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Title : Journal des débats politiques et littéraires

Publisher : (Paris)

Publication date : 1936-03-29

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 29 mars 1936

Description : 1936/03/29 (Numéro 88).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Description : Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail

Description : Collection numérique : La Grande Collecte

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k508363b

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 04/01/2008

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SOMMAIRE

t.M~sffatres rectorat es.– Da rad!ca!tsme au &o~c/!eu!sme.

t.esd<rêg)emfntsdefarêg!ementation.–E.P. Bu Jour )e Jour–Les ma/tes. GABRIEL DE LA ROCHEFOUCAULD.

En'attendant tes propositions aXemandes.– La politique a~emancfe ef ~'Europe PIERRE BERNUS. Le ~ouuernemenf ~rt'fnnniÇHe e~ /'Op:/tMn pH~~tÇUe GÉRARD BpUTELLEAU.

a* page

t.'tnfmsEnewote demain.

La chimère en rouiotte. [7]. FRANÇOISE ViTRY.

3'Page

Csuserie medicEie. Les sou/lances de Chop;n. Nos nn!'maH.f /am~/ers. D' PAUL FAREZ.

5'page

L'6ctuaiit6 {inanciere Cre~ Lt/onnaf's. Mi'Hes d'An:n. Sarre e~Mose~e. Les recelés des c7)e/7!)'ns de fer /raf!ca!'s.

LES ~FF~T~ ELECTORALES Du radicalisme au bolchevisme Il faut bien s'occuper des élections puisqu'elles existent. Les proportions des àmélipTations qui peuvent en sortir sont limitées. L'étendue des maux qu'elles peuvent déclencher est considérable. C'est une raison pour faire eS'ort et pour travailler à tirer du régime électif ce qu'il contient de moins nuisible.

Comment, en trente années, le radicalisme a-t-il passé à la révolution ? et comment est-il devenu, en 1936, le servant du Front commun ? C'est toute l'histoire parlementaire des débuts du vingtième siècle. Dans sa période légendaire, vers 1885, et dans les années qui ont suivi, le radicalisme était une protestation contre l'opportunisme. II prétendait être patriote et moral. Il cherchait sa voie. Il faillit même être boulangiste. Devenu plus fort au Parlement et maître du pouvoir, le radicalisme, dès 1902, n'a songé qu'à se maintenir. Il a trouvé le moyen d'assurer sa domination en s'alliant aux socialistes révoiutionnaire.s. H Fa fait sans scru- j pule. Il se croyait d'ailleurs de bonne foi un parti de gouvernement. II traitait la révolution de roman à l'usage des professeurs de philosophie ou des orateurs de réunions publiques. Il était heureux.

Mais, en douze ans, il était contaminé par les doctrines de la révolution. Parti de la conservation-sociale, qui répondait au vœu de sa clientèle de petits bourgeois et de petits fonctionnaires, il marchait inconsciemment vers le collectivisme. A mesure que le temps passait, le radicalisme national des Goblet, des Delcassé et des Clemenceau n'était plus que le privilège des personnalités fortes. Le reste des radicaux tombait en servitude. L'esclavage a été complet le jour où les francs-maçons ont déserté le vieux radicalisme et adopté l'essentiel du socialisme.

Les méfaits des radicaux nouveau style ont été nombreux et frappants. Il suffit de rappeler les plus graves 1° Ignorance complète de la politique étrangère et incurie en ce qui concerne la défense nationale à la fin de juin 1914, quatre semaines avant la guerre, les radicaux, unis aux socialistes, renversaient le ministère Ribot-Bourgeois-Delcassé, sous prétexte qu'il exagérait le péril extérieur 2° Incompréhension totale de la nécessité d'être une puissance militaire antipatriotisme de l'école, hostilité à toutes les lois de recrutement, élections de mai 1914 faites contre la loi de trois ans 3° Dissolution de l'Etat remplacé à la fois par le Parlement devenu omnipotent et par les syndicats légaux et illégaux en lutte contre le Parlement lui-même au besoin 4° Ruine des finances publiques le contribuable considéré comme destiné à être spolié, le budget considéré comme une occasion de faire des largesses électorales la nation divisée en deux parties très inégales les citoyens qui paient, et les citoyens qui touchent. 1

Les résultats de ce régime ont été tout de suite faciles à prévoir. On aurait pu croire que les épreuves de 1914, demandant des efforts héroïques et obligeant à Constater les erreurs du passé, arrêteraient la décadence des mœurs politiques. Dès 1924, selon le vœu d'un radical, les choses ont repris <: comme avant 1914 Elles se sont même précipitées. Les Soviets ont surgi. Les radicaux, sans direction, étaient tellement affaiblis et tellement habitués aux capitulations qu'ils n'ont pas réagi. Ils n'ont pas eu le sursaut qui

aurait été naturel à un parti de gouvernement. II accepta le maître de Moscou. Le Front populaire était destiné à assurer le triomphe du bolchévisme, c'est-à-dire le malheur des Français.

Mais Moscou et Berlin se sont chargés de nous avertir que cette politique menait à la guerre. Le rappel à la réalité a été rude. II a troublé dans les arrondissements les vieux habitués des loges et des scrutins. Mais il a réveillé les négligents qui dormaient d'un sommeil mortel. La situation extérieure a dominé, avec le problème financier, toute notre politique.

-c9a-e–

Les dérèglements de !a reg!ementation La réglementation outrancière a ses maniaques qui ne connaissent aucun obstacle. Quand ceux-ci ont jeté leur dévolu sur une industrie, car_ils ont des industries favorites, ils méprisent, pour atteindre leur objectif,'toutes les réalités et'tout'bon sens. La boulangerie est une de ces industries favorites auxquelles nous venons refaire allusion. Après une longue agitation, une loi du 28 mars 1919 a interdit d'employer des OMvriers à la fabrication du pain et de 1~ pâtisserie entre 10 heures du soir et 4 heures du matin. Des dérogations à cette interdiction peuvent être accordées à la demande des patrons ou des ouvriers, à l'occasion des foires ou des fêtes ou si des raisons d'utilité publique l'exigent.

La loi de 1919, loi d'exception, a trouvé dans son application beaucoup d'obstacles. Ceux qui avaient obtenu son vote n'ont pas voulu rester sur cet échec; leur imagination s'est mise en action. En février 1921, une proposition de loi demande l'interdiction du travail de nuit dans la boulangerie aussi bien pour les patrons que pour les ouvriers. En 1924, en 1925, l'idée fut reprise, mais sans succès. La Chambre des députés se refusa à stipuler l'interdiction générale du travail de nuit dans les boulangeries.

Il y eut un certain arrêt dans l'activité .des interventionnistes, mais ils n'avaient pas désarmé. En mars 1932, Justin Godàrt imagina que la loi de 1919 ne serait pas applicable aux usines à pain pour lesquelles le travail'de nuit serait libre, tandis que les boulangeries ordinaires continueraient à être soumises à l'interdiction. Pour atténuer l'inégalité du régime, on nxait une heure avant laqueUe serait interdite la distribution du pain.

Le Parlement n'a pas suivi le sénateur du Rhône. Mais, en juillet tpj~ la Chambre des~ députés a adopté un pro]et de loi qtiï prévoit la suppression de l'article 20 du livre II du Code du travail et son remplacement par les dispositions-suivantes « Interdiction à tout chef d'établissement, directeur ou gérant, d'occuper des travailleurs à là fabrication du pain et de la pâtisserie ou de s'y livrer luimême pendant la période de nuit dénnie pat arrêté préfectoral pour chaque commune ou groupe de communes, et après consultation des organisations intéressées. Le Sénat n'a pas encore statué sur ce texte.

Pour éclairer la Haute Assemblée, une enquête est menée par les soins du Conseil supérieur du travail.

Les questions posées par les enquêteurs donnent une idée de l'oeuvre saugrenue envisagée. On en jugera par la reproduction de quelques-unes d'entre elles <: L'interdiction devrait-elle porter a) sur 7 heures consécutives 6) dans ces 7 heures, devrait-on comprendre la période de 22 heures à 4 heures ou de 23 heures à 5 heures? –Dans la

limite à prévoir par la loi elle-même, les heures d'interdiction devraient-elles être fixées par le préfet pour chaque commune ou groupes de ''ommunes? après consultation des organisations patronales, ouvrières ou coopératives? après consultation des conseils municipaux intéressés? Estimez-vous que l'interdiction ci-dessus doit être appliquée aux ouvriers? aux patrons travaillant euxmêmes? Le préfet devrait-il pouvoir interdire la verne et le portage du pain avant une heure déterminée? Estimez-vous que l'interdiction ne devrait pas s'appliquer pour la fabrication du pain par les membres du ménage et pour ses besoins exclusifs? (Ce n'est pas un point d'interrogation, mais un point d'exclamation qu'il conviendrait de mettre ici. Il est difficile d'aller plus loin dans la naïveté et dans !a méconnaissance d? ce qui est possible.) Etes-vous d'avis que cette interdiction ne concerne pas les usines de panification? Dans l'afnrmative, quelle déSnition proposeriez-vous pour lesdites usines ? L'exemption dont il s'agit ne devraitelle pas être, subordonnée à un travail continu de jour et de nuit?; 2° à une diminution de la durée du travail? à l'emploi de plus de trois équipes?: 3° à d'autres conditions ? Lesquelles? »

Le questionnaire s'attarde aux dérogations permanentes ou temporaires nous passons sur cette partie pour nous arrêter à la dernière disposition de ce document. Elle demande si, comme le prévoit le projet adopté par la Chambre, il convient d'instituer des délégués mandatés par les organisations ouvrières pour assister à la constatation des contraventions. La Chambre de commerce de Paris a jugé :ette disposition inadmissible on ne conçoit pas que les salariés soient transformés en agents de l'inspection du travail.

Pourquoi aligner tant de niaiseries et prévoir pour l'administration préfectorale des besognes paperassières nouvelles; elle en a déjà de trop nombreuses qui l'eloignent de 1~ bonne administration. La vérité est que le travail de nuit doit demeurer libre dans les boulangeries. L'exception faite pour cette industrie se comprenait difficilement, car il y a d'autres travaux de nuit tout aussi pénibles. Et si, depuis 1910, les interventtonnistcs n'ont pas abandonné leur cheval de bataille. le cheval a pourtant changé profondément. L'électricité et' le moteur se sont substitués au bras humain, le travail est moins péniale, les locaux mieux aérés. L'attitude libérale est de plus en plus justifiée. S'il était interdit aux ouvriers boulangers de travailler jusqu'à 4 heures ou g 'Meures du matin, cette mesure empêcherait le livrer du pain frais dans la matinée, réduirait la consommation du pain et, par conséquent, celle du Me, en même temps qu'elle serait préjudiciable au tourisme.E.P.

yC~ LE /0~

Les m&mes

D_es nhages à l'horizon, un vent qui souffle sur l'Europe. Est-ce le prodrome d'un vaste tremblement de .terre? La .nation est inquiète. Elle cherche de tout.côte des solutions, des espoirs. Elle désire un équilibre, une foi. Sur quelle idée pourrat-elle appuyer son frémissement ? Pendant toute une partie de sa vie, ce fut le souci de Barres d'alimenter l'âme de la France. Il avait compris que l'unité d'une grande nation demande une mystique, et qu'elle ne se nourrit ni d~observations scientifiques ou littéraires, ni même de raison. Que devient, en effet, la logique aux époques de trouble? Pauvre logique. bafouée, trahie, presque ridicule dans ses affirmations, dans ses rodomontades, dans ses poses de batteuse d'estrade que le public contemple avec une ironie gouailleuse Eh quoi/c'est cela, c'est ce chaos que vous avez prévu,-organisé, c'est cette série de contradictions, d'ordres et de contre-ordres qui représente le résultat de vos efforts? Que vaut-il pour la masse, !e j'aisonnement froid, objectif, calme, dans 'cette Tnëlée hystérique qui se rapproche du cabanon, où chaque geste est un coup d'épée dans l'eau, chaque discours une sonore discussion ? Oui, à ces moments, à quoi se raccrocher, sur quoi bâtir? A qui, à quoi s'adresser ?

Les anciens s'adressaient, en ces heures difficiles, aux mânes de ceux de leur race qui les avaient précédés dans la tombe. Depuis, les poètes avaient repris cette idée, ils l'avaient embellie, enveloppée des fleurs de leur imagination. Emerveillés par l'idée d'une suite ininterrompue de volontés passées, présentes et futures auxquelles on donnait le nom de patrie, ils avaient contribué à spiritualiser ainsi la terre sur laquelle ils étaient nés et où avaient été ensevelis leurs ancêtres. Les raisonneurs, les esprits forts, persuades, au nom d'une certaine philosophie, que de telles idées ne devaient la vie qu'au cerveau des poètes, ont cherché à affaiblir ces croyances. Les mânes leur apparaissaient comme un joli souvenir, comme une réminiscence historique, à laquelle on devait plus d'estime que de crédulité.

6n-'Usant le nvre -2n~E~St)!fnp, cet //?con/ZM, certains passages nous sont apparus comme susceptibles, sinon d'appuyer l'idée des mânes, du moins de donner une base physiologique à l'idée de patrie. Partant du principe que nos cellules ont une vie propre, et que nous for'mons nous-même un monde dont nou~ ignorons les lois, pour ne pas dire les mœurs ou les habitudes, il semble que nous portons en nous des cellules qui ont appartenu à nos ancêtres. Cela suffirait à expliquer comment, aux heures difficiles. une sorte de sursaut instinctif secoue collectivement les habitants d'un même pays sursaut auquel n'échappent pas ceux qui. quelques jours auparavant, plaisantaient les~<: cocardiers ». En quelques heures, les opinions opposées s'effacent, et le pays est animé d'une mystique qui semble avoir poussé en une nuit, presque spontanément et cela malgré les contradictions verbales. les discussions oratoires, cette vie de po!ittque intérieure qui passionne certains au point de les griser.

Que ces observations ne découragent pas les poètes, qu'elles n'amoindrissent pas leur enthousiasme, si 'elle modère un peu leur orgueil. Que l'idée ait comme source un phénomène biologique, n'est-ce pas, au contraire, une garantie susceptible d'accroHre leur foi ? Les races fortes doivent savoir canaliser leurs exaltations. Les pfus beaux monuments tirent leuf gloire de la science des architectes, de l'art des ciseleurs, des peintres et des sculpteurs, mais ils doivent leur équilibre aux calculs des géomètres.

GABRIEL DE LA ROCHEFOUCAULD.

LA GUERRE D'ÉTHIOPIE

L'Italie et !es sanctions '1

A Rome, on a fait, hier soir, de source officielle, les déclarations suivantes

Il est absolument faux que M. Mussolini. ainsi.que le bruit en a couru à l'étranger, ait fait appel à l'ambassadeur de France à R orne pourvue le gouvernement français usât de son influence afin de faire abolir les sanelions..

Nous estitmons bien que les sanctions devront être aboHes. Mais la révocation des sanctions ne. serait qu'un premier pas vers le rétablissement d'un état de' choses normal. En~ réalité. l'abolition des sanctions n'a trait qu'à un seul aspect de la question italo- éthiopienne.

On pourrait croire, en effet, au cas elles seraient levées, que les mesures prises contre l'Italie ont donné les résultats escomptés.

L'Italie s'attend à ce que la situation actuelle donne lieu à une revision totale du prdc_es de Genève, qui tienne compte des questions d'ordre juridique, moral et matériel. Quant aux bruits selon lesquels M. Grandi. ambassadeur d'Italie à Londres, aurait engagé a'vee M. de Madariasa. président du Comité des Treize, des négociations quelconques, il est bon de noter qu'avant que des négociations puissent être envisagées, il faut régler la question de la procédure et éventeHerMnt choisir le li.eu de ces négociations et nommer d'es négociateurs, ce qui demande évidemment du temps.

Bombardements

Les avions italiens ont 'bombardé Gobba. au nord de Magallo, dans la province de Bali. Il y aurait de nombreuses victimes parmi la ) 1 population indigène.

En attendant les propositions aHemandés

La parque aMemande et t'Europe M. de Ribbentrop a quitté hier Londres pour l'Allemagne. Auparavant, il avait eu avec M. Edën une conversation, au cours de laquelle il a exposé un point de vue bien caractéristique de la façon, qu'ont les Allemands de raisonner. Il s'est inquiété des conversations qui doivent s'engager prochainement entre les états-majors anglais, français et belge, comme si, après avoir déchiré un pacte librement signé par efle et avoir détruit une précieuse garantie de'sécurité, l'Allemagne avait le droit de se mêler des décisions qui peuvent être prises par des pays qui n'ont pas encore perdu leur indépendance au sujet de tardives mesures de précaution.

Ce n'est pas tout. L'ambassadeur spécial du Fûhrer a eu l'incrovable audace d'alléguer que, si la Grande-Bretagne se considère comme toujours liée par le traité de Loçamo à l'égard de la France et de la Belgique, elle devait l'être également ;enver.s l'Allemagne, qui avait le droit de 'reetamer la même assistance mutuelle que ces deux pays. M. Eden lui a naturellement répondu que, puisque l'Allemagne a déchiré le pacte de Locarno, elle n'a plus droit à aucun des avantages qui pouvaient en résulter. La prétention du Reich permet de se faire une idée des conceptions allemandes. Répudiant ses engagements, l'Allemagne affirme que ceux des autres signataire. subsistent envers elle. Le fondement de sa théorie du droit est que tout lui est permis. Les hommes du troisième Reich n'ont fait d'ailleurs que pousser à l'extrême les raisonnements et les prati- ques de leurs prédécesseurs, qui, au cours de la guerre, usant, contrairement à leurs promisses, des gaz asphyxiants ou bom- bardant des villes ouvertes, s'étonnaient qu'on eût l'audace de procéder à des représailles. De même, le prétexte invoqué pour déchirer le pacte de Locarno rappelle celui ~auquel le gouvernement du Reich eut recours en 1014 pour justifier la violation de. la neutralité belge, garantie aussi par un traité dûment signé par la Prusse (C'était la Belgique qui avait violé sa pro-

'-pLw-tteutr&Ht~!)" '1

Pcu à peu, à force d'expériences, tous les pays nnirenf par comprendre ce qu'est la politique allemande et par se convaincre que ce n'est pas en signant de nouveaux papiers avec le Reich, mais en s'armant et en s'alliant, qu'on l'empêchera de mettre une fois encore le feu au monde. Nous avons noté hier un certain progrès qui paraissait s'être produit à cet égard, en Angleterre, mais ce progrès est encore très insuffisant. En effet, les Anglais semblent toujours fonder de grands espoirs sur la vaste négociation dont l'idée appartient au chancelier Hitler, et qui, dans sa pensée, a pour seul objet la destruction un peu plus complète des résultats de la guerre. Leurs illusions sont extraordinaires et très dangereuses. De même, ils considéreraient, dit-on, que le Fûhrer ferait un geste de bonne volonté remarquable s'il promettait de ne pas élever de fortifications pendant la durée des pourparlers. Ce serait là, même s'il était tenu, un engagement sans valeur par le fait de sa courte durée. On peut d'ailleurs être sûr que les Allemands ne ~'exécuteraient pas avec droiture; ils sont déjà en train de construire de multiples ouvrages.

II n'y aura de réelle assurance de paix et de salut pour l'Europe que quand tout le monde consentira à voir enfin les choses telles qu'elles sont l'Allemagne a un programme qui ne peut être réalisé que par la guerre; elle cherche à obtenir les meilleures conditions pour faire c~IIe-ci et tout son efiort diplomatique tend uniquement à y parvenir en recourant tour à tour à des coups de force et à la manœuvre. Toutes les hésitations de la part des autres pays et toutes les divisions parmi eux ont pour effet d'aggraver le danger. Cela doit être dit non seulement pour les Anglais et pour nous, mais aussi pour les petits peuples qui se figurent pouvoir se tenir, le cas échéant, à l'écai~t de la bagarre en ménageant l'Allemagne. Celle-ci, elle, ne ménagera personne; elle s'attaquera même tout d'abord à ceux qui se seront montrés les plus pusillanimes et chez lesquels le passage lui semblera donc le plus facile. Dans tous les cas, qu'on cesse, une fois pour. toutes, de parler d'un conflit franco-allemand. Il n'y a pas de conflit franco-allemand, mais une menace allemande dirigée contre tous les voisins du Rekh. L'Europe ne sera sauvée que quand elle ~s'en rendra compte et agira en conséquence.

PIERRE BERNUS.

Réunion prochaine

des «LocarniensM »

~Aura-t-eUe Heu à Bruxelles ? Le 3l mars, seront remises à Londres, soit par M. de Ribbentrop, soit par M. de Hœsch. les contre-propositions allemandes. Le Foreig'.i OSice €n fera part aussitôt à la France, à la Belgique et à l'Italie. Le gouvernement françai'; et le, gouvernement belge semblent estimer, à ce propos, qu'il serait expédient que les quatre signataires des propositions du 19 mars pussent, aussitôt que possible, concerter une ligne de

conduite commune. M. Flandin suggère, en conséquence, que, dans la. première semaine d'avril, une réunion ait lieu à Bruxelles, qui lui paraît être l'endroit le plus commode où les délégués se pussent rencontrer.

En attendant, l'activité diplomatique se pour'suit, tant à Paris qu'à Londres. A Paris, ministre des affaires étrangères a reçu M. LItvinov, commissaire du peuple aux affaires étran. gères de l'U. R. S. S. accompagné de l'ambassadeur russe, M. Potemkine; puis M: Straus, ambassadeur des Etats-Unis ensuite, M. Rustu Aras, ministre des affaires étrangères de Turquie enfin, M. Osusky, ministre de Tchécoslovaquie, suivi de M. Pouritch; ministre de Yougoslavie à Paris. Dans la soirée, de six à sept heures, une conférence a eu lieu, à la présidence du Conseil, entre MM. Sarraut, 'Flandin et Paul-Boncour. Cet entretien a porté sur la situation extérieure telle qu'elle ressort des derniers renseignements parvenus de Londres.

L'Italie et !es propositions

locarniennes

On ne prévoit pas ici que la réponse italienne aux propositions des signataires de Locarno doive êtM remise dans un avenir prochain. On précise d'ailleurs, dans les cerdës italiens de Londres, que, en. ce qui concerne ces négociations, comme lors de la confér'enee navale, le gouvernement Italien n'est pas en mesure de s'associer activement à aucune forme de négociations tant qu.e des rapports normaux n'auront pas été rétablis entre !a. péninsule et tes autres nations européennes.

On croit d'ailleurs savoir que les gouvernements de Londres .et de Paris ont été informés de cette attitude et des raisons pour lesquelles, de ce fait, le gouvernement romain ne pouvait otnelellement répondre au plan des signataires de Locarno.

Le gouvernement britannique et l'opinion publique

Notre correspondant de Londres nous mande: La crise que nous venons de traverser a été caractérisée, en Angleterre, par la divergence très nette qui' sépara'le Cabinet britannique et quelques milieux informés de ta masse même du peuple. A la veille du 7 mars, la position des ministres anglais à l'égard de l'Allemagne était assez imprécise, et lorsque M. FIandin remit à Genève à M. Eden un questionnaire demandant à l'Angleterre quelle serait son attitude, dans le cas d'invasion de la zone démilitarisée, le Foreign Office fut surpris et embarrassé; il ne pensait pas qu'une telle action pût survenir immédiatement. Les ministres anglais ne savaient pas ce qu'ils devraient faire en pareil cas, mais .ti.s.avStient cependant idée de ce qu'ils ne feraient pas exercer contre l'Allemagne une forte pression économique qui aurait pu déclencher une guerre pour laquelle les états-majors n'étaient pas prêts. Le discours du chancelier Hitler fut prononcé un samedi, jour où la presse du dimanche est laissée sans instructions. Pendant deux jours le gouvernement britannique fit la sourde oreille. M. Baldwin. attendait l'action de la France, de qui tout dépendait. Cet écart dp deux jours éveilla l'opinion, qui, ne voyant pa'! un état d'alarme, se jeta sur les propositions de Hitler comme sur du bon pain. Peu après, la réaction de l'opinion s'accentua dans ce sen:, d'autant plus violemment que M. Eden revena~ de Pans dans un tout. autre état d'espri qu'avant son départ et que peu après le Cabinet, pendant les conversations de Londres, adoptait partiellement la thèse française. Une autre difficulté s'éleva bientôt au sujet de la garantie offerte à la France, garantie qui passa aux yeux de beaucoup d'Anglais comme un engagement nouveau, alors qu'elle n'était que l'application des dispositions de Locarno. M. Hitler avait connaissance de tous ces mouvements de l'opinion britannique lorsqu'il fit parvenir l'autre jour son refus, mais il lui importait, avant de donner un avis définitif, de peser très exacte*ment à l'égard de l'opinion la position du gouvernement britannique devant les propositions qu'il venaient de refuser. Quel allait être le to:: du débat parlementaire que M. Baldwin avait retardé le plus possible ? La majorité des voix s'éieverait-elle en faveur de l'Allemagne et con tre les garanties pour la France, en un mot, 'e gouvernement avait-il, oui ou non, la confiant de son opinion, confiance indispensable pendant une crise de cet ordre. On avait à l'esprit le débat du 10 décembre, et .le' désastreux résul- tat qu'il entraîna.

M. de Ribbentrop a dû se rendre compte qu- malgré tous les indices précédents qui laissaient It croire que l'Angleterre était prête à se détourner du projet qu'elle venait d'accepter, la conscience du danger allemand se manifesta pleinement a la Chambre des Communes et la thèse française y fut mieux comprise qu'on ne le pensai. Les Anglais sont impatients de négocier. S'il;: font preuve de cette bonne volonté dangereuse, ils n'entendent pas être longtemps la victime du chantage hitlérien. Le discours de M. Eden fut, du point de vue anglais, une véritable leçon pour ceux qui ne savent pas exactement la portée exacte et juridique des engagements pris par l'Angleterre en 1925. Les Anglais sont garants et non pas médiateurs dans le traité de Locarno. Cette affirmation de M. Eden est moim précieuse cependant que de la façon dont e!l; a été acceuillie. M. de Ribbentrop a donc pu se rendre compte que, surtout depuis le refus de l'Allemagne, l'opi nion parlementaire et le public anglais; qui deux jours après la dénonciation du Reich se montraient si désireux d'accueillir les offres du chancelier, avaient évolué assez sensiblemer*. pour soutenir et approuver publiquement ce qm' fit le gouvernement britannique au sujet de< garanties militaires offertes à la France. Les obligations de l'Angleterre à notre égard sont, comme l'a dit hier M. Eden, strictes et limitée:. mais elles sont en voie de devenir populaire" et ceux qui connaissent bien l'Angleterre savent que dans ce pays la popularité d'un traité, d'un accord, en font sa valeur. Certes M. Eden divise les propositions de Londres en deux pa'ties, dont la première, les conditions posées à l'Allemagne sont modifiables, ce qui semble vouloir dire que le moindre geste de Hitler sera pris comme un gage de bonne foi et suppléera aux conditions posées à la conférence de Londres. Mais si Hitler se montre aussi catégorique que M. de Ribbentrop le laissait entendre à M. Eden, il n'est guère douteux que l'opinion britannique ne marque une désapprobation très nett.: qui l'amènera fatalement à laisser toute liberté au Cabinet pour mettre en pratique immédiatement les garanties militaires promises dans k Livre Blanc.

GÉRARD BoUTELLEAU.

M. de Ribbentrop demande des explications à M. Eden Comme nous l'avons annoncé hier, en Dernière Heure, M. de Ribbentrop, arrtvé à midi au Foreign Office, fut aussitôt reçu par M. Eden. On déclarait, dans la soirée, que cette visite avait été de pure courtoisie, M. de RIbbentrap tentant à prendre congé du secrétaire d'Etat britannique. On ajoute à présent que l'envoyé de M. Hitler en a profité pour demander au chef du Foreign Office certaines explications sur le Livre Kanc en général et, en particulier, sur la .période intermédiaire prévue dans ce document comme devant s'écouter jusqu'à l'ouverture des négociations générales.

L'entretien, précise-t-on, a porté essentielle" ment sur les ententes entre états-majors qui, aux termes des documents ofnciels et des déclarations gouvernementales d'hier, doivent s'ouvrir immédiatement .entre les puissances restées fidèles à Locarno.

Par ailleurs, on indique dans l'entourage de la délégation allemande que l'opinion du Reich éprouverait les plus grandes difficultés à admettre que la date de l'ouverture des négociations générales ne fut pas fixée. Elle s'opposerait également, suivant les mêmes cercles, à ce que, pendant la période intermédiaire ~précédant ce9 poui'partërs, l'entente 'ni'Htaire anglo-franeo~ belge assutnat un caractère politique antialle-

mand.

On estime, par contre, qu'un nouvel obstacle vient de surgir sur la voi'e de l'entente entre l'Angleterre et l'Allemagne, du fait de l'insistance avec laquelle M. Eden a affirmé, hier, aux Communes, la nécessité de voir le Reich faire un .geste d'apaisement pendant la période intermédiaire. L'impression qui prévaut, au sein de la délégation allemande, est qu'il est très improhabk que le chancelier cède une fraction, si minime soit-elle, de ]a souveraineté reconquise dans la zone rhénane.

Dans l'après-midi, M. Eden a reçu ramtbassadeur de France qu'il a mis au courant des dernières conversations qu'il avait eues avec M. de Ribbentrop, avant le départ de ce dernier. Oh croit que le secrétaire d'Etat a fait part à M. Corbin des objections- élevées par l'envoyé du chancelier Hitler contre les ententes entre états-majors, prévues par l'accord du 19 miars, qui vont entrer prochainement en application. Les objections allemandes n'ont pas été retenues par Je gouvernement de Londres.. Les conversations d'états-majors Suivant le rédacteur diplomatique de l'agence Reuter, M. Eden aurait déclaré à M. de Ri'bbentrop, au cours de l'entretien d'hier, que ce serait dans une dizaine de jours que commenceraient les conversations entre états-majors de B&t.gi'qué.'de France et d'Angleterre. On croit savoir également que l'ambassadeur extraordinaire du Reich aurait déclaré que si l'Angleterre se considère comme toujours liée par le traité de Locarno, il lui incomberait de défendre la frontière allemande au même titre que celles de la France et de la Belgique. On a de sérieuses raisons de penser que M. Eden répondit à cette demande que du fait de la dénonciation allemande du traité de Locarno, les obligations de l'Angleterre comme puissance garante, ne concernaient plus que la France et la Belgique.

M. Beck reçoit tout apaisement M. Eden a reçu, hier aussi, M. Beck qui désirait obtenir certains éclaircissements sur quelques points du discours que le secrétaire d'Etat anglais avait prononcé la veille, aux Communes.

M. Eden lui a déclaré que, malgré ses intérêts primordiaux en Europe occidentale, la Grande-Bretagne n'en était pas moins prête à faire honneur à ses obligations en Europe orientale. Départ de M. de Ribbentrop

M. de Ribbentrop a quitté Londres hier aprèsmidi, vers 3 heures, par avion. II était accompagné de plusieurs membres de la délégation. Au moment de partir, il a fait une déclaration forf commentée, suivant laquelle rien ne serait régie et que ce serait au cours des derniers jours de la semaine que les résolutions décisives seraient prises à Berlin.

II est arrivé a Cologne dans la soirée. Commentaires britanniques

Apres le départ de M. de Ribbentrop, la presse anglaise fait le point

Il apparaît, écrit le rédacteur diplomatique du 7"MMM, qu'on doit continuer de tenir l'attitude des délégués allemands pour « non constructive et pourtant on peut considérer que l'idée d'envoyer des forces internationales en territoire allemande a été écartée, du conseni'ement général. M. de Ribbentrop a indiqué qu'aucune concession n'était probable de la part du Reich pas plus touchant la soumission du différend de Locarno à la Cour de La Haye que touchant l'abstention de construire des fortifications dans la zone rhénane en attendant la conclusion d'un nouveau règlement ouesteuropéen.

La concession en ce qui concerne les fortifications pourrait, estime-t-on à Londres, être d'un grand secours. C'est une de celles auxquelles le gouvernement allemand pourrait consentir avec le moins de difficultés, car, en acceptant un court délai pendant lequel l'Allemagne n'aurait pu en tout cas qu'ébaufcher à peine ses fortifications, elle ne sacrifierait aucun intérêt vital.

M. de Ribbentrop ne'laisse entrevoir aucun espoir dérangement sur aucune des cropositions du Livre blanc ni, en vérité, sur d'autres suggestions. On lui a de nouvexu expliqué, comme le fit d'ejà M. Eden à .plusieurs reprises et comme le fit M. Batdwin jeudi matin, qu'une contribution positive de t'Allemagne en vue de dissiper les inquiétudes serait le prélude indispensable à de nouveaux progrès.

Le rédacteur diplomatique du Dat/y T~/c<a~/t note également que M. Eden a exprima à M. de Ribbentrop le désir du gouvernement 'britannique de voir !.es négociations s'ouvrir le plus tôt possible, mais qu'elles devaient nécessairement être précédées d'un geste allemand en vue de rétablir une atmosphère de confiance. A gauche, le Dot/y 7y~(U~ note sans commentaires la position du gouvernement et les faibles chances que l'Allemagne fasse de-; concessions.

Le A~:M CA~ontf~ déclare

M'anifestemen't une promesse de/ne pas fortiner la Rhénanie devient de moins en moins probable à chaque fois qu'on parle de nouveau! de pourparlers en'tre les autres puissances Iooarmennes..


NouveÏïes de FËtranger

EMPIRE BRITANNIQUE

On mande de Londres

Sir Samuel Hoare, prononçant hier soir un discours devant ses électeurs de Chelsea, s'est déclaré heureux des événements qui ont mené à sa démission du poste de ministre des affaires étrangères, événements qui lui ont montré ses vrais amis et qui ont, d'autre part, attiré l'attention du public sur certains aspects de la situation internationale, en particulier sur le réarmement de l'Allemagne. Je ne crois pas, a-t-il déclaré, que notre nation ait attaché sa pleine importance à un événement aussi significatif que ce réarme-

p'.ec*

L'ancien ministre a ajouté que sa démission a attiré l'attention sur la position de la S. D. N.

Voici, selon moi, le problème central de la S. D. N. Va-t-elle ctre quelque chose de plus qu'une institution destinée à conserver )c < statu quo ou va-t-elle devenir une institution non seulement déterminée & mettre ifin aux guerres lorsque celles-ci commencent, mais aussi à éliminer les causes de guerre et à empêcher les guerres de commencer? le saisis cette occasion de dire que ma conception de la S. D. N. est la seconde, et '.ae si ~a S.D.N. n'est pas davantage qu'une SainteAlliance composée uniquement d'un certain nombre de pays déterminer à maintenir les choses à jamais dans leur état actuel, je sun tertain qu'elle ne parviendra pas à atteindre son objectif à l'avenir.

Passant à la sécurité collective, Sir Samuel !Hoare a ajouté

Je suis convaincu que si la guerre doit être abolie à l'avenir. le développement de l'action collective sera d'une valeur inestimable, donc dans la mesure où j'ai la moindre influence politique, cette influence sera toujours dans la balance du côté qui voudra rendre l'action collective aussi universelle et aussi efficace que possible.

Sir Samuel a rappelé ensuite que les~évéhements des six derniers mois prouvèren: que cette sécurité collective n'est ni aussi universelle ni aussi efficace qu':I est s~uhai~I.le.

ChMue membre de la S. D. N. doit pour tela être à même de remplir ses obligations, et la Grande-Bretagne en particulier, dont le'i obligations sont rnoudi&tm. floit s'armer a cet effet. Notre responsabilité est si lourde que nous ne pouvons espérer la remplir à moins <)ue nos défenses nationales ne soient assez fortes et assez efficaces et modernes p'3U'- r tious permettre de faire notre devoir envers tes citoyens de ce pays-ci, nos concitoyens de l'Empire et tous les autres membres de la S. D. N.

Election partielle

Une élection partielle a eu lieu hier dans ta circonscription de Llanelly (comté de Carpia.<hcn).

M. James Griffiths, travailliste, a été du 'par 32.188 voix contre f5.7 M. JcnMns, tMtiona!.

II n'y a pas de changement.

ITALIE

Déclaration du sous-secfétaire d'Etat aux Corporations

Avant de prendre ses vacances de Pâques, 9a Chambre a approuvé le budget des Corporations. M. Lantini, sous-secrétaire d'Etat, a relevé qu'après quatre mois de sanctions ~'économie italienne ne présente au<:un phénomène sensible de déséquilibre. D'autre part, J'aetion du parti et des ministères a contenu 'dans de justes limites la variation des prix ides marchandises les plus courantes, évitant ainsi toute spéculation.

L'effet le plus important de cette action. a-t-il dit. est que le pouvoir d'&chat de ta. tire pst demeurée à peu près invariable en Italie, M. L,aatini a ajouté

Dans ce moment, de singulières oscillations <des plus importantes devises des principaux pays. de restrictions au commerce internatio- nal. de sièges êcononuques. un tel résultat doit être particulièrement souligné, car c'est un des plus grands succès de la résistance' aux sanctions et de la ferme confiance éconoimique de la masse.

La politique navale italienne

< Nous sommes en mesure de donner du fil à retordre à n'importe qui 3', a dit au Sénat !l'am!ral Cavagnari, sous-secrétaire à la marine, & l'occasion de la discussion du budget de la marine.

Le secrétaire a déclaré notamment que l'annonce d'un programme naval précis a longue haleine ne serait pas aujourd'hui opportune. Cela pourra se faire, a-t-il dit, dès oue l'horizon, sur lequel un brouillard septentrional nous oblige à naviguer avec beaucoup de 'circonspection, se sera éclairci.

A propos du refus opposé par l'Italie à la signature de l'accord naval de Londres, l'amiral Cavanari a déclaré

Nous croyons à la véritable et infaillible justice du temps et à la récipiscence fatale des peuples les plus obstinés. Nous ne déses.pérons donc pas de pouvoir de nouveau un jour valoriser par notre signature un traité

modérateur des armements navals.

ESPAGNE

Béa Kun est-il en Catalogue ?

On mande de Barcelone

Depuis plusieurs jours, le bruit court à Barcelone que l'agitateur communiste hongrois Bela Kun serait arrivé dans la ville, chargé d'une mission spéciale par la Troisième Internationale de Moscou. Toutefois, on n'a pu obtenir au-

FEUtLLETON DU JOURNAL DES DEBATS du 29 mars 1936 (7)

La chimère en routotte PAR

FRANÇOISE VITRY

Ça, par exemple, c'est prodigieux! Et Huguette ne peut s'empêcher d'éclater de rire. Non seulement un don particulier vous permet de deviner les pensées du voisin à l'état embryonnaire, mais encore, avec une amabilité chevaleresque, un peu tyrannique, vous achetez les vêtements dont il pourra avoir besoin! Savez-vous que je commence & avoir peur? Je me demande si vous n'êtes pas quelque génie ressuscité pour venir distraire une jeune fille du vingtième siècle et persuader sa science positive de la vérité des belles légendes d'autrefois?

C'est au tour de Nunka de sourire.

Oh! dit-il, vous me prêtez une puissance que je suis bien loin d'avoir; je ne suis qu'un vieux psychologue, et j'ai payé assez cher le droit de savoir lire dans l'âme humaine.

Ah! mais non, je vous arrête, vous ne pouviez pas lire dans la mienne, hier, ce qui n'y est que d'aujourd'hui.

Croyez-vous? Etes-vous bien sûre que cette idée d'aujourd'hui n'était pas là déjà hier, mais si bien cachée, si bien camounée que vous vous y êtes trompée !Rc~o<ft«'<<oM :H~cH<e.

cune confirmation de ce bruit et dans !es milieux communistes de Barcelone on déclare tout ignorer de cette nouvelle.

Un des chefs communistes les plus autorisés, puisqu'il connaît personnellement M. Bêla Kun, a démenti de façon formelle la présence à Barcelone du fameux agitateur

Si la Troisième Internationale, a-t-il dit, devait envoyer ici un représentant, ce ne serait assurément pas Bela Kun, qui ne parle ni l'espagnol ni même le français.

SUEDE °

La Suède et ta politique des sanctions M. Sandler, ministre des affaires étrangères de Suéde, a prononcé un discours, à Upsal, devant un auditoire d'étudiants et d'ouvriers, sur la participation de la Suéde à la politique des sanctions.

M. Sandler a souligne que cette participation a seulement pour but :a protection de l'ordre et du droit.

Le système de la sécurité collective, a dit en substance l'orateur, n'est pas définitivement assuré et la politique extérieure de !a Suède doit viser à prévenir l'affaiblissement de ce système. POLOGNE

La loi des pleins pouvoirs

Le Sénat a adopté la loi accordant tes ckins tpottvoirs au Kouvemement en rejetant la restriction introduite ~ar la Diète seJon laauelle le KouvernemetDt ne pouvait cM faire usase qu'en cas de nécessité nationale. Le projet reviendra ains' devant la Diète.

TCHECOSLOVAQUIE

Négociations intefrompMes

Selon le communiqué publié par le parti populiste slovaque, dont le chef est l'abbé Hlinka, les négociattions menées depuis quelques semaines et qui avaient pour &ut la collaboration du parti populiste slovaque a'u sein de la coalition gouvernementale et son entrée au gouvernement, ont été interrompues et ajournées ~sc ~tf. GRECE

Les funerautes de M. Venizetos à La Canee Les obsèques de M. Venizelos ont con"mencé hier à 10 heures. Le cercueil a été P'acé sur un affût de canon. Des chars portant 500 couronnes des communes de Crète et 1.000 couronnes envoyées d'Athènes ouvraient le cortège. Venaient ensuite les musiques de l'armée et de la marine.

Le ministre de France à Athènes, M. Adrien Thierry, était représenté par l'agent consulaire de France à La Canée. Une délégation des anciens combattants français résidant en Grèce a suivi le cortège funèbre. Dans l'éloge funèbre prononcé, au nom du gouvernement grec, le ministre de l'agriculture, M. Benakis, a relevé notamment que ce fut durant l'étroite collaboration de M. Venizelos avec le feu roi Constantin que la Grèce connut les jours les plus glorieux de son histoire.

ETATS-UNIS

Une intervention de M. Borah

au sujet des dettes de guerre

Le sénateur Borah, faisant allusion aux paroles prononcées hier, devant le Parlement anglais, par M. NeviIIe Chamberlain, qui, se réféMenmt aux dettes de guerre, a déclaré < La Grande-Bretagne ne peut faire l'impossible a dirigé, hier, au Sénat, une vive attaque contre les nations qui n'acquittent pas leurs engagements financiers envers les Etats-Unis. M. Borah a dtéclaré notamment

Moralement et légalement, it n'existe p~ta ~e din'érenc.e entre les actions de f Italie et de l'Allemagne et celles des nations qui ont répudié leurs dettes.

Le sénateur ajouté que l'Allemagne, répudiant le traité de Versailles, est moins cou.pa;Me qu< les nations répudiant leurs dettes de guerre, car elle a signé le traité de Versailles < sous la contrainte d* la pointe des baïonnettes Les relations commerciales avec ta France Le président Roosevelt a prolongé jusqu'au ï5 mai 'a période pendant laquelle !a France peut négocier un traité commercial de récipro- cité avec les Etats-Unrs.

On rappelle que ce délai expirait le i" avrH. Cette prolongation d~ six semaines qui avait été demandée par le président Roosevelt à M. Morgenthau, secrétaire de la Trésorerie, s'applique aussi à l'Algérie, à l'Indochine, à Madagascar, à la Réunion, a la Guadeloupe, à la Martinique et à !a Guyane. CHINE CHINE

L'avance des rouges

On mande de Pékin

On mande de source chinoise que mille communistes sont arrivés à Tatoung, sur la ligne de chemin de fer Pékin-Pao Teou.

Chaque nuit, la ville de Tatoung est placée sous le régime de la loi martiale.

Incident de frontière soviéto-nippon De l'agence Tass

M. Yourenev, ambassadeur de l'U.R.S.S. au Japon, autorisé pour ce faire par le gouvernement soviétique, a protesté auprès de M. Hirota, président du Conseil et ministre des affaires étrangères japonais, au sujet de la violation, le 26 mars, par des détachements armés japonais, de la frontière soviétique et de l'attaque de gardes-frontière soviétiques.

C'est trop fort! Comment osez-vous me faire croire que vous savez mieux que moi ce que je pense? P

Mais oui, j'ose, et même je vous assure qu'il y aura encore des heures où vous regretterez de n'être pas partie, vous le regretterez. et cependant vous ne partirez pas. EnËn, Monsieur, de quel droit vous substituez-vous à moi, et qu'est-ce qui peut vous faire croire que je ne m'en irai pas, si j'en ai envie ?

Vous n'en aurez pas envie, justement, votre volonté sera d'un côté, mais votre désir sera de l'autre.

Ce qui revient à dire que, prise entre les deux, je n'hésite pas à suivre mon caprice, malgré ma raison.

Même pas. Cela veut dire que nous sommes la proie d'une quantité d'impondérables qui forment notre destin, et que nous n'y pouvons rien.

C'est vrai, dans une certaine mesure, mais tout de même, vous me donnez !e frisson avec votre théorie fataliste.

Que vous avez tort. Regardez les Orientaux: Mektoub! Inch.Allah! En sont-ils moins heureux ? Pourquoi vous préoccuper de tant de choses ? Les lis de la vaHée ne sont-ils pas vêtus magnifiquement ? i' Tenez, Mademoiselle de Servoise, regardez Jà-bas, dans ce vallon, sous cet humble toit qui fume, il y a certainement toute une vie; elle est faite comme la vôtre, comnie la mienne, de quelques courtes joies et de beaucoup de douJeur; rien ne ressemble plus à un être humain qu'un autre être humain, et notre orgueil est à rude épreuve. Allez, quoi que nous fassions et où que nous fuyions, la

L'Allemagne vote demain Les méthodes hitlériennes

Les AMemands votent demain. Il s~agit à la, tois d'un plébiscite et d'élections. Sur chaque bulletin ngure en caractère gras le nom de Hitler. En face se trouve un carré tu le votant doit inscrire une croix pour exprimer son adhésion au <réglmc et à ses chefs. Quant à l'élection, elle est évidemment une pure et simple Mme, puisq~i! n'y a qu'été seule liste, celle dM parti national-socialiste.

On a eu, du reste, recours aux procédés policiers les plus minutieux pour assurer le triomphe des nazis. Le correspondant d'e la A~OM~r/ Go~-f~~ de Z:t?'tc/: Berlin donne à ce sujet des précisions ediËMtes. Ainsi, d~ns toute l'Allemagne, chaque famille a reçu la visite d'un « Blocward hlt)éri~&, c'est-à-dire d'Nn personma'ge chargé de surveiller un certain npa]<bre d~intmeuibies. Ces visiteu.rs c.nt averti les habitants que ceux qui ne se seraient pas rendus avant une heure de l'après-midi au lieu de vote seraient cherchés et conduits au scrutin. A la campagne, on procédera con-uae on. le nt déjà au plébiscite d'août 193-j, c'est-à-dire que les paysans seront menés en colonnes jusqu'à j'ttrne. Le transport des AHemands

de Varsovie

On mande de Varsovie

Toute la colonie allemande de Varsovie, au nombre de 200 personnes environ, l'ambassadeMr et les membres de l'ambassade en. tête, partent eu train spéciat pour Kœnigsberg, où ils participeront aux élections du nouveau Reichsta.g. Un train spécial est prévus également de Torun. A Dantzig, un vapeur iUlemand ancré dians la rade servira de local de vote. Les citoyens allemands sont engagés à remplir leur devoir. Tous les frais de dépl.a.cement leur sont payés. Une plaquette, reproduite par les journaux de ]a minorité allemande, sera distribuée à tous ceux qui auront accompli leur devoir d'électeur, et permettra ainsi de reoonnaitrc tacitement ceux qui ne l'arboreront pas.

Le discours de M. Hitler à Essen Voici l'essentiel du discours électoral qu'hier, dans le grand hall de lit fonderie de canons Krupp, à Essen., M. Hitler .prononça devant izo.ooo ouvriers.

J'ai tenu à parler aujourd'hui dans cette forge des armes de la paix. Ici, on travaille pour tous. 'les besoins de la vie, mais on fabriqua auss). le armes dont un peuple !t. 'besoin pour dcfemdre son! indépendance. J'ai choisi cet endroit parce qu'il n'en! est pas de phM symbolique 'pour me faire entendre du monde. Je oarle à l'ouvrier allemand cour détruire l'idée qu'il y a en Allemagne une Allemagne pn\te à se soulever contre moi. oui suis appelé par le sort à diriger les destinées allemandes.

Je suis sorti d~ peuple <:t j'ai besoin; du peuple. Je n'appartiens à aucune confession, à aucune classe, à aucun parti. Je suis peut-être le seul homme politique du monde qui n'ait pas de compte en banque, qui ne possedte pas d'actions et qui ne touche pas de ttivMendbs. Je ne veux qu'une chose: c'est que m-on peuple devienne fort. Je ne veux pas de querelles avec les autres peuples et je veux que la raison rè~ne à l'extérieur comme à l'intérieur. Je veux. à t'extérieur comme à l'intérieur, l'entente pour le bien de tous. De même qu'à l'intérieur je n'ai cédé devant personne, de même à l'extérieur je ne céderai devant aucun ennemi. Vous me comprendrez, ouvriers de Westphali-e 1

Je ne cherche pas de ouereites. mais je ne veux .pas me faire maltraiter. Le problème qui est soumis actuellement à la discu&smc. intema.tionale, la voici une paix, un < diktat nous imposait des sacrifices insensés. Nous étions prêts à supporter la zone démilitarisée si les autres respectaient l'esprit et la lettre d!U tnu.té. Mai's je ne supporte pas d'être le représentant d'un peuple inférieur en droits. Je suis obstiné à l'extérieur comme ]e le suis à l'intérieur. Je ne me mêle pas des an'aires des autres et je demande aux autres de ne pas se meltj- des miennes. L'Europe est-MM BMi5<)n. Heat.M~dimissibl~jane deux ou trofs Ïamiljes prétendent s'immiscer dans les logements des autres.

Nous voûtons faire chez nous ce que nous voulons. Les autres n'ont rien u d.re. lis n'ont pas d'intérêts chez nous. de même que nous n'avons pas d'intérêts en! France ni en Belgique. J'ai tend'u la main aux autres. On a toujours refusé. On a refusé mes offres de désarmement et de limitation) des armements. J'ai rétabli l'égalité des droits, on a refusé également. On a conclu des alliances tntlitaires. Eh bien je déclare, moi. sauvage, que je suis 'un meiMeur démocrate que les Mitres démocrates. Si l'Europe s'embromlle d'ans ses alliances nNlitatres, je veux rétaiblir !a souveraineté militaire sut tout le territoire du Reich et je. le fais. Je n'ai jamais mis le pied sur un territoire étranger. Je ne reconnais pour ju'a'e que le peu* pie allemand et non pas les Conseils inten~tionaux. Qu'on ne me oarle pas de la sainteté des traités. Quand a-t-on violé plus de traités qu'au ccurs de ces dernières 17 années ? Un traité ne .peut être sacré qu'entre des partenaires é~aux en droits. Quand on me pa~e d~ lettres et de paragraphes, je réponds au nom de la morale éternelle. Nous vivons à une époque ou les systèmes et les Kouvernements changent rapide'ment. Nous n< savons si un eouvernement qui a sic-né un traité sera plus tard en mesure d'e fcpr.ésenter le cavs. Ici le régime est stable. Si quelqu'un- à l'intérieur doute de nous. nous lui disons pourquoi vous entretetur encore avec nous ? Si vous voulez continuer à parler, cessez de dfouter, Je n'ai pas l'intention de chercher des <)in'ieuJtés aux couvernements en France, en Angleterre ou d)ans df autres pays. Que les autres hommes d'Etats s'occupent des affaires d~e leur pays Mt lieu de se mêler des nôtres. ?t

ARTS ~y z.~yyjR~ M. Jacques Chevalier, dbyen. de la Faculté des lettres de Grenoble, a d'orme, au Cercle de Rome, en présetKe de M. de Chambrun, ambassadeur de France, et aux instituts français de Naples et de Florence, qui relèvent de l'Umversitë de GrenoMe, une série de conférences sur

vie saura nous atteindre, et cette déesse fantasque ne nous laisse jamais choisir. Comme vous êtes pessimiste. Monsieur Nun~a, moi qui vous croyais si fort devant la vie.

Voyez-vous, Mademoiselle en Orient, les Arabes tissent des robes en poil de chameau elles sont rudes, dures, sombres, lourdes à porter mais, par endroits, ils y mêlent des nls d'or et de soie, et ce contraste est d'un effet si étrange qu'on est toujours étonné de les y rencontrer. Pourtant, quand les étoffes sont usées, tout s'harmonise dans la trame, et les yeux, habitués à ce sombre tissu, n'aperçoivent plus que les points d'or qui brillent par places.

C'est vrai, répond Huguette, songeuse; comme on voudrait connaitre les êtres capables de porter cette robe avec élégance. Nunka ne parait pas avoir entendu, il regarde au toin, son éternelle cigarette aux doigts, l'ombre coupante des montagnes qui rend leur aspect saisissant. ` Après le repas pris dans la serre embaumée par les fleurs précoces et rares, Huguette, qui n'a pas respiré l'air du dehors depuis son départ involontaire, se sent la tête lourde, tout près de la migraine; elle va et vient comme un animal captif, et le beau soleil qui jaunit la campagne claire lui donne envie de sortir; mais on marche à soixante à l'heure, et la jeune nlle n'ose rien demander. Nunka la regarde sans mot dire, un léger sourire au bord des lèvres. Tout à coup, il tape dans ses mains; l'Arabe parait aussitôt en deux mots brefs, il lui donne d&s ordres et le congédie.

Puis-je vous demander quelle langue

Descartes, pour commémorer le troisième centenaire <ht DMt'OM~ de ~tt )Hf</to~ Ces conférences ont obtenu le plus vif succès, et le puMic d'éhte qui s'y pressait a soultgnfé d'ovations enthousiastes )es parcJes de M. le dbyen ChevaJier, exprimant :a sympathie du peuple français pour le peuple italien et la nécessité d''ua étroit rappiochement entre les deux pays pour la sauvegarde de la paix et de la civilisation. La Société d'éducation et d'encourasement Arts, Sciences. Lettres donnera, demain dimanche. à 14 heures, dans )a K~'ande saiJe des fêtes de la mairie du iy arfomd.issement, sa Séance ann;uel)e et so)eMMlie de remise de recompenses. Cttte manifestation sera. pre~Mëe pa.r M. Luc, directeur Kén~rat d'e l'eMei~nement technique, assisté de personnatites des arts. des sciences 'tt des tettr~s. Des dfptômes de medame d'or avec plaquette seront remis à MM. Sabathé, de l'hKtitut. Réal de! Sarte-Betin. M. J'amira! Gu~pratte, à Mme Colette, aux meilleurs ouvriers de France, à M. Huart. bourgmestre de Namur. M. Lucien KIotz, presidient Rendra. y prendtra ta pano.te. Des m.edaIHes de vermeil, d~ar~ent. d'e bronze, seront remises à de nombreux lauréats, qui font t'obi'et d'un beau palmarès. A l'issue de cette manifestation, un srand'concert artistique aura lieu.

Le soir, un baM)ttet reunira taureats et perscnn~ités.

France d'Outre-Mer LES TRAVAUX DU HAUT COMITE MEDITERRANEEN

Dans ses séances des 2g et 27 mars, le Haut comité méditerranéen, réuni à l'hôtel Matignon sous la présidence de M. Albert Sarraut, président du Conseil, ministre de l'intérieur, en présence notamment du général Maurin~ ministre de la guerre; de M. Jacques Stern, ministre des colonies; des généraux Gamelin et Georges de M. de Saint-Quentin, représentant le ministre des affaires étrangères; de M. de Marte!, haut commissaire de la République des Etats du Levant de M.. Le Beau, gouverneur généra! de l'Algérie; de M. Peyrouton, résident général au Maroc; de M. Guillon, résident général en Tunisie, a examiné les questions d'ordre politique, social et économique Inscrites à son ordre du jour.

Il a entendu un exposé de M. de Marte! sur la situation des Etats du Levant sous mandat français.

Il a décidé qu'il serait procédé à la délimitation des frontières politiques entre, d'une par'. l'Algérie et le Maroc du Sud, et d'autre part, l'Algérie et la Mauritanie.

~M. Peyrouton. n'entretenu le Haut Comité méditerranéen des proMèmes que posent, en Tu~ msie, le règlement de l'enseignement et la législation corporative.

Les membres du Haut comité méditerranéen ont procédé à un large échange de vues sur la politique générale de la France et de ses établissements méditerranéens.

Le gouverneur général de l'Algérie a soumis à leur examen le régime des phosphates en Afrique du Nord, et M. de Saint-Quentin ei. M. Peyrouton ont exposé, à leur tour, les points de vue du Maroc et de ia Tunisie.

Le Haut comité méditerranéen a également entendu une communication du. gouverneur général de l'Algérie sur les problèmes posés par le régime douanier des confins algero-marocains, et il a décidé que des pourparlers &erort t engagés à bref délai entre fes gouvernements intéressés. Il a, en outre, été saisi par M. Le Beau de la question du tarif des transports entre l'Algérie et la métropole.

Les o~t~fM' <~ M. P<Mjo< aM .SM/ta):. M. Henri Ponsot, qui vient d'être nommé ambassadeur de France en Turquie, doit s'embarquer aujourd'hui à Marseille, rejoignant le Maroc. où il présentera ses adieux au Sultan, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'administration du protectorat, aux Européens et aux indigènes. L'ancien résident général est accompagné, au cours de ce voyage, par ses anciens collaborateurs, notamment par M. Sicot, directeur de son cabinet. II ne séjournera que quelques jours à Rabat.

UM a~ct &f d~~M~ a !o jÏcjMtM~ La presse a fait état, ces jours derniers, d'un incident qui s'est produit entre !es membres d'une importante association, réunis en manifestation privée à Port-Lyautey, et une formation dite de <: Front commun venue spécialement de Casablanca. Se référant à cet incident, au cours duquel plusieurs personnes furent blessées de part et d'autre, M. Helleu, délégué à la Résidence, a publié un appel dans lequel il a tenu à rappeler qu'il s'était fixé comme objectif d'éviter les manifestations sur la voie publique, tout en sauvegardant pour tous le libre exercice du droit de tenir des réunions privées.

L'examen des responsabilités encourues n'est pas encore achevé, mais il permettra de prendre les décisions qui s'imposent. La situation présente commande à tous les Français du Maroc, plus encore qu'ailleurs, de mettre au second plan les divergences de politique intérieure. Le délégué à la Résidence, qui ne connaît pa? de partis, adresse à toute la population française un pressant et patriotique appel pour qu'elle renonce, jusqu'à nouvel ordre, dans les circonstances actuelles, à toute réunion de caractère politique. Sinon il interdira toute manifestation qui apparaîtrait de nature à troubler l'ordre public et toute infraction à cette disposition sera suivie de sanctions.

L'échange des instrumenta

de ratification

du pacte franco-aoviétique

Le ~ministère des aSaires'étrangères conM&u* nique

M. P.-E. FIandm, ministre des affaires étrangères, a reçu M. Litvinov, commissaire du peupie aux aftaires étrangères de !'U. R. S S-, et M. Potemkinc, ambassadeur de t'U. R. S. S. a Paris.

Au cours de la visite, i! a été procédé à l'échange des instruments de ratification des pactes d'assistance mutueik et protocole, signés te 2 mai 19~5 entre la France et !'U. R. S. S.

vous employez avec ce serviteur? demande Huguette.

Le berbère. J'ai ramené presque tout mon personnel de ce coin d'Afrique. Mais tenez, vous désiriez vous promener, et voici les voitures qui s'arrêtent; vous n'avez que le temps de mettre votre fourrure si vous voulez profiter des heures ensoleillées. Oh 1 fait Huguette, confuse, vous m'avez devinée

Vous savez bien que je Hs au fond de3 consciences, repartit Nunka en souriant. La jeune fille a couru jusqu'à sa chambre où l'attendent, comme le lui a dit le jeune ,e homme, les colis du grand couturier; l'un d'eux contient un somptueux manteau de loutre et la toque pareille l'autre, une exquise robe du soir vert d'eau et un ensemble très simple pour le jour.

Nunka n'a-t-il pas spécifié < Allez mettre votre fourrure avant de sortir elle n'a qu'à obéir, mais auparavant, elle compte bien le voir et lui dire que le prix de ce manteau ne le regarde .nullement, qu'elle n'admet pas qu'il en soit autrement. Mais elle a beau le chercher, elle ne le trouve nulle part, ~t comme Huguette est femme, elle en est déçue, car elle sait que cette loutre sied admirablement à la blondeur de ses boucles et à son teint d'anémone.

La campagne repose dans une paix royale. Les montagnes se dorent les unes après les autres, comme si la lumière se servait de ces marches grandioses pour atteindre le lointain horizon; toutes les pentes sont couvertes de hautes bruyères violettes qui paraissent pourpres dès qu'un rayon les touche. Les va!)ées s'estompent, à peine dessinées,

Les Échos de partout

~t~~wr~

/ou/7M/deNDe&arN

du mardi 29 mars 1836

[Feuille du 28.] GYMNASE DRAMATIQUE. CAu~ vaudeviite en deux actes, par M. Scribe.

Sous ce titre, M. Scribe vient d'e refaire en partie un humble vaudeville d'un certain vaudevilliste nommé Molière qui, de son vivant, avec le T~rtt/c, ? Misanthrope, /es Femmes ~avanrM et vingt chefs-d'œuvre, l'honneur de l'esprit ~humain, n'a pas pu être nommé membre de l'Académie française. Le vaudeville de Molière a pour titre L'Ecotc tfes Femmes. Malheureusement, ? vaudeville est écrit en vers, et en vers charmants. !I se passe au milieu de la bonne bourgeoisie de Paris, dans le monde réel, et l'auteur a oublié de l'orner de couplets. M. Scribe, qui est membre die l'Académie française, est venu à l'aide de son confrère quand je dis confrère, je flatte Molière J. J.

[Feuille du 29.] Paris, 28 mars. Aujourd'hui, le ministère a défendu la loi sur le vote secret du jury; mais c'est M. Sauzet qui s'est chargé de ce soin, et non M. Thiers. Voilà sans dioute pourquoi la dtéfense a produit si peu d'effet les déclarations de M. Sauzet ont été reçues par la Chambre avec une froideur marquée. Un applaudissement, un seul, s'est fait entendre au milieu dtu premier discours de M. Sauzet et n'a servi qu'à rendre plus frappant le silence morne qui l'a suivi. Il est difficile d'aecueittir plus sèchement un orateur et un ministre pour lequel on éprouve, dit-on, tant de sympathie Quelle différence avec je transports et l'enthousiasme qu'excitait, il y a quatre jours, la noble parole de M. Guizot.

MAROC

A LA SOCIETE Z)BS CO~F~B~CB~ Le Théâtre d'Edouard Pa!Héron Extrêmement plaisante, cette conférence de clôture qui a débuté pa.r une ovation au récipiendaire de jeudi sous la Coupole. M. Belles~ sort nous a montré Edouard Pailleron peintre satirique des mceurs. Il ne faut pas confondre satire morale et satire des mœurs. Et, ici encore, il y a lieu de distinguer. Le satirique peut exercer sa verve sur ce qui est particulier à l'époque o& il vit. Cette actualité là peut être éphémère et n'apporte à l'oeuvre du censeur aucune garantie de durée. La vraie et durable satire est celle qui porte sur des travers, sur des traits de mœurs qui survivront au milieu, à l'époque où on les observe. Il n'y a que ceuxlà qui méritent d'être retenus. Mais les discerner, parmi tant d'autres, suppose une clairvoyance supérieure, une sorte de divination dont Pailleron nous fournit trois remarquables exemples. Sa verve anticipatrice s'est exercée sur trois travers collectifs dont deux constituent un vérita'ble danger social.

Quatre ans avant le Co~~iO~o/M de Paul Bourgef, il a, dans L'~e ot~ra~ dénoncé l'influence funfste, Faction subversive et démoralisatrice d'une tourbe étrangère installée chez nous et y propageant un cosmopolitisme que ceux qui en étaient les dupes ridicules prenaient pour une supériorité. Avec .Le .Mo)t<~ OM <'o;t j'CKMM'~ il a spirituellement bafoué le pédantisme des Précieuses de son temps, un pédantisme fort différent et plus dommageable que celui des Armande, des Bélise, des Vadius de Molière qui ne visent qu'à une réputation de bel-esprit. Celui qui provoque la satire de Pailletot~ est moins mnoccTtt, moins desimtÈrcsse; il escompte des places à prendre, des missions à obtenir, une chaire en Sorbonne, un fauteuil à l'Institut. Le Monde CM <'o;t ~ettMMe est la revanche <lu bon sens sur l'affectation, sur le <: galimatias Le succès de la pièce eut au moins cet effet d'enrayer l'engouement féminin pour les Trissotin de la philosophie alimentaire. Enfin, avec ~.M C'<t6o<M.~ Pailleron s'est attaqué à cette exploitation des idées et de l'art, par le puffisme d'une réclame insolente, par le cabotinage de la politique et du journalisme, exploitation qui trouve un terrain plus propice dans les sociétés démocratiques. Cosmopolitisme, pédantisme, cabotinage, en les dénonçant à ses contemporains, Pailleron fut vraiment un précurseur. Et l'agrément, comme le mérite purement scénique de ses pièces font incontestablement <lc lui un des maîtres de notre théâtre. R. N.

A

Decouf~rre fftm oratoire Oyan~e. On vient de découvrir, à Orange, nous apprend M. rondelle. l'érudit conservateur du musée die la ville, dans un garage situé sur le boulevard) de la Meyne, un oratoire qui était, jusqu'à ce jour, demeuré ignoré des archéologues. Malgré sa vétusté et son abandon, il garde un bel aspect et son interct est incontestable.

Formé par quatre arceaux géminés, de style ogival, reposant sur des colonnes en 'pierre d'environ 1 m. 20 de hauteur et de forme octogonale (avec deux faces engagées dans le mur) que couronnent des chapiteaux d'une décoration un peu fruste mais variée, il a saclé de voute armée d'une rosace à cinq mètres du sol; sa longueur est de 5 mètres 20 sur 4 mètres 80 de largeur. Il est orienté au sud. 11 ne semble pas douteux que l'immeuble dians lequel se trouvait cet oratoire était l'hôtel de ville que Raymond des Baux, prince

&Iors qu'au contraire les sommets couronnés de forêts marquent d'un trait dur leur con* tour.

Huguette, fouettée d'air pur, va sur la grand'route, d'un pas vif, heureuse de st sentir jeune, jolie, bien portante et lancée dans la plus folle des aventures. A présent, tout lui plaît, les découvertes qu'elle fait à chaque pas l'intéressent, la passionnent. C'est un livre vivant dont il sufnt de tourner les pages. Ne voulant pas trop retarder le départ, elle arrête à regret sa promenade pour rentrer. Les voitures repartent aussitôt.

Le soir, à table, Nunka lui dit

Je pensais que cette teinte vert d'eau vous irait bien, mais je vous préfère encore sous votre toque de loutre.

Décidément, rien n'échappe au maître de céans.

Des lumières, à présent, s'allument de chaque côté de la roulotte, et les phares des autos que l'on croise font de brusques éclairs dans la nuit. On atteint les faubourgs de Lyon.

Nous allons stationner dans cette ville, le temps de donner une représentation, re- prend Nunka, car n'oubliez pas, Mademoiselle, que nous ne voyageons pas pour notre plaisir, nous sommes des Romanichels, et notre métier est de faire rire les gens quand nous ne leur donnons pas le frisson de la peur.

Le cirque, s'écrie Huguette, c'est vrai, je l'avais oublié! i

A l'heure actuelle, toutes les voitures ou presque, ont dû arriver au lieu du rendez-vous. Mes secrétaires ont fort à faire

d'Orange, avait autorisé en 1379 <: !es s~ndScs à acheter et posséder pour y délibérer et traiter les affaires de la cité s-, mais dont l'acquisition par la ville n'eut lieu que dix ans ptus tard. Si on s'en référé à ce qui demeure du bâtiment (porte gothique, fenêtres romanes à arceaux doubles avec colonnes et chapiteaux). ce bâtiment sembie être du douzième siècle.

DAA~Z~MOA~E'

Cours

S. M. le Ml Edbuard VIII a confère à -s. M. !a tein< mère le titre honorn&que de Rrand-maitre de Fordre de l'Empire britannique. Lest la ~première fois q~ue i'oSiee de ~randtnaitre dun des grands ordres brittajmiques de chevalerie est attribué à une femme.

Ambassades

Le ministre de France à Vienne et. Mme Gabnel Pua.ux ont dorme un déjeuner en l'hon'Memr~du mniMtre die Tchéoo-slovaquie et Mme rtertmser, qu~ vont prochainement quitter l'Autriche. Les autres mvités étaient

~M. Peter, secrétaire g-énéral des aSaires étrangères Je ministre des Etats-Unis et Mme Messersmith. le ministre db l'U.R.S.S. et Mme Lore'M. ~baron Freudenthal. directeur du protocole Mme Bertha Zucke.rkandI-Szeps. M. et Mme Siegfried Trebitsch, baron et baronne Jean de Bour~oin~. baron de Stircea, M. Georges Oudard, M. Van Vaasenhove. colonel et Mme Salland. comte et comtesse Pierre d'e Leusse. M. Tevfik Rustu Aras, ministre dtes affaires étrangères de Turquie, vient d'arriver à Paris. accompagné de M. Refik Amir K'ocamaa et de M. Emanait Sad'i!~ Tous trois sont au Ge&rge-V.

L'ambassadeur die France à Bruxelles et Mme Jules Laroche ont offert le mardi 24 mars, un dîner auquel assistaient

M. Poncelet, président de la Chambre des représentants t'ambassademr d'Es~a~ne et Mme A~uirre d.e Carcer M. Max-Léo Gérajd. ministre des finances, et Mme Max-Léo Gérard; M. Adb],phe Max, ministre d'Etat, bourgmestre d)e Bruxelles le ministre de Suède et Mme. de Dardbt; !e ministre de Poiosae et Mme Jackowska te mmistre de Yougoslavie et Mme Kassidbtatz; Je baron et la ba.nonme de Traux de Wardtn; Mme Guy de Schoutheete le vicomte de Lactsbeere Je vicomte et la vicomtesse'Charles de GheHi.nck: le baron d.e Vinck; M. et Mme Gazel MJte 'Geneviève de Lied'ekerke MUe de Carcer; M. Bouehet; M. Torris; Mme Frantz Wittouck.

Bienfaisance

L'assemhtée Kénerale de l'Aasoc.iation do Dames françaises (Croix-RouRe française) aura lieu demain, 29 mars. à 15 heures, dans ]ea saJons de FUnion InteraUiée. 33. fautboUTR Sain'tHor'oré, sous la présidence d.'u diuc de BM.~I!e, membre de l'Académie française. M. NicoUe, ministre de la samté tpuMi.que. honorera de sa ptéxen'ce cette manifestation. L'assemblée Rénét~Ie sera suivie d'un concert avec le concours d'artistes de la Comédie-Française et de chansomuers.

FiansaHIes

On antMnce les fiancaiiles de MUe Frati~ coise Doutner, petite-fine du regretté présid~ttt Paul Doumer et de M. Desprez, président d)e la Compagnie des Glaces d)e Saint-Gotbain, avec M. Hugues Perrin.

On; annonce les fiancaIDes de M9te Béatrice Moimier. fille d~ M. Frédéric M~nnier et de Mme. née Mirabaud. avec M. Pierre Deloche d< Noyetle. sous-lieutenant à l'Ecole d'artillerie de Fontainebleau, fils de M. Georges Deloche de N'oyeUe et die Mme, née Monod-

Naissances

On annonce la naissance, à 'Chambéry. de Pierre-François Bulard, fils d!).t lieutenant Bulard. d'u 71° bataillon dfartiilerie de forteresse, de'Mo~me. et d)e M)me Ciam<te B-al&Td, petitfUs cte M. Marcel Bulard. jprofesseur a l'UtMversité d~e Nancy, et d)e M. François Jut!)ard, M~dustriet à Saint-JuHen-<de-M'aurienne. DeuH

On annonce la mort de Mme Char!e9 Potez-Led'uc, dccédée a Paris. dMM sa. soixarnequatorzième année. EUe était la m&re de M. Ferdinand VaHette, jM~énieur en chef des Mines de Béthune. et de Mme, née Potez. et de M. Henry Potez, constructeur d'avions, et de Mme. On annonce la mort de M.me Camille Bcltaigue. née Gabnelle Hoskier.

On nous prie d'annoncer k). mort de Mme Pierre-Maurice Masson, née ZeiU-er, veuve d'à M. Pierre-Maurice Masson, professeur à l'Université de Fribourg (Suisse), mort pour ia France. Les obsèques auront lieu en t'égli~e Samt-SuIpice, 'le ]undi ~o mars, tt heures. Ni fleurs, m couronnes. Inhumation à Ftirey (Meurthe-et-Moselle).

De !a part d'e M. et Mire Jacqu.es ZeiHer, M. et Mme de Rufn de Pontevès, MUe Geneviève ZeiMer. Mme Francis PeManne, religieuse de la Société de Marie-Réparatrice.

Nous apprenons la mort de Mme veuve Chartes Chatetm. déoed'ée à Paris, en son domictte, 3o. avenue Marceau, dans sa 88° ann'ée. Ses obsèques auront lieu dans rintimité ]e lundi 30 courant, à !I h. 1/4. en l'eKHse Sain,tPterre de Chaillot. Le .présent avis tient ti~n de faire part.

Avis de messe

Une me~C.'aMn)tVMSaîi'e'sërù.céléb'rée. !e samedi 4 avril, à dix heures et demie, en l'é.~lice Sainte-Madeleine, pour 'e repos de rame d.e M. Maurice Bompard. aimbassadeur de France, sénateur de la MoseUe. SAIMPTÉ.

SAIMPSÉ.

Ayox~ Mot<.? /'cfmc~o<M ~o~y~' Qt<f <t< 0&OHMM bénéficient ~M ~rM' de /(!t'CM!- (~ 15 /)'. /f[ <t.9M~ au /t~M de 2. /r. ~o«r ~«Mcr~to/t f~M c:'M ~f fMMMHCM. /MMcat~~ Mtono<7~~ ~< ~CM.

pour chercher un endroit qui puisse convenir, pour être en règle avec !e& autorités et trouver la place suffisante pour loger deux cents voitures. Mais tenez, nous arrivons dans quelques instants, voulez-vous venir avec moi? Vous jugerez ainsi par vousmême.

Les lourds wagons ont stoppe. Nunka et sa compagne sont sortis et se dirigent rapidement vers le quartier des roulottes véritaMe ville au cœur d'une autre viUe. Le camp s'installe. Huguette, très intéressée, regarde les hommes qui déploient, làbas, l'énorme vélodrome avec la même vélocité qu'une jolie femme ouvrant son éventail. Près d'eux, des chevaux s'ébrouent et mangent; Se belluaire, un colosse, court A ses lions; une haleine chaude et fétide empoisonne le voisinage des cages.

Presque toutes les roulottes ont leur porte ouverte. Huguette jette un coup d'œil des. hommes en bras de chemise fument la pipe en regardant tendrement leurs gosses. Ce sont les clowns, lui dit Nunka. Dire qu'ils seront si laids et si grotesques, demain. Une marmite fume eu plein air.

Oh! ce Sioux qui cause avec sa squaw aux longs cheveux huiles, comme il la regarde avec amour!

Des linges sèchent sur une corde. Une jeune <ille chante dans une langue étrangère. C'est Dolorès, explique Kunka. Malgré son nom, elle est plus gaie et plus sautithmte qu'un merle, et « Ouistiti )) ne doit pas c~'e loin. C'est le nègre qui se met un ventre postiche et un crâne en caoutchouc; il lui fait la cour. Et DoJorcs est gaie, parce qu'elle l'aime. (A ~M!~)')


Le survol de Strasbourg par des avions allemands L'agence Havas communique

Des informations de .presse ont signale que, le 2~ mars, deux avions militaires allemands avaient survolé Strasbourg, à basse altitude, et pris des photographies. L'ambassade d'Allemagne à Paris ayant été saisie de <:e survol, une enquête & été immédiatement effectuée par les autorités allemandes, d'où il est résulté que les deux avions incriminés étaient des avions monoplace d'école, ne portant aucun appareil photogra.phioue.

Les marques d'immatriculation de ces deux avions, oui ont été relevées par la police aérienne française, et oui ont permis dé retrouver les deux ilotes, correspondent bien, d'ailleurs. à .une Immatriculation civile~ Ces deux pilotes ont été sévèrement punis par ordre du ministre de l'air du Reich pour avoir contrevenu aux ordres formels donnée a fpar le général Goering. qui interdisent aux avions allemands, civils ou militaires. & l'exception des avions de transports publics, de S'approcher de la frontière.

La police aérienne des frontières

Le ministère de l'air communique A la suite du survol par des avions étrangers de zones frontières importantes pour la défense nationale française, le ministère de l'air croit utile de donner les 'précisions suivantes sur les règlements de navigation aérienne en vigueur, en ce qui concerne Ie~ zones interdites et les couloirs de franchissement.

La zone interdite, comme son nom l'iadioue, ne doit être survolée par aucun aéronef onel qu'il soit, en dehors des avions militaires en mission régulière.

Les couloirs de franchissement sont constitué$ par des itinéraires imposés pour les Jialsons aériennes entre les. différent!: pays. Toutefois, la circulation n'y est pas absolument libre. Pour aller d'un pays à un autre et employer ce <: couloir II est obligatoire que l'aéronef soit en règle, c'est-àdire qu'il dispose d'une autorisation de surtvol délivrée par les autorités du pays. Le couloir de franchissement n'est pas un 'Heu d'évolution librement ouvert, mais simplement un itinéraire de passage Mnposé. De telle sorte que certaines affirmations publiées dans plusieurs journaux à la suite de survol <lu territoire français par des avions allemands et qui concluaient au bon droit des aviateurs puisque leurs avions se. trouvaient klans un couloir, sont fausses.

Des mesures ont d ailleurs été prises 'poùrr mettre le territo.ire. et en particulier la ligne Maginot, a l'abri des < Indiscrétions aériennes. Le long de toutes les frontières françaises, un réseau très dense de .postes de Kuet. prêts à relever à la jumelle toute in*fraction de survol, a été établi.

Si l'on se contentait de transmettre les informations recueillies aux terrains des escadrilles chargées de la police de l'air, il est vraisemblable que les délinquants auraient largement le temps, par suite de leur vitesse, de rentrer chez eux avant que leur identité ait pu être relevée. Des avions de police ultra-rapides. qui patrouillent sur l'extrême frontiere et peuvent être guidés immédiatement par T. S. F. sur la région où le délit a été observé, ont donc été mis en service. I! est possible par ce moyen de rejoindM et de photographier les avions suspects, ce qui est indispensable pour appuyer les protestations diplomatiques que le gouvernement peut éventuellement être amené à faiîe. On regrette à ce propos, dans les milieux 'Intéressés, que le gouvernement allemand n'ait pas voulu faire siennes les décisions de la convention internationale en ce cui concerne les lettres matricules des avions, et marque indifféremment de la croix gammée Jes appareils de tourisme et les avions militaires.

M. Déat inspecte

M. Marcel Déat, ministre de l'air, a visité hier le centre technique d'Issy-les-MoulIncaux.

Dans l'après-midi, il s'est rendu à l'Ecole Supérieure aéronautique.

Au ministère du commerce

M. Georges Bonnet, ministre du commerce et de l'industrie, a reçu hier M. Fournier, secrétaire de la' Fédération nationale des cuirs et peaux, affiliée à la Confédération générale du travail, avec lequel il s'est entretenu des conditions d'application de la loi du 22 mars 19% relative à la protection de l'industrie de la chaussure.

Le ministre a également reçu M. Donon, président de l'Union des syndicats patronaux des industries textiles de France, et M. Cahen-Sa;' vador, secrétaire général du Conseil nationai économique.

< Police pariaienne »

Le numéro 5 de Police PaW.M'~tM vient de paraître et présente des articles d'une variété retnarquaNe, des iNustratMns de maîtres du dessin français, tels Georges Leroux. Jonas. André Galland, etc.

Poh'M Pon'~MM~ est une heureuse Initiative,

FEUILLETON DU JOURNAL DES DEBATS du 29 mars 1936

CAUSERÏE MEDICALE

~w

Les souSrances de Chopin Nos animaux familiers Président et animateur de la Société Frédéric-Chopin. M. Edouard Ganche est, en France, l'homme le plus qualité pour nous parler du génial Polonais. En outue de l'édition monumentale de ses œuvres musicales, qui comportent quatorze volumes, il en a consacré plusieurs autres à sa vie, à ses voyages, à son souvenir. En voici un nouveau, sur ses tribulations, peut-être encore plus attachant. Copieusement documenté, il reproduit, vu de gauche, de droite et de face, le masque mortuaire, pieusement conservé au Royal Manchester Collège of Music. A-t-on remarqué à quel point ce masque de Chopin évoque celui d'un autre grand tourmenté, notre Pascal ?

Eh quoi direz-vous, un médecin a ~outrecuidance de venir vous présenter un musicien, et d'une pareille envergure 1 Vous rappelez opportunément qu'un jour où, pour certaine place, il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'occupa. Toutefois, veuillez noter qu'Ici M. JHenri de Curzon s'est volontairement effacé, même récusé. Ce livre s'annonce, en effet, comme un « Essai de Médecine et de Psychologie x-. Jugez-en d'après ses principaux chapitres L'anémie; schizoïdie et psychasfhénie; le processus pathologique la thérapeutique et le diagnostic; psycophysiologie de George Sand €t de Chopin l'art de Chopin et la morbidité, tout cela, sous ce titre général, Ji'OM/~raKFM de .F~cnc C~o~ïM (Mercure).. M. Ganche se réfère à une masse de documents divers, empruntés à Chopin luimême, à ses amis, à George Sand aussi. Il n'a fait, nous dit-il, que <: les coordonner et les interpréter avec tact ». Les relations de Chopin et de Geonge Sand sont demeurées < un problème obscur et R~fO~MC~tOK M~n~,

par elle. te fu)blic rend compte des inestimables Mfvicss tendus par la préfecture. dont elle apprend à découvrir ia sollicitude discrète, tel l'article sur l'Asile de Nanterre. des plus édifiants à cet é~ard.

On trouve dans ce numéro de .PoHff Poft~xn~, urne etud!e sar <tenMer n~iaistre de la tpoHee des Bourborts, François Franchet d'E~perey. ~ranid-pere du maréchal Francyet d'EspeMy. Oti lira avec curiosité le raccourci de cette vie. toute dévouée à la. même cause, à une époQue de luttes intérieures, cruelles et implacables, au milieu de péripéties sans nombre; on admirera la continuité die t'Méal. la volonté inflexible, la ndélité du cara.etere chez un haut fonction'naire, t'arti des postes les plus modestes pour atteindra les sommets. Le récit d'une teU'e existence tient le lecteur en baleine et ne trompe CM ce qu'il promettait.

M. FIandin

prononcera demain un dMcoura M. Flandin doit prononcer demain dimanche soir un important discours politique. Si les nécessités techniques le permettent. le ministre des affaires étrangères prendrait la parole à 18 heu'res à Vézelay, au chef-lieu même du canton qu'il représente au Conseil général de l'Yonne.

Au <c Journal officïet

Le /c«~M~ c//tc:ë/ publie ce matin

La loi tendant à ouvrir au ministre du commerce et de l'industrie, des crédits supplémentaires pour le versement de la contribution de l'Etat aux dépenses entraînées par la participation des services pubHcs à l'Exposition interna. tionale de Paris K)3y.

La loi tendant à l'abrogation des décrets des 18 juillet t93g et 8 août io3s, relatifs au cumul d'une pension d'ancienneté et d'une pension de réversion.

Assemblée générale de l'Entraide det Femmes françeusez

Le Théâtre de Ja Madeleine attirait. avanthier, une nombreuse assistance ,pour cette séance annuelle queoresidait M. Maxence B&ié. soussecrétaire d'Etat au mimistère du travail. entoura de Mme Thalheimer..prÉsidiemte-fonda~'ce.de M, Justin Godart. sénateur, présid.ent; de MM, Léon. préfet honorai.re. dtrecteur dm ministère de la santé ptiMi~ue, et Franceschini

directeur des 'sefvices ~assistance de -la préîec-

ture de.la Semé.. ae~iia idréfec-

Le Présiden tde la RëpuMioue s'était fait ret.rMeater par le colonel Noirot.

Le premier rap&ort fut celui du trésorier dh !tBU!vre..le généra! B~eims. oui fit un rapide tour d honzon des nombreux centres (factivité ema~eant à un bu~et otti dépassa 2 miHionB 250.000 fraacs en !935. matsr& une stricte com.pression des dépenses.

Celui de t9.Ô se trouve encore alourdi du tait d.un aceMtent survenu à la PoTnMnniefe de l'fntenay-sous-Bois. causé par un fort glissement d'e terrain <~m eût .pu. n'était préseMe d esDnt et ta. prompte décision d~ ta directrice, avoir <tes conséquences traRMtues.

Telle est la confiance du trésorier et de la présidente en h générosité des amis de Ihotratde. ouns n'éprouvent pas trop d'mquiëtHdes Quant à la possibilité ~e faire face à ce lourd Kmprevu.

M. Doyen, commissa'i.re aux comptes; le docteur Devraisne. viceipne'si'dent. ipa.rtèreot à leur tour <îe leur domaine respectif; Mme Bok&nowski donna d'émouvants détails sur la section de l'adoption ~u'eHe dirige 98 inscrits cette année EUe constata, en .passant, que les résultats des soins des parents a<lot)tifs sont souvent très ~tperieurs à ceux des parents naturels.

Mme Thalheimer suit. conmie toujours, donner uo tour à la fois charmant et pénétrant à son rapport ntoral. On ne saurait jamais assez faire pour soutenir mères et .petits en ce temps où la misère sociale ne fait que s'aggraver et se muittplier. Tous et toutes, à l'Entr'aide des Femmes françaises. tra.vaiHent avec leur cœur et ~eur inteHtMence en étroite cettatboration a.vec de nombreuses autres oeuvres atm dfintensifier les Tesultats.

Le jury international de il'Exposition de Bruxelles a accordé à l'œuvre la plus haute Técompense une médaille <)''horm.eur et plusieurs autres ~ramdes d'istinctions à ses vaUlantes coHaboratrices.

M. Justm Godart fit. ensuite, le procès des économies déplacées que fait rEtat. et qui grèvent lourdement la vie, !a santé, la force d)e notre pays il 'est des dépenses productrices de richesses qu'il faut savoir faire. II fait appel au ministre pour augmenter, au lieu de réduire. l'atdte .financière ind:is.pea'saMe. M. Bibié répondit à cet atppel par quelques paroles q~frapp&rent l'assistance par leur évidente sincérité. M&rquant tout l'intérêt qu'il porte aux questions de l'en'fance. il fit ressortir que, dans l'angoissante situation aetuel!e. il mattque au pays <te plus en plus, d)u fait de la déi'atalité. le potentiel de force et de puissance indispemsaMe. Pouf sa part.~ il fera tous tes efforts <))M lui sont demandés pour remédier à cet état de choses.

Une partie ajrtisttque termma dta~réable fa- con cette intéressante .rétmion. 1

HOMPHERY D~HONFKOl.

incompréhensible, qui suscita injustement tant de considérations fausses et insultantes pour la romancière Or, ce problème, nous annonce-t-il. c'est <: définitivement qu'il l'élucide Sous ses multiples faces, la vie douloureuse de Chopin nous est révélée; révélé aussi tout le grand drame de son âme et de son corps. < En écrivain et en homme de science », M. Ganche obsenve, à la lumière de la médecine, cet être génial et son oeuvre.

Il s'efforce à nous montrer comment la morbidité de Chopin n'a cessé d'innuencer, d'ordonner sa conduite, ses actes, son attitude, son humeur, ses idées, ses créations artistiques. A cette morbidité son génie est asservi; mais, aussi, comme elle inspire et nuance son oeuvre d'une infinité d'émotions profondes Sur son piano il épanche son désespoir. Ecoutons George Sand < II jouait des choses sublimes qu'il venait de composer ou, pour mieux dire, des idées terribles ou déchirantes qui venaient de s'emparer de lui, comme à son insu, dans cette heure de solitude, de tristesse et d'effroi. » Au physique et au moral, il est enroyablement torturé. Mais, ce martyre, il le dissimule avec pudeur, avec fierté; il le subit stoïquement. En dépit de son organisme en détresse, quelle puissance cérébrale, quelle énergie, quelle noblesse de caractère

II se peut que, sur plus d'un point, les musiciens, les gens de lettres ou les méde- cins ne soient pas entièrement d'accord avec M. Ganche. Retenez, toutefois, que celui-ci s'est appliqué à demeurer impar- tial, et, comme on dit, de nos jours, <: objectif ». On lui rendra cette justice qu'il a écrit un livre de bonne foi, qui fait penser, instruit, émeut de son œuvre se dégage un légitime apitoiement pour la figure douloureuse et magnifique du malheureux Frédéric Chopin. Revenons sur un mot qui, peut-être, vous a, tout à l'heure, effarouchés. Qu'est-ce que cette <: schizoïdie d'allure si barbare et qu'on ne peut prononcer correctement qu'en ayant l'air d'éternuer ? C'est un terme de pathologie mentale, fort. usité aujourd'hui, tout comme son proche parent, schizophrénie Vous avez raison, ce n'est point barbare, puisque c'est grec. Le verbe jc/~ro signifie je sépara. Les aliénés que l'on afiuMe de ces vocables sont séparés de quoi ? De l'ambiance.

Une lettre de S.E. le cardtna! Verdier :ur !a paix

La .S~maMtc religieuse de Paris publie une lettre de S. E. le cardinal-archevêque de Paris, rappelant que tous les premiers vendredis du mois il célèbre, dans la basilique du SacréCceur,: une messe pour la paix.

De la lettre du cardinal, nous détachons le passage, suivant

Les congrès succèdent aux congrès, et tous se révèlent impuissants à faire l'union des peuples et à donner 'la paix au monde!

Que faire?.

Proclamons d'abord au nom de la vraie morale: et gardons intacts dans nos âmes !e cudte de la justice et le respect de la parole donnée, deux choses '.acrees sans lesquelles la vie n'est ptuBt'humaine et qui seules sauvegardent la civi" Itsation. Quand disparaît le sentiment de !a conSance 'entre 'les peuples comme entre les individus, quand 'tout espoir est interdit dans !e respect de la parole donnée ou dans la sainteté des traités, que reste-t-il donc à notre pauvre humanité pour protéger le droit et se défendre? Hélas! le monde serait-il livre à la ruse ou :'t la force? Nous ne voulons pas le croire. Oui, que ce culte et ce rest)ect aient du moins pour asiles nos âmes de chrétiens! Il y va, redisons-le encore une fois, de la paix entre les hommes et .de la civilisation, elle-même. Sans cela, on l'oublie trop, nous allons à une barbarie nouvelle, innnimettt plus meurtrière que l'ancienne, puisqu'elle a son service les epou'vantaMes puissances de destruction de nos dé couvertes modernes.

LES ELECTIONS LEGISLATIVES

Seine

Le docteur Péchin, député de la prejmière circonscription du 12° arrondissement de Paris, vient d'informer ses électeurs qu'il ne se représenterait pas à ïeurs suffrages le 26 avril prochain. Il écrit notamment

Je pensais faire appel une fois de .plus à ceux qui pendant tant d'années m'ont témoigné une sympathie qui m'a profondément touché.

Un examen sérieux de la. situation m'a permis de constater qu'un certain nombre de ceux sur lesquels je pouvais moralement compter, aigris et mécontents de la prolon' eation d'une crise sans précédent, veulent traduire leurs sentiments en < votant roÙRe Pour éviter la ruine et la misère, ils veulent se jeter dans les bras du régime sociale-communiste qui leur assurera l'un et l'autre. Des commerçants, possédants, fonctionnaires, qu) se réclament cependant de tordre et du patriotisme, sont décidés à accorder leur confiance à ces internationalistes impénitents les socialistes S. F. I. 0. Ils voteront, hélas 1 pour ceux qui se réclament de cette criminelle conception < Pas un sou. pas un homme pour la défense nationale pour ceux qui préconisent le désarmement unilatéral de la France et l'abandon de notre 'li~ne fortifiée pour assurer, soi-disant, la paix. tout en réclamant des sanctions militaires contre notre alliée. l'Italie.

L'attitude de ces mécontents dicte ma conduite.

Libre à eux de faire l'expérience à laquelle ils aspirent, mais je leur donne rendez-vous dans quelques mois, quand ils auront subi. à l'instar de l'Espagne, les eSets destructifs de la <: vague rouKe

Je ne déserte pas le chemp de bataille; l'ère de la mauvaise humeur et des folies terminée, vous me retrouverez pour le vrai combat. et ce Sera p.our bientôt.

Haute-Marne

Dans tl'arrondissement de Chaumont, M. Lévy-AIphandéry, député sortant radical-socialiste, trouve devant tui M. René Bocquil' Ion, républicain national.

Les B<MM-K<Ms de JM~JBonny,

Bonny, ex.inspecteur de la police mobile à la Sûreté générale, avait introduit deux pourvois Contre le décret du 18 décembre 1934 relatif à l'application de la peine de suspension sans traitement au personnel de la Sûreté nationale, et contre l'arrête, en date du to décembre 1034, par lequel le ministre de l'intérieur a refuse sa démission et a suspendu son traitement à partir du 21 décembre !C)34.

Ad&ptaat !es conclusions de M. Renaudin, commissaire du gouvernement, !e Conseil d'Etat a rejeté les deux requêtes de M. Bonny.

Les neuf tMaparua du « Borée »

I! se confirme qu'il y a Men neuf disparus dont l'identification est faite.

MM. Rolland Chourot, deuxième mëcankien, de Caen, marié, un enfant Yves Le Cavorxin, cuisinier, de Plouezec (Côtes-du-Nord), marie. trois entants Ange Héry, matelot, de Piourhan (Cotes-du-Nord), marié deux enfants Georges Le Gu~ranntc, chauffeur, de Saint-Gitdas-de-Rhu~s (Morbihan), marié, quatre enfants; Eugène Clement, chauffeur, de Dinan; Joseph

On les dit~désinsérés du réel )>. En quoi Chopin mériterait-il d'être rangé parmi eux?

Dans son roman Z.McyMto .F/oWoM~ c'est Chopin que, paraît-il, George Sand fait ngurer sous le nom du prince Kanol de Roswald. Qu'en dit-elle ? Bornons-nous à quelques extraits « Insensible à la beauté extérieure et aux réalités de sa propre vie, il était plongé dans les rêves de l'idéal; il noyait son imagination dans un monologue exalté avec Dieu lui-même; il n'était plus sur terre; il était dans un empyrée de nuages d'or et de parfums; il peuplait l'infini de ses propres créations. X' A propos de Chopin elle écrit <: Il a fait à Majorque, étant malade à mourir, de la musique qui sentait le Paradis à plein nez; il ne sait pas très bien dans quelle planète il existe. Chopin s'applique à lui-même ce proverbe de Mazovie, son pays d'origine <: II se rendit au couronnement de son imagination. Et M. Gauche termine son chpaitre <: Schizmdie par ces mots <: Détaché du monde par son physique et par son génie, éloigné des normes communes, illuminé de toutes les lumières du ciel et vivant dans la solitude d'une nuit profonde et éternelle. x- Or, ces métaphores, ces exagérations, ces déformations, ces imprécisions, toute cette <: littérature », en un mot, n'a rien de commun avec ce que serait une observation vraiment médicale, exacte et précise. Bien sûr, il apparaît souvent absorbé, renfermé, concentré, indin'érent à ce qui l'entoure. Mais II a cela de commun avec la plupart des artistes et bon nombre de travailleurs intellectuels. Dans le temps où le musicien médite et compose, il s'isole de l'ambiance, il se replie sur lui-même, il devient inaccessible à ce qui n'est pas son art, étranger à ce qui contrarierait son tête-à-tête avec l'inspiration, verrouillé pour'tout ce qui disperserait son attention. Celle-ci, il la mobilise avec acuité sur l'ceuvre qui est en gestation, afin de la mûrir et d'en préparer le lumineux enfantement. C'est une commodité, une nécessité de travail, une condition de réussite et non une tare mentale.

Mais elle est une perversion de l'esprit, un élément de psychose, la schizoïdie de ceux qui demeurent en rupture habituelle, constante avec la réalité, perdent le contact avec le concret, cultivent inlassable-

Rouget, mateibt, d'Erquy (Cotes-du-Nord) Joseph Duran. chauffeur, de Saint-Lunaire (Uteet-Viiaine) Pierre Leroy, chauffeur, de PIourhan (Cëtes-du-Nord) Fernand Auvray, radiotélégraphiste, de Rouen, ces derniers célibataires.

LA CURIOSITÉ Comme on devait le -prévoir, la vente d'hier, de M' Robert Bignon, pour la succession du cotnte J. de La Riboisière, fut un .beau succès. Le tableau de David, ~or~'att ~<'M«M? c~ JM~teur Y.-y. Cc~fft atteignit 72.000 fr.; te /'o~<fat< (~c ;'cMfte /~M!M< attribue à Raeburn, 42.000 francs, et le /'û)'<)'at< <~K coMt<c H. de Le ~t&ût.ft~c, en costume d'artilleur. par le baron Gros, ~1.200 fr. Entre autres tableaux, citons encore la PoK~o;'Mf ~'aMOM~. attribue à Frag'onard, qui fut coasse à t7.oo0 fr. un ~o~att ~Aû~MKe de l'école anglaise du dix-huitième siècle à 8.100 francs un portrait de /~MM~ de l'école de Tocqué & 9.000 fr., et un autre ~o~rat< ae jfcMMe par Tournières 9.500 fr. D'autres bons prix furent obtenus dans la suite des objets d'art et d'ameublement, notamment celui de 20.350 fr. pour deux importantes soupières en métal argenté, fin dix-huitième siècle.

Poursuivant la dispersion de la bibliothèque Gabriel Thomas, M" Ëtienne Pruvost et Etienne Ader ont eu à inscrire un exemplaire unique sur papier impérial du Japon de La Vie de Afaftf, parj. Ravennes, avec les aquarelles originales de G. Desvallières, pour o.ooo fr. Sagesse, de Verlaine, édition ongin~le. avec lettre autographe de Verlaine et une aquarelle originale de Maurice Demis, g.ï20 fr. Do~wM~Me, d'E. Fromentin. aux eaux-fortes originales de Leheutre, exempfaire sur vélin d'Arches. 4.350 fr. .S'OMMMM'j d'ËKjfoMCe et <fe /CMMM.M, par E. Renan, un

édition originale, exemplaire sur Japon avec un

portrait de Renan gravé sur bois par FIorian, 7.000 fr., etc.

Notons, enfin, que M' Henri Baudoin a termine sur un produite de ï3o.ooo fr. la vente de la bibliothèque du château de Raray. C. P. Pfocha:nes ventes

Dimanche so, Hôte! Drouot. salle t. Exposi-tion de la collection du président Charles d'HeucqueviIIe. deuxième partie bijoux, objets d'art et d'ameublement. M* .E~cMM ~<<e~ MM. Fa~eM~c~, /.tM~<o' et PfO.MO~~ AfAf. ~cA~~OMMCOM, A~O~aMM, Pape, ~MMtOU et Pof-

~'c//e 6. Succession Lucien Sauphar, troisième partie. Vente d'objets d'art et d'ameublement, sièges et meubles, tableaux et dessins anciens et modernes, importante collection de verrerie ancienne, grande vitrine en fer et glaces. M" Hf~rt Bo«~ot')t et ~4. B~MOM~, MM. J. Hessel, ~f~M/:H~<M~ Jt~a.t'OMM, Z~MOM, .MattH/tMM f(pa~

\S'aHF!o, exposition d'objets d'art d'Orient et d'Extrême-Orient, miniatures persanes et indopersanes. estampes du Japon, collection d'objets de fouilles, céramiques du Japon et de la Chine, pierres dures~ beaux tapis d'Orient. M* Du&ûMf.<7 et M. ËM&t'n'.

SUCCESSION DE M. P. ANTIQUAIRE < Poursuivant éeatement ta dispersion de l'important stock dépendant de la succession de M. P. antiquaire, M" /En~MOMt c< M<tMftC~ D?/M.<7Me .procéderont, lundi M/~ z, à une j seconde vente qui sera précédée d'une exposition demain dimanche.

Un choix nombreux et varié de meubles ou sièges tant anciens que de styles y figurera tels que chiffonniers et secrétaires acajou ou bois de placage, commodes bois de placage, marque- terie ou acajou, commodes rustiques, tables bouillotte et tables à jeu acajou, poudreuses acajou ou bois de placage, bureaux <plats, encoignu- res, bibliothèques et vitrines acajou, bois de rose ou autres, armoires bois sculpté, sièges divers garnis de tapisserie, velours ou soieries. Cet ensemble se complétera de quelques peintures ou dessins, de gravures anciennes et modernes, de bronzes et marbres, de glaces avec cadre laqué ou doré, de trumeaux lustres bronze ou cristaux, de bois sculptés, de faïences et porcelaines variées et de divers bibelots de ~vitrine ou d'étagère, enfin de fragments et petits panneaux de tapisserie au point ou tissée, de tentures et rideaux.

SUCCESSION

CCtMTEJ.DELARIBOISIERE De o~tte. M* -?0~ &K<~t ~Mcédefa, mer- I credi, :ftt~ 2, après exposition mardi, à une troisième vente pour la succession du comte Jean de La Riboisière.

Avec encore quelques tableaux, dessins et gravures, ainsi que des meubles tels que bureaux .plats, salle à manger Régence en bois sculpté, coiffeuses, commodes et autres petits meubles, divers sièges et un salon Louis XV, cette vente comportera de l'argenterie de table, de la vaisselle, de la verrerie et des cristaux, des des appareils d'éclairage dont des luminators, un important linge de maison, des châles, garderobe d'homme, malles, nécessaires de voyage, coffre-fort Fichet, etc.

Ba!sae du pnx du lait

< Par suite, d'une part. de l'amélioration des conditions atmosphérioues oui ont favorisé !a production, et, d'autre part. de Fabais' sèment des prix de vente des produits dérivés (beurres et fromages). le comité directeur de ]a Fédération des coopératives et syndicats laitiers de la région de Paris a décidé de ramener te prix de vente du lait au détail à Paris de i fr. 40 à 1 fr. 30 le litre. & partir du mercredi ï" avril 1036.

ment ce qu'on appelle 1' <: autisme » (oM~M, soi-même). Avec le dédain des nécessites les plus immédiates et dans l'indISérente émotionnelle, ils vivent diurne vie intérieure plus ou moins incohérente, au milieu des fantasmagories que, sans cesse, construit leur imagination en délire. Une pareille schizoïdie n'est qu'un des symptômes d'un état profond, complexe, qui évolue vers le désordre des idées, la dissociation psychique, la perte de tout contrôle, €t qui envahit concurremment le triple plan intellectuel, affectif et moteur. Avec des rémissions et des ~prises, tout cela, d'ordinaire, s'achemina lentement vers une situation lamentable qui, selon les auteurs, se. dénomme schizophrénie, hébéphrénie, ou, pour parler français, <: démence précoce

Pour les psychiatres, cette schizoïdie si caractérisée aboutit fréquemment à ce triptyque <: L'Incuriosité, l'inaSectivité, l'inactivité. » Rien de tout cela ne se rapporte Chopin. Chopin scHzoïde On est choqué, on souffre de voir accoler à une individualité comme la sienne une épithète qui semble l'apparenter à de misérables épaves et qui évoque la déchéance de la personnalité, l'affaiblissement démentiel. On a trop de tendance a voir des fous partout, du moins dès qu'on sort du terreà-terre habituel et de la médiocrité commune..Laissons aux allénistes leur jargon. Sa tuberculose suffit bien à Chopin; ne l'accablons pas d'un vocabulaire qui ferait suspecter en lui une tare mentale dont il était exempt. `

A~OJ M~ M0.r OMt~ COtMW~M~ les M~ Voilà ce qu'en un récent et passionnant volume de 190 pages, paru chez Figuière, expose avec agrément le docteur Foveau de Courmelles. Vétéran chevronné, blanchi sous Je harnois, il fut un de ces précurseurs, de ces initiateurs, de ces éclaireurs qui, au siècle dernier, ont exploré, défriche le champ broussailleux d< la radiologie. De celle-ci, il a été, il demeure une des nobles victimes. Saluons-le avec respect, avec reconnaissance. Durant sa longue et laborieuse carrière, sa débordante activité l'a entraîné en toutes sortes de domaines, qu'il a marqués de sa vigoureuse empreinte. Sa bonté, sa philanthropie en ont fait un fervent zoo- phile. H est aujourd'hui président de la

REVUE DE LA PRESSE

Le discours de M. Neville Chamberlain Plusieurs journaux esti'm~ent que le discours d'e M. Neville Chamberlain complète admirablement -et même corrige sur certains points celui de M. Eden. L'Ere Nouvelle, par exemple, écrit

Il a déclaré qu'il n'y a pas < un membre de la Chambre des Communes qui accepterait de transférer de protection offerte par la liberté et la loi britannique des peuples qui vivent ainsi en sécurité sous le règne d'un gouvernement qui, même dans son propre pays, fait une distinction entre ses propres nationaux et soumet son propre peuple a des persécutions cruelles de races t.

Que personne en France n'oublie 1 objection, cruciale en quelque sorte, de Sir Austen Chamberlain. Cette objection, nous le disons fermement, vaut pour la France autant que pour la Grande-Bretagne. L'ceuvre colonisatrice, civilisatrice de la France ne le cède en rien à celte de la Grande-Bretagne.

Donc, quand, avec une amicale, mais froide franchise, on nous parlera un jour, do l'autre côté de la Manche, de donner satisfaction aux nouvelles revendications que l'Allemagne, obstinée, tenace, ne manquera .pas de soulever ce seront alors les revendications coloniales nous aurons une réponse toute prête ce sera la déclaration de Sir Austen Chamberlain, unanimement applaudie avant-hier par la Chambre des Communes.

Dans le Populaire, M. 0. Rosenfeld s'exprime ainsi

En réponse à Hitler, qui parle d'une paix dans l'Ouest, tout en la menaçant par son réarmement intensif, mais se réserve cyniquement le droit de faire la guerre dans l'Est, M. Neville Chamberlain déclare au nom de la Grande-Bretagne la paix européenne est indivisible..

C'est là une déclaration capitale et qui fera réfléchir Hitler.

Nécessité de l'union

M. L. Masson-Forestier montre, dans l'Homme libre, que la France sera forte seulement le jour où le national l'efmportera chez nous sur l'électoral

Pour faire remonter à la France la pente rapide sur laquelle elle a glissé depuis dix-sept ans, II faudra bien des efforts et Men des luttes. Rien n'est impossible à un peuple fort et confiant dans ses destinées.

Mais four qu'ils soient 'forts, pour qu'ils aient foi en l'avenir, les fils d'une même race doivent être unis 1

Face à l'Europe Inquiète, à l'Allemagne menaçante, la France désunie d'aujourd'hui montre à l'univers la triste image de ce que sera, si l'on n'y prend garde, la France vaincue de demain.

Peu importe ce que pensent ou disent les politiciens Ce n'est plus l'heure des soucis électoraux, seules doivent compter pour les Français les préoccupations nationales 1 Sinon.

Les radicaux et la guerre

Prenant comme exemple M. Herriot, M. Pierre Gaxotte montre, dans Je suis partout, l'inconsistance de la. politique des radicaux, tantôt pacifistes sans mesure, tantôt farouchement bellicistes

En 1924, nous étions dans la Ruhr, et les Allemands n'avaient ni armes, ni armée, ni possibilité d'en avoir. M. Herriot n'a. eu ni cesse ni repos qu'il ait évacué la Ruhr et rendu Krupp à la Reichswehr. Krupp a fait des canons, l'Allemagne s'est fait une armée; c'est le moment que choisit M. Herriot pour jouer au matamore. Quand les choses étaient arrangées de telle façon qu'une attaque allemande nous eût trouvés installés sur le territoire ennemi, M. Herriot était d'avis qu'il fallait rendre l'éventuel champ de 'bataille il appelait ça la vraie paix. Mais aujourd'hui que les hostilités se dérouleraient sur le sol français, il en tient pour les phrases menaçantes et les attitudes a catastrophe. Quand nous ne risquions absolument rien à pratiquer 'une politique de force, il était pour la mollesse. Depuis que la politique de force signifie la guerre, il jette du feu. Quand il faut être prudent, il veut tout casser. Quand la partie est gagnée, il abandonne le gain. Quand France a fait une conquête, il la rend. Quand il l'a rendue, il veut la reprendre. II est défaitiste pour perdre les fruits de la victoire. Il est chauvin quand le chauvinisme signiue la guerre. Il est excité quand il faudrait etre prudent il tombe en déliquescence quand il faudrait être ferme.

Mais, comme le politicien ne meurt jamais en lui, excelle à couvrir les intrigues de son parti d'une phraséol&gie d'actualité. Les vieux bateaux sont coulés. Pacifisme, Briand, Locarno, sécurité collective, désarmement, S. D. N., tout cela est Men démodé. Edouard Herriot n'a pas hésité une seconde le voilà cramponné au drapeau d'Iéna. Déroulède n'est qu'un petit garçon auprès du maire des quenelles.

La ligne Maginot et les radicaux De M. Henri de Kerillis dans l'Echo de Paris

Jamais la ligne Maginot n'aurait été achevée

Fédération des Sociétés protectrices des animaux de France et des Colonies. Mais, diriez-vous, en quoi un pareil livre ressort-il d'une Causerie médicale ? Sondez-y. Par les joies qu'ils nous donnent, par les services qu'ils nous rendent, nombre d'animaux améliorent notre hygiène mentale ou physique. Les chiens nous défendent, nous protègent, assurent la sécurité de nos nuits. Les chats exterminent ces rats Immondes qui détruisent nos biens, nos denrées, colportent, essaiment de dangereux parasites, propagent de graves maladies. Puis, par leur amitié, leur affection, leur dévouement, nos frères <: inférieurs nous dédommagent de nos déboires, de nos déceptions; ils charment, ils occupent notre solitude; ils sont pour nous des éléments de bonheur; parfois, ils rattachent a. la vie quelque désespéré, la lui rendent supportable, agréable. Et le doctew Foveau de CourmeIIes termine son livre par ces mots « Sans l'animal, la Terre serait inhabitable. » Oui, ils consolent de certains de nos semblables. Cela nous remet en mémoire la boutade bien agressive du pnofesseur Farabeuf <: Si les cadavres avaient été aussi. dégoûtants que les vivants, je n'aurais jamais fait d'anatomie. Et Pascal a écrit: <: Plus je vois les hommes, plus j'aime mon chien. »

Dans ce livre, vous trouverez des récits savoureux, pleins de coeur, pénétrés d'une fine psychologie, et aussi, qui l'aurait cru ? des considérations juridiques, par exemple sur la propriété animale, sur les droits des animaux, puis des principes d'éducation animale, lesquels reposent tous sur la bonté. Mais à l'éducation des enfants vont servir encore nos bêtes familières. C'est ce que, de concert avec le docteur Foveau de Courmelles, vient de mettre en lumière un neveu et ancien collaborateur de Pasteur, le docteur Adrien Loir, directeur du Bureau d'hygiène au Havre; sa fort belle conférence est publiée Mt extenso dans les ~~c/M~M <K~tco-c/Mn~tca/M de ~VonMOM~. Toutefois, ici, il faut distinguer.

Le chien, par exemple, est un résigné; s'il a une âme, elle est servile; il accepte le rôle de souffre-douleur; il subit les brusqueries, les brimades, les taquineries, les coups; il lèche la main qui le maltraite. Or, de ce jouet vivant, le bambin,

à temps, jamais la porte de la France n'aurait été verrouillée devant Hitler si t'en avait écouté, non seulement les socialistes et tes communistes, mais aussi toute une aite du parti radical à la tête de laquelle se place toujours M. Daladier.

Voilà ce que les Français ne doivent jamais oublier. Us auront 'la parole dans cinq semaines. Sans discussion, sans pitié, ils doivent balayer comme indignes ceux qui n'ont pas collabora de toutes leurs forces à l'édification du mur de clôture de ta patrie.

Notre armement

D'une étude publiée dans te Mercure de France par le général X. détachons ta conclusion.

La période d'e tension politique est ouverte d'epuis te jour l'Allemagne, dénonçant le traité de Versailles, réorganise ouvertement sou armée. H faut mettre, comme c)!e, en action toutes nos fafbrications de guerre.

Ce qu'il faut, au point d'e vue du matéric], c'est que la somme d'es forces de notre 'défense anti-chars et de nos unités de réserve mobile mécaniques, hippo-mécaniques et motorisées soit supérieure à la force cuirassée de t'adversait-e.

Des canons anti-chars et des mines, pour ibri- Y ser le nu.x de l'attaque, certes, mais aussi des chars et des autos-mitrailleuses pour ta eontreattaq'e et pour ~exiploihition rapide et a fond de tout succès.

Les élections

M. Lucien Romier donne aujourd'hui dans le Figaro ses pronostics sur les prochaines élections législatives:

La tactique <t 'l'en-'ort exceptionnel de propagande des comMuinistes leur feront gagner, sans doute, un certain nombre de sièges sur les sociaMstes et, peut-être, sur les radicaux-socialistes. La même tactique menace les quetques modérés qui ont encore dM mandats obtenus a la ptus forte minorité. D'autre part, I.e resserrement de la discipline d'extrême ~amche mettra en oosture difficile les élus des groupes socialistes dissidents. Ennn, les socialistes orthodoxes pourront < m&nger s* quelques radicaux, en échange des sièges cédés aux commumstes. I! faut donc prévoir une coloration plus vive de l'aile gautche de Chambre.

Du côté des modérés proprement dits, moyennant l'atténuation des rivalités de personnes et de groupes, le < balancier devrait ramener une partie des sièges perdue en togs. La rigidité du Front populaire va favoriser, dans beaucoup d'arrondissements ruraux, le jeu souple et diversement étiqueté des <: indépendants Cette même rigidité peut repousser une partie des radicaux vers le centre, qui est luimême divisé. Compte tenu encore du contingent des < nouveaux >, recrutés un peu au hasard, une masse instable a<pfpara!trait entre le Front modéré et le Front populaire.

Le réseau de l'Etat

De l'analyse du rapport présenté par la direction des chemins de fer de l'Etat, que donne la Chronique des transports, détachons ces lignes >'

L'examen W trafic et, notamment, du trafiemarchandises, qui, pour le réseau de l'Etat, est principalement un trafic de produits agricoles ou destinées à l'agriculture, semble confirmer la politique de regroupement des transports ferroviaires te long des lignes principales et d'utilisation de t'autorait.

Le progrès de l'exode des campagnes vers les villes justifie avec le détaissem'ent de lignes secondaires sans trafic, <: l'effort des réseaux vers une structure géographique plus simple, et, sur l'es lignes conservées vers une desserte de plus en plus rapide et fréquente, par autorails notamment

A L'ELYSEE

Le Président de la République a successivement reçu, hier après-midi M. de Leusse, sénateur du Bas-Rhin; M. Ouvré, sénateur d" Seine-et-Marne M. Tournan, sénateur du Gers; Mmes Raymonde Machard et Renault-Magny, du /OMfMtt/ de /o F~Mmc.

L'inspecteur Pempoulo

c:te à t'ordre de ta nation

et îait chevaUer de !a Lég!on-d'Honneur Le ministre de l'Intérieur communique Le gouvernement de la Répu.NIque porte à !a coonatssaoce du pays !a be!Ie conduite de M. Petnpou'Io (LouIs-Mane), inspecteur sp~lal à la dtrectMn de la poHce judiciaire A h préfecture de police, Messe ïnort~tement en service corn.niandé te 24 mars 1936, en tentant de mettre hors d'état de nuire un aliéné dangereux et armé. donnant ainsi l'exemple de ra<:com<plissement courageux de son devoir.

I.a nomination au grade de chevalier de la Légion-d Honneur à titre posthume de M. LouisMarie Pem,pou!o paraîtra demain au /OKp~ 0//tCtC<.

sans pitié, peut impunément user et abuser trop souvent, il le prend pour cible de sa brutalité, de sa méchanceté; il le martyrise; au contact du chien, l'enfant batailleur, agressif, pourra, hélas développer, épanouir ses instincts d'égoïsme, de domination, de cruauté, d'Injustice. Avec le chat, il n'en va plus de même. Devant les mauvais traitements, les contraintes, il se rebiffe, se révolte; il devient hargneux, vindicatif; c'est tout le reflet de r'humanité. Il garde le souvenir des gestes mauvais ou bons. Sa devise pourrait être <: J'aime qui m'aime. s' Son attachement n'est point banal. « II ne nous caresse pas, dit Rivarol; il se caresse à nous. II nous donnera son amitié si nous l'avons gagnée par notre bienveillance, nos attentions, notre sollicitude, notre bonté. Avec lui l'enfant fait son apprentissage de la sociabilité. Il y a là un raccourci de la vie. A la sympathie de son prochain l'on n'a nullement droit; il faut la conquérir, la mériter par de bons procédés. De Florian, vous vous rappelez la fable, L'Enfant et le Af~ot~

Tu souris, il sourit

Tu tends vers lui les bras, il te les tend de même De la société tu vois d~ici femMème Le bien, !e mal, nous sont rendus.

D*' PAUL FAREZ.

P. Sous le titre 5'tMt'H<«~M <'< CoM~a~<M; <e PoMf/'n'j', !e docteur Henri Leclerc a fait paraître, en une somptueuse édition, un attrayant recueit de soixante sonnets, fort bien venus et d'une belle envolée. Si l'on s'aventure à vous les présenter ici, c'est que plus de la moitié d'entre eux sont consacrés à des plantes médicinales. Or, la phytothérapie, c'est, vous le savez, son fief, son enclos, son habitation, son pourpris, son <: climat dit-on aujourd'hui. Mais la place nous est mesurée. Pour ceux qui sont, vraiment, trop < conservateurs s', contentons-nous de rappeler l'ispaghui <: exonérateur lequel

Prodigue maintenant ses vertus salutaires Au bourgeois de Paris comme au Yoghi hindou. C'est l'arcane à la fois très doux et très puissant Dont le Brahme, héritier des secrct's séculaires, Use pour conjurer un virus malfaisant. Retenons aussi, pou r nos <: énervés de plus en ~plus nombreux, la bailole

Car son suc, exorciste impérieux des spasmes, Peut bannir de nos nuits les obsédants phanr [tasmes

Qui font un pilori du plus mol orei!!er.


ACADEMIE DES INSCRIPTIONS t.TBELLES-LETTRES

\S'~MMd«27mo~

Présidence de M. Coville.

L'Académie procède à l'élection d'un membre ordinaire au fauteuil vacant par suite du décès de M. Antoine Thomas. Treite-six, puis trentesept votants, prennent part au scrutin. Au troisième tour, M. Olivier Martin est élu par 24 voix contre 8 à M. Roussel, 4 à M. Brunel et 1 à M. H. Pernod. Aux précédents tours, avaient obtenu M. Brunel, 8 et 9 voix M. Obvier Martin, 4 et 18 voix M. Pernod, 4 et 3 voix; M. Roussel, 8 et 5 voix, et M. Zeiller, 12 et ïvoix.

Prix. Au nom de la commission de la fondation Fould. M. Aubert annonce que 3.000 francs sont attribués à M. Bulard, pour son ouvrage sur Le .Sco~ott, ~Mt6o~ du ~cw~e t'tM~ dotM ~Oft fe~MM-r des QMOtOMMW~ ~Mt".MMMf MMMMte .i-M~M, et 2.000 francs a M. Marc Payen, pour son livre Les ~/M.f &~M<;f tKCf"M.fcW<.f et /M belles ~-f/M<f~ &t&Ho</tc~Mc des Troyes.

L'organisation d'un domaine seigneurial au temps des Tcheou occidentaux. M. Maspéro termine la lecture de son étude sur lor~ganisat'ion d'un domaine seigneurial chinois à l'époque des Tcheou occidentaux, au huitième siècle avant notre ère, d'après un certain nom'bre d'inscriptions gravées sur des vases en bronze destinés au culte ancestra), où le chef de famille annonçait des faits considérés comme importants dans l'histoire familiale.

Une ambassade entre Cordoue et Byzance au neuvième siècle. M. Lévy-Provencal, professeur à la Faculté des lettres d'Alger, fait part de sa découverte de documents arabes sur un échange d'ambassades entre Byzance et Cordoue au neuvième siècle. Il communique le texte de la missive envoyée par l'émir espagnol A'bd ar Rahman II à l'empereur Théophile, en réponse à sa demande d'un traite d'alliance, en 840, peu après la prise de la .place-forte d'Amoriam, par les armées musulmanes.

L'origine du mot <: département s. M. Dupont-Ferrier étudie l'évolution de l'expression ~c/'of<eM<< au cours des siècles qui ont précédé l'ancien régime, avant qu'elle fut choisie par la Constituante pour désigner les divisions géographiques de la France. C'est du </'Q~~MtCMt, soit de la répartition des tailles à travers le royaume qu'est venue l'idée de parler du département des provinces généralités fiscales, bailliages, élections. Dès avant le milieu du seizième siècle, le mot département, avec son acception topographique, passait dans la langue, d'abord dans la langue financière, puis dans la langue administrative. Il s'y maintint d'Henri III à Louis XVI 9t bien qu'en ~789, !a Constituante l'a trouvé sans peine dans l'usage courant. C'est ainsi qu'elle a appliqué un nom ancien et plusieurs fois séculaire à une circonscription nouvelle et qui a duré. M. Olivier Martin

Docteur en droit, M. Olivier Martin a professé à la Faculté de droit de Rennes avant de venir enseigner l'histoire du droit à la Faculté de Paris.

Il est l'auteur de nombreux ouvrages inté- ressant l'histoire du droit, notamment JLc CoM- ~MMt'~ ~M CM<~< a /0 /Mt f~t (fMtM~t'fMtC .~C~; Z/f-~tM<~ de ~t'M~M"~ CM 1329 c< JM CM!.M~KCMCM .LM Sentences du C/M<< PafM; Les AfaMM~cW~ de .SMKOM MattOM fa COK<«M~ de Paris OK ~t'StCtK~ ~MC/e; Histoire de la COM<!<Me des ~M'0<M vicomté de Paris, etc.

Congres national

des femmes catholiques

La Ligue féminine d'action catholique a tenu, cette semaine, son congrès annuel. Les séances en furent privées, réservées aux dirigeantes de ce mouvement qui gagne d'année en année en extension et en influence. Une part considérable de son action s'exerce dans les milieux ruraux avec des résultats d'autant plus intéressants qu'elle ne se borne pas seulement au côté religieux, mais s'exerce aussi sur la .profession, en s'efforçant d'attacher les jeunes paysannes à leur vie et à tout ce qu'elle comporte. Deux séances publiques réunissaient toutes les ligueuses jeudi 26, s'étudiait l'organisation de l'action familiale, de l'entr'aide avant-hier, vendredi 27, à la salle de la Mutualité, où, après !e compte rendu de l'activité générale au cours de l'année passée, S. Exc. Mgr. Richaud fit une conférence traitant de !a < Conscience chrétienne et vie sociale Cette dernière journée s'acheva par un pèlerinage au tombeau de sainte Geneviève et un salut solennel à l'église Saint-Etienne-du-Mont. H. D'H.

FAITS~IVERS

Paris et Banlieue

Bagarre politique au Palais de la Mutualité. Trois réunions politiques avaient lieu hier soir au Palais de la Mutaulité celle du Front social de M. Bergery. celle du Comité de vigilance des jeunes Français mobilisables et enfin celle du Comité d'action contre les Jeux olympiques de Berlin. Les membres des différents services d'ordre, qui se teneient dans un couloir, commencèrent bientôt une discussion qui ne tarda pas à dégénérer en bagarre. Le directeur du Palais, craignant que les membres d'un meeting communiste voisin n'intervinssent à leur tout, fit appel à la police. Une centaine d'agents artivèrer.' et rétablirent l'ordre. Un seul manifestant, qui a refusé de donner son identité, a été blessé. Il n'y a pas eu d'arrestation. Arrestation d'un escroc. Paul-HenriRené Jippon, âgé de,48 ans. capitaine de cavalerie en retraite, a été arrêté pour escroquerie. 11 a détourné 600.000 fr.. tout l'avoir d'une rentière, Mme Thomas, et tente de négocier 200.000 fr. de titres ayant appartenu à M. Antoine Girodias. Peu après la mort de ce dernier, survenue le il mars 1933. on s'aperçut que sa cassette avait été fracturée et Ion retrouva les titres dans une banque Jippon les avait fait déposer avec un ordre de vente par un agent d'affaires. Départements

Une femme succombe, victime de mauvais traitements. A Campagny (Eure). Mme Gaston Laine. 39 ans. dont le mari exerce la profession de facteur intérimaire, était depuis longtemps rouée de coups et .privée de nourriture de la part de ce dernier. Transportée à l'hôpital de Pont-Audemer dans un état d'extrême faiblesse, elle a succombé quelques heures après.

Arrestation des auteurs du vol commis à bord du paquebot <: Canada Nous avons relaté avant-hier qu'un vol d'un mution. en poudre d'or et en diamants, avait été commis à bord du paquebot « Canada Pendant son escale à Alger. Le navire, qui arrivait hier matin à Marseille, fut. dès son accostage, visité de fond en comble par les policiers et les douaniers marseillais. Ceux-ci retrouvaient, après plusieurs heures de recherches, l'or et les diamants dans deux cabines de voyageurs. On identifia rapidement tes auteurs du vol. Cétaient deux stewards Pompée Perinotti. 28 ans, et Ange Giannesini, 27 ans, qui ont été arrêtés. Quant au propriétaire du trésor. M. Michel Georges, qui passait cette fortune en fraude, i! devra .payer des droits à la douane, et sans doute une indemnité à la Compagnie.

Drame de l'alcoolisme. L'autre nuit. vers 3 heures. le nommé Jean Moulin, 4.2 ans. demeurant au Cheylard (Ardèche). a tué pendant son sommeil sa femme, née Marie Fe- 4 nestre, d'un coup de fusil de chasse au cœur. Leur enfant, âgé de il ans, a assisté au drame. Jean Moulin s'adonnait à la boisson. Le meurtrier s'est constitué -prisonnier. Tentative de mutinerie à la prison de Tou- ïouse. Des mutins de la colonie péniten- tiaire d'Aniane (Hérault), oui passaient la nuit à la prison Saint-Michel à Toulouse, ont j tenté, en descellant !es barreaux de leurs cel- Iules et en excitant les détenus à la rébellion.. de provoquer une révolte générale des pn- sonniers. La rébellion a été rapidement ré- primée par les gardiens. Un enfant de quatorze ans menaçait sa f mère de mort. Le procureur de la Repu- c blique de Brest a fait arrêter un gannn de s ouatorze ans. Yves H. oui avait meuace de s tuer sa mère et de mettre le feu a la maison. `

Au moment de son. arrestation, II était porteur d'un revolver et de deux couteaux à cran d'arrêt. La mère du jeune dévové.MStêe veuve avec huit enfants, a reconnu oue son fils lui écrivait des lettres de menaces. La circulation. Près de Lucenay (Rhône), une automobile s'est jetée sur un camion en station. L'un des occupants. M. Paul Charisnon. de Lyon. a été tue. Deux autres sont Krièvement blesses.

Près de Saint-Etienne-du-Gres (Gard), un camion-citerne s'est écrasé contre un arbre. Son conducteur, M. Grillon. âgé de 27 ans. est mort brû!é. Une autre personne a été Messée.

DANS LES T. C.R. P. `

A dater du lundi 30 mars 1036. lés lignes de tramways 23 et 32 <: Auteuil (Gare)-Porte de Versailles :> seront supprimées et remplacées par les lignes d'autobus

23 <: Auteuil (Gare)-Porte de Versailles itinéraire et sectionnement sans chanKement; 32 « Auteuil (Gare)-BouIosne (Place~JùIësGuesde », itinéraire sans chanRement entre )a gare d'Auteuil et la place Jules-Guesde. Sectionnement Auteuil (Garé)-BoutoKne (avenue Edouard-Vaillant); Boulogne (avenue de la Reine)-Bou!osne (place JulesGuesde).

NOTA. La li~ne 32 sera exploitée par des autobus à un a~ent avec montée à l'avant. MM. les voyageurs sont informés qu'Hs doivent préparer leurs tickets à l'avance et les faire oblitérer 'par le machiniste-receveur au moment de la montée en voiture.

TRIBUNAUX

Importation frauduleuse de cigarettes Le tribunal correctionnel du. Havre s'est occupé, hier. de l'importation frauduleuse de plus de trois cent mule cigarettes étrangères. Dans cette an~airë sont impliqués l'ex-vérificateur Cathala et le commis de dehors Blancheur. deux des principaux prévenus de fraudes douanières.

Les défenseurs ont soulevé l'incompétence du tribunal et demandé la jonction avec la grande affaire qui viendra aux assises prochainement.

Le tribunal a renvoyé son jugement au 27 avril.. L'espionnage

Le 23 janvier dernier, le tribunal correctionnel de Nancy condamnait pour espionna'ge à quatre ans de prison, cinq cents francs d'amende et dix ans d'interdiction de séjour. Nicolas Brun, vingt-six ans. de Sarreguemines.

L'espion ayant fait appel, la Cour de Nancy a, élevé la peine à cinq ans de prison. Les enfants martyrs

Le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a condamné à six mois de prison Georgette Mercier, âgée de vingt-cinq ans, qui abandonna son enfant dans un caniveau du passage Bertho.

Le tribunal correctionnel de Saumur a condamné à dix-huit mois de prison .le journalier Pierre Bardoul. de Rio (Maine-etLoire). qui s'était rendu coupable de graves brutalités sur son nls. âgé de cinq ans. Le malheureux enfant, menacé de m'ort et terrorisé par son père, avait dû s'enfuir dans les bois. où. il fut retrouvé inanimé après avoir erré pendant deux jours.

Les fusiUeurs en auto

Nous avons annoncé hier qu'avait commencé. devant la cour d'assises des Bouchesdu-Rhône, le procès des trois malfaiteurs en auto qui, le 12 février 1034. à Marseille, tirèrent des coups de revolver sur la police, dans la rue de la République. Il y eut plusieurs blessés, dont l'inspecteur Pelotant, et un mort. M. Bonadona.

Les trois accusés. Toti. Casanova et laboc. rejettent naturellement toute la responsabilité sur leur complice Liotardo. qui s'est pendu. L'inspecteur Peletan. aujourd'hui rétabli, reconnaît formellement Casanova comme un des tireurs.

De nombreux témoins ont été entendus hier qui attestent que de nombreux coups de feu partirent de l'auto rouge. 1

Aujourd'hui, derniers témoignages, réquisi- toire, plaidoiries et verdict,

A L'INSTRUCTION L'évasion de ta Santé.– M. Verdier. juge d'instruction a procède à l'interrosatoire. en présence de M* de Ricqtès. de Désiré Spitera. frère d'Armand Spilers. oui. dans )a nuit du 19 au 20 mars, s'évada de la prison de la Santé. L'inculpé a protesté n'avoir aidé en rien son frère. I) a!)aitie voir chaque samedi et. le 14. Armand lui raconta qu'il avait déjà scié les barreaux et qu'il a!!ait se sauver durant la semaine. En effet, le 20. à 4 heures du matin. Armand Spilers'était chez son frère et. depuis.~) il disparu. D'autre part, M. Ver dier va faire examiner par un spéciaHste )es limes trouvées chez Désiré SpUers, aÏin de savoir si elles ont pu servir à l'évasion. Arrestation d'un officier en retraite. M Bru, juge d'instruction, vient de faire arrêter un capitaine de cavalerie en retraite. M. Paui Jipppn. qui est l'objet de deux plaintes. H aurait dérobé une cassette contenant deux cent mille francs de titres, lors du décès, en mars jo.'i.'j, d'un rentier. M. Antoine Girodias. demeurant rue Montenotte. Ces titres ont été retrouvés récemment dans une banque, ou. par l'intermédiaire d'un homme d'affaires, M Jjppon aurait donné l'ordre de les vendre. Thomas -six cent mjik francs.

De ptus. l'ofncier aurait escroqué six cent mille francs à une dame Thomas.

Les conférences

CONFERENCIA UNIVERSITE DES ANNALES, salle Gaveàu. lundi 30 mars. 3 h.i t Ce que j'ai vu: Italie-Ethiopie par M. HENRY DE MONFREID. Nouvelles projections.

Le lendemain mardi, 3 et .1; h.: MarieMadeleine. pécheresse repentie par'le R. P. SANSON.

DEMAIN DIMANCHE

–A jo heures, 2,. rue ~Royale, visité des ap partements du ministère de !a marine. Le souvenir du séjour de Marie-Antoinette, par M. Pradel de Lamaze, bibliothécaire. (Amités de France.)

A 16 heures, au Paiais de !a Mutualité, 24; rue Saint-Victor, cours de sociologie dynamique .L'<~ positif oM de .~tt~'a/t~ par !e professeur José Feliciano de Ôiiveira. A o h. 45, au musée de t'Orangerie (jardin des Tuiiëriës), visite de l'exposition Corot; conférence de Mme Jeanine Haas.

A 15 heures, à !a Sorbonné (amphithéâtre Turgot) Les MtOMMMet!~ !t:~a/t</t<9KM la Bf~/a~M~, par M. Morïet.

A 16 h. 3o, Ligue française d'éducation morale (amphithéâtre Edgar-Quinet, à la Sorbonné) I.M ~O/f~t'M ~OK~F~CH~M 0 ~<'0/~ et dans /<! /aM<7/~ par Mme M.~L. Cazamian. –A ig heures, au musée Guimet,' M. H. Massé, professeur à l'Ecole nationale des langues orientales vivantes Le Folklore ~MM. Pour aider à la mise en culture des petites et moyennes exploitations agricoles vacantes ou délaissées Pour aider à la mise en culture des petites et moyennes exploitations agricoles vacantes ou délaissées à vendre, à louer ou à prendre en métayage, te ministère de l'agriculture prépare la réédition d'un BuUetin, qui contiendra, par régions, toutes indications caractéristiques utiles au sujet des exploitations disponibles qui hr seront signalées.

Les propriétaires ou !es notaires désirant faire inscrire, gratuitement de petites ou moyennes exploitations agrico!es vacantes ou détaissées dans ce Bulletin doivent faire parvenir tous renseignements utiles au ministère de l'agriculture, service de la main-d'oeuvre agricole, 38, boule- I vard Raspail, Paris (?*). i

COURRIER DES SPECTACLES

LES REPRISES

OPERA. Coppélia, de Léo Dflibes. Le fC)!~))a!'rc ~c Léo .D~t&M M~ pouvait f/7'< .M:'<'tf.t- Cf/ft~, t; /'0/)~)-a, ~!tf par t<);f ~ri~' </<* Coppétia. C~! j-'c/owtat't d'ailleurs de vot'r /f! OMM~~ ~OMF)- j[:;t~ g;~ !of-M< sur /'Qf/:C~<? ff ~!<7MOM< f< /O~M~ &0//?<-<'OMf~, OM~!)it ?)t!M? QMC do)~f, .<y/)~ MtO~MX le plus OC/tfM OM genre créé yc~M'o~ A~oferf~. De /o!f, ~~M;~ 1870, date c!c .M /Mt~ )'C/'<'M~K<Ot!OM; t'/ M'f! 7aM<tM 9Mt~ /c r~/wtfwe, et le fait c~t «M'~MC. /OM< remonter OM dix-huitième siècle /'OM~ ~M<-OM<fCf «)t ~MCCCy MM.ft prolongé /'OMf M) Ot" Le C/K/re de 527 r~~MC)!<<!<:0)M, a«9t<ft ÇoppeHa a o<tetK<, M'a e<e a~roc~, /ot'M, ~a/ atttKM aM~e &0~<. Z.~ COM~ ~Ho~MOMt Mt /<r ~M~K~ cHo~, MOt'~ la M'poft~ ~tM/'<?'a<!OM avec /09Hc//c Dc/t'&M /'a wt'.r ~M fo/c«r, .'d rtc~f.Mf Je ~orcA~ /o variété, la vie de ~fCMtûM, COM.f<OMM~~)t< ~W~ du jeu et de la °" '<" /'C~ <te/-d'(PM~~ MtM~M/. /f /Mt faut de 6ottMC~ COMe~<CMMM, OM surplus, <'< C'CJf 7<)!C fCb~ /!CMr~K.?<' /'OM?' la ~OM/J~C ~t; '<r <C!~M<. Cow&fCM n'O: 0?,'0<M-)!OM~ pas M<M. <!<jg'Kcr~~ 9!M o~o;<')!f~<' /'<?.f/'n< ./M.t-f7H"o;< &ot<< /c:<r~ /h<~ pieds! y~ garde tMt ~otft~t;<~ parti<M)f~ /«/!<! ~&ftt; WMt'y Cf/Mt de Ca~O~a ZatM~~Mt, g;<t M/ ~t'~)' o /t')i< M)C ~MHt< ~H<-0rc par M <yt-afC C< M ~Mh'Mf-;tOM. C"M< ~'f~~ à son OMCt'~K~WCH~ ~< a /a ~!)-CC(<Ot) C/!0~N~O/M~MC ~\f0?t fidèle COMM~d~ Aveline (7M<; MOtM J~~OM~ /0 /!<:M~ ~f!~M/' artistique de ~<t!t~r ~~<<!<<OM 0<-h<f/ suis heureux ~f ~OM~~ occo~to~ de ~~tt féliciter. Mlle Bos a été charWOtt~ a~ /ft!C~C ~.9Cr~ ~e <OM ~M.~ ~Q?M le <7M~ fOM!MC dans la ~OtM~, OPCC M//C ~'OM~f, /<'MtC ~c verve ~aM~ /C ;CMKC F~-aM~. Et Af. ParfH' 0 d!?-!f7C /'0~i-/< avec KMC vivacité et «!t~ ~0:<tM~ )'CtMor~MO&/M.

Z.o ~M<'M<oh'oM était précédée de Sa!ome. C~ M M< /)< /'?-fC!M~M< une reprise, MOM /a présence de Af. J?tC/tO~ ~~0!(M, f~Mt a pris /!<?M~WC la &O~MC/<~ le zèle de /'or<J/~ à se sur/'aM~r sous sa wa;H, la belle fOt.f et le jeu ~f.< en ~K~ /<?!'? de COM~Mf oWot< de Mlle Lily L);0)M/ (qui a OMMt ~0~~ et fM perfec<!OM), /a /OfOM M&aK~, /l'~rfK~ COK~fOtMMt~~t op~M dont M. de Trévi a M!a~c le rôle d'Hérode avec Kt!C articulation qui M~H /0!'M<!t< Wf); dans l'ombre, la t~Ot'.v 0)K~/C et ~OMorc <f~ M Bro!<~t/~ t/aK~ /oAa)!oaM. en ott fait M~c exéCM~tOK M-<t;'wfM< o~M)trt!& ~Kt a été aff/am~ d~~c fM~owyto.tM~.

H.DECURZON.

'0; LE THEATRE

Une adresse de reïnerclenients à M. Georges Mandel

La Féderatton des théâtres, cimemas et nrusichaMs. retune sous présidence de M. Max Maurey..vtent_de voter une adresse die remerciements a M. ueorses'Ma.ndet. ministre des postes et télégraphes <: pour Je précieux et puissant app~rns qu'il a bien voulu apporter à la cause <iies spectactes

On sait. en effet, que M. Mandel a donné sans-faction a'des reven;dtcattons formulées depuis plusieurs années par )es directeurs de théâtres. en faisant voter, avant la séparation des Chambres. deux lots qui permettent d'alléger ies charKes qui pèsent sur le stpectacle. par l'institution dfUM taxe sur la pubHcité r&dtophonique et l'orKamsatton méthodique d"une cotlaiborati'oa du theatreetde'aradfio.

CE SOIR SAMEDI

A L'OPERA, à 8 h. 1. La ~/M~ CHC/MM~f (Mmes Ritter-Giampi. SolanKe Delma.s. R. Mahé, MM. G. Jouatte. Cabaaet. Huberty. Morot. Narcon.etc.). Chef d'orchestre, M. Reyrtaldb Hahn. A I/OFÉ'iA-CoMIQUE, à 8 h. 4' /.o /M'o)Mt-a ().e ténor ViltabeHa. M. Musy. MJle Rose Poctdiato~tc.). jLc ~t'et/~M (M. Tubiana. MUe <j.a.uiey. MM. Couret. Hérent. etc.). Au pupitre. M. E. Cohen.

A LA COMÉDIE-FRANÇAISE, à 8 h. '!0..Bo/tMj~ (A) M. Jean Hervé. Ledoux, Eseande Dorival, Chambremf, de Ri.?ou!t, Maofice Donn~aud, Le Goff. Jean MartineHi. Jean Valcourt, Balpétré, Robert Vidalm; Mmes Marie BeU. Catherine Fonteney, Jeanne SuHy. Mary Morgan. Ma.rcefk Brou. Gisèle Casadesus etRoussei). A L/ODÉox. à 8 h. 40, M~ le Xo</ (Mme Etvire Popesco; MM. Louis Verneui). EmUe Drain, acques de Féraud~y; Mmes Lily Mounet, Suzanne Courtal, Jane Lamy. BJanche Dars MM. Lucien Pasca). Raymondf-'Gi.rajd. Louis Setsner. Marce! Bourde). Paul Amiot. Roger Weber.etc.).

Au GYMNASE, à Q heures, Le C'<rM~ pièce nouvelle en cinq actes, de M Hemry Bernstein, interprétée par M. Victor Francen, Mlle Hélène Perdtrière. MM. Claude Dauphin, JeanfPierre Aumont. MHes Lucy Léger et Suzet Maïs.

AU THÉÂTRE DE LA MADELEINE, a 8 h. 45. .BMKCOM/' f/f bruit ~OM~ rien, de Shakespeare. adaptée par M. Jean Sarment, musique de M. 'ReynaMo Hahn. réalisation de M. Jacques Copeau.

Au THÉ.\TRE MicHEL, à 9 heures 7yo~, ~.r, Neuf (MM. André Luguet. Jean WaJI Mmes Suzy Prim et Meg Lemonnier). AU THÉÂTRE DE LA MiCHODIÈRE, à 9 heures, .B:'f/to~ le Krand) succès d'< comédae d< M. Jean db Létraz. avec Mme Marsuente Devà!, M. Victor Boucher et tous les créateurs. INFORMATIONS

At.'OFÉRA.' I~undi soir, reparaîtront eh'sembte. dans Les /jfK~M~MO~, Mme Germaine Hœrneret M~.Geor'%M 'ThHI.' avec Mmes Soian.KeOeIm.as."Renée' Mahé, MM. Huberty. A. Remet et M. Sinsher. C'est M. Fr. Ruhlmann aui dirigera l'orchestre. A L'OPËRA-COMIQUE

Le ténor Giuseppe Lugo et MJIe'LiHie Grandvat chanteront MoMOK mardi soir.

A LA COMEDIE-FRANÇAISE:

Demain dimanche, en matinée. f/M~~o~e réunira MM. Lafon, Pierre Bertin, Escande (qui jouera pour Ja.prem'iere fois le rôle de Pierre de Lancrey), Dorival. Chambreui). M. Le Marchand, Le Goff, Jean MartineUi, Claude Lehmann~ Echourin Mmes Suzanne Devoyod; Ma.ne BeH, Nixam. Jane Faber, Irène Britiant.He~ riette Barreau, .Mary' Morsan, Marcelle Brou

et Rousse)..

AL'ODÉON:

Voici la dtistMbutiond~ Po~ne,-drame histc.rique en, 5 actes. 8 ta~Meaux. de Victonen Sardou, dont 1'en.trée au répertoire demeure nxée à mard'i prochain, en soirée MM. André .Was~ley (Rysoor). RoKer Clair val (Karioo), Paul Amiot (dttc.d.'Alibe). Raymcnd-Girard (La Trémouitle), Gautier Sylla. (Noirea.rmes). Jacques Eyser. (Varias). Antony Carretier (Detrio), Harry James (Jonas), Jeani Schneider (Alberti'), RoKer'Weber (Ri-ncom). Jean Barratier (Misuel). Guy Par.zy (l'enseif~He). Baconnet (Navarra), Lucien Bryonne (Domingo), Lucien Pascal (Galena). René Barré (Bakkerzeel), Darras (le vieHiard). Charpentier (M* Charies), Couvreur (le pasteur). Jean Oairjois (le courrier). Lucien Bryonne ;(l'oKicier). René Barré '(le soldat). Jean Clairjdis (l'espion'). Francis (ma.jwdome) Mmes Madeleine Duret (Dona Dolores). Madeleine Romani (dona Rafaeie). Neith-BIanc (Sarah Mathisoon'). J~anme Marges (Gu<tu!e). -Odette Brianne (une ribaude) et Gisèle Par.ry (Josuah Koppestoek).

A

~<' C'est !e 3 avrti que commenceront, au Théâtre des Variétés, les représemtat'ions de M. Henri AHbert et <te sa compaKni.e marseillaise dams l'opérette !7K de la CoH~~i'~r~.

4"t La répétition générale d)u mouveau spec- j tacle d'u. Grand~-GulKnol est fixée à mercredi soir. ) 1 'H* Demain dimanche, à il h. 15. en rési'se ) t du Saint-Sacrement, messe d'e l'Union catholi- que du Théâtre, avec sermon par le R.P. Wébert. La maîtrise de l'U.C.T., sous la direction de M ne Brodu, chantera des .pièces de Gabrieli Vittoria. Nicolas de Barcelone et J.-S. Bach. Les matinées da dimanche 1

A l'Of'éra-Comique. à 1 h.o. 1.0 7*o~a, Z.~J I D<f ~4!W.9/ t

A la Comédie-Française, à 2 heures, P~ I wcfMf. I

A l'Odéon, à 2 h. 40. ~<f~ le Roi

Dan's les autres théâtres, même spectacle I que le soir. j

MUSIC-HALLS ¡

CIRQUES ET CABARETS

A LAm.AMMA (ptace de la République) à 3 heures et à 9 heures. T~OK,- aM.r f~M Uyane Le).s Larry AdJer. Maurice Rostand. Lhaz Chase. tes Trois Sailors. etc. etc. A ~EMpiRE (Te). EtoHe 40-00). music-hall, Ctrquc Roberto de Vasconeeltos. Perchicot. Lacoste et 15 attractions. (MatineM jeudi samedi et dimanche, à 2 h. 4~).

A~

< Rappelons que l'Association du Contrôle mutuahste organise, pour le 4 avril, une Kra.nde tête dfe mmt à rAlhambra. Kracieusement oftert par ses directeurs et avec Je concours des P'M grandes vedettes

LAMUSÏQUE

< Un grand concert sera donné dans te courant du mois de mai. à la Satie Gaveau, au profit de Ja souscription pour le m.&nument de la reine Astnd~ par le Comité du Souvenir (président général Madetin) et sous le haut patronaKe~de S. Exc. le comte de Kerchove de J-'enter~hem. ambassadieur de BetKkjUe.

LE CINEMA

T~ Lucien Rigaux et notre confrère M&rce! Idzkowski réaliseront, cet été, un nouveau reportage filmé. A~n- Vieux Pan~.

~t' Les gouvernements an~tais et é.~yptien viennent de S!Kn.er raccord pour !a Jibre importatton de films edjucatifs. ce qut porte à 17 le ncmbre de pays faisant partie de cet accord et qui sont Autriche, Butane. Chili, Danemark, ~eypte, urande-Bretagne. Jnde Iran (Perse) 'i" Italie, Lettonie. Monaco. Nica.raKua. NorveRe, Roumanie. Suisse.

'H' De Ho!]y\vood Le nouveau film de WiUiam Powe!! et Jean Arthur. GU';)s' tournent actucHement, sera intitulé ~!c Ex Mrs Bp-a~o~ (L~.f-Af~tc ~~(//o~). Un club féminin d'Amérique vient d'orRa'i.iser un concours pour élire les dix vedettes fémtmnes des meiileures 'productions de l'année. Ginger Rogers se classa première et Katharine Hepburn seconde.

~f~.RAtMO

DEMAIN DIMANCHE

Théâtre lyrique

i3 h. 25 (Paris et Nice-Corse-P. T. T ) Z.c.! ~M~- o~t~/M (Offenbach) et La To~co (Puccini), depuis l'Opéra-Comique.

15 heures (Radio-Cité). .St'Mo~f est coMMF co (depuis les Boufies-Parisiens).

20 h. 10 (Strasbourg et Toulouse-P. T. T ) Coy-MfM, de Bizet (depuis l'Opéra-Comique). 20 h. 3o (Paris-P. T. T.). opéra-comique de PIanquette.

Théâtre

20 heures (Bordeaux-P. T. T.). Z.a Co«~ oM flambeau, de P. Hervieu.

20 heures {Radio-Paris). Images d'Epina): .Mf)t~ /i~ et Gabrielle d'Ej~M.

20 h. 15 (Poste Parisien). La Comédie du DOM/t~Mf, de Evreinoff et F. Nozière 20 h. 3o (Rennes-P. T. T.). Comédies. 20 h. 45 (Radio-Paris). Le .Ba~iM du monde occtd<7H<G/, de J.-M. Synge (depuis la Comédie-Française), présentation par M. Bourgeois avec MM. Dux, Bacqué, Lafon, Bertin, Le Marchand, Echourin. Vidalin Mmes de Chauveron, Gabarre, Ducos, Brillant, Barreau, et une élève.

Concerts symphoniques

9 h. 45 (Rennes-P. T. T.). Œuvres de Weber, Beethoven, Chopin, Pierné, Berlioz.

12 heures (.Li)!e-P. T. T.). Œuvres de Suppé, Volpatti.GiUet. ·

i3 heures (Radjo-Pans). Concert PasdeJbup (Berlioz, Gounod, Duparc, La)o).

14 h. 45 (Radio-Paris). Orchestre national (Audran, Weber, Moussorgsky, Gounod) 15 heures (Strasbourg-P. T. T.). Concert depuis Nancy Rimsky-Korsakoff, Haydn Franck.

15 K. 3o (Radio-Cité). 6Mo<fMM<? ~M/tOM! de Brahms.

16 heures (Lyon-P. T. T.). La Passion selon saint AfoM/M'~M, de Bach.

17 heures (Paris-P. T. T.). Concert Pasde loup (Festival Wagner).

18 h. :5 (Strasbourg-P. T. T.). Œuvres de Godard, Massenet, Lehar, Messager.

Musique de chambre

10 heures (Radio-Paris et Lille-P. T. T.). Depuis la cathédrale d'Amiens Cérémonie so!enne)!e de )a Liturgie, selon le rite byzantin de saint Jean-Chrvsostome.

12 heures (Radio-Paris). Concert d'orgue (Bach, Vivatdi, Dupré).

14 heures (Radio~Cité). Récita! de piano (R Hahn, Ravet).

J5 heures (Radio-Cité). Récital de piano et de vio)on (Faure).

20 h. 3o (Tour Eifie!). Sonates pour piano de Beethoven, par Jean Doyen.

21 heures (Tour Eitre!). Œuvres de Beethoven, Emmanuel, Pierné, Poulenc.

Musique variée

12 heures et i3 h. 10 (Strasbourg-P. T. T.). Le Tour du monde en 80 minutes.

19 h. 3p (Radio-Paris). Mélodies de Bouquet, Carco, A. Myr, JamMan. v"

Contêrences

12 h. 3o (Radio-Paris). <: Ce que nous donne le Christ Sa Mère par le R. P. de Parvillez.

17 heures (Radio-Cité). Depuis Notre-Dame de Paris, Sermon de Carême, par le R. P. Pinard de La Boullaye.

Séance de télévision, de 17 h. ~o à tO h. 30, a la Tour Eiffel. Mélodies chantées par Mme Marcelle Samson; M. Pierre Dorian, dans ses créations. Mé:odies chantée par Mme Marcelle Ragon. JowrH's Trio. Silhouettes et croquis par Mme Catherine Fonteney, sociétaire de.'a Comédie-Française. 'La danseuse espagnole Adrina. Otero. Le fantaisiste Lemercier. Mélodies chantées par M.me Marguerite Bellan, de l'Opéra-ComiQtDe. Poésies dites par M. Ledoux, sociétaire de la Comédie-Française. Mélodies chantées par Mme Marthe Nespoulos. de l'Opéra. M. René Charles; la danseuse Zoula de Boncza; Mlle Renée Piat. Mélodies chantées par M. Bouvier, de i'Opéra-Comique. Mlle Meunier, danseuse de I'Opéra-Comique. Le trio de < danseurs Le BIan-Ore<me et Ray. j

Programme des spectacles du 29 mars 1936

Théâtres

Opéra (8 h. 15). La Flûte enchantée. Opéra-Comique (8 h. 45). La Habanera. Comédie-Française (8 h. 30). Bolivar. Odéon (8 h. 40). Vive le Roi

Antoine (9 h.). Faites ça pour moi. Atelier (9 h.). Le Faiseur.

Athénée (8 h. 45). La Guerre de Troie n'aura pas lieu.

B.-Parisiens (8 h. 45).– SIm. est comme ça. Capucines (9 h.). Inspecteur Grey Châtelet (8 h. 30). Au Soleil du Mexique. Déjazet (8 h. 45). J'aurai Lulu. Deux-Masq. (9 h.). Lady Warner a disparu. Gaîté-Lyrique (8 R. 30). La Veuve joyeuse. Grand-Guignol (9 h.). Le Visionnaire. Gymnase (9 h.). Le Cœur.

Madeleine (8 h. 45). Beaucoup dé bruit pour rien.

Mathurins (9 h.). La FoHe du Gie!. Michel (9 h.). Trois, Six, Neuf. Michodière (9 h.). Bichon.

Montparnasse (8 h. 45). Cris des Cœurs. Nouveautés (8 h. 45). La Poule. Œuvre (9 h.). Dame Nature.

PaL-Royal (9 h.). Une Femme dans un Ht. Porte-Saint-Martin (8 h. 30). Ignace. Renaiss. (9 h.). LavaHsons. quand même. Saint-Georges (9 h.). La Femme en fleur.

Th. de l'Etoile (9 h.). Spartaeus. Th. de Paris (8 h. 45). Noix de. Coco. Tr.-Lyr. (8 h. 30). La FUte de Mme Angot. Variétés (9 h.). Fiston.

Vieux-Colombier (8 h. 30). Elisabeth. Etablissements faisant, actuellement relâche Ambassadeurs, Comédie .des Ghamps-Eiysées, Mogador, NouVene~Co'rapdiê, PigaUe, Sarah-Bernhardt, Studio des Champs-Elysées, Théâtre des Arts.

Spectacles divers

A. B. C. (9 h.). Spectacle de'Variétés. Alhambra (9 h.). Elyanè Celis, etc. Cas. de Paris (8 h. 30). Parade du Monde. Deux-Anes (9 h:). –Hop là. oh Empire (8 h. 45). Musie-HaII, Cirque, Att. Dix-Heures. Martini, Max Régnier, etc. Folies-Bergère (9 h.). La Folie d'Amour. Perchoir (9 h.). A r.as.perchés. Cirq. d'Hiver (8 h. 30). La Perle du Beng. Cirque Medrano (9 h.). Attractions. Cinémas

Actualités-Cinéma. Spectacle permanent. Agriculteurs. Sous les yeux d'Occident. Apollo. Emeutes. `-

Aubert-Palace. Marinena.

Avenue. La Gloire du. Cirque.

Bonaparte. Sous tes yeux d'Occident. Champs-Elysées. Anna Karénine. Chézy. Mayerling.

Colisée. Bichon.

Edouard-VII. Les damnés de Santa-Maria. Gaumont-Palace. Intelligence Service. Impérial-Pathé. Broadway Meîody. Madeleine. Les Petites aIHées. Marbeuf. Transatlantic FoHes. Marignan.–TarassBoulba.

Marighy. Les Temps Modernes. Marivaux. Michel Strogofî.

Moulin-Rouge. Train de plaisir. Olympia. Les révoltés du Bounty. Omnia-Ciné-Informations; Act. mondiales. Pagode. Capitaine Blood.

Panthéon. Tchapaïev. Paramount Sarnson.

Per.eire. Ademaï au Moyen âge: Rex. Le Roman d'un Spahi.

Studio de l'Etoile. Marie Bashkirtseff; Ursulines. La vie privée d'Henry VIII. Victor-Hugo. Le Nouveau Testament. Washington. Chance at Heaven.

CE SOIR

JLCS caURSES

A MAtSONS-LAFEITTE -r (Vendredi .97 mars)

KÉSUt.TATS

Prix du Val-Notre-Dame. i: .Maronde. à M. Walter Dasent (J. Jejinihgs~ 2. Mlle d'Argagnon (G., De!aurie) 3. AIgorad (R. Perrin).

P. M.: 19 fr. 50. P!acés:Marohde,.8 fr. 50; MHe d'Argagnon, 9 fr.; Atgoràd, t8 fr. 50. Prix de Pontoise. J. Star Fish, à M. André Adete (W Johnstone); ,2.:Për?éis (J. Rosso);3. Québec (A. Dupuit)..

P. M.: 26 fr. Placés: Star Fts.h.n fr; Perséis, 10 fr.; Québec, 10 fr. 50.. Prix de RoUeboise. t. Phi)afnp, à Lady Granard (W. Johnstone); 2. Leyia (Krieigelstein) 3. Eylau (A. Gallbù). P. M.: 18 fr. 50. Placés: Philain'e, 10 fr. Leyla, il fr.Eytau, 17 francs.

Prix des Haras Natoinaux. Djeff, au baron Léonino (G. Bridgland); 2. VidaHn (F. Hervé); 3. Buzzard (P.Vil!ecourt). P.M.:iifr.P!acés:Djeff,6fr.5o;Vidalin, 9fr.;Buzzard,8fr.5o.

Prix Aqua Tinte II. i. Donine, à M. Pierre Tétard (P.Vi)]ecourt) ;2.Athéna (W. Johnstone); 3. Fo!ette V (A. Dupuit). P. M.: 77 fr. 50. Placés: Donine, 22 fr. Athéna. 14 fr. 50; Fotette V, 22 fr. 50. Prix Zagreus. i. Dino, à M. G. Wildenstein (W. Johnstone); 2. Révolte (C.-H. Sentblat) 3. Anthunio (J. Rosso).

P. M.: 17 fr. 50. Placés:. Dino, .8 fr.; Ré'volte, 8 {r.;so;Anthunio, 12 francs. Prix dn Cotentin. I. Erminette, a M. G risson); 3. Rapidoto (A. Montane). P. M.: 20 fr. 50. Placés: Erminette, 7 fr. 50: Atbany, 9 fr. 50; Rapidoto, 13 fr. 50. A AUTEUIL

(Dimanche 29 mars)

PRONOSTICS

PrixCharvet.–Aissa.. Prix Grandesse. Casse Noix, Louvigny. Prix Fortunio.–Bi)), Sot Gi!!e. Grand Prix du Printemps. Cipo, Lilium. Prix Commandant Bossut. <–A~eth, Vimina!.

Prix Adolphe Abeme. Enf~, B!ack BottomIII.

Prix Ghan~paubert. Beaù''LurBn; Pen andink.

L'AVIATION

LA REPRISE DES TRAVERSEES 100 DANS LES DEUX SENS RÉPRENDRA EN MAI SUR L'ATLANTtQUE.SUD. La disparition de la Pt/a'f-BMf~o~t~ la nécessité d'envoyer en révision La-CfOi.r-a~M-SM~ et le ~OK7o~-D<f?MOH<, la mise au point des deux derniers Latécoère 3oi. ~j7~-a~-J?)'o et PW~-c'<S'a<;<ta<7o. ont contraint la Compagnie Air-France à suspendre le régime des traversées hebdomadaires 100 dans les deu~ sens audessus de l'Atlantique-Sud.

Les « Latécoère 3oi reprendront leur service aujdébut de mai. Ainsi que le,CfOM?-~«-S'M~ et le .S'a))<M-Dt«ttOMt, le C~t'M~ partira alors en révision et l'on peut espérer qù~a cette époque Air-France disposera aussi des deux Farman 220, frères du C~t<oK~ Comme il faut au minimum six appareils (2 à chaque extrémité de la ligne, un en réserve et un en révision) pour une exploitation < confortable juin verra le retour des traversées 100 aériennes dans !es deux sens. L'avenant signé entre 'l'Etat et la Compagnie Air-France ne prévoit que quatre-vingts traversées 100% .aériennes. NOUVELLES DIVERSES

<* Lundi aura lieu, salle Wagram, à 21 heures précises, une conférence sur la ligne FranceAmérique du Sud, par Jean Mermoz. Le lieutenant-colonel de La Rocque ajoutera à ce~te conférence des conclusions inspirées de la situation générale..

On peutse procurer des cartes: 3, avenue Gebr.ge-V 2 &M, avenue de Villar~ et 4, cité Mpnthiers. <* Accidents ,Les débris d'un avion américain dont on n avait pas de nouvelles depuis mercredi soir ont été retrouvés par des fermiers, à 40 kilomètres environ au nord de Tucson (Arizona). Le pilote et trois passagers sont morts.. A l'aérodrome de .Pujaut, un planeur militaire s'est abattu pour une cause mcônnue. Le pilote, légèrement Messe, a été transporté à l'hôpital Sainte-Marthe d'Avignon. Hier après-midi, à l'aérodrome militaire de Chartres, un avion de bombardement est entré en collision au sol avec deux appareils de combat les réservoirs d'essence ont éclate et ont pns feu. Les trois appareils ont été" détruits. Il ny a eu aucun accident de personne. 4' On a retrouvé, dans une baie de la mer d'Okhotsk, l'aviateur Tarasof, disparu depuis le l8 mars. Son avion, obligé d'atterrir, avait cassé un de ses skis et n'avait pu reprendre son vol. L'équipage est sauf.

<t Le commandant du Jonchay est arrive à Bucarest sur le Caudfon C 690 d'entraînement, ayant volé à 332 km.-heure de moyenne. 4*Le prince BIbesco, président'de la F AI est arrivé au Caire, piloté par le prince Ca~taeuzène.

<- Le 7pM-M~.O//M-~ a pubEé hier un décret concernant la coordination par )e ministre de l'air des mesures de défense contre les attaques aériennes. C'est le ministre de l'air qui est chargé d'étudier toutes les mesures propres à assurer la défense antiaérienne du territoire. <- Un avion de tourisme est :tombé emRhodésie près de~Gwelo. Un géologue, anglais. M Pu.tman' a été tue.

Le lieutenant de vaisseau. Nomy va quitter ]e cabinet du ministre dje l'air pour prendre !e commandement des avions du Corte-avions i CoM~xMaa~-yM/f.

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· -i

La ~M:ff de ~'Ct~Mcc cnMt')t~ et de Droit ~fM/ fo~t/'o~ dont !e premier numéro vient de paraître, est publiée sous tes auspices de l'Institut de criminologie et de l'Institut de droit comparé de .l'Université de Paris. Les directeurs e't sont MM. Donnedteu de Vahres et Hugueney, professeurs à ta Faculté de droit de Paris. Le comité de patronage comprend les phis hautes personnalités de l'ensei'gniement et die la magistrature et la .R~'M~ compte, parmi ses collaborateurs, les principaux criminalistes fraNfcais et

étrangers.

La .RMw 'publiera régulièrement tous les trois m.ois un numéro de 150 pages environ. EUe tiend)r~ ses lecteurs au courant de toute l'activité en matière de droit pénal et d'e sctence criminalistique. Le premier numéro comprend des articles d" MM. Cuch, Magno), Leioif, Gorphe les chroniques sont signées de MM. Hugtieney, Bonnedicu de Vabres, Magnol, Ca.n'ive, A. Mossé et A. Jauffret.

CONCOURS HIPPIQUE DE PARIS `: SEPTIEME JOURNEE

Deux épreuves intéressantes étaient inscrites au programme de cette* septième journée: le 'prix des Ecoles et )e prix de la Marne. Une trentaine d'engagements avaient été consentis pour la première, dont le parcours com- ` prenait dix obstacles. La palme est revenue a /ftfo<~ 7/, pilotée par M. E. de Champvigny. Sans être absolument parfait, le dressage des concurrents a été satisfaisant dans son ensemble. La perfection viendra certainement.

Quant au prix de la Marne, épreuve de qualification pour le Grand Prix de Paris, il avait réuni 70 engagements. Le tracé, difficile ave; ses seize obstacles et comportant des surcharges pour dix-huit des participants, a rebuté un certain nombre des candidats. Il n'y eut pas un seul parcours sans faute. La victoire est revenue à ~M~, au capitaine Baude, du 32° d'artillerie, que montait le lieutenant de Vriès, serrée de près par F/~t~ de Mai, au lieutenant Vidalin' du 8* chasseurs, et BecoMM; au lieutenant. de La Rocque de Séverac.

Dans la matinée avait eu lieu une intéressante présentation de chevaux de selle de 5 et 6 ans (poids moyens), où les élevages de la Manche et de Saône-et-Loire se sont taillé la part du lion. 0. P.

Les résultats

PW.r des Ecoles (2° série). i. Javotte 77, à M. E. de Champvigny; 2. Joue tes ~<oM~ (N. Chaintreuil); 3. /o)!q!«/~ (Perchet); 4. /M~<OM fo~j (Hecht); 5. /o.ff~f VI (E. de Champvigny) 6 M'-(~MO /o<'ft' (N. Chaintreuil) et Joli GoMc 7/ (N. Chaintreuil) 8. Y~o&c~ (N. Chaintreuil}; 9. /tMM~ (F. Berger).

Prix de la .Ma~)t~. i. ~t'rf/M~ (lieutenant de Vriès) 2. jB~MMMte, au lieutenant de La Rocque de Séverac, du 5" groupe de cavalerie d'Ec. 3. /*7~M?' de Mat, au lieutenant Vidalin, du 8* chasseurs 4. MorcH!<o, au capitaine Houe), de l'Ecole d'application d'artillerie de Fontaine~ bleau; 5. fWt~, au lieutenant M. de Maùpeou, du 5° cuirassiers; 6 c-r-fB~KO .E<<KMt'M~ au vétérinaire lieutenant Benazeth, du 106° d'artillerie, et !~fK!tna, au lieutenant Hazemann, du 106' d'artillerie; 8 c.r-<pg«o 7a)<< Aft~M,r 77 (capitaine Provost) et ~o/fM;<, au lieutenant de Renvergé, du i3' dragons; 10. Ca~Wc~M~ au capitaine Lebœuf, du 55' d'artillerie; il. Co&t'w, au capitaine Clavé, du 11' cuirassiers; 12. Co/ ex-CoqMtK/ au chef d'escadron Gauthier, de la Préparation militaire supérieure.

Douze flots ont été décernés en sus de MS prix.

La journée de demain

A 14 heures. Prix des Veneurs (parcours de chasse pour officiers), épreuve particulièrement intéressante qui ne manquera pas d'attirer au Grand-Palais une foule admirative.

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LA BOURSE

de féanes à répartir au prorata de tous les bons. Toutefois. les commissaires, si la situation de la Société débitrice semble commander cette décision, et ceci pendant chacune des trois premières années qui suivent l'homologation, pourront fixer l'annuité prévue à une somme inférieure à 2 millions, sans pouvoir cependant descendre au-dessous d'un million de francs. Trois commissaires à l'exécution du concordat seront désignés par M. le président du tribunal de commerce de la Seine. Puis, au plus tard dans les six mois qui suivront la date à laquelle le concordât sera définitif, le capital sera réduit de too .millions à 5 millions de francs. L'assemblée des actionnaires devra s'engager, même après réduction du capital, à renoncer à tous dividendes pour les dix exercices sociaux qui suivront l'homologation du concordat. Au plus .tard à respiration d'un délai de six mois, ta Société devra avoir assuré la reconstitution de sa trésorerie à concurrence d'un montant que l&s commissaires à l'exécution du concordat jugeront adéquat à la situation (soit par un emprunt ou une hypothèque) elle pourra réaliser certains éléments d'actif ou recourir à une augmentation de capital, même avec actions privilégiées.

Ce concordat doit donc être soumis à rassemblée des créanciers du 2 avrit et homologué par le tribunal.

Une autre assemiblée. est prévue pour les actionnaires'à la date du 20 avril et n'aura vraisemblablement pas le quorum, ce qui motivera son ajournement au 27 avrit. USINES CLIFF. L'assemblée a approuvé les comptes de l'exercice 1935 accusant une nouvelle perte de 00.888 fr. contre 74.342 fr., portant le déficit total à 321.911 fr. A la demande des actionnaires, l'assemblée a décidé de distribuer, au moyen d'un prélèvement sur la < réserve éventuelle s-, une pomme de 25 fr. brut par action. Cette somme sera payabe le i" juillet à raison de l7fr.30 net au porteur.

On sait que, l'an dernier, il avait été distribué, par le même moyen, une somme de 50 fr. brut par action.

VIEILLE CURE. Une assemblée extraordinaire réunie le 27 mars a décidé de réduire le capital de 17.157.000 fr. à 5.700.000 fr. KENNECOTT COPPER. Le 'bénéfice net de 1935 ressort à $ t3.t64.ooo, ce qui représente $ 1,22 par action. L'année dernière,

'q~&yUt ét~coasfd[érëé~côn~~1 pros-

père; Néputs 1930, le b'énéfîee net 'n'avait' été que de $ 5.179.000, égal à 53 cents par action. SOCIETE MAROCAINE DE CONS. TRUCTION METALLIQUE. Le béné- fice de l'année 1935 se chiffre à 521.604 francs contre 434.905 francs pour l'exercice, précédent. Avec le report antérieur le solde disponible est de 601.492 francs contre 588.490 fr. II est vraisemblable qu'en raison du litige portant sur le paiement d'une créance le :on&eil sera amené à proposer à .l'assemblé': générale de ne pas distribuer de dividende et d'a~-cccr 400.000 francs à une provision et le jol~' aux amortissements et reports à nouveau.

MAGNETOS R. B. Les comptes de 1935, après afectation d'une somme de 630.000 francs aux amortissements, se soldent par un bénéfice net de 1.235.894 fr. contre une perte de 994.629 fr. en 1934. Après extinction de report déficitaire antérieur de 742.090 fr., il reste un disponible de 493.804 fr. sur la répartition duquel le conseil n'a pas encore statué. L'assemblée'est prévue pour le 29 juin. LA SOIE. Les comptes de l'exercice 1935 qui seront soumis à l'assemblée du 24 avril se soldent par dès bénéfice. sensiblement équivalents aux précédents. Rappelons que ces derniers s'élevaient à 805.670 fr. et avaient permis la répartition d'un dividende de 5 francs.

ENTREPOTS MODERNES DE PAN. TIN. L'exercice 1935 se solde par un bénéfice d'exploitation de 2.284.600 fr. contre 2.533.520 fr. en 1934. Le conseil n'a pas encore statué sur la question des amortisse*

m~ents et sur la proposition de dividende, néanmoins tes résultats permettraient le maintien de la répartition à 20 fr. brut pat action.

WEST RAND CONSOLIDATED. Le rapport de l'exercice 1035 fait ressortir les chiffres suivants broyages, 1.770.000 to.'mes contre I.430.00Ô en 1934 et 1.162.000 en 1933. Valeur par tonne: 28,73 sh. contre .32,76 sh. et 3t,45 sh. respectivement; coût par tonne [6,72 sh. contre 17,30 sh. en 1934 et 16,3.2 sh en 1933. Bénéfice par tonne t2,oi sh. centre 15,46 sh. et 14,82 sh. respectivement. Bénéfice tota! 1.009.771 contre .E H23.4U en 1934 et £ 896.063 en 1933. Le dividende de 2~ (contre 22 et 12 %) a absorbe ~531.250.

La réserve de minerai au 31 décembre ctalt calculée à 9.964.000 tonnes contre 0.271.000 en 1934 et 7.990.000 tonnes en 1933.

z

Mémento de l'actionnaire ~o~7~ssB~v:rs

Chemin de Fer de Paris à Orléans. Le vendredi 24 avril 1936, à 14 h. 30, dans la saHe des titres de la Compagnie, 8, rue de Londres, à Paris, il sera procédé publiquement au tirage au sort des obligations 5 1933 de 1.000 fr. et de 5.000 fr.

Les obligations sorties au tirage seront remboursées à partir du 15 juin 1936. EMISSIONS D'ORL/G~TVONS

Ateliers de Mécanique du Centre. Emission d'un emprunt de 1.500.000 fr., par la création de 3.000 obligations 5 t de 500 fr. Maïseries de la Méditerranée. Emission de 600 obligations 6 4 de 500 fr.

la. situation Industrielle, .ni de la situation financière. L'une et l'autre supportent la comparaison avec les meilleures.

L'entreprise n'avait en territoire sarrois que des exploitations très réduites qui ont fait l'objet d'un accord et dont la perte pourra,;Ic moment venu, être très facilement ~compensée.

Il semble que la Bourse ait toujours considéré la position géographique de la. Société et fait grief au titre de son caractère ~omi" natif. Ces reproches ne justinent pas un abandon excessif et qui, tôt ou tard, appellera un rajustement.

MINES D'ANZIN. Les bénéfices, q~ avaient brutalement fléchi en 1933, 't. 36,6 à 14,6 millions, pour~ë relever à. 16,~ ..militons en 1034, seront du même ordre

pour'1.935.

Le dividende sera maintenu, à 35 psr action. A l'action, qui vaut 640, il offre un' rendement, net au porteur un peu Inférieur à 4 qui peut être considéré comme satisfaisant. ~K~tM, qui a plus souffert de la crise que d'autres charbonnages, devrait aussi, ~comme l'indiquait d'ailleurs son Conseil il,y a deux ans, bénéficier plus largement d'une 'reprise économique. Les actionnaires sont convoqués en assemblée générale ordinaire pour le jeudi 30 avril 1036, à 14 heures, dans la Salle d'Iéna, 10, avenue d'Iéna, à Paris.

L'assemblée générale se compose de tous les actionnaires possédant au moins 20 actions de 500 francs. Les propriétaires de .moins de 20 actions peuvent se réunir pour former ce nombre et se faire représenter par l'un d'eux.

Les titulaires d'actions nominatives recevront une carte d'admission. Les propriétaires d'actions au porteur qui désireraient assister ou se faire représenter à l'assemblée générale devront déposer leurs titres avant le ig avril, dernier délai, soit au siège soc~ de la Compagnie, àAnzin (Nord), soit dans un des Etablissements habituels, et recevront une carte d'admission.

Chaque actionnaire assistant à. l'assemblée .T.ecevra une médaille qu'il pourra échanger ensuite contre une somme de 20-francs.

j:he, les bénéfices réalises en 1935 sont en légère augmentation sur ceux de l'exercice 1934, du fait de la compression des frais poursuivie depuis plusieurs années par la Société. La raffinerie exploitée par PechelbronnOuest, à~Donges, donne tous les résultats attendus.

BANQUE DE PARIS ET DES PAYSBAS. L'assefm~blée extraordinaire du 27 mars, qui avait notamment à son ordre du jour l'attribution d'un droit de vote double aux actions nominatives depuis deux ans au moins, a été reportée, faute de quorum, au 21 avril, à l'issue de l'assemblée ordinaire. GLACIERES DE PARIS. L'assemblée ordinaire tenue le 27 mars a approuvé les comptes de l'exercice 1935, annoncés dans nos feuillestdu 14 courant. Comme prévu, le maintien du dividende à 137 fr. 50 brut par action de capital et 112 fr. 50 par action,d~; jouissance a été approuvé,

ETABLISSEMENTS VERMINCK. Les créanciers de cette Société ont tenu le 27 mars une assemblée générale, au cours de laquelle ils ont approuvé les dispositions prrses par l'es syndics, lesquels n'ont reçu a~ cune autre proposition que celle découlant des contrats passés entre Verminck et Unilever.

Ces contrats prévoient l'approbation des créanciers avant le I" avril, avec l'assentiment des actionnaires avant le i" mai. Le juge et le syndic ont obtenu de la Société Unilever une prorogation de délais jusqu'au 31 mai, étant entendu que le bail des usines serait prorogé jusqu'au 31 décembre. LES RECETTES DES CHEMINS DE FER FRANÇAIS. Du i~ janvier au 10 mars, les recettes se sont élevées aux chiffres suivants, comparativement à la période correspondante de l'an dernier (en milliers de francs)

1936 i935 Diffër,

A!s. etLorr-.i 115.920 130.765 –14.845 Est. 231.679 239.081 –7.402 Etat 261.628 262.917 –1.289 Nord 267.200 271.850 4.650

P.-O. et Midi. 1- 335.394 346.053 –10.659

P.-L..M.1 467.490 472,960 5.470 Ï.679.3M 1,723.626 –<t4.3i&

'D'autre part, le nombre de wagons chargea pendant-Ia.-ït* Mmame,-du n au 17 ma~s, res~ sort à SQS.37~ centre 20~.501 pour la SMti&t'n~ correspondante de 1935, en augmentation'de 2,01 Le total des wagons chargés à !a tui .delan' semaine s'ëtaMit ainsi à 3.000.08! contre 3.0!8.300 pour la même période de l'an dernier. Ces chiffres font donc ressortir une augmentation de 2,40%.

SOCIETE FRANÇAISE DES GLYCE. RINES. L'assemblée ordinaire tenue le ~7 mars a approuvé les comptes de 1035 se soldant par un bénéfice de 2.424.860 fr. Le dividende a été fixé'à 30 fr. ` L'assemblée extraordinaire tenue ensuite a ratifié la fusion de la Société La Glycérine avec la Société Française des Glycérines. II s'ensuit une augmentation du capital de 6.600.000 fr. à 6.886.400 fr.

GAUMONT FRANÇO-FILM-AUBERT. L'assemblée réunie avant-hier extraordinairement, après avoir entendu la lecture du rapport du Conseil d'administration, a approuvé ledit rapport et notamment les propositions concordataires à soumettre aux créanciers de la Société. Ces propositions se ,résument ainsi

La Société Gaumont-Franco-FHm-Aubert s'engage à régler son passif chirographaire .moyennant le versement d'une somme égale 30 du montant en principal de son passif, ce dividende de 30 étant payable ;.comme prévu ci-après chacun des créanciers '-recevra un bon de r~pai'.titton de 300 francs Wtfânts ~"r&pari!r''au''prôrata ide~ tous les ;àns, et pour la première fois un an après l'homologation définitive du concordat, et Jusqu'à ce que to.us les bons soient amorti, Ja Société versera une annuité de 2 millions

nouveau des /ac~ons aMon~ ds 0 40 à 0 70; CMera/e d~/ec~cMe, Air Z-~Htefe réalisées. ~4me~'oy'a~o/! de la Ce/o/ Mi/!Mg tnefecf~o/! du ncHyë~e et v~c CfC/ïCe dt! SM~. O~tg~tM ~OM/?g E/! baisse.

En Coulisse, g~'MemM~ de la De ~ee~ orcM/M~e. CooMfeAoMM bien ~o<~s m/nes ef'or ~~s~cnfes.

2& mars.

Z-'ag~ofton ~H! s'e~f emparée depH;s 'deHjc yours de la Bocrse s'es~ un pCH co~mee auyourd'M<, d en ;Hger dH m0(ns par Z'c//u/'e moins d~sordo/mee des rieurs Mfc/'na~ona/es. 7~ sem& en e/~ que l'arbitrage ne M montre pas d~o~e à Tû~ /M progrès accentués don~ ses spécialités favorites viennent d'être ro6ye~ no~e pfoce. ~c//ure /!es~on~ de ~<7// S~ree~ t'Ct~~ /a /-<~en'e de B;-Hxefles cf d'~ms~rdom ~~sen~ d penser gHS /H/!dz /e S~ocA Exchange pourrait con~nHc/' ~en'~ no~ de/ncnde~ corn/ne n'~ d'a~eHrs'cesse de fe ~a:re depufs Q:!e nos opÉre~eHrs ont e~ pus d'Hn s!!6~ engouc/nen~ poMr7es.~Yres « re/t~es x'4u swplus, ~es indications o/e<eHses conce/o/?~ f externe tension des reports SH/- /es dermes anglo-saxonnes à terme (on par~~ d'tfn ~'x de 24 fan pour le sfer/;ng) ~o/!f e~ considérées comme de nature d yne~re /a specH/o~on sur ~es c/~nges en .de/tco~e pos/Hre &re~ de/a!, les mesures ~ecnnt~Mes de défense ~uz on~ toujours reHsst' a /ugM/er /es entreprises menées contre le franc poMyonf modt'er ~rus~Hemen~ s~HO~'on. Z.c rapidité même avec '?cçue//e s'dccM~e /a /!CMsse des report démontre d'odeurs ~ue ceux qui mènent /'a~o~ne c ~cssou~ de no~re /nonnate eproayen/ de sérieuses d<fcu~es pOHr se procurer des fn'Hn~/ons.

De ~OHfe /ûco/ /a ~HMû~'on sera sans dou~e marquée par Mn renc/tenssemen~ ~res sMSt&fe de /'crgen~ ef ee~e cons~dero~on n'est p_cs sans ~'nc~er ~es ac/iefCHrs d /o ~rconspec~on..

Au Parquet, ~esJ?en~es d&andonnMr de

PRINCIPALES FLUCTUATIONS

HAUSSE Suez. rr~Tr~rr. 19.075 -f- 205""]: Midi' 660 -)- ..15. Egypte imif iee 1.624 -f sS PhiHps 1.500 + 3o S. K.F.i 1.044 + 9 Gedu!d. 817 + n Centra! Mining. a 1.06.! + A. Amsterdam Rubber 1.339 -f- 9 H.V.A. J2.450 +220 Banque de l'Indochine.) a 2.480 + ~o Port de tRosano. a 4.170 + Sg Havas .r.i S32 + jo' BAISSE

3 o/o ,r.t 65 35 o 4C 4 o/o l9!7-T-' 6750" 040 4 o/o 1918. 67 80 o 6o 5 o/o 1920.) a 97 40 o 60 4 o/o 1925. -t- 76 75 o 5<. 4 1/2 o/o 1932 A.i 7~ 55 o 70 4 1/2 o/o 1932 B.?.) 73 50 o 65 Banque d'Algérie. 5.650 –40 Foncière Lyonnaise .a ï,.26o 15 Nord.j 992 23 Ciments Français .r. a 1.410 25 Entrepôt de GreneUe. 654 i3 Distilleries de l'Indochine.. 2.495 23 Glaces Nord-France.) a 3.525 75 Guergour. 810 3o Ostrieourt .y. a 1.070 –!5 Bethune.T-T-.t 5;r35 3S Louvroit .a ï.0~0 îo Pont-a-Mousson .r.T! ï~ts 45

CHEMINS DE FER

MADRID-SARAGOSSE.ALÏCANTE L'assemblée générale ordinaire aura lieu le 31 mai, à Madrid. Les 'porteurs d'au moins cinquante actions sont invités à déposer leurs titres au Comité de Paris de la Compagnie, 20, rue Chauchat, ou chez MM. de Rothschild Frères, 23, rue Laffitte.

DROITS DE SOUSCRIPTION

>~

L'Aigle (assurances) i 50 Lyon. des Eaux (act 0 s- impôts).. 513 515 » (av.imp.). 515, 5i3 510 » (act. P. s. imp.). incoté (avec impôts 49 sOuest-Parisien 3l

'i~ é ~XI~ÏÏ~ i 1~ t -<.<

~j~maHons d ~ûmïnuniques COMPAGNIE ELECTRIQUE DU, NORD. Le bénéfice de l'exercice 1936' s'élève à 17.459.044 fr. contre 17.133.007 fr. en 1034. Le conseil proposera à la prochaine assemblée de fixer le dividende à 24 fr. contre 25 fr. l'an dernier. DISTILLERIE CUSENIER. Les bénéfices de l'exercice 1935 se sont élevés & ti.620.os3.fr. contre 11.123.527 fr. en 1934. Le conseil proposera vraisemblablement à l'assemblée du 28 avril le maintien du dividende à 125 fr. brut par action de capital et 100 &. brut par action de jouissance. COMPAGNIE ELECTRO-MECANIQUE Cette société convoque une assemblée gé"nérale extraordinaire, afin de procéder au remboursement partiel de son capital social, en ramenant ce dernier de 70 à 49 millions de fr. La somme remboursée sera donc de 150 fr. par titre, et la valeur nominale de chaque action sera ainsi réduite de 500 fr. a 35° fr. j Ce versement; prélevé sur les disponibilités de la Société, laissera encore à la trésorerie une aisance largement suffisante pour la bonne marche de l'an'aire.

PECHELBRONN S. A. E. M. La production de Pechelbronn S. A. E. M., en 1935,; n'a pas dépassé 7.5.416 tonnes contre 78t078<:

tonnes cannée dertuere~les stôelts 'anté.rl'eurs

ayant suffi à l'approvisionnement de !a rafnnerie. Les ventes, par contre, marquent une augmentation sensible.

Malgré les facteurs défavorables du mar-

la plus grande'ng-ueur, tous les cngag-ements présentant le moindre doute étant pour la totalité amortis ou couverts par des provisions. )>

Les dépôts, revenant de ï 1.515 à 10.377 millions, marquent, comme pour les établissements de crédit, une certaine diminution « due, entre autres causes, à des retraits de la clientèle étrangère désireuse de rapatrier les capitaux placés dans notre pa~ ». Cette diminution se retrouve, à peu près intégralement, à l'actif, dans le néchissement de l'encaisse, ramenée de 2.315 à 1.130 millions. Le portefeuille commercial et B. D. N. est de 6.944 misions contre 7.660, tandis que les avoirs dans !es banques passent de 102 à 649 millions. Le coefficient de liquidité, qui ressort ainsi à plus de 80 met en évidence la très forte position de l'Etablissement. HOUILLERE DE SARRE ET MOSELLE. Ainsi que le laissait prévoir !<? maintien à 15 francs de !'acompte, on envisage, pour l'exercice 1035, un dividende éga! au précédent, soit 25 francs par action. Ce dividende, payé net par 22 francs au ~tf<cMg'a~o!Mtn<ent.Bon!tf!att~assure, an. cours actuel de 387, un rendement net de plus de 5 i/.2 Le taux est anormalement élevé dans le compartiment des charbonnages et il ne peut s'exptiquer par un défaut !U de!

LES RECETTES DES CHEMINS BE PER FRANÇAIS. Les recettes des chemins de fer ont toujours constitue, avec le rendement de la taxe sur le chiffre d'affaires, un des meiHéurs baromètres de l'activité éco' 'nomique d'un pays.

On sait qu'en février 1036 la taxe sur le chiffre d'affaires a produit un peu plus qu'en février 1035. Et pour la première fois depuis deux ans, nos grands réseaux publient des chiffres hebdomadaires, marquant sur ceux -de la période correspondante de l'année précédente une amélioration, minime sans doute, mais qui mérite d'être soulignée.

Les recettes de la dixième semaine de l'année 4 au 10 mars s'établissent, en effet, à 176.171.000 fr. L'augmentation. est de 773.000 francs, ou 0,41 par rapport à la semaine correspondante de 1935. Tous les réseaux, à l'exception du P. O.-Midi, sont en progrès.

CREDIT LYONNAIS. Nous avons dit que les bénéfices de 1035 étaient légèrement supérieurs aux précédents a 82.060.503 fr. contre 82.884.674 et que le dividende serait maintenu a. 100 fr. par actioa. $

.r'

<(:Le bilan, déclare lë'rapport des commissaires aux comptes, traduit ndèlement Ja situation de la Société, et l'inventaire a été établi, comme les années précédentes, avec

RECETTES DU CANAL DE SUEZ Le 27 mars 1936. 2.320.000 francs lançais

Marché officiel à terme et au comptant

Bern. Preee- FONDS D'ETAT FRAKCAIS Pré- Der- t"ë~ N rev. dente et mter mer ësS t)nit c~t. OBUG. CHEM- DE FER M)irs cours g :3 ?75 s ?50 6535 6535 3.. ~305 3 %amort. 7~TS 4.. 67 90 d.~ t9~7. 67MC7MH7M 4.. 6S40 4% 1918. 6795 C780 6775 4..98.. 5%1920am0)rt. 9! 75 97 M 9750 .77254~)925. 7730 76 757680 4~ ''325 4~%32,tr.A. 7260 7255 7255 4K 74 t5 4M%32,tr.B. 737073507350 45 ?~50 b)'Tr.4K33. ~5 S:!0 s2a .6050 ob Tr.4%34 ~5S..755..7S.. !'5.37.. obT~4~~ ~37.. 735 ..733.. 45 S75 BonsTr. 4 K 33. S70 S72 50 ~1 40..935.. nonsTr.5~33.931..933..933. 50..9M.. BonsTr.5%34:5..909..9io.. 45 ..932.. son3Tr.4~%1334930..9.:35092S50 45 767 50 Caisse autonome. ''M 76) 760 15 ..328.. Estobt.3%anc.9.. 15 323 nouv. 324 S24 ?9 15 300 M Lyon oM. 3 anc. 300 300 SO~ t6.Mt.. nouv.. S03.. 303 ..305.. 15.. 305 Midiobt 39f;anc~ ~5 305 304

~6 S12 50 ''°' nMW~ 3t2 &0 3M 50 3i2

~347.. XordoM.3%aM.3tS..3M..347..

'6..355.. conv.3.)'<

t6..33i.. Qr).ob).3%aM.33~

16..318.. nouv. 3i5..3t5..1318..

16..318.. ncuv.315..315..S!S..

15 324 Ouest obt. 3 me.. 325 325 375 l6..3t6.. oouw.St6..316..3i&

T. ~~)H COULISSE ~-J~i– °" PARQUET p~c. D~i., PARQUET pr< Dernt~ PARQUET p~cM.. Dernie, PARQUET ~c~e-

É préCU"\ PARQUET 1~~ICOKP!m Clj Pr~dd"11 COULISSE CGI!!m PARQUET 1 Preee'lI" 1 Dernlor !îE,1 PARQUET Préeé4" Demlel ¡~ 1 PARQUET ¡ préeéd"¡ Dernier PARQUET 1 Prêeéll" j DernIer

~g ctBtnre TERME ET COMPTANT FremierJDemUr BtraKt ) ëë TERME Sr COMPTANT Premier cours 1 Ct AU COMI)T g,, j~ g~ t AU COMPTANT tMM AU COMPTANT ct6tBre conr: "S )n,nnt (Rentt!.Mirct-4MMs.<S) ) Ss ~MM TERME ET COMPTANT de14h.30 jMt AU COMPTANT_ "Sj 1 AUCOMPTA'iT "S AU COMPTANT AU COMPTANT !4< 31 7850.BtMne<teFrMee.t?806 '7886 33"*Mt~6!<M. 3950 32 BO 3236 MttMC'ETM VALEURS FRANC. (Mt.) M..8arMetMoBe)te. S87.. 393 VALEURS FRANC. (tN.) 349105690. de t'Atgérte. 5650 5660 6650 t" 3025 3 S. 2950 2975 76 2926 25 l'ON'DS D'EtAt 7!Mtnesd'At)tohe.396.409 VALEURS

976 patHetPays-Bat. 967 965 970 t !9t 6%(bMt). t90 60 t89 t89 a~~emotttBMbte. 89 75 t5.. AMUfancesGe)t.M6. i °" M d'An:)!). 6)0 636 Panama(BtMa!ats). <M <a6

~38:: = S~~&6 43? 43. ~60~ 545 544 Î89 :6~ g ~E~ ?g:: g 4~0 d:ca~ 744:: 72. A.r.~192,A 044 646 ~at'd~ '9Î6 '30?~ 83 75 83!25 P.T.T. 592 &-§ ~S~ 833 ~~° 60 = ~=~85::<.70 3~92:i 24

85 ~245 Compagnie Algérienne 1245 1245 1241 ..1 1.10 8430 auque~ Nationale dÏiiiiÏ: 8442 8446 34 35'-i 4189 è: 3815 878 40 44 Nationale VIe. 455 458 .60 d'ostricourt. 1085 1070 31921 A, 249 248

592::c~C'~c' 912 590 689 60 }~S" i,~ !~5o ,92 9~60 ra 902:: ~T~~o~" 'S'?'0"3436 ~e~

~66 ~~d~2 ~2 ~S.T~ ~60~s~~<~0~ 520 ~g ~20.. 44.. Id lits.. 14 645 -65:66 l6~"A:

20'0 870 Foncier.de France. 2860 2850 2870 1 ah. 1192 kpan .1192 193 50 iii e~. 19:>5 2555 2~585 l~6 Banque Ar%6 lfdouheioceld 4 2480 12 Bor, prictità .14 0. o. 623 623

113 50, Foncier Indo-Chlno.. 112 112 50 112 .04 418 Mah Amortean Tobacco. 476 1 473 60 473 51921 917(1 (1:00040IÀb DOODOL). 1 2655 2660 il Il ne 1845 02480 1805 7 ord 3355 3365 5 1921 JL 5al "73

IM'tHt K~M~s. t6M <626 t630 L~" 'B360BM.y<1000-<t'Mt!onodatn.) '~60 162.. '63 7.92t(t.Ot)t(M~S656.,2660.. nM Guade)0(tpe.845..t806 .cu.~aur,aet. 840 8)6 -4~)92tA. 6~ 673 990 :o :So f ..S~ ~76 ~25~ 0~-1~ 49 ~J: ~r~ ~92~ !S

66 1275 Fonctère ne 1260 1260 1250 .225..Cambedge. 221..2:16.. 227.. M.24. 248 "so 3860 3445 8 1933 A. 81 6"

3 onnai3o 1260 1250. 4360 CanadluEa le. 4 75 4225 42 à Afrq' Equ' 6 ~4 1 27, 492..486, Ban uePa s du Nord.. 248. '24' -JOUS. Etat 4% .'921 A. 71 568 8

~25~ 43 lé,ii r.?2"~S~ 10los 14 1«15,. los 60 1 ~J!°~ 128 Cré t Algérien LIIO 1715 T~o~~ 1, 6~g.: 6~~ ~1~

526 18870.. Suez (Canal), act. ce p. 19050.. 19060 Oce. $ t~ 1910 356 5. 4t si llb.. a- m., pr. 395 18al 303 297

!S" S~ lei ~r~~ ~1~~ 21 335 –ë-

622,18 \7440, Parts'de-fobdateu, 3 17500 17biO.. 121,60 3960 CODcorella. 3925 8975 3925 &9.1938. 745 742 Colontid.. 371 75 Cotelle et 1745 17446 sr-o 350

-EJ~ 4060 J!623::M~ 1000 1110 1004 lndocillne 3 5~eo 688 ~4. ~S~ = 6~SrE

2 712 Est, ict. 600 ft 745 715 710 1'1811" 623 2 De Boers, ordinaire 611 619 0 618 In40c, 4 Y, V, 1932., 688 3,12 8Sté Cuivre et Pyrites.. 247 7'71, 260 26 Kali Sainte-Thérëse. 640- 645 61921 A 349 348

811 12.69, 1270 1271 Igadag&sear 4 1931. 73B:d.h~ ros, 113 1890 = ~92A 26. 268

'645 Don> 68.50,el: 67 i#ezl.. 745 738 Marseillaise de Crédit. ta4~ bat, 233 16 48 -part 3970 4050 3 1921 A. 68 258

50, ut 500 e. 660~ 660 658 '2!Ü18 2.4$'" !!ot5~(' 2U"'243'" rd 5%1918 ",8.61,,50 Nancélennç de Crikditi., 108 65 48 Text. arbt. de Civet, ~,ët. 1950 1975 86 VI 1921 A. 2 730 ,720.,

~0~p. 7% ~t. ~T~g 689 ~~T. 636 636

!2..8!0.oWeMS,Mt.6Mft. MO 8:0 8<5 t'y~ 76* "LS~ )n5" ?~~ )nA" i~~f) 663 665 Un~~s~tnM' 'St.. t31t M..p~nt,MsBeyrouth.735.. 764 ~tMtA~~ 667 664 ~86:1~ 455 ,OS6 ~88 F ,,anp*,Wy mln g. 50 50 706 -705 ..46.. Foncière de France 2080 ~760 :T~ 138 135 r~ 73. ~4

~i 1086, Métropolitain 1085 1086 1088 u ~19.. (le rdinaire..7 216501 M- 4 "6'9li:i3: 746 737 16 Immobilière blarteill 2080..2070.. 8.. morquage.51933 A. 730 724

~T~ 367 S~~F~ .3169 bo 369 3 OMartin~ute, 1919 492 E~AS~ :T~M. 19 50 F 4?6 4?6

~=~ 6-33 ~< 294 lit 50 292 lit 50 ..0 ~292 ào E~~ 4689 461 Buenos-Aires .b336 343 Transp. Rég. Paris ~S~ 572: '43 j~ 66 S~ '6325 12:: '5260 = =~ 49. 49? :=~~ :M. 78 31' ~6~33A: 73.

80 1165 auxetr tjectr. Indoc'h.j,,é~'p"' 1160 1160 35 469 La Houve 470 470, 469-jali.1922. 6 uU,1922. 484 4 0 21 Dépaftementa UX 207 207 Voitures à Parts 31 60 31 80411321 A. 573 572

90 946 Distylbuticii d'Elec.(ràepar.).. 949 943 948 53 75 Ruanchaca 53 25 52 62 50-fi ilan. lunl923. 1023. 490 480 480 65 Inlig.Chifie et unnan.. 1350 510 1365 510 250 Bénédictine, ord 5065 i. 5170321 A250 255

::E~ s 354 -56~ ~9?5::9S2:?gX~ 75 Debray (Etabl.)

4750 700 Electricité. Gaz du ord.. 01 395 395 4.5.. 135 da Hydr eralontein. 133 133 134 40 50 25 .,¡ 5 .0; 1934. 915 902 Rosario à pue;iei~l 1486 120 1472 125 66 Debray(Etabl.).953.. 967.. Orléans 6 0; 299 298

80 1310 Electricité (Cie Gén. dl) 1, 3545' ~555 49 50 9 annesburg. la Cèr,. 49 50 41 50 40 Dép Aisne 7 %1920. 478 479 80 Parisienne Et Belg, r. 18205" Il~~ oi- Indochine: 2518 2495 4 1

Energ. Gaz du Nord ? S~ ? ? M~ S! S EB~" --=" E ~S~

36 477 EnergieEt. nordfrance a. 260 f.. 474~ 472 470 I1p.6 13460 Kuala. 136., 137.. 135'.1 5 %1929. 849 834 80 )Oclcs Utr. Havre 1640 1640 41921 A 578 2"

-'1S3~ S S! 510 -sf~ ~5:: i~ 6 192 7 paris. 2598 113

90 962 Nord-Lumière, act. 0 960 960 968 ::45~: a: ,llangte 5r 155 155 Eglisesdévas. 6 %1928. 90 Pr (Gên. des) 1809 1845 3 0Saint-Raphaël .6661 5660-ri 3 à.. 730 725

35:: 483"?~ 484 48? 489 )" 6576L~ne 66.. 6525 65.. Gros.M<itanur.4~93). 709.. 699.. 1S..E~BMUBue. S:650 )B..Ctment.Mars~!je.42.. 236 Oueot2KK. 304 30t ~& 170 7 ôô !8060~84~ ;.2:: !82:4~ 706:: 696 ~=~2~ !~É~~ 376

35:: Union d'Eloctiletté 472 .472 472 '18060 préférence 184 182 182 1-V. 4 iiii 705 695 80 (Et. thorm.) 1800 1780 12.. Indochine. 234.. 235.. ~lt%éd. 7 V, 453 451

75 96 4320 4770 DoUrusaleg, cap. 4350 4340 8 Clé, ord., eâtari'.n. 46 25 46 50 48-41932. a%02-lïdi 7009 2992 Air Comprime 2095 2071 pollet et chausson' act.. 263 262 Gaz et Eaux 4 447 375 451

240 754 Caz et ERUX .755 759 755 87 Miebelinet eslld,èmesdepaics 88 80 877 .880 -5 5%1. 1934, 855 685 2260 Algérienne d'EcWrage. 255 260 parts 2soo 2705 Forg. Ac. Mar. p~ 809 soi

12 50, 447 24 818 Moteurs Unâme et Rhône, A 12 810 810 5%1934. 855.. 850 -A ethom 180 190 12 89 Don Marché 207 217 Schneider (crenac Il 4û9 452

i~6Õ ¡~j" Forges etAclér.Nord et Est. 446 444 440 24.. 26 75 Moumbique. 26, 25 26 25 26 25 Odp~ Seins 4 %701 704 11 Applications lndustr. 268 265 COTY 112 Wendel et Cie (de) 569 695.. 690

10 1075 1050 1068 1050 26 25 mzana 26 60 26 25 26 50 -4 ee% Il lg3l. 724 715 40 Eclairage et Forcé. 610 600 Louvre si 5800 Pr 30' 95 467

"X~~=: A.S:~Nœf' 250 250 251 Sa E !~i!JsH~ 450 60 Agence Havas.. 813 832 .S5:

653 228 653.. 277 padang 247.. NewStateAreaa. -5 >% ~ig 5 .7152 411 El~et Gaz du Nord, pets. 6925 6800 107 iD Didot-Bottin 295 3200 FONDS DT~&TS trUNGERS

]t).. 226..HtnesdeCourrtère$. 228 226 228 )"- 277..p.dMS. 27?.. 280.. 276.m,.n6p.B,e 6S)26Eectft%éPà~.SS:'0~86. t0500. «O ..Ub~he Hachette.22to.. 2224 rONDSDtTATStTMNGERS 16.. S2460 deLens. 327 3256 327 j~s 27?..photBhatesCen<tant)ne. 276.. 277.. 275.. VtLLEDBPAms M6! ~t,,e~;t660. t660 M..AmaMOeo.(aeFrM;.).'630..<635 AiiemMne7!);24tBaw).3<60 3040

2!)i. 505.. dehartes. 607 606 605 tt3..phesphatMB~M'OHb "3.. "260 50 02.. f87<3K. S7 S68.. )!6!)E)eetr.t.e)reetC~Se 226 2:6 6"60A)tE)<utde,ptit).2324..2324 AMS~ea~{?~ 66!5 6650

26 515 Vicolgne,Noeuxgb»o.. 608 508 520 8.. US.. Phosphates Dhlbol-M'DIDa. 113.. 11260 112.. 3 ~441 lectr. Lolra et Centre. 225 22 25 2324 2324 Angletem2 %(100£).6 66157..66507"

26.. 6'5.. Vfoo<BM,Netm,BM< 608 808 620 66..phMphatMTŒ.n. 6475 75 6450 50 66.. <8754~ 44t.. 439.. 4S..EMrateHM.<CM~.d-). 650. 66! Ctr.aMFrM.ttdt. 823, 324 ~enU~t~"? 6'7 6<7

25.. 90 Boldo, 0. 89 89 90 181 Ph tre, act 183 182 183 18764 4 4:4 485 75 anorg. Sud-oui 650.. 551 Clr':s ançala. I~ 7' 32~ 7'5' ugelltlue4~Óu,e C" r, 1' 07

la 90 Be!êo. 89 89 50 90 ) t8t PetnteàPttM.Mt. '83 )82 )83 t8764~ 464.. 465 ?6 Enera.Sud-Ouest.ard.. !220 t205 Cttre6n,paft: ta 75 t2 75 5Ml3t):(SOi). t490

16.. 792..Ntcket(Le),Mt.2M& 795 788 790 j,4s!i. 223.. RM.tfonteta.f. 22350~26 223 60«922~ 230.. 935.. ia..Energ'etadu~ete. t28.. <27 e,D'5p. 403.. 403 B%ieM1MP)t4i'0 1495

235..penarroya: 232 228 226 )7st.9 663..RMdtttMt. 667.. 670.. 669.t894-962~ 224 .322.. 20..Est-LMntèreent 304.. 305 M..GrMdsTrav.MaMe)ne. 530.. 62t 4KMten. 963 990 9279stéFr.t<m~omm:MtrofM 94 83 93 ) ,MntnMn~ <45EO t4a ,~6A'8982% 262 26<60 1266~ )02.. !0< M.ncandesceMeAtM. 29t 2M AMtMche-~?~~ 6t 6t5..prança)sedespétroie~ 615 607 50 620 t"" HSM~ }7§ ;tg" }t'°" <8992~(tMtrM. 259 253.. 3t..Force~oëdMH~h!n 303 600 .Ouest-AMMia. 24t.. 24! Be)~aue3%3'~r.n00). 4) 4<78

35 1385 Française des P~iÏ;~les 615 607 620 118 60 S«,~nah ltut)uer 111 1-18 119 1899 2 (Métroe, 2 826 258.,0 30 Foreesr4otrdul4.-Rhln. 303 800 Ouest-Africain 241 241 Belgique 3 04 S*sér.tiOO). 41 75 41

36..t385..Ë)ectr.Ch)metH~c~:t37T t355 !365 2~56 2875 75 29" '9042~K(MaM). 265 263.. M.°'§SRh6ne" '~6 75 .ta70 ..6S..Predutt<tL)<)nNoh.n98..U99 B~?5MT909(p?m: 367

2S.. 6.8..Kuh)mant)(EtSLbt.). 6a< 622 6)8 ). 34g'"sSeH'Tmn'MOtt" 360 35t 349" '8"'23/4%(Mtro).. 237 236.. 20.. teMV~Me 249 247 .469.. TabMsNMOC.7800 ..7800 Butgade~%or!904.. !t9

40 1 98 Maitures Coi. ,,t-Denl8, cap.. 1093 1090 1099 .6 348 bell-Tr»spôrt 360 351 349 1 elo '2 3 220 219 20.. de la Vienne '248.. 247 a acs Maroc. 7800 7800 Bulgarie '5 or 1904.. 119.

28:3::pM~ 1093 '660 ~hoBS~=~ 75 0~ 50 10 ~M~ 47. VAL~~ANO. C~6~ÉO" !6'

30 1364 Péchiney,mais,rnges.camaM. 1360, 1855 1360 2.511.1 169 1I0SpriDgi Mln'èi: 170.. 170" 169 60 1912 3 '6'r" 274631.. 72&468 60 40.. d'Elec~ 470 470 V URS UNe. Chili e V. 1930 183 lot

~2:p~ !.06 ;002 & 296 S~ op. 297 299 294 ~.M:E' 300 :MMM- S~'S~ '624

35 1670 sàttlt-G 111171) 611) 1669 1GsÍ1: 79 8 ub Nigal. 872 872 875 :1 l:~gh~ 701 iag f~ Indust. E,\erg. £1e,ctr.. ~g~ go~ 40 PhdnIX £op. (Union et). 1999 1900 Danemark 3 0528 52

95.. )670..sàtnt-Get)a<n.t670 1670 t669 6760TMnM~kt" 66 6628 6666~°* ~1 "ettataed'E~oMOM. 236 240 'T~S~{'°~°° )ttUe8~ 72

9~M~?: .22 993 993 2?~E~ 290 26 660 2P~ S g ~O~M~ ~6.: i66 :Ë~~ 3815 =J.M~22- '7260

2 T 4 ForUQcatiollS 6.42.. 835,. l~#0 i~ Soc. Gén. Belgique. 2150 2145 Serbie 6127 922

~C~ 2825 ~6 f~ S~~ ~197 EU 198 198 9~ 727 642 ~=r' -5S~ 330;. !83

ss Citroan(Sté Audré),acuon]L.. 85 ..l 84 50 89 75 Tubes Sosnowice. 89 89 5089 19346,0/ $38 823 85 Tdldpbones 3159 '352 10 p. Nord-Espagne 326

f B5..C~ntSteAnd~c~ M 84 0 86 ~26T~ .7075 7060 ~j~4~ 727 7'î "M~Th; ~M Î.2 ~-T~3?oo :3750 375

:562SF~ âGaz. 1816 "56 "66 0 }g.Mn~ 680 686>. 680 355 1. 840 _P~ à. ;S; .66 672 MARCHE EN BÂNOUE

Ford (Sté Française) 55 75 58 66 Se' 1620 1620 Un.Minière.Ht-Katanga, priv: 1625 1614 16io e>. (rorur.). 721.. 711 BlanchIsserie Thaon. 101 110 10 p. Hongroise Charb .6666 672

9..Path~Mma,act.M~nM. <0 tO t0:5 '620.. Ma.t63..t6!5.. 605.. CREDtTFONOER 840.. ~centr.d'Ec;.(!.6]Mn)jo~S64.. 962 SM~wtce. 290 290 MAKCHt.i.NBAN~Ut. 1629 act-MeattM.. t6 )6 <6 0 t6t?.. dh.t6t7_.t622_6t0. comm.t8792.6. S2t 920.. '°"C«panentatedneM.60..U&4 .3o~.E~t.As)at.Daaot9.3050 .3040 2 500..pet)Beot(Automobfte<). 499 600 500 7..Venntnok. 675 676 .660 c~c.<8793% 636 .635.Ec'.Chauf.FcrceMetf.SS.,76t ..ymad~ToMe. 675 674 nm .M~MM-t~tPrtcM. CMM

664..R~ner)6tetS!icreria<S<y. 664 665 662 t'60.. VteUteMontaBne. ~62 _tt55.t5).. ~mm.tMO~ S4t 9jS.S"R'MC.Ect.Chauf.GM.60.,a6H AOCOMMANT S~

278.. Terres houaM.M.IMfr. 275 276 275 Mtr t84..V;n.etSpMtueM(HeiMn)q.) !8t60 t8050 t81.. ~.t8833%" 2SO 26t.. 800 "'790 1 _) CMmM Ott~tt 675..untonEurop.!naMt.etF!B.. 570 576 573 ~iMN"'?~~°' ~im ?~" ?~~ t8852.60% 280 270.. ~Mdes6M,on!800,. 790

d," 575.UnlonEurop.']nduat.etFla., 570.. 575.. 573. 44.. VlscOse(Nationale!iela> 18852.60 .8270 50" aon es *670 1

t5.. 336.Uema0ne~(Pi.mYo)mg). 328 324 330 ''?.6 t33 60 WMtRMd. 'S4 60 134.. !3360 comm.t89)3~< 270 .2.8 CMFranceetEt)rM9.Mt..t670 _<C9t.eF<moEayDlO'ttt'6875 'S960 P.MC M650ArBentmo(CrM.t.)4K~ 399 400 400 t8922.M% 306 300.CMd9M~house.2i80. K'6~'°"8300 !9600

66 838 ..IAU Che(int .5% loseg§).. 840 840 841 Fonc. 1895 2.80 304 300 à Gaz de Paris *ii; 0: 256 68 Fe an.,Pts 18300.. 19500--

55 9~'1 ..¡BelglqUe 5" 1934. 964 987 965 PARQUET terme et comptant'(suite) 1903 3 305 295 Aisac. de Construct. miebbillie.. 374 518«.. 889 622 LES CHANGES A PARIS 85 Béthun. D%CCFI ~ilr. 289 250

55:.963.. 5~%1931" 904.. 624 1620 PARQUET:termeetcomptant(suJte) Fonc.19033%Ó. 290 292 2i..Alsac.deConstruct. 374.. 389.. 2260 ,Iec.etGat rén. 295 300

~1 n68..Japon5%!907. n2t Fonc.t9093~:°. !5< <5) ~°"'p°'°"5'S *'?~ DEVtSES ttec.d6t.Ber.cems'" cackerm 406 4t4

!57Bh.ec'%a~M4°; t6 5 t6 te 5!c.s.tC35 S.K.p.,ttettenB.tMemj.t045.044..<046.. Cemm.t9<23~ t52 t52 ~°,t~S 't~s 1. Ke~et'LetMx 378 378 .tO..Serbte4%a!norti!MMe. 12760 t27 60 127 0 t~!935 CeBt)'.tM)ntn9.M60..t9S2..2025.. Fonc.t9)33~ 3tt 3,5 ~M~ 39~ ». ~Mft,~dMMMM7550 7726 SC_ 9B2..Tctiecos:o.e.p.exL5%32;i7).. !65 965 960 tC~4 1 806 Oeduid. 8t6.. 8t7.. 867.. t9<34% 430 430 4:5 ~5 LOndMS(t!<vrest6tt.). 7506 7508'S"'cS~S. 336 336 ~S~~SoTurqu6(CMt.33(~tranc.). 254 .250 256 :t. t67 MonteMtM. t66.64.. !68.. Empruntt9267% 550 .654 ~°~t~" S~ SE~ 'ew-~(tdoUM~' Î6t5 t5t8 18 ëm~!nt:P~: 8S25 25 83

~6(t2,t60Turqute(Dett.~34(2'r~t.. 24t 24t 245 .t485 m'T)nto.Cqmpanyt.td.t473..t479..t470 Comm.t9277%487 .486 .~tpon~ 't4~a !e!a)que(t00b6~s): 25. 64 259 60 {5 D~bDjeS<475 <500

3SM- !69..BanquaKatton.duMMique.. !65. t67 t69 str. 682 A~otefNotyeBteMedet'). 688 685.. 690 Empruntt9295% 76< .746 S~L°"~°~°")nn)M' 060 'o60 ~paanehoopesetas): 20725 207 25 t6 Mnta.jeai! 70t 707

~t 3H Ottomme. 340 336 340 Mf.b. 347 KtM~Bt. 335 337.. 340 Comm.t9304~ 652 655 M..Louvre))etReequ)gntes.l060 .t060 ~Mde()OOf!ohn~).Ï03075!0~ M H~o&MM:t260 t255

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3s./51470..Phttip!!(duahM<t-acttMMt.)..1505 t500 .1486 .)26f.s.4t80 Neett<,<tct.ont.42I5 .4220..4240 193241/4% 701 .697 !5..Charb.duTOt]h)n.2235..2235 RoumantedOOtet). !t&0 75 .3M VtsceteFte.act..63(!0 6350

t~esc. 23a50Gazo[t.feo.UsbonM. 240 75 240 240 .)22esSf) 309 PortuBfMadeT~fteo~ 307 813., 3)0 Empnmtl9336% 726 7)1 IBtatommantry-Fourch. 485.. 490 SuèdeHOOMUf.). 3S7. 4tf.Cinzano. 774 783

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t~t.3)75..Arbed,tartssociaIes.MM.i3170 3170 .3180 .!tt):4 452 8ucrehe$etRtt.d'Eapte. 455 452.. 458 19345~ 887 .875 26..Haute-Latre. 584. SutMtttOOfrMCt). 495.. 495..<M.~CerctedeMeMee 6'6 610

t ,~52.. 875.. 2Ii..IHaute-Lolre, 584. Sul8IenOOfr8JlC8). 495 495


DERNIERE HEURE

Expectative anglaise

Londres, le 28 mairs. Au sujet des perspectives d'une conférence des puissances !ocarniennes à Bruxelles, on se borne à indiquer, dans les milieux autorisés britanniques, qu'il n'est pas possible de faire aucun plan définitif tant 'que la. réponse allemande ne sera pas parvenue.

M. Anthony Eden, qui a passé la matinée au Foreign Office, partira, cet après-midi, pour la campagne ou il passera la fin de la semaine, et il ne rentrera à Londres que lundi matin. Un attentat politique

en Roumanie (?)

Bucarest, le 28 mars/ La police a procédé à l'arrestation, dans un'hôtel de~ la capitale, de ~M. Nicolas Clintesco~ soupçonné d'avoir préparé un. attentat contre le ministre de la justice, M. Valero Pop. Les autorité! n'ont pas'do'nné d'explications à la presse, ~t on ne pensé pas qu'il s'agisse d'un complot politique. –(Sud-Est.)

-<

Le nouveau ministre des finances de Tchécoslovaquie

Prague, te 28 mars.– M. B~nes, président de la République, a nommé *ninistre des finances M.. Joseph Kalfus, directeur général duministfre d<:s Hnarces.

M. Kalfûs, qui n'appartient à aucun parti politique, est un éminent technicien, qui travaille, depuis le début de sa carrière administrative, dans le ressort des finances. Il st fit remarquer notamment par la grande compétence qu'il apporta, pendant les années d crise, à la solution de problèmes financiers e'. fiscaux compliqués.

Condamnation

de M. Primo de Rivera

Madrid, le 28.mars. M. Primo de Rivera, fils du dictateur, chef du parti fasciste <: Phalanges espagnoles a été condamné à deux mois et un jour de prison,, sous l'inculpation d'outrages à l'autorité. Le procès s'est dé- roulé dans la Prison modèle sans incident. L'accusé a.présente lui-même une courte défense. –(Havas.)

Un discours de M. Cerruti

a ta Chambre de commerce italienne de Paris

Ce matin, à il heures. la Chambre de commerce italienne d'e Paris a réuni ses membres en essemblée générale annuelle.

M. Cer.ruti. ambassa'deuT d'Italie, a présidé cette réunion et a jprononce une aitocution très applaudie.'Il a, en outre, examinée la situation d'e~ échanges entre, la France et t'Itaiie. constatant avec regret qu'après avoir atteint leur maximum'au cours de Tannée 1031. Us se sont rapidement 'réduits des deux tiers à !a suite des différentes'mesures que'!e. Gouvernement français. notamment, a cru devoir adopter. M. Cerruti a rendu hommage à l'esprit ~de compréhension manifesté par la presque totalité du peuple français à l'occasion de l'application d-e~ sanctions, qui ont été .'préju'dicia'bles .presque jplus aux .pays sanctiormistes Q'u'à l'Itatie. L'ambassadeur d'Italie a terminé son allocution en exprimant l'e&poir que la France établira 'bientôt une complète solidarité avec l'Ita'lic.'et ()ue l'aYenir trouveta ces d'eux nations unies dans leur mission civilisatrice en Europe.

LA GUERRE EN ETHIOPIE Communiqué Italien

Rome, le 28 mars.' Communique n° 167. Le maréchal Badoglio télégraphie Dans le secteur occidental du Front nord, no~ troupes complètent l'occupation de l'Uoleait Hier on a occupé la formidable position du Bircutan, qui, avec Cafta, qui est déjà en notre possession, nous assure le contrôle de la région tout entière.

On signale une activité Intense de l'aviation sur les deux fronts.. Addis-Abeba, le 28 mars. On déclare officiellement, à 'Addis-Abeba, que dèûx~ a.vions italiens ont été abattus jeudi dernier pendant-qn'i's s, bombardaient Quoram et Oualdia. (Havas.) 'Rome,'le 28 mars. Oh dénient,'datis 1e'; milieux officieux, la nouvelle d'Addis-A~beba, 'publiée à' l'étranger, selon laquelle les Ralien~ auraient bombardé Gosdar. On .dément ~cga~ëment.\aue.~esltal.i,ens.;aient'bombardé. pour.la ~.seconde fois une ambulance .suédoise près d" Goba. Les négociations anglo-égyptiennes Londres, le 28 mars. –Le rédacteur dip!omatiq-ue du Daily Tc/~f~A tient de source sûre que les négociations qui se déroulent au Caire en vue de la conclusion d'un nouveau traité anglo-égyptien ont pour le moment abouti à une impasse. L'assemblée plénière prévue au début de la semaine prochaine a dû être ajournée.

Mise au point

Monaco, le 28 mars. Le cabinet de S'.A.S le prince de Monaco communique

II a paru dans la presse une information aux termes de laquelle le prince Pierre aurait saisi le Parquet de la Seine d'une plainte en enlèvement d'enfant contre S. A. S. le prince souverain Louis II de Monaco et S. A. S. la princesse héréditaire.

II est exact qu'à la suite de dissentiments, de vexations, et qu'après un grave incident la princesse Antoinette, âgée de quinze ans, déclarant ne plus pouvoir revoir son père a dû chercher refuge à la légation de Monaco et faire aussitôt. 'appel à la protection de son grand-père. 1 Le prince souverain, qui se trouvait alors au château de Marchais, dans l'Aisne, s'est immé-. diatement rendu à Paris, et, ayant entendu la princesse Antoinette, s'est vu dans l'obligation 'de reprendre sans délai la garde de cette enfant. dont, à la suite d'un accord, entre les parties, il avait, en io33, après le prononce par lui du divorce; laissé l'exercice au père..

En effet, aux termes des statuts de la famille souveraine, et notamment d'une ordonnance du 15 mai 1882, c'est le prince souverain qui a pleine autorité sur tous les membres de la famille souveraine et qui règle leurs devoirs et leurs obligations par des statuts ayant force de loi.

L'arbitrage de M. Poincaré, dont il a été fait mention se rapporte à une phase antérieure de la procédure qui s'est développée lors de la séparation de corps en io3o. Une ordonnance souveraine du !4 janvier io33; rendue à la suite de la demande .en divorce introduite par~S. A. 'S..ta princesse héréditaire, avait mis fin à ce rég)!he. Le prince souverain ayant pris pour lui-memp la.arde de la princesse Antoinette .et du p.rince Rainier a, par la suite, consenti à. sanctionner un nouvel accord entre la princesse héréditaire et son ex-mari, accord qui permettait à ce dernier de retenir auprès de' lui un certain nombre de mois/Ies enfants princiers. Ce nouveau ré-

gime durait depuis 1933 quand sont survenus les faits qui ont déterminé le prince Louis II à reprendre l'exercice de ses droits souverains, par une décision rendue en sa qualité de chef de la famille et de la dynastie..

Il ne s'agit pas d'un rapt, mais d'un acte de souveraineté ayant, sous la loi monégasque, un caractère de protection et de justice. (Mayas.) ACADEMIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES

.S'CfMCe du 28 tM~t

Présidence de M. Truchy.

Auteur de nombreux travaux historiques. M* tamment 'de H<<0!~ des B<a~KM et de ~M'<0trf du Cotera, M. FirmMi Roz. récemment élu membre ordinaire, est introduit et prend séance suivant le cérémonial' d'usage.

L'Académie procède à l'élection de deux cor'r€5pond!ants en remplacement de MM. James Mark Baldwin et Edmond) GoMot. Les caMh~dats présentés fpar la section de jphilosoplu.e, M. Eugénie Dupréel et M. Geonges :Davy sont élus. Présentations d'ouvrages. Le' baron ,Er~nest Seillière.présente. die la part.de M. JcM 'Bonnerdt. le second-volume de la Conres.pon'd&Me'générale de Saint-BeUye: e6Civre momimentale.qm évoque so.u's.nos yeiLx. d)it-it. l'effort iotenectuel de Tune des époques les .'plu~vivanh tes et les plus fécondes 'de' notre Jttférature na-

-ttonale.?

M. il Ja<x)ues BardiQùx .pres&nte/un ouvrage

dont il est l'auteur, .C.a f~-d"~ ~c a~~at)!, MM

GotM/M<'Mtf!!<, ~M ~~M&~M, sa /!M<tC~. Sbutavie, résident de France à Genève, et la politique du Comité de Salut pubhc.–D'après une correspondtance inédite de Barthéiemv, ambassadeur de France en Suisse, M~ Edouard Chmouisat, président de la Société d'histoire et d~rchéologie de Genève, donne lecture d'une étude sur Sottiavie, résident de France. Créature de Robespierre. Soulavie fut envoyé à Genève avec des instructions très .précises concernant l'indépendance de cette RépuMique au territoire exigu, mats qui s'était acquis de puissants appuis gruce à ~es traditions scientifiques et reJtgieuses. Mais Soulavie, agissant contre le Comité de Salut puNI-c, prépara t'anttexion de Genève à la France et, auparavant, les sombres journées de la Terreur qm, en 1794, ensanglantèrent Genève.

Au contraire, l'ambassadeur de France près les < LouaMes cantons helvetiqutM le cidevant marquis Barthélémy, se montra constamment le ndèlë ami de Genève et de la Suisse, dont elle était l'une des vHles alliées. Diplomate de rare mérite. Barthélémy, dont on connaît les Papiers, publiés par Kaulek et Taussert-Radal, entretenait une correspottdanoe d'autant plus active que la Suisse était alors un refuge pour beaucoup d'émigrés et que l'Angleterre y avait le centre de ses services de renseignements politiques sur le continent. Pierre-André Rigaud, magistrat genevois émment, dont les archives personnelles sont conservées aux Archives d'Etat d< Genève, était lié avec Barthélémy. M. Chapuisat a pu retrouver des documents unportants au sujet de la carrière fournie en Suisse par Barthélemy, qui, avant d'être nommé membre du Directoire, af paraît comme l'un d!e< grands serviteurs de la. France à l'étranger. Comité secret. En comité secret. l'Académie entend le rapport de M. Lévy-Bruhl, au nom de la commission mixte, sur l'attribution du prix Carlier (1.000 fr.), qui est décerné au Cercle Ronsard, 2, rue Ronsard, et le rapport de M Georges Risler sur le prix Le Dissez de Penanrun (1.800 fr.). décerné au Cercle François-Villon, en la ipersonne de Mme ThuillerLandry.

Remise des Insignes

d'officier de ta Légion-d'Honneur à M. Désire Ferry

Cet après-midi, au Cercle n~litaire. a lieu une .réunion au cours de laquelle le général Wevgand remet les insignes d'officier de la L é.gion-d'Honnpur à M. Désiré Ferry, ancien ministre et président de l'Union nationale des officiers de réserve.

CHEMINS DE. FER DE L'ETAT FETES BE PAQUES

A L<ON~RES ~v

Du 8 au. ig avril 1936, délivrance de bu] ets Spécia.ux à prix réduite va!a.Mes. ~7 )ou.rs, au départ de Pans; Roue.i et.Diepp.e. pour Londres et certaines villes anglaises. ~Pt-ix des biHéts aUër et retour l~ct. 2';c! .3'cl. CI.- 350 >* 284 ~195 via Dieppe 350 > 284 a 245 > via Le Havre Renseignez-vous'à ia ~àre de Paris-Sain,t-' Lazare, ou au centre, du Tourisme irâncais. 12~. avenue des Ghamps-Elysees.

La Loterie racontée par l'Image ,.0 au musée Carnavalet

Cette exposition a été inaugurée ce matin, par le préfet de )a Seine.'C'est un pittoresque chapitre de la~vie du Paris d'autrefois que nous fait découvrir. M. J.-L. Vaudoyer. La Loterie –on disait aors la <: blanque 2) apparaît sous François I" (!539), Manque l'on gagnât des objets en nature, et dont ie but, non déguisé, est de < rhabiller les affaires du royaume ». Plus tard, et à diverses fins, l'usage s'établit. et la vogue des loteries s'afnrme au temps des Précieuses, ainsi qu'en attestent des gravures satiriques. A cette époque, de grands personnages prennent l'initiative de ces jeux de hasard parmi ceux-ci, nommons Mme de Rambouillet, puis la duchesse de Bourgogne, et d'Argenson, évoqués par des portraits du temps. C'est surtout au dix-huitième siècle que la loterie connaît une grande faveur on peut admirer dans des vitrines des jetons, des billets, de petits'livres sur l'art de gagner à la loterie, des jeux de loto, voire même des boules de loterie, véritables objets d'art qui n'ont qu'un fort lointain rapport avec les sphères mbnu-' mentales qu'on utilise aujourd'hui pour la Loterie nationale. Le produit des loteries serf parfois à l'édification des monuments, il en est ainsi de l'Ecole militaire, de Saint-Roch, de Sainte-Geneviève Des Mens nationaux sont cédés sous la Révolution par le truch:ment de tôleries (1 hôte) dé Salm) par le même moyen, Chateaubriand mettra eh vente la Vallée aux Loups, et Lamartine Saint-Point. Apres BoIIly, c'est'à Daumier qu'il appartenait de représehtef sptrituenemerrt, au dHc-neûvième 'sièc!< 'Të~iM" sions, et ]ës désespoirs, dbhf sont )a~ proie- ies taSituésces fameux < tureattx d~ Rêve-

nes G. Ch.

.<

La tranche spéciale

de ta Loteï?e nationaie l!936 ` Le secrétariat général de la Loterie nationale Va procéder, aux environs de Pâques, a.'l'émission'd'une tranche spéciale dite -s Tranche dM Grand Prix de Paris d'un montant limité à 3oo millions de francs. 7:

Cette tranche, superposée aux tranches normales qui continueront à être'émises, permettra de répondre aux innombrables demandés 'de billets en souffrance.

'Des échos ont déjà paru dans la presse au sujet de.cette tranche spéciale, que certains qualifient de sweepstake puisque le résultat .d'une course de chevaux le Grand Prix de Paris ~o36 entrera en ligne de compte pour la détermination de ta majeure partie des billets gagnants.. Or, ce n'est pas un sweepstake. D'abord. l'étymolpgie de ce mot– <o ~M~ ramasser; .f~o~f, enjeu évoque par trop le geste du croupier ratissant sur le tapis vert la totalité des mises. Tel n'est pas ici le cas, puisqu'il est offert aux souscripteurs 63.073 lots pour un total général dé 180 millions de francs:

En second lieu, à la différence delà ~formù!~ -du sweepstake, le montant de rémission est arrêté d'avance et le tableau des lots est connut au moment même, pu s'ouvre l'émission. E.ntin, la proportion des lots distribues est nettement plus éJevee. ',u f~'tMCt/'a~ <'aroc<cn.f<!gMM. Billet à 100 francs. Carnets 'de 10 billets. Présentation artistique de la vignette. Des spécimens seront incës~ samment communiqués à la presse.

Pour les autres indications, les billets sont analogues aux billets des tranches ordinaires de la Loterie nationale.

La répartition des 180 millions de francs ser3 effectuée en deux phases distinctes I" Le classement des chevaux à l'arrivée du Grand Prix de Paris déterminera l'attribution de. 3o.o33 lots pour un montant global de 105 mil lions.de francs.

Le cheval classé premier fera gagner parmi les 100.000 billets composant.la série-à laquelle il aura été affecté 1 lot de 5 millions. t0 lots de 1 million, 10.000 lots de 5.000 francs. De même, les chevaux classés 2' et 3' feront gagner, respectivement 1 lot de 2 million! 10 lots de 500.000 francs, 10.000 lots de 2.000 francs, et i lot de i million, 10 lots de 200.000 francs, ro.ooo lots de 1.000 franes.

L'affectation des chevaux restant engagés s aux trente sénés composant la tranche,, de même que la désignation, préalablement à IS course, des billets susceptibles de gagner, seront effectuées d'une manière exceptionneMementr simple, aussitôt .expire te délai du deuxième forfait imparti .par la Société d encouragement, par l'utilisation des sphères actuelles de la'Loterie "nationale et selon'un processus minutieusement détaille, dans le règlement inséré au 7oM-<ta~ Officiel du 22 mars jojo.~ -'Sans compter la répartition das lots impOT-

'tan't~M:m~ de 'soo~aQo' ~I"ots:' de

{rancs. il est à TentarqtMr ~f. do)M c~M< M~ de i~ billets faisant partie de la séné ou des séries où seront affectés les chevaux cîâssës ultérieurement premier, deuxième .et troisième, y oMfs «M Pt'~< qui gagnera seton K cas 5.060, 2.ooo ou i.ood francs. Perspective hautement intéressante pour ks acheteurs de carnets complets. w

IL Une fois. cette première répartition effectuée, tous 'les billets, .même ceux. qui auront déjà gagne un lot quelconque, prendront part à un tirage de consolation ~ar lequet seront attribués

i lot de 3 militons, 2 lots de 2 millions, 3 lots de 1 million. 4 lots de 500.000 francs, ,30 !ots de loô.ooo francs, 3.ooo lots de 10.000 fr., 3oooo lots de i.obo francs, soit 33.040 tots pour un total, de 75 millions.

'Au total. les deux repartitions font ressortir un ensemble de 63.073~ lots pour un total gênerai de 180 millions de Ïrancs.'

Simplicité et clarté, voilà lés qualités essentielles de cette tranche spéciale de ta Loterie nationale, 'dont !a formule est entièrement inédite. Au surplus, grande sécurité pour !es souscripteurs. Toutes les opérations de tirage, s'effectueront au moyen des appareils utilises..depuis près de trois ans et par les .soins de t'administration..

~«faX ~ect~ M«e tnM~<?. For.mu!e nouveile, donc susceptible d'attirer de nouveaux souscripteurs. liée en partie aux résultats de la principale épreuve hippique de la saison de Paris. l'un des clous du programme de fêtes et de divertissements prévus pour 1936.

H n'est pas sans intérêt de rappeler q~a !'oc- tasion de cette tranche spéciale, t'allocatfom du Grand Prix sera portée, cette année, de 600.000 à un million .de francs.

II n'est pas douteux que l'Hippodrome de Lohgchamp connaîtra le 28 juin prochain une affluence record.

Enfin, le succès escompté de cette' émission contribuera à majorer dans une forte proportion le produit net de la..Loterie .nationale qui est affecté, il ne faut pas l'oublier, au service de la retraite du combattant.

M. Henri Ponspt retourne au Maroc Marseille, !e 28 mars. M.-Henn Ponsot s'est embarqué à bord du <: Dj~nné de la Compagnie Paquet, à destination du Maroc. 11 va à Rabat prendre congé du sultan du Maroc et reviendra en France le 8 avril par le m'ême paquebot. ;M. Henri Ponsot..rejoindra ensuite son nouveau poste d'ambassadeur à Ankara.

LE r 7 E, SO'L -~EIL

1 1 1 1 s o "q'

f M E 1 L LE i-~ ET RÈGLE, BIEN ET RAPIDEMENT ÀPRE LA I

LES ELECTIONS LEGISLATIVES Cantal

..Dans ]e Cantal, la campagne électorale se défoule dans le câline. Les trois députés sortants MM. Paul Bastid, radical-socialiste Stanislas de CaStelIane, républicain de gauche, et Fontanier, S. F. I. 0., se représentent. Tous trois ont des concurrents. Député d'ÂurIIIac, M. Pau) Bastid a été élu, en 1832, au second tour, par 899 voix de majo.r.ité. Deux candidats lui disputent son siège de.député. L'un est le docteur Ramond, maire de t'importante commune d'Arpajon-sur-Cère qui se réclame de la politique de M. Laval; l'autre est le professeur de philosophie ~Dë.ixonne, qui, on se le rappelle, fut envoyé a. Gap, à la suite d'incidents que l'on n'a pas ~oubliés, mais il-n'est pas éligible. Enfin, M. Bateidou se présente comme candidat du parti communiste.

A Saint-Fiour, M. S. de Càstellane avait été élu, au premier four, par 8.824 voix contre 8.179 au docteur Peschaud, maire de Murât, radical-socialiste. Le docteur Peschaud ne se représentant pas, c'est le docteur Rayrolles, maire de Pierrefort, qui sera le candidat :adical-sociàliste.

A: Mauriac, M. Fontanier fut élu député, au second tour, par 13 voix de majorité. Le docteur Ta)andier, maire et conseiller général de Mauriac, se présente comme radical Indépendant. Il est question de ta candidature (te M;' .Roche, radical-socialiste, maire de

Saint-Martm-.Valmeroux.

Un manifeste électoral

du groupe sénatorial

de la Gauche démocratique

A 'l'occasion des élections législatives, le groupe d-e la gauche démocratique puMis le manifeste suivant, signé par les membres d~u bureau ct du comité de direction du groupe /4M.V ~C<~M~J ~M&/tCaM;.f

Vous êtes appelés les 26 a.vril .et 3 mai prochains à élire vos représentants a ta. Chambre des députés. A la veille de cette grande consultation. populaire, qui emprunte à la situation présente une importance exceptionnelle, la gauche déjnocratioue, radicale, radicale-socialiste du Sénat, qui comprend plus de la moitié des membres, de cette assemblée, a le devoir de vous adresser un 'pressant appel c'est l'avenir du pays et de la République qui est en jeu. 'La cnse économ~ue, bien moins aiguë che;' nous que dans la plupart d.es pays étrangers, se fait encore durement sentir malgré les efforts entrepris pour .l'atténuer. La nouvelle Chamtbre [ devra s'appliquer à défendre avec une éga'te so licitude les grands intérêts de I'agricu~t':re, du commerce et de l'industrie en ieu'r donnant uns protécticn efficace, en les défendant contre Ifexcès de la spéculation et l'accaparement, en leur facilitant le crédit. Elle devra, par dessus tout..préserver l'mdépen.dan.ce de l'Etat et 'la souveraineté NationaleJ'e'nprisf que tentent d'exercer les féodalités de tort crdre.II faudra aussi envisager les rénovations économiques qui ouvriront à la jeunesse les possibilités d'avenir qu'elle est en droit d'attendre.

Non moins pressant est le problème financier. Il serait vain d'espérer qu'il sera résolu :ant que le mouvement des trans2ctions nationales et internationates n'au.ra pas repris une marche ascendante. En tout cas. il y a lieu, dès maintenant, de parer au dencit de notre budget. D'importants résultats ont déjà été obtenus, i! f~ut en réalise.r d'autres en ne demandant de nouveaux sacrifices qu'à ceux nui sont en état d< les supporter. Il est urgent de simplifier d'es 'méthodes administratives parfois surannées, de supprimer les organismes parasitaires, d'instituer un contrôle rigoureux de l'emploi des crédits. et d'assurer la répression inexorable des fraudes, fiscales.

L'acte unil'atéral commis par fA'emagne en violation d'un traité librement signé par elle a gravement compromis les relations Internationales. La France, sincèrement et profondément attachée à la paix du monde, a le droit et le devoir d'exiger des garanties pour assurer sa sécurité et celle de toutes les nations.

Electeurs,

Si vous voulez que notre régime de libre démocratie sorte fortifié du prochain scrutin, vous n'accorderez votre confiance qu'aux candidats résolus à mettre fin aux entreprises contre :e régime et à .briser les tentatives des ligues factieuses, intolérables à !'ordr.e' républicain. Si vous vouiez que la politique de rapprochement, d'entente entre les peuples soit acti~em.cnt poursuivie~ 'it.t< ~Si vous voulez que la paix 'européenne, soit établie sur de solides f&ndements;

Vous ne donnerez vos suffrages qu'à des répuMicains épromvés, attachés à la hucité et au progrès social, et vous favoriserez ainsi )a corstitution. a la Chamibre des députes d'une majorité de gauche, condition nécessaire de la continuité de l'action parlementaire'et gouvernemactale.

La peinture française

à !a National Gallery

Mr. Kenneth Ctark, conservateur de la Na.~iona.) Gallery, et le conseil <te ce musée, viennent <te faire l'acquisition, grâce à MM. Jacques Seligmarm et fils., du fameux portrait, par In.gres. de Mme Moitessier assise.

'Cest urne des œuvres les plus remarquables du maitre. Commencé en, 1852. le portrait ne fut terminé qu'en 1856. On y retrouve les qualités de 'perfection du prestigieux dessinateur qu'étatt Ingres; les tra~s légèrement rdéalisés de son modèle, peuvent être rapprochés de ceux dtt modèle favori de l'artiste, représenté sur les célèbres tableaux conservés a.u Musée du Louvre L'G~aH~Mf et ~c Bat'M <Mn-. La beauté célèbre de Mme Moitessier, ouali'6ée d'olympienne, fut peur lui le modièle rêvé. )n~t .mapmi-fiques et

'Les couleurs du tableau sont magni.nques et montrent à quel point Ingres, contrairement à la légende était un coloriste délicat. Ici c est une symphonie de rouge et de rosé aHant depuis les couleurs foncées des bijoux, jusqu'aux couleurs claires des bouquets die la ro'he. Ce tableau, d'une distinction parfaite a toutes les qualités représentatives du grand artiste qu'était In~res Il constitue une acquisition dont on ne saurait assez féliciter la National GaUery.

e,

L'exposition du matériel

de l'expédttiôn transgroenland Aujourd'hui s'est ouverte, i, place de l'Opéra, l'exposition du matériel de'1 expédition-française transgroenland..ib36. Cette exposition se continuera dimanche 29 et lundi 3b mars.. Le matériel exposé comprend des traîneaux, trois tentes, des sacs de couchage, des vêtements de fourrures, des vivres spéciaux.

L'expédition-comprendra.. en outre, quarante chiens auxquels sont destinés quarante caisses de vivres.-pesant .chacune' quatre cents, grammes. Chaque caisse constitue. la nourriture journalière de la meute. Ces vivres trouveront leur quantité suffisante dans le fait que, chaque semaine, trois chiens doivent être 'abattus. L'équipage se compose de troi~ membres le docteur Robert Gessain. anthropologue Michel Ferez, géologue, et Paul-Emile Victor, etnogra- phe. Ils vont traverser d'ouest en est les déserts glacés qui couvrent le Groenland.

r Les obsèques

de l'Inspecteur Pempoulo

Ce matin, à 9 heures, se sont déroulées, à la prèffcture de police, les obsèques de l'Inspecteur Louis Pempoulo. de la !police judiciaire, tue ntardi d'ernier, à Cour.bevoie, pa.r un' ùsmen.t. Le catafalque, dressé sous la voûte d'entrée de la p'ace Louis-Lépine. disparaissait sous les gerbes et couronnes offertes par la ViUe de Paris, la Préfecture de police, les sapEU.rs-pompiers.etc.,etc.

A son arrivée, M. Albert Sarraut, président du Conseil, a été salué )par M. Roger Lamgeron, préfet de police, entouré d:es hauts fonctionnaire~ de la .préfecture. Le P.résidfent de la République était représenté .par le colonel Brosse, .le .grand-chancelier de la Légio.nf-.d"Honmeur. par le command&nt Marty. On remarquait également la présence de nombreu'x parlementaires et con'seillers municipaux.

Apres que M. Albert Sarraut eut épingle la cicix de la Légion-d~Honneur sur le cercu'eil, M. Priolet, directeur adjoint de la police judiciaire,-président de la Société amicale et de prévoyance de la préfecture de police, prit le premier la parole pour saluer la mémoire (hi disparu. M. Boulard, vice-'prési.ctent QM Conseil municipal, s'associa à cet éloge et présenta à la famille les con<Méances de la Ville d~e Paris. Enfin. M. Roger Langeron exalta les qualités de dévouement, d'héroïsme de la police parisienne: « Toujours présente quand il s'agit de garder, de protéger, de défendre, la police, dit notamment M. Langeron, ne demand'e en récompense de tant de services bien. souvent à peine co&tms .du public que .l'estime et la coo&ance 'de la population parisienne. Estime pour son courage sans défaillance, confiance dans son dévouement, dans soni ardent attachement au devoir; Aussi, lorsque de cette phalange de héros. l'un tombe frappé au champ d'honneur, c'est l'âme entière de Paris qui tressaille, c'est le cœur de tous ses enfants qui bat avec le nôtre, aux jours de deuil glorieux. »

La cérémome religieuse a été célébrée ensuite en l'église Notre-Dame, où la messe a été dite par l'abbé Becquerel et l'absoute donnée par le chanoine Favier.

Le cortège s'est ensuite rendu à la gare Mont~parnasse, d'où le corps a .été dirigé sur Gu'émen.e (Morbihan) où a eu lieu l'inhumation. Rappelons que la vente de charité du Mouvement Croix de feu du 17° arrondissement, au profit de ses œuvres sociales, a lieu aujourd'hui et demain. 17. rue Pierre-Demouis.

Au Concours hippique

Cet après-midi, le Concours hippique comporte un « ajouté )> au programme primitivement établi.

C'est une démonstration des ]eux dn lasso par le « Club du lasso de Paris », fondé et dirigé par le peintre et ethnographe Paul Coze. Elle comprend l'entrée des cows-boys, des prises diverses de pied ferme sur cavaliers, des prises par poursuite sur des chevaux montés, la poursuite d'un cheval en liberté et enfin la démonstration des <s Cnvolines Un autocar en feu

Une mère et son bébé carbonisés Lyon, 28 mars. Ce matin, vers il h. 30, un autocar a pris feu, place de la Pyramide, à Lyon-Valse. Une voyageuse et un bébé sont morts carbonisés. Plusieurs autres voyageurs ont été plus ou moins grièvement brûlés. L'affaire de -x l'auto rouge »

Aix-en-Provence, le 28 mars. Dans l'affaire de l'auto rouge, les jurés rapportent un verdict négatif. En conséquence, Casanova Totti et Jaboc sont acquittés.

M. Chautemps au Havre

Le Havre, le 28 mars. M. Camille C'hautemps, ministre des travaux publics, est arrivé ce matin au Havre, par autorail spécial à 10 h. 20. La visite du ministre avait un caractère purement technique.

–t,

Cet après-midi a eu lieu, dans le hall de la gare de Paris-Quai-d'Orsay, la deuxième exposition des Beaux-Arts et Arts décoratifs organisée par le Comité de la section P.-O~Midi de l'Association artistique des Chemirjs de ter-français. U~e nombreuse assistance participait à cette inauguration. L'exposition sera ouverte jusqu'au 19 avril Inclus, tous les jours, de 10 heures à 20 he.ures.

PREVISIONS METEOROLOGIQUES En province

Pour la journée du 29 mars.. Etat dtt ciel dans le quart Nord-Est, pluies nocturnes et matinales suivies d'améliorations; ciet très nuageux entrecoupé d'éclaircies de plus en plus belles et de rares averses; dans le quart Nord-Ouest, temps passable, alternativement très nuageux et couvert, quelques bruines suivie? d'améliorations l'après-midi. Ailleurs, beau temps nuageux.

ReKion parisienne

Demain 29 mars. Amélioration progressive, temps nuageux avec éclaircies le matin ensuite beau temps nuageux. Vent dtt Sud-Ouest modéré. Le maximum de température sera sans grand changement sur celui de la veille.

BULLETIN COMMERCIAL

Marché du Havre du 23 mars IQ.S6.– Ouvert.

EPOQUES COTONS CAfE9 EPOQUES COTON3 CA.FBS

Ii

)anvier!2495o! Jui!!et.249 ..1)825 Févner.!249..L. Août.249. !)950

Mars.04.. Septem.247..jt23..

Avril ~2 50 U2 60 'Octobr.. ~S )23 50 M~ 246 50 ))4 29 Kovem. 246 30 t25 75 Jum. 246 50, n 5 25 Decemhj249 .27

Tendance soutenue sur les cotons et calme sur les cafés.

Ventes: 2.000 sacs de cafés. à

BOURSE CE COMMERCE

` BLES.– Tendance lourde. Cp.urant. 98 75; prochain, 100 75, loi, .100 75; .mai, 103 75. 104 3 avri!, 104; 3 mai, 107 25, 107 50. Tous 'payes.

AVOINES. Tendance calme. Courant, 79; prochain, 79 75; mai, 82 50, 82 25; 3 avril, 82.2g; 3 mai, 84. Tous payes.

SUCRES. Tendance soutenue. Courant, 168 go, 160 P; prochain, 170 50 P; mai, 172, 172 50; 3 avri!, 172 P; 3 n~ 173 50 P; 3 Juin, 174 So. i75 P; 3 oct., 174 50 P; 3 nov., 175 PCOTONS. Liverpoo!, le 28 mars. Ouv. Mars, 614; mai, 600; juiHet, 587; octobre, 551; janvier, 545.