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LE MÉNESTREL

tenir un très grand succès à Lyon où elle avait été mandée, et où elle s'est fait entendre plusieurs fois, notamment à la septième séance de la Société des concerts de musique classique. Les journaux de Lyon sont unanimes à constater l'enthousiasme avec lequel elle a été accueillie.

— Les deux auditions que les élèves du cours d'orgue de M. Gigout viennent de donner à la salle Albert-le-Grand" ont été un grand succès pour l'enseignement du professeur. M. Gebler et le jeune Aristide Macry entre autres ont interprété brillamment les pièces les plus difficiles écrites pour l'orgue. — Charmante soirée lundi passé, chez M. etMmeE. Amelihe, dans leur joli hôtel de la rue Chaptal. On a entendu, entre autres artistes distingués et à côté de Mme Ameline, qui a joué une fantaisie de Liszt, MM. Morlet, Toby, Landeau, Mme Richault, M. Prume, violoniste de S. M. le roi des Belges, et M. Martel, de la Comédie-Française. — Dimanche dernier, l'Ecole pratique théâtrale (ancien théâtre Rossini), dirigée par M. Cleethès, a donné une représentation du Trouvère, qui a bien réussi; MM. Landels et Diéner, MM. Lahdier et Henrius Servel, chargés des principaux rôles, ont été vivement applaudis ; l'orchestre composé de 60 musiciens était conduit par M. Fremaux, violoncelliste, de l'Opéra.

— Mardi dernier, à la séance dom.ee par la société E. Pichoz, salle P. Herz neveu, Mme Marie Marshall, dont nous avons souvent parlé, a chanté avec un vrai succès une nouvelle mélodie de G. Palicot, Quand la rose refleurira. — On nous écrit de Rouen : Un de nos meilleurs professeurs de piano, Mlle Angéline Charité, ancienne élève de MM. Amédée Méreaux et Marmontel, vient de faire entendre ses nombreux élèves dans les salons de MM. A. Klein et Cie. Nous constatons avec plaisir que les élèves de MUe. Charité jouent avec un bon sentiment musical, avec mesure et netteté. — Vendredi dernier, cinquième grand concert donné par la Société des Concerts Populaires de Nantes. On y a entendu le Feu du Ciel, orientale symphonique de M. Emile Guimet, qui avait sous sa direction 200 exécutants. Très beau concert, qui peut être classé parmi les meilleurs que la Société ait donnés depuis sa fondation. — A la charmante matinée donnée dimanche dernier au Théâtre-Lyrique, sous la direction de M. A. Lebeau, on a fort remarqué une jeune cantatrice, MUe Sanleali, élève de M. Béraud. L'air du rossignol des Noces de Jeannette,. l'air de Lakmé : Pourquoi, et celui de Jean de Nivelle : On croit à tout, lui ont valu tout un succès. — La matinée de dimanche dernier, chez Mme Laborde, a été, comme les précédentes, fort intéressante. Parmi les nombreux élèves de l'éminent professeur, citons en première ligne MUe Ruelle, toujours en progrès et qui a vocalisé la Polonaise de Mignon en véritable artiste, MUe Ohrstrom, qui a chanté l'air à'Ernani avec succès, Mlle de la Blanchetais, très applaudie dans plusieurs mélodies de MM. Ch. René et Wormser, et dans le duo de Lakmé.

— Concerts annoncés : Jeudi 29 avril, salle Erard, à 8 heures et demie, Mme la baronne de Vandeul-Escudier, pianiste. — Jeudi 29 avril, à 2 heures et demie, au Trocadéro, deuxième concert d'orgue et orchestre donné par M. Alexandre Guilmant avec le concours de Mlles Fanny l'Épine, Magdeleine Godard, et de M. Dérivis. L'orchestre sera dirigé par M. Ed. Colonne. — Vendredi 30, salle Erard, à neuf heures, MM. 1. Philipp et Calado, pour l'audition de musique moderne à deux pianos. — • Samedi 1er mai, salle Érard, Mme Jane Godchaux-Hulmann, pianiste, exécutera des oeuvres de Beethoven, S. Bach, Schumann, Chopin, Saint-Saëns et Liszt.

NECROLOGIE

Notre excellent confrère, M. Henri de Lapommeraye, vient d'avoir la douleur de perdre sa soeur, cantatrice distinguée qui, sous son nom de Mlle de Lapommeraye, avait tenu à l'Opéra, il y a quelque vingt ans, l'emploi des princesses. Prenant ensuite le pseudonyme de Rosa Bell, elle avait joué avec succès l'opérette dans plusieurs grandes villes de province et de l'étranger, puis s'était mariée et fixée à Nice. .',•-..-

— Un écrivain prolifique et médiocre, M. J. Rambosson, né dans la Savoie en 1827, vient de mourir à Paris. Parmi les nombreux écrits .dans lesquels il touchait à tout sans connaître rien à fond, se trouve un volume de prétendue vulgarisation, intitulé: les.Harmonies du son et l'histoire des instruriienls de musique (Paris, F. Didot,..1878), que ceux qui veulent s'instruire sur ce vaste sujet ne doivent lire et consulter qu'avec la plus grande prudence.

— On annonce la mort de plusieurs artistes italiens. A Gênes, le compositeur Giovanni Rossi, dont nous annoncions, dans notre dernier numéro, l'état désespéré. — A Milan, le maestro Angelo Panzini, professeur d'harmonie, de contrepoint et de fugue au Conservatoire de cette ville, auteur de plus de deux cents compositions pour le piano, pour le chant et pour divers instruments; il était né à Lodi en 1820, et s'était fait, remarquer comme virtuose sur la flûte. — A Trieste, à l'âge de 95 ans, le professeur Domenico Desiro, qui, depuis 1820 et pendant plus de soixante années, avait exercé les fonctions de chef des choeurs au ThéâtreCommunal, le plus important de Trieste. Il avait succédé dans cet emploi à son père, et était en même temps organiste de diverses églises et professeur dans plusieurs institutions. — A Pesaro," le 6 avril, de Giuseppe Capriles, chanteur qui tint avec succès l'emploi de basso cantantc sur plusieurs scènes importantes. — A Milan, le 9, de Carlo Rocca, chanteur de la vieille école italienne, qui tint le même emploi aux côtés de plusieurs grands artistes des générations précédentes. — A San Michèle, près Crema, de Giovanni Zavaglio, chef d'orchestre habile, qui avait été élève du Conservatoire de Milan.

HENRI HEDGEL, directeur-gérant.

— A l'Hippodrome, pendant la semaine de Pâques, représentations exceptionnellement brillantes.

En vente chez FÉLIX MACKAR, éditeur, 22, passage des Panoramas : Les oeuvres de Tschaïkowsky jouées par RUBINSTEIN. — Envoi franco du Catalogue détaillé à toute personne qui en fera la demande par lettre affranchie.

— Une place de professeur de violon à l'École nationale de musique de Rennes, succursale du Conservatoire de Paris, est devenue vacante. Un concours pour l'obtention de cette place aura lieu vers la fin du mois . de mai. Appointements fixes : 2,400 francs. Les candidats devront se faire inscrire en s'adressant directement à M. Tapponier-Dubout, directeur du Conservatoire de Rennes.

IMPRIMERIE CENTRALE DES CUEMINS DE FEE. — IMPRIMERIE CDAI.X. — RUE BERGERE, 20, PARIS.