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Title : La Presse

Publisher : (Paris)

Publication date : 1869-02-10

Contributor : Girardin, Émile de (1806-1881). Directeur de publication

Contributor : Laguerre, Georges (1858-1912). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 124274

Description : 10 février 1869

Description : 1869/02/10.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : La Grande Collecte

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k5128882

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34448033b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 11/03/2008

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pu!s ce matin, dans l'une des salles de la questure. C'est que les députes doivent en prendre communication;

M. Thiers prendra, la parole dans le cours de la discussion sur les affaires de la ville de Paris. Un grand nombre de députés sont bien décidés à faire disparaître de la loi sur la. question financière de la capitale, le paragraphe relatif à Lyon.

On parlait hier de plusieurs nouvelles demandes d'Interpellation 11 n'en a été dépose aucune. Il y en aura. probablement trois qui seront déposées à la prochaine séance publique. M. Pagézy en a annoncé une sur le régime des octrois. Si tant est que le député de Montpellier se décide, nous lui recommandons les chiffres suivants touchant l'octroi de Paris; ces dennées sont extraites de documents ofnclels:

Du. relevé des quantités introduites pendant le mois de. décembre dernier, il resuite que 369,692 hectoHtres de vin, 13,763 hectolitres d'alcools à 100 degrés 10,967 hectolitres de' cidre et 17,756 hectolitres de bière ont été déclarés à l'entrée. En 1867, pendant le même mois, les quantités furent en vin 396,072; en alcools, 13,537; en cidre, 10,38~ et en bière, 1~,903 hectolitres. Au total, il est entré en 1868, dans Paris, les quantités suivantes:

Vins-en cercles ou en bouteilles, 3)627,929 hectolitres;

En alcools a. 100 degrés, 13~,133 hectolitres; En cidres, 111,3~1 hectolitres;

En Mères, 387,928 hectolitres.

En 1867, année de l'Exposition qui a amené à Paris une partie de l'univers, il est entré

Vins, 3,57S,561 hectolitres;

Alcools, l*Mt,066 hectolitres;

Cidres, 55,699 hectolitres;

Bières, 391,31~) hectolitres.

Si l'on chiffre le nombre des hectolitres de vins, multiplié par SO fr. 60 c. (droit d'entrée) celui des alcools, par 137 fr. M); celui des cidres, par 10 fr., et les bières par 3 fr. 35c., on trouvera un total assez rond, qui dira mieux que tous les beaux discours pourquoi M. Haussmann défend si énergiquement son octroi, etcomment les chefs des édilités des autres villes de France suivent son exem-

ple.

La commission qui a examiné les traités financiers de la ville de Paris avec le Crédit foncier devait provoquer un abaissement de la taxe de 50 pour 100. Plusieurs de ses membres, M. Du.Miral, entre autres, avaient promis, l'an dernier, d'aborder cette réforme si Importante pour la. population parisienne et pour les producteurs.

Cinq sièges sont vacants au Sénat par sulta des morts depuis deux mois. On ne peut tarder d'y pourvoir. Les candidats sont nombreux. On ~ite comme devant être compris dans le prochain travail de nomination MM. Duvergier, Alfred Le Roux, de Tarente, chambellan, Auber,Benedetti.

On citait aujourd'hui un bon mot à la Chambre. En discutant dans un bureau sur la taille des jeunes soldats et de leurs remplaçants, un jeune député a dit Tous les hommes sont égaux devant la loi.–Le président du bureau lui a répondu Mais tous les hommes ne sont pas égaux sous la toise.

M. le baron Buquet, rapporteur du dernier projet de loi sur les dépenses intérieures des enfants assistés, a déposé un amendement au budget des dépenses auquel ont adhéré MM. Delamarre, président de la commission, le comte .de Boigne, Chadenet et quatre-vingts députés, dans le but de demander l'inscription au budget de l'Intérieur d'un crédit de 1,~00,000 fr. pour les dépenses de vêture des enfants assistés.

Sous le ministère de M. de la Valette, l'administration avait présenté un projet de loi qui fut retiré avant la discussion. Mais la commission n'ayant pas voulu perdre son travail de plusieurs mois,-M. Buquet a consigné dans un rapport très remarquable les résolutions prises, et il a retracé l'historique de .la question des enfants assistés. Ce rapport n'a pas été distribué par suite du retrait du projet fde loi qu'il avait pour but de faire rejeter.

Les enfants assistés se composent des enfants trouvés, des enfants abandonnés et des orphelins pauvres.

Les enfants trouvés, qui étaient au nombre de 55,000 en 1810, s'élèvent aujourd'hui à 88,108, parmilesquels 51,~28 sont élevés dans les hospices, et 36,680 sont conservés par leursmères.. La dépense de vêture de ces enfants est de 1,500,000 fr. à S millions de francs. Les auteurs de l'amendement veulent mettre cette dépense a la charge de l'Etat, tandis que le projet du ministère de l'intérieur avait pour objet de la répartir, entre les 1,586 hospices qui existent en France. Ce serait une charge qu'il faudrait imposer à tous les établissements hospitaliers bien peu d'hospices d'arrondissement pourraient supporter une pareille augmentation de sacrinces. On serait donc fatalement ramené à laisser à la charge des hospices dépositaires la plus grande partie des dépenses que le ministère de l'Intérieur cherche à leur éviter.

C'est done~avec raison que les quatre-vingts députés demandent à la commission du budget de mettre la dépense à la charge de l'Etat. .j-: MM. Buquet etDeIamarre sont restés hier jusqu'à cinq heures du soir en conférence avec la commission pour démontrer la nécessité de l'allocation de la somme demandée.

M. Stéphen Liégeard a. déposé deux amendements qui tendent, à élever de 100,000 à aOO.OOO francs le crédit destiné à aider la création de bibliothèques scolaires, et de 100 francs chaque minimum de traitement des instituteurs primaires.

On parle d'un amendement des députés de l'opposition pour. demander une réduction de 500,000 francs sur les S -millions de fonds secrets, Inscrits au budget du ministère de l'Intérieur, et d'un autre amendement sur la gratuité des afachës électorales.

L'~e~aro! prétend que la nomination de M. Busson-Billault comme rapporteur de la' commission du budget prouve « la régulante de notre situation financière.~ La conséquence ne nous semble pas dériver des prémisses. Le même journal ajoute que « l'aptitude et le zèle expéditifde M. Busson-Billault~ garantissent que le rapport sur le budget ne se fera pas attendre longtemps.

Ce ne sera donc pas comme aux trois sessions précédentes? Tous les députés qui ont fait partie des commissions du budget n'ont cessé de réclamer contre le retard apporté par M. Busson-BilIault dans le dépôt de ses rapports.

F.L. DONNA.

CORmPONBÂNCES PARTiCUUÊm

ÏTA.MBt

La PruBBe et l'Allemagne à Rome. Les diplomates :)tpa~:bns de la Russie. L'Italie. Renvoi de la revi<ion du procès Ajani. Les fouilles de l'JTmpormm.

Reme, 6 février.

Si Rome a. une grande importance par sa propre politique, elle en a une aussi quelquefois par la politique que déploient chez elles 1. des puissances rivales .C'est ainsi que la Prusse y combat, en ce moment, l'Autriche, la Bavière, le Wurtemberg avec non moins d'avantages qu'à Sadowa. Il n'y a pas que le fusil à algullie, et l'on dirait que M. de BIsmarI: a encore une diplomatie à aiguille. 11 y a quelque temps, un sculpteur wurtembergeois, nommé Koppf, accusé de provoquer la désertion des soldats allemands-pontificaux, a été arrêté. Bien qu'il relevât de son consul, et non pas de M. d'Arnim, celui-ci s'y est Ihté- 1 ressé avec une ardeur qu'il n'aurait peut-être pas déployée en faveur d'un sujet du roi Guillaume, et il est ~parvenu, à force d'obsessions, à obtenir du pape la liberté, sous. caution, de l'accusé.

Le Wurtemberg, la Bavière, l'Autriche qui auraient dû se préoccuper de la chose, n'oni pas donne signe de vie, tant il est vrai qu'on pourrait mesurer l'extension et la décadence d'une Ration à la protection que leurs représentants accordent en pays étranger à leurs compatriotes ou à leurs amis.: La con-,duite de M. d'Arnim.mIse en regard du consulat du Wurtemberg, de M. Sigmond, ministre de Bavière, sans influence, et de M. de trauttmansdorff, mInIstred'Autnche, sans énergie, a soulevé dans la colonie allemande une explosion de sympathie pour la Prusse de là une division plus profonde entre les partisans toujours plus clairsemés de Fancien ordre de choses allemand et ceux de l'hëgé~môme prussienne. M. Kopff, sculpteur qui n'est point sans mérite, a de chauds amis, et un autre sculpteur, M. Schaefer, ennemi mortel du premier, s'est fait le chef d'une fraction d'artistes qui cherchent à lutter contre l'absorption de l'Allemagne par la Prusse. Bref, M. d'Arnim a reçu une adresse signée par la plus granda partie des Allemands qui .demandent à se placer sous la protection de la Prusse à Rome. En bon ministra patelin, M. d'Arnim a l'air de consulter son gouvernement.

Tout cela intéresserait Rome d'une façon médiocre, s'il n'en ressortait pas des conséquences fâcheuses pour les soldats allemands. Les diplomates fn. partibus de la Russie se livrent à des, Intrigues incessantes et cherchent vainement dans la prélature et chez les cardinaux des appuis moraux dans leurs prétentions contre la Turquie; ils ne comprennent point que le pape ne bénisse pas le tsar do vouloir christianiser l'Orient et tournent en dérision le droit historique des Turcs que la cour de Rome soutient toujours. Le pape a, dit-on, ordonné de renvoyer aprés le carnaval la révision du procès d'Ajani et Luggi c'est un trait de sagesse et de prudence politiques très louable.

Les fouHlos de l'Emporium ont donné la semaine passée de nouveaux résultats; c'est f une sorte de féerie on à déjà pour plusieurs millions de marbres. Cependant six grandes colonnes sont arrivées du Simplon pour sert vir au péristyle de Saint-Paul-hors-les-Murs, et l'on en attend dix autres pour la façade, qui aura des proportions gigantesques. ) FLAVIO BERTf.

LE CONCILE (ECMËMQDE

On écrit *de Rome à l'Agence Havas Les dispositions arrêtées jusqu'ici pour la tenue du concile œcuménique à Saint-Pierre, se résument comme suit Les bureaux tiendront leurséances préparatoires dans l'aile droite du trang septdelabasitique, et non plus dans l'atrium supérieur, qui est trop froid et trop rapproché des cloches. Ces séances, où s'élaboreront envoûte liberté les séances publiques, seront secrètes. L'aile en question a environ 800 mètres carrés en superncie elle forme à elle seule une église capable de contenir au moins deux mille personnes. Le visiteur y admire le tombeau de Clément XIII, par Canova, et' les reproductions en mosaïque du saint. Erasme de Poussin et delà sainte .Pétronllle du'Guercino. On l'appelle communément l'aile des saints Procès et Martinien, qui y ont un autel, et c'est là que le pape lave les pieds aux apôtres le jeudi saint.

L'entrée sera fermée au moyen de draperies qui isoleront de la grande nef cette partie du transept. A l'intérieur, des stalles recouvertes de serge verte seront disposées en amphithéâtre peu incliné et en hémicycle, au nombre de neuf cents, sur une profondeur de onze rangs. Le pape aura à sa droite les cardinaux, et à sa gauche les orateurs ou envoyés des souverains catholiques admis au concile.

On compte environ 880 sièges patriarcaux, archiépiscopaux et épiscopaux avec juridiction mais,~ défalcation, faite des sièges vacants et des titulaires empêchés, le nombre des pères présents au concile ne sera guère que de 700 à 750. Il resterait assez de stalles pourlesarchevêques et évêques tnpet~&tM qui ne sont pas plus de &!f0, et qui, d'ailleurs, seront la plupart retenus loin de Rome par leurs charges de coadjuteur ou auxiliaire'de prélat titulaire, de délégué préfet ou vicaire apostolique dans les missions, etc. Mais la question de l'admission des évêques :'n. par~&HS au concile est encore pendante. On croit seulement que la cour de Rome, par une décision formelle, invitera ceux de cesprélais;dont l'esprit t l)ti est d'ailleurs sympathique, en leur .donnant des charges spéciales au sein de l'assemblée pour pa.Ilier l'exclusion de leurs collègues.II est question, dans l'histoire des anciens conciles, de secrétaires chargés de prendre des notes en se servant des sigles de la. chaRceMerie romaine ou du procédé tironien. Cette fois, la sténographie moderne jouera un rôle très important dans les assises du catholicisme. Par ordre du pape, on compose, en ce moment, un collège d'ecclésiastiques sténographes auxquels sera affectée une tribune grillée d'ôù ils recueilleront les discours aux séances publiques. La langue latine sera la seule usitée, mais comme Ies;évêques italiens, français, allemands, anglais et espagnols la prononceront de la façon la plus disparate, au point qu'il leur sera souvent impossible de se comprendre, il y aura des sténographes de diverses nations. La méthode adoptée paraît devoir être celle de l'abbé Duployé.Ni le peuple, ni me- me les journalistes n'auront de tribunes: la cour de Rome n'en est pas encore là.

Autant qu'il est possibled'en juger maintenant, le concile ne durera guère plus de trois ou quatre mois; ouvert le 8 décembre 1869, il sera clos à temps pour que les .évêques des contrées les plus éloignées soient de retour à leurs diocèses avant:Pâques.

On pressent aussi que la tâche de l'assemblée restera ce qu'elle doit être, essentiellement disciplinaire, c'est-à-dire consistant à harmoniser la discipline de' l'Eglise romaine avec les institutions modernes, plutôt qu'a attaquer ces institutions elles-mêmes. Si donc la cour de Rome provoquait ou voulait exploiter des occasions d'étendre la sphère de l'infaillibilité papale ou de donner à la théorie du pouvoir temporel la consécration de l'autorité conciliaire, ou bien si elle cherchait à imprimer aux discussions une allure militante, l'opinion générale est que ces tentatives échoueraient contre la tendance à l'apaisement qui prédomine au sein du corps épis-

copal.

Ce qui se produira plus probablement, quoi que fasse, la cour de Rome pour détourner le courant, c'est le vœu aujourd'hui unanime des évêques non italiens (et ces évêques seront cette fois en majorité), que l'administration centrale

te l'Eglise soit catholique, c'est-à-dire que les ;hai<ges, y compris.la-pitts élevée, puissent être iistnbuëes indistinctement à quiconque en est ligne, abstraction faite de sa nationalité, et non plus aux seuls Italiens.

HPCMT~DTQ ~tD~~UPC

B&RHiJbRLâ MhrLLËbS

INTÉRIEUR

Bar-le-Duc, 8 février, soir.

Election d'un conseiller d'arrondissement pour le canton de Commercy

Electeurs inscrits; ~,130.

Votants,a,595;

M. Baroche, cayididat officiel, a. ~të dlupar a,~90voix.

Voix obtenues par divers candidats, 92. BuIIetinsnuls,6.

'ESPAGNE:

Madrid,9fëvrier..

L'j~)tpC67'<ta~.annonce que les commandants de la milice citoyenne~ réunis sous la présidence de M. Rivero, auraient décide que ni la milice citoyenne ni Tarmee ne seront convoquées à l'occasion de l'ouverture des Certes, attendu que les députés ëlus par la volonté du peuple ne doivent pas être gardes par la force armée. En conséquence, il n'y aura aucune garde au palais des Certes.

(~en.ce ~6t~as-BnHte~.)

NOUVELLES DU JOUR

Les réceptions chez les ministres sont interrompues à partir de ce soir jusqu'à la semaine prochaine. M. Rouher et M. de la Valette sont aujourd'hui à la. chasse a. Montfermeil. M. le ministre de l'intérieur donne ce soir un raout aux habitues de la place Beauvau. Quelques journaux ont publié un manifeste qu'ils pouvaient croire émané de reine d'Espagne. Leur bonne foi a été surprise. Il résulte d'une lettre du comte d'Espeleta, grand-maître de la maison de Leurs Majestés, que ce document est apocryphe.

On mande de Londres que M*~ la comtesse de Paris est accouchée samedi, à Twicicenham, d'un garçon.

On annonce le mariage de M"~ Blanche Vuitry, nite de M. le ministre présidant le conseil d'Etat, avec M. Germain, président du conseil d'administration du Crédit lyonnais, et fort honorablement connu dans le monde financier.

On lit dans la Revue de ~'OMe~

Par dépêche tëMgra.ph!que du A février, le seër~taire particulier de l'Empereur a Informe M. le préfet que-Sa. Majesté & daigné accorder une pension de 600 fr., sur sa cassette, à la. veuve du brigadier de gendarmerie Pérecheau, mort victime de son dévouement en procédant à l'arrestation de Giraudeau, l'assassin de laRochénard.

Le\/b::7'na! o/~cM~puMIe des nouvelles de Cochinchine du 7 janvier

La. tranquillité la plus complète régnait dans toutes les provinces, et la prospérité commerciale suivait sa marche ascendante.

On était, à cette date, sans nouvelles de la corvette le Mo~ej les recherches qui avaient été faites sur les côtes de Cochinchine et de Haïnau n'ont amené aucun résultat. Mais on ne connaissait pas encore à Saïgon les suites de l'exploration quo fait l'aviso à vapeur le Lactée?' dans les canaux de Palawau, de Balabac et dans,les archipels environnants, ou le Mon ~e a pu se réfugier.

Par lettre adressée à l'Optmo~ c~M Af:cK, M. Gamel, membre depuis vingt ans du conseil. municipal de Nîmes~ déclare adhérer.à la. protestation adressée de Nîmes, le 2 février, par ses collègues à M. le ministre de l'intérieur/sauf dans la partie qui ti'alte de la .Compagnie des Eaux du MIdi,en~fa.veùr:de laquelle il a toujours voté.

On nous assure que le ministre de la guerre a donné des instructions pour qu'un Manne! sp~ctCtt, destine à la garde mobile, soit élaboré et publié le plus prdmptëmênt possible. Voici unrésumé de ce petit livre s 11 contiendra ce qu'il est indispensable à tous les mobiles de connaître, du grade de chef de'Bataillon bu commandant de batterie à.'celui de simple garde. La loi- du l~ février 1868 y sera placëe~en tête, ainsi que le .droit et le devoir des hommes delà nouvelle garde.:0n y trouvera la description de l'habillement, de l'armement. Les écoles du soldat et du peloton, qui doivent composer la ..base de l'instruction; la théorie du maniement des fusils Chassepot et des .fusits transformes ou à tabatière, dont les bataillons doivent être armes les prestations en deniers pour les cadres-qui sont payes y seront relatées,

Cet ouvrage se rédige au ministère de la guerre même,et aura ainsi l'attache ofnclefle. Il serad'un grand'sëcours pour les bataillons et pour le&ba.tteries d'artillerie de la mobile~ Un chapitre spëciat donnera la théorie de la manœuvre des bouches à fende siège, de côte~ et de campagne pour les mobiles qui serviront dans les batteries d'artillerie. Enfin, on y. trouvera, indiques lès devoirs ~de la garde mobile en cas demoMusation et de guerre. La quantité ,de numéraire d'or et d'argent .frappé aux hôtels des monnaies de France, depuis les pièces à l'Hercule de la première République jusqu'au 31 décembre 1867, s'est -élevée à l'énorme somme de 11 milliards 813 miU!ons882,~A9 francs.

L'anecdote qu'on va lire est-elle authentique ? Nous ne voudrions pas en jurer; mais elle semble, en tous cas, assez piquante pour être reproduite, quitte à en laisser la responsabilité au confrère qui nous la fournit C'était au dernier bal delà. cour, à Berlin. Une des reines de la fête, femmed'un diplomate étranger, était l'objet des attentions de M. de Bismark surlequelsabeautéaproduit.chacunle sait/une vive impression. Le gâtant ministre, avec cette fatuité de conquérant qui la caractérise, avança la main sans façon pour cueillir une fleur daus le snperbe bouquet que portait la dame. II reçut ausshot un léger coup d'éventail sur les do.igts.. –Pardon, monsieur le comte, dit ladame, ce n'est pas un Etat de l'AMemaghe ceci se demande, ·

A Paris, durant le mels janvier dernier, le thermomètre est descendu à 9 degrés cen-

ü~ràdes ce ~s n'était presqûe rien comparati-

tigrades ce n'était presque rien comparati-

vement au froid éprouvé j:)ar les habitants de la bassëetde la haute .Autriche; car, Amstetten, par exemple, le thermomètre a. marqué 3S degrés Réaumur ou 27 I/~ centigrades etâSaint-Piërre, S7 degrés Réaumur ou près de 3A degrés cen<igrades, comme l'assure la P~e~erZe~nn~

On lit dans la ~y':e ·:

Hier matin, vers sept heures, une douzaine de 1 masques, éiudiantsetgrisettes, qui venaient de passer la nuit au bal du Chatelet, -rentraient au

quartier latin, quand, arrivas au carrefour Buci, ils rencontrèrent une pauvre femme tenant entre !es bras un enfant pâle et malade, et qui semblait en proie à la. plus grande misera.

Sur le geste impérieux d'une jeune fille costumée en rosM~e de ~Van~crre, qui se trouvait parmi eux, la bande joyeuse s'arrêta, tandis que la telle évaporée enlevait rapidement te chapeau pointu de la tête d'un pierrot et le présentait gra.cieusement tour à tour à chacun de ses gais compagnons. Les pièces blanches ne tardèrent pas à pleuvoir dans le long feutre blanc, ainsi transforme en aumônMre.

La quête terminée, la jeune et gracieuse fille tira de sa poche un mouchoir de dentelle dans lequel elle noua sa recette etI'oCFritàla pauvre mère, qui fondit en larmes en recevant ce secours inespéré.

Cependant un des masques, sur la tête duquel se'balançait l'énorme plumet de Chicard, s'avança vers la malheureuse femme, encore toute à sa joie, et lu! retira prestement des mains l'aumône qu'elle venait de recevoir.

Il n'y eut qu'un cri de surprise générale. ]~Sl'étudiantn'y prit pas garde et se mit à dénouer le mouchoir et à le débarrasser du contenu monétaire. Cela fait, il se fouIHa et tira de son gousset un billet de banque de 100 francs, dont il fit une enveloppe au produit de la quête, et le remit'à à l'infortunée mère de famille, qui était restée immobile de stupéfaction pendant la courte durée de cette petitescéne; puis il plia soigneusement .iemouchoir brodé et l'enferma précieusement dans son portefeuille, comme souvenir sans doute dol'actioncharitable de sa jeune compagne.

Le CoMrr:er de la .Br<?~e rapporte une s.céne assez comique qui a égayé les voyageurs prenant le train a la gare de FouilloyAumale

Une dame se disposait à monter en wagon Ibrsqu'en arrivant sur le marchepied~eUe laissa, san& s'en apercevoir, son porto-monnaie, glisser de son manchon. Un employé de la ligne, voyant le tait, s'empresse de s'avancer pour ramasser le portemonnaie, mais il tombe et se relevé juste au. moment où la voyageuse, en baissant la tête pour entrer dans le compartiment, fait faire à l'arriére de sa crinoline, d'assez respectable dimension, un mouvement de recul, de façon que le complai- sant employé va, en se relevant, s'embarrasser la tête sous les vastes cerceanx du tonneau féminin.

Qu'on juge de la stupeur de la. dame en sentant cette invasion inattendue, et de la stupéfaction de l'employé de la Compagnie du Nord. Heureusement, tous deux en furent quittes paur un premier moment d'émotion, et la dame, heureuse d'avoir retrouvé son porte-monnaie, put alors le remercier.

Nous lisons dans le journal la .Ferme M. le docteur Buisson, appelé pour donner des s soins à une hydrophobe qui touchait a la crise finale de la maladie, le soigna et s'essuyales mains avec un mouchoir imprégné de la salive de la mourante. Au doigt indicateur de la main gauche, il avait une petite plaie où la. chair était à nu; il reconnut aussitôt son imprudence, mais confiant dans le procédé, qu'il venait de découvrir récemment, il se contenta de se laver les mains avec de l'eau.. «Croyant, dit M. Buisson, que la maladie ne se déclarerait qu'au quatrième jour, et ayant beaucoup do malades à visiter, je remettais de jour en jour à prendre mon remède, c'est-à-dire des bains de vapeur.

M Le neuvième jour, étant dans mon cabinet, je sentis tout à coup une douleur à la gorge et une plus grande encore dans les yeux mon corps me paraissait si léger que je croyais qu'en sautant, j'aurais pu m'élancer à une hauteur prodigieuse, ou qu'en m'élançant d'une croisée j'aurais pu me soutenir dans l'air; mes cheveux étaient si sensibles qu'il me semblait que, sans les voir, j'aurais pu les compter; la. salive me venait continuellement à la bouche; l'impression de l'air me faisait un mal affreux, et j'évitais de regarder les corps britlants; j'avais une envie continuelle da courir et de mordre, non les hommes, mais les animaux et tout ce qui .m'entourait.

"Je buvais avec peine, et'j'ai remarqué que la vue de l'eau me fatiguait plus que la douleur de gorge;, je crois qu'en fermant les yeux un hydrophobe peut toujours boire. Les accès me venaient de cinq minutes en cinq minutes, et j je sentais, alors la douleur partir du doigt jndicateuret se prolonger le long des nerfs jusqu'à l'épaule.

M Pensant que mon moyen n'était que présery:Ltifetnoncuratif,jep)'is un bain de vapeur, non dans l'intention de me guérir, mais pour .m'étounër. Lorsque le bain fut à une. chaleur d 52 degrés centigrades, tous les symptômes disparurent comme par enchantement.; depuis, je n'ai jamais rien ressenti. J'ai donné des soins à plus de quatre-vingts personnes mordues par des ahimaux enragés toutes onc été préservées par ce moyen.

') Quand une personne a été mordue par un chien enragé, il faut lui faire prendre sept bains de~vapeur, un par jour, dit à la russe, de 57 à63 degrés. C'est le, remède préservatif. Quand la maladie est déclarée, il ne faut qu'un bain de vapeur, monté rapidement à 57. degrés centigrades, puis lentement à 63 degrés; le malade doit se tenir bien enfermé dans sa chambre jusqu'à ce qu'il soit complètement guéri. H

Les fouilles du théâtre de BacchiM, à Athènes, attirent à l'envi curieux et savants. Une importante ~trouvaille vient tout récemment d'y avoir lieu; elle estdue âl'un denos compatriotes, M. Plot, qui débute dans son exploration en Orient avec un rare bonheur.' M. Piot écrit d'Athènes qu'il a rencontre, parmi les débris~ de_tou{,e sorte extraits des fouilles, les restes (tronc et tête) d'un faune colossal. Sa lettre est accompagnée d'une photographie et d'indications précises sur les proportions de la statue.

Voici ce qui rend cette découverte très Intéressante. M. de Longpéner, après comparaison des mesures données par M. Piot, a reconnu que les proportions et les formes du faune athénien sont bien celles des quatre /~Mhë5 at!an<es ({'aunesporteurs) qui sont au Louvre. `

On savait qu'ils provenaient de la villa Albani, mais, le lieu de leur première origine était inconnu.

La cinquième de ces cariatides est au musée de Stockholm.. Tout fait croire aujourd'hui que l~on_a retrouvé le sixième de ces faunes porteurs, et qu'il formait, avec ceux de Pans et celui de Stockholm, la décoration monumentale de la scène du théâtre athénien consacré a Baçchus. 'M. Auguste Rivière, jardinier en chef du Luxembourg, commencera son cours public et gratuit de taille des arbres fruitiers le lundi 15 février, à neuf heures du matin, dans l'orangerie située près de la gritle de la rue Férou. Le cours aura lieu, comme tous les ans, les lundis, mercredis et vendredis, à la même

heure.

M. Foyot, restaurateur, 33, rue de Tournon, vient de faire~J'acqui.ition d'un magmRque ours qu'il se propose de servir à ses nombreux clients..

Le tribunal correctionnel de Lyon a rendu hier son jugement dans l'an'aire de ]a D<scMMtO~. Recevant en la forme l'opposition formée ~ar MM. Dumarest; Regard et Richon au jugement du SI janvier, le tribunal a maintenu au fond les dispositions de ce jugement, qui déclare MM. Dumarest, Regard et Richon coupables, soit comme auteurs, soit comme compHces, d'avoir, par u~ article insërë dans le numéro de IaD!'scnM:'o~ du 3 janvier dernier et signe DKt~~rMt, commis les délits d'a~agaeco~re le pr~c:pe de ~o soH~<?'cnne~e du peuple et co/t~'e ~e ~H~'a~eaTu~er~g~ et d'c.~cK'et~'o~d ~anat/te.ei! aM mfpt't's dMooMve7'nemë~ et les a condamnes:

M. Pumarest à deux mois de prison et S,OCO francs d'amende, et MM. Regard et Richon chacun a 500 francs d'amende.

La durée de In. epairainte par corps a été Hï~e I a quatre mois pour le premier et A deux mois pour les deux derniers condn.mnos.

On écrit d'Avignon, 31 janvisr, à la G'a- se~e du Mf'dt

Hier, une foule nombreusën'à cesse de stationner aux abords du Palais de Justice.

Le parquet avait juge opportun de ne pas laisser impunis les troubles du théâtre et l'émeute de la. rue.

Seize jeunes prévenus comparaissaient en police correctionneUe, accuses d'avoir brisé des vitres et des réverbères, arbore un drapeau rouge, chante la Mar~tMense, crie t~'e ~epu~tgue, hue l'administration, et dit: ~e peup'e est MM~e7'atn., ~'en~oyt~e, c'est noHS/ etc.

Après le réquisitoire du procureur impérial et la plaidoirie des avocats, le tribunal a acquitte trois des inculpes et a condamné les autres, snivanttes griefs, aux peines suivantes à S5.francs d'amende, à dix, quinze, vingt jours et un mois de prison, et solidairement aux frais.

Sur le report, de M. Hély-d'Qissel, le conseil d'Etat vient d'adopter .un. projet de décret, transmis par le ministre des finances, et tendant à régler pour cinq ans, et par abonnement, la redevance proportionnoile des mines de houille de Quartier-Gaillard, dans le département de la Loire.

r~ouvolles jcKiioia~ros c Une dépêche a annoncé un nouvel acquittement prononcé par le tribunal de Clermont, présidé par M. Sàlneuve.

M. Charles Dupuy, rédacteur en chef de t.Ht/'er~ne, acte, après une briliante plai- doine de Paul Andral, renvoyë de la prévention.

Voici le texte du jugement:

Attendu que Charles Dupuy, rédacteur en chef du journal l'~m~r~e, est traduit devant le tribunal correctionnel sous la prévention d'avoir, comme auteur d'un articie publié dans !o numéro dudit journal, du 6 janvier dernier, sous te titre jLe ~OMT'n~a~ <e Pays e!: ~a jLt&e?'<c, excite a. la haine ou au mépris du gouvernement de l'Empereur;

Qu'en outre, Bernard Meneboode et Jeau Noelliat sont poursuivis comme complices du même délit le premier, en qualité de gérant responsable du journal l'~ayer~ne le second, à titre d'imprimeur duditjourna);

Attendu que l'article sur lequel est basée la prévention et qui a été saisi le vingtième jour de sa date, circonstance qui révèle l'hésitation de la poursuite, contient une réponse générale à la polémique quotidienne du journal Je Pa~ Attendu qu'en droit commun l'examen de tout conflit comporte la recherche préalable du caractère Inhérent aux rôles respectifs de l'attaque et de la défense;

Que cette règle de froide impartialité doit s'appliquer à la polémique politique, comme à tout autre diCerend;

Qu'il convient dcnc d'envisager l'article incriminé dans sa relation étroite avec les thèses complexes sur les questions d'actualité journellement débattues entre les divers organes des opinions divergentes qui composent l'ensemble de la presse;

Attendu que, parmi les feuilles parisiennes, le journal le ~ays se distinguant par des vioJences de langage inqualifiables, tant envers les personnes que sur les choses, ainsi que cela résulte de la collection des numéros de cette feuille produits aux débats, le journal l'j4m~e~ns, interprète des sentiments contraires, a cru devoirprendre A partie ladite feuille par une apostrophe directe et personnelle, sur des critiques irritantes et provocatrices qui blessaient ses affections et froissaient ses convictions

Que si le journal Jocal, en exerçant le droit de réponse, a usé de représailles dans un langage également vif, on lie saurait disconvenir que, loin de dépasser, il n'a pas atteint le ton agressif des dissertations qu'il a voulu combattre; Qu'en résumé une appréciation réfléchie ne peut etne doitattribueràl'ariicle incriminé d'autre caractère que celui d'une polémique ardente entre deux journalistes, dont le premier a excité à la haine des citoyens les uns envers les autres, et le second, emporté par une légitime indignation, a réagi énërgiquement contre cette odieuse provocation, en personnifiant dans son adversaire un système et des actes dans lesquels le gouvernemenî n'est nominalement, ni directement attaqué.

Attendu que. sous le bénéfice d'un parallèle, digne d'une Investigation juridique, l'intention DIRECTE, M~nM~aMeMeT~ DIRECTE, d'exciter à la haine ou au mépris du gouvernement, ne ressort pas, à l'encontro des prévenus, de l'article incriminé.

Par ces motifs, le tribunal, après eu avoir délibéré, relaxe.tes prévenus de toute peine, amende et dépens.. d'ides et Accidenta

Un déplorable accident a eu lieu hier sur la Seine Un hateau-omnibus, passant près d'un canot monté par huit.personnes, l'a fait chavirer par la force fies lames que soulevaient ses roues. Des secours sont arrivés immédiatement, et sept personnes ontété retirées de la Seine; mais la huitième n'a pas été sauvée, et, à l'heurenous écrivons, son cadavre n'a pas été retrouvé.

Nous trouvons dans la Chronique de la Pc~fs !e poignant récit d'un drame qui &eu, avant-hier, pour théâtre, un bal d'enfants. La. scène que raconte M. Paul Gravier se passe dans une riche maison bourgeoise Montmartre:Volière des petits masques a été ouverte, et l'escouade turbulente et mutine a fait irruption dans la salle de bal. Les violons ont donné le .signal, et voua tout ce petit monde costume, .ce kaléidoscope.des nations vu par le petit bout de la lorgnette, tournant, glissant, sautant, tourbillonnant, s'en donnant ?. cœur-joie.

Puis, entre deux danses,~ on passe des sirops slacés, des fruits couHts. Et les petits enrages d'en faire une razzia des plus amusantes. Soudain un cri étouffe se fait entendre. On voit Un petit polichinelle agiter les bras~ On éclate de rire tout autour de lui. On croît qu il fait une «farce. Seule, lamëre nes'yestpastrompee. EUe bondit, comma poussée par un ressort jusqu au .roune auceStrs duquelest le petit pohchmeile.. Slë arrive juste .au moment ou il. tombe inanimé sur le parquet. le ggg ~~g~ deviner la

Le relever, le prendre aau~ .t restés

cause du mal, courir à UH plateau c"* ),~ des verres, ouvrir la bouche de l'enfant peut verser le liquide dans le gosier, ne lui prend pas p!us de temps que vous n'en avc~ mis à le .lire. Hélas !I'enfantnepeutbo)ro'

Un médecin! un médecin crie la mère affolée, et elle essaie d'introduire ses doigts dans l'œsophagedel'en~nt.

Vains efforts! Des mouvements conVulsifs aeitent le pauvre petit. Ses yeux sontiarge ouverts et sans regard.Puis, de bleue qu'elle était,. la figure devient livide

Et .la mère se raidit avec une telle énergies qu'eUe ne perd pas connaissance. i~

L'enfant avait avalé un gros fruit connt, qui i l'avait étranglé. -Ce qui ajoutait quelque cliose de cruel à cette terrible situation, c'était le costume grotesque de l'enfanta et plus encore la façon dont il s'était grimé. Il avait collé, à l'aide de forte gomme, en gujse de moustache et de barbiche, du coton sur sa Cgure; iF s'était maquillé les joues A grand renfort .t de vermillon, il avait accentué ses sourcils. II était si d.rôte, et il s'amusait tant '1

Pauvre enfant pauvre mère surtout 1

Hier matin, vers dix heures et demie, un chevreuil qu'un restaurateur de ~a rue du FaubourgSa.int-Mart.in tenait, enferme dans une cnge, sous 1~ ports coohëre, est parvenu à s'échapper. Le restaurateur, ses garçons et tout le perspnnpl de la cuisine se sont mis à sa poursuite.

Qu~titeL d'amateurs seront j&fht&à.oettecHa~ sed'un nouveau'genre et, comme Ta'trompe est autori~ea en carna.y.aj~.pH; a. sonne les fanfares avec ;'t.ccompagtiemçn~3)9 cornets A'bM~uitts. PJ.))S de miHc'poEspnhes, suivant ainsi "!e chevreuil, ont'parcouru lo'f.tubourg Sa.!nt-Martin, ]e bpulevardMâgaHta,'Ia rue delà F!d<Ke,'Ie boutevard Saint-Denis, )e faubourg Saint-Denis. Des chiens ont uni par arrêter l'animal à )n. hauteur de la rue du C~ire. Des chasseurs trop zël~s voulaient tuer ]a pauvre.bêto et donneE~a. curée; mais deux sergents de viUe sont intervë- nus et ont empêche que la plaisanterie n'eut un dénouement sangt&nt.

Le chevreuil, harasse, couvert de sueur et do morsures, a. dtë restitue à son maître,

Un garde particulier vient d'être assassiné àHavrincourt..

Le Courrier du jP(M-de-Co[!aM a reçu les renseignements suivants sur ce crime Depuis quelque temps on entendait fréquemment tirer, dans la matinée, autour du bois. Aussi, une embuscade avait-elle été organisée par les gardes pour réprimer les délits qui se commettaient.

Samedi, un nouveau coup de feu s'étant Mt entendre, le garde Godon ûls, assermenté depuis quinze jours A peine, s'élance a. 1&'poursuite do hauteur du délit II est surlepoint de l'atteindre, lorsque celui-ci se retourne, lui lâche à trente pas un coup de fusil et prend la fuite. Godon s'affaisse en tirant, à son tour, sur le braconnier. Le garde Mer) u accourant de son'côte. se précipite sur les traces du fuyard qui, déchargeant de nouveau son fusil, ne peut l'atteindre, et se alisse dans un ravin où l'on perd ses traces. Mais le braconnier, afm do fuir plus facilement, avait déposé ses sabots sur le sol et laissé sur une crête la. baguette de son fusil..11 s'était dirigé vers le milieu du village d'Havrmcourt, ce qui semblait indiquer qu'il appartenait à cette commune. Les soupçons se pôrtorent aussitôt sur un individu que ses fâcheux antécédents et ses habitudes de braconnage signalaient comme capable d'unpareil crime.

Les investigations de la justice, prévenue aussitôt, ont réuni un faisceau d'indications qui i* semblent .confirmer.. ces présomptions et qui ont t provoqué l'afresiatiôndu.sMur X. Ilparait notamment que son fusil; fraîchement lavé, était dépourvu de la baguette et que les dimensions de ses pieds, ainsi que les dessins d'un pantalon côtelé retrouvé.chez lui s'adapteraient avec des traces qui ont étéremarquées sur !o sol. Cet événement a produit une profonde impres~ sion dans le pays, où l'om regrette vivement la.' · victime de cet odieux attentat.

PourtoutMlesno)iYeHM<iuJour:R.DELAHADELAlNEt!

Nous'venons de reGeveir la Itttro suivante ..Beaumont (Vienne), février 1869.

"!Monsieurlerëda..cteur,

o Je.viens vous afSrmer que M'Mériot, ma. belle-mëre~ était atteinte depuis plus'eurs années d'un cancer ulcéré qui avait envahi tout le sein nos médecins ordinaires avaient entièrement désespéré de la guérison et ]a déctaraient perdue, redoutant une. mort immintnte, et affreuse, ce qui nous plongeait dans un chagrin morte].

)) Je déctare aujourd'hui qu'elle est parfaitement guérie par le traitement du docteur Michel, avenue Joséphine, 65, à Paris. 0 Notre médecin est émerveille de la voir guérie sans opération, que, du reste, il nvait juaée impossible dans l'état où elle se trouvait. "Dans l'intérêt de l'humanité, je m'empresse de faire connaître ce résultat désirant qu'il soit utile aux personnes affectées de cette cruelle maladie.

Recevez, monsieur le rédacteur, etc.

M,J~MART)N,

."Notaire, à la Tricherie (Vienne).

Le Tàpioca, les, ~es et les..Far'tTtc? de 1~ MAISON GROULT J"(/7o7'SCOMCOK~ExpOSit. univ.~ 1887. C/6tM8 91.) sont l'objet de nombreusescontrefaçons. Exiger la marque de fabrique. <'

SESSION DE ~869

CORPS 1.ËGIS~TIF~ ~ac~ott <~M cemp<f-r<'MdM tK <'a?<eK<o de Mance dM~/curt6r~69

PRÉSIDENCE DE M. ALFRED LE ROUX, VICE-PRESIDEMT. La séance est ouverte a;deux heures.

m/[.E FfttStH'EMT'Â~mBm )LE M<t~x M. du Mirai a~lapamie. ` M.mt! Nt~A~ J'ai l'honneur de déposer survie bureau de la Chambre te rapport supplémentaire aunomdelacomntission chargée d'examiner le projet de loiayant pour objet l'approbation des traites passés entre le Crédit foncier et la ville de

Paris.

pMSMMM<v<Mx: La lecture! la lecture! 1 at. Mtj MMAt- Je ne demande 'pas mieux; ~e suis aux ordres de la Chambre. v<nxmtVKM«BS:Oui!oùi!IisezHisëz! ` m. tMJBHaAB., rapporteur, à la tribune ;Mesy sieurs, le rapport deposé~par.votre commission & lafin de la session dernière constatait un désaccord entre le gouvernement et neus sur le moyen Je meilleur de soumettre au centrôle du Corps Mgislatif des dépenses extraordinaires de la ville de

Paris.

L'adhésion donnée depuis par; l'administrationmunicipale'au système .propose par vos commissaires a facilite une entente qui était dans_les'vceux de tous, et que- nous sommes ~heureux de porter Autourd'hui a votre connaissance..

Le22janviërdermér,hous avons transims au conseil d'Etat une rédaction nouvelle de notre amendement, ainsi conçue 1: Art. 2. A l'avenir, le budget extraordinaire de la ville de Paris, voté d'abord par le conseil municipal, sera approuve par une loi.

.) Le règlement dennitif de ce budget sera. approuve dans larnême forme. Cette rédaction,. sauf une variante insignifiante d'expressions équivalentes, ne din'ére de 1 ancienne que par la suppression du dernier paragraphe de notre amendement primitif, dont voici le texte « 11 ne peurra être apporté au budget ordinaire de ladite ville, une fois arrête conformément aux règles actuelles, d'autre modification que le retranchement des dépenses d'un caractère non ordinaire qui y auraient ete~ irrégulièrement Mtroduites." '1 La suppression de ce paragraphe n a pas évidemment pour but de permettre les irrégularités qui! était destiné à prévenir; mais nous avons pensé qu'elle ne compromettrait eh .rien 1 efficacité de notre contrôle, et vous ratifierez certainement notre opinion sur ce point secondaire. Dahs sa séance du 35 janvier,- le conseil d btat a substitué à )a rédaction que nous: avions proposée pour l'article 2, la disposition suivantp:

'< A l'avenir,'le budget extraordinaire .de ia ville de Paris et eehtt (ïe /et MUe de '.L~/on, votés.d abord par le conseil municipal de c/MCMne<M CM; MMM, seront approuvés par une loi.. H Le règlement définitif de ces budgets sera approuvé dans la même forme." Il a, de plus, remplacé la dernière phrase du paragraphe 1" de l'article 1" qui était ainsi conçue «Le premier payement semestriel aura lieu im'tement après la promulgation de la présent? 'Clpa~~ –'d, le 31 janvier 1869~, par laformule loi, et .te se)~- "lents semestriels auront lieu ci-après « Les ua~ de chaque année. le «3l juiuetetJe 31 )ahY~L "la conséquence Cette derhiërc mod'ncaiton <r:t: nrojet de naturelle de l'ajournement qua subilp.– "réloi. Son adoption ne pouvait renconfref aucMn.. sistance,nisou)evër aucune discuss-ion. Mais il n'en était pas de même de 1 introduction. imprévue iusdile-Ià. de la viil'! de Lyon dans la disposition'spëciale à la ville de PnriE que nous avionsproposée. Messieurs les commissaires du gouvernfmem, invités a. noustaireconnaitrëles motttsqui les avaient déterminéa à cette assimilation, ont présenté en substance les considérations suivantes Aux termes de l'article M dé la )oi du 5 mai 1835, la situation municipale de Lyon est identique aceHedeParis.. 'j<; j .) Si la mesure proposée pour le contrôle du budsetextraordihaire de Paris est nécessaire ou avan- tageuse, eUe ne peutpasëtreinutiieouprejudicia-

»le pour Lyon.

Ce~ërnMre ville aaussi'un budget extraor-:dinaire relativement important et une dette qui n'est pas moindre de GO millions; les entreprises dans lesquelles elle se trouve engagée sont con-

sidérables.

~T'opînion publique, le conseil municipal. ;par l'orcano de son président et de son vice-président, réCh ment cette Msimilation. Si été était refusée, avilie de Lyon resterait désormais seule,, isolée. sod s l'empire absolu de l'article IA de loi de 1855, et elle ~viendrait ainsi une exception dans

l'exception:

~ri~ du conseil municipiddeLyon pour-