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N" 463. — DIMANCHE 13 NOVEMBRE 1842. NEUVIEME AWNÉF, — N°80.

UN AN : 15 fr.

PARIS..

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PROVINCE.

JOURNAL

MUSIQUE, LITTÉRATURE, NSODES ET THÉÂTRES.

Collaboration bu 'ïïîtncStrcl.

MUSIQUE. — MM, Meyerbrcr, Donllzcitl, Halévy, Nlcd'criiieyér, Ad, Allant, Berlioz, Rcrz, Blaucnarri,' Kasluer, Klwart, (!e Bcauplan, Grlsar, V. (iarulli.tilapihson, Laltarre, PianlaiIc,Andra«!e, Vojçél,<Tli]'«,c,cd,AdIi£niar,dc Flotow, Vlincux, Haas; Marmontcl, Mlle h.. Vugcl.Mii.es Ilondnniican, l>. Diichaniugc, etc.

POÉSIE ET LITTÉRATURE—MM. Lamartine, V. H n «o, C. Delaviçne, IHCry, Scribe, R. Dcscliamps, Gustave Lèmoine, li. Barateau, lîug. Guinot, A. Karr,Gozlan,lîd. Viel, A.Gourdiu, A. BressIcr.T. Poiack, A, Dclrieu,E. Ponciiard, Julien Martin; de Lonlay, Ropicqiiet,Favre, \. Ricliomme , Mmes A. Tastn, Desborde» Valntore, Laure Jourdain, etc.

DESSIN. — MM David, (iîgoui, DCvérlà, Grenier, Aloplic, Gavarny, Sorrïeu, Benjamin, NanU'uil.ChaUanicl.DolIct, Mouilleron,cte.

J.-L. Heugcl, Directeur.

Jules Lovy, Rédacteur en chef.

Le Ménestrel paraît tous les DIMANCHES, en quatre pages de texte contenant : les Nouvelles des Théâtres, Modes et Concerts, des Articles de genre et de critique, le catalogue des meilleurs publications musicales du jour, enfin un Feuilleton d'annonces diverses.

CHAQUE ABOKKÉ REÇOIT PAR AN :

E2 Numéros de texte ;

24 morceaux de chant inédits exclusivement dus aux

premiers compositeurs;

24 Dessins de nos meilleurs artistes $

2 Quadrilles ou Valses de choix,

Et de plus, GRATUITEMENT, 12 belles GRAVURES

de MODES grand format, ou DESSINS

dramatiques et PORTRAITS d'artiste, paraissant chaque mois.

Les Souscripteurs reçoivent en Le MÉNESTBEL donne chaque anoulreun

anoulreun destiné à illus- née Prieurs brilla™ Concerts

„ . ,, pour lesquels les Abonnes recoitrer

recoitrer collections annuelles. vent des Entrées gratuites. '

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PARIS.

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I'ROVISCE: ÉTRiîfcen:

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XOÏ'A Les Abonnes avec accompagnement de gui-:. tare reçoivent les Lithographies, mais n'ont pas droit î a la collection des 2.) Romances. ' ;

PriXyUii an, pour Paris 10 '.'

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EN PROVINCE, on s'abonne chez tous les Lihraire, • et Marchands de Musique; les Directeurs des Posless etdans les bureaux des Messsgeries Royales et Laffttte-Caillard, ou en (in par i ne lettres adressée franoc à M. HEUGEL, rue Vivienne, n" 2 bis.—On s'inserit du l" de chaque mois.

AXXOXCES : 25 centimes la ligne.

EJKS BUREAUX. : S &*"* , i'»e Vivletime, au Magasin «le Musique «Se MM. A. MEISSOWlfSESi eî ESEGI&EE (HEUGEL, SUCCESS').

On irome dans les bureaux du Ménestrel, rue Vivienne, 2 bis, au magasin de musique de A. MEISSONNIER et HEUGEL (HEUGEL successeur), un assortiment compte de toutes |qs nouveautés niusicales pour piano, chant, etc., etc., jm choix des albums les plus en vogue, un abonnement de musique ancienne et nouvelle au priï réduit de 15 fr. par'an.— (fabriqua de. cordes harmoniques.) —L'administration du Ménestrel se charge de toutes affaires relatives au. commerce de musique elcfinslrumeiis.

On expédie pour la province et l'on fait l'exportation. — Les lettres et envois d'argent doivent être adressés franco à M. HEUGEL, rue Vivienne, 2 bis.

Nos abonnés recevront, avec le numéro de ce jour, la BEEifl-iE «2KAV8JKE ME M «BUES, annoncée commeS5,-?.COIEî5ir des VS GraviEres de Modes ou Messins ilramati«iues et Portraits que le Ménestrel doit adjoindre gratuitement aux publications de sa dixième asmée. —Cette gravure, ainsi que celles qui suivront, seront empruntées à EA SYJLFMiOE, journal de Modes et de Littérature, dont l'élégance et le bon goût sont, ajuste titre, cités en première ligne dans la presse parisienne.

Dimanche prochain nos abonnés recevront, les Embarras

fl'test VotmpositeMr. Cette délicieuse scène bouffe de MM. BARATEAU et DE BEAÙPLAN, est dédiée à notre grand chanteur GÉRALDY. Un beau dessin de M. ALOPHE accompagnera cette publication remarquable, qui sera aussitôt suivie des MYSTERES SSE gBA&XS, nouVeaw Quadrille composé sur des motifs originaux, par M 11" &. Pfc«Eï\

Puis viendront les manuscrits de MM. MEYERBEER, DONIZETTI, NIEDERMEYER, ADAM, DE BEAUPLAN, CARULLI, ADHÉMAR, THYS, etc., etc.

lie treizième Grand COïtfCE»T du Ménestrel aura

lâesa eïaBïS le mois «le «léceenSsre j»rocï»ain.

Nous prévenons ceux de nos abonnés qui souscriront à noire Grand Abonnement Musical (voir aux Annonces), qu'ils recevront, en dehors de leurs deux billets d'usage, une troisième entrée gratuite pour les grands Concerts du MÉNESTREL,

Nos souscripteurs, dont l'abonnement date des iK novembre et décembre 18^1, sont priés de renouveler IMMÉDIATEMENT, /ils ne 'Veulent, éprouver d'interruption dans l'envoidujouriïal'.—Pour la province, adresser un bon sur la poste à M. Heugel, directeur,

LE VAISSEAU FANTOME, opéra en deux actes, poème de M. PAUL FOUCBÉ, musique de M. DiETSCH.

Une ancienne légende écossaise forme le sujet de ce poème, et notre Grand-Opéra seul pouvait accueillir sur ses planches la donnée fantastique et vaporeuse sur laquelle est basée l'oeuvre de M. Fouché.

Un cap de Shetland (l'antique Thulé), dont nul vaisseau ne pouvait approcher sans être maudit, fut franchi un jour par le capitaine Troïl. Pour le punir de sa témérité, une puissance céleste retint le navire au-dessus de l'abîme, et Troïl fut maudit. Son supplice ne devait finir que lorsqu'il aurait trouvé une femme qui l'aimerait assez pour partager son sort. Or, Minna, fille du riche négociant Barlow, s'est éprise de Troïl, qui, sous le nom du commandant Waldemar, avait sauvé d'un naufrage le père de Minna. Barlow, en reconnaissance, promet à Waldemar la main de sa fille.

Le commandant, touché par l'amour de Minna, révèle alors à celle-ci son véritable nom. La jeune fille est d'abord effrayée de cet aveu terrible, mais son amour l'emporte sur ses craintes. —Magnus, précédemment fiancé, à Minna, s'est fait prêtre de désespoir; il doit lui-même bénir les époux. Au moment de remplir celte sainte mission, Magnus reconnaît Troïl. On veut alors arracher Minna des bras du capitaine, mais elle s'élance sur un rocher et se précipite djpsla mer, où elle est suivie du maudit. Le vaisseau-fantôme s'engloutit en même temps avec un bruit terrible. Au même instant, les Étages se dissipent et laissent voir dans une apothéose lumineuse Minna, conduisant aux pieds de Dieu, Troïl le maudit dont elle vient racheter le pardon.

Ce libretto, dont le contenu ne saurait intéresser suffisamment le public si positif de notre époque, renferme des parties poétiques appréciables" pour l'élite de nos classes littéraires, et susceptibles d'inspirer la muse d'un compositeur.

M. Dietsch, élève de notre célèbre Lesueur et maître de chanelle de Saint-lfillache/; s'est acquitté de sa tâche avec talent et n'a pas failli àsa spécialité inusicale. SorTinstrumentation a de l'ampleur, et ses mélodies ont une certain~c?îêinte religieuse parfaitement appropriée aux situations sévères du poème.

Parmi les morceàûj| 1|ui ont obtenu 1e plus de succès, nous men-