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Titre : L'Afrique du Nord illustrée : journal hebdomadaire d'actualités nord-africaines : Algérie, Tunisie, Maroc

Éditeur : [s.n.] (Alger)

Éditeur : [s.n.] (Alger)

Date d'édition : 1934-11-17

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 37848

Description : 17 novembre 1934

Description : 1934/11/17 (N707,A29).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique

Description : Collection numérique : Zone géographique : Afrique du Nord et Moyen-Orient

Description : Collection numérique : Thème : Les droits de l'homme

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5586359x

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-50607

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb326834810

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 30/11/2010

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L'AFRIQUE DU NORD ILLUSTREE

Le IVe Salon des Arts Ménagers

I. - Quelques instants avec M. Roux, Président du Comité d'Organisation.

— « J'espère que vous voudrez bien excuser mon indiscrétion, M. Roux. Vous savez très bien que les journalistes...

— « Parfaitement, je suis prêt à vous documenter.

— « Merci. Voyons ; comment êtes-vous parvenu à réaliser une aussi belle manifestation ?

— « Rassurez-vous, ce n'est pas sans de puissantes aides que le Comité d'Organisation a pu atteindre le but qu'il s'était proposé. Nous avons avec nous les Administrations civile et militaire. Leur concours nous a été précieux et le Comité leur doit des remerciements bien sincères.

— « Et d'autre part ?

— « D'autre part, de nombreuses facilités ont été accordées aux exposants, facilités que nous n'aurions pu donner sans la généreuse intervention des organismes spécialisés dans le transport des marchandises. C'est ainsi que les Compagnies de Navigation ainsi que les Chemins de fer ont contribué au succès de notre Salon en accordant aux exposants des facilités de transport et de fret.

— « Votre initiative o-trelle été consa;rée officiellement.

M. lirunel, moire d'AUjer nient de visiter le Salon

en compagnie (le M. Houx, président (tu Comité

d'Onjanixalion.

— « Mon dieu, ce serait nier l'évidence que de prétendre le contraire. M. le Gouverneur Général Carde nous a accordé son haut patronage, ce qui, je pense, montre l'intérêt que le Chef de la Colonie porte à notre oeuvre — de plus, l'Ofalac nous a réservé l'heureuse surprise d'une subvention nous permettant de mettre en oeuvre des moyens auxquels nous n'aurions pas eu le droit de songer sons cette généreuse intervention.

— « Et votre but, M. Roux ?

— « Il est double : en premier lieu il doit permettre aux revendeurs de trouver sur place et groupés, les principaux constructeurs d'appareils ménagers ou leurs représentants. Ceci évite le plus souvent des frais considérables et des malentendus regrettables.

« En second lieu, la maîtresse de maison est intéressée au premier chef par tout ce qu'elle trouve ici. Notre but est, en effet, un but éducatif. Il faut que la ménagère puisse voir fonctionner les appareils dont il lui est fait un éloge. Faciliter la tâche de celle qui assume la lourde charge de guider la marche du home

La façade du Salon des A ris Ménayeix.

est le résultat quo nous voulons atteindre. Rendre plus agréables les mille et un travaux ménagers ne peut être réalisé qu'en mettant sous les yeux de nos compagnes, dans un cadre approprié, les ustensiles et les produits susceptibles de leur éviter des peines bien souvent inutiles.

— « C'est évidemment un but que l'on doit louer. Mais, permettez-moi d'être encore plus curieux et de vous paraître sans doute plus naïf encore.

— « Comment cela ?

— « Voici : Est-ce que vous pensez avoir atteint ces buts ?

— « Mais oui ! Les visiteurs sont venus nombreux et les plus sceptiques se sont souvent laissés prendre en flagrant délit d'intérêt pour des objets dont ils ne se faisaient auparavant aucune idée. Et puis, combien de fois ai-je surpris ces quelques mots dans la bouche des chefs de famille : « Si je conduisais ma femme ici, ce serait la ruine ! » Et bien ce sont les premiers à revenir, avec leurs femmes. L'intérêt manifesté par ces

deti.ières a prouvé, une fois de plus que l'effort des organisateurs n'était pas vain.

— « Et quelle classe de la société parait-elle la plus enthousiaste ?

— « Aucune différence : de la plus humble ménagère soucieuse de la bonne marche de son intérieur, à l'élite féminine algéroise. C'est ainsi qu'à côté des nombreuses anonymes, nous avons vu ici, Mesdames Carde, Souchier, Atger, ainsi que de nombreuses autres représentantes de la haute société de la capitale.

— « Et à quoi attribuez-vous ce beau succès.

— « Je vous l'ai déjà dit me semble-t-il. Je panse que cela est dû surtout à ce que, pour les besoins du home, la maîtresse de maison est assurée de trouver au IV Salon Nord-Africain des Arts Ménagers, l'article qui lui convient, quelles que soient ses possibilités d'achat. Cela vous explique pourquoi le Salon connait une grande affluence de visiteurs.

— « N'avez-vous pas également attiré la foule, grâce à des innovations heureuses ?

Photos Dtssaiîlt Les personnalités officielles parcourant les allées du Salon, lors de rinauyuraliou.


L'AFRIQUE DU NORD ILLUSTREE

Le banquet offert aux journalistes d'AUjer.

vif intérêt pour tous ceux qui ont à s'occuper plus ou moins directement du home, de ses servitudes, de son confort et de ses plaisirs.

Et quel est de nos jours celui qui ne désire pos améliorer les conditions de vie du chez soi ?

L'invitation à la dépense !

A cet attrait s'ajoutait encore le fait que le Salon des Arts Ménagers était en quelque sorte un vaste laboratoire de démonstrations les plus diverses, les plus imprévues et les plus curieuses. Il représentait, pour lo grosse majorité des visiteurs, la plus efficace leçon de chose et la plus merveilleuse invitation.... à la dépense utile !

Aussi le chiffre des entrées dépassa celui des années précédentes et les exposants que nous avons pu consulter se sont déclarés satisfaits au possible.

L'effort des techniciens pour la domestication des sciences

Ce qu'il y avait de plus remarquable c'est l'effort incessant des techniciens pour l'asservissement des sciences les plus diverses afin d'alléger notablement la tâche de la ménagère, d'améliorer le bien-être, d'augmenter le confort.

Pour cela on a savamment domestiqué l'électricité, le gaz, les hydrocarbures, la mécanique, la chimie, la physique ; on a heureusement approprié la quincaillerie, l'ébénisterie qui meublent actuellement tout intérieur moderne.

L'électricité, la reine du logis.

L'électricité parait être la reine des applications do—

do— Innovation n'est pas tout à fait le mot. Cependant nous avons eu différentes " journées " (pour sacrifier à la mode) toutes d'un grand intérêt. Celle des produits régionaux a été un succès ; la Journée de l'Ofalac en fut une autre. Quant à celles de la gastronomie et des vins, il est sans doute inutile que je vous en face l'éloge. Vous savez aussi bien que moi qu'il existe en Alger comme dans l'Afrique du Nord tout entière de fins gourmets et des experts en crus redoutables pour leurs concurrents de la Métropole.

— « Tout cela est bon, mais, à côté, ne fîtes vous rien qui eut un égal succès ?

— « Quelques thés, servis à la brasserie ont donné à notre Salon quelque tournure mondaine et les amoureux de la musique ont pu applaudir les " Tziganes du Danube " qui, sous la direction de M. Ray-Verney ont, chaque fois, charmé leur nombreux auditoire. »

— « En conclusion ?

— « Le résultat est satisfaisant, surtout en une période telle que celle subie actuellement. »

1.1 est tellement rare d'entendre à ce jour, une parole optimiste que je quittai M. Roux sur le champ, le remerciant de son affabilité et le félicitant pour le succès bien mérité du IV" Salon Nord-Africain des Arts Ménagers.

Gérard BESSE. A

Impressions d'un visiteur par Fred Bédeil

La visite du Salon des Arts Ménagers présentait un

Le Comité d'Organisation.

mestiques, que ce soit dans l'éclairage, la chaleur, le froid, la climatisation et le conditionnement de l'air, la cuisine, l'assainissement, le lavage, les horloges, la T.S.F., la médecine, la musique, etc., on la trouve partout en bonne place et, sous ses formes les plus économiques, dans tout ce qui touche l'entretien, l'hygiène et le confort des habitants et du logis.

A cet effet les compagnies distributrices ont fait un certain effort pour rabaisser les tarifs électriques et les ajuster aux prix des calories et de la force fournis par d'autres éléments.

Les constructeurs ont également étudié des appareils électriques d'usage ménager dont la consommation est en rapport avec leur utilisation domestique. C'est ainsi que nous avons remarqué des cuisinières, des fours, des radiateurs, des chauffe-eau, des percolateurs, des cafetières, des réchauds, des bouillottes, des chauffe-lits, des grille-pain, des tissus-chauffant, des aspirateurs, des ventilateurs, des laveuses, des lavevaisselle ; des sèche-cheveux ; des vibro-masseurs, etc., qui sont d'un usage réellement économique.

La concurrence stimule les constructeurs et provoque les perfectionnements

La lutte entre l'électricité, le gaz, les hydrocarbures et même les combustibles tels que le charbon et le bois devient de plus en plus serrée.

Cette concurrence stimule les constructeurs et les incite à toujours améliorer les rendements, ce dont le public bénéficie.

Fred BEDEIL.

Vue. générale (le l'allée principale.

l'iiotos Dcssiiiill.


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Progrès et Confort

Les gourmets, les économes, les avisés, ceux qui savent !... ont fait le succès du " Fargaz ". Toute femme est heureuse lorsqu'elle possède ce merveilleux appareil. Aucun autre ne remplit mieux que lui les deux conditions qui font toute la valeur d'un appareil de cuisine pratique et économique. Pratique, c'est-à-dire facile à entretenir dans ses parties essentielles. Les robinets, les brûleurs et le four sont facilement accessibles, soit pour le réglage, soit pour le nettoyage.

En particulier, son dessus ouvrant permet, à tout instant, à l'usager de se rendre compte de l'état de propreté de l'appareil et du bon fonctionnement des brûleurs.

Ses robinets sont munis d'un cran d'arrêt à la position " Fermé " et sont commandés au moyen de boutons sur lesquels sont repérées très lisiblement les différentes positions d'intensité de la flamme. Economique, c'est-à-dire consommant peu de gaz en chauffant vite et en cuisant bien.

Les brûleurs de la table du " Fargaz " sont capables de porter à l'ébullition un litre d'eau en moins de 6 minutes, en consommant moins de 40 litres de gaz. Dans le four du " Fargaz ", on peut cuire un rôti de boeuf de 1 kilo en 30 minutes, en consommant moins de 250 litres de gaz, sans que ce rôti perde de 10 % de son poids initial.

Dans un appareil moins bien calorifuge et non pourvu d'une circulation de chaleur aussi bien établie que dans le four du " Fargaz ", un rôti perd habituellement 25 à 30 % de son poids.

Un four qui rôti bien les viandes en consommant peu de gaz, est un élément important d'économie dans la maison. Les viandes bien cuites ne doivent perdre à la cuisson que le minimum dé leur poids : c'est la condiJ tion pour qu'elles conservent toute leur valeur nutritive et toute leur saveur.

La Société Progrès et Confort (5, avenue Pasteur, Alger), seule dépositaire pour l'Algérie, dans un effort publicitaire a mis cet appareil à la portée de toutes les ménagères en consentant un paiement mensuel de cinquante francs qui représente en outre une garantie totale.

Gril/es amovibles vvrroui/Ipps

Le « Fargaz « 500.

Son dessus ouvert, les grilles restant accrochées.

Electrolux

Il est parfaitement inutile de présenter Electrolux à nos lecteurs. Depuis quinze ans que cette Maison est installée sur la place chacun a pu apprécier les qualités indiscutables de cette Société Française au Capital de quinze millions de francs. Les appareils Electrolux sont fabriqués à Courbevoie et la clientèle, sur la place atteint actuellement le chiffre respectable de cinq mille.

L'organisation parfaite de cette Maison en Afrique du Nord, a permis la grande diffusion des appareils Electrolux, grâce aux succursales de Casablanca, Oran, Alger et Tunis.

Les appareils Electrolux osnt les plus perfectionnés et cependant à la portée de toutes les bourses. Ils peuvent, en effet, être payés par petites mensualités permettant un contrôle réel de la garantie.

A côté de ces appareils, d'autres aussi indispensables ont attiré l'attention de tous les visiteurs du Salon. Il s'agit du Frigélux, le véritable réfrigérateur ménager, sans moteur, sans compresseur, fonctionnant avec une simple source de chaleur : gaz de ville ou gaz butane et même au pétrole. Le prix d'entretien d'un tel appareil est le plus minime. La Maison offre d'ailleurs pour Frigélux une garantie proportionnelle de huit ans.

Des modèles pour petits ménages permettent aux budgets modestes d'acquérir un Frigélux car il est consenti des paiements mensuels à partir de 150 francs.

La maison moderne exige beaucoup d'eau. Doussolux permet de solutionner le problème autant dans un petit ménage que dans une organisation commerciale. Ces appareils sont vendus également par mensualités à partir de cinquante francs.

Electrolux, rue de la Liberté, à Alger, met à la disposition

disposition sa clientèle un service d'entretien impeccable et procure toutes les pièces de rechange nécessaires.

nécessaires. donc la sécurité la rée au client.

plus entière est assul'hoto

assul'hoto

Le stand Electrolux.


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Frigidaire

Frigidaire nous avait réservé, pour le IVe Salon des Arts Ménagers la présentation de son modèle " Standard ". Cet appareil consomme moins de courant qu'une ampoule électrique ordinaire ce qui démontre que les modèles Frigidaire de cette série sont d'un fonctionnement très peu onéreux. Une aussi grande économie est possible grâce à l'adoption du mécanisme rotatif dont la précision de construction est comparable à celle d'un chronomètre. En tout il n'y a que trois pièces mobiles et encore sont-elles complètement enfermées à demeurer dans l'huile. C'est là, l'une des raisons pour lesquelles la série " Standard " de Frigidaire offre le meilleur rendement qu'il soit possible de trouver dans la catégorie des réfrigérateurs électriques.

Pendant toute la durée du Salon, la Maison Frigidaire a consenti pour cet appareil le prix si minime de 3.285 francs.

Et cela est d'autant plus heureux que la série " Standard " de Frigidaire représente les réfrigérateurs électriques les plus parfaits du monde.

Vue générale des stands Frigidaire.

La série " Standard " de Frigidaire comprend trois modèles très en vogue : un de 120 décimètres cubes, un de 150 décimètres cubes et un autre de 175 décimètres cubes de capacité intérieure utile. Le fini extérieur de ces réfrigérateurs est en " Dulux ", le meilleur en dehors de la porcelaine. Renseignezvous quant à leurs nombreux avantages. Rappelezvous ensuite qu'en ce qui concerne leur économie de fonctionnement, aucun autre réfrigérateur ne peut leur être comparé. Vous serez alors obligé de reconnaitre que la série " Standard " de Frigidaire offre tout ensemble l'utilité, la commodité et l'économie à un point que l'on ne trouve dans aucun autre réfrigérateur d'une catégorie de prix aussi bas.

Voici d'ailleurs quelques-uns des avantages présentés par le Frigidaire de la série " Standard " :

Dégagement automatique des tiroirs, qui les empêche de coller. Il suffit d'appuyer sur la poignée pour que le tiroir vienne à soi. Pannier à glissière (modèles 534 et 634) avec séparations réglables pour garder des oeufs et autres menus articles. Dégivrage automatique ; li suffit de pousser l'interrupteur ; une fois le givre fondu, le mécanisme se remet en marche automatiquement. Porcelaine inaltérable, le compartiment des aliments, plus sujet que tout outre endroit à se tacher, est en porcelaine inattaquable même aux acides. Mécanisme rotatif, comme il n'y a que trois pièces mobiles et que celles-ci sont hermétiquement enfermées dons de l'huile, le mécanisme ne consomme presque pos d'électricité.

Tous les ans, le meilleur de l'année... Cette année, meilleur que jamais... Frigidaire.

Le conditionnement d'air, que Frigidaire nous a présenté, est aujourd'hui devenu indispensable pour tous ceux qui tiennent à vivre dans une atmosphère parfaitement saine. Plus d'humidité, plus de poussières dans l'air grâce aux appareils dont « Frigidaire » nous a montré les principaux modèles au cours du IV" Salon des Arts Ménagers.

Ces meubles, très élégants, ont leur place partout,

clans un bureau comme dans une salle à manger ou une chambre à coucher et même dans les salles vastes où se tiennent des assemblées nombreuses.

« Frigidaire », 87, boulevard Saint-Saëns, à Alger est à la disposition de tous pour tous renseignements sur le " conditionnement d'oir ".

Dans le stand Frigidaire nous avons pu également admirer les superbes appareils de T.S.F. de la grande marque L. M. T. : Le Matériel Téléphonique Français.

La plus puissante maison française de T.S.F., au capital de 200 millions de francs, L.M.T. présente ses nouveaux postes compensés qui lui ont valu au dernier salon de la T.S.F. à Paris un succès triomphal.

Distributeur pour l'Algérie : Frigidaire, 87, boulevard Camille Saint-Saëns, Alger.

Photos Di'ss.'iull.

I.'cxposilion des appareils /.. .W. V. dans 1rs -stand* ■ Frigidaire ■•


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Madame

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de la nouvelle machine à ramer CAMBRIDGE aux Etablissements Bissonnet Fils, 8, rue de Constantine, Alger

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« Les Misérables », ou le triomphe du film français.

Les cinématographes J. Seiberras ont eu l'aimable attention de nous convier, vendredi dernier, à la présentation privée des MISERABLES.

Il eut été impossible de nous proposer la projection intégrale des trois époques dans la même matinée, aussi M. Faraud, le sympathique directeur général de notre grande firme nord-africaine, s'est-il contenté de nous offrir la première partie intitulée UNE TEMPETE SOUS UN CRANE.

Pour tout avouer, le critique se sent quelque peu gêné lorsqu'il se voit dans l'obligation de donner un jugement impartial sur la grandiose réalisation de Raymond Bernard, car son enthousiasme sincère peut être à l'origine d'un dithyrambe que les esprits chagrins ou aigris mettront immédiatement en doute.

Et pourtant, comment ne pas vibrer de joie et d'admiration devant une telle réussite ! Du point de vue purement technique, Raymond Bernard est arrivé, malgré l'ampleur du sujet, à composer un film qui constitue un excellent « morceau choisi » à l'usage des apprentis-cinéastes et sert de leçon à ces snobs de la caméra dont le pédantisme outré s'accomode mal d'une discipline professionnelle au demeurant indispensable. Ses angles nouveaux de prises de vues, ses éclairages, et, surtout, son montage qui donne à l'oeuvre tout entière un rythme si puissant, mériteraient, à eux seuls, une étude spéciale.

Mais notre intention n'est pas, ici, tout au moins pour aujourd'hui, de l'entreprendre. Nous voudrions seulement dire à quel point les images admirablement composées par Raymond Bernard sont émouvantes. Renonçant carrément aux effets faciles, dosant avec une extrême habileté ses dialogues, il nous donne un aperçu saisissant de ce que l'on peut arriver à faire dans le domaine si vaste du cinéma sonore et parlant, et nous ne voyons aucun spectateur susceptible d'émettre la moindre opinion malveillante sur cette fresque splendide dont nous affirmons, sans crainte d'être contredit, qu'elle mérite le titre de chef-d'oeuvre.

De l'interprétation, parfaite d'intelligence, nous retiendrons surtout la création sublime d'Harry Baur. Que ce soit Jean Valjean, Monsieur Madeleine ou le père Champmathieu, philosophe inconscient mais superbe, il est tout bonnement magnifique. Digne héritier de Lucien Guitry, il appartient à cette classe exceptionnelle de comédiens devant lesquels on peut, sans rougir, s'incliner humblement.

Florelle est une Fantine idéale et comme l'on comprend qu'un Pabst ait pu, il y a trois ans, se laisser séduire par l'étrange personnalité de cette grande artiste ! Il faut avoir assisté, et pleuré, à la mort de Fantine pour mesurer ses possibilités réelles et mieux apprécier son talent. La petite Gaby Triquet, comparable et même supérieure à toutes les Shirley Temple de la création ; Charles Vanel, Dullin et Moréno, entre autres, complètent une distribution qui n'est pas le moindre attrait du film mais contribue, bien au contraire, à son brillant succès.

André SARROUY.

Pour le Tourisme américain en Afrique du Nord.

" La Chicago Tribune " qui a déjà tant fait pour le tourisme américain en France, vient de prendre l'initiative de contribuer à développer le tourisme en Afrique du Nord parmi ses innombrables lecteurs.

A cet effet, et pour étudier les possibilités d'une organisation toute spéciale, elle vient de confier à son Directeur des Services Touristiques, notre confrère, André Herbert, un voyage d'étude à travers l'Afrique du Nord.

Vendredi dernier, sur le terrain du Bourget, " La Chicago Tribune " nous avait conviés au baptême de son avion qui va suivre l'itinéraire suivant : Tanger, Rabat, Casablanca, Safi, Marrakech, Fez, Meknès, Oran, Alger, Biskro, Constontine, Bône, Philippeville, et Tunis.

Après cette petite cérémonie traditionnelle, M. Esfelder, administrateur-délégué, en souhaitant bon voyage à ses collaborateurs, formula le voeu que la réussite de cette initiative porte les fruits que l'Afrique du Nord et l'Amérique en attendent.

A notre tour, félicitons notre confrère Américain de son heureuse innovation en matière touristique et et assurons André Herbert et ses compagnons d'un cordial accueil dans nos provinces nord-africaines.

A. A.

Photo N'yt. L'avion de la .. Chicago Tribune », prêt à prendre le départ. De gauche à droite : MM. Herbert, directeur lanrisliaue du journal, Verdier pilote de la C 1' Air Tourienne et Carnier, reporter photographe.


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ORAN INCONNU

Le Centenaire de la ville d'Oran

Oran il y a cent ans

Après le Centenaire de 1830 de la prise d'Alger, d'autres villes d'Algérie vont être appelées à fêter aussi leur Centenaire. L'année 1934 rappelle la création de la ville d'Oran. Ce fut, en effet le 26 février 1 834 que fut signé le traité de paix entre l'émir Abd-elKader et le général Desmichels commandant les troupes françaises d'Oran et, ce fut aussitôt après que commença l'organisation administrative de la ville. Il n'y avait dans cette dernière aucune organisation administrative de la ville. Il n'y avait dans cette dernière aucune organisation administrative, tout était à l'abandon. Une ordonnance royale en date du 22 juillet 1834 réorganisa complètement l'Administration ; aux termes de cette'ordonnance, l'Intendant civil avait sous le contrôle du Gouverneur de l'Algérie une autorité civile et militaire. Le premier intendant civil désigné fut le sous-intendant civil Sol. L'organisation de la Justice fut améliorée par une ordonnance royale du

10 août 1834. Elle créait à Oran un tribunal, composé d'un juge, d'un juge-suppléant, d'un substitut du procureur et d'un greffier. Sa compétence s'étendait aux affaires de commerce ; les tribunaux rabbiniques n'avaient plus de compétence en matière correctionnelle et criminelle.

Un Conseil municipal de fortune fut créé au début.

11 n'était composé que de Maures et de Juifs afin de créer des rapports entre l'Administration et les Indigènes. Le Maire, Sous-commissaire du Roi, rétribué par l'Etat exerçait des fonctions purement nominatives ; il n'avait que des attributions contestées. La direction de la police ne lui était pas même laissée. Un arrêté ministériel du 1 "r septembre 1834 donna une orgal.a

orgal.a d'Espagne. Architecture militaire du AT/" siècle.

nisation plus sérieuse à un régime municipal qui n'existait qu'à l'état embryonnaire. On mit le Conseil municipal de la ville sous le régime de la loi du 28 pluviôse an VII, et des arrêtés postérieurs, sans toutefois le faire jouir du bénéfice de la loi de 1830 qui établissait le régime électif. De cette manière le premier Conseil municipal n'avait plus qu'un pas à franchir pour une assimilation complète. Le Maire était assisté d'adjoints français, juifs et un musulman. Les conseillers étaient au nombre de neuf : cinq français, trois juifs et un musulman. Il ne fut pas question d'étrangers. Le maire et les adjoints étaient rétribués sur les fonds communaux.

Une restriction amoindrissait considérablement la

Palais du Beij d'Oran en 1838.

position du Maire car l'Administration municipale était sous la direction du Sous-Intendant civil. M. Sol et le corps municipal était sous sa direction immédiate. Le Maire ne présidait les séances du Conseil qu'à défaut de ce haut fonctionnaire.

Malgré cela, la Commune existait ; elle vivait dans son budget propre, spécialisant ses recettes et ses dépenses. Cette première phase de la vie municipale de la ville d'Oran dura de 1834 à 1839.

Ce fut en l'année 1834 qu'eut lieu l'épidémie de choléra qui enleva un grand nombre d'habitants. Il y avait à Oran cette même année : 27 rues dans la haute-ville ; 24 rues dans la ville espagnole, et 14 rues dans le quartier de la Marine. Suivant les rapports des commissaires de police, toutes les rues surtout les principales et les plus passantes étaient malpropres et encombrées d'immondices, de débris d'animaux et de végétaux en putréfaction. Dans le bas de la ville le trop-plein des fontaines s'écoulait en formant des cloaques infects. Certaines échoppes d'indigents étaient hideusement sales ; dans des chambres longues et étroites, non aérées, étaient entassés des individus sur des nattes sordides. Toutes les latrines, mal entretenues, répandaient des odeurs nauséabondes ; les débits de boissons étaient en nombre considérable et se faisaient une concurrence mutuelle aux dépens de la qualité de

leurs consommations.

Toutes ces conditions réunies contribuèrent à l'extension du fléau cholérique. La population juive fut particulièrement éprouvée. Le nombre des victimes fut considérable.

Ce fut cette même année que fut édifié un château d'eau, une grande fontaine rue de Nemours, une fontaine-aiguade dans la grotte du refuge, un quai, des magasins à la Marine par enrochement, un tribunal, la façade de la Mairie, une caserne de gendarmerie, une dispensaire, une tour d'horloge et un abattoir et d'autres bâtiments, il n'y avait rien, il fallut tout faire et organiser.

Henri MURAT.

Association Bach-Haendel

Samedi l'Association Bach-Haendel donnait son premier concert.

La brillante société retrouva à juste titre son succès de l'année passée. Ses instrumentistes sont tous des virtuoses de valeur.

La Fantaisie et la Fugue en sol mineur de Bach illustra le brio de Mme Lanta-Vermeil. Cette brillante artiste se distingua de concert avec M. Francis Thibaud dont tout le monde admire la maestria dans la sonate de Brahms en mi mineur pour piano et violoncelle.

/.c liavin des Moulins en ]H'.V,i


L'AFRIQUE DU NORD ILLUSTREE.

.-1 six kilomètres de Talaou'ine, vue panor(tmi(jue du Ksar de Béni liarca.

Photo Pcrrin.

Dans l'Extrême Sud Tunisien

Tous les automobilistes partant de Tunis en direction du Sud par la grande route n" 1, ont eu leur attention attirée par un large panneau de signalisation situé au débouché du pont de l'avenue de Carthage et portant cette inscription pour le moins impressionnante : Route n" 1 de Tunis à Fort-Saint : 975 kilomètres.

Cette invite au voyage vers ces contrées désertiques en indiquant dès le début la longueur de l'itinéraire avec une précision mathématique ne laisse pas cependant que de jeter un certain doute dans l'esprit du voyageur sur l'excellente qualité de la route qu'il va parcourir ne fût-ce que dans le désert.

En quoi il se trompe car jusqu'à Medenine, à 485 kilomètres de Tunis, c'est un ruban routier parfaitement entretenu qui s'offre à l'activité dévorante de son automobile ; il en va de même jusqu'au bordj de FoumTataouine qui évoque dans un paysage désertique mais grandiose l'image âpre et sévère du devoir qui incombe au personnel militaire des Affaires indigènes exilé dans ces solitudes.

Après une plaine caillouteuse marquée par un point d'eau appelé Bir-Hacem, la piste fort bien aménagée et signalisée escalade les contreforts de l'Oum ed Diab par le col de Brego. Une halte s'impose pour jeter un coup d'oeil sur l'immense panorama qui se déroule à vos yeux : à perte de vue c'est l'immensité désertique, coupée d'oueds caillouteux et encaissés dans lesquels on ne distingue aucune trace de végétation.

Dans sa nudité stérile et solitaire, ce paysage a quelque chose de grandiose ; on songe à l'immense et pénible labeur des pionniers de la civilisation qui traversèrent de telles étendues ou pas lent des caravanes. Aujourd'hui l'auto rapide et confortable qui n'a cure des distances, vous permet toutes les audaces, en parcourant ces pistes à 60 kilomètres à l'heure.

Ainsi l'on atteint sons encombre Bir Kecira, alias Bordj le Boeuf dont les blanches « gharfas » s'accrochent à un piton rocheux. C'est un béritoble nid d'aigles que surmontent les antennes du poste de T.S.F. ; un mur de pierres avec bastion entoure les logements

du petit poste qui comportent — et cela parait presqu'un luxe — des chambres d'hôtes confortables pourvues de lits.

C'est en direction du Sud à quarante kilomètres, aux abords du bordj de Djeneien, qu'abordant les dunes de sable, on a l'impression du grand désert et la vision inoubliable du Grand Erg, aux espaces infinis.

Le général Delpy à Bizerte

Le général Delpy qui aujourd'hui commande la Subdivision est, ce qu'il convient de dire, une belle figure.

De par la renommée qui l'a précédé, nous connaissions déjà sa fermeté et la façon raisonnée avec laquelle il sût souvent faire face à l'obstacle, au besoin, le détruire.

Aussi, pouvons-nous penser tout simplement que, rien ne dégénère en notre pays où l'on peut encore voir des hommes ayant l'honneur en considération, courir tranquillement, comme l'ont fait d'autres jadis, dans toutes les occasions, les risques du métier, et, nous sommes porté à croire que, quels que soient les événements pouvant advenir, la présence à Bizerte d'un chef tel que le général Delpy, est un heureux présage.

Sorti de Saint-Cyr pour prendre rang dans l'infanterie de marine, il fut appelé à séjourner tour à tour dans les pays de l'Indochine, de l'Afrique du Nord, de l'Afrique Occidentale et les iles de l'Afrique également.

En tous ces endroits différents où le conduisirent les hasards de sa carrière, le général Delpy servit sa patrie avec une brillante distinction. Avant la guerre, blessé une première fois, il le fut, cinq outres, depuis l'année mémorable 1914 alors qu'il se trouvait dans les lignes françaises.

Ainsi, pendant la tourmente qui sévit, on le voit à la tête de son beau régiment qu'il mène hardiment dons le chaos infernal, animé sans cesse par ce sentiment noble, sublime : le courage qu'il retrouve, dès

Pliolo l.llllllli /.c général Delpij.


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qu'il peut rassembler les forces que lui laissent de graves blessures à peine pansées à l'hôpital du front.

L'armistice proclamé, on le retrouve dans le Moghreb où il s'agit d'apaiser les tribus si turbulentes du Riff, or, une telle activité ne laissait pas que d'être remarquée : le général Delpy fut nommé commandeur de la Légion d'Honneur.

A ces quelques détails succints, nous ajoutons que la croix de guerre constellée par sept citations des plus belles, ainsi que d'autres insignes, attestent la valeur de ce grand chef.

L'accès de la maison militaire nous étant permis, nous pénétrons dans le bureau du général qui nous accueille avec, naturellement une courtoisie très française. Modeste, d'une simplicité antique, nous remarquons que seul, comme un trait de sang vif, un mince filet de soie barre discrètement la boutonnière de sa tunique grise.

Il comprend, certes, très bien, que notre curiosité remonte au paradis terrestre et le clair regard qu'il attache sur nous reflète toute cette bonté, cette indulgence qui émanent d'un esprit fort et ont toujours fait gagner dans l'estime, les grands chefs coloniaux.

Ainsi, aux questions posées au hasard des idées, le général, pour nous complaire, d'abord nous dit : « Eh bien ! j'arrive de Mont-de-Marsan, un petit endroit des Landes très reposant, où depuis mon retour d'Indochine je commandais la 2" brigade sénégalaise. Quant à mes impressions sur Bizerte, je vous dirai qu'après avoir vu Rochefort, une ville qui se meurt, il est très réconfortant de voir celle-ci, car Bizerte est une ville qui monte. Partout, ce ne sont qu'échafaudages dressant leurs poutres, partout des immeubles surgissent, on construit beaucoup en ce moment avec une activité fébrile et, quand le bâtiment va : tout va. Bizerte, poursuit le général sort enfin de son apathie, un souffle de vie passe sur la cité, l'avenir est gros de promesses, alors, de tout cela je suis enchanté. »

Nous le sommes donc également d'avoir écouté avec attention les réflexions, sur ce petit pays, qu'a bien voulu faire le général Delpy qui, par ses connaissances, sa philosophie, en un mot : ses aptitudes est bien le digne rival des grands soldats de notre temps.

A. R.

Inondations à Sousse et dans le Sahel

Dans la nuit du 26 au 27 octobre dernier, des pluies torrentielles sont tombées dans toute la région du Sahel, causant notamment de graves dommages dans certains quartiers de la ville de Sousse.

En quelques heures on enregistrait une chute de 51 millimètres d'eau ; de tous les points élevés de la ville arabe qui est bâtie sur les pentes d'une colline et de la périphérie de certains quartiers européens dévalaient des trombes d'eau qui ne tardèrent pas à inonder les parties basses de la cité, au port et au lieu dit « Bidonville ». Les baraques en planches et les fragiles constructions habitées par une population misérable et sans ressources furent dans la nuit submergées par les eaux. Grâce au dévouement des autorités qui accoururent à temps sur les lieux, en particulier du maire M. Gallini, de M. Ganichot, secrétaire municipal, du commissaire Casatici, de l'architecte M. Sergent et d'un détachement de l'armée, on put sauver nombre de familles en particulier des enfants qui risquaient d'être emportés par le torrent. En définitive tout se réduisit à des dégâts matériels, assez importants.

Le •< Bidonville » soussien d'où de nombreuses familles ont été évacuées devant l'arrivée

de gros turrenls.

Une Assemblée générale

de l'Amicale des Contrôleurs civiils

s'est tenue à Tunis.

naires des Contrôles civils ; les assistants marquèrent par leurs applaudissements toute l'estime dont jouissait, auprès de tous, leur ancien camarade.

Chaque année l'Association amicale des Contrôleurs civils de Tunisie tient une assemblée générale au cours de laquelle sont évoquées les questions professionnelles intéressant ce corps de fonctionnaires qui sont dans le pays les représentants immédiats du Résident Général. A l'issue de leur dernière réunion, les dirigeants de cette association ont convié à un banquet le Résident Général et quelques-uns de ses collaborateurs immédiats MM. Thierry, Secrétaire général du Gouvernement Tunisien, Hontebeyrie, Secrétaire général adjoint, Bertholle, Inspecteur général des Contrôles civils, et Tronet chargé de mission à la Résidence Générale.

A la fin du repas, servi au Tunisia-Palace, M. Peyrouton remit, aux applaudissements de l'assistance, les insignes de chevalier de la Légion d'Honneur à MM. Livet, contrôleur civil récemment admis à faire valoir ses droits à la retraite ; Fanet, adjoint au Contrôleur civil de Tunis, et Renoux, contrôleur civil à Sousse, chef de la IV" Région.

Le président de l'Amicale M. Penet, contrôleur civil de Tunis, rappela en quelques mots l'historique de la création de ce groupement qui compte exactement un demi-siècle d'existence, ayant été constitué en octobre 1884 ; il appela ensuite l'attention du Résident Général sur certains points du programme des requêtes formulées par l'Association.

M. Peyrouton a tenu à rendre un public hommage à l'excellence des services rendus au pays par le corps des Contrôles civils depuis sa création ; il invita les membres de l'Association à continuer comme par le passé une collaboration dont il a toujours apprécié la qualité et i'étendue.

En sa qualité de doyen d'âge, M. Livet réitéra ses remerciements au Représentant de !a France pour la constante bienveillance qu'il tômsigr.a C-J.X fonctionM.

fonctionM. Gallini est nommé

Vice-président de la Municipalité

de Sousse.

Le nom de Gallini est intimement lié aux destinées de la ville de Sousse. Cette jolie ville, qu'on a surnommé la perle du Sahel, fut en effet administrée pendant de longues années par M. Gallini, avocat-défenseur, sénateur de la Corse, premier Vice-président du Grand Conseil de Tunisie.

Après quarante années d'une vie de labeur, consacrée en grande partie aux intérêts de la ville de Sousse qu'il affectionnait particulièrement, le sénateur Gallini eut, à sa mort, l'honneur d'obsèques solennelles faites aux trais du Gouvernement tunisien.

Son fils Charles Gallini orateur partait autant qu'avocat subtil, a hérité des belles traditions de son père ; inscrit tout d'abord au barreau de Paris, il revint en 1924 en Tunisie où le rappelaient maints souvenirs et des attaches de famille. Nommé avocat-défenseur, il reprit l'étude de son père, fit peu après son entrée dans la vie politique, ayant été élu membre de la Chambre mixte d'agriculture et de commerce du centre qu'il présida quelques années. Choisi par les électeurs de la région pour siéger au Grand Conseil, il fut successivement désigné par les membres de cette assemblée en qualité de Secrétaire et de Rapporteur général de la Commission de l'outillage économique.

Par un décret du 8 octobre 1934, à la suite de la démission de M. Clabé, le Gouvernement du Protectorat a confié les destinées de la ville de Sousse à M. Charles Gallini en le nommant Vice-président de la Municipalité. Aucun choix ne pouvait être meilleur, le fils ne pouvant que s'inspirer des heureuses traditions et des méthodes d'administration municipale laissées par M. le sénateur Gallini.

L'intérieur d'une maison dévastée par les caii.r.

l'iiolos Doniinv. F ne maison dans laquelle l'eau a alleinl le uitwau

de la tète de l'indigène pholagrapliié dans 1rs ruines.


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L'AFRIQUE DU NORD ILLUSTREE

TAXA. - Le cortège funèbre suivant la dépouille de M. Mohring, quille la Chambre Mixte.

La mort de M. Mohring,

président de la Chambre de Commerce

de Taxa.

La disparition de M. Modeste Mohring, président de la Chambre-Mixte qu'il fonda, a causé un vide profond et des regrets unanimes, à Taza.

M. Mohring, homme public dans le sens le plus large et le meilleur du mot, fut non seulement un industriel hardi qui n'hésita pas à créer une usine électrique et une minoterie à une époque où rien ne laissait prévoir le développement actuel de la ville ; mais il fut encore l'animateur, l'administrateur, le bienfaiteur et souvent le créateur de nombreuses oeuvres sociales auxquelles il apporta le concours de ses brillantes qualités.

La philanthropie, la générosité de son caractère le poussèrent à mettre sa grande expérience des affaires au service de la vie économique de la Région.

En 1930, il obtint la création d'une Chambre-Mixte à Taza. Depuis cette date il en fut, sans interruption, le président respecté et écouté. La Chambre-Mixte de Taza a fait d'imposantes funérailles à son président regretté et, c'est en présence de toutes les autorités civiles et militaires de la Région et de toute la population de la ville que se sont déroulées les obsèques.

Au cimetière différents discours furent prononcés notamment par le général Lauzanne, commandant la Région de Taza et par M. Piollat, vice-président de la Chambre-Mixte.

Un grand mariage à Rabat

Il ne nous est pas possible dans ce journal de relater toutes les cérémonies occasionnées par le mariage des enfants des principaux amis de " l'Afrique du Nord Illustrée ", les pages du journal n'y suffiraient pas.

Nous faisons exception cependant pour le mariage qui fut célébré à Rabat, en la cathédrale Saint-Pierre, le 27 octobre dernier.

M. Graziani Marcel, courtier en céréales à Fez, épousait Mlle Odette Guasco, fille de Mme et M. Guasco Louis, agent général d'assurances à Rabat.

Un magnifique cortège suivait les jeunes époux.

D'abord les garçons et demoiselles d'honneur : Mlle Renée Bruno et M. Cohen, de Fez ; Mlle Laforest et M. Bruno, de Bône ; Mlle Fernandez et M. Faroul, de Fez ; Mlle Cordier et M. Bernaudat.

Puis venaient les témoins : pour la mariée, Mme Lidon et M" Picard, avocat ; Mme Sercomanens et M. Sercomanens, propriétaires ; pour le marié : Mme Guasco Louis et M. Lidon, conseiller à la Cour d'Appel de Rabat ; Mlle Michaud et M. Coudert, minotier, consul de Belgique, à Fez.

Dans le cortège nous avons remarqué Mme Baruk et M. Cornebois, avocat général, à Rabat ; Mme Cornebois et M. de Franceschi, substitut du Procureur ; Mme de Franceschi et M. Baruk, minotier à Rabat ; Mme Vve P. Graziani et M. Guasco Louis, agent d'assurances, etc., etc..

Pendant la cérémonie religieuse qui revêtit un éclat particulier, Av\me Lidon, soeur du marié, chanta d'une voix émue la célèbre « Prière » de Guidi.

Pendant le long défilé qui suivit la cérémonie on put admirer de fort belles toilettes ; puis un lunch dansant

somptueux eut lieu dans les salons des Services Municipaux.

A M. et Mme Marcel Graziani, nous offrons, ainsi qu'à leurs parents, nos bien cordiales félicitations.

M. Marcel Graziani cl Mme, née Odette Guasco.

A SAFI

Une décoration bien méritée

Nous sommes heureux de saluer la promotion dans l'ordre de la Légion d'Honneur de M. Albert Legrand, une des personnalités les plus distinguées du Maroc.

Ainsi que le souligne notre confrère " La Presse Marocaine ", la seule énumération des situations successives et souvent cumulées de M. Legrand constitue le plus éloquent des palmarès.

« Venu au Maroc dès 1905, sur la demande de la Compagnie de Navigation Paquet, il fait un stage dans l'agence de cette compagnie à Mogador. Il prend en 1909 le titre d'agent de la compagnie à Safi et il absorbe l'agence de Mogador en 1926. En 1927, la Compagnie Paquet le charge de l'installation de son agence d'Agadir et le nomme inspecteur des ports du Sud en 1929. Il installe encore la direction de la nouvelle agence de la compagnie à Marrakech en 1930 et il devient administrateur des sociétés immobilières du Sud-Maorcain et de la Société immobilière Marhaba (filiales de la Compagnie Paquet pour les hôtels de tourisme).

« Parallèlement à cette suite d'activités créatrices

au service de la Société qui a tant fait pour les communications, le commerce et l'essor du tourisme marocains, M. Albert Legrand entreprend d'autres tâches. Et, un second palmarès se déroule. Il assume les fonctions d'agent des Messageries Marocaines à Safi, Mogador et Marrakech (fondation Nunzi et C"), puis, successivement, celles d'agent des raffineries de sucre de Saint-Louis en 1914 à Safi et à Marrakech en 1917. Il devient agent des raffineries de sucre de la Méditerranée pour Safi et Marrakech en 1929. En 1920, il a également pris l'agence de la Compagnie Algérienne de Meunerie d'Alger (céréales) et fondé les ateliers F. Legrand et Compagnie.

« Il fonde encore les « Transports des Abda » en 1924 pour assurer la liaison marchandises entre Safi et Marrakech. Il est, toujours en même temps, consignataire des vapeurs de la Société Navale de l'Ouest.

« La Résidence Générale crée, pendant la guerre, le comité des Etudes Economiques et l'en nomme membre. Il en devient le Président.

« La première Chambre de Commerce est créée par la Résidence qui le nomme dans ce nouvel organisme. Il en est élu président pendant deux ans.

« Puis ce sont les chambres mixtes de commerce et d'agriculture soumises à l'élection en 1924.

« M. Albert Legrand est naturellement élu, et nous osons dire, naturellement Président de cette Chambre, et, à ce titre, membre du Conseil du Gouvernement se réunissant mensuellement à Rabat.

« Réélu en 1926, il démissionne en 1927, mais il se représente en 1929 et il est réélu en tête.

« Ce n'est pas tout !

« La Résidence crée les commissions municipales le 21 mai 1918 et le choisit et jusqu'en 1928, date à laquelle il se retire, désigné par le sort, elle le nomme sans arrêt.

« Elle le réintègre le premier janvier 1932.

« Membre de la Commission locale de ravitaillement depuis juillet 1926, membre de la commission d'hygiène, il est encore élu président du Comité Anti-Tuberculeux en juillet 1930.

« Nous ajoutons que M. Albert Legrand, médaillé colonial (titre militaire), commandeur du Ouissam Alaouite et officier d'Académie, fut nommé conseiller du Commerce extérieur de la France en 1 924, renouvelé en 1931 et qu'il devint vice-consul de Belgique en 1931 et vice-consul de Suède en 1933.

« Il n'a que cinquante ans et il a consacré près de 30 ans de sa vie à la prospérité du Maroc. »

N'avions-nous point raison d'écrire en commençant

M. Legrand.

ces lignes que la décoration dont M. Albert Legrand vient d'être honoré est une des cravates bien méritées. Au nouveau chevalier de la Légion d'Honneur, " l'Afrique du Nord Illustrée " adresse ses bien vives félicitations.

Un nouveau-né : le Rugby-Club Marrakchi

Une nouvelle société sportive vient d'éclore à Marrakech... Comme son titre l'indique, ce club s'adonnera exclusivement au Rugby, pour l'instant tout au moins. Le foot-ball association, très en honneur dans le Sud marocain, malgré l'ardent soleil, comporte deux grands clubs : l'Association Sportive de Marrakech et les Sports Athlétique Marrakchis ; ces derniers possédant, au cours des précédentes saisons, une section de rugby.

M. Malhomme, le distingué président et fondateur du nouveau club, a compris que, pour donner une im-


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pulsion réelle au rugby local, et permettre aux représentants de notre cité de palmes, de rivaliser avec les plus grands clubs de rugby du Maroc, il s'agissait de créer une organisation ne dispersant pas ses efforts à travers les branches multiples du sport, mais faire converger ces efforts vers la création d'une solide équipe de rugby. Parmi la robuste pépinière locale de Méridionaux, les bons joueurs ne manquent pas... Il s'agissait de grouper sous un même drapeau ces valeurs dispersées. Voilà qui est fait...

Nous souhaitons au jeune club de rugby, qui vient honorablement d'entrer dans la carrière, en affrontant, sans trop de dommages, le fameux R.U.C. (Racing Club Universitaire de Casablanca) les succès que mérite l'heureuse réalisation de son dévoué et fin Président.

Paul HENRY.

Francisco Gras

Peu de peintres ont, au même titre que Francisco Gras, l'heur de connaître une si unanime sympathie.

Si ses rares qualités d'homme et d'ami la justifient, il est également naturel que son oeuvre, à la réalisation de laquelle il apporte tant de conscience, emporte les suffrages de tous. C'est qu'elle contente en effet, por son indiscutable maîtrise, les esthètes les plus scrupuleux, comme elle ravit par sa compréhension directe l'oeil qui regarde sans analyser. On n'échappe pas à la grâce de ses toiles ensoleillées.

Elève d'un grand maître, la critique a pu dire sans flagornerie de Franscisco Gras qu'il l'avait dépassé.

Ses toiles démarquées en sont l'irrécusable témoignage.

On trouverait difficilement, parmi les contemporains, un artiste qui ait de la lumière une vision plus jueste et plus aiguë.

Magicien de la couleur, il met sa palette au service d'une sensibilité très sûre de ses effets.

Jamais une faute de goût, rien d'inachevé comme rien d'improvisé.

Art réfléchi, pondéré, logique et parallèle, celui-ci, avec la vie.

L'éblouissante matière est animée par une inspiration qui fait qu'on est retenu par une toile de Francisco Gras et qu'on s'en arrache avec peine.

Est-il un meilleur critérium ?

Pourtant, rien n'est sacrifié au gouût du public auquel l'artiste cherche uniquement, avec la plus louable des probités, à faire partager sa joie d'une vision optimiste de la nature.

La foule lui rend un hommage mérité par son assiduité à l'exposition annuelle qui lui permet de suivre les réalisations d'un de ses peintres préférés.

On a eu l'impression, cette année comme les précédentes, d'une perfection qui musèle la critique.

Cette constatation remplit d'aise ceux qui ont misé, depuis longtemps, sur ce modeste et remarquable artiste qui, loin des petites compétitions et des jalousies de chapelles, sévère pour lui-même, indulgent aux autres, poursuit son oeuvre.

Albert LECOCQ.

Le VII' Salon Algérien de la T.S.F.

a connu un gros succès d'affaires

et de bonne propagande.

Après onze jours de succès continu le VIT Salon Algérien de la T.S.F. a fermé ses portes le 28 octobre.

Le nombre d'entrées générales du VII" Salon o été nettement supérieur à celui de l'année dernière. Cela prouve que la radio est de plus en plus en faveur chez le public. Cela prouve aussi que la saison radiophonique, qui vient de débuter, promet de telles satisfactions artistiques, sportives et d'informations générales, que la grosse majorité des auditeurs veut pouvoir capter ces programmes dans les meilleures conditions.

En somme le VII" Salon Algérien de la T.S.F. a remporté un brillant succès sous tous les rapports.

Une belle toile de Francisco Gras.

Que MM. Acquié, Adida, Adsuar,. Angel, Fontanille, Gozlan, Kespy, Léon, Marchai, Morali, Ripoll, du Comité d'organisation et, en particulier, M. G. Cuaz le président, en soient félicités.

Le banquet des exposants

Les onze journées d'activité et de surmenage n'avaient pas altéré chez les exposants les sentiments de confraternité qui doivent exister, malgré la concurrence, qui dit-on est l'âme du commerce, entre gens d'une même corporation.

Laissant donc de côté soucis d'affaires, les exposants décidèrent, comme d'habitude, de se réunir en un amical banquet.

Ce dernier eut lieu chez les sympathiques fils spirituels de Brillât-Savarin, nous voulons dire les radiophiles et traiteurs Baroli frères qui surent alimenter les circuits les plus divers à l'accord et à la satisfaction générale des convives.

A ce repas, qui devait avoir un caractère de famille, les organisateurs avaient invité les membres de la Chambre de Commerce et tous ceux qui avaient collaboré au succès du VII" Salon. Le Comité avait eu l'aispécialisés des quotidiens et de " l'Afrique du Nord Illustrée ".

A la table d'honneur nous avons noté autour de Mme et de M. Cuaz, président du Comité d'organisation, MM. Morard, président de la Chambre de Commerce ; Escande, directeur régional Chef du Service Central des P.T.T. ; Poulalion, président du Syndicat Commercial ; Foussat, président de Radio-Alger ; Leluch, ingénieur, chef des services techniques des P.T.T. ; Brossard et Joubert, directeurs à Radio-Alger ; Boriani, contrôleur des Services de la T.S.F. ; Jourdan, secrétaire général du Syndicat commercial ; Bonnot et Cometta, administrateurs délégués de la Société Philips ; Acquié, Morali et les membres du Comité d'organisation.

De nombreuses dames agrémentaient de leur présence, nous avons noté au hasard Mmes et Mlles Acquié, Bonnot, Lacroix, Angel, Moroli, Joubert, Rippol, Adida, Béquet, Bonnecaze, Ivars, etc..

Deux courtes allocutions furent prononcées par M. Cuaz, qui remercia en termes heureux tous ceux qui ont collaboré au succès du VII" Salon et par M. Morard qui félicita les organisateurs de l'Exposition de T.S.F. pour une aussi belle réussite malgré les difficultés du moment.

Un superbe objet d'art fut remis ensuite à Mme Cuaz en témoignage de sympathie des exposants. Puis le " jazz Michelot " fit tournoyer jusqu'au matin les nombreux et joyeux couples.

Fred BEDEIL.

« Quo Vadis Algeria ? »

Où vas-tu Algérie ? Dans quelle mesure le chaos mondial t'a-t-il touchée ? Ton passé a-t-il bien été ce que l'optimisme régional tendait à faire croire ? Quelle a été l'atteinte portée à ton économie ? L'ère des grandes difficultés est-elle née ? Le régime actuel pourra-t-il durer sans réformes profondes ?

Production, consommation, commerce, monnaie, moyens d'expansion toutes les faces et toutes les phases de l'économie algérienne ont été examinées depuis quinze ans, par M. R. Ch. Carrère qui nous offre un ouvrage fortement documenté, venant à point.

Un passé décevant. Un ouvrage orageux. Un avenir incertain, voilà les résultats de l'analyse minutieuse de M. R. Ch. Carrère.

Un redressement complet et rapide est impossible. Un redressement relatif dans l'esprit de la grande pénitence universelle et dans le cadre de l'Union de fait, de l'Unité de droit, franco-algérienne, économiquement indissoluble pour le moment, telles sont les conclusions objectives de l'auteur.

Mais quand le lecteur ferme l'ouvrage, il lui apparaît clairement que malgré les formules sentimentales couramment unsitées à propos de cette union le régime « d'Economie complémentaire de la France » qui fut naguère celui de l'Algérie, a fait son temps, puisque face à face s'édifient aujourd'hui deux productions concurrentes et que se consolident — dans le pion moral et dans le plan économique — deux positions concurrentes, également fortes, également irréductibles : celle de lo Fronce métropolitaine et celle de la Fronce nord-africaine.

Question angoissante autant pour l'une que pour l'autre des deux concurrentes.

Ainsi donc pour le moment s'adapter pour subsister et dès maintenant prévoir pour survivre.

Ce livre présenté par la Société L. Fouque à Oran, sur beau papier glacé, irréprochablement cartonne, offrant à l'oeil des caractères très nets et lisibles sons fatigue ; un prix modéré, sera lu avec fruit par tous ceux qui ont des intérêts en Algérie, aussi bien que par ceux qui veulent seulement connaître la vérité par l'évolution économique de l'Algérie.

Nous lui souhaitons le plus large succès et saurons grè à l'auteur de cette opportune publication.


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L'entrée principale.

Le nouvel immeuble occupe une surface de 300 mètres carrés et comporte un rez-de-chaussée avec logement de la préposée, bureau du médecin traitant, salle de consultations, salle d'attente, chambres d'isolement et cour intérieure. A l'étage nous trouvons une cuisine avec office, trois chambres d'isolement avec lavabos, un réfectoire-salle commune, un dortoir, quatre cabines de douches, une salle de lavabos avec water. Le bâtiment est entièrement couvert en terrasse et cette dernière est pourvue d'une buanderie. Les ouvertures donnant sur les rues ont été conçues de façon à ne permettre aucune communication avec le dehors. L'aménagement intérieur a également reçu tous les soins et les commodités indispensables au traitement des malades. La visite sanitaire y est assurée dans d'excellentes conditions, grâce aux appareils scientifiques modernes dont disposent les médecins.

Au cours d'une récente visite que fit à notre ville M. le Médecin inspecteur général Lasnet, nous eûmes le plaisir d'entendre l'éminent professeur exprimer sa profonde satisfaction d'apprécier les efforts faits par la Municipalité sétifienne et son dévoué chef M. Girod pour mettre en pratique les moyens propres à l'amélioration toujours plus grande de l'hygiène.

Le ^nouveau dispensaire d'hygiène de Sétif

Parmi les grands travaux inscrits au programme municipal figuraient ceux du nouveau dispensaire d'hygiène sociale dont l'élégante silhouette se dresse aujourd'hui au centre d'un quartier spécial récemment créé dans le lotissement communal du faubourg de l'industrie.

Le 17 novembre 1930, le Conseil municipal donnait son approbation à l'achat pour utilisation communale, des terrains des consorts Kahia et votait consécutivement l'aménagement et le transfert en ces lieux des maisons de prostitution.

Cette heureuse opération a permis le lotissement des terrains acquis, avec le seul produit de la vente aux tiers d'une partie des terrains nécessaires à l'édification des maisons spéciales. Soucieuse de l'hygiène et de la santé publique, la Municipalité provoquait ainsi la disparition des gourbis malsains qui recouvraient ces terrains aujourd'hui aménagés et transformés en un quartier nouveau qui reçoit chaque jour d'indispensables améliorations.

Cette première réalisation eut également le don d'entraîner la construction du nouveau dispensaire dont l'utilité s'accomodait tant bien que mal avec l'immeuble vétusté de la rue Crémieux, aujourd'hui en voie de transformation.

Le cabinet médical.

Le dortoir.

Les familles nombreuses du département

de Conslantine.

M. et Mme Allègre! entourés de leur huit enfants.


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La Science au Service de l'Esthétique

Le "SÉROFAR

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Les femmes, de \out temps, ont tenté, par mille artifices, de capter, de prolonger l'éphémère et fragile beauté que pose, comme un rayon lumineux, la jeunesse sur leur visage. Mais les produits dits « de beauté », en usage depuis l'antiquité, n'auront jamais d'autre but que le maquillage. Ils n'effacent point les rides.

Or, on a pu remarquer que le visage est la partie du corps qui se ride le plus rapidement. Est-ce parce qu'il ert fort exposé ? Les orientales, en se voilant, reculentelles l'échéance de la ride ? L'esthétique féminine nouvelle cherche, à l'heure actuelle, des procédés basés sur les récents progrès de la biologie dont les recherches s'orientent dans un sens déterminé : le rajeunissement des tissus. On a constaté que l'affaissement de l'épiderme constituant la ride, provenait du ralentissemenl de la circulation sanguine. Seul, jusqu'ici, un bon massage pouvait rendre au visage sa souplesse première. Mais les biologistes, saisis de l'inquiétude anxieuse de la femme, se sont occupés de chercher l'élément essentiel de la vie à l'intérieur des sérums opothérapiques au traitement de l'épiderme.

* **

Il est bien entendu que, par sérum, on entend le plasma sanguin, ou partie du sang que l'on obtient en le laissant se décanter dans un récipient à l'abri de l'air et des micro-organismes. Ce sang est recueilli auparavant, à l'état frais, par ponction au trocart dans la veine jugulaire du cheval. La partie du plasma qui a une belle couleur jaune d'or est traitée d'une façon tout à fait spéciale. Cette méthode de préparation repose sur une centrifugation très rapide. Celle-ci permet, en effet, d'obtenir un sérum d'une fluidité exceptionnelle, capable de traverser l'épiderme par simple pression de la main ou des doigts.

On emploie, pour le traitement de l'épiderme, la partie supérieure du sérum centrifugé pendant une demi-journée. Le plasma-serum ainsi réalisé n'est, somme toute, que la cellule initiale du sang, et cette application de matière vivante sur la peau n'est que l'ancien procédé empirique de nos grand'mères, plaquant sur leur visage l'escalope de veau ou le bifteck.

Le " Sérofar " pénétrant effectivement à l'intérieur du tissu épidermique, est absorbé par les capillaires qui s'épanouissent à fleur de peau et baigne ainsi entièrement les couches sous-jacentes du derme. Il est incontestable que le " Sérofar " a, localement, une action bienfaisante sur la peau, qui parait plus fraîche, plus souple, plus rose. Une des particularités de l'action de ce sérum est due à son pouvoir adhésif : cette propriété est excessivement efficace pour la destruction mécanique de la ride. Et l'on peut dire que depuis plus d'un an, le plasma-sérum " Sérofar ", tel est son nom est le seul produit employé localement qui soit absorbé par le tissu épidermique.

Une bonne préparation de la peau est nécessaire pour assurer l'absorption du sérum. Dans la protique, on chauffe l'épiderme, avant l'application, par des compresses chaudes, des rayons lumineux infro-rouges, ou à l'aide de la diathermie. Les phénomènes de vasodilatation ainsi provoqués permettent l'absorption parfaite du sérum. Après l'obsorption, le visage est refroidi

brusquement ; les phénomènes de vaso-constriction ainsi réalisés referment l'épiderme sur son aliment nourricier.

* **

Pour l'application du sérum, on écarte légèrement le sillon qui constitue la ride, avec deux doigts de la main gauche, et, après avoir scié le bout de l'ampoule contenant le sérum, on s'en sert comme d'une pipette, pour laisser, goutte à goutte, tomber le sérum. On l'écrase ensuite avec les doigts, et on le repartit d'une manière uniforme.

Les résultats obtenus par le " Sérofar ", marquent

un grand progrès dans l'esthétique nouvelle et, nous pourrons, jusqu'à la fin de notre vie, conserver l'intégrité fonctionnelle de nos organes, et l'exercice sans déperdition de notre activité tant intellectuelle que physique.

Et si, grâce à " Sérofar ", on sauve aujourd'hui la beauté d'un visage, le temps n'est pc^, si éloigné où l'être humain, grâce à la science, reculera aux limites extrêmes l'évolution biologique qui le mène fatalement à la désagrégation de son substrotum matériel, et, réalisant enfin le secret do Faust, aura conquis et possédero l'éternelle jeunesse.

J. P.


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CINEMAS

Les Bleus de la Marine

Lafraise (Fernandel) et Plumard sont deux matelots nouvellement embarqués à Toulon, à bord du « Victorieux ». Les deux « Bleus » sont victimes des farces des anciens du bord et se sont attiré malgré eux la rancune du premier-maître Cannelongue.

Des scènes ultra-comiques se déroulent sur le « Victorieux », tandis que les accents entraînants de la chanson " Dans la Flotte " retentissent à bord.

Entre temps,■■ le premier-maître prend la tête d'une corvée qui doit descendre à terre pour le ravitaillement. Lafraise et Plumard sont parmi les douze hommes désignés.

Une grosse mésaventure va arriver à nos deux « bleus », tandis que la colonne traverse un quartier éloigné de Toulon, Lafraise et Plumard, qui se trouvent en queue de la corvée, sont tellement occupés à se disputer qu'ils laissent leurs camarades tourner dans une rue adjacente et continuent leur chemin tout seuls.

Lorsqu'il s'aperçoivent de la chose, il est trop tard, et ils cherchent vainement le détachement dans toutes les rues du voisinage.

C'est alors que surviennent pour eux une série d'aventures désopilantes. Finalement, très inquiets des suites de leur avatar, ils décident de se consoler en rendant visite à la petite amie de Plumard, Hortense, qui est cuisinière chez un docteur. Ce dernier est absent et, comme une femme de chambre de la maison est venue rendre visite à Hortense, c'est une joyeuse « nouba » à quatre qui commence, on mange, on boit, on danse, on chante à l'office. C'est au cours de cette scène que l'on entend une java endiablée « C'est dans la ma-ma... », chantée en choeur par les quatre joyeux lurons.

Un peu éméchés, Lafraise et Plumard sont allés visiter l'appartement. Ils ont mis la main sur des postiches que le Docteur avait préparé pour un « bal de tête ». Ravis de leur farce, ils se collent barbes et moustaches, revêtent chacun une redingote trouvée dans la penderie et retournent à la cuisine où leur entrée fait sensation auprès des deux boniches.

Mais voici que le docteur survient à l'improviste. Les deux lascars doivent fuir précipitamment sous leurs accoutrements.

Les voici bien penauds sur le trottoir. Que faire ? Ils doivent prendre leur course à toute vitesse, car le premier-maître vient à passer dans la rue à la tête d'une patrouille. Bien que méconnaissables, ils veulent éviter le terrible Cannelongue que leur attitude surprend fort. Soupçonneux, il lance la patrouille à la poursuite des deux compagnons.

C'est une course folle à travers les rues. Finalement, à un passage à niveau, Lafraise et Plumard sautent dans un petit train et « sèment » ainsi leurs poursuivants.

Après quelques scènes comiques dans le wagon, le train s'arrête dans une petite gare, Carqueirolles. Sur le quai, une foule nombreuse et des officiels : maire, adjoints, officiers, etc., sont massés. On attend le délégué du Gouvernement qui doit venir inaugurer une statue dans le pays.

La tenue de Lafraise et de Plumard, redingote, gibus, serviette à la main, est la cause d'un formidable quiproquo ; on prend Lafraise pour le Ministre et Plumard pour son secrétaire.

Bon gré, mal gré, les deux lascars sont entraînés dans la foule, peu rassurés, car des officiers du « Victorieux », parmi lesquels le commandant lui-même, assistent à la fête.

L'inauguration a lieu, inénarrable, car Lafraise doit prononcer un discours et cela ne va pas sans incidents burlesques.

Ensuite, c'est le banquet, à la Mairie. Les scènes se déroulent, d'un comique indescriptible, où sont mêlés des personnages amusants comme le pharmacien, lo femme de celui-ci, très sémillante, sa vieille maîtresse, les officiers du bord, etc..

Au milieu du banquet, un télégramme parvient au maire, où le véritable délégué du Gouvernement s'excuse de ne pouvoir venir. Plus de doute pour le maire Les deux hommes sont des imposteurs ! ! !

Fernandel dans « Les Bleus de la Marine

Comment tout cela finira-t-il pour les deux malheureux Lafraise et Plumard ? C'est ce que vous verrez en voyant le

grand film comique « Les Bleus de la Marine »... incontestablement la production la plus brillante de la saison.

La Semaine Cinématographique

La Critique

Le Train de 8 h. 47

En portant à l'écran l'oeuvre de Georges Courteline, Henry Wulschleger acceptait une tâche dont beaucoup de ses confrères, surtout après le succès récent des GAITES DE L'ESCADRON, n'auraient certainement pas accepté d'endosser la responsabilité. Sa réussite n'en demeure que plus remarquable.

Nous savons que quelques critiques atteints d'un tic inéluctable ont cru devoir retourner dans tous les sens, soupeser, disséquer et analyser minutieusement ce film sincère et solidement construit par un homme de métier qui se double d'un artiste éprouvé, mais toute cette littérature, dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle est parfaitement grotesque, ne saurait aucunement influer sur le jugement des véritables cinéphiles.

Ainsi donc LE TRAIN DE 8 h. 47 mérite toute notre attention. Il la mérite non pas seulement pour la sûreté de sa mise en scène, mais aussi pour son interprétation qui groupe avec Bach, Fernandel et Charpin dans les principaux rôles, trois comédiens d'une exceptionnelle valeur et rompus à toutes les exigences de l'écran. Bach et Fernandel jouent leur rôle respectif avec naturel et sobriété. Ils ne recherchent point les effets faciles, les «traditions» insipides à force d'être banales, et nous n'avons pas si souvent l'occasion d'apprécier une telle discipline professionnelle, pour marchander nos éloges à ces deux sympathiques fantaisistes dont l'équipe maintenant populaire sera toujours revue avec plaisir et applaudie par tous les publics.

Quant à Charpin, qui reprend le personnage animé une première fois par Raimu, il nous apparaît sous un jour tout à fait nouveau et réussit un capitaine Hurluret moins caricatural, plus près de la vérité que celui que nous proposait l'Illustre mais trop irascible créateur de

tant de galéjades à succès.

Il sait, au moins, être décent. Et ça, c'est déjà quelque chose.

L'Homme Invisible

On a beaucoup écrit sur ce film fort curieux, et l'abondante littérature qui nous arrive chaque semaine de la Métropole nous avait prévenus qu'il constituait une manière de chef-d'oeuvre.

Un scepticisme inéluctable nous laissait supposer qu'il y avait dans ce débordement d'enthousiasme une large part d'exagération. Aujourd'hui, nous ne pouvons que nous joindre à la grande presse de Paris pour reconnaître qu'avec L'HOMME INVISIBLE nous nous trouvons en présence d'une production qui relève d'une technique absolument exceptionnelle. En portant à l'écran le roman fameux de Wells, James Whale s'exposait à mille difficultés. Il les a éludées avec beaucoup d'habileté et ce, sans altérer aucunement la fiction dramatique imaginée par le puissant auteur de LA GUERRE DES MONDES. Mais si sa réc.lisation nous apparaît d'une sincérité absolue, elle doit surtout retenir notre attention par le travail purement cinématographique qu'elle nous propose et qui est, véritablement, admirable en soi. Jamais encore le fantastique n'a été exprimé sur la toile d'une façon aussi originale. Il ne s'agit plus ici d'un conte de fée pour grandes personnes ou d'une reconstitution assez grotesque des temps préhistoriques. Les héros du film évoluent constamment dans une atmosphère saisissante de vérité et volontairement débarrassée de tous les vieux effets qui firent, jadis, la gloire et la fortune des cinéromans populaires. Et dans ces milieux familiers, ces villages paisibles ou ces auberges gentiment égayées d'une clientèle crédule et bon enfant, que la silhouette impalpable de l'homme invisible devient donc angoissante ! Ces portes s'ouvrant mystérieusement sous une poussée imprévue,

imprévue, objets se déplaçant dans un mouvement saccadé et jusqu'à cette cigarette qui situe, sans la révéler, la présence obsédante de Griffin, tout cela est traité prestigieusement par James Whale et son précieux collaborateur Fulton dont les truquages sont proprement hallucinants.

L'HOMME INVISIBLE, qu'interprètent avec force Claude Rains, Gloria Stuart et William Harrigan, mérite d'être placé à part dans la production actuelle du cinéma international.

C'est, croyons-nous, le plus bel hommage qu'on puisse lui rendre.

Tout pour rien

René Pujol, qui nous a habitués, depuis LE ROI DES RESQUILLEURS, à un genre humoristique dont Milton a su tirer une popularité si enviable, ne signe pas seulement le film, cette fois, comme scénariste, mais c'est lui qui le dirige entièrement et le mène au succès.

Comme toutes ses oeuvres précédentes, TOUT POUR RIEN ne vaut surtout que par le rythme des images et ces situations d'une drôlerie irrésistible qui permet à Duvalles d'utiliser, avec beaucoup d'àpropos, ses ressources inépuisables de fantaisiste né, bien secondé par Jacqueline Francell, Françoise Rosay, Alcover et Alerme.

Nous ne conterons donc pas l'odyssée de cet employé des contributions devenu, à la suite de circonstances assez imprévues, directeur d'un grand magasin de nouveautés, mais nous sommes certains qu'elle fera la joie de tout le. monde et confirmera les multiples possibilités d'exploitation du film comique sur le marché colonial.

A. S.

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Dernières Nouvelles

A Paris

Les présentations Tobis

C'est le mardi 23 octobre à 1 0 heures du matin que la Société " Films Sonores Tobis" a présenté au Majestic de Lyon son grand film : LA CHANSON DE L'ADIEU. A l'issue de cette présentation, un banquet de 75 couverts réunit les Directeurs de Lyon et de la région de même que les membres de la Presse.

A 20 h. 30 de la même journée, un autre banquet de 80 couverts réunit à " l'Hôtel Noailles " à Marseille les Directeurs et journalistes marseillais. A l'issue de cette réunion vers minuit, le film LA CHANSON DE L'ADIEU a été présenté dans la belle salle de M. Martel : L'Odéon.

En se déplaçant et en participant luimême au lancement du beau film, LA CHANSON DE L'ADIEU, M. Lourau, l'actif Directeur général de la Société Films Sonores Tobis, tout en resserrant les liens d'amitié entre les producteurs, loueurs et directeurs de salles, entend démontrer que ces trois branches de notre industrie doivent travailler en étroite collaboration. Ajoutons que le même film Tobis a été présenté à Bordeaux et le 9 novembre prochain une autre présentation aura lieu au Caméo de Lille.

Roger Lion n'est plus

Une nouvelle pénible nous est parvenue ces jours-ci. Roger Lion, qui fut parmi les premiers et les plus ardents animateurs du 7" art en France est décédé à la suite d'une courte mais douloureuse maladie.

Entre autres films, il avait réalisé, à l'époque du muet, FIANÇAILLES ROUGES, J'AI TUE, LA VENENÔSA et LA CLEF DE VOUTE. Depuis l'avènement du talky, son activité professionnelle s'était orientée vers un nouvel idéal, et bien qu'il nous ait donné récemment, avec TROIS BALLES DANS LA PEAU, l'un des derniers films du regretté Jean Angelo, c'est au professorat qu'il avait voué le meilleur de lui-même en créant une université cinématographique dont les résultats, déjà brillants, lui laissaient entrevoir des lendemains riches de promesses.

Roger Lion jouissait de l'estime générale du monde corporatif, et c'est en toute sincérité que nous adressons ici à sa veuve, l'artiste bien connue Gil Clary, et à son fils l'expression émue de nos condoléances.


I 'AFRIQUE DU NORD ILLUSTREE

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Le « désert » de la légende n'est pas toujours l'étendue aride que l'on imagine. Parfois un miroir creau s'offre au vogageur.

Foire de Paris

(18 mai - 3 juin 1935) 23, rue Notre-Dame des Victoires, Paris.

Concours spécial pour le mois de mai 1935.

Le Comité de la Foire de Paris avait institué, au mois de mai 1934, un concours pour la protection des automobiles au croisement des routes, et l'on peut affirmer sans crainte d'exagération que les résultats de ce concours ont fait faire un grand pas à la solution de cette portante question.

1 29 inventeurs appartenant à six pays différents ont présenté des solutions. Le jury après plusieurs jours d'examen et de discussion a attribué dix récompenses.

Cette initiative a immédiatement porté ses fruits dons le domaine des réalisations. La presse a consacré de longs articles aux appareils préconisés par les inventeurs et il semble que les pouvoirs intéressés se préoccupent désormais d'assurer, dans le plus bref délai possible, la sécurité des usagers dj la route. Les passages à niveau seront certainement dotés, très prochainement, d'un système protecteur logiquement conçu et efficace, car la question a fait depuis un an de très sensibles progrès.

Cet heureux résultat a décidé le Comité de la Foire de Paris à rechercher, pour 1935, un nouveau projet de concours de portée aussi généralisé et susceptible de servir dans une même mesure l'industrie et le pays.

Aux termes des récentes décisions gouvernementales, la France doit triompher de la crise tout en maintenant le taux du franc, au mil'eu de la dévalorisation des monnaies étrangères. Cette opération n'apparait possible que si l'on parvient à abaisser les prix de revient dans une mesure suffisante pour résister à l'invasion des produits étrangers d'une part, et conserver d'autre part une certaine faculté d'exportation. Le problème du jour peut se résumer en deux formules : rétablissement de la balance commerciale de la France ; lutte contre le prix de la vie.

Voici donc le sujet que le Comité de la Foire de Paris propose à l'ingéniosité

des savants et des inventeurs :

Tout système nouveau d'économiseur constituant un dispositif complémentaire pouvant s'adapter sur tous appareils, machines, installations, existant actuellement et dans tous les domaines : industriels, techniques, ménagers, etc..

Conditions d'admission au concours : Le prix d'achat de l'appareil économiseur et le coût de son installation doivent être récupérables dans des conditions d'emploi normal, en un temps suffisamment court pour constituer une réelle économie.

A la description de l'appareil économiseur devra être joint le certificat des essais officiels régulièrement contrôlés s'il en a été fait, ou toutes pièces contrôlables par le Jury, permettant de fixer exactement le pourcentage des économies effectivement réalisables grâce à l'appareil économiseur proposé.

Les projets devront être adressés au Comité de la Foire de Paris, 23 rue NotreDame des Victoires, avant le 10 avril 1935.

Concours d'Inventions

Mais s'il estime devoir activer les recherches des inventions sur certains points qui lui paraissent présenter un intérêt tout particulier, le Comité de la Foire de Paris ne cesse pas de s'intéresser aux efforts de tous les inventeurs et de les encourager de son mieux.

On sait que le Concours d'Inventions de la Foire de Paris, dont le succès s'affirme d'année en année, — 643 inventeurs ont pris part à ce concours en 1 934, — est suivi avec le plus grand intérêt par tous les industriels désireux de se documenter sur les dernières nouveautés et les plus récents perfectionnements apportés dans tous les domaines de l'industrie.

C'est qu'à l'encontre des concours de même nature, organisés tant à Paris qu'en provinces, seules sont admises au Concours de la Foire de Paris, les inventions vraiment inédites et n'ayant jamais été présentées à un autre concours.

Aussi les industriels sont-ils assurés de trouver au Concours d'Inventions de la Foire de Paris, de véritables nouveautés à l'exclusion de tous appareils ou dispositifs déjà connus.

Au mois de mai 1934, malgré le réel intérêt que présentaient la plupart des envois, après un examen des plus sincères, il ne fut attribué par le Jury que 170 récompenses alors que les 643 inventeurs participant au Concours avaient présenté 1055 inventions nouvelles. Cette sévérité du Jury implique que seules, les inventions véritablement dignes de ce nom, sont récompensées. Il faut y voir la raison du niveau très élevé du concours et de l'intérêt qu'il présente aussi bien pour les chercheurs que pour les industriels.

Pour 1935, le Comité de la Foire de Paris a décidé de maintenir les règles générales de ce concours qui sera doté de 30.000 francs de prix et de nombreuses médailles offertes par les Pouvoirs Publics.

Toutes les inventions sont admises au Concours d'Inventions de la Foire de Paris, qu'il s'agisse d'appareils ou de dispositifs nouveaux, ou simplement de perfectionnements apportés à des machines ou à du matériel, à leur fonctionnement ou à leur présentation, à la condition toutefois que les nouveautés présentées n'aient pas encore été soumises à un outre concours.

Les demandes de participation au Concours d'Inventions doivent être adressées au Comité de la Foire de Paris, 23, rue Notre-Dome des Victoires, Paris, qui se tient à lo disposition des intéressés pour leur fournir tous renseignements qui pourraient leur paraitre utiles.

Compagnie Générale Transatlantique

La Compagnie Générale Transatlantique n'oublie pos l'Afrique du Nord. Elle compte, en effet, mettre en service l'été prochain entre Alger-Marseille, un magnifique paquebot actuellement connu sous le nom de « Z 7 ».

Ce paquebot qui mesurera 147 mètres 55 de longueur sur 19 mètres 20 de largeur, pour 9.000 tonnes de déplacement sera de beaucoup le plus gros, le plus rapide et le plus beau des bateaux desservant

desservant lignes d'Algérie. Sa vitesse en service sera au moins de 22 noeuds, celle prévue aux essais étant supérieure à 23 noeuds. Ses dimensions, sa vitesse, son confort et sa sécurité feront certainement dote dans l'histoire des navires desservant la Métropole.

Nous ne doutons pas que les passagers apprécieront les emplacements dégagés où ils pourront aisément circuler. Un pontpromenade large de 2 mètres 75 se développant sur 180 mètres de tour, une plage arrière et un sundeck d'une superficie totale d'environ 450 mètres carrés, rappelleront, en Méditerranée, aux passagers qui ont voyagé sur l'Atlantique, les grands espaces libres des navires géants de la ligne de New-York.

La Revue Algérienne

« La Revue Algérienne » doyenne des publications littéraires de la colonie, mais rajeunie par un sang nouveau évoque dans son dernier numéro l'ardente jeunesse de Morinaud et de ses compagnons de lutte, Réjou, Hilst, Masson, Eugène Vallet etc., aux temps lointains où tous brandissaient le drapeau de l'antisémitisme.

Dans ses « Quarante ans de journalisme » Ernest Mallebay raconte le duel dramatique où Masson, novice en escrime dût s'aligner devant un virtuose de la lame qu'il avait imprudemment provoqué.

Parmi les collaborateurs distingués qui rendent attrayante et variée la « Revue Algérienne » : Vigne d'Octon, PoissonPréfosse, Roger Pognon, Mme Colnat, Javeline, etc.., il faut citer tout particulièrement Mme Rosanctte dont le précieux « Carnet de Ménage » riche de recettes culinaires de préparation facile est suivi por une foule de lectrices.

Celte jolie revue que ses lecteurs collectionnent soigneusement ne coûte que 20 francs par on.

Adresser les demandes d'abonnement

à l'administration, villa Tahiti, Aïn-Taya.

Envoi gratuit d'un numéro sur demande.


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L'AFRIQUE DU NORD ILLUSTREE

Pour vous, Madame

De fil en aiguille

De la pluie, de la pluie, Paris est noyé sous un déluge, et les parisiennes, avec leurs bottes brillantes, leurs manteaux serrés à la taille et évasés du bas, leurs hautes toques de fourrure, se sont transformées en cosaques.

Ai-je besoin de vous dire qu'elles sont charmantes, ces " jeunes femmes en uniforme ". Je voyais hier, dans un thé de la rue Caumartin, un amour de petite blonde, sanglée dans une redingote violine à large jupe. Boutonnage de métal à la russe. Bottes lie de vin, haut kalpak d'astrakan noir. Une ceinture de cuir également lie de vin, agrémentée de métal, et sur la poitrine une sorte de cartouchière du même ton dont chaque alvéole contenait une cigarette, à moins que ce ne fût un bâton de rouge. Elle était exquise !

Mais je ne pense pas que cette mode, si amusante soit-elle, puisse vous tenter, Madame, vous qui sans doute en ce moment vous promenez, vêtue d'un léger tailleur de couleur tendre, dans des rues ensoleillées. Appréciez-vous votre bonheur, au moins ? Ce soleil qui vous enveloppe de sa chaude caresse, vous rendez-vous compte qu'il vous apporte autre chose qu'une agréable sensation physique ? Vous doutez-vous de tout ce que votre éclatante lumière, votre ciel bleu, peuvent mettre dans les coeurs de saine gaîté, de joie de vivre, de bonne humeur, de confiance ? Regardez autour de vous, et avouez que vous ne voyez que des visages souriants. Heureuse Madame, qui habitez le pays du sourire !...

Comment ne vous envierais-je pas, moi qui ne rencontre que des figures sévères, des mines soucieuses, des regards inquiets. Est-ce la pluie ?... Hélas ! je voudrais que ce ne soit que la pluie. Je voudrais qu'il n'y aît pas à chercher ailleurs que dans les nuages la cause de ce voile sombre qui couvre Paris en ce moment ! "

Et pourtant, la vie continue. C'est cela qu'il y a d'admirable chez nous : Le cran avec lequel les Français savent tenir tête à l'adversité. Insouciance ? Non pas. Dites plutôt amour-propre. J'y songeais l'autre jour en passant devant les luxueux magasins de la rue de la Paix. Pourquoi donc croyez-vous que beaucoup d'entre eux continuent, en ces temps difficiles, à lever leur rideau chaque matin ? Espoir d'affaires fructueuses ? Ils ne se font aucune illusion à ce sujet. Mais ils ont le sentiment de participer à la beauté de Paris. Ils savent que leurs vitrines sont une des parures de Paris. Ce n'est pas pour eux qu'ils " tiennent ", c'est pour Paris, pour lui garder son rang, son luxe dont ils sont fiers. Et je trouve cela très beau !

La pluie tombe inlassablement et je prévois que je vais d'ici peu recevoir la visite fort peu attrayante du " cafard au teint verdâtre ", comme l'appelle mon cousin Jim. Vite, lisons pour chasser ce visiteur antipathique quelques lettres d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, qui m'apporteront un rayon de votre soleil. Commençons par Alger : « Madame, l'OEuvre de la Maternité annonce son grand bal annuel, au Saint-George, le 1,!r Décembre. Quelle couleur me conseillez-vous ! J'ai 18 ans... etc. » Je vous répondrai, Mademoiselle. Voyons une autre : « Chère Mademoiselle, je fais faire une robe pour le Bal de la Maternité du 1 " Décembre. Voulez-vous me dire si je puis mélanger le tulle et la dentelle... etc. » Une autre. « Ma chère Ariette, grand bal au Saint-George le 1,r Décembre, que penseriez-vous d'une robe... etc. » Décidemment ce Bal de la Maternité semble surexciter toutes les Algéroises ! Et comme je les comprends. Ces bals où, sous le signe de la charité et de l'élégance, on se retrouve entre amis dans un cadre adorable de confort et d'intimité, nous n'avons pas cela à Paris... Mais voilà que le spleen me reprend. Je m'arrête.

ARLETTE.

Confidences

Pour votre beauté

De nombreuses lectrices nous ont demandé de leur indiquer où elles peuvent se procurer le sérum antiride " Sérofar ".

Renseignements pris auprès des Etablissements SEROFAR, 36, avenue Hoche à Paris, ce merveilleux produit est en vente dans toutes les pharmacies ; il est concédé en Belgique à l'Institut Dermatologique Sérena, 12, Galerie de la Reine à Bruxelles ; dépôt à Genève, Institut Horéa, 26, rue Mont-Choisy.

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Démonstrations gratuites aux Laboratoires " Sérofor ", 36, avenue Hoche, Paris.

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Seuls les doigts...

experts d'une modiste parisienne savent ajouter aux formes les plus simples ce je ne sais quoi qui donne à nos chapeaux un chic inimitable. Et pourtant... j'ai vu, porté par une jeune femme fort élégante de passage à Paris, un exquis chapeau qui était signé : MALOU, rue de Barcelone, Bizerte.

Maintenant, vous me direz peut-être

que Malou est parisienne ? Et ceci expliquerait cela.

* * »

Les fleurs...

abondent sur les robes du soir, des fleurs énormes, chrysanthèmes échevelés, et cascades de roses.

Elles sont bien belles sur les grandes robes de velours.

fl Lfl BELLE FERP11EBE

VÊTEMENTS

Hommes, Jeunes Gens et Garçonnets

* « »

De tout un peu.

Pour jaunir l'ivoire

On cherche plus généralement à le blanchir ; néanmoins si vous avez à réassortir une pièce d'un service en ivoire, la pièce nouvelle peut sembler trop blanche. Mettez donc, sur un plat, une couche de more de café frais et froid : posez dessus l'objet à jaunir, mais surveillez de près cette opération qui doit se faire très promptement sous peine de trop jaunir l'objet.

« o *

Les touches de piano...

se salissent facilement et il faut les entretenir soigneusement pour qu'elles ne jaunissent pas. Essuyez-les chaque jour, soigneusement, avec un chiffon sec.

Une fois par semaine, faites une préparation d'eau oxygénée à 20 volumes avec 8 % d'éther. Passez-en un peu sur les

Photo Scaïoni.

Création Rose VALOIS. - Chapeau feutre noir.

touches au moyen d'un chiffon. Essuyez bien ensuite.

Pour les touches jaunies, vous pouvez essayer la formule suivante, expérimentée avec succès. Avec un peu de chaux du jardin, faites une bouillie chaude que vous étendez, au moyen d'un pinceau sur chaque touche. Par exemple, il faut l'y laisser séjourner deux ou trois jours, et vous priver, durant ce temps, de votre instrument ! Enlevez ensuite, à la brosse douce, en faisant tomber la chaux séchée dans un papier, et polissez enfin les touches avec une peau de chamois.

Un autre moyen, moins facile, consiste en ceci : démontez les touches en ayant soin de les numéroter, alignez-les sur une table en bois et badigeonnez chaque touche avec un pinceau trempé dans du jus de citron. Exposez ensuite les touches au plein soleil toute une journée. Si le résultat n'est point parfait, recommencez une seconde fois. Evidemment, il faut pouvoir compter sur le soleil. Essuyez ensuite, en frottant légèrement d'abord avec un linge doux, ensuite avec une peau de chamois.

* » »

La Maison

salle à manger moderne

La place de la table, dans la salle à manger, n'est plus invariablement au centre de celle-ci. Elle peut se déplacer selon les circonstances et se déplier selon le nombre de convives. J'ai vu, chez un jeune ménage « très à la page », une table allongée, en métal chromé et verre pressé, placée de manière à reposer sur la muraille d'un côté. Cette table était dressée et le couvert ne comportait pas de nappe, mais des napperons individuels. Au lieu d'être entourée de chaises à l'usage des convives, de petits fauteuils ronds capitonnés de cuir rouge semblaient très

accueillants et confortables. J'ajoute que la pièce était peinte en ocre rosé très mat, simplement meublée d'un bahut bas et sobre, en bois de macassar avec garnitures métalliques, et qu'une large baie garnie de rideaux tombants en velours rouge lui assurait une profusion de lumière.

C'était là une salle à manger où régnait une impression d'air et de gaîté, agréable et propice à la conversation animée, à la dégustation d'un bon repas dans les meilleures conditions de confort, de netteté et d'ambiance sympathique...

La place des initiales sur les services de table

Les services élégants s'ornent de belles initiales modernes, simples et décoratives. Ces initiales peuvent être ajoutées aux services qui n'en sont pas pourvus. On les place, pour les assiettes à potage, à légumes, à salade, etc., au bord de l'assiette. On les place au fond des assiettes à dessert, et dans ce cas, elles doivent être plus petites que celles des assiettes ordinaires. Les initiales se font surtout en platiné, en doré, ou dans un ton plus foncé restant dans la gamme du coloris du service.

* * •

Les balais pratiques

Pour le balayage humide, on emploie les balais en faubert qui se nettoyent à l'eau de savon. On a créé également, pour ménager les forces des nettoyeuses, et leur éviter de se courber et de se mettre à genoux, des balais dont le manche est muni à sa partie supérieure d'une poignée tournante qui relève et tord le torchon sans qu'il soit nécessaire de plonger les mains dans l'eau. En relâchant la poignée à vis, le torchon s'étale en forme de cloche et éponge parfaitement l'eau. Quand ils sont usés, les torchons se remplacent aisément.

Pr.ndr. au rop.n du »olr

un seul

GRAUMTALS

laxatif amaigrissant

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L'AFRIQUE DU NORD ILLUSTREE

ANNONCES VII


ANNONCES VIII

L'AFRIQUE DU NORD ILLUSTREE

Bibliographie

Manuel de l'assuré el de l'assureur (agents et courtiers), par Paul Suniien, directeur honoraire au Ministère du Travail, professeur il l'Ecole des Sciences politiques. (Paris, Librairie Dalloz, 11, rue Soufflot. — Prix : 25 francs).

« L'assurance terrestre, écrit l'auteur dans sa Préface, élargit chaque jour son champ d'application ; elle s'impose de plus en plus à tous à l'occasion des moindres actes de la vie courante. Les assurés sont légion ; le nombre des adhérents des entreprises de capitalisation et d'épargne est encore plus impressionnant, et il est formé des petits et des humbles épargnants. Tous ont besoin de connaître leurs droits et leurs obligations : C'est le but de ce Manuel ».

A côté de son « Traité des assurances terrestres et de la réassurance » (3" édition. - Dalloz), M. Sumien a voulu donner à tous ceux qui doivent s'intéresser, à titre principal ou accessoire, aux questions d'assurance, de capitalisation et d'épargne, un Manuel qui leur présente, sans une forme simple et claire, comme aussi la plus précise et la plus sûre, avec des subdivisions indiquées par de nombreux sous-titres, tout ce qu'il faut connaitre en ces matières, toujours trop obscures pour les non-initiés. — Une table alphabétique abondante facilite les recherches.

Les chapitres consacrés aux agents généraux et aux courtiers dans leurs relations avec les Compagnies et les assurés sont particulièrement développés.

On sait que notre compatriote Poul Sumien, Conseiller d'Etat, a dirigé pendant dix-sept ans le Contrôle des Sociétés d'assurance, de capitolisation et d'épargne au Ministère du Travail.

Vers une reprise des échanges

De plus en plus les événements politiques et économiques internationaux intéressent l'opinion publique, qui suit avec la plus vive attention les répercussions

que peuvent avoir les différentes mesures prises par les Gouvernements sur le développement de la crise mondiale.

Malheureusement, le grand public est insuffisamment informé sur les graves problèmes qui conditionnent les échanges internationaux et peut difficilement se faire une opinion.

Tantôt séduit par les théoriciens nationaux-socialistes de l'« Economie Dirigée », tantôt attiré par le mirage du « Libre Echange » intégral, le public, qui continue de se débattre dans les pires difficultés, se demande où est la vérité et par quel miracle nous pouvons espérer voir la prospérité renaître dans notre beau pays.

La vérité, il la trouvera lui-même, non point dans tel ou tel évangile économique, mais bien dans l'énoncé clair et précis des besoins chiffrés en valeur et en tonnes, de chacun des pays de l'Univers. Cette énorme documentation recueillie et classée par une équipe de cinquante techniciens spécialistes des questions internationales, figure dans l'édition 1934 de l'« Annuaire Bleu » qui vient de paraître.

Véritable encyclopédie économique universelle, cet ouvrage unique au monde par l'abondance et la précision de la documentation, constitue une sorte de miroir de l'activité mondiale ; pays par pays, du plus petit au plus grand, colonie par colonie, il donne sous une forme concise et vivante, avec de belles cartes géographiques inédites, tous les renseignements sur la population, la production agricole et industrielle, les échanges commerciaux, les transports, les monnaies, le tarif douanier, les conditions de la concurrence, enfin toute une série d'informations qui font de l'« Annuaire Bleu », le compagnon indispensable de l'Economiste et de l'homme d'affaires comme de tous ceux qui s'intéressent au redressement national.

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Société Française d'Editions, 77, rue des Saints-Pères, Paris (VI") . — Prix : 100 francs.

Le Sous Mystérieux Un grand reportage

par Henry CLERISSE

Un vol unie in-16 broché, de 256 pages, avec 8 pages d'illustrations hors-texte, sur papier couché. - Prix : 15 francs.

Globe-trotter impénitent, Henry Clérisse se déplace du Canada au Soudan, du Ouadaï au Maroc avec la plus grande aisance.

A peine avons-nous eu le temps de le suivre à travers l'Afrique Centrale Française, qu'il nous invite déjà à l'accompagner au Maroc dans ce "Sous Mystérieux", récemment conquis par nos troupes.

En un résumé attrayant, où se confondent agréablement la légende et l'histoire, Henry Clérisse nous présente les Soussis, nous fait connaître leurs moeurs et leur curieux pays, qui, " comme une femme a deux visages ".

Les péripéties du voyage mouvementé de notre reporter nous amusent. Nous applaudissons au succès de sa ruse, compatissons à ses déceptions, partageons ses peines et ses joies.

Nous assistons à la dernière étape de la pacification marocaine : le Maroc étend enfin ses frontières jusqu'aux limites qui lui ont été fixées par les traités internationaux.

Nous revivons les émouvants épisodes de la campagne de l'Anti-Atlas, et, avec nos troupes, nous atteignons les rives de l'oued Draa bornées par le Rio de Oro.

Nous assistons à la reddition du fameux chef Belgacem n'Gadi, l'ex-roi du Tafilalet, vainement poursuivi pendant de longues années, aux soumissions successives d'adversaires qui passaient pour irréductibles, tels les Aït-Hammous, les Aït-Ghebbaches, et dont, enfin, nos vaillants soldats devaient avoir raison.

Nous traversons le "Pays de la Faim", et nous avons pitié des " Mangeurs de terre " qui, sous notre tutelle, connaîtront désormais un meilleur sort.

A grands traits, Henry Clérisse retrace lo manoeuvre d'ensemble, et avec une brutale

brutale dont nous devons lui savoir gré, publie un rapport documenté, irréfutable, sur les " Unités motorisées " qui, pour la première fois, opéraient en formations massives, en territoires ennemis.

L'intérêt de cette étude, brossée avec vigueur, ne peut échapper à l'esprit le moins averti des questions militaires.

Nous savons enfin que les " Unités motorisées " constituent une arme de premier ordre, dont la valeur actuelle peut et doit encore être augmentée.

Nous suivons Henry Clérisse sur le chemin du retour, et c'est avec regret que nous l'abandonnons à Casablanca.

Les dernières pages tracent du Maréchal Lyautey, un saisissant portrait. Le caractère du Grand Africain dont nous pleurons la perte, nous apparaît en pleine lumière. Le Sous Mystérieux "

Un beau reportage, un ouvrage vivant, nerveusement écrit, un livre qui instruit et amuse, une des meilleures oeuvres du grand voyageur qu'est Henry Clérisse.

Mariage en Espagne

Nous apprenons le mariage à Palma de Mallorca de M. Juan March Servera, membre du Conseil d'Administration de la Compagnie Trasmediterranea, fils de Mme et M. Juan March Ordinas, député aux Cortès et industriel dans notre ville, avec Mlle Maria Del Carmen Delgado, fille de Mme et M. Juan Delgado, officier supérieur de la Marine Nationale Espagnole.

La bénédiction nuptiale leur a été donnée en la chapelle épiscopale de son Excellence l'Archevêque de Polma de Mallorca.

De nombreuses personnalités ont apporté leurs compliments aux sympathiques familles qui viennent de s'unir. Nous y joignons les nôtres très sincères.


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