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Titre : Le Gaulois : littéraire et politique

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1918-09-22

Contributeur : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

Contributeur : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

Contributeur : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 94503

Description : 22 septembre 1918

Description : 1918/09/22 (Numéro 44953).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k5377487

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 14/03/2008

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La Poursuite

_continue

tES TROUPES ALLIÉES

ONT FRANCHI LA CERNA

Procès britannique

autour de Communiqués officiels ..FRONT D'ORIENT i

Communiqué serbe du 20 septembre Nos troupes, infatigables, ont obtenu des résultats importants. Leur avance réalisée en combattant dans la direction du nord comporte, dans le courant de la journée, plus de 16 kilomètres.

L'infanterie a dépassé la ligne KriniovoStrigovo-Dragozil-Polosko. La cavalerie est au nord de cette ligne.

Plus de dix villages ont été libérés au cours de la journée dans la boucle de la Tcherna..

Nos avions bombardent sans relâciio et attaquent à la mitrailleuse les troupes ennemies en retraite.

De nombreux prisonniers ont été faits, parmi lesquels se trouve un lieutenant-co- lonel.

De nombreux canons ont été pris leur nombre ne peut pas être encore établi, en raison du mouvement précipité de nos unités.

Les populations acclament avec enthou siasme l'arrivée des troupes serbes. Les Serbes enrôlés par force dans les trounes buigares jettent les armes et passent dans notre armée.

Communiqué de l'armée d'Orient du 20. septembre

La poursuite des forces bulgares battues entre Cerna et Vardar s'effectue méthodiquement, malgré la résistance croissante des arrière-gardes ennemies.

Les forces serbes ont atteint la moyenne Vatasha.

A gauche, les troupes alliées ont franchi "1a'Qerna dans la région de Cëbren.

A droite, elles se sont emparées des hauts sommets de Porta et de Dzéna.

Les Bulgares incendient les villages qu'ils abandonnent. Une de leurs batteries de campagne complète est tombée entre nos mains..

L'aviation bombarde et mitraille infatigablement leurs colonnes en retraite. De part et d'autre du Vardar et au nord de Monastir, grande activité d'artillerie. FRONT OCCIDENTAL

Communiqué français du 21 septembre, 14 heures

Pendant la nuit, nos troupes opérant dans la région de Saint-Quentin ont enlevé Benay et progressé au nord de ce village. Nous avons repoussé une contre-attaque ennemie' sur Castres.

Activité des deux artilleries dans la région des plateaux au nord de l'Aisne.. En Lorraine, deux tentatives allemandes eur' nos postes, vers Arracourt et Ancervil1ers, n'ont pas obtenu de résultats.

Rien à signaler sur le reste du front. Communiqué français du 21 septembre, ̃23 heures Aucun événement important à signaler au cours de la journée.

Communiqué britannique du 21 septembre, après-midi

.Lors de l'attaque ennemie du 17 septembre à Mœuvres, un caporal et six hommes du.60 bataillon du Highland-Light d'infanterie, appartenant à notre 52a division, formaient la garnison d'un de nos postes, au nord du village on croyait à léur capture, lies, ayant vus encerclés.

Pendant les deux jours d'occupation de Mœuvres par les Allemands, ces soldats ont maintenu leur position avec une grande bravoure, en infligeant des pertes sérieuses à l'ennemi.

Lorsque nos troupes ont repris Mœuvres, dans la nuit du 19 au 20, tout lé poste a rejoint sans pertes le régiment.

Nier, dans l'après-midi, de nouvelles attaques contre nos postes au nord de Mœuevres ont échoué.

Dans la soirée, l'ennemi a vigoureuse!ment bombardé nos positions aux environs )du bois Gauche. A la faveur de ce bombardement, les Allemands ont réussi à repos.ter légèrement un de nos postes avancés, tau, nord de ce bois.

La nuit, l'infanterie ennemie a renouvelé ses attaques opiniâtres, se' servant de lance-flammes^et de grenades, pour nous déloger de nos positions de ce côté. Toutes ces attaques ont été repoussées par nos troupes après de vifs combats.

Nous avons légèrement avancé notre Il. gne au nord-ouest de Betlengüse.

Ce matin, dans le secteur est d'Epehy, la bataille continue.

Pendant la nuit, nous avons quelque peu amélioré nos positions à l'ouest de Messines, en capturant un fort point d'appui allemand et en faisant des prisonniers. Nos troupes ont progressé au sud-ouest d'Ypres.

Communiqué britannique du 21 septembre, soir

Au cours d'une opération locale exécutée ce matin à l'est d'ëpehy, des troupes anglaises ont réussi à avancer leur ligne après de durs combats. Il

Partout elles ont rencontré une résistance

opiniâtre plus tard dans ta journée, l'en» nemi a lancé plusieurs contre-attaques en force.. '̃̃̃' ̃̃' Malgré cette résistance, nos troupes ont réalisé des progrès appréciables sur tout le front d'attaque.

En liaison avec cette attaque, des troupes australiennes ont progressé'au cours d'une opération couronnée de succès dans le secteur d'Hargioourt. Elles ont fait des prisonniers.

Communiqué américain du 21 septembre, 21 heures

En dehors des rencontres de patrouilles et d'une activité croissante de l'aviation en Woëvre, la journée a été calme dans les secteurs occupés par nos troupes. Communiqué belge du 21 septembre Au nord de Kippe, dans la nuit du 19 au 20 septembre, nos troupes ont réoccupé après combat les derniers éléments de tranchées où l'ennemi s'était maintenu après notre contre-attaque du 18.

Faibles actions d'artillerie sur le front. Il semble bien aue l'on puisse dès à présent, et sans faire preuve pour cela d'un optimisme exagéré, parler d un désastre, subi par l'armée. bulgare sur le front d'Orient. Jusqu'à présent, en effet, nous, nous étions bornés nous faire l'écho fidële.des différents communiqués officiels et. à reporter sur la carte les indications, souvent très imprécises, fournies par ces documents il nous appartient maintenant de relier les; opérations entreprises sur la Cerna par les éléments franco-serbes à celles qui ont été déclenchées deux jours plus tard, sur le- Vardar, par les .divisions britanniques et hellènes et démontrer à nos lecteurs-que les, troupes du tsar Fordinand ont très rapidement réalisé l'unité de front, nécessaire au développement des projets tactiques de l'Entente, en abandonnant. l'ensemble de leurs positions tout 7e long d'un secteur de 112 kilomètres, compris entre Monastir et le lac Dairari. De magnifiques'espoirs, militaires et politiques, semblent donc être permis du fait du développement de la campagne alliée en Haute-Macédoine. Contentons-nous- pour le moment des nouvelles qui nous sont d'ores et déjà parvenues. Nos amis serbes" menacent Prilep qui, ainsi que nous l'indiquions hier, se trouve située à. plus de; 20 kilomètres du front de départ, et à 40 kilomètres au nord de Monastir.

Colonet XX.

il BDIÏIBARDEMENT DE METZ Suivant la Sbrassburger Post, en trois jours, Metz a reçu environ quarante obus de canons à longue portée.

Prix fixes

Nous sommes menacés, si nous ne sommes pas sages, d'être condamnés à, manger à prix fixe quand nous irons prendre nos repas au restaurant. A vrai dire, il n'est pas très facile de discernef''si, c'est nous ou bien les restaurateurs que M. Victor Boret entend punir. Maisle fait n'en est pas moins là le prix fixe, comme une épée de Damoclès, est suspendu sur nos têtes.

Il est à remarquer, pourtant, que la mesure annoncée ne saurait effrayer tous les citoyens sans exception. Elle ne concerne, en effet,que ceux d'entre nous qui seraient tentés de dépenser plus de vingt francs pour leur déjeuner ou pour leur dîner, c'est-à-dire toute une classe possédant une certaine aisance. Le ministre du ravitaillement se fait le protecteur et le mentor de tous ceux qui n'ont pas trop à se plaindre de l'existence. Il veille sur leur argent; il ne veut pas qu'ils se laissent aller à de folles prodigalités. Voilà qui est fort bien. Une telle sollicitude part d'un excellent naturel et dénote les intentions les plus, respectables. Aussi. y a-t-il lieu de s'étonner qu'elle s'applique seulement aux débours alimentaires et qu'elle ne s'étende pas sur toutes: les dépenses en général. De quoi servirait-il à un Homme bien de chez lui » de faire des économies sur sa bouche s'il n'en fait pas dans tout son train de vie? Et, d'ailleurs, ne sera-t-il pas tenté de profiter de celles-là pour augmenter ses autres dépenses somptuaires ? La réforme tutélaire, mais coercitive, de. M. Victor Boret ne pourra donner un résultat réel que s'il lui donne un caractère universel.

11 faut donc s'attendre à ce que nous soyons, avant peu, impérieusement invités à ne pas dépasser une certaine somme chez notre tailleur, sous peine de nous «voir infliger, pour nos vêtements, un prix fixe. De même pour le bottier, le chemisier, le blanchissage. De même, mesdames, pour votre modiste, .votre lingère, votre couturière. Que dis-je ? Quand vous aurez à aller. dans un magasin de nouveautés, vous ne pourrez plus céder, comme vous en aviez la douce habitude, à l'entraînement produit chez vous par l'entassement de mille fanfreluches si délicieusement tentantes. Une affiche, placardée dans chaque ,rayon, indiquera le prix fixe qu'il vous sera interdit de dépasser, avec la nomenclature des objets indispensables qui correspondront pour vous au potage, aux hors-d'œuvre, aux deux piats et au dessert du restaurant. Les métros, les autos nous seront sagement mesurés, et, sans doute également, par un contrecoup aussi heureux qu'imprévu, les pourboires. Les loyers seront pareillement taxés, du moins pour les gens qui paient le leur. Je ne parle pas du chauffage, qui l'est déjà. Mais, si nous voulons marier notre fille, M. Victor Botet né nous permettra pas d'arrondir la dot. Là encore, il y aura un prix fixe. Enfin, jusqu'à notre argent de poche qui nous sera parcimonieusement compté, ce qui nous rajeunira en nous rappelant l'époque où, chaque dimanche, insouciants potaches, nous touchions notre semaine. Je ne vois qu'une organisation comme celle-là pour empêcher les Français imprévoyants de faire des dépenses exagérées. On me dira peutêtre qu'elle nous amènerait tout doucement. au socialisme d'Etat. Pourquoi pas? Et même, j'y pense, pourquoi ne pas l'appliquer intégralement ? Pourquoi ne remettrions-nous pas notre argent à l'Etat, qui se chargerait de nous loger, de nous vêtir, de nous blanchir, de nous nourrir et de nous offrir les divertissements officiels auxquels nous aurions droit ?

Nous arriverions ainsi à mettre enfin de l'argent de côté. Et, comme cet argent, c'est l'Etat qui en serait dépositaire et comptable, j'Etat, qui jamais ne gaspilla un centime, nous pourdons être bien Adrien Vély

Trente ans Le 14 juin dernier, Guillaume II est entré dans la trente et unième année de son règne et, le 25 du même mois, il a pu célébrer l'anniversaire du jour où, pour la première fois, il fit acte public d'empereur, en ouvrant la session du Reichstag, dans l'attitude théâtrale où, depuis, on l'a vu si souvent, tel un comédien de vaste envergure, comédien par le. costume, par le geste et par l'accent. Ce qu'il a dit, voulu et exécuté depuis cette heure solennelle, la plus prestigieuse de son existence, nul ne l'ignore et il serait superflu dv faire allusion si ce n'était pour constater que ses actes et ses paroles, ses contradictions et ses mensonges, les innombrables preuves de ses dons de simulateur forment une chaîne ininterrompue, qui vient se relier, dès le début de la guerre actuelle, aux atrocités criminelles qu'il a commises et continue à commettre. Elles ont justifié le langage prophétique que Léon XIII tenait sur lui après l'avoir reçu au Vatican « Ge jeune homme est opiniâtre et vain et ilest à craindre que son règne ne se termine par des désastres ». Ces désastres, Guillaume II, après le? avoir déchaînés sur le monde les voit maintenant menacer son empire et sa dynastie. A moins d'être aveugle, il ne peut pas ne pas les voir et dès lors, en comparant les périls qu'il est impuissant à conjurer; aux brillantes perspectives qui, voici'trente ans, s'offraient à ses regards, n'est-il pas. conduit à se demander si cette trente et unième année de son règne, commencée depuis trois mois, ne sera pas, l'année fatale, celle qui le verra mordre la poussière et vengera les vivants et les morts, victimes de ses perfidies et de ses forfaits ?

Ce qui caractérise son règne, c'est qu'il a longtemps caché son jeu et qu'en dépit de ses provocations, il s'est, durant des années, attaché à essayer de nous convaincre qu'il voulait la paix. Aux Français qui venaient le visiter, aux diplomates qui avaient vécu à Paris, que ne disait-il pas, avec l'espoir que ce serait répété, pour leur prouver qu'il aimait la France et gémissait en constatant qu'elle ne voulait pas se réconciliera avec lui ? Maisqu'en façade c'était la comédie. Dans l'intimité, il était un autre homme et on a pu le voir, dans l'un do ses palais, tournant autour d'une vaste mappemonde, son crayon à la main, marquant d'une liane rougie les pays qu'il voulait annexer à l'Allemagne, imitant ainsi son aïeul Frédéric-Guùr.aume qui, en 1815, avait conçu un projet analogue et fait établir une carte géographique où la France figurait amoindrie, dépecée, dépouillée de ses provinces du Nord et de l'Est. Alexandre I°° s'opposa à l'exécution de ce brigandage et donna la carte qui en constitue la preuve au duc de Richelieu, dans la famille duquel elle est restée.

Que de traits'on pourrait 'citer, révélateurs. de la volonté de Guillaume II d'agrandir au détriment de la France le territoire prussien', de l'espoir qu'il avait conçu de l'asservir, comme Bismarck avait asservi l'Autriche, et peut^ être même de régner sur elle En voici un que je crois inédit et qui ne laisse pas d'être suggestif.

C'est au printemps de 1895. En visite à Vienne, il est l'hôte de son allié et vassal, l'empereur François-Joseph. Mais désirant recouvrer quelque liberté en dehors du cérémonial de cour, il ordonne à son ambassadeur d'organiser à l'ambassade une soirée intime où il pourra inviter des personnes de son choix. Parmi celles qu'il désigne se trouve la princesse de Metternieh, la veuve de J'ancien ambassadeur d'Autriche à Paris, an temps de Napoléon III. Elle se rend à l'invitation. C'est alors une vieille dame qui ne rappelle plus que par l'esprit la sémillante ambassadrice qui fut si longtemps une des plus, brillantes étoiles des Tuileries. 'En' l'entendant annoncer, l'Empereur court à sa rencontre et, sans attendre qu'on la lui présente, il lui dit':

On ne saurait se flatter d'être un homme civilise, princesse, quand on ne vous connaît pas.

Et il l'entraîne dans un petit salon où sont réunis quelques privilégiées. La conversation s'engage elle roule en partie sur .les rapports de la princesse avec Richard Wagner. Elle en narre les détails avec-agrément. Sa verve, le procès qu'à propos du compositeur alleunand, elle fait à l'ingratitude humaine enchantent Guillaume, qui demande à la princesse d'aller la voir chez elle le lendemain.

Là, l'entretien prend une toute autre physionomie que celui de la veille. On* discute d'abord sur la littérature française, sur les auteurs à la mode. Puis, à l'improviste, l'impérial visiteur apostrophe la maîtresse du logis

Que pensez-vous de la république, princesse?

Mais il me semble que cela va assez mal pour elle en ce moment et je crains qu'elle ne puisse marcher longtemps de ce train-là.

C'est aussi, mon avis, reprend Guillaume. C'est dommage Un si merveilleux pays, une population riche, économe, pleine d'intelligence, douée de tant d'esprit d'initiative, ayant tant de qualités propres à lui gagner autant de sympathies qu'elle en voudrait accueillir. Malheureusement,- c'est un peunle qui se na.ie'de mots. Avec ce gouvernement d'avocats, de médecins, comment voulez-vous que ça. puisse durer ?

Ils- ont l'armée, observe la prinOui, mais qu'ils y prennent garde '«Ile commence à être atteinte par le socialisme. Il est vrai que la république a la bonne fortune de n'avoir pas de prétendant à craindre. Ah si le prince impérial avait vécu, ce serait une autre affaire il régnerait aujourd'hui. Il y eut un silence, puis l'Empereur ajouta, pensif

Il leur faut quelqu'un cependant il leur faut un chef.

Il- semblait s'offrir, disait la princesse, en répétant cet entretien. Ernest Daudet

L'Allemagne accepte

la Note de l'Aufriche

C'est vendredi que la réponse 'ailemande a été transmise à l'ambassadeur allemand à Vienne, relativement à la note de paix autrichienne. Voici cette réponse, que, nous apprécions d'autre part

Le soussigné, ambassadeur impérial et royal; a l'honneur de répondre ce,qui suit à la très honorable note du ministre impérial et royal des affaires étrangères du courant L'invitation du gouvernement impérial et royal, adressée à tous les Etats belligérants pour prendre part à une conférence confidentielle de caractère non obligatoire, dans un pays neutre, sur les principes fondamentaux de la conclusion de la paix, correspond à l'esprit de disposition' pacifique et de conciliation que les hommes d'Etat de la Quadruple-Alliance et les représentants éminents des Etats alliés ont toujours proclamé. L'accueil que les démarches précédentes du même ordre- reçurent auprès de nos ennemis n'est pas encourageant. Le gouvernement impérial accompagne néanmoins cette nouvelle tentative pour apporter au monde la paix durable à laquelle il aspire, de ses vœux formels et profonds pour que l'exposé du gouvernement impérial et royal, issu d'un sentiment de.profonde responsabilité et de noble humanité, trouve, eette fois, l'écho espéré.

Au nom du gouvernement impérial et royal, le'soussigné a l'honneur de déclarer que l'Allemagne est disposai à prendre part à l'échange d'idées proposé.

UNE COMÉDIE 'Le ton que prend l'Allemagne dans sa réponse à la pote autrichienne semble rejeter sur l'Autriche l'initiative unique de cette offensive de paix et la responsabilité qui en résulte.

Qui trompe-t-on ?

Les journaux allemands avaient commencé par nier l'accord ils le reconnaissent aujourd'hui. Et la Gazette de Francfort déclare que tout le gouvernement allemand a été mis au courant de la proposition autrichienne et l'avait approuvée. S'il ne l'a pas fait publier en même temps qu'en Autriche, c'est, dit ce journal, qu'il craignait de paraître avoir peur, à la suite des événements qui se déroulent sur le front ». ̃ Aveu tardif de la défaite.

Comment slimaginer, d'ailleurs, que le « brillant second » eût osé prendre une telle initiative sans l'entière approbation de Berlin ? De quel œil verrions-nous une des puissances de l'Entente. faire des propositions de paix aux empires centraux sans avoir consulté ses co-alliés ? Une telle supposition est puérile, inadmissible. La réponse de l'Allemag-ne est donc hypocrite et de mauvaise foi, ce qui n'est pas pour nous surprendre. Elle condescend à approuver elle se rallie même à des sentiments de paix qu'elle dit partagés par Guillaume II. Mais c'était chose convenue 1

On sait l'accueil qu'a reçu partout la note autrichienne. Toutes les -épouses sont synthétisées par les paroles du président Wilson. Elles constituent un quinzième article additionnel à ses quatorze premières conditions de paix, qui demeurent intangibles et auxquels l'Allemagne n'a jamais voulu adhérer. Ce quinzième article est celui-ci Il nous faut la victoire absolue et nuls pourparlers ne sont admissibles. C'est de la concision à la façon des anciens Romains. Nous donnons notre plein acquiescement à cette franche et belle formule.

Si elle avait regardé autour d'elle avant de parler, l'Au.triche aurait pu voir les succès des alliés sur notre front et surtout en Orient, où elle se senf plus directement en danger. Notre victoire en Macédoine menace d'abord la Bulgarie, son alliée, et compromet singulièrement sa conquête de la Serbie. Sofia e' Belgrade L'avenir nous livrera ces deux capitales.

Qu'espèrent donc les empires du centre ? -Comptent-ils sur l'éclosion de quelques divisions entre les puissances de l'Entente ? Combien ce serait se montrer aveugle! L'Italie, qui aval. manifesté peu de sympathie pour la cause des Yougo-Slavés, vien* de donner, par sa déclaration du 9 septembre a ses alliés, un magnifique exemple de désintéressement et de conformité de vues avec nous dans toutes les questions politiques. On a vu comment elle a adopté désormais, avec une loyauté et une abnégation complètes, la politique ententiste des petites nafionalttés. L'Italie a bien mérité-de la cause commune.

A tous points de vue, sur le terrain diplomatique comme sur le terrain militaire, l'offensive de paix a donc complètement échoué.

Unité de commandement, unité de conception, unité de direction, c'est contre cet obstacle que nos ennemis viennent se heurter et contre quoi ils se briseront.

Intérim

UN MONUMENT

DE L'HYPOCRISIE

TEUTONNE

L'Allemagne affirme que c'est l'Entente qui a usé la première des gaz

asphyxiants

On sait que le Comité international de la Groix-Roug© a fait un appel <aux puissances belligérantes pour leur demander de renoncer à l'emploi des gaz asphyxiants. A cet appel, l'Allemagne a 'répondu par une longue note, qui est un véritable monument de l'hypocrisie et du cynisme de nos ennemis.

Dans cette note, il est dit, entre autres choses extraordinaires

Au cours de la guerre actuelle, le haut commandement allemand n'a pas cessé de prendre tout particulièrement garde à ce que toutes les mesures fussent évitées qui auraient pu, donner lieu à une cruauté inutile, autant du moins que la conduite des ennemis, en nécessitant tes contre-mesures, ne le forçait pas à prendre une attitude diftérente.

Bien que les méthodes de guerre des ennemis de l'Allemagne, conformément' à leur volonté de détruire ce pays continuellement proclamée par leurs nommes d'Etat responsables, se soient de plus en plus rapprochées des procédés rappelant les épo ques les plus sombres de la manière barbare de combattre, le haut commandement allemand n'a pas cessé d'agir d'après ces principes,

Le gouvernement allemand a préféré laisser ses adversaires maîtres, d'amener sur les champs de bataille européens les peuples sauvages dont il est prouvé qu'ils ont commis les atrocités les plus inouïes, de traiter avec la plus dure cruauté de paisibles citoyens, des vieillards, des femmes et des enfants qui avaient eu le malheur de tomber aux mains des,ennemis, et de se rendre en général coupables de tous les crimes contre lesquels l'Allemagne a, depuis des années, protesté en vain devant le monde entier. Malgré tout, le peuple allemand a refusé d'employer une semblable méthode de combattre.

Il y a mieux l'Allemagne déclare que c'est le lapin qui a commencé Pour ce qui concerne l'emploi de gaz délétères et asphirxiants, le haut commandement allemand n'a fait exécuter de son côté d'attaques par les gaz que lorsque ses adversaires,' qui avaient placé particulièrement leurs espoirs sur les inventions de l'ingénieur français-Turpin; se furent depuis longtemps servis de ce moyen de combat. '•.̃̃ Le communiqué officiel allemand du 1er mars 1915 constate déjà l'emploi de gaz asphyxiants par ses ennemis, tandis eque, ce n'est qu'à la date'du 24 avril de'la même année que les communiqués anglais et français sont à même de parler d'attaques au gaz exécutées par les Allemands.

Voilà qui est net. Mais à qui' l'Allemagne pourrait-elle bien encore faire croire que c'est le seul souci de l'humanité qui la guide ?

MORT A L'ENNEMI Le général Vanwaetermeulen

Le général de brigade Vanwaetermeulen, de l'infanterie coloniale, a été tué ai l'ennemi au cours d'un récent combat.

Ce brave avait fait presque toute sa carrière aux colonies et comptait de magnifiques états de services. Il avait servi notamment au Tonkin, où il prit part à plusieurs campagnes fort dures sous le colonels Gallieni, et avait servi longtemps, toujours sous Gallieni devenu général, à Madagascar.

Lieutenant-colonel en 1912, colonel en février 1915, VamvaeteJTneulen commanda le colonial pendant deux ans et prit part, à sa tête, à toutes les grandes opérations de 1914 à 1916. Il fut cité à l'ordre de l'armée après les batailles de la Marne, en septembre 1914, cité de nouveau et nommé officiel de la Légion d'honneur après la grande offensive de Champagne, en septembre 1915. Mis à la tête d une brigade, il fut blessé le 15 juillet 1916 et cité une fois de plus, avec ce motif

« A refusé de se laisser évacuer et a continué à commander, sa brigade dans une situation très délicate, donnant à tous un magnifique exemple d'énergie, de sangfroid et de mépris du danger, »

Le 20 décembre 1917, au cours des belles opérations sous Verdun, le colonel Vanwaetermeulen fut nommé générale de brigade il commanda une division au cours des dernières affaires.

Ce vaillant, originaire du Nord, était âgé de cinquante-six ans à peine. Il était né le 14 juillet 1862.

Lucien Nicot

Une double leçon

à des socialistes français

MM. Henderson, leader des socialistes anglais, et Gompers, leader des socialùstes américains, ont répondu comme il fallait à M. Longuet et à ses amis, dont les éomplaisances pour les socialistes du Kaiser dépassent les bornes.

M. Henderson a dit. notamment Les conditions de la conférence de février ont-elles été remplies ? Nos buts de guerre exigeaient de la part du gouvernement allemand une réparation vis-à-vis de la Belgique.' M. Longuet pourrait-il citer un seul mot prononcé au nom du gouvernement allemand ou des majoritaires allemands démontrant que cette condition ait été acceptée ?

En ce qui concerne l'Alsace-Lorraine, il a été décidé que ce n'était nullement une question de règlement territorial, mais une question de droit. M. Longuet demande la réunion d'une conférence absolument ouverte aux Allemands. Il peut l'avoir, mais il l'aura sans les travaillistes anglais. N'oublions pas que nous avons déclaré le 14 février 1915 et dans toutes les conférences que nous avons tenues que la victoire allemande signifierait l'abolition de la démocratie, la disparition de la liberté ceci était vrai alprs,'ceci l'est encore aujourd'hui. Nous devons rester fidèles à

la paix qui établira solidement; à tout ja< mais la démocratie du monde entier. On- sait que le congrès a- adopte les quatorze articles de la déclaration du! président Wilson comme base de paix. M. Gompers, leader américain, avait fait cette proposition

Que la conférence accepte de se rencontrer seulement avec ceux des délégués des puissances centrales en révolte directe contre leur gouvernement autocratique.' Le vote sur la proposition eut lieu par nationalités et la proposition fut rejetée par 63 voix contre 26 voix sur quoi M. Bowen, délégué américain, a déclaré Si une autre-conférence interalliée se tenait pendant la guerre et que les délégués allemands y fussent admis, Les représentants des Etats-Unis refuseraient d'y yrendre part.. Sur -la question du refus .des passeports, une motion de protestation a été votée, mais les délégués américains se sont abstenus.

Pourquoi faut-il que les sentiments de raison et de patriotisme avisé soient exprimés surtout par des délégués anglais ou américains et que les vœux les plus téméraires ou les plus suspects émanent de certains délégués français

Les ouvriers français n'ont pas les représentants qu'ils méritent, car ce serait leur faire injure gu<} de leur attribuer moins de clairvoyance.

Un Conseil de guerre au G. Q. S. allemand

Pour rassurer i'opinion

et menacer l'Italie

Une information de Berlin annonce qu'un nouveau conseil de guerre a eu lieu au grand quartier général allemand, sous la présidence du Kaiser.

Les Dresder N achrichten disent que ce conseil avait pour but de trânquH'ser l'opinion publique et ajoutent que des décisions ont été prises ausai concernant le front italien.

UN MONITOR ANGLAIS

SAUTE AU PORT

Il y a 20 morts et 67 manquants Dépêches de Londres, reçue hier soi.r Un communiqué de l'Amirauté-annonce qu'un monitor anglais a coulé dans un port, le '16 septembre, à la suite d'une explosion intérieure..Un officier et dix-neuf hommes ont-été tués par l'explosion. Cifiiquante-SP.pt hommes manquent, que l'on présume noyés. Russes jj'iaje PENDANT LES MASSACRES DE SEPTEMBRE

Récit de Mme de Sainte-Hermine PAR M. FRANÇOIS DE/. NION Quand je lus dans les gazettes le manifeste du duc de Brunswick, je fus, consternée et indignée à la fois. Le chef des armées prussiennes prétendait s avancer sur Paris, à qui il promettait « une exécution militaire et une subversion totale De telles insolences, qui m'irritaient mol-même, ne pouvaient que révolter Les amis de la royauté. Une panique affreuse se produisit dans Paris on annonçait que les coalisés avançaient ils avaient déjà dépassé Verdun et marchaient sur Châlons. Mon attachement pour la Reine, ma situation et celle de mon mari au château étaient connus. Il n'en fallait pas plus pour motiver une arrestation et, quelques jours plus tard, j'étais conduite rue Sainte-Marguerite, à la prison de l'Abbaye.

J'y trouvait assez bonne compagnie la princesse de Lamballe, la princesse de Tarente, le bon vieux M. Càzotte, Mlle de Sombreuil, l'abbé Sicard, célèbre instituteur des sourds-muets, se trouvaient là, mêlés à'd'autres innocents. J'y remarquai aussi la baronne de Korf, sa fille, Mme de Stegelman, et un Russe d'une grande distinction, M. de Simolin. Tous trois étaient des amis du comte de' Fersen, et cela aurait suffi pour expliquer leur emprisonnement, car le colonel suédois, heureusement hors de France, était, depuis la tentative d'évasion de Varennes à laquelle on savait qu'il avait eu part l'objet de l'aversion des montagnards et des girondins. Pourtant, on ignorait que c'était avec un passeport au nom de Mme de Korf que la Reine avait entrepris ce fatal voyage. Sans cela, la fureur du peuple se ,serait déjà appesantie sur elles.

Dans les premiers jours du mois, une animation terrible, se produisit autour de la prison. Nous nous promenions dans !e préau on dut nous faire rentrer, car la foule nous lançait des pierres pardessus le mur. Soudain, un homme à physionomie bouleversée entre dans la salle où nous étions réunis.

Vous. ignorez ce quli se passe, dit-il avec un rire épouvantable. La générale a battu, le tocsin sonne les émigrés sont à Verdun avec le Brunswick s'i's arrivent, nous périrons tous. mais vous les 'Ces paroles nous firent refluer contre les- murs, comme s'ils devaient s'écarter à notre approche. Hélas il n'en fut rien et ce fut bientôt contre ces pierres humides un pêle-mêle de corps et de fuites épouvantées. Mme de Korf me serre la main elle venait d'être bousculée par un des énergumènes.


Ah rue dit-elle, on'ne vit jamais Ni en non plus, madame, lui répondis-je honnêtement. Vous êtes à l'abri décès cataclysmes, sous votre grande souveraine. Ah fasse le ciel qu'il nous la conserve longtemps, elle et sa famille Sans Czar et sans Czarine, ce serait.un chaos sanglant que notre pays. Des cris horribles interrompirent notre entretien. Une foule, composée d'hommes déguenillés, de femmes ivres, enfonçait les portes de l'abbaye en hurlant des clameurs de mort. Nous les vîmes fondre sur Mme de Lamballe, qui sa trouvait à quelques pas des, moi, porter leurs mains brutales sur ses membres délicats, sur ses vêtements que même dans la prison elle avait conservés somptueux, l'arracher du milieu de nous. Nous l'aperçûmes disparaissant dans un flot tumultueux de populace, puis un cri déchirant traversa l'air en l'entendant, nous nous regardâmes avec épouvante.. Cependant, malgré les fureurs et les excès révolutionnaires, tout n'était pas rompu entre le gouvernement des Czars et la république française. Dès qu'on avait appris l'empri- sonnement de l'ambassadeur, son per- sanrïsl s'était ému nous vîmes arriver un de ces guerriers qu'on nomme heyduque dans ces pays. C'était un homme' de haute taille, en uniforme à brandebourgs, la ceinture hérissée de pistolets et de poignards. Même au milieu de ces cannibales, son maintien et ses armes inspiraient le respect iet "tenaient, à distance.

En ce moment, Pétion, Maillard et Manuel, envoyés par l'assemblée, venaient d'organiser un semblant de tribunal. On traînait les victimes devant lui, et nous entendions la voix criarrle de l'un, les accents ampoulés de l'autre, ordonner là mort-dans cette formule « ELargissez monsieur » Alors, c'étaient des clameurs de rage ou des hurlements d3 douleur, et d'épouvanté les malheureux étaient livrés aux bourreaux, ou bien, plus rarement, une réponse heureuse, ,une attitude sereine attendrissaient pour un instant ces brutes sanguinaires. Et c'était alors, malgré les réclamations de quelques-uns, la libération et le salut.

L heyduque de l'ambassade so dirigea. vers Pétion, que ses ordres désignaient comme un chef de cette tuerie il venait de rentrer parmi nous et s'entretenait avec Manuel, pendant que des coups sourds et. mats retentissaient, ré-. vélant de nouveaux massacres. Le Russe, sans s'émouvoir, s'approcha du révolutionnaire et lui tendit un pli. Pétion le lut d'un trait, fronça le sourcil, réfléchit un instant, et dit

M. de Simolin est ici par erreur. Veuillez lui dire nos regrets. Il est libre, il peut se retirer avec sa suite.

Ces mots descendirent comme une rosée bienfaisante sur notre petit groupe, et Mme de Korf, avec une présence d'esprit admirable, eut par une inspiration de bonté que le souvenir d'un service rendu jadis par moi auprès do la Reine renforçait, me saisit aussitôt par le bras et, m'attirant à elle, dit

Madame est avec moi. Elle est du personnel de l'ambassade. ..Qu'elle aille avec vous cria bru- talement le membre de la Convention, dans les yeux duquel je vis passer comme un éclair, un sentiment de soupçon et de doute.

Des geôliers nous poussèrent vers le préau. Là, nous fûmes témoins d'un spectacle effroyable.

Des cadavres étaient étendus sur le sol, défoncés par d'horribles blessures d'autres so traînaient en attendant 'la mort. Plus loin, les massacreurs faisuaient leur œuvre ee déchirant les victimes ou, moins cruels, les assommant d'un coud. Dans un angle, nous aperçûmes une troupe, une meute, qui se pressait autour d'uin corps en poussant des rugissements « La Lamballe L'Autrichienne, » Les assassins avaient l'odieuse attention de laver dans une fontaine la tête défigurée, la chemise souillée de boue et de sang de l'infortunée princesse. Au bout d'une seconde, nous vîmes se dresser au bout d'une pique une figure épouvantable dans un flot do cheveux blonds épars. Ces misérables allaient présenter ce -trophée hideux aux prisonniers du Temple. Dans la rapidité. de ces événements, une action bien touchante me frappa, comme l'éclair luit au milieu d'une nuit sombre. Un vieillard se débattait au milieu des piques et des sabres levés sur lui. Ses cheveux blancs étaient dégouttant de sang une jeune fille se dressait entre la mort et lui, l'entourant de son corps, l'enlaçant de ses bras, offrant sa chair à chaque insulte, répondant nar une prière et urne supplication à chaque coup porté. Chose inouïe, elle finit par lasser les bourreaux, par exciter la pitié.

Au moment où nous passions, où nous fuyions plutôt, loin de ces scènes d'horreurs, un des hommes s'avança vers l'héroïne filiale. Il avait les. manches de ,sa chemise retroussées sur ses bras nus tout sanglant. Il regarda un instant la jeune fille haletante, comme une lionne qui défend ses petits.

Puisque tu tiens tant à la vie de ton père, lui ditil avec un gros rire, tu boiras bien à sa santé avec les patriotes. Et il lui tendait un verre tout maculé de sang, dans lequel il avait versé le gros vin rouge dans lequel se désaltéraient, chacun à leur tour, les travailleurs de la mort.

Mlle de Sombreuil j'ai su plus tard que c'était elle prit le verre marqué des lèvres épaisses et taché de doigts rouges, elle le vida d'un trait.

Des applaudissements éclatèrent et je compris qu'elle et son père étaient Nous étions réfugiés à l'ambassade et je recevais les soins maternels de Mme de Korf et de sa fille, quand M. de Simolin revint d'une course qu'il avait dû faire chez son banquier.

Nous ne pouvons rester dans cette ville, dit-il. Elle est affolée par la ponulace et la menace de l'ennemi. Mais, malgré tout, j'ai confiance dans l'héroïsme des Françai.s. Vous verrez qu'ils rejetteront les Impériaux de l'autre côté du Rhin. Pous nous, il faut sans retard regagner la Russie.

La Russie est..elle plus sûre, murmurait pensivement Mme de Korf si ses moulins étaient déchaînés, que pourrions-nous voir un jour ?

François de Nion

L'Offensive

pacifiste

L'épiscopat allemands fait appel au Pape pour la paix

Une dépêche de Fulda au Lôkal Anzeiger dit que tout l'épiscopat allemand a résolu d'adresser au Pape une supplique lui demandant d'appuyer de toute son influence la démarche autrichienne de paix. C'est vendredi soir, dit une dépêche de Rotné, que le Vatican a reçu la note Burian.

Les propos de von D8imUng

La presse allemande signale une conférence qu'a tenue à Baden-Baden le général 'd'infanterie von Deimling; qui commanda pendant trois ans le 15° corps, le corps do Strasbourg, dans la campagne actuelle.

Ce général a déclaré que malgré le retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le peuple allemand ne devait pas perdre confiance. Toutefois, en ce qui concerne la question de la paix, von Deimling s'est dit partisan d'une paix de conciliation basée sur une entente, ainsi que le vicechancelier von Payer l'a exposé dans son discours de Stuttgart, Le général a ajouté que c'était là le seul moyen pour l'Allemagne d'obtenir la paix économique dont elle a si grand besoin, et qu'au contraire une paix basée sur des annexions ne ferait que préparer une nouvelle guerre.

Pour juger ,de la sincérité des sentiments du général von Deimling, il suffit de se rappeler que ce général se dist:ngua, au moment de la fameuse affaire de Saverne, par ses sorties brutales et outrageantes contre '.es Alsaciens, qu'il fallait mater, et les Français, qu'il fallait abattre.

Les pangermanistes intransigeants Les journaux socialistes de Berlin publient un long compte rendu de l'assemblée de l'Association pangermaniste qui s'est tenue il y a quelques jours à Hanovre et commente les folles idées qui y ont été exposées. Au début de cette réunion, le général von Gebsattel raconta qu'un des meilleurs généraux allemands lui aurait dit récemment « Nous tenons la victoire et nous ne devons pas la laisser échapper. Dites-bien cela au peuple allemand n.

Dans une résolution votée, l'Association pangermaniste a repoussé avec mépris l'accusation de ses adversaires d'avoir excité la guerre et de la prolonger par ses campagnes politiques. « Cette accusation est risible, car les événements ont donné raison aux pangermanistes, qui d'ailleurs ne de1 mandent que ce qui est nécessaire au peuple allemand, alors que l'Angleterre et ses alliés font une guerre de conquête. » La seconde journée du congrès pangermanisto a été marquée par un© pluie d'insultes jetées au visage des différents hommes politiques allemands qui ne se sont pas rangés du côté pangermaniste, notamment de von Payer. Quant à la note autrichienne, un certain professeur de Hanovre, lierr ltelzer, a déclaré que cette note était « la plus méprisable des félonies ».

Voilà qui ne va pas faciliter l'œuvre entreprise par le comte Burian, d accord avec Hertling.

Une Note aiéricie la Hollande Pas de navires, pas de vivres

Suivant une dépêche de Washington, le département d'Etat examine l'appel de la Hollande, qui demande à l'Amérique de lui fournir des vivres, alors que 400,000 tonnes de vaisseaux marchands néerlandais sont iL l'ancre, inoccupés, dans les ports européens, On émet l'espoir que le gouvernement néerlandais suivra l'exemple des autres neutres et préparera la voie Il la reprise générale de son commerce, en levant l'embargo sur les mouvements de sa marine marchande.

Une dépêche de New-York dit, d'autre part,. que le département d'Etat a donné l'avis que tant que la Hollande se laissera intimider par les menaces allemandes et laissera intimider sa marine marchande, il ne peut y avoir, pour lui fournir des vivres américains, d arrangements semblables à ceux faits avec d'autres neutres. J'UR LE FRONT ITALIEN Petites actions Jocales

La mort d'un « as

Le communiqué italien d'hier'are signale quo de petites actions locales sur divers points'du front quelques attaques ennemies, notamment au nord du Grappa, ont En Albanie, rencontres de patrouilles. De Rome, on annonce que le lieutenant aviateur Locatelli, dont on a annoncé la disparition, a été atteint par les batteries 1 antiaériennes de Plume son appareil a été vu tombant en flammes. Ce brave avait exécuté de nombreux raids audacieux sur Fiitedrichshafen, Constance, Innabruck, etc., et avait soutenu plus de trente combats aériens.

VILLES BOMBARDÉES Oarlsrohe et Ludwigshaven

Un communiqué allemand annonce que Carlsruhe a été violemment bombardée par des avons alliés, qui, malgré la défense aérienne, sont revenus à deux reprises.sur la ville. Le communiqué dit que les aviateurs ont jeté au hasard des bombes qui ont blessé seulement quatre personnes cependant, malgré l'alarme, le nombre des curieux dans les rues était assez élevé quand les bombes sont tombées.

Ludwigshafen a été également attaquée à deux reprises avec des grosses bombes mais, cette fois, il n'y aurait pas eu un blessé et pas le moindre dégât matériel. LA TERREUR EN RUSSIE Un coup de feu maladroit sur Trotsky La Gazette de Francfort annonce que Trotsky étant venu à Wursk pour empêcher les troupes du soviet qui s'y trouvaient de prendre l'offensive contre FAlleimagne, un soldat a tiré sur lui, comme il revenait d'une réunion où il avait' harangué les troupes, mais il le manqua.

Les cadets avec les alliés

On mande de Moscou- que les cadets ont tenu dernièrement à Sainar-a un congres dans lequel ils ont affirmé que leur politique devait inébranlablement poursuivre l'annulation du traité de Brest-Litovsk et la fin de la guerre d'accord avec les alliés de la Russie.

L'arrestation des ambassadeurs alliés est inexacte

Nous avons reproduit, dans notre « Der. nière Heure » d'hier, un télégramme de Baie annonçant, d'après le Lokal Anzei-

ger de Berlin, que les représentants des puissances alliées en Roumanie, « qui après la paix de la Roumanie avec les empires centraux s'étaient retirés en Russie », auraient été arrêtés par les bocheviki.

Comme on le sait, les représentants des puissances alliées en Roumanie n'ont nullement quitté ie territoire roumain après la paix conclue à Bucarest, et les dernières informations indiquent qu'ils se trouvent toujours à Jassy.

L'information du Lokal Anzeiger est donc inexacte, fort heureusement.

La terreur à Pétrograde

Un agent diplomatique neutre, arrivé à Stockholm de Pétrograde, déclare que rien ne peut donner une idée de la situation dans la capitale russe. La ville est parcourue jour et nuit par des bandes de gardes rouges, auxquelles se sont joints des' bandits do toute espèce. Tous ceux dont les sentiments politiques sont suspects, tous ceux qui ont la réputation d'avoir encore quelques ressources sont brutalement arrêtés et fusillés sans jugement, ou après de honteux simulacres d'interrogatoires. Des tribunaux révolutionnaires, composés de gamins de seize à vingt ans, ont envoyé à la mort, par centaines, des officiers à cheveux blancs, des notables, des femmes, jusqu'à des enfants. On fusille dans les rues, on fusille jusque. dans les cours des maisons perquisitionnées. D'autre part, des voyageurs arrivés & Stockholm déclarent qu'à Pétrograde les sujets neutres sont rarement inquiets, mais que les sujets des autres nationalités, spécialement les Américains, sont traités avec la plus grande brutalité. Certains Américains sont arrêtés sans motif légal et emprisonnés durant une longue période., ne recevant comme vivres que le strict nécessaire.

La détention de M. Lockhard

Suivant des informations de source neutre, M. Lockhart, l'agent diplomatique anglais auprès des bolcheviki, est détenu à Moscou, dans une cellule du Kremlin. On lui interdit de lire, d'écrire et de s'occuper d'une manière quelconque. Ce traitement barbare paraît destiné à lui arracher de prétendus aveux sur le complot que les bolcheviki veulent avoir découvert. Les opérations en Russie septentrionale Le communiqué britannique du 20 septembre, relatant les opérations alliées en Russie occidentale, dit, entre autres choses, que le plus grand des vapeurs blindés ennemis, naviguant sur la Dwina, a été capturé. Il ajoute

Sur lo front mourman, il y a eu récemment plusieurs rencontres entre les Caréliens et des patrouilles ennemies qui ont franchi la frontière finlandaise et pénétré en Carélie. Les Caréliens; chaque fois victorieux, ont capturé des prisonniers, des mitrailleuses et des fusils.

Le 16 septembre, les Caréliens ont infligé une défaite-sévère aux contingents commandés par des Allemands Il Ukhtinskaya, à environ 160 kilomètres à l'est de Rem et à 64 kilomètres à l'est de la frontière finlandaise. L'ennemi a subi de lourdes pertes et a été poursuivi en désordre dans la direction de la frontière. Plus de mille fusils et beaucoup de munitions, des bateaux et des chevaux ont été capturés.

De plus, des opérations particulières signalent la retraite générale des troupes des Soviets.

CHEZ NOS ENNEMIS Le remplacement de von Capelle, secrétaire d'Etat de la marine A propos de la désignation du vice-ami-ral Behncke comme secrétaire d'Etat de la marine, on rappelle que lorsque Holtzetnd'orff, chef d'état-major de la flotte, donna sa démission au commencement d'août et fut remplacé par l'amiral Sohoer, les journaux allemands annoncèrent que l'amiral von Capeile le suivrait de près dans la retraite dès le 14 août, une correspondance officieuse annonça, en effet, que le viceamiral lielmcke avait déjà été aiominé comme successeur de von Capeile. Arrestation de socialistes minoritaires Une réunion mouvementée

à Berlin

De Dresde, on, annonce que M. Reikart, candidat socialiste minoritaire au Reichstag dans la circonscription de Zwickau, et plusieurs autres chefs minoritaires de Chemnit zont été arrêtés.

D'autre part, la Gasette de Francfort dit que, malgré les dénégations officielles, le député socialiste minoritaire Hoffmann a bien été arrêté à Berlin, et il était encore sous les verrous vendredi Selon les journaux allemands, la réunion des socialistes minoritaires avait pour but de présenter comme' candidat au Reichstag l'ouvrier métallurgiste Muller, qui, à la suite des grèves de janvier dernier, avait été incorporé par l'autorité militaire à Rastatt, où il est actuellement soldat et d'où il n'avait pas pu venir à Berlin.

Les assistants, déià excités en apprenant par Hoffmann que la réunion n'avait été autorisée qu'à la condition de se dérouler dans le sens patriotique, passèrent aux voies de fait contre les agents de la police qui surveillaient la réunion, quand ils virent l'officier de police interdire au député Haase de prendre la parole.

Les agents de police, sur lesquels les assistants jetaient des chopes et des chaises, durent dégainer pour sortir de la salles On ne sait pas encore pour quel motif exact M. Hoffmann a été arrêté ni pourquoi Haase fut empêché de parler. France, Angleterre, Etats-Bois Un discours de M. Tardieu

Le dîner hebdomadaire franco-américain, qui a lieu au cercle Volney, était honoré, hier soir, de la présence de lord Derby, ambassadeur d'Angleterre M. Sharp," ambassadeur des Etats-Unis, et M. André Tardieu', haut commissaire pour les affaires franco-américaines.

Dans une allocution, M. Tardieu a heureusement défini le rôle décisif et, particulier des Etats-Unis, de l'Angleterre et de la France

Nos trois pays, a-t-il dit, soutiennent en ce moment le poids de la guerre sur le front principal. Et les succès des dernières semaines inscrivent dans l'histoire leur indissoluble solidarité.

Sans les Français et les Anglais, qui ont tenu malgré la défection russe, l'effort immense des Etats-Unis aurait été stérile. Sans cet effort immense, les armées anglaises et françaises, malgré leur héroïsme, eussent fini par succomber sous la brutalité du nombre.'

Mais cette aide décisive elle-même, que nous apporte l'armée américaine, fût arrivée trop tard sans les vaisseaux anglais, qui, depuis un an, sont venus s'ajouter la flotte des Etats-Unis, imposant à l'alimentation du peuple anglais, pour assurer le transport des troupes américaines, un sacrifice de 250,000 tonnes par mois.

Et lf. Tardieu de conclure que' nous ne pouvons, entre nous, n'avoir qu une devise <* Un pour tous, tous pour un

a Nous ne faisons qu'un, a-t-il ajouté, et c'est notre force dans la guerre, comme ce sera, notre force dans la paix. »

Les deux ambassadeurs, dans des allocutions très applaudies, ont souligné avec force les liens de solidarité qui unissent les trois paya

La Société des Nations Utopie décevante imaginée par des rêveurs ? Formule électorale conçu-" par près-guerre ? Piège allemand tondu à notre bonne firi Ou vue légitime d'.avohir ? Qu'est ce que la Société des nations ? N'est-ce pas rendre un véritable service à l'opinion, troublée et déconcertée, que de l'aider débrouiller cette question ? le comte de Fels, dans un article .que vient de publier l'Europe nouvelle (numéro du 7 septembre 10i8), s'est employé à cette tâche, cn y appliquant les] mêmes solidité de pensée et fermenté de méthode qu'on ava'.i déjà remarquées dans ses ouvrages parus depuis le début de la guerre L'Impérialisme français et L'Entente et le Problème autrichien. De degré en de^ré, après avoir successivement' formé une entente, une alliance, une coalition, selon le type classique, les nations liguées contre les empires centraux ont fini par constituer, sous la pression des événements, une société, dans le sens rigoureux de l'expression. Les comités internationaux qui administrent:e ravitaillement et le tonnage communs apparaissent comme une réalisation empirique des premiers organes d'une association de nations. Tel est le germe. Est-il désirable, estiil possible de le développer ?

Désirable ? Assurément. Cette Société des nations est bien encore trop incomp:ète et trop imparfaite pour le succès de la cause qu'elle défend. Elle manque d'un organe essentiel un comité diplomatique interallié. Elle n'a pas encore concilié ses buts de guerre parfois divergents. Elle n'est pas prête à formuler ses conditions de pal.x.

C'est dans cet esprit que M. de Fels vient d'esquisser le plan d'une Cour souveraine de,s corn v •̃̃

dont :o fonctionnement aplanirait de grosses difficultés réputées insolubles. A titre d'exemple concret, voici l'un des procédés que la Société des nations, après l'accession d'un certain nombre de neutres, pourra1'! employer pour réparer les dommages de guerre et rétabliras finances de ses-participants.

Les Etats belligérants s'imposeraient une contribution égale à leurs dépenses d'un trimestre de guerre et représentant ainsi le montant du bénéfice escompté par l'abréviation de la durée des armistices et des pourparlers de paix. Un prélèvement de 2 0/0 sur leur fortune représenterait, de la part des neutres, candidats à l'association, une cotisation pioportionnelle à la précédente. Si l'on considère que le capital mondial's'élève à 5,000 milliards, et que la Société des nations pourrait demander des ressources complémentaires d'awtres combinaisons indiquées par l'auteur, on voit qu'il ne serait pas impossible de porter à 100 milliards ce premier fonds de la

C'est'là, croyons-nous, une vue neuve, originale et féconde. Il semble que l'ad- ministration de ce budget international donnerait à la Société des nations une solide consistance, de grandes possibi- lités d'action et de sérieuses chances de C'est dans cette direction inédite et pratique qu'il faut orienter les efforts, a contresens des chimères incertaines et des divagations, humanitaires. Et puisqu'on paraît césireux, dans les sphères gouvernementales eut parlementaires, d'aboutir il un résultat positif, sans doute y serait-on sage de prendre Tiriitifl.Uv<> en considération et d'entendre l'initiateur.

1. Dessaint

PROMO TION DE GÉNÉRAUX Sont nommés généraux de division Les généraux de division à titre tem.poraire Pont, Buat

Les généraux de brigade Savatier, Génin, Paquette, Dillemann.

'En remplacement des généraux de division Moinier, Quiquandon, de Cadoudal, cadre de réserve.

Sont nommés généraux, de brigade Les généraux de brigade à titré temporaire Vignal, Desvoyes, Pougin, -Tanant, Michel, Chauvet, Charpy

Le colonel d'infanterie Tahon les colonels de cavalerie Tillion, Galhrunner les colonels d'artillerie Tardy, Farsac, Wilmet, Destickw les colonels d'infanterie coloniale Hillaire, Porte.

En remplacement du général Vanwaetermeulen, tué à l'ennemi du général Bouttieaux, décédé des généraux Galon, Diez, Briant, Gages, Remond, Chevillotte, passés au cadre de réserve des généraux Pont, Savatier, Génin, Paquette; Bruat, promus.

Légion d'Honneur Le Journal officiels publie ce matin Affaires étrangères. Sont promus et nommés dans l'ordre de la Légion d'honneur

Au grade d'officier M. Berry, Walter van Reusseiaer, citoyen américain, président de la chambre de commerce américaine de Paris, de l'Union des colonies ^rangères, etc., chevalier du 19 juillet 1906 n'a pas cessé, depuis le début des hostilités, de collaborer, de la façon la plus active et la plus dévouée, aux œuvres destinées à venir en aide aux victimes de la guerre.

Au grade de chevalier M. Hogan William Strong, citoyen américain, vice-président de la chambre américaine a collaboré, avec le plus grand dévouement, à plusieurs œuvres de secours aux victimes de la guerre.

• Mme Brochard (Rosalie-Marie), en religion Mère Rose-Marie, supérieure des Sœurs de la Présentation de Tours, à Bagdad. Directrice d'un établissement français en Mésopotamie depuis quinze ans. a fait preuve d un courage admirable pendant les opérations militaires qui ont précédé la prise de Bagdad par l'armée anglaise. Coulisses politique La Haute-Cour

A pr'opos de la démission de M. Moni.s On se rappelle sans doute que, le jour de la rentrée du Sénat, M. Monis a envoyé par lettre à M. Antoiûn Du:bost sa double démission de président et de membre de la commission d'instruction de la cour de jus̃ tice. M. Monis invoquait des « raisons de santé ».

C'est le premier élu des membres sup-, pléants qui remplacera M. Monis comme membre titulaire. La loi a voulu, par cette disposition, empêcher une ou plusieurs

élections partielles pour un procès déterLe premier des snpptéant? nommés en janvier est M. Guillier, élu par 136 voix M. Poulie avait obtenu le même nombre de voix M. Guillier est nommé au bénéfice de l'ugo.

La commission d'instruction est donc composée de MM. Ratier, Th. Girard, Pérès, VaUv, de Las Cases. Vidal*de Saintt'rbaiii. Savary, Alexandre Bérard, GuilUer. Elle devra prochainement élire la président qui succédera à M. Monis.

UNE EXPOSITION A VISITER Aujourd'hui, High-LifeTavloi-, 112, rue Richelieu et rue Auber, expose ses modèles d'hiver. Costumes et pardessus pour hommes, tailleurs, robes et manteaux pour dames ont la couple impeccable et l'élégante correction. Exécutés dans de belles et soldes étoffes, leurs prix sont très modérés, High-Life Taror possédant un stock de marchandises lui permettant de résister à la hausse générale.

L'Emprunt National Le ministre des finances nous communique la note suivante

Aux termes de l'article 3 de la loi du 19 courant, les Bons de la Défense Nationale, souscrits avant le 15 septembre 1918, seront admis en libération des souscriptions à l'emprunt avec une majoration calculée sur leur valeur de reprise et fixée à 0.50 0/0 pour les bons à six mois et un an, 0.25 0/0 pour les bons à un et trois mois. Cette majoration reste acquise aux bons souscrits antérieurement au 15 septembre qui vient à échéance entre cette date et la clôture de la souscription. Ces bons, dom les porteurs doivent s'abstenir de solliciter l'i renouvellement, seront repris pour leur valeur nominale, accrue d'une part de la majoration calculée sur ladite valeur et, d'autre part, .des intérêts courus depuis 1 échéance.

Quant aux bons échus avant le 15 septembre et qui ne seraient pas encore renou.velés, ils seront repris, de même, pour leur valeur nominale augmentée tant de la majoration que des intérêts courus depuis le 15 septembre.

La Manifestation nationale d u T rocadéro

C'est M. Lebrun, ministre des régions libérées, qui représentera le gouvernement à la manifestation nationale d'aujourd'hui en l'honneur des victoires de la Marne et des récents succès alliés, organisée, en présence de M. le président de la république, au Trocadéro, par l'Union des grandes Associations françaises contre la propagande ennemie et que nous avons annoncée hier.

li'École des Baccalauréats, Ci. rue do Passy envole sur demande sa il .11, explicative concernant' internat. 112 penslon, externat, 4-, 3. 2 et Baccalauréats (Il rorrail). Travail. Bonne Conduite. Succès. ÇA ET LA Sait-on depuis quand et pourquoi les secrétaires perpétuels de l'Académie sont logés ?

En 1742, Jean-Baptiste do Mirabeau, le traducteur de la Jérusalem délivrée et de Roland furieux, fut élu secrétaire perpétuel, et dans son remerciement à la Compagnie, il demanda et il obtint la suppression du double jeton de présence auquel ces fonctions, alors, donnaient droit.

La Cour et la Ville louèrent alors son désintéressement.

Mais, raconte d'Alembert, il en fut récompensé bien au delà de ses désirs, par les démarches que fit la Compagnie pour lui obtenir un logement au Louyr,e et une pension qui furent attachés à la charge de secrétaire perpétuels. De nos jours, les secrétaires perpétuels sont logés dans les bâtiments du collège des Quatre Nations. Mais le secrétaire perpétuel de l'Académie française est fort mal partagé. Son appartement, qui fut habité par MM. Camille Doucet et Gaston Boissier, est situé tout au fond de la deuxième cour du palais Mazarin et donne sur la rue Mazarine, qui est fort sombre.. Aussi, le secrétaire perpétuel actuel de l'Académie française, M. Etienne Lamy, l'a-t-il abandonné provisoirement à une oeuvre de guerre. Il continue à occuper le fort bel appartement, donnant sur la place d'Iéna, qu'il habitait avant d'être désigné pour prendre la succession de Gaston Boissier. Notre confrère, M. Henri Turot, nous informe qu'il cesse sa collaboration à l'agence « Radio dont il était le fondateur et le directeur général.

M. Henri Turot prendra très prochainement la direction d'une revue qu'il va créer, sous lé titre de Revue de France. NE DITES PAS DITES

La germanisation pacifique des noms de villes et de provinces prélude ordinairement à la germanisation guerrière des territoires convoités par l'Allemagne. On connaît le procédé: le géographe boche s'empare d'un nom, l'affuble d'une consonnance germanique, et l'érudit boche démontre, à grand renfort de textes et de commentaires, que la chose signifiée est, et fut de tous temps, allemande.

Le malheur est que le Français naïf se laisse prendre à cette grosse malice cousue de fil blanc. Il adopte, sans le savoir, l'orthographe allemande, donnant ainsi une adhésion inconsciente à l'annexionnisme teuton.

Nous citions, naguère, le Sleswig-Holsteen danois, dont les cuistres de Berlin firent un Schleswig-Holstein prussien. Un de nos correspondants, M. Darys, nous fournit d'autres exempfes d'adroits maquillages de mots français, flamands, polonais et russes par les Allemands. « Nous écrivons et prononçons Li6au et Windau, comme les Boches, au lieu de Libawa et Windawa, comme les Lettons. Il en va de même pour Petrikau, ville polonaise, au lieu de Petrokow, ou Pieirokow. Nous devrions nommer Stanislawow, la ville slave de la Galicie autrichienne, comme les Polonais, et non Stanislau, comme les Boches. Varsovie, ou Warsxnva en polonais, est devenue Warschau en allemand, et Moscou, ou Moskwa en russe, a été changée en Moskau.

Notons, en passant, que, d'après certains savants berlinois, Moscou, en des temps reculés, aurait été fondée par un quelconque Prussien. ce qui expliquerait la mainmise allemande sur- le Kremlin, par l'interméd'aire des Bolchevik!! « Les Russes ont la même manie en ce,qui concerne les vocables français. lis écrivent et prononcent, à la manière allemande, Dunkirchen au lieu de Dunkerquc, qui s'orthographie Dunkerke en flamand; Liitiich au lieu de Liège, et

Gen/ ou Ohenf au lieu de Genève. Et pourtant, la langue russe se prête à merveille à la prononciation française. »

Nous aurons, après la guerre, bien des choses à dégermaniser. Commençons tout de suite par dégermaniser les mots. Nos amis tes Polonais nous y aideront, en ce qui concerne leur langue. Les Danois, les Tchèques et les Selges aussi, sans doute.

Et ce sera un bon coromençement. M. P. C'est M. Otto*Kahn, dont la conférence sur l'Allemagne et la noble théorie pren-î américaine du Droit au-dessus de la Race ont été si légitimement appréciées. •M. Otto Kahn, dont les Iibéral:té5 sont constantes, a assumé-les frais d'une tournée de propagande qui commence aujourd'hui.

Quatre-vingts exécutants français, tous premiers prix du Conservatoire, se sont embarqués pour l'AméK.que.

Ils donneront cinquante-cinq concerts dans toutes les grandes villes de l'Union x (trois il New-York). Nos compatriotes, parmi lesquels un certain nombre d'auxis plus utiles en ce rôle que comme hommes de corvée,1 pousseront même une pointe en Alaska.

Et ainsi nous ne laisserons pas à nos ennemis le monopole de la propagande symphonique, dont ils n'ont pas négligé de se servir.

Le moral allemand est abattu. Pour le relever, le Kaiser nous envoie-, des.avions. Deux de ces appareils sont abattus à leur tour.

Pas de chance 1

Tout arrive, et voici que nous avons maintenant des bateaux volants. Il est vrai que ce n'est encore qu'une excap- on.

Un curieux occident s'est produit hier, au large de la côte orientale britannique un hydravion, qui volait presque au ras de la mer, a accroché le mât et la voilune d'une barque de poche. En cherchant à s'élever pour ge dégager, l'hydtavion enleva toute l'embarcation hors de la mer. Toutefois, le mât se brisa bientôt, et le bateau retomba sur sa. quille. Le pécheur qui était à bord se tira de l'aventure avec quelque contu- sions. Quant à l'hydravion, complètement déréglé, il dut amerrir à proxi- mité et fut recueilli par un autre ba- teau de poche, qui, sans rancune professionnelle, lui donna les secours né» oessaires.

Il est vrai qu'il ne courait plus aucun

La viechère.

Tout augmente dans des proportions fabuleuses. Et les tailleurs ont suivi le » mouvement on peut facilement s'en assurer en jetant un coup d'oeil sur les vitrines des boulevards, et le moindre pe- tit vêtement complet atteint un chiffre véritablement exagéré. Frappé de ce dé- tail, un de nos futurs académiciens est allé trouver le tailleur de l'Institut, un homme fort aimable qui, quand nous avons été nous assurer que l'Immortel prochain n'avait pas exagéré, a bien voulu nous dire « J'attends les ordres de monsieur », ce qui est flatteur pour un simple reporter.

Donc, le tailleur a déclaré que le vête.ment complet de l'immortalité a doublé de prix. Qu'on en juge l'habit brodé, qui coûtait francs avant la guerre, coûte maintenant 775 francs le gilet, de 22 francs, 48 francs le pantalon à bande de 75 francs, 130 francs le chapeau à plumes d'autruche de 50 francs, J: 145 francs. Enfin, le porte-épée de 7 francs en vaut 18, et l'épée a remonté de 45 à 85 francs. Au total au lieu de 659, 1,201 francs

Et l'on sait crue l'Etat accorde eénéreu- semsnt a chaque académicien cent francs par mois qui, après certaines retenues réglementaires, se réduisent à 80 francs seuloment 1 Il est vrai, comme disait Labiche ez voyant, après sa réception sous la Cou. pôle, les invitations à dîner l'assaillir, qu'on est nourri 1 Mais c'était avant la guerre

Le Sirop de Raifort iodé est indiqué pour les convalescences de rougeole, scarlatine, varicelle, variole, coquelu-, che, diphtérie, dans la tuberculose osseuse c'est aussi un antiscrofuleux éner- ̃gique et dans les cas de rachitisme, il est, avec le séjour au bord de la mer, la médication la plus bienfaisante. Il convient, aux adultes comme aux'enfants. La plus efficace des préparations est celle de Grrimault. Quatre à six cuillerées soupe par jour pour l'adulte, deux cuil- lerées à soupe pour l'enfant, telle est la dose qui donne les meilleurs résultats.. Le Sirop de Raifort iodé de Grimault se vend en gros 8, rue Vivienne, Paris, et en détail dans toutes les bonnes pharmacies.

P. R.

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LES CONSEILS GÉNÉRAUX

Un incident s'était produit à la séance d'ouverture de la session du conseil néral des B<nichcs-du-Rhône. Un ordre du jour avait été déposé, rendant nom- mage à nos vaillants soldats et à leui'S chefs et exprimant « la profonde recon- naissance du conseil au gouvernement de la défense nationale, et en particulier au président du conseil n. La première partie fut adoptée à l'unanimité. La deuxième fut repoussée par neuf voix contre huit, tous les conseillers généraux socialistes unifiés ayant voté contre. De- vant ce résultat, le président'du conseil général, M. Pasquet, donna sa démission.

C'était une surprise le groupe socialiste avait profité de l'absence d'une partie des membres de la majorité. Hier, tout fut remis au point, la motion fut votée par la majorité du conseil. A noter également un incident à la. première séance du conseil général de Meurthe-et-Moselle Le caoitaine Denis, ancien déouté, fit voter, en l'honneur des victoires des armées françaises et alliées. un vœu aui se terminait par un vif élog1e du président du conseil. Le vœu fut adopté par acclamation. Aussitôt, le capitaine Denis présenta un second vœu félicitant le président du


DE 5 HEURES DU MATIN MJd #Cf C? ..Heure DE 5

ha Victoire de -Palestine Le général Allemby s'est inspiré du plan de Napoléon L'armée turque en mauvaise posture

Le Times dit que la victoire du général AJJjemby semble être une des plus grandes que les Anglais aient remportées suit' les Turcs. Le plan du général Allemby a été très ambitieux il a suivi les lignes gêné- rales dü plan de Napoléon pour l'iftvasion de la Syrie, qui consistait à avancer le long de la plaine maritime, coupant ainsi les communications entre les places fortes de la Samarie et du nord. L'appui des Arabes permet d'attaquer au delà du Jourdain. On attend le développement de cet audacieux projet avec confiance.

Le journal rappelle que les troupes menacées de destruction sont la fleur de l'armée turque, qui, très affaiblie, ne comprend que 200,000 hommes environ, et est disséminée aux quatre coins de l'empire ottoman. La victoire doit donc forcément avoir une grande influence sur la tournure de la. guerre.

La coopération française

Le commandement britannique n'a pas manqué de mettre en lurnière, dans le communiqué qui précède, la part prise par les Français l'opération victorieuse. Nos contingents coopérant avec les Anglais en Palestine sont assez importants. Ils comprennent notamment des troupes d'Afrique et une légion d'Arméniens encadrés par des officiers français,.

1.' Aviation

dans la Bataille

Malgré le mauvais temps, les aviateurs franco-britanniques ont fait

du bon travail

Communiqué français du 21 septembre, soir

La nuit dernière, profitant de l'éclaircie, nos bombardiers ont lancé près de dix-huit tonnes de projectiles sur les terrains d'aviation ennemis et' plus spécialesnent sur les terrains de bombardement de nuit et sur les noeuds de voies ferrées importants. Des irésudtats particulièrement heureux ont été

conseil de sa politique intérieure, ainsi que lé Sénat d'avoir montré que les ministres eux-mêmes étaient responsables de leurs actions comme de simples citoyens.

Le sénateur Chapuis, que les journaux ont indiqué comme ayant voté en faveur de M. Ma.lvy, protesta contre la disoussion du voeu, et le président, M. Lebrun, pourtant ministre du blocus, supplia le capitaine Denis de ib retirer pour éviter des discussions.

Le capitaine Demis céda, mais le public de l'intérieur et de la rue lui fit une ovation.

CAMOUFLAGE r DES FONDS ALLEMANDS L'admirable tenue de nos fonds publics a été, avec raison, fort remarquée par la partie éclairée de l'opinion. C'est là un excellent prélude à l'importante opération que vient de décider l'Etat français. Si l'on veut bien prendre la peine de consulter les cotes de la Bourse, on se convaincra que le 4 0/0, pour ne parler que de ce tvpe de rente, a gagné, en y comprenant le coupon qui vient d'être de- taché, près de quatre points sur son cours d'émission.

D'autres faits témoignent également de la haute estime dont jouit le crédit français à l'étranger. On en a la confirmation lorsqu'on jette un coup d'oeil sur les cours des changes.. Par exemple, hier, en Suisse, la dépré- ciation du mark atteignait 45, 14 0/0, alors que le franc ne perdait que 18 0/0. A Ge-. nève, 100 francs français cotaient 82 francs et 100 marks ne valaient plus que G7 fr. 72, au lieu de 123 Ne mentionnons que pour mémoire la couronne autrichienne, qui perd les deux tiers de sa valeur nominale. Il convient d'observer, à ce propos, que le gouvernement français a toujours maintenu une attitude correcte dans les transactions d'où résultent les cours des changes. Les variations du franc à l'étranger sont normales, en ce sens qu'elles sont déterminées par la loi de l'offre et de la demande. Aucune intervention, ni officielle, ni officieuse, n'en modifie la libre expression, et si notre étalon monétaire est favorisé on dehors de nos frontières, il le doit à ce fait qu'il représente une valeur incontestabte et définie.

Combien sont différents les agissements de nos ennemis 1 Qu'on le sache bien si le mark ne perd qu'environ cinquante pour cent (!) à l'étranger, c'est parce que les banquiers de Berlin, de Francfort, de Cologne en font acheter par leurs correspondants suisses, hollandais, etc., afin d'éviter un désastre. Lorsque le mark est abandonné à lui-même, il s'écroule, il s'évanouit

A ce sujet, le Temps racontait l'autre jour une amusante histoire. Après avoir rappelé que depuis plusieurs mois le mark était coté à la Bourse de Madrid aux cours de 92 et 93 50, alors qu'à la parité des autres places il ne valait que 70 ou 75, notre confrère ajoute

« Cependant, tout a une fin.

n La manœuvre, que la presse entente-. phile avait maintes fois signalée, a été récemment mise en lumière.

» Tenté par l'élévation des cours et n'ayant sans doute qu'une confiance médiocre dans les succès futurs de l'Allemagne, un capitaliste particulier a voulu, il y a quelque temps, réaliser une centaine de milliers de marks qu'il avait en portefeuille. » Son agent de change les a offerts en Bourse de Madrid. Cette fois, il ne s'agissait plus d'une transaction fictive par T. S. F.; mais d'urne vente réelle de billets de la Reichsbank.

» Le résultat ne s'est pas fait attendre. Bien qu'il ne s'agissait que d'une somme relativement peu importante, les banques germanophiles n'ont pas osé s'en charger, preuve de leur crainte dans l'avenir de l'Allemagne les cours du mark se sont donc effondrés de près de 30 points. Il n'a trouvé preneur qu'à pesetas, au lieu de 93. A quelques fractions près, le cours de 64 correspondait à la parité des Bourses suisses. » Les Espagnols sont édifiés aujourd'hui sur la valeur réelle du crédit allemand et sur les moyens qu'emploient les agents germanophiles pour escroquer la confiance et l'argent des neutres.

Qu'en dàt-on ? Les manoeuvres des financiers allemands sont-elles assez visibles, et comment veut-on dans cas conditions, l'état

observés, notamment sur les terrains d'aviation do Stcnay et de Marvillc, où des incendies se sont déclarés, et sur les gares d'Etain, Razancourt, Jumville, où des incendies et explosions ont été constatés. Le sousdieutenant Ambrogi a incendié, les 15 et 16 septembre, dieux ballons captifs, ce qui porte a onze le nombre d'appareil abattus par ce pilote.

Communiqué britannique du 21 sepLe 20 septembre, malgré la faible altitude des nuages et da fréquèntes averses, nos. appareils ont, pu accomplir un bon traVaiL Nous avons abattu seize appareils ennemis au cours de combats aériens et forcé trois autres à atterrir, désemparés. Onze de nos appareils manquent.

La nuit, un avion allemand bi-moteuir a été abattu. Tous nos appareils de nuit sont Au cours des vingt-quatre heures, nous avons lancé vingt-six tonnes et demie de Pendant les trois dernières journées, nos canons antiaériens ont abattu deux appareils ennemis en dehors de ceux qui ont été précédemment signalés.

BOMBARDEMENT

DE VILLES ALLEMANDES

Carslruhe et Mannheim

Un communiqué britannique annonce que, la nuit dernière, les ateliers Lanz, a Mannheim, les entrepôts et usines à l'ouest de Carlsruhe ont été attaqués avec succès. Un violent incendie a éclaté a Carlsruhe et des explosions ont été constatées à Mannheim.

Les aérodromes de Boulay, Freseaty et Morhange ont égnlement été attaqués et des bombes sont tombées sur les hangars, déterminant des incendies à Freseaty et à Morhange.

Un appareil ennemi a été abattu. Un des nôtres n'est pas rentré.

TELEGRAMMES

DE FELICITATIONS

A l'occasion des succès serbes en Macédoine, le prince Alexandre a recu un télégramme du président du conseil serbe, au-

économique effroyable du pays aidant,, qu'une monnaierait des chances de se relever ?

Ajoutons que les bilans de la Banque impériale d'Allemagne sont aussi peu sincères que les déclarations des hommes d'Etat de 1 empire on y fait figurer, dans l'encaisse métallique, des valeurs en papier qui représentent la contrepartie d'autre papier. C'est peut-être très ingénieux, mais c'est, aussi, c'est surtout malhonnête et dangereux.

Georges Wulri

AVIS AUX ASSURÉS t.a Compagnie le (c Lloyd.de FRANCE informe tous assurés contre a bombarDEMENTS », dont les contrats de six MOIS arrivent iL expiration, qu'elle se met à leur disposition pour le renouvellement de ces contrats.

Le « LLOYD DE France », qui a été la première Compagnie française garantissant contre les bombardements et l'une des premières compagnies autorisées, n'a jamais cessé d'assurer depuis 1915. Elle délivre des polices rationnelles, simples et libérales.

S'ADRESSER, 39,rue Cambon,Paris(lor arr.). Renseignements mondais LES AMBASSADES

Le président de la république a reçu en audience officielle M. Montés, qui lui a remis les lettres l'accréditant en qualité d'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Bolivie. M. Montés a été reçu au palais de l'Elysée avec le cérémonial d'usage.

PETIT CARNET

Le capitaine de Fraguier vient d'être inscrit au tableau de la Légion d'honneur avec la citation suivante:

« De Fraguier (Louis), capitaine commandant le 2° escadron du 3e régiment de hussards: Excel- lent officier, d'une brillante conduite au feu, possédant de belles qualités de commandement. A été blessé grièvement à son poste pendant un bombardement ennemi. Amputé de la jambe gauche. Le brigadier Jacques de Redon a été cité à l'ordre de son régiment en ces termes: « Gradé courageux et plein d'activité; s'est déjà distingué en maintes Circonstances et particulièrement au cours d'opérations récentes, où il a assuré avec un mépris absolu du danger la reconnaissance des postes ,et l'évacuation des blessés sur des routes constamment battues par le feu de l'ennemi. »

Le sous-lieutenant Edouard de Bruce, du chasseurs à cheval, vient d'être cité à l'ordre du lor corps d'armée:

D'un très bel exemple pour ses hommes,' a conservé pendant plusieurs journées de combat, soit à cheval, soit à pied, le contact avec l'ennemi et a fourni des renseignements très précieux au commandement. » (Deuxième citation.) Ce jeune officier est le frère du lieutenant Robert de Bruce, pilote aviateur, tombé glorieusement pour la France, il y a un an, en combat aérien.

Le sous-lieutenant de Roussy de Sales, du 3e escadron du 12" régiment de cuirassiers à pied, vient d'être nommé chevalier de la Légion d'honnew avec la belle citation que voici: « Officier très mordant, d'un zèle et d'un dévouement inlassables. S'est distingué dans de nombreuses circonstances depuis le commencement de la guerre. Entraînant avec un entrain superbe sa section à l'attaque, a été grièvement blessé au cours dé l'action. Amputé du oras gauche. Une blessure antérieure. Deux citations. n

Mme Vesnitch, .femme du ministre de Serbie en France, vient de lancer un vibrant appel en faveur de l'œuvre des Enfants serbes, œuvre qui s'efforce de venir en aide aux enfants de ce malheureux pays, livrés à toutes les horreurs de l'invasion ennemie.

L'approche de l'hiver multiplie les périls et rend les besoins les plus pressants. Tous les dons, soit en argent, soit en vêtements, chauss i-^s ou autres objets peuvent être adressés à Mme V'esnitch, qui, par son actif dévouement à cette œuvre, est parvenue, aux jours les plus sombres de la guerre, à venir efficacement en aide aux petits Serbes exposés à périr.

Le commandant du Plessis de tirénldan vient d'obtenir cette belle ciation

« Chef de bataillon doué des plus hautes vertus militaires. A su faire passer dans l'âme de sa troupe la splendide ardeur et le pur sentiment de l'honneur' et du devoir qui l'animent, pour contenir pendant douze, heures, le 27 mai 1918, devant le centre de résistance dom il avait la garde,. les attaques furieuses d'un ennemi dix

quel il a répondu en termes enthousiastes. D'autre part, le président WilsoD a remercie chaleureusement le roi d'Italie, qui l'avait félicité des beaux succès américains en Lorraine.

Trois Régiments autrichiens mutinés Ils refusent de se rendre

sur le front français

Une dépêche de Stockholm, reçuu cette nuit, dit

On mande de Kiet, de source autorisée, qu'un régiment autrichien, à Rowno, a refusé de se rendre sur le front français et a dépLolyé le drapeau rouge. Deux autres r6giments se sont unis à lui.

Crise gouvernementale

en Allemagné ?

Une information sensationnelle On demande un gouvernement parlementaire contre le haut

commandement.

Le Leipziger Tageblatt est informé de bonne source de Berlin qu'une crise gounvernementale est imminente. D'après cette information, comme conséquence des récents événements, certaines fractions de la majorité seraient résolues ù former immédiatement un gouvernement parlementaire indépendant du haut commandement, et qui pourrait adopter un programme compatible avec la situation sérieuse actuelle des affaires intérieures et des affaires étrangères.

Les social-démocrates seraient résolus à se joindre ce nouveau gouvernement moyennant certaines réformes à apporter à la constitution et à la condition que deux ou trois de leurs membres entreraient dans le futur ministère. Les représentants du centre au Reichstag se réuniront lundi pour arrêter la ligne de conduite qu'ils devront observer. On croit que la majorité du parti demandera la démission du chancelier, et on dit que M. Ranxzau, ministre d'Allemagne à Copenhague, succéderait au comte Hertling. La Gazette de Voss croit que les renseignement du Leipziger Tageblatt sont exacts.

fois supérieur en nombre, pour réussir à dégager les débris de son bataillon, au reçu de l'ordre de repli, et pour continuer à faire tête à l'ennemi sur des positions successives, les 28, 29 et 30 mai, se montrant constamment tenace dans la défense du terrain pied à pied et' remarquablement habile dans les manœuvres nécessaires. Le chef de. bataillon du Plessis de Grénédan était, avant la guerre, professeur à la Faculté catholique d'Angers.

Les nouvelles du commandant Prosper Josse, le vaillant député des Andelys, en traitement à l'hôpital 58, à' Neuilly, qui fut grièvement blessé au front, continuent à être de plus en plus rassurantes. Les médecins qui le soignent le considèrent comme étant à présent hors de danger.

• De Londres: Le comte dè Craven vient de recevoir des, nouvelles de son fils unique, le vicomte Uffington, qui fut très grièvement blessé sur le front français.

Lord Uffington dut être amputé de la jambe gauche; il fut, en outre, blessé sérieusement au bras droit ainsi qu'à l'épaule. Ce jeune brave il n'avait que vingt et un ans a épousé, en 1916, miss Mary Williamina, fille de M. William George.

MARIAGES

De Biarritz:

Le mariage de Mlle Sofia de Landa avec M. GuiWsrmo de Limantour a été célébré hier, à B:arritz, avec solennité. Les nombreux amis des deux familles avaient tenu à leur apporter le précieux témoignage de leur estime et de leur sympathie.

Mlle Sofia de Landa est la fille de M. de Landa y Escandon, qui fut longtemps gouverneur de Mexico et ambassadeur extraordinaire de la réou.blique dans diverses circonstances, notamment au couronnement du Roi Edouard.. M. de Limantour était ministre des finances à.l'époque où le Mexique, grâce à son administration sage et prévoyante, avait atteint son maximum de prospérité.

Les témoins de M. de Limantour, au mariage religieux, étaient le comte de La Vinaza, MM. J. Limantour, Miguel Iturbe et Pedro Corcuera ceux de Mlle Sofia de Landa étaient MM. Billy de Landa et Carlos de Landa y Escandon. Les témoins du mariage civil étaient, pour la mariée: le marquis de Villavieja, MM. Eustache de Escandon, Porfirio Diaz et Santa Marina; pour le marié: le comte de La Vinaza, MM. de Limantour, Miguel Iturbe et Pedro Corcuera. Mlles Carmen de Landa, Fernandez, Carmen de la Vinaza, Carlotà Rincon, Pilar Montenar, Lotita Iturbe étaient demoiselles d'honneur. é S. A. R. Mgr lé Duc de Montpensier était représenté par'le chef de sa maison, M. de joantho. Le mariage religieux a été célébré en l'église Sainte-Eugénie.

Après la cérémonie, Mme de Landa a reçu les nombreux représentants de la société mexicaine et française, qui yenaient lui apporter la nouvelle expression de leurs vœux pour le bonheur du jeune ménage.

En la chapelle de Condat, à Libourne, a été célébré, ces jours derniers, le mariage du lieutenant-colonel B6eher,. officier de la Légion d'honneur, fils du général de division Bôcher, grand-officier de la Légion d'honneur, et neveu de M. Edouard Bôcher, ancien sénateur du Calvados, tous deux décédés, avec Mlle de BartBrusley, fille de M. de Bart-Brusley, chevalier ,de la Légion d'honneur, décoré de la croix de guerre, et de Mme, née Conderc.

Les témoins du marié étaient le général Archinard et le général baron d'Urbal; ceux de la mariée la marquise de LespagnoUe et Mme Antier, ses sœurs.

De Londres on annonce les fiançailles de lady Victoria Cavendish Bentinck, fille du duc de Portland, avec le capitaine Michael John Erskine Wemyss, Royal Horse Guards. -,Récemment a été célébré, en/ l'église de Brousseval, dans la Haute-Marne, le mariage du capitaine Laurent Baillif, chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la croix de guerre, fils de M. Baillif, directeur général de la Mutuelle d'Indre.et-Loire, décédé, et de Mme Baîllif, avec Mlle Odette Festugière, fille de M. Paul Festugière, maître de forges, et de Mme Festugrère. Mgr de Durfort, évéque de Langres, présidait la cérémonie.

La bénédiction nuptiale a été donnée par Dom Festugière, oncle de la mariée.

Le mariage du capitaine aviateur Larère avec Mlle Beraud du Palis vient d'être célébré à Dinan.

NBCROLOGIB

On nous annonce, la mort dé Mme Magnan, née Harloff, veuve du général Magnan et bellefille du maréchal Magnan. Ses obsèques auront lieu en l'église Saint-Honoré d'Eylau, le mardi 24 septembre, à dix heures.

Le présent avis tient lieu d'invitation.

Nous apprenons la mort de M. Max de Mo,ntgeon, décédé le 16 septembre, au château de Boury. Il était le fils de M. Jacques de Montgeon et de Mme, née Zentz d'Abois.

LES ALLIES EN RUSSIE Les alliés prennent le pouvoir, Arkhangel

Nous avons reçu, hier soir, cette dépêche de Stockholm

A Arkhangel, Les réunion et tea meetings sont interdits.

Tout pouvoir est transféré au commandeUn suocès sur la Dwina

Un communiqué d'Arkhangol annonce qu'une opération couronnée de succès a été exécutée les 16 et 17 septembre sur la rivière Dwina par les unités navales et les troupes alliées- Deux navires ont été coulés, trois canons capturés et de Lourdes pertes ont été subies par l'ennemL

19'immense Effort

des Etats-Unis

L'emprunt de la Liberté est de trente milliards de francs Un

budget monstre

On rnande de Washington que M. Mac Adoo n déclaré que la campagne pour le quatrième emprunt de La Liberté s'ouvrira le 28 septembre et se terminera le 19 octobre. L'émission s'élèvera à 6 milliards de dollars. Le président Wilson a décidé de proclamer « jour de la Liberté » le 12 octobre prochain et a invité les citoyens américains célébrer l'anniversaire de lu découverte de l'AméTique en souscrivant en masse à ce quatrième emprunt.

Le projet de budget, s'élevant à 9 milliards de dollars le plus considérable qui ait été voté aux Etats-Unis, a été accepté au CongrBs,

Les IldvdllllùLcu dllyldlù t)l la lA Déclarations de M. Henderson Au cours d'une interview avec un représentant de l'agence Reuter, M. Arthur Hendcrson, député travailliste anglais, anrien ministre, a déclaré que le parti travailliste a depuis longtemps placé la Belgique en dehors de la catégorie des ques-

Le commandant Henri-Thomas des Colontbiers de Boismarin, chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la croix de guerre, plusieurs fois cité, est tombé au champ d'honneur Je 5 septembre.

De Marseille on annonce la mort de Mme Cyprien Fabre, veuve du grand armateur qui fut longtemps président de la chambre de commerce de cette ville.

Les obsèques du lieutenant-colonel Tourlet ont été célébrées en la cathédrale d'Angers, en présence d'une assistance très nombreuse. Mgr Rumeau, qui présidait la cérémonie, assisté de ses vicaires généraux, Mgr Pessard et l'abbé Lebouc, a donné l'absoute.

Valfleury

Baccalauréats. Session d'Octobre L'École Universelle par correspondance de Paris, confiante dans l'efficacité de ses méthodes, a organisé, comme chaque année, une préparation payable seulement en cas de succès, rigoureusement gratuite en cas d'échec. Brochure franco. Rue Chardin (16e). CHOIX -BOUGE MARIAGE D'UNE INFIRMIERE Le 29 août, en arrière du front de Macédoine, a été célébré le mariage de Nille Mélailie Rcvol, infirmière-major de la S.B.M. à l'hôpital de X. en Albanie, avec le capitaine Jean Varenne, des spahis marocains. M. l'abbé Loustaud, aumônier de l'armée, a donné la bénédiction nuptiale aux jeunes époux. Le médecin aide-major Lambert a rempli les fonctions d'officier de l'état civil.

dn déjeuner, véritable fête marocaine avec musique et danses, a réuni les invités au cantonnement de repos du superbe régiment, qui vient d'être cité à l'ordre de l'armée pour ia troisième fois.

Outre les témoins général Henrys, commandant l'armée française d'Orient, et lieutenant-colonel Guespereau, commandant les spahis marocains, pour le capitaine Varenne général Jouinot-Gambetta, commandant la cavalerie d'Orient, et Mlle Oberkampf, infirmière générale de la S. B. M., pour la mariée, menée à l'autel par son frère le sous-lieutenant du régiment dFinfanterie coloniale Revol, assistaient à cette réunion toute militaire les officiers des spahis marocains, le médecin principal Barbaud, Mmes de Marthille, Morel, Mlles Lopez, Brunetton, le comman- dant Darde, las capitaines Maillet, Dauphi- not, les médecins-majors Millet, Heuyère, le lieutenant Gally, etc.

Le capitaine Varenne, glorieux blessé, cité nombre de fois pour sa bravoure, et la jeune infirmième-major, qui se distingua aux Dardanelles sur le Charles-Roux, en Flandre, à Verdun, en Alsace et, depuis deux ans, il. l'armée d'Orient, sont immédiatement partis pour la France.

ASSOCIATION

DES DAMES FRANÇAISES

Les cours préparatoires à l'obtention du brevet d'infirmière des Dames françaises commenceront dans le courant de novembre. S'inscrire au siège central de l'Assõçkition, 12, rue Gaillon, tous les jours, de dieux heures à cinq heures.

H. Fontaine

NOS INFORMATIONS bes affaires à l'insfrucfion

Le capitaine Bouchardon a entendu le brigadier Mathieu-, de la police judiciaire, dans l'affaire Humbèrt-Gaillaux.

Le lieutenant Jousselin a entendu deux témoins dans l'affaire Humbert.

Vol dans une banque

M. Hennequin a fait arrêter le nommé Prosper Treilles, âgé de trente et un ans, téléphoniste à la banque Neuflize, 31, rue Lafayette, pour vol, sur le bureau d'un des directeurs, d'un pli renfermant 5,000 lianes, avec lesquels il avait acheté des Bons do la Défense nationale. Treilles, amputé de la jambe depuis dix ans, se faisait passer pour blessé de guerre, et portait la croix de guerre et la médaille militaire il sera poursuivi et pour vol et pour port illégal de décorations.

tions qui peuvent donner lieit à des négociations ou des compromis, et que le parti n'envisage la question d'Alsace-Lorraino que comme une question de jestice non pas de rajustement territorial. En concluant, M, Henderson a ajouté

« L'axistence des traités infâmes de Brest-Litovsk et de Bucarest a créé un obstacle nouveau et presque insurmontable à une paix de compromis. »

L'UNION Au dîner du cercle Volney

Au dîner franco-amér-icain d'hier soir, au cercle Volney, l'ambassadeur dos EtatsUnis, M. Sharp, a pris la parole et a payé le tribut de gratitude de l'Amérique aux combattants du front. En terminant, il a fait un éloge ému de la France.

Lord Derby, se levant à son tour, fait l'éloge de l'unité de commandement, unité de but.

« Sans cette unité, nous pouvons être sûrs que nous n'aurions pas eu le succès. Nous resterons unis, non seulement jusqu'à la paix, mais longtemps après.

» Ce que nous voulons, c'est libérer le monde de la menace qui pèse sur lui, la menace de l'esprit militaire qui* a perverti l'Allemagne, de l'esprit militaire qui est suspendu comme l'épée de Damoclès audessus du monde, prêt à descendre à tout moment pour mettre la force au-dessus du droit. »

UN VOL SENSATIONNEL Au Prado de Madr'id, Le coup aurait été fait par un Allemand

Un vol considérable a été commis à Madrid, au musée du Prado, où des objets précieux du fameux « Trésor du Dauphin » ont disparu. Le vol se monterait à plus de deux millions.

Officiellement, on n'a encore aucun indi'co sur le voleur. Cependant, un journal dé Madrid, Et Figaro, raconte que la remise de la dernière carte permettant de visiter le musée fut accordée à une personne de nationalité allemande qui manifestait le désir do faire une étude des bijoux du Prado. De son côté, le Libéral dit que les objets volés auraient été envoyés en Allemagne, malgré les difficultés du transport. Une dépêche de la dernière heure dit

A la Place Clicby'.v– Tapis La mise en vente des tapis commencera le lundi 23 septembre. Cette ouverture de saison est toujours un événement pour la clientèle elle sera plus sensationnelle en core actuellement, le stock de cette maison, la plus universellement réputée pour les tapis, lui permettant de vendre au-dessous des cours. Elle offre un choix considérable de tapis d'Orient, de carpettes moquettes, etc..

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travers la Presse Une déclaration

du président du conseil belge

M. Cooreman a dit à M. de Maizière, du Petit Parisien, à propos de l'offre de paix allemande

Au contraire des discours allemands, la parole des puissances ne varia jamais elle se renouvela souvent, mais toujours également précise et également sympathique. Les Belges, aussi bien que leur gouvernement, ont la profonde conviction et la plus inébranlable confiance que cette oarole vaut un traité n'ayant rien du chiffon de papier.

De son côté, le gouvernement belge n'a jamais varié il continué d'affrmer que la Belgique ne se prononcera sur les conditions générales de la paix et sur la réorganisation des relations entre Etats qu'en plein accord avec les puissances dont les armées luttent avec la sienne pour la cause du droit. Il s'en tient à sa réponse au message pontifical, dont je me plais à vous citer le texte intégral « L'intégrité du territoire belge métropolitain et colonial, l'indépendance politique, économique et militaire sans condition ni restriction, les réparations nour le dommage subi, les garanties contre le renouvellement de l'agression de 1914, telles restent les conditions indispensables d'une paix juste en ce qui concerne la Belgique. »

Tout régiment qui les méconnaîtrait ébranlerait les fondements mêmes du droit, puisqu'il serait désormais acquis que dans le domaine international la violation. du droit crée un titre à son auteur et peut de venir la source d'un profit.

Un Versailles diplomatique

De M. Léon Bailby, dans 1'Intransigéant

L'Entente n'a pas de Kaiser et ses décisions communes '.ne peuvent naître nue d'une libre discussion. Ainsi, les accords sont plus difficiles à établir, mais plus solides. Souhaitons le Times a en cela raison que, les vues s'unifiant, les méthodes s'unifient aussi. Le « Versailles diplomatique » que propose le journal anglais n'est peut-être pas un mauvais moy^ri pour cela, bien que l'on puisse craindre que les diplomates se mettent d'accord moins rondement que les militaires, Il peut y avoir un conseil unique, mais nas de chef unique, parce qu'un pays ne peut pas remettre à un autre la direction de sa politique étrangère comme il peut remettre à un homme la direcLion de son armée. Le plus pressé, c'était l'unité militaire. Ne négligeons pas le reste, sans perdre de vue les réalités.

Travaillons à unifier, mais n'oublions pas que déjà l'unanimité des cœurs et l'unité de l'idéal sont laites depuis longtemps, et que c'est le principal.

Une nouvelle association de presse La Bataille, la France Libre, l'Heure, l'Humanité, le Journal du Peup'e, 'a Lanterne, l'Œuvre, le Pays, le Populaire. :a Vérité publient un manifeste dont voici les dernières lignes

Reprenant à leur compte les paroles prononcées tout récemment par Anatole France à la Chavonnière à l'occasion de la cérémonie commémorative en l'honneur de Paul-Louis Courier Puisque nous sommes unanimement pénétrés de cette idée rue nos soldats combattent pour la justice et la liberté, efforçons-nous de leur conserver, 'ces soldats-citoyens, une patrie libre, amie de la justice. »

Les journaux soussignés déclarant ou'ils

que le concierge du Prado' et trois gardien du musée, qui étaient de service aux abords de la vitrine cambriolée, auraient été mis ù la disposition du juge d'inefaruo» tion.

Les succès d'Orient

De M. Maurice Barres, dans l'Echo du Paris

Les conséquences militaires de l'offensive alliée peuvent être fort importantes. Les. effets politiques seront, je crois, plus éten- dus encore.

C'est un fait bien connu que les peuples d'Orient, affaiblis pur des servitudes sécu- laires, se radlient volontiers au plus puis. sant. Or, ce dont les événements actuels témoignent en Orient, c'est de l'affaiblissement, de la défaite de l'empire allemand, c'est de l'action croissante et prépondérante de l'Entente.

La victoire absolue

De VHomme libre

Je fais la guerre, a dit M. Clemenceau. Pour la victoire absolue, ajoute M. Wilson.

Voilà deux déclarations qu'il faudrait' porter à la connaissance des Allemands.. Elles valent bien urne note diplomatique. Et même plusteurs.

PETITES NOUVELLES DE LA NUI? Complètement rétabli, M. Lloyd Georgo a quitté Manchester hier pour rentrer à Londres.

L'Echo belge dit que 3,000 civils des Ardennes belges, des régions de Neufchâteau et de Libramont, ont été déportés en France, dans la vallée du Chiers (région de Longwy), pour y construire des retranchements et des routes.

Le chirurgien principal Gorgas a déclaré que l'état sanitaire des troupes aux Etats-Unis et en France continue à être des plus satisfaisants.

Selon les journaux de Rome, parmi les otages emmenés par les Turcs lorsqu'ils ont. abandonné Jérusalem se trouvent treize ra- ligieux italiens saléstena.

ont estimé l'heure venue de créer un groupement d'action et de solidarité, sous le nom d' « Association de la presse démocratique de Paris, des départements et des co*lonies ».

« La Démocratie Nouvelle »

Sous ce titre, l'écrivain de talent, qui s'est fait connaître sous le pseudonyme de Lysis dirige un nouveau journal. Il est l'auteur de campagnes de presse heu.reuses et de plusieurs ouvraces réputés, notamment de La Dénaocratie nouvelle, où il exposait les idées de rénovation po.litique nt sociale qu'il compte vulgariser. Le rédacteur en chef, M. Etienne Chichet, a collaboré brillamment à différents journaux. Bien que nous ne parts..gions pas toutes ses opinions, nous sou* haitons une cordiale bienvenue à notre nouveau confrère. Voici la conclusion,' de l'article de Lvsis

Démocratie, comme nous t'avions vou- lue, tu devais être le travail, le progrès, la science, la richesse hélas tu n as été, comme nous t'avons faite, que l'impuissance et l'exploitation électorale.

Le feu sort de l'ombre les nuées se de- gagent un soleil radieux éclaire la nature bienfaisante et féconde ainsi nous sentons que de l'immense chagrin qui meurtrit les Français doit naître un autre monde. Pères et mères qui ne voulez pas rrue vos fils soient morts en vain, suivez-nous, aidez-nous à fonder la Démocratie Noue, velle.

Paquets de tabac

WExcelsior Les aviateurs allemands nous ont lancé, quelques paquets de tabac qui portaient la marque Giessen et l'indication Ohne ersatz, c'est-à dire qu'il s'agissait de vrai tabac. Qu'espèrent-ils nous démontrer par là ? Nous savons bien que chez eux ils ne fument que des feuilles de tomates mélangées avec des feuilles de noyer. Les quelques cigarettes de tabac d'orient que l'on vend encore a Berlin sont minuscules, dl; 'a grosseur d'un cure-dent de plume à peu près et d'une longueur qui égale à peine celle d'une de nos cigarettes de la régie. Elles se vendent six fois plus cher qu'avant la guerre.

Quant aux cigares, ils sont faits maintenant de papier ordinaire trempé dans de la nicotine.

Nous n'en sommes pas encore là 1

Une remarque seulement. 8"1 n'y a plus de taoac en Allemagne, comment y trouve-t-on encore de la nicotine ? Rectification

De VŒuvre

Quand la presse française cessera-t-elW de donner à Ludondorff le titre de quai*» tier-maître général

En allemand, son titre est celuj-ci S Generad quartier meister ce qui signifie « Chef du quartier général ». Car l'adjectif a généra' » porte sur quarties » et non paa sur meii ,f!r.

Le grade de quartier-maître est fort es- tune dans la marinç française, ma« n'existe pas dans 1 état-major allemand. Et il ne faut pas que nous prêtions à rire aux neutres qui connaissent la langue aJJe» mande.

Le restaurant Ohampeaux

Du Figiro

Des affiches jaunes placardées dans Pfti ris annoncent pour les lundi 7 et 21 octobre et jours suivants la mise aux enchères pu» bliqups du restaurant Champeaux-, qui fut une des gloires d-e la cuisine française et l'un des rendez-voos IPS plus célèbres du tout- Paris de la finance.

Ainsi vont s'éparpiller aux quatre vente des caprices amateurs, çhampa,gnes, fines (•( liqueurs de hautes marques et les grande vlns qui rehaussèrent les délices de tant de repas délectables. Meubles. glaces, piano» H tout ce qui formait le décor fameux de Champeaux seront sacrtïiés, à la seconde vacation.

Trois pointe

De la Liberté

La Chambre discute le budget trima» Le ministre de l'instruçtîon publique el la commission sont en désaccord sur un crédit demandé par celui-là, repoussé pat M. Louis Marin, le rapporteur généra], se lève pour exposer son point de vue Nous sommes en désaccord avec M. Lafferre sur trois points, eommence-t-lL Un rire général l'interrompt

On sait que M. I/vfferre a été grand-mat>tre de la tranc-maçonnerU;.


LES JOURNAUX ETRANGERS L'avance victorieuse

En rendant hommage à l'habileté déployée par le général Mahgin dans les opérations qu'il dirige en ce moment, le Times écrit

Si on nous avait dit, au commencement de juillet, que les alliés occuperaient avant la fin de septembre le terrain qu'ils ont déjà conduis, nous nous serions montrés très sceptiques. Certes, l'ennemi s'est trompé lourdement. Mais il n'est pas moins certain que nous devons ces brillants succès en grande par-t tie notre propre mérite.

L'offensive de paix

De la Gazette du Rhin et de Weslphalie La réponse de l'Entente est « catastrophale Nulle part, nous n'avons:,pu noter la mointendance à la paix. La note du comte Bunan a complètement effacé toutes les divergences d'opinion existant entre les alliés. Elle les unit en un bloc compact.

De la Gazette de Francfort ̃ Le discours de M. Clemenceau n'est pas, à proprement parler, une réponse officielle à la proposition du comte Burlan c'est un fatras de rhétorique où la note autrichienne n'est même pas examinée. Ce discours est simplement l'écho des sentiments incroyables qui donnent le ton, actuellement, à la France ¡!Il'périaliste.

Du Vorwœrts (de Berlin)

` M. Balfour a parlé des deux points 'sur lesQuels une discussion est possible, c'est-à-dire de la Belgique et de la paix de Brést-Litovsk. Les deux autres, relatifs aux colonies allemandes et à l'Alsace-Lorraine, seront l'objet d'une forte opposition du peuple allemand. Les voeux de M. Balfour ne sont réalisables qu'après une victoire militaire complète de l'Entente.

De la Gazette de l'Allemagne du Nord Sans tenir compte des faits et de ses intérêts réels, mais aussi sans tenir compte de l'avenir de l'Europe, de la paix du monde et des intérêts de ses alliés, la Franche poursuit une politique purement, sentimentale qui lui fait tout risquer sur une carte, soit de recou.vrer l'Alsace-Lorraine, soit de périr.

Réponse à l'Allemagne

De M. Jehnissen, dans la Tribune belge :Notre patrie, jadis la plus florissante, est mortellement appauvrie, nos parents et nos amis sont écrasés sous. la botte de tes soudards, nous sommes la plupart sans nouvelles et sans ressources sur les routes de l'exil. Fh 1 bien, quatre ans de souffrances indicibles n'ont point changé notre décision. Nous te haïssons, Allemagne bestiale, et sur les millions, de Belges martyres, il n'en est point mille que ta proposition intéresse. Ce qui fut dit pour nous, en 1914, fut bien dit et ce qui sera dit encore, en notre' nom, aura le même esprit de justice opprimée et d'éternelle revendication.

La victoire de Saint-Mihiel

Du Journal de Genève

La réduction de la hernie de Saint-Mihiel est une conséquence directe des' victoires de juillet et d'août, et, d'une façon générale, de m la création d'un commandement unique. Elle est aussi une belle manifestation de la valeur américaine.

Salut à la victoire

Du Bulletin polonais (publié à Paris) •A l'occident, la victoire est en marche. Nous saluons, lés vainqueurs des deux batailles de la Marne nous sommes de coeur'avec ceux de nos compatriotes et de nos camarades qui combattent sous le drapeau national à côté des armées alliées. Et plus que jamais nous répétons notre mot d'ordre « Faisons notre devoir, espoir I » ̃

Pour la paix durable

De M. M. Muret, dans la Gazette de Lausanne

Une paix durable ne pourra être conclue qu'avec les représentants authentiqués du peuple allemand. Or, M. Wilson et ses administrés ne considèrent pas la dynaslïe et ses suppôts comme autorises a parler au nom de la nation entière. Donc, antérieurement à tous pourparlers de' paix, que l'Allemagne renverse ses chefs actuels et en élise d'autres 1 C'est beaucoup exiger mais qu'une paix sincère et durable soit à ce prix, cela ne' fait pas pour nous l'ombre d'un doute.

Ch. Demallly

CHBONJOUE JÊS_TRIBUNAUX l'assassinat D'UN médecin

'Un assassinat qui rappelle par ses dé'tails la mort tragique du docteur Pozzi était commis le 11 avril, à Courbevoie. Un Polonais, Karl Dombrowski, ajusteùr-mécanicien dans une usine de guerre, abandonné par son médecin, le docteur Krieger, se présentait au domicile de ce dernier et l'abattait de cinq coups de revolver. L'accusé, pour sa défense, ayant dit « Le docteur me soignait mal, parce qu'il me croyait Allemand », s'attira cette réponse sévère du président, M. Boiicard « C'est une injure gratuite adressée aux médecins français, qui font admirablement leur, devoir, chacun le sait, même envers les ennemis.

Sur réquisitoire de l'avocat 'général Casabianca, après une plaidoirie émue de M" Campinchi, le jury, parmi lequel se trouvait M. Georges Feydeau, l'auteur dramastique, rapporta un verdict affirmatif. Dombrowski a été condamné à dix ans de réclusion et. cinq ans d'interdiction de séjour.

r F. B.

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LES PREMIERES Comédie-Française. Reprise des Marionnettés, pièce en quatre actes, de M. Pierre Wolff.

La Comédie-Française vient de remettre à son répertoire Les Marionnettes, de M. Pierre Wolff. La pièce date de huit ans. Elle n'a rien perdu de son intérêt dans l'agencement de l'action et dans le développement des, péripéties de l'intrigue. Nous y avons retrouvé l'heureux mélange de sensibilité et d'esprit, le naturel et l'habileté de facture qui avaient valu à ces quatre actes un franc succès lors de leur apparition.

M. Pierre Wolff, en intitulant sa comédie Les Mxiriçnnetles a posé ce principe que les hommes et les femmes ne sont pas des poupées légères et sans âme ils sont parfois aussi des marionnettes douloureuses et meurtries. L'amour tient les ficelles de nos actions, l'amour est une comédie, souvent cruelle, dont nous sommes les pantins. Et sur cette thèse, où l'espèce masculine n'est pas considérée sous un jour très favorable, l'auteur a imaginé un mari, Roger de Montclar, tout d'abord brutal, odieux, cynique, envers sa femme Fernande, dont il repousse la tendresse, puis venant à l'aimer parce qu'il la voit fêtée dans le monde, courtisée,_parce qu'il en devient jaloux et, qu'il la croit infidèle. 'Personnage antipathique, mais. marjonnette, ce Roger de Montclar, obéissant àcette éternelle loi de l'amour qui veut qu'on; soit attiré vers l'être qui vous échappe. Marionnette, ce tyue de Nizer.oLlés, le Don Juan. qui ne peut se décider' à vieillir et est prêt il l'illusion comme au premier jour. Marionnette. ce Varenne, le sentimental, désespéré, que l'amour cruel .rejette et brise. Tous ces pantins font les ;estes prévus, sont •̃ibis-' en mouvement par d'invisibles fils, jouent leur rôle..

Ce qui fait le mérite principal décette pièce, c'est que tes deux héros de l'action sont remarquablement campés et « se tiennent », comme on-dit en style de théâtre. Il faut deux interprètes de tout premier ordre pour composer le couple complexe de Roger de Montclar et de Fernande. Mlle Piérat a retrouvé son magnifique succès de la création touchante et mélancolique d'abord, ensuite résolument légère, évaporée, papillonnante, elle a parcouru toute la gamme de son rôle avec des moyens d'une süreté, d'une sincérité, d'une noblesse,' d'une puissance, qui sont d'une très grande artiste. Grand, lui aussi, a repris ,san rôle d'autrefois il y est élégant, hautain, puis chaleureux et dramatique à souhait la scène de jalousie du troisième acte, à la suite de laquelle il s'enfuit, criant comme une bête hlessée, est difficile à réussir en sa brutalité il la réalise de façon remarquable. Léon Ber- nard a reparu dans NizeroUes, où i mon- tre de la finesse, du charme, du tact Grandval est amusant en vieux marquis, et parmi les nouveaux titulaires des rôles, Mite Berthe Bovy a, bien spirituellement joué l'amusante scène où Mmo de Langeac, frêle et menue'marionnette, change d'opinion et de résolution comme tournerait une figurine automatique. Les autres artistes .de la maison ont entouré de leur mieux les deux principaux personnages. Louis Schneider

DANS LES THËflTaES Matinées d'aujourd'hui dimanche,A la Comédie-Française, à 1 h. 1/2, Britannicus,. Le leu de V amour et du hasard. A l'Opéra-Comique, à 1 h. 1/2, Carmen. A l'Odéon, à 2 heures, Les Bouffons. Au Trianon-Lyrique, à 2 heures, Les Ctoches de Cornepille. Au Vaudeville, 2 2 h. 1/2 au 'théâtre SarahBernhardt, à 2 h. 1/2 au Gymnase, à 2 h. 1/2 à la Renaissance, a 2 h. 1/2 au Palais-Royal, à 2 h. 1/2 au Châtelet, à 2 heures à la PorteSaint-Martin, à 2 h. 1/4 au Nouvel-Ambigu, à 2 h. 1/4; au théâtre Michel, à 2 h. 1/2; à Edouard-VII, à Z h. 1/2 à l'Athénée, à 2 h. 1/2 au théâtre Antoine, à 2 h. 1J2.; à l'Abri, à. 2 h. 1/2 à Cluny, à 2 h. 1/2; au théâtre Déjazet; à 2 h. 1/2 au théâtre Albert-I«r, à 2 h. 1/2; aux Folies-Bergère, à 2 h. 1/2 à l'Olympia, à 2 h. au nouveau théâtre Caumartin, à 3 heures à Cadet-Roussellé, à 2 h. 1/2 à la Lune rousse, à 3 heures à la Chaumière, à 2 h. 1/2 au Nouveau-Cirque, à' 2 h. ,1/2 ;.au cirque Médrano, à 2 h. 1/2 mêmes spectacles que le soir.

L'Odéon donnera, à partir de demain lundi, une nouvelle série de représentations du Grillon du Foyer, avec la partition de Massenet, dont l'éclatant succès né s'est pas démenti un seul soir.

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Deux représentations des plus brillantes sont également annoncées cette semaine Jeudi, en matinée, Andromaque, avec Mme Paule Andral, dans Hermione, et La Sérénade, qu'accompagne la délicieuse partition de M. Ch. Cuvillier. Samedi, en matinée, On ne badine pas avec l'amour, avec la magnifique partition de M. C. SaintSaëns.

Voici les spectacles annoncés pour la semaine par les théâtres subventionnés et le Trianon-Lyrique

A la Comédie-Française, Demain lundi, 1 pour la continuation des débuts de Mlle Lagrande, à 7 h. 3/4, Il ne faut jurer de rien et Les Caprices de Marianne. Mardi, à 8 h. 1/4, centième représentation de Sotre Jeunesse. Mercredi, à 7 h. Les Marionnettes. Jeudi, matinée à 1 h. 1/2. Un Caprice, Le Chandelier soirée. à 8 h. 1,2 (reprise), Me.rcad.ct. -,Vendredi. k 8 heures, L'Abbé Constantin. Samedi, à 7 h. 3/i, Les Marionnettes. Dimanche, matjnéé à 1 il. 1/2, Turraret, Mercadet soirée à 7 h. 3/4, Le Demi.Monde. A l'Opéra.Comique. Mardi, à 7 h. 1/2, Werther (Mlles Delécluse, Vaultier, MM. Ovido, Vaurs). Jeudi, matinée à l h. 1/2, La Vie de bohème (Mlles Vaultier, Tiphaine, MM. l'rancell, Vaurs. Ghasne, Lafont), Ping-Sin (Mlle Brothier, MM. Paillard, Vieuille. Bellet); soirée ù 7 11. 1/2, Louise (Mlles Mâd. Mathieu, Caro-Martel. MM. Léon Beyle, Henri Albers). Samedi, à 7 h. 1/2, Les Contes d'Hoffmann (Mlles Brothier, Tissier, Brunlet, MM. Léon Beyle, Lafont). Dimanche, matinée, Manon soirée, Mignon.

A l'Odéon, Demain lundi, mardi, mercredi, à 7 h. 3/4, Le Grillon du foyer (avec la partition de Masséuet). Jeudi, matinée à 2 heures, Andromaquc (partition de C. SaintSaéns) et La Sérénade (partition de Ch. Cuvillier). Jeudi, vendredi, samedi, en soirée, Le Grillon du foyer. Samedi, matinée à 1 li. 3/4, On ne badine pas avec l'amour (partition de C. Saint-Saëns). Dimanche, matinée à 2 heures, Le Griflon du Joyer; soirée à 7 li. 3/4, Henri 111 et, sa Cour.

Au Trianon-Lyrique. Demain lundi, à 8 heures, La Mascotte. Mardi, a 8 heures, Les Drayons de Vitlars. Mercredi, à 8 heures, Le Petit Duc. -Jéudi, matinée à 2 heures, Les aiousquetaires au couvent soirée à 8 heures, Le Barbier de Séville. Vendredi, à 8 heures.Les Cloches de uorncville.– Samedi,à 8 heures, Le Voyage ert Chine. Dimanche, matinée heures, Le Barbier de Séville; soirée à 8 heures, La Mascotte.

.Au théâtre Sarah-Bernhardt, c'est un déchaînement de gaieté qui a lieu chaque soir avec Le.s Nouveaux niches, très en faveur auprès du public; parmi lequel beaucoup de braves poilus qui s'esclaffent de rire du commencement à la fin de cette amusante pièce. Aujourd'hui dimanche, matinée et soirée.

M. Simmonds, directeur intérimaire des Variétés, venant de céder ses droits à M. Pavie, celui-ci prendra, aujourd'hui, possession du théâtre. Le spectacle de réouverture sera une opérette en trois actes, de MM. Pingrin et Léglise, musique de Mme Raynal et M. Mouton, ayant pour titre La Pierre de Lune.

Le succès, au Palais-Royal,' de Botru chez les civils, bien que prévu, dépasse toutes les prévisions. Voici que cette pièce exquise en trois étages et un rez-de-chaussée s'achemine vers la cent cinquantième, sous les bravos et les acclamations de spectateurs amusés. Quiconque songe à venir aujourd'hui, en matinée, applaudir Botru, doit prendre ses précautions, tant la location est chargée.

Qu'est-ce, à la Renaissance, que Florette et Patapon, dont le succès est si grand ? C'est un vaudeville qui, construit dans la meilleure formule, est un chef d'oeuvre dans le genre une pièce fort parisienne et des plus amusantes, où abondent les scènes comiques, les mots les, plus drôles, les réparties les plus spirituelles c'est, en outre, un spectacle bien monté, joué par une troupe tout à fait nemarquable. Aujourd'hui, matinée' et soirée;' f Il n'est présentement pas de théâtre plus élégant que le théâtre de l'Athénée, où jouent la grande cantatrice Marguerite Carré et Rozenberg, principaux interprètes de cette oeuvre d'une si singulière et brillante fantaisie La Petite Femme de Loth, de Tristan Bernard. M. Claude Terrasse a ,composé, pour cette œuvre exquise, une musique d'un art délicat, qui ravit les plus difficiles.

Que l'on se hâte si l'on veut applaudir, au théâtre Antoine, Afgar, cette étincelante opérette. Les dernières représentations sont annoncées et voici que la dernière matinée irrévocablement seia donnée aujourd'hui dimanche. Il y aura foule tous ces jours aux abords du théâtre Antoine. Au théâtre Michel, Plus ça claange. changé pourrait s'intituler Le, Nouveau Plus ça change. Ecoutez'ce que disent des nouveaux tableaux nos confrères les plus sévères « Dans les jardins du PalaisRoyal » et <( Antoine et Cléopâtre » ont mérité tous les suffrages. Quant à Spinelly et Raimu, peut-on oublier les applaudissements et. acclamations qui les accueillent chaque soir? Aujourd'hui, matinée et soirée.

L'Abri donne aujourd'hui, en matinée et en soirée, la triomphale revue de L. Boyer et A. Willemeté, avec Boucot en tête de la distribution. La saison anglaise bat son plein, au théâtre ALbert-Ier, et obtient le plus vif

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succès. C'est tous les soirs une foule dense qui vient, rue du Rocher, applaudir les meilleurs artistes de Londres, dans leur répertoire de comédie.

Officiers et soldats anglais et. américains éprouvent une grande joie en vivant une soirée comme celles qu'ils passaient chez eux, et les Parisiens se mêlent àleurs uniformes, dans l'agréable pensée d'applaudir les artistes des pays alliés. Du luxe et du rire C'est la formule rêvée par les revuistes et jamais elle ne fut mieux réalisée que par la revue C'est Paris! aux Folies-Bergère. Aujourd'hui, matinée et soirée avec tous les créateurs. Débuts du réputé baryton anglais Harry Delemere, qui chantera spécialement, pour le public anglais et américain, les principaux morceaux de son répertoire.

Le nouveau programme représenté tous les jours à l'Olympia, en matinée et en soirée, recueille .tous les suffrages. Immense succès pour Claude Golden (pour la première fois à Paris), Dalbret, Jane Tyber, Sam Barton, les douze Marakech, les six Mizuno et dix autres numéros sensationnels. Aujourd'hui, grande matinée, avec ce merveilleux spectacle.

En matinée, aujourd'hui,

A la Lune Rousse,

Bon bourgeois à qui la nuit

Donne quelque frousse,.

A trois heures, sans manquer,

Vas pour t'entendre blaguer,

A la Lune Rousse, o gué,

A la Lune Ronsse

RENSEIGNEMENTS UTILES DÉPLACEMENTS ET VILLÉGIATUUES

des abonnés du « Gaulois »

Mmes

Marquise de Bertoult, à Riom.

Comtesse de La Croix-Vlaubois, au château de Briteste.

Girod Corras, à Mention.

Danmei Guestier, à Bordeaux.

Générale baTOnne Kirgener de Planta, à Fontainebleau.

Fernand Saglio, au château de la Source. Comtesse de Vauguion, au château de Vauguion.

Mlles

De. Caillavet, au château des Fontaines. Duilac de Fugères, à Ermont.

De La Jonquière,,au château de Landres. MM.

De Freycinet, à Pau.

Guyon fils, à la Varenne-Saint-Hilaire. Jullien, au Petit-Gavy.

Eugène Hofmann, à Ragaz.

Eugène Rochard, à Villeneuve-STir-Lot. Lorenzo Santos Suarez, à Vichy.

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Capitaine de Bouteyre. Dupuis. Lieutenant-colonel Habert. Paul P'etit-Sequeval.

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