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Title : Dictionnaire turc-français : supplément aux dictionnaires publiés jusqu'à ce jour,.... Volume 2 / par A.-C. Barbier de Meynard,...

Author : Barbier de Meynard, Charles (1826-1908). Auteur du texte

Publisher : (Paris)

Publication date : 1881-1886

Subject : Turc (langue) -- Dictionnaires français

Type : text

Type : monographie imprimée

Language : turc

Format : 2 vol. (X-786, 898 p.) ; gr. in-8̊

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Description : Collection : Publications de l'École des langues orientales vivantes. 2e série ; 4, 5

Description : Collection : Publications de l'École des langues orientales vivantes ; 4, 5

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient

Description : Avec mode texte

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k5440990k

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O2-545 (2,5)

Set notice : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30055229w

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 26/11/2008

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PUBLICATIONS

DE

L'ÉCOLE DES LANGUES (MENTALES VIVANTES

IIE SERIE — VOL. V.

DICTIONNAIRE TURC-FRANÇAIS.





j

«-) zal, onzième lettre de l'alphabet arabe - persan - turc, se prononce z; valeur numérique 700. Comme la lettre précédente ^ dal, le zal ne peut se rencontrer clans les mots du turc oriental, et n'appartient en propre qu'aux mots arabes ou à l'orthographe archaïque du persan. — En tant qu'abréviation, i (qu'on écrit souvent sans point : i) désigne le mois de zil-qade, le onzième de l'année musulmane.

)<-} za, 1° abréviation du nom de zil-hiddje, douzième mois de l'année des Musulmans; on écrit aussi sans point : ta. — 2° abréviation du pronom démonstratif arabe là* heza, celui-ci, ceci. — 3° accusatif du mot zou; voir 3Ï.

<—•'M zat, (ar. féru, de 3i ZOM) essence d'une chose, nature. — personne, individualité. — personnage. — \—7ta zaten et ol-JJl biz-zat, personnellement, soi-même. — ol JJli Jjlll <J\ bis-zat qalem eline âlmazlar, ils n'écrivent pas eux-mêmes. — ooxli j.;- haddi zatinde, au fond, en réalité. — <ÛJ\ ol i zat-ullah, l'essence divine. — forme des mots composés : ^ji-\ C>ta zai ul-djemb, prononc. vulgaire zatlid.jan, pleurésie; 4JJI oli zai ur-rye, fluxion de poitrine; ôli (jul\ z«£ ul-beïn, « le milieu » ; communauté d'idée, bonne entente. — ôli yOu^i zai-t cherifiniz ou (zfrfi 'aKwz), litt. : «votre personne illustre, élevée », tournure polie au lieu de

vous. — Olà-^ f.j&* ô\i z«£i tneka1

tneka1


2 Û\'i J>

rira çefat « la personne ornée de nobles qualités » autre expression polie remplaçant le pronom personnel. —

^). dji c>\i zati devletleri, leur

seigneurie, votre seigneurie. — oli

toLîoL O^^.^ zati hazreti pad.ichalii,

pad.ichalii, Majesté le Sultan. — i\'i ^j&y—^ig- zate makhçous, personnel, inhérent à la personne; jjli zati, même sens. — 4„l.s JjJ-' 15" houqouqe zatyïï, droits personnels. — o-C~<jJ oli laCi 0^3^ zafi lehusinde olan ddva, action personnelle, en jurisprudence. — 4—~\i «sll» menafyi zatyh, avantages personnels, intérêts privés. — ,jli k_Ji^—»* meachi zati, traitement personnel se rapportant à la personne du fonctionnaire et non pas à la fonction. — CJL~1Î zatyat, personnalités, offenses, synon. de CJ^-^Z^ chakhçyat. — adv. ,jli zati, au fond de la chose, en réalité. — 0^1 i_^-> zati olmayan, inusité, extraordinaire, accidentel. — Zati, poète mystique estimé des Ottomans; son divan a été imprimé à Constantinople en 1843 et 1872. Cf. jz zou, ^i zevi et li za.

jJl^ zakir, far.) qui rappelle ou répète. On nomme ainsi, dans les réunions

réunions derviches, ceux qui psalmodient la formule -=0*1 \ VU1 V «il n'y a

d'autre Dieu qu'Allah», et certaines poésies pieuses. C'est la cérémonie comme sous le nom de zikr; voir^fS. — Chez les Arabes, et surtout en Egypte, on emploie de préférence, dans le même sens que zakir, la forme intensitive j5~~'> zikkir. — Sijf\ i zakirlik, récitation et chant dans les communautés de derviches.

<-^às)*) zahib, (ar.) qui part; s'en allant. — avec olmaq, 1° partir. — 2° prétendre, supposer. — JuL-ïc ~>_ ^l'"Vjl >_*AI j 4J4LII bon 'aqaïdi bctteleye zahïb olanlar, ceux qui soutiennent ces opinions erronées. — Voir aussi i_)l*i zihab.

f~ uO zebaïh, (ar.) plur. de 4^i zebyha, victimes offertes en sacrifice, holocauste. — Sur la manière d'égorger les animaux selon le rite musulman; voir D'OHSSON, Tableau, t. IV, p. 8.

às~J> zibhe, (ar. déchirer, égorger) croup, laryngite aiguë; voir aussi Jjll>- khounnaq, vulg. Jwunaq.

f^-^ zebih, (ar.) sacrifié, immolé.


V> f> 3

Les Musulmans donnent ce surnom à Ismaël qui, selon eux, allait être sacrifié à Dieu par Abraham, au lieu d'Isaac.

by^*-"^ zakhire, (ar.) pron. vulg'. zahlira, 1° provisions; vivres, fournitures de vivres. — ^-n^'i zakhiredji, fournisseur de vivres, intendant ou commissaire des subsistances. — 2° grains, céréales. — ôC\ i zakhire èkmek, semer des grains. — L§TIT*"^ ■* zakhire ikhradje, exportation des céréales. — (JjU^J oj-J-'i zakhire nazareti, direction des céréales; sous l'ancien régime, elle était chargée d'approvisionner Constantinople du blé nécessaire aux besoins de la population et aux fournitures des janissaires; voir DJEVAD BEY, p. 160. — o_/._>o 4—;U. zakhra hane, grenier d'abondance, magasin aux vivres. — On trouve aussi dans la langue populaire la forme °y^j zahra pour »/>-j zakhra, et cette dernière est une corruption de o>>o.

bjj^ zirve, (ar.) 1° cime, faîte, comble. — 2° prononciation fautive pour zirva, pied de mouton au safran ; voir Ijjj.

i^w) zerre, (ar.) atome, parcelle, quantité infime. — jS°i cji zerre qadar, extrêmement peu. — ^-\j liji iJj<Je <c^3j j^>3j zerret-ma terakhi ou qouçour vouqoiia quehneyerek, sans qu'il arrive la moindre lenteur, ni négligence.

Àse^O zerye, (ar.) moyen, motif. — Dans le style littéraire 4—<*>_p zeryesiile, par le moyen de . . . ., à cause; sous prétexte.

P^ zikr, (ar.) 1° mention, souvenir; ijWal y-■* <OY1J balade zikr olounan, mentionné ci-dessus ; _y JJ \ i_all^ salif uz-zikr, mentionné précédemment. — jTlW j$\ âti uz-zikr, dont la mention suivra. — 2° cérémonie pieuse dans les communautés de derviches : elle consiste dans la répétition, sur un rythme de pins en plus vif, de la formule « la ildha UVallah, il n'y a d'autre Dieu qu'Allah», avec récitation de poésies pieuses, etc. Voir la description chez D'OHSSON, Tableau, etc., t. IV, p. 637 ; LANE, The modem Ecjyptians, t. II, p. 168, et Journal Asiatique, 6° série, t. VIII,

p. 544. — La forme vulgaire cJJ_/b

i*


4 i

zakirlik a le même sens que ziTbr; voir f\>.

^^ zeki, (ar.) ingénieux, spirituel; vif; par une licence généralement admise s'écrit aujourd'hui ,_}j. — même faute d'orthographe pour D i 2e7«« et û«D i zekiavet, intelligence, finesse d'esprit, subtilité.

C^j'J zillet, (ar.) déshonneur, honte, bassesse; est opposé à CJ -p. 'yzzet, comme dans ce dicton : oJ-I-p, dilx^j o JOi _poJÙJl liichinun\jzzetide elindè der zilletide, «chacun a dans sa main (en son pouvoir) son honneur et sa honte » ; — et dans ce vers mystique :

l'homme couvert d'opprobre sera glorifié à la cour céleste.

u^r1-^ zelil, (ar.) vil, abject; ignoble. — (.->Tjl£ «^ J^J\ jJi seZiZ

olour tamdkiar âdam, l'homme cupide est lias et abject. — L'orthographe JJ j est très usitée, mais répréhensible au point de vue de l'étymologie.

/"-} zemm, (ar.) blâme, reproche.

i-^o J> zimmet, (ar.) 1° dans le langage du droit : condition des peuples chrétiens ou juifs, tributaires du pouvoir musulman; voir ^i. — 2° bureau du recouvrement des créances dues à l'État; il faisait partie du malye ou ministère des finances. — C~o ç»<kl£-zimmet khalfassi, chef de ce bureau. — o~ô JAI ehli zimmet, tributaire; créancier de l'Etat. — J-s i Si\ zimmet qaïd étmek, enregistrer une créance d'État; ^y^ i zimmet tcheqarmaq, acquitter une dette envers le trésor ; ^ 4~=V > zimmet pouçoulasse, registre des créances. — O-o <J jÇ, tebryei zimmet, s'acquitter d'une dette, d'une obligation morale.

oJI^o zimmetinde, à sa charge, à son débit. — 3° protection que le chef de la communauté musulmane doit aux sujets zimmi en échange du tribut qu'ils ont acquitté; en ce sens, 0.0 JAI ehli zimmet signifie «celui qui a droit à la protection du pouvoir musulman ». — Voir aussi **i et Wcj.

O—«JJl j\i dur uz-zimmet, pays habité par les zimmi, il peut faire partie du territoire musulman « dur idislam» ou du territoire infidèle «dar id-harb»; cf. Journal Asiatique, fé-


è , 3j> 5

vrier 1851, p. 222. — L'orthographe o*j est absolument fautive.

pf-) zimem, (ar.) plur. de zimmet, 1° obligations, devoirs. — Créances dues au Trésor. — 2° dettes, créances d'une banque ou d'une maison de commerce; on emploie plutôt en ce sens le double pluriel cAiTi zimemat. — çj43D dlliT.s zimematun kiafessi, le passif de la masse.

L-%^ zimmi, (ar.) sujets non musulmans soumis à la puissance musulmane, ainsi qu'aux lois civiles et pénales de l'islamisme, et assujetis au payement de la contribution djizyl ou kharadj. On leur donnait aussi autrefois le nom de raya \>\cj; voir

xvoO zemîm, (ar.) blâmable, digne de reproche; méchant (cf. o blâme).

V ... .->. (_ ' p.

zemîm âdamuîî zemmi medJi yerinti guetcher, de la part d'un homme blâmable, le blâme vaut un éloge.

^^ zou, (ar.) possesseur, maître de....; ce mot forme des adjectifs composés : j-ûJl ^ zou'l-qadr, puissant; Jicji zou \iql, intelligent; ji

r-«j zou vouli, animé, vivant. — «i j.—Jl zoiul-yed, possesseur, qui a la propriété d'une chose. — cW^y^ j- 5 zoul-vedjheïn, litt. : «à deux côtés», pièce intermédiaire pouvant servir de salon (selamlik) et de harem. — js jlïàJl zoiol-fiqar, sabre à deux lames qui, d'après la tradition, avait été donné au khalife Ali par le Prophète. On en voit la figure sur les anciens drapeaux de l'empire ottoman, surtout ceux de la marine. — 4*^1 »i zoul-qourba, «possesseur de parenté », titre des Chérifs et Seyid ou prétendus descendants du Prophète. — Les Persans et les Turcs emploient souvent le cas oblique i^i au lieu de zou.

Ol_jO zevat, (ar.) plur. du fém. Ol i zat, se prend comme masculin et forme des adjectifs composés : C>\^i ôLà-3 cJI-ic zevatV adalet çefat, des hommes qui se distinguent par leur équité. Cf. ^i zevi.

£J^ zevq, (ar.) l°goût. — 2°amusement, partie de plaisir. — .O<L_£IJ i)J—Ll Jja.s baghtchede zevq eïleduk, nous avons fait une partie de plaisir dans le jardin. — L_jLaj J^ji zevq u


6 ^ ù*i

çèfa, plaisir, distractions. — 4 âji

^ ]0jSzevqe guidèlim, allons nous

promener (ou faire une partie de plaisir). — Jja.1) ^j)- 5 zvvqe haqmaq, prendre du bon temps; être insouciant.

di_c^ «là»i serge guitmek, plaire,

être agréable; réjouir. — * ^i

i_/_yvojU zevqene vardenez me, g'OÛtez-vous la chose? êtes-vous content?

— 1° ji «JCJLUJJ Oji 9ai zevqe deurt ustunde der, son plaisir est au comble, litt. : « il s'amuse,comme quatre ». —JxS 4J~JU>- |j}.s fjeyge khoumarine dehnez, « le goût n'en vaut pas la lie », le jeu n'en vaut pas la chandelle.

C^X^jO zevqlenmek, se moquer, railler, tourner en ridicule, comme

J^ U <30 gei;gè âlmaq. — i^ J- 1

zevqlenidji, moqueur,railleur.—litt. : «s'amuser», de zevq, plaisir; voir le mot précédent.

O^ zen, (ar.) plur. de _ji soit. Comme le singulier, il sert à former des adjectifs composés : J«JiJl ^ai zevîl-ouqoul, doués de raison, intelligents. — ijJ.—;!! t_£.i zevïs-seda, mammifère. — fJjVl tjX')!\ ^i ,s«- ml-eldil-lrhaa, quadrumanes. — (3^—^-1 CX ^^ zwil-yedeïn uldjenahi,

uldjenahi, chauves-souris, varnpiiïens, etc. —jlïàJ-1 ^i geyt'Zfeqar, vertébrés. — J-«liil ^ji aevîl-mefassel, animaux articulés, insectes, etc.

c-;UfcO zihab, (ar.) 1° action de partir. — 2° manière d'agir, procédé. Les bons écrivains modernes inclinent à employer ce mot comme synonyme de !_J4J-» mezheb, dans le sens d'opinion, pensée : 4JLJO JLI> <Lj^

ufj». lia) jLlffl beuïlè batel zihabe

ytibar olounour me, peut-on ajouter foi à une aussi vaine opinion? (KEMAL BEY, dans le Hadikat.)

*yà> J> zihn, (ar.) facilité d'intelligence, aptitude d'esprit. On dit, en proverbe, d'un homme d'esprit vif : ^Ls Jl <UAJ zihnine bal qabctijlieu, « (il faut) à son esprit une poire à poudre». —^*o zihni, adj. (ar.) intelligent, perspicace; c'est un surnom usité dans l'onomastique ottomane. Un auteur contemporain, Zihnl-efendi, a publié une histoire des femmes célèbres de l'islamisme, sous le titre de tV_„Jl J<ALL» «femmes illustres» et une édition des Colliers d'or de Zamakhchari.


<—)'j o'j 7

C5J zi, (ar.) cas oblique de zou;

voirai. v-J\ i_^i zïl-yed, vulg. ziiZî/e*,

ziiZî/e*, maître de ... — ^i ^_jJ\ zïl-yedeïn, bimane (homme et singe). — C-ç 3 ^ zi qemet, qui a du prix, précieux. — UIJ ^i zi-nab, animaux qui se défendent avec les dents, lion, chien, etc. ; I_JLSÏ ^i zi-mikhleb, animaux dont la griffe est l'arme principale. — oJ.—«iJ\ <jp zïl-qadu, onzième mois de l'année musulmane, nommé aussi jt_l ij—Jljl draleq dye, «mois d'intervalle», parce qu'il sépare les deux fêtes du baïram. — ^i

<îH zïl-hiddfa, dernier mois de l'année; c'est le 10 de ce mois que se célèbre la fête du qourban - baïram, ou fête des sacrifices.

L^O zeïl, (ar.) pan de vêtement, pied de montagne ; appendice. —postscriptum. — partie complémentaire

d'un livre. — ^ .ÂoYl *-^U «jlo

zeïlde vazï ul-imza, le soussigné. — jj—Lo JJ i zeïli destour, supplément au code ottoman, publié à l'imprimerie impériale turque en 1867 et 1881.

J

J ra, douzième lettre de l'alphabet turc; valeur numérique 200. — Abréviation de __,—>-Y1 «~j rebï ulâkliér, quatrième mois du calendrier musulman.

\) va, nom de cette lettre. — Abréviation de JjYI «—~j rebi ul-evvel, troisième mois des Arabes.

.V vàbeta, vulg. rabouta, (ar.) lien, attache. —régularité; bonne organisation.

organisation. JJj'j *^)j &l j. blz ona rabeta vereriz, nous mettrons bon ordre à cela. —ji<]ai\j rabetalu, bien tenu, régulier, en ordre.

f^.y rabï', (ar.) quatrième. — fém. 4*i\jrabia, quatrième classe dans la magistrature et les emplois civils. Elle correspond au grade de capitaine dans l'armée.

y_J^ri[) (var. -bj^Jj et CJJJ)J) ra-


8 cb cb

porto, rapport^ exposé; compte-rendu. Ce néologisme est aujourd'hui généralement adopté, dans le langage administratif, et s'emploie concurremment avec jjà> taqrir et y^J? telkhiss.

A__oy ratibe, (ar.) gages, traitement fixe; solde régulière. — <t_~lj jj>- ratibe-khor, (ar. pers.) soldat de l'armée régulière.

CJ?;))) ratîn, (grec mocl. pr,xîvv;) résine; forme peu employée; voir <~^j retchine.

<J^—>^]j radjoun, (de l'ital. ragione) raison; motif; argument. Ce néologisme est usité.

/>^&k>- J^o~]J -yaliat lioulqoum, vulg. rahat-louqoum, (de l'arabe <=~lj j.^âJi-1 «délice du gosier») sucrerie très appréciée en Turquie. C'est un sirop de sucre mélangé à un peu d'amidon, de crème de tartre soluble et d'huile d'amande; on le fait épaissir par la cuisson, et on le découpe en petits carrés ou losanges, de couleur rose ou blanche. On préparc aussi le rahat-louqoum au qaïmaq, aux amandes, aux pistaches de Syrie, etc.

C^>-\) raliat, (ar.) repos, tranquillité, aise. — avec étmek et olmaq, se reposer, synonyme de ^—rM^lj

raliatlanmaq. — Jj "J^y J vahat

otourmaq, s'asseoir tranquillement, prendre du repos. — Jj.—«j^» j raliat dourmaq, demeurer tranquille; s'emploie comme adjectif: i^Vji l*:> J«> O^lja dalia qolali u raliat yol, un chemin encore plus facile et plus commode; et aussi comme adverbe : £j\t O^lj oJJjl •* mizarende raliat yat, repose tranquillement dans ta tombe. —jk?~\j rahatlu, tranquille, aisé, commode. —jr^-^-lj rahatsez, troublé, agité, incommodé. — .è^L) ,i—1 a\ y^X i jy rX^> (JLJLPI raliatini isteyen çagher lueur dilsez olmalu, qui veut vivre en paix doit être sourd, aveugle et muet. — o—>-\j J^ij-i raliat ducheyi, (comme eulum duclmyi) lit de mort, derniers moments.

Jj-o,>U5-_y rahatlamaq, prendre du repos, se mettre à l'aise. — réjt. : raliatlanmaq, même sens.

I

l_y^='"-_y rahatleq, repos, tranquillité, aise; voir o^-lj.


u"l> ^j 9

P9 J" L^-*>-y raliat louqoum,

friandise; voir *y&>- c~>-\j.

d*r>.)j valait; voir 0>-j. b*)]}raddè, (ar.) rang, degré ; point.

j^Jjl meqtari nufousse yuz Mû raddessine takhmîn olounour, on évalue sapopulation jusqu'à cent mille âmes.

^)\) raz, (pers.) secret, confidence.

(3c,"Vj\j razlachmaq, se faire des confidences; se conter ses peines; voir aussi dix—oj.5 derdlechmeh.

<3jv raziqi, (ar.) raisin à gros grains; voir /âljjÀJU^_y

/âljjÀJU^_y fenouil; voir <tijj

V

^y>\) reès, (ar.) tête, sommet; chef.

— JU1 .Jj rèès td-mal, capital. — Âl-J\ o,lj rèès us-shïè, jour de l'an; anniversaire.

AJUJJ^) raspa, (de l'italien) étrille; brosse en métal; voir J^—tS qachaghe.— On dit en proverbe : <tlt <~Jj jj—i\|) 43jl raspa ela ârqa qacheur, «il gratte le dos avec une étrille», en parlant d'un ami maladroit, comme l'ours de la fable.

<S*MJ)J rast, (pers.) droit; vrai. — avec guelmek, rencontrer, aller à la rencontre. — dU/Jo.~Jj rast guetirmek, atteindre, faire réussir. — 4_& c—lj rast guelè, par rencontre, fortuitement; inopinément; sans le vouloir.

Jjlwy rasteq, (du pers. oi^lj et 4.—~^-y* iS^j) antimoine sulfuré. — ~iA—y i3^*"^ rflS'te<? tache, «pierre d'antimoine», collyre avec lequel les femmes d'Orient se noircissent les sourcils; d'où l'expression dL_<H" j rasteq tchehnelc, se peindre les sourcils, se maquiller. — Cette substance est connue en Algérie sous le nom de ÛXJ&- hadida; voir D 1' LBCLERO, Kachef, p. 309. Cf. <t»jj-* survie.

Jj* -SCMA) rastlamaq, rencontrer, aller au devant; atteindre — régit son complément direct à l'accusatif : ^y^ ,M_*!A^J size rastlamadem, je ne vous ai pas rencontré. — ^^i—iM^lj rastlaïech, rencontre; occasion fortuite. — ^jSfcJ\j 0-<*] J-el* 4 hou naçel minet rastlaïech, quelle heureuse rencontre! — (j^—C^tJj rastlachmaq, se rencontrer; être d'accord.


10 Jo\j >~»b

lU*J) rastUq, vérité., droiture; honnêteté.

f^l) raçekh, antimoine; voir

,«>-LC-) l\-^Jl) raçen âghadje, aimée, arbre sons lequel pousse l'aune, inula. On le confond quelquefois avec le tilleul; voir jy—-OU-I ikhlamour.

A—VJ)J radia, (probablement de l'allemand rasch) étoffe commune de provenance allemande; camelot, serge. Cf. Jjlli cJiaïaq.

i^-^y rachi, (ar.) corrupteur, qui essaie de séduire par des cadeaux; voir CJJAJ richvet.

^^l) raze, (ar. qui consent, satisfait) — avec étmek, contenter, donner satisfaction; avec ohnaq, consentir, agréer, donner son consentement. — (jL-ilj razdeq, consentement, satisfaction; accord. — ù^J^ iç^b ^ allah raze olsoun, « que Dieu soit satisfait!» formule ordinaire de remerciement. — Dans la conversation on emploie à tort la forme L^j visa avec le même sens : j^—J(jl Làj riza olmalor,

olmalor, n'est pas satisfait»; c'est une faute de langage.

*—$1) raf> planchette en saillie à l'angle du mur, sur laquelle on dépose les objets. — i^j&b uY^L dolab rajlare, étagères de commode. — *jj^\j Cj5^ çahan rajlare, étagères de buffet; buffet de cuisine. — oJJIj js'i ÔJJ >$y^\ l-^u ^ ->b 4-~,)tyfrafdè

4-~,)tyfrafdè var anima senuiï âghezeùe gueure deïl, « il y a des confitures sur la planche, mais ce n'est pas pour ton bec » (prov.). — oJ_slj J^js rafde qomaq, «mettre sur l'étagère», négliger, délaisser.

C*S>\) refet, (ar.) bienveillance,

Fbonne

Fbonne —jJ-^b refetlu, bienveillant; c'est une des épithètes officielles (elqabi resmyè), données au général en chef des troupes ottomanes.

cJlwXsy (yar. Ù1_L_3J et Ijij; ar. ù\-J-sj) rafedan, oeuf à la coque; oeuf cuit sous la cendre, et durci; synon. de hazm- lob. Cf. ^iU». — On tire l'origine de ce mot rafedan du grec mod. psuoïjTiv «facile à avaler», oùyà pouiY]Tà signifient en effet «oeufs à la coque ».


fL> »b H

^■s\) rafi, (ar. qui élève) porteur d'une pièce, d'un écrit. — «_à\j_^à\

» *sj »-9«) ichbou rajîyi tevquïi

refi', le porteur du présent rescrit auguste.

tC}} raqem, (ar.) qui écrit; qui trace des lettres. — '-^^ ^IJ ■X^ 'abdi raqem ul-hourouf, «l'esclave qui trace ces lettres», c.-à-d. : l'auteur luimême.

O.!) racP pour je. \iraqi, «raki»; eau-de-vie ; de l'arabe Jj p> qui; après avoir signifié d'abord «vin do dattes», s'est appliqué à toute liqueur forte. La meilleure qualité de raki est nommée ~-*~alj _^L. saqez raqesse, eaude-vie de mastic; mélangée à l'eau, ellefoumituneboissonrafraîcbissante et d'une saveur agréable. La qualité inférieure est dite ^~ilj <j^—£"° çaman raqesse, eau-de-vie de paille.

*-^\) rakib, (ar.) qui monte à cheval, qui s'embarque; passager.

A£*y rampa, (ital. rampinï) grapins d'abordage. — avec étmek, jeter le grapin, monter à l'abordage. On dit proverbialement d'un homme tenace, qui ne cède pas facilement : 4 ^ \ j

jj.iL Lj^Jbl rampa édip yanacheur, «il jette le grapin et s'attache».

à*\j)j (var. ojJj) randa, de l'italien : brigantine, voile en pointe que l'on grée sur l'arrière du grand mât, dans le brick et le petit bâtiment à deux ponts, nommé brigantin.

ijyjh (var- ô^j) rava1> (de rarJjlj clarifier) miel nouveau purifié et

épaissi par la coction. D'où le verbe

^—r^lsl^lj raraqlanmaq; voir aussi

-XJ^y ravend, (pers.) rhubarbe; l'espèce la plus commune est dite : jjl—I^ Ijostani, rhubarl)e potagère. Il y a une autre variété qu'on nomme ^J._;»lj J\i\i papas ravendi, «rhubarbe de prêtre » ou rhubarbe - groseille ; voir ^L-o.

à)j rah, (pers.) route, chemin. — oJufclj t_£lx\ esnai valide, au milieu du chemin, en route. —olj oli chah-rah, route royale. — olj r-^ khardji rah, frais de voyage. On emploie dans le même sens : olj t_3jL^ maçarifivali; mais il faut éviter la locution i_9jL^> <J>\j maçarifi rahye, parce que d'un mot persan (rah) il n'est pas possible


12 ^\j ^

de former un adjectif selon les règles de la grammaire arabe.

<—^—&>\) rahib, (ar.) moine, religieux; voir ùL^jij]jh}j

ùL^jij]jh}j (pers.) 1° cheval qui va l'amble; cheval bon marcheur, dont le pas est régulier. — jk <djy_ (jU_jîslj j yoroulrna blimez bir ralivan, un cheval qui ne connaît pas la fatigue. — 2" gardien de route (rahban).

0_y raï, (ar.) opinion, jugement; avis, suffrage. — ô-—«y ^ ^ \j raïnl vermek, donner son avis, son suffrage.

Jj—ljj\ y >s\j raï Mr olmaq, être du même avis. — vote, voix. — J;\J (j^o^lji, val toplamaq, recueillir les votes. — 1 (_£lj jL~sû^\ istifsari raï étmnli, prendre conseil, consulter. — le pluriel Ijl ara est aussi très usité dans le sens de «votes, suffi-âges».

\j\ <—^-' netidjel ara, résultat du vote. — \ \j\ ^_-i^ tahqiqe ara ttmek, dépouiller le scrutin. — o> jS\ \y\ ekseryeti ara, majorité des suffrages. — oX-c^Sj \j\ i_$j)LJ' teçavii ara. vouqou'ende, à égalité de voix. —^lj J^>- rayl klutfi, scrutin secret.

ff„\) raïdj, (ar.) qui a cours, courant, se dit de l'argent, des marchandises, etc. — 45-ï £\j raïdj âqtche, monnaie courante; O—Sj £lj raïdji vaqet, prix courant.

cJlSv/_y raïguian (pers.). Ce mot ne peut avoir d'autre sens que celui de « bon marché ou gratis » ; cependant il paraît avoir été employé autrefois vulgairement, comme s'il signifiait «divulgué, répandu», par ex. : <J;JJ»I (JCXJIJ Jiù\^ J«l ôl havadisler raïguian oldeu, ces nouvelles se sont répandues. Cet abus de langage est abandonné aujourd'hui. Cf. Ghalatatl mechhoure, p. 187.

t—^) 1° rebb, (ar.) 1° maître, possesseur.,— 2° le maître par excellence, Dieu. — ^jj l> ya rebbi ou <rj rebbem, mon Dieu! exclamation très usitée en turc, comme la formule de serment Oj—=7\ Ji=- *j rebbem haqqeu Itchun, aussi vrai qu'il y a un Dieu. — 2° robb, (pers.) sirop de fruits, citron, etc. ; suc dépuré.

bjj rabt, (ar.) 1" lier, joindre, attacher. — 2° coordonner, mettre en bon ordre. — \ L JJJ _kj^ zabt u


£j Uj 13

rabt étmelc, bien gouverner, maintenir la discipline; voir <L»JIJ.

7*J^) roub', (ar.) quart, quatrième partie d'un tout. — <>j\i *_ij roub'i daïre, quart de cercle. — <£ j roub'i takhta, cadran solaire. — oy—** j rouVi meshoun, le monde habité (le quart seulement du globe, d'après les géographes orientaux). — ^.■(J^Jj roxdj kertessi, quart de vent ou vumb.

^■■^ij rebi' (ar. printemps). — *~j JjVl rebi' ul-evvel, troisième mois de l'année musulmane. C'est le 12 de ce mois que se célèbre, à la cour impériale, la fête du grand mevloud ou nativité du Prophète. La même fête a lieu en public, le mois suivant, *~j _/»-Vl rebi' ul-âhhér, mais avec moins de solemnité.

^^ij roubeyè, (de l'ar. >J J quart, voir la forme vulgaire <~jj^ ouroubyè) petite pièce d'or qui valait autrefois le quart de la pièce de vingt piastres ; aujourd'hui elle vaut le quart de la livre turque de 100 piastres, c'est-àdire environ 5 fr. 75. — ,jj\ <—JOJ roubeyè oteu, renoncule des prés ou bouton d'or. — ^\cj—■<= j roubeyè çoghane, plantes de la famille des

renonculacées, comme l'anémone, la clématite, etc.

O^J rutbè, (ar.) rang, dignité, degré; grade de décoration. —_^_)<Uj rutbelu, élevé en dignité, de haut rang. —j-i^j rutbetlu, titre donné à certaines catégories de fonctionnaires. — ,J—-^ J l'utbè âlmaq, monter en grade. — £ oM-j J^l ol rutbèdè ki, à tel point que ... — <t~j << ne rutbe, à quel degré? combien?

Jj^} ratq, (ar.) souder, opposé à £~*fatq; d'où l'expression J^àj J^j jy \ ratq ou fatqe oumour, bien administrer les affaires.

v^J ridja, (ar.) action de prier, de demander; requête. — tsS^J rt'~ djadji, solliciteur. — {-)■*—') W-> "J"" sizè (ou sizden) ridja édérim, je vous en prie.

(Jlo^ ridjal, (ar.) plur. de J>-j homme. — 1° grands dignitaires de la Porte. — «ûlc oi^i JUJ ridjali devleti 'cdyyè, les ministres et principaux fonctionnaires. — Ct^^'j*" J WJ ™- djalima'ztmKn, ex-ministres et grands officiers honoraires. — 2° personnages riches, notables de l'endroit.


14 J>-j ^j

i^o^J redjeb, (ar.) nom du septième mois de l'année lunaire musulmane.

f-\) redjedj. Ce mot est formé de la réunion des trois lettres initiales rebi ul - dkhér, djemazi ul - evvel et djemazi ul-âkhér, qui sont les mois du second trimestre. Il désignait en même temps le paiement de l'ouloufé ou solde des janissaires pour ces trois mois. Voir ^jt-^eser»^)

^jt-^eser»^) d'une lettre; réponse; — acquit, quittance.

à2>~J ritcheù, (de Vital, ricetta) ordonnance de médecin. — ^j^ j ritchete yazmaq, faire une ordonnance.

oA>^) retehel, (cornipt. de JL^ij

et _A ^j) compote ou confiture de

fruits; conserve de légumes, etc. Cf. JrlL tatlu.

^"-^>^) retcMw, (ar. \ L^j et

^Uj) résine, matière visqueuse qui découle do certains arbres, en particulier du pin, du pistachier, etc. Cf. IBN EL-BAÏTAR, S. v. illlc 'aleh.

&12--J l" rahle, (ar.) pupitre sur lequel on pose les livres — espèce

de lutrin à volets mobiles qui porte le Koran. — 2° rihTe, voyage; relation de voyage.

J?~J rahm, (ar.) 1° utérus; *—>j

i») rahm yoleu, vagin. — 2° pitié,

miséricorde. — <ûil <—y-j rahimehu

allahj que Dieu lui fasse miséricorde !

(que Dieu ait son âme!) — ruhm, cléj.

mence, pitié; * y-j A ummi-ruhm,

«source de pardon», surnom de la Mecque.

<*J^C\) et /J7~J rahman, (ar.)très clément; cette épithète ne peut être donnée qu'à Dieu. — On dit en proverbe d'un hypocrite : jrl 0J^" «|]ly-j \p\j o-^\ iLs^-o <J~ rahmane sedjde étmez yinè çofoulougliou elden braqmaz, «il ne prie plus le Dieu clément, mais ne renonce pas à ses allures de Souri ».

<S«—Ç*~J rahmet, (ar.) 1° miséricorde, clémence (divine). — ol^ll C~_y-j <J~L» babasenuîï djanine rahmet, que Dieu fasse miséricorde à l'âme de son père! —^j dc?-j <C\ iki rahmetuil biri, une des deux grâces ^le Dieu : la santé ou la mort).

(j^3^ ^<^J ^-yS~guiderdi rahmet oqoHtmaq, faire prier pour un mou-


o>-j ij 15

rant. — ^—L?-j rahmeilu et *y~s

merhoum, feu, défunt. — y^, ^?-j

rahmetsiz, sans pitié, injuste, cruel.

— 2° pluie. — o 7-j 3^- o^jl^

^wLiaj bahardè tchoq rahmet cluchdu, il a plu beaucoup au printemps.

/»—C^J ràhman, (ar.) miséricordieux; voir uW-j.

7^) voukh, (pers. ar.) 1° la tour au jeu d'échecs. — 2° nom d'un oiseau fabuleux célèbre dans les contes orientaux : l'oiseau rokh. — 3° joue, visage.

C^z>-) ralcht, (pers.) 1° effets; appareil, bagage; — harnais et brides

de cheval. — a.lL *^^ ^>-j

rakht ou qouchoum taqeraeu, harnachement et attelage. —}h?~jrakhtlu, harnaché. — avec vourmaq, brider, seller. — ^>-j Jai yol rakhte, provisions et bagages. — 2° z—>j *j£t pendjere rakhte, espagnolette; ^—-s jj>-j qapou rakhte, serrure et verrou de porte. — Jj—°}L^-j rakhtlamaq, brider et harnacher une monture. — fermer portes et fenêtres. — 3° déménagement, départ (rare).

Oiy^J rakhtevan, (pers.) galon

et passementerie d'or, attachés à la housse de soie brochée qui recouvre la selle impériale. — ^-Acij rakhtevan âghasse, officier subalterne du harem, chargé de l'entretien de cet équipage.

LU..«2>^) roukhçat, (ar.) 1° permission, autorisation. —autorité, pouvoir — avec vermek, donner pouvoir.

\*CLJL>-J roukhçat-namïi, pouvoirs d'un agent diplomatique. — 0-^>-j j\ ç*<&—»L== roukhçati kiamilèsi olmaq, avoir pleins pouvoirs. —

_ueJ.iL» iSj'O.Lu^j roukhçat-namèlerun mubadelesi, échange de pouvoirs. — 2° autorisation de départ,

congé. — \ c ■^~j J—^- tahçili

roukhçat étmek, obtenir un congé.

A~2^) rakline, (pers.) fente, brèche, crevasse. —db^J^-j rakhnelemek, fendre, crevasser, ébrécher.

O^ redd, (ar.) 1° repousser, refuser, récuser. — ->j uLI esbabi redd, causes de récusation. — jfU- ij reddi hakhn, récusation de juge. — dli V^

t_£.>j 4 ^~J> mehkemhmn. hiyetiile

redde, récusation d'un tribunal entier.

^•3-i3 ^J dLil^cl xtirazun redd


16 Ijj (j^u

u clef y, main levée d'une opposition.

— 2° rendre, restituer. — 1 ,}L Sj reddi selam étmek, rendre le salut.

— 1 .^1 f jj reddi Jcelam étmek, répondre. — _*4oj ul^T djevab reddiesi, réplique d'avocat, etc.

*—ft-J ^) recfo/, (ar. qui monte en croupe, à la suite). — Sy^^- ^-i.AJ redifasheri ou <ioj j5L»c \issakiri redifè, troupes de réserve. D'après la loi de 1286 (1869), la réserve, qui forme le troisième groupe des forces militaires de la Turquie, est divisée en deux bans, dont chacun doit faire trois ans de service. L'armée de réserve, placée sous le commandement supérieur d'un muchir, général en chef, se compose de 46 régiments, dont trois d'artillerie.

JUJ] J^) rezalet, (ar.) honte, infamie; bassesse. — <t!U. cJlij rezaletJianè, lieu de débauche, maison mal famée. L'orthographe cJljj et J> jj est condamnable.

oi)^ (var. jjjj) rezaqi, de l'ar.

"jjlj raziqi, espèce de raisin à gros

grains, fort délicat et dont on fait des

compotes estimées des gourmets. H

a quelque analogie avec le raisin de

Damas, nommé parmaq uzumu, « raisin gros comme le doigt».

3^-J r-zcl> (ar') 1°provision; subsistance journalière. — jJ—«^ Jjjj rezqe mouqadder, le pain quotidien fixé par la destinée. —2° dans le style de chancellerie : biens en général ; valeurs, espèces monnayées.

l3j^) rezaqi, raisin; voir /âlijà—J^J

/âlijà—J^J (corrupt. du pers. fi\>j\j razianedj) fenouil, plante de la famille des ombellifères. L'espèce commune est dite jll-ji hostani, potagère ; l'autre espèce est sauvage ,jL yabani; c'est la ciguë. — (Ç^jjy çou rezènèsi, «fenouil d'eau», phellandre aquatique. — Dans les traités de pharmacopée arabe la plante d'anis est nommée t_/j J \ A L^ j \J \ « fenouil grec».

bjj reze, (ar. «j j rèzze) gond, verrou. — tourillon. — dU. j J rèzèlhnek, mettre le gond, verrouiller. On dit dans le même sens (jâlb « jj reze taqmaq, « attacher le gond ».

O^JJ rezil, (ar.) forme vicieuse pour J_oj déshonoré, infâme; voir


£^J J^J 17

O^ reji; c'est le mot français régie que les Ottomans emploient aujourd'hui dans le sens de ferme ou monopole (jUa^l inhiçar), pour les tabacs, etc. Cf. c^{*\ èmanet.

i_--v—IL^) reçalet, (ar.) mission; message. — mission de prophète. — <A—LuL,j Cyvi^ hazreti reçalet-penah, «sa seigneurie asile de la prophétie», le prophète Mohammed.

AJLu^) riçaTe, (ar.) petit traité, livre de minime étendue. — <c^~L^ 4JL,j riçaleï matbouè, une brochure imprimée. — <\ij3y <!Lvj riçaleï mevqoutè, renie périodique.

fi^jj ressam, (ar.) dessinateur ou peintre; portraitiste; voir *-»j resm.

J^J resm, (ar.) 1° action de dessiner ou de peindre; avec étmek ou âlmaq, faire le portrait. — J" *^j resmmou allimi, professeur de dessin. — <J^J <UJ JJA hindeseï resmye, géométrie descriptive. — 2° coutume, usage, cérémonie. — ^"j resmi, officiel. — 4 J^J oi~= çiyeit resmye,

caractère officiel. —.^J -A 9 g_arari resmi, disposition d'office. — 1—c"j resmen ou <o ■CCj Oj^> çoureti resmyède,

resmyède, opposé à ^—A f^J S-c- min gheïri resmîn, officieusement. — ,_^iL_3 ^.jj resmi qanouni, formalité légale. — 4T,«J ^J ^\J^\ idjraïi resmi tazye, faire un compliment de condoléance. — JJJI ^J resmi tess'id, félicitations d'usage. —

3° droit perçu, taxe. — <*J J «T ^j

resmi âmèdye (ou <U,po doukhoulyè), droit d'entrée. — _fj <t.~àj\ erzyè resme, droit d'entrepôt. — <Jsj ^j re.smt reftye, droit de sortie. — j~o JbJ—=- resmi djedid, droit nouveau,

surtaxe; ^i -=-\^ ^j resmi fahich,

surtaxe. — O—cl^ ^-.JJ resmi firagliat, droit de cession, bénéfice que la mosquée prélevait autrefois sur chaque mutation des biens de mainmorte; cf. D'OHSSON, Tableau, t. II, p. 558. Voir aussi »yj^'yO

»yj^'yO (pers.) déshonoré, infâme; avec étmek, condamner à la honte, à l'infamie. — Sl> \^j risvaïlik, honte, opprobre, infamie ; synon. de O—Hij rezalet. — <j}<y*j <~^>\ j jJulcUjl 4jj\ j bir iluîï risvayi bir ilè armaghan der, ce qui est méprisé dans un pays est un don précieux dans un autre. Voir aussi J* jj rezil.


18 y} -^J

^)y^) reçoul, (ar.) envoyé, messager. — envoyé de Dieu, prophète qui a reçu un des livres célestes et la révélation; ce titre est supérieur à celui de ~J neby. Ainsi la tradition sunnite ne reconnaît guères que 313 reçoul parmi les 124,000 prophètes secondaires ou neby. — AH\ J^J reçoul ullah, le prophète de Dieu, Mahomet. — ■oJ'^U J^j reçoul melaïke, prophètes-anges, envoyés célestes tels que Gabriel, Azraïl, etc.

fy*0 'l'uçoum, (ar. plur. de resm)

1° droits à payer, taxes. — J ^ \

(_/j—^j cujhnam ruçoumi, impôt sur les moutons; c'est une des neuf sections des contributions indirectes,

ainsi que les 4 airT ry~j ruçoumi

mudjtemye, «droits réunis », établis sur les spiritueux (comp. avec \y^j

zedjrye). — t_£J ,'j 4j*>-2 fj^l ru'

çoumi doukhoidye teziidi, augmentation des droits d'entrée. — 2° usages, coutumes; voir ^j.

<—>L*j*jJ ruçownat, plur. du précédent : contributions indirectes. — i_£j—o\i j ruçoumat naziri, receveur des contributions. — <_ë;^ J ruçoumat emaneti, régie des contributions.

Voir État présent de l'Emp. ottom., 1876, p. 128.

*A—^JJ) reçid, formule persane, dans le sens de s*\ âmed, pour certifier le payement d'une somme due. — reçu, quittance.

OOi »JJ rechadet. Ce mot, qui

n'existe pas dans l'arabe classique, paraît avoir le même sens que J—ij « bonne voie, droiture ». — L'épithète _5._L".>Lij rechadetlu, «honnête, bien dirigé» se donne, dans le protocole officiel, exclusivement au tclielebiefendi ou chef de la communauté des derviches mevlévites.

à^MjJ richte, (pers.) fil. — 4~L 4_,j richtëi 'pembe, coton filé (Capitulations). — ^<Cij iy^, sud richtessi, jet de lait sortant du trayon. — dW 1 ^«Càj ehemun richtessi, mèche de

bougie ou de lampe. — 4 _L_T

jljl ^—i dUt^ ^<z,j kegilse richtessi cheviun zyasse ârtav, « quand sa mèche est coupée, la bougie donne plus de clarté » (proverbe).

à^^k^jj rnchdye (Vie Far. J Lj

bonne direction). — 4JJ_J ^jtSC« meJdntibi ruchdyh, écoles primaires du


»ij J.^=>J 19

second degré, ou primaires-supérieures. Chaque village, ou bourg d'au moins 500 maisons, doit être pourvu d'une école de ce genre où l'instruction se donne gratuitement. On y enseigne, outre les trois langues musulmanes, les éléments d'histoire, de . géographie et des sciences, et la tenue de livres. Le même programme un peu simplifié régit les écoles de filles. La durée de l'enseignement dans les écoles ruchdye est de quatre ans. Il y a aussi des écoles primaires-militaires nommées 4^L~c A> Jiij ruchdyèï 'askerye.

ÀC^) richme, (abréviation de <s.-"j\ irichme) petite chaîne d'argent ou d'acier réunissant les deux branches du mors; gourmette.

I^r^i) rechen, réunion des trois lettres ù JL j initiales des mois redjeb, chaban et ramazan. Ce mot désignait le paiement de l'ouloufe, ou solde des janissaires, pour le troisième trimestre.

<—f^i) richvet, (ar.) prononc. vulg. et fautive ruchfet, présent donné à un fonctionnaire pour le corrompre ; pôt-de-vin. — ijj—-^ J ou *-%. richvet

âlmaq ou yemek, recevoir des présents; jiW j_ j-U J^9 j richvet qaboul éder bir liakim, un juge qui se laisse corrompre. — di_^ <d^ij richvetlhnek, (peu usité) corrompre par des présents.

■A^) vechid, (ar.) qui suit le droit chemin. — juste dans sa conduite et dans ses opinions. On dit en proverbe :

O iJLil 4> 4JJ^UJ <i J~ij rechid ne

seuïle ne ichit, « homme de bon sens, ne parle pas, ni n'écoute».

~'~\?Ji) rechidye, variété de lialva, nommée aussi ~*\jb~ (jcT keten halvasse, c.-à-d. : «halva-fil de lin». Le sirop doit être travaillé à froid, tiré au laminoir et découpé en forme de vermicelle.

wX «») raçad, (ar. regarder,

épier) 1° observation astronomique. — 4jU.JUi3j raçad-hanè ou °6 JL^j raçad-guiah, observatoire. — k,\^s^,j Ù Àc raçad - harieï 'amirè, observatoire impérial fondé à Constantinople en 1868 ; il est pourvu de bons instruments d'optique et correspond par voie télégraphique avec les succursales de province. — 2° vulg. chose gardée par les djinns, trésor, etc.; do


20 \ej Uj

là : sortilège, magie. — °J^—-=>jl _ji_ j»L~ oj Ja fSbou erçadlèrè kim doura bilur, qui pourrait lutter contre ces sortilèges? —^—L»_jâ ^J-^>j raçadlu qoutou, boîte magique.

*-^) riza, (ar.) action de consentir, d'agréer. — satisfaction, contentement. — avec vermek, donner son consentement, acquiescer. — Le vulgaire emploie fautivement cette forme au lieu de la IVe L-^jl, par ex. : U=j .JZ} riza ettim, au lieu de erza ettim, j'ai contenté ou satisfait. Cf. ^>bUlc^)

^>bUlc^) (ar. litt. : troupeaux) ancienne dénomination des suj ets musulmans ou non musulmans, adonnés à l'agriculture et au commerce et qui ne pouvaient exercer aucun emploi militaire ou civil; raya est une forme de pluriel (sing. 4-cj) qui s'emploie comme singulier : un raya. —Par l'article VII du Khatti Chérif de 1856, le terme de raya a été supprimé comme injurieux et remplacé par le mot teVa, «sectateur, sujet»; voir 4*~. — llcj U_yjj reaïa u beraïa, les sujets et vassaux, litt. : créatures.

£* i^CJ rïayet, (ar.) respect,

égards, considération. — L£jfex_~lcj

riayet - Mari, mêmes significations ; condescendance. — _ji~lcj riayetlu, qui est respectable, digne d'égards.— dLj«5j riayet gueurmeh, être traité avec considération. — Mej £& filant rïayeten, par égard pour un tel. — I (jO^-AcJ j^° j\j\ ibrazi meaçiri riayet-kiari étmek, donner des marques de respect.

U£^) rana, (ar. pers.) mou — frais, délicat. — Pris vulgairement en turc comme synonyme de guzel; llcj dl pek rana, très beau, charmant; très bien. — ^X^JJL- llcj rana bilur siïïiz, vous savez parfaitement.

C^jy^J ra'ounet, (ar.) mollesse; lâcheté; maladresse. —^~_^=j ra'ounetlu, mou, paresseux; gauche; ganache.

<~*^pj rdyet, (ar. troupeau, bétail) aufig. sujets, peuple. — *_^U* C—^j hamyi rayet, protecteur du peuple; voir lilcj.

(-f°l—°j raghaïb, (ar. pluriel de VA>) 1° choses désirées, précieuses. — 2° dons magnifiques; ,_>_î\ijl <1J ZeïZei wr - raghaïb, « nuit des riches présents»; anniversaire de la nais-


\»J £) 21

sance du Prophète; voir -s^—Jy> mevloud. — 3° oeuvres surérogatoires.

Cl^CJ raghbet, (ar.) désir, envie; inclination. — avec êtmek, désirer, aspirer à..., avoir envie. — o—éj (jULl raghbet olounan, ce qui est désiré, objet des désirs. —^~£-j raghbetlu, qui désire, avide, cupide. — jjj^l ^L^ >^\ 0*cj raghbet elbette yenye olour, certes tout nouveau tout beau.—jj-CAJj à\,\ Jj^—= o-éj raghbet guzel ile zenguinè der, ce qui est riche et ce qui est beau, fait envie.

L&^J refdyi, surnom d'Ahmed ibn Haçan, saint musulman mort en 1182 et fondateur de l'ordre des derviches refayiè «u^èj. Par leurs exercices barbares, ces moines ont quelque analogie avec les Aïssaoua de l'Afrique du Nord. Leurs pratiques, qui se sont singulièrement mitigées de nos jours, ont été décrites en détail parr/O-HssoN dans le tome IV, p. 641 et suiv. de son Tableau de l'Emp. ottoman.

b&J refait, (ar.) vie tranquille et aisée. — J^—^ °làj refahi liai, bienêtre, aisance ; confortable de la vie. — C*>\j j C\BJ refah u rahat, sécurité et bonheur.

J^Jb\BJ refahet et O—A\^J refahyet, (ar.) mêmes significations que

le mot précédent.

On doit faire observer que ces deux formes sont seules régulières, et que la forme refah (voir l'article précèdent) n'existe pas en arabe; les puristes ottomans, ne pouvant la supprimer de l'usage, la considèrent comme une abréviation euphonique ^ï.j'.

b^S) reftye, (ar. pers.) sortie des marchandises. — <Ç3j *^j resmi reftye, droit de sortie (opposé %âmedye). — On trouve dans les Capitulations conclues entre la France et la Porte un droit de douane sur l'exportation des cuirs, nommé o_sj reft dans le texte turc, et « ayde des cuirs », dans la traduction de SAVARI DE BRÈVES.

(J]>A3) (et IJiàj) rafedan, oeuf à la coque; voir à\Ss\j.

ij^st^) rifdt, (ar.) élévation, haut rang. — ^._Jl«3j rifdtlu, élevé, éminent ; ce titre, comme celui de jdy* menziletlu, qui a presque la même valeur, se donne aux fonctionnaires de troisième classe, aux colonels de régiment, aux qajjidji bachi, et aux dignitaires étrangers. — dlr-^j rifdtlenmek, s'élever, monter en grade (peu usité).


22 ^J L3J

àJ3J refhie, (comipt. de l'ar. pers. <—'Isjlc 'arifane) écot; quote-part à payer; cotisation. — i^T^J refeneclji, cotisé; souscripteur. — La prononciation encore plus vulgaire est ferfene.

j?^3) refi, (ar.) élevé, éminent. — 4)Jl » -9j re/T oullah, «l'exalté par Dieu», titre lionorifique que les Musulmans donnent au prophète Enoch.

Jb^ refil> (ar0 compagnon, camarade. On dit en proverbe : illJLsj jjâa> Jji Ojj^ 4-—5^ riifiquri eyisiile ouzoun yol yoqtour, « avec un bon compagnon il n'y a pas de longue route»; ou avec la variante : O1.A«J jjisSbafjhdad'ii guidilh; « on va jusqu'à Bagdad».

^J 1° raqq ou riqq, (ar.) parchemin, vélin. Comparer avec ^jj^fgicderi et 4—-iy tirche. — 2° Wg^, (ar.) joug. — serf, esclave, par oppos. à j>- hourr. En jurisprudence : O-Sj riqqyet, condition d'esclave, sans égard à la nationalité ni à la croyance. — o> -Sj^dt Jjj riqq oui-'ouhoudyet, joug de l'esclavage. — c^—^sj ic» vaadi

riqqyet, protestations de service, témoignages de politesse.

iJ^jl^) raqabet, (ar.) rivalité entre nations ; — concurrence commerciale.

4_^s OJ^J raqabeti qavmye, jalousie de nationalité ; voir ^$j raqyb.

-&\3J raqqass, (ar.) danseur. — ç^\sj oeL- .sa'at raqqasse, balancier d'horloge et de pendule.

bztSJ riqa, (ar.) 1° billet, petit mémoire, note. — 2° écriture cursive des Ottomans, ainsi nommée parce qu' elle fut employée d'abord pour les placets, requêtes, etc.

AJ raqm, vulg. raqam, (ar.) action d'écrire. — écriture; chiffres. — tr>J )p 'ilmi raqam, arithmétique. — i_5—3^3j raqamdji et mieux «3j JAI elili raqam, écrivain; arithméticien.

^WUA ^3J raqami hindi, chiffres indiens. — ,J_»j\ <U J>_> raqam ela yazmaq, écrire en chiffres, cryptographie. — ^j—; ^ SAJ>^ CJ\È3J^ JX\ a^W, ^sj ^ houroufati charqyènun lier biri bir raqam ifade éder, chacune des lettres orientales a une valeur numérique.

'-r*—^) rariyb, (ar.) rival ; émule ;


K'J ^ 23

concurrent. — avec olmaq, rivaliser.

(j^_y 3 _y raqyb eulsuncïè mevla djennet alasinde yer versun, que le rival meure (d'abord) et que Dieu lui donne (ensuite) la meilleure place dans son paradis !

c.svj rikiab, (ar.) étrier. — oûj (j«i U* rikiabi liumayoun, étrier impérial, «pied du trône»,audience accordée par le Sultan au grand vézir et aux principaux dignitaires de la couronne; voir l'ancien cérémonial dansD'OHSsoN, Tableau, t.VII,p. 133. — i_>^—~~il cJo utTj rikiabi devlet intissab, «étrier auquel le bonheur est attaché » ; audience impériale. — <JL)W J rikiab âghalare : on donnait le titre d'dghas de l'étrier à cinq officiers, savoir 1° le porte - étendard ; 2° le bostandji-bachi, gouverneur des palais impériaux; 3° le grand-écuyer; 4° le chef des huissiers (hapidjilar kyayassi); 5° le second écuyer. — Jg$y<=> j rikiab çolaghe, lieutenant d'une compagnie de janissaires connue sous le nom de colaq; il avait le privilège de marcher à côté du cheval du Sultan. — \èl j\-\.tëj rikiabdar

âgha, officier de F étrier appartenant à la garde du corps (khaç odasse); il tient l'étrier lorsque le sultan monte à cheval.

<-^u v} rekiaket, (ar.) 1° faiblesse, inertie. — 2° faiblesse de style; — faiblesse d'expression et de construction, d'où résulte un défaut de clarté dans le style.

*S*sàj retiat, (ar.) inclinaison du corps, attitudes diverses exigées par le rite orthodoxe, dans la prière (namaz). Ces différentes reliât sont de stricte obligation; leur nombre varie selon les heures canoniques et l'importance des fêtes religieuses. Voir la description et les figures qui les expliquent dans Tableau, etc., t. II, p. 80 et 96; LANE/ilibrL Egypt., 1.1, p. 95.

i^Jl^) remmal, (ar.) géomancien; ,3_iJuj remmalleq, profession ou art du géomancien ; voir J^j remel.

\*J remz, (ar.) signe énigmatique; énigme; allusion. — allégorie. — ^S v»j remzi, allégorique; furtif. — ^jli <tU \^j remz ile yasmaq, écrire avec des signes de convention, ou par


24 J°j -A-j

des allusions mystérieuses. Voir sji& chifra et oljyj rumouzat.

^L&AJ ramazan, (ai. ramadhan) neuvième mois de l'année musulmane.

— Jeûne rigoureux observé pendant la durée de ce mois. Tout musulman de l'un et de l'autre sexe; majeur et sain d'esprit doit observer une abstinence complète, depuis le lever de l'aurore jusqu'au coucher du soleil. Sur les cérémonies rituelles et les usages du mois déjeune chez les Ottomans, il faut consulter D'OHSSON, ibid., t. in, p. 2 et t. II, p. 231. — On donne à ce mois l'épithète de *_&> cherif, noble,vénéré. —y^j. ijL^°j jX\ ramazan bereketlu aider, rarnazan est un mois béni.—Un petit traité

intitulé CA «^°j l/rf^ J^Lizâ «Des

mérites et prérogatives du mois de ramazan » a paru à Constantinople en 1867.

i.J-%) remel, (ar.) l°marche rapide ; allure particulière prescrite aux pèlerins de la Mecque dans les trois premières tournées autour de la Kaaba.

— 2° géomancie; art de prédire au moyen de signes magiques tracés sur le sable. — 3° mètre de la prosodie

prosodie composé du pied fd'ilatun

_ et de ses variantes.—4° mode

et rythme musical.

A__^) renié, (pers.) troupeau de moutons.

i~Jl)3Jl) i'umouzat, (ar. phir. de

jj «j qui est lui-même le pluriel de

-,_} remz; voir ce mot) signes graphiques de convention, écriture abrégée. — LJ3"^ '—'^Jj-'J rumouzat djedveli, table des abréviations.

**J) ran, (var. ùb) plante potagère de la famille des Aches; gros persil.

ffj rendj, (pers.) fatigue corporelle, peine, travail pénible. — J^J rendjich, même sens.

J*^l) rendjber, (prononc. fautive rendjiper) homme de peine et surtout : laboureur et ouvrier maçon. — ^j^TJ rendjberlik, métier pénible, travail d'homme de peine — labourage, travaux des champs. — >_£j ^g-wST rendjber guemissi, navire marchand.

-*î> rend, (pers.) débauché, libertin. Chez les poètes persans et turcs, ce mot prend une acception mystique et s'applique aux initiés du Soufisme


$j \3j 25

qui s'affranchissent de toute règle religieuse et morale, pour s'absorber dans l'extase et la contemplation de l'idéal divin.

b^Jj rende, (pers.) râpe de cuisine pour le sucre, les légumes, le fromage, etc. — râpe à tabac. — rabot de menuisier; plane; voir 4—"%. — rabot de grande dimension ; voir ^jlë qarqen. — dUojJj rendelhnek, râper; raboter. — iJ^—k\> <tU «JJJ rende ilè yapelmech, râpé, coupé menu : tabac, etc. — Les Arabes ont la forme persane ancienne r -Uj randadj, dans le sens de « rabot ».

(—*JJ reng ou renie, (pers.) couleur, coloris, teinte. — iil_*yj j reng vermek, donner de la couleur, colorer. — aufig. \ dUj reng étmelc, tromper, séduire. — ,311 .AÎj ù^ filan renguini âlmag, prendre tel air, tel masque. — dl °jO 4\!j O-^JJ rengden

renguè guirmek, « aller d'une couleur à l'autre», changer, être d'humeur versatile. — r^ j 3j. i^J rengui yoq bir âdam, homme versatile ou protée. —jl dLj.dl'j reng reng olmaq, rougir de colère, être furieux. —J&J renglu, coloré, au teint vermeil. —

y~*>Jj rengsiz, sans couleur, pâle et défait. — dl_«4i>Jj renglèmek, colorer, teindre.

bJ) ringa, hareng; voir <*i.j.

JL*) et ^j rou, rouï, (pers.)visage, figure. — OJ^^ yj_ jj rou berou seuïlechmelc, causer en tête à tête. — Proverbe : oJ.—''ySj 1 ù^l~ j JÏJJ

y? Lsjl rouyi zibaden qerq gundè ouçaneleur khouyi guzelden qerq yil ouçanelmaz, « on se lasse d'un beau visage en quarante jours, on ne se lasse pas d'un bon naturel en quarante ans».

\$^) rêva, (pers.) licite, convenable. — jJ—J> IJJ rêva mider, est-ce permis?

771$^) revadj, (ar.) débit, cours de marchandises; vogue d'une denrée, etc. ; avec ^J_ boulmaq, avoir cours, être en circulation, d'une bonne vente ; voir aussi fjy surum.

i3I?,^ ravaq, (ar.) partie la plus pure du miel qui découle des gâteaux de la ruche, lorsqu'on les expose suides claies au soleil; miel vierge ou miel blanc.


26 ç_3j jjj

AlSJ]^ revanguiah, (pers.) corridor; couloir.

OJjL) l'evani, (du pers. ^A—-éjj rougheni) 1° friandise qui se fait avec de la farine de riz délayée dans de l'huile et des oeufs, et saupoudrée de sucre. — 2° espèce de gâteau d'amandes. — Quand il n'y entre pas de farine de riz, cette friandise prend le nom de LL„ja'l «pain d'Espagne».

^J^) (var. \>jj, 4JJJ_3^1_JJJ1) rouba, de l'ital. roba : vêtements, hardes ; effets. — robe. — ^ j J^sjLo j;J& yefilere çarqeq rouba, vêtement, surtout à manches tombantes.

T~^_J rouh, (ai-,) souffle vital ; âme ; esprit. — ^J-ôJl 7-oj rouh ul-qouds, « esprit de sainteté », surnom que les Musulmans donnent à l'ange Gabriel et, quelquefois, à Jésus-Christ; chez les Chrétiens, c'est le Saint-Esprit. — 13-aj rouhi et j—1=>-«j rouhlu, spiritueux.

l_~'>^C*-^_J rouhani, (ar.) qui participe de l'esprit, de l'âme; spirituel, opposé à temporel. — OAIUJJ rouhanyiet, spiritualité; expansion, gaîté.

ailbloaj rouhanyietlu, gai, heureux de vivre.

SC-^o-j^) roulilanmaq, être ranimé, vivifié. — trans. rouhlandermaq, ranimer, faire revivre. — polir, lustrer.

L*5*JL?^) rouzbektchi, (persanturc) «gardien de jour», titre d'un sous-officier du corps des baltadji, « hallebardiers ». Ce régiment de 400 hommes était préposé à la garde du harem, à l'escorte des princes et princesses, etc.

~J zX?^ rouzguiar ou rouzguier, vulg. rouziguer, (pers.) 1° vent, temps atmosphérique. — j tSj_ ou dl pek ou berk rouzguiar, vent fort, bourrasque ; j t>—*~Skeskîn rouzguiar, même sens. — dl_>-jlsj^j rouzguiar djik, petit vent. — j ù^-^-^* hindostan rouzguiari ou Jceïs rouzguiari, vent brûlant. — j ^—s\y> muvafeq rouzguiar, vent favorable; i_oJl5: mouklialif, contraire. —j*^\ j rouzguiar

fjcèr, le vent souffle. — j\ 0J JTJ

rouzguiar attends olmaq, être sous le vent; dli^ <J\ j rouzguiar aliène duclimelc, tomber sous le vent. —


J^J J?J 27

J^ î^*\ <C~.jy iljDj«j rouzguiaruîi

gueuzine outchmaq, «voler contre le vent», anfig. seroidir contre la mauvaise fortune. — Cr"^ ^y ^J^J^J

jo iJl) rouzguiaruîi eunune duchen

yaîïelur, celui qui marche contre le vent s'égare. —: dur-**-* ^jbjjj rouzguiare kesmek, couper le vent, abréger la route.— dXc-**^ Jjj€'jjjC£j£ gueminuîi rouzguiarene kesmek, passer au vent d'un vaisseau, le gagner de vitesse. — ji «-^j&'jjj ^^~f gue~ misi rouzguiarinde der, « son navire est dans le vent», aufig. la chance le favorise. — ^J—J^ j rousguiar qaldeu, le vent est tombé. — ijTjl j&'jj j rouzguiar eunu, homme léger que le vent emporte, c'estuntermeinjurieux. — t>~^r-—5jD joj rouzguiar keçersîn, «tu coupes le vent», tu prends une peine inutile. — _p oJ—IJL^I J rouzguiar ustunde der, « il a le dessus du vent», il est à son aise, il vit bien. — dws? C>SLM4A;\JLA J rouzguiar mouqatcC asenden guetchenmek, vivre de l'air du temps. — ^yb j^j rouzguiarlu, venteux; JJ ^JUJ^J \J£> hava rouzguiarlu der, il fait du vent.

Voir aussi J > yel. — 2° monde,

fortune. — oJ_> i jl*^ =Ojj rowzguiar-dide,

rowzguiar-dide, a vu le monde, expérimenté.

A—*^ vL?-^ rouznam'tchè, (pers.) 1° nom d'un des trois bureaux du département des Archives. On y conserve les registres où sont consignées les mutations des possesseurs de fiefs. — C'est aussi le nom du registre sur lequel on inscrivait, jour par jour, les diplômes délivrés pour ces fiefs. — ^^sâ\i jjj rouznamtchedji, greffier du bureau du mutevelly, c.-à-d. : de l'administrateur des biens vaqouf, ou de main-morte.

^~J_?^) rouznamè, (pers.) l°almanach, calendrier perpétuel où de simples lettres alphabétiques indiquent les heures canoniques, les jours, semaines et mois, les jours fastes et néfastes, etc. — iSi^ jj J rouznamedji, faiseur d'almanachs, astrologue. On dit d'un homme qui voit les choses

de loin : ^-^ «t j^j <C^\ j_

bir ousta rouznamedji der, « c'est un maître astrologue». — tSi^jjj ^ ;_/ A beii rouznamidji im me,, « est-ce que je suis un faiseur d'almanach», est-ce que je connais l'avenir? — jJ s») (jlM <~ jj^t <*\ij«j rouznamè


28 ^j ,_r_5J

smziriè inanyoqtour, on n'ajoute pas foi aux paroles d'alrnanach.— 2° journal; gazette, éphémérides.

b)j^) 1° roza, rose de diamant, brillant dont le dessus est taillé à facettes, et le dessous plat; voir aussi ,ë—^X> pirlanti- — 2° rouze, (pers.) jeûne, abstinence.

<*£)j_J rouzi, (du pers. jaj jour) journalier, quotidien; subsistance,gages; cf. Jjjj rezq.

(_J1?-^ rows, abréviation de ^j j^ ourous, (voir ce mot) russe, synon. de J4_wjaj rouçyalu et moscov. Cf. Dtci. géographique.

ifU^) ruous, (ar. plur. de ^Ij) diplômes conférant les emplois inférieurs ; provisions délivrées aux chefs et commis de bureaux, etc. — lj"3J —P ruous qalemi, autrefois un des trois bureaux de la grande chancellerie du reïs efendi; c'est de là que partaient les provisions expédiées aux fonctionnaires de rang inférieur, et les brevets de pension. Le chef de ce bureau était nommé <*—^ ■=> ~JJ t_$jta ruous kèçèdari. — ùj1^i-jj

ruoussi humayoun, diplôme impérial conférant le grade d'ouléma.

L«£^ ruoussa, (ar. plur. de ^AJJ, voir ce mot) chefs. — La classe des ruoussa, qui est la seconde de l'Etat, comprend les ministres, les grands dignitaires et les officiers généraux. — JX° ^L.aj ruoussaï milel, chefs des communautés religieuses nonmusulmanes, qui résident dans l'Empire ottoman; on donne ce titre aux patriarches, métropolitains, archevêques, etc.

^^i$-J (var. j~**j}\ orospou) rospou, prostituée, femme galante. — J^^aj rospoulouq, prostitution, débauche. — ÔJL ^_„^JJ rospou-para, comme zanpara, souteneur, coureur de filles. — sjk^, iJAsjJJ j~~>aj .>\ +j_ JÏJj 3 ùyf^ .j**^ âdum rospou, oldouqtan çonra ekmeimi nitchun qourov, yerim, «puisqu'on me donne le nom de fille publique, pourquoi mangerais-je mon pain sec? » — locution proverbiale qui signifie que le mauvais renom rend les gens incorrigibles. Cf. <J- qahpe et <L->-\s fahiche.


%> ^J 29

.V^,^ rouchen, (pers.) brillant, éclatant de lumière. — évident, manifeste. — js?° <Jrb J J J3 veziri i'ouchen zamir, le ministre à l'esprit brillant. — O—Lijj rouchenlik, clarté, éclat. — <~Lijj rouchenyè, ordre de derviches qui doit son nom à Dèdè Orner Roucheni; il fut fondé dans les premières années du XVIe siècle parle fameux Soufi Ibrahim Gulcheni.

"y—C^^ roughan, (pers.) 1° tout corps gras, huile ou graisse. — ^3 J >JU> j roughani zeït, huile d'olive. — 2° huile de naphte, pétrole. — 3° vernis. — CXAJ^M /J&*J roughan surmek ou jjj-OLcjj roughanlamaq, vernisser. — e^jJ roughandje, fabricant de vernis, vemisseur, polisseur

tej_J roqa, (grec pôy.a) roquette, plante crucifère qui se mange en salade.

*-^5-) l'oket ou mieux O-^—=JJ £ '-L") roket fichenki, fusée à la roquette ou rackette, ancien type des fusées de siège; — se dit aujourd'hui des fusées-signaux et des fusées porte-amarres, employées dans les sauvetages.

?^_) roum, 1° vulg. ouroum, romain-grec. — ^—>\ *JJ roum ili, le pays de Roum, la Roumélie ou Turquie d'Europe; voir Dict. géographique. — çjLJs >^j roum kilissèssi, église grecque, secte principale des chrétiens d'Orient. — ^3 j roumdjè, roumtcliè, la langue grecque moderne.

— Dans l'Asie centrale on donne le nom de Roum à l'Empire ottoman.

Lj j ou fj roma ou rim, la ville de Rome. — U_j j Jjj-^ houqouqe roma,

le droit romain. — 4 ^^j roumye,

nom d'une ancienne pièce d'or. — 2° ^jjj rom, rhum, liqueur.

^L-oj^) (var. > ~oj) roumbala,

quille pour jouer, d'après BIANOHI. Ce serait peut-être un jeu dans le genre du Jjl»^- tchomaq; voir ce mot. — Le mot italien rombola signifie une fronde.

J^—*~%$^ roumlouq, certains districts de province dont la population est en majorité grecque; voir *JJ.

<*£j_J roui, (pers.) visage, face; voir _jj rou.

Uj(_^ rouya, (ar.) songe, rêve, vision. — avec ô.Ajy>gueurmek, rêver,


30 ^j J*j

avoir un songe. — dUjjfioLjj ?-OM?/ac?è gueurmek, voir en songe ; aufig. rêvasser, se forger des chimères. —

rouya ile khoulya olmassa zuyurdun cljane tcheqar, s'il n'avait pas les songes et la fantaisie, le pauvre mourrait à la peine.

C-^J^J rouyet, (ar.) 1° considérer avec attention, inspecter; vérifier. — _/. sj C^i aj rouyeti clef ter, vérification; récolement d'inventaire. — uL> ^'\j rouyeti hiçab, (ou <~A£ mouhaçehe) liquidation; examen de comptes. — —c—û) ^ OJ^J dli^j, terekenufi rouyet u taqçimi, liquidation et partage d'une succession. —

duyouni vaqyenun bir-rouye zahire ikhradje, liquidation des dettes après inventaire. — ^5J ig s-si ^-^ -ki-i 1 (j^iis^ sa&ie echya defterini rouyet u tahqiq étmek, faire le récolement d'objets saisis. — 2° vue de Dieu promise au vrai croyant dans le Paradis ; c'est un article de foi dans l'islam.

JIXi OjJ rouï - niguiar, (pers. visage de belle) variété de lys moucheté qu'on nomme aussi qaplanposte,

qaplanposte, de tigre». Cf. ^—-~j zambaq.

^J^Aibj reliabet, ou ruhabet, (ar.) appendice sternal; partie inférieure et saillante du sternum.

Ojlà^) rehavi, (adjectif relatif du nom de ^—*j Orfa, ancienne Edesse) 1° instrument de musique ayant la forme d'une boîte. — 2° mode de musique auquel on attribue la vertu d'attirer les djinns. — 3° (pers.) délivrance, salut.

C*Là>J ruhban, (ar. plur. de <-J*\j)

moines chrétiens, religieux. — ù^j

_*4>»UL ruhban khamessi, «plume de

moines», surnom de la chélidoine;

voir aussi <?* V^.

^y&J rehber, (pers.) guide, conducteur. C'est le titre de plusieurs ouvrages turcs, par exemple : _/—*j &«*»[£■ rehberi mouhasibîn, « le guide des comptables » ; ^L_^ ^j rehberi nedjat, «le guide du salut», traité de dévotion.

^j&>_) rehn, vulg. rehin, (ar.) chose donnée en gage ; nantissement, hypothèque; avec étmek, mettre en gage, hypothéquer; J^jâ -Cfcj rehne qomaq,


\>j lij 31

mêmes significations. — ^J<£r j rehni 'oumoumi, hypothèque générale.

— 3^ J rehni mumtaz, hypothèque privilégiée. — j S"^^^ K£J. birindji deredjeki rehn, première hypothèque. — Lji-l-^ J l'ehn édilmich, hypothéqué. — \ <_yzJ^ I_£_A^*J rétinien takhliss étmek, purger les hypothèques. — O—'j « j rehn vermek, donner en nantissement. — ^—'-zj.j,

(j (°ol= OJL1«IJL» /V^J birbirinè rehn

maqaminde toutoulmaq, être affecté ou engagé respectivement. — ^*j rehnlu, possesseur d'un gage, etc. — ^\i j^yù&j rehnlu bir dayîn, créancier hypothécaire. — ^—LiL>-Vl ^J>j rehnlu âladjaqlu, créancier nanti d'un

gage. — oj Lia-» JJ^*J rehnlu matloub,

matloub, hypothécaire. — ^L>j

.^^L» iiJt^iâ>-Vl rehnlu âladjaqlularen massasse, masse hypothécaire.

C-wiUJ ryaçet, (ar.) présidence.

"Csy j ryaçeti muvaqqaiè, présidence temporaire; <xb j ryaçeti daïme, présidence perpétuelle, à vie. — C— \>j Jl^j> mesnedi ryaçet, siège de la présidence. — \ C*~AJJ 4—1^ _^ 6iY medjliçe ryaçet étmek, présider une assemblée. — (j ~,l>j olr^-cl jju=

oJ.*J^- çadri dzemuîl ryaçeti tahtinde, sous la présidence du grand-vizir. Cf. ^Jij reyis.

^siu^J ryazi, (ar.) 1° 4~il>j ^lc 'ouloumi ryazye, sciences exactes,

mathématiques. — * i\c <~iA>j ryazyeï

ryazyeï mathématiques transcendantes. — 4_~^l)j <LL^ me,çeleï-ryazye, problème de mathématiques. — 4~J=IJJ CJVI ftZftii ryazye, instruments de mathématiques. — 2° adj. discipliné, mortifié, austère. — c~iA> j r^azei, discipline de l'esprit et du corps; austérité, mortification. On a publié à Constantinople, en 1866, un traité sur la tempérance et les austérités, qui porte pour titre <^Ji C-^AJJ, «mortification corporelle».

{JvJ rial, pron. vulg. irial, réal, piastre forte d'Espagne. — Jl>j ^j^ direkli rial, colonnade d'Espagne et d'Autriche; JL_,j <s?J nemtche rial, thaler. — A^j j-^^j 1 fransiz riale, pièce de cinq francs, monnaie française. Voir aussi A\j\.

ààuj (var. Vlj) riala ou riala-bey (de l'ital. reale). Dans l'ancienne marine ottomane, on désignait ainsi le contre - amiral qui montait sur la ga-


32 £j ^J

1ère réale. La flamme de cet officier était arborée au mât d'artimon.

<J*.J (var- O^bJ' u^S-Ùribas'rheum ribes, rhubarbe, groseille.

— 2° plante potagère qui ressemble

à l'oseille. Cf. oy^^ ouchqoun.

■fc.^) rih, (ar.) vent. — j^J= f-j rihi tayyar, rhumatisme.

l3 -^ rihani, genre d'écriture ornementée et à lettres enchevêtrées, fort usitée chez les Turcs pour les titres des chapitres, frontispices, etc. Elle est ainsi nommée, selon les uns, à cause des fleurons qui s'intercalent aux lettres ; selon les autres, parce que le qalem taillé pour tracer cette écriture, a la forme d'un basilic (reïhan). La première explication est la plus vraisemblable.

(O^r^) rikhtem, (pers.) levée en pierres de taille, construite le long d'un cours d'eau; quai, jetée. — j-u^ ai^-j Lil haïdar pacha rikhteme, la jetée de Haïdar Pacha sur la route de Constantinople à Brousse. — <^£- j ^—^"j rikhtem resmi, droits de quai ou quayage, droits que paient les navires

navires déposer leurs marchandises sur le quai d'un port.

'hU r^l> (corrupt. du pers. dL j) sable à sécher l'encre. — o\-^>j pour

(J\^ 50j sablier. — *i j <j^ âltoun

righ, poudre d'or. — *)_j ùy\ elvan righ, poudre de diverses couleurs.

<-^-^} rig, (pers.) sable; voir le mot précédent.

-JC^> rim, corrupt. pour UJJ Rome, capitale de l'Italie. — IL «rj rim papa, le pape, chef de l'église catholique et romaine.

A^JJ (var. \*~j, L*ij, &j)ringha, de l'ital. aringa, hareng. — ~»yt jy? j ringha touzlousou, hareng salé.

^j^i) reyis,(ax. chef,commandant) 1° capitaine de navire ; patron de barque; pilote. — (C-^J ù^ limanreyisi, capitaine de port. — 2° ^_JCS3| ^^J reyis ul-kuttab, ou reyis-efendi; dans l'ancienne administration, on donnait ce titre au ministre des affaires étrangères qui faisait fonction aussi de secrétaire d'Etat et de chef du divan impérial; ses revenus consistaient dans les droits de chancellerie et dans les redevances que lui payaient tout


ôlj i\j 33

nouveau gouverneur, les titulaires de zyamet et de timar, etc. Cf. 77^—>■ kharidj. — U*" 1 [_)^j reyis ul-ouléma, titre du premier et du plus ancien des mollas honoraires (mazoul). Ce personnage, qui est presque toujours choisi parmi les anciens Qazi-asker de Roumélie, est placé hiérarchiquement au-dessous du Cheikh ul-islam auquel il succède ordinairement par

droit d'ancienneté. — 'f-\ ti\ ^~i]j

reyis ul-mechaïkh, on nomme ainsi le supérieur général d'un ordre de derviches : il a sous ses ordres les chéïkhs ou supérieurs de couvent, mais il est luimême subordonné au Mufti de Constantin ople qui est le chef suprême des Oulémas. — 3° président d'assemblée politique, de commission, etc. — ^j i^fj reyis vekili, vice-président.

j

_J za, treizième lettre de l'alphabet persan-turc ; se prononce comme le z français; valeur numérique 7.

\) zâ, nom arabe de cette lettre.

y_y zater, (prononciation affaiblie de Jicj et J**-o) sarriette, satureia, plante de la famille des Labiées. La sarriette des montagnes a une odeur aromatique analogue à celle du thym. —Les Arabes confondent cette plante avec l'origan. — On trouve aussi les formes vulgaires j\~> et j*»-.

*-)^S~ 1^ zailidjan ou çatlidjan,

prononc. vulgaire de l'arabe zat uldjanb, pleurésie; voir oli.

7r\) zadj, (ar.) nom générique des vitriols et, en particulier, du vitriol vert (sulfate de protoxyde de cuivre).

—i^ 0 r^Jzactfya9^ieu> nuile c^e vitriol, acide sulfurique. —^=rU zadjlu, vitriolé, vitriolique. — Dans la technologie des vieux alchimistes, on trouve le mot azedj qui n'est que la transcription de l'arabe r))\ azzadj.

i^yzade, (pers.) fils. Ce mot forme des composés nombreux : <o\_^li 3


34 jlj *\j

chali-zade, prince royal; <olj ^Skichi-zade, fils de bonne famille; *\j>- <olj haram-zade, bâtard; coquin. — <olj dl bey-zadè, gentilhomme, titre donné souvent aux étrangers. — au fig. bey-zad.e se dit d'un jeune étourdi, d'un niais, etc. et dD,o!j dl bey-zadelik, « noblesse, distinction » devient aussi synonyme de « étourderie, prodigalité ».

j]) znr, 1° rideau, portière; tapisserie. — 2° membrane; pellicule. — LSJ^J Û9J3 ; bouroun zare, cloison nasale; membrane pituitaire. — <JL)li 'jygueuz zare, membrane de

l'oeil, sclérotique. — ^jlj JjYj. s

qoulaq zare, tympan de l'oreille. — j ùlèj—■= çoghan zare, pelure d'oignon. — 3° (pers.) dé à jouer, dé de trictac. — 4I3I—^ jlj zar tavla, (ou simplement tavla}) table et jeu de trictrac. — J«I al jlj zar oyounou, jeu de dés. — (jj.il j zar dtm.aq, jeter le dé. Cf. l'ital. zara, jeu de hasard et le français hasard. ■— 4° zar, (pers.) plainte, gémissement.

àXc-J]J zarghenè, sargue, poisson de la famille des Sparoïdes, au museau allongé.

Pi) zagh, 1° éclat; poli; fourbissure. — -p 3 j>lclj zaghlu qeledj, sabre bien fourbi, à la lame brillante. — dUyjj i-\'j zagh verviek, fourbir, lustrer, polir. — (j—»%Mj zaghlamaq, même sens. — 2° (pers.) corneille, corbeau.

i/^l) zagliar> chien de chasse; voir jU j.

l*Jy£'\) 1° zaghanos, (du grec?) oiseau de chasse, du genre faucon; ' d'après le Lehdjè, on le nomme en arabe y y ; ce serait alors l'émerillon.

— 2°prononciation fautive pour tcJiaghanos, crabe; voir j^l*^ et .^IcU.

j^]) zangher, onomat.; voirai j.

Jj—-\-5j»J!j zanqherdamaq, trembler, frissonner; voir ^l-V^i j.

&Jj]) zavye, (av.) 1° angle, figure de géométrie. — <U^ X, ^ j zovyiï. qaïme., angle droit; ciL j zavyeï hadde, angle aigu; <=7y^ j zavyeï munfered.je., angle obtus; 4LULU j zavyeï. muteqabi.lè, angle opposé; <_<>_^£ j zapyeï. mii.djesseiw'., angle solide. — 2" coin, cellule; monastère de derviches; cf.

Jà>l) zahid, (ar.) qui pratique le


10 £j 35

renoncement et la piété JI_A j. Chez les poètes persans et turcs, ce mot se prend souvent en mauvaise part, dans le sens de «faux dévot, hypocrite», par opposition à rend qui se dit du contemplatif; voir JJJ.

^]) zaïl, (ar.) qui cesse ; anéanti, disparu. Eu jurisprudence: ùW) j$s J5^Û=~ (jLl^l Jilj 4JI murouri zeman ile zaïl olmaïan houqouq, droits imprescriptibles.

<*-sJ <--Jj zib-zïb, onomatopée indiquant l'action de sauter, courir; se hâter. De là l'expression i_$Ji*^- *->j zib - tcheqteu, un intrus, un parvenu ; — fier; entêté. Cf. J^O^j.

£*JrJ) zebarmaq, l°suer de fièvre ou de douleur. — 2° mourir dans des souffrances aiguës (ce vocable est d'un usage rare).

C^—±) zeban, (pers.) langue, langage. — (C^jls û^j zebani fariçi, la langue persane. — yj^~ô zebanzed, locution; iS^j^J »ly= 'avamm zeban■zedi, acception populaire d'un mot.

(3—{J zebani, (du pers. zebane, flamme) infernal, maudit. — ^—> j

^U- _/ _^iïi-s zebaniqeleqlu bivkhaïn, un scélérat à mine de démon.

(£*\JJ zibidi, gueux, déguenillé; voir ^J-~j.

wX>-V) zeberdjed, (ar.) béryl et aiguë - marine, variété d'émeraude qu'il ne faut pas confondre avec l'émeraude proprement dite ; voir >^'j^Jï^D

>^'j^Jï^D ôyi~ j et (jûLLo) zebqen, foenne ou fouanne, instrument de fer formé de branches pointues qui se terminent par un dardillon. On s'en sert pour pêcher les poissons à fleur d'eau.

^i) zibl ou zibil, (ar.) fumier; la forme J^~ j zebîl est plus usitée ; voir oj<J gubre.

JLoJvJ zïblamaq, courir, sauter; se précipiter; voir <_>j <_>j.

J^JMJJ zibillayi, laid, de mauvaise mine; butor; c'est ainsi que le Lehdje explique ce mot peu usité et d'origine inconnue; il l'oppose à djelassîn; voir ly*J%>;.

,V^ zeboun, vêtement; voir le mot suivant.

c)^} zeboun, veste longue, grande

3*


àb ,JJ J^J

camisole. Ce nom paraît être de la même origine que la <u>- djubbl des Arabes et l'ital. giuppone, jupon.

<-^} zeboun, (pers.) faible, débile, sans énergie; 3—^i j zebounleq, faiblesse, débilité. — 4—*~^ j ,j_<—A ^

dl »j^J O-Jj &i'r kimshiji.ziïbouiriiù

rast (jiieiirmek, prendre quelqu'un

par son côté faible. — di Lix;«i j

_J4 jiUi) zebotiukuchlik polititpisxnii,

polititpisxnii, politique du -wvc nietis». — JjjOCai j zel/minhuiuiq, s'affaiblir, dépérir; s'émacier. — ^£%y j zebounlotvinq, faire maigrir, rendre faible.

1—^—^{J zebib (ar. raisin sec). — J.—J-l ,_UJ j zefoT» vl-fljabid; staphisaigre, plante agreste qui ressemble au picd-d' alouette. On la nomme aussi ,j;jl o. Ziii ofeit, «herbe aux poux», et, en fran çais, « herbe aux pouilleux », à cause de l'application qu'on en fait sur la tête des enfants. Les Orientaux la confondent avec Vàpédiculaïre des marais.

O-*^) (var. i^-U>_j) zibidi, déchiré, défait, déguenillé. — >il j zibidi âdam, un vagabond en haillons. — avare, ladre, comme dans le proverbe : -3^kS\ O^JU-1_3/^~/> ^s-i— j

zibidi musrif halenden anlainaz, « le ladre ne comprend pas la situation du prodigue ». — L'origine de ce mot est inconnue.

i»/~^) (ar. var. J_> j) zebil, 1° fumier. — 2" prononc. vulgaire, au lieu de sebil, fontaine publique ; voir Ju^.

y-JJ zeper, homme massif et d'encolure puissante; colosse.

t5^ zedjr, (ar. ) vulg. zldjr, empêcher, interdire. — \ «O. ^ j^-j zedjr u men étmek, prohiber et interdire.

cA_/=7J zedjryat, prohibitions. —

<Kij>-j <LoL_».o moïCamiTkï zedjrife, mesure prohibitive.

^if^J zedjryh, droit sur les vins et les alcools. — cT.^J^J zedjryedji, percepteur des dits droits dans l'ancienne administration; on lui donnait aussi le titre de ^^- ^J>:J zedjryè mouhassile, c'était ordinairement un officier des écuries impériales. Aujourd'hui, il a le titre de «directeur des droits réunis » ; voir ,y*j ruçoum.

bjf-J zalira, pour *j-i-j zakïira; orthographe et prononciation doublement fautives de l'ar. o_^-i zakhyra, provisions, subsistances, vivres.


°->J ajj 37

u^r^J zàhmet, (ar.) peine, fatigue; embarras. — avec diAr £c7ie&- me/fc, ô^jySguetirmek ou dlel étviek, prendre de la peine, se fatiguer, se donner du mal. — eu?-j 4i ne zahmet, que de peines! à quoi bon? —jji 4, 4-jj\ 0?-j ne qadar zahmet issè, quelque peine que cela coûte. — Oj—^z ■JkiSjj^ oy~j jAs «i nitchun bou qadar zahmet bouyourdenez, pourquoi prenez-vous tant de peine? — (J:<-j zahmetlu, pénible, difficile. — dli^—à i?-j firenh zahmete, mal vénérien. — Proverbes :J:_ JL jr^rj zahmetsez bal yenmez, « pour manger du miel il faut prendre de la peine ». — o?- j jj«l 0=-lj (\^=r zahmet tcheken rahat olour, «qui s'est fatigué, a droit au repos». — j\—fll\s ^<-Lal> ol<~j j^Jal OT-J ôtez le point de zahmet «peine», il reste rahmet «miséricorde», c.-à-d. : «que toute peine mérite l'indulgence de Dieu et des hommes ».

^r\) zahhme, (pers.) 1" étrivière, courroie de cuir qui soutient l'étrier (peu usité). — 2° archet, plectrum.

L*Axù<Jj ou dl—»4]<oj zMelhnelc, (du pers. <o j frappé) maltraiter, tourmenter; tracasser.

Jt> zer, (pers.) or. — J^~fjj zerhech, broché d'or, broderie d'or. — j—5jj zerguer, orfèvre, bijoutier. — i_j^-^ jj zer-mahboub, litt. : « or favori», surnom d'un écu d'or qui fut frappé sur le modèle de Yechre.fi égyptien et mis en circulation, à dater de l'année 1148 de l'hégire (1735). Il avait le même titre et le même poids que le (Jjpl S^ 3 fewndeuq âltoune, et valait la moitié d'une livre turque actuelle, soit environ 11 frs. 50.

^i)^) zmy, onomat. dans le sens de «chose rapide, soudaine», d'où l'expression vulgaire J^-^jj zerpadaq, vlan! pan! tout d'un coup.

T~^)^) et 7-J'J zirihh et zirikh, cotte de mailles, mauvaise orthographe pour zirih; voir ajj.

^—>\^JJ (var. ,jl:>jj) zei'dala, (pers.) abricot, et surtout abricot a noyau amer; l'abricot en général est dit ç~-& qa'içi. Les Turcs en distinguent de nombreuses variétés : -«..s •il qaici badem, l'abricot à amande douce. — j (jtLai^ sidtani zerdalu, l'abricot royal; j Oj\ oqqa zei-dalu, « litt. de 400 drames », ainsi nommé à cause de sa grosseur et de son poids;


38 ijj OJJ

j ç~.i à.u\ CJ)J—~=> cour et oghrousou zerdalu, «abricot voleur d'apparence », beau et malsain, etc. — ^j j^s j zerdalu qourousou, abricots secs. — ~-^Jlijj oLip- khochab (ou khochaf) zerdalusu, compote d'abricots.

J- 5 J <~^~' ^ A^JJ zerdali ône yeyen liir deli, abricot, qui le mange est un sot, — ù-^^jj j\ j, ô^j^y Jl <=^jJ3 oji kirazdan bir âz zerdaluden zerre qadardje al, de la cerise prends un peu, de l'abricot la grosseur d'un atome. —j—)&Là ~>jjl 9—'^JJ iC"?-'^ yai'wsu cheftalu yarusu zerdalu, «moitié pêche, moitié abricot», comme le proverbe français « moitié figues, moitié raisins ». Cf.

i<'-lX) (var. A^J.J) zerdeli, fou, extravagant ; écervelé ; voir j j.

}j^J) (var. oj\ijj zerdava) zerdeva, martre, belette du nord. — j (3 Jy zerdeva kurku, pelisse de martre. Cf. j^x" samour et ^A-J ffueïch.

b^DJ zerde, (du pers. JJ3 jaune) sauce faite de riz sucré et de safran : JXJP <OJj zerrfè pilaf, riz au safran. Ce plat et la sauce qui l'accompagne étaient servis aux janissaires, les j ours

de paye, à la Porte ottomane. — ojj j o\o zerde-tchav et un—^- <ojj zerdetcheup, curcuma ou safran des Indes ; on se sert de cette racine pour teindre en jaune.

^IXjJiJ zerzevat ou zarzevat; prononciation vulgaire pour sebzevat, légumes; voir Cj\y_y^.

S^LÎJU zê'rzob, fou furieux; synon. de {J£~~* et de ,J->jj; voir ces mots. — Cf. j j.

Pj|^ zer, (ar.) action de semer;

semence. — * ^jj cJiy*a£- maliçoulati

maliçoulati produits agricoles. —

O cljj ziraat, agriculture. — ^

C*&\jj fenni ziraat, agronomie.

Shj (var- tiXx-3) ^>'Z«2, braillard, qui vocifère; — tapageur; faiseur d'embarras. Cf. JjXrï" ^ jjJy*~X)

jjJy*~X) vociférer, hurler.

L3—''"^vL) zereldamaq, piailler, crier comme un petit enfant.

u)J zurna, espèce de hautbois ou clarinette; voir l'jjj.

à^i)J zerunlï', plante médicinale; voir 4~»»jj.


3JJ Icj 39

f-\^J_J zemikh, (pers.) orpiment; voir le mot suivant.

JfcOJ (var- f^JJ) zerniq, orpiment, mélange d'arsenic et de soufre. — j L£J^-" çareu zerniq, orpin jaune, substance employée par les peintres et pour la teinture. — j <_£ -*J3 qerm.ezeu zerniq, réalgar, sorte d'orpiment d'un rouge orangé. —Jj-jj J^ âq zerniq; cf. le grec àpcevr/.ôç et le français arsenic. L'orpiment entre dans la poudre épilatoire nommée rusma dont les Turcs faisaient grand usage autrefois; voir ^'j_J~. — En parlant d'un avare, les gens du peuple, au lieu de se servir de l'expression -J>Jy (jj^rT djereq vermez, «qui ne donne pas un liard», disent fautivement zemeq vermez.

1?^U zlrva> ragoût de pieds de mouton assaisonnés au safran et à l'ail. Ce mot est aussi, quelquefois, . mais à tort, écrit o»ji zirue.

^yi^jtj (var. «Ujj) zerumbe, du pers. ar. ^—-jj zerenbad, espagnol zerumbet, racine odorante employée dans la médecine orientale comme stimulant et sudoiïfique. On la confond souvent avec la plante nommée

par les Arabes j^_à\>)l j t « racine de camphre» et qui est une espèce de zédoaire.

àj^) zirh ou zirili, (pers.) cotte de mailles, armure. — j ^j^\ JJ~'J zindjir eurme zlrih, cotte à tissu de chaînes serré; j fy_ jioullu zirih, cotte démaille en forme d'écaillés de poisson; y—1<~\ dïnalu, à lames. — ojj y^^e- ï><j zirih-'poucli \isker, troupe de cuirassiers. —_^-*jj zirihlu, couvert d'une cotte de mailles (soldat ou cheval); —ST^i*jj zirihlu guemi, vaisseau cuirassé. Cf. <u=7 djebe.

^ iX) (var- JJJ) z<v'd, sorte

d'onomatopée renforçant le sens du verbe qu'elle précède; par ex. : J. jj ijr—%\ J" JJ z?-r&l zertd dqmnq, couler abondamment, à pleins bords. Cf. la particule j ter.

^yjj zerîn (pers. doré). — ^_jj T-SS zerîn-qadeli, litt. « coupe dorée », et par abréviation, zerîn seulement, narcisse. Cf. <JSj nerguis.

Lolc^ zou'ama, pluriel de zaïm, possesseurs de fief; voir rf'j.

J^o^CJ ziamet, (ar. part de butin assignée au chef) bénéfice ou fief


40 l_2PJ \cJ

militaire dont le revenu était supérieur à 20,000 aspres (cf. jlr timar). La réunion de plusieurs timar pouvait former un ziamet, mais le dernier fief ne pouvait être morcelé en timar.

O o\cj JiH.y-1 idjmallu ziamet,

fief militaire inscrit sur les registres de contrôle du domaine de la province. — 5 -°lej (J-c '«)i siametîn,

terme technique pour désigner la fraction complémentaire d'un fief ou timar; voir <~2^ hessa, et sur la technologie des bénéfices militaires, DELIN, Fiefs militaires, p. 55.

J^) zatur, sarriette ou origan; voir y j.

cM^ÂC^ zaferan, (ar.) safran. — j)*> jj^icj zaferanlu pilaf, riz assaisonné au safran. — a-ufig. C^J^-'j ^r* \SJ[-~a <-k~= ,S zaferan guibi cap careu keçilmich, devenu tout jaune comme le safran. — La meilleure qualité de cette épice, dans l'empire ottoman, est celle qui provient de Kastamonni, chef-lieu de l'eyalet de ce nom, en Asie Mineure. — ° Aj ijl/^J zaghra zaferane, «safran de Zagiira», fleur de la famille des Tubéreuses.

JT^) zoum, (ar.) opinion vaine; erreur; conjecture. — 1 ji^l *cj zoiom olmaz étmelt, faire peu de cas; se moquer.

rC^J zaïm, (ar.) 1° sipahi possesseur d'un ziamet (voir o—Acj)- On donnait ce titre aux feudataires de second ordre, dans la hiérarchie des fiefs militaires. — 2° chef, commandant; représentant d'une puissance. Dans les chartes des xive et xv° siècles, le doge de Venise, les consuls de Lise et autres sont qualifiés de zaïm; — pluriel \Srj zmiama.

jl—cj (var. J.\j, J,j) zagliar, chien de chasse, limier; surtout le chien dressé à la poursuite du gibier à course rapide, comme la gazelle, etc. C'est par là qu'il se distingue du (_£_)£ tazi, qui est le lévrier en général. — Un régiment (orta) de janissaires était chargé de la garde des limiers du sultan et portait, à cause de cela, le nom de zaghardji. Leur chef, le zaghanlji bachi, accompagnait avec quelquesuns de ses hommes le sultan, lorsqu'il allait à la chasse. — On dit d'un homme déçu dans ses espérances : jUj (jykZjjï Jt^js ^ zaghar guibî quu-


^j JJ 41

lagheu duchgun, «il a l'oreille basse comme un limier ».

^Jr^j zaghare, vêtement à collet et à manches garnis de fourrure ; voir ilj-cJT eyindrik. Le Lehdje rapproche ce mot de l'arabe oj^—^t zihare qui désigne le bord extérieur d'un vêtement et, en particulier, une tunique ou veste de dessus en usage chez les anciens Khalifes.

j^) zaghar, chien de chasse; voir jlcj.o ij zaghare; voir ojlcj<-^-—9)

ojlcj<-^-—9) (aïO poix, substance extraite du pin térébinthe et d'autres arbres résineux. — osj oj> aura zift, poix noire, goudron solidifié. —j jt-i qaïnar zift, poix bouillante. —j^sj ziftlu, enduit de poix, poissé. — \J^'j ziftdji, qui fait de la poix. — dL>4^j ziftlemek, enduire de poix, goudronner. — passif : ziftlenmek, être enduit de poix ; au fig. avaler de la poix,

s'empoisonner. — dy —^ ^j zift

yissoun, «qu'il mange de la poix!» qu'il crève! — J^—«jjLiYji <Csj zifte boidachtermaq, enduire de poix. —

zift ustutïe otouranun guetune zift boulacheur, «qui s'assied sur de la

poix, a de la poix au derrière » (proverbe).

\A) (var. *j—iLo çafra, o^L et Ij^Lo çaboura) zaf'ra, lest de navire. Ce mot vient sans doute du latin saburra qui a passé dans les langues romanes ; mais la forme turque zaf'ra ou zafora paraît empruntée directement à Tirai, zavorra. -.— Jjll j zaf'ra âlmaq, charger du lest. —^o_,_sj

jJ Jf \ zafrasez guemi guibi der,

«il est comme un navire sans lest», il a le ventre creux. — <—'J^\ cj>j L" ^—ï?j~^ ta zaf'ra itchine çoqoidmaq, «se fourrer jusque dans le lest», se dit d'un poltron. — *)s "C^e^j y:\j\b zaf rasez guemi dehize, dayanmaz, « vaisseau sans lest ne tient pas la mer ». Voir aussi oJu=.

^fêj (var. Jz>'S) zifir, matières noires et grasses provenant des oxydes et des métaux volatilisés daus les cheminées; suies. Les gens illettrés paraissent confondre ce mot d'origine arabe (cf. (/sj)aveclepers._/^>j «poison » qu'ils prononcent zefir. — ^^àj jjj&^s zifiri qaranleq, obscurité profonde. — au, fig. ^o _/3J zifir dillu,


42 fo Jj

qui dit des choses inconvenantes, mal embouché.

f£) zaqoum ou zeqqem, (ar.) 1" arbre infernal cité dans le Koran, il porte des fruits pareils à des têtes de démon. — 2" plante d'Arabie semblable à l'aloès. — 3" arbre épineux dont le fruit sert à la fabrication de l'huila de Zachée; c'est sans doute un myrobolan originaire de l'Inde. — 4° zeqqvm,laurier rose. — «"-.A'/- chose mauvaise, malsaine, poison, comme dans ce dicton : j;J—l«l ,»yj _/*0 yb^ taumemi'z zehir zeqqcm oldeu, «notre repas s'est changé en poison d'enfer», en parlant de mets indigestes ou mal préparés. C'est dans le mémo sens que les Arabes disent ^J\ << «•bouchée de zaqouni ». — J^ \ f-^r <->y~ +j3J zcqqnn yeyip haïuîin itclienler, « ceux qui mangent les fruits du zaqoum et qui boivent l'eau bouillante », les damnés, d'après les légendes musulmanes.

b) et O3D j zeka et zekavet, (ar.) 1°pureté de moeurs; piété, vertu. — 2° faute de langage reçue pour D i et OjD i7 sagacité, intelligence, finesse d'esprit.

ÛO) suJiiat, (ar. plur. ô^fcj zukiavat)

zukiavat) dîme aurnonière que tout Musulman doit prélever sur ses biens, à titre de purification de ses péchés. C'est une des cinq obligations fondamentales de l'Islam. —2" en principe, droit imposé sur tout objet de commerce, sur toute espèce de marchandise, à l'entrée comme à la sortie. —

r}- '±-1 OD j zekiat ul-kharidj,

(synonyme de^—i-i) dîme prélevée sur les produits des terres décimales, c'est-à-dire qui sont possédées par des Musulmans.

plj) zvhiam, (ar.) rhume de cerveau, coryza. — Jj—*^_^ <°6 j zukiame oijhramaq, attraper un rhume; ouj}l^l°D j zukiamlu olmctq, être enrhumé. Cf. i)jj~JfJ euksuruk.

^—i)^-~-i) zuyurt, pauvre; voir

(j^J zeki, (ar. ) 1" pur, pieux; vertueux. — 2" faute admise dans l'usage pour (J'i intelligent, perspicace ; malin.

\Jl) zill, cymbales de petite dimension qui peuvent s'attacher au doigt. Les cymbales de plus grande dimension se nomment Jj . poid. et f^"


w)j j^Jj 43

çandj. — o'j'j zillzen, joueur de cymbales. Dans l'ancienne musique militaire il y avait huit joueurs de cymbales, sous la direction d'un zillzenbachi. —(jj^9^ 3 J j zill taqenmaq, se réjouir, être gai et expansif. — y.J j (j^Ljl zillsiz oïnamaq, « danser sans cymbales », même sens. — Ijj j J j j\ zill zurna olmaq, « devenir cymbales et clarinette», crier à tue-tête, faire du tapage (en parlant d'un ivrogne). — <ûsy_ i^-^ 3 Jj ziU 'JH'hi youfqa, « mince comme une cymbale », maigre, efflanqué (par la faim, la douleur, etc.).

0^) zulal, (ar.) 1° eau douce et limpide. — 2° glaire, blanc de l'oeuf; albumine.

p%) zulam, (ar. ) pour le sing. <i j : pauvre, gêné dans ses finances; en détresse; voir j^y qoqoz et Cjjjfijj zuyurt. —J^ll 4- ,ç°y^ 1 "ib^j zulamun selameneu bile âlmazlar, du pauvre on n'accepte même pas un salut. — j^J~~ Cjy»j ,çî^~ cîloVj zulamun haleneu zuyurt bilur, le misérable sait ce que souffre le pauvre.

^J"^} zelber, (corrupt. du pers. JJ^ pour J<—>j*J) sac qu'on ajoute à la

charge du cheval de somme. — surcharge.

A—^J) zulubye, pâtisserie; voir

i/'jzj zilpouch, pron. vulgaire

et fautive pour ^ij à» j zîn-qjoueh,

housse; couverture de cheval.

MSJJ zolota, ancienne pièce d'argent; voir -d^j.

'-^■■^l) (var. OA«!j, 0«lj) zelghet, menaces, reproches sévères. — avec

"J3 mcnacer, intimider; avec die yemek, recevoir des reproches, être menacé. — ^_a.j^s ^j^So JAC S^S'J zt'lijlwt yemekten gueuzu qorqmas, il n'a aucune peur des menaces.

*—â^) suif, (pers.) pron. vulg. zuluf,

zuluf, de cheveux. — i_* ! j

jjiû zulf kiacjhateu, papillote. —

.^v, «Il iwûlj ou j.j c. i_à)j zulfi

\vrous, «boucles de fiancée», haricot d'Amérique, caracolla, plante dont les fleurs sont tournées en spirale. Cf.

b^^l) zulubye, (ar. 4—~Vj zalahyît) pâtisserie sucrée, gâteau feuilleté au miel et aux amandes. Cette friandise n'est pas sans analogie avec


44 Uj <_/J

celle qu'on nomme sudlu halqadjeq; voir <ûl>-.

i J) (var. 4I3 j zerfè et 4I3 j zevîlè) zelve, cheville de bois transversale qui empêche les boeufs de sortir du joug. Cf. 4ljj.

Ot«^ zhnan ou zaman, (ar.) temps, moment. — <jb j 3^ ô zhnan (ou ôï zè?n<m) alors. —j 4J ne zhnan, quand?

ùl»j À1 ^jpj^ oqoudoughem zhnan, lorsque je lis ou lisais. — j j_ bïr zeman, un moment, — ,jj—;L j _^_ ier zhnani saljeq, dans le temps jadis, autrefois. — j^-JUj oUt aman zemansez, sans trêve ni répit, — sX-bj zhnaninde, en son temps; 4-^Uj zemani-ile, autrefois. — ojy^Uj zèmane gueure, selon le temps. — -/^ oJ—;l»j guelhsi zemande, au temps futur. — jJ^yjl j zhnan âltoun der, «tinie is money». — ,j^J lii-iâ _/> Ji . /ièr cheyuil zemaneneu LU, connais le moment propice de chaque chose : f/ùOi xaipov.ùbj <~ x^"

jj 1 a ùUji 4JU» hekim une zhnan

djane derman verir, le médecin guérit le corps et le temps guérit l'âme.

y^\ <0Uj <jbj zhnan zhnanè ouïmaz, les jours (se suivent et) ne se

ressemblent pas. — j c^l ^ ût»j

I^Q\ 4Jbj (V" 4~J1 zhnan sana ouïmaz isse sen zhnanè ouï, si la fortune ne t'obéit pas, obéis à la fortune.

Jj.*-^ zambaq, lis, fleur; voir^~j^J^t)

voir^~j^J^t) débauché, coureur; voir ojL~j.

^y*) zumurrud, émeraude. — Ï*J I^ j*i zumurrud tozeu, variété d'agate verte, nommée plasma.

^/^) zumre, (ar.)troupe,bande ; corporation; société. — ,jjJL^,>,j \2o\ attliba zumresinden, de la corporation des médecins. — ^k *\ o ^>j

ziomre-ï-islam, la société musulmane. — En histoire naturelle, réunion de plusieurs individus de même nature ; espèces; subdivisions de genres.

J^°) zamq, prou, vulgaire et fautive pour çamgh, gomme; voir *z^.

t^?%) zemîn, (pers. terre, sol ; pays)

1° fond d'une étoffe : i> .«j j ,JL

<—~jjj\ mayi Llr zemîn uzerine, sur fond bleu. — 2° sol; niveau; fond. — aJlu_oj (j^T^-V djt 3 ^^ .t>i-\ ahkiami \ihdye qaboul olounadjaq zem.înîndh, sur la base de l'acceptation


<-^ j C-J j 45

des clauses du traité. — o s-L^

•\ oJ Ju>»j siahat zemînindè olmaq,

être sur le point de voyager. — ,>.»j _JOJLO zemîn testeressi, scie circulaire à l'usage des menuisiers, ébénistes, etc. — lè^O J^ ^Z zemîni, espèce de vilebrequin ou foret.

I^J zma, (ar.) adultère. Ce mot est ordinairement précédé de l'expression *Jui Jjé JTU client, « action honteuse». — 1 l j i_>txTj! irtikiabi zina étmek, commettre un adultère. — JJJ li j veledi zina, enfant adultérin, bâtard;— s'emploie comme injure grossière : coquin ! voleur !

_j°J zunnar, (ar. plur. ><'lij zenanir) grec Çiovaptov; ceinture de moine, corde portée au-dessus de la robe de bure. — Signe distinctif des moines chrétiens en Orient.

>-Jfy zenberek, (pers. i!jj j

zembourek) 1° <SS-'J OcLi .sa'ai zenhereyi, ressort de montre et de pendule ; échappement. — j y$ qapou zenbereyi, pièce de fer placée sons le pêne, gâchette. — 2° arbalète ;—petit canon vissé sur le dos du chameau. — lf~"^ j zenbereyun échiye, coche

de l'arbalète. — "*j\ j zenbereyun

oqueu, trait d'arbalète. — *-^"-;j

zenberektchi, arbalétrier; artilleur qui manoeuvre le canon de selle.

J^) zambaq, (pers. <~j) lis, et en particulier «lis blanc» ou «lis commun». — j i_£jL~= car eu zambaq, lis

jaune, lilium croceum. — j ^^ «

muni zambaq, «lis bleu»,lis des marais ou iris. Cf. ^y*.

XJj zimbe, 1° espèce de vrille ou vilebrequin. — 2" ciseau pour percer les draps, les cuirs, le fer blanc, etc.

^J^ù) zembîl, (pers.) corbeille ou panier de jonc. — i^ j zembîldji, fabricant de paniers. — Deux ortas parmi la milice des janissaires avaient un sous-officier qui portait le surnom de zembîldji; il prenait rang après le

salta, «porteur d'eau». — ôj-J s

dU<iSC (1-4) j qoudret zembîle beldemek, « attendre la corbeille de la providence», attendre que les alouettes

tombent toutes rôties. — J a* j

J~ /j^ Sc,S^\ zembîl itchindehini s en Ml, « sache bien ce qui est dans la corbeille », garde le secret. Cf. JL— seped. — i^ j zemhîli, surnom d'Ali Efendi Mufti, personnage célèbre par


46 £j £j

sa science et son désintéressement, sous le règne de Sélim F1'.

t)~j 1° zenpare, pron. vulgaire zampara, (pers. synon. de O^ 0 j zen-perest, « adorateur des femmes») coureur, débauché ; paillard ; adultère. — ^—IcjLj zamparaleq, galanterie, paillardise. — 2° zonpara pour çonpara, émeri; voir cjLLa.

<—âs£) zindjef, (corrupt. de l'ar. oU^") 1° bordure de vêtement, frange; parement. — 2° écureuil de couleur grise; fourrure de petit-gris.

Çy^rO (yar- i/^r'S) zindjef're, du pers. <-2>s—^i cinabre, combinaison de soufre et de mercure; vermillon. Cf. (y^^ suluyen.

^J~^~J (var. J_^£ j) zendjefîl, gingembre. Les Turcs emploient cette plante aromatique dans leurs ragoûts et leurs sucreries ; ils estiment surtout la qualité qu'ils appellent ,jlli- khatayi, « du pays de Kliataï » ou Tartarie chinoise.

<JfO (var. jCj j zinguï) zindji, noir de la côte d'Afrique et, en général, nègre. — JjU Jy ^ j zindji qoul tidjarete, traite des nègres. —

v»j\cl 4«-»^~ <SJ$ c^"j zindji yuzu yeqamagliela âgliarmaz, on a beau laver visage de nègre, il ne blanchit pas. — L'orthographe <o est aussi très usitée.

^f^~) zindjir, (pers.) chaîne. — ,1*03 cj^-j zindjir e qomaq, mettre à la chaîne, enchaîner. — &j& \SJ^ J zindjiri qermaq, briser sa chaîne, s'évader; Jj—t*jj5 o^j^-j zindjirden qourtoulmaq ou JjxLiai bochanmaq, même sens. — ^y~_—^ j iï\£ kemik zindjiri, colonne vertébrale. — <j,jD ijjA\ J_/-i^ j kenare zindjirlu âltoun, pièce d'or à cordon sur la tranche;

^ &_/^f- j zindjir eklu, pièce à petit

cordon ; ces monnaies furent frappées à Constantinople, sous le règne d'Ahmed III, dans les premières années du xvme siècle. — «d.1 _/—^ j Ji-t" (j^cl.^^3 dimachqi zindjir ilè qoclianmaq, se ceindre d'une chaîne en fer de Damas, se dit d'un lutteur, pehlivan. — JJ\J^£-'J zindjirlu, enchaîné, prisonnier; fermé, obstrué. — dySÎ _jJ>^ j âltoun zindjirlu, qui porte

une chaîne d'or. — Jj. «^«i ^^j

zindjiri qoparmaq, « enlever la chaîne», se dit d'un fou qui a des accès


jCj illj 47

de fureur. — c^j^ ^>^ j zindjirini suruyen, « qui traîne sa chaîne », fou, maniaque; forcené.

i^À—^^y^i) zindjirlemek, enchaîner; mettre en captivité. — entourer la monnaie d'un cordon. — dlf>^-j zindjirlenmek, s'enchaîner, s'enrouler en boucle, etc. Voir le mot précédent.

L))^JJ zindan, (pers.) prison. — ,jj—*js 4)1 Jjj zindane qomaq, mettre en prison. —(i^ù^j zindan gulu, «fleur de prison», gibier de potence. — iil»oyu -O-c2^ (j.xljuj zindanden tchaqmeche benzèmek, « ressembler à un homme sorti de prison », avoir mauvaise mine. — <j^^j 4>L^ ter s ciné zindane, prison de l'arsenal. — 3—-s ù^j zindan qa-pou, «porte de la prison», nom d'une porte et d'un quartier de Constantinople près du pont de la Validé. — aufig. lieu sombre. — (_£jJ«l çîu^'j (jJ^ôy ortaleq zindan guïbi oldeu, le temps est (sombre) comme une prison. — l—z i^JiLI (_j\JL.J <Lili dll dunya ônuîi baclienu zindan oldeu, « le monde est sur sa tête (noir) comme une prison», se

dit d'un homme en proie au malheur.

— Cf. ^j*^ hais.

t/^i) zengher, onomat. indiquant la trépidation, le vacillement. —_,ii j dw_y.s jij zengher zengher titrhnek, trembler de tous ses membres. — i_y>ta_,iJ j zengherdamaq, parler ou gémir d'une voix tremblotante ; vibrer comme le verre. — Jjx \ zjÀ j zengherdatmaq, ébranler, donner une commotion; secouer. — On trouve l'expression J.«i j zenghel à peu près dans le même sens : J—«i j i_£jU>-> ^ j-> dit&jZ der u douvare zenghel titretmek, faire trembler portes et murailles. — Voir le mot suivant.

LolwXixJ^ zengheldamaq, danser, sauter. — au fig. tressaillir de surprise; trembler, frissonner; voir j.

— faire faillite, être ruiné; le mot sauter a le même sens en français.

i^-^i) zingui, noir, esclave ; voir Jj.

CJyi} zenguîn, riche, fortuné. — O—LA; j zenguînlik, richesse, opulence.— dL4iA; j zenguînlhnek, enrichir; zenguînlhimek, s'enrichir. — j—1 »1 (jA; j y." . i \ ai \ eyi ddam ùz


48 4.J <-JJJ

zenguîn olmaz, l'honnête homme ne devient pas vite riche. — t>^ ù j

L~ 4J" (JJLJW ili_yôj zenguîn zeuyurdun

zeuyurdun ne &I7M-, le riche peut-il savoir ce que souffre le pauvre ! — Q J <^- ii_/.û3 1U dllA; j

jlj ai zenquînun maie faqirun tchenesene yorar, «la fortune (lu riche fatigue la mâchoire du pauvre», le pauvre débite toute sorte de propos sur le compte des riches. On cite aussi ce

proverbe : ^ <\ ôiijfjj CJJMLXJ

iJjJilcL^. ^<C^S- <rb~l 4-jl JJ-Ï ji (joW^ ^j^ «on prétend que la pauvreté vaut mieux que la richesse : n'en crois rien; pas plus que la maladie n'est préférable à la santé, et le célibat au mariage ». — La forme du féminin arabe <LA; j zenguîne, donnée à ce mot turc, est usitée dans le langage familier, mais c'est un véritable barbarisme réprouvé parles gens instruits ; — voir une faute du même genre dans le mot suivant.

àJJ zenne, forme incorrecte mais très usitée, tirée du pers. 0 j femme. — _c-~ 3 4)j zenne qesmeu, le sexe féminin, les femmes. — -_J jj 4jj zenne terzissi, couturière; synon. de

hazerdjext, et de ^ •£j zennedji, confectionneuse. — ^U j zenne lïbasse, vêtements féminins; ~-3 j zenne fesseu, bonnet de femme. Cf. i_£j^-3 qareu.

^J\^_J zeval, vulg. zaval, (ar.) déclin, chute, malheur. — Jljj *—-s?.\ jL)l eltchye zeval olmaz, « il ne peut arriver de dommage à l'ambassadeur», maxime du droit des gens. —fin d'une action judiciaire. — j^ j> o—a^~ j,

A\*'j *J c <tU ùUj hir haqqun murouri

murouri ile \idemi zevale, imprescriptibilité d'un droit.

3^\?-J zevallu, prononc. vulgaire zavallu, malheureux, infortuné; sans chance. — interj. quel malheur! quel dommage !

àj)j^) zivanè, (du pers. nilij) l°bout de bois ou de fer taillé à pic; tenon, extrémité du pivot d'un moulin. — (e*4)^gj °u—a* maqara zivanesse, pivot qui traverse la poulie et lui sert d'axe. — 2° petit tube de bois adapté au bouquin de la pipe turque et qui entre dans le grand tuyau.

y^J zobou, nom des valets attachés au service des « Agiras de Fin-


Jjj JjJ 49

teneur» ou officiers de la chambre (Lehdje).

7TjL<) zevclj, (ar. paire, couple) mari; 4_^j zevdje, femme;, épouse. — ,jll -oJ^s-aj zevdjeliye âlmaq, prendre femme, épouser (en parlant de l'homme). — ù^rj j zevdjeïn, les conjoints. — C~—-^ j zevdjyet, état de mariage. Cf. T-K nikiah.

-JjJ 2o?% (pers.) 1° force, violence; contrainte. — j> 4i ^^j zoi-ett ne der, qui l'oblige? — ISJ^'J Ù-^-^ JU \iqlenden zoreu var, il a de la peine à comprendre. — i^JjJ ^J— sio!i& zoreu, rétrécissement de l'urètre, rétention d'urine. — 2° maladie, souffrance. — j\^ JSJ^'J 4J ne zorenez var, quelle est votre maladie? — i_>l)_5J zoraki, forcé, contraint. — ^xi= (3 ijj j zoraki tabib, le médecin malgré lui. — «u^j^Lr^—■■=> û-^ jjj jV—ÎL^- (ji^sAi O») ^i zor qapoudan guelirse chéri'at badjadan tcheqar, «si la violence entre par la porte, la loi sort par la cheminée», la force prime le droit. — j—ïj\ <f^ 4jj j zorla sevgui olmaz, on n'aime pas de force. — adj. difficile, pénible. — ji jj j <O\J j ij-5^9^ 2 j* 6ott taqatmezdan

taqatmezdan zor der, « ceci est au-dessus de nos forces», c'est un cas de force majeure. — Ju—J! j^j «or icft, affaire difficile. — 2° zoitr, (ar.) faux témoignage; joj j.*Li chaliidi zour, faux témoin.

.JrJ^?-J zorbaz, (pers.) litt. : «qui montre sa force», lutteur, acrobate, faiseur de tours de force. — (j^J^Jj j zorbazleq, rébellion; révolte.

fyjj^J zorba, (ce mot paraît dériver du précédent) rebelle, révolté; séditieux.

*-i)jJzort;voir -^J?J'

^X$^) (var. CJJJ j et 4JojU. djarta, qui se rapproche mieux de la forme arabe ^>[/^>) zort, vent, incongruité. — dl—A^j i=.j a j zort vermek, lâcher un vent ; fm fig. se moquer, bafouer. Cf. (Jj^-^al oçourmaq et ojl^s qavara.

t3JL?-^ zavraq, (pers.) 1° récipient, vase; coque de bateau. — 2° barque, esquif. —^bjj zavraqlu, vulg. z«rdavaqlu, éclatant ; pompeux, magnifique.

(3"°^>L9-«^ zorlamaq, forcer, violenter, user de contrainte ; voir jj j.


50 (J>3-J ^

zJj-J zuma, (pers. 1^.-) instrument de musique qui tient le milieu entre la clarinette et le hautbois. — ,3^'jo zurnadji, joueur de cet instrument dans la musique militaire turque d'autrefois; voir Jj zill. — au fig. criard, bavard. — ^—!jjj Jp^Ltchatlaq zuma, «clarinette fêlée», babillard, moulin-à-paroles. — osy Lj«j guirift zuma, «clarinette bouchée», même sens. — A\J\ IJJJJ JJ^ 3 rlavoul zuma île, « avec tambour et clarinette», en grande pompe, avec faste et tapage.

AjU)j)^) zxmiapa, de l'arabe <sljj zurrafa, girafe. On trouve aussi les variantes Ll'jj et L\J_/-^..

*^-iX%J zevzek, léger, frivole, étourdi. — nigaud. — <lXc~& jj j zevzeklenmek, agir à l'étourdie, se conduire comme une personne légère et mal élevée.

^J (var. j^j, Uj) zo/rt ou \s^ j ,jjl zo/« oteit, du grec UCOJ-OV, hyssope ou hysope, plante officinale, employée par les médecins orientaux contre l'hydropisie. — (J.Lr^ \sjj s0~ /a cliaraie, la même plante macérée

dans le vin. Cf. IBN EL-BAÏTAR; t. II, p. 224.

(3jL^ zev1> zefl> Sout; orthogr. fautive pour Jjji.

I^jj (var. Aa^j et lHj) zo^a^ (origine douteuse) hameçon. — au fig. (j^Co) \!^j zoqayoutmaq, «avaler l'hameçon», être pris dans les filets, tomber dans un piège. Cf. «cljl olta.

^-Oyjj (var- °J^3-J' °J^TJ et ■>_^3 j) zuyurt, pauvre, sans ressources, misérable. — I_£->JJ—^j =^g<r tchehre zuyurdu, de pauvre mine, très laid. — ~J-J" CJJJJJJ zuyurt tessellissi, «consolation de pauvre», comme on dit en français : «un os à ronger». — <~J! O-^"^ «-J^J! ^_/JJ JJ.XJ (jj-C"'le ojJjl J^.^ zuyurt olowp duchenmekten içe ouyouz olouj) qachenmaq yekter, «il vaut mieux être galeux et se gratter que pauvre et couché par terre». — -V^j OJ^JJ zuyurt u chumurd, les petits et les grands, les pauvres et les riches. — Ce mot a vieilli et ne se trouve guères que dans les proverbes. Voir j^s> et ojU^..

^>jjj (var. LJjj, LLVjj) zolo-


J^J u^J 51

ta, ancienne monnaie d'argent valant trente paras et fabriquée à l'imitation des zolotas polonais ou izelotes. Elle circulait avec ces derniers dans l'empire ottoman et les pays voisins ; souvent ce n'était que la pièce étrangère surfrappée et portant l'empreinte du chiffre impérial (toughra). En général, dans les chroniques turques, la pièce zolota, fabriquée à l'hôtel des monnaies de Constantinople, est appelée djedicl, « nouvelle » et la pièce étrangère porte le nom de 'atyq, « ancienne ».

<-^j—Jj^ zuluf, orthographe vulgaire pour t_àJ j 2wZ/(voir ce mot). — j tS^yr. yahoudi zulufu, boucle de cheveux que les juifs d'Orient laissent passer sous leur turban. —y—^jj jL^liaJl) zuluflu baltadjelar, on donnait ce nom à une compagnie de 120 hallebardiers attachés au service des officiers de la chambre, parce qu'ils laissaient pendre sur leurs joues deux tresses (zuluf) de laine attachées à leur bonnet.

^J_J 1° zevle, zevile, cheville du joug; voir «_jJ j. — 2° pour zevîll ^ j,

planchette, lissoir à l'usage des tisserands.

J~) 0lT ^—^J zonqa, hameçon; voir ^5 j.

àXj^^J zevile; voir oJj.

bj zih, (pers. corde d'arc) ornement en bordure, frange d'or ou d'argent : de là le verbe di_»4*j zihlèmeJc, border, franger un vêtement. — Jj*>j zihler, signifie aussi les passepoils de différentes couleurs qui distinguent l'uniforme des troupes.

-Xà^) zuhd, syn. de Col* j zehadet, dévotion. «C'estl'abandon des désirs mondains; le breuvage amer qui tue les passions ». (Ali Chir Nevayi, Mahboub ul-qouloub.')

Jb) 1° zehir, (pers.) prononc. vulgaire zefir, poison, toxique. — OxT_l j zehir itclimek, boire du poison; aufig. « avaler des couleuvres ». — dL> Aj*>j zehirlhnek, empoisonner; pervertir, corrompre. — dl_c|yfcj zehirlenmek, prendre du poison, s'empoisonner. — ojJl j&j ÙXJ> JkZi cheher qanda zehir ânda, «là où est le sucre, là est le poison», la douleur succède toujours aux plaisirs. — o^~°j-> _/>j «tU <Jl»j

4*


52 10 ^ j

jJol zeman ile zehir derman olour, «avec le temps le poison devient remède», on s'habitue à tout. — ^j

J^S^J AJ zehir zeJiiri keçer, un

poison brise (chasse) l'autre. Cf. yê\ âghou. — 2° zelir, (ar.) fleur. — o/> j ze7irt!, même sens. — 3° zehre, (pers.) fiel, force, hardiesse. — 4° la planète Vénus.

<J>-}!—l) zyadïi, (ar.) surcroît, surplus. — Comme adverbe, et avec les suffixes, A^cAij zyadessi-ile, « extrêmement, très, excessivement » ; ce mot est d'un usage fréquent dans la conversation. — JÀ^\ dL~Jfl ^îljl <ol< j zyade olmech eksik olmech, plus ou moins. —jJ-ib iolO ma' zyadetîn hiafi der, c'est plus que suffisant. — <olO ù-5-*•=- haddanzyade, au-delà des bornes, excessif. — d-c^oil j zyadelechmek, s'augmenter, s'accroître.

<—Jjr—{) zyaret, (ar.) visite ; avec étmek, faire visite, visiter. — db»<o«l j zyaret eudhnek, rendre une visite, litt. : «payer». — 1 CJJIJ j ^J^L» j 5ir mecJihede zyaret étmek, faire le pèlerinage au tombeau (d'un saint).

j XJ JJS <c_jl>_3 VJ * JLJQI <C„,>-

kha.itaoldem sezzyaretinù gueldenez,

j'étais malade et vous m'avez visité. — at>JjlO zyaretgah, lieu de visite pieuse, pèlerinage. — 4^l~jl j zyaretname, formulaire de prières à l'usage des pèlerins. — ^J* j zyaretdji, visiteur, pèlerin.

O^Jj zyan, (pers.) dommage, tort, préjudice; synon. de j_/-^ zarar. — dX—'j j j zyan vermek, faire tort. — dl—«jaJ j 22/«;i gueurmek, éprouver un dommage. — ^1 <jlO J^- 5 f?0Mtchari zyan olmaq, même sens. — ùljj ^^y moudjihi zyan, dommageable. — c)\ (jl—' j o^l» 4J4^JX y 5;'r kvmseye haïsi zyan olmaq, être cause d'un préjudice pour quelqu'un. — j&Jlj zyankiar, nuisible,malfaisant. —1.^10 zyandji, même sens, et aussi qui éprouve du dommage, qui fait de mauvaises affaires; ruiné.

!-^) zii«, (pers.) élégant, joli; orné. — ^-0 J^ guli ziba, nuance un peu plus foncée que celle dite « fleur de coing » ; voir 4Ù,.

1° vif-argent, mercure; voir ^>- djiva. — 2° oJI jkjyz <j>-^ ji J^JL»


^_J jj Oo

A3li^ <04^ c. jl'j^C.

<^^J_J zebqen, fouanne, espèce de harpon ; voir ^>i j •

(JA^) zeîbek, corps de fusiliers armés à la légère. — Sous les Seldjouqides, ou donnait le nom de zeïbaq

<J ~ j à des soldats originaires de

Tekè, Moçoul etc. qui remplissaient, en Egypte, les fonctions de gendarmes. H y a encore une population de ce nom en Mésopotamie. — dl—~ j ^sLs zeîbek qyafete, « accoutrement de zeîbek » mise négligée, débraillée.

L)J—-Jj ziboun, veste, camisole ; voir C)j j

I*S*X>JJJ zibidi, déguenillé; voir

^^{J zelt, (ar.) huile. — ^—^_?J C^j roughani zelt, huile d'olive. — Xij zeïii, «huileux», nom d'une espèce de topaze. Voir le mot suivant.

C^J^ zeïtoun, vulg. zeïtîn, (ar.) olive. — A\i j zeïtîn yaglieu, huile d'olive. — <l»t> ai.cl> j zeïtîn yaghlu dolma, légume farci accommodé à l'huile. — dl—^;^-;J zeïtînlik, plantation d'oliviers. — ^^—^j zeïtîndji,

qui possède des oliviers. — ^^_j-j

zeïtîndji zeïtîne biturur iken gueuler devchïrir iken dghlar, « le propriétaire d'oliviers rit quand il sème et pleure quand il récolte », tout n'est ici bas que heur et malheur. — ù^* <j j\i du^i,o ôy-j bon lieman zeïtîn devchinneye beîizer, « cela ressemble tout - à - fait à la cueillette d'olives », cela n'en finit pas. — A—X;j ûy~j zeïtîn rengin, olivâtre. — <jja.l J-» -^>

(jj "-js t33-~„J O^"1^ qandil yaqmaq

isteyen zeïtîni qoçoun, « qui veut allumer la lampe doit y mettre de l'huile »; ce dicton rappelle exactement le proverbe cité par Plutarque (vie de Périclès) : cl Tcu Xûy.vou ypsiav ïypv-sç eXcaov èxi/éoocriv.

^Jj zeyd. Ce nom propre arabe s'emploie chez les grammairiens, et aussi dans le langage ordinaire, avec le nom d'Eumr (amrou), pour dire « un tel et un tel, Pierre et Paul ». — Xj

\J\ 1_jllc **Jc ÔVr' zeyd itchun

'eumruvè ^ytab olmaz, il ne faut pas gronder Eumru pour Zeyd.

r>J (var. jj) zer, onomat. dans le sens de «mouvement, saut; agita-


54 iJuj Cjj

tion»; forme des composés comme 03j jj et Ji jj; voir ces mots.

yJj zir, (pers.) sous, dessous; inférieur. — oA'j>o.X^ jj ziri hukioumetinde, sous son autorité. — <s^ _y4 j j 5er vecljhi zir, comme ci-dessous; j^si o-^j zirdèmouharrer, consigné ci-dessous. — Li^Vl *~^_j "^jj z"'~ de vazy ul-imza, le soussigné. — jj ,c£ ziri-bahri, souterrain. — c^^ïjj zir-dest, sujet, soumis.

ji) zeïrek ou zirek, (pers.) vif, alerte; intelligent. — n. propre i^_j 9-A^ zeïrek djaviye, « la mosquée de Zeïrek - efendi», construite en l'honneur d'un molla célèbre à Constantinople. La pente de la Suléimanyè dans le voisinage porte aussi ce nom; de là le proverbe : <ïjj ^^^=^3 >C jji^ 3 *JiLi <J}<^J~I ^JtjSj zeïrekten bachqa yoqouch sirtcheden bachqa qouch Mimez, «il ne connaît d'autre montée que celle de Zeïrek, ni d'autre oiseau que le passereau»; nous dirions : «il ne connaît que le clocher de son village ».

vùuj (var. <—âijj, liiaj, «ûsj) zifqa, pantalon très étroit, porté par les

Lazes et les montagnards du pays de Trébizonde.

WJ^ÀJ^ zifos, (origine inconnue) 1° vide, inutile. — 2° éclaboussure, tache de boue. (Lehdjè.)

^fy^_J ziguir, (corrupt. du pers. _/__XA j zihguir) anneau dont les archers font usage pour tendre l'arc. — grosse bague.

\^i) zîl, cymbale ; voir J j.

r&_J zili ou 4=fckj zilidje, (ar. <J j) tapis de haute laine.

(~-i)j>jÇJ zimzort, onomat. se dit du cavalier qui ne peut résister aux soubresauts d'un cheval mal dressé (Lehdj'e).

^yj zeïn, (ar.) 1° ornement, parure. — %°zyn, (pers.) selle. — Jt-y^'j zyn-pouch, housse, couverture de cheval, prononc. vulgaire zylpouch. — 3° ^_j zeïni, nom d'un ordre de derviches fondé, au commencement du xve siècle, par Zeïn-uddîn Khafi.

^**0 zînet, (ar.) ornement, embellissement; avec vermek, parer, orner; synon. de di^Lj zînetlemek. —


u- u- 55

dl—c^j zînetlenmek, se parer, s'orner, s'embellir.

l^) (var. eji_j) 2IM, équerre, instrument de mathématiques dont on se sert pour tracer des angles droits, tirer des perpendiculaires, etc. (de l'ar. 4j^lj zavyè, angle).

^yO zivane, tenon; tube de pipe; voir 4>^ j .

■—$y_J zuyouf, (ar.) pluriel de LJU j, fausse monnaie, pièces fausses ou rognées; syn. de qalb âqtclù; yoir^J-â.

àJyj zivïle, partie du joug; voir 43j.

J

Cette lettre qui correspond exactement pour le son à notre j est la quatorzième de l'alphabet persan-turc; mais elle appartient exclusivement à la langue persane et ne se trouve que dans les mots du style littéraire, comme 4\j jale, rosée; ci *y pejmurde, fané, etc. Il faut remarquer, en outre, que les Turcs l'emploient avec le r

dans la transcription de certains mots étrangers et surtout français ; par ex. : <_»j!jJlj gendarme et gendarmerie; Jlj^jS «journal, registre, rapport de police», et autres mots facilement reconnaissables et qu'il est inutile de faire figurer dans ce dictionnaire. — Sa valeur numérique est 7, comme celle du j ra.

LT

I*^ sîn, quinzième lettre de l'alphabet persan - turc; elle répond à s ou à g; valeur numérique 700. C'est

par le sîn que les sifflantes sont rendues en turc oriental. En osmanli, le sîn emphatique se change en la lettre


56 t_)L. ç^

çad, par ex. : 0^^-= caban, « charrue »; ij^cLo çatmaq, «vendre» sont écrits en turki CM—*, J^L*. De même le sîn, marqué du djezm, c.-a.-d. se prononçant avec la voyelle précédente, devient j z ■.•J.^ olmaz, «il n'est pas»; y?, bilmez, «il ne sait pas» ; en t. or. ^U^l, ^U; etc.

JJuLu sabach, vulgaire pour chabach, abréviation de JÀ> .sLi bravo, applaudissement; voir J^^-

^JLW sabpq, (ar.) 1° qui précède, antérieur. — j-^'^ \ ôi ^ sa^>êq uzzïkr, mentionné précédemment; \ ç ^L.)! kemafis sabeq, comme par le passé. — 2° en retrait d'emploi, hors de charge. — ^ L* Jlj valii sabeq, le gouverneur précédent (tandis que la forme asbaq désigne un temps plus éloigné : (3—-\ J,\j valii asbaq, l'avant-dernier gouverneur). — ^ LLsabeqan,

LLsabeqan, autrefois.

<X—JULJ sabeqa, (ar.) antériorité, priorité; antécédent. — J^=-\ dl'^ls g*<a>\** filanan alivali sabeqasse, les antécédents d'un tel. — 4JLL, ,%—=- lvusni sabeqa, de lions antécédents. — ^J-uLLi sabrqalu, qui a des antécédents, récidiviste; repris de justice.

yLo sater, pour zater, sarriette, plante ; voir J\j.

77L*/ sadj, «tectona grandis» ou arbre de teck, de la famille des Verbénacées. La solidité de son bois l'a fait employer de temps immémorial en Orient pour les bateaux, la charpente des édifices religieux, etc. La mosquée de Médine était recouverte en bois de teck. — ^jb ^L. sadj yagheu, huile de teck, préparée avec le fruit de cet arbre ; on en faisait usage dans la pharmacopée arabe.

■7^LJ satch, cheveux; voir TTL=.^j\i ^L. satch baglie, ornement dans la coiffure des femmes; c'est l'arabe

7TLJ (yar. r\~=) sadj, mince plaque de fer, tôle pour cuire la pâte, etc. — couvercle de poêle, de réchaud; couverture de fer. — poêle à frire sur laquelle on fait cuire la friandise nommée pour cette raison sadj gueuzlemessi; voir <lj^5\

^bj £-L (yar. JUÇL-, jUf^) sadj àyaq, trépied, ustensile de cuisine sur lequel on pose la chaudière, etc. —^ 3\) £t^" o^-jj^ j£\âtech


^-L- iL/ 57

uzerindè sadj âyaq guibi, « comme le trépied sur le feu », à sa place, immobile. — (i\ «J ~j_W Jj^ 7:^ ^-°yr

jl ~^ tcheumlek sadj âyaq uzerinde

èyi qdinar, «la marmite bout mieux sur son trépied », un enfant est mieux élevé à la maison. — Q^ jj J^U ,-L, sot^' «î/ag yurumek, « marcher en triangle », se dit de la manoeuvre des troupes.

JS^.\M sahir, (ar.) sorcier, magicien; synon. de sihrbaz. — t,j>\^ sahire, sorcière.

(_/>- LM sahil, (ar.) bord de la mer, rivage. — <o\j_p J.=-L< sahili derïadè, sur la plage. — ^'li^L* sahil -liane, «maison située sur le rivage», résidence d'été, yali sur les rives du Bosphore ou de la mer de Marmara ; on dit aussi sahil-serdi, « palais riverain». Cf. Dict. géographique et )l> yali.

J>j—5»LJ saliour, (ar.) repas du soir; voir jy^"-

<*"-»► U*/ sakhte, (pers. fait, fabriqué) contrefait, falsifié. — J^C^ ^ sakhte kidat, billet contrefait. — ^ L-^2/>l sakhte imza, signature fausse.

i_yj D <^-L^ sakhtèkiarleq, contrefaçon; — avec étmek, commettre un faux. — I l_3*o (J_V^L ù^-âlj^^-^ sakhte kiarleqtan dolayi ddva étmek,

s'inscrire en faux. — JjL)j^ A "S\^

sakhte evraq, actes falsifiés.

b Jv—WJ sflffè, (pers.) simple, uni; pur; naïf. — sans apprêt. — iSjoi .oLsacfè heurek, pâté sans ingrédients.

JjLi^a ^ srtcfè qouchaq, « ceinture simple», sans prétention, ni luxe. — Jjj—$""^ s«ffè guzel, naturellement beau, qui brille par sa simplicité. — JliLo ^ sarfè çaqal, barbe naturelle, non taillée. — J- 5 l_^ sadè - dil, au coeur simple, candide, naïf. — p \> ^ sadè yagh, vulg. sayiagh, beurre frais et sans mélange. — <o L. ^3 j roughani sadè, huile pure. — cj.^.9 ^ s«.c?è qahvè, café sans sucre. — «cfo. simplement, seulement; synon. de 457 oL. sadèdjè. — «iL- Jjl âq-sadè, vêtement ou hhaftan de toile fine, d'où l'expression proverbiale : tiLJ^ <oL, J^l ^laj âq-sadè yuksek ndlëin, «veste fine et hauts talons », en parlant d'une personne coquette et prétentieuse. — On cite quelquefois ces doux vers en façon de proverbe :


58 jU j^-

4_;^jâ jJ.rjj^ j^ ^JJ £j;^

4 \\-J> ùjii^, jyS^i y^> jU lil»

« le riz au naturel ne devient pas zercfô sans qu'on ajoute du miel à la casserole ; — le bien du père s'épuise vite, il faut que le fils gagne du sien ».

CAj^lw sarban, (pers.) vulg. sarvan et savran, chamelier, conducteur de caravane. — sarban baclvi, chef des bagages, celui qui se charge de transporter le matériel du camp. Cf. ^««i devedji et ^-\jT kiradji.

<2jj>-"i sart, de l'ital. sartie, haubans, gros cordages qui servent à étayer les mâts.

C^y^J (var. Ci}-—s») sart, Sartes, nom des tribus de langue et d'origine persanes, qui sont domiciliées dans le Turkestan; àSamarcande on les nomme tadjik; voir dL>-li.

iO^Uu sardela, sardine (ital. sardella, grec. mod. rapSéXXa); le nom turc de ce poisson est âtech balegheu, « poisson de feu » ; mais la sardine fraîche est souvent nommée ^^jZ tirkhos, du grec ipr/6ç.

à«*JOj\«*j ou LbjLu sardelya, géranium; cette plante est surnommée

{Ji->i ^J9-^ tourna bouroune, comme en français « bec de grue ». La giroflée sauvage est connue sous le nom arabe t&\J\ ëj\ ibret ur-vayi, «aiguille du pâtre».

ffjL>j (var. f='_}-—-) sarnidj, citerne, réservoir d'eau; voir ^jLo. — La prononciation sarindj est fautive.

C5^U/ 1" sari, vers, à, du côté de,

comme l'ar. ^\ lia. — ^j^ * _/^i

dlc~ cheJiir sari guitmek, aller à la ville. — \ J\JJ (_£j^—- C^-=7 djennet saripervaz étmelc, «s'envoler vers le paradis », aller dans l'autre monde. Cette postposition conservée dans les dialectes orientaux n'est plus en usage dans l'osmanli. — 2° sari, (ar.) contagieux; 4J JL* oie \jlleti sarye, maladie contagieuse.

J\MI saz, jonc, roseau; voir jL=>.

^}LJ saz, (pers.) instrument de musique. — jL, «w^J indjè saz, «instruments minces», tels que le violon, la flûte et le hautbois. — jj—^ jL, saz seuz, « musique et discours », fête, réunion joyeuse. — ^g-ji. ^ sazdji et

mieux cXjL* sazende, musicien, vir-


LL ^L 59

tuose. — ,3 ^ J^" saz tchalmaq,

jouer d'un instrument, faire de la musique. — o-xlcli Cjjy J^ oJ^L,X^ jVL_>- sekseninde saz euïrenen qeyamette tchalar, « celui qui apprend un instrument à 80 ans en jouera au jugement dernier », il faut faire les choser en leur temps. — °*\j\ j j^- £>\ ■J^. j-X>^>- ç-^^ila A^^ol iki saz bir âradè eutmeïndje qanghesseu khoub der bilinmez, « quand on n'entend pas les deux instruments, on ne sait lequel est le bon», qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son.

*^V (var. ùljL*=) sazan ou sazan balegheu, carpe; O^j^ ii^=? kutchuk sazan, carpillon.

Jj—J^L*) sazleq, espace fourré et couvert de roseaux, jungle ; voir j L^.

Jl^bluj (var. j^l*- etjia-J) sateur, (ar.) grand couteau de boucher, coutelas. — ^jjJsL, 'f^ moutvakh sateureu, couteau de cuisine, couteau pour couper menu la viande et les légumes, hachoir. — ^ i^U- d.jellad sateureu, coutelas de bourreau. — ^ ojj tutun sateureu, couperet à poignée et sans manche pour hacher le tabac. — ^j^LL, sateurclje, aide

boucher, garçon chargé de dépecer la viande.

JUCLJ saat, (ar.) 1° temps, moment; heure. — Jjl o cL j bir

sa'at evvel, un moment plus tôt. — uJlc-Li Jjl 61 saatta, au moment, à l'instant. — 2° instrument pour indiquer l'heure. —^ i}4 °p qoyoun saute, montre, litt. « de gousset ».—4==Aîr

u, tchekmedje saate, pendule ; <CJ£—J ^pechtahta saate, même sens, litt.

« montre de bureau ». — ^ A c^T

âçma sa'at, horloge. — u" f" tamm saat, chronomètre. — ^ 4—s qoule saate, grande horloge de clocher. —

a. Xguemi saate, montre marine.

^u L-î») gunech saate, cadran solaire. — - >^ qoum saate, sablier.

_*ô£ OJ saat tahtasse, cadran.

ji oJ >-^ J; saat qatchte der,

quelle heure est-il? — ji o^j\ ^ saat utchde der, il est trois heures.

çil .* saat bachi, temps de silence dans une assemblée. — 0^ ^ oij saat on bir de, «à onze heures», aufig. à la fin des temps, à,l'heure dernière, au terme de la vie. — A^J^X^ sa'atlerdje, pendant des heures, très longtemps. — J^uj- 9 ^y saat qour-


60 oL. 3^"

maq, régler une montre, une pendule. — ^CjL .* sciât toutmaq, prendre l'heure, compter le temps. — J^J£<=L. sdatleq, espace d'une heure. —<Jr^ sdatdji, horloger. — tlj— 9 u" s'^ai qoulou, «esclave d'horloge», réglé comme une horloge. — o" distance qu'un piéton marchant d'un pas régulier parcourt en une heure. La, mesure itinéraire équivalant à l'heure dans le Turkestan est l'âghadj, «l'arbre» qui vaut cinq milles. L'heure en Anatolie est évaluée à quatre milles. — j—^ ;—cL dénis sdate, l'heure marine qui vaut trois milles ou mille pas géométriques.

^^Lo sayi, (ar.) coureur, messager; voir j,L,.

LS^-LU saghre, croupe du cheval; peau de chagrin; voir ^ AL=.

J^LC-Ly saghanaq, ondée, averse; voir (jlléL=>.

i^Ui safil, (ar.) bas, inférieur. — abîme. — ijdàL* JJL.1 esfeli safilîn, fond des abîmes. — JÀ-1 IÇ^"^ 7~3J ^j;ïjXy> ALASX—OJ rouhi napakene esfeli safilîiie geunderdi, il envoya son âme impure au fond des enfers.

Jjlw saq, (ar.) jambe; cuisse. —

^ iLi saqaïn, les deux côtés d'un

triangle. — \ JjL- >C"*J techmiri saq étmek, «se retrousser les jambes», aufig. se mettre à la besogne.

talw saqa, pour ^L/ saqi, échanson; porteur d'eau; voir IJL*.

19 Lw saqez, gomme, résine d'arbre. — (j^lcl Ly saqez âghadjeu, «jjistacia lentiscus», lentisque qui donne le mastic si recherché en Orient. L'île de Chio, produisant en abondance l'arbre à mastic, a été surnommée ^aU_uLL>l

^aU_uLL>l âdhasse. — ijr, SLJ >Lteham

>Lteham résine du lentisque; ^ -JS-^ tchenguel saqezeu, gomme de joubarbe ou terre émétique. — o" J 2/e>'sag,ezeit,naphte;natron.—.«(jLJ lubnan saqezeu, encens, gomme, résine employée comme aromate, d'où le vieux mot oliban. — ^ *Js qara saqez, mastic noir, gomme du palmier

doum. — (_/jV ; ^ saqez bademi,

amande dont l'écorce est très fine; fruit de l'olivier cultivé. — S'ys'L^ saqez guibi, «comme le mastic», se dit d'un sirop, d'une substance visqueuse, de l'étoffe qui prête sous la main, etc. — ^ •*£>- tcheùe saqezeu,


JL- JL, 61

«mastic de mâchoire», sujet de conversation, rabâchage. — ù^^ ^>V -lïu^c. <s?\> (_^j9^ /j- bounun itchun ben saqezemeu bacliema çoqmam, « ce n'est pas pour cela que je fourrerais mon mastic dans mon turban », c.-à-d. : je ne m'en soucie guères, cela n'en vaut pas la peine. Les amateurs de mastic mettaient dans les plis de leur turban le morceau qu'ils mâchaient, lorsqu'on les appelait pour quelque affaire. L'usage de cette résine est de plus en plus délaissé aujourd'hui. — (IT^LJ sacqez gulu, «rose de Chio», belle variété de roses. Les Turcs citent ce vers de leur poète Vaçif adressé à sa maîtresse, qui était originaire de Chio:

«Les roses ne s'étaient pas encore ouvertes cet été que déjà s'épanouissait une rose de Chio ». — dlc^r ^ saqez tchinletmek, « faire mâcher du mastic», faire parler. — jsL- ilPJr^ (j^aVal âghezdan saqez âvlamaq, «tirer le mastic de la bouche », soutirer un secret, faire avouer.

^£**3Li saqsi, vase de terre ou de porcelaine ; faïence et poterie (le Lehdje

Lehdje ce mot de Saxe, pays de la porcelaine). — _* ~*iL, (j^£ Umoun saqsisse, caisse d'oranger. — ^y J—*■"-* manghal saqsisse, poêle en faïence. — t&rï ^-sL* saqsi tchitclieye, plantes de la famille des Sempervivées, dont la plus commune variété est la joubarbe, en turc ^jjy» Li qaya qoroughou, « verjus de rocher ».

J£Î9LA/ saqet, (ar. qui tombe) déchu.

— 4) Jo^Jj (_J_IQ\ _ksLj (JJJLÔ^ liaqqendau

liaqqendau olmaq charte ela, sous peine de déchéance. — ^ ù-^-'j^ varisleqtan saqet, déshérité; Jj^—â;- ^u (ji'K^jj, liouqouqe medemjeden saqet, privé des droits civils. Cf. i^JLi.

ASLJ saqa, porteur d'eau; voir UL*.

^j\ l*o sansar, fouine ; voir

jiX.

(V \**> sakin, (ar.) 1° qui habite, demeurant; avec olmaq, être domicilié.

— 2" calme, tranquille. — J*U ^f^> jj.—k> (j^-ilc ,ç^lc sakin djahil \icy \dimden yekter, un ignorant soumis vaut mieux qu'un savant rebelle. — dlc^ L. sakinlenmek, s'établir, fixer son domicile.

i^Jlu/ sal, radeau; voir Jl.—^>. —


62 JL JL,

2° (pers.) année. — ^ULJ salnarrie, calendrier, éphémérides.

MÛ/O^ILJ (yar. ùj*/%<3] ital. salamoja) salamora, saumure; salaisons. Outre les poissons en saumure, comme l'anchois, la sardine et le thon, les Turcs font aussi des marinades de légumes, tels que les bamies, aubergines, etc. — -^oj^—^VL, jÇx, peïnir salamorasse, fromage râpé conservé dans des outres avec de la saumure. On prépare avec cette saumure une espèce de soupe à l'usage des pauvres gens : ce mets n'est pas sans analogie avec le papare; voir OJUI .

U^-JLJ 1° salib, salep, substance alimentaire tirée de la bulbe des Orchides. — JL-" IJû J\ ameriqa salibi, tapioca, arrow-root. (On sait que, selon plusieurs lexicographes, le nom

du salep vient de l'ar. *_ l*t]l ^g^

«vulpis testes» ou orchis; c'est aussi l'opinion du Lehdfe.) — ^'Li salibdji, marchand qui prépare la boisson de salep. — aufig. ^jif^T^y* salibdji gugvmiu, « chaudron de marchand de salep», homme malveillant et haineux. — 2° (ar. du verbe l_Ju*) qui dépouille, spoliateur; voleur.

À—9)Lo <\1)UJ salta-marqa, de l'ital. saltambarco, espèce de vareuse à l'usage des marins; —jaquette de paysan.

À*JLJ (de l'ital. misa), sauce, ragoût; voir <~tj terbye.

jf^ LJ salqem, grappe ; voir *vâJL».

JJ-ULJ salikj (ar.) qui chemine; adepte, attaché à une secte ou- doctrine. — 4~x; j_ ^j^i^- <dt>3L, ^IcC jijla bektaclii salikianine makhsous bir tekye var der, il y a un couvent spécialement affecté aux disciples de Bektach.

-J>- salies, salive; voir jUL=.

^y salyane, (du pers.'J^ *•

année) 1° impôt annuel prélevé sur les biens immeubles ; contribution annuelle. — avec (5lL= çalmaq, imposer, fixer l'assiette de l'impôt annuel. — Dans l'ancienne administration, il y avait certaines provinces dites à salyane (ijV^l 4^1 «CUL,) comme Baghdad, Baçra, Lahsa, le Yémen et V Égypte, dont les revenus étaient affectés au traitement des Beïlerbey. Les autres provinces appartenaient au régime du khass ^y^-^; elles étaient


tjUu aLj 63

réparties entre les feudataires, c.-à-d. : les possesseurs de timar et de zïamet.

A ^ 1° samm, (ar.) qui empoisonne; pestilentiel. — A> «L/ sammyeli, vent très malsain, vent brûlant, synonyme du semoum des Arabes. — jjol .Lu samm vourour (ou jYw tchalar), le semoum souffle violemment. — 2° Sem, fils de Noé, père des Sémites.

U)UL*J saman, paille; voir ù^-

c^*> sami, (ar.) haut, élevé, sublime. Cette qualification est réservée aux documents qui émanent du grandvézir : (_/LJ *\ emri sami, ordre véziriel;

véziriel; ^ i^^Xe mektoubi sami,

lettre vézirielle.

OLv san, compte; ,3._«IJLU sanamaq, compter; voir û^ et J^IL^.

Jj*^- L*J sandjaq, drapeau, étendard; voir 3^"-

J^'LJ (var. Jj—<*&■", (j^^Lo) sandjemaq, piquer, percer ; ficher ; emboîter. — donner un coup de lance ou d'épée. —J^._,oj J.2^ Lu sandjdermaq, faire entrer (une aiguille, une pointe), ficher un drapeau sur sa hampe. —

Jj J^L- sandjrtmaq, être piqué,

planté, etc. — Cf. ^ »%L-= çajdamaq.

çajdamaq.

(^~\M> (yar. ^-\—=>) sandje, colique, douleur d'entrailles ou d'estomac. — ^Lif L* sandjeleu, qui a la colique, sujet aux coliques.—J^OLf U sandjelanmaq, avoir la colique ; on dit dans le même sens : ^*\ i^\ \^^ sandjeye oghramaq.

^Cr Lw (yar. 3—c^L^) sandjemaq, souffrir, éprouver des douleurs dans les membres ; avoir des coliques ; voir ^ L- et (3-^^ ^ •

iaJLj- sant, acacia; voir JaL-.

^^Jlw sanghe, (t. or.jiL.) étourdi par l'effet d'un coup. — stupéfait,

ahuri. — (3 «^LiiLj sanghelamaq,

avoir la tête troublée; être stupéfait.

JjjUu (var. A—JLa, JyL^) sanq, fiente d'oiseau; excréments, fumier. — (J^r^lLLi sanqlatmaq, dresser un épcrvier à la chasse en le faisant jeûner.

ày^j sava, nouvelle; ^ooL. savadji, messager, porteur de nouvelles ; voir »jLs> et 3^3L^-


64 <s^ y^

ju&Lg sahour, orthographe fautive pour jy£J] voir ce mot.

JLJLJJ saïq, (ar.) qui pousse, excite, conduit. — <_2>L< saïqa, impulsion, incitation. — 4—~*4JùL- j^^p </7io«- rour saïqasl- lié, à l'instigation de l'orgueil. — 4 ~J<Â>LI JL^S- hassed saïqasi-ile, sous l'inspiration de la jalousie. — 4^ <ïA *" j\ ô saïqa ela,

pour ce motif.

AJLJ scH/è, (pers.) ombre, protection, faveur. — 4--"4J'-"J 4.>l&Li ^<^>» merhameti chahané sayïisl-ile, grâce à la miséricorde royale.

I^^AMJ saïvan, corrupt. du persan ijli 4iLi saye-ban, parasol, ombrelle; tente d'été.

^^J sayi, (ar.) orthogr. vulgaire pour ,_^LJ sayi, courrier, piéton, porteur de nouvelles, estafette. — ,j_L. ^j-J- sayi khabere, nouvelle portée par estafette; message.

r^j^Mj sayis, vulg. seyis, (ar.) palefrenier, garçon d'écurie qui panse les chevaux; valet qui court devant le cheval du maître. — aujourd'hui : commissionnaire. — «IILJÔ^LJ seylshane, effets d'écurie, harnachements

et, par dérivation, bagages, matériel de voyage. — Cf. J^-\ yedektchi.

(„J. Ï^—UJ sayil, (ar.) qui demande beaucoup, importun; solliciteur acharné.

u-i.—Uo sebeb, (ar.) cause, motif; moyen; occasion. — ^* sebebe, «sa cause?» pourquoi? — o—^Xw sebebyyet, causalité,raison d'être. —jLx~, sebeblu, fondé, motivé. —vulg. ^Lu* t_£j\s sebeblu a aveu, femme enceinte, ou en état d'impureté légale. — <~°p ,îJL\ ^j^ui fevtine sebeb olineeh, il fut la cause de sa mort. — J^^s y^x^ 'j—^r.^ sebebsiz qouch outchmaz, l'oiseau ne vole pas sans motif. —y~~x^

4 ri (J£"Ï ^^-Jx sebebslz klmseye

duchman étrne, ne te fais pas d'ennemis sans motif.

t^Tvv* 0 sebeblenmek, se procurer; se pourvoir; avoir les ressources nécessaires. — 4 >\ J^$j> L>^ ^_p

ùj——'■XJ-* bech on ghourouch lié sebeblensun, pour qu'on puisse vivre avec une dizaine de piastres ; voir >_A^ sebeb.

Cj)jj<*> sebzevat, vulg. zerzevat ou zavzavat, (du pers. *y. ^ sebze,


(£■•* L^ 65

vert) herbes potagères, légumes, comme d\*j-^>- khazrevat, qui a le même sens : ce sont deux formes de pluriel féminin arabe, empruntées au persan vulgaire. — ~>A—,j^>- ^ sebzevat ic7ior5asew,soupeauxlégumes accommodée avec des boulettes de viande hachée, de la sauce tomate, etc. —

(^lojrv - sebzevatchi, (zerzevatchi)

marchand de légumes, fruitier.

AjV* sebze, (pers. vert) verdure, légumes. —~-l>j^>- c,y^ sebze tchorbaseu, soupe aux légumes, au jus de tomates et petites boulettes de viande.

<■—^ y* 1° sebuk, (pers.) léger,

agile; facile. — ISJ^-—— sebukbari, simplicité de moeurs, pauvreté des races non civilisées. — j«™' sebukmagliz,pauvre tête, étourdi. — 2°sebk, (ar.) avec J»—sj rabt, sebk u rabt, construction de la phrase, arrangement des périodes selon les règles de la syntaxe.

jy*> sebou, (pers.) cruche, jarre. — grand vase en bois peint et vernissé qu'on fabrique en Arabie et surtout à Djedda. On écrit aussi _j~-.

Àxu*« sebike, (ar.) 1° morceau de

métal fondu en lingot ou en barre. — 2° sceptre royal, bâton de commandement.

^./^■^ sebîï, (ar.) 1° chemin, route; J^ ^y\ ibni sebîl, voyageur. — <Ai£ J~u- takhlyei sebîl, mettre en liberté; élargissement. — 2° fontaine publique, de l'ar. <Ull J-u, « fi sebîl ullali, « pour l'amour de dieu », ces fontaines étant ordinairement des fondations pieuses. — iXà^" 1 sebîl-liane, niche intérieure d'une fontaine publique. —

J> ^3° i^dî'^J ^^K^ 1 sebîl-hanè

bardaghe guibi dizilmichler, «rangés comme les cruches dans une fontaine», en rang d'oignons. — ■jr^"" sebîldji, porteur d'eau (saka) qui distribue l'eau gratuitement. Lorsque l'âgha des janissaires se rendait à la mosquée, le vendredi, il était escorté d'un sebîldji qui distribuait de l'eau aux passants.

u^ (var. ^. .~o) 1° sepa, petit de

l'âne sauvage et, en général, ânon. —

jo L\ dlil <i^- 4J^.~ L— sepa buyuye

buyuye echek olour, à force de grandir, l'ânon devient âne. — 2° sepa, (du pers. \><^) marchepied, escabeau


V

dans les mosquées; espèce de portemanteau à l'usage des voyageurs.

ifi) „ siparich, (pers.) commission^ recommandation ; ordre de paiement, mandat. —jïxijL^ siparichkiar, commerçant qui fait la commission; \ (3 IjISCijL^, siparichkiarleq

étmek, faire la commission. — cX^\j>- \ ,_£jt>"ijLuj ikhradjat siparichkiare, exportateur. — ^—T^i ^ siparich cliirhete, société en commandite. — J^IJJ J ^.Lijl—^ siparichlu ortaq (ou jb"U^.>- hyssadar), associé commanditaire; cf. ^ iL_/> fermaïch. —

4>ywc olijL„, siparichati askerye, bon donné aux troupes pour prendre des vivres chez l'habitant.

V -*" (var. <~jL^) sapama, es]}^- gnolsarzap>arilla;itû.salsap>ariglia, salsepareille, arbuste dont la racine est employée en médecine comme sudorifique et dépuratif.

^^U^ sipas, (pers.) louange, remerciement. i^L^ 4^-yl5L ^-_u size

size sipassem, je vous fais mille remerciements.

iUw sipah, (pers.) armée; voir le mot suivant.

,i>4^ sipahi (du pers. A—^ armée, cavalerie). Sous le régime des fiefs, on appelait sipah ou sipahi tout cavalier pourvu d'un bénéfice (voir jlc et o~«\cj). Il prélevait le produit des impositions à son profit et devait en retour fournir, en temps de guerre, un nombre de dfebelu ou cuirassiers proportionné à la valeur de son fief. Le sipahi relevait directement du çoubachi.

çoubachi. ,_£^ -é- jl) oL^ sipah yazedjeléreu,

yazedjeléreu, des fiefs militaires. — 1^ ^ sipah qaleme, bureau chargé de la paie des cavaliers, au département des finances. — ,—c\^a\ ^^liol „j sipah oglilaneu odjagheu, c'était le second corps de la cavalerie régulière qui en comprenait six (âlteu beuluJc).

1—-»£UJ (var. J.—.^) sepet ou seped, panier, corbeille de jonc et d'osier. — ^s^, ^\> balea sepede, nasse de pêche. — ,_£J—^ 4J1J1 âraba sepede, grand panier de chariot. — ^ ^>° meterls sepede, gabion farci; défense ou redoute de terre battue. — ùjls ^—llu* qaren sepetliye, nombril. — dL_>-j^, sepeddjik, petit panier. — ^A_^ sepeddji, vannier, fabricant


Jj~> y^M 67

d'objets en osier. Locutions proverbiales: Jj>j 03^ ■oJ-~" sepedde pambouq yoq, « il n'y a pas de coton dans le panier», plus d'argent, à sec. —

,_£Ji ^ Jl^iliVy J>^i dowc? boulacheqleu

boulacheqleu sepede, «panier taché de mûres », aufig. souillé de sang, assassin, scélérat. — j-A/Vos ^idl«j^l ^ seped eurmek guibi qolaïeder, « cela est aussi facile que de tresser un panier». — jjJjl» (_£J—* ^jjJLo ç«ndoughou sepede dolou der, « sa caisse et ses paniers sont pleins », il regorge de biens. — e£J—& ^.'J^ J-""' sePea" âghezenè gueldi, « le panier est arrivé à son anse», il reste peu de choses à

faire, le principal est fait. — a -

1—lai !_$ -c,\ seped âghezeu olmech, « voilà qui est fait » ; on dit dans le même sens à un bavard : j, -L\ o—^ <U seped âghezeu eïle, « fais l'anse du panier», arrive au bout de ton discours. — dl°4-1-"' sepetlemek, tresser des paniers ; au fig. biaiser, prendre un chemin de traverse.

^"> 1° seper, (pers.) protection, défense; tout ce qui sert à protéger. — ISJ^ J \ èï sepere, espèce de sousmain que les scribes turcs mettent

sous leurs doigts pour protéger le papier. — 4«is qaVa sepere, parapet.

— ^ <~°V lampa sepere, abat-jour.

,ju f^ 3 qeledj sepere, parade, terme d'escrime. — Jj.—î^h oj^ sepere toutmaq, prendre en garde, protéger.

di_>-j^ seperdjik, vertèbre dorsale près de la queue. — 2° participe et 3e pers. de l'aoriste du verbe dix*" sepmek, arroser.

/y^ 1 sepken, pluie légère, bruine.

(jAc^ (var. liV" 1) sepmek, 1° boire en lapant ou en humant, comme les animaux. — humer, laper. — 2° arroser, pleuvoir légèrement, bruiner; voir ÔJ: J^JI serpmek.

{^-%)y^JJ (var. ilLjy^, ô^jjJ) supurmek, balayer, enlever la poussière, les ordures ; supprimer les obstacles; aufig. consumer (en parlant de l'incendie ou d'un fléau). — oy^= ^ijj^ui çj Va (jj" taoun butun vilayete supurdu, la peste balaya toute la province. — JJJ_^ ù?^" = ùj^

,y. aijybutun gun supurur guezersîn,

guezersîn, vagabondes tout le jour. Cf. le mot suivant.

AJJ&JU« (var. £ Wj—.-) supurgue,


68 0» ^

balai. — ^».J>—-* ^f7 tchoqa supurgiCessi, brosse à vêtement. — <Jj UJ tuï supurguè, plumeau.—(jJ--= ^j> JjUa supurguè çapeu dayaq, manche à balai; aufig. taille mince et serrée.

j, l \j*^ surna supurguesi, languette de clarinette. — ,j- ù^> tavan supurguesi, manche de poêle.

u" L?^_? ^ Ç0CLa1 supurguesi,

«balai des rues», traîneuse, prostituée; — robe traînante. — ^ <_sy qouqa supurguesi, panache, aigrette de plume sur le bonnet des hospodars, et sur la coiffure du commandant des janissaires. — ^ «Aw midi supurguesi, «balai de l'estomac»; surnom du caroubier. — J^-^3^ J^

S £ _)J~UJ bagheu tcheuzulnmch supurguè guibi, « comme un balai dont le lien s'est défait»; aufig. en déroute, en désordre.

>—-'''-*— 0^*' supuruntu,

vulg. supruntu, balayure, ordure. — ol jujy^ supruntuluk, tas d'ordure, fumier, saletés. — ^JCJ^ supruntudju, balayeur.

L^-^y^ suPurudju, balayeur; valet; voir dl°j^.

c^* 1 sepi ou <_£"■" sepmè, corroi,

opération du corroyage pour donner du lustre et de la souplesse au cuir tanné. — Jêy^j" se_P tcheboughou, bâton avec lequel les corroyeurs foulent et égalisent la surface des peaux après le lavage; cet instrument se nomme bigorne en français. — ^^ sepidji, corroyeur. H y a encore à Constantinople un quartier de ce nom, sepidjiler, à l'angle du Sérail et de la Corne d'or.

<-^—*&'-£"' sepilèmek, corroyer; voir le mot précédent.

<S*MJ 1° sitt, adj. numéral arabe :

six; au féminin < ~~* sitté. — <~^

--*ui^ situ qazisse, juge, magistrat de sixième classe. Il y avait, avant la réforme judiciaire, dans tout l'empire un corps de 456 qadis, partagés en trois départements : Eoumilie, Anatolie et Egypte, et des subdivisions en classe dont on trouve le détail chez D'OHSSON, Tableau, t. IV, p. 569. — 2° sett, prononc. vulgaire pour sedd, barrière; voir JL^.

&j[Z*> sétare, (du pers. jl" 4 ,)

1° espèce de mandoline ou guitare à trois cordes. — au fig. ordre, har-


■y- If- 69

monie, accord. — Jr°"ô_r—-^ sitarèsiz, désordonné, troublé, confus. — 2° étoile, astre.

<Sy^J setri, vêtement de drap à la franque. — ^ L^_X7\ èièAK sein",

redingote; ^ ,rj^ > yarem setri,

jaquette, veste. — Le Lehclfe considère le mot setri comme une métathèse du français surtout; on emploie aussi _js»)j^/ surtouqou, dans le même sens.

ok-*' sitil, vase; voir J-Ju* sitîl.

j>*>j sitem, (pers.) injure, offense. — reproche, réprimande. — OJL.J.C-' sitem-didè, qui est l'objet de reproches, insulté, maltraité. — jt^c- sitemkiar, injurieux, offensant.

ÀC* 0 (var. *k~^')sihna, fièvre; c'est la forme abrégée et vulgaire au lieu de eçetma; voir <s^~°\.

Oy*>j 1° sutoun, (pers.) colonne, pilier. — 2° article de livre ou de j ournal contenu entre des lignes verticales; (_£-U jalsal oJ.'-^L'a^u/ ÛJA> -c. gazetalarun sutounlerîndè oqounour ede, on lisait dans les colonnes des journaux. — 3° sittoun, (ar.) soixante; voir ij£~i.

L/^**' sitîl, (ar. JJa^; peut-être le latin situla) 1° grand vase ou baquet dans lequel on fait boire les chevaux. — 2° brûle-parfum, cassolette d'argent attachée à des chaînes légères ; — réchaud pour le café ; cafetière. — vase de barbier.

à^Mj {jÇ-v sittîn sènè, « soixante ans ». Cette locution arabe triviale revient à «tant pis, je m'en moque, que m'importe!» elle est employée aussi par les Turcs dans le même sens.

àOis^ seddjadè, vulg. sedjadè, (ar.) tapis en laine, plus rarement en drap ou en natte, sur lequel les Musulmans font leur prière. Les plus estimés parmi ces tapis sont ceux de fabrication persane, comme le prouve le dicton : dUj^T\ols^ <u.ê 'adjèmè sedjadè guetirmek, «porter des tapis aux Persans», de l'eau à la rivière.

O. «J«J <Ol ^ sedjadè aliéna

surmek, « frotter sous le tapis », graisser secrètement la patte d'un juge.

qazi qanda guidersè sudjadè ânda der, « où va le juge, là est le tapis », il juge selon son bon plaisir.— ~*<ol^


70 J*- jf

ji oijJ •*=■ sedjadesi çadredè der,

« son tapis est à la place d'honneur », donner la préséance à quelqu'un. — jXJ ç«»iU* dllil pachamm sedjadesi guitti, « le tapis du pacha est parti», le maître est à la campagne, à la fête. —_p oJujyJ\ leb ^toU^ sedjadesi daïma omouzende der, «il a toujours le tapis sur l'épaule», se dit d'une personne très pieuse, et aussi d'un faux dévot. — Parmi les reliques conservées au Sérail se trouvait un tapis de prière qui passait pour avoir appartenu au khalife Abou Bekr.

Jj'—f*^ sedjaq, chaud; orthogr. fautive ; voir ^^"^ ^ eçsdjaq et J^'*3^^^-^

J^'*3^^^-^ signes de lecture marqués en encre rouge sur les copies du Coran. Ce mot vient sans doute du pers. J^sl^-" sedjaf-bend, «bordure, frange».

^/^~^ sidjill, (du latin sigillum, «sceau») et pluriel CJ%£* sidjillat, registres des tribunaux, recueils des jugements prononcés en justice. — \ oJS ^y^" sidjillate qaïd étmek, enregistrer. —_}%^"sidjillu, enregistré, inscrit dans les registres judiciaires;

au fig. qui a un dossier, récidiviste, coquin. —y^J- ^r" sidjillu khersez, voleur émérite. — ôs^ Jsf sidjill kesmek, décréter. —^y^ Ostf*" sidjillati nufoas, registres de l'état civil. — L^5S'3 ^-^^ sidjillat vouqoiCate, inscriptions sur les registres.

/{v sidjim, ficelle ; voir f-^-

'-^^J sudjoud, (ar.) action de se prosterner; attitude d'adoration. — y i-Jl Sy^ 1 sudjoud us-sehv, prosternation complémentaire en réparation des erreurs commises pendant la prière «namaz».

l3^^wJ sudjouq, saucisse, saucisson; voir Jjy>-j-=.

f^^ (var. rt—&", jcff^") sidjim, ficelle nommée aussi frengui sidjim, ficelle d'Europe. — ^ y-iij ziftlu sidjim, ficelle ou petite corde goudronnée. —jy.^. ^^ sidjim guibi yaghmour, petite pluie fine et serrée. — ^«y {_r sidjim maqrasseu, ficellier, dévidoir pour la ficelle. — ^^" fS^j— 3 ù^-W^T sidjim e tchekmekten qerdeu, « à force de tirer la ficelle, il l'a cassée», il a poussé les choses à bout. Cf. olls qannab.


CJ£" oJu. 71

0\s^ et u^f setchan, rat; voir

ilÇ^ et i^^ 1 setchmaq, faire des ordures ; voir J^^.

(-J—{^"~ setclimek, choisir, trier, éplucher. — discerner, distinguer; prendre le meilleur. — pass. dL.1^ setchihnek, être choisi, être distingué; avoir la préférence. — **■*" setchme, choisi, élu, préféré. — «y ^_^<u^ jXïLA_)S>y}setchmesini bizè gueundurmuchtur, il nous a envoyé ce qu'il avait de mieux.

t^z^" setchidji, qui choisit, qui sépare le hon du mauvais, la fausse monnaie de la bonne; scrutateur, censeur; voir dU.^ setclimek.

9

J^~ sahour, de far. jy^, vulg. JJ_AL,, repas fait au point du jour, avant l'aurore et principalement pendant les nuits de Eamazan.

lAJis^ sakhtyan, (pers.) cuir de chèvre ou de veau préparé au sumac et à la noix de galle, maroquin. — <£{—-ifr" sakhtyandje, fabricant de cuirs maroquin, mégissier. — Le mot j>;\> «négociant» désigne encore aujourd'hui, en Levant, spécialement les

marchands de cuir maroquin ; ce qui prouve l'importance de ce commerce.

*-^ J^s^ sakhounet et ^^

sakhn, (ar.) chaleur fébrile, chaleur inaccoutumée par suite d'indisposition; échauffement ; inflammation.

^—w 1° sedd, (ar.) prononc. vulgaire sett, barrière, obstacle, barricade ; terrasse. — ^•^> jf nelvr sette, digue, barrage de fleuve. — dUH" -^ sett tcliekmek, élever une barrière, endiguer, faire obstacle. —j&\ ^w sedd ul-bahr, clôture des Dardanelles. —2°-u pour sud, lait; voir iy*.

Jj—<*> sedef, (corrupt. de l'ar. <_>\ J~-J) ou (j^l i_sJ-^ sedef ote, rue, plante médicinale nommée aussi galega ou rue de chèvre. — L'orthographe i_sJuo est fautive.

sDwX*^ sidik, urine; voir dlj—.

àw\*o sudde, (ar.) seuil, porte; synon.

synon. « >\J bab. — Oil*^ »Jw suddei

seadet, « seuil du bonheur», la Porte ottomane, le siège du gouvernement, Constantinople; voir <oll^ âçitane.

6*\UJ sudde, (ar.) empêchement, barrière; engorgement. — ^JlJ 3 *JL,


72 j~. !/*-

suddeï tahalye, obstruction de la rate, splénite. — tk^ri oJuj sudde boundjoughou, pilules contre la splénite.

UWXAO sedya, brancard; voir 4J_J.^.

L~*—.—i*-^ (var. dljL^j et iJJ.^) sidik, urine. — (J03 j ^ sïcK/c zoreu, rétention d'urine, rétrécissement. — çj<trli= OJ M<ii/c damlamasseu, polyurie. — i_£A"' ,►- sidik ehekere, diabète. — iSl^-z- jT S^*& "ylcidje, diurétique. — (i'îls u^ si^ifc qavoughou, vessie. — 1»> ~ sidik yoleu, canal de l'urètre. — au fig. ^Kx^ i5_A~= car eu sidiklu, « qui a l'urine jaune », épithète injurieuse à l'adresse de l'avare.— j^y[|j (JJJX S^J +ï\ sL çagh âdam sidiyinden belli der, on connaît l'homme bien portant à son urine.

ôo_*X*> (yar. \>s^) sedya, de l'ital. sedia, brancard, litière, chaise à porteur; grand fauteuil; voir aussi o^X-o.

j^> ser, (pers.) tête ; chef; capital. Ce mot forme un grand nombre de composés usités en turc. — jy^*-" serakhor, vulg. salalikhor, écuyer du sultan.— LL\ j^seri atebba, premier médecin, médecin en chef de Sa Majesté. — .1—£\ J^M ser-indjam, fin,

achèvement; résultat. — O—ilT^ ser- guzecht, histoire, aventure. —^ ôlilai seri bevvaban, en turc qapedje baclii, chef des huissiers, chambellan.

j \ J>J~.M serdar, commandant des janissaires d'un district. — ■*—c^T ^ seri te.hechmè, en turc çou bachi, lieutenant de police. — «UIJ^ ser-name, titre, intitulé d'un livre, etc.

-,—WJ sirr, (ar.) secret, chose cachée. Ce mot forme plusieurs composés comme ,ç"D ^r"-" sirr kiatibi, secrétaire, secrétaire d'ambassade; le secrétaire particulier du sultan qui est en même temps son archiviste et bibliothécaire. — (ji^j ■" sirrdach,

confident, ami intime. —^ _r" Mrr olmaq, être secret, se cacher, disparaître. — Proverbe : ^—co ^^j^> 4—7^1 (_50 £y^^s Û-Ljiji oj~~h sirrené duchman bilmessun dérseiî dostene dakhi âtchma, si tu veux que ton ennemi ne sache pas ton secret, ne le divulgue pas non plus à ton ami.

r**' ser, vernis; voir^-^3 et j^>.

«Vj-^ sirab, (pers. <*J\JJT) mirage, refraction des rayons lumineux.

— au fig. déception, illusion.


\J^JI x^ ^

50J|_»V seraperde, (pers.) 1°enceinte de toile autour de la tente des chefs ; tente ; voile. — 2° réseau qu'on étend pour protéger contre les mouches et les cousins; moustiquaire.

^"lrv'J -*-° serradj> (ai'0 sellier. — garçon d'écurie chargé de l'entretien des selles et harnais chez les grands personnages. — «Cl—sîrl^ serradjhanè, sellerie, bazar des selliers. — 2° T-,]^ siradj, (ar.) lampe, flambeau.

ÛO~)J^J (yar. A >-\j^a) seradjè,

écrouelles, humeurs froides ; scrofule ; en arabe jj^~\ '^- — ^A^-\^ seradjelu, scrofuleux. Cf. jj\ our.

J^ r>-L-s<j sirakhor et pluriel

ub^"!/^ sirakhor an, écuyers de la 2e division de l'étrier impérial, sous les ordres du grand écuyer; voir

t-vJU-wJ seraser, (pers. entièrement, d'un bout à l'autre) grand manteau sans manche et fort long; il était orné de fourrures et de passementeries en or «d'un bout à l'autre»; de là son nom. Les grands dignitaires et les personnages de distinction portaient ce vêtement, les jours de gala.

CSU-VJ serai, sérail, palais, château; la forme primitive est \^ sera, comme dans l'ancien nomjbl^ seradar, intendant de palais. — L^ir-" oy l—<* serayi humayoun, « le palais impérial », à la pointe la plus orientale de Constantinople, l'ancienne Corne d'or ou Chrysokeras. — <^\ ^\j^ èsJii serai, l'ancien palais sur l'emplacement où s'élève aujourd'hui le Seraskierat, « ministère de la guerre»; c'est là que résidaient les femmes du sultan défunt. Il a été presque entièrement consumé par le terrible incendie de 1865. On le nomme aussi ^\J~-J ys> ^j>jh top qcipou seraye, parce qu'il est dans le voisinage de cette porte. — <3>}_r* ^J-5^ edirne seraye, le palais d'Andrinople bâti par Sultan Murad Ier, sur les bords de la Tondja; c'est un des plus magnifiques spécimens de l'ancienne architecture ottomane. — (JjJ^, <s\r" serai lourounou, «la pointe du sérail », l'angle oriental de Stamboul qui fait face à Scutari. — <sj\c\ <S^j^ serai âghalare, officiers de la cour logés autrefois dans les bâtiments qui bordent les deux cours du Sérail. —

3. L\J~.M seraïlu, attaché au palais,

5**


74 o/~< ^j-^

officier de l'intérieur ou de l'extérieur. — -jSs jh\j~* seraïlu qaden, dame du palais. — (J^—;. c5\r-" serai pati, reine-marguerite. —Voir, pour les localités qui portent le nom de serai, le Diction, géographique.

C^\~)jy^tj sirayet, (ar.) action de

circuler, de se propager; contagion;

infection. — ««„%• dl—>'4oj JpW

ç>\^ akhlaqe redyenun sirayeti, la

contagion des mauvaises moeurs.

J\*\Ayjj seraïdar, (forme primit. seradar) intendant du palais, majordome. — Aujourd'hui, ce titre a perdu toute sa valeur et ne se donne plus qu'à un valet remplissant un des emplois les plus subalternes dans le palais des grands.

1—<■ uJj-^i serbest, vulg. serbes, (pers.) libre, indépendant. —

O 0~J_^-<.^ j bir serbest millet,

une nation libre. — ^j^ serbesti, liberté, indépendance; on dit aussi

O j~oJy*j serbestyet (serbesyet) et

serbestlik. — *~>j^- /àr^j^* serbestii tidjaret, liberté du commerce, libre échange. — o\^j ^ serbestii vedjdan, liberté de conscience. — <> fâL» C—^j^ malikianèï serbest, sous le

régime féodal, on nommait ainsi le fief affranchi de certains droits régaliens et soustrait à la justice ordinaire (BELIN). — Cf. j>- hourriet.

^AXI—VJ serpkîn, pluie fine mélangée de neige ; giboulée ; voir dlc^ serpmek.

L^XCy^> (var. dlr*" sepmek) serpmek, arroser, asperger. — ^—^ »jji_ di—c^j yuze cou serpmek, jeter de l'eau au visage. — mouiller en soufflant avec la bouche, synon. de puskurmek, .* < cjJ^ys qouchlara yem serpmek, donner la becquée aux oiseaux. —JJ—^-J jy*i yaghmour serpior, il pleut légèrement, il bruine. — (jjJu^ js j\Ya^o çaqalè qer serpti, la barbe a grisonné. — dUjjj^, serptirmek, faire arroser; jeter de l'argent à la foule. — db>jJLis^-..u serpichtirmek, répandre goutte à goutte ; distribuer parcimonieusement; payer des

à-comptes. — dl k^> serpilmek,

s'étendre pour prendre du repos. — croître, grandir. — au fig. y^> <c5~j «> •S^—\x-» yurelne cou serpildi, son coeur s'épanouit, il devint joyeux. — Cj;J"" ^ ^e^ serpen, va-nu-pied, vagabond, vaurien. — <-£^~' serpmè,


CJJ^J ÇJ~, 75

étoffe mal teinte et tachée. — tache qui se répand goutte à goutte. — sérosité.

CS-X.—*J r* 0 serpenti, action de se répandre goutte à goutte (comme

la pluie, la rosée, etc.). — <>_/■ yt.r.,^-,,

yt.r.,^-,, serpentisi, éclats de bombe, mitraille. — restes, débris d'une chose. — aufig. dLui^

,jj "\ k*\ 4L*JX-^J bir cheyuri serpentisine

serpentisine avoir les désagréments d'une affaire, éprouver les inconvénients d'une chose. Cf. d:^ serpmek.

Oj -VJ (var. ÏJJ) 1° sert, dur,

fort, violent, rude. — Ol 0_,—- sert ât, cheval rétif, à la bouche dure. — Ojj ^y sert tutun, tabac fort, âpre. — LSLP <J» sert àeri, peau dure, coriace. —yz ^j» sert deniz, forte mer, houle. — jD jjj y sert rouzguiar, vent violent. — £j^ KJU sert sirke, vinaigre fort, très acide. — dl—lr^ sertlik, dureté, force, âpreté; dureté et sécheresse de la peau par suite de maladie. — dl—c-**^^* sertlechmeJc, s'endurcir, devenir rude et fort. On dit dans le même sens dic^-^ sertlenmek. — 2° sert, dos; voir iy«».

^—^y-^ surtu, surtout, vêtement; voir t£j^.

à^y"^ 1° sertche, (pers. ^ j^) moineau; moineau-franc, «pierrot». — LU J—i y> (33JV bourounou qezel sertche, moineau au bec rouge, espèce de chardonneret; cf. c\—^J^ ^agherdjân

^agherdjân j cjy° dorghou. —

JjUy ^ sertche parmag, petit doigt, auriculaire. — Lç-uW j" sertche yovasse, «nid de moineau», comme en français «nid à rats», lieu étroit et

obscur. — J^J? ^ 4i4jï"_r"' \^°P

v»ja—s qouclitchou sertcheye douzaq qourmaz, l'oiseleur ne tend pas de piège au moineau. — Jjj—->- \<^^

_p ÙJ ; sertcheye tchebouq bere der,

pour le moineau un coup de gaule est une blessure. — OJJ\.J J_ J.S JV/J

■,ja L> sertche guibi der bir daldè

dourmaz, il est comme le moineau, il ne reste pas sur la branche. —

~»4 tjy V ^ sertche youmourtase,

« oeuf de moineau », c' est le nom d'une amande qui a cette forme. — 2" çertcha, verre; voir <=r/-^>.

w\=>-j—,»J serhadd, (pers. ar.) frontière, limite. — place forte sur la frontière. —j\^j^y<^j serhadd-dar, com-


76 ^^ ■V

mandant de frontière j^Ja^-^ serhaddlu, même sens; poste placé en surveillance sur la frontière. — a.»-^

I il serhadd-âgha, c'était le nom

du commandant des janissaires en garnison dans les forteresses principales, comme Vidîn; etc. ; on nommait ordinairement à ce grade les officiers qui avaient encouru une disgrâce. — ^j.>-j^jiserhaddleq, espèce de chaussure dans le genre du o—* mest. Cf. ,ju£ V laptchen.

7~ j-^ sourkh, (pers. rouge) vermillon, préparation de cinabre broyé et mélangé d'eau; — encre rouge; voir j°)_f-* surur.

WJ^_>-J_VO serhhoch, vulg. sarhoch, (pers.) ivre, saoul; {^A^y-_r^ serkhochleq, ivresse, ivrognerie; ce mot indique une nuance d'ébriété plus forte que le kéif; cf. i_i—-^ =. — O-—°jsï iliji-^ j^ bir serkhochleglieu guetchirmek, cuver son vin. — jjjlj «L^r^r^js ^S JL^j^ serhhoch attendja duchenmeye vareur, l'ivrogne à force de pivoter finit par s'étendre à terre. — dLj^l ^y>j~->< <-b u*^—^O"-" 4—J_/^i (3-^ serhhoch oloursanachq charabeilèserkhoch ul,

si tu es ivre, sois-le du vin d'amour (de l'amour divin). — Jj.—s^lâ^-j-^ serkhochlanmaq, s'enivrer. — faire l'ivrogne.

<^1 J>*-w serclab, (pers.) sous-sol ménagé dans les maisons, en Turquie d'Asie, pour s'abriter contre les fortes chaleurs de l'été.

J))J>y~<j serdar, (pers.) commandant, général. — .J\ j\i^-serdari ekrem, généralissime des troupes ottomanes, représentant le sultan à l'armée. On ne nomme un serdari ekrem qu'en temps de guerre; mais il y a des officiers généraux portant le titre de serdar en province, p. ex. : <*—'^> I^JI^J touna serdare, général commandant la division du Danube ; Jj^ (_£_)! Sj-.* charq serdare, le général de la division d'Orient, etc. De même, sous l'ancien régime, le commandant d'un corps de janissaires dans les grandes villes était nommé serdar. — (J^-ir- jf q&' serdare, lieutenant de gendarmerie préposé à la sécurité des routes.

<J^ J^s'ri'dach,(ar.pers.)confident, ami intime; voir^ sirr.


£/*■" lir1-" 77

C5i-^*- JJj-«J 1° serclenguetchdi,

serclenguetchdi, a renoncé à sa tête», compagnies de corps-francs recrutées ordinairement parmi les janissaires. Elles marchaient à la tête de l'armée dans les attaques les plus périlleuses. H y avait aussi un corps de cavalerie de ce nom.—2° «qui dépasse la tête», bonnet porté par les sultans jusqu'au règne de Sultan Mehemet IV.

AMJJ^Jsersem, étourdi; voir^y^.

(«SJ-^J-^ serseri, (pers.) aventurier, vagabond.—Lf'[^JJ\ ^4j~&° ^ serseri maqouTese echkhass, des gens sans aveu. — x^ du. j^j^^ serserilik teuhmeti, délit de vagabondage.

f^V"- 1 (var. X*j~>) sersem, stupéfait, éperdu; — étourdi, ahuri; — qui

a perdu la tête. — dl o^c^ sersemlhnek,

sersemlhnek, stupéfait, perdre la tête; ne plus savoir ce qu'on fait. — dl—c^-^y^M sersemletmek, troubler, ahurir, abasourdir.

bj-~j sert, dos; voir ]o^>.

OJ4b—«j (yar. 0%^^") sertlan, hyène.

C^C^J^J surat, (ar.) célérité, vitesse. — ,j5 y ^ir-" surat tope,

artillerie légère. — ^J^x-" suratdji, soldat de l'artillerie légère.

.—x«*Cj-w serasker (pers.). — i^ywc^ ^jLtoli yLc 'asakiri chahane seraskere, commandant en chef des armées impériales et ministre de la guerre. (En temps de guerre, le généralissime des troupes a le titre de serdari ekrem; voir J\ÏJ—-J.)dl—\j\~-Cy^ sera skerlik, dignité et fonction de sera'sker. — —-^—s ^ serasker qapousou, hôtel du sera'sker, ministère de la guerre. — j\i ij^y^c <J;\JJZ> dari cliourai askeri, conseil supérieur de la guerre.

TzjÈx* (Tar- Çf-S^ et G^-J?- 3) serghoutch, aigrette, panache. — aigrette ornée de diamants qui surmonte le bonnet du sultan. — touffe de plumes, de fleurs et de pierres précieuses qui ornait autrefois la coiffure des dames turques. — ,—sîjyjy.j serghoutchdje, officier de la chambre spécialement chargé de la garde des aigrettes du sultan. Cf. di—lL>- tchelenk.

■S*3J~*>J serqat, (ar.) vol, rapine ; larcin. — ~ i_£^—c 'adi serqat, vol simple. — 4-_^L> (j« serqati beïtye, vol


78 ù^ 4r-"

domestique. — <—>ju> JU ^ serqati mali mirye, vol des deniers de l'État.

^u 4)J1 O-J. i« _/>■ cljebr u cliiddet

cliiddet serqat, vol avec effraction. —

,_£J u2j » Ju^23 -CS^J serqate qaçd u

teçaddi, tentative de vol. — ^ =>

u" iS*^ S3 9a^ u inwahiq serqate, enlèvement de mineurs. — Comparer avec J^j^-l istiraq, soustraction. — jXic CJ^ serqat 'yletter, le vol est une maladie.

7?^Pj~^ serqoutch, aigrette; voir

^*£J^^J~WJ serkerde, (pers.) commandant, chef. — aujourd'hui, colonel de gendarmerie.

J^j—^j serkech, (pers.) rebelle, révolté; audacieux, obstiné. — Voir Dict. géographique.

<MJ--»*J serkele, (?) plante assimilée par le Lehdje au r.)*>l> chiteredj; elle appartiendrait donc à la tribu des Lépidinées et serait voisine de la passerage ou cresson alénois.

;C—, ^j\^s~ y^i sirkendjebîn, oxymel;

oxymel; 1>-^^J.

àoj-^ (var. £j*^ pers.) sirke, vinaigre. — ^ k>j^ O^AJJ 9 qourchoun

sirkesi, «vinaigre de plomb», acétate de plomb ou vinaigre de mercure.

^£j^, Y gui sirkesi, vinaigre

rosat. —j \£j~^ sirkelu, vinaigré;

acide; 4 j ^^j^ 1 sirkelu terbye,

ragoût au vinaigre, vinaigrette. —

>£j^ sirkedji, fabricant et marchand de vinaigre. — Ci\^a_^ sirkedan, bocal ou burette à huile, comme ^ 3 1pJ sirke qabeu. — ^->j~-o

jJul jj^s -C^ ^XJ £^^ çarp sirke kendi qabene zarar éder, le vinaigre

fort nuit à son vase. — ^ ^&j^"

v»<~ ^^L 0^~= ^=L_»JL=> sirkesini çarmesagheneu çayan patchaye yèmez, «celui qui compte son vinaigre et son ail ne mange pas le ragoût de pieds de mouton», qui veut la fin veut les moyens. — ÙJ—:~~~r 3 è>^" y-—"yo LISWJ -W^^ 3 JIJ Jjjj.^ sirke fetchesinden tclioq bal damlase siiïek toutar, quelques gouttes de miel prennent plus de mouches qu'un tonneau de vinaigre. — 2° lentes, oeufs des insectes parasites de la tête.

i^—>v^tJ sergui, (de dl *^

étaler) 1° boutique d'étalagiste; marchandises étalées. — 2° exposition.

L/J£ ij» serguii 'oumoumi, exposi-


(V^ ^ 79

tion universelle. — 2° tapis sur lequel on étalait les sommes destinées à la solde des troupes. Ce tapis était nommé ^Js ^j*.* s ergui fer cli. —Titres établissant certaines créances et, en particulier, celles du sultan : A—L^- ^SJ^ khazne serguisi, mandat du trésor. — Dans l'ancienne administration, il y avait un <jJo£ ^ sergui naziri, contrôleur des recettes et des dépenses du trésor, et un ^f\ ^ sergui hnîni, employé chargé dit paiement des soldes et salaires de la marine.

CjQr**' sergiân, étendu, étalé. — alité, affecté d'une long'ue maladie; voir iib/*j sermek.

Cjyr** 1 serkîn, plante grimpante de l'espèce du lierre. — On la confond souvent avec l'arroche.

bo~yy~>j serlevlia, (pers. ar.) titre d'ouvrage. — !<_>-J^ serl&ohalu, qui porte un titre, intitulé.

<X;U_«j sermaye, (pers.) 1° capital, fonds.—moyens d'existence, ressources pécuniaires. — ^ ûb^» J^-j. boch douran sermaye, capital qui reste improductif. — (jj—*V J1^ ^f^tr"

sermayeye tahvil olounmaq, être converti en capital, capitalisé. —jta ^U^ sermaytidar, capitaliste. —.ç^ j ^y JJ\><AAJ^ yerli ve edjnebi sermayedarlar, les capitalistes nationaux et étrangers. — ~- <\*j^ Jle 'aql sermayesi, aptitude, intelligence, capacité naturelle. — o «i-= j^^ly-"

diL^.i sermayesez çanaat dilindjilih, métier sans capital, c'est la mendicité. — |_£J—;&!>_ <J^J5X^<\\J.J~J sermayèsini kedyye yuklette, «il a fait porter son bien par un chat», il l'a gaspillé. — 2° néolog. sermaye, prostituée, fille de joie.

<—^—«J^*J sermek, étendre, étaler par terre (de la toile, un tapis, etc.). — s'étendre dans un discours, être prolixe. — battre un ennemi; faire mordre la poussière. — Cu^^ <jj\ 4~J ipe oun sermek, « étaler de la farine sur la corde », donner de mauvaises raisons. — ôX^serilmek, s'étendre, se coucher; joncher la terre (feuilles, fruits). — dll^j <c\z. yatagha serilmek, être alité, faire une longue maladie.

A_—«-~J 1° surmè, collyre ; voir


80 3^-° (-£r""

4 «JJ^ . — 2° pour germa, broderie ;

voir <«^A~= .

OJ^>J 1° seren, vergue de vaisseau; antenne sur les bâtiments à voiles latines. — ,jAl -cclil (J^-- serein' âchagha âlmaq, baisser les antennes, mettre à sec. — ^jj>$ Oj^

* «4l\ij seren va clirek qalmamech,

«il ne resta ni vergue ni mât»; navire désemparé. — 2" pour sur en, qui étend, qui frotte; voir dl»j^,.

U_~v surna ou zurna, (pers.) instrument de la musique turque entre la clarinette et le hautbois ; voir l'j^ j.

_\J.-V/J serend,(pourserendip)l'île de Ceylan. — ,—>\c.\ S*^ serend âghadje, arbuste de la famille de l'if et du cyprès.

^)WXJJ-~/J serender, (pers.) grenier porté par des piliers, où l'on serre les grains pour les garantir des vers et de l'humidité.

_J'Jy^^ 1° surur, mélange de soufre et de mercure ; vermillon, sulfure de mercure. — encre rouge. — 2° surour, (ar.) joie, allégresse. — 3° server, (pers.) chef, prince.

<Sj<y~J servi, (pers. $j~>) vulg. ^^L, selvi, nom commun à plusieurs arbres de la famille des Conifères. — i\j\^j^ servazad, cyprès pyramidal.

™j *j~i (jLJ lubnan servisi, cèdre du Liban. — ^ J^s^gumuch servi, cèdre blanc, faux thuya. —

iVojaS us servi qozalagheu, pomme de pin. — ^•C^- .* servi tahtaseu, bois de cèdre ou de sapin. — oj—= _ji. *j~j géra serviler, allée de cyprès.

aufig. taille droite et élancée comme le cyprès ; amante ; maîtresse ; en pers. ù^j ')_/•"' servi revan.

^r-^ serè, espace compris entre le pouce et l'indicateur; subdivision du qarecli ou palme.

1— ir*- serir, (ar.) trône. —

brancard des funérailles. — au plur. ûl_y^ seriryat, leçons de clinique, syuon. de 4JJ_^ i_r?J,> ^urous^ se~ riryv. — <C~S- CJ\> J <^> C^<Jh ,_JX<» ~J4—;y. mektebi telibyenuîî seriryat khasta-hanesi, amphitéâtre de la clinique de l'école de médecine.

T*^-"- 1 serf, (ar.) prompt, rapide,

actif. L'expression hybride » \ _^

<ul'M sert ul-khame, «à la plume rapide», quoique d'un usage fréquent,


_/*-" <Sy^ 81

est blâmée par les bons écrivains, le mot persan khame ne pouvant être précédé de l'article arabe. H est plus correct de dire UJ1 »)yu sert ul-qalem.

Jkr**' sereq, pieu, perche; voir

rim, courroie qui retient l'étrier; ressort de voiture. — ~^<»—\j\ *> sirim ârabasse, voiture suspendue.

/jty^ serin, frais; doux et tempéré, en parlant de l'air. — lj—*> ^ serin hava, temps frais; di—L^* serînlik, fraîcheur; <i~^— *Liil âkhcham serînlye, fraîcheur du soir. — /gjS" ô^j^i serînlik cherbeti, boisson rafraîchissante. — ô^^~^ serînlèmek et ôs~^~^ serînlechmek, se rafraîchir, devenir frais.

V-«J siz, pron. personnel : vous. — sïj ciy^ sizde bizde, vous et nous, vous et moi. — 4—>y.* sizdjè, d'après vous.—Comme verbe auxiliaire, 2e pers. du pluriel, siz, «vous êtes», est remplacé aujourd'hui par siîliz y^.)y* sizler, vous (pluriel double, peu usité).

_j--*> siz ou sez, suffixe : sans. — _)-^j z\ edhbsez, malhonnête, impudent.

y^J\L datsez, insipide. —J—^r-^ sizsez, sans vous, en votre absence.

— La forme pleine de ce suffixe est Ù1.-/■""" s^n> *ïlù s'ajoute surtout aux verbes : ^ y.Jkjfi> rjuelmeksizîn, sans venir, avant d'être venu.

(_^—■*T~lJ 1° sezmek, sentir, pénétrer, juger avec perspicacité. — Le ^jlj •£> iy^ 'adjeba sezdiyi var me, eh! quoi, se douterait-il de quelque

chose! — di cj-^ sezemnek, même

sens. — O—"j^y^ sezdirmek, faire sentir, indiquer finement, par allusion.

— 2° filtrer, transvaser; voir J^-.-a çezmaq.

i_A«Abj^> sezinlbnek, comprendre, sentir; voir ôU^j^,.

9J-*° (var. j)J-^~=) 1° sizu, liège, chêne-liége; ce mot est moins usité que son synon. mantar; voir jUal*. — 2° pour çezeu, douleur; voir <sy-^=-

i_J_^AIOy-v/j sezînlhnek, sentir, percevoir, pénétrer avec perspicacité (synon. de dbj^ sezmek). — O—i^ *j.lx.y^, çi^ojla ^oj bahsuu nereyè


82 o—, Uvaradjagheneu

Uvaradjagheneu je comprends jusqu'où ira l'affaire.

,yj-uj ses, voix, son; bruit. — rumeur, tapage. — l_r^ ^pès s*iS> vo*x sourde, murmure. — ^ uo di& ses, voix perçante, aiguë. — ^ ^1 «c^'e ses, voix désagréable. — ^ ySSguenis sese, voix nasillarde. —_)—« ^^ sès-siz, sans voix, aphone; muet. — 4Tj^-"i_r^ ses-sizdje, sans bruit, tout bas. — J^^" (j- s^s tchiicpnaq, résonner, retentir; s'ébruiter (nouvelle). — db>_ya .* .sas vermek, «donner de la voix », appeler. —LS^JJ 0K"J "j^^~ khizvietkiarè ses verde, il appela le domestique. — répondre, répliquer.

il) t"^ ,~>~"< sise kesilmek, s'appaiser

s'appaiser bruit), devenir silencieux.

g*.*» ij^s-lèl dghadjlarwiî sese, le bruissement des arbres. — ^- <>^ maqara sese, grincement de la poulie. — dl—j^1—"' seslenmek, appeler, crier, donner de la voix. — di»4—■-* seslemek, prêter l'oreille au son, écouter. — j^—a^- ^^ j CJ^-Z>\> ,/*> lier bachian hir ses telieqar, « de chaque tête sort une voix», proverbe dans le sens de tôt cajrita tôt sensus.

byu«*j sistra, (du grec Çicrpa) espèce

espèce râpe à l'usage des boulangers. — instrument de menuiserie. — étrille.

f- saih, (ai-.) surface plane,

superficie. — J0-" 1 «_,—skurei saih, planisphère. — <—**-"' i3<u dh^£j_

ÙJ 1—-3^-1 JJU 5IV kutcliuk ièpenuri

sathi mail cliarqessinde, sur le versant oriental d'une petite colline.

<~ Law satrandj, (pers.) prononciation vulgaire pour chatrandj, échecs, jeu d'échecs; le vulgaire prononce santrandj. — j i^-J>a.^ satrandjlu,

satrandjlu, forme de cases d'échiquier. — Ji& -, satrandjlu qomach, étoffe quadrillée.

_Jj-Ja»j et l/ia^ sateur, coutelas ; voir jjhL*.

LZJ*J[SUU sëadet, (ar.) bonheur, félicité. — ilol*-, j-> deri se ad et, « porte de félicité », Constantinople; cette capitale est connue aussi sous le titre de Cola-* <;ll^l (Içitanei séadet, «seuil du bonheur », ce qui désigne spécialement le palais impérial. — COIJU* <_>l> bail se ad et, la Porte. — CoU-Jl jta dar us-seadet, le harem impérial. — yùA*^ sèadetlu, heureux, prospère.


^^ culuu 83

Cette épithète était réservée jadis à la personne du souverain ottoman; aujourd'hui, elle se donne aux grands fonctionnaires de première classe, aux généraux de division, Beïlerbey, etc.

^se^j sa ter, sarriette, plante ; voir

OwXstuj sadi, (ar., de sad, bonheur, bonne chance) n. pr. — nom d'une secte de derviches dont le fondateur fut Sad-uddîn Djanbèvi; on attribue aux religieux de cet ordre le privilège de fasciner les serpents et d'opérer des prodiges.

I/&M sir, pluriel jU^l as'ar, (ar.) prix courant.

i^-XjJJ sayi, (ar.) effort; travail; zèle.— \Jj3\0 *^ ^xbezli sayiu iqdam étmek, donner tous ses soins et son zèle. — >^ Jj.>- haqqe sayi, ce qui est dû au travail, récompense. — On cite quelquefois ce dicton : *^ .^ j JJic xJs v_j c. sayii 'areb taVi 'adjem \iqli routa, le travail des Arabes, le génie des Persans, l'intelligence des Grecs.

^—-^MJ saïd, (ar.) heureux. — Haute-Egypte, pour x,«-=.

àJj^x^j ou «dajyJL» sigourta, assurance; Voir Aijyx^M.

<_^)U^ sefaret, (ar.) ambassade, légation; mission diplomatique. — AjliijUL, sefaret-liane, hôtel d'ambassade. — ,C"D ,_r sefaret Jciatibi, secrétaire d'ambassade. — ^ •J.jyU memourini sefaret, personnel d'une ambassade. — ^j\.—^~* ^ sefaret mustechare, conseiller d'ambassade. — Voir aussi OJJW mdyyet.

C-JU*J sefalet, (ar.) bassesse d'origine et de condition. — plus usité : pauvreté, misère ; voir JJu- sefîl.

^ à>là,w sefahet, (ar.) sottise, extravagance. — prodigalité. — „J<«1°\ .*, sefahet emtyesi, articles de luxe.

7— U&UJ (yar. <ckJ) siftali, altération de l'arabe r-IliL-l istiftah, «commencer», première vente que fait le marchand en commençant sa journée. — avec étmek, « étrenner ». —J^OU-llà^ siftahlamaq, commencer une affaire, mettre la main à l'oeuvre.

C-Aff (var. dlc^^) siftenmek, se gratter comme un pouilleux, en se balançant à droite et à gauche.

G*


84 ^ ^

XZsuusefta ou ^CSL* siftah, pronone. vulgaire \tour istiftah, première vente; voir ^-llà^. — 2" sti/tà, (pers.) percé, troué.

JÀM> sefer, (ar.) 1° voyage, expédition; guerre. — d)—!yu* seferlik, temps de guerre, durée des hostilités.

j^ i> *£_/>*> seferi hazeri, ce

qui concerne la guerre et la paix. —

,jj- T^\ ^ sefer âtchmaq, entrer en

campagne, synon. de dl—P oyi^ sefer e (juitmelc et de dL^y^ seferlemek.

seferlemek. di «^ose/'er vermek, se

bien conduire pendant la guerre. — ^jbjlsi _yuu sefer defterdari, chef du service de la trésorerie, en temps

de guerre. —_j !_yL. seferlu, en

campagne, qui appartient au camp.

—^Iji^ yj£-^ seferlu, kiuhyassi, chef du sefer odasse, «chambrée de campagne», c.-à-d. de tout le personnel des pages, musiciens, etc. qui accompagnaient le sultan en campagne.

— 2" fois, tour. — yL, «i bou sefer, cette fois. —j^ ^Q qatch sefer, combien de fois? — oiL_. j tOyL, ^^ -j-U *\j——=*! entùlci sefer de zyade ■Ucrnm édérim, une autre fois je donnerai davantage. — di M^à- JWferlemek,

JWferlemek, en campagne (inusité).

A.—SLM sofra, (ar.) primitivement «le cuir qui servait de table et de nappe», table, et surtout table à manger. — i_ëj ^ sofra beze, nappe. —

a.U=> „ sofra taqemeu, tout l'appareil de la table, couvert. — ilU. <>Ji~, sofra-hane, salle à manger. — dir

.^oyL, yhnek sofrusse, table à manger. — ^oyL- sofradji, qui dresse la table; maître d'hôtel. —^cyu^sofralu, tapis de table à cinq couleurs : bleu, vert, jaune et orange sur fond sombre; c'est la ville de Brousse qui fabrique les plus estimés. — J^T"^' \j» sofra taehemaq, apporter la table (synon. J^l ouvrir) dans le sens de « dresser la table » et J^Lâ ^ sofra qa<pamaq, fermer la table (ou dL^^-s la replier). Ces expressions s'appliquent à l'ancienne table turque, c.-à-d. à une sorte de grande bourse de cuir qui s'ouvre et se ferme à l'aide d'un cordon passé dans des anneaux, à la partie supérieure. — Proverbes : Jj_ ù-3 v1-" j. iC-*—*->\ ikisi bir sofradan yerler, « ils vivent tous deux de la même table », amis intimes qui font


J^ IJLi 85

bourse commune. — Jjj—n>eyL< jJul dt>- sofrada guzel djeng éder, «il se conduit vaillamment à table», gros mangeur. — jlj l£°J>~ °j*-^ sofra heurmete var, « on doit du respect à la table », il faut s'y tenir convenablement. — Jl»- eyL* sofra haqqeu, «les droits de la table», obligation résultant de l'hospitalité.

A—La»JtMi safsata, (ar.) arguties, sophismes. — procédés artificiels du style, rhétorique de mauvais aloi. C'est en ce sens qu'un critique ottoman, parlant de Sinan - Pacha, s'exprime ainsi : JS'i ^-da-Ju^ _*,oL_3l jJL-Jyijw JJ—'IJ^TJ jjjX) «son style ne sent pas la rhétorique ; il est plein de sentiment et de raison ».

t-3yi*M sufouf, (ar. safouf) médicament en poudre et en pilule; poudre médicinale.

ta\—*â«j sefid, (pers.) blanc; usité dans les appellations géographiques : J-JL, £.bahri sefid (âqdeniz), la Méditerranée. — J~iL< £ j\y^ djezaïri hahri sefid, îles de l'Archipel.

_J^**° sefiv, (ar. plur. \j^ sufera) envoyé, agent diplomatique. — J^~

_/_A- buyuk sefiv, ambassadeur. — _/JLi oUH J,j3 fieoq ul-adh sefiv, envoyé extraordinaire ; voir -^ éltchi.

^J—^JIMJ sefîl, (ar. bas, humble) pauvre, misérable. On donne plus de force à l'idée en ajoutant le mot JJ J*^ serîl, qui n'a pas do sens par luimême : J._-JLJ J^J^ serîl sefîl, qui est dans une profonde misère.

vfl-wj ou <JLu ,s«ga, (de l'ar. UL, saqqa) porteur d'eau; celui qui distribue de l'eau aux passants. — ~XJL^ Jk^c 'aslcer saqass'j, qui porte de l'eau dans une outre et désaltère les combattants, «fi sebilullah», pour la cause de Dieu. — ~JXSL^ ol dt saqasse, valet d'écurie chargé de mener les chevaux à l'abreuvoir. — Un sous - officier des janissaires avait le nom de saqa. — ^i^a UL* saqa qouchou, deux oiseaux sont ainsi nommés : le pélican et le chardonneret. — aufig. <j;s—5L ^ saqa belguiri, « cheval de porteur d'eau», pauvre diable, vagabond, comme <Sjà^~ {_y^' \K cheval de boulanger», qui rôde de porte en porte. — ,_OJ1J l—a.^ saqa yildize, constellation du Verseau, ainsi nommée parce qu'elle annonce la saison des pluies.


86 JÂ*, <-X"

J^Ua.mg." saqistant, sextant, instrument d'astronomie destiné à déterminer la position d'un bâtiment, en longitude et en latitude. — ar. ^J— ùj\i «sixième de cercle».

lasuu saqat, (ar. rebut, ce qui est rejeté) pris comme adjectif: mal conditionné; fourbu; estropié, invalide. — jj.^ ^ saqat seuz, paroles inconsistantes, sottises. — t^J2-^ ^ ât saqateu, cheval qui trébuche. — (JILJL^ saqatleq, accident, malheur; perte; maladie. — ilJajLui S guemi saqcttlegheu, naufrage. — «UaiL, CJJ= 'ylleti souqta, pour sikte, épilepsie. — ,jj/!>UaJL< saqatlamaq, rendre défectueux, détériorer ; — trébucher, faire des sottises. — pass. ^n^ial^ saqatlanmaq, se gâter ; naufrager ; devenir invalide. — saqat se dit aussi de certaines parties du mouton, notamment le foie et les tripes; — abatis.

J^stlJUy (yar. J^-JLLL^, peut-être du grec cy.iyyoç) seqoungliour, 1" scinque, scincus officinalis, grand lézard d'un jaune argenté qui vit surtout en Egypte et en Nubie; son nom vulgaire en turc est i)l> .^s qoum balcqheu, «poisson de sable». Les anciens médecins

médecins considéraient sa chair comme un puissant aphrodisiaque; voir DE SACY, Relat. d'Abcl-Allatif, p. 143; IBN AL-BAÏTHAR, Notices et Extraits, t. xxv, p. 261. — 2° turban léger, ainsi nommé parce qu'il rappelle la couleur de la peau du scinque.

J&yuD souqout, (ar. action de tomber) chute ; déchéance. — O^—»\**

laa a~< (ji«uli <o\c mouamelati

'adyhï zatyèden souqout; interdiction légale. — souqout ou 1 \^~~.SL^J\ isqat étmek, interdire; voir i^sL- saqet.

(-J—*« 1° sik, membre viril; voir

tli—"-. — 2° seg, (pers.) chien; voir (JISNL sekban, vulg. seïmen.

>>>*" saîia, datif du pron. person.

de 2e personne : à toi. — ajj 5ECj

5ECj <u,Li saïïa gueure chab-ilh cheker bir, «selon toi sucre et alun sont même chose ! » se dit à un homme sans discernement. — ^ «CUâ^L 4UU= £1* ^Sj-L 4^^ saiia tach da doqounane shi ■pambouq da doqoun, « si quelqu'un te heurte avec une pierre, effleure-le avec du coton », rends le bien pour le mal.

O^-S^j D,Mav, (pers.) litt. : « garde


fA-^ J -^ ®*

de chien, valet de meute», prononc. usitée seïmen. Trente - quatre régiments (orta) de janissaires étaient désignés sous ce nom, et le 33e orta résidait toujours à Constantinople. — _iL_i (jc^ sekban-hachi ou sehnenbaclii, chef de la division des Seïmen : il remplissait les fonctions de qaïmaqam ou adjoint de l'âgha des janissaires, et réunissait sous ses ordres tout ce qu'il y avait d'hommes de cette milice à Constantinople. — CA—&** j;J.—.sy I seïmen âvdjelare, nom du 35e orta des janissaires.

Û&MJ selcû, (ar.) 1° dommage, atteinte. — stagnation du commerce, interruption des affaires : 4X>^f i_r^ <L_J'^JS> <€XJ dl>-4l~ 4I3I {jejlc «Ci-La* <u*_)^j\ quel que soit le tort qui puisse en résulter pour les affaires de quelques commerçants. — J^CX^ siktelu ou jta^&u/ siktedar, embarrassé dans ses affaires et ses paiements (négociant). — 2° paralysie.

*Xw 1° siîlir, nerf, muscle; voir j~S^. — 2° sekr, (ar.) ivresse, ivrognerie. — 3° selcker, (ar.) sucre; voir JkZi chelcer.

IJÀCSVJJ seïritmek, presser le pas;

marcher en sautillant; trotter. — SsfiJL* seïrdichmek, marcher rapidement, courir. — se rassembler. — ^—iïjk^ seïrdlcli et >->yw seïrdim, marche sautillante; course.

iJ^y^j seïrden, os coxal, os iliaque ; hanche ; voir U^ oudja.

fS^T (var- f-*j^~—"-") seïrdim,

course à pied. — ^jj < ^ seïrdim

yoleu, chemin couvert, plate-forme abritée derrière les ouvrages avancés d'une citadelle. — galerie qui court le long des chambres d'un caravansérail.

wL^w seïrek, (vulg. -J>-) 1° peu serré, lâché, clair semé ; rare (en parlant d'un tissu, d'une couture, des dents). —j\ ÙjLu, JULo çaqal seïrek olmaq, avoir la barbe clair semée. — 2° peu abondant, distancé. — 4s? Jk** \ Oj\) j seïrektche zyaret étmek, faire des visites rares.

i^X—«ÀJjXw 1° seïrlhnek, courir, sauter; synon. de dlxy^ seïritmek. — 2° siuirlhneh, couper le tendon; énerver; tuer.

^JJSWJ sinirli, nerveux ; voir _A^.

I^AASMJ (yar. dl_/« oy^u seïremek)


88 ^S^ j^"

seïmmek, battre légèrement (des ailes) ; palpiter, clignoter. — «t^L* seïreme, palpitation des paupières; tremblement léger; spasme nerveux. — 4^L>" <^L, seïrenie-name, «livre de folie», traité de mysticisme. — <u<X^ seïbne, tremblement, tic convulsif.

jS-^j sekiz, n. de nombre : huit. — y oiJL^ sekizde biv, un huitième. — i£y~» sekizindji, huitième. — jjJyw sekîzlu, qui appartient au nombre huit, octuple. — On dit d'un homme qui est bien vu et qui a des amis partout : jl« 5^_5Tl JJ5J^> oia! j>w- sekiz evde doqouz ekmeye car, en huit maisons, il a neuf pains.

tjl USMJ sekshn, quatre-vingts;

oj—5 iJUA^ sekshi kerre, « quatrevingts fois», dans le sens de «très souvent ».

^^\*&WJ (var. jjLX-1 et, d'après le Luhdfe, JJLJ^X** transcription littérale de l'ital. séquestra) sekestro, séquestre. Ce néologisme est généralement adopté dans le langage du droit et des affaires; il permute avec l'ar. i_A-J»>j} -Lui zabt u tevqîf. On dit par ex. : „SJ^ ^JLX- sekestro taJitinde, sous séquestre; J^_<> J^r^

sekestro oùounmgch mal, enose séquestrée, etc.

iJA*&Mi (ar. 4X-Xui) seksek, oiseau de proie; espèce de faucon qu'on a dressé pour la chasse. — ^\c I dLXseksek âghadjeu, arbre de l'espèce du tamarix ; voir Crf^) elghen.

,!■"***' ou ^jS.~> sikich, cohabitation, coït. — dl_r~-^ sikichmek, cohabiter; s'accoupler; voir dV^" sikinek.

L*k—Sy*^ 1° sekmek, bondir, sauter à cloche-pied; marcher d'un pas alerte. — o.—°j-V' ^ sektirmek, faire rebondir, faire sauter par bonds; «Uji^^ sektirme, ricochet. — 2° sikmek, (terme trivial peu usité) cohabiter, forniquer. — 3° sinmek; voir

/^*" seïmen, nom d'une des trois grandes divisions des janissaires, pour sekban; voir O^-"-

uXS^"" sikendjebîn, pour j^- O^A;! (pers.) mélange de vinaigre et de miel; oxymel. On dit aussi sirkendjebîu.

sirkendjebîu.

y^> et jC.sait, pers. sakon, base; piédestal ; estrade; base d'une


*C JL 89

tente; banc de pierre devant une maison. — tache blanche au pied du cheval. — 2° pour suîïu et sungu, baïonnette. — 3° <A^/ seke, espèce de large fauteuil. — moule à fabriquer les boutons.

OjXw 1° sukiout, (ar.) silence. — jjJa ~ sukiout dour, reste silencieux, tais-toi. —jjKLPJ^ 0_JA— sukiout ■iqrarden guelir, le silence est un aveu.

^ial oU=7 4)1 il) ^5 dirl ^ sukiout étmek guibi nadane djevab olmaz, il n'y a pas de meilleure réponse à un sot que le silence. — 2° seuyut, saule ; voir cSy^.

Jty^j senur, frontière ; voir j^L*.

àS^jgikke, (ar.) 1°monnaie; frappe de monnaie; argent monnayé. — <X41—^ sikkèï haçane, bonne monnaie, paroppos. à tchuruk, fausse monnaie.

JL, J.>- 4\^ sikkèï djedid, nom d'un écu d'or frappé à Constantinople en 1128 (1716). — (jj-°jy 4X* sikke vourmaq, battre monnaie, ou 1 <X^ o^i zarbi sikke étmek; on emploie dans le même sens les verbes {y^"\> baçmaq, frapper et dl^-*- 1 kesmek, couper. — ï=- 4X^ *I»9 qafe sikke haqqeu, droit de monnayage. — Oj—'=

J^=^l 4.X^ zarbi sikke houçoule, système monétaire. — ^-6^ sikkedji, et mieux oj<—A^ sikke-zen, monnayeur.

monnayeur. dl L J<AL, sikke-zenlik,

monnayage. — ^ 5^aL sikke-ken,

graveur de coin, sikke-ken bachi, directeur des travaux de la Monnaie. —

jJ ijlaui (Jj.Lkui.jb <Ja=- <L« sikke

khoutbe padlchahleq chïari der, la monnaie et le prône (du vendredi) sont la marque distinctive de la souveraineté musulmane. Cf. O&J-XJ meskoukat. — 2° sikke, casque en forme de bonnet, porté par les premiers sultans ottomans. — <5L, ^^y mevlevi sikke, bonnet de derviche.

_/^w (var. _/X^, JL*) sinir, nerf. —j—\JS^J sinirlu, qui a des nerfs; d'un tempérament nerveux. Vulgairement sinirlu âdam signifie un homme fort, vigoureux; sinirlu et, viande de mauvaise qualité, pleine de cartilages et de nerfs. Le Leluïjè blâme l'usage de ce mot dans cette acception. — _^«tP^" >» sinir tchekilmèsi, contraction de nerfs, attaque de nerfs. — ~*4J-\J*\ .* sinir ouzamaseu,, détente de nerfs. — i$>^" ^

l.k'As siniri toutoulmouch, il s'est


90 x y^

foulé un nerf. — ^—A yj><&^> <x^ ^^SJJS^J sine, sine guezer anima sinirler kesser, «il marche en tapinois, mais il coupe les nerfs», c'est un pince-sans-rire. On dit d'un vieillard robuste et agile : <_£>—xl» j^~= il^ cor siiîiri qalmech, il est encore tout nerf. — ù^jv j&^ siilir bozan, espèce d'avoine sauvage. — ,3^ ^ sinir ote, psyllium ou plantain pulicaire; on l'emploie comme émollient et calmant. — dL^^i— sinirlemek, énerver, couper les jarrets et les tendons des chevaux, etc.

J^ (var. J-fy, Js^; mal J—) seyil, verrue, poireau, excroissance de chair indurée. — e^J ^ même seyili, glande du sein, squirre. — ,jal .* seyil ote, « verrucaria », héliotrope d'Europe, herbe à laquelle on attribuait la vertu de détruire les verrues; voir aussi A->^ sivil.

I^}^J 1° sel, pour seïl, inondation; ij,yB J- à'I çouyou, torrent, cours d'eau formé par les pluies, etc.; voir J-*. — 2° sell, (ar. J>L) tuberculose, plitliisie pulmonaire.

"Fj^ »> silah, (ar.) arme; plur.

<iH esllha; <«H e-\y\ anixriji esliha,

esliha, de toute sorte. — 3^ o" silah âtmaq, décharger une arme à/ feu. — Jjxljjl» «b-^Lj silaha davranmaq, se mettre en état de défense, prendre les armes. — 4Îls?"!>L silahhane, magasin d'armes, armurerie. —

a\ T^ ■* j <èU (JJ^IIJ hachtan âyagha

âyagha silah olmaq, être armé de pied en cap. — <jj—c^^L. silahlanmaq, s'armer; faire des armements. — jJJx^.5 4U <-=»L= 7~~%* silah çahibine bîle duchmander, une arme est l'ennemie même de celui qui la possède. — ^j* JJ—! I jjl ouzaneur silah, «armes qui s'allongent», dents, ongles, griffes. —jJ.=-}L (Ç-"4^ 3 ^jy 1 'avrètè qandjasse silahder, les armes delafemme sont ses griffes. —jL^l ^ silah oïnar, «les armes jouent», on se bat.

_J^ ^>-J^^ silahbaz, (ar. pers.)

maître d'armes; J^jUOL silahbazleq, escrime.

_J)*)O-J\M> silahdar; voir jl-d:-" silihdar.

J^IJ>-JIW silahchour, (plur. silahchouran) pron. vulg. : j^OLo çalakhor, corps d'écuyers de la première division, sous les ordres du grand


>L X, 91

écuyer ou mir-dkhor. — ,jjIjj^.:OLi sïlahchourleq, vulgaire çalakhorleq, exercices militaires à cheval, comme le djerid et le tomaq.

<S*MjJkuj selaset, (ar.) facilité, aisance du style. — douceur de style et d'expression : c-<^ ^Ac (F~^

J LL» a J^* ùj^ ùL»j ./* <^-l~

jJul v-J-J 1_r^"->* iS*3^ 4*"^ * chacun accordera que feu 'Açem efendi est un bon modèle à suivre, à toute époque, à cause de la facilité et de la douceur de son style ».

pjhui selam, (ar.) 1° conseil, audience. — >\c *%* selami 'amm, audience publique, grande réception, oppos. à jj^U- ,j- selami khass, conseil privé, réunion des ministres. — 2° salut, salutation. — 1 -M—^ selam étmek, saluer, envoyer des salutations, un message. — Jjll ^ selam âlmaq, rendre le salut. — &j^> ^ selam dourmaq, se tenir debout dans une attitude respectueuse. — présenter les armes. — ^5wc ** selami 'askeri, salut militaire; ^~%* <~>£> top selami, salve d'artillerie. — ^LJl^ ves-selam, adieu; c'est fini ; voilà tout. — ^A%>y,^ selamlamaq, saluer, présenter

présenter hommages. — Sic- />L selam 'aleïkoum, formule de salut usitée seulement entre musulmans et qu'un chrétien doit éviter d'adresser à l'un d'eux. — j^l />L selam oie, plante de la famille des livèches, livèche commune ou ache des montagnes; on l'appelle aussi iSjj^Jo^ yaban kervizi, «céleri sauvage».

£* OJ\*J selamet, (ar.) salut;

sécurité : <tU o «^Li selamet ile ou

tjy*j2 ^u selamet versun, «queDieu vous donne la santé!» formule d'adieu. —j.5 <lj ij^J '-^>- ijL-J^ o*}L selameti insan hafzi lisan lie der, la sécurité de l'homme tient à la surveillance qu'il exerce sur sa langue.

Cj dUla^Lj selametlik resmi,

droit de bonne main prélevé autrefois sur les navires européens; il était de 300 aspres.

Jjlo J\MJ sdamleq, 1" partie d'une maison turque réservée aux étrangers et aux visites : elle fait partie du corps de logis où demeurent les hommes et les domestiques, l'autre corps de logis étant exclusivement le harem. Cependant il y a, dans certaines maisons, une pièce qui est mi-


92 ^" -^-^

1 1 I -7-7 T.... „_7 U „,, J„

toyenne à ces deux portions de la maison et qu'on nomme harem-selamleq. — 2° alignement des troupes sur le passage du cortège impérial, lorsque le sultan se rend, le vendredi, à la mosquée.

àj^-ojta scdamora, saumure ; voir

jy^-i seller, prononc. vulg. pour J\>J*-" serbar, bagage.

wJ_5—^J mlpuk, mou, indolent; voir Ùy^jvi.

(JJ.—sz* siledjeh, serviette; voir

<ib-4~J. À"

,(• seldjem, (ar.) colza. — Jij^ seldjem zeïte, huile de colza.

^I-Asi^ silihdar, pour Jj— >)L sllahdar, (ar. pers.) litt. : «possesseur d'armes », corps de cavalerie dont l'origine remonte aux premiers temps de l'empire ottoman; sous le règne d'Ahmed III, au xvme siècle, il comptait douze mille hommes. Son chef, le silïlidav-ûçjha, était un des principaux officiers du Ithass odasse ou compagnie du corps, en sa qualité de grandmaître de la maison impériale. —

p ^, silihdar qaieme, oureau ae

payement de ce corps.

AJlsi^' salkhariè pour -CU '-t" 1 (ar. pers.) «la maison où l'on écorche»; abattoir, boucherie où l'on abat et vend la viande des animaux. Cf. OJLJ^ qanara.

*»1MJ sulus, (orthogr. fautive pour cJj) ar., écriture en lettres majuscules ; voir oJj.

àj\mL>.' silistra, sifflet de manoeuvre, du grec mod. cupicTpa.

àL^L^i silsile, vulg. sînsïle, (ar.) chaîne, série; famille; hiérarchie. — 4 «li 4-J—< silsili name, livre de généalogie. — ^—\>j « silsilè tertibi, ordre d'avancement dans la magistrature ; le droit de nommer aux fonctions judiciaires et d'en régler les promotions constituait, sous l'ancien régime, une sorte de « feuille de bénéfices» que le sultan accordait à ses

favoris. — «UùuiiL A] L^ silsileï naqchibendye,

naqchibendye, de la secte des Naqchibendi, titre d'un ouvrage publié h Constantinople.

(Jv—b!w soultan, (ar.) 1° maître du pouvoir; sultan, monarque; plur.


LL, U 93

(jvL^ selatîn. — 2° dans le langage du droit : pouvoir souverain; trésor public. — En parlant du souverain ottoman, le titre précède toujours le nom : « S. M. Sultan 'Abd ul-Hamid » ; il suit le nom ou le titre, quand il s'agit des princesses de la famille impépériale : ^ J—>- klianum soultan, titre des filles du sultan, ^ cjJ^ valide soultan, sultane-mère, etc. —

«A LaL- soultanem, dans le sens de

« monsieur », titre de politesse un peu prétentieux et que l'usage a délaissé. — On dit en proverbe : jy* ^ ^LLLL, ji £~*j ôcsjù dxci soultanem s en sîn dhnek laqerdenun persengui der, appeler quelqu'un «mon sultan» est du pur verbiage. — ^UaL. soultani, propre au sultan; impérial. — aufig. excellent, de premier choix.—<~«IJ ^ soultani bamye, la meilleure qualité de bamie. — ^h UaL, soultanleq, dignité de sultan, souveraineté; aufig. bonheur suprême, joie parfaite. — Le titre de soultan se donne aussi aux chéïkhs des communautés de derviches, qui sont morts en odeur de sainteté.

iJ^jUaLj saltanet, (ar.) dignité de

sultan, souveraineté, pouvoir souverain. — pompe, magnificence, luxe. — ù"^ J t O^ UaLu saltaneti âli 'osman, la magnificence de la dynastie ottomane. — <~Lu ^ saltaneti senyye, le gouvernement impérial ottoman. —

<£j >y^> fp OJ lia-Lj a C*AJ j yjï ^A

jjul iLib ei\>j «la toilette et le luxe de tout genre charment les jeunes filles».

cALw silk, (ar.) série, filière, carrière. — «I J^-\-Ï ^^j^c- dil-^ silki \iskevye dakhil olmaq, entrer dans la carrière des armes.

c-J ST^ silkmek, secouer; voir

/y^MJ pour ,_}W_j— suluyen, vermillon; voir ^y^j^.

»W 1° selem, (ar.) payement par anticipation ; consignation ; payement d'une marchandise dont la livraison aura lieu ultérieurement. Cf. ^>—ti peclûn et jj peï. — 2" sullem, (ar.) échelle. — 3° silm, (ar.) paix, accord.

'—W ou *Jf silma, silma âcheu, sorte de potage au macaroni.

C-A4**' silmek, essuyer; voir dur",


94 4- <J•»4^

<J•»4^ substances chimiques; voir ij'^y^-

^SJ^'A^I selenti, pluie torrentielle, grande averse ; torrent formé par la pluie. Cf. J-* et J~*. Voir Blet, géographique.

•JJ^—L*> 1° suluk, sangsue; voir Ùji^. — 2° sulouk, (ar.) suivre une route ; se diriger ; conduite. — la vie spirituelle des mystiques. Cf. dJL salik.

AJ-w (var. 4—) 1° sille, vulg. sile,

soufflet, gifle. — ui c (_r sille yeviek,

yeviek, un soufflet; aufig. être en butte à la mauvaise fortune. —

Jj »ul ,yu sille vourmaq, souffleter;

insulter. — Ç^AU- ails felekun sillesi, «soufflet de la fortune», disgrâce du sort, déveine. — 0^-—^ AU v»jl_}-3 J^bv sille yemeyen yanaq qezarmaz, qui n'a pas reçu de soufflet, n'a pas la joue rouge (prov.). Cf.

A Ï^LL tapanclja. — AU< ^j\^ J

dX°jA,l bir khodayi sille éndvrmek, appliquer un maître soufflet. — ^T jJbajbl ^JJJLUA^J tlixis ja^j ad je seuz felekun sillesinden ehvtmd.er, une injure est plus facile à supporter qu'une

disgrâce du sort. — 2" selle, (ar.) panier, corbeille.

^}LLJ saliar, salive; voir jUL,.

tJl—AMJ selian, grenat, nommé aussi (A^W ^-A^*3). * caillou de Bohème». D'après le Lehdje, selian est le nom par métathèse de CJ%^ Ceylan ; on sait, en effet, que le grenat est très commun dans l'Inde; voir ô~%^.

(j-"J-^ selis, (de l'ar. ^J doux, aisé, facile. — Jj—Jl l__r^-"' selis ulbevl, atteint de polyurie.

.cvLw selim, (ar.) sain, intact. — ^L/a à L=> çagh u selim, bien portant, de bonne constitution. — n. propre : Sultan Sélim, etc. — 4—JA** selimye, mosquée de Constantinople construite par Sultan Sélim Ier, sur la cinquième colline dominant la Corne d'or. — ç^ selimi, turban retroussé, adopté par ce sultan et porté autrefois par les âghas du palais impérial.

uJuj suleïman, (ar.) n. propre : Salomon le prophète; ù^—c <j\laL*

Sultan Suleïman. — c\ ^ oxlUj

^rj zemaninde suleïman imich, « en son temps il fut un Salomon», se dit d'un homme qui a vécu honnête et


\sM CJ^ 95

respecté. —j^> „^xïL ^>i 0-^*^^" _p jla suleïmanden gliairi belquisse sever var der, «il y en a d'autres que Salornon qui ont aimé Bilkis » (la reine de Saba, d'après les légendes musulmanes) ; ce proverbe rappelle, poulie .sens, le vers de Virgile : nec solos tangit Atridas iste dolor. — (j}^^*" suleïmani, onyx. — chatoyant ou oeil de chat; voir «j^slA babaqourou. — <uU^ sulehnanye, mosquée bâtie par Sultan Suleïrnan Ier, « le législateur », en 1557. Son tombeau se trouve dans cette mosquée qui est une des plus magnifiques de Constantinople. Elle est située sur une colline, dans le voisinage duSéraskerat, et renferme une université (medresse), des bains, une bibliothèque, etc. — Dans la carrière des muderris ou docteurs en droit et professeurs des medresse, le grade le plus élevé, celui qui ne s'obtient qu'après avoir passé par dix degrés et à l'ancienneté, s'appelle suleïmanye.

F* 1° sim, particule d'intensité; voir ^. — 2° sum, (ar.) sabot du cheval. — 3e semm, (ar.) poison.

C-o- Le*' semahat, (ar.) générosité, libéralité. — jjs^^s^ ^h^-is^ semaliatlu

semaliatlu titre donné officiellement au Chéïkh ul-islam et aux magistrats de première classe (çoudour).

laU^ simat, (ar.) prononc. vulgaire somat, table servie; repas, festin.

plC" 1 sima, (ar. action d'entendre, audition) musique, concert religieux mêlé de danses, dans les communautés de derviches. — 4j'L_iFUJ simahanè, salle où les danses de derviche ont lieu; estrade des musiciens. — clr-" simayi, air de danse en usage dans ces cérémonies ; il commence sur un rythme très lent et devient de plus en plus vif.

Jjl—C** (var. JjUj^) summaq, sumac, arbuste dont les baies sont employées, dans la cuisine turque, comme assaisonnement et en boissons rafraîchissantes; le vrai nom turc est toutoum; voir *j^=-— ^^(var. ^j\>^= çomaki) summaqe, suivi de s s mermer, porphyre. — J^\L ^ mmmaqe tacheu, stuc imitant le porphyre.

Jl^lc^ ou jl^U" samovar, (russe) appareil en cuivre pour faire le thé.

C^S? semt, (ar.) 1° voie, direction. 2° quartier, habitation. — j^" ^y\>


96 jr j^

bayezid semte, le quartier de la mosquée de Bajazet, à Constantinople, près du grand bazar et du Seraskerat. — ^£" *'j bizum semtler, notre quartier. —y^ j^ /=- lj~£u5 ^^ ^ onuïï ismini ve semtini khaber verènez, indiquez-moi son nom et son adresse. — <o«,—; y^\c 0£J ~^\ efendim semti alynez nerede, Monsieur, où demeurez-vous? — 3° simit, gâteau de fine fleur de farine; voir

■£ semidj, laid, hideux. — <^ jij^ semidj yuzlu, au laid visage. — se prend au moral comme <?^ liemidj, bas, vil, méprisable.

jC" 1 semer, 1° crochet de portefaix. — 2" bât de bête de somme. — ^y semerlu, bâté; grossier, stupide; on dit dans le même sens i_£,A~ _,c semer beïçjuiri, cheval de bât. — r*

jJJw.1 eX3\ semer dltendè èchekter, « c'est un âne sous le bât », laborieux, dur à la fatigue. — ^^ oJùJl J:* jlj semer âltenda yarasse var, «il a une blessure sous la selle», un mal caché; il sait où le bât le blesse. —

— 3^ i_r semer deukmek, «jeter la selle», se rebiffer; se révolter. —

j j ai ijZjF" semeri de-virir, «sa selle penche » se dit d'un ivrogne au pas chancelant ou d'une personne qui se dandine en marchant. —Eu outre, semer devirme, « renversement de bât » indiquait une formalité que tout janissaire devait accomplir pour passer d'un orta à l'autre. — ^LL J?^" semerini dayamaq, tirer à l'écurie. — ijaja) J^-" semerlu bouroun, nez crochu, en bec de corbin. — ^j—** semer dji, 1° fabricant et marchand de bâts. — 2° gros roseau, espèce de bambou. — du^j^ semerlhnek, bâter, mettre un bât.

cA*S" semirmek, engraisser, devenir gras ; comme S^y-s^ semizmek. — dl—tj^ semiritmek, rendre gras, engraisser (une volaille, etc.). — garnir, bourrer; capitonner.

Cjtrr^ (var. ij^J^) semirguîn, gras, dodu, enfoncé dans la graisse; lourd, endormi. — 0a_;_y j;X5~~~^,

^J^V ,>■> ^\ J^= <SX <r f\j_,c âreq kendu yerinde semirir èyer tchi yere tach bacheu dakhi oloursa, «le maigre s'engraisse dans son pays natal, encore que ce pays soit une pointe de rocher >-, on n'est bien que chez soi.


y^ ' «ic 97

^MS^ simsar, (ar.) ital. censale, censal, courtier; agent d'affaires. — |^)JLJ;-J simsarleq, office de courtier. — tj;x\j£- ~ simsar 'avaïde, droits de courtage. Cf. JVi Ullal.

L*A—*£? sumsuk, naïf, innocent; voir *tx~*»juj.

L^-V-AC (var. -kJ^, iJu^j grec moderne CÛ(JLÇUTOV) simfit, sainfoin, plante herbagère.

cAo^^j** sumkurmek, moucher, se moucher; voir db^X^,.

<JA*Às=^ (var. dU.J^) swîitZdjèmek, sauter; tressauter, se tordre par l'effet de la douleur. On emploie la forme réfléchie dU^-^ simildjenmek, dans le même sens.

j'^CS?' semender, salamandre, ca\a\xdtôpa. — Les fables antiques relatives à ce reptile et à sa nature incombustible se sont aussi propagées parmi les Orientaux, et se retrouvent chez les poètes persans et turcs.

J^—C sammour, prononc. pers.- turque : samour, martre zibeline servant à faire des pelisses. Les parties les plus recherchées et qui donnent leur nom à diverses sortes de four,-

/ -

rares, sont le dos, samour çerteu; le ventre, samour nafèsi; les jambes, samour patchaseu; c'est aussi le nom d'un bonnet de fourrure, etc.—^ y~= cou samour ou, loutre. — -, (_£jL-= çareu samour, petit- gris.—tk^J 0 iysa~ mour ternaglieu, «ongle de zibeline», médicament auquel on attribue des propriétés hémostatiques. —Sly^j* samour kurku, pelisse d'honneur comme la 4*1>- khiVa des Arabes. — On dit en proverbe pour exprimer une déception : ,^-J- 5 y^i^^=> jj*" j; J-â-^- (#3 j y j3 samour çandeghemez tilki aouïroughou tcheqteu, «ce que nous prenions pour de la zibeline n'est qu'une queue de renard». — ^^J-S _p jyo tj^-k J5S" (jueïdiye samour yediye demirder, «il s'habille de zibeline et se nourrit de fer» dans le même sens que notre dicton : habit de velours, ventre de son.

wJ^C^ sumuk, morve; voir Ûyy».

pjC^ semoum, (ar.) vent brûlant et

malsain; voir A -, samm et ;>—<""

khamsîn.

ÂC^ semé, (ar.) étourdi; stupéfait —quiaperdu la tête. — dU<rJ semelik>


98 & Cr 1

vertige, stupéfaction. Cf. *~>j~> sersem.

tA^C"1"^ (Var. .s le", C^J simit) simid, gâteau en forme d'anneau, nommé aussi J-J:-" JLC\> yaghlu simicl, gâteau au beurre; — espèce d'écliaudé. — (_£j..j^ y^\ oun simidi, fleur de farine avec laquelle on fait les biscuits peksimat, voir > le-** .. — ^J-c-" simiddji, fabricant de biscuits. — On dit d'un bavard : j\3 ^.-io J^^ifT^sjz* simiddji kureyi guibi dili var, il a la langue longue comme la pelle d'un fabricant de simid.

J?^* (var. j£M) semiz, gras, dodu,. qui a de l'embonpoint. — ô^l ys;" semiz ot, pourpier; une variété de cette famille est la portulaque, nommée en turc «fleur de soie»; voir dl~l ipek. — O—rys" semizlenmek, s'engraisser, devenir gras, prendre de l'embonpoint. — Proverbe : ù-1—-taj ih=> j—1^ ys^ (jy* ,,4^ djan u dilden allahe seven semiz olmaz, «celui qui aime Dieu de toute son âme n'est jamais gras».

j* 1 shi, pronom de la 2''personne sing. toi. — oAl^ shule, dans toi, chez toi; 4_l)w, senuù-lh, avec toi; y.^1^

sensez, sans toi. — y~> y~> shi sen, attention! sois sur tes gardes! — ^ ^^Sseni guidi, locution triviale : coquin! misérable! — o y—^ *>\ âdam sen de, allons! va, courage! Le pron. person. sen, quand il entre dans le verbe pour former la 2e pers. du sing., doit toujours s'écrire y^ sîn : y** y ^isensîn, c'est toi; y^ dL^j^JS y^j'yguelirsensen guerursîn, si tu viens, toi, tu verras. — Ici y_ Ici y^ <éL= JT <3 ai sen âglia ben âgha boit, inèye kim çagJia, si toi et moi nous sommes seigneurs, qui traira cette vache?—oJJU^TS <^?S y^ y^ ^_1J \c*& sen sîn demeyindje deyirmende ghavgha olmaz, tant qu'on ne dit pas des « tu et des tu es », il n'y a pas de querelle au moulin. — yj.1^

■sA>j Lç-~J_A = o^>\ ^sj senden

senden âlan çaresseneu boulamaz, «celui qui t'achète des oeufs n'y trouve plus le jaune », se dit à un fourbe. — Cf. y^ sîn.

^j-*> sinn, (aïO 1" dent, ph.tr, y\^»\ esnan. — u—' _r^ y^ sinni cher if, « dents sacrées », deux reliques du Prophète conservées à Constantinople et que l'on expose à la vénération des


^^Luj Oxou 99

fidèles, pendant la 27e nuit de ramazan. — 2° âge ; p^—L ^ sinni bulough, puberté, majorité; ^ J*~= çighri sinn, minorité.

J=x.U- senameki, (ar.) séné, plante purgative.

L)\—^ sinan, (pers.) pointe de lance. — N. propre, Sinan Pacha, célèbre écrivain. — <J,^ sinani, ordre de derviches qui doit son origine à Sinan Uninri, mort vers la fin du xie siècle de l'hégire.

LV?***' sum^e^h (ar. (3-JU» et <3-J-~=) grande barque découverte, de 80 à 180 tonneaux, dont l'avant est pointu et l'arrière très large, avec une énorme voile latine; cf. (iL^r tchernik.

^J—JSMI sumbul, (pers.) prononc. vulg. zumbul, jacinthe. — ,—L>- ^ sumbuli djebeli, «asarum», nard sauvage. — -—°jj ^ sumbuli roumi, nardus celtica. — ^ LL*>- .», sumbuli khatayi, angélique. — <_£ Jù* ^ sumbuli hindi, tubéreuse. — ^ <jL yaban sumbulu, «nepeta», plante connue sous le nom de cataire ou herbe aux chats. — adj. \j& J-S^sumbul hava,

hava, couvert; ciel gris et doux.

^IUJU* sumbulu, nom d'un ordre de derviches fondé par le cheikh Sumbul Youçouf, mort à Constantinople en 1529. — -bL» sumbulè, (ar.) épi; constellation de la Vierge.

C^CMJ sunnet, (ar.) 1° circoncision, pratique d'obligation rigoureuse, imposée à tout musulman. Elle a lieu ordinairement sur les enfants parvenus à l'âge de sept ans, et jadis c'était une occasion de fêtes et d'aumônes.

— avec étmek ou dU-^ kesmek, circoncire.—(i'jpr?^ £***" sunnet tchoudjoughou, enfant soumis à la circoncision. —^kLi sunnetlu, circoncis.— ^^ sunnetdji, chirurgien qui pratique cette opération ; autrefois les barbiers en étaient ordinairement chargés. — 2° règle de conduite, coutume ; recueil des préceptes d'obligation imitative, c.-à-d. tirés des pratiques du Prophète, de ses Compagnons et des quatre premiers khalifes orthodoxes ; — de là : orthodoxie. — Ou ÛJ._5"LO sunneti muekkede, pratiques fondées sur une tradition solide, authentique. — plur. t>- sunen. — <j^ ,_£J * suneni huda, pratiques cons7*

cons7*


100 £- £•"

tantes; J.l^j ^ suneni zevaïd, pratiques surérogatoires. — ^ J*l è/Wi sunnet; voir (A*^ sunni.

AXA^LLW sentina, (de l'ital.) sentine, partie basse du navire, fond de cale où se déversent les eaux et les ordures. — g")3^ ,1" sen^na gouqousou, odeur infecte.

(^>L_—su*" sindjab et sindjabi, (pcrs. ); écureuil dont la peau fournit la fourrure chaude et légère connue sous le nom de petit gris; on prononce vulgairement i—fl^j zindjef; voir aussi iiy~ tiun.

^l^"1- 0 (var. Jj^ ^f^Ô sandjaq,

1° drapeau, étendard, oriflamme. — i âj^-i JjL_=£*•" sandjaqe cherif, drapeau qui, selon la tradition, aurait appartenu au Prophète. En temps de paix, il est gardé religieusement au Sérail. On l'expose au public, pendant la guerre, pour exciter l'enthousiasme de l'année et du peuple; si le sultan ou le grand vézir prennent part à une expédition militaire, on le porte devant eux. La garde en était confiée autrefois aux quatre escadrons nommés : <*)jl CJ&'JJ>< beulukiati erbaa. — (3 s^-1 ^ sandjaq âtchmaq, déployer

déployer — ulr^i <>xJl ^ sandjaq âltenda duchmek, «tomber sous l'étendard», mourir en combattant. — jJu_lX dl=*-4X>- ^ sandjaq tchekedjek yiguitder, «c'est un homme digne de porter l'étendard», un brave soldat. — J\J ^.y. ^jJ-/^ sandjaq gunderi boyendja var, «il est aussi long qu'une hampe de drapeau», long comme une perche. — jljiUi"' sandjaqtar, porte-drapeau, porte-enseigne; on donnait spécialement ce nom à quarante enseignes pris parmi les portiers du harem; ils étaient chargés de la garde du sandjaqe cherif. — ^li .*, sandjaq paye, droit de pavillon. — ,J\J_ ^ sandjaq berate, droit de jauge; acte de nationalité d'un navire. — 2° ancienne division territoriale : dans le régime féodal, les sandjaq ou liva formaient un petit gouvernement ayant à sa tête un sandjaq-bey. Ce gouverneur avait sous ses ordres l'âlaï-bey et les çou-bachi de son sandjaq et il obéissait à l'un des deux gouverneurs généraux (beïler-bey) de Eoumilie et d'Anatolie. En 1834, Sultan Mahmoud a rétabli l'ancienne dénomination de sandjaq ou arrondissements, au nom-


iAÂ*u wLuu 1U1

bre de trente-un. Aujourd'hui, ce mot a fait place à celui de liva; il y a 123 liva qui forment les 27 vilayet ou gouvernements généraux de l'empire ottoman. — ^J—iy ^ sandjaq yollare, routes départementales. — On appelle aussi sandjaq une grosse épingle, du verbe sandjemaq, «piquer, percer » ; c'est à ce même verbe que le Lehdjè rapporte l'étymologie de sandjaq, drapeau.

L*M—S&" sindjan, (pers.) lycium, lyciet d'Afrique; plante confondue, par quelques auteurs orientaux, avec le rhamnus. Les Turcs lui donnent quelquefois le nom d' « arbre de Moïse» ^lêl ^y, en souvenir d'une légende d'origine talmudique. — Voir Diction, géographique.

j^^* 1 sendjer, bastion; rempart; redoute; voir ^j-" meteris et <~l_L tabya.

£&~ sandjemaq et ses dérivés ; voir (3*-^ l*"

<-^**> sened, (ar.) appui ; —pièce ou document d'un caractère authentique et sur lequel on peut s'appuyer. — acte officiel, pièce diplomatique ou

judiciaire. — I^J—L* 4I3UU dkS^ y, l>ir chirketun mouqavèlè senede, acte d'association commerciale. — ^ \1\ âna sened ou .*, Juo 1 açel sened, titre

primordial. — dl «y. ^ JÙ^ ^J^yl»

maqbouz senedene vermek, donner quittance. — ^al^ «JjlJL» mouqavèlè senede, convention ; traité et l'instrument même du traité. — ^J '~* ^

\ f-)àC~<} *—Juj bir senede tertib u tenzim étmek, rédiger ou dresser un acte. — plur. CJI-C-J senedat. — gu<h*\ ^ senedat odasseu, bureau des ventes et aliénations des biens de main-morte, vaqouf. — d—.c'^'jJLu senedlechmek, échanger un acte, un traité, etc.

(_^—-o^to\X*j sindirmek, digérer, absorber; voir dl°jO—.

./j^)wX^w senderous, sandaraque ; on écrit aussi ^^^-^ sendelous.

WXIMI (var. ul> JIUJ) sendeq, syndic. On donnait autrefois ce nom étranger au chef de la corporation des carraf ou banquiers du Levant. Aujourd'hui, on ne désigne plus ainsi que le syndic d'une faillite.

L*h* <AJ iAi«uj sendèlemek, marcher


102 &~. A^

en trébuchant; vaciller de droite et de gauche.

sL»*^<j sansar, fouine ; voir jL.X-3.

IÇ^^JJ sinsi, fourbe, rusé; voir

Ja»*/ (var. iail—<; -kL=? a.l~o) SCHIÉ, acacia et ^-\c\ -Sa—^ sawt âghadje, arbre et bois d'acacia.

T^UaLw sontradj, (corruption du pers. ^i^ ^) espèce de ciseaux avec lesquels le niaréchal-ferrant taille les sabots du cheval.

Jl^alw sonqor, faucon; n. propre.

I-ALUJ 1° sinek, mouche; voir ôx^, sînek. — 2° seng, (pers.) pierre.

^XJ^j (var. j—x;^,, <L- et ^J)

suncju, en général : tout objet pointu

qu'on plante sur un manche : dl—Uu

-^yÇj tufeng sungusu, baïonnette.

^iljalL 4)^,5^ LLJJ sunguye davranmaq,

davranmaq, la baïonnette. — ^ Jjbj^ mêzraq sungusu, fer de lance. — ^ -^jPT? vudjoîulun sungusu,

sungusu, — aufig. j* cl ^

<J^r sungusu dgher tcholpa, un lourdaud, un maladroit, litt. : « aux os pesants

pesants — (W j.Xlc sungu ote, cartananche, plante ; voir _j5^«.

(JJ—C1^ 1° sunmek, étendre ; voir Jjxj-^. — 2° sînmek; voir oi^.

Jb**** (var- -L^""' j^L/ et j^-=) sener, frontière, limite, confins. —

avec dl £"^ JcesmeJc ou 1 ,juJ tdyîn

étmek, délimiter des frontières. — dlr^ï" Of-ilL (jijoJLj senerden dicharu tchehnek, chasser des frontières, exclure du territoire. — ^taj^L* semer^ac/i,Umitrophe.— <Ws? (JJJJ^Lsenerinden guetchme, n'excède pas tes pouvoirs. —jOsU* ^\j\ j^ sener âraseu moiCafter, «Fentre-deux des frontières a toute immunité», on est libre de parler et d'agir dans ces limites. Cf. s^-*- houdoud.

O^ senevi, (ar.) annuel; par année. — ,_3>. T^r^ dU i^y-^ senevi ipek ikhradjate, l'exportation annuelle de la soie. — <i^ ûUn^i takhçeçati senexyye, annuités.

à^uj 1° sene, (ar.) année. — dJ<l^ senelik, d'un an, par année. — <_1~. A—JU seneï malyè, année financière

(ou 4 -L,^ hisabye). — 4) JU* 41^

J_=-\i «C-L.;*- se?ièï djarye hisabine


> 1> 103

dakhel, compris dans l'exercice courant. — 2° sine, (ar.) assoupissement, sommeil.

IC^J sunni, (ar.) Musulman qui pratique l'ensemble de lois religieuses réunies sous le nom de sunnet (cf. CÀJ). — orthodoxe, par oppos. à J*l <_«jui ehli sc-hiya, schiites ou sectateurs d'Ali.

iÇ** 1° seni, (ar.) brillant, splendide, élevé. — <LJLUJ O; UaL, saltaneti senyye, la Sublime Porte. — <olj\ 1J 4-L, 6a iradM senyye, par décret impérial. — 2° sèm, accusatif du pronom personnel, toi ; voir ^ s en.

-J^—^,UJ sinior, de l'ital. signore, monsieur, votre seigneurie ; les Turcs ne donnent cette épithète qu'aux étrangers.

y*> sou, forme archaïque pour y~a eau, liquide. — Chercher à j—= les

mots turcs commençant par j -> et

qu'on ne trouvera pas à la lettre ^.

y* 1° suu, (ar.) mal; mauvais; fâcheux. — JU» tyu, suui liai, mauvais état. — <&j\—%j, Lu, suui mouamelè, mauvais procédé. — ,J—t y* suui zann, soupçon, mauvaise opinion. —

1 JL*-M y* suui istimal étmek, faire un mauvais usage ; abuser. — s^°> y* suuiqaçd, attentat; dessein criminel.

y\ J^OJ' ^é^y suui teveddjidù, mezher olmaq, encourir une disgrâce.

— 2° sou, (pers.) côté, direction.

0]y>j 1° sevad, (ar. noir, noirceur) encre ; aufig. écriture. — s \y ._^L= cahibi sevad, instruit, lettré. — _/i\i" 1 ilj^/ teksiri sevad étmek, répandre beaucoup d'encre en pure perte. — 2° ancien nom de l'Iraq arabe.

{£j)yjj suvari, (pers.) 1° cavalier; ^JK^e ^ suvari 'askeri, cavalerie; gendarmerie à cheval. — «tl^â» ^ suvari mouqabele, autrefois : bureau de contrôle de la cavalerie, dépendant du ministère des finances et chargé de l'état d'appointera eut des officiers du Palais impérial. — 2° capitaine d'un vaisseau de ligne; j—IjLI r$\ —^jjlo-^ utch âmbarlu suvarisi, capitaine d'un vaisseau à trois ponts, grade équivalent à celui de colonel.

[_)]yM suai, (ar.) interroger, questionner. — demande, interrogation.

oU—=-3 J^^ suai u djevab, demande et réponse. — \ J^U- ^ suali


104 o^ çy*

khater étmek, s'informer de la santé. — il*-/ CJJ>-\ âkheret suali, interrogatoire que les deux anges noirs font subir aux morts, dès la mise au tombeau.

(j£jù**/ sivayi, riche étoffe de soie et d'or. — a y (3 * °J-*~J (jjj- &-. aj~i «je veux f habiller de soie et d'or, revêts cette parure par amour pour moi> (vers tiré du divan de Vaçif).

ijX>y*> subuk, (ar. dl—JU*) tuyau placé entre les cuisses d'un enfant et qui aboutit à un pot.

j)y*i 1° subu, pointu; allongé en pointe. — .s .'j «i y^ subu zumvud, émeraude taillée en biseau. — 2° sebou, (pers.) cruche, vase en terre.

^J_^*w (var. ^~ty^) subia, boisson rafraîchissante, orgeat fait avec des amandes, des graines de melon ou de concombre pilées et sucrées qu'on fait macérer dans l'eau et passer au tamis. — 2° subia, sèche ou sépia; ce poisson est plus connu sous le nom de murekkeb balegheu, poisson d'encre.

t>^W)^J supurmek, balayer ; voir

<wX«J ^ . V

•p^jki^uj suiladj, pour ^i, I j—ta^ sudlu âch, soupe au lait.

•5*Jjy*i (ou ^fyiïyM et (_}WJ^) suiliyen ou sudliyen, « euphorbia pituysa», plante au suc laiteux. — JjlL jS&y* baleq sutliyeni, ésule, épithymale; — coque du Levant.

A—S~^^MJ sutlidje, laitage; voir

^*.^UJ (yar. fautive (_^u) l°sudju, vin. Ce mot est presque oublié dans le turc osmanli, mais il se retrouve dans les dialectes orientaux; d'après le Lehdje, il faut le rapprocher de Ù^y^} osm. ^=t>=7 doux, agréable.

— 2° ancienne orthogr. pour {J-^—-> sevidji, amoureux.

àJ^-^ujsoukhie, (pers.) brûlé;

— prononc vulg. softa, étudiant en droit et en théologie ; litt. : « brûlé par l'amour divin». — i^jls <^-y~> softa qarenleio, «ventre d'étudiant», gros mangeur, gourmand. Le proverbe suivant raille la pauvreté et l'orgueil des étudiants turcs :J~LÏ\ ^~^j dl'-C^- u~—^ )jj^ JL^J—1 i_jjj_j5 « qu'on jette dehors les guenilles du softa,


iy- Sy» 105

il s'écrie : sans doute on juge que c'est un trop gros bagage».

OJAU 1° sud, vulg. £jy sut, lait. —

~îA > ^J sud hache, crème. — jdj

^ij ui peïnir sudu, petit lait. —

ç"3 j^ 9 LJ" SMC^ qouzousou, agneau de lait. — ~*lij^j- jj- swZ tchorbaseu, bouillie faite avec du lait, de la farine ou du nichasta, amidon; on y ajoute du sucre et du loqoum; voir *y>i.IJ I .* sud âna, nourrice ; \A> *» sud baba, père nourricier; -ili^_s ^ sud qardacheu, frère de lait. — 4»U. .* sud-liane, laiterie ; ^-^y suddju, laitier. — ^°_y_5 i)» swtï vermek, allaiter; Ox-^ (j-5-i_j--' sudden kesmek, sevrer. — ôl ISJ& ^J» sud aère ât, cheval gris pommelé. — CA? ^ sud liman, mer calme, calme plat. — «OH borit sudu, borax. — ^Sy—^ JjJ*^ \ a-* hind indjiri sudu, caoutchouc, gomme élastique. — ^ (j^L-^jl ârslan sudu, «lait de lion», vin. — ^ CJS,\ j^Jol J-=W ondan sud haçel olour, on tirera du profit de cela. — ^^ IJ I J%- ^ âna sudu guibi halal, «permis comme le lait de la mère », chose légale et facile. — ^ ^iy qouch sudu, «lait d'oiseau», chose introuvable, impossible.

impossible. o**X <j^V ^fi^^tt jjla-^- Jj-d tchoban gueunulu oledjaq tekeden siid tcheqarer, «si le berger le veut bien, il tirera du lait d'un bouc », le bon maître fait le bon valet. —

ânamdan èmmediyim sild bourounemdan tcheqar, «le lait que j'ai sucé de ma mère me sort par le nez », c.-à-d. : j'ai souffert mille tourments. — <oo^ oicl J\\^>- sudumè havale étmeli, il faut avoir confiance en moi. — ^\ ij—^ •J<*\ J^-AJWJ sud èvi sîneksiz olmaz, il n'y a pas de laiterie sans mouche.

j—bj.*- sudlu, au lait, laiteux. — ^Jj\ ~ sudlu âch, soupe au lait et surtout au lait coupé ou yaourt. — 2° soud, (pers.) profit, avantage; gain.

\OJUJ sevda, (ar.) tristesse, mélancolie. — \ iy* ej> qara sevda, atrabile.

— passion. — ,0^*3—~J ^ tama sevdase, le passion de l'avarice. —

y )\ÏJ^ sevdalu, passionné; épris,

amoureux.

5^^) J^«j (yar. £<>_)*LJ) sudrebeyi, bégaiement, parole traînante et embarrassée, comme celle de l'ivrogne.


106 jy jy

•S—J^y*> sudliyen, espèce d'euphorbe ; voir <_yir^

JI^J 1° sour, (pers.) fête, noces; synon. de oy^ duyun. — «uli jy sour-nameh, récit des fêtes célébrées à la naissance de Sultan Moustafa III; cet ouvrage très curieux pour l'histoire des moeurs et des usages de l'ancienne monarchie a été imprimé à Constantinople; en 1865. — 2° sour, plur. j\}—J\ esvar, (ar.) murailles de place - forte ; enceinte murée. — jy^ ,J^_1L^ sour çalmaq, s'élancer à l'assaut, attaquer vigoureusement. — 3° sever, aoriste et participe de sevmek, aimer. — 4° suver, (ar.) pluriel de Ijj^, chapitre du Koran.

A (f^J^-u surutdjme, (action

de différer, d'étendre) délai; retard, ajournement. Cf. dl_.»jj-w surmek et surdurmek.

<*~^ 0^ e* -*j-)y surtuk, qui

traîne et vagabonde. — gamin des rues; femme de mauvaises moeurs; cf. hjj:r>.

L^—^)y^ surtmek, traîner; user ses semelles à force de marcher. — ^ <>Jjl <oJ»l eidke eulkè surtmek, se

traîner de pays en pays, vagabonder.

— gratter. — di rjy* surtulmeh,

comme surtunmek, être sali, se souiller. — chercher un moyen, un expédient.

dU:^ surtunmek, se traîner par terre. — Cj\>\y>- jy-iy surtunur haïvanat, animaux rampants; reptiles, bactraciens. — 4_Cj^ surtunme et ^i>jy surtunucli, action de ramper.

L^~.C^J^J surtchmek, broncher, trébucher. — ^J^J^ ^C\I\ âyaghem surtehtu, j'ai fait un faux pas. — ■J^ çiL cil ly^jyu, j bir surtchen âtuà bacheu. keçilmez, on ne coupe pas la tête du cheval pour avoir bronché une fois.

<—»u*i^w soursat, impositions ou corvées, telles que fourniture de vivres et transport de fardeaux (inusité).

^Jjyjj snruk, traînée ; durée, étendue de temps. — troupeau, surtout de gros bétail : Sjy-' J^> Çêgher suruyu, troupeau de boeufs. Cf. *Siy* suru. — adj. JIIJ ^jy suruk tatar, courrier de poste. — ^jy suruldu,


■j**" j*-^ 107

qui dure ; long, prolongé. Cf. dUj^, surmék et iSjy suru.

t^X*àJoJ^*j 1° suruklemek, traîner; entraîner. — siiruklenmek, se traîner, ramper. —2° surgulhnek, herser, verrouiller; voir le mot suivant.

^)y* et (XJ^ surgu, 1° herse. — ^iU= ^ s«r</M taclieu, cylindre de pierre, rouleau à égaliser. — 2° herse de porte ou sarrazine; verrou. — oijfjj^i et <il—H jj.^ surgulemek, traîner par terre ; tirer. — herser un champ ; — fermer au verrou.

0£)y» (var.(jîj^-, O^j*^) surgun, action de chasser, d'éloigner. — exilé, proscrit. — ^1 ^ surgun ave, chasse à courre; J>\ ^ surghun âghe, tirasse ou traîneau, sorte de filet de chasse; synon. de surume.

0y^ et ($3y surum, action de tirer, de produire; débit, mise en vente (synon. de r^J revadj); J^

iJ^jj "• 4§-l qalp âqtche surumu,

émission de fausse monnaie. — «Ujjy* surume, filet de chasse, tirasse. Cf. dl*j^.u surmek.

cAoj^*u surmek, toucher, oindre, frotter. — pousser devant soi; chasser,

chasser, — neutre pousser, croître, grandir. — di»j^ Je 'eumv surmek, continuer à vivre, poursuivre l'existence; ^ (jj-lAlâili padichahleq surmek, continuer à régner. — ^ la

.u 45-1 qalp âqtche surmek, mettre en circulation de la fausse monnaie. — J\J ^U iii>-oj^ suredjek maie var, il a de la marchandise à écouler. — ^ Jl el surmek, mettre la main à une affaire, se mêler d'une chose. — j, 0_à>- tchift surmek, lahourer ou

herser. — ~ J\J 1= tavar siirmek,

faire paître des bestiaux. — ^ <~S keçe surmek, frotter avec la bourse de crins (au bain). — ^ ^-JS qadeh surmek, faire circuler les verres, la coupe. — u" ^J.J* 0 toprak surmek, égaliser un terrain, combler les fossés, etc. —

*, jj yupj surmek, « frotter son visage par terre», se prosterner; prier, supplier. — ,_j- ôyjjï ^j. ioya ou duzgun surmek, étendre de la couleur, farder. — _J4»J^ iljy yurek surmési, flux de ventre, évacuation, purgation. — dLjjji^ surdurmek, faire traîner, faire étendre ; faire exiler, éloigner. — liUj JJLJO..^ suruchturmek, se frotter réciproquement, masser, oindre. — dtajj^ surunmek, se frotter,


108 jf JT"

s'oindre; s'imprégner d'onguents, de parfum, etc. — aufig. ramper, flatter, flagorner.

&*Jy*> survie, 1° action de tirer, d'expulser. — 2° tiroir. — verrou. — 3° surme, poudre d'antimoine mélangé à la noix de galle : les femmes d'Orient font grand usage de ce collyre à l'aide d'une aiguille qu'elles passent sur les sourcils et les paupières (de là son nom). — ijjjy—^ aJ4<jQ_MJ gueuzleri surmeli, aux yeux teints de surme. — <jl.i<*,-_* surmedan, boîte au surme. — ^ ^ «Uj^ surme tcheupeu, aiguille à passer le collyre, nommée aussi J~»»uL—o'jy dlP^T *u gueuze surme tchekmek, passer le collyre sur les yeux. — <j-> jy>

,Jj IL» (j'Loj^ui gueuzden surmèyi

tchalmaq, «volerle collyre des yeux», faire son profit de tout. — ^«Uj^ surmedji, purgatif, lénitif.

\jj^u et \JJ^M surna, instrument de musique; voir l'jjj zuma.

MJ^_J^UJ surutqa, (peut-être de l'ital. siero) petit-lait. — <Sj^ **jy^ <OJJ jyj, surme, chekeri surutqa, prise de petit-lait clarifié et édulcoré.

ij}srjjyjj ou ôJP^.jy* suruklenmek, s'étendre à terre, coucher sur le sol (comme des soldats en campagne). — aufig. vivre pauvre et abject. — J3^î J&jy* surukler vapor, remorqueur à vapeur. Cf. O^AJ^J^.

<S)y^j (var. _jjy^) 1° suru, troupeau. — ~)J»J J^JU» tavar surusu, troupeau de bestiaux. — CJJ.—>j^

< c^L suruden toutma, «pris du

troupeau», enfant trouvé; bâtard. — jl)\ê .sjjiJ ,j^ *p ùt*< j\ o-^jy^ suruden âyerelan qouïoune qourd qapar, le loup ravit le mouton qui s'écarte du troupeau. — 2° en général : troupe, foule. — _*jjj— (il y> keupek surusu, meute de chiens. — O—A~» <Sjy* suru sepet, valets et bagages. — J^YjL 4i,\ jk jyj suridar ela dolachmaq, voyager en grandes troupes. — ^JJ—* surudju, valet de relais de poste, courrier; voir le mot suivant. — i3-°J^^T (j£-)>•"■ surudju tcheqarmaq, envoyer un courrier. — 3° pour sivri, pointu; voir I_£JJ—-.

C^-A?*" surudju, 1° qui traîne,

qui expulse, etc. (du verbe d «JJ-.

surmek). — ^-^j^ ^ deve surudjusu, chamelier. — (_r iîjj_> yu-


jy* jy 109

rek surudjusu, purgatif, vomitif. — 2° sergent recruteur, racoleur. — {4^ JJ-U/ et (J£'3Jj)-"' surunudju, « qui se traîne», vil, rampant; flagorneur.

L^AcJJ**J surumek, traîner; tirer. — ^y. Jjl I ayag surumek, « traîner les pieds», tarder. — ^ ^i^ ipeneu surumek, «traîner sa corde», être misérable, végéter. — dlËj»^ surutmek, lancer, jeter sur. — 4—;jjJy ^..jf~ JjJujj--/ keupeye euldurene surudurler, on lance les chiens sur le meurtrier (proverbe). — dL_r JJ_^ surunmek, se traîner; aufig. vivre dans la misère. — dLjJ-Lj»^ surundurmek, rendre misérable.

J|^ujsewz, parole, discours ; promesse. — ~ Jr—J ^ edebsiz seuz, parole déshonnête; ^ ,*—=7^ «4/- seuz, injure, insulte; ^ ij^_5j^i duzgun seuz, belles paroles, éloquence. — ^ <tL~ yabane seuz, «paroles au désert », paroles perdues. — ^j \ ^ seuz eri, chef, maître. — çiA—; ^ seuz bâche, commencement du discours, préambule, tête de chapitre. — dL j^, ^SJ\ seuzinun eri, homme fidèle à sa parole. — (J_»1 ^ sewz èhli, disert, éloquent. — <! 1^ .« .sewz birliye,

unanimité, entente; union. — {SJy *s\ j ^ seuzeu guetcher bir âdam, un homme qu'on écoute, considéré et

influent. — jj ^ a jL< saz u seuz,

joie, réunion joyeuse. — (jjxi ^ se?<.2 âtmaq, «lancer des paroles», menacer, gronder. — d&\ ^ seuz étmek, donner des raisons, chercher des prétextes. — o "j jj o_«Jl ^ sewz

âloup vermek, parler, discourir. — dU~ ^j* seuz bilmek, être intelligent. — ^—0^1 .j" sew2 ânlamaq, comprendre; être convaincu, céder à la parole. — dl_c-^i .*, sens duchmek, avoir son tour de parole ; mettre de la suite dans son discours. — ÙPJ3—* ^y^-f7 seuzden tcheqmaq, manquer à sa parole, se démentir; avec dl—i^i detinmek,mëme sens.—&jb Ci^jy seuzden toutmaq, prendre au mot. — dlo^KTo „, seuz dinlèmek, écouter; profiter des conseils. —^ J^>\> 0^1 yalan yanlech seuz, paroles mensongères et trompeuses. — ^'jj ^

dh>j » ÔJD jo j seuzeu, rouziguiarè vermek, «jeter sa parole auvent», manquer à sa promesse. — j_ 411 j_ jy* seuz bir allait bir, «une parole, un Dieu », formule de serment afin de lier par une promesse. —u^-Uy-s ^j».^


110 jy jy*

■by seuzeufikr édip seuïlè, ne parle qu'après avoir réfléchi. — ^J>\ ^

jjl L^- (jj.il seuz âdame bachdan

tcheqarer, la parole coûte quelquefois la vie à l'homme..— di»_>s? ^ <C—J ^ birisine seuz guetchirmek,îaive entendre raison à quelqu'un. — dU_yj ^ seuz vermek, promettre; gouverne le datif: *jj$ ^ <^'*&'3i^°~ tehapeq gueledjeime seuz vererim, je donne ma parole de venir promptenient. — 4 jy^ j biv seuz île, en un mot. — <oj^ seuzde, pour ainsi dire; soi-disant. — die—' j^j seuzleclimek, causer ensemble, s'entretenir; conférer.

— 2° jj.^ souz, (pers.) qui brûle. — chagrin, douleur cuisante.

wJji^uj seuzuk et ,_> jj—^ seuzgu, (de seuzmek, passer) filtre, passoire; voir *? j^.

gutch, filtre, passoire, grande cueiller à passer le bouillon et les légumes.

— rondelle de métal percée de trous par où l'eau s'écoule au fond d'un bassin, d'une baignoire, etc. — J\ ^—\-'jy <d seuzgutchu, petit filtre pour passer le jus de citron, les sirops.

^—3-jy* ùl^r tchoban seuzgutchu,

seuzgutchu, plante avec laquelle les pâtres clarifient le lait.

^)y+> et (3 jy—^ seuzgu, instruments à filtrer; voir le mot précédent. — _il—\s jjj^ seuzgu tache, grès très poreux pour le filtrage ie l'eau.

iJAkJ^jj seuzulmek, 1° voler, planer dans l'air sans crier (se dit de l'oiseau de proie); se glisser comme le serpent. — 2° maigrir, dépérir. — 3° avoir les yeux appesantis par le sommeil. — 4P être filtré, tamisé; voir di»j»-^ seuzmek.

iJ^)^ seuzmek, 1° filtrer, passer au travers d'un tamis ou d'un linge;

clarifier. — OJJ <=•») •u'jy seuzme

yaghourt, lait caillé, filtré avec soin, la meilleure qualité de yaourt. — \jyAc ^ seuzme'achoura, gâteau de gruau arrosé d'un sirop où il entre de l'eau de rose et du musc, et qu'on saupoudre d'amandes; voirIj^ilc. — 2° j eter un coup d'oeil ; lire rapidement ; regarder avec les paupières à demicloses. di»jy» ^J j àb^làJ J.o^

haçed nazari-ile birisini seuzmek, regarder quelqu'un d'un oeil d'envie.

>—KJ)^w souznak, (pers. ardent,


JMW -J OJJJ 111

brûlant) on nomme ainsi un air oriental de composition assez récente.

(_J>J!^u> souzeni, (pers. souzen, aiguille) broderie, travail de broderie à l'aiguille. — dl» <ki~i \ ^ souzeni ichlemek, broder.

^yy^ 1° sus, toilette; élégance; luxe. — ~>y* çil 0*J«1 ustu bâche susu, élégance dans l'habillement. — avec vermek, parer, orner, embellir par le luxe extérieur. — dlr^^ suslenmek, se parer, faire toilette ; trans. dLjJLlLuj.^ suslendirmek, rendre élégant, donner des ornements, parer.— <SJ\B i^y^ suslu qareu, femme élégante. — 2° pour cous, silence ; voir jj^j—■<=>. — 3° pour sis, ombre; voir

P\MJJU> sousam et sisam, sésame; voir ,L,^>.

(-AC*^w (var. ,j f""^) susmek,

heurter avec la tête; frapper avec le front ou les cornes.

/j—*>y*> sousen, prononc. vulg. X*y* sousam, nom générique des Iridacées ou Iridées, glaïeul, ixia, etc. — L'iris sauvage est nommé eclïèk lalèsi, «tulipe d'âne». — S5—'^

sousen keuke, « racine d'iris » ou <lAi~ ^jTmenefchè keuke, « racine de violette », ainsi nommée à cause de son

odeur, en ar. . ^IaJ\ ~^l/>] c'est sans

doute l'iris de Florence.

£y*> 1° sevq, (ar.) pousser devant soi. —JK^C ^J^J sevqe 'asker, expédition militaire; ^,\JJ CJ\$}\ J}^ sevq olounan lechker, corps expéditionnaire. — ^—.i-l ^y i}y<^>\ ouçouli sevq ul-djeïch, principes de stratégie. — 2° souq, (ar.) marché, bazar.

^y^yj soqaq, rue; voir Jjlsj--^-

<S<>yjj seuyut, saule; voir OjTj^.

J^yjj (var. ^J-5JJ) seuyuch, 1° viande désossée et bouillie; espèce de pot-au-feu. — 2° injure; insulte.

cA^ja^o 1° seuyulmek et dl»4-6^ seuyulhnek, bouillir (la viande) ; <fy* seuyulme, viande bouillie, synon. de iiTj_i« seuyuch. — 2° seukulmek, se découdre; être défait.

^jby*> (var. ôf^y^, <_}W^) suïlun, prononc. vulg. sulun, faisan; faisan commun. — ^ ô}^\ âltoun sutlun, faisan doré et ^ ^Ay gumuch suilun, faisan argenté; ces deux va-


112 ày ^y

riétés sont originaires de la Chine. — C\^&^ suïlundjuh, faisandeau.

,Jby> sevguili, ami; amie ; objet aimé ; voir di»y sevmek et (_>y sevgui.

<*-ÀÇyjj seugmek, mieux seuhnek, injurier, insulter. — o_^—>y u"^ ,j^:L=> nainous seuyuj) çaïmaq, ternir l'honneur, la réputation. — <—'JJ^i ôS^y duchmanene seuhnek, insulter son ennemi. — dlc-^ ^ ^.J.J. birbirine seuyuclimek, s'injurier l'un l'autre.

L^C^MJ seuhnek, arracher; déraciner, extirper. — séparer par le milieu; fendre la foule, le courant. — fendre la terre pour labourer. — déchiffrer l'écriture; débrouiller. —

poindre (l'aurore). — jy S'y* J^Li

chafaq seukior, le jour se montre. — vaincre réchauffement, purger (remède). — découdre, défaire; desceller. — ^ ^jbu^L» toutqaleu seukmek,

enlever la colle. — dl "jjS^ seuktirmek,

seuktirmek, arracher; expulser. — ôjfj.^ seukidmek, être arraché, se découdre (étoffe). — i^_f^ et ôS"y* seukuk, décousu, défait. — ~lX j> „ seukuk dikichi, reprise. — dL—TLj jly=> j\ L_*o „JL\o seukuk dikichi

daha eyi toutar, une reprise n'est que

plus solide. — uJ "_>„ \> ù-^

JJ.XJ ôSSy^ kesmekten y a yertmaqtan seuhnek yekter, il vaut mieux découdre que couper ou déchirer.—f)jy^

ij^j. \Zy omouzlarem seukuldu,

«mes épaules sont décousues», je suis éreinté. — Voir ^yy^ seukuk.

{S^JCS^UJ 1° seukuntu, courant, marche impétueuse; entraînement de la foule. — 2° chose décousue ; reprise d'une couture.

^STy+t (var. dl_£^; moins correct dL_Cj_j) seuyunmek, s'éteindre, s'éclipser; disparaître. — J*-Ujl ày" ^xSy* seldjouq odjagheu seuyundu, la famille de Seldjouq s'éteignit (litt.: le foyer). — dLj.AljË==^ (avec les variantes) seuyunturmek, éteindre, faire disparaître ; anéantir. — ^xL j 4 ij-u^« yuz yelken seuyundu, «cent voiles furent éteintes», cent bateaux périrent. — J>—\j*X5y, ,y moum seuyundurenler, « éteigneurs de bougie», nom donné à une secte mystérieuse, celle des Yézidis, qu'on accuse de commettre toutes sortes de crimes à la faveur des ténèbres.

<~~>yy (var. SjjTy,, CjyJ) seu-


%-> - J^ 113

yut, saule. —_>•*-""j—-° <5 t37^,r seuyut âghadjeu guïbi meïvèsiz, « stérile et sans fruit comme le saule », se dit d'un homme paresseux.—<3~\cS ^j» dLj^-o 4j_o_y ^A Jr^jlc (C^ seuyut âghadjeu guïbi "arsez lier nereye çoqarsan biter, il est effronté comme un saule, partout où on le plante, il pousse.

Jjj—J^UJ seuyuch, bouilli; voir

wjPj^ (var. ôS'yS) seu~k.uk, l°os; cartilage.—2° chose décousue, chose défaite. — «iV^-j ^ seuhuk dikmek, recoudre, repriser. — Lç^^ ■* l^yy» yuys ail \JO seuhuk dikichi dalia eyi toutar, chose reprisée n'est que plus solide.

L)£y+> (ar.) 1° sukun, dispersion, dissémination. — ij-x~\ (j^y^^^lcghalabaleq suhun étti, la foule se dispersa. — 2° sukioun, (ar.) repos, tranquillité, stabilité. — signe orthographique nommé djezm.

(J>_jl yiy^J seuyu ote, catananche jaune ou pied-de-lion; son nom vulgaire est tavchan ote, herbe au lièvre;

f

les Arabes la nomnient^JlyJii griffe d'aigle.

{\y" sengui, (de ô^jJ) amitié;

affection profonde, amour. — LU UT

~~SJL* âna baba sevguisi, affection

des parents pour leurs enfants. —

^ \i \ âna sevguisi, amour maternel.

^^>y* et J-ISJ^ sevgulli, aimé, chéri.

^_JJJJ*J (var. tiU^-uj) sid'puk, avec olmaq, dépérir, se flétrir; être mou, indolent. Ce mot peu usité doit être rapproché du verbe t. or. OJ^-* SU^' pimek, qui aie même sens. — synon. de dllja.^ seusulmek.

^~X)yjj suluk, sangsue; voir Û^*.

{\—>J^M/ 1° suluyen, vermillon; voir /jSjijiM. — 2° suluïun, faisan; voir {j£y

^.Jyj sulkï, mou; faible; paresseux. — flétri, fané.

A—'J^JJ sulna, (origine douteuse) petit coquillage de mer, de l'espèce connue sous le nom de />>:j, ^i-As qamech beudjeyi; il est comestible.

■Jjyy+i (var. ô!iyJ) suluk, sangsue.

JjUjS ^j* suluk qomaq, poser des


114 ^ ^

sangsues; ^jJJA ^suluhyapeclitermaq, appliquer des sangsues. — Proverbe : ^—'j- 5 &y J-^JJ ôyj.

A ill ,_£wUr bir gueul verdiler suluye

derya yetmecli balegha, « on a donné un étang à la sangsue, mais la mer ne suffit pas au poisson », allusion aux gens avides et insatiables. — yèy>y^ jl^.. suluklu ■pantclmv, plante de l'espèce des carduacées, dans le genre du cardon, en ar. LSJ}-'-3-S^y {~K^ wlùk suluyu, plante de la même famille, mais qui n'est pas utilisable; sorte de chardon.

l.vyun, cérusc rouge; minium. — vermillon.

j^r (var- ùl^> ù-°^et Ù^)

sulumen, chlorures de mercure. — ^ ^\ rîq sulumen, sel blanc; c'est le dcutochlorure de mercure on sublimé corrosif. — ^. ^L"lL> tailu sulumen, sublimé doux, calomcl. — L'auteur du Gludatatlmerhlwuru dérive le mot sulumen de l'arabe ,jj^ suleimani; il semble que la forme arabe ne soit elle-même qu'une transcription du latin sublimatum.

çX^^p^j snmlieki, grande barque;

voir <LLu et Dictionnaire géographique.

bj\—C^UJ sumtura, blé ou gruau dont les grains sont très légers ; orge sans balle; voir o\èj\j\ drparghan.

t„Xoy<syjj (var. dl»jaja.^) sumurmek, humer, lamper; boire entièrement; absorber à grandes gorgées.

(«Aiivo^uj (var. Ùy^Ay* et liL-c-") summk, naïf, innocent. — se prend aussi dans le sens de «malotru, rustaud, grossier ».

L-XQJMJ sevmelc, (forme ancienne liLj^J) aimer; affectionner; chérir; être amoureux. — dUjj^ seedirmek, faire aimer; paraître agréable; flatter.

dll^ sevihnek, être aimé; inspirer l'amour. — dlt-^ serichmek, s'aimer réciproquement; vivre en bon accord.

o c^ sevinmiik, se réjouir,

être heureux, satisfait; se féliciter; dL—°_)Xy* sevindirmek, réjouir, récréer, rendre agréable. — JCo^ ^ banni» serdiyim, mon ami, mon chéri.

<S J-* seridji, qui aime, amoureux, amant. — Proverbes : * J^-â 1%- < ^UaL* CJC^j^ sevennù qoulou em xi'niK'ïcvtrù sultane cm, «je suis l'es-


*y ùy 115

clave de celui qui m'aime, le maître

de celui gui me hait». — *&y»> ^ y

X^ sev béni seveïm seni, «aime-moi,

je t'aimerai». — <—isU- ^y* ^ y

o. *<2J> è~& LUI ~**> <0> jj^i *L*j i ^j L^X>

4-jl (jVxA** sev seni seveni ~kh.dk ile yeksan içe sevmli seni sevmeïeni meçre soultaniçe, «aime celui qui t'aime, fût-il humble comme la poussière, haïs celui qui te hait, fût-il Soudan d'Egypte ». — dl_L yjy (jU oV. jy* Z djan djane sever geumlek tene sever, «l'âme aime l'âme, la chemise aime le corps», le vrai ami aime la personne, le faux ami n'aime que par intérêt.

L*b>à~*y*> (Var. O oja.xr-") sumkurmek,

sumkurmek, moucher; voir Ûy>y» stimule, morve. — On dit d'un homme très affairé : ^Uj ^Ul "Xtjvy* J^jj. Jj^ bournounou sumJûurmeye amans zemane yoq, il n'a pas le temps de se moucher le nez.

<-Af&^ summek, ce verbe indique la façon de téter des bestiaux, comme le veau, etc. — par extension : gronder, grogner, murmurer.

v_iysyjj (yar. dU^, J^c) sumuk, humeur visqueuse qui sort du nez,

morve, synon. de bouroun boqeu;voir

,j_j- .. — 1$"^ O" sumuk âqmaseu,

âqmaseu, des animaux, maladie. — jSSyj.*, sumuklu, morveux; dl>^> a, sumuklu beudjek, limace. — ^TV Ly ji j_i^j 4^jj.lL) oJ.la _j*> S sumuklu beudjek guibi lier qanda boulounoursa belli der, «il est comme le limaçon, partout où il se trouve, on le reconnaît», se dit d'une personne malpropre. On appelle en plaisantant le limaçon naqqachlarunpiri, «le patron des peintres». — ^_f~o.>-»i ^ jX\ ^i-oi ^j <T> yj sumuklu beudjek guibi guezdlyi yeri naqch éder, « comme la limace, il peint tout endroit où il passe», se dit d'un indiscret qui ne peut garder un secret. — ^\ ^^ ^ j«.—Jl <L*Oj! Vf«l Jjat i#^ sumuklu beudjek eli âyaglie yoq evini ârqasena âleur, «le limaçon n'a ni main ni pied et pourtant il porte sa maison», aide-toi, le ciel t'aidera.

àx>^u sumpa, cagneux, difforme; qui marche comme le canard; nufig. niais, lourdaud (Lehdje); ce mot paraît être fort peu usité.

f-y^ et ff'.y sevîndj, (du verbe iii s y) joie, allégresse. — o^y

S*


116 oj>" <Sy^

(J «Lc^l ÔJ sevîndjden yere baçmamaq,

baçmamaq, pas toucher la terre dejoie», être transporté, ravi. — i£y sevîndji, honne nouvelle, message qui inspire la joie.

y°^M s'aligner, éponge. — Oyr ^c,j^y* tcholia sungueri, tampon de drap pour essuyer. — ^^ u" suu~ guer tacheu, pierre ponce. — ^ ojl> yara sun guéri, éponge de pansement. — excroissance de chair, loupe. — ^ <C même sungueri, sein gonflé de lait. — dlK"' 4i,\ ^u sunguer ile silmek, éponger. On dit d'une personne malpropre : <bj^==»y 0L29 ^JJ

1 c™ yn.zu qassab sungueri ile silenmich,

silenmich, son visage est essuyé avec une éponge de boucher».

^—>)yjj sungu, baïonnette; voir

(—*—CJ«J 1° seumnek, s'éteindre, s'éclipser, finir; voir dlp^, seuyunmek. — lîloj-A^ seundlrmek, éteindre, détruire, anéantir. — A ;[x^

4)—~k dUjA,^ cU»' 'osmanli odjaghe seundirmek nyeti-ile, «avec l'intention d'éteindre le foyer ottoman », 0.-à-d. : de ruiner la monarchie ottomane.

ottomane. 2° sevinmek, se réjouir; voir ô^yui sevmek.

bôyjj et IJ_J-J suna, espèce de canard sauvage au plumage vert et dont la tête ressemble à celle du faisan. En t. or. c'est le nom du mâle dans toute cette famille de palmipèdes.

{£)\l)ya soïtari, effronté; baladin, bouffon; voir ^jL,^.

^JS~JMJ (var. dlr^j) sevitmelc, retarder, ajourner; différer.

<^Asri^j seuïgumnek, se courber; se pencher; s'appuyer; synonyme de daïanmaq; voir J^rlAL.

i^Jjysj et ^.y (var. J >^,

<-ÀL^.J) sivil, sivildje, petit bouton, pustule de petite dimension; bouton de fièvre. Cf. jXL seyil. Le Lehdje rapproche ce mot de <SJJ~* sivri ou

sifri, allongé, pointu. — ,34 h_y*

i> •* j-^J ô\-^r <°VU.j_js sivildjeye

sivildjeye tchihan hier sin, «ne gratte pas trop fort un bouton, tu en ferais un ulcère » (proverbe).

i^À—^jy^ seuïlemek, parler; voir le mot suivant.


<Sy*» <£y* 117

cA«Àb^w (yar. ôJ?_jJ) seuïlemek, parler, discourir. — ^ iJ^~ buyuk seuïlemek, «parler haut», se vanter.

— .* ,3^ turku (ou ^ « mani)

seuïlemek, chanter des chansons. —

* i3j—^" te^°2 seuïlemek, bavarder, être prolixe. — ^ 4jlSi- hikaye seuïlemek, faire des récits, conter (comme le meddah dans les cafés d'Orient). —

„, ^l)j\^ qarecheq seuïlemek, parler d'une façon embrouillée, être diffus.

— ^ (j^y^-jSguenizden seuïlemek, nasiller. — ^ <oL~ yabanè seuïlemek, parler dans le désert, pour ne rien dire. — ^ <*pl> 4—*^l> yaptclia yaptcha seuïlemek, parler tout bas; opposé à .* 4 sN_ pektclù seuïlemek,

parler fort. — ^ cXj J>J ^s'jy^ seuzeu yerlu yerinde seuïlemek, dire des choses convenables, parler raisonnablement. — ~ ûJuc ghaïbet seioïlèmek, médire des absents. — ^ ù^>. yoghoun seuïlemek, parler d'un ton grossier. — ^ <jJ—'~isï dichinden seuïlemek, parler entre ses dents, marmotter.— .►, (jJLilL (JJLCIL daghdan tachtan seuïlemek, parler à tort et à

travers. — -, is^ù^ i""' U6^ 0ue~ Un guibi seuïlemek, «parler comme une jeune mariée », dire à peine quelques

quelques Voici comment le P. Arcère explique ce dicton :

«Ou le dit d'un homme qui ne daigne parler à un autre. Quand on a introduit l'espousée dans la chambre nuptiale, avant quelle ait levé le voile, son espoux lui dit : rfjj^o l5o fjspj i_5^ cy& \£~VJ <kzJù\ ichtè sana fulan cheye verèim bana seiiilè, «parle-moi et je te donnerai tello et telle chose». L'espouse fait alors la pretieuse et vend bien cher ses premières paroles. On appelle l'argent quelle en retire, ou le présent que fait l'espoux pour ouvrir la bouche à son espoux : seuïletmeklic et

uzeuguilic k*X LS^\S\ ^Xl$i^XX^^> «le

faire parler et les estriers, (qui) font partie de la dot de la femme comme le sunnetlic mali JUJ ^$L\XX^ OU l'argent do la circoncision entre dans le patrimoine des garçons.»

u, (jil as ù-^jlcj 1 boghazdan qafadan

qafadan parler comme un grossier personnage et un menteur.

— ^ A oLiil padieliah guibi seuïlemek, «parler comme le roi», d'une façon brève et impérieuse. — 4JLL j-, J^L_) 41X1 JJJO^J 43.li seuïlhjene baqma seuïlediyine baq, ne fais pas attention à celui qui parle, mais à ce qu'il dit.

iii_c^i^ seuïletmek, faire parier, faire avouer; interroger. — ^ i5J^ saze seuïletmek, «faire parler l'instrument », jouer avec talent. — ux-"-1-^ seuïlechmek, etlaformepass. dil—\^ seuïlechilmek, causer entre soi, con-


118 Sr* ^

verser; tomber d'accord; disenter. —

kendi kendisi-ile seuïlechmek delilik nichani der, parler à soi-même (parler tout seul) est une marque de folie. — ô—srly seuïlenmek, murmurer; gronder, faire des reproches. — J^—Aiy* seu'ilcAch, action de parler, discours; élocution.

^-—s~yiyu seuïleïdji, celui qui parle, causeur; grand parleur, comme J»y^ J)j—57 tchuq seuïler, qui parle beaucoup; voir dU^^.

fiy*> sevim, (du verbe dL^) affection, tendresse; charme qui attire et fait aimer. —jis^. secimlu, aimé; attrayant, charmant.

<—Xo^ ^XLi&Atj se 11 y un di rm ek, éteindre; voir dl^o-* seunmek.

"Mf" 1 sehha, ((^u pers. l> <^ trois pieds) chevalet de table, porte-couteau.

J>Hr\c^ silivibaz, (ar. pers.) locu- I tion vulgaire pour J^J^*,, sorcier, magicien; voir^L, saJiir et^5"L buyu.

L>fJ *eH> (ar0 1" locution vulgaire : climat doux et tempéré. — 2" facile, aisé.

xTa sehm, pronone. vulg. sehim, (ar. flèche, lot; part) rente viagère; — revenu sur le Trésor ottoman. On emploie surtout le pluriel J>—^ \ esham.4I^<J> ^~~f\ es hami mirye, rente sur l'Etat. — <—f^è \ es hami 'oumomnyïi, dette publique consolidée. — iç^ls J'Jr°" $>\f-» \ es'hami ■miryeimù tenzili falze, réduction de la rente sur l'État. — ^<c^j> dbl^J esltamuh firlaumase, hausse de la rente. — Jj—«b-jl •C^r^i di»L--l es lia mu n dach mes in e oïnam aq, j ouer à la baisse sur la rente. — ■ s**"" sehml, flèche, pièce de bois qui joint le train de derrière d'une voiture avec le train de devant.

^■^ sein:, (ar.) erreur, faute; irrégularité. — la j^ sehvi qalem, lapsus calami. — ^—^ sehci, erroné; irrégulier; i_j—^— sehren, d'une façon erronée; par erreur.

^^ 1" suffixe du pron. possessif de la 'à'' personne .q^L habase, son père; ^-JJ^ surusii, son troupeau; i_S"-^—f ial)0ltsou' sa porte; voir la grammaire — 2° si, (pers.) trente.

Lw- 1 et <u^ sia, (ital. scia, français ~scte) cri de commandement pour que


L~» L^ 119

les rameurs nagent à rebours afin de reculer. — (jj-CJL, o^A>l Lw sia édip yanachmaq, aborder en sciant sur l'aviron. — virer.

7~\-—~*> seyyah, (ar.) voyageur ; comimmauté de derviches, comme les kalenderi, etc. qui parcourent le monde musulman, pour quêter et répandre sur leurs bienfaiteurs les bénédictions du fondateur de l'ordre.

Û^>LJ siyaliet, (ar.) voyage. — «JbJ..« .„ siyaheti medide, voyage au long cours; <J.=-LJ .* siyaheti sahilye, cabotage. — 4—«L^-L* siyahetnameh, relation de voyage.

<_-Ol—«A» syadet, (ar. dignité de chef, suprématie) descendance de la famille du Prophète; avoir la qualité de seyid. —jiôL* syadeilu, qui est honoré du titre de Scyid. Le Chérif de la Mecque a droit aux épithètes officielles ^biL* dlLi devletlu syadeilu. Cf. J-^J seyid.

J>\ J^ seyyar, (ar. qui circule)

agents, inspecteurs de l'administration; voir ,J£À* mufettich. — i_all-=.l jL^ eçnafi seyyar, marchand ambulant. — ^^x^p Jiisï—" jLo, seyyar

mustahfiz 'askeri, garde nationale mobile. — OJLJ seyyare, planète.

^)Uw seyaz, graine dans le genre de la vesce ; voir ^Uj j .

t_^i„wjUw syaçei, (ar.) gouvernement, autorité. — punition ; châtiment rigoureux. — o—L- ^y, fenni syaçet, science du gouvernement, comme <UaJ J^-ol ouçouli politiqa. — a«s <_^,LJ qouvvèi syaçye, pouvoir gouvernemental. — 4~*Lu, Jpl>-1 akhlaqe syacye, moeurs politiques, morale de gouvernement. — (jj—^L^ syacyoun, les gouvernants. — oL—L^ syaçyat, affaires politiques. — 1 J.cU IJJCL^LU jaJal c-^ (j J~i ^ syaçyatten mada lier cheïden balis olounour, on parlera de toute chose, excepté de politique. Cf. 0-»ftX>- hulcioumet.

JC)L*J syaq, (ar.) marche, progression. — Jj^ ~"a JjLj syaq -u sebaq,

suite et développement des idées dans un ouvrage; contexte, liaison du discours, comme en arabe ^^i\ JjL*.oJiLj «i bou syaqta, de cette manière, de la sorte, ainsi. — ^yOlsL^ syaqlamaq, lier, bien coordonner le style.


120 L~ "V"

J^3\—**j syaqat, (ar.) signes de comptabilité employés par les Persans et, à leur exemple, par les Turcs, dans les états et comptes du ministère des finances. Ces signes ne sont en réalité que les abréviations des noms de nombre arabes. — On dit d'un homme contrefait : ji S\j^ osL^ syaqat vave guibi der, il ressemble au «au des chiffres syaqat.

<_JL*u seyyal, (ar. qui coule). — oYL_~j \c \jlml seyyalat, hydrostatique. — <J>y 4JI~J seyyaleï barqye, courant électrique, électricité.

à' y* syah, (pers.) noir. — ^

<A—>-i sîm syah, tout noir. — 4W .* syah lehe, tache noire, noircissure. — <jj—£>*LJ syahlatmaq, noircir. — J^lfeL^ syahleq, noirceur. — ^^AL^ syahqiouch, vêtu de noir. — o^s^L^ syahtcliehre, face noire, méchanceté. — i3-°jlct oL-i syah âgharmaq, «blanchir le noir», se consumer en vains efforts. — jjJ^S «L ^j»» dl'<=j\^ ^ Aer qaranun yuzu syah déilder, « toute face de nègre n'est pasnoire», un noir n'est pas si méchant qu'il en a l'air. — Ja\—~ <L\ (3*5>_ ^_p ùVjl oL- J-=T _}ljl âçleu syah olan deri youmaq cl a

beïazolmaz, peau naturellement noire ne devient jamais blanche.

I_-V_J^ svp, particule d'intensité : (_£_)*"* i—A— svp-sivri, tout pointu.

iÇM^fJJ (ysx. Lc~-)-^) sipsi, sifflet ou porte-voix de commandement pour la manoeuvre à bord.

(JUJ^)UJLO (Var. 0> jll^l istarit) sitarit. D'après le Lehdje, c'est un gros poisson rouge du genre dauphin; on lenommeengrecor/vtHos, orque; voir

Jy^J jjl .

(3 m^MJ sedjaq, chaud; chaleur; voir JjL^I.

/ÇS^ sidjim, ficelle; voir ^^.

*-\^ seyid, (ar.) maître; chef; issu de la famille du Prophète. — Lu VI JL^ seyid ul-embya, «prince des prophètes» 011,^-Lj^il J^^seyidul-murseUn, « prince des apôtres », titres donnés à Mahomet. — ^J^^ sidi, (ar.) monseigneur, monsieur.

i_^—J-\^w sldlik, partie intermédiaire entre le ventre et les mamelles, chez le chameau.

^-^d*-*"^ sidih, urine; voir dlju-.


i_ri~^ 121

J**» 1° seïr, (ar. marcher) marche ; lilc a. /x. seiY ii temacha, promenade, excursion de curiosité et d'agrément. — ^j j^, seïr y ère, lieu de promenade. — ^y^f7 oj1-^ seïre tcheqmaq, aller à la promenade. — ^_L_JL> ^ seïri sefaïn, navigation, avec ^/^j ruçoumi, droits de navigation. — 4)jli£ Vj-Lô-j _/~UJ seïri sefaïni tidjarye, navigation marchande. — I3~.J^ seïrdji

seïrdji mieux ^ ~y\ _/ * seïr édidji,

édidji, spectateur. — 2° sîr, (pers.) ail—rassasié, saturé.—3° sye r, (ar.) plur. de CJJ^ sîr et, biographies ; récit des expéditions du Prophète, etc.

<J]^*> seïran, (ar.) action de se promener, de circuler; excursion. — ji y[k^> CJ\J<** seïran çafalu der, la promenade est agréable; voir le mot précédent.

^lx^M sirto, espèce de danse légère et sur un mouvement rapide.

WXS*J seïr eh, clair, clairsemé ; ouvert; rare; voir 4A1"-3U 3 ^Jl^ seïrek taraq, démêloir, peigne.

<—AJ/;U/ sirJcek, agitation, secousse nerveuse; commotion. — réveil en

sursaut; insomnie. Voir le verbe peu usité O-c _/_UJ sirkenmek.

<«S*AOJ\«J (var. ^xf^, du verbe inusité sirkenmek) sirkendi, agitation, tremblement nerveux; réveil en sursaut; voir dl/^ silkmek.

<-^_JtV sirkenmek, sauter, s'agiter, trembler (peu usité). Cf. dlc^—^.

àùx^> sirke, vinaigre ; lentes ; voir

C_A«JA*«J sirmek, glisser; faire glisser; •—lustrer, polir. —j_ ô^-j^ sirindjik yer, endroit glissant. — On trouve aussi la forme rude ^—»>-» çermaq. — >_/— et fj^*> çirim, courroie; voir <j^-

OjJ JL?,^" 1" siroz beze, « toile de Siros », chemises de gaze légère fabriquées à Siros, ancienne Sirroe, en Macédoine. Cf. dL^j^ burundjuk.

y^*> siz, vous ; voir y~>.

<~A —■«J^-w sezmek, filtrer; voir

fY^ (var. rare ^y—^ sus) sîs, brouillard, brume. — 1_^A jl-*—■" sîslu hava, temps brumeux et humide. — CJ\ _/& ^ sîslu qer ât, cheval cendré,


122 -i^, <^~-

moucheté de gris. — Voir Dict. géographique.

PLOXW sisam, sésame ; voir *LJ^-_>.

dJsr^i^ siskenmek, se réveiller en sursaut; tressauter; trembler, frémir. On emploie clans le même sens le verbe CXP _^ sirkenmek.

Ù3\&XXMJ (var. 4_.Lja.u~j;, LLjy_j) sighourta, de l'ital. sicurta, garantie contre les pertes éventuelles, assurance. — (j;jCLj ^ sighourta senede, contrat d'assurance; Lç>J-^' chirkete, compagnie d'assurance; ^J,J>;\ udjrete, police d'assurance; ^.IJajl odasseu, chambre d'assurance; ^jVi tellaie, courtier d'assurance. — ôs\ sighourta étmek, s'assurer, contracter une assurance. — JL> yS <Jjj.«a_. ou -a-J^ sighourtalu mal ou cliakhs, marchandises ou personnes assurées.

I«_SA*J se'if, (ar.) sabre, glaive ; voir ■c^ 3 qeledj. — 4—JL_ se'ifye, emplois d'épée, carrière militaire, opposé à 'UT 'ylmye; voir ce mot, — j^.^ se'if., oiseau du genre faucon, ainsi nommé parce que son bec paraît avoir la forme d'un sabre.

àbj^soMj s iqourta, assurance; voir

<_tA^*u (var. _i_; forme primitive Snj~S) sik, membre viril; verge.

A^-vJ sîndje, légèrement, faiblement; voir le mot suivant et _*X_w

sîfisi.

t^À—oj^*> 1° sinirniek, digérer; voir _i°_/~_f. — 2° iiA»jS^j sinirniek, sauter légèrement.

iÇ^?JJ (var. ~*JJUU, ig^-^) sînsi, hypocrite, fourbe; qui se cache pour nuire; du verbe _)—Ar" sînmek (ou _ii^"). — On trouve aussi la forme 4sX^ sîndje dans le même sens.

I^O^JJ (var. i_l_X_*, iiAù._.) sînek, mouche. — .« l!^._== gueuk sînek, « mouche bleue » ou mouche à viande. — i_r J—_1) yechil sînek, «mouche verte»,musca coesav; ^CJI âtsîneye, «mouche de cheval», taon; ^ _Lil èchek sîneye, «mouche d'âne», mouche-bourreau. — ^ ,jjj _* sivri

sînek, cousin, moustique. — au fig. tj» f\j—>\ ihram sîneye, parasite, pique-assiette. — (_i_K_CL ou dl&Iuv sîàeklik, chasse-mouche en fibres de palmier ou en plume, de forme con-


du- Jr 123

cave. Autrefois le sultan, à table, et le grand vézir, au conseil, avaient derrière eux un officier qui agitait le sîneklik sur leur tête. — ^ys—L ^ sîîîek yeldezeu, «la Mouche», petite constellation de l'hémisphère austral. — ,-i»l JtH5^, 4)1^.1;- halvaïa sînekler ucher, les mouches s'amoncèlent sur le halva.J^Vjl ^ sînek âvlamaq, « chasser des mouches », faire le gobe-mouche, perdre son temps. — v»Vol UJ coi deve sîîîek âvlamaz, «le chameau ne gobe pas de mouches», de minimis non curât proetor. — jJ Si) 4-~ OJWJ (jlV^^ cezlaïan sîîîek bile yoqtour, «il n'y a pas même mouche bourdonnante», âme qui vive. — ^\> \ ^j» sînek âyaglieu, « patte de mouche», se dit d'une écriture fine et mêlée ou du fil très mince. — ij^ollà diX—j y liir sînek qanadeio itehun, «pour une aile de mouche», pour un rien.

*^H^ (var. dlç") sîymek, 1° uriner (se dit seulement des animaux, surtout des chiens); de là : être en chaleur. — 2° sînmek, se cacher, disparaître; voir dlr^. — 3° sikmek, cohabiter; voir dlA".

^J^ seïl, (ar.) prononc. vulg. J^ sel, torrent; ^ j~a ^ sel çouyou, inondation. — ^LL <5j\ ^j, sel eufîunè dayanmaz, on ne résiste pas au torrent. — S^j, ùJ^^ CJ^T tj^jy**- yaghmourdan qatchar iken solde bonghoulmaq, «fuir la pluie et se noyer dans un torrent», tomber de Charybde en Scylla. — J—.j_ cOûji JJJS !^A\ C-C\ qourou devede bir sel oghramaq, « rencontrer un torrent dans une vallée sèche », avoir une chance inespérée. — j^Jls *y j^ J—" sel guetcher qoum qaleur, le torrent passe et le sable reste. — <j^—~* sèilan, 1° (ar.) action de couler, inondation, etc., synon. de J~*. — 2° transcription du nom de Ccylan (Serendip). — (_}'}Lu. sëïlani, grenat, escarbouclc; la prononciation vulgaire est selian; voir

i^y* seyil, verrue; voir J-A^.

I*JJ\*.*J selian, action de couler; voir J-~< sel.

dXf1^ (var. Ô&" et dU- silkmek) silkmekj secouer, agiter, remuer ; .* jjL toz silkmek, secouer la poussière, battre, épousseter; l__r oy meïce silkmek, faire tomber les fruits de


124 J~- f„-

F arbre. — faire sauter, faire revenir sur le feu : ^"■U™"" -=CVl"\j •patata silkmesi, pommes de terre sautées, accommodées avec la viande. — aufig. ^ *s>\>_ yaqa silkmek, implorer du secours; .* * jl> yazou silkmek, calquer avec la ponce, poncer. — jjjl 4~"4Jl^ dV^ silkmek mahanasiile vourour, « SOUS prétexte de secouer, il frappe », il nuit en ayant l'air de se rendre utile. — dl_c*^ silkenmek, se remuer, être agité; faire tomber en agitant. — ^JCXLJ silkendi, agitation, commotion, tremblement. — o—c-^^ 1 silkiclimek, sepousser, s'agiter(lafoulel.

^-X^j (var. ■J^-") si7/a, agité, remuant; secoué d'un mouvement nerveux.

uA^-w (var. d) r") silmek,

essuyer, nettoyer; frotter; polir. — ,r iÇJj boumounou silmek, se moucher; ^u iS^ aghezeu silmek, s'essuyer la bouche ; aufig. être repu, rassasié. — dbjj^uj OJ1~J siZtjj supurmek, raffler, engloutir. — dLc^-" silinmek, être essuyé; s'effacer, s'user (comme les dents du cheval).

A—X^i silme, 1° tas; bonne mesure. — 2" chose travaillée au tour :

.3 <j »?7 uUsilviè tchebouq, pipe travaillée au tour. — 3° linge à essuyer, torchon; voir dU-4~".

^JK^L^J cylindre. Ce néologisme remplace le pers. 4>\yla~>\ ustuvanè, mais seulement dans le sens de «machine à vapeur et de rouleau (ou râteau) en lithographie ».

AL^ sille, soufflet, gifle; voir AU.

I_^>-<XL*J (var. dl>-4W) siledjek, grande serviette, linge de bain (du verbe silmek, essuyer).

^~ "^ silidji, (du verbe silmek) ouvrier qui polit à l'aide du brunissoir, de la lime, etc. ; brunisseur.

cXX_w (var. dlL^) silik, uni, poli; bruni; égalisé. — <C .* silik même, sein arrondi et bien modelé.

,cw) 1° sim, (pers. argent) argenture, plaqué. — CJ J-ZJ *» sim cliirit, galon ou ruban argenté. — i^sjà * sim zarf, soucoupe argentée; Jy ^ sim poul, paillette d'argent, — jà^ simkech, ouvrier en plaqué ; ^y^dx*."- simkecJi-hane, fabrique de plaqué. — 2° particule turque d'intensité : ^ «^ sim-syah, tout noir, très obscur. — 3° sium, (pers.) trentième.


i>-^ i>^ 125

^)L*rw simsar, courtier ; voir jLjf".

(JAcw simek, uriner; voir dlA^-".

Le*** simya, (ar.) magie blanche; nécromancie. — aufig. charme, beauté. — oi~ Le" simya bilmek, avoir du charme, plaire.

(jfe* 1 sîn, 2e pers. du singulier du verbe défectueux « être » : tu es ; on doit toujours l'écrire avec le y a médiaL pour la distinguer du pron. personnel ^ sen, toi : l>^ ^** sen sîn, tu es, c'est toi. Dans l'ancienne orthographe cette différence n'est pas observée.

^J^> sîn et 4li— sîne, excavation; fosse, tombeau. Ce mot s'écrivait dL^ sîn, mais on a remplacé la dernière lettre par un o noun, pour éviter la ressemblance avec dl~* sîk; voir ce mot.

i-^Ci**' sînmek, (pour dlA^-" sînmek) se cacher, s'enfoncer dans une excavation, marcher en tapinois. — être digéré; pénétrer (odeur, ou comme la pluie dans la terre); se fondre, se dissoudre (bouton, tumeur). — jS^ et i>XX~- sînguîn, qui se digère, facile

à digérer. — yr^ et y\^ sînmez, indigeste.

<—A-yUu» (var. dU_,K.^, o v-*)

sînirmek, digérer (à rapprocher du verbe inusité dL <uJji^ sînsemek, absorber, eu parlant de la terre qui boit la pluie). — dLjXi.u* sîndirmek, digérer. — AAJXA^, sîndîrmè, digestion.

di—«L»jJl<-ui sîndirmemek, ne pas se digérer, demeurer au gosier; avoir une indigestion.

ÀtaJ^fcJUu sînqonta, prononc. vulg. pour esqonto, escompte ; voirj-Uj^JL^.

t-AJUi sînek, mouche ; voir dlx^.

oCoÀllJUj sînlèmek, 1° châtrer les animaux. — 2° hurler, gémir. — bourdonner.

tiAci**' (var. die- drfÇ")smme&, se cacher; se blottir; disparaître.

— 2° pour sînirmek, digérer, absorber; voir dloyu.^.

A^wsmè, du verbe dl_r^ se dit de la pluie qui mouille profondément la terre : sîne sîiiè yaglimaq. — 4>-<d^sînedje, à fond, profondément.

LF"1?.. ^U sînedje pichmich, cuit à petit feu, bien cuit. — 2° (pers.) poitrine, sein; se prend dans le sens de


126 y^ y^

« lui-rnênie, soi-même» comme (_£-^5T

5J>- Al^<Cx^ ^jjJjs zarare siiïèsene tcheker, c'est lui qui eu portera la peine. — Voir J^ s^nfC^Lvj

s^nfC^Lvj (pour (A-f-= chinois) d'abord on désigna ainsi la porcelaine de Chine, et plus tard, les plateaux ronds, en métal ou en bois, sur lesquels on sert les mets. — i_i>A Lis

ç^jùxo. qataïf sînisi, grand plateau des marchands de qataïf (voir ce mot).

— talile à manger. — ^j (_/J sîni base, linge de table, nappe qu'on étend sur le parquet devant le sopha. — ^Ulji'al oJùJilj y, sîni bachmda. otoumnlar, ceux qui sont au bout de la table. — Ces tables sont petites, rondes et de cuivre bien étamé; elles ne peuvent être occupées que par trois ou quatre personnes, et reposent sur un tabouret qu'on approche du divan où sont assis les convives.

i^r^ 1 f:a'''':nn> tente; parasol; voir

l-A—zX^y* 1 sivrilmek (sifrilmek), être pointu, s'allonger en pointe. — JJ__LJJ~JJ _^-clL d.acjlilar sicrilur, la cime des montagnes est escarpée. — an fi(j. grandir.

t-€^WJ (var- <S.)y> lX^-; <jj^) 1° sivri,pointu, effilé. —(jjV^ L$J}~" sivri olaraq, taillé à pic. — (_£jj ^

lj>-y~- A, «J sivri bo'llu tchodjouq, grand garçon, qui grandit vite. — y\L\t u^ sivri hachlu, entêté, têtu. — <^jy^i sivrildje, vulg. sivildje, petit bouton, petite tumeur. — dLJC^ ^ sivri sîûeJc, « mouche pointue », cousin, moustique; cf. ,ju>- djibîn. On dit dans le sens de « beaucoup de bruit et peu de besogne» : di_X^ i_$j^~.

•J>JB-*» Lil ^jb v^yu sivri sîneh neferrnez daoud. pacha sefermez, nous allons en expédition à Daoud Pacha (plaine dans les faubourgs de Constantinople) avec une armée de moustiques. — 2° pour i£jy» suru, troupeau; voir^j^.

I-AG^-W sivmek, glisser, être glissant (inusité). — di c^y^- sivichmek,

sivichmek, glisser tout doucement; s'évader; fuir, s'esquiver; disparaître. — S-J^y^ sirirhik, glissant; lubrique; liquide.

^JZJ^VJ sivicJi, intercalation, embolisme. — J^* u-i^r" s!v!-ch V^i année intercalée dans le calendrier


i_jLi t_jLi 127

musulman après chaque période de trente-cinq ans.

Jjj^MJ çiviq, liquide ; voir ,jj.> y^=.

^/Jy^ti 1° sivil (et <À'_j~* sivildje), bouton, pustule; voir JJ__^. — 2° civil,

civil, français) qui n'a pas le costume militaire; bizet, irrégulier; bachi bozouq.

à^-uj $ya, manoeuvre de bord ; voir

J>

^> chîn, seizième lettre de l'alphabet ottoman ; sa valeur numérique est 300. — abréviation du nom de tjLj^i chaban, huitième mois de l'année musulmane ; on emploie aussi pour cette désignation la lettre ^ sîn. — La lettre chîn, intercalée entre le radical du verbe et la terminaison, indique la réciprocité : ô^jjjgueurmek, voir; O—Cj^gueuruchmeJc, se voir l'un l'autre, se fréquenter; — placée après le radical, elle forme des noms

d'action : ^Zj* .£• 11 âlech verich,

«l'action de prendre et de donner», le commerce; ^^—Sguidich, «l'aller », marche, allure ; — pour plus de détails, voir la grammaire.

(w^Lû (var. ^_~i) chah, alun, alun

de roche. — ii^^ "-^—^ r-hab oclja(jhe, fourneau d'alun, pour la teinture et l'apprêt des étoffes. — ^—Le ,_)Li chab "ylette, crevasse qui se produit au tarse des bêtes de somme et fait

9

tomber leur sabot; en arabe Jj^- — au ficj. O.—i—■* >_>Li chab keçilmek, «devenir comme l'alun», être interdit, pétrifié; 4l\]> JjliljLi chabadaq

qaîma, même sens. — ,3 °JJ\ 4>^

chabe otouvmaq, être contraint, violenté. — di—3a.~=> 4iLi chabe çoqsau, « comme si tu piquais l'alun », en vain, inutilement. — jjJ^J j_ _/-i <&>\ oLi chab île cheker bir deïlder, l'alun et le sucre ne sont pas la même chose. — (_£jJal 4J (_£jJ«\ i_>Li 4J ne chah oldeu ne cheker oldeu, «il n'est ni alun ni sucre», ni chair ni poisson


128 ulà ^

(proverbes). — ^ chabdje, fabricant et marchand d'alun. — J?^ ^

^ XJ j chabdje guibi zenguîn, riche

comme un marchand d'alun. —2° pour chai), 'Jru^ c^es livres; voir oli. — 3° ôLi chabb, (ar.) adolescent, jeune homme.

.IJULJ chabach, (du pers. ^il ili chadbach, «soiscontent»)bravo! parfait; très bien. —applaudissement. — prononc. vulg. sabach et sapach; voir

JÛLJUI/ chabraa, housse de cheval, chabraque; on écrit aussi Jj^/U- e^

-r^lli chabsi, anchois, plus connu sous le nom de khamsi balegheu; voir

(^JLÏJUÙ chabchal, 1° inerte, paresseux, lâche. — 2° coulé, répandu.

AflJUù (yar. <âA—i, 4_Li) chabqa, 1° chapeau, coiffure de tête; principalement chapeau européen, comme 4JLLi olwj syah chapqa, chapeau noir. — _jJ<LLi chapqalu, « qui porte chapeau », européen. —J^jlL^- * chapqaye tcheqarmaq, ûter son chapeau; aufig. faire des courbettes, flatter. —

uJuP J: chapqaye guëimek, « coiffer le chapeau », tromper, trahir, apostasier. — diP Cjyy^j\j> ^/OLli c7iapg-a?/e fransizden guëimek, « porter le chapeau à la française », faire le rodomont.

rodomont. ^-A—-= tJ^j. Li.^^ ,j;jjfchapqaye braqteu çareghe gueïdi, « il a laissé le chapeau pour coiffer le turban», se dit d'un chrétien qui s'est fait musulman. — &JJ\ °_x J^ cliapqayeyerevourmaq, «jeterle chapeau à terre », agir avec violence, brutaliser. — 2° tête de mât, extrémité du mât où s'attache la drisse du pavillon. — 3° chapeau tournant des poêles et appareils de chauffage.

^JAJI—MJ cliablaq, pour chaplaq, soufflet retentissant; gifle. Cf. le t. or. olli chabat; voir aussi oLi chap.

*~->\ZJ chap, onomatopée : bruit produit par les lèvres, clapotement des

lèvres. — dl :^\ ,_>Li chap eupmek,

eupmek, un baiser retentissant. — ^—0>l li chaplamak, faire du bruit avec les lèvres ; retentir par suite d'un choc, — trans. J^c^l li 4^ / bir sille cliaplatmaq, donner un bon soufflet.

J\ZJ (var. j^i_^i) chaper, onomat.;


ili jli 129

voir c_jLi. — avec db^l eupmek, donner un baiser passionné.

!Lo ] J>J uli chapevdamaq, faire claquer les lèvres en mangeant, manger avec avidité. — trans. (jj—cb^Li et /Lfl\ijd^ chaperdatmaq ou cheperdamaq, faire produire un son aux lèvres ; cf. oLi chap. — ^SJ\.ZI chaperdeu, bruit des lèvres quand on mange vite.

ÀJuUL chapqa, chapeau; voir «ûAi.

^JUJ (yar. ^Li; t. or. (jL-, dwU») chateu, escalier, marche, degré. Ce mot est peu usité aujourd'hui.

7-UL chakh, (pers.) 1° branche, rameau; — ramification des veines; cf. jl^= oli c/ia/t tamar, qui serait pour C/MM damar, aorte; mais cette étymologie, proposée par le Lehdje, est inacceptable. — 2° corne, sabot.

JjC Jo».uL chakhlanmaq, 1° se cabrer, synon. de,jj^"\s ^-Li chakh qalqmaq. — 2° pousser des branches; se ramifier.

J^olO^iJULi chadirdamaq, jaillir, s'élancer comme le jet d'eau; voir le mot suivant.

cMe^'jL.^ chadirvan, (du pers.

chad-revan, «qui répand la joie»), fontaine d'eau jaillissante; jet d'eau.

JpJLJ (yar. (j JiLi) chadleq,

(pers.) joie, gaieté, bonne humeur; synon. de JjJjUili chadmanleq.

(Jï*}{Zi chadi, 1" valet ou espèce d'huissier au service des juges, qui remplissait les fonctions d'audiencier. — 2° «nom d'une compagnie de soixante janissaires, employés principalement à charrier le bois nécessaire aux cuisines du Sérail et des palais habités par les sultanes mariées » (D'OHSSON, VII, p. 325). — 3° singe vif et pétulant.

W)UJ chaz, 1° pour chad et chadman, (pers.) gai, joyeux. — 2° (ar.) séparé; isolé; exceptionnel.—J^Sli chazleq, pour chadleq, joie, allégresse.

AJOli/ chazllye, ordre de derviches, ainsi nommé à cause de son fondateur Abul-HassanChazili, mort vers le milieu du xni° siècle.

J\ZJ char, 1° onomat. murmure de l'eau courante; voir Jj—«^jL^ et ses variantes. — 2° corruption du pers. I/^ chehir, ville; ce mot entre dans la composition de plusieurs noms de


130 jXï J&

lieu, comme Charkeuï, Yeùichar, etc. ; voir Diction, géographique.

J^)UJ chareq, 1° onomat. bruit produit par le choc d'un corps large et plat, p. ex. : &j3\ jj^> Jjjli J^jLi chareq chareq qapoular vourmaq, frapper la porte avec fracas; voir aussi Jj^r-i cheraq. — 2° (ar.) qui se lève et répand la lumière. — jl^iVl Jj-A" 1 chareq ul-envav, brillant, lumineux; resplendissant.

Lo^)UJ charlamaq, murmurer; voir le mot suivant.

JLolwXJ^UJ (var. J^YjLi charlamaq et iJ^Yja^i cheurlamacq) chareldamaq, murmurer, susurrer, se dit de l'eau qui coule doucement. —^jJjli ou jJjLi charelteu, murmure d'une fontaine, d'un ruisseau. Cf. ^—à et JJ j-Zi cher et.

J^«J-S*JULI ehachermaq, être troublé, stupéfait. — se tromper, faire une faute. — ^^ili \y yole ehachermaq, se tromper de route, s'égarer. — (3"°/*^'^' JlJ^J-^y pouçoulaye ehachermaq, perdre la tête; s'égarer. — trans. ^z^iz chacheretmaq, dérouter, tromper; faire tromper; abasourdir.

abasourdir. transplanter de jeunes reje tons. — ^c^-iLi chacheretma, actior de troubler, d'effrayer.— égarement, courbure. — paroles détournées ; bavardage. Cf. J^U chachmaq.

.^Jyuolu) chachqoulos, fat; insolent, impertinent.

jJj^iuwL™^ chachqen, étourdi, badaud; qui a la tête troublée; stupéfait. — sot, niais. — ^^Ijuiil—i

jl ali 4jLiJa A5jjai= «ilSchachcjen

âv.elje keupeh douvour iken tavehariè bacqar, «le chasseur étourdi voit le lièvre quand son chien est en arrêt» (proverbe). — JpJjJLili ou JjllJLili chaehqenleq, stupéfaction; étourdissement. — sottise. — illiLili .^1 eulum chachcqenlegheu, ivresse de la mort, étourdissement de l'agonie. —

3 -OCxaiLi chachcqenlamaq, être

étourdi; perdre la tête. Cf. J^li et

JjC-'Llr chachmaq, s'étonner; être stupéfait, abasourdi. — s'égarer; rester en arrière. — ^JLili ^U âyaq chachdeu, il a fait fausse route. — ijjll^ <Cli chacha eqalmaq, rester stupéfait. — jjj ili, (j-^^J ùj-i-j^ 9

qnurchoun nichanden chachdeu, la


I>lâ oli 131

balle a manqué le but. — £* j\U=£ ,_y y^Li tehammulenez Ilitch chachmaz me, ne perdrez-vous pas patience ?

^Li tJ-U^L-Xo ry ben didiymden chachmam, je ne reviendrai pas silice que j'ai dit; je n'en démordrai pas.

— -1 J^-^ili chachadjaq cheï, chose étonnante! quelle surprise! — <cli chachma, étonnement; stupéfaction.

^Q.7t[Zi c/iac7ie, louche, qui regarde de travers (de cJiachmaq, dévier). — -ïLi ^sW tchaqer chache, qui a l'oeil strié de gris et louche. On dit en proverbe : JJ—r<^\ (JJXO ^sU ^Li Jiij^s 0A0 chache tchaqer demekten ise keur déde qourtoul, ne dis pas «c'est un louche»;, dis «c'est le diable» et sauve-toi. — J^OLili chachelamaq, regarder de côté et d'autre, hésiter, être troublé. — J^Lil^ chacheleq, strabisme.

■A^wUu chachid pour ci—iU» tchachit ou tchachout, corruption de l'ar. ^yX=~ djaçous, espion. — J^J-U-ili chachidleq, espionnage ; voir Oj-iU.

J^Lu» chater, 1° (pers.) valet de pied tel que fauconnier ou peïk, marchant à côté du cheval de son maître. Sous l'ancien régime, lorsque l'Agha

des janissaires partait pour une expédition militaire, il était suivi de quatre chevaux de rechange et d'un certain nombre de valets, «chater», qui avaient les pans de l'habit relevés et serrés dans la ceinture. — Le grand vizir, dans ses sorties, se faisait accompagner de huit chater, et les Pachas de premier rang avaient droit à une escorte de trois ou quatre de ces gardes d'honneur. — 2° (ar.) fin, rusé; industrieux.

-C-UI< chaer, (ar.) poète. De ce mot on a forgé le barbarisme ÔJ cXi> chderyet, poésie, art de faire les vers, au lieu de t/^l chïr. — u^V <• J"^ ° >^ _p j^ui j jLu j cha ère lazim olan bir saz tir seuz der, ce qu'il faut au poète c'est un instrument de musique

et quelques mots. — <Jj^ ^ ^^

v»4 |£J> jJiffL JacU chaer cha ère

vaez vaeze dinlemez, «le poète n'écoute pas le poète, le prédicateur n'écoute pas le prédicateur », rivalités de métier. —j^z>\ij> dl'l-Uxi ^.Li chaer chëitanuri qardache der, le poète est frère du diable.

^s9U» Chafe\ji,nom d'un célèbre jurisconsulte mort en Egypte vers

9*


132 Jlà 3U

820. C'est le fondateur d'un des quatre rites orthodoxes, dont la doctrine est surtout répandue en Egypte et dans l'Inde. — ^—23 ^-^ chafeyi vaqte, première lueur du jour, fausse aurore. — _jl ^^J<—« ^y ^jCy ^sli chafeyi keupeyi guihi mutereddid olmaq, « être hésitant comme le chien de Chafeyi » ; nous disons : « comme l'âne de Buridan».

i^SU* (var. J-sLi, Jyti) chafel, espèce de tinette ou de petite cuve en bois qui sert à mettre le miel.

(3 (3 'var' ^ -^"O chaqchaq,

chaqchaq, de danseur et de bouffon. Cf. Jj-i. I

(3^ rhaqq, (ar.) difficile, pénible. 1

4_sLi i__flJt>J tekialifi chaqqa, impôts onéreux et arbitraires, tels que les taxes sur les vins et spiritueux payées par les raïas, sous l'ancien ré- ; gime; voir DJEVDET, Iiist. de la Turquie, t. I, p. 100.

C^SVZJ phaqp.t, (et non pas <—sLi) murène, poisson de mer semblable à l'anguille et dont la chair est estimée.

— On le nomme aussi <~jy mourina,

mourina, est la forme abrégée de l'arabe Â^ > ail «5ow marina.

Jj'LsuL chaqraq, qui chante et babille comme un oiseau ; aufiçj. j oyeux ; gris; en état d'ivresse légère.

J^« 1W)-9LJ chaqerdamaq, chanter avec force, donner de la voix; roucouler comme le rossignol. — pleuvoir à verse. — tinter, résonner. — jJu (jLo^sli ,_J6JLJU>- «1 ô djibîndèki chaqerdalan ne der, qu'as-tu là dans ta poche qui fait du bruit? — le transitif est fi,—xb^sli chaqerdatmaq et par abrév. ^sùïjoJL cheqerdatmaq.

u3l__jjteLii chaqlaban, mystifié, trompé (mari).

J^CJvUl» chaqlatmaq, faire retentir, faire résonner. — J^c^lâLi 5^ qamtcTri chaqlatmaq, faire claquer un fouet. Cf. ^li.

^"^ chaqoid, (pers. Jsli) fil à plomb, instrument dont les ouvriers se servent pour s'assurer de l'aplomb d'une surface. On trouve en arabe jljJl JiLi «mesurer la maison au fil de plomb», mais ce n'est pas une preuve que le mot soit d'origine arabe. — En turc, on le nomme plus


Jli JLi 133

communément ^ \ i^jV^ douvardje ipi, corde de maçon. — J^OAl^slà c^aqoullamaq, mesurer au fil de plomb.

— La prononciation vulgaire et fautive de ce mot est chavoul.

ÀsLli 1° chaqa, plaisanterie; moquerie, raillerie. —^oli J\ el chaqase, rixe, voie de fait, brutalité. — ^jïli chaqadje, moqueur, railleur.

Jjy^âLi cJiaqalaq, goguenard. —

Jj «VoLi chaqalamaq, se gausser,

persifler. — 2° chaqqa, pluriel féminin de chaqq, difficile ; voir ^^ •

3^ chaqi, orthographe fautive de Far. Jw damné, scélérat, pervers.

1 *>)OJ\3\MJ chaqerdamaq, chanter avec force; faire du bruit; voir

Jyuj chaguird, vulg. chayird, (pers.) disciple, élève; employé, apprenti. — ^j^fLi ^L mekteb chayirdi, écolier. — (l^- 5 ,_r chayirdi

dakhilî, élève interne; <_a ~^J ^

[i^-b chayirdi neçfe dakhili, demipensionnaire; ^J-J^—>- J^ chayirdi kharidji, externe. — ^$sj\li J2 qalemi chayirdi, employé de bureau, commis. — ^i^^Li a J\c JJ«-=1 estai

estai aamirè chayirdi, officier des écuries impériales, cavalier armé à la légère, comme les hulans. — On nommait aussi chayird les filles esclaves du harem impérial, qui faisaient un noviciat avant d'entrer dans la classe des guediklu ou des orta. — lilb^iLi chayirdlik, condition d'écolier, d'apprenti ou de novice; durée de l'apprentissage. — aufig. naïveté, ignorance.

^ \Zi chaki, (ar.) plaignant, accusateur; voir CJ txi chikiayet.

\^J \Zi chai, (pers.) chfde, cachemire. Les Turcs donnaient autrefois le nom de chalh toute étoffe de laine, de drap ou de camelot, fabriquée en pays musulman, comme les étoffes de Tossia et de Tripoli. — ^jLi chali, étoffe légère et croisée en laine, espèce de serge qu'on fabrique principalement à Angora.

^j i I—MJ chala/d, étoffe de laine grossière, espèce de camelot. — La qualité la plus épaisse et à grandes raies se nomme •K^SJ^ tcherkesyh.

jj\j—)M> chahar, pantalon; voir


134 ûLi oLi

ÀZJ 1° cham, (ar.) nom de la ville de Damas ; *UJ \ s%>_ bilad uch-cham, Syrie ; voir Diction, géographique. —

£>j\ >Li cham eriyi, prime de Damas nommée aussi murdum eriyi. —

ç^^YI 1 cham âladjase, étoffe de soie rayée, fabriquée à Damas. — (_^Li chami et ^Lli chamlu, damasqnin; damasquiné. — 2° chamm, (ar.) qui flaire, respire. — <o>Li ôjs <pwurefri chamme, l'odorat. — 3° cham, (pers.) soir, soirée.

_J\—~«Uû chamar, soufflet, gifle; voir jb^ 1.

I^JI^XGKM) chamdan, orthographe turque du pers. 0^-^*^ chamadan. — (jl-Loli <ijal orta chamdanc, candélabre, lustre de milieu; ,jljL«Li J\ el chamdane, chandelier, bougeoir; ^jlj^li jl*o douvar chamdane, applique, girandole.

i^/^lw chamil, (ar.) 1° qui contient,

qui enveloppe. — 2° ^ «j i~°^

0^ J-»bi guetchmich zemaiie chamil olan, rétroactif. — «I J^Li <>.»>) </«erz/è chamil ohnaq, rétroagir. Cf. Jy^ chumoul.

0\—^ chan, (ar.) rang, dignité;

gloire, illustration.—dj^^(j\.Lchan u cheuhret, grande renommée. — ù^i. (C^L-c chani 'askeri, honneur militaire. —_jl; Li chanlu, illustre, renommé; — qui a du brillant, de l'apparence. — <otj (jLi Chanizade, jurisconsulte et auteur d'une chronique ottomane des années 1223 à 1225.

l—J^UL cliavoul, pour Jsli chafel, tinette, cuve en bois qui sert à mettre le miel.

_jLibU/ chahbaz, (pers.) faucon royal. — aujig. vaillant, décidé; âpre à la bataille et au butin.

^w^'.dbuj (var. jJù^f-i) cliahhender, (pers.) autrefois, titre du chef des marchands, consul d'une puissance musulmane résidant en pays étranger. — O" I_J^ ^ac^ 1 chahbender, consul général ottoman ou persan. — i\^~$ J^ chahbender cekili, vice-consul ottoman, etc.

ày&\Zt (yar. oj^-i, /-Jy-l) chahtere, fumeterre, plante dont le suc est amer et s'emploie en médecine comme fébrifuge et diurétique; en arabe '4*> Sl[\ «fève du roi».

*Aà>Uj chahid, (ar.) prononc. vul-


oLi oli 135

gaire et fautive chahad, témoin. — 1 « ij—U doghrou chahid, témoin véridique. — ^ (_^-V\J yalandje chahid, faux témoin ; on dit dans le même sens : j«j J^là chahidi zor. — dU#~° i ^o JÙ^-IC muttehemun ''aleïhîndeki chahid, témoin à charge; ^ ^feX-^ lehusîndèki chahid, témoin à décharge. — avec olmaq, être témoin; synon. de .slfJLuul isticKhad; J.AL£ J ^£ji> bir chahid toutmaq, prendre à témoin. — I ^—Js\ $ e\}s\ ^Jjufcli chahidleri itmd u ifsad étmek, séduire et suborner des témoins. — On emploie aussi le pluriel arabe I A_^Î chuhèda. — I J^-i <U|j|\ iqameï chuheda, production de témoins. — 1-yi ij reddichuheda, récusation de témoins. — dLJjL*li chahidlik, témoignage, déposition ; avec étmek, témoigner. — I J^s AXJoAli uw*~Xy birkimsènun chahidliini qaboul étmek, accepter le témoignage de quelqu'un; voir aussi îlot—f-i chehadet. — v»jjJjl ^^ls jjJ__Ll A*Li ^«?JI euldurmez chahid euldurur, ce n'est pas le juge qui fait mourir, c'est le témoin.

àOJjàsLj (yar. <ol_^-i) cliahzade, (pers.) «fils de roi», prince royal, fils i

du sultan; au plier, <jo .j^Li chahzadeguian, les princes du sang; voir aussi ol^i.

^'—-k ^^ c7ia7i tamar, (pers. J^Li chahrek) grande artère ou aorte, principale artère qui porte le sang ronge dan s tous les organes. Voir aussi ^-Li chakh.

wlOjT^Lw chahmerdan, (pers.) Me, demoiselle, grand pilon très lourd à l'usage des terrassiers et des paveurs. Cf. <3^ji> toqmaq.

, p*-<X«uôUù chahnamedji, (pers. turc) historiographe, écrivain chargé de raconter, surtout en vers, les événements d'un règne. Ce nom vient de Chah-naine, «Livre des rois», la célèbre épopée persane do Firdevsi. Cf. iyJi ») »J^« vaqayi nuvîs.

^j\ZSJbiZj chahnichîn, (pers. litt. : «siège du roi») balcon en saillie des maisons turques; fenêtre qui avance sur la façade : elle est garnie de tout côté de carreaux et de treillis en bois, quelquefois sculptés avec une grande élégance. C'est le séjour favori des femmes turques qui peuvent de là regarder dans la rue, sans risquer


136 Ai d^

d'être vues. Autrefois, on ne pouvait construire des balcons de ce genre sans l'autorisation expresse du vumar-âgha, architecte en chef, chargé de l'intendance des bâtiments.

^ydichahi, (dupers. oLi) l°royal, qui se rapporte au roi. — >Li i-yh toucjhi chahi, queue de cheval, distinction accordée par le sultan aux pachas et grands personnages. — ^c_Ali 'ytri chahi, «parfum royal», surnom du géranium. — 2° canon de forme très allongée, couleuvrine. — 3°(pers.) dignité de roi, souveraineté. — 4° monnaie persane qui vaut un peu plus de 5 centimes.

,jtfà>v.—*j diahîn, (pers.J faucon royal, la plus belle espèce d'oiseaux de vénerie. — J^ A-s^X^l uskivflu chahîn, faucon coiffé du chaperon; on le dit en plaisantant d'une femme cachée sous son voile. — ^il ^^L-i chahîndjî haclii, le grand fauconnier, le principal officier de lu vénerie du sultan. — ^_lJusl lji*Li chahîn baqechleu, «au regard do faucon», a l'air dur et altier. — Proverbes : ^iljl _)-^—\ LJ^^T iSj.^ Ù'^-*LJ eulmuch chahîn d en dit'!, tcha'ilaq yeJdcr, «milan

«milan vaut mieux que faucon mort». — -J~y\ Jl_jj ù-ij'là^Lj- <c~&Li chahînh tchaïlaqlardan zival olmaz, «le faucon n'a rien à craindre des milans », les loups ne se mangent pas entre eux. — *—* 4\-£ jj^ ^ ** 4ioVa I jJa\ ,jv*li hem ât olour biîimeye hem chahîn olour dvlamagha, « il est à la fois bon cheval à monter et bon faucon pour chasser », se dit d'un homme qui est propre à plusieurs métiers, « bon au poil et à la plume ».

JJX~1 C)ï\y£> chahîn kutchuk-tur anima qodja tournaye hacaden éiidirir, le faucon est petit, mais il fait tomber du ciel l'énorme grue. —jJ^j—i ^jfcli terazi chahîn!, languette de la balance.

Jjjblli chayaq, étoffe d'un tissu léger et croisé; espèce de serge. Ou écrit aussi HA—o çaya. Ce mot est à rapprocher du vieux français saye et de sayette, étoffe de laine qui se fabriquait surtout eu Picardie.

JKAM vhayed, (pers. il convient, il se peut) peut-être; il peut se faire. — par hasard, d'aventure.

■JjjLu cliayirà', orthographe fau-


Li dLi 137

tive pour chaguird, disciple, élève; voir j^Hà.

«JU> clidyi, (ar.) répandu, divulgué, fameux. — 4OD 4»)li chdyieï kiazibe, rumeur mensongère. — 0^-^ 0^»)Li u^ meïdan âlan chdyiat, rumeurs en circulation, bruits qui se répandent. — synon. de i_fl-^j\ aradjif.

AJUUJ (var. 4L_U») chaïqa, saïque; 1° barque en usage chez les riverains du Danube et de la Mer noire. — 2° bâtiment autrefois employé dans les mers du Levant, à trois mâts avec un hunier très élevé; espèce de gabarre ou de maonne. On dit vulgairement d'un homme de haute taille : j-O «~ S<U)Li chaïqa guïbi buyuktur, il est aussi haut qu'une saïque.

L))yj-Zj chaïvan, altération du persan saïevan ou saïèban IJ^LJ; dais, pavillon; baldaquin.

«-^"j 1° chah, alun; voir uli. — 2° cheb, (pers.) nuit. — c,sL ^J^ chebi yelda, la plus longue nuit de l'hiver; en arabe Js.

-k>L*j chubat, vulg. choubat, dernier mois du calendrier syrien, février ;

nommé en turc vulgaire : <j;\ ô—^jï kutchuk ai, le petit mois.

C^Jk>\-—yjj chebahet, (ar.) ressemblance, similitude (locution usitée en turc pour C~ALL» muchahebei).

C?2—^^ chebbouï, vulg. clïèhboï, (pers. parfum de nuit) giroflée. — 11_£ -*j> qermeze chebbouï, giroflée pourpre; JL (_£jl—a çareu chebbouï, baguette d'or/fleur; ^ o^_>- khlve chebbouï, giroflée des murailles, cheirantus cheïri. On a confondu à tort le nom de cette fleur avec celui de la belle-de-nuit, dite ~»YL& ^ guedje çafase, « charme des nuits ».

(j"**** chebech, (pers.?) espèce de mors à l'usage des bêtes de somme.

<-A«-WJ chebek, variété du genre Singe. D'après le Lehdje, ce nom serait tiré de l'ar. chabaka, s'enlacer, s'accrocher. Ce serait donc l'espèce connue sous le nom de « singes à queue prenante»; mais l'étymologie du lexicographe turc ne repose sur aucune preuve.

IJÀ^J chebek, (ar. Jlli) bâtiment autrefois en usage dans la Méditerranée et qui ressemblait à la cara-


138 *~i ^

velle, par ses dimensions. Bien ne justifie l'origine turque attribuée par M. DEVIC à ce bâtiment, non plus que l'identification qu'il propose du mot chebek avec le d-Lu^ sounhouk, cité par MENINSKI; ce dernier est l'arabe

<X_X^w chebeke, (ar. filet, grillage) grille ou balustrade d'argent à pommeaux dorés, et souvent ornée d'incrustations; elle entoure le tombeau des grands personnages. Voir un monument de ce genre dans la planche 24 de l'atlas qui accompagne l'ouvrage de D'OHSSON.

i^-y-" chebeki, (ou 4—5 <~i cheheki kese) filet de pêche.

O^^J chebol, giroflée ; voir <jj*>£.

A-^ cliibh ou chebeh, (ar.) ressemblance, imitation. — "jj*: 4-^ chihJii tJjezirîi, presqu'île. — J__^2l« 4,ajs

JJ—Jji J}^-"' "j'J". ^~^ "J^jir^ O^y « on nomme presqu'île les îles qui touchent au continent ». — &•* A-^ C-^Jhi mayîn, qui a la forme d'un parallélogramme, rhomboïde.

X^*u chubhe, prononc. Arulg. cluiphe (ar.) doute, incertitude; soupçon.

—^—k^-i chublùlu, douteux, incertain ; difficile à démêler, embrouillé. —y^ 4^ chubhe-sez, sans doute, assurément. — <j~i 4J ne chubhe ou 4j~i ^j chubhe yoq, il n'y a pas de doute, certainement. — dW^i chubhelenmek, avoir des doutes ; être incertain ; soupçonner; Jj—°Sj \A-^' c~hubheXè varmaq, même sens. — dl—"jy^J^ chubhe gueturmek, éveiller les soupçons. — \ 4_Jljl ^<(~à ^y^ her rjuioune chubheye izalè étmek, éclaircir toute espèce de soupçon; »—sj 1 cA—fvi ref'i ehubhat étmek, même sens. —\S)y 3^-r." 1 dl>4jj^c J£s-\ ahkiami "ahdyenun chublùlu yerleri, les passages équivoques des traités.

1—-wJU< (var. i uiu-i) chepchep,

bottines à lacet, dans le genre des yemini ou detijîlnr que portaient les janissaires, mais en peau plus souple (Lehdjh). Cf. SX*.

£ chetm, (ar.) insulte, invective, outrage; avec étmek,insulter, dire des injures; cf. dl\)^ seu'imek.

(j^ chetta, 1° (ar. séparer, diviser). — ^~Z> ^Lil echiaï chetta, choses diverses, objets de différentes


^^ i_£J~i 139

catégories. — 2° choses et autres; article variétés dans un journal ou une revue.

L^C-lff^ chedjaat, (ar.) courage,

bravoure, vaillance. —j Lcl^

chedja'atlu, brave, courageux. — oil>- jji chedjaat khelqat, le courage est une qualité innée, naturelle. — JSJ 4JJ1 OaLi J^-» u- chedjaat qeleq qeyafet ile dëil, «ce n'est pas l'uniforme qui donne le courage», l'habit ne fait pas le moine. Cf. Ûjj yurek.

p,—s=T^ chakhram, lambeau de chair, crevasse. — ^—'^ .J^ CJ\ jïk~\c- et chakhram chakhram tchatlar, la viande se sépare (se fend) par lambeaux. Comparer avec l'ar. <>^~i.

(*a—^° chakhs, (ar.) individu, personne; plur. ^li^l echkhas. — cA"-—1=- oJùfl^ Lyz>\J£^\ echkhas haqqenda djenayat, attentats contre les personnes. — OLÎ*' chakhçyat, ou jyj jySjis <^zi^ chakhçe doqonour seuz, injures, personnalités. — C-J J>- 4_*^i^ hoitrryeti chakhçye, liberté personnelle; \—^a^ i_àJfc tekialifi chakhçye, contributions personnelles. — \ «J_~ L^i^ chakhçan tebligh étmek, signifier à la personne même.

-*•—**» 1° chedd, prononc. fautive chett, (ar. serrer; ceindre) ceinture que portent les chefs de corporations ouvrières ; marque distinctive du patron dans les petites industries. — En arabe, JJ^I J-l signifie «admettre un jeune homme dans une corporation », et le novice reçu prend le surnom de ÏJ XLA mechdoucl, « qui porte la ceinture». LANE, The Modem Egypt., t. n, p. 250. — 2° chud, (pers.) il a été, il est parti. — 1 J._i^ s*\ âmed o chud étmek, aller et venir, circuler.

i—>*\*J chiddet, (ar.) force, violence. —j>- O-ti chiddeti harr, chaleur extrême. — cJlà^ OJ^i chiddeti sefalet, misère excessive. — ôJ-ij ^.>- C^f-^ dA-V ^/=7^ 4J^ djebr u chiddet ile idjra olounan serqat, vol commis avec effraction. — ^L"JJL chiddetlu, fort, violent, excessif; voir -V J-i chedid. — 2° chedde, synon. de techdid, signe orthographique qui redouble la lettre sur laquelle il est placé. — 3° cheddi, ballot de soie.

wX.;^X«j chedid, (ar.) fort, vigoureux ; violent, excessif. — o^^i j.<\x tedabiri chedide, des mesures violentes. — ^y^iji- <&~JI\J^\ oJbJ-i 4.HJL»


140 \jà Lr 1

moiCariiiiUil chedide idjrasi-ile khersedeq, vol commis avec effraction. Cf. OJ-i chiddet.

y^Xi l" cher, particule qui s'ajoute à la fin des nombres cardinaux terminés par une voyelle, pour en faire des nombres partitifs. —^lS*>\ ikicher, à deux, deux par deux, etc. — J^l

ôl kitablarwn lier birini yirmicher gkourouche âldem,j'ai acheté chacun de ces livres vingt piastres. — 2°_/-.i cherr, far.) mal, malveillance; j-.—>- j-!^^ khaïr u chen; le bien et le mal.

.-*£ y^> cher clin; oiiomat. bruit de l'eau ou du vent ; voir jLi et J. _^i.

jt-**-'cher a, moût, suc; voir o_/-i. — 2° (ar.) chira, action d'acheter, acquisition. — (_£,)<> .s U \^^ P— bei u chira madd'eleri, les questions de vente et d'achat, choses commerciales. Cf. Ojlif tidjaret.

i-r^L-Jj charab,CAÏ.) vin. — JL ^irlJa tatlu charab, vin doux; voir o>.i chera.— ^i (j-Jk^S keskîn charab, vin fort, — J^ y.^.a.5 kiefsiz charab, vin léger. — J^—R'\y& haralanmech charab, vin éventé. — J^ J^^ khjilmieh

khjilmieh vin tourné. — J^ ^^ çoulou charab, vin trempé d'eau. —

i, ^irb^â qaïnanmech charab, vin cuit, synon. de oli» muselés. — U/>- jjl^i khoiirma charabe, vin de datte, ar. Juu nebîd. — 1 s^L doud charabe, vin ou sirop de mûre, ar. J^J>- harir. — i, ,yL pelîn charabe, liqueur d'absinthe. — ^ ls^j zo/a c/iara&e, vin d'hyssope. — ~~.bj^i= ^ charab tourtousou, lie de vin; (l-~jjl3

i tourtoidou charab, vin de lie. — oJSjvekere charab, vin aigri, tourné. — AX^\J^ charab-liane, tonneau de grande dimension, foudre. — o^-i

x ~«1 charab emîni, intendant des

vins; on nommait ainsi, sous l'ancien régime, un officier du corps des khassiki, auquel la régie des vins était confiée. Aucun infidèle (raya) ne pouvait fabriquer devin sans l'autorisation de ce fonctionnaire, qui tirait de ce monopole un revenu considérable. — Proverbes : _pX-Tb. ^'Is ^ (jSiSlceskîn charab qabeneu tchatlader, «le vin fort fait éclater son vaisseau ». — jj.~,l)| ibL^s 4?7 ,__£ charab djumle jeeaduùdnaseder; «le vin est la source de tous les maux » ; c'est la traduction du dicton arabe : 6. Li-1 J oumm


\j£i i—yO 141

ul-khabaïs, appliqué ordinairement à la boisson défendue par le Koran. — jjyj<Clo Ùt\sS}tj dbol i c.harab âdoemun yurekindekini diline gueturur, «le vin fait passer sur la langue ce qui est dans le coeur». — dll^-i jJ—X^p^j^, Ï'LJSI ^-t-i\ charàbun ichi feçad seuzeu guertcliekter, «le vin fait agir mal et dire vrai », in vino Veritas; oîvoç v.cà àXrfîeia. — C'est du mot charal), «vin » ou churoub, « boisson en général», que dérive le français sirop.

JJK-^AJ cheraq, onomat. bruit produit par le choc d'un objet plat et lisse. — Jj—»M"ls^l= iji/^ Olr^ cheraq cheraq toqatlamaq, donner un soufflet retentissant; voir aussi Jjj^i chareq.

rampoï, du hongrois sorompô, « barrière » ; fortification en palissade, gabion. — (ji^Ji^i .i charampol sepetleri, gabions farcis. — ^jrlijl—s J^ charampoï qazeqlare, pieux de palissade.— <r>'f-fi ^y> charampoï meteris, palissade.

—'«Jj"**^ 1 c-heraït, (ar.) conditions, clauses; voir 4J*jy>i et ±>j£.

7*" Ap^ cheray'i, (ar. pluriel

de chery,at) lois d'institution divine, prescriptions fondamentales du code religieux et civil ; voir o») _^i.«J \/Z, >}LY1 «les lois de l'islamisme », titre d'un traité de jurisprudence qui fait autorité chez les Chiites ; il a été traduit en français par M. QUERRY.

L^JJ-JJ cherbet, (ar.) 1° boisson sucrée et aromatisée, limonade, etc., sorbet. — 2° potion, breuvage purgatif. — L'interdiction du vin et des liqueurs fermentées a donné, chez les Orientaux, une grande extension aux sirops et boissons douces. On les prépare avec du jus de citron, d'orange, de cèdre, de violettes, de roses, de safran, de tilleul, d'épine-vinette, etc. Ces différents sirops, conservés dans de grands vases de porcelaine ou de cristal, sont servis mélangés avec de l'eau et souvent additionnés de musc, d'aloès ou d'aromates. — di—\-~^ cherbetlik, boisson et sirop de toute

sorte. — 1 < *jy survie cherbet,

purgatif. — ^ o^^ hoummaz clievbete, jus d'oseille. — ^'■^r'-* cherbetdji, fabricant et marchand de sirops et de sucreries; limonadier. On don-


142 Vi Vliait

Vliait ce titre à un officier de bouche chargé de la confiserie ou gulhane; il allait tous les ans en Egypte faire ses provisions pour la confection des sirops. — ^li^^i cherbet-hanè, boutique ou l'on vend des sirops et des douceurs; café; débit de liqueurs.

"k}^àJ ~*SJ clierpadaq, onomat. qui exprime l'idée de «couper» ou de «casser»; le radical o^i ne se rencontre pas comme mot isolé.

<Zjy-J chirit, ruban; galon; voir

t^Jlij^Xj chirret.lik, (do l'ar. ô^-i) méchanceté, malignité, désir de nuire et de disputer. — mauvaise éducation ; grossièreté.

T~Y*^ cherh, (ar.) commentaire, glose explicative; avec étmek ou vermek, commenter, annoter. —3^lr-* clierlûu, autrefois commis de 3" classe dans les bureaux de la Porte.

L^Oj-vo chirden, (pers.) fraise de veau, etc.; voir O-V--^-

-bj-JJ çluirt, (ar.) action de stipuler, de faire des conditions. — convention, stipulation. — traité. — «i £ 4jjl is^i h mi ehrirt cla L:i, à la condition

condition ... — f^j^ J" chartê Çarih, condition expresse; ^^ zemni, tacite; ^LiLil eçaslu, fondamentale; J_-Jû çaqel, lourde, onéreuse; ^\j vahi ou JJalj batel, nulle; J~*JW mufsid, résolutoire. — Jo^-i y_ ~J.j\_y^<)\ ônsez olmaz bir cliart, une condition sine qua non. — i_9j3y> 4i=y»i charte mevqoîtf, soumis à une condition, conditionnel; t^=j^ chavti, même sens; légal, soumis aux prescriptions du rite ; ^L^i t^Y" 4-°*^ djamechoui charti, lavage rituel, prescrit pour toutes les souillures, soit graves, soit légères.

— 2" sens spécial : serment solennel ayant le divorce pour sanction; cf.

Jaa^JL» mechrout. — Jj O^ri

cliarûamaq, convenir. — laver conformément aux prescriptions de la loi.

Jj—c-OUa^L chartlaehmaq, faire une convention réciproque; convenir entre soi. — la forme du pluriel est bjj-Ci eliurout. — 1 JaJj AL*^ churoutè rabt étmek, stipuler des conditions; on emploie aussi ^-«Mij baghlamaq dans le même sens. — ^jj*^ J%»\ churouU islam, les cinq conditions de l'islamisme, à savoir la profession de foi; la prière; la dîme aumônière; le jeûne et le pèlerinage.


u^i 3J*^ 143

è^doj^i chart-name, (ar. pers.) acte de convention ; traité passé, par exemple entre l'Etat et les compagnies fermières ou privilégiées. —

_u< «llLyii jU«» jj.tr demir yollar

chart-namèsi, cahier des charges des compagnies de chemins de fer.

Pt-^ cher, (ai:) loi d'institution divine; i-ij^-i p^i chéri cher if, «la noble loi », F ensemble de la législation religieuse et civile du monde musulman. — JL JA\ ehli cher, homme de loi, jurisconsulte, qadi. — ^js^ cher y, conforme à la loi, légal, juridique; «Lxyi ,y^j rusoumi cher'yè, formes juridiques. — -i—^j^t ^Ic-s daavii cher'ye, affaires judiciaires, par opposition à <~oLLiJ ^ daavii nizamye, affaires administratives. Voir aussi o*)^, cher'yat, ù^ls qanoun, etc.

*-9J-.»J cheref (ar.) honneur, illustration, gloire. — ôJr3^ chereflenmek, acquérir de la gloire, s'illustrer, comme J^L>_ cheref boulmaq. — jl oLày-i cheref-y ab olmaq, être honoré; l ti£ \*2j£, cheref- bakheha,

qui répand la gloire, qui honore. — (jlc J\ oi<^ jaX^à^i cheref-coudour olan èmri dli, l'ordre sublime

(impérial) qu'on a l'honneur de voir émaner. — \sr^ churefa, pluriel de cherif; voir i-flj^-i.

As—JJ churfe, prononc. fautive cherif e; (la forme arabe régulière est A—àl^i) galerie autour d'un minaret.

^4-J^i churfèlu, pourvu d'une galerie (minaret). — ,J^_/^ rr.j\ utch churfèlu, « aux trois galeries », nom de la principale mosquée d'Andrinople, bâtie par Sultan Murad IL — 2° (ar.) élévation, honneur.

i3_J~"^c^ar1' (ai'0 orient, contrée au Levant; l'Orient. —^jU J}^ charq maie, marchandises du Levant; ~JIA\ Jj_/^ charq ehalisi, peuples d'Orient, Levantins. — 4—a^i jy\ oumouri charqye, affaires d'Orient.

—A* <us^.i •cJl elsinei charqye mehtebe, école des langues orientales.

I_£JD jjj i3_r^ charq rouziguiari, vent d'amont. — 2° V—à charqe, chanson, romance turque, air à la turque ; avec seuïlhnek, chanter, dire un air. — \j^" ./—^ agher charqe, chanson populaire, refrain de paysan ; voir (_£jl vzgui et ^jj turku,

&<J\3J*»J (var. oSsy.%) charqada, homme dont l'esprit est faible et fri-


144 J_^i 3J^

vole; ce mot est d'un usage peu fréquent. •

u^Oj-I> chirket, (ai:) société, association; compagnie (aujourd'hui on emploie dans ce sens la transcription du français •CY^y*). — <~«^£ cS^c, «ulir 1 chirketi 'oumoumye 'osmanye, compagnie générale ottomane. — "çjTjii jijLu siparicli chirket e, société en commandite. — ^yH ^J. ou ^lalc chirket ismi ou 'eunvani, nom social. — i Jr^<jr-^J tesmyèsez chirket, compagnie anonyme. — \j^- J^ chirketi khairye, compagnie privilégiée des bateaux à vapeur ottomans.

P a> ^ & Ù^t C»>)lâj C**X~=J ôjl^ 1

j jJjjiL <CLAJJ jk^Cj tout sujet ottoman, en se conformant aux lois et règlements, peut former toute espèce : de société commerciale, industrielle et agricole. (Extrait de la Charte ottomane de 1293.)

{J^r*^ clierrjuil,pour_A>\-iclierfjuir, (pers.) mauvais, malveillant ; qui excite un mal. — SijS^ù cherguirlik, excitation, mauvais conseil.

i^JL-C-ij^j (var. j^J^) cherlaghav, résidu; crasse de beurre; huile

de sésame. Ce mot paraît composé de cjd^ et de (_^3 j chera-roughan; voir &jiZi cliera.

J^__«iL^IJ cherlamaq, murmurer comme l'eau qui coule, ou la pluie; souffler comme le vent. Voir les particules jli et JJ jà.

^j^ùjy^j cherleghen, résidu ; voir

^^y~-Jj cherlob, oeufs accommodés au lait coupé ou yaourt. Ce mot se décompose peut-être en <=>i chera et I-JJJ lob; ce dernier signifiant «oeuf», comme hazer-lob; voir^iL..

C^—*j-~> cherrnet, (peut-êfre du pers. iy j-L impétueux ; hardi) 1° cheval vif et agile. — 2° j eune taureau ombrageux. — au fig. se dit d'une personne grossière et d'un caractère hargneux.

(3j9r~*J chin-ani, «originaire du Chirvan», chambre supérieure; sorte de pavillon ou de belvédère au faîte d'une maison.

^*\y~'J churoub, (ar. boisson) sirop- — I3.3J^ J^ 1 cheker cliuroube, sirop de sucre. — J^ ASSL menekclih


\S_j-* L^T- 145

churoube, sirop à la violette, etc. ; voir C*>ji* cherbet.

i>9j-^j churout, (ar.) conditions, clauses; voir \>j£> chart, <daj ^-i cherita et iaji^i cher ait.

Pjr^ churou, (ar.) avec étrnek, commencer, se mettre à l'oeuvre, entreprendre.

byà cher a, jus de raisin; moût; suc; voir «>i.

ijl 'ir-«J chirian, (ar.) artère;

(jli^i chiriani, artériel. — di_>-y ijl^-i kutchuk chirian, artériole. — <j\>j~% -A^23 façdi chirian, artériotomie. Cf. jW 9 <A.i chah-tamar.

I*-^-—Lr**' (var. -^^r^j rarement O^i) chirit, ruban, galon ; liseré d'or ou d'argent. — <^^ çerma chirit, passementerie d'or. — <i-Us qadifè chirit, chenille de soie ou de laine. — O^Ll^ J^^-i chiritlu pantolon, pantalon à bande, galonné. — O^^-a 1 chirit çoghouldjan, ténia, ver solitaire. — Le mot chirit est la forme turque de l'arabe \s.\y-» qui signifie littéralement une corde en filament de palmier, et s'est appliqué

ensuite à toute espèce de galon, de liseré, etc.

"T"* cherita, (ar.) condition, pacte ; convention. — A^^^ <!ai ^ cheritaï çariha, condition expresse. — 4~à>- ^ cheritaï khafyè, condition tacite. — 4J JU J^~ <laJ —i cheritaï tehdidye, clause comminatoire. — plur. iail^vi char ait; j."y.J)!\ -Lj^i char ait ul-islam, dogmes essentiels de l'islamisme. Cf. .Lj-i chart.

C^stJy^j cher'yat, (ar.) loi d'institution divine. — 4J<^~ JL cher yati nebevye, ensemble des lois religieuses et civiles fondées sur le Koran et la sunna, code mahométan. — <_:*)^ri, (l_AaS«l cher'yaù oqoumaq, citer en justice. — iS^ij~-~" cher'yatdji, fonctionnaire de l'ordre judiciaire, placé sous les ordres du kazi-asker et faisant fonctions de juge chargé de rédiger les arrêts. — JC>- oyklk o^/l jX\ cher'yat zahire hukm éder, la loi ne juge que l'extérieur. — dkai^-i yrtl t^Aj ■Ci \~5 cher"yatun kesdyi parmaq âdjemaz, le doigt coupé parla loi ne fait pas souffrir. Cf. Py~i cher.

<~J>J~*Z cherif, (ar.) noble, illustre.

i^ju^'i ia.>- khatte cherif, « écriture 10


146 L^-i J^

illustre », ordre écrit de la main même du sultan. — y^i^ ^^ za^ c-herifiniz, «votre personne illustre», tournure polie au lieu de y* six. — -A y jJu^ <j\ y*juj*i, mizadji cherifiniz eyi mi der, comment va votre noble santé?— 2° Cher if, descendant du Prophète par la ligne maternelle (plur. <_°>\j^ \ echrcif) ; gouverneur de la Mecque et du Hédjaz. — i_2^iYl ^._ii ■naqyb ul-echraf, chef de la noblesse issue du Prophète : cette dignité donne à celui qui la possède le droit de juridiction sur tous les Cherif, et plusieurs prérogatives à la cour et dans certaines cérémonies religieuses. Il a aussi la garde du drapeau et des reliques du Prophète. Voir Ju~, seyid. et _/.<•! émir.

c-fir^ dwifi, far-) ducat d'or qui avait cours dans l'empire ottoman, principalement sous le règne de »Selim IL

l—^—dj—* cherik, (ar.) associé. — j_ji ^-ijL-i si/parichli cherik, associé commanditaire; ~~ij^ dJC^i cheri/cuîi (jhaïrisi, non-associé. — plur. D j£, churekn. — <j^V i/y^ ^~j y b^-^i birbirine znmîn olan cJmreka,

associés solidaires. — oi>o _^i cheriklik, association, société; synon. de chirket; — camaraderie d'école. — Cf. JjLij^l ortaq.

i^Jjj-Jj chère!, forme adoucie de JJ jLi charel, onomat. J—>y<i ^x~" Jja.1 cherel cherel âqmaq, couler, murmurer comme une fontaine, ou un ruisseau; souffler comme le veut. Cf. jLi

et (j "Vy^i cherlamaq. — Jy^jl^i

chereldamaq, couler en murmurant (eau), tomber en averse (pluie). — ^oL^i chereldeu, bruit sourd, murmure de l'eau qui coule, etc.

àÀ^j-^> (var. «ti-^J;, <iùj£) chirinqa, ital. sirinrja, seringue, clystère. Voir ■CÛ.^ hoqna et ^ jH-Ls qechqereq.

^J^J chech, (pers.) six. On ne se sert guère des noms de nombre persans qu'au jeu de trictrac, par ex. :^i ^t-i clou chech, deux et six;y» J^z, chechu doit, six et deux. De là l'expression J^Ljl ^Z, chech oïnamaq, jouer aux dés. — au jig. iJ^-i JJ^ ^jy chechi bech gueurmek, «prendre un six pour un cinq», se dit d'un ivrojnie.


>- J^i 147

AJl^^ chech-Jiane, (pers.) arme à canon rayé. — UJUÛ-*-"' chech-hanèlu, même sens ; — carabine. — ^ ^Ik^ chech-hanèdji, porteur d'une arme à canon rayé; carabinier.

C^lf^ chichman, gros, obèse ; voir

(jAff-^ (var. dc^)clrichmek, paille ou roseau minces et fragiles, employés par les fabricants de nattes et de cages. — 2° enfler, grossir; voir ^ic^.. — 3° chechmek, dénouer, délier; défaire.

t-^*a**< chast, (pers. eu—i) 1° anneau de l'archer; ,jjl\ AZ^ZZ, chaste âlmaq, viser. — 2° (pers.) soixante.

iaw c&att, (ar.) bord, rivage d'un

fleuve. — o„ «Il iai c7i«rt ul-areb,

jonction du Tigre et de l'Euphrate, à Kourna, au-dessus de la vieille ville de Bassora.

CJJ\—La«j chataret, (ar.) vivacité d'esprit, intelligence fine et éveillée. Cf. Ja[i, chater.

f?L/*3M chatrandj, (ipevs.) prononciation vulg. satrandj, jeu d'échecs; voir 4j*«>.

^ÀrtuJ chatèf. D'après le Lehdje, ce mot signifierait «flatterie, adulation, cajolerie » ; mais il n'a pas cette signification en arabe et paraît être d'ailleurs d'un emploi très restreint.

X^JJ chabe, (ar.) 1° branche, rameau; ramification. —j dl_lL _/JO ^4**^ demir yolenuri bir chdbesi, un embranchement de la voie ferrée.

— 2° partie, subdivision. — <* il

çj4—j^i hanqa chabesi, succursale

d'une maison de banque, sous-comptoir.

ôJsStuj chcirye, (ar.) pâte taillée en forme de petits vers comme celle des qataïf, vermicelle. — ~Xjy^ J^ chcirye tchorbaseu, potage au vermicelle. — ~*4ij*Z, 4JJ! ârpa chdryese, pâte faite avec de la farine d'orge.

— On prononce vulgairement \yf" chèhrye, mais le Lehclje blâme cette locution.

à—XZX»J chachaa, (ar.) éclat, splendeur. — «._)<»,.:.».':. chachaalu,

éclatant, brillant. — u^ du o>\è

i^J-cJ! ù»5a-i J^JuijLia rjhaïet nefis u chachaalu âuyun elbiseleri, des vêtements de noce très beaux et éclatants.

10*


148 oii ^

\&1> chifa, (ar.) guérison, rétablissement. — JD L_ai chifakiar, salutaire, curatif, synon. de^Jlii chifalu. — Jj^î 1 u* 1 c^'t/ft boulmaq, guérir, revenir à la santé. — Oj—-x? ^ *&\ «?Za/i cft't/ffl versûn, que Dieu vous g'uérisse! — Ù^Jjl JLLi chifalar olsoun, «portez-vous bien»! (formule de compliment à l'adresse de la personne qui boit, ou après le bain, la saignée, etc.) — L_iiJ\ jta dar uchchifa, hôpital des fous; ne pas confondre avec 4J"UÏM jta dar uch-chafqa, orphelinat à Constantinople.

^JL_li*u eheftalu, (pers.) pêche, fruit du pêcher. — ^J, y^^y tuïsuz eheftalu, brugnon; 1 CJ\ et cheftalusu, pêche dont la chair adhère au noyau; pavie, alberge; on la nomme aussi ^Jllfl-i jy mor eheftalu, pêche violette. — i, ^Ju y arma eheftalu, pêche dont le noyau se fend facilement, etc. — Le Père Arcère, dans son dictionnaire manuscrit, 11c cite pas moins de 47 variétés de pêches, mais ce ne sont pour la plupart que des noms ou sobriquets vulgaires donnés à ce fruit, suivant sa forme et la couleur de sa peau. — ô^o" cJief'

talu âlmaq, cueillir une pêche; aufig prendre un baiser. — ^jJllai ^^^

j- X, yanaqlare cheftaluyè benzer,

ses joues ressemblent à une pêche. — Jlliu tj, -*y jJJL&^JlzLi eheftalu, guelînder qermezeu taftalu, la pêche est une fiancée vêtue de taffetas rouge. — P^r^ çjJlXiLi Ifti daha cheftalusu olmamech, elle est encore d'un âge tendre. — J?&y J^ eheftalu çoqagheu, rue solitaire, chemin désert. Cf. <^\ âlou.

b—SZJ ehifra, ital. eifera, caractères de convention pour le secret de la correspondance, chiffre. — &\ Jï,

^ °j\> ehifra ilè yazmaq, écrire en

chiffres ; on trouve aussi le verbe hybride oJ.o_yLi chifralhnek. — A^y1-^ CJ\J £. ehifralu tahrirat, dépêche chiffrée. — (3~^«J> ^i ehifra miftahi, clef chiffrante. — \ As- (J»^- 1 défraye hall étmek, mettre au clair.

àxàuj (ar. var. o«ii) 1° chef a a, droit de préemption, droit ou privilège de tout copropriétaire d'un bien indivis, par lequel il peut acheter, de préférence à tout autre, la part d'une propriété, lorsque celle-ci est mise en vente. — 2° chef a, deux inclinaisons


(3^ lo .ÔJ 140

ou ruhaa, pendant la prière du matin. — 3° chifcia, comme OclAi chefaat, intercession, prière en faveur d'un tiers.

Jj—^ chafaq, (ar.) 1° point du jour, aube. —j^T^ J^Li chafaq seukior, le jour commence à poindre. — 2° chafq, clarté, lumière; ô^jCj^kL chafq guetirmeJc, apporter de la lumière, éclairer; JU^i dll âyuîl chafqe, clarté de la lune; reflet de la lune dans l'eau. Cf. J}^-i.

C^AAUJ cliafqat, (ar.) tendresse; pitié, compassion. — <0LLiJl jta dar uch-chafqa, grand orphelinat établi à Constantinople, dans le voisinage de la mosquée de Sultan Selim.

7i-^MJ chef!, (ar.) 1° préempteur, celui qui possède le droit d'acheter, de préférence à tout autre acquéreur, la part d'une copropriété mise en vente; voir <*jLi. — 2° qui intercède en faveur d'un autre.

£—M chaqq, (ar. fendre, diviser) partie d'une chose, section, division. — au duell>JLïi ckaqqaïn, alternative. —1 JLJ-1 ly.2jJ\ (jtj beïnuch-cliaqqaïn ikhtyar étmelc, prendre un parti dans

une alternative. — 2° cheqq, dénomination particulière aux agents supérieurs des finances, sous l'ancienne administration. Le ministre des finances avait le titre de deftercîari cheqqe evvel, trésorier de Ie classe. On sait que, sous les premiers sultans, il y eut plusieurs ministres des finances en province. Leurs malversations furent telles qu'on les réduisit à trois : celui de Constantinople, dont le titre vient d'être donné plus haut; le defterdari cheqqe sani, ministre de seconde classe, qui régissait les finances d'Anatolie, et le defterdari cheqqe salîs, ministre de troisième classe, pour la Hongrie, le Kurdistan et l'Arménie, l'Arabie et l'Egypte.

u^ 1 chaqa, 1° raillerie, plaisanterie ; badinage malveillant. — ^ Li

^>—«joiJul chaqa édyormisîn, est-ce que tu te moques de moi? — i37^ chaqadje, badin, moqueur; railleur; voir aussi 4sli. <— 2" ALi chaqa, (ar.) malheur, perdition, condition des réprouvés. — lii J*l ehli chaqa, gens de perdition, hérétiques, damnés. — On emploie dans le môme sens l'ar. 0«L_li chaqavet, malheur, avilisse-


150 J^ ^

ment. — al"jlJLi chaqavetlu, misérable, scélérat, pervers.

JjuUo 1° cheqaq, fanon, pli de la peau qui pend sous le cou des boeufs ; en turc or. ùj^ 3 clolôn. On écrit aussi çeqaq Jjlâ-o, ce qui rapprocherait ce mot de çarqmaq, pendre, être tombant. Cf. ^ïjU. — 2° (de l'ar. J^i) division, inimitié; discorde.

J^liuJ chaqaïq (ai:). On désigne sous ce nom différentes variétés de la famille des Renonculacées; par ex. : une espèce qui croît à l'état sauvage et que les Turcs nomment j^^p y\ dyou qoulaghou, «oreille d'ours», c'est la pivoine simple; — iilï^^l^l âghadj chaqaïqe, pivoine en arbre, dite mou-tan, bel arbrisseau dont les fleurs sont d'un rose clair. — J^lii c\~(^ chaqaïqe nouman, anémone. Es distinguent aussi une variété d'anémone qu'ils nomment JL -LL pembe chaqaïq, « anémone-coton », et une autre dite dl=&& guelîndjek, «la petite fiancée»; c'est le coquelicot.

ôy^ r^ia1ra1>brave, hardi; présomptueux. —2" fin, rusé; gai. — o»-ui? Jjl/ 1" 1 chaqraq tahjfvt, caractère fin et enjoué. — ~ij s Jj^iîi

chaqraq qouchou, oiseau du genre guêpier.

às.Zj (yar. ULi) 1° chaqa, plaisanterie, moquerie; voir <sLi. — 2° chouqqa, (sa:) petite lettre, billet.

^ chaqy, (ar.) misérable, pervers, damné; voir lïi et ô^lii. —le pluriel est Lii\ echqya.

<JXJJ chekk, (ar.) doute, incertitude. — dii ^j hi-chekk ou dli ~% hila chekk, sans doute, assurément. — JJ*-

1 dl i halli chekk étmek, lever les

doutes, renseigner, certifier. — j\ j_ Jj«5.L O-i 5tr esèri chekk braqmamaq, ne laisser aucun doute. Cf. 4^~i chubhe.

^)lxl/ chikiar, (pers.) 1° chasse, poursuite du gibier; synon. de l'ar. J—a caïd. — ^jtCi chikiardji,chasseur, d'où le nom abstrait J^L^-jtxi chikiardjilik, chasse; on dit aussi : J^Jjtxi chikiarlçq. Cf. «I ai'. — J^^= ^•y^i jlS.-ij caïd u chikiar tezJciresi, permis de chasse. — «ÛJ^—£> chikiar-gah, lieu de chasse, parc de chasse. — ^j&i chikiari, «qui se rapporte à la chasse », oiseau et chien de vénerie. — 2° acception vulgaire :


fz, j^i 151

chose sans valeur, sans goût, inutile; menus objets. — ^i j\>—à chikiar cher, objet infime; J\J\J j&JL chikiar bazar, marché mal fourni. — oj&—à (^.^T chi.kiarè tcheqmaq, aller à la maraude ; grapiller.

u^o 6v*o chikiayet, (ar.) plainte ; accusation en justice. — ^i »_A —\

esbabi chikiayet, chefs d'accusation; <ullHxi chikiayet-name, acte d'accusation. — 1 OJ Ixi (jis c. 'arsi chikiayet étmek, intenter une accusation. — j^itxi chikiayetdji, plaignant, accusateur. — jJj^txi JjT.5 C*> !£>- hikiayet dell chikiayetder, ce n'est pas un récit, c'est une plainte. Cf. ^.^—^

I-XJ>W chekbuk, (peu usité) carnaval. — ^ydii chekbuk gunleri, jours gras. Cf. Ol et.

»5^ cheker, (ar. ^_X~- sokker, du sanscrit çarkard; lat. saccharum) sucre. — _/>.i ^Li j, 5M" 5acA cheker, un pain de sucre ; on dit aussi ^2 <K^_ Sir /cè£fè cheker. — ojL __,Xi cheker •pare, morceau de sucre. — <jy^ jj toz chekeri, sucre en poudre. — ^J. ^■L*^ cheker qameche, canne à sucre. — (jl^Xi chekeristan, plantation

de cannes à sucre. — ^i «U. /c/wm cheker, sucre brut. — ,j \J ^Vi c/i«- ker qabe, sucrier. — «liU-jX-i chekerhanè, raffinerie de sucre. — ~Ls\ 1 cheker ichi, sucrerie, ouvrage en sucre ; voir <l^Xi chekerlerae. Les Turcs font une grande variété de bonbons et pralines, à l'amande, à la rose, à la canelle, à la menthe, etc. — oC i_£_,—XJL nebat chekeri, sucre candi, comme l'ar. J^s qand. — ^3 5_^-i J: cheker churoube, mélasse. — y\Ja JS" (/i(.? bh-cheker, (pers.) confiture de roses; ajj Jkz, cheker - rize, (pers.) sucreries; massepain. — ^y^ chekerli, sucré, doux. — .^^i J.J^ chekerli loqoum, «bouchées sucrées», mélange de farine, de beurre et de sucre. — dl'j ^xi cheker-reng, « couleur de sucre», blanc jaunâtre; aufig.y\z, 4ÎL« j J*\ dij myane cheker-reng olour, il y a de la froideur, de l'hostilité entre eux. — ^ic _,Xi cheker 'ylleti, diabète sucré. — iS'.J^ cheker dji, fabricant de sucre; confiseur. — dL^Li chekerlhnek, sucrer; <\y\z, chekerleme, sucrerie, douceur, confiture; voir Ll=- haïra et 11= tatlu. — dlry^i chekerlenmek, se tourner en sucre, se cristalliser, — O—'jsJfjKZ. cheker


152 ^Jo, CP"

kesdirmeto, raînner le sucre; au jig. sommeiller tranquillement. — ^sj 1

d\ cj\ cheker guibi erimek, fondre

comme du sucre. — 4—L1 Jkz, ^^'j dl» \jJ^\ zehiri cheker ile itchturmek, « faire boire le poison avec le sucre », dorer la pilule. — o^t j_ *Sjy* ^ ji__,Li her seuzeu bir top cheker (1er, chacune de ses paroles est une dragée de sucre.

t^-J chukr, prononc. vulg. cliukur, (ar.) remerciements, action de grâces ; merci. — ù»~ W .A" 1 cliukur olsoun ou tj^-jol jy^ chukurler olsoun, grâce à Dieu! synon. de <U) J.z-1 el-hamdu lïllah; on dit dans le même sens ^IM ^Xi allaha cliukur. — 'U^ L,« __,\*1 jaj Jjjl chukr osenanïmete ârtereur, les remerciements et les louanges attirent de nouveaux bienfaits.

cJuXw chukran, (ar.) reconnaissance, gratitude; O^^-i chukranyet, même sens; voir le mot précédent.

àXj'~=>.M (yar. ■uAjfc) chekerlemè, sucrerie, confiture, douceurs ; voir jj* cheker.

L~-*~USM cMkest, (pers.) brisure; rupture. — ^AZi* I^J^-^ du'CuL* sejinenun

sejinenun u clulcesti, Mis au navire; JcjLi-Ai cliikestpareler, débris d'un navire à la côte ; ,jU 0~Xi cMkest maie, épaves maritimes. — <LSL chikestè, brisé; — écriture persane cursive dont la lecture est difficile.

I^^JW chekl, prononc. vulg. chekil, (ar.) forme extérieure, figure;ressemblance. — sorte, manière. — o_^^ oOlKi dost cheklinde, à la façon d'un ami. — j «i jj J>i cAeH it yiiz, apparence et physionomie; — synon. de J^ naçel: Jf>i 4J ne chekil, de quelle manière? comment?— «.sL_s\ J£i 4J ")U3 ne chekil ifadè qelaïem, comment pourrai-je m'expliquer? — 4J :J»~ ki ne chekil beuyuk, qu'il est grand! — ^^Ci ^J^kitab chekli, format d'un livre. — ^~ j J>li chekli terbiyi, figure carrée.

^—-A-C^ chikembè, pour ichkembe, (du pers. «çJCÎM) tripes de boeuf ou de mouton qu'on accommode de différentes manières et avec force épices ; tous ces ragoûts sont désignés sous le nom de^Jljj.^- ^chikembe tchorbalare, «soupes aux tripes». Cf. O^l.

às^*" chikendje, (pers.) torture, question; avec tchekmek, subir la


^ JU 153

question; avec vermek, donner la question, torturer. Cf. <b^l.

ltt_X«/ chekva, (ar. ^£y£) plainte, grief. — l«Xi i_A—^\ esbabi chekva, sujets de plainte. — ^l^xi chekvadje, qui porte plainte, plaignant. Cf. C*> Ki chikiayet.

à^Xw chukiouh, (pers.) grandeur, majesté; aspect qui impose le respect ou la crainte. — o^_xij ijli cA»«. M chukiouh, la gloire et la majesté. — L'adjectif relatif _*^Xi chukiouhi, s'applique, dans un sens tout spécial, aux emplois et dignités concédés à la faveur et au nom.

c~r""' (var. jX-i) 1° chikil, baudrier. — 2° chekil, (ar.) bien bâti, de forme agréable.

àXLjj (var. <cLi) chiite, petit coussin de coton placé sur le coussin de laine du lit ou du sofa. On le donne ordinairement à la personne qui occupe la place d'honneur sur le sofa; d'où son nom -*<—:!,à ù&j^ erkian chiltèsi, « coussin des dignitaires ». — U" (3 . yataq chiltèsi, coussin de lit, oreiller.

f***^ chalgham, navet, rarement

rave. — ^làl iLi chalgham bachlu, «tête de navet», tête ronde comme une boule. — <_>-l^>- i, chalgham khodja, «le docteur-navet », se dit par moquerie d'un petit homme qui est coiffé d'un grand bonnet. — 4J i3 J} 1 *> J^~ <<*^ ne chalghame bilir ne tourpou, « il ne connaît ni navet ni rave », naïf, novice. — ili 4ilcL=,

i L j.xl^_^> çaghlegha chalgham

çoghan der belgham, «pour la santé (mange) du navet, mais l'oignon fait pituite», dicton des bonnes femmes turques.—JJX SJ^ ù-^~^ cfl<*^ chalghamun çeqendan seïreyi yekter, les navets clair-semés valent mieux que ceux qui poussent drus. —^ Jos; (jjJL^Vy dLuyrlia chalghamun datmazsan tarlasenden guetchmelu, «si tu n'aimes pas les navets il faut sortir du champ où ils poussent», quand on n'aime pas les gens, il ne faut pas frayer avec eux. Voir aussi jy$>; tchomour, aujourd'hui inusité.

Jj JASZJ challaq, (ar. Jp^) grande besace où les mendiants fourrent leurs provisions. De là la locution vulgaire Jj!>U ,jpli challaq ma.llaq, gueux, vanu-pied; mendiant effronté,


154 \*" ^

Jfiy^j chalvar, (c'est l'altération par métathèse de J^r^ chenal, variante de l'arabe J^j— sarval) large pantalon des Orientaux, culotte large et flottante en drap ou en laine légère. Le pantalon des dames turques est nommé tchintlan; voir <j\~-~^-X-, jl^Li chalvar-h end, ceinture qui retient le pantalon ; voir jy^^\ outchqour.

S^ 1" chem, seuil, entrée; ce mot n'est usité qu'en Asie-Mineure où il est employé comme synon. de échik; voir <lLil. — 2° chemin, (ar.) action de sentir, odorat; voir >Li.

ào Le'"' (yar. «dAr^) chamata, tapage, vacarme, bruit de gens qui crient et se disputent. — ^J—,ô..r>- <°^c -^4.1^ chamatase 'ouyouqa tclieqteu, le tumulte en monta jusqu'à la constellation de la Chèvre. — iSl^* chamatadje, tapageur, querelleur. — ^ J^ chamata teli, fil d'or, d'argent ou de cuivre, clinquant. — En arabe, ijlc*' signifie «se réjouir du malheur d'autrui ».

_J\—£^ 1" chamar, soufflet, coup

donné avec la main. — ô~ °4J 1

chamar yemek, recevoir un soufflet;

tjrAJ^ <J- chamar vourmaq, souffleter. — -JJC *\ 1 chamar oghlousou, fils de parvenu, de basse naissance.

— 2° (pers.) chumar, compteur, qui compte et calcule; compte.

Jj-^lC"' chçmarmaq, sortir de ses gonds; s'emporter; être hors de soi.

Ablc*J chamata, bruit, tapage; voir

{J le*" 1 chlmal, branche vigoureuse.

^iôVsy i^\c.\ db tout dghadje chimallare, les branches du mûrier.

Jlff^ ehimal, (ar.) l°nord, septentrion. — côté gauche, main gauche.

<Jlcr jUasl aqtari chimalye, les contrées du nord. — 2° vent frais et agréable.

A^lC^ chemama, (ar.) petit melon musqué. — boîte de senteur, cassolette contre les odeurs pestilentielles.

aufig. S^-KAZ* chemama guibi, se dit d'un petit enfant chétif et souffreteux.

i>)*AAC'J (yar. 6J jJU-) chemandra, chose qui flotte, comme les tonneaux attachés à la quille d'un navire, le disque de fil de fer qui retient la mèche


^ JJÏ 155

dans la veilleuse, etc. L'origine de ce mot n'est pas indiquée.

L)) -XC 1 chamdanflambesxL, candélabre; voir ijl-^Li.

O'-XC*' chimdi, maintenant, à présent. — ^-^cJ ilA <* heman chimdi, tout à présent, tout de suite. — dl^jj^ chimdidjih, dans le moment présent, aussitôt; dlLjx" chimdiïik, mêmes significations. — ijSs <JJJ^ chimdye deyîn (ou jji qadar), jusqu'à présent. — * >>L ^s? chimdilerde, ces jours-ci, tout dernièrement. — tjjx-" chimden et tj^Js^ chimdiden, dès à présent. —^j-—)<JJJ? chimden guéri, désormais, dorénavant. — ojJW /C ■Ss?' chimdiki halde, dans l'état présent des choses. — «jL ^^ cXy-s\ tJXjjl chimdi para ârslan âghezende, «aujourd'hui, l'argent est dans la gueule du lion», les temps sont difficiles. — ùy^ oOL^J LS^ J^OJ^I chimdi qapousenda maïmouu oïnaïor, «aujourd'hui, le singe danse à sa porte», il est dans la prospérité.

,^«C chems, (ar.) soleil. — ig—^ chemsi, solaire : *L„c-" 4L* sene-ï chemsye, année solaire; 4~~.f <JÛA„,J baçiû-ï chemsye, cadran solaire. — ^^

ijjj*—^ chems seperi, visière de casquette, grand rebord de chapeau.

i^^* 1 chemsi, ordre de derviches fondé par Chems ud-dîn, originaire de Sébaste, mort à Médine, au commencement du xviie siècle.

À^CJ chemsye, (ar.) 1° parasol. Les Orientaux n'ont pas de mot spécial pour désigner le parapluie, et ils se servent du mot chemsye, ou bien ils ont recours à une périphrase comme : 4—J^ ^JOJ*^L£- aj^fl) yaghmoure makhsous chemsye, «parasol spécial pour la pluie ». — 2° chemsye,nom des Ombellifères, famille de plantes dont les fleurs sont disposées en ombelles simples ou composées. — ^\éi Aj—^ chemsye âghadjeu, cet arbre que le Lehdje explique par le nom inconnu IjjiLs çafora, appartient sans doute à cette même famille des Ombellifères. — Chemsye, titre d'un traité de logique arabe, traduit en turc.

(JÀZ-S^ chimchek, éclair; étincelle électrique. — avec Jjali chaqmaq ou

i3 â-U- tchaqmaq, éclairer, faire des

éclairs, etaufig. briller, fulgurer; étinceler. — ■y.^j^S'ÙyTCjy)^ olic-" chimchek tchaqmazdaii gueule gurle-


156 «r

mez, il n'y a pas de tonnerre sans éclair. — ,jjj dLir" chimchek trhie, «train-éclair», le plus rapide de tous les trains (néolog.).

^fy^ 1° chimchir, (pers.) sabre recourbé, cimeterre; notre mot français n'est que l'altération de l'italien scimitarra; au xve siècle, on prononçait cimiterre. — 2° pour tchimcliir, buis, arbre de buis; voir _/•—1^. — Les soldats turcs et la basse classe avaient autrefois un respect superstitieux pour le cimeterre; on lui attribuait la propriété d'indiquer l'orientation de la hibla, le vrai titre de l'or et de l'argent, et autres qualités merveilleuses.

^C chem et <£■" chem a, (aï.) bougie, chandelle.—J~c * chemiaçel, flambeau de cire, cierge. —I^J^D Jï> citerai kiafouri, cierge ou bougie de cire blanche; voir aussi *.y moum.(jlj_«rJ chamadan, val g. chamdan, chandelier; flambeau; candélabre — (en persan, géranium); voir 0^^-

0>C 1° chemine, (ar. flairer, sentir) nom d'un petit melon strié de raies jaunes, rouges et vertes, que les Orientaux aiment à tenir dans leur main, à

cause de son odeur agréable. La forme arabe est >^-^ chammam. — 2° «ce chemmè, (ar.) odeur, émanation; pincée, prise. — «^ j bir chemine, une pincée, un rien. — 3° faute d'orthographe pour 4Ç-"' chimè, qualité, tempérament, habitude.

i^J^C^ chumoul, (ar. renfermer, envelopper) 1° rétroactivité. — il^ls jj^j) Ayy' AiajO qanounlaritfi gicerye chumouii yoqtour, les lois n'ont pas d'effet rétroactif; on dit de même en arabe ,ç^UI <Jc (Jy:-~-'l réagir sur le passé. Cf. J^Li chamil. — 2° ce qui est compris, le contenu, ir^^X» Ajz* mektoubenezun chiomouli,le contenu, de votre lettre. — Jy^ Jlc k 'ylmi \rtem-chumoul, science universelle.

(V*^ chèn,joyeux, gai, enjoué; — habité, riche et prospère. — *^A—Li clùnlik, gaieté, joie; allégresse; — prospérité d'un pays, d'une ville. — fête publique, illumination, salves et feu d'artifice. —j^-Jdli chenliksiz,

triste, désolé, désert, — di *JXSLZ,

chcnlenclirmek, rendre peuplé et prospère; donner de la joie; émoustiller, exciter; célébrer une fête. — dl_Li


»i-i Jy^ 157

b\ chenlik ilè, joyeusement. — diili. jWI (3J.V LJ'A^'* 3 chhilik çolmech yureye âtchar, la joie épanouit le coeur fané (triste). —y^<—!_j\ oOXlLà Irb daïma chènliktè olasez, puissiez-vous demeurer toujours dans la joie! — .yi \Sj~-" ^ ou»- jX> JJJ\ ^^ \S'j. 's-* jjo^Jjl siz 6fee chhi eïlediniz djinabi allahsize chèn eïlèsun, «vous m'avez rendu joyeux que le Seigneur vous comble de joie!» ancien compliment à la fin d'une visite. — ^ tolo j_ jw ÛV,5-dl^ [Vi bou dunyadè deli chèn 'aqellu mahzoun olour, ici bas le fou est gai, le sage est triste.

CJUA^*I (var. o\—•&£) chintian, large pantalon porté par les femmes, en toilette négligée. Voir la description chez LANE, Modem Egypt., t.I, p. 51.

&JOJ.MJ chindere, poisson de la famille des Cyprins; probablement le barbeau commun, ou barbieau.

*—*^> chinik, mesure de capacité ; voir CLLJL£,.

T***-" cheni, (ar.) hideux,horrible; qui inspire-le dégoût; — odieux. — **xz> J«3 fili cheni, attentat à la pudeur.

pudeur. ^-l^l 9^J J«9 \j^ djebrèn fili cheni idjrasi, attentat avec violence, viol.

y*> chou, pronom démonstr. celuilà, celle-là, cela. — se confond aussi avec j_ bou, celui-ci, etc. — ^ chou qalem, cette plume. — »> _j-i chou bou, ceci, cela ; c, X4 * Xyi> chounda bounda, par ci, par là, de côté et d'autre. — ~5dU-i chounuîîçjuibi, comme cela; 0*£\ cl^i cliounu'îi itchun, pour cela, à cause de cela. — jJ-s yt chou qadar, cette quantité; autant; tellement. — s'ajoute quelquefois au pronom personnel pour insister : & yî> ^_Xijy» chou baîïa verdiniz, c'est à moi (à moi ici présent) que vous avez donné.

^J\y^ chevval, nom du dixième mois de l'année musulmane. C'est le premier jour de la lune de chewal que se célèbre le petit baïram nommé en arabe j~\às> x& 'ydfitr, «fête de la rupture du jeûne». Sur la fête en question, voir D'OHSSON, Tableau, t. II, p. 227. — <dl^i chevvalyè, espèce de couffe assez large et basse, ayant la forme d'un panier.

_y_5*^ choura, pour ^jl y^ chou ara,


158 jyi' ^V«cet

^V«cet là, là-bas.— (O\JJ__ chourada, en cet endroit-là; «tlj^—t, ^lj<y chouraïa bouraïa, çà et là, par ci; par là. — ç-bj-"' chourase, ceci, cette chose, etc. — jJ-^^T -Jj^i chourase gutch der, cette affaire est difficile. Cf. <^i chou.

/ _y_^*' choura, (ar. ^jj-i) conseil, assemblée délibérante et consultative.

cJo ^Ij^i chourai devlet, Conseil d'état; a signifié aussi «Sénat».

(jj.LA_.J2cl _Jai ^Ij^l chourai devlet cizasenden, d'entre les sénateurs. Le Conseil d'État se divise en quatre sections : ^^JM *U_i Ij^i. jb dari choura. nizam daïresi, section législative du Conseil d'état; 2 cJ^yémouhakimat daïresi, section du contentieux; .i 4*3li nafye daïresi, section des travaux publics ; i *Sh>mu!- kye daïresi, administration et finances. — ^JK^C (jjlj^i jb dari chouval \iskeri, Conseil de la guerre.

vjyj chorba, (ar.) soupe, potage, en turc, tchorba; voir IJJJ-^-. — nom de lieu, voir Dict. géographique.

JL_^IwXJ^-j chnreldamaq, murmurer (comme l'eau qui court). —

i_£j_Jj^i choreldeu, murmure, etc.; voir _jj>XjLi.

bj^»j chora, (pers.) teiTain saumâtre et salin, sol mélangé de nitre et de salpêtre; compar. avec Jjb^ tchoraq.

iSj^j choura, conseil, assemblée politique ou administrative ; voir Ij^i.

à^jyl> choçe, (néolog.) chaussée, rue et route bombée entre deux ruisseaux ou fossés; «rj-^_. ^ choçe qalderem, trottoir; ~_^_^ 1 choçe bektchisi, cantonnier.

£y*> chafq, (ar.) rayon ; éclat ; — vulg. lumière d'une lampe ou d'une

bougie; Jj %\> ^yZ> chafq yaqmaq,

allumer, donner de la lumière. — 2" chevq, désir, inclination; plaisir, contentement. — 4U _j>^ c^iev1 e^a! avec plaisir, volontiers. — ~i? <_yi cherqa guelmek, se mettre en joie, se réjouir (peu usité).

1—1—J^-J chevket, (ar.) puissance, majesté souveraine; l'adjectif yCS'jZ, checketlu est un des titres honorifiques du sultan : jhM^ j\r, jji jO^z, ^Jlisl eLiil chevketlu qoudretlu'azametlu padichah efendimiz, « sa Ma-


M^-UJ l^-i 159

jesté l'Empereur puissant et élevé, notre maître», etc. — Ce mot forme des composés qui entrent dans le protocole des titres de la puissance souveraine, par ex. : ol—<r_^à chevketmèab, centre de majesté; jt->—P^i chevket - medar, pivot de majesté; ^w2p_^i chevket-maçir, asile de majesté, etc. — (J^ i_£^ y^ chevketnumaï 'osmani, « Tableau de la puissance ottomane», résumé d'histoire en vers, publié à Constantinople en 1876.

(J-O^J chevket, (ar.) épine, arbre ou plante à épines. — ^>^f, ,£ chevketi yahoudyè, « épine juive », eryngium. — 4—Ja~s 1 chevketi qobtyè, «mimosa nilotica» ; on l'appelle aussi \J-.*3J>, égyptienne. — -CJO> ± clievketi muntinè, «épine puante», inula.

CJUJ^W choukran, (ar.) ciguë ; voir

{Jy*> chol, pronom démonstratif, synon. de chou, celui-là, cela. — jj__ïJ^i chol qadar, cette quantité, autant; voirai.

?y> choum, (ar.) de mauvais augure, néfaste; malheureux. — ,^_i

j.—V^èl choum âghezleu, médisant, calomniateur. — ,j^_L>yi choumleq, mauvaise influence, mauvaise étoile; malheur, calamité.

&*\jj*j chounda, dans cela; ici. — oJu»> oJuj.i chounda bounda, çà et là.

àXJyM cheuïlè, (de^-i et de <tU avec cela) ainsi, de cette manière, comme

cela. — 4 La> 4jj«-i cheuïlè beuïlè,

comme ci, comme ça, passablement; pas mal. — A.^-à\,yL cheuïlèdjè, tranquillement, en douceur, sans s'inquiéter. — tJj-^jj.U 4)j^i cheuïlè dorsoun, sans parler de cela, indépendamment, non seulement. — £ ^i cheuïlè ki, voici comment, en effet, à savoir ; cette expression annonce le développement d'un récit, d'un fait, à peu près comme le ili] Ji des historiens arabes. Cf. <b j>#.

OOly-JJ chehadet, (ar.) témoignage, déposition, attestation. — profession de foi musulmane. — martyre.

o—"iyS 1 chehadet guetirmek, faire la profession de foi. — J^-*j J^ chehadet jparmagheu, index, second doigt. — <*b~.il^i chehadet-namè, attestation; certificat d'étude, diplôme.

4-ç^i 1 chehadeti cheryè, témoignage juridique. — 4_^s>ljLi ^J. che-


160 ^r* sr*

hadeti chefahye, témoignage verbal; 4J J 4. 1 chehadeti tahrirye, témoignage par écrit. — 1 ilol^i ^\ i\ edayi chehadet étmek, déposer, témoigner. — 1 0^4 oJL—--^ 0^ yemîn tahtinde olan chehadet, témoignage assermenté. Cf. -u>Li chahid.

^J^XL^J chehbender, (pers.) consul ottoman; voir j-C*li.

OJA^JJ chehlom, giroflée, fleur; voir ,_£j~ui.

ÀJlIysi ckl'htane, (pers. ar. ^-^ ctjylwi^-i) graine de chanvre, chènevis, dont l'huile est employée dans l'industrie.—Le sens littéral de chahdane en persan est « grain de roi » ; on nomme ainsi les perles de grand prix.

<X—i^A^j rhehdye, grand bateau pour le transport des bois de charpente, dans le genre du bateau de pêche nommé âlamana; voir 4>LVI.

^-*J chehr, (ar.) mois; plur. j^i chuhour : A>_p. j^i chuhouri qamarye, mois lunaires. — *ii\ _^-i chehr ullah, «mois de Dieu», Redjeb; ^ j^>\ clie.hr ussahr, «mois de la patience », Eamazan. — \S)^ i>' ^ jr* chehri dyîn (juédjeleri, les nuits du

mois sacré, nuits deRamazan. —*Sjr*

chehri, mensuel; 4 >^i ôUu^

takhçiçati chehrye, traitement mensuel; 4 > jf* tj"^ ineachi chehrye,

appointement mensuel. — 2° chehrye, prononc. fautive pour charye, espèce de vermicelle; voir \l/*^-

j—f*> chehir, (pers.) ville, cité; ijC^jf* chèhiristan, grande ville. — Le mot chehir entre dans un grand nombre de noms de lieu, Aqchehir; Yenichehir, etc., pour lesquels on doit consulter le Dict. géographique. — <J;r-" rhehirli, citadin, bourgeois; poli, bien élevé. — ^J>\ ^-i chehir emîni, autrefois c'était l'intendant général des bâtiments impériaux; aujourd'hui, on nomme ainsi une sorte de préfet de la capitale, chargé de l'inspection des travaux publics; il a sous ses ordres un adjoint sous-inspecteur nommé ^^" .i'^ JT" c^ie~ hir emaneti mouavini. — ij^1^ jf^ chehir oghlane, «fils de la ville»; au fit], fripon, retors; mauvais sujet. — dL_L ^i clùhrilik, politesse, bonne éducation.

^jX^ cheuhret, (ar.) 1° célébrité, renommée, grande notoriété. — O^-i


Jt" Jr 161

âLs "£> JùTj-lio c^s\ cheuhret âfet démichler kendini çaqen, on dit (les sages) que la célébrité est un malheur; veille sur toi. — ijjt™ ^^ jji94>- filanun cheuhreti tchoqter, tin tel a une grande réputation. — 2° titre honorifique, surnom; nom de baptême. — ^yc- cheuhretlu, célèbre, renommé, fameux. Le peuple donne à cet adjectif le sens de «magnifique, superbe», ainsi qu'à la forme arabe

j^ f.L° meclihour, par ex. : olé j

A} jy^-X-f j^-jf-* C^ \c l)ir qat ghayet cheuhretlu meclihour libas, un vêtement d'une beauté splendide. — ^ jf" cheuhretlenmek, s'ébruiter, se divulguer.

} ~yC^ chehryar, (pers.) souverain, monarque; c'est un des titres donnés aux sultans.

i^hy^ chah-zadè, (pers.) fils de roi, prince du sang; on écrit aussi cir^li.*J\C~ * chah-zade djamï, mosquée du Chahzadè, à Constantinople, fondée en 1542 par Sultan Suléïman II.

-J^J chelila, fém. de la forme compar. arabe J^il ; se dit de l'oeil bleu foncé ou strié de gris ; mais en turc

vulgaire, ce mot est devenu synon. de louche, bigle; voir Siz, chache.

Al—tu^Ii chaliîn-chah, (pers.) roi des rois, grand roi; c'est un des titres que prennent les sultans ottomans.

<—'^^ chehvet, (ar.) passion, concupiscence, désir charnel. — ûiA^-i chehvetlenmek, être en proie à la passion; être lascif.

-J-JT^ C^W/IOTM'; (fir.) plur. dechèhr, mois, mois lunaire ; voir _,^i. Le peuple fait aussi du mot chuhour le pluriel du pers. ^i chehir, ville.

-^-JJ-JJ chehid, (ar.) martyr; musulman tué en faisant la guerre aux infidèles, d'où le dicton : oiU-« J-f-i j Jj'V^ chehid meïdandè qalan der, le martyr est celui qui reste sur le champ de bataille. — dLg j JJ^I ju^i dL^^l (_$j*—*= eulursen chehid euldururseîl ghazi, « si tu meurs, tu seras un martyr, si tu tues, un héros » ; encouragement donné aux soldats musulmans par les mollas, etc. — Si J^i chehidlik et Colfi chehadet, martyre.

fC*> (ar. S) cheï, chose, plur. Li\

echya. — ^35) Z> j bir cheï yoq, il

n'y a rien, ce n'est rien; Jj»>_ '^ j. n


162 ^ '£f

bir cheye yoq, il ne possède rien. — y:z ci j bir cheï démez, il ne dit rien.

,i j ^* hitch bir cheï, rien du tout, absolument pas. — ^/ lier cheï, toute chose. — ^ ^fç tchoq cheï, c'est beaucoup, c'est grave; diable! — cheï se dit quelquefois des personnes : ^\ ~i ,J:> ô\i jP^lïjjf gueurdiimiz zat deli cheï olmaz, la personne que nous avons vue n'est pas quelque chose de déraisonnable.

— Le mot cheï, chose, est souvent dans la bouche des Turcs, quand ils cherchent le mot propre et ne le trouvent pas immédiatement; c'est à peu près l'emploi qu'ils donnent à ^ haneu. — Le plur. ^Li cheïler a quelquefois un sens péjoratif: «un tas de choses, des loques, des guenilles», comme ,j_,»-; voir ce mot. — <USl ^ cheï ullah, «chose de Dieu», formule de remerciement en usage chez les derviches, et qui revient à peu près à notre Deo gratias.

i—-^ 1° cMb, étoffe de soie grége ou de coton très léger qui sert à fabriquer des caftans. — 2° cheïb, (ar.) vieillesse, cauitie. — 3° (pers.) chib, pente, déclivité.

&~-*Zûu cheïtya, bâtiment à voile triangulaire, espèce de tartane.

f^ cheikh, (ar. vieillard, chef) 1° prédicateur de mosquée, -ia—cl^ va ez. — 2° supérieur d'un couvent de derviches; pour distinguer ces deux catégories de chefs, on nomme les prédicateurs ^jS '■f-VL* mechaïkhi kursi, «directeurs de la chaire» et les seconds <—>j\j 'f-}^-* mechaïkhi zavye, «directeurs de couvent». — .^L,VI '■f^' cheïkh ul-islam, titre du premier et du plus important parmi les ministres de la religion en Turquie; comme il est l'interprète le plus accrédité du cheryat, c.-à-d. de l'ensemble de la loi religieuse et civile, il demeure aujourd'hui encore, et malgré les transformations subies par l'empire ottoman, le premier dignitaire de l'Etat et presque toujours le plus influent. — ,J-\ 'f^ 1 cheïkh vXharem, titre du gouverneur de la Mecque. — Ji~^ cheïkhlar; voir Diction, géographique. — On dit en proverbe, quand on veut nier la vivacité d'une personne ou railler sa jactance : ô^ Jyilo ^JOL^IJJJ J~»\j) cheïkhun kerameti kendisinden manqoul, c'est le


./-£ j^ 163

cheïkh lui-même qui raconte son miracle. —<S-"--r f^T chûkhe nedjdi, «le vieux du Nedjd», surnom donné au diable.

j*;—*> chir, (pers.) lion; lait. — 4**i>â chirpendjè, «griffe de lion», chancre, cancer; synon. de Far. '4$~\ âkiïe.

lfa*> chera, jus de raisin, moût; voir v-i.

b))y^ chiraze, (pers.) fils ou nerfs qui retiennent les cahiers dans la reliure — quelquefois : tranchefile. Ce mot est d'un usage fréquent dans le style littéraire avec le sens de « lien solide, cohésion», etc.

^s^06*" chiriptche, (pers.) bouton pestilentiel, charbon, connu aussi sous le nom de ^jls jl> «feu persan»; c'est Far. 4c-*" Ijr.

Qj'y» chiripiiè, (?) réchaud de terre.

O^J^ZJ (var. ObjO., jyi) chirden, fraise de veau ou d'agneau, membrane qui enveloppe les intestins. Les Turcs font avec cette partie du corps de ces animaux un hachis dans le genre

genre boumbarleq; voir JjJjLo»). — 2° (pers.) (jt-V-â chirdan, pot au lait.

O*-*—jy^ chereldeu, synon. de ^Jj^i, murmure de la pluie, du ruisseau, etc.; voir ^IJJJL^.

A^*y (var. \j^>, «j-i, \fS) cher a, jus de raisin, moût; vin qui vient d'être fait et qui n'a pas encore fermenté; jus dont on tire le vin (charab) par le pressoir, ou l'alcool Çaraq) par

l'alambic. — o> i ojl taze cliera,

marc, sédiment de fruits, etc., extrait par la pression oul'ébullition. — Syra, voir Dict. géographique.

"JJ^^J chirîn, (pers.) doux, agréable. — beau; joli, gracieux, d'aspect animé et attrayant. — le** 1 (j^ chirîn-sima, joli visage. — Ai j (j j^ chirîn bir khanem, une femme charmante. — 4JU- 'yy~^ j bir chirînhane, une maison de plaisance, kiosque, «sahil-hanè». — Oj-jyJ^ chirîn guerunmek, se montrer gracieux, plaire. — d\> A^^J^ZI chirïwlje-bek, prononciation fautive pour sirindjèbek; on nommait ainsi le chef de la secrétairerie d'État chez les Khans

de Crimée.

11*


104 J^ J^

.MJUO chich, broche, épée longue

et effilée; longue aiguille. — ^Uf

~£xi kebab chichi, grande brochette

où l'on enfile de petits morceaux de

mouton braisé qu'on nomme kebab;

^i-^-i j bir chich kebab, une brochette de kebab. — ^J.1J~Z \^L tara chichleri, broches pour la poêle.

<IX\ ^i, chich iyne, aiguille à tricoter, en bois ou en os. — ^ .SJIJJI âriiaout chichi, stylet ou poignard d'Albanais. — Jj^j-^ l_AJ--' M J°) yureye chich çoqmaq, «fourrer une broche dans le coeur», faire souffrir, causer un grand chagrin. — ÙJ—iU-i ^D j /X>\ kebahe, chichdè iken yer, «il mange le kebab pendant qu'il est à la broche», se dit d'un gourmand.

ij^_j4! y j^i^-i 4J (jj—ili ^ 4> ne et. yansoun ne chich gueuyunsun, «il ne faut ni brûler la viande, ni griller la broche», ménager la chèvre et le chou. — 4—sJijjT^jJUjjl j'Li^lL ^ u"*-^ tavehane ormanda yueurduktclù chich kesmè, «ne taille pas la broche dès que tu vois le lièvre au bois », ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. — .kJuz, ^c,x5~~ ^jiijjl <JS kendu chichi-ile kebab olmech, «il a été rôti avec sa propre

; broche », tué avec ses propres armes. — On dit d'un fourbe :j^\ CJ\ °JJ| J_ ; ^J*^ ù-x^,\ biv (dinde et ôbir elindè ; chich, « d'une main la viande, de l'au; tre la broche». — dl»4-i-^ chichle; mek, mettre à la broche, embrocher.

Jul; chich, enflure, gonflement; tubercule, tuméfaction. — jl^jl J^^ chich ârtav, l'enflure augmente; Jol éner, elle diminue.—s'emploie comme adjectif : j^J^xz, chich yuz, visage enflé, fluxion. Cf. dix-^-" chichmek.

5&-ÎJU/ chichqo, enflé, gonflé; gros, replet; qui a un vaste embonpoint; voir 0^^"-

(-AlJLw ( var. ilLi-i) chichek, mouton âgé de deux ans et qui devient gras; voir dU-**^" chichmek.

^jy^Zx^j chichkîn, enflé, gonflé;

tuméfié. — 5^ LLA-LA-Ï O_W mïde

chichkînliye, gonflement d'estomac. Cf. J^~z, et 0^^-

OlC^r*- 1 (yar. jjL-c-"**") chichman, gros et gras, obèse; corpulent. — J^L Ix-Lf-"' chiehmanleq, obésité, embonpoint; corpulence. — J^JU^-' chichmanlamaq, engraisser, devenu' obèse.


J^ -^ 165

{JX—S^UJ chichmek, s'enfler, gonfler; se tuméfier; devenir gros (le ventre) par suite de maladie ou d'excès de table. — grossir, déborder (rivière). — dl^y-JU-i chichirmek, faire enfler, faire gonfler; être débordant par la résistance d'une digue, d'un obstacle (rivière). — souffler dans le corps d'une bête égorgée avant de l'écorcher. — enfler les voiles (le vent). — On trouve aussi la forme ^jJixï, chechermaq, mais elle est d'un usage moins fréquent. — jï, Ï J^ 1 âvert chichirmek, s'enfler les joues, se donner de l'importance. — passif U\J*-ZJ-^ chichirilmek, être rendu enflé, etc. — ô.—*JS\Ï^ ^S-y-tx^ -rjls t_£A3»> ^/^~ qarnem chichdi doudaqlaremun khaberi yoghdeu, « si mon ventre a grossi, mes lèvres n'en savent rien », expression employée pour s'excuser d'une faute qu'on n'a pas commise. —^JLui ,J;JJ.)SJ<K~ JL bal yeyenun gueuze chicher, celui qui a mangé du miel a les yeux gonflés (par les piqûres des abeilles).

À*JUJ chiche, (de chichmek, souffler, insuffler) 1° verre; carafe, bouteille, flacon. — <JixZ, JUI; X* djam

billir chiche, flacon de verre ou de cristal; ^ o^i charab chichesi, flacon de vin, bouteille. — oeL \L^L chicheï saat, sablier (le mot chiche, étant considéré comme persan, peut

s'accorder avec Yizafet). — 4 LsJ^

ci) \ chicheï âtechi, verre grossissant, lentille. — jl> ■KJixL chiche-baz, joueur de gobelets, escamoteur. — ^«Liiwi chichedji, verrier, fabricant de bouteilles, de glaces, etc. — chichedjilar, nom d'un bazar à Constantin ople. — 4>U. 4—txii chiche-hane, verrerie, boutique de verrier. — 4ô_i ^4*^ chiche cheiClese, « un éclair de verre », etiose instantanée, éphémère, un feu de paille. — <3y:<-i^i chiche gueutu, cul de bouteille. — ô-^AJUz, chichedjik, petite bouteille, fiole. — JVIJ (JJùJlJ= ^^JLXZJ chicheye dichinden yalar, «il lèche la bouteille par le dehors», il se contente de peu. — 2" ventouse; voir jy~j boïnou?;.liU" £ chiche tchek.mek, poser des ventouses. — 3° (du pers. <i^i) dessins, enjolivements tracés à la pointe sur les plafonds des maisons turques; ils sont rehaussés de couleurs.

CÎUa-s^ cheïtan, (ar. de l'hébreu


166 JaJLi ^

|tût>) diable, démon, Satan.—dl'UaJi iU ijl cheïtanun ârd âyaghe, «pied de derrière du diable », scélérat, criminel ; on dit aussi : <j^-\ *j\ ^ cheïtantin ârd badjagheu, «jambe de derrière du diable», en parlant d'un intrigant, d'un bomme perfide. — ^2 -^ <l>\jT cheïtan ârabase, « charriot du diable», instrument aratoire pour arracher les épines et les mauvaises herbes. — W % cheïtan boqeu, « excrément du diable », assa foetida. — ^J. _JXJ! cheïtan âqenteseu, tourbillon, gouffre; on donne ce nom à la partie la plus étroite du Bosphore où le courant a le pins de violence, entre Bebek et Koumili Hissai-, — ^i ,jy cheïtan bezi, cotonnade grossière.

L> i ir c^e^an tuïyi, « poil ou plume du diable », magie, fascination. —

çi^s i, cheïtan qouchou, grande espèce de chauve-souris. — ~^j\e» 1 cheïtan tcharcheuseu, nom d'un quartier et d'un marché à Constantinople.

ij^—Ja»; ^fj s deijirmen cheïtaneu, espèce de pompe pour monter le grain. — jJAUs <ja]Ua~i cheïtandenfitnhlu, plus malin que le diable.

jJ^.cljj.L liLUa-i jlj'jac \ivratlar cheïtanun douzagheder, les femmes

sont les pièges du diable. — «ado i. «JOl3 <UM dilinde allait qalbinde cheïtan, « Dieu sur la langue et le diable dans le coeur», homme méchant et hypocrite. — \ jyJjUa~à cheïtane kieur étmek, « rendre le diable aveugle », faire une bonne action. — Jï, dUj JJO5 cheïtane guldurmek, « faire rire le diable», laisser une chose inachevée. — \ ôy'j ^UO-JJ cheïtane zeboun étmek, «affaiblir le diable», vivre vertueusement, opposé à cheïtane semiz étmek, « engraisser le diable », vivre dans l'inconduite. — 1 iS^ C)J~J\ chirndi cheïtan âlsoun, que le diable l'emporte! on dit aussi : <-l ^i iJa^jJAj cheïtanun âtene bindirsun, qu'il monte sur le cheval du diable!

,j^l;Ua~£ cheïtanleq, ruse, malice.

jL []aJ^ cheïtanlu, diabolique, rusé, astucieux. — Les Turcs appellent le diable kieur « aveugle ». Voici comment le Père Arcôre explique cette croyance populaire, qui n'est pas sans analogie avec la légende juive sur le tombeau d'Absalon.

« Le patriarche Isrnael, allant avec son père qui devait le sacrifier, ce maudit chef des démons (Cheitan) vint le tenter. Ismael, luy dit il, vostre père vous mené pour vous aller égorger, ne luy soyez pas obéissant,


(jj~* <J~* 167

rebellez vous contre luy. Le bon Ismael résiste a la tentation, le diable le sollicite avec plus d'instance. Alors Ismael lui ietta une pierre qui le frappa a l'oeil et le rendit borgne. Cette pierre s'appelle laanet tachi pierre de malédiction, en mémoire de quoy les pèlerins de la meque estant arrivez au lieu ou le diable fut eborgné, chacun iette trois pierres ou sept pour tacher de luy crever l'autre oeil. »

àx^uj chya, (ai-.) litt. : « adhérents, partisans», secte des Chiites qui considèrent les descendants d'Ali comme les seuls héritiers légitimes du khalifat. — *~i chxji, chiite, appartenant à la secte des partisans d'Ali et des Imams issus de Huçeïn; ce sont surtout les Persans. On sait quelle haine existait autrefois entre cette nation et les Turcs qui sont sunnites on orthodoxes. Au xvne siècle, les muftis ottomans, dans leurs fetvas, dénonçaient les Chiites comme idolâtres, apostats et blasphémateurs, et affirmaient qu'il y avait plus de mérite à tuer un seul d'entre eux que soixante-dix chrétiens ou juifs.

f^^cheq, onomat. tinter ou cliqueter, comme le métal; comparer avec Jjlà et JjLiJLà. — On dit en proverbe : ù\j-\ J^\ di>-4sJ*J C>^\ ,J.~i J^i dl>-<â-l cheq cheq éden ndltcJièdjek

ich bituren âqtchedjeh, « c'est le petit talon de bottine qui tinte, mais c'est l'argent qui finit l'affaire». — _/JLi (var. >ôi) cheqer, tintement comme celui des castagnettes, des anneaux de jambe (khelkhal) ou comme l'argent que l'on compte.

à&^uj chaïqa, saïque, bateau ; voir

^Xir^y^ (var. J..\~i chiguil, >>>-i et J-Xi) chiguir, anneau d'archer. — bague sans chaton.

uX^ chrf, prononc. fautive J^ tchel, inflammation de l'oeil; maladie de l'oeil qui enfle les paupières et fait tomber les cils. On dit en proverbe d'un homme de mauvaise mine : Jj^

.il J. »=_- <j;Jjychelleq giceusleri

tchil âdam, «tout couvert de taches de rousseur et les yeux rouges».

èCX^Mj chiite, coussin ; voir ■cli.

AL-KJ 1° chile, herbe qui paraît apparteniràunevariété du .j,marum; d'après le Lehdje, elle aurait des propriétés dangereuses. —Voir Dict. géographique. — 2° orthogr. ancienne pour «tl^â cheuile, voilà, ainsi, de cette manière.


168 ^y> <J°

JUw chimal, branche ; voir JU".

{J^ZJclien, gai, joyeux; voir ^ZJ. — 2° Ain, honte, déshonneur, infamie. — 3° nom de la lettre chîn; voir Ji,.

&.)1S.ZSJMJ chinchilla, animal originaire du Chili, qui fournit un pelage gris argenté. — <3j^^ ,_r chinchilla çerteu, la partie la plus recherchée do cette fourrure.

Kj^fj chinil, sorte de capote ou carrik à l'européenne, avec col de fourrure et sans manches.

L-XJ.^ chin ih, mesure de capacité pour les grains, huitième du kile, 4-5". — D'après le Lehdjh, ce mot serait une altération du turc grécisé xÇavâ-/.'. tchanaq, plat, écuelle.

^t*" chîv, (du pers. ^i) pente, déclivité, talus. — <Sy^> \j£ çahra chîvi, glacis ou contrescarpe. — s'emploie

s'emploie comme adjectif: j\jj> ^z> chîv douvar, mur en pente, escarpe en maçonnerie.

T~y^JJ chuyouhh, (ar.) pluriel de cheikh:, prédicateurs de mosquées; supérieurs des communautés de dert.

dert.

viches; voir 'f^.

Ç-y^> chuyoïi', (ar.) publicité, notoriété, divulgation, — Jj—\ye-yl, chuyoïi-boulmaq, s'ébruiter, devenir notoire.

^lc^*u chiïçjhar, 1° pièce de bois en pointe à l'extrémité de l'essieu d'un affût; affût en flèche. — 2° pour djd(jhar, paire de boeufs attelés en supplément dans les chemins difficiles.

^!^UJ chive, (pers.) grâce, coquetterie, élégance ; minauderie. — ^y^ chiveli, gracieux, élégant. — <—s? j -jo^-i turktche chivesi, style élégant et conforme au génie de la langue turque.

^jo çad, vulg. çat, dix-septième lettre de l'alphabet ottoman.—valeur

numérique 90. — abréviation de çafei; second mois de l'année rnusul-


uU »_jL= 169

niane. — La lettre gad est d'origine arabe et ne se trouve pas dans les dialectes du turc oriental, mais elle a été employée de bonne heure en osmanli, au lieu du ^ sîn, pour rendre le son de Y s emphatique; par ex. : J^Le çatmaq,

çatmaq, t. or. Jj <^—; c^T^ 3

çatchmaq, répandre, t. or. Jj.—7r\^. Lorsque le sîn est redoublé ou précédé du ta en turc oriental, l'osmanli y substitue le gad; exemples : ^\> yage, large, t. or. ,e~J^ ; ^ \ eçe, chaleur, t. or. ~~*\- — Quantàl'ar. turc ^jLas «blanchi, dégraissé», s'il est prononcé qactarlu, ce n'est qu'une corruption du langage populaire.

{J\A*s caban ou gapan, charrue; fronde; voir ô\~*=.

i_j\suy& gabqen ou gaprqen, harpon; voir i>^Jbjyya

i>^Jbjyya lest ; voir "l/1-^

i3^ ou (3".^ çabouq, (du verbe gapmaq, s'égarer) perdu, détourné; vain, futile; est usité dans l'expression : CL>4J^ J^L- 3 ijV \ âbouq çabouq seuïlimek, dire des choses inutiles, divaguer, bavarder.

<Jy}*& gaboun, (du lat. sapo) savon; le plus estimé des savons fabriqués en Turquie est celui d'Andiïnople, mais aujourd'hui cet article vient principalement de France.— ÂXé-j\^> gaboun-liane, fabrique de savon; savonnerie. — ^Is (j<2> gaboun qalebe, savon en brique, pain de savon. — ^jy L*= O-w mislc gabounou, savonnette parfumée. — ^ys <X) leke gabounou, savon à dégraisser. — ^ 4.X3 qandya gabounou, « savon de Crête », parfumé au musc. — -ilt ^ycaboun taclieu, pierre de savon, argile marneuse employée pour le dégraissage. — ^i;«)L^> gabounlu, enduit de savon, savonneux. —^g-yL^gaboundje, fabricant et marchand de savon. — (j^o^J^iLs çabounlamaq, savonner, nettoyer. — On dit d'un très honnête homme : jJJ«> dX\ jL ÇJ<X! dlyLs gabounun lèkesi var dnuîi yoqtour, «le savon a des taches, mais lui n'en

a pas». — (3^ ^~ij. ^-L„ <3iS^ 9a~ bounoupeïnir yhrine âlmaq, « acheter du savon pour du fromage» se dit d'un naïf. — ^—!\£ (jj^ 4^ ô\) J^«o3 âyaq âltene gaboun qalebe qomaq, «mettre un pain de savon sous les pieds », jeter le chat aux jambes,


170 uU ^^

tendre des pièges. — <liis1 dlliijL»

jj i\\ *~~ijj (JV^ 4^ çareghenun

çareghenun baqraa çabounou veresiye âlmechter, « ne regarde pas à la blancheur de son turban, il a acheté le savon à crédit », se dit d'un faux

riche. — , ç^fo AU-HS ùy}-^ ^

^âioSal seni çaboun qalebeile davetme oqoudouq, «est-ce que nous t'avons invité avec un pain de savon? » dicton à l'adresse des parasites. Pour le comprendre, il faut se rappeler qu'on envoie aux invités d'un repas de noce, soit un pain de savon, soit un mouchoir, et, dans les familles riches, une pièce de drap.

<LJJJL^> çabounya, halva préparé de la manière suivante. On met dans une casserole une livre de beurre fondu et deux livres de sucre ; au moment de l'ébullition, on ajoute une demilivre de farine d'amidon qu'on a fait fondre dans l'eau froide; on remue avec une grande cueiller jusqu'à ce que le tout ait pris la consistance du ■raliat loqoum (cf. *j.a) o=-lj); on continue à faire cuire sur un feu doux, puis on dresse ce halva sur le plat. — On peut y ajouter quelques amandes

grillées et pilées, et un peu de sucre en poudre.

c_^lo çap, partie, corroborative qui précède certains mots turcs commençant par un çael, comme >_A—=> ^gjLa çap car eu, tout jaune. — uU j^Tai 4J»\^ (_£jL^> cap car eu qavouna deunmuch, «devenu tout jaune comme un melon», se dit d'un malade, etc. — />léL*3 uL cap çaghlam (ou <bU= çapa çaghlam?), tout-à-fait bien portant, sain et sauf, en parfait état.

v_^L^> çap, manche, poignée, anse. — (j(L^> <Ja.ll balta çapeu, manche de hache. — ^ £jj-~" supurguè çapeu, manche de balai. — ^ f^f qeledj çapeu, poignée de sabre. — ^y> Jj^? betchaq çapeu, manche de couteau.— ,j^> ta qalem çapeu, porte-plume. — ^ys (jL—=> çapançapeu, mancheron de charrue. — ^ ^1-u^ boghdaï çapeu, tige du blé, chalumeau; y O^l ot çapeu, brin d'herbe — ^y> J-^jl ârmouduH çapeu, queue de poire. — £x~\ uU j bir çap ipek, travail de

passementerie, soie et or. — ^ L L*>

çaplu, à manche, pourvu d'une anse, d'une poignée. — Jb ^LLs çaplu tau, verre à anse, etc. — tS0^ 3 ^■~°


oL= ^jL= 171

çap qomaq, mettre le manche, emmancher; avec Jj^jlJL^- tcheqarmaq, démancher. — Proverbes : y^j}—= j^X; 4j<JaJl> çapsez baltaïa beîïzer, «il ressemble à une hache sans manche », se dit d'un artisan sans outils, d'une personne dépaysée, etc. — ^*JL—=> jll Aiy*i <ldl çapsez balta çouyè bâtai; « hache sans manche reste au fond de l'eau». — K_^ uU> ^* <laJl> ** A^j * hem balta hem çap sana vermeil , « il faut te donner la hache et le manche», se dit à une personne exigeante. — _A~al jx.L 41») l balta çapendan ohiar, «la hache joue dans le manche », comme en français, «branler au manche». — Cj£j~a <la)li j^_i~jJa balta çapendan toutoulour, « on prend la hache par le manche », il faut prendre les choses parle bon côté, correctement. — jTijj—"fj» ^^-^r jjjfjcs: -CiLL, -t-^- ^\£\ teften</anè lier gueurduyu âgadje tchekidj çapleghena mahall guemr, «quand le bohémien voit un arbre, il le croit propre à faire des manches de marteau», chacun juge les choses d'après son intérêt.

«Les bohémiens qui courent la Turquie ne sont pas fainéants comme chez nous, ils

dressent des tentes dans les places où ils travaillent de plusieurs mestiers et leur principal outil est le marteau, ils font des lanternes, des entonnoirs ou autres ouvrages en fer blanc, des souflets, des bahuts, des doux, etc. » (P. Arcère.)

Jj^ (j(l~=> ^\ ype çapeu yoq, qui n'a

ni queue ni tête ; sans rime ni raison,

qu'on ne sait par quel bout prendre.

«M^OL? (yar. 4_LjL*>) çaparta, bordée, décharge simultanée de tous les canons placés sur le même bord du bâtiment. Le Lehdje fait venir ce mot de l'italien saborda, mais il est inusité dans cette langue et remplacé par le mot portelli, de même que la bordée d'artillerie se dit aujourd'hui fiancata. — aujlg. dir ^y> çaparta yemek, recevoir une bordée de reproches ou d'invectives.

è6j\.Jl^a çaparine, salsepareille; voir <bjLj.

jJU^> çaper, onomat. bruit d'une chose qui tombe. On dit par exemple : dL-Po jy^ j^> Çaper ceper deukulmek, d'un fruit qui tombe à terre, d'un malade qui retombe expirant sur son lit, etc.

J^,JUlo çaplamaq, (d'après le Lehdje, enfoncer jusqu'au manche,


172 oU ôU

çap I_JL=>) 1° percer, enfoncer un objet aigu et tranchant. — <St/f~ &Jj„ i£*% L-= yureye handjavi çaplamaq, enfoncer le poignard dans le coeur. — ^jo 4jU-i chiche çaplamaq, mettre à la broche. — 2° (de cap, tige, brindille) tirer l'étoupe du lin ou du chanvre = (3—& V-JL= cap yapmaq. —

Jj î%l-= çaplanmaq, s'enfoncer,

plonger, être fiche. — OJJ—»U. 4J)J1 ij,X%L= âraha tchamoure çaplande, le charriot s'enfonça dans la boue. — j»0LL=5 4JL1=- ,ç*-i zi7mi khoulyaye ça planeur, son esprit s'enfonce dans la rêverie.

JjrL^ (var. (3—ç- 3) çapmaq, s'égarer, faire fausse route. — se détourner de son chemin, prendre un chemin de traverse. —j Jp^L*, çapadjaq yer, détour du chemin, voie détournée, comme 4JL^ capa. — CJJJ&- y haqqdan çapmaq, transgresser, agir avec injustice. — ^jJuL=. captermaq, et mieux ^—'rLo çapetmaq, faire égarer, faire perdre; obliger à se détourner. — oSîij^xV^ (j^j dLil jj^>y> J»)_ o^X^, eclùk yolden çapterdcqten goura yol giu-sturur, «après avoir laissé égarer l'âne, il lui montre

montre chemin », ne pas faire les choses en leur temps. — y (J,^ guemiye captermaq, faire éloigner un bâtiment (étranger), faire prendre le large; cf. 4cjVl âlargha.—^ys^'j^ senzeu çapetmaq, dire des choses futiles ou inutiles, divaguer, parler à tort et à travers ; on dit dans le même sens : ôliV ^ 4<^L-= çatchma çap an.

àA*& 1° capa, (de çapmaq, se détourner, s'égarer) perdu, hors de sa voie. — dl—f^o (j^> capa duchmek, perdre son chemin, sortir de sa route. — Jiy (_^> capa yollar, voies détournées. — 2° particule corroborative ; voir i_)L».

Jj—=»-wL^> çapadjaq, construit avec j yer : çapadjaq yer, détour, chemin détourné; voir J^l^.

J^ULP (t. or. (J-A'U) çatachmaq, se mêler, intervenir. — arriver, se rencontrer.

UuLo çatan, (t or. ù^'L") jambe, mollet ; ce mot est entièrement inusité aujourd'hui.

yL*» çater, coutelas; voir j^LL/.

Ulsi l^s çatlidjan, corruption de l'ar. ^li-1 c>\ i, pleurésie. —,1; U^" L=


oL-^ oL^> 173

\?- gatlidjanlu hamma, pleuro-pneumonie.

LuLi> ou JjL-L^ çateleq, chose à vendre, en vente; vendable; voir le mot suivant et ,jL= çateu.

IcLa çatmaq, vendre, débiter; après o^ll âloup, acheter et vendre, faire le commerce. — ^y> *^j\_ <^jl> partcha partcha çatmaq, vendre au détail; ^ aO>\-m mezadda çatmaq, vendre aux enchères, par licitation. —faire parade, afficher, etc.—^ sS ^l^> kendini çatmaq, se faire valoir, se vanter. — ^y> oUjl*^ ma'humât çatmaq, faire le savant, être pédant. — ij^ujjj^ La 4i i\^ s en ne çatyorsen, qu'est-ce que tu débites? que racontes-tu?—J\J (Jie j\JU> jj_ JS~CJJÏ deurt kechye çatar 'aqle var, il a de l'esprit comme quatre. — yJA <&J <J:L= nqfile âghez çatma, ne bavarde

pas inutilement. — < L y >JÎ <L j

._lL=> beuïle âldum beuïlè çattum, «je te le vends ce que je l'ai acheté», je répète ce que j'ai entendu dire. — ,3—»j-vA~a çattermaq, faire vendre, mettre en vente, faire saisir et vendre par autorité de justice. — ^i' L=> çatelmaq, être vendu; en vente; facile

à vendre. — ^JJ? L= çatelmech, vendu; voeu, sacrifice (c'est un nom propre).— ,j<s> -C»i jJl âldeyhena çatmaq, vendu au prix coûtant. — ^y> <— cj 5 veresiye çatmaq, vendre à crédit; opposé à <tl,jju naqte-ile, argent comptant. — i^M«=> 4U f**_pJ>^ seuzeu dirham île çatan, « qui vend ses paroles à prix d'argent », taciturne, réservé. (jl)Lo d)L»l (JJ-AJV^I )j\>\-*s ?-\^>

iS^jo ù^- 3 ù^>j (_$JbljJI meta çatan qazande hnèk çatan âldande zeman çatan yitirde, qui vend sa marchandise gagne, qui vend sa peine se trompe, qui vend le temps, y perd.

jliL^> dlj reng (ou OJJ-^ çourei) catar, « la couleur vend », on se laisse séduire par l'apparence.

L^JJU^ çatoun, (du verbe çatmaq, vendre) usité seulement avec ,3—Il çatoun âlmaq, acheter. — è—à c. 1 <jj>L-^ 'arzeneçatoun âlmaq, acheter l'honneur, la réputation. — ù^—=> ^\ çatoun âledje, acheteur, acquéreur.

(3 La çateu et fj^~= çatem, vente.

i_£jljlj ,jL= çateu pazareu, vente

au-dessous du cours. — ^ZV^ Jl

l" ("

âlem çatem, achat et vente, trafic,


174 A~° çy°

commerce. — j—^ fj^ f:^ ^T j. bou gun âlem çatem olmaz, aujourd'hui, on ne fait pas d'affaires. — ^'Lo çatedje, vendeur; qui vend à l'enchère. — JjLlL= çateleq, qui est à vendre, qui est mis en vente.

771*0 cadj, réchaud de fer pour cuire le pain. — ,jlU.L= çatchayaq, trépied ;_j.—A <=jJjjjj J^JWL= oA^ jL^ tcheumlek çatchayaq uzerinde eyi ([dinar, «la marmite bout mieux sur son trépied », dans le sens de « les enfants sont mieux élevés à la maison». Cf. $*\ r-\-*.

•77L» catch, cheveux, chevelure. — (3-L*= ,>!l dlen çatche, boucle qui tombe sur le front; ^ <o tu-pli çatche, mèche sur le sommet de la tête; c'est la coiffure des Musulmans qui se conforment aux prescriptions religieuses; (j^ ^ û-i chaqaq çatche,

boucle de chaque côté des tempes, le zulf des Persans. — ^y oL* syah catch, cheveux noirs; Jl *^9 qoumral, gris; -J>J> qermez, roux. — <K&j*^> (jo germa catch, «cheveux d'ortralt», c'est un nom de femme. — Jp^^i y qevvedjeq catch, cheveux crépus, frisés, cheveux de nègre; aufig. affaire

affaire embrouillée. — ^L> Jc\i catch baghe, bandelette de coiffure, filet ; fausses nattes ou tresses ; r\^> ^J\eyreti catch, faux cheveux, perruque. — ù^^j^ ^ catch ouzadan, grande corde d'instrument de musique (voir <j^jjO-^-L-o ç\-*=> al <til> i\i catch çatcha bach bâcha olmaq, se prendre aux cheveux, se quereller. —y^r\^ çatchlu, chevelu.

a ljliL=j »i>-L=. çatchlu çaqallu,

« chevelu et barbu », arrivé à l'âge viril. — _/.L-a oL>-L=. çatchlu çegher, « buffle poilu », c.-à-d. : queue de buffle, jadis ornement des chevaux, et plus tard, synonyme de «parure, ornement »; voir 'j^=y>- ■ —)^~^> çatchlular, «les chevelus», derviches qui portent les cheveux longs et vivent dans des couvents, séparés des autres ordres ; cénobites ; solitaires. —3^:^ y J—L çatchlu, yeldez, « étoile chevelue », comète. — (^_ic ù^j^\ &)**> <K*^2> çatche nuzoun \iqle qeça, « longs cheveux, esprit court», se dit surtout des femmes. — J^lcl <k^V*= tSj* divi çatche ela baghlamaq, «lier le démon avec ses cheveux», battre l'ennemi avec ses propres armes. — ^Lo jij^l ùiia^ J^J 3 <oULs catch çafa-


7^~=> K^ 1^5

de temaq djefadè ouzar, la joie fait pousser les cheveux, le chagrin allonge les ongles.

Jjlo-lo (var. Jjt—^°) çatchaq, 1° toit en saillie, auvent; rebord du toit qui dépasse la façade et d'où l'eau de pluie tombe perpendiculairement dans la rue. Il fallait autrefois l'autorisation de l'intendant général des bâtiments, du mimar-âgha, pour ajouter cette toiture aux maisons de Constantinople. — 2° frange, bordure ; frange de soie, de fils d'or ou d'argent, qui borde un vêtement. — *l<- ^1^1^= ijjk\b çatchaqlu hammam taqemlare, des serviettes de bain frangées. — ^— ij^ ^WL- 3 çatchaqlu deli guïbi, « comme un fou qui laisse traîner ses vêtements », désordonné, négligé. — I^^JLO 4i4*LJ ^jS\ âtech çatchagha çardeu, « le feu enveloppa la toiture » ; aufig. la situation devint critique. — ^WLo JL»L> maqad çatchaghe, frange du couvre-pied ou de la housse qui recouvre le sopha aux places du coin. —(j^OlsUL^ çatchaqlamaq, franger, effiler. — (j^UU? çatchaqlanmaq, tomber en franges, s'effiler.

(_jTV >-o çatchmaq, répandre, disséminer, jeter en tout sens. —^y> 43-1 âqtche çatchmaq, faire des largesses. — ^ys |_j_3 ^ couye çatchmaq, répandre de l'eau, asperger; ,jo *-J£ tokhoum çatchmaq, répandre le grain, semer. — ^yo ^JJ\ âtech çatchmaq, répandre le feu, faire explosion, partir (arme à feu); au fig. être dans une violente colère. — ^ ^J,\> yach çatchmaq, répandre des larmes. — (j^-La j^L 4IOJ\J yaraya touz çatchmaq, «répandre du sel sur la plaie», envenimer, raviver le chagrin. — ,j^>jJ.>-L=> çatchtermaq, couper et disséminer en petits morceaux; jeter de la menue monnaie. — Jj-—^7^-° Ç«- tchelmaq, être répandu, être dispersé, aspergé, versé. — combler de bienfaits.

Arv L^ gatchma, 1° petit plomb, plomb de chasse. — 2° trémail, filet à trois rangs de mailles et garni de plomb sur les bords, pour la chasse et la pêche. — 3° sottises, balivernes, propos en l'air; ul>_l«=> 4?4~a çatchma

çapan, même sens. — Jj «"^^Lo

çatchmalamaq, dire des sottises, radoter. Cf. J^-L^.


176 £-U çi~

oJ^>L) çatchendeu, ce qui est broyé et réduit en poudre, limaille; choses menues, etc.; voir J^-L*..

a>-Li> ou i?-{~= çatcheu, petites pièces d'or et d'argent qu'on répand à profusion sur la tête de la mariée, comme symbole de bonheur et de fortune. Lorsque Murad F 1' maria son fils Bayezid à la fille du prince de Kermian, tous les grands dignitaires et suzerains d'Asie Mineure et d'Egypte, offrirent au Sultan de splendides présents, à titre de çatcheu; voir Jj^-La.

(3~tr**^" (var. ,J =rL~=) çatcheq,

répandu, dispersé; en désordre. — a._l^L3 ,j^>-L=> (jj-^1 âtcheq çatcheq qyafetlu, mal mis, d'un extérieur négligé. — 4iU- ^—^Ls Jj-^-l âtcheq çatcheq liane, maison mal tenue, en désordre; intérieur d'un asile chauffé où sont reçus les malades et les pauvres; voir «CU^IJ".

i_^>-Ld çahib, vulgaire çahab, possesseur, propriétaire, maître. — doué de ... — ami, protecteur; plur. v-A-—*£\ achab (quand ce pluriel se trouve seul, il désigne ordinairement les Compagnons du Prophète, ceux qui l'ont suivi dans ses expéditions

et ont transmis ses traditions). — ^ çA^= èv çahibi ou 4JU- i_>=~L<a çahibhane, maître de la maison. — ^y> j^ seuz çahibi, «maître de la parole», influent, qui commande. — ^_=-L^ cJji çahibi devlet, maître du pouvoir, souverain. — ^j\j> y çahibi firach, alité, malade. — J^\y> çahibi kemal, parfait, accompli. — ^ys jiàl çahibi nazar, sage, prudent. — jLM ^ çahibi imtyaz, qui possède un privilège. — ^^ J^ ^ demi mumtaz çahibe, créancier privilégié.

,_j^> -J}Ul emlalc çahibe, propriétaire foncier. — Jj JfZ ^y çahib

tcheqmaq, se rendre maître, se déclarer maître. — J^rî" y \^S j_ bir kimseye çahib tcheqmaq, se déclarer partisan de quelqu'un; — prendre parti, s'associer. — ÙJ. .t\\ J><-Jy_ y y&i ol jliL^- s_^-L^> 5is yolsez ichlere çahib tcheqav âdam deïliz, nous ne sommes pas gens prendre fait et cause pour des entreprises coupables.

CJ\J—a-^-L=> çahib-qran, «né sous la conjonction de deux astres favorables », épithète donnée aux souverains orientaux. En Perse, monnaie d'argent valant 1 fr. 25 c. — i ^L^>

o!>':M çahib ul-khaïrat, fondateur


jl- jL= 177

d'une oeuvre pie, telle que mosquée, fontaine publique, hospice, etc. — •J^A^D çahib-sez, sans maître, abandonné, perdu. — ~f^i,\ y^^-La iTi <Jt»\ çahib-sez eclieye Mon olsa deuyer, l'âne sans maître est battu par tout le monde. — J^ o^'-t*^ <fjôùj»>-\ çahibenden evvel âkhorè guirme, n'entre pas à l'écurie avant le maître. — JVi JJJ^I Jî^ ^-^ dJ J^ls çahibe qaïl olour tellal qaïl olmaz, le propriétaire consent, mais c'est le courtier qui ne veut plus.

JjOUo çadeq, (ar.) sincère, vrai; franc et loyal. — «fc\j|.sLe çadeqanè, même sens, et adv. loyalement, sincèrement. — <j^ls.>L= çadeqleq, sincérité, etc. — jjJC oi\)^\ o^^i J^^ çadeq dost aqrabaden yek-ter, un ami sincère vaut mieux que la famille.

Jj*^)lo (yar. t3—-°JJ^-=>) çararmaq, jaunir; blêmir, devenir pâle; — se flétrir. — Jgj oj$\ o\j\J^= ^ her çararan âltoun deïl, tout ce qui est jaune n'est pas or. Cf. (_£jL-=> çareu.

£}j\—*o (yar. Jj^r-») çaraq, moquerie, persiflage. — &J-~=> <è\jL&

çaragha çarmaq, tourner en ridicule, se moquer. Ce mot est inusité.

t-^Uo çarp, raboteux, difficile; voir ^j*.<3.

^yvJ^ (var. oj^^, Oj.r" 3) çarpoun, excavation faite dans le sol, surmontée d'un tertre arrondi, pour serrer les grains et provisions ; espèce de silo. — pers. et t. or. ^xLb tepankou.

c-^U» çart, les Sartes, c' est-à-dire les habitants des villes et bourgades du Turkestan ; population mélangée de Tadjik, d'Uzbek, etc. Chez les Tadjik (cf. £!=4J") du Syr-Deria, on parle le dialecte çart avec un fort mélange de mots uzbek. Voir aussi OjL-.

LJsJ^Lo çardelya, sardine; voir

JOLUJ^L^ ou Jj^ ~=>jL*=. çavsaq,

tremblant, agité par la fièvre, l'inquiétude; voir (JJ^JLS.

JjC^)Lo (var. J^c^jl-^) çarsamaq, ébranler par un choc vigoureux ; secouer; agiter, faire trembler ou vaciller. — (j^jL^ (J^i^jL*:.) çarselmaq, être secoué, ébranlé, trembler de fièvre, etc. — ,_£j.;^jL= ou <J;J1^J[^ 12


178 jU J1—

çarsendeu, ébranlement, rude secousse, choc; aufig. catastrophe.

J^-J^L» (var. ,3_^=jL=) çarseq, qui marche d'un pas inégal, vacillant. — tremblant.

.ÛL_.JC^)L^> çarçamaq, secouer, ébranler; pour ce verbe et ses dérivés , voir (j^rJjL=.

^Jwo çart/hou; voir le.mot suivant.

^C-^Lâ' (Var. ^éjL=>) çavfjheu, du verbe ^-°jL= envelopper : tout ce qui sert à envelopper, bande, bandelette, ceinture, lien. — ™-^cjLc ojl yara carijheuseu, appareil, bandes de pansement, etc. — ~^cjU= ^j\> bacli çavtjheiisvit, voile que les femmes turques mettent par dessus la coiffure à aigrette nommée kliotoz. Cf. j^Up-.

Jj^*^ careq, turban; yoirJjjjLa.

J^fj{*& (yar. ^3—\f-°) Ç'ii'qmaq, pendre, être suspendu; flotter, se balancer. — s'allonger en tombant. — ijp-OjLs JJ3jj1.4~-^ (3-1^ U„_s (/esqandjleq IHasi-Ue bourotinou çarqadjaq, par le tourment de la jalousie son nez s'allongera, — ^c^La çarqatniaq, laisser dévaler, faire llotter

(la chevelure). — ^ <JJS>\ÏC^> doudaqlare çarqetmaq, allonger les lèvres en signe de dédain ou de mépris. — (W3 4JO>O3 qouïouya çarqetmaq, faire descendre dans le puits.

J^PjLs çarqdmaq, être suspendu, dévaler. — J^jL^ çarqenmaq, pencher, incliner. — commettre une agression.

LS±X£J\-*& çarqende, acte illégal, injustice, agression. — Jjl^jLj carqendrlrq, brigandage, attaque à main armée ; pillage ; voir Jji^jLo.

Jb2^ ç«J'<M; suspendu, flottant, dévalant. —^°>\ïjh ^ys çarqeq doudaqlu, qui a les lèvres pendantes.

O^ <SJ^^ vtleri çarqeq, «qui a les chairs pendantes», faible, maladif; voir ^ijLi..

MUs> (var. «rjl—«=) çar&m, sabre bien affilé et tranchant. — au fig. caractère difficile et impérieux.

^—C^lo^L» çarmaehmaq, s'eml)rasser dans une étreinte, se serrer dans les bras l'un de l'autre; on dit aussi :^1 ^X? ^iUjL-5 çarmach dolach olmaq; voir J^OJLOE.

J^L^lo (var. (3 ^ojL=,


jU jU 179

^iU^) çarmacheq, 1° enveloppé, enroulé, entortillé. — 2° nom de plusieurs plantes du genre hédéracée, et en particulier, lierre.—o^S^ <% 9ar~ macheq, lierre blanc, espèce de grand liseron; ^ys y yer çar,macheghe,]ierre terrestre; ^ys p-l bagh çarmacheghe, «lierre de vigne», vittex agnus castus. — \J<}'j<^ {j° çarmacheq uzumu, grappe de lierre. — J^-iUjL^ ^jJjLo Sçarmacheq guibi careldeu, «il s'attache comme le lierre», il est importun. — ^al"^ <iu.iUjL-= çarmachegha toutouldou, « il est empêtré dans le lierre», se dit de celui qui prolonge trop sa visite.

Siy^t/"^ çaremteraq, jaunâtre, roux; voir i_£j*-=-

JâLu^lo (var. (jjwjl-^) çaremsaq, ail; ^WL^> Lys çaremsaq çatchaghe,racine d'ail; {c^i^ <j^ Çar&msaa dichi, côte d'ail; çil> ^ çaremsaq hache, gousse d'ail. —jJiL^jL= çarmnsaqlu, à l'ail, assaisonné d'ail. — (j^l ^ys çaremsaq ote, espèce de fougère, scolopendre. — ^^jj)^ Lf ^ir o\s ^JIS çaremsaq qahoughou guibi qat qat gueyenmich, « il est vêtu comme un ail, peau sur peau», se

dit d'une personne très couverte. — jijAjj OX.^J3JS ijjjr-^cl (j^j ^y? çaremsaq yeyen âgheze qouqousenden belli der, la bouche qui a mangé de l'ail se révèle par son odeur. — iy\>\ ^ jlsja ^ja Icta 3^ (_}^5^ (j*» yPMI- ihe,ii çaremsaq deuyen deuyedj dalma çaremsaq qoqar, «le pilon même neuf qui a pilé de l'ail sentira toujours l'ail», la caque sent toujours le hareng. — dlr^i (j^5 çaremsaq dikmek, «planter des aulx», se dit, par moquerie, d'un homme ou d'un cheval qui boite.

Jj^Ua çarmaq, envelopper, entourer, embrasser. — envelopper une place-forte, bloquer. — entourer en grimpant, comme le lierre, la vigne. — laver la laine, etc. — Jj-^j^ ^~} ^al^. ipek çarmaq çanaate, industrie du moulinage de la soie. — réduire une luxation. — ^yp <J^\ itchine çarmaq, enrouler, emballer. — J^.—ljL^ çarelmaq, être enveloppé, entouré; s'enrouler. — ùj\yi oJJ..J^ JJJJ jL=> yechillik douvare çareleur, la verdure grimpe le long du mur. — (3- ijl~= 4cU âyagha çarelmaq, se

rouler aux pieds en suppliant; <V»)_ 12*


180 jU jLJjijLa

jLJjijLa çardmaq, se jeter au cou, s'étreindre. —(jJ-_A~= 411 ^J t'/a èle çardmaq, saisir les deux mains, supplier. — Proverbe : <^f&:\ Cjf^\

often badjeye çarmadan tcharèsine baqelmaq lazemder, « il faut aviser à éteindre l'incendie avant qu'il n'enveloppe la cheminée». — J^J^ ç«- renmaq, s'envelopper d'un vêtement, s'habiller. — J^A-=> Jj-'jL-^ J^ ^^ hache chai çareq çarenmaq, s'envelopper la tête d'un châle, d'un turban. Cf. i_yjL«= çareq.

<X^)lo canna, 1° infinitif du verbe carmaq, action d'envelopper, d'enrouler. — 2" viande hachée, enroulée dans des feuilles de vigne très fines; voir <lji> dolma.— -J^UJUS X-J J~O çouyouldje çarmaseu, espèce de qataïf; voir i_fljUa3. — 3° croc-en-jambe dans une lutte corps à corps. — d*—"jCS 4J<.«JI-^ carmaya guetirmek, donner un croc en jambe.

JCJL* OU £"J1—- (var. £^, ^ jC—J) çamidj, citerne, réservoir d'eau. — ^Ij^Tji j_^-= £jL= JU j_L5\i «) ^a malvm çamidj canyon, der giteuzlit qouunt. deilder, mon bien est

1 de l'eau de citerne et non pas un puits

i intarissable. — ,jj «= dLjf _>L=

, _p f^ 5" ejj&\> (J^ls çarnidjemun

1 çouyou qalmade yaghmourè mouhtadj der, «il ne reste plus d'eau dans

'i ma citerne, elle demande de la pluie»,

1 ma bourse est à sec.

^2^U» çareu, 1° oiseau du genre passereau et de la famille des étour' neaux. — 2° jaune; voir I_£JL=.

às>^2_J\+0 (var. 4^jL=) çaredja, 1° litt. : «jaunâtre», nom donné autrefois à un corps de soldats irréguliers ou bachi bozouq, à cause de la 1 couleur de leur costume. — 2° oiseau du genre guêpier ; selon d'autres lexicographes, c'est la grive. — 3° pour ^cAj^o ceratche, écrouelles, scrofule.

<£j\*a (var. ^jL=>) çareu, 1° jaune. — pâle, blême. — <jj^<* >->l^ ça-p-çareu, tout jaune. — ofS\ ^ çareu âltoun, or pur. — ~*j jLo (j^lll âltoun çareseu, jaune foncé; ^ «tijUâ qanarya çareseu, jaune clair, jaune paille; ^y> ^-\ âdji çareu, couleur safran. — ,^jL= L»y moumia çareseu, «jaune de mumie», aufig. face pâle ; (j^ jl—ijçTkehrïbar çareseu, jaune d'ambre; aufig. teint pâle, blê-


jU jU 181

me.—jji^s I5J^-~= çareuqouch, bruant ou bréant, oiseau de passage de la famille des passereaux; <f\ ^jo çareu âçma, oiseau de l'espèce du guêpier. — JJ" ,_/» gareu tel, fil d'archal.

IL ,__)<=> çareu papa, variété de pêche. — 4oLl ^y> çareu papadia, camomille jaune, anthémis tinctoria.— . AA->- ,j0 car eu tcheydem, c' est la thériaque d'Egypte ou bien la colchique ; voir y*â^ euksuz; on nomme aussi cette plante çareu ot, « herbe jaune ».

(jL>- (_£jL=> çareu tcliyan, scolopendre jaune; aufig. perfide, fourbe.

LA 0 O0 Çareu dich, dent jaune,

aufig. sabre. — Jj -j ^ys çareu

zambaq, asphodèle. — vlA—la t_£jL~=> çareu qanat, «aile jaune», surnom d'un poisson. — ^c\> ^y> çareu yasmen, jasmin, jonquille. — Ô_JS\J y çareu yaqout, topaze. — f- \> y çareu yagh, beurre jaune, beurre frais.

Ici -^ y'^j^T iSJ^o çareu tchizmïlu mehemet âgha, « Mehemet âgha aux bottes jaunes », c.-à-d. : un inconnu, le premier venu. — J^_)L= çaremteq, (peu usité) et JjlJUjL^ çaremteraq, jaunâtre, tirant sur le jaune. — (j^jl ys çareu olmaq, jaunir ou pâlir.

— 2° blond, couleur des mécréants;

un vieux proverbe dit : <jj.—«=> *1\

(tZma çareu çatma çareu, qapouïîde ise toutma çareu, «n'achète pas un blond, ne vend pas un blond, ne prend pas un blond, quand même il serait devant ta porte ». — _/-=> ^jo çareu çabr, «la patience jaune», la résignation.

çareu çabr yeyen çonradan houlour lezzetini, celui qui sait patienter, en recueille plus tard les fruits, litt. : « celui qui mange la patience jaune », jeu de mots sur çabr, qui signifie à la fois « patience et aloès ».

0&zjp*& (var. ^JJL^J çaredja, «les Jaunes», milice d'Asie-Mineure, ainsi nommée de la couleur jaune de ses drapeaux ; elle fut supprimée par Sultan Moustafa II.

£jj\*a (var. JjjL^) çareq, turban, surtout large bande de fine toile artistement enroulée autour de la calotte; mousseline ou châle servant de turban. — Voici en quels termes le Lehdjè retrace les variations de la mode du turban :

« Sultan Mehemet Ier créa le tartaghan 'eurfi ou turban penché qui avait la forme d'une tiare royale, et Sultan Bajazet II le


182 jl~ J1-»

mudjevvèzè i\^°- Sultan Selim Ier adopta la coiffure nommée selimi, en forme de tiare ; Sultan Suleïman Ier le yousoufi, turban d'étoffe rouge arrondi au sommet. Les vézirs portaient le qalavi (voir ^j^S), les chefs de la magistrature le 'eurfi, les fonctionnaires du divan le mudjevvèzè, et les officiers du palais le selimi. Les grands, émirs et princes, portaient le çareq enroulé autour du bonnet nommé hurle (voir liî",^); la coiffure des officiers supérieurs était le qouqa (voir ASjà')) ce"e c'es chefs des janissaires le qalafat oLiU-s et les simples soldats se coiffaient du keulchè ou du kherlavi (voir Asï? et jjjjULà.). Les ouléma adoptèrent le bonnet arrondi, les secrétaires du divan celui qu'on nommait kiatibi et les autres employés civils le Ichorassani. Plus tard, certaines troupes firent usage du bonnet pochou (voir 3X0^,, et d'autres du qalpaq). »

^<\ J^_i jL*j cai-eq oudjou, bout du turban qu'on laisse retomber sur l'épaule, clans le genre du tailesan des Arabes. — s^jl^. çareqtche, fabricant de turbans. Sous l'ancienne monarchie, le çareqtche bachi était un officier de Yenderoun chargé de monter les turbans du sultan. On les conservait dans une pièce spéciale nommée ^m ^ çareq oda, placés sur des tabourets enrichis d'incrustations d'or et d'argent, —yijLs careqlu, «coiffé du turban», c.-à-d. les ouléma, les gens de robe. — (J^jL^. ^ys gareq carmaq, rouler le turban (autour de lacalotte).—Jjll^. ^jo çareq çalmaq,

agiter le turban, faire des signaux. — Le turban est l'emblème de l'honneur et du courage, d'où les expressions et dictons que voici : j—s\i^ oXkij\~a çareghenden outanmaz, «il n'a pas honte de son turban », il le déshonore.

jU c^> c. d».i)jL=> çareghun \ivze var, « on doit du respect au turban ».

jLilL ^jLo tjj^ 'avrete çareq tachai; «c'est sa femme qui porte le turban», on dirait en français : «qui porte les culottes». —ij^y, iiu)J^fi' çaregheu boyadeu, « il a teint son turban», renié la foi musulmane. —^y> jjJl<- y&j çareq yuklu hammal der, «c'est un portefaix chargé d'un turban», injure à l'adresse d'un magistrat sot et ignorant. — jb^ >J jL«=>

■»jX«p> ,_£j^yk çaregheu çarar hotoze qoundurmaz, « celui qui enroule le turban ne sait pas poser la coiffure à aigrette », à chacun son métier. — Enfin on dit d'une femme qui a eu plusieurs maris :jl_j ^js ^yr eXi\y? LLL*\ ônun tchouvalenda tchoq çareq var, « elle a beaucoup de turbans dans son sac». Cf. A:J:> dulbend. — ,i-JJ^ **_)£ çaregheu bourma, «turban enroulé», nom d'une pâtisserie dans le genre du baqlava.


jL=, ^U 188

JJ L5)U» çareu-kerz, nom d'un vieux quartier de Constantinople, dans le voisinage de la mosquée Mohammedyè. Il doit son nom au tombeau d'un pieux et savant molla qui exerça plusieurs magistratures sous le règne de Bayezid II, et mourut en 920 de l'hégire. Carevrlcerz n'est qu'un sobriquet et une corruption du composé turcpersan çareu gourz, « massue jaune » ; le molla en question était surnommé ainsi à cause de la couleur de sa barbe et de sa taille courte et trapue.

JjJjjLo careleq, jaunisse, maladie; voir ùls/.- — rouille des céréales, rubigo frumenti.

Jf\j*3 caz, (l'orthographe plus usitée est jLij voir ce mot) 1° jonc, roseau, jonc à tresser les corbeilles, les tapis, etc. Comparer avec ^j^'ls qandere et JjVl^s qovalaq. — <_£JL^> yi deîîiz çazeu, algue, varech. — JjJ jL= çazleq, forêt de joncs, marais entourés de joncs. — J^rLL <KSI ij-^j^ çazden deïneye dayanmaq, « s'appuyer sur un bâton de jonc», avoir un faible appui. — (Ç^ijUj^ J^ 9az ormaivi guibi, «comme une forêt de joncs», se dit d'une armée nombreuse, d'une

foule compacte, etc. — 2" instrument de musique; voir jL-.

C^yto çazan et^)jL=> çazlu,]onchaie; lieu couvert de joncs; ^)jL= i'ij Jy çazlu gueul balegheu, poisson qui vit dans les marais, au milieu des joncs. Cf. jL= et jL,.

^*j\«s çasi, puant, infect, méphitique. — ijlsj^ i5"^ ,5*^= 9as'i '/«si qoqan, qui exhale une odeur infecte. — Ce mot n'est plus usité en osmanli; comp. avec le t. or. LJL» et ^c^L..

pu» cagh, 1° sain, sain et sauf; bien portant; on dit aussi : ^L- p L= çclgh selim; 0-»!>w. ^ja cagh selamet, bonne santé. — J^l p Lo cagh ôl, (ou dl^ofeît7ï)portez-vousbien! c'est souvent une formule de remerciement. — ij^—Jal (j^ ,cil> bâche cagh olsoun, «qu'il soit sain et sauf!» voeu qu'on adresse à celui qui a perdu un parent, d'où la locution : dlc^ <C^Jj\ ^ ^il> bâche cagh olsounaguitmek, aller faire des compliments de condoléance. — JpjiLa çaghleq, santé, bien-être; vigueur. — c/,\ilil_= çaghlcghmeza, à votre santé ! — çaghleq, tout va bien, réponse ordinaire quand on demande s'il y a du nouveau. — J^U^U? çagh-


184 £U, £U

ledjaq, belle et bonne santé; çaghledjaq qalen, « restez en bonne santé ! » formule d'adieu. — ^jyr °'jy>y F-^ ■j:\ J\J--'^ (jlr^ çacjli eukuzè tchuruk caman zarar étmez, à bon boeuf mauvaise paille ne nuit point. — i-\—-=■ Ciyjï ùy jP> 4J^ çagh olana her g un duyun, pour qui se porte bien chaque jour est une fête (noce). — ji <y\ tj-^^j! J^<^ pU çagh tiïki eulmuch ârslanden iyi der, renard vivant vaut mieux que lion mort. — jJAi (j-ûJj^j J^ltfl^j çaghleq varleqtan yehUr, la santé passe avant

l'argent; mais on ajoute : y^4 IU

^-}<C~S- jr-v.J cl jicU âqtche-sez çaghleq âghresez khastaleq, la santé sans l'argent c'est la maladie sans douleur (faiblesse, énervement). — 2° droit ; le côté droit. — J \ ï- L=> çagh U, la main droite ; JjU é L=> çrt</7z âyaq, le pied droit. — ^~>- PU? C«Y//I cZ;ï&, la poche de droite. — J^â iL= ç<-f</7i <p£, l'aile droite d'une armée. — LL-Î" \Jo i- La guemlnun çagh tarafe, tribord. — dl£" C~Jj <iL= çaj//i« r«si guelmeh, venir au bon moment, en temps propice. —1£*\ Jy> c. L= çagh qol hmni, adjudant major. — iL=> I*" 1 ' J. Sj. ô>J—° Ç«,'//ig çoZe Î/O<J 6-iY

âdam, homme d'un caractère difficile, grognon, irascible. — &$—-= 4iL=>

,J ^4a.l çagha cola haqmamaq, «ne

regarder ni à droite ni à gauche», être négligent, sans précautions; imprudent. — ^—D_j-= jjlffLa çaghlu çollu, qui se sert de sa main gauche comme de sa droite. — 3° J^iiLa çaghleq, bonne nouvelle, et, par extension, nouvelle, information. — ^J-J (jj^^= çaghleq vermek, donner des nouvelles, renseigner.

J^ilc-lo çaghanaq, ondée, averse ; voir jLcL=.

■S^J^XMS (var. r J^L^ et £***-=') çagdidj, parent qui conduit le marié vers la fiancée. — iV^lë ^ caghdidj qadmi, femme qui conduit la mariée vers l'époux; quelquefois tante, femme du frère aîné. — Chez les chrétiens, U ^y> caghdidj baba, parrain; U ^y> caghdidj âna, marraine. Autrefois, on donnait le nom de caghdidj au parent qui assistait le jeune musulman soumis à la circoncision. Les Arabes ont adopté ce mot sous la forme 7-.$-^' ■

^C-lo çagher, sourd, qui n'entend pas; qui ne rend pas de son; rempli


^Lo cLs, 185

jusqu'au bord. —y^X z j^> çagher dilsiz, sourd-muet; j^^> ** ^\^= ** hem çagher hem, çegher, à la fois sourd et brute (litt. : boeuf). — ùX-_ j\~= çagher yilan, aspic. — 4>- pL^ çagherdja, unpeu sourd, dur d'oreille. — ^tJX^ çagherleq, surdité; 4*1 AL= ,J^jal çagherlegha vourmaq, feindre d'être sourd. — «dajl ^ çagher oàa, chambre sourde ;_^—s ^yz çagher qapou, porte qui ne grince pas sur ses gonds. — c^ (_/=> çagher tendjère, chaudron épais et qui chauffe lentement. — ÙV i_y çagher noun, « noun sourd» ou (çagher kief) lettre particulière à l'alphabet turc et figurée dans ce dictionnaire par n. — ù^y^i\ J—lai c.L=> J*j ichitmezden better çagher olmaz, il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. — °p-l~= jJ—^Tilli 4jj^u< çaghere seuïlèmek gutchtur, il est difficile de parler à un sourd. — J\^> dlL^._»~. jjS\> jJjy ^—>>-aJ£i i yaîlchou seuïleyidjinun çagher dinleyidjisi guerekter, à grand parleur il faut auditeur sourd. — ^_j9jl o cA-^> çaghere kitab oqoumaq, «lire un livre à un sourd», perdre sa peine. —jjj-Liil> jc-^J ^> çagher ichitmez yaqechterur, le sourd

n'entend pas, il invente. —J^rV J\~= çagherlanmaq, s'assourdir; devenir sourd ou faire le sourd.

(S/CXHS qaghreu,! 0 partie du cheval qui s'étend depuis la région lombaire jusqu'à l'origine de la queue; croupe du cheval, de l'âne, du mulet, etc. — 2° cette partie de la peau tannée, employée dans l'industrie pour la reliure, etc. ; notre mot chagrin n'a certainement pas une autre origine.

J^Xus çaghech, faute d'orthographe pour çayech, compte; voir ,j^cL=> çaïraaq.

ç JKCXMO (yar. IcLo) çaghlam, sain, solide, robuste ; sûr. — *:> \ ^f çaghlam âdam, homme droit, sûr. — ys ,j\£ JjU çaghlam, âyaq qabeu, bonne chaussure. — jj.^ *z> çaghlam seuz, parole sûre, à laquelle on peut se fier. — !«£> -a çaghlam hava, temps sûr, bien établi. — /J- «£> çaghlam khaber, nouvelle certaine, qui mérite confiance. Cf. P U= et (jjlèlo.

a « jAc-Li» çaghalamaq, (et

J^OUL» çaghalatmaq) guérir, rendre à la santé. — fortifier, consolider.


186 £U» ^LJLïà£-^^3

^LJLïà£-^^3 retrouver la santé, se rétablir, se guérir.

jU L«£> çaghmaq, traire; ^pj.iL=> çagou çaghmaq, même sens. — Jl> «o bal çaghmaq, extraire le miel de la ruche. — aufig- soutirer un secret, une somme d'argent, faire des dupes; on se sert plutôt dans ce sens du causatif ,y>jj.pL= çaghdermaq. — Ce verbe s'emploie quelquefois an neutre ,j-ccL=, par ex. : j^iL= J^J^ bouloutlar çaghaneur, les nuages répandent une pluie abondante. — dlil

jl eL= iil.il 4j^ y inek yevinu cchhk

çaghar, «au lieu de la vache, il veut traire l'âne », se dit d'un original, d'un extravagant. — JJAJJ jjLèL=> çagheleur ineyi der, c'est sa vache à lait, sa dupe.

^—T^L^ çaghmaq, faire l'éloge d'un mort; pleurer un mort; porter le deuil. — Le Lehdjh rapproche ce verbe de J^cL» calmaq, compter, énumérer. I

A{ l*d çaghma, (du verbe çaghmaq) 1° action de traire; de tirer le miel de la ruche, etc. — 2" (avec J\W) eleyim çaghma, arc en ciel.

JjuoUs (var. J^lcL^,, JjU*~=) çaghanaq, ondée, averse. —^âllèU,

JJ <*i çaghanaqlu yaghmour, pluie

d'orage; au fig. chose passagère, de courte durée. — yj J><*i ^^^> ^ çaghanaqlu yaghmour tez guetcher, pluie d'orage est bientôt passée. On dit d'une personne emportée et vive : tj^ ^$-^ iS^>) JjUél-^ jt $\ ô bir çaghanaq idi gueldi guetchdi, ■'■ c'était une averse, elle est tombée et a cessé ». —Voir Dict. géographique.

Jj^>lLC-lo (var. J^-CcL^) çaghenamaq, fienter, s'emploie exclusivement en parlant des oiseaux; voir ^AjU^ tchemqerniaq.

J^ff Ud çaghmmaq, pour çaqenmaq, voir J^x3^.

j^C-Us* (var. ^Lo) caghou, 1° éloge d'un mort; panégyrique ou chant funèbre ; on dit en ce sens : J^L^» _^èU> caghou çaghmaq. — jyacLo caghoudjou, pleureuse chez les tribus turques nomades. — 2° traite du lait. — 3" J^\-~& avec pi cagheuyagh, beurre frais ; var. pUL çagh yagh.

y^>C-\.*o çaglwmlu, à traire; qui a du lait. — 4J jU v^> çaghemlu ma-


ijjLo Jj^" 187

ria, brebis pleine de lait. — J^L-^ caghmal, bétail de la ferme, troupeau qui donne du lait; voir J^f-U^

J«» çaf, (ai:) pur, sans mélange. On emploie souvent le composé jojj.—sL= çafderoun, «coeur pur», sincère; mais ce mot se prend aussi ironiquement : -A-* j_ Ojj-^L^ çafderoun bir mizadj, un caractère naïf. — J^JjjjOaLo çafderounleq, naïveté, candeur; sottise.

3^o ça/i, (ar.) pur, non falsifié. ■—jjal <tili ~*-sL^> dl^-i char ahuri çafisse hache vourour, le vin pur porte à la tête. — 4-âL= f£- CJ\ÙJ\J varidati ghaïri çafye, revenus bruts.

^)bl,o (var. ^La et JA-*=) çaqar, tache blanche, longue et ramifiée chez le cheval, qui s'étend du front jusqu'au nez. — <1>\ j—Ijls^ çaqarlu ât, (ou simplement caqar) cheval marqué de cette tache ; elle est considérée comme un fâcheux pronostic.

jB çaqer, onomat. ayant le sens de tremblement, agitation. — </>L~=> di«o^i y-9^ çaqer çaqer titremek, être tout tremblant de froid, de peur etc. Ce mot a formé le verbe J^b^Lo

(Jj—«o^alo) çaqerdamaq, trembler, frissonner (peu usité).

ACySLo (var. \^L_a) çaqergha, insecte qui s'attache aux oreilles du chien, des bestiaux, etc. et en suce le sang; tique, puce pénétrante, ou chique.

i*J\c\*J}\*2 çaqsaqhan, (forme ancienne Olc^sL^ ou (jlcjrt3^) lHe? °*~ seau; voir ùU-JLo.

,rw9lo çaqsi, poterie; vases en terre cuite; vases pour fleurs; voir

JL*J\5l*3 (vax. Jj—«ML^'j gaqlamaq, garder, protéger, réserver. — mettre à l'abri. — cacher, dissimuler.

ija^^lsL^ *ii\ allah çaqlasoun, que Dieu le protège ! comme en ar. <U*à=>- <0il.ujl»j j°fé ,3^ 4âL=. o«(j[Z« çamane guelir zemane, garde la paille le moment (de s'en servir) viendra.

j^lâL^ (jji~ *yjty* seuïlemez-de benden çaqlar, il ne me parle pas et se cache de moi. — ^£~%L^ çaqlanmaq, être gardé, mis à l'abri; se cacher. — |_5_OlâL^s caqlandeu, coin; abri; asile, retraite. —^.^IsL^ caq-


188 JU> JL~=>

laïedje, qui garde, qui cache ; gardien, protecteur.

77U jteL» çaqlambadj, 1° retraite, cachette. — ^LMsl^ jm <jf\ emîn bir çaqlambadj, une cachette sûre.

jjo) «1 *c çaqlambadjoyounou,jeu de cache-cache.

^bLi> caqlu, caché; dissimulé; mis à l'abri. — chose mystérieuse; secret; voir J^Olâlo.^JiL= oJ^l jL ~uijli èvinde çaqluparassi var, il a de l'argent caché dans sa maison.

Jj£r Lrfp çaqenmaq, (la forme active J^âLo n'est plus usitée) 1° se garder, se tenir sur ses gardes, être sur la réserve. — éviter; s'abstenir. — (_j3^ et O-lsLc çaqen ou çaqenen, prenez garde, gare! attention! — «liM ù3^ çaqen eïleviè, Dieu vous en préserve !

— 2° se retirer, s'enfuir. — J^CsU» J" caqenadjaq cheï, chose dont il

faut se garder; danger, écueil. — jlilsLs çaqenaghan, gardé, préservé. — l_^;3L-= çaqmdjeu, qui se tient sur ses gardes, prudent; réservé. — 4xsL=, çaqenma, action de se garder; précaution; prudence.

wllo çan, 1" nielle ou moisissure

qui envahit le froment et les céréales en général. — 2° espèce d'ivraie qui étouffe les blés. — comp. avec o\&j_ yarqan.

<J$—uolo çansoun, dogue; voir

^Ui> çal, (ancienne forme JL) 1° radeau; bac; passerelle en planches ; — comp. avec 0»>_ pot et d!& kelek. — 2° poignée de l'arc, centre de l'arc (inusité). —_^ÎL= çallu, large, élargi. — t- yi\~z> çallu bina, bâtiment large et plat, clans le genre du radeau.

JéjU^il*? (Var. <J—>-VL?) çaladjaq, table sur laquelle on dépose les corps pour procéder aux ablutions; voir _/~Lk tenchir.

SJ&\^& (var. ^^Lo) çalach, boutique installée provisoirement. — J~

iVL= iic <C\ usy^i^- <d~*j> lahmi furoukhte makhçous iki 'aded çalach, deux boutiques provisoires affectées au débit de la viande. — Sf

_iVL=s sergui çalache, boutique dans un champ de foire, une exposition, etc.

^^•«ilo (var. sjyOL*.) çalamo-


JU> JL» 189

va, saumure ; voir »j^—°VL.y ,jj<^h çalamorapeïniri, «fromage de saumure», on le laisse dessaler vingt-quatre heures dans l'eau froide ; quand il est à l'état de qaïmaq, on le pétrit avec du beurre frais, des oeufs, du persil et un peu de poivre.

u--JLd çaleb, salep, végétal résineux que les Orientaux font bouillir avec du miel et de l'eau, dans le genre de la boisson fermentée nommée oj»> boza. — Cf. JL,

<J^Olo çalt, seulement, simplement. — cependant; voir yà\> y alertez et -kïs faqat.

&&-\*o çaltcha, ital. salza, grec raX-cÇa, sauce, ragoût.

<!\+o çalih, (ar.) homme intègre, loyal, vertueux, dont le témoignage est reçu en justice; opposé à Jj.^ faseq.

àjlsilo çalhanè, abattoir; boucherie; voir 4i'li"'.

C/i^J Lo (yar. rares ôyù U>, ^il U=) çalghen, 1° lancé, jeté; répandu. — .,T^J° çalghen kieupek, chien furieux, enragé. — ^<L^>- uo çalghen khastaleq, maladie contagieuse, épidémie.

épidémie. 2° impôt, contribution; taxe; cf. le t. or. iJL- et O^ilL.

JjJLd çaleq, marque, indice; enseigne ; ce mot est peu usité.

^Jlo çcdqeu, faible; lâche; mou; paresseux; anémique; synon. de çarqeq; voir J^sjL*=.ôyv y çalqeu boulout, nuage qui promet de la pluie.

Jc*,Ls çalqemaq, avoir les chairs flasques et pendantes; être faible, mou. — (j^-^Lo çalqelanmaq, être relâché, s'amollir.

xvaJlo (var. *âJ^; r*^-^) çalqem, 1° grappe; ramifications de la grappe, pédoncules; voir dLc^T tchitmik. — ^ ïyj\ ârmoud çalqeme, glane de poires ; ^jo .^ jj\ uzum çalqeme, grappe de raisins. — i^jj^ 4~_l-= ^-Syjl _/J 4IJ ,5e ^ ârmoucle çape-ela uzumu çalqeme-ela yer, «il mange la poire avec la queue, et le raisin avec la grappe»; goulu, vorace. — 2° toute chose qui pend ou qui retombe, étant suspendue. — rA—*= ^.âJL^ çalqem catch, cheveux tombants, négligés.

^U^L^ uo çalqem çatchaq, franges tombantes. — ^J, J> I y çalqem âtech, tombeau, sépulcre. — *o CijTy* çalqem seuyut, saule pleureur.


190 JL= JU,

— 2° mitraille ; j^ o^ Çahêm to~ peu, mitrailleuse.

jLJl^> e«^«, (probablement du verbe çallamaq, agiter, balancer) se trouve dans le composé \ O^ }UL= çafc çert étmek, se charger sur le dos, prendre un fardeau sur les épaules.

,JIJ M)L= çalla-pati, inconsidéré; étourdi. — lâche, mou; paresseux; voir <~L=. — }!)¥" ^y 3 çalla-pati seuzler, paroles en l'air; sornettes.

Jj—,©JDU» çallamaq, agiter, remuer; balancer. — ^y> Jl el çallamaq, «agiter les mains», appeler, faire signe. — *s oJLi bechik çallamaq, bercer; auficj. être aux petits soins, se donner de la peine. — ^jo Jjj./j 9 qouïrouq çallamaq, «agiterla queue», flatter, cajoler; amadouer. — JjjOUl^a çallanmaq, s'agiter; se balancer; osciller, comme le sol dans un tremblement de terre. — se balancer à l'escarpolette. — <i}UL= çallanma, agitation; tremblement. — marcher en chancelant par l'effet d'une maladie, de l'ivresse, etc. — Jj*jjJ}UL^> çallandermaq, accrocher; suspendre. — (C—' L^Jr 3 J^>ys j!w-o Ail hachent', çallar dindour toi guihi, «comme F outarde

outarde et balançant la tête » (proverbe).

LfeL» çalmaq, 1" lancer, jeter; étendre (un lit, etc.) — en général : mettre, placer. — ^y> l'~ bina çalmaq, jeter les fondations d'un édifice. —

uo <cS.'A higuine çalmaq, pousser un navire au large. — ^js ^j» £C\ èkmeyi furoune çalmaq, enfourner le pain. — s'élancer, attaquer, se jeter sur... — rejeter, laisser tomber. —

y2 g .^U-Lo çatchlarene çalmaq,

laisser pendre ses cheveux. —^y> /■>- khaber çalmaq, répandre une nouvelle. — yt> ù&\ âqen çalmaq, faire une incursion, attaquer àl'improviste.

^f "^ iS"^ 3 clouch°u «ys Çalmaq, lancer un oiseau de vénerie sur le gibier. — 2° retarder, différer. — ^jjJL= çaldermaq, ce transitif a ordinairement le sens du neutre : s'élancer, se jeter, faire une invasion.

(j £ L-= çalenmaq, pénétrer de

droite et de gauche; se balancer;marcher en se dandinant. — Cf. ,jji^L«= çallenmaq.

AJOLÔ calma, 1° action de lancer, de j eter, etc. ; voir ^l-=. — 2° lancé ; errant en liberté. — ù\^- <dL= cal-


Jl~ X~ 191

ma haïvan, bêtes de somme paissant en liberté. — ^ \ ^ calma ipi, « lasso », le kemend des Persans. —y~=> ^ calma cou, eau courante. — 3° poste de patrouille ; prison du poste, violon.

Jâls^L» (var. (j^L») çalendjaq, balançoire, escarpolette. — ^y> j\yj> douvar çalendjagheu, balançoire accrochée entre deux murailles; voir

(«SwX^JL^ ou J~Jt~= çalenteu, agitation des flots ; oscillation. —^L JJL=> L çalentelu bina, édifice branlant, qui menace ruine.

ji£ ua çalenmaq, osciller, se balancer; voir (31L-3.

JUllu^ çalenech, mouvement; agitation; — dandinement dans la marche ; voir ,jll~-=.

c)yLo çalôn, néologisme tiré du français salon, très usité aujourd'hui au heu de l'ar. persan <£ù£\yà divanhanè; voir ce mot.

^JLo çaleu et i_Jy J^ çaleu gunu, mardi.

ÀJlo (var. «UL.) çfdya, salive; voir le mot suivant.

^UL» (var. jUL et <JL= vulg.) çalyar, salive, litt. : « eau coulant de la bouche » ; voir jl.Jj-c^l **? çah/ar âqetmaq, saliver, baver. —_jJU L=, ol _^_ çalyalu hir âdain, «un baveur», bavard; sot, radoteur.

A;LJIO çalyane, tribut annuel; pension annuelle; voir «tiUL*.

i—^rJ_3 es çaleu-vermek, laisser aller, congédier; mettre en liberté, renvoyer. — (j^ J^L^ ijr^= çatcheu çaqaleu çaleu-vermek, laisser pousser en liberté les cheveux, la barbe. — ^ys l_$J&\ Uèkleri çaleu-vermek, laisser retomber les pans du vêtement; aufig. cesser l'ouvrage. — ^y> ^i^â qouchou çaleu-vermek, mettre un oiseau en liberté. — dU^_?JL= J^j^ JA, lâche loch çaleu-vérilmek, être livré à soi-même, avoir la bride sur le cou. — dl-oy oJLs ili bacli çaleu-vermek, remuer la tête, hocher la tête, quand on n'approuve pas, ou qu'on refuse.

l=Li> çam, particule d'intensité, usitée dans l'expression ^L= A^> çamçafi, très pur.

JJ»<LJ (var. i}jjf\~z>, Ù^~A~=) çamsoun, 1" dogue. — ^-^.A^, çam-


192 ùl~-> ùL-»

soundje, pronone. vulgaire saxoundje, gardien des dogues, valet de vénerie chargé de la garde des dogues dressés pour la chasse de l'ours. C'était aussi le surnom du 17e orta ou régiment des janissaires; leur chef, le çamsoundje bachi, était un des officiers les plus influents de cette milice. — 2" Samsoun, ville sur la Mer Noire ; voir Diction, géographique.

À~<^>lo (var. A^ZA^D) çamsa, çamusa, (de l'ar. k^^L») pâtisserie de forme triangulaire dans le genre du bnqlava. On la saupoudre de sucre fin quand elle est tout chaude et sortant du four.

L){*O çan, 1° compte, estimation; supputation. (Comparer avec le t. or. di=jj5\jL= çan guermek, inspecter, passer en revue.) — 2° réputation, crédit; dignité. — jl^ ,jU= j;s\ âde cane var, «il a un nom et une réputation » ; c' est un homme distingué. — 3° onomat. ,3*» h.£* cjL-^ iiA-= çan çan doghramaq, tailler en petits morceaux, couper menu.

Jj*UUs> (var. J^xbU,) çanamaq, calculer; estimer. — compter minutieusement; — mettre en menus morceaux.

morceaux. au fig. affecter un respect moqueur. Cf. {^Cx^>.

^»»Lilo çanadje; voir^l^.

^^Us çandjeu, douleur de ventre; point de côté; pleurésie; voir

Jjc^- *■*> çandjemaq, percer, ernhrocher; — accrocher; voir Jj*-^L>.

J^La/Lo çantour, instrument de musique; voir j^JaLo.

l^J\^s çangheu, étourdi; ahuri; stupéfait; voir ^L-; — on trouve

également la forme JvH -= çanqe;

(JjUùLo çanqeleq, étonnement; stupéfaction.

AXiLi? çanJci, (du verbe çanmaq) litt. : «pense que», comme si, comme qui dirait; presque; supposé que. —■ syn. de Impers, et de l'ar. -Cb keinnehu. — J^-i^ <UJL=, çanki yachq, « l'amour supposé », titre d'un drame turc.

JjCU» çanmaq, penser; s'imaginer; croire. —réfléchir; supposer. —

jjJ^l jb^ çanma ki khaïn ber-khordar olour ya qatl ya berdqr oloiir,


^ jU 193

« ne pense pas que le méchant prospère, il finit par être égorgé ou pendu» (proverbe).

^JLo çanou, pensée ; — supposition; conjecture. Ce mot peu usité se trouve dans le distique suivant d'une ode mystique :

dl^- ijf^m oiy ]«)L=> (j JJotfVoS

«fais taire la chanson des conjectures qui assourdissaient ton oreille ; —brûle à la flamme de la vérité le rideau du doute». — ^iil—^? (var. ^L^) çanoudjou (on trouve quelquefois la forme ^r\X^ çanadjeu), qui pense, réfléchit. —i^jiL? jJ- khaïr çanoudjou, bien intentionné, bienveillant ; f (_^a)L^ kem çanoudjou, qui a de mauvaises pensées, malveillant, hostile.

»—<!^lo (var. CJ>\J~&) çavat, gravure au burin et en noir; guillochis sur les plaques d'argent, narguilés, etc. C'était autrefois, dans la province de Chirvân, que cet art était surtout florissant; mais il se fait encore des imitations de ce genre en Perse et en Turquie. Le mot çavat, serait-il une altérattion de l'ar. i\fw savad, noir, noirceur?

i^T1!? ^° çavach, bataille ; ^^ \j U> çavachmaq, se battre; voir J^\^ et

£*)j)^> çavourmaq, 1° disperser, remuer en tout sens (le blé avec la fourche, le feu avec la pelle), etc.;

— vanner. — 2° souffler avec force; remplir de bruit et de tumulte; d'où <_£ Jjjj;L= çavouroundou, rafale, bourrasque. — ^ jjL toz çavourmaq, soulever la poussière; <_j^ <C3 fitne çavourmaq, exciter la sédition. — ^y> Jj) kulunu çavourmaq, jeter les cendres au vent; aufig. détruire, anéantir. — J^lj^L^ çavouroulmaq, être soulevé, dispersé comme la poussière.

i3jLA? (var- (J^J?^) çavourouq, irréfléchi, inconsidéré, étourdi; litt. : «celui dont l'esprit est dispersé»; voir (j^jjl^.

<XUJQI«3 (var. <^>ol*=, Coi^i) çavsa, lourd, pesant. — lent, paresseux.

^<^^V^> çavsadje, qui agit lentement; qui hésite. — Jj^-^Lo çavsamaq, (peu usité) être lent; temporiser; hésiter; on se sert aussi de la

forme ^^^Ji^ çavsalamaq. 13


194 3l<= LS1^

!». C^jL» çavouchmaq, vïilg.

çaouchmaq, s'éloigner; s'échapper;

— éviter, s'esquiver, comme çavoulmaq. — ^JuiaL^ (_^-L= çandjeu çavouchdou, la colique est passée. — [lJ<^>- j£?aL& çavouchmaz hastaleq, maladie chronique. — ^jJ-i^Ls* çavouchdermaq, faire passeï-, éloigner, chasser; écarter. — j^^L» çavouchelmaz,

çavouchelmaz, — (J4l '~~« y_

iJj^j-LiaLa 4I1I ^_^i JOJ j blr meseleiji bir taqrib ile çavouchdennaq, éluder une question. Cf. Jj-^L-^ çavmaq.

A^jL» çavça, lourd, pesant; voir 3^*^ ou ^U coouq, froid; voir

JjJo^Ls> çavoulmaq, vulg. çaoulmaq, se retirer, s'éloigner, s'esquiver; disparaître.—J^l^ cauoit^oLLsçavoulouù, gare! place! rangez-vous! — 4ljjl~= çavoula ou çaoula, même sens.

J^jLs (yar. ^ °3~=) çavmaq,

1° sens neutre : passer; s'écouler; s'éloigner, cesser. — jl^La J^'f\ âtech çavar, le feu s'éteint. — ^ S.^T tchitchek çaw(r,lafleiu'passe, se fane.

*_jLi 03j jl^La J_J tez çavar vaqti

vaqti temps de jeunesse passe vite. —J^OJJL^ y^ JL> f benum yolemeu siz çavdenez, «vous avez vous - même fait mon chemin », vous avez fait ce que je devais faire. — 2° sens actif : repousser, éloigner, chasser. — ^ys C^>j neubet çavmaq, perdre son tour, son rang. — uaiLa *o çatoup çavmaq, vendre toute sa marchandise, liquider. —<^Lo <j JJÀ> bachdançavma,nêgligent, insouciant; superficiel. — ^i ^i^jLo çavmech cheï, chose passée. — PLI ,J^> çavmech yassagh, loi périmée. —^t ^ çavmech yemich, fruit gâté. — oU^-= çavan, passager, temporaire; de peu de durée; sans valeur.

âjlo çava, nouvelle, information; bonne nouvelle (inusité). — ^«^L^ (t. or. <3^L/) çavadji, porteur de noxrvelle, messager. — C'est aussi un nom propre : Savadji, petit-fils d'Erthoghrul; Savadji, fils de Sultan MuradF1'.—2°petite enclume.—3°Save, affluent du Danube, qui sépare laBosnie de la Croatie.

OU» çal, compte, calcul; voir jj>y& (var. _3>~=; t. or. JJ)—^)


i_£l~=> i_$U> 195

çaïrou, malade, souffrant; infirme; faible. Ce mot a vieilli et ne se retrouve que dans les anciennes poésies; le Lehdje cite comme exemple le distique suivant :

« Ta parole est froide comme le vent du matin; — à tous, malades et sains, elle inspire un grand trouble. » — Jp« j L= çaïrouleq, maladie, infirmité.

L^j>y^> çaïroun, t. or. ùj j L*, ancienne forme pour serin, frais, froid;

JJ\MS çaïech, action de compter; calcul (peu usité) ; voir (jjjçLo

!&?}*& çaïghe, considération; réflexion, prudence ; estime, respect. — yu>^ y-■Uuj.U ijLa y^> siz çaïghe éderseniz tchekiliniz, «si vous avez quelque scrupule, retirez-vous».

Jj^JwL^ (et (ji}UjL=) çaïeqlamaq, avoir des hallucinations, le délire; rêver. — déraisonner, dire et faire des extravagances.

^Ç^ çaïmaq, 1° compter, dénombrer; (jjil^, JJ jy birer birer çaïmaq, énumérer un par un. — y *y^ clmtoum

clmtoum se répandre en invectives. — (j<2> 4^* hitche çaïmaq, ne compter pour rien,mépriser. — r XJ >jl>L^ 4.^* kendimi hitche çayarum, «je ne me compte pour rien», je suis perdu. — 2° considérer, prendre en

considération; estimer. — dl'M s

(«a ô^ ç' J"^ fi1>anun' khatereneu tchoq çaïmaq, avoir de grands égards pour quelqu'un. — 3° supputer; raconter, narrer. — J^c—iL^ çaïchmaq, faire un compte, supputer. — ijr^X^ çaïlmaq, être compté ; — être considéré, respecté, devenir influent.

V^» çayen, estimé; — compté, choisi ; synon. de J^IJ L== çaïlur. C'est aussi un nom propre : Batou-ÇayenKhan, petit fils de Djenguiz-Khan; Çayen-qal'e, forteresse dans le Kurdistan. — <j£~V~= çayendeu, estime, considération ; respect.

JjC~U^ çayenmaq, réfléchir; rentrer en soi; être prudent.

i^)]y\^a çaïvan, (du pers. o\i 4JLsaye-ban) tente-abri; ombrelle; kiosque d'été. — quelquefois tabernacle. — ^j-Jfy^Z <~la)Lo çaïvanye tchitchekleri, plantes de la famille des Ombellifères, telles que l'anis âni13*

âni13*


196 L~= \~

souri; le cumin keinyon; le fenouil raziane; Faneth derl oie;le persil maghdanos, etc. Voir aussi ù l^L-.

ÀJL«S (var. IJLS) ÇCM/a, étoffe croisée, espèce de serge; voir Jjlli. — Dans les premiers temps de la monarchie, on désignait sous le nom de çaya odjagheu, le bureau de perception de l'impôt sur les moutons; cf. ,j^rL^ et tJ_L=.

(3^ çayi, (inusité ^1-=) compte, calcul, supputation; estime. — jA-^ _}— çayi - saz, sans nombre, innombrable. — _^LL=> (var. _J1J l^>) çayilu, compté, limité, fixé. — y^^= ^& ji jl„Lc 7ier gunumuz çayilu dur, tous nos jours sont comptés. —^-}~^ jj—9 çayilu qoz, «noix comptées», choses d'une durée limitée, en petit

nombre. —y LLo ^J.:^f\j'U^j

_p jos ramazan gnnleri çayilu qoz der, les jours de Ramazan sont comptés comme les noix; voir J^L^>.^X^> çayvdJK, compteur; autrefois agent du fisc chargé de la perception de l'impôt sur les moutons; voir 4JL=.

L«^ çaba, (ar.) 1° vent du nordest et, en un sens plus général, tout vent frais et doux; brise légère. —

L~= Ï\I badi çaba, zéphyr; aufig. expression déplacée, parole inconvenante. — La çaba qaba, ordinaire, vulgaire; grossier. — 2° mode musical.

j-^^o çabah, (ar.) matin, matinée.

— demain. — <jj-*~^ j^- jX=-L-= çabalinez kliaïr olsoun, « que votre matin soit heureux ! » salutation répondant à notre bonjour. — >±-\ *-L<= çabah ul-khaïr, signifie aussi l'étoile blanche qui se dessine sur le front de certains chevaux; les Orientaux croient y lire cette salutation de bon augure. — i_ÇjLc «* çabah namaze, prière du matin. — ^y -d. ^jo çabah yildize, étoile du matin, Vénus. —

„-uAj| a^gs «o çabah qahve âlteseu, heure du déjeuner, vers dix heures, nommée autrement qouchlouq; voir J^Li^-s.^^^L^ çabahlare, vers le matin, dans la matinée. — ^yl^L*= çahahleïn, de bon matin, de bonne heure. — T-L~= ^^ tchîn çabah, le vrai matin, au grand jour; — demain.

jO=-L^= çabahlu, matinal, ou »-L-= u£; ^—» çabah qalqedje, qui se lève

matin. — dl .LiâTu-*!>>- ^-^>

\Sj^ çabahun khaïrinden âkhcha-


L~=> ^ 197

mun cherri, du bonheur du matin naît le malheur du soir. — <b-L*= \& ,>Jù yaqen beklè çabaha, « vrai, attends jusqu'àdeniain », phraseironique dans le sens de « oui, compte là - dessus ».

IJjL» *-L~= iJjLo ^15^3 qoumchou mubarek çabah mubarek, bon voisin, bon matin. — ^ (3^\>-<u ^\—^ 4s^<iï o^y çabahki yeyèdjeyini boit, gunden duchuiimè, ne te préoccupe pas dès aujourd'hui de ton repas de demain. — Jj—»>=~L^=> çabalilamaq, être au matin, faire quelque chose le matin (peu usité).

C^™ 5 (var. ù^^=; ù^~=; ù\>y*> çapan) caban, charrue à une paire de boeufs. La charrue à deux paires de boeufs est nommée papoure; voir ojj>J<, la même d'un modèle plus grand est dite poulouq ou poullouq, voir Jj^Jyj la charrue à roues prend le nom de c\hjs> qotan. — <Sjyz ^y° caban demiri, fer de charrue, soc ; ^j-^. ^y> caban betchaghe, même sens. — *o tS~\c\ caban âghadje ou ^^ qoulbou, manche et avant-train de la charrue ; L3^ O0 Ça^an oqeu, flèche ou haie.

— {£* ,j-i» caban qeledjeu, coutre.

_P ù^~=> c^^^v guetchindjesi

çabandan der, « il vit de la charrue », c'est un laboureur. — LS^J. ij^b^ JJJ—* (jL-3 ârabaye braqteu caban surur, «il a quitté la voiture pour tirer la charrue», il est tombé dans une condition pire. — ..J*-^ ^b' // JJWJT jL^3 JQI ben cîraba isterim ol caban guesturur, «je demande le charriot, il me montre la charrue », se dit d'une personne distraite ou peu intelligente.— Jj^Vjl 4l>>o JL^ ilL balegheu caban demiri-ile âvlamaq, «pêcher le poisson avec un soc de charrue », on dit en français : « pêcher avec un hameçon d'or». — ,jl—~*> ja^jj^ ■j.jfûl cabane euïrenen sursun, «que celui-là mène la charrue qui l'a appris», que chacun fasse son métier. C'est le précepte donné par Plutarque : %eï YMTcqv èXoeûveiv (j.âOovTa. On emploie dans le même sens cet autre dicton : Jj^S^\ Ù_\."L~= J£z,\ jjàlao (JJÔ ») echekler çabandan eukuzler yukten mouaf der, « les ânes sont exempts de la charrue et les boeufs de la charge».

■f^ goubh, (ar.) matin, matinée; voir f\~<= çabah et CS%^> çalat.

_y^> çabr, (ar.) patience; résigna-


198 ^ L-»

tion; attente résignée. — ôs? j iS/y çabreu tukenmek, perdre patience, comme al y^j~~z> çabersez olmaq. —

âdje der amma çoneu çareu âltoun, la patience est amère; mais sa fin est de For pur. — JJL.JI^IJ'1 J^bli ^y> çabr chadleq ânakhtari der, « la patience est la clef de la joie »; c'est la traduction du proverbe arabe >^Jl rjÀ\ -^ZSLA.i^>ij\ _/-a çabri eyyoub, « patience de Job », inépuisable. — ,i\ j J\i\t iSf~z> çabreu yanar bir âdam, un homme qui brûle d'impatience. — yj<^ çaberle, patient, résigné. — jj^ )iy Jj.3 J^~=> çaberle qouleneu moula sever, Dieu aime son serviteur patient,

fC-*& çabi, (ar.) enfant, jeune garçon; le pluriel usité est ù^-= çibian. — (jL-o ^j-x, tedrisi çibian, enseignement primaire; \sJ^* ô^-^ çibian mou allimleri, instituteurs primaires; 4—Lu=> ^j;&* mehiatibi çibianye, écoles primaires du second degré; celles du premier degré se

nomment: * \JZ\ ,_;ISC» mehiatibi

iptidayie, écoles pour les commençants.

cJLo^ çibian, enfants; voir l'article précédent.

u^> (var. L*; du pers. l><-) çepa, trépied, 1° escabeau à trois marches;

_*Lo ^M> naqqach çepase, échelle de peintre. — 2° ânon; poulain; dL-J"

_*L^> gueïh cepase, daim. Cf. l~*. — 3° l~~= ou <—= çapa, particule d'intensité; voir i—iLa.

J^e^Lo çapadjaq, du verbe çapmaq; voir (j^cLo.

ÀJ^)U*» çaparta, néolog. de l'italien sopporto, supporter, prendre patience, endurer. —iç-^Jrr d^^-^J A=-4A5-- -j oy\ Lg^4jj^-^' éttiklerinun djezasini çapartasene butun ben tchekedjeïm, c'est moi seul qui paierai pour les fautes qu'ils ont commises.

™^™^ çaparta, bordée d'artillerie; voir <d=_;lL=.

dôjl^â çaparine, salsepareille; voir 4JJL^.

(«JUO (var. o\1L=! C)W^} 0L~=>) çapan, fronde, fond de cuir suspendu à deux cordes pour le jet des pierres, etc. — ÙJ y^j\ çiv—\a (JL-^ çapan tache irichmes y ère, hors de portée de la fronde, — dx^i OJJL~= çapan-


&f \f 199

dan duchmeh, « tomber de la fronde », tomber des nues, être dépaysé. — __J ilL ^("-f? CJJ*\-^> çapandan tcheqmech tach guibi, « comme une pierre lancée par la fronde », vif, impétueux (cheval, etc.). — (jL—= dl'l ato?ïçapcme,partieuitérieure des cuisses, chez le cheval. — i)lj y çapan balegheu, poisson de la famille des Squales, probablement la scie.

$^> çepetmaq, tailler, émonder (les arbres, la vigne, etc.).

C^U AJxo çeplèmek,mieux ILL4~*, tanner les peaux; corroyer; voir plo debbagh.

ÀJUa çepa, ânon; voir 4~o.

Jj^"^ gaima^, vendre; voir ^L^».

&£; çetma, fièvre; ~*<SOJÏ <c-^ çetma titrhnesi, frisson de fièvre; voir <£^\ eçetma.

djouq, saucisse, chair à pâté. — 0\s ^^f qan çudjoughou,, boudin. — y ÙJ<Z< chira çudjoughou, friandise, brochettes de noix ou de noisettes trempées dans un sirop de raisiné et qu'on laisse sécher avant de les manger. — ,j;JjkZi ^o çudjouq chekerleri,

chekerleri, filantes à la guimauve, etc. — O-Lls ^yÇf çudjouq fichenk, fusée employée dans les feux d'artifice. — ^y? jJ lagham çudjoughou,, saucisson de mine. — ^1 l,jSS ^^j terden çudjouq olmaq, être réduit à l'état de saucisson à force de transpirer. — J^^ Sy^f çudjovq kesilmich, battu comme plâtre. — H y a différentes manières de préparer les saucisses dans la cuisine turque; telles sont : J&y^yo ,U«tr tchemenlu çudjoughou, la saucisse aux fines herbes que l'on mange avec une sauce où il entre du cumin, de l'ail et du poivre rouge; ^ys ^JSJ^; tcherkes çudjoughou, «la saucisse à la circassienne» ou saucisse fumée; y SJjsfirenk çudjoughou, la saucisse à l'européenne, etc.

(3^^^ çatchaq, toit; auvent. — bordure, frange ; voir J^L-L^.

ij)[&? 3' (yar. dA-r"^; forme primitive ij\l^) çetchan, rat; souris. — ,jUf^ Jj«J- 3 fiindtq çetchaneu, «rat de noisette », rat de maison, rat commun; souris. — u? Vj. tarla çetchaneu, rat des champs, gros rat; loir (voir aussi "5T gueme). — ^ _^ yer


200 If £*

çetchaneu, «rat de terre», mulot; y**> ^JÛ cou çetchaneu, «rat d'eau», campagnol. — ^y> ùUj^ orman çetchaneu, rat de forêt. — ^> J^ tcheul çetchaneu, gerboise; jo U/>- khourma çetchaneu, «rat de datte», écureuil roux. — iç-^J^ i_f Çetchan clerisi, peau de rat; on donne quelquefois ce nom à la fourrure de certains animaux venus d'Amérique, comme le chinchilla, etc. — ,jj\ ^jo çetchan ote, arsenic, mort aux rats.—^X^ 3 ^ çetchan qoidaghou, «oreille de rat», myosotis. — ,3^9 *& çetchan qrtqjane, souricière. — KS^J^ <_J^ çatchan qouïroughou, «queue de rat», râpe; voir <j jj . — ,J«i u? çetchan yole, chemin couvert établissant des communications entre les parallèles d'une armée assiégeante. — ^—- ^y> çetchan yili, «année du rat», t. or. sitchqan y il, la première du cycle turc-ouïgour. — Proverbes : ij JJL=- Û^" 3 jji~ .f-^ çetchan tcheqdegheu delyi bilir, «le rat connaît bien le trou par lequel il sort ». — <XJ i 0 JSJ i ^^y jW\s çetchan guibi delikten delyè qatchar, «il fuit, comme un rat, d'un trou à l'autre». — J^ ô^J-^ ^y j^S ^ij çetchan eulmezden tchouval

tchouval keçer, « le rat avant de mourir déchire le fond du sac », se dit des

gens malfaisants. — CA ^f 3 <bLâ

(_$Jiiai qapane çetchan duchdu, «un rat est tombé dans le piège », c'est un mince gibier, une déception.

J^y5^ (yar. ^If ) çetchramaq, sauter, bondir; «£> 4JI âta çetchramaq, sauter en selle. — ^jo ^-u, seddi çetchramaq, franchir une barrière. — rejaillir, comme la boue, l'étincelle, etc. — attaquer, sauter sur quelqu'un. — Jj-^^ ^jy.lf Çëtchraïoup oïnamaq, sauter, danser j oyeusement. — ^i^f «Cil. ^U djane bachene çetchradeu, il demeura interdit. — ,J—c!_/^ çetchratmaq, faire sauter, faire danser. — aufig. ^ •& leke çetchratmaq, «faire rejaillir la boue », accuser, calomnier. — ^sSjS^ çetchranmaq, se répandre, rejaillir. — ^JX\JS:^ çetchrandeu, grains qui tombent de l'épi.

^lv çetchmaq, faire des ordures; voir J^*^.

^° cahh, (de l'ar. être sain, certain, authentique) l°visa officiel donné sur letiferman ou les bouyourouldou,


v-é£ ^ 201

qui en établit la légalité. — avec étmek ou J^»}^ 9a^l^ama(l} viser, légaliser. — \ o-UiJji^ çahhene kechide étmek, donner son visa, parapher; J^S^ çahhlanmech, paraphé.

— Jusqu'au règne de Mohammed II, les pièces d'or étrangères, admises dans la circulation, portaient dans un carré le mot çahh, comme signe de contrôle (BELINI — 2° ^U 4—i=? çehhye medjlisi, conseil de salubrité.

<L5? _/J1.A) tedabiri çehhye, mesures sanitaires. — <J& oUUai nizamati çehhye, règlements sanitaires.

i)l—52° çahara, (ar.?) malle de voyage, grande valise recouverte de ciins, de toile épaisse ou de euh- et imperméable à la pluie.

v-3^^ 3 çahhaf, libraire, éditeur; synon. de ^ a kitabdji.

{Jy^° çahan, plateau; plat; voir

C^*^ 3 çohbet, vulg. çohpet, (ar. société, compagnie) conversation, entretien; avec étmek, causer, parler ensemble. — <j;x\ j^Jjl -JK^S^ çohbetniz olounior ede, on parlait de vous en ce moment. — 1^L>- £~s£ çohbeti

halva, réunions du soir, soupers où les friandises sont en abondance; fêtes d'amis.

i-^ss^ çehhat, vulg. çahat, (ar.) santé, bonne santé. — oJ^il^ ^ c^ *J1^_JJ1 y^ çehhat ou 'afyettè siniz inchallah, j'espère que vous êtes en bonne santé. — oy-^^ jfc-^ cehhatlar olsoun, «portez-vous bien», souhait adressé à celui qui boit, qui éternue, qui vient d'être rasé, etc. — -a <jj—la) çehhat boulmaq, retrouver la santé, se rétablir. — *~*}£ uo çehhati 'oumoumye, la santé publique, l'hygiène.

l^js-<=> çahan, (ar. çahn) 1° d'après l'acception arabe : grand plateau, grand vase. — 2° dans l'usage moderne : plat d'argent, de porcelaine, de faïence, etc., avec couvercle. — dlc I~JS£ J bir çahan yemek, un plat servi, un mets. — ~J j_^Uyf)j$£ çahan kulpasteseu, viande de mouton cuite à la casserolle avec de l'oignon, un peu d'huile et une cuillerée de bouillon; on met ensuite le couvercle sur la casserolle et on laisse cuire sur un feu doux jusqu'à ce que la viande soit bien humectée de son jus. —


202 IA-*» J-^

^Vs^ çahanleq, réunion des plats ou tabla servis sur les plateaux, le long du sopha, dans le service à l'ancienne mode. — i_^~ cahandje, nom d'une compagnie de soldats dressés à faire tourner au bout d'un bâton un plat aux rebords tranchants. — 2° sixième classe du professorat ou muderrislik; elle est obtenue après le grade dakhil, et à la suite d'examens difficiles.

L^" 3 çahra, (ar.) 1° vaste plaine, lieu éloigné de tout centre d'habitation; désert; Sahara. — J^—iJ \^£ çahra - nichîn, (pers.) nomade, bédouin. — 2° (J^ {je çahra topeu, pièce d'artillerie de rempart dans la direction de la campagne ; ^~i ^ çahra chivi, contrescarpe, glacis.

IWXA^ çeda, (ar.) son, voix, écho.

l_u= ^L"lL tatlu çeda, son agréable.

c^l-Xo çadaret, (ar. place élevée) préséance; supériorité. — qualité d'un ministre de premier rang.

U-^ OJIJ.^, çadareti 'ouzma ou ^AL Ojl J.-=> çadaret-penaki, dignité de grand-vézir; voir jJ-a cadr.

UU9)vA«? çadaqat, (ar.) sincérité, fidélité, loyauté. — ^l:aLu=> çadaqatlu

et (dans le style littéraire) jfâ>la~= cadaqatkiar, fidèle, loyal, dévoué; JLJOSIJUO çadaqat - kuster, même sens. — JAZ-OLI o-sl-u^ çadaqat selametter, le salut est dans la sincérité. Ci. (jA-s.

^)fcA^> çacZr, (ar. poitrine; place d'honneur) qualité de ministre de premier rang. — *r—lâc-\ jj.~=> çadri dzam, vulg. çadrazam, le grand-vézir ou premier ministre, chef du conseil des ministres. — jgi-= çadreïn, les deux magistrats de premier ordre connus sous le titre de qazi-asker, c'est-à-dire le çadri-roum, grandjuge de Eoumilie qui est le plus important, et le çadri-anadolou, grandjuge d'Asie. — j^o-s çoudour, (pluriel de çadr) charge des grands-juges susnommés; ils président chacun une chambre haute et jugent en dernier ressort. Ces deux grands chefs de la magistrature ottomane sont soumis à la juridiction du Cheikh ul-islam et lui proposent les nominations à faire en cas de vacances dans leur ressort. —Jjl A»\ o^j^^= çoudourden imami evvel, c'est le titre du premier aumônier du sultan; le second


Jj-Uss >j_^3 203

aumônier appartient à la classe des

mollas, ùJ ->\y mevaliden. — Le

grand-vézir reçoit les titres honorifiques de ^—Luis? _jlJji, etc. — jx<= i>lj çadr-nichîn, qui occupe la place d'honneur; voir ÔJ1J-=> çadaret.

i_9>Ao çade/; (ar.) 1° familles du genre mollusque qui produisent la nacre de l'industrie, comme les Haliotid.es, les Mulettes, etc. — 2° la substance elle-même, nacre de perle, nacre blanche ou noire, et autres variétés. — 3° objets fabriqués avec la nacre ou ornementés de nacre, comme chapelets (tesbih), miroirs, berceaux, coffres et étuis, tabourets et escabeaux, manches de cueiller, soques de bain, etc. — 4° conque ou cavité de l'oreille. Cf. olJ— et i_9J-*.

Jj>Ao çedq, (ar.) sincérité de coeur et de parole; vérité, franchise. — l C~°-b- 4iil JjJ.-^ çedq ela khidmet étmeh, servir avec loyauté.

00*^*0 çadaqa, (ar.) aumône légale, dîme prélevée sur les biens du musulman au profit des pauvres. Cf. Où j zekiat. — ^iaill 4JsJ-*= çadaqat ul-fitr, aumône pascale, elle est d'obligation

d'obligation le premier jour de chawal, jour de la rupture du jeûne de ramazan. — dl—AJ^ >& çadaqa vermek, faire l'aumône. — dl't^ ^y jjjjl O3 jj\ ISJ£ Çadaqa verenwrî 'eumre ouzoun olour, celui qui fait l'aumône vivra longtemps. — oUyij.5 ^ys çadaqa devchirmeh, quêter.—4JO J~~=> ôs\ çadaqaya énmek, en être réduit à l'aumône, à la mendicité. — ji\£.i y^\s^> çadaqa çedasez doua der, l'aumône est une prière muette. — jj—^4.^U.« I£,AT fj0 çadaqa tanreu moioamelèsider, l'aumône est l'usure de Dieu. — j^ljl o«*-j ^\j^ ^y> çadaqa verhie rahmet olour, à qui fait l'aumône il sera pardonné (à sa

mort). — JJL oi j\o. 4s-U= ijA^jy

bordjluye çadaqa djaïz deïldir, «l'aumône est interdite aux gens endettés», proverbe dans le sens du notre «charité bien ordonnée commence par soi-même».

Ào*A.*» çadhnu, (ar.) choc violent, collision. — aufig. malheur soudain, catastrophe. — ,>j\i ^^ \^^^= j% bir çadhnhje duchh yazdevi, «j'ai failli tomber dans une catastrophe», je l'ai échappé belle.


204 \^> ^

J^^Xo çoudour, grands juges,

hauts fonctionnaires; voir jJ. =

çadr.

r-*' 3 çer, (var. >-=) 1° émail qui sert de couverte aux poteries, à la faïence, au verre. — vernis. — 4—'-\ ^j*-*> âïna çere, amalgame d'étain qui donne aux glaces et miroirs la propriété de réfléchir les objets. —

j J«l toughlalarun uzeri kutahye çere ile tala olour, le dessus des briques est revêtu de vernis de Koutayè (cà-d. : de kaolin). On écrit aussi j-^>. — 2° particule d'intensité; elle ne se renc ontre guère que dans l'expression ,}lJL~= ^> çer çeqlam, très mouillé, très moite.

ào-]j^3 (var. 4—57^) çeratcha, scrofules, maladie tuberculeuse connue vulgairement sous le nom d'écrouelles ou humeurs froides. — ~£> ,j^l çeratcha ote, scrofulaire, plante.

*—-*>-U-^ carahat, (ar.) netteté, clarté. — \>\j^a carahaûn, explicitement, sans ambages.

i^2*'}j~*':> çourahi, (pers. ) bouteille à long col, carafe, vase allongé. —

c^~\j^> di^T tchitchek çourahissi, vase de fleurs.

~k^y\j^s çararmaq, jaunir; voir

1—îLo çarraf, vulg. çaraf, (ar.) changeur. — On nomme ^y> A—i^T keuche çarraf e ou ^ys <j$<p^ qoultouq çarraf e, «changeur de coin de rue», le petit banquier de quartier, par opposition à ^y> j—\ï\j beratlu çarraf (ou qoïrouqlou çarraf), « changeur privilégié », banquier faisant les affaires en grand. — 4JIS?^5 çarraf-liane et _j<Lol i^> çarraf odasse, maison de banque. — J^ii^^ çarraf eq, état de changeur ou de banquier; change, escompte. — <-s^^ çarrafye, remise du banquier, agio du changeur, son bénéfice sur les affaires, c'est ce qu'on nomme vulgairement : ^il 4JM âqtchè bâche, agio. — Proverbe : j^i~ ^°>\j~^> ^Lr 3 fj^Jl âltoun qeïmetene çarraf bilir, «le changeur connaît le prix de l'or».

^r^ 0 (var. ojL^>) carp, raboteux, escarpé, inaccessible. — difficile, scabreux. — è- IL ^ çarp dagh, montagne escarpée. — 4*lâ -£> çaiy


Cjj^-o KJ"^* 205

qaVe, forteresse inexpugnable. — ^ .î\ çarp âdam, homme maussade, grincheux. ■— °jLc ^ya çarp 'ybare,

mot dur, invective. — ,j c-Ol jL=

çarplachmaq et J^>jLo 4JJL= carpe çarmaq,ëtre difficile, devenir malaisé (situation critique, etc.). — J^ ol>- jjj^-.^ djennet yole çarp-ter, le chemin du ciel est difficile. — dUj>_ ^

jl «T ,3=- ùL<* j-ijl^ Jv^^ ^

4 JJI ^^X^J A" 3 .f-r 3 ^,e'>* yolun bir

carpe varder heman haqq tëala doghrousene naçib éïleïe, tout chemin a ses difficultés, Dieu nous fasse prendre le bon chemin !

<—Jj-~0 çert, partie supérieure du dos; dos; — dossier; versant. — f^ 3 <jj~3 qeledj çerteu, dos du sabre. — ^J.* y y çert keuïleri, villages situés sur le versant d'une montagne.

{J,j^= (_ylj baleq çerteu, «en dos de poisson », voûté, en dos d'âne. — ^j^o 4—~JL±J>- kherpouchte çerteu, voûté; solide des épaules; très vêtu.

— 4 f™'l y^j-.^> çertsez iskemle,

chaise sans dossier, tabouret. — 4ilL= 1 Û^J çalla çert étmek, charger sur son dos en une seule fois, par une brusque secousse, comme font les I

hammal. — O «y» Ajj^s ily^> çert

çerte vermek, prêter aide et assistance; synon. de ^U» ,j,^ çerteu dayamaq, «appuyer le dos». — <iy^> Jjil çerte âlmaq, endosser; se charger d'une affaire; prendre la responsabilité; opposé à (J-rl oSy*~o çertten âtmaq, se décharger d'une affaire, se débarrasser. —y.—cl IXJJJCJ^

_/ J\ ^*i JLllI çert guëidyini âgheuz

âlechdegheneu ister, le dos aime ce qui le couvre, la bouche ce qu'elle connaît. — ^À%J^ çertlamaq, charger sur son dos. Cf. <âjl ârqa.

Jj^)b_^> (var. ^,AJJ^>) çertarmaq, 1° se réunir dos à dos, se grouper; augmenter, grossir en nombre. — j\jj^^ jk^{ bulouiler çertar, les nuages grossissent. — 2° s'encourager, oser.

^jk>-~s çertlan, 1" hyène. — ^y> y* <i. yelesiz çertlan, «hyène sans crinière », loup-cervier. — 2° o%~j^> ^f çertlan qeledj, espèce de grand caméléon.

Jj—Cj^z> çeretmaq, montrer les dents en souriant; voir J^r^-.^.

do-y^a çerteha, verre ; voir <=r/«-'.


206 J^> V~»

y-^>j*.o çarçar, (ar.) ouragan, bourrasque. — (J-Olu ^o^ 9ar" car guibi tchatlamaq, éclater comme un ouragan.

JjC^j-»É> çarçamaq, ébranler, secouer; voir J^jL^.

Ac«-a çera, épilepsie, haut mal; ^ <c.j^ çeralu, épileptique ; en turc vulgaire toutareq; voir ^JIJJ.L>. On dit vulgairement d'une personne en colère : (j^O <Lïsjh ç*<fy*-a çerase totUmouche dundu, il ressemble à un homme pris d'épilepsie.

,Xj..~s3> çargheu, bande, enveloppe; voir (juL^.

I~3J*£> çarf, (ar.) 1° emploi, dépense. — \ CijSsu: i_2^3 çai'fi maqderet êtinek, faire tout son possible. — \ ÛL»j i_sy~<9 çarfizemanétmek,àèpenser son temps. — il^L^l^ i_2y^» çarf u istihlalc, dépense et consommation ; voir ^3^^.' magref. — 2° pur, simple; adv. purement; seulement.— 3° partie de la grammaire arabe qui traite des flexions.

3 r^ 0 çereq, perche; voir Jjj ^.

"Si 7 • •

£*>*>j-*& çerlamaq, vernir; voir j^z* ç<'-r.

fyL*y-.& çarmacheq, lierre; voir

(E-«j-w3 çermaq, locution fautive pour eçermaq; voir ^y>j*~o\.

o^>j-^s (yar. \»_^a) germa, fil de métal fin pour frange et broderie. — ,j-i> o)i—eygumuch germa, fil d'argent; u? ù^M âltoun germa, fil d'or. —^1>-Ls ^jo germa çatchlu, aux cheveux blonds et fins. —^J4^^> germain, orné ou brodé de fils d'or. — ^JU—J <*j-^^ germa-kech, brodeur en fils d'or.

K-*& çera, 1° file, série; rangée, ordre. — jjlsii <y<^ çera douvare, chaussée pavée avec trottoir. — ^y> iS^j^* çsra servi, allée d'arbres, quinconce. — ywc o^-^» c,j*-a géra géra "asker, armée rangée en bataille. — j^..\ (j*s> j bir çera indjou, une rangée de perles. — ^y> ^j^\ euneu çera, en avant. — ^ys ^\> yane çe.ra, côte à côte, ensemble; ^y> (jPjl ârde çera, derrière, à la suite. — oL'Li^ ôt<f j;jj^jz tj^o <J;ÏJ\ Jceu-peh tavehanun ârde çera qoehdeu, le chien se mit à la poursuite du lièvre. — o^uojï ârdem-çera, derrière moi. — *43j\ Jff ÙJ-.^ ârqam çera quel, viens der-


*j*^o KSJ^ 3 207

rière moi, suis-moi. — <ij »j^> géra ela, par série, en rang, successivement, avec ordre. — 4~"»/«-« geraseela, convenablement, avec ordre et méthode. — yjOÎ^\ oj^, çera ela guiriniz, entrez à tour de rôle. — ,LoaS <LMÙJ^> çerasinè qomaq, mettre

en ordre, ranger. — Jl « 4— *j^e

^rLs gerase-ela mal gatmaq, écouler des marchandises. — y^a^^> gerasez, sans ordre; sans rapport; déplacé. — ^cj^s geralu, ordonné, bien disposé; jj.—* ^ geralu seuz, discours bien suivi. — 4—L^a^ J^.i\ ijijOich çerasinè guirdi, l'affaire est arrangée. — dL/j4J c,j^> çeraya guirmek, se mettre en rang, prendre la file. — raie, bande; on nomme J»^ geralu, un genre particulier de tapis rayés, dont les plus estimés se fabriquent à Brousse. — 2° temps, moment; occasion. — o^ Ijl âra géra, de temps en temps, quelquefois. — o^—5 J-io çjy^ çeraseu duchdukte, quand le moment viendra, plus

tard. — ^ \i JJO O-^ij G'JKZJj-^ CJ\ 2

ôïoj^a zati cherifinizè rast gueldyim gerada, lorsque je rencontrai votre Seigneurie. — t_£j^ oj^° 9^ra vars, par file, l'un après l'autre. — oj-~o

Jjzih i^jU géra vare daglilar, chaîne de montagnes. — 0> <y<.^> géra mena, jeu du saute-mouton ou cheval fondu.

bj^o courre, (ar.) bourse, group d'argent. — Sommes et cadeaux d'une valeur considérable provenant du Trésor et des biens de main morte, que le sultan envoie tous les ans à la Mecque et à Médine, pendant le pèlerinage annuel. — L'officier chargé de porter ces présents aux deux villes saintes a le titre de ^ -»t ^^

courre hnîni, « dépositaire de la bourse ». On trouvera sur cette fondation pieuse et sur le cérémonial du 12 redjeb, date du départ de cet officier, de curieux détails dans D'OHSSON, Tableau, etc., t. ITJ, p. 257.

^tj~.o (var. J^w, J£A~=) geretmaq, rire en montrant les dents; avoir le rictus de la mort, de la souffrance, etc. J^ ù^j^a {jSSyC-y^,

goouqtan çeredè qalmaq, grelotter de froid. — aufig. être béant; décousu, montrer un vide, une déchirure. — CJ\J£~j*-& çeretghan, benêt qui a toujours la bouche ouverte et rit sans savoir pourquoi. Cf. ^j~^>.


208 <£s^> {/^=

<-_j^s çarih, (ai:) net, explicite, formel. — f~ j~-° j^ nous se çarih, texte formel. — \£j*^ çarihan, formellement, nettement.— <^ j^> ou? kelimati çarihe, langage explicite. Voir c*>-\j~*>.

perche, grand bâton; perche de batelier; hampe. — i)ju> ^^i^W tchamacheur çeregheu, perche à étendre le linge ; on dit dans le même sens : tahtapouch çeregheu, perche de terrasse. — (j<3 JU>- hammal çeregheu, grand bâton auquel les portefaix turcs suspendent leurs fardeaux. — Jy j^° JU=I çereq âçqeu, barres sur lesquelles on suspend l'ail, l'oignon, etc., dans le garde-manger. — ^g^ x-^ çereq guibi, grande perche, grand flandrin. — u^J<—^ JÎSJ j^e çereqlu djaris, insolent, impudent.

(sa:) bande ou lanière de cuir. — ^4J1JI ^yp çerem ûrabase, voiture ou chariot à bâche de cuir, pour le transport des bagages. — ~J^5J^1 ^jo çerem eurgusu, fouet en cuir tressé. — Comparer avec le pers. fj^ tcherm et Far. <c^-^> çarima, courroie.

Loij^^ çezlamaq, souffrir; voir

J* *j*o çezniaq, suinter; voir

Ow\jj_^3 çezendeu, suintement; voir ^xy^>.

'sS'j^o çezeu, peine, douleur; voir

^XMS ça ter, vulg. zater, sarriette, plante; voir j\j.

^.~z> çegh, peu profond; voir *w.

Jjfo\.x*a çeghamaq, retrousser, replier; voir ,3*UJU3.

fi *Xsz+a çaghdedj, parrain, compère; voir *f_Ji;L^.

/^° (var. _/_«-=, j^i-^) çegher, nom générique de l'espèce bovine, boeuf, vache, veau, etc. ; mais se prend souvent comme S}Tion. de jfiy eukuz. — ^Su—«-= _^~= cou çeghereu, « boeuf d'eau», buffle; ^y> ^^ çatchlu çeghereu, «boeuf chevelu», bison; voir jj&y~ khotoz; ,j<ï CA~ yaban çeghereu, «boeuf sauvage», antilope. — i_^ çegher eti, viande de boeuf;

jj j> ^y> çegher dili, 1° langue de

boeuf; les plus estimées viennent d'An-


J^ IL= 209

drinople. — 2° buglosse, plante. — "X ~ati ^jo çegher chaqaqeu, fanon;

P»I Ja ^ja çegher topoughou, corne de boeuf; aufig. grande coupe à boire.

laJJ s *e çegher qoïroughou,

«queue de boeuf», coque du Levant, amorce pour prendre le poisson; espèce de bouillon blanc. — ^j^p^ çegher gueuzeu, «oeil de boeuf», anthémis tinctoria; voir «tolili.^y> ^jl Lal« çegher mantare, «champignon de boeuf», variété de lichen. — ijo cJa.->: tchift çegher, paire de boeufs, boeufs au joug. — Jj. c^L ^jo çegher baçmaq, assommer un boeuf. Cf. jyj\. — 2° pour çagher, sourd; voir

<~A—=. — 3° (ar.) çeghar, enfance, bas-âge.

"£\£jX*o ceghertmadj, l°bouvier, piqueur de boeufs; pâtre. — 2° nom d'une constellation.

' Jp^3**^* çegherdjeq, étourneau, oiseau.

£[/x*a çegherleq, stupidité; sottise ; voir ^= boeuf.

O^Ào 1° çaghreu, croupe des bêtes de somme; peau de chagrin; voir <jkLo.

b\^*& çeghza, morceau ajouté, pièce ; voir »J«JI~=>.

Aisî^> çoghla, terrain humide ; voir

J^v çeghmaq, tenir, être contenu;

contenu; J^*^.

JjU^o et ,Jj._l».~= çaghanaq, ondée, averse; voir ^ll^L^.

^j\x«3 çeghen, espèce de cerf; voir ^JLU^.

*-Ao caff, (ar.) rang, file; rangée; ordre de troupes disposées selon la tactique militaire. — J^M») I_A-^> caff baqhlamaq, mettre en rang, ranger en ordre de bataille. — i_s—^ I_A~= J^s çaff caff qomaq, même sens.— plur. <^2>j'a~z> çoufouf.

<j^ çafa, (ar.) plaisir; joie; divertissement; synon. de ULaj Jj^i zevq u çafa. — O-^jo.^ -a çafa surmek, prendre du plaisir, s'amuser. —J*>1 lÀ-o èhli çafa, gens de plaisir, qui ne songent qu'aux divertissements. — 4jj\ J»U- \c\IL~a çafa'l khater ela,avec plaisir; de grand coeur; très volontiers. — à la phrase de politesse : ^J.j—>- y.> -xfcj khoch gueldiniz, «vous avez

14


210 ^ s^

été le bienvenu» qu'on adresse à un étranger, celui-ci répond, en se retirant : ijj^-y li-=> çafa bouldouq, «nous avons trouvé du plaisir ». — yli^> çafalu, agréable, heureux; amusant. — ^xVliu^ çafalanmaq, se divertir, s'amuser.

C^&*o çifet, vulg. çafat, (ar.) qualité, attribut ; en terme de grammaire : adjectif. — pluriel cA-JL=. cifat. — OlJJl olà_= ci fat iiz-zat, attributs inhérents à l'essence divine. — oà-=» 4.~Cj çifeti resmyii, qualité de rang; caractère officiel. — x_i-= ^Licl Jp-'CLl Jo'lj azalnq çifete zaïl olouvndjaq, la qualité de membre (d'associé) sera perdue. — <ul*s c^'a^ çifeti jîlye, adjectif verbal. — dL>4^= çifetlèmek, qualifier, décrire. — En turc vulgaire le mot çifet a pris le sens de «figure, mine, extérieur» : yïla-^, i ,\i n«-marri çifetlu, «qui a l'air d'une canaille».

jA^> 1" cafer, ( ar. ) nom du second mois de l'année musulmane lunaire;

on lui donne lépithète de _/. 'i-1 elL-Juur,

elL-Juur, lion et ^i-làll el-movzajfer, le victorieux. — 2" ç/fr, vide; — chiffre;

chiffre; — 3° çoufr, bronze, cuivre jaune.

\À^> (var. au a^>) çafra, (ar.)

1° bile. — J^j^ çafralu et (j^lyLa çafravi, bilieux. — JJ.—V»>_ ~»\jiL«3 çafrasse boulanior, sa bile est troublée. — i^-^ls *è-\>\ Aj1^ Çafram âyagha qalqteu, « ma bile est en mouvement », comme en français « la moutarde nie monte au nez». — 2° (ar.) cofra, féminin de l/>-<=>\ açfer, jaune, pâle. — 3° pour cl/k^> çafra, lest; voir ce mot.

cjKà^> çafran, safran, épice; forme arabe CJ\U—acj; voir ce mot. — JL'AJ'O^, cafranlu, assaisonné de safran, ou couleur de safran. Les Turcs citent quelquefois le proverbe persan :

c ^57 CJ\JLC-J jjta <.->- dXil «l'âne

sait-il ce que c'est que le safran! »

£/-à^ (var. \j a~a) 1° çafra, ar.

Sj^_„= et ÔJJ)_L=; toutes ces formes dérivent du latin sahurra, par l'italien zarorra : 1° lest, lest de navire. — V-»_5J5) X y^">jS-~^ çafrasez (j-ue■mi yuritmez, navire sans lest ne marche pas. — ^jT~£~y^tjLa caf rasez t/nemi ç/uibi, «comme un navire sans lest», affamé, ventre creux. — ^o


li~= ll« 211

^i\ çafra cdmaq, prendre du lest. — jJiJL°aJ ùj-J'a^i!^" 3 <çJ"5_A"=' çafrase çafçaf âltoun gumuclitur, « il est tout lesté d'or et d'argent », se dit

d'un gros richard. — A 'J-\ oyL^

Jf,Jpya çafra itchinè çoqoidmech, « il s'est fourré au fond du lest», en parlant d'un poltron.— o-jl oJl ,j3_^-= ô^y «.>■ çaf raye ait ust tchevirmek, «retourner le lest sens dessus dessous», faire des perquisitions minutieuses. — 2° çafra, bile ; voir \JL^ .

— 3° çofra, table; voir «yL-..

CÀJ^ et J3\ OU^~= çafildjan ote, ansérine, plante.

AÂo çofa, (ar.) banc, siège; voir

\sj.~=>.

j—^» çeç, serré; fréquent; voir

Jjuua çe^aç, peau pendante sous la gorge du boeuf et du taureau, fanon.

— au fig. menton arrondi et plain,

menton à fossette; ar. ^ '*xè- ghabyhah.

ghabyhah. Jjlâ.i.

LJULO 1" çaqal, barbe, favoris. — J^—"-=» (j^ fH çaqal, barbe blanche, vieillard; notable de village; maire.

i_y" °J> (j<9 Jj\ âq çaqal qara çaqal,

çaqal, blanche et barbe noire», tout le monde, grands et petits. — ,j—5^i uo çaqal deuken, vermine, poux. — itLjjJLo ou (jjâjy *2 çaqal braqmaq ou çalevermek, laisser pousser sa barbe. — (ji^lL^ caqallanmaq, avoir de la barbe. — ^>\i ^y> Ox^fT çaqal bachi tchiynemek, «mâcher le bout de sa barbe», réfléchir.

dL» y a 4) 1 A\*~& çaqale ele vermek, « se laisser mener par la barbe », être faible. — *AJ\S <JLL^> çaqalini qarcJiou, «à sa barbe, à son nez». — I^J}J5 "CJliLs çaqaline giddu, «il a ri à sa barbe », il s'est moqué de lui, il lui en a conté. — ^y> <~J^> top-çaqal, qui a une grande barbe ronde; l—& JliL=> qaba çaqal, barbe rude et épaisse; ^ys 'i—^ykeuçè çaqal, imberbe.

JUli-o s? ketehi çaqallu, qui a une barbe de bouc; on dit dans le même sens : ^y> L_a! •* imisellef çaqallu, qui a une barbe in-folio. — ^y> J^cLol çaqal oïnatmaq, «faire danser la barbe», jouer des mâchoires.

ji^jlc' U 1»J5J il^-" çaqalm deyirmendè âghartmecJi, «sa barbe a blanchi au moulin», il est sans expérience ni sagesse. —jl^l ^»\â <tW ^y> çaqal ela qazi olmaz, «la barbe ne

14*


212 ^ lofait

lofait le juge», l'habit ne fait pas le moine. — jOX^JlJLa-a c^yo- *-X^ hukmi hukioumet çaqallunuù der, du côté de la barbe est la toute-puissance. — y-"}- 5 4lltJL^ ,J^\ y &ozt ich çaqaline duchmez, « cette conduite ne va pas avec sa barbe », avec son âge.

c,j s iS->i 3^ (_j^"'*= 9a1a^'i <%

yureyi qara, «il a barbe blanche et coeur noir», c'est un vieux pécheur.

J^ .«j_lL=> Jlâ-^ çaqaleneu çaïdurmaq,

çaïdurmaq, compter sa barbe», laisser prendre des familiarités ; on dit dans le même sens : 5^1J J> <3UL= J\>\ <t»j JÏJLS He çaqaleneu dichini çaïdurma, ne laisse compter aux gens ni ta barbe ni tes dents. — ù^ (jaxJliLs, çaqaleùden outan, aie la pudeur de ta barbe! — {JJ^I\ÏL*3 (jlÂj^s às4&\ y:\>j\ allahden qorqmaïan çaqalenden outanmaz, qui ne craint pas Dieu, ne respecte pas sa propre barbe. — ^ jjujjaH-^ JCII) ^^JJU^ lier çaqalluyu hahanme çctneitrsen, «tu prends donc chaque homme barbu pour ton père! » tu crois tout ce que tu vois. — 2" JUL=> çnqqal, (ar.) polisseur, fourbisseur.

As- çeqtcha, fréquent; adv. souvent.

souvent. ,j} c-^^s 4s?~^ çeqtcha qonourlimaq,

qonourlimaq, fréquenter, se voir souvent; voisiner; voir ,3~=>.

\su& çaqez, mastic; voir jsL<.

L^lc-L«JU3 ou o\c\—^L^> çaqsaghan, pie, oiseau, pie agasse, etc. — ç^LLil JJ^J çaqsaghan ichtihase, «appétit de pie», comme en latin pica, du nom de cet oiseau; c.-à-d. : appétit dépravé, comme il existe chez les femmes grosses, chez les chlorotiques, etc. — J .>'<=- 4—~-"^ ^-^J (j\cL"2J*~= çaqçaghan kendu belasine tchaglierer, « la pie crie à son détriment, son cri lui porte malheur», apostrophe aux gens bruyants et vaniteux.

^.^ju» çaqsi, porcelaine, etc. ; voir

L>

J^""^'^ çeqechmaq, se presser, se serrer réciproquement; voir ^y?y.

J^sJAa^ caqlamaq, garder; voir Jj *^ çpqmaq, presser; voir

(j^-^ çeg-e'», serré; voir Jj.<Vt-^w>

Jj.<Vt-^w> çakk, plur. lia. A~2> ÇOMkouk,

ÇOMkouk, arabe du pers. d\ =7


£~ "%*> 213

tchakk, acte authentique émanant d'une autorité judiciaire, dressé en bonne forme et revêtu de signatures ; jugement du tribunal. — recueil de sentences juridiques. Cf. JJL* sened.

— 2° ô~o faute d'orthographe poinçon, fin ; voir Ùya.

&S*3 çonra, (forme pleine Jjtjf^ çonraq) vulg. çora, après, ensuite; régit l'ablatif : oj^> ù^j>. bounden çonra, après cela; ÙJ^= ,jJb JX*" chimdiden çonra, désormais; aj^& ù^y^ sizden çonra, après vous. — C>Juij\ cj^s ârdenden çonra, à sa suite. — t,j^ i~a (JJJJ..6 gueldukten çonra, après être venu. — cj^= Ù\ en çoîira, finalement, tout à la fin. — <\>^Ji^ J^lLa çoîlraïa çalmaq (ou braqmaq), laisser pour plus tard; ajourner, différer. — <L1 (jStjK^o çoîlraden olma, ce qui arrive après, récent, nouveau.

^*j^= çonraki, dernier, final : JSlj^= çonrakiler, les plus récents, les modernes. — jUS J^ Cxtë'o° çonra guelen qapouye qapar, c'est au dernier arrivant à fermer la porte. —

JlZ .i^VaS j aj~ ci dVâ^>- ^J, aJK^> ÇOfiraki

ÇOfiraki boïnoz qoulaghou guetcher, «la corne, quoiqu'elle pousse

la dernière, dépasse F oreille», les derniers seront les premiers.

^L*X*^ (var. j^ -JLO) çansar,

fouine, animal du genre marte. — ^jLA^. qer çansare, « fouine grise » ou musquée, d'une odeur forte et désagréable. — ^y> j~.*zj> meçer çansare, «fouine d'Egypte», ichneumon. Outre ces deux espèces, il y a encore un certain nombre d'animaux du même genre que les fourreurs distinguent par la nature de leur pelage. — (_£jLj L= \1> .1 âmeriqa çansare, «fouine d'Amérique», probablement le vison du Canada. On dit d'un homme dur à la tâche : ^^ ■=> jLJLe

Zt\ c.A 4jjiiy;j çansar quibi boghoulmag-ela

boghoulmag-ela «comme la fouine, il travaille jusqu'à étouffer».

U^j—^XA^> çaîisoun, dogue; voir

^)y^o çenor, (et mieux jy-^>) frontière ; voir JJX^ .

Jw cala, (de l'ar. l^—= prière) 1° invocations, hymnes chantés, le vendredi, sur les minarets par les muezzin ; on en trouve la formule dans le Tableau de l'Empire otlom., t. II,


214 >U ^

p. 353. — en général : prières récitées avec une forte émission de voix. — 2° défi, provocation. — J^^T ^~° cala tchaghermaq, défier au combat, provoquer. — 3° intevj. allons! en avant! — 4—~-il jl^ oA, j<yLa^ b*., ")l_.«= bana tcheqecheur iyit car use cala, s'il y a un brave qui ose se mesurer contre moi, allons! — ^—L» }L=> 4JLL)jli tacli yareclienïi cala, en avant pour la bataille des pierres !

Jw cela, pays natal, patrie. — die-- 1 4J1>L= cdaïa guitmek, retourner au pays; regagner ses pénates. — Cette expression tout-à-fait populaire paraît être une corruption de l'ar. 4-= ••action de rejoindre, d'être réuni», comme dans y_,i=>j 4-= rapatriement; ^j 4L=, liens de famille.

(3U Jw çallapati,étourdi, étourneau; voir ")UL=.

OJw çrtZrtf, (ar. ly L=, 1"%^)

prière canonique; voir jlr namaz. — ^r~=> o>—■*=> çalati çoubh, prière du matin; u—$£> ,j^> çalati zuhr (euïVu naruaze), prière de midi; _^^c ^j^ i çalati \içv (ikiiidl), prière de l'aprèsmidi; Ujf ^y çalati maçjhvih, prière du soir (âkheham); l—ic ^ çalati

"ycha (yatsou), prière de la nuit. Silices différentes oraisons; voir Tableau, t. II, p. 100. — û)L J»L_U zs^ate calât, argent donné pour appliquer à autrui et surtout à un défunt le mérite des prières qu'on est censé acheter avec cet argent. Celui qui le distribue aux fidèles, dit en le leur donnant : (Jj-^^~= -ULL-^ (_3^ ' rT3^ ^'Xs •Jj o. fcx^ (J^ filanun utch âïleq isqate calati-itchun chouneu saîïa verdim, je te donne ceci pour les trois

mois de prières d'un tel.

- A quoi celuy qui reçoit la rétribution

respond al du m caboul ettum L -o PjJ\

flx^jj Je l'ay receu et accepté. Les honuestes gens adjoustent yènè sanha liilié ettum f ^Xsj ô^s. \S^o A-o Je vous en fais un présent, car ils no retiennent pas l'argent, soit qu'ils le vendent par charité en faveur des pauvres, soit qu'ils ne veuillent pas se charger de tant de prières pour autruy outre les leurs. On présente la rétribution indifféremment a tous les assistans par cérémonie, nul ne doit la refuser, mais il y a quelque honte a la garder. On distribue plus ou moins d'argent et l'on fait plus ou moins de tours dans Yiscat selon l'âge du mort et non pas a proportion de ses richesses ou du nombre des assistans. L'iscaï d'un jeune homme est moindre que eehiy d'un vieillard. » (P. AUCÈRE.)

&jyy 4i=Lâ^l isqata otourmaq, attendre la distribution; se mettre en rang pour la recevoir; ô^j^==' (juetchirmek, la faire passer. — Ceux


%*> %*• 215

qui font métier de prier moyennant Yisqat sont méprisés; on les appelle ^luéj»3 qouzghounlar, corbeaux.

r-Jw çalah, (ar.) bon état d'une chose ; vertu ; piété sincère (opposé à Jjjj et à (jL^j hypocrisie). — ^ r~^^> a çoulh ou çalah, paix et tranquillité. — 1 ^—-éj 4SU ?->~o L5"^J rouhe çalahi haie terghib étmek, exciter les âmes à la vertu.

L^>- -)W çalahyet, (ar.) convenance. — aptitude, capacité; droit d'agir; compétence. — <C^-\XL dLo! ù^Ji J^4~=-}L= 4J âdamuiï hanesine ne çalahyet ile guirior sîn, de quel droit en très-tu chez les gens? —

(_£^ <^>?J^> <t;OsLi\ (jJùJUsi £X~ Ja-« U

ji jU mhnourinun afalinden ichtikiaye çalahyetleri var der, ils ont le droit de porter plainte contre la conduite des agents. — -Cy& c~5*OL= çalahyeti qanouny'e, habileté (au sens légal du mot). — ^A^Lol^i ^> çalahyet chehadet-namesi, brevet de capacité (syn. de oA*\ ehlyei).

Jj2^j\«a çelakhor, grand écuyer ; voir j^i^>L.

JL?^ calachpour, toile d'un

tissu peu serré pour doublure, essuyémains, torchons, etc. — ,j}L ^y> calachpour topeu, une pièce, un ballot de cette toile.

A—bjLs (var. <V>L>) çalata, de l'italien salata. Les Turcs font grand usage de salades; indépendamment des herbes potagères, laitue, cresson, escarolle, etc., ils accommodent en salade, les oignons, la rave, la tomate, le caviar et d'autres ingrédients. —

au fig. ,~"4 !=>~= ùUV 'pvhlivan

çalataseu, l'huile et le vinaigre. — 4i<_L}L= (jij^l pilaf dan çalataïa, « du pilaf jusqu'à la salade », du commencement à la tin du repas, ab ono usque ad mala.—_/J S <h^A^o ^jfï\ âdame çalata guihi ynr, «il croque un homme comme de la salade», se dit d'un pourfendeur, d'un spadassin. — jV^jjT 4=}U> ^^T^L^L, çalata guemclemuz çalata ârzoular, « de la salade! nous voulons donc de la salade?» menace adressée à un enfant qui mérite le fouet.

J)j—*J\*& çalamora, saumure; voir oja-«YL=.

CS^J^fiO çalavat, (plur. de ô^L^; voir CJ%*=) prière. On donne particu-


216 IaL=, J~*

lièrement ce nom à une oraison qui termine la dernière inclinaison «rékat » de la prière canonique. Cf. Tableau, t. II, p. 85.

i_^.lo coulb, (ar.) 1"épine dorsale; dos; reins. — li*^ J- 3 çoulbi oghlou, fils légitime. — -Jl ^Ju= çoulbi ■pak, la noble filiation, l'origine pure.

— 2° dur, solide.

C^\k^s et -k_Ls c«i£, seulement; purement et simplement.

£- coulh, (ar.)paix, pacification.

fW (_y çoulhïamm,\iWL générale; x\ ^y> coulhi ebed, paix perpétuelle.

Si\ C--^ '■i^z feskhi coulh étrnek, rompre la paix. — ^«/Lu h?° coulh musakh-esi, négociation de paix. — J^s <Llu* i^ <j;JK„c 'askeri coulh hijhthù qomaq, mettre l'armée sur le pied de paix. — <tJi-^ \^ mehkemei coulhye, justice de paix. — £-=> \ ,jjj J^aj ^j<.«liJ^c çoulh \thd-namisini taçdiq étrnek, ratifier un traité de paix.

kiLa çalt, seulement; voir cJ.~&.

<Xblo çalata, salade; voir 4L">L=.

(_5J4-'IJ «UaL= çalata kiashsi, saladier.

^"^ çal'am, abréviation de la formule arabe qui accompagne ordinairement le nom du Prophète L^ A^j <ulc <ul\ que Dieu lui donne la bénédiction et la paix!

Jy çalqem, grappe ; voir ^i)L=.

S—%-*3 çalmacj, lancer; pour ce verbe et ses dérivés, voir JjlL~.

cl/lj—Lo çalavat, (ar.) plur. de IjLa et i}L^, 1° prière, oraisons. —

i />jL (j^a çalavat parmagheu, le

doigt qu'on lève pendant l'oraison rituelle, l'index. — 2° acception familière : action de se recommander à Dieu par des prières. On dit d'un homme emporté et cruel: 4^\^^> -cA jy—LjU yanine çalavat île varelur, « on se présente à lui en faisant des prières», c.-à-d. : en recommandant son âme à Dieu.

O*——?■*& çalyan, chardon des champs connu vulgairement sous le

nom de boghdaïdjeq; voir ^ta *J

boghdaï.

<~^.A*s> çalib, (ar.) croix, crucifix; v-~l--= J*i ehli çalib, les Croisés. — ^)^j\£-3 ys* ^Ju, JA\ ehli çalib


\s* is" 217

hudjoum u mouharebèleri, guerres des Croisades.

-blr 3 (var. \A»j~z>) çomat, orthographe fautive pour simat, table garnie de mets ; repas servi. — SJ1^ ^ys çomat tchekmek, dresser la table; au fig. recevoir des hôtes. — dlc il^ 3 çomat yemek, repas dressé et servi à la file. Cf. ialt^ et »l/uu sofra.

UlC 3 çaman, paille. — éA ^

tSyS\ çaman âiïezeu, chaume. — y ,j ^ çaman tcheupeu, brin de paille, chalumeau. — L^° £j_ pirindj çainane, balle de riz, riz en balle. — *o j»> toz çaman, menues pailles. — i_£jJl= if£> çaman menderi, paillasse. ■— --._J c.^1 uo çaman oghrousou, voie lactée. — Ci'Ls UO çaman qapan, « lève-paille », ambre, sucin. — d\x° ^y^> çaman çouyou, doré; clinquant.

LJ J <J° 9aman rengui ou yk \f çamanlu, couleur de paille. —^l;lc^ jj—Ac* çamanlu tchamour, paille et terre, espèce de pisé. — ^^ çamandje, pailleur, qui vend ou travaille la paille. — Si_$J-c *^ çaman \devi guïbi, «comme un feu de paille», éphémère, fugitif. — ù^ o^\5~=> d*xj 4 çou âltendan çaman yurutmek,

«faire couler l'eau sous la paille», agir à la sourdine, sournoisement; tendre des pièges. — j—J^f" ô\.s" °'jjf^\ eukuze çaman sitchilmez, «pour le boeuf on ne choisit pas la paille». — jJA> ijlc 3 ù-^yJ' &Zi\ echeye âltoundan çaman yektir, «l'âne préfère la paille à l'or». — <ï\s?\ ^^Ic» <^\ ïislù çamanlare echniek, « remuer les vieilles pailles», réveiller le chat qui dort. — CJ\ Ç5 (jlx^* çaman guïbi et, viande fade, insipide. — J^^ çamanleq, grange où l'on serre la paille et le grain. — jjJ^L ojl= iL \s?° çamanleyheu top dolou, der, « sa grange est bien pleine », il est riche. — J^l; is^ tj^-J^ i^V^s dlkJS'^jJy ^[f-p çamanleq serai oldeu guelinlik qolaï oldeu, si la grange devenait palais, la fiancée deviendrait facile. — u^c^ çamani, couleur jaune serin. — <X.« ^Ic-"* mekke çamaneu, «paille de la Mecque», variété de chiendent.

L^j—^C 3 çamsoun, dogue; voir

-^C 3 çamgh, (ar.) la prononciation vulgaire zamq a prévalu. — <_£.> ^ zamq \irabi, gomme arabique, provenant de l'acacia mimosa. — J^OUc^


218 L* ^

zamqlitmaq ou CA«jj.^ ^j^ 2«»<</ *«)'- me&, gommer, coller à la gomme.

i-^C 3 comoun, gros pain rond; voir ùyj-^»-

x^" 3 çamim, (av.) ce qu'il y a de meilleur et de plus intime. — ^î^^ camimi, profond, intime. — ^î*"^

V JÎS ,J(, j^ (JJX^ 3 camimi qalbemden

seuïlerim ha, certes je parle du fond du coeur, en toute sincérité.

C-vCU«3 çandat, vulg. zariat, métier, art; voir o*l~= et »JL^>.

LOL*.«UJ«S> ( var. J^c-*"°lL^) çenamsamaq, ne pas goûter une chose, faire le dégoûté, dédaigner. — J^—»L-= ou (3——°U~=, dédaigneux, difficile à contenter; fier et plein de dédain. — Ce verbe et son dérivé ne paraissent pas très usités.

J^oU^ çmamaq, essayer, tenter; voir J^llu=>.jll~= çenar, ami intime, compagnon; voir JUJL^.

^JUA£> çanayi, (plur. de OclL^) métiers, professions ; *—JU~=^ <-V=-

hiref u çanayi, industrie. — . i\^>\

^_JU^ espab çrtnayi, industrie du vêtement. — »—Î\JU= ^jC mektebi çanayi, Ecole des arts et métiers à

Constantinople sous la direction du ministère du commerce. — Cjiy^- <t*clLo mahçoulati çanayie, produits industriels; <^£~*= CJJJ serveti çandyie, richesse industrielle. — *JL^ <—jv çanayie nefisse, beaux arts.

6J\AXM3 (var. ^—j zen-para) çinpara,èm&n, substance à polir le verre; synon. du t. âtchar jL-t; grec c^upiç.^ÇJLCD Lyp çinpava kiayate, papier de verre.

Jj^""*'^ ou ^—^-^ çandjaq, drapeau ; division territoriale ; voir Jj^*"-

wXl«p çand, acacia; voir Jax-a et

^JiwXJ.A-a (var. J-C~=j 1° çandal, long et solide bateau dans le genre des bateaux de pêche de la Méditerranée; sandale. — J-\J1^ candaldje, rameur sur ce bateau. Autrefois il y avait un bateau de ce nom affecté

au service du palais. — 2° *■ JIJJU^

çandalye, chaise; voir «UJÙ~=>.

Jj-X L*3 candeq, coffre; voir

LJ1-^ ■^° (var. J\X-=>) çandal,

sandal ou santal, mntalum, sanscrit iehandana, T'bois originaire de fin-


Jd~2 X^a 219

de et des îles de l'Archipel indien. — ^a i^jl-^ cave çandal, santal jaune ou citrin, d'où l'on extrait le ^\> ^ çandal yagheu, huile volatile d'une odeur très forte. — ^ KS^S^ qermezeu çandal, santal rouge, employé surtout dans la fabrication des ouvrages de tabletterie. — On donne le nom de cave çandal, à un oiseau, sans doute à cause de la couleur jaune fauve de son plumage. — 2° étoffe de soie, taffetas. — 3° chaise, fauteuil; voir le mot suivant.

A^JtaX^'^? çandalye OU < JlX~=>

chaise, fauteuil, ainsi nommés parce qu'on y employait le bois de santal comme marqueterie. — petit trône ; siège d'honneur. — ~*<Sx.~s jjj^ havroz çandalyesi, chaise percée.

Jé^j.-XLo (var. J)X>*= et ,j^, cette dernière forme est usitée aujourd'hui dans les composés) çandouq, coffre, grande boîte, caisse. — i^jJLo ajl 2 \ idare çandoughe, caisse d'épargne. — ^yo -L>L^I ihtyat çandoughe, caisse de réserve; ^ys jLjcl itibar çandoughe, caisse de crédit;

^ys ùV-> -?s- -Ù~J\ istihlaki duïoun

çandoughe, caisse d'amortissement.

— ^ -°\ Jj^Jl^s çandouq émini et

j&i^X^ çandouq-kiar, caissier. — (j-s C+£J>\ hnnyet çandoughe, mont de piété, établissement de prêts sur gage, à raison d'un intérêt de 12 p. °/0. Cette caisse reçoit également des dépôts d'argent sur lesquels elle paie un intérêt de 9%. — Il ne faut pas la confondre avec la caisse des dépôts et

consignations nommée : ys o ;Ul

hnanet çandoughe. — >) Jl^=> t^ »> posta çandoughe, boîte aux lettres.

Iys JU mal çandoughe, caisse publique, caisse du trésor. — J^X~= OJ-J çandouq se pet, «coffres et paniers», toutes sortes d'objets réunis.

,j^cl y& çandoua ntmaq, «jeter la caisse», verser, à l'aide d'une caisse à soupape, du ciment, mortier ou béton dans les fondations d'une maison.

^—tajJJL-= çandouqlou, muni d'un coffre, d'une caisse ou boîte. — ys O-^LJ çandouqlou saat, montre fermée dans un double couvercle, montre à savonnette. — OjJl~= çandouqa, boîte, urne. — \j\ 43jJJL^> çandou,- qayi ara, urne électorale. — On nomme aussi çandouqa un catafalque en bois couvert d'une étoffe brodée et enrichie d'inscriptions du Koran que


220 JSJL-, <Jû^>

l'on place au-dessus de la tombe; il est entouré d'un grillage ornementé, et pour les princes de la famille impériale, on place du côté de la tête un turban sculpté. — J^Jl^. yjJs kilidlu çandouq, « coffre fermé à clef», chose mystérieuse; personnage incompréhensible. — J^Aj~ »^' ^y 3 çandouq itchindè buyumuch, «il a grandi dans un coffre», il a été élevé dans du coton.

»MJJ«^J-*^ (var. i^^I_C-=>) gandolos, sandaraque; ^j-^—' ^> çandolos yaghr, «huile de sandaraque», mélange de cette résine avec d'autres corps gras pour servir de vernis, etc. — On prononce plus souvent scinderons; voir „,»JJ1J.

Jj——i^*->^> çandeq, coffre; voir

_j<*& çenor, frontière; voir j^X^.

ia^> (var. JJL^, .LL*, jJL-) gant, acacia; voir JaL* et J1JIL«,

JyaL*a (ar. j^iaju* et >.LJU/) gantour, instrument de musique consistant en une table d'harmonie en forme de trapèze, sur laquelle sont montées des cordes de laiton accordées

par quatre à l'unisson. L'exécutant les frappe avec des baguettes terminées par un marteau en corne.

t-^-os^» çariat, vulg. zariat, (ar.) art; métier; art industriel. — habileté de fabrication. — JKJU—3 çariatkiar, artiste, ouvrier habile dans son art.

JIS^JLL^S J JJ^~Z~" >U A<- \i d,eli Mehemed nain mechhour bir çariatkiar, « un artiste célèbre connu sous le nom de Mehemet le fou», c'est le peintre ornemaniste auquel sont dues les belles décorations de la mosquée verte « Yechil djamV» à Brousse. — Proverbes : JJ5J}L (j^ «-^ o»i^= çariat elde âltoun bilazikter, «l'habileté de main (dans l'art) est un bracelet d'or». — o^^ ~~*^ ^^

■j. JT*\ (jLojyça)i'ateustadden gueurmeyhi euïrenmez, «l'artisan qui n'a pas pris les leçons du maître n'a rien appris ».

;_ft.^> çenf, (ar.) espèce ; catégorie;

— classe dans un établissement d'éducation; division scolaire. —1»L>-1 jj—L-=> ihtyat cenfe, classe préparatoire. — pluriel t_3^—L^, gounouf. —

_-4JILJ£ i_2j!_s C!XJIA\ èhalinun çounoufi moukhûdifhi, les différentes


y* y 221

classes d'habitants; ej\x <~9y~° çounoufi mumtaze, les classes privilégiées. — Une antre forme de pluriel èsnaf se prend, en turc, comme nom singulier avec le sens de «marchand» ; voir vjL—>\.

/*-**& çonqor, faucon ; voir jyiy*?.

_Jy^& çenor, frontière; voir j^x^.

y«z> çou, eau (t. or. ijy^; c'est la forme primitive, d'où le génitif d\>_y*= çouyoun).— 1° cours d'eau, rivière, ruisseau. — 3 y jy*l yaghmour çouyou, eau de pluie. — y~^ i} tyi çou, eau potable, bonne à boire. — ^ y*= <j ^s qoyou çouyou, eau de puits, eau saumâtre. — ^~J J.1X. J y^ çou birikindisi, amas d'eau; réservoir, citerne. — 2° suc, jus. — ^ 0^5 Umoun çouyou, limonade; ^ys di_^" tchitchek çouyou, eau de fleur d'oranger; (j^a +* jy uzmn çouyou, jus de raisin; ^ys ol et çouyou, bouillon, jus de viande. — ^ y-f-\ âghez çouyou, salive ; avec âqmaq, être dégoûté. — y& ^\ âdji çou, «eau amère», épithète donnée au vin par les musulmans rigoristes. — éclat, lustre. — (J^"* 3 ^A—UI elmnsun çouyou, éclat du diamant, feux. — ,_y ûliy^l indjounun

indjounun perle de belle eau.

<y ->i,Vuz Ç°uyou, honneur, réputation, comme en pers. ^j \ âbrouï.

^s <i jl ârpa çouyou, bière. —y& 'C—iif: çou tcliitcheyi, varicelle. —

^.jls' âqar çou, eau courante, opposé ky>.\ âqmaz, eau stagnante; marais. •— \^j.5~° 90u yoleu, aciueduc, canal; rigole; synon. de ^JC- y& çou bendi. — »-«=> (,ix,3a\ oqùunmech çou, eau bénite, litt. : « sur laquelle on a récité des prières ». — 3° temps, limites.

tXjyo Xls>\ àkhcham çoularenda, vers le soir. — oS>Jya Jl ocL saat dite çoularenda, à six heures.

jjljls }ya çoular qararer, le soir arrive, il va faire nuit. — <gy-^ çou guibi, « comme de l'eau », facile, aisé ; coulant; d'une seule fois, sans hésitation : >j^L~ Lç5 yo ^yZj chouneu çou guibi bilirim, je connais cela sur le bout du doigt. — tj."^ o& Ç°u dolabe, machine hydraulique, noria; us J^J> çou deyirmeni, moulin à eau.

y^s\ âqçou, «eau blanche», cascade, chute d'eau jaillissante et couverte d'écume; par oppos. à ya <ys qara cou, «eau noire», profonde et d'un cours moins rapide. —j—= U âna-çou, «eau mère», terme d'alchi-


222 y* y*

mie, ce qui reste en excédent au fond de l'alambic. — ~i o^j—-= çouden chei, « rien que de l'eau », chose vaine, inutile. — J^il y*= çou dlmaq fou étmeli-), prendre de l'eau, faire de l'eau ; humer; avoir l'eau à la bouche. — _/o \ y& çou énér, « l'eau descend », se dit des maladies d'yeux et d'une maladie qui survient dans les pieds du cheval. — jj\ 4cM »-» çou âyagha irir, «l'eau arrive au pied», au fig. veiller, être averti d'un danger, se tenir sur ses gardes. —s^^ y= Ç.ou durker, il pleut. — O—.lai yo çou deukmek, verser de l'eau, uriner. — O.Pai a.^3 ijjJLli Ijoclidan çou- deukuhnck, «recevoir une douche d'eau froide», être saisi, impressionné. — 'j?y> ùyL^ *y>y= çouyn cabotai doqounmaz, «le savon ne nuit pas à l'eau»; au fig. ne faire aucun tort, être inoffensif. — die*- 1 4^,^-= çou'indJK guitmek, être docile, obéissant. — y—J_j~= ou jj^-» çoulou, aqueux; plein d'eau; juteux, liquide; fluide; au fig. fade, insipide. — y^y^ çouxer., altéré; ^y^y^ couse?:! eq, soif, syn.de hararet;voir vlijlj^.y.*j~s J?T K"l'*'J" tche/il, plaine ou désert sans eau. — &^) y~= çou itchmek,

boire de l'eau; aufig. faire une chose facile : jSKr7\y^> o-X>-Uff ^L^jl ske \iqdi izdivadj 'endindè çou itchmekter, contracter mariage est pour lui aussi facile que boire de l'eau. — y jJJ—Sy= Jj^T tS^J" bon, laqerdeu tclioq çou giietirir, «ce sujet emporte beaucoup d'eau (de salive) », il y aurait beaucoup à dire là-dessus. —y*= O—"jCbçou guetirmek, apporter de

l'eau.

«Lorsque le grand Seigneur veut ma-' rier une de ses filles avec quelque grand de la porte, la princesse avant que de se dévoiler pour se laisser voir à. son espoux luy dit ces paroles, son guetir _^x£ y^, donne moy a boire, qui est un signe de son consentement et une marque de l'anthoiïte qu'elle a sur son inaiy a qui elle commande comme a un de ses serviteurs.» (P. AKCÈEE.)

dL>jJ~L5i y*z> çou deyiclidirmek, changer d'eau, dans le sens de « changer d'air, de climat ». — ij«3 dll^ls jJjjjJkjVy jUanuîï çouïeneu boulandermaq, «troubler l'eau d'un tel», s'opposer à ses desseins. — <>JL_léU y^ _p ùy—_» çou ûyaghenda me'ive der, «c'est un fruit arrosé d'eau», se dit d'une personne aisée et heureuse. — 0--C .3-"- <tU _)y~^> çoular ela seuil echmrk, s'efforcer de parler; avoir beau dire. — ^\ ,0 jj>^\ ^^, çou ufurur


y* \y^> 223

de itcher, « il souffle sur l'eau et boit », allusion à un hypocrite.—(j.^j^ùy^> cou keçersîn, «tu coupes l'eau», tu donnes un coup d'épée dans l'eau. — oJ._lH ijl oAlM j~o çou elinoTe âtech Hindi, « il a en main l'eau et le feu », il peut servir ou nuire. — <-i-ul ,jj-o J^c9l çouyou énichè âqetmaq, «faire couler l'eau sur une pente », enfoncer une porte ouverte. — o\s\ ^j^y^s jlj») yiyufihr çouyou iman sudunu bozar, «l'eau de la pensée trouble le lait de la foi», la raison trouble la pureté de la foi. — j\ê>\ <—'~»j J^-= çoular tersine âqar, «l'eau coule à rebours», c'est le monde renversé.

dl—~jji_ iS^S,<3.y^ f-V <S-^ ,j y<= itchdi uzum çouyou guitti yuzinun çouyou, «il a bu le jus du raisin et l'eau de son visage a coulé», il s'est déshonoré en buvant du vin.

— Proverbes : « Ju)«i y? ~^-uo y^> jj—\j&. «tant va la cruche à l'eau, qu'enfin elle se casse». — u^sy ^ 'j\o. ^ aij_ «là où l'eau manque l'ablution par le sable est légitime », nécessité n'a pas de lois. — J^Jl [S**ya j£^'j\ «vendre le poisson qui est dans l'eau», la peau de l'ours avant de l'avoir tué. — ÔX&\ JL\j\> ^\^=>

^1*= ùJoj\^li ej dlLjl méfie-toi de l'eau qui coule lentement et de l'homme qui regarde à terre. — ^ < y^

<j;ijs <c-^\ «il a mis l'eau dans le conduit», il a remis les choses en ordre, dans leur cours naturel.

\^*a çeva, enduit, revêtement de plâtre, etc. ; voir \y^=.

^Ay^s çavab, vulg. çevab, (ar.) ce qui est juste et vrai; droiture; chose juste et bonne; droit chemin; o^ ul^o semti çavab, la ligne droite, la bonne direction. — <_J\J^ ol_j^- djevabi çavab, réponse droite, sincère.

A*^ =7 « >\^—=> Ua>- khata çavab

djedvele, liste de corrections, errata. Le peuple confond çavab avec sevab uU récompense des bonnes oeuvres.

CJ\y^ (var. i\j-a) çavat, abreuvoir, dépôt d'eau dans les prairies, où les bestiaux viennent s'abreuver.

0)JM3 çavad, 1° émail; guillochis.

— 2° pour çavat, abreuvoir; voir le mot précédent.

Lo^lo^» çouvarmaq, arroser des champs, un jardin ; abreuver les animaux. — JJ^~=> s)"^ <jb~ tf,haï ovalari çouvarer, le ruisseau arrose les


224 \y* *~>¥^>

plaines. — Aj\y^ gouvarlu, arrosé, irrigué; fertile. — ^^^LsYyJ jy y\ jjU-» eyi seuz qoulaqlare gouvarer, les belles paroles arrosent les oreilles.

çolmec.h otloughou çouvaroup yechillendirir, « il fait reverdir les prairies desséchées en les arrosant», se dit d'un homme bienfaisant. Cf. J^Y^ goulamaq.

X) )y& couvrirem, aiguade, action d'abreuver; quantité d'eau nécessaire d'une aiguade à l'autre; ^ fj\y~= j. bir couva rem cou; voir le mot précédent.

LJ y^ <var- l^,^~°) çnvacli, ba- , taille; lutte; querelle. — ^y jAy-*> i gavach yeri, champ de bataille. — : ji« _-!_u= 4J jl« çi'^o 4> I1U\ y bir < eluii ne gavache var île cédasse var, ' « une seule main ne peut ni combattre ni applaudir » ; c'est presque l'expression d'Euripide \JAS.C, -fap /sipiç àdkvvjç \j-iyrt «le combat d'une seule main est faible»; l'union fait la force. — ^£"\y<= ou (Jjcl^Lo çavachmaq, se battre, eu venir aux mains, se quereller. — lutter, l'aire des efforts.

i

Ja)j»& gavad; voir ï\y~=>. ]

^>y^ gavb, (ar.) côté, lieu, endroit. Ce mot, comme taraf, djanib, etc., est souvent explétif et employé par redondance dans le style officiel : JJ—Jol l^~lj jL>-l A^JJ]^ ^_iya çavbi 'alilerine ikhbar u inha olounour, il est annoncé et notifié à Votre Excellence. — 2° particule omophone qui se trouve ordinairement après ^~=> col; ^y^> <Sy^> çoï-çob, race, lignée, famille.

U «Ad (var. 4ij—^3 et -\tya) goba, poêle, fourneau. — ^ ,c—^ tchini goba,poêle en faïence; *? ^STo deukvù

deukvù poêle en foute. — O £^

~»[iy£> tchitchek gobase, serre; Oui ^js vpek gobase, étuve pour sécher la soie, condition des soies. —yA\>y* J—£■ gobalu mahall, lieu garni d'un fourneau; serre chaude, séchoir, étuve.

^JJu y^ gou-bachi (litt. : chef de l'eau). Autrefois on donnait ce nom aux chefs de districts ajrant sous leurs ordres un certain nombre de sipahs ou cavaliers pourvus d'un fief (timar). Us exerçaient l'autorité de maire dans leur district, y faisaient la police et, entre autres fonctions, présidaient à la distribution de l'eau. Plus tard le


oj-« KJ~° 225

nom de cou - bachi a été donné au teftichdji, agent ou commissaire de police. — JJistambol efendisi, lieutenant général de police à Constantinople, avait deux lieutenants placés sous ses ordres : l'un nommé Jj^y. ç^juili y^o boqleq çou-backise, veillait à la propreté de la ville; l'autre

le \c\ I_J —^ mouhtesïb âgha, avait

l'inspection des taxes, du prix et de la qualité des denrées, etc. — Proverbe : £\—'^\iy^ -^Jll^yj- Ûy^jiJjJijJildl -il Jchersezun tchoghalamase çou-bachinuri bachi âltenden der, «c'est la préoccupation du commissaire de police d'augmenter le nombre des voleurs. »

OwX Ij*o çou-bendi, digue,

écluse.

&)y& goba, poêle, fourneau; voir

u^.

„,?'° çubya, boisson faite avec des pépins de melon, des amandes, etc.; voir <~^.

^yly^ çcnipare, d'après le Ghalatati mechhourè, ce mot peu connu serait une corruption du pluriel arabe

ôjL-il, cahier composé d'un certain nombre de feuillets, fascicule.

~y^ (var. \iy^>) 1° çopa, gros bâton ; souche. — _* 4*^? CJ\> J>- tchoban çopasse, bâton de berger, houlette; ^ys <^>- bektchi çobase, bâton ferré du veilleur de nuit. — (j^AJL^ ^ çopa çaïlamaq, agiter le bâton, donner la bastonnade. Cf. ô-'Si deïnek et jjTkeutu. — 2° pour çoba, poêle; voir \iy*=.

3,?=>^?' 0 çudjouq, saucisse; voir 03*?-

7?$*° (var- 7? y*) çoutch, faute, péché, culpabilité. — Jj«> *^y° çoutchoum yoq, ce n'est pas ma faute. — (3rl ^ys çoutch âtmaq, accuser d'une faute; quelquefois : calomnier, diffamer. — \j ■>■ ,jjj:l 4J ISJ^ Lç^}~a

^i^ls ù-> y&\ rejeter la faute sur autrui est un legs de notre mère Eve. — di^s: ù ^y^ Çoutchden guetchmek, pardonner, excuser; faire grâce. —y\^j^ çoutchhi, coupable, accusé; soupçonné d'un crime ; voir iSrf 1 teulimet. — y\^y^> S<J,M (JÛ5^ \£ïy* ^Ajyh sudu deukèn Jcediguibi çoutchlu dourmaq, avoir l'air en faute comme un chat qui a renversé du lait. —

16


226 jy<= )y*

Jr--~Tj •& goutchsez, innocent, non

coupable ; çoutchsezleq, innocence; innocuité.

.g]^^ çoraq, information; nouvelles; enquête; les Persans ont la forme p 1jy dans le même sens. On trouve également J^j^_^ (J^j^>)

demande, question; ,jj 5j^j^>

çorouq çjunu, «le jour de F interrogation», le jugement dernier. Cf. J^-j^.

Oj^o çouret, (ar.) forme, figure, extérieur. — ooy^Ui CJJJ-= goureti zahireds, d'une façon évidente; en apparence, extérieurement. — ^jo ojjal 4^-o^JU goureti mechrouhe uz■)•«, de la façon indiquée, comme il a été dit. — 4iijq-=> 51 &OM çouret île, ainsi, de cette manière; <&jy~^ j bir gouret ils, d'une certaine façon. — figure, visage; quelquefois : mauvaise

mine, grimace; masque. — ^jy s

y. 1 .sja,! <£jj.~i> qapouye çouretime

vourddar, on m'a fermé la porte au nez. — y^Jjy^ gouretsez, difforme,

laid; effronté, impudent. — Oj^ «=

(^.«jlfl^- gouret tcheqarmaq, copier, tirer une copie. — ^j 5 ^y> gouret vermek, donner une forme, façonner. — (jj-sjj L/S çouret yoqrmaq, faire un

portrait, une image : ^JDT _y_ ^L"ja^ çouretlu bir Jcitab, livre à images. — dlP^T ^ çouret tchekmek, peindre; dessiner. — Jj^ 1 o^ gouret âçmaq, bouder, faire la mine. — ÔJJ-O _^ ^i-il ^jJ») ic/i 6tV gouret bouldou, l'affaire prend une tournure. — Aujourd'hui, dans la technologie des finances, le mot gouret désigne les bons de payement délivrés aux ayants droit, pour compte de la liste civile. — Dans les périodes de style littéraire Oj^~= a souvent le sens de jSJu « dans le cas, si», etc.; par ex. : ^CsL^i «U^ ,1^1 oJjja-o >) JJa.1 jaJ.~= evamiri alye cherefyafû-i çoudour oldegheu courette, dans le cas où des décrets impériaux seraient publiés. —Proverbe : Jjl—I Aij^, O.I Aijy^ goureti baqma sir eu baq, «fais attention non à la figure, mais à la manière d'être». — pluriel JJJ-O çiver. — oJbJ.c j»~= çiveri \idide, des formes nombreuses. — dlr^ja^ çouretlemnek, prendre forme, se former (peu usité).

^ji)y& et ^p,—ijo^> çorech, demande, question. — ^v» gorechmaq, s'interroger l'un l'autre; voir ^"jy^ qormaq.


Jv*^ ^y*y^=' 221

çorghoudj, panache, plumet, aigrette du paon. — ^-j—&i$~° cA* guelîn çorghoudje, coiffure à aigrette de la mariée, le jour de ses noces; voir •^lè^j serghoutch.

OjCjyO (var. oy âj>~=) çorghoun,

çorghoun, peuplier noir à odeur balsamique, en pers. dLL° Jt~ bidi miclik, peuplier musqué. — 2° peuplier d'Egypte. — Cf. Dict. géographique.

&05*° çormaq, sucer fortement avec les lèvres, humer avec une aspiration profonde. — oj^—~= 0j^-= O—rH çora çora itchmek, boire en humant, comme le cheval.

&Ûy^ çormaq, interroger, demander, questionner. — <j^°j^> JÀàkhater çormaq, demander des nouvelles de la santé ; faire des compliments (ordinairement accompagnés d'un présent). —^ J«i yol çormaq, demander son chemin. — ^jy= & baîla çorun, «demandez-le moi», cette locution revient à notre «et moi! » quand on répond à quelqu'un qui se plaint de sa mauvaise chance. — A—»jj-o ^cL Ai t^/jj^ uzumu ye bagheneu çorma, mange le raisin et

ne t'informe pas de la vigne. — »j^-= JJJJ) 4~ i\-ù) oja-^ çora çora baghdad bile boulounour, à force de demander, on finit par trouver même

Baghdad. — ^ *jJ-âj^-o çorechdermaq,

çorechdermaq, une enquête, s'informer; espionner.

j^jy£> ou i_£jj-^= 1° çorou, question, demande; voir J^°jj~s çormaq.

— 2° (ar.) çouri, extérieur, apparent; qui a une forme; cf. Oj^~=.

Jj£^)_2<«3 (var. ^j^-s) çoretmaq, avoir la mine longue, l'air renfrogné; froncer les sourcils ; — faire la moue ou la grimace. — Olii,j^= çoretghan, fier; dédaigneux; — renfrogné, boudeur; on dit aussi *l)\Xjy*= çoredan.

(yj^*^ (var. (j^j—«=>) cous, silencieux, qui garde le silence. — interject. J^l ^yj~^ cous ôl, silence! taistoi! paix! — o-Xojl <->j> ^yy 90us 'arab ârdende, «silence, l'arabe est derrière ! » les murs ont des oreilles.

J^—Cj^ (var. (j^c^j--^) çousmaq, garder le silence, se taire. — ^."jl

j^^-= ârteq çousdem, «je me tais», je ne veux pas en dire davantage. —

^ OJJ^J.^ çousdermaq, faire taire,

imposer silence. Cf. f~~i\ ebshn.

15*


228 i/^""^ FY**

f>\*jjy^ (var. ^>o.~3; jX^y^j >L„A.^) çousam, 1° sésame. — ^j-\> ^ys çousam yaghe, huile ou marc de sésame, nommé encore cherlaghan; les Arabes d'Egypte mangent ce marc mélangé au miel. — Sy çousam kenkeu, racine de sésame. — .L,j-=> y^fç JÏ\> <^^°jO<^yi çousam delrmhiè guirmeïndjeyaghe tcheqmaz, «si le sésame n'est pas mis au pressoir, il n'en sort pas d'huile». Les Turcs citent ce proverbe pour justifier la torture. — 2° pour sousan, lis, iris, voir i\*»y sousen.

j—-olwy^ çousamaq, avoir soif, être altéré, sjmon. de cousez olmaq.

— aufig. désirer avidement, convoiter avec ardeur. — J^oLij-a <J>^\ enlumine çousamaq, désirer sa mort.

^L^-o çousaq, altéré. — ^L^o-o ,j—«Ljl 4jL^3t JJ.OLJJ._O çousayanilè çousamaq âqsayan-iïè âqsamaq, «avoir soif avec l'altéré, boiter avec le boiteux », hurler avec les loups. Cf. CJJ\J>- hararet.

~j-vjy& cousez, litt. : «sans eau», qui a soif, altéré; ^y^y*, çousezleq,

SOU. — /"_/._? "5 "° 7T<c' u* 3 Cousez

âghaclj melvevennez, arbre qui a soif

ne donne pas de fruit. — <o_^.U ^

i-4 è«i cousez tchaïlarda boghoulaïem,

boghoulaïem, me noierais dans les déserts sans eau», je suis malheureux

en tout. — £ > -U/ j<jtL~z> t,y^y^,

jOi.^-i çouseze çegher sidiyi cherbetter, pour l'homme altéré le jrissat de boeuf est un sorbet. —^js> C>\ y*y

ja. iVjls OJJLJJQ^- cousez ât qoyou

tchevrèsinde dolacheur, cheval altéré tourne autour du puits. Cf. Ojl/>- hararet et a-= gou.

dujjy^s çousa ou ,_^J<—_j-= çousaleq,

çousaleq, soif ardente. — ^ U ^>

çousaleq 'ylleti, diabète.

Jj,«Li>j>^ çouçamaq, avoir soif; voir (Jj^ LJ o-cs.

J^J*- 0 çousmaq, se taire; voir

UtCy^> çoghan, çoan, oignon. — ijlc^^ <jL~ yaban çoghane, oignon sauvage. — I_£JL> y çoghan zare, pellicule d'oignon : <ûs«i iJ^Sj\j *& çoghan zare guibi youfqa, mince comme une peau d'oignon. — y y, (c-j^o bir çoghan dizissi (oudemeti ^o), une botte d'oignons. — jy-Sy ^y* euksuz çoghane, «oignon d'or-


fp~* ' M-» 229

phelin», thériaque d'Egypte. — ML. ^cy~o dagh çoghane, scille maritime. — us JjW oufaq çoghan, ciboulette, appétits. — «c jXi cheker çoghane, «oignon de sucre», oignon sauvage qui pousse dans le désert. — ^ 4IV laie çoghane, oignon de tulipe; JJL *o zumbul çoghane, oignon de jacinthe. — (j<s> La goba çoghan, « oignon grossier», homme mou et sans courage. — iy>\k^a ùlëj-- 3 «JlÂ-3 çaqala çoghan doghramaq, «peler un oignon à la barbe de quelqu'un », se moquer, rire au nez. — -Ji SJ\^^= Jj«i çoghanun tatlusu yoq, «il n'y a pas d'oignons sucrés» (proverbe).— jCÏ d\cy~= j ç^l^ pahase bir çoghan cleïmez, « cela ne vaut pas même un oignon », chose vile, sans prix ; vitiosa nuce non emani (Plaute). — ûlc9-=> *Vj3 ù^? 3 *lcj-= çoghan çoghana qolan qolana, «oignon pour oignon, sangle pour sangle», choux pour choux, l'un vaut l'autre.

(Jls- j*a (var. ^Py^, ùU^i-a) çoghouldjan (litt. : « qui pénètre dans la terre », du verbe <3—V"53)-.X (jl^y^ yer çoghouldjane, serpent assez commun en Egypte et en Turquie,

Turquie, Veryx jaculus; en arabe L^,S^\ A—** «entraille de terre ». — ^jo & JJL» mïde çoghouldjane, ver intestinal; «s» o^~.i chirit çoghouldjan, ténia; (j^> jj-T^T *c^°- c^owg' çoghouldjane, ver des enfants.

<XlCj«? (var. 4«-=>) çoughla, terrain sous lequel se trouve un gisement d'eau.

Jj*><Xlc^o (var. ,jj/)lc^») çoughlamaq, se retirer, baisser; s'infiltrer dans les terres (en parlant de l'eau).

i3^ 3^3*^ çoughoiichmaq, (peu usité) s'imbiber, s'infiltrer dans le sol (eau, humidité).

gjPy^ (var. J^ =, J^)

çoouq et çovouq, froid, froidure, frimas. — JJ.3JJ=J-=; l^jfc hava coouq ter, le temps est froid. — aujlg. froid, indifférent; hostile. — jyj> ^ys coouq seuz, parole malveillante. — <iLLJ *£> çoouq latife, plaisanterie fade, insipide. — j vo coouq bez, toile fine, batiste ou mousseline. — _^l—s^M^ coouqlar, les temps froids, les frimas.

(j^ il uo çoouq àlmaq, prendre

froid, se refroidir; <iv^r ^y> çoouq tchekmek, souffrir du froid; cf. t^Ç^l


230 ç_y~ ^2>y~

uchiimak. — au fit/. ^y—*\> ^y çoouq baqmaq, regarder d'un oeil malveillant, sévère. — ^.\syéy^ çoouqhq, 1" froideur, malveillance; mauvais procédés. — 2° dessert; fruits, friandises et sorbets (khochab) qu'on sert à la lin du repas. — ihyiy*> J°. ^ ooouqhgheu, éebauffement vénérien, gonorrliée. — ^y~= ^Tjls qar gulbî çoouq, froid comme neige. — Jj—=-

haqq teula çooughou lier Jcesse èsbabiith gueurli verir, le bon Dieu répartit le froid à chacun, selon son vêtement. C'est notre proverbe «àbrebis tondue Dieu mesure le vent». —

(j- «y&jcyo çouuqlamaq, prendre

froid, se refroidir; voir ^jc-y^.

fi^C-^s çoghoum, satiété, plénitude. — renoncement. — y^x^c-y^ coghoumsez, insatiable; avide.

j^C^ (var. ij-^^, Jr^) ijooumnq, 1° avoir froid, souffrir du froid. — devenir froid (le temps). — au fig. se refroidir pour une chose, avoir du dégoût, de la répugnance; (j^o^c^- 3 ù-*-~^ tchden çouumaq, se dégoûter d'une affaire; ^ Jjy yuriik çooumaq, avoir de l'aversion. —

2" être oublié, délaissé. — traits, ^cyiya' çooutmaq, refroidir. — rendre froid, indifférent. Voir aussi ^yiy^.

<^3^*^> çof, (ar.) laine ; le mot arabe çof n'est usité en turc vulgaire que pour certaines étoffes; par ex. : c,J»\ j^> laine d'Angora; ^ s\s*s_ laine de Baghdad, manteau arabe, espèce d'duaye.^ys j—^Tj- 0 mevdjlu çof, étoffe de laine très épaisse et d'un tissu touffu. — .a^ 9°fi> «vêtu de laine », étymologie présumée du nom des sofa, dévots adonnés à l'adoration mentale, et qui s'efforcent d'arriver à l'anéantissement de leur individualité, pour s'absorber dans l'amour de l'essence divine. En turc, ce mot se prononce çof ou, et quand on veut railler leur prétendu détachement des choses d'ici-bas, on cite ce dicton : J^-y$ ^^ ùlc>-^ \y ■,^s çof ou çoghan yemez boulsa qaboughmau qomaz, «le derviche ne mange pas d'oignons, mais s'il en trouve, il n'en laisse même pas la pelure ».

iSy^s (ar., var. \Js>y^, <JL=) çof a, 1" primitivement on nommait ainsi le bauc de pierre placé devant une mos-


ôy* 3^-^ 231

quée ou une maison ; plus tard, ce mot a désigné l'estrade sur laquelle on place un matelas et des coussins; de là sopha, canapé.—Aujourd'hui, c' est un salon, et principalement un salon meublé à l'européenne. — 2° salle d'attente chez un ministre. — \à^~= ç.o^'x çofa tezkeressi, brevet conférant la qualité de janissaire : en le recevant, le nouveau titulaire devait déposer sa capote (yaghmourleq) sur le sofa de la caserne. Voir un curieux modèle de ces brevets, chez DJEVAD, Histoire des Janissaires, p. 86. — 3° natte fine sur laquelle les derviches exécutent leur danse.

oC3y^ çofta, orthographe vicieuse pour softa •Cs^, mot qui est lui-même altéré du pers. soukhta, «brûlé», surnom des étudiants en théologie et en droit des medresseh turques.

A9^o çofa, banc, siège; voir \^~=. (3y° çofou, dévot, mystique ; voir

i£y& çovouq, froid ; voir ^jè-y**.

Jjb^o çoqaq, (ar. J^laj j primitiv. rangée de palmiers; allée d'arbres) rue; voie publique; rue entre deux

rangées de boutiques, syn. de divan

yole. — *a j ffT tcheqmaz çoqaq,

impasse, cul-de-sac; y J^/^k toP~ raq çoqaq, rue non pavée, chemin, ruelle. —tSj^èy* $~j\ ordou çoqaqlare, rues entre les files des tentes, dans un camp. — \—1>- u? çoqaq khalqeu, gens de la rue, populace; vauriens. — -^ij*-" iC"«j>-" y Ç°- qaq su'purtjuesi surtuk, « balai des rues», traîneuse, fille de joie. — ^jjL oJLflj i_£JV <l\e\^j^> çoqaghuù toze baqqalun touze, « la poussière de la rue est le sel de l'épicier» (prov.).

L^lc^ 3, çoqman, grandes bottes à l'usage des Turcomans.

J^T^" 3 çoqmaq, faire entrer une aiguille, ficher un pieu en terre, piquer, percer; aufiy. déchirer par des railleries cruelles. — &y~= J^ 4~=r djebe el çoqmaq, fourrer la main à la poche. —(_j^> ^rë^ AsXti^s qoucJuujha khandjer çoqmaq, introduire un poignard dans la ceinture — embrocher, percer avec un instrument aigu. — au fi(j. tromper, frauder dans une vente. — jji? AJLi\ âtechè çoqmaq, «fourrer dans le feu », couvrir de confusion. — ^a <^'5v^u\ Aili bachijneu eodjiizine


232 jjr 3 ^r°

çoqmaq, « se fourrer la tête dans son petit chez soi », rentrer, se reposer, se mettre à l'abri. — ^jo ùjjY bouroun çoqmaq, «fourrer son nez», se mêler de tout, faire l'important. — oj^—f ^y> gueuse çoqmaq, « fourrer sous les yeux », montrer; avertir un négligent. — (ws> J^L.j 4Ji$\ iclïè parmaq çoqmaq, gâter une affaire. — ^jo ^~\~\ ethjini çoqmaq, se retrousser pour travailler, se mettre à l'ouvrage. — ^AJAS^D çoqtermaq, faire enfoncer, faire piquer, etc. — et avec le sens passif: être piqué par une bête venimeuse. — ^c^y^çoqouchnaq, s'enfoncer l'un dans l'autre, se pénétrer, se presser, comme dans une foule. — pénétrer au milieu. —^jsls^ ÇOqoucJuhrmnq, faive entrer et enfoncer tout doucement; introduire un clou etc. dans un endroit étroit. — uufi'Jmettre secrètement une aumône dans la main du pauvre. — ^i3^ çoqoulmnq, être introduit, enfoncé, etc.; pénétrer dans une foule. — se mettre à l'abri, se réfugier dans un coin. — OUis^ çoqoulaijhan, qui s'insinue; flatteur, intrigant.

ej?y& (var. *—s^) roqomn, sacrum;

sacrum; SiJ.J— 3 louïrouq çoqoumo »■, os de la queue, prolongement des vertèbres dorsales. Voir aussi *-*—Jl> paldeum.

JJy^ çoil,ûn, extrémité; dernier. — conclusion. — arrière-faix, placenta. — Sy^ <S^ ^ ç°në> en définitive, finalement. — li^a Ù\ en çon,- tout à la fin; cXS^^ çonende, en dernier lieu, à la fin. — jl^ ^ys çoft bahar, automne. — ^iu ^y çon nefes, derniers moments, agonie. — (_/.> ^y> çon demi, dénouement, résultat. — Sy~= &>\ âyu-ih ço-iïe, le dernier jour du mois. — <3y^y* ç 01' 1 gunu, le dernier jour des noces. — ^C—Ijy^ çon gurluyi, le profit final, l'heureux résultat, opposé à \Sy= dLLi\ ichun con.fi., conséquence fâcheuse. — Jgy* dU*^i çoùene duchunmeJc, penser au résultat, prendre ses précautions. — ■*cX\ dUjl (j\jl*j> éy^ çonene çayan erlik édemez, celui qui réfléchit aux conséquences ne fait pas de grandes choses. — yjS~<i\\ (jJjlx--;. Ùy^ çon 'pechimanleq èle guirmez, repentir tardif est sans profit. — *-LJU Ùy<? j a^oU (j le] ço à nefesde iman selametdar, à la dernière heure, le salut c'est


oy* Jj-= 233

la foi. — ^—5 ±5^.-^7 çoiî kesen, le dernier né des enfants. — Sy* o^j Os cSbostançoneguibibitmek,\)ousser comme les derniers fruits d'un jardin, « tampérit quam extremafaba ». — <>jyj> çofira, vulg. çora,après, ensuite; voir £>_,X^>.y-JTj~3 jçoiïsez, sans fin, éternel.

àjjyo çofira, vulg. çora, après, ensuite; voir Ùy^> et aj^>.

^y^s çol, gauche, côté gauche. — Jl ^ji çol U, main gauche; JjU ^y> çol âyaq, pied gauche. — oSsjh Jj.-^ çol tarafta, au côté gauche, oJbl ^

çol yanda, même sens. — Jj ^

o-LcL? j çol u caghda, a gauche et à droite. — t^*" L>y^ 9°^Al çaghlu, qui se sert aussi bien de la gauche que de la droite. —^X~c $y& ^è\^ çaghlu çollu \csker, armée rangée à droite et à gauche, faisant la haie sur le chemin du cortège impérial. — J^s J^ çol qol, aile gauche d'une armée; çol qol âghasse, adjudant, sousofficier. — JIJ Jq^ O-lX queminufi çol yane, bâbord, synon. de ^—£*" sandjaq. — v»0J^l Jj^s Ay^ Js^-^ çaghe çole farq édhnèz, « il ne peut distinguer la droite de la gauche»,

se dit d'un enfant et d'un niais. — -Uj tç_5 ^^P J^oMj.^? coldeki çefr guibi zaïd, superflu comme le zéro placé à gauche.

,3^2*^ çolaq, 1° gaucher; aufig. malheureux, néfaste. — 2° corps composé de quatre compagnies de janissaires (ortas 60 à 63),chacune de cent hommes commandés par un çolaq bachi, capitaine et par deux lieutenants nommés ^Vj—^> ._>\S j rikiab colagheu. Les jours de cérémonie, lorsque le sultan sortait en grand cortège, ces officiers et soixante çolaq, marchaient à côté de son cheval. Cette troupe d'archers de la garde impériale était coiffée d'un bonnet à queue de cheval; elle portait la grande tunique binich et, par dessus, le manteau ou qaftan à quatre manches, dont deux étaient passées à la ceinture. Ils avaient aussi un carquois en bandoulière et des flèches à la main. Cf. DJEVAD, p. 30. — 3° coula g, abondant en eau (pays, fleuve, etc.); voir

IL—*}2>^*o 1° çoulamaq, arroser, abreuver. — au fig. payer argent comptant. — <j tiyo çoulatmaq,


234 J^-o J_j^=

faire arroser; faire boire; faire payer une dette. — Jj—-tV^ çoulanmaq, être arrosé; être abreuvé, humide. — (l—iVj.^? iS'r~^-\ âghezeu çoulanmaq, avoir l'eau à la bouche; désirer, convoiter. — ,y\>\ JJ^S (3^^. j-^^~=i jVo-^ £"llui»> dOjijS kendn bostaiifi qourour ïkeu qomchounun bostaneiieu çoular, «il laisse dessécher son jardin pour arroser celui du voisin». — j^y~^ Vjl (3o-X>jD c^/ ii'iJtaq kenai'ind'èki tarla çoidanmaz, «le champ qui est sur le bord d'un fleuve ne s'arrose pas», il ne faut pas compter sur les proches parents.

O^Jy^ cultat, du français «soldat». Ce néologisme désigne principalement les fusiliers des milices organisées à l'européenne. Cf. ,j,j\—c \isknrl.

<Jr3^ çolouq, souffle,respiration; voir !jy>yyj>.(Jjil tjyy^ çolouq âlmaq, souffler; aufiij. fuir, se sauver à toutes jambes; se mettre à l'abri.

Jrl?' 0 Ç°^m«<i; se faner, passer; se flétrir, perdre ses couleurs, l'incarnat du teint, etc. — ^^7 jAj-*^ çolmaz tchitchek, immortelle, plante. — ^J, \y& çolni(<ch, flétri, passé. —

jVo^? yZ X, ù'^W y^~ 33 vaqetsez âtchelan gui tez çolar, la fleur qui s'épanouit hors de saison se flétrit bientôt; voir aussi &j~? çonviaq.

*—iy-o 1° çoulou, qui a de l'eau, arrosé, etc. ; voir y—^ cou. — $y& 4s >y çoulou youmourta, oeuf à la coque. — jlè j1^ çoulou cjliaz, pétrole. — *.-&y& çouloudja, bien arrosé, humide, etc. Voir Dlct. géographique. — 2" pour çolouq, souffle, haleine; voir Jj^l?"-3i^J\C-^yé>

Jj^l?"-3i^J\C-^yé> oppression, maladie; voir J^J^.

£_yy* 3' (var. ^3- '>-=) çoulouq,

1° dépôt ou amas d'eau; réservoir. — 2° exanthèmes qui se forment sur le visage et la tête des jeunes enfants, gourme; croûtes de lait. — 3° crête d'oiseau. — 4° çolouq, souffle, haleine, respiration. — 0^-,jjJl U$ çolouq âldermazdan, sans laisser prendre haleine, aussitôt. — ^Sfe^yo çolouqlanmaq, respirer, se reposer. Cf. le mot suivant.

JHx?*^ çoloumaq, respirer avec effort, être oppressé ; haleter.—S^y^ çokmtmaq, rendre haletant, étouffer,


*y*a *y*o 235

oppresser. — /Az- ÙVCJJJ-» çoloughan 'ylleti, oppression, asthme. — avec olmaq, être haletant comme le cheval fatigué d'une longue course. — *>\ (jlcjJj-^çoloughanddam,asthmatique.,J\CJ—Jj-s y> deniz çoloughane, les dernières vagues qui viennent battre lentement la plage, à la suite d'une tempête.

&.)j+a ou Vj-a çavola, gare! faites place; voir J^IJLP.

i^y^ çoulou,qui a de l'eau, humide; voir £y~=.

e$*<o 1° çom, d'un seul bloc, plein, compacte; qui n'est ni creux ni plaqué; jiyy \y> çom gumuch, argent plein, lingot; dJj—L ^y> çom pelseng, palissandre plein; Ac ^y> çom \cdj, ivoire plein, dent d'éléphant; ^js jàjb çom kiarguir, pierre de taille.

?y& çavm, (ar.) jeûne, abstinence.

(jL^j »y^ çavmi ramazan, jeûne canonique et obligatoire du mois de ramazan. — LkaJI .y^ çavm ul-qaza, jeûne satisfactoire pour réparer les omissions faites pendant le ramazan.

ôjliXll .yo çavm ul-kefaret, jeûne expiatoire. — jJdl ,y*= çavm un -

nezr, jeûne résultant d'un voeu. — 4su\ fj-^> çavm un-nafile, jeûne surérogatoire; synon. X^s et yjs>j .

JjUy«i> (var. JjLc 3) çomaq, 1" sumac, plante; voir ^_eM. —^liL^-s çomaqlu, enduit de sumac, vernis. —

iU» -= ,£■*<]l> papouchdjou çomagueu,

çomagueu, à l'usage des corroyeurs et des cordonniers. — 2° cruche, vase ; ce mot n'est plus usité.

^IO^P çomaki, porphyre; J-~) ^jo yechil çomaki, serpentine; cf.

"Lxijty^ çomermaq, se gonfler de colère ; avoir l'air renfrogné, chagrin. — (jjx sy*^ çomnretmaq, faire la moue en allongeant les lèvres, bouder. — (3 -^ sy^ çonwdaumaq,

gronder, grogner, faire la moue ; grogner; être de mauvaise humeur.

L^^v^(var.ûy^)çom<TOw,l0gros pain entier de forme ronde, miche de pain. — 2° écrou de boulon. — ^_i

ja fy^D qapou çomounou, écrou de

porte. — dic-"-^ ç5 ^> çomoun guibi chichmek, enfler comme une miche de pain.

<X^o (Var. *J>JJ) coma,, vain, inu-


236 oy <S'}M£'

tile. — j E-^W ÙJ <W-^ coma yere

tchalechmaq, travailler en pure perte.

iiL»aj»i ■C^'W.-s çomasine yurumek, marcher inutilement.

J^Yy^^> çontrach, règne - pied, instrument avec lequel le maréchalferrant taille le sabot des chevaux; c'est la prononciation turque, au lieu de ^J,\}—c* somtrach; on écrit aussi

j^Jy+2 OU jjlaJ^~= ÇOlltOUr, pOUl'

contour, instrument de musique; voir j^iax-s. — au fig. tapage, fracas, remue-ménage. — oyy> jtjy-y^ çontourlou dnyitn,~aw.ç, riche et bruyante.

A—*J^X)j*& çounderma, auvent, appentis; hangar.

T>~\r*y^ Çontraflj> outil de maréchal-ferrant ; voir l\j.\y~s.

JyeJya (var. ^—ii^, j^-=>, 1/L~=>, t. or. et pers. jlii^i.) çonghor, nom de plusieurs variétés de faucon.

— Jy «i^-a 3' "'2 Çonghor, faucon

blanc; synon. de u—al^s\ Aqsonqor, nom propre. — ^_f «J 1 qara çonghor, faucon noir; sacre. —jyiy^ ^\, haï çonghor, (u. propre J5aïsonqor) l'espèce la plus grande de faucon.

J=z2~)yo çunguer, éponge; voir

iC^p çonmaq, se flétrir, passer; perdre ses couleurs; c'est le synon. de çolmaq ^-1^-=.

J^Jj*» (var. ^>y) çoneq, flétri, fané; passé.

JjC^*s çounmaq, présenter, tendre en avant; offrir. — faire circuler (la coupe). — (j--^- 0 i_H èl çounmaq, tendre la main. —^js JU^p-'arzoMhal çounmaq, présenter un placet.

^js 4?- hamle çounmaq, s'élancer, attaquer. Le Lehdje cite ce distique :

«Comme j'avais une soif ardente, on (me) présenta une pleine coupe de sorbet. » — ^_^jJua-= çoundermaq, étendre, mettre en avant; allonger.

\»jXy~^ çounderma, auvent, appentis, hangar.

O^o col, race, lignée; famille; espèce; se prend ordinairement en bonne part. — oT^^ col ât, cheval de race; <o\j J,y-^ çoï-zadè, fils de famille. — o^—«=> i_£>~= çoi-çoh, race, lignée. — jj^-= «il ÙJ bezun


<Jr^> ijy^ 237

eyi çoye, bonne qualité de toile; ,£lâï ,j y^ âchaghe çoye, qualité inférieure.

\j <J,yz> çoï ooqeu, «honte et rebut de la famille »; injure. — y^i y*> çoïsez, sans naissance, ignoble. — JjJ)—~Jy* çoïsezleq, bassesse d'origine. — o^J^t-» >/j-^ i3j-'" 3 çoye çoïden keupeyi mandraden, « il chasse de race, comme son chien est né d'une chienne de garde».

c5)ta^> (var. ^JLUJ^, <Js*~>) çoltari, arlequin; bouffon. — impudent.

LS^y^ çoyedje, qui dépouille ; voleur; maraudeur; voir &jy*> çoïmaq.

J^iy^s goyech, 1° action de dépouiller; vol; spoliation. — çeuyuch, viande bouillie (inusité).

<J^àjy& (var. (jiii^-o) çoïghoun, i°vol, pillage; action de déshabiller.

LO^JIS {j° çoïghoun qarelare, filles de chambre vêtues à la légère et louées, pendant la durée des noces, pour donner leurs soins à la toilette des dames. — ili—«j ^ o^ y^> çoïghoun vermek, être détroussé par les voleurs. — \£^}Z ^^) u"KJ3 o^y çoïghoun vermich âbdala dundu, «il

ressemble à un derviche détroussé par les voleurs», se dit d'un homme de piteuse apparence. — 2° mis à nu, dépouillé. — ^iiynij^s çoïghounleq, service des femmes louées pendant la noce.

è^suy^s (var. <2>y^) çoïgha, 1° oiseau de la famille du geai. — 2° dépouille, spoliation ; voir 0^*' y*

J^'y& (pour Jy ^—=) ceveq, liquide, fluide.

JjÇ^iAJy&çoïqachmaq, (peu usité) porter un fardeau à deux, en le tenant

chacun par un bout. — ^y> ,j j >-

tcheupeu çoïqachmaq, « tenir chacun un bout du bâton», aufig. se dit des paresseux.

<£*àJ\Cy& (var. ^—Cy^) çoïmande, 1° légumes ou herbages qui se pèlent ou s'épluchent, concombre, salade, etc. — 2° gros bâtou pelé, décortiqué.

JjC^+o çoïmaq, déshabiller; dépouiller, spolier; ôter l'écorce, peler. — lyp A~)j-i derisini coïmaq, écorcher; ^y? q—>-*%* silahini çoïmaq, désarmer. — £X»yy^_y^ çoye-vermek, déshabiller, mettre à nu. —


238 £f y^

J^-^ çoyenmaq, se déshabiller; se dépouiller; quitter de beaux vêtements pour en revêtir de plus simples. — Jj Zj~^ <OJL>- kheznûte çoyenmaq,

çoyenmaq, retrousser pour faire le service. — d^.Yf ^j^ o&\ ânaclnn doghma çoyenmech, « déshabillé comme en venant au monde »7 nu comme un ver.

/*^Cy^> çoïmouq, (litt. épluchure) pignon doux, petite amande dont le goût se rapproche de celui de la noisette; c'est le fruit du pin pignon ou pin cultivé.

rt~s çehr, (ar.) gendre; beau-fils; mari de la soeur. — ^jf- 0 çèhryet, qualité de gendre, etc.; liens de famille.

/ fh.y—■f' 3 çahridj, citerne; voir

^^a ç°yyc<d> (ar-) chasseur; en turc vulgaire ce mot a surtout le sens de " pêcheur ».

^J^° çepa, ânon; voir L*=..

3T? ÇC'djarj, chaud, chaleur; voir JjU^*3!.

^j]^^) çetcjian^ ra^ souris,- voir

3iSr (var- JH^ mal ô-f) çetchmaq, se décharger le ventre,

faire des ordures. — (j^—J^- 0 (var. (j^-r^) çetchelmaq, être souillé, couvert d'immondices; aufig. être gâté, perdu. — Ces expressions n'appartiennent qu'au langage le plus vulgaire et doivent être évitées.

(ic_r^> çeretmaq, rire largement, montrer les dents, etc.; voir J^r^o.

(3-^—° Ç^'êq, 1° perche; voir Jy >~=. — 2° arraché ; voir le mot suivant.

Jj-y^> et ,J-»^A~«3 çeyermaq, arracher, écorcher; racler; essuyer avec force. — ^Xj-^a çeyerelmaq, être enlevé, arraché; se glisser en tapinois; s'esquiver. — çeyerelma, peau enlevée, écorchure. — Jj zj^= ceyeretmaq,

ceyeretmaq, en arrachant; écorcher; décortiquer; blesser.

yl* 3 çerem, cuir, bande, lanière; voir , j^>.

<X^jA^> çerma, fil de métal, frange, etc. ; voir ■ur.^>.


V-—=3 »™=> 2os)

^cJj\*a çerenteu, 1° raclure de vaisselle, vaisselle sale. — 2° ^J>\ jo baghersaq çerenteseu, cours de ventre, dyssenterie.

^^X^° çaïrou, malade; infirme;

,3 |j>-3 çaîroulouq, maladie (peu

usité).

Jjjj^*» (var. 3>^) 1° çereq ou ceyereq, écorchure; égratignure. — adj. écorché, égratigné; déchiré. — aufig. (3'^-a ^"o^j perdes! çereq, « dont le voile est déchiré », sans pudeur, impudique; infâme. Cf. (jj-»>~^ çeyermaq. — 2° çereq, perche; voir

Jj «^7^> çezlamaq, souffrir,

éprouver une douleur; — murmurer par siùte de souffrances; se plaindre. — ij z^y^ çezlatmaq, faire souffrir, tourmenter. — Jj.cY}—«= çezlanmaq, se plaindre, gémir ; —vagir comme un enfant, se dit aussi des animaux. — JX/^ t/*-" ? ->i yureytm size çezlar, mon coeur souffre pour vous; je vous plains. — ,^j]y^ çezeldeu, plainte, gémissement.

J)*/^** (var. ^yy~o) çezmaq, suinter, transsuder (comme un vase poreux)

poreux) goutte à goutte. — au fig. être plongé dans l'ivresse. — J^—Ajsy^, çezdermaq et ^jy^ çezermaq, faire suinter, faire tomber par gouttes. — aufig. faire financer.

<S^j^^3> çezendeu, suintement, transsudation; écoulement par gouttes ; voir le mot précédent.

0^*a çezeu, douleur, peine, souffrance (mais moindre que \Sj^)- — plainte causée par la souffrance; au fig. souffle du vent, brise.

M~*i+& 1" çisqa, (locution vulgaire provenant de l'ar. istisqa) hydropique. — Jj—!<L-JL^3 çisqaleq, hydropisie. — 4.)<i^ji-= ÛJ&y^y^ tchoudjouqlarun çisqalaglieu, rachitisme. — 2° çesqa, petits oignons de semis, pour plantation.

JjLoJi^ (var. J^La.^) çeçleq, sifflet, sifflement. — ^S^u^ çeçlamaq, siffler; voir ,jjiJL^.

7^^> (var. »-s) çegh, peu profond,

sans profondeur. — XJU « => çegh

tarla, champ qui a peu de terre labourable. — ^ii-^ çeghleq, lias fond de la mer ou d'un fleuve; banc de sable.


240 £■*> ^r^ 3

"Lskx^+o çeghamaq, retrousser, replier. — gratter le dos avec la main. — <l_*l»~<=> ^Jë\£ dLJ=> donun batchaqlarene çeghamaq, «retrousser le bas du pantalon», se mettre en route. — ^jo dul eteh çeghamaq, retrousser le pan du vêtement pour travailler. — jjJlJu-^ iX^rT iSJ&_ ^ dahlia yenleri batchaqlare geghaluder, «ses manches et ses chausses sont toujours retroussées », il est sans cesse à l'oeuvre. — J^cU-s- çeghanmaq, se retrousser; se mettre à l'ouvrage.

JSZ^> çegher, boeuf; voir J^=-

â^ss^o (var. oj«^) çeghza, pièce qu'on ajoute à un vêtement pour l'élargir, et le rendre plus aisé; en style de tailleur : poignard.

(^l^^ (var. Jj c*- 3) çeghmaq,

être contenu, pouvoir entrer et tenir

dans un endroit. — 4]^ >- Jjbv

j (*y" mezraq tchouvala çeghmaz,

« la lance ne peut tenir dans le sac » (prov.). — (J-aU*;-^ 4J\£ qabe çeghmamuq, «ne pas tenir dans le vase», ne pas tenir en place, être impatient. — j<*---= 4ïc \jqJe çeghmaz, incroyable, invraisemblable. — **\ j y*T^ 4I51 yola

yola bir âdam, « un homme pour qui la route est trop étroite », un fait.

fait.

seur d'embarras. — 3^*^ çeghechmaq, être contenu, réuni ensemble.

(j._c*--^' çeghenmaq, se réfugier; pénétrer, s'introduire. —j Jj^-CJu^ çeghenadjaq yer, asile, refuge.

ù^35^* (var-1>*^; ù*-=) ÇÇghen, cerf de grande taille, dont le pelage est moucheté.

s—a^ 3 ç«v/, (ar.) été; voir jl> yaz.

<JL-= çaïfye, maison de campagne servant de résidence seulement pendant l'été.

Jj^> (var. ,3--=) Çêq, serré, étroit; compacte. — 'j_ Jj—-=> çeq bez, toile serrée, forte. — ^l—à\ jjjb ^yo çeq dallu âghadj, arbre aux branches touffues. — \ j^—c-<j (3*-^ Ç£<i boghaz étmek, serrer la gorge, étrangler. — ado. ,3—= {jr~~^ çeq çeq, souvent : çeq çeq guelmek, faire de fréquentes visites. _) \ a O^ ) aj ,^~*^2 ^o ~>

ywxr béni çeq çeq gueurmekten vaz guetchmeniz, ne manquez pas de me venir voir souvent. — J^UL.^ çeqleq, étroitesse, état d'être serré, compacte.

adv. souvent. — J^~= çeqeu, serré, pressé; étroit — compression, sévé-


L?"^ L?"" 3 241

rite. — O—^ ^ J^-^ çeqeu bir dost, un ami sévère. — iS*? 3 4~&~^ çeqeya qomaq, contraindre. — Ji-" f~° çsinçeqeu, très étroit, très resserré : çemçeqeu yazeu, écriture très serrée. —

d) "j j Ji~=> çeg'ett vermek, traiter

rigoureusement; menacer d'un châtiment. — I~~JU~& <jU- djan çeqeseu, angoisse, anxiété; ennui. — ^j^—5 i-<a qourou çeqeu, charge à poudre, sans balle ni autre projectile. —

\ 4 y OJ-JU^> çeqede terbye étmelc,

élever sévèrement.

^JSUKO (ar. Jl_JL^) çaîqal, polissage, fourhissage ; action de polir, de lustrer. — ^T^ çaiqaldje, polisseur, brunisseur. —<j^/>liJL^ çaïqallamaq, polir, fourbir, etc. On dit aussi dbyj JJi~=> çaîqal vermek.

pJuLo (yar. />l â^j) çeqlam,

mouillé ; humide ; moite. —^%u*? _/_= çer çeqlam, très humide.

Jj*JuL»o çeqlamaq, 1° gémir; se plaindre. — 2° siffler. — 3° oppresser, tourmenter. — 4° tirer une arme à feu.

JjC 0 Juu*^ çeqlachmaq, se succéder rapidement, se produire souvent ;

voir Jj—-<».Jj.-c")l<u^> çeqlanmaq, même sens.

J^^T° (var. ,3 JJL^>) çeqleq,

1° bois touffu, fourré épais. — 2° sifflement; sifflet.

jj*^* (var. (3^^) çeqmaq, presser, serrer, comprimer; exprimer le jus. — v*> j—K>y^ sunguer çeqmaq, presser une éponge. — ^y>LL tabandja çeqmaq, presser la détente d'un pistolet, tirer. — ^jo o\& djan çeqmaq, opprimer, tourmenter. — (j^f^ çeqelmaq, être mis à l'étroit, être oppressé. —j^M,^ X>- djanem çeqelior, je suis ennuyé, tourmenté.

^—tiV^? <3^J^ bourounou çeqelmech, qui est dans l'embarras. — (3^^ çeqenmaq, être oppressé ; respirer avec peine. — ,_£JJLiL^ çeqendeu, gêne; oppression; détresse, misère. — (j^**^ çeqechmaq, se presser, se serrer (lafoule) ; être oppressé; subir une contrainte, être violenté.

(3«j JJliL^ çeqechdermaq, presser, faire entrer de force dans un lieu étroit; presser la détente d'une arme à feu. — mettre furtivement une aumône dans la main d'un pauvre. —

16


242 à~a ^

^u^ 9 çeqm.a, espèce de pantalon serré aux chevilles; cf. j^4,&>+&

j^4,&>+& (jj^) çemaq, rompre, casser, briser; détruire; — égorger ou abattre un animal; — mettre une armée en fuite. — ,jj.—f^ çenmaq, être brisé, rompu ; être défait et vaincu.

&'_f^ çemazmaq, ne pas se rompre; rester ferme et solide, comme dans cet hémistiche :

« dans les voeux et les engagements sa promesse n'était jamais brisée».

— ,3 .°JJ.1JO^ qendermaq, vaincre,

mettre en déroute. — J^jXx^ (var. ^jj.—L~=) çendergheu, déroute, défaite; voir ijj-S^-

Jj"*^** Çênamaq, flairer pour se connaître (se dit des chiens). — au fig. éprouver, essayer; faire l'expérience. — JLJU=. çenar et .^.lluo çenayedje, qui se connaît entre soi, familier, intime. —^iLx-o çenanmech, éprouvé; expérimenté, instruit par l'expérience; prudent.

O^A^JU^ (var. i_£J.l^>, ^alu^,) çendeu, grands ciseaux; ciseaux de tailleur.

JLJ^^JXKS (var. Jj—'^^>) çendeq, rupture, déroute, défaite; de là le

nom » i •£*& i-J/^3 çarb çendegheu,

«défaite des Serbes», nom d'une plaine près d'Andrinople, où leur armée fut anéantie. Cf. J^* çemaq.

^jA^x*0' (var. t>»l^?, (j*^) genglien, vaincu, battu, mis en déroute. — jk> z tl)W (JXic'- 5 1>**-L^' çenghen duchmanindan aman diler, « le vaincu demande grâce à son ennemi» (prov.). Cf. Jj-5"^ çemaq.

tô^" 3 çini, vulg. çénni, (du nom ô^ 7 la Chine) 1° porcelaine.—2°plus usité : petite table ronde; — plateau de bois ou de métal que l'on pose sur un tabouret et que l'on approche du divan sur lequel s'asseoient les convives. Cf. ^JU- sini.

\2^> (var. \j—>0) çeva, enduit de plâtre et de ciment, revêtement d'une muraille. — ^\^_»«s » » mermer ç«;«s«,stuc. — <L«1 £\j~u> çevaluoda, chambre revêtue de stuc; J-^—-^ çavasijs, sans enduit; nu, dénudé.

(3*!?^^ (var- ô^l?^) çevam.aq, enduire de plâtre, de stuc, etc. — <j^ jyW 4U J \ £>\ iki el iïè tcha-


uL^ OUP 243

mour çevamaq, « couvrir de boue avec les deux mains », souiller, déshonorer ; calomnier. — ^jo 4U jy\& ~L's_^guneche tchamour ils çevamaq, «couvrir le soleil de boue», se dit d'un calomniateur impuissant. — ^z\y*& çevanmaq, être enduit, revêtu de plâtre, etc. — être barbouillé, malpropre. — J^JHJ^> çevachmaq, être complètement enduit.

À*J^-0' çevama, revêtement de métal sur un objet. — 0^—^\ <*\y&

çevama âltoun, plaqué or; — faux, imité. — ^^T <*\y& çevama tchitchek, fleurs peintes, artificielles.

<—']^° çaïvan, tente, ombrelle; voir i)\y\^>.

J^*^^ çevcheq ou ^J~»\y^> çevacheq, gluant, visqueux. — jyU- ^y> çevachek tchamour, terre glaise ; boue gluante. — au fig. ol ^ys çevacheq ddarn, homme mou, inerte ; paresseux.

Jj-'^^> (var. <jj.> yS) çeveq, humide, moite, mouillé.

^j& zad, dix-huitième lettre de l'alphabet persan-turc, et la quinzième de l'alphabet arabe. En turc, elle se prononce toujours z, sauf de très rares exceptions, comme le mot ^l© (juge, cadi) qui se prononce quelquefois qadhi au lieu de qazi; d'ailleurs cette lettre ne se rencontre que dans les mots arabes. — Valeur numérique 800.

JaJU? zabit, (ar. qui tient ferme, qui maintient) chef militaire, officier;

gouverneur militaire : beuyuk zabit, officier supérieur; kutclmk zabit, officier subalterne, sous-officier.—ù&j\ jjaj Li 4„ j>- erkiani harbyè zabite,

officier d'état-major. — ilA 1^)^

Aj JK^C- zabitani 'askeryè, chefs militaires; mais cette locution est rejetée par les puristes, parce que zabitan est un pluriel persan ; il faut dire plus correctement zabitani 'askeri o^1^ 3 i^y^^c. — ta (jUoiLi zabitani qalem (ou J%\ aqlam), chefs d'administration; employés supérieurs. —

16*


244 (_$U» ^o

^—LLail-i zabitleq, poste et fonction d'officier ou d'employé civil. — On dit en proverbe : j_/-~=>\ iyJyJa}\~l* zabit fjuler iken eçereur, «l'officier mord en même temps qu'il rit». — jJJ j«cjaJ i_£JV -^L~= zabit yuzu çoovq olour, l'officier a le visage dur. De là l'expression populaire Ja_iLi +ï\ j zabit bir âdam, un homme sévère et dur.

ÀkaJui zabita, (ar.) règle de commandement et d'administration; ordre, règlement.

J>Lb zad, nom de la lettre arabe dJmd, prononcée en turc comme s.

•.^oUi> zamin, (ar.) répondant, garant. — a' J-àJa ,yLi zamin u Jcefil olmaq, se porter garant, cautionner. — »\ (V1^—=> 4JOJ-4>1*/> y bir moitahedhje zamin olmaq, garantir un traité, une convention; — gouverne aussi l'accusatif : j\ ^yLi (J^lc jy^ zararVammeyi zamin olmaq, répondre des dommages publics. — J^lloLi zaminleq, garantie, caution; voir 0^-

^ÎJLO zayi, (ar.) perdu, dissipé, consommé. — avec etmek, perdre; avec olmaq, se perdre, être perdu. —

^jJal «jLi ^«^ sayem zayi oldou, j'ai perdu ma peine. — {—{^ ^%J

j l«l eyilik zayi olmaz, un bienfait

n'est jamais perdu. — I_£_A» 'J*^ ,»^-~= jjJl» zayi olmaz miri malider, l'Etat ne perd jamais ses droits. — Pluriel arabe féminin très usité : CJI») Li zayat, pertes, dommages. — CjUiLi 4 ■& zay ati leullye, pertes graves.

Cj\àJL» Ou4»9la OljU^>-a OL*)L~i

i_£Jo.> zayat u kheçarati vaqyaniin mz/fridât defteri, état des pertes et dommages. Cf. ^J\è- ghaïb.

lax*^ zabt, (ar. action de tenir, de maintenir fortement) possession, administration ; — saisie; confiscation.

CAlsT jaij. iai^j za&£ M ràbte memleket,

memleket, et administration d'une province. — Jj U <ClaJL^>

zabtene olmaq, assujettir, subjuguer.

— \ _L.ui .A-à-> nefsini zabt étmek,

se contenir; dompter ses passions,

être tempérant, — l J^\ Lx^ za5te

echya, saisie-arrêt; Jl_a_*l ^ys zabte hnval, même sens; /^^i- ^ zabte sefaïu, saisie de navires; Olil_yl ^ zabte iradat, saisie de rentes; <^ j^ \fj<) JaJ..-^ JU gumriikfchè mal zabt u tevqifi, saisie en douane; 1 LL>-\


iaxJ? &* 245

(Jax^ JU ihtyatan mal zabteu, saisie conservatoire; ia^> dUU ijy-^

£>-« medioun malinun zabt ufuroukhte, exécution d'une saisie; .kui

_J<1»AJ2/» Lil «aôfe echya mazbatase, procès-verbal de saisie. — L'exéquatur délivré à un consul en pays étranger est nommé ,_£ ,\ Lx^> zabt emri, et en Turquie;, (jU/ ^x^= zabt fermant. — ^)"D -kjui> zabt kiatibi, officier ministériel chargé de rédiger les arrêts de saisie ou mazbata, et autres actes judiciaires de cette nature.

O^ÀO-MS zàbtye, (ar.) police; service et administration de la police. — ,j,jè\i <t.iaj-^ zàbtye naziri, ministre de la police, chef du .jjj-* (jjUài ^s zàbtye nazareti hyeti, ou ministère de la police. Ce fonctionnaire, qui ne fait pas partie du grand conseil des ministres, est assisté d'un mektoubdji, «chef de correspondance», et d'un mouhassebedji, «chef comptable»; il a sous ses ordres quatre directeurs ou mutèçarrif dont la juridiction comprend Stamboul, Péra, Bechiktach et Scutari. Dans chacune de ces quatre préfectures est un poste central

central u" i polis medjlisi, composé de plusieurs commissaires ^> ^X—la* zàbtye mufettichi. — ~Ji.£- 4—Ja_ui O^ medjlisi firqaïi zàbtye,, conseil de guerre où se jugent les agents de la police, les gendarmes, etc. — Le mot zàbtye désigne aussi le simple agent de police, par opposition au «boL beledye, agent municipal qui relève du ministère de l'intérieur et n'a pas le droit de procéder à une

arrestation. — <J,J. ■£■ ^Ja zàbtye

mouklibiri, espion de police, agent secret, nommé aussi teptll et khafyye; voir JJ a_ et <-i^-.

>—s=^ zouha, (ar. synonyme de l^£ zalivei) temps entre le soleil déjà avancé et le midi ; matinée avancée ; •ce terme arabe répond à peu près au qouchlouq des Turcs; voir J^lâ^s et \j£ zahhye.

L^As^ 3 zalik, (ar.) rire; avec étmek, rire, se moquer. — £ <\^ zahke olmaq, être tourné en ridicule. Cf. diioJ (julmek.

À^s^ 3 zahyye, (ar.) brebis offerte en sacrifice à l'heure de zouha (voir L^); le dixième jour de zoiCl-hiddje, dernier mois de l'année musulmane.


246 i—yi jj~^>

-X*i? zedd, (ar.) contraire, opposé.

— opposition, contrariété; avec vermek, s'opposer, aller à l'encontre, contrarier; on dit aussi dlp aJJs> zedde (juelmek.«/iJ-i ^11> ^ ^i ^ CX^cJ^J (_/ deli deli seuïlechim zeddeneze me guidedjek, est-ce que mes paroles étourdies vont vous contrarier? — iliiy jLi zedd gutmek, jalouser, porter envie. — iS'.-x-^s zeddje, contrariant, taquin ; ce mot est considéré comme très vulgaire.

JUC-l-vb zaraat, (ar.) humilité, modestie; soumission. — ,_)^_X° j_ ^>jLJi\ oc^Js bir mektoubi zaraatuslouli, une humble lettre ; ^l^c^-Js _y_ 6M- zaraat-nameh, une supplique.

t—-|r-~b 2ar5, (ar.) frapper; coup.

— multiplication, en arithmétique : J-^?W i-j^io zrtrft haçili, produit de

la multiplication. — <x^ ^y-i» z«)-5i sikke, monnayage; avec ^3—^1 ouçoule, système monétaire. — o^i Jlo zarii meçel, proverbe, dicton populaire; on emploie dans le même sens la forme du pluriel JM ^«j-^> zouroubi hmsal.^4i*J o^i zarb lulesi, embouchure des instruments à vent. Cf. ^->^j^> zouroub.

ÀJls£_*b zarb - liane, (ar. pers.) vulg. zarab-liane, hôtel des monnaies ; zarb-haneï \imire, hôtel des monnaies à Constantinople. Le directeur des monnaies a le titre de zarb - hane hnîni ou mudiri; il est placé sous le contrôle d'un employé supérieur des finances qui tient le livre-journal des opérations de la Monnaie.

L^Vj-~b zarbezan,(ar.pers.) pièce d'artillerie, espèce de fauconneau; canon d'un calibre inférieur à celui de la couleuvrine nommée balihnez; voir jç'\>.

Jfj^ zarar, (ar.) dommage; inconvénient; dégât; préjudice; mal.

<3j. ->j~° zarar yocl! il n'y a Pas de mal, peu importe. — y:\ ^Jo zarar étmez, cela ne fait rien. — avec étmek, nuire, faire du tort. — dLojjfjji» zarar gueurmek, éprouver du dommage, être atteint; dlP^T ^y> zarar

tchekmek, même sens; O <><o»l ^y>

zarar eudhvek, payer le dommage, répondre des dégâts; dédommager, indemniser. —JJLJLIJJ^S dl'o-X^ jjJo zarar faïdhiun qardacheder, dommage est frère d'avantage. — °j/--^ *V ^yzarare guludju olma, ne ris


3/■*■" ■3L*^ 247

pas du mal (fait à autrui). — J'JJ-^' zararlu, nuisible, préjudiciable ; mauvais, malfaisant. — y^^j^o zararsez, inoffensif, bon; doux; incapable de

nuire. — J ~ ^J> <j")^, j^Jj^

(jyJ\JÀ> zararsez yilan qerq yil yachasoun, «que le serpent inoffensif vive mille ans!» (proverbe.) — JD J_/^»5 Jciar u zarar, profits et pertes.

j-J» MJ II—» mustelzimi zarar,

dommageable, synon. de ^r-f^-J^»YjyJ» zararlamaq, causer du dommage; nuire. — J^Vj^ zararlaclimaq, se nuire, se faire du tort réciproquement.

lz>y«0 zort et <_J=^i zorta, (ar.) vent, flatuosité, incongruité; voir la forme vulgaire i=j^j.

±r>j)y*.<3 zouroub, (ar. pluriel de

<->j^>) COUpS. — J^—toi 1_>^r-< 3 ZOUroubi

ZOUroubi proverbes, locutions proverbiales. — Ahmed Midhat-efendi a publié un recueil de proverbes sous le titre de Zouroubi hnsali 'osmanyè, Constantinople, 1872. — J~- J& zouroubi 'adjem, locutions étrangères.

— modes, manières ; genres.

u)5pi zarouret, (ar.) nécessité; besoin. — indigence, pauvreté.

JW CJJ»J*.'-& zaroureti liai, cas de force majeure, urgence. — 4JL~>- ^js zarouret hasbi-ile, forcément, en raison de la nécessité. — <t< j-.L\ ^y> zaroureti becherye, nécessités humaines, besoins naturels. — J: o JJJ^^J»

Ci v '

j\c~ zaroiorette teyemmum djaïz, en cas de force majeure, l'ablution pulvérale est permise. — »)il=» Ojjj—à jâli zaroureti halimize baqmaz, il ne fait nulle attention à notre dénûment. —jy^y 3 4> jJ JV o^szij CJJ*J^& JLL«») 4I zarouret poidaddan topouz der ne qerelur ne youmchar, la nécessité est une massue d'acier, elle ne se brise ni ne s'amollit. Ce dicton rappelle celui des Latins « ingens telum nécessitas ».

cM—-oV-^ dhezman, cette forme vicieuse est citée dans le Galatatimechhoure, comme synonyme de dizman, fort, corpulent; voir <lA*_pi—iss^a

<lA*_pi—iss^a (ar.) faiblesse, débilité. — j-^o-J \ i_fl *~i zaf ul-baçar,

faiblesse de la vue. Le barbarisme turc oJm-i zaf y et est blâmé par les bons écrivains; voir le mot suivant.

'SListj^) zdyif, (ar.) 1° faible, infirme; débile. — ,3—ljL*~i zayifleq,


248 lr» J^

faiblesse, débilité. — CU^U-»-» za'yiflhnek ou ^i%^^ zayiflanmaq, s'affaiblir, perdre ses forces. — 2° maigre, émacié; zayifleq, maigreur. — dixo 4JJO^ isA'&À*-*^ zdyiflhnich tazyyè deunmek, devenir maigre comme un lévrier.

^ Li> zd\ (ar. côte) côté d'un

triangle, etc. — ^1*L^ y^ sekiz zeVelu, octogone. — pluriel PM^I azla; s;}L?Vl 4J «LJU 4J «\j zavyet mutesavyet ul-azla, triangle équilatéral.

#C^ zamm, (ar.) joindre, réunir; adjonction, réunion. — 3^~^3 f*° ^T djebrèn zamm u ilhaq, incorporation forcée, annexion par suite de conquête.

OlC 3 zmnan, (ar.) cautionnement, garantie. — ^Jo <J$JMJ)1 ULLii nizamèn lazem guelen zeman, garantie de droit; ^y> ^& >jV ^.L* >-^y jt ber moudjibi sabeq lazem guelen zeman, garantie conventionnelle ou de fait. Cf. ^U.

J.JLC^ zamaïr, (ar. pluriel de ô>^) 1° pensées; réflexions; coeurs. — 2" pronoms. — 'U^i^ J& zamaïri chakliçyè, pronoms personnels; ^Jo

<d^* zamaïri vasfyè, pronoms possessifs; AJO^A (jla zamaïri rnensoitbè, pronoms relatifs. Cf. js^ zamir.

i~j^° 1° zemn, (ar.) milieu, intérieur. — sens impliqué. — dessein, intention. — \^° zemnèn, implicitement; (j _x)i5l llc^ zemnèn anlatmaq,

anlatmaq, entendre implicitement.

aXSs^> zemnindè, pour, à l'effet de, afin. — i-L. •,^'L^JU. c*j>y.c- tj^p oXlc^ 5 J^y Vtrze 'ouboudyeti khaliçanèmez tebligh olounmaq zemnindè, afin de faire parvenir l'expression de nos humbles hommages. — 2° zamn, (ar.) caution, garantie; synonyme de O^ zeman.

<AC^ zamma, (ar. dhamma) signevoyelle arabe qui répond à Yeuturu de la grammaire turque ; elle est représentée par le signe _L.

^f 3 zamir, (ar.) 1° esprit; coeur

— réflexion. — J^^^^J jjj veziri rouchen-zamir, le ministre à l'esprit brillant. — >c^-M \ U mafiz-zamir, ce qui est dans l'esprit, pensée intime. — 2° pronom; voir j\s:-° zamaïr.

^<^> zamhne, (ar.) chose ajoutée; annexe; supplément. — _*<*:■»-•=' uD


i \l 249

kitab zamimèsi, supplément d'un livre.

— 4 alilo ^■a^' zamimei mouqavele, convention additionnelle.

L*i> 2?/a, (ar.) lumière, éclat; splendeur. — ^)LJ? zyalu, éclatant, lumineux. — ci Lu? Zya-bey, nom propre.

dlc'LJ? zyalenmek, s'allumer, s'éclairer (peu usité).

iJ^sL*^ zyafet, (ar.) repas donné à un hôte, à des invités ; festin ; banquet. — avec verniek, donner un repas, traiter ; on emploie dans le même sens db>4^—^ zyafetlhnek. — ^ys ^^L? zyafet çaliibi, celui qui donne le festin, maître de maison. — osLi

\ I5J\JL, .A^J^ zyafet yaragheneu tedaruk étmek, faire les apprêts du festin.— (JJAlTS osLi? -CcoL oJ»il _p jX eyililc Mien duchmane zyafet deynekten better der, «un festin est pire pour un ennemi généreux que des coups de bâton », faire le bien est la meilleure manière de se venger.

Jj^> zayeq, (ar. être étroit) espace étroit. — au fig. détresse, inquiétude, anxiété. — J^d \ <J-~^ zayeq td-ich, gêné dans ses moyens d'existence. — l_y>*^\ (y^> zayeq unnef es, vulgairement deq-nafis, qui a la respiration gênée, asthmatique. Cf. jlL dar.

I

& te, (ar. ta) dix-neuvième lettre de l'alphabet persan-turc ; valeur numérique 9. Cette lettre inconnue au turc-oriental a une prononciation un peu plus accentuée que la lettre t. Dans un grand nombre de mots turcs elle permute avec d, mais se prononce un peu plus durement. Par conséquent, on devra chercher à la lettre

s les mots commençant par 1= et qui ne se trouveraient pas sous cette lettre. D'ailleurs, dans le plus grand nombre des cas, cette variante orthographique a été indiquée ici sous forme de renvois à la lettre dal.

uz> ta, nom arabe de cette lettre prononcée te en turc; on lui donne


250 oli» oli»

aussi, par plaisanterie, le surnom de J4J^> ,jj~-& çerteu ço^olu, «bâton sur le dos», à cause de sa forme graphique. Les Turcs distinguent quatre nuances de prononciation, pour nous insaisissables, dans cette lettre; c'est ce que prouve le dicton suivant :JU=

^^= dilip^l _,*lL ^U= « Il y a quatre sortes de te : celui de khater, «mémoire», celui de qater, «mulet», de taraf, «côté» et de tewjhçf oghlou, «fils d'avare».

t_»>l_b tube, 3e pers. prétérit du verbe arabe «être doux, parfumé». Ce mot entre dans la formule très usitée qui accompagne la mention d'un musulman défunt, et surtout d'un grand personnage : o\y ^jlL tab'e seralm, «que sa terre (c.-à-d. : sa tombe) soit parfumée ! »

Jubila tabaq, tanneur; voir JjU= et P lô.

(jbUa taban, 1° plante du pied;

voir ilA J* ■ — 2" caleçon large et

court; voir tj\*jh touman.

_JyU\k> tabqour, (écrit aussi >^2o dapqour) sangle, ceinture; enceinte

de palissades. Chez les anciennes tribus turques, enceinte de chariots attachés ensemble de façon à former une sorte de redoute carrée. — Comparer avec j°})b> tabour.

Mj\Ja tabla, plateau; voir 4J=.

^J^JILJ tabour, 1° anciennement camp retranché formé par des âraba ou chariots reliés ensemble au moyen de chaînes et ayant la figure d'un parallélogramme; de là : barricade; parc d'artillerie. — 2° troupe de soldats ; bataillon composé de mille hommes. — ^SJ/ 1 jy^ 3 tabour merkezi,

dépôt militaire. — 3° j^AJ^

djebeli tabour, le mont Thabor. — 4° jb£ )^\\D tabour-majar, transcription fautive du français «tambourmajor».

<*JU^ taba, 1° poêle à frire; voir a<^>. — 2° 4JU- 4JIL taba-hana, tannerie; voir J^Lb tabaq et plo debbagh.

<Ljlk> tabya, (le Lehdje dérive ce mot de l'arabe «UJJ, ranger, mettre en ordre) bastion, redoute d'artillerie; ouvrage de fortification. — <J\ <~IL, ây tabya, bastion de forme arrondie; 4_li? * JIJ yarem tabya, demi-


oïl» vjli» 251

lime ; <-~ ^ JAJ iyldiz tabya, bastion pentagonal en forme d'étoile; j^L 4_~.lL topraq tabya, ouvrage de défense en terre. Autrefois L^—c 4~.lL ïa&î/a yamagheu, janissaires préposés à la défense des places-fortes.

AXJJ l_> (var. 4_iL;lL) dapoulglia, nom donné à différents végétaux, surtout à une espèce d'arbousier, au jujubier, etc.; voir 4iL)U taboulgha.

Jjctk> tapmaq, 1° trouver (peu usité). — 2° adorer ; professer un culte d'adoration. — _£^° tapenmaq, adorer; vénérer; flatter. — 4rlL tapenma, adoration, flatterie ; synonyme de ^to^lL tapenech. —r^AL tapiendjeu, adorateur, idolâtre. — J^jJulL tapdermaq, faire trouver (peu usité); faire adorer. — (J^OJJ.„JIL tapechdermaq, faire chercher (inusité); recommander; faire parvenir, faire remettre. — (jj^-XjlL tapecliermaq, faire joindre, mettre en relation. — remettre, confier.

yj& tapou, (du verbe _y£^j *-• oriS^)acte d'adoration, culte, hommage, comme dans ce distique d'une vieille poésie :

«Les anges eux-mêmes serassem) tient pour te rendre hommage, et pour réaliser les voeux dont tu es l'objet. » — 2° acte de servitude, de vassalité ; — titre possessoire qui constate l'état de la terre. Ce titre nommé <j;X^ jVh tapou senedi était délivré autrefois par le possesseur du fief, il l'est auj ourd'hui, par l'administration des Domaines (defter-liane), contre le payement anticipé d'une certaine somme, au moyen de laquelle le droit de jouissance et de transmission est dévolu à l'acquéreur et à ses héritiers, dans les conditions déterminées par la loi. — j {S^\ a) IL ,1=- haqqe tapou açliabe, possesseurs du droit de tapou, successeurs collatéraux, lesquels n'héritent que moyennant la délivrance de cet acte, et après le payement de la redevance y affectée. Cf. ois^ vaqonf, et sur le droit de tapou, D'OIISSON, t. V, p. 304; BELIN, Etude sur la propriété foncière en Turquie, p. 127 et 200.

~ky[k> tapouq, forme incorrecte pour topouq; voir J^i^L.


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ÀAb fapc^ bouchon; voir 4-1=.

OU» (var. ills) ta£, autrement cZat ou (lad, goût, saveur. — ^1" H= tafZw, qui a du goût, savoureux; doux. — agréable, plaisant; aimable. — ^JU» -il tatlu âclam, homme d'un commerce agréable, doux et poli. — ^1" IL CJ\ tatlu et, chair délicate et savoureuse. — (Jo jl'lL tariît <M, parole douce, aimable; cajolerie, flatterie. — A\>\ J>i ^irli= ÉatZît d'il ile, à l'amiable. — y^> ^klb tatlu çou, eau douce, potable; aujig. OJjS j_ y~a jlrLL. iaiZw çott bir firenk, «un Européen des eaux douces », c.-à-d. : frelaté, un faux Européen. —J^_bUa tatluler, douceurs, sucreries; o^ ^L"lL tofJit meïoè, fruits confits. — iS'.y^^ tatludju, confiseur. — ~»<Jb ^L"LL> tofZw &ia«èsi-, compotier; vase de confitures. — ■jsz ^JjlL toiZît deniz, «mer douce», lac, étang. — Cf^y*_ji"Ua iarfw sîtfemen, sublimé doux, calomel;