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Title : Le Gaulois : littéraire et politique

Publisher : (Paris)

Publication date : 1912-03-29

Contributor : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

Contributor : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

Contributor : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 94503

Description : 29 mars 1912

Description : 1912/03/29 (Numéro 12585).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k5353815

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 10/03/2008

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Le Gaulois

du Dimanche

illustré

Numéro de Pâques

EXCLUSIVEMENT FÉMININ

BOMMAIKB IDTX M^C3-A.ZI3SrB DU 30-31 MARS 1912

PARTIE LITTÉRAIRE

POÈMES:

Tout au fond des Bouquets. Mme Alph. Daudet Printemps d'Afrique. uie Décrue-Mardis Pèlerinage. Rosemonde Gérard Le Printemps espère. Lucie Faure-Goyau Les Branches. Duchesse de Rohan ;Le Jardin. atssr*

Les Seize ans de la Prin-

Comment je devins peintre

et et sculpteur Sarah Bernhardt Invitée par George Sand. Jupette Adam

Les Symboles Daniel Lesueur Au Concours Hippique Gyp

Le Bouquet devant le Pen-

dulê Gérard d'Houville La Shah. Colette Willy

Dentellières "W" Au Siècle Galant. Marcelle Tmayre MODES, SPORTS, etc.,

La Mode depuis Javotte

La Femme et les Sports;

Budget de Française Jeanne Tournier La Broderie française Carnée de Latour Deux œuvres féminines Le

Lycéum-Club L'Aiguille Nicole Darnay

PARTIE ILLUSTRÉE

CHARDONS

par S. A. R. Mille la Duchesse de Vendôme

Mffl«s Duchesse d'Uzès, douairière (Madame de Sévigné); Hélène Dufau (Allégorie); Elisabeth Sourel (Les Déesses devant Paris); Consuelo Fould (lison-la-Bouquetière) Louise Breslau {Fillette); Louise Abbema (Roses de Trianon); Marie d'Epinay (Soubrette); Achille Fould. (Les Rubans de M. de Richelieu); Madeleine Lemaire (Les Brodeuses).

r MUSIQUE « Prière Il. M°e Nadia Boulanger tCOUVERTURE EN COULEURS

R O S E S, par Mme Blanche Odin

QUATRE-VINGTS PORTRAITS ET ILLUSTRATIONS

Les Syndicats

contre la Nation ,La Grande-Bretagne fait en ce moment une expérience qui si l'expérience servait à quelque chose devrait être décisive. Sa grève du .charbon n'est pas seulement un formidable itrouble économique. C'est la démonstration par l'absurde de la pitoyable illusion qui, depuis des années, entraîne tous les pays d'Europe .'dans les voies de la a politique sociale ». C'est la politique sociale qui a fait la grève anglaise. C'est elle qui l'a aggravée. C'est elle qui, en ce moment même, prépare, dès la grève actuelle, la grève de demain.

.Vous connaissez le sophisme classique l'Etat ne peut pas se désintéresser des rapports économiques le « laisser faire » n'est plus possible l'interventionnisme est nécessaire. C'est au pom de ce sophisme que le gouvernement et les ';Chambres anglaises ont élaboré, il y a quatre ans, la, loi qui est l'origine de la crise présente. Cette loi avait pour objet d'imposer aux trã bailleurs de la mine la journée de huit heures. L'Etat, pensait-on, préviendrait les conflits en xéglementant l'industrie. Réglementation particulièrement absurde en Angleterre, où l'usage ;et la tradition, dans la vie économique comme 'dans la vie constitutionnelle, ont plus de place que partout ailleurs. La journée de huit heures .troubla gravement les mœurs des ouvriers. D'abord, travaillant moins et voulant gagner autant, les mineurs travaillèrent plus vite et moins prudemment d'où une augmentation immédiate des accidents du travail. De plus, [une des plus chères habitudes des mineurs a ëté contrariée par la loi. Soucieux, comme tous leurs compatriotes, d'avoir chaque semaine quelques jours de liberté, heureux, du vendredi a.u lundi, de pouvoir vivre pour eux-mêmes, faire du jardinage ou du sport, les mineurs donnaient, du mardi au vendredi, un coup de .collier et, par là, équilibraient leur salaire hebdomadaire. Ce coup de collier est devenu impossible. Enfin, la réglementation minutieuse des Il postes » par catégories et par âges celle notamment qui empêche les jeunes gens et les adultes de travailler aux mêmes heures a brisé l'unité des familles. Au total, la production et les salaires ont diminué. C'est ainsi qu'on en est venu à voir dans le salaire minimum le remède aux maux causés par la jourpée de huit heures.

Cette conception est aussi niaise que la précédente. Car comment établir un salaire minimum, alors que les conditions d'exploitation sont, d'un bassin à l'autre, totalement différentes ? Quelle sera la base du salaire minimum ? Quelles en seront l'assiette et la quotité ? Pour combien de temps le fixera-t-on ? Quelles garanties fournira-t-on aux patrons en échange des charges qu'on leur imposera ? Autant de questions auxquelles la réponse est impossible. Ce qui n'a pas empêché le gouvernement anglais de se jeter tête baissée dans ce précipice pouveau. Il a commencé par provoquer des conférences entre les Compagnies et les syndicats. Puis, les conférences n'aboutissant pas, il a fait connaître, par l'organe de M. Asquith, qu'il était partisan du salaire minimum. Enfin, mettant la puissance publique au service des ouvriers, sans égard aux arguments des employeurs, il a fait voter une loi qui établit, sans fixer de chiffre, un minimum de salaire. Pour se justifier, il prétend que l'arbitrage obligatoire corrigera les risques du système. Mais, ici encore, l'expérience d'hier est décisive. L'arbitrage obligatoire, il a été institué pour les chemins de fer anglais, en novembre sous l'inspiration de M. Lloyd George. Or, cette organisation, qui supposait comme condition première la bonne foi des parties, a été violée par les ouvriers. La grève d'août a pris, dès le premier jour, un caractère anarchiste et, quand les Compagnies ont demandé au gouvernement de rappeler les syndiqués au respect de la convention de 191i, ce rappel n'a pas été entendu. Pourquoi ? Parce qu'un engagement pris par une collectivité irresponsable et insaisissable n'est jamais tenu. Il en sera des -mines comme des chemins de fer. On peut insMuer l'arbitrage obligatoire. Cela n'emoêchera

pas les mineurs de cesser le travail à la première occasion.

Aussi bien, la nouvelle capitulation dû gouvernement n'a servi à rien. Il porté un coup aux Compagnies en introduisant dans la loi le principe du salaire minimum. Il n'a pas satisfait les ouvriers qui réclamaient non seulement l'affirmation d'un principe, mais la fixation d'un chiffre. D'où la continuation de la lutte. Le seul résultat, c'est que les Compagnies sont dès maintenant plus désarmées qu'hier en face de leurs employés. Comme l'a fait remarquer le représentant de la Fédération patronale galloise, il y a des districts miniers où l'établissement du salaire minimum aura pour conséquence inévitable la ruine de l'industrie. Les mineurs du pays de Galles sont connus pour leur violence. Quelle sûreté auront désormais les patrons contre leurs exigences de demain ? Enfin, comment éviter que, dans l'avenir sinon dans le présent, on en vienne à faire ce que l'on refuse aujourd'hui et à fixer par la loi la quotité du salaire ? Les mines du pays de Galles ont, depuis l'an passé, le contrat collectif. Cela les a-t-il détournées de la grève un seul instant ? .si elles ont maintenant le salaire minimum, ce salaire les satisfera-t-il toujours ? Certainement non. Et alors faudra-t-il, par une loi nouvelle, imposer aux patrons une nouvelle capitulation ?

Ce qui est grave, en effet, c'est que l'action gouvernementale ne se manifeste que contre le patronat. L'interventionnisme ainsi conçu n'est qu'une façon de piper les dés et M. Balfour, dans son admirable discours de la semaine dernière, l'a péremptoirement démontré. La loi de M. Asquith dit en toutes lettres qu'il y aura un salaire minimum. Mais qu'est-ce en revanche que ces comités mixtes qui établiront un règlement dans chaque district ? Quelle sera la sanction applicable aux violations de ces règlements ? Quel lien sera établi entre le minimum des salaires et le minimum de production ? Comment se manifestera la responsabilité civile et pénale des mineurs ? De quelles amendes seront frappées ces caisses syndicales que la loi de 1906 fait bénéficier d'une absurde inviolabilité ?

Enfin, ce qu'on fait pour les mineurs, comment se dispensera-t-on de le faire pour les autres catégories d'ouvriers ? Si une grève suffit à provoquer une loi de circonstance dirigée contre le capital, croit-on que le textile, après la mine, se privera de manier cette arme ? Alors c'est le salaire minimum imposé à toute l'industrie anglaise. C'est l'Etat patron et, pis encore, l'Etat se substituant aux droits des patrons pour ne leur laisser que les devoirs sans les droits, la responsabilité sans l'autorité. Et à quel moment ? Au moment où la GrandeBretagne est menacée sur tous les marchés du monde au moment où elle se défend laborieusement, péniblement contre la concurrence américaine et contre la concurrence allemande.

A quoi le gouvernement répond « Nous ne pouvons tout de même pas laisser durer cette grève sans chercher à la résoudre. » Mais qui ne voit que la solution ministérielle consiste à livrer l'un des adversaires à l'autre pieds et poings liés, à truquer le litige, à charger abusivement l'un des plateaux de la balance. L'Etat ne se conduit pas comme un arbitre, ce qui déjà serait périlleux. Il vient au secours des syndicats et se fait l'instrument des grévistes. Jamais la démagogie sociale n'avait connu pareil triomphe.

'̃̃- Dans cette bataille inégale, c'est, comme l'ont dit M. Balfour et M. Bonar Law, la Société qui est la vaincue. Le gouvernement n'a de raison d'être que s'il représente loyalement l'intérêt de la collectivité. Or, en l'espèce, le gouvernement anglais est l'agent d'une minorité. Car ce sont les mineurs gallois et écossais qui mènent le jeu de surenchère que le ministère sert de tout son pouvoir et ce jeu de surenchère menace, en même temps que les patrons, un grand nombre d'ouvriers. Avec le régime nouveau, beaucoup de travailleurs seront congédiés et il ne peut pas en être autrement. Il y a, dans les mines anglaises, des ouvriers âgés, payés en proportion de leur travail et à qui ce salaire, bien que réduit, permet de vivre. Quand la loi obligera les Compagnies à les payer le même prix que les ouvriers adultes et vigoureux, les Compagnies se priveront de leurs services. Voilà, par contre-coup, le résultat de la veulerie gouvernementale. Or cette veulerie répond si bien aux mœurs de notre époque, que nombre de conservateurs paraissent, aujourd'hui encore, ne pas concevoir clairement ce qu'a de monstrueux l'attitude de M. Lloyd George et de ses amis. On a commencé un peu tard à comprendre le danger, quand on a vu les mineurs répondre par une exigence nouvelle à chaque concession du gouvernement. Depuis longtemps déjà le mal niait fait. M. Asquith a pleuré l'autre jour, aux Communes, en annonçant aux députés que les syndicats n'acceptaient pas sa loi. Ce n'est pas l'échec de la loi qui est grave. C'est la loi ellemême, loi de jacobinisme où ne se retrouve rien des grandes traditions anglaises de libéralisme et de sagesse. Ncus n'en sommes plus à une surprise près. Mais pouvait-on 'supposer que, dans de telles circonstances et dans un tel pays, il se trouve- rait un gouvernement pour accabler sous une loi de circonstance toute une industrie nécessaire à la vie de la nation ? Pouvait-on supposer qu'abandonnant le terrain de l'ordre public, le. seul qui lui soit ouvert, l'Etat se mettrait au service d'intérêts particuliers? C'est plus qu'une faiblesse. C'est une désertion. Si mou qu'ait été notre gouvernement dans la lutte contre la démagogie, il n'a pas encore à sa charge une trahison aussi complète de ses devoirs les plus impérieux.

Il semble d'ailleurs que le vent de folie ait passé le détroit. Car au moment même où l'on voit ce qu'a produit en Angleterre la journée de huit heures, voici qu'on veut nous l'imposer. Nos députés, pour se distraire de la R. P., ont mis à J'ordre du jour la réglementation du travail dans les mines. Pour porter ce coup à la paix publique, ils iront jusqu'à retarder leur départ en vacances. Car il s'agit de politique sociale et, dès que ce mot est prononcé, tout le monde bêle à l'interventionnisme. Les mines françaises sont tranquilles depuis quelques mois, et cela ne fait pas l'affaire des socialistes. Alors on a pensé à la journée de huit heures que les ouvriers ne réclamaient pas et qui jettera le trouble dans l'industrie. Ce que les ouvriers veulent et ce qu'ils ont, c'est le droit de ne pas être astreints à travailler au-delà d'une certaine limite. Mais ils ne souhaitent pas que cette garantie devienne une obligation. Cette obligation, gageons pourtant que la Chambre va l'édicter.à une forte majorité, sous prétexte de justice sociale, en vertu de l'habituelle lâcheté qui veut qu'on ne résiste pas aux démagogues. Les socialistes demandent aux autres partis de leur fournir une arme de grève qui leur manquait. On aura la coupable lâcheté de la leur donner, malgré le bon sens qui la condamne, malgré l'expérience anglaise qui la démasque.

C'est une attristante évidçnce les syndicats sont maintenant dressés contre la nation et le bien public n'est plus défendu contre eux. Le chambardement fait prime et la société se livre à ses ennemis. Il y a des gens qui s'en consolent en disant « Vous voyez bien que c'est ainsi partout. » On me permettra de trouver la caution un peu insuffisante et la consolation médiocre. Nous sommes, dès maintenant, en

état d'anarchie chronique, et c'est' la loi qui est l'instrument de l'anarchie. Le gouvernement de M. Asquith a peut-être de bonnes intentions. Mais il a plus fait; en trois semaines, qu'une dizaine de révolutions pour la subversion de l'édifice social.

Un diplomate

Ce qui se passe LA' POLITIQUE

IMPARTIAL JUGEMENT

Je me disposais à écrire quelques lignes sur l'impuissance des pouvoirs publics à mettre un terme aux exploits des bandits-automobilistes, quand le Temps m'apporte sur le même sujet un article d'autant plus probant'que mon confrère ne sera pas soupçonné, 'comme je pourrais l'être moi-même, de se montrer partial à l'égard des hommes qui nous gouvernent et des institutions qui nous régissent.

Donc, après avoir cité un article du journal allemand la Gazettc de Voss, où les divers scandales dont notre république a si souvent donné l'édifiant spectacle sont fort çomplaisamment relatés, le. Temps ajoute

Remercions la Gazette de Voss de ne pas être remontée plus haut et de ne pas avoir rappelé certaines grèves de fonctionnaires, ou menaces de grèves, ou manifestations d'indiscipline, qui avaient révélé naguère « le mal dont souffre le fonctionnarisme français ». Mal qu'on ne guérit pas, et qu'on ne veut pas guérir, puisqu'on proclame impunissables ceux qui répandant la contagion. Aucune sanction sérieuse n'a été prise, plus récemment, contre ceux qui ont laissé voler au Louvre la Joconde, sans parler d'autres, t%.| bleaux moins populaires qui ont également disparu. On n'a rien fait et l'on ne fera rien. Si les bandits ne sont pas retrouvés et s'ils assassinaient une demi-douzaine de personnes en plein Paris, on s'agiterait, le gouvernement serait interpellé, et peut-être renversé mais le ministère qui succéderait n'agirait pas autrement.

Remarquez en effet qu'on ne nous parle que' de mesures de police. Il n'est pas question d'assurer une application plus sérieuse du Code. Il n'est pas question de supprimer certains adoucissements qui ont été apportés à nos lois répressives. Il n'est pas question de ne plus libérer par anticipation les condamnés, comme on le fait, sous des prétextes inadmissibles. Il n'est pas question d'appliquer la loi sur la relégation. Il n'est pas question d'interdire ou de gêner l'ignoble littérature ou les infâmes dessins qui démoralisent les jeunes gens pauvres ou abandonnés et faussent leur jugement. Certaines lectures et certains spectacles peuvent corrompre aussi les enfants de la bourgeaisie mais ils trouvent, contre le poison, l'antidote au foyer familial. Les gouvernants ont-ils la conscience satisfaite lorsqu'en cinq minutes ils ont décidé d'augmenter les crédits de la police ? Depuis combien d'années leur répète-t-on, dans la presse et dans le monde du commerce et de l'industrie, qu'il y a une crise de l'apprentissage et que, non seulement cette crise compromet pour 1 avenir notre prospérité économique, mais encore transforme en jeunes vauriens et plus tard en apaches endurcis les adolescents qui seraient devenus de bons et honnêtes travailleurs ? On n'a rien fait, on ne fait rien, on ne fera rien ni dans cet ordre d'idées ni dans les autres, 'à moins que l'opinion publique ne finisse par se révolter.

On n'a rien fait, on' ne fait rien, on ne fera' rien dans cet ordre d'idées, ni dans les autres?: à moins que l'opinion publique ne- finisse par se révolter.

Voilà une conclusion à laquelle je m'associe, que j'ai quelquefois formulée moi-même, mais qui, je le reconnais modestement, a plus de force probante sous la plume d'un rédacteur du Temps que sous la mienne. L. DESMOUÉCHOS DE PARTOUT

Académie française.

L'Académie française avait à procéder, hier, à l'élection du successeur de M. Henry Houssaye, mort le 23 septembre 1911.

En raison du décès de M. Henry Houssaye et du général Langlois et de l'absence de Mgr Duchesne, retenu à Rome, et de M. Anatole France, qui, comme on le sait, a cessé définitivement de venir à l'Institut, le nombre des votants est de 36. La majorité est donc de 19. Les candidats étaient au nombre de cinq MM. Paul Adam, Adolphe Brisson, André'Hallays, Camille Jullian et Pierre de Nolhac.

Voici le détail du scrutin

MM. 1er tour 2° 3° 4" 5° 6a Paul Adam. 5 4 4 5 3 3 Adolphe Brisson 8 9 11 8 9 8 André Hallays.. 9 9 12 13 13 13 Camille Jullian 4 3 0 0 0 0 Pierre de Nolhac 10 10 9 10 11 11 Bulletin blanc. 0 1 0 0 En présence de ce résultat négatif, l'Académie a décidé d'ajourner l'élection au dernier jeudi du mois d'octobre.

Ce jour-là, la Compagnie procédera au remplacement de M. Henry Houssaye et du général Langlois. Seul, jusqu'à présent, M. Boutroux, membre de la section de philosophie de l'Académie des sciences morales et politiques, a posé sa candidature à ce dernier fauteuil. Comme chaque année, le baron Verly, fils du colonel des cent gardes la baronne Verly et leur fils Jacques réunissaient les survivants du brillant escadron et quelques amis ou parents des anciens officiers, presque tous disparus aujourd'hui.

Le baron Verly, en termes émus et chaleureux, a souhaité la bienvenue au capitaine Brincourt, fils du commandant Brincourt, qui périt dans la charge héroïque du 5° cuirassiers commandé par le colonel de Contenson, le 30 août 1870. Réponse vibrante de patriotisme du capitaine Brincourt pour finir, allocution éloquente de M. Paul Watrin, fils de l'ancien cùlonel, lieutenant aux cent gardes.

Parmi les cent gardes présents MM. Bouchet, Chaine, Dassonneville, Favier, Husson, maire de Flévy-en-LoiTaine Jess, ancien gardien chef de l'Elysée Kleinhaus, Manesse, quatre-vingt-sept ans, ancien trompette d'ordonnance du colonel Verly Marquet, Rouillard, Schock, Trioux, Valentin, tous encore verts et superbes malgré leur grand âge fils de cent gardes' baron Verly et son fils Jacques, baron Pierre de Bourgoing, M. Paul Watrin, capitaine Brincourt.

Parmi les autres assistanfs MM. Pierre Lenglé, fils du député Paul Gaulot, Louis Vallet, Gaucheraud, Etienne Charles, docteur et Mme Savreux-Lachapelle, Re^é Monin. Réunion tout amicale, empreinte d'émotion communicative.

M. et Mme Edmond Rostand, accompagnés de leur fils, Jean, sont arrivés mercredi soir,. ainsi que nous l'avons annoncé, par le SudExpress, venant de Cambo. Après quelques heures de repos, l'illustre poète s'est rendu à l'Académie, où il a pris part à l'élection au fauteuil d'Henry Houssaye.

M. Edmond Rostand assistera, sans nul doute, à la reprise de La Samaritaine, l'admirable poème évangélique que Mme Sarah Bernhardt interprétera de nouveau pendant la semaine sainte. C'était à prévoir. Les modifications apportées au billet de banque de cent francs, modifications que nous avons indiquées, devaient amener des surprises et des confusions plus ou moins plaisantes.

Pas plus tard qu'hier, une scène de ce genre s'est déroulée dans un restaurant élégant des boulevards. Au moment de régler son addition, un client remit au maître d'hôtel un billet de

cent francs/que celui-ci lui retourna presque aussitôt.

Monsieur, fit-il, n'aurait pas un autre billet?.

Pourquoi cette question ? répliqua le client. Celui-ci est-il donc faux ?.

C'est, monsieur, l'avis de la caissière. d, Le client, navré de voir qu'on lui avait remis un billet falsifié, prit dans son portefeuille une autre vignette qu'il tendit, avec un sourire ré- signé, au maître d'hôtel.

En voici un autre. J'espère que celui-là est bon

Quelques instants après, le maître d'hôtel revint avec le second billet.

Monsieur. ce billet est encore faux. Veuillez venir à la caisse.

Une pâleur soudaine envahit les traits du dîneur, qui se dirigea, tout décontenancé, vers la caisse. Là, on lui expliqua que les deux billets avaient dû être fabriqués par des faussaires, car ils ne portaient pas les initiales L. 0. M. et les chiffres 0 2 gravés à la droite du verso.

La situation devenait délicate. Fort heureusement, un remisier à la Bourse, habitué de l'établissement, qui, d'une table voisine, avait assisté à ce petit colloque, prit fait et cause pour le client injustement soupçonné. Il apprit à la caissière les légères modifications subies par les nouveaux billets de cent francs et tout s'arrangea le plus honnêtement du monde. Sait-on que la caille est sur le point de disparaître ? Les statistiques montrent qu'en 1898 on vendait, aux Halles, 270,000 cailles, et, en 19ii, on en a vendu 27,263 Ces chiffres témoignent que l'espèce finirait par ne plus exister si l'on ne prenait des meet la France se sont mises d'accord pour interdire le commerce et le transit des cailles, sur leur territoire respectif, à partir du 15 octobre de chaque année. y

Or, M. Béjot, l'actif président "de la Société centrale des chasseurs contre le braconnage, ayant appris que la chasse des cailles était autorisée jusqu'au 27 avril prochain, en Algérie, a écrit pour protester au ministre de l'agricultune.

Ce dernier a répondu que le passage des cailles n'avait lieu qu'à fin mars ou au commencement d'avril et que, par conséquent, la chasse de ces oiseaux ne pouvait être supprimée sans soulever de justes récriminations.

On continuera donc à massacrer les cailles en Algérie mais, toutefois, le ministre a promis de demander au gouverneur général de l'Algérie d'examiner dans quelle mesure on pourrait donner satisfaction à la Société centrale des chasesurs.

Pâques C'est le signal. On se préoccupe des vêtements de l'été. La jeunesse, qui tient avec raison à ce qu'on l'habille suivant la dernière mode,, va reprendre, comme chaque année, le chemin de la Belle Jardinière, Les parents savent qu'ils trouveront là ces modèles de costumes tout faits, qu'on dirait coupés par le ciseau des grands tailleurs dans un choix d'étoffes sans cesse renouvelé et de qualités irréprochables. Grâce à une puissance de production qui lui ^permet de vendre aux prix les l>|us modérés, la B. J. habille ainsi à la dernière mode jeunes gens et enfants sans leur infliger ce qu'ils appellent le supplice des essayages.

Sous le grand Roi, on était plus strict qu'aujourd'hui sur l'observance des jeûnes et du carême.

Les boucheries étaient obligatoirement fermées. Plus de viande aux étaux. Et cependant, la ville n'en était point privée on en avait fait un privilège privilège fort défendable, puisqu'il était constitué au profit de l'Hôtel-Dieu. Les boucheries de l'Hôtel-Dieu devaient être fournies de tout ce qui était nécessaire tant pour les malades qui présentaient des certificats de leur curé et de leur médecin, que pour les protestants qui apportaient attestation de leur profession de foi. Point de certificat, point de viande.

« Deffense à tous, 'seigneurs, officiers, bourgeois, forains, d'apporter ni faire apporter ou apprester aucunes chairs vives ou mortes pen,- dant le caresme, à peine de confiscation, cancan et autres peines. »

Que de surprises en cette surprise de journaux surprise de « A la Marquise de Sévigné » édition de suprême luxe, nouvelles toutes fraîches traduites en délicieux poissons de chocolat, rires entre les feuillets, voeux entre les plis des numéros C'est le cadeau d'avril et de Pâques de tous envié.

Symboles des sentiments les plus délicats, écrins des vœux les plus tendres, bouquets de grâce et d'art, telle%sont les boîtes de baptêmes, il, boulevard de la Madeleine, et 47, rue de Sèvres,

Une des plus aimables traditions de Boulogne-sur-Mer, c'est la réouverture pour les jours de Pâques de son superbe Casino Municipal. Cette année, elle emprunte un charme tout particulier au printemps vraiment exquis dont nous sommes gratifiés.

Aussi, du jeudi 4 au mardi 8 avril, tous les Parisiens de loisirs seront, à n'en pas douter, sur la plage de l'Entente Cordiale dont les concerts, les bals et les attractions le disputeront à l'attrait de la mer elle-même.

C'est après-demain, dimanche, que tombe cette charmante fête des Rameaux de printemps qu'on appelle Pâques fleuries, et le lendemain, c'est le avril

Pihan, le prévoyant Pihan, qui n'est jamais pris sans vert c'est le cas de le dire a son exposition toute préparée. Petits poissons et d'autres, qui sont devenus grands, remplis des exquises créations du roi des chocolatiers sont là, dans les célèbres magasins du faubourg Saint-Honoré, tout prêts à être expédiés aux amis, petits et grands, à qui l'on destine une agréable surprise.

Avec ce printemps précoce et qui s'annonce si magnifiquement, les Parisiens sont avides de grand air, de verdure et de beaux sites aussi apprendront-ils avec joie, ceux surtout que leurs occupations retiennent dans la capitale, que le délicieux Palace-Paillard-Bellevue, où ils allaient tous les dimanches, en été, écouter 4a musique des tziganes en prenant le thé, fera sa réouverture après-demain dimanche. Le Palace-Paillard-Bellevue est un splendide Hôtel, dont la façade principale domine la merveilleuse vallée de la Seine. C'est, à quinze minutes de Paris, dans le confortable le plus parfait et le plus élégant, la cure d'air, le panorama unique et la facilité d'aller et venir, suivant ses obligations.

Le Palais de Glace des Champs-Elysées fera sa clôture annuelle, mardi prochain 2 avril, à minuit.

Ainsi que les années précédentes, cette dernière journée ayant lieu au bénéfice des professeurs, les tickets de carnets et les billets de faveur ne seront pas valables.

Que les amateurs de patinage se hâtent donc de profiter de ces derniers jours pour se livrer à leur sport favori dans ce cadre si recherché d'élégance parisienne qu'est le Palais de Glace. NOUVELLES A LA MAIN

Quelle impression éprouvez-vous quand vous voyagez en automobile ? Mais, vous le savez, l'auto.grise!

Un Domino

NOTES SOCIALES On annonce qu'un des plus distingués et des plus sympathiques représentants de la France à l'étranger, arrivé' au sommet de l'échelle diplomatique, ambassadeur de la république auprès d'une des grandes puissances, a résigné ses fonctions pour entrer dans le conseil d'administration d'une de nos plus puissantes Sociétés de crédit.

C'est la troisième ou la quatTième fois que le fait se produit en quelques années. Plusieurs de nos ambassadeurs, non pas même en retraite, mais en activité de service, se sont ainsi consacrés, abandonnant la carrière, aux questions de haute finance. La chose, est-il besoin de le dire, n'a rien que de parfaitement honorable et de flatteur, aussi bien pour les entreprises estimées qui font appel au concours des diplomates dont il s'agit, que pour ces diplomates eux-mêmes dont l'expérience et l'activité continuent à servir, bien que sur un terrain nouveau, les intérêts généraux du pays. Cependant, et dans la mesure même où ces changements de carrière échappent à toute critique, n'ont-ils pas pour le public, quelque chose de déconcertant et de troublant? Pourquoi des fonctionnaires d'un rang aussi élevé croient-ils devoir abandonner prématurément une carrière qui leur a valu les plus légitimes satisfactions ? Pourquoi cette carrière, paraît-elle si ,incapable de retenir ceux-là mêmes qu'elle a comblés de distinctions et d'honneurs ? Est-ce donc que, là comme ailleurs, les mariages d'in- clination ne résistent pas à l'assaut des années et qu'il vient un temps où le plaisir de rompre prime celui de demeurer ?

A dire vrai, quand on connaît le détail de ces migrations retentissantes, on en vient à se demander si nos grandes administrations ne sont pas responsables pour la plus large part du désenchantement qu'elles inspirent à ceux qui les ont le mieux servies. On pourrait croire qu'à un certain degré de l'échelle administrative, à plus forte raison au degré supérieur, on échappe aux menues tracasseries qui sont le lot des débutants. Or, il semble que ces tracasseries, loin de s'apaiser avec le temps, se fassent plus agressives à mesure que plus haut placé est celui auquel elles s'appliquent.

Certains procédés infligés à des ambassadeurs, c'est-à-dire à des hommes qui représentent la France elle-même et qui la représentent au loin, qui ne sont point, par conséquent, à Paris pour se défendre, sont plus qu'inélégants ils sont coupables. Or, il n'est pas besoin de chercher bien loin, dans le cours des derniers mois, pour savoir comment et par quels moyens oh a réussi à lasser et à rebuter ceux de nos agents diplomatiques qui n'avaient point l'oreille de la coterie au pouvoir. Le Français, qui garde le culte des fonctions publiques, a, malgré tout, quelque peine à concevoir qu'on quitte la plus brillante des situations officielles pour une situation privée, si fructueuse et si honorable soit-elle. Sous l'ancien régime, on a vu des fermiers généraux devenir ministres. On n'a pas vu, si je ne me trompe, des ministres ou des ambassadeurs devenir fermiers généraux.

Nous avons changé tout cela et, du même coup, le prestige de l'Etat et des grands services de l'Etat a subi une légère atteinte. Je ne sais si le spectacle de ces fins de carrière détournera les jeunes gens de se faire fonctionnaires. Déjà, dans plusieurs de nos grandes administrations publiques, notamment aux ministères des finances et de l'intérieur, on constate, paraît-il, une disette croissante de candidats et, par suite, un abaissement sensible du niveau du recrutement. Si l'on veut enrayer ce mouvement, on fera sagement de ne pas décourager ceux qui, ayant toute leur vie porte le harnois, auraient droit, au sommet de leur carrière, à plus de ménagements et d'égards.

Un Désabusé

Bloc-Notes Parisien Vieilles histoires de voleurs

La différence entre bandit et brigand Il y a une différence entre les deux termes. Le bandit était celui qui, mis au ban de l'Empire, c'est-à-dire banni, ses biens étant confisqués, en était réduit, pour éviter d'être pris, à vivre de rapines et de coups de main. Il y a eu dans l'Empire germanique des princes bandits et même des fils d'empereur. De là le terme s'est appliqué à tout révolté contre les lois de son pays, à tout voleur de grand chemin et cependant c'est à ceux-ci que s'applique plus justement le terme de brigand, bien qu'il ne doive guère s'appliquer qu'au pluriel. Brigand vient de brigue, et pour former une brigue il faut être plusieurs.

Les Garnier, les Carouy, les Bonnot sont à la fois des brigands et des bandits, puisqu'ils attaquent de concert, tuent, volent, pillent et échappent aux poursuites de la police et de la gendarmerie.

Ils savent, mieux que la police, utiliser les inventions nouvelles, comme l'automobile. Bientôt ils se serviront de l'aéroplane pour narguer la maréchaussée, qui regardera avec stupeur s'envoler l'oiseau de proie. On reconnaîtra alors qu'il serait utile de former une brigade de policiers aérostiers et l'on verra dans les airs une poursuite acharnée, des coups de revolver échangés à mille mètres de hauteur, et tout d'un coup l'un des aéroplanes piquer du nez et tomber lourdement sur le sol. Souhaitons que ce soit celui des bandits.

L'un des plus fameux bandits qui aient existé, et dont l'histoire est peu connue, était un templier, Roger de Flor, né en 1262, mort en 1307.

C'était incontestablement un héroïque chevalier. Au siège de Saint-Jean-d'Acre il fit des merveilles et, dans une sortie, réussit à enlever aux assaillants l'étendard du prophète. On le tenait en grande considération parmi les chevaliers du Temple, si bien que, la ville étant sur le point d'être prise, on lui confia le trésor du Temple pour l'emporter sur un navire. Il y réussit; mais, en mer, il réfléchit et se dit probablement que l'occasion était bonne. 11 se fit conduire à Gênes et ne parla plus de son trésor,' malgré les réclamations du grand-maître, qui finit par le dénoncer au Pape, comme chevalier félon, voleur et apostat.

Roger de Flor ne s'en inquiéta pas, leva une petite armée et se mit au service du roi d'Aragon, qui alors luttait en Sicile contre la maison d'Anjou. L'aventurier rendit tant de services à son maître que celui-ci, la campagne heureusement terminée, lui donna le titre de viceamiral, plus de titres que d'argent.

Que faire? Sans hésiter, l'ex-templier se mit avec sa troupe au service d'Andronic, empereur de Constantinople, qui se défendait mal contre les musulmans. Le secours fut bien accueilli et Roger de Flor fit encore des prouesses, battit les infidèles dans toutes les rencontres, leur reprit plusieurs villes et assura pour un 1 temps le repos de l'Empire d'Orient. Pour tant de services, l'empereur reconnaissant créa Roger César et lui donna sa nièce en mariage. Voilà le bandit presque'empereur, comblé d'honneurs et de richesses, se mêlant un peu des affaires de l'Etat, laissant percer de plus hautes ambitions et devenant un danger pour la dynastie. Il avait quarante-cinq ans et ne

tiuuTgTt autour de lui que des partisans. Le prince Mi-' chel, .fils de l'empereur, l'invita un jour à venir le voir, et Roger de Flor ne reparut jamais, surpris et étrangle au cours de sa visite.

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On connaît la chanson de Compère Guilferi; ce n'est pas la complainte que l'on fit sous le règne de Henri IV, au sujet des frères Guillery, qui étaient trois frères, trois gentilshommes du centre de la France, qui après s'être distingués au service de la Ligue, refusèrent, comme d'autres, de reconnaître le nouveau roi, et, plutôt que de bouder, se firent brigands. Ceux-là furent de véritables bandits. Le plus jeune avait fortifié le château des Essarts, y avait mis du canon et quatre cents hommes de sa troupe. Ses frères, avec leurs hommes plus nombreux encore, se joignaient à lui dans leurs expéditions et terrorisaient le Poitou, la Saintonge et la Guyenne. Ils plantaient sur les arbres des routes des écriteaux ainsi conçus « La paix aux gentilshommes, la mort aux prévôts et aux archers, la bourse aux marchands. » Le commerce était complètement paralysé dans ces provinces et cela durait depuis des années, quand Henri IV ordonna à M. de Parabère, gouverneur de Niort, d'en finir avec ces bandits. Il fallut faire un siège en règle autour du château des Essarts. Le cadet des Guillery y fut pris dans une sortie; il fut exécuté sur la roue, à Niort. La lutte continua avec les autres et ce n'est qu'en 1608 que la bande disparut, la plupart ayanl péri dans les rencontres ou sur l'échafaud.

Mandrin, dont on vient d'écrire de nouveau l'histofre, fut aussi un bandit, contrebandier et voleur, ne s'attaquant qu'au fisc et à la gabelle. On sait qu'en plein jour il prit Beaune d'assaut avec sa troupe, et qu'une autre ,fois il réussit à vendre à l'entrepreneur des fermes le .tabac passé en contrebande. Il soutint de véritables combats contre les troupes et laissa une réputation de hardi compagnon, capable de tout, même d'une bonne action.

Cartouche lui-même a fait une bonne action. Certain jour qu'il arrivait en Bourgogne, par le coche, pour surprendre un convoi d'or, il vit une jeune fille de l'endroit lui sauter au cou, le reconnaissant pour son frère qui revenait des Indes. Le plus curieux est que le père et la mère le reconnurent aussi et l'embrassèrent tendrement. Cartouche se laissa faire, raconta à table des histoires fabuleuses qui ahurissaient les convives, et, voyant la jeune fille triste, il lui demanda ce qu'elle avait. Elle avoua alors son amour pour le fils dû maître de poste; mais celui-ci, la trouvant trop pauvre, ne voulait pas du mariage.

Par exemple! dit Cartouche. Allez me chercher ce malotru.

Le maître de poste arriva bien vite.

Qu'est-ce, lui dit-il, vous refusez votre consentement au mariage? Sachez que ma sœur est riche. Et il jeta une bourse pleine d'or sur la table.

Le mariage se fit. Cartouche y assista, choyé de tous, et il disparut subitement.

Une autre fois, rencontrant à Paris, sur un pont, un homme prêt à se jeter à l'eau, il lui demanda ce qu'il avait. L'autre dit qu'étant marchand, il allait faire faillite faute de vingt-cinq mille livres. Ruiné et déshonoré C'est bien, lui dit Cartouche; consolez-vous, je paierai. Réunissez vos créanciers demain soir, à six heures, chez vous. J'y serai.

Le lendemain, Cartouche versait les vingt-cinq mille livres, faisait donner quittance aux créanciers, et, au sortir de cette réunion, les faisait dépouiller par ses hommes.

W

Des brigands qui ne furent jamais pris, ce furent les assassins de M. de Petitval, dont le château, à Vitry-surSeine, était en vente il y a deux ans. C'était sous le premier Empire, le comte Dubois étant préfet de police. M. de Petitval avait toute sa fortune chez un banquier, contre un simple reçu qu'il gardait dans un secrétaire. Une nuit, des voleurs venus en voiture pénétrèrent dans le château, tuèrent un domestique qui essayait de donner l'éveil, arrivèrent à la chambre de M. de Petitval, le tuèrent, et l'on retrouva le secrétaire ouvert et vidé. Le comte Dubois fit toutes ies recherches possibles. On perquisitionna chez le banquier; on consulta ses livres il n'y était nulle part fait mention de la fortune de la victime.

Le comte Dubois acheta le château et c'est là que vint le surprendre la disgrâce de l'Empereur, après l'incendie au bal donné par le prince de Schwartzenberg, en 1810, et où Napoléon sauva Marie-Louise dans ses bras. Où est Dubois?

A Vitry, sire.

C'est bien qu'il y reste!

Beaucoup de crimes sont restés impunis. Espérons que cette fois il n'en sera pas de même et que la bande ^arouy-Garnier-Bonnot ne tardera pas à payer sa dette, Tout-Paris

La Chasse

aux Bandits

TOUJOURS RIEN

Des pistes et encore des pistes à Paris en province et à l'étranger

Les obsèques des victimes de Chantill

be garde des sceaux prescrit

des mesures de sécurité

PAR M. ARMAND VILLETTE

Trop occupés, hier, à la surveillance des syndicalistes qui assistaient aux obsèques du gréviste Bédhomme, à Levallois-Perret, les inspecteurs de la Sûreté parisienne, comme leurs collègues de la Sûreté générale, n'ont guère eu le temps de s'intéresser à Garnier, Bonnot, Carrouy et consorts.

On a évidemment, pour n'en pas perdre l'habitude, signalé des pistes aussi nombreuses que variées la piste de Bruxelles, la piste de l'auto grise, la piste de la femme au chapeau bleu. Les unes et les autres nées de l'imagination surexcitée de gens hallucinés, ne paraissent pas plus sérieuses. Il nous faut encore attendre que le Hasard, ce dieu de la police, se manifeste. Donc, attendons et ne désespérons pas. Cependant nous devons relater le bruit qui' court avec persistance à Puteaux, qu'un ouvrier de la maison de Dion-Bouton aurait disparu depuis le jour de l'attentat de Montgeron. On se demande, dans les milieux ouvriers"si cette disparition, entourée d'un certain mystère, n'aurait pas un rapport direct avec les attentats criminels de lundi matin. On dit que Matillé, la victime de Montgeron, aurait pu se montrer trop indiscret sur le voyage qu'il allait accomplir avec l'auto du colonel comte de Rougé, et que son indiscrétion aurait pu être utilisée par un indicateur de la bande sinistre, et que cet indicateur serait l'ouvrier disparu. Il va sans dire que nous faisons les plus expresses réserves sur ces bruits que nous devons signaler, comme tous ceux vraisembla* blés qui sont portés à notre connaissance.

Deux des malheureuses victimes des bandits introuvables ont été inhumées hier, à Chantilly. Une foule émue les a accompagnées à leur dernière demeure.

Les cercueils contenant les corps de MM. Trinquier, caissier, et Legendre, employécomptable, avaient été déposés dans la matinée à l'intérieur de la maison de crédit, dont la façade était entièrement drapée de tentures noires frangées d'argent.

Dans le bureau, transformé en chapelle ardente, on posa côte à côte les dépouilles de ces victimes sur des catafalques recouverts de couronnes et de fleurs.

La population de Chantilly avait tenu à s'associer au deuil des familles éprouvées, et de nombreux assistants, émus et recueillis, rangés aux abords de la place du Marché, ont suivi les chars funèbres.

Tous les commerçants, établis sur le parcours suivi par le cortège, avaient fermé leur devanture. Le deuil était général.

La levée des corps s'est faite à dix heures et le convoi s'est formé pour se rendre à l'église


dont l'intérieur était également tendu de draperies.

En tête marchaient les employés de tous les grands établissements de crédit qui portaient de nombreuses couronnes offertes par les commerçants de Chantilly, la direction, le personnel et les succursales, les Amis de Chantilly, les succursales de Lille, de Roubaix, de Tourcoing, de Noyon et des grands établissements de crédit de Paris. Les cordons des corbillards, qui étaient surchargés de couronnes, étaient tenus par MM. Vallon, maire de Chantilly Desjardins, Terrible, directeur de la succursale de Créil Bénarle, administrateur Dorizon, directeur de Lacour, trésorier-payeur général Busquin, ̃.directeur de la succursale de Lille, et Petit, directeur de l'administration centrale.

L deuil était conduit par MM. Emile Trinquier et Emile Joussent, frère et beau-frère du caissier, et par M. et Mme Alfred Legendre, M. Henri Legendre, Mme veuve Legendre, père, mère, frère et grand'mère du jeune employé, ainsi que par le conseil d'administration du comité de censeurs et de la direction; On remarquait, aux premiers rangs de l'assistance MM. Lafargue, sous-préfet de Senlis Heuzé, député Daussin, conseiller général Aury, conseiller d'arrondissement la municipalité de Chantilly, en corps MM. Bublièse, procureur de la république Baulet, juge d'instruction à Senlis le conseil d'administration de la Société générale, ayant à sa tête le baron Hélie d'Oissel MM. Petit, de Villèle et Mauvielle, directeurs de La Rupelle, secrétaire général d'Utruy, fondé de pouvoirs Chevassut, chef du personnel, Masson, directeur de la succursale de Chantilly, et les directeurs et une délégation des grands établissements de crédit de Paris.

Le cortège est arrivé à l'église vers onze heures. Elle était trop petite pour contenir toutes les personnes qui avaient suivi la dépouille des victimes, et un grand nombre ont dû rester sur les marches du porche.

La oérémonie'religieuse terminée, le cortège s'est remis en marche-et a retraversé la ville de Chantilly pour se rendre au cimetière où les corps ont été déposés sur des tréteaux, près de la croix qui se trouve au centre du cimetière, pour permettre à MM. Vallon, maire de Chantilly, et Dorizon de prononcer des discours. M. Dorizon, directeur général de la Société Générale, a remercié les autorités de la sympathie qu'elles ont manifestée en assistant aux obsèques.

Il a dit ensuite adieu aux deux employés de la Société, à à ces nobles victimes du devoir tombées à leur poste de travail. Ce n'est pas nous seulement qui déplorons cette perte, mais toutes, les familles du peuple dont les fils travaillent d'un labeur sain. Nous demandons que leur mort soit vengée.

La foule, très douloureusement impressionnée, a défilé ensuite devant les familles des victimes.

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̃

La journée d'hier a. été la journée de Chantilly.- M. Ségur, sous-chef de la brigade mobile, a, en effet, établi un fait resté jusqu'à présent imprécis. Nous avons dit que plusieurs témoins avaient déclaré que les bandits étaient accompagnés d'une femme, laquelle avait fait le guet aux abords des bureaux de la Société Générale. Les diverses dépositions, souvent en contradiction, n'avaient pas permis à M. Ségur de contrôler cette information d'une manière certaine. C'est chose faite il présent. Il ne paraît pas douteux que la femme qui a été vue lundi maiin faisant les cent pas devant l'agence, entre autres par tin négociant en vins de la ville, n'ait exploré les lieux pour le compte des assassins, puisque peu après l'attentat, la même femme, qui se trouvait sur la place de la Gare, échangea des signes avec les misérables. Ceuxci durent à ce moment l'avertir du succès de leur expédition.

Il a été ensuite établi que cette femme,* qui est aujourd'hui connue de la'police, a passé la nuit qui a précédé le crime dans un hôtel voisin de la gare. Elle était accompagnée d'un individu ami de .Rodriguez, qui est soupçonné d'avoir indiqué le coup faire, Cet individu, autour duquel les recherches se resserrent, est définitivement identifié1: c*est un interdit de séjour qui se cache, croit-on, dans les environs de Chantilly. A la Sûreté générale, on prétend que son arrestation est imminente.

Enfin, hier matin, M. Ségur a recueilli un important témoignage. Deux employés du Bazar de l'Hôtel de Ville de Paris qui, dans leur voiture de livraison croisèrent, à Luzarches l'automobile sinistre, étaient certains qu'à ce moment les bandits n'étaient plus que quatre, et que parmi eux se trouvait une femme, dont le chapeau bleu était orné de fleurs blanches. C'est, on s'en souvient, le signalement déjà donné par diverses personnes.

M. Ségur est donc actuellement disp«:é à re- constituer ainsi la fuite des bandits. Sur la place de la gare, pendant le court espace de temps que dura l'attaque de l'agence, stationnait une autre automobile près de cette automobile, une femme ne quittait pas des yeux la route de Creil, par laquelle allaient arriver les bandits. Dès que ceux-ci passèrent sur la place de la gare-qu'ils auraient dû éviter logiquement, pour gagner du temps la femme, après avoir échangé un signe conventionnel sans doute, monta avec eux dans l'automobile qui disparut à son tour.

Après avoir franchi l'octroi de Chantilly, une fois en pleine campagne, M. Ségur pense que les bandits auront stoppé, et se seront alors divisés en deux groupes, chaque automobile prenant une direction différente.:

Il est à remarquer que les employés du Bazar de l'Hôtel de Ville n'ont pas vu de blessé. Il est donc probable que Garnier, dont on retrouva le pansement un peu avant Luzarches, avait déjà abandonné la voiture de ses compagnons.

Un des complices de la bande tragique, Dieudonné, qui est, on le sait, détenu à la prison de la Santé, était autorisé jusqu'ici il. se faire apporter des aliments par sa femme. Cette fave.ur lui ayant été supprimée depuis deux jours, il vient d'adresser la lettre suivante à M. Gilbert, juge d'instruction

Monsieur le juge,

Je ne crois pas avoir mérité cette nouvelle mesure de rigueur qui consiste à me refuser l'assistance alimentaire.

Jusqu'ici on m'apportait de temps à autre un peu de nourriture et du linge de rechange. Je vous .demande de vouloir me redonner l'assistance que vous me reprenez.

Je suis innocent et je ne comprends pas pourquoi vous me traitez comme le dernier des détenus.

Je vous préviens que tant que je n'aurai pas à nouveau l'assistance alimentaire, je n'ouvrirai pas la bouche et ne dirai plus rien.

J'espère que vous ferez bon accueil à ma demande d'un peu d'humanité.

P.-S. Sachez, monsieur, que je préfère la mort à la torture que vons me faites subir. > M. Gilbert a convoqué Dieudonné et son défenseur M° Georges Boucheron pour cet aprèsmidi,

Signalons pour terminer une dépêche de Mons, disant que la police de cette ville « a procédé à l'arrestation d'un individu dont le signalement correspondrait à celui de Garnier, Cet individu, un nommé Parleris, a d'ailleurs été remis en liberté dans la soirée. Quand nous serons à mille. ̃ ̃ .̃̃'̃̃̃•• Le garde des sceaux a appelé l'attention du conseil des ministres sur la nécessité de relier dans le plus brof délai, par le téléphone, les parquets, les commissf^riats de police, les bri- gades de gendarmerie et les postes do'ctroi. Le sous-secrétaire d'Etat aux postes et télégraphes a été chargé par le conseil de préparer un projet de loi avec demandée de crédits dans ce but. Le ministre de l'intérieur invitera les préfets 'à saisir de la question les conseils généraux apr pelés à prendre, en..ce qui les concerne les. dis* positions nécessaires.- Voilà des mesures de sécurité qui auraient dû être prévuija et exécutées depuis longtemps. Armand Villette

EUGÈNE DIEODONNÉ.

.LES GREVISTE Elles ont eu lieu hier, à Levallois, en présence d'une foule considérable de syndi- calistes rouges

Les églantinards, conviés par la C. G. T. et l'Union des syndicats, ont assisté, très nombreux, aux obsèques du chauffeur gréviste Bedhomme, célébrées hier à Levallois-Perret.

Comme, en présence de l'effervescence montrée depuis quelque temps par les chauffeurs en grève, des troubles étaient à redouter, la préfecture de police avait prescrit un service d'ordre des plus importants.

M. Laurent, secrétaire général, dirigeait ce service, assisté de plusieurs commissaires de police ceints de leur écharpe. Il avait à sa disposition des troupes d'infanterie en tenue de campagne* empruntées aux 28e, et 103e régiments, de cavalerie fournie par le 2° cuirassiers et la garde municipale, enfin de forces de police constituées par une brigade de réserve et les agents des 17e et 18e arrondissements de Paris.

Ces troupes et ces forces de police se tenaient, pour la plupart, à proximité des garages de la Compagnie française d'automobiles.

Le cortège funèbre s'est formé à la Maison commune où le corps du.gréviste tué avait été transporté avant-hier. Le catafalque était tout tendu de rouge et décoré de drapeaux également' rouges, barrés par cette inscription « A la victime des consortiums assassinée, par les jaunes Les délégations ouvrières ont pris la tête avec les drapeaux rouges cravatés de crêpe. Le corbillard était surchargé de couronnes, dont celle des femmes des chauffeurs grévistes. Venaient ensuite les membres de la famille du défunt, puis les citoyens Lauche, Willm, Vaillant et Dejeante, députés de la Seine les citoyens Jouhaux et Yvetot, entourés des membres du bureau de la C. G. T. et de l'Union des syndicats. Enfin les églantinards en rangs serres.

De la Maison commune au cimetière, aucun incident sérieux ne s'est produit. Des discours préconisant la lutte à outrance contre les compagnies d'autos ont été prononcés par les citoyens Fiancette, Willm, Guinchard, Savoie, Vaillant et Jouhaux.

A la sortie du cimetière, la cérémonie terminée, les églantinards ont tenté de provoquer des manifestations. Des barrages avaient été établis pour les empêcher d'approcher les garages mais dans la ville, ils se sont répandus en criant « Assassins et en chantant 1' Internationale. Ils ont cassé quelques vitres.

Des gardes municipaux et des agents, aussitôt requis par M. Lépine, sont arrivés, ils ont fait des charges et les manifestants ont pu être rapidement refoulés.

LES APPARTEMENTS MEUBLES DE L'ÉTOILE

Nos visiteurs de Pâques, qui viennent passer les fêtes a Paris, pourront être logés avec le confortable le mieux compris et le plus luxueux, en plein quartier élégant de l'Etoile, s'ils veulent bien s'y prendre dès maintenant. En effet, M. Vincent-Bouzou, directeur des Appartements meublés de l'Etoile, 7, rue Anatole-.de-la-Porge, met à leur disposition treize magnifiques appartements comprenant un ou deux salons, une grande salle à manger, trois belles chambres, dont une avec bow-window, deux salles de bains, trois cabinets de toilette, une large galerie bien éclairée, cuisine, vestiaire, chambres de domestiques, caves, etc.; le tout avec ascenseur, chauffage à la vapeur, électricité, téléphone, nettoyage par le vide, bains, douches, remises à cycles et bagages. Bref, tout ce que peut exiger le voyageur le plus attaché à ses commodités et à son bienétre.

celles en peu de mots LA JOURNEE

Chatnbre 'des députés 2 heures.

Sénat 2 heures.

Société des conférences: 2 h 1/2, M. Gaston Deschamps le Boulevard sous le second Empire. Salle Gaveau (45, rue de la Boétie) 4 heures, conférence supplémentaire de Mgr Bolo: « Les mariages de demain les jeunes filles à marier Il. Courses à Maisons-Laffitte à 2 heures. A PARIS

Une manifestation de la Ligue des familles nombreuses aura lieu dimanche. Réunion à 2 h. 1/2, sur l'Esplanade des Invalides. Une délégation se présentera chez le président du conseil pour lui exposer les revendications de la Ligue. M. Pams, ministre de l'agriculture, a présidé, hier, l'assemblée générale de la société pour la protection des paysages.

La peine de mort, prononcée contre Delahaye et Abel Bourdalet par la cour d'assises de Seine-et-Oise, est commuée en celle des travaux forcés à perpétuité.

Rue de Saint-Mandé, deux tramways Louvre-Vincennes entrent en collision. Quatre voyageurs ont été blessés légèrement. Ce sont Mmes Asold, Queretti et Jacobson, et l'enfant de Mme Queretti.

M. Cochon a déménagé hier deux familles, comprenant respectivement cinq et trois enfants. Quant à M. Cochon, il a dû. personnellement se loger à l'hôtel, son propriétaire ne voulant plus le loger.

Le chauffeur gréviste Armand Camax, qui prit part à la bagarre de Levallois, au cours de laquelle Bedhomme fut tué, a été arrêté hier. Les nombreux témoins entendus hier par M. le juge Drioux disent que les « jaunes » furent attaqués et 'pourchassés par les grévistes.

DANS LES DE'PARTEMENTS

De violentes secousses sismiques, accompagnées de grondements souterrains, ont été ressenties la nuit dernière à Saint-Solve (Corrèze). Une profonde crevasse s'est ouverte dans le flanc du coteau qui domine le village.

Un monument a été élevé à Vernajoul (Ariège) à l'inspecteur de la sûreté Moulis qui fut tué, place Clichy, en procédant à l'arrestation d'un malfaiteur.

Le Gard subit une crue considérable, et le Rhône continue son mouvement ascensionnel, à raison d'un centimètre par heure. Le fleuve cote 4 m. 32 à Beaucaire et 4 m: 48 à Roquemaure. M. Luteaud, gouverneur général de l'Algérie, est rentré hier à Alger, retour de Paris. Il fera incessamment un voyage d'études dans le SudOranais.

On poursuit impitoyablement les prêtres qui font leur devoir en dénonçant les manuels scolaires condamnés par les évêques. C'est ainsi que le chanoine Lachenal et l'abbé Josserand ont comparu hier devant le tribunal de Saint-Julienen-Genevois. Jugement à huitaine.

Un incendie s'est déclaré dans la fosse no 4, aux mines d'Ostricourt (Nord). Des barrages ont été établis. Aucun mineur ne descendra avant que tout danger soit écarté.

Une femme, connue comme anarchiste, nommée Jeanne Lalande, a abandonné sur une route, près de Vendeuvres (Aube), un paquet contenant une centaine de cartouches de dynamite. Une enquête est ouverte.

Les armes de la société de tir d'Av étaient volées, hier, dans l'abri qui les contenait, près du champ de tir. L'un des cambrioleurs, Emile Raudonnet, était arrêté peu après, ainsi que deux de ses complices et une femme. Raudonnet serait un ami de Bonnot.

MONDANITÉS LES COURS

Le président du conseil et le ministre de la guerre ont donné connaissance du programme du séjour en France du Grand-Duc Nicolas Nicolaïevitch, qui doit arriver à Paris le 13 mai prochain.

DANS LE MONDE

La comtesse Edmond de Pourtalès a donne, avanthier, un dîner de, famille pour l'anniversaire de sa naissance. La comtesse de Lmwendai-Scavenius étant souffrante, la soirée qu'elle devait donner le 31 mars est remise.

Elégant dîner, mardi, chez Mme A!ph.-G. Calais, qui reprendra ses réceptions après Pâques.

M. et Mme H. Schmoll, M. et Mme Semama recevront le jeudi 11 avril, à dix heures, 30, avenue Kléber, à l'occasion du prochain mariage de M. J. SchmollDaugny avec Mlle Semama.

Samedi dernier, dîner suivi de réception chez la vicomtesse G. d'Avenel, rue Cimarosa.

Parmi les personnes présentes

L'ambassadeur d'Espagne et Mme Perez Caballero, l'ambassadeur de Russie et Mme Isvolskyi duc et ducliei.so de 'Clerriiont-Tonnerre, marquis et marquise de Moiistii1! le ministre de Belgique, comtesse Alfred de La Rochefoucauld, M. et Mme Tlmtcuu-Dnngin. duchesse ,de Lûvii-Muepoix. maruuis et iiiui-jiusu d'iiarcoui't. duc

A. V.

A. B.

et duchesse de Gramont, marquis de Ségur, comtesse de Vogûô, dnchesse de Trévise, M. et Mme René Brice, comte ,1. de Pourtales, vicomte de Pouy, M. H. Gervex, marquise de Talleyrand-lY:rigord, le ministre de Norvège et baronne de VVedel, vicomte et vicomtesse de La Tour du Pin, M. Alfred Capns, comtesse de Brigode, M. Faut Leroy-Beanlieu, baron et baronne V. Reille, M. Abel Hermant', marquis et marquise de Rochècliouart, comte Pierre de Cosse-Hrissac, marquise de Pomereu, comtesse Félix de Lévis, comtesse 0. de MontesquiouFezensac, comte et comtesse Gabriel de Castries, Mme J. Massieu, duc et duchesse d'Albttfera, M. Jules Dietz, comte d'Hûussonville, comtesse G. de Bourbon, M. Edouard Noëtzlin, M. tfndré Lebon, comtesse II. de Gontaut-Biron, M. et Mme Marcel Prévost, marquis et marquise d'Ryragues, vicomte et vicomtesse de Montalembert, comte et comtesse St. Costa de Benuregard, comte de Castellane, comte Hervé d'Hunolstein, M. Henri Robert, comtesse du Lita, marquise de Luppé, comte et comtesse Louis d'Harcourt, comtesse d'Argenson, princesse Gérard de Faucigny-Lucinge, comtesse L. de Clermont-Tonnerre, comte et comtesse F. de Mun, comte et comtesse d'Aramon, M. André Tardieu, etc. Très élégante réception, ces jours derniers, chez M. et Mme Albert Duval, dans leur castel des DeuxRois, à Nice.

On a beaucoup applaudi la maîtresse de maison dans des airs d'Hérodiade, de La Gioconda et dans la cantilène d'EÙnoé, accompagnée avec talent sur la harpe par Mlle Duval. Grand succès également pour Mlle de' Sardent, qui a dit des poésies de Sully-Prudhomme, et pour Mlle Pégurier, dans des poésies de La Fontaine et de Mme Rostand.

Dans l'auditoire

Colonel et Mme de Chaléon, comtesse Ilompesch, comte de Praneuf, M. et Mme Levinstein, M. et Mme Maurice de Castsx, Mme Sarçlou, M. de Peretti délia Bocca, baronne et Mlle de Sardent,. Mme de Santa-Maria, comte Bernard Attanoux, baronne de Léotaud, Mlle de Chateaubourg, M. Aynard d'Uston, Mme Paraige de Masquard, M. de Belleville, etc.

CONCERTS ET CONFERENCES

Les Conférences Chateaubriand (17, rue Chateaubriand), dont les deux premières séries, « Le Siècle de Périclès », « Le Moyen Age n, ont obtenu le succès le plus brillant, publient le programme de leur troisième série.

Cette série, dite des Précurseurs de la Révolution n, sera donnée du 20 avril au 1er juin, les mercredis et les samedis.

Voici les douze conférences qu'elle comporte I. Sous la présidence de M. Denys Cochin, de l'Académie française Les Manifestations antimonarchiques aux seizième et dix-septième siècles, par M. Louis Madelin.

IL La Cour de rrance au dix-huiliènie siècle, par M. Victor du Bled.

III. La Vie d'une Province au dix-huitième siècle, par M. Firmin Roz.

IV. T-a Fantaisie Révolutionnaire dans Voltaire, par M. A. Bellessort.

V. Jean-Jacques Rousseau, par M. G. Gautherot, professeur il. l'Institut catholique. VI. Le Clergé et l'Ancien Régime,- par M. Henri Welschinger, de l'Institut.

VIL- Les Salons, par M. le marquis de Ségur, de l'Académie française.

VIII. Un Coup d'œil sur VF.ncyclopédie I. Les Philosophes, Diderot, par M. Augustin Cochin 11. Les Savants, d'Alembert, par M. le duo de Broglie.

IX. Lc Théàirc Beaumarchais, par M. E. de SaintAuban, avocat il la cour d'appel. < X. Mirabeau avant la Révolution, par M. Henri Welschinger, de l'Institut.

XI. Un. Marjislral au Parlement, d'Esprêmênil, par M. Georges Grosjean.

•XII. Versailles à la veille de la Révolution (conférencepromenade il Versailles, par M. P. de Nolhac). DANS LES CERCLES

-*• Une grande réunion, à laquelle sont spécialement conviés tous les directeurs et directrices d'oeuvres, aura lieu aujourd'hui vendredi, à huit heures et demie du soir, au Cercle des Etudiants catholiques, Cercle du Luxembourg, 18, rue du Luxembourg, sous la présidence de Mgr Odelin, assisté du colonel Keller, président du comité Jeanne d'Arc. M. Keller, la comtesse Guy de La Rochefoucauld, l'abbé Bourgeois, curé de Saint-Marcel de la Maison-Blanche, prendront la parole au cours de cette réunion, dont le but est d'encourager le grand mouvement qui s'annonce pour la prochaine fête de Jeanne d'Arc du 19 mai, cinq centième anniversaire de sa naissance.

Pour clôturer la soirée, 1'Epopée de Jeanne d'Arc de Botrel et Colomb, sera exécutée par M. Merglet et un groupe d'amateurs, avec projections de la maison de la Bonne Presse.

On peut se procurer des cartes d'invitation soit au comité catholique, 35, rue de Grenelle, soit 18, rue du Luxembourg.

PETIT CARNET

La vicomtesse Louis de Chappedelaine a donné 6eureusement le jour à une fille qui a reçu le prénom d'Anne.

MARIAGES

On annonce les fiançailles de Mlle Marie de Raismes, fille du comte et de la comtesse de Raismes, et petite-fille de l'ancien sénateur-dû Finistère, avec M. Henry de Boisanger, fils de Mme de Boisanger,? née Hersart de La Villemarqué.

Ce mariage unit deux très anciennes familles originaires du Nord et de la Bretagne.

Le mariage du comte François de Béauchamp, fils du comte et de la comtesse de Béauchamp, avec Mlle Jeanne de Viggiano, fille du prince et de la princesse de Viggiano, sera célébré le 18 avril, en l'église Saint-Honoré d'Eylau.

Le mariage du baron Octave de Roubin, lieutenant au 5e dragons, avec Mlle Thérèse de Bardon de Segonzac sera célébré le mardi de Pâques 9 avril, à Saint-Augustin.

On annonce les fiançailles de Mlle Geneviève Danzas, belle-fille et fille du comte et de la comtesse de Blagny, née Massieu, avec, M. Henry Hettier de Boislambert, fils de M. Charles Hettier et de Mme, née de Boislambert, décédée. La fiancée appartient, par son père, à une ancienne famille alsacienne.

En l'église Saint-Honoré d'Eylau a été célébré, hier, le mariage, que nous avons annoncé, de M. Charles Franco d'Almodovar, fils du marquis et de la marquise de Franco d'Almodovar, fils du marquis et de la'marquise fille de M. et Mme Adolphe Tavernier.

Les témoins du marié étaient MM. Octave Noël et Maurice de Meur, avocat à la cour d'appel; ceux de la mariée étaient MM. Gustave Tavernier, son cousin, et A. Badelli.

La quête a été faite par Miles Isabelle de Valcarlos, L. Verguet, May Clark et Simone Tavernier, accompagnées de MM. Rodrigues, Sifferlen, Jean Catelin et Robert Lefèvre.

NECROLOGIE

On annonce la mort de la comtesse de La Laurencie, femme de l'ancien conseiller général du 2e canton de Nantes, décédée après une longue et douloureuse maladie, à Saint-Joseph-de-Porfricq.

Les obsèques de Mme Hahn, née Echenagueira, veuve de M. Charles Hahn, ont été célébrées hier, 'à midi, en l'église Saint-Philippe du Roule.

Sur un char spécial et sur le corbillard étaient amoncelées de nombreuses et magnifiques couronnes. Le deuil était conduit par le compositeur Reynaldo Hahn, fils de la défunte, et le peintre de Madrazzo, son gendre.

Dans l'assistance: duc de Guiche, marquis et marquise d'Albufera, comte Greffulhe, princesse Bassaraba de Brancovan, docteur Galezowslu, vicomte de Fénelon, comte Roger de Castellane, M. et Mme Hochon, baron R. Despatys, M. et Mme André Beaunier, comte et comtesse de Fontenailles,- baron de Charnacé, comte de Jessaint, M. et Mme Froment-Meurice, comte et comtesse de Hostang, Mlle Mathilde Sée, MM. A. du Bos, Georges Ca'in, G. Bcrardi, Jean-V. Joubert, E. Sentinario, Louis Ochs. Pierre de Fouquicres, Léonce de .foncières. Pore), Lionel Laroze, P.-A. Chéramy, Paul Corrard, BrindejontOffenbach, Georges-G. Paraf, Jacques Baignères, Jules Diaz de Soria, Maurice Vingtain, M. et Mme Willy-Blumenthal, comte de Pradère, docteur Fernand Widal, M. et Mme Cahen d'Anvers, vicomte de Martel, Mme André Messager, comte et comtesse d'Arnoux, M. et Mme Petit-Delchet, comtesse de Waru, nI. et Mme de Saint-Marceaux. baronne de Lassus-Saint-Geniès, Mme Pierre Decourcelles, vicomte de Montmorand, etc. Nous apprenons la mort de M. Charles Talle, ancien directeur d'hôpitaux parisiens, chevalier de la Légion d'honneur, décédé 48, rue de Dunkerque. Il était le beau-père de M. Eugène Sartiaux, ingénieur de la Compagnie des chemins de fer du Nord, officier de la Légion d'honneur. Les obsèques auront lieu aujourd'hui vendredi, à midi, en l'église Saint-Vincent de Paul; de la baronne Chaulin, décédée 6, rue Oudinot. Elle'était la mère du lieutenant Chaulin, du 23" dragons, et du lieutenant Henri Chaulin, du 5° régiment d'infanterie. Les obsèques ont été célébrées hier, à onze heures et demie, en l'église Saint-François-Xavier, et l'inhumation aura lieu à Saint-Jeoire (Haute-Savoie).

Les obsèques de M. Philippe Berger, sénateur du Haut-Rhin, vice-président du conseil générai, ont eu lieu hier après-midi, à Giromagny, en présence d'une affluence considérable venue de tous les points de la région. Après les prières, dites par le pasteur Weiss, de Paris, un discours a été prononcé par M. Fontanes, préfet du Haut-Rhin.

On annonce la mort de lady Drummond, veuve de sir Victor Drummond, K. C, M. G., C. B., ancien. mi-" nistre résident de Sa Majesté britannique à Munich et à Stuttgart, décédée le mardi 26 mars, dans son appartement, 60, avenue Victor-Hugo.

Les obsèques auront lieu demain matin samedi, à onze heures, à la chapelle anglaise de la rue d'Aguesseau. Il y a quelques jours s'éteignait, à Fribourg, une femme de bien et de dévouement, Mme Louise Reynold de Pérolles, fondatrice et présidente internationale de l'Association catholique des Œuvres de protection de la jeune fille. C'est en 1896 que Mme de Reynold a jeté les premières bases de l'institution qui illustrera sa mémoire. Voyant les admirables résultats obtenus par la Société protestante des Amies de la jeune fille, elle conçut l'idée de doter les jeunes filles catholiques suisses d'avantages semblables. Elle se rendit compte, au bout de quelques mois, que, pour être efficaces, les services organisés par ses'soins en faveut de ses compatriotes devaient se pro- longer au delà de la frontière et les suivre dans leurs déplacements lointains. Elle chercha donc à.entrer en relations amicales avec les Associations catholiques de

l'étranger qui s'occupaient de la jeune fille, et peu à peu la nécessité de les unir par les liens d'une fédération internationale lui apparut clairement.

Ses efforts ont été récompensés par un succès qui a dépassé de beaucoup ses meilleures espérances. Elle a vu la bannière blanche et jaune de l'Œuvre flotter peu à peu dans tous les pays de l'univers; elle a vu des jeunes filles par centaines de milliers profiter des services dont elle était l'initiatrice; elle a vu Sa Sainteté Pie X montrer pour l'Œuvre de protection de la jeune fille un intérêt particulier, se traduisant en bénédictions nombreuses et en privilèges précieux.

Si l'Association catholique internationale des Œuvres de protection de la jeune fille pleure aujourd'hui sa fondatrice, elle peut se tourner néanmoins avec espérance vers l'avenir fondée sur des bases solides, elle ne peut que progresser et étendre partout ses services, guidée par. le cœur d'apôtre et l'âme ardente de cette qui, depuis tant d'années, fut la meilleure auxiliaire de Mme Reynold de Pérolles. •

L'Impossible Aveu est un nouveau roman de Mme Pierre de Bouchau'd (Cardeline) le délicat écrivain des Destinées rivades met en présence, dans sa nouvelle œuvre, deux âmes tendres aux sentiments profonds,'qui recherchent toutes deux l'absolu dans l'amour.

La Mort de la Terre, de M. J.-H. Rosny aîné, dont la librairie Pion annonce la sixième édition, est un récit amusant et émouvant, d'une précision trafique, où l'imagination s'allie aux certitudes scientifiques.

Au CONCOURS HIPPIQUE Journée très chargée, hier, à l'Hippique. Dans la matinée, l'assistance dans les tribunes était presque aussi nombreuse que l'aprèsmidi. C'est hier, en effet, qu'ont commencé, au Grand Palais, les épreuves individuelles et reprises d'ensemble pour les officiers qui prennent part au Championnat du cheval d'armes. Une modification a été apportée au programme les cavaliers n'ont plus la latitude d'effectuer les mouvements qui leur conviennent 'ils doivent maintenant se plier aux commandements du lieutenant-colonel Blacque-Belair. Les généraux Michel et Duparge, ainsi que M. de Pardieu, suivaient de la tribune officielle le travail des concurrents.

L'ensemble des chevaux de selle « hacks présentés au jury a dépassé de beaucoup celui des années précédentes. On a surtout remarqué ceux leur appartenant ou présentés par MM. André Alexandre, Aaron de Anchorena, Miguel de Anchorena, Mlle de Bylandt, Chambry, Jean Douay, baron François Gérard, Geo Grassin, de Kerallain, Parent de Launoy, Mme Hensman, Mme Sorel, F. de Juge-Montespieu, Jack Goldsmid, Martinez, Julien et Jean Potin, comte Potocki, duc Pozzo di Borgo, R. Le Flaguais, Camille Bouchet, Georges Spitzer, Cariou et Walter-Winans, dont les chevaux étaient montés par MM. G.-V. Gooch et Henry Leclerc.

Le jury était présidé par le général Duparge, assisté du comte Karl de Beaumont, du vicomte d'Harcourt, de MM. J. Boittelle et Jean de Chaudenay, et du marquis de La Garde. Tout particulièrement intéressante la présentation des équipages et chevaux de maîtres (attelages à deux). Rien de plus pittoresque que de voir défiler sur la piste du Grand Palais nombre de mails, phaétons, mylords, spieders, victorias, américaines, tilburys, coupés, wagonnettes, tous et toutes superbement attelés de chevaux appariés de remarquable façon. Mais il convient de noter spécialement la « troïka » et la « prestiazhka » à M. WalterWinans, le distingué sportsman anglais. Ces deux attelages ont réellement fait sensation et leur sortie du Grand Palais a été saluée de nombreux applaudissements.

Très remarqués également les attelages de MM. J. d'Albert Lake, A. de Barros, Joseph Boissière, Philippe Boucart, baron Empain, baron de Radowitz Ney, H. Gravoisier, marquis de Croix, Mme Gabriel Martell, Georges Roulleaux-Dugage, Léon Thome, Henry. Viguier, Mme Paul Bolo, Martinez de Hoz, Pierre Moulard, etc.

La commission d'examen était composée du comte Rœderer, du comte de Bryas, du comte de Frawenberg, du comte Gérard du Douët de Graville, du comte Hector de Monteynard et du marquis de Robien.

En présence du succès considérable du Concours de Paris et du nombre plus important chaque année des engagements dans les épreuves d'obstacles, le.comité de la Société a décidé de prendre des mesures pour réduire à l'avenir le nombre des engagements, sans toutefois écarter aucun cheval.

Les épreuves seront divisées en séries ayant chacune des conditions spéciales ayant pour base soit l'origine des chevaux, soit les sommes antérieurement gagnées.

Le comité espère ainsi éviter l'encombrement qui oblige à accélérer les épreuves à un tel point que l'intérêt s'en trouve diminué. Si cet encombrement présente certains inconvénients, il est par contre une attestation précieuse du succès des concours hippiques que la Société a créés, il y a quarante-cinq ans, et qui depuis une vingtaine d'années ont pris un si grand développement en France et à l'étranger.

Ces concours ont eu pour résultat de mettre en valeur les qualités des chevaux français et de leur créer des débouchés rémunérateurs en France et à l'étranger..

Grâce aux concours, on monte de plus en plus à cheval, le goût de l'équitation tend à se développer en France, pour le plus grand bien de l'élevage national et du recrutement de notre cavalerie.

Le prix des Régiments (2° section, cavalerie légère) n'avait réuni que seize concurrents. Il a été marqué par quelques incidents qui ont soulevé les rires unanimes.

Résultat 1er prix, Noleïne, au lieutenant Brault, du 1er chasseurs, montée par le lieutenant E. de Royer, du même régiment 2e prix, Lelio, à M. Oré, capitaine instructeur à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr 3° prix, Barde, à M. Chevallier, lieutenant instructeur à Saint-Cyr 4° prix, La Vérité, à M. de Leissègues de Pennayeun, lieutenant au 1er chasseurs.

Flots Mélancolie, au lieutenant P. Gosselin, du 14° hussards Gulor, au lieutenant Tournier, du 1er chasseurs Sylvie, au capitaine de Langourian, du 4° hussards, montée par le lieutenant Petiton, du même régiment Cocagne, au lieutenant Mallarmé, instructeur à Saint-Cyr Ninive, au capitaine Oré, montée par le capitaine de Champsavin, tous deux instructeurs à Saint-Cyr.

Noté, au hasard, dans la tribune des sociétaires

Comtesse R. de Beaumont, duchesse de Brissac, M. André de Gournay, princesse Ghika, comtesse Aubaret, vicomtesse de Kersaint, comtesse Hocquart de Turtot, vicomtesse et Mlle de Lorgeril, comtesse d'Estampes, marquise de Ranst de SaintBrisson, comtesse Lionel de Montesquiou, comtesse de Verrie, princesse Zurlo, comtesse et Mlle de Rochefort, comtesse de Solages, baronne du Teil, Mme Claude Garin, Mme Caze de Caumont, Mme G. Martell, comtesse Fresson, marquise et Mlle de Valcarlos, comtesse d'Osmoy, Mme J. de Féligonde-Ronnet, marquise de Lanjamet, vicomtesse de Lastic Saint-Jal, princesse de MesagneEstradère, comtesse et Mlle de Plancy, comtesse R. de Pracomtal, vicomtesse de Curel, comtesse de Noblet, comtesse de Méhérenc de Saint-Pierre, vicomtesse de Courtivron, baronne Creuzé de Lesser, llme Ed. Dollfus, Mme de Errazuris, Mme Bertera, comtesse de Rougemont, Mme de Royer, baronne de Pontalba, baronne de Ladoucette, générale Lambert, baronne Tossizza, comtesse d'Hespel, vicomtesse de Mazenod, baronne et Mlle de l'Espée, vicomtesse Vigier, Mme Thurneyssen, Mme Zaccone, Mme Ronsard de Bellay, Mme Philippe Boucart, comtesse et Mlle d'Aunay, baronne Raoul de Précourt, Mme Lambert de Sainte-Croix, comtesse de Rocquigny, comtesse de Matharel, baronne de Woot de Trixhe, comtesse de Saint-Genvs, Mme Pierre Bertin, comtesse de Vanssay, lime Van Robert, Mme du Souzy, baronne de Lihsingen, Mme de Lassence, comtesse de Bonardi du Mesnil, Donna Vivina Lauza de Mazzarino, Mme d'Hausen, baronne La Caze, baronne Merlin, Mme Crest, Mme Brodin, comtesse de Ruffieu, comtesse Maurice de Crépy, M'me Hussenot de Senonges, comtesse de Tocqueville, comtesse d'Auzac, Mme de L'Estoile,Mme Paul de Brémond, baronne de Lormais, Mme Raoul Fabvier, Mme de Montgeon, Mme Salveton, vicomtesse de Curel, comtesse Guy du Pavillon, Mme Lucien Cottreau, comtesse du 'Cor de Damrëmont, comtesse et Mlle de Rostang, vicomtesse d'Anglemont, comtesse de Fleurieu, comtesse de Cherisey, baronne Berthemy, comtesse G. de Vendegies, Mme J. Wenc-

Valfleury

ker, comtesse de Sars-le-Comte, Mme LambertChampy, baronne de Ravignan, comtesse de Lapeyrère, baronne Sabatié-Garat, Mme de Forceville, comtesse, de Custine, comtesse de Rémusat, comtesse de Bourgoing, Mme Jean Bonnardel, baronne de Grandmaison, baronne Verly, comtesse d'Ollone, comtesse de Legge, Mme Charles Faure-Biguet, baronne de Bellescize, Mme Alibert. marquise du Liscoët, Mme de'Lesseux, Mme Paul Bolo, etc.

Aujourd'hui vendredi, de huit heures à midi, Championnat a'nnuel du Cheval d'armes. Epreuves individuelles et reprises d'ensemble à midi, examens d'équitation pour jeunes gens de seize il vingt et un ans (médailles de bronze) à deux heures, prix Internationaux, chevaux de selle hacki 2° catégorie à quatre heures, prix de la « Prévoyance », obstacles, handicap à réclamer.

GaBriel Wilmant

CHAMBRE DeTdÉPUTËS J'aime à espérer que bientôt il nous sera donné de suivre la discussion d'un projet de loi interdisant tout travail en dehors des heures de repas, l'Etat se chargeant, bien entendu, de pourvoir aux besoins de toutes sortes des travailleurs auxquels il' sera dorénavant interdit de gagner leur vie en, travaillant. Pour le moment toutefois, il ne s'agit que de limiter la durée quotidienne du travail, mais la Chambre apporte à cette besogne absurde un zèle qui lui fait trop souvent défaut lorsqu'elle est saisie de propositions raisonnables et utiles. C'est ainsi qu'hier matin, elle a tenu une séance exceptionnelle à l'intention des mineurs, auxquels elle a déjà octroyé, voilà quelques années, la journée de huit heures. Le Sénat l'ayant rétablie à neuf heures pour certaines catégories d'ouvriers des mines, et augmenté le chiffre des dérogations autorisées, la loi revient aujourd'hui devant la "Chambre dont les socialistes prétendent obtenir et ils l'obtiendront, parce que la majorité a peur d'eux qu'elle maintienne ses dispositions antérieurement votées. La discussion générale commence à peine et M. Léon Bourgeois voudrait sa loi pour ce soir on lui consacrera donc, aujourd'hui encore, deux séances.

Hier, dans l'après-midi, on abaissé de côte les mineurs pour revenir aux établissements industriels. Malgré de louables efforts de M. Flandin, qui a montré, pièces en mains, que les ouvriers intéressés sont hostiles à la réforme projetée et réclament, au contraire, le respect absolu de la liberté du travail, le chiffre de dix heures pour la journée de travail a été adopté, étant bien entendu, par surcroît, que la journée devra être coupée, lorsque sa durée dépassera huit heures, par un ou plusieurs repos collectifs d'une heure et demie au total.

Il faut savoir gré, sans doute, à M. Dron, l'auteur de cette disposition additionnelle, de n'y avoir pas introduit l'obligation, pour le patron, de fournir gracieusement les cigares et les rafraîchissements destinés à rendre plus agréables encore ces six quarts d'heure de repos collectif.

Ni la commission ni le gouvernement n'ont pu, cependant, empêcher l'adoption, par 323 voix contre 247, d'une seconde disposition additionnelle, présentée par M. Delpierre, aux termes de laquelle les industries qui occupent habituellement moins de vingt ouvriers ne seront pas assujetties aux prescriptions de l'article J'ai entendu dire que l'adoption de cet amendement suffisait à démolir tout le projet. Tant mieux, s'il en est ainsi.

Georges Foucher

POUR LES CONNAISSEURS

L'automobile moderne est une pièce de mécanique qui, tout,en étant légère, doit avant tout être résistante. On comprendra aisément pourquoi le châssis 12-18 HP, à 7,000 fr., Clément-Bayard, dont la conception, les matériaux et l'usinage sont les meilleurs, rencontre tant d'admirateurs parmi les connaisseurs. Coulisses politiques L'élection de Limoux

M. VÉOniN'ES AU PALAIS-BOURBON

Ce fut hier pour M. Védrines une première et dernière journée parlementaire. On sait que le célèbre aviateur s'était présenté aux élections législatives de Limoux (Aude) pour le siège laissé vacant par M. Dujardin-Beaumetz devenu sénateur.

M. Védrines fut battu à 500 voix environ par M. Bonnail, un radical-socialiste, l'ami de l'exsous-secrétaire d'Etat aux beaux-arts.

Le dossier de cette élection devait être examiné, hier matin, par le onzième bureau de la Chambre qui avait convoqué, à cet effet, l'aviateur Védrines.

Celui-ci ne répondit pas à la convocation et le bureau ne se trouvant en présence d'aucune protestation désignait un rapporteur, M. Franklin-Bouillon, avec mandat de conclure à la validation de M. Bonnail.

A deux heures et demie de l'après-midi, M. Védrines se présentait au Palais-Bourbon et demandait au bureau de vouloir bien l'entendre. Le bureau se réunissait une seconde fois, mais M. Védrines refusait de se dessaisir de son dossier. Finalement, il consentait à remettre sa protestation et formulait lui-même, en termes énergiques, ses plaintes contre les procédés inqualifiables dont il avait été l'objet au cours de sa campagne électorale. Il incriminait notamment l'attitude de M. Dujardin-Beaumetz, qui, disait-il, avait exercé sur les électeurs une pression morale exagérée. Le bureau, après délibération, maintenait sa première décision et levait sa séance.

Mais, dans le courant de l'après-midi, M. Védrines revenant à la charge demandait au bureau de vouloir bien lui accorder un sursis jusqu'après les vacances de Pâques afin de pouvoir ordonner toutes les pièces de son dossier. L'aviateur invoquait des précédents en faveur de sa motion d'ajournement.

Une troisième fois, le bureau s'est réuni et, après un échange de vues, a repoussé par 11 voix contre 7 la proposition d'ajournement et a purement et simplement confirmé sa première décision, c'est-à-dire la validation de M. Bonnail, le concurrent heureux de M. Védrines.

Le héros de la Course Paris-Madrid s'est consolé de son échec en apposant son paraphe sur des cartes-postales qui lui étaient présentées par les députés, journalistes et tout le personnel de la Chambre.

L. L. Les rouges d'outre-mer Le programme naval Important discours de M. Delcassé Un très brave homme (républicain, mais du genre honnête et modéré) M. Crépin a été réélu le 3 janvier sénateur de la Réunion. Il racontait hier par quels moyens on l'avait combattu. Le principal avait consisté à susciter contre lui cent vingt-quatre candidats, parmi lesquels deux Chinois, six cordonniers, onze domestiques, et un élève du lycée dont les dixneuf printemps n'avaient pas atteint l'âge sénatorial, mais qui, déjà, avait été mis à la porte pour un coup de « surin ». octroyé à un camarade et, recalé au bachot, avait porté ses doléances à un député qui obtint une enquête. contre les examinateurs.

Les déclarations de ces étranges candidats avaient été reçues par l'administration, et, munis des récépissés en règle, ils avaient le droit d'entrer à l'hôtel de ville, où ils se proposaient de saboter l'élection et de « zigouiller » l'élu.

Ils en furent chassés sans quoi, dit M. Crépin, je ne serais pas aujourd hui à cette tribune.

Or, les élections municipales approchent. Que se passera-t-il si l'on ne met obstacle à des pratiques périlleuses et carnavalesques ? J'ai envoyé par câblogramme des instructions pour recommander aux fonctionnaires la neutralité, répond le ministre des colonies, et je suis sûr de leur obéissance.

M. Lebrun est encore dans l'âge heureux des illusions.

Après le vote immédiat des crédits qui aideront espérons-le du moins la Sûreté et la police à mettre la main sur la bande des assassins en automobiles, on consacra la séance à la discussion du programme naval.

M. Chautemps, rapporteur, le défendit en une harangue substantielle. Nous arriverons, dit-il, à construire chaque année trois cuiras-

ses. On dit que nous courons à l'abîme finan- cier l'abîme que nous devons éviter, c'est une défaite nouvelle. Ne nous laissons pas distancer par nos adversaires éventuels.

M. Cabart-Danneville développa des obser- vations techniques fert intéressantes. Il voudrait aussi voir diminuer les frais généraux des arsenaux ce qui n'est pas facile, avec les exigences toujours croissantes des ouvriers-électeurs.

M. d'Estournelles de Constant, qui n'aime pas les grands cuirassés, invite le Sénat monter dans le bateau du pacifisme. Ses collègues ont refusé de l'y suivre.

Ils ont vivement applaudi, en revanche, le discours très clair et très vibrant où M. Delcassé montra l'urgence et la nécessité d'un projet qui assure à la défense nationale 28 cuirassés, 10 éclaireurs, 52 torpilleurs de haute mer, '94 sous-marins et 10 vaisseaux pour les destinations lointaines. La France ne doit pas fermer les yeux pour ne pas voir les efforts des puissances étrangères. Hier encore, le. gouvernement allemand déposait un projet de loi qui relève les crédits anciens. Il faut donner à notre pays la sécurité dont il a besoin pour travailler et pour vivre. Réduire le programme, ce serait réduire l'influence de la France dans le conseil de ses amis et de ses alliés.

Aujourd'hui, nous entendrons M. Monisl. Pourra-t:on s'en aller ce soir?

Georges Huillard

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A l'Extérieur LA CRISE INTERNATIONALE

La démarche à Constantinople

et.les intentions de l'Italie

Ainsi que je l'avais annoncé avant-hier, les puissances se disposent à entreprendre à Constantinople une démarche identique à celle qu'elles ont faite à Rome, c'est-à-dire qu'elles demanderont il la Turquie de leur communiquer les conditions auxquelles elle consentirait à engager des négociations avec l'Italie.

Il semble évidemment que la réponse ne soit pas douteuse la Turquie spécifiera qu'elle se refusera à négocier sur les bases de l'abandon de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque, et les puissances devront conclure qu'il .faut renoncer! pour le moment à proposer une médiation.

L'Italie n'attend que cet échec de la diplo- matie européenne pour élargir son action riavale. Je ne pense pas, en effet, qu'elle entreprenne une opération sérieuse tant que les chancelleries n'auront pas avoué leur impuis. sance ce qui d'ailleurs ne saurait tarder. L'Italie agira donc incessamment mais sur » quel point ? On assure que son premier objectif serait l'occupation du golfe de Bomba, sur la: côte orientale de la Cyrénaïque, entre Derna et Tobrouk, et celle de différents points limitrophes de la frontière tunisienne, afin d'intercep- ter les 'communications que les Arabes de la Tripolitaine peuvent établir avec ceux de la Tunisie.

Je crois plutôt que le gouvernement italien cherchera à frapper la Turquie sur plusieurs points à la fois. Il se peut, soit qu'elle com- mence par occuper les îles de l'Archipel, soit qu'elle bloque simultanément les grands ports turcs. Les puissances protesteront peut-être}.! mais l'Italie leur répondra, avec raison, qu'elle: a poussé jusqu'à ses extrêmes limites le « souci »*j de ménager les intérêts de l'Europe dans le' Levant, et qu'elle ne saurait continuer à se 'prêter il ce jeu de la Turquie qui consiste à mettre les puissances en avant, chaque fois que les Italiens veulent l'atteindre. Puisque l'Europe est incapable de s'interposer pour faire cesser les hostilités, elle doit en accepter les conséquences. Je crois savoir que telle est la conclusion & laquelle s'est rallié l'empereur Guillaume, à1 la suite de son entretien avec le roi d'Italie. S'il a obtenu du gouvernement de Rome que celui-ci consentît à surseoir aux opérations qu'il projette, jusqu'à ce que les chancelleries aient convenu que la tentative de médiation était prématurée, il a reconnu, en revanche, que l'Italie était formellement dans les limites de ses droits en frappant la Turquie là où elle jugeait pouvoir l'atteindre.

Ce serait, en effet, une grave imprudence de la part d'un gouvernement neutre de soutenir une thèse qui risquerait un jour d'être invoquée contre elle gardons-nous de créer des précé. dents

R. d'A.

LES NÉGOCIATIONS FRANCO-ESPAGNOLES

Madrid, 28 mars.

M. Geoffray a eu une entrevue de trois quarts d'heure, cet après-midi; au ministère des affaires étrangères, avec M. Garcia Prieto, Ils se sont-occupés des différences existant suc les cartes espagnoles et françaises au Maroc. La crise minière en Angtetsrre

REPRENDRA-T-ON LE TRAVAIL ? LES MINEURS DÉCIDERONT La situation paraît sensiblement améliorée., Toutefois, on ignore encore si les mineurs reprendront le travail immédiatement. La fédération des mineurs, n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur ce point, a décidé d'en référer aux mi- neurs eux-mêmes par voie de référendum.

On va donc poser aux mineurs la question sui. vante « Doit-on reprendre le travail avant que les comités locaux aient fixé le salaire minimum pour chaque région ? Les avis sont partagés.

En attendant, 1M Asquith a assisté à une réunion des députés libéraux représentant les disi tricts miniers. Il a expliqué le projet de salaire minimum. L'a-* doption de ce projet, a-t-il dit, a créé une nouvelle situation depuis que le gouvernement est intervenu, un groupe considérable de patrons de mines de houille a adhéré au principe de salaire mini- mum.

Si le Parlement a refusé d'insérer des chiffres dans le projet, cela ne doit pas être considéré comme indiquant que pour le Parlement les chiffres demandés ne sont pas équitables.

La fixation des chiffres des salaires minima pourra être laissée avec confiance aux conseils de districts.

LA LOI DU SALAIRE MINIMUM VOTÉE PAR LES LORDS

Lord Lansdowne déclare que si pénible, si hu* miliante que soit la situation, il faut l'accepter. La Chambre des lords vote définitivement le bill sur le minimum des salaires des mineurs. La Chambre s'ajourne ensuite au 16 avril.

La France au Maroc

REVUE DES TROUPES FRANÇAISES A FEZ

Fez, 28 mars.

M. Regnault, accompagné des généraux Bailloud et Moinier, a passé, ce matin, en revue les troupes chériflennes.

Le spectacle a été magnifique et a produit une grande impression.

Les 6,000 hommes de la garnison ont eu une attitude remarquable.

Le général Bailloud a remis au général Moinier les insignes de commandeur de la Légion d'honneur.

OPÉRATIONS CONTRE LES ZEMMOUR3

Rabat, 27 mars. Le général Ditte doit partir, dit-on, incessamment pour le Souk-EI-Arba des Zemmours, en vue d'organiser de nouvelles opérations contre les dissidents Zemmours et Zaïans, dont on signale encore la présence près d'Oulmes et de Kelfra.

Un certain nombre de Zemmours ont attaqué dimanche le marché des Aït-Mimoun, mais ont été repoussés. L'Informé L'EXCELLENTE EAU LARBAUD St-YORRE est de beaucoup la plus efficace contre les mala-i dies du foie, du rein et d'estomac.

Après le repas, un CORDIAL.MEDOC


Dernière Heure

INTERVIEW IMPÉRIALE "'opinion de Guillaume II sur la défense du canal de Panama

New-York, 28 mars.

Revenant d'une excursion en Europe, au cours de laquelle il s'est entretenu avec l'empereur d'Allemagne, M. Gœthals, ingénieur en chef du canal de Panama, rapporte que l'Empereur lui exprima l'avis que les fortifications projetées à l'entrée du canal de Panama sont absolument in- suffisantes.

« Une nation, déclara. l'Empereur, établira une station de charbon,' soit au nord, soit au sud elle y concentrera, en sourdine, des cuirassés qui s'empareront du canal à l'improviste. Les fortifscations doivent être assez. fortes pour repousser n'importe quelle flotte. »

LA CRISE DU CHARBON Q uelques incidents de la grève anglaise Collision entre grévistes et policiers

Mexborough, 28 mars.

Cet après-midi, une soixantaine d'agents escortaient quelques travailleurs allant à la mine Cadeby pour réparer les galeries. Une foule de grévistes et plusieurs centaines de femmes leur emboîtèrent le pas en poussant des cris divers, puis ;orhmencèrent à lancer. des pierres, des bâtons et autres projectiles contre la police.

L'arrière-garde dé la, police chargea à coups de bâton et dispersa les "agresseurs. Plusieurs personnes furent foulées aux pieds et un jeune homme aurait eu un bras cassé. Une pierre traversa le casque d'un agent et lui fit une blessure. Des projectiles atteignirent aussi des spectateurs. On n'extrait pas de charbon dans la mine Cadeby il s'agissait simplement de réparations. EN ITALIE

Le budget des affaires étrangères

Rome, 28 mars.

'Au moment où la Chambre commençait la disfussion du budget des affaires- étrangères, le marquis di San-Giuliano a prié les orateurs, en.rai3on de la situation, de donner à la discussion un caractère purement administratif.

Au cours du débat, M. Giolitti a déclaré que l'Italie ne devait se confier qu'à sa force, et pas à autre chose. Finalement, le budget est adopté après une déclaration du marquis di San-Giuliano affirmant la solidité et la sûreté des rapports entre l'Italie et l'Autriche.

CHOSES D'ANGLETERRE Le vote des femmes aux Communes

Londres, 28 mars.

La Chambre des communes discute en seconde lecture une proposition de loi accordant le droit de vote à toute femme occupant en son nom une maison ou un appartement frappé d'un impôt. La femme mariée conserverait le droit de vote à la condition que son mari ne fût pas électeur dans le même arrondissement. Cette mesure augmenterait d'environ un million le nombre des électeurs. Il. Asquith, parlant comme député et non comme chef du gouvernement, combat ce bill qui n'est pas démocratique puisqu'il ne s'applique qu'à une catégorie de femmes.

Sir Edward Grey, par contre, soutient le bill. Finalement, la Chambre repousse par 222 voix contre 208 la proposition de loi accordant le suffrage aux femmes.

Le vote a été accueilli. par des manifestations enthousiastes.

LA FRANCE AU MAROC Constitution de l'armée chérifienne Le pre.mier contingent d'officiers français

Le. ministre de la guerre a désigné hier le premier contingent d'officiers français appelés à former les cadres de l'armée chérifienne. Celle-ci sera sans doute placée sous les ordres du général Brulard, nouvellement promu l'infanterie sera commandée par le chef de bataillon Touchard, du 61° d'infanterie, et la cavalerie par le chef d'escadrons Dupertuis, du 4° hussards. Les neuf bataillons d'infanterie auront à leur tête des capitaines et les trente-six compagnies des lieutenants les cinq escadrons de cavalerie seront commandés par des lieutenants.

Voici les officiers qui viennent d'être désignés pour l'organisation immédiate de l'armée chérifienne, en outre des commandants Touchard et Dupertuis

Infanterie les lieutenants Bertrand, du 1010 d'infanterie Silve, du 112° Thomas, du 124° Brey, du.149° Séguin, Noël et Graux, du 3° zouaves Besnard, du 4e Mondon et Guillemette, du tirailleurs algériens Maffre-Baugé et Grignon, du 4° Materne, du 1er étranger, au Tonkin Sigollet, du 2° le sous-lieutenant Gabrielli, du 159° d'infanterie.

Cavalerie Le lieutenant Bourée, du 1er spahis. Artillerie Les lieutenants Benezech, du 2e groupe de campagne d'Afrique Mathieu, du 4e Chauve, du 1er groupe à pied d'Afrique.

Train Le lieutenant Blanc, de Colomb-Béchar. Service des renseignements Le lieutenant Mougin, du 141° d'infanterie.

Comptabilité Le capitaine Riocreux, du d'infanterie; les lieutenants Robin, du 99° Mary, du 2° chasseurs d'Afrique Monneret, de la 5° compagnie de cavalerie de remonte.

Services divers Les officiers d'administration Schaeffer, Riffault, Mandel, Laurent, Chonal le médecin-major Bârberousse les aides-majors Chatinières, Lheureux l'officier interprète Pozzo di Bôrgo.

Les officiers ci-dessus désignés s'embarqueront le 16 avril à Marseille, à destination de Casablanca, d'où ils se rendront à Fez.

UNE BELLE FÊTE MILITAIRE 150,000 personnes assistaient hier à la. revue de l'armée de Lyon

Lyon, 28 mars.-

La revue de printemps des troupes du gouvernement militaire de Lyon a eu, cette année, un caractère particulièrement solennel. Plus de dix mille hommes ont défilé, au Grand-Camp, devant le nouveau commandant du 14e corps, général Courbebaisse.

Après la revue, les troupes ont exécuté une manoeuvre qui a mis aux prises trois brigades d'infanterie, trois régiments d'infanterie et plusieurs batteries munies de deux coups par pièce, deux batteries montées du 54° d'artillerie, le 2° £ dragons, les 7° et 10° cuirassiers et l'artillerie de la 6° division. Pour cette manœuvre, chaque pièce d'artillerie avait été approvisionnée de deux

NOS INFORMATIONS Température

La pression barométrique. reste élevée dans le tad-ouest de l'Europe. En France, un temps nuageux est probable avec température normale. Hier, à Paris, assez belle journée. Thermomètre, Baromètre, 768 mm,

Température prise sur les terrasses de Montefcarlo à 10 h. du matin, 16° à midi, 20°. Temps doux..

FAITS DU JOUR

Les Journatistes parisiens. Le comité de l'Aslociation des journalistes parisiens, réuni sous la présidence de 'M. Georges Niel, a procédé à la constitution de son bureau pour l'exercice 19121913.

Ont été réélus par acclamation

Président M. Alfred Mézières.

Vice-présidents MM. Gaston Jollivet et Pierre Baudin.

Secrétaires MM. Fernand Bourgeat, Georges Montorgueil et Victor Beau.

Trésorier M. Ayraud-Degeorge.

Banquet. Les Normands de Paris donneront !eur banquet annuel le samedi 30 mars, salle de la Société d'horticulture, 84, rue de Grenelle, sous la présidence de M. Morel, gouverneur du Crédit Foncier de France.

Adresser les adhésions à M. Dusaussay, 4, rue Théophile-Gautier.

FAITS DIVERS

CRIME HORRIBLE

Une mère égorge ses deux enfants et se suicide Un crime horrible, et qu'on voudrait attribuer à la folie, a ensanglanté hier soir l'hôtel des DeuxNations, 41, rue Nollet, déjà célèbre par l'arrestation de Dieudonné et le séjour qu'y fit Bonnot eu décembre dernier.

coups. La manoeuvre a été exécutée avec un entrain et une précision remarquables. Elle a été suivie du défilé de toutes les troupes et par une charge finale de tous les régiments de cavalerie. Pendant la revue, trois aéroplanes ont évolué au-dessus du camp. On évalue à 150,000 la foule qui assistait à cette belle fête militaire au cours de laquelle les troupes ont été acclamées. A cette occasion, nombre de maisons de commerce avaient donné congé à leurs employés.

A LA. POURSUITE DES BANDITS Le courrier de M. Guichard

Une arrestation?

M. Guichard, chef de la Sûreté, a reçu, hier, une lettre signée des trois bandits de la rue Ordener, et dans laquelle ceux-ci lui donnent rendezvous demain, samedi, à la succursale A.-K. de la Société Générale, rue de Rennes.

Point n'est besoin de dire qu'au quai des Orfèvres on est convaincu qu'il s'agit d'une nouvelle fumisterie.

Jusqu'à ce jour, M. Guichard a reçu exactement douze cents lettres lui dénonçant la retraite des sinistres bandits. Dans la soirée, on annonçait qu'une arrestation, sur laquelle on garde le plus grand secret, aurait été opérée rue des Fermiers, dans le dix-septième arrondissement.

Une enquête à Genève

Genève, 28 mars..

La police a-interrogé aujourd'hui l'ancienne amie de Bonnot, qui travaille dans une fabrique de chapeaux on a montré à cette femme la photographie de Carrouy qu'elle a reconnu comme ayant été un ami très intime de son amant. Bonnot et Carrouy, qui a travaillé à Genève dans une fabrique de motocyclettes, de 1908 à 1910, fréquentaient les milieux anarchistes. Tous deux ont commis plusieurs cambriolages à Genève. La femme de Bonnot, dont le divorce vient d'être prononcé, habite également Genève, en compagnie de sa mère et de son enfants, un garçonnet âgé de dix ans. (Agence Fournier.) Petites nouvelles de la nuit Une dépêche de Rome à l'agence Monfra annonce que le Pape est atteint d'un accès de goutte qui le force à garder la chambre. L'Osservatore Jlomano a publié hier la nomination du prince de Hohenlohe comme camérier secret du Pape.

Le tribunal de Wellington (Nouvelle-Zélande) a condamné à 2,500 francs d'amende le syndicat des employés de tramways pour avoir fomenté réçemment une grève, délit prévu et puni par la loi d'arbitrage.

Le feu a détruit hier, à Constantinople, le palais du ministre des affaires étrangères. M. Guist'hau, ministre de l'instruction publique, et M. Bérard, sous-secrétaire d'Etat aux beaux-arts, ont assisté hier soir, à Nantes, à la première représentation de Myrdhin, œuvre inédite du compositeur Bourgault-Ducoudraiy. C'est le fils de M. Georges d'Esparbès, un jeune homme de vingt-six ans, qui a été victime de l'accident d'automobile de Brignoles. Mlle Dianthis, artiste lyrique, qui se trouvait dans la voiture, est blessée.

Après dix-huit jours d'efforts, on a réussi à renflouer le grand navire italien Antonio-Pedro, échoué à Cette.

Deux jeunes gens, dont l'identité n'est pas encore établie, ont tenté hier soir, à Amiens, de cambrioler une bijouterie en perçant la devanture à l'aide d'une vrille. Ils sont arrêtés. La souscription nationale pour l'aviation militaire atteignait hier 2,223,000 francs. Comme il passait en fiacre rue du Temple, M. Georges Magny, 38 ans, employé de commerce, s'est suicidé en se tirant une balle dans la tête. Informations financières Le marché de New-York

(Par câble spécial)

New-York, 28 mars.

Wall Street, aujourd'hui, a été un peu hésitant. Le début fut très 'ferme, mais peu après des réalisations sur les cuprifères firent fléchir les--prix.Le Steel aussi a été très discuté et a fait preuve de lourdeur. L'Union Pacifie par contre a été très demandée en cours de séance. L'après-midi fut calme avec des cours en légère réaction.

La clôture fut ferme. claude dotreu, LES JOURNAUX CONTRE LES BANDITS

Du Soleil

Les utopistes humanitaires et les réformateurs philanthropes ont-ils assez vafoué les sages.conseillers qui leur répétaient que, sauf les formes et les apparences, rien ne change et que l'humanité demeure toujours identique 0 elle-même, avec ses ualités et ses défauts, ses vertus et ses vices, et qu'il ne peut exister de morale sans religion et de progrès sans ordre. Ces prétendus r6formateurs avaient oublié que ,livrée ù ses instincts et ses npla bête humaine n'est plus qu'une brute, qui yeut avoir les profits et les jouissances.

LES ÈLECTIONS MUNICIPALES

De M. Ernest Judet, dans l'Eclair:

La Chambre va partir en vacances elles seront exceptionnellement longues pour permettre au pays de renouveler tous les conseils municipaux de France. Au milieu de l'agitation des esprits, à la veille de changements pressenties qu'annoncent des milliers de- signes de plus en plus clairs, cette consultation ne peut manquer d'être dominée par la politique. L'ordre local, dans les plus petits villages, commence iL dépendre si étroitement de l'ordre général, profondément troublé, qu'il est impossible de séparer ies intérêts nationaux des affaires de clocher.

L'ARMÉE ET LE BLOC

De Junius, dans l'Echo de Paris

Les anabaptistes du Bloc et de la Loge ne sont pas contents, parce que l'antimilitarisme est une sorte de laïcité et que M. Millerand a gravement péché contre elle en rénovant en France l'esprit militaire et en replaçant l'armée au premier rang de nos affections et de nos soucis. Il y a des traits de mœurs qui mettent iL nu l'unie des partis. C'est faire œuvre pie que de les noter au passage. On se guérit du radicalisme en apprenant à le connaître.

A L'OFFICIEL

Le Journal Otficiel publie ce matin

Loi Loi autorisant la Ville de Paris à porter de 3 fr. 60 à 3 fr. 75 0/0 le taux d'intérêt de l'emprunt de 240 millions autorisé par la loi du 17 juillet 1911. Aarlcullure. Arrêté fixant, du 19 au 23 juin, au Champs de Mars, le Concours d'animaux reproducteurs des especes bovine, ovine eti porcine, des chiens de berger et des volailles vivantes, ainsi que l'exposition des instruments et machines agricoles. A.

Une mère, Mme Eugénie Voise, née Leroux, âgée de vingt-cinq ans, profitant de l'absence de son mari, a égorgé ses deux enfants, deux char- mants jumeaux, Madeleine et Maurice, âgés de sept ans. Elle a pris soin d'abord, on ne sait pourquoi, de détruire tous les papiers du ménage, de lacérer tous les vêtements, puis, s'emparant du rasoir de son mari, elle saisit soudain son petit garçon par la tête et d'un seul coup lui tranclla la gorge. Madeleine poussa un cri d'épouvanté et tenta de fuir. Sa mère la rattrapa autour de la table et, la saisissant par les cheveux, lui renversa la tête. La pauvre petite joignit les mains, jeta un appel désespéré « Maman » mais l'arme s'abattit et, encore d'un seul coup, ouvrit la fréle gorge. Ce carnage accompli, la mère, rouge du sang de ses enfants, ouvrit la fenêtre et, du cinquième étage, se jeta dans la rue où elle se brisa la colonne vertébrale.

Le père, qui rentrait peu après, vit l'horrible spectacle. Au commissaire qui arrivait, il expliqua que sa femme avait déjà tenté de tuer ses.enfants à Boulogne.

UNE BRUTE BLESSE TROIS AGENTS

Conduisant un tombereau attelé de deux vigoureux percherons, le charretier Gaudebergue passait hier soir boulevard de la Bastille. Ayant posé le pied sur un rail, l'un des chevaux glissa et faitlit s'abattre. Gaudebergue avait bu plus que de raison cet incident eut le don de le mettre violemment en colère. Il s'arma de son fouet et, du manche, en frappa à tour de bras la malheureuse bête.

Témoin de cette scène, le sous-brigadier Tiniant, du douzième arrondissement, apostropha l'ivrogne. Au paroxysme de la fureur, celui-ci se tourna contre l'agent et l'injuria puis, comme le gardien voulait l'appréhender, il se rua sur lui et, le précipitant à terre, se mit en devoir de le frapper à coups de pied au visage. Les gardiens Guignerat et Rosier, auxquels s'était joint un tonnelier, M. Cretin, se portèrent au secours de leur chef mais l'énergumène, un véritable hercule, les envoya aussitôt rouler à quelques mètres de là. La foule s'était amassée le forcené fut enfin saisi par quelques poignes solides et conduit au poste, non sans avoir été très rudement corrigé par les assistants. Il a été envoyé au Dépôt. Les

agents Tiniant et Rosier, grièvement blessés, ont dû s'aliter.

LA CRUE DE LA SEINE

En raison des crues des affluents de la BasseSéine, on annonce une hausse du fleuve assez importante pour demain et les jours suivants. La Marne subit, en effet, une crue inquiétante. En vingt-quatre heures, elle a monté de 1 m. 10 à Châlons. Les prairies environnantes sont submergées. A Saint-Dizier, à Damery, la Seine grossit à vue d'ceil. Les riverains sont inquiets pour leurs récoltes qui s'annonçaient très belles.

LA GARE DU PERREUX CAMBRIOLÉE

Les exploits des malfaiteurs n'ont pas de limite. La nuit dernière, c'est la gare du Perreux qui reçut la visite d'audacieux cambrioleurs. Le coffre-fort a été éventré, mais le vol est insignifiant: car, par bonheur, l'argent qu'il contient d'ordinaire avait été retiré la veille. Les malfaiteurs n'ont pu emporter que quelques marchandises sans valeur, mais ils ont ouvert quelques colis déposés sur le quai et pris dix bouteilles de cognac. On n'a aucune indication sur les voleurs ni sur l'heure a laquelle ils ont opéré. La Sûreté a été prévenue et le service de M. Bertillon a relevé de nombreuses empreintes.

MÉFAITS DE BANQUIER

Sur commission rogatoire de M. le juge d'ins- truction Drioux, M. Benezech, commissaire aux délégations judiciaires, s'est transporté hier au siège social de la Société de Crédit argentin, 74, boulevard Haussmann, et au. domicile particulier du directeur, M. Branard, 35, rue de la Victoire, où il a saisi la correspondance et la comptabilité. Ces opérations judiciaires ont été motivées par des irrégularités commises dans les écritures à propos de l'émission des obligations du Crédit argentin. Ces irrégularités, préjudiciables aux souscripteurs, ont été jugées assez graves pour justifier l'ouverture d'une instruction.

Paul Guillon SHERRY-BRANDY ROCHER FRÈRES dénommé CHERRY-ROCHER Chronique des Tribunaux COUR D'ASSISES D'INDRE-ET-LOIRE

L'AFFAIRE HOUSSARD

L'audience est renvoyée à une autre session PAR DÉPÊCHE DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL Tours, 28 mars.

Coup de théâtre 1 L'audience est renvoyée à une autre session et Mme Guillotin condamnée à-tous les frais.

Séance uniquement de procédure, mais qui n'en fut pas moins vibrante et passionnée comme une passe d'armes. Trois témoins, en effet, ne répondaient pas à l'appel Mme Guillotin, Mme Bulot, sa mère, et Mme Lamoureux, dont le témoignage sert de base unique à l'accusation de préméditation. Mme Lamoureux est malade à Oran Mme Bulot, qui a, depuis quinze ans, des crises d'angine de poitrine, est dans un état pour lequel son médecin lui conseille d'éviter toute émotion Mme Guillotin souffre d'une dépression nerveuse qui lui fait ordonner.de. continuer sa cure à quatre cents mètres d altitude et pour laquelle sa comparution à l'audience pourrait avoir un résultat funeste.

Ces certificats de médecins étaient-ils suffisants ? Oui, plaidait M0 Maurice Bernard, lequel ajoutait que, venant d'être reçue par la cour comme partie civile, Mme Guillotin n avait plus à être entendue comme témoin. Non non ripostaient le ministère public et la défense, et ce fut une lutte âpre et acharnée.

Comme M0 Maurice Bernard reprochait au procureur de la république, M. Marcombes, sa colère Je ne permets pas pareille parole 1 s'est écrié l'honorable magistrat. Je n'ai ni haine ni colère, mais j'ai le respect de mon devoir (approbations) et je le ferai jusqu'au bout (vifs applaudissements). Ces témoins sont.nécessai-. res à la vérité. Je veux qu'on les entende. Je démande qu'un médecin légiste les examine. S'il y a impossibilité, qu'on renvoie à une autre session. S'il y avait possibilité, je demande que Mme Guillotin soit condamnée à tous les frais de renvoi et qu'un mandat d'amener assure sa venue (applaudissements).

Puis c'est le tour de M0 Henri Robert Vous direz, messieurs, s'écrie l'admirable maître, s'il peut suffire d'une habile et opportune constitution de partie civile pour se rire de la loi et si le caprice d'une femme pourra faire qu'il soit dit que vos débats auront été sinon truqués, du moins tronqués. Si vous passiez outre à notre demande, les débats ne seraient plus libres. Ce ne serait plus une séance de cour d'assises, mais un simulacre et une parodie d'audience.

Et c'est au milieu de longs applaudissements que la cour se retire pour délibérer.

Pendant tout ce temps, immobile à son banc, livide et muet, l'accusé demeure comme absent, l'esprit loin, loin, loin. Pas une émotion n'apparaît sur ce masque énergique, têtu et impassible. Mais qui saurait dire ce qui se passe dans ce calme qui aima jusqu'au crime et si peut-être il n'est pas déjà un commencement du châtiment de Dieu, ce suprême abandon ? Trois heures s'écoulent à attendre. A cinq heures, enfin, la cour rentre en séance. Une dépêche du commissaire de police de Versailles fait savoir que sa perquisition vient de trouver vides les deux villas de Mmes Guillotin et Bu- lot, dont les domestiques les déclarent parties depuis quinze jours pour Tours. Dès lors, après une dernière escarmouche, la cour renvoie l'af- faire à la prochaine session, ordonne que Mme Guillotin sera entendue comme témoin et, dé- clarant leur abstention inexcusable, dit que tous les frais de renvoi, comparutions de témoins, etc., seront à la charge de Mmes Guil- lotin et Bulot, au besoin nar contrainte par corps ordonne qu'elles seront amenées par la force publique devant la cour, pour y être entendues.

C'est fini. Entre le service d'ordre considérable, la foule s'écoule lentement.

Félix BeUa

JFfeRRY

9, Rue des Pyramides, Paris

CHAUSSURES DE LUXE

EN PROVINCE L'exécution des soldats Nolot et Tisseau LE MANS. --Les soldats Nolot et Tisseau, du 117° de ligne, qui assassinèrent pour la voler Mme Lusseau, fermière aux Montaudières à Verron (Sarthe), ont été exécutés hier matin, à quatre heures cinquante, au Mans. C'était la première exécution capitale de soldats condamnés à la peine de mort par un conseil de guerre, depuis le vote de la loi supprimant la fusillade pour des crimes de droit commun, commis par des militaires. Le réveil des condamnés eut lieu à quatre heures et demie. L'abbé Grandin, aumônier de la prison militaire, assistait Tisseau, et l'abbé Defragne, du clergé de Paris, assistait Nolot, sur la demande expresse des parents du condamné. Tisseai et Nolot entendirent la messe dans le parloir des avocats, communièrent, déclarèrent être prêts à mourir courageusement et furent dès lors livrés à M. Deibler.

La guillotine avait été dressée devant la porte de la prison, comme pour Doilin et le parricide Hamet, exécutés au Mans récemment.

La toilette des condamnés fut rapidement faite. Nolot refusa la tasse de café qu'on lui offrait. Au contraire, Tisseau but avidement le liquide additionné de rhum et fuma deux cigarettes. Une minute plus tard, les portes de la prison s'ouvraient. Tisseau apparut le premier. Il descendit les marches avec fermeté, regarda la guillotine et se laissa jeter sur la bascule. Le couperet s'abattit aussitôt.

Deux minutes plus tard, ce fut le tour de Nolot, qui Montra le même courage.

Dites bien à ma mère, cria-t-il l'abbé Defragne, que ma dernière pensée a été pour elle. Mais il était jeté sur la bascule et le cout-jau tombait. La double exécution a duré 2 minutes

COFFRES-FORTS FICHET «<"»̃ Paris-Bruxellas-Turin Richelieu LES PREMIÈRES Théâtre DES Bouffes-Parisiens. Première représentation Agnès, dame galante, pièce en quatre actes, en vers, de MM. Henri Cain et Louis Payen;

L'affiche portait quatre actes, nous n'en- eûmes que trois. La pièce a vraisemblablement perdu un acte en route. C'est de peu de dommage. Le sujet en peut être aisément conté il est simplet, et.de pornographie naïve La gente Agnès a été mariée par son oncle, l'argentier Cornjlle, au juge Féron, un magistrat grotesque • l'action est située au seizième siècle, car nous savons que, de nos jours, l'adjectif serait invraisemblable. Or, la belle, qui ne se sent aucun goût pour la magistrature, qu'elle soit assise, debout ou même couchée, préfère offrir sa primeur, au Roi Lequel Je ne sais Mettons François I", si vous voulez, et s'il faut en croire sa trousse-a-crevés et son chapeau fort emplumé. Or, le monarque éprouve bientôt, comme il le chante lui-même dans Rigoletto, quel ce Souvent femme varie. » Agnès lui en fait voir tout le temps de la même couleur, et toute la Cour y passe. Le Roi, qui n'est pas à cela près et se dit, sans doute, que « Bien fol est qui s'y fie », ne fait qu'en rire. Au final, Agnès, par hasard, retombe sur son mari, qui dépense avec elle, toutes les économies .de la magistrature, si bien que l'enfant prodigue réintègre le foyer. Y restera-t-elle ? J'en doute.

Cette petite aventure est écrite en vers d'une grande facilité, et les comédiens qui appuient de toutes leurs forces, pour en faire sentir les reliefs, se livrent à la course à l'équivoque. Le compositeur Février n'avait rien à faire dans cette aventure, dont il est sorti à son honneur, car il a composé une partition très fine et très élégante.

Félix Duquesnel

La répétition générale de l'Opéra

le LE COBZAR ET LES DEUX PIGEONS » La répétition générale du Cobzar a eu lieu hier soir, à l'Opéra. La misé à la scène de l'œuvre de Mme Gabrielle Ferrari avait été retardée par la grève des danseuses.

C'est en Roumanie que se passe le Cobzar. Un cobzar est un joueur de cobza, sorte de mandoline à plusieurs cordes sans archet, dans le genre de la .balalaïka russe. Une superstition s'attache, dans les campagnes roumaines, à la `présence`du cobzar. Si, au moment de la moisson, quand on lie les gerbes, on n'a pas soin de convier un cobzar pour chanter des refrains, pour faire danser les moissonneurs et les moissonneuses au son de son instrument, des maléfices peuvent amener la perte de la récolte. C'est là le point de départ de l'action imaginé par Mlle Hélène Vacaresco et M. Paul Milhet. Mme Gabrielle Ferrari a emprunté les thèmes de sa partition aux chants populaires de la Roumanié, chants douloureux, à la fois mélancoliques et languides. M. de Fourcaud, l'éminent critique musical du Gaulois, vous dira ce qu'il faut penser de l'œuvre. Hier soir, on a applaudi le divertissement original (la Hora et la Serba) dansé par Mlle Aïda Boni et par le maître de ballet, M. Clustine. Il va sans dire qu'on a associé à ce succès d'interprétation Mlles Hatto, Lapeyrette, MM. Muratore et Noté, ainsi que le chef d'orchestre, M. Rabaud. Et l'on a admiré les magnifiques costumes.de tous les artistes ces costumes ont été exécutés en Roumanie. Très pittoresque aussi le décor de MM. Rochette et Landrin c'est dire que la direction de l'Opéra n'a pas ménagé ses efforts pour présenter l'œuvre de Mme Ferrari. Après le drame sombre, le rayon de soleil Les Deux Piqeons, de M. André Messager, qui datent de 1886 et ne s'en portent pas plus mal. La charmante paraphrase de la fable célèbre de La Fontaine avait été dansée jadis par Mlle Rosita Mauri, qui avait laissé des souvenirs inoubliables dans la variation du second acte. Mlle Carlotta'Zamb0lli, n'a pas moins été fré,nétîquement applaudie pour sa grâce exquise, Mlle Aïda Boni pour sa vertigineuse technique, Mlle Antonine Meunier pour sa finesse expressive dans le rôle trop court de Pepio, le pigeon qui « s'ennuye au logis », Mlle Léa Piron pour ses attitudes très trouvées et le danseur Aveline pour son impeccable virtuosité. Et M. Paul Vidal a conduit avec zèle l'œuvre de son directeur, dont plusieurs pages ont été, bissées. Louis Schneider

NOTES D'UN CURIEUX Avec la quatrième vacation, consacrée aux bijoux, que dirigeait, hier, M0 Lair Dubreuil et M" Henri Beaudoin, assistés de MM. Boucheron et Mellerio dits Meller, et qui a produit à elle seule 1,575,920 francs, .la vente Roussel a pris fin sur un total de 5,470,635 francs. Si l'on ajoute à cela les 10 0/0 payés en sus des enchères par les adjudicataires, on atteint le chiffre de 6,017,698 francs. Voici les principaux prix de la dernière journée

Un rang de quarante-neuf perles blanches en chute et terminé par un fermoir brillant, 404,000 francs un sautoir composé de deux cent vingt-etune perles blanches et régulières, 495,000 francs un collier composé de cent six perles blanches, de quatre grosses perles noires et enrichi d'une pendeloque perle poire blanche, avec un gland de perles bayadères à culot d'émeraude et de rubis, 218,500 francs (une partie de ces perles prove- naient de la collection des joyaux de la princesse Mathilde) un tour de cou comportant neuf añ neaux formés de perles rondes enfilées, et reliés par neuf gros chatons brillants, 75,600 francs une broche formée d'un nœud de ruban à quatre coques et deux flottants entièrement pavés de brillants, 46,000 francs un collier de dix plaques émeraudes entourées de brillants, 43,100 fr. un grand bandeau de coiffure composé de cinq fleurs démontables en brillants, monture ajourée sur platine, 24,500 fr. un diadème composé d'ornements en brillants, surmonté par une ligne de feuilles de lauriers et enrichi en outre par trois gros brillants mobiles, 20,000 fr.; une parure comprenant trois appliques formées chacune d'un grand rubis entouré de brillants, 19,500 fr.; une paire de boutons d'oreilles, perles noires et roés et brillants, 29,000 fr. une autre, perles blan.ches et brillants, 26,000 fr. une paire de solitaires, brillants ronds montés en boutons d'oreilles, 10,800 fr. une broche comprenant cinq poires brillants formant une fleur à cinq pétales avec un rubis au centre et montée sur une barrette eu diamants, 16,900 fr. un collier de dix rangs de perles fines, barrettes de brillants, fermoir brillants et roses, 11,000 fr. un sautoir en platine orné de dix-neuf grosses perles blanches et soixantedix-huit brillants, montés à jour, 15,500 fr. une bague, perle i!oire entre deux brillants sur un corps orné de brillants, 9,200 fr. une bague grande émeraude rectangulaire, à faces unies, entourage de petits brillants, 10,200 fr. etc. Nous donnerons demain les prix intéressants de la vente Garnier qui continue, à l'Hôtel Drouot, sous la direction de M" Desvouges, assisté du graveur expert Loys Delteil. L. R.

L'Opéra donne ce soir Le Prophète avec Mlles Lapeyrette, Math. Cornés, MM. Franz, Journet, Roselly, Cerdan, Nansen. Divertissement par MJles G. Couat, Urban, MM. Aveline, Çléret. L'assemblée annuelle des commanditaires de l'Opéra a eu lieu hier, à quatre heures, dans le salon de la direction. Presque tous les commanditalres étaient présents. Après lecture du rapport des gérants et de celui de M. Lucas, commissaire des comptes, le bilan de l'exercice 1911 Ii été approuvé & l'unanimité.

A la Comédie française, c'est aujourd'hui que le comité se réunira, sous la présidence de M. Jules Claretie, pour écouter la lecture de 4a pièce en vers Scylla, de M. Alfred Mortier. L'Opéra-Comique donnera, le vendredi saint 5 avril, un concert spirituel au profit de l'Association des artistes dramatiques. M.' Raoul Pugno, le célèbre pianiste, y prêtera son concours. En dehors des morceaux symphoniques qui seront exécutés par l'orchestre de l'Opéra-Comique, sous la direction de M. Franck Ruhlmann, on en-tendra Mme Marie Delna, MM. Léon Beyle, Francell, Henri Albers, Mlle Nicot-Vauchelet et la plupart des artistes de l'Opéra-Comique. Les prix pour ce concert spirituel sont ceux du tarif que l'Opéra-Comique applique le dimanche. Nous donnerons sous peu le programme complet de ce concert pour lequel là location est ouverte, dès aujourd'hui, à partir de onze heures du matin.

Au Gaîté-Lyrique

Profitant de la présence à Paris de Mlle Zina Brozia, MM. Isola ont décidé de donner une nouvelle série de représentations d'Hérodiade de M. Massenet. Ces représentations commenceront jeudi prochain 4 avril et serviront également de début au jeune ténor M. Tharaud.

Les dernières de L'Aigrette amènent le public en foule au théâtre Réjahe. La puissante pièce de M. Dario Niccodémi finit donc brillamment sa première étap£ et laisse prévoir plusieurs autres séries fructueuses.

Demain samedi, dernière représentation. Le succès de L'Aigrette interrompu dimanche, il faudra au moins trois jours pour l'aménagement de la salle du théâtre Réjane, afin de l'approprier à l'opérette, l'équipement des importants décors, les dernières répétitions d'ensemble, etc. Les MouUns qui chantent passeront donc en répétition générale le 5 avril. La première, le lendemain» aura lieu au profit de l'aviation militaire.

Au théâtre Sarah-Bernhardt Tous les soirs de la semaine jusqu'au 31 mars inclus, Mme Sarah Bernhardt donnera La Dame azcx Camélias. Dimanche prochain, en matinée, La Samaritaine, de M. Edmond Rostand, musique de M. Gabriel Pierné (orchestre et choeurs 100 exécutants). Lundi 1er avril, mardi 2 et mercredi 3, en soirée La Samaritaine.

Aux Bouffes-Parisiens-Cora-Laparcerie Le service de seconde d'Agnès, dame galante sera reçu ce soir. Dimanche prochain, première matinée. Rappelons que c'est aujourd'hui, à deux heures, qu'a lieu au théâtre Antoine la matinée au bénéfice de la caisse de secours de la Société des dessinateurs humoristes.

A l'occasion des jours saints, une série de représentations va être donnée au profit de la campagne pour les églises à l'Athénée-Saint-Germain. Le spectacle choisi est le beau drame sacré de M. Grandmougin, Le Sang du Calvaire, musique de scène de M. Ch. Dandry.

Dé notre correspondant de Toulouse

Ainsi que le Gaulois l'avait déjà annoncé, le théâtre Lafayette a donné hier la première des Bienfaiteurs, la comédie en trois actes remaniée de M. Brieux. C'est la véritable charité qu'a voulu peindre M. Brieux, l'opposant à celle qu'on a élevée au rang d'institution et de passe-temps mondain. Nous avons vu défiler tour à tour, dans des silhouettes prises sur le vif, tous les aigrefins qui en vivent et tous les ridicules, en un mot, d'une certaine bienfaisance pour laquelle la pitié n'est plus qu'une grimace philanthropique.

Les Bienfaiteurs ont été très applaudis par le public élégant et choisi qui remplissait la salle. Ajoutons que les artistes du théâtre Lafayette ont fait preuve de beaucoup de talent.

De notre correspondant de Londres

Dans le monde des théâtres, la semaine sainte sera cette année encore plus calme que d'habitude par suite de la grève minière. Dans le West End, neuf salles de spectacle seulement resteront ouvertes, et la plupart des autres profiteront de leur clôture volontaire ou forcée pour préparer un programme nouveau. Naturellement, tous les théâtres et music-halls resteront fermés le vendredi saint.

Nous lisons dans la revue new-yorkaise Musical America que la saison lyrique d'hiver de M. Hammerstein au London Opéra House lui aurait coûté la coquette somme de £ 25,000 (625,000 fr.). L'offre généreuse du conseil municipal de Paris de supporter les frais de séjour dans la capitale de cinq cents enfants des écoles libres londoniennes qui doivent participer au festival musical des 26, 27 et 28 mai, vient d'être définitivement acceptée par le London County Council.

Les Parisiens auront vraisemblablement l'occasion, en juin, d'applaudir sir Herbert Tree dans un répertoire shakespearien qui comprendrait Othello, Henry VIII et Les Joyeuses Commères de Windsor. Le célèbre artiste nous a confirmé que des pourparlers étaient engagés à ce sujet entre lui et un grand théâtre parisien.

SPECTACLES DIVERS

Chez Mayol Mayol chante et le public afflue. Malgré cela, Mayol s'est entouré d'une troupe extraordinaire. Les célèbres Minstrels parisiens dirigés par F. Marty ont obtenu un succès triomphal pour leurs débuts, ainsi que Urban, le joyeux troupier Tramel, Damia, Fauvette, Danvers,Valroger, Debièvre et Valsy sont très applaudis, et la pièce de M. Guillaume Wolff, Rouge et Passe, conquiert tous les suffrages.

Dimanche, à deux heures, matinée Mayol, les Minstreis et toute la troupe.

Aux Quat'z-Arts, cependant que Montoya donne tous ses soins à la préparation de sa nouvelle pièce d'ombres, Shalmanazar la Barbe-Bleue va charmer encore pendant une semaine les délicats épris de belle poésie, de musique spirituelle et chantante et d'illustrations romantiques. La revue Pulso-Clous termine par un formidable éclat de rire une soirée que, tour à tour, V. Hyspa et Jacques Ferny savent émailler d'actualités souriantes et de satires à l'emporte-pièce. Mlle Santerne et Remongin s'y distinguent à qui mieux mieux.

Au Gaumont-Palace (Hippodrome). Ce soir, pour la première fois, les spectateurs du GaumontPalace auront la primeur du film le plus sensationnel que la cinématographie ait jamais pu enregistrer La Mort du Lion dans la brousse, duel fantastique entre un homme seul et un lion majestueux et terrible.

La direction du Gaumont-Palace se devait à ellemême d'encadrer dignement un numéro de cette importançe aussi la composition du programme, en tant que comédies, actualités, « filmparlants u, phonoscènes ét attractions, est-elle de premier ordre.

SEANCES MUSICALES

L'Association des concerts Lamoureux qui, pour la première fois, donne un concert le jeudi saint, a décidé de consacrer cette audition, ainsi que celle du vendredi saint, à la musique spirituelle. Le programme est composé de deux œuvres lu Patris. Memoriam et Transitus Anima, pour soli, chœurs- et orchestre, de Mgr Lorenzo Perosi, directeur de la chapelle Sixtine du Vatican. Ces deux oratorios, exécutés pour la première fois en France, grouperont 200 exécutants sous-la direction de l'auteur.

Le deuxième concert d'abonnement (Schumann) donné hier par Mme E. Kutscherra, salle Malakoff, fut un réel événement artistique où la grande cantatrice affirma une fois de plus son incomparable talent et sa compréhension unique des grands maîtres. C'est devant une salle archicomble et des plus recueillies que Mme Kutscherra développa son merveilleux programme, qui lui valut un triomphe des plus mérités.

Dimanche 28 avril, à neuf heures du soir, troisième et dernier concert (R. Wagner), salle Malakoff, avec une conférence de M. Chéramy et du grand virtuose S. Niederhofheim.

x

D'une lettre adressée à notre directeur par Mme Kutscherra, nous extrayons les quelques lignes suivantes

.Sachant que votre journal est toujours prêt à ap-

puyer de son précieux concours tout ce qui .touche à Fart et aux artistes, je vous serais infiniment reconnaissante si vous vouliez être pion interprète auprès de ce cher public .parisien, présent il mon concert Schumann, le dimanche soir, et le remercier du plus profond de mon coeur, pour l'attention et le recueillement dont il a fait preuve pendant ce concert j'en suis d'autant plus touchée, étant certaine que la langue originale, dans laquelle j'ni chanté ces mélodies du grand Schumann, devait être étrangère à la majorité do mon public.

Comme compensation, bien légitime du reste, et en dehors de mon concert Wagner du 28 avril, je compte donner, en juin prochain, un grand concert exclusivement réserve aux maîtres français, qui déjà m'ont promis leur concours personnel M. Léon Eustratiou, un des plus brillants élèves de la classe Diëmèr, au Conservatoire, où il remporta le premier prix au concours de piano, donnera ce soir vendredi un grand concert à la salle Erard.

Le concert donné à la salle Pleyel par Mme Blanche-Marie Brasseur offrait un double intérêt par la qualité des virtuoses qui s'y sont fait entendre et par le choix si soigneusement varié des morceaux du programme, composé pour l'enchantement des mélomanes les plus délicats.

Avec M. Ph. Gaubert, l'éminent flûtiste, et Mlle Lénars, la très distinguée harpiste, auxquels on fit un grand succès, Mme Blanche-Marie Brasseur charma son auditoire en Jouant au clavecin avec une sûreté admirable le concerto en ut de Mozart., Puis chantant, en s'accompagnant sur cet instrument difficile, ses curieuses chansons du temps jadis, elle fit admirer sa jolie voix et le charme de sa diction. Cette heure exquise de musique est déjà demandée dans les soirées par les nombreux admirateurs de tels artistes.

CONFERENCES

Université des Annales: Aujourd'hui, à deux heures « Les Mystères », conférence par le baron de Maricourt. Deux scènes du Vray Mistère de la Passion, de Gréban, seront jouées par Mme Dux et M. Grétillat, de l'Odéon.

A cinq heures « Le Vieux Rouen », conférence par M. Léopold Lacour. Conférence avec projections. Audition de Mlle Véra Sergine et de Mme Durand-Servière.

'X'

On fêtait, hier, la poésie, aux Annales, et les vers d'Edmond Rostand et de Mme Rosemonde Gérard soulevèrent l'enthousiasme du jeune auditoire.

M. Brémont rappela l'émotion éprouvée par le public le jour de la première de la Samaritaine et conta le génie grandissant de ces deux poètes.. M. Maxime-Lery, Mme Marthe Mellot, M. Galipaux récitèrent à ravir des poésies de ces deux grands poètes, et le clou de la séance fut la pièce des Deux Pierrots, un chef d'œuvre d'émotion, de grâce, de sensibilité, enlevée avec une verve délicieuse par Mlle Constance Maille, le comte de Germiny, le baron de Bermingham. On confondit dans les mêmes acclamations le nom de Rosemonde Gérard et d'Edmond Rostand.

PETIT COURRIER

Notre confrère Henry Jumel vient d'être charge de la. rédaction du courrier des théâtres et concerts à l'Italie illustrée.

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(Voir aux annonces.)

BIBLIOGRAPHIE

Tableau de la Littérature françaises, par M. F. Strowski (Delaplane, édit. 3 fr. 50).

Ceci est un livre excellent. C'est plus et mieux qu'un manuel M. F. Strowski a su condenser en cinq cents pages toute l'histoire littéraire du siècle précédent et celle du début du XX0 siècle. Il a fait la part de chacun des écrivains qui ont marqué leur passage par des œuvres émouvantes ou fortes. Historiens, romanciers, poètes, critiques défilent dans cette belle et vaste fresque, bien à leur place, par un mot, par une ligne, par une page ou un chapitre. Il est impossible ni de mieux faire ni de mieux dire, et nous serions surpris que ce Tableau de la Littérature française au XIX. siècle ne fît pas, auprès de tous, le lus grand honneur à M. F. Strowski.

A

M. Florian Parmentier publie surCarpeau3: une étude qui contient un grand nombre de documents inédits, très bien présentés, clairement ordonnés. Des illustrations accompagnent le texte., C'est un fort beau livre d'histoire et d'art. ( Michaud, éditeur).

COURSES A MÀISONS-LAFFITTB

Vendredi 29 mars

Les courses- commenceront à deux heures, Nos pronostics

Prix d'Epone. Ec. Camille Blanc, Petit Moine.

Prix Roxelane. Miladi, Saint Appia*

Prix du .Paddock. Gusel, Belfast.

Prix Perplexe. Imrak, Quai des Fleurs. Prix des Haras Nationaux. Martial Le Cid

Prix d'Almenèches. Last Patron, Pourquoi Pas,

COURSES A AUTEUIL

Jeudi 28 mars

Il a fait un temps délicieux et c'est bien plu» tôt à cette heureuse circonstance qu'au programme un peu maigre de ce jeudi que cette petite réunion a dû son succès. Les courseâ n'ont cependant pas été complètement sans intérêt et des différents résultats, il convient de détacher la victoire de Grimaldi, qui, en grands progrès, a battu facilement Joyeux V. et Tripabéro il est vrai que celui-ci faisait ses débuts Auteuil et lui rendait sept livres. DÉTAILS

Prix des Hêtres (haies, à vendre 3,000 francs, 2,800 mètres)

1. Sinaï, il M. Teisset (Il, Sauvai).

2. Kioto III, à M. H. Clouet (A. Benson)

3. Latour, à M. H. Goodacre (P. Thibault).

Non places Evian (J.-B. Moreau), Hoche (W. Head), Molaire (Williams), Boomerang (V. Thuau), Martinez (O'Leary), Le Vatinet (Newey), Haymarlcet II (Quenot). Gagne par trois longueurs le troisième à dix longueurs.

Mutuel 41 fr. Placés Sinaï, 13 fr.; Kioto III, 15 fr.; • Latour, 12 fr. 50.

Prix de la Marguerite (steeple-chase 4,000 francs, 4.200 mètres)

Feu de Bois, à M. J. Archdeacon (R. Paris).


2. Renée Il, à M. L. Prate (Higson).

3. Renteria, au comte L. d'Orsetti (Groom).

Non placés Tiphaine (E. Hardyt Drinker (G. Morel), dérobé Antonio III (Wallon), tombé.

Gagné par cinq longueurs le troisième huit longueurs.

Mutuel 21 fr. 50. Placés Feu de Bois, 19 fr. 50 Reeée II; 56 fr. 50.

Prix Fould (haies 10,000 francs, 3,500 mètres) 1. Grimaldi, à M. Goudchaux (R. Sauvai}.

2. joyeux V, à M. L. Olry-Rœderer (G. Parfrement). 3. Tripabero, à M. M. Descazeaux (A. Benson). Non placés Le Grésil (W. Head), Imperator III (A.-E. Bâtes).

Gagné pat une demi-longueur le troisième à six longueurs.

Mutuel 81 fr. 50. Placés Grimaldi, 18 fr.; Joyeux V, 13 fr.

Mutuel 81 fr. 50. Placés Grimaldi, 18 fr.; Joyeux V, 13 fr.

Prix de Matour (steeple-chase 5,000 francs, 3,500 mètres)

1. Sea Lord, à M. Gaston-Dreyfus (R. Sauval). 2. Oharttia, à M. G.-P. Esbran (L. Philippe). 3. Condom, à M. G. Braquessac (Williams).

Non placés Radium (J.-B. Moreau), Herminette (A'V. Cliapman), Bay Rhum (G. Parfrement).

Gagné par cinq longueurs le troisième à trois longueurs.

Mutuel 15 fr. Placés Sea Lord, 14 fr. 50 Oharttia, 72 fit. 50.

Prix de Pépinvast (haies 4,000 francs, 2,800 mètres)

̃1. Roghui, au marquis de Villamejor (J.-B. Moreau). 2. Joli Garçon, à M. Camille Blanc (R. Sauvai). 3. Bohême II, à M. R. Thiébaux (A.-V. Chapman). Non placés Pont d'Or (R. Paris), Le Roi (W. Head), Sole Mio (E. Doux), Rethondes (Lancaster), Montforzal (Williams), Sybilla (G. Morel), Transfuge (G. Parfrement), Quand (F. Berteaux), Roi d'Ys (Drayton), tombé. Gagné par trois quarts de longueur le troisième à quatre longueurs.

Mutuel 110 fr. 50. Placés Roghui, 35 fr.; Joli Garçon, 20 fr.; Bohême II, 31 fr.

Prix de Conflans (steeple-chase, handicap 4,000 fr., 3,500 mètres)

1. Dame des Prés, à Mme Ricotti (R. Sauvai).

2. Old Rum, au baron C.-Z. de Bulach (A.-V. Chapman).

3. Guilaume, à M. G. Braquessac (Williams). Non placés Trudon (W. Head), Le Tremblay (A.-E. Bâtes).

Gagnë par cinq longueurs le troisième à trois longueurs.

Mutuel Ecurie Ricotti, 18 fr. 50. Placés Dame des Prés, 15 fr,; Old Rum, 20 fr.

PROGRAMME DES SPECTACLES DU VENDREDI 29 MARS 1912

THÉÂTRES

.OPERA (Tél. 307.05), 8 h. Le Prophète. Samedi Le Cobzar. Les Deux Pigeons. COMEDIE-FRANÇAISE (Tél. 102.22), 8 h. 1/2. Le Ménage de Molière.

Samedi Le Ménage de Molière.

OPERA-COMIQUE (Tél. 105.76), 8 h. Louise. Samedi Madame Butterfly.

DDEON (Tél. 811.42), 9 h. Esther, princesse d'Israél.

[THEATRE LYRIQUE (Gaîté), (Tél. 129.09), 8 h. 1/4. Les Girondins.

VAUDEVILLE (Tel. 102.09), 8 h. 3/4. Bel Ami. iVARIETES (Tél. 114.41), 8 h. 3/4. Le Roi. GYMNASE, CTcl. 102^,9 h. L'Assaut. RENAISSANCE (Tél. 437.03), 8 h. 3/4. Amnésie. En Garde t

PORTE-SAINT-MARTIN (Tél. 437.53), 8 h. 3/4. La Flambée.

THEATRE SARAH-BERNHARDT (Tél. 274.23), 8 h. 1/2. La Dame aux Camélias.

CHATELE'l' (Tél. 19Z.87), 8 h. 1/2. La Course aux Dollars.

PALAIS-ROYAL ITel. 102.50). 9 h. Le Petit Café.

'ATHENEE (Tél. 8 h. 1/2. Le Journal joué. Le Coeur dispose.

iBOUFFES PARISIENS CORA LAPARCERIE 145.58), 8 h. 3/4. Agnès, dame galante. iBEJANE (Tél. 238.79), 9 h. L'Aigrette. AMBIGU (Tél. 8 h. 1/2. Roger la Honte. ANTOINE (Tél. 436.33), 8 h. 112. Au Soleil. Les Petits.

JAPOLLO (Tél. 472.21), 8 h. 3/4. Le Comte de Luxembourg.

!TRIANON-LYÏUQUE (Tél.. 433.62), 8 h. 1/2, .Le Voyage en Chine.

THEATRE DE LA SCALA (Tél. 485.86), 8 h. 3/4. La Revue de la Scala.

PEJAZET (Tél. 274.91), 8 ti. 1/2. On opère sans douleur. Tire au flanc.

THEATRE DES ARTS (Tél. 586.03). 9 h. La Profession de Mme Warren. CAPUCINES (Tél. 9 h. Sapphô. L'Intérim. Le Secrétaire.

GRAND-GUIGNOL (Tel. 228.34), 9 h. Le Beau Régiment. L'Obsédé. Le Carnaval de Puce et de Plock. Les Ingrats. Une Nuit 'd'Amour.

(THEATRE MICHEL, 8 h. 1/2. Les Sauveteurs. Non Non Non La Cage ouverte. CLUNY (Tél. S07.76), 8 h. 3/4. Le Trésor d'Evariste. Kiki.

COMEDIE-ROYALE. Les Visiteurs mystérieux. Jean 111.

1 BOURSE DE PARIS

Paris, le 28 mars 1912.

La, Bourse a, été absolument sans intérêt, aujourd'hui. On a fait peu ou pas d'affaires, et les cours se retrouvent à peu de chose près au même niveau qu'hier. Le seul facteur, qui eût été susceptible de stimuler le zèle de nos spéculateurs, a été l'animation du Rio, qui franchit le cours dé 1,900 et atteint même 1,906, mais malheureusement des ventes de Londres ont rompromis les achats de la première heure. Après Bourse, néanmoins, on demandait le Rio à 1,900.

Par ailleurs, sur le marché, on constate plutôt une nuance de lourdeur. Bien que Londres ait franchi le cap de sa liquidation, il n'apporte aucun soutien au marché. D'autre part, les avis de Berlin sont de moins en moins favorables. On disait que cette place avait emprunté à Londres au taux de 7 0/0 on craint que la prochaine liquidation ne réserve des surprises. Quant à la'situation politique, il n'y a rien de changé, tant que cet état dé choses durera, il ne faut pas s'attendre à voir les affaires reprendre sur notre place surtout à la veille des fêtes de Pâques. Marché officiel

Notre 3 0/0 s'alourdit encore à 93 47, le comptant offrant toujours au terme. Parmi les Emprunts étrangers, on remarque une reprise marquée des Russes. De nombreux achats se produisent sur le Serbe à 87 50 et sur le Turc Unifié, à 89 50 l'Extérieure reproduit ses cours précédents.

Rentes argentines soutenues.

Au groupe des Etablissements de crédit, l'Union Parisienne se raffermit sensiblement à 1,195 les autres sont calmes. Sociétés étrangères sans variations notables. Chemins français assez indécis, quelques offres pesant sur le Nord à 1,237. Peu de modifications aur les lignes espagnoles et, affaires restreintes sur les valeurs de traction locale, Métropolitain 657, Nord-Sud 262, Omnibus 771.

Quant au Rio, il revient à 1,890, après avoir franchi le cours de 1,900, sur la déclàration officielle d'un complément de dividende de 30. shillings. Enfin, les valeurs industrielles russes sont bien disposées, surtout Bakou à 1,319 et Sosnowice à 1,538. Signalons des échanges actifs sur la part des chantiers de Nicolaieff, récemment introduite à terme et qui progresse de 167 à 174.

L'action Union des Pétroles d'Oklahoma est, au comptant, l'objet de transactions animées à 123 contre 122 précédemment.

Marché en banque

A TERME. Les Mines d'or n'enregistrent guère de différences, Londres attendant la fin de la crise minière on retrouve l'East-Rand à 73 25, la Goldfiélds à 111 50, la Rand-Mines à 165.

Les Diamantifères, de leur côté, subissent quelques réalisations sensibles, surtout pour la De Beers, ramenée à 500. Cuprifères calmes.

Fermeté un peu moins accusée pour les Caoutchoutières, la Malacca donnant lieu à quelques prises de bénéfice. Quant aux Industrielles russes, elles conservent à peu près leurs précédents cours Hartmann 769, Malteofl 867, Platine 805, Toula

G. d'Emiéville

AUTOMOBILISTE

L'Union française des industries de l'automobile, de l'aéronautique, du cycle et des sports

A l'occasion du banquet des journalistes sportifs, NI. Armand Peugeot, président de la chambre syndicale des constructeurs d'automobiles, a fait connaître, au cours du discours qu'il prononça, que l'entente était désormais faite entre toutes les chambres syndicales de l'automobile. Un nouveau groupement l'Union française des industriels de l'automobile, de l'aéronautique, du cycle et des sports » vient d'être fondé. C'est M. Armand Peugeot qui a été nommé président.

Cette importante, fédération, qui réunit les chambres syndicales de l'automobile, du cycle et celles de l'aéronautique, réalise la fusion des divers groupements syndicaux français.

La Charron Ltd vient de livrer il. M. de Fouquet un torpédo 10 IIP Charron, la véritable voiture légère de cette année.

La 12 HP Léon Bollée 1912 porte bien la marque des fameuses usines du Mans qui nous ont déjà donné tant de merveilles. Elle est un miracle de simplicité et de perfection.

Avec une « Mercedes » votre voiture est toujours la plus élégante, comme elle est la plus confortable, la plus régulière, et, au besoin, la plus vite.

On nous communique l'attestation suivante fournie par le propriétaire d'une limousine Rolls-Royce 40-50 HP 6 cylindres

« De Noël 1909 il Noël 1910, l'entretien de ma voiture m'est revenu il 9,100 francs, tout compris impôts de 530 francs, salaire du chauffeur, essence, garage, pneus et autres dépenses. Et cela pour une distance totale de 15,350 kilomètres. Le kilomètre m'a donc coûté 0 fr. 59 environ. Le poids de ma voiture est de 1,930 kilos. Je n'ai subi aucune panne. m

x

M. José Garchitoena, de l'Automobile-Club des IlesPhilippines, -une des personnalités sportives les plus en vue de Manille, vient de commander par l'intermédiaire de M. Pardo de Taveira, concessionnaire des automobiles Clément-Bayard, une 30 HP, 6 cylindres. AVIATION

200 000 couronnes pour une épreuve internationale A l'occasion du Congrès de la Fédération Aéronautique Internationale, l'Automobile-Club d'Autriche orga-

SPECTACLES DIVERS

FOLIES-BERGEBE (Tél. 102.59), 8 h. 1/2. Revue des Folies-Bergère (Mistinguett, Yvonne Printemps, Guerra, Williams, MM. Morton, Baron fils, Chevalier, Brouette).

OLYMPIA (Tél. 244.68). Enfin. une Revue en 2 actes et 30 tabl. (mes Napierkowska, Delmares, Pépa Bonafé, Mars Pearl, Crisalulli, Martens, Massart, MM. Maurel, Dorville, etc.). LA CIGALE (Tél. 407.60). La Revue, de MM. D. Bonaud et N. Blés (Miss Campton, Claudius, Nina Myral, Raimu, Reine Leblanc, Meg. Villars, F. Pascal,Yvonne Yma).

CONCERT MAYOL, 10, r. de l'Echiquier (Tél. 1(i8.Dï). Mayol, Les Minstrels Parisiens, Damia, Trnmel, Fauvette, Danvers, Valroger, Valsy, Mouriés, La Tesky, C. Debièvre, etc. BOITE A FURSY (Tél. 285.10), 9 h. 1/2. Rosse. tant et plus ï revue (June Marnac, Sahita, R. Bussy, Hivers, Prestat). Les chansonniers Fursy, Chepfer, Hyspa, Bastia.

GAITE-ROCHECHOUART (Tél. 40G.23), 9 h. Le Grand Café, revue (Mmes Ferrey, SaintBonnet, MM. Serjius, Arbell, Mansuelle, Delamarre, etc.).

NOUVEAU-CIRQUE (Tél. 241.84), 8 h. 1/2. La Grande Revue du Nouveau-Cirque, à grand spectacle comique et nautique. Mercredis, jeudi, dimanches et fêtes, mutinées à 2 h. 1/2. CIRQUE MEDRANO, r. des Martyrs (Tél. 8 h. 1/2. Attractions nouvelles. Matinées & 2 h. 1/2, les jeudis, dimanches et têtes. GRANDS MAGASINAS DUFAYEL. Concert et Cinématrographie, tous les jours, de 2 h. 6 h.. sauf Te diicanche. Buffet. Nombreuses attractions.

GAUMONT-PALACE (Hippodrome) (Tél. 516.73). Tous les soirs, 8 h. i/2 La Mort du Lion dans la Brousse, grand drnme d'aventures. L'Agent secret. Les Filmparlants et Phonoscenes Gaumont. Attractions inédites.

IIINEMACOLOR, 19, r. Le Peletier (Tél. 159.79). De 2 h. 1/4 il 6 h. 1/2 (2 séances).- De 8 h. 1/4 il minuit (2 séances). Apothéose des Indes. Revue des troupes, charges de cavalerie, etc. LES QUAT'Z-ARTS. G2, bd Clichy (Tél. 9 h. 1/2 (Directioii Montoya). Hyspa, Ferny, Santerne, Remongin. Faut Pacifier revue BAL'TABARIN. De 5 h 7 h. Apéritif -conèert. -Tous les soira The 8 Stars of Scotland, • danseuses écossaises. Q. adrilles excentrĩ• flues. Samedi Grhnde Fête Chinoise. THEATRE GREVIN, 10, bd Montmartre (Tél. 155.33). A 3 h. et il 9 h.: Le Bercail. A 5 h.: Horace et Lliline et Octave. Faut., 2 fr. (entrée du musée comprise).

PALAIS DE GLACE (Cli.-Elysées) (Tél. 659.26). Patinage sur vraie glace Tous les jours de 2 h. à 7 h. et de 9 h. minuit.

SKATING-RINK SAINT-DIDIER (Société immobilière et sportive). Trois séances par jour. Orchestre de 50 music.- Six Bov!ing Aleys. MUSEE GREVIN. Le Palais des Mirages Danses lumineuses. L'Actualité par le CInéma.

TOUR EIFFEL. Ouverte de 10 h. du matin à la. nuit. 1" téage Restaurant-Brasserie Déjeuners, f fer. et à la carte. Matinées au théâtre. dimanches et fêtes, à 3 h.

ENGHIEN. Sources sulfureuses. Etablissement thermal..

Au COMPTANT. Le Naphte Lianosoff accroche le cours rond de 500 avec un Marché animé. Les actions ordinaires FrancoWyoming se maintiennent à 53 50 et les privilégiées s'inscrivent à 110.

Accentuation des progrès des Affiches Gaillard oui terminent à 162 l'action ordinaire et 166 l'action de priorité.

KERARMQR

INFORMATIONS FINANCIÈRES Compagnie Française des Chemins de fer de la Province de Sania-Ft': A propos de lumission de obligations nouvelles 4 1/2 0/0 à laquelle procède la Compagnie Française des Chemins de fer de la Province de Sanla-Fé, il convient d'appuyer sur ce point que ces titres qui rapportent annuellement 22 fr. 50, impôts à déduire, sont entièrement assimilés aux autres obligations 4 1/2 0/0 en circulation et que leur produit est destine à rembourser, jusqu'à due concurrence, les obligations concordataires 5 0/0.

Le service des obligations 4 1/2 0/0 de cette entre pri. si? passe immédiatement après celui des obligations et avant toute attribution aux actions. Or, les recettes brutes de la Compagnie Française des Chemins de fer de la Province de Sanlii-1'é, qui étaient de francs en 1901, n'ont cessé de progresser depuis, pour s'établir il fruncs en 19.I0-19JI. De leur côté, les recettes nettes, déduction faite de toutes les dépenses d'exploitation et d'administration ont monte de francs en 1901 à 12,151,834 francs en

Le service des obligations 3 exigeant annuellement francs, celui des obligations 4 1/2 0/0 en circulation 4,120,000 francs environ, et celui des 140,000 obligations 4 1/2 0/0 nouvelles 3,210,000 francs environ, on arrive à un total de 7,830,000 francs environ seulement. On voit, en se reportant au chiffre des recettes nettes, combien paraît importante la marge pour le service des .obligations 4 1/2 0/0.

Casinas de Dinard, Caboul, Cannes, Geaitsole,il et Palais du Soleil Monte-Carlo (Société Henry JUlil et Cic). L'introduction des 10,000 parts de la Société Henry Huhi et Cie, ayant lieu aujourd'hui, il convient de rappeler quels avantages s'attachent à ces titres et à l'entreprise qu'ils représentent.

La Société Henry Rulil et Cie exploite l'industrie des Casinos à Dinard, Cabourg, Beausoleil, Cannes elle contrôle de plus le somptueux Palais du Soleil.

Pour un premier exercice d'une durée, de six mois, avec un capital de francs, elle a gagné 25 0/0 de ce capital, et a pu distribuer 10 francs à l'action et 5 fr. 55 à la parti. En même temps que s'élargissait sa sphère d'action, son capital a été porte à francs,, et sur la base des résultats acquis, l'action recevrait des l'exercice en cours 12 francs et la part 22 fr. 50.

Le rapprochement de ces chiffres indique combien plus rapidement s'accroit la répartition de la part cette situation privilégiée des porteurs de parts lient à ce que le nombre de celles-ci est immuablement fixé il 10,000, et qu'elles ont il se partager des bénéfices do plus en plus élevés, tandis que l'augmentation du capital, si elle permet d'escompter des bénéfices plus copieux, a aussi augmenté le nombre des actionnaires qui se partagent la fraction que leur réservant les statuts. Pour préciser, chaque augmentation de 500,000 francs des bénéfices représente un superdividende de 3 fer. 50 par action et 12 francs par part.

Naphte LianosoH.– C'est aujourd'hui (29 mars) qu'aura lieu l'introduction sur le marché de la coulisse à terme des actions Naphte Lianosoff. Le dividende qui sera propose à la prochaine assemblée a été fixé à 16 roubles, soit 42 fr. 50 'environ- ̃?.-̃̃ ̃'̃̃̃'̃̃

nisera, outre un Salon de l'Aviation, un grand meeting international qui aura lieu du 23 au 30 juin, et qui inaugurera le nouvel aérodrome d'Aspern, près de Vienne. Ce meeting comportera, en dehors des épreuves de durée et de distance, les concours suivants 1* Concours d'altitude concours de vitesse ascensionnelle 3* concours de différences de vitesse dans un vol en circuit fermé sans qu'il y,ait changement de charge ni de hauteur de vol i° concours de vitesse sur'un parcours de 100 kilomètres en circuit fermé 5' concours de lancement de .projectiles G" concours d'atterrissage d'une hauteur déterminée 'sur un terrain non délimité 7' vol en cercle (il s'agit de savoir quel appareil pourra accomplir un cercle complet dans le temps le plus réduit) concours de poursuite de ballons. Ce programme pourra être élargi.

Afin de donner à ce meeting un caractère vraiment international et d'y intéresser les aviateurs étrangers en renom, l'Aéro-Club d'Autriche a décidé de le doter de prix importants dont le total ne sera pas inférieur à 200,000 couronnes autrichiennes.

Une grande fête d'aviation à Juvisy, le 21 avril La science nouvelle est décidément entrée dans le domaine pratique. Les records sont battus chaque jour et les exploits se succèdent presque sans interruption. Malheureusement, ces progrès ne sont pas acquis sans sacrifices et quelquefois, trop souvent, hélas sur la roule glorieuse, des braves succombent, victimes de leur trop grand courage et de leur trop belle audace. • Le Syndicat des Aviateurs, Société de secours^mutuelïv s'occupe spécialement de venir en aide à ces victimes du progrès, de secourir les familles de ceux qui tombent au champ d'honneur ,et c'est "précisément dans le but de fonder une caisse de secours qui permettra de répondre aux besoins présents et futurs que le Syndicat donnera, le 21 avril, à Juvisy, une grande réunion de gala au cours de laquelle tous les champions connus et aimés des foules, faisant preuve d'une admirable solidarité, viendront disputer une série d'épreuves sensationnelles et inédites.

Pour la première, fois, le Championnat de la Seine, course ,scratch, internationale, de 10 kilomètres pour tous modèles d'appareils, sera mise en compétition. Il y aura également un certain .cross-country comportant deux catégories biplans et monoplans un critérium dit Prix des Passagers, 'etc.Enfin, le gouvernement, soucieux d'encourager l'aviation française, offre un prix dont l'attribution sera indiquée en temps opportun.

Dès maintenant, le succès du meeting de Juvisy est assuré. Les Parisiens qui ne manqueront pas de venir en foule, le 21 avril prochain, acclamer les rois de l'air, n'auront pas à regretter leur déplacement.

Beaux vols d'un officier de marine à Saïgoa Le lieutenant de vaisseau de Laborde, affecté au Duplcix, de la division navale d'Extrême-Orient, a récemment fait preuve d'une remarquable initiative. Devant séjourner trois mois à Saïgon, il décida de consacrer

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cette escale l'étude pratique de l'aviation et se fit envoyer de France à ses frais un Blériot-Gnome. Sur cet appareil rapide, et dangereux pour un débutant, mais remarquablement maniable on le sait, il fit en quinze jours et sans professeur son apprentissage, après quoi il réussit sept ou huit vols de 10 à 15 kilomètres en circuit au-dessus de Saïgon et des environs immédiats, puis deux vols de 70 kilomètres qui firent grande impressio en Cochinchine.

N'ayant plus qu'une semaine à passer, le lieutenant de Laborde voulut se rendre avec son Blériot il Pnom-Penh, au Cambodge (230 kilomètres), malheureusement un léger accident d'atterrissage dans une rizière lui fit éprouver la première avarie sérieuse qu'il ait encouru et suspendre momentanément ses vols.

>̃;̃ Il est à espérer que le lieutenant de Laborde, qui a donné de si belles preuves d'initiative et d'énergie, sera, à son retour en France, choisi comme un des futurs,pilotes-aviateurs de la marine.

Chez Sommer, à Mourmelon

Sous la direction du chef pilote Robinet

A l'Ecole militaire, les lieutenants Greppo et de Clerck s'entraînent.

'A l'iïcole civite, tous les éléves David, Burri, baronne de, Scljernck, Dongois, Ravelli et de Réals volent longuement.

Aux aérodromes Blériot

A Etampes. M. de Francezon, nouvellement promu capitaine, qui avait, lundi, passé la seconde épreuve de son brevet supérieur militaire, en a passé; avant-hier, la troisième en survolant les 150 kilomètres du parcours Etampes-Beaugency et retour, il une altitude atteignant près de 1,000 mètres.

Le commandant Félix, un nouveau promu lui aussi, continue son entraînement en altitude, et le lieutenant de La Morlaye effectue de son côté tmis vols d'une heure et demie chacun. L'entraînement est général tous les officiers présents le capitaine More), les lieutenants de Geyer d'Orth, Picard, Bellemois, Le Bleu, Clerc, Sylvestre, Boucher et les sapeurs Letort et Poulain, profitent du très beau temps pour évoluer longuement. A Pau. Le maréchal des logis Feierstein parti pour la deuxième épreuve de son brevet militaire, étant monté selon son. habitude à une grande altitude, se perd à 2,000 mètres dans les nuages, s'égare et atterrit à Riscle, dans la vallée de l'Adour, où il est obligé de demander son chemin pour revenir à l'aérodrome après deux heures trente de voyage. Tous les autres élèves de l'Ecole militaire, so sula direction du capitaine Casse, font de beaux vols de cross-country ou d'entraînement sur l'aérodrome.

A l'Ecole civile,, les officiers s'entraînent aux vols.planés sur Blériot-Gnome le lieutenant Garnier passe la première épreuve de son brevet et l'Américain Mac Grath se confirme un pilote remarquable en allant faire un très beau vol sur Gnome au-dessus de la ville de Pau.

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MARCHÉ EN BANQUE DE PARIS Préwâ. àuloorâ Precd. iaiourâ _V_T_Sr__3 D'OÏS

PrancoW'oni gg Coasolid. gold. H2 Aujourd 50 Kleinfontsinn. 39 50 38 roso.4?» 86 40 Uanœsoi, 500 DeBasr3 503 30 Langlaagteea. 38 75 38.. il^ioi- Cape-Coppar.. iso 50 EasLRandpro. 7450 Mossamédès.. Chem.oUom. 20J50 Harpener.149» Forreira i03 i05.. Mozambique. MonacoC" '• 5595 Buancaaca. 7375 Seldenhulî d. 48 30 Randlonteine. 4650 Cinq0" ICO l,"0 LarraUi(MUie3 143 Geldeahuis es. RandMinsî.. 166 165 ObU% "98" Tnarsis. Geasral MinJ. 25 B0 Robinson gold Beot.Lule,R.T. V.-Montagne. Osch (How). 94 75 Simmer a* J. 3275 3250 AnUiracrusse 133 bn.sp. Skating iGoldsnùoMS et 50 62 25 Itansv. Land. 43:5 4350 MlBJU.RusiM 136 SV-Dldier. 1U loi.. IQaliuields IViuagam.re9 M îf

méry

Comte O. de Chappedelaine, à Falaise.

Delchet, à Lausanne.

Fauchier-Chastenet, à Ollioules.

Georges Ferradou, à Estagel.

Le Gentil, à Angers.

Baron Léonce Le Vavasseur, à Nice.

Paulze d'Ivoy, au château de Courtiras;

Comte de La Ruée, à Rennes.

Comte de La Sizeranne, au château de Beausemblant.

Charles Vignot, à Joigny.

RENTRÉES A PARIS

Mmes Charles de Granrut. Comtesse de Lesterps-Beauvais. De Vivès.

MM. Georges Ancel. Comte de Bertier. Duc de Bisaccia. H. Demait. F. Jager. Henri Labbey de Druval. Baron Liébert de Nitray. Vicomte de La Rivière. Vicomte de Vibraye. De Waru.

MARCHÉ DE LA VILLETTB

PARIS, le 28 mars

ESPÊCE3jKg3 DUS qté. qta. qtà.|v^-j~^q^5î57vîr

Boeufs. 1.404 1.176184 1 40àl 92 » 70àl 15 Vaches 691 Taureaux 227 202 1 56 1 50 1 42 1 3o 1 G2 » 68 » 89 Veaux 1.434 1.345 2 40 2 24 2 0G 1 80 » 98 Moutons. 12.690 11.827 2 2 20 2 » 2 70 1 » 162 Porcs. 3.329 3.329 2 17 2 OS 2 » 1 92 2 20 1 34 1 54 BOURSE DU COMMERCE

PARIS, le 28 mars

ALCOOLS SUCRES

1 h. 3h. 1 h. 3 U.

Courant. 6475 65 25 47 87 47 50 Prochain 6475 48 12 47 75 4de mars Mai-juin 48 50 48 25 4 de mai 65.. 64 75 48 50 4 derniers 53 il d'octobre 51 50 51 25

Tendance. faible lourde faible faible Veilla 350 500 Jour 32a 500

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