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Title : Bulletin annuel / Association amicale des secrétaires et anciens secrétaires de la Conférence des avocats à Paris

Author : Association amicale des secrétaires et anciens secrétaires de la Conférence des avocats à Paris. Auteur du texte

Publisher : (Paris)

Publication date : 1891

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 18501

Description : 1891

Description : 1891 (N13).

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k55486352

Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, 8-F-1655

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327045277

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 30/11/2010

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Reponiiue-d'utilité publique par Décret du12 décembre 1890 ■

i 3e BULLETIN ANNUEL

' _ NANCY

IMPRIMERIE,. BERGER-LEVRAULT ET C" 18, rue des Glacis, 18

. 1891



ASSOCIATION AMICALE

DES SECRÉTAIRES

ET ANCIENS SECRÉTAIRES

DE LA

CONFÉRENCE DES AVOCATS A PARIS



ASSOCIATION AMICALE

DES

SECRÉTAIRES

ET

3 ANCIENS SECRETAIRES

DE LA

CONFERENCE DES AVOCATS

A PARIS

Reconnue d'utilité publique par Décret du 12 décembre 1890

13e BULLETIN ANNUEL

NANCY

IMPRIMERIE BERGER-LEVRAULT ET Cic

18, rue des Glacis, 18

1891



ASSOCIATION AMICALE

DES

SECRÉTAIRES

ET

ANCIENS SECRÉTAIRES

DE LA

CONFÉRENCE DES AVOCATS

A PARIS

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE,

Sur le rapport du Ministre de l'Intérieur,

Vu l'avis du Conseil d'Etat du 17 janvier 1806 ;

Vu la demande de reconnaissance légale formée au nom et en faveur de t l'Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des avocats » , autorisée par arrêté du Préfet de police du 28 juin 1878 ', et ayant son siège à Paris ;

Vu la situation financière de ladite Association ;

Vu le projet de statuts ;

Vu l'avis du Garde des sceaux, Ministre de la Justice et des Cultes, en date du 30 octobre 1890 ;

Vu l'avis du Préfet de la Seine, en date du 8 octobre 1890 ;

Vu l'avis du Préfet de police, eu date du 2 octobre 1890, et généralement toutes les pièces de l'affaire ;

1. Voir le texte de cet arrêté dans les Bulletins des années irécédentes.

CONFÉK. DES AVOCATS. 1


— 2 —

La section de l'Intérieur, de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, du Conseil d'État entendue,

DÉCRÈTE :

ARTICLE PREMIER. — « L'Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des avocats», fondée en 1878, et ayant son siège à Paris, est reconnue comme établissement d'utilité publique.

ART. 2. — Sont approuvés les Statuts de l'Association, tels qu'ils sont annexés au présent décret.

ART. 3. — Le Ministre de l'Intérieur est chargé de l'exécution du présent décret.

Fait à Paris, le 12 décembre 1890.

Signé: CARNOT. Par le Président de la République : Le Ministre de l'Intérieur, Signé : CONSTANS.

STATUTS DE L'ASSOCIATION

ARTICLE PREMIER. — L'Association dite Association amicale des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence des avocats à Paris, fondée eu 1878, a pour but d'entretenir entre tous ceux qui ont appartenu au Secrétariat de la Conférence, quelle que soit la carrière qu'ils aient embrassée, le souvenir de travaux communs, de resserrer les liens qui se forment à la Conférence, d'établir entre les anciens et les nouveaux des traditions d'amitié confraternelle et d'assurer, au besoin, à chacun de ses Membres, l'appui des autres.

L'Association a son siège à Paris.

ART. 2. — Pour être Membre de l'Association, il faut être ou avoir été Secrétaire de la Conférence des avocats à Paris. Le Bâtonnier de l'Ordre des avocats de la Cour d'appel de Paris, et les anciens Bâtonniers pourront, dans tous les cas être membres de l'Association.


— 3 —

Toute demande d'admission est adressée par écrit au Secrétaire général de l'Association et soumise par lui au Conseil de Direction.

Chaque Membre doit payer une cotisation annuelle de dix francs.

Tout Membre qui n'a pas acquitté sa cotisation de l'année peut, après deux avertissements, l'un du Trésorier, et l'autre du Secrétaire général, être déclaré démissionnaire par le Conseil de Direction.

ART. 3. — La cotisation annuelle peut être rachetée par le versement d'une somme de deux cents francs, qui est affectée au fonds de réserve, conformément à l'article 14.

ART. 4. — L'Association est administrée par un Conseil de Direction nommé par l'Assemblée générale et composée de :

1° Un Président élu pour deux ans ;

2° Quatre Vice-Présidents et seize Membres au moins élus pour quatre ans ;

3° Un Secrétaire général, quatre Secrétaires au moins, un Trésorier et un Trésorier adjoint, nommés chaque année par le Conseil de Direction.

ART. 5. — Les Vice-Présidents et les Membres du Conseil sont renouvelés chaque année par quart et à tour de rôle. Nul n'est immédiatement rôéligible, sauf le Secrétaire général, les Secrétaires et les Trésoriers.

Le Président peut être pris parmi les Membres actuels ou les Membres sortants du Conseil de Direction.

ART. 6. — Les anciens Présidents qui ne sont pas Membres du Conseil, peuvent assister aux séances avec voix délibérative, et les anciens Secrétaires généraux et Trésoriers avec voix consultative.

ART. 7. — Les élections se font au scrutin secret et à la majorité des Membres présents. Au deuxième tour, la majorité relative suffira.

ART. 8. — Le Conseil de Direction se réunit chaque fois


qu'il est convoqué par le Président ou par l'un des VicePrésidents, ou que cette convocation est demandée par le tiers de ses Membres.

L'une de ses réunions doit avoir lieu au mois de novembre ou de décembre, pour vérifier les comptes du Trésorier, les écritures du Secrétaire général, et pourvoir à la convocation de l'Assemblée générale.

La présence du tiers des Membres du Conseil est nécessaire pour la validité des délibérations.

Il est tenu procès-verbal des séances, signé par le Président ou le Vice-Président, présidant la séance, et par le Secrétaire général ou le Secrétaire y assistant.

ART. 9. — Le Conseil de Direction dirige l'Association et statue sur toutes les affaires concernant son administration.

Celles de ses délibérations qui sont relatives à l'acceptation de dons et legs, à des acquisitions, aliénations et échanges d'immeubles ne sont valables qu'après approbation de l'Assemblée générale, et sont soumises à l'approbation du Gouvernement.

ART. 10. — Le Trésorier représente l'Association en justice et dans tous les actes de la vie civile. Il agit avec l'autorisation du Conseil de Direction, sauf pour l'administration courante et dans les cas d'urgence.

ART. 11. — Le Trésorier n'acquitte aucune dépense, si elle n'a été préalablement autorisée par le Conseil et ordonnancée par le Secrétaire général.

ART. 12. — L'Assemblée générale des Membres de l'Association se réunit au moins une fois par an, sur convocations individuelles. Son ordre du jour est réglé par le Conseil de Direction. Son bureau est celui du Conseil.

Elle entend les rapports sur la gestion de l'administration et sur sa situation financière.

Elle approuve les comptes de l'exercice, vote le budget de l'exercice suivant, et pourvoit au renouvellement du Conseil d'administration, conformément à l'article 4.


Elle délibère, en outre, sur toutes les questions qui doivent lui être soumises, en vertu des présents statuts.

Le rapport annuel et les comptes approuvés par l'Assemblée générale sont adressés à tous les Membres de l'Association, au Préfet de la Seine et au Ministre de l'Intérieur.

ART. 13. — Les ressources de l'Association se composent:

1° Des cotisations et souscriptions de ses Membres; des

souscriptions au Bulletin annuel que l'Association recevra

des établissements publics on des particuliers, et dont le taux

est de dix francs 5

2° Des dons et legs, dont l'acceptation aura été autorisée par le Gouvernement ;

3° Des subventions qui pourraient lui êtres accordées -, 4° Du revenu de ses biens et valeurs de toute nature ; Les fonds disponibles seront placés en rentes nominatives 3 p. 100 sur l'État, ou en obligations nominatives de chemins de fer dont le minimum d'intérêts est garanti par l'État.

ART. 14. — Le fonds de réserve comprend : 1° Le dixième de l'excédent des ressources annuelles ; 2° Les sommes versées pour le rachat des cotisations ; 3° La moitié des libéralités autorisées sans emploi. Ce fonds n'est aliénable qu'à charge de remploi. Ses retenus peuvent être appliqués aux dépenses courantes.

ART. 15. — Les fonds de l'Association, sauf le fonds de réserve ci-dessus, sont consacrés à la distribution de secours, à l'impression du Bulletin annuel de l'Association, et aux publications qui seraient décidées par le Conseil.

ART. 16. — La dissolution de l'Association peut être prononcée par l'A6semblée générale, spécialement convoquée à cet effet. Elle ne pourra délibérer que si la moitié des Membres, plus un, sont présents. Sa délibération doit être prise à la majorité des deux tiers des Membres présents. Elle est soumise à l'approbation du Gouvernement.

ART. 17. — Dans le cas prévu par l'article précédent,


— 6 —

l'Assemblée générale, délibérant dans les conditions prévues par cet article, attribue l'actif de l'Association à un ou plusieurs établissements publics ou d'utilité publique.

Il en sera de même en cas de retrait de l'autorisation du Gouvernement, pour infraction aux Statuts. Toutefois, si le nombre des Membres prévu par l'article 16 n'est pas atteint, il sera statué, après une seconde convocation, quel que soit le nombre des Membres présents.

ART. 18. — A défaut de l'attribution de l'actif dans les formes ci-dessus et dans le délai d'un an à partir de la dissolution ou du retrait d'autorisation, il pourra y être pourvu par un décret rendu dans la forme des règlements d'administration publique.

ART. 19. — Les présents Statuts ne pourront être modifiés que sur la proposition du Conseil de Direction ou de vingtcinq Membres de l'Association, soumise au Bureau du Conseil, au moins un mois avant la séance.

L'Assemblée générale, spécialement convoquée à cet effet, ne peut modifier les Statuts qu'à la majorité des deux tiers des Membres présents.

La délibération de l'Assemblée est soumise à l'approbation du Gouvernement.

Vu à la section de l'Intérieur, le 19 novembre 1890.

Le Rapporteur, Signé: H. DE VILLENEUVE.

Vu pour être annexé au décret du 12 novembre 1890.

Le Ministre de l'Intérieur. Pour le Ministre et par délégation :

Le Conseiller d'État, Directeur de la sûreté générale,

Signé : CAZELLES.


7 —

DECISION DU CONSEIL DE DIRECTION

Du 19 mai 1890, relative au Bulletin annuel de l'Association et aux Distributions de secours.

Bulletin annuel de l'Association.

ARTICLE PREMIER. ■—■ Le Bulletin de l'Association, rédigé chaque année, dans le mois qui suivra l'Assemblée générale, par le Secrétaire général, sous la surveillance du Conseil de Direction, comprendra:

1° Le compte rendu de l'Assemblée générale ;

2° Les discours prononcés à la rentrée de la Conférence par les Secrétaires que le Conseil de l'Ordre des avocats aura désignés ;

3° La liste complète et par année des Secrétaires et anciens Secrétaires de la Conférence, en indiquant pour chacun les différentes situations qu'ils ont successivement occupées ;

Et généralement tous documents et notices se rapportant à l'histoire de la Conférence.

ART. 2. — Le Bulletin annuel sera envoyé gratuitement par le Secrétaire général à tous les Membres de l'Association.

Distribution de secours.

ART. 3. — Toute demande de secours, soit sous la forme d'un don, soit sous la forme d'un prêt, est adressée à M. le Président de l'Association, qui la soumet à la Commission instituée par l'article 4.

ART. 4. — Le Conseil de Direction fixe, chaque année, l'importance des sommes qui pourront être distribuées à titre de secours. Une Commission, composée du Président et de deux Membres nommés par le Conseil, est chargée d'instruire les demandes, de statuer et de fixer la quotité du secours attribué dans les limites déterminées par le Conseil.


ART. 5. — La décision de la Commission, lorsqu'elle est favorable, est immédiatement communiquée au Secrétaire général qui transmet, soit directement à l'ancien collègue auquel le secours est attribué, à sa veuve ou à ses enfants, soit à l'un des Membres de la Commission, le chèque au porteur délivré par le Trésorier.

CONSEIL DE DIRECTION

Séance du 19 mai 1890.

Le Conseil se réunit sous la présidence de M. LAFERRIÈRE, Président.

M. le Président entretient le Conseil de l'éventualité d'une reconnaissance d'utilité publique de l'Association. Les Membres du Conseil sont unanimes à reconnaître l'utilité des démarches à faire, et expriment à M. le Président leurs remerciements pour l'initiative qu'il a bien voulu prendre à ce sujet.

M. le Président expose qu'il est nécessaire de présenter au Conseil d'État un projet de Statuts se rapprochant dans les points essentiels du modèle de Statuts indiqué par la section de l'Intérieur aux Associations qui sollicitent la reconnaissance.

M. le Secrétaire général donne lecture du projet de Statuts dans lequel on a fait rentrer en même temps la plupart des dispositions du Règlement actuel. Après échanges d'observations, la rédaction du projet des Statuts est définitivement arrêtée et adoptée à l'unanimité.

Le Conseil décide que les articles 11, 12, 13, 14 et 15 du Règlement de l'Association ne contenant que des dispositions d'ordre intérieur, qui ne sont pas de nature à rentrer dans les nouveaux Statuts, et qui sont trop peu nombreuses pour constituer à elles seules un nouveau Règlement, seront insérées dans l'Annuaire à la suite des Statuts , sous ce titre : « Décision du Conseil de Direction, relative au Bulletin annuel de l'Association et aux Distributions de secours. » Il est décidé qu'une Assemblée générale extraordinaire des Membres de l'Association sera convoquée le lor juillet : la demande de reconnaissance, ainsi que le projet de Statuts seront soumis à son approbation.


- -9 —

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Séance du 1" juillet 1890.

Le 1er juillet 1890, l'Assemblée générale se réunit à 4 heures sous la présidence de M. LAEERRIÈRE, Président, dans la salle de la Société d'encouragement, sur convocation spéciale adressée à tous les Membres de l'Association, et indiquant l'objet de la réunion.

M. le Président expose que la première question soumise aux délibérations de l'Assemblée est de savoir si les Membres de l'Association sont d'avis de solliciter la reconnaissance d'utilité publique.

Après échange d'observations, l'Assemblée décide qu'il y a lieu de poursuivre les démarches en ce sens.

Il est procédé ensuite à l'examen de la nouvelle rédaction des Statuts, dont un exemplaire autographié avait été remis à tous les Membres de la réunion. Cette nouvelle rédaction est, après discussion, définitivement adoptée.

CONSEIL DE DIRECTION

Séance du 10 décembre 1890.

Le Conseil, réuni sous la présidence de M. LAEERRIÈRE, Président de l'Association, fixe au 29 décembre suivant la réunion de l'Assemblée générale et le banquet annuel.

Le Conseil décide que la somme de 2,500 fr. sera mise à la disposition de la Commission de secours, et nomme Membres de cette. Commission MM. CRUPPI et DUVERDT.

Le Conseil procède ensuite au renouvellement annuel des Secrétaires et Trésoriers. Ont été nommés :

Secrétaire général M. Paul NOURRISSON.

Secrétaires MM. BRENIER DE MONTMORAND.

PATISSIER-BARDOUX.

COQUE LIN.

Félix LIOUVILLE.

Trésorier M. BOURDON.

Trésorier adjoint M. POIGNARD.


— 10 —

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Séance du 29 décembre 1890.

La séance est ouverte à trois heures, en la salle de la Société d'encouragement, 44, rue de Rennes.

M. LAEERRIÈRE, Président, occupe le fauteuil de la présidence. Près de lui siègent MM. Albert DESJARDINS, FLANDIN, Tommy MARTIN, DE VALROGER, Membres du Conseil de Direction ; HERBET et DBROY, anciens Secrétaires généraux ; NOURRISSON , Secrétaire général ; BOURDON, Trésorier; POIGNARD, Trésorier adjoint.

Les feuilles tenues par MM. BRENIER DE MONTMORAND, PATISSIERBARDOUX, COQUELIN et Félix LIOUVILLE, Secrétaires, constatent en outre la présence de

MM. ALLAIN, ALPT, BÉNARD, Maurice BERNARD, BERTRAND, BLIN, BONPAIX, BOUCHEZ, BOURNAT, CAZELLES, CHALLAMEL , CHAMPETIER DE RIBES, CHAUDE, COQUELIN, LE CONTE, Eugène CRÉMIEUX, DELOJI DE MÉZERAC, Jules FABRE, Paul FAURE, FOURCADE, Lucien HENRY, JEANNENEY, JOSSEAU, LAOOIN, Charles LEGENDRE, LEREDU, Albert MARTIN, MAGNIER, MATTER, MENNESSON, DU MÉRAO, MORÈAU, Paul MOREL, ROCHER, SAUZET, SOREL, THÉVENET, VÉDIE.

M. le Président ouvre la séance en donnant connaissance du Décret qui vient de conférer à l'Association la reconnaissance d'utilité publique.

M. le Président se fait ensuite l'interprète de l'Association au sujet de la perte récente qu'elle vient de faire en la personne de M. le Bâtonnier DURIER.

La parole est donnée à M. Paul NOURRISSON, Secrétaire général, chargé par le Conseil de Direction de présenter un rapport sur l'état de l'Association.

MESSIEURS,

Il n'a fallu rien moins que la flatteuse bienveillance de votre Conseil de Direction pour m'engager à accepter le redoutable honneur de succéder à mon confrère Deroy dans les fonctions qu'il remplissait avec tant de distinction depuis quatre années. Je me suis du reste aperçu bien vite que je


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n'avais autre chose à faire que de suivre la voie qu'il avait tracée pour être certain de maintenir les traditions dont ses prédécesseurs lui avaient eux-mêmes confié le dépôt. Aussi ne m'en voudra-t-il pas si mon premier désir est de lui exprimer, avec les remerciements de tous pour le zèle et le dévouement dont il a fait preuve en remplissant son mandat, ma reconnaissance personnelle pour la façon dont il a bien voulu m'initier au fonctionnement de l'Association. Pour l'avenir, je le sais, ses conseils n'abandonneront point mon inexpérience; les collaborateurs que vous m'avez adjoints continueront à me prêter leur obligeant et précieux concours, et votre indulgence, j'en suis certain, fera le reste.

Nôtre-Association s'est accrue cette année, suivant une heureuse habitude, de douze nouveaux Membres. Les nouveaux Secrétaires nous ont apporté leur adhésion avec un empressement qui prouve, une fois de pins, que, suivant la remarque faite l'année dernière par un de nos Présidents, la faveur de faire partie de notre Association n'est pas l'un des avantages les moins enviés d'une distinction dont elle a rehaussé le prix.

En même temps, comme chaque année, la mort nous frappait. Dans les premiers jours de 1890 nous perdions Ameline de la Briselainne dont notre confrère M. Lacoin voudra bien tout à l'heure nous retracer la vie. Plus tard, nous apprenions le décès de M. Seiller que son éloignement de Paris n'avait pas détaché de nous et qui, à l'apparition de l'annuaire, ne manquait jamais d'écrire à notre Secrétaire général pour lui en accuser réception, dans les termes les plus gracieux, faisant naître ainsi une occasion d'exprimer, chaque année sous une forme aimable son affection toujours jeune pour ses camarades du Secrétariat.

Enfin, au moment où notre liste funèbre paraissait close, à la veille de notre Assemblée générale, le Palais était douloureusement surpris par la nouvelle de la mort de M. le Bâtonnier Durier, enlevé à la force de l'âge et dans la pleine maturité du talent. Ce n'est pas en quelques lignes d'un


— 12 —

court rapport que je puis retracer la carrière et la vie de notre ancien Bâtonnier ; un hommage aussi hâtif et aussi forcément incomplet serait indigne de sa mémoire. Mais en attendant qu'une voix plus autorisée que la mienne vous redise ici, ce que fut cette carrière si féconde et cette vie 6i utilement remplie, qu'illme soit permis, après notre Président, de lui rendre au nom de notre Association un légitime hommage. Comme ancien Secrétaire et comme ancien Bâtonnier, M. Durier nous appartenait doublement, et il s'intéressait vivement à notre Association dont il avait accepté la viceprésidence ; aussi notre Association tout entière a ressenti ce coup qui vient de frapper si cruellement le barreau, dont le chef adressait il y a deux jours à peine à notre ancien Bâtonnier un dernier et émouvant adieu.

La prospérité continue de nos finances est chose trop connue pour que je veuille m'y arrêter autrement que pour féliciter notre Trésorier des beaux résultats que son activité obtient dans le recouvrement, pour ainsi dire mathématique, des cotisations, et des économies que sa bonne administration nous permet, malgré les secours distribués, de réaliser à la fin de chaque exercice. Je me serais gardé gardé du reste d'empiéter sur le domaine réservé au membre du Conseil de Direction chargé de nous rendre compte de l'état de nos finances, et dont le rapport donne à l'exposé de notre situation financière un si puissant intérêt.

Je signalerai seulement à ce point de vue la décision importante prise par votre bureau, conformément au voeu du Conseil de Direction, en ce qui concerne le Bulletin. C'est là notre grosse dépense et, comme le disait si justement l'année dernière M. Devin dans son rapport sur les comptes de l'année 1889, nul ne songe à trouver mal employés les fonds qui lui sont consacrés. Il était seulement désirable de ne pas dédaigner les économies qui pouvaient être opérées à cet égard sans toutefois continuer à sacrifier la correction de l'impression et la qualité du papier dont notre précédent imprimeur avait semblé faire trop peu de cas. Nous avons


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essayé de répondre à ce désir qui nous avait paru celui de tous, et de nouveaux arrangements nous ont donné le moyen, croyons-nous, de réaliser un sensible progrès sans nous engager dans de plus fortes dépenses. Qu'il me soit permis seulement d'exprimer un voeu : Nous avons la légitime ambition de voir les lacunes qui existent encore dans notre annuaire se combler peu à peu afin d'avoir sous les yeux un tableau exact de la situation de notre Association et un exposé complet de son histoire. C'est vous dire combien nous serons reconnaissants aux Membres de l'Association de nous donner tous les renseignements qui permettront de rectifier immédiatement des inexactitudes souvent difficiles à découvrir plus tard, comme aussi de nous aider à corriger des erreurs matérielles presque impossibles à éviter dans une publication de cette étendue. Les uns et les autres nous faisons chaque jour par nous-mêmes l'histoire de notre Association, nous pouvons aussi par nous-mêmes contribuer chaque jour à en retracer fidèlement le récit.

Puisque j'ai parlé de notre histoire, je ne puis passer sous silence un événement qui en marque une phase importante, je veux parler de la reconnaissance d'utilité publique dont nous avons, depuis la dernière Assemblée générale, poursuivi l'obtention. Dès le 19 mai de cette année le Conseil de Direction, réuni sur une convocation spéciale, et représenté par le plus grand nombre de ses Membres, avait à se prononcer sur cette intéressante question. Après avoir constaté l'utilité que présenterait pour l'Association la reconnaissance légale, il votait, à la suite d'une discussion approfondie, le nouveau texte des Statuts qui devaient être soumis à l'approbation du Conseil d'État.

Le 1er juillet, une Assemblée générale extraordinaire convoquée pour cet objet approuvait la décision prise par le Conseil de Direction et adoptait la nouvelle rédaction des Statuts, nouvelle rédaction imposée par la nature même et le caractère de la personnalité civile dont l'Association devait être investie.


— 14 —.

Avant les vacances la demande était introduite et se trouvait successivement soumise à l'examen de tous les pouvoirs administratifs appelés à donner leur avis en pareille matière. Je dois ajouter que partout nous avons rencontré une égale bienveillance pour nous faciliter l'accomplissement des formalités nécessaires, et que partout aussi s'est manifesté un empressement flatteur pour notre Association. Les démarches ont récemment abouti et nous pouvons aujourd'hui vous annoncer que la notification régulière du décret de reconnaissance d'utilité publique vient de nous être faite il y a peu de jours.

En obtenant ainsi la reconnaissance d'utilité publique, souhaitée depuis longtemps par les promoteurs de notre Association, prévue et appelée en quelque sorte par le texte même de nos Statuts primitifs, nou6 avons acquis la personnalité morale qui nous donne une existence véritablement propre et nous fait naître à la vie civile, qui nous attribue la faculté, dont l'exercice nous paraît assez peu désirable, de faire valoir nos droits en justice, et celle, beaucoup plus précieuse, de recueillir les libéralités qui nous seront adressées. Nous occuperons enfin, parmi tant d'associations qui existent aujourd'hui, un rang, honorable au point de vue légal, et digne des personnalités que nous comptons parmi nous. Aussi, Messieurs, vous ne sauriez, j'en suis certain, pardonner à votre Secrétaire général, s'il oubliait qu'en cette circonstance c'est votre Président qui a lui-même pris en main notre cause avec l'expérience et l'autorité que lui donnent ses hautes fonctions. M. le Président Laferrière a bien voulu présenter notre demande, diriger nos démarches, et nous guider dans les méandres, parfois un peu compliqués, de la filière administrative : c'est à lui que nous devons l'initiative de cette heureuse entreprise et la bonne direction qui lui a permis d'aboutir à un résultat si satisfaisant; je suis donc certain d'être l'interprète de tous les Membres de l'Association en lui offrant nos plus vifs et nos plus sincères remerciements.


— 15 —

La parole est ensuite donnée à M. Léon DEVIN, Membre du Conseil de Direction, chargé de présenter un rapport sur le compte soumis au Conseil par M. le Trésorier BOURDON. Ce rapport est ainsi conçu :

MESSIEURS ET CHERS CAMARADES,

Dans notre Société modeste et paisible, qui ne connaît ni les grosses recettes ni les lourdes dépenses et où les budgets se soldent, sans efforts et sans expédients, par un excédent d'actif, les exercices financiers se suivent et se ressemblent.

Les exposés qui doivent vous en être soumis sont fort simples et celui qui a, pour la troisième fois, l'honneur de vous les présenter ne rencontre dans l'accomplissement de sa tâche qu'une difficulté, l'inévitable monotonie, à laquelle il sait que votre indulgence est d'avance acquise. Il s'y résigne donc, comme vous-mêmes, et croit que, pour en atténuer les inconvénients, le meilleur moyen est de se borner à vous faire connaître, en quelques mots et en quelques chiffres, le mouvement de la caisse, les recettes et les dépenses de l'année 1890 et l'état de notre compte à la Société générale, enfin le bilan de notre Association.

I. MOUVEMENT DE LA CAISSE.

Entrées.

Solde du précédent exercice 211 85

Remise par le Secrétaire général sortant 48 75

Somme retirée de la Société générale pour une

allocation de secours 500 »

Cotisations recouvrées directement par le Trésorier 80 »

Cotisations recouvrées par les soins de M. d'Escrivan,

d'Escrivan, 3,914 85

Cotisations arriérées (net produit) 39 »

Total 4,794 45


— 16 —

Sorties.

Location de la salle et gratifications aux personnes de service par l'assemblée du 14 mars. 45 »

Achat d'un registre à souche.. . 23 »

Frais de convocation à l'assemblée dul4mars. 97 45

Allocation de secours 500 »

Versement à la Société générale 3,813 65

Location de la salle et gratifications aux personnes de service pour l'assemblée extraordinaire du 1er juillet 45 »

Port de lettre 30 »

Frais de convocation à l'assemblée du 1er juillet. 90 95

Total 4,615 35

Solde restant en caisse : 179 fr. 10 c.

II. RECETTES ET DÉPENSES DE L'EXERCICE 1890.

Recettes.

Produit brut de 424 cotisations 4,240 »

Revenus de nos valeurs et intérêts de nos dépôts 455 43

Total 4,695 43

Dépenses.

Frais de recouvrement des cotisations 206 15

Frais divers de bureau 582 »

Frais de garde à la Société générale 7 80

Frais d'impression du Bulletin évalués ] ,600 »

Secours distribués 800 »

Total 3,195 95

Excédent actif qui vient s'ajouter à l'avoir de la

Société 1^99 48


— 17 —

III. COMPTE A LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE.

Solde créditeur à la fin du précédent exercice. 3,527 87

Augmenté des versements du Trésorier 3,813 65

Des revenus de nos valeurs et intérêts de nos

dépôts 455 43

Diminué des frais d'acquisi tion de 5 obligations

du chemin de fer de grande ceinture 2,211 80

Des retraits opérés. 800 »

Des frais de garde 8 80

Solde créditeur 4,776 35

Mais ce solde créditeur va se trouver réduit par: 1° Les frais d'impression du Bulletin dont la note n'est pas encore parvenue au Trésorier et doivent être évalués à 1,600 »

2° Les dépenses de distribution dudit Bulletin.

et les frais de convocation à l'assemblée.. 279 30

Total 1,879 30

Notre solde créditeur à la Société générale sera donc, en définitive, de 2,897 05

iv. — BILAN.

Actif.

Une quittance à recouvrer 10 »

Solde en caisse. 179 10

Solde créditeur à la Société générale 2,897 05

Douze obligations du chemin de fer des Ardennesau

Ardennesau de 437'fr. 50c. (8déc. 1890). 5,250 »

Vingt obligations du chemin de fer de grande 5,250 »

ceinture, au cours de 445 fr. (8 déc. 1890). 8,900 »

Total . 17,236 '■»

Passif. — Néant.

. Les chiffres qui viennent de vous être donnés se suffisent à eux-mêmes et c'est à peine si quelques indications complémentaires doivent y être ajoutées.

CONFÉR. DES AVOCATS. 2


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Le recouvrement des cotisations s'opère avec la régularité la plus satisfaisante. A l'expiration du précédent exercice, il ne restait plus à recevoir que 6 quittances arriérées. Trois d'entre elles ont été touchées. Quant aux trois autres, comme les avertissements successifs et renouvelés du Trésorier et du secrétaire général sont demeurés inutiles, le Conseil de Direction, par application de l'art. 4 du règlement, les a annulées et considère les Membres de la Société qui en étaient débiteurs comme démissionnaires.

Dans la présente année, le nombre des Membres de l'Association s'est élevé à 429. Quatre d'entre eux étaient libérés de leur cotisation par un versement de 200 fr. ou par un paiement anticipé de la cotisation de 1890. Il restait donc à recevoir le montant de 425 quittances, 421 ont été recouvrées, 4 seulement restent en souffrance. L'une d'elles sera certainement touchée ; une autre doit être annulée pour cause de décès. Les deux dernières sont annulées comme il a été dit plus haut, parla démission d'office des débiteurs.

Nous n'avons donc prévu au bilan que le recouvrement d'une seule quittance.

La somme employée en secours est, comme les années précédentes, peu considérable par le motif, dont il faut se réjouir, que les besoins auxquels nous avons à satisfaire continuent à être modiques. Mais, comme nous tenons à être en état de faire honneur à ce devoir d'assistance'qui est un des buts de notre Association, le Conseil, dans la prévision de demandes qui seraient plus nombreuses, a décidé de mettre comme d'habitude à la disposition de la Commission de secours une somme de 2,500 fr.

La plus grosse dépense de notre budget reste la publication du Bulletin. Cette année, à la suite du changement de l'imprimeur, les frais se sont un peu élevés, mais cette augmentation, d'ailleurs légère, est toute temporaire; ils seront amoindris l'année prochaine et dès à présent, l'exécution typographique du volume est améliorée. La sollicitude du Conseil, et en particulier celle du Secrétaire général et du


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Trésorier, s'attache avec raison à tout ce qui concerne le Bulletin; ils s'efforcent de perfectionner constamment, en le rendant plus commode, plus facile à consulter et moins encombrant à la fois, ce précieux recueil qui contient un répertoire de renseignements utiles, le trésor de nos traditions, les harangues magistrales de nos Bâtonniers, les discours de nos jeunes orateurs qui remportent à la conférence du stage les premiers et non les moins doux succès de leur carrière, enfin ces notices toujours plus nombreuses, hélas ! toutes intéressantes, la plupart d'un art exquis et achevé, qui apportent une mélancolique consolation à nos deuils multiples, et où revivent, évoquées par le talent et la piété de leurs biographes, les figures de nos chers confrères disparus.

En conséquence, le Conseil de Direction a décidé :

1° De mettre à la disposition de la Commission de secours pour l'année 1891 une somme de 2,500 fr. ;

2° D'employer 1,300 fr. environ en acquisition d'obligations de chemins de fer.

Au nom du Conseil de Direction j'ai l'honneur de soumettre à votre délibération les propositions suivantes :

1° Arrêter et approuver les comptes de l'exercice 1890 ;

2° Voter des remerciements à M. le Secrétaire général et à M. le Trésorier.

M. le Président donne successivement la parole aux auteurs des notices consacrées aux Membres décèdes de l'Association.

On trouvera, après la séance de rentrée de la Conférence, ces discours que l'Assemblée accueille par des applaudissements multipliés.

Le scrutin est ouvert pour l'élection d'un Vice-Président, en remplacement de M. FALCONNET, et de quatre Membres du Conseil de Direction, en remplacement de MM. DELABORIE, FELDMANN, JOSSEAU, Tommy MARTIN.

Les Membres sortants ne sont pas rééligibles.

M. BALLOT-.BEAUPRÉ est élu Vice-Président, et MM. LACOIN, BRÈSILLION, DELACOURTIE et MILLIARD sont élus Membres du Conseil de Direction.

La séance est levée à cinq heures.


■ — 20 — BANQUET

Le même jour, à sept heures du soir, a eu lieu, dans les salons du restaurant Marguery, sous la présidence de M. LAEERRIÈRE, Président, le banquet annuel de l'Association, qui a présenté l'entrain et l'animation accoutumés.

Au dessert, M. LAPERRIÈRE, Président de l'Association, a porté le toast suivant :

MESSIEURS ET CHERS CAMARADES,

J'ai besoin de faire un effort, devant la place devenue vide d'un de nos Vice-Présidents, M. Emile Durier, pour ne mêler aucune pensée attristante aux sentiments de bonne et souriante confraternité que doit seule inspirer une réunion telle que la nôtre.

Les destins ont des rigueurs que nous ressentons amèrement, mais ils nous offrent aussi des promesses, des espérances, et c'est à celles-là seulement que je veux penser ici, en portant un toast aux jeunes.

Je bois à cette élite du stage, qui nous ramène chaque hiver comme un renouveau de printemps, et qui nous prépare dans l'avenir non l'oubli, mais la réparation des pertes que le présent nous inflige.

C'est grâce à ce vigoureux et frais renfort que chaque génération de secrétaires apporte à ses aînées, que nous voyons depuis douze ans notre Association croître sans cesse en nombre et en importance.

Nous avions déjà conscience de sa vitalité et du bien qu'elle peut faire ; nous venons d'en obtenir la confirmation officielle par l'acte qui nous distingue des associations ordinaires, nous crée de nouveaux droits, et nous confère la personnalité civile, — sans que nous ayons, bien entendu, à sacrifier en échange aucune parcelle de notre indépendance.

Eh bien, mes jeunes camarades, si vous jetez les yeux sur nos annuaires — ou simplement autour de cette table —


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vous y voyez que le Barreau n'est pas seulement la plus belle des carrières libérales, mais qu'il est aussi une préparation toute naturelle aux formes les plus diverses d'une activité intelligente.

Oui, pour bien juger, pour bien administrer, pour bien légiférer •— et je dirai presque pour bien gouverner, ■— il n'est pas inutile d'avoir un peu plaidé. C'est là, c'est à la barre que l'on apprend le mieux à respecter la libre discussion, à profiter de la contradiction, au lieu de s'en irriter ou d'en avoir peur, à développer en soi ce sens critique qui finit par nous donner, pour nos propres erreurs, presque autant de clairvoyance que pour celles d'autrui.

J'estime qu'on n'est jamais mieux armé, dans la vie, contre les mauvaises raisons des autres, les faux jugements, les paradoxes, que lorsqu'on a été quelquefois exposé à en commettre un peu soi-même.

Permettez-moi d'ajouter... Mais non, je n'ajouterai rien, parce que je m'aperçois d'une chose : c'est qu'à cette place, où tant d'éminents Bâtonniers ont parlé avant moi, il se dégage comme une inspiration, —j'allais dire une suggestion! — de faire un discours de bâtonnat.

Je n'en aurais nul droit, puisqu'il faut parler net.

Et mieux vaut que je finisse par où j'aurais peut-être mieux fait de commencer : en buvant au Barreau et à la Conférence.

M. Manuel FOURCADE , premier Secrétaire de la Conférence des avocats pour 1890-1891, a ensuite pris la parole en ces termes :

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, MESSIEURS,

L'honneur est grand de se faire entendre après la voix éloquente et respectée que vous venez d'applaudir. J'en sens tout le prix; j'en sens aussi tout le poids.


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Non que je songe aux contrastes qui s'offrent d'eux-mêmes à vos esprits ; il s'y fallait résigner d'avance.

Mais que répondre, Monsieur le Président, aux paroles que vous venez de prononcer pour les jeunes au nom desquels je me lève? Notre émotion a été vive d'un tel accueil, et, je le sens bien, quoi que je vous puisse dire, je ne vous aurai pas remercié.

Faut-il confesser que nous venions à vous sans trop d'effroi, à vous en qui nous saluons des maîtres? C'est qu'il nous semblait que quelqu'un se chargerait de nous introduire, quelqu'un qui est sûr d'être écouté, un vieil et sans doute bien cher ami, votre passé, Messieurs, dont nous sommes la très infidèle mais vivante évocation! Je n'imagine pas que nous puissions paraître devant vous, sans qu'au fond de votre mémoire ressuscite soudain — idéalisé comme tout ce qui n'est plus — ce temps aimable dans son inquiétude, où vous ne connaissiez pas la sécurité des gloires conquises, mais où, sous les doutes, sous les découragements inséparables des premiers efforts, vous sentiez frémir, impatients, les secrets et invincibles espoirs des victoires futures.

Exe meminisse juvat! et c'est nous, Messieurs, que votre bienveillance fait bénéficier de l'attrait de ces souvenirs.

Si nous éveillons en vous l'image du passé, vous n'avez qu'une préoccupation : nous donner dans ce que vous êtes l'illusion de notre avenir.

L'avenir ! Nous en avons pour tous gages les premiers sourires du succès, —• charmants sans doute comme tous les premiers sourires, comme eux aussi plus ou moins énigmatiques et mystérieux. Il ne tient pas du moins à vous que nous ne les prenions pour des promesses; une sollicitude dont on ne dira jamais bien toutes les ressources retrempe incessamment nos jeunes énergies, et si vous avez obtenu des honneurs, si vous avez remporté des triomphes, vous nesemblez vous les rappeler que pour nous en faire une espérance.

Nous contractons ainsi envers vous de grands devoirs. Ce n'est pas assez pour nous d'accompagner vos succès quoti-


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diens de notre admiration passionnée, mais trop longtemps muette, dont il nous est enfin donné ce soir de vous apporter la respectueuse expression. J'en suis sûr, vous voudriez moins des admirateurs que des continuateurs.

Les voici, Messieurs, sinon pour le succès qu'il serait téméraire de présumer, du moins pour l'effort dont nos volontés ont le droit de répondre.

La tâche est rude : Dieu aidant, elle sera remplie, et, pour une grande part, l'honneur vous en" reviendra.

Heureux sommes-nous, ouvriers de demain, qui avons reçu de nos maîtres, non seulement les enseignements de la parole, mais les exemples de là vie, et qui, pour savoir ce qu'il faut faire, n'aurons qu'à nous rappeler ce qu'ont fait nos anciens !

A ces anciens, Messieurs, à nos maîtres, je lève mon verre au nom des jeunes.

Après ce discours, M. BARBOUX a prononcé l'allocution suivante:

Je ne sais, Messieurs, si je me trompe ; mais il me semble que certaines dettes ne sont pas complètement payées par des applaudissements. Au moins faut-il en marquer par quelques paroles le sens et la portée.

Nous venons d'entendre le toast dans lequel notre Président a rendu avec tant d'esprit et de justesse les sentiments de confraternité persévérante et d'amitié solide qui font à la fois la force de notre Association et le charme de nos réunions annuelles. Mais j'ose affirmer en votre nom qu'au témoignage du plaisir que nous causait sa parole, nous avons voulu mêler le plaisir d'un sentiment plus direct, celui de la reconnaissance pour la personnalité civile dont il nous a dotés; sans doute, cette transformation légale de notre Association n'en changera pas les allures ; sans doute nous n'avons que de très lointaines espérances d'accroître d'une façon sensible le total des biens de mainmorte, et, sans doute aussi, nous n'avons pas grand mérite à promettre de ne pas murmurer


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contre les taxes qui leur ont été imposées. Cette reconnaissance n'en est pas moins pour nous un avantage précieux ; d'abord, elle nous assure ce dont aucune oeuvre humaine ne. peut se passer et. ce qui manque pourtant le plus aux oeuvres humaines, le temps et la durée. L'expérience, d'ailleurs, prouve qu'il suffit presque d'être capable de recevoir des dons et des legs pour en recueillir, comme si l'homme, meilleur après tout qu'il ne le dit souvent lui-même, n'attendait pour faire le bien que la certitude d'en avoir le droit.

Enfin, toutes les associations 'fondées comme la nôtre sur le souvenir d'études et de travaux communs, ont sollicité et obtenu la personnalité civile. Nous voici maintenant élevés à leur niveau, et ce n'est pas pour nous chose indifférente que d'avoir pris rang parmi ces sociétés sans nombre qui s'efforcent d'aider l'État à remplir sa plus délicate mission et peuvent comme nous s'enorgueillir de faire parfois un peu de bien sans jamais faire de mal.

Nous devons ces avantages à notre cher Président — et je vous propose de boire, comment dirais-je, d'une soif unanime, à sa santé, comme s'il en avait besoin.

Voici les noms des convives :

MM. ALLAIN , BARBOUX , BÉNARD , Maurice BERNARD , BILHAUD-DUROUYET, BOUCHEZ, BOURDON, BOURDILLON, CALARY,

CALARY, DE SANTERRE , COQUELIN, CRESSON, DELACOURTIE,

DELACOURTIE, DESJARDINS, Florimond DESJARDINS, Léon DEVIN, Georges DEVIN, Eugène DUVAL , DUVERDY, Jules FABRE, Paul FAURE, FALATEUF, FOURCADE, André FRÉMARD, FLANDIN, GARSONNET, GUILLOT, GRIOLET, HERBET, JEANNENEY, JUMIN, LACOIN, LAFERRIÈRE, DE LAS CASES, LEBON, LEGENDRE , LEDRU , LYON-CAEN, MANAU, MANUEL, Albert MARTIN, Tommy MARTIN, MATTER, DU MÉRAC, MILLERAND, NOURRISSON, PATISSIER-BARDOUX, POINCARÉ, POUGNET , RiBOT , ROCHER, ROUSSELLIER, ROUSSET, SAUZET, SIMONIN, TANON, TOURNADE, DE VALRO&ER, VÉDIE.


ANNEE JUDICIAIRE 1889-1890

BULLETIN

DES

TRAVAUX DE LA CONFÉRENCE 1

2 décembre 1889. — L'article 327 du Code civil est-il applicable à la reconnaissance forcée, c'est-à-dire au cas où la filiation d'un enfant naturel que l'un des époux avait eu avant son mariage, d'un autre que son époux, est déclarée par un jugement sur une action intentée par cet enfant contre son auteur, pendant le mariage?

BAPPORTEUE : Me Viviani.

PLAIDANTS : MMes d'Aygurande et Hitier pour l'affirmative ; MMes Henri Cuënot et James Nattan pour la négative. — Ministère public : Me Viviani.

9 décembre 1889. — Les Compagnies de chemins de fer peuvent-elles, dans le silence de leur acte de concession, se livrer à un commerce ou une industrie qui ne commandent pas la construction ni l'exploitation de leurs lignes?

RAPPORTEUR : Me Jeanneney.

PLAIDANTS : MMes Paul Matter et Georges Lepelletier pour l'affirmative ; Me Georges Cresson pour la négative. — Ministère public Me Jeanneney.

16 décembre 1889. — Les membres des ordres religieux mendiants non autorisés commettent-ils le délit de mendicité prévu par

l. Nous indiquons par des italiques l'opinion qui a triomphé.

Ce bulletin est dû à l'obligeante collaboration de M. Patissier-Bardoux.


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les articles 274 et 275 du Code pénal, lorsque, obéissant aux statuts de leur ordre, ils font des quêtes dans un intérêt personnel ?

RAPPORTEUR : Me Lescouvé.

PLAIDANTS : MM0S Maurice Long et Tarbouriech pour Y affirmative; MMes Capelle et Jarriaud pour la négative. — Ministère public : Mc Lescouvé.

6 janvier 1890. — L'autorité judiciaire est-elle compétente pour statuer sur une action en dommages-intérêts intentée par un particulier contre un préfet qui a fait saisir sa correspondance à la poste, cette saisie ayant eu lieu administrativement et sur l'ordre du ministre de l'intérieur?

RAPPORTEUR : M0 Henry Védie.

PLAIDANTS : MMM Duval-Arnould et Lévy-Alvarès pour Y affirmative; MMes Robert Godefroy et G. Baillot pour la négative. —Ministère public : Me Henry Védie.

13 janvier 1890. — La réimpression et la réédition d'un ouvrage déféré aux assises et acquitté peuvent-elles, aux termes de la loi du 29 juillet 1881, constituer un fait de publication nouvelle en donnant lieu à un nouvel examen de l'ouvrage et à de nouvelles poursuites?

RAPPORTEUR : M° Paul Morel.

PLAIDANTS: MM0S H. du Mérac et E. Magnan paru Y affirmative; MMes E. Lauret et E. Philippe pour la négative. — Ministère public : M° Paul Morel.

20 janvier 1890. — Les lois qui ont successivement étendu la durée de la propriété littéraire, en faveur des auteurs et de leurs représentants, ont-elles modifié les droits que le décret du 1er germinal an XIII conférait aux propriétaires d'ouvrages posthumes ?

RAPPORTEUR : Me Henry Geoffroy.

PLAIDANTS : MMCS Colmet de Santerre et Foucault pour Y affirmative; MMM Pensa et Duroyaume pour la négative. — Ministère public : Me Henry Geoffroy.

27 janvier 1890. — Le vendeur d'effets mobiliers, lorsque l'acheteur tombe en faillite avant la livraison, a-t-il droit' de demander des dommages-intérêts à raison de l'inexécution de la vente?

RAPPORTEUR : MG Henry Védie.

PLAIDANTS : MMCS J. H. de Molènes et Simon Auteroche pour l'affirmative ; MMCS Henri Sambus et R. Ducbêne pour la négative. — Ministère public : M° Henry Védie.


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3 février 1890. — Lorsqu'un patron assure ses ouvriers et paye les primes avec une retenue opérée sur leurs salaires, les ouvriers deviennent-ils créanciers de la Compagnie d'assurances? Peuvent-ils, en conséquence, la poursuivre directement, sans avoir recours à l'article 1166 du Code civil?

RAPPORTEUR : M° Souchon.

PLAIDANTS : MMesBabled et d'Aygurande pour Y affirmative ; MMCS Bazille et Caillot pour la négative. — Ministère public : M° Souchon.

10 février 1890. — En cas de décès de la femme, s'il s'élève un conflit entre l'époux survivant et les héritiers de la défunte, sur la nature des funérailles, la volonté du conjoint doit-elle l'emporter sur celle des héritiers ?

RAPPORTEUR : Me Léon Dunoyer.

PLAIDANTS : MMes Pourcade et Perret-Maisonneuve pour Y affirmative; MMCS Bonpaix et René Nouel pour la négative. — Ministère public: M" Léon Dunoyer.

24 février 1890. — Les tribunaux peuvent-ils, au refus du mari, autoriser une femme à contracter un engagement théâtral?

RAPPORTEUR : Me Cbarton-Demeur.

PLAIDANTS : MMes Maurice Capelle et J. Ruau pour l'affirmative ; MMes Delboy et de Traz pour la négative. — Ministère public : Me Charton-Demeur.

3 mars 1890. — L'article 76 du Code de commerce, qui attribue aux agents de change le monopole de la négociation des effets publics et autres susceptibles d'être cotés, doit-il s'entendre, quant à ces derniers, des seulseffets déjà cotés?

RAPPORTEUR : Me L. Delzons.

PLAIDANTS: MMes James Nattan et Destieker pour l'affirmative ; MMes Cuënot et Gustave Coste pour la négative. — Ministère public : Me L. Delzons.

10 mars 1890. — Le nom patronymique constitue-t-il une propriété, conférant, indépendamment du préjudice, le droit à celui qui le porte d'en interdire l'usage à autrui ?

RAPPORTEUR : Mc Mettetal.

PLAIDANTS : MMes Dauvillier et Lepelletier pour Y affirmative; Me Jouet pour la négative. — Ministère public : Me Mettetal.

17 mars 1890. — Un médecin qui, sans l'assentiment préalable de son client, fait sur lui l'essai d'un traitement ou d'une opération jusqu'alors inconnus, est-il civilement responsable du dommage qui


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a pu en résulter, alors même qu'au cours de l'expérience aucune négligence ou imprudence n'a été relevée contre lui?

RAPPORTEUR : M° Loiseau.

PLAIDANTS : MMCS Ernest Lauret et René Saziepour Y affirmative; MMes Pensa et Duroyaume pour la négative. — Ministère public : Me Loiseau.

24 mars 1890. — L'article 414 du Code pénal, qui prévoit le délit d'atteinte à la liberté du travail, a-t-il été abrogé en matière de presse, par la loi du 29 juillet 1881, au point de vue de la compétence?

RAPPORTEUR : Me Viviani.

PLAIDANTS : MM0S Huard et Simonin pour l'affirmative ; MMes Drucker et Levy-Alvarès pour la négative. — Ministère public : M" Viviani.

21 avril 1890. — La publicité mensongère faite au nom d'une Société par actions, par voie d'affiches, circulaires, prospectus ou brochures, en vue d'obtenir des souscriptions ou versements, constitue-t-elle le délit d'escroquerie?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS : MMes J. H. de Molènes et L. de Verteuil y our Y affirmative; MMes Maurice Delamarre et Mathiot pour la négative. — Ministère publie : Me Rubat du Mérac.

28 avril 1890. — Les articles du Code pénal qui punissent i'homicide et les coups et blessures volontaires sont-ils applicables aux auteurs d'un duel?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS : MMK Adnet et Jarriand pour l'affirmative ; MMes Dalleret et Pensa pour la négative. — Ministère public : M" Bonpaix.

5 mai 1890. — L'époux divorcé doit-il des aliments aux père et mère de son ancien conjoint, en vertu de l'article 206 du Code civil, tant qu'il existe des enfants nés du mariage ?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS : MMCS Tarbouriech et L. Duval-Arnould pour l'affirmative: MMB Maurice Long et Dësticker pour la négative. — Ministère public : Me G. Baillot.

12 mai 1890. — Un artiste ' peut-il, en dehors de toute intention diffamatoire, reproduire les traits d'une personne sans son autorisation, dans un tableau ou dans un dessin?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS: MM0S Gaston Mercier et Faure pour l'affirmative MMCS Jauffret et Auteroche pour la négative. — Ministère public : M° Frémard.


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19 mai 1890. — La Faculté de médecine a-t-elle le droit de faire des expériences anatomiques sur un supplicié, malgré les dernières volontés de ce supplicié?-

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS : MMes Sambuc et Fourcade pour l'affirmative ; Me Jouet pour la négative. — Ministère public : Me Nouel.

2 juin 1890. — Le mariage contracté par un interdit, dans un intervalle lucide, est-il valable ?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS : MMes Aymé-Martin et Frédéric Allain pour l'affirmative ; MMes César Caire et Capitant pour la négative. — Ministère publie : M6 Couzy.

9 juin 1890. — L'obligation contractée envers un agent matrimonial pour jouir de son intermédiaire dans la conclusion d'un mariage est-elle nulle?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS : MMCS E. Gaud et Paul Bénard pour l'affirmative : MMes H. Ricaud et Simonin pour la négative. — Ministère publie : Me Etienne Bricon.

16 juin 1890. — L'injure ou la diffamation contre un mort, qui, d'ailleurs, vise ses héritiers vivants, constitue-t-elle en soi un délit dont ces héritiers, indépendamment de leur action personnelle, puissent poursuivre la répression devant les tribunaux correctionnels?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS : MMes R. Duchêne et H. Babled pour l'affirmative ; MMes Dauvillier et de Verteuil pour la négative. — Ministère public : Mc Robert Faure.

23 juin 1890. — Lorsque deux collaborateurs sont en désaccord sur le choix du théâtre où leur pièce doit être représentée, peuventils soumettre aux tribunaux la. question qui les divise ?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS: MM^ Capitant et Huard pour l'affirmative; MMCS Jauffret et Drucker pour la négative. — Ministère public : Me Mathiot.

30 juin 1890. —- La faculté de demander le divorce fait-elle partie des droits proprement dénommés droits civils, et dont la jouissance, par application de l'article 11 du Code civil, est en principe réservée aux nationaux seuls?

RAPPORTEUR :

PLAIDANTS: M0 Colmet de Santerre pour l'affirmative ; MMM Hitier et E. Magnan pour la négative. — Ministère publie : Me P. Matter.


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A la fin des exercices de la Conférence des avocats, M. le Bâtonnier CRESSON a prononcé le discours suivant :

MES CHERS CONFRÈRES,

Les Conférences de l'année judiciaire 1889-1890 sont terminées. J'en prononce la clôture.

Au moment de la séparation, quelques courtes observations s'imposent au devoir du Bâtonnier. Elles sont inspirées par le sentiment affectueux dû à la jeunesse et par l'intérêt du succès de son avenir ; elles affirment d'ailleurs la satisfaction que me donnent vos travaux.

Comment ne pas féliciter d'abord les Secrétaires de la Conférence ?

Le choix des questions, souvent délicat, des rapports étudiés, bien écrits ; des conclusions toujours soigneusement méditées, assez souvent remarquables, plusieurs fois éloquentes ; l'attention la plus soutenue donnée aux discours des orateurs ; les services sans nombre acceptés et rendus avec une parfaite exactitude à l'assistance judiciaire civile, criminelle et correctionnelle; tout a été pour les Secrétaires, dans le cours de cette année, une occasion de justifier leurs droits à la distinction dont l'Ordre les a honorés.

A des qualités, dont les formes très diverses individualisent et caractérisent le talent, ils ont ajouté des recherches laborieuses, utiles, ingénieuses ou savantes ; les applaudissements de la Conférence les ont récompensés ; ils ne les oublieront jamais. A Viviani, à Jeanneney, à Lescouvé, à Loiseau, à tous, demandez le prix qu'ils y attachaient ! Aux justes applaudissements, j'ajoute l'approbation sans réserve du Bâtonnier.

D'autre part, mes compliments et mes encouragements ne peuvent se taire sur le plus grand nombre des orateurs entendus par la Conférence. Plusieurs se sont désignés comme les successeurs des Secrétaires en exercice ; leurs notes, avec leurs noms, seront recommandés au Conseil de l'Ordre, qui


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les jugera. Dans la délibération, le Bâtonnier dira que les éligibles sont nombreux et qu'il n'est pas sans difficulté de se limiter dans l'indication des candidats.

En effet, si certains ont un talent naturel, les grâces du bien dire, une dialectique déjà puissante, avec une forme pure et de l'élégance, une instruction juridique conquise par le travail assidu ; s'ils sont des avocats d'avenir ; d'autres qui ne doivent pas se décourager, sans avoir les mêmes facilités, par des études scientifiques et doctrinales, sont, dès le stage, de sérieux jurisconsultes ; ils peuvent devenir des orateurs. A côté des uns et des autres, des praticiens ont prouvé l'expérience acquise dans la procédure et à la barre.

Quelques-uns luttent contre la timidité; qu'ils en triomphent en regardant ailleurs que dans leur émotion; que plusieurs se défient aussi d'une trop grande facilité. Le Bâtonnier constate avec plaisir qu'ils sont en petit nombre, ceux qui imposent à leur mémoire des tâches fastidieuses et un exercice pénible. Chacun devine que la Conférence veut entendre des plaidoiries ; qu'elle n'a pas de complaisance pour les récitations. Elle en aurait moins encore pour les discussions dans lesquelles détonneraient des expressions prétentieuses, bizarres, communes, qui choquent l'oreille et qui inquiètent le goût.

Le Palais de la Conférence, à l'exemple de l'Académie, aime l'esprit en bon français.

Un dernier mot : les Conférences ont été suivies avec exactitude. Le Bâtonnier souhaite que, pour les années prochaines, cette exactitude soit plus grande encore. Donner une signature, entrer, sortir, ce ne serait pas remplir le devoir du stage. Les spectacles des audiences criminelles et correctionnelles ne peuvent remplacer l'école mutuelle, où chaque orateur peut et doit trouver la réputation digne d'envie, celle qu'accorde la justice des égaux, les confrères.

Au revoir, mes chers amis. Préparez par le repos les succès de nouveaux travaux.


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Par arrêté du 8 juillet 1890, le Conseil a désigné MM. VIVIANI et JEANNENEY pour prononcer les discours de rentrée qui auront pour sujet YÉloge de Lacan et VEloquence judiciaire dans les temps modernes.

Il a partagé le prix Paillet entre MM. LESCOUVÉ et LOISEAU, et décerné le prix Laval à M. FOURCADE.

Il a nommé Secrétaires de la Conférence des avocats pour l'année judiciaire 1890-1891, MM. FOURCADE, RICAUD, DESTICKER, RUBAT DU MÉRAC, BÉNARD, SISIONIN, DUVAL-ARNOULD , MATTER, ALLAIN, BONPAIX, FRBMARD, MATHIOT.


ANNEE JUDICIAIRE 1890-1891

RENTREE DE LA CONFERENCE

Le 15 novembre 1890, la Conférence des Avocats s'est réunie dans la salle des criées, sous la présidence de M. le Bâtonnier CRESSON , assisté des Membres du Conseil de l'Ordre.

M. le Bâtonnier a remis à MM. LESCOUVÉ et LOISEAU les diplômes et les médailles du prix Paillet, et à M. FOURCADE le diplôme et la médaille du prix Laval, en leur adressant quelques paroles d'éloge et d'encouragement.

Puis il s'est exprimé en ces termes :

MES BIEN CHERS CONFRÈRES,

En" procédant, dans cette enceinte, au milieu de la famille du Barreau et chez elle, à l'ouverture des Conférences de l'année 1890-1891, au moment où je remercie mes confrères de m'avoir, pour la seconde fois, confié l'honneur de parler en leur nom, je me reprocherais de retarder l'élan du sentiment général si je n'affirmais d'abord la reconnaissance que l'Ordre des Avocats doit aux assemblées élues de la Ville de Paris et du département, aux grandes administrations du Gouvernement, aux notabilités qui les dirigent.

COXFJÎU. DES AVOCATS. 3


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Leurs délibérations, déjà anciennes, avaient préparé des décisions récentes ; ensemble, elles ont favorisé l'exécution d'une oeuvre attendue, nécessaire, la reconstitution des salles d'étude de notre Bibliothèque.

Chacun le sait ici et ailleurs. Une première fois, l'antique fondation de M. de Riparfonds 1 avait été détruite. La main brutale et insouciante de la confiscation avait saisi ses trésors, partagé ses collections et dispersé ses débris.

Restaurée en 1806, par une noble inspiration de Nicolas Ferry 2, le vénérable avocat inscrit au tableau du Parlement de 1755, elle a été de nouveau profondément atteinte il y a vingt ans.

Le 26 mai 1871, au milieu des incendies allumés par la guerre civile, une explosion ébranlait le Palais de Justice livré aux flammes. Poussant et éclairant de ses lueurs une épaisse colonne de fumée asphyxiante, le feu du pétrole dévorait la Bibliothèque des Avocats. Celle-ci périt à la même heure que la Bibliothèque du Louvre.

Des milliers de volumes, des ouvrages rares, précieux, recommandés par leur origine, des manuscrits, des souvenirs chers à notre histoire ont été anéantis. Le peu qui fut sauvé nous a été conservé par la marche irrésistible de l'armée, par l'activité résolue des pompiers de la ville

1. Les premières délibérations relatives à la Bibliothèque remontent au 24 novembre 1604. Estienne Gabrïaud de Riparfonds, avocat consultant, est mort en 1704. Le samedi 5 mars 1708, une inauguration de la Bibliothèque fut précédée d'une messe solennelle du Saint-Esprit, célébrée par le cardinal de Noailles.

2. François-Alexis-Nicolas Ferry, avocat inscrit au Barreau du Parlement de Iiouen, le 21 mars 1755, et au Barreau du Parlement de Paris, le 8 mai 1770. Son testament est daté de 1S06.


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de Chartres, par le zèle de Boucher, un vieil et fidèle employé, ami de ses livres; par le dévouement de ce Bâtonnier, plus occupé de ses devoirs que de sa sécurité, de ce Bâtonnier dont, en toutes circonstances, nous avons l'émotion si douce de célébrer, devant lui et malgré lui, la modestie, le courage et la vertu.

Depuis l'époque que ne peuvent oublier les amis de la France, et moins encore ceux qui ont été mêlés à ses pires douleurs, le Barreau a réparé des pertes; ses membres, des amis, plusieurs bienfaiteursi ont reconstitué l'ensemble des instruments de notre labeur quotidien. Même 38,000 volumes ont pris la place des 25,613 volumes de 1870. Sous ce rapport, donc, les regrets de l'Ordre étaient adoucis. Cependant, une souffrance continue provoquait les plaintes les plus légitimes et les plus répétées.

Non seulement nos assemblées générales ne pouvaient se réunir dans la Bibliothèque, campée à l'étroit plutôt qu'organisée, mais encore le travail assidu était gêné; souvent difficile, il devenait parfois impossible; la place manquait.

Les réclamations contre cet état de choses, les délibérations annuelles des conseils de l'Ordre, les démarches de leurs délégués, les adjurations des Bâtonniers étaient écoutées par les autorités compétentes. La sympathie ne se refusait pas; elle s'affirmait. Le Barreau recevait des promesses. Même des plans de l'ensemble et des détails . avaient été préparés, discutés, approuvés par le Conseil

1. M. Marjolain, ancien magistrat du Tribunal de la Seine, la Chambre des Notaires, M. de Talhouët, beaucoup d'autres.


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général'; ils avaient été signés définitivement par M. le Premier Président Gilardin qui, avant d'écrire son adhésion, avait désiré l'avis et le consentement des représentants de vos anciens.

En attendant la réalisation si désirable d'un savant projet, cette année enfin, grâce à l'intervention de la commission du Conseil général de la Seine 2, dont le Président, M. Viguier, a pris la peine de diriger les vérifications; avec l'assentiment réfléchi de M. le Préfet de police, si légitimement préoccupé des exigences d'impor-. tants services qui, malgré tant d'efforts successifs, ne sont pas encore complètement centralisés ; après l'étude et la proposition de M. Alphand, l'illustre directeur des travaux de Paris; sous l'impulsion de M. Dommet, architecte du Palais, une installation a été déterminée. La Bibliothèque existe.

Aujourd'hui, les tristesses d'une trop longue attente se taisent; chacun est heureux de n'avoir plus à chercher, à partager, après l'avoir épiée, une place peu commode, rétrécie, encombrée ; les magistrats et les personnes autorisées dans la forme précisée par les règlements 3 recevront enfin ici un accueil digne d'eux et de nous.

1. M. Ferdinand Duval, préfet de la Seine, M. Albert Liouville, vice-président du Conseil municipal, en avaient provoqué l'étude. M. Engelhard était rapporteur.

2. Cette commission était composée de MM. Viguier, président du Conseil général, Bompard, Deville, Ferdinand Duval, Lerolle, Saint-Martin et Pétrot, conseillers généraux.

3. La Bibliothèque de l'Ordre des Avocats à la Cour de Paris n'est pas publique. Y sont seuls admis :

Les magistrats de la Cojr, ceux du Tribunal de première instance et les personnes munies d'une autorisation spéciale délivrée soit par M. le Bâtonnier, soit par M. le Conservateur. (Art. i°r, règlement de la Bibliothèque.)


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Publiquement donc, de nouveau, rendons grâce à l'autorité qui comprend la nécessité de la protection du travail, qui s'est imposé le devoir d'aider nos justes revendications. Oui, elles méritent un encouragement, ces études silencieuses qui ne préparent pas seulement l'oeuvre de la Justice. Les travailleurs de la pensée ne peuvent être plus oubliés que les autres. Ne doivent-ils pas rester partout au premier rang, qu'ils soient ou les guides de la science et de la civilisation, ou les défenseurs des lois, du droit et de l'humanité ?

Dans notre milieu, devant les images des ancêtres et de nos gloires, avec plus d'ardeur que jamais, à l'oeuvre, jeunes confrères ; en avant ! Ne comptons pas les heures de notre peine. Que d'autres chôment ! Prouvons chaque jours à plusieurs :

Que celui qu'ils croyaient oisif et paresseux A l'intérêt commun contribuait plus qu'eux.

Reprenons ensemble les recherches du jurisconsulte, les exercices de la raison et de l'esprit, ceux de la parole. Si, le plus communément, l'éloquence vient du coeur, l'art de bien dire n'est souvent qu'une conquête de la volonté. Démosthènes apprit à dominer les vociférations de la place publique ; Jules Favre, durant trente années, écrivit sa phrase musicale pour imposer à ses discours la forme d'Isocrate, celle du plus pur des orateurs.

Comme dans le passé, la charité compte sur le Barreau. Il continuera sa consolation aux malheureux en les secourant. Sans céder au découragement, sans s'offenser de


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l'ingratitude, chacun de vous prendra une part dans la charge de l'assistance judiciaireCette année, les confrères qui composent la très grande majorité des bureaux de la Cour et du Tribunal ont examiné 12,380 affaires. Ils ont accordé l'assistance gratuite à 4,995 contestations civiles ou commerciales 1. Cette masse de dossiers a été confiée à l'étude et au dévouement des avocats, dont le zèle et l'exactitude ne doivent jamais oublier les exigences des audiences, non plus que l'intérêt du plaideur à ne pas subir les remises qui éternisent les procès.

Le nombre des affaires plaidées d'office s'est élevé à 11,335; car aux 4,995 procès civils de l'assistance, il faut ajouter 6,340 procès criminels et correctionnels. En

1. Bureau de première instance.

Nombre des affaires portées devant le Bureau 11,880

Décisions d'admission 4,792 i

Renvois à une autre juridiction 1,004 (

Affaires conciliées ou abandonnées 2,678 l '

Décisions de refus 3,412 '

Affaires devant le Tribunal civil 4,087

— devant la Justice de paix 590

— devant le Tribunal do> Commerce . . . . ' 115

Bureau de la Cour.

Nombre des affaires 494

Admissions 203

Rejets .■ 272

Conciliations 19

Bureau de l'assistance judiciaire. Tribunal de première instance. Noms des avocats :

MMes Boulloche, Delacourtie, Varin et Chaude, présidents; MM" Bignan, Roussilhe, Bonneville de Marsangy, Bouchot, Lacoin, Bureau, Lesourt, Suin, Penaud.

Bureau de l'assistance judiciaire.

Cour d'appel. Noms des avocats :

MMes Jourdan et Lecomte, présidents; MMes Binoche, Sick, Malapert, Limet et Renoult.


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effet, le Bâtonnier a reçu directement 6,340 lettres sollicitant, dans des termes bien souvent touchants, la désignation d'un conseil et l'intervention d'un défenseur.

Aucun de ces appels n'a subi le silence du refus, ni même la lenteur d'un retard. Les avocats qui ont été nommés d'office méritent les remerciements de l'Ordre pour leurs travaux, leurs soins et ce désintéressement absolu dont ils ont observé et continué la règle.

Une fois de plus, j'appelle leur attention sur une situation déplorable, celle de l'enfance ou abandonnée ou coupable, que les oeuvres les plus généreuses, fondations particulières et publiques, ne peuvent protéger très ordinairement qu'après des constatations et des poursuites judiciaires.

Des enfants, mineurs de seize ans, sont arrêtés chaque jour; garçons et filles sont délaissés par ces étranges familles qui méconnaissent les plus saints devoirs. Plusieurs sont exploités par des cupidités inavouables; les autres, entraînés par la contagion du vice, par l'exemple de l'immoralité, ont commis des délits. Tous sont intéressants. La loi les déclare irresponsables. Ne sont-ils pas des inconscients? Nos traditions professionnelles nous recommandent le devoir de les défendre. Aussi ces malheureux, dès le jour même de leur arrestation, trouvent-ils dans nos rangs un appui, parfois un généreux protecteur. Pour remplir sa mission, l'avocat d'office se pénètre de la nécessité de bien connaître la situation morale et matérielle de l'enfant et de son entourage. Sans manquer aux exigences du secret professionnel, il recherche, à côté


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du magistrat chargé de l'instruction, le parti le plus utile à l'avenir de ce client que lui recommandent la pitié, l'honneur du Barreau et un intérêt patriotique.

Je puis d'ailleurs vous dire qu'à la fin de l'année judiciaire 1889-1890, dans l'espace de quelques semaines, parles soins communs des avocats et des magistrats, avec l'aide de'la bienfaisance, il a été statué sur le sort de 375 mineurs de seize ans. Dans les cabinets des juges d'instruction, parmi lesquels chacun nomme M. Guillot, avec votre concours, 811 enfants ont été rendus à leurs parents; 136 ont été placés dans des conditions qui les arrachent au vice et les sauvent même de la misère; 156 seulement ont subi le jugement correctionnel qui ordonne et précède l'envoi dans les établissements pénitentiaires réformés par la philanthropie d'une direction habile et heureuse des succès qu'elle mérite.

Que ces résultats nous restent un stimulant et une récompense !

Cherchons tous, mes chers confrères, à conserver le respect public, à forcer celui de quelques contradicteurs parmi lesquels apparaissent, rares et entraînés, des gens d'esprit. Hier nous étions bons, demain soj^ons meilleurs. L'honnête homme est-il jamais satisfait de lui-même? Quand les autres admirent sa perfection morale, il s'observe, il s'étudie avec un soin plus scrupuleux et plus exigeant; la fragilité de sa nature l'inquiète ; il travaille sans relâche à corriger son insuffisance.

1. Ces chiffres ne sont pas aussi surs que celui de 375 constaté par le registre du secrétariat rie l'Ordre.


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Pour imiter ce sage, le Barreau n'a besoin d'aucun encouragement, d'aucune impulsion, il a toujours eu la passion du progrès, du mieux ; même avant qu'ils soient réalisables, il s'impose déjà de les atteindre. Surtout aucune mercuriale, d'où qu'elle vienne, ne lui déplaît. Il l'écoute ; il examine les imputations dirigées contre la profession ; il se fortifie alors dans le sentiment que certains reproches honorent, et que les louanges imméritées compromettent.

Dans aucun cas, l'Ordre des Avocats n'a redouté un examen de conscience. Ne défie-t-il pas chaque jour les malignités qui soupçonnent ou plaisantent ses convictions ; les colères qui incriminent sa modération ; les calculs et l'ignorance qui menacent et attaquent ses libertés nécessaires ?

Ainsi tout d'abord, pour cette affirmation acrimonieuse et si peu réfléchie : « La plus mauvaise cause trouve un avocat », n'est-il pas vrai que nos censeurs ont assez vainement cherché la popularité? Leur septicisme a essayé d'amuser, il n'a pu convaincre.

En effet, chacun comprend et approuve la haute mission que la loi confie au défenseur dans les affaires criminelles. Même quand elle est soulevée jusqu'à la prévention par l'horreur d'un crime, avec l'instinct de la justice plus qu'avec le sens du Droit, la foule s'inquiète de l'isolement de l'accusé, de sa faiblesse devant la force sociale qui l'étreint ; elle rêve d'erreur judiciaire ; elle réclame pour celui que "l'instruction conduit sur les bancs des assises et même de la juridiction correctionnelle les plus


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puissantes garanties légales; les fougueux demandent que les défenseurs surveillent les juges d'instruction ! Avec raison, l'opinion générale bien inspirée n'imagine pas de plus sûre, déplus efficace protection que le dévouement du Barreau. Dans la parole de l'avocat elle aime l'indépendance et jusqu'à l'audace de la conscience humaine. Celle-ci regarde au plus profond, au-dessous du fait matériel apparent; elle ne qualifie le crime qu'en se prononçant sur l'intention criminelle. En résumé, il n'y a jamais de mauvaise cause pour la pitié.

Peut-être parce que si la pitié est généreuse, l'envie ne l'est jamais, le public comprend plus mal le rôle de l'avocat dans des querelles soulevées par des intérêts civils. En écoutant la défense de la dupe et celle du fripon, comment, demande-t-il, les avocats des parties parlent-ils le même langage, affirment-ils la même conviction ?

On ne désarmerait pas des détracteurs au parti pris, en rappelant que le magistrat demeure perplexe en face des contradictions et après leurs discussions ; qu'il hésite à la suite des délibérés les plus scrupuleux; que les tribunaux sont souvent divisés d'opinion sur la sentence à prononcer; que même après les arrêts, la doctrine et l'équité commentent le pour et le contre des décisions judiciaires; que si la vérité est une, les sentiments qui la cherchent varient ; que le jugement est divers ; qu'enfin le doute est né avec l'homme.

Mais que diraient des censeurs sincères, s'il était possible d'ouvrir pour leurs yeux la porte du cabinet de l'a-


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vocat? Ils applaudiraient ses labeurs sans repos, ses efforts pour discerner le vrai; ses sages, conseils ; ses résistances à favoriser des prétentions les unes contraires au droit, les autres contraires à l'équité ; ils n'imputeraient plus à des plaidoiries la duplicité subtile des parties intéressées qui les ont surprises; ils proclameraient que l'avocat remplit le plus utile devoir, en se défiant des romans de la cupidité, des finesses de la vanité, des exigences de l'égoïsme que rien n'assouvit.

Notre réflexion sur cette première et injuste incrimination conduit cependant le Barreau à une recommandation intérieure.

Que l'avocat soit plus que jamais le premier juge de son client. Pourquoi serait-il un juge complaisant?

Sans doute, par les paroles et par les manières, sa politesse et son tact obtiennent que tous soient contents de lui et, quand c'est possible, d'eux-mêmes. Mais on lui demande la vérité; qu'il la cherche; après l'avoir découverte, qu'il résiste aux assauts des sollicitations; qu'il écl aire l'ignorance ; dévoué à Fin térêt véritable du plaideur, il ne le conduit pas facilement à l'audience; il n'est jamais subtil ; il reste juste et droit ; alors, dans son cabinet, au prétoire, au milieu de ses amis, en face de ses adversaires, l'avocat est digne de l'Ordre auquel il est fier d'appartenir.

La colère impétueuse, les rancunes tenaces, les haines qui menacent l'avocat ne sont pas nées d'hier; le forum a vu sur sa tribune la tête sanglante de Cicéron. On assure que le proscripteur fit percer la langue de l'accusateur de


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Verres et de Catilina. La vérité n'a pas seulement des approbateurs, et ceux qui la disent sont trop souvent injustement attaqués. Toutefois, les critiques qui s'adressent de temps en temps à certains excès de quelques plaidoiries-sont sérieuses; elles doivent être écoutées. Gardons avec soin les règles qu'impose la modération.

Le mouvement d'une plaidoirie doit toujours être contenu. Sans doute la passion fait les orateurs ; sans doute la passion persuade souvent plus que la froide logique avec ses déductions lentes et calculées; sans doute les cris du coeur sont irrésistibles; il n'a pas besoin des parures de la rhétorique; l'avocat qu'emporte une généreuse émotion. Néanmoins, qu'il se défende des violences du langage; qu'il résiste aux entraînements de ses sentiments naturels. Il les a soigneusement interdites à son client, ces expressions qui, dans sa bouche, éclateraient plus injurieuses. La diffamation lui est odieuse, il en méprise les perfidies; son expérience le prémunit contre l'insinuation des calomnies facilement colportées par ceux qu'elles servent ou qu'elles amusent.

Il y a bien des choses à la barre dont l'esprit doit se défier; mais que surtout il se défie de lui-même. Quand l'esprit cesse de caresser ou d'être aimable, il court souvent à des extrêmes contraires. Alors, peut-être sans le vouloir, il devient cruel ; ses railleries, ses moqueries, ses traits légers et aigus atteignent un homme dans son dernier retranchement; tel mot déridera les plus 2'raves ; il vient aux lèvres sans étude; doit-il être prononcé, quand il blesse profondément ou un adversaire, ou plus


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encore celui qui n'est pas directement mêlé au procès, qui n'étant pas le plaideur n'est pas même appelé à cette riposte de l'audience vengeresse et consolante? Il faut s'en souvenir : d'abord le ridicule est redoutable pour celui qui s'en sert presque autant que pour celui qu'il attaque; ensuite les plaies qu'il envenime sont inguérissables; en ajoutant un mot à la maxime de La Rochefoucauld, elle devient solide. Il a dit : « Le ridicule déshonore autant que le déshonneur. » En effet, le ridicule déshonore quand il est mérité, l'avocat n'a pas la mission que s'attribue la comédie; il n'est pas le censeur des moeurs ; il ne corrige pas en riant.

La modération est nécessaire; elle n'affaiblit pas la puissance de l'orateur judiciaire; elle y ajoute au contraire; elle communique sa noblesse à la défense; elle garantit son. droit et ses libertés.

Elles sont l'occasion d'autres critiques bien peu sérieuses ces libertés de la défense. Ne sont-elles pas nécessaires, essentielles à la Justice? Non seulement elles sont promises à chaque citoyen par les lois de l'univers civilisé comme un droit primordial, mais elles ont été reconnues à toute époque.

Sans parler de l'antiquité, qu'on ne regarde plus pour y chercher l'exemple, dans la vieille France, les Présidents du Parlement disaient à l'avocat qui se levait pour plaider: Couvrez-vous. Depuis, devant les Chambres des Pairs, constitutées pour juger les crimes contre la Patrie, le Président ajoutait à la formule antique son commentaire : Parlez librement.


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En Angleterre, où les révolutions consacrent les vieux et bons usages, les libertés du Barreau ne s'arrêtent que devant le terme prohibitif de la loi. La parole du défenseur s'impose à l'attention du juge sans assesseurs. L'avocat seul, par ses questions multiples et pénétrantes, creuse et fouille publiquement la conscience des témoins inquiets, devant le magistrat silencieux, attentif et impassible.

Encore une fois, les libertés de l'avocat sont la liberté du plaideur. En exceptant de rares individualités dirigées par des mobiles qu'elles n'avoueraient pas, mais qu'on découvre sans recourir au verre grossissant du microscope, qui se plaindrait avec raison des libertés du Barreau, contrôlées en France dans tous leurs mouvements par l'autorité de la magistrature? Qui soutiendrait que le droit de dire ce qui est utile à la cause, tout ce qu'elle comporte, tout ce qu'elle exige, est un privilège constitué au profit des avocats. Si c'est là un privilège, il est sacré, car il est celui de l'accusé, du prévenu, du faible qui invoque la loi, le magistrat ; la libre défense n'a été interdite qu'aux victimes, aux otages.

A ce suppliant de la justice, le client de l'avocat, la loi ne peut jamais imposer le silence sur ses griefs. La Révolution française a prescrit dans les débats judiciaires la discussion contradictoire et publique; malgré ses dangers et son retentissement, elle l'a voulue comme un indispensable élément du jugement. Son oeuvre est bonne. Elle garantit au peuple la sincérité de l'instruction et l'égalité dans le prétoire. Quel législateur imaginerait de


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la supprimer? de réduire, autrement que par le pouvoir disciplinaire, exercé sous l'autorité des tribunaux, l'expression de la plainte, l'exposition de ses motifs, la vivacité de l'accusation, l'affirmation de la vérité, la preuve de l'indignité de l'adversaire, la protestation contre la moralité des témoins, et la témérité fréquente et si dangereuse de leurs dépositions ?

La pratique démontre que les récriminations contre l'avocat, quand elles attaquent les intentions de sa plaidoirie, sont le plus souvent des diversions désespérées. Tel qui se lamente sur des imputations produites à l'audience, proteste avec embarras dans les explications qu'on lui demande, contre l'évidence des justes plaintes d'un adversaire. Qu'il s'attaque à celui-ci; qu'il lui réponde! Il ne le fera pas. La réplique provoquée par son attitude, grossirait la pensée et l'expression dont s'est servi le défenseur. Combien de fois entendons-nous les gémissements de la partie sur les prétendues faiblesses de l'avocat qu'un contradicteur accuse à la même heure ou de violence ou d'exagération !

Certaines causes offensent la personne, attaquent sa dignité, compromettent sa moralité, entament son honneur, touchent la secrète douleur de sa vie. Faut-il en imputer à l'avocat et le scandale et la honte? Les faits injurieux, quand ils sont utiles au procès,, sont le procès lui-même ; le Barreau ne peut les changer.

La femme qui gémit sur la divulgation de ses désordres ; l'aventurière qui parle et écrit sur les moeurs ; le financier qui s'est enrichi des dépouilles de tant de victimes ; ce


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publiciste qui diffame chaque jour, qui a diffamé hier et diffamera demain; ces étranges politiciens que l'histoire et la conscience nous montrent sans patriotisme, et qui osent cependant publiquement disserter sur les devoirs envers la Patrie ; tout ce monde spécial que la plaidoirie ne cherche pas, mais qu'elle rencontre si souvent sur les chemins des audiences judiciaires, tout ce monde ne peut attendre de l'avocat la complaisance du silence. Modéré toujours, mais par devoir véridique, il ne consultera dans sa plaidoirie que sa conscience et l'utilité de sa cause. La fraude, la cupidité, la turpitude, l'impudeur, l'hypocrisie, le mensonge, ne doivent pas défier la lumière. Qu'ils évitent le miroir de la vérité. Il est fidèle et l'avocat ne le voile jamais.

Cette année encore nos pertes ont été nombreuses. La mort n'a épargné ni la vieillesse, ni la virilité, ni la jeunesse.

Etienne-Ffippolyte DESCADILLAC était né en 1806, il est mort plein de jours, le 4 mai 1890. Avoué à Fontainebleau, démissionnaire de sa charge, inscrit dès 1836 au stage, ensuite au tableau des avocats de Senlis, Descadillac, que Paillet connaissait, sollicita l'illustre Bâtonnier de le présenter au Barreau de Paris. Malgré l'invocation d'un honorable exercice devant un tribunal de province, le rapporteur ne put proposer d'abréger la durée d'un nouveau stage, et Descadillac ne reçut son rang à notre tableau qu'à la date du 19 août 1844. Il fut connu


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dès lors comme un avocat aussi utile à la Barre que dans le conseil.

Ils restent des modèles, ces jurisconsultes formés à la vieille école du Barreau, ces hommes érudîts, expérimentés, laborieux comme s'ils n'avaient rien appris au cours d'une vie consacrée à l'étude, adversaires de l'art de parvenir, ambitieux seulement de la réputation d'hommes de bien, obtenue lentement par les actes de toutes les heures. La modestie de l'existence, qu'ils préfèrent à l'éclat d'un rôle prétentieux, semble assurer leur bonheur. Le monde ne les envie pas ; mais il les respecte.

Aux voisins dont Descadillac avait entendu célébrer la naissance, qui se désignèrent discrètement durant quarante-six ans le locataire de l'étroit appartement de la rue de la Monnaie, demandez ce qu'ils pensent du vieil avocat, égal pour le riche et pour le pauvre, bienveillant, de bon conseil, sans besoins, charitable, ne se prodiguant qu'aux jours des malheurs publics pour prendre une part dans le danger commun, aider le faible et marcher à côté du soldat de la loi ! Personne ne vous dira que son escalier manquait de lumière et d'ampleur; que son mobilier n'était pas à la mode; que les souvenirs de famille dont il était entouré étaient anciens, que son habit était simple. Mais tous seront d'accord pour affirmer que Descadillac était un brave et honnête homme récompensé par la reconnaissance de nombreux obligés.

L'avocat ressemblait à l'homme : la plaidoirie de Descadillac était brève, mais scrupuleusement complète ; elle cherchait les objections pour en prévenir la portée. Dans

CONFÉlt. 1>ES AYOCATS. 4


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les arbitrages où quelques-uns l'ont rencontré, on remarquait son application, le bon sens de son observation, la droiture et la fermeté de son jugement.

Descadillac a vécu sa longue vie au Palais. Quand, il y a dix ans, la vieillesse l'avertit de la nécessité du repos, il ne se décida pas à s'éloigner de notre monde, de cette famille des confrères dont l'estime et l'amitié consolent de la solitude des derniers jours de"la vie. Ses promenades ne l'écartèrent jamais du chemin qui montre la Sainte-Chapelle et qui conduit aux audiences; il aimait à rencontrer ses contemporains chaque année plus rares, à parler de ceux qui avaient disparu, à connaître les nouveaux qui les remplaceraient avec honneur. Descadillac ne s'inquiétait pas de la mort; il a trouvé, dans la philosophie et dans la religion, la force de l'attendre, sans l'appeler, en souriant.

DREVET (Félix-Germain), mort le 2 mars 1890, avait été admis au stage le 13 janvier 1843, au rapport de l'ancien Bâtonnier Duvergier ; il ne demanda néanmoins son rang au tableau que le 14 novembre 1850.

Avant cette inscription, Drevet avait longtemps pratiqué la procédure.

Esprit exact, ferme et scrupuleux, Drevet s'est renfermé dans l'austérité des règles professionnelles. Il avait d'ailleurs une vraie défiance de lui-même, de ses inspirations, surtout de son mérite pourtant plein d'expérience. Drevet aimait les lettres et n'abordait jamais la barre qu'avec inquiétude. Cependant au cours des procès qu'il


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a consenti à plaider, la magistrature et le barreau ont pu apprécier la valeur morale de l'homme et la science de l'avocat.

ARRIGHI (Antoine) était né en Corse, à Corte, en 1836. Actif, intelligent, facile d'abord et de manières, perspicace, fin et caressant, doué de grandes qualités et effleuré par les petits défauts de son pays natal, il a joué avec les difficultés de la vie.

L'ambition, naturelle au coeur des pères, avait cherché pour Arrighi les leçons d'une éducation supérieure, et les sacrifices prodigués par sa famille furent récompensés. Arrighi se distingua entre ses condisciples par son application. Ses études finirent devant la Faculté de Droit de Grenoble qui lui accorda le diplôme de docteur. Aussitôt il se présenta au barreau de Paris, sous les auspices de Lachaud, cet ami de la jeunesse, toujours prêt à l'encourager, à lui tendre la main. Ce fut au rapport de l'illustre avocat qu'Arrighi, retardé dans son élan par une maladie grave et longue, obtint en 1864 de prendre rang au tableau, à la date du 9 avril 1861, alors qu'il avait été statué seulement en 1863 sur sa demande première d'admission au stage.

. Entouré de parents, d'amis, de compatriotes, Arrighi ne manqua ni de clients, ni d'affaires. Assez rapidement, il monta jusqu'à la place qu'il a occupée et que les circonstances ont élargie durant vingt-neuf ans.

En effet, par son mariage, Arrighi était entré dans une famille considérée dont les membres, par une sorte de


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tradition, s'étaient attachés passionnément à l'administration des finances. Leur zèle sollicitant l'opinion d'Arrighi sur des questions spéciales, fiscales, parfois ardues, celui-ci se chargea, avec l'entrain de sa nature, de leur étude juridique ; par ce travail désintéressé il arriva à une sorte de spécialité fondée sur la pratique autant que sur la doctrine.

Aussi, quand, après 1870, l'avocat des contributions indirectes, Ernest Boinvillers, ce confrère excellent, ce volontaire de la guerre, ce soldat dont le Barreau n'oublie ni la simplicité, ni le courage, s'affaissa sous le poids du chagrin patriotique autant que sous l'étreinte de la maladie, l'administration se plut à confier le plus grand nombre de ses dossiers à celui qu'on lui désignait, à raison de sa science, comme le plus capable de la défendre. Après avoir reçu l'assentiment d'Ernest Boinvillers, avec lui et pour lui, Arrighi plaida des procès et des questions que les difficultés de l'époque avaient grandis. Ce concours confraternel et de tels services restent pour la mémoire d'Arrighi un grand honneur.

La notoriété d'Arrighi le désigna deux fois aux appels de la politique. En 1869, il avait été élu membre du Conseil général de la Corse. Ses compatriotes surent que, durant le siège, leur élu, enfermé dans Paris, avait rempli tous ses devoirs, sans bruit, mais avec la fermeté d'un bon citoyen. En 1885, aux élections législatives, une minorité de 12,000 voix récompensait une assistance quotidienne prodiguée aux intérêts du pays natal.

Arrighi fut un avocat instruit, dévoué, plein d'ardeur.


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Généreux jusqu'à l'imprévoyance, il n'a pas donné que son patronage ; il a rendu des services à tous ceux qui l'ont imploré.

En le frappant en pleine vie, la mort a déçu des-espérances peut-être légitimes. Quelques heures de maladie ont à peine laissé à Arrighi le temps de pleurer sur sa femme et sur ses enfants, des mineurs qui avaient besoin du travail, de l'énergie, de toutes les forces de leur père. Ses confrères, émus par sa perte, garderont le souvenir dû à son affabilité, à sa complaisance, à une sensibilité presque tendre, surtout aux entraînements affectueux d'une nature aimante et aimable.

Antoine Arrighi est mort le 29 décembre 1889; le 1er janvier 1890, AMELINE DE LA BRISELAINNE a été emporté, lui.aussi, par cette maladie épidémique dont on pleura après en avoir ri.

Henri-Marie Ameline avait été inscrit au tableau le 22 décembre 1860. Obéissant à une pieuse volonté, il demanda et obtint plus tard l'autorisation légale et judiciaire d'ajouter au nom de son père celui de la famille de sa mère. A vrai dire, ses amis d'enfance, ses camarades de l'Ecole de Droit n'avaient jamais connu le lauréat des concours de Rennes que sous les deux noms dont l'alliance reste ordinaire dans quelques provinces.

Ameline de la Briselainne ne s'est pas donné tout entier au Palais. Si, distingué par le Bâtonnier Dufaure pour sa facilité, son abondance, les recherches et l'action de ses plaidoiries, il devint secrétaire de la Conférence


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dans l'année 1862-1863, il avait gardé la préoccupation d'arriver au Conseil d'État. Jl y fut appelé et nommé auditeur; toute sa vie Ameline delà Briselainne a aimé le souvenir de ce succès; il rappelait, volontiers, le titre qu'il avait porté.

Le 12 janvier 1870 restait aussi une date pour notre confrère; le dernier ministre de l'agriculture et du commerce de l'Empire avait confié à Ameline de la Briselainne la direction de son cabinet. Après 1871, encore, M. le comte Daru l'employa comme un collaborateur de valeur dans les secrétariats des commissions de l'enquête parlementaire sur le Gouvernement de la Défense nationale et sur le 18 mars. Entraîné si loin du Palais, Ameline de la Briselainne dut se défendre contrela prévention de l'abandon du Barreau; sans réserve, cette fois, il rentra dans l'exercice journalier de la profession. Aux affaires dont il fut chargé, il appliqua ses qualités et une expérience particulière. Son dévouement à ses clients était absolu. Sa sincérité avait les accents émus que dicte la conviction et que prépare la conscience.

Ameline de la Briselainne a écrit les commentaires des lois de 1868 et de 1880 sur les réunions publiques ; on lui doit un traité sur les Assurances dans les cas de décès et d'accidents; un opuscule sur les Discours de rentrée de la magistrature en \ 865 ; i la Concurrence industrielle et les Industries similaires; les Institutions ouvrières au xixc siècle; les Budgets ordinaires et extraordinaires de l'Empire frauçais en 1870 » ont été les titres de plusieurs monographies qui ont attiré l'attention du Gouvernement


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quand elles ont été publiées. Ameline de la Briselainne était chevalier de la Légion d'honneur.

■ Au milieu de l'émotion générale qui grandissait devant chacun des coups dont le Palais était frappé, le 2 j anvier 1890 mourait Georges COLLET-CORBLNIÈRE.

Collet-Corbinière était entré tard dans l'étude du Droit ; il avait près de quarante ans quand il demanda son inscription au stage (le 5 novembre 1877). Néanmoins, la maturité de son esprit, la solidité de son savoir, son goût pour le travail, le recommandèrent à Lente ; il devint un des collaborateurs préférés du puissant avocat qui savait apprécier, appliquer et élever à la perfection les travaux préparatoires que nécessitaient ses nombreux dossiers.

Notre confraternité ne se trompe jamais sur la valeur morale de ceux qu'elle juge chaque jour : Collet-Corbinière fut vite aimé efc estimé; on savait qu'il avait la passion de bien faire, qu'il trouvait dans une extrême réserve des raisons pour affirmer qu'on pouvait toujours lui être supérieur. Les témoins de sa délicatesse et de sa droiture ont plus d'une fois rassuré ses scrupules excessifs et proclamé son incontestable mérite.

La mort qui a emporté Collet-Corbinière a été bien cruelle. Elle l'a arraché au foyer modeste mais charmant dont il était le bonheur, l'espérance et l'indispensable appui.

VIOLAS (René-Lucien), lui aussi, a été enlevé subitement, le 14 janvier 1890, à l'affection de sa famille atter-


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rée par des pertes successives et imprévues que notre confraternité déplorait. Le coup, qui l'a frappé a été si rapide que nous avons appris en même temps la maladie et la mort de celui que nous avons inscrit au stage, puis au tableau, à la date du 24 novembre 1874.

Violas était le fils de ce magistrat éminent, respecté par tout le Palais, pour sa dignité, son indépendance, son caractère; il avait été accueilli dans nos rangs avec la sympathie la plus méritée; nous l'avons connu travailleur, exact, désintéressé, occupé de remplir tous les devoirs qu'impose l'assistance judiciaire. Violas aurait certainement continué la mémoire de son père ; il ajoutait les qualités de l'avocat à celles que la tradition de la magistrature lui imposait.

PAQUY (Lucien-Adolphe-François) a succombé, le 19 avril 1890, aux blessures qu'il avait reçues dans sa maison, assis au travail, sous les yeux de sa femme, à côté du berceau de ses trois jeunes enfants. Paquy ne connaissait pas le misérable qui l'a frappé par derrière, sans un prétexte, peut-être pour essayer d'expliquer par la fureur homicide, l'assassinat d'une fille, sa première victime, qui résistait à une infâme persécution.

Les criminels aiment à paraître. Voltaire disait déjà : « Il est désagréable d'être pendu obscurément. » Aujourd'hui plus que par le passé, il semble que la terreur de la peine soit diminuée par la passion de jouer un rôle. Le coupable trouverait-il une satisfaction, sinon une excitation, dans la publicité qui, en le mettant en scène devant


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la curiosité publique, proportionne ses clameurs àl'énormité et au nombre des attentats?

Bien justement, l'émotion, la pitié, le bon mouvement des coeurs, ont défendu la mémoire de Paquy contre des insinuations aussi ridicules qu'elles étaient odieuses. Chacun a répété la vérité, que la Justice a complétée par son instruction publique. La vie de Paquy a toujours été pure, presque austère.

Quand il fut inscrit à notre tableau, le 22 janvier 1884, il était déjà docteur en droit; il ne nous donna sa démission que pour se consacrer à la collaboration exigeante et quotidienne d'un confrère éminent de la Cour de cassation . Là comme partout, Paquy fut très apprécié pour sa capacité, pour son talent. Membre de la Conférence des secrétaires de la Cour suprême, il fut récompensé de ses mérites par des appréciations flatteuses. On l'aimait pour sa bonne nature, on l'estimait pour son caractère et pour la dignité de sa vie. A la suite d'une expérience de trois ans, occupé de l'avenir, marié, père, chef d'un intérieur heureux, Paquy sollicita sa réintégration à notre tableau. Elle fut prononcée après la vérification des renseignements les plus honorables.

Paquy avait repris sa place utile à notre barre, quand il fut mortellement frappé. Aussitôt notre confraternité a essayé de consoler des douleurs inconsolables. Aujourd'hui, elle rend un nouvel hommage àla mémoire d'un honnête homme sans reproche, que personne ne veut oublier.

DE MAGNLN (Camille) avait cherché la santé dans le


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repos des vacances. Le 21 septembre, il est mort à Vernaux, dans le pays où il avait vécu son enfance, au milieu des catastrophes qui ont désolé l'Ardèche et les départements voisins.

De Magnin était entré tard dans nos rangs. Fils et frère de pasteurs protestants, il s'était inspiré d'abord des exemples et des leçons de sa famille. Puis il avait complété son éducation évangélique dans les facultés de théologie de Strasbourg et de Genève. A Paris et, durant dix années, à Rotterdam, dont l'Eglise libérale se composait surtout des familles françaises exilées par la révocation de l'Edit de Nantes, il a rempli avec honneur tous les devoirs d'un digne ministre.

Un grand et terrible chagrin de famille, la mort de deux enfants, entraîna de Magnin à sortir de la Hollande. Il renonça à la prédication, et, à quarante ans, il commença l'étude du droit.

Dans l'exercice de notre profession, qui recommande le dévouement et la charité autant que la Religion même, de Magnin a continué ses oeuvres. Il a été facile, bienveillant, désireux d'être utile. Son zèle était ardent, presque excessif. Rien n'arrêtait les élans de son coeur. Ses confrères ont été les témoins de son exquise sensibilité; ils l'ont aimé pour sa bonté.

Devant les tombes de la jeunesse, notre émotion confraternelle se contient à peine ; vainement le philosophe nous répète qu'il faut pleurer les hommes à leur naissance et non pas à leur mort... Nos coeurs gémissent, ils pro-


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testent contre la fatalité qui se joue de tous les espoirs, qui détruit l'oeuvre des belles années consacrées à tant d'efforts confiants dans l'avenir, qui conduit les vieillards en larmes derrière le cercueil des enfants.

PETIET, DUPORT, DUMONT, NEUBOURG, ont été frappés dans le plein épanouissement de la vie, avant trente ans.

PETIET (Claude-Alexandre-Raynald) avait été admis au stage le 23 novembre 1880 ; l'année suivante, au concours du doctorat, il recevait une médaille d'or. En 1883, il obtenait le prix Rossi, et l'Ecole citait comme un modèle sa composition sur ce le Pouvoir législatif en France depuis l'avènement de Philippe le Bel jusqu'en 1789. »

En 1885, la Thèse de Droit français de Petiet était couronnée, et un nouvel hommage public affirmait ses belles qualités.

Tant de labeurs et de succès n'avaient pas empêché Petiet de se mêler aux débats si intéressants de nos conférences. Les Bâtonniers qui l'ont entendu ne l'ont pas oublié, ils avaient remarqué la pureté, la simplicité, la précision nerveuse de sa parole, la construction de ses discussions; ils encourageaient une timidité un peu trop inquiète; avec tous ses confrères, ils aimaient sa modestie: elle ne ternit point l'éclat du talent. En 1885, Petiet était appelé au secrétariat de la Conférence.

Les natures d'élite ne se trouvent jamais assez préparées. Petiet, en 1886, donna sa démission pour ajouter à sa science doctrinale par des recherches qui, durant deux années, l'absorbèrent tout entier. Il était le collaborateur


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de «la Revue critique» et de «la France judiciaire », quand, le 10 janvier 1888, il demanda son inscription au tableau ; Petiet était signalé alors par Templier comme un jurisconsulte. Le jurisconsulte se consacra sans réserve aux charges et aux devoirs de l'assistance judiciaire qui ne fatiguaient ni son dévouement ni sa patience.

Petiet est mort le 23 novembre 1889. Son père, notre digne confrère du Barreau de Gray, lui a fermé les yeux; au milieu des regrets de tous, pour la confier au tombeau de famille édifié sur la terre natale, il a emporté une dépouille qui lui est bien chère; aujourd'hui de loin nous la saluons.

DUPORT (Marie-Adolphe), stagiaire le 27 novembre 1882, a été admis au tableau avec le rang de ce jour, le 15 novembre 1887.

Duport, après des études solides autant que brillantes, à l'érudition juridique avait ajouté la connaissance des sciences politiques, dont il avait le goût. Son nom, sa famille, ses alliances le mêlèrent, avec ses convictions, aux luttes que provoquent les candidatures législatives ; il en a connu les joies et les amertumes, les succès et les revers. Applaudi par les uns, il a été combattu et injurié par les autres. Eloquent, généreux, ardent, prêt à tous les sacrifices pour servir la cause qu'il croyait juste et bonne, il a prodigué ses soins, ses peines,; il a bravé la colère populaire; il a épuisé ses forces. La mort l'a frappé le 4 février 1890, désespérant sa famille, son parti, ses amis; ses confrères regrettent l'homme de coeur.


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DUMONT (Charles-Auguste-Maurice-Paul) est mort le 29 décembre 1889.

Il avait été admis au tableau le 14 août 1883. Après un stage laborieux, formé déjà par les leçons de son père, notaire, puis juge de paix à Paris, Dumont avait obtenu le patronage d'un ancienl que sa perte a profondément ému. Par ses habitudes de travail et par son amour de tous les devoirs professionnels, Dumont mérite notre souvenir sympathique.

NEUBOURG (Gaston) est mort le 31 juillet 1890, emporté comme Dumont par une maladie foudroyante. Lui aussi avait été inscrit dans nos rangs en 1883. Instruit, très distingué, grave et cependant séduisant par la vivacité de son esprit, notre confrère avait, malgré sa jeunesse, mérité les palmes académiques qui récompensèrent son Enseignement sur l'Economie politique, dans un des cours de la Société philotechnique. Collaborateur utile d'un confrère occupé chaque jour à labarre de l'audience et à la tribune du Sénat 2, Neubourg se reposait des fatigues du travail en cultivant les arts. Les musiciens parlent de ses compositions comme ses amis et ses confrères parlent de ses talents. Tous s'associent à la douleur de la mère de Neubourg qui a perdu avec son fils le bonheur et l'espérance.

LÉGER (Pierre-Léon) avait été inscrit au Barreau de

1. M. Albert Martin.

2. M. Trarieui.


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Paris le 1er avril 1846; il nous quitta bientôt, peut-être effrayé par la longueur et la difficulté de la route. En province, il devint un officier ministériel habile autant qu'honorable, et ses concitoyens le portèrent à la direction de leur municipalité.

Définitivement vaincu par ses goûts, Léger vendit sa charge, et il désira les fonctions de juge de paix avec la tranquillité d'esprit qu'assure le voisinage delà campagne. Il fut envoyé à Magny-en-Vexin, et, dans cette magistrature si utile, si paternelle, si justement populaire, Léger a passé la fin de ses jours, content d'accomplir obscurément le bien.

Disciple d'Horace, entouré de livres, occupé de réunir des ouvrages qu'il choisissait en jurisconsulte pour les consulter en magistrat avant d'appliquer la loi, Léger ne ■ regardait au dehors de sa retraite que pour écouter les débats de nos audiences et pour s'intéresser à ses anciens confrères. N'avait-il pas eu sa part dans l'honneur du Barreau?

Devenu veuf, sans enfants, sans parenté proche, il a voulu offrir à l'Ordre qui l'avait accueilli dans sa jeunesse un témoignage de reconnaissance et d'affection. Il lui a légué sa petite fortune bien acquise. Le testament de Léger a désiré que ses livres de Droit fussent ajoutés aux collections de notre bibliothèque; que le revenu de sa succession ou fût employé à aider les premières années d'un stagiaire, ou fût consacré par le Conseil de l'Ordre à des oeuvres utiles au Barreau.

Remercions la généreuse pensée de notre ancien con-


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frère. Par le caractère, par la dignité de sa vie, Léger a cherché le droit de rester des nôtres ; il est un des bienfaiteurs de notre caisse de secours. Le bâtonnier n'hésite pas à écrire le nom de Léger à côté de celui de nos amis que la mort a frappés, dont nous honorons la mémoire, auxquels nous devons un fraternel souvenir.

Ce discours soulève, à plusieurs reprises, de vifs applaudissements.

M. le Bâtonnier donne ensuite la parole à M. René VIVIANI, chargé de prononcer YÉloge de Lacan.


ÉLOGE

DE LACAN'

MONSIEUR LE BÂTONNIER, MESSIEURS ET CHERS CONFRÈRES,

Lorsqu'en 1831 Lacan se fit inscrire au stage, il n'était pas un étranger pour le Barreau, auquel le rattachaient de précieux souvenirs de famille. Son père avait été, en effet, procureur au Châtelet. Royaliste ardent, il accueillit avec une défaveur marquée les idées nouvelles sorties avec éclat du grand mouvement libéral de 1789. Plus tard, ses déclamations le compromirent. Il dut fuir devant les agents de Fouquier-Tinville. Ceux-ci avaient découvert sa retraite et s'apprêtaient à le surprendre. Mais, heureusement, veillait l'affection fraternelle, qui sut désarmer par ses instances la fureur du procureur de

l. C'est un devoir pour moi d'exprimer ici ma respectueuse gratitude à toutes les personnes dont les renseignements ont facilité ma tâche, et surtout à M. le Bâtonnier Bétolaud et à M. Tommy Martin. Je ne puis ni ne veux oublier, en même temps, l'accueil bienveillant que m'a réservé M. Gustave Lacan, dont l'affection filiale a su faire revivre de si précieux souvenirs.

R. V.


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la Commune... De cette constance courageuse pour la monarchie déchue, M. Lacan fut récompensé... par l'Empereur, qui le nomma président du tribunal de Clamecy.

C'est là, Messieurs, que le 1er août 1810 est né Lacan (Jean-Baptiste-Adolphe), dans cette province nivernaise d'où sont venus, pour illustrer notre Ordre, Dupin aîné, Philippe Dupin et Delangle. Le collège de sa ville natale suffit d'abord à son instruction. Mais les exigences de ses études l'arrachèrent bientôt aux soins de sa mère, femme d'élite par l'intelligence et par le coeur, et dont la délicate tendresse tempérait l'affection autoritaire du vieux magistrat. Lacan était un enfant blond, pâle, un peu frêle, non maladif, et qui portait dans ses yeux comme un reflet de la douceur maternelle. Il n'était pas de ceux dont l'intelligence, engourdie jusqu'à la fin de l'adolescence, se réveille soudain et tient alors ce qu'elle n'a pas promis. Dès le premier âge, au contraire, se révélèrent ces qualités sérieuses — la pondération, la maturité, la mesure — qui devaient promptement faire de lui un homme grave. Plus ardent au travail qu'au jeu, soumettant son esprit et son corps à la discipline d'un labeur méthodique, — ainsi il grandit dans ce collège de Bourges, où il avait été admis à la faveur d'une demibourse, entouré de condisciples dont quelques-uns étaient des rivaux redoutables 1, disputant les prix de littérature à son camarade Jules Sandeau. Mais il ne devait pas s'engager dans la voie où une imagination brillante poussait

1. M. Auger, mort général de division, et, dans une classe plus avancée, M. Lacarrière, aujourd'hui archevêque, et M. Félix Pyai.

CONFÉK. DES AVOCATS. 5


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ce dernier. Son esprit était tourné vers de plus sévères travaux, et grande fut la stupéfaction du maître qui surprit un jour entre les mains de l'élève un livre lu avec avidité. Messieurs, déjà à seize ans, la vocation était née, car ce roman défendu, c'était le Code civil.

D'ailleurs, l'heure était venue d'accorder aux études juridiques un peu plus que les loisirs d'un rhétoricien fatigué des antiquités classiques. Poussé vers notre profession par la nature de son esprit, les souvenirs de famille, le désir paternel, il commençait à étudier le droit quand s'acheva la carrière de son père. La gêne s'était glissée dans cet intérieur trop fréquemment témoin des réceptions somptueuses, au milieu desquelles l'ancien procureur se rappelait les fêtes de l'ancien régime en oubliant la modicité de ses revenus. La famille vint s'installer à Paris pour surveiller les travaux du jeune étudiant, sur qui le vieux père avait fondé de si chères espérances.

A cette, intelligence avide de tout connaître et de tout comprendre, les cours de l'École offraient un insuffisant labeur. Chacune des leçons était pour Lacan l'objet d'un travail complet sur la matière, et, le soir venu, il aurait cru sa tâche inachevée s'il n'avait confié à de volumineux cahiers les idées que ces études nouvelles lui suggéraient. En même temps, il se livrait à une enquête universelle : littérature, philosophie, histoire, il ne voulait rien ignorer. Dès ce moment, cet esprit investigateur commençait à acquérir ces connaissances variées et profondes qui firent de lui et un juriste et un savant.


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Ainsi armé, fortifié par l'étude, ayant depuis un an, abordé la cléricature, il entra au barreau. Déjà à cette époque les clients avaient pris l'habitude d'espacer un peu trop leurs visites. Lacan occupa donc ses premiers loisirs à suivre les audiences et à écouter les magistrales leçons qui tombaient de si haut. L'éloquence, débarrassée de ses somptueuses et lourdes parures, s'essayait à un nouvel essor. Malgré les efforts des représentants d'une rhétorique attardée, elle s'élançait plus jeune, plus alerte, mieux appropriée à la défense des grands intérêts commerciaux qui, nés à la faveur d'une paix durable, devaient prendre un si prodigieux développement. C'était le temps où Dupin l'aîné échangeait, sans s'élever davantage, les honneurs du bâtonnat contre ceux de la magistrature suprême ; où Mauguin, chef impétueux et ardent de l'opposition républicaine, debout à la tribune et à la barre, parlait sur tout avec une inépuisable faconde qui, à de certains j ours, atteignit l'éloquence. Puis venaient Philippe Dupin, jurisconsulte profond, esprit délié, causeur étincelant, orateur, avocat accompli, enfin, et qu'une originalité puissante distinguait ; Delangle, sobre, nerveux, dialecticien inflexible, trouvant sans les chercher les mouvements oratoires ; Paillet, toujours contenu, plein de modération et d'autorité, et qui gagnait en souplesse ce qu'il perdait en véhémence; Berryer, qui ajoutait au prestige de l'éloquence la gloire d'être le soldat intrépide d'une cause vaincue ; Marie, plus rhétoricien que jurisconsulte, et dont la parole élevée traduisit toujours une pensée honnête; Chaix d'Est-Ange, enfin, grand avocat


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au sortir du stage, passionné, impétueux, d'une éloquence souple, gracieuse et mordante... A côté de ces avocats éminents, se formait déjà, pour les luttes de l'avenir, une phalange d'hommes remarquables — les Baroche, les Bethmont, les Liouville, — d'autres encore, et bientôt, au premier rang de ceux-là, ce jeune avocat lyonnais, inconnu la veille, dont les harangues passionnées devant la Cour des Pairs allaient faire tressaillir le pays'....

C'est à côté de ces maîtres et de ces rivaux que, dès son entrée au Palais, Lacan trouva place. Il ne comptait pas sur ses illustres compatriotes, qu'il avait autrefois peu ■ connus, qui occupaient alors le premier rang, et dont sa défiance en ses propres facultés l'empêchait de rechercher le glorieux patronage. Heureusement, iln'étaitnil'homme des illusions trop promptes, ni l'homme des subits découragements. Il se mit vaillamment à l'oeuvre et tenta, par un labeur obstiné, de vaincre les difficultés qui s'amoncelaient autour de lui. Secrétaire d'un avocat à la Cour de cassation, il passait ses journées à préparer des mémoires et ses nuits à les rédiger. En même temps, il ne négligeait pas l'éloquence : il fréquentait la Conférence Toullier et apportait dans les discussions auxquelles il prenait part les ingénieuses ressources d'un esprit nourri par l'étude approfondie du droit et de la procédure. Enfin il aborda la plaidoirie !

Dès 1833, après deux ans de stage, il est appelé devant

1. Jules Favro.


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la Cour par un procès délicat : il plaidait, en qualité de partie civile, contre un officier de santé qui, hors la présence du médecin, avait fait une opération dont les conséquences avaient compromis la vie du malade. Il gagna son procès et, à la lecture de l'arrêt de condamnation, le président ajouta ces élogieuses paroles : « Maître Lacan, la Cour a entendu avec beaucoup de plaisir et d'intérêt la plaidoirie que vous avez prononcée : elle a vu avec satisfaction combien vous avez étudié la cause que vous aviez embrassée et avec quel talent vous A^OUS êtes acquitté de cetts tâche. Elle m'a chargé de vous en témoigner sa satisfaction. »

Quelque temps après, toujours devant la Cour, il plaidait pour le général Desfourneaux. C'est assez indiquer les difficultés de sa tâche que de faire connaître le nom de son adversaire, qui s'appelait de Vatimesnil. Avec l'assentiment de tous, M. l'avocat général Delapalme commença ainsi ses conclusions.

« Quel que soit le talent véritable avec lequel cette cause vient d'être plaidée pour M. le général Desfourneaux, quelles que soient les espérances qu'on doive concevoir de ce talent, nous ne pensons pas que cette cause si bien présentée doive obtenir succès devant la Cour. »

Peu après, il devint secrétaire de la Conférence, occupa deux années sa place, sous le bâtonnat de Philippe Dupin. Alors, par des relations quotidiennes, fut cimentée entre le grand avocat et son jeune compatriote une amitié durable., Philippe Dupin l'aida de ses conseils et de son


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influence et lui facilita la voie en lui confiant quelques dossiers.

A peine sorti du secrétariat, le hasard d'un procès l'amène à la Chambre des appels correctionnels. Il défendait un client accusé de courtage clandestin, et il avait été assez heureux pour obtenir devant le tribunal un acquittement. Ce n'était pas tout de plaider, il fallait plaider contre le redoutable Delangle, alors à l'apogée d'une réputation couronnée par le bâtonnat. Le jugement fut réformé au profit de la Chambre des courtiers, qui s'était portée partie civile. Mais si Lacan perdit le procès de son client, il gagna le sien, car Delangle, qui n'était pas enclin à la louange, lui fit de publics éloges.

Au dehors du palais, il occupait ses loisirs d'études diverses, car il tenait qu'un avocat doit être l'homme de toutes les sciences. Dédaigneux de la politique et des compromissions qui en sont l'habituel cortège, il ne pensa jamais à s'élever par elle. Mais s'il consentait à demeurer étranger aux passions de son temps, il en voulait discuter et peser les idées. Idées généreuses, semées dansle monde après 1830, et qui allaient germer et qui devaient éclore au soleil de 1848. D'une révolution récente, le parlementarisme était né, avec ses franchises et ses droits. Son seul temple n'était pas la Chambre des Représentants, mais une Conférence fondée de la veille, où se réunissait, autour d'une tribune libre, une jeunesse enthousiaste et qui, à travers les événements de ce siècle changeant, avec son nom de Conférence Mole, devait conserver ses immuables traditions. De cette Conférence, Lacan fut, dès


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1831, un membre assidu. Orateur toujours prêt, rapporteur laborieux, en 1834 il était élu président.

Mais c'étaient là seulement des diversions. La vraie place de Lacan était au Palais, où chaque jour sa situation s'agrandissait. Il donnait souvent au journal/e Z)ro?'£ des articles étudiés, mûris, savants, écrits déjà d'une main habile et ferme, avec une précision qui dénotait une rare netteté d'esprit. A la barre, son autorité s'affermissait auprès des magistrats, qui, au début, avaient vite reconnu dans ce jeune homme un peu timoré, dont la voix tremblante semblait devoir expirer avec l'exorde, un avocat sérieux, un logicien redoutable, dont la dialectique était servie par une langue élégante, sans faste, et précise, sans sécheresse. L'autorité auprès des magistrats ne va jamais sans le crédit auprès des confrères. Aussi personne nefut surpris — sauf lui-même-—quand, en 1846, les suffrages du Barreau relevèrent au Conseil de l'Ordre. Il n'avait que trente-six ans, douze années d'inscription au tableau, et, sans interruption jusqu'en 1880, ses confrères devaient lui renouveler ce respectueux témoignage d'estime.

L'année suivante lui réservait un succès qui retentit au dehors et consacra au Palais sa réputation laborieusement conquise. M. Alexandre Dum^s avait un procès : il n'y avait là rien qui dût étonner les contemporains, Dumas ayant l'habitude de faire suivre les aventures romanesques dont il était l'inimitable conteur d'aventures judiciaires dont il était, par sa faute, l'inévitable victime. Le fécond et volage romancier avait promis à la Presse


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et au Constitutionnel une collaboration fidèle. Un traité avait été signé par les contractants. Le lendemain, Dumas partait pour l'Espagne, la sillonnait en tous sens, si bien qu'il se trouvait un jour, par hasard, au bord de la Méditerranée. Pour ce voyageur infatigable, avide d'impressions de route, c'était à peine un lac à traverser. Il s'embarque sur un navire de l'Etat; quelques jours après il était en Algérie.

On comprend sans peine que cette collaboration capricieuse ne fut pas du goût des journaux; aussi à son retour à Paris, Dumas trouva-t-il chez lui un monceau de papier timbré.

Il aurait bien voulu trancher la difficulté à l'aide delà vaillante rapière de d'Artagnan. Mais c'était une dette de plume qui ne se pouvait payer avec l'épée. Dumas se contenta de défier ses adversaires, MM. Véron et de Girardin et de les provoquer à un tournoi oratoire, dont la première Chambre du Tribunal civil devait être le champ clos. A ce retentissant défi ceux-ci répondirent en chargeant Philippe Dupin de les représenter. Déjà ce dernier avait aiguisé sa verve gouailleuse quand il tomba malade et pria Lacan de le remplacer.

Dès le matin du jour où l'affaire doit être définitivement appelée, le public fait le siège de la première Chambre, force la porte et s'installe triomphant sur les hauteurs réservées au Tribunal. Toute une assemblée choisie est là, des. littérateurs, des romanciers, des artistes, avides de voir se manifester sous une autre forme, l'imagination de l'écrivain devenu orateur. Beaucoup


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d'avocats, parmi eux les plus illustres, et à côté d'eux ce public obligé des solennités judiciaires et que je désignerai suffisamment en rappelant que la curiosité féminine est de tous les temps. Enfin, à l'heure dite, M. de Belleyme, suivi du Tribunal, prend place... M. Dumas n'est pas là!

On attend par déférence pour l'illustre plaideur, mais les minutes passent, et les moments du Tribunal sont comptés. On appelle alors une autre affaire dans laquelle plaidait Chaix d'Est-Ange. Le spirituel avocat retient quelque temps l'attention de cet auditoire désappointé, « venu tout exprès pour ne pas l'entendre »'. Enfin un grand bruit se fait au dehors, on frappe la porte, et Dumas apparaît sur le seuil de la Chambre du Conseil. A grand'peine, au milieu de la foule, il se fraye un passage; enfin il arrive à la barre, met son poing sur la hanche et commence à parler.

De cette plaidoirie, Messieurs, je dirai peu de choses, et d'abord que Dumas est heureux de s'être présenté à la postérité avec d'autres titres. Il débute en foudroyant ses adversaires absents : il continue en faisant son panégyrique, rappelle son voyage en Algérie, la mission dont l'a investi le ministre de l'Instruction publique, les fêtes somptu2Uses où l'hospitalité musulmane l'a traité en souverain. Puis, devant un auditoire frémissant, il raconte qu'il a tué force lions. — Messieurs, il faut ajouter que ces lions se sont longtemps très bien portés.

Enfin, Lacan se lève. Certes, il ne lui était pas malaisé

1. Plaidoirie de Chaix d'Est-Ange.


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de plaider. Mais cette absence même de difficulté, le bienfondé évident de ses prétentions étaient un danger devant un auditoire fanatique disposé à prendre parti pour la littérature opprimée en la personne d'un de ses premiers représentants. Aussi très habilement, Lacan, dédaignet-il d'accabler sous les articles du Code un adversaire qui se flattait de n'être pas un juriste. Sa plaidoirie entière devrait être rapportée, car tout entière elle est un chefd'oeuvre de malice et de fine ironie. Pour se concilier un auditoire hostile, il rend hommage aux qualités brillantes de Dumas, mais aussitôt il le raille d'en avoir fait emploi dans un procès où la fiction le doit céder à la réalité. Il continue, enveloppant l'adversaire dans les liens d'une dialectique courtoise et pleine de bonhomie. Il lui de- ■ mande, sur un ton d'ironique reproche, commentil a pu, lui, Dumas, demeurer si longtemps éloigné de son pays, qui, en son absence, « a souffert d'une double disette, celle des grains et... celle de ses romans » {. Puis il s'arrête de peur d'abuser de sa supériorité et de réveiller les sympathies de l'auditoire, édifie devant le tribunal une argumentation rapide, revient à la charge au moment où son adversaire, interrompant et gesticulant, commence à reprendre haleine, le raille, le pousse, le harcèle, l'accable enfin sous les traits acérés — dont les lions algériens n'avaient jamais souffert.

Le succès de Lacan fut très vif et au Palais et au dehors. Quelques jours après, à la Chambre, un député in1.

in1. de Lacau,


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terpella le ministre de l'Instruction publique. En effet, Dumas, pour excuser son absence de Paris, à un moment où l'auraient dû retenir ses engagements, avait expliqué qu'il était parti pour l'Algérie chargé d'une mission importante, — celle de vulgariser par un roman ce pays nouveau dont les députés parlaient sans le vouloir connaître. Sur ce dernier point, peut-être Dumas avait-il raison, et il semble qu'en constatant le présent il ait prévu l'avenir. Quoi qu'il en soit, un député irascible demanda compte au ministre de cette prétendue mission confiée à cet « entrepreneur de feuilletons nommé Dumas » '. Justement froissé de cette expression, Dumas répliqua par une lettre fort vive. On put, un moment, croire à un duel. Heureusement toute l'ardeur de Dumas s'était épuisée dans la lutte judiciaire de la veille et — comme on dit en style guerrier — il n'y eut pas lieu à rencontre. Mais le moment passé de la colère et du dépit, Dumas avoua que l'épreuve avait été dure et qu'elle lui suffirait. Au Palais on sut gré à Lacan d'avoir représenté si brillamment le Barreau et d'avoir montré devant un auditoire d'élite, que pour le bon goût, l'art de bien dire, la fine ciselure de la phrase, un avocat pouvait paraître avantageusement aux côtés d'un homme de lettres. — D'ailleurs, huit jours après, M. le bâtonnier Baroche, pouvait dire, à la première Chambre, avec l'approbation de tous :

« Lajournée a été bonne pour le Barreau, et s'il a été démontré qu'il peut se trouver, parmi les gens de lettres,

1. Moniteur universel du il février 1847. Discours de M, de Castellane.


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des avocats fort habiles, il a été démontré aussi qu'il y a des avocats qui se permettent d'avoir de l'esprit comme les gens de lettres. »

Au moment où il recueillait ces justes éloges, Lacan avait atteint sa trente-septième année. C'est l'âge où se sont apaisées les premières ardeurs de la jeunesse pour s'allier à la forte expérience des jours écoulés. Alors l'intelligence s'épanouit, et, définitivement formée, le talent: laisse à tout ce qu'il touche une durable empreinte. Mais ce serait insuffisamment connaître Lacan que de le regarder d'abord, debout à la barre, derrière les volumineux dossiers enrichis par son labeur de notes minutieuses. Il le faut suivre dans son cabinet de la rue Thérèse — dans ce sanctuaire recueilli au seuil duquel vinrent toujours expirer les bruits du monde. C'est là qu'il a vécu quarante années, qu'il a connu les angoisses du début, les découragements de l'attente et que sa jeunesse fut en proie aux doutes qu'exagérait sa modestie. C'est là, qu'au milieu de travaux qui ne le lassèrent jamais, il est arrivé à l'âge mûr et que sa verte vieillesse fût saisie par la mort. Il demeurait à proximité de Berryer, de Marie, de Senard, de beaucoup d'autres qui, par une coutume ancienne, aujourd'hui un peu abandonnée, avaient voulu resserrer par le voisinage les liens déjà noués par la confraternité.

Chaque jour, debout avant l'aube, il avait déjà travaillé quatre ou cinq heures, quand il sortait pour se rendre au Palais. A côté de sa table de travail, sur un


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meuble élevé, se trouvait le buste de Gerbier. Autour de lui, des livres qui, de bas en haut, tapissaient les murs et bornaient son horizon. Et sur son bureau, toujours à portée de sa main, ces cartons aux flancs rebondis, où sont encore enfouis à cette heure, étiquetées et classées, des milliers et des milliers de notes. Avant de parcourir ces pages que le temps a jaunies, j'étais préparé par des confidences intimes et cependant, je l'avoue, mon admiration a seule égalé ma surprise. En face de ces témoignages. effrayants d'un effrayant labeur, on se demande si c'est bien une seule vie qui a pu suffire à une telle oeuvre ! Tous les articles de tous les Codes, annotés, commentés, suivis des controverses auxquelles ils donnent lieu. Un dictionnaire juridique complet, semblable à ces lourdes et commodes encyclopédies qui offrent au chercheur des opinions toutes faites. Voilà une partie de cette oeuvre ! Pendant quarante ans il n'a pas été rendu un arrêt ou un jugement, il n'a j)as été pris un arrêté, que Lacan n'ait connu, annoté, commenté, classé. Du droit civil au droit des gens, en passant par le droit administratif, le droit criminel et le droit commercial, il a tout examiné. Et ce n'était pas seulement le droit français qui occupait ses moments, mais la législation comparée, la philosophie, la littérature. Et comme si toutes ces études accumulées ne suffisaient pas à remplir sa vie, depuis 1830 jusqu'en 1880 ; il trouva chaque jour des loisirs pour noter les événements de la politique. Le coeur fermé à toutes les passions, l'esprit ouvert à toutes les idées, il assista de haut à ces mêlées meurtrières où les partis tour à tour con-


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quièrent et défendent le pouvoir. Ce témoin impassible d'une époque troublée ne fut jamais effleurépar l'ambition, — mais enseveli dans une obscurité volontaire, chaque jour il ajoutait à son oeuvre, et les travaux accomplis, les notes, les écrits, s'entassaient en face de ce laborieux solitaire, — sans jamais lasser la ténacité de son esprit. On peut mieux comprendre maintenant quel talent redoutable avait dû éclore à l'ombre de cette monacale retraite et sous l'action de cet obstiné labeur. A la barre, où on le voit souvent portant légèrement le poids des plus lourds procès, il suivait d'un regard assuré des notes complètes, jetées avec soin sur de grandes feuilles, toutes rédigées par lui, classées par lui, et où souvent, les idées étaient revêtues de leur forme définitive. Son argumentation n'est ni puissante, ni entraînante, ni passionnée : elle est persuasive dans sa minutie ; grâce à elle, sur une même ligne, et chacun à leur place, apparaissent, dans un jour discret, tous les détails du procès. Mais bien loin de se perdre autour d'eux, toujours contenue et courtoise sans élan trop vif et sans défaillance, elle parcourt la route unie que lui ont frayée, depuis de longs jours, les méditations et les travaux. Vienne l'occasion ! Elle ne dédaigne pas la raillerie — cette raillerie sans fiel, aimable, mesurée et discrète. Mais son maître inflexible la ramène bientôt au droit chemin dont jamais elle ne s'écarte même pour monter vers ces généralisations hardies où sont tenus en réserve les vastes problèmes de la philosophie du droit. Elle avance, sans bruit, sans effort, se meut au milieu des écueils avec une parfaite aisance et


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une habileté sans égale. Elle ne brise pas impétueusement les obstacles, elle les contourne — et quand on la croit bien loin, voilà qu'elle approche insensiblement du but. Alors les arguments un peu épars se rassemblent. C'est que le résumé commence, résumé redoutable où le juge va trouver ce qu'il cherche, je veux dire, la raison de décider. Puis" sa tâche finie, l'avocat abandonne au magistrat un dossier bourré de notes et dont les obscurités ont été savamment éclairées, et toujours de la même ■ allure, il va retrouver ses livres, par le chemin le plus court, sans perdre un instant, — comme s'il craignait de laisser se morfondre chez lui de vieux amis qui attendent son retour.

Au moins, n'allez pas croire que cette scrupuleuse dialectique ait eu pour alliée une forme ou trop prolixe ou trop pesante. Certes, quand on lit les quelques discours qu'a laissés M. Lacan, il n'y faut pas chercher ces grands coups d'éloquence par lesquels Berryer entraînait les foules, même hostiles. Cette parole, servie par un organe faible, ne résonnait pas à l'oreille d'un auditoire séduit, comme cette harmonie inimitable dont Jules Favre enchanta trois générations. Elle tenait une place discrète, un peu à mi-côte, entre l'ampleur et la vulgarité. Relevée par une élégance soutenue, préférant le mot juste à l'épithète sonore, elle coulait trop rapide, un peu fluide, très simple, mais avec une abondance — quelquefois une expansion — toujours réglée, conservant, à travers les hasards de l'improvisation et les surprises de l'audience, sa pureté, sa netteté, sa précision.


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C'était là, Messieurs, l'éloquence judiciaire, non pas celle que tourmente l'orgueilleux désir de paraître et de se survivre, mais la positive et convaincante éloquence, celle qui dédaigne de plaire, celle qui cherche un but et non les effets. Cette persuasive et fine parole n'était pas d'ailleurs le seul appui que Lacan prêtât à ses clients. Le vulgaire croit aisément qu'avec la plaidoirie commence et finit notre rôle. C'est qu'il ne voit pas s'étendre au loin le vaste champ où se peut exercer notre action. La plaidoirie est le dénouement, mais c'est quand l'affaire est née, quand elle se développe, quand le moindre faux pas au milieu de ténébreuses procédures peut compromettre le succès, c'est alors que tout dépend de l'avocat. C'est alors que les passions, les douleurs, les colères, les intérêts, espèrent trouver en lui un conseiller éclairé et un intime confident. Eh bien ! si d'autres ont pu montrer à la barre des qualités plus hautes, aucun plus noblement que Lacan, plus dignement que lui n'a accompli cette secrète et terrible mission. Aucun n'a mis au service des intérêts dont il était chargé une connaissance plus étendue des hommes, du droit, des affaires, une lucidité plus parfaite, une science plus éprouvée. Je ne parle pas de cette délicatesse ombrageuse qui est demeurée une légende dans ce palais, où cependant elle est pour tous une facile vertu. Chaque jour, des clients de tout rang et de toute condition venaient le consulter dans son cabinet. Là, adossé à la fenêtre, voyantson visiteur en pleine lumière, l'épiant, l'interrogeant, juge sévère du procès avant d'en être le conseil, il offrait à tous une intelligence pleine de


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ressources. Consultations écrites et orales, arbitrages, conseils, présidences de comité, ainsi se nommaient les loisirs, qu'au sortir du palais recherchait son esprit affamé de labeur. Il était vraiment un oracle : mais, lui, du moins parlait sans peine, et pendant quarante années il apparut à tous comme le dispensateur libéral de sages conseils, distribuant sans compter les trésors d'une science qui s'alimentait à toutes les sources et ne se crut jamais assez complète.

C'est qu'en effet, Messieurs, Lacan, savait au sortir de sa solitude se dépouiller de sa sévérité, et il considérait comme un devoir d'être pour tous d'un abord facile et d'un commerce agréable. A le voir parcourir lentement le Palais, avec son allure un peu hésitante, sa tête si souvent inclinée, son correct habit noir, on l'aurait pris pour un avocat de l'ancien temps, égaré parmi ses modernes confrères. Mais ce n'était là qu'une apparence rapidement dissipée. On était vite attiré vers lui par le charme du sourire, la bienveillance du regard, cette sérénité douce qu'ajoutaient à la gravité naturelle de son front de précoces cheveux blancs, — sous lesquels se montrait, dans sa coquette fraîcheur, un visage aux traits fins, réguliers, délicats. Ce sage n'était pas un austère, et ,bien loin de se présenter aux autres sous les aspects d'une rigidité glacée, il mettait dans ses rapports avec eux une bienveillance pleine de chaleur et d'expansion. A connaître ses travaux on ne peut douter qu'il ait eu l'esprit toujours rempli de pensées sévères; mais que l'occasion s'offrît à lui et il savait les chasser pour être le

COSIÉB. DES AVOCATE. 6


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plus enjoué des convives et le plus gai des causeurs. Si bien que ceux qui l'ont le plus approché ne l'ont jamais connu triste, — sauf peut-être, à ses débuts, quand le souci d'un avenir incertain mettait sur son jeune front une ombre de mélancolie.

Habituellement son visage reflétait une satisfaction tranquille, — celle que donne le sentiment du devoir accompli. Et qui, en effet, comme époux, comme père, comme citoyen, comme avocat, fut plus que lui l'esclave fidèle de ce maître sévère ? Avec son vieil ami, le rude et vaillant Dufaure, il aurait pu répéter la parole du philosophe : « Il n'est que deux belles choses dans l'univers : le ciel étoile sur nos têtes et le sentiment du devoir dans nos coeurs. » On le savait bien au palais, et M. le premier président Gilardin, recevant le Conseil de l'Ordre devait, d'un trait, résumer l'estime profonde que chacun ressentait pour ce beau caractère. Comme il adressait à chacun des membres du Conseil un mot personnel, il s'arrêta devant Lacan et lui dit : « Et vous Patru? » lui donnant ainsi le nom respecté d'un grand honnête homme.

Parmi nous, il pensait que son premier devoir était de couvrir la jeunesse de son bienveillant patronage, et il allait volontiers vers elle qui savait trouver en lui, avec un guide sûr, un indulgent et affectueux ami. Bien souvent au sortir du Palais, il avisait un compagnon de route et quelquefois l'entraînait chez lui. Il dédaignait de parler de ses travaux et de ses affaires, mais il s'inquiétait avec une sollicitude alarmée de l'avenir du jeune


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Barreau. Parfois, dans des entretiens plus familiers, il se laissait aller à causer des hommes et des choses de son temps. Jamais il n'eut à regretter d'avoir effleuré — même un adversaire — d'une amère parole ou d'une excessive critique. Mais la netteté de ses jugements prouvait qu'au delà de ses dossiers et de ses livres, ce chercheur fouillait du regard l'horizon et ne vivait pas, indifférent aux autres, dégagé des joies et des douleurs qu'amènent avec elles les années. Malgré tout il avait en très petite estime la politique dont les intrigues savantes auraient vite mis en déroute sa candide loyauté. Cependant l'occasion lui fut offerte de paraître sur cette scène. Bien souvent il lui fut proposé d'occuper à la Chambre un des sièges depuis longtemps laissés vacants par. les Dupin, et ses compatriotes de la Nièvre se seraient sans peine comptés sur son nom respecté. A toutes les offres il opposa cette invariable réponse : ■« Je suis et ne peux être qu'avocat. » Sans scepticisme dans l'esprit, sans amertume dans le coeur, il prisa toujours plus haut que les honneurs officiels, son indépendance d'homme privé et la chère servitude de sa profession.

Au surplus, ce n'étaient pas seulement ses avis et ses exemples qui pouvaient aider la jeunesse. Il s'employa d'une façon plus active et pendant de longues années à sa virile éducation. A ce moment, comme aujourd'hui, autour de la grande Conférence se tenaient, quelques conférences privées, où le talent encore débile des stagiaires trouvait un premier champ d'action. Malheureusement, il ymanquait la consécration officielle que donne


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la présence d'un ancien. M. Plocque l'avait compris, et dès 1856 avait organisé chez lui une conférence qui fut suspendue, quand les suffrages du Conseil le donnèrent pour successeur à Liouville.

De ses mains Lacan recueillit cet héritage et se chargea de diriger la Conférence. Le nombre forcément restreint des membres faisait de chaque place l'objet d'honorables convoitises auxquelles une longue attente était ainsi im. posée. Tous les jeudis soir, le cabinet du maître s'ouvrait à cette jeunesse qui s'efforçait de n'être pas turbulente dans ce grave endroit. Les orateurs parlaient sous la présidence de Lacan, et lui résumait le débat, donnait des conseils, fixait le choix des questions et rédigeait, d'une main patiente, le procès-verbal. Chaque année un banquet réunissait le président et les élèves. Ce jour-là, la verve de l'un d'eux s'exerçait en vers au profit de la Conférence, et d'un toast rimé, porté à Lacan par un poète... stagiaire, je détache ces vers qui résument une partie des travaux accomplis :

Sur le régime hypothécaire On a de jolis arguments ; Comme avocats, à l'adultère Nous devons quelques bons moments Et nous avons de l'indulgence Pour l'infortune des époux. Est-il assez pour la Conférence ? Amis, en répondriez-vous?

.. .Parmi des papiers soigneusement classés à côté de ces vers, j'ai-retrouvé la liste des privilégiés et avec elle,


les notes ignorées d'eux que Lacan leur donnait. Combien son jugement était sûr! Des stagiaires de 1860 quelquesuns occupent dans la magistrature une place élevée. Beaucoup ont poursuivi au Barreau une carrière brillante qui pour trois d'entre eux a déjà abouti aux honneurs du Conseil ! A ce rappel du passé s'éveillera, j'en suis sûr, dans leur coeur un souvenir attendri pour l'homme éminent qui, comptant pour rien les travaux et les peines, donna son intelligence et son temps à une génération qui était son espoir — et qui est devenue notre orgueil.

La préparation des plaidoiries, la rédaction de ces notes minutieuses, n'absorbaient pas tous les moments de cet homme, qui, le premier debout et le dernier couché, trouvait trop courtes les journées. Il aimait sa profession et dès les premières années en avait étudié l'histoire à travers les siècles, relevant d'une main infatigable les documents vieillis sous la poussière des temps. A cette histoire il avait joint un traité contenant toutes les ordonnances qui ont réglementé la profession, leur commentaire, les controverses qu'elles font naître, suivies de leurs solutions. Aussi, quand M. le bâtonnier Grudry eut institué les réunions de colonnes et appelé à les présider les membres du Conseil, Lacan n'eut qu'à extraire de son étude quelques-unes des notes par lui rédigées. Elles devinrent, avec les commentaires oraux dont il les accompagna, l'exposé théorique des règles de notre profession. Après la mort de Lacan, le Conseil de l'Ordre ne pouvait rendre un plus grand hommage à sa mémoire qu'en faisant réunir et imprimer ces notes, demeurées depuis sous


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Ja forme.d'un manuel : elles ne se présentent donc pas comme un livre, que Lacan, d'ailleurs, n'a pas eu lapen-sée d'écrire. Elles constituent une table des matières complète, où des solutions précises sont indiquées dans une .langue laconique. A les lire on n'éprouve pas seulement un sentiment de respect pour le savant qui a su tout condenser, on y devine l'homme tout entier, portant en lui le souci constant du bien, une délicatesse scrupuleuse, un exemplaire désintéressement. Certes, ils viennent et de' son coeur et" de son esprit ces simples avis modestement . donnés,; silencieusement suivis, par lesquels l'auteur tranche contre l'avocat les délicates questions qui mettent ..en balance nos intérêts et ceux du client. Aussi cet exposé de nos règles est-il demeuré toujours fructueusement consulté. Une autre oeuvre plus étendue et plus complète est venue, depuis, rajeunir la matière et fixer l'attention. On sait à quelles patientes études nous en sommes redevables -.et qu'élevé au premier rang par les suffrages du Barreau, son auteur est le chef éminent qui préside aux destinées de notre Ordre avec une sollicitude si active et une si parfaite dignité 1.

Lacan était entré au Conseil de l'Ordre en 1846 et il devait y rester jusqu'à sa mort. En 1862, à l'époque où une petite révolution de Palais renouvela le Conseil, il demeura seul avec Allou et les anciens bâtonniers. Quatre années plus tard, malgré lui, malgré sa ferme volonté de s'effacer devant son illustre rival, on l'opposait à Allou

1. M. Cresson, Bâtonnier de l'Ordre des avocats. .. . :


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pour le bâtonnat. Au. lendemain de cette lutte courtoise, il était fait chevalier de la Légion d'honneur ' sur la proposition du ministre de la Justice Baroche. Par une lettre charmante, ce dernier lui apprit que le nouveau garde des Sceaux n'avait pas oublié les mérites autrefois constatés par d'ancien bâtonnier. En même temps, Lacan recevait les affectueuses félicitations du bâtonnier élu de la veille, ce Mon cher Lacan, lui écrivait Allou., vous êtes le coeur le plus élevé et le plus droit que je connaisse. »

Il assistait aux séances du Conseil avec une assiduité qui, pendant trente-quatre ans, ne se démentit jamais. Placé entre ses deux amis, Templier et Thurean, il était représenté par tous comme le représentant autorisé de la tradition. Quand une discussion s'élevait, il s'effaçait volontiers et gardait le silence par modestie. Mais bientôt consulté, il indiquait la solution cherchée avec une rare lucidité et défendait fermement son avis. On le vit bien par la part qu'il prit à la discussion célèbre à laquelle donna lieu, au sein du Conseil, une des plus délicates questions que les vigilants gardiens de nos traditions aient eu à trancher. C'était en 1863, et chaque jour des avocats étaient sollicités d'entrer, en qualité d'administrateurs, dans les sociétés financières. Certes, il y avait là pour eux de légitimes profits ; il y avait aussi ces périls sans nombre, ces écueils redoutables qui attendent les sociétés les plus puissantes et qui donnent, aux entre1.

entre1. août 1866. ■''"•-■'.


piises les plus sérieuses la fragilité d'un beau rêve. Fallait-il permettre aux hommes de notre profession de mettre pratiquement leur intelligence et leur connaissance des affaires au service de ces sociétés naissantes ? Grave question et qui méritait l'attention de tous. Au premier rang de ceux qui la résolurent négativement se plaça Lacan et il défendit son avis avec "une énergie voisine de l'acharnement. Uni à d'autres, il put voir triompher son opinion. Tout d'abord, beaucoup dont l'arrêté du Conseil frappait les intérêts montrèrent un passager mécontentement ; mais ils ont depuis loyalement confessé qu'en ce jour le Conseil avait bien mérité de l'Ordre.

Messieurs, ici même je m'arrête, devant la résignation respectueuse avec laquelle les nôtres savent accepter les décisions de l'Ordre. Le vulgaire nous accuse de répandre sur nous trop souvent la louange et il se venge — ou croit se venger — en nous accablant sous des critiques dont aucune réponse ne peut désarmer la mauvaise foi. Il importe peu, et aussi bien n'ai-je pas à le constater après tant d'autres. Mais je vous demande si le respect toujours accordé à nos traditions séculaires n'est pas digne d'être observé. Autour de nous s'agitent des associations sans nombre, dans lesquelles les hommes apportent leur intelligence et leurs capitaux. On y cherche communément le plus sûr moyen par lequel chacun pourra gagner la fortune. Vienne la catastrophe pour beaucoup, le triomphe de quelques-uns sera aux yeux de tous une équitable compensation. Mais où donc est-elle la corpo-


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ration qui impose à ses membres une règle aussi sévère et qui peut assez compter sur leur désintéressement pour penser que cette règle sera toujours respectée? Autour de nous la société se plaint de notre immuabilité, prenant sans doute pour le progrès cette mobilité capricieuse dont elle est le jouet. Si c'est être immuables que d'opposer aux habitudes du jour les traditions d'hier, oui certes, nous sommes immuables, et ceux qui nous en font un reproche ne voient pas que c'est notre titre de gloire !

Par une exagération de sa modestie, Lacan trouva toujours ses oeuvres manuscrites indignes de l'impression. Cependant à force d'instances son confrère et ami Paulmier put un jour le déterminer à accepter sa collaboration dans la préparation d'une oeuvre juridique sur la législation des théâtres. Dans cette oeuvre commune, Paulmier apporta les inspirations d'une intelligence élevée — et Lacan, sa connaissance du droit, et une expérience conquise par mille consultations données à différents théâtres dont il était le conseil; on connaît le fruit de cette collaboration : en 1853 fut publié le traité de législation des théâtres.

A vrai dire, ce n'était pas une oeuvre nouvelle et ses auteurs ne la présentaient pas comme telle'. Mais depuis, nombre de décisions de jurisprudence avaient rajeuni la matière en bouleversant les principes. Toute jurisprudence formée sur ces intéressantes questions n'aura jamais le temps d'être rendue constante et aucun tribunal ne

l. Déjà, en 1829, avait paru le livre de MM. Vulpian et Gauthier, suivi, en 1833, de l'étude de MM. Vivien et Blanc.


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pourra présenter longtemps comme une solution définitive la décision la plus ferme et la mieux motivée. La cause en est au sujet lui-même. Notre droit français est né peu à peu, et quand on le veut commenter c'est une étude qui a son intérêt — sinon son charme — que de renouer la chaîne des traditions en remontant à l'ancienne Rome. Mais la législation des théâtres est neuve, elle est née des préoccupations du temps, et ses bases ont été posées par des ordonnances et des arrêtés aussi contradictoires que nombreux.

La première difficulté qui s'offrît aux auteurs était -donc de se reconnaître dans ce labyrinthe administratif. •La seconde était de ne pas oublier les droits de la littérature en ce littéraire sujet. Comment en effet circonscrire cette oeuvre à l'étude des seuls problèmes juridiques? Comment parler du théâtre sans rappeler sa lointaine origine, son développement, son influence? Il semble né en effet avec l'humanité même, ce désir de l'homme de voir éclater en public les secrets de la vie intime, — ses joies, ses passions, ses ridicules, ses douleurs. Avec la vie sociale le théâtre s'est peu à peu développé, tour à tour changeant.de rôle,, tantôt instrument, de liberté, tantôt instrument de corruption, élevant les âmes ou les abaissant jusqu'à les faire se contenter des dégradants spectacles du cirque de Rome !... Cette longue et instructive histoire, il n'était pas possible que des écrivains aussi consciencieux la pussent passer sous silence, et on la voit se dérouler dans la préface du livre, — préface vive, alerte, écrite avec une élégante souplesse.


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L'ouvrage est divisé en deux études : la première traite des théâtres dans leurs rapports avec l'autorité, — la seconde des théâtres dans leurs rapports privés. On comprend sans peine que si la première partie est importante par cela même qu'elle touche aux droits du pouvoir sur la scène — censure, location des salles, police, subventions, droit des pauvres, sécurité, — l'intérêt de la seconde l'emporte encore. Que de mines à controverses et à conflits dissimulent les rapports du directeur avec les auteurs et les acteurs ! Étudier ces rapports c'était étudier le théâtre lui-même, dans sa vie intime, sur la scène, derrière la scène, dans ces coulisses devenues aujourd'hui plus mystérieuses que celles de la politique ! Droits des auteurs, engagements de l'acteur, répétitions, dédits, représentations, obligations réciproques de ces multiples personnages s'agitant dans un cadre changeant — c'était cette diversité cle l'étude, qui en faisait à la_ fois et le charme et recueil. Mais partout cependant la lumière subsiste. Les principes sont posés,-les décisions de jurisprudence commentées et, si j'ose ainsi parler, saupoudrées de récits ^tiquants et de gaies anecdotes qui ne nuisent pas à la gravité des déductions. On dirait que les auteurs ont voulu agir comme au théâtre : instruire en amusant. Certes, depuis 1853 le développement de l'art théâtral a été trop grand pour que des oeuvres nouvelles ne soient pas venues prendre place dans la bibliothèque de l'avocat. — Mais cette étude de Lacan et Paulmier demeure quand même le guide du jurisconsulte et de l'homme du monde, heureux de trouver, au bout


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d'une controverse, des pages qui ont un véritable attrait littéraire.

C'est là le seul livre de Lacan ! Combien de traités et d'études complètes auraient enrichi la littérature juridique s'il l'eût voulu. Il n'est pas de matière sur laquelle il n'ait accumulé.les recherches confiées par sa plume discrète aux petites feuilles qu'il couvrait chaque soir de son écriture fine, droite et correcte. Ces travaux sont demeurés dans la famille comme une relique sur laquelle un fils pieux 1 se montre fier d'avoir toujours veillé. Précieux héritage et qui ne restera pas un inerte trésor! Avant peu, dans ces travaux intimes où l'aïeul a mis tout son esprit et toute son âme, l'un des siens saura retrouver tant de science éparse, tant de talent dépensé —et parmi nous, faire revivre, sous son nom respecté, ces vertus auxquelles nous rendons hommage 2.

Depuis le procès d'Alexandre Dumas, Lacan avait paru souvent à la barre dans des affaires délicates et importantes qui ne sauraient faire ici l'objet d'une sèche analyse ou d'une fastidieuse énumération. Il plaidait à Paris, rarement ailleurs, car les excursions en province auraient dérangé ses habitudes. De même, la tournure de son esprit lui faisait peu désirer les affaires criminelles, et il y avait longtemps qu'il ne s'était présenté devant le jury, lorsqu'en 1857 il plaida pour le conspirateur Grilli, impliqué dans un complot dontMazzini étaitle chef occulte. C'est presque exclusivement dans les procès civils et com1.

com1. Gustave Lacan.

2. M. Adolphe Lacan.


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inerciàux que ses fortes qualités ont trouvé leur emploi. Un jour, devant la première Chambre, il tint tête à Berryer et défendit M. Arman, armateur, accusé par les EtatsUnis d'avoir mis son mandat de député au service de ses intérêts commerciaux. La dialectique simple et disciplinée de Lacan triompha de cette grande éloquence, qui penchait vers le déclin, reArêtue d'une majesté suprême. Sa plaidoirie, qui eut un certain retentissement, fut prononcée en 1868. A cette époque, un avenir prochain — un avenir de quatre années — lui réservait la plus douce joie et le plus grand honneur de sa vie.

C'est le 30 juillet 1872 que le suffrage universel du Barreau, à qui étaient depuis peu rendues ses prérogatives, éleva Lacan au bâtonnat. Je ferai mieux comprendre le sentiment de gratitude qu'éveilla en lui ce solennel hommage, par ces quelques lignes empruntées à son discours de rentrée. On y voit l'homme tout entier se dresser avec sa vertu tranquille, son dédain du bruit, sa sincère et noble simplicité.

« Il semble aussi, mes chers confrères, qu'en m'élevant à la dignité dont vous m'avez revêtu, vous avez eu la pensée de renouer un peu la chaîne des temps et de faire revivre un usage dont il pouvait être utile de ne pas laisser disparaître la trace. Cet usage, l'honorable historien de nos règles, M. Mollot, le rappelle et le loue. Il constate qu'autrefois l'élection générale plaçait à la tête du Barreau de Paris des avocats dont le principal titre était l'ancienneté, et que la profession n'en était pas moins honorée. C'est élargir eh effet pour un plus grand nombre


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les horizons de l'espérance, de cette espérance qui soutient le courage, donne un but à la vie, affermit et anime les résolutions généreuses et, fomentant ainsi la plus noble des émulations, ne peut, dans ses résultats, que tourner à l'avantage de nos moeurs professionnelles. Une dépend pas de nous d'atteindre les sommités du talent; l'éloquence, comme la poésie, vient du ciel; elle ne compte jamais que peu d'élus; mais il dépend toujours de nous d'être des hommes de bien, de bons confrères et de nous maintenir par le travail à la hauteur de notre tâche. La récompense qui vient ensuite a d'autant plus de prix que nous la devons à nos efforts, non aux seuls dons de la nature, et qu'elle est décernée par l'estime couronnant toute une vie écoulée dans la pratique du devoir. »

Mais il ne pouvait longtemps parler de lui-même, de ses impressions, de ses sentiments. S'il avait reçu d'une main tremblante le lourd fardeau de nos traditions, il ne'pouvait oublier quelle main ferme en avait protégé le dépôt sacré à travers les orages. Au milieu des ruines partout accumulées ■— et jusque dans ce Palais même — il lui fallait bien rappeler un événement qui, après vingt ans, fait encore saigner et tressaillir nos coeurs. Si les jours d'épreuve apportent avec eux la tristesse et l'épouvante, ils ont du moins l'avantage de permettre à certains hommes de donner leur mesure. Nous le savons bien, nous, qui conservons pieusement le souvenir de notre glorieuse histoire domestique! Il le savait bien ce grand Barreau, réuni pour la seconde fois après nos défaites et


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nos malheurs, quand il couvrit d'applaudissements unanimes ces paroles que Lacan adressait à son prédécesseur: « Le Bâtonnier qui porte en ce moment laparole n'est pas, il l'avoue humblement, n'a jamais été ce qu'on appelle un homme politique... Celui auquel il a le redoutable honneur de succéder ne s'était pas aventuré plus que lui sur la mer orageuse de la politique. Ce n'étaient pas des succès de tribune, ni la nuance de ses opinions qui l'avaient signalé à vos suffrages; lui aussi n'avait jamais été qu'avocat; la réputation qu'il s'était faite, il ne la devait qu'à son travail et au temps qui fonde seul ce qui est durable. Il s'était élevé au premier rang par l'habileté de ses plaidoiries, par la vigueur et l'éclat de son style comme écrivain, et plus encore, s'il se pouvait, par une loyauté, une droiture de caractère qui n'avaient d'égale que sa modestie.

« Quelle fut, cependant, à l'une des époques les plus agitées de notre histoire, la conduite de l'avocat qui ne devait qu'à la profonde estime de ses confrères l'honneur démarcher à leur tête? C'est en continuant de s'enfermer dans le cercle de son ministère professionnel, c'est en comprenant et en remplissant résolument tous les devoirs qui en découlaient qu'il a conquis à son nom la glorieuse auréole qui le couvre, douce et juste récompense de quiconque ne recule dans l'accomplissement d'un devoir, ni devant le péril de la liberté, ni devant celui de la vie même ! »

Habitué depuis sa jeunesse à faire face à des occupations innombrables, Lacan supportait avec une égale ai-


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sanee les lourdes obligations de la barre et la charge du bâtonnat. A cette place si haute il ne chercha pas l'occasion de briller, mais d'être utile aux autres. Heureusement le voeu de son prédécesseur, Me Rousse, put se réaliser, et c'est à travers une carrière peu agitée que se poursuivitson pacifique commandement. C'était vraiment un jour de fête, impatiemment attendu,, ce samedi qui ramenait pour lui la douce obligation de présider aux conférences du stage. Avec quelle joie il assistait à l'éclosion de ces talents alors pleins de promesses si virilement tenues! Penché affectueusement vers cette jeunesse, il l'aidait de ses conseils, la guidait au chemin de la vie d'une main ferme et douce, la fortifiait de l'espoir qu'il avait en elle-même quand elle se prenait à douter de l'avenir, — éternelle victime des désenchantements qui suivent de si près les illusions ! Aussi, en la quittant il pouvait lui répéter l'adieu de Jules Favre : « Je vous ai donné mon coeur ; je ne veux pas le reprendre. »

En descendant du bâtonnat, il ne crut pas avoir assez fait pour nous. Il comptait pour rien les efforts, les travaux, la sollicitude quotidienne dont il avait entouré notre Ordre, et il lui voulut donner un profond témoignage d'affection. Le 4 juin 1870 il avait rédigé un testament par lequel il léguait à l'Ordre douze mille francs. Mais les années s'écoulaient sans fournil' au légataire l'occasion de bénéficier de la générosité d'un testateur qui s'accusait chaque jour de frustrer son obligé. Enfin, en janvier 1875, Lacan écrivait une lettre au trésorier du Conseil pour lui annoncer qu'il transformait son legs en don ma-


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nuel. Il le fit, en termes pleins de bonhomie, presque avec humilité, comme un débiteur retardataire qui présente ses excuses.

« J'ai passé ma vie au barreau de Paris ■— avait-il écrit dans son testament. — J'y ai goûté tout le bonheur que peut procurer dans une profession le cordial échange des sentiments de la confraternité. Je me regarderais comme un ingrat envers l'ordre, si je ne lui adressais un de mes derniers et plus affectueux souvenirs. Les prix qui sont attribués chaque année comme encouragements à la jeunesse étant suffisants pour remplir le but que se sont proposé leurs honorables fondateurs, il m'a semblé que la meilleure destination qu'on puisse donner à des legs était celle d'un emploi en bonnes oeuvres au profit des confrères malheureux, de leurs veuves ou de leurs enfants. Je lègue, en conséquence, une somme de 12,000 fr... »

« J'ai déjà survécu plus de quatre ans à ce testament — ajoutait-il dans sa lettre — je puis et je ne vous cache pas que je désire y survivre encore quelques années. Mais comme moi, mon cher confrère, vous jugerez sans doute préférable, dans l'intérêt de notre caisse, qu'anticipant plus ou moins sur l'avenir, je m'arrête au parti de m'instituer mon propre exécuteur testamentaire et d'en remplir les fonctions dès à présent. »

Le Conseil le remercia au "nom de l'Ordre, au nom de '.es humbles dont il soulageait les misères inconnues et si vaillamment supportées ! Dans une notice émue sur son vieil ami, notre vénéré doyen lÇtfhûr,eâux n'oublie pas

COXFER. DBS AVOCATS. / O- /- \ 7


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cet acte de générosité, accompli si simplement et ce sans que Lacan ne se préoccupât de la satisfaction bien légitime d'attacher son nom à une fondation qui en perpétuât le souvenir et qui éveillât périodiquement notre gratitude 1 ». Et nous, Messieurs, en face de ces témoignages d'affection donnés par un avocat à ses confrères, en vérité, nous ne savons lequel davantage admirer — de celui dont le coeur peut receler ces purs sentiments de tendresse, ou de cette chère famille qui sait les inspirer.

Cependant l'âge venait. Mais cette vieillesse qui s'annonçait clémente et douce, sans son cortège de maladies et de faiblesses, semblait devoir lui laisser longtemps encore le bénéfice de la régularité de sa vie. Les années s'étaient accumulées sans qu'il y prît garde. Ses belles et fortes qualités lui demeuraient fidèles. Presque chaque jour il venait au Palais, appelé devant toutes les Chambres par d'importantes affaires qu'il préparait aussi consciencieusement, qu'il plaidait avec une autorité grandissante. Au dehors, son activité se portait sur toutes choses. Membre du Comité consultatif de la Ville de Paris, il rendit à cette grande cité de signalés services. Il devint président en 1879. Déjà il était vice-président de la Société de Législation comparée, avocat de la Compagnie d'assurance La France, membre de la Commission des Hospices. Pendant son Bâtonnat, il avait été nommé avocat honoraire du barreau de Lisbonne.

i. Thureau, Notice sur Lacan.


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Comme aux heures fécondes de l'âge mûr, ce n'était pas à lui qu'appartenait son temps. En vain sa famille lui conseillait-elle le repos. Il avait décidé qu'il n'en avait nul besoin, et si le dimanche était un jour de fête, c'était parce qu'il lui fournissait l'occasion de travailler sans répit obligé. Dans cet appartement de là rue Thérèse, entouré d'une nombreuse famille, il présidait en patriarche aux joies intimes du foyer. Mais il les écourtait volontiers, et, quand le soir venu, la vie intérieure commençait, avec sa douce et discrète poésie, il allait reprendre l'oeuvre d'incessant labeur qu'il n'interrompit jamais — pas même le jour où il maria ses enfants !

Il avait uni ses filles à deux hommes d'élite, dont le Palais pleura longtemps la mort prématurée, MM. Jozon et Demazures, tous deux avocats à la Cour de Cassation. Jozon, jurisconsulte, orateur, homme politique longtemps député de Seine-et-Marne — avec un talent solide, une parole ferme, un caractère respecté — était un républicain sincère et loyal, que n'eût pas désavoué Marie, ce Romain dépaysé. Demazures, à qui Lacan avait remis, comme bâtonnier, le prix Paillet, était d'un tempérament plus froid. Sa parole plus tranchante et plus maîtresse d'elle-même faisait valoir des connaissances moins étendues. Il apportait à critiquer la République naissante la même ardeur que mettait Jozon à la défendre. Et c'était un beau spectacle qu'offraient ces deux jeunes gensséparés par la raison, réunis par le coeur, vivant côte à côte, discutant sans rien céder —- en appelant à l'arbitre


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le moins passionné, au juge le plus impartial — à Lacan

. dont les opinions moyennes servaient de trait d'union

à ces deux intransigeances.

Lacan avait l'habitude de passer ses vacances dans une vieille maison de famille, à Malesherbes, tout près de ce château d'Augerville, dont la générosité royale avait fait présent à Berryer. Dans cette demeure il allait se reposer. Il le disait, tout au moins, car le jour même de son arrivée il s'installait dans un cabinet improvisé. Là il s'occupait surtout de littérature. Jamais, depuis le collège, même au milieu des plus lourds travaux, il n'avait perdu le goût des lettres. Il ne passait pas une année sans revenir à ses chers classiques — à Racine surtout — et de toutes les tragédies de son auteur favori, on aurait pu, à l'improviste, lui demander des vers sans prendre en défaut sa mémoire. Les lettres françaises ne lui suffisaient pas ■— et il s'était senti attiré vers les lettres italiennes. Pour en mieux comprendre l'impeccable harmonie, il fit plusieurs voyages au delà des Alpes. Plus tard, définitivement rompu aux difficultés de la langue, il l'écrivait couramment, et, entre Leblond et lui, pendant de nombreuses années, s'établit une volumineuse correspondance.

Ce vieillard infatigable charmait ainsi ses loisirs. Mais c'était au milieu de ces agréables travaux que la maladie devait lui faire sentir sa première atteinte. La maison qu'il habitait, fermée tout l'hiver, recelait une humidité mortelle. En 1877 il fut saisi par le mal. Confié, sur le moment, aux soins d'un praticien de village, il se crut


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rétabli quand la maladie lui laissait un répit pour le mieux surprendre. Les conseils les plus dévoués vinrent se briser contre son obstination. Il ne voulut rien changer à ses habitudes. Il continua à fréquenter le Palais et, en 1879, plaida une importante affaire — l'affaire Halphen contre Christophe. —Mais au printemps de 1880, comme tout commençait à renaître, une langueur mortelle l'envahit et il dut s'aliter. Il ne croyait qu'à la nécessité d'un repos passager et il devait se lever pour assister au baptême de son petit-fils 1. Hélas ! Messieurs, l'aïeul était trop près de la tombe pour pouvoir jeter sa bénédiction sur un berceau !

Au début de cette courte maladie, il avait transformé sa chambre en cabinet d'étude. Étendu sur son- lit de mort, il travaillait ! Mais, après quelques jours, le goût de la lecture l'abandonna et, pour la première fois, sa main épuisée laissa retomber le livre.

C'était la mort, cette mort qu'il avait toute sa vie considérée avec une pieuse angoisse, et qu'il redoutait parce qu'elle était le repos. Heureusement, il ne la sentit pas venir. Peu à peu il perdit la notion des choses, son regard éteint se noya dans l'espace. Le 11 avril, comme le soir venait, il se dressa, retomba entre les bras de son fils 2, ouvrit une dernière fois les yeux, et prononça ces simples mots : « J'ai bien vécu. »

Que ce jugement ait été ratifié par le Palais, je n'ai pas besoin de le dire, puisque je parle devant beaucoup

1. M. André Demazures.

2. M. Gustave Lacan.


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de ceux que cette mort affligea comme un deuil domestiqué. La Conférence des avocats, présidée par M. Le Berquier, leva sa séance. Devant la première Chambre de la Cour, M. le bâtonnier Bétolaud se fit l'interprète de notre douleur 1. Par quelques paroles émues, M. le premier président Larombière associa la magistrature au deuil qui frappait le Barreau. A l'Association des Secrétaires, M. Thureau retraça rapidement la biographie du vieux compagnon de toute sa vie. Et le silence se fit sur cette tombe dans laquelle Lacan avait voulu descendre simplement, sans apparat, sans honneurs 2, où il suivait de si près Jules Favre et Crémieux, où il devait précéder Mcolet.

Vous le voyez, Messieurs, cette année 1880 nous a été bien peu clémente. Heureusement, quand de tels hommes nous quittent, tout ne s'éteint pas avec leur dernier souffle, et de leurs tombes comptées une à une un grand enseignement peut sortir. Si nous ne savions pas, en effet, recueillir et méditer les exemples laissés par nos maîtres, l'hommage que nous leur rendons ne serait rien que le solennel accomplissement d'une formalité dernière. Et

1. Me Bétolaud. — '« Au moment de prendre la parole devant vous, je me trouve sous l'empire d'une émotion bien pénible qui ne tient pas à l'affaire que je vais plaider.

« Nous venons, Messieurs, de faire une perte qui sera douloureusement sentie au sein du Barreau, et aussi bien, permettez-moi de le dire, de la magistrature. Nous avons pei-du Mc Lacan, notre ancien Bâtonnier. Il était l'honneur, il était l'exemple du Barreau et le modèle de toutes les vertus professionnelles. Si j'associe la magistrature à notre douleur, c'est que s'il était un éminent avocat, il était aussi le serviteur le plus fidèle de la justice. »

«M. le premier président Larombière. — La Cour s'associe complètement, M8 Bétolaud, aux sentiments de regrets et de sympathie que vous venez d'exprimer. »

2. Il était chevalier de la Légion d'honneur.


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combien précieux et féconds sont ceux que nous fournit cette calme existence déroulée maintenant tout entière à nos yeux ! D'autres ont pu poursuivre une plus brillante carrière; ~- aucun n'a parcouru une carrière plus digne. Sur une scène plus vaste, d'autres ont pu jouer un rôle plus grand, — aucun, dans ce Palais, n'a rempli un rôle plus utile à l'Ordre qu'il honora, à ses confrères qu'il a tant aimés, à ses clients dont il soutint les intérêts avec un désintéressement et une conscience admirables ! Celui-là, certes, est à nous, et bien à nous ! Celui-là nous appartient tout entier, par sa vie privée, qui est un modèle, par sa vie professionnelle, qui est un exemple, et notre affection peut se montrer fière de n'être pas obligée d'aller disputer à d'autres sa chère mémoire ! Aussi, c'est bien le moins que le Palais se découvre, au jour de l'éloge comme au jour des funérailles, devant cet avocat qui, jusque dans la mort, nous demeurant fidèle, voulut être enseveli dans sa robe, — comme pour emporter avec lui quelque chose de nous !

Ainsi un souvenir nous reste que nous ne devons pas, que nous ne pouvons pas laisser s'effacer. Notre honneur y est engagé et notre bien nous le commande. En effet, à vivre par la pensée aux côtés de cet homme qui ne connut ni les compromissions ni les défaillances, ne semble-t-il pas que l'âme et l'esprit se reposent, loin des agitations stériles auxquelles nous condamnent, après les convoitises des uns, les ambitions des autres ?

Voilà, Messieurs, votre ancien bâtonnier, tel du moins que je l'ai vu à travers les confidences que m'ont livrées


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des coeurs fidèles. En retraçant son existence, j'ai surtout cherché la vérité, sachant bien que sa mémoire n'avait nul besoin des complaisances de la louange. Puissent ces quelques pages n'être pas trop indignes de cet avocat accompli, qui fut un homme de bien, et vous laisser apercevoir la vraie grandeur de cette simple vie...

Après avoir entendu la lecture de ee discours, salué de nombreux applaudissements, M. le Bâtonnier donne la parole à M. Jules JEANNENEY, chargé de traiter le sujet suivant: L'Éloquence judiciaire dans les temps modernes.


SUR

L'ÉLOQUENCE JUDICIAIRE

DANS LES TEMPS MODERNES

«Heureux les classiques venus à l'époque où l'individualité littéraire était si puissante ! Tel discours de nos Parlements vaut assurémentlcs meilleures harangues de Démosthène; tel plaidoyer de Chaix d'Esl-Ange est comparable aux invectives de Cicéron, et pourtant Cicéron et Démosthène continueront d'être publiés, admirés, commentés en classiques, tandis que le discours de M. Guizot, de M. Lamartine, de M. Chaix d'Est-Ange ne sortira pas des colonnes du journal du lendemain. »

E. RBNAX, l'Avenir de la science.

MONSIEUR LE BÂTONNIER, MESSIEURS ET CHERS CONFRÈRES,

Le grand historien qui a écrit la Cité antique a montré dans son livre comment la constitution des communes grecques et romaines était en grande partie fondée sur le culte des morts. L'idée, aujourd'hui entrée dans le domaine de la science, vous est familière. Elle ne s'applique pas seulement à l'histoire des Etats : elle convient aussi à tous les groupes humains qui forment une personne morale et peut-être se vérifie-t-elle plus particulièrement de notre corporation.


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Notre Ordre doit à ses règles une bonne part de sa grandeur : mais ce qui par-dessus tout nous rend forts, ce sont les exemples honorables et glorieux qu'offrent à nos yeux ou à nos souvenirs les maîtres passés et présents du barreau, ce Les exemples présents ont un autre pouvoir, » a dit le vieux Corneille, et il a dit vrai : nul enseignement ne vaut pour notre jeunesse la parole vivante des grands maîtres de la barre, soit qu'ils développent à l'audience toutes les ressources de leur esprit et de leur éloquence, soit que, dans des entretiens familiers et au sein même de cette Conférence, ils nous dévoilent le secret de leur art. Mais il est bon aussi, il est pieux et il est utile d'évoquer le souvenir des maîtres qui ne sont plus, de considérer leurs actes, d'apprécier leur oeuvre; un travail quelque peu patient permet souvent d'y retrouver l'étincelle de la vie, et devenus ainsi leurs contemporains, nous en recevons encore des leçons animées.

Aussi gardons-nous fidèlement la tradition de ces éloges que chaque année, en cette séance solennelle, prononce quelqu'un de nous ; ils continueront d'être écoutés avec le recueillement que mérite la mémoire de nos aînés. — Qu'au, dehors on sourie si l'on veut ! on n'aura pas prouvé que nous ayons tort. L'esprit de corps a ses petitesses et ses dangers que personne ne nous apprendra et que nous n'enseignerons à personne; mais quand il se manifeste par l'admiration respectueuse d'hommes qui, n'étant plus, ne peuvent nuire ni servir à qui que ce soit, il n'est pas permis d'en médire. — Laissons-nous dire aussi que nos éloges quelquefois vont à de fausses gloires. A ceux qui


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tranchent ainsi sur le mérite de nos Confrères, il n'aura manqué souvent que de les avoir bien connus pour les pouvoirjuger. Ont-ils été, eux, les témoins de leur vie? Ont-ils pu voir que si leur éloquence avait parfois quelques défauts, leur caractère et leur esprit donnaient de beaux et fructueux exemples. A côté des grandes qualités, en quelque sorte extérieures, et qui appellent la gloire, il y a place chez nous pour des dons et des vertus que seuls des Confrères peuvent apprécier parce que ce sont des vertus domestiques ; nul ne les connaît s'il n'est de notre famille. — Si certaines gloires éclatantes nous ont fait plus d'honneur au dehors, d'autres, orateurs plus modestes, ont exercé parmi nous une influence plus profonde et laissé dans nos esprits une impression plus durable ; ceux qui l'ignorent seraient plus sages aussi en s'abstenant de juger. Aussi bien si l'on ne parlait que de ce qu'on connaît, plusieurs... même d'entre nous... seraient quelquefois bien fâchés ou bien gênés.

Notre tradition des Éloges est donc raisonnable autant que naturelle; elle n'est pas moins prudente. Ce ne sont pas seulement les gloires modestes dont je viens déparier et dont nous tâchons d'entretenir la mémoire qui doivent craindre de disparaître dans l'oubli : d'autres sont menacées; j'entends parmi les plus hautes. Elles ont tout à redouter du cours que les choses ont pris de notre temps et qu'elles suivront par une loi nécessaire. De nos plus grands orateurs, des maîtres de la parole contemporaine, l'oeuvre périra, et peut-être le nom; qui sait si dans


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l'avenir quelques curieux seuls n'en garderont pas le souvenir !

De semblables craintes ne pouvaient, m'a t-il semblé, vous laisser indifférents. J'ai formé le dessein de m'en expliquer devant vous. Je vous demande, pour cette délicate entreprise, de m'accorder votre bienveillante attention.

Le fait, au reste, a été plus d'une fois constaté : mais il a été rendu avec une singulière autorité dans le livre récemment publié de M. Renan sur l'Avenir de la science. Écoutez ce grand penseur :

« Heureux les classiques, venus à l'époque où l'indivi' dualité littéraire était si puissante ! Tel discours de nos Parlements vaut assurément les meilleures harangues de Démosthène ; tel plaidoyer de Chaix d'Est-Ange est comparable aux invectives de Cicéron, et. pourtant Cicéron et Démosthène continueront d'être publiés, admirés, commentés en classiques, tandis que le discours de M. Guizot, de M. Lamartine, de M. Chaix d'Est-Ange ne sortira pas des colonnes du journal du lendemain. » Cette prophétie, Messieurs, était écrite-en 1848: publiée cette année, vous pouvez voir qu'elle s'est réalisée, et il est à craindre qu'elle ne soit encore plus vraie de l'avenir que du présent.

Quelle est donc cette injustice?

A égalité de mérite, l'orateur ancien perpétuera et augmentera sa gloire; l'orateur moderne, après un succès et une notoriété d'un moment, devra se résigner à


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voir s'éclipser ses oeuvres et peut-être disparaître son nom. Il n'en devrait pas être ainsi en équité ; mais il en est et il en sera ainsi.

A quoi bon se révolter ! Et comme il ne sert à rien de pleurer ni de s'indigner, suivant la parole de Spinoza, il est bon, suivant le même, de comprendre ou tout au moins de chercher à comprendre. Voici, Messieurs, ce que j'ai pu entrevoir sur ce sujet; voici, autant que j'ai su les trouver, les causes de cette condition désavantageuse faite à l'orateur moderne par les conditions générales de la vie moderne.

Loin de moi la pensée de rabaisser les anciens. Ils ont été, par droit d'autorité et par droit de génie, les légitimes et fructueux instituteurs des nations qui se sont établies sur les ruines de l'Empire romain. Après les invasions des barbares, dans les ténèbres du moyen âge, moins épaisses, si l'on veut, qu'on ne le croyait naguère, ils ont été pour l'esprit de nos ancêtres un foyer de lumière et de chaleur. A côté de cette littérature spontanée et naïve, née du sol même de notre pays, qui ne pouvait guère que récréer les esprits par ses productions épiques et dramatiques, ils étaient en matière de science, et, plus généralement de pensée réfléchie, les guides nécessaires, parce qu'ils étaient les guides uniques. Fondée sur une base aussi solide, leur domination était aussi légitime qu'incontestée.

Peu à peu, grâce à eux, grâce aussi à là loi naturelle du progrès, leur supériorité sur leurs élèves commença à


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décroître. De bons esprits regrettent qu'au milieu du xvie siècle une célèbre école de poésie n'ait pas secoué leur joug. Peut-être le temps n'était-il pas encore venu ; en tous cas, on jugea qu'il n'était pas encore venu. La force de la tradition et de l'habitude fit, pour les maintenir dans leur autorité, ce qu'autrefois avait fait le besoin. — On sait comment les plus grands auteurs du xvne siècle se prosternaient devant l'antiquité; au xvin 0 siècle Voltaire qui, dit-on, incarne son temps, reste le disciple fidèle des anciens, et, pour en venir à une question qui nous touche de plus près, Montesquieu s'étonne que la France, le royaume « le plus ancien et le plus puissant de l'Europe, soit gouverné depuis plus de dix siècles par des lois qui ne sont pas faites pour lui ». Vous savez, Messieurs, par qui et pour qui ces lois avaient été faites. Vous savez aussi que la Révolution de 1789, qui prétendait tout renouveler, asservit les moeurs, la langue, la parole, les institutions aux usages des Romains. —J'abrège et j'en viens au fait le plus frappant : de nos jours, le Français, né frondeur et révolutionnaire, fait donner à ses fils une instruction fondée avant tout sur l'enseignement des langues et des littératures de la Grèce.et de Rome. Il est vrai que cet enseignement est attaqué. Je n'ai pas qualité pour entrer dans le débat, et je n'en suis pas tenté, quand je vois les partisans des anciens, alors même qu'ils ont la finesse et l'éloquence d'.Ulysse, frapper sur leurs adversaires avec la furie d'un Achille, montrant par là qu'ils ont reçu en pleine poitrine les coups destinés non pas aux anciens ni


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à leurs oeuvres, mais seulement aux pratiques de notre enseignement.

Telle est la tyrannie d'un long usage : il faut que les anciens restent nos maîtres parce qu'ils le sont depuis plus de quinze siècles.

Permettez-moi, Messieurs, d'étendre encore un moment ma discussion sur un domaine plus large que celui de la parole ; le cas de l'éloquence, dans la question qui nous occupe, est celui de tous les genres littéraires; je reviendrai à nos orateurs quand le moment sera venu, c'est-à-dire quand j'aurai fait des observations générales, qui, vraies pour tous les genres, trouveront plus aisément foi quand je les appliquerai à l'un d'entre eux.

Après avoir été des dieux bienfaisants et inspirateurs, les anciens sont devenus des idoles le jour où, leur essence ayant passé tout entière dans les littératures modernes, on ne les a plus aimés pour les services qu'on pouvait en tirer, mais pour eux-mêmes. Et cette religion quelque peu superstitieuse a eu ses fanatiques, même parmi les hommes dont la raison était d'ailleurs la plus saine; vous avez à l'esprit les violences et les injures dont se rendirent coupables à l'égard de leurs adversaires les partisans des anciens dans la querelle de Boileau et de Perrault, de Mme Dacier et de la Motte. Aujourd'hui ce culte suit de nouveaux rites, ceux de l'érudition. Les éditions succèdent aux éditions; elles ne connaissent plus, il est vrai, les notes pleines d'exclamations admi-


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ratives; mais c'est encore un effet de la vénération inspirée par les anciens ; on veut que les temples qu'on leur dresse ne soient remplis que par leur majesté.

Et l'on ne se contente pas.d'élever des monuments aux auteurs vraiment grands, qui ont de quoi intéresser l'esprit ou toucher le coeur de l'humanité à tous les âges ; les moindres fragments sont recueillis avec une piété infinie, et ces débris sont loin parfois d'être une poussière de marbre. Par exemple nous avons tous tenu entre les mains, sinon étudié, ce recueil 1 où l'on a réuni les moindres paroles qui nous sont parvenues des orateurs romains, depuis le vieil Appius Claudius, l'adversaire de Pyrrhus, jusqu'à Symmaque ; quelquefois même le savant éditeur, n'ayant pu retrouver de leurs discours un seul mot authentique, ramasse du moins tous les documente où on en peut percevoir un écho.

N'est-il pas vrai que presque tous nous sommes moins familiers avec Olivier Patru, pour citer un nom français, qu'avec Antoine et Crassus, dont il ne reste rien, rien? car les témoignages de Cicéron ne peuvent faire foi au sujet de ces deux hommes en qui il a visiblement voulu personnifier les deux faces de son propre génie.

De nation à nation la rivalité s'en mêle ; on lutte pour le prix de l'érudition;.on met un intérêt patriotique à ne pas rester au-dessous des voisins. Dans ces conditions, l'étude des anciens devient chaque jour plus vivante et

1. Oralorum fragmenta ah Appio Coeco usque ad Aurelium Symmachum, eollegit atquo illustravil Henr. Meyerus, editio parisina, auclior et emendatior curis Fred. Dïibner; accessit Ellend historia éloquent)'* romamc usque ad Coesares primis liueis adumbrata. — Parisiis 1837.


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plus passionnée; et dites-moi par quel miracle des auteurs sur lesquels on travaille avec un labeur aussi patient, aussi obstiné, pourraient être regardés comme de simples hommes ; on les met de plus en plus haut, au fur à mesure qu'ils donnent plus de peine. Les moindres deviennent intéressants, les grands sont, sinon au-dessus, du moins en dehors de tout. Homère est toujours aussi jeune de gloire et d'immortalité qu'au temps où MarieJoseph Chénier écrivait son vers célèbre et depuis l'époque où Kichard Cobden regardait avec mélancolie le rivage de la Troade, en pensant au temps et à l'esprit qu'on avait dépensés à des recherches sur la personne d'Homère, de nouvelles explications ont eu lieu pour découvrir la ville de Priam et d'Hector, pour retrouver le palais d'Agamemnon ; un explorateur s'y est illustré ' ; des disputes se sont élevées. De la curiosité, des voyages, des colères, des luttes ardentes contre un sol enfiévré qui détient de saintes reliques, voilà ce que suscite aujourd'hui encore l'oeuvre du vieux poète aveugle, et des hommes tels que M. Gladstone ne l'étudient pas avec moins d'ardeur que ne faisait au ive siècle avant JésusChrist, sur les conseils de son maitre Aristote,. celui qui devait être le vainqueur d'Athènes, de toute la Grèce et le conquérant de l'empire persan.

On parle souvent de la justice de la postérité; c'est une ressource chère aux auteurs méconnus par leurs contemporains, d'en appeler au verdict des générations

. 1. Henri Schliemann, Ilios, ville et pays des Troyens, traduit parW.E. Egger.

CONFÉR. DES AVOCATS. "


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suivantes. Oui, la postérité est juste, mais elle l'est avec des sentiments particuliers qui valent la peine qu'on y regarde d'un peu près.

Dans le choix qu'elle fait des classiques, elle ne s'inspire que de la seule équité, elle pèse dans une balance impartiale les qualités et les défauts ; elle reconnaît pour siens ceux qui le méritent, mais dans la suite elle traite en mère ces enfants adoptifs, leur découvrant chaque jour mille beautés et fermant les yeux sur leurs imperfections. Ce n'est plus le bandeau de la Justice qu'elle porte, mais celui de l'Amour. Elle reconnaît les grandes qualités d'un de ses favoris dans tel ouvrage qui est un beau jour démontré apocryphe. Pour un bon Anglais, tout est parfait dans Shakespeare, pour un bon Français dans Molière, pour un bon Allemand dans Goethe. Si quelque fâcheux s'avise de protester au nom de la saine raison et du goût on se récrie contre le sacrilège.

ce Heureux les classiques! » dit justement mon auteur. Heureux surtout les classiques anciens défendus par l'éloignement même contre les investigations des yeux trop perçants, assurés de la bienveillance générale, protégés contre toute entreprise non seulement par leurs incontestables qualités, mais par une sorte de complicité des siècles dans l'admiration.

Il coûte toujours d'avouer que plusieurs discours de Démosthène laissent désirer une composition moins imparfaite; jeressensdel'iiumeur contrecesjeunes gens contemporains de Cicéron, Calvus et Brutus, qui le trouvaient bouffi et ampoulé, sans précision, verbeux et redondant


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à l'excès, qui riaient de sa roue de fortune, de son jus verrinum et de son éternel esse videa/ur 1. Je suis mécontent de moi quand il me semble qu'il y a bien de l'apprêt dans certaines églogues de Virgile et que dans ses merveilleuses Géorgiques, la mythologie et la géographie surabondent tout comme chez un poète alexandrin, quand enfin le héros de son Enéide me paraît bien timide et plaintif pour le père d'une race si belliqueuse.

Et, de fait, à quoi bon ces critiques, si tant est qu'elles soient justes? Elles ont pu être utiles et opportunes quand il s'agissait de composer pour la postérité le dossier de ces grands hommes ; maintenant que leur cause est jugée et que l'arrêt a été rendu en leur faveur, ce serait une puérilité d'y revenir.

Rien n'est parfait dans ce monde, il est donc équitable que notre suffrage aille à ce qui est le moins imparfait ; tout ce que peuvent demander les esprits qui croient être demeurés libres (et qui sait si ce n'est pas là un autre genre d'illusion?),' c'est qu'on leur permette de sourire doucement en voyant monter, au pied des sommets où nous avons élevé les statues des grands hommes de l'antiquité, la marée toujours croissante de l'admiration.

Les classiques anciens n'ont pas à craindre d'être dépossédés de la place d'honneur qui leur est attribuée dans l'estime du siècle, tant que leurs noms figureront au

1. Dialogues des orateurs, chap. 1S.


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premier rang dans les programmes de notre enseignement, et il en sera ainsi longtemps encore.

« Nul n'est prophète en son pays, » dit un proverbe qui n'est pas devenu moins vrai pour être devenu vulgaire ; les modernes ont peine à se figurer que leurs propres auteurs aient assez de vertu pour suffire à l'éducation de la jeunesse. Dante, suivant un critique contemporain très écouté, serait trop subtil et d'ailleurs trop passionné ; Shakespeare trop profond;, souvent aussi trop obscur; Goethe trop savant et peut-être trop original. Quant aux nôtres, ils ne seraient que nous-mêmes ; les qualités qu'ils ont tous en commun; c'est aux Latins qu'ils les devraient, et il nous faudrait, comme eux, les aller chercher à la source. Et l'on explique que les classiques latins ont sur tous les autres une supériorité de bon sens et de raison, qu'ils sont plus humains que les modernes, c'est-à-dire qu'ils ressemblent plus à l'homme de tous les temps, comme de tous les lieux, et par conséquent qu'ils sont plus intelligibles à un jeune Français que ne le serait Shakespeare, à un jeune Espagnol que Racine, à un jeune Anglais que Calderon, tandis que Virgile ou Cicéron, Horace ou Tite-Live, Térence ou César sont immédiatement compris de tout homme qui pense 1.

On pourrait discuter sur le fait et rechercher si Virgile et Horace, par exemple, sont aussi bien compris et

l. Voy. dans le même esprit, l'article tout récent de M. Fouillée (Revue des Deux-Mondes du 15 septembre 1890). — Cf. Frary: La Question du Latin,

p. 336.


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aussi vite, et par tout le monde ; on pourrait se demander encore si ces oppositions sont établies avec une rigueur parfaitement scientifique, et si la poésie ne peut fournir à l'instruction d'un jeune Anglais que le secours de Racine et ainsi des autres. ^- Mais la question n'est pas là seulement.

Chaque nation, pour étendre et élever l'esprit de ses enfants, sent le besoin de proposer à leurs études d'autres littératures que la sienne. — Si on pouvait interroger chacune d'elles, pour savoir quelle littérature elle préfère, toutes, n'en doutez pas, répondraient : « Celle des anciens est la mienne »{.

« Les anciens et nous ! » On se donne par ce langage un air de bonne foi scientifique. La vérité est qu'on ne veut point paraître trop vaniteux, en se déclarant les premiers du monde, sans rivaux ; mais on prend soin de se choisir des rivaux qui ne portent point ombrage à l'amour-propre, parce qu'ils sont morts, des rivaux avec qui il est déjà glorieux d'être comparé. Partout, on sent le besoin d'étudier les langues et les littératures modernes; mais ne vous y trompez pas, c'est partout avec des vues intéressées. Et si les anciens ne laissent pas que de donner encore quelque jalousie, ce sont eux assurément qui en inspirent le moins. Aussi dans ces temps troublés de lutte pour la vie et pour la gloire, tant qu'on

1. Exceptons l'Allemagne qui fait moins de cas des Latins, parce qu'ils ont donné naissance aux langues et aux littératures romanes, et qui se prétend l'héritière du génie grec.


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aura besoin de réclamer des étrangers un service aussi considérable que celui d'aider à l'éducation de la jeunesse, le patriotisme épineux des modernes ira toujours de préférence demander secours aux anciens.

Ajoutons que, par une fortune particulière, la faveur dont jouit de nos jours la science de l'histoire tourne encore à l'avantage des littératures classiques : les oeuvres d'art qu'elles nous ont léguées deviennent en outre des documents.

Assurément on a étendu l'histoire du monde ancien ; l'Egypte et les peuples de l'Orient ont attiré à leur tour la curiosité des érudits. Mais la Grèce et Rome seules sont vivantes et comme populaires parmi nous, parce qu'elles le méritent mieux, et aussi parce que la connaissance des autres civilisations anciennes a commencé trop tard dans un monde.trop occupé. — La littérature grecque et la littérature latine constituent donc à peu près pour nous l'histoire de l'antiquité. Ortolan et Fustel de Coulanges citent Virgile, Horace et Ovide, voire des fragments d'Ennius. — Mais c'est là de l'érudition. Si nous considérons le côté dramatique de l'histoire ancienne, les faits qui avec la dignité de la vérité ont en outre l'attrait passionné du roman, nous voyons que les deux maîtres orateurs de la Grèce et de Rome, par malheur pour leur repos, par bonheur pour leur gloire, ont vécu dans des temps fertiles en révolutions et en désastres, et tous deux au moment où leurs patries respectives allaient perdre, l'une son indépendance nationale, l'autre


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sa liberté politique. Dans ces événements décisifs et poignants, ils ont été acteurs et orateurs; aujourd'hui, ils restent pour nous témoins, et quels témoins, Messieurs ! Ceux qui pouvaient le mieux déposer sur les faits les plus tragiques et les plus considérables qu'aient enregistrés les annales de leurs nations, sur des catastrophes dont l'intérêt ne touche pas les seuls savants, mais dont le souvenir, immortalisé par ces grands hommes, fait encore battre le coeur de quiconque se sent quelque amour de la patrie et de la liberté.

Plaignons-les', Messieurs; plaignons-les d'avoir vu leurs patries malheureuses ; mais envions-les d'avoir péri avec la liberté, en la défendant, d'avoir accru l'illustration de leurs pays près de la ruine par les accents de leurs voix éloquentes, par l'énergie de leur action, par leur résignation farouche au dernier moment. Comment veut-on quedepareils souvenirs s'effacent jamais dans la mémoire des hommes ? Comment ceux qui, après avoir connu les triomphes enivrants de Marathon, de Salamine et de Platée, ont subi l'humiliation, non pas d'un Chéronée, ce qu'à Dieu ne plaise, mais enfin d'une défaite et d'un abaissement momentanés, comment ceux-là oublieraientils le serment sublime et bienfaisant de Démosthène, qui relève les vaincus à leurs propres yeux, et en évoquant les grandeurs du passé, en fait espérer le retour dans l'avenir.

Et je ne parle pas là de nous seulement, Messieurs; c'est l'histoire de tous les peuples. Comment oublier le courage civil, l'héroïsme même que le danger de son pays


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inspira à la timide nature de Cicéron,, lorsqu'il sauva Rome du « pâle » Catilina et des convoitises de ses complices, lorsqu'il brava si audacieusement la mort, en lançant contre Antoine les traits enflammés de ses Philippiques !

Ces maîtres de la parole ont été des maîtres du patriotisme en même temps que de l'art : leurs discours vivront à jamais; la beauté morale de leur conduite fera éternellement valoir la beauté littéraire de leurs discours, et là du moins la complaisance de la postérité à leur égard est juste. Qu'elle les préfère à tous, nous y consentons, nous le demandons même, sachant d'avance que, leur génie revécût-il avec toute sa force dans le coeur et l'esprit d'un orateur moderne, ce moderne ne pourra jamais espérer d'acquérir une gloire égale à la leur.

Pensez en effet, Messieurs, combien le monde a changé depuis ces temps lointains. Au siècle de Démosthène il n'y avait en Europe qu'une civilisation et une littérature, celles de la Grèce; tout le reste était barbare. Au siècle de Cicéron, il n'y avait plus que Rome. En Europe maintenant, combien de pays qui ont leur vie propre, qui veulent avoir leurs arts et leurs littératures ; la guerre contre l'influence littéraire des étrangers est devenue partout aussi vive que la défense des intérêts politiques de la nation.

Autrefois, le patriotisme était moins jaloux : au temps de la prise de Corbie, le Cid exaltait l'honneur castillan; au cours de la guerre de Sept ans, le grand Frédéric écri-


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vait en prose et en vers la langue de ses ennemis. Aujourd'hui nul ne se soucie plus de rendre à l'étranger un tel hommage; on se cantonne, on est devenu égoïste, je le remarque sans le regretter. Contraste étrange, c'est au moment où les communications sont devenues plus faciles et plus rapides, où le commerce multiplie les voyages et les échanges, où la connaissance des langues étrangères se développe, que s'affirme avec une force inconnue jusqu'ici la personnalité de ces organismes qu'on nomme les peuples. Grâce au télégraphe, aux navires rapides, grâce à la poste, chacun peut vivre dans le monde entier, mais plus que jamais on vit pour soi, on se chauffe à son foyer.

Par une conséquence nécessaire, la notoriété des auteurs modernes se trouve inférieure à celle des auteurs de l'antiquité; toutes les nations ont leurs écrivains, et celles qui ont un passé aussi long que le nôtre, voient près de dix siècles écoulés depuis la naissance reconnue de leur littérature.

Le labeur d'un Varron, d'un Pline, d'un Fabricius ou d'un Goujet réunis ne suffirait pas à dépouiller le répertoire de nos auteurs, depuis les épopées du xie siècle jusqu'à nos jours, tandis qu'un homme d'étude qui saurait le grec (on croit qu'il y en a bien trois ou quatre en France) et qui saurait le latin, pourrait sans grande peine, en quelques années, épuiser la lecture de ces deux littératures classiques.

Que s'ensuit-il, Messieurs? C'est qu'ayant assez à faire avec ses propres, on borne sa curiosité et ses efforts à en connaître un petit nombre, quelquefois par une


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lecture directe, le plus souvent par des analyses ou des comptes rendus, admirable invention d'un siècle pressé. Quant aux étrangers, qui aurait la pensée ou le temps de les lire ? Qui ? mais ceux dont c'est la profession, et ils sont bien encore cinq ou six ceux-là, et leurs articles dans les revues, découpés et feuilletés d'une main hâtive en se levant ou en déjeunant, nous ajDprennent des noms d'auteurs, des sujets d'ouvrages, que nous devons retenir au cas où par hasard nous rencontrerions dans le monde un homme qui les connaîtrait pour les avoir lus. Le goût de la littérature est mort : il n'y a maintenant que l'étude de l'histoire littéraire.

Et je ne plaide pas pour nous, Messieurs, coupable ou non coupable. Nous ne sommes que des victimes et il en sera ainsi chaque jour davantage. La littérature deviendra une nomenclature, comme la chimie, et une classification, comme la zoologie. Voyez vos critiques littéraires ; après Sainte-Beuve, Scherer s'applique à ce qu'ils appellent tous deux l'histoire naturelle des esprits ; mais voici qui va plus loin : après M. Taine, qui invoque en plusieurs endroits comme ses maîtres Geoffroy-Saint-Hilaire et Cuvier, d'autres tentent de tracer les règles de l'évolution des genres littéraires, appliquant ainsi aux oeuvres de ces poètes, que Platon appelait « choses ailées et légères », les découvertes, vérifiées ou non, que Darwin a faites sur l'origine des espèces animales. Et comme il n'y a pas de science du particulier, l'individu n'est plus rien, le genre ou l'espèce est tout.

Tandis qu'autrefois les livres étaient en quelque sorte


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des êtres vivants, ils ne sont plus aujourd'hui que des faits, dit M. Renan, et on les traitera comme tels. Or il suffit qu'un fait ait été bien observé, qu'on en ait constaté avec exactitude les conditions déterminantes, les antécédents et les conséquents ; cette observation est rédigée, entre dans la science et appartient désormais à tout le monde, qui s'en rapporte à l'observateur, s'il est autorisé; et cette confiance même est scientifique. — Ainsi fera-t-on pour les livres. On établira une fois pour toutes, ou bien, si vous voulez, pour mettre les choses au mieux, en s'y reprenant à deux ou trois fois, ce que tel ou tel ouvrage aura apporté de nouveau à la pensée universelle, et on le remplacera par ce bilan dans la bibliothèque de l'avenir. — Tellesera, notez-lebien, la condition des livres privilégiés; les autres ne seront rien, rien, rien. Dans cette sélection impitoyable, dont les ouvriers, de plus en plus indifférents à la beauté, ne penseront qu'à la vérité et au progrès, les anciens seront cependant épargnés, grâce à leur droit acquis de premiers occupants. Peut-être même, ils y trouveront un regain de gloire ; ils resteront seuls avec quelques classiques nationaux, pour représenter la beauté, dont les générations les plus utilitaires, quoi qu'il arrive, seront toujours éprises; ils seront la récréation et le charme de l'humanité fatiguée; ils la reposeront et la consoleront. Heureux, bien heureux les classiques !

Il semble que cette destinée, réservée à tous genres littéraires, doive être particulièrement fâcheuse à l'élo-


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quence moderne. Je le montrerais par comparaison, si je ne craignais d'avoir donné déjà trop d'attention pour votre goût, Messieurs, au genre qui est le vôtre.

Suivant la loi dont je vous ai entretenus, à égalité de mérite, nos orateurs seront traités par l'avenir avec moins de faveur que leurs prédécesseurs anciens, et cependant tant de causes concourent à les tenir au-dessous, qu'il faut vraiment qu'ils leur soient bien supérieurs pour être leurs égaux.

Je m'explique.

D'abord ils n'ont pas aussi fréquemment l'occasion d'exercer leur parole devant un auditoire et sur des sujets qui les poussent à développer toutes les ressources de leur esprit. Dans les assemblées politiques d'Athènes, le nombre des orateurs n'était pas très considérable et leur tour de parole revenait souvent; Démosthène les appelle « ceux d'entre nous qui se présentent » (Y^WVTtaptovxsç), indiquant par là une habitude fréquente. A défaut d'autres connaissances, on sait au moins par Aristophane combien les procès étaient nombreux au temps de Périclès. — A Rome ce n'étaient pas seulement les séances du Sénat qui ouvraient la carrière à l'orateur ; les réunions publiques (Conciones), la liberté de l'accusation, les rapines des fonctionnaires, lui donnaient l'occasion de paraître dans des débats animés et retentissants; assurément, sans les vols et les cruautés de Verres, Cicéron serait devenu néanmoins un grand orateur; mais le fût-il devenu aussitôt? Et ces triomphes oratoires remportés à


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la vue d'un peuple n'éveillaient-ils pas dans les coeurs des jeunes gens des vocations inconscientes? Ces jeunes gens eux-mêmes, sortis de chez le grammairien vers l'âge de quinze ans, parlaient presque tous les jours chez les rhéteurs, et s'ils montraient quelques dispositions, il se rencontrait souvent un grand orateur pour leur apprendre son art, comme fit Antoine pour Cicéron, comme Cicéron fit lui-même pour son jeune ami Coelius.

Chez nous, les assemblées politiques sont nombreuses et nous n'avons pas les pedarii du Sénat romain ; chacun aie droit de prendre la parole et beaucoup en usent. Rares sont les procès où la voix et la pensée peuvent s'élever. Nos Conférences enfin sont aussi scientifiques, aumoins, qu'oratoires.

Voilà pour le fond. — Quant à la forme, les anciens orateurs (je parle des plus grands) avaient encore un considérable avantage. — Ils sont venus au temps où le mauvais goût n'était pas encore né.

N'est-ce pas une illusion de notre amour-propre qui nous abuse quand nous croyons que l'âme humaine s'est enrichie depuis vingt siècles de beaucoup de sentiments nouveaux et de pensées nouvelles ? Il n'est pas sûr que notre subtilité ait rien ajouté aux subtilités des sophistes grecs, et que nos analyses psychologiques, comme nous les appelons volontiers avec quelque emphase, l'emportent sur les analyses -d'Aristote en pénétration et en finesse. Que l'âme humaine se prête à des observations nouvelles, à la suite des conditions nouvelles de la vie,


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je n'y contredis pas ; mais c'est là un changement, et non un progrès.

Il semble aussi qu'en lisant certains ouvrages de Cicéron, le discours pour Coelius par exemple et les lettres, on y trouve les libertés, les compromissions, et jusqu'aux scandales de la vie moderne, toute la couleur enfin de ce que nous croyons propre à notre siècle, sans parler d'un esprit très piquant, j'allais dire très parisien, si ce n'était encore un trait de notre vanité.

Avec des idées très fines, une conception très souple, une aisance à sous-entendre et à comprendre les sousentendus qui ravirait d'aise nos auteurs comiques, les anciens avaient conservé dans leur langue une simplicité naïve, qui laissait voir la pensée à nu, et qui ne leur imposait guère, comme à nous, de faire un choix délicat entre diverses façons de s'exprimer. Jamais personne n'écrira plus avec la limpidité de Xénophon. Eschine reprochait volontiers à Démosthène d'employer des expressions outrées, dont à vrai dire nous ne retrouvons pas facilement des exemples dans les discours" incriminés. Mais nous savons qu'on le blâma vivement, comme d'une hardiesse par trop risquée, d'avoir comparé les Athéniens sommeillant malgré les progrès de Philippe, à des hommes qui auraient bu du suc de la mandragore ! Depuis ce temps, on le voit, les figures de style ont gagné bien des libertés, et nous pouvons par là nous figurer quelle était la pudique réserve d'une langue dont les usages condamnaient une image qui nous paraît aujourd'hui si simple et si naturelle.


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Dans Cicéron il y a plus d'art, comme l'a remarqué Fénelon, et plus de recherche. Ce sont des métaphores assez nombreuses, je ne le nie point, mais qu'un moderne ne penserait jamais à remarquer, s'il n'était averti par le redoublement de l'expression et par l'atténuation ou la préparation dont l'orateur se croit obligé de les faire précéder (quasi). Mais le fond de la pensée n'en est pas atteint et la suite du raisonnement n'en peut pas souffrir.

Si vous me permettez maintenant d'arriver d'un bond (car je ne peux pas tout dire) à notre xvr 3 siècle, il me semble que dans son traité de YEloquence française, le chancelier du Vair, malgré les promesses de son titre, n'ait pas bien saisi toutes les « raisons pourquoi elle est demeurée si basse »*.

Au premier rang parmi ces causes apparaît le goût de cette érudition généreuse, mais pédàntesque, que l'école française de la Renaissance avait mise à l'ordre du jour; auteurs sacrés, auteurs profanes, tout est pillé par les orateurs de la chaire aussi bien que du barreau ; leurs dépouilles ornent, croyait-on, mais surtout bigarrent et encombrent les productions de l'éloquence du temps. Ce

1. Les raisons qu'il en donne sont : la forme du gouvernement qui écarte les citoyens du mouvement des affaires et l'absence des grands intérêts à débattre; — l'indifférence de nos princes pour ce genre d'étude; —la légèreté de la nation incapable des longs efforts qu'exige la pratique de l'art oratoire.

Un avocat de son temps, un seul, mériterait, suivant du Vair, d'être comparé aux anciens, et il ne le nomme pas. « C'est un esprit merveilleusement délié et judicieux qui s'est formé un style fort élégant ; qui a un grand artifice à se faire entendre et à éclairer ce qui semble le plus obscur et embrouillé. » Quel est cet heureux "rival des maîtres anciens? Est-ce Simon Marion? Est-ce Etienne Pasquier?


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n'est pas tout : la langue française, qui était demeurée jusque vers 1550 à peu près simple et nue, se complique et s'orne ou s'affuble de dépouilles étrangères.

Il est juste d'admirer les auteurs de ce temps; on leur doit surtout une reconnaissance infinie pour les services qu'ils ont rendus à leurs successeurs ; mais à les voir marcher ou courir gauchement dans leurs accoutrements splendides'et empruntés, on nepeut s'empêcher de penser à ces poésies que Pascal appelait, après d'autres, des reines de village. On ne devient pas impunément riche sans préparation; il faut apprendre à se parer. Ce défaut est surtout sensible dans les oeuvres des orateurs du temps ; et c'est un contraste bizarre qui s'y trouve entre le caractère scolastiquement subtil de l'argumentation et la continuelle recherche d'une élégance fleurie dans l'expression. — Voyez à ce sujet les discours de l'avocat général Simon Marion, le premier du Palais, s'il faut en croire le cardinal du Perron, qui ait bien écrit '.

Plus tard, à la même recherche, ou pire encore, s'associe chez les prédicateurs de la Ligue le goût des pointes et la vulgarité la plus grossière.

Enfin Malherbe vint. Il était temps: mais sa victoire, Messieurs, n'eut toutes ses conséquences que longtemps après sa mort. Sous des influences que je n'ai pas à indiquer ici, après l'érudition confuse et indigeste, la vie de société qui commençait alors, exerça par l'esprit précieux

1. Voy. au sujet mêmede la différence entre le Barreau des ancienset celui . des modernes, la Remontrance de M. Marion, du lundi 30 avril après Pâques, à l'ouverture du Palais, 1601. — Sur Simon Marion lui-même, l'étude de M. Aubépin, publiée dans le Droit, 1860.


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une influence fâcheuse sur la langue, sur la littérature en général, sur l'éloquence en particulier. En effet, nous qui vivons continuellement dans la pratique des affaires, qui discutons sur des faits, qui poursuivons un fait, je veux dire le gain de nos procès, nous sommes tenus plus que personne à maintenir notre style comme notre pensée dans la réalité : il nous est moins qu'à personne permis de chercher l'art, cet art du moins qui se propose autre chose que de mettre dans son plus beau jour la vérité ou la vraisemblance de notre raisonnement. Vous retrouverez l'esprit précieux dans les plaidoyers d'Antoine Le Maître, avec tous les défauts que nous avons signalés chez les orateurs du xvie siècle. « La langue a fait des progrès, dit Sainte-Beuvel : mais c'est toujours le même mauvais goût, l'emphase, une véhémence sans vraie chaleur, des rapprochements d'érudition sans vraie finesse et sans esprit. » Ces rapprochements, dont vous allez voir des exemples, apparentent de près Le Maître et Voiture, avec cette différence que l'habitué de l'Hôtel de Rambouillet, quand il laisse échapper quelque trait de ce genre, visiblement badine et se moque de lui-même. Au contraire, Le Maître est terriblement sérieux, quand il établit en forme un parallèle de Marie Cognet, une fille désavouée par sa mère, avec Andromaque, et quand il compare un clerc, qui s'était coupé volontairement avec un canif pour signer de son sang une promesse de mariage, avec Catilina, qui fit boire à ses complices du sang humain.

1. Porl-Royal c. V, p. 372.

COKFÉIt. DîiS AVOCATS. 9


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Après Malherbe, Scarron ne suffit encore pas et Boileau lui-même sera plus craint et respecté qu'écouté. Quoi qu'on en ait voulu dire à ce sujet, il est certain que la souveraine éloquence de Bossuet, si raisonnable avec tant de sublimité, ne fut pas estimée à son prix par ses contemporains. Fléchier put encore nommer dans une oraison funèbre l'incomparable Arthénice et déplorer la mort de sa fille dans un langage qui eût ravi les habitués de la chambre bleue,

J'abrège, Messieurs, et je ne marquerai que les grands traits. Avec plus de goût, Massillon s'illustrera encore en recherchant l'élégance et l'esprit. De ce temps-là du moins nous pouvons citer avec fierté notre Cochin qui, par la seule force de son intelligence, revient à la raison et au naturel 1. Puis, et grâce surtout à Jean-Jacques Rousseau, l'éloquence se laisse envahir par ce déluge universel de sensibilité que vous connaissez et par le goût des effusions personnelles, qui mène souvent plus loin qu'à mi-champ de la déclamation. — Au temps de la Révolution, en faisant les justes exceptions, on peut dire que va régner dans les assemblées, dans les clubs, une emphase, qui se croit à tort fille de la gravité romaine.

Enfin, Messieurs, et c'est ici l'unique et vrai réformateur, le seul qui puisse offrir à l'éloquence malade un remède efficace, enfin vint le régime parlementaire qui, dans tous les temps (si vous en entendez très largement

i. Simple constatation : Les OEuvres complètes de Cochin, G vol. in-4°, belle reliure en veau du temps, sont offertes en librairie (catalogue de décembre 1S90) au prix de 10 fr.


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l'idée), a été le régulateur de la parole, à la barre, disons-le sans jalousie, aussi bien qu'à la tribune.

J'arrête ici cette histoire, Messieurs, et je rappelle ce que j'ai voulu prouver : c'est que les langues et les littératures modernes, avec un danger plus grand pour l'éloquence que pour les autres genres, ont connu et subi, beaucoup plus que les langues et les littératures anciennes, les mille formes du mauvais goût et de l'affectation; que nos orateurs ont à discerner, pour les éviter, des pièges dont les anciens n'avaient pas à se garder, et qu'ils ne peuvent avoir que par un grand effort de réflexion personnelle, de raison et de sentiment, ce que les anciens avaient par droit de naissance : une parole et un style naturels.

Un autre avantage naissait pour l'éloquence antique des conditions extérieures dans lesquelles il lui a été donné de se produire.

La justice alors n'était pas cette chose austère, morne, que connaissent les civilisations modernes, cette impénétrable majesté qui commande le respect, craint le bruit, affectionne les salles grises et tranquilles propices au recueillement. C'est au Forum, dans ce coin de terre où battait le coeur de la nation romaine et tout plein de son passé : entre le Capitole et le Palatin, dans cette place d'un demi-hectare, tout encadrée de basiliques, dans ce décor d'arcades et de colonnes, près du Comitium et des Rostres, sur la Voie Sacrée, au milieu des tavernes toutes grouillantes de vie; c'est là que la justice du peuple-roi


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tient ses audiences. Autour de la haute estrade où siègent les juges, se pressant contre les barrières, se tiennent les témoins, les clients, les ennemis politiques, des figurants, des émeutiers, prêts à huer ou à acclamer : il y a là aux grands jours une foule accourue de tous les points de l'Italie et qui, avide de voir et d'entendre, couvre la place, déborde les rues, emplit les colonnades des temples, grimpe aux corniches des arcs de triomphe.

On imagine ce que pouvait être une réputation conquise devant un tel public. La popularité, assurément, ne fait pas la gloire : c'est une vérité que l'histoire ne se lasse pas d'enseigner; mais elle prépare fortement les admirations de l'avenir. Le triomphe que l'avocat remportait dans de telles conditions ne pouvait manquer de retentir profondément dans tout le pays. Il y avait ainsi, si j'ose dire, pour les orateurs de ce temps, une vitesse initiale vers la gloire qui devait leur créer une singulière avance sur les peuples moins favorisés à cet égard. Le temps n'avait plus qu'à respecter et consacrer les gloires qu'il avait reçues toutes faites des contemporains.

Il s'en faut que chez nous, Messieurs, un discours, si éloquent soit-il, devienne un événement.

Un homme politique peignait un état d'esprit qui ne lui était pas particulier quand il écrivait :

« J'ai entendu plus de mille discours dans ma vie; il n'y en a pas trois qui aient changé mon opinion; pas un n'a changé mon vote. » De fait, aujourd'hui, dans nos Chambres, on écoute les belles harangues un peu par


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déférence, parce qu'elles honorent nos Assemblées, un peu pour se persuader qu'on en pourrait faire de semblables, mais on se tient pour quitte quand on a complimenté son collègue.

Nos tribunaux de moins en moins rappellent l'arène antique, où, si superbement, se plaidaient de si grands procès. Elus pour un temps limité, sans condition de capacité, les juges romains ne pouvaient manquer d'apporter aux affaires un esprit attentif, souple, docile aux entraînements de la parole; pris dans le peuple, ils en avaient toutes les passions ; les plaidoyers les supposent souvent violents et partiaux. Il n'est pas sans exemple qu'ils se soient vendus. Si vous songez enfin que le peuple les jugeait à son tour, vous imaginerez à quelles âmes s'attaquait l'avocat.

Le magistrat, chez nous, est homme de carrière et d'expérience : il veut ignorer les passions de son temps, et c'est à sa raison presque uniquement qu'il est permis de s'adresser. Comme, en outre, il compte de plus en plus sur ses lumières personnelles, il se passe assez volontiers d'éloquence. Il a déjà supprimé, ou à peu près, la réplique : il comprime encore la jjlaidoirie de plus d'une autre façon, et s'il est arrivé à la rendre plus serrée et plus substantielle, il tend à la réduire à un simple exposé de faits 1. Débordé par les affaires, il est pressé déjuger. Et ainsi, de nos jours, la justice a cessé d'être un pouvoir

1. Le cas ne nous est pas spécial. Voici, d'après Lawes Times (ier novembre 1890), la formule de ce que les juges anglais peuvent supporter aujourd'hui:

« The dry facts of cases wrapped up in the mosl modem décisions (or better still, without the décisions). »


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véritable pour ne plus être qu'un service public devant qui défilent les plaideurs, sous l'oeil de l'autorité.

Seul maintenant le jury s'intéresse franchement aux mouvements oratoires. Devant lui on fait encore entendre le langage des passions : aussi est-ce à la cour d'assises que l'éloquence judiciaire moderne a rencontré les succès qui rappellent le mieux l'antiquité. Elle trouve dans les affaires criminelles cet autre avantage de n'avoir en général à discuter qu'en fait et de pouvoir ainsi être comprise de tout le monde. La majorité des plaidoyers civils est au contraire illisible pour le grand public.

Ainsi se marque un nouveau désavantage imposé par notre époque à votre art. Cicéron se vantait d'avoir appris le droit en deux mois ; la vie y suffit à peine aujourd'hui. Le travail de codification, qui chez nous a substitué à des principes larges d'équité un texte rigoureux et rendait presque toujours impossible la discussion des idées générales, a du même coup tari une source pure de l'éloquence et interdit aux profanes l'intelligence des oeuvres auxquelles les plus grands parmi nos maîtres ont consacré leur vie. La jurisprudence qui chaque jour fixe d'une façon définitive les j)oints de doctrine demeurés douteux, travaille à consommer notre asservissement. La parole porte ainsi la peine du progrès de la science.

Pourquoi ne pas le dire enfin, elle souffre d'une impopularité qui chez nous s'attache aux choses de justice et que l'antiquité n'a pas connue 1. Il suffira d'un traitpour

.1. Cf C. Pinard, Le Barreau au xrxe siècle.


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le faire sentir. A Rome, la langue du droit, qui à son ori-. gine avait été patricienne, n'a pas cessé d'être.la langue des affaires, de la politique, de l'histoire, de la philosophie, des lettres : si chacun ne la parlait pas, tout le monde l'entendait. Chez nous, malgré l'autorité de la magistrature et du barreau elle a toujours un peu l'air d'une langue de robins parvenus. Les barons, qui n'y reconnaissaient pas la parole du commandement, ont tenu à honneur de l'ignorer; les gens de cour s'en moquaient comme d'une langue pédante, les gens de lettres comme d'une langue barbare ; pour le public, elle n'était qu'un outil de profession et presque de métier. Le peuple continue de l'appeler la langue de la chicane. Il semble que jadis personne n'ait voulu être soupçonné d'y avoir rien compris. La préface des Plaideurs porte la trace de ce souci. Deux magistrats, Montaigne et Montesquieu, se sont formellement défendus d'avoir « rien entendu à la procédure ». « Même aujourd'hui, il est de bel air, en ce genre, de paraître ignorer ce que l'on sait, d'ignorer ce qu'on devrait savoir. La langue du droit est demeurée en roture. »

Voilà, autant que j'ai su les découvrir, les difficultés avec lesquelles la parole doit compter de nos jours. L'honneur aussi serait déjà grand pour elle, si elle n'était pas demeurée trop loin des modèles de l'antiquité ; mais, aussi bien, puisqu'un maître l'a écrit, laissez-moi dire qu'elle a fait mieux : nous avons aussi nos Démosthène et nos Cicéron.


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L'hommage qu'ici même a reçu leur mémoire vous a montré de quelles comparaisons étaient dignes un Berryer, un Chaix d'Est-Ange, un Jules Favre, un Gambetta. Que puis-je faire de mieux, quant à moi, pour les louer dignement, que de reprendre quelques-uns des jugements que vous avez applaudis, surtout de laisser parler ces maîtres, en vous lisant des passages, trop courts à mon gré, de leur oeuvre.

On ne redira jamais trop l'éloge de l'homme qui, pendant plus d'un demi-siècle, a été « la gloire de la tribune et du barreau, de cet intrépide champion du droit qui, au milieu des vicissitudes et des bouleversements de ce siècle, conservant la liberté de son âme et la sérénité de sa pensée, est demeuré constant dans ses affections comme dans ses principes, n'eut de passion que pour le bien public, d'ambition que pour sa patrie, et dans nos discordes civiles défendit avec un si généreux courage la cause de la justice et de l'humanité 1. » Qu'on dise si, dans la parole de Berryer, il n'y a pas la simplicité mâle, la vigueur, le souffle, la magnificence des maîtres anciens. Qu'on décide ensuite s'il a été surpassé pour l'unité de la vie, l'élévation vraie de la pensée. Les noms de Dehors, de la Roncière, de Chateaubriand, de Louis Napoléon marquent les étapes glorieuses d'un génie qui n'a jamais failli. Le jour où, devant la Cour des pairs, il défendit l'auteur de l'attentat de Boulogne, son éloquence et son audace se sont élevées jusqu'à la majesté.

1:. 3. Derelle, Éloge de Berryer, Discours de rentrée de 1869.


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« Voudrait-on faire du succès la base de la morale, la base des sentiments et des opinions des hommes ?

« Si le succès fait tout, eh bien, écoutez-moi.

« J'accepte l'arbitrage que je vais vous proposer : cet arbitrage, c'est vous qui le prononcerez. Dites, sans avoir égard à la faiblesse des moyens employés par le prince, dites: « S'il eût triomphé, j'aurais nié son droit, j'au« rais refusé de m'associer à son pouvoir. » Dites-le, vous que nous connaissons tous. Celui-là, je l'accepte pour juge. »

J'imagine quel frémissement dut courir dans l'auditoire quand, défendant Dehors, arraché deux fois déjà à l'échafaud, il lança cette exclamation :

« En vain a-t-on choisi, pour présider ces débats, le magistrat le plus habile et le plus expérimenté ; la nullité y est ! En vain, on a placé près de lui ce greffier si profondément versé dans la connaissance de la procédure criminelle. — Greffier, votre plume trébuche, la nullité y est ! En vain, deux fois vous avez frappé cet homme ; deux fois la Cour suprême a brisé votre arrêt. Eh quoi ! ne comprenez-vous pas que la Providence ne veut pas que cette tête tombe? »

L'oeuvre de l'orateur ne se révèle guère dans d'aussi minces fragments ; elle ne souffre point de mutilation : ce sont les plaidoyers entiers qu'il faudrait lire. — Aussi quelques morceaux, si bien choisis soient-ils, ne peuvent donner non plus qu'une impression insuffisante de l'élo-


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quence vraie, sobre, raisonnable et si émue d'un Chaix d'Est-Ange. Le jugement a paru juste quand un de ses disciples l'a appelé « un des plus grands avocats de tous les pays et de tous les temps ' » ; c'est le sentiment qu'aujourd'hui encore donne la lecture des chefs-d'oeuvres entendus dans les affaires Cauchois-Lemaire, Caumartin Donon-Cadot, Benoit.

Les procès criminels n'ont pas inspiré à l'antiquité de plus beaux morceaux oratoires.

La verve hautaine et impitoyable qu'il mit à accabler Marrast « l'insulteur » se prétendant un jour diffamé, amène fatalement le souvenir de ces luttes où le génie et la liberté des anciens se donnaient carrière.

« Vous nous dites que vous avez fait preuve d'un grand courage, que vous avez lutté contre de grandes difficultés. Ah! Je n'admets pas cette excuse, quand c'est vous qui avez soufflé une pareille tempête, quand vous avez agité le peuple, quand vous avez allumé à son foyer les torches incendiaires qu'il secouait, quand c'est vous qui l'avez lancé en vous disant: « Je l'arrêterai quand je voudrai. » Et puis, parce que, une fois au pouvoir, vous n'avez pu museler le lion qui rugissait dans toute sa force, vous viendriez aujourd'hui nous demander un bill d'indemnité? Non!... Et c'est vous qui venez nous demander, le reproche à la bouche, où nous étions pendant que vous siégiez à l'Hôtel de Ville ! Gertes, nous n'avions pas con1.

con1. Rousse, Discours prononcé sur la tombe de Chaix d'Est-Ange le 13 décembre 1877.


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quis les premiers emplois; nous combattions pour l'ordre, à notre place modeste mais périlleuse, dans notrejournal et dans les rangs de la garde nationale ; nous vous protégions au milieu de vos embarras, au milieu de la tempête contre les colères d'un peuple auquel, après avoir dit un jour: « Lève-toi », vous disiez alors, une fois devenu puissant : «. Rassieds-toi; ta journée est finie et la récolte est rentrée. »

Et s'il faut soutenir encore un instant ce parallèle, quel admirable imitateur de Cicéron ne trouverai-je pas en Jules Favre, ce merveilleux artiste si épris de l'art de bien dire, à la phrase d'une ampleur si majestueuse, à l'ironie et au dédain si terribles, cet orateur à l'élégance suprême et à l'infinie sensibilité.

Le plaidoyer pour Orsini est maintenant classique au Palais : et véritablement il y a des beautés qu'on ne se lasse pas d'admirer.

« Certes, on peut rencontrer ici des opinions différentes sur bien des choses, et pour ma part, — que M. le Procureur général me permette de le dire — je suis loin de m'incliner devant tous les principes, tous les actes, tous les hommes qu'il défend. Oui, Messieurs les jurés, malgré les temps où nous vivons et qui s'opposent à la libre expression de ma pensée, je n'en conserve pas moins au fond de mon coeur, avec une fierté jalouse, le dépôt sacré de mes sentiments et de mes croyances ; mais leur symbole n'a jamais été le glaive ni le poignard. Je suis de ceux qui détestent la violence, qui condamnent la force


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toutes les fois qu'elle n'est pas au service du droit. Je crois qu'une nation se régénère par les moeurs et non par le sang. Si elle était assez malheureuse pour tomber sous le joug d'un despote, ce n'est pas le fer d'un assassin qui briserait sa chaîne.

« Les gouvernements périssent par leurs propres fautes, et Dieu, qui compte leurs heures dans les secrets de sa sagesse, sait préparer à ceux qui méconnaissent ses éternelles lois des catastrophes imprévues, bien autrement terribles que l'explosion d'une machine de mort imaginée par des conspirateurs.

« Voilà ma foi, Messieurs, ma foi profonde. Et cependant, quand Orsini m'a appelé, je ne l'ai point repoussé. J'ai dit à Orsini : « Je condamne votre forfait, je le pro« clamerai bien haut ; mais vos malheurs me touchent. « Votre constance à combattre les ennemis de votre pays, « cette lutte acharnée par vous entreprise, ce sacrifice de « votre vie, je les comprends, ils vont à mon coeur. Italien, «j'aurais voulu souffrir comme vous pour mon pays; « m'offrir aussi en holocauste ; verser mon sang pour sa «liberté. Tout, excepté ces meurtres que ma conscience « réprouve.

« Mais vous confessez votre crime, vous l'expiez, vous « donnez votre tête à la loi que vous avez violée, vous « êtes prêt à mourir pour subir la peine de votre attentat « à la vie d'autrui. Eh bien, je vous assisterai à cette heure « suprême... non pour présenter une inutile défense, non « pour vous glorifier, mais pour essayer de faire luire sur « votre âme immortelle, qui va retourner au sein de Dieu,


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« un rayon de cette vérité qui peut protéger votre mémoire « contre des accusations imméritées. »

Quel homme enfin, Messieurs, à un plus haut degré que Gambetta, a possédé la puissance et imposé la domination de la parole. Par son éloquence « tour à tour familière et véhémente, emportée et railleuse, ardente, logique, éclatante de verve et d'enthousiasme 1, » il a mérité d'être comparé aux plus illustres. Si le Palais n'a pas été le témoin de ses plus grands triomphes, il a été le berceau de sa renommée. Par là Gambetta nous appartient. Le procès Baudin est dans toutes les mémoires, comme cette harangue entendue paï la police correctionnelle, où l'avocat de Delescluzes, « demandant au passé, vieux alors de près de vingt années, un compte solennel... l'a fait revivre aux yeux d'un auditoire haletant, comme si les événements dataient de la veille, comme si le sang versé fumait encore 2. »

« Oui, le 2 décembre, autour d'un prétendant, se sont groupés des hommes que la France ne connaissait pas jusque-là, qui n'avaient ni talent, ni honneur, ni rang, ni situation, de ces gens qui, à toutes les époques, sont les complices des coups de la force, de ces gens dont on peut rappeler ce que Salluste a dit de la tourbe qui entourait Catilina, ce que César a dit lui-même de ses complices, éternels rebuts des sociétés régulières :

«Aère alieno obrupti et vitiis onusti. »

' l. Notice biographique par J. Reinach, en tête des Discours et Plaidoyers choisis. 2. Discours de rentrée de M. le Bâtonnier 0. Falateuf, 2G novembre 1883.


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« Un tas d'hommes perdus de dettes et de crimes *, comme traduisait Corneille. C'est avec ce personnel que l'on sabre, depuis des siècles, les institutions et les lois, et la conscience humaine est impuissante à réagir, malgré le défilé sublime des Socrate, des Thraseas, des Cicéron, des Caton, des penseurs, des martyrs qui protestent au nom de la religion immolée, de la morale blessée, du droit écrasé sous la botte d'un soldat.

«Mais là, il ne peut pas en être de la sorte; quand nous venons devant vous, magistrats, et que nous vous disons ces choses, vous nous devez aide et protection. Ces hommes ont prétendu avoir sauvé la France. Il est un moyen décisif de savoir si c'est une vérité ou une imposture. Quand un pays traverse réellement une crise suprême, qu'il sent que tout va succomber, jusqu'à l'assiette même delà société, alors, savez-vous ce qui arrive? C'est que ceux que la nation est habituée de comptera sa tête, parce qu'ils se sont illustrés par leurs talents et leurs vertus, accourent pour la sauver. Si je compte, si je dénombre, si j'analyse la valeur des hommes qui ont prétendu avoir sauvé la patrie au 2 décembre, je ne rencontre parmi eux aucune illustration, tandis que, de l'autre côté, je vois venir au secours du pays des hommes comme Michel de Bourges, Charras, morts depuis, et tant d'autres pris dans l'élite des partis les plus divers : par exemple, notre Berryer, ce mourant illustre qui, hier encore, nous envoyait cette lettre d'un homme de coeur, testament d'indignation qui prouve que tous les partis se tiennent pour la revendication de la morale.


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«Où étaient Cavaignac, Lamoricière, Changarnier, Lefio, Bedeau et tous les capitaines, l'honneur et l'orgueil de notre armée ?

« Où étaient M. Thiers, M. de Rémusat, les représentants autorisés des partis orléaniste, légitimiste, républicain : où étaient-ils? A Mazas, à Vincennes, tous les hommes qui défendaient la loi ! En route pour Cayenne, en partance pour Lambessa, ces victimes spoliées d'une frénésie ambitieuse ! Voilà, Messieurs, comme on sauve la France ! Après cela, pensez-vous qu'on ait le droit de s'écrier qu'on a sauvé la Société, uniquement parce qu'on a porté la main sur le pays ?

«De quel côté étaient le génie, la morale, la vertu? Tout s'était effondré sous l'attentat ! »

Si j'ai su lire dignement ces pages, il me semble, Messieurs, que vous devez éprouver le même sentiment qui m'anime maintenant; un sentiment de confiance, un désir de protester contre les sentiments pessimistes que j'exprimais tout à l'heure. — Non ! il n'est pas possible que de telles beautés périssent à jamais. Mais dût ce sort leur être réservé, quelle leçon pratique en pouvons-nous tirer? Parce que nous voyons l'orateur moderne égal en mérite aux anciens et inégal en gloire, devons-nous borner notre ambition à gagner nos causes, sans souci de l'art dans nos discours? Non encore, mille fois non : C'est peut-être un bonheur d'obtenir la gloire, mais l'honneur de la mériter doit suffire.

Sous nos yeux, plus d'un parmi nos maîtres, après


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avoir publiquement renoncé à toute autre ambition que de satisfaire leurs clients, leurs confrères, en travaillant pour eux-mêmes et pour nous, comme on travaillait autrefois pour la postérité, ont obtenu un succès plus grand que leurs voeux et que leurs espérances. — Ils avaient renoncé à la gloire, elle n'a pas renoncé à eux ; elle est venue les chercher.

Souhaitons qu'elle leur soit fidèle, elle les a bien choisis.

Efforçons-nous, à notre tour, nous les jeunes, de suivre de loin ces modèles. Et s'il faut appeler l'intérêt au secours du devoir, persuadons-nous que les discours les plus beaux sont aussi les plus convaincants, que le vraiment grand orateur est vraiment le meilleur praticien. Imitons nos maîtres et tâchons, comme eux, que nos discours gagnent non seulement l'oreille du juge, mais l'estime des connaisseurs.

Nous le devons pour l'honneur de notre corporation, qui a su par ses oeuvres effacer le souvenir des avocats ridiculisés par Racine et qui maintenant peut revendiquer sa place dans l'histoire des lettres ; nous le devons pour l'honneur du génie français et de notre langue, qu'il faut toujours respecter et transmettre sans atteinte aux générations suivantes, comme une des plus belles parts du patrimoine national.

Et, si nous ne devons pas compter sur un autre prix de nos efforts, resteront pour ceux d'entre vous qui en seront dignes les pieux éloges de notre Conférence. Ils n'ont jamais été des formalités, comme on le croit par-


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fois au dehors, moins encore de simples exercices propres à faire l'essai de notre jeune parole. Chaque année ils prendront un caractère plus digne de respect, s'il est vrai qu'ils doivent être la seule consécration du mérite de nos maîtres ; ils seront à la fois, Messieurs, des monuments de notre reconnaissance, les témoignages de cette admiration et des instruments de justice. — Ils formeront notre Livre d'or, où peut-être iront chercher des documents les érudits et les curieux de l'avenir, où sûrement nos successeurs se feront un honneur en même temps qu'un devoir de trouver des règles, des inspirations, des modèles.

Ce discours est accueilli par les applaudissements les plus chaleureux.

M. le Bâtonnier déclare la séance levée.

COHFEB. DES AVOCATS.

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M. AMELINE DE LA BRISELAINNE

NOTICE LUE A L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DD 29 DÉCEMBRE 1890 PAR M. LAC0IN

Une association comme la nôtre, dont le lien originaire consiste dans une épreuve heureusement subie au sortir de l'école, nous met, après quelques trente ans, en présence de singuliers contrastes.

La promotion de 1862-1863 compte encore aujourd'hui parmi ses survivants un ambassadeur, un procureur général, un avocat général, un ancien préfet; tandis que parmi ceux qui ne sont plus, figure, avec un sous-préfet mort tout jeune victime de son devoir, le tribun, dont la voix a passionné la France, et dont la statue se dresse au-dessus de la place où furent les Tuileries. Tous les autres secrétaires de 1862 sont restés avocats, rien qu'avocats ; et, pour ceux-là aussi, sous la même robe, combien la carrière a été diverse !

Qui voudrait ne voir que l'avocat, dans le camarade regretté dont j'ai à vous parler, s'exposerait à ne le point connaître et à le mal juger. C'est prudence et justice de laisser chacun dans le milieu qu'il s'est choisi ou que les circonstances lui ont fait -, le portrait qu'une tradition pieuse expose à vos re-


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gards, lorsque l'un de nous s'en va, paraîtrait d'ailleurs moins ressemblant si une main téméraire l'isolait de son cadre.

Ameline Collin de la Briselainne était né à Rennes le 8 janvier 1840 ; son père y fut directeur des contributions directes ; sa mère appartenait à une vieille et noble famille d'Irlande, de la Brieslainne, ou de la Briselainne ; le tesLament de Mme Ameline avait exprimé le désir que son fils portât un nom qui allait s'éteindre ; notre camarade déféra à ce voeu respectable et obtint l'autorisation nécessaire.

En 1859, déjà lauréat de la Faculté de Droit de Rennes, Ameline apportait à Paris, comme éléments de succès, un esprit lucide et une grande puissance de travail. Il choisit bien son patron, Hébert, l'ancien procureur général. La ténacité du jeune Breton allait se tremper au contact de l'opiniâtreté, quelque peu rageuse et devenue légendaire, du bâtonnier de Rouen, resté bien normand à Paris. Une dialectique serrée, une science du droit profonde, inépuisable dans ses ressources, originale dans son expression, enfin, dominant le tout, une probité austère ; telles étaient les qualités maîtresses d'Hébert ; école excellente pour un jeune avocat; mais Ameline n'était pas né pour être avocat.

Dès les premiers pas, il déserte le cabinet de son patron et fait infidélité au droit civil. Un concours s'ouvre pour l'auditorat au Conseil d'État, et le voilà auditeur.

Ce premier succès l'excite au travail ; il ne se reposera plus; dès 1866, il publie une étude sur les institutions ouvrières au xixe siècle ; à peine une loi est-elle votée, en 1868, sur les assurances en cas de décès et en cas d'accidents résultant de travaux agricoles, qu'il en donne le commentaire. Cette oeuvre de ses débuts n'est pas banale, la plume du polémiste s'aiguise et quelques pages offrent des aperçus ingénieux sur la question presque, neuve alors du socialisme d'État ; on reprochait à l'empire la caisse des retraites et les subventions fournies à ces sociétés agricoles; la réponse n'était pas difficile ; elle fut bien présentée.

La même année, 6uit un autre commentaire, celui de la loi


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sur les réunions publiques ; enfin cet auditeur hardi s'attaque aux budgets ordinaire et extraordinaire de l'empire français. J'ai remarqué que la critique attentive du budget précède en général de fort peu l'offre d'une position officielle. Cela ne tarda pas pour Ameline ; lors de la formation du ministère Ollivier, il fut choisi par M. Louvet, ministre de l'agriculture et du commerce, comme chef de son cabinet. L'avenir était donc plein de promesses quand la chute de la politique plébiscitaire et, bientôt après, celle de l'empire laissèrent le jeune chef du cabinet et l'auditeur sans titre et sans fonctions ; mais il était décoré du coup.

Vint l'année terrible et néfaste où les camarades ne se retrouvaient plus, ne se cherchaient même pas ; chacun courant au plus impérieux, au plus sacré des devoirs. Quand on put se compter, Ameline était absorbé par la composition d'un ouvrage important dans lequel il a recueilli et classé les dépositions de l'enquête parlementaire sur le gouvernement de la défense nationale et- l'insurrection du 18 mars ; ces volumes contiennent des documents du plus haut intérêt.

Cependant ces recherches, ces études, portant sur des matières d'ordre politique et administratif, n'étaient point de nature à attirer à Ameline une clientèle au barreau ; on peut s'étonner et regretter qu'elles ne l'aient pas conduit à un emploi qu'il eût fort dignement occupé dans les fonctions publiques.

Quelques procès, de temps en temps, amenaient Ameline à la barre, soit en province, en Bretagne, notamment, où il soutint avec talent les prétentions des pauvres héritiers de Saint-Jacut-de-La-Mer, soit à Paris, où, pendant plusieurs années, il eut, en second, la clientèle des contributions directes ; on reconnaissait alors en lui l'ancien secrétaire delà Conférence; mais ces apparitions étaient moins fréquentes que ses amis et lui-même, peut-être, ne l'eussent désiré ; les contacts.avec ses confrères militants étaient trop rares; on ne se sentait pas les coudes, comme il fautfairepour se soutenir au moment difficile.


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Je le vois encore traversant la salle des pas-perdus ; il ne s'y attarde pas comme nous tous ; il passe vite ; sa robe à peine attachée sur ses épaules, souvent sans toque, les cheveux au vent. L'allure a quelque chose de saccadé et d'imprévu ; les traits fortement accusés dessinent un visage tumultueux et bouffi qu'éclaire un chaud regard. Cet avocat pressé s'anime facilement; on l'a vu, dans une cause qui ne comportait guère la passion (il s'agissait d'établir un compte), grossir soudain la voix et frapper la barre à coups redoublés ; pièces, cotes, toque sont projetées à terre dans la bourrasque, mais bientôt l'orateur, rasséréné, remettait tout en ordre, son dossier, ses notes et son éloquence indignée.

L'affaire plaidée, Ameline n'a pas le temps de causer ; il semble, isolé au milieu de nous et paraît le sentir. Elles ont dû lui manquer quelquefois nos bonnes relations confiantes et sûres, et même ces promenades dans lesquelles ni les pas, ni le temps ne sont aussi perdus qu'on se plaît à le dire, grâce à cette existence en commun qui nous apprend à nous connaître et nous vaut de fidèles et précieuses amitiés.

L'air du Palais n'était pas nécessaire à Ameline ; pressé de dépouiller sa robe il retournait à son cabinet, à ses études de droit administratif.

Là du moins, son labeur était sans trêve ; comme il avait commenté la loi de 1868 sur les réunions publiques, il commente celle de 1880 ; il entreprend de continuer un recueil de lois et de décrets commencé par Bacqua de Labarthe ; il collabore à l'École des communes et fait partie du comité consultatif de cette publication. Cela paraît n'être rien : l'École des communes. Jugez-en : Tout maire, tout adjoint dont la commune est abonnée, peut demander un avis sur l'incident qui l'embarrasse ; vous voyez l'oeuvre ; certes, se débrouiller dans le dédale de nos lois administratives n'est pas chose aisée ; mais apporter la lumière du droit sur ces mille litiges minuscules et délicats qui intéressent et souvent passionnent ce petit monde de la. commune; faire pénétrer la raison de la loi, son action bienfaisante, dans les intelligences,


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un peu épaisses quelquefois des.élus de nos quarante mille communes n'est-ce pas s'imposer une rude tâche ? — N'est-ce pas aussi rendre de réels services? Sans doute, ce sera parfois presque ridicule ; affirmer, par exemple, que le chien de -M. le maire est un chien comme un autre, sans privilège et sans prérogative ; rappeler le consultant au bon sens. Mais ce sera, certains jours, trancher de grosses questions, dégager les principes mêmes de notre droit dans les matières les plus ardues, départager un maire et son curé, déterminer le droit de l'administration, réserver et défendre la liberté de conscience.

Il faut arrêter cependant l'énumération de tant de travaux de peur de vous fatiguer; j'indique seulement que, pour se reposer sans doute, Ameline s'était chargé de faire un cours d'économie politique à l'École supérieure fondée par la Chambre de commerce.

Je ne vous ai encore rien dit du secrétaire de la Société des agriculteurs de France ; là, était pourtant une des grandes joies, la plus grande peut-être, de la vie publique d'Ameline.

Dès 1870, sous le ministère de M. Louvet, il avait pris une part importante à la rédaction des statuts de la Société, et, par son insistance, fait autoriser, malgré les courants contraires, la création d'une libre tribune où pouvaient se débattre, à la suite des réunions annuelles, les grands intérêts de l'agriculture. C'est là qu'il se sentait dans son élément et qu'il aimait à essayer son influence ; orateur en titre de ces assemblées, il intervenait très souvent.dans les discussions ; son esprit net, prompt à l'analyse, y élucidait les questions les plus obscures ; sa thèse était exposée avec une bonhomie qui n'était pas sans finesse et, bientôt, la chaleur communicative d'une parole originale et nerveuse lui attirait des applaudissements mérités.

Au congrès international d'agriculture, lors de l'exposition de 1889, il défendit avec éclat le droit du fermier à une indemnité pour améliorations au sol, et il ne tint pas à lui que


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l'assemblée ne tranchât, au moins par un voeu, cette question d'équité déjà pratiquement résolue en Angleterre.

Dans le même ordre d'idées, il préconisait avec beaucoup de verve l'institution des syndicats agricoles ; il en avait pressenti l'utilité et en recommandait la formation ; il cherchait avec une ardeur extrême à en assurer le fonctionnement régulier. Un journal spécial consacré à ces syndicats, qui le comptait parmi ses rédacteurs, annonçait encore un article de lui alors que la plume de cet infatigable écrivain était arrêtée pour toujours.

Vous le voyez, avocat intermittent et disputé à la barre, bien que toujours inscrit à notre tableau, Ameline fut un travailleur persévérant et opiniâtre dont l'oeuvre n'a pas été inféconde. S'il semble avoir trop dispersé et quelque peu perdu ses efforts, c'est peut-être qu'ayant beaucoup semé, il a, en apparence, peu recueilli; qui sait où fructifiait le germe que sa main courageuse ne cessait de prodiguer? Des inconnus, des petits ont certainement profité de sa peine. L'oeuvre est-elle meilleure lorsqu'on voit, comme trop souvent, un seul briller, un seul s'enrichir du travail de beaucoup de malheureux ?

Je ne crois pas qu'Ameline ait jamais joué, ni aspiré à jouer un rôle dans nos luttes politiques. C'était au fond un modéré, il eût été battu. Depuis la chute de l'empire, il n'a jamais fait campagne comme impérialiste ; l'intransigeance lui répugnait d'ailleurs, qu'elle vînt de droite ou de gauche ; il était prêt à s'accommoder de tout régime soucieux des intérêts des agriculteurs dont il s'était fait l'avocat, et suffisamment respectueux de ses convictions religieuses, sur lesquelles, Irlandais d'origine et Breton de naissance, il ne transigeait pas.

L'homme privé fut sympathique ; d'un abord un peu abrupt, peut-être, jamais banal, il était serviable et dévoué ; obligeant jusqu'à l'indiscrétion, indiscrétion, vous comprenez, qui ne l'empêchait pas d'obliger discrètement, mais qui lui permettait de multiplier ses bons offices. C'est un trait de carac-


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tère à noter; il en est tant qui ne savent pas demander... pour les autres.

Il avait 49 ans. La mort est venue, imprévue de lui et des siens ; sa robuste, presque rustique constitution semblait lui assurer une carrière longue encore, mais une atteinte de diabète avait de loin préparé les voies aux influences malignes ; l'insidieuse maladie paraissait guérie, l'était peut-être ; mais, elle le laissa sans défense contre une fluxion de poitrine, grave dès les premiers jours, et dont l'issue devait être fatale.

C'était dans cette dernière semaine de 1889 qui nous coûta tant de deuils ; il mourait le 1er janvier 1890, pendant que, dans la chambre à côté de la sienne, les médecins désespéraient de sa femme. Mme Ameline de la Briselainne, rendue à la santé, eut le regret amer de n'avoir pu ni le soigner, ni même approcher de lui et le voir à ses derniers moments.

Un enfant, tout jeune encore reste seul pour consoler cette grande douleur. Sa mère lui dira les vertus domestiques de celui qu'elle pleure et le bonheur qu'il sut donner aux siens. Puisse le fils de notre regretté camarade faire comme lui et chercher, là où son père l'avait trouvé, le secret d'une vie honorée et heureuse !


M. BESSAT

NOTICE LUE A L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 29 DÉCEMBBE 1890 PAR M. COLMET DE SANTERRE

Si quelqu'un de nos jeunes confrères, les Secrétaires d'hier ou d'aujourd'hui, qui sont la gloire de la Conférence et l'espoir du Barreau, me faisait l'honneur de me consulter sur la direction d'une carrière si bien commencée, je lui répondrais nettement : n'ayez garde de vous laisser tenter par les grandes positions que la province promettrait à votre talent ; qu'elle vous donnerait sans doute ; vous désobligeriez le confrère qui dans bien longtemps lira votre notice dans une séance comme celle-ci. Avoir connu au palais un jeune avocat, quand on était soi-même un débutant, avoir partagé avec lui les premiers travaux et les premières espérances, avoir applaudi à ses premiers succès, puis, après quatre ou cinq années de collaboration amicale et de confraternité intime, le perdre de vue un jour, renseigné de temps'en temps par les journaux sur les événements de sa vie judiciaire, ce n'est pas connaître la carrière du confrère qu'on a aimé, et comment alors raconter l'homme tout entier ?

M. le premier président Bessat est cet ami que je n'ai pas vu depuis plus de 40 ans. Quand j'ai accepté imprudemment


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de rédiger une notice sur ce magistrat éminent, j'ai cru que, pour l'avoir connu pendant six ans, je pouvais écrire son histoire ; mais je me suis bien vite aperçu que si j'avais des souvenirs encore frais de notre jeunesse, la partie la plus longue et la plus importante de son existence m'échappait ; je ne pouvais en parler que par ouï-dire. J'ai fait une sorte d'enquête, j'ai consulté quelques-uns de ceux qui l'ont connu; ils ont bien voulu m'adresser des renseignements dont je leur suis très reconnaissant et c'est sur des documents de seconde main que je vais essayer le portrait de notre confrère.

M. Bessat (Jean-Baptiste-Charles) est né à Marseille le 17 septembre 1820. Licencié en droit et lauréat de la Faculté d'Aix, il vint chercher à Paris le diplôme de docteur et c'est alors que je l'ai connu. En évoquant mes souvenirs d'autrefois, je vois devant moi, non pas le premier magistrat d'une cour d'appel, mais unjeunehomme àlafigure expressive, aux yeux plein d'intelligence et de vivacité, le visage ovale, le teint brun, la barbe en pointe et les cheveux d'un noir d'ébène. Tout en lui annonçait l'homme du midi, sa parole surtout, ardente, un peu saccadée, abondante, facile, imagée et qui attestait toute la chaleur d'un coeur généreux.

Voilà le Bessat que j'ai connu et je l'ai vu de près. Il cherchait alors sa voie et n'aurait pas dédaigné la robe d'un professeur de faculté. Cette vocation éventuelle nous avait rapprochés et nous nous préparions ensemble aux épreuves des concours qui ouvrent la porte du professorat. Nous étions quatre qui nous faisions mutuellement des leçons sur le droit romain et le droit français, chacun de nous étant le maître et l'élève à son tour. Une collaboration de cette nature établissait nécessairement des relations affectueuses entre les collaborateurs et c'est à cette époque que j'aipu apprécier le talent et le caractère de notre confrère.

Mais nous n'étions pas seulement sur le chemin de l'école, nous regardions bien aussi du côté du palais et la Conférence nous rapprochait tous les samedis. Quand on fréquente la


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Conférence on rêve du secrétariat et le commun désir d'y arriver nous unit encore davantage. Le titre de secrétaire était alors conféré aux jeunes avocats par un vote de l'ordre tout entier, avocats au tableau et stagiaires. C'était, sous la monarchie de Juillet, la seule application et comme un essai inconscient du suffrage universel. Avec un troisième confrère, candidat comme nous, nous constituâmes un comité dont nous fûmes les seuls membres; nous nous étions, naturellement, nommés nous-mêmes et nous fîmes la campagne électorale, nous soutenant les uns les autres et ayant la prétention de nous prêter réciproquement nos électeurs. Bessat ne réussit pas ; mais il conquit l'année suivante, 1844-1845, une place en un bon rang à côté de Nicolet, de Ballot et de Forcade de la Roquette. Je parierais que, cette année-là, il n'avait fait partie d'aucun comité.

Après son année de secrétariat, Bessat ne resta pas longtemps à Paris. Il se rapprocha de sa famille ; son père était directeur des douanes à Montpellier, il s'inscrivit au barreau de cette ville et commença à plaider avec succès, en même temps qu'il prenait place dans les rangs du parti républicain, qu'il n'abandonna jamais.

La révolution de 1848 éclate ; la république est proclamée ; le jeune avocat est nommé conseiller de préfecture, puis administrateur du département de l'Hérault. Ce n'était pas un poste tranquille que celui où l'avait porté sa réputation naissante. Sur tout le territoire, les populations s'agitaient; tout administrateur devait payer de sa personne, c'était l'époque où un autre avocat de Paris, un stagiaire de 22 ans, calmait Marseille soulevée et la passionnait aux accents de sa jeune et chaude éloquence ; Bessat l'ut envoyé sur un théâtre moins vaste ; arrivé à Lunel à la tête d'un détachement de hussards il eut l'esprit de ne pas procéder manu militari et le talent de rétablir le calme par la seule force de la parole et de la raison.

La carrière administrative de M. Bessat ne fut'pas longue ; après le Coup d'État du 2 décembre 1851, il résigna ses


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fonctions de conseiller de préfecture et rentra au Barreau. Il devint avocat à Toulon. La profession d'avocat était celle qui convenait à sa nature et il n'a pas dû longtemps regretter sa courte grandeur administrative. Le succès, en effet, ne se fit pas attendre et Bessat plaida pendant dix ans devant le tribunal de Toulon, grandissant de jour en jour en talent et en réputation. Devant la Cour d'assises du Var se déroulèrent en 1851 et 1852 de nombreuses affaires politiques : Bessat y occupa le premier rang parmi les défenseurs. II.parut avec honneur, à la même époque, devant le conseil de guerre de Lyon : son client était accusé de complot, il le défendit avec tant d'ardeur, sans ménagement, sans souci de poursuites disciplinaires menaçantes, qu'il fut, à la suite du procès, condamné par la Cour d'Aix à une suspension d'un mois.

Une condamnation encourue dans de telles circonstances n'était pas faite pour l'arrêter dans sa carrière, il conserva jusqu'en 1868 une grande situation au barreau de Toulon et en même temps il recevait de ses concitoyens un témoignage d'estime et de sympathie politique, il était membre du Conseil général du Var pour le canton d'Antibes. Désireux cependant d'une grande renommée, il chercha à élargir son horizon et s'inscrivit au barreau de la Cour d'appel d'Aix. Il plaida pendant vingt années, heureux de ses succès de chaque jour et restant fidèle à sa profession, alors même que la proclamation de la République en 1870 semblait lui offrir l'occasion de parvenir aux plus hautes fonctions judiciaires ou politiques.

Je ne pourrais, certes pas, vous donner une- idée personnelle du talent de M. Bessat, mais je ne résiste pas à la tentation de vous montrer comment ce talent a été apprécié sur sa tombe par M. le président Chabriniac, de la Cour d'Aix : « Avocat, il brillait au premier rang, ses plaidoiries se faisaient remarquer par une forme littéraire où l'abondance de la période s'alliait à la sévérité de l'argumentation juridique ; sa parole incisive ne reculait pas devant l'effet, le cherchait volontiers et le trouvait facilement ; son esprit


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délié, son imagination fertile et une éloquence insinuante lui permirent de remporter devant les diverses juridictions d'éclatants succès et il y acquit une grande et légitime renommée. »

Un grand talent d'avocat, une grande situation au Barreau, l'affection de tous ses confrères, de ceux mêmes qui n'avaient pas le même idéal politique que lui, rendaient Bessat digne du bâtonnat, cette haute distinction d'un ordre intime, la plus enviée de toutes par nos confrères, parce qu'ils la doivent aux suffrages de leurs pairs. Il fut élu bâtonnier de l'ordre des avocats près la Cour d'Aix en 1877. Deux ans plus tard le Gouvernement l'appela aux fonctions de procureur général. Ce n'était pas, certes, la première fois qu'on voyait un bâtonnier échanger sa robe d'avocat contre celle de procureur général. Le barreau de Paris citerait plusieurs de ses anciens chefs qu'il a prêtés à cette haute magistrature: Dupinaîné, Delangle, Chaix d'Est-Ange ; j'en passe et des meilleurs. Il n'est donc pas étonnant que le Gouvernement ait songé à mettre à la tête d'un grand parquet un de ses plus anciens et plus fermes amis politiques, dont la science et les talents ne pouvaient être contestés par personne.

Il ne me paraît pas, d'après les renseignements qui m'ont été donnés, que M. Bessat se soit laissé tenter par le côté oratoire des fonctions qu'il venait d'accepter ; les grandes luttes judiciaires auraient dû, cependant, attirer l'ancien avocat suides champs de bataille qu'il connaissait si bien ; mais les temps étaient difficiles ; il comprit que l'administration de son parquet et de tous les parquets du ressort exigeait son action exclusive et il s'y voua avec toute la fermeté de son caractère et toute l'ardeur de son tempérament. Aussi bien, il ne porta pas longtemps le titre de procureur général : en 1883 il fut appelé à la première présidence de la Cour d'Aix. On eût pu craindre alors que ses habitudes d'avocat militant, que ses affinités politiques avec une partie des justiciables l'eussent mal préparé à occuper-le siège où il venait de monter. M. Bessat n'avait pas besoin d'être préparé à une


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fonction judiciaire quelle qu'elle fût. C'était un esprit élevé et un coeur droit ; devenu juge, il trouva dans sa conscience l'intelligence de ses devoirs ; il devait rendre la justice à tous, sans considération de personne, parce qu'il disait le droit. Ainsi fit-il.

Il se concentra dans ce rôle, il présida assidûment les audiences, lui-même il rédigeait les arrêts qui portent tous la marque de sa science: profonde et de sa parfaite connaissance des affaires.-Nul n'a jamais douté de son impartialité, quelques-uns lui ont reproché des mouvements d'impatience pendant les plaidoiries, des interruptions que les avocats trouvaient intempestives. C'étaient les conséquences d'un tempérament devenu nerveux par la souffrance et d'une intelligence qui, comprenant vite, avait hâte d'arriver au dénouement. Le barreau de Paris a aussi connu un premier président qui par les mêmes raisons, avait le même défaut ; il a lutté contre lui, il s'est même mis en grève sous le bâtonnat de Chaix d'Est-Ange, mais il n'a jamais mis en doute l'impartialité du juge ; notre barreau a toujours reconnu que le premier président Séguier n'a jamais manqué au devoir de justice qu'il avait un jour formulé en disant : «La Cour rend des arrêts et non pas des services. » Le barreau d'Aix a rendu le même témoignage en faveur du premier président Bessat.

Les honneurs qui étaient venus trouver M. Bessat depuis son bâtonnat s'étaient succédé rapidement, sa première présidence n'eut pas non plus une longue durée. Affligé par une grande douleur, la mort de Mme Bessat survenue au moment même de sa nomination, surpris par une cruelle maladie peu de temps après, il mourut en juillet 1887 : il avait été premier président pendant quatre ans.

Comment résumerais-je, Messieurs, la vie de cet homme émment, mort à 68 ans, après une vie publique qui commence en 1848 et qui s'est écoulée tout entière loin de moi. La vie des hommes publics est, par la force des choses, exposée aux appréciations divergentes des témoins divers, tradita controversiis; comment pourrais-je choisir entre ces témoins? Je


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crois que, dans une réunion d'avocats, je ne puis pas mieux terminer qu'en citant les paroles d'un confrère, le bâtonnier des avocats à la Cour d'Aix, un adversaire politique de Bessat qui revendiquait sur sa tombe le titre de son ami et qui lui adressait au nom de l'ordre le dernier adieu, non seulement comme à l'ancien chef de la magistrature du ressort, mais comme à un ancien confrère que le barreau d'Aix avait compté avec orgueil dans ses rangs.


M. DILLAIS

NOTICE LUE A L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 29 DÉCEMBRE 1890 PAR M. MEIGNEN

Dillais était modeste ; peu désireux que l'on parlât de lui, il lui suffisait d'avoir conscience de sa valeur, et comme son talent était de ceux qui s'imposent, il pensait que le bruit qui pourrait se faire autour de son nom n'y saurait rien ajouter. Si, de son vivant, on lui eût parlé biographie, il eût sans doute refusé en disant qu'après la mort il n'est besoin de rien. Mais c'est un privilège'de notre association de ne pas oublier ceux qui disparaissent; comme ancien confrère et ami de Dillais, j'ai quelque titre pour vous parler de lui, et je vais tâcher de vous retracer son portrait et d'en fixer dans vos esprits le souvenir.

Dillais était né à Paris le 25 décembre 1818. Après avoir fait ses études au Lycée Louis-le-Grand et pris le grade de licencié en droit à la Faculté de Paris, il se prépara à la pratique des affaires en travaillant quelque temps dans une étude d'avoué, puis il se livra bien vite à l'exercice de la parole.

En 1847, il fut nommé troisième secrétaire de la Conférence des avocats. Peu de temps après, il achetait uue charge d'agréé au tribunal de commerce de la Seine.

Là, les rares qualités dont il était doué se manifestèrent


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rapidement. D'un remarquable talent de parole, d'une conception rapide, d'une vive pénétration, d'un bon sens à toute épreuve et d'une absolue droiture, il s'éleva en quelques années au premier rang du barreau consulaire.

On était aux premières années de l'Empire, où la vulgarisation de l'emploi de la vapeur modifiait comme par enchantement les conditions économiques de l'industrie et du commerce en même temps que les conditions de la vie sociale.

Dans cette évolution qui est encore loin d'être terminée, tout se changeait autour de nous : Les chemins de fer se construisaient, les grandes compagnies industrielles et financières se créaient et se développaient. Les intérêts nés de ce nouvel état de choses choisissaient Dillais comme conseil, et les plus gros procès le recherchaient comme avocat pour plaider devant la juridiction commerciale.

C'est là que je l'ai connu dans la plénitude de son talent, avec sa physionomie originale, encore jeune, les cheveux prématurément blanchis, d'une vive allure, les traits pleins de finesse, le regard pétillant. Sa voix, sourde d'abord, prenait vite de l'ampleur et de l'accent. D'une netteté, d'une précision extrêmes, ne prenant dans les faits que ce qui était nécessaire à son argumentation, les exposant avec une irréprochable sincérité, il arrivait vite à la discussion, fixait avec sûreté le point du débat et l'argument décisif qu'il imprimait dans l'esprit du juge avec une puissance et un relief qui commandaient la conviction.

Dans une allocution à ses confrères, Dillais leur disait : « La plaidoirie de l'avocat se drape dans les plis d'une longue robe, ses mouvements sont ordonnés, sa marche est solennelle, il lui faut du temps et de l'espace pour accomplir sa révolution; qu'il s'agisse. d'une nullité de procédure ou d'une question d'État, c'est un discours. La plaidoirie de l'agréé, simple et mobile comme son costume, agile et toujours prête, se fait jour entre ses cent affaires, combat avec des armes de précision, subit la défaite sans défaillance et

CONFÉR. DES AVOCATS. 11


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triomphe avec modestie : elle n'est pas un discours: mais un acte. »

Dans ce tableau, Dillais faisait son propre portrait : sa parole était souvent imagée, pittoresque et vibrante, mais jamais un trait qui ne tendît aux fins de sa cause.

Un Président disait de lui : « Dillais à la barre, c'est un zouave. »

Il en avait en effet la verve et l'entrain et aussi l'élan et la vigueur.

Malheureusement sa santé souffrait de cet incessant labeur et de ces luttes ardentes. Nature essentiellement impressionnable et nerveuse, la veille de ces grandes causes qu'il plaidait avec tant de talent, après préparation du dossier, il restait inquiet, agité,fiévreux, passaitlanuitdebout sans pouvoir reposer; voilà de quel prix il payait ses succès , tant est vrai le mot du poète : Que la fortune vend ce qu'on croit qu'elle donne.

En 1863, à bout de force, Dillais céda sa charge d'agréé et ' quitta, non sans regret, le barreau consulaire où son talent avait brillé d'un si vif éclat.

Il avait été nommé en 1858, membre du Conseil mnnicipal de la ville de Paris, et c'est là, qu'après sa retraite, il reporta l'activité de son esprit et sa profonde connaissance des affaires.

.- Le Conseil municipal actuel ne saurait nous donner une idée de ce qu'était cette assemblée sous l'Empire.

Nommés par le Ministre de l'intérieur, ses membres étaient choisis parmi les notabilités de la magistrature, du barreau, de la finance, de l'industrie et du commerce. La politique n'avait pas accès dans leurs délibérations, les séances n'étaient pas publiques ; nul bruit, nulle recherche de la popularité. Les résultats acquis, dont nous recueillons aujourd'hui les bienfaits, témoignent seuls combien ce conseil a su sauvegarder les intérêts de la Ville dans l'adoption et l'exécution des grands travaux auxquels, le préfet Haussmann a attaché son nom et qui ont transformé Paris.


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Les collègues de Dillais dans cette assemblée y appréciaient la hauteur de ses vues, sa clairvoyance, son inflexible droiture, sa profonde expérience des hommes et des choses, non moins que la lumière que savait apporter sa parole dans l'exposition des affaires les plus complexes dont il avait le rapport.

C'est ce qui lui valut d'être désigné pour des travaux d'une tout autre nature.

En 1867, le Gouvernement avait appelé à l'Exposition universelle les délégations ouvrières de Paris, de province et de l'étranger, et 127 corps d'état avaient répondu à cet appel.

Dillais fut choisi comme secrétaire de la commission nommée, disait le décret, « pour favoriser l'étude des objets exposés, des progrès accomplis, et connaître les voeux et les besoins de la classe ouvrière ».

Favoriser l'étude des objets exposés et des progrès accomplis était chose relativement facile et souverainement intéressante, car ainsi que le proclame Dillais :

« Quand l'ouvrier parle de l'outil qu'il manie, des procédés qu'il emploie, des propriétés de la matière qu'il travaille, de la machine avec laquelle il vit, quand il compare et juge les produits rivaux, qu'il raconte ses besoins et dépeint lui-même son existence, il est le plus intéressant des savants et des économistes. »

Mais le programme du Gouvernement, eD appelant les délégations à formuler leurs voeux et leurs besoins, ouvrait la porte à cette question du socialisme restée d'une si poignante actualité.

Combien il est intéressant, après 23 années, de revoir les 102 rapports de ces délégations qui sont comme les cahiers de ce qu'on a appelé depuis le quatrième État !

Dans l'introduction qui précède cette publication, Dillais résume les voeux en une phrase :

« Il leur a paru (aux délégations), dans cette longue et consciencieuse étude, que l'association devait être le principal objet de tous leurs efforts, qu'elle était appelée' à faire dispa-


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raître le salariat par la suppression du patronage et à renouveler le monde industriel. »

Suppression du salariat ; rénovation du monde industriel ; ne sont-ce point là encore les questions qui agitent le monde?

Je ne puis résister au désir de reproduire quelques-unes des réflexions dont Dillais faisait suivre renonciation de ces voeux :

« Les sociétés de production, une fois leur capital trouvé, seront-elles à l'abri des passions qui travaillent même les sociétés composées d'un petit nombre de personnes?

« La centralisation des divers groupes de crédit mutuel établira-t-elle la solidarité universelle ?

« Sans méconnaître la fécondité du principe de la coopération , faut-il admettre que désormais il suffise à tout, ou n'y a-t-il pas dans ce programme avec les idées les plus utiles quelques erreurs généreuses ? L'industrie dans ses manifestations multiples ne repousse-t-elle pas tout système exclusif, pour rechercher le travail sous les formes les plus variées, celle de la coopération, du salariat, de la participation aux bénéfices ?

« Le salaire librement débattu a-t-il rien qui blesse la dignité de l'ouvrier ? N'est-il pas pour lui comme les honoraires pour le médecin et l'avocat, les appointements pour l'employé, le traitement pour le fonctionnaire, la rémunération du service rendu? »

J'arrête là cette citation ; c'en est assez pour vous montrer comment Dillais faisait entendre le langage du bon sens et de la raison à ces délégations ouvrières, savait modérer leurs revendications et en écarter les chimères.

Le Gouvernement, qui avait déchaîné cette tempête, sut apprécier les services rendus.. Après l'Exposition, Dillais fut nommé officier de la Légion d'honneur; il était chevalier depuis 1863.

Les dernières années de Dillais se passèrent dans la retraite ; il y vivait en philosophe, seproduisant peu au dehors ; un grand malheur vint précipiter sa fin.


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Il perdit son fils aîné dont les rares qualités donnaient les plus belles espérances et qui avait en quelques années conquis une place honorable parmi les avoués de première instance.

Sa santé ne put résister longtemps à sa douleur, il mourut peu après son fils le 17 mai 1887.

Pour ceux qui approchaient Dillais, la mort de son fils l'avait frappé lui-même d'un coup mortel.

Après vous avoir parlé des qualités éminentes de son esprit, n'est-ce pas le plus bel éloge que je puisse faire des qualités de son coeur?


DISCOURS

PKONONCES A LA

CONFERENCE DES AVOCATS

3 juin 1769 '. — Éloge de Dumoulin, par HENBION DE PANSEY, avocat au Parlement, membre d'une société de gens de lettres à Metz.

1" édition, Genève, 1770, in-8° de 36 pages; 2e édition, avec des variantes importantes, entête du Traité des fief s de Dumoulin, Paris, 1773, in-4° ; 3e édition, dans les Annales du barreaufrançais : Barreau ancien, t. VI, 2e partie.

HENRION DE PANSEY* (Pierre-Paul-Nicolas) C^, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, baron de l'Empire ; né le 28 mars 1742, à Théveray, près de Ligny (Meuse), mort le 23 avril 1829.

Avocat au Parlement de Paris, le 10 mars 1763, — procureursyndic du district de Joinville, — administrateur du département de la Haute-Marne (2 germinal an IV), — président de l'administration centrale de la Haute-Marne (thermidor an V), juge au tribunal de cassation (9 avril 1800), — président de la chambre des requêtes (10 mars 1809), — conseiller d'Etat (2 avril 1813),

1. Pour la période antérieure à la Révolution, nous mentionnons seulement les discours des jeunes avocats. Ceux dos bâtonniers étaient prononcés, non à la Conférence, mais devant l'Assemblée générale de l'Ordre, qui avait lieu ordinairement le 9 mai.

2. Ou de Pensey; cette dernière orthographe est celle des publications antérieures à la Révolution, mais celle que nous adoptons a prévalu et c'est celle que présentent les dernières oeuvres éditées du vivant de l'auteur.


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— nommé par le gouvernement provisoire commissaire au département de la justice (3 avril-13 mai 1814), —président du Conseil de Louis-Philippe, duc d'Orléans (6 juin 1814), — conseiller d'Etat en service extraordinaire (5 juillet 1814), — premier Président de la Cour de cassation (17 mai 1828), — auteur de : Traité des fiefs de Dumoulin • — Dissertations féodales ; — De l'autorité judiciaire en France ; — Des assemblées nationales en France depuis l'établissement de la monarchie jusqu'en 1614 ; — Des pairs de France et de l'ancienne constitution française (1816) ;

— Du pouvoir municipal, de la nature de ses attributions et de ses rapports avec l'autorité judiciaire ; — Du pouvoir municipal et des biens communaux, ; — Du pouvoir municipal et de la police intérieure des communes ; — Des biens communaux et de la police rurale et forestière ; — De la compétence des juges de paix.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 25 novembre 1837, par D. Forgues.

13 janvier 1775. — Éloge de Mathieu Mole, président du Parlement de Paris et garde des sceaux de France, par HENRION DE PANSEY.

lre édition, à Lausanne, et se trouve à Paris chez Valade, libraire, rue Saint-Jacques.

2e édition, Annales du barreau français : Barreau ancien, t. VI, 2e partie.

14 décembre 1776. —Éloge de Guy Coquille, par MATHIEU. Cité dans l'Avocat, de Chavray deBoissy.

MATHIEU (Pierre-Louis-), avocat au Parlement de Paris, le 4 juillet 1771, n'a rang que du 8 mai 1780.

14 décembre 1776. — L'avocat, ou Réflexions sur l'exercice du barreau, par CHAVBAY DE BOISSY.

A Rome, et se trouve à Paris, chez L. Cellot, imprimeur-libraire, et Couturier fils, libraire, 1777 (et 1778).

CHAVRAY DE BOISSY, avocat au Parlement de Paris, du 17 août 1755, n'a rang que du 2 janvier 1768 ; il ne figure plus sur le tableau de 1789.

16 décembre 1776. —Éloge de d'Argentré, sénéchal de Bennes, par DELAFOREST '.

1. Titre et dates relevés par M. Herhat dans le catalogue Chossonnery (novembre-décembre" 1883 j.


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20 décembre 1777. — Éloge de Pierre Pithou, célèbre jurisconsulte du seizième siècle, auteur du recueil des libertés de l'Église gallicane, sous le règne des rois Henri II, François II, Charles IX, Henri III et Henri IV, par BRIQUET-DELAVAUX, publié à Amsterdam et se trouve à Paris.

L'abbé François BRIQUET-DELAVAUX, avocat au Parlement de Paris, inscrit le 1er décembre 1774, ne figure plus au tableau de 1789. Il est l'auteur d'un Éloge de M. de Montesquieu, ouvrage qui a concouru pour le prix de l'Académie des Sciences de Bordeaux en avril 1782 '.

9 novembre 1786. — Les trois âges de l'avocat, par BONNET.

A Amsterdam, et se trouve à Paris chez Méquignon. — A été également publié dans : Discours, plaidoyers et mémoires, Paris, Warée, 1839, 2 vol. in-8°.

BONNET (Louis-Ferdinand) 0$J, né à Paris le 8 juillet 1760, mort à Paris le 6 décembre 1839.

Avocat au Parlement, puis à la Cour d'appel de Paris, le 26 juillet 1781, — Bâtonnier (1816-1817-1818), — député de la Seine (1820-1822, 1824-1827), — vice-président de la Chambre des députés (1820-1822), -— conseiller à la Cour de cassation (18 janvier 1826),—auteur de : Discours, plaidoyers et mémoires.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 21 novembre 1840, par Marc de Haut.

4 décembre 1787. — Sur les causes de la considération accordée par le public à la profession d'avocat, par LOUVET.

Amsterdam, et se trouve à Paris, chez Méquignon, libraire au Palais.

Réimprimé dans la France judiciaire, t. I, p. 516.

LOUVET DE VILLIERS DE ROMAINOOURT (Louis-Anne), avocat au Parlement de Paris le 7 septembre 1781, n'a rang que du 8 mai 1782 "-.

1788. — Discours par LEGRAND-DELALEU.

Cité dans Bonnet, Discours, plaidoyers et mémoires, Paris, 1839 ; p. vu. ,

LEGRAND-DELALEU (Lous-Auguste) ^, né àNouvion(anc.prov. de Picardie, département de l'Aisne), le 18 mai 1755, mort à Laon le 13 juin 1819.

1. Voir dans l'Annuaire de 1833 la note relative à Briquet-Delavaux. ï. Voir dans l'Annuaire de 1883 la note relative à Louvet.


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Lauréat de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1789), •— avocat au Parlement de Flandre le 26 mars 1779, -— au Parlement de Paris le 16 décembre 1779, rayé du tableau à l'occasion d'une Consultation pour trois hommes condamnés à la roue (1786), rétabli par ordre du roi (1787), — vice-président du tribunal criminel de la Seine (1790), — archiviste de la ville de Paris, — président du tribunal criminel de l'Aisne, — professeur de Législation à l'Ecole centrale de Soissons, — conseiller à la cour d'Amiens (1810), — membre correspondant de l'Institut, — auteur de : Philotas, roman anonyme ; — Dissertation historique et politique sur l'ostracisme et le pétalisme ; — Recherches sur l'administration de la justice criminelle chez les Français avant l'institution des Parlements et sur l'usage déjuger les accusés par leurs pairs ou jurés tant en France qu'en Angleterre (1822).

10 janvier 1789. —Source des difficultés de la profession d'avocat, par PAISSELIER.

14 avril 1806. — Eloge de Tronehei, par DELAHALLE '.

DELAJIALLE (Gaspard-Gilbert) C^, né à Paris le 25 octobre 1752, mort à Paris le 25 avril 1834.

Avocat au Parlement, puis à la Cour d'appel de Paris le 25 novembre 1774, — membre du Conseil de l'Ordre, —Bâtonnier (26 avril-2 juillet 1811), — membre du conseil de discipline et d'enseignement de l'Ecole de droit (1807), — conseiller de l'Université (6 sept. 1808), — conseiller d'État (juillet 1811), — inspecteur général des Facultés de droit, — conseiller d'Etat honoraire (1830), — auteur de : Éloge de Suger; — Considérations sur le projet de faire juger les procès sur rapports dans les tribunaux civils; — Notice sur Gerbier; — Considérations sur le premier desprojets de loi présentés en 1819 concernant la liberté de la presse; — Plaidoyers choisis et oeuvres diverses; — Essai d'institutions oratoires à l'usage de ceux qui se destinent au barreau; —prix d'éloquence décerné par l'Académie française le 25 août 1820 (Déterminer et comparer le genre d'éloquence et les qualités morales de l'orateur du barreau et de la tribune).

Son éloge a été prononcé le 22 novembre 1834, à la Conférence des avocats, par Richomme.

l. Ce discours et les deux suivants n'ont pas été prononce's à la Conférence des avocats, puisque cette Conférence n'était pas encore rétablie; nous les notons ici cependant à raison du lien intime qui les y rattache.


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5 février 1810. — Éloge de Ferey, par BELLART.

BELLART (Nicolas-François) C^, né à Paris le 20 septembre 1761, mort à Paris le 7 juillet 1826.

Avocat au Parlement, puis à la Cour d'appel de Paris le 5 avril 1785, — membre et plusieurs fois président du Conseil général de la Seine, de 1800 à 1826, — anobli (juillet 1814), — procureur général près la Cour de Paris (14 août 1815), — député de Paris depuis 1815, — conseiller d'Etat, — maître des requêtes de Monsieur.

. . .1812. — Discours sur la profession d'avocat, prononcé à l'ouverture d'une conférence, par BILLECOCQ.

BILLECOCQ, (Jean-Baptiste-Louis-Joseph) ^, chevalier de SaintMichel, né à Paris le 31 janvier 1765, mort le 15 juillet 1829.

Avocat au Parlement (2 septembre 1785), puis à la Cour d'appel de Paris, — député suppléant de Paris, à la Législative, en 1790 (n'a pas siégé), — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1821-1822, 1822-1823, 1823-1824), — auteur de : Des fiefs ; — Considérations sur les tyrannies diverses qui ont précédé, la Restauration ; — Un Français à l'honorable lord Wellington ; — Du changement de Ministère en 1821 ; — Une Soirée du Vieux Chatel ; — De l'influence de la guerre d'Espagne, etc. ; — De la religion chrétienne ; — Coup d'oeil sur l'état de la France à l'avènement du roi Charles X; — Du clergé en 1825; — Notice sur M. Bellart; — Mémoires, plaidoyers, notices; — Poésies en latin ; — Préface de la Pharsale de Lucain ; — traducteur de l'Histoire de la conjuration de Catilina et de nombreuses relations de voyages.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats le 20 novembre 1858, par Guibourd de Luzinais.

14 novembre 1815. — Discours de rentrée par Me TAILLANDIER : Sur les travaux de la Conférence des avocats.

TAILLANDIER (Augustin-Louis), mort le 26 août 1832.

Avocat au Parlement de Paris le 3 août 1786, — avocat à la Cour d'appel de Paris, — président du tribunal civil de Sens de 1815 à 1832, — auteur de : Banque foncière ou territoriale, 1800 ; — Accusation devant le tribunal de l'opinion publique contre l'institution du gouvernement ministériel, 1S19; — Lettres à mon fils sur les causes, la marche et les effets de la Révolution française (l'AntiRévoluiionnaire) ; — Dix-septième Lettre à mon fils ; — Réflexions sur la Charte ; — collaborateur de la Quotidienne.


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G

10 novembre 1818. — Discours de rentrée par Me ARCHAMBAULT, Bâtonnier : Sur la profession d'avocat ; — Nécessité de l'étude du Droit romain.

ARCHAMBAULT (François-Laurent) ^, mort le 24 septembre 1838.

Avocat au Parlement, puis à la Cour d'appel de Paris (5 décembre 1774-24 septembre 1838), — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1818-1819, 1819-1820), — doyen de l'Ordre (1838).

14 novembre 1820. — Discours de rentrée par Me DELAHAYE, Bâtonnier : Sur le travail de l'avocat.

DELAHAYE (Guillaume-Simon).

Avocat au Parlement, puis à la Cour d'appel de Paris (4 décembre 1783), — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1820-1821).

13 novembre 1821. — Discours de rentrée par Me BILLECOCQ, Bâtonnier : De la confiance que le jeune avocat doit avoir dans ses anciens.

Éloge de Fournel, par F. DECLUGNY.

DECLUGNY (Frédéric-Antoine-François).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 avril 1820-1826).

20 novembre 1821. — Dissertation sur le régime des hypothèques lue par HENNEQUIN.

HENNEQUIN (Antoine-Louis-Marie) ^, né le 22 avril 1786, mort en 1840.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1808),—membre du Conseil de l'Ordre (1829-1840), — député de Lille (1834), ■— auteur de : Traité de législation et de jurisprudence, 2 vol.

Son éloge a été prononcé à la Conférence, le 21 novembre 1840, par Nogent Saint-Laurens.

12 novembre 1822. — Discours de rentrée par Me BILLECOCQ, Bâtonnier : Nécessité de l'alliance entre le barreau et la magistrature.

8.août 1826. — Discours de clôture des conférences par Me PANTIN, Bâtonnier : Éloge de MM. Loudieu de la Calprade et Bellart.

PANTIN (Ange-François), mort en 1810.

Avocat au Parlement, puis à la Cour d'appel de Paris (27 novembre 1788), — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1825-1826).


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e

5 décembre 1826. — Discours de rentrée par Me THÉVENIN, Bâtonnier : Le Souvenir.

THÉVENIN (Jean-Baptiste-Antoine), mort en 1839.

Avocat an Parlement, puis à la Cour d'appel de Paris le 27 mars 1790, — Bâtonnier (1826-1827, 1827-1828).

Éloge de Legouix, par RENOUARD, Secrétaire de 1822 à 1828.

12 décembre. 1826. — Éloge de Jourdan, par LAPARGUE.

LAFARGUE (Paul-César) $, né à Paris le 27 avril 1800, mort le 1er octobre 1841.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 10 janvier 1822, —membre de la commission municipale du XIIe arrondissement (juillet 1830), — auteur de : Traduction des Inslitutes de Justinien en collaboration avec Dueaurroy; — Nouveau Code Voiturin(1827),

— collaborateur de VEncyclopédie des gens du monde.

Éloge de Jourdan, par COEURET DE SAINT-GEORGE S, Secrétaire de 1827-1828.

Compte rendu dans la Gazettedes Tribunaux, du 14 décembre 1826.

25 août 1829. •—■ Discours de clôture des conférences par Me Louis, Bâtonnier : Sur Vutilité des conférences. Louis, mort en 1834.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, ayant rang du 11 juillet 1798, — Bâtonnier (1828-1829).

1er décembre 1829. — Discours de rentrée par Me DUPIN aîné. Bâtonnier : Des études qu'exige la profession d'avocat, des devoirs qu'elle impose.

DUPIN (André-Marie-Jean-Jacques) G^, C. de l'Ordre de Léopold (Belgique), né à Varzy (Nivernais) le 1er février 1783, mort à Paris le 17 novembre 1865.

Docteur en droit (14 novembre 1806), — avocat à la Cour d'appel de Paris, — secrétaire de la commission chargée de la classification des lois (7 janvier 1813), —membre du Conseil de l'Ordre,

— Bâtonnier (1er décembre 1829), — procureur général près la Cour de cassation (17 août 1830-23 janvier 1852 et 23 novembre 1857-17 novembre 1865), — député de la Nièvre et de la Sarthe (1815, 1826-1848), — ministre sans portefeuille (21 août 1830),

— président de la Chambre des députés (1832-1840), — membre de l'Assemblée constituante, — membre et président de l'Assemblée législative, — sénateur (27 novembre 1857), — membre de l'Académie française (22 juin 1832), de l'Académie des sciences morales et politiques (novembre 1832), — du Conseil supérieur de l'Instruction publique (11 juillet 1850), etc., etc., — auteur


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de : Traité des successions ab intestat, — Principia juris civilis ; —' Précis historique du droit romain depuis Romulus jusqu'à nos jours (8e édit.) ; — Dictionnaire des arrêts modernes; — Des magistrats d'autrefois, des magistrats de la Révolution, des magistrats à venir ;

— De la libre défense des accusés ; — Code du commerce de bois et de charbon de bois; — Précis historique de l'administration et de la comptabilitédesrevenus communaux; — Bibliothèque choisie à l'usage des étudiants en droit et des jeunes avocats ; — Observations sur plusieurs points importants de notre législation criminelle; — Histoire de l'administration des secours publics ; — Choix de plaidoyers et mémoires (Annales du Barreau français, t. X); — Introduction aux lois des communes ; — Collection de lois par ordre de matières ; — Libertés de l'Église gallicane ; — Du droit d'aînesse ;

— Traité des apanages; — Dissertation sur la vie et les ouvrages de Pothier ; — Code forestier annoté; — Procès du Christ; — Profession d'avocat, etc. ; — Mémoires de M. Dupin ; — Travaux académiques, discours et rapports; — Réquisitoires, plaidoyers et discours de rentrée (1830-1864); Discours de rentrée à la Cour de cassation en 1830 : Inamovibilité de la magistrature ; en

. 1831 : De la publicité des audiences; en 1832 : Le courage civil; en 1833 : Sur diverses modifications des codes ; en 1834 : Sur les statistiques judiciaires ; en 1835: Eloge des douze magistrats composant la galerie de la Cour de cassation; en 1836 : Inauguration, du tombeau du chancelier l'Hospital; en 1838 : Éloge de Guy Coquille; en 1839 : La science du droit : Merlin et Proudhon ; en 1840 : Éloge de plusieurs magistrats de la Cour; en 1841 : Éloge de Lamoignon Maleslierbes ; en 1843 : Éloge d'Etienne Pasquier ; en 1845 : His'

His' du droit coutumier, Institules de Loysel ; en 1847: Des améliorations et progrès dans la législation criminelle depuis 1789 : en 1849: Prestation de serment et installation de la magistrature ; en 1850 : Eloge de M. le président Lasagni. Editeur de : Principe du droit de la nature et des gens, de Burlamaqui; OEuvres complètes de Pothier, etc., etc., collaborateur des Annales du Barreau français ; de l'Encyclopédie des gens du monde ; du Dictionnaire universel de droitfrançais de Paillet et de nombreux journaux et revues de droit '. Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 15 novembre 1873, par Tommy Martin.

1. Nous ne présentons qu'une liste des principaux ouvrages de Dupin dont les mémoires imprimés formaient 20 volumes in-4°; les consultations manuscrites 21 volumes in-folio, et les notes pour plaidoiries, 26 volumes in-4°. Celte collection a péri en 1871 dans l'incendie, de la bibliothèque de la Cour de cassation. Dupin a plaidé ou donné des consultations dans quatre mille affaires et prononcé plus de cinq cents discours dans les assemblées politiques dont il a fait partie.


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26 novembre 1832. — Discours d'ouverture des Conférences, par Me PARQUIN, Bâtonnier : Devoirs des magistrats, des avocats et du Bâtonnier; de l'honneur de la profession d'avocat; institution des discours prononcés par les jeunes avocats.

PARQUIN ^, mort le 20 février 1839.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 février 1807-20 février 1839), —- Bâtonnier (1832-1833, 1833-1834).

Éloge de Delacroix-Frainville, par DE GOULARD, Secrétaire de 1831-1832, 1832-1833, 1833-1834.

Indépendance de l'avocat dans ses rapports avec les libertés publiques, par DE BAILLEHACHE, Secrétaire de 1832-1833.

9 août 1833. — Allocution prononcée par Me PARQUIN, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

28 novembre 1833. — Discours de rentrée, par Me PARQUIN, Bâtonnier : Abus des interruptions d'un premier président à l'audience.

Devoirs civiques des avocats, par DURAND-SAINT-AHAND, Secrétaire de 1833-1834, 1834-1835.

22 novembre 1834. — Discours de rentrée par Me Philippe DUPIN, Bâtonnier: Rapports de la magistrature et du barreau.

DUPIN, Secrétaire de l'année 1821-1822.

Discours sur le découragement du jeune barreau ; conseils et encouragements, par CASTIAU, Secrétaire de 1833-1834 et de 18341835.

Éloge de M. Delamalle, par RICHOMME, Secrétaire de 18341835.

28 novembre 1835. — Discours de rentrée par Me Philippe DUPIN, Bâtonnier : Respect qu'on doit à la loi.

Éloge de Gairal, par A. MARIE, Secrétaire de 1834-1835 et de 1835-1836.

Le barreau français au seizième siècle, par E. TERNAUX, Secrétaire de 1834-1835, 1835-1836.

24 novembre 1836. — Discours de rentrée par M° DELANGLE, Bâtonnier : Les inconvénients du trop grand amour de la statistique chez les magistrats et la nécessité de la persévérance dans le jeune barreau.


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DELANGLE (Claude-Alphonse) G^, || I, né à Varzy (Nièvre) le 6 avril 1797, mort le 24 décembre 1869.

Professeur au collège communal de Saint -Benoît- du- Sault (Indre) (1815), :— maître d'études et professeur à Sainte-Barbe (1816), — avocat à la Cour d'appel de Paris le 19 mai 1819, — membre du Conseil de l'Ordre (1831), — Bâtonnier (1836-1837, 1837-1838), — avocat général à la Cour de cassation (5 août 1840), — député de Cosne (août 1846-février 1848), — procureur général près la Cour de Paris (22 mars 1847-24 février 1848), — procureur général près la Chambre des Pairs (19 août 1847), — avocat à la Cour d'appel de Paris (février 1848), — président du bureau d'assistance judiciaire près la Cour de cassation, — président de section au Conseil d'Etat (25 janvier 1852),

— procureur général près la Cour de cassation (30 janvier 1852),

— conseiller d'Etat hors sections (11. février 1852), — sénateur (1er janvier 1853), — premier président de la Cour de Paris (10février 1853), — ministre de l'intérieur (14 juin 1858), — de la justice (5 mai 1859-23 juin 1863), — premier vice-président du Sénat (19 octobre 1863), — de nouveau procureur général à la Cour de cassation (14 novembre 1865), — vice-président (2 janvier 1852), puis président de la commission municipale de la Seine (1855), — membre du Conseil de surveillance de l'Assistance publique, du Conseil supérieur de l'Instruction publique, du Conseil supérieur des prisons, — président de la commission départementale de la Seine (1853), — membre du Conseil général de la Nièvre, — membre de l'Académie des sciences morales et politiques (5 mars 1859), —auteur de: Des sociétés commerciales,

— Discours de rentrée à la Cour de cassation en 1846, Eloge de M. le président Zangiacomi ; en 1853: Éloge de M. Mur aire ; en 1866 : Le procureur général Dupin; — collaborateur de l'Encyclopédie du Droit, de la Gazette des Tribunaux, etc.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats le 5 décembre 1881, par Henri Da.

Éloge de Toullier, par PAULMIER, Secrétaire de 1835-1836.

Coup d'oeil sur l'éloquence judiciaire, par E. MIGNERON, Secrétaire de 1836-1837.

25 novembre 1837. — Allocution prononcée par Me DELANGLE, Bâtonnier, dans la séance de rentrée.

Éloge d'Henrion de Pansey, par .D. FORGUES, Secrétaire de 1836-1837 et de 1837-1838.

De l'influence du barreau sur nos libertés, par FALCONNET, Secrétaire de 1837-1838.


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26 novembre 1838. — Discours de rentrée par Me TESTE, Bâtonnier : Avantage de Paris pour la science du droit. La loi ne doit : rien laisser à l'arbitraire du juge. Esprit d'égalité, diversité de coutumes, tendance à l'unité, concentration du droit civil, abrogation des lois par la désuétude et l'interprétation, etc.

TESTE (Jean-Baptiste) GO^, né à Bagnols (Gard) le 20 octobre 1780, mort le 26 avril 1852.

Secrétaire de la municipalité de Bagnols en vendémiaire an IV,

— avocat à Paris, puis à Nîmes (7 juillet 1807), — commissaire de police à Lyon (avril 1815), — représentant du Gard (25 mai 1815), — avocat à Liège (1815-1830), — avocat à la Cour d'appel

" de Paris (1830), — député d'Uzès (1831), — ministre du commerce (10-13 novembre 1834), — Bâtonnier (1838-1839), — vice-président de la Chambre des députés (1836 et 1839), — garde des sceaux (12 mai 1839), — ministre des travaux publics (20 octobre 1840), — pair de France et Président à la Cour de cassation (16 décembre 1843"), — démissionnaire (juillet 1847),

— auteur de : Mémoires; — Introduction à l'Encyclopédie des lois " de Forfelier ; — rédacteur du Mercure Surveillant de Liège.

Eloge de Lanjuinais, par MOURIER, Secrétaire de 1838-1839. Esquisse d'histoire judiciaire, histoire du barreau, par LOISEAU, Secrétaire de 1836-1837, 1837-1838 et 1838-1839.

23 novembre 1839. — Discours de rentrée par Me PAILLET, Bâtonnier : Sur l'état d'avocat ; amour de l'état, sentiment du devoir.

PAILLET (Alphonse-Gabriel-Vietor), né à Soissons le 17 novembre 1796, mort à Paris le 16 novembre 1855.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 décembre 182416 novembre 1855), — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (lor juin 1839, 1839-1810), — député de l'Aisne (1846), — représentant de l'Aisne à l'Assemblée législative.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats le 28 novembre 1857, par Julien Larnac.

De la justice absolue, par BLOT-LEQUËSNE, Secrétaire de 18391840.

Éloge de Merlin, par MATHIEU, Secrétaire de 1838-1839 et de 1889-1840.

21 novembre 1840. — Discours de rentrée par M" MARIE, Bâtonnier : Grandeur de notre mission, comme avocats et comme orateurs ; le progrès ; travaux de la Conférence et de l'avocat ; l'étude.


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MARIE, Secrétaire de l'année 1829-1830.

Éloge de Bonnet, par MARC DE HAUT, Secrétaire de 1839-1840. Éloge d'Hennequin, par NOUENT SAINT-LAURENS, Secrétaire de 1839-1840.

4 décembre 1841. — Discours de rentrée par Me MARIE, Bâtonnier : Histoire de l'Ordre : sa destinée dans les temps anciens, dans le présent et dans l'avenir; le secret de sa force, la preuve de sa légitimité, la cause de sa grandeur ; sa constitution, son organisation, son esprit d'association, d'unité, de patronage et de fraternité.

Éloge de Proudhon, professeur de droit, par F. TENAILLE, Secrétaire de 1840-1841.

Éloge de Tripier, par JOSSEAU, Secrétaire de 1840-1841.

26 novembre 1842. — Discours de rentrée par Me CHAIX D'ESTANGE , Bâtonnier : Sur la profession d'avocat et les études qu'elle exige aujourd'hui.

CHAIX D'EST-ANGE (Gustave-Louis-Adolphe-Victor-Charles) GO^, né à Reims le 11 avril 1800, mort le 14 décembre 1876.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 5 novembre 1819, — député de Reims (1830-1846), — membre du Conseil de l'Ordre (1832-1857), — Bâtonnier de l'Ordre (1842-1843, 1843-1844),— procureur général près la Cour de Paris (29 novembre 1857-16 août 1862), — sénateur (2 novembre 1862), — vice-président de la commission municipale de la Seine, — vice-président du Conseil d'Etat (18 octobre 1863), — de nouveau sénateur (22 janvier 1867-4 septembre 1870).

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 22 décembre 1877, par Raoul Roussel.

Éloge de Cochin, par DUPRÉ LASALE.

DUPRÉ LASALE (Honoré-Casimir-Émile) 0^ , ||I, C. de l'ordre de Sainte-Anne (Russie), né le 28 février 1817 à Lyon (Rhône).

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 25 avril 1840, —Discours de rentrée de 1842, — substitut près le tribunal de Châteauroux (6 décembre 1845), — d'Orléans (6 décembre 1847), — de la Seine (30 juin 1849), substitut du procureur général (14 décembre 1855), — avocat général (23 novembre 1862), — premier avocat général (4 décembre 1867) à la Cour de Paris, — avocat général à la Cour de cassation (16 août-16 septembre 1870 — et de nouveau 9 décembre 1872), — conseiller à la Cour de cassation (7 janvier 1874), — conseiller municipal et ancien maire

COXFÉR. DES AVOCATS. ^


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de Perreuse (Tonne), — membre correspondant de l'Académie de législation de Toulouse, — ANCIEN PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION, — auteur dé : Eloge de Jean Gerson (prix d'éloquence de l'Académie française eu 1838) ; — Du droit ait bonheur, étude sur le socialisme ; — Michel de l'Hospital avant son élévation au poste de chancelier de France (couronné par l'Académie française) ;

— Notice sur M. S. Glandaz ; — Notice sur Jacques Bouju ; — Discours et réquisitoires ; — Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1863, Les Parlements.

Discours sur Domat, par DESMAREST, Secrétaire de 1841-1842.

2 décembre 1843. — Discours de rentrée par Me CHAIX D'ESTANGE, Bâtonnier : Encouragements et conseils aux jeunes avocats, vérités pratiques, dignités de la profession, les devoirs qu'elle entraîne, règle de son organisation, sa discipline.

Éloge de Ferey, par E. ALLOU, Secrétaire de 1842-1843.

Discours sur l'union de la littérature et du barreau, par SAPEY, Secrétaire de 1842-1843.

4 janvier 1845. — Discours de rentrée par Me DUVERGIER, Bâtonnier. DUVERGIER (Jean-Baptiste-Marie) GO^, né à Bordeaux le 25 août 1792, mort le 2 novembre 1877.

Avocat à la Cour d'appel de Bordeaux, puis de Paris, — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1844-1845, 1845-1846),

— directeur des affaires civiles au ministère de la justice (1842),

— conseiller d'Etat (7 mars 1855), — président de section (31 décembre 1865), — ministre de la justice (17 juillet 1869-2 janvier 1870), — sénateur (2 janvier 1870). — Collaborateur de Sirey, de Dufau et Guadet, auteur de : Collection des Lois ; — Commentaire du Code civil.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 29 novembre 1880, par Chenu.

Discours sur le barreau moderne, par Eugène AVOND, Secrétaire de 1843-1844.

Discours sur Tronchet, par GOUSSARD, Secrétaire de 1842-1843.

13 décembre 1845. — Discours de rentrée par Me DUVERGIER, Bâtonnier : Des devoirs de la profession, des règles auxquelles elle est soumise, de ses traditions et de ses usages.

Le barreau sous Louis XIV, par A. DE FORCADE LA ROQUETTE, Secrétaire de 1844-1845.

Eloge historique de Porlalis, par F. HACQUIN, Secrétaire de 1844-1845.


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28 novembre 1846. — Discours de rentrée par M6 BAROCHE, Bâtonnier : Nécessité de la patience pour le jeune avocat.

BAROCHE (Pierre-Jules) G^ , P I, né à Paris le 18 novembre 1802, mort le 29 octobre 1870.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1823), — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1846-1847, 1847-1848), — député (1847), — puis représentant (1848-1851) de la Charente-Inférieure, •— vice-président de l'Assemblée législative, — procureur général à la- Cour de Paris (20 décembre 1848), — ministre de l'intérieur (15 mars 1850-24janvier 1851), — des affaires étrangères ( 10 avril-14 octobre 1851), — vice-président de la Commission consultative (décembre 1851), — vice-président (25 janvier 1852), puis président du Conseil d'État (30 décembre 1852-23 juin 1863), — membre du Conseil privé (lor février 1858), —ministre sans portefeuille (3 décembre 1860), — ministre de la justice et des cultes (23 juin 1863-17 juillet 1869).

Éloge historique de Philippe Dupin, par Auguste AVOND.

AVOND (Auguste), né à Paulhaguet (Haute-Loire) le 9 novembre 1819, mort le 22 avril 1866.

Avocat à la Cour d'appel de Paris en 1841, — Discours de rentrée de 1846, — chef du cabinet du ministre de la justice (1848), — représentant du peuple (Haute-Loire) [1848-1849] '.

Discours sur le barreau et la liberté sous les Valois, par A. LEVESQUE, Secrétaire de 1845-1846.

11 décembre 1847. — Discours de rentrée par M0 BAROCHE, Bâtonnier : Confraternité, modération, désintéressement, dévouement.

Discours sur Dumoulin, par MERVILLE, Secrétaire de 1845-1846.

Discours sur le barreau politique depuis 1789 jusqu'en 1830, par E. ADELON, Secrétaire de 1846-1847.

2 décembre 1848. — Discours de rentrée par Me BOINVILLIERS, Bâtonnier : De l'esprit de subordination ; le respect du pouvoir.

BOINVILLIERS (Éloi-Ernest FORESTIER) GO^, né à Beauvais (Oise) le 28 novembre 1799, mort le 12 mars 1886 \

Avocat à la Cour d'appel de Paris (juin 1822-janvier 1852),— Bâtonnier (1848-1849, 1849-1850), — représentant delà Seine à l'Assemblée législative (juillet 1849-décembre 1851), — membre de la Commission législative (section d'administration), — con1.

con1. dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Me Allou, Bâtonnier, le 8 décembre 18G6.

2. Le Bulletin de 1889 contient la notice de M. Boinvilliers par Rousse.


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seiller d'État (25 janvier 1852), — président des sections de l'intérieur (16 février 1855), — des travaux publics (1erjuillet 1863), — sénateur (5 octobre 1864-4 septembre 1870), — de nouveau avocat à la Cour d'appel de Paris (15 juin 1871), — auteur de: Code moral; — Beautés de Tacite; — Beautés des orateurs sacrés; — Principes et morceaux choisis d'éloquence judiciaire.

Discours sur Cujas, par DECOUS DE LAPEYRIÈRE, Secrétaire de 1846-1847.

Éloge de d'Aguesseau, par BOINVILLIERS fils, Secrétaire de 18471848.

15 décembre 1849. — Discours de rentrée par Me BOINVILLIERS, Bâtonnier : Respect de la loi : il faut savoir être de son temps.

Éloge du chancelier Michel de l'Hospital, par CRESSON, Secrétaire de 1848-1849.

Discours sur Pothier, par BUSSON-BILLAULT, Secrétaire de 18481849.

7 décembre 1850. — Discours de rentrée par Me GAUDRY, Bâtonnier : Le patronage des anciens.

GAUDRY (Joachim-Antoine-Joseph) ^, né à Sommevoire (HauteMarne) le 9 juin 1790, mort le 21 janvier 1875.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 25 juillet 1814, — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1850-1851, 1851-1852), — doyen de l'Ordre (1870-1875), — auteur de : Traité de la législation des cultes; — Notice historique sur M. Pigeau; — Notice historique sur La Tour d'Auvergne ; — Notice sur l'invention de l'éclairage par le gaz hydrogène carboné; — Traité du domaine; — Histoire du barreau de Paris; — collaborateur de VEncyclopédie du XIXe siècle; — de la Revue de législation et de jurisprudence, delà Gazette des Tribunaux, etc.

Son éloge a été prononcé à la conférence des avocats, le 26 novembre 1888, par Foumier, Secrétaire de 1887-1888.

Eloge historique d'Estienne Pasquier, par DE MANNEVILLE.

DE MANNEVILLE (Charles), avocat à la Cour d'appel de Paris depuis le 2 janvier 1847 jusqu'au 8 janvier 1861. — Discours de rentrée de 1850.

Discours sur les mémoires et défenses judiciaires, publiés pendant les dix-septième et dix-huitième siècles par des écrivains étrangers au barreau, par Albert GRÉVY.

GRÉVY (Jules-Philippe-Louis-Albert), né le 24 août 1823. Avocat à la Cour d'appel de Paris (30 décembre 1848-14


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décembre 1863, et 6 février 1884), — discours de rentrée de 1850,

— avocat et ancien Bâtonnier de l'Ordre des avocats à la Cour d'appel de Besançon, — membre de l'Assemblée nationale (1871),

— député du Doubs (1876-1880), — vice-président de la Chambre des députés (1878 et 1879), gouverneur général de l'Algérie (1879-1881), — membre du conseil général du Doubs, sénateur inamovible (6 mars 1880).

29 novembre 1851. — Discours de rentrée par M° GAUDRY, Bâtonnier: Assistance gratuite ; l'Utilité de la Conférence des avocats ; Confraternité ; Aide que les anciens doivent aux nouveaux.

Éloge d'Olivier Patru, par PÉRONNE, Secrétaire de 1850-1851.

Étude sur Charlemagne législateur, par Abel BERGER, Secrétaire de 1850-1851/

9 décembre 1852. — Discours de rentrée parMe BERRYER, Bâtonnier : De la pratique fidèle des règles de la profession.

BERRYER (Pierre-Antoine), né à Paris le 4 janvier 1790, mort le 29 novembre 1868.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 26 décembre 1811, — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1852-1853, 18531854), — député (janvier-juillet 1830, 1834-1848), — représentant à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative, — député de Marseille (1863-1868), — membre de l'Académie française (12 février 1852), — collaborateur de la Quotidienne.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 8 janvier 1870, par Jules Develle.

Éloge d'Antoine Loisel, par TRUINET, Secrétaire de 1851-1852.

Discours sur les Établissements dé saint Louis, par ÉMION, Secrétaire de 1851-1852.

5 janvier 1854. — Allocution de Me BERRYER, Bâtonnier, qui félicite le jeune barreau de son zèle et de son assiduité.

Éloge d'Antoine Lemaître, par DELSOL , Secrétaire de 18521853.

Discours sur l'origine et le caractère du ministère public en France, par DURIER, Secrétaire de 1852-1853.

30 novembre 1854. — Discours de rentrée par W BETHMONT, Bâtonnier : Des usages, des règles, des devoirs, des moeurs traditionnelles de la profession.


. — 182 —

BETHMONT, Secrétaire des années 1830-1831, 1831-1832. Éloge de Du Vair, par ANDRAL, Secrétaire de 1853-1854. Esprit de la loi française des successions, par GOURNOT, Secrétaire de 1853-1854.

13 décembre 1855. — Discours de rentrée par M6 BETHMONT, Bâtonnier : Sur les conférences et les réunions de colonnes.

Éloge de Pierre Pithou, par Élie PAILLET, Secrétaire de 18531854.

Influence des idées philosophiques sur le barreau Kau dix-huitième siècle, par, Jules FERRY, Secrétaire de 1854-1855.

22 novembre 1856. — Discours de rentrée par Mc LIOUVILLE, Bâtonnier : Devoirs, honneur, avantages, jouissances de la profession d'avocat.

LIOUVILLE (Jean-Baptiste-Sylvestre-Félix), né à Lille le 9 nivôse an XII, mort le 7 avril 1860.

Docteur en droit (1824), •— avocat à la Cour d'appel de Paris le 26 août 1829, — membre du Conseil de l'Ordre (1840-1860), — Bâtonnier (1856-1857, 1857-1858), — auteur de: Discours sur la profession d'avocat.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 6 décembre 1862, par Eugène Pouillet.

Éloge de Guillaume de Lamoiguon, premier président du Parlement de Paris (1617-1677), par CHÉVRIER, Secrétaire de 18551856.

Discours sur l'influence des institutions politiques sur la quotité disponible, par PHILIS, Secrétaire de 1855-1856.

17 août 1857. Discours de clôture des Conférences, prononcé par M0 LIOUVILLE, Bâtonnier : Le Stage.

28 novembre 1857. — Discours de rentrée par Me LIOUVILLE, Bâtonnier : La plaidoirie, les mémoires et consultations.

Eloge de Paillet, par Julien LARNAC, Secrétaire de 1856-1857. De l'autorité de la jurisprudence et de son influence sur la législation, par BRÉSILLION, Secrétaire de 1856-1857.

16 août 1858. — Discours de clôture des Conférences, par M0 Félix LIOUVILLE, Bâtonnier: Lois et règlements sur le barreau depuis Charlemagne,


— 183 —

20 novembre 1858. — Discours de rentrée par Me PLOOQUE, Bâtonnier: De l'étude des grands orateurs.

PLOCQUE (Jean-Alexandre) ^, né en 1807, mort le 26 mars 1877.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 10 novembre 1832, — membre du Conseil de l'Ordre (1845), —Bâtonnier (1858-1859, 1859-1860).

Des légistes et de leur influence aux douzième et treizième siècles, par Ernest LEFÈVRE, Secrétaire de 1857-1858.

Éloge de Billecocq, par GUIBOURD DE LUZINAIS, Secrétaire de 1857-1858.

19 novembre 1859. — Discours de rentrée par Me PLOCQUE, Bâtonnier : Conseils pratiques sur les travaux de la Conférence ; étude de la philosophie, de l'histoire et de la poésie.

Essai sur l'histoire du droit criminel en France avant 1789, par LAVAL, Secrétaire de 1858-1859.

Éloge d'Antoine Arnauld, par H. BOISSARD, Secrétaire de 18581859.

3 décembre 1860. — Discours de rentrée par Me Jules FAVRE, Bâtonnier : Universalité des connaissances nécessaires à l'avocat ; beauté de la forme; travail opiniâtre.

FAVRE (Jules-Claude-Gabriel), né à Lyon le 21 mars 1809, mort à Versailles le 20 janvier 1880.

Avocat à la Cour de Lyon (1830), — de Paris (1836), — Bâtonnier (1860-1861, 1861-1862), —secrétaire général du ministère de l'intérieur (février-2 mai 1848), — sous-secrétaire d'État au ministère des affaires étrangères (11 mai-6 juin 1848), —représentant de la Loire à l'Assemblée constituante, — du Rhône à l'Assemblée législative, — député de la Seine (1858), — du Rhône (1863), — de la Seine (1869), — vice-président du gouvernement de la Défense nationale, ministre des affaires étrangères (4 septembre 1870-2 août 1871), — ministre de l'intérieur par intérim (octobre 1870-février 1871), — député du Rhône à l'Assemblée nationale (élu par six départements), :—sénateur du Rhône (30 janvier 1876), — membre de l'Académie française (2 mai 1867), — auteur de : Ahathème ; — Discours du Bâtonnat ; — La justice et la réforme judiciaire ; Le gouvernement de la Défense nationale ; — Rome et la République française ; — Discours et plaidoyers.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 27 novembre 1882, par Daguilhon-Pujol.


— 184 —

Des formes et du, style de la plaidoirie, par BESLAY, Secrétaire de 1859-1860.

Colbert, promoteur des grandes ordonnances de Louis XIV, par AYMÉ, Secrétaire de 1859-1860.

5 août 1861. — Allocution prononcée par Me Jules FAVRE, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

16 novembre 1861. — Discours de rentrée par Me Jules FAVRE, Bâtonnier : Confraternité, devoirs de l'avocat, rapports avec les clients, simplicité, réserve.

Éloge de Bethmont, par Henri BARBOUX, Secrétaire de 1860-1861.

Parallèle entre l'éloquence du barreau, celle de la tribune et celle de la chaire, par BALLOT-BEAUPRÉ, Secrétaire de 1860-1861.

16 août 1862. — Allocution prononcée par Me Jules FAVRE, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

6 décembre 1862. ■— Discours de rentrée par Me DOTAURE, Bâtonnier : Il n'y a rien d'arbitraire dans les règles de la profession; grandeur du râle d'avocat.

DUPAURE (Jules-Armand-Stanislas), né à Saujon (Charente-Inférieure) le 4 décembre 1798, mort à Rueil le 24 juin 1881.

Avocat à la Cour d'appel de Bordeaux, — député, puis représentant de la Charente-Inférieure (1834-1851), — conseiller d'État (12 juillet-6 septembre 1836), — ministre des travaux publics (12 mai 1839-1" mars 1840), — vice-président de la Chambre des députés, — ministre de l'intérieur (13 oetobre-20 décembre 1848 et 2 juin-31 octobre 1849), -^ avocat à la Cour d'appel de Paris, le 22 juillet 1852, — membre du Conseil de l'Ordre (1862-1881),

— Bâtonnier (1862-1863, 1863-1864), — député de la CharenteInférieure à l'Assemblée nationale (élu par quatre départements),

— ministre de la justice (19 février 1871-24 mai 1873, 10 mars 1875-10 décembre 1876, 13 décembre 1877-4 février 1879) — vice-président du conseil des ministres (2 septembre 1871-24 mai 1873), — président du conseil des ministres (13 décembre 18774 février 1879), —député de la Charente-Inférieure (1876),— sénateur inamovible (12 août 1876), — membre de l'Académie française (23 avril 1863).

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats, le 26 novembre 1883, par Raymond Poincaré.

Eloge de Félix Liouville, par POOILLET, Secrétaire de 1861-1862.


— 185 —

De l'influence de la philosophie dit dix-huitième siècle sur les réformes de la procédure criminelle, par Léon RENAULT, Secrétaire de 1861-1862.

19 décembre 1863. —- Discours de rentrée par Me DUFAUBE, Bâtonnier : Devoirs généraux.

Eloge de M. de Vatimesnil, par DECRAIS, Secrétaire de 18621863.

Étude sur l'organisation de la juridiction civile en France de 1189 à 1810, par Albert MARTIN, Secrétaire de 1862-1863.

10 décembre 1864. — Discours de rentrée par M" DESMAREST, Bâtonnier : La profession d'avocat autrefois.

DESMAREST, Secrétaire de l'année 1841-1842.

Biographie de M. de Marlignac, par TOUSSAINT, Secrétaire de 1863-1864.

Avantages de la publicité judiciaire, par DE FALLOIS, Secrétaire de 1863-1864.

16 décembre 1865. — Discours de rentrée par Me DESMAREST, Bâtonnier : La profession d'avocat aujourd'hui.

Éloge de Vergniaud, par COLIN DE VERDIÈRE, Secrétaire de 1864-1865.

Du rôle des légistes dans les Etats généraux jusqu'en 1789, par BRUGNON, Secrétaire de 1864-1865.

2 juillet 1866. — Allocution prononcée par Me DESMARETS, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

8 décembre 1866. — Discours de rentrée par Me ALLOU, Bâtonnier : Études nécessaires à l'avocat.

ALLOU, secrétaire de l'année 1842-1843.

Éloge de lord Erskine. par RIBOT, Secrétaire de 1865-1866.

Histoire des rivalités entre les parlements, les intendants et le conseil du roi depuis le règne de Louis XIV jusqu'à la Révolution de 1789, par LAFERRIÈRE, Secrétaire de 1865-1866.

7 décembre 1867. — Discours de rentrée par Me ALLOU, Bâtonnier : De l'éloquence au barreau.

Éloge de Rossi, par SABATIER, Secrétaire de 1866-1867.

Discours sur l'organisation de la justice criminelle avant 1808, par MELCOT, Secrétaire de 1866-1867.


— 186 —

5 juillet 1868. —Allocution prononcée par Me ALLOU, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

26 décembre 1868. — Discours de rentrée par Me Jules GRÉVY, Bâtonnier : Utilité sociale de l'Ordre des Avocats.

GRÉVY, Secrétaire des années 1838-1839, 1839-1840.

Éloge de M. de Serre, par BOUCHER, Secrétaire de 1867-1868.

Les clients de Voltaire, par CALARY, Secrétaire de 1867-1868.

8 janvier 1870. — Discours de rentrée par Mc Jules GRÉVY, Bâtonnier: De la défense judiciaire.

Eloge de Berryer, par DEVELLE, Secrétaire de 1868-1869.

De l'application du jury en matière civile, par SAGLIER, Secrétaire de 1868-1869.

22 décembre 1871. — Discours de rentrée par M" ROUSSE, Bâtonnier : Histoire du barreau de Paris pendant la guerre et sous la Commune.

ROUSSE, Secrétaire de l'année 1842-1843.

Éloge de M. Marie, par REBOUL, Secrétaire de 1869-1870.

La Justice aux États- Unis, par HELBRONNER , Secrétaire de 1869-1870.

30 novembre 1872. — Discours de rentrée par Me LACAN, Bâtonnier: Domaine propre de l'avocat. Reconstitution de la Bibliothèque.

LACAN, Secrétaire des années 1834-1835, 1835-1836.

Élude sur lord Brougham, par FRANCK-CHAUVEAU, Secrétaire de 1870-1871 et 1871-1872.

Etudes sur les Mémoires de Beaumarchais, par Clément DE ROYER, Secrétaire de 1870-1871 et 1871-1872.

15 novembre 1873. — Discours de rentrée par Me LACAN, Bâtonnier : Du respect de la loi.

De l'éloquence judiciaire à Athènes, par André MORILLOT, Secrétaire de 1872-1873.

Eloge de Dupin aîné, par Tommy MARTIN, Secrétaire de 18721873.

18 juillet 1874. — Allocution prononcée par Me LACAN, Bâtonnier, dans la séance de clôture : Conseils aux jeunes avocats.

12 décembre 1874. — Discours de rentrée par Me SENARD, Bâtonnier: Études variées de l'avocat. Prédominance des intérêts commerciaux.


— 187 —

SENARD (Antoine-Marie-Jules), né à Rouen le 9 avril 1800, mort en novembre 1885 '.

Avocat à la cour de Rouen (1821-1848), — plusieurs fois Bâtonnier, — procureur général à Rouen (2.8 février-mai 1848), — représentant de la Seine - Inférieure à l'Assemblée constituante (avril 1848), vice-président (5 mai), puis président (6-28 juin 1848) de cette Assemblée, — a bien mérité de la Patrie (Loi du 28 juin 1848), — ministre de l'intérieur (28 juin-13 octobre 1848), — avocat à la Cour d'appel de Paris, le 22 mai 1849, — membre du Conseil de l'Ordre, — Bâtonnier (1874-1875, 18751876), — envoyé extraordinaire près le roi d'Italie (septembreoctobre 1870), —député de Seine-et-Oise à l'Assemblée nationale (18 octobre 1874), — à la Chambre des députés (14 octobre 1877-octobre 1881), — vice-président de la Chambre (1879).

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats par Brenier de Montmorand, le 28 mars 1887.

Éloge de Gerbier, par THIÉBLIN, Secrétaire de 1873-1874.

Le Barreau et l'Académie, par BOURDILLON, Secrétaire de 18731874.

18 décembre 1875. — Discours de rentrée par M° SENARD, Bâtonnier : De l'assiduité aux conférences ; des devoirs des stagiaires. De l'éloquence judiciaire à Rome, par Georges DEVIN, Secrétaire de 1874-1875.

Éloge de Royer-Collard, par MENNESSON, Secrétaire de 18741875.

25 novembre 1876. — Discours de rentrée par Mc BÉTOLAUD, Bâtonnier : Le travail ; l'étude du droit.

BÉTOLAUD, Secrétaire de l'année 1852-1853.

Éloge d'O'Connel, par Gabriel LE ROUX, Secrétaire de 18751876.

Les Jésuites et l'Université devant le Parlement de Paris au seizième siècle, par DESJARDIN, Secrétaire de 1875-1876.

24 .novembre 1877. — Discours de rentrée par M" BÉTOLAUD, Bâtonnier: Moeurs professionnelles ; causes morales de la force de l'Ordre. Éloge d'Odilon-Barrot, par BARD, Secrétaire de 1876-1877. Un Procès de presse en 1821 (procès de P.-L. Courier), par HENRY, Secrétaire de 1876-1877.

l. Le Bulletin de 1887 contient la notice de M. Senard par Me Barboux.


— 188 —

23 novembre 1878. — Discours de rentrée par M0 NICOLET, Bâtonnier: L'impatience d'arriver.

NICOLET, Secrétaire de l'année 1844-1845.

Étude sur Bamave, par LOUSTAUNAU, Secrétaire de 1877-1878.

Lacordaire à l'audience, par CRUPPI, Secrétaire de 1877-1878.

22 décembre 1879. — Discours de rentrée par Me Jules FAVRE, ancien Bâtonnier : Lettre de M8 NICOLET, Bâtonnier.

Eloge de Chaix d'Est-Ange, par ROUSSET, Secrétaire de 18781879.

Une séance au Parlement anglais en 1790, par FELDMANN, Secrétaire de 1878-1879.

29 novembre 1880. — Discours de rentrée par Me BARBOUX, Bâtonnier: Des règles de l'Ordre.

BARBOUX, Secrétaire de l'année 1860-1861.

L'Esprit libéral au Barreau sous la Restauration, par JAMAIS, Secrétaire de 1879-1880.

Éloge de Duvergier, par CHENU, Secrétaire de 1879-1880.

5 décembre 1881. — Discours de rentrée par M" BARBOUX, Bâtonnier : Des conditions de l'éloquence judiciaire.

Éloge de Delangle, par Henri DA, Secrétaire de 1880-1881.

Mounier aux Etats du Dauphiné et à l'Assemblée constituante, par Raoul JAY, Secrétaire de 1880-1881.

10 juillet 1882. —Allocution prononcée par Me BARBOUX, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

27 novembre 1882. — Discours de rentrée par Me Oscar FALATEUF, Bâtonnier: Le jeune barreau et la politique.

FALATEUF (Jean-Oscar), né à Paris le 8 avril 1832.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 31 octobre 1855,

— membre du Conseil de l'Ordre (1872 à 1875 et depuis 1877),

— Bâtonnier (1882-1883, 1883-1884).

Eloge de Jules Favre,- par DAGUILHON-PUJOL , Secrétaire de 1881-1882.

Le Procès de Fouquet, par DEROY, Secrétaire de 1881-1882.

31 juillet 1883. — Allocution prononcée par Me FALATEUF, Bâtonnier, dans la séance de clôture.


— 189 —

23 novembre 1883. —Discours de rentrée par M6 FALATEUF, Bâtonnier : Nécessité des règles disciplinaires.

Eloge de Dufaure, par POINOARÉ, Secrétaire de 1882-1883. La Vérité au Palais, par Charles LEGENDRE, Secrétaire de 1882-1883.

4 juillet 1884. — Allocution prononcée par M° FALATEUF, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

1er décembre 1884. — Discours de rentrée par Me LE BERQUIER Bâtonnier: Les traditions de l'Ordre.

LE BERQUIER, Secrétaire de l'année 1846-1847. Éloge de Nicolet, par FLOGNY, Secrétaire de 1883-1884. Mirabeau devant le parlement d'Aix, par Justin SELIGMAN, Secrétaire de 1883-1884.

Juillet 1885. — Allocution prononcée par Me FALATEUF, ancien Bâtonnier, dans la séance de clôture.

30 novembre 1885. — Discours de rentrée par MARTINI, Bâtonnier: La confraternité : Nécessité sociale de l'Ordre.

MARTINI (Charles-Guillaume) ^, né à Paris le 29 mai 1829.

Docteur en droit, — Avocat à la Cour d'appel de Paris le 13 mars 1852, —membre du Conseil de l'Ordre (1872 à 1876 et depuis 1882), — Bâtonnier (1885-1886 et 1886-1887).

Eloge de Crémieux, par Alphonse BONHOURE, Secrétaire de 1884-1885.

Le Procès de Théophile Viau, par DE SAINT-AUBAN, Secrétaire de 1884-1885.

15 novembre 1886. — Discours de rentrée par Me MARTINI, Bâtonnier : Les projets de suppression de l'Ordre des Avocats.

Le Barreau pendant la Révolution, par DELOM DE MEZERAC, Secrétaire de 1885-1886.

28 mars 1887. — Éloge de Senard, par BRENIER DE MONTMORAND, Secrétaire de 1885-1886.

22 novembre 1887. — Discours de rentrée par W DURIER, Bâtonnier.

DURIER, Secrétaire de l'année 1852-1853.

Le Procès des ministres de Charles X, par DE LANZAC DE LABORIE, Secrétaire de l'année 1886-1887.

6 avril 1888. — Éloge de Baroche, par Ambroise COLIN , Secrétaire de 1886-1887.


— 190 —

26 novembre 1888. — Discours de rentrée par M° DURIER, Bâtonnier.

Éloge de Gaudry, par FOURNIER, Secrétaire de 1887-1888. Le Procès du Collier, par LABORI, Secrétaire de 1887-1888.

9 juillet 1889. — Allocution prononcée par Mc CRESSON, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

25 novembre 1889. — Discours de rentrée par Me CRESSON, Bâtonnier.

CRESSON, Secrétaire de l'année 1848-1849. Éloge d'Allou, par Eugène CRÉMIEUX, Secrétaire de 1888-1889. Le Procès de Lally-Tollendal, par Paul REULLIER, Secrétaire de 1888-1889.

30 juin 1890. —Allocution prononcée par M° CRESSON, Bâtonnier, dans la séance de clôture.

15 novembre 1890. — Discours de rentrée par Me CRESSON, Bâtonnier.

Éloge de Lacan, par René VIVIANI, Secrétaire de 1889-1890. L'Eloquence judiciaire dans les temps modernes, par Jules JEANNENEY, Secrétaire de 1889-1890.


TABLEAU DES PRIX 1

1832. — Prix Bourgeois. DESBOUDET.

*DESBOUDET (Jacques-Martin) ^ , né le 7 juillet 1800 , avocat à la Cour d'appel de Paris en 1828, membre du Conseil de l'Ordre de 1838 à 1844 et de 1848 à 1862, mort en 1863 '-.

1849. — Prix Chapon-Dabit. CRESSON, Secrétaire de 1848-1849.

1857. — Prix Paillet. BEAUPRÉ, Secrétaire de 1855-1856.

DELORME, Secrétaire de 1856-1857.

1859. — Prix Paillet. PEAUOELLIER , Secrétaire de 18571858.

18571858. , Secrétaire de 18591860.

1861! — Prix Bethmont. BARBOUX, Secrétaire de 1860-1861.

1862. —Prix Liouville. POUILLET, Secrétaire de 1861-1862.

1863. — Prix Paillet. DECRAIS, Secrétaire de 1862-1863.

Albert MARTIN, Secrétaire de 18621863.

18621863. BLOOH, Secrétaire de 18621863.

18621863.

1864. — Prix Bethmont. TANON, Secrétaire de 1863-1864.

LOUBERS, Secrétaire de 1863-1864.

1. Nous avons donné, dans le Bulletin de 1881, les arrêtés du Conseil de l'Ordre relatifs aux prix Bourgeois et Chapon-Dabit, dans le Bulletin de 1880, l'arrêté qui règle la distribution des prix Paillet, Bethmont et Liouville, et dans le Bulletin de 1890, l'arrêté qui règle la distribution du prix Laval.

2. Voirdans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononce' par Me Dufaure, Bâtonnier, le 19 décembre 1863.


— 192 —

1865. — Prix Liouville. LEPOT, Secrétaire de 1864-1865.

DÉMANGE, Secrétaire de 1864-1865.

1806. — Prix Paillet. LAGROLET, Secrétaire de 1865-1866.

GRIOLET, Secrétaire de 1865-1866.

1867. — Prix Bethmont. DE BORVILLE, Secrétaire de 1866-1867.

LYON-CAEN, Secrétaire de 1866-1867.

1868. — Prix Liouville. MILLIARD, Secrétaire de 1867-1868.

Léon DEVIN, Secrétaire de 1867-1868. DE GERMINY, Secrétaire de 1867-1868.

1869. — Prix Paillet. GRAUX, Secrétaire de 1868-1869.

LAMY, Secrétaire de 1868-1869. NIVET, Secrétaire de 1868-1869. .

1870. — Prix Bethmont. REBOUL, Secrétaire de 1869-1870.

HELERONNER, Secrétaire de 1869-1870. LESAGE DU HAZAY, Secrétaire de 18691870.

1872. — Prix Paillet. DESMYTTÈRE, Secrétaire de 1870-1872.

DEMASURE, Secrétaire de 1870-1872.

1873. — Prix Liouville. DE VERDON, Secrétaire de 1872-1873.

LEDUC, Secrétaire de 1872-1873.

1874. — Prix Bethmont. TAVERNIER, Secrétaire de 1873-1874.

CAZEAUX, Secrétaire de 1873-1874.

1875. — Prix Paillet. DREYFUS, Secrétaire de 1874-1875.

BROSSARD DE MARSILLAO , Secrétaire de 1874-1875.

1876. — Prix Liouville. FALCIMAIGNE, Secrétaire de 1875-1876.

FélixHERBET, Secrétaire de 1875-1876.

1877. — Prix Bethmont. LucienHENRY, Secrétaire de 1876-1877.

BOULIER, Secrétaire de 1876-1877.

1878. — Prix Paillet. LOUSTAUNAU, Secrétaire de 1877-1878.

CEUPPI, Secrétaire de 1877-1878.

1879. — Prix Liouville. NOURISSAT, Secrétaire de 1878-1879.

1880. — Prix Bethmont. TOUCHAIS, Secrétaire de 1879-1880.


— 193 —

1881. — Prix Paillet. MAVET, Secrétaire de 1880-1881.

PRÉVOST, Secrétaire de 1880-1881.

1882. — Prix Liouville. Edmond SELIGMAN, Secrétaire de 18811882.

18811882. ALLOU, Secrétaire de 1881-1882. Prix Laval. POINCARÉ, Secrétaire de 1882-1883.

1883. — Prix Bethmont. HALLAYS, Secrétaire de 1882-1883.

MAINIÉ, Secrétaire de 1882-1883. Prix Laval. FLOGNY, Secrétaire de 1883-1884.

1884. — Prix Paillet. LARUE, Secrétaire de 1883-1884.

TARDIEU, Secrétaire de 1883-1884. Prix Laval. Alphonse BONHOURE, Secrétaire de 18841885.

18841885.

1885. — Prix Liouville. BOULLAY, Secrétaire de 1884-1885.

Adrien BONHOURE , Secrétaire de 18841885. Prix Laval. BRENIER DE MONTMORAND, Secrétaire de

1885-1886.

1886. — Prix Bethmont. LALOU, Secrétaire de 1885-1886.

BOUSQUET, Secrétaire de 1885-1886. Prix Laval. Ambroise COLIN, Secrétaire de 18861887.

18861887.

1887. — Prix Paillet. LANGLOIS, Secrétaire de 1886-1887.

ANDRÉ, Secrétaire de 1886-1887. GAULY, Secrétaire de 1886-1887. Prix Laval. FOURNIES, Secrétaire de 1887-1888.

1888. — Prix Liouville. DIEUSY, Secrétaire de 1887-1888.

C00.UELIN, Secrétaire de 1887-1888. Prix Laval. Eugène CRÉMIEUX, Secrétaire de 1888;

1889.

1889. — Prix Bethmont. TISSIER, Secrétaire de 1888-1889.

Félix LIOUVILLE , Secrétaire de 18881889. Prix Laval. VIVIANI, Secrétaire de 1889-1890.

1890. — Prix Paillet. LESCOUVÉ, Secrétaire de 1889-1890.

LOISEAU, Secrétaire de 1889-1890. Prix Laval. FOUEOADE, Secrétaire de 1890-1891.

COKFÉE. DES AVOCATS. 13


SECRÉTAIRES

DE LA

CONFERENCE DES AVOCATS

1818-1819

Bâtonnier: Me ARCHAMBAULT

' ' LOUAULT (Charles-Alexandre), né le 14 septembre 1790, mort eu 1851.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 26 août 1812, — secrétaire du Conseil de l'Ordre (1828-1829) -.

* ROGER (Elzéar-François-Alexis) 0^, né à Avignon le 2 janvier 1791, mort le 2 août 1856.

Avocat à la Cour d'appel de Paris en 1815, — avocat aux Conseils du Roi, puis au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, du 9 février 1820 au 2 août 1856, — président de l'Ordre (1833-1836) et doyen depuis 1848, — maire du Xe arrondissement de Paris (1848-1853), auteur de : Annales de la législation et de la jurisprudence commerciales (en collaboration).

1. L'astérisque placé devant le nom indique le décès, s. Voir dans le Bulletin de 1881 un extrait du discours prononcé par Me Gaudry, bâtonnier, le 29 novembre 1851.


— 195 —

*LEGOUIX (Alexandre-Armand), mort en 1826. Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 novembre 1809). Son éloge a été prononcé à la Conférence le 5 décembre 1826 par M. Renouard.

* GUICHARD (Jean), mort le 10 avril 1842.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1806-10 avril 1842).

* RIGAL (Jean-Baptiste) ^, né en 1790, mort en novembre 1868. Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 décembre 1812-1830), —

membre du Conseil de l'Ordre, — juge (1830), — puis vice-président (1836) au tribunal de la Seine, — conseiller (1840), — puis président de Chambre (1849-1852) à la Cour de Paris, — président honoraire '.

* GRANGHON (Etienne), né le 25 novembre 1783. "

Avocat à la Cour d'appel de Paris (21 août 1816-18 mars 1844).

* BONNET (Jules, dit Bonnet fils), né à Paris le 25 janvier 1795, mort le 12 mai 1875.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (3 février 1816), — secrétaire du Conseil de l'Ordre (1827-1828), doyen de l'Ordre, — auteur de : Mes Souvenirs du barreau depuis 1804; — Tableau des Procès criminels revisés ; — La Poésie devant la Bible ; — Considérations sur le barreau français".

* GODART (Camille-Désiré).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 février 1816-1822).

* PIET (Pierre-Charles-Mathieu) ^, né à Beignes (Charente) le 7 avril 1791, mort le 22 mars 1866.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (28 novembre 1814), — avocat aux Conseils du roi (21 juillet 1821-4 juillet 1856), — auteur de : Sur les domaines engagés.

* CADET-GASSICOURT (Hercule) $.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 10 novembre 1817, — procureur du Roi à Épernay (1er septembre 1830), — à Bar-sur-Seine (6 septembre 1830), — à Troyes (7 juillet 1833), — démissionnaire, — juge suppléant (13 juillet 1837), — chargé de l'instruction (17 juillet 1840), — puis juge au tribunal de la Seine (21 mars 1841).

1. Voir dans le Bulletin de 1883 un extrait du discours prononcé par M. Merveilleux du Vignaux, avocat général, le s novembre 1869.

2. Voir dans le Bulletin de 1886, page 262, un extrait du discours prononcé par M° Senard, bâtonnier, le 19 décembre 1875.


— 196 —

1819-1820

Bâtonnier: Me ARCHAMBAULT

* LEGOUIX, Secrétaire depuis 1818.

* RIGAL, Id. '

* GRANGHON, ' Id. *GODART, Id.

* CADET-GASSICOURT, Id.

* PIET, Id.

*BARTHE (FéHx) G^, né à Narbonne le 28 juillet 1795, mort le 28 janvier 1863.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 5 novembre 1816, —-proeur reur du roi au tribunal de la Seine (2 août 1830), — député de Paris (octobre 1830), — ministre de l'instruction publique et président du Conseil d'Etat (27 décembre 1830), — ministre de la justice (13 mars 1831-4 avril 1834 et 25 avril 1837-8 mars 1839), — premier président de la Cour des comptes, — pair de France, — sénateur (1852), — membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) (1837), — auteur de : Discours et opinions de Mirabeau.

* MARRE (Guillaume).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 décembre 1816-1820).

"PERRIN (Pierre).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 mai 1816-1821).

COURBORIEU (Jacques-Auguste).

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 28 août 1816, — juge à Lombez (4 juillet 1829), —juge d'instruction à Bordeaux, — conseiller à la Cour de Bordeaux (22 octobre 1832), — de Paris (4 juillet 1848), — conseiller honoraire.

*FAYE (André-Claude).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (4 mars 1817-1822), — nommé secrétaire en remplacement de M. Marre.


— 197 —

1820-1821

Bâtonnier: Me DELAHAYE

*LEG0UIX, Secrétaire depuis 1818.

* RIGAL, Id. *GRANGH0N, Id.

* GODART, Id. *PIET, Id.

* CADET-GASSICOURT, Id. *BARTHE, Secrétaire depuis 1819.

* PERRDST, Id. COURBORIEU, Id.

* FATE, Id.

1821-1822

Bâtonnier: M6 BILLECOCQ

*LEG0U1X, Secrétaire depuis 1818.

* RIGAL, Id.

* GRANGHON, Id.

* GODART, Id. *BARTHE, Secrétaire depuis 1819. *FAYE, Id.

COURBORIEU, Id.

*QUÉNAULT (HippolyteAlphonse) C$, né à Cherbourg le 6 juin 1795, mort le 6 avril 1878.

Docteur en droit (3 novembre 1823), — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 avril 1816), — avocat aux Conseils du Roi et à la Cour de cassation (31 décembre 1829), — juge au Tribunal de la Seine (4 juin 1831), — chef de division au ministère de la justice (10 avril 1832), — maître des requêtes au Conseil d'État (1836), — conseiller d'État (21 mai 1837), — député de la Manche (1837), —secrétaire général du ministère de l'intérieur (17 mai 1839-2 mars 1840), — de la justice (1er novembre 1840), — avocat général à la Cour de cassation (17 octobre 1841), —conseiller à la Cour de cassation (11 juillet 1846-21 avril 1848), — de nouveau avocat au Conseil


— 198 —

d'Etat et à la Cour de cassation (4 août 1848), — de nouveau conseiller à la Cour de cassation (28 novembre 1849-11 juin 1870), — Vice-Président du Tribunal des conflits (octobre 1872-7 juin 1877), ■— auteur de : Traité des Assurances terrestres; — De la Juridiction administrative '.

* DUPIN (Philippe-Siméon) 0^, né à Varzy le 7 octobre 1795, mort le 14 février 1846.

Docteur en droit (14 août 1819), — avocat à la Cour d'appel de Paris (31 décembre 1816), — membre du Conseil de l'Ordre de 1830 à 1846, — Bâtonnier de l'Ordre (1834-1835, 1835-1836), — député en 1830 et 1842, — auteur de l'article Alluvion dans l'Encyclopédie du Droit; — Étude et application du droit criminel (1830);

— Plaidoyers publiés par son fils Eugène Dupin (1861) *.

Son éloge a été prononcé à la Conférence le 28 novembre 1846 par Auguste Avond.

* GUERIN (Louis-Gabriel-Nicolas), né à Mamers.

Docteur en droit (7 juillet 1812), — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 février 1816-1831).

1822-1823

Bâtonnier: Me BILLECOCQ

* LEGOUIX, Secrétaire depuis 1818.

* RIGAL, Id. *GRANGHON, Id. *BARTHE, Secrétaire depuis 1819.

COURBORIEU, Id.

* QUÉNAULT, Secrétaire depuis 1821.

* DUPIN (Jeune), Id.

* GUERIN, Id.

* RENOUARD (Augustin-Charles) GO$S né à Paris le 22 octobre 1794, mort le 17 août 1878.

Elève de l'École normale supérieure (1812), — docteur es lettres,

— répétiteur de la Conférence de philosophie à l'École normale supérieure (1814), — secrétaire de la Société d'instruction élémentaire

1. M. Quénault avait adhéré à l'Association amicale des anciens Secrétaires de la Conférence; le Bulletin de 1879 contient sa notice.

2. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par IIe Baroche, bâtonnier, le 28 novembre 1848,


— 199 —

(1816), — avocat à la Cour d'appel de Paris le 21 novembre 1816,

— discours de rentrée de 1826 : Eloge de Legouix, — conseiller d'État (20 août 1830), — secrétaire général du ministère de la justice (9 novembre 1830), —. député d'Abbeville (1831-1837, 18391842), — conseiller d'État en service extraordinaire (1836), —conseiller à la Cour de cassation (21 mai 1837-14 novembre 1869), — pair de France (4 juillet 1846), — membre du Tribunal des conflits (1849-1851), — procureur général à la Cour de cassation (21 avril 1871-18 mai 1877), — sénateur inamovible (24 novembre 1876), — membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) le 20 avril 1861, — du Conseil supérieur de l'Instruction publique,

— du Conseil supérieur des Prisons, etc., — ANCIEN PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION (1878) ; — auteur de : Du Style des prophètes hébreux et De identitate personali; — Projet de quelques améliorations dans l'éducation publique ; —Éléments de la morale (médaille d'or de la Société d'encouragement mutuel) ; — Considérations sur les lacunes de l'éducation secondaire en France ; — Mélanges de morale et d'économie politique extraits des ouvrages de J.-B. Franklin; — Traité des brevets d'invention; — Rapport au nom de la Commission nommée pour l'examen des ouvrages envoyés au concours ouvert par la Société pour l'enseignement élémentaire ; — Examen du projet de loi contre la presse ; — Consultation sur la pétition des imprimeurs et libraires à propos du projet de loi sur la presse; — L'éducation doit-elle être libre? — Lettre à MM. les électeurs de Varrondissement d'Abbeville extra muros ; — Mémoire ' sur la statistique de la justice civile en France ; — Traité des droits d'auteur ; — Rapport à la Cour de cassation au nom de la Commission spéciale chargée de l'examen du projet de loi sur les prisons ; — Traité des faillites et banqueroutes ; — Du droit industriel dans ses rapports avec les principes du droit civil ; — Tableau de la composition personnelle de la Cour de cassation depuis son origine jusqu'à la Constitution de l'an VIII; — Discours de rentrée à la Cour de cassation : en 1871, La Cour de cassation pendant les années judiciaires 1869-1870 et 1870-1871 ; — en 1872, Le droit prime la force ; — en 1873, Personnalité et sociabilité; — en 1874, L'impartialité; — en 1875, Considérations sur l'histoire de la Cour de cassation; — en 1876, Du progrès du Droit; — Discours prononcé à la distribution des prix du lycée Condoreet (1872); —Rapports à la Chambre des députés sur les projets de loi relatifs à des modifications du Code pénal (1832), à l'instruction primaire (1833), aux effets de la séparation de corps (1834), aux faillites et banqueroutes (1835), aux justices de paix (1837), à l'expropriation pour cause d'utilité publique (1840), au travail des enfants dans les manufactures (1841) ; —Mémoires et rapports à l'Académie des sciences


— 200 —

morales sur le contrat de prestation du travail (1854), sur l'influence des peines (1863), sur la division des valeurs en actions transmissibles (1866), sur le mariage au point de vue moral et légal (1870). — Collaboration au Mercure de France, au Journal de la Câte-d'Or, Moniteur universel, Journal du commerce, Journal d'éducation, Thémis, Globe, Gazette des Tribunaux, Encyclopédie progressive, Annales de législation, Revue Wolowski, Dictionnaire universel, Le Droit français de Paillet, Dictionnaire d'économie politique, Revue des Économistes '.

DE SAINTE-MARIE (Alexis).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 juin 1815), — procureur du roi au Tribunal de Montargis (1831).

1823-1824

Bâtonnier: Me BILLECOCQ

* QUENAULT, Secrétaire depuis 1821.

* GUÉRIN, Id. *RENOUARD, Secrétaire depuis 1822,

et sept autres Secrétaires dont les noms ne nous sont pas parvenus.

1824-1825

Bâtonnier: Me GAIRAL

* QUENAULT, Secrétaire depuis 1821.

* GUÉRIN, Id.

* RENOUARD, Secrétaire depuis 1822,

et sept autres Secrétaires dont les noms ne nous sont pas parvenus..

1825-1826

Bâtonnier: Me PANTIN

* QUENAULT, Secrétaire depuis 1821.

* GUÉRIN, Id.

* RENOUARD, Secrétaire depuis 1822,

et sept autres Secrétaires dont les noms ne nous sont pas parvenus.

l. Le Bulletin de 1879 contient la notice de M. Ronouard, par M. Barbier.


— 201 —

1826-1827

Bâtonnier: M" THEVENIN

* QUENAULT, Secrétaire depuis 1821.

* GUÉRIN, . Id. *RENOUARD, Secrétaire depuis 1822,

et sept autres Secrétaires dont les noms ne nous sont pas parvenus

1827-1828

Bâtonnier: Me THEVENIN

* QUENAULT, Secrétaire depuis 1821.

* GUÉRIN, Id.

* RENOUARD, Secrétaire depuis 1822.

* LEROY SAINT-ARNAUD (Louis-Adolphe) C$, né le 14 octobre 1802, mort le 18 mai 1873.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 août 1825), — maire du XIIe arrondissement de Paris (1851), — conseiller d'État (25 janvier 1852), — sénateur (1857).

* GUYARD-DELALAIN (Augustin-Pierre) ^, né à Saint-Dizier (Haute-Marne) le 10 mars 1797, mort le 1er mars 1881.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 juin 1818-24 décembre 1850), — manufacturier, — député de la Seine (1852-1863).

* ZANGIACOMI (Marie-Joseph-Prosper, baron) C$î, né à Paris le 25 mars 1802, mort le 12 février 1877.

Avocatàla Cour d'appel de Paris (20 août 1822), —juge suppléant (3 septembre 1829), —juge (2 mars 1832), —juge d'instruction au tribunal de la Seine (7 avril 1835), — conseiller (20 mars 1841), ■— président de chambre à la Cour de Paris (31 octobre 1854), — conseiller à la Cour de cassation (18 février 1858), — conseiller honoraire (27 décembre 1876)'.

*LANJUINAIS (Ambroise, vicomte) $!, décoré de Juillet, né le 4 novembre 1802, mort le 2 janvier 1869.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (19 août 1822-août 1830, et

l. Voir dans le Bulletin de 1883 un extrait du discours prononcé par M. Desjardins, avocat général, le 3 novembre 1877.


— 202 —

12 avril 1831-8 avril 1851), — substitut au tribunal de la Seine (3 août 1830-avril 1831), — député de la Loire-Inférieure (18371848), — représentant de la Loire-Inférieure à l'Assemblée constituante,— de la Seine à l'Assemblée législative, — ministre de l'agriculture et du commerce (2 juin-31 octobre 1849), — député de la Loire-Inférieure (1863).

*MOREAU (Paul-Émile) $, né à Tours le 3 février 1803, mort le 19 novembre 1876.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 décembre 1823), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (2 octobre 1829-7 janvier 1854), — président de l'Ordre (1847-1850), — avocat général (30 juin 1854), — puis conseiller à la Cour de Paris (7 mai 1862), — conseiller à la Cour de cassation (23 décembre 1868), -— conseiller honoraire (9 décembre 1872)'.

*COEURET DE SAINT-GEORGES (Charles-Joseph-Auguste), né à Paris le 30 mars 1800, mort en 1842.

Docteur en droit (14 janvier 1824), — avocat à la. Cour d'appel de Paris (6 décembre 1820), — Discours de rentrée de 1826 : Éloge de Jourdan, — nommé secrétaire au cours de l'année 1827-1828*.

1828-1829

Bâtonniers : Me TRIPIER, nommé en janvier 1829 conseiller à la Cour d'appel.

Me LOUIS, nommé le 25 janvier 1829.

* LEROY SAINT-ARNAUD, Secrétaire depuis 1827.

* GUYARD-DELALAIN, Id.

* ZANGIACOMI, Id. *LANJUINAIS, Id.

* MOREAU, Id. *COEURET DE SAINT-GEORGES, Id.

* COIN-DELISLE (Jean-Baptiste-César) $, né le 8 mai 1789, mort en 1865.

Professeur de belles-lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris

1. Voir dans le Bulletin de 1883 un extrait du discours prononcé par M. Desjardins, avocat général, le 3 novembre 1877.

s.Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par M. Chaix d'Est-Ange, bâtonnier, le 26 novembre 1842.


— 203 —

(14 mars 1823), — membre du Conseil de l'Ordre (1836-1838), — auteur de: Actes de l'état civil; — Jouissance et privation des droits civils; — Commentaire du Titre des donations et des testaments; — Limite du droit de rétention par l'enfant donataire renonçant; — Étude sur l'application de la contrainte par corps ; — Cautions des eontraigndbles par corps ; — Commentaire sur le Code forestier (avec Frédérich) ; — Tables analytiques des Revues de droit (avec Ch. Million) ; — Loi sur la pêche fluviale expliquée (avec Frédérich) ; — membre du Comité de direction de la Revue critique 1.

*DAVID-DESCHAMPS (Louis-Charles) $j, mort le 11 novembre 1865.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 juillet 1823-1844), — député de l'Orne (1860-1865).

1829-1830

Bâtonniers : Me DUPIN AÎNÉ , nommé en août 1830 procureur général à la Cour de cassation.

Me MAUGUIN, élu le 30 août.

* LEROY SAINT-ARNAUD, Secrétaire depuis 1827.

* GUYARD-DELALAIN, Id.

*MECHIN (Lucien-Alexandre) ^, né en 1802.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1826-1831 et 15 mars 1848-3 novembre 185l), — auditeur de 2e classe au Conseil d'État (1831), — maître des requêtes, — sous-préfet de SaintDenis (12 novembre 1835-11 mars 1848).

*LANJUTNAIS, Secrétaire depuis 1827.

*COEURET DE SAINT-GEORGES, Id.

* COIN-DËLISLE, Secrétaire depuis 1828. *DAVID-DESCHAMPS, Id.

* VERWOORT (Charles-Henri-Amédée), mort le 15 août 1846. Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 avril 1824), — membre du

Conseil de l'Ordre (1840-1841), — auteur de : De la liberté religieuse selon la Charte (1830)J.

1. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par M8 Desmarest, bâtonnier, le 26 décembre 1865.

2. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par M» Baroche, bâtonnier, le 28 novembre 1846.


— 204 —

* MARIE (Pierre-Alexandre-Thomas-Amable MARIE DE SAINTGEORGES, dit), né à Auxerre (Yonne) le 15 février 1797, mort le 28 avril 1870.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 novembre 1819), — membre du Conseil de l'Ordre (1830-1870), — Bâtonnier (1840-1841, 1841-1842), — député de la Seine (1842), — membre du Gouvernement provisoire et ministre des travaux publies (24 février 1848), — représentant de la Seine à l'Assemblée constituante, —membre delà Commission executive (10 mai-23 juin 1848), — président de l'Assemblée nationale (29 juin 1848), — ministre de la justice (17 juillet-20 décembre 1848), — député des Bouches-du-Rhône (1863).

Son éloge a été prononcé à la Conférence le 23 décembre 1871 par M. Reboul 1.

* GERMAIN (Joseph-Léon), né le 20 novembre 1793. Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 août 1826-1844).

*FLEURY (Adrien), mort en 1848.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 août 1825), — membre du Conseil de l'Ordre (1843-1845)'.

* BERNARD (Jules-François), né le 14 février 1801, mort en 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 juillet 1828-1841).

1830-1831

Bâtonnier: Me MAUGUIN, élu le 11 novembre.

*L'ÉVESQUE (Jean-Antoine) $;, né à Paris en 1805, mort le 19 octobre 1875.

Docteur en droit (27 août 1829), — secrétaire de la Société de civilisation faisant le cours de droit civil en 1831, — avocat à la Cour d'appel de Paris (10 mai 1828), — substitut au tribunal de la Seine (25 février 1848), — substitut du procureur général (2 mai 1848), — conseiller à la Cour de Paris (30 octobre 1850), collaborateur du Journal du Palais 3.

1. Voir dans le Bulletin de 1886 un extrait du discours prononcé parMe Rousse, bâtonnier, le 22 décembre 1871.

2. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Me Boinvilliers, bâtonnier, le 2 décembre 1848.

3. Voir dans le Bulletin de 1883, page 263, un extrait du discours prononcé par M. Choppin d'Arnouville, avocat général, le. 3 novembre 1875.


— 205 —

*BI0CHE (Charles-Jules-Armand), né à Paris le 25 juillet 1805, mort le 10 juillet 1868.

Docteur en droit (22 avril 1829), — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 août 1827), — auteur de : Dictionnaire de procédure civile et commerciale ; — Journal de procédure civile et commerciale ; — Dictionnaire des justices de paix et de simple police ; — Journal des justices de paix; — Traité des actions possessoires; — Nouveau formulaire de procédure civile, etc.

*LEDRU-ROLLIN (Alexandre-Auguste LEDRU, dit), né à Paris le 2 février 1807, mort le 31 décembre 1874.

Docteur en droit (1828), — avocat à la Cour d'appel de Paris (31 août 1827), — membre du Conseil de l'Ordre (1836-1838), — avocat aux Conseils du Roi et à la Cour de cassation (30 janvier 183811 mai 1845), — rédacteur en chef du Journal du Palais, — de la jurisprudence administrative en matière contentieuse depuis l'an VIII,

— fondateur du journal le Droit, — député de la Sarthe (1841-1848),

— membre du Gouvernement provisoire et ministre de l'intérieur (24 février 1848), — représentant du peuple à l'Assemblée constituante, — membre de la Commission executive (10 mai-23 juin 1848),

— représentant du peuple à l'Assemblée législative élu par cinq départements, — membre de l'Assemblée nationale (Vaucluse) (1874),

— auteur de : Mémoire sur les événements de la rue Transnonain ; — Lettre à M. de Lamartine sur l'État, l'Église et l'Enseignement ; — Le 13 juin 1847; — De la décadence de l'Angleterre; — La loi anglaise ;

— Du paupérisme dans les campagnes ; —Discours politiques et écrits divers (1879), etc.

* BETHMONT (Eugène), né à Paris le 14 mars 1804, mort le 1er avril 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 mars 1827), — membre du Conseil de l'Ordre (1838-1849, 1852-1860), — Bâtonnier (18541855, 1855-1856), — député de la Seine (1842), — ministre de l'agriculture et du commerce (24 février 1848), — des cultes (11-20 mai 1848), — de la justice (7 juin-17 juillet 1848), — représentant du peuple à l'Assemblée constituante, — conseiller d'État (1849), — président de section au Conseil d'État (6 juillet 1849) '.

Son éloge a été prononcé à la Conférence le 16 novembre 1861 par IIe Barboux.

* COUTURIER (Claude-Nicolas), mort en 1835. Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 mai 1826) ".

1. Le Bulletin de 1881 contient une notice sur M. Bethmont, par Me Léon Cléry.

2. Cité dans le discours prononcé le 28 novembre 1835, par Me Ph. Dupin. bâtonnier.


— 206 —

* VALETTE (Claude-Denis-Auguste) 0$, ||I, né à Salins (Jura) le 16 août 1805, mort le 10 mai 1878.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 19 novembre 1827, — docteur en droit (1830), —professeur suppléant (1833), — puis professeur titulaire (1837) à la Faculté de droit de Paris, — représentant du Jura (1848-1851), — membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques) le 5 juin 1869, — auteur de : Contre l'hérédité de la pairie (1831) ; — Explication sommaire du livre I du Code civil et des lois accessoires ; — Cours de Code civil professé à la Faculté de droit de Paris; ■— Traité des hypothèques ; De l'effet ordinaire de l'inscription en matière de privilèges sur les immeubles ; De l'effet de la transcription relativement au privilège du vendeur ; — Mélanges de droit, de jurisprudence et de législation, recueillis et publiés par MM. Hérold et Lyon-Caen '.

*LEGRAS (Jean-Pierre-Félix), né à Paris le 11 janvier 1809, mort en février 1887.

Docteur en droit (21 avril 1831), — avocat à la Cour d'appel de Paris 7 août 1829-1840 et 5 juillet 1845-1866), — avoué à Paris (1840-1845), administrateur du Gaz Parisien 5.

* COIN-DELISLE, Secrétaire depuis 1828.

* COPPEAUX (Jules) $, né à Paris le 2 mars 1806, mort le 21 février 18723.

Juge suppléant, — juge, — puis vice-président au tribunal de la Seine, — conseiller à la Cour de Paris.

*DE TOURVILLE (Armand-Pierre-Ernest LE TENDRE), né à Rouen le 8 avril 1805, mort le 2 mai 1881.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, — avocat aux Conseils du Roi et à la Cour de cassation (2 mai 1831-28 mars 1845), membre du Conseil de l'Ordre (1839-1842).

1831-1832

Bâtonnier : W MAUGUIN

BIOCHE, Secrétaire depuis 1830.

*L'ÉVESQUE, Id.

1. Le Bulletin de 1879 contient la notice de M. Valette, par M.: Herold. Voi aussi dans le même Bulletin, page 53, le discours prononcé par M0 Nicolet, le 3 novembre 1878.

2. Voir dans le Bulletin de 1888 la notice de M. Legras, par M. Thureau.

3. Voir dans le Bulletin de 1883 un extrait du discours prononcé par M. CMvrier, avocat général, le 4 novembre 1872.


— 207 —

* COUTURIER, Secrétaire depuis 1830.

* VALETTE, Id. *LEDRU-ROLLIN, Id.

* BETHMONT, Id. *COPPEAUX, Id. *FAIN (Eugène), mort en 1833.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 août 1828-1833).

* DE GOULARD (Marc-Thomas-Eugène), né à Versailles le 28 octobre 1808, mort le 4 juillet 1874.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (4 janvier 1830), — discours de rentrée de 1832 : Éloge de Delacroix-Frainville, ■— député des Hautes-Pyrénées (1846-1848), — membre de l'Assemblée nationale (Hautes-Pyrénées), — ministre plénipotentiaire aux Conférences de Francfort (1871), — ministre de l'agriculture et du commerce (6 janvier 1872),—des finances (23 avril 1872), — de l'intérieur (1873)'.

*DE BELLEVAL (Antoine-Gabriel RIQUIÉ), né le 27 juillet 1808, mort le 1er mai 1889.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 25 août 1827, — doyen de l'Ordre (23 décembre 1888) \

1832-1833

Bâtonnier: Me PARQUIN

*DE GOULARD, Secrétaire depuis 1831.

*L'ÉVESQUE, Secrétaire depuis 1830.

* DE BAILLEHACHE (Pierre-Alphonse) $î, né à Paris le 26 juin 1808, mort le 10 avril 1883 \

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 30 août 1830, ■— discours de rentrée de 1832 : Indépendance de l'avocat dans ses rapports avec les libertés publiques, — substitut à Dreux (17 novembre 1834), — à Cosne (3 novembre 1835), — à Châteauroux (8 février 1836), — substitut du procureur général à la Cour de Bourges (18 juillet 1838),

1. Voir dans le Bulletin de 1886, page 275, un extrait de l'allocution prononcée par M. Buffet, président de l'Assemblée nationale, dans la séanco du 4 juillet 1874.

2. Voir dans le Bulletin de 1890, page 45, le discours prononcé par Me Cresson, bâtonnier, le 25 novembre 1889.

3. Voir dans le Bulletin de 1886, p. 276, un extrait du discours de rentrée prononcé devant les Chambres réunies de la Cour de Paris, le 3 novembre 1883, par M. Pradines, avocat général, et dans le Bulletin de 1888 la notice par M. Dupré-Lasale.


— 208 —

— de Rouen (3 janvier 1841), — avocat général à la Cour de Rouen (2 décembre 1846-10 mars 1848), — d'Alger (6 décembre 1850), — de Colmar (5 mars 1851), — premier avocat général (17 mai 1853), —juge (20 février 1865), puis juge d'instruction (23novembre 1865) au tribunal de la Seine, — conseiller (7 janvier 1875), — puis conseiller honoraire (29 juin 1878) à la Cour de Paris, — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Colmar en 1852, — De l'autorité considérée comme condition de l'unité dans le gouvernement; — en 1856, De la vocation chez ceux qui aspirent aux fonctions publiques et particulièrement à celles de la magistrature.

* BIOCHE, Secrétaire depuis 1830.

*BOULLANGER (Adrien-Antoine-Amable) ^, né à Paris le 13 septembre 1808, mort le 21 avril 1887.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (5 novembre 1830-1849, 18491879), —juge de paix du canton de Sceaux, des IIIe et VIe arrondissements de Paris, — doyen des juges de paix de Paris, — l'un des principaux auteurs de la nouvelle édition et du répertoire général du Journal du Palais, — Collaborateur de la Gazette des Tribunaux '.

* FOUGÈRE (Gustave-Louis), né à Paris le 13 octobre 1809, mort en 1833.

Avocat à la Cour d'appel de Paris 2.

* ARRONSOHN (Nestor), né à Saar-Union (Bas-Rhin) le 4 août 1800.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 mai 1831-1835 et 18391845), — au Conseil d'État et à la Cour de cassation (1835-1838).

* GOUJET (Charles-Barnabé-Michel) O^, né à Paris le 1er janvier 1808, mort le 25 décembre 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 août 1827), ■— substitut près le tribunal de la. Seine (3 mai 1848), — substitut du procureur général (28 octobre 1852), — conseiller (28 avril 1860), — président de chambre à la Cour de Paris (13 janvier 1869), — conseiller (21 janvier 1871), et président de chambre à la Cour de cassation (13 décembre 1881), —auteur de: Dictionnaire de procédure civile et commerciale (avec Bioche) ; — Dictionnaire de droit commercial (avec Merger) 3.

i. Voir dans le Bulletin de 1888, page 174, la notice sur M. Boullanger, par M. Duverdy.

2. Voir dans le Bulletin de 1881 un extrait du discours prononcé par M6 Parquin, bâtonnier, le 28 novembre 1833.

3. Voir dans le Bulletin de 1886, page 277, un extrait du discours de rentrée prononcé devant les Chambres réunies de la Cour de cassation, le 3 novembre 1883, par M. Ronjat, avocat général.


— 209 —;

* CHAPON-DABIT (Amilcar), né à Orléans le 9 juillet 1808, mort en 1849.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 février 1831) '.

* PIJON (Gabriel-Louis-Marie-Joseph), né à Toulouse le 6 janvier. 1797, mort à Paris le 10 août 1866 s.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 mars 1819).

THUREAU(Nicolas-Marie-Édouard),néàParisle3 novembre 1808.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1830), —

membre du Conseil de l'Ordre (1847-1862), Doyen de l'Ordre (1889).

1833-1834

Bâtonnier : Me PARQUIN

* DURAND SAINT-AMAND (Alexandre-Louis-Adolphe) 0$, PI, commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, né à Paris le 26 juin 1808, mort le 11 mai 1864.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 janvier 1832), — Discours de rentrée de 1833 : Devoirs civiques des avocats, — membre du Conseil de l'Ordre (1846-1848), — maire du Ier arrondissement de Paris (25 février 1848), — avocat général à la Cour de Paris (28 février3 mars 1848), — préfet du Nord (24 mai 1848), — de la Creuse (20 novembre 1849), — de l'Hérault (26 novembre 1851), — de Vaucluse (2 juillet 1853), — auteur du Manuel des courtiers de commerce.

* BOULLANGER (Amable), Secrétaire depuis 1832.

* DE GOULARD, Secrétaire depuis 1831.

* GOUJET, Secrétaire depuis 1832.

* BIOCHE, Secrétaire depuis 1830. THUREAU, Secrétaire depuis 1832.

* ROMIGUIÈRE (Jean), né en 1802, mort le 3 mars 1864. Avocat à la Cour d'appel de Paris le 3 novembre 1832, — auteur

de : Commentaire de la loi sur les Sociétés en commandite par actions et de la loi sur l'arbitrage forcé ; — Commentaire de la loi sur les Sociétés à responsabilité limitée ; — De l'abrogation de la loi du 3 septembre 1807 sur l'usure '".

1. Voir dans le Bulletin de 1886, page 278, un extrait du discours prononcé par Me Boinvilliers, bâtonnier, le 15 décembre 1849.

2. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Me Allou, bâtonnier, le 8 décembre 1866.

3. Voir dans le Bulletin de 1886, page 279, un extrait du discours prononcé par Mc Desmarest, bâtonnier, le 10 décembre 1864.

COKFÉK. DBS AVOCATS. 1*


— 210 —

* DELSART (Léopold-Ghislain-Hyacinthe), né à Tournay (Nord) le 14 mai 1810, mort en octobre 1834.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (5 novembre 1832).

* CASTIAU(Adelson), né à Péruwelz (Belgique) le 10 juin 1800. Avocat en Belgique (1825), — puis à la Cour d'appel de Paris,

Discours de rentrée de 1834 : Découragement du jeune barreau,

^- de nouveau avocat en Belgique, —publiciste, —membre du conseil provincial du Hainaut (1836), — député de Tournay à la Chambre des représentants de Belgique (1843-4 avril 1848).

* SÉDILLOT (Henri) ^, né à Chartres le 28 mars 1808, mort le 19 septembre 1865.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1830), — auditeur au Conseil d'État, — maire de Chartres (1852-1865).

1834-1835

Bâtonnier: Me PHILIPPE DUPIN

* RICHOMME (Jean-Emmanuel), né à Paris le 25 décembre 1810, mort en 1836.

Docteur en droit (31 août 1832), — avocat à la Cour d'appel de Paris le 27 août 1831, — Discours de rentrée de 1834: Éloge de M. Delamalle.

* CASTIAU, Secrétaire depuis 1833.

* BOULLANGER, Secrétaire depuis 1832. THUREAU, Id.

* TERNAUX (Pierre-Edouard), né à Paris le 26 janvier 1811, mort le 9 janvier 1847.

Docteur en droit (26 janvier 1835),-— avocat à la Cour d'appel de Paris (10 août 1832), — Discours de rentrée de 1835 : le Barreau français au xvie siècle, — substitut au tribunal de la Seine, — à la Cour de Paris, — auteur de : Discours de rentrée au tribunal de la Seine, en 1841,: La juridiction du Châtelet'.

* MARIE (Auguste) ^, né à Auxerre le 4 août 1810, mort le 15 janvier 1872.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (lor mars 1834). — Discours de rentrée de 1835 : Eloge de Gairal, — substitut à Beauvais, — à Senlis, — à Laon, — substitut du procureur général à la Cour de

1. Voir dans le Bulletin de 18S3 un extrait du discours prononcé par M. Bresson, avocat général, le 3 novembre 1847-.


— 211 —

Lyon (1847), — substitut au tribunal de la Seine (1848), — substitut du procureur général (1856), —conseiller à la Cour de Paris '.

* DURAND SAINT-AMAND, Secrétaire depuis 1833.

MONTHUS (Joseph), né à Lavardac (Lot-et-Garonne) le 29 juin 1807. Avocat à la Cour d'appel de Paris (5 novembre 1832-1839).

* ROMIGUIÈRE, Secrétaire depuis 1833.

* LACAN (Adolphe-Jean-Baptiste) >fe, né à Clamecy le 1er août 1810, mort le 11 avril 1880.

Docteur en droit (26 novembre 1832), — avocat à la Cour d'appel de Paris (24 août 1831), — membre du Conseil de l'Ordre (18461880), — Bâtonnier(1872-1873,1873-1874), —auteur du Traité de la législation et de la jurisprudence des théâtres (avec Paulmier) 5.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats le 15 novembre 1890, par Viviani.

1835-1836

Bâtonnier: Me PHILIPPE DUPIN

* MARIE (Auguste), Secrétaire depuis 1834.

* TERNAUX, Id.

* BROCHANT DE VILLIERS (André-Louis-Gustave), né à SaintOuen-1'Aumône (Seine-et-Oise) le 23 mai 1811, mort en 1861.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 juin 1833), — substitut

du procureur du roi à Paris ( — 28 février 1848), — député

de Seine-et-Oise.

■ * LACAN, Secrétaire depuis 1834.

* DELALAIN-CHOMEL (Léon) $, né à Paris le 30 août 1812, mort le 28 juin 1872.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 août 1832), — substitut à Epernay (1836), — à Versailles (1841), — au tribunal de la Seine (1843-1848),l — juge d'instruction (1849), — vice-président au tribunal de la Seine, — conseiller, puis conseiller honoraire (1870) à la Cour de Paris 3.

1. Voir dans le Bulletin de 1883 un extrait du discours prononcé par M. Chêvrier, avocat général,, le 4 novembre 1872.

2. Le Bulletin de 1881 contient la notice de M. Lacan, par Me Thureau. Voir dans le même Bulletin, page 69, le discours prononcé par Me Barboux, bâtonnier, le 29 novembre 1880.

3. Voir dans le Bulletin de 1883 un extrait du discours prononcé par M. Ché-- vrier, avocat général, le 4 novembre 1872.


— 212 —

PAULMIER (Charles-Pierre-Paul) 0$f, né à Paris le 21 octobre 1811.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 août 1833), — Discours de rentrée de 1836: Éloge de Toullier, — député (1865-1870), — sénateur du-Calvados (1876-1885), — président du Conseil général du Calvados, — auteur de: Traité de la législation et de la jurisprudence des théâtres (avec Lacan) ; — Etude sur la vie et les ouvrages de Proudhon ; — Etude critique sur Merlin.

* RICHOMME, Secrétaire depuis 1834.

VUATRIN (Edouard-Auguste) 0^, pi, né à Besançon le 23 mars 1811.

Docteur en droit (août 1834), — avocat à la Cour d'appel de Paris (19 août 1883), — professeur suppléant (1848), — puis professeur à la Faculté de droit de Paris (1851), — auteur de : Lois administratives françaises (avec M. Batbie).

RÉQUIER (Louis-Auguste-Jules) 0^, né à Montignac (Dordogne) le 15 avril 1811.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 avril 1833), — substitut à Montbrison (28 mars 1837), — substitut du procureur général à la Cour d'Agen (17 mars 1842), — avocat général à la Cour de Colmar (28 février 1847), — premier avocat général (29 avril 1848), —président de chambre (23 octobre 1856), — puis premier président (14 novembre 1869) à Agen, — conseiller à la Cour de cassation (9 décembre 1872), — conseiller honoraire (27 juillet 1880), — membre correspondant de l'Académie de législation de Toulouse, — auteur de : Quotité disponible, moyen de concilier les art. 913 et 1094, etc. ; — Observations critiques sur la jurisprudence de la Cour de cassation en matière de partage d'ascendants ; — Partages d'ascendants, estimation des biens pour le calcul de la lésion ; — Partages d'ascendants, observations sur l'arrêt de la Cour de cassation du 24 juin 1868; — Traité théorique et pratique des partages d'ascendants; — Enquête parlementaire sur les événements du 18 mars 1871 ; Rapport de M. le premier président Réquier.

* ROMIGUIÈRE (Jean), Secrétaire depuis 1833.

MASSÉ (Adolphe-François-Louis) ^, né à Germiny-l'Exempt (Cher) le 28 juin 1810.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 novembre 1834), — puis à celle de Bourges, — ancien président du Conseil général du Cher.

* SÉDILLOT, Secrétaire de l'année 1833-1834.


— 213 —

GUÉPIN (Léon), né à Angers.

Docteur en droit (30 août 1835), élu secrétaire en remplacement de M. Richomme, décédé.

* SALLE (Marie-Pierre-Hippolyte) 0^, né à Auxerre en 1809, mort en 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 février 1834), — élu secrétaire en remplacement de M. Massé, — substitut du procureur de la République au tribunal de la Seine (28 février 1848), ■— du procureur général (16 avril 1850), — avocat général (30 octobre 1858), — puis président de chambre (23 mai 1868) à la Cour de Paris, — conseiller à la Cour de cassation (12 juin 1873)', — auteur de: Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1862 : Sur la Cour impériale deParis'.

1836-1837

Bâtonnier: M* DELANGLE

PAULMIER, Secrétaire de l'année précédente.

* DÉRODÉ (Louis-Emile), né à Reims (Marne) le 20 mai 1812, mort le 21 mars 1864.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 juillet 1833), représentant de la Marne à l'Assemblée constituante.

VUATRIN, Secrétaire de l'année précédente.

*MIGNERON (Eugène), né à Paris le 5 juillet 1810, — mort à Châteauneuf-sur-Loire le 4 mars 1886.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 novembre 1833-20 juin 1855), — Discours de rentrée de 1836 : Coup d'oeil sur Véloquence judiciaire, — maire de Châteauneuf-sur-Loire (Loiret), le 30 octobre 1871, — conseiller général du Loiret le 26 mars 1876.

* LENORMANT (Jean-Paul) C$5, né à Paris le 6 janvier 1812, mort à Paris le 15 janvier 1870.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1834), — substitut à Saint-Étienne (26 juillet 1842), — procureur du roi à Roanne (24 novembre 1844), — substitut du procureur général (5 octobre 1845), — puis premier avocat général (14 août 1848) à la Cour d'Orléans, — procureur impérial à Marseille (13 avril 1857), — procureur général à la Cour de Dijon (13 octobre 1859), — procureur

1. Voir dans le Bulletin de 1886, page 282, un extrait du discours de rentrée de M. le procureur général Barbier, à la Cour de cassation, le 3 novembre 1882.


— 214 —

impérial près le tribunal delà Seine (5 décembre 1861), —secrétaire général du ministère, de la justice (6 juillet 1863), — conseiller à la Cour de cassation.(14 juillet 1869), — auteur de: Discours de rentrée à la Cour d'Orléans : en 1850, Étude sur le Code civil; — en 1852, Étude sur la législation criminelle; —en 1853, M. Légier; — àla Cour de Dijon en 1861, Étude sur le droit pénal'.

BARBIER (Jules-Claude) GO$J, pi, Ch. de la Couronne de Bavière, né à Montmorency (Seine-et-Oise) le 28 février 1815.

Avocat àla Cour d'appel de Paris (5 février 1835), -r- substitut du procureur général (28 février 1848),— avocat général (14 novembre 1855), —puis président de chambre (23 novembre 1862) à la Cour de Paris, — conseiller à la Cour de cassation (24 février 1866), — président de chambre (9 novembre 1881), — procureur général (20 avril 1882), — puis premier président (15 novembre 1884), et premier président honoraire de la Cour de cassation (28 février 1890),

— membre (1875-1881) et vice-président (1880-1881) du Tribunal des conflits,—président de la Société des Études historiques,

— ANCIEN PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION (1878-1879), — auteur de: Lois du Jury; compétence et administration; — Traduction en vers des Satires de Perse, — Les deux Arts poétiques d'Horace et de Boileau;

— Traduction en vers de l'Iliade; — nombreux mémoires àla Société des Études historiques, — Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1857 : La Restauration de l'ordre moral par le Code civil; — à la Cour de cassation, en 1882 : M. le Procureur général Bertauld.

* LOISEAU (Jean-Simon-Mathieu-Gustave) ' C$s, yi, C. des Ordres de Pie IX et des SS. Maurice-et-Lazare, né à Paris le 5 octobre 1813, mort à Besançon le 9 mars 1879.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 août 1835), — Discours de rentrée de 1838 : Histoire du barreau en France, —- rédacteur en chef du Droit, — conseiller général du Doubs, — ancien président du Conseil général et membre de la Commission départementale, — procureur général (4 juillet 1848), — puis premier président (décembre 1861) de la Cour de Besançon, — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Besançon, en 1849 ; — Allocution aux obsèques de M. Bugneti.

* MARCHAND (Eugène-Félix) 0$s, né à Gênes le 24 mars 1812.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 20 novembre 1834, — con1.

con1. dans le Bulletin de 1883 un extrait du discours prononcé par M. Renouard, procureur général, le 3 novembre 1871.

2. Le Bulletin de 1880 contient la notice de M. Loiseau, par "A. Barbier.


— 215 —

seiller d'Etat en service ordinaire hors sections (1860-1863), — en service ordinaire (1863-1868), — secrétaire général du ministère d'Etat.

* D'AURAND-FORGUES (Paul-Émile), né à Paris le 20 avril 1813, mort le 22 octobre 1883.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (5 juin 1834), — Discours de rentrée de 1837 : Eloge d'Henrion de Pansey,— auteur de : Gens de bohème et Têtes fêlées ; — Histoire de Nelson ; — Novelets. Une Parque. Ma vie de garçon;— Originaux et Beaux-Esprits de l'Angleterre contemporaine ; — Petites Misères de la vie humaine (avec Grandville) ;

— La Révolte des cipayes; — Le Rose et le Gris; — Violette, chronique d'opéra; — Éléanor Raymond, histoire de notre temps; — La Chine ouverte ; — Elsie Venner ; — Notice biographique de Shakspeare ;

— Traductions et imitations de l'anglais : Sandra Belloni. L'Anneau d'Amadis. La Famille du docteur. Scènes de la vie aristocratique en Angleterre et en Russie. Les Amoureux de Sylva. Cousine Philis, traduits de Mme Gaskell ; — Le Vicaire de Wakefiels, tr. de Goldsmith ; — Jane Eyre, tr. de Currer Bell ; — La Femme en blanc. Le Secret. Une Poignée de romans, tr. de Wilkie Collins ; — La Lettre rouge. La Maison aux sept pignons, tr. de N. Hawthorne ;.— Histoire générale des voyages, tr. de W. Desborough (avec Ad. Joanne) ; — Les OEuvres diverses de Maeaulay ; — Les Sources du Nil, tr. de Speke ;

— La Case de l'oncle Tom, tr. de Mrae Beecher-Stowe;— Voyage d'un faux derviche, tr. de Vambéry ; — éditeur des OEuvres posthumes et de la Correspondance de Lamennais ; — rédacteur de la Revue britannique, du National jusqu'en 1851, de la, Revue des Deux-Mondes; a écrit dans : les Français peints par eux-mêmes ; — les Étrangers à Paris. (Pseudonyme, Old-Nick.)

GUÉPIN, Secrétaire de l'année précédente.

* POUGET (Auguste) $, né à Toulouse le 23 juin 1806 , mort le 13 janvier 1885.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 décembre 1835-13 février 1868), directeur de la Compagnie d'assurance « Le Soleil sécurité générale ».

* CABANTOUS (Paul-Frédéric) * , né à Milhau (Aveyron) le 10 août 1814.

Docteur en droit (11 juin 1834), — avocat à la Cour d'appel de Paris (30 mars 1835), — professeur de droit administratif et doyen à la Faculté d'Aix, — président de l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix, —auteur de : Répétitions écrites sur le droit administratif.


— 216 —

1837-1838

Bâtonnier: Me DELANGLE

* D. FORGUES, Secrétaire de l'année précédente.

* FALCONNET (Ernest) 0$f, pi, Ch. des Ordres de Charles III (Espagne) et de l'Étoile polaire (Suède), né à Thionville (Moselle) le 26 avril 1815, mort le 3 avril 1891.

Discours de rentrée de 1837 : De l'influence du barreau sur nos libertés, — substitut à Saint-Étienne (12 mars 1839), — à Bourg (30 juin 1842), — à Lyon (5 février 1844), — substitut du procureur général (2 décembre 1846), — puis avocat général à la Cour de Rouen (3 mai 1848), à la Cour de Lyon (26 mai 1849), — premier avocat général (17 mars 1852), — procureur général à la Cour de Pau (7 novembre 1855), conseiller (4 juillet 1861), — puis président de chambre à la Cour de Paris (27 février 1879), — conseiller à la Cour de cassation (22 octobre 1885), — conseiller honoraire ( 1890), — auteur de: De la moralisation des classes industrielles; ■—A. de Lamartine, étude biographique, littéraire et politique; — Des juges de paix en France; — Discours de rentrée à la Cour de Lyon en 1852 : Influence de la magistrature ; —Éditeur de: ; Les petits poèmes grecs d'Orphée, Homère, Hésiode, etc., dans le « Panthéon littéraire » ; — OEuvres de d'Aguesseau, précédées d'une étude biographique.

VUATRIN, Secrétaire depuis 1835.

* CABANTOUS, Secrétaire de l'année précédente.

* RIVOLET (Charles-Claude), né à Paris le 8 avril 1813, mort le 14 avril 1885.

Docteur en droit (20 août 1835), — avocat à la Cour d'appel de Paris (22 novembre 1834), — membre du Conseil de l'Ordre (18481862)*.

* LENORMANT, Secrétaire de l'année précédente.

* DÉRODÉ, Id.

* LOISEAU, . Id.

* MOIGNON (Alexandre-Jérôme) C$, C. de Saint-Stanislas de Russie, né à Reims le 14 avril 1812, mort le 24 novembre 1876.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1834), — subs1.

subs1. dans le Bulletin de 1886, page 30, le discours prononcé par Me Martini, bâtonnier, le 30 novembre 1885.


— 217 —

titut à Épernay (23 avril 1841), — à Troyes (23 mai 1847), — au tribunal de la Seine (4 février 1849), — substitut du procureur général (8 novembre 1857), — avocat général à la Cour de Paris (23 novembre 1862), — procureur impérial près le tribunal de la Seine (6 juillet 1863), — conseiller à la Cour de cassation (12 novembre 1868)'.

* DUBRENA (Philippe-Charles), né à Paris le 4 mars 1816, mort en 1839.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1836), l'un des rédacteurs du Journal du Palais, — auteur de : Traité de la législation des théâtres (avec Nogent-Saint-Laurens).

* POUGET, Secrétaire de l'année précédente. BARBIER, Id.

1838-1839

Bâtonnier: Me TESTE*

TESTE* Secrétaire depuis 1836.

* MOURIER (Eugène-Nicolas-Clément) 0^ , C. de l'Ordre des SS. Maurice-et-Lazare, né à Lisieux le 8 août 1814, mort le 20 novembre 1879.

Docteur en droit (30 mai 1837), — avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1835), — Discours de rentrée de 1838 : Éloge de Lanjuinais, — substitut à Pont-1'Évêque (7 août 1841), — à Coutances (9 août 1845), — procureur du roi à Vire (25 novembre 1847),

— commissaire du Gouvernement à Bayeux (21 mars 1848), — substitut du procureur général à Caen (3 avril 1850), — avocat général à Caen (27 octobre 1852), — à Bordeaux (11 décembre 1855),

— procureur impérial à Marseille (13 octobre 1859), — procureur général à Chambéry (9 avril 1863-18 septembre 1870), — président du tribunal de Nantes (8 octobre 1873), — président honoraire (30 avril 1878).

CLIQUET (François-Léon-Jules), né à Clamecy (Nièvre) le 24 mai 1813.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1er août 1836).

ARAGO (François-Victor-Emmanuel), né à Paris le 6 août 1812.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1836-1880), — membre du conseil de l'Ordre (1846-1848 et 1865-1870), — com1.

com1. dans le Bulletin de 1883 un extrait du discours prononcé le 3 novembre 1877, par M. Desjardins, avocat général à la Cour de cassation.


— 218 —

missaire du Gouvernement provisoire dans le département du Rhône (1848), —ministre plénipotentiaire à Berlin (mai 1848), —représentant des Pyrénées-Orientales aux Assemblées constituante et législative, — député de la Seine (1869-1870), — membre du Gouvernement de la défense nationale (4 septembre 1870), — délégué au ministère de la justice, — ministre de l'intérieur (6 février 1871),

— membre de l'Assemblée nationale (Pyrénées-Orientales), — sénateur des Pyrénées-Orientales (1876), — ambassadeur en Suisse (11 juin 1880).

* HEMERDINGER (Michel), né à Colmar le 1er mars 1809, mort le 20 juin 1880.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1833), — juge de paix du XXe, puis du Xe arrondissement de Paris (1870-1873 et 1876-1879).

* BARRE (Charles-Joseph) , né à Paris le 28 janvier 1814, mort en 1872.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1834) '.

* DUBRÉNA, Secrétaire de l'année précédente. BARBIER, Secrétaire depuis 1836.

* LEBLOND (Désiré-Médéric) $, né à Paris le 9 mai 1812, mort le 23 juillet 1886 \

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 août 1833-février 1848, novembre 1848-juillet 1871 et 8 novembre 1871-6 mai 1882), — membre du Conseil de l'Ordre (1852 à 1870), — substitut du procureur général à la Cour de Paris (février-6 mai 1848), —représentant de la Marne à l'Assemblée constituante (1848), — procureur général à la Cour de Paris (5 septembre 1870), •— membre de l'Assemblée nationale (Marne), député (1876-1879), — sénateur delà Marne (5 janvier 1879), —président du Conseil général de la Marne,

— président du conseil de surveillance de l'Assistance publique, — conseiller à la Cour de cassation (6 mai 1882), — auteur de : Mémorial du commerce (avec Laîné), -— Commentaire sur la revendication en matière de faillite.

* MATHIEU (Auguste) O^, G. C. d'Isabelle-la-Catholique, C. de Saint-Stanislas (Russie), né à Avize (Marne) le 24 novembre 1814, mort à Paris le 4 janvier 1878.

1. Cité dans le discours prononcé par Mc Lacan, bâtonnier, le 30 novembre

1872.

. 2. Voir dans l'Annuaire de 1SS7, page 269, un extrait du discours de rentrée prononcé devant les Chambres réunies de la Cour de cassation, le 16 octobre 1886, par M. Ronjat, procureur général.


— 219 —

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 avril 1837), — Discours de rentrée de 1839 : Éloge de Merlin — membre du Conseil de l'Ordre (1849-1851), — conseiller général de la Marne, — député de la Corrèze (1863-1870), •— auteur de : Commentaire de la loi sur .les sociétés des 24-29 juillet 1867 (avec Bourguignat) '.

*MILLEVOYE (Charles-Alfred) C$f, né à Abbeville (Somme) le 9 octobre 1813, mort le 1891.

Premier avocat général à la Cour de Limoges (3 mars 1848), — de Grenoble (juin 1849), — de Rouen (31 octobre 1852), — procureur général à la Cour de Nancy (31 octobre 1856), — chargé de l'organisation judiciaire en Savoie (13 juin 1860), — procureur général à Rouen (mai 1861), — premier président de la Cour de Lyon (janvier 1870-2 novembre 1883), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Limoges en 1847, Éloge historique : Pierre Pithou ; — à la Cour de Rouen en 1854, Auguste de Thou.

* VUTTRY (Adolphe) G^, G.C. des Ordres du Lion et du Soleil (Perse), de l'Aigle Blanc (Russie), des SS. Maurice-et-Lazare (Italie), etc., né à Sens (Yonne) le 31 mars 1813, mort le 24 juin 1885.

Docteur en droit (31 août 1838), — ancien élève de l'Ecole polytechnique, — chef de cabinet du ministre des cultes (août 1839),

— chef de division à l'administration des cultes (17 juin 1840), — maître des requêtes en service extraordinaire (1842), — en service ordinaire (19 juillet 1846), — suppléant du commissaire du Gouvernement au contentieux (1849), — sous-secrétaire d'Etat au ministère des finances (26 avril 1851), — conseiller d'État (25 janvier 1852),

— président de section (24 juin 1854), — gouverneur de la Banque de France (15 mars 1863), — ministre président du Conseil d'Etat (28 septembre 1864-17 juillet 1869), — sénateur (21 juillet 18694 septembre 1870), — membre de l'Institut, Académie des sciences morales et politiques (15 mars 1862), —auteur de: Rapports et discours : — Le désordre des finances et les excès de la spéculation à la fin du règne de Louis XIV et au commencement du règne de, Louis XV; —Étude sur le régime financier de la France avant 1789 2.

GRÉVY (François-Judith-Paul, dit Jules) G$î, chevalier de la Toison d'or, G. C. du Cruzeiro (Brésil), des Séraphins (Suède), de l'Etoile (Roumanie), de l'Éléphant blanc (Siarn), de Léopold (Belgique), de l'Osmanié (Turquie), de la Tour et l'Épée (Portugal), du Chrysanthème (Japon), du Sang (Tunisie), du Lion et du Soleil

1. Voir dans le Bulletin de 1879, page 53, le discours prononcé par Me Nicolet, bâtonnier, le 23 novembre 187s.

2. Voir dans le Bulletin de 1886, page 197, sa notice par M. Georges Picota


— 220 —

(Perse), de l'Aigle Blanc (Serbie), etc., né à Mont-sous-Vaudrey (Jura) le 15 août 1807.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 juin 1837-1879), — membre du Conseil de l'Ordre (1862-1879), —Bâtonnier (1868-1869, 18691570), — commissaire du Gouvernement provisoire dans le département du Jura (1848), — représentant ou député du Jura (1848-1851, 1869-1879), — vice-président de l'Assemblée constituante et président de l'Assemblée nationale (1871-1873), —président de la Chambre des députés (1876-1879), -^ Président de la République (30 janvier 1879-6 décembre 1887), — auteur de : Le Gouvernement nécessaire; — Discours politiques et judiciaires, — rapport et messages, recueillis par Lucien Delabrousse.

1839-1840

Bâtonnier: Me PAILLET

* PEPIN LE HALLEUR (Alexandre-Emile) $, né à Paris le 27 mai 1817, mort le 20 décembre 1879.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris, — docteur en droit (1er juillet 1842), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1838-5 avril 1853), —représentant de Seine-et-Marne à l'Assemblée législative (1851), — directeur de la Compagnie d'assurances mutuelles immobilières, — auteur de : Histoire de l'emphytéose'.

* MATHIEU, Secrétaire de l'année précédente.

BLOT-LEQUESNE (Jean-Baptiste), né à Hangest-sur-Somme (Somme) le 23 novembre 1807.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 juin 1837), —Discours de rentrée de 1839 : De la justice absolue, — auteur de : Fragments de philosophie sociale ou Études sur les socialistes modernes ; ■— De l'autorité dans les sociétés modernes.

DE HAUT (Marc-Marie JACOBÉ) $;, né à la Martinique le 9 juillet 1814.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (19 août 1837), — Discours de rentrée de 1840 : Éloge de Bonnet, — maire de Sigy (Seine-et-Marne), — président de la Société d'agriculture (juin 1886), — conseiller général de Seine-et-Marne (août 1886).

* GENTEUR (Simon-Maximilien) C$j, né à Saint-Germain-Mont (Ardennes) le 26 janvier 1815, mort le 6 novembre 1882.

1. Voir sa biographie dans le Bulletin de isso.


— 221 —

Avocat à la Cour d'appel de Paris, puis d'Orléans, — ancien Bâtonnier, — maire d'Orléans, ■— préfet de l'Allier, — secrétaire général du ministère de l'instruction publique et conseiller d'État en service extraordinaire (29 juin 1863), — conseiller d'État en service ordinaire (5 octobre 1864), président de section.

GRÉVY, Secrétaire de l'année précédente.

* HEMERDINGER, Id.

* NOGENT-SAINT-LAURENS (Edme-Jean-Joseph-Jules-Henri) C^, né à Orange (Vaucluse) le 27 décembre 1814, mort le 30 janvier 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 avril 1838-30 janvier 1882),

— Discours de rentrée de 1840 : Éloge d'Hennequin, — député du Loiret (1853-1869), — auteur de : Traité de la législation et de la jurisprudence des chemins de fer ; ■—. Traité de la législation des théâtres (avec Dubréna) '.

* MOURIER, Secrétaire de l'année précédente.

PORTE (Alphonse), né à Bernay (Eure) le 22 décembre 1812. Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1837-1875).

GRESSIER (Edmond-Vallery) C$s né le 22 décembre 1815.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 juin 1837), député de la Somme (1862-1868), ministre des travaux publics (17 décembre 1868-2 janvier 1870), sénateur (28 décembre 1869-4 septembre 1870).

* BEDOS (André-Augustin-Stéphane), né à Perpignan le 15 novembre 1813, mort le 10 mai 1883.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (31 novembre 1836), — substitut du procureur général à la Cour de Montpellier (15 avril 1848),

— procureur de la République à Perpignan (25 avril-17 juin 1848),

— avocat et ancien Bâtonnier de l'Ordre à Perpignan 2.

1840-1841

Bâtonnier: Me MARIE

* PERRET (Jacques-Marie) 0$, né à Paris le 1er août 1815, mort en mars 1877.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 avril 1838), — maire du VIIIe arrondissement et député de la Seine (1852-1857).

1. Voir dans le Bulletin de 1883, page 69, le discours prononcé par Me Falaleuf, bâtonnier, le 27 novembre 1882.

2. Voir dans le Bulletin de 1886, page 231, sa notice, par M. Fabre de Llaro.


— 222 —

JOSSEAU (François-Jean-Baptiste) C$, ysl, Chevalier de l'Ordre de Wasa (Suède)., grande médaille des arts et sciences de Hanovre, né à Mortcerf (Seine-et-Marne) le 21 janvier 1817.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 mai 1838), —Discours de rentrée de 1841 : Éloge de Tripier, — député de Seine-et-Marne au Corps législatif (185.7-1870), — maire de Mortcerf, —auteur de : Traité du Crédit foncier ; Rapport sur la réforme hypothécaire et le Crédit foncier au congrès central d'agriculture en 1851.

* NOGENT-SAINT-LAURENS, Secrétaire de l'année précédente.

PORTE, Id.

DA (Benoît), né à Chambly (Oise) le 10 mai 1813. Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 avril 1839), membre du Conseil de l'Ordre (1881-1884).

* GRELLET DE LA DETTE (Félix-Sébastien), né à Allègre (HauteLoire) le 22 mai 1813, mort le 20 janvier 1879.

Docteur en droit (19 août 1839), — avocat, à la Cour d'appel de Paris (19 novembre 1836), •—puis à celle de Riom (1841), — ancien Bâtonnier, — représentant de la Haute-Loire à l'Assemblée constituante, — membre de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Clermont-Ferrand, — de la Société académique du Puy, — secrétaire général de la Société d'agriculture du Puy-de-Dôme.

GANNEVAL (Auguste-Louis), né à Paris le 26 octobre 1815. Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 février 1838).

GRESSIER, Secrétaire de l'année précédente.

TENAILLE D'ESTAIS (Etienne-Félix) Of , né à Clamecy (Nièvre) le 23 juin 1817.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 novembre 1838), — Discours de rentrée 1841 : Éloge de Proudhon, — ancien procureur général et premier président honoraire de la Cour d'Orléans.

* MORAND (Aldegonde-Charles-René) , né à Paris le 3 janvier 1816.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 7 novembre 1836.

* YVERT (Eugène-Joseph), né à Paris le 21 janvier 1816, mort le 21 février 1855.

Elève de l'Ecole des Beaux-Arts, — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1837), — substitut près le tribunal de la Seine (28 février 1848).

* DIGARD (Anicet-Edmond-François), né à Douai le 24 septembre 1815, mort le 14 juillet 1888.


— 223 —

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1837 ), -îauteur de : De la tutelle des indigents ou de la garde orpheline; — traducteur de : les Hérétiques d'Italie, discours historiques de César Cantu '.

1841-1842

Bâtonnier: Me MARIE

* HELLO (Charles-Henri), né à Lorient le 18 juin 1817, mort le 2 octobre 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 novembre 1838), — substitut au tribunal de la Seine (28 février 1848), — substitut du procureur général (22 mars 1856), — puis conseiller (9 avril 1863) à la Cour de Paris, — auteur de : Vie de saint Antoine le Grand 1.

MADIER DE MONTJAU (Noël-François-Alfred), né à Nîmes le 1er août 1814.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 juin 1838-25 juillet 1871), — représentant de Saône-et-Loire à l'Assemblée législative (1849), membre du Conseil général et député de la Drôme depuis 1876, questeur de la Chambre des députés (1885-1888).

* YVERT, Secrétaire de l'année précédente.

MAURIN (Jean-Antoine-Édouard), né à Marseille le 21 octobre 1816. Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 novembre 1838).

*MANCEAUX (François-Charles-Ernest) C^, né à Paris le 5 avril 1815, mort en 1875.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1837), — substitut au tribunal de la Seine (4 février 1849), — secrétaire général de la Présidence du Corps législatif, — secrétaire général du ministère de l'intérieur, conseiller d'État.

*DURANTON (Antoine-Jean-Baptiste-Frédérie) $£, né à Paris en 1818, mort le 2 mars 1870.

Docteur en droit (6 juin 1840), —■ avocat à la Cour d'appel de Paris (1er juin 1839), — professeur à la Faculté de droit de Paris.

1. Le Bulletin de 1889 contient la notice sur M. Digard, par M. B. Da. Voir aussi dans le Bulletin de 1889, page 47, le discours prononcé par Me Durier, bâtonnier, le 29 novembre 1888.

2. Voir dans le Bulletin de 1886, page 292, un extrait du discours de rentrée prononcé devant les Chambres réunies de la Cour de Paris, le 3 novembre 1882, par M. Villelard de Laguérie, avocat général.


— 224 —

* SAPEY (Charles-Alexandre), né le 28 novembre 1817, mort le 27 juillet 1863.

Docteur en droit (2 août 1842), — lauréat de la Faculté de droit de Paris (1842), — discours de rentrée de 1843 : Union de la littérature et du barreau, — juge suppléant à Versailles (1846), — chef du cabinet du Garde des sceaux (1847-1848), — substitut à Versailles (1850), — au tribunal de la Seine (1852), ■— substitut du procureur général (1855), avocat général à la Cour de Paris (1862), — auteur de : Les Etrangers en France sous l'ancien et le nouveau droit ; — Essai sur la vie et les ouvrages de Guillaume du Vair; Biographies pour servir à l'étude de l'ancienne magistrature; —Discours de rentrée à la Cour de Paris, eu 1860, Éloge historique de la famille Séguier ; — Notice sur le président de Belleyme '.

* LEPONTOIS (Charles-Philippe) , né à Lorient (Morbihan) le 15 février 1817, mort le 8 mai 1842.

Avocat à la Cour d'appel de Paris.

* GRELLET (Félix), Secrétaire de l'année précédente. DESMAREST (Ernest-Léon-Joseph)^, né à Paris le 17 mai 1815.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1837). — Discours de rentrée de 1842 : Discours sur Domat, — membre du Conseil de l'Ordre (1851-1867), — Bâtonnier (1864-1865, 18651866), — conseiller d'Etat (19 septembre-4 décembre 1870), —président du Conseil des Prises (29 septembre 1870), — maire du XIe arrondissement de Paris (novembre 1870), — auteur de : De Constantine et de la domination, française en Afrique (avec H. Rodrigues) ; — Les principes et les hommes ; — Les États provinciaux, essai sur la décentralisation'.

*DIGARD, Secrétaire de l'année précédente.

PROUST (Charles-Stanislas), né à Champdeniers (Deux-Sèvres) le 23 juillet 1817.

Docteur en droit (30 août 1839).

TARRY (Auguste). Avocat àla Cour d'appel de Paris (25 février 1837-28 avril 1857), élu Secrétaire le 1er juin 1842, en remplacement de M. Lepontois.

* BERTERA (Pierre-Edouard-Sydney) , né à Amiens (Somme) le 13 juillet 1817.

Docteur en droit (19 décembre 1837), -— avocat à la Cour d'appel de Paris (10 décembre 1836), — élu Secrétaire le 1er juin 1842, en remplacement de M. Grellet, — agréé au tribunal de commerce de la Seine.

l. Voir dans le Bulletin do 1882 un extrait du discours prononcé parMeZ)ufaure, bâtonnier, le 19 décembre 1863.


— 225 —

1842-1843

Bâtonnier: Me CHAIX D'EST-ANGE

* TARRY, Secrétaire de l'année précédente.

* LANÇON (Jean-Baptiste-Romain-Auguste) 0^, mort le 5 février 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1840), — conseiller de préfecture de la Seine, — auteur de: Lettres électorales. L'union napoléonienne; — Des lois de liberté et de leur durée en France; — De l'esprit politique et de l'esprit de parti dans les assemblées parlementaires.

* ALLOU (Edouard) 0$j, né à Limoges le 5 mars 1820, mort le 12 juillet 1888.

Docteur en droit (12 juin 1843), — avocat à la Cour d'appel de Paris (4 novembre 1842), — discours de rentrée de 1843 : Éloge de Ferey, — membre du Conseil de l'Ordre (1855-1888), —Bâtonnier (1866-1867, 1867-1868), — sénateur inamovible (10 juillet 1882), — ANCIEN PKÉSIDENT DE L'ASSOCIATION, — auteur de : Discours et Plaidoyers '.

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats le 25 novembre 1889, par Eugène Crémieux.

* MANDAROUX-VERTAMY (Pierre-François-Julien), né à Clermont-Ferrand le 6 janvier 1818, mort en janvier 1846.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 décembre 1838).

*SAPEY, Secrétaire de l'année précédente.

*GOUSSARD (Charles-Nicolas-Eugène) C$, né le 7 juin 1820, mort en décembre 1884.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1840), — discours de rentrée de 1844 : Éloge de Tronchet, — conseiller référendaire à la Cour des comptes (1848), — conseiller-maître (1863), — conseiller d'État (1866), — président de section au Conseil d'État (18721879).

*FAUVRE (Charles-Adolphe).

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 5 novembre 1838.

* CAUVAIN (Henri-Alexis-Narcisse) ^, né à Lille le 1er janvier 1818, mort en 1858.

l. Voir dans le Bulletin de 1889 le discours prononcé par Me Durier, bâtonnier, le 26 novembre 1888, et page 168, la notice par Me Oscar Falateuf.

CONFÉR. DES AVOCATS. 15


— ■ 226 —

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 5 novembre 1838, — rédacteur du Constitutionnel '.

*DESMAROUX DE GAULMIN (Gilbert-Désirat, baron) C$,né à Montmarault (Allier) le 11 février 1815, mort le 17 août 1885.

Ancien élève de l'École polytechnique (1834), — docteur en droit (7 avril 1841), — avocat à la Cour d'appel de Paris, — maire de Saint-Gérand-le-Puy (Allier) (1846-1880), — membre du Conseil général pour le canton de Varennes (Allier) (1852-1870), — représentant de l'Allier à l'Assemblée législative (1849), — député de l'Allier (1852-1870), — président du Conseil général de l'Allier (1860-1870),— créé baron (25 décembre 1869).

* PHILIPPON (Louis), né en 1818, mort le 11 juillet 1862. Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 janvier 1840).

ROUSSE (Aimé-Joseph-Edmond) ^, né à Paris le 18 mars 1817.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 décembre 1837), —. membre du Conseil de l'Ordre depuis 1862, — Bâtonnier (18701871, 1871-1872), — membre de l'Académie française (13 mai

1880), — ANCIEN PEÉSIDENT DE L'ASSOCIATION, — éditeur de : Discours et plaidoyers de Chaix d'Est-Ange, — auteur de : Discours, Plaidoyers et oeuvres diverses ; — Consultation sur les décrets du 29 mars 1880 et sur les mesures annoncées contre les associations religieuses ; — Discours académiques.

*DEMIANNAY (Charles-Denis), né à Rouen (Seine-Inférieure) le 2 novembre 1816, mort à Louveciennes le 5 août 1884. Avocat à la Cour d'appel de Paris (3 janvier 1839).

1843-1844

Bâtonnier: W CHAIX D'EST-ANGE

* AVOND (Claude-Eugène), né à Paulhagues (Haute-Loire) le 11 octobre 1817, mort en mai 1861.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1841), — Discours de rentrée de 1844 : Le barreau moderne, — substitut (28 février 1848), — puis juge d'instruction au tribunal de la Seine.

BUFFET (Louis-Joseph) $*, né à Mirecourt (Vosges) le 26 octobre 1818.

î. Voir dans le Bulletin de 1886, page 294, un extrait du discours prononcé par M° Plocque, bâtonnier, le 20 novembre 1858.


— 227 —

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 juillet 1840), — représentant des Vosges aux Assemblées constituante et législative, — ministre de l'agriculture et du commerce (28 décembre 1848-2 juin 1849 et 10 avril-26 octobre 1851), député, — ministre des finances (3 janvier-11 avril 1870), — membre de l'Assemblée nationale (Vosges), — président de cette Assemblée (1873), — ministre de l'intérieur et président du Conseil des ministres (1875-1876), — sénateur inamovible (16 juin 1876).

* MANDA ROUX-VERT AM Y, Secrétaire de l'année précédente..

GRANIÉ (Claude-Ferdinand) ^, né à Saint-Céré (Lot) le 29 mars 1819.

Docteur en droit (22 août 1840), — avocat à la Cour d'appel de Paris (10 novembre 1838), — substitut au tribunal de Nancy (8 janvier 1851), —procureur impérial à Sarrebourg (28 juin 1852), — substitut du procureur général (24 novembre 1855), puis conseiller à la Cour d'appel de Nancy (5 mars 1859), — de Toulouse (5 décembre 1861-15 septembre 1883), — conseiller doyen, —membre del'Académie de législation de Toulouse (1872).

HOUSSET (François-Antoine) *, Ch. de l'Ordre de Pie IX, né à Saint-Ay (Loiret) le 17 octobre 1818.

Docteur en droit (12 juin 1841), — avocat à la Cour d'appel de Paris (1er juin 1839-6 juillet 1864) et (4 juin 1886), — collaborateur du Journal du Palais (1845-1850), — maire adjoint du IVe, puis du Ier arrondissement de Paris (1849-1864), '— avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (22 juillet 1864-1886), — membre du Conseil de l'Ordre (1876-1879 et 1882-1885).

COCHERY (Louis-Adolphe) IIA, G. C. des Ordres de Léopold (Belgique), du Danebrog (Danemark), des SS. Maurice-et-Lazare (Italie), G. O. de la Conception (Portugal), etc., né à Paris le 26 avril 1819.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 juillet 1830), — chef du cabinet du ministre de la justice (1848), — député, président du Conseil général du Loiret depuis 1869, — sous-secrétaire d'Etat des finances (20 décembre 1877-3 février 1879), — ministre des postes et des télégraphes (3 février 1879-30 mars 1885), — sénateur du Loiret.

* RENDU (Ambroise-Auguste-Eugène-Charles-Louis-Marie), Ch. des SS. Maurice-et-Lazare, né à Paris le 1er juillet 1820, mort le 28 mai 1864.

Docteur en droit (22 avril 1843), — avocat àla Cour d'appel de


— 228 —

Paris (2 novembre 1841), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (1845-1864), — membre du Conseil de l'Ordre, —conseiller général de Seine-et-Oise (1863), — auteur de : Récits moraux et instructifs à l'usage des écoles; ■— Cours de pédagogie; — Cours d'histoire à l'usage des écoles normales ; — Règles et modèles de style et de littérature ; — Traité de la responsabilité des communes;

Traité pratique de droit industriel ; — Traité pratique des marques

de fabrique et de commerce, et de la concurrence déloyale ; — Traité de Vexpropriation pour cause d'utilité publique de Delalleau, nouvelle édition; — Code-Perrin ou Dictionnaire des constructions et de la contiguïté, nouvelle édition; — Plaidoyers, publiés par Rendu fils (1868).

CARDON DE SANDRANS (Paul-Guillaume-Philippe, baron) C$, né à Paris le 15 octobre 1818.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 août 1839), — auditeur de lre classe (25 janvier 1852), — maître des requêtes au Conseil d'État (4 mars 1853), — préfet de la Haute-Garonne, — de la Somme (1877), — directeur de la Mutuelle immobilière de Paris.

COLMET DE SANTERRE (Edmond-Louis-Armand) 0$, pi, né à Paris le 26 janvier 1821.

Docteur en droit (3 juillet 1843), — avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1841), — professeur de Code civil (septembre 1863), — doyen de la Faculté de droit de Paris (15 novembre 1887), — membre de l'Institut, Académie des sciences morales et politiques, — auteur de : Cours analytique du Code civil, t. IV à X (continuateur de Demante).

* EGÉE DE LIGNY (Augustin-Remy) 0^ , né à Reims (Marne) le 9 août 1818, mort en 1877.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 février 1842), juge au tribunal civil de la Seine.

ROUX (Edme-Adolphe), né à Vermanton (Yonne) le 3 juillet 1816.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1841), souscommissaire de la République à Mantes (1848).

* SEILLER (Charles), né à Tours le 26 juin 1818, mort en 1890.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 décembre 1840), à Tours (1845-1883), à Loches, —ancien Bâtonnier.


— 229 —

1844-1845

Bâtonnier: Me DUVERGIER

PERROT (François-Marie-Charles-Michel) $s, né à Clamecy (Nièvre) le 17 juin 1821.

Docteur en droit (29 août 1843), — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 août 1842), — substitut près les tribunaux de Reims (20 mars 1848) et de la Seine (30 décembre 1852), —juge d'instruction au tribunal de la Seine(22 août 1862), — conseiller à la Cour de Paris (21 janvier 1871), — conseiller honoraire (3 juin 1882).

* HACQUIN (Félix-Philibert), né à Chalon-sur-Saône. (Saône-etLoire) le 6 septembre 1819, mort en 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 février 1843-28 février 1848 et 7 février 1849-1860), — discours de rentrée de 1845 : Éloge historique de Portalis, — substitut au tribunal de la Seine (28 février 1848-7 février 1849) '.

* NICOLET (Jules) ^, né à Paris le 17 mars 1819, mort le 9 septembre 1880.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 juin 1842), — membre du Conseil de l'Ordre (1862-1866 et 1869,-1880),—Bâtonnier (18781879, 1879-1880) K

Son éloge a été prononcé à la Conférence des avocats le 1er [décembre 1884, par Flogny.

* SAINTE-BEUVE (Pierre-Henri), né à Plailly (Oise), le 23 février 1819, mort en 1855.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 novembre 1842), — représentant de l'Oise aux Assemblées constituante (1848) et législative (1849) ».

* BESSAT (Jean-Baptiste- Jules-Aimé-Charles) 0$, né à Marseille le 17 septembre 1820, mort le 15 août 1888.

Lauréat de la Faculté de droit d'Aix et du concours du centenaire de Pétrarque, — docteur en droit (21 août 1813), — ancien conseil1.

conseil1. dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Me J. Favre, bâtonnier, le 3 décembre 1860.

2. Le Bulletin de 1881 contient la notice de M. Nicolet par Me Albert Martin. Voir dans le même Bulletin, page 73, le discours prononcé par M0 Barboux, bâtonnier, le 29 novembre 1880.

3. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Mc Bethmont, bâtonnier, le 13 décembre 1855.


— 230 —

lei général du Var, — ancien Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Toulon, — président honoraire de la Société des belles-lettres, sciences et arts de Toulon, — membre de la Société des belles-lettres, sciences et arts et de la Société d'agriculture des Alpes-Maritimes,

— conseiller général des Alpes-Maritimes, — ancien avocat et Bâtonnier de l'Ordre des avocats à la Cour d'appel d'Aix, —procureur général (11 février 1879), puis premier président de la Cour d'Aix (5 septembre 1883), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour d'Aix, en 1881 : Le Droit de grâce '.

COLLARD (Charles-Clément), né à Martigny-Lamarche (Vosges) le 22 mars 1817.

Avocat àla Cour d'appel de Paris (23 novembre 1840-27 février 1855).

* BALLOT (Charles-Jean-Bernard) C^, né à Orléans le 14 mars 1818, mort le 29 décembre 1885.

Docteur en droit (18 août 1845), — avocat à la Cour d'appel de Paris (21 novembre 1840), — membre du Conseil de l'Ordre (18711874), — rédacteur en chef du Droit, — premier avocat général à la Cour de Paris (6 septembre-16 novembre 1870), — président de section (26 juillet 1879), puis vice-président du Conseil d'État (26 février 1885), — auteur de : Des effets de la guerre sur le louage, la propriété, etc. '.

* DE FORCADE LA ROQUETTE (Jean-Louis-Victor-Adolphe) GOj&, né en 1820, mort le 15 août 1874.

Docteur en droit (28 juillet 1846), — avocat à la Cour d'appel de Paris (1841 ),— discours de rentrée de 1845 , Le Barreau sous Louis XIV, — maître des requêtes au Conseil d'État (1852) , — directeur général des forêts (1857), — directeur général des domaines et des contributions indirectes, conseiller d'État hors sections (1859),

— ministre des finances (28 novembre 1860), .— sénateur (1861), — vice-président du Conseil d'État (1863), —ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics (20 janvier 1867), — de l'intérieur (18 décembre 1868-2 janvier 1870), membre et président du Conseil général de la Gironde, député au Corps législatif, — auteur de : Défense du traité de commerce avec l'Angleterre ; — Les nouveaux Traités de commerce et la loi sur les matières premières.

* PARINGAULT (Jean-Charles-Eugène), né à Laon le 9 juin 1819.

Docteur en droit (29 août 1843), — procureur impérial à Beauvais,

1. Voir dans le Bulletin de cette année la notice de M. Bessat par M. Colinet de Sanlerre.

2. Le Bulletin de 1887 contient la notice de M. Ballot, par M. Laferrière.


— 231 —

— professeur, puis professeur honoraire à la Faculté de droit de Nancy, — auteur de : De la réforme de la législation des défauts en matière correctionnelle et de police.

BINOCHE (Jean-Baptiste-Félix), né à Paris le 22 août 1817.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1839), — membre du bureau d'assistance judiciaire près la Cour d'appel de Paris.

* DE LAUMIÈRE (Joseph-Marie VEENHET), né à Montclarat (Aveyron) le 19 juillet 1818, mort en 1880. Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1840).

ASSÉZAT DE BOUTE1TRE (Antoine-Eugène) 0^, f|A, né à Paris le 28 février 1817.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 janvier 1840), — procureur impérial à Saint-Flour, — avocat général à Riom, — procureur impérial à Clermont-Ferrand (1870).

LAFISSE (Claude-Louis), né à Paris le 13 juillet 1817. Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 décembre 1836), — élu secrétaire en remplacement de M. Paringault.

CHAMBLAIN (Georges-Nicolas-Gabriel) C^, né à Melun le 20 mars 1820.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1841), — élu secrétaire en remplacement de M. Assézat de Bouteyre, — auditeur au Conseil d'État (25 janvier 1852), — maître des requêtes (31 juillet 1852-4 mars 1853), — préfet de l'Yonne (4 mars 1853), — de l'Aisne (12 septembre 1856), — maître des requêtes de première classe, commissaire du Gouvernement au contentieux (12 décembre 1860), — secrétaire général du ministère de l'intérieur et conseiller d'État hors sections (29 juin 1863), —préfet de la Meurthe (22 avril 1865), — conseiller d'État en service ordinaire (5 septembre 18654 septembre 1870).

1845-1846

Bâtonnier: Me DUVERGIER

PETIT-DUFRÉNOY (Armand-Antoine-Léonce) , né à Paris le 12 décembre 1819:

Docteur en droit (1er août 1844), — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 mars 1842).


— 232 —

DUCREUX (Pierre-Juste) 0$, né à Haiche (Doubs) le 13 novembre 1819.

Docteur en droit (25 août 1841), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 décembre 1840), — commissaire du Gouvernement près le tribunal de Meaux (22 mars 1848), — procureur de la République à Dreux (7 avril 1852), — substitut au tribunal de la Seine (5 décembre 1855), —substitut du procureur général (7 novembre 1861),

— avocat général (24 février 1866), — puis président de chambre (23 juillet 1878), et président honoraire (28 novembre 1889), à la Cour de Paris, — auteur de: Discours de.rentrée au tribunal de Meaux, en 1850, — à la Cour de Paris, en 1868: La Justice.

* LETAILLAND1ER DE GABORY (Charles), né à Rouen le 7 janvier 1819, mort le 12 janvier 1872.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (23 janvier 1842), — commissaire du Gouvernement près le tribunal de Montmorillon (6 avril 1848), — procureur de la République à Lure (31 mai 1851-décembre 1851).

* ARNAUD DE L'AKIÈGE (Frédéric), né à Saint-Girons (Ariège) le 18 avril 1819, mort le 30 mai 1878.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (4 avril 1840), — représentant de l'Ariège aux Assemblées constituante (1848) et législative (1849), et à l'Assemblée nationale (1871), — conseiller d'État (20 octobre 1870), — maire du VIP arrondissement de Paris, — sénateur de l'Ariège (1876), — auteur de: L'Indépendance du pape et les droits des peuples ; — La Papauté temporelle et la nationalité italienne ; — La Révolution et l'Eglise '.

MATHIEU-BODET (Pierre) ^, né à la Moulède (Charente) le 16 décembre 1817.

Docteur en droit (26 novembre 1842), — avocat à la Cour d'appel de Paris (18 mai 1840), — avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation (21 mars 1846-20 juillet 1866), — Président de l'Ordre (1863-1865),— représentant de la Charente aux Assemblées constituante (1848) et législative (1849), et à l'Assemblée nationale (1871), —ministre des finances (20 juillet 1874-10 mars 1875),

— député de la Charente (1876-1877), — membre du Conseil général de la Charente (1848-1852 et 1861-1877), — président de ce conseil (1870 à 1871), —auteur de: Les finances françaises de 1870 à 1878.

1. Le Bulletin de 1879 contient la notice de M. Arnaud do l'Ariège par M0 Albert Richard.


— 233 —

GAUDRY (Jules-Joseph-André-Augustin), né à Paris le 16 mai 1818.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 février 1843), •— ingénieur au chemin de fer de l'Est, chef des essais chimiques, — auteur de : Traité élémentaire et pratique de l'installation, de la conduite et de l'entretien des machines à vapeur ; — Machines à vapeur (avec A. Ortolan) ; — Mémoire sur la construction des bateaux à vapeur et sur les machines appliquées à.la navigation.

MERVILLE (Félix-Nicolas) C$5, né à Tours le 7 mars 1818. Docteur en droit (12 avril 1844), — avocat à la Cour d'appel de Paris en 1840, — discours de rentrée de 1847 : Éloge de Dumoulin,

— commissaire du Gouvernementprès le tribunal de Chartres (20 mars 1848), — procureur de la République à Orléans (16 avril 1848), — avocat général à la Cour d'Amiens (17 janvier 1849), — premier avocat général à la Cour d'Orléans (13 avril 1855), — de Lyon (19 août 1860), ■—procureur général à la Cour d'Aix (25 mars 1863),

— conseiller (14 novembre 1869), — puis président de chambre à la Cour de cassation (8 janvier 1889), — membre et vice-président du Tribunal des conflits (1884), membre correspondant de l'Académie de législation de Toulouse (1858), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour d'Amiens en 1851, De l'influence des moeurs sur l'interprétation des lois ; — en 18Ô4, De l'importance sociale et historique du droit ; — à la Cour d'Orléans eu 1857, Le Chancelier d'Aguesseau; — à la Cour de Lyon en 1861, L'avocat général Servan, sa vie et ses oeuvres; —à la Cour d'Aix en 1865, Théorie du régime seigneurial dans l'ancienne France, et de nombreux articles publiés dans la Revue Foelix et dans la Revue pratique.

*ROULLION (Jean-Maurice) $, né à Riom (Puy-de-Dôme) le 9 avril 1818, mort le 25 avril 1887.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 5 décembre 1840, — commissaire du Gouvernement près le tribunal de Dreux (20 mars 1848),

— procureur de la République (2 février 1850), puis président (10 janvier 1857) du tribunal de Nogent-le-Rotrou, du tribunal de Pontoise (24 octobre 1866), —juge (8 mai'1869), — puis vice-président (25 août 1877) au tribunal de la Seine, — conseiller à la Cour de Paris (3 juin 1882) '.

ARACHEQUESNE (Pierre-Marie-Eusèbe), né à Paris le 9 mars 1821.

Ancien substitut à Riom et à Compiègne, — ancien juge de paix suppléant du IXe arrondissement de Paris.

l. Voir dans le Bulletin de 1888, page 214, la notice de M. Roullion par M. J. C. Barbier.


— 234 —

*LEVESQUE (Alfred-François-Nicolas) %, né à Soissons le 28 mars 1820, mort le 20 mars 1883.

Lauréat de l'Institut, — avocat à la Cour d'appel de Paris (30 mai 1842), — discours de rentrée de 1846: Le barreau et la liberté sous les Valois, — juge- au tribunal de la Seine (9 août 1870), — conseiller à la Cour de Paris (20 avril 1882), — auteur de: Discours prononcé lors de l'inauguration de la statue de Paillet à Soissons (1863) ;

— Du droit nobiliaire français au xixc siècle ; — Origine et développement de la pairie en France (Prix Bordin, 1882) '.

FAUCONNIER (Louis-Edouard), né à Paris.

Docteur en droit (22 janvier 1849), — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1843), — auteur de: La morale et la religion dans l'enseignement ; — Projet d'association agricole ; — La question sociale; — Protection et libre-échange; — L'argent et l'or.

THIL (Auguste-Léon) ^, né à Rouen le 21 avril 1821. Docteur en droit (20 janvier 1845), — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 août 1842), — substitut à Louviers (21 novembre 1850),

— à Évreux (14 avril 1852), — à Rouen (10 janvier 1855), — juge (15 février 1860), — juge d'instruction (6 avril 1861) au même siège, — conseiller à la cour de Rouen (27 avril 1872).

1846-1847

Bâtonnier: Me BAROCHE

DARD (André-Joseph-Camille, baron) O^, pi, né le 6 juillet 1820.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 mars 1843), — ancien chef de division au ministère des beaux-arts, — auteur de divers ouvrages sur l'Histoire de la province d'Artois.

*FOURNLERDES ORMES (Pierre-Simon-Paul), né à Paris le 19 mai 1818, mort en 1855.

Docteur en droit (13 mai 1841), — avocat à la Cour d'appel de Paris (15 décembre 1838), —juge à Chartres, -— auteur de : Physiologie de l'avocat.

* DILLAIS (Stanislas-Victor) O^, né à Paris le 25 décembre 1818, mort le 17 mai 1887'.

1. Voir dans le Bulletin de 1886, page 302, un extrait du discours prononcé devant les Chambres réunies de la Cour de Paris, le 3 novembre 1883, par M. Pradines, avocat général, et page 218, la notice par Me Rousse.


— 235 —

Avocat à la Cour d'appel de Paris (21 août 1843), — agréé près le tribunal de commerce de la Seine, — membre de la commission municipale de Paris'.

DECOUS DE LAPEYRIÈRE (Prosper-Victor-Paul) |, né à Paris le 23 avril 1822.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1844), — discours de rentrée de 1848 : Discours sur Cujas, — substitut à Bourg (1856), — à Bordeaux (1857), — avocat général à la Cour de Poitiers (1861), — de Toulouse (1863), — premier avocat général àla Cour d'Orléans (1867), — procureur général à la Cour de Limoges (janvier-4 septembre 1870), — auteur de : L'état de la question sociale en 1871 ; — Les neutres et les insociables ; — La législation et la jurisprudence sur le duel ; — Le suffrage universel ; — discours de rentrée à la Cour de Poitiers en 1863 : De l'esprit de la législation moderne; — à la Cour de Toulouse, Discours sur la morale publique au point, de vue des conditions de son progrès ; — àla Cour d'Orléans, Sur la morale de Cicéron à l'usage de tous les temps.

MASSIEU DE CLERVAL (Henri-Louis-Alphonse), né à Paris. Docteur en droit (30 août 1845), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 février 1842).

DE JOUVENCEL (Hippolyte-Félicité-Paul),néàVersailles(Seineet-Oise) le 16 janvier 1817.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 août 1836), —commissaire du Gouvernement provisoire en Seine-et-Oise (1848), — député de Seine-et-Marne (1869), — colonel à titre auxiliaire (1870), — député de Seine-et-Oise (18 octobre 1885), — auteur de: Le droit de vivre; — La propriété et le garanlisme; — Testament d'un Républicain ; — Genèse selon la science ; — Souvenir d'un officier de francstireurs, etc.

*LEBERQUIER (Ambroise-Jules) $5, né à Rogerville (SeineInférieure) le 24 mars 1819, mort le 24 février 1886.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (19 avril 1842), — membre du Conseil de l'Ordre (1860-1869, 1870-1876 et 1879-1886), — bâtonnier (1884-1885), — auteur de: Le barreau moderne; — Le Corps municipal; — Le Code municipal expliqué; — Administration de la commune de Paris et du départemen de la Seine ; — La commune de Paris, limites et organisation nouvelle ; — Paillet, plaidoyers et discours; — Le Tableau des avocats'.

1. Voir dans le Bulletin de celte année la notice de M. Dillais par M. Meignen.

2. Voir dans le Bulletin de 1887, page 49,1e discours prononcé par Mc Martini, bâtonnier, le 15 novembre 1880, et page 152, la notice par M0 Cresson.


— 236 —

JACQUINDE MARGERIE (Eugène-Marie-François), né à Paris le 18 mars 1820.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (31 décembre 1844).

GENAUDET (Jean-Baptiste-Félix), né à Nancy (Meurthe) le 25 mars 1817.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1842).

*GALLIEN (Jean-Frédéric-Ernest), né à Bordeaux le 31 octobre 1818, mort le 15 juillet 1876.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1841), — bibliothécaire de la Cour de cassation (1871), — collaborateur de la Gazette des Tribunaux.

DEMANTE (Auguste-Gabriel) % , ||I, né à Paris le 3 mars 1821.

Archiviste-paléographe (1841), — docteur en droit (16 avril 1847), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1842), — professeur à la Faculté de droit de Toulouse, puis de Paris, — membre de l'Académie de législation de Toulouse, — auteur de : Exposition raisonnée des principes de l'Enregistrement ; — Explication de la loi du 23 août 1871 ; — Définition légale de la qualité de citoyen; —r Questions et exercices élémentaires sur les examens de droit.

BOULLOCHE (Paul-Alexandre) $, né à Reims le 8 mai 1820.

Docteur en droit (2 janvier 1846), — avocat à la Cour d'appel de Paris (1er juillet 1843); — président du Bureau d'assistance judiciaire près le tribunal de la Seine, — membre du Conseil de l'Ordre (1871-1875).

ADELON (Jean-Raphaël-Ernest) $î, né à Paris le 13 mars 1818.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 décembre 1843), — élu secrétaire le 17 juin 1847, en remplacement de M. Dillais, — discours de rentrée de 1847 : Le barreau politique de 1789 à 1830, — chef du cabinet du garde des sceaux (janvier 1870).

DUBÉDAT (Jean-Baptiste) ^, né à Nérac (Lot-et-Garonne) le 7 janvier 1823.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 décembre-1844-1847), — élu secrétaire le 17 juin 1847, en remplacement de M. Genaudet, — avocat à Nérac (1847), — substitut à Meaux (20 mars 1848), — à Pamiers (20 juin 1851), — à Foix (22 juin 1853), — procureur impérial à Saint-Girons (10 janvier 1855), — à Foix (22 mai 1858), — conseiller à la Cour de Limoges (14 juin 1864), — de Toulouse


— 237 —

(2 avril 1874-15 septembre 1883), — membre de l'Académie de législation et mainteneur des Jeux floraux de Toulouse ; —

auteur de : Le Jansénisme en Limousin ; — Mélanges littéraires ; — Les saints du ive siècle dans le Conserans ; — M. Le Berquier; — Histoire du Parlement de Toulouse, ouvrage couronné par l'Académie française, et de nombreux articles publiés dans le Recueil de l'Académie de législation et dans le Correspondant.

1847-1848

Bâtonnier: M° BAROCHE

* CHARMENSAT (Jean-Joseph-Barthéleiny-ThéodoreAYMEi), né à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le 19 avril 1820, mort en mai 1849.

Docteur en droit (19 juin 1846), — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 juillet 1845)'.

* PETIT (Etienne-Joseph), né à Rancy (Aube) le 9 avril 1822, mort le 11 avril 1886.

Docteur en droit (17 février 1847), avocat à la Cour d'appel de Paris (23 décembre 1843-24 novembre 1848), — avocat à Troyes, plusieurs fois Bâtonnier, — membre de la Société académique de l'Aube ".

DELAMARRE (Louis-Marie), né à Paris le 3 juillet 1820.

Docteur en droit (29 août 1844), — avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1842), — professeur de droit à l'Institut Catholique de Paris, — auteur de : Commentaire théorique et pratique des lois d'expropriation pour cause d'utilité publique (avec de Peyroni) ; — Étude sur le projet de loi ayant pour objet de modifier l'article 550 du Code de commerce, 1868 ; •— Du contrat de commission (avec Le Poitvin).

* BOINVILLIERS (Ernest) $, né à Versailles le 23 juin 1823, mort en 1877.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (3 mars 1845), — discours de rentrée de 1848 : Éloge de d'Aguesseau, — membre du Conseil général de Loir-et-Cher 3.

1. Voir dans le Bulletin de 18S6, page 305, un extrait du discours prononcé par Me Boinvilliers, bâtonnier, le 15 décembre 1849.

2. Voir dans le Bulletin de 1887 la notice de M. Petit, par Mc Fliche.

3. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prunoncé par Me Bétolaud, bâtonnier, le 24 novembre 1877.


— 238 —

PINARD (Pierre-Ernest) C^, né à Autun le 10 octobre 1822.

Docteur en droit (7 avril 1846), — avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1844 et 22 décembre 1868), — substitut à Tonnerre (mai 1849), — à Troyes (1851), — à Paris (1853), — substitut du procureur général à la Cour de Paris (1859), — procureur général à la Cour de Douai (1861), — conseiller d'Etat, — ministre de l'intérieur (14 novembre 1867-17 décembre 1868), — de nouveau avocat à la Cour d'appel de Paris (22 décembre 1868), député du Nord (1869-1870).

DUCOM (Maurice-Josepb-Eugène), né à Paris le 5 mai 1820. Avocat à la Cour d'appel de Paris (31 décembre 1842).

*BONDURAND (Camille-Eugène) $î, né à Seine-Port (Seine-etMarne) le 3 décembre 1820, mort le 9 mai 1883.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 août 1844), — substitut à Melun (4 février 1849), — à Versailles (7 avril 1852), — au tribunal de la Seine (28 janvier 1854), — substitut du procureur général (23 novembre 1862), — puis conseiller (5 novembre 1865) à la Cour de Paris 1.

CHAUDE (Josepb-Victor-Ernest), né à Paris le 18 octobre 1822.

Docteur en droit (30 août 1845), — avoué au tribunal de la Seine (1848-1850), — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 juin 1850), — président de section au bureau d'assistance judiciaire près le tribunal civil de la Seine, — membre et ancien président de la Société de médecine légale de France, — auteur de : Manuel complet de médecine légale (avec J. Briand).

DAFERY DE LA MONNOYE (Jean-Baptiste-Alexis-Léon) $.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1844), — greffier à la Cour de cassation (1850), — juge de paix du IVe arrondissement de Paris (29 décembre 1871-22 novembre 1880), — auteur de : Théorie et pratique de V expropriation pour cause d'utilité publique ; — Traduction en vers du « Marchand de Venise ».

CONNELLY (Charles-Josepb-Edinond) O^, né à Neuville (Pasde-Calais) le 25 juillet 1824.

Docteur en droit (12 juillet 1847), — avocat à la Cour d'appel de Paris (1845), — substitut à Boulogne (14 décembre 1849), — à

l. Voir dans le Bulletin de 1886, page SOG, un extrait du discours de rentrée prononcé devant les Chambres réunies de la Cour de Paris, le s novembre 1883, par M. Pradines, avocat général.


— 239 —

Lille (14 janvier 1852), —procureur de la République à Saint-Pol (14 juillet 1852), — maintenu à Lille sur sa demande, — substitut du procureur général à la Cour de Douai (8 juin 1855), — avocat général à la Cour de Nîmes (5 janvier 1861), — premier avocat général à la Cour de Rennes (24 janvier 1863), — de Rouen (7 septembre 1864), — procureur général à la Cour de Caen (23 mars 1867), — avocat général (23 décembre 1868), — puis conseiller (9 décembre 1872) à la Cour de cassation, — conseiller honoraire (13 septembre 1881), — membre nommé par cette Cour du bureau gratuit d'administration des fondations irlandaises, — doyen de l'Institut catholique de droit de Paris, — prêtre (juin 1882),

— auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Douai en 1860 : De l'institution des Cours impériales ; — à la Cour de Rennes en 1863, L'esprit judiciaire d'après d'Aguesseau; — à la Cour de Rouen en 1866, Étude sur les plaidoyers de d'Aguesseau; — à la Cour de cassation en 1869, Le premier président Troplong.

MANAU (Jean-Pierre) 0^, né à Moissac (Tarn-et-Garonne) le 18 août 1822.

Lauréat de la Faculté de droit de Toulouse (15 novembre 1842,

— docteur en droit (3 août 1844), — avocat à la Cour d'appel de Paris (24 décembre 1844), — secrétaire particulier du ministre de l'intérieur (mars 1848), — avocat à Moissac (1849-1850,1850-1852),

— à Montauban (1855-1863), — Bâtonnier de l'Ordre (1860), — avocat à la Cour de Toulouse (1863-1872), — conseiller municipal de Toulouse, — président de la commission municipale, et ayant fait en cette qualité fonctions de Préfet de la Haute-Garonne (4 septembre 1870), — premier avocat général (11 septembre 1870), — puis procureur général à la Cour de Toulouse (31 décembre 1870),

— juge (2 mars 1871), — puis vice-président (13 janvier 1877) au tribunal de la Seine, — conseiller (13 novembre 1879), — puis président de chambre (25 novembre 1880), à la Cour de Paris, — conseiller à la Cour de cassation (6 mai 1882).

FERROU1LLAT (Jean-Baptiste, dit Joannis), né à Lyon le 4 mai 1820.

Docteur en droit (2 avril 1843), — avocat à la Cour d'appel de Paris (24 mai 1841), — représentant du Rhône à l'Assemblée constituante (1848), — avocat à la Cour d'appel de Lyon, — conseiller municipal de Lyon, — membre de l'Assemblée nationale (1871) (Rhône), — sénateur du Var (1876), — membre du Conseil supérieur des prisons (1881), —■ président et vice-président du Conseil général du Rhône (16 août 1880), — garde des sceaux, ministre de la justice (3 avril 1888-5 février 1889).


— 240 —

1848 -1849

Bâtonnier : Me BOINVILLIERS

ARMAND (Henri-Joseph-Daniel-Marie) , né à Arras (Pas-deCalais), le 4 juillet 1821. Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 mars 1844).

CRESSON (Guillaume-Ernest) ^, né à Calais le 6 novembre 1824.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1846), — discours de rentrée de 1849 : Éloge du chancelier Michel de l'Hospital,

— prix Chapon-Dabit de 1849, — membre du Conseil de l'Ordre (1866-1869 et depuis 1870), préfet de police (2 novembre 187011 février 1871), — Bâtonnier (1889-1890 et 1890-1891), — auteur de : La Bibliothèque et ses Conférences ; Usages et règles de la profession d'avocat.

* BUSSON-BILLAULT (Julien-Henri) C$f, G. C. des ordres de Saxe et de Charles III, né à Joigny (Yonne) le 24 juillet 1823, mort le 15 août 1888.

Docteur en droit (28 août 1848), — avocat à la Cour d'appel de Paris (10 novembre 1848), — discours de rentrée de 1849 : Discours sur Pothier, — député (1854-1870), — vice-président du Corps législatif, — président du Conseil général de l'Ariège (1857-1870),

— ministre présidant le Conseil d'Etat (9 août-4 septembre 1870)'.

*ANDRÉ-PASQUET (Louis-Eugène), né le 29 avril 1821, mort en mars 1883.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 décembre 1844), — fondateur du journal l'Électeur libre, rédacteur du Siècle et de V Opinion nationale.

* PICARD (Ernest-Louis-Joseph), G. C. de l'Ordre de Léopold de Belgique, né le 24 décembre 1821, mort le 13 mai 1877.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1844), — membre du Conseil de l'Ordre (1866-1871), — député de la Seine et de l'Hérault (1857-1870), — membre du Gouvernement de la Défense nationale et ministre des finances (4 septembre 1870-24 février 1871), — .membre de l'Assemblée nationale (1871), — ministre de l'intérieur

i. Voir dans le bulletin de 1S89, page 27, le discours prononcé par M0 Durier, bâtonnier, le 26 novembre 1S88, et dans le Bulletin de 1890 la notice de M. Bû%- son-Billault, par M0 Cresson.


— 241 —

(17 février-mai 1871), — ministre plénipotentiaire à Bruxelles, — sénateur inamovible (1875), — auteur de : Discours parlementaires (publiés par Mme Picard) '.

BODIN (Charles-Edmond) ^, ysl, né à Mainneville (Eure) le 23 mars 1822.

Docteur en droit (28 mai 1846), — avocat à la Cour d'appel de Paris (7 décembre 1844), — professeur et doyen à la Faculté de droit de Rennes, — auteur de : Plan du cours de droit romain.

JAMETEL (Gustave-Louis), né à Paris le 28 mars 1821. Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 novembre 1845), — agréé au tribunal de commerce de la Seine, — maire de Marémontiers,

— membre et président du conseil général (6 août 1886), — député de la Somme (1876), — sénateur de la Somme (4 janvier 1891), — membre du conseil supérieur de l'agriculture.

PRIN (Louis-François-Edmond), né à Dormans (Marne) le 1er avril 1821.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (30 décembre 1844), — conseiller général et membre de la Commission départementale de la Marne.

MASSU (Jean-Baptiste-Eugène) ^, né à Paris le 31 mai 1819. Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 décembre 1843-1888).

*EYRAUD (Honoré-Achille) $ , né au Puy (Haute-Loire) le 21 avril 1821, mort le 15 février 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 novembre 1845), — chef de bureau au ministère de la justice.

*NORBERT-BILLIART (François-Gustave-Auguste) $f, né le 27 mai 1826, mort en 1888.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 novembre 1847), — auteur de la revue mensuelle le Monde judiciaire, — ancien directeur du Journal officiel, — publiciste (pseudonyme, Georges Baynaï).

BAILLEUL (Louis-Alexandre) $, né à Paris le 28 juin 1820. Substitut à Constantine (mai 1854), — à Alger (4 février 1857),

— du procureur général à la Cour d'Alger (23 mars 1859), — de Caen (25 avril 1867), — avocat général à la Cour de Besançon (3 décembre 1870), — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 juin 1881), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour' de Besançon en 1873 : Les libertés communales.

1. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par W Bélolaud, bâtonnier, le 2à novembre 1877.

COKFjÉR. DES AVOCATS. '°


— 242 —

1849 -1850

Bâtonnier : Me BOINVILLIERS

LABBÉ (Joseph-Emile) ^, pi, né à Paris le 5 août 1825.

Docteur en droit (1er juillet 1848), avocat àlaCour d'appel (10 novembre 1845), — professeur à la Faculté de droit de Paris, — auteur de : De la ratification des actes d'un gérant d'affaires et du remploi ; — De la manière de calculer la réserve et de l'influence de la renonciation ou de l'indignité d'un réservataire sur le droit des autres ; — Du don en avancement d'hoirie ; — Du rapport des dettes ; — De la garantie ; — Étude sur quelques difficultés relatives à la perte de la chose due et à la confusion; — collaborateur de la Revue pratique, du Journal du Palais, du Recueil de Sirey, etc.

*DENORMANDIE (Victor-Paul) $?, né à Paris le 22 décembre 1822, mort le 28 février 1884.

Docteur en droit (20 décembre 1847), — avocat à la Cour d'appel de Paris (10 novembre 1845) '.

* NEUVILLE (Théodore-Antoine-Louis), né à Paris le 27 février 1821, mort le 20 octobre 1867.

Docteur en droit (9 août 1845), — avocat à la Cour d'appel de Paris (25 novembre 1843), — professeur à la Faculté de droit de Dijon (12 août 1850).

. RAIMBAULT (Pierre-Charles), né à Châteaudun le 1er janvier 1822.

Docteur en droit (18 juillet 1845), — avocat à la Cour d'appel de Paris (19 novembre 1842).

* LOGEROTTE (Jules-Benoît), né à Chalon-sur-Saône (Saône-etLoire), le 19 février 1823, mort le 9 avril 1884.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 avril 1845), — député de Saône-et-Loire (1876), — sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'instruction publique (10 août 1882-21 février 1883).

COUSIN (Marie-Jean-Baptiste-Edouard), né à Péronne le 25 mai 1823.■

Docteur en droit (1er avril 1845); — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1843), — avoué (1849), puis avocat à Péronne.

1. Voir dans le Bulletin de 1885, page 55, le discours prononcé par La Berquier, bâtonnier, le 1er décembre 1884.


— 243 —-

RATAUD (Francis-Jean) $ pi, né à Paris le 2 août 1823. Docteur en droit (27 août 1847), — professeur de droit commercial à la Faculté de droit de Paris.

*DE CADILLAN (Marie-Joseph-Alcide TEISSIER), né à Avignon le 10 décembre 1822, mort le 21 juin 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, — à Avignon, — à Tarascon, — conseiller municipal et maire de Tarascon, — conseiller général des Bouches-du-Rhône'.

BOINVILLIERS (Edouard) ^, né à Paris en 1826.

Auditeur de 2e classe au Conseil d'État (25 janvier 1852), — de 1™ classe (7 août 1852), — maître des requêtes (1857-1870), — membre du conseil général de Loir-et-Cher, — auteur de : A quoi servent les parlements ; — Études politiques et économiques.

LE SERGEANT DE MONNECOVE (Félix-Antoine-Henri) $, pi, né à Sarnt-Omer le 14 avril 1827.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 janvier 1848), — souspréfet de Pont-Audemer (1851), — de Segré (1856), — d'Hazebrouck (1858), — député du Pas-de-Calais (1860), — maire de Saint-Omer (1862), — membre du Conseil général du Pas-de-Calais (1871).

*MAITREJEAN (Frédéric-Théodore) $î, PA, né à Paris le 21 octobre 1825, mort le 12 février 1885.

Juge suppléant à Melun (22 janvier 1851), — substitut à Coulommiers (7 avril 1852), — à Tours (11 février 1854), — procureur impérial à Gien (13 novembre 1854), — à Montargis (17 octobre 1857), — à Carcassonne (28 janvier 1860), — avocat général à la Cour de Dijon (24 avril 1861), — de Bordeaux (28 novembre 1866), — président de chambre à la Cour de Rennes (8 février 1871-15 septembre 1883), — avocat à la Cour d'appel de Paris (22 novembre 1883), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Dijon en 1862 : De l'action du ministère public en matière civile 1.

*DE MORACIN (Jean-Baptiste-Théodore-Égide), né à Mons (Belgique) le 27 juillet 1823, mort le 16 février 1871. Avocat à la Cour d'appel de Paris (30 janvier 1847).

i. Le Bulletin de 1883 contient la notice deM.de Cadillan par M. Henri Moreau.

2. Voir dans le Bulletin de 1888 la notice lue par M. Dupré-Lasale à l'assemblée générale, le 28 décembre 1887.

Voir dans le Bulletin de 1886 le discours prononcé par M8 Martini, bâtonnier, le 30 novembre 1885.


— 244 —

1850-1851

Bâtonnier: M6 GAUDRY

DARESTE DE LA CHAVANNE (Cléophas-Madeleine-Rodolphe) ^, né à Paris le 26 décembre 1824.

Docteur en droit (21 août 1847), — docteur es lettres, — archiviste paléographe (1845), — avocat à la Cour d'appel de Paris (21 novembre 1846), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (1er février 1851-1877), — Président de l'Ordre (18711874), — conseiller à la Cour de cassation (17 avril 1877), — membre de l'Institut, Académie des sciences morales etpolitiques (6 juillet 1878), — auteur de : De forma et conditione Sicilim ; — Essai sur Fr. Hotman ; — De la propriété en Algérie ; — Élude sur l'origine du contentieux administratif en France ; — Code des pensions civiles ; — La justice administrative en France ; — Du prêt à la grosse chez les Athéniens ; — Traité des lois de Théophraste ; — éditeur (avec Laboulaye) de V Institution au droit français de Cl. Fleury ;

— Le grand coutumier de France ; — Tableau des contraventions et des peines en matière de contributions indirectes et d'octroi de Girard et Fromage ; — Manuel des contributions indirectes et des octrois de Girard et Fromage ; — Éludes d'histoire du droit ; — Les anciennes lois de l'Irlande ; — La loi de Gortyne ; — traduction de Plaidoyers civils de Démosthène ; — Plaidoyers politiques de Démoslhène ; — collaborateur des Annales des contributions indirectes, de la Bévue des Deux-Mondes, de la Revue de Philologie, de la Revue Wolowski, de la Revue historique de droit français et étranger, de la Nouvelle Revue historique, du Bulletin de la Société de législation comparée, du Journal des Savants, etc.

BERGER (Abel) 0^, né en 1828.

Discours de rentrée de 1851 : Étude sur Charlemagne législateur,

— avocat à Valence, — Bâtonnier de l'Ordre, — procureur général à la Cour de Riom, — de Chambéry, — préfet du Rhône (18 décembre 1877), — conseiller d'État (15 mars 1879), — président de section au Conseil d'État (4 novembre 1882), — de la section du contentieux (19 janvier 1886), — président de la Commission mixte des travaux publics, — vice-président du Comité consultatif des chemins de fer (novembre 1882), — membre du Tribunal des conflits (novembre 1880-1888).

PERONNE (Prosper-Henri), né à Brive (Corrèze) le 6 janvier 1824. Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 août 1848), — discours


— 245 —

de rentrée de 1851 : Éloge d'Olivier Patru, — membre du Conseil de l'Ordre (1871-1874).

DUVERGIER (François-Ferdinand-Louis) 0$, né à Paris le 27 novembre 1823.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 août 1849), — auditeur au Conseil d'État (7 août 1852), — secrétaire général de la préfecture de Seine-et-Oise et de la préfecture de police, — continuateur (avec M. Goujon) de la Collection des lois et décrets.

DEROISIN (Hippolyte-Philémon) $5, né le 9 décembre 1825.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1847-1871), — lauréat de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques), — maire de Versailles, — conseiller général de Seine-et-Oise (1er août 1880).

BAUDOT (Louis-François-Auguste), né à Paris le 10 mars 1826.

Docteur en droit (22 janvier 1849), — avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1847), —juge de paix suppléant du IIIe arrondissement de Paris, — maire de Lanty (Nièvre) et conseiller d'arrondissement.

BARON (Armand-Jules).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 juillet 1848), — substitut à Vitry-le-François (20 juin 1855), — juge d'instruction à Joigny (23 mai 1860), —juge (31 octobre 1863), —puis vice-président du tribunal de Melun (26 juin 1877-23 septembre 1883).

GROUVELLE (Jules-Emile).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1848), — substitut à Bar-sur-Aube (29 octobre 1853), — à Dreux (25 février 185423 juin 1859), — à Castellane (6 octobre 1860), —àDigne(14 janvier 1861), — procureur impérial à Castellane (14 juin 1862), — à Grasse (20 décembre 1865), — à Castelnaudary (23 mai 1870-10 octobre 1872).

*GOSSELIN (Bertuphle-Augustin-François) ^f, né à Fruge (Pasde-Calais), mort en novembre 1884.

Docteur en droit (31 mars 1852), — ancien maire, — président du tribunal et de la chambre de commerce de Boulogne-sur-Mer, — conseiller général du Pas-de-Calais.

MAUCLER (Henri-Ant'oine-Amédée), né à Braux-Sainte-Cohère (Marne) le 24 octobre 1821.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 février 1847), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (23 mai 1851-15 janvier 1858), — membre du Conseil général de la Marne (1861-1867).


— 246 —

*BRONVILLE (Jules), né à Paris le 12 septembre 1825, mort le 24 avril 1888.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1847), — juge suppléant à Reims (28 mai 1851), — substitut à Bar-sur-Aube (25 février 1854), — à Melun (12 juillet 1859), — juge à Épernay (25 décembre 1860), — à Troyes (21 juin 1865), — juge d'instruction (27 février 1869), — vice-président (8 août 1873) au même siège, — président à Bar-sur-Aube (23 septembre 1883).

*DUPUIS (Eugène-André), né à Amiens le 29 novembre 1817, mort le 1er décembre 1864.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1847-1864) '.

1851-1852

Bâtonnier : Me GAUDRY

*HÉROLD (Ferdinand) 0^, ysA, né aux Ternes (alors commune de Neuilly) le 16 octobre 1828, mort le 1er janvier 1882.

Docteur en droit (22 août 1851), — lauréat de la Faculté de droit de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 novembre 1849), — désigné pour le discours de rentrée de 1852, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (21 avril 1854-5 septembre 1870), — membre du Conseil de l'Ordre, — secrétaire du Gouvernement de la Défense nationale, — secrétaire général du ministère de la justice (5 septembre 1870), — ministre de l'intérieur par intérim (1-22 février 1871), —conseiller d'État (18 avril 1871-31 août 1872), —membre (1er décembre 1872-20 mai 1876) et vice-président (mai 1873-mars 1875) du Conseil municipal de Paris, — sénateur de la Seine (30 janvier 1876), — préfet de la Seine (25 janvier 1879), — auteur de : Manuel électoral (avec Clamageran, etc.) ; — Sur la perpétuité de la propriété littéraire ; — Manuel de la liberté individuelle (avec Jozon) ; — Le droit électoral devant la Cour de cassation; — Un projet de loi électorale; — éditeur (avec LyonCaen) des Mélanges de droit, de jurisprudence et de législation de M. Valette; — collaborateur de la Revue pratique de droit français, du Siècle, etc. '.

* DUTERTRE (André-Eugène-Achille), né en avril 1826, mort en 1858.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 mai 1850).

1. Voir dans le Bulletin de 1886, page 313, un extrait du discours prononcé par M0 Desmarest, bâtonnier, le 10 décembre 1864.

2. Le Bulletin de 1SS3 contient la notice de M. Hérold par M0 Âllou.


— 247 —

*AUDOY (François-Armand) ^, né à Pau (Basses-Pyrénées) le

28 octobre 1825, mort en 1891.

Docteur en droit (29 décembre 1849), —avocat à la Cour d'appel de Paris (13 décembre 1847-7 septembre 1870 et 13 juillet 187329

187329 1877), — préfet de Lot-et-Garonne (7 septembre 1870),

— de l'Aisne (1er avril 1871-26 mai 1873), — receveur particulier des finances à Vendôme (1er juin 1878), à Castres (1er octobre 1878),

— trésorier-payeur général de Tarn-et-Garonne (30 avril 1880).

ÉMION (Jean-Baptiste-Marie-Victor) pi, né à Paris le 24 juin 1826.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (30 avril 1849-18 juillet 1871 et 27 décembre 1873-7 mars 1882), —discours de rentrée de 1852 : Les Établissements de saint Louis, — sous-préfet de Reims (1870),

— conseiller de préfecture de la Seine (1871), — juge de paix du XVearrondissement de Paris (7 mars 1882), — auteur de: La responsabilité des fonctionnaires et les droits des citoyens ; — Manuelpratique et juridique des expropriés;—Manuel ou Traité pratique de l'exploitation des chemins de fer ; — Législation, jurisprudence et usages du commerce des céréales ; — Des délits et des peines en matière de fraude commerciale ; — Le régime des boissons.

* JAY (Émile-Sylvain-Casimir), né à Grenoble en 1822, mort à Paris le 19 février 1880.

Docteur en droit (31 août 1855), — avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1859), — auteur de: De la jouissance des droits civils au profit des étrangers ; — Projet de loi sur les sociétés civiles et commerciales (avec Vavasseur) ; — La justice de paix en Italie et en France '.

RAGON (Auguste) ^, pi, chevalier des SS. Maurice-et-Lazare (Italie), né à Jonville (Haute-Marne) le 21 septembre 1824.

Substitut à Digne (17 décembre 1854), — procureur impérial à Barcelonnette (24 juin 1857), — à Villeneuve-d'Agen (4 mai 1859),

— à Auch (4 août 1860), — à Châteauroux (26 décembre 1861),

— à Reims (14 août 1866), — à Versailles (7 décembre 1867), — juge (27 février 1872), — puis juge d'instruction (4 novembre 1874) au tribunal de la Seine, — juge honoraire (2 janvier 1885).

JONES (Algernon-Henri-Thomas-Clarence), né à Londres le 28 juin 1826.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 février 1850-29 octobre 1882).

l. Le Bulletin de 1881 contient la notice de M. Jay par M. Jourdan. Voir dans le même Bulletin, page 67, le discours prononcé par M" Barloux, bâtonnier, le 29 novembre 1880.


— 248 —

TRUINET(Charles-Louis-Étienne)^, pA, né à Paris le 24 avril

1828.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 novembre 1849), — discours de rentrée de 1852 : Éloge d'Antoine Loisel, — auteur dramatique (Nuitter), — archiviste de l'Opéra.

LEPELLETIER (Paulin-Louis-Émile), né à Bordeaux le 21 juin 1822.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 novembre 1850), — juge de paix suppléant du VIP arrondissement, — auteur de: Étude sur le projet de loi du 2 août 1884 sur les vices rédhibitoires des animaux domestiques ; — De la garantie des vices rédhibitoires et de la police sanitaire ; — Manuel des vices rédhibitoires des animaux domestiques, ouvrage adopté par le ministre de la guerre, honoré des souscriptions des ministères de l'agriculture, de l'intérieur, du conseil général de la Seine, des chambres d'avoués, d'agréés et d'huissiers de Paris et d'une médaille de bronze de la Société d'agriculture de France, — Code pratique des usages de Paris.

* SALVETAT (Oscar-François-Joseph), né à Lhyzow. (Pologne) le 31 mai 1825, mort en 1871.

Avocat à la Cour d'appel de Colmar (10 novembre 1847), —• à celle de Paris (20 avril 1850), préfet des Alpes-Maritimes (20 mars 1871)'.

* TROUILLEBERT (Antoine-Hippolyte), né en 1824, mort en 1873.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 décembre 1850), — préfet du Jura (1870-1871) 2.

* HALPHEN (Myrtil), né en 1826, mort en 1861.

Docteur en droit (30 août 1850), — avocat à la Cour d'appel de Paris (10 novembre 1848), — agréé au tribunal de commerce de la Seine.

1852-1853

Bâtonnier: M6 BERRYER

KAEMPFEN (Albert) $», PA, né à Versailles le 15 avril 1826.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 novembre 1849-1871), —

rédacteur du Temps, — directeur du Journal Officiel jusqu'en 1873,

î. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Mc Rousse, bâtonnier, le 2 décembre 1871.

2. Voir dans le Bulletin de 18S2 un extrait du discours prononcé par Lacan, bâtonnier, le 15 novembre 1873.


— 249 —

— homme de lettres et publiciste, — inspecteur des beaux-arts (février 1879), — délégué à la direction des beaux-arts (30 novembre 1882), —directeur des musées nationaux (21 septembre 1887).

MEIGNEN (Louis-Jules) $;, né à Gonesse (Seine-et-Oise) le 24 décembre 1826.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1849), — agréé au tribunal de commerce de la Seine (1859-1887).

BÉTOLAUD (Jacques-Alexandre-Célestin) 0^, né à Limoges le 14 janvier 1828.

Docteur en droit (1er avril 1851), — avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1848), — membre du Conseil de l'Ordre

depuis 1864, — Bâtonnier (1876-1877 et 1877-1878), — ANCIEN PEÉSIDENT UE L'ASSOCIATION.

* DURIER (Louis-Emile) 0% , né à Paris le 19 décembre 1828, mort le 25 décembre 1890.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (2e prix de droit romain, concours de licence de 1850), — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1850), — discours de rentrée de 1853: Origine et caractère du ministère public en France, — membre du Conseil de l'Ordre depuis 1876, — Bâtonnier de l'Ordre (1887-1888 et 1888-1889), — adjoint au maire de Paris (6 septembre 1870), — secrétaire général du ministère de la justice (1871-1873), et conseiller d'État en service extraordinaire (17 août 1872-24 mai 1873), — auteur de: Manuel électoral (1869), avec Clamageran, etc.

DUVERDY (Denis-Charles) $*, né à Paris le 19 juin 1829. Docteur en droit (6 janvier 1853), — avocat à la Cour d'appel de Paris' (16 août 1851), — membre du Conseil de l'Ordre

(avril 1886), — directeur delà Gazette des Tribunaux, — auteur de : Traité des prises maritimes (avec de Pistoye) ; — Dangers et inefficacité des irrigations par les eaux d'égout ; — Traité pratique et juridique de l'application des tarifs des chemins de fer ; — Traité du contrat de transport par terre en général et spécialement par chemins de fer ; — Dissertation sur la contrainte par corps; — Observations sur l'abrogation des art. 1733 et 1734 du Code civil.

DELSOL (Jean-Joseph), né à Saint-Christophe (Aveyron) le 27 octobre 1827.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris, — docteur en droit (29 décembre 1851), — avocat à la Cour d'appel de Paris (22 décembre 1849-1876), — discours de rentrée de 1853 : Éloge d'Antoine Lemaître, — membre de l'Assemblée nationale (Aveyron), — sénateur de l'Aveyron (1876), — auteur de : Explication élémentaire du Code civil.


— 250 —

* DELASALLE (Jules-Ernest), né le 6 décembre 1830, mort le 4 août 1870.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 août 1851) '.

DE LAUBADÈRE (Antoine-Alexandre-Maxime), né à Eauze (Gers) le 27 décembre 1825.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 janvier 1850), —juge suppléant (11 juillet 1853), — puis substitut à Condom (19 décembre 1855), — à Auch (5 décembre 1857), — président du tribunal de Sarlat (9 septembre 1861); — juge (24 avril 1869), — puis viceprésident au tribunal de Bordeaux (4 novembre 1874).

DESTRESSE DE LANZAC DE LABORIE (Alphonse-Marie), né à Paris le 11 avril 1827.

Docteur en droit (29 décembre 1851),—juge suppléant à Auxerre (27 octobre 1853), — substitut à Arcis-sur-Aube (6 décembre 1854), — à Châlons-sur-Marne (14 novembre 1855), — à Chartres (23 août 1858), — à Versailles (29 décembre 1860), — au tribunal de la Seine (25 novembre 1862), — substitut du procureur général (3 juillet 1869), — avocat général (ler juillet 1874), — puis conseiller à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1875).

MANUEL (Ernest-Charles-Benoît) ^, né à Nevers le 9 octobre 1826.

Docteur en droit (31 mars 1852), — avocat à la Cour d'appel de Paris (26 janvier 1850), — substitut à Coulommiers (11 février 1854), — à Troyes (1er mai 1858), — à Reims (22 août 1862), -^ au tribunal de la Seine (16 août 1863) , — substitut du procureur général à la Cour de Paris (21 janvier 1871), — avocat général près la Cour de Paris (15 juin 1875), — président de chambre (28 novembre 1889), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1876 : Éloge de M. le premier président Gilardin.

DE RICHECOUR (Marie-Antoine-François DAGNEAU), né à Laon.

Docteur en droit (20 février 1856), — avocat à la Cour d'appel de Paris (16 novembre 1850), — sous-préfet à Morlaix (1er juillet 1873).

LECANU (Louis-Alphonse), né à Paris le 2 novembre 1819.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (l°r février 1851), — préfet de Loir-et-Cher (septembre 1870-févrierl871), — juge de paix du VIfe arrondissement de Paris (décembre 1879).

^ i. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par M" Rousse, bâtonnier, le 2 décembre 1871.


— 251 —

CLAMAGERAN (Jean-Jules) ^, né à la Nouvelle-Orléans (Louisiane) le 29 mars 1827.

Docteur en droit (22 août 1850), — lauréat de la Faculté de Paris (ltc médaille d'or), concours de doctorat de 1852, — avocat à la Cour d'appel de Paris (23 février 1850), — nommé secrétaire en remplacement de M. de Laubadère, démissionnaire, — adjoint au maire de Paris (5 septembre 1870-15 février 1871), — membre du conseil municipal de Paris et du conseil général de la Seine, — conseiller d'État (14 juillet 1879), conseiller d'État honoraire, — sénateur inamovible (7 novembre 1882), —ministre des finances (7 avril 1885),

— auteur de : Du louage d'industrie, du mandat et de la commission ;

— De l'état actuel du protestantisme en France (1857) ; — Le matérialisme contemporain (1869) \ — Manuel électoral (1869) [avec Hérold, etc.] ; — Histoire de l'impôt en France (3 vol.); — L'Algérie; impressions de voyage \ — Cinq mois à l'Hôtel de Ville (1872) ; — La France républicaine (1873) ; — La réaction économique et la démocratie (1891).

1853-1854

Bâtonnier: Me BERRYER

* ANDRAL (Henri-Guillaume-Paul) 0^, né le 13 juin 1828, mort le 20 décembre 1889.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 août 1851), — discours de rentrée de 1854 : Eloge de Du Voir, — ancien membre (1872) et vice-président (1873-1879) du Conseil d'État, — président du Conseil d'administration de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Orléans.

■ DE SONNIER (Edouard-Charles-Antoine), né le 19 avril 1828. Avocat à la Cour d'appel de Paris (28 avril 1860), — membre, puis vice-président du conseil général (16 août 1886), — député de Loir-et-Cher (1876-1889).

BOZÉRIAN (Jules-François JEANNOTTE) 0$J, C. de Léopold (Belgique) et des SB. Maurice-et-Lazare (Italie), né à Paris le 28 octobre 1825.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 novembre 1851-mars 1860 et 1er août 1876), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (13 mars 1860), — membre de l'Assemblée nationale (Loir-et-Cher), — membre et président du Conseil général de Loiret-Cher, — sénateur du même département (1876), — auteur de : La Bourse, ses opérateurs et ses opérations ; — Elections dépar-


— 252 —

tementales ; Pourquoi M. A. Roussette est éligible au conseil général de l'Oise (1873) ; — collaborateur de la Propriété industrielle ; — Dictionnaire de la Bourse et de la Banque.

VILLETARD DE LAGUÉRIE (Edme-Jean-Auguste) f, né à Auxerre (Yonne) le 24 juin 1826.

Docteur en droit (26 août 1852), — avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1850), — substitut à Tulle (12 janvier 1856),

— procureur impérial à Ussel (5 novembre 1859), — substitut du procureur général (15 mars 1862), — avocat général (30 décembre 1865), — puis premier avocat général à Limoges (26 juillet 18682 novembre 1870), — avocat général à Montpellier (16 décembre 1873), — substitut au tribunal de la Seine (10 juin 1875), — substitut de procureur général (1er avril 1879), —avocat général (3 juillet 1880), — président de chambre à la Cour de Paris (15 septembre 1883), — conseiller à la Cour de cassation (3 avril 1890); — auteur de : Discours de rentrée, à la Cour de Limoges, en 1864 : Napoléon dans le Code civil; — à la Cour de Paris, en 1882 : Du fondement de l'exercice du droit déjuger.

MOREAU (Henri-Marie), né à Paris le 11 octobre 1826.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 mars 1851-5 novembre 1861 et 22 juillet 1865-19 décembre 1888), — maire de Vitry (Seine), — auteur de: Le ministère public et le barreau; —Les finances de la France; — La politique française en Amérique.

FLOQUET (Charles-Thomas), né à Saint-Jean-de-Luz le 2 octobre 1828.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (28 avril 1851-7 février 1882 et 17 février 1883), — adjoint au maire de Paris (4 septembre 1870), — membre de l'Assemblée nationale, démissionnaire en février 1871, — membre et président du Conseil municipal de Paris,

— député de Paris (1876-1882), — préfet de la Seine (15 janvier31 octobre 1882), — député des Pyrénées-Orientales (23 octobre 1882), — vice-président (1881), puis président de la Chambre des députés (1885), ministre de l'Intérieur et président du Conseil des ministres (1887), — député de la Seine (1889), — de nouveau président de la Chambre des députés, — auteur de : Manuel électoral (1869) [avec Clamageran, etc.].

* GOURNOT (Louis-Achille), né à la Charité (Nièvre) le 24 janvier 1829, mort le 21 mars 1869.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1850), — discours de rentrée de 1854 : Esprit de la loi française des successions,


— 253 —

— auteur de : Essai sur la jeunesse contemporaine (1862) ; —' Du principe du droit d'auteur et de la personnalité; — Préface des oeuvres de M. Philippe Dupin, — collaborateur de la Gazette des Tribunaux '.

* PAILLET (Hippolyte-Élie), né à Clermont (Oise) le 8 janvier 1828, mort le 3 octobre 1889.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 janvier 1852), — discours de rentrée de 1855 : Éloge de Pierre Piihou,

— juge d'instruction à Compiègne (Oise) (29 décembre 1872), — juge au tribunal de la Seine (9 mars 1880) 2.

CARRÉ (Narcisse-Auguste), né à Paris le 26 octobre 1822.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 février 1851), — juge de paix du Ier arrondissement de Paris, — auteur de : Code annoté des juges de paix ; — Compétence judiciaire des juges de paix en matière civile et pénale; — Nos petits procès; — éditeur de : Manuel encyclopédique, théorique et pratique des juges de paix d'Allain.

BRISOUT DE BARNEVILLE (Roger-Claude) î&, né à Paris le 31 mars 1826.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 août 1852), — substitut à Meaux (5 décembre 1855), — procureur impérial à Dreux (20 août 1860), — à Joigny(15 septembre 1862), —àTroyes(20 août 1861),

— juge au Tribunal de la Seine (13 février 1869).

* HUBBARD (Arthur-Nicolas), né à Saint-Jean-de-Braye (Loiret) le 21 juillet 1827, mort en août 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1859-1870 et 29 juillet 1872), — conseiller d'État (4 décembre 1870-juillet 1872),

— membre du conseil municipal de Paris et du conseil général de la Seine, — auteur de : Liberté, égalité, fraternité, essais de politique légale ; — Les principes sociaux, essai d'une philosophie municipale 3.

*DELPRAT (Jean-Antoine-David-Édouard), mort en 1874. Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 décembre 1851) \

1. Voir dans le Bulletin de 18S2 le discours prononcé par Mc Léon Duval le 27 mars 1869, et un extrait du discours prononcé par Me Grévy, bâtonnier, le 8 janvier 1870.

2. Voir dans le Bulletin de 1890 la notice de M. Élie Paillet par M. Sorel.

3. Voir dans le Bulletin de 1883, page 60, le discours prononcé par W Falateuf, bâtonnier, le 27 novembre 1882.

4. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Me Sénard, bâtonnier, le 12 décembre 1874.


— 254 —

1854-1855

Bâtonnier : Me BETHMONT

JOURDAN (Pierre-Félix-Alphée) $;, né à Paris le 16 mai 1828.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (23 novembre 1850), —

membre du Conseil de l'Ordre (1889), — rédacteur du Droit,

— président du Bureau d'assistance judiciaire près la Cour d'appel de Paris.

HUET (Albert-Auguste), né à Paris le 16 mai 1829.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 novembre 1861), — substitut (1863), —juge (1865), — puis juge d'instruction (1866-1869) au tribunal de la Seine, — député de Saône-et-Loire (1869-1870),

— maire de Perrigny (Saône-et-Loire).

GENRE AU (Antoine-Léopold Georges) ^, né à Orgères (Seineet-Oise) le 11 octobre 1830.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (5 février 1851), — substitut à Versailles (14 novembre 1855), — substitut au tribunal de la Seine (30 octobre 1858), — substitut du procureur général (15 septembre 1862), — puis avocat général à la Cour de Paris (14 janvier 1867),

— décoré pour services exceptionnels (15 août 1868), —démissionnaire (19 juin 1869), — collaborateur de la Revue critique.

MAS (Joseph), né à Lyon le 3 janvier 1828.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 avril 1852), — religieux dominicain, — ancien provincial des dominicains du Midi, — prieur du couvent des dominicains à Marseille.

PAILLET (Eugène) $}, né à Paris le 17 août 1829.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 novembre 1852), — juge suppléant (19 janvier 1861),—juge (28 août 1869), — puis juge d'instruction (2 octobre 1869) au tribunal de la Seine, —conseiller à la Cour de Paris (18 juillet 1880).

DUPRÉ (Paul-Jean-Baptiste) $;, né le 17 février 1829 à Altkirch (Haut-Rhin).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 octobre 1880), — docteur en droit (31 janvier 1851), — chef de service des postes et télégraphes (25 février 1856), ■— chef du secrétariat des postes et télégraphes à Tours et à Bordeaux (1870-1871), — conseiller d'État (13 juillet 1879), — conseiller à la Cour de cassation (8janvier 1889).


— 255 —

FERRY (Jules-François-Camille), G. C. de l'Osmanié (Turquie) et du Nicham (Tunisie), né à Saint-Dié (Vosges) le 5 avril 1832.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 décembre 1851-21 novembre 1882),— discours de rentrée de 1855: Influence des idées philosophiques sur le barreau au xvine siècle, — député de la Seine (1869),

— membre et secrétaire du Gouvernement de la Défense nationale,

— maire de Paris, — préfet de la Seine, — membre de l'Assemblée nationale (1871), -^ ambassadeur en Grèce, — député des Vosges (1876-1889), — membre et président du Conseil général des Vosges (1880), — trois fois ministre de l'instruction publique et des beaux-arts (5 février 1879-novembre 1881, 30 janvier-7 août 1882, 21 février-19 novembre 1883), — ministre des affaires étrangères (19 novembre 1883). — deux fois président du Conseil des ministres (septembre 1880-novembre 1881 et 21 février 1883-30 mars 1885),

— sénateur des Vosges (4 janvier 1891), — auteur de : Les comptes fantastiques d'Haussmann; —Manuel électoral (avec Clamageran), etc.

SOREL (Alexandre-Charles) $s, PI, né à Paris le 15 juillet 1826.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 janvier 1852), — juge (13 juillet 1871), puis président du tribunal de Compiègne (10 août 1878), — membre de la Société des Antiquaires de Picardie, — auteur de : Codes et lois usuelles (avec Roger) ; — Dommages aux champs causés par le gibier ; — Chasse à tir et à courre ; Du droit de suite et de la propriété du gibier tué, blessé ou poursuivi ; — Nouveau Dictionnaire raisonné de la taxe en matière civile, de Bouclier d'Argis ;

— Procès contre les animaux et les insectes suivis au moyen âge dans la Picardie et le" Valois ; — Notice sur les mystères représentés à Compiègne au moyen âge; — Stanislas Maillard, l'homme du 2 septembre 1792 ; — Le département de l'Oise, Compiègne et Marat ; —- Le château de Chantilly ; — Le Couvent des Carmes ; — Notice sur Arnoul et Simon Gréban ; — Notice sur Boucher d'Argis ; — Traité de l'action publique et de l'action civile en matière criminelle, parM. Mangin, 3e édition ; — Les Carmélites de Compiègne devant le tribunal révolutionnaire ; — La maison de Jeanne d'Arc à Donremy ; — Séjours de Jeanne d'Arc à Compiègne ; — La prise de Jeanne d'Arc devant Compiègne ; — De l'abus de l'argot dans le langage de chaque jour ; — Collaborateur du Droit.

HUARD (Adrien-Henri) $, PA, né à Paris le 1er décembre 1831.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 août 1853), —membre du Conseil de l'Ordre (1880-1886), — président de la Société des inventeurs et artistes industriels, — auteur de : Répertoire de législation et de jurisprudence en matière de brevets d'invention ; — Répertoire de législation, de doctrine et de jurisprudence en matière de marques


— 256 — -

de fabriques, etc. ; — Élude comparative des législations française et étrangère en matière de propriété industrielle, littéraire et artistique ;

— Dialogue des morts sur la propriété littéraire (avec Beaume) : — Les expositions universelles, abus et réformes.

SEVESTRE (Pierre-Charles) 0$j, pi, 0. du Medjidié, né à Montigny-sur-Armançon (Côte-d'Or) le 21 novembre 1829.

Docteur en droit (11 mars 1854), substitut à Mantes (31 mars 1855), — à Reims (30 octobre 1858), — au tribunal de la Seine (22 août 1862), — substitut du procureur général près la Cour d'appel de Paris (7 septembre 1867), — conseiller à la même Cour (21 janvier 1871), — directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la justice (11 février 1879), — conseiller d'État en service extraordinaire, — conseiller à la Cour de cassation (21 février 1880).

DE SALVANDY (Paul, comte), né à Essonnes (Seine-et-Oise) le 13 juillet 1830.

Docteur en droit (20 juin 1855), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 janvier 1852), —membre de l'Assemblée nationale (Eure).

FÉLIX (Julien) $*, né à Metz (Moselle) le 15 mai 1827.

Substitut à Charleville (10 janvier 1857), — substitut du procureur général à Montpellier (3 novembre 1859), — avocat général à Caen (27 mars 1867), — conseiller à la Cour de Rouen (17 avril 1869).

FABRE DE LLARO (Léon) pA, né à Perpignan le 30 octobre 1830.

Nommé secrétaire en remplacement de M. Sevestre, — notaire à Perpignan, — ancien président de la chambre des notaires.

1855-1856

Bâtonnier: M8 BETHMONT

BIGOT (Julien-Armand), né à Couptrain (Mayenne) le 18 janvier 1831.

Docteur en droit (l6r septembre 1854), — substitut à Mayenne (5 avril 1856), — à Laval (14 décembre 1858), — à Angers (19 janvier 1861), — substitut du procureur général à la Cour d'Angers (11 mars 1863), — avocat général (18 juillet 1868-7 septembre 1870),

— membre de l'Assemblée nationale, membre de la Commission des grâces, — président de chambre à la Cour d'appel d'Angers (7 juin 1877-15 septembre 1883),—député de la Mayenne(4 octobre 1885).


.— 257 —

* TAMBOUR (Jules-Edouard), néàAuxerreenl831, mortenl856^ Docteur en droit (1er août 1855), — avocat à la Cour d'appel de Paris, — médaille d'or au concours de doctorat,—auteur de : Des voies d'exécution sur les biens des débiteurs, — Du Bénéfice d'inventaire '.

MULLE (Edouard-Joseph) j^, né le 14 avril 1829.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1852), — secrétaire en chef du parquet de la Cour d'appel, — substitut au tribunal de la Seine (15 octobre 1866), —juge (15 février 1871), — juge d'instruction (9 février 1873), — puis vice-président au tribunal de la Seine (25 novembre 1880), — conseiller à la Cour de Paris (13 novembre 1883). — professeur de législation industrielle à l'École nationale des Arts décoratifs et à l'École des BeauxAits.

CLÉRY (Louis-Léon) $£, né à Paris le 9 août 1831. Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1853), — membre du Conseil de l'Ordre (1875-1879).

f CHOPPIN (Albert) 0^, né à Paris le 2 mars 1832.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 août 1853), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (26 janvier 1860), — chef du cabinet du préfet de police (4 novembre 1870), — préfet de police par intérim (13 février-14 mars 1871), — préfet del'Oise (3 avril 1871), — directeur de l'administration pénitentiaire au ministère de l'intérieur (25 octobre 1875-13 novembre 1879), — membre du bureau d'assistance judiciaire près la Cour de cassation.

YMBERT (Henri-Théodore), né à Auteuil (Seine) le 9 juillet 1827.

Docteur en droit (31 mars 1852), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 janvier 1850), — ancien maire de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne), — juge de paix suppléant de Bourbonne-lesBains.

DUNOYER (Pierre-Anatole) 0$;, né à Paris le 15 janvier 1829.

Professeur à l'Université de Berne, — maître des requêtes au Conseil d'État (10 septembre 1872), — publiciste, — professeur à l'Ecole libre des sciences politiques, — conseiller d'État (14 juin 1879).

DELATTRE (Paul-Eugène), né à Ramburelles (Somme) le 3 janvier 1830.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1852), — préfet de la Mayenne (1870-71), — membre du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, — député de la Seine (4 septembre 1881-1889).

î. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Belhmont, bâtonnier, le 13 décembre 1855.

17

COKFER. DES AVOCATS. l'


— 258 —

*POUTIER (Gilles-Arsac), né le 3 juillet 1829. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1832-18 juillet 1860). '

PHLLIS (Pierre-Joseph-Adalbert), né à Arras en 1831.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1852-28 décembre 1880 et 19 janvier 1883), — discours de rentrée de 1856 : Influence des institutions politiques sur la quotité disponible, — secrétaire général du ministère de la justice (janvier-août 1870), — conseiller d'État hors sections (11 janvier 1870), — auteur de : Protestation adressée au Corps Législatif, 1863.

CHÉVRIER (Adolphe-Charles) $5, né à Paris le 6 juin 1832.

Docteur en droit (14 juin 1855), — discours de rentrée de 1850 : Éloge de Guillaume de Lamoignon, — substitut près le tribunal de Blois (17 octobre 1857), — de Tours (14 juillet 1860), — de Nantes (31 décembre 1860), — de la Seine (25 mai 1864), — substitut du procureur général (27 février 1869), — avocat général à la Cour de Paris (27 juillet 1872), — avocat général à la Cour de cassation (8 juillet 1880), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1872 : L'avocat général Orner Talon, et à la Cour de cassation en 1884 : Du nouveau Code pénal hollandais.

* LA CAILLE (Camille-Ludovic-Octave), né à Tonnerre le 10 septembre 1834, mort le 3 novembre 1856.

Lauréat de la Faculté de droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (14 août 1854)'.

* BEAUPRÉ (Léon-François-Joseph-Eugène DOMBE Y) $, né à Bourgoin (Isère) le 18 septembre 1828, mort le 4 juillet 1887.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 août 1853), — nommé secrétaire en remplacement de M. Tambour, décédé, — prix Paillet de 1857, — membre du Conseil de l'Ordre (1871-1877, et 1881)K

*BLANQUART DES SALINES (Ernest) $;, né à Calais le 20 juin 1828, mort le 5 mai 1885.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, — nommé secrétaire en remplacement de M. Bigot, —juge suppléant à Provins (11 août 1856), — substitut à Vitry-le-François (23 mai 1860), — àAuxerre (23 novembre 1862), — procureur impérial à Chartres (6 juillet 1867), — substitut (3 juillet 1869), — puis juge d'instruction (2 mars 1870) au tribunal civil de la Seine 3.

1. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Me Liouville, bâtonnier, le 22 novembre 1856.

2. Voir dans le Bulletin de 1888, page 190, sa notice par Me Léon Cléry. 3. Voir dans le Bulletin de 1886, page 182, sa notice par M. Guillol.


— 259 —

1856-1857

Bâtonnier: M" L10UV1LLE

BRÉSILLION (Louis-Antoine), né en 1830.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (5 janvier 1855), — discours de rentrée de 1857 (De l'autorité de la jurisprudence, de soninfluence sur la législation), — conseiller d'État (28 septembre 1870-31 août 1872), —juge au tribunal de Marseille (30 octobre 1872), —.de la Seine (15 septembre 1883), — chargé des ordres (1884), —juge honoraire (15 novembre 1890), — collaborateur de la Jurisprudence générale de Dalloz.

LARNAC (Emile-Julien) $!, né à Nîmes le 1er décembre 1832.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 novembre 1855), — discours de rentrée de 1857 : Éloge de Paillet, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (21 décembre 1867-7 mai 1880), — membre du Conseil de l'Ordre (1879-1880), de nouveau avocat à là Cour d'appel de Paris (11 mai 1880).

DELORME (Achille-Félix), né à Bellême (Orne) le 13 avril 1833.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 4 novembre 1854, — prix Paillet de 1857, — préfet du Calvados (10 septembre 1870), — membre de l'Assemblée nationale (Orne), ■— préfet de la HauteGaronne, — de Meurthe-et-Moselle (1876-18 décembre 1877).

* SEIGNEUR (Georges), né à Paris le 10 février 1834, mort le 5 novembre 1875.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1854), — rédacteur en chef du Croisé '.

* SALLOT-MONTACHET (Denis-Marie), né à Troyes le 24 avril 1832, mort le 10 avril 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (19 novembre 1853).

TROUILLER (Augustin-Casimir) $}, pi, né à Bourg-de-Péage (Drôme) le 7 décembre 1833.

Docteur en droit (13 février 1856), — avocat à la Cour d'appel de Paris (4 novembre 1854), —avocat à Valence, — professeur à la Faculté de droit et avocat à la Cour d'appel de Grenoble.

DESPORTES DE LA FOSSE (Antonin-Auguste-Fernand), G. O. d'Isabelle-la-Catholique (Espagne), ch. de Sainte-Anne (Russie), né à Paris le 25 juin 1833.

l. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par MeS<^ nard, bâtonnier, le 18 décembre 1875.-.


— 260 —

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1854), — membre du conseil supérieur des prisons, — auteur de : La réforme des prisons ; — La science pénitentiaire au congrès de Stockholm (avec Lefébure) ; — Enquête parlementaire sur le régime des établissements pénitentiaires ; — Rapport sur le congrès national pénitentiaire tenu à Cincinnati; — Rapport sur les objets exposés par les services pénitentiaires à l'Exposition de 1878; — La politique impériale et la Révolution; — La question sociale et les syndicats ouvriers; — Rapports à la Société d'économie charitable.

POUGNET (Honoré-Auguste), né à Verdun (Meuse) le 16 juin 1834.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (4 novembre 1854-juillet 1859 et 7 novembre 1877), — docteur en droit (6 mars 1856), ■— avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation (8 juillet 18599 mai 1873), — membre du Conseil de l'Ordre, — conseil du gouvernement égyptien près des tribunaux mixtes (1875-1877), — auteur de : Hiérarchie et décentralisation ; — collaborateur de la Revue critique.

. HÉRISSON (Anne-Charles) 0$<, né à Surgy (Nièvre) le 12 octobre 1831.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1854), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (15 janvier 1858août 1882), — membre du Conseil de l'Ordre (1869-1872, 18761879), — maire du VIe arrondissement de Paris (5 septembre 18705 août 1871), — adjoint au maire de Paris (14 octobre 1870), — membre et président du conseil municipal de Paris (1871-1874, 18761879), — membre de l'Assemblée nationale (Haute-Saône) (18741876), — député de la Seine (juillet 1878), — ministre des travaux publics (10 août 1882), — du commerce (21 février 1883-octobre 1884), — conseiller à la Cour de cassation (28 février 1885), — auteur de : Manuel électoral (1869) (avec Clamageran, etc.), — collaborateur de la Revue pratique de Droit français, du Bulletin des Tribunaux, de la Revue critique.

BOURNAT (Jean) $}, né à Montbrison (Loire) le 8 mars 1830.

Docteur en droit (16 mai 1855), — lauréat de la Faculté de droit de Paris (lre médaille d'or au concours de doctorat, 1855), — avocat à la Cour d'appel de Paris (10 décembre 1853), — membre du conseil supérieur des prisons, — auteur de : Rapport sur les Conférences particulières des avocats stagiaires (août 1858) ; — Rapport sur les travaux du Congrès de Londres pour l'étude de la réforme pénitentaire; — directeur du Bulletin de la Cour d'appel de Paris.


— 261 —

ALIX (Gabriel-Pépin), né à Pont-Saint-Esprit (Gard) le 2 juin 1834.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1er décembre 1855-29 décembre 1873 et 24 février 1883), — professeur à l'Institut catholique de droit de Paris et à l'École libre des sciences politiques.

PETITON (Clément-Adolphe-Lucien) $; , né à Bar-sur-Seine (Aube) le 12 octobre 1832.

Docteur en droit, — substitut à Carpentras (19 mai 1858), — substitut du procureur général (21 mars 1863), — avocat général (7 mars 1868), à la Cour de Montpellier, -^- procureur de la République à Toulouse (19 juin 1873), maintenu à Montpellier sur sa demande, — à Bordeaux (10 novembre 1873), — procureur général à la Cour de Besançon (25 mai 1877), — de Douai (22 janvier 1878), — avocat général à la Cour de cassation (2 avril 1878), — conseiller à la Cour de cassation (20 mai 1890), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Montpellier en 1864, De la création des cours impériales; — en 1867, De l'indemnité pécuniaire réclamée en faveur des accusés acquittés; — à la Cour de cassation en 1880, De la récidive.

1857-1858

Bâtonnier: Me LIOUVILLE

* LEFÈVRE (François-Ernest), né à Caudebec (Seine-Inférieure) en 1833, mort le 9 novembre 1889.

Discours de rentrée de 1858 : Des légistes et de leur influence aux douzième et treizième siècles, — publiciste, — administrateur du journal le Rappel, — conseiller municipal de Paris et président du conseil général de la Seine, député de la Seine (décembre 1881), — vice-président de la Chambre des députés.

GUIBOURD DE LUZINAIS (Ernest-François-James) $<, né à Angers (Maine-et-Loire) le 2 juillet 1834.

Lauréat de la Faculté de Droit de Paris (1855), — docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 août 1855), — discours de rentrée de 1858 : Éloge de Billecocq, — chef du cabinet du garde des sceaux (24 février 1871-rnai 1873), — avocat à Nantes (1873-1878 et 1883), — conseiller général de Maine-et-Loire, — président du tribunal civil de Nantes (30 avril 1878-15 septembre 1883), maire de Nantes, — sénateur de la Loire-Inférieure (29 août 1886).


— 262 —

* BETHMONT (Louis-François-René), né le 21 août 1832, mort le 10 février 1876.

Docteur en droit (25 avril 1856), -— avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1852), — conseiller général de l'Indre.

* VARAMBON (François-Laurent-Léon), né à Lyon le 7 juillet 1830, mort le 5 mai 1885.

Docteur en droit (18 août 1856), — avocat à la Cour d'appel de Paris (9 janvier 1854), — de Lyon (18 août 1863), — membre du Conseil de l'Ordre, — procureur général à la Cour de Besançon (19 septembre 1870-24 mai 1873), — député du Rhône (1876-1883),

— membre du Conseil général du Rhône (1863-1870, 1877-1880),

— professeur à l'École libre de droit de Lyon (30 juillet 1870), — membre du Conseil supérieur des prisons, — sous-secrétaire d'État au ministère de la justice (30 janvier 1882-21 février 1883), — conseiller à la Cour de cassation (Ï2 avril 1883), —auteur de: Discours de rentrée à la Cour de Besançon en 1872 : L'idée de patrie '.

* DUPONT (Edouard-Michel) ®, né à Clermont-Ferrand (Puyde-Dôme) le 9 septembre 1824, mort en novembre 1887.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1er mars 1856), — auteur de : L'action civile devant la Haute Cour ■ de Justice, — De la magistrature élective.

DES JARDINS (Achille-Arthur) $f, né à Beauvais (Oise) le 8 novembre 1835.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1857), .— docteur en droit,

— docteur es lettres, — lauréat de la Faculté de droit de Paris et de l'Institut, — substitut a Toulon (22 octobre 1859), — à Marseille (22 mai 1862), — substitut du procureur général (18 juillet 1864), — avocat général (15 décembre 1864), — puis premier avocat général (14 novembre 1869) à la Cour d'Aix, — procureur général à la Cour de Douai (14 février 1873), — de Rouen (31 décembre 1874), — avocat général à la Cour de cassation (23 avril 1875), — commissaire adjoint du Gouvernement près le Tribunal des conflits (1877-1880), — membre correspondant de l'Académie de législation de Toulouse (1864), — membre de l'Académie d'Aix (1867), — membre de l'Institut, Académie des sciences morales et politiques (4 février 1882), — auteur de: Théorie des excuses en matière criminelle ; — De scientia juris civilis apud Cicel.

Cicel. dans le Bulletin de 1889 l'extrait du discours prononcé devant les Cbambres réunies de la Cour de cassation par M. l'avocat général Roussellier, à l'audience du 16 octobre 1885, et dans le Bulletin de 1890 la notice de M. Varambon par M. Roussellier.


— 263 —

ronem ; — Essai sur les Confessions de saint Augustin ; — De l'aliénation et de la prescription des biens de l'État, des départements, des communes et des établissements publics ; — Les devoirs, essai sur la morale de Cicéron; — Éloge de E. Lafaye. — Discours à l'Académie d'Aix : — La nouvelle législation de la presse ; — États généraux, leur influence sur le gouvernement et la législation du pays ; — La nouvelle organisation judiciaire ; — La réforme de l'enseignement secondaire ; — Traité de droit commercial maritime ; — Les mines et les mineurs ; — Discours de rentrée à la Cour d'Aix en 1867 : Mirabeau jurisconsulte ; — en 1869, Sieyès et le jury en matière civile ; — à la Cour de Douai en 1873, Réforme du droit public français d'après les écrits de Fénelon ; — à la Cour de cassation en 1877, Henri IV et les parlements ;— en 1890, la Traite maritime; — collaborateur de la Revue pratique, de la Revue des Deux-Mondes, etc.

BÉRARD DES GLAJEUX (Marie-Henri-Anatole-François de Paule) ^, né à Ormesson (Seine-et-Oise) en juillet 1833.

Docteur en droit (26 août 1856), — lauréat des Facultés de droit de Paris et de Toulouse (concours de doctorat de 1857), — substitut à Dreux (23 juin 1859), — à Fontainebleau (24 février 1860), — à Auxerre (22 août 1862), — à Versailles (14 juin 1864), — procureur impérial à Melun (20 novembre 1867), — substitut au tribunal de la Seine (30 décembre 1868), — substitut du procureur général (20 juin 1874), — puis conseiller (26 juin 1877), et président de chambre (21 avril 1891) à la Cour de Paris.

DE VALROGER (Lucien-Marie) $;, né à Saint-Servan (Ille-etVilaine) le 24 novembre 1834.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1856), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (21 mars 1862), —membre du Conseil de l'Ordre (1872-1876, 1879-1882), — président du Conseil de l'Ordre (1886-1889), —auteur de : Questions sur le prêt à la grosse ; — De la vente et du nantissement des navires; — Droit maritime; commentaire théorique et pratique du livre II du Code de commerce, — collaborateur de la Revue critique.

* DELPECH (Joseph-Denis-Léon), né à Caudecoste (Lot-et-Garonne) le 15 septembre 1823.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 décembre 1859), — puis à la Cour d'appel de Bordeaux.

VAVASSEUR (Auguste-Angélique) 0$, PI, né à Bu (Eure-etLoir) le 9 juin 1823.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 août 1854-25 juillet 1871, et 16 novembre 1871), — maître des requêtes au Conseil


— 264 —

d'État (19 septembre 1870-1871), — adjoint au.maire, puis maire du IIe arrondissement de Paris (1879), — auteur de : Reprises de la femme commune ; — Les origines de la communauté de biens entre époux; — Traité pratique et formulaire des sociétés civiles et commerciales; — Une réforme urgente! Liberté des sociétés par actions ; — Législation comparée sur les sociétés. Loi belge du 18 mai 1873 comparée à la loi française du 24 juillet 1867 ; — Des sociétés en commandite par actions ; — Un projet de loi sur les sociétés ; — Des sociétés à responsabilité limitée ; — Traité pratique et formulaire général dunotariat (avec Defrénois) ; — Questions fiscales ;—Études historiques sur l'association ; — Etienne Marcel et Jean Caboche ; — Essai sur la réforme judiciaire ; — De la propriété industrielle ; — Commentaire de la loi sur les loyers, — De l'application de la loi sur les loyers ; — Louis XIV, fondateur d'une compagnie par actions.

CHENAL (Jules), né à Bercy (Seine) le 20 septembre 1833. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (8 décembre 1855), — membre du Conseil de l'Ordre (1887).

PEAUCELL1ER (Marie-Camille), né à Amiens le 7 janvier 1836.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (1856), — docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (22 novembre 18561880), — prix Paillet de 1859.

RÉCAMIER (Étienne-Louis-Marie), né à Paris le 9 mars 1834.

Élu secrétaire le 10 novembre 1857 en remplacement de M. Delpech, — avocat à la Cour d'appel de Paris (25 novembre 185417 décembre 1888), — rédacteur du journal le Français.

BUCQUOY (Hector-Fulgence), né à Hirson (Aisne) le 25 avril 1835.

Docteur en droit, — élu secrétaire le 12 avril 1858, en remplacement de M. Bethmont, —avocat à la Cour d'appel d'Amiens (novembre 1859), — procureur de la République (16 avril 1871), — puis président du tribunal de Montdidier (20 juin 1876), —juge (18 octobre 1883), —juge d'instruction (4 décembre 1883), — vice-président (28 août 1886) à Saint-Etienne, — conseiller à la Cour de Poitiers (26 septembre 1887), — sur sa demande vice-président à Rouen (11 décembre 1888), — conseiller à la Cour de Rouen (7 février 1890).

* BATBEDAT (Léon-Alphonse) PA, né à Paris le 27 octobre 1831, mort le 10 mars 1880.

Élu secrétaire le 18 juin 1858, en remplacement de M. Récamier, — substitut à Mayenne (14 décembre 1858), — à Laval (19 janvier


— 265 —

1861), — à Angers (11 mars 1863), — procureur impérial à Laval (11 février 1865), — avocat général à la Cour d'Angers (22 octobre 1871-13 janvier 1880), — avocat à Angers (1880), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour d'Angers en 1873 (De l'influence de la magistrature sur les destinées du pays) '.

1858-1859

Bâtonnier: W PLOCQUE

* LAVAL (Albert), né en 1834, mort le 21 août 1879.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (3 janvier 1857-août 1870 et 1879), — discours de rentrée de 1859: Essai sur l'histoire du droit criminel en France avant 1789, — substitut au tribunal de la Seine (9 août 1870), — substitut du procureur général à Paris (5 décembre 1876) 2.

BOISSARD (Henry-André) $, né à Dijon le 25 mars 1835.

Discours de rentrée dé 1859 : Eloge d'Antoine Arnauld, —procureur de la République à Lyon, — procureur général à la Cour de Dijon, — avocat à la Cour d'appel d'Aix (1879), — auteur de : Des substitutions et des majorais; — discours de rentrée à la Cour de Lyon, en 1873, Vie politique de Camille Jordan; — à la Cour de Dijon, en 1878, Histoire du procès du maréchal de Marillac.

ROLLAND (Charles-Antoine), né à Nevers le 6 novembre 1833.

Juge suppléant à Nevers (14 décembre 1858), — à Autun (1er décembre 1860), — substitut au même siège (4 février 1865), — procureur impérial (6 avril 1867), — puis président à Charolles (14 juillet 1869), — à Langres (20 septembre 1871), — à Dijon (17 avril 1875-23 septembre 1883).

STAINVILLE (Édmond-Charles-Louis-Victor) $, pA, né à Blénod-lès-Toul (Meurthe-et-Moselle) le 20 septembre 1832.

Docteur en droit, — substitut à Saint-Dié (17 septembre 1859), — à Épinal (29 décembre 1860), — procureur impérial à SaintMihiel(27 décembre 1862), —avocat général (27 mars 1869), — puis conseiller (15 décembre 1872) à la Cour de Nancy; — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Nancy, en 1869 : De la répression pénale des fautes de l'enfance.

1. Le Bulletin de 1881 contient la notice de M. Batbedat par Me Emile Salle.

2. Voir dans le Bulletin de 1880, page 38, la lettre de Me Nicolet, bâtonnier, lue par M» Jules Favre, le 22 décembre 1879, et dans le même Bulletin, la nécrologie, page 124.


— 266 —

D'HERBELOT (Frédéric-Albert), né à Paris le 25 mars 1836.

Docteur en droit, —substitut à Tonnerre (13 octobre 1860), —à Pontoise (15 septembre 1862), — à Troyes (5 mars 1864), — au tribunal de la Seine (16 mars 1867), — substitut du procureur général (7 mai 1872), — puis avocat général (11 novembre 18753 juillet 1880) à la Cour de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 juillet 1880), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1877 : Barnabe Brisson, avocat, avocat général et jurisconsulte.

PRADINES (Paul-Isidore-Louis), né à Paris le 25 mai 1833.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (25 novembre 1854), — substitut au tribunal de la Seine (6 septembre 1870), — substitut du procureur général (22 mars 1879), — avocat général (17 juillet 1880), — puis président de chambre à la Cour de Paris (16 juin 1885), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1883 : L'autorité morale du magistrat et la démocratie.

LEVEN (Nathan-Narcisse), né à Urdingen (Prusse Rhénane) le 15 octobre 1833.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (5 novembre 1855), — chef du cabinet du garde des sceaux (1870-1871), — membre (1879.1887) et vice-président (1882) du conseil municipal de Paris.

SALLE (Jean-Émile), né à Saint-Denis (Seine) le 31 janvier 1833.

Docteur en droit (4 décembre 1856), — avocat à la Cour d'appel de Paris (1er novembre 1855).

VOISIN (Félix) 0$, G. 0. des SS. Maurice-et-Lazare, G. C. du Sauveur de Grèce, 0. du Lion et du Soleil de Perse, né à Paris le 3 décembre 1832.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 novembre 1855), —juge suppléant à Versailles (22 août 1860), — substitut à Étampes (16 août 1863), — à Melun (24 décembre 1864), — à Versailles (30 décembre 1868), — procureur impérial à Melun (14 juillet 1866), — membre de l'Assemblée nationale (Seine-etMarne), — secrétaire de l'Assemblée nationale (1873-1876), — préfet de police (19 février 1876), — conseiller à la Cour de cassation (17 décembre 1877), — membre du Conseil supérieur des prisons, —auteur de : Rapport sur le projet de loi relatif à l'éducation et au patronage des jeunes détenus (Enquête parlementaire sur le régime dès établissements pénitentiaires).


— 267 —

* JOHANET (Marie-Alexandre-Gustave), né à Orléans le 12 octobre 1830, mort le 18 août 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 août 1856) '.

MONSARRAT (Jean-Gaston), né à Paris le 8 août 1834. Docteur en droit, —-juge suppléant, — substitut, — puis juge au tribunal civil de la Seine (1859-15 septembre 1883).

DE SAL (Léonard-Honoré-Léonce CHAVERBIÈRE), né à Sidon (Corrèze) le 30 septembre 1833.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 mars 1855), — conseiller général, sénateur de la Corrèze (27 juin 1886).

TAMBOUR (Ernest-Émile) ^, PA, C. de l'ordre de Saint-Stanislas de Russie, chevalier de l'Étoile polaire de Suède, né à Auxerre .le 10 août 1834.

Docteur en droit, — avocat à la Cour de Paris (27 mars 1856),

— nommé secrétaire en remplacement de M. Rolland le 18 janvier 1859, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (13 mai 1864), — maître des requêtes au Conseil d'État (10 septembre 1872),

— secrétaire général de la préfecture de la Seine (4 juin 1873-15 février 1879), — chef du contentieux de la banque R.othschild (1879), — collaborateur de la Revue critique, — auteur de : Traité pratique des ateliers insalubres, avec M. Dufour ; — Gode d'instruction administrative, avec M. Chauveâu.

1859-1860

Bâtonnier: Me PLOGQUE

* BESLAY (François), né à Paris le 22 avril 1835, mort le 15 juillet 1883.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 décembre 1856-1876) ,

— discours de rentrée de 1860 : Des formes et du style de la plaidoirie, —- rédacteur en chef du journal Le Français, — auteur de : Commentaire théorique, pratique et critique du Code de commerce; Des actes de commerce, Des commerçants ; — Des sociétés (avec Lauras) 2.

1. Le Bulletin de 1883 contient la notice de M. Jobanet, par M> Bour.nal. Voir également dans le même Bulletin, page 66, le discours prononcé paille Palateuf, bâtonnier, le 27 novembre 1882.

2. Le Bulletin de 1S84 contient la notice de M. Beslay par M. Albert Desjardins.


— 268 —

* AYMÉ (Henri-François-Alfred), né àLunéville le 17 juillet 1837.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (25 novembre 1857), — discours de rentrée de 1860 (Colbert promoteur des grandes ordonnances de Louis XIV), — sous-préfet de Cholet.

THUREAU (Aune-Georges), né à Louveciennes le 2 septembre 1834.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris' le 15 novembre 1856, —juge suppléant (4 août 1862), —juge (21 janvier 1871), — puis vice-président au tribunal civil de la Seine (17 février 1891).

DELACOURTIE (Auguste-Émile-Marie), né à Paris le 20 juin 1837.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1857), —prix Paillet de 1859, — membre du Conseil de l'Ordre (1888), — président de section au bureau d'assistance judiciaire près le tribunal civil de la Seine, — auteur de : Éléments de législation civile ; — Éléments de législation commerciale.

LAURAS (Jean-Baptiste-Paul), né à Paris le 13 juin 1833.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 novembre 1858-1871 et4février 1878-1880), — préfet du Tarn (juillet 1871), — du Cher (26 mai 1873), — de l'Isère (1877), — auteur de : Commentaire théorique, pratique et critique du Code de commerce ; — des Sociétés (avec Beslay).

DE BELLOMAYRE (Jean-Bernard-Alfred-Michel) ^. né à SaintJean-des-Pierres (Haute-Garonne) le 24 juin 1837.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1857, — 6 août 1872 et 15 juillet 1879), — conseiller d'État (6 août 187215 juillet 1879).

PUJOS (Paul), né à Rouloc (Haute-Garonne) le 7 juin 1833. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1861),

— puis à celle de Toulouse, — membre du Conseil de l'Ordre (1874), — bâtonnier (1887), — conseiller d'arrondissement (1867),

— membre du conseil général (1871-1880) et secrétaire de la commission départementale de la Haute-Garonne.

BOUDET (Henry-Amable) $S né à Paris le 11 octobre 1835.

Substitut à Nontron (9 mars 1861), — à Châteaudun (30 novembre 1862), — à Meaux (2 décembre 1863), — procureur impérial à Tonnerre (30 août 1865), — à Vitry-le-François (27 décembre 1865), — à Epernay (31 mars 1873), — substitut près le tribunal de la Seine (19 juin 1875-3 juillet 1880), — avocat à la Cour d'ap-


— 269 —

pel de Paris (3 novembre 1880-29 décembre 1881), — administrateur de l'Union (1881-1883).

DOUTRIAUX (Auguste-François), né à Saint-Amand (Nord) le 27 février 1831.

Première mention au concours de licence (1857), — prix Trémont (1858), — docteur en droit, — avocat à Valenciennes, — membre du Conseil de l'Ordre, — ancien bâtonnier, — juge suppléant au tribunal civil (25 mars 1878).

* ROGER (François-Antoine-Augustin), né à Paris le 27 août 1830, mort le 19 mars 1888.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 janvier 1853), — auteur de : Codes et lois usuelles (avec Sorel), — éditeur de : Traité de la saisie-arrêt de Fr. Roger, 2e édition.

VERBERCKMOES (Gustave-Jules), né à Paris le 18 avril 1834. Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1856-20 juin 1881).

GENESTE (Antoine) ^ , né à Monpazier (Dordogne) le 3 novembre 1832.

Substitut (9 mars 1861), — puis procureur impérial (22 mai 1865septembre 1870) à Sarlat, — substitut du procureur général (11 octobre 1870), — puis avocat général (17 mars 1874) à la Cour de Lyon, — procureur général à la Cour de Nîmes (11 février 1879),

— président de chambre àRiom (13 janvier 1880), — conseiller à la Cour de Paris (30 septembre 1881), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Lyon, en 1872 : De la législation de la presse depuis 1789 jusqu'à nos jours.

ROBERT (Justin-Arthur), né à Bar-sur-Aube (Aube) le 24 novembre 1835.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris, —nommé secrétaire le 3 novembre 1859, —juge suppléant (6 août 1863), — puis substitut au tribunal de la Seine (23 mai 1868), — substitut du procureur général (11 novembre 1875), — puis conseiller à la Cour de Paris (5 mai 1884).

GIRARD (Alfred), né à Valenciennes le 11 août 1837.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (novembre 1857), — nommé secrétaire le 6 décembre 1859 en remplacement de M. Roger, — avocat à Valenciennes (août 1862), — ancien membre du Conseil de l'Ordre, — bâtonnier en 1873, 1876, 1877,

— député du Nord, — sénateur du Nord, — auteur de : Carnet d'étapes du 2e bataillon du 4e régiment de marche à l'armée du Nord.


— 270 —

MARQUIS (Henri-Étienne), né à Thiaucourt (Meurthe) le 23 septembre 1834.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 novembre 1858-1865), — nommé secrétaire le 6 décembre 1859 en remplacement de M. Boudet,

— maire de Thiaucourt, — suppléant du juge de paix, —lieutenant de louveterie, — vice-président du Conseil général et sénateur (18 novembre 1883) de Meurthe-et-Moselle.

1860-1861

Bâtonnier: Me JULES FAVRE

BARBOUX (Henri-Martin), né à Châteauroux (Indre) le 24 septembre 1834.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 janvier 1859), — discours de rentrée et prix Bethmont de 1861 (Éloge de Beihmont), — membre et secrétaire du Conseil des Prises (27 octobre 1870), — membre du Conseil de l'Ordre (1874),—Bâtonnier(1880-1881, 1881-1882), — ANCIEN PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION (1888-1889),

— auteur de : Jurisprudence du Conseil des prises pendant la guerre de 1870-1871 ; — Discours et plaidoyers.

BALLOT-BEAUPRÉ (Marie-Clément-Jules-Alexis) O^S, pi, Ch. de la couronne d'Italie, né à Saint-Denis (la Réunion) le 15 novembre 1836.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1857), — discours de rentrée de 1861 : Parallèle entre Véloquence du barreau, celle de la tribune et celle de la chaire, — substitut à Montbrison (12 avril 1862), — à Marseille (6 juillet 1867), — procureur de la République à Toulon (24 janvier 1872), — procureur général à la Cour de Bastia (6 juillet 1876), — procureur général (22 janvier 1878), — puis premier président de la Cour de Nancy (22 octobre 1879), — conseiller à la Cour de cassation (3 décembre 1882), — membre du Tribunal des conflits (1887).

THUREAU-DANGIN (Paul) $}, né à Paris le 14 décembre 1837.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, —

ancien auditeur au Conseil d'État, — rédacteur en chef du Français,

— auteur de : Le parti libéral sous la Restauration, — Royalistes et Républicains, essais historiques sur des questions de politique contemporaine ; — L'Eglise et l'État sous la monarchie de Juillet ; — Histoire de la monarchie de Juillet (Prix Gobert 1885).


— 271 —

LOROIS (Paul-Emile), né à Vannes le 29 septembre 1831.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 mars 1858), — préfet de l'Aude (1871), — de Loir-et-Cher (26 mai 1873), — député du Morbihan (14 mars 1886).

DESJARDINS (Michel-Albert) pA, né à Beauvais le 28 avril 1838. Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (1860),

— avocat à la Cour d'appel de Paris (24 décembre 1859), — membre de l'Assemblée nationale (Oise), — sous-secrétaire d'État aux ministères de l'instruction publique et de l'intérieur, — professeur à la Faculté de droit de Paris, — auteur de : Essai sur les plaidoyers de Démosthènes ; — Étude historique sur les causes d'interruption de la prescription ; — De la compensation ; — Traité du vol dans les principales législations de l'antiquité ; — Les cahiers des États généraux en 1789 et la législation criminelle ; — Les moralistes français du xvie siècle (ouvrage couronné par l'Académie des sciences morales et politiques) ; —Éléments de droit pénal d'Ortolan (nouvelle édition) ; — Les sentiments moraux au xvie siècle.

DOUBLET (Gustave), né à Versailles le 4 février 1836.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de Paris (médaille d'or, concours de doctorat), — substitut à Coulommiers (1864), — juge suppléant (10 mars 1866), —puis juge (13 mars 1876) à Versailles,

— chargé des ordres (1883), — président du tribunal de Coulommiers (3 juin 1882), maintenu sur sa demande à Versailles, — auteur de : Études de jurisprudence (Conférence des attachés, 8 juin 1863).

BAYLET (Jean-Baptiste-Gabriel-François), né à Dunes (Tarn-etGaronne) le 25 septembre 1835.

Lauréat de la Faculté de droit de Toulouse (1857), —docteur en droit de la Faculté de Paris, — substitut à la Réole (Gironde) (15 mars 1862), — à Périgueux (30 décembre 1863), — procureur impérial à Cognac (Charente) (25 août 1867-10 septembre 1870),— substitut du procureur général à la Cour de Pau (25 juillet 1872),

— juge à Toulouse (4 décembre 1876).

LAIR (Jules-Auguste) $;, né à Caen (Calvados) le 23 mai 1836.

Archiviste-paléographe (15 novembre 1858), — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 décembre 1859), — directeur de la Compagnie des entrepôts et magasins généraux de Paris, — lauréat de la Société des antiquaires de Normandie et de l'Académie de Caen (1858), — auteur de : Étude sur l'origne de l'évêché de Bayonne ; — Histoire du Parlement de Normandie ; — Documents inédits sur l'histoire de la Révolution française; — Des sociétés à responsabilité limitée.


— 272 —

* JOZON (Paul), né à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) le 12 février 1836, mort le 6 juillet 1881.

Docteur en droit, — lauréat de l'Académie de législation de Toulouse (1869),— avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1858), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (2 février 1866-6 juillet 1881), — membre du Conseil de l'Ordre (18771880), — membre de l'Assemblée nationale, — député de Seine-etMarne (14 octobre 1877), — auteur de: Le droit des obligations traduit de Savigny (avec Gérardin) ; — Manuel électoral, 1869 (avec Clamageran, etc.) ; — Guide électoral, 1866 (avec Girard et Méline) ;

— Manuel de la liberté individuelle (avec Hérold) ; •— Transfert et conversion des titres nominatifs en titres au porteur ; — Des principes de l'écriture phonétique ; — collaborateur de la Revue pratique, de la Revue du Notariat, du Bulletin de la Société de la législation comparée, etc. '.

AMIABLE (Louis) ^, C. du Medjidié (Turquie), G.O. duNicham (Tunisie), né à Montbrison (Loire) le 16 février 1837.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit (1859), — avocat à la Cour d'appel de Paris (1859-1864), —.avocat à Constantinople (1864-1879), — président du Barreau de Constantinople (1872-1874), — conseiller légal de la Sublime-Porte (1875-1879),

— publiciste, — membre correspondant des académies de législation de Madrid et de Toulouse, — maire du V° arrondissement de la ville de Paris (27 novembre 1888), — auteur de : Discours prononcé dans l'Assemblée générale du Barreau de Constantinople en 1872, Des origines du Barreau ; —Essai historique et critique sur l'âge de la majorité (1861) ; — De la responsabilité de l'ex-empereur et de ses ministres (1871) ; — La séparation de l'Etal et des Églises (1882) ; •— Stis aux congrégations (1882) ; — De la preuve de la paternité hors mariage (1885) ; — rédacteur de la Justice.

MADELIN (Sébastien-Amédée), né à Nancy le 27 janvier 1835. Docteur en droit, — procureur impérial à Neufchâteau (19 février 1870), — procureur de la République à Toul (15 décembre 1872),

— à Bar-le-Duc (8 août 1874), — à Saint-Flour (29 juillet 1882), non acceptant, — avocat à Bar-le-Duc, — auteur de: Le premier Consul législateur, mémoire couronné par l'Académie de législation (Conférence des attachés, 1865).

i. Le Bulletin de l'année 1883 contient la notice de M. Jozon parMc Tommy Martin.


— 273 —

ASSE (Louis-Eugène-Auguste), né à Paris le 25 mars 1830.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1857-23 février 1886), — auteur de : Mademoiselle de Lespinasse et la marquise du Deffand ; ■— éditeur de : Lettres de M',e Aïssé suivies de celles de Montesquieu et de Mme du Deffand au chevalier d'Aydie ; — Lettres de la marquise du Châtelet ; — Lettres de la présidente Ferrand au baron de Breteuil ; — Lettres de l'abbé Galiani; — Lettres de M™ de Graffigny ; — Lettres de M,u de Lespinasse ; — Contes de Bouffi-ers ;

— rédacteur du Moniteur universel.

1861-1862

Bâtonnier: Me JDLES FAVRE

POUILLET (Louis-Marie-Eugène) ^ , né à Paris le 14 juillet 1835.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1858), — discours de rentrée et prix Liouville de 1862: Éloge de Félix Liouville, — membre du Conseil de l'Ordre (1880-1887 et 1891),

— auteur de : Traité théorique et pratique des brevets d'invention et de la contrefaçon ; — Traité théorique et pratique des dessins de fabrique ; — Traité de la propriété littéraire et artistique et du droit de représentation.

RENAULT (Léon-Charles) 0$£, G. C. de François-Joseph (Autriche), de Saint-Michel (Bavière), d'Isabelle-la-Catholique (Espagne), de Sainte-Anne et de Saint-Stanislas (Russie), G. 0. de la Couronne de chêne (Hollande), C. de la Rose (Brésil), né à Alfort (Seine) le 24 septembre 1839.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 novembre 1860-18 juillet 1871, 11 février 1876-9 novembre 1880 et 19 juillet 1884), — discours de rentrée de 1862 : De l'influence de la philosophie au xvme siècle sur les réformes delà procédure criminelle,—préfet de police, — conseiller d'État en service extraordinaire,—député de Seineet-Oise (1876-1881), — membre du Conseil supérieur des prisons, — député (1882), conseiller général (août 1883), — puis sénateur (27 janvier 1885) des Alpes-Maritimes.

GUILLOT (Adolphe) $j, né à Paris le 25 avril 1836.

Substitut à Vitry-le-François (5 mars 1864), — à Rambouillet (10 mai 1865),—à Troyes(16 mars 1867),—procureur de la République à Troyes (28 avril 1872), — substitut (19 juin 1873), —puis juge d'instruction au tribunal de la Seine (16 mai 1874), — auteur de : Examen duprojet de loi sur la propriété littéraire (1863) ;

CONFÉR. DES AVOCATS. 1°


— 274 —

. La liberté des théâtres (1864) (Conférence des attachés) ; —

Principes du nouveau Code d'instruction criminelle ; — Paris qui souffre ; — Les Prisons de Paris.

GAUTIER (Antoine-Hippolyte-Albert DE VALBRAY), né à Lyon (Rhône) le 4 mai 1835.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (4 décembre 1858).

* BOCQUILLON (Louis-Joseph-Alphonse), né à Saint-Quentin (Aisne) le 28 novembre 1836, mort le 23 avril 1882.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris, —avocat à la Cour d'appel de Paris (23 novembre 1859).

DUBOIS (Louis-Georges-Edouard), né à Paris le 13 février 1838.

Docteur en droit, — substitut à Dreux (22 août 1862), — à Corbeil (9 avril 1863), — à Auxerre (14 juin 1864), — à Reims (16 avril 1869), —procureur impérial à Troyes (14 juillet 1869), — substitut au tribunal de la Seine (27 décembre 1869), —substitut du procureur général à la Cour de Paris (1875-3 juillet 1880), — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 juillet 1880), — auteur de : Commentaire théorique et pratique de laloide 1868 sur les réunions publiques.

* RLPAULT (Napoléon-Aquilas-Léon), né à Paris le 6 juillet 1837, mort le 20 octobre 1864.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1858), — au Conseil d'État et à la Cour de cassation (7 août 1863).

* DENAUT (Louis-Alfred), né à Paris le 5 février 1837.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1858), — chef du cabinet du premier président de la Cour des comptes.

BONNET (Louis-Marie-Paul), né à Paris le 5 avril 1839.

Docteur en droit, — substitut à Tonnerre (15 septembre 1862), — à Fontainebleau (4'mars 1865), —procureur impérial à Avallon (7 décembre 1867), — à Dreux (9 janvier 1869), — à Meaux (4 novembre 1874), — substitut près le tribunal de la Seine (9 novembre 1876-3 juillet 1880), — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 juillet 1880).

FROMAGEOT (Paul-Hector), né à Paris le 13 août 1837. Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1858), — membre du Conseil de l'Ordre (1888).

CAMESCASSE (Jean-Louis-Ernest) C#, né à Brest (Finistère) le 22 septembre 1838.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (31 août 1858-septembre 1870),


— 275 —

— préfet du Finistère (5 septembre 1870), — de Loir-et-Cher (24 mars 1871), — du Cher (8 mai 1872-26 mai 1873), — de la Haute-Savoie, — du Pas-de-Calais (18 décembre 1887), — directeur de l'administration départementale et communale (1880), — conseiller d'État en service extraordinaire, — préfet de police (16 juillet 1881-22 avril 1885), — député du Finistère (4 septembre 1881-1889), — sénateur du Pas-de-Calais (4 janvier 1891), — membre du Conseil supérieur des prisons, — administrateur de la Compagnie des Omnibus, — rédacteur à la « République française ».

BIGOT (Charles), né à Orléans le 27 août 1817. Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 janvier 1859), — à la Cour d'appel d'Orléans (1862).

1862 -1863

Bâtonnier : Me DUFAURE

DECRAIS (Pierre-Louis-Albert) C$S, PA, né à Bordeaux le 18 septembre 1838.

Discours de rentrée et prix Paillet de 1863 : Éloge de M. de Vatimesnil, — avocat à la Cour d'appel de Paris, — secrétaire du ministre de France à Bruxelles (septembre 1870), — préfet d'Indre-etLoire (29 mars 1871), — des Alpes-Maritimes, — de la Gironde (18 décembre 1877),— conseiller d'État (15 mars 1879), —conseiller d'État honoraire (1880), —ministre plénipotentiaire à Bruxelles (8 mai 1880), — conseiller général de la Gironde (1er août 1880), — ministre plénipotentiaire de lre classe, directeur des affaires politiques au ministère des affaires étrangères (4 février 1882), — ambassadeur de la République française près le roi d'Italie (11 novembre 1882), — à Vienne (juillet 1886).

MARTIN (Albert-Émile-Philibert) PA, né à Nevers le 20 no- ■ vembre 1835.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 janvier 1859), — discours de rentrée et prix Paillet de 1863 : Étude sur l'organisation de la juridiction civile en France de 1789 à 1810, — membre du Conseil de'l'Ôrdre (1883-1887), — commissaire du Gouvernement près les conseils de guerre pendant le siège de Paris, —- auteur de : Rapport sur les conférences de droit présenté à M. le Bâtonnier (1863), avec MM. Lacoin et Corne.


— 276 —

* GAMBETTA (Léon-Michel), né à Cahors le 3 avril 1838, mort le 31 décembre 1882.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1er décembre 1866), — député de la Seine (1869), — membre du Gouvernement de la Défense nationale, ministre de l'intérieur (4 septembre 1870) et de la guerre,

— membre de l'Assemblée nationale (huit départements), — député de la Seine (1876), — président de la Chambre des députés (31 janvier 1879-novembre 1881) , — ministre des affaires étrangères et président du conseil des ministres (novembre 1881-30 janvier 1882),

— auteur de : Discours et plaidoyers politiques '.

DE TOUR VILLE (Marie-Pierre-Adrien LE TENDRE) pA, né à Auteuil (Seine) le 12 juillet 1838.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 novembre 1859), — maire de Tourville, — préfet de l'Allier (16 octobre 1873), — d'Eure-et-Loir (11 novembre 1874-13 avril 1876), — de la Meuse (1877), — auteur de : Compte rendu de jurisprudence (1863); —Étude sur la législation des noms patronymiques (1864) (Conférence des attachés).

BARADAT (Ernest) ^, né à Dunes (Tarn-et-Garonne) le 26 octobre 1839.

Avocat à la Cour d'appel d'Agen, — membre du Conseil de l'Ordre,

— ancien conseiller municipal, — ancien maire, — ancien conseiller général, — procureur de la République à Marseille (20 juillet 1880),—procureur général à Montpellier (5 septembre 1883).

LEGRAND (Auguste-Félix), né à Saint-Amand (Cher) le 29 février 1836.

Docteur en droit (24 juin 1863), — avocat à la Cour d'appel de Paris (1er mars 1859), — avocat à la Cour d'appel de Bourges,

— Bâtonnier (1876-1877, 1878-1879, 1881-1882, 1885-1886).

* CHARTIER (Frédéric-Paul), né à Mamers (Sarthe) le 8 juillet 1838, mort le 6 mai 1875.

Avocat à la Cour d'appel de Paris le 12 novembre 1859.

LACOLN (Marie-Annibal-Bernard-Félix), né à Paris le 18 mai 1839.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 novembre 1869), — membre du Conseil de l'Ordre (1891), — membre du bureau

1. Le Bulletin de l'année 1884 contient la notice de M. Gambetta par M. Joseph Reinach. Voir page 72 le discours prononcé par Me Falateuf, bâtonnier, 26 novembre 1S83, et dans le Bulletin de 1882, le discours de Me Falateuf, aux funérailles nationales de Gambetta (0 janvier 1833).


— 277 —

d'assistance judiciaire près le tribunal civil de la Seine, —

auteur de : Rapport sur les conférences de droit présenté à M. le Bâtonnier (1863) (avec MM. A. Martin et Corne).

* DIARD (Paul), né à Dourdan le 6 août 1833, mort le 26 décembre 1879.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1860), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (8 mai 1863), — secrétaire général de Seine-et-Oise (19 juin 1871), — préfet de la Drôme (15 février 1873), — de Loir-et Cher (16 octobre 1873-28 août 1874).

* CORNE (Anatole-Emile), né à Douai (Nord)le 28 novembre 1838. mort le 5 janvier 1872.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 novembre 1860-aoûtl864),

— sous-préfet de Saint-Omer (octobre 1870), — de Compiègne (décembre 1871), — auteur de : Rapport sur les conférences de droit présenté à M. le Bâtonnier (1863) (avec MM. A. Martin et Lacoin) ;

— Prisons et Détenus ; — De quelques réformes à introduire dans la législation pénale en France.

BERTIN (Henri-Louis), né à Paris le 23 janvier 1834. Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 novembre 1860), — membre du Conseil de l'Ordre (juillet 1886).

BLOCH (Alphonse) $, né à Soultz (Haut-Rhin) le 22 avril 1838.

Lauréat de la Faculté de droit de Strasbourg (1er prix de droit français, 2e prix de droit romain), — docteur en droit, — prix Paillet de 1863, — substitut à Vitry-le-François (10 mai 1865), — à Rambouillet (15 mars 1867), — à Meaux (23 avril 1868), — procureur de la République à Épernay (19 mars 1870), — substitut près le tribunal de la Seine (31 mars 1873), — substitut du procureur général (3 juillet 1880), — puis avocat général (15 septembre 1883) et président de chambre (21 avril 1891) à la Cour de Paris, — auteur de : Du cumul des deux quotités ; — Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1887 : Maupeou, ses tribunaux et ses réformes.

*AMELINE DE LA BRISELAINNE (Henri-Marie) $ , né à Rennes le 8 janvier 1840, mort le 1er janvier 1890.

Lauréat de la Faculté de droit de Rennes, — avocat à la Cour d'appel de Paris (22 décembre 1860), — nommé secrétaireen remplacement de M. Diard, — ancien auditeur au Conseil d'Etat, — ancien chef du cabinet du ministre de l'agriculture et du commerce (12 janvier 1870), — auteur de : Commentaire de la loi de 1868 sur les réunions publiques ; — Assurances en cas de décès et en cas d'accidents; — Commentaire de la loi de 1880 sur les réunions publiques ;


— 278 —

— Les discours de rentrée de la magistrature en 1865 ; — De la concurrence industrielle et des industries similaires ; — Des institutions ouvrières au xixe siècle ; — Budgets ordinaire et extraordinaire de l'empire français pour 1870 (Conférence des attachés, 1865 à 1869) '.

1863-1864

Bâtonnier: Me DUFAURE

TOUSSAINT (Léopold), né à Jarny (Moselle) le 4 septembre 1832. Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 décembre 1860-1880), — discours de rentrée de 1864 : Biographie de M. de Martignac.

DE FALLOIS (Louis-Charles-Armand), né à Sommedieue (Meuse) le 2.3 mai 1838.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 décembre 1860-1865), — discours de rentrée de 1864 : Avantages de la publicité judiciaire, — conseiller général de la Meuse.

TANON (Célestin-Louis) 0^, né àMens (Isère)lell février 1839.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 décembre 1862), — prix Bethmont de 1864, — substitut au tribunal de la Seine (5 septembre 1870), — substitut du procureur général à Paris (20 juin 1878), — directeur des affaires criminelles et des grâces (21 février 1880), — conseiller d'État en service extraordinaire (27 juillet 1880),

— conseiller à la Cour de cassation (9 novembre 1881), — membre du conseil supérieur des prisons (1881), — auteur de: Études sur l'organisation judiciaire. Tribunal de la Seine ; — Étude critique de la loi de 1838 sur les aliénés (Conférence des attachés, 1867 et 1868) ; — Registre criminel de la justice de Saint-Martindes-Champs à Paris au xive siècle; — Histoires des justices des anciennes églises et communautés monastiques de Paris ; — V Ordre du procès civil au xive siècle au Châtelet de Paris ; — Notice sur le formulaire de Guillaume de Paris; — Étude de littérature canonique.

LOUBERS (Gaston-Louis-Henri) ^ , p A, né à Montpellier le 11 octobre 1839.

Docteur es lettres et en droit, —prix Bethmont de 1864, —substitut à Castelnaudary (29 avril 1868), — à Rodez (10 décembre 1868), — procureur de la République au même siège (24 septembre 1870), — à Montpellier (2 novembre 1871), — avocat général à

1. Voir dans le Bulletin de cette année la notice de il. Ameline de la Briselainne par M. Lacoin, et le discours prononcé par Me Cresson, bâtonnier, le 15 novembre 1890.


— 279 —

Montpellier (18 novembre 1875), — à Toulouse (16 mars 1876), —

— à Paris (23 juillet 1878), — avocat général (22 novembre 1884),

— puis conseiller à la Cour de cassation (14 août 1891), — commissaire suppléant (28 novembre 1884), — puis commissaire du Gouvernement près le Tribunal des conflits, —auteur de: Élude sur le dialogue des avocats d'Antoine Loysel, — Quid de forensi eloquentia senserit Antonius Loysellus ; — Domatphilosophe et magistrat; — Discours de rentrée à la Cour de Toulouse, en 1876 : De la création d'une chaire d'éloquence judiciaire dans les Facultés de droit; — à la Cour de Paris, en 1879, Étude sur l'ancienne magistrature d'après les moralistes français; — à la Cour de cassation, en 1887, Domat criminaliste.

* LANNE (Charles), né à Rouen le 28 mars 1838, mort en 1871. Avocat à la Cour d'appel de Paris le 21 décembre 1861.

BOUCHEZ (Camille-Joseph) 0$f, PI, né à Cambrai (Nord) le 5 juillet 1840.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (16 novembre 1861-1870 et 1889), — substitut près le tribunal de la Seine (6 septembre 1870), —substitut du procureur général (22 février 1879), — puis avocat général (13 janvier 1880) à la Cour de Paris, — procureur de la République près le tribunal de la Seine (12 avril 1883), — procureur général à la Cour de Paris (11 mai 1886-1889), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Paris, en 1881, L'indépendance des magistrats.

* MASSON (Armand), né à Beaune (Côte-d'Or) le 3 décembre 1839, mort le 2 décembre 1867.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 novembre 1861), — auteur de : Éludes de jurisprudence (Conférence des attachés du 8 juin 1863), — Étude sur la séparation des patrimoines (1867) '.

THIÉRY (Jules-Gilbert), né à Paris le 11 janvier 1839.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (31 janvier 1863), — avocat à Bucharest.

*BARRÈME (Marc-Antoine-Jules) ^, né à Avignon le 26 avril 1839, mort le 13 janvier 1886.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1860), — au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation (30 novembre 1866-10 mars 1876), — souspréfet de la Réole (24 mai 1876-20 mai 1877), — secrétaire général de la Gironde (26 décembre 1877), —préfet des Deux-Sèvres (3 mai 1879), — de l'Eure (30 mars 1881).

1. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Me Allou, bâtonnier, le 7 décembre 1867.


- 280 —

DE SAINT-AGNAN (Paul-Ferdinand PELLAULT), né à Moulins (Allier) le 25 avril 1839.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1861-11 mars 1867 et 8 novembre 1880), — ancien conseil judiciaire du gouvernement égyptien (1867-1874).

PICOT (Georges-Marie-René), né à Paris le 24 décembre 1838.

Lauréat de l'Institut, —juge au tribunal de la Seine, — directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la justice (18 décembre 1877), — membre de l'Institut, Académie des sciences morales et politiques (6 juillet 1878), — auteur de : Loi sur les flagrants délits (Conférence des attachés du 11 mai 1863) ; — Les juges de police à Londres ; — Notes sur l'organisation des tribunaux de police à Londres ; —De la détention préventive ; — Histoire des États généraux de 1355 à 1614 ; — La réforme judiciaire ; — Recherches sur la mise en liberté sous caution ; — M. Dufaure, sa vie, ses discours ; — Etude sur les logements d'ouvriers ; — collaborateur de la Revue des Deux-Mondes.

ROUSSELLIER (Paul-Henry) *, né à Nîmes le 17 août 1842.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1861), — substitut à Mende (17 mai 1865), — à Nîmes (10 avril 1867), — substitut du procureur général (4 décembre 1869),

— puis avocat général (7 janvier 1874) à Nîmes, —procureur général à Orléans (13 janvier 1880), — à Montpellier (7 février 1880),

— avocat général à la Cour de cassation (5 septembre 1883-1887),

— commissaire suppléant (11 novembre 1883), — puis commissaire du Gouvernement près du Tribunal des conflits (28 novembre 1884),

— conseiller à la Cour de cassation (12 novembre 1887), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Nîmes, en 1871, De l'indépendance du pouvoir judiciaire et de son rôle dans une société démocratique ; — en 1877, La Cour des conventions royaux ; — à la Cour de cassation en 1885, Thouret avocat, publiciste, législateur et magistrat.

1864-1865

Bâtonnier: Me DESMAREST

* COLIN DE VERDIÈRE (Léon-Étienne-Marie), né à Paris le 2 juillet 1840, mort le 23 septembre 1879 '.

1. Voir dans le Bulletin de 1880, page 37, la lettre de Me Nicolet lue par Me Jules Favre le 22 décembre 1879, et," dans le même Bulletin, la nécrologie, page 125.


— 281 —

Lauréat de la Faculté de droit de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris (15 novembre 1862), — discours de rentrée de 1865 : Éloge de Vcrgniaud.

BRUGNON (Claude-Nicolas-Emmanuel), né à Besançon (Doubs) le 13 février 1842.

Docteur en droit, — discours de rentrée de 1865 : Du rôle des légistes dans les États généraux jusqu'en 1789, — substitut à SaintQuentin (29 août 1866), — à Saint-Omer (12 février 1867), — à Lille (4 septembre 1869), — au tribunal de la Seine (27 juillet 18723 juillet 1880), — avocat à la Cour d'appel de Paris (4 novembre 1880).

LEPOT (Adolphe-Ernest-Antoine), né à Cambrai (Nord) le 16 mai 1839.

Prix Liouville de 1865, —-substitut aux Andelys (19 février 1872), ■—à Yvetot (28 octobre 1873), — à Évreux (25 septembre 1874),

— au Havre (11 septembre 1875), — procureur de la République à Pont-Audemer (14 septembre 1876), — à Abbeville (22 mars 1879),

■— substitut du procureur général à la Cour de Douai (8 février 1880), — procureur de la République à Montreuil-sur-Mer (8 juillet 1880), — à Arras (4 novembre 1880), — conseiller à la Cour de Douai (7 août 1885).

DEMANGE (Charles-Gabriel-Edgar), né à Versailles le 22 avril 1841. Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1862),

— prix Liouville de 1865, — membre du Conseil de l'Ordre

(1889).

BOISSIER (Jean-Aimé-Albert), né à Nîmes (Gard) le 10 mai 1840.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1861), — de Nîmes,

— banquier à Nîmes.

* COFFINHAL-LAPRADE (Paul-Raymond), né à Montauban en 1841, mort le 5 octobre 1882 '.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1862-11 janvier 1870), — substitut à Perpignan (12 mars 1870), — procureur impérial au Blanc, — substitut à Tours (2 fél.

fél. dans le Bulletin de 1886, page 345, un extrait du discours de rentrée prononcé devant les Chambres réunies de la Cour de Paris, le 3 novembre 1SS2, par M. Villetard de Laguérie, avocat général.

Le Bulletin de l'année 1883 contient la notice de M. Coffinbal-Laprade par M. Loubers.


— 282 —

vrier 1871), —procureur de la République à Issoire (27 mars 1873),

— à Narbonne (7 mai 1874), — substitut du procureur général à la Cour de Toulouse (10 août 1878), — de Paris (4 juillet 1880), — auteur de : La loi militaire de 1868 (avec Isambert).

LOUCHET (Charles-Auguste), né à Corbeil (Seine-et-Oise) le 8 mars 1841.

Docteur en droit, — substitut à Étampes (24 février 1866), — à Chartres (14 juillet 1869), — à Versailles (27 février 1872), — substitut près le tribunal civil de la Seine (16 juin 1873-2 juillet 1880),

— avocat à la Cour d'appel de Paris (2 juillet 1880), — auteur de : Etude sur l'autorité des Cours impériales en matière criminelle (Conférence des attachés, 1866).

COUTEAU (Emile), né à Paris le 1er avril 1833.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1858), — conseiller général de Loir-et-Cher, — auteur de : Du bénéfice de l'assurance sur la vie ; — Traité des Assurances sur la vie.

BOULLAIRE (Pierre-Jules), né à Châlons-sur-Marne le 30 octobre 1839.

Docteur en droit, — avocat à la cour d'appel de Paris (26 novembre 1859-25 décembre 1864 et 29 novembre 1881), — substitut àNogent-sur-Seine (24 décembre 1864), —à Corbeil (6 août 1866),

— procureur impérial à Fontainebleau (9 août 1870), — procureur de la République à Troyes (4 juillet 1873), — à Reims (24 mai 187617 juillet 1880), — auteur de : Études de jurisprudence ; — Examen du projet de loi sur les coalitions (Conférence des attachés 1863) ; — Benjamin Vandier, sénateur de la Vendée, sa vie, ses travaux législatifs ; — Notice sur Chaix d'Est-Ange ; — Manuel des Syndicats professionnels agricoles ; — collaborateur de la Gazette des Tribunaux et du Bulletin de la Société de Législation comparée.

DELEGORGUE (Alexandre-Albert), né à Abbeville (Somme) le 15 novembre 1839.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 mars 1862), — substitut à Montdidier (6 janvier 1866), —à Laon (13 juin 1869), — à Amiens (11 janvier 1872), — procureur de la République à Laon (13 juin 1876), — avocat général à la Cour de Douai (4 janvier 1881), — procureur de la République à Versailles (20 avril 1882), — viceprésident au tribunal de la Seine (7 août 1885), — conseiller à la Cour de Paris (1889), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Douai en 1881, Le Parlement de Flandre.


— 283 —

MÉLINE (Félix-Jules) $<, né à Remiremont (Vosges) le 20 mai 1838.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (21 novembre 1859), — membre de l'Assemblée nationale de 1871 (Vosges), — député des Vosges (1876), — sous-secrétaire d'État au ministère de la justice (1877), — membre et vice-président du Conseil général des Vosges (16 août 1886), — ministre de l'agriculture (21 février 1883-30 mars 1886), — président de la Chambre des députés (4 avril 1888), — membre du Conseil supérieur de l'agriculture, — auteur de: Guide électoral (1876) (avec Jozon).

LÉON (Edouard-Charles), né à Paris le 21 juillet 1833.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 août 1862), — souspréfet de Grasse (1870), — membre fondateur de la Société de médecine légale.

GUYOT (Emile), né à Paris le 26 juillet 1834.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 décembre 1862-7 décembre 1872, et 20 novembre 1875), —nommé secrétaire le 18janvier 1865, en remplacement de M. Boullaire, — professeur de droit à l'Institut catholique de Paris.

* BAISIER (Paul-Francisque), né à Condé-sur-Escaut (Nord) le 7 mars 1840, mort le 4 avril 1878.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1861), — nommé secrétaire le 7 février 1865 en remplacement de M. Boissier, —substitut à Ajaccio (24 décembre 1865), — à Saint-Étienne (6 juin 1868), — à Valence (17 octobre 1870), — procureur de la République à Saint-Brieuc (27 octobre 1870), — avocat général à la Cour de Bastia (18 avril 1874),— de Chambéry (6 juillet 1877), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Bastia, en 1875, Du droit de punir.

1865-1866

Bâtonnier: W DESMAREST

RIBOT (Alexandre-Félix-Joseph), né à Saint-Omer le 7 février 1842.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 janvier 1864-2 mars 1870 et 5 décembre 1876), — discours de rentrée de 1866: Éloge de lord Erslcine, — substitut près le tribunal de la Seine (2 mai 1870), — directeur des affaires criminelles et des grâces (1875), — secrétaire général du ministère de la justice, — conseiller d'État en


— 284 —

service extraordinaire (1876), — député du Pas-de-Calais (18781885 et 1887), — professeur à l'École libre des sciences politiques, — ministre des affaires étrangères (17 mars 1890).

LAFERRIÈRE (Édouard-Louis-Julien) C$î, PI, néàAngoulême le 26 août 1841.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, — discours de rentrée de 1866 : Histoire des rivalités entre les Parlements, les intendants et le Conseil du roi depuis le règne de Louis XIV jusqu'à la Révolution de 1789,

— maître des requêtes au Conseil d'Etat (19 septembre 1870), — commissaire du Gouvernement près le Conseil d'État (14 octobre 1870), — et le Tribunal des conflits (1874-1879), — professeur de droit administratif à l'École des ponts et chaussées, — directeur général des cultes et conseiller d'État en service extraordinaire (28 janvier 1879), —conseiller d'État en service ordinaire (14juillet 1879),

— président de la section du contentieux au Conseil d'État (26 juillet 1879), —membre du Tribunal des conflits (1879-1881), — viceprésident du Conseil d'État (19 janvier 1886), — chargé de l'organisation et de l'enseignement du cours de droit administratif (4e année) à la Faculté de droit de Paris (1883), — membre du conseil supérieur des prisons,— auteur de: Les constitutions d'Europe et d'Amérique (avec Batbie) ; — Loi organique départementale du 10 août 1871; — La censure et le régime correctionnel; — Traité de la juridiction administrative et des recours contentieux ; — Essai sur l'histoire du Droit français de M. F. Laferrière (nouvelle édition); — PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION (1889-1890).

* LAGROLET (Jean-Baptiste-Marie-Armand), né à Saint-Sever (Landes) le 3 décembre 1841, mort en 1876.

Lauréat du concours d'éloquence à l'Académie française: Eloge de Vauban, — avocat à la Cour d'appel de Paris (17 janvier 1865décembre 1868 et 24 juillet 1871), — prix Paillet de 1886, — substitut à Digne (décembre 1868) '.

GRIOLET (Hippolyte-Gaston) $, né à Paris le 6 février 1842.

Docteur en droit, — prix Paillet de 1866, — maître des requêtes au Conseil d'État (10 septembre 1872), — maître des requêtes honoraire (1876), — vice-président du conseil d'administration du chemin de fer du Nord, — président du bureau d'assistance judiciaire près le Conseil d'État, — auteur de : De l'autorité de la chose jugée, ouvrage couronné par la Faculté de

î. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par Me Béloland, bâtonnier, le 24 novembre 1877.


— 285 —

droit de Paris et par l'Académie de législation de Toulouse (Conférence des attachés, 1868), — collaborateur de la Jurisprudence générale de Dalloz.

LESOURT (Stéphane -Albert-Auguste -Godefroy), né à Melun (Seine-et-Marne) le 1er novembre 1840.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 janvier 1862), — membre du bureau d'assistance judiciaire près le tribunal civil de la Seine.

CADOT (Louis-Marie-Ernest), né à Péronne (Somme) le 13 janvier 1841.

Avocat à Péronne (26 juin 1857), — maire de Péronne, — juge suppléant (26 juin 1867-4 décembre 1883), — député de la Somme (1876-1881), — auteur de : la Vérité sur le siège de Péronne.

MAISONABE (Noël-Amans-Alphonse), né à Rodez le 2 novembre 1842.

Docteur en droit, — avocat à Rodez, — Bâtonnier (1877-1878, 1878-1879).

LE CHEVALIER (Georges-Victor) 0$;, G. 0. de l'Osmanié, né à Paris le 11 novembre 1839.

Docteur en droit, "— avocat à la Cour d'appel de Paris jusqu'en décembre 1873, — préfet de la Sarthe (septembre 1870-1871), — avocat à Constantinople, — président de la Société du Barreau de Constantinople (1879-1880), — délégué du gouvernement de la République française en qualité de commissaire directeur de la Caisse de la dette publique égyptienne (avril 1882).

* FRUNEAU (Henri-Louis), né à Blois le 25 février 1840, mort le 17 avril 1878.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris, — rédacteur-gérant de la Conférence, — sous-préfet des Sables-d'Olonne (1870-1873), — avocat à Nantes, — conseiller municipal à Nantes, — sous-préfet de Grasse (24 mai 1876), — sous-préfet de Toulon (25 février 1877), démissionnaire le 16 mai, — replacé le 3 décembre 1877 '.

GARSONNET (Jean-Baptiste-Eugène) $}, PA, né à Caen le 18 novembre 1841.

Docteur en droit, — agrégé, — puis professeur à la Faculté de droit de Paris (27 novembre 1880), — auteur de : Histoire des locations perpétuelles et des baux à longue durée (ouvrage couronné

l. Le Bulletin de 1879 contient la notice de M. Fruneau.


— 286 -

par l'Académie des sciences morales et politiques) ; — Traité théorique et pratique de procédure civile.

* LANUSSE (Raymond-Camille-Joseph-Marie) pA, néàNogaro (Gers) le 1er mai 1842, mort en mars 1879 '.

Lauréat du concours de licence (1862), — docteur en droit, — professeur agrégé à la Faculté de droit de Strasbourg (1868), — de Bordeaux (1871), — professeur titulaire.

HENDLÉ (Ernest-Charles) C^, pi, né à Paris le 14 février 1844.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1863), — préfet de la Creuse (20 mars 1871),— de Loir-et-Cher (8 mai 1872-26 mai 1873), — de Saône-et-Loire (18 décembre 1877), — de la SeineInférieure (27 mai 1882).

1866-1867

Bâtonnier: Me ALLOU

SABATIER (Marc-Maurice), né àNarbonnele 21 décembre 1841.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1862), — discours de rentrée de 1867 : Éloge de Rossi, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (25 novembre 1871), — membre du Conseil de l'Ordre (1882-1885).

DE BORVILLE (Albert PIERRE), né à Dainville (Eure) le 23 août 1843.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1864), — prix Bethmont de 1867, — avocat à la Cour d'appel de Rouen (1867), — substitut à Alais (19 septembre 1870), — procureur de la République à Dieppe (25 octobre 1870), — substitut à Chanibéry (23 juin 1871), — procureur de la République à Saint-Jean-de-Maurienne (15 août 1871), — à Domfront (30 novembre 1872), — substitut à Lille (7 août 1875), — avocat général (29 juin 1880), — puis conseiller (4 janvier 1881) à Douai, — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Douai en 1880, Le droit pénal italien et le projet de Code pénal voté à la Chambre des députés en 1877.

MELCOT (Philippe-Louis-Edmond) 0$5, né à Faverney (HauteSaône) le 11 mars 1842.

Discours de rentrée de 1867 : Organisation de la justice criminelle avant 1808, — substitut du procureur général à Montpellier

1. Le Bulletin de 1880 contient la notice de M. Lanusse par H. Garsonnet.


— 287 —

(23 mai 1870), — avocat général à Chambéiy (20 novembre 1875),

— à Aix (6 juillet 1877), — procureur général à Chambéry (11 février 1879), — à Amiens (10 octobre 1882), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Montpellier en 1872, Del'indépendance du magistrat en matière politique ; — à la Cour de Chambéry en 1876, Du maintien de la discipline.

LYON-CAEN (Léon), né à Paris le 18 juillet 1840.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 juin 3 864), — prix Bethmont de 1867, — procureur de la République à Albi (septembre 1870), — auteur de : De la législation des brevets d'invention (avec Albert Cahen).

DEBACQ (Claude-Louis-Gabriel), né à Orléans le 2 janvier 1844.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (médaille d'or des concours de doctorat), —avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1862), — auteur de: De l'action du ministère public en matière civile ; — Libéraux et Démagogues au moyen âge ;

— collaborateur de la Revue critique et du Recueil de jurisprudence générale de Dalloz.

MARTINEAU (Numa-Jean-Baptiste-Marie-Roland), né à SaintPierre (Martinique) le 29 août 1843.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1864-3 juillet 1868), —à la Cour de la Martinique (1868), —au tribunal de SaintPierre (1877), — maire de Saint-Pierre, — président du Conseil général de la Martinique, —juge à Cambrai (4 août 1883),— à Lille (6 octobre 1883).

BERTRAND (Edmond-René-Ernest) $5, né à Troyes (Aube) le 27 juillet 1842.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1863-1870), —juge suppléant (18 août 1870), — puis substitut (19 juin 1875) au tribunal de la Seine, — substitut du procureur général (13 janvier 1880), — puis avocat général (29 juillet 1880) à la Cour de Paris, — avocat général à la Cour de cassation (17 novembre 1887), — commissaire supléant, — puis commissaire du Gouvernement près le Tribunal des conflits (1890), — auteur de : Études anglaises ; — Le régime légal de la presse en Angleterre (Conférence des attachés, 1866-1868) ; — Code d'instruction criminelle autrichien (avec Charles Lyon-Caen) ; — De la détention préventive et de la célérité dans les procédures criminelles en France et en Angleterre; — Discours de rentrée à la Cour de Paris, en 1884 : L'art de juger; — à la Cour de cassation en 1888 : De la codification.


— 288 —

MAILLARD (Jean-Baptiste-Paul) $, né à Saint-Var (Aube) le 30 août 1840.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, — substitut à Charleville (25 avril-3 mai 1870), — procureur de la République à Montmédy (27 décembre 1873), — à Vannes (27 octobre 1876), — à Rennes (19 novembre 1878), — substitut du procureur général à la Cour de Paris (7 juillet 1880), — procureur général à la Cour de Lyon (21 octobre 1884), — premier président de la Cour de Montpellier (22 mars 1889).

FLANDIN (Paul-Louis-Marie), né à Poitiers le 27 septembre 1840.

Substitut à Sainte-Menehould (6 juillet 1867),—à Joigny (30 décembre 1868), — à Auxerre (27 décembre 1869), — procureur de la République à Coulommiers (7 mai 1872), — à Épernay (15 juillet 1875), — substitut (3 septembre 1880), — vice-président au tribunal de la Seine (1888).

DESPRES (Ambroise-Abraham-Nicolas) ^, né à Douai (Nord) le 22 décembre 1839.

Auditeur au Conseil d'État (1868), — chef du cabinet du ministre des travaux publies, — sous-préfet de Boulogne (1871), — préfet de Tarn-et-Garonne (1873), — percepteur des contributions directes à Lyon (1876-1880).

MARITAIN (Claude-Philibert-Marie-Anne-Paul), né à Mâcon le 28 janvier 1841.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 janvier 1863), — à Mâcon (1889), — auteur de : Jules Favre, Mélanges judiciaires politiques et littéraires.

POTIER (Georges-Albert) ^, né à Paris le 14 février 1843.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 février 1865), — substitut à Versailles (9 août 1870), — au tribunal de la Seine (6 juillet 1876), — substitut du procureur général (18 mai 1883), — puis conseiller à la Cour de Paris (29 mars 1887).

1867-1868

Bâtonnier: M* ALLOU

* BOUCHER (Eugène-Louis-Rodolphe), né à Paris le 16 décembre 1840, mort le 14 juillet 1887 '.

1. Le Bulletin de 1888 contient la notice de M. Bouclier par M. Ribot.


— 289 —

Avocat à la Cour d'appel de Paris (janvier 1864), — discours de rentrée de 1868 : Éloge de M. de Serre, — manufacturier à Fumay (Ardennes), — auteur de : De la République nationale.

CALARY" (Joseph-Marie-Raoul) ^, né à Neuvic-d'Ussel (Corrèze) le 9 octobre 1841.

Discours de rentrée de 1868 : Les clients de Voltaire, — substitut à Lille (5 août 1872), — au Mans (4 janvier 1874, non acceptant), -— substitut au tribunal de la Seine (7 août 1875), — substitut du procureur général (9 mars 1880), — avocat général (9 janvier 1882), président de chambre à la Cour de Paris (1887), —vice-président, — puis président du Conseil général de la Corrèze (16 août 1886), — auteur de: Discours de rentrée à la Cour de Paris en 1885 : L'Avocat, vu du siège du Magistrat.

MILLIARD (Victor-Edouard), né aux Andelys le 19 décembre 1844.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1865), — prix Liouville de 1868, — député de l'Eure (1887-1889), — conseiller général de l'Eure, — sénateur de l'Eure (1890).

DE GERMINY (Charles-Eugène, comte LEBÈGUE), né à Melun (Seine-et-Marne) le 11 juillet 1841.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris, — prix Liouville de 1868, — membre du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine.

DEVIN (Charles-Léon), né à Paris le 5 novembre 1843.

Docteur en droit (22 février 1866), — avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1863), — prix Liouville de 1868, — membre du Conseil de l'Ordre (1884-1888).

DE CLÉRON D'HAUSSONVILLE (Otbenin-Bernard, comte) $, né à Gurcy-le-Châtel le 21 septembre 1843.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 août 1865), — membre de l'Assemblée nationale (1871) (Seine-et-Marne), — ancien chef du cabinet du garde des sceaux (1877), — membre de l'Académie française (1888), — auteur de: L'enfance à Paris; — Les établissements pénitentiaires en France et aux colonies ; — collaborateur de . la Revue des Deux-Mondes.

GUYHO (Corentin-Léonard-Marie) , né à Jonzac le 7 juin 1844.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1865-1871 et 4 juillet 1878), — au Conseil d'État et à la Cour de cassation 5 août 1871-4 juillet 1878), — député du Finistère (1876 et 1878),

CONl'ÉU. DES AVOCATS. 1"


— 290 —

— avocat général à la Cour d'Amiens (1888), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour d'Amiens en 1869 ; — De l'armée; —Lamartine; — D'une Chambre haute; —collaborateur de la Revuepratique, du Télégraphe, etc.

LE ROI DE LA BRIÈRE (Furcy-Ferdinand-Pierre-Gaston), né à Paris le 21 mai 1841.

Élève de l'École polytechnique (1860), — sous-préfet de Pithiviers, Gien, Montargis (1870-1873), — ingénieur civil à Paris.

DA1REAUX (Emile-Honoré), né à Rio-de-Janeiro (Brésil) le 21 avril 1843.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (19 décembre 1863 et 6 novembre 1883), — avocat et publiciste à Buenos-Ayres, — auteur de : Buenos-Ayres, la Pampa et la Patagonie ; — La vie et les moeurs à la Plata;— collaborateur de la Revue des Deux-Mondes.

HAUTBERG (Charles-André), né à Chalon-sur-Saône le 12 novembre 1836.

Substitut au tribunal de la Seine (1870).

BÉQUET (Léon-Jules) $j, né à Alger le 10 février 1842.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 juillet 1863), —substitut au tribunal de la Seine (1871-19 juin 1873), — maître des requêtes au Conseil d'État (1879), — conseiller d'État (22 juillet 1884), — auteur de : De la personnalité civile des diocèses; — les Établissements publics et d'utilité publique ; — Répertoire du droit administratif;

— Algérie, gouvernement, administration, législation ; — collaborateur de la Revue pratique, dé la Loi, etc.

METTETAL (Louis-Henri), né à Paris le 7 août 1843.

Ancien juge suppléant au tribunal de la Seine chargé de l'instruction (5 novembre 1864), — avocat à la Cour d'appel de Paris (14 juin 1870 et 9 novembre 1878), — auteur de : Les jeux de Bourse et la législation.

1868 -1869

Bâtonnier: M6 GRÉVY

DEVELLE (Paul-Jules), né à Bar-le-Duc le 12 avril 1845. Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 novembre 1866), — discours de rentrée de 1869 : Éloge de Berryer, — préfet de l'Aube,

— député de l'Eure (14 octobre 1877), — de la Meuse (18 octobre 1885), ■— sous-secrétaire d'Etat de l'intérieur (13 février-mars


— 291 —

1879 et 30 janvier 1882-21 février 1883), — membre du Conseil supérieur des prisons (1881), — ministre de l'agriculture (8 janvier 1886), — membre du Conseil supérieur de l'agriculture, — vice-président de la Chambre des députés (1889), •— ministre de l'agriculture.

* SAGLLER (Charles-François), né à Châtillon-sur-Seine (Côted'Or) le 6 août 1845, mort en octobre 1877.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris, — discours de rentrée de 1869 : De l'application du jury en matière civile '.

GRAUX (Georges-Edouard), né à Saint-Pol (Pas-de-Calais) le 15 février 1843.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 décembre 1865-1880), — prix Paillet de 1869, — chef du cabinet du garde des sceaux(1877), — conseiller général et député du Pas-de-Calais (1881 et 1889), — auteur de: Les congrégations religieuses devant la loi.

*MASSONI (Auguste), né à Algérie 1er août 1841, mort en 1885.

Ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats à Bastia, —procureur de la République à Villefranche (Haute-Garonne) (9 mai 1879), — à Moulins (8 février 1880), — conseiller à Riom (9 janvier 1882) 2.

LAMY (Etienne-Marie-Victor), né à Cizet (Jura)'le 2 juin 1845.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1865), — prix Paillet de 1869, — membre de l'Assemblée nationale, — député du Jura (1876-1881).

NIVET (François-Georges), né à Chalon-sur-Saône le 24 décembre 1844.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, — prix Paillet de 1869, — substitut à Vesoul (29 juillet 1873), — procureur de la République à Arbois (30 octobre 1875), — à Cambrai (28 avril 1878), — à Draguignan (8 octobre 1878-30 juin 1880), — avocat à Chalonsur-Saône.

JACQUIER (Charles-François), Ch. de S. Grégoire-le-Grand, né à la Clayette (Saône-et-Loire) le 11 juillet 1845.

Avocat à la Cour d'appel de Lyon, — professeur de droit civil à l'Institut catholique de Lyon, — auteur de : De la condition légale des communautés religieuses en France.

1. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par M0 Bétolaud, bâtonnier, le 24 novembre 1877.

2. Voir dans le Bulletin de 1888 la notice lue par M. le président DupréLasale à l'assemblée générale du 28 décembre 1887.


— 292 —

* CHAREAU (Emile), né à Bercy (Seine) le 10 mars 1844, mort en 1885.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (25 novembre 1865) '.

*LEFRANC (Marie-Guillaume-Justin-Victor-Edmond) $fe, né à Mont-de-Larsan (Landes) le 9 août 1843, mort le 13 avril 1888.

Avocat à la Cour d'appel de Paris,— chef du cabinet du Ministre du commerce (juin 1871), — du Ministre de l'intérieur (1872), ■— substitut à Bordeaux (19 décembre 1872), —au tribunal de la Seine (1er juin 1876), — substitut du procureur général (17 juillet 1880), ■— conseiller à la Cour de Parisi.

GAIRAL (Jean-André-Marie-Simon), >$< de Saint-Grégoire-leGrand, né à Saint-Symphorien-d'Ozon (Isère) le 5 septembre 1843.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (1866 et 1870), — avocat à la Cour d'appel de Lyon, — professeur de droit international à l'Institut catholique de Lyon, — auteur de : Des dons et legs en faveur des personnes civiles ; — La sépulture catholique et la loi civile ; — Le mariage civil et le mariage religieux ; — Les associations entre Français et étrangers ; — L'oeuvre des ateliers d'apprentissage; — Les procès et les plaideurs d'après saint François de Sales ; — collaborateur de la Revue catholique des Institutions et du Droit.

* SAVARY (Charles-Joseph), né à Coutances (Manche) le 21 septembre 1845, mort en 1889.

Sous-préfet {1870), — membre de l'Assemblée nationale (Manche),

— député (1876-19 mars 1883), — président du Conseil général de la Manche, — sous-secrétaire d'État au ministère de la justice (18 décembre 1877), — conseiller d'État en service extraordinaire.

*PLOCQUE (Alfred-Henri), né à Paris le 8 juin 1845, mort le 6 février 1886.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (14 août 1866), — juge suppléant au tribunal de la Seine (6 mars 1871), — auteur de : Études de jurisprudence (Conférence des attachés, 1869) ;

— Législation des eaux et de la navigation.

MIR (Bertrand-Louis-Eugène), né à Castelnaudary le 11 avril 1843. Avocat à la Cour d'appel de Paris en novembre 1864, — élu secré1.

secré1. dans le Bulletin de 1886, page 30, le discours prononcé par Me Mar Lini, bâtonnier, le 30 novembre 1885.

2. Voir dans le Bulletin de 1889, page 15!), la notice de M. Lefrauc par il. Bertrand.


— 293 —

taire le 17 novembre 1868 en remplacement de M. Massoni, —ancien sous-préfet, — député de l'Aude (1876-1885 et 1889), — conseiller général de l'Aude (18 juin 1882), — membre du Conseil supérieur de l'Agriculture.

GUILLAUME (Louis-Jules-Firmin), né à Paris le 25 août 1841.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 janvier 1864-22 décembre 1871), — élu secrétaire le 15 juin 1869, en remplacement de M. Jacquier, — chef du contentieux de la Banque de France.

1869 -1870

Bâtonnier : W GRÉVY

DIETZ (François-Jules), né à Mâcon (Saône-et-Loire) le 3 novembre 1847.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (25 avril 1877), — chargé du discours de rentrée de 1870, — ancien rédacteur en chef du Parlement, — collaborateur du Journal des Débats, — professeur à l'École libre des sciences politiques.

REBOUL (Marcel-Jean), né à Puteaux le 16 août 1845.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 août 1866), — prix Bethmont de 1870, — discours de rentrée de 1871 : Éloge de M. Marie.

ALICOT (Michel), né à Montpellier le 17 juillet 1842.

Chargé du discours de rentrée de 1870, — ancien sous-préfet (1871), — député des Hautes-Pyrénées (1S76-1877 et 1881-1885), —- maître des requêtes au Conseil d'État (14 juillet 1879-1881), — maître des requêtes honoraire (5 janvier 1882), —membre du bureau d'assistance judiciaire près le Conseil d'État, — membre du Conseil supérieur de l'Agriculture.

*HELBRONNER (Horace), né à Paris le 25 août 1842, mort le 24 mai 1880'.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 novembre 1864), — prix Bethmont de 1870, — discours de rentrée de 1871 : Le pouvoir judiciaire aux États-Unis, — auteur de : Le Barreau d'Angleterre, discours prononcé à la conférence Paillet ; — Du compte courant et de ses principaux effets.

1. Le Bulletin de 1881 contient la notice de M. Helbronner, par Bétolaud. Voir dans le même Bulletin, page 61, le discours prononcé par Me Barboux, bâtonnier, le 29 novembre 1880.


— 294 —

LES AGE (Paul-Jules-Lucien) $;, PI, né à Versailles le 17 avril 1842.

Ancien élève de l'Ecole normale supérieure (1861), — docteur en droit, — licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1866), —prix Bethmont de 1870, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (25 novembre 1871), — membre du Conseil de l'Ordre (1882-1885).

HARDOUTN (Philippe-Joseph) ®, né à Amiens le 6 janvier 1845. Substitut à Laon (12 janvier 1872), •— à Amiens (2 décembre 1875-30 juin 1880), — avocat à la Cour d'appel d'Amiens.

MARIE (Jules-Charles-Albert), né à Laon (Aisne) le 15 novembre 1845.

Substitut à Dreux (12 mars 1872), — à Meaux (1er juillet 1874),

— à Auxerre (15 juillet 1875), — procureur de la République à Sens (29 juin 1878).

CAMOIN DE VENCE (Marie-Joseph), né à Marseille le 12 mars 1846. Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 mars 1864).

RONDET (Joseph), né à Vienne (Isère) le 26 décembre 1844. Substitut du procureur de la République près le tribunal de Vienne, — avocat à Vienne (mai 1879).

BUFFE (Albert-Marie-Jules), né à Chalon-sur-Saône le 5 mai 1843.

Substitut à Loudéac (26 octobre 1869), — procureur de la République à Vassy (26 décembre 1870), — à Saint-Nazaire (21 novembre 1874), — substitut du procureur général à la Cour de Rennes (15 août 1876), — avocat général (22 mars 1879-9 juillet 1880), — puis avocat à la Cour d'appel de Pau, — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Rennes en 1877 : Etude comparative de la législation française et de la législation anglaise.

PATINOT (Charles-Philippe-Georges) 0$, pA, C. de FrançoisJoseph (Autriche), né à Paris le 27 juin 1844.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1865-7 mai 1872),

— chef de cabinet du préfet de police (1871-1875), — préfet de l'Indre (21 mars 1876), — de Loir-et-Cher (18 avril-mai 1877), — préfet de Seine-et-Marne (18 décembre 1877-21 octobre 1883), — directeur du Journal des Débats.

* GODLN (Paul-Antoine-Alphonse), né à Versailles le 31 août 1839, mort le 15 mars 1887 '.

1. Voir dans le Bulletin de 1888 la notice de M. Godin par M. Paul Faure.


— 295 —

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 février 1867), —juge de paix suppléant du XIIIe arrondissement de Paris, — collaborateur du Droit.

GUYARD (Albert-Gabriel-Henri), né à Bar-sur-Seine le 18 février 1846.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (28 janvier 1868-14 janvier 1889), —nommé secrétaire le 9 novembre 1869 en remplacement de M. Buffe, — auteur de : De l'extension à la succession vacante de la nullité édictée par l'article 2146 (Conférence des attachés, 1870).

1870-1871

Bâtonnier: Me ROUSSE

MONOD (Henri-Charles) ^ , PA, Ch. des SS. Maurice-et-Lazare, né à Paris le 18 mai 1843.

Secrétaire général de l'Isère (avril 1871), — sous-préfet d'Aix (juin 1876-mai 1877) — préfet du Gers (18 décembre 1877), — de l'Ariège, — de l'Allier (15 mars 1879), •— du Calvados (17 novembre 1880), — du Finistère (1886), — directeur de l'Assistance publique au ministère de l'Intérieur (1886), — auteur de : L'administration de l'hygiène publique.

LE CONTE (Paul-Sébastien), né à Châlons-sur-Marne le 5 janvier 1844.

Substitut à Nogent-le-Rotrou (7 mai 1872), — à Vitry-le-François (20 mai 1872), — à Étampes (29 juillet 1873), — à Auxerre (21 novembre 1874), — procureur de la République à Coulommiers (5 décembre 1876), — substitut à Alger (3 décembre 1881), non acceptant.

CHAUVEAU (Franck-Joseph-Charles), né à Paris le 1er septembre 1846.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1868), —discours de rentrée de 1872 : Étude sur lord Brougham, — député de l'Oise (1876-1885), — sénateur de l'Oise (1888), — auteur de : De la poursuite criminelle et de l'établissement du ministère public en Angleterre ; — Elude sur la législation électorale de l'Angleterre ; — collaborateur du Bulletin de la Société de législation comparée.

CAMBON (Jules-Martin) 0*, 0. de l'Ordre de Léopold de Belgique, C. de l'Ordre de Sainte-Anne de Russie, né à Paris le 5 avril 1845.


— 296 —

Auditeur au Conseil d'État (24 juin 1871-31 août 1872), —préfet de Constantine, — secrétaire général de la préfecture de police (février 1879), — préfet du Nord (28 février 1882), — ministre résident à Tunis (1883), — ambassadeur de la République française à Madrid (1886).

DESMYTTÈRE (Albert-Marie-François-Aimé) ^ , né à Cassel (Nord) le 17 octobre 1848.

Docteur en droit, — prix Paillet de 1872, — substitut à Béthune (16 mai 1874), — à Saint-Omer (11 septembre 1875), — à Boulognesur-Mer (10 août 1878-3 juillet 1880), — ancien Bâtonnier , — avocat à Boulogne-sur-Mer.

DE ROYER (Clément-Joseph-Ernest), né à Paris le 4 novembre 1844.

Docteur en droit (20 juillet 1870), — discours de rentrée de 1872 : Études sur les mémoires de Beaumarchais, — substitut à Chartres (4 juillet 1873), — à Versailles (2 juin 1877-28 juin 1880), — avocat à la Cour d'appel de Paris, — auteur de : De l'exercice du privilège du propriétaire en cas de faillite du locataire (Conférence des attachés du 26 décembre 1867).

* DEMASURE (Marie-Joseph-Armand), né à Beauvais le 25 juillet 1847, mort le 12 juin 1885.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1869),

— prix Paillet de 1872, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (6 août 1876), — auteur de : Antoine Loysel et son temps;

— collaborateur de la Revue pratique, du Contrôleur de l'enregistrement, etc. '.

*LEVY (Ernest), né à Mulhouse le 20 octobre 1843, mort en 1876. Avocat à la Cour d'appel de Paris le 14 août 1867'-.

* DEMONGEOT (Armand-Nicolas), né à Mâcon le 9 juin 1842, mort en 1875.

Élève de l'École polytechnique, — ingénieur des mines, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1869), — auditeur (1870), —puis maître des requêtes au Conseil d'État (10 septembre 1872).

1. Le Bulletin de 1886, page 175, contient la notice de M. Demasure par M. Georges Devin.

2. Voir dans le Bulletin de 1882 un extrait du discours prononcé par M6 Bélolaud, bâtonnier, le 25 novembre 1876.


— 297 —

PONTHIER DE CHAMAILLARD (Henri-Marie-Charles), né à Quimper le 23 octobre 1848.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 novembre 1869), — avocat au tribunal de Quimper.

DE LA ROCHETTE (François-Joseph-Désiré DE PORTANIER), né à Rodez le 2 mars 1844.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 mai 1867-1871, 23 juillet 1873-22 mars 1879), — substitut à Fontainebleau (6 février 1871),

— à Étampes (4 juillet 1873, non acceptant), — substitut près le tribunal de la Seine (22 mars 1879), — substitut du procureur général (9 janvier 1882), — puis conseiller à la Cour de Paris (7 août 1885), — conseiller général de la Marne.

* DE PEYRAMONT (Jean-Georges DULÉRY), né à Paris le 26 février 1846, mort le .1er mai 1882.

Secrétaire général du Puy-de-Dôme (29 mai 1871), — sous-préfet de Sceaux (19 décembre 1872-1877), —avocat à la Cour d'appel de Paris (9 août 1879).

1871-1872'

Bâtonnier: M" ROUSSE

LE CONTE, Secrétaire de l'année précédente.

CHAUVEAU, Id.

DESMYTTÈRE, Id.

DE ROYER (Clément), Id.

* DEMASURE, Id.

* LÉVY, Id.

FLOURENS (Léopold-Émile) 0$, né à Paris le 27 avril 1841.

Licencié es lettres, —auditeur au Conseil d'État (décembre 18631868), — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1869), — nommé secrétaire le 14 novembre 1871 en remplacement de M. Monod, •— maître des requêtes au Conseil d'État (10 septembre 1872),

— conseiller d'Etat (14 juillet 1879), — directeur général des cultes (1er août 1879), — président de section au Conseil d'Etat (3 mars 1885), — président de section honoraire, — ministre des affaires étrangères (13 décembre 1886), — député des Hautes-Alpes (1887), — auteur de : La France et la Belgique, ouvrage couronné par l'Institut (1874).

l. Le Conseil de l'Ordre maintient en fonctions pour l'année 1S71-1S72 les Secrétaires de l'anne'e précédente.


— 298 —

DEBROU (Marie-Paul), né à Orléans le 5 juillet 1846.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (23 novembre 1867), — nommé secrétaire le 14 novembre 1871 en rem-, placement de M. de la Rochette, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (8 mai 1874-1882).

DE BROGLLE (Louis-Alphonse-Victor, prince) ^, né à Rome le 29 octobre 1846.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (21 novembre 1868), —nommé secrétaire le 14 novembre 1871 en remplacement de M. de Peyramont, — attaché d'ambassade à Londres (20 novembre 1871), — chef du cabinet du ministre des affaires étrangères (1873).

DEBELLOMAYRE (Louis-Michel-Emmanuel), né à Paris le 17 octobre 1847.

Docteur en droit, —avocat à la Cour d'appel de Paris, —nommé secrétaire le 14 novembre 1871 en remplacement de M. Cambon, — substitut près le tribunal de Dreux (1er juillet 1874), — d'Épernay (4 avril 1876), — de Saintes (1er avril 1879, non acceptant).

PARIS (Pierre-Néhémie-Emilien), né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 13 avril 1842.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris, —nommé secrétaire le 14 novembre 1871 en remplacement de M. Demongeot,

— conseiller de préfecture de la Haute-Vienne (5 novembre 1870),

— des Landes (22 mai 1872-4 août 1873), — avocat à la Cour d'appel de Limoges (24 novembre 1873), — conseiller municipal de Limoges en 1874 et en 1878, -^ substitut à Limoges (8 mai 1879),

— à Rouen (25 novembre 1880), — président du tribunal de Moulins (20 octobre 1883), — vice-président au tribunal de Bordeaux (20 octobre 1888), — auteur de : Un apôtre de la révolution religieuse, Charles-Marie-Athanase Pellissier, pasteur à Bordeaux, sa vie, son caractère, ses travaux (1876).

DEMOMBYNES (Denis-Julien-Gabriel), né à Amiens le 28 janvier 1840.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1er mars 1869), — nommé secrétaire le 28 novembre 1871, en remplacement de M. Broglie, — auteur de : Les constitutions européennes.

DE PITTI-FERRANDI (Sylvestre-Joseph-Marie) , né à Bastia (Corse) le 21 août 1846.

Docteur en droit, —avocat à la Cour d'appel de Paris, —nommé secrétaire le 19 décembre 1871, en remplacement de M. Ponthier de Chamaillard, — professeur à la Faculté de droit d'Aix, — conseiller général de la Corse.


— 299 —

VALFRAMBERT (Charles-Paul-Henri) $;, né à Saint-Remy-duPlain (Sarthe) le 3 janvier 1847.

Docteur en Droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (16 novembre 1867), — nommé secrétaire le 19 décembre 1871, en remplacement de M. Paris, —auteur de : Répertoire politique, historique et littéraire annuel; —De la responsabilité des communes; — La commune en Angleterre.

PAVIE.

Secrétaire de l'année suivante, — nommé secrétaire le 2 janvier 1872, en remplacement de M. de Pitti-Ferrandi.

1872-1873

Bâtonnier: W LACAN

MORILLOT (André-Paul), né à Paris le 19 janvier 1849. . Docteur en droit, — licencié es lettres, — discours de rentrée de 1873 : De l'éloquence judiciaire à Athènes, — substitut à Épernay (10 février 1875), — substitut du procureur général près la Cour d'appel de Douai (25 mars 1876), — avocat général à Besançon (8 février 1880-décembre 1883), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (28 décembre 1883), —auteur de : Condition juridique de l'époux survivant ; — De la personnalité du droit de copie qui appartient à un auteur vivant ; — De la clause qui dénie à l'État le droit de réduire un legs fait à un établissement public ; —De la commission des grades et de l'autorité qui s'attache, à ses décisions ; — Du faux par omission; — Du travail des enfants dans les manufactures et de la nécessité de modifier la loi du 19 mai 1874 ; — De la protection accordée aux oeuvres d'art, etc., dans l'empire d'Allemagne ; — Discours de rentrée : à la Cour de Douai, en 1879 : De l'éloquence judiciaire en France au XVIe siècle, — à la Cour de Besançon, en 1882 : Les Dieux de la justice antique.

MARTIN (Abel-Joseph TOMMT), né à Nevers le 3 mai 1842.

Docteur en droit (21 août 1867), — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 mai 1865), — discours de rentrée de 1873: Éloge de Dupin aîné.

DE VERDON (Louis-Antoine GIGOUNOUS), né à Angoulême le 1er janvier 1845.

Docteur en droit, —prix Liouville de 1873, — substitut à Nevers (8 novembre 1873), — à Bourges (30 avril 1875), — substitut du procureur général à Bourges (25 août 1877), — avocat à la Cour


— 300 —

d'appel de Bourges (1880), — bâtonnier (1890-1891), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Bourges en 1878 : Etude sur Guy Coquille.

LEDUC (Charles), né à Paris le 12 décembre 1846. Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1871), — prix Liouville de 1873.

LEDRU (Antoine-Léon-Alphonse), né à Strasbourg le 5 septembre 1848.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (27 juin 1871), — à Versailles (14 juillet 1888), — conseiller municipal et maire du Vésinet, — fondateur (avec Worms) du Journal des Société civiles et commerciales, — auteur de : Organisation, attributions et responsabilité des conseils de surveillance des Sociétés en commandite par actions ; — Des publicains et des Sociétés vectigalium ;

— Des syndicats professionnels (avec Worms), — collaborateur de la Revue politique et littéraire.

LEBEL (Marie-Georges), né à Saint-Denis (Seine) le 30 décembre 1847.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (30 novembre 1869).

LELONG (Eugène-Philippe), né à Angers le 10 juillet 1847.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (1868), — archiviste paléographe, — archiviste de la Corse (1876-1877), — avocat à la Cour d'appel d'Angers (1877), — archiviste aux Archives nationales (1882).

MOUTARD-MARTIN (Emile-Joseph), né à Paris le 12 juin 1847. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1868),

— au Conseil d'État et à la Cour de cassation (8 janvier 1875),

— membre du Conseil de l'Ordre (1886-1889), — membre du bureau d'assistance judiciaire près la Cour de cassation.

COSTE (Régis), né à Paris le 1er mai 1844. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (24 août 1867).

CHAUDREAU (Charles) $<, né à La Rochelle le 9 avril 1846. Substitut à Valence (3 octobre 1873), — à Nantes (7 juin 1877),

— substitut du procureur général à la Cour de Pau (20 octobre 1883), ■— auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Pau, en 1884; Des adoucissements à emporter à la loi sur les aliénés; — en 1886 : Les justices de paix.


— 301 —

WORMS (Louis-Ferdinand), né à Paris le 16 décembre 1847.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 janvier 1870), — membre du .conseil de surveillance de l'assistance publique de Paris. — auteur de: Étude sur la propriété littéraire (2 vol.); — fondateur (avec Ledru) du Journal des Sociétés civiles et commerciales ; — auteur de : Les syndicats professionnels (avec Ledru) ; — Publication des oeuvres de M. Rousse; —• Les étrangers en France au point de vue de l'assistance et des secours charitables ; — Bibliographie méthodique de l'assistance publique et privée en France et à l'étranger ; — Les mots : Assistance publique et Autorisation de plaider dans le Répertoire du droit français de Fuzier-Hermann; — De l'impossibilité d'appliquer l'article 419 du Code pénal aux syndicats professionnels.

PAVLE (Victor-Georges), né à Angers le 23 avril 1847.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1er février 1870), — substitut à Mamers (28 août 1873), — à la Flèche (30 juin 1874), — et au Mans (22 octobre 1874), — procureur de la République à ChâteauGontier (16 juin 1877), — à Saint-Calais (Sarthe) (11 mars 18796 juillet 1880), — avocat au Mans.

1873 -1874

Bâtonnier: Me LACAN

THIEBLIN (Marie-Auguste-Henri), né à Bar-sur-Aube (Aube) le 20 août 1846.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1867), — discours de rentrée de 1874 (Éloge de Gerbier).

BOURDILLON (Ernest-Auguste-Louis), né à Paris le 13 février 1850.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (23 avril 1870), — discours de rentrée de 1874 : Le barreau à l'Académie.

TERRAT (Barthélémy), né à Saint-Genest-Malifaux (Loire) le 2 juillet 1845.

Docteur en droit, — archiviste paléographe, — agrégé à la Faculté de droit de Douai, — professeur de droit à l'Institut catholique de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris (26 mai 1876), — membre correspondant de la Société d'Agriculture, sciences et arts du département du Nord.

TAVERNLER (Marie-Paul-Raphaël-Léon), né à Passy (Seine) le 22 octobre 1850.

Prix Bethmont de 1874, — substitut à Chaumont (21 novembre


— 302 —

1874), — à Philippeville (25 novembre 1876), — à Saint-Claude (21 février 1877), — à Vesoul (30 juin 1877), — avocat à Vesoul (20 décembre 1879), — à Besançon (novembre 1888).

CAZEAUX (Guillaume-Louis), né à Paris le 25 juin 1845.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1867-juin 1878 et 4 novembre 1880), — prix Bethmont de 1874, — substitut à Lons-le-Saulnier (29 juin 1878-17 juillet 1880).

FABRE (Pierre-Jules) PA, né à Paris le 23 novembre 1848.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1869), — adjoint au maire du Xe arrondissement de Paris (novembre 1884), — auteur de : De la prescription de l'action en responsabilité dirigée contre les architectes ; — Des courtiers ; — rédacteur du Journal des Conservateurs des Hypothèques.

NOBLET (Dominique-Jean-Victor-Albert-Élisée), né à Bruxelles le 2 mars 1845.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris, —substitut à Pontarlier (11 janvier 1876), — à Lure (27 mars 1876), — à Lons-le-Saulnier (8 novembre 1876), — procureur de la République à Nyons (22 mars 1879), — substitut du procureur général (11 décembre 1880), — puis conseiller à la Cour d'Orléans (15 septembre 1883), — auteur de : De la suppression des conseils de préfecture ; — Code pratique des chemins ruraux ; — discours de rentrée à la Cour d'Orléans, en 1881 : La loi pénale en Belgique.

DANIEL (Marie-François-Paul), né à Orléans le 5 septembre 1848. Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1870).

LAURENT-ATTHAL1N (Gaston-Marie) $, né à Colrnar le

24 octobre 1848.

Docteur en droit, — rédacteur au ministère de la Justice, —juge suppléant (1er juin 1878), — puis juge d'instruction (13 novembre 1883) au tribunal de la Seine.

NEROT (James), né à Londres le 27 février 1831. Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 juin 1871).

BONNIER-ORTOLAN (Elzéar-Joseph-Charles), né à Paris le

25 novembre 1848.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 décembre 1868), — auteur dramatique (Pierre-Elzéar).

DANET (Louis-Charles-Albert), né à Privas le 7 août 1846. Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1868)j — membre du Conseil de l'Ordre (1890).


— 303 —

ALPY (Henri-Marie), né à Mantes (Seine-et-Oise) le 15 janvier 1849.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (novembre 1869-11 septembre 1875 et 6 décembre 1880), — nommé secrétaire le 5 août 1873 en remplacement de M. Terrât, ■— substitut à Bar-sur-Aube (11 septembre 1875), — à Provins (5 décembre 1876-novembre 1880), — conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine (1890), — auteur de : De la collation des grades universitaires dans les pricipaux pays de l'Europe ; — La loi du 28 mars 1882 sur l'enseignement primaire obligatoire devant la Cour de cassation ; — collaborateur du Bulletin de la Société de législation comparée, du Recueil de Sirey et du Journal du Palais.

1874 -1875

Bâtonnier: Me SENARD

DEVIN (Prosper-Georges), né à Paris le 28 août 1848.

Docteur en droit,— licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1869), — discours de rentrée de 1875 : De l'éloquence judiciaire à Rome, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (1876), — membre du Conseil de l'Ordre (1888).

MENNESSON (Aimé-Joseph-Gustave), né à Craonne (Aisne) le 21 janvier 1847.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (médaille d'or du concours de doctorat), — avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1867), — discours de rentrée de 1875': Éloge de Royer-Collard, — membre du Conseil de l'Ordre (18 février 1891).

DREYFUS (Ferdinand), né à Paris le 5 mai 1849.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1871), — prix Paillet de 1875, — ancien conseiller général (1877-1880), — puis député de Seine-et-Oise (1880-1885), — membre du conseil supérieur des prisons (1881), — membre du Conseil supérieur de l'agriculture (1882), — auteur de : Manuel complet de l'électeur (avec Paul Beurdeley), —Du Manuel populaire du conseiller municipal (1884), — ré'dacteur du journal Le Siècle, — directeur du journal Le Conseiller Municipal.

CABAT (Augustin-Émile-Louis), né à Paris le 27 février 1848. Substitut à Bar-sur-Seine (18 mai 1875), — à Pontoise (8 mai 1879), — à Melun (mai 1880), —à Versailles (17 juin 1882), —


— 304 —

au tribunal de la Seine (28 août 1886), — prix d'éloquence de 1888 à l'Académie française : Eloge de Balzac, — auteur de : Du calcul de la durée de peines ; — Étude sur l'oeuvre de Balzac.

BROSSARD DE MARSILLAC (Louis- Armand -Saint- ThéauÉdouard) PA, né à Terrasson (Dordogne) le 30 décembre 1849.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (25 janvier 1874), — prix Paillet de 1875, — maître des requêtes au Conseil d'État (5 janvier 1882), — juge au tribunal de la Seine (1888), — auteur de : Traité de la législation relative aux animaux utiles et nuisibles.

BONNET (François-Gaston), né àPérigueuxle 11 juillet 1849.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, — puis à Périgueux, — conseiller municipal de Périgueux, — substitut du procureur général à Nancy (25 juin 1880), — avocat général à Rennes (10 novembre 1880), — président de Chambre à la Cour de Riom (octobre 1885), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Rennes en 1882 : La Chalotais, son caractère, ses idées.

LEBON (Maurice-Henri), né à Paris le 13 novembre 1849. Ancien secrétaire du garde des sceaux, — secrétaire général de la Mayenne, — puis de la Seine-Inférieure (jusqu'au 28 octobre 1880),

— avocat à la Cour d'appel de Rouen, — membre du Conseil municipal, — puis maire de Rouen, — député de la SeineInférieure (22 février 1891).

MORILLOT (Georges-Etienne), né à Paris le 19 octobre 1851. Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 avril 1872).

COUHIN (Claude-Raoul), né à Semur (Côte-d'Or) le 18 mai 1850.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1872), — fondateur de la Revue : Le Régime international de la propriété industrielle.

ROCHER (Georges-Louis-Leufranc), né à Paris le 21 septembre 1845. Avocat à la Cour d'appel de Paris (19 juin 1871).

BLONDEL (Louis-Marie-Joseph), né àBIois le 5 novembre 1851.

Docteur en droit, — substitut à Vouziers (30 novembre 1875), — à Saint-Mihiel (Cour d'assises de la Meuse) (13 octobre 1877), — procureur de la République à Château-Chinon (8 février 1880), — à Avesnes (1880), — substitut du procureur général(20 avril 1882),

— avocat général à la Cour de Douai (16 mai 1887), — auteur de : Des assurances sur la vie dans leur rapport avec le droit civil; ■— discours de rentrée à la Cour de Douai, en 1887 : Le Droit et la procédure dans la Comédie humaine de Balzac.


— 305 —

MASSE (Charles-Edouard) $;, né à Strasbourg le 30 mars 1850.

Substitut à Ruffec (20 octobre 1875), — à Périgueux (5 février 1878), — procureur de la République à Ribérac (15 mai 1879), — substitut du procureur général à la Cour d'Orléans (9 mars 1880),

— avocat général à la Cour de Besançon (4 décembre 1883),— auteur de : Discours de rentrée à la Cour d'Orléans, en 1880 : La réforme du Code d'instruction criminelle; — à la Cour de Besançon, en 1886: Le Privilège des avocats; — en 1890: Le nouveau Code pénal italien.

GOSSET (Antoine-Charles-Marie-Philibert) ©, né à Charenton (Cher) le 27 février 1847.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1867),

— nommé secrétaire en remplacement de M. Cabat, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (1875), — membre du Conseil de l'Ordre (1887).

1875 -1876

Bâtonnier: Me SENARD

LEROUX (Marie-Gabriel), né à Beauvais le 9 mars 1850. Avocat à la Cour d'appel de Paris (1875-1877), — discours de rentrée de 1876 : Eloge d'O'Connell, — sous-préfet de Vervins (1877),

— de Dreux (3 mai 1879), — maintenu à Vervins sur sa demande,

— secrétaire général des Bouches-du-Rhône (5 octobre 1884), — préfet de la Haute-Saône (1886), — d'Ille-et-Vilaine.

ROUGÉ (Marcel-Gérard-Gandérique), né à Troyes le 5 février 1851.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, — substitut à Mâcon (8 avril 1876), — à Chalon-sur-Saône (10 août 1878-30 septembre 1881), — avocat à Chalon-sur-Saône.

DESJARDINS (Florimond), né à Montcamet (Aisne) le 14 mars 1848.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (23 février 1874), — discours de rentrée de 1876: Les Jésuites et l'Université devant le Parlement de Paris au seizième siècle.

FALCIMAIGNE (Charles) $5, né à Saint-Germain-l'Herm (Puyde-Dôme) le 9 juin 1851.

Docteur en droit (8 janvier 1874), — prix Liouville de 1876, — attaché de lie classe (concours de décembre 1875), — substitut à

COKFÉR. DES AVOCATS. 20


— 306 — <;'"

Meaux (18 novembre 1876), — à Reims (1er avril 1879), — au tribunal de la Seine (17 juillet 1880), — du procureur général à la Cour de Paris (24 février 1888), — avocat général à la Cour de Paris (21 avril 1891).

HERBET (Marie-Pierre-Félix), né à Amiens le 28 septembre 1847.:

Archiviste paléographe (1869), — docteur en droit (21 mai 1874), — avocat à la Cour d'appel de Paris (21 novembre 1870), — prix Liouville de 1876, — membre de la Société des antiquaires de Picardie, — auteur de : Essai sur Mélusine ; — Prière Théophile ; — Pierre Habert; — Des effets des saisies.

DE ROYER (Paul-François), né à Paris le 10 février 1848. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 février 1872).

DUVAL (Eugène-Louis-Marie), né à Paris le 10 novembre 1847.

Docteur en droit, — licencié es lettres — avocat à la Cour d'appel de Paris (19 juin 1871), — substitut près le tribunal de la Seine (4 août 1880), — du procureur général à la Cour de Paris, —

auteur de : Des milices en droit romain ; — De la vénalité des offices en droit coulumier ; — De la nature des offices ministériels, de leur transmission et de l'exercice du droit de présentation sous le régime de la loi du 28 avril 1816, en droit civil français.

BOURGEOIS (Léon) $, PA, né à Paris le 29 mai 1851.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (15 juillet 1872), — attaché au cabinet du ministre des Travaux publics (mars 1876), — sous-chef du contentieux au ministère des Travaux publics (novembre 1876), — secrétaire général de la Marne (décembre 1877),

— sous-préfet de Reims (17 novembre 1880), — préfet du Tarn (7 novembre 1882), — secrétaire général de la préfecture de la Seine (16 octobre 1883), .— préfet de la Haute-Garonne (1885), — directeur du personnel et du secrétariat au ministère de l'Intérieur (6 novembre 1886), — préfet de police, — député de la Marne (1888),

— sous-secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur (1888), — ministre de l'Intérieur (1889), — de l'Instruction publique (17 mars 1890), — auteur de: La Hongrie; — Des travaux publics communaux ; — Les chemins de fer économiques ; — a collaboré à la Réforme économique et au Journal des Économistes.

DREYFOUS (Georges-Julien), né à Paris le 22 juillet 1848.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 février 1871), — auteur de : Des titres au porteur dans leurs rapports avec le droit civil.


— 307 —

SALZEDO (Numa-Joseph), né à Bayonne le 1er décembre 1851.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1871), — à Constantinople (1887), — auteur de : la Coulisse et la Jurisprudence.

CANOT (Eugène-Auguste-Oscar), né à Port-Louis (île Maurice) le 21 juin 1850.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (3 juillet 1871), — substitut à Montauban (9 mai 1888), — substitut à Lyon (6 décembre 1889).

HACHE (Jean-Baptiste-Eugène), né à Paris le 15 septembre 1849.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1871), — conseiller général de Seine-et-Oise (octobre 1881).

LAFFON (Jacques-Etienne-Fernand-Gabriel), né à Saint-Savinde-Blaye (Gironde) le 27 juillet 1853.

Docteur en droit, — lauréat du concours général des Facultés de droit, et de la Faculté de droit de Paris, concours de doctorat (1873), — nommé secrétaire en remplacement de M. Rougé, — attaché de 1" classe (concours de décembre 1877), —substitut à Mont-de-Marsan (18 août 1878), — procureur de la République à Clamecy (19 avril 1879), — à Saint-Malo (13 janvier 1880), — substitut près le tribunal de la Seine (17 juillet 1880), — du procureur général à la Cour de Paris (1888).

1876-1877

Bâtonnier: Me BÉTOLAUD

BARD (Alphonse) ^, né à Paris le 26 mars 1850.

Docteur en droit, — licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 mars 1872), — discours de rentrée de 1877 : Éloge d'Odilon Barrot, —substitut à Marseille (11 mars 1879), —au tribunal de la Seine (21 octobre 1879), —substitut du procureur général à Paris (22 novembre 1884), — Directeur des affaires civiles et du sceau au ministère de la Justice, — conseiller d'État en service extraordinaire, —auteur de : Du divorce et de laséparation de corps ; — Commentaire de la loi des 12-27 juillet 1875 sur la liberté de l'Enseignement supérieur ; — Petit guide pour les élections des sénateurs; — La Constitution française de 1875 étudiée dans ses rapports avec les constitutions étrangères (avec Robiquet) ; — Précis de droit international pénal et privé.


— 308 —

BEAUREGARD (Paul-Victor) pi, né au Havre le 13 octobre

1853.

Docteur en droit, — désigné pour le second Discours de rentrée de 1877, — professeur agrégé à la Faculté de droit de Douai (1877),—professeur agrégé (1881), puis professeur titulaire à la Faculté de Droit de Paris (23 décembre 1887), — lauréat de l'Académie des sciences morales et politiques (1886), — auteur de : Éléments d'Économie politique ; — Essai sur la théorie du salaire, la main-d'oeuvre et son prix.

HENRY (Hippolyte-Lucien), né à Savonnières-devant-Bar-le-Duc le 23 septembre 1851.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 novembre 1874), — discours de rentrée : Un procès de presse en 1821, procès de P.-L. Courrier, — et prix Bethmont de 1877, — chef du cabinet du soussecrétaire d'Etat à l'intérieur (février-mars 1879).

ROULIER (Jules-Auguste-Clément-Marie) $!, p A., G. 0. du Nicham Iftikhar (Tunisie), né à Saint-Hilaire-du Harcouët (Manche) le 29 juillet 1852.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (mars 1873),

— prix Bethmont de 1877, — substitut à Saint-Étienne (10 août 1878), — à Marseille (3 novembre 1879), —au tribunal de la Seine (3 juillet 1880), — chef de la division du personnel au ministère de la justice (8 mars 1884), — substitut du procureur général (3 mai 1885), — avocat général à la Cour de Paris (2 octobre 1888),

— auteur de : Étude sur la tierce opposition.

GOURD (Alphonse-Ramsay), né à New-York le 7 septembre 1850.

Docteur en droit, — licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1872), — de Lyon (1878), — administrateur de la caisse d'épargne de Lyon, — auteur de : La Condition de la mère, — Les Chartes coloniales et les Constitutions des États- Unis de l'Amérique du Nord, -— La Question des logements ouvriers, — membre correspondant de l'Académie de législation de Toulouse, — collaborateur de l'Annuaire de Législation étrangère, — du Bulletin de Législation comparée, etc.

DUSSAUD (Philippe) %, pA, né à Aix-en-Provence le 23 avril 1854.

Docteur en droit, — licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (9 novembre 1874-24 mars 1879, et 10 février 1880), — secrétaire du ministre de l'instruction publique et des beaux-arts (1879), — chef du cabinet du garde des sceaux (18801881).


— 309 —

BLIN (Lueien-Edme-Etienne-Victor), né à Auxerre le 13 octobre 1849. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris

(20 août 1872), — auteur de : Précis de droit féodal et coutumier (avec Malécot) ; — De l'assurance sur la vie.

BONNEVILLE (Femand-Alfred), né à Haute-Molune (Jura) le 8 décembre 1848.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Dijon, — agrégé, — puis professeur à la Faculté de droit de Dijon (9 août 1881), — conseiller général du Jura.

PLUM (Eugène-Auguste), né à Rio-de-Janeiro (Brésil) le 25 août 1847.

Docteur en Droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (21 août 1871).

MEURGÉ (Jean-Albert) pA, né à Paris le 11 janvier 1849. Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 juin 1873), — adjoint au maire du Ve arrondissement de Paris.

LECOINTE (Jules-Maurice), né à Paris le 8 mars 1850. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 mai 1872), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (1880).

* LE FRANC (Marie-Edouard-Victor) ®, né à Paris le 8 octobre 1849, mort le 3 février 1888.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 mars 1874), — chef du cabinet du président du conseil des ministres (février 1879), — conseiller, référendaire à la Cour des comptes (7 juin 1879) '.

CAUV1N (Paul-Auguste), né à Paris le 27 juillet 1851.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 juin 1875), — nommé secrétaire en remplacement de M. Bonneville, — rédacteur du Recueil périodique des assurances, — Directeur de la Compagnie «La Confiance» (Incendie).

1877 -1878

Bâtonnier: M" BÉTOLAUD

LOUSTAUNAU (Léopold-Albert), né à Paris le 27 octobre 1849.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (27 avril 1874), — discours de rentrée et prix Paillet de 1878 :_ Étude sur Barnave, — auteur de: De la détention préventive.

l. Voir.dans le Bulletin de 1889, page 159, la notice de M. Lefranc par M. Bertrand.


— 310 —

CRUPPI (Charles-Marie-Jean), né à Toulouse le 23 mai 1855.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, — discours de rentrée et prix Paillet de 1878 : Lacordaire à l'audience, — substitut près le tribunal de la Seine (8 février 1880), — substitut du procureur général (7 août 1885), — avocat général à la Cour de Paris (28 novembre 1889).

LARNAUDE (Etienne-Ferdinand), né à Condom (Gers) le 21 mai 1853.

Chargé de cours à la Faculté de droit d'Aix (1877), — professeur agrégé à la Faculté de droit de Bordeaux (1878), — de Paris (1882), — auteur de : De la protection de la propriété littéraire dans les rapports internationaux, rapport au Congrès littéraire international.

* GUILLALN (Louis-Emile), né à Paris le 9 février 1854, mort le 22 mai 1881.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 avril 1875), — auteur de : Essai sur la voix et la diction au barreau '.

PELLETIER (Henri-Michel) $, p A, né à Paris le 24 janvier 1852. Avocat à la Cour d'appel de Paris (28 juillet 1876), — auteur de : Procédure en matière de contrefaçon (avec Defert).

JACOMY (Remy-Miehel-Sulpice), né à Ria, près Prades (PyrénéesOrientales) le 19 janvier 1852.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (1873), — substitut près le tribunal de Marseille (21 novembre 1879), — de la Seine (8 juillet 1880), — substitut du procureur général (5 juillet 1887), — auteur de : Étude sur la législation des Mines.

DUFLOS (Ferdinand-Félix) $S né à Abbeville (Somme) le 2 avril 1851.

Docteur en droit, — sous-préfet de Montdidier (1878), — de Provins (17 novembre 1880), — administrateur du territoire de Belfort (4 avril 1883), — préfet de Loir-et-Cher (avril 1885),- — de l'Allier (mai 1886), — de l'Oise (1889).

FAURE (Paul-Marie-Joseph), né à Sorgues (Vaucluse) le 16 janvier 1852. Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 novembre 1874).

RICHARD (Louis-Albert), né à Paris le 21 octobre 1850. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (18 nol.

nol. Bulletin de 1882 contient la notice de M. Guillain par M. Louslavnau.


— 311 —

vembre 1872), -.— auteur de : Législation des chemins de fer d'intérêt local ; — Traité de la. responsabilité civile en matière d'incendie (avec Maucorps).

DE ROYER (Louis-Henri), né à Paris le 25 février 1852. Docteur en droit, —avocat à la Cour d'appel de Paris (28 août 1875), — auteur de : Du jeu et du pari.

* GENETS (Emmanuel-Marie-Jules), né à Paris le 13 juin 1850, mort le 5 décembre 1888.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (10 mars 1873), — adjoint au maire du VU!" arrondissement de Paris (1888), ■— fondateur (avec Defert) du Journal des Faillites '.

DUCULNG (François), né à Paris le 13 septembre 1856.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1876), — adjoint au maire du VIIIe arrondissement de Paris (2 janvier 1889).

DEFERT (Henri-Alexandre), né à Bercy (Seine) le 6 janvier 1851.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (16 décembre 1872), — nommé Secrétaire en remplacement de M. Duflos,

— avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (1878),

— adjoint, — puis maire du VIe arrondissement de Paris, — auteur de : Code annoté des faillites et banqueroutes (avec Rousseau) ;

— Procédure en matière de contrefaçon (avec Pelletier) ; — Le Concordat de 1801 et les articles organiques ; — collaborateur du Journal de procédure civile ; — fondateur (avec Genêts) du Journal des Faillites.

1878 -1879

Bâtonnier: Me NICOLET

ROUSSET (Pierre-Jean-Joseph-Raoul), né à Savignac-les-Eglises (Dordogne) le 23 mai 1855.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1876), — discours de rentrée de 1879 : Éloge de Chaix d'Est-Ange.

FELDMANN (Bernard-Armand), né à Paris le 12 avril 1855. Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, —

l. Voir dans le Bulletin de 1889 la notice de M. Genêts par M. Cruppi. Voir aussi, dans le Bulletin de 1890 le discours prononcé par Me Cresson, bâtonnier, le 25 novembre 1889.


— 312 —

avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1876), — discours de rentrée de 1879 : Une séance au Parlement anglais en 1791.

NOURISSAT (Gilbert-Dominique-Alfred), né à Charolles (Saôneet-Loire) le 6 avril 1852.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (1875), — prix Liouville de 1879, — avocat à la Cour d'appel de Dijon (1880).

DAIN (Marie-François-Joseph-Alfred) PA, né à Marie-Galante (Guadeloupe) le 1er novembre 1852.

Docteur en droit, —lauréat de la Faculté de droit de Paris (1880),

— professeur agrégé à l'École de droit d'Alger (1881), — avocat à la Cour d'Alger.

BOULLOCHE (André), né à Paris le 13 avril 1854.

Licencié es lettres, — docteur en droit, — attaché de lre classe au ministère de la justice (concours de mars 1876), — sous-chef du cabinet du garde des sceaux (19 décembre 1877), — substitut à Melun (29janvierl879), —à Reims (13 janvier 1880), — au tribunal de la Seine (15 septembre 1883), — substitut du procureur général à la Cour de Paris (14 août 1891).

FLAMAND (Charles-Auguste), né à Valenciennes (Nord) le 9 août 1851.

Docteur en droit, — licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (16 novembre 1874-juin 1880 et 8 novembre 1880),

— substitut à Versailles (23 juin-16 octobre 1880), — rédacteur en chef de la Loi.

CHALLAMEL (Jules-Marie-Emile) pi, né à Paris le 2 novembre 1853.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (deux premiers prix de licence 1875, deuxième médaille d'or de doctorat 1877, médaille d'or de Thèses 1879, prix Rossi 1880), —avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1875), — auteur de : Étude sur les cédules hypothécaires (Handfesten, bons fonciers); -— Étude sur le régime de la ville libre de Brème ; — Étude critique sur l'hypothèque judiciaire ; — secrétaire de la Société de législation comparée, — collaborateur de l'Annuaire de législation étrangère et de l'Annuaire de législation française.

LENTE (Louis-Jean-Baptiste-Charles), né à Paris le 10 mars 1854. Avocat à la Cour d'appel de Paris (23 mars 1874).

ROUARD DE CARD (Michel-Edgard), né à Limoges le 20 mai 1853. ■ Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, —


— 313 —

chargé de cours àlaFaculté de droit d'Alger (1880), — professeur agrégé à la Faculté de droit de Montpellier (l<=r janvier 1883), — de Toulouse (1886), — auteur de : Droit international, —La guerre continentale et la propriété ; — L'arbitrage international dans le passé, le présent et l'avenir.

* BOILEAU (Paul), né à Paris le 1er février 1853, mort le 20 septembre 1879.

Avocat à la Cour d'appel de Paris '.

SAUZET (Émile-Marie-Marc), né à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) le 18 février 1852.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (19 avril 1875), — professeur agrégé à la Faculté de droit de Lyon (1881).

VANNESSON (Marie-Louis-Gaston), né à Moulins le 24 juin 1853. Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1875).

CARPENTLER (Adrien-Louis), né à Paris le 18 mai 1853.

Docteur en droit, — élu Secrétaire le 4 février 1879 en remplacement de M. Boulloche, — avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1874-23 novembre 1880 et 4 novembre 1884), — professeur agrégé à la Faculté de droit à Dijon (1er janvier 1883), — auteur de: Traité théorique et pratique, du Divorce ; — rédacteur du Répertoire général alphabétique du droit français.

1879-1880

Bâtonnier: Me NICOLET

JAMAIS (François-Emile), né à Aiguesvives (Gard) le 10 novembre 1856.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (les deux seconds prix du concours de licence) et du concours général des Facultés de droit (1878),—docteur en droit (1881),—avocat à la Cour d'appel de Paris (19 novembre 1878), — discours de rentrée de 1880: L'esprit libéral au Barreau sous la Restauration, — député du Gard (18 octobre 1885).

CHENU (Charles-Alphonse), né à Paris le 1er mars 1855. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (4 fé1.

fé1. Bulletin de 1880 contient la notice de M. Boileau, par M. Nourissal. Voir dans le même Bulletin, page 39, la lettre de Me Nicolel, lue par Me Jules Favre le 22 décembre 1879.


— 314 —

vrier 1878), — discours de rentrée de 1880: Eloge de Duvergier,

— auteur de : Chasse et procès.

BOIVLN-CHAMPEAUX (Paul-Louis-Victor), né à.Neufchâtel (Seine-Inférieure) le 22 juin 1854.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Caen (1876),

— avocat à la Cour d'appel de Paris (décembre 1878), — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (5 août 1881).

* HOLLEAUX (Georges-Louis), né à Reims le 1er avril 1855, mort le 13 janvier 1883.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1877), — docteur en droit (30 juillet 1879), — substitut à Melun (13 janvier 1880),

— procureur de la République à Joigny (14 octobre 1882) '.

CHOBERT (Joseph-Marie), né à Paris le 5 septembre 1852. Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (1876),

— avocat à la Cour d'appel de Paris (novembre 1876), — professeur suppléant à l'Institut catholique de Paris.

SUREAU (Gustave-Casimir), né à Chartres le 6 mars 1853.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (31 janvier 1876), — juge au tribunal d'Évreux (19 décembre 1882), — à Chartres (6 octobre 1883), chargé des ordres, — président du tribunal d'Étampes (21 avril 1891).

LAS CASES (Joseph-Augustin-Emmanuel, comte de), né le 2 avril 1854.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1876), — conseiller général de la.Nièvre (1er août 1886).

BONNET (Henri-Adrien), né à Paris le 22 février 1855. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1876).

PINTA (Eugène-Camille), né à Paris le 30 juin 1851. Avocat à la Cour d'appel de Paris (12 janvier 1877-1883, puis le 1er juin 1886), — arbitre près le tribunal dé commerce (1883),

— rédacteur à la Gazette des Tribunaux, — conseiller municipal de Vincennes.

OLLENDORFF (Gustave) ^c, PA, né à Paris le 4 mars 1850. Avocat à la Cour d'appel de Paris (mars 1879), — attaché au cabinet du ministre de l'Instruction publique (1879), —chef de bureau

1. Le Bulletin de 1884 contient la notice de M. Holleaux par M. Cabat.


— 315 —

à l'Administration des Beaux-Arts (1881), — chef de cabinet du ministre du Commerce (janvier 1886), — chef de division au ministère du Commerce.

TOUCHAIS (Charles-Joseph), Ch. de Saint-Grégoire-le- Grand, né à Nantes le 21 mars 1852.

Licencié es sciences, — préparateur à l'École supérieure des sciences de Nantes (1872), — avocat à la Cour d'appel de Paris (15 mars 1875), — prix Bethmont de 1880.

YIBERT (Georges-Félix-François), né à Coutances (Manche) le 7 septembre 1855.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (mai 1877), —docteur en droit,

— substitut à Tours (24 février 1880), — substitut du procureur général (8 juillet 1880), — avocat général (3 novembre 1885), — puis conseillera la Cour de Douai (24 mars 1887), — auteur de : Le contrat d'assurance sur la vie ; — discours de rentrée à la Cour d'appel de Douai, en 1882 : La législation anglaise sur le mariage, la séparation de corps et le divorce.

MIMEREL (Antoine-Floris-Eugène), né à Paris le 10 mars 1854.

Docteur en droit (1880), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1877), — nommé Secrétaire le 27 janvier 1880, en remplacement de M. Holleaux, — avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation (24 décembre 1880).

REINACH (Joseph-Hermann) ^, pA, né à Paris le 30 septembre 1856.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (novembre 1877-décembre 1881 et 4 février 1882), — nommé Secrétaire en mars 1880, en remplacement de M. Vibert, — chef du secrétariat de la Présidence du Conseil des ministres (16 décembre 1881-28 janvier 1882),— député des Basses-Alpes (22 septembre 1889), — directeur politique de la République française, — rédacteur de la Revue politique et littéraire, de la Revue historique, de VAthenoeum, etc., — auteur de : La Serbie et le Monténégro ; — Voyage en Orient ; — Le Rétablissement du scrutin de liste ;

— Les Récidivistes ; — Le Ministère Gambetta ; — Les lois de la République ; — La logiqueparlementaire ; — Les petites Catilinaires (la Foire boulangiste, le Cheval noir, Bruno le fileur) ; — Essais de Littérature et d'Histoire ; — Gambetta orateur ; — Manuel de l'Enseignement primaire (en collaboration avec Charles Richet) ; — éditeur ''des Discours et plaidoyers politiques de Gambetta et de dépêches de la Délégation de Tours- Bordeaux.


— 316 -^

1880-1881

Bâtonnier: Me BARBOUX

DA (Paul-Henri), né à Paris le 27 février 1853.

Docteur en droit, — lauréat du concours général des Facultés de droit (premier prix, 1874) et de la Faculté de droit de Paris (médaille de thèse, 1877), — avocat à la Cour d'appel de Paris (22 août 1874), — discours de rentrée de 1880 : Éloge de Detangle.

JAY (Marie-Raoul), né à Paris le 1er juin 1856.

Docteur en droit, — lauréat dé la Faculté de droit de Paris (1876), — avocat à la Cour d'appel de Paris (29 janvier 1877), — discours de rentrée de 1881 : Mounier aux États provinciaux du Dauphiné et à l'Assemblée constituante,—chargé de cours, — puis professeur agrégé (mai 1884) à la Faculté de droit d'Aix, —de Grenoble, —auteur de : Le travail des enfants et filles mineures dans l'industrie ; — La personnalité civile des syndicats professionnels. ■

MA VET (Adolphe), né à Versailles (Seine-et-Oise) le 3 mars 1853.

Lauréat de la Faculté de droit de Nancy (1873-1874), — avocat à la Cour d'appel de Paris (26 mai 1879), — prix Paillet de 1881.

PRÉVOST (Alexandre-Eugène), né à Paris le 2 mars 1853. Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 décembre 1879), —prix Paillet de 1881.

LYON (Henri), né à Paris le 28 mars 1856.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 janvier 1878).

LEDEBT (Henri-Théodore), né à Charenton-le-Pont (Seine) le 23 mai 1852. Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 janvier 1879).

RÉVOIL (Amédée-Marie-Joseph-Paul) >fe, né à Nîmes (Gard) le 23 mai 1856.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (26 novembre 1877), — chef de cabinet du sous-secrétaire d'État aux colonies (janvier 1886).

LE HENAFF (François-Félix-Jacques), né à Guingamp (Côtesdu-Nord) le 28 novembre 1858.

Lauréat de la Faculté de droit de Rennes (deux premiers prix 1878), — avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1879).


. — 317 —

DAURIAT DES CARS (Émery-Louis-Albert), né à Bordeaux le 12 octobre 1854.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 janvier 1877-1885).

BOURCART (Gabriel), né à Stosswihr (Alsace) le 2 juillet 1854.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (premier prix de droit romain, second prix de droit français du concours de licence, médaille de thèse, 1881) et du concours général des Facultés de droit (1877), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1877), — de Nancy (1881), — professeur agrégé à la Faculté de droit de Nancy (1881), — auteur de : Étude historique et pratique sur les actions possessoires ; — Du fondement de la responsabilité du locataire en cas d'incendie.

DE PINCE (Charles-Jacques-Marie), né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 23 mai 1855.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (24 janvier 1880), — attaché au cabinet du préfet de la Seine (1880), — chef du cabinet du sous-secrétaire d'État au ministère de l'intérieur (février 1882), — secrétaire général du Calvados (4 avril 1883), — résident à HaïPhong.

CORDIER-SOUVESTRE (Bernard-Félix-Hippolyte), né à Paris le 15 octobre 1854.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (28 mai 1877), — substitut à Melun (17 juin 1882), — procureur de la République à Tonnerre (20 octobre 1883), — substitut du procureur général à la Cour de Caen (27 octobre 1886), — procureur de la République à Rambouillet (1888), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Caen, en 1887 : La situation des étrangers en France.

1881-1882

Bâtonnier: Me BARBOUX

DAGUILHON-PUJOL (Georges-Louis-Charles), né à Foix le 11 mars 1855.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (7 mai 1879), — discours de rentrée de 1882 : Éloge de Jules Favre.

DEROY (Jean-Edme-Léon), né à Paris le 4 avril 1855.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (31 décembre 1877), — discours de rentrée de 1882 : Le procès de Fouquet, — auteur de : Rapport sur les conférences de droit (1882)'.


— 318 —

' BARBIER (Albert-Georges), né à Arras le 9 décembre 1854.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (15 janvier 1877), — auteur de : Code expliqué de la Presse, — rédacteur de la Revue des lois nouvelles.

ALLOU (Antoine-Roger-Henri), né à Paris le 16 mai 1855.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 décembre 1877), — prix Liouville de 1882, — auteur de : La campagne de 1870, tr. du Times; — Un avocat italien, M. Mancini; — Un poète italien, G. Carducci; — éditeur de : Discours et plaidoiries de M. Allou, avec une préface.

FLICHE (Marc-François-Louis), né à Nancy le 10 janvier 1856.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (concours de licence, 1876, et de doctorat, 1877), — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 novembre 1876), — membre de la Société archéologique de Sens; — auteur de : Le grand débat de Pierre de Cugnières et du Clergé de France en l'an 1329 ; — L'enfant et l'atelier ; — Le petit acrobate; — Comment on devient criminel; — Régime légal des eaux de source; — collaborateur de la Gazette des Tribunaux.

* DUHAMEL (Alfred), né à Boulogne-sur-Mer le 15 septembre 1852, mort le 21 janvier 1890.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 mars 1876), — substitut à Lille (novembre 1881), — substitut du procureur général à la Cour de Douai (3 novembre 1885), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Douai en 1886 : Le régime pénitentiaire '.

SELIGMAN (Louis-Michel-Edmond), né à Laon le 17 janvier 1857.

Licencié es lettres, — docteur en droit, — lauréat du concours général des Facultés de droit et de la Faculté dé droit de Paris (première médaille d'or du concours de doctorat, 1877), — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 décembre 1876), — prix Liouville de 1882, — collaborateur de la Revue critique, etc.

TOURNADE (Edmond-Armand-Paul) , né à Paris le 4 mars 1858.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1878), •— lauréat de la Faculté de droit de Paris (concours de doctorat 1883), — substitut à Valence (29 juillet 1884), — à

î. Le Bulletin de 1890 contient la notice de M. Duhamel par Mc Barbier.


— 319 —

Lyon (16 mai 1887), — du tribunal de là Seine ( ), —

auteur de : Elude sur le nom de famille et les titres de noblesse ; — Commentaire de la loi du 27 mai 1885 sur les récidivistes ; — collaborateur de la Revue des Lois nouvelles.

LAGUERRE (Jean-Henri-Georges), né à Paris le 24 janvier 1858.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 août 1879), — députe de Vaucluse (30 septembre 1883), — de la Seine (22 septembre 1889).

LEFAVERAIS (Augustin-Julien-Henri-Gaston), né à Lonlay-l'Abbaye (Orne) le 15 janvier 1854.

Lauréat de la Faculté de droit de Caen, — docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1877), —procureur de la République à Nyons (16 novembre 1882), — à Saintes (7 août 1885), — substitut du procureur général à la Cour de Nimes (24 mars 1887), — auteur de : Discours de rentrée à la Cour de Nîmes, en 1888 : Crimes et délits d'audience.

BILHAULT-DUROUYET (Pierre-René-Raoul), né à Lussacles-Châteaux (Vienne) le 18 juillet 1853.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1878).

* COTTON DE BENNETOT (Louis-Marie-Augustin), né à Léognan (Gironde) le 20 octobre 1855, mort le 15 mai 1885. Avocat à la Cour d'appel de Paris (23 juillet 1877) '.

QUÉRENET (René), né à Melun le 3 juin 1856.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1878), — nommé secrétaire le 15 novembre 1881, en remplacement de M. Duhamel, — auteur de : Étude sur la condition du mineur de seize ans au point de vue pénal.

WARMÉ (Paul-Joseph-Augustin), né à Paris le 28 août 1850.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1877), — nommé secrétaire le 23 mai 1882, en remplacement de M. Cotton de Bennetot.

l.Voir dans le Bulletin de 1886, page 17 3, la notice de M. Cotton de Bennetot par Me Léon Deroy.


— 320 —

1882 -1883

Bâtonnier: Me OSCAR FALATEUF

POINCARÉ (Raymond-Nicolas-Landry), né à Bar-le-Duc (Meuse) le 20 août 1860.

Licencié es lettres, — docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 décembre 1880), — prix Laval de 1882, — discours de rentrée de 1884 : Éloge de Dufaure, — chef de cabinet du ministre de l'agriculture (15 janvier 1886), —- conseiller général de la Meuse (1er août 1886), — député de la Meuse (1886),

— auteur de : Du droit de suite dans la propriété mobilière.

LEGENDRE (Charles-Louis-Marie), né à Paris le 15 mai 1854.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 décembre 1880), — discours de rentrée de 1883 : La Vérité au Palais, — substitut à Albi (21 décembre 1885), — procureur de la République à Céret (1888), — à Auch (24 février 1891).

HALLAYS (André-Marie-Victor), né à Paris le 16 mars 1859.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1881), — prix Bethmont de 1883, — rédacteur du Journal des Débats.

BOUCHER D'ARGIS DE GUILLERVILLE (Alphonse-JulesGaspard), né à Alger le 28 mai 1856.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Caen (1880),

— de Paris (17 novembre 1881), — de Rouen (1883).

MAINIÉ (Ferdinand), né à Paris le 18 janvier 1857. Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1878), —prix Bethmont de 1883.

SERVIN (Paul-Louis), né à Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or) le 11 janvier 1857.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 novembre 1880), — substitut à Chartres (18 mai 1883), — à Reims (15 janvier 1887), — à Versailles (8 juillet 1888), — juge au tribunal de Versailles (24 février 1891).

MILLERAND (Etienne-Alexandre), né à Paris le 10 février 1859.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 mai 1881), — conseiller municipal de Paris (11 mai 1884), — député de la Seine (27 décembre 1885).


— 321 —

DEVILLE (Jean-Marie-Alexandre-Alphonse), né à Dôle (Jura) le 1er mai 1856.

Ancien élève de l'École des sciences politiques, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1876), — conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine (15 mai 1887).

SIGNORINO (Louis-Simon), né à Paris le 25 novembre 1857. Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 novembre 1880).

BOURDON (Louis-Philibert-Alexis), né à Lagny (Seine-et-Marne) le 27 septembre 1854.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (24 décembre 1877).

JUMIN (Jacques-Amédée), né à Castillonnès (Lot-et-Garonne) le 9 septembre 1850.

Avocat a la Cour d'appel de Paris (16 août 1880), — collaborateur delà Loi et du Journal des valeurs mobilières.

NOIROT (François-Marie-Daniel-Henri), né à Beaune le 9 août 1857.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (27 novembre 1880).

MORISE (Louis-Gabriel-Raoul), né à Paris le 3 février 1856.

Docteur en droit (28 juin 1883), — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1878), — nommé Secrétaire le 8 mai 1883, en remplacement de M. Boucher d'Argis.

MILHAUD (Michel), né à Aix (Bouches-du-Rhône) le 20 février 1857.

Lauréat de la Faculté de droit d'Aix (prix de droit français) (1877 et 1878), — docteur en droit, — prix de thèse (1886) à la Faculté de droit de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris (25 novembre 1878), — nommé secrétaire le 22 mai 1883, en remplacement de M. Servin, — auteur de : Principes du droit international privé dans leur application aux privilèges et hypothèques.

1883-1884

Bâtonnier: Me OSCAR FALATEUF

FLOGNY (Georges-Jean-Jérôme), né à Auxerre le 21 juin 1859.

Docteur en droit, — prix de thèse (1886), — avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1881), —prix Laval de 1883, — discours de rentrée de 1884 : Éloge de Nicolet.

CONFFK. DES AVOCATS. ^1


— 322 —

SÉLIGMAN (Justin), né à Laon le 12 septembre 1860.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (premier prix de droit français, concours de licence de 1881), — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 décembre 1881), — Discours de rentrée de 1884|: Mirabeau devant le Parlement d'Aix, — auditeur de 2e classe au Conseil d'État (décembre 1883), —■ substitut à Nancy (2 janvier 1885), — chef de cabinet du ministre du commerce, — substitut au Havre (3 novembre 1885), — à Versailles (1887), — au tribunal de la Seine (1888).

LARUE (Marie-Louis-Édouard-Furcy), né à Vervins le 19 février 1859.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 juin 1882), — prix Paillet de 1884.

TARDIEU (André-Léon-Amédée), né à Paris le 18 février 1854. Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (10 novembre 1879), — prix Paillet de 1884.

HUBBARD (Gustave-Adolphe), né à Madrid le 22 mai 1858.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (janvier 1881), — à Pontoise, — conseiller municipal de Paris (11 mai 1884), — député de Seineet-Oise (18 octobre 1885).

BINOCHE (Louis-Adolphe), né à Rio-de-Janeiro le 6 novembre 1858. Avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1880).

LEGENDRE (Alexandre-Maxime), né à Paris le 15 janvier 1861.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1881), — auteur de: De l'action exercitoria, son influence sur la théorie du mandat ; — Des principes d'indemnité en matière d'assurances sur marchandises.

BLONDEL (Charles-Jean-François), né à Rennes le 15 mai 1855.

Docteur en droit, — licencié es lettres, — lauréat de la Faculté de droit de Douai (premier prix de droit français, première mention de droit romain, concours de licence de 1875), — avocat à la Cour d'appel de Douai (13 novembre 1877), — de Paris (4 novembre (1879), — professeur agrégé à la Faculté de droit de Lyon (novembre 1885) — à la Faculté de Rennes (1er novembre 1887, — professeur adjoint (30 juin 1891).

LÉVI-LION (Jules-Maurice), né à Longeville-lès-Metz (Moselle) le 29 juillet 1854.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (31 mai 1880), — auteur de : De la liquidation des Sociétés commerciales.


— 323 —

NOURRISSON (Paul-Marie-Léon), né à Paris le 22 juillet 1858.

Docteur en droit, — licencié es lettres (juillet 1877), — avocat à la Cour d'appel de Paris (15 novembre 1880), —auteur de : L'ouvrier et les accidents ; — la Responsabilité des accidents du travail et le projet voté en 1888 par la Chambre des députés; — Le risque professionnel et les accidents du travail.

CHAMPETIER DE RLBES (Charles-Marie-Paul), né à Paris le 20 décembre 1855. '

Docteur en droit (22 mars 1880), — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1877).

VD3N (Georges-Augustin), né à Rouen le 18 novembre 1856.

Docteur en droit (juillet 1877), — avocat à la Cour d'appel de Paris (2 novembre 1875), — avoué près le tribunal de la Seine (31 janvier 1891).

1884 -1885

Bâtonnier: M8 LE BERQUIER

BONHOURE (Louis-Alphonse), néàNîmes (Gard) le 2 juillet 1864.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (30 novembre 1883), — discours de rentrée de 1885 : Eloge de Crémieux, — prix Laval de 1884, — commis de résidence de 2° classe en Annam et au Tonkin, — attaché au cabinet du gouverneur général de l'Indo-Chine (1er juin 1891).

DE BRUNEAU DE SAINT-AUBAN (Alfred-Emile) pA, né à Rome le 19 juin 1858.

Docteur en droit (1882), — avocat à la Cour d'appel de Paris (22 novembre 1880), — discours de rentrée de 1885 : Leprocès d'un homme de lettres erel623, — membre de la Société de législation comparée (section française), — collaborateur du Bulletin de la Société de législation comparée et de l'Annuaire de législation étrangère,— auteur de : Les caractères de l'incapacité juridique du mineur non émancipé dans le droit français (Revue pratique de 1882).

BOULLAY (Charles-Célestin), né à Auteuil le 16 avril 1857.

Avocat à la Cour d'appel dé Paris (20 décembre 1880), —prix Liouville de 1885, — auteur de : Étude sur les droits des minorités, — CEuvres judiciaires de M. Pinard, ancien Procureur général, avec une préface.

BONHOURE (Adrien-Jules-Jean) $, HA, né à Schang-Haï (Chine) le 26 août 1860.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (7 no-


— 324 —

vembre 1882), — prix Liouville de 1885, — chef du cabinet du président de la Chambre des députés (1885), — du président du Conseil (1888), — préfet des Pyrénées-Orientales.

REINACH (Théodore), né à Saint-Germain-en-Laye (Seine-etOise) le 3 juillet 1860.

Licencié es lettres, — docteur es lettres (1890), — docteur en droit (janvier 1885), — prix de thèse (1886), — avocat à la Cour d'appel de Paris (3 décembre 1881), — auteur de : Hamlet, traduction en vers (1880); — Histoire des Israélites(1884), — De l'état de siège (1886), — Trois royaumes de VAsie-Mineure (1889), ouvrage couronné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres ; — Les monnaies juives (1889); — Mithridate Eupaior (1890); —De archia poeta (1890) ; — directeur de la Revue des études grecques, — collaborateur de la Revue philosophique, la Revue politique et littéraire, la Nouvelle Revue, la Revue critique, etc.

MAILLARD (Georges), né à Paris le 25 janvier 1861. Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 février 1882).

FOUCAULT (Philippe-Albert), né à Vendôme (Loir-et-Cher) le 31 mars 1859.

Docteur en droit (janvier 1883), — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 décembre 1880).

BUFFET (André-Paul-Anne-Joseph), né à Paris le 10 mars 1857. Avocat à la Cour d'appel de Paris (15 novembre 1880).

*PETLET (Raynald), né à Gray (Haute-Saône) le 2 février 1859, mort le 20 décembre 1889.

Docteur en droit, —lauréat de la Faculté de droit de Paris: 1880, concours de licence, — 1881, seconde médaille d'or du concours de doctorat, — 1883, prix Rossi, — avocat à la Cour d'appel de Paris (23 novembre 1880),—auteur de: Des adjudications sur surenchère'.

VAUNOIS (Albert), né à Paris le 6 mai 1858.

Licencié es lettres, — docteur en droit (janvier 1884), — avocat à la Cour d'appel de Paris (8 mars 1880).

ROUSSEL (Félix), né à Bagnolet le 4 avril 1856. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (2 février 1880).

LAILLER (Maurice-Edouard), né à Paris le 16 juillet 1857. Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 janvier 1881).

1. Voir dans le Bulletin de 1890 la notice de M. Petiet par Me Mainié, et dans le Bulletin de cette année le discours prononcé par Mc Cresson, bâtonnier, le 15 novembre 1890.


— 325 —

1885-1886

Bâtonnier: Me MARTINI

BRENIER DE MONTMORAND (Antoine-François-Jules-HenriLouis-Maxime), né à Elseneur (Danemark) le 28 octobre 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 avril 1883), — Discours de rentrée de 1886 : Éloge de Senard, — prix Laval de 1885.

DELOM DE MEZERAC (Léon-Fortuné-Joseph), né à Paris le 10 octobre 1861.

Licencié es lettres, — docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris en 1881, deux premiers prix [2e année], —en 1882, premier et second prix [3e année], — en 1885, première médaille d'or au concours de doctorat, — avocat à la Cour d'appel de Paris (12 novembre 1883), — discours de rentrée de 1886 : Le Barreau pendant la Révolution.

LECHERBONNIER (Georges-Eugène-Lucien), né à Brive (Corrèze) le 23 avril 1862.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (9 juillet 1883), — substitut à Condom (21 décembre 1885), — à Périgueux (6 août 1886), — à Troyes, — à Reims, — à Versailles (1889).

LALOU (Georges-Charles-Heuri), né à Paris le 1er mars 1862. Avocat à la Cour d'appel de Paris (19 février 1884), — prix Bethmont de 1886.

BOUSQUET (Ernest), né à Paris le 1er décembre 1857. Avocat à la Cour d'appel de Paris (4 juin 1883), —prix Bethmont de 1886.

MAGNIER (Jean-Baptiste-Charles-Parfait), né à Paris le 19 juin 1859. Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 juin 1881).

BALLOT (Marcel-Jean-Marie), né à Paris le 8 août 1860. Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1882), —lauréat de l'Académie française : Prix de poésie (1883).

SALLE (Louis-Albert), né à Paris le 29 juillet 1861.

Docteur en droit (1886), —avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1882).

BERNARD (Auguste-Maurice-Antoine), né à Nancy (Meurthe-etMoselle), le 18 mai 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1881).


— 326 —

GONTARD (Paul-Eugène-Adrien), né à Vaison (Vaucluse) le 7 mai 1859.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Grenoble (1er prix), de la Faculté de droit de Paris (concours de licence) : 1er prix de droit français, 2e prix de droit romain, et du concours général des Facultés de droit, — prix de thèse de doctorat, — avocat à la Cour d'appel de Paris (17 janvier 1881), — auteur de : De l'effet des conventions matrimoniales sur les droits des créanciers antérieurs au mariage, et de : De l'organisation du Comtat venaissin avant 1789.

VINCENT (Marie-Félix-Max), né à Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret) le 21 avril 1860.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (7 novembre 1881).

BOTTON (Charles-Marie-Max), né à Marennes (Charente-Inférieure) le 3 novembre 1857.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (23 février 1880), — auteur de : Code annoté du divorce, en collaboration avec M. André Lebon.

LAFON (Jacques-Louis-René), né à Paris le 16 janvier 1860. Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 janvier 1883), — nommé secrétaire en remplacement de M. Lecherbonnier (janvier 1886).

1886-1887

Bâtonnier : Me MARTINI

COLIN (Ambroise-Victor--Charlcs), né à Paris le 28 avril 1862.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (1er prix de droit civil français en 1883, de droit commercial en 1884) et du concours général des Facultés de droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (2 décembre 1884), — discours de rentrée de 1887 : Éloge de Baroche, — prix Laval de 1886, —professeur agrégé à la Faculté de droit de Caen.

t DESTRESSE DE LANZAC DE LABORIE (Marie - JosephÉtienne-Léon), né à Paris le 20 février 1862.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1882), — discours de rentrée : Le Procès des ministres de Charles X, — auteur de : Un royaliste libéral en 1789 : Jean-Joseph Mounier, sa vie politique et ses écrits (ouvrage couronné par l'Académie française, prix Thérouanne. 1888).


— 327 —

LANGLOIS (Jean-Marie-Henri), né à Asnan (Nièvre) le 29 décembre 1859.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (4 avril 1881), — prix Paillet de 1887, — substitut à Riom (janvier 1889), — à Blois (30 décembre 1890).

ANDRÉ (Jean-Louis), né à Saint-Laurent-d'Aigouze (Gard) le 3 juillet 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (6 novembre 1883), — prix Paillet de 1887, —attaché au cabinet, puis secrétaire particulier du Président de la Chambré des députés (décembre 1885), -— secrétaire particulier du Président du Conseil (avril 1888), — substitut à Chartres (avril 1889), — auteur de: Méthode de sténographie simplifiée ; — Manuel pratique de la liquidation judiciaire et de la faillite ; — Camille Desmoulins ; — collaborateur des Pandectes françaises, du Répertoire encyclopédique du droit français, et de la grande encyclopédie.

PATISSIER-BARDOUX (Marie-Joseph-Louis), né à Moulins (Allier) le 27 mars 1861.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1883), —rédacteur à la Gazette des Tribunaux.

BARTHOU (Jean-Louis-Firmin), né à Oloron (Basses-Pyrénées) le 25 août 1862.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (5 février 1884), — de Pau (février 1887), — député des Basses-Pyrénées (1889).

GAULY (Jules-Armand), né à la Réorthe (Vendée) le 28 avril 1859.

Licencié es lettres, — docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (15 janvier 1883), —prix Paillet de 1887, — collaborateur de la Revue critique.

POULTIER (Pierre-Louis-Raymond), né à Pierry (Marne) le 6 mai 1857.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (8 novembre 1878).

NORMAND (Lucien-Etienne-Josime), né à Chartres (Eure-et-Loir) le 11 niai 1859. Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1881).

DECORI (Félix-Alfred-Barthélerny), né à Paris le 1er mars 1860. Avocat à la Cour d'appel de Paris (2 avril 1883).


— 328 —

LAYA (Gustave-Delphin), né à Bordeaux (Gironde) le 6 septembre 1858.

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (1er prix d'histoire du droit 1882), — avocat à la Cour d'appel de Paris (16 décembre 1884).

ULRICH (André-Henri), né au Havre (Seine-Inférieure) le 10 janvier 1861. Avocat à la Cour d'appel de Paris (18 novembre 1884).

HUGON DE SCOEUX (Marcel-Marie-Charles-Étienne), né âMondoubleau (Loir-et-Cher) le 9 août 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1883), — nommé Secrétaire le 6 février 1887 en remplacement de MeBarthou.

1887-1888

Bâtonnier: Me DURIER

FOURNIER (Joseph-Pierre), né à Morannes (Maine-et-Loire) le 2 février 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (16 janvier 1886), — discours de rentrée: Éloge de Gaudry, — prix Laval de 1887.

LABOR1 (Fernand-Gustave-Gaston), né à Reims (Marne) le 18 août 1860.-

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (1er prix de Code civil en 1881, —1er prix de droit romain en 1883), — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1884), — discours de rentrée : Le Procès du- Collier, — rédacteur en chef de la Gazette du Palais.

DIEUSY (Georges-Léon-Abraham), né à Rouen le 6 décembre 1860.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (14 novembre 1883), — de Rouen (1er décembre 1888), — prix Liouville de 1888.

COQUELIN (Maurice), né à Douai (Nord) le 12 janvier 1862. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (28 novembre 1883), — prix Liouville de 1888.

ROBERT (Henri), né à Paris le 4 septembre 1863. Avocat à la Cour d'appel de Paris (29 octobre 1885).

WATTINNE (Adolphe), né à Roubaix (Nord) le 27 mai 1863. Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 octobre 1885).


— 329 —

PECTOR (Georges), né à Paris le 28 mars 1862. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1884), — auteur de: Le droit des Pauvres, Paris, 1888.

LEREDU (Jean-Georges), né à Metz (Alsace-Lorraine) le 2 juin 1860. Avocat à la Cour d'appel de Paris (4 mars 1884).

DUPUICH (Paul-Joseph), né à Paris le 15 juillet 1859. Licencié es lettres, — docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (prixBeaumont en 1881, —prix de thèse en 1885),

— avocat à la Cour d'appel de Paris (8 août 1881).

BRUYANT (Edmond), né àElbeuf (Seine-Inférieure) le 5 mai 1864. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (13 novembre 1884), — attaché au cabinet du garde des sceaux (mai 1888),

— substitut à Auxerre (janvier 1890).

THÉVENET (Marie-Cyprien-Louis) pA, né à Château-Chinon (Nièvre) le 20 avril 1854.

Licencié es lettres, — docteur en droit, — chef de cabinet du sous-secrétaire d'État au ministère de l'agriculture et du commerce. (1878-188.0), — avocat à la Cour d'appel de Paris (25 septembre 1885).

BOULARD (Alexandre-Félix-Eugène), né à Bar-sur-Seine le 12 octobre 1860.

Docteur en droit, — lauréat de l'Institut catholique : 1er prix de droit romain, — avocat à la Cour d'appel de Paris (22 janvier 1884).

1888-1889

Bâtonnier: Me DURIER

CRÉMIEUX (Eugène-Raphaël), né à Paris le 17 novembre 1863.

Attaché au cabinet (1er septembre 1882), — secrétaire particulier (28 février 1883), — chef de cabinet (27 décembre 1883) du sousseciétaire d'État aux travaux publics, — avocat à la Cour d'appel de Paris (21 octobre 1885), — discours de rentrée de 1889 : Éloge de. M. Allou, — prix Laval de 1888.

REULLIER (Paul-Louis), né à Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne) le 6 juin 1863.

Docteur en droit, — licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 décembre 1883), — discours de rentrée de 1889 : Le Procès de Lally-Tollendal.


— 330 —

TISSLER (Albert), né à Châteauroux (Indre) le 1er septembre 1862. .

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (prix Rossi, législation civile, 1889),—-avocat à Châteauroux (novembre 1882), — à la Cour d'appel de Paris (juillet 1886), — prix Bethmont de 1889 f — professeur agrégé à la Faculté de droit d'Alger (1890), — auteur de : La propriété et l'inviolabilité du secret des lettres missives ; — La loi du 13 novembre 1887 sur la liberté des funérailles ; — La loi du 18 février 1889 sur l'hypothèque légale de la femme; — Théorie pratique de la tierce opposition.

LIOUVILLE (Ferdinand-Félix), né à Toul (Meurthe-et-Moselle) le 9 novembre 1859. Avocat à la Cour d'appel de Paris, — prix Bethmont de 1889.

CAZELLES (Jean-Pierre), né à Nîmes (Gard) le 31 août 1860. Avocat à Marseille (1883), — à la Cour d'appel de Paris (22 mars 1887), — conseiller général du Gard (1er août 1886).

FAUCON (Paul-Auguste-Eugène) PA, né à Paris le 28 janvier 1865.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (10 novembre 1885-11 février 1890), — secrétaire adjoint du conseil supérieur de l'Assistance publique (25 mai 1888), ;— collaborateur de : l'Événement, le Succès, etc.

TOUCHARD (Georges), né à Saint-Remy-de-Sillé (Sarthe) le '• 26 avril 1864.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris.

BEUDANT (Robert-Paul-Amédée-Charles), né à Paris le 29 novembre 1864.

Licencié es lettres (24 avril 1885); — docteur en droit (26 novembre 1889) ; — lauréat de la Faculté de droit de Paris (1er prix d'histoire générale du droit français en 1883, mentions honorables de droit civil en 1885 et 1886, prix de thèse en 1889), — avocat à la Cour d'appel de Paris, — chargé de cours à la Faculté de droit de Grenoble (8 novembre 1890).

POIGNARD (Daniel-Charles-Louis), né à Orléans le 21 juillet 1863. .

Lauréat de la Faculté de droit de Paris (concours de 1881-18821883-1884), — avocat à la Cour d'appel de Paris (novembre 1884).

BERTROU (Louis-Olivier-Gabriel), né à Auxerre (Yonne) le 18 avril 1858. Avocat à la Cour d'appelde Paris (23 juillet 1885).


— 331 —

HABERT (Henri-Ernest-Marcel), né à Montfort-l'Amaury (Seineet-Oise) le 20 septembre 1862.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1884), — conseiller général de Seine-et-Oise.

MERLIN (Antoine-Claude-Henri), né à Châteaudun le 18 mars 1861.

Licencié es lettres, — avocat à la Cour d'appel de Paris (29 octobre 1885).

1889-1890

Bâtonnier: M6 CRESSON '

VIVIANI (Raphaël-René), né à Sidi-bel-Abbès (département d'Oran) le 8 novembre 1863.

Avocat près le tribunal de Tlemcen (8 juillet 1887), — à la Cour d'appel de Paris (15 novembre 1887), — discours de rentrée de 1890 : Éloge de Lacan, ■— Prix Laval de. 1889.

JEANNENEY (Jules-Emile), né à Besançon (Doubs) le 6 juillet 1864.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (15 novembre 1885), —auteur de: Le Crédit agricole mobilier, —discours de rentrée de 1890 : L'éloquence judiciaire dans les temps modernes.

LESCOUVÉ (Théodore-Paul), né à Aix (Bouches-du-RhÔne) le 15 février 1865.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (19 octobre 1887), — Prix Paillet de 1890, — attaché au cabinet du garde des sceaux, — substitut à Tours (6 septembre 1890).

LOISEAU (Bruno-Charles-Luc), né le 16 novembre 1861, à Villevieux (Jura).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (22 décembre 1886-20 juillet 1890), — docteur en droit, — prix Paillet de 1890, —maire de Saint-Lamain (Jura), — avocat à Lons-le-Saulnier.

MOREL (Paul-Joseph-Jacques), né à Niort (Deux-Sèvres) le 14 novembre 1860.

Licencié es lettres,. — avocat à la Cour d'appel de Paris (11 novembre 1884).'

GEOFFROY (Henri), né àAthis (Marne), le 2 mars 1863. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (21 dé-


— 332 —

cembre 1884), — auteur de: Du Droit de la guerre à Rome; Des brevets d'invention en droit international.

VÉDIE (Henri).

Avocat à la Cour d'appel de Paris (5 mai 1887).

SOUCHON (Auguste), né au Puy (Haute-Loire) le 1er janvier 1866.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (28 octobre 1886).

DUNOITER (Henry-Charles-Léon), né à Paris le 30 mars 1862.

Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris, (11 novembre 1884), — auteur de : Étude sur le conflit des lois spéciales à l'Algérie.

CHARTON DE MEUR(Fernand-Maurice) pA, né à Paris le 21 juillet 1863.

Avocat à la Cour d'appel de Paris (28 avril 1886), — auteur du Dictionnaire juridique.

DELZONS (Louis-Marie-Pierre-Joseph-Charles), né à Mont-deMarsan (Landes) le 4 mars 1865.

Licencié es lettres, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris (octobre 1886).

METTETAL (Frédéric-Pierre-Emmanuel), né à Paris le 3 octobre 1863. Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 novembre 1886).

1890-1891

Bâtonnier: M" CRESSON

FOURCADE (Jacques-Manuel), né à Pradcs (Pyrénées-Orientales) le 5 août 1862.

Docteur en droit, —lauréat de la Faculté de droit et de la Faculté des lettres de Nancy, — avocat à la Cour d'appel de Paris, (21 mars 1885), — prix Laval de 1890.

RICAUD (Henry), né à Beaune (Côte-d'Or) le 6 septembre 1861.

Docteur en droit, — licencié es lettres, — lauréat de lit Faculté de droit et de la Faculté des lettres de Dijon, — lauréat de la Faculté de droit de Paris (concours de doctorat), — avocat à la Cour d'appel de Paris (21 mars 1889).


— 333 —

DESTICKER (Maurice), né à Dunkerque (Nord) le 23 mai 1864.

Licencié es lettres, — docteur en droit, — lauréat de la Faculté de Lille, — avocat à la Cour d'appel de Paris, — secrétaire particulier du directeur du personnel au ministère de la justice,

— auteur de : Des droits du vendeur de marchandises non payé en cas de faillite ou de liquidation judiciaire de l'acheteur.

RUBAT DU MÉRAC (Henri), né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 9 septembre 1865.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de Rennes, — avocat à la Cour d'appel de Paris (30 avril 1888), — auteur de : Des délits relatifs aux Sociétés par actions (1889).

BÉNARD (Nicolas-Louis-Paul), né à Paris le 25 février 1863. Avocat à la Cour d'appel de Paris (28 octobre 1885).

SIMONIN (Armand-Charles), né à Nancy le 4 septembre 1862.

Diplômé de l'École des sciences politiques (section administrative) [26 juin 1886], —avocat à la Cour d'appel de Paris (28 octobre 1886), — collaborateur du Recueil général des lois et arrêts, des Lois nouvelles et de l'Encyclopédie du Droit français, — membre de la Société de législation comparée et de la Société des études historiques.

DUVAL-ARNOULD (Louis), né à Paris le 6 août 1863. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris

(21 juillet 1885), —auteur de: Apprentis et jeunes ouvriers, essai sur la législation française du travail des enfants; — Études d'histoire du droit d'après les oeuvres de Sidoine Apollinaire, — collaborateur de la Jurisprudence générale de Dalloz.

MATTER (Paul-Jacques), né à Paris le 19 décembre 1865.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris et de l'École des sciences politiques, — attaché au parquet de la Cour de cassation, — avocat à la Cour d'appel de Paris (26 octobre 1887),

— substitut àDreux (24 février 1891), — à Melun (14 août 1891,

— auteur de : Étude sur la Constitution hongroise.

ALLAIN (Frédéric-Marie-François-Joseph), né à la NouvelleOrléans (Louisiane) le 2 mai 1859. Avocat à la Cour d'appel de Paris (20 octobre 1886).

BONPAIX (Alphonse), né à Paris le 26 février 1864.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris et du concours général des Facultés de droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris (20 octobre 1885), — auteur de : Le Code des Architectes.


— 334 —

FRÉMARD (André), né à Paris le 30 novembre 1862. Avocat à la Cour d'appel de Paris (17 novembre 1886).

MATHIOT (Charles), né à Épinal (Vosges) le 25 avril 1864. Avocat à la Cour d'appel de Paris (19 octobre 1887).

DE MOLÈNES (Jacques-Hippolyte), né à Paris le 2 mars 1863. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris

(17 novembre 1885), — nommé Secrétaire en remplacement de M. Matter, — auteur de : Faillite des sociétés par actions.

1891 -1892

Bâtonnier: Me DU BU1T

BOULLOCHE (Paul), né à Paris le 3 décembre 1864.

Licencié es lettres, — ancien élève de l'École des chartes, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris, — prix Laval de 1891.

BONNEFOUS (Edouard-Félix-Georges), né à Paris le 30 novembre 1866. Avocat à la Cour d'appel de Paris.

TRUCHY (Charles-Henri), né à Paris le 22 juillet 1864. Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, — avocat à la Cour d'appel de Paris.

DESFORGES (Léon), né à Paris le 26 avril 1862. Licencié es lettres, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, — docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris.

DAUVILLIER ( Charles-Gaston-Armand ), né à Versailles le 12 juillet 1861.

Lauréat de l'Institut catholique de Paris (cinq prix, trois mentions), — lauréat de l'Institut (concours Odilon Barrot), — avocat à la Cour d'appel de Paris, —auteur de : Le Barreau en France et en Angleterre.

BERTIN (Roger), né à Nancy le 29 septembre 1865. Avocat à la Cour d'appel de Paris.

PIOT (Jean-Marie-Stéphane), né à Paris le 7 mars 1865. Diplômé de l'Ecole des sciences politiques, — avocat à la Cour d'appel de Paris.


— 335 —

HITLER (Joseph-Auguste), né àRevelles(Somme) le 7 septembre 1865.

Docteur en droit, — lauréat de la Faculté de droit de Paris, ■— avocat à la Cour d'appel de Paris.

DUROYAUME (Charles-Émile-Paul), né à Paris le 28 août 1866. Avocat à la Cour d'appel de Paris.

CAIRE (César-Jules-Marie), né à Châtillon-de-Michaille (Ain) le 31 juiUet 1861: •

Lauréat de la Faculté catholique de droit "de Lyon, — avocat à la Cour d'appel de Paris.

LEVY-ALVARÈS (Henri), né à Paris le 15 juillet 1862. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris.

CAILLOT (Joseph-Adrien-Étienne-Marie), né à Aunay-en-Bizois (Ain) le 3 mai 1864. Docteur en droit, — avocat à la Cour d'appel de Paris.


TABLE ALPHABÉTIQUE

DES

SECRÉTAIRES ET ORATEURS DE LA CONFÉRENCE

ADELON, 1846-1847. AHCOT, 1869-1870. ALIX, 1856-1857. ALLAIN, 1890-1891. ALLOU, 1842-1843. ALLOU (Roger), 1881-1882. ALPY, 1873-1874. AMELINE, 1862-1863. AMIABLE, 1860-1861. AKBRAL, 1853-1854. ANDRÉ (Jean), 1886-1887. ANDEÉ-PASQUET, 1848-1849. ABACHEQUESNE, 1845-1846. AEAGO, 1838-1839. ABSIAND, 1848-1849. ARNAUD, 1845-1846. ARRONSOHN, 1832-1833. ASSE, 1860-1861. ASSÉZATDEBOUTEYRE, 1844-1845. ATTHALIN, 1873-1874. AITDOY, 1851-1852. AVOXD (Eug.), 1843-1844. AVOND (Aug.), D. de 1846. AYMÉ, 1859-1860. AYMET-CHARHENSAT, 1847-1848.

BAILLEUL, 1848-1849. BAISIEE, 1864-1865. BALLOT, 1844-1845. BALLOT (Marcel), 1885-1886. BALLOT-BEAUPBÉ, 1860-1861. BABADAT, 1862-1863. BAEBIEE, 1836-1837, 1837-1838,

1838-1839. BAEBIEE (Georges), 1881-1882. BAEBOUX, 1860-1861. BABD, 1876-1877. BAEON, 1850-1851. BAEEE, 1838-1839. BAEBÊME, 1863-1864. BARTHE, 1819-1820: BARTHOU, 1886-1887. BATBEDAT, 1857-1858. BAUDOT, 1850-1851. BAYLET, 1860-1861. BEAUPEÉ, 1855-1856. . BEAUEEGAED, 1876-1877. BEDOS, 1839-1840. BÉNARD (Paul), 1890-1891. BÉO.UET, 1867-1868. BÉEARD DES GLAJEDX, 1857-1858.


— 337 —

BERGER, 1850-1851. BERNARD,1829-1830. BERNARD (Maurice), 1885-1886. BERTERA, 1841-1842. BERTIN (Henri), 1862-1863. BERTIN (Roger), 1891-1892.- BEETRAND, 1866-1867. BEBTROTJ, 1888-1889. BESLAY, 1859-1860. BESSAT, 1844-1845. BETHMONT, 1830-1831, 18311832.

18311832. (René), 1857-1858. BÉTOLATJD, 1852-1853. BEUDANT, 1888-1889.

BIGOT, 1855-1856.

BIGOT (Ch.), 1861-1862.

BILHAUD-DUEOUYET , 1881-1882.

BINOOHE, 1844-1845.

BINOCHE (Louis), 1883-1884.

BIOCHE, 1830-1831, 1831-1832, 1882-1833, 1833-1834.

BLANQUAET DES SALINES, 18551856.

BLIN, 1876-1877.

BLOCH, 1862-1863.

BLONDEL (Joseph), 1874-1875.

BLONDEL (Charles), 1883-1884.

BLOT-LEQUESNE, 1839-1840.

BOCQUILLON, 1861-1862.

BODIN, 1848-1849.

BOILEATT, 1878-1879.

BOINVILLIERS (Ed.), 1849-1850.

BOINVILLIERS (Ern.), 1847-1848BOISSABD,

1847-1848BOISSABD,

BOISSIEE, 1864-1865.

BOIVIN-CHAMPEAUX, 1879-1880.

BONDURAND, 1847-1848.

BONHOURE (Adrien), 1884-1885. BONHOUBE (Alphonse), 18841885.

BONNEFOUS, 1891-1892.

BONNET (Jules), 1818-1819.

COMFÉR. DES AVOCATS,

BONNET (Paul), 1861-1862. BONNET (Gaston), 1874-1875. BONNET (Henri), 1879-1880. BONNET (L. F.), D. de 1786. BONNEVILLE, 1876-1877. BONNIEB-OETOLAN, 1873-1874. BONPAIX, 1890-1891. BOTTON, 1885-1886. BOUCHÉE, 1867-1868. BOUCHER D'AEGIS DE GUILLERVILLE,

GUILLERVILLE, BOUCHEZ, 1863-1864. BOUDET, 1859-1860. BOULAED, 1887-1888. BOULLAIEE, 1864-1865. BOULLANGEB, 1882-1833, 18331834, 1834-1835.

BOULLAY, 1884-1885.

BOULLOOHE (père), 1846-1847.

BOULLOCHE (André), 1878-1879.

BOULLOCHE (Paul), 1891-1892.

BOUROART, 1880-1881.

BOURDILLON, 1873-1874.

BOURDON, 1882-1883.

BOURGEOIS, 1875-1876.

BOURNAT, 1856-1857.

BOUSQUET, 1885-1886.

BOZÉRIAN, 1853-1854.

BBENIEB DE MONTMOEAND, 18851886.

BBÉSILLION, 1856-1857.

BBIQUET-DELAVAUX, D. de 1777.

BRISOUT DE BARNEVILLE , 18531854.

BROCHANT DE VILLIEKS , 18351836.

BRONVILLE, 1850-1851.

BEOSSARD DE MARSILLAC, 18741875.

BRUGNON, 1864-1865.

BEUYANT, 1887-1888.

BUOQUOY, 1857-1858. BUFFE, 1869-1870.

22


338 —

BUFFET, 1843-1844. BUFFET (André), 1884-1885. BUSSON-BILLAULT, 1848-1849. CABAT, 1874-1875. CABANTOUS, 1836-1837, 18381839.

18381839. 1818-1819. CADOT, 1865-1866. CAILLOT, 1891-1892. CAIEE, 1891-1892. CALABY, 1867-1868. CAMBON, 1870-1871,1871-1872. CAMESCASSE, 1861-1862. CAMOIN DE VENOE, 1869-1870. CANOT, 1875-1876. CAEDON DE SANDBANS, 1843-1844. CABPENTIEB, 1878-1879. CABBÉ, 1853-1854. CASTIAU, 1833-1834, 1834-1835. CAUVIN (Alexis), 1842-1843. CAUVIN (Paul), 1876-1877. CAZELLES, 1888-1889. CHALLAMEL, 1878-1879. CHAMBLAIN, 1844-1845. CHAMPETIEE DE RIBES , 18831884.

18831884. 1832-1833. CAZEAUX, 1873-1874. CHAREAU, 1868-1869. CHARMENSAT, 1847-1848. CHAETIEB, 1862-1863. CHAETON-DEMEUK, 1889-1890. CHAUDE, 1847-1848. CHAUDEEAU, 1872-1873. CHAUVEAU, 1870-1871, 18711872.

18711872. DE SAL, 1858-1859. CHAVRAY DE BOISSY, D. de 1776. CHENAL, 1857-1858. CHENU, 1879-1880. CHÉVEIEB, 1855-1856. CHOBEET, 1879-1880. . • CHOPPIN, 1855-1856.

CLAMAGEEAN, 1852-1853.

CLÉEY, 1855-1856.

CLIQUET, 1838-1839.

COCHBBY, 1843-1844.

COEUEETDESAINT-GEOBGES, 18271828, 1828-1829, 1829-1830.

COFFINHAL-LAPBADE, 1864-1865.

COIN-DELISLE, 1828-1829,18291830, 1830-1831.

COLIN (Ambroise), 1886-1887.

COLIN DE VEEDIÈEE, 1864-1865.

COLLAED,1844-1845.

COLMETDESANTEBRE, 1843-1844.

CONNELLY, 1847-1848.

COPPEAUX, 1830-1831, 18311832.

COQUELIN, 1887-1888.

COEDIEE-SOUVESTRE, 1880-1881.

CORNE, 1862-1863. COSTE, 1872-1873. COTTON DE BENNETOT, 1881-1882. COUHIN, 1874-1875. COUBBOEIEU, 1819-1820. COUSIN, 1849-1850. COUTEAU, 1864-1865. COUTURIER, 1830-1831, 18311832.

18311832. 1888-1889. CBESSON, 1848-1849. CRUPPI, 1877-1878. DA, 1840-1841. DA (Henri), 1880-1881. DAFFRY DE LA MONNOYE, 18471848.

18471848. DE RIOHECOURT, 18521853.

18521853. 1881-1882. DAIN, 1878-1879. DAIBEAUX, 1867-1868. DANET, 1873-1874. DANIEL, 1873-1874. DAED, 1846-1847. DARESTE, 1850-1851.


— 339

DAUBAND-FORGUES, 1836-1837,

1837-1838. DAURIAT DES CAES, 1880-1881. DAUVILLIEE, 1891-1892. DAVID-DESOHAMPS , 1828-1829 ,

1829-1830. DEBAOQ, 1866-1867. DE BAILLEHACHE, 1832-1833. DE BELLEVAL, 1831-1832. DE BELLOMAYEE, 1859-1860. DE BELLOMAYEE (Emmanuel),

1871-1872. DE BOBVILLE (Pierre), 18661867.

18661867. BROGLIE, 1871-1872. DEEROU, 1871-1872. DE CADILLAN, 1849-1850. DE CLÉRON D'HAUSSONVILLE ,

1867-1868. DE CLUGNY, D. de 1820. DECORI, 1886-1887. DECOUS DE LAPEYRIÈRE , 18461847.

18461847. 1862-1863. DE FALLOIS, 1863-1864. DEFEBT, 1877-1878. DE GABOEY, 1845-1846. DE GOU'LARD, 1832-1833, 18331834.

18331834. HAUT, 1839-1840. DE JOUVENCEL, 1846-1847. DELACOURTIE, 1859-1860. DELALAIN, 1835-1836. DELAMARRE, 1847-1848. DE LA ROOHETTE, 1870-1871. DELASALEE, 1852-1853. DE LAS-CASES, 1879-1880. DELATTEE, 1855-1856. DE LAUBADÈRE, 1852-1853. DE LAUMIÈBE, 1844-1845. DELEGORGUE, 1864-1865. DELOM DE MEZEEAC, 1885-1886. DELORME, 1856-1857.

DELPEOH, 1857-1858. DELPRAT, 1853-1854. DELSART, 1833-1834. DELSOL, 1852-1853. DELZONS, 1889-1890. DÉMANGE, 1864-1865. DE MANNEVILLE, D. de 1850. DEMANTE, 1846-1847. DE MARGERIE, 1846-1847. DEMASURE, 1870-1871, 18711872.

18711872. 1842-1843. DEMOMBYNES, 1871-1872. DEMONGEOT, 1870-1871. DE MORACIN, 1849-1850. DENAUT, 1861-1862. DENORMANDIE, 1849-1850. DE PINCÉ, 1880-1881. DE PITTI FEREANDI, 1871-1872. DE RICHECOUE, 1852-1853. DERODÉ, 1836-1837, 1837-1838. DEROISIN, 1850-1851. DEROY, 1881-1882. DE ROYER (Clément), 1870-1871,

1871-1872. DE ROYEÊ (Louis), 1877-1878. DE ROYEB (Paul), 1875-1876. DESBOTJDETS, pr. 1832. DE SAINT-AUBAN, 1884-1885. DE SAINTE-MAEIE, 1822-1823. DE SALVANDY, 1854-1855. DESFOEGES, 1891-1892. DESJAEDIN, 1875-1876. DESJARDINS (Art.), 1857-1858. DESJARDINS (Alb.), 1860-1861. DESMAREST, 1841-1842. DESMABOUX DE GAULMIN , 18421843.

18421843. 1870-1871, 18711872.

18711872. SONNIEE, 1853-1854. DESPORTES DE LA FOSSE, 18561857.

18561857.


— 340 —

DESPEÉS, 1866-1867. DESTICKEE, 1890-1891. DE STRE SSE DE LANZAC DE LAB OEIE , 1852-1853.

DESTEESSE DE LANZAC DE LABORIE, (Léon), 1886-1887.

DE VALEOGEÉ, 1857-1858.

DEVELLE, 1868-1869.

DEVILLE, 1882-1883.

DE VILLIERS, 1835-1836.

DEVIN (L.), 1867-1868.

DEVIN (G.), 1874-1875.

D'HERBELOT, 1858-1859.

DIAED, 1862-1863.

DIETZ, 1869-1870.

DIBUSY, 1887-1888.

DIGARD, 1840-1841, 1841-1842.

DILLAIS, 1846-1847.

DOUBLET, 1860-1861.

DOUTEIAUX, 1859-1860.

DEEYFOUS, 1875-1876.

DREYFUS, 1874-1875.

DUBÉDAT, 1846-1847.

DUBOIS, 1861-1862. DUBRÉNA, 1837-1838. DUCOM, 1847-1848. DUCREUX, 1845-1846. DUCUING, 1877-1878. DUFLOS, 1877-1878. DUFEÉNOY, 1845-1846. DUHAMEL, 1881-1882. DULÉRY DE PEYEAMONT, 18701871.

18701871. 1855-1856. DUNOYEE (Léon), 1889-1890. DUPIN (Ph.), 1821-1822. DUPONT, 1857-1858. DUPEÉ, 1854-1855. DUPEÉ-LASALE, D. de 1842. DUPUICH, 1887-1888. DUPUIS, 1850-1851. DURAND SAINT - AMANT , 18331834,1834-1835.

DURANTON, 1841-1842. DURIER, 1852-1853. DUROYAUME, 1891-1892. DUSSAUD, 1876-1877. DUTEETEE, 1851-1852. DUVAL, 1875-1876. DUVAL-AENOULD, 1890-1891. DUVERDY, 1852-1853. DUVERGIER, 1850-1851. EGÉE DE LIGNY, 1843-1844. ÉMION, 1851-1852. EYRAUD, 1848-1849. FABRE, 1873-1874. FABRE DE LLARO, 1854-1855. FAIN, 1831-1832. FALCIMAIGNE, 1875-1876. FALOONNET, 1837-1838. FAUCON, 1888-1889. FAUCONNIER, 1845-1846. FAURE, 1877-1878. FAUVRE, 1842-1843. FAYE, 1819-1820. FELDMANN, 1878-1879. FÉLIX, 1854-1855. FEEROUILLAT, 1847-1848. FEEEY, 1854-1855. FLAMAND, 1878-1879. FLANDIN, 1866-1867. FLEUEY, 1829-1830. FLICHE, 1881-1882. FLOGNY, 1883-1884. FLOQUET, 1853-1854. FLOUEENS, 1871-1872.

FoBCADE DE LA RoQUETTE, 18441845.

18441845. 1836-1837,1837-1838. FOUCAULT, 1884-1885. FOUGÈBE,1832-1833. FOUBCADE, 1890-1891. FOUENIER (Joseph), 1887-1888. FouRNiEB DES ORMES, 1846-1847. FRÉMARD, 1890-1891. FKOMAGEOT, 1861-1862.


— 341

FRUNEAU, 1865-1866. GAIRAL, 1868-1869. GALLIEN, 1846-1847. GAMBETTA, 1862-1863. GANNEVAL, 1840-1841. GARSONNET, 1865-1866. GATJDEY, 1845-1846. GAULY, 1886-1887. GAUTIEE, 1861-1862. ' GENAUDET, 1846-1847. GENESTE, 1859-1860. GENÊTS, 1877-1878. GENEEAU, 1854-1855. GENTEUE, 1839-1840. GEOFFROY-, 1889-1890. GEEMAIN, 1829-1830. GIGOUNOUS DE VEEDON , 1J3721873.

1J3721873. 1859-1860. GODARD, 1818-1819. GODIN, 1869-1870. GONTARD, 1885-1886. GOSSELIN, 1850-1851. GOSSET, 1874-1875. GOUJET, 1832-183.3, 1833-1834. GOUBD, 1876-1877. GOUBNOT, 1853-1854. GOUSSAED, 1842-1843. GEANGHON, 1818-1819. GEANIÉ, 1843-1844. GEAUX, 1868-1869. GEELLET, 1840-1841,1841-1842. GRESSIEE, 1839-1840, 18401841.

18401841. (Jules), 1838-1839, 18391840.

18391840. (Albert), D. de 1850. GEIOLET, 1865-1866. GROUVELLE, 1850-1851. GUÉEIN, 1821-1822. GUEPIN, 1835-1836, 1836-1837. GUIBOUEG, 1857-1858. GUICHARD, 1818-1819.

GUILLAIN, 1877-1878. GUILLAUME, 1868-1869. GUILLOT, 1861-1862. GUYAED, 1869-1870. GUYAED-DELALAIN , 1827-1828,

1828-1829, 1829-1830. GUÏHO, 1867-1868. GUYOT, 1864-1865. HABERT, 1888-1889. HACHE, 1875-1876. HACQUIN, 1844-1845. HALLAYS, 1882-1883. HALPHEN, 1851-1852. HARDOUIN, 1869-1870. HAUTBERG, 1867-1868. HELBRONNER, 1869-1870. HELLO, 1841-1842. HEMEEDINGEE, 1838-1839, 18391840.

18391840. 1865-1866. HENNEQUIN, D. de 1821. HENEION DE PENSEY, D. de 1769

et de 1775. HENEY, 1876-1877. HEBBET, 1875-1876. HÉRISSON, 1856-1857. HBROLD, 1851-1852. HITIEE, 1891-1892. HOLLEAUX, 1879-1880. HOUSSET, 1843-1844. HUABD, 1854-1855. HUBBARD (Arthur), 1853-1854. HUBBAED (Gustave), 1883-1884. HUET, 1854-1855. HUGON DE SCOEUX, 1886-1887. JACOBÉ DE HAUT, 1839-1840. JACOMY, 1877-1878. JACQUIEE, 1868-1869. JACQUIN DE MAEGEBIE , 1846 -

1847. JAMAIS, 1879-1880. JAMETEL, 1848-1849. JAY, 1851-1852.


342

JAY (Raoul), 1880-1881. JEANNENEY,1889-1890. JOHANET, 1858-1859. JONES, 1851-1852. JOSSEAU, 1840-1841. JOUEDAN,1854-1855. JOZON,1860-1861. JUHIN, 1882-1883. KAEMPFEN, 1852-1853. LABBÉ, 1849-1850. LABORI, 1887-1888. LA CAILLE, 1855-1856. LACAN, 1834-1835, 1835-1836. LAOOIN, 1862-1863. LAFARGUE, D. de 1826. LAFEREIÈEE, 1865-1866. LAFFON, 1875-1876. LAFISSE, 1844-1845. LAFON (René), 1885-1886. LAQEOLET, 1865-1866. LAGUEREE, 1881-1882. LAILLEE, 1884-1885. LAIE, 1860-1861. LALOU, 1885-1886. LAMY, 1868-1869. LANÇON, 1842-1843. LANGLOIS, 1886-1887. LANJUINAIS, 1827-1828, 18281829,

18281829, LANNE, 1863-1864. LANUSSE, 1865-1866. LAHNAO, 1856-1857. LABNAUDE, 1877-1878. LAEUE, 1883-1884. LATJEAS, 1858,1859. LAURENT- ATTHALIN , 1873-1874. LAVAL, 1858-1859. LAYA, 1886-1887. LEBÈGUE DE GEEMINY, 1867-1868 LEBEL, 1872-1873. LE BERQUIER, 1846-1847. LEBLOND, 1838-1839. LEBON, 1874-1875.

LECANU, 1852-1853. LECHEEBONNIER, 1885-1886. LE CHEVALIER, 1865-1866. LECOINTE, 1876-1877. LE CONTE, 1870-1871. LEDEBT, 1880-1881. LEDEU (Alphonse), 1872-1873. LEDRU-ROLLIN, 1830-1831,18311832.

1830-1831,18311832. 1872-1873. LE FAVERAIS, 1881-1882. LEFÈVEE, 1857-1858. LEFEANO (Edmond), 1868-1869. LEFEANO (Victor), 1876-1877. LEGENDEE (Charles), 1882-1883. LEGENDBE (Maxime), 1883-1884. LEGOUIX, 1818-1819. LEGRAND, 1862-1863. LEGRAND-DELALEU , D. de 1785. LEGBAS, 1830-1831. LE HÉNAFF, 1880-1881. LELONG, 1872-1873. LENOEMANT, 1836-1837, 18371838.

18371838. 1878-1879. LÉON, 1864-1865. LEPELLETIBE, 1851-1852. LEPONTOIS, 1841-1842. LEPOT, 1864-1865. LEREDU, 1887-1888. LE ROUX, 1875-1876. LEROYDBLABEIÈEE, 1867-1868. LEEOY SAINT- AENAUD, 1827-1828,

1828-1829, 1829-1830. LESAGE DU HAZAY, 1869-1870. LESCOUVE, 1889-1890. LE SEBGEANT DE MONNECOVE,

1849-1850. LESOUET, 1865-1866. LETAILLANDIER DE GABOEY, 18451846.

18451846. TENDRE DE TOUEVILLE (père),

1830-1831.


— 343 —

LE TENDEE DE TOURVILLE (fils),

1862-1863. LEVEN, 1858-1859. LÉVESQUE (J.-A.), 1830-1831,

1831-1832, 1832-1833. LÉVESQUE, 1845-1846. LÉVI-LION, 1883-1884. LEVY, 1870-1871. LÉVY-ALVARÈ'S, 1891-1892. LIOUVILLE, 1888-1889. LOGEROTTE, 1849-1850. LOISEAU, 1836-1837,1837-1838,

.1838-1839. LOISEAU (Charles), 1889-1890. LOEOIS, 1860-1861. LOUAULT, 1818-1819. LOUBEES, 1863-1864. LOUCHET, 1864-1865. LOUSTAUNAU, 1877-1878. LOUVET, D. de 1787. LYON, 1880-1881. LYON-CAEN, 1866-1867. MADELIN, 1860-1861. MADIEE DE MONTJAU, 1841-1842. MAGNIEB, 1885-1886. MAILLABD, 1866-1867. MAILLAED (Georges), 1884-1885. MAINIÉ, 1882-1883. MAISONABE, 1865-1866. MAITREJEAN, 1849-1850. MANAU, 1847-1848. MANCEAUX, 1841-1842. MANDAROUX-VEETAMY , 1843 -

1844. MANUEL, 1852-1853. MABCHAND, 1835-1837. MARIE, 1869-1870. MARIE (Aug.), 1834-1835,18351836.

1834-1835,18351836. DE SAINT-GEOBGES, 18291830.

18291830. 1819-1820. MARITAIN, 1866-1867.

MARQUIS, 1859-1860. MARTIN (Albert), 1862-1863. MAETIN (Tommy), 1872-1873. MAETINEAU, 1866-1867. MAS, 1854-1855. MASSE, 1874-1875. MASSÉ, 1835-1836. MASSIEUDE CLEEVAL, 1846-1847. MASSON, 1863-1864. MASSONI, 1868-1869. MASSU, 1848-1849. MATHIEU, D. de 1776. MATHIEU , 1838 -1839 , 18391840.

18391840. 1845-1846. ' MATHIOT, 1890-1891. MATTEE, 1890-1891. MAUCLER, 1850-1851. MAURIN, 1841-1842. MAVET, 1880-1881. MÉCHIN, 1829-1830. MEIGNEN, 1852-1853. MELOOT, 1866-1867. MÉLINE, 1864-1865. MENNESSON, 1874-1875. MEELIN, 1888-1889. MERVILLE, 1845-1846. METTETAL, 1867-1868. METTETAL (Frédéric), 1889-1890. MEUEGÉ, 1876-1877. MIGNEEON, 1836-1837. MILHAUD, 1882-1883. MILLEEAND, 1882-1883. MILLEVOYE, 1838-1839. MILLIARD, 1867-1868. MIMEREL, 1879-1880. MIR, 1868-1869. MOIGNON, 1837-1838. MONOD, 1870-1871. MONSAEEAT, 1858-1859. MONTHUS, 1834-1835. MONTAOHET, 1856-1857. MORAND, 1840-1841.


344 —

MOREAU (Emile), 1827-1828,

1828-1829. MOREAU (Henri), 1853-1854. MOEEL, 1889-1890. MOEILLOT (André), 1872-1873. MORILLOT (Georges), 1874-1875. MOEISB, 1882-1883. MOUEIER, 1838-1839,1839-1840. MOUTARD-MARTIN, 1872-1873. MULLE, 1855-1856. . NÉROT, 1873-1874. NEUVILLE, 1849-1850. NIOOLBT, 1844-1845. NIVET, 1868-1869. NOBLET, 1873-1874. NOGENT SAINT-LAUEENS, 18391840,

18391840, NOIEOT, 1882-1883. NORBEET-BILLIAET, 1848-1849. NOEMAND, 1886-1887.

NOUEISSAT, 1878-1879.

NOURRISSON, 1883-1884.

OLLENDOEF, 1879-1880.

PAILLET (Élie), 1853-1854.

PAILLET (Eugène), 1854-1855.

PAEINGAULT, 1844-1845.

PAEIS, 1871-1872.

PATINOT, 1869-1870.

PATISSIBE-BAEDOUX , 1886-1887.

PAULMIER, 1835-1836, 18361837.

PAVIE, 1872-1873.

PEAUCELLIER, 1857-1858.

PEOTOE, 1887-1888.

PELLAULT DE SAINT-AGNAN, 18631864.

PELLETIEE, 1877-1878.

PÉPIN-LE-HALLEUE, 1839-1840.

PÉEONNE,1850-1851.

PEERET, 1840-1841.

PERRIN, 1819-1820.

PEEROT, 1844-1845.

PETIET, 1884-1885.

PETIT, 1847-1848. PETIT-DUFEESNOY, 1845-1846. PETITON, 1856-1857. PHILIPPON, 1842-1843. PHILIS, 1855-1856. PICAET, 1848-1849. PICOT, 1863-1864. PIET, 1818-1819. PIJON, 1832-1833. PINAED, 1847-1848. PINTA, 1879-1880. PIOT, 1891-1892. PLOCQUE,1868-1869. PLUM, 1876-1877. POIGNAED, 1888-1889. POINOAEÉ, 1882-1883.

PONTHIEE DE CHAMAILLARD, 18701871.

18701871.

POETANIEE DE LA RoCHBTTË ,18701871.

POBTE, 1839-1840, 1840-1841. POTIEE, 1866-1867. POUGET, 1836-1837, 1837-1838. POUGNET, 1856-1857. POUILLET, 1861-1862. POULTIBE, 1886-1887. POUTIEE, 1855-1856. PEADINES, 1858-1859. PRÉVOST, 1880-1881. PRIN, 1848-1849. PEOUST, 1841-1842. PUJOS, 1859-1860. QUENAULT, 1821 à 1828. QUÉRENET, 1881-1882. RAGON, 1851-1852. RAIMBAULT, 1849-1850. RATAUD, 1849-1850. REBOUL, 1869-1870. RÉCAMIER, 1857-1858. REINACH (Joseph), 1879-1880. REINACH (Théodore), 1884-1885. RENAULT, 1861-1862. RENDU, 1843-1844.


— 345 —

RENOUABD, 1822 à 1828. RÉQUIER, 1835-1836. REULEIER, 1888-1889. REVOIL, 1880-1881. RIBOT, 1865-1866. RIOAUD, 1890-1891. RICHARD, 1877-1878. RICHOMME,1834-1835,1835-1836 RIGAL, 1818-1819. RIPAULT, 1861-1862. RIQUIÉ DE BELLEVAL, 1831-1832. RIVOLET, 1837-1838. ROBEET, 1859-1860. ROBEET (Henri), 1887-1888. ROCHEE, 1874-1875. ROGER, 1818-1819. ROGER (A.), 1859-1860. ROLLAND, 1858-1859. ROMIGUIÈEES, 1833-1834, 18341835,

18341835, RONDET, 1869-1870. ROUAED DE CAED, 1878-1879. ROUGÉ, 1875-1876. ROULIEE, 1876-1877. ROULLION, 1845-1846. ROUSSE, 1842-1843. ROUSSEL, 1884-1885. ROUSSELIEE, 1863-1864. ROUSSET, 1878-1879. Roux, 1843-1844. RUBAT DU MÉEAC, 1890-1891. SABATIEE, 1866-1867. SAGLIEE, 1868-1869. SAINT-AGNAN, 1863-1864. SAINTE-BEUVE, 1844-1845. SALLE (Emile), 1858-1859. SALLE (Albert), 1885-1886. SALLE, 1835-1836. SALLOT-MONTACHET , 1856-1857. SALVETAT,1851-1852. SALZEDO, 1875-1876. SAPEY, 1841-1842, 1842-1843. SAUZET, 1878-1879.

SAVAEY, 1868-1869. SEDILLOT, 1833-1834,1835-1836 SEIGNEUR, 1856-1857. SEILLER, 1843-1844. SÉLIGMAN (Edmond), 1881-1882. SÉLIGMAN (Justin), 1883-1884. SERVIN, 1882-1883. SEVESTHE, 1854-1855. SIMONIN (Armand), 1890-1891. SIGNORINO, 1882-1883. SOREL, 1854-1855. SOUCHON,1889-1890. STAINVILLE, 1858-1859. SUREAU, 1879-1880. TAMBOUE (Ed.), 1855-1856. TAMBOUR (Ern.), 1858-1859. TANON, 1863-1864. TARDIEU, 1883-1884. TAERY, 1841-1842, 1842-1843. TAVEBNIER, 1873-1874. TEISSIER DE CADILLAN, 18491850.

18491850. D'ESTAIS , 1840-1841. TERNAUX,1834-1835,1835-1836. TEBEAT, 1873-1874. THÉVBNET, 1887-1888. THIÉBLIN, 1873-1874. THIÉEY, 1863-1864. THIL, 1845-1846. THUBEAU, 1832-1833, 18331834,

18331834, THUBEAU (Georges), 1859-1860. THUEEAU-DANGIN, 1860-1861. TISSIEE, 1888-1889. TOUCHAIS, 1879-1880. TOUCHARD, 1888-1889. TOURNADE, 1881-1882. TOUSSAINT, 1863-1864. TROUILLEBERT, 1851-1852. THOUILLEE, 1856-1857. TRUCHY, 1891-1892. TRUINET, 1851-1852. ULRICH, 1886-1887.


— 346 —

VALETTE, 1830-1831,1831-1832. VALFRAMBERT, 1871-1872. VANNESSON, 1878-1879. VAEAMBON, 1857-1858. VAUNOIS, 1884-1885. VAVASSEUE, 1857-1858. VÉDIE, 1889-1890. VBRBEECKMOES, 1859-1860. VEENHET DE LAUMIÈEE , 18441845.

18441845. 1829-1830. VIBEET, 1879-1880. VIEN, 1883-1884.

VlLLETAED DE LAGUÉBIE , 18531854.

18531854.

VINCENT (Max), 1885-1886. VIVIANI, 1889-1890. VOISIN, 1858-1859. VUATRIN, 1835-1836,1836-1837,

1837-1838. VUITBY, 1838-1839. WARMÉ, 1881-1882. WATTINB, 1887-1888. WORMS, 1872-1873. YMBEBT, 1855-1856. YVERT, 1840-1841, 1841-1842. ZANOIACOMI, 1827-1828, 182818.29.

182818.29.

, Comme les années précédentes, le Secrétaire général fait appel à la bonne volonté de tous pour combler les lacunes et corriger les erreurs. Les communications doivent être adressées à M. Paul NOURRISSON, Secrétaire général, 198, boulevard Saint-Germain, à Paris.


MEMBRES DE L'ASSOCIATION

NOMS ET ADRESSES

ADELON (Ernest), 2, avenue Hoche, Paris.

ALICOT, 14, avenue de Messine, Paris.

ALLAIN, avocat, 4, rue d'Anjou, Paris.

ALLOU (Roger), avocat, 35, rue Tronchet, Paris.

ALPY, avocat, 82, rue Bonaparte, Paris.

AMIABLE , maire du 5e arrondissement, 79, boulevard SaintMichel, Paris.

ANDRÉ, substitut à Chartres (Eure-et-Loir).

ARACHEQUESNE, ancien magistrat, 8, rue du Commandant-Rivière, Paris.

ARAGO (Emmanuel), sénateur et ambassadeur de la République française, à Berne (Suisse).

ARMAND (Henri), avocat, 44, rue Ricber, Paris.

ASSÉZAT DE BOUTEYRE, ancien magistrat, 5, rue Michelet, Paris.

BALLOT (Marcel), 6, rue de la Faisanderie, Paris.

BALLOT-BEAUPRÉ, conseiller à la Cour de cassation, 104, faubourg Saint-Honoré.

BABADAT, procureur général à Montpellier (Hérault).

BAEBIEE, premier président honoraire de la Cour de cassation, 53, rue La Bruyère, Paris.


— 348 —

BARBIER, avocat, 3, rue Bourdaloue, Paris.

BAEBOUX, avocat, ancien bâtonnier, 10, quai de la Mégisserie, Paris. BARD (Alphonse), conseiller d'État, directeur des affaires civiles et du Sceau, 72, boulevard Saint-Michel, Paris.

BARTBOU, avocat, député, 192, boulevard Saint-Germain, Paris. BAUDOT, propriétaire, 10, rue Garancière, Paris. BAYLET, juge au tribunal civil, 8, rue de la Dalbade, à Toulouse (Haute-Garonne).

BEAUREGARD, professeur agrégé à la Faculté de droit, 7, rue Goethe, Paris.

BÉNAED (Paul), 4, rue Bernard-Palissy, Paris. BÉQUET (Léon), conseiller d'État, 33, rue Jacob, Paris. BERGER (Abel), président de section au Conseil d'État, 123, avenue Malakoff, Paris. BEENAED (Maurice), avocat, 24, rue Cambon, Paris. BEETIN (Henri), avocat, 22, rue Saint-Augustin, Paris. BEETIN (Roger), avocat, 13, rue Bonaparte, Paris. BEETEAND, avocat général a la Cour de cassation, 29, boulevard Malesherbes, Paris.

BEETEOU, avocat, 18, quai de la Mégisserie, Paris. BÉTOLAUD, avocat, ancien bâtonnier, 21, avenue Marceau, Paris. BEUDANT, chargé de cours à la Faculté de droit, à Grenoble (Isère). BIGOT, député, 2, rue de Villersexel, Paris. BILHAUD-DUEOUYET, avocat, 5, rue Louis-le-Grand, Paris. BINOCHE, avocat, 23, rue d'Hauteville, Paris. BINOCHE (Louis), avocat, 17, rue Moncey, Paris. BLIN (Lucien), avocat, 8, quai de la Mégisserie, Paris. BLOCH, président à la Cour d'appel, 7, rue d'Anjou, Paris. BLONDEL (J.), substitut du procureur général, à Douai (Nord). BLONDEL (Charles), professeur agrégé à la Faculté de droit, à Rennes (Ille-et-Vilaine).

BLOT-LEQUESNE, avocat, 11, rue Godot-de-Mauroi, Paris. BOISSARD, avocat, à Aix (Bouches-du-Rhône). BOIVIN-CHAMPEAUX, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, 10, rue des Pyramides, Paris.

BONHOURE (Adrien), préfet des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. BONHOURE (Alphonse), avocat, 2, rue Chaptal, Paris. BONNEFOUS, avocat, 68, rue des Sablons, Paris. BONNET (P.), avocat, 78, rue des Saints-Pères, Paris.


— 349 —

BONNET (G.), président de chambre à Riom (Puy-de-Dôme).

BONNET (H.), avocat, 5, rue de La Boétie, Paris.

BONNEVILLE, professeur àla Faculté de droit, à Dijon(Côte-d'Or).

BONPAIX, avocat, 116, boulevard Haussmann, Paris.

BORVILLE (A. de), conseiller à la Cour, à Douai (Nord).

BOTTON, avocat, 12, rue Soufnot, Paris.

BOUCHÉE D'ABGIS DE GUILLEBVILLE, 59, rue de La Boétie, Paris.

BOUCHEZ, avocat, 90, rue de la Victoire, Paris.

BOUDET, 34, rue de Lille, Paris.

BOULAED, avocat, 5, rue Bonaparte, Paris.

BOULLAIRB, 14, rue Portalis, Paris. .

BOULLAY, avocat, 19, rue Caumartin, Paris.

BOULLOCHE, avocat, 5, rue Bonaparte, Paris.

BOULLOCHE (André), substitut du procureur général, 46, rue Cambon, Paris.

BOULLOCHE (Paul), avocat, 5, rue Bonaparte, Paris.

BOURÇART, professeur agrégé à la Faculté de droit, 34, rue Gambetta, Nancy (Meurthe-et-Moselle).

BOURDILLON, avocat, 89, rue Taitbout, Paris.

BOURDON, avocat, 32, rue du Bac, Paris.

BOURGEOIS (Léon), député, 50, rue Pierre-Charron, Paris.

BOURNAT, avocat, 20, rue Jacob, Paris.

BOUSQUET, avocat, 8, rue d'Aumale, Paris.

BOZÉRIAN, sénateur, 6, rue de Tournon, Paris.

BEENIEB DE MONTMORAND, avocat, 3, rue de Cérisoles, Paris.

BEÉSILLION, juge honoraire au Tribunal civd, 82, boulevard SaintMichel, Paris.

BRISOUT DE BAENEVILLE, juge au Tribunal civil, 61, avenue du Roule, à Neuilly (Seine).

BBOSSAED DE MAECILLAC, juge au Tribunal civil, 144, rue de Rennes, Paris.

BEUGNON, avocat, 76, boulevard Malesherbes, Paris. BRUYANT, substitut à Auxerre, 25, rue Française. BUCQUOY, conseiller à la Cour de Rouen, 47, rue Bouvreuil. BUFFE, ancien magistrat, 18, rue d'Anjou, Paris. BUFFET, sénateur, 2, rue de Saint-Pétersbourg, Paris. BUFFET (André), avocat, 97, rue du Bac, Paris. CABAT, substitut, 140, boulevard Raspail, Paris. CADOT, ancien député, à Péronne (Somme).


— 350 —

CAILLOT, avocat, 7, rue de Verneuil, Paris.

CAIEE, avocat, 4, rue de Villersexel, Paris.

CALAEY, président de chambre à la Cour de Paris, 11, quai d'Orsay, Paris.

CAMESCASSE, député, 17, rue de Phalsbourg, Paris.

CAMOIN DE VENCE, avocat, 49, rue de Trévise, Paris.

CANOT (Oscar), substitut, 36, rue Ferrandière, à Lyon (Rhône).

CAEPENTIEE, avocat, 4, rue du Cardinal-Lemoine, Paris.

CABRÉ, juge de paix, 159, faubourg Poissonnière, Paris.

CAUVIN (Paul), 45, rue Sainte-Anne, Paris.

CAZEAUX, avocat, 93, rue de Rennes, Paris.

CAZELLES, avocat, 60, rue de Londres, Paris.

CHALLAMEL, avocat, 7, rue Rouget-de-Lisle, Paris.

CHAMPETIEE DE RIBES, avocat, 46, rue Cambon, Paris.

CHAETON-DEMEUE, avocat, 182, rue de Rivoli, Paris.

CHAUDE, avocat, 14, rue de Condé, Paris.

CHAUDEEAU, substitutduprocureurgénéral, àPau(Basse3-Pyrénées).

CHAUVEAU (Franck), sénateur, 47, rue de La Bruyère, Paris.

CHENAL, avocat, 229, rue Saint-Honoré, Paris.

CHENU, avocat, 3, rue Cambacérès, Paris.

CHÉVEIEE, avocat général à la Cour de cassation, 13, rue de Téhéran, Paris.

CHOBEET, avocat, 78, rue d'Assas, Paris.

CHOPPIN (Alb.), 3, quai Voltaire, Paris.

CLAMAGEEAN, sénateur, 57, avenue Marceau, Paris.

CLÉEY, avocat, 11, rue de la Tour-des-Dames, Paris.

CLIQUET, avocat, 41, rue de Trévise, Paris.

COCHEEY, sénateur, 38, avenue d'Iéna, Paris.

COLMET DE SANTEEEE, doyen de la Faculté de droit de Paris, 2, rue Soufflot, Paris.

COLIN (Ambroise), professeur agrégé à la Faculté de droit de Caen.

CONNELLY (l'abbé), conseiller honoraire à la Cour de cassation, 20, rue de Monsieur, Paris.

COQUELIN, avocat, 91, rue de Rennes, Paris.

COEDIER-SOUVESTEE, procureur de la République à Rambouillet.

COSTE (Régis), avocat, 10, avenue de l'Opéra, Paris.

COUHIN, avocat, 58, rue de Ponthieu, Paris.

COUTEAU, avocat, 224, rue de Rivoli, Paris.

CRÉMIEUX (Eugène), avocat, 34, rue de l'Arcade, Paris.


—■ 351 —

CRESSON, bâtonnier de l'ordre des avocats, 41, rue Cambon, Paris.

CRUPPI, avocat général, 3, rue Christophe-Colomb, Paris.

DA, avocat, 23, rue de la Michodière, Paris.

DA (Henri), avocat, 7, rue Scribe, Paris.

DAGUIEHON-PUJOL, avocat, 66, rue de Lisbonne, Paris.

DAIN, professeur agrégé à la Faculté de droit d'Alger.

DAIREAUX, avocat, 3, rue Bastiat, Paris.

DANET, avocat, 112, rue de Grenelle-Saint-Germain, Paris.

DANIEL, avocat, 19, rue d'Antin, Paris.

DARD (baron), à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais).

DAUVILLIER, avocat, 9, rue de la Chaise, Paris.

DEBACQ, avocat, 13, rue d'Athènes, Paris.

DE BELLOMAYEE, avocat, 18, rue du Regard, Paris.

DECOEI, avocat, 6, rue du Bellay, Paris.

DECOUS DE LAPEYBIÈEE , ancien procureur général, 1, rue Daumesnil, à Périgueux (Dordogne).

DECRAIS , ambassadeur de la République française, à Vienne (Autriche).

DEFEET, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, 33, rue Bonaparte, Paris.

DE HAUT (Marc), avocat, 26, rue de Grenelle-Saint-Germain, Paris.

DELACOUETIE, avocat, 37, rue du Faubourg-Poissonnière, Paris.

DELAMAERÉ, avocat, 33, rue du Cherche-Midi, Paris.

DE LA ROOHETTE, conseiller à la Cour de Paris, 64, rue de Rennes, Paris.

DE LAS CASES, avocat, 61, rue d'Anjou-Saint-Honoré, Paris.

DÉLEGOBGUE, conseiller à la Cour de Paris, 47, rue de Prony, Paris.

DELOM DE MÉZEEAC, avocat, 76 bis, rue des Saints-Pères, Paris.

DELSOL, sénateur, 33, quai Voltaire, Paris.

DELZONS, avocat, 10, rue Las-Cases, Paris.

DÉMANGE, avocat, 13, rue Jacob, Paris.

DEMANTE, professeur à la Faculté de droit, 93, boulevard SaintMichel, Paris.

DEMOMBYNES, avocat, 28, rue Jacob, Paris.

DE PINCÉ, à Haï-Phong (Tonkin).

DE PITTI-FERRANDI, professeur à la Faculté de droit, place des Carmélites, à Aix (Bouches-du-Rhône).

DEROISIN, maire de Versailles, conseiller général, 77, rue des Chantiers, à Versailles (Seine-et-Oise).


— 352 —

DEEOY, avocat, 19, rue du Quatre-Septembre, Paris.

DE ROYEE (Clément), avocat, 82, boulevard Haussmann, Paris.

DE ROYER (Louis), avocat, 105, rue de Lille, Paris.

DE ROYEE (Paul), avocat, 105, rue de Lille, Paris.

DE SAINT-AUBAN, avocat, 29, boulevard Saint-Michel, Paris.

DE SAL, avocat, sénateur, 147, boulevard Saint-Germain, Paris.

DESFOEGES, avocat, 85, boulevard Haussmann, Paris.

DESJARDIN (Florimond), avocat, 8, rue Mogador, Paris.

DESJARDINS (Albert), professeur à la Faculté de droit, 30, rue de Condé, Paris.

DESJARDINS (Arthur), avocat général à la Cour de cassation, 2, rue de Solférino, Paris.

DESMAEEST, avocat, ancien bâtonnier, 17, avenue du Trocadéro, Paris.

DESMYTTÈRE, avocat, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

DESPORTES DE LA FOSSE, avocat, 60, rue Jouffroy, Paris.

DESTICKEE, 9, rue de Verneuil, Paris.

DESTRESSE DE LANZAC DE LABORIE , conseiller à la Cour d'appel, 15, rue Cassette, Paris.

DESTRESSE DE LANZAC DE LABOEIE (Léon), avocat, 22, rue d'Assas, Paris.

DE TOUEVILLE, ancien préfet, 7, rue de Vigny, Paris.

DE VALEOGEE, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation 32, rue du Bac, Paris.

DEVELLE, député, 131, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris.

DE VEEDON, avocat, 9, rue du Puits-de-Jouvence, à Bourges (Cher).

DEVILLE, avocat, 45, rue Saint-Placide, Paris.

DEVIN (Léon), avocat, 17, rue de la Bienfaisance, Paris.

DEVIN (Georges), avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, 39, rue de La Boétie, Paris.

D'HEEBELOT, avocat, 4, rue de Tournon, Paris.

DIEUSY, avocat, 50, rue Beauvoisine, à Rouen.

DOUBLET, juge au tribunal civil, 11, rue de Solférino, à Versailles (Seine-et-Oise).

DOUTEIAUX, avocat, à Valenciennes (Nord).

DEEYFOUS (Georges), avocat, 41, rue Cambon, Paris.

DREYFUS (Ferdinand), avocat, 50, boulevard de Courcelles, Paris.


-- 353 —

DUBÉDAT, ancien magistrat, 8, rue du Jardin-Royal, à Toulouse (Haute-Garonne).

DUBOIS (Georges), avocat, 60, rue de Rome, Paris.

Du BUIT, bâtonnier, 47, rue de Clichy, Paris.

DUCREUX, président de chambre, 98, rue.de Rennes, Paris.

DUCUING, avocat, 43, rue Laffîtte, Paris.

DUFLOS, préfet de l'Oise, à Beauvais.

DUNOYER, 81, rue Madame, Paris.

DUNOYER, avocat, 176, boulevard Haussmann, Paris.

DUPRÉ, conseiller à la Cour de cassation, 62, rue François Ier, Paris.

DUPRÉ-LASALE, conseiller à la Cour de cassation, 2, rue Vignon, Paris.

DUPUICH, avocat, 20, rue Chauchat, Paris.

DUROYAUME, avocat, 16, avenue Trudaine, Paris.

DUSSAUD, avocat, 58, rue de Rennes, Paris.

DUVAL (Eugène), substitut du procureur général, 5, rue Nouvelle, Paris.

DUVAL-ARNOULD, avocat, 95, rue de Rennes, Paris.

DUVERDY (Charles), avocat, 1, place Boïeldieu, Paris.

ÉMION, juge de paix, 23, rue Marmontel, Paris.

FABRE (Jules), avocat, 8, rue Dieu, Paris.

FABRE DE LLABO, notaire, 3, rue Jean-Jacques-Rousseau, à Perpignan (Pyrénées-Orientales).

FALATEUF (Oscar), ancien bâtonnier, 6, boulevard des Capucines, Paris.

FALCIMAIGNE, avocat général, 5, rue de Copenhague, Paris.

FAUCON .(Paul), avocat, 12, rue Perdonnet, Paris.

FAUEE (Paul), avocat, 14, avenue Victoria, Paris.

FELDMANN, avocat, 56, rue de La Boétie, Paris.

FÉLIX, conseiller à la Cour d'appel, 33, rue Étoupée, à Rouen (Seine-Inférieure).

FERROUILLAT, sénateur, 8, quai de Billy, Paris.

FERRY (Jules), 1, rue Bayard, Paris.

FLAMAND, avocat, 5, rue Taitbout, Paris.

FLANDIN, vice-président au tribunal de la Seine, 97 , rue du Bac, Paris.

FLICHE, avocat, 1, rue de l'Université, Paris.

FLOQUET, président de la Chambre des députés, 81 , avenue Marceau, et au Palais-Bourbon, Paris.

CGHFÉ1. DES AVOCATS. *■"


— 354 —

FLOGNY, avocat, 3, rue Blanche, Paris. FLOUEENS, député, 129, rue de la Pompe, Paris, FOUCAULT (Albert), avocat, 10, rue de Copenhague, Paris. FOUROADE, avocat, 18, rue de l'Université, Paris. FOUEN'IEE, avocat, 5, rue Stanislas, Paris. • . FRÉMAED, avocat, 75, rue Saint-Lazare, Paris. FROMAGEOT, avocat, 15, rue de Douai, Paris. GAIRAL, avocat, 4, place d'Ainay, à Lyon (Rhône). GANNEVAL, avocat, 40, rue de Berlin, Paris.

GARSONNET, professeur à la Faculté de droit, 24, rue Gay-Lussac, Paris.

GAUDRY (Jules), ingénieur au chemin de fer de l'Est, 173, rue du Faubourg-Poissonnière, Paris.

GAULY, avocat, 9, boulevard Saint-Germain, Paris. GENESTE , conseiller à la Cour d'appel, 50, rue Sainte-Anne, Paris.

GENREAU, ancien magistrat, 48, boulevard Malesherbes, Paris. GEOFFROY, avocat, 30, rue Bonaparte, Paris. GIEARD (Alfred), 68, rue de Rome, Paris. GONTARD, avocat, 122, boulevard Saint-Germain, Paris. GOSSET, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, 52, rue de Lille, Paris.

GOURD (Alphonse), avocat, 34, place Bellecour, à Lyon (Rhône). GRANIÉ, ancien magistrat, rue Boulbonne, Ilôts, à Toulouse (Haute-Garonne).

GRIOLET, administrateur du chemin de fer du Nord, 97, avenue Henri-Martin, Paris.

GUIBOUEG DE LUZINAIS, sénateur, 11, rue Richepanse, Paris. GUILLAUME, chef du contentieux, à la Banque de France, Paris. GUILLOT (Ad.), juge d'instruction, 10, rue de Constantinople, Paris.

GUYAED (Albert), avocat, 9, rue Duphot, Paris. GUYOT (Em.), avocat, 17, rue de Tournon, Paris. HABEBT, avocat, 9, rue de Berlin, Paris. HACHE (Eugène), avocat, 5, rue du Mont-Thabor, Paris. HALLAYS, avocat, 29, rue Saint-Guillaume, Paris. HAUSSONVILLE (Comte Othenin d'), de l'Académie française, 41, rue Saint-Dominique, Paris.

HENDLÉ, préfet, à Rouen (Seine-Inférieure).


^- 355 —

HENEY (Lucien); avocat, 11 pis, rue de Milan, Paris.

HEEBET (Félix), avocat, 127, boulevard Saint-Germain, Paris.

HITIER, avocat, 80, rue Bonaparte, Paris.

HOUSSET, avocat, 9, rue de Verneuil, Paris.

HUAED, avocat, 76, rue de la Victoire, Paris.

HUBBABD, avocat, député, 19, avenue d'Antin, Paris.

HUGON DE Scoeux, avocat, 42, rue du Bac, Paris.

JACOMY, substitut du procureur général, 12 , avenue de l'Aima, Paris.

JACQUIER, avocat, 14, rue de Jarente, à Lyon (Rhône).

JAMAIS, avocat, député, 7, rue de Villersexel, Paris.

JAMETEL, 45, rue de la Chaussée-d'Antin, Paris.

JAY, professeur agrégé à la Faculté de droit, à Grenoble (Isère).

JEANNENEY, avocat, 14, rue d'Alger, Paris.

JONES, 66, rue de l'Assomption, Paris.

JOSSEAU, avocat, 7, rue de Surène, Paris.

JOURDAN (Alphée), avocat, 19, rue Béranger, Paris.

JUHIN, avocat, 167, boulevard Saint-Germain, Paris.

K.EMPFEN, directeur des musées nationaux, palais du Louvre, Paris.

LABORI, avocat, 3, boulevard du Palais, Paris.

LACOIN, avocat, 3, rue de l'Université, Paris.

LAFEEEIÈEE , vice-président du Conseil d'État, 62, rue SaintLazare, Paris.

LAFFON (Fernand), substitut du procureur général, 78, boulevard Saint-Michel, Paris.

LAFON (René), avocat, 75, Faubourg-Saint-Honoré, Paris. LAFISSE, 23, rue de Rome, Paris.

LAGUEERE, avocat, député, 191, rue Saint-Honoré, Paris. LAILLER, avocat, 86, rue de Miromesnil, Paris. LALOU, avocat, 6, boulevard Saint-Michel, Paris. LANGLOIS, substitut, à.Blois (Loir-et-Cher). LARNAC, avocat, 8, rue du Cirque, Paris.

LARNAUDE, professeur agrégé à la Faculté de droit, 46, rue de Rennes, Paris.

LARUE, avocat, 34, rue Godot-de-Mauroi, Paris. LAYA, avocat, 3, rue de Cluny, Paris. LEBEL, avocat, 9, boulevard Saint-Michel, Paris. LECHERBONNIEE, substitut, 143, rue des Capucins, à Reims (Marne).


— 356 —

LEBON, avocat, député, à Rouen (Seine-Inférieure).

LECANU, juge de paix, 28, rue Saint-Lazare, Paris.

LE CHEVALIEE, directeur de la Dette publique, au Caire (Egypte).

LE COINTE (Maurice), avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, 9, passage Saulnier, Paris.

LE CONTE (Paul), ancien procureur de la République, 37, avenue Montaigne, Paris.

LEDEBT, avocat, 44, rue d'Enghien, Paris.

LEDEU (Alphonse), avocat, à Versailles.

LEDUC (Charles), 28, rue Larochefoucault, Paris.

LEFAVEEAIS, substitut du procureur général, 78, boulevard duViaduc, à Nîmes (Gard).

LEGENDEE (Charles), procureur de la République, à Auch (Gers).

LEGENDEE (Maxime), avocat, 102, rue de Rennes, Paris.

LEGEAND, avocat, à Bourges (Cher).

LE HÉNAFF, avocat, 13, rue de l'Abbé-Grégoire, Paris.

LELONG, archiviste, 59, rue Monge, Paris.

LENTE (Charles), avocat, 8, rue d'Isly, Paris.

LÉON, avocat, 38, rue des Écoles, Paris.

LE PELLETIEE (Emile), avocat, 38, rue de Verneuil, Paris.

LÉPOT, conseiller, à Douai (Nord).

LEREDU, avocat, 66, rue d'Hauteville, Paris.

LE ROY DE LA BRIÈEE, 58, rue de la Verrerie, Paris.

LE ROUX (Gabriel), préfet, à Rennes (Ule-et-Vilaine).

LESAGE (Paul), avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, 5, rue d'Isly, Paris.

LESCOUVÉ, substitut à Tours (Indre-et-Loire).

LESOUET, avocat, 2, rue de Villersexel, Paris.

LEVEN, avocat, 45, rue de Trévise, Paris.

LÉVI-LION, avocat, 35, rue de Saint-Pétersbourg, Paris.

LÉVY-ALVAREZ (Henri), 8, rue Saint-Florentin, Paris.

LIOUVILLE (Félix), avocat, 2, rue Cambacérès, Paris.

LOISEAU, avocat, 37, boulevard Malesherbes, Paris.

LOUBERS, conseiller à la Cour de cassation, 27, rue Cassette, Paris.

LOUCHET, avocat, 4, rue de l'Arcade, Paris.

LOUSTAUNAU, avocat, 14, rue d'Aumale, Paris.

LYON, avocat, 14, rue de la Pépinière, Paris.

LYON-CAEN (Léon), avocat, 22, rue Saint-Marc, Paris.


— 357 —

MADELIN, avocat, à Bar-le-Duc (Meuse). MAGNIER, avocat, 48, rue Rambuteau, Paris.

MAILLARD, premier président à Montpellier (Hérault).

MAILLARD (Georges), avocat, 40, rue du Faubourg-Poissonnière, Paris.

MAINIÉ, avocat, 29, rue de Londres, Paris.

MAISONABE, avocat, à Rodez (Aveyron).

MANAU, conseiller à la Cour de cassation, 71, boulevard de Courcelles, Paris.

MANUEL, président de chambre à la Cour, 80, rue Saint-Lazare, Paris.

MARIE, ancien procureur de la République, 100, rue de Rennes. Paris.

MAEITAIN, avocat, à Mâcon (Saône-et-Loire).

MARQUIS, sénateur, 45, rue de.Lille, Paris.

MARTIN (Albert), avocat, 23, rue d'Anjou, Paris.

MARTIN (Tommy), avocat, 3, rue Bastiat, Paris.

MARTINEAU, juge au Tribunal civil, 3, place Cormontagne , à Lille (Nord).

MARTINI, avocat, ancien bâtonnier, 171, boulevard Haussmann, Paris.

MAS (le R. P.), religieux dominicain, 53, rue de Monteaux, à Marseille (Bouches-du-Rhône).

MASSE, avocat général, à Besançon (Doubs).

MASSU, 24, rue Clément-Marot, Paris.

MATHIEU-BODET, ancien ministre, 1, rue de la Ville-l'Évêque, Paris.

MATHIOT, avocat, 6, rue Mogador prolongée, Paris.

MATTÉE, substitut à Melun (Seine-et-Marne).

MEIGNEN, ancien agréé, 62, boulevard Sébastopol, Paris.

MELCOT, procureur général, à Amiens (Somme).

MÉLINE, avocat, député, 4, rue de Commaille, Paris.

MENNESSON, avocat, 43, boulevard Malesherbes, Paris.

MERLIN, avocat, 1, place du Louvre, Paris.

METTETAL, avocat, 22, rue des Capucines, Paris.

METTETAL (Frédéric), avocat, 24, rue de Varennes, Paris.

MEURGÉ, avocat, 15, boulevard Saint-Germain, Paris.

MILHATTD, avocat, 8, rue des Saussaies, Paris. '

MILLERAND, avocat, député, 234, boulevard Saint-Germain, Paris.

MILLIARD, avocat, 131, faubourg Saint-Honoré, Paris.


— 358 —

MIMEREL, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, 205, boulevard Saint-Germain, Paris.

MONOD, directeur au ministère de l'intérieur, place Beauvau, Paris.

MONSARRAT, ancien magistrat, 14, rue des Capucines, Paris.

MOREAU (Henri), avocat, 370, rue Saint-Honoré, Paris.

MOEEL, avocat, 8, rue de Saint-Pétersbourg, Paris.

MOEIELOT (André) , avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, 60, rue Richelieu, Paris.

MOEILLOT (Georges), avocat, 12, rue de Penthièvre, Paris.

MORISE, avocat, 45, rue de Courcelles, Paris.

MOUTARD-MARTIN, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassa- , tion, 3, rue d'Anjou, Paris.

MULLE, conseiller à la Cour d'appel, 19, quai Bourbon, Paris.

NÉBOT, avocat, 16, rue de l'Université, Paris. NIVET, avocat, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

NOBLET, conseiller à la Cour d'appel, 2, faubourg Saint-Vincent, à Orléans (Loiret).

NOIROT, 74, rue Bonaparte, Paris. NORMAND, avocat, 11, avenue de l'Opéra, Paris. NOÙEISSAT, avocat, 18, rue Buffon, à Dijon (Côte-d'Or). NOUEEISSON, avocat, 198, boulevard Saint-Germain, Paris. OLLENDOEFF, chef de division au ministère du Commerce, 150, avenue Victor-Hugo, Paris.

PAILLET (Eugène), conseiller à la Cour d'appel, 40, rue de Berlin, Paris.

PAEIS (Émilien), vice-président du tribunal, 89, rue Mondenard, à Bordeaux (Gironde).

PATISSIER-BAEDOUX, avocat, 86, rue de Lille, Paris.

PAVIE, avocat, au Mans (Sarthe).

PECTOR, avocat, 9, rue Lincoln, Paris.

PELLETIER (Michel), avocat, 6, rue Chauveau-Lagarde, Paris.

PÉRONNE, avocat, 32, rue des Mathurins, Paris.

PICOT (Georges), membre de l'Institut, 54, rue Pigalle, Paris.

PINAED (Ernest), avocat, 3, rue Lamennais, Paris.

PINTA, avocat, 78, rue Réaumur, Paris.

PIOT, avocat, 5, rue Bonaparte, Paris.

PLUM, avocat, 8, rue de Milan, Paris.

POIGNARD, avocat, 18, avenue Victoria, Paris.

POINCAEÉ, avocat, député, 29, rue de Bourgogne, Paris.


— 359 —

POTIER, conseiller à la Cour de Paris, 12 bis, place Delaborde, Paris. POUGNET, avocat, 5, rue Saint-Benoît, Paris. POUILEET, avocat, 10, rue de l'Université, Paris. POULTIER, avocat, 13, rue de Castellane, Paris. PRADINES, président de Chambre, 11, rue de Miromesiiil, Paris. PRÉVOST, avocat, 18, rue de Seine, Paris.

PUJOS, avocat, 57, boulevard de Strasbourg, à Toulouse (HauteGaronne) .

QUÉRENET, avocat, 45, rue Carnbon, Paris.

RAQON, juge d'instruction honoraire, 179, boulevard Saint-Germain, Paris.

REBOUL, avocat, 47, rue Laffitte, Paris. RÉCAMIEE, avocat, 1, rue du Regard, Paris. REINACH (Joseph), 6, avenue Van-Dyck, Paris. REINACH (Théodore), 26, rue Murillo, Paris. RENAULT (Léon), avocat, sénateur, 8, rue Murillo, Paris. REULLIER, avocat, 9, rue Portalis, Paris. REVOIL, avocat, 15, rue Lamennais, Paris. RIBOT, avocat, député, 65, rue Jouffroy, Paris. RICAUD, avocat, 4, rue de la Sorbonne, Paris. RICHARD (Albert), avocat, 9, boulevard de Sébastopol, Paris. ROBEET (Arthur), conseiller à la Cour d'appel, 120, rue d'Assas, Paris.

ROBEET (Henri), avocat, 28, boulevard Haussmann, Paris. ROCHER, avocat, 80, rue Taitbout, Paris.

RONDET, ancien magistrat, 19, rue de la Table-Ronde, à Vienne (Isère).

ROUARD DE CAED, professeur agrégé à la Faculté de droit, à Toulouse (Haute-Garonne).

ROUGÉ, avocat, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). ROULIEE, avocat général, 23, rue de Lille, Paris. ROUSSE, avocat, ancienbâtonnier, 17, boulevard Haussmann, Paris. ROUSSEL, avocat, 4, rue de Lille, Paris.

ROUSSELLIEE, conseiller à la Cour de cassation, 72, rue de Monceau, Paris.

ROUSSET (Raoul), avocat, 17, rue de Suresnes, Paris. RUBAT DU MÉBAC, avocat, 28, rue de l'Université, Paris. SABATIER. , avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, 2, rue Saint-Simon, Paris.


— 360 —

SAINT-AGNAN, château de Saint-Julien, par Caen (Calvados).

SALLE, avocat, 39, boulevard Haussmann, Paris.

SALLE (Albert), avocat, 27, rue de Rome, Paris.

SALZÉDO, avocat, 11, rue Louis-le-Grand, Paris.

SAUZET (Marc), professeur agrégé à la Faculté de droit, 3, rue Martin, à Lyon (Rhône).

SÉLIGMAN (Edmond), avocat, 3, rue Vélasquez, Paris.

SÉLIGMAN (Justin), substitut, 14, rue Tronchet, Paris.

SERVIN, juge à Versailles (Seine-et-Oise).

SEVESTEE, conseiller à la Cour de cassation, 4, rue Logelbach, Paris.

SIMONIN (Armand), avocat, 1, rue de Lille, Paris.

SIGNOEINO, avocat, 48, rue Taitbout, Paris.

SOEEL, président du tribunal civil, 9, rue Neuve, à Compiègne (Oise).

SOUOHON, avocat, 12, rue de Seine, Paris.

STAINVILLE, conseiller à la Cour d'appel, 8, place de l'Académie, à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

SUEEAU, président du tribunal d'Étampes (Seine-et-Oise).

TAMBOUR, 7, rue Scribe, Paris.

TANON, conseiller à la Cour de cassation, 23, rue Denfert-Rochereau, Paris.

TARDIEU, avocat, 26, avenue de Messine, Paris.

TAVERNIEE , avocat, 2, place Saint-Amour, à Besançon (Doubs).

TEERAT, avocat, 18, rue Saint-Romain, Paris,

THÉVENET, avocat, 7, rue Saint-Philippe-du-Roule, Paris.

THIÉBLIN (Henri), avocat, 10, rue de l'Abbaye, Paris.

THUEEAU (Edouard), avocat, 11, rue Garancière, Paris.

THUBEAU (Georges), vice-président au tribunal civil, 11, rue Garancière, Paris.

THUEEAU-DANGIN (Paul), publiciste, 11, rue Garancière, Paris.

TISSIEE (Albert), professeur agrégé à.la Faculté de droit, Alger.

TOUCHARD, avocat, 60, boulevard Saint-Germain, Paris.

TOUÈNADE, substitut, à Paris.

TRUCHY, avocat, 158, rue de Rivoli, Paris.

TRUINET, 83, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris.

ULRICH, avocat, 35, rue de l'Université, Paris.

VALFRAMBERT, avocat, 18, rue Blanche, Paris. «

VANNESSON, avocat, 33, quai Voltaire, Paris.


— 361 —

VAUNOIS, avocat, 7, rue de Port-Mahon, Paris.

VAVASSEUR, avocat, 10, rue du Caire, Paris.

VÉDIE, avocat, 35, rue des Petits-Champs, Paris.

VIBERT, conseiller à la Cour, à Douai (Nord).

VILLETARD DE LAGUÉRIE, conseiller à la Cour de cassation, 9, rue de Poissy, Paris.

VIEN, avoué, 2, rue de la Pépinière, Paris.

VINCENT, avocat, 58, rue de la Victoire, Paris.

VIVIANI, avocat, 85, boulevard de Port-Royal, Paris.

VOISIN, conseiller à la Cour de cassation, 11 bis, rue de Milan, Paris.

WARMÉ, avocat, 56, rue de Verneuil, Paris.

WATTLNNE, avocat, 30, avenue d'Antin, Paris.

WORMS, avocat, 62, boulevard Malesherbes, Paris.


CONSEIL DE DIRECTION DE L'ASSOCIATION

POUR L'ANNÉE 1891

Anciens Présidents :

MM. BARBIER, premier président honoraire de la Cour de cassation, Paris. -

BÉTOLAUD, ancien Bâtonnier de l'Ordre des avocats, Paris. ROUSSE, de l'Académie française, ancien Bâtonnier de l'Ordre

des avocats, Paris. DUPRÉ-LASALE, conseiller à la Cour de cassation, Paris. BARBOUX, ancien Bâtonnier de l'Ordre des avocats, Paris.

Président :

M. LAFEEEIÈRE, vice-président du Conseil d'Etat, Paris.

Vice-Présidents : 1891.—N

1892. —M. COLMET DE SANTERRE, doyen de la Faculté de droit, Paris.

1893. — M. CRESSON, Bâtonnier de l'Ordre des avocats, Paris.

1894. — M. BALLOT-BEAUPRÉ, conseiller à la Cour de cassation,

. Paris.

Membres du Conseil :

1891. — MM. CALAEY, président de Chambre à la Cour d'appel de

Paris. DESJAEDINS (Albert), professeur à la Faculté de droit,

Paris. DEVIN (Léon), avocat à la Cour d'appel de Paris. TANON, conseiller à la Cour de cassation, Paris.

1892. — MM. DUVERDY, avocat à la Cour d'appel de Paris.

FLANDIN,, vice-président au Tribunal de la Seine.

MELCOT, procureur général à Amiens.

DE VALROGER," avocat à la Cour de cassation.

1893. — MM. POUILLET, avocat à la Cour d'appel de Paris.

BERTRAND, avocat général à la Cour de cassation. CBUPPI, avocat général à la Cour de Paris. DEROY, avocat à la Cour d'appel de Paris,


— 363 —

1-894. — MM. LACOIN, avocat à la Cour d'appel de Paris.

BKÉSILLION, juge honoraire au tribunal de la Seine. DELACOURTIE, avocat à la Cour d'appel de Paris. MILLIARD,. ayoc_at à la Cour d'appel de Paris.

Anciens Secrétaires généraux:

MM. BAUD, directeur des affaires civiles et du Sceau au ministère de la Justice. HEHBET, avocat à la Cour d'appel de Paris. KOUSSET, avocat à la Cour d'appel de Paris.

Secrétaire général :

M. NOURRISSON (Paul), avocat à la Cour d'appel de Paris.

Secrétaires :

MM. BREKIER DE MONTMORAND, avocat à la Cour d'appel de Paris. PATISSIER-BARDOUX, avocat à la.Cour d'appel de Paris. COO.TJELIN, avocat à la Cour d'appel de Paris. LIOTJVILLE (Félix), avocat à la Cour d'appel de Paris.

Anciens Trésoriers :

MM. HACHE, avocat à la Cour d'appel de Paris. PLUM, avocat à la Cour d'appel de Paris. PELDMANN, avocat à la Cour d'appel de Paris.

Trésorier : -

-M. BOURDON, avocat à la Cour d'appel de Paris.

Trésorier adjoint :

M. POIGNARD, avocat à la Cour d'appel de Paris.

COMMISSION DES SECOURS

MM. LAFERRIÈRE, président de l'Association, 62, rue Saint-Lazare, Paris. CEUPPI, 3, rue Christoplie-Coloinb, Paris. DÙVERDT, 1, place Boïeldieu, Paris.


TABLE DES MATIÈRES

Pages.

Décret de reconnaissance d'utilité publique I

Statuts de l'Association 2

Décision du Conseil de Direction 7

Séances du Conseil de Direction Set 9

Assemblées générales 9 et 10

Banquet 20

Année judiciaire 1889-1890 :

Bulletin des travaux de la Conférence . . . 25

Désignation des orateurs et nomination des Secrétaires .... 32 Année judiciaire 1890-1891:

Séance de rentrée, discours de M. Cresson 33

Éloge de Lacan, discours de M. R.ené Viviani 64

Sur l'éloquence judiciaire dans les temps modernes, discours

de M. Jules Jeanneney : . . . . 105

Notices lues à l'assemblée générale du 29 décembre 1890 :

M. Ameline de la Briselainne, par M. Lacoin 146

M. Bessat, par M. Colmet de Santerre 153

M. Dillai.s, par M. Meignen 160

Discours prononcés à la Conférence. . 166

Tableau des prix 191

Secrétaires de la Conférence . . . - 194

Table alphabétique des Secrétaires et Orateurs de la GoTÏÏsKinc-e-., 336

Liste des membres de l'Association y .^SV.1'.'-■ 1 •'.• .,3^7

Conseil de Direction •/-o ■■■■.. 'i3o\

Nancy, iinpr. Berger-Lievrault et C'c.



NANCY, IMPRIJSt.B.KIE BERQES'LEVEAULT ET , C'°