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conscient ou légitime souci d'humanisme, peu importe. En vérité, sans exiger des ces illus. tres voyageurs l'oubli de leur personnalité, on 'est forcé de reconnaître que, s'ils ont tous porté leurs souvenirs aux ruines de l'Acropole, bien peu en ont ramené des images. Aujourd'hui les « images encombrent la littérature comme les vitrines des offices de tourisme. Mais leur mise au point n'est pas toujours parfaite. I! n'est ni homme de lettres ni reporter qui ne se croie obligé de décrire le Parthénon, d'en célébrer la blancheur, la clarté, la pureté attique. Hélas! ces beaux marbres enflammés de mille feux par le soleil de FHeHade étaient en réalité recou' verts d'indigents coloriages La clarté n'est que l'effet de la ruine de l'édince les ténèbres dans le naos étaient au contraires profondes, pour éveiller chez les fidèles le sens du divin. Et les caractéristiques du temple Ja. double pente de son toit, le megaron d foyer fixe bien protégé révèlent une architecture d'importation septentrionale. Le tourisme serait-il donc comme l'auberge espagnole d'autrefois, où le voyageur ne trouvait que ce qu'il apportait? Il se peut. Mais C'est déjà beaucoup de lui demander et plus encore d'en obtenir la réfraction lumineuse de notre culture et de notre sensibilité. Nous vivons toute l'année parmi les réalités peupler nos vacances d'images, même inEdèles ou recomposées, n'est-ce pas ~a plus sage des folies ?

ALBERT MOUSSET.

Les sujets et protégés frança:s dans nos grandes écoles

La situation des sujets et protégés français dans ]es concours nationaux n'avait pas, jusqu'à présent, été. formellement réglementée. Mais devant le nombre croissant des indigènes accédant aux études supérieures, M. Louis Rollin, ministre des colonies, a entrepris de régler la question en conciliant les divers intérêts en présence.

D'une part, il n'était pas possible d'exclure nos protégés de ces concours ou~le les y traiter comme des étrangers, ce qui, non seulement eût été une erreur politique, mais encore les eût privés du couronnement de leurs études on leur eût fait obtenir des diplômes de valeur inférieure. D'autre part, il n'était pas possible, non plus de les traiter comme les citoyens français dont ils n'ont pas toutes les charges et qu'ils ne peuvent être admis à concurrencer dans les emplois auxquels conduisent les différents concours nationaux.

M. Louis Rollin a donc posé ce double principe

i* Faire admettre dans tous les concours les candidats, sujets ou protégés, en les y traitant, non plus comme des étrangers, mais exactement comme des Français, puisque, au surplus, les progrès de l'instruction publique dans toutes les colonies leur ont permis de recevoir l'intégralité de la culture française; leur faire subir toutes les mêmes épreuves et les faire classer sur la même liste que les candidats français, de façon que tous les diplômes soient de valeur égale;

2° Sur la liste d'admission, faire donner aux Indigènes un numéro bis, de façon à ne pas diminuer le nombre des candidats citoyens français destinés à être admis; et, après l'admission, réserver aux indigènes des emplois dans leur colonie d'origine, pour laquelle seuls les titres obtenus au concours seraient valables. Ainsi peut être assurée aux indigènes l'acces- sion aux concours les plus élevés sans aucune différence dans le régime du concours; l'obtention des! mêmes diplômes, sans'aucune concurrence pùur les jeunes Français; la possession enfin, dans les colonies, des postes qui leur reviennent au titre de leur diplôme comme au titre de leur origine.

C'est dans cet esprit que viennent d'être promulgués deux actes particulièrement importants d'abord un arrêté interministériel, signé de MM. Louis Rollin et Mario Roustan, réglementant l'accession des indigènes aux concours d'agrégation de l'enseignement secondaire; ensuite un décret pris sur la proposition de M. Jean Fabry, ministre de la guerre, réglementant l'accession des indigènes au concours de l'Ecole polytechnique.

En vue de compléter ces deux mesures, d'autres sont à l'étude pour précis&r, d'accord avec les ministres intéressés, la situation des indigènes dans tous les concours auxquels peuvent les conduire des études supérieures.

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M. Bonnet a reçu les délégués ttes conse!Ueradu commerce extérieur

M. Georges Bonnet, ministre du commerce, a reçu une délégation de membres du bureau du Comité national des conseillers du commerce extérieur, présidée par M. J.-H. Ricard, ancien ministre.

Au cours de l'entretien, différentes questions d'ordre économique ont été examinées. M. Ricard a fait part au ministre du commerce du programme réalisé par la Mission nationale écono-mique française qui, sous la présidence de M. Juiien Durand, député, ancien ministre, a visité la plupart des pays de ]'Amérique du Sud et se trouve, actuellement, au Brésil. Il a, ensuite, exposé les premiers résultats de l'enquête entreprise par le Comité national auprès de tous ses membres à l'effet de connaitre leur opinion sur les besoins urgents du commerce français. Le rapport généra!, qui sera établi ultérieurement, permettra d'apporter au ministre du commerce une utile collaboration dans l'teuvre entreprise par le gouvernement, en vue du redressement de notre commerce extérieur. Le ministre a remercié M. Ricard et le Comité national, qu'il 'préside, de son concours et il a accepté de présider la prochaine remise solennelle des récompenses décernées par le Comité national aux grands artisans de l'expansion française.

Cuen*e et Marine

Service des fabrications d'armement. ~nnëe active. Par décret du août 1935, sont nommés à la date du i*~ octobre 1935, dans le corps des ingénieurs militaires des fabrications d'armements

Au grade d'ingénieur général de deuxième classe des fabrications d'armement Pour prendre rang du 20 juin 1933 M. Paris (A. E. C.), général de brigade. directeur de l'atelier de construction de Puteaux.

Pour prendre rang du 13 septembre 1934 M. Happich (P. G.), général de' brigade, adjoint au directeur des fabrications d'armement.

Pour prendre rang du 3 décembre 1934 M. Jambon (L.), général de brigade, directeur de l'atelier de construction de Lyon. Pour prendre rang du 11 juin 1035 M. Lemoinne (P. A.), général de brigade, directeur de l'atelier de construction de Tarbes.

Prochaines manoeuvres en Savoie. D'importantes manœuvres militaires se dérouteront du 2 au 22 septembre, dans la région de Bornes, entre Cruseilles et Laroche. Six mille hommes y participeront.

Le ministre de la guerre et le général Game!in y assisteront très probablement.

N cuvettes de l'Étranger

Empire Britannique

Ministres en vacances

M. Ramsay MacDonald, krd-président du ConseU, accompagné de son ii!s, M. Ma!co!m MacDonald, a quitté Londres Mer soir pour se rendre à Lossiemouth (Ecosse), où il aohèvera ses vacances.

D'autre part, Sir Samuel Hoare,<tninistre des affaires étrangères, passera le week-end dans sa propriété de Norfolk et rentrera à Londres lundi.

Enfin, Lord Hailsham, lord-chancelier du Cabinet britMnique, est arrivé hier à Dinard, où il séjournera quelque temps. Le « Roya! Sovereing »

affecté à la Hotte métropolitaine

Le croiseur ~oya~OfeMt'~M quittera Portsmouth vers le milieu de la semaine prochaine pour gagner Plymouth, qui sera désormais son port d'attache. Le croiseur, qui faisait partie jusqu'ici de la flotte de la Méditerranée, est, en effet, affecté maintenant à la flotte métropolitaine, suivant la décision de l'Amirauté de concentrer dans les eaux métropolitaines toutes les unités du type auquel il appartient.

Belgique

Les travaux puMics

M. d: Man, ministre des travaux publics, a exposé le programme des grands travaux qui vont être entrepris par tt gouvernement belge pour stimuler J'ecserrfMe de la vie économique du pays.

Ce programme, nuancé par l'Office de reconstruction économique, qui possède une masse de manoeuvre de 3 milHards et demi, s'étendra jusqu'à la fin de 1938. La clef du problème est de donner du travail à la métallurgie, surtout à la construction mécanique. Environ 2.200 millions seront affectés à l'outiHage économique. Ce chapitre se divise en quatre catégories modernisation du réseau routier; 2* perfectionnement, des voies hydrauliques; 3° amélioration des chemins de fer; encouragement de certaines branches de la production.

Les autres travaux, à concurrence de 600 millions, feront face à des 'besoins d'.hygiène, dis"tnbution d'eau, lutte contre 'es taudis.

Allemagne

Discours du Dr. Gœbbets

au Congrès du droit pénal

Le congrès international pénal et pénitentiaire, qui se tient actuellement à Berlin, a suspendu ses travaux, hier matin, pour entendre un discours du ministre de la. propagande. Le Dr Gœbbels a tenu, en effet, à .profiter de la présence dans la capitale du III' Reich de nombreux juristes et de hauts fonctionnaires du monde entier à Berlin, pour leur faire de la propagande en faveur du national-socialisme.

Toute révolution, a-t-il déclaré aux conKresstStes. pour faire fiRure dans l'histoire. doit être un acte spirituel. Derrière chaque véritable révolution se trouve une idée. Le~ révolutions qui ont été faites uniquement en 1 vue de la conquête du pouvoir n'ont été. pour la plupart, oue de courte durée.

La révolution que nous avons faite a été inspirée par l'idée de faire de la nation al!e- I mande un fpeuple. Elle a été 'presque entiè- I remertt rœuvre de !a jeunesse allemande. EHe J

a. été heroMfue et âpre. dépourvue de toute

sentimentalité et ne s'est jamais écartée des < réalités. t

Le Dr Gcebbe!: a indiqué ensuite les trois F problèmes essentiels que le nationa!-socia!is- t me eut à résoudre aussitôt après sa prise de t pouvoir. Ce furent créer l'unité intérieure, 1 combattre le chômage et, enfin, rétablir )a souveraineté nationale. ij.

Ces trois problèmes, a-t-i! affirmé, ont déjà été résolus en grande partie.

Le ministre s'est élevé contre le HbéraHsme. Au libéralisme qui fait tout dépendre de l'in- dividu et qui ptace au centre de toute chose s iTtomme isolé, il a opposé te national-socia- >: lisme qui remplace l'individu par la cot!eeti- s vite. g C'est pourquoi, a-t-il expliqué. la liberté d de undivtdu a dû être ramenée aux limites C oublie ne porte fpas atteinte à celle de la natton.. e < '~? Principe, a-t-il ajouté, s'applique au~si d à 1 intellectuel, et l'art, dans toutes ses formes, a devra, dans !'AU~ma!;M nationale-socialiste. a devenir l'expression du nouvel état de choses. r choses. r

Deux votes ont eu lieu au sujet des thèses R allemandes concernant le traitement des cri* minels. La délégation du Reich étant de beau- e coup la .plus nombreuse, ces thèses ont été r, approuvées au scrutin nominal. Mais un vote J par nation a été réclamé. Dix nations les ont repoussées contre neuf nations favorables, c, parmi lesquelles l'Allemagne et l'Italie. p

Le <x déplacement s

du général de Reichenau

Le généra! de Reichenau. secrétaire d'Etat au ministère de la guerre, quittera prochainement ce poste pour prendre un eomman' dément. Le bruit avait couru qu'il serait appelé au commandement du premier corps d'armée de Kcenigsberg. On apprend aujour. d'hui qu'il prendra vraisemblablement le commandemtat du 7* corps d'armée de Mû"nich.

Le bruit du départ du Renéra! de Reichenau circulait depuis plusieurs semaines et on y avait attaché une importance politique. Le général de Reichenau, qui a succédé au général de Bredow, collaborateur du générât de Schleicher. passait, en effet, pour l'artisan de la politique de rapprochement entre l'armée allemande et le régime national-socialiste. Son départ, prétendait-on, était le signe d'un changement d'orientation dans le haut commandement de t'armée. Celui-ci, sous l'influence de la crise politique et par opposition à certaines tendances du parti national-socialiste, voudrait affirmer de nouveau son indépendance.

Dans les milieux allemands, on déclare que cette interprétation n'est nullement fondée. La misère dans ta Sarre

L'institution de bienfaisance national-sociaHste a mis à la disposition des autorités une somme de un million de marks pour venif en aide aux mineurs de la Sarre les plus mi' séreux.

La presse nationale-socialiste célèbre ce geste comme une preuve nouvelle de la solidarité du peuple allemand avec la Sarre réintégrée. Mais il prouve aussi que, malgré le: discours prononcés avant le .plébiscite et lors des cérémonies de la réintégration, la situation du mineur sarrois n'est pas satisfaisante.

Les pasteurs résistent en Prusse

à un ultimatum

On sait que les pasteurs du mouvement confessionnel de l'Eglise évangélique de Prusse ont été sommés de soumettre toutes les questions financières au nouveau département financier de l'administration ecclésias- i tique d'Etat. Ils devaient s'exécuter au plus tard hier. Le correspondant du <! Times I à Berlin, télégraphie à ce sujet que jusqu'ici aucun pasteur ne s'est incliné devant l'ultimatum de M. KerrI, le ministre des affaires ecclésiastiques, et il ajoute

Les pasteurs, comme on s'y attendait appliquent évidemment la décision du conseil prussien des grâces, qui a déclaré que l'aecep- i

tation d'un têt contrôle financier serait contraire aux principes affirmés par le synode confessionnel de Dahlem. On ignore ce que M. KerrI va faire. Pour l'instant, il semble n'avoir pris aucune décision.

Quelque indignation s'est manifestée au su'jet de la nomination, pxrmi les conseillers de M. Kerri. d'un doyen nommé Szymanowsky de Stesvif;-Holstein, qui s'est distingue en présidant les cérémonies de confirmation. de l'glise allemande (nationale-socialiste), où tout ce qui est spécifiquement chrétien était banni et où l'on a chanté, durant l'office un chant intitulé <: Le jeune Siegfried était un gars courageux

Le détire antisémite

La destruction des synagogues, l'Interdiction d'enseigner <s l'immonde dogme juif qui n'est pas une religion et la peine de mort pour les Juifs qui persisteraient à expliquef la loi judaïque telles sont les revendications formulées par le journal <: Der Judenkenner Cette feuille demande aussi la peine de mort pour les <: Juifs souilleurs de la race allemande >, et pour les < Allemandes leurs complices <i: Der Judenkenner est affiché, à de9 fins de propagande antisémite, dans un grand nombre de bureaux et d'usines d'Allemagne, à côté du <: Sturrmer s de M. Julius Streiehet D'autre part, des manifestations ont été or- ganisées contre un orphelinat israélite, .1 Diez-sur-Lahn. < Pour assurer leur séeur'- té la police a arrêté les enfants et le personnel de l'orphelinat et les a transportas dans une autre localité. Italie

Les grandes manœuvres

On mande de Rome:

Après la période de concentration des troupes, les grandes manoeuvres vont commencer dans trois secteurs: à Bolzano, à Udine et à Bergame.

Dans le Sannio, elles sont commencées d(puis deux jours.

Plus de 500.000 hommes, à partir de demair, seront donc entraînés à la défense du territoir: dans des thèmes de guerre qui se rapportent: tous à un début d'hostilités. D'autre part, quatre généraux d'armée, qui comptent parmi les meilleurs chefs italiens, seront mis à même d'étudier les possibilités qui s'offriraient à eux en cas de danger.

Les manoeuvres les plus importantes sont celles de la vallée de l'Adige, autour de Bolzano. Le général d'armée Ago en a le commandement.

D'autres manœuvres ont Heu dans les Alpes de Bergame et dans le Frioul.

En plus de ces 500.000 hommes, d'autres divisions poursuivent leur entramement. Ce sont celles qui sont destinées à l'Afrique orientale, car aucune d'elles ne participe aux grandes manœuvres.

La visite de !a mission aéronautique japonaise

On mande de Rome:

M. Mussolini a reçu du général Itho, commandant la mission aéronautique japonaise, If télégramme suivant:

Au terme de notre intéressante et si profi- table visite, je désire exprimer à Votre Excellence notre profonde admiration pour son peu- ple et pour l'aéronautique royale, à laquelle je souhaite un toujours plus glorieux avenir, confiant que la traditionnelle amitié entre l'Italie et le Japon sera toujours de plus en plus heureusement maintenue.

Je vous remercie très vivement pour l'accueU plein de camaraderie reçu partout, et en même temps je vous prie de vouloir accepter mon salut reconnaissant et celui de la mission. Suisse

Le congrès sioniste

Les orateurs qui intervinrent ont été unanimes à demander une lange 'union de tous l<s groupes représentés au Congrès afin que l'ca soit à même de disposer d'une coalition homogène. Certes, leur opinion comme les moyets à préconiser pour arriver à cette union diva-' gent sur bien des points. Les orateurs de la droite se sont plaints de la partialirc de l'executif actuel dans l'octroi des certificats po~r l'émigration des Juifs nécessiteux en Palestire, et de la < politisation des écoles, ainsi qie de la bureaucratie que l'on constate dans ks administrations Otfncieiles de l'exécutif. (Les orateurs du parti gouvernemental, :n revanche, contestent ces affirmations et reèvent notamment que l'octroi des certificats en question dépend des bureaux spécialisés orfanisés dans les différeras pays pour la Palestne et est donc indépendant du comité exécutif. Ms relèvent aussi que le comité exécutif apptie de la même façon toutes les écoles.

Le premier orateur de langue française, au cours de la discussion avec le délégué égyptien Bassas, a défendu les revendications 'des JuÏs séphardites, descendants des anciens Juifs espagnols qui ont conservé jusqu'ici la langue es' tillane qui s'écrit en caractères hébraïques. la situation de ces Juifs, qui sont au nombre d'un ftullion et demi, et qui habitent les pays de la Méditerranée, s'est a.ggra.vée de plus en plus. Le délégué a 'fait en terminant un vfbrant appel sn faveur~de l'unité de tout le peuple jt~f.

Espagne

Evasion de t'ancien président

du parlement catalan

On mande de Barcelone

L'ancien président du parlement catalan M. Jean Casanovas, qui fut arrête !e 7 octobre <934, et se trouvait actuellement détenu chez M c'est-à-dire sous le régime de prison attentée a réussi, hier, à tromper la surveillance spSeiaie dont il était l'objet et a pris la fuite.

Il se serait .réfugié en France.

'M. Casanovas avait signé, le 6 octobre, avec te gouvernement de M. Companys, te manifeste proclamant l'Etat catalan.

N'ayant pas obtenu d'être déféré devant !t tribunat des garanties constitutionnelles, ni devant les tribunaux civils, il devait bientôt comparaître en conseil de guerre.

M. Casanovas avait été incarcéré à bord du bateau prison t/«p!M~ jusqu'au transfert à M~ drid des membres du gouvernement eataJan. Etant donné son état de santé, on lui avait accordé la faveur du régime de la prison atté'nuée.

La Visite à Barcelone de M. Devèze ministre belge de la défense nationa!e Hier après-midi, te gouverneur général de ta Catalogne, M. Pich, & reçu au Palais de ta Généralité M. Dévête, ministre belge' de la défense nationale, qui était accompagné du com' mandant en chef de l'armée en Catalogue, du général Sanchez Ocana et du consu! de Be)* gique.

'M. Devèze a visité le patais,i! a été salué par les membres du Conseil de la Géné:a)Ité. It s'est rendu ensuite au palais du comman* iant en chef de l'armée, où !e gouverneur gétéra) de la Catalogne iui a remis la croix Han:he du Mérite militaire.

Un d!ner a été oiïert le soir, au ministre ?e]ge, aux environs d~Barceione.

Pologne

L'amitié avec t'AMemagne e

t~e commandant de la marine allemande ~chmundt accompagné de 6 ofnciers supé- 1 ieurs du < Koenigsberg est arrivé en avion I

à Varsovie, venant de Gdynia où le navire allemand a été ancré. Les officiers allemands cnt déposé une couronne sur le tombeau du Soldat inconnu et ont rendu visite au ministre de la guerre..

Dans les discours prononces hier soir au cours d'un banquet offert à l'occasion de l'arrivée du croiseur allemand, If: contre-amiral Unru~. commandant en chef de la marine polonaise, et !e commandant Schmundt ont insisté sur l'avantage que les relations polono-allemandes pouvaient retirer de l'établissement de liens de camaraderie entre les ma rines militaires des deux pays.

Le ~.Kurjer Polski~ journal gouvernementa déclare que l'opinion 'publique salue les hôtes allemands avec d'autant plus de cordialité que c'est la première visite allemande de ce genre à Gdnynia. Le journal espère que les dimensions, le développement et l'organisation du port polonais -): qui est installé pour l'éternité sur les bord? de la Baltique comme le port polonais le 'plus important ce dont les représentants de la marine allemande pourront se convaincre personnellement contribuera à resse!rer les relations de bon voisinage entre la Poigne et le Reich. Yougoslavie

Trois ministres hostiles

au nouveau parti radical

donnent leur démission

On télégraphie de Belgrade:

Trois ministres, M. Nico!as Peka, ministre de la prévoyance sociale; M. Auer, ministre de la justice, tous deux Croates, et M. Stefanovitch, ministre des forets et des mines, démocrate, ont remis hier matin Jeur démission au président du Conseil, M. Stoyadicovitch, à son retour de Bohinje, en Slovénie.

Ces trois démissions sont la conséquence indirecte de la 'formation du nouveau parti gouvernemental dit Union radicale yougoslave à laquelle les trois membres du Cabinet étaient hostiles.

Le remaniement du Cabinet que l'on prévoit n'aura pas le caractère d'une crise ministérielle grave.

AjcMtons d'ailleurs que le troisième ministre croate, M. Vrbanitch, et feutre ministre démocrate, M. Stodovitch, ministre de l'instruction publique, resteront en fonctions.

D'autre part, on sait que la conférence de la Petite Entente se tiendra à Bled, le .29 août. Par ailleurs, l'opposition extra-parjemenfaire se trouve dans une situation nouvelle, par suite de la fondation de l'Unicm radicale yougoslave. Aussi jttge-t-elle opportun d'accélérer le regroupement des divers partis dont elle se compose, <n vue de constituer non un parti, mais un bloc. A cet effet, un < rassemblement > général de l'opposition aura Meu le 25 aoùt, à Kragujevac, au cours duquel les représentants du parti démocrate et de l'ancien parti agrarien serbe prendront la parole. Puis les chefs de ces deux groupes, MM. Davidovitch et Yovanovitch, rendront visite à M. Matehek, dont t'attitude vis-à-vis d'eux n'est pas encore définie. Grèce

Les funérailles de l'amiral Coundouriotis On mande d'Athènes

La dépouille mortelle de l'amiral Paul Coundouriotis, transportée depuis vendredi dans l'ile Hydra par le vapeur /Vy<~ro, escorté des destroyers foK/-C'o«)!ffo«n'o~~ et jLfOM, a été déposée dans la salle historique de la maison des Coundouriotis.

En outre des autorités arrivées d'Athènes et des autorités locales, toute la population d'Hydra a défilé devant le cercueil. Ce matin, à 10 heures, les funérailles ont eu lieu à Hydra. A la même heure a. été célèbre, dans la cathédrale d'Athènes, par le saint-synode, un ~M'fMt. Albanie

Condamnations à mort

On télégraphie de Tirana:

La cour martiale de Fieri, présidée par le lieutenant-colonel Topali, a condamné, hier, a la peine de mort, trois sous-ofnciersf et huit gendarmes ayant participé au mouvement insurrectionnel de Fieri. Huit autres sous-officiers ont été condamnés à 'la réclusion perpétuelle; un à quinze jours de prison; trois ont et: acquittés.

D'autres inculpés comparaîtront aujourd'hui et les jours suivants devant la cour martiale de Fien.

Etats-Unis

La Chambre a voté la loi sur la neutralité On télégraphie de Washington:

Après le Sénat, la Chambre des représentant: a voté le projet destiné à sauvegarder la neutralité des Etats-Unis en cas de guerre étrangère.

Ce projet (~KtfaK<y Bt') interdit l'exportation des armes en provenance des Etats-Unis, à destination d'Etats belligérants, jusqu'au 29 février JQ36. Le projet de la Chambre diffère, sur certains points, de celui voté par le Sénat. Ce dernier stipulait notamment que Finterdietioa des exportations d'armes devait être permanente. Les diSérences entre le Sénat et la Chambre devront être aplanies dans une conférence avant que le texte définitif soit envoyé à la signature présidentielle.

Dans !a forme vague où il vient d'être voté à h Chambre, le projet répond pleinement au désir de M. Roosevelt qui a demandé que cette !egis!ation soit temporaire, famé de temps pour éfaborer un projet définitif avant la fin de la session.

Ajoutons que le Sénat a décidé, dans la soirée, de se prononcer aujourd'hui après un déba) qui ne devra pas dépasser la durée d'une heure, sur le < Neutraiity Bill

Par ailleurs, à la suite de réception de dépêches de Londres annonçant que le sénateur Pope (de l'Idaho), qui se trouve actuellement dans cette ville, avait déclaré que les EtatsUnis ne pouvaient pas se tenir à l'écart d'une guerre éventuelle, le groupe des <: isolationnistes du Sénat ayant à sa tête le sénateur Lafolette a rédigé une résolution ainsi conçue Le Sénat nottne qu'aucun de ses membres n'a été autorisé directement ou indirectement & parler à l'étranger en qualité de représentant of& ciel ou non du Sénat ou d'une de ses commissions.

Jt semble que cet incident soit destiné à réveitier la lutte entre les partisans de l'iMiement des Etats-Unis et leurs adversaires. L'&pp!!cat!ondesdécretz-!o!<

en Tunisie

Comme suite aux réoentes dispositions teyHcales, consécutives aux décrets-lois, une déiësst:on s'est rendue à la résidence générate où elle a exposé les desiderata des cheminots de Tunisie.

M. Thierry, délégué du résident généra!, a répondu à la délégation que la situation des cheminots avait, déjà, attiré l'attention du gou'vernement tunisien, et qu'il étudiait la possibilité de leur donner satisfaction.

NOUVELLES POUTtQUES

M. Pierrin, sénateur de !a Somme, ayant fait annoncer qu'en raison de son âge, il ne solliciterait pas le renouvellement de sca mandat, M. Ernest Damont, maire et conseitier généra! de Rue, a posé sa candidature.

Les Ëchos de partout

jr~c~~

/oHrna< des De6a~

du mardi 25 août 1835

fans, 24 août. Nous sommes encore sous la vive et profonde émotion du discours prononcé aujourd'hui à la séance de .ia Chambre des députés par M. fe duc de Broglie. Nous rougirions de penser à Jouer j'admirat)!e tarent deJ'orateur.Ce qui a fait J'irrésistibte puissance des paro)es de M. !e duc .de Broglie, c'est 'ia vérité Les transports de la Chambre, nous les avons ressentis.

CHAMBRE DES DEPUTES

Scance <fM 24 aoMr

M. LE PRÉStDENT DU CONSEIL. Nous n'avons .pas reçu le pouvoir des mains du Roi comme un bienfait, nous .t'avons reçu comme une charge écrasante, comme une mission laborieuse et patriotique. Certes, il ne fallait pas un grand effort de génie et de courage pour suivre la pente des esprits, pour nous ptacer en quelque sorte au .fil de J'eau, pour ménager tous )es partis, pour transiger avec tes factions, pour nous donner les airs de les gouverner par des concessions ou des compliments, par des promesses ou des caresses tout cela était très tacite. Nous aurions traversé ie .pouvoir au bruit des applaudissements populaires, mais nous aurions perdu le pays et nous l'aurions précipité dans t'abîme. (Profonde sen~afton.) Messieurs, le gouvernement de Juittet a pris naissance au sein d'une révolution populaire. C'est sa gtoire et c'est 'ta son danger. La gloire a été acquise parce que fa cause était juste, le danger est grand parce que toute insurrection qui réussit, légitime ou non, enfante par son succès des insurrections nouveiles. La révolte, c'est ')à .l'ennemi que !a révoiution de Juillet portait dans son sein. Eh bien! nous t'avons combattu.

La révolte est descendue dans la rue vous l'avez vue jusqu'aux portes du patais des Rois, Jes bras nus, dégueniHée, vociférant des injures et des menaces et pensant tout entraîner par la.peur. Nous l'avons regardée en face, la ici à la main, nous l'avons fait rentrer dans sa tanière. (Vives ac~c/Mr/o/M.)

Enfin, après nous avoir plusieurs fois menacés de <a bataiiie, plusieurs fois e))e est venue nous la livrer. Plusieurs fois nous Favons vaincue, .plusieurs fois nous ï'avons traînée maJgré ses cris aux pieds de la justice pour recevoir son châtiment. (Bravo! Brafo/)

Et maintenant, elle est dans son dernier asite: elle se réfugie derrière Ja presse factieuse. Nous lui arracherons son dernier masque. Advienne de nous ce que pourra nous aurons rempli notre tâche.

Ce discours est suivi des plus vifs apptaudissements. Les acciamations redou'bient 'torsque A~. le ministre des affaires étrangères tetoume à sa piace.

La séance reste suspendue sur ce beau sa;cès oratoire.

Trois fo&e«e<

Trois rosettes de la Légion-d'Honneur qui viennent d'échoir à trois Alsaciens ont été 'particulièrement bien accueillies par l'opinion publique: ceiies de M. Hugo Haug, secrétaire général de la Chambre de commerce de Strasbourg; de M. Paul Rencker, avocat général à la Coitr d'appel de Colmar et de M* Georges Burger, ancien hâtonnier du barreau de cette ville.

M. Hugo Haug est le frère du regretté Alsacien qui, sous le .pseudonyme de Henri Atbert, tinf si longtemps la .rubrique d'Alsace dans les colonnes du Journal des Débats. II y a quelque cinquante ans, M. Hugo Haug se trouvait mêlé, déjà comme étudiant, aux luttes ardentes de la jeunesse alsacienne contre l'emprise allemande. Plus tard, il fut, avec les Bucher et les DoUinger, un des bons mainteneurs de l'idée française dans le pays. Pendant la guerre, les Allemands l'expulsèrent de sa ville natale. Que ce soit dans ses fonctions ou comme conseiller municipal de Strasbourg, M. Haug a toujours été un grand Alsacien d'une intégrité qui force le respect.

Ancien président du tribunal régional de Strasbourg, M. Paul Rencker a succédé, il y a deux ans, à M. Bonfils-Lapouzade <omme avocat général à Colmar, où il jouit de l'estime de tous. Appartenant à une vieille famille alsacienne, M. Rencker eut la joie de revenir en Alsace après le retour du pays à la France. II est de ceux qui honorent hautement la magistrature française dans nos trois départements. Quant à M* Georges Burger, il n'a pas que son titre d'ancien bâtonnier à son actif. Arrêté par les autorités allemandes pendant la guerre, il fut retenu en prison et exilé en Westphalie, comme Jacques Preiss l'avait été en Bavière avec sot~ fidèle ami Fr. Glintz. M' Burger est un des grands proscrits d'Alsace. Nous sommes heureux d'adresser nos félicitations aux trois nouveaux officiers de la 'Légion-d'Honneur par la voie du /OMn;a/ des Dc&c~. PAUL BouRSON.

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Le MMumMf ~tnna de A~a;7/M. Un monument doit être élevé, prochainement, dans le superbe parc de la villa Bessaraba, à Amphionles-Bains, à la mémoire de la comtesse Anna de Noailles. C'est en effet sur ies bords du Léman, dans un des sites tes plus ravissants de la cote de Savoie, qu'est née la jeune Anna de Brancovan c'est là également qu'elle passa son enfance et que s'Éveilla son remarquable talent, que se révéla son exquise sensibilité.

Sous les auspices <ie l'Académie chablaisienne et sous l'impulsion d'un comité .local très actif, que président Mme Cruse et M. Paul Léger, maire d'Evian, une grande fête de propagande aura lieu demain au casino d'Evian. Cette cérémonie comprendra une conférence de M. Henry Bordeaux, membre de l'Académie française, et une causerie de M. Guy de Pourtaies sur < Mme de Noailles dans le jardin de sa poésie Mme Croiza dira plusieurs poèmes sur la Savoie, enfin les auditeurs auront la bonne fortune d'entendre le grand pianiste Paderewski, qui .parlera de la jeunesse d'Anna de Brancovan, dans la famille de tiaquelle il passait jadis ses vacances. A ce .brillant gala littéraire participera l'élite francosuisse des bords du Léman. A. MALO. A

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t7n eMM de prévision du temps. Depuis longtemps les hommes ont cherche à faire dépendre la prévision du temps de ta position des astres. Aristote, dans sa < Météorologie croyait à une relation entre ies éclipses, les tremblements de terre, les orages, les tempêtes. Un observateur, M. Joseph Cassiopée, vient de reprendre cette thèse, et, après des recherches qui semblent sérieures, a posé le problème sous 1 cette forme si la Lune a une influence sur ie < temps, deux .positions absolument identiques de 1 la Lune par rapport au Soleil et à la Terre 1 doivent amener deux temps identiques. M. Cassiopée, après d'autres savants, a 1 trouvé que, tous les 372 ans, ies mêmes éclipses de lune se reproduisaient le même jour. Et il a trouvé aussi que, tous les 372 ans, les saisons se reproduisaient avec les mêmes carae- teres. Les chaleurs de juillet 1562 ont eu leur <i réplique en juillet 1934. Le mois d'août 1562 fut ptutôt un temps d'automne comme celui r de 1934. Les quinze jours de ptuie de novembre f 1562 se reproduisent en novembre 1934. t D'après cette théorie, on pouvait prévoir un c été excessivement chaud et sec en 1935, comme f

fut celui de 1563, et on peut annoncer pour 1936-1937 un hiver d'une rigueur exceptionne'He.

ZMA~S. ZJ~OM~

Cours

S. A. R. -le prince de Piémont a été. jeudi matin, à Castellamarc, dans la région de Naples. où il a visité les zones dévastées récemment par l'Inondation. Son Altesse Royale a été chaleureusement acclamée .par les populations éprouvées.

S. M. le roi d'Angleterre a été reçu. a son arrivée à Balmoral Castte. avec cérémonial habituel, par les highianders qui rendaient les honneurs sous les ordres du major Mackenzie et du comte de Shaftesbury (Lord Steward), Lord Sysonby. le colonel Lord Wi~ram. secrétaire particulier, et le major Hon. Alexandre Hardin~e.

Tout le .personne) du château royal était eRalement présent pour recevoir le souverain. Informations

Lord Hailsham. lord chancelier du cabinet anglais, est arrivé à Dinard.' où il séjournera quelque temps. Mariages

En réalise Saint-PhiUppe du Roule a été béni. avant-hier, le mariage de Mlle Jacqueline de Pananeu. fille adoptive de M. André de Panafieu, ambassadeur de France. commandeur de la LéKion-d'Honneur. avec M. Francis Auboyneau. fils de M. Raymond Auboyneau, axent de change. et de Mme. née Rouet.

Les témoins étalent, pour la mariée M. André de Panafieu et Mme Yassukovich pour le marié M. Jean Auboyneau. son oncle. et M. Jacques Goudchaux.

'Hier a été célébré, en l'église réformée de Passy, le mariage de Mlle Suzanne Reveillaud, petite-Ëlle de M. Eusène Reveillaud. ancien sénateur de la Charente-Inférieure, fille de M. Jean Reveiiïaud. président honoraire du conseil de 'préfecture de la Seine, officier de la Lé~ion-d'Honneur. délégué à la Société des Nations, et de madame, née Salathé avec M. Miroslav~ Kriz, chef de section à l'Office tchécoslovaque des exportations, fils de M. Aloïs Kriz. sénateur de Tchécoslovaquie, et de madame, née Kvasnikova.

Les témoins étaient, pour la mariée M. Georges Reveillaid. lieutenant de vaisseau de réserve, chevalier de la Lésion-d'Honneur. son oncle 'pour le marié M. Alexis SteiKerhof. secrétaire de légation. représentant M. Osusky. ministre de Tchécoslovaquie à Paris.

En l'église 'primaire de Durbuy (Belgique), a eu lieu le mariage de la comtesse Claude d'Ursel, fille du comte Adrien d'Ursel. décédé, et de la comtesse, née de Dreux, petite-fille du marquis et de la marquise de Dreux-Brézé, avec le comte Eugène de Béthune-HesdiKneu). chevalier de l'ordre de Malte, fils du comte de Béthune-Hesdigneu'. chevalier de l'ordre de Malte, et de la comtesse. née de Ghellinck d'Eseghem Vaernewyck.

La bénédiction nuptiale a été donnée par le prince Ferdinand de Croy. protonotaire apostolique. doyen de Sainte-Waudru. à Mons. aumônier de l'ordre souverain de Malté. Les témoins étaient, pour la mariée le due d'Ursel. son oncle, et le marquis de DreuxBrézé. son Krand-pére pour le marié !<: prince Albert de Linné, ambassadeur de S. M le roi des Belles près le Quirinal. bailli président de l'Association des chevaliers de l'ordre de Malte en Belgique. et le comte Albert de Béthune-Hesdigneul. son frère. Naissances

Nous apprenons avec plaisir la naissance de Mon.que Doudey, .fille de notre confrère M. Doudey, de J'agence Fournier.

Deuil Le docteur Ménétrier a~

Le docteur Ménétrier, membre de l'Académie de médecine, oui. comme nous l'avons relate, a été victime d'un accident d'automobile. près de Lisieux, a sucombé hier à ses blessures. Né en 1862. le docteur Ménétrier avait été élu à l'Académie de médecine en 1014. II était chevalier de la Lé~ion-d'Honneur. Ses obsèques auront lieu lundi, au cimetière du Montparnasse.

M. Jules Guilbert

Nous avons appris avec un vif regret !a mort de M. Jules Guilbert. industriel à SaintOmer. président de la Chambre syndicale d-' la malterie française, dont les obsèques ont été célébrées aujourd'hui même à Saint-Omer. M. Jules Guilbert. qui appartenait à una ancienne famille du Pas-de-Calais et du Nord avait montre, au cours de la guerre un pa-1trioti&me disne d'é!o?es. Trois de ses fils servaient dans l'infanterie deux furent tués Le ministère du ravitaillement avait fait appel a sa compétence et à l'autorité dont tt jouissait auprès de ses confrères, malteurs et brasseurs. Il ne craignait aucune responsabilité. C'est grâce à son autorité et à sa droiture que cette partie du ravitaillement et d<* l'industrie fonctionna pendant les mois difficiles.

De convictions catholiques. M. Iules Guilbert. qui s'est toujours tenu en dehors de toute agitation politique, a rempli, en outre une mission sociale de justice et de céné~rosi té.

II aura été. vraiment et simplement, dans la dignité de sa vie. un honnête homme et un homme de bien. H.

On annonce, du Havre, la mort du commandant Maurras. ancien commandant des transatlantiques < France et <: Paris a La Seyne en 1871. le commandant Maurras. <iUi était le frère de M. Charles Maurras. codirecteur de }' <: Action française remplissait. depuis 1027. les fonctions de chef d'armement, de la Compagnie industrielle et maritime au Havre.

On annonce, de Nantes. la mort de M. de La. Hamehnaye. ancien inspecteur des eaux et forets, chevalier de la Létdon-d'Honneur.

M. Lucien Sauphar. maire du o" arrondissement de Paris, est mort hier. à HosseKor (Landes), où il se trouvait en villéxiature. Les obsèques de M. Frantz Jourdain seront célébrées lundi, à u heures, à SaintHonoré d'Eylau. L'inhumation aura lieu att cimetière du Montparnasse. Des discours seront ~prononcés au nom de la Société des archtteetes modernes, par M. Bluysen. à celui du Salon d'Automne par M. Desvatlières vice-président enfin, par un délégué de la Société des xens de lettres et du Syndicat de la presse artistique.

–Nous avons le regret d'annoncer la mort de Mme Geor~e Villiers. dans une clinique `' d Annecy, des suites d'un accident de montaKne. à l'â~e de trente-deux a.ns. Elle était la fille de M. et Mme Fra.neisaue Aynard. de Lyon. et la petite-Ëlle d'Edouard Avnard.

SAtMT~.

ACADEMIE DES !NSCMPT!ONS ET BELLES-LETTRES

.SMMCC <f<t 23 M~

Présidence de M. Miohon.

Découverte d'une chapelle omee de peintures au Crac des Chevaliers. M. Pau! Deschamps signale une découverte faite au pied des ` murailles du Crac des Chevaliers, en mai dermer, par M. Coupel, architecte, et M. Quéta.rd, chef de chantier du service des antiquités de Syrie. Il s'agit d'une cha.pe)Ie ~baptism~e dont les murs sont couverts de peintures que M. Faut Deschamps date du douzième siècie et qu'il croit œuvre d'un artiste français. M. Seyrig, directeur du Service des antiquités de Syrie, a pris ~es mesures nécessaires pour assurer la conservation <te ces intéressants documents.

.Deux châteaux du douzième siècle en Cilicie. –M. Pau! Deschamps décrit ensuite Mux châteaux de Cilicie, Servantikar et litan- Mte, )e dernier .bien conservé, qui ont joué un ote important à l'époque des croisades. H date -es châteaux de la fin du douzième siècle, et ~t remarquer ~anafogie de plan qui existe enre ces forteresses et ceites qu'on construisait en ~rance à la même époque, c'est-à-dire sous le re&ae de FhtLppe-AaetMte.