ans au moins. L'essentiel est d'en connaître le détentepr. J'ose affirmer qtie je suis celui-là, m'étant depuis 30 ans spécialisé dans-ces sortes de Tins Mes scrupules veulent que je prenne, par écrit., l'ensa^gement de reprendre tout vin qui ne conviendrait il y a hausse;- les gelées en sont cause. de n'augmente pourtant Pas pour la moment Bas-Coteau ÎWS 335 fr. la barriq. 520 f,it Cite» eupérre. 34Sfr.J perdu t°dom. Paris Coteau extra-fin 1916: 370*vfet M gare tt aufre Blano Picpoul supr 1915. «M, tr, echon. c 2 ir l'un. S'adresser SAUNES, 2, rue Canal, LE "TI Pf f remplace le oeurn E:pédition Province franco postal domicile contre HERNIE Maintenus par J'appareil du spécialiste M. GlasbA. la hernie diminue de volume et disparaît. Cabine. da 8 a il et de 2 a 6 (dim. nt fêtes d& 8 il 1 n Boni4 Sôbastopol, 63, au 1", Paris. Brochure franco!: Demander la date des passages en Provinc,t LBGE^mTT une A Y nouvelle petite voiture HP, 8 cyl 4Kl5W

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rïant la guerre par cette piibli- i cation a été apprécié non seulement S en France,, mais -encore chez nos alliés' et dans les pays neutres. Cet effort va être poursuivi, et même intensifié, de façon à rendre le grand magazine scientifique absolument inégalable. Ce numéro renferme, hors texte, 1 une magnifique carte en couleurs montrant les ressources générales

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Y Comment augmenter vos Forcn Si vous perdez vos forces, si vous vous fa- tiguez aisément, vous manquer d'ambition ctdeeonfiance,en vous-même et si vous vous sentez décourage. quelle qu'en soit la cause; maladie, veillées, intempérance, tabac on excès de toutes sortes, vous êtes en danger d'épuisement complet si vous ne commencez pas immédiatement un traitement approprie, Les forces ne peuvent provenir que des ali- ments que vous absorbez. Donc si vous dé- pensez quotidiennement pins d'énergie physi- que que vous n'en retirez de vos aliments, votre cas est sans espoir de guérisnn.a moins que vous ne puissiez renverser les et augmenter vos forces en proportion de l'éner- gie dépensée. Pour retrouver vos forces pre- mières et toute votre énergie, vivez au grand air le plus possible, respirez profondément et procurez-vous une boite de Kammlum chez vôtre pharmacien et prenez-en une tablette une demi-heure avant chaque repas. Vous serez tout simplement étonné de voir en combien peu de temps vous retrouverez vos forces. Les troubles de l'estomac disparai- tront, Tambition reviendra et voug éprouve- rez un vif désir à la fois de plaisir et de travail. Si vous souffrez d'une déperdition constante de vosforees,si vous êtes irritable et si vous avez les nerfs à « fleur de peau. », procurez-vous une boite de Kassium au- îourd'hai. Une boîte vous durera deux se- maines et vous fera autant de bien qu'un séjour au bord de !a mer. Si vous éprouves le moindre difficulté à obtenir le hassinm, envoyez 5 fr.50 à la Pharmacie Scott, 38, me du Mont-Thabor, Paris, et vous le rece- L vrez par,retour. franco de porl.

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