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Titre : Le Moniteur des architectes : organe... de la Société nationale des architectes de France

Auteur : Société nationale des architectes de France. Auteur du texte

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1934-03

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 908

Description : mars 1934

Description : 1934/03 (A35,N72).

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5665824t

Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 4-V-11221

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328189250

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 19/01/2011

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Numéro 92

REVUE MENSUELLE

35e Année

Mars 1934

LE MONITEUR DES

ARCHITECTES

Organe de la Société Nationale des Architectes de France

SIÈGE SOCIAL. : 20, Boulevard du Montparnasse -- PARIS (XVe Arrt)

Rédacteur en chef : F. HOUSSIN (I. Q)

SOMMAIRE

Pages

Une lettre de M. Frantz-Jourdain ;. 217

Conférences filmées de la revue « La Technique des Grands Travaux Modernes (F. H.) 218

Conseil d'administration de la Société Française d'Architectes , 218

Quelques travaux de M. Fernand Renaud, Architecte S. N., ancien combattant (F. H.) 219

Tribune libre : I. Chères expériences (Charles Legrand)

Legrand)

II. Dans les Ecuries d'Augias (Gaston Appert). 227 Communications professionnelles: -Activité de la SoPages

SoPages Exonération d'impôt foncier. Exposition de - 1937.

I. Lettre à M. Germain Martin, ministre des Finances (H. Viet, Président de la S. N.). 228 II Exposition de 1937. Voeux de la S..N. (La

Rédaction) - ...- ... 229

Deuil (F. H.) 230

Félicitations 230

Le Scandale Stavisky ? Non. l'ire que cela 230

Procès-verbaux du Conseil d'administration de la S. N.

(Séances des 3 janvier, 17 janvier et 7 février 1934). 232 La Page du contribuable 234

UNE LETTRE DE M. TRANTZ JOURDAIN

M. Franiz Jourdain, le-maître écrivain que le Moniteur a salué ces dernières années du titre de « Maréchal des Jeunes », le fondateur du Salon d'Automne et de L'Exposition des Indépendants, le critique, éminemment spirituel et combutiif dont les idées libéraSOCIETE

libéraSOCIETE ARCHITECTES MODERNES Secrétariat général. 251, boulevard Raspail, Paris (14e) Le Président 159, avenue -Malakoff (16e)-

Le 5 février 1934; Mon cher Président, Un hasard — il y a parfois d'heureux hasards, comme à la Loterie — met sous mes yeux le Discours si intelligent, si condensé, si pratique prononcé par vous au Banquet de la Société Française d'Architectes.

les n'ont pas varié depuis la publication d'un de ses premiers romans « L'Atelier Chantorel » (1893), a adresse à notre Président la charmante lettre suivante que tous nos confrères liront certainement avec plaisir. F. H.

. Le souvenir amical et délicat que vous me consacrez m'a vivement touché et je tiens à vous exprimer nies remerciements les plus cordiaux : Les procédés courtois sont tellement rares, à notre époque de ciment armé, qu'ils sont particulièrement précieux.

Comme les Carabiniers, j'arrive bien tardpour vous serrerla main, mais croyez que ma gratitude du moins n'a pas une ride et qu'elle garde vis-à-vis de vous, dans la circonstance, un regain de jeunesse et de franche sincérité.

Croyez, mon Cher Président, à mes meilleurs sentiments.

FRANTZ-JOURDAIN.

217


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

LES CONFÉRENCES FILMÉES DE LA REVUE LA TECHNIQUE DES GRANDS TRAVAUX MODERNES »

Les deux Conférences filmées données à la Salle Pleycl le 1er février, à 21 heures, et le samedi 3 février, à .1.7 heures, par M. Armand. Jourdain, Directeur de la Revue « La Technique des Travaux » étaient concrées aux grands travaux modernes suivants :

1. Le brise-mer des Arros, à Soulac (Gironde).

Ouvrage original destiné à résister à l'érosion marine très active a laquelle est soumis le littoral du Bas-Médoc.

2. La gare maritime du Verdun, avant.-port de Bordeaux. ....

Belle construction moderne en ciment-armé.

3. Les tunnels pour automobiles et piétons, sous l'Escaut, à Anvers (2e partie).

Un tunnel pour automobiles de 2.1.10 mètres de long et de 9 m 40 de diamètre et un tunnel'peur piétons de 572 mètres de long et de 4 m. 74 de diamètre. Ce film montre en détail les ouvrages terminés et en service,

4. Le pont Kill. van Kull, près de New-York.

Montage, en porte-à-faux, d'un arc métallique à deux, articulations de 510 mètres de portée.

5. L'architecture 'tchécoslovaque.

OEuvres des principaux architectes modernistes tchécoslovaques : écoles, piscines, habitations, bureaux, bâtiments industriels, etc..

De toutes les séances auxquelles nous avons assisté depuis 4 ans aucune peut-être ne fut plus parfaite, d'une présentation plus attrayante et plus claire, par la coordination merveilleuse entre l'es explications et les projections.

Notamment les deux films présentant la Gare Maritime du Verdun et les tunnels d'Anvers sous l'Escaut, terminés et en service, pourraient figurer comme Documentaires dans les programmes des Cinémas quotidiens et plairaient aux publics même populaires par le défilé pittoresque de la foule, des autos, des agents qui y assurent l'ordre — ou des grands express et des grands paquebots.

La réalisation des tunnels d'Anvers est une pure merveille de construction et de perfection hygiénique: Epuration de l'air envoyé dans les tunnels, évacuation constante et active de, l l'air vicié assurées, par les machines les plus puissantes et les appareils scientifiques

les plus récents. Dire qu'on pourrait faire dans ces tunnels une cure d'air sain et pur serait à peine un paradoxe...

L'intérêt de la Gare maritime du Verdun achevée n'est pas moindre même pour un public quelconque, car la présentation n'en est pas moins vivante : arrivées des trains déversant sur le môle leurs foules de voyageurs, départs des grands transatlantiques, Aaies impressionnantes de la mer démontée balançant à peine les énormes paquebots...

Le montage du pont Kill van Kull près de NewYork, chef-d'oeuvre de grosse métallurgie, est, lui, spectacle, et très beau spectacle, pour ingénieurs.

Aux architectes, enfin, s'adressait le dernier film : L'Architecture tchécoslovaque. Les innombrables vues de Prague présentées permettent heureusement de constater que Prague n'est pas une ville de la Russie soviétique. Grandes Ecoles, Hôpitaux, Bâtiments industriels, Buildings, Banques, Grands Hôtels, Grandes Cités ont un autre aspect que les cages cubistes et monotones de la Russie d'après-guerre .!!... Des recherches d'ordonnance, de composition, de « style » sont sensibles, et, là où le parement est uni, des revêtements de matériaux riches accusent une recherché d'artiste.

A côté du vieux Prague, admirable ville d'art gothique, s'élèvent aujourd'hui ces quartiers considérables, modernes et neufs, que nous avons vus défiler et qui révèlent ou une prospérité financière étonnante, ou l'étonnante volonté de progrès et la foi en l'avenir d'une Nation, intelligemment gouvernée, que la grande guerre enfin a faite libre !

Ces notes suffisent pour rappeler l'admirable enseignement que nous devons à ces projections filmées dont M. Armand Jourdain a eu l'initiative, dont il est le créateur et restera longtemps, espérons-le, l'animateur. Félicitons-le une fois de plus.

Et, sans aucune modestie... (la modestie est très démodée aujourd'hui), félicitons-nous nous-mêmes, en rappelant à nos Jeunes que la première Société qui patronna officiellement les Conférences filmées fut la S.. Ni et que notre Président, M, Viet, prononça l'allocution d'ouverture de la première séance.

F. H.

SOCIETE FRANÇAISE D'ARCHITECTES (S. F. A.)

SIÈGE SOCIAL::.19, Rue Blanche, à PARIS (9e)

CONSEIL D'ADMINISTRATION Année 1934

Président : Raoul Brandon, architecte, député de Paris, à Paris.

Vice-Présidents : Albert Bernef, architecte à Paris ; Henry Denis, architecte à Paris ; Godbarge, architecte à Saint-Jean-de-Luz ; Léonce Salles, architecte, député de l'Ardèche, à Paris.

Secrétaire général : René Guibert, architecte à Paris.

Secrétaire administratif : Gaston Appert, architecte à Paris.

Trésorier général : André Bigorgne, architecte à Paris.

Trésorier adjoint. — René Pierre, architecte à Courbevoie.

Secrétaire des séances : René Vabuis, architecte à Paris.,

Archiviste : Raoul Gatine, architecte,à Paris.

Administrateurs : MM. Baud (Orléans) ; Bergon (Montpellier) ; Gareng (Paris) ;. Hugonenc (Paris) ; Houvenaghel (Lille) ; Improta (Paris) .; Pierre (Marseille) ; Pila in (Nancy) ; Royer (Paris) ;_-Saunier (Bor218

(Bor218


LE MONITEUR ; DES ARCHITECTES

QUELQUES TRAVAUX DE M. FERNAND RENAUD

ARCHITECTE S. N. — ANCIEN COMBATTANT

J'ai le plus grand plaisir à présenter aujourd'hui à ceux qui ne le connaissent pas, notre Collègue du Conseil, M. Fernand, RenaudAu

RenaudAu des affreuses journées où les Anciens Combattants, par leur attitude énergique, ont une deuxième.fois sauvé leur pays, il est juste qu'ils soient à l'honneur et qu'une parole de reconnaissance témoigne à ceux qui restent qu'ils ne se sont pas, il y a vingt ans, dévoués en_ vain.

Notre aimable Confrère Fernand Renaud est admirablement qualifié pour les représenter tous.

Décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille militaire, opéré quatre fois, doté d'un titre d'invalidité de 95 % !!!, il est astreint pour la vie à un régime d'alimentation extrêmement rigoureux... Qui le devinerait devant ce perpétuel sourire, devant ces yeux vifs et francs où l'on ne peut rien lire d'autre que l'activité et l'énergie ?

Notre sympathique Invalide 95 % — un peu en vacances forcées comme tout le monde en ce moment — fut assez valide ces dernières années pour édifier en deux ans — 1930-et-19.3.1 —_pour 28 à 30 millions de, constructions, avec une préparation de Devis et de Forfaits si consciencieusement étudiés qu'aujourd'hui, dans la débâcle générale des prix, ses Clients ont encore un revenu très rémunérateur ! Nous le dirons d'ailleurs d'une façon plus précise en présentant chaque construction.

Nous n'insérerons ici que les plans, façades et notices de 4 constructions, sur le formidable dossier de

12 ou 15 que M. Renaud avait bien voulu nous confier. Nous énumérerons seulement les autres pour les Confrères qui seraient curieux de les voir.

IMMEUBLE 53, RUE LEMERCIER, PARIS (17e)

Propriété de la Société Immobilière Lemercier

Surface terrain 380 m2

Surface construite 300 m2

Construction de 7 étages sur rez-de-chaussée et sousSol.

La situation du terrain face à la rue Jacquemont fit profiter du gabarit de grande hauteur. Façade en pierre de taille de Laboulaye et MontLandon. Ossature et planchers en béton armé, doublée en briques creuses, sur cour briques apparentes blanches en ciment de laitier de Pont-à-Mousson. Tous les balcons et défenses d'escalier en fer forgé de la Maison Dessaint et Finaud. L'immeuble fait partie d'un terrain partagé 1° au fond pour la construction d'un garage de 6 étages, mitoyen sur rue, l'immeuble donne la facilité du garage immédiat aux locataires de l'immeuble.

2 appartements de 5 pièces avec galerie, cuisine, office, salle de bain installée, nombreux placards, ascenseur montée et descente ; au 7°, chambres de bonnes, logements de 2 pièces, cuisiné et 1 pièce, cuisineImmeuble,

cuisineImmeuble, Anatole France, à Aubervilliers (Seine). — Plan d'étage : M. Fernand RENAUD, Architecte S. N.

219


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

M. Fernand RENAUD, Architecte S. N.

Chevojon, Phot.

Immeuble, boulevard Anatole France à Aubervilliers (Seine).

Immeuble rue Lemorcier à Paris.

220


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

Entreprises ayant collaboré à la construction:

1° Terrasse, maçonnerie, béton armé:

E. Borgel, 10, rue Saint-Ferdinand, Paris. 2° 'Menuiserie, parquets:

II. Desmet, 10, rue E.-Quinet, Neuilly-Plaisance. 3° Serrurerie, quincaillerie, 1er forgé :

Dessaint et Finand, 64, rue Lemercier, Paris. 4° Plomberie, couverture :

Ferembach, 1, rue -Nollet, Paris. 5° Charpente bois :

Les Charpentiers Français, 24, rue des Peupliers, Paris; 6° Chauffage, eau chaude :

Rougnon Frères, 18, rue CIairault, Paris. 7° Peinture, vitrerie, tenture:

Thomas et Harrisson, 66, rue La Condamine, Paris. 8° Elertricité, force et lumière:

Devilame et Rongé, 4, rue Casimir-Delavigne, Paris. 9° Carrelage et revêtements :

Zaengerler et Roussel, 25, cours de Vincennee, Paris. 10° Ascenseur, montée et descente:

Houplain et, Cie, 40, rue Bargucs, Paris.

11° Fermetures, persiennes :

Jomain et Cie, 34, rue Brancion, Paris.

12° Escalier pierre:

Pallot, 10, passage Crété, Paris.

13° Marbrerie, fumisterie:

Société Industrielle des Pyrénées.

14° Staff et . stucs:

Ramser, 21, avenue Gambella. Sannois (S.et-O.).

15° Lustrerie et appareillage électrique :

L. Martin, 10, rue Chariot, Paris.

16° Tapis escalier :

Le Tapis Français, 20, rue de Constantinople, à Paris.

Le revenu de 260.000 fr. au début est descendu aujourd'hui à 210.000 fr. — soit pour ces appartements de tout confort, de 5 pièces : loyers réduits de 20.000 à 14.000 — c'est-à-dire à 2.800 fr. la pièce.

En 1933, l'emprunt contracté au Sous-Comptoir fut consolidé à 0 fr. 25 %, impôt, compris, à une Ranque Suisse de Zurich (Sté d'Assurances sur la Vie).

221

Immeuble, rue Lemercier à Paris. — Étage courant : M. Fernand RENAUD, Architecte S. N.


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

Garage, rue Lemercier à Paris. — Plan du rez-de-chaussée : M. Fernand RENAUD, Architecte.

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LE MONITEUR DES ARCHITECTES

Garage

rue Lemercicr,

à Paris.

Façade et rez-de-chaussée.

M. Fernand RENAUD Architecte S. N.

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LE MONITEUR DES ARCHITECTES

Société Immobilière Ranelagh-Mozart.

Immeuble, rue Robert Lecoin, à Paris. Façade et plan d'étages. M. Fernand RENAUD, Architecte S. N.

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LE MONITEUR DES ARCHITECTES

II

IMMEUBLE 44 bis, BOULEVARD ANATOLE-FRANCE, A AUBERVILLIERS

Propriétaire M. A. Fontaine

Surface terrain 800 m2

Surface construite envir. 300 m2

Construction de 7 étages sur rez-de-chaussée et soussols.

Au rez-de-Chaussée- recul de l' alignement de 3 m. pour assurer le gabarit de grande hauteur 18 m. (largeur de la voie), du nouveau règlement du plan d'exécution zone de collectivité.

Le rez-de-chaussée a été conservé en boutiques, les étages divisés en 2 bâtiments, celui de gauche avec escalier, ascenseur et logements de 3 pièces principales, avec entrée, cuisiné, w.-c., salle de bains et chauffage central.

Le groupé de droite, escalier desservant les petits logements de 2 pièces et 1 pièce principale, entrée, cuisine, w.-c, lavabos (sans salle de bains, ni ascenseur), le 7e étage divisé en chambres et cuisines, w.-c. sur le palier. Ossature et planchers en ciment armé avec super-ciment, hdurdis moulés en ciment armé de la Maison Rancel Esquerre, façades sur avenue en briques saumon d'Arleux et ciment Portland, chaulé, celles sur cour en briques blanches de ciment de laitier de Pont-à-Moussn et ciment P.. chaulé de Pont-àMousson. Couverture:en tuiles mécaniques et ardoises.

Pour les besoins des ateliers de carrosserie et peinture d'un garage, installés au fond de la propriété, il a été réservé au milieu de ce grand bâtiment un passage de voitures très résistant, pour poids de 20 t.

.1° Terrasse, maçonnerie, béton armé:

Bancel Esquerre,. 52, rue Philippe-de-Girard, Paris. 2° Menuiseries :

L'Art Industriel du Bois, 12, rue Melanie, « Villemonble (Seine-et-Oise). 3° Parquets-:

D'Ambrosis, 23, avenue Garrabet la, à Colombes. 4° Serrurerie,, quincaillerie, fer forgé, entrée cochère : :

Etablissements Dessaint-Finand, 64 ,rue Lemercier, Paris. 6° Plomberie, sanitaire, couverture :

Entreprise Piquenard, 77, rue Philippe-de-Girard, Paris. 6° Chauffage central, eau chaude:

Lucas Langelot, 10, rue Lasson, Paris. 7° Peinture, vitrerie, tenture:

Cottineau, 60, rue Bourdault, Paris. 8° Electricité, force, lumière :

Kemmel et Piel, 60, rue Caumartin, Paris. 9° Carrelages, mosaïques:

Entreprise Sommesous, 12, impasse Mylors, Paris. (17e). 10° Marbrerie, peinture, revêtements faïence:

Sterlini, 85, rue de Paris, Clichy (Seine). 11° Ascenseur :

Houplam et Cie, 40, rue Bargues, Paris. 12° Charpente, bois, escaliers :

Entréprise Peuch, 40, rue Marsaud, Gennevilliers (Seine). 13° Fermetures :

Jomain et Cie, 30, rue Brancion, Paris. 14° L'élanchéité des terrasses du premier en asphamtoïd.

Cet immeuble fut loué avec la plus grande rapidité et, son revenu net s'est maintenu jusqu'à ce jour à 8 % malgré un emprunt, représentant 80 % de la dépense totale — cela en raison des prix de location très modestes demandés en ce pays de petits travailleurs.

III IMMEUBLE 9, RUE ROBERT-LECOIN, PARIS (16e) Propriétaire Société Immobilière Ranelagh-Mozart

Surface terrain 220 m2

Surface construite 155 m2

Construction de 6 étages sur rez-de-chaussée et soussols, ossature et planchers en béton armé doublés : de céramiques, façades sur rue en briques de Rethel et ciment pierre Poliet et Chausson, la façade sur cour brique amiantine et, ciment chaulé.

Balcons et défenses ascenseurs portes,palières en fer forgé. Infrastructures en plate-forme en béton armé reposant sur pieux battus, le manque, de largeur du terrain a déterminé le projet d'un immeuble a studios:

Les étages comprennent 4 studios installés pareillement avec leur salle de bains complète, office, cuisine, entrée avec penderie, dont le plan ci-contre montre le souci de détails.

Voici les entreprises ayant collaboré à la construction :

1° Terrasse, maçonnerie, béton armé:

E. Borgel, 10, rue Saint-Ferdinand, Paris. .

2° Menuiserie, ; charpente bois:

Banville, 24, rue du Marché, à Neuilly-sur-Seine. 3° Serrurerie,, quincaillerie, fer forgé:

Dessaînt-Finand, 64, rue Lemercicr,. Paris. 4° Couverture, plomberie,, sanitaire :

Mallot-Montreuil, 64, avenue de.Châtillon, Paris.

5° Chauffage central, service eau chaude:

Lucas Langelot, 10, rue Lasson, Paris.

6° Peinture, vitrerie, tenture :

Albertolli, 4, rue du Commandant -Rivière,. Paris. 7° Electricité,-forcé, lumière :

Devilaine et Rougé-, 4, rue Casimir-Delavighe, Paris. 8° Carrelages, revêtements :

Zaengerler et Roussel, 25, cours de Vincennese, Paris. 0° Parquets sans joints :

Durolith, 19, rue de Liège, à Paris. 10° Ascenseur, : monte-charges :

Houplain et Cie, 40, rue Bargue, Paris. 11° Fermetures, persiennes :

Jomain Frères, .34,- rue Brancion, Paris. 12° Escalier pierre :

Bion, 42, boulevard du Port-Royal, Paris.

Après les 2 immeubles à grandes façades précédents, il nous a paru intéressant de présenter cette habile utilisation d'un terrain très profond à très petite façade. Il y a 4 ans la formule Studios était très rémunératrice partout, mais plus particulièrement encore dans lé quartier chic du 16e arrondissement où le grand confort d'eau chaude, chauffage, bains, ascenseur faisait faire aux locataires de véritables folies. Cet immeuble . rapporta en effet au début — ch ose à peine croyable—— 20 % net de, la dépense totale à raison de 12.000 de loyer par studio ! Il ne rapporte plus que 10 %... revenu encore très consolant pour la Société Immobilière... (Note de la Rédaction.)

IV

GARAGE 51, RUE LEMERCIER, A PARIS (17e)

Cet, intéressant, Garage construit par M. Renaud avec la collaboration de M. Rorgel, Ingénieur-Entrepreneur pour le Ciment armé el la Maçonnerie, a déjà été pu225

pu225


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

blié par La Construction Moderne, avec une Notice d'une page.. Nous, y renvoyons nos-Lecteurs, et signalerons seulement qu'au Rez-de-Chaussée les poteaux-portants, écartés de 10 m. 50, donnent toutes facilités aux circulations les autos.

M. Renaud nous avait remis en outre les plans et façades de

1°, Immeuble Finant, 64, rue Lemercicr, deuxième exemple d'utilisation d'un terrain très profond à façade très étroite. (Grands appartements de 3 pièces, tout confort, Joués 10.000 fr. en 1931, réduits aujourd'hui à 13.000 fr.)

2° 131, rue Michel-Ange (10e), grand immeuble Caneitri, 2 ailes sur cour, 4 et 3 pièces grand confort, 2 appartements par étage, 8 étages.

3° 22, place de la Madeleine, la Banque Mutuelle de Crédit, etc., etc.

En résumé, une douzaine de Maisons de Rapport et des Usines en 2 ans !

Aux notices remises par M. Renaud je ne me suis permis; d'ajouter que les quelques renseignements obtenus sur le rendemant définitif de ses affaires dans

mon entretien de vendredi dernier avec lui — car au risque d'être taxé de radotage, je veux, inlassablement rappeler à nos Jeunes que l'Architecte ne doit pas être seulement un joli dessinateur cherchant la réalisation de beaux dessins, et aussi la réalisation de beaux honoraires pour lui-même..., mais encore et surtout doit être en même temps un homme d'affaires et un calculateur consciencieux, soucieux d'assurer aux Capitalistes ses Clients un revenu équitable et certain !

Notre ami M. Renaud fut merveilleusement cet architecte-praticien consciencieux, clairvoyant et intègre,

Je prie tous les autres Confrères, anciens Combattan ts, de prendre pour eux-mêmes un peu de l'hommage rendu à l'un des leurs par ce Moniteur de mars 1934.

Ils sont et resteront pour nous les Confrères les plus respectés et les plus chers. Car pour reprendre la célèbre phrase de Clemenceau et, là compléter : Ils ont plus de droits que jamais sur nous aujourd'hui !

Lundi 19 février 1934.

F. H.

TRIBUNE LIBRE

I

CHERES EXPERIENCES

Cet article n'est pas tendancieux, il exprime seulement nia surprise d'avoir pu constater avec quelle légèreté nos capitaux sont engagés par les offices d'H. B.M. et, ma crainte de voir dans quelques années l'état lamentable dans lequel seront les bâtiments qu'ils l'ont édifier.

Loin de mon esprit l'idée de rejeter toute conception nouvelle, tout, moyen de construire différent de ceux précédemment employés.

C'est au contraire l'attrait d'une idée nouvelle qui m'a poussé vers l'examen approfondi de certaines constructions dont j'ai déjà aperçu un exemple dans la banlieue sud de Paris, et dont les auteurs, de jeunes et brillants confrères, ont cru intéressant ou simplement publicitaire de, donner un film, sous le haut, patronnage du Grand Maître des II. R. M. du Département de la Seine.

L'Ecole, les titres même académiques, les idées, les recherches et même les réalisations osées ne suffisent pas à constituer un Architecte.

Un Architecte doit construire ; et, construire, c'est. édifier pour longtemps et tout au moins pour le temps nécessaire à l'amortissement de. l'immeuble bâti.

Les anciens bâtissaient pour l'éternité.

Je doute, fort, que certains immeubles de la banlieue Nord édifiés par l'Office Départemental des II B.M. puissent résister jusqu'au délai d'amortissement.

Le système employé consiste en une ossature métallique constituée par des poteaux et des sablières assemblés par des goussets. Ceci est bien si les calculs sont exacts et les assemblages bien faits. Mais, cette, ossature est garnie, horizontalement entre, les sablières par des plaques de béton, vibré c'est, entendu; d'un

profil très étudié, qui viennent s'appliquer en s'emboîtant sur la sablière pour constituer les planchers. Verticalement la paroi résistante de construction est constifuée par desplaques de 2 m. 90 de hauteur et de 0,30 de largeur en béton vibré, ingénieusement, conçues mais fixées par 4 points d'assemblages maintenus par un boulon et une platebande. Entre, chaque plaque existe un joint, que l'on coule rapidement au ciment. Ces plaques mesurent 0 m. 04 d'épaisseur.

Les auteurs de cette conception doivent pourtant, s'occuper de l'architecture depuis suffisamment longtemps pour s'être rendu exactement compte des détériorations qu'occasionnent les agents physiques et chimiques, auxquels sont soumis les bâtiments : Vibrations, désagrégations, usures, dislocations, oxydations des matériaux employés, résultant des chutes d'eau et du vent ; sans omettre les fumées, ni les trépidations du sol, ni les phénomènes électriques de plus en plus alarmants.

Que deviendront dans quelques années les 4 points d'attaches constitués par 4 agrafes en , béton de 0,04x 0,04 de section.?

Que sera le joint coulé en tre 2 plaques de 2,90 de hauteur sur 0 m, 04 d'épaisseur (vide par devant, vide par derrière) ?

Considérons que des bâtiments de 10 étages sont ainsi-réalisés sur des terrains sans valeur, dans une banlieue sans aspect, c'est-à-dire sans raison. Que ces bâtiments d'une section relativement, réduite constituent des tours, qu'ils sont ainsi sollicités par le vent d'une façon constante et en tous sens, que des efforts différents sont nécessaires pour résister aux mouvements produits par le vent. Que les plaques agrafes seront, continuellement, soumises, soit sur une face, soit sur l'autre, à un effort parcellaire qui ne suivra pas harmonieusement celui de l'ensemble de la tour ;

226:


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

qu'il en résultera un effort considérable et une usure prématurée, amenant la désagrégation des agrafes en béton. Si celles-ci se disloquent, les plaques tombent.

Avant même que cette dislocation ne se produise, les joints verticaux de 2 m. 90 de hauteur seront éclatés, ils laisseront entrer l'eau. Les fers constituant la charpente et notamment les sablières, rouilleront ; la rouille augmentant le volume du fer, fera casser les agrafes de béton.

Je n'ai pas retenu le revêtement, intérieur, isothermique qui n'offre pas d'intérêt en ce qui concerne la résistance du bâtiment.

En admettant que mon pessimisme soit excessif, n'est-il pas surprenant de voir tenter avec les deniers publics de; telles expériences engloutissant plusieurs dizaines de millions ?

Je connais deux groupes ainsi réalisés l'un pour une Société d'H.B.M. privée, et l'autre pour l'Office Départemental d'H.B.M. du département de la Seine.

Dans le premier cas, les bâtiments étant moins élevés, s'il ne s'agit, que d'un entretien coûteux, la Société pourra peut-être y subvenir ; mais si tout se désa grège avant l'amortissement de 20 années, la Société ne pouvant plus récupérer le loyer, qui devra rembourser les sommes avancées par application de la Loi Loucheur ?

Dans le deuxième cas, que ce soit entretien ou réfection ou écroulement, c'est le contribuable qui paiera.

Je crois même qu'il paiera avant car il est douteux que les locataires, à raison de 4 par étage dans chaque bâtiment, veuillent aller habiter à 45 ou 50 mètres audessus du sol pour l'unique plaisir de trouver leur ascenseur en panne en rentrant le soir après un dur labeur.

Il faudra probablement encore emprunter pour payer les intérêts intercalaires.

Tout ceci intéresse le contribuable.

Mais il est, plus alarmant de remarquer que ces principes inexpérimentés font école et sont encouragés par la publicité qu'on leur fait.

Un dernier concours de l'habitation présente aux Arts Ménagers des conceptions grotesques d'ingénieurs-architectes qui traitent une maison comme on traite un jouet.

Il faut, évidemment évoluer. Ceux qui cherchent peuvent se tromper. Dans certains cas il est même préférable de commettre une erreur que de recopier servilement ce quia déjà été fait.

Mais en matière de construction, la fantaisie n'est pas permise. Un bâtiment doit pouvoir lutter contre les éléments et le constructeur ne doit avoir qu'une seule idée : penser à ce que deviendra sa réalisation ait bout, de quelques années.

J'aimerais que d'autres Confrères me démontent que j'ai tort, l'aimerais aussi qu'ils se documentent et si j'ai -raison qu'ils m'aident à faire campagne, contre ces méthodes onéreuses pour le budget et contre l'éducation fausse résultant des exemples néfastes et officiels donnés aux jeunes.

Ch. LEGRAND.

II DANS LES ECURIES D'AUGIAS

Vousvous souvenez de cette petite convention du 22 septembre 1930, passée par la Municipalité Parisienne, sur un rapport éloquent du distingué Conseiller Municipal, François Latour, distribué le matin d'une séance merveilleusement ordonnancée et qui a permis à l'Immobilière. Construction, de Paris (I.C.P.) de raffler, dans un contrat de gré à gré, un milliard indispensable compensation., osait-on prétendre alors, à la carence de l'initiative privée, qu'avec une arrogance cinglante on ose encore décrire, dans une brochure récemment éditée, aux frais d'une collectivité dépouillée et rapinée, par la Régie Immobilière de la Ville-de Paris, et, qui page 10, s'exprime comme suit :

« En un mot, l'initiative privée se refusait, à repren« dre le rôle, abandonné pendant, la, guerre, de régule lateur du marché du logement.. »

Vous avez entendu, puis lu, dans notre Moniteur, l'exposé de Venner, qui a dénoncé tout haut, en face du monde représentatif du bâtiment, et de quelques parlementaires égarés, ce que tous pensaient, tout bas, et vous, ayez eu l'espoir, le chimérique espoir, qu'après avoir, ouvert, les yeux de ceux qui par indiffé-' rence, veulerie peut-être, ou par dégoût parfois, ne voulaient rien voir on ne recommencerait plus cette petite comédie.

élas, mes chers Confrères, trois fois hélas ! certainement encouragé par notre béate passivité collective, par une union insuffisamment cohésive e nos orces représentatives et, par e succès positivement catastrophique de a récédente réalisation, e Conseil Municipal de Paris va écidiver, mais évidemment, noblesse et besoins obligent, avec une mise doublée, puisqu'il s'agit de, deux, peut-être même de rois miliards de ravaux et, e tractations, mais pour un oueau: prétexte cette fois-ci, celui de la carence de l'initiative privée e pouvant lus voir Cours par simple raison démonstrative alors qu'un promeneur solitaire comme vous peut lire sur tous les immeubles écemment achevés, le anonceau laconique, mais combien éloquent : « Appartements à louer »!

Il donc fallu pour faire fonctionner la petite, oute petite combinaison, trouver ne nouvelle formule. lle est simple !

Avec ne ollicitude ouchante et digne de foi, sans qu'il,, soit question d'y trouver, même leur compte, sans parler d'une méthode chère à cet auteur méridional, qui sur les moeurs parlementaires a écrit et fait jouer de si jolis tableaux, des groupes financiers qui obtiendront encore une fois, pour leurs prêts hypothécaires, la garantie officielle de la Ville, ou même mieux, son argent à 0 %, se sont constitués en Syndicat d'Etudes et, ont, avec passion, étudié attentivement la situation sanitaire de la Ville de Paris, laquelle, nous dit-on, leur a révélé la présence dans certains quartiers d'îlots tuberculeux, c'est-à-dire, précisent-ils, de groupes d'habitations dans lesquelles la proportion de décès par tuberculose est relativement élevée.

Le problème étant posé, un solution s'imposaut. Elle fût aussi simpliste qu'hardie :- il-faut démolir ces îlots et, pour ce faire, constituer, entre quelques groupes financiers, des syndicats d'études qui élaboreront,,

227;


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

suivant les règles d'urbanisme les plus modernes, des avant-projets d'ensemble sur lesquels seront tracées les voies nouvelles à percer, les voies anciennes à élargir, les squares et les places publiques à envisager, pour donner aux immeubles à édifier une vaste aération.

Dans ces avant-projets on étudiera également le plan financier de démolition et, de reconstruction des îlots, le montant, des indemnités à payer pour le relogement des locaux d'habitation et locaux commerciaux à exproprier, le coût total aussi approximatifque possible de l'ensemble des travaux à effectuer par îlot, et en général tous les frais et recettes dont l'approbation sera proposée aux services administratifs de M. le Préfet de la Seine.

Celle petite opération étant réalisée, d'une façon occulte, par nécessité, vous dira-t-on, et après que M. le Préfet de la Seine aura approuvé cette collaboration, les Syndicats d'Etudes seront automatiquement et, conformément, à leurs statuts, transformés en Société de Gérance de la Ville de Paris, conformément aux stipulations du décret du 29 décembre 1925, relatif aux régies immobilières, et, dès ce moment, disent les statuts, les titulaires des parts souscrites lors de la constitution des Syndicats d'Etudes, pourront, soit effectuer les travaux eux-mêmes, s'ils sont entrepreneurs, soit les rétrocéder à des tiers entrepreneurs, étant seulement fait observer que les entrepreneurs qui seront chargés des travaux, devront, réunir toutes les conditions requises à leur agrégation par M. le Préfet de la Seine.

Quant aux Syndicats d'Etudes actuellement constitués, précisons pour être net qu'il s'agit de financiers puissants, traitant habituellement à l'entreprise générale, et que ce sont ces mêmes financiers qui, par des apports royaux, paient, à quelques Confrères habitués à ces opérations, les études et les avant-projets, ainsi que les démarcheurs qui déjà discutent avec les propriétaires à déloger les indemnités d'éviction, qu'ils prétendent sans vergogne d'une réalisation toute prochaine.

Celle opération aussi scandaleuse verra-t-elle le jour? Les négociateurs de ces tractations mystérieuses en seront-ils pour leurs débours ? Telles sont les questions.

Personnellement et sans détours, je dois avouer que fermement, je crois au succès de ces entreprises. II n'y a rien à faire en ces temps immoraux, contre le portefeuille qui s'ouvre, ou le carnet de chèques qui apparaît.

Tout cède, tout s'arrange, nous sommes en période de pleine combine. Place aux combinards. A moins que, groupés, solidaires, cohésifs, forts, sans aucune ambition personnelle, sans crainte de bousculer des sympathies, les architectes sachent, faire leur devoir. Rien que leur devoir.

Gaston APPERT,

Architecte S.N., S.F.A., A.E.T.P., Membre de la Société/ des Ingénieurs Civils.

COMMUNICATIONS PROFESSIONNELLES

ACTIVITÉ DE LA SOCIÉTÉ EXONÉRATION D'IMPOT FONCIER — EXPOSITION DE 1937

Aussitôt que le Ministère présidé par M. G. Doumergue a été constitué, la Société Nationale a fait parvenir à M. le Ministre des Finances la lettre ci-dessous.

L'importance capitale des suggestions qui y sont exposées d'une façon tellement évidente, ne nécessite aucun commentaire.

Les mêmes arguments ont été exprimés par lettre à:

MM. Joseph Caillaux, président de la Commission des Finances du Sénat, ;

Malvy, président de la Commission des Finances de la Chambre ;

Marcel Régnier, rapporteur général du budget à la Commission des Finances du Sénat ;

Jacquier, rapporteur général du budget à la Commissiun des Finances de la Chambre.

I

LETTRE A M. GERMAIN-MARTIN,

MINISTRE DES FINANCES

16 février 1934.

M. Germain Martin, Ministre des Finances

et du Budget, Ministère des. Finances,

Paris. Monsieur le Ministre, C'est avec, une très grande satisfaction que nous avons appris ces jours derniers par la voie des journaux

journaux M. le Président Gaston Doumergué avait fait appel à votre concours éclairé pour rétablir la situation tragique dans laquelle se débat l'économie nationale.

Nous nous sommes souvenus à cette occasion de la brillants Conférence que vous aviez bien voulu faire le 12 décembre 1931 au Groupe des Chambres Syndicales du Bâtiment sur le thème suivant :

« La crise et ses répercussions sur l'industrie du Bâtiment et des Travaux Publics ».

Après avoir relu le texte sténographique de cette Conférence, nous sommes dans l'obligation .de reconnaître que vous aviez vu juste, que toutes vos prédictions se sont réalisées et c'est ce qui explique notre vive satisfaction et justifie nos espérances.

Sachant combien votre expérience est grande, nous osons espérer que votre action énergique, contribuera heureusement au redressement des finances nationales et au retour consécutif à la, confiance sans laquelle aucune entreprise économique n'est possible.

Connaissant tout, l'intérêt que vous portez aux suggestions des Groupements professionnels, nous avons estimé qu'il n'était pas inutile d'attirer votre attention sur l'aggravation profonde de la crise dans l'industrie du Bâtiment, plus particulièrement en ce qui concerne les constructions immobilières qui se trouvant complètement arrêtées.

Nous considérons que l'aggravation de ce pénible

228


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

état de choses est dû indiscutablement à l'incidence qui se fait sentir aujourd'hui des dispositions de la loi du 28 février 1933 laquelle a limité le bénéfice de l'exemption de 15 ans de l'impôt foncier en faveur des constructions nouvelles à celles qui seraient terminées avant le 1er janvier 1935 et dont la construction aurait, par conséquent, dû être commencée avant le 1er janvier 1934.

Nous estimons qu'il importe que le Parlement prenne de toute urgence l'initiative de revenir sur cette disposition regrettable de la Loi du 28 février 1933 en fixant par exemple le retour à l'état de chose normal par paliers annuels échelonnés, par conséquent, sur les quinze années d'exemption.

Cette disposition dont nous nous permettons de vous suggérer l'introduction dans vos projets financiers au moment même où vous vous préoccupez de proposer au Parlement le vote du budget aurait comme conséquence immédiaie, si elle est adoptée, d'encourager les Propriétaires et Constructeurs d'immeubles à ouvrir dès à présent des chantiers en nombre aussi important que possible et à une cadence qui, normalement, devrait aller en s'accélérant par le fait que chaque année passée réduirait d'une année la durée de l'exemption de l'impôt foncier, alors que le retour brutal à l'état normal à partir du 1er janvier 1935 paralyse tout effort de l'initiative privée.

Vous n'ignorez certainement pas que l'arrêt complet des constructions immobilières aurait comme conséquence de mettre au chômage une quantité considérable d'ouvriers de l'industrie du Bâtiment qui, dans la seule région parisienne, occupe plus de 200.000 personnes et fait par conséquent vivre autant de foyers. ,

L'encouragement qui serait donné à l'initiative privée par la mesure que nous avons l'honneur de vous suggérer par un aménagement, progressif du retour à la normale, aurait comme conséquence, également, de faire réaliser au budget, de l'Etat et, des collectivités, d'importantes économies sur les allocations de chômage et procurerait au même budget des ressources extrêmement importantes par la perception du chiffre d'affaires sur les travaux de construction d'immeubles et de fabrication de matériaux aussi bien que de l'impôt des bénéfices industriels et commerciaux et, des droits de mutation sur terrains.

L'initiative privée que tant de textes législatifs successifs finissent par décourager se trouverait pour une fois stimulée pour le plus grand bienfait des finances publiques.

Votre esprit est trop ouvert à ces questions pour que vous ne saisissiez pas, immédiatement, tout l'intérêt que présente une telle proposition. C'est la raison qui nous permet d'espérer qu'il vous plaira de la faire étudier minutieusement par vos Services en vue de son introduction dans la loi que vous allez proposer au Parlement et qu'attendent avec l'anxiété que vous devez comprendre tous ceux qui sont appelés à subir les efforts bienfaisants ou regrettables des dispositions qui seront adoptées.

Notre société, qui est l'une des plus anciennes et des plus importantes Sociétés d'Architectes, a cru qu'il était de son devoir de prendre l'initiative d'attirer'votre bienveillante attention sur celle question importante. Nous formons le voeu que notre appel ne soit pas vain et dans cette attente,

Nous vous prions de vouloir bien agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de notre haute considération.

Le Président : Henri VIET,

Maire du 11e.arrondi.

II

LETTRE A M. BERTHOD,

MINISTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

ET DES BEAUX-ARTS

En ce qui concerne l'exposition de 1937, les voeux suivants ont été adressés à M. Berthod, Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, et à M. Lamoureux, Ministre du Commerce.

L'importance primordiale, que peut avoir l'Exposition de 1937 sur l'activité artistique, réduite en grande partie au chômage, nous impose de faire pression par tous les moyens dont nous disposons, afin qu'elle soit réalisée.

Il est du devoir de chacun de nous, sans chercher à savoir s'il en profitera directement, d'agir pour que cette exposition se fasse.

Trop de combinaisons particulières se sont déjà heurtées et ont nui à sa réalisation, pour que maintenant où le temps presse, on n'envisage que son indispensable utilité, pour le mouvement d'affaires qu'elle doit créer.

Emue des informations contradictoires parues dans , les journaux au sujet de l'Exposition générale Internationale de 1937,

La Société-Nationale des Architectes de France,

Considérant :

a) Que la France a pris un premier engagement de principe à l'égard, des Nations étrangères,

b) Que cette Exposition, est un des seuls moyens de remédier dans une large mesure au chômage chaque jour grandissant, et d'aider à la reprise générale des affaires,

c) Qu'il est préférable de voter des crédits dont une grande partie sera transformée en salaires, plutôt que de verser des allocations de chômage supportées par la collectivité sans contre partie ;

Considérant enfin qu'il est nécessaire de donner a la France et à l'Etranger l'impression d'un unanime désir de calme labeur et, de sérénité,

La Société Nationale des Architectes de France émet le voeu :

1° Que cette grandiose manifestation soit réalisée à la date fixée, en laissant au Commissariat général le soin d'adopter le projet le plus favorable à la réussite d'une Exposition comprenant les trois sections prévues ;

2° Que, pour sa réalisation, il soit fait un très large appel au concours de tous les Architectes français qualifiés et appartenant aux Sociétés adhérentes à la Fédération des Sociétés Françaises d'Architectes.

Le 21 février, le chef de cabinet du Ministre nous a fait, savoir par lettre, que M. Aimé Berthod est disposé à mener à bonne fin la réalisation de cette exposition et qu'il défend ce point de vue dans les Conseils du Gouvernement.

La Rédaction.

229


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

DEUIL

Le vendredi 10 février une bien douloureuse cérémonie a réuni un très grand nombre de nos membres: le décès presque foudroyant, dans sa 44e année, de Mme Antoine Vapillon.

Réunis à 10 h. 30 au domicile mortuaire, 9, boulevard de Port-Royal, où un amoncellement extraordinaire de couronnes et gerbes de fleurs magnifiques et rares disait déjà les regrets de fous, nous étions à 11 h. à Villejuif, pays natal de Mme Vapillon : Eglise littéralement pleine, nef et bas-côtés. A peine quelques confrères, très pressés de regagner Paris pour leurs affaires, ne vinrent pas jusqu'au caveau de famille au cimetière. .

J'ai, rarement assisté à un enterrement aussi émouvant par le recueillement attristé de tous. Et je veux dire pourquoi notre ami Vapillon méritait pleinement, et b plus que personne, cette manifestation unanime de profonde sympathie :

Praticien remarquable, du jugement le plus sûr, d'une clairvoyance et d'une honnêteté rigoureuses, Réviseur on chef des Travaux d'Architecture de la Préfecture de la Seine, M. Vapillon, dans toutes les occasions où son avis peut surprendre les Services de la Ville de, Paris, défend son point de vue, expose courtoisement

courtoisement avec énergie les raisons très réfléchies de la décision qu'il propose.... et, 19 fois sur 20, les grands Chefs, éclairés par ses raisons et ses arguments, l'approuvent définitivement...

Au printemps de 1933, quand l'Office Général dû Bâtiment, accompagné d'une nombreuse caravane d'architectes, fit un voyage d'études à Remis, M. Maigruf, secrétaire général de l'Office, présenta notre Ami au Maire, il le fit en ces termes charmants— admirablement, vrais :

MONSIEUR LE MAIRE, J'AI L'HONNEUR DE « VOUS PRESENTER LA CONSCIENCE DE LA VILLE « DE PARIS ! M. Antoine Vapillon,, Réviseur.en Chef » des Travaux d'Architecture de la Préfecture de la « Seine... »

Cette.parole m'a été rapportée parnotre Vice-Président, Vallois, qui a pour notre Collègue Vapillon la plus chaude estime, et, me la répétait avec émotion en y applaudissant a la sortie du Cimetière... Remercions M.. Vallois de nous avoir permis de la faire connaître à tous nos membres — et M. Maigrot de l'avoir prononcée !

F. H.

GIBOULEES DE FELICITATIONS

Le Fisc ayant perfectionne les formalités et règlements, de plus en plus compliqués, qui brimaient déjà suffisamment depuis 10 ans ceux qui travaillent, le Conseil, de la S. N. a cru utile d'adjoindre à son Conseil juridique un Conseiller fiscal : M. A. Lecorney, demeurant rue de Milan, 6 (9e arrt). Tél. Trinité 00-23, gendre de M. Guérinon, membre du Conseil d'Administration, à qui nos membres peuvent s'adresser en toute confiance à partir dé ce jour.

Notre Confrère S. N. Albert Godart, ingénieur-architecte agréé, expert près les Tribunaux à Auchel

(Pas-de-Calais), titulaire de la Croix de Guerre,..de la Médaille .Militaire, de A citations à l'ordre des Armées, de la Médaille de Verdun, et de la Croix du Combattant, vient de recevoir le ruban d'Officier d'Académie.

Le très distingué fils de M. Tournier, trésorier de la S. N., à peine âgé de 25 ans a passé avec succès son Diplôme à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts le 20 février.

LE SCANDALE STAVISKY ?..

NON, PIRE QUE CELA:

//, est temps de mettre fin aux gaspillages du Conseil Municipal et de la Préfecture de la Seine. Nous trouvons dans le Bulletin de février de la Société des Architectes anciens Combattants qui nous parvient ce matin, cul;article remarquablement intéressant. Combien- faudra-t-il; en publier pour mettre à la raison celle Assemblée des « Pires sourds qui, ne veulent pas entendre » .?

Notre sympathique confrère M. J. Saunière m'avait déjà fait parvenir dès le-8 février un article de « Forces » de Mme Hanau, du 2 février sur le même sujet: « Les scandales immobiliers de la Ville de Paris ». J'avoue qu'à première vue Mme Hanau justicière

m'avait paru un plaisant paradoxe... Après lecture, j'ai changé d'opinion de même qu'un, très grand nombre de nos confrères : des preuves, d'une précision accablante établissent que les opérations de la famille Heckly ont coûté 200 millions de trop au budget de la Ville... ! 200 millions que nous paierons, hélas ! . ,

F. H, 9.mars..

Nous reproduisons ci-dessous les extraits du Bulletin Municipal officiel de la Ville de Paris du 21 décembre 1930. Ils prouvent que, par lettre, du 18 décembre 1930, l'Association des Architectes Anciens

230


LE MONITEUR :DES ARGHITECTES

Combattants protestait déjà contre la passation de gré à gré d'un contrat de construction avec l'I. C. P. complétant à 995 millions de francs le chiffre de travaux confiés à une seule Société filiale de l'I. G. P., dont le capitales! de 15 millions .seulement, dont 40 % reconnus à la Ville à titre d'apport.

En réalité, voilà une Société qui n'est pas entrepreneur, qui a un capital réel de 9 millions, à laquelle la Ville fournit, terrain et argent, et qui n'a que la peine de prélever sur les entrepreneurs sous-traitants 15 % de commission pour, ses bons offices.

Et nous ne parlons pas des « formalités à remplir par les fournisseurs de matériaux pour se faire agréer par « l'Architecte-Entrepreneur-Administrateur de cette Société », sorte de Maître Jacques bon à tout faire et qui opère et contradiction avec le Code professionnel et repasse à sa famille les travaux comme dit précédemment. (Voir « Art National » du mois de décembre dernier.)

Que risquait cette Société à entreprendre; (c'est; le cas de le dire) un pareil ouvrage. ? Théoriquement ; 1) de verser annuellement 1.000.000 de francs pour le loyer des terrains municipaux ; 2) à verser les sommes nécessaires au service des intérêts, amortissements, impôts et frais de service financier !

Donc, en théorie, au bout de 55 ans, la Ville devenait propriétaire d'immeubles dont elle n'avait eu qu'à payer le terrain. Le reste, ne lui; avait rien coûté, puisque la Société de gérance payait tous les frais d'intérêt et amortissement.

Voire. Ceci est la façade qu'on a présentée aux 58 conseillers qui, le 20 décembre 1930, ont voté l'acceptation du projet. C'est aussi celle qu'on a montrée au Conseil d'Etat, qui a accepté la convention.

Mais ce qu'on n'a pas voulu faire voir au moment de ce vote, enlevé de vitesse (rapport distribué le jour même de la séance, à midi seulement !! et vote exécuté le soir même malgré la protestation de M. Alexandre), c'est l'autre côté de l'opération.

En effet, que voyons-nous Art.. 5 de la convention entré la Ville et l'I. C. P. : « Toutefois, au cas où le revenu total des immeubles, après avoir fait face à foules les charges résultant des engagements imposés à la Société par l'art. Il, ainsi qu'au service des fonds complémentaires fournis éventuellement par la Société aux charges d'exploitation et d'entretien, ne permettrait pas, au cours d'une année, d'assurer au capital une rémunération, la Ville prendrait à sa charge les insuffisances constatées, dans la mesure où la Commission spéciale prévue à l'art. 9 ne jugerait pas possible une augmentation des loyers... »...

El en fin de l'art. 9 :

« Dans le cas où les vacances constatées simultanément dans l'ensemble des locaux d'habitation correspondrait à une perte de loyer d'au moins 5 %, par rapport au montant global des loyers fixés lors de la mise en location des immeubles, la Commission spéciale prévue alinéa 4 ci-dessus devra décider la réduction à apporter aux prix des barèmes de base, en tenant compte de la situa lion générale du marché du logement. Cette décision entraînera une réduction corrélative du montant, de l'annuité par la Société à la Ville dans lés conditions fixées à l'article 11 ».

Vous avez bien lu ! Et les quatre Conseillers : MM. Alexandre, Victor Constant, Henri Gaillard, Félix Lobligeois, qui ont

voté contre l'adoption de ce contrat, avaient bien compris, eux aussi, ce mécanisme.

Citoyens contribuables, vous voilà une fois de plus avertis.

Nous avons donné l'alarme il y a trois ans, On ne nous a pas écoulés. Vous savez ce qu'il en est résulté.

Qui a empoché la différence entre le prix de construction fixé avec la Ville et le prix réellement payé aux entrepreneurs sous-traitants. ?

L'I. C. P., en l'espèce MM. de Rothschild, Blum et Heckly.

Qui paiera la différence entre les sommes touchées sur les loyers et les intérêts à payer pour les emprunts ? Les contribuables, électeurs des Conseillers municipaux.

Les petits et moyens entrepreneurs honnêtes, qui n'ont pas voulu traiter avec le groupe en question ou les groupements analogues, sont ruinés, les architectes, sont obligés de l'ermer leurs agences, faute de travaux, ceux-ci étant monopolisés, par quelques-uns. Et c'est l'Administration préfectorale et le Conseil Municipal qui en sont responsables. Mais croyez-vous que ce soit fini ?

Erreur; Si-nous n'y faisons mettre bon ordre: par les gens honnêtes et voyant clair, nombreux au Conseil, ce scandale va se répéter 17 fois encore. Vous entendez bien, 17 fois, car il y a 17 îlots dits insalubres qu'on est en train de traiter de la même manière au plus offrant et dernier enchérisseur.

La Ville deviendra..le plus gros propriétaire d'immeubles, qui, dans 55 ans, ne lui auront, théoriquement, que peu coûté, dit-élle. Elle pourra peser de tout le poids de ses loyers, volontairement, avilis, pour finir de ruiner les petits propriétaires possesseurs d'un immeuble construit avec leurs économies à eux, et non avec celles des autres. Et la propriété morcelée, c'est la garantie de la stabilité économique et sociale: Est-ce,le but que poursuivent, la Préfecture de la Seine et la Ville de Paris ? Veulent-elles que, peu à peu, les immeubles de Paris soient tous entre les mains ou de la Ville ou des grosses Sociétés, prèteurs hypothécaires, qui rachèteront, à bas prix les immeubles des propriétaires ruinés ?

C'est cela de la bonne démocratie ? Ou est-ce un retour à la féodalité effrayante ?

Propriétaires, architectes, entrepreneurs, artisans et ouvriers du bâtiment, vous pâtirez fous de ce monopole de fait, grâce auquel quelques-uns (toujours les mêmes) font des profits scandaleux, au détriment de l'ensemble.

On pourrait croire que cette mise en commun de la propriété a son origine à l'extrème-gauche. Vous savez que l'actuel Conseil municipal est orienté d'une manière diamétralement opposée !

Alors, il faut bien se résigner à constater les véritables raisons de ces pratiques désastreuses : le pot-devin chez quelques brebis galeuses et le moindre effort chez ceux qui les laissent agir.

Etes-vous décidés à payer des centimes additionnels au bénéfice des individus cités plus haut et de leurs complices, après avoir, été ruinés par eux ? NON.

L'heure a sonné de mettre fin à tous ces scandales, de rechercher et de châtier avec la dernière énergie les misérables fauteurs.

Passons la parole au juge d'instruction.

231


LE MONITEUR DES ARCHITECTES

Société Nationale des Architectes de France

CONSEIL D'ADMINISTRATION

Procès-Verbal de la Séance du 3 janvier 1934

Etaient présents : MM. Viel, Vallois, Houssin, Barrilliet, Venner, Tournier, Geoffroy-Dechaume, Renaud Fernand, Delay, Bernonville, Allumé,. Chavany Maurice, Chevallier Louis, Dubouillon, Guérinon, Legrand Ch., Martin, Soucher, Vapillon.

Excusé : M. Bossis.

Assistaient à la séance: MM. Aillard, Appert, Autard de Bragard, Baur Maurice, Bertrand, Brûlé, Corlieu, Habert, Hamoyelle, Marchand, Mathieu Ch., Mignot, Triollet, Varnier, Vautrin, Wagon.

La séance est ouverte à 15 heures, sous ta présidence de M. Viet, Président de la Société Nationale, qui, (profite de cette première réunion de l'année pour exprimer a tous nos Confrères, ses voeux de santé et de travail.

Le procès-verbal de la précédente séance est m et adopté.

DEMANDE D'ADMISSION

Nous avons reçu la demande d'admission suivante : M. Hertz Jean, boulevard de la Gare, Cap Breton sur-Mer. Cette demande est transmise à M. le Président de la Commission des Admissions qui ouvrira l'enquête et fera compléter le dossier.

ADMISSION

Sur proposition de la Commission des Admissions et sous réserve d'usage de ratification par l'Assemblée Générale, le Conseil décide d'admettre:

Comme Membre Titulaire: M. Delangle Marcel, 9, rue Saint-Louis, Verdun-sur-Meuse.

CORRESPONDANCE

L'Office Général du Bâtiment porte à noire connaissance que la prochaine réunion de : son Conseil aura lieu le lundi 8 janvier 1934 à 10 h. 1/4 et adresse le procès-verbal de la séance du 11 décembre 1933.

La Société des Architecetes Diplômés par le Gouvernement fait connaître la composition de son Bureau pour l'exerciee 1934. Notre Secrétaire Général répondra.

La Préfecture du Département de la Seine nous adresse un avis de Concours à ouvrir en 1934. Insertion en sera faite au « Moniteur ".

(Notre confrère Lesquibille adresse ses meilleurs voeux à notre Président et aux Membres du Conseil.

Noire Confrère Furet nous demande de désigner un Confrère pour le départager dans l'établissement d'un compte de mitoyenneté. Le dossier est remis à M. Delay, eu l'absence de notre VicePrésident, M. Barrilliet.

Notre Confrère Bérard, de Casablanca, nous communique un dossier Important pour la Commission Arbitrale. Le dossier est remis également à M. Delay.

DEMISSION

Notre Confrère Eugène Gaulier adresse sa démission de Membre de la S. N. ayant cessé d'exercer la profession en raison de sou état de santé. Le Conseil accepte sa démission.

MARIAGE

Le Conseil apprend avec plaisir le mariage de notre. Confrère Enault Gabriel, de Sanlieu, avec Mlle Marthe Woehrn. Le Conseil lui adresse ses sincères félicitations.

DECES

Nous avons appris par un faire-part le décès de notre regretté Confrère, Maurice Martin, 10, rue Victor-Chevreuil, à Paris, décédé le 19 décembre 1933. Le Conseil adresse à Mme Maurice Martin et à ses enfants, les sincères condoléances des Membres de la S. N.

Notre Confrère Benjamin Jesson nous adresse le faire-part du décès de Mme Veuve Jesson, sa mère. Le Conseil lui adresse ses sincères condoléances.

Notre Confrère Pierre Berlin nous fait part du décès de M. PaulLéon Berlin, son père. Notre Secrétaire Général lui adressé les sincères condoléances du Conseil de la S. N.

DIVERS

Notre Président nous met au courant des sujets traités à la dernière réunion de la Fédération des Sociétés Françaises d'Architectes, principalement en ce qui concerne la réglementation.

La question semble devoir être élargie.

Nos Confrères Barrilliet, Bernonville et Appert nous entretiennent de l'intervention de la section des Techniciens, au sein do la C. T.. I. sur la question de la réglementation.

L'ordre du jour étant épuisé et personne ne demandant plus la parole, la séance est levée, à 17 heures.

Le Secrétaire du Conseil: GEOFFROY-DECHAUYME.

Procès-Verbal de la Séance du 17 janvier 1934

Etaient présents: MM. Viet, Vallois, Houssin, Barrilliet, Cachepain, Venner, Tournier, Geoffroy-Dechaume, Renaud Fernand, Delay, .Bernonville,. Athané, Bossis, Chavany Maurice, Grossard, Guérinon, Legrand, Martin, Soucher.

La séance est ouverte à 15 heures sous la présidence de M. Viet, Président de la Société Nationale.

DEMANDES D'ADMISSION

Nous avons reçu les demandes d'admission suivantes: MM. 1° Harnet Martial, 51, rue de Seine, à Alfortville.

2° Trolliet Marcel, 17, rue du Président-Camot, Châtillonsur-Seine.

Ces demandes sont transmises à Monsieur le Président de la Commission des Admissions qui ouvrira les enquêtes et fera compléter les dossiers.

CORRESPONDANCE

Notre -Président, M. Viet, a reçu une lettre de M. André Lecorney, Conseiller fiscal, dans laquelle il fait part de l'intention qu'il a de publier un article dans notre journal; il demande en outre d'être agréé comme Conseil fiscal de la Société (Nationale. Cette lettre est transmise à la Commission de Législation, pour réponse.

L'Office Général du Bâtiment nous transmet une dizaine de cartes d'invitation à la séance d'inauguration de l'Institut Technique du Bâtiment qui doit avoir lieu ce jour, mercredi 17 janvier, â 17 h. 45, rue du Cherche-Midi.

M. Raymond 'Poulet,-' Architecte, a écrit à notre Président. en lui communiquant un projet de loi. Notre Secrétaire Général répondra.

Les Editions Romans recherchant quelques architectes ayant effectué des travaux importants et intéressants, dont les (photographies et plans seraient susceptibles de figurer dans une édition d'Architecture, nous demandent si celle proposition est susceptible de nous intéresser. Notre Secrétaire Général répondra.

L'Ecole Nationale d'Arts et Métiers de Paris nous fait connaître que son bal annuel, au profil de sa Caisse de solidarité, aura lieu le dimanche 28 janvier à 14 h. 30, dans les Salons du Palais d'Orsay, et nous adresse quelques cartes.

Notre Confrère. Marcel Delangle remercie le Conseil pour sa récente admission au sein de la S. N..

Notre Confrère Vinsous adresse aux Membres du Conseil son cordial souvenir de Rome.

Notre Confrère Quiquempois soumet un cas concernant un bail.

Notre Secrétaire Général, M. Venner, répondra.

Notre Président, M. Viet, donne lecture d'une lettre reçue du Bureau Veritas à la suite de la réunion au cours de laquelle des questions d'étanchéité avaient été discutées. Cette documentation est transmise à notre Confrère, M. Legrand, Rédacteur-Adjoint, pour insertion au Moniteur.

Notre, Confrère Delpierre demande des renseignements concernant l'exonération d'impôts de 15 années. Notre Secrétaire Général lui-répondra.

Nous avons reçu une lettre d'un Monsieur Pelot, qui recherche un emploi chez un Architecte.

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LE MONITEUR DES ARCHITECTES

DEMISSION

Nous avions reçu la démission de notre Confrère Claude Gardenat, 14, boulevard Ornano, pour cause d'abandon de la profession. M. Gardenat a tenu pour cette circonstance, à envoyer un don pour notre Caisse de Secours. A la suite de la démarche faite par notre Conseil, notre aimable Confrère a bien voulu retirer sa démission; nous l'en remercions, ainsi que de son généreux geste.

DECES

Nous apprenons avec une profonde tristesse le décès de notre Confrère M. Octave Bergerat, Ancien Membre de la Société Nationale.

'Le Conseil adresse à Mme Bergerat, ses sentiments de douloureuses condoléances.

CHANGEMENTS D'ADRESSES

Nous avons reçu les changements d'adresses suivants : MM. Jusot et Nozières, 39, rue de Châteaudun, Paris. M. Abel Prêtre, 13, rue de Bassano, Paris (16e).

DIVERS

Notre Président a reçu la visite de M. Quiliery, élu Président du Gronpe des Chambres Syndicales du Bâtiment.

M. Delay nous met au courant d'une question d'arbitrage suivi d'accord entre deux de nos Confrères.

Des échanges de vues ont lieu entre les Membres présents au sujet du programme et de la composition du jury du Concours d'Èvian.

Notre Président nous entretient des deux réunions de la Fédéralion des Sociétés Françaises d'Architectes au coure desquelles furent traitées des questions importantes pour la profession.

Notre Secrétaire Général donne connaissance au Conseil des lettres circulaires qui seront adressées tant aux Conseillers Municipapx qu'aux Députés et Sénateurs accompagnées du compte rendu de la Conférence organisée par la S. N. des Agriculteurs, le 17 mars 1933.

Notre Président fait part de la réception de la délégation par le Président du Conseil Municipal, au sujet de la prorogation de la Loi Loucheur et de la construction des ilôts insalubres à la suite des voeux qui lui avaient été adressés par le Conseil de la S. N.

L'ordre du jour étant épuisé et personne ne demandant plus la parole, la séance est levée à 17 heures.

Le Secrétaire du Conseil, GEOFFROY-DECHAUME.

Procès-Verbal de la Séance du 7 février 1934

Etaient présents : MM. Vallois, Houssin, Barilliet, Venner, Tournier, Geoffroy-Dechaume, Renaud Fernand, Delay, Bernonville, Athané, Dubouillon, Grossard, Guerinon, Legrand, Martin, Soucher.

Excusés: MM. Viet, Bossis, Chevallier.

Assistaient à la séance : MM. Appert, Bellat, Bertrand, Boiret Georges, Brûlé, Corlieu, Hanolelle, Kopp, Marçais, Marchand, Mathieu Oh., Neuplanche, Prêtre, Simon, Triollet, Varnier Vautrin.

La séance est ouverte à 15 heures, sous la présidence de M. Bariliiet, Vice-Président de la Société Nationale.

M. Barrilliet, au nom de la Société Nationale, est l'interprète des membres présents et s'incline devant la douleur des familles des victimes des tristes événements du 6 février, que nous déplorons. Nous faisons des voeux pour qu'une ère de redressement national et une ère de confiance et de travail ne laissent pas vains ces douloureux sacrifices.

DEMANDES D'ADMISSION

Nous avons reçu les demandes d'admission suivantes : MM. 1° Plard Ely, rue de la Fonderie, Le Mans (Sarthe).

2° Avinein A. P. H., 36, rue du Pont-de-la-Mousque, Bordeaux (Gironde). 3° Militer Marcel, Lion-sur-Mer (Calvados). 4° Bertrand Alphonse, 18, rue Friant, Paris (14°).

ADMISSIONS

Sur proposition de la Commission des Admissions et sous réserve d'usage de ratification par l'Assemblée Générale, le Conseil décide d'admettre:

Comme Membres titulaires: MM. 1° Nobitet Georges, 58, boulevard Voltaire, Paris (11e). 2° Quinton Ernest, 4, rue du Loing, Paris (14e).

Comme Membres auditeurs: MM. 1° Jamet François, 116, rue de la Convention, Paris (15e). 2° Blandin René, 239, rue d'Alésia, Paris (14°).

CORRESPONDANCE

Notre Président, M. Viet, grippé depuis quelques jours, est retenu à la chambre et prie le Conseil de l'excuser de son absence. Nous lui adressons nos voeux de prompt rétablissement.

Noire confrère Marchand Georges, dans une lettre à notre Président, demande de pourvoir à son remplacement à la Commission du Journal, étant très occupé. Le Conseil désigne notre confrère, M. Guerinon, en remplacement de M. Marchand.

Notre confrère Legrand adresse le sommaire du Moniteur de février; notre Secrétaire général en donne lecture.

Notre Vice-Président, M. Barrilliet, adresse ses remerciements à notre confrère Legrand Charles pour son activité et les articles qu'il développe dans le Moniteur.

L'Union Syndicale des Architectes Français nous transmet une lettre qu'elle a reçue de M. Lecorney, Conseiller fiscal, concernant le livre imposé par la nouvelle loi de finances aux professions libérales. M. Venner en donne lecture et demande à M. Lecorney, par l'entremise de M. Guerinon, membre du Conseil, de faire un article en vue d'une insertion au Moniteur.

M. Martineau, Président de l'Association des Architectes Anciens Combattants, adresse une lettre à notre Président concernant les îlots insalubres et dans laquelle il signale qu'un projet est à l'étude; il nous le soumettra en nous priant de bien vouloir étudier la base d'un accord.

La Société des Architectes Diplômés de l'Ecole Spéciale d'Architecture nous a adressé la composition de son Bureau pour l'exercice 1934. Notre Secrétaire général a répondu.

Nous avons reçu également Ja composition du Bureau de l'Union Syndicale de6 Architectes Français. Notre Secrétaire général a adressé les félicitations de la S. N. à M. Guet, Président, pour sa réélection à la présidence de l'Union Syndicale.

'La Société Anonyme des Ciments Vica nous adresse une lettre à insérer au Moniteur des Architectes.

L'Office Général du Bâtiment nous adresse le procès-verbal de la séance du 8 janvier et informe que la prochaine réunion du Conseil de l'Office aura lieu le lundi 12 février, à 10 heures un quart.

L'Office Général du Bâtiment, en prévision de sa prochaine Assemblée générale, nous informe qu'en dehors de ses deux délégués permanents la Société Nationale a droit pour la représenter à cette séance à huit membres supplémentaires et nous demande de lui faire parvenir les noms et adresses de nos délégués. Le Secrétaire général répondra.

Notre confrère Lucien Gillet remercie notre Président et le Conseil pour la décision prise à son égard en lui conférant l'ho norariat.

La Confédération des Travailleurs Intellectuels adresse au Conseil un questionnaire à remplir en vue de la prochaine réunion du Conseil permanent de la Confédération Internationale des Travailleurs Intellectuels. Notre Secrétaire général répondra.

CHANGEMENT D'ADRESSE

Nous recevons le changement d'adresse suivant :

M. La vie Lucien réside 15, rue de Mézières, Paris (6e).

DIVERS

A l'unanimité, le Conseil de la S. N. décide de poursuivre la réglementation de la profession (projet déposé par M. Brandon sur le bureau de la Chambre à la demande de M. Defrasse, Président de la Fédération des S. F. A., d'accord avec toutes les Sociétés fédérées et non fédérées).

Le Conseil adresse ses vifs remerciements à notre dévoué VicePrésident, M. Vallois, pour le don de 10.000 francs qu'il vient de faire à la Caisse des Concours de la S. N., à la suite des opérations de Concours de PO. T. U. A.

L'ordre du jour étant épuisé et personne ne demandant plus la parole, la séance est levée à 17 heures.

Le Secrétaire du Conseil,.

GEOFFROY-DECHAUME.

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LE MONITEUR DES ARCHITECTES

REVUE DE LA PRESSE

Nous empruntons à « La Construction Moderne » cette spirituelle et peu consolante Page du Contribuable :

La loi fiscale vous impose

un LIVRE COMPTABLE

mais ne vous interdit pas d'en avoir deux :

un livre brouillon personnel

et un livre officiel

à la disposition du contrôleur.

LA PATENTE TOUS ETRANGLE :

Architectes de Paris

et de la Seine ;

pour 1934 ELLE TOUS SERRERA D'UN CRAN DE PLUS.

Le déficit de l'Office des H. B. M. du Département de la Seine correspond

à 18 CENTIMES ADDITIONNELS EXTRAORDINAIRES

mis en recouvrement,

SOIT PLUS DE 40 MILLIONS

C'est ce qu'on peut appeler un gratte-ciel fiscal.

OU UN GRATTE-CONTRIBUABLE

Heureusement,

c'est un cas isolé,

tous les autres offices publics

fonctionnant dans les diverses

communes du Département

équilibrent leur budget. »

COEFFICIENTS -MUNICIPAUX

Le Conseil municipal de Paris a voté pour 1934 un budget, de 3 milliards 850 millions, sensiblement égal aux deux précédents et supérieur aux budgets de 1930 et 1931, arrêtés vers 3 milliards 50 millions.

Cette progression — que les secours de chômage, inférieurs à 200 millions pour 1934, ne sauraient expliquer — montre que si la crise est dure pour l'électeur non fonctionnaire, et si les prix de gros baissent pour tout le monde, cela n'est vrai ni pour la Ville de Paris ni pour les fournisseurs.

Par rapport aux budgets d'avant-guerre, le budget de 1934 ressort au coefficient 7. Là-dedans les dépenses pour l'Assistance publique interviennent au coefficient 8, en belle allure vers 10, celles de la police au coefficient 11 et celles pour l'ensemble du personnel au coefficient 10.

Est-il question de réduire telle ou telle de ces dépenses

dépenses ? Aucunement. Il est seulement question de relever les tarifs des services industriels de la Ville. Puisque l'électeur supporte le coefficient 7, comme contribuable, pourquoi ne pas le mettre au coefficient 7 comme usager ? Or les tarifs sont au coefficient 5 au moins : mètre cube d'eau, 1 fr. 55 contre 0,30 en 1914 ; mètre cube de gaz, 1 fr. contre 0,20 ; Métro : billet deuxième classe, 0 fr. 70 contre 0,15. L'électricité n'est même qu'au coefficient 3,5.

A. vrai dire, ces coefficients sont factices, du fait de la spoliation de 80: % pratiquée sur les prêteurs de la Ville et des concessionnaires par la dépréciation du franc. Les coefficients réels seraient entre 7 et 8. Si l'électeur est au coefficient 5 comme usager, c'est qu'il est au coefficient un sur cinq comme . obligataire. Mais puisque les électeurs sont ignorants et les obligataires non syndiqués, c'est à eux d'alimenter le coefficient 10 du personnel.

(Aux Ecoutes, 13 janvier 1934.1

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La Construction Moderne, éditeur.

LE GÉRANT: F. HOUSSIN.