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DIMANCHE 10 JANVIER I84#J

(Collaboration bu 3Jîmcëtrcl.

MUSIQUE.—MM. Meyerbrer, Donizetti, ' Halévy v Nicdermeyer, Ad. Adam, Kàstner, Clapisson, Grisar, Masini, A. de Bcauplan, Th. Labarre.Plantadc, Andrade, Vosel, Thys, c" d'Adhémar, deFlotow, Vlmeux,Haas,M"cL.Çugct. MIM Pauline Duchambge, etc. etc.

POÉSIEET LITTÉRATURE.—MM. Emile Descbamps, Gustave Leinoine, E. liaralèau, Aimé Gourdin, Aug.Bressier, F. de Courey, Th. Polack, A, Delrieu, Bellangé, Eugène de Lonlay, lilwart. Ed. Viel, Braun.Carniicr, ltevoil, Itopicquci, Mmes Amable Tastu.Desbôrdcs Valmore, Laure Jourdain; etc.

DESSINATEURS. — MM Dévéria, Grenier, Alophe, Gavarny,sorrieu, Benjamin, Nuntcuil , Challamel, Bouchot, Doliet, etc., etc.

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• TEXTE ET MUSIQUE,'

avec accompagnement de piano ou guitare, Paris ..... 10 fr. par an. Départemens. . . d3 fr. — Etranger . . . .' 15 fr. —

AVEC LITHOGRAPHIES :

5 francs en sus par abonnement. Les .Abonnés à la Guitare reçoivent les Lithographies sans augmentation de prixm

prixm

J\°6.

HUITIÈME ANNÉE.

3Dîobc bc publication.

Le MÉNESTREL parait tous les dimanches en quatre pages de texte. Il publie chaque année 2ti romances intriiies et 2 quadrilles ou valses de choix, dus aux meilleurs auteurs. On nesouscrit pas pour moins d'un an.

EN PROVINCE : On s'abonne chez tous les Marchands de musique et Libraires, les Directeurs des postes et dans les Bureaux des Messageries royales, ou celles de Ladite et Gaillard , ou enfin par un bon sur la poste ou sur une maison de Paris, adressé à

MM. A. MEISSOKNIER et HECGEL,

RUE VIVIENNE, 2 biS.

MAYENCE, ANVERS et BRUXELLES:

chez les fils de B.scHOTT,éûileurs de musique.

LONDRES.

Chaque numéro, musique et texte . . ,1 *cheHîng. Abonnement avec lithographies, pour ' Tannée entière 2 guinées.

On souscrit chez M. BETTS , Three Ncedls street Royal Exchange, — et chez JOSEPH THOMAS, n° 1, Finch Lane Cornhild.

JOURNAL DE MBSIfillE ET DE LITTÉRATURE,

/BJES,-;:^ au magasin de musique.de MM. A. mJEISSONWIJERet MEtfGEMj.

CONCERT DU MÉNESTREL.

Règle générale : quand vous verrez un public courir à un concert sans souci du baromètre, envahir la salle deux heures avantl'ouverture, et ne lever la séance qu'après avoir absorbé la dernière goutte musicale, dites hardiment que c'est le MÉNESTREL qui donne ce concert, dites-que ce public est abonné au MÉNESTREL. — Passez-nous ce grain d'encens autographe, nous serons modestes sur tout le reste. —Et en vérité Tonne saurait enlever aux concerts du MÉNESTREL ces deux symptômes caractéristiques sans se brouiller avec l'évidence. Qu'il tonne, qu'il vente, qu'il neige, qu'un événement imprévu se soit déclaré au seuil domestique, qu'une tempête souffle sur le ménage, ou que le dîner soit un problème, n'importe : l'abonné du MÉNESTREL ne déserte pas son concert : avant que l'heure ait sonné, il est là ferme, empressé, inébranlable ; il est encore là quand le concert est terminé, il se cramponne au programme jusqu'à épuisement de numéros ; et il faut le chasser de la salle, sinon il y passerait la nuit.

Ces symptômes ont été visibles à l'oeil nu, dimanche dernier, 3 du courant. L'état météorologique n'avait rien de flatteur; neige, pluie et bourrasque, tout conspirait contre notre fête musicale • t pourtant la salle Herz était encombrée, et notre public était là, fidèle et tenace. Le concert ayant commencé tard, la nuit avait atteint le programme; et notre public était toujours là, insatiable, inamovible, et humant les dernier sons du dernier morceau avec une avidité digne des temps primitifs.

Comment qualifier l'abnégation de M. Dorus, ce talent si brillant,

qui a bien voulu ouvrir la séance en l'absence de M. Roger? Comment suffisamment remercier M. Roger, qui, attardé par une répétition, et devant encore jouer lé soir même, n'a pas hésité à tripler ses fatigues pour remplir les promesses du programme ! Comment témoigner notre reconnaissance à M™ 0 Dorus Gras, qui venant également d'une répétition, ne s'en est pas moins empressée d'accomplir largement un acte de pure obligeance !

Serons^nous ingrats envers M. Ponchard, la gloire de notre école française? envers M 1" d'Hennin, qui chante avec son âme; envers les frères Dancla, si pleins d'avenir ; envers M. Litolff, ce pianiste hors ligne, et enfin MM. lnchindi et Chaudesaigues, qui tous, et chacun dans sa spécialité, nous ont si puissamment secondés? Nous rendrons justice à tout le monde; et nous n'oublierons pas ce jeune compositeur belge, M. Jules de Glimes, qui a rempli avec tant de distinction la tâche délicate de l'accompagnateur.

Le pianiste Litolff, qui dans une valse délicieuse de sa composition (Rêverie au bal) a d'abord charmé tous les auditeurs par l'admirable expression de son jeu, jfa pas tardé à les étonner par sa vigueur et sa prodigieuse agilité dans l'andante et la finale du septuor de Hummel.

MM. Dancla frères, dans la symphonie concertante de M. Charles Dancla, ont déployé un ensemble, une précision, une verve d'exécution qui ont enlevé tous les suffrages.

Le solo de flûte exécuté avec tant de goût et de perfection par M. Dorus, a valu à ce jeune artiste les applaudissemens de la salle entière. Ce solo a été exécuté sur la flûte de Boehm. Quelques assistans semblaient exalter les qualités du nouvel instrument ; ne serait-ce pas plutôt l'artiste qui lui aurait communiqué ce charme ?