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Title : Le Gaulois : littéraire et politique

Publisher : (Paris)

Publication date : 1898-03-05

Contributor : Pène, Henri de (1830-1888). Directeur de publication

Contributor : Tarbé des Sablons, Edmond Joseph Louis (1838-1900). Directeur de publication

Contributor : Meyer, Arthur (1844-1924). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 94503

Description : 05 mars 1898

Description : 1898/03/05 (Numéro 5965).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k530191h

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32779904b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 10/03/2008

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AUJOURD'HLH

Bem~er te EMLBtS et son Supp!émMt ~Eadais~Bimmhe PRIX 0,30 centimes «1

tMMOHAL?

n

Est-il vrai que l'art soit immoral, quel qu'il soit, ou, tout au moins, ce qui revient à peu près au même, ait en lui les germes nécessaires d'im'ïnoralité, des tendances fatales à l'immoralité ? C'est ce que M. Ferdinand Brunetière, renouvelant et rajeunissant, par des aperçus très ingénieux et par une admirable éloquence, la vieille ~hëse janséniste que vous trouverez tout au long ~dans Pascal, a assuré et, ma foi, démontré, dans 'une conférence récente qui a eu un très grand .retentissement.

L'art tend à l'immoralité et la contient, du -reste, en lui, suivant M. Brunetière, pour les raisons suivantes

L'art pénètre en nous par les sens, et n'y peut .point pénétrer autrement. Il est donc, d'abord, avant .d'être quoi que ce soit d'autre, une excitation sensuelle et un plaisir sensuel. La musique ipeut vous inspirer des sentiments fort louables, et a adoucir vos mœurs a, comme il a été dit quelquefois mais elle commence par chatouiller vos oreilles très -voluptueusement. Les beaux vers, le discours public en font autant. Les belles peintures sont des caresses pour les yeux avant d'être un entretien délicat ou sublime pour votre âme. Ainsi de suite. L'art est sensuel essentiellè-ment, par le canal même par où il passe pour -nous atteindre, par son moyen même d'arriver à nous.

Autre raison. L'art est une imitation de la nature. Or la nature est immorale. Elle l'est absolument. Elle est le triomphe de la force et de la ~iolence, elle est le triomphe de l'injustice. Ceci n'a pas besoin, malheureusement, d'être démontré. Si l'art est l'imitation d'une chose immorale, il a quelque chance d'être immoral lui-même. Tout a l'heure il l'était par ses moyens, maintenant il l'est par sa causer par la source même d'où il dérive ou dans laquelle il puise. Et de deux.

Enfin l'art est immoral ou du moins antisocial, ce qui n'est pas loin, on l'avouera, d'être la même chose, parce qu'il est individualiste et développe véhémentement l'individualisme chez ses ministres. On sait que l'hypertrophie du ?KO! est énorme chez les artistes comme chez les conquérants, atteint des proportions enrayantes. C'est très naturel. La plupart des œuvres humaines sont collectives, se font par association, se font à plusieurs,de telle sorte que chacun y a besoin de son voisin. Industrie, commerce, travaux scientinques. complétez la liste. L'art seul ne demande qu'un homme. L'artiste seul peut être seul. L'artiste s,eul pour son travail n'a besoin que de luimême. Cela développe en lui un sens de l'indivi.dualisme, un ë~i~c tout naturel et qui tend à devenir piodigieux.

Celui qui peut dire, comme Médéc « Moi seul et c'est assez t ') est sur la pente qui mène à assassiner ses enfants. M. Brunetière n'a pas donné cet exemple, que je reconnais qui est « empreint d'une certaine exagération )). Tant y a que l'art, éminemment individualiste, est naturellement antisocial, étant antisocial tout ce qui est individualiste. Et de trois.

Voila des raisons fortes et qui vous paraîtraient autrement robustes si vous aviez entendu e le monstre lui-même ». Données par moi, elles Bie semblentjustes partiellement et toutes mêlées itte vrai et de faux. Que voulez-vous ? La modestie La première me semble la plus solide. Aucun art sans mélange de plaisir sensuel. C'est presque absolument vrai, et cela ne laisse pas de faire e :réûéchir. On pourrait dire que souvent, dans le plaisir esthétique, le plaisir sensuel est réduit à un imperceptible minimum. Vous écoutez de la musique. Bon ) II y a plaisir sensuel mêlé au plaisir artistique. Mais vous la lisez! Ah! ah 1 quel plaisir sensuel t Même raisonnement pour des vers que vous lisez au coin du feu. Et les plaisirs qui vous viennent par l'œil. Voyons 1 .Est-ce bien un plaisir que l'on peut dire sensuel que la caresse d'un beau paysage sur votre ré-

sine ? f

En vérité, l'oeil n'est pas un sens. Il est une fenêtre de l'âme ouvertesur l'espace. On a appelé Ï'œil le point intellectuel de tous les sens. C'était une façon de dire qu'il n'est pas un sens. C'est unsens qui n'est pas sensuel. Ce n'est pas un sens. C'est un simple instrument de l'esprit. Les .plaisirs qui nous viennent par les yeux sont,aussi ~eM qu'il est possible, mêlés de volupté sensuelle. jL'art, donc, pour cette raison qu'il nous atteint par les sens, est suspect, non co~aMMM d'être immoral. Après tout, un sermon de Bossuet nous .vient aussi par les oreilles et les flatte en passant. -Qu'il prenne garde ) II est sur la pente de l'immoralité Sans doute, sans doute. Je dis très sérieusement sans doute. Mais on conviendra qu'il c'est qu'au premier pas de cette pente. Voyons, accordez-moi qu'il n'est qu'au premier pas. La seconde raison aussi n'est pas sans vérité. Pue la nature soit immorale et soit un précepteur ~'immoralité, personne n'en est plus convaincu que moi. J'en suis assez convaincu pour l'avoir dit cent fois et aussi je l'ai dit assez souvent pour en être convaincu. Cependant je mets toujours une restriction à cette théorie. La nature ) 1 La nature t Quand on parle de la nature, on parle toujours de la nature vivante, c'est-à-dire ;de cette moisissure accidentelle qui festonne à la surface de notre planète. Mais, diantre, ce n'est pas la nature tout entière, cela Ce n'en est plême qu'un fragment innnitésimal. C'est presque un rien dans l'ample sein de l'univers. Or il n'y a que ce rien qui soit immoral, et qui soit précepteur d'immoralité. Les plaines célestes ne ~ont pas immorales et n'enseignent aucune immoralité. L'ordre immense de l'univers ne donne aucunement le spectacle de l'injustice. Allons même un peu plus loin. Ce n'est pas la na.ture vivante, elle-même, tout e~erc, qui onrc un spectacle immoral. C'est seulement la nature anima [e..

La nature végétale n'onre que le spectacle d'un demi-sommeil doux, pacinque et plein de mansuétude. Une forêt n'est immorale que par les bêtes qui s'y entretuent. En elle-même elle est plutôt sereine, majestueuse, douce, et elle verse des pensées de paix avec ses ombres. Voilà donc singulièrement réduite cette fameuse immoralité de la nature, dont on abuse, dont j'ai abusé moimême, et qui est vraie, mais qui n'est pas d'une vérité aussi universelle qu'elle paraît tout d'abord. Et quand on songe que l'art n'est pas forcé, dans la nature qu'il imite, de s'inspirer de ce qu'elle a d'immoral, mais qu'il peut très bien s'inspirer de ce qu'elle a de beau, sans pousser jusqu'à ce qu'elle renferme et cache d'injustice, d'iniquité et de cruauté en ses dessous obscurs, on en arrive à penser que l'art, quoique s'abreuvant à une source empoisonnée en son fond, peut .parfaitement ne s'y point empoisonner et ne point nous intoxiquer nous-mêmes.Il y a péril oui, i! y a péril, je l'accorde. Mais le péril peut être 6 vite, et il Test sou vent.

Ennn, la troisième raison est la moins bonne, à mon avis, quoique fondée sur l'observation la plus juste qui se rencontre dans toute la conférence de M. Erunetière. L'artiste devient forcément individualiste et risque fort de devenir ~pouvaataMement égoïste. Voilà l'observât~

juste. Donc l'art aéra immoral voilà, la conséquence fausse. Pourquoi, de ce que l'artiste sera individualiste, l'art sera-t-il immoral? Ceci ne sort nullement de cela, nullement. L'artiste sera un solitaire. Oui, souvent. Un individualiste un peu jaloux. Sans doute, quelquefois. Un égotiste. Peut-être. Eh bien, après? Est-ce que le moraliste aussi ne fait pas une œuvre qui n'est pas collective et où il n'a besoin d'aucun collaborateur ? Est-ce que le sennonnaire aussi ne fait pas une œuvre parfaitement individualiste? Est-ce que le philosophe, Spinoza, Kant, Descartes, ne fait pas, lui aussi, une œuvre absolument, exclusivement individualiste? Sont-ils condamnés pour cela à faire une œuvre immorale, ou peu morale, ou awor~e ? Il ne parait pas. La moralité de l'oeuvre ne dépend pas des conditions dans lesquelles elle a été conçue. Voilà la vérité. Cette dernière raison n'est pas bonne du tout. Et pourtant il a raison, M Brunetière. Il a raison. Sachons en convenir. Je ne dirai pas: l'art a des tendances à être immoral; mais je dirai l'art a des tendances à n'avoir ni caractère immoral ni caractère moral il a des tendances à être neutre et indiSërent en matière de moralité.

Tout d'abord, parce qu'il est un ~M~~seM!6M7, et que, en toute rigueur, comme a dit Pascal, « tout divertissement est contraire à la vie chrétienne a et l'on peut ajouter à la vie morale. La vie chrétienne, la vie morale, la vie intérieure, comme vous voudrez l'appeler, c'est, tranchons le mot, n'en ayons pas peur et soyons clairs, c'est l'examen de "conscience, cet examen qu'il ne faut pas faire de temps en temps, comme une corvée, mais qu'il faut faire toujours, à travers les actes, surtout à travers les actes et propos de chacun. Eh bien il est certain que tout divertissement détourne de cette vie intérieure et par conséquent est, je ne dirai pas immoral tout de go, mais dangereux.

Et puis, !a grande raison, elle est bien simple. Si l'art est immoral, c'est que tout est immoral, excepté la morale elle-même. La nature est immorale, j'ai dit en quoi et en quelle mesure. La science est immorale puisqu'elle est simplement l'histoire, l'analyse et l'étude de la nature. L'histoire est immorale puisqu'elle raconte l'humanité .et par conséquent plus souvent la victoire du fort que celle du juste. L'art est immoral parce qu'il reproduit la nature animale, d'une part, et, d'autre part, l'humanité sous ses différents aspects. Je ne vois guère que ces bonnes mathématiques. et encore elles ont ceci d'immoral qu'elles apprennent à, décider des choses morales avec une rigueur mathématique, ce qui est le moyen d'en juger de travers.

Oui, tout, sinon est immoral, du moins est mêlé d'immoralité, excepté la morale elle-même. C'est pour cela qu'au nom de la moralité on pourra faire son procès à n'importe quoi, absolument à toute chose au monde, excepté à la morale et à la religion, et l'on aura toujours raison, toujours, plus ou moins, plus ou moins pleinement, mais toujours. On ne risque pas de se tromper à fond. On ne se trompera que dans les digressions et dans les incises.

Seulement, l'homme, peut-il vivre exclusivement de morale, de vie intérieure et d'examen de conscience ? Quelques-uns le croient,parce qu'euxmêmes en sont capables. Us sont rares. La plupart croient qu'il faut à l'homme de la vie intérieure et du divertissement. Sitôt qu'on accorde ce dernier point, on accorde l'art tout entier; car si le divertissement est permis, tout de suite il faut convenir que l'art est de.tous les divertissements le plus élevé, le plus pur, celui qui contient encore, sans le chercher, le plus de moralité. Ce qu'il faut donc c'est que l'homme moyen, celui qui ne peut pas être un ascète, maintienne un équilibre salutaire entre sa vie intérieure, qui seule peut être. morale, et ce divertissement qu'est l'art, sans permettre à celui-ci de se substituer à celle-là, sans lui permettre, ce à quoi il tend, de devenir vie intérieure lui-même, à quoi il y aurait le danger d'avoir une vie intérieure qui serait factice et comme creuse. C'est cet équilibre qu'il faut savoir créer en soi ou y maintenir. Conclusion à laquelle M. Brunetière est arrivé lui-même, malgré ses défiances et qui est celle du bon sens même, si nous ne nous trompons tous les deux, ce qui est encore possible, car nous ne sommes que poussière.

Ce qui se passe GAULO!S-GUtOE C.

.d~/OM~tMt

Visite au musée Grévin.

Au théâtre du Gymnase, première représentation de A/f!<' ~Ot~OM. 1.

LA POLITIQUE

RETOUR A LA. LOI

Je l'ai déjà dit, je ne suis pas un grand clerc en matière de Bourse; aussi, voulant m'instruire, j'ai lu fort attentivement la déclaration de M. Cochery à la commission du budget, qui lui demandait des renseignements sur la grande querelle de la coulisse et du parquet.

« Le seul principe existant, a dit le ministre, c'est l'article 76 du Code de commerce qui a institué le monopole des agents de change pour la négociation des valeurs cotées. »

M. Fleury-Ravarin demande, par voie d'amendement à la loi des finances, que la production d'un bordereau d'agent de change soit obligatoire pour toute opération sur valeurs cotées. En d'autres termes, l'honorable député réclame l'application de la loi, et tel est l'état d'anarchie dans lequel nous avons le bonheur de vivre, qu'il faut que la commission en délibère, que le gouvernement donne son avis, que la Chambre prononce et que le Sénat décide en dernier ressort. Et quand toutes ces formalités seront accomplies, le Président promulguera un texte qui sera purement et simplement la loi actuellement existante.

Comprenez-vous? Non. Moi non plus. M. Fleury-Ravarin aurait dû, à mon avis, formuler ainsi son amendement:

<tA partir du. il ne sera plus permis de violer l'article 76 du Code de commerce. ))

Cette rédaction claire frapperait tous les esprits droits.

Mais il parait que la loi qui régit le marché des valeurs cotées a été à ce point envahie par des intrus cosmopolites qu'il est aujourd'hui nécessaire d'en reconnaître et d'en ûxer à nouveau les limites.

Le ministre estime qu'il convient de ne pas exproprier de façon trop brutale les intrus qui se sont commodément installés sur le domaine des agents de change, et il compte profiter d'une décision parlementaire favorable à la proposition Fleury-Ravarin pour procéder sans plus tarder à la réorganisation de la Bourse.

L'article 76 du Code de commerce ne fut pas édicté pour le seul avantage des agents de change. En le votant, les Chambres se préoccupèrent surtout de l'intérêt public, qui exigeait des garanties certaines pour l'exécution loyale des ordres de Bourse; il fallait assurer la sécurité des transactions, en créant des responsabilités eiTectives, en facilitant aux pouvoirs publics le contrôle et la surveillance du marché.

Actuellement, la loi sommeille. Peut-être convient-il de ne pas la réveiller trop brusquement, et l'on conçoit que le ministre des finances recherche le moyen d'en tempérer la rigueur. Si, d'accord avec la commission du budget, il propose un accommodement qui satisfasse à la fois le public et le parquet, il aura fait de bonne besogne.Les agents de change ne se plaindront pas, et la coulisse, épurée, régénérée, évoluant sur un terrain qui désormais lui appartiendra légitime-

ment, y trouvera son compte. L. D~MOULMS.

ÉCHOS DE PAMS

Le général Bill&t ayant doTiné satisfaction aux

extraordinaires doléances de M. Trarieux, le

extraordinaires doléances de M, Trarieux, le

Sénat se déclare satisfait et l'incident est clos. ` Ce qui n'a pas été dit, jusqu'à présent, c'est que, si les choses avaient tourné autrement, et si le général Billot avait été amené à se retirer devant un vote de ses collègues du Luxembourg, le Sénat aurait demandé que le portefeuille de la guerre fût conné au~général Saussier.. II y a là une indication qu'il faut retenir pour l'avenir.

A la suite des pourparlers qui se sont poursuivis dans la journée d'hier, et dont on trouvera plus loin le récit, une rencontre a été arrêtée entre le lieutenant-colonel Henry et M. Picquart. Cette rencontre, à l'épée, aura lieu aujourd'hui, au manège de l'Ecole militaire. L'heure est sévèrement cachée, les témoins n'entendant pas que cette rencontre puisse devenir le prétexte d'une manifestation ou l'objet d'une curiosité gênante. C'est avec le plus grand plaisir que nous apprenons la nomination de Mme Madeleine Lemaire comme professeur de Seurs au Muséum. La distinction dont l'aimable artiste est l'objet est des plus flatteuses si l'on considère que les professeurs du Muséum cmt été jusqu'ici choisis parmi les membres de l'Institut. Hâtons-nous d'ajouter que cette distinction est aussi des plus méritées, Mme Madeleine Lemaire ayant conquis par son beau et charmant talent une des premières places parmi les peintres de Beurs.. I! n'y a que deux professeurs au Muséum M. Fremiet pour les animaux et Mme Lemaire pour les fleurs les cours s'ouvriront le 1" mai. On annonce de Russie que quatre chirurgiens partiront pour servir soit à la cour de Ménélik, soit dans l'armée abyssine.

De plus. un certain nombre de maîtres d'écoles russes partiront également pour l'Abyssinie.

Des maîtres d'écoles Et cela évoque des classes de pauvres petits moricauds qui vivaient libres comme de jeunes faons et a qui il va être impossible de continuer ) 1

Connaissez-vous Mérovak? 9

C'est un personnage bizarre, chevelu comme un roi mérovingien et qui porte une barbe aussi. assyrienne que celle du sar Péladan. Mérovak a une douce manie. Il se promène tous les jours pendant des heures sur les toits de l'église NotreDame, au milieu des colonnettes gothiques, des gargouilles et des chimères. Mérovak s'intitule sur~ses cartes de visite ~tOMW~ ~cs cs/7<e~ra7~G

Sa spécialité consiste à dessiner des cathédrales, en commençant par les toits, et à exécuter sur l'orgue des improvisations d'une grande richesse d'harmonie.

Pour donner un petit échantillon de ses aptitudes musicales, il avait convié hier, à l'église Saint-Gervais, un nombreux public de jeunes esthètes et d'organistes, où quelques femmes du monde plaquaient une. noté élégante en attendant les mélodies célestes du musicien inspiré. Car il faut vous dire que Mérovak n'a jamais eu le moindre professeur de dessin ni de musique. Il tient ses talents d'une inuuence surnaturelle qui guide sa main sur le papier et sur le clavier de l'orsue. D'une -voix douce, il déclare que plusieurs "sommités psychiques ont reconnu en lui un K foyer d'énergie inexplicable ?. Il paraH que lorsqu'il est placé devant l'instrument, tout chante, les pierres, les piliers, les voûtes, les vapeurs de l'encens, les vitraux. Il écoute ces voix intérieures et il les transcrit sur le clavier, inconscient et passif, suivant son expression, comme une harpe éolienne.

Mérovak n'est pas, comme vous pensez, son nom véritable. Il l'a choisi parce que cela sonne bien et attire l'attention. Je soupçonne Mérovak de n'être pas ennemi d'une douce réclame. Quoi qu'il en soit, Mérovak a. laissé hier ses doigts inspirés errer sur le clavierdu grand orgue de l'église Saint-Gervais. Cette séance a duré un quart d'heure.

Eh bien, me direz-vous, quelle a été votre impression ?

Mon impression ? C'est, sans parti pris aucun, que cette première audition est insuffisante pour démontrer la réalité de l'inspiration surnatureUe, mais que nous voulons bien l'attendre. sous l'orgue

La To~OM ~'or.

II y a, dans l'aifaire de ce banquier de la rue Drouot, arrêté ces jours derniers après avoir fait un joli nombre de dupes, un petit épisode qui contient vraiment un chapitre pour les « auteurs gais ?.

Sait-on quel est le titre qu'entre des mille et des mille ce banquier, quelques jours avant son arrestation, avait déposé au Parquet, pour donner à un journal qu'il allait fonder sur les mines aurifères?–La. To~o~or.

On se demande si la naïveté de sea clients ne lui avait pas donné l'idée de faire cette allusion cynique et transparente au cas de tous ces gens qu'il se proposait de tondre.

Le carillon des nilea Saint-Thomas.

Les irivolités de .Pa/M~a ramènent l'attention sur cette fertile époque du Directoire qui vit surgir, comme par enchantement, sur tous les points de la capitale, ~es bals en plein air où il était de bon ton de se montrer.

L'un des plus courusétait celui de la Mo~e~'e, ainsi nommé par antiphrase sans doute, qui s'était installé dans les jardins du ci-devant couvent des Filles-Saint-Thomas dont, seule, une rue minuscule du Paris moderne a conservé le souvenir. Ces Dames ont d'ailleurs fort peu fait parler d'elles et la chronique ne les connaît guère que par la collection de cloches, & nulle autre pareille, qu'elles possédaient et dont eues usaient avec prodigalité elles sonnaient, parait-il, de vingtcinq vingt-huit fois les jours ouvrables de vingt-huit à trente fois les dimanches et fêtes Certains voisins s'en trouvèrent incommodés, et l'un d'eux, M. de La Place, que la goutte clouait au lit, se vengea des insomnies auquelles le condamnait le carillon, en décochant à l'adresse des bonnes religieuses une épître qui, sous le titre Le~M~Mce~s cJoc~, défraya fort ia chronique du temps

Le couvent des Filles-Saint-Thomas fut fermé. en 1793 l'église subsista jusqu'en 1802 c'est elle qui reçut le corps de la danseuse Charneroy, à qui les portes de Saint-Roch avaient été fermées.

C'est sur les dépendances du. couvent que s'élève aujourd'hui la Bourse.

L'endroit était décidément presdestiné au bruit

BILLET DU SOIR

En revoyant, avant-hier, à [a Porte-Saint-Martin, tes tuniques de son ancien collège, M. Edmond Rostand, l'auteur de CyntHO ~e Ber~r~c, a du éprouver une légitime joie. Dans (a jolie bienvenue poétique qu'it a adressée à ses jeunes condisciples, ii dit s'être cru ptus jeune de quetques années, encore habillé de l'uniforme de Stanislas. A ce compte-là, il a revêtu par imagination, non ta chemise, mais ta tunique de l'homme heureux. C'est en effet un des signes joyeux ou se marquent tes premières ambitions satisfaites que de pouvoir <: épater ses « Labadens

Quand des camarades de collège se retrouvent au bout de quelques années, ils éprouvent une vive allégresse à se faire savoir t'un à l'autre qu'ils ont réussi brillamment dans !a vie. Labiche a saisi heureusement ce trait de caractère dans son .4~a!'re dfe /jf!<e ~e Lo«/C!):e.A Lengtumé qui lui demande:~ Qu'est-ce que tu fais maintenant ?~ Mistingue répond en hésitant <: Je suis chef.'i'. Et il faut que Leng!umé lui dise soucieusement:« Est-ce chef de bureau, c'hef de bataillon et même chef d'une nombreuse famille pour que Mistingue se résigne àajouter, humilié « chef de cuisine t Jugez par ta du piédestal sur lequel M. Edmond Ros-

Emile Faguet

ta&4 s'est îrouvë juche, arant-hier, au regard de son ancien collège, invité par lui à son Cyrano. Pendant trois heures d'hortoge, ce camarade arnvé si jeune a été plus qu'un demi-Dieu, presque un bœuf gras. C'est justice, tout à fait justice, et je fais chorus avec Stanislas dans i'occurrence,mais il y a un revers à cette médaiUe frappée au bon coin. Au sortir de la fête, un professeur a dit à un de nos confrères « Toute cette génération d'élèves de Stanislas voudra être poète. r. C'est ce que je craignais.

Un conseil municipal qui lève subitement la séance pour aller à la chasse, voilà qui n'est pas banal C'est dans une commune du canton d'Eu que la chose est arrivée.

Une grave question était agitée, lorsque tout à coup, au plus fort de la discussion, un homme tout essoufné fit irruption dans la salle « Monsieur le maire, dit-ii, je viens de voir à cinq minutes d'ici une bande de six sangliers se réfugier dans les joncs-marins de M. B. s

M. le maire, sans perdre son sang-froid, remercia le porteur de cette bonne nouvelle, M ne dit pas que « la séance continuait )), mais, se levant aussitôt, proposa à l'assemblée de suspendre un instant la séance, ce qui fut accepté à l'unanimité.

Armer M. le maire fut l'affaire d'un instant, et, suivi de son conseil, et toujours ceint de son écharpe, il se mit à la poursuite des, animaux

signalés.

Les sangliers, peu habitués à tant d'honneur, restèrent un moment syncopés à l'arrivée de cette visite inattendue, et un de ces animaux fut tué et amené triomphalement à l'auberge du pays au milieu de la population enthousiasmée. -Propa'taJM~M~/

Les bienfaits de la guerre.

Sous ce titre imprévu on pourrait tehH'"nn journal des découvertes archéologiques faites par les troupes d'occupation en Crète.

On annonce en eifei, de la Canée que quelques ofûciers français du corps d'occupation se sont rendus à Spinalonga pour y procéder à des fouilles archéologiques. Leurs efforts ont été couronnés d'un plein succès. Nos archéologues militaires ont mis à jour un bas-relief d'une grande valeur historique et archéologique, représentant une barque ou un bateau, et d'une conservation parfaite.

Il n'y a pas d'ailleurs que les officiers français qui fouillent le sol de la Crète. Les ofaciers de toutes les autres puissances, pour tuer le temps, ont pratiqué des fouilles dans diverses localités de l'île, et il paraît qu'ils ont découvert des antiquités d'une valeur inestimable.

Et la pauvre Grèce mais au ûguré se fouille ) 1

A l'hôtel Drouot.

Dans quelques jours aura lieu la vente de l'atelier Louis Français, dont l'exposition des œuvres à l'Ecole des beaux-arts a obtenu un si vif succès. Cette vente, qui comprend les'tableaux, études, aquarelles et dessins laissés par le maltre,,sera dirigée par M~ Léon Tuai, commissaire prisëur, et M. Henri Haro, expert, chez qui l'on peut s'adresser dès maintenant pour avoir le catalogue.

De tout temps les gourmets ont fait des sélections dans les produits qui leur étaient oiTerts. Que reste-t-il des antiques Vespetro, Crème de Vénus, etc. à peine le souvenir. Par contre, le curaçao, l'anisette, le cacao de Marie Brizard et Roger sont bus depuis cent cinquante ans. Moralité les liqueurs de mode passent vite, seuls les produits bien faits et réellement hygiéniques demeurent.

NOUVELLES A LA MAtN

Aménités conjugales:

Mme D. très en colère, a. son mari

Tiens, Anatole, tu n'es qu'un melon Anatole trèscalme:

Et dire que tu es faite d'une de mes côtes Bafouillard vient de se séparer de Claudine, sa vieille gouvernante, qui exerçait dans son intérieur un pouvoir par trop despotique.

–J'étais las, a-t-il expliqué,de passer sous les fourches de Claudine

Après la consultation.

Eh bien, docteur ?

Absolument rien de grave. Seulement notre malade s'écoute trop.

Oui, mais comme il est sourd, il ne doit pas s'entendre t 1-

k. Un Domino

NOTES DM BADAUD

.S'a~M(M .26 /eurK!f. ?~cc .Rec~twe. D'aucuns imaginèrent de projeter des images géantes sur les nuées, de faire luire des lettres de feu suggestives au milieu des constellations. Villiers de l'IsIe-Adam, ce rêveur éveillé, trouva la machine à gloire. On connaît la demi-douzaine de pauvres hères en pardessus mastic qui déambulent, lentement, tristement, de la Madeleine à la Bastille et, tour à tour, d'un ton grave de récitants, énumèrent les attractions des Folies-Bergère, les déhanchements de la Tortojada, les chansons de Polin et les parades hilarantes de Little-Tich, le gnome aux douze doigts. On a utilisé les crânes des chauves, les rochers pittoresques, les vieux murs, les boutons de portes, les aérostats. Les savonniers, les lanceurs de pilules et de quinquina eurent recours aux poètes. Mais combien les dépasse ce directeur de théâtre qui joue en ce moment, à Londres, je ne sais quel vaudeville de monsieur Audran et qui publie a la quatrième page des journaux le procèsverbal dûment enregistré, où un huissier constate le nombre d'éclats de rire et de rappels, la durée des applaudissements, la joie des visages, les rénexions heureuses des spectateurs après chaque acte, la longueur métrique de la queue devant que les portes fussent ouvertes.

Est-il possible de rêver mieux que ce coup de «humbug ?? q

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.LM~ ,2.9 /rM'r. Le f/eMa? 7eM. C'est là-bas dans mon cher Midi où je suis allé me chauffer un peu le coeur au soleil, oublier les rues boueuses de Paris, les robes noires des avocats, les glapissements rauques des camelots. Un hôtel seigneurial de l'autre siècle. La demeure de jadis avec de hauts plafonds d'une teinte de cire, de délicates boiseries, des parquets marquetés, de larges portes-fenêtres par où s'épand ànots la lumière, un escalier majestueux de marbre que contourne une rampe en fer forgé. Le logis où l'on naissait où l'on aimait, où l'on mourait, où les moindres meubles ont d'harmonieux contours, une grâce adorable, où des scènes de fêtes galantes animent la froide splendeur des glaces, se déroulent sur les trumeaux, où les tapisseries, les soies sont douces à regarder autant qu'un crépuscule d'octobre et que certains yeux de femmes, où les portraits de famille évoquent tant de belles choses qui ne sont plus, qui ne reviendront jamais, d'audacieuses chevauchées dans le crépitement des mousqueteries, des actes de foi et d'orgueil, des révérences de Cour, des frissons de dentelles et des éclairs d'épée, des claquements de drapeau et des murmures de baisers, une race forte et noble qui ûeurait le vieux terroir de France, qui ignorait la honte des mésalliances, qui apparaissait au premier rang, souriante, prête à mourir en beauté, dédaigneuse du péril, dès que les tambours du Roi avaient battu le rappel par les routes et par les villes~ Et devant un admirable pastel de Loir, une tête vaporeuse, charmante de marquisette aux cheveux poudrés, aux lèvres qui ont l'air de narguer quelque aycu sentimental et dontiâséduc-~

tion s'avive de deux mouches assasaînea. au teint si transparent, si velouté que l'on dirait de la peau de pêche mûre, au long col nexible de cygne sur lequel un ruban rose semble marquer la place où s'abattra bientôt le sinistre couperet, madame de N.entredéuxt~sesdethê, nousraconte ceci d'une voix émouvante comme un écho mystérieux dans la tombée du soir

Ma grand'tante s'appelait Sylvine et il ne fut pas de femme plus jolie, plus frivole, plus spirituelle, plus décevante dans les chercheuses d'illusions et de joies qui papillonnèrent autour de Marie-Antoinette. Elle venait des Iles. Elle gazouillait plutôt qu'elle ne parlait. Elle aimait les fruits étranges, les étoues souples, avait toujours l'air meurtri et las d'une voyageuse qui vient de quitter sa berline, passait la vie à s'éventer sur une chaise longue, à se faire dire de petits vers badins, a rêver dans le demi-jour, tandis que quatre musiciens a ses gages, ûûte, violon, basse et clavecin, lui jouaient en sourdine des ariettes choisies. Le marquis de Saint-Cirgue l'avait épousée pour ses pieds mignons, ses belles mains fraîches et douces et aussi pour son sourire, cependant qu'il était gouverneur de Saint-Domingue. » Il la considérait comme une statuette fragile et rare, ne lui demandait que le plaisir des yeux, ne l'obsédait d'aucune jalousie, d'aucune exigence. Vous entendez d'ici les cloches, vous apercevez au tournant de la rue les tours de la cathédrale. Madame de Saint-Cirgue n'eut pas consenti à faire ces quelques pas à pied ainsi que le commun des fidèles, ne se rendait aux offices qu'en carrosse avec ses heiduques et quatre chevaux enrubannés à ses couleurs. Chaque mois, une goélette appareillait à Bordeaux pour le service de la marquise, allait porter aux Antilles ses chemises de une batiste, ses dentelles précieuses, les draps en toile de Frise, les nappes damassées et le reste. La fantasque créole prétendait en elfet que, seules, les mûlatresses savaient blanchir le linge comme il convenait, embaumer leur lessive d'une cendre de graines et de plantes dont l'arôme violentet subtil ues'évaporaitqu'àla longue. D'autres na vires ramenaientde Saint-Domingue les conrês de bois de rose et de santal scellés aux armes des Saint-Girgue et Sylvine faillit mourir de dépit parce qu'une lois, une frégate anglaise captura le meilleur voilier de la flottille et sa légère cargaison de poupée. » Lorsqu'elle prenait ses quartiers auprès de la reine, l'intendant du marquis avait l'ordre d'envoyer à Versailles tous les dimanches des barriques, qui avaient été soigneusement emplies à la fontaine de l'évechée. Une carafe d'eau pure lui coûtait autant de piastres que vingt bouteilles de Romanée, mais elle eût mieux aimé mourir de soif que de modifier ses habitudes.

» La tourmente venue, elle ne put se décider à rejoindre le marquis en Aragon, à abandonner tout ce qui était sa vie, à courir les chemins d'aventure, perdit tellement de mois à réfléchir, à hésiter que les sans-culottes unirent par la jeter en prison. Le tribunal révolutionnaire siégeait dans une des galeries de l'hôtel. Sylvine estima que la farce était bouffonne et excessive, toisa de haut les intrus qui crachaient sur ses parquets, salissaient ses fauteuils de leurs carmagnoles graisseuses, brava cette justice d'occasion avec une insolence raillarde, éclata de rire au moment où un savetier de la ville basse lui lut le ver.dict qui la condamnait à la peine de mort comme ci-devant et complice d'émigrés.

)) Or, quand ils eurent frôlé sa divine joliesse, écouté les rumeurs menaçantes du populaire qui se rappelait les aumônes généreuses, les gestes de grâce, les regards de rêve, de celle qui avait été la Belle de la ville, les bourreaux de Condom, d'Orthez, deMont-de-Marsan.de Bayonne se dérobèrent les uns à la suite des autres, déclinèrent la besogne tragique qu'on leur imposait. Et il fallut attendre celui de Toulouse pour faucher dans la hideur des ténèbres ce cou qui essemblait à la tige d'un lys. »

Et je songe malgré moi aux petits Costards qui se font blanchir à Londres, aux pantins du Nouveau-Jeu qui s'essouûentpour paraître quelque chose, aux marionnettes de luxe qui singent aujourd'hui les grands seigneurs, aux opérettes qui suivent parfois les tragédies

Jeudi 5 ?}!a~. <SMr ttc~o~MM. Dans la fumée des cigares, après ce dîner de camarades, l'on commente certains coups d'épaules trop violents, certains avancements inexplicables de médiocres qui eussent dû végéter toute leur vie dans le même grade et dans la même garnison, les cas aigus de népotisme que tout homme au pouvoir a à se reprocher. Et le capitaine R. cite cette réponse suggestive d'un ancien ministre, l'amiral deX.

Il s'était exclamé au cours d'une discussion K Je ne pousserai jamais que mes gendres.)) Et cependant que l'on s'en étonnait, le vieux Breton ajouta: « Oa prend ses fils comme ils viennent, on choisit ses gendres h) n

~c-M ~r/a~ CHAmSAROERtENT DE JU6EMENT

La cour d'appel de Paris, en acquittant hier )c docteur Laporte, a rendu un arrêt qui va causer à la Faculté de médecine comme au Palais la même satisfaction. On se rappelle les circonstances dramatiques dans lesquelles un praticien de quartier avait été amené par l'imminence même du périt à se servir dans l'exécution d'une opération de haute chirurgie d'outils d'un usage courant dans t'ébénisterie, tels que un marteau et un ciseau à froid.

Vous avez usé d'un procédé aussi stupide que celui qui consisterait à vouloir ouvrir une serrure avec une clef de dentiste, déci&ra le président Richard au docteur Laporte, et, pour !e rappeler au respect des règles de sa profession, il lui flanqua carrément trois mois de prison avec prière de ne pas recommencer, c'est-à-dire avec application de la toi Bérenger. Cette décision souleva les robes de soie des médecins et celles en étamine des avocats. Les deux professions qui jusqu'alors sympathisaient, l'une soutenant l'autre devant les tribunaux, cette fois signèrent un traité d'aiiiance en règte qui vient d'assurer la triomphante victoire.d'hier.

On doit en pareil cas se servir des instruments qui vous tombent sous la main, professa à cette occasion un prince de la science, que sa conviction amena même à préconiser l'emploi inattendu d'un tisonnier. On ne tue pas par imprudence quand on tue suivant les régies édictées, déciara un autre prince celui-là de la parote.

Tant d'assurance a converti la cour qui, suivant le pittoresque aveu d'un des magistrats de la neuvième chambre, a chambardé la décision des premiers juges.

Le plus chambardé de tous a été un expert, te médecin qui fut chargé de l'autopsie et conclut à ta responsabilité de l'opérateur dont la maladresse avait du causer la mort de la patiente. Cet expert n'a eu que ce qu'il méritait, car il avait assurément méconnu les préceptes de haute prudence qui sont professés en la médecine tégate par le maître, M. le docteur Brouardel. La première règle en la matière est en effet de ne jamais conclure, et un médecin légiste soucieux de ses devoirs auquel on donne à examiner un cadavre dont le cœur, par exempte, a été traversé d'une baffe devra, s'il se rappelle ses années d'école, formuler ainsi son avis:

«M est infiniment probable, sans toutefois qu'on puisse l'affirmer, que la mort est due à ta pénétration d'une balle de revolver dans te cœur du sujet. u Dans ces conditions, une expertise ne sera jamais dangereuse.

Si les médecins experts n'ont pas encore inventé la blessure centripète et ta centrifuge, ni séparé la lésion dextrogyre de tasenestrogyre,toutcomme tes experts en écriture, ils ont dû subir cependant assez de plaisanteries pour qu'ils aient l'impérieux devoir de se garder de la moindre témérité.

Donc, pour une fois qu'un expert a conclu, on lui a chambardé ses conclusions. D'autres seront plus prudents. Tel sera le premier résultat du récent arrêt de la cour, auquel concourra d'une façon bien plus efficace encore la très prochaine mise en pratique d'une nouvelle réglementation des procédés d'expertises légales. H y a quelques mois, à propos de la retentissante erfeur d'un médecin-expert qui avait attribué à un empoi-

Montmirail

sonnement par ta cantharide ta mort de trois personnSt asphyxiées accidentellement par les Émanations d'un four a chaux, erreur qui avait eu pour résultat de faire expédier en maison centrale pendant plusieurs années une malheureuse femme de tous points innocente, M. Brouardel lui-même nous confiait combien il était désireux de voir appliquer en France la méthode en usage dans un pays voisin le médecin-expert, guidé dans ses; investigations par un questionnaire une sorte de guide-âne, soit dit par respect opérant dans des conditions matérielles plus favorables et en compagnie d'un. greffier qui, au fur et à mesure des opérations, sur l'heure même, enregistrerait les résultats des recherches du scatpet.

Dans ce système, ptus de rapport fait après coup, loin du cadavre, et, partant, moins d'erreurs tecti* niques.

Si l'arrêt d'hier va imposer quelque prudence aux experts, il est probable que par contre il va rendre quel*que témérité aux opérateurs.

Le procès de ce malheureux docteur Laporte ne nous a-t-il pas revête qu'un praticien frais émoulu de l'école, mais qui n'a pas passé par l'internat, pouvait, de par l'autorité des circonstances, être contraint de pratiquer d'urgence une opération qu'il n'a jamais vu faire que sur un bonhomme en cire ?

Si, maintenant, on veut bien réfléchir que les progrès de ia chirurgie et les extraordinaires satisfactions qu'elle donne aux opérateurs incitent tout légitime détenteur d'un bistouri à s'en servir pour voir, ou se convaincra facilement que ta situation de malade devient de plus en plus dangereuse.

Et ce n'est certes pas l'emploi même légal du marteau, ciseau ou tisonnier qui rendra quelque douceur à. l'état d'égrotant.

Aussi la faculté va-t-elle, nous assure-t-on, se préoccuper de réglementer l'emploi des instruments de torture, dits instruments de chirurgie. -Auraient seuls )c droit de pratiquer les opérations de haute chirurgie les tlocteurs munis d'un diplôme spécial; quant aux autres,, ils auraient toujours, la permission de couper. la fièvre..

En somme, on voit que l'arrêt de la cour va rendre bien des services au docteur Laporte d'abord, qu'un jugement trop sévère, mais justement chambardé, avait rendu responsable d'un accident déclaré Kan<re/ par ta médecine et le droit réunis aux experts ensuite qui, mieux surveilles, ne se tromperont plus si souvent aux malades enfin, qu'on ne découpera plus qu'à bon escient. 1

Tant de choses dans cet arrêt H eut été vraiment. dommage de ne pas le rendre.

Tout-Paris

Jmat ÎM M!itM

Par M. Ernest Blum

M. Giot, l'heureux gagnant du lot de 500,000 francs des bons de l'Exposition, est, paraît-i!, l'objet d'une quantité démesurée de requêtes, de suppliques, de propositions et d'offres bizarres, voire de demandes en mariage, ce qui n'a rien.. d'étonnant.

M. Giot, qui a eu raison de gagner le gros lot c'est même une très bonne idée qu'il a eue là~ a eu pourtant un tort c'est de le dire. Il a bien compris, d'ailleurs, que dans l'intérêt de sa tranquillité il devait laisser cette agréable aventure cachée, et il a essayé de faire croire que c'était son frère qui avait mis dans le mille je devrais dire dans le cinq cent mille, pour être spirituel. Mais la vérité n'a pas tardé à se faire jour et l'on a vite appris que ce n'est pas du côté du restaurateur que la fortune a tourne sa roue, mais du côté de l'entrepreneur de peinture. Il paraît que là-haut, dans le livre du Destin, c'est au tour, cette année, des peintres en bâtiment d'être heureux t Que ne suis-je peintre en bâtiment t

-P"

M. Giot s'aperçoit trop tard que la discrétion, en ces sortes d'histoires, est le premier des devoirs. égoïstes.

Je me rappelle que pareille bonne aubaine échut un jour à un coiffeur de l'ancien boulevard du Crime, un nommé Adolphe S. si j'ai bonne mémoire, que nous avons tous connu.

Adolphe avait surtout pour clientèle des artistes dramatiques il rasait et frisait les amoureux, les traîtres et les comiques du quartier, et ils étaient nombreux

Il adorait, du reste, les gens de théâtre, il était au courant du mouvement dramatique comme beaucoup de courriéristes voudraient l'être, tel le fameux, garçon Félix, de l'ex-café du Helder, qui avait tout l'annuaire militaire dans la tête, Adolphe connaissait le personnel de tous les théâtres du boulevard, il savait les futures mutations, annonçait les prochaines premières.

On lui disait

Qu'est-ce qu'on va jouer à la Gaîté? Et Adolphe répondait

Une pièce de M. d'Ennery. Qu'est-ce qu'on en dit ?

H6 hé il paraît qu'il y a quelques cheveux On ferait bien de m'appeler pour y faire une coupe

Ou bien:

Ça va être un grand succès Le caissier s'en caresse déjà la barbe, comme si je la lui avais faite.

Un jour, Adolphe, qui avait pris un modeste billet de un franc à je ne sais plus quelle loterie, gagna le lot de cent mille francs. Après les premières heures d'allégresse passées, il tint conseil avec sa femme:

Quand notre clientèle va savoir ce qui nous arrive, dit-il, nous allons être « tapés ? » dans lea grands prix Les amoureux se tiendront peutêtre, mais les traîtres et surtout les comiques vont nous cogner dur Il nous sera bien difRcile de refuser quelques petits prêts à des amis qui sont de vieux clients seulement, comme ils sont innombrables, non seulement nos cent mille francs y passeront, mais nous courons la chance d'y êtr.e du nôtre

.Et Adolphe ajouta sagement

En supposant même que nous ne soyons pas trop tapés, le plus certain qui puisse nous advenir c'est que nos clients, qui ne sont déjà. pas trop bonnes payes, ne nous payeront plus du tout!

Et alors, d'un commun accord, on convint qu'on tiendrait l'événement secret.

Mais alors, ce fut un supplice horrible un drame psychologique dans une âme de coiffeur 1 On peut a la rigueur cacher qu'on est pauvre, ce qui n'est pas encore très commode, mais cacher qu'on est riche ) I

Adpiphe et sa femme, qui aimaient les bons morceaux, s'enfermaient pour bien dîner et boire du vin des meilleurs crus, seulement quand quelqu'un entrait dans la boutique et pouvait les sur' prendre, on cs-chait les bons morceaux, on dissimulait les bouteilles de vin et on avait l'air de manger ua modeste bouiiïi arrosé d'une humble bouteille de bière ou dë'cidre. Le dimanche, on s'en allait loin, loin, on se payait le luxe d'ua fiact.e à l'heure et même d'un petit voyage aux environs, en première classe, mais .ce qu'on avait peur d'être rencontré) ce qu'on craignait d'être découvert 1

Et puis, au fond, à quoi sert l'argent si ce n'est pas pour l'utiliser ? à quoi sert d'être riche pour que personne ne le sache jamais ? Les coiffeurs c.nt leur orgueil comme"de simples mortels, ils en ont presqu'autantque les perruquiers t En outre, Adolphe et sa femme comprenaient vaguement qu'ils se conduisaient mal avec leurs amis et clients, ils se montraient plus rétifs que jamais envers eux à l'endroit, de l'ardoise, mais ils voyaient, avec peine, quelques artistes sans engagement tirer le diable par la queue et demander au ciel ou ils trouveraient les cent sous nécessaires pour déjeuner, dîner et souper f Ronge par le remords et par l'ennui de se cacher d'un bonheur comme d'un méfait, Adolphe n'y tint plus 1 Un jour de première, sa boutique était pleine d'acteurs qui se disaient accommoder soit pour jouer dans la 'louveUe, soit pour aller la voir représenter, i~'arrêta. do raser un comique et d'une voix grave réclama un instant


de silesee pour une déclaration solennelle. Le silence pÉelsmé se et, et Adolphe, pâle et éma, apprit à sa ciieateJe la grande Nouvelle

–II y a un mois, dit-il, j'ai gagne le lot de 100,000 h', à la loterie d& 0

Ce fut un délire de joie dans la boutique t Tous les acteurs à moitié savonnés, à moitié coiffés et frisés, se levèrent en masse, et vinrent à tour de 'rôle embrasser Adolphe et son épouse On dansa une roade autour d'eux, puis instinctivement, tous s'écrièrent

Naturellement, tu as réservé ouelque chose à chacun de nous là-dessus? combien vas-tu nous donner ?

Je vous le dirai demain~ messieurs. En eSët, je n'ai pas le droit d'avoir ~u une chance pareille sans en. faire proB ter mes vieux amis et honorés clients

On attendit le lendemain avec impatience. Dès l'aube, non seulement tous les assistants de la veille étaient là, mais une grande partie des autres acteurs du boulevard arrivaient.

A leur grand étounement ils trouvèrent un nouveau visage, un nouveau eoineur qui les reçut avec !a plus déférente politesse:

Où est donc Adolphe ? demandèrent-ils. Adolphe f il est parti pour son pays, meseieurs il m'a cédé son fonds depuis hier

!)!

Le procédé employé par cet heureux gagnant a un petit côté canaille qui ne plairait pas à tout le monde,,mais qui, il faut le reconnaître, est éminemment pratique.

Du reste, j'ai déjà remarqué que les coiReurs étaient des malins. Je ne sais pas s'ils le sont plus que les entrepreneurs de peinture, mais leur patron Figaro a montré qu'il ne manquait ni <Tesprit, ni d'habileté, ni d'astuce.

J'ai un barbier qui, depuis tantôt un quart de siècle, me fait deux fois par semaine le même compliment, lequel me flatte également deux fois par semaine.

Quand il m'a accommode

'–Je vous jure, me dit-il, que vous avez aujourd'hui dix ans de moins.

Et je le crois t.Seulement, un matin, je me suis amusé à faire le compte de mes rajeunissements bi-hcbdomadaires dix ans par demi-se- maine ça fait vingt ans pour une entière, quatrevingts ans par mois, neuf cent soixante ans par an, et depuis vingt-cinq ans que mon barbier me rajeunit ainsi cela. me ferait remonter à Rharn~ sès II.

Mais, je le répète, je suis flatté tout de même Il est vrai qu'à mon tourje lui fais toujours deux fois par semaine la même plaisanterie, mes amis savent que j'ai acheté le fonds de Si* raudin, je suis chauve comme une bille de billard, comme l'obélisque, comme MlleX. Quand mon eoineur a uni de me raser, je lui

dis

Et maintenant, coiffez-moi aux enfants d'Edouard! t

Etil rit. deux fois par semaine.

L'année prochaine, au jour de l'An, j'ai l'intention de varier ma plaisanterie, et, pour ses étrenncs, je lui dirai:

A présent, coiSeMnoi à la malcontent 1 Je suis sûr qu'il rira pendant vingt-cinq ans encora–si nous vivons ce temps4à tous les deux! E

Car j'ai une grâce d'état, j'oublie toujours l'âge que j'ai pour ne me souvenir que de celui des autres.

Quand j'étais jeune homme, j'ai rencontré dans un bal de noces une jeune fille charmante un peu plus vieille que moi et qui avait fait sur mon âme juvénile une impression profonde t qui n'a eu ce petit roman platonique-là. dans son existence de collégien

La jeune fille m'était apparue comme une vision. J'en avais gardé longtemps le souvenir, mais elle avaitdisparu de ma vie après cette apparition unique et troublante.

Dernièrement le hasard me mit en face d'une de ses parentes

Au fait, lui dis'je, qu'est donc devenue MIleX.?

Mais elle est mariée t

Naturellement t Quel âge peut-elle bien avoir aujourd'hui? Soixante-dix anst ~-Flûte f

a Avis aux gourmets Cos d'Estournel 1892. a

MONDANITES

CHRONIQUE DE L'ELEGANCE

Signalons comme objets de cotillon les pelotes de ftfurs parfumées. C'est une charmante petite fantaisie. Une sorte de boucle de soie sur laquelle s'épanouissent les pétâtes du coquelicot, du pavot, de l'anémone, des touiTesdeyiotetteset d'œittets. La disposition en est assez adroitement combinée pour qu'on n'aperçoive que les fleurs parmi lesquelles on pique les longues éping)es indispensables pour la toilette. Une autre pelote, très fantaisiste égaiement, destinée à faire la joie des danseurs, mais beaucoup pJus volumineuse, est un amour de petit cochon imité au naturel, en peluche rosé, avec i'œil émeriilonné et la queue en trompette. Nous lui prédisons un vif succès.

LES COURS

–Monsieur te Duc d'Orléans a adressé Je télégramme suivant à M. de Bernis, député de Nimes Vous êtes bien cruellement atteint, mon cher comte, et je tiens A vous dire la part que je prends à votre douleur. La mort que votre fils a trouvée eu défendant le drapeau national est glorieuse pour notre patrie et pour votre

maison..

..Votre aftaetionnà

PmupFB.

Le Prince et la Princesse de Saxe-Altenbourg ont donné, ta semaine dernière, une grande fête à SaintPétersbourg, dans leur beau palais de Kamenny Ostrov, qui est un véritable musée d'objets d'art.

La fête a commencé par une matinée dansante réservée à la jeunesse et où l'on remarquait la GrandeDuchesse VJadimirovna, dont c'était la première apparition de cette saison. Après le diner, les danses ont repris jusqu'à minuit.

Parmi les invités

L'Impératrice Marie-Feodorovna. le Grand-Duc Michel Alexandrovich. te Grand-Duc Vladimir et la Grande-Duchcsse Marie Pavlovna, )e Grand-Duc Alexandre Mikaïlovich et la Grande-Duchesse Xenia Atexandrovna, le GrandDuc Paul Alexandrovich et le Grand-Duc Michel Nikolaevich.

Ensuite on s'est rendu chez la comtesse Kleinmichel, qui donnait une grande fête parée et costumée. Brifiaatc assistance également, parmi Jaquette Grand-Duc AJexandrovkh, Duc et Duchesse de Leuchlenberg. Prince d'Oldenbourg, l'ambassadeur de France et la comtesse de MontebeiJo, l'ambassadeur d~AIlemagne et sa fUIe.ta comtesse Radoîin l'ambassadeur d'AngIeterrs et Mme O'Connor, tes ambassadeurs d'Italie et d'Espagne les ministres de Belgique et de Bavière, prince Voikonsky, prince et princesse Bebselsky-Beloxersky, prince et princesse Orloil, princesse Troubetskoy, comte et comtesse Ferscn, comte et comtesse Kankrin, etc., etc.

L'Impératrice d'Autriche-Hongrie, voyageant sous le nom de comtesse de Hohenembs, venant d'Italie, est partie de Alodane hier par ie train de cinq heures dixhuit, se rendant à Territet (Suisse).

Sa Majesté était accompagnée du général de Bezer- viczy, chambellan de l'Empereur, conseiller intime de la comtesse de Sztarnay, dame d'honneur de son lecteur, M. Barker, et de son secrétaire particulier M. Kromar.

M. Paoti, délégué du gouvernement français, et M. Ruelle, inspecteur des chemins de fer de Paris-Lyon, accompagnent l'Impératrice jusqu'à destination. On mande de Saint-Pétersbourg

<: L'attaque de rougeoie dont souffre ''Impératrice a occasionné une légère fluxion de poitrine mais l'état de ta malade commence à s'améliorer. »

Le Prince de Ga)tes a quitté Paris hier soir par le train de sept heures vingt-Cinq, se rendant à Cannes. La Reine d'Angleterre arrivera le g mars, au soir, sur son yacht V!'c<or:c!-a):l/6gt-f qui sera accompa- gné du yacht C'~&ot'/tc et des croiseurs .4M~<a et .My~)'Mr.

Le pilote Desprez, de la station de Cherbourg, a reçu l'ordre de se rendre à Portsmouth par le vapeur SoM" ~ttMjotoM, à l'effet de pitoter la nottitie.

La Reine sera reçue officiellement par te vice-amiral de Maigret, commandant en chef, préfet maritime, auquel se joindront !e général Ragaine, commandant la 3()e brigade d'infanterie, et M. Poirson, préfet de la Manche.

La Reine passera la nuit dans ''arsenal sur son yacht, qui sera amarré au quai Sané. Les honneurs lui seront rendus par l'infanterie de marine et la musique, qui jouera le Go~ save /<* QKg~H à t'arrivée et au départ de la Reine.

En vue d'assurer la tranquitité de la Reine, les travaux de martelage sous les cales de construction voisines seront arrêtés pendant son séjour.

Le départ- pour Nice auraiieu le :o mars, à dix heures vingt-cinq du matin.

DANS LE MONDE

Non inoins intéressante que les précédentes la :oirce musicale que donnaient avant-hier, dans leur hôtet de la rue Nitot, la marquise de Brou et sa 6tie, la marquise de Saint-Paut. 1.1

Au programme Mme Roger-Midos et ta marquise

de Saint-Pau) ont brillamment exécuté des morceaux de Bruhns et des valses de Strauss, arrangées à deux pianos par Philipp; MHe Chaminade a ae&~mpagné ensuite huit de ses mélodies, qui ont été admirablement interprétées par Mite Jane Letrat. Grand succès également pour M. Davranches, pour M. Hafdy-Thé, qui a chanté plusieurs métedies d~ comte de Fontenaiites, et pour le YioîonceUistg Casetta. EnËn, pour terminer,Mme de Nuovm~ retour d'une tournée triompha!e en Italie et en Rouniame~ a chanté en grande artiste, accompagnée par Mtn&Roger-Mictos~ superbemélodie de Schumann, ~~e Mf a <0!

Mme 0'Hagan donnera teStmars,dan&sabeite: demeure de Nice, un grand! concert suivi de.baL.

Ernest 6lum

MARïAOES

Le comte Robert de Thieuttoy, ancien officier de dragons, épousera prochainememt Mtte Atadeteine de Morgan de Maricourt.

–OnL nous annonce de Carcassonne tes fiançailles du comte Pierre de Monts de Savasse, fils du comte Louis de Monts de Savasse et de la comtesse, née de Monteynard, avec Mtte Amélie Laperrine d'Hautpoui, fille de M. Àtbert Laperrine d'Hautpout et de A~me, née de La Croix de Chevrières de Pisancon.

NËOROLOatE

Dès que la mort de Mme la duchesse de Doudeauville a été conn~, près de sept cents dépêches de condoléances sont arrivées à t'hôtet de la rue de Varenne. La première reçue était de S. S. te Pape. Monsieur )e Duc d'Orléans et Madame fa Duchesse d'Orléans, qui, depuis le commencement de la maladie, s'étaient chaque jour enquis de ia santé de la duchesse de Doudeauvilie, ont adressé hier au duc de Doudeauvftte et au vicomte de La Rochefoucauld un télégramme conçu en termes très émus et très aSectueux. Egalement, hier, sont parvenues d'autres dépêches très touchantes, entre autres celtes de Madame la Comtesse de Paris, du Roi des Belges, de la Reine de Portugal, de ta Duchesse d'Aoste, de l'Impératrice Eugénie, de t'Archiduchesse Frédérique, du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse Vladimir, du comte et de la comtesse deCascrta.

Sur le registre~ qui est recouvert de plus de deux mille signatures, nous avons relevé les noms de MM. Brisson et Méiine.

La chambre mortuaire a été transformée en chapelle ardente en attendant les obsèques qui auront lieu lundi prochain à onze heures, en l'église Saint-FrançoisXavier. Une messe pour les dames sera dite le même jour à dix heures, en la chapette de, la Vierge. Aucune invitation ne sera envoyée pour cette messe.

Voici ta fettre de faire-part intégrate

Vous êtes prié d'assister aux convoi et service de la Princesse Marie-Sophie-Hedwige-Eugëoie de Ligna Duchesse de DOUDEA.UVILLE,

décédéo ]e 3 mars 189S, munie des sacremeTits de l'Eglise, en son hôtel, rue de 'Varenne, n" 47, à l'âge de cinqu.Mtequatre ans.

Qui se feront le lundi 7 courant, à onze heures <res précises, en. l'église Samt-Francois-Xavier, sa paroisse. .)ep)'o/'M?M~.

On se réunira à la maison mortuaire

De la part du vicomte de La Rochefoucauld, du duc de Bisaccia, d~ comte Edouard de La Rochefoucauld, du prince de Ligne, du duc d'HarcoD.rt, de M. Sosthcnes de La Rochefoucauld, du due de Luynes, du duc de Nouilles, de M. Chartes de Luynes, de M. Jean de Noailles, du prince Chartes de Ligne, du prince Edouard de Ligne, du duc de Groy, du prince Ludovic de Polignac, du prince. Camille de Poliguac et du prince Edmond de Polignac.

Ses fits, gendres, petits-iils, arriore-petits-ûts, frères et beaux-frercs.

Apres le service religieux, !& corps sera déposé dans les caveaux de l'église.

Hier matin ont été célébrées, au milieu d'une assistance émue, les obsèques d'une femme de bien., très charitable, Mme Hippotyte Worms.

La défunte était mère de M. Lucien Worms, le Parisien bien connu. Sa Site, qui avait épousé en premières noces le baron Franchetti, qui s'était distingué, enfS/o, pendant le siège, comme chef des éclaireurs de Paris, s'est mariée en secondes noces avec M. Arthur Delavigne.

Mme Buret de Sainte-Anne, née Atix-Marie-Pauline Manie), vient de mourir à Beaulieu (Alpes-Mariumes),ât'âgedequarante-cinqans.

Ses obsèques auront lieu lundi, à dix heures et demie, à Saint-Pie:re de Chaillot.

Après la cérémonie, le corps sera déposé dans les caveaux de t'égtise. L'inhumation aura lieu à Champvallon (Yonne).

M. Schefer, ancien président de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, directeur de t'Ecote des langues orientales, est décédé cette nuit à t'âge de soixante-dix-huit ans, après une maladie de quelques jours à peine.

Bien que la santé du savant orientaliste fût chaneetante depuis quelque temps déjà, rien ne laissait présager une fin aussi rapide.

` Né à Paris te t6 novembre 1820, Schefer (CharlesHenry-Augu.ste) fit ses études au collège Louis-teGrand, puis suivit les cours de t'Ecote des tangues orientâtes vivantes et de &ette des Jeunes de langues. Drogman à Beyrouth en !&t3, il passa comme drogman-chanceiier à Jérusalem en t8~, occupa le même poste à Smyrne, à Alexandrie, et en !8~)Q à Consiantinople près l'ambassade de France. En cette qualité, il prit part à toutes tes négociations qui préparèrent la conclusion du traité de Paris.

H devient le 4 février 1857, premier secrétaire interprète pour les tangues orientales au ministère des affaires étrangères. Chargé d'une mission en Syrie, lors des s troubles de cette province en t86o, il y resta un an, rentra avec le corps expéditionnaiie. et retourna encore en 1863 dans la mer Rouge pour traiter avec les chefs dankatis la cession du territoire d'Obock, mission qu'il remplit avec succès. Professeur de persan à l'Ecote des langues orientales depuis te a3 novembre 1857, M. Schefer était devenu administrateur de cet établissement en 1867. tt avait été élu le zg novembre 1878, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, en remntament de Garcin de Tassy.

Nous apprenons ta mort, à Avignon, du comte de Vitteneuve-Bargemon à Varsovie, du comte Golowine, censeur de la Banque impériale; à Edimbourg, du docteur Allan.

Ces jours derniers ont été célébrées en l'église Saint-Remi de Ghâ'.eau-Gontier (Mayenne) les obsèques de Mme Achille d'Argencé, née Cécile de Chitray, décédée dans son hôtel de la rue Rcné-d'Anjou. Le deuil était conduit par ses fils et petits-fits, par M. Arthur d'Argencé, son beau-frère~ MM. de Chitray et de Bourgerel, ses neveux.

Cette mort met en deuil la plupart des grandes et an'ciehnes familles de l'Anjou.

Mme d'Argencé était la femme du monde par exeetlence. Douée d'une âme généreuse et accueillante, son salon était très fréquenté. On peut dire de cette femme. que sa fin imprévue cause d'unanimes regrets aux riches etauxpAuvres.

Raoul Cheron

Nos relations commerciales avec FOrient ne sont pas toujours faciles. Jugez-en une caravane chargée de tapis de Perse et d'Anatolie est arrivée récemment à Smyrne avec deux mois de retard. Conclusion les tapis sont parvenus à Paris la saison terminée et les magasins de la Place Clichy les solderont lundi au tiers de leur valeur. C'est, somme toute, une bonne aubaine pour les Parisiens. A quelque chose malheur est bon.

M SEW i~ L'ARhiE~

&m SM~~B.i ij is-i~mM

t/imcMem~ Begomen-Tpariemx ctos Le T~OMr~a~ o/~c~ publiait, hier matin, la note que voici

Service d'état-major. Par décision ministérielle du 3 mars 1898

M. Begouen, capitaine de cavalerie hors cadre, breveté & l'état-major général de l'armée, a été désigné pour l'état-major du (je corps d'armée. 0

Cette mesure, que nous avions fait prévoir, devait donner satisfaction aux différents groupes sénatoriaux réunis au début de la séance, ainsi que nous l'annoncions hier.

En effet, la gauche démocratique, présidée par M. Barbey, vu la mesure prise par le ministre de la guerre et insérée à ro/7!C: a décidé à l'unanimité qu'il n'y avait pas lieu de donner suite à l'incident.

Le centra gauche, réuni également avant la séance, sous la présidence de M. Morel, a été du même avis, ainsi que le groupe de l'Union républicaine président': M. Guyot (du Rhône). Quant à la gauche démocratique, elle avait donné mission à son bureau de s'entendre avec les autres groupes. Finalement, les bureaux des groupes républicains se sont réunis et ont purement et simplement enregistré ces décisions. L'incident semblait donc déûnitivement clos. Cependant, à l'ouverture de la séance, les couloirs du Sénat, et notamment la galerie des Bustes, étaient assez animés.

La majorité des sénateurs que nous avons rencontrés se montraient très heureux de la clôture de l'incident.

Le Sénat n'aurait jamais accepté, nous déclare un membre de l'Union républicaine, de prendre une attitude qui le mit en conflit avec Farmée et avec l'opinion publique.

)) Tout est donc bien qui nnit bien. Du reste, le général Billot, hier soir, nous a fait entrevoir qu'il déplacerait M. le capitaine Bégouen. » M. Milliard, garde des sceaux, qui passe et que nous abordons, nous lance cette boutade -–La situation au Sénat? Excellente, monsieur, excellente, puisque tout le monde s'embrasse 1 Voici M.deM&roèrc. L'ancien garda des sceaux s'est pas aasst satisfaMq~e ses collègues des

conséquences de l'en-voi Je la lettre du capitaine Begouen à M. Transax.

C'est une gsa~ erreur de croire, nous dit le sénateur ina~a~vible, que tout le monde ait pris parti dansjEettean'aiE~ au; Sén&t. Beaucoup de nos collègues et mot-même n.oua estimi&ns que le Sénat nd devait pas e~e mis en cause pour une aSaire qui ne le regardait pas.

M. Demôle, ~iee-présMeïtt de la Chambre baute,~UB.evoixforte,noua assure qu.'ît approuvCy quant à tut, la ~goa: dont l'ineiden~a~est dénoue.' EnSn; M. Trarîeux lui-~eme nous déclare qu'il est pleinement aaftsfa.it,etque, du reste, après la lettre du; général Billot à. M. Loubet;. il était déjà. satisfait. Voici donc pour lui deux satisfactions pour une il est vrai que les satisfactions ne visent pas l'homme, mais le sénateur. Distinguons.

Le capitaine Begouen va donc faire partie, a Châlons-sur-Marne, de Fétat-major du général Kessier qui commande, depuis le commencement de la semaine,. le 6" corps d'armée en remplacement du général Hervé. Ce déplacement ne nuira certainement pas à l'avenir militaire de cet officier breveté très distingué. Voici, du reste, quelques renseignements sur la personnalité même de cet ofncier. Le capitaine vicomte Begouen est l'arriére petit-nis de Jacques François Begouen, député du Havre aux Etats généraux, conseiller d'Etat, sénateur et comte de l'Empire, dont le 61s, André Begouen, baron de l'Empire, fut maire du Havre. o a p

La branche ainée de la famille habite encore Fe Havre quant à la branche cadette, elle avait pour chef le comte Begouen, trésorier général de la Haute-Garonne, qui avait épousé Mlle Chevreau, 611e de l'ancien ministre de l'Empire.

Le capitaine Begouen est son fils et a épousé MUe de Cholet.

t~'ineMent TrajMeaix-SraM~maisom Nous avons profité de notre visite au Sénat pour demander à M. Trarieux s'il avait reçu la lettre très vive de M. de Grandmaison, député de Maine-et-Loire, et ancien officier de cavalerie, dont nous annoncions hier l'envoi en désignant le signataire par ses initiales.

L'ancien garde des sceaux nous a déclaré n'avoir reçu aucune lettre de M. de Grandmaison. Je suis venu tout exprès au Sénat, a ajouté M. Trarieux, pour voir si par hasard cette lettre, dont le CaM~O!'s m'annonçait l'envoi, avait été mise dans ma case. Or, je n'y ai rien trouvé. )) Je sais par des collègues qu'en effet M. de Grandmaison est venu hier au Sénat et a tenu sur mon compte des propos très vifs et très menaçants au sujet de l'attitude prise par moi au sujet de la lettre de. M. Begouen.

?) Mais il est probable que M. de Grandmaison aura été calmé par les amis qu'il a consultés au Sénat et qu'il a renoncé s'il en a eu l'intention, ce que j'ignore–a l'envoi de cette lettre, plus vive encore, dit-on, que celle de l'officier d'étatmajor. En tout cas, je n'ai rien reçu.

» Du reste, si le député avait voulu m'amener sur le terrain/mon Dieu ) j'aurais tiré l'épée avec lui, bien que j.e ne sois ni batailleur, ni escrimeur.

Ajoutons que le 5'o~' publie la note suivante,, communiquée, dit-il, par M. de Grandmaison Sous le coup de l'indignation que m'avait causée l'acte si peu français commis par M. Trarieux, je lui avais écrit une lettre trcsraide que je comptais lui remettre persoTiRcIlement au Sénat.

Je me rendis au Luxembourg, à trois heures, et là, dans le grand salon je le cherchai. Je le vis au milieu d'un groupe, qui causait avec quelques-uns de ses collègues. Comme j'attendais qu'il eût terminé sa conversation, je rencontrai un sénateur de mon département, M. Merlet, à qui je dis « Tenez, voità ce que je vais remettre a votre collègue Trarioux t n

M. Merlet me dissuada, de le remettre. H m'expliqua que l'opion publique ne comprendrait pas mon intervention, etc., etc.

Je me rendis à ses raisons. Ai-je bien fait ? Je partis donc du Luxembourg sa.ns avoir mis moji projet à exécution. Dois-je le regretter ? `1

Il me semble que M. Trarieux pouvait suivra l'exemple qui lui a été jadis donné par M. Gadaud et qu'avant de saisir le ministre de sa plainte contre un ofGcier, il devait régler cette affaire sur un autre terrain..

H a, au contraire, agi comme l'écolier taquine par un camarade q'-ti appelle le maitre en disant: uM'sieu, il me bat. a

Cette note conarme, en somme, notre information d'hier.

WATERLOO f

Napoléon à Waterloo, apprenant l'arrivée des Anglais, resta calme; lorsqu'on lui annonça les Allemands, il ne broncha point; mais lorsqu'on vint lui dire que les Belges avançaient « Nous sommes f.ambés ? s'ecria-t-il.

L'anémie devant tous les remèdes garda l'impassibilité de l'Empereur, mais lejour où furent livrés au public l'Eiixir et la Confiture Saint Vincent-de-Paul, qui guérissent en vingt jours les anémiques. les plus atteints, elle aussi s'écria. « Je snis f.Iambée »

En vente dans toutes les pharmacies. Se mener des imitations.

r~FMRp p~n~T-n~if

~mMiM nu~Mi n&tm~

Nous avons publié hier la lettre par laquelle le lieutenant-colonel Henry, se ravisant après le départ des témoins du colonel Picquart, avait chargé deux de ses amis, les lieutenants-colonels Boissonnet et Parès, de ge mettre en rapport avec MM. Ranc et Gast.

Les témoins du colonel 'Henry n'aya.nt pas trouvé dans la soirée M. Ranc à son domicile, y avaient laissé leurs cartes. Les deux ofnciers supérieurs se sont présentés à nouveau hier matin, à dix heures et demie, place des Vosges. Cette fois, le sénateur de la Seine était chez lui, et l'entretien a été, nous ont dit les témoins du colonel Henry, des plus courtois.

Mais comme M. Ranc n'avait pas qualité pour engager une conversation quelconque avec les amis du colonel Henry sans être assisté du second témoin du colonel Picquart, il fut décidé qu'une nouvelle entrevue entre les témoins aurait lieu à cinq heures et demie de l'anrès-midi, 144, rue Montmartre, au JBa~ïcaL

Entre temps, M. Gast, beau-frère du colonel Picquart et son témoin avec M. Ranc, se rendait au Luxembourg, où. il s'entretint longtemps avec M. Scheurer-Kestner. M. Ranc étant arrivé vers trois heures et demie, une conférence eut lieu entre les deux témoins du colonel Picquart. Naturellement nous avons cherché à obtenir de M. Ranc quelques renseignements. Mais M. Ranc est la discrétion même. ZD

Le témoin du colonel Picquart, entouré à un moment donné dans la galerie des Bustes par un nombre considérable de sénateurs, parmi lesquels MM. de Freycinet, Constans, Jean Dupuy, Isaac et quelques journalistes, s'est dérobé à toute interview, même vis-à-vis de ses collègues.

Vous pouvez parler hardiment, mon cher collègue ça ne sortira pas d'ici t s'écria en riant M. Constans.

Mais M. Ranc, bien qu'égayé par cette boutade, se contentait de dire

La seute chose qu'il mesoit possible de vous faire connaître, c'est que j'ai reçu la visite des témoins du colonel Henry, MM. les colonels Boissonnet et Parés.

Nous tentons alors d'en savoir un peu plu s long

Alors, vous consentez avec M. Gast à reprendre les pourparlers?

Mais le. sénateur, nairant un «traquenard)), répond

Je n'en sais rien.

Finalement, cependant, M. Ranc dit que si le duel a lieu, personne n'y assistera, sauf les témoins et les deux médecins.

A l'heure dite, les témoins du colonel Henry et ceux du colonel Picquart se sont rencontrés rue Montmartre. On a vu dans nos échos le résultat de cette entrevue.

ï~'a.Ta.Sra Esterha.zy-JPicqnm't

En ce qui concerne la question de priorité, elle se trouve réglée, les témoins du commandant Esterhazy ayant consenti, sur la demande des témoins du colonel Henry, a rendre à celui-ci sa parole et à lui abandonner le droit d'antériorité précédemment reconnu à leur client.

En faisant connaître cette situation à M. Picquart, les témoins du commandantEsterhazy ont ajouté

Veuillez donc, monsieur, avoir FoMisrea.ncs de noua nieika en rapport avac deux de vos~a-mis (vo&

Marcet Hutim

témoins), afin que nous puissions régler immédiatement les conditions cMat rencontre qui aura lieu entre vous et le eonimmMtsnt Esterhazy dès que la rencontre entre, le colonel'Henry et vous sera réglée. Nous préciserons, bien entendu, dans le procés<verbal le retard involontaire de votre part qui pourrait se produire.

Agréez, monsieur, l'expression de nos sentiOMBts tré& distingués.

~M~&œMUK<M~!K<jE'ia?!

Lieuteaant-colonel BERGOuiGNA'f,

ComnBtndant de SAixTE-MARiE.

Oo. ne connut pas encore la réponse de M. PMqaart.

Paul Roche La Diva, la plua délicats de& liqueurs, à base de grande fine Champagne extra, se trouve au. dépôt que la maison Frémy fils, de Chalonnes-surLoire, vient d'installer, 33, rue Vivienne.

PA7PMT PtnTPWPMTBT

bAàRiin iARLMmNiAIJij'!

On aborde enfin la discussion de la loi de finances, c'est le dernier chapitre de la. législature, te testament de la Chambre actuelle.

La discussion générale roule presque exclusivement sur la désorganisation du marche. M. Dussaussoy condamne « le drainage des capitaux:) par les grands établissementsdecrédit et signale à l'attention de la Chambre rémigration des fonds français à F étranger.

M. Lacombe constate que le budget actuel s'élevant à 3 milliards 449 millions, est le plus élevé que la Chambre ait été appelée à voter depuis cinq ans.

Les augmentations de dépense se montent à plus de (M millions.

Pour y faire face, le gouvernement propose des mesures illusoires ou insuffisantes. On fait état jusqu'à concurrence de 31 millions de la majoration des droits de douane et l'équilibre fictif que l'on propose se traduira par de notables déficits dans les budgets futurs. M. Krantz est naturellement plus optimiste, toutes les prévisions de la commission du budget sont justifiées par les constatations ofucielles. En réalité, la commission présente à la Chambre un budget en équilibre et à cet égard elle ne redoute pas le jugement du pays.

La Chambre tiendra à honneur de le voter et « de ne pas apporter aux électeurs de nouveaux douzièmes, provisoires a. M. Piichon estime que les modifications trop nombreuses apportées au régime des valeurs mobilières troublent profondément le marché. M. Gamard regrette que l'on ait négligé la réforme du timbre et de l'enregistrement, les contribuables ont quelque peine à s'y reconnaître. La discussion générale est close.

On réserve les deux premiers articles fixant les crédits ouverts au ministre~ et ron adopte l'article 3 dont voici le texte

Art. 3. Le tarif de la contributioni sur les voitures, chevaux, mutes et mulets, qni fait l'objet de l'article 1er de la loi du 22 décembre 1879, est complété de la manière suivante

Somme à payer, non compris les fonds de non-valeur pour chaque voiture automobile

Paris, 60 fr. pour les automobiles a deux places et 100 fr. pour les automobiles a plus de deux places. Communes autres que Paris ayant plus de 40,000 âmes de population, 40 fr. et 75 fr.

Communes de 30,001 à 40,000 âmes, 30 fr. et 60 fr. Communes de 10,001 à 30,000 âmes, 35 et 50 fr. Communes de 5,001 à 10,000 âmes, 20 et 40 fr. Communes de 5,000 âmes et au-dessous, 10 et 30 fr. Les voitures automobiles sont passibles de cette contribution suivant les mêmes règles que les voitures attelées de chevaux, mules et mulets. Les augentations de taxe résultant du présent article sont dues à partir du 1er avril 1898; "elles seront appliquées, pour l'année courante, par voie de rôles complémentaires.

Pour la même année, les déclarations relatives aux voitures automobiles possédées depuis une époque antérieure au 1er avril 1898 seront reçues dans le délai d'un mois, à partir d& la promulgation de la loi de ûnances.

Les articles 4, 5 et 6 ne donnent lieu à aucune discussion sur l'article 7, M. Georges Berry propose d'abaisser la taxe sur les vélocipèdes à. 6 francs pour les machines à une place, à 11 francs pour les machines à deux places, à 16 francs pour les machines à trois places et au dessus.

M. Krantz accepte la réduction proposée par M. Berry pour les machines à une place, mais seulement pour le budget de 1899.

M. Michou, plus radical, demande la suppression totale d'un impôt qui grève le « meilleur des instruments de gymnastique pour Fexerciee et le développement des muscles y.

Et malgré l'opposition de M. Cochery qui voit avec douleur se creuser dans le budget un nouveau trou de 1,200,000 francs, la Chambre adopte l'amendement de M. Georges Berry par 294 voix contre 254.

On repousse une proposition très démocratique de M. Victor Dubois tendant à éxonérer de la taxe l'ouvrier se servant habituellement d'un vélocipède pour se rendre à son travail, et l'on renvoie la discussion à aujourd'hui, si toutefois le~ interpellations à l'ordre du jour, et celles qui naîtront spontanément, n'occupent pas toute la séance.

MUUSSES POUTRES

La eommis~.on du budget entendait, hier, le ministre des nnanoes au sujet de l'amendement de M. Fleury-Rayarin. M. Coohory en accepte pleinement la. première partie portant que les agents de l'enregistrement auront le droit, pour les valeurs .admises a la cote officielle, de se faire représenter les bordereaux d'agent de change, ou leurs numéros, ou leurs dates pour les valeurs non admises & la cote ofScielle, les coulissiers acquitteront personnellement le montant des droits. Les droits de courtage seraient beaucoup diminués A la corbeille.

M. Cochery, après le vote de l'amendement, et devant la réorganisation du marché financier qui en sera la conséquence, fera cette réorganisation par voie de décret.

Il maintient le monopole des agents de change, mais comme le nombre des aû'aires du parquet augmentera notablement, il en porterait le nombre de 60 à 75 ou 80. Dans ces conditions, les doux liquidations mensuelles seront maintenues, la réduction de courtage opérée largement rendant inutile la suppression d'une de cas liquidations. Les délais de livraison seraient également réduits. On instituerait une série de groupes s'occupant de chaque nature de valeurs. Enun, pour les valeurs étrangères, publication officieUe serait faite des tirages et un comité de protection des porteurs de ces valeurs serait créé. M. Coehery n'accepte pas la disjonction de cet amendement de la loi de finances et compte que le décret de réorganisation serait promulgué en. mémo temps que cette loi.

En ce qui touche la seconde partie da l'amendement visant un droit de timbre spécial, le ministre fait des réserves. Il sera entendu à nouveau aujourd'hui par la commission.

Voici pour compléter les renseignements ci-dessus la note qui a été communiquée à la presse, après [a séance de la commission

M. Georges Gochery 'a. fait un expose général de la question et montre qu'on se trouvait en présence, d'une part, d'une situation de droit le privilège exclusif des agents do change pour la négociation des valeurs cotées, et d'autre part, d'une situation de fait, l'envahissement du marché financier par la coulisse. mbr,3 après avoir voté un

Il a rappelé qu'en 1893. la Chambre âpres avoir vote un

projet do loi rendant obligatoire le bordereau d'agent de

change pour les valeurs cotées, ce qui ramènerait la situation do fait à la situation de droit, avait Sni devant la résistance du Sénat par se résigner au maintien du ~a~t ~fo, sous réserve toutefois que le gouvernement apporterait dans un court délai une solution nécessaire.

Depuis lors, cinq années se sont passées sans que cette solution soit intervenue et les difficultés n'ont faH que s'accroître.

La question a été portée simultanément devant l'opinion publique dans le sens des deux solutions opposées par deux demandes de poursuites adressées au garJo des sceaux par le syndic des agents do change, et devant ic Parlement. L, sous forme de proposition de loi déposée an Sénat par MM. Trarieux et Boulanger, sénateurs, et d'un amendement présenté a. la loi de finances par M. FIeury-Ra.vaL'in, député.

Dans ces conditions, il est devenu évident pour tout le monde qu'on ne saurait tarder plus longtemps à apporter un remède à cet état de choses.

C'est aussi l'avis du gouvernement.

M. Cochery a fait connaître qu'il y a deux solutions a en-

visager.

L'application stricte de l'article 7 du Code de commerce ou bien !a liberté des transactions de Bourse.

II estime que l'abrogation de l'article 93 du Code de commerce et l'établissement d'un marché ouvert est incompatible à!a fois avec l'intérêt da l'Etat et avec l'intérêt du public, et il est d'avis qu'à ce double point de vue un marché fermé est~e-tl à présenter les garanties nécessaires. Il reconnait toutefois que certaines modifications a l'organisation actuelle s'imposent et qu'il convient notamment de prendre des mesures pour élargir le marché des vateurs internationales, pour rendre les opérations plus rapides, pour réduire le& tarifs de courtage, etc., etc.

Le gouvernement est disposé à réaliser ces diverses amé- liorations dès que le Parlement se sera dénnitivoment prononça sur ie principe, par le vote des propositions qui sont soumises a, la. Chambre et que le gOMvcrtioment accepte.

SEl~STA.'r

M. Loubet préatd~î~ séance, qui s'ouvre à troia beuresdix.

Apres avoir adopté le projet de résolution fen-

âànt à modifier l~~ oe' p suivie par le Sénat

dant à modiuer Is. procédure suivie parle Sénat

pouc la désignatiem des départements qui sont a.ppelés à élire les sénateurs en remplacement de ses membres inam.Q'e'ibIes décédés, on aborde la lot sur les accidents, qui donne lieu à de très _hiKgues discussions entre MM. Félix Martin, autem' de plusieurs àmendjements.Waddington, Albert Mill'a.ud', <3'h'a;Fd et Garreau. 0

M. Thévenet et le ministre du commerce défendent le projet contre ces nombreuses observations, et les articles 3 à 23 sont adoptés avec quelques modifications.

La prochaine séance est 6xée à lundi. Un Buata

On rencontre dans l'Inde- un bel arbre dont le bois parfumé sert à. fabriquer de précieux coffrets les Arabes le tiennent en grand honneur et les Cninois le vendent au poid~de l'or. Mais voici qu'à son tour la science moderne s'en empare, distille son essence et l'àppell'e à jouerun rôle des plus importants dans la guériaon de certaines maladies cet arbre est le Santal des forêts de Mysore.

Mis en capsules par L. Midy, le <S'a~~ ~~y n'a aucun des inconvénients des médicaments similaires il fait cesser presque immédiatement les douleurs cuisantes de l'urétrite et permet d'obtenir en quarante-huit heures d'admirables résultats là où il fallait des semaines et des mois. Préconisé par les sommités médicales de France et d'Angleterre, le <S'aM<'f<i' .MMh/ est préparé exclusivement a.vec l'essence des arbrea de Mysore, si supérieure à celle des autres Santals de tous pays, c'est l'agent curatif par excellence des affections catarrhales de la vessie, de la cystite du col, des hémorragies, et cela sans jamais produire le plus léger accident du côté des voies digestives.

A r~x~er~nr LA BAVIÈRE ET LE CODE RHUTME ALLEMAMO S'il est une question qui préoccupe, a l'heure actuelle, l'opinion allemande, c'est assurément celle de la réforme du Code de procédure pénale militaire, qu'après bien des hésitations le gouvernement s'est décidé à présenter au Reichstag et que discute', en première lecture, la commission parlementaire devant laquelle le projet de loi qui en établit les bases a été renvoyé. II s'agissait, en principe, de mettre d'accord la législation propre de l'armée, présentement en vigueur et remontant au siècle dernier, avec les règles fondamentales du droit civil moderne. Les libéraux ne demandaient rien moins que la publication des audiences des conseils de guerre, l'assistance de l'accusé par un avocat, la substitution de la procédure orale à la procédure écrite, et enfin la suppression du droit excessif attribué au roi de Prusse, en sa qualité de chef suprême de l'armée, de modiSer à son gré toute sentence intervenue dans un procès militaire.

Dans le haut personnel de l'armée, on était résolument hostile à ces revendications, et peutêtre le souverain n'y était-il lui-même pas plus favorable qu'une notable partie de son entourage. Si bien que, devant la nécessité de donner satisfaction au sentiment populaire, de jour en jour plus accentué, la chancellerie impériale a pris un moyen terme, ménageant la chèvre et le chou, et a déposé un projet de revision qui, en réalité, n'apporte que d'insigninantes. modifications au régime actuel et que l'on espérait faire adopter sans difficulté par le Reichstag. Mais voilà que la Bavière prétend maintenir le droit que lui accorde la Constitution de 1871 et conserver la haute main sur sa juridiction militaire, ce à quoi s'oppose énergiquement et catégoriquement le ministre de la guerre de l'Empire. D'où protestation des plus vives du représentant bavarois au conseil fédéral, polémique violente* dans les journaux de Munich, qui ne se gênent pas pour déclarer qu'on est moins que jamais disposé, dans le royaume, à se laisser dicter la loi par la Prusse, et comlit susceptible de s'aggraver encore, de nature, en tout cas, à menacer d'un échec la réforme et l'uniûca.tion de la législation militaire.

S'il en était ainsi, la situation pourrait devenir assez embarrassante pour le gouvernement car, à l'exception des conservateurs ultra, –auxquels les timides innovations que renferme le projet gouvernemental apparaissent comme de dangereuses concessions aux idées modernes,–tout le monde en Allemagne souhaite ardemment la refonte d'une juridiction à laquelle tout citoyen de l'empire, sans exception, peut être soumis un jour ou l'autre.

Il ne faut pas perdre de vue-, en effet, d'abord que la justice militaire allemandeévoque deplein droit devant elle tous les crimes et un certain nombre de délits commis par des individus portant l'uniforme, quand bien même la partie lésée serait un civil; ensuite que-cette justice spéciale conserve son pouvoir sur l'homme qui a quitté les drapeaux tant qu'il n'est pas absolument libéré. En vérité, c'est plus que sufasant pour justifier l'importance que l'opinion publique d'outreRhin attache aux modifications à apporter à un code militaire manifestement suranné.

:TAME

Ze c~M<M<eK<M)'e' ~M N~H~. A l'occasion du cinquantième anniversaire qui a' eu lieu aujourd'hui, dit une dépêche de Rome à ht date d'hier, la ville est brillamment pavoisée. De nombreuses deputations arrivent de province.

A neuf heures du matin, le Roi Acheva!, avec le comte de Turin, accompagne du ministre de la. guerre et d'un brillant état-major, s'est rendu a. l'esplanade Macao et a passé la revue des troupes de la garnison devant une fouie nombreuse, qui a acclame Jea souverains. La. Reine assistait à la. revue en voiture. Dans l'après-midi, le Roi et le comte de Turin sont allés du Quirinal au Capitole, où étaient réunis les grands dignitaires, le corps diplomatique, les autorités mUitaires et civiles. La réception royale a eu lieu. Le Roi a prononce un discours dans lequel il a dit

En ce jour mémorable, du haut do cette colline consacrée à âne gloire immortelle, a-t-il dit, .j'élève ma première pensée vers mon magnanime aïeul, le per&de la patrie, car son œuvre a accompli la résurrection nationale. Après avoir exprimé sa reconnaissance pour les hommages a lui rendus, le roi Humbert a dit notamment

Au milieu des majestueux restes de la grandeur ancienne, la grandeur no-uvelie no nous semble pas effacée. L'ancienne grandeur fut pour l'cspriL du temps universelle; la nouveUe est nationale. CeUe-la fit une Italie romaine, et cei)e-ci une Rome italienne.

Pour nous, ces sublimes souvenirs ne noua donnent pas des idées de domination et de conquête, car le droit moderne a assigné a chaque nation ses limites..

Ce principe sacra a inspiré la marche de notre régénération politique.

De mon cœur de Roi part le souhait que, da m3mo qu'à l'aurore denotre résurrection toutes les classes de citoyens fusionnèrent pour affranchir la patrie, de ni5me aujourd'hui, solidaires dans le bien, eUes s'aident mutuellement.

L'union indissoluble de ma maison avec les destinées du peuple, fondée sur la concorde des idées et des résolutions, retrempée par les malheurs et les gloires, sera le ptna sûr lempart de la patrie italienne.

Le discours du Roi a été'accueilli par le cri de « Vive le Roi )t

Le Roi et la Reine, de retour au Quirina!, ont été l'objet d'une, manifestation de la foule.

B. M.

L* I<.

C.~R~ET D~PLO.~ATiQU~.

L'ambassadeur d'Angleterre et lady Monson ont donné hier un déjeuner en l'honneur du Prince de Galles. Les invités étalent M. Hanotaux, ministre des a.uaircs étrangères le prince OuroussotT, ambassadeur de Russie le ministre de Gr.ce et Mme Delyanni, le ministre de Danemark et Mme ds Hegerman-Lindecrone, M. et Mme GosseHn, le colonel et Mme Everett, le capitaiae Seymoui' Fortescue, aide de camp du Priuco de Galies; M. Austin Lee, attaché commercial de l'ambassade d'Angleterre; Eir Brooko Boothby, sir Berckley Sheffield ot M. Jack Monson. Api'cs le déjeuner, réception '< laquetle ont pris part les membres de l'ambassade britannique.

Le baron de Courcel, ambassadeur de Francs ea Angleterre, est arrive avant-hier soir a. Paris.

Les membres du corps diplomatique accr&dités an'près de la Cour d'Athènes ont Été reçus par le roi Georges cntoui'6 de la i'a.miUo royate et de. toute la Cour. Ils sont aUea présenter solennellement au Roi leurs félicitations et cellos de Isurs souverains d'avoir échappe à. L'attentat dirigé contre lui.

M. Gnou, ministre plénipotentiaire de Russie à. Athènes et doyen da corps diplomatique, a. exprime Fiadignatioa de ses collègues pour un crime aussi odieux, et i>&Bde~oio qu'ils ont F~ssantMea ap-

prenant que !e roi Georges et la. pdn.cessc Marie n'a~ voient pas été atteints.

On s'entretient beaucoup dans le monde diplôme tique du Vatican d'une amusante anecdote dont les héros sont le comte de Turin et la fille d'un ambas* aadeur auprès du Saint-Siège.

Le comte de Turin, très mondain, excellent dan* aeur, a été de toutes les réunions du monde Mane pendant le Carnaval de Rome, oâ il rencontrait souvent des femmes du monde noir.

Quoique l'année dernière il lui soit arrivé d'être refusé comme danseur par la lille d'un prince romain, haut dignitaire de la Cour pontiScale, le comte de Turin n'a pas pu résister au désir de valser avec la fille d'un diplomate près le Saint-Siège, qui faisait cette année son entrée dans le monde, entrée triomphale de beauté, de grâce et d'esprit.

Cells-ci, après son tour de valse, en faisant sa révérence au prince, lui dit

Monseigneur, si mon père, qui est h-.i, ne s& fa.i< pas présenter à Votre Altesse Royale, comme ce serait son devoir, veuillez l'excuser, car il est accrédita près du Pape.

Mademoiselle, lui répondit le prince, je coiH/< prends fort bien cela et s'il vous gronde ce que je ne pense. pas d'avoir dansé avec moi, dites-lui qua vous n'avez pas'voulu faire une impolitesseà'un jeune homme qui n'a rien à voir dans les querelles des pa~* tis et qui, se trouvant dans le même salon que vous, n'a su résister au plaisir de fèter votre début dans Iw monde en faisant un tour de valse avec vous. Le comte Mourawiew, complètement guéri, a repris l'exercice de ses fonctions minisérielles. Dsmti~

Nous publierons lundi laQMz~~azK.c K~rfM' de notre collaborateur M. Edouard Rod. '<

A. do Maugny

L'Informa

7

8 IWFORNÂ TIOÀ#$T

San:e~t 5 Mac~s. Saint A~r:e?t

LA. TEMPNRA.TCRE

Vent faible et mer belle sur nos cotes.

Neiges et pluies dans le nord de l'Europe. En France, on a. recueilli 8 mm. d'eau à Dunli:er< que, 6 à Bordeaux, 5 à Limoges, 4 à Brest. Le temps à giboulées va continuer avec abaissement do la température.

A Paris, le thermomètre marquait hier dans 1'~ près-midi -)- 7°. A Monte-Carlo., hier matin, -)- lio~ midi, -{-4 1" Beau temps.

P&!ts tht jom?

–La Société de l'enseignement professionnel et technique des pêches maritimes a pour but de donner aux marins pêcheurs les connaissance? nécessaires pour diminuer les périls de leur industrie et pour leur permettre d'améliorer leaï sort le plus possible.

Cette Société donnera demain dimanche une matinée à l'hôtel Continental, sous la présidence de l'amiral Gh. Duperré et avec le coneaursd'excellents artistes.

Cette œuvre si hautement humanitaire ne peut manquer d'obtenir la sympathie ardente du poblic parisien.. i L'Association de la presse' plébiscitaire dé~ partementale tiendra son assemblée générale an' nuelle dimanche matin, à dix heures~ au Gra'a'd~ Hôtel, sous la présidence de M. Ernest Mersort, Diverses questions de politique électorale se ront traitées dans cette séance, à laquelle assis. teront plusieurs notabilités du parti plébiscitaire. Mme GabrieIIe Ferrari, l'émmente pianisfs, prêtera son concours à la conférence sur « Ie< mystiques musicaux a. que fera M.E.de Sole. nière, à l'Institut Rudy, samedi 5 mars à quatre heures et demie.

Voici le détail des nouvelles souscriptions au monument d'Auguste Vitu:

Société des auteurs, compositeura et éditeurs d< musique, 103 Adolphe d'Ennery, 100 Albert S'onbies, Sa Michel Gondinet, 20 Albin Vatabrégue, 20; Gustave Ro~er, 20 Jules Biltault, 30 E. Blau, 10' Ernest Daudet, 10 Paul Milliet, 30 F. Giraudeau; 10 Mme Carraby, 20 liste précédente, 1,875 fr. To-. tal 3,S50 fr..

Le mamde sava~mt

ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BEUSS-MTTUt:?. Presi~ dene&deM. Longnon.

Après la lecture da proees-verbal do ïa. dern!eM seaiMO !o président communique à ses confréj-e? une lettre da Bt Schefer nls annonsant la mort de son père, et (MciMe 1) séance levée en sign& de demi. NfOBtvetîes reltgieatses)

Par décision da cardinal Rtctmrd M. I'a.bbe Wagner, premier vicaire de Notre.Dame (!' P)a.isancf. est nomme premier -vicaire de Saint-Sévei-m. M. t'abbe Genest, vicaire à Saint-Jean-Saint-Francois, est nommé vicaire à Ndtre-Dame-de-Lorette.

M. l'abbu Finel, vicaire a. Saint-Mélard, est nommd v~ caire :'t Saint.e-KUsa.beth.

M. l'abbé Martin Théophile, 'icairo a. Arcueil, est nomm~ vicairj a Samt-Mëdard.

M. l'abbé Poure est nommé vicaire à Arcnci!. M. l'abbé Mazoyer, aamônier de l'asile Saiat-Anne, est nomma aumônier des religieuses de la Compassion à&ain~ Denis.

M. l'abbe Dubord. ancien aumônier auxiliaire de !a Maison d'éducation de la L'~ion d'honneur, à Saint-Denis, est nomme aumônier de l'asile Sainte-Anne.

RfouveUes a.gs'ïcoîea

CoH~r~ f~M a;tCMKeMr. –La deuxième séance est prsEidéo par M. le marquis de Vogué assiste des; vice-présidents.

M. Pogeot lit un rapport sur le prix Godard en 190~ fonde dans !o but d'améliorer en France la culture du M et l'instruction agricole des instituteurs. L'ensemble d~, concours est satisfaisant.

DiScrcnts rapports de concours, dont tMM donnerons ul' térieurement les resultat9~ sont lus au nom des sixième et septième commissions.

M. de Luçay s'élève contre l'impôt proportionnel et demande la reforme du régime fiscal des successions. M. Salle explique que te dégrèvement de 25 millions snt le principal de l'impôt foncier des propriétés non bâties ne s'applique qu'aux parcelles d'une petite étendue. L'bratem s'étend sur la crise agricole qui en provient et a été causée par l'avilissement du prix du blé. Du mompnt que la pro' priété immobilière ne confère plus aucun des avajilages qu'elle assurait autrefois a ses détenteurs, le gouvernement doit faire quelques concessions aux propriétaires. Il faudrait notamment dégrever dans une notable proportion les terres non louées depuis une année au moins. Un vœu en ce sens est adopté. Plusieurs vccux demandant l'unification du prix de transports sur les voies ferrées sont repousses apres uns courta discussion.

M. Tomya des Masures, aprss un discours auquel rë' pondent MM. de Vogué et de Robert, soumet- à l'approba.' tion de la Société une proposition demandant une taxe da '?0 fr. par tête contre tout cheval étranger importé en France. Les Etats Unis ont frappé d'une quarantaine da quatre-vingt-dix jours les chevaux français importés H faudrait répondre par une prohibition d'égale durée frappant les chevaux américains introduits en France. Seraient exempts do cette mesure les chevaux de pur sang destinée aux courses.

L'assemblée approuve et se sépare a. cinq heures M quart.

Demain séance à deux heures.

Moiveïïea Mttïita~'est

JMK~M<ts. La capitaine d'infanterie Doyen. oHictCt d'ordonnance du gênerai de division CaiMiot, meru.bre du conseil supérieur de la guerre, est désigne pour remplit les mômes fonctions auprès du général commandant la Mf brigade d'infanterie.

Les manœuvre;} de montagne seront exécutées, cette a~ nées, par les groupes alpins de la 38' division d'infantetM en Savoie, p'tr les groupes a)pins du 15' corps dans tt vallée du Var et dans celle de la Vésubie; cntin, par 27° division et par les autres groupes alpins du 14" coipt' dans la vallée de l'Ubayo.

Nomveïlcs na.v~!ea)

CoMtncwc'enMM~. Le capitaine de fréga.ta Martel es! désigné pour embarquer le 25 maM comme oiïicier <sa second sur le 7focAf.

Lo lieutenant de vaisseau Vortier est nommé au commMdément du torpilleur de 2= classe a la défense ma' bile de l'Atgérie.

Le lieutenant do vaisseau Barbier est nomme au eonnaan' dément du torpilleur de 1" classe ~9~, à lit défense mobil de i'.Ugério.

Faits <!iv<8!a

LE MYSTERE DH LA KUB DE S&VBES

SMM~e c!a .~c?!M)'e<g)'Ptc~eC

On n'a pas oublin, lors du procès Rochefort-Rcîna.ch';qti'il fut cta.btipa.r tes considérants que,tc25 novembre. 1897, un Kommo Lemorcior-Picard sa pi'csontait ù. M. Bsrr, rédacteur au .Mya)'0, et lui a.i'Crma.if: que se trouvant A Bruxelles, dans le mémo hôtel qua le commandant Esierhuzy, il a.va.it pu prendre ert l'absence de cet officier une grunde enveloppe où sa trouvaient des papiers,et qu.o dans ses pièces derobëea) se trouvait Hne lettre signée « Otto n établisaant l'innocence de Dreyfus. Cette lettre, achetée à Lemercier-Pica.rd, fut transmisse a des tiers et ënsmte reconnue fausse. Quelques jours après, le méms Le* mercier-Picard, qui prenait cette fois le nom deDa. rand, se présentait à M. Rochefort et livrait au re. dacteur en chef de l'K~'c~M~MKt ta copie de la lettre Otto,qu'il certifiait avoir été fabriquée pour les besoins do la cause de Dreyfus.

On connaît la suite de cette au'aire. Lemorcicr-Pïcard, démasqué, prit !a faite et fut l'objet d'un mandat d'amener. Mais il faut croire qu'il se ca.cha.it trop bien pour qu'on l'arrêtât.

Cet individu, perdu do dettes, et a bout de ressources, vient de se suicider mystérieusement dans un hôtel meuble, 141, rue de Sevrés, ou il se cachait sous le nom de Roberty DurrieUj représentant da commerce. Il avait auparavant pris le nom <Ic Therouanae.

Voici, d'ailleurs, comment on a &t& ajncné à découvrir sa vol'itaMc identité.

Il y a. cinq mois aQ& retins d.omeaticjp~ M<mtia<


Bchobuec, âgëo de vingt-deux ans, d'origine bretonne, rencontrait un jour~ en sortant de l'hôpttal, un individu âgé d'environ txente-cinq ans~ aux allutM d'ancien militaire~ qm Im dit se nommer Roberty Durrieu.

Roberty Durrieu, qui n'était autre que LemerGiorPicard,ou'tit à Léoniinc de vivre en commua. La jeun~ femme avait cent vingt francs d'économies il commet pay {~s lui emprunter.

Léontine EohoBuecn'avaitpas tardéaconstaterchez son ami des allures mystérieuses.

Reberty Dùrricu s'était donne à elle comme un re.prescnta.nt de commerce. Or, loin d'avoir son temps absorbé par des courses à travers Paris, Durrieu sortait peu, le plus souvent à la nuit tombante. Quand la jeune femme lui demandait où il travaillait, il refusait de répondre.

En novembre dernier il s'absentait pour vingt-quatrehcures,se rendant à Bruxelles,et il avait refuse de faire connaître a son amie les motifs de son voynge. Il en avait rapporté quelque argent, dont il avait, ïnalgré les questions de Léontine, refusé d'indiquer la source.

La: jeune femme, un jour, avait suivi son ami et avait découvert qu'il était en relations avec des journalistes.

Il y a deux jours, Durrieu s* était présenté aumimistere de la. guerre pour solliciter la protection de 'M. l'intendant général' Raizon, afin d'obtenir le paiement des arrérages d'une pension militaire a laquelle i! avait, disait-il, des droits. Durrieu portait t, <e ruban de la médaille militaire.

DeeouMt'te dM cadso'e

Hier matin, lu prétendu Durrieu se rendait à la mairie du septième arrondissement, et demandait à M. de Beaumont, chef du bureau des secours~ d& lui accorder dix francs.

Autrement, ajoutait-il, je ferai îe saut.

M. de Beaumont lui donna un léger secours. A midi, Durrieu rentrait seul dans sa chambre. A troîs~ heures, Léontine rentrait à son tour, mais, à son grand étonnement, elle trouvait la porte fermée. Prise ie peur, elle courut chercher un serrurier.

On ouvrit, et on trouva pendu à l'espagnolette da la fenêtre Roberty Durrieu. La mort remontait à deux heures.

Le commissaire de police du quartier, appelé à procéder aux constatations du décès,se voyait bientôt dans l'impossibilité d'établir l'identité véritable du désespéré.

Au cours de la perquisition que ce magistrat opérait, il ne tardait pas en effet à trouver des documents fort curieux. Non seulement le nom de Durrieu n'était pas celui du défunt, mais il était impossible d'établir son identité véritable.

On acquérait bientôt la preuve qu'il avait été convoqué par M. Bertulus, juge d'instruction, au cours de FaN'atre Reinach-Rochefort. Le commissaire de police trouvait dans la poche du désespéré une lettre portant l'entête d'un grand t hôtel du quartier du Louvre, Cette lettre datée du 5 février, signée d'initiales, invitait Durrieu « à opposer le silence le plus absolu a toutes les quas- tiens que lui poserait le juge d'instruction): Une carte de visite portant le nom d'un médecin exerçant à Paris était également saisie.

Elle portait cette mention écrite au crayon <: Ne faites aucune réponse. Les fonds sont à votre dispo- sitibn rue Denfert-Rochereau. x .J Tous les papiers saisis furent remis à M. Lemer- cier, juge d'instruction, chargé d'élucider tout ce que cette aS'airo avait do mystérieux.

Le corps de Roberty Durrieu a été transporte, hier soir, à la Morgue. Ajoutons que le médecin dont on a trouvé, comme nous l'avons dit plus haut, une carte chez Roberty 1 Durrieu, le docteur L. protestait vivement contre l'abus qui avait été fait, il ignorait par qui, d'une de ses cartes.

Ze?Me)*Ctcr-.Ptc<!)'d ~eHKMgtce

Mais, à la Morgue, où le cadavre du soi-disant Durrieu avait été transporté, personne ne le reconnaissait, quand on s'aperçut que Durrieu louchait de t'œil droit, tout comme Lemercier-Picard, et qu'il avait la même taille, un mètre soixante-cinq. Ce fut un trait: de lumière et la plupart des fonctionnaires de la préfecture de police sont convaincus que le suicidé de la rue d? Sèvres n'est autre que l'ancien agent de la Sûreté générale révoqué, qui, après avoir fabriqué la lettre Otto, a cherche à battre monnaie & l'aide de ce faux document,

Si vous voulez vous procurer facilement des machines des meilleures marques et aux mêmes prix x que chez les fabricants, adressez-vous aux Grands Magasins Dufayei, où vous trouverez toujours un grand choix de machines prêtes a être livrées. Il n'est demandé comme premier versement que dix francs par cent francs, le reste payable en un an. Grand choix d'appareils d'optique, de photographie, d'accessoires et de machines à coudre. Ces dernières sont livrées avec un versement de 3 fr. par semaine. VOI~DE BIJOUX Un bijoutier de la rue du Bac, M. Julien Bloc, a. Bté, hier, victime d'un vol-considérable de bijoux. Après la fermeture du magasin, entre sept et huit heures, comme M. Bloc était allé diner dehors, des malfaiteurs se sont introduits dans la boutique en fracturant la devanture.

Une fois dans la place, ils ont fait main basse sur plus de soixante mille francs de bijoux et de dia- mants, ont enlevé une somme de six mille francs qui se trouvait dans le tiroir-caisse, et essayé de forcer vainement le coNre-fort placé dans l'arrière-boutique.

M. Bloc, en rentrant quelques heures après, s'est aperçu lui-même du vol.

On a retrouvé une lanterne sourde qui a servi aux cambrioleurs et qu'ils ont oubliée. Une enquête est ouverte sur ce vol audacieux, mais la police n'espère pas mettre la main sur les malfaiteurs.

Les fusils & canon court renforcé de Galand sont sans contesta reconnus supérieurs & tous. Ces armes se donnent à l'essai et le prix en serait intégralement remboursé si leur supériorité n'était pas établie. Lëon Brésil

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EN PROVINCE H&YOCA.TION D'UN-MAIRE

RODEZ. Un décret présidentiel vient de trans~former eh révocation la suspension prononcée contre M. Louis Lacombe, maire de Rodez, député radical de TAveyron, par le préfet de ce département. Paul Bartel

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fUBf~TîM~ ?~ ~~M~ATi~

LMUN~U& U~ imBUN&M

I.'A.CQUITTEME~T DU DOCTEUR IMPORTE

La septième chambre de la cour d'appel a rendu, hier, son arrêt dans l'aSaire du docteur Laporte, que la neuvième chambre correctionnelle, présidée par M. Richard, avait condamné

FEUILLETON DU « GAULOIS~ DU 5 MARS 1898

LA

~il, 1

PREMIÈRE PARTIE

D'alHeurs, l'humeur de plus en plus capricieuse de Madeleine sufSsait à ses inquiétudes. Leur amour traversa une crise. La jeune fille eut des heures de véritable hostilité. Robert essaya de bouder à son tour et n'y parvint point, en vrai sanguin apte à la colère, mais non a la rancune. Ce fut un calvaire. H arrivait chaque soir, le cœur tout petit dans la poitrine, et il repartait glorieux ou navre suivant Faccueil de Madeleine. Pour qui eût pu observer celle-ci dans l'intimité, il serait venu un étonnement du calme relatif. Elle restait assise dans sa chambre ou en promenade dans le jardin, méditative durant de longues heures, avec un visage où l'entre-deux des sourcils se marquait d'un pli fort et volontaire. Elle murmurait des phrases confuses où les noms de François et de Robert se mêlaient. Parfois aussi son petit poing clos, l'air impitoyable, elle menaçait l'horizon, eïïe avait un rire amer; décevant, rancunier, un air de dén et de dépit passionnés.

Le jour de la réception intime, ce même jour où François avait reçu le petit MIet l'invitant à se trouver dans le jardin de l'Abbaye, lorsque Robert arriva vers huit heures, quatre ou cinq personnes se tenaient dans le petit salon et cauMient doucement. Comme toujours rentrée du

à trois mois de prises, avec application de la. loi Bérenger, pour homicide par impruidence sur làpersonne d'une dame Fresquell<

La cour, par arrêt très. longuement motivé, a inSrmé la décision des premiers juges et acquitté purement et simplementM. le docteur Laporte. Voici les principaux considéranta de l'arrêt

LE POCRVO ZOLA.

Le bruit courait hier, au Palais, que M~Moraard soutiendrait devant la cour de cassation le pourvoi de M. Zola.

PM &T7'E'1~aMT T'E' Mî~TT

R~ a-UM~~i L& eUL&iL

a Aux plantes il faut le soleil, aux hommes la liberté a, dit un adage bien connu. Mais si la liberté politique est un bien des plus précieux, il en est une autre sans laquelle nous ne saurions vivre bien portants c'est la liberté des issues que la nature a assignées aux sécrétions malsaines de l'organisme, l'intestin, le rein et la peau. L'épidermc fonctionne à peu près comme les végétaux et, comme eux, ne saurait se passer de lumière. Ses fonctions ont une action décisive sur ta santé, elles se ralentissent durant, les mois noirs, et nous constatons alors une recrudescence des affections des voies respiratoires, des articulations et des muscles. Il faut aider les organes dépurateurs à se débarrasser des humeurs virulentes ou viciées sans lesquelles il n'y a pas de maladie possible~ et seul FEtectuaire de l'empereur Charles-Quint remplit parfaitement ce but, car il ne peut souffrir aucune corruption ni mauvaise humeur dans le corps. D" PRAI~INS.

L'Electuaire de Charles-Quint, 4 fr. 50 le uacon. Pharmacie du Mortier-d'Or, 44, rue des Lombards, et Pharmacie spéciale, 19, rue Vieille-duTemple. Expédition franco en province. Envoi gratis d'une notice richement illustrée rendant compte des merveilleuses propriétés de ce remède et de sa découverte.

H~T~Y F~ ~~YY Y T7

JTTL~ÂA~i~ JU~~ MAL~i~H)

Le conseil municipal a ouvert hier, sous la présidence de M. Viguier, doyen d'âge, sa première session ordinaire. w

Le scrutin pour la nomination du Bureau a donné les résultats suivants Election du président. Nombre de votants 69.

Ont obtenu MM. Navarre. 4i voix, élu. Lamouroux. 2a–

M. Navarre est originaire du département du Nord,. il est âgé de quarante-huit ans. Entré comme médecin stagiaire à l'Ecole d'application du VaI-de-Gr&ce,, il fut'plus- tard attaché- a~'hopital militaire du camp de Châlons comme médecin aide-major. En '1877, nous le trouvons à Maubeuge, où il soutient activement la candidature d'un 363, M. de Maroére. Des ce moment, livre tout entier à la politique, il donne sa démissioord'aide-major pour rentrer dans la vie civile.

Elu pour la première fois,au deuxième tour de scrutin, le S9 mars '1885 (quartier de la Gare) réélu successivement en 1887, '1800 et 1893.

A été déjà vice-président du conseil municipal en 1894.

Election de deux vice-présidents:

Ont obtenu MM. Chérioux. 40 voix, élu. Astier. 39 'élu.

Lampué. 19

Clairin. M

Opportun. 7

Election de quatre secrétaires

Ont été élus MM. Charles Gras, 47 voix Achille, 46 Adrien Veber, 46 Ernest Moreau, 44.. On remarquera que la majorité acquise aux secrétaires est supérieure à celle qu'a obtenue le président. Y a-t-il eu des défections ? Et dans quel groupe ? @ Après avoir pris place au fauteuil, le nouveau président remercie le conseil et adresse ua témoignage de sympathie à son prédécesseur, M. Qauton, « pour l'énergie qu'il a apportée dans la direction des débats et la défense des intérêts de Paris H.

M. Navarre, renvoie la proeha.ine séance le discours d'usage.

Ajoutons que le doyen d'âge, profitant de la prérogative accidentelle que lui valait l'absence de M. Ruel le premier doyen nous a fait part de ses conceptions sur le rôle de l'assemblée municipale et de l'épouvante l'ont jeté les récents assauts donnés par la. réaction & 1' t< âme contemporaine H. Le morceau capital de cette harangue est celui qui a. trait a.us. dernières agitations. L'orateur nous fait un tableau effrayant autant que ténébreux des embûches dressées contre la démocratie.

Hommes noirs, d'où sortez-vous ?

En ça moment critique, J'âme contemporaine vient de subir un nouvel assaut de la part de ceux qui, sortant de dessous terre, ne désespèrent jamais do la troubler et de la surprendre.

Qu.'a.vons-nous vu, en effet? Les surenchères des doctrines à longue échéance, les rivalités des partis, les compétitions des personnes ont été peradement exploitées pour désagréger le pays rèpubUcain, et pour opposer à la souveraineté nationale d'autres souverainetés imaginaires ou insurrectionnelles ces essais de perturbation et d'envahissement ont été tentés par les ennemis de la liberté humaine sur tous les terrains à la. fois, dans les évolutions politiques comme dans les conceptions inteHecttieUes, dans le choc des systèmes comme dans celui des groupements, dans l'antagonisme des convoitises comme dans celui des formules, la fa.ction ultramontaine seule demeurant obstinée dans ses conspirations renaissantes, et à l'abri des représailles au milieu de l'universel ébranlement qu'elle poursuit.

M. Viguier, essoufflé par cette longue tirade que l'assemblée semblait écouter avec une vague stupeur, s'est remis peu à peu, reposant ses esprits sur le spectacle réconfortant offert par le scrutin socialistes et radicaux venaient de sceller une indéniable union. Mais peut-être que M. Viguier s'illusionne un peu.

A~M4~f~Q QffR ?A t~

AoaiUMÂi~SO 0(LJM viË On sait quel attrait exerce sur nos compatriotes la. perspective de la retraite attachée à certaines fonctions.

Or, cette retraite, chacnn peut se la constituer dans des conditions de sécurité absolue. On peut même (chose gMe les /bMC~i!'OKMa!'r6s ~0 peMM~ fc!M'e~ choisir la constitution d'M~ cap~a~ au lieu d'MMe r~M~e, stipuler qu'en cas de décès prématuré du mari une somme sera versée à la veuve, fixer enfin à sa convenance les dates d'échéances et toutes autres conditions.

Les combinaisons d'assurances sur la vie et de rentes viagères onertes au public par la C&~pa~me d'~ssM~Me~ ~~M~a~~ s'adaptent en effet à toutes les situations. Cette puissante Société, ~M e[MC!'eHM.ede~CoM!.pa~MK's françaises, possède un fonds de garantie qui s'élève actuellement à 695 millions.

La Co~p~Më d'~SM~aKe~ ~eMers~ SM?' la ~M envoie gratuitement les notices et tarifs concernant ses opérations à toute personne qui en adresse la demande soit à son siège social, à .P<ris, rMe de T~'c/M, ~7, soit à ses agents dans les départements.

jeune .Laverrie fit sensation. Il y eut un échange de cordialités plus ou moins sincères, Robert conversa une minute avec M. Didier, puis, enfin, il put rejoindre Madeleine. Elle l'accueillit énigmatiquement, troublée à ce qu'il lui sembla, les pupilles larges, un peu de sang rosé aux pommettes. Et lui glissant dans la main une clef –Il faut que je vous parle sérieusement. Ce soir, à neuf heures, dans le jardin de l'Abbaye, voici la. clef de la porte qui communique avec notre jardin. Trouvez un prétexte pour partir de suite.

Emu jusqu'aux entrailles, il obéit. Il glissa la clef dans sa poche. Il prit congé. Il se sentait à une heure grave. C'était la première fois que Madeleine sortait de l'extrême réserve, risquait ce rendez-vous compromettant et dangereux. Et pas une parole de tendresse; une expression de physionomie impénétrable et terrible. Il ut battre la porte de la rue sans sortir, gagna furtivement la cour et le jardin, et chercha dans les ténèbres la petite porte. L'ayant découverte, il l'ouvrit a tâtons, surpris de la trouver parfaitement huilée, et pénétra dans le jardin de l'Abbaye.

Il attendit longtemps. La solitude était complète. A peine entendait-on, de temps a autre, une vague rumeur lointaine de voiture ou le pas d'un piéton. A peine, à travers les arbres, voyait) on la lueur des fenêtres de M.. Didier. Robert fut satisfait de cet isolement. Son front brûlait, il avait la fièvre. La forte brise et la fraîcheur végétale, humide des sous-bois calmait l'ardeur de son sang.

Tout en marchant, à l'abri du mur, il réfléchissait. Il avait épouvante de tout l'inattendu de l'acte de Madeleine. Il se rappelait les larges pupilles noires, ouvertes sur lui comme des gouffres, il pensait à la voix sèche, il lui semblait marcher parmi des embûches, daos une ténèbre morale répugnante à sa nature. II lui montait, ainsi que montent ces choses d'instinct, parmi de cha-udes bougées de colère, l'impression d'une

LE MCM MHOUTEff MANIERE DE M: PREPARER

Mettez une cuillerée & café de Cacao Van Hoa.ten: dans une tasse, puis une m~me quantité de sucre en~ poudre. Remplissez ensuite ~'M~ f;'a:< la tasse d'eau bouillante, afin d'éviter d'en faire une pâte, agitez un. peu et vous obtiendrez ainsi une boisson exquise, nourrissante et supérieure au chocolat.

On peut encore ne remplir la tasse qu'à moitié d'eau. bouillante et, après avoir agite comme ci-dessus, la remplir de lait froid ou chaud.

En faisant repousser, en brunissant vos cils et vos sourcils, la Sëue soM?*C!~ë?'3 do la .P~MKMrte ~VtTtOM, 31, rue du Quatre-Septembre, donne à vos yeux des regards de feu. Eviter les contrefaçons.

e. m

D~ PRAIJNS.

PMrpipp ~p? ~ppî~pÏM

bUUiimi U~ ~c!;t~

L.A S 0 !REE

AUX FOUES-BERG~RE

Voici que maintenant M. Marchand commande aux éléments. Hier au soir, malgré une tourmente de neige épouvantable, tes Folies-Bergère- regorgeaient d'une assistance exceptionnellement brillante, qui avait brave les intempéries pour assister aux nouveaux débuts qui nous étaient promi& dans le magniSque music-hall de fa rue Richer. Partout, à t'orchestre, aux loges, ce n'étaient que toiiettea claires, chapeaux catapultueux, bijoux ct:ncelants.

Il est vrai que ces débuts valaient le dérangement. C'étaient tes sisters Anderson, dignes émules des SheShr dans leurs jeux icariens c'était l'étonnant et amusant théâtre mécanique de Jackson-Sarthé c'était le monocycHste Harry French, d'une audace, d'une sûreté d'assiette extraordinaires c'était un délicieux numéro de perroquets cyclistes présentés par Mme Marietta et M. Beloni c'étaient ces merveilleux Lockford, qui nous sont revenus avec de nouveaux et impressionnants exercices de voltige aérien ne.

Puis, voici la superbe et sculpturale miss Sidney, se métamorphosant dans huit tableaux fin-de-siècle qui font rêver. Voici la belle Otero, plus en verve, plus en voix, plus en beauté que jamais. Voici les sœurs Rappo, de gentilles danseuses sibériennes.

Et ce n'est pas tout, car, a. côté de ces nouveaux numéros, nous avons revu DMm(U!f, l'etincetant et chatoyant ballet, monté comme Marchand seul sait monter à Paris. Nous avons applaudi la charmante Debriège dans sa surprenante imitation de violon, et admiré la « valse merveilleuse des Dante. Ennn, LittleTich, le seul, l'unique, l'impayable'Little-Tich nous a fait mourir de rire.

Et l'on peut dire qu'une fois de plus, Marchand, a bien mérité du tout-Paris. Ad. V.

Saint-Réal

THE-A-TI~TES

Cesoir:

Au théâtre du Gymnase, premi"ro représentation dGMcu'M~e&OKj~sats, comédie en quatre actes, de M. Alfred Ca.pus.

Enroicila distribution:

Gorget MM.BoiSselot, Jacques Tasselin JL.era.nd

Piegoy Nnmès

Tassclitt Nerta.nn MauricsVernot Gauthier Edmond Tasselia Maury Rame! DHlorma Lissa.o Nu.ma. Joseph Ricqui.er Ernest Délions Madeleine Mmes .Leonie Yahne MmeTasseHn Samary

SnzanneTilieB Dutac

Ho'tense Mêgard MmodeLestro Bray Erncstine Damis Henriet.te Bamel J. Laurent Fran<oise M.Deligne On commencera à 8 h. i/8.

Résultats de la. séance du comité de lecture tenue, hier, a. la Comédie-Française

Les ABUS, comédie en deux actes, en prose, par M. Abraham Dreyfus. Refusée.

Le ~e/'c~NM, comédie en trois actes, en prose, par M. Brieux. Reçue.

.Sap/to a reparu hier sur l'afuche Je l'Opéra-Comique, et Mlle Emma Caivé, âpres les quelques jours de repos qu'avait exiges l'état de sa santé, a retrouvé devant une salle comble. dans sa superbe création deFanny Legra.nd le succès qui l'y avait accueillie dés le premier soir. La cantatrice exprime merveilleusement toutes les tendreses, toute la passion du rôle, et la comédienne pousse jusqu'au plus puissant relief la vérité de la physionomie du personnage. L'oeuvre curieuse de Massenet, m.agni.Hquement interprétée et exécuté&j recommence* una fructueuse série de réprésentations.

Mardi et vendredi proohaultSSs et 23<!rQprôsen'tatiens de.jSap~a.

M. Albert Carré, le nouveau directeur de l'OpémComique, vient de publier tout un travail des plus intéressants sur l'organisation, le fonctionnement, le mécanisme des théâtres en Allemagne et en Autriche. L'imprésario, qui se montre dans ce travail un observateur et un écrivain, a beaucoup vu et a. beaucoup retenu. Il voudra certainement utiliser et mettre a proût le résultat de ses observations pratiques. Rien do mieux et ce n'est certes pas nous qui le blâmerons de chercher n sortir des vieux usages et à rompre avec les solennels systèmes qui régentent nos théâtres subventionnés de musique. Il y a beaucoup & faire pour secouer toutes ces habitudes surannées. L'Opéra-Comique donnera l'exemple et l'Opéra le suivra.

De ce long <!t très étudié rapport, nous détacherons ces quelques lignes, où ceux qui connaissent la secret des coulisses se rendront compte du travail obtenu jusqu'ici et de celui qu'il est possible, qu'il est même indispensable de réaliser.

« En Allemagne, écrit M. Albert Carré, les chanteurs qui se couchent tôt (le spectacle est toujours terminé a. dix heures, a dix heures et demie au plus tard), se lèvent do même pour assister a la répétition qui, dès neuf heures du matin, les rappelle au théâtre. Les ténors-les plus délicats, les femmes même prennent vite l'habitude de s'y rendre et reconnaissent que ce travail matinal est à la fois plus salutaire et moins fatigant que celui de l'après-midi. Il y a, de la sorte, deux répétitions par jour, l'une à neuf heures, l'autre a deux heures. Les artistes qui chantent le soir ne sont dispensés que de la seconde ils ont a.însi un repos suffisant. Chez nous, ce serait toute une journée perdue.n »

Et l'écrivain contume de la sorta a travers les pages, sur lesquelles on s'arrête avec un réel intérêt, curieux surtout des progrès réalisés par l'art et l'industrie théâtrale en Ailemagne, et désireux de voir prendre; chez nos voisins ce qu'il y a de bon, de réSéchi, pour le substituer aux errements de notre vieux théâtre.

A l'Odéon, aujourd'hui, à cinq heures, quatrième samedi populaire de poésie ancienne et moderne, avec le concours de Mlle Reiéhenberg.

A l'Odéon, ce soir et demain dimanche irrévocablement, dernières représentations de l'Ar~teMMe, orchestre et chœurs sous la direction de M. Ed. Co-

lonne.

Il Le théâtre des Nouveautés annonce pour jeudi: prochain 10~ mars, la première représentation de: Le CoKt)'<McM)' des .Wa~MM- piéco en trois actes do M. Alexandre Bisson.

j Répétition générale, mercredi dans la. journée.

t perûdie, de quelque intrigue son bonheur allait sombrer.

Proche neuf heures, un pas vif sonna dans la rue, puis s'arrêta. Cela frappa Robert. Il lui paj rut aussi entendre des froissements rudes contre une muraille,suivi d'un bruit sourd comme d'une chute sur la terre. Il s'inquiéta, il écouta. Il n'entendit plus rien, crut s'être trompé et n'eut pas le temps d'éclaircir son doute derrière lui, silencieuse, la baie de la porte de communication venait de s'ouvrir et Madeleine apparaissait toute blanche sur le rectangle noir.

L'émotion les tmt tous deux eu silence d'abord et .le cœur de Robert battait si haut qu'on en pouvait percevoir distinctement les palpitations. Elle, un peu penchée, semblait prêter l'oreille à un léger froissement de feuilles venu du jardin. Ce bruit, Robert, agité de sentiments tumultueux, ne l'entendait pas. Etie eut un linéament de sourire sur ses lèvres mincies, on ne sait quelle cruauté douloureuse dans les plis de la bouche, une extraordinaire expression d'angoisse mêlée à de la décision, tandis qu'elle redressait sa taille et qu'elle proférait d'une voix presque haute

–J'ai voulu vous parler sincèrement: Notre mariage est impossible, car je ne vous aime pas et j'en aime un autre.

Une plainte sourde, un grand geste éperdu, c'est tout ce que put Robert pour exprimer sa douleur. Il lui parut un instant que son cœur ne parviendrait pas à refouler les flots de sang qui l'envahissaient, il eut très mal, il étouSa, il oublia la vie, il tomba dans une hallucination où il se retrouvait un petit enfant, pareil à ces conscrits qui, étendus sur le champ de bataille, appellent leur mère, puis il eut la sensation exacte que cette alfreuse minute allait transformer le monde pour 1m, que sa juvénilité confiante, ses espoirs, ses enthousiasmes, ses illusions d'enfance croulaient ensuite une bête féroce se leva en lui, on ne sait quel retour à la sauvagerie primitive, et sa poitrine se délivra tandis que la tête brdissait,

En-conséquence, Z'jE~ef~aZt~'e-Fc~~ô n'aura; plus que cinq représentations~

H ne sera pas donné de matinée demain dimanche.

Depuis quelques jours déjà on répète, paralt-U, à la Renaissance que Mme Sarah Bernhard; et M. Ullmann auraient louée, nous assure-t-on, à M. Victor Maurel JMbt'HC!, drame lyrique en deux actes et trois tableaux, paroles de M*. Louis Gall. musique; de M. Isidore de Lara.

L'intention de M. Maurel, qui reprendrait le rôle qu'il a crée, l'autre hiver & Monte-Carlo, serait de donner quelques représentations de cet ouvrage dans la coquette salle de la Renaissance, où l'on rétablirait l'orchestre pour la circonstance, en attendant que la grande artiste soit en état de revenir chez elle jouer l'AMcn~, de M. Romain Codas, d'abord, et son beau rôle de la -SaMMf'~atKe ensuite. M. Maurel aurait pour partenaire M. Melchissédee, dans le rôle qu'il a créé le ténor Jérôme, dans le rôle créé par M. Vergnet, et la basse Hermann Devriés, qui remplacerait M- Bouvet.

Enfin la célébra cantatrice italienne, la signera Bellinioni, qui créa la CacaMerM t'MsHeaMS de Mascagni, sera entendue pour la première fois, à Paria, dans sa création de la .Mb~a, de M. Isidore de Lara.

M. Antoine a adressé & M. Roujaa, directeur des beaux-arts, la lettre suivante

Monsieur le directeur,

J'apprends par tes journaux du soir que M. Gerault-R:chard, députe de la Seine, se propose d'interpeller M. le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts au sujet de « l'interdiction x des ?'MM)'aM<

Je me suis rendu immédiatement près de M. Gérault-Rihard pour lui faire connalirû que l'interdiction des y:<~'ai!<<s n'avait nullement été prononcée et que l'inspection des théâtres avait simplement ajourne la représentation. Je lui ai, en même temps, dit l'excellent accueil que vous aviez bien voulu réserver à une démarche préliminaire que j'eus l'honneur de faire auprès do vous et à. l'issue de laquelle, sur votre assurance que je n'avais aucune complication à redouter, je fis exécuter les décors et engageai les artistes utiles.

J'ai cru devoir à la vérité et à l'évidente bienveillance de votre at'itude, qui ne s'est point démentie la semaine dernière encore, de porter ces faits à la .connaissance de M. Gérault-Richard qui m'a dit, en effet, les avoir ignorés jusqu'ici.

Veuillez agréer, etc. A.

Au théâtre de la République, la rentrée de MmeLemonnier a fait monter les recettes. 11 sera encore donné quatre représentations de la .BoMgMe~o's o!es /MKOCeM<S.

La reprise de la Vb~eMse ~'eK/'a?! avec Mme Marie Laurent, aura donc lieu irrévocablement le mardi 8 mars.

Le 3 mars 1893 paraissait, dans le Gt! .M<M illus<re, une nouvelle intitulée le C~tCNt de VM~e~e, signée par Oscar Métenier.

Quelques mois plus tard,. M. André'Maréchal tirait une pièce de cette nouvelle et la faisait jouer a Orléans, à bureaux fermés et sur invitations. M. Méténier.faisa.itàsontourjouoràParis.surla. scène du « Grand Guignol f, un drame en un acte sous le nom de j~M, adaptation pour la scène de la publication du Gil ~/NM.

M. Maréchal prétendant que M. Métenier avait con'trefa.it totalement la pièce qu'il avait créée, l'a assigné devant la tribunal de la Seine en 20,000 francs de dommages-intérêts et en suppression des représentations du « Grand Guignol H. A côté de la question de fait, fort intéressante, se présentait, en droit la question de savoir si un auteur, alors qu'il aurait donné l'autorisation de tirer une pièce d'une ds ses nouvelles, ne restait pas toujours le propriétaire de son œuvre; si, d'autre part, il pouvait être considère comme contrefacteur de sa c~<Me. Ces questions ont été plaidées et soutenues par Me Le Barazer pour M. Métenier, par M" Barbier pour M. Maréchal à huitaine dernière.

La première chambre du tribunal civil a rendu hier son jugement, qui admet M. Métenier à prouver qu'il a écrit, sur la prière de M. Ma.récha.1 lui-même, toute la scène que ce dernier prétend avoir étà copiée par M. Métenier pour son drame ZMt..

Mme Céline Chaumont, à peu près rétablie de l'attaque d'influeuza dont elle vient d'être victime, part ce soir pour le Midi achever sa guérison. Espérons que la célèbre artiste serapromptoment rétablie. Son mari, M. Mussay, grâce au succès de la fM~o~e, l'accompagne et va l'installer. M. Mussay sera. de retour la semaine prochaine.

SPECTACLES DIVERS

Ce.soir, à l'Olympia, première représ.antat.ion de VMto~ ballot-pantomime en deux tableaux, de M. Roger-Miles, musique de M. Ed. Missa.

Colopha.no ~euna MM. Thatcs Colophane viao~ Bourgeois L'amctirsax Marache L'Etoile .MUesCammarano L&Femma J.Thylda. La Vision.. L. Wil]y L'affiche de Charot n'Orby MM. les critiques, soiristes et courriéristes seront reçus sur la présentation de leur carte.

Aujourd'hui, à la. Bodinière

A trois he,ures,l'hypiiotisme et le miracle moderne, conférence par M. Jules Bois, accompagnée de projections d'après les travaux du docteur Barillon, présentées par lui-même.

A quatre heures et demie, .P~M-o~eM; de MM. Jean Meudrot et G. Nanteuil, musique de M. Focke, jouée par MM. Albert Brasseur, Mlle Germaine Gallois et M. Guy.

Au concert de l'Eldorado, ce soir, rentrée de Mme Aimée Eymard dans ses nouvelles créations. La Scala donnera demain dimanche pour la première fois en matinée le .f~M'a~M de .Ma/KMMe<, la parodie à spectacle représentée jeudi soir avec un si vif sucées.

Oses", une scène de M. Ferdinand Bloch, sera in terprete pour la première fois ce soir, a. la Roulotte, par le bon comédien Goneau, si comique dans le Ma/td6!<. Ce numéro nouveau ûgurera des demain au programme des matinées du dimanche. Des engagements tr~s importants vont être signes pourOAe/0/i.c/ la fantaisie de P.-L. Flers et de Ch. Mougol, que l'on va se mettre à répéter tranquillement pendant que l'amusante revue CoMM~e SM)' des ~o:~o«cs poursuit sa brillante carrière.

A la B.odmiére, demain dimanche, a. quatre heures et demie, Mlle Reichenberg donnera une dernière audition des poc'MM d'B(!oM<M'Po~fCi'OM. La conférence sera faite par M. Léo Claretie. Cette matinée, redemandée, est réservée aux familles; aussi est-elle exceptionnellement a. prix réduit.

Au programme si intéressant du Nouveau-Cirque, à la revue -PfM'M ~Mt ~'o~c, M. Houcke a voulu ajouter six numéros nouveaux et non des moindres. Les Crescendo, les Freydo, Robert's, un équilibriste au travail entièrement nouveau Cordelly et Herleb, d'un comique irrésistible sur la barre fixe, et, enûn, la Royale-Japonese, troupe composée de six Japonais les Fukushimas. On leur a t'ait un gros succès. A propos du Nouveau Cirque et des tableaux comparatifs qu'on a publiés ces jours-ci, il est bon de faire remarquer que dans le dernier relevé les recettes ont atteint une surplus-value de 133,000 francs sur le relevé de 97.

Ce soir, au Champ-de-Foire, 25, rue Fontaine, premièro représentation de

~t'a~cAe~ Mp~e'M, un acte de M. Tristan Bernard. ~'Appa~et~a~e, drame intime de MM. de Marsan et Delbost.

que le cerveau s'enivrait, s'aublait, sous l'afflux du sang. Il perdit la force de volonté, des images terribles l'obsédèrent, pendant qu'augmentait encore le sentiment d'une sournoise et lâche intrigue lui volant son bonheur.

Madeleine t cria-t-il ennn, ce n'est pas vrai; tu ne veux pas, tu ne peux pas te reprendre ainsi il y a une raison que tu me caches. Je ne puis accepter une pareille rupture.

Elle ne répondit pas d'abord, très émue, et toujours écoutant c& singulier bruit de feuilles froissées qui avait cessé, puis repris et qui en ce mo-. ment cessait de nouveau. Nul n'eût pu lire ce qui se passait dans cette âme. La face pâle cachait son mystère, seuls la contraction de sa lèvre et le battement des ailes du nez disaient l'agitation contenue. Et la scène apparaissait comme un symbole de haut drame humain, dans la ténèbre, au chuchotement diSus des arbres, sous le ciel tragique où fuyaient les nuages tourmentés, déchires, sinistres. Robert sentait confusément l'harmonie de cette nuit avec l'état de son cœur, et le silence de Madeleine amplifiait sa colère, au point qu'il devait fermer les yeux pour ne pas la voir, pour résister au désir de l'emporter avec lui dans la mort. Mais elle reprit bientôt plus humble, plus implorante

Je vous l'ai dit, j'en aime un autre t Il voulut retenir la question, il ne put Qui ? `t

De nouveau le silence. Cette fois, de la haine montait en Robert, une haine double pour elle, qui avait à son insu accepté cet amour, et pour M, qui, traîtreusement, la lui avait volée. Il ne se posséda plus. Tout son tempérament de Celte sanguin eut la révolte suprême contre la peradie, tout son amour se tourna en fureur, en mépris de la vie, en âpre désir de vengeance, et il se précipita vers Madeleine, il la. prit par le bras, la jeta à genoux contre le sol

Parjure! Où sont tes serments ? Il est trop tard tu n'épousera.s plus que moi. ou tu mourras i

MM'. les critiques, courriéristes et soirisies sacont reçus auE présentation de le'~r carte-

Ce soir, au Moulin-Rouge, grande redoute pavée et masquée, avec le déSIé allégorique, et militaire de M Valmy a.

PROVtMCE ET ÈTRAMGER

De BruMUca;'

L'engagement du téuoi' Cossira a.u théâtre de la Monnaie expirait le 4 avril prochain. MM. Stoumon et Catabresi, ne voulant pas se séparer de leur excellent pensionnaire &vant la fermeture de leur théâtre, viennent de traiter avec lui pour une nouvelle série de dix représentations.

De notre correspondant de Marseille

On joue depuis dimanche, au Gymnase, un drame plus ou moins patriotique, intitulé DeuaMt ~eMMCNM. Une des scanes capitales est le duel entre deux officiers français épris do la mêm& femme, qui se battent a coups de revolver au moment ou les Prussiens attaquent leurs positions.

A ce moment, le public proteste par des cris répétés de « A bas Dreyfus Vive l'armée ') Beaucoup de Marseillais se demandent quand on supprimera, ce spectacle qui trouble les spectateurs.

A. ANTOÏKB.

PET!T COURRIER

Alavciiledela représentation de retraite de Mlle Suzanne Reichenberg, M. Arsène Alexandre publie, précédée d'une prcface de M. Jules Glaretip, une treit intéressante étude de la carrière artistique do la filleute et de l'élève de Suzanne Brohan, avec de nombreuses illustrations, d'après des documents originaux.

Mercredi soir 9 mars, s~IIe Pleyc!, concert du jeuno violoncelliste Horace Britt, avec le concours 4o M. Frans Lenaerts, pianiste et de l'orchestre, sous la direction de M. Ed. Colonne. Au programme: CoMc'erto, de Schumann; j~~OM~~K~f. tS'ara6aH<7e et CoM)*aM.<e, de Bach; Af~/tO, de LocateUi; CoMM)-<o. de Grieg; ~M &0t-d a'M 6<t~, de MendcIssohn-Liszt. Polonaise en !n 6etMO<, de Chopin, et Co~cer~o, de Saint-Saëns.

–Jeudi prochain aura lieu.à la Roulotte, au benenced'une artiste, une matinée extraordinaire avec le concours de MmesDariol, Violette Dochaume, Louise France, Gra.indor, Jane Ray et la violoniste Charlotte Wormeso. Les chansonniers Botrci, Charton, Delorme, Ferny, Le mercier, Oble, Perducet, Privas. Toulet, l'humoriste Chepfel' et Raoul: Paumier, do l'Odeon.

On jouera la pièce nouvelle de Ch. Qainel la f<t?!:e CM

aciea

ac:g!

LE NM~EAS-NË

C'est avec une impatiente fierté qu'est attendu pa.r le père le jour de la naissance de son enfant, avec crainte aussi, car plus que jamais la femme a besoin de ménagements et de soins dévoues. La moindre maladie peut compromettre en même temps la vie dela mère et celle de l'enfant. Ces angoisses, M. Albert Jacotin de Tanvol, commune de Viriat, par Bourg (Ain), les a- connues et a. désespéré de sauver sa femme, tant pendant la grossesse qu'après la délivrance.

« Au mois de juillet dernier, ccrit-il, ma femme, déjà. enceinte de six mois et atteint? d'une maladie do cœur, souffrait horriblement d'enflures qui avaient envahi tous ses membres; ses souffrances étaient & ce point douloureuses qu'elle ne pouvait rester au lit et était obligée pour se reposer de s'étendre tant bien que mal dans un fauteuil. Son état ne faisait qu'aggraver ses tortures et nous donnait des craintes pour le moment de.Ia délivrance.

» Ce fut dans ces déplorables conditions que, le 14 octobre, éut lieu l'accouchement. Les suites en furent longues et douloureuses. Les deux médecins qui entouraient de soins assidus ma pauvre femme désespéraient de la sauver. Elle était d'une faiblesse extrême, ne pouvait manger et dépérissait lentement. n C'est alors qu'ayant lu une brochure sur les eli'ets des Pilules Pink pour personnes pâles du docteur Williams, j'eus l'heureuse inspiration d'en faire prendre à ma femme. A la dose de trois par jour, l'amélioration fut rapide la malade commença a retrouver de l'appétit, reprit des forces et revint à la vie. a Aujourd'hui', elle est rétablie et peut vaquer a ses occupations. Vous pouvez juger de la joie que j'éprouve en la voyant sauvée et quelle est ma reconnaissance envers M. Gablin, préparateur de ces merveilleuses pilules. a

Ceux qui feront usage des Pilules Pink en obtiendront les meilleurs résultats. Elles sont efficaces pour l'anémie, la paralysie, ataxie locomotrice, rhumatisme, sciatique, névralgie, danse de Saint-Guy, maux. de tête, névroses, scrofules, etc.; elles sont un régénérateur du sang et un tonique des nerfs. Elles redonnent de belles couleurs aux teints pales, agissent dans toutes les phases d'afïaiblissement chez la femme et produisent sur les hommes une action efficace contre toutes les maladies causées par le surmenage physique et mental et par les excès. En vente chez. tous les pharmaciens, mais on peut se les procurer au dépôt principal, Gablin et C'* (pharmacien do 1~ classe), 3, cité Tréviso, Paris, à 3 fr. 50 la boite ou 17 fr. 50 par six boites~ franco contra mandat-poste~

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M. Paul Cottin a publié ces Jf~M~M dans la .yoMMeMf .Reu~e ~ros~c~ce qu'il dirige avec autant d'habileté que de talent, et qui a rendu les plus réels services aux chercheurs. Nousmêmes avions cité ici, dans notre « Revue des Revues )), ces Mémoires qui présentent vraiment un très grand intérêt, si grand que, dans une certaine mesure, nous avouons les préférer aux cahiers de Coignet, ce qui n'est pas un mince. éloge.

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Eut-elle peur ? Elle pâlit bien, elle plia, faible 1 comme un roseau, entre les mains du jeune hercule mais le vague sourire ne quitta, pas sa lèvre, mais elle ne courba, point la tête, la douleur ne lui arracha pas un cri, et sa voix ne tremblait que légèrement lorsqu'elle dit 1

Tuez-moi Je veux mourir pour celui que j'aime

Il se passa dans l'esprit du pauvre Robert ce qui se passe toujours en pareil cas quand l'homme est généreux son cœur se fondit. Il aima Ir Madeleine, brusquement, cent f&is davantage. Il eut horreur de son action. Il eut envie de tomber à genoux devant elle, de l'implorer, do la supplier de se garder pour lui; mais aucune parole ne pouvait sortir de sa gorge trop sèche, et dans son délire, revenu a l'enfance, il ne trouva que ce moyen de la prendre dans ses bras, de la couvrir de baisers ardents avec ces mots

A moi, à moi seul ) t

Comprit-elle? Eut-elle peur? Quelque calcul plus proiond traversa-t-il sa tête? On ne sait. J Elle poussa un cri sauvage, un cri de meurtre, puis un appel

A moi! au secours il me tue!

Robert, effaré, allait la supplier de se taire, il n'en eut pas le temps. Saisi par une main vigoureuse, il fut rejeté à dix pas, et comme il se relevait il poussa une exclamation où les sentiments les plus contradictoires se heurtaient ¡

François

Et c'était de la surprise, du reproche, de la colère, un bouleversement d'être, une révolution analogue dans l'histoire d'une vie a ce que sont dans l'histoire générale les grands mouvements destructeurs, les incendies et les massacres, le sac des cités et l'anéantissement des citoyens. Un formiUable délire s'empara de Robert. Avec un cri de lion blessé, il fut sur son frère et le frappa cruellement. L'autre répondit. La haine fratricide, cette haine gonflée de sacrilège, croyable parce qu'elle suppoae une passion ca-

garde impériale, a fait toute la campagBe..IB s~s<[ battu en héros, et vingt fois il a vu Fa mort de! près, comme tous ceux d'ailleurs qui, y étàTit ânes, en Sont revenus. Le récit de 'Èourgognt atteint plus d'une fois au sublime Dar la sincérité, j'allais dire la naïveté risible du narrateur. Cela est d'un intérêt extraordinaire et -puissant, et il faut savoir gré à M. Paul Cottin d'une révélation qui a tant de pittoresque saveur.

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pable d'enacer la nature même, cette haine, tcutt deux la ressentaient.

Alors, dans l'ombre du vieux clos menaça!, sous ta parlerie abondante des feuilles d'au*tomne, sous le ciel roulant des nues bleuies, un combat eut !ieu. François était le plus vigoureux, mais Robert était le plus décidé. Longtemps Fiasue resta douteuse.

Madeleine assista à cet odieux spectacle. Ella s'était appuyée à [a. muraille et une main à sa poitrine, elle regardait. Le coin de sa lèvre gardait son'expression implacable. Elle ne poussa qu'une seule fois une interjection, ce iut lorsque Robert resta une minute comme aveuglé d'un coup de poing au front. Il sembla qu'elle voulûts'élancervcrs lui; mais elle se contint, et trëa bas, elle murmurait avec une amëre ironie Sotte songe à demain

Il pawt enfin que Robert allait avoir le dessous. Il s'aiMblissait davantage a chaque minute. Du sang l'aveuglait. Madeleine se couvrait convulsivement la visage. Pourtant une rumeur se fit dans le jardin d'à coté, !a lumière de lanternes éclaira les branches, des voix crièrent dea appels

–Madeleine'Nous arrivons!

C'était la chambrée de chez M. Didier qui, après dix minutes d'hésitation, bien armée, précédée des domestiques, arrivait aux cris qu'avait poussés Madeleine lorsque son Gancé l'avait prisa dans ses bras. Ils tâtonnaient, cherchaient à s'orienter et unissaient par s'approcher de la petits porte. A ce moment François terrassait Robert, le maintenait suffoqué sous ses genoux. Mais lu petite porte s'ouvrit, les deux frères se lâchèrent, Robert disparut dans le clos, tandis que Madeleine s'évanouissait dans les bras de François.

(~ ~) J.-H.ROSNY ET H.cE~oyi~LE

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*t~~ NOUVEAUX ARRIVAGES

tint/ AP&RÎs:iO,ruePiuet.

MtiW Carrossiers, Cobs et Posttèrea. Hn t ANnnTTTY! ~ute de la Révolte. i.âU i A~n.LY~ CharIes-Lafatto. Carrossiers, Cobs et Chevaux do seUe.

C3 TE~E") m

a & -E. Jb~ JL

Aujonrd'huiàdeuxheurcs:

TENTE DE PUR-SANG AU TATTEKSALL

(Porte Maillot)

COCRSE8 A SAINF-OUEN

T"endre<!t 4 wa~ ~S9S

(Résultats)

Le terrain était excessivement lourd par suite de la neige qui était tombée toute la matinée.

Pistenhuit a gagné le prix à réclamer dans un vrai eanter.

Quettehou s'est adjugé le prix de l'Aisne sur Musicienne qut l'a forcé à s'étendre à l'arrivée.

Le prix duVermandois, réservé aux jeunes jockeys, a été pour Condé, qui a battu de peu Nautch-Dance. Mai a bien couru jusqu'au tournant du château.

On pensait généralement qu'Ermeric pourrait rendre quinze tivres et t'année à Lo~nguevatet Brahma, mais le mis de Manoe! s'est peut-être' ressenti de sa couMe de la veitle il a du baisser pavillon devant Longueval, qui affectionne particulièrement cet hippodrome.

EnSn le favori Catderon s'est fait battre par Le Louts et Benario dans le handicap.

DETAILS

Prix du Beauvaisis (coursedehaies,â rcchmer–3,000 fr., 3,101m.):

Pistenhuit, 7/3 (Collier), au comte de Ganav, 1 Mouchoir II, 83/1 (Turner), 3 Dictateur, 8/1 (T. Roberts), 3. Non places :Alfragan, Retriever, 4-à-4, Dialogue, Dakar' vinconnea tombé Mouton dérobe. a

Gagné de six longueurs, le troisième a six longueurs. Pari mutuel à dix francs l", 60 fr. et 26 fr. clacé 3' 194fr.;3',86fr.50.

tT~TE? Palais de Justice, a Pans, le 33 mars )tiM\t i B 1898, à deux heures, en deux lots. 1 ''lot MMS~ A PÂMS rue Catmels, n" 9, et rue OrJener, n* 120. Mise à prix 60,000 francs.

Devenu net environ 4,237 fr. 72.

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M~TM ~°~- FI~drin, 18. Contenance 668 m. MU t EjL Libre de loeat. Mise à prix 103,000 fr. NKU~~ Danphine, 13, et r. deNevers,9. MMvt R. br. 18,435 fr. C'311°30. M.Apr.l80,OOOfr. DB~BNETË bd St-MifheI. 16. r. Serpente, 16, et BMVjt r. Hautofeuille, 7. C' 685". Rev. 3G.140 fr. M.âpr.400,OOOfr.Gr.f.330,OOOfr.Aadj.s.lench.,ch.not. 15 mars. M* DupuY,notiire, 33, rue des Mathurins.fDE~M~Sn~~frneS'-Honore, 347 et951 (cite U 6 MvtrMt&tRchabrandetNou-veau-Cirq C' :3,500*. Rev.brnt: 101,460f.Miseàprix l,500,0<)0f. A adj., s~l ench.,ch.desnot.'deParis,Ie33 m~rs 1898 S'adresser A M' CouNciER, notaire, 3,rae Choisoul. NÂ'f~ Bsrgjre. 4.;Fg-MontnMi-tre) t!!atijU~Rev.9.000fr.,baiippaI.M.apr.:t35,OOOfr. A.~dj's'' 1 ench.,le lundi 31 mars 1898, a. 3 h. prec. en t'etude de M' DuBREUiL, notaire à Courbe voie (Seine) tt duMarchë-Saint-Honore.5.Rev.br.36,O~O.M.àpr. M.300,OÛOfr.Aadj's'leneh.,ch.not.,Ie33 mars 1898. S'adr. à M'BREun.LAUD, net., 333. rue Saint-Martin. Bord de la mer, Veules-les-Roses

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t louer, 13, avenue Matignon, étage sur entresol, {% salon, salle à manger, 3 chambres de maîtres' j'abinct de toiictto. Prix 3,300 fr. S'y adresser. i Jouer, 34, rue Bassano, entreso!, 3 salons, salle (ta manger, 3 ch. maîtres, salle de bains calorif. Px 5,750 fr. S'ad. 5, rue Bassano, M°" Gompert.

PrecM RENTES ET ACTIONS prem Dem j!RENTES & ACTIONSc –°- °" –=~

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c!Mure AU COMPTANT et à TERME (cours oMcie)) ccurs cour. AU COMPTANT et à TERM (cours ofûc.) d~ c~ OBLIGATIONS D~ OBLIGATIONS D~

50/0.cpt 10425 10435 tBAKQuEDEi.'AMÉME,500fr.,t.p. 550 545.. V'LLBDEpAMs,1865,40/0.r.â500. 573 573 OM~n-r~n t. ~nnf fr m-.n norn

H~dO tme 10433 10415 FoKci&Nt.'TvnwNtTc~ ~nnfr tn <if 1RM "n'n r .nn /n" 'M'<iB~s,40/0,rcmbours.t500fr. 517~)0 51850

MS90?0/OAMOMiss~E.cpt 10310 3~) 103 15 RE~ Un" ISPl'SO'O' ~~SApAMS.40/0,romb.&500fr.. 533.. 531.. 10390 J Dern.Mn.l953.tme 103 103M ~TË~~EumEs~'Fn'A'~r'' 7~" ?" -ouartsr~lOO" UMAixE;G"Paris.doVoitnres).50/0.. 419.. 419.. !~1§ ~/30/018M. cptM7M 1~ SM:: 303:: 1875.~ r''?500' 5365 5~' !o~o/°~ f'050 ~50 10i 25 tJ ~~î~ ~ÎOO" 40'" 9 ~M.n's~~ rernb. à 500. 76° 76" 503 OBLiG~o~Tu~iE~M30/0.cpt 50350 50350 ~p~ 1 ~~?sr~ ~03" 30/0, l~sche. 48650 48G50 ~S.r.àlobfr..cpt 91~5 9150 VoiTUREsIpAMs GÉNÉRAUX DE PARIS 795" -9756 M93~~rà400" 3M" ~6" 30/0,2'scne. 489.. 48750

9080 ToNiaN ~), 1/2 0/0 1890, r. à 100 fr. Cpt 9125 91 50 VOITURES A PARIS 795 ..i9 7 189.2, 2 1,'2 01'0, r. à liOO.. 6 q6 Bons de Coupons, 5 0 '0, r. à 85 fr. 96 50 9650

9530.. BANQUE DE FRANCE. cpt 3520 3530 DAKAR A S ~TLnm~ 7M" [ma'rbràl00 Ïn~" ?n" r." Bons de Coupons, 5 0/0. r. à 85 fr. 9650 9650 ~0.. AcHonnomiua~c.e D~ït~ësM ~0- 730" ~~EMAns~E.~7'3~0. 4?0564~" ~50/0. à 500.. 30.. a~ 939..BAKOUEDEPARISETDESPAYS-BASCpt 935.. 937.. SMDBLAFRA&CE. 378" 377" V!U.EDEBoRDEAUX.30/Ô.remb.~lO!).. 133

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~~FoNcnsnDEFBANCE.cpt 663. 660.. UMONDEsGAz. ° 1460" 1460" FoKciEBESl879,30/0,remb.à500. 50850 50350 R~t. 1Q~ SlOir.payes 3497a 115

669.. 500fr..t.p. {nominatives). tme 6C9.. 669.. GAzfComna~nieMadrilénp'dp)' 77 ~n 1883 3 0/0 r à 500 sans lots 47~ 0 47~ f~ Bons utots 1889. 114.. lia..

669 5W fr., t. p. (nominatives).tme 6C9 669 Gkz (Compa%ie ~iadrilene de) 7750 00/0, r. à 500 sans lots. IL73 ~&7~2 50 REDIT FONCIER EC.YPTIEN, 4 OiO, 1891 514 -15 515

~?LYONN.cpt 875.. 873;; MiNEsX~ ¡¡ 747" 1885: 30% 50835 ~9 C~Dir Fo~ER E.YpT~, 4 0/0. 1891. 51475 515.. 50" r~ ~M~'T" ~f" DEMALFiDAxo,Mt.de3sdfr;: 1060;; 1050" 1895, 3.80 0/0, tout paye. 503 503" === ~r~ M~A~C~p~ ~9" 6~" Co~A.E~fo%~b~ MARCHE EN BANQUE

.)0 ..500 fr., t. p. trne METAUX (Compagnie fi~ai-içaise de). 689 635 C~ommuN~iLEs 1879, 3 0/'0, réduit à 50" 50')

M350 SocrETE GENERALE.pt 54350 544.. ETABLISSEMENTS T)EC.uj.Ealne"" 13375 130" intcretreduit. 503" 503"

J4d.. u00frt.p.(npmmatn'cs.tme 544.. 544.. AcnSMESDEFnANCE.. U30 1880. 3 0/0, remb. à 500. 50G5Ô 508" 30/ORcnteFran<")!<!<'fmM!hi/~ in~l'l~c'~ ~SM..cpt }450 7450 Fn-Es-LiLi.E. 860" '850" 1891,30/0. remb.à400. 408 406" 40~E~rio~Es~<'no~ 593/4 5917/~ C. 40B~E- linc 1 630;; E~ Du~kL 3800 8850 BA~H~ ~5~ 6~ 3 0 Bo~ 20 1/8 2J 1/8

6-28/10 BANQUE l;TERN.£'rIONÀLE DE PARIS Cpt 630 630 LiTs L~IlLrl'AIRFS 1630 38<:>0.. BiNjur IIYPOTIIÉC&ME DE FR,Ncr Gj;) 6CO li 0 0 lion~-rois, oi 103 7/8

628 'r) '00 f. t. P. ait,- 6,")0 6~-29 l~rAGo-s-LITS (Ci- internationale des). 76~'> 01"0 1881 li77 50 676 ~~);3 it o~o Turc (série B) 45 201 i15'l~5

49650 BA~ tme des). ~E~s.E~E,.b.œ ~~Bg~ 26 32 26 10

IL9ô 50 BANQUE PARISIENNE, 5w fr., t. p Cpt 1899 IM'&EUBLRS DE F~ RA-,CE, lib., remb. à 1,000 151 15~2 7~ il o~, Turc' (séi~ie C) 26321 2610

1140..EsT,500fr..t.p.tme )HO.. 1140 LAFoxciËnE(Incendie). 705:; Fo-~rTv~ ~0/0~?mb.a500. 171.. 1707< 40/OTurc'serieD: 3375' ~CO

19a8..PAMs-LYON-MÉDiTEp.HANEE.cptl950 J940 ~ociETE DES ARnoisimESDEL'ANjou. 515.. 515.. FONCIERE LYO~AiSE,30/6ancten. 468. Chemins Ottomans. H3 tlU

~5.t.p.tme 1954;; 1943:; ~~(Soc.etecivile) 3355..2383.. Bo~rrFTvr~)/f)~ ~nqueOttomane. 55850 55850 ~fr;;t;p.7. ..11942 T~ 2 3; 51312 0'6 a 000. ~35 ~-P~1=~

1"185.. :MIDI.cpt 149450,1480" TouiÏ ia k~F.£L (Société de la) 590 580 EST,30/0,remb.a500" 1183 1181>11 2.5 Priorité (I'ombac) 360..

IIÀSOI ,500 fr" t. tnle l~91 11191 P~ .t" '/ic\: "ë~ 5~ 2" ""0" 3 0/0 nouvelles, renib. à 500 486 1185 Privilé- Douanes Ottomanes

~0:500fr.Yt;p;t~~9" T~A~E~o~ '45-- ~J~O~~b.~OO~ p r 0~ /il5

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1950 OM~a.cpt 1950 19-0 PaiLippixES. 590 580 EsT-AM~iEN, 3 0/O.remb. a 500. 473 50 473 75 0 omane'MuYe~e 4 0 '0 Î894 447 1350.. 500fr..t p. ".Je 1955:; 1948" ~A~sMouL~DECoMEFL. 3~5:; 340;; ~50 484? Otomane~buf;31/30~ 500" 19o0.. OUEST, 500 fr.. t. p.cpt ia.50.. ]253 SELsGEMMEs.RussiEMKRiDioxALE. 580.. 533.. Bo~n~rnn ~375 75 484.. 50/0.1896. 4ÏO;' 439" 83.).. BoxE-GuEi.MA,500fr.t.p.,r.à600.cpt 830 830 CHAMOKNAGEs DE SosxowKE. 1163.. 1180.. ~°"~°~~n~ ~0.. 47950 50 Tabacs Ottomans. ~r-ALGEMEN,500fr.t.p.cpt 745 74~ SociE~D~c.~DESCE~E(BecAuer). 71750 5'0' 71750 ;0' ~?'n.~ 500 ~950 Obligation SaJonique-Monas'tir' 390;;

'E' "00 f' t 1 -"r r'L' SOCIÉTÉ ])'fNC-iNDESCE~NdP (Bée Auer). uel, 71750 1 1 1 1 ü 3 0'0, r. t 5~~ 1179 2,3 2' /~o ObI' at' ('h S C' b 431

~3..GAz(Compagme Parisienne du).cpt 1166..1168.. SociETECoKT~EKTALED-AuTOMONLEs 140.. 140.. ». p~ ~935 4s0.. OMigation Chemins Smvrno-Cassaba; 431.

~0 f~, t. p .tme 1167.. 116~ Actions de Jouissance non~e~ Obligation Chemins Smyrno-Cassaba.N"- 33450

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.AI~ t." 80 i~ B=E.3~ conv 10 ~TER~ à 6~25 fr 680 6-15 Lancla ,te Estates, ~'?~~ 18-5~'> à l~88. li ~-oN~s~ ~69. A~o~3~~r- (compagnie argent). 75:: 7550

l15 10 TURC, li 0/0 (s(,,rie t B). CI)t Obligations Domaniales 18-i8 106 99 107 A~ND.LOUS, )~10, Jre série. 19~ Marie-Louise 115 12

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Gagné d'une demi-longueur le troisième a cinq !ongueurs.

Pari mutuel l", 46 fr. 50 et 32 fr. ptace S', 30 fr. 50 3°, 30 fr. 50.

Prix Courcolet (course do haies 10,000 fr., 3,300 me.

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Non p!aeés Sinha, Ramier, L'Aurore II.

Gagne de quatre longueurs; le troisième & cinq Ion-

guenrs.

Pari mutuel l", 47 fr. et 19 fr. 50 placé 3', 15 fr. 50. P"x du Mohn (steeple-chase, handicap 4,000 fr., 3,600 mètres)

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Gagne d'une longueur; la troisième à une demi-tonguour.

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Afa~M'M<A';c< C'est demain matin que sera donne !e départ de cette course qui depuis un mois passionne le monde des ehaaneurs. Hier soir, plusieurs membres de l'Automobilo-CIub,parmi)esquels M. le baron de ZuyIen.'Ies starters Berlier et IIérard, ont pris :e rapide pour MarseiUe.

Les concurrents, eux, sont presque tous arrives et l'on n'entend de tous cotes qu'appels de trompe qui étonnent quelque peu les habitues de la Canebiére. On attend d'un moment à l'autre le prince Orloff, qui est parti de Nice dans son mail-coach automobile.

Les plus minutieuses précautions ont été prises sur le parcours pour éviter les accidents c'est ainsi que, au pont de la Brague, avant la plaine d'Antibes, un homme a été place, par les soies des ponts et chaussées, pour prévenir m concurrents du brusque tournant que fait la route à cet endroit et les inviter à franchir le pont à pe!ite allure. A Nice, la circulation des voitures sera interdite aar lit promenade des Aurais de midi à cinq heures du soir. afin d'éviter les accidents. Il est probable que des cordes seront tendues pour maintenir la foule.

Des clairons de pompiers seront échelonnés sur la promenade des Anglais et sonneront au passage de chaque voiture pour avertir les spectateurs. Trois postes optiques seront installés le premier sur le pont du Var, le second sur la butte de tir, le troisième à la jetée-promenade, afin de signaler au contrôleur de l'arrivée le passage des voitures sur le pont du Var.

Enfin te comité d'organisation a établi un horaire approximatif mentionnant l'heure du passage des concurrents dans les principales localités et il a adressé aux maires de ces villes une lettre pour les prier de bien vouloir prendre des mesures propres à assurer la sécurité des habitants et des concurrents.

Fontangy

SPORT VÉLOC!~ÉDîQUE

Fessier n'est décidément pas heureux a Barce'one. H vient d'échouer dans la tentative du record do l'heure qu'il faisait il y a quelques j:)urs. Cet écheG est du, il est vrai, en

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S'adresser, pour renseignements et billets, au bureau de la Société des Voyages Duohemin, 20, rue de Grammont, a Paris.

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Le coureur Morin qui. de temps a autre, monte un grand bicycle, a fait aYant-hier u::o chute assez violente. Heureusement il s'en est tiré avec quelques contusions. Bouhours a, parait-il, l'intention de s'attaquer au record des cent kilomètres sur mute d'Arles à Salon. Ce record appartient toujours a Arthur Linton, on 2 heures 29 minutes 58 accoudes.

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PROGRAMME DES SPECTACLES DU SAMEDI 5 MARS 189S

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FRANÇAIS, 8 h. t/'?. Catherine.

OPERA-COMIQUE, 8 h. <),. Manon.

ODËON, 8 h. 1/4. L'Arlesienne.

VAUDEVILLE. 8 h. 1,2. Paméia. GYMNASE, 8 h. 1/3. Mariage Bourgeois.

NOUVEAUTES, 8 h. 1/4.–La Diva en t<mrnoe.–L'Hôte! du Libre-Echange.

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Demain, l'Association velocipedique Internationale donnera une course de cassement comptant pour le Prix Boumard.

Rendez-vous, à neuf heures et demie, au chalet du T.C.F. au bois de Boulogne.

Several

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RENAISSANCE, h. ))/<. Relâche.

PALAIS-ROYAL. 9 h. ))7". La Culotte.

GAITË, 8 h. 1/3. La Jolie Parfumeuse

BOUFFES-PARISIENS, 8 h. 3/4. Los P'tites Mieh~ PORTE-SAINT-MARTIN. 8 h. ?/ Cyrano de Bergct-ae CHATELET, 8 h. 1/4. LpTour du Mondain 80 johrs. ATHENEE-COMIQUE, h. ))/ Relâche. FOLIES DRAMATIQUES, 8 h. 1/3. Horace et Lilme. La Femme à Papa.

AMBIGU-COMIQUE, 8 h. 1/2. La Poeharde. DËJAZET, 8 h. 1/2. UncYemme à l'ccatt. EiYares et Loupy.

THEATRE DE LA REPUBLIQUE, 8 h. 1/2. La Bonquetiers des Innocents.

CLUNY, 8 h. 3/47– Les DemoiscUcs dea Saint-Cyriens. THËATRE ANTOINE (ex-MENUS.PLA.ISinS) 8 h. 1/2.L'Ecole des Veufs. Sœur Phiiomene. Lidoire. SPECTACLES DIVERS

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LA BOURSE

l' v?' Paris, Ie4marsî89S.

'Pendant la majeure partie de la séance les bonnes dispositions ont persisté sur la presque totalité de la cote. Seul te groupe minier restait faiblement tenu bien qu'il se soit produit un réveil d'activité à Londres sur le marché de ces valeurs. Par ci par là, et sur les valeurs qui ont été le plus favoriséès dans ces derniers temps, on remarquait les réalisations de béj ueûces bien naturelles, mais qui n'altéraient pas le jt caractère général de reprise qu'a~eotait notre place depuis quelques jours.

Le 3 0/0 perpétuel, qui s'était traité entre 104 35 et 104 40, fléchit après Bourse à 104 23.

Par contre l'amortissable monte à 103 10 et le 3 1/3 s'affermit & 107 25. L'Italien retombe en clôture à 94 75 après s'être élevé à 95 05.

Les fonds russes restent imperturbablement fermes, à 98 le 3 0/0 ancien et 97 70 le nouveau. La Banque de France reste immobile à 3,530. j Nos Sociétés de crédit avaient débuté en nouvelle ) hausse. Elles se tassent en clôture la Banque de Paris à 935 après 939, le Comptoir à 593 après 600, le Lyonnais à 869 après.875, la Banque internationale à 639après631.

Nos chemins de fer ont eu des fortunes diverses lEst reste immobile a 1,137, de même que le Midi à 1,48l, le Lyon perd 13 fr. à 1,943, le Nord 15 fr. a 3,135, r0rléans3fr. 1,948.

Aucune variation importante sur les lignes étrangères.

L'obligation Salonique-Constactmople s'inscrit à à 39.1 75, la Smyrne-Cassaba nouvelle à 3'J7.

Au comptant, grande fermeté de l'obligation du chemin de fer Ethiopien à 334.

Le Suez qui avait été pousse jusqu'à 3.535 revient -&3.513.

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MtM'c~e~t6<:H~:<g

L'Extérieure espagnole n'a eu que peu de fluctuations à enregistrer. EUe se tasse cependant de prés d'un 1/4 à 59 9/16.

Les fonds ottomans restent ou'orts en clôture le Turc B à 45 15 après 45 30, le C à 36 10 après 26 43, le D à 22 60 après 33 73.

La Banque ottomane reste invariable à 558. Au comptant, l'action des Chaussures françaises est ferme a 138 50.

Le Rio a violemment réactionné de 734 au début :'t 716 en clôture. La De Beers reste à 716 après 733 50. Peu d'animation sur le groupe des valeurs aurifères BuSeIsdoorn 16, Goldueids 1-11 50, East Rand 110 50' Ferroira 603, Kloinfontein 60 50, Randfontoin 43 50, Robi)-)son303.

A. CLEMENT

Bourses 6tr:mg;eyf;s

STOCK EXCHA.NGE

Londres, 4 mars.

Le marche sud-africain, ferme au début, avance ensuite sur quelques achats, puis reaetionne et clôture un peu plus b~s qu'hier East Rand perd 1/16 à 4 5/16, LangIaMte 1/8 à 3 3/8, Robinson 1/8 à 8 S/8, Rietfontem 1/16 à 2 7?16 D'un autre côté, Rand Mmes reprend de 1/8 à 39 1/3 De Beors, faible, perd 3/8 & 38 15/16. <MM'che australien très lourd.

encore à B.-own-Hitt central 3/16 à 2 1/16, Gréât Bonider Persévérance 3/16 à. 3 5/16, Ivanhoel/8a.61/4, GoMen Horsesjtoe 1/8 à 7 7/16 Rio~Tiato, très clferte, aechit de 5/8 à 881/é.

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Soycr, à Cannes..

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Vicomte de La Roche, au château du Mont. Vialla, à Nice.

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MM. Roger Baron Larcanger.– Louis des Coustures. –A. de Devise.–Comte Jacques de Ga.nay.–Marquis de La Grange. Docteur A. Herrgott. BarondeSMcydcRoUand.–Semper-ViYeao.