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Je p'euse que celle semaine les dilellanti n'ont pas eu à se plaindre. Depuis dimanche ou nous a donné au GraudThéàlre le Pré-uux-Clercs, la Gazza et la Muette. Voilà de quoi désarmer les plus sévères accusateurs de l'administration, car qui pourrait de bonne foi nier le bon vouloir el le zèle d'un directeur qui, privé de son premier ténor, c'est-à-dire de l'acteur principal , essentiel, indispensable, trouve, encore le moyen de faire jouer l'opéra trois jouis sur quatre? Il est vrai que dans celte circonstance 51. Bremens a élé assez heureux pour trouvera point nommé un lieutenant à M. Richelme, sans lequel il aurait été sans doute.fort embarrassé de donner hier^la Muette; mais toujours est-il juste de reconnaître qu'il a saisi avec empressement l'occasion d'èlrc agréable à ses abonnés.

M. Marquilly n'est pas pour nous une nouvelle connaissance; mais comme à l'époque où cet artiste faisait partie de notre troupe d'opéra, il n'y était allaché qu'en qualité de second ténor, et qu'il a débulé hier sur notre scène dans l'emploi des premiers, nous avons à le juger comme s'il nous était étranger.

M. Marquilly donc est un acteur de bon air et ayant assez l'usage de la scène; comme chanteur, il possède une voix peu flexible et peu étendue, il est vrai, mais assez bonne dans le médium. Franchement il ne nous parait pas de force à pouvoir soutenir le rôle de premier chanteur sur un théâtre comme le nôtre; mais, à tout prendre, nous croyons <lu'il a bien fait de quitter les seconds pour les premiers ténors, et qu'il pourra tenir ce dernier emploi avec quelque succès sur une scène moins exigent?.

Mlle. Fourcisy avait hier dans le rôle de Fénclla un cos» liane fort joli, mais qui n'a pas paru généralement d'une

couleur locale très rigoureuse. Celle charmante danseuse 1 a, du reste, rendu foules ses scènes avec celle grâce el celle expression qui distinguent sa danse comme sa pantomime.

— Un journal de cette ville a annoncé dernièrement que Mme. Arnaud avait élé engagée'pour remplacer l'aouée prochaine au Grand-Théâtre Mme. Mutée ou Mlle. AnaïsHenry. Sans discutericil'eroploidans lequel cette dame nous aurait paru plus convenablement placée, nous aurions vu avec plaisir l'entrer au théâtre une actrice dont nous avons eu si souvent à louer le inertie; mais, d'après les informations que nous avons prises à ce sujet, nous pouvons annoncer comme un fait certain que Mme. Arnaud ne fera point partie de ia prochaine troupe de M. Bremens.

_ La troupe française débutera celle année d'une manière vraiment triomphante; car c'est Bouffé qui ouvrira au mois d'août les portes de notre Grand-Théâtre. Mme. Albert lui succédera au mois de septembre. Cesdeuxenga.- gemens sont signés. Voilà ce qui s'appelle commencer une ennée sous de favorables auspices.

<&ptnaec-iîtttvsriUauï.

L'Obstiné ou les Bretons, c'est le litre d'un vaudeville nouveau qui a élé fort bien rendu par MM. Baret el Roux,. Mmes, Savigny et Louisa Kersent. L'Obstiné est une binette sans importance, mais que le public, s'obstinera à revoir avec plaisir.

Nous nous hâtons d'annoncer une représentation extraordinaire, et qui fera époque dans les fasîes du Gymnase; celle représentation doit avoir lieu samedi prochain , au bénéfice de Bille. Louisa Kersent. Deux nouvelles pièces.