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LES SïVC>3VI>.flLTIO?tf» CE QU'ON PROPOSE POUR PRESERVER PARIS LE RAPPORT DE M. PICARD

\1. Brianrt s rrni h>,t matin des députés df la \i'.iu.. |*ti r lui demander quelles mesure- .-nr-i-ont été prises *n provision du retour possible d'une crue. président du Conseil, en informant b^ députés que lacommission des inondations, présidée par M. Alfred Picard, avait terminé ses travaux. iL «numéro le* mesures qui étaient prescrites a.fin rie parer dans la mesure du possible aux éventualités qui pourraient se produire.. I. rapport de M. Alfred Picard, qui a ete communiqué dans la soirée, s'étend longuement .'sur les conclusions essentielles des sous-oomniissinns. Pour les quais de Paris, de nombreux travaux sont réclamés. En ce qui concerne le trmt-à-1'égout, la sous-commission est d'avis'qu' il est indispensable de poursuivre l'application inkiiraU- de la. loi du juillet ÎSM-, au pomt rie vue- de l êcnnîeraent direct il l'égout, en donnant à la distribution d eau toute l'ampleur corrélative nécessaire °t en prenant tes nvsures propres à l'épuration de la totalité dos eau v d'égout

•[,. F'1: li >r.ns-comniist r ̃]•.>̃̃: l' '|!te tous, sans, -'il1! v^loneustsmeut l'épreuvb de h c-'iie récente, est d'avis quil n'y a pas lieu de formuler de nouvelles propositions après relies qu'elle ci déjà présentées à propos des quais.

Métropolitain et Nord-Sud

En ce qui concerne le Métropolitain, la «•ommission formule ainsi qu'il suit ses conclusions

1" Un niveau relové de la nappe souterraine procédés sociaux garantissant l'ctaiicluaUj des ouvrait .s.

Il v il l'eu d'acemitre les moyens propres à remédier eu fant que de besoin, au défaut de «jette étanchéité, qûi ne peut être que relative. :>o I.f.s ouvrages accessoires doivent être tnu-ion ni réserve, comme le souterrain vue: de la construction et recevoir àf 'nspiisjiioas permettant la défense e1ficace de leurs ouvertures contre l'intrusion des eaux extérieures.

4o Toutes les installations d'épuisement menagêe.s aux points bas doivent être assez largement .conçues non seulement pour combattre les venues d'eau qui résulteraient des défaillances de 3'^tanchéité. mais encore pour obvier aux invasions qu'occasionnerait un événement imprévu. 11 est nécessaire de maintenir constamment ces .iTiàtaJlalions en bon état. La présence dans Je ballîist d'un drain longitudinal, bien établi et entretenu, pin-ail indispensable.

50 L'administration s'inspirera fie ces indications pour la défense des usines nue leur situation expose aux ravagé-; de l'inondation, roTiune J'usine génératrice de Bercy et la sous-station du .couvre.

Le programme tracé par la commission devra être intégralement appliqué aux lignes • dont la construction n'est pas entreprise. Son application sera étendue daus la mesure possible à la partie du réseau qui est ouverte à la circulation, ainsi qu'aux lignes en cours d'exécution. Le rapport spécial évalue à 20 millions de francs la dépense supplémentaire pour les lignas à construire. Pour le chemin de fer Nord-Sud, la ̃comimission recommande des mesures de protection contre les eaux qui submergeraient les voies publiques supérieures, contre les eaux provenant du Métropolitain, contre les eaux des égouts, contre les infiltrations des tnappes souterraines.

A régard du chemin de fer d'Orléans, entre 9fs gares d'Austerlitz et d'Orsay, la commission propose toute une série de mesures notamment l'élévation au-dessus de la dernière crue du mur qui protège la tranchée du quai Saint-Bernard et la construction d'appareils mobiles permettant de fermer hermétiquement les baies d'aération du souterrain.

Pour le chemin de fer de l'Etat (ligne des Invalides) elle réclame la construction de barrages à l'entrée de la gare des Invalides, fi eeîJe du Champ-de-Mars. et les installations nécessaires pour défendre la voie ferrée, au droit du quartier de Javet, spécialement contre les eaux qni pourraient l'envahir en suivant ta plate-forme de la voie de quai par laquelle est desservi le port de Javel.

Pour réduire l'intensité des crues La dernière partie du rapport étudie loñjgiiement la question des « travaux susceptibles de réduire l'intensité des crues dans Je bassin de la Seine, spécialement à Pans et dans sa banlieue n.

L, commission estime en résumé que les travaux dont l'étude doit être recommandée, •rkins ce but, aux pouvoirs publics, sont tes «suivants

Elargissement du bras gauche rie la. Seine, tin droit. de la f'.il«é, il Paris (travail cvaluc pro- vSsnirpmerif. million.

Hiî ¡il rie la Seine enlre ̃(S>re.?ne; ct fï.m.-riv-il (tr.-ivail évalué provisoirement à :îi» millions)

:i° rv-rivation. de la Marne, d'An net à TCpinny, J'hi- t'ifiyo (Iravail evalue provisoirement à 170 lUllij'.ill.-»!.

Après <̃•> lijng exposé .\1. Alfred Picard T'ui ronnaHjv lavis de la ciimniission sur les dc]'.e:is.\? qu'exigerait l'exécution des iraVoiix su~-jadi'!ui.s.

f'firnii les opérations auxttuelles il conclu la commission, et qui intéressent itirectement l'Etat, l«\s plus importantes sont celles qui réduiraient l'inteasité'de.s crues il Paris et dans sa banlieue fiarsissemont du b'-a.s gauche dr In Seine, an d:>it ;!e )ri. •' ̃̃. :̃ ̃ -i,1; -̃vnt. du !'eu-w 'i-, ̃• ations -poiidaiite e-4' de lit-elle hors de pn'|HirImmi .iv.-i- i.s il eu retirer? La commission ne le puise pas. A fa vérité, les investigation* auxquelles s'est livrée t'administration, pour l'wxfr l'étendue des dommages causés par la ;̃;̃̃ de W10 (pertes mobilières,' pertes immobilière. r-hômages), accusent des sommes beaucoup moindres. Mais on sait combien ces investigations Si' difficiles et délicates. Du reste, ce serait commettre une singulière erreur qw' i r. ̃̃ à l'impre>ion preiiiière pouvant se (!'L.i_i': du simple- rappitwhflment des deux chiffres.

Une large jxirt des dépenses incombent I^É^essairenient aux collectivités qui recueilleront te tieneûee des tf.iwux. aux départements, au. toiemun«s. et en ̃.nrfd-iiiei- à la ville de Paris, rt' '"̃̃ ''̃ 'i\ sont fit \iasi, le !'̃ i à supp, ,̃ rhar-̃ '̃•IU> eh;ir^, ̃̃.̃̃ anieure T"^ années. La réalisation de itou; pas de sérieuses

AU MEETING DE BÉTHENY La baronne de Laroche fait une terrible chute

LE BIPLAN DE Mm« DE LAROCHE APRÈS L'ACCIDENT

Dans le médaillon l'aviatrice

(DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL)

Bélheny-Aviation, 8 juillet.

Dimanche, jour d'ouverture du meeting, Wachter se tuait dans les conditions tragiques que j'ai rapportées.

Et voici qu'aujourd'hui un nouvel accident dont on ignore, il l'heure actuelle, quelles seront les suites, vient nous attrister. La journée s'annonçait cependant superbe et, profitant d'un temps à peu près calme, les aviateurs, dès le signal annonçant l'ouverture du meeting, entamèrent la ronde pour le prix de la totalisation des distances.

Brusquement ce spectacle monotone fut interrompu.

La baronne de La.roche la première et unique femrne ayant obtenu un brevet d'aviateur q^îi venait d'accomplir un tour magnifique, vingt: mètres de hauterrr, est tombée de cafte altitude, par suite, croit-oh d'un arrêt brusqué de son moteur.

Comment s'est produit

l'accident

Tout le monde était à déjeuner au buffet lorsque l'accident se produisit,. La baronne venat de partir son envolée avait été assez pénible. L'appareil semblait lourd. A son premier passage devant les tribunes, elle n'était qu'à quelques mètres du sol. Peu à peu, cependant, elle s'élevait et, pour la seconde fois, elle venait de doubler le cinquième pylône (le champ d'aviation en comporte six en tout) et Lindpaintner arrivait derrière elle, lorsque se produisit la chute.

Ce fut un grand cri tout le monde se leva et ceux qui possédaient des brassards permettant de traverser la piste enjambèrent les balustrades et, au pas gymnastique, coururent sur le lieu de l'accident, à 1,500 mètres environ.

A notre arrivée sur les lieux de la chute, déjà des soldats, qui se trouvaient tout proches, aidés de quelques commissaires, avaient débarrassé la malheureuse femme des débris de l'appareil.

Elle gisait inanimée, vêtue d'une jupe grise, forme trotteuse, d'une chemisette blanche,- la tCte couverte d'un bonnet de laine blanc. Au-dessus de la cheville droite, un petit tron apparaissait sur le bas, laissant filtrer nn peu de sang. Le bras gauche paraissait déformé, replié sous le torse. Le visage ne portait que quelques écorchures; un œil était fortement noirci et fermé. A ce moment arrivait la voiture d'ambulance immédiatement, Mme de Laroche y fut déposée et portée l'ambulance, où elle recut les soins du docteur Housse!, élève du docteur Doyen.

Les causes de la chute

il est impossible de connnitre très exactement les causes de l'accident la plus vraisemblable parait être l'arrêt brusque du moteur.

Mais les uns disent que la baronne tenta de sauter de son appareil avant l'arrivée à terre. Est-ce possible ? Songez donc combien peu de temps met un appareil de kilos pour tomber d'une hauteur de vingt mètres.

D'autres prétendent que Liridpai.ntner, qui suivait l'aviatrice, l'aurait « soufflée sans doute bien involontairement. Mais tout ceci encore n'est que des on-dit ». Seule, peut-être, la victime, si elle survit, pourra donner quelques détails >̃,> siijct. D'ailleurs, une enquête 1res rigoureuse a été faite. Il en résulte et c'est également mun avis que Lindpaintner n'est pour rien dans sa chute. Peut-être est-ce le vent de son hélice qui bouscula l'appareil de Mme de Larrx-ho, mais Lindpaintner avait parfaitement observé les réglementaire de sa concurrente. La cause la, plus raisonnable, en tout cas, Ù adrnettre, c'est qu'il est, a l'heure actuelle, excessivement dangereux pour un aviateur de voler sur une piste de cinq kilomèlres de tour, alors qu'il y a une dizaine d'appareils en piste.

Le pauvre Lindpaintner failüt être victime des amis et des mécaniciens de Mme de Lareche. On ne parlait rien moins que de le lyncher et il fallut le protéger il sa rentrée aux hangars.

L'état de la blessée

Aussitôt après l'arrivée de Mme de Laroche ar Reims, la clinique du docteur le pratic:en constata que la malheureuse aviatrice portait une double fracture du bras gauche et une fracture de'la jambe droite et du Lassin..

Par contre, il se rendit compte que, malgré les apparences, les plaies de la tête étaient moms sérieuses qu'on ne t'avait craint tout d'abord et, notamment, qu'il n'y avait aucune lésion intéressant la botte crânienne.

Le docteur Roussel publia alors le bulletin suivant

Fractures multiples. Etat grave, mais on peut cependant espérer.

D' Rocssei,.

Immédiatement après, il commença la réduction des fractures. Mais l'état de faiblesse extrême de la blessée ne permitprts de continuer l'opération.

Aux dornièr>s nouvelles, le docteur Rou& sel n'usait encore se prononcer.

De nouveau les records

sont- battus

(le t'après-midi se pusse de la meilleure façon du monde. tombe de quinze mètres, brise son appareil et se fracture une côte.

Par un ciel maintenant couvert, biplans et monoplans sortent et se poursuivent autour des pylônes.

Une fois de plus, les premiers n'existent pas un instant devant les seconds qui s'offrent de nouveau des records. C'est d'abord Olieslagers qui, au cours d'un prem'ier envol, bar le record des 130 kilomètres en 1 heure 58 minutes 20 secondez puis celui des 200 kilomètres en 2 heures 35 minutes 18 secondes.

Ensuite, c'est Lathani qui réussit, en 2 heures, 147 kilomètres 750.

Ce dernier record ne tiendra pas longtemps debout. Peu auprès, Olieslagers ferai dans les minutes, kilomètres 127 mètres. Entre temps, le même pilote de Blériot aura couvert 100 kilomètres en 1 h. 16 m. 42 s. 1/5. Et puis, c'est Leblanc qui, en vitesse^ abattra, sous les ailes de son monoplan lilériot, les 10 kilomètres, en 6 m. 33 s. Olieslagers descend à 6 h. 30, ayant, dans son second vol de la journée, couvert 195 kilomètres, en 2 h. 39 m.

Si l'on additionne tes deux vois de cet aviateur, on arrive à cette constatation enlre onze heures du matin et six heures trente du soir. il a couvert l'énorme distance de kilomètres, avec une seule escale. C'est splandide Partant de Paris à l'hettre du déjeuner, Olieslagers aurait pu prendre le thé sur une des plages de la Manche, faire de l'essence, traverser la mer et arriver à Londres pour le diner.

A sept, heures, comme d'habitude, la bombe éclate, annonçant la fin du meeting. LES RESULTATS

Pour cette sixième journée, les résultats des diverses épreuves sont le-* suivants Prix de la plus grande distance journalière.1. Olieslagers (monoplan Blériot, toiles Continental, moteur Gnnnwi, 1B5 kil. 2. Cattaneo kil. 3. Latham, 160 kil. 4. I.abouebèrc, kil. Non classés 1 Kinnt. 110 kil. Thomas, kil. Ijndpaintner, 90 kil. I-egagneux. SK) kih Têtard, 87 kil. m. Fischer, 75 kil.

Pri,r de ta totalisation des distances de la journée. 1. Olieslaffers. 425 kil. 2. Cattaneo H7U kil.; 3. Legagneux. 300 kil.: -i. Weynian kil. 5. Fischer, kil. ti. Kinet glô kil. 7. Thomas. ?5 kil. 8. Latham. 200 kil 9 l.abouchere, 180 kil. 10. Lindpaintner, kil 11. Hanriot, 125 kil.

I*rix de 'lA totalisation générale <fc.< distances (six journées). 1. Olieslagers, 1.0J8 kil. 2. latham, kil. 3. l^abouchere, kil. 4. Vv'evman, kil.

Prix journalier de vitesse. 1. Leblanc (monoplan Blériot, toiles Continental, moteur Gnome). 10 kil. en (i min, 3:3 sec. 2. Morane 6 min. 35 sec. 3. Olieslagers, min. 30 s. 4/5 4. Ladougne, 7 min. 45 w.

Un nouveau moteur

En terminant cette dépêche, il me faut ici d'un nouveau moteur d'aviation qui va être lancé incessamment par M. Robert Esnault-Pelterie.

Ce moteur, qui est construit en série aux usines de Billancourt, est un 5 cylindres faisant 50-60 chevaux et pesant, en ordre de marche, 150 kilos.

Au cours d'un essai de dix heures au point fixe, efiectué ces jours derniers, en présence d'un chronométreur officiel, on a constaté une consommation de 270 grammes d'essence et 15 grammes d'huile par cheval-heure. De l'avis de? personnes compétentes, qui ont pu assister aux essais de ce nouveau type de moteur REP, il semble que les résultats constatés dépassent ceux qui ont été obtenus jusqu'à présent par les moteurs d'aviation.

MaxAVENAï.

Un train, déraille NEUF VOYAGEURS BLESSES

C'est près de Saulx-les-Chartreux, de tragique mémoire, que se produisit l'accident. dû, cette fois, à un 'tassement des terres sous Faction de la pluie.

On n'a pas oublié la, catastrophe de chemin de fer qui se JrirrKJu.isij Tan dernier sur la ligne du cheminée fer de Paris-Arpajon. A onze mois d'iater yutie un nouvel accident vient se produire presque au même endroit, et peu s'en: est "fallu, qu'il ne se transformai lui aussi tn une catastrophe. En effet, hier, un train de voyageurs a déraillé derrière lequel en venait un autre chargé de pierres. Fort lteureusement on a pu arrêter il temps le convoi et tout s'est borné h un accident auvours duouel une di1 laine de personnes ont élé blessées. La locomotive contre un talus Le train numéro S, composé de sept Via- gons, et dans lequel avaren'tpris place vingtsept voyageurs, quittait Arpajon à 10 h. '? du matin, se dirigeant sur Parés, u était conduit par le mécanicien» Jean et le chef de train Bernnudin.

SouJain, Ù 11 la., 36 exactenïçni coirtnae il arrivait au ]îeudit« les tuneries n,' 'à 400 métros environ de la gare de S.-uilx-les-Char- treux, à un endroit où la voie décrit une courbe très prononcée, la locomotive dérailla, partit en quelque sorte à la dérive et alla donner violemment contre un talus, après avoir tracé dans les terres un profond sillon, sur une longueur d'une centaine de mètres.

Un choc se produisit, suivi naturellement d'une violente panique parmi les voyageurs. Un certain nombre d'entre ceux-ci, ouvrant les portières, s'élancèrent sur la voie et s'enfuirent en poussant des cris d'effroi. Un instant après, se rendant compte qu'en somme il ne s'était produit rien de bien grave et qu'aucun danger immédiat n'était à redouter, ils revinrent sur leurs pas, afin de secourir les blessés. Fendïint ce temps un agent du train s'était porté en arrière dans Je but d'arrêter le train charge de pierres qui suivait à dix minutes d'intervalle. Une douzaine de blesses

Peu après survinrent tes employés de la gare de Saulx-les-Chartreux qui, secondés par les \oyageura valides, dégagèrent les victimes de l'accident. Celles-ci, au nombre d'une douzaine, se trouvaient toutes dans le wc.j-on de queue, une voiture de troisième(;1;1:1' où la violence du cho«: avait précipité ies uns contre les nu Ires, nu contre les parois, les voyageurs qu s'y trouvaient. t t train de .seeour-i fut rapidement formé,- qui t ran'aporla les blessés il Lorigjumean, où fous reçurent des soins dans la pharmacie nesKaeux. Ce son! Mme Léonin Davi'i. arlisî.e, rue de Ù. Parts, 'witiisions M. Finet. avenu," des (inbeliiis, contusions il la mâchoire M. Barre, il la Yille-du-Hois. contusions au visage M. Langlade, trimardeur venant de Umoges, les lèvres coupées \'1. Théophile Rousseau, habitant la (irarige-au-G-rf, la Yille-duBois. contusions au vi.sage M. Iran cois Flacomie'he. trimardeur venant de .Limoges, contusions à l'arcade soureiîiér^ droite et au visage M. AVide Aiibriot, rue Hortense, au Grand-Montrouge. contusions aux jambes Mme Marie Couvre!, marchande de légumes, il Saulx-les-Chartreux, épaule gauche luxée M. Constant Bourgnon, soixante et un ans, cultivateur à Hgly, douleurs internes.

Quand il. eurent été paiisés tous regagnèrent un train forme à Santx, situé à

La locomotive du train déraillé

mètres environ de l'endroit où s'était produit l'accident, et furent ramenés à Pa·ris.

L'enquête

Dans l'après-midi, MM. Loriileux, irgénicuT du contrôle des tramways Portelange, chef de l'exploitation,de ta'compagnie Paris-Arpajon Phièvre, sous-ingénieur du les lieux et ont entrepris une enquête pour rechercher les cauees exactes de l'accident. enquête qui a été reprise le soir au point de vue judiciaire par les membres du parquet de Corbeil et le capitaine de gendarmerie Perrin.

Au point de vue matériel, le déraillement n'a occasionné que des dégâts insignifiants, et, vers sept heures du soir, le service a pu être repris.

L'enquête n'a pas donné de résultats detinitifs. Cependant d'ores et déjà il parait établi que l'accident a été occasionné pur un tassement des terrains occasionne par les pluies continuelles que nous subissons. Sous faction de l'eau, les terres, dans la cour- be située en cet endroit, se sont détrempées et affaissées, si bien qu'un rail, n'àUmi plus soutenu, s'est rompu sous le poids de la machine, ce qui a suffi pour provoquer te déraillement. Fort heureusement, à ce moment, l'allure du train était fort modérée, ce qui a atti- nue la violence du choc. i

APACHES CONTRE GARDIENS DIE LA PAIX LES VENGEURS DE LIAEEUF Le quartier Saint-Merri a été le théâtre de luttes sanglantes entre les agents et les rôdeurs qui ont voué un véritable culte à la mémoire du meurtrier de Deray.

LA BANDE DES « VENGEURS DE LIABEUF

Au premier plan, de gauche à droite: Durand, liicnior, de Lunetier: au-dessus CoUard, Schlindski et Bonnet

Depuis J'exécution de Liabeuf, une inquié- tante effervescence se manifestait dans le quartier Saint-Merri et particulièrement dans la rue Aubry-le-Boncher, où -les lecteurs du l'ctit Pccrisien ne l'ont pas oublié, tut opérée la dramatique arrestation de l'hotn- jme aux bracelets de fer.

Ce n'étaient, dans les arrière-boutiques de certains débits de vins, dont ia clientèle se oompose en grande partie de rôdeurs et de filles, que conciliabules mystérieux et me- naces sourdes proférées par des anciens compagnons de l'ouvrier cordonnier, qrti avaient juré de tirer des gardiens de la paix une vengeance éclatante.

Dans la soirée d'h'ier, \u redoutable armée j des apaches de SainiMc-ri, qui n'aU-?ndnit, j pour sVilaneor .lans ie ;̃ ̃̃nlier de la guerre, ) sentants de !'onlr\ sa première bataille, et Les menaces de Bonnet

Il était sept heures et demie, Dans un bar, situé au numéro 1 de la ruc Aubry-l'î-Boiictier, et tenj par M. Leolat, consommait un aiw. Cet individu, qui, en d-pil de :<nn jeu- ne Ac; a déjà subi de no m braise; rond.-un- nations, pour coups et blessures, avait ab- j sorbe un nombre respeclihL' ci') moml- j nettes ».

Je bois pour prendre des forces, disiit: au patron de rétablissement qui, ter- rorisé, n'osait lui imposer silence. Qnand je a serai à point » je vengerai Liabeuf. VA, alors, ce sera effrayant. Cc n'est pas un flic n que je « tomberai mais deux, trois, quatre. ,l'ai pour réussir un moven à côté duquel les brassards de Liabeuf ne paraîtront plus que des joujoux.

Comme le sinistre gredin continuait de pérorer sur ce ton, M. Leplat quitta son comptoir et sortit dans la rue. A ce rnoment passait le sous-brigadier Joudot, en tour- née d'inspection.

Invité par le commerçant à pénétrer dans le bar et à expulser le perturbateur, le sousbrigadier qui était en uniforme s'exéIl poussa dehors Henri Bonnet, puis voulut l'appréhender pour le conduire au commissariat.

S'adossant ttlors au mur, le bandit cria de toute la force de scs poumons

A moi les amis Vive Liabeuf En même temps, il mordait profondément le sons-brigadier au petit doigt de la main droite.

droite. Arrière. ou je tire! »

A l'appel de Bonnet, les débits de vin du voisinage so vidèrent comme par enchantement. Une foi;le grouillante, menaçante, hurlante, entoura Joudot et son prieonnier. Une immense clamenr s'éleva « A mort le flic! Vengeons Liabeuf

Se' détachant d'un groupe, deux individus se ruérent sur le sous-brigadier et l'un d'eux, qui brandissait un marteau, vocifera LGche-le ou je t'assomme » Oui. oui. assomme-le reprirent en chœur les deux cents bandits qui faisaient cercle.

Comprenant qu'il était perdu s'il ne purenait immôiiatament une décision énergique, le sous-brigadier Joudoi sortit son revolver et le braqua sur ses agresseurs en disant, de façon h être entendu de tous Arrière, ou je tire

Il allait se trouver contraint de faire usa- go de son arme, quand sept gardiens de la paix, prévenus de ce qni s; passait rue Au- bry-le-Boucher, par un' porteur aux Halles M." Justin Clément, âgéete trente et un ans, domicilié, 4ft, rue Quincaropoix, arrivèrent au nas de course

A leur vue, les apaches se dispersèrent pas pour longtemps, comme on va le voir– et trois arrestations purent être opérées. Conduits devant le commissaire intérimaire du quartier, M. Lespine, les individus capturés furent aussitôt interrogés. C'étaient Henri Bonnet, Charles Grenier, ïïgé de trente ans, camelot, rue Saint-Médard, et Henri de Busselier, dix-huit uns. serrurier, 11, rue ] Aubry-le-Boneher. Grenier fut. trouvé por- i teur du marteau à l'aide duquel il s'était proposé de tuer le sous-brigadier Joudnt. i 5es compagnons étaient, eux aussi, armns 1 jusqu'aux dents. ] Vous pouvez nous envoyer au dépôt, ( I déclarèrent au magistrat lee trois bandits, peu nous importe. Tôt. on tard, nous aurons 1 la peau de vos agents, comme ils ont eu celle de Liabeuf f Pendant que se poursuivait l'interroga-i tolre des inculpés, les rôdeurs du quartier ,< i Saint-MÊfri tenaient conseil. Ajant appris h

que l'alarme avait été donnée car le porteur aux Halles Justin Ctément, il résolurent de lui faire subir la sort qu'ils réservaient, quelques instants auparavant, au sous-brigadier Joudot

Au tour du porteur aux Halles Le malheureux Clément, qui aviit coiimis l'imprudence de rester rue Aubry-le-Boucher, où il cousait paisiblement avec quelques personnes, devant la porte du numéro 19, fut abordé par un jeune vaurien, Georges Couard, qui lui demanda

Ces; bien toi Justin Clément. ?.

Oui, répond't le pauvre homme, qui ignorait les intentions de son interlocuteur. D'un brusque eo-p de tête dnns ja poitrine, Couard le renversa sur laohaissée; puis coup? de talon, il lui broya le nez et lni fracassa la mâchoire. Ent!iousio3mé%- les assistants hurta.ient « Saigne-le Sair ;ne-le •

Au moment où Collard se disposait à prendre un rouleau cran d'arrêt, tout ouvert dans la jambe droite de son pantalon, trois gardiens de la paix les agents nonrget, Uorget et Février ce dernier qui faillit, ou s'en souvient, tomber sous les coups de l.ialieiif surgirent. revolver au poing, ei délLsrèrenl le porteur aux Halles qui, sous j'empire de la douteur. s'était évanoui. Sur le sol, a côté du blessé, les agents ramassèrent un poignard, dont le propriétaire n'eut garde de se faire connaître.

Menottes aux poignets, Georges Collard fut traîné au commissariat, pendant que M; Clément recevait, dans une pharmacie, les soins dont il avait grand besoin.

Le dernier acte

Nous arrivons maintenant au troisième et dernier acte de ce drame qui a provoqué dans le quatrième arrondissement une légitime émotion.

Après avoir longuement interrogé les quatre inculpés Bonnet. Grenier, de Busselier et Collant, sur lequel on avait saisi le portrait et un testament fantaisiste de Liabeuf, M. Lespine avait donné l'ordre aux gardiens de la paix de les reconduire au poste de la rue Saint-iMerrv

Les agents et leurs prisonniers suivaient la rue Saint-Martin quand, soudain, un homme, qui s'était dissimulé derrière une vespasienne, se précipita sur eux. Il brandissait un couteau et un casse-tête. J'aurai votre sang. A bas la police! criait le forcené en frappant les agents qni, tous» furent assez sérieusement contusionnés.

Désarmé, non sans peine, il fut également écroué. C'est un Russe, nommé Abraham Sehlindski. Age de dix-sept ans, casquetier. domicilié 17, rue des Rosiers.

Le sous-brigadier Joudot, les agents Bour- gel, Février et Gorget ont été chaleureusement félicités par le commissaire de police, pour le sang-froid et ta présence d'esprit dont, ils n'ont cessé de faire oreuve au cours de cette soirée tumultueuse.*

Pour l'avenir

Ajoutons que la préfecture de police, bien décidée Ù mettre un terme aux exploits des malfaiteurs de tout. acabit qui ont fait de la rue Aubry-le-Boucher leur quartier généraL vient de prendre des mesures extrêmement sévères.

Dès la nuit dernière, huit agents ont été placés aux abords de cette voie il la première attaque, ils devront faire usage de leurs armes.

En outre", des rnMes seront opérées dans !c quatrième arrondissement jusqu'à ce que le calme soit définitivement rétabli. C'est M. Drapier le juge ayant instruit l'affaire Liabeuf -qui s'occupe de cette affaire.

Il a iti.-u'lpé >s individus arrêtés de coups et blessures sur des agents- de la force publique, d "outrages et de' rébellion.

«.

Le docteur Brengues

renvoyé devant les assises Aix-en-Provence. 8 juillet.

La chambre des mises en accusation de Ja 'ou!' d'Aix vient de rendre son arrêt dans l'affaire de l'assassinat de l'astronome ni;ois Charlois.

Le docteur Brengues est renvo: t ;i. cour d'assises des Alpes-Marili'iiies. suua inculpation de ineurire avec préméditation ,t guet-apens.

On assure que l'accusé aurait. l'intention le se pourvoir en cassation contre cette se», .eaee.