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de l'Industrie automobile

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Nous ne doutons pas que cette combinaison marquera un progrès sérieux, sinondécisii, dans l'histoire de la locomotion à vapeur. Il n'est d'ailleurs pas hors de propos de prévoir qu'au moyen d'organes spéciaux de transmission, les manoeuvres du conducteur seraient facilement ramenées à être analogues à celles du cocher qui fouette, relient ou dirige ses chevaux. -

Le tramway à vapeur. Dalifol

Ces premières expériences et l'accueil bienveillant fait à la Aroiture à vapeur-incitèrent le constructeur à poursmvre cette voie nouvelle dé la locomotion mécanique qui s'ouvrait devant lui.

En 1876, Amébée Bollée père fabriqua, en collaboration avec M. Dalifol, fondeur à Paris, un tranwvay à cinquante places que les auteurs destinaient à la Compagnie des omnibus. Cette machine rappelait dans ses grandes lignes le break de 1873, mais la chaudière était placée à l'avant et l'alimentation du combustible s'effectuait automatiquement,

Les quatres roues étaient à la fois porteuses, motrices et directrices, c'est-à-dire que chacune d'elles était montée sur un piArol vertical qui lui permettait de prendre la direction du rail aussi bien dans les courbes que dans les alignements droits. 11 y aA7ait cependant, à portée du mécanicien, un'appareil de direction qui pouvait commander la déviation des roues, soit pour aiguiller sur une voie ou une autre, soit pour dérailler intentionnellement et contourner sur le pavé un embarras de voilure et reprendre ensuite la Aroie.

Enfin la commande des roues se faisait par l'intermédiaire d'arbres articulés aArec joints de Cardan '.

Le tramAvay fonctionnait bien, mais il était trop lourd pour les Aroies auxquelles on le destinait; c'est pour cette raison, aussi parce que les administrateurs de la Compagnie estimaient qu'il effrayait les chevaux qu'il ne fit pas un service de longue durée.

ÎSous aArons ATU que, [quelques années après, N.-J Baffard, avec son Iramcar électrique, ne remporta pas plus de succès.

1. M. Dalifol, décédé en 1888, laissait un 'fils âgé de vingt et un ans qui, malgré son jeune âge et son isolement dans la vie, suivait dignement les traces de son père, s'adomiant à. la mécanique et poursuivant avec succès de nombreuses expériences. M. Dalifol fils, inventeur d'une bicyclette à vapeur qui participait au concours Paris-Mantes, en 1891, construisait ensuite des voitures, puis se spécialisait dans la fabrication du moteur <t Abeille» fort apprécié aujourd'hui.

Tenting.personnalité connue dans les milieux automobiles de l'époque, avait été contremaître, vers 1875, chez M. Dalifol père