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Titre : Journal des débats politiques et littéraires

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1926-09-19

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 19 septembre 1926

Description : 1926/09/19 (Numéro 260).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k4916351

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 06/12/2007

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SOMMAIRE

Bétopmes-et décrets ministériels.

Au Jour le J^bur. Contrefaçons. Léo

̃ Larguier. tes conversations genevoises. Auguste

GauVaH*. ̃̃̃

ta VIIe Assemblée de la S. D. N. Le "problême des réserves américaines.– Macrice Muret. La réduction des armements.. fc'entrevue Br-iand-Stresemann à Thoiry. ̃Déclarations de M Briand. Ed. Bauty. Le décor le communiqué officiel. le retour de la Grèce au parlementarisme. Les difficultés; les socialistes contre ,3/. Condylis l'effervescence militaire; les, élections du 24 octobre. Léon Maccas. a' page

l'attentat contre M. Mussolini et les sommations à la France. Une fausse nouvelle la presse italienne.

Le traité italo-roumain.

La campagne du Maroc.

A l'Etranger.

Economies et restrictions. Le -regroupe-'ment des Conseils d'arrondissement les protestations.

Contre la vie chère. Les hôteliers de Lorienl dans le Calvados.

3* page'

tes mésaventures d'un -"• successeur» de Stitfidhât. I. PiENË DOLLOt..

Hellénisme romantique, -i Ernest Séil-

tiÊtts.

Un hommage à Sébastien Castellion.->S.R. Les chasses d'Alpinus. Hubert |Morand. Rudolph Valentino et Gertrude Etlerlé.

p, D;

4' ^age

Les( conséquences injustes d'une réforme utile.

nouvelles scolaires. Jean LE Méf. La situation vinicole dans le Midi.– M. Revue des Livres. Antoine: Albalat, 5* page

La Dame d'honneur. [1]. William Le Oueux.

Refermes et décrets ministériels

Le gouvernement a décidé par décrets un certain nombre de réformes importantes^ Hier, le Conseil des ministres a fait connaître qu'il n'attendrait pas la rentrée du Parlement pour surseoir aux applications et qu'il demanderait à là. Chambre d'approuver chacune des séries de réfor-

ine;s":sans;hitefpel]atiqns.' ̃ '•

C'est, la seule méthode, sj l'on veut que le gouvernement aboutisse à quelque chose. Déjà des réclamations particulières se sont élevées. Ici, ce sont des conseils municipaux ou des conseils d'arrondissement qui protestent et menacent de donner leur démission. Là, c'est un conseil général qui demande à là Chambre des modifications. Ailleurs, ce sont des députés qui préparent des questions et s'apprêtent à porter leurs doléances aux ministres. Si le gouvernement laissait aller les choses à ce train, il serait bientôt envahi par les requêtes et assourdi par les plaintes. Il a donc bien fait, au début même de ce mouvement' de protestation, d'annoncer que sa résolution était ferme.

Tout n'est sans doute pas parfait dans ces réformes administratives et judiciai- res. On peut signaler telle suppression de tribunal qui ne tient pas compte de la nature de la région ou des difficultés de communications. On peut attirer l'attention du gouvernement sur le sort de certains officiers ministériels. Il est évident que les ministres eux-mêmes sont disposés à tenir compte, dans quelques cas précis, des répercussions de réformes projetées, et au 'besoin à revenir exceptionnellement sur certaines mesures limitées. Des transformations si nombreuses et si profondes ne s'accomplissent pas sans quelques erreurs qu'il .n'est pas malaisé de réparer. •Mais ce qu'il faut dire, ce que le public devine, ce qui sera mieux compris à mesuré que le temps passera, c'est que le gouvernement a le mérite d'avoir conçu une réforme de nos administrations d'une ampleur beaucoup plus grande qu'il n*a paru au premier abord. Quand les décrets ont commencé d'être publiés il y a quelques semaines, le public a pu n'y voir qu'une manifestation de 1# volonté généïale d'économies et un exemple donné par l'Etat au moment il conseillait à la fois le travail général et des restrictions. Les «économies, disait-on alors, seront légères pourquoi troubler les habitudes administratives par des modifications faites en ordre dispersé, et dont la loi générale n'est pas connue?

L"e gouvernement ne s'est pas plus laissé arrêter par ces critiques du début qu'il ne se laisse intimider par les protestations d'aujourd'hui. Les décrets ont succédé aux décrets. Ceux' d'hier, et par exemple tous ceux qui sont relatifs aux travaux publics, sont plus nombreux et plus efficaces que ceux de la veille. Nous ne som- mes pas au bout. Il s'agit d'un ensemble. Nous supposons bien que le gouvernement -rie progresse pas au hasard. Nous supposons bien qu'il a un plan général, que ses décrets n'ont pas seulement pour fin des ̃ économies, que les réformes de chaque département ministériel se rapportent- à une .réforme totale, qui est administrative, qui 'va plus loin encore que l'administration, qui touche à l'organisation même de l'Etat. Ce qui se fait peu à peu, par le travail discret et méthodique accompli durant les 1 •vacances, c'est une refonte hardie de toute

notre organisation, telle tra'ii-jaV erra pas eu.de. plus profonde depuis l'an VIII. > L'opinion publique est, dans l'ensemble, favorable aux initiatives du gouvernement. Elle a fondé de grands espoirs sur l'action de ce ministère. Elle a le sentiment que, si cette entreprise gouvernementale ne réussissait pas, nous serions bien proches d'aventures inconnues. Engagé avec sang-froid dans la voie de la nouveauté et de la hardiesse, le gouvernement doit persévérer. Il joue, une forte partie. Il court des risques. C'est en allant jusqu'au bout de sa pensée, c'est -en tirant logiquement les conséquences administratives, organiques et constitutionnelles de ses réformes, qu'il triomphera. Le public sent confusément que, pour la première fois depuis longtemps, il existe un gouvernement qui ose et qui veut faire quelque chose. C'est, dans notre pays tout le monde parle de réformes, mais où personne n'en risque, un phénomène nouveau. Nos habitudes imaginatives et verbales font de nous la nation la plus prompte à vanter le progrès. Notre goût de la stabilité fait de nous la nation la plus conservatrice et même la plus. routinière. Les- politiciens ont joué pendant vingt-cinq ans et plus de ces dispositions en promettant toutes sortes de merveilles, et en se gardant bien de rien changer.

Cette fois, un gouvernement a annoncé sans emphase des réformes, et, sans bruit,, '1 il les a faites. Il y a de quoi soulever quelque émotion. Les partis qui se prétendent avancés sont partout, et chez nous plus qu'ailleurs, les derniers à supporter des transformations. On a longtemps, au dixneuvièmè et au vingtième siècle, célébré •le mérite des conservateurs anglais, qui prenaient l'initiative des réformes quand ils les jugeaient nécessaires et quand ils les voyaient attendues par l'opinion. Le ministère Poincaré a fait preuve de courage et de volonté. Il sait fort bien que les mesures qu'il prend risquent d'être quelque-temps exploitées contre luL Il brave avec raison une impopularité passagère et factice pour accomplir une œuvre utile au bien général. S'il tient bon et s'il a un plan d'ensemble, il sera soutenu. Si, d'aventure, le Parlement ne suivait pas, c'est que le divorce serait définitif entre un Parlement, en décadence et une nation qui veut se reconstituer.

AU JOUR LB JOUR

Contrefaçons

11 y a quelques jours, le comte Begouen disait ici-même « .il ne faut pas se le dissimuler, la première question qui se pose au sujet des découvertes de Glozel est celle-ci « Ces pièces sont-elles authenti» ques ? » Ce n'est qu'ensuite qu'il conviendra de discuter de leur âge et des interprétations à en tirer. »

Le 10 septembre, dans une séance de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, M. Salomon Reinach, à qui était adressée la lettre du comte Begouen, a présenté quatorze photographies d'objets inédits trouvés à Glozel, et il a lu cette dépêche- du commandant Espérandieu, membre dej'lnstitut « Authenticité trouvailles Gloîel ne doit faire aucun doute. Ai vu objets et assisté aux fouilles. Deux trouvailles faites sous mes yeux. » Salomon Reinach, Emile Espérandieu, voilà certes deux opinions qui comptent, mais je me garderai de tout commentaire, car je ne suis pas un préhistorien, Epérandiec est mon cousin, et les fouilles contestée? de Glozel ne m'ont servi qu'à amorcer, comme on dit familièrement, cette chronĩ que.

II y a deux ans, un professeur italien dénichait, dans un monastère, lin manuscrit de Tite-Live, ce qui manque aux 'Décades. C'était un événement prodi- gieux. Les savants, du monde entier1 essuyaient les verres de leurs lunettes. puis, devant une commission composée ̃sans doute d'historiens, le professeur balbutia de confuses excuses on était seulement, croyait-on, sur la piste du, manuscrit 1 «

11 convient de se méfier des trouvailles sensationnelles, ceci ne regarde pas les découvertes de Glozel, et il n'est peutêtre pas de dupes plus faciles que les savants et les collectionneurs. Il y a une raison majeure à cela. Seuls les collection;neurs et les savants peuvent être dupes des truqueurs, car ils sont seuls à s'intéresser à ces choses. Remy de Gourmon: prétendait que, lorsqu'on demande des preuves au divin, on en obtient toujours. Le divin, pour un préhistorien, ce soni des caractères mystérieux dans un bloc d'argile cuite.

En argot de brocanteur, on appelle rê^ veurs les clients prompts à se passionner et à. faire, de la pièce qu'ils possèdent et \qui est peut-être fausse, un chef-d'œuvre unique. Ceux-là sont des proies toutes désignées. 11 a existé des dupes illustres et nos colonnes ne suffiraient pas à qui voudrait narrer les mésaventures des amateurs trop fervents et des savants trop crédules.

Une des, plus célèbres dupes de lg. curiosité fût, sans contredit, le mathématicien

MMel Chastes-, ;quî: >éfai*> en~ 5851; ..tuf membre de l'Institut et le premier géomètre de son temps. 11 avait une passion souveraine il collectionnait des autographes, et" uir'certaiii Vrain-Lucas l'en approvisionnait généreusement. L'affaire eut son épilogue devant un tribunal et le public, composé surtout de lettrés, d'artistes et d'érudits, ne s'ennuya pas. '"̃"•̃

Parmi quelques milliers de pièces fausses, on 'donna lecture de plusieurs lettres fort inattendues Alexandre le'Grandconseillait à Aristote de faire un petit voyage d'études dans les Gaules pour y observer les Druides Cléopâtre écrivait à Jules César Lazare le Ressuscité à saint Pierre il y avait encore un laissez-passer de Vercingétorix des lettres d'Alcibiade à :Périclès des ordres du jour de Clovis devant Tolbiac une chansonnette de Blanche deXastille et un petit poème mélancolique d'Abeilard

L'auditoire effaré n'en croyait pas. ses oreilles et des spectateurs pensaient que le subsitut inventait cette correspondance surprenante, ces confidences cocasses. Le grand mathématicien avait rêvé D'autres ont pieusement assemblé dans leurs vitrines des "mâchoires dTitihv mes fossiles, des haches en silex fabri-tquées à Montmartre ou à Montrouge, et ont échaufaudé sur ces documents fantaisistes les plus sévères théories.

Les reliques doivent posséder un état ciVil rigoureux. Depuis que je cours les marchands de bric-à-brac, j'ai vu plus de dix mille tableaux de Monticelli et 'autant de Daumier. J'ai trouvé aussi d'innombrables mèches de cheveux ayant appartenu à Lamartine,

Je les ai longuement considérées, avec- respect, mais le grand poète était à peu près chauve quand il mourut et' les,bou- cles qu'on lui attribue formeraient plusieurs crinières de rois mérovingiens. Il faut être prudent. Le truaueur est roi, couronné de la fameuse tiare de Saïtapharnès.

̃'•̃,̃- Léo Larguier.

Les conversations genevoises Genèvéyle iy septembrél v On. est tout.à la joie,xle l'heureux règle/ ràént des questions délicates à .l'ordre du jour de la septième Assemblée. Aujour- d'hui les Commissions travaillent tandis que les grandes vedettes de la diplomatie se livrent en divers lieux, sous^ un ciel toujours radieux, à des agapes diplomatiques en plein air. M. Briand et M, Strc-,semann, partis ce matin en automobile, reprennent sur d'autres rives leurs conversations « en européen » d'octobre 1925! sur le lac Majeur. On suppose que cette fois M. Stresemann aura l'accent moins russe. Les déboires commerciaux des Allemands en Soviétie sont grands. D'ailleurs la délégation du Reich n'attire pas plus que les autres l'attention publique, et les vendeurs des journaux allemands arrivés par avion ne font pas recette. On cause un peu partout, sans appareil sensationnel. De même que la salle de la Réformation a été nettoyée de tous les accessoires de music-hall dont on l'avait souillée les premiers jours, de même les grandes inter- views sont réduites à de modestes proportions. Ce n'est pas dans les ^déclarations banales arrachées aux ministres qu'il convient de rechercher leur pensée. Il vaut mieux respirer l'atmpsphère qui règne autour d'eux. Ecoutons les Allemands, délégués adjoints et journalistes, venus ici pour prêcher le nouvel Evangile des nations. Ils sont accueillants et le miel dore leurs lèvres. Vis-à-vis d'auditeurs inexpérimentés, ils n'hésitent point à recourir au « bourrage de crânes ». Devant les autres, ils se retiennent et font effort pour entrer dans nos vues. Naturellement tous pa-lent des fameuses répercussions de Locarno. Tous escomptent des concessions. « Faites un beau geste », dit un autre en parlant de l'interpénétration économique. En toute matière, on nous presse de faire de beaux gestes, et l'on désire que cela ne tarde pas, particulièrement en ce qui touche la réduction des armements. On répond, avec du miel de Chamonix, que les beaux gestes doivent être- réciproques, que la Rhénanie ne peut pas être évacuée avant les termes fixés tant qu'un nationalisme agressif se déploie dans les journaux amis du Cabinet Marx, que les vastes combinaisons économiques communes sont inopportunes alors que la presse berlinoise annonce périodiquement la suspension de l'exécution- du plan Dawes, que M.Painlevé procède en ce -moment même à des réductions de.ca-; dres qui paraissent excessives à beaucoup de Français pacifiques, que le désarmement moral doit précéder ou tout au moins accompagner le désarmement matériel, qu'en tout cas l'Allemagne ;dpit commencer par achever le désarmement prescrit par le traité de paix, etc.

On observe ici ce qu'on remarque depuis longtemps les journalistes et les officieux allemands s'efforcent de poser publiquement des questions dont leurs ministres s'abstiennent d'entretenir les hommes d'Etat des pays intéressés. Généralement ils s'acquittent de cette tâche avec intempérance. Certains usent de moyens puérils. Ainsi l'un d'eux insinuait l'autre jour que

le. beau geste de ï'évacaatîon^cTë-ïa RKé nànie renforcerait les sentiments sépara: tistes des habitants de la rive gauche.. Sa seule excuse.. est la naïveté avec laquelle une bonne partie de notre Bloc national est tombée dans le piège tendu en 1923 par des agents provocateurs. Ce serait pour ceux-ci un beau succès de pouvoir dire à Genève ou en revenant de Genève que des Français persistent à rêver du séparatisme rhénan. Il importe de signaler que les auteurs de ces insinuations semblent en relations avec les autonomistes alsaciens. Depuis longtemps les observateurs des affaires allemandes ont découvert dans certains milieux rhénans des velléités tendant à la création d'une grande Rhénanie catholique englobant l'AlsaceLorraine. Dans des cerveaux allemands de pareilles idées-ne sont nullement chimériques.

Les Français irréfléchis qui, sous le couvert du régionalisme, croient préparer des Etats-Unis de France connaissent bien mal l'Europe. La France jouit encore du privilège d'être l'Etat le plus robustement .constitué au point de vue de l'amalgame des populations; Le rétablissement des âttedennes provinces féodales sotis forme de satrapies jacobines serait une régression criminelle dont nos rivaux s'empresseraient ̃de profiter. On ne saurait imaginer de plus puissant instrument de dislocation de l'unité nationale.

Auguste GauVain.

La VIIe Assemblée de la S.B Jî. Le problème des réserves américaines Genève, le 17 septembre. Sir George Foster, délégué du Canada, est une nature enthousiaste et généreuse. Il n'a a pas hésité, lors de la discussion générale de la semaine dernière, à parler des millions et des millions de citoyens des Etats-Unis qui brûlent de voir leur pays adhérer à la Société des nations. Il convient de ne pas se laisser égarer par des discours de, cette sorte. Les sentiments authentiques des. EtatsUnis apparaissent beaucoup mieux aux réserves dont le gouvernement de Washington a entouré son adhésion à la Cour de justice internationale. Cette adhésion est atténuée par tellement de réticences, dénommées réserves, qu'il a fallu charger une conférence spéciale d'en examiner le texte. touffu. Cette Conférence. a, confié. elîe-m.êrne à une commis^liïm dé quatorze membres le soin d'étudier; phis spécialement la cinquième des réserves américaines, la plus captieuse. Elle se propose un double but: empêcher la Cour de donner un avis consultatif en séance secrète 2° empêcher la Cour de donner un avis consultatif sur une question où les EtatsUnis se croiraient intéressés. Comme on voit, le gouvernement;,de Washington redoute plus que jamais tout empiétement de la Ligue sur Je domaine, de la politique purement américaine « Laissez intacte la doctrine de Monr&ë! » Les réserves formulées par Washington, et surtout cette cinquième réserve, ont paru à certains Etats, membres de là Société des nations, si parfaitement inadmissibles qu'ils proposaient de les repousser. La Grande-Bretagne et la Hollande opinaient, dit-on, dans, ce sens. Il règne, d'autre part, à Genève, un si grand désir de ne point décourager l'Union nord-américaine qu'on a préféré, après réflexion, et comme nous l'écrivons plus haut, remettre à une conférence et à une commission le soin d'étudier toute 'l'affaire; mais voici que les commissaires, cruellement embarrassés, parlent de se décharger sur la Cour elle-même du soin d'interpréter la cinquième réserve. Admirable subterfuge, mais qui ne hâtera pas les choses. II est, d'ailleurs, très évident que ce retard fayorise à merveille le jeu des Etats-Unis. Le gouvernement de Washington, tout entier au souci des élections prochaines, ne désire pas le moins du monde voir arriver d'ici là une réponse qui le forcerait à des mesures critiquables. A demain, ou après-demain, cette affaire ennuyeuse et impopulaire, comme tout ce qui implique une collaboration avec l'Europe. Que feront, en attendanrj ces millions d'Américains doitt parle Sir George Foster et qui brûlent d'entrer dans la Ligue? Tout porte à croire qu'ils supporteront patiemment leur impatience.

Maurice Muret,

La réduction des armements

Différentes commissions ont siégé hier à Genève. La troisième commission, qui s'occupe des questions relatives à la réduction et à la limitation des armements, s'est réunie sous la présidence de M. Villegas (Chili).

lin ce qui concerne le'contrôle de la fabrication privée des armes, des munitions et du matériel de guerre, la commission a adopté le projet de rapport à l'assemblée préparé par M. Guerrero, délégué du Salvador.

Dans ce rapport, la commission propo.:e au conseil de poursuivre son étude sur la fabrication privée afin de pouvoir l'inclure dans le programme de la conférence du désarmement, si celle-ci peut être réunie avant la huitième assemblée ou, dans le cas contraire, pour en faire l'objet d'une conférence spéciale qui se réunira le plus tôt possible.

,jM..Loudon, délégué des Pays-Bas, a fait un exposé' sur l'état actuel des travaux de la commission préparatoire à la conférence pour la limitation et la réduction des armements. M. Bernsdorf, délégué de l'Allemagne, a participé aux débats.

L'élection de M. Benès

M. Benès, ministre des affaires étrangères d^ Tchécoslovaquie, a annoncé, par télégramme, au président Masaryk, que la Tchécoslovaquie avait été élue au conseil de la S. D. N., sur le désir et l'offre de l'Angleterre et de la Fran ce et avec le consentement de l'Allemagne et des, autres Etats, bien qu'elle n:eût pas posé sa candidature.

Le président Masaryk a répondu par le télégramme suivant

Voiié nouvelle m'a réjoui et vous pouvez vous réjouir vous même, C'est grâce à vos con-

it, naissances,^ vôtre prolntéV% votre ̃t&iacîté' <pHï I vous ayez mérité l'approbation de l'Europe et même du mondé. Tous* les honnêtes citoyens de 1 la République tchécoslovaque se réjouiront et seront raffermis par l'approbation qu'on vou" a témoignée. Veritas vincit. Mon salut cordial à MM. Briand, Chamberlain, Cecil, Stresemann, Nîntchitch.

Signé MasaryKj' Le traité d'amitié

entre la Pologne et la Yougoslavie La Pologne et la Yougoslavie ont échangé hier leurs signatures au bas du traité d'amitié qu'elles viennent de conclure. Le dépôt des ràtifications aura lieu aujourd'hui à la S. D. N. L'entrevue Briand-Stmeniann àTtioiry Déclarations de M. Briand

(de notre CORRESPONDANT)

Genève, le 17 septembre.

Au retour de Thoiry, agréable localité française du pied du Jura, à une quinzaine de kilomètres de Genève et où il y a un traiteur très justement réputé, M. Briand, qui y avait déjeuné avec M. Stresemann et qui s'y était entretenu pendant quatre bonnes heures avec lui, se montrait fort content. En vertu des imeurs. jnternatimiaîes, de Genève qui qrît ete pBuss'ecS un fièii plus loin vers l'universalisation .par l'entrée. de.l'l~hé-. magne, M. Briarid a reçu, dans le salon de la délégation française, à l'hôtel des Bergues, la presse des cinq continents et s'est prêté avec bonne grâce à un interrogatoire en règle. Devant cet auditoire attentif, il renouvela les manifestations de sa satisfaction. Comme on le pressait un peu de questions et qu'on cherchait à obtenir de lui des précisions qui ne se trouvent pas dans le communiqué officiel, qui ne rend compte que sommairement du résultat de l'entretien, M. Briand fit la déclaration suivante

Je suis bien loin d'être déçu. Je suis tout.à fait satisfait et me félicite de cette rencontre avec M. Stresemann. Elle sera;, je crois* absolument efficace et je le souhaite dans ? 'intérêt des pays et dans celui de la paix. M. Briand a été tout particulièrement content de son partenaire Depuis le début de nos. conversations," dit' il, M. Stresemann a été d'une grande correction et d'une parfaite loyauté. Jamais, sur aucun point, cette franchise et cette ldyauté ne se sont trouvées en défaut. M. Stresemann petit rendre, en ce qui me regarde, je lé' dis sans fausse modestie, exactement le meine témoignage.

Tout souriant, et faisant allusion au MontBlanc qu'ils avaient vu, depuis Thoiry, Se dévoiler et se révéler dans tDùte sa splen- deur .•̃: « II n?était pas- plus, blanc; ajouta^-il, que le fond dé nos âmes. »

Tant d'éclat dans blancheur ti'à cepéin- dant pas été suffisant pour projeter: un peu. plus de lumière sur le communiqué de MM. Briand et Stresemann. En. le rédigeant, ceux-ci ont surtout voulu qu'on sût qu'ils avaient concilié leurs points de vue sur des solutions d'ensemble, qu'ils avaient reconnu qu'il y avait intérêt à ne pas s'achopper à des points de détail et que, si leurs gouvernements décidaient de les suivre dans la voie où ils ent été pleinement d'accord pour s'engager, la conversation pourrait être reprise à brève échéance et pourrait aboutir aux résultats désirés.

Cela dit peu et cela peut dire beaucoup. M. Briand aurait d'ailleurs été volontiers plus explicite devant la presse. Mais il a déclaré que l'un et l'autre ministre devaient tout d'abord en référer à leurs gouvernements avant de parler de choses qui pouvaient ne pas aboutir si elles étaient livrées prématurément à une discussion publique. Toutefois. 'comme les causes de frictions entre les deux pays ont été toutes examinées, on peut penser que la satisfaction que montraient les deux ministres des affaires étrangères est .la preuve qu'ils croyaient sincèrement, l'un et l'autre, avoir trouvé le chemin d'une collaboration qui serait, comme l'a répété M. Briand, « telle que nous la souhaitons dans l'intérêt- de l'un et de l'autre pays ».

Ed. Bauty»

Le décor

C'est à Thoiry, petit village de l'Ain, situé à quelques kilomètres de la frontière suisse, que MM. Briand et Stresemann sont arrivés (hier en automobile, à l'heure du déjeuner. Le ministre français était accompagné de M. Peycelon,- directeur de son cabinet, et de M. Hesnard, interprète."

Thoiry possède un restaurant célèbre, dont le propriétaire, M. Léger, n'est autre que le père du colonel, ancien chef de cabinet de M. Albert Thomas au ministère des munitions. M. Briand connaissait l'hôtel Léger pour y être allé déjeuner plusieurs 'fois pendant ses séjours à Genève.

La conversation entre les ministres français et allemand s'engagea durant le repas saucisson de campagne chaud, pâté d'aspic, truites, perdreaux, gâteau à la crème et se poursuivit une bonne partie de l'après-midi. Installés dans «ne chambre du premier étage et à l'abri de toute indiscrétion/ les deux interlocuteurs purent aborder tous les problèmes intéressant les relations futures entre leurs deux pays. La conversation eut lieu en français et '.les ministres n'eurent recours que de temps à autre -aux services de M. Hesnard.

Le communiqué officiel

Après le retour de MM. Briand et Stresemann à Genève, les délégations allemande et française ont. communiqué à la presse la. note commune suivante

M. Briand, ministre des affaires étrangères de France, et M. Stresemaun, ministre des affaires étrangères d'Allemagne, se sont rencontrés pour déjeuner à Thoiry. Là'ils ont eu un entretien de plusieurs heures, qui a été des plus cordiaux. Au cours de cet entretien, ils ont examiné successivement tous les problèmes qui sont susceptibles d'intéresser les deux pays et ils ont recherché en commun les moyens les plus propres à en assurer la solution dans l'intérêt de la France et de l'Allemagne et dans l'esprit des accords qui sont signés.

Les_ deux ministres ont concilié leurs points de vue sur la solution d'ensemble, chacun d'eux s'étant réservé d'en référer à sou govvernenreatt. Si leur point de vue était approuvé par. leurs

pt '&aut>Frnémenis, .ils reprendraient leur collaborât ̃ t,ion pour eboutir aux résultats désirables. Ce communiqué est commenté de façon suivante par le représentant de l'agence Havâs à à Genève

On constatera que 'l'entretien de Thoiry. a porté siir l'ensemble des rapports franco-atle- e- ..mands et que, .selon. l'expression- du communiqué, les- deux ministres ont concilié "leurs points <le.vue personnels sur des solutions d'ensemble. Ainsi se trouvent confirmés dans les faits les proposque M. Stresemann tenait ces jours derniers à ses familiers, d'après lesquels le ministre des affaires étrangères d'Allemagne, au lieu de rechercher pour son pays des avantages f ragmentaires^ et nécessairement limités sur des •points de détail, préférait engager avec ̃ la France une conversation générale, au cours de laquelle il serait plus -aisé, à son avis, d'envisager des solutions d'ensemble.

C'est dire que les problèmes de l'évacuation de la Rhénanie par exemple, ou de la Sarre, ou tout autre, se sont trouvés, dans 'la conversation d'hier, liés à des vues iplus étendues, et qu'aucune solution indépendante pour aucun d'eux n'a été envisagée.

Il résulte également du communiqué fait par MM. Briand et Stresemann que le problème général des rapports franco-allemands a été examiné par deux hommes animés d'une sincère bonne volonté et résolus à, tout tenter dans l'intérêt de la pacification de l'Europe. Mais il iya de soi que les opinions exprimées par chacun d'eux, et les solutions envisagées en commua ne peuven^ engager que leurs auteurs, chacjm d'eux se réservant d'en référer à son gouvérnéj(nen,t. -Cela. veut dire que les questions examinées à Thoiry seront demain mises sous \ts yeux des Cabinets deBërlth et de Paris, qui auront à les considérer de très près et à prendre, à leur tour, leurs responsabilités.

L'avenir des relations franco-allemandes, telles que semblent les considérer MM. Briand et Stresemam^ ne dépend donc plus d'eux seuls, mais des g\. vernements dont ils font partie. Dans l'esprit t'! M. Briand, comice dans cehii dé M. Stresemann, les conversatic s engagées; à Genève, et à Thoiry seront plus ou moins couronnées de succès suivant qu'elles recevront l'encouragement des deux .pays intéressés.

Ces conversations reprendront, le communiqué en donne lui-même l'assurance, mais seulement dans le cas où les ministres des affaires étrangères recevront l'approbation de leurs gouvernements respectifs. MM. Briand et Stresemann auront, en tout état de cause, l'occasion de sei rencontrer à nouveau dans la première semaine ̃de- décembre, à Genève, à l'occasion du pro- chain Conseil de la Société des nations. Mais '-ït. est possible qu'avant cet^e date, si l'état des négociations le permet, les deux hommes d'Etat se rencontrent à nouveau, soit à Paris, soit ailleurs. Déclarations de M. Sfresen~ann M.. Stresemann a reçu les: représentants de la presse. Tout en observant une ré- serve complète sur les questions traitées, il a dit que le but de cet entretien de plusieurs heures avec M. Briand était de rechercher le' moyens de raffermir la paix européenne, dont les relations entre la France et l'Allemagne constituent le problème essentiel. » On s'est efforcé dans cet entretien, a dit M. Stresemann, d'arriver à unp entente sur les Points ifjui s'opposent encore au rapprochement de la France, et l'Allemagne. L'gntretien a eu lieu dans 'l'esprit le plus ami? cal, et permet d'espérer que le but recherché en commun pourra être atteint.

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Le retour ie la Grèce an parlementarisme Les difficultés actuelles. Les soc/alistës contre Condylis. L'effervescence militaire. Les élections du 24 octobre. Pour ou contre la R. Athènes, septembre.

La revanche du peuple ne sera consommée que le jour des élections, et déjà tous les partis politiques sont en train de fourbir leurs armes et de se préparer à la lutte. Mais, en -attendant, il faut parler des trois questions fondamentales qui se sont posées, au lendemain de la chute de Pangalos, quand le retour à la vie politique normale et le recours à de promptes élections législatives furent décidés, sous l'irrésistible poussée de l'opinion publique. Ces trois questions étaient 1" sous quel genre de Cabinet se prépareraient et se feraient les élections'; 20 les mesures que le gouvernement prendrait pour débarrasser définitivement la politique de l'intervention de l'élément militaire enfin, 30 le système électoral suivant lequel le peuple serait appelé à voter. Je pourrai, dé. ces trois questions, vous donner un aperçu très objectif, car, en dehors de M. Condylis, chef du gouvernement, j'ai eu aussi l'occasion de m'entretenir avec les principaux chefs des partis M. Papanastassiou, leader de l'Union républicaine (radicaux), M. Cafand-aris, chef des républicains progressistes: (venizélistes) et M. Metaxas, qui dirige -la politique des royalistes ralliés à la République.

Le désir unanime de tous ces hommes poli- tiques, ainsi 4ue de leurs collègues non nommés, était que la dictature Pangalos fût, aussitôt supprimée, remplacée par un Cabinet d'union nationale (œcuménique). Et, lorsque l'amiral Coundouriotis fut réinstallé à la présidence de la République, la question s'est, posée de savoir comment ce Cabinet pourrait être constitué. Le principe une fois admis, c'est sur la question de la présidence de ce gouvernement de coalition que les divergences ont surgi. En effet, MM. Papanastassiou, Michalacopoulos (chef des républicains conservateurs), Metaxas, et peut-être, aussi M. Cafandaris, celui-ci très tièdement, acceptaient que la présidence revînt à M. Condylis, seul maître de la situation. Mais le chef de la ..droite royaliste, M. Tsaldaris, s'y est Violemment opposé, secondé/ par M. Demerdjis, dont, on se le rappelle peutêtre, les partis politiques avaient pensé, il y a quelques mois, faire un "candidat à la présidence de la République, face à Pangalos. Ainsi, l'accord n'a pas pu se réaliser. Et l'on' ne. peut que le déplorer car, en voulant méconnaître le fait réel et positif que constituait la; présence inévitable à la tête de l'exécutif du seul homme qui avait eu le courage de se révolter contre la dictature,, les royalistes manœuvraient peut-être avec plus ou moins d'adresse au profit de leur parti, mais rendaient d'autant plus difficile le retour du pays au calme et à la stabilité, en torpillant le Cabinet de coalition.

Car ce que tous les autres voulaient pré* venir et que seul un Cabinet « œcuménique.» aurait réellement évité, c'était la possibilité, essentiellement fâcheuse, que de nouveau les élections ne se fissent sans la participation


de tous les partis, que les abstentionnistes éventuels ne voulussent de nouveau soulever la question de la validité des élections, qu'on ne continuât par conséquent à se mouvoir dans le cercle vicieux d'assemblées en quelque sorte unilatérales, combattues par des partis extraparlementaires et contrecarrées par une réaction plus ou moins révolutionnaire qui s'acharnerait à laisser la question du régime éternellement posée et jamais

résolue. v

Il est vrai que cet inconvénient, qui existe encore, faute pour les royalistes de s'être résignés à l'évidence, n'est pratiquement que de faible importance. Les troupes constantiniennes de M. Tsaldaris ne sont, guère nombreuses. Leur candidat, l'ex-roi Georges, ne jouit pas de la moindre popularité. Les anciens fidèles de Constantin sentent, pour la plupart, .l'impossibilité pratique de toute restauration monarchique, et savent pertinemment que le peuple, las des secousses qui, en bouleversant les régimes, désorganisent complètement le pays, ne veut plus d'un nouveau changement destiné à l'embarquer dans une nouvelle ̃aventure. Aussi bien, l'échec du Cabinet d'union nationale a, au moins, eu le mérite de bien marquer les responsabilités des royalistes, qui, décidément, je ne parle que de leurs chefs, n'ont rien oublié ni rien apipris, et qui, fidèles à leur mirage, réussissent ainsi à créer autour d'eux l'atmosphère classique où se profilent tous les mirages, celle idu désert.

Mais c'est surtout à un autre point de vue jqu'on regrette ici, avec raison, l'impossibilité où l'on s'est trouvé de former un Cabinet œcuménique. C'est que seul un tel Cabinet aurait réussi à résoudre d'ores et déjà la seconde question dont nous avons parlé plus haut celle de l'élôignement définitif, hors «Je la politique, des éléments irresponsables et remuants de l'armée et de la marine. Il est, en effet, de toute nécessité que cet éloignement se fasse; or, il ne peut définitivement se réaliser que par l'épuration des cadres des officiers, par la mise à la retraite de tous les militaires qui ont, depuis quatre ans; participé à;des mouveiHenits-olitiques^ Mais s comment risquer cette grande opération chirurgicale, si l'on n'exclut pas d'avance le danger de voir les officiers ainsi « limogés » se rallier au parti politique resté étranger à la responsabilité gouvernementale de leur éloignement? Ce péril ne cesserait d'exister que si tous les partis étaient représentés au Sein du Cabinet.

M. Condylis se voit donc bien forcé de louvoyer ». Sa sincérité est hors de cause, quand il implore' les officiers de s'abstenir, au nom de la patrie, de toute intervention ultérieure lîans la politique. Mais quelle serait sa position, si, ne se contentant plus de paroles et d'admonestations, il passait aux actes, aux sanctions positives et à la réorganisation des cadres? Il d;vT.;it frapper ceux-là mêmes qui l'ont aidé à abattre Pangalos et qui, peut-être, ne l'ont seconde que clans l'espoir de survivre au dictateur dont

ils sentaient la faillite. Le gouvernement n'a donc pas tort de reculer devant cet héroïsme, qui ressemblerait étrangement à un suicide. Il est forcé d'user de souplesse et de temporisation, en réduisant toute son at- tention et toute sa sévérité à au moins éviter et punir toute nouvelle infraction à la discipline militaire. C'est déjà quelque chose, et l'on doit lui en savoir gré, surtout lorsqu'on pense que ce n'est pas la bonne volonté, mais la force qui lui manque pour faire davantage. La politique n'est, hélas que l'art des possibilités!

Cette -souplesse,- l'opinion •serait,aii"con-traire, heureuse, dans sa majorité, si elle voyait le gouvernement la pratiquer dans une autre question aussi, qui préoccupe considérablement les partis politiques: celle du système électoral. Car, à cet égard encore, il y a divergence profonde entre les divers grou-,pements qui participeront aux élections. Plus même il y a, souvent, divergence entre les chefsde partis et leurs cadres eu leurs troupes. Ainsi, seuls le gouvernement dont le président est aussi le chef d'un petit groupe politique, les républicains nationaux et le parti de l'Union républicaine (Papanastassiou) sont nettement favorables à la représentation proportionnelle, sous le régime de laquelle M. Condylis a déjà proclamé que se feraient les élections. En revanche, tous les autres partis sont pour le maintien de l'ancien système (système majoritaire, avec élection même à la majorité relative), quand bien même certains leurs chefs (Cafandaris, Metaxas) se sont personnellement déclarés pour la R. P. Et les arguments des partisans du système majoritaire ne manquent pas de force: nécessité de la formation, à la suite des élections, d'un gouvernement fort et stable; ignorance où le peuple se trouve du fonctionnement de la proportionnelle tendance de plus en plus nette de la majorité du peuple à s'opposer à la -mise erf application dè'-Tâ R! P.; 'crainte'- âc l'apparition dans la nouvelle Chambre de groupes socialistes et communistes nombreux et violents; enfin, l'avis de M. Venizélos luimême qui s'est prononcé tout récemment pour :le système majoritaire.

Vous vous doutez, par contre, des contrearguments qu'opposent à cette thèse les champions de la R. P.: ces considérations ont été développées dans tous les pays où pareille controverse fut soulevée, et même en Tchécoslovaquie, dont, à certaines variantes près, on a emprunté le système. Mais, à ces arguments d'ordre général viennent s'en ajouter d'autres encore, plus spéciaux à la Grèce: si, en 1920, la R. P. avait été en vigueur, M. Venizélos n'aurait pas été battu aux élections, son parti ayant réuni dans l'ensemble du royaume plus de voix que les royalistes, qui n'ont bénéficié que des absurdités d'un système majoritaire où la majorité relative suffit pour faire un député. Il paraît également certain que.la R. P. contribuera largement à doter la Grèce de partis d'opinions, en supprimant les coteries personnelles, la seule armature actuelle de la vie politique du pays. Enfin, les partisans de la R. P. soulignent, non sans raison, que, faute de partis politiques puissants, les élection's du 24 octobre donneront, en tout cas, une Chambre émiettée en partis nombreux et numériquement faibles dans ces conditions, autant vaudra que ces partis reflètent au moins, dans le Parlement, leur force populaire réelle et que, d'autre part, leur collaboration parlementaire inévitable se fasse sur le terrain de la parenté des opinions, au lien qu'elle soit le produit de simples connivences opportunistes.

Je n'aurai pas la prétention de départage? les plaideurs. Je remarquerai seulement qu'il serait hautement dangereux que les désaccords surgis autour de cette question dégénérassent en lutte violente et devinssent la cause ou le prétexte de nombreuses abstentions, abstentions de partis aussi bien que d'électeurs. Les hommes politiques grecs, sous peine des pires désastres, doivent, à l'aide 4/i concessions réciproques, unir leurs efforts

pouf sortir le pays du chaos où Pangalos l'a laissé. La pire des solutions, la plus mauvaise des opinions, si l'accord se faisait autour d'elle, est aujourd'hui préférable au choc, de dogmes et de principes aussi brillants les uns que les autres, auquel nous assistons et qui ressemble trop à du byzantinisme.

L'attentat contre M. Mussolini et les sommations à la France Une fauese nouvelle

Le correspondant parisien de la Gazette de Voss a annoncé hier que le gouvernement français avait concentré six divisions sur la fronrtière italienne et que l'armement et le parc d'artillerie de forteresse des Alpes auraient été renforcés.

Il était à peine nécessaire de démentir une information aussi manifestement absurde. Cependant, étant donné l'état d'esprit qui règne en Italie, le ministère de la guerre n'a peut-être pas eu tort de publie la note suivante

La nouvelle annonçant qu'une concentra.tion de troupes françaises aurait été effectuée sur la frontière italienne est une invention grossière qui ne repose sur aucun fondement. La presse italienne

Les journaux italiens n'ont pas encore mis un terme à leur campagne contre la France, bien que les incidents qui se sont produits à Venise, Livourne et Trieste doivent leur démontrer le danger des attaques auxquelles ils se livrent.

Le Tevere se déclare convaincu que la France n'a aucun désir de (-conserver des relations cordiales avec l'Italie fasciste. Il conclut par ces paroles menaçantes

Nous verrons quels bénéfices vaudra à la France son attitude actuelle, que toute la jeunesse italienne se rappellera avec la volonté de ne jamais l'oublier. Nous le verrons au prochain 1914.

Perquisitions et arrestations Selon le Giornale d'Italia, 3'avant-dernière nuitJa ̃wlle.tfé xRome toU* entière-fût parcou-i rue par des patrouilles d'agents en bourgeois. Un grand nombre de lieux' publics et d'hôtels meublés suspects furent visités. Six cents perquisitions ont été opérées et 335 personnes consignées à la disposition de la police. A Milan, M. Sternuti, leader du parti républicain et ancien maire de Carrare, qui avait disparu le lendemian de l'attentat contre M. Mussolini et que l'on disait parti pour la France, s'est présenté à la questure de Milan. Il a affirmé n'avoir quitté Carrare uniquement que par crainte de représailles fascistes. La police, supposant que M. Sternuti logeait chez le député républicain Chiesa, fit une perquisition au domicile de ce dernier, mais le résultat fut négatif.

Le défenseur de l'accusé

Le juge d'instruction a désigné comme défenseur de Lucetti, l'auteur de l'attentat contre M. Mussolini, le président de la commissiin royale de l'ordre des avocats.

Le traité italo-roumain

On télégraphie de Rome f Le traité d'amitié et de coliaboration,JtaI6roumain stipule que les deux souverains, désireux de resserrer les liens d'amitié des deux pays, soucieux d'assurer la paix générale et la sécurité de leurs peuples et de consolider la stabilité politique nécessaire au relèvement moral et économique de l'Europe, résolus à soutenir l'ordre juridique et politique international, désireux de donner à leurs peuples des garanties complémentaires dans le cadre du Pacte de la S.D.N. en s'inspirant des principes établis par le traité de Locarno, sont tombés d'accord

Pour se prêter un appui mutuel et une collaboration cordiale pour le maintien de l'ordre international, ainsi que pour le respect et l'exécution des obligations stipulées dans les traités dont ils sont signataires. 2" Au cas de complications internationales, et si les hautes parties contractantes tombent d'accord sur le fait que leurs intérêts communs sont ou pourront être menacés, elles s'engagent à se concerter sur les mesures à prendre en commun pour les sauvegarder

3° Au cas où la sécurité et les intérêts de l'une des hautes parties contractantes seraient menacés par suite d'incursions violentes provenant du dehors, l'autre partie s'engage à lui prêter son concours bienveillant, son appui politique et diplomatique dans le but de contribuer à faire disparaître la cause extérieure de ces menaces;

4° Les hautes parties contractantes s'engagent à soumettre à l'arbitrage les questions qui viendraient à les diviser ou qui n'auraient pu être résolues par les procédés diplomatiques ordinaires;

S" Le traité aura une durée de cinq années. Ce pacte est suivi d'un protocole établissant la nomination d'une commission mixte, chargée d'étudier les moyens pratiques pour resserrer davantage- les liens économiques italo-rouniains.

En outre, au moment de la signature du traité, un échange de lettres a eu lieu entre M, Mussolini et le général AverescO'. M. Mussolini dit que, dans les conversations, on a eu l'occasion d'examiner aussi la question du traité de Paris de 1920, concernant la Bessarabie, et que, pour des raisons que M. Mussolini a exposées au général Averesco, aucune allusion n'est faite, dans le pacte, au traité susdit, dont la ratification par le gouvernement italien n'aura lieu que lorsqu'elle pourra se faire sans porter préjudice aux intérêts d'erdre général de l'Italie. Le général Averesco, dans une réponse analogue, déclare prendre acte de ce que la ratification par l'Italie du sudit traité est une question *ïe temps et d'opportunité. On v#it que, comme nous l'avons signalé hier, l'Italie ne prend aucun engagement au sujet de la Bessarabie.

LA CAMPAGNE DU MAROC Les opérations

Le calme règne dans la zone espagnole et sur le front d'Ouezzan, où nous poursuivons le désarmement des villages.

Dans le Moyen Atlas, vers Bin En Ouinane, une harka dissidente des Ait Isla et des Ait Shokmann menace les kasbah des Ait Alaoui, que nous faisons occuper par des partisans. Des bombardements par avions et par artillerie ont été effectués sur Souk el Had des Ait Mazigh.

Dans la zone espagnole

L'aviation espagnole a bombardé les tribus Béni Yssef et Béni Arrous, à l'ouest de Chechaouen. Cette dernière tribu a entamé des pourparlers de soumission.

Dans la même région, on signale des rassemblements de dissidents à Feddane el Kébir, chez les Ahl Shérif et à Sidi Yssef Illidi. Le colonel Capaz reste dans J'expectative sur le djebel de Berret, en attendant l'artillerie. Deux colonnes espagnoles semblent se diriger vers lui l'une, venant de l'est, a atteint le Souk El Tleta des Statua l'autre, venant des Ktama, monte vers le nord elle a atteint le Souk El Had d'Ikaouene. t

•Plusieurs villages Ktama du nord auraient fait leur soumission.

On signale également un renouveau d'hostilité contre Focupation espagnole chez les Tashzout.

Léon Maccas.

M L'ÉTliJlNGEJi

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Empire britannique

La crise minière

M. Baldwin a eu, hier matin, à sa résidence officielle, un entretien d'un peu plus d'une heure avec le président de l'association patronale minière qui a déclaré ne pas pouvoir engager immédiatement responsabilité des propriétaires. Le premier ministre a ensuite reçu les dirigeants de la Fédération des nineurs. Après une discussion d'environ deux heures, le premier ministre et quelques-uns de ses collègdes qui s'étaient joints à lui ont quitté la présidence, poury revenir à 15 h. 30 et y poursuivre les pourparlers. Les représentants, dc.v mineurs- ont déjeuné chez', premier ministre en l'absence de celui-ci. -Jbé.É pourparlers de l'après-midi n'ont pris fift qu'après 19 heures.'

A l'issue, M. Baldwin a remis à M. Cook, secrétaire de la Fédération des mineurs, une lettre disant notamment

Les propriétaires de charbonnages ont absolument refusé d'entamer des discussions avec la Fédération.des mineurs sur la question des heures de travail et des salaires, et ils refusent également de conclure un accord national avec la Fédération des mineurs. Le gouvernement n'est donc pas à même de convoquer la conférence que vous avez préconisée et à laquelle les représentants des deux parties et ceux du gouvernement auraient pris part.

Toutefois l'Association patronale a déclaré que les propriétaires de charbonnages dans toutes les régions sont disposés à observer les grands principes visés par un accord national. Un règlement satisfaisant déviait combiner des accords régionaux avec un accord national.

Si, est-il ajouté dans la lettre, les mineure1 sont disposés à reprendre le travail après 'a conclusion d'accords régionaux provisoires, le gouvernement est prêt, de son côté, à faire voter un projet de loi destiné à assurer l'observation des grands principes ci-dessus au moyen d'un tribunal d'arbitrage national. Dès que les mineurs auront repris le travail sut la base d'accords régionaux et avec la ga~antie, ci-dessus, le gouvernement déposera ce projet de !o! sur le bureau de la Chambre. Les dirigeants des mineurs se sont réuni?, dans la soirée, et ils ont ueciue de convoquer, pour lundi prochain une réunion plénière du comité exécutif de leur fédération. Ilestprobable que le comité exécutif convoquera ensuite une conférence des délégués mineurs, qui est seule qualifiée pour prendre une décision définitive au sujet d'un règlement du conflit.

Une déclaration de M. Cook

On annonce, d'autre part, que la Fédération des mineurs a reçu, hier, de Russie, ua nouveau secours de 105.000 livres, et la •romesse de subsides prochains encore plus :m,portants.

Dans ces conditions, on s'explique que M. Cook, un des dirigeants de la fédération, ait pu dire, hier soir, dans un meeting tenu dans la banlieue de Londres

Nous ne sommes pas plus près d'un rèsie- ment que nous ne l'étions le premier jour du conflit. A moins que les conditions soumises par les propriétaires de charbonnages ne soient considérablement modifiées et à moins que l'on ne négocie sur des bases nationales en vue d'un accord national, nous sommes bien loin d'un règlement.

Allemagne /n

Les manœuvres de la Reichswehr Président Hindenburg a quitté Berlin, hier matin, pour se rendre à Mergenthei'm, où il assistera aux manœuvres des 5e et y* divisions de la Reichsheer. -.•> Les attachés militaires des puissances étrangères accrédités à 'Berlin, ainsi que les représentants des armées suisse, hollandaise, norvégienne, finlandaise, hongroise et bulgare, assis- terônt également à ces opérations.

A son arrivée à Mergentheim, le Président, accompagné du Dr. Gessler, a été reçu par plusieurs officiers généraux de la Reichsheer, par le président du Conseil et quelques hauts fonctionnaires wurtembergeois. Le Président a ensuite passé en revue la compagnie d'honheur. Le voyage du DT Reinhold à Paris he'-Berliner Tageblatt déclare que, dans les milieux autorisés, on dément catégoriquement toutes les informations d'après lesquelles le ministre des finances du Reich, le Dr. Reinhold, se serait entretenu, au cours de son passage à Paris, avec les personnalités compétentes françaises, de la question d'une participation indirecte de l'Allemagne à l'assainissement économique de la France. Semblable entretien n'était pas possible avant l'entrevue, de MM. Briand et Stresemann.

Le procès de Magdebourg

Le procès de Magdebourg, qui a provoqué au mois de juillet dernier le scandale que l'on sait dans les milieux politiques et judiciaires prussiens, s'est terminé, hier, par la condamnation à mort de l'accusé Schrœder,

Belgique

Traités de commerce iv;

Hier matin, a été signé, à Bruxelles, "éttt?* les délégations yougoslave et de l'Union écQnorniqtte'belgô-'ltiSbtnbb'iif'è'èoïs'éi'titi traité commerce ci de navigation.

D'autre part, M. Vandervelde et le ministre de Tchécoslovaquie ont échangé les ratifications du traité de commerce entre l'Union économique belgo-luxembourgeoise et la Tchécoslovaquie.

Espagne

Le général Primo de Rivera et les émigrés La présidence du Conseil espagnole corn mnnique une note reproduisant un télégramme adressé par ie général Primo de Rivera à M. Quinones de Leon, ambassadeur d'Espagne à Paris. v

Dans ce télégramme, le général Primo de Rivera déclare absolument inexactes certaines assertions de journaux français d'après lesquelles des poursuites seraient menées directement, en territoire français, par des agents espagnols contre les émigrants. Le général Primo de Rivera ajoute Des poursuites telles que celles dont pri parle, nous ne les opérons même pas en Espagne, où est pourtant indiscutable la souveraineté du gouvernement. Nous bornons nos réclamation;; auprès du gouvernement français au minimum, parce que nous connaissons le bon vouloir amical avec lequel il renir plit ses devoirs de surveillance concernant les émigrés qui conspirent « de facto » et aussi Rarce que nous respectons le grai.:J J sens démocratique de la France et de son gouvernement à l'égard de tous ceux qui tt i demandent l'hospitalité.

II est fâcheux que, sans l'étudier, ni le connaître suffisamment, on juge mal le régime e politique espagnol qui, à sa manière, a ii.n fond démocratique que ses détracteurs proclameront un jour. Le gouvernement espagnol, sans négliger la surveillance des émigrés révolutionnaires, n'agit pas .personnellement hors d'Espagne et n'exagère pas ses réclamations, car il îeconnaît la bonne foi avec laquelle tous les gouvernements remplissent leurs devoirs dans cette matière.

Tchécoslovaquie

Protestations de la presse

contre les manœuvres pangermanistes On mande de Prague

La presse tchécoslovaque s'élève avec indignation contre de faux bruits lancés à Berlin contre la Tchécoslovaquie. Plusieurs jonr-

naux font observer à ce sujet qu'il est regrettable qu'au lendemain de la mise en vigueur des accords de Locarno des journaux allemands répandent dans le public international des bruits alarmistes entièrement dépourvus de fondement et même de vraisemblance dans le but évident de discréditer l'Etat tchécoslovaque. Ils mettent en lumière que, si les discussions .politiques et les polémique? personnelles ont pris, à propos de l'activité des fascistes notamment, un degré de grande acuité dans ces derniers temps, il n'en est pas moins vrai qu'à aucun moment l'ordre n'a été troublé et que rien ne s'est produit qui puisse expliquer des nouvelles malveii^lantes -coir.me celles annonçant un coup d'Etat ou Ici 'marche sur Prague d'un général démissionnaire. Il est constant, d'autre part, que le parti fasciste de Tchécoslovaquie, encore que fort bruyant, comme partout, demeure extrêmement: réduit et sans influence réelle ni sur les masses populaires, ni dans les milieux politiques. La Tchécoslovaquie, depuis sept ans qu'elle existe, n'a cessé de se livrer à un travail pacifique d'organisation intérieure et de réorganisation de l'Europe. Ni à Berlin ni ailleurs on ne saurait, apiès cette expérience, supposer sérieusement qu'elle est prête à se laisser détourner d'une politique qui lui a valu la tranquillité intérieure et des marques précieuses de la confiance internationale.

Etats-Unis

Les tombes américaines en France A la suite des accusations portées par M. Caraway, sénateur démocrate d'Arkansas (Amérique), concernant le mauvais état dans lequel se trouveraient les tombes des soldats américains en France, le colonel F. W. Van Duyne, chargé de la surveillance des six cimetières américains en France, a déclaré Je tiens à dire, publiquement, que jamais un acte critiquable n'a été commis dans les cimetières des Américains, en France, qui sont placés sous la protection des anciens combattants de l'armée américaine. Ces derniers ont trop le souci du respect de leurs frères d'armes tombés au champ d'honneur pour qu'il n'en soit pas ainsi.

De son côté, M. Myron T. Herrick, ambassadeur des Etats-Unis à Paris, qui est actuellement en Amérique, a protesté contre les nouvelles qu'on répand au sujet des mauvais traitements dont' ses concitoyens seraient victimes en France. « Je ne puis m'empêcher de penser, a-t-il dit, que ces informations, sont mises en circulation par des gens. peu. amicaux à l'égard des deux pays. »

Mexique

L' ex-président Obregon

aurait été assassiné

Un télégramme de Mexico, via New-York, annonce que l'ex-président Obregon, récemment capturé par des Indiens, puis relâché quelques jours plus tard, aurait été assassiné la nuit dernière dans une chambre d'hôtel. Une protestation des Etats-Unis On télégraphie de Washington que le se-' crétaire d'Etat a demandé au chargé d'affaires des Etats-Unis à Mexico de faire des représentations auprès du gouvernement du président Calles pour que celui-ci fasse tous ses efforts pour cfiâtier les bandits qui ont assassiné un Américain à une soixantaine de kilomètres de la capitale.

Chine

L'agitation xénophobe

On mande de Pékin au Times que, dans la plupart des ports chinois, des agitateurs tirent parti de l'incident d'Ouan-Sien et s'efforcent d'intensifier le boycottage contre la GrandeBretagne. On signale la continuation des tirs contre les navires sur le Yang-Tsé-Kiang. On confirme. qu'une canonnière française.,» .essuyé le feu des. Chinois et riposté .avec ses canons de 75. i

Dans les cercles officiels chinois, on commence à se rendre compte que les puissances seront amenées à user de représailles et l'on craint que des complications ne surgissent s'il n'est pas possible de mettre fin immédiatement aux agissements des Chinois des bords du YangTsé-Kiang.

Japon

Un attentat contre le fils

de l'ambassadeur de Grande-Bretagne On télégraphie de Tokio à l'agence Reuter qu'au cours du lunch offert par l'ambassadeur britannique au princo héritier et à la princesse de. Suède, qui sont actuellement au Japon, un homme apparut soudain à. l'entrée de la véranda.

M. Roger Tilley, fils de l'ambassadeur -britannique, sortit pour prier l'inconnu de s'éloigner. Ce dernier lança un poignard dans la direction du jeune homme et, son coup fait, réussit à échapper aux personnes qui s'étaient mises à sa poursuite. La presse japonaise laisse entendre que l'auteur de l'attentat est un étudiant chinois.

Condamnations en Russie. Le procès des vingt-sept anciens officiers impliqués de menées contre-révolutionnaires s'est terminé hier matin à Sébastopol. Les peines prononcées .varient d'un an à huit ans de réclusion. Le tribunal suprême prépare un autre grand procès à Kharkof,..sept, monarchistes, la plupart "anciens1 Officiers, _sont accusés de conspirer en Ukraine et d'être d'accord avec le comité monarchiste russe de Paris.

Guerre et Marine

Le général Gamelin, grand officier de la Légion-d'Honneur. NRus avons annoncé que le général Gamelin était élevé à la dignité de grand officier de la Légion-d'Honneur. Voici le texte de la citation qui accompagne cette nomination

Général de division, commandant supérieur des troupes du Levant, commandeur du 12 juillet 192.3, trente-quatre, ans de services, treize campagnes, une citation. ISlommé au commandement supérieur des troupes du Levant, entrait le 24 septembre 1925 à Soueïda, en délivrant la garnison, assiégée depuis deux mois par des rebelles. Poursuivant une action énergique, vient, après un an de luttes incessantes, de pacifier le Djebel Druse et de libérer Damas de la menace des insurgés. A ainsi rendu les plus éminents services à la cause française en Syrie. (Une citation. Croix de guerre des T.-O.E. avec palme.)

A l'Ecole polytechnique. L' « Officiel » publie ce matin la liste des 225 admis à l'Ecole polytechnique. Les dix premiers sont: Dodu (Roger Pierre Eugène), Robert (Piçrre-Jules-Aubin), Macoux (Marcel-René), Lion (Pierre-Isidore), Allain-Dugré (RobertMarie-Pauï), Dauchy (Pierre), Balut dit Besnard (Emile Léopold- Francis), Delacôte (Guy-Marie-André), Lerây (Jean), Colin (Henri-Toseph-Rayniond).

Les élèves ir* division (promotion 1925) se présenteront le dimanche 10 octobre, avant 22 heures, au quartier Lhomond.

Les élèves 2e division (promotion 1926) se présenteront au quartier Descartes (entrée par le n" 21' de la rue Descaries).

Une section de trois hydravions « Goliath », du centre d'aviation maritime de Bizertc, vient d'effectuer, sous le commandement du lieutenant de, vaisseau Paris, une croisière de 6.000 kilomètres dans le bassin de la Méditerranée orientale. Partis le 31 août de Bizerte, les trois hydravions sont rentrés à Bizerte le 15 septembre, après avoir accompli, suivant l'horaire établi et avec une régularité parfaite le circuit prévu, qui comportait les escales principales de Malte, Athènes, la Sude (Crète), Alexandrie, Beyrouth, Mahry (Turquie).

NOUVELLES POLITIQUES

Les contraventions des automobilistes. Charge de la police de la route, M. André Tardieu a résolu de réaliser très prochainement en France une mesure déjà appliquée dans plusieurs pays et qui consiste à faire verser sur l'heure par le délinquant à l'agent verbalisateur le montant de l'amende infligée pour contravention aux règles de la circulation automobile. Cette réforme fera partie d'une ensemble de mesures simplifiant et décentralisant les procédures d'enquête, adjudication, distribution d'énergie, prises d'eau, délits de pêche, contraventions, etc., et sera réalisée par voie de décret.

Le conseil municipal d'Oran contre les abus de l'exportation. Le conseil municipal d'Oran, dans un vceu à l'adresse du gouverneur général de-1'Algérie, signale que près de cent cinquante mille oeufs sont partis cette semaine à destination de l'étranger par le seul port d'Oran, qu'il eh est parti bien davantage par celui de Nemours et qu'il en est ainsi chaque semaine. Le conseil émet le vceu que les exportations de denrées alimentaires seoient interdites.

Le gouvernement de l'Indochine. Par décret du ministre des colonies, M. Pasquier, résident supérieur d'Annam, est chargé des fonctions, de gouverneur général par intérim de l'Indochine, pendant l'absence de M. Varenne.

Dans les régions libérées. Le « Journal officiel publie des décrets du ministre des travaux publics relatifs à la nouvelle organisation et aux attributions de l'administration centrale et des services départementaux des régions libérées et portant suppression des emplois de secrétaires généraux à la reconstitution des régions libérées.

Le prince Chichibu à l'Elysée. Le prince Chichibu, du Japon, a été reçu l'Elysée, hier après-midi, par le président de la République. Les honneurs militaires lui ont été rendus. M. Gaston Doumergue, accompagné du lieutenantcolonel de Boyve, de sa maison militaire, est allé à l'hôtel Crillon rendre à Son Altesse Impériale la visite que celfe-ci venait de lui faire. Le voyage à Moscou du groupe francorusse. Le groupe franco-russe de la Chambre des députés, qui réunit les parlementaires s'intéressant particulièrement à la- reprise et^au développement des relations nouvelles entre la France et la Russie, avait projeté d'organiser, pendant les vacances, une visite à Moscou, de quelques-uns de ses membres. Le voyage devait avoir lieu incessamment, mais M. Philippoteaux, député des Ardennes, ^président du groupe, a reçu, à la date du as courant, l'avis que le gouvernement ne considérait pas en ce moment comme désirable et utile la mise à exécution du projet. Cet avis a été exprimé dans une lettre par. M. Philippe Berthelot, secrétaire général du ministère des affaires étrangères, au nom du ministre, et dans laquelle il' est dit, notamment

Il serait à craindre, en effet, dans les conjonctures présentes qu'il (le voyage) ne portât pas tous les fruits qu'on pourrait en attendre et c'est avec faveur que je verrais le groupe franco-russe reprendre le projet dès que les circonstances le permettraient. M. Philippoteaux étant absent, aucune décision définitive n'a encore été prise au sujet du voyage, mais il est très vraisemblable qu'il sera remis.

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Economies et restrictions Le regroupement

3es conseils d'arrondissement

En- exécution des restrictions administrative1; décidées par le gouvernement, le ministre de. l'intérieur a pris le décret suivant, concernant le fonctionnement des conseils d'arrondissement et que. publie le Journal Officiel Article premier. Les membres des conseils d'arrondissement supprimés par le décret iu 10 septembre 1926 font partie de plein droit des conseils des arrondissements auxquels son: réunis les cantons qu'ils représentent. Lorsque cette réunion aura pour effet une diminution des sièges dans les cantons qui élisent actuellement plusieurs conseillers d'arrondissement, cette réduction ne sera effectuée qu'à l'expiration des mandats en cours.

Art. 2. A titre transitoire, les conseils des arrondissements administratifs supprimés par le décret susvisé tiendront la deuxième partie de leur session annuelle de 1926 et -serort compétents pour statuer sur toutes les questions qui leur sont dévolues par les lois, notamment en ce qui concerne le sous-département des contributions directes de. l'exercice 1927. Un fonctionnaire de l'administration préfectorale, délégué par le préfet, exercera auprès de ces«conseils, pour la deuxième partie de la session le1926, les attributions dévolues au sous-préfet.» par les lois en vigueur et notamment par ia loi •du 22 juin 1833.

Art. 3. Jusqu'à l'ouverture«de la session or-^ dinaire de 1927, les bureaux des conseils des arrondissements réunis seront composés de la façon suivante en cas de fusion pure et simple de deux arrondissements, le bureau-du conseil comprenant actuellement le nombre de cantons le plus élevé restera en fonctions. A égalité du. nombre des cantons, c'est le bénéfice de l'âge qui décidera. En cas de répartition des cantons d'un arrondissement entre plusieurs arrondissements limitrophes, le bureau du conseil de l'arrondissement non divisé conserve ses fonctions.

v (_. Dans la marine M. Georges Leygues, ministre de la marine, prépare un projet de décret qui aura pour objet une refonte organique de l'administration de la marine.

Le ministre prévoit une décentralisation très large des services du ministère, de façon à décengestionner l'administration centrale. Les services extérieurs assumeront un rôle de direction plus étendu leurs pouvoirs de décision seront plus effectifs et la responsabilité existera à tous les échelons.

Des conseils. généraux approuvent

Plusieurs conseils généraux qui se sont réus nis, les 6 et 13 septembre, pour leur deuxième session ordinaire de 1926, ont voté des adresses de confiance au gouvernement et d'approbation pçur l'action qu'il exerce, à savoir ceux de l'Ain, des Côtes-du-Nord, de la Gironde, des Landes, de la Manche, de l'Urne et du Tarn-etGaronne.

Protestations

Le «onseil municipal de Grasse '(Alpes-Maritimes) menace de démissionner si le tribunal est effectivement supprimé.

Les avoués de Bayeu.r, Falaise, Vire et Pontï'Evêque demandent à tous les avoués de France de réclamer la convocation immédiate des Chambres.

Le transfert à Montbard de la sous-préfecture de Semûr-en-Auxois (Côte-d'Or} soulève de nombreuses protestations qui vont être transmises au ministère de l'intérieur. La requête demande que le nouveau siège de la sous-préfecture soit attribué aux Laumes, centre naturel des deux arrondissements de Châtillon et de Semur, et où convergent toutes les voies ferrées. Le conseil municipal de Saint-Flour proteste contre la suppression de son tribunal, de sa Cour d'assises et de sa maison d'arrêt. Dans un manifeste, le Conseil soutient que la mesure prise n'atteint pas le but cherché; qu'elle n'entraîne pas une économie réelle, car elle veut ignorer la géographie; qu'elle tend à rendre la justice inaccessible à tous, surtout aux plus pauvres; et qu'elle lésera injustement les intérêts de la ville de Saint-Flour, et, surtout, ses droits légitimes qu'elle tenait de la Révolution française.

Les greffiers et avoués des tribunaux supprimés. Les avoués, des tribunaux supprimés sont, en vue de la constitution d'un organisme de défense de leurs intérêts, convo-

qués à une assemblée générale qui se tiendra aujourd'hui, à 14 heures, à l'hôtel des Société Savantes, rue Serpente, à, Paris. Ajoutons que M. Ba-rthoii, garde des- sceaux, réunira les chefs de cour lundi, afin.! d'examiner avec eux les moyens de réduire au strict minimum les désavantages qui vont résulter pour les officiers ministériels de la réforme judiciaire.

On accorderait notamment aux avoués plaidants le droit de continuer à défendre, devant le tribunal maintenu de leur ressort, les causes qui leur sont confiées. On s'àrran. gerait, en outre, pour procurer- à tous les avoués qui vont être obligés de.se déplacer les plus grandes facilités.

La chancellerie se préoccupe, d'autre part, d'assurer aux greffiers qui vont se trouver privés de leur office le paiement d'une indemnité se «approchant le plus possible du juste prix de leur charge,

Contre la vie chère I -̃• Les hôteliers de Lorient contre les « dieux plats »

tï,e syndicat des hôteliers-restaurateurs aVÏ}o<rient a voté l'ordre du jour suivant A Fheure critique que traverse la France, où* le gouvernement cherche à réaliser des économies, il ne devrait pas tolérer de privilège, no•.tamment celui des bouilleurs de cru qui rapporterait plus d'un demi-milliard par an à l'Etat. Ce monopole serait d'ailleurs aboli depuis longtemps si to.us les députés n'avaient en vue que' le salut de la France et non, avant tout; leur réélection;

Proteste contre le régime des-deux plats, quî est inopérant en province, demande avant tout l'interdiction de l'exportation dans tous les pays à change élevé nous raflant nos œufs, nos poulets, le beurre, les pommes, etc., cause incontestable de la vie chère; appelle l'attention, à ce sujet, des organisations ouvrières syndiquées pour qu'elle se joignent à nous. Le régime dés deux plats est du battage qui ne peut que gêner le restaurateur, l'ouvrier ou l'employé obligés de manger au restaurant, inopérant en ce sens qu'il n'atteint qu'un nombre infime de consommateurs par rapport à la totalité de îa population, car le particulier riche pourra comme1 auparavant consommer chez lui tout ce qui lui plaira, et sans contrôle;

Décide que cet ordre du jour sera communiqué; au gouvernement par la voie administrative. Un conflit au sujet !du pain « btié » dans Calvados >

Les Normands connaissent bien le pain « brié », qui est un pain à pâte dense, exigeant, pour sa fabrication, une quantité de farine supérieure de 8 environ à celle employée dans le pain ordinaire. Ce pain a d'ailleurs des qualités, car son assimilation est plus complète que l'autre et il peut se manger rassis pendant au! moins une semaine.

Or, ce pain coûte plus cher à fabriquer à cause du surcroît de travail et de la dépense supplémentaire de courant pour faire fonctionner l'appareil spécial de fabrication. Les boulan-' gers déclarent que la fabrication du pain « brié > leur coûte de 22 à 24 francs en plus par 120 kilos. Ils ont donc demandé à vendre ce pain vingt centimes de plus au kilo, mais la préfecture du Calvados ne ieur a accordé qu'une augmentation de cinq centimes seulement.

Les boulangers des villes, qui peuvent faire des compensations avec le pain ordinaire et le pain rassis, n'avaient pas protesté. Mais les. boulangers des campagnes, ne pouvant pas user de cet artifice, ne purent s'en tirer. C'est ainsi que, remuée dernière, neuf boulangers de la région' de Lisieux firent faillite. Aussi les boulangers, devant cette situation, ont-ils décidé de ne plus' fabriquer de pain « brié p. Et les Normands, qui ne veulent pas se passer de cette sorte de pain, protestent avec énergie.

Pour la politique des prix

La section de vente au détail du Comité tedjnique de l'alimentation s'est, réunie .au,.ministè$ss du commerce. Elle a précisé divers points relatifs à î'or* ganisation du bureau de documentation économique et des prix, qui sera dirigé par M. Roger Picard, professeur agrégé des Facultés de droit.

Ce bureau aura pour mission de réunir ou de classer les documents et informations de toutes origines, relatifs au prix des marchés extérieurs et intérieurs, de rechercher les causes et influences qui agissent sur la formation de ces prix, de répandre les données exactes qui permettront un contrôle raisonné par l'opinion publique, de proposer aux divers groupements intéressés les mesures d'amélioration susceptibles ̃de réduire les prix de revient, de signaler, enfin, i3u ministre du commerce les abus qui auraient été constatés, et les mesures susceptibles d'y mettre un terme.

La section a pris ensuite connaissance d'un rapport de M. Pierre François sur la vente des. pâtes alimentaires, rapport qui a été soumis à; M. Bokanowski, ministre du commerce. Puis' il s'est institué un échange de vues entre les1 représentants de la vente au détail et les fãbricants de pâtes alimentaires, représentés par MM. Vincent, président de la Fédération des syndicats de pâtes alimentaires de France; Bozon-Verduraz, vice-président, et Pitre, secrétaire général de la Fédération, sur les conditions de l'approvisionnement en matières premières et de la réduction- des prix de revient. La vie chère et la taxe de luxe. Une im-portante délégation dé présidents de syndicats du commerce de détail textile et des bazars, articles de Paris, parfumerie, etc, a été. présentée hier à M. de Margerie, directeur général des contributions indirectes, par M.4 Georges Maus, président de la Fédération des commerçants détaillants. Un tableau a été remis à M. de Margerie, indiquant les nouveaux prix-limite, étudiés par chaque syndicat intéressé, que les commerçants dé-'taillants désireraient voir appliquer. En effet, de nombreux articles de vente courante sont frappés par la taxe de luxe de 12 Cet état de choses provoquerait, s'il devait se conti^" nuer, une gêne considérable dans les affaires La délégation demanda au directeur général des contributions indirectes de vouloir bien tenir compte des suggestions qui lui avaient été soumises.

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LE CARTEL DE L'ACIER

Les conversations' 11'ont pas encore abouti Les délégués des groupes métallurgiques de France, Allemagne, Luxembourg et Belgique s& sont rencontrés, hier, au Comité des .forges, 7, rue de Madrid, en vue de constituer un cartel international de l'acier. Leurs conversations*" n'ont pas encore abouti.

A la fin de l'après-midi, 3e-Comité des fôrgeâ' a communiqué, en effet, la note suivante Les pourparlers concernant l'entente internationale de l'acier n'ont pu être, terminés aujourd'hui. Les. délégués belges se sont, en effet, trouvés dans l'impossibilité de donner ileur adhésion aux propositions qui Jeur ont été faites par les représentants des autres pays et ont demandé à en référer à leurs collègues. Ajoutons à cette note que les pourparlers, qui ne sont qu'ajournés, reprendront prochainement.

Montréal et le relèvement du franc. M. de Vitrolles, consul général de France à Montréal, annonce que le comité -de Montréal pour le relèvement du franc a recueilli 1.200.000 francs qu'il a demandé à M. Roy, commissaire général du Canada, de remettre au gouvernement français.

Défaite de rebelles syriens. On télégraphie de Beyrouth que, le 14 septembre, dans le Djebel Ûruse, -la colonne Henry, appuyée par la colonne Calais, a livré un combat à 500 rebelles commandes par Soltan Attraçhe; Les rebelles ont été dispersés et ont laissé sur le terrain de nombreux cadavres. Les Français ont, en outre, capturé des prison- -niers et des munitions,.


Les Mésaventures

1 d'un successeur de Stendhal

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L'influence du comte Mole avait .fait de Stendhal un consul de Trieste. Metternich refusant de sanctionner sa nomination, Beyle dut, pour la troisième fois, quitter contre, son gré le territoire de Habsbourg (1). Par qui le gouvernement de Louis-Philippe allait-il le remplacer? Etant donné la nature assez délicate des relations alors existantes entre tVienne et Paris, le refus à'exequatur qu'avait yalu à l'auteur des « Promenades dans ^Rome » ses sympathies italiennes et son passé, .^il semblait que les ministres de Juillet dussent s'inspirer de beaucoup de prudence dans la -désignation–de –son- successeur. Evidemment, le- consulat de "Trieste n'était pas l'am'foassade^dè Londres, et il n'y fallait pas un fTalkyrand. Tout de même, le choix judicieux d'un consul n'est pas chose indifférente qu'il soit persona grata, il remplira plus aisément ses fonctions et d'une manière plus profitable à son pays. Il eût donc paru oiaturel qu'après la mesure d'ostracisme qui venait de frapper Stendhal, le général Se•bastiani, ministre des affaires étrangères du Cabinet Laffitte, en sentît la signification et élût, pour le remplacer, un agent de carrière -sans passé militant et sachant son métier (2). Mais c'eût été compter sans les dévouements i,à récompenser au lendemain d'une révolution et celui dont se prévalait le colonel Le.vasseur, qu'un arrêté du 20 février 1831 désigna comme successeur de Beyle, était des plus éclatants.

Fils d'un officier supérieur d'artillerie, qui avait participé à toutes les campagnes de l'Empire, blessé à Eylau, au siège de Badajoz, «t fait prisonnier lors du passage de la BéJrésina, ayant eu un oncle tué devant Dresde, -un autre devant Mayence en 1813, AndréKicolas Levasseur, né à Thionville le 21 mai 1795> après avoir suivi les cours du Lycée de iVersailles aux frais de l'Empereur, figure .parmi les volontaires de 1812 (3). Il est des campagnes de Russie et de France; à Saiut'iDizier et à BarrSur-Aube, il reçoit trois blesiSures. Waterloole laisse en demi-solde. Appe– 'lé à Légion du Nord, le 30. avril 1819, ii fèst mis en traitement de réforme et soumis à là surveillance de la police, "pour avoir pris part au complot de Belfort en faveur de Napoléon II (23 mai 1828). « Le citoyen Le:vasseur,-écrira-t-il beaucoup plus tard, a joue sa tête et sacrifié sa carrière militaire, en conspirant pour le principe républicain, sous ia monarchie des Bourbons (4). »

Avec de pareils antécédents, comment ne Serait-il pas au premier rang des combattants ide Juillet ? Sa conduite pendant les Trois Glorieuses lui vaut le grade de colonel kide-de-camp du général en chef de la garde nationale, le commandement de la Légion 'd'artillerie parisienne et l'élection spontanée ̃au commandement de la Xe Légion. Ce sont :là de beaux titres qui correspondent à de brillants états de service, mais n'annoncent pas une vocation consulaire. Aussi, ce n'est pas à l'envoyer à l'étranger que songe tout id'abord le nouveau gouvernement. Levasseur aurait refusé, en effet, c'est lui qui nous l'affirme, une des p'remières préfectures de France, l'administration des domaines de la Couronne à Versailles, et les fonctions de colonel aide-de-camp du roi. Toutefois, quand on lui offre, enfin, le consulat de Trieste, il l'accepte « avec l'approbation de ses amis ». « Les dix mois de souffrances ^uxqu^lg m' condamné ma blessure de Juillet -sont oubliés », écrit-il à Mole le 24 janvier 1831.

Le 29 mars, il a rejoint son poste, et le lendemain, Beyle, .qui attendait impatiemment son arrivée, lui passe le service et quitte Trieste pour se rendre à Civita-Vecchia. Comme l'avait fait celui-ci, quatre mois plus tôt, Levasseur presse immédiatement l'ambassade de hâter la délivrance de son exequalur. Les intérêts de notre commerce et ceux ide nos compatriotes, écrit-il au maréchal Maison (5), exigent impérieusement qu'où ne me laisse pas longtemps sans pouvoirs officiels. » Cependant, les semaines se succèdent sans qu'il reçoive le .document attendu. Le 7 juin seulement, une lettre de l'ambassadeur lui apprend' que des difficultés se sont produites et qu'elles sont aplanies.

Que s'était-il donc passé? Stendhal avait bavardé. Ulftéré de sa disgrâce autrichienne, et mécontent de devoir échanger, contre Ciyita-Vecchia, Trieste qui commençait à lui plàïre lorsqu'il lui fallut en partir, il avait clabaudé contre son successeur. Se départissant d'une réserve devenue sans objet depuis sa nomination dans les Etats romains, ii avait révélé les antécédents de Levasseur. Comment? Metternich l'avait écarté en raiSpn de son passé et il agréerait un conspirateur républicain? Cette idée le scandalisait. Malheureusement les épanchements de sa bile n'étaient pas passés inaperçus, et ses imprudents propos avaient été rapportés à Vienne par une police attentive. Il ne fallut pas moins d'une intervention personnelle de l'ambassadeur pour empêcher, qu'après celui de Stendhal, l'exequatur de Levasseur ne fût, à Bon tour, refusé. « Mais ,c'est trop fort, dit le prince de Metternich au marquis Maison, nous faisons un bon débarras de Beyle et on nous flanque le secrétaire de La Fayette. » «Ah mon chef prince, répondit le maréchal, les révolutions ne produisent de légitimistes, qu'après un très long enfantement (6). »

II.

Lès épreuves ile Levasseur n'étaient pas terminées. Il allait apprendre à ses dépens que les sympathies de la cour de Vienne n'allaient pas au gouvernement de Louis-Philippe,

Le 27 juillet 1831, il écrivait au grand vicaire .de la cathédrale de Saint- Juste: « Monsieur, conformément aux instructions que ^e vient recevoir de mon gouvernement, je me .propose de faire ̃célébrer, le 29 de ce moisj un service funèbre en mémoire des Français morts pendant les journées de juillet 1830, qui ont vu renaître la liberté dans aotre pays. Selon l'usage observé en pareille circonstance, je désire que nos couleurs nationalçs de France flottent à la tête du catafalque, et j'ai.Thonneur de vous prier, Mon-

(i) Voir notre article sur Stendhal, consul à Trieste, dans la Revue de Paris.

(2) Le comte de la Rue, consul de la Restauration, avait été sacrifié, en dépit d'un ralliement tardif.

.(3) Volontaire au 3* régiment d'artillerie à pied, 21 mars 1812; entré à l'Ecole militaire, 21 septembre 1812; sous-lieutenant au 6" régiment des tirailleurs de la jeune garde, 21 décembre 1813; incorporé au 105e régiment de ligne, devenu le 80e à la réorganisation de 1814, 13 août 1814; licencié, 28 août 1815.

(4) Note .sur le citoyen Levasseur, consul général, chargé d'affaires de la République française à Caracas (Venezuela).

(5) 31 mars Ï831, direction des Archives, n° 6. Le maréchal Maison avait été nommé à Vienne le 23 septembre 1830.

(6) Paton, 1 c., p. 207.

sieur, d'avoir, la bonté d'autoriser M. le curé de Saint-Antoine à remplir cette formalité. » En; même temps qu'il sollicitait l'agrément de l'autorité ecclésiastique, Levasseur avertissait très, courtoisement de ses intentions le gouverneur prince Porcia et le directeur de la police. « Mon profond respect pour l'autorité dont vous êtes investi, écrivait-il au premier, et les sentiments des convenances, me font un devoir de vous préveifcr de cette réunion toute française. » (7) II parlait encore au préfet de Metternich « de notre glorieuse Révolution », comme il vantait au grand vicaire « les journées qui avaient vu renaître la liberté en France ». Enthousiasme un peu puéril et assurément inopportun, car il ne pouvait ignorer les regrets qu'inspiraient à l'Autriche et au clergé la chute de la Restauration et le désastreux effet produit chez les catholiques par le sac tout récent de Saint-Germain-l'Auxerrois. Le prince Porcia ne lui répondit rien. Levasseur, qui déjà s'était entendu avec le curé de Sant-Antonio Vecchio, le grand vicaire n'ayant pas soulevé d'objections, ne fut pas surpris de son silence il l'interprétait comme un assentiment. Cependant, à sept heures du soir, un envoyé du grand vicaire se présenta chez lui et lui annonça que l'Eglise avait reçu défense de l'autorité politique de célébrer la cérémonie demandée. « Etonné, surpris, écrit Levasseur au ministre, je me hâtai de me rendre chez le gouverneur pour lui demander les motifs de son opposition. Son Altesse me répondit qu'une semblable cérémonie, ayant pour but la célébration d'un événement politique, ne pouvait être célébrée par le clergé sans une autorisation du Gouvernement, et que le Gouvernement ne pouvait l'accorder sans l'avoir reçue lui-même du Cabinet de Vienne. » (8) Vainement Levasseur multiplia ses instances il représenta au prince Porcia le 'mauvais effet que produirait son refus sur l'esprit des Français en résidence à Trieste,,déjà convoqués, ne pouvant être contremandés à temps, se présentant le lendemain matin avec leurs familles aux portes d'une église fermée, attribuant l'opposition de l'autorité à un sentiment d'hostilité contre la Révolution

fratiçâisë! Rfeti'ri'ÿ~t`'Lé"vt'énŸ`goavérneur

française Rien n'y fit.'Le 'vieux" gouverneur s'en tint à son- raisonnement et refusa. Touf ce que put obtenir le consul, ce fut la confirmation écrite de son refus.

S'il n'y eut pas de cérémonie religieuse, la Révolution de Juillet n'en fut pas moins commémorée. Presque tous les Français ayant répondu à l'appel de Levasseur, il leur expliqua les incidents survenus et les invita à « supporter cette contrariété sans murmures ». Le soir, avec le concours du fidèle Chevalier, qu'a loué Stendhal, on célébra « en famille » le glorieux anniversaire. L'incident n'eut pas d'autres suites. Plus heureux que son illustre prédécesseur dans lequel il n'avait su voir qu'un mécontent, Levasseur devait poursuivre pendant sept ans sa mission à Trieste. Fidèle au souvenir de son premier maître, il s'y fit, contre les tracasseries du gouvernement autrichien, le défenseur de la reine Caroline et du roi Jérôme, qui y vivaient en exil, et, fonctionnaire plus indépendant que discipliné, « par la fermeté et l'énergie de sa conduite », il arracha des prisons impériales plus de quinze cents proscrits polonais pour les envoyer en France, malgré la défense qui lui en avait été faite par le gouvernement de Louis-Philippe.

Consul de première classe à Bahia, le 17 mars 1838, il est nommé par, Guizot, le 31 juillet de la même année, consul général à Haïti. La Révolution de ï 848 qui amena ses amis au pouvoir en fit un chargé d'affaires au Venezuala (14 avril 1848), puis un ministre à Mexico (25 juin 1848). Son long exil prit fin sous le Second Empire. Napoléon III, qui l'avait promu commandeur de la Légion-d'Honneur le 9 décembre 1850, l'appela, le 20 juin 1854, à la préfecture de Tarn-et-Garonne. Dix-huit mois plus tard, il devenait, pour quelques jours seulement, président de la commission télégraphique internationale. Le 29 décembre 1855, atteint par la limite d'âge, sa carrière administrative était terminée.

Type curieux de soldat républicain et bonapartiste, loyal comme un Bugeaud envers le trône de Juillet, généreux, enthousiaste, irréfléchi, Levasseur est un exemplaire caractéristique des Français de son temps. Diplomate improvisé, il n'a rien d'un politique. Et le gouvernement de Louis-Philippe ne lui confiera plus, après Trieste, que des postes où l'originalité pouvait alors se donner libre cours. Pour nous, sa mission est intéressante en ce qu'elle éclaire par réfraction le séjour de Stendhal. Et ainsi, c'est à ce Beyle qui faillit, par ses commérages, lui faire refuser son exequatur, qu'il doit aujourd'hui son meilleur titre auprès de la postérité. RENÉ Dollot.

Découverte archéologique à Bernay En effectuant des travaux de canalisation d'eau à Bernay, le 10 mai dernier, on avait mis au jour d'anciennes substructions du vieux Bernay et, notanwnent, les assises des \an tique portes de Lisieûx et d'Orbec.

Les ouvriers qui poursuivent ces travaux viennent de faire une nouvelle découverte fort intéressante. Ils ont trouvé les assises du transept nord de l'abbatiale et les vestiges d'une grosse tour.

Le croisillon septentrional de l'abbatiale était édifié sur l'emplacement actuel de la rue de ce nom. Lors du percement de cette artère, après 1810, il fut abattu, et ce sont ses restes qui viennent d'être découverts. Les amorces du croisillon sont restées- très visibles sur le vénérable monument, qui présente encore, vers la place de la République, des fenêtres entourées d'un cordon de billettes, décoration analogue à celle du transept disparu, d'après Auguste Leprévost. Le transept méridional existe toujours dans la cour de la prison.

Quant à la grosse tour, elle était édifiée sur l'emplacement de la rue des Halles, au bord du bras supérieur de la Charentonne, qui en venait battre les assises. Elle s'étendait sur l'emplacement actuel d'une boucherie et des maisons avoisinantes. Ses substructions mises au jour permettent de supposer qu'elle devait avoir ainsi un diamètre total de ijeuf mètres, car ses murailles, fort épaisses, mesuraient vraisemblablement six .pieds.

Cette grosse tour, avec une autre de diamètre un peu inférieur, comme, elle située au bord de la Charentonne, formait la défense principale de ce qu'à l'époque on appelait le « Bas-Fort ». Lors de Ja prise de Bernay par Charles-le-Mauvais, en 1357, ce « Bas-Fort » fut attaqué avec violence. La primitive église Sainte-Croix, qui était édifiée tout près de cet ouvrage militaire, fut, d'ailleurs, complètement détruite pendant le siège.

Les découvertes nouvelles et anciennes évoquent du reste tout le passé tragique et mouvementé du vieux Bernay.-

(7) 28 juillet 1831. A S. A le prbee de Porcia, conseiller intime actuel, chambellan, chevalier de la Toison-d'Or et gouverneur du littoral iflyrien autrichien, à Trieste. ère des affaires

(8) 2 août 1831. Au ministère des affaires étrangères, première direction, affaires politiques, n" 21..

Hellénïsme romantique Le siècle romantique a cru se faire, à son gré, classique, en portant ostensiblement ses hommages à la Grèce ancienne; mais il a le plus souvent sacrifié sans le vouloir à un pseudo-hellénisme romantique, dont l'étude est d'ailleurs au plus haut point attrayante pour le psychologue et pour l'historien des idées. L'un' des premiers, l'un des plus typiques exemples de cette illusion fut Gœthe. L'Allemagne, en le proclamant classique, date de son séjour en Italie et de son contact avec les monuments grecs le_ congé donné par lui au romantisme de sa jeunesse. Dans un volume qui n'a été publié qu'en allemand, à la veille de la guerre, j'ai tenté jadis de démontrer à ses compatriotes que' son évolution vers une discipline plus rationnelle de la vie procéda nen point de son voyage romain, mais de son ministère auprès d'un petit souverain saxon et de son intîmité avec Charlotte de Stein, femme de sens et de solide éducation. La. conception de la Grèce qu'il s'est ensuite façonnée dans l'Italie méridionale l'a plutôt rapproché, jusqu'à un certain point, des propensions de son émotive jeunesse, qui produisit Werther et le Faust primitif. Aussi bien le classique weimarien n'est-il qu'un romantisme amendé dans une assez larga mesure, et, ce titre, fort digne d'attention, sans nul doute, mais dont on mesurera néanmoins la distance morale au classique chrétien de notre dix-septième siècle en confrontant Les Affinités électives avec La Princesse de Clèves.

Quoi qu'il en soit, c'est une bien précieuse contribution à l'histoire de l'héllénisme romantique que le livre de notre distingué collaborateur, M. Charly Clerc Le Génie du Paganisme. Essai sur l'inspiration antique dans la littérature française contemporaine (Payot). M. Clerc fut l'historien éminent des derniers temps de la Grèce ancienne (du deuxième siècle de notre ère en- particulier) il est donc plus compétent que personne pour comparer la Grèce authentique à l'image fort arbitraire que nous en ont présenté nos contemporains. Son talent d'écrivain est en outre remarquable ce sont des heures exquises que ;l'on passera dans sa compagnie, en cette fin d'un été qui nouS'en apporta de moins plaisantes. Chaque génération européenne, nous dit-il, découvre à nouveau l'antiquité méditerranéenne, la revit ou' plutôt la rêve à sa mode; et, de là, tant de combinaisons de la science et du songe de là ces interprétations sans cesse modifiées de l'antique selon les connaissances, l'esthétique et la morale régnantes. Foyer de passions librement vécues, école de la maîtrise de soi, asile de la mysticité orientale et de l'éternelle allégorie, la Grèce ancienne fut cela tout ensemble. Se proclamer païen ou néo-païen, cela signifie donc en tous temps bien des choses, et, de cette antiquité si prodigieusement plastique, le poète ou le peintre de mœurs ne saisit guère qu'un aspect, celui qui correspond à son tempérament ou à sa volonté de puissance. De nos jours, la Grèce servit le plus souvent à marquer l'hostilité du romantisme contre la morale chrétienne rationnelle qui combat les instincts. Le Moyen Age avait été le recours du romantisme catholicisant, bien que 1830 l'ait tourné à la truculence et en ait préféré Gilles de Retz. L'Hellade reste le boulevard du mysticisme esthétique et du mysticisme passionnel.

La prétendue sérénité grecque, qu'un archéologue de marque, M. Waldemar Deonna, traitait encore hier de mensonge, à bon droït, se fait plus séductrice, nous dit M. Clerp,p.t. intensifie son mirage à toutes les heures de l'histoire où l'on décide de répudier une religion de discipline ou d'ascèse prévoyante-: « Le rêve grec, a écrit Jules Lemaître, exprime tout un idéal d'existence où l'âme, oublieuse des .vieilles mélancolies chrétiennes, ne penserait plus qu'obéir à la nature constituât une impureté ou une chute » On S'ait jusqu'où le naturisme a poussé, de notre temps, ses licences. Une vie plus nue, plus hardiment sensuelle, des hommes et des dieux cultivant un pareil hédonisme et étalant au grand jour des passions pleinement satisfaites, l'Hellénisme est devenu cela pour plusieurs. Ceux qui ne veulent point que leur soit gâtée ou embourgeoisée l'image d'une belle corruption la situeront dans le mensonge antique. Major e longinquo reverentia. Dans sa jeunesse, encore inclinée vers le romantisme moral, Taine disait de la Grèce « 'Nous n'en gardons qu'une impression totale, et cette impression, conforme au génie de la race, est justement celle d'une fête heureuse et fortifante, d'un peuple à qui la nature fut maîtresse de droiture et de vertu! » C'est l'angle sous lequel Jean-Jacques considérait la vie, formé qu'il avait été par l'antiquité romanesque de l'Astrée. Renan, revenant vers 1875 à son romantisme de jeunesse après sa période rationnelle d'âge viril, écrit sa Prière sur l'Acropole longtemps après sa visite, à l'Attique, et juge un peu ennuyeuse désormais la Raison casquée du Parthénon. « Oui, l'ennui! Nous sommes corrompus, mais qu'y faire? » C'est pourquoi, inconsciemment, lui-même et maint romantique hellénisant à son exemple, émigreront vers une Grèce plus passionnément mystique, où l'homme, plus que sur le sol athénien, se fit le jouet du divin vers un siècle où la vigueur se mue en élégance, l'équilibre moral en sensuel délice, et sur lequel passe un nouveau souffle d'Orient, vers Alexandrie.

Louis Ménard est un romantique qui garde des velléités stoïques. Adepte du mysticisme social avant 1848 et au cours de la « folle année », il croit voir, dans le polythéisme olympien, une constitution républicaine de l'univers. Cette société de rêve qui, pour nos utopistes naturistes, devrait être, où régneraient le bonheur et la tertu, il croit !a découvrir en Grèce. Helléniste « mué en théurge », il espère la renaissance des dieux. Au vrai, c'est un Grec de la Diaspora, lui aussi, et surtout un citoyen de l'Egypte hellénisée, à la veille de devenir chrétienne. Leconte de Lisle a l'horreur, du siècle bourgeois, de la civilisation industrielle. E tourne le dos au présent, à la religion étroite, aux morales hypocrites (lisez réfléchies). Il remonte au delà du Moyen Age, qui tient une place imméritée dans la Légende des Siècles Hideux siècles de fer, de lèpres,, de famine, Que le reflet sanglant des bûchers illumine! 1 Il recherche tout lieu et toute époque où se tait « la voix sinistre des vivants » et il rêve d'une Attique « marmoréenne » devant des statues qui furent peintes, au vrai, des couleurs de la vie « Il était bon, a écrit M. Maurras, débarquant au Pirée par un temps aigre, que l'Attique nous avertit dès l'abord qu'elle n'avait rien de commun avec les vers de M. Leconte de Lisle » L'auteur des Poèmes antiques, de même "que Hugo, en veut aux Olympiens de leurs prétentions monarchiques. Il compte bien que les mor-

tels se remettront sous la tutelle des rivaux de l'Olympe, les Titans, qui ne sont autres aujourd'hui, selon le canon du mysticisme esthétique, que les meilleurs d'entre les hommes, les poètes de génie!'

Pour Anatole France, l'antiquité grecque, c'est « la paix sereine dans l'inévitable désir», une protestation contre l'ascétisme, et, dans son déclin hellénistique, l'apothéose des belfes pécheresses, les Hélène et les Madeleine, qui symbolisènt aux yeux du po£teromancier les deux inspirations venues du Parnasse et du Golgotha. Son paganisme est, t, en effet celui qui vit l'aube chrétienne attendrissant les cœurs, enrichissant la volupté d'un remords vague et d'une aspiration inquiète. Le christianisme n'a-t-il pas fait beaucoup pour l'amour en le dénonçant comme un péché? Dans ce duel entre la nature et là religion nouvelle, celle-ci va s'affirmer victorieuse, mais dans la mesure où elle apparaît à ces âmes épicuriennes comme un beau désir des sens, une promesse de volupté meilleure, bien plutôt -que comme un appétit de sainteté..

Chez Pierre Louys, l'antiquité apparaîtra sous un aspect exclusivement sensuel. S'il y mêle de la religion, ce sera celle qui glorifie la chair. S'il parle de mystères ou d'inRiations, ce sera pour « sublimer des étreintes» préoccupation qui ne peutque fausser davantage encore sa vision de la vie. antique. A l'en croire, rien n'importe ici-bas que la volupté. La méconnaître est une duperie; désirer de survivre aux plaisirs qu'elle procureest une aspiration mal avisée. La vocation sensuelle n'a besoin ni de mystère ni d'excuse.. Aussi bien la vie des-anciens ne saurait-elle être jugée d'après les principes qui nous viennent aujourd'hui de Genève. Il s'agit d'oublier, dix-huit siècles barbares, hypocrites et làids! Sous le ciel, rien de plus sacré que l'amour physique. Telle fut la morale du peuple qui édifia l'Acropole

M. Maurras, dont je vais dire que sa; "Grèce, à peu près seule, n'est pas aujourd'hui, "intensément romantique, proteste que l'Acropole n'a que faire ici, qu'il n'y. a là, une fois de plus, qu'une Hellade menteuse et défigurée. Le .tableau tout entier, .dit-il, est à la fois chargé et nu, bourré d'épices et cependant fade les novices qui mettent le pied sur de pareilles -galères pensent s'embarquer pour Athènes ils se réveilleront sur quelque rivage éthiopien Derrière ces vêtements, d'ailleurs très véridiquement anciens, s'agi- tent des mœurs, des désirs et des gestes qui sont d'un incontestable aujourd'hui Barrès, parti du romantisme moral extrême /t resté le plus souvent un demi- romantique, préfère, dans son Voyage à Sparte, la Grèce chevaleresque et surtout romanesque à celle que lui proposent de peu scrupuleux évocateurs. Entre la Grèce antique véritable et l'Europe moderne, il ne peut y avoir qu'un immense malentendu « Je ê conçois tant bien que mal l'équilibre et l'harmonie de cette civilisation grecque je ne l'éprouve pas. Même après une leçon classique, je continuerai de produire un romanesque qui contracte et déchire le cœur » Enfin M. Maurras, je l'ai indiqué déjà, répudie l'Athena des romantiques et la rallie au stoïcisme romain en la désignant par son nom latin de Minerve, pour adresser une prière toute raisonnable à la Raison éternelle « Déesse athénienne invoquée sous le nom romain. ton influence agit de tout temps. Si elle a pu faillir au cours d'un siècle, le dernier, la douce vérité, la vérité cruelle est qufil a souffert. Plus il se compliquait, plus il eût été sage de s'adresser à toi. » "'̃Mais pourquoi déflorer davantage cette suite de' chapifrés, si' pléînâ d'enseignements de toutes sortes? J'en ai assez dit pour que chacun puisse apercevoir quelle est la valeur du nouveau livre de M. Clerc, en pressentir la solidité, la grâce et l'attrait.

ERNEST Seilliêre.

Un hommage à Sébastien Casiellion Le village natal de Sébastien Castellion, Saint-Martin-du-Fresne (Ain), célébrera demain le quatrième centenaire de l'écrivain dont il est justement fier et que, sans la guerre, il aurait commémoré à la date exacte, en 1015. On sait, par le magistral ouvrage de M. Ferdinand Buisson, Sébastien Castellion, sa vie et son œuvre (1892), et par la vibrante étude de M. Etienne Giran, Séb. Castellion et la Réforme calviniste; les deux Réformes (1914), ce que fut, au lendemain du supplice de Servet, la protestation élevée par Castellion, au nom même de la Réforme, avec autant de force intellectuelle que d'héroïque courage. Car il risquait le sort de Servet. Déserteur résolu de Genève, où Calvin l'avait appelé. pour diriger le collège protestant, réfugié à Bâle, où il mourut en 1563, après dixsept ans d'un enseignement admirable à l'Université, il fut vraiment, contre les chefs de la Réforme calvinienne, l'apôtre d'une Réforme tolérante, et le direct précurseur ̃« des droits de la conscience », par lui proclamés avec une douce, et sublime -énergie. De, le Contre libel* him Calvini, et Le Traité des hérétiques, qui anticipe toutes les tolérances modernes. De là ses Conseils à la France désolée « Le conseil qui t'est donné, ô France, c'est que tu cesses de forcer consciences, ni tuer, ni persécuter, mais permettre qu'en ton pays il soit loisible à ceux qui croient en Christ et reçoivent le Vieux et Nouveau Testament de servir Dieu, selon la foi non d'autrui, mais la leur. » De là^nfin, sur les « hérétiques », cette hardie définition « L'orthodoxie, c'est notre doxie; l'hétérodoxie, c'est la doxie des autres. » Michelet a donc eu raison d'écrire « Un pauvre prote d'imprimerie (ce que fut d'abord Castellion à Bâle) a posé 'les bases de la tolérance. »

Longtemps méconnu, injurié, calomnié oublié surtout Castellion obtient, après quatre siècles, une tardive mais éclatante justice. M. Ferdinand Buisson a commencé, M. Etienne Giran a continué, île département de l'Ain achève. L'an dernier, if commémorait Edgar Quinet à Bourg. Cette année, Saint-Martin-du-Fresne commémore Castellion, qui fut aussi un peu. le Quinet du seizième siècle. De telles cérémonies n'honorent pas seulement celui qui en est l'abjet. S. R.

POUR LES ÉTUDIANTS BRÉSILIENS

Le Dr Austregesilo, député fédéral; membre de l'Académie des Lettres- brésiliennes, professeur à la Faculté de médecine de Rio-deJàrieiro, vient de déposer un projet de loi portant ouverture d'un crédit de I.000 contos (6.250.999 fr. au cours actuel du change), pour la fondation à Paris d'une « Maison des étudiants brésiliens ».

Cette maison s'élèvera dans la Cité universi-.taire de P.aris qui comprend déjà, outre la fondation Emile et Louise Deutsch de la Meurthe, les Maisons des étudiants canadiens, des étudiants belges, des étudiants argentins, où les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Suisse, nombre d'autres pays encore, auront un jour prochain, leur pavillon pour leurs étudiants respectifs.

L'exposé des motifs du projet de loi déposé par le professeur Austregesilo est un magnifique •hommage rendu à l'influence intellectuelle de la France. ̃

Les chasses d'AIpInus La chasse est ouverte depuis quelques jours,. Dieu nous -garde des accidents qu'elle entraîne, y compris les histoires de chasse! Mais à peine ai-je exprimé ce vœu que je vais conseiller à nos lecteurs de lire un recueil de récits cynégétiques. Que l'on ne m'accuse point d'incohérence dans mes propos un livre se ferme à volonté et l'on n'en prend que ce que l'on veut prendre, tandis, que les chasseurs ne laissent pas facilement couper la narration orale de leurs exploits. Ouvrez donc La Chasse alpestre en Dauphin ê, par Alpinus, rééditée dernièrement chez Dardelet, à Grenoble, et vous le lirez jusqu'au bout, car c'est l'oeuvre d'un chasseur, d'abord, bien entendu, mais aussi d'un naturaliste, d'un humaniste, d'un gastronome et d'un homme d'esprit.

Dans la préface qu'il a mise au volume, M. Henry Bordeaux a retracé en quelques pages alertes la vie de son auteur. « Alpinus » est le pseudonyme de M. Henry FaigeBlanc (1813-1902), membre d'une famille notable de l'Isère, fabricant de toiles»à Voiron, puis maire de cette ville, où il a -fait bâtir l'église Saint-Bruno. Une, photographie- reproduite au début du volume nous montre un grand diable d'homme sec et.osseux, avec les sourcils relevés et la barbiche 'pointue,, tenant une canne d'alpiniste devant quatre* chamois qui gisent -sur l'herbe, superbevtrophée. Ce genre d'exploits- lui était habituel.' J'ai entendu dans mon enfance un- de mes grands-oncles, qui ne vivait àpeu^près^que pour la chasse et qui accompagnait souvent M. Faige-Blanc dans la montagne à ^la recherche des coqs de bruyère, parler de lui comme d'un maître incomparable. Ce merveilleux chasseur donna pendant plusieurs années, au Courrier de l'Isère, des feuilletons cynégétiques qui eurent le plus vif succès au pays dauphinois ce sont- ces articlesque l'on vient d'éditer à nouveau.

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Voici le début du livre ï

'Arvia: çaneitt0{et «ï«p.>etclars<iue,tde toiiî,aô-tés, j'entends dire La chasse meurt, la chasse est morte je réponds: Pour le vrai disciple de saint Hubert, la chasse est immortelle dans nos Alpes dauphinoises.

Non point sans doute la chasse à courre, véritable sport, et qui n'a de chasse que le nom, où le fusil est prohibé, la poudre ne parle pas, et dans laquelle l'action et la modeste gloire cynégétique se trouvent exclusivement réservées au piqueur.

Et bien moins encore la chasse des parcs gardés, où les lièvres familiers et les faisans domestiques, dirigés par la traque, défilent correctement devant un front de chasseurs- numérotés.

Mais la chasse, la seule vraie et pleine de délices, où l'homme et le chien, cette meilleure moitié de l'homme, associent leurs efforts dans une lutte d'intelligence, de ruse et d'adresse, contre un gibier d'une irrépro- chable sauvagerie.

La chasse où la chère est maigre, et où le chasseur le devient; où la fatigue .seulement est copieuse; où les jarrets et les poumons se trouvent chargés de plus de besogne que l'estomac; la chasse enfin où chaque pièce tombée s'élève au rang d'une conquête. On peut juger par ces quelques lignes du style d' Alpinus, et l'on sent dès l'abord que ce recueil d'histoires de chasse est un livre de bonne foi. L'auteur ne peut voir sans indignation, par exemple, que Dumas père, dans un de ses récits, a fait de l'ours un monstre féroce, et qu'après Dumas de prétendus écrivains cynégétiques ont montré des ours s'élançant sur l'homme, l'œil sanglant et la gueule écûhïàrite, faisant voler lès' roches en éclats, déracinant des épicéas comme de faibles poireaux, et faisant même leur pâture des taureaux et de l'homme. A ces récits Alpihusvoppose, en les appuyant sur des faits constatés, dit-il, dans le massif de la GrandeChartreuse, les trois déclarations suivantes i" la chasse à l'ours ne présente pas plus de dangers que la chasse au lièvre; 2° l'ours blessé et voyant son ennemi, jamais ne se précipite sur lui; l'ours, ordinairement et naturellement, est inoffensif pour les troupeaux. Pourvu seulement que les chasseurs d'ours ne protestent pas contre ce chapitre, et n'accusent pas Alpinus d'exagérer à l'envers

Notre auteur montre la même rigueur quand il traite de la chasse au chamois. Son premier soin est de protester contre les « chasseurs parisiens en vacances », qui ont beaucoup flatté le chamois sous le rapport de la rapidité, de l'agilité, de la puissance des muscles et du jarret. « Sans doute, pressé par le danger, il se joue avec une incroyable facilité des pas les plus dangereux que l'homme ni le chien ne sauraient- franchir après lui; mais il n'est point vrai qu'il se lance dans les abîmes pour retomber à quinze mètres plus bas sur un entablement de quelques pouces de largeur; point vrai non plus qu'il soit familier avec les exercices des. hirondelles; en' un 'mot, il n'affiche 'âiïcuiie' prétention à l'épithète d'animal aérien qui lui a été tant prodiguée. »

L'ouvrage d'Alpinus, on le voit, pourrait porjer ce sous-titre L' Anti-Tartarin.

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Mais quel grand esprit n'a ses faiblesses, quel esprit critique n'exagère jamais? Dan.5 son enthousiasme pour sa province natale, Alpinus a écrit « Les Pyrénées ne sont que des Alpes en chambre », formule pour le moins excessive, et cette autre, à propos de la fécondité des coqs de bruyère « Les Alpes sont une manufacture de tétras. » Il n'a pas résisté au plaisir de narrer Jes hauts faits de sa chienne écossaise. Virgule, et du fils de celle-ci, Caramel. Ce Caramel était une bête minuscule (800 grammes en saison d'obésité, une livre après, l'ouverture !) mais plein de cœur. Un jour, il vit arriver près de lui, le long d'un sillon, un grand lièvre que poursuivait Virgule, et, sentant bien que cette bête vigoureuse se secouerait de lui comme d'une mouche, considéra seulement le bout de son oreille, puis, quand le lièvre passa à sa portée, il planta ses dents dans cette oreille.

Le spectacle alors fut incomparable l Vous avez vu l'effarement d'un chien dont les voyous immondes ont embelli la queue d'une casserole. Non moins terrifié, le lièvre emporta Caramel 'dans une course furieuse, à travers la diagonale d'une vaste terre défoncée, noire et nue, tantôt obligeant le chien pygmée à faire la roue par-dessus sa tête, et tantôt le plongeant dans l'encre épaisse de la terre défoncée.

Si l'héroïque Caramel eût lâché, nous l'eussions vu voler dans les airs, comme la pierre qui divorce avec la fronde.

Mais le myrmidon ne lâcha rien, et Virgule au piedléger put arriver à la rescousse. De l'oreille du lièvre, je desserrai Caramel, évanoui mais rivé. Je rinçai dans la rivière ce vaillant cœur enfoui dans l'encre, et je le réchauffai sur mon sein.

A la bonne heure! Nous retrouvons ici l'histoire de chasse du type classique et tradi-

tionnel, mais-ne plaisantons pas Alpinus: nous a avertis lui-même, quelques pages plus haut, que ce genrede récit était «de -la vérité condensée », A la première fois qu'il fait l'épreuve de son récit, le héros lui-même conçoit un léger scrupule. Non point sur la vérité, essentielle et fondamentale, dont il est sûr, mais sur la quantité. Il a comme la conscience de doser d'une main trop généreuse. Mais le scrupule bien vite s'évanouit, selon la' destinée d'un grand nombre de scrupules.

Aux éditions postérieures qu'il fait paraître, le héros dose un peu davantage, encore, et, par un ̃.entraînement naturel, semblable en cela au paysan des montagnes, que vous voyez saler la soupe chaque fois qu'il passe devant la marmite, se gardant bien de se souvenir que souventes" fois -déjà,soupe est salée. Pour mpi, au chasseur comme au monta? gnard, ou bien au guerrier, je ne me sens le tempérament ni le courage d'intenter un procès s'il sale un peu trop la soupe.

Pour -illustrer cette histoire, Alpinus prend volontiers modèle chez les autres, et en particulier chez un-grand'-propriétaire et grand chasseuride la Crau,.M. de Castous. « N'allez; pas contester-au marquis de Castous, écrit-il, qu'il ait-possédéiim»chien. d'un, nez tellement' exquis et dëlicatt-que jamais Taboureau ne. chassait le renard que^sur ses- trois pattes,! obligé qu'iLétait de-se^boucher le nez avccla^ quatrième. »

Sur ce -.trait' admirable#nous.;feronsjbienl. par saint Hubert, de nous~arrêter Hubert Morand,-

RutfslpSi ïalentlno et Gerirude Ederlé New-York, septembre.

La mort-de Rudolph Valentino et le succès de Gertrude Ederlé- ont donné lieu presque simultanément, à New-York, à deux manifestations sensationnelles du sentiment populaire elles- mettent enrlumière d'une ma-! nière particulièrement nette deux ou trois' facteurs importants de^ce qu'il est convenu d'appeler « l'opinion publique » américaine, <e,tr/vak»£:l»!;3eme:dfêtre analysées- t Elles traduisent, la croyance que l'Amérique est toujours lcpays d'égale opportunuité pour tous, où-tout le monde a « sa » chance de devenir riche vite, l'intérêt-exceptionnel que les masses por.tentsà l'amour, enfin l 'admiration sans-- réserve -dont sont l'objët'les jeunes générations saines et -fortes où la femme '.a définitivement conquis une place 'égale à "celle de l'homme.

Les scènes scandaleuses qui se sont produites autour du cereueikde Rudolph Valentino ne furent pas dues à1 une curiosité morbide de- dévoyés, mais simplement à la gros- sièreté de rustres sans tact comme sans manières. Par contre, la sympathie sans précédent avec laquelle des foules considérables ont suivi l'élégant acteur pendant sa maladie et sur son lit de mort est plus intéressante à expliquer.

Tout d'abord, la personne de Valentino est populaire parce que sa carrière aux EtatsUnis fut l'image, de l'envolée romanesque dont rêvent encore aujourd'hui avec plus ou moins de témérité des millions d'individus. A son arrivée, il n'était qu'un immigrant pauvre et obscur; en quelques années il s'était élevé au faite de la fortune et du succès. Il n'économisait pas et n'était donc pas riche. Mais il « gagnait » des sommes considérables et cela suffirait à susciter, ici, l'admiration et la sympathie.

D'autre part, il fut la personnification sur1 l'écran de l'amoureux parfait. Quels que soient les situations^ les milieux, les croyances, l'amour est une des manifestations de la vie humaine, où le plus grand nombre d'individus, en Amérique (ailleurs, aussi, peutêtre), réagit dans le même sens. Cela explique le succès de deux de ses rôles, dans le « Sheikh » et le « Fils du-Sheikh », succès si phénoménal que,, le mot « sheikh » est passé dans la langue et remplace l'ancien mot français « beau », pour désigner l'amoureux. Toutes les jeunes filles dans ce pays du flirt généralisé, ont leur « sheikh », dont elles sont les « shébas » passionnées ou légères. Mais passant du dictionnaire à l'Olympe, il faut essayer de rendre compte de cette quasi«déification de Valentino. Il y a un an ou deux, les jeunes gens se contentaient de copier sa façon de porter son chapeau et de tailler les ongles. Simple mode? Peut-être. Mais aujourd'hui, c'est de la vénération; ur>comité vient de se former pour lui élever un temple par souscription nationale. C'est ici qu'intervient le rôle insoupçonné, prodigieux de l'écran dans la vie intérieure des masses. Il faut se représenter l'existence des hommes et des' femmes nés sous d'autres cieux, détachés à peu près complètement de toute famille, tenus, quoi qu'on dise, en profond mépris par les vieux Américains, regardés par les autres* avec méfiance, soumis, de boin gré d'ailleurs, à mille contraintes sociales que ce peuple neuf; Jmpqse avec rigueur. Où- et .<juand l'immigré non assimilé éprouve-t-îl sans contrôlé ses émotions les plus fortes? Dans le domaine irréel et obscur du cinéma. Et c'est parce que leur émotion fut la plus forte quand il traduisait les universels états d'âme* des scènes d'amour, que Rudolph Valentino est entré plus profondément qu'aucun autre acteur probablement dans leur confiance et dans leur- amitié.

*?*

On retrouve dans l'apothéose à Gertrude Ederlé les mêmes dominantes; dans la joie comme dans la peine, le peuple américain sait. mal dissimuler.

Ecartons tout de suite comme explication de cette éclatante popularité les sympathies des Germano-Américains pour un rejeton de la race. Vierkoetter, un vrai Allemand, cette fois, a battu le record d'Ederlé, et le « triomphe Ederlé » continue de ville en ville comme auparavant.

N'attachons pas trop d'importance à l'enthousiasme sportif. Depuis Gertrude, une autre femme a traversé la. Manche, et sans re-* morqueur. Son record a été sérieusement dépassé. Et le « triomphe Ederlé » se pour-' suit.

Gertrude Ederlé est unse petite Américaine typique voilà le fin mot de son succès. Son passage de la Manche a fait éclater à tous les yeu^i deux principes chers à nos contemporains du Nouveau-Monde l'infériorité de la femme, dans quelque domaine que ce soit, n'est qu'un mythe; 2° la jeunesse américaine d'aujourd'hui, élevée dans la pratique des sports, est capable de tous les ex-* ploits.

Ces deux « vérités » sont communément répandues et chéries d'un bout à l'autre du continent américain; c'est pourquoi l'événement qui semble les confirmer prend un caractère national que -n'eut jamais un tour de force comme lé passage des chutes du Niagara en tonneau, même quand ce fut une femme qui l'accomplit.

Un troisième facteur'-contribue à accroître la ferveur populaire. La>çomparaison du suc-


fc?SPrdèSM:rgïGotsomavec.Teisién;lé fait ressor-

ïir- '•

Mrs Corson n'est venue aux Etats-Unis jpy'en 1919. Elle est encore plus Danoise £u£Américaine. Gertrude a poussé sur l'asJihalte de New-York. Elle est, en partie, étrangère de; race, mais^entièrement Américaine de formation et de cœur. L'immigrant n'est svraiment populaire que lorsqu'il est pleinement .assimilé. Mais alors il peut l'être doublement: il a donné des preuves incontestables 4e loyauté,

J ̃

Dans cfefté explication, a'oSïa rigueur d'un ïalsonnement mathématique est forcément iexclue, il ressort- que l'influence de l'immigré est prépondérante. Sans doute, il n'y eut pas iquê des Américains d'or^ine étrangère qui pe soient passionnés pour iValentino. Sans idoute, l'intérêt du public pour la performance de Gertrude Ederlé a été alimenté par une Jouleti'à-côtés, tels que la promesse et l'achat Jd'une automobile xouge comme récompense

$>ar ̃ sort papa.

jMais maints détails publiés avefi prodiga-'lîréépar les journaux sur les épreuves de Va• ïëntincr avant ses premiers succès, sur les occupations du- père de Gertrude et la façon i!dont il acquit une rondelette fortune dans la boucherie, attestent que tout -ce qui touche "«de près ottedé loin les millions de citoyens àrsrivés -avec les grands courants d?imrriigration iTavant-guerre est assuré d'une vive attention populaire.

Les dônnées;«tatistiques sur la composition 8e la population aux Etats-Unis permettent ide soupçonner le dosage entre le « sang bleii » et les apports de l'étranger de dix en Hix ans. Mais il est des choses que les chiffres ne -disent jamais par exemple, leur influence respective' sur l'ëtat de l'opinion. Des manifestations violentes, incroyables, comme telles provoquées par Valentino et Ederlé, Se présentent alors comme' des baromètres peu précis, mais encore précieux. Elles nous confirment que le jeune peuple américain n'est pas encore complètement installé sur son continent,, que sa mentalité des jours du « mel-' ting pot n'a pas encore disparu.

CORRESI^èNJDÂNGE

Monsieur ~le,,aireçteur,

Monsieur îe .directeur, ̃-

^ferrie permets dë^vous signaler la ïaçori dont chacun s'ingénie pour 'faciliter le redressement de nos finances. Un des grands moyens employés dans ce-4ut a été l'extension du chèque. Avec le chèque, on allait rénover nos finances, et notre franc allait remonter rapidement. J'en, étais tellement convaincu, qu'en bon citoyen j'ai aussitôt' donné,' dans ma- modeste sphère, de l'extension à l'usage que' je faisais des chèques, et, à via date du 31 août -dernier, j'aî remis à un" encaisseur d'une traite un chèque de plus de 7.000 francs surj M. X. agent de change à Bordeaux. Ce chèque était au porteur, il' a été refusé; il a f aîlu que je vienne de la campagne à Bordeaux le lendemain matin, pour prendre de l'argent chez mon banquier et le porter avant midi à la banque chargée de l'encaissement de la traite. J'ai demandé à cette banflne des explications surtle refus du garçon de recettes d'accepter le chèque en paiement; l'employé- -m'a aimablement répondu que, si le chèque avait été tiré sur une banque, il aurait-été accepté. J'ai répliqué que, comme il ne s'agissait pas d'une dette commerciale, puisque la traite concernait des fournitures pour ma propriété, j'avais préféré donner un chèque sur un" agent de<change plutôt<que sur uri banquier. Je croyais qn'im agent ,dè change, officier ministériel chargé -de parla loi d'encaisser des chèques barrés au même titre que les banquiers, n'était pas considéré comme ;tm simplerparticulier, en quoi, paraît-il, j'ava;s tort. Il paraît que les banquiers font entre eux des* comp'ènsatibnst' ^rnais cela n'empêchait pas><iue la banque chargée de recouvrer le montant de la traite pouvait aller encaisser les fonds chez l'agent de change. Ainsi donc, on préconise partout l'emploi^ le plus large des chèques, et c'est une banque qui jne refuse un chèque, sous prétexte qu'il est payable chez un agent de change qui, pour ladite banque, est un simple particulier. Permettez-moi de vous dire que, si c'est la loi, c'est la Joi Jtuu a tort, et qu'il. faut changer. Je vous prie d'agréer, etc..

Marcel QûancarS.

•« L'a population Se Seine-et-Qise.r-s iVoici les chiffres officiels du- dénombrement de la population de Seine-èt-Oise en 1926 arrondissement de Corbeil, ,195.740 habitants; de Mantes, 62.221; d'Etampes, 42.969; de Pontoise, 312.653; de Rambouillet, 68.726; de Versailles, 455.7-I5; soit au total, 1. 053.584 Français et 83.940 étrangers.. En 1921 la population de Seine-*t-Oise .-ne dépassait pas 921.673 habitants. La popirlafion du département, en cm<? ans,'S?est-donc~accrue *le 215.851 habitants.

FEUILLETON BU JOURNAL DES DÉBATS du septembre 192G

Revue derliivrBS'

Gondiél îe Château tle Noisy

par E. Tambour. 20 fr. (BaillièreJ, La1 famille des Gondi n'avait pas encore ïté l'objet d'une étude d'ensemble aussi soigneusement et aussi agréablement documentée. L'ouvrage du regretté M. E. Tambour, qui fut bon historien et bon érudit, met en lumière quelques époques passionnantes et tragiques de notre histoire. Grâce à des renseignements inédits, puisés surtout aux archives diplomatiques, et en étudiant de plus près deux personnages tels qu'Albert e,t Pierre de Gondi, l'un favori d'une reine célèbre, l'autre fin diplomate et serviteur dévoué de la monarchie, l'auteur a écrit un livre d'une belle tenue de ton et d'exécution etpdont la lecture s'impose à tous ceux qui •veulent sérieusement connaître les règnes de Charies IX, Henri III et Henri IV. L'ousrrage est illustré de -belles reproductions et de- cartes*

Histoire de la Bretagne, par A. Chaboseau, 20 fr. (La Bonne Idée).

M. Chaboseau s'est borné à. traiter la partie de l'histoire de Bretagne la moins con•jiue, celle qui s'étend des origines jusqu'au treizième siècle. Le rôle et l'importance d'un pareil sujet n'avait pas encore été mis en lumière avec tant de soin et de détails. M. Chaboseau a apporté dans ce remarquable travail un rare souci d'impartialité et lun grand effort documentaire. Ses considérations et ses hypothèses sont toujours claixes, nettes, au courant des plus récentes données de la science préhistorique sur les premières stations magdaléennes (menhirs et dolmens) et sur l'origine des primitives populations bretonnes. M. Chaboseau expose avec une justice rigoureuse l'état de la Brètagne sous César, l'occupation romaiiîe, î'évangélrsation et les vicissitudes qu'a trayersées ce farouche pays d'Armorique au temps Reproduction interdite.

Les conséquences injustes d'une réforme utile

Nous avons reçu d'un de nos abonnés l'exposé a •suivant-: s Le décret de suppression des tribunaux I d'arrondissement qui a été publié par Ici 1 soins du garde des sceaux ne peut présenter < que des avantages, lesquels ont été suffi- samment mis en lumière par les articles s: » documentes parus dans le Joimial des Débats au commencement de cette année. c Cependant, ce projet semble incomplet, 1 puisqu'il se borne à la suppression d'un cer- 1 tain nombre de tribunaux d'arrondissement 1 sans rparlerde la suppression de Cours d'ap- < pel, rendue absolument nécessaire par suite ̃! des mêmes motifs.

Malheureusement, ce décret lèse grave- < ment les intérêts des avoués attachés aux tri- bunaux supprimés et doit être remanié sur `i ce point. En effet, alors que les magistrats des "tribunaux>supprimés se voient expressément ré- server des emplois équivalents, sans aucune mise à -la retraite et sans aucune suppression d'emploi, il en est tout autrement des avoués, et le ministre ne craint pas -de déclarer qu'en ce qui les concerne « les intérêts particuliers doivent s'effacer devant Kntérêt général ». Or, dans la circonstance, il s'agit d'un véri- table forfait aux obligations de l'Etat. Les avoués accrédités auprès des tribunaux sont nommés par décret, après avoir soumis à l'agrément de la chancellerie l'acte de ces- ` sion d'office de leur prédécesseur. Le prix et les modalités de cettje cession ne sont dé- finitifs qu'après cet 'agrément, et la nomination elle-même est entourée de toutes garanties professionnelles et morales. Ces avoués ont le monopole de droit de représenter les plaideurs en-justice, dans toutes les affaires de droit commun'et-dans la limite de leur circonscription. Mais, à ce monopole de droit .s'adjoint, dans la plupart des tribunaux d'arrondissement, un monopole de ?:f»^?4e™moaojM^=dejii^.iila|dïQirie-. il n'y a ̃pas de Barreau organisé, les avoués plaident' donc tant -devant le tribunal civil que devant le tribunal, correctionnel et le tribunal de commerce, ainsi qu'en justice de paix Leurs émoluments»çornprerment.de ce chef deux éléments, l'un, les honoraires de plaidoirie, liés seulement à un monopole de fait existant de<tout temps, l'autre, les- frais taxables, prévus par un tarif rendu par décret et ne comprenant- que les éléments alloués par le tarif légal à tous les avoués de France pour les affaires civiles ressortant de leur monopolè-de droit.

Les avoués des tribunaux supprimés peuvent, d'après le décret, rester à leur gré au siège de leur ancienne juridiction, ou venirau chef-lieu du tribunal départemental, mais* se trouvent limités au droit de postulation11 dans leur ancienne circonscription.

De ce fait,. tout le monopole de plaidoirie, simple monopole de fait comme il est expli- qué ci-dessus, leur est pratiquement supprimé: il n'existe pas de chef-lieu de département qui ne comprenne un barreau organiséj ayant ainsi- le monopole de la plaidoirie devant les- juridictions civile et criminelle.* Quant aux tribunaux de commerce, ils ont, au moins dans toute la région du Centre et de l'Ouest, déjà organisé des mandataires agréés, jouissant eux-mêmes déjà d'un- monopole de fait, concurremment avec les compagnies des avoués et Jes barreaux <lu rcs-, :sort. Les avoués des tribunaux supprimes sonfdtné "arrfputés, du "fait 'de la suppression* de leurs tribunaux, de tout le profit de leurs honoraires de plaidoirie, profit; qui constitue le plus clair.de leur bénéfice net.

Car, sur le produit brut par eux réalisé dans l'exercice de leur profession, les émoluments taxables sont, d'ordinaire, à peine suffisants pour couvrir leurs frais généraux, frais de clercs, d'impôts, de loyer profession-nel, etc., augmentés de frais continuels <îe voyages résultant du fait qu'ils devront, soft, se rendre à dates fort rapprochées du lieu, de leur résidence au siège du tribunal, soit, s'ils préfèrent venir habiter auprès dudit' tribunal, conserver quand même le contact avec leurs anciens clients et correspondants. En outre, ils auront à subir la concurrence fort redoutable des avoués des tribunaux rattachants les compagnies d'assurances, les principales sociétés, les personnes morales qui constituent la partie essentiel presque de leur clientèle, admettront difficilement d'avoir plusieurs avoués chargés ae leurs intérêts devant la même juridiction et-

des rois et des ducs, jusqu'à la féodalité, dont un tableau détaillé nous retrace les mœurs, cultes, légendes et coutumes. Cette histoire" de la çivilisation.bretonne à travers les âges •estr'»pleine**cfë ̃̃p'récîs'ioW' importantes et d'éclaircissements nouveaux. Excellent ouvrage pour l'étude de la Bretagne avant le Moyen Age.

Fakirs fumistes et Cie, par Paul Heuzé, 10 fr. (Edit.. de France).

Après avoir montré les dessous et les' trucs des prétendus phénomènes spirites, apparitions, évocations, lévitations, prédictions et ectoplasmes, M. Paul Heuzé poursuit son enquête et démontre jusqu'à l'évidence la supercherie des expériences publiques faites par les fakirs et autres fumistes de ce genre. Après avoir lu ces explications, il faut avoir une foi robuste pour croire encore à la possibilité quelconque d'une transmission de la pensée. Dickson et Pickman ont dévoilé tous ces « secrets », et ce sont eux, ou d'autres témoins, qui, par la plume de M. Heuzé, nous expliquent la puérilité de ces mystères psychiques et comment on arrive à faire pousser instantanément un grain de blé où à se suspendre à une corde lancée en l'air. Tout cela n'est que prestidigitation supérieure, et il n'y a là ni catalepsie, ni hypnotisme, ni puissance métapsychique, mais simplement une vaste fumisterie. Le livre de M. Heuzé est amusant, irréfutable, définitif, plein de preuves et d'anecdotes. II a refait lui-même, avec procès-verbaux à l'appui, les expériences des lits à clous et transpercements d'épingles, et il aurait avalé, lui aussi, du verre pilé, si son médecin ne l'avait prévenu qu'il n'avait peut-être pas le bon estomac dont jouissent les personnes qui se livrent impunément à ce genre d'exercice. Ce livre convaincra-t-il les personnes qui voient partout des forces inconnues et mystérieuses? Certainement non. Les tournures d'esprit sont irréductibles, et il y aura toujours des gens qui continueront à voir du merveilleux là où il n'y a que des trucs.

L'Enseignement en France, par C, Richard. 25 fr. (Colin)

Ce gros volume en dit encore plus qu'il n'est gros. On y trouve des renseignements

préféreront confier la totalité de leurs pro- 1 1 cès à un seul et même conseil qui a pu être déjà apprécié par elles. Les restes des produits du monopole re- connu expressément par la loi en faveur des avoués des tribunaux supprimés seront donc à peine suffisants pour leur permettre de 11e pas mourir de faim, et constitueront en tait une impossibilité absolue de continuer à exercer leur charge, et l'impossibilité main- i feste, en tout cas, de trouver à céder à leur tour. Le prix de Chancellerie de cette^ charge doit donc être considéré comme entièrement: perdu, et l'Etat, qui s'était ingéré dans tout le détail de la cession, qui avait homologué le traité, accepté le prix, les frustrera «e tout ce qu'il leur avait ainsi garanti en vertu ne •la loi.

Uobjection tirée de la situation des finances publiques pouf exproprier sans aucune indemnité un certain nombre de. citoyens est •grave- de conséquences quant à l'avenir ces citoyens peuvent être en minorité, mille environ pour l'ensemble de la France, le prmcipe d'expropriation saris indemnité n'en constitue pas moins quand même une violation" de la justice et des droits sacrés de ceux qui ont traité sous le contrôle de l'Etat, et' qui ont été nommés par décret.

N'y avait-il donc aucun moyen d'assurer aux avoués des tribunaux supprimés une in.demnjté raisonnable, tout en limitant les charges de l'Etat?

Dans leurs réunions professionnelles, *es avoués avaient d'ores et déjà examiné l'éven'tualité de la suppression des tribunaux d'arrondissement, et avaient abouti à cette distinction fondamentale entre la restitution du prix de Chancellerie, qui pouvait être mise, suivant des modalités à fixer, à la charge .totale ou partielle des compagnies bénéf.-cknt de la suppression des charges, et à charge, au .besoin, de relever le tarif de leurs émoluments datant de 1919 et actuellement notoirement insuffisant; et l'indemnité d'expropriation qui ne pouvait être supportée par les avoués des tribunaux départementaux, ..puisqUj'iJs n'étaient pas plaidants, mais, devait, semblait-il, être supportée, au moins pour partie, Car les collèges, d'avocats, qoj bénéficieront ainsi d'un plus grand nombre e de dossiers aux tribunaux du chef-lieu dir département. Mais le remboursement ne pou-^ vait; être immédiat, en raison de rimpossiW- lité pour les compagnies et leurs membres deV trouver aussitôt les capitaux nécessaires ,eï;: devait être envisagé par voie de versementséchelonnés.

La solution .équitable semblait donc être,, ..pour l'Etat, de faire, dès à présent, l'avance des deux éléments de réparation dûs aux avoués des tribunaux supprimés :• remboursement du prix de Chancellerie, sur les' bases admises jusqu'ici pour déterminer ledit prix, avec récupération de cette avance en tout ou partie au moyen d'annuités payées par les compagnies des avoués postulant auprès des tribunaux de département;, acquit, en outre, d'une indemnité d'expropriation afférente aux honoraires de plaidoirie civile, criminelle et commerciale, laquelle indemnité pouvait également être mise à la charge, en tout ou partie, des barreaux existant auprès des tribunaux rattachant.

Pour fixer l'ordre de grandeur de l'avas^e ̃à faire par l'Etat, il faut estimer que les indemnités minimum dues à chacun des miîîe avoués supprimés pour les deux éléments cîdessus, peuvent être de 100.000 francs en ..moyenne, soit pour l'Etat une dépense, imme?diaté de 100 millions, mais avec la possibilité ̃ de réeupérer'j.au moins, le. tiers- -ée ̃ cette somme auprès des compagnies des avoués des tribunaux rattachants, et au moins Te quart de. ladite somme auprès des barreaux bénéficiant également desdites suppressions. L'Etat se trouverait donc faire l'avance de 100 millions en récupérant environ 60 mfilions, ce qui ne le grèverait finalement que d'une somme de 40 millions environ.- Ce serait une dépense bien minime, et qui mérite qu'on s'y attache d'autant plus que la violation proclamée principe de l'indemnité d'expropriation due à des citoyen: •nommés par l'Etat, dont le traité de cession a été expressément agréé par le gouvernement, et dont le prix de cession leur est brutalement enlevé par une simple décision arbitraire, constitue un précédent des plus dangereux pour l'avenir.

La solution ci-dessus indiquée peut recevoir de nombreux correctifs, notamment d'admettre pour les avoués des tribunaux supprimés le droit de venir s'installer au chef-lieu de département et de conserver

rares, sur l'organisation administrative et pédagogique du ministère de l'instruction publique, sur les attrioutions d'un recteur et d'un inspecteur d'Académie (dont les étrangers ont %oàvén't"pêîtiê'"àr!!côinpféhdrë! l'a 'diffS^ënce), sur les inspections aux divers degrés, sur les conseils et comités de l'administration cerĩtrale. L'ouvrage contient, en outre, la liste de tous nos établissements d'instruction publique rangés par académie, les cercles, cours spéciaux pour étudiants, etc. Un vrai vade mecum qui manquait et qu'on réclamait depuis longtemps.

La Guerre et la Paix, par Ludovic Naudeau. 10 fr. (Flammarion).

Ce n'est plus un récit de voyage ni une enquête immédiate que nous offre cette fois M. Ludovic Naudeau (à qui nous devons de remarquables documentations russes), mais un recueil de graves considérations patriotiques sur l'état actuel de l'Europe et les difficultés d'établir une paix durable basée- sur les données de la civilisation contemporaine. M. Naudeau donne son avis sur les problèmes de notre temps, la sécurité, le désarmement, l'avenir de la Société des nations, etc. Ce sont de sages conseils, pleins de clairvoyance, qui dénotent un. grand sens politique. M. Naudeau ne se laisse pas bercer par de vaines illusions. Il voit clair et parle net. Tous ceux que préoccupent les destinées de la France liront cet ouvrage, qui n'est plus d'un reporter, mais d'un historien. Brouillard, par Miguel de Unamuno, trad. de Noémi Larthe. 1$ fr. (Kra). Ce roman donne bien une idée du talent original de l'écrivain espagnol. Il résume sa manière. C'est une curiosité. On croit lire du Giraudoux ou du Paul Morand, avec quelque chose de plus comique et de plus naturel. On ne trouvera nulle part plus de drôlerie dans la vérité, ni plus de fantaisie dans l'observation. Monologues et.dialogues, réflexions humoristiques, satire, .charge psychologique, tout est agrément et surprise dans ce récit plein de verve amusante et contradictoire, et cependant sérieux, humain, profond. L'auteur est là tout, entier. Ceux qui le connaissent retrouveront ses idées, son. caractère et sur-.

leurs études, quitte à avoir droit de postulation concurremment avec leurs confrères dans tout l'ensemble de la nouvelle circonscription, ce qui aurait l'av-antage de diminuer les indemnités à verser. Il importait simplement de faire entendre une protestation et de mettre le public au courant d'une question qu'il ne peut connaître d'après l'exposé précédant le décret, mais emi inauiète, à juste titre, de très' honorables officiers ministériels, composant, d'ordinaire, l'élite de leurs cités. v

Un qvouê de tribunal 'cantonal.

naaii

Les emplois réservés Le ministre des pensions A:ient de fixer les dates auxquelles auront lieu, au cours des ^trimestres de l'année. 1927, les examens pour d'obtention du certificat Vd' aptitude professionnelle aux emplois réservés de première et deuxième catégorie. Ces examens seront subis aux chefsîieux des subdivisions de région et auront lieu aux dates ci-après

a) Emplois de la première catégorie du I" au 31 janvier, ,-pour le .premier trimestre 1927 du 1er au 30 avril, pour le deuxième trimestre 1927 du-i" au 31 juillet, pour le troi- sième trimestre 1927 du 1"' au 31 octobre, pour le quatrième trimestre 1927.

6) Emplois de la deuxième catégorie et emplois d'expéditionnaires (hommes) aux chemins de fer de l'Etat et de sous-agents militaires du 1" février au 31 mars, ,pour le premier trimestre 1927 du 1" mai au 30 juin,, pour le •deuxième trimestre 1927 du 1" août au 30 septembre, pour le troisième trimestre 1927 du 1" novembre au 31 décembre, pour le quatrième trimestre 1927.

Les listes d'inscription des candidatures à ces emplois seront arrêtées aux dates -suivantes 1. Emplois de :1a première catégorie le 20 novembre 1926, au titre du premier trimestre 1927 le 20 février 1927, au titre du deuxième trimestre 1927 le 20 mai 1927, au titre du troisième trimestre 1927 le- 20 août 1927, au titre du quatrième trimestre 1927.

2. Emplois de la deuxième catégorie 3e 20 décembre 1926, au titre du premier trimestre 1927 le 20 mars 1927, au titre du deuxième trimestre 1927 le 20 juin 1927, au titre du troisième trimestre 1927 .le 20 septembre 1927, au 4ire du quatrième trimestre 1927.

Les demandes d'emplois gui seraient produites

«. u. ~<

après 1 une des dates indiquées ci-dessus seront ajournées au trimestre suivant.. Les candidats trouvront dans toutes les mairies ou brigades de gendarmerie la liste des emplois réservés, leur, classement, 'les candidats ayant sollicité un emploi dans chaque catégorie, leur classement,' ainsi que les traitements de début et indemnités.

La situation vinicole dans le Midi Commencées dans -.certaines grandes propriétés, les vendanges seront' générales la^ semaine ̃prochaine, dans le Midi. 11 sera alors possible de se rendre compte approximativement du rendement général.

La pluie, impatiemment "attendue, est enfin tombée. Si elle, a été bienfaisante dans les terrains qui voyaient, tous les jours, disparaître le*ur récolte, il n'en a pas été de même dans les riches et fertiles plaines -de l'Hérault et de l'Orb, dont les vignes, submergées, ont perdu une grosse partie de leur, récolte. Guettées par la ̃pourriture, et aussi par la cochylis et l'eudémis, les vignes arrosées au cours de l'été, et qui prõmettaient de belles espérances, pourraient donner de graves mécomptes. Il est difficile de se faire d'ores et déjà- une idée exacte des effets de cette pluie tardive, et par trop abondante néanmoins, il est permis d'augurer que si ces pluies -n'ont ;pas une trop grande influence sur les rendements, la qualité, par contre, y gagnera et l'on aura ainsi du vin de meilleure tenue. Malgré un 'léger ralentissement dans les transactions de vins.de 1925, à l'approche .de la future récolte, lés cours, des vins vieux sont toũ j.ours^ fermement ténus.-

Les renseignement recueillis ces jours derniers dans les feuilles vinicoles taisent entrevoir une récolte peu abondante en Algérie et déficitaire nettement dans, le Centre, la Bourgogen, la Gironde, le Roussilloif, conséquence de la trop grande sécheresse mais les vins paraissent devoir, être, dans ces diverses régions, de qualité supérieure.

A part quelques ventes sur souches, de 10 •à 11 francs le degré, les transactions sur les vins de 1926 ne permettent pas. encore de fixer des cours fermes avant que les marchés aient repris leur physionomie habituelle. Pour le moment, le commerce et la propriété s'observent. Voici la dernière cote communiquée par la Chambre de commerce de. Montpellier vins rouges avec promesse d'enlèvement avant les vendanges, de 8 à 10 degrés, de 06 à 116 francs l'hectolitre vins rouges de 10 à 11 degrés, de 117 à 130 francs l'hectolitre nu, pris à la propriété, selon degré, qualité, conditions et situation de la cave.

Vins rosés et blancs, sur souche, pas d'affaires. °

Esprit trois-six et eaux<-de-vïe, crème de tartre, •tartre brut, lies de vin, pas d'affaires. M.

tout sa conversation, toujours si imprévue et si personnelle. ..̃

Promenades d'Italie, par Edouard Schneider. "̃«-- V 13 f r:' (Grasset)

M. Schneider est un spécialiste de, l'Italie historique et religieuse. Il ne se contente pas de nous donner des visions plastiques; il cherche à rendre l'âme des villes et des paysages, leur art, leur mysticité, leur histoire.' Fiesole, Cettignamv Capri, le Forum, les musées, la nature rardeVite et multiple de l'Italie, tout revit en émotion et en beauté sous la plume d'un voyageur passionné de réalité et d'idéal. Dans un chapitre curieux, M. Schneider, évoquant les fouilles de Pompéi telles qu'on les pratique aujourd'hui, nous fait un tableau saisissant de la. vieille cité disparue et méthodiquement ressuscitée par la compétence et les procédés de M. Spinazolla. Moravagine, par Biaise Cendrars. 17 fr- (Grasset).

Comment caractériser ce livre? M. Cendrars est écrivain, c'ertes. Il marche à larges foulées, par chevauchées haletantes, avec des heurts de violence et de réalisme. Le héros, une espèce de fou; le milieu, la révolution russe, l'Amérique, les voyages, les- Indiens, aventures extraordinaires, fuites prodigieuses, réalités fantastiques. On sort de là halluciné, perdu dans un chaos tragique, d'une lecture longue et pénible. Œuvre déconcertante, mais qui prouve un vrai tempérament d'écrivain.

Janine et son film, par- Michel Montaud. 9 fr. (Fasquelle).

M. Michel Montaud fait une peinture terrible des milieux cinématographiques, monde des rabatteurs, commanditaires, metteurs en scènes ou personnel féminin. L'auteur a de réelles qualités de romancier, entrain, dialogues et descriptions (voir les jolies pages du voyage en" Sicile). Malheureusement, avec ses revirements peu naturels et contradictoires, le caractère de l'héroïne n'est pas admissible.. Quand on est rosse comme Janine, on n'est pas en même temps exquise et parfaite; et, quand on est régénéré par l'amour, on ne retombe pas si puérilement

Désignation des jeunes soldats de la métropole à incorporer en Afrique du Nord

Il vient d'être procédé au ministère de la guerre, conformément aux dispositions du décret du 16 septembre 1923, au tirage au sort de la lettre origine de l'ordre alphabétique à suivre pour la désignation des jeunes soldats du contingent de la classe de 1926 devant être incorporés en Afrique du Nord. La lettre tirée a été la lettre R.

En conséquence, les jeunes sens accomplissant 18 mois de service dont les noms commencent par la lettre R, ou une des lettres suivantes, seront affectés en Afrique du Nord, jusqu'à concurrence du nombre d'hommes nécessaires, à moins qu'ils n'appartiennent à une des catégories suivantes

Hommes mariés avec ou sans enfants et veufs avec enfants. Hommes dont le père ou deux frères sont morts pour la France. Fils aînés de veuve*et aînés d'orphelins de père et de mère. Jeunes gens dont un frère servant en qualité d'appelé ou d'engagé par devancement d'appel se trouve sur un théâtre d'opérations ex.térieur (Maroc ou Armée du Levant), sous réserve qu'il n'appartienne pas au .prochain contingent à libérer. Titulaires du brevet de préparation militaire supérieure. Titulaires du brevet de préparation au service militaire jusqu'à concurrence de 10 du nombre de ces jeunes gens domiciliés dans la subdivision, désignés ou •classés entre eux d'après le nombre de points obtenus à l'examen dudit certificat. 1

Les jeunes gens rentrant dans les catégories visées aux alinéas 1°, 2°, 3° et 4° ci-d'essus remettront immédiatement au bureau de recrutement dont ils relèvent leur demande avec pièces ̃justificatives à l'appui.

Les jeunes gens qui n'auront pas été désignés par le sort pour servir en Afrique du Nord seront répartis entre les différents corps de troupe de la métropole et de l'armée du Rhin, d'après les règles habituelles.

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L'industrie des textiles dans l'Inde britannique Le ministère des colonies communique L'industrie des textiles subit en ce moment une crise assez sérieuse. Tandis que les usines de jute de Bengale connaissent une grande prospérité, les filatures et tissages de coton de Bombay sont sérieusement atteints.

Les Si (usines de jute du Bengale, avec leurs 48 métiers', leur million de broches et leurs 327.OOO ouvriers, ont produit l'année dernière 427 millions de sacs et 1.456 millions de yards de toile, le tout d'une valeur d'environ 518 millions de roupies (soit, au cours de 13 francs, 6.734 millions de francs).

•Par. contre, l'industrie cotonnière, dont le principal centre est. Bombay, a subi une grève prolongée provoquée par une réduction des salaires. Les propriétaires d'usines ne se hâtaient guère d'y mettre 'fin, car les exportations vers la Chine et les ventes de tissus sur le marché indien subissent une crise sérieuse due à la concurrence japonaise.

Le nombre actuel des usines est de 337, comptant 8.5ir.ooo broches, 154.000 métiers et employant 368.000 ouvriers. La production des- tissus dépasse 1.700 millions de yards, dont près de 30 proviennent de Bombay et Ahbedabad, chacune des autres provinces ne figurant que pour 3 à 4% du total.

L'industrie lainière est peu développée. Elle ne comprend que 5 usines, situées dans le Punjab, à Campore et Mysora.

Nouvelles scolaires

L'enseignement primaire- et les facultés La plupart des universités participent très activement, depuis quelques années, à la préparation aux examens supérieurs de l'enseignement primaire. Certaines d'entre elles'ont même institué dès conférences et cours spéciaux, malgré la modicité des subventions qui peuvent leur être allouées à cet effet par le ministère. Cette collaboration de l'enseignement supérieur et de l'enseignement primaire s'applique surtout à la préparation à la deuxième partie du professorat,. la préparation à la première partie étant, assurée par les quatrièmes années instituées à' grands frais dans plusieurs écoles normales..

Le ministre souhaite que les diverses- facultés- se spécialisent en préparant: dans l'ordre des lettres, les unes au professorat de langue et de littérature françaises, les autres au professorat d'histoire et de géographie, d'autres au professorat de langues étrangères; dans l'ordre des sciences, les unes au professorat de sciences mathématiques, les autres au professorat de sciences physiques et naturelles. Il leur appartiendra de choisir leur spécialité de manière que les étudiants pour qui la préparation à l'un des professorats ne serait pas organisée eussent néanmoins, par les enseignements existants, la possibilité de préparer la licence d'enseignement qui correspond à ce professorat

Les facultés rendent également de très grands services pour la préparation des professeurs et des instituteurs au certificat d'aptitude, à l'inspection primaire et à la direction des écoles normales. Le ministre estime nécessaire que les candidats soient assidus non seulement aux cours de législation, de pédagogie ou de sociologie qui leur sont spécialement destinés, mais encore à tous les enseignements qui peuvent accroître leur culture générale et développer leurs aptitudes à devenir des chefs et les directeurs des maîtres de l'enseignement primaire.

dans la -canaillerie. Ce parti pris de réalisme, J surtout dans le dialogue, gâte le récit, qui eût pu être" charmante En exagérant- le vrai, on; tombe dans le' faux.. =. '.̃

Exerces votre mémoire, par Georges Art. (Delagrave).

Voici, sur l'exercice de la mémoire, un livre de conseils ingénieux et savants, écrit par un auteur qui s'est spécialisé dans des travaux ayant pour but de développer la mémoire. Cette fois, M. Art enseigne à appliquer sur un morceau imprimé les dispositions que chacun peut avoir pour ̃ l'analyse, l'observation et le sens musical.) Il enseigne à décomposer et à enchaîner les idées. Tous les éléments cle la phrase sont examinés et classés. Le livre finit par d'excellentes réflexions sur la récitation et la lecture. En somme, bon travail technique et spécial sur la phrase, le fond et la forme, qu'on ne saurait séparer.

Don Benito assassin, par Paul Max. 9 fr. (Fasquelle).

Quand on a du talent et le don de faire vivant, pourquoi chercher à violenter le lecteur, à attirer l'attention en exploitant le réalisme sensuel? Voilà un livre plein de scènes brutales, de crimes abominables, de turpitudes inutiles. Avec un peu plus de pudeur, l'auteur eût pu écrire un roman aussi intéressant.

Dans son Panouille (10 fr. 50, Nouvelle Revue Française), M. Thierry Sandre raconte l'histoire d'un pauvre soldat, type d'homme simple, vrai et humain, victime des injustices inconscientes de la caserne. Condamné en conseil de guerre, la politique fait de lui un héros involontaire. Cette étude d'observation est en même temps une satire et un violent réquisitoire contre les exploiteurs du'peuple, les charlatans de mensonges humanitaires dont les pauvres diables sont dupes. L'auteur ne ménage personne et dénonce cruellement les préjugés et la routine militaires. M. Sandre a du talent et sait peindre la vie.

M. René Jouglet a mis beaucoup de fantaisie et une certaine maîtrise de style à

En particulier, l'enseignement de la psychologie peut et doit être suivi par ces candidats. Ils y trouveront l'occasion d'appuyer sur de solides notions théoriques de psychologie générale leur» connaissances encore un peu élémentaires. Ils se feront une vue beaucoup plus précise et plu» nuancée de la structure de l'esprit humain. La psychologie d'aujourd'hui repose sur un vaste système de méthodes qui, toutes, peuvent servir à l'éducation: ethnographie, étude des classes sociales, psychiatrie, psychologie animale, etc., etc.

Le ministre tient beaucoup aussi à ce que lés futurs directeurs et inspecteurs soient instruits des méthodes nouvelles de la pédagogie pratique et capables de les mettre en œuvre. Dans la plupart des facultés, il y a un enseignement de psychologie appliquée sont examinés et discutés les tests, les procédés d'investigation de toute espèce sur lesquels repose la psychopédagogie. Un certain nombre de Facultés ont un laboratoire de psychologie, des travaux pratiques de1 psychopédagogie. Il serait à souhaiter que celles qui n'en sont point pourvues puissent s'orienter, vers ,'d.es xecheïcliesrde cette nature. .'̃ t Jean Le Mêe.

MOUVEMENT SOCIALISTE ET SYNDICAL Congrès des ouvriers du sous-sol Le congrès, dans la séance du matin, -vote une résolution demandant la création de commissions mixtes chargées de présenter aux pouvcirs publics et aux compagnies des observations sur les mesures à prendre au sujet de l'organisation du travail, de la sécurité, de l'hygiène, de la discipline générale, des salaires, de la conservation des gisements et de tous' les moyens de nature à accroître la production. Puis il adopte un ordre du jour s'associant à la commission administrative de la C. G. T., pour approuver l'action du secrétaire générai, M. Jouhaux, dans toutes les branches des organismes de Genève, indiquant ainsi nettement, à ceux qui se réclament du monde du travail, que le prolétariat, organisé sur le terrain économique, n'entend plus se nourrir de doctrines périmées, mais qu'il veut profiter de toutes les occasions pour consacrer définitivement 4a paix par sa collaboration à l'action du grand organisme international. ̃

La séance de l'après-midi fut surtout consacrée à l'audition des délégués étrangers. Signalons, parmi les orateurs qui prirent la parole, M. Frank Hodges (Angleterre) secrétaire de la Fédération internationale des mineurs. délégué anglais parla de la grève qui, depuis dix semaines, a plongé dans une misère profonde un million de travailleurs. Il conclut par au appel à la solidarité ouvrière. M. Vigne, secrétaire général de la Fédération française, répond', que son appel sera entendu.

Congrès international des transports La plus grande partie de la journée d'hier fut consacrée aux travaux des commissions, dont. les rapports seront discutés aujourd'hui. Une délégation, unitaire avait demandé à être admise. Elle ne fut pas reçue et dut se borner à remettre une longue lettre à laquelle les conrgressistes ne pouvaient attacher aucune impor-' tance.

A la Cour de cassation

Du danger

de se fier à certains agents d'affaires Ayant, sur les conseils de l'agent d'affai- res G. dissimulé dans la vente d'un fonds de commerce une somme de 20.000 francs qu'elle dut restituer par la suite, la dame1 S. obtint, le 3 mars 1952, un arrêt de la Coar de Dijon condamnant son mandataire G. l'indemniser de cette perte.

G. s'est pourvu en cassation, reprochant à l'arrêt, par le ministère de M* de Lapi^ nouse, de l'avoir, en violation de la loi du 27 février IQ12 (article 7), obligé à garantir l'exécution d'un engagement nul. et d'avoir ainsi méconnu le principe de la personna'ité des peines.

1 Suf"le rapport 'de M. le" conseiller Jaùaon et les conclusions de M. l'avocat général Wattine, la chambre des requêtes a rejeté le pourvoi parce que G. avait « commis un véritable dol en suggérant à sa cliente la possibilité d'une dissimulation dont elle ne pouvait tirer aucun profit, et en rédigeanï une quittance qui la mettait à la discrétion, de son acheteur ». :• D'ailleurs, G. étant le mandataire salarié de la dame S. le recours exercé contre 'lui et improprement appelé « action de garantie », n'était qu'une action ordinaire en r-^s^ ponsabilité basée sur l'article 1.382 du Code civil.

Enfin, s'il est de principe que les peines, sont personnelles, la restitution d'une somme dissmulée, indûment gfi.rc.ue, n'a pas le carac-, tère de l'amende édictée par la susdite loi de 1012 et peut être réclamée au* mandataire par., la faute duquel elle a été perdue.

Nous rappelons à nos lecteurs que notés, établissons, pendant la saison^ d'été, des. abonnements au numéro, à raison 4e, 25 centimes par. numéro pour la France, et les Colonies et 50 centimes pout, l'Etranger. 'Il.

traiter ironiquement les plus hautes questions de psychologie et de morale (Une Courtisane, édit. Kra). C'est un genre dont Anatole France a abusé, M. Jouglet a fait un bréviaire de moraliste à rebours.

Je ne crois pas qu'on puisse lire un plus joli recueil de chansons rustiques que les Chansons de Margot de Philéas Lebesgue (9 fr., Malfère, Amiens), poésies remarquables, dont il faut louer sans réserves l'émotion, la coquetterie, le piquant des images et le métier parfait.

1..̃ ,̃̃-»-̃̃̃

C'est une galerie de portraits de' femmes illustres que nous offre M. Charles Foley, dans ses Femmes aimantes et femmes aimées, (15 fr., Edit. Montaigne),, sorte de revue féminine, œuvre de spirituelle vulgarisatiçm, qui apprend à mieux connaître certaines héroïnes, dont quelques-unes, comme Lucrèce. Borgia, sont, paraît-il, de grandes calomniées,, L'Ile des Saints, de Paul;Renaudin»(io fr., ` Bloud et Gay), nous transporte en Angleterre pendant la persécution de la reine-Elisabeth contre les catholiques. Un château dans les bois, une pieuse famille de réfugiés, r une idylle émouvante, la fiancée mourant pour" 1 sa foi, tel est le sujet de ce roman édifiant et délicat, qui aura du succès dans les, fa« milles catholiques.

Sous le titre Les grar.ds 'écrivains, M, Maurice Allem publie les deux premiers volumes d'un recueil d'articles de Sainte-Beuve, avec notes et renseignements critiques. Cette collection formera une vingtaine de volumes. On aura ainsi une véritable histoire de la littérature française du Moyen Age à l'ère parnassienne et réaliste. (Garnier, 9 f r. îe volume.)

Signalons, en terminant, une intéressante et élégante réédition de l'article de Théodore de Banville: Le Quartier Latin et la bibliothèque Sainte-Geneviève, paru en 1867 dans le Paris-Guide -(Vanoest, édit.). La brochure est accompagnée d'une introduction d'Amedée Boinet et de notes explicatives de Frantz< Calot.

Antoine àlbalat.


Il y & Cent Ans

Journal des Débats

idii .lundi 18 septembre 182ff

^CHRONIQUE musicale. Théâtre royal de ,1'bdéon. Le Mariage de Figaro, opéra, i Casti, poète italien, arrangea en 1786 Le Mariage de Figaro en opéra. Ce travail lui fut demandé, par l'Empereur d'Allemagne Joseph II, qui affectionnait beaucoup cette, comédie et désirait qu'elle devînt un opéra. Amateur, éclairé, de musique et de pièces de théâtre,' .«e souverain avait découvert et signalé, dans le drame de Beaumarchais, un grand nombre .de situations musicales. Il pensa qu'à l'exemple de Louis XIV il pouvait commander un chef,d'ceuyre il l'obtint. Il s'était adressé au Ra'.çine de la musique.

A chaque page se montre la touche ferme £t' sûre du grand maître le seul reproche ..qu'on puisse- faire à Mozart, c'jejst- d'être uni*.

forme- à ^force-d'être. parfait^ .-̃ •̃

̃ ̃ ̃ X.X.X..

">̃ :v -A L'mSTITUf ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES 1 ̃' Séance du .17 septembre

̃ 'Présidence ,de M. Tabbé Chabot. M. Rostovtzeff fait une communication 'Sur itiuelques' monuments de l'Italie méridionale. M. René Dusaud passe en revue les résultats -des fouilles depuis l'institution du mandat i ran-çais en Syrie,- et montre combien ils sont imrportants, tant au point de vue historique. qu'archéologique. Nous possédons aujourd'hui des témoins" de la civilisation phénicienne qui remontent à près de 3.000 ans avant notre ère. Le ^développement atteint par cette civilisation, des •le deuxième millénaire, nous iexplique les rang exc«ption;neL qu'elle a ̃ tenu au début du premier ."millénaire et que des autorités aussi indépendantes.- qu'Homère et Ezéchiel s'accordent à lui '4onner.

R\1TS DIVERS

PARIS ET BANLIEUE

'V ois' de "bicyclettes. Les agents de M. ".Voinot, commissaire de^.police; du. ,quajrte.r ̃: dès Ternes, ont arrêté lés nommés Perdi-

î-'iria-nd- Charron, Fïenri-Aueoàturier, Constant,

-ïLdu'vef-'ef- Eusrèhe* Prôvèlierv"-qiii.: ces- deï- "niers- temps; ont volé 70 bicyclettes- dans ££

..ifluartier* ;> ̃̃•̃ ̃

La treille du Roi. Hier a eu lieu l'adiv;•/dica'tîon aux enchères des raisins de la « treille du Roi » du- palais de Fontainebleau. La récolte était excellente en qualité et_en quantité etJes 85; lots ont été fortement disputés. La .vente a produit 6.885 francs, fai•sant ressortir le prix du kilo à S fr. 4.0. Figurants blessés. Déjà, la semaine 'dernière, nous signalions les mésaventuics ̃qui avaient marqué la prise de vues du fi'iji « Le Joueur d'échecs ». Une rixe avait éclaté. dans la forêt de Fontainebleau, entre un ar-' tiste et l'opérateur. Hier, en forêt, on « tournait » une charge à la baïonnette. Les figurants mirent une telle ardeur dans leur ,iea de scène qu'une, treijtaine .furent blessés. DEPARTEMENTS

Le mystère ides Essarts-le-Roi. De nouvelles battues sont effectuées, dans la ï-égion des Essarts-le-Roî, à l'effet de retrouver 'a tête, les mains et les pieds de la victime, qui ̃manquent au squelette. En collaboration avec ̃les inspecteurs de la préfecture de police, ia première bxigade Jnobile vérifie avec_ ?O'.ii toutes les disparitions signalées depuis nu

..certain 'temps. '•'

Une bagarre aux Sablés-d'Olonné. Nous avons dit, il y a quelque temps, qu'un conflit avait éclaté entre pêcheurs sardiniers et fa'bricarits de conserves, aux Sables-d'Olonne.

Ces. derniers ne pouvant plus acheter la totalité de la. pêche, les marins -avaient dciriaii4c. r Je ^dêpart.immédiat deg;rnar.ins~bretons- qui étaient venus, au hombr-e.de. cent .trente,, .pêcher sur la côte. ̃ -Jeudi soir^ à la: .suite d'une réunion du Syndicat des mari-nspêclîeurs des Sables, des bagarres, ont eu lieu sur les quais entre Sablais et Bretons. L'un de ceux-ci, croyant sa vie en danger, tira en l'air trois coups de rçvolver pour intimid-er. les agresseurs. Il a été arrêté et con-duit au parquet.

Drames conjugaux. Hier matin; à Sixfours-la-Pltige, petite commune des environs de Toulon, Lucien Mineret, 22 ans, tira deux ̃'coups de revolver sur sa femme, née Cavol, '-la blessant' grièvement. Il se logea ensuite^ ̃une balle' dans la tête. On attribue ce drame à des^ dissentiments conjugaux.

̃̃ Un cultivateur de Toulaud (Ardèche), Jouvet, âgé de 24 ans, tira, au cours d'une 'idispute, un coup de fusil sur sa femme. ."Croyant l'avoir tuée, il retourna ensuite son ""arme contre lui et se donna la mort en se -logeant une balle en plein cœur.

L'état de Mme Jouvet est alarmant. Un incendie à Troyes. Au cours de la nuit dernière, une blanchisserie, un établissement 'de bains et deux maisons d'habita'tion, nie de la Tour-Boileau, à Troves. ont .s-,été incendiés. Les dégâts sont évalués à 3SO.000 francs.

Un commencement Id'iticeridie aux mines d'Ostricourt. Un rivet, chauffé à blanc, tomba, hier, dans une cuve contenant de 'a -graisse «t. v mit le feu, pendant que des pu'vrîe'rs monteurs réparaient un chevalet âu.c -r-KiineS; d'-Ostricourt. chevalet et les cordes des' .cages, qui y étaient fixées,, furent brûléç-s. ̃ ^iSés' ipompiers se rendirent assez vite, maîtres :-du sinistre. ̃̃ Jetiné femme brutalisée par iîes- Algérrehs. Dans la banlieue de Bône, une jeune femme, qui cheminait sur la route, a été enlevée par quatre indigènes passant en automobile. Vfetée' de force dans la voiture, elle fut frappée à coups de poing et à coups de pied, et ̃r. on- la menaçait de lui serrer la gorge quand, ?iar bonheui, l'automobile, ayant heurté un a's de pierres, se renversa. La jeune femme -eh profita pour s'enfuir et se cacher dans un r °fossé. Elle entendit bientôt que la voiture

fîmilTON BU JODRNAL DIS DÉBATS r' du 19 septembre 1926 [1]

LA DAME D'HONNEUR PAR

William LE QUEUX Ttaàuit de l'anglais par VÉRIMÈNB

̃ _.«<

-i Entïïanfé <îe vous voir, ttiort fcHsr Çerald; vous n'êtes ici qu'en passant, je suppose ? `

C'était par une chaude soirée d'été de î'annêe 19Î1; la pendule marquai! six heures fcu; Cercle de la Diplomatie, situé place SaintJames, dans le quartier de Piccadilly. Celui qui s'exprimait ainsi était George ̃TRen'frew", déjà d'un certain âge et retiré .de la carrière. Son interlocuteur, de trente "ans environ, ayant très bon air, était Gerald Danecourt, fils de Lord Danecourt, de -.îobic et ancienne famille, .mais assez, dépourvues biens de ce monde. Le jeune homme faisait son chemin tout seul, ne pouvant guère compter sur le trésor paternel pour se tirer d'affaire.. Il était remarquablement intelligent^ et charmant dans, ses manières. Jouissant déjà d'une grande estime auprès de certains hauts 'personnages du ministère des affaires étrangères, son avancement avait été rapide, et, au moment commence ce récit, il occupait Reproduction interdite.

repartait et, étant remontée sur la route, elle raconta son aventure aux gendarmes. L'enquête ouverte aussitôt apprit que, dans la, nuit, un garagiste avait reçu la visite de deux indigènes qui lui avaient demandé de venir chercher deux blessés avec une voiture de secours. Le garagiste y consentit et trouva au lieu de l'accident- deux .individus grièvement blessés, II les ramena au garage, d'où ils partirent avant l'aube. Grâce à cette déposition, les agresseurs purent être identifies pour Ben, Giba Amar Gros, propriéta've terrien à Ouzerville, son beau-frère et deux de leurs régisseurs. Tous quatre sont activement recherchés.

̃ TRIBUNAUX

L'assasinat <îe Petlioura

M. Pëyre, juge d'instruction, a interroac, hier, l'israélitè Salomon Schwarzbard qui, le .20 juillet, rue .Racine, tua l'ataman Petlio'ira, ancien .dictateur de l'Ukraine. ••̃̃;̃- .1; ',Xe. général Georges Petîioura, .frère -de .-a victime, s'est porté partie, civile.

Le juge, a entendu MM. Schouljne' et. Bez̃palko, anciens ministres de l'Ukraine, qui ont affirmé que Petlioura s'était touiours oppose aux pogroms et que, eux, personnellement, sur l'ordre du dictateur, avaient fait des conférences dans les milieux antisémites pour recommander le calme. Des officiers, notamment un colonel, sont venus déclarer qu'ils avaient empêché leurs régiments de se livrer à des massacres.

Plaintes pour escroqueries

A" la suite de nombreuses plaintes, M. Genty, juge d'instruction, a ouvert une information pour escroqueries et abus de confiance contre le directeur de l'Office de crédit de valeurs à lots, 40,- rue Laffitte, et contre' le Compoir Méridien, 16, avenue du BcAir. Ces deux sociétés,. qui: vendaient a 'tempérament des valeurs à lots, n'ont pu livrer à leurs clients les titres souscrits qu ils avaient engagés au 'Crédit municipal. Le nige, après avoir fait perquisitionner aux deux sièges de ces sociétés, &_ ordonné leur fermeture.- Le directeur a éî,c arrçié.

mam

INAUGURATION DE DEUX PONTS La commune de Saint- Jean-de-Pardailhan, dans -l'Hérault, vient de fêter l'inauguration de deux ponts construits par le 2" régiment du senie de Montpellier 'et qui desserviront le 'hameau de Saint-Martial. Jetés .sur la rivière de la Cessière, qui scinde lejiameaujen deux par"tiês,' les .deux" ponts '"présentent -les câractérïstiques suivantes culées et piles en maçonnerie, tablier en'feîs' avec deux" poutrelle en doit-,ble T. Leur portée est de six à: sept mètres.' La. rouïe d'accès qui a été tracée mesure une -longueur totale de cinq mètres. Un ponceau avec aqueduc et dalles_ en béton armé complète ce travail à l'activité du capitaine Pasquier, des lieutenants Beftand et Merlet et à l'infatigable labeur des sapeurs du génie. Après la visite de ces ouvrages, un banquet a été servi à l'école de Saint-Martial, auquel assistaient diverses personnalités de l'arrondissement de Saint-Pons. M.

Rente 5 0/0 amortissable Le 16 septembre 1926, à ïo heures du matin, il a été procédé publiquement, dans l'une des salles du ministère des finances, au tirage au sort des deux séries de la Rente 5 Amortissable qui devront être remboursées à partir du 2 novembre 1926.

Le sort a désigné les séries 254 et 51." Les porteurs de titres sont, en conséquence, prévenus que le remboursement des inscriptions appartenant à ces séries aura lieu, à partir de la date précitée du 2 novembre prochain, savoir

Pour Paris, à la Caisse centrale du Trésor, et pour le départements, aux caisses des trésoriers-payeurs généraux, des receveurs particuliers des finances et des percepteurs.

';̃' ;s taxes télégraphiques

.a

,i.j)a^tjr.du, 2q,sejj>jeTObre;^9?6ft4ea coefficients d' équivalence applicables "avi calcul des taxes télégraphiques et téléphoniques, seront fixés comme suit T.à 6,7 dans les relations internationales ;'2° à 4,5 dans les relations coloniales, y compris Cameroun et Togo, lorsque les télégrammes devront être acheminés par la voie T. S. F., pour toutes les colonies par la voie Dakar, pour l'Afrique occidentale et l'Afrique équatoriale française par la voie Dakar ou voie T. S. F.-câbles pour le Cameroun et le Togo 3° à 6,7 dans les relations télégraphiques coloniales quand l'utilisation d'autres voies que celles ci-dessus sera prévue.

Les plis postaux « exprès »

A partir du. 26 septembre courant, les taxe; supplémentaires applicables à la distribution pai « exprès » des correspondances d'origine pos; tale s'élèveront dans le régime intérieur ¡ 2 fr. 50 par objet distribuable sur le territoin d'une commune pourvue d'une recette dès .pos tes, d'un établissement de facteur-receveur 01 d'une agence «postale 2° à 6 francs par obje distribuable dans toute autre commune.

Les Concerts par T. S. LES LOKBUEURS D'ONDE SONT: ̃ j ToupEiiïel, 2.600 m.–WMt, MSOm.m-P.T.T., 450nï Demain dimanche ̃:

ECOLE SUPERIEÙRR DES P. T. T, A 21 heures, soir-éfl sofïerte :par l'Associatior générale des auditeurs de T. S. F., organise! avec le concours de Mlles Fernande- Poulhn Marie-Louise de -Gerlor, du Gymnase Mmi Bois-Gallais, de l'Opéra de Monte-Carlo MM Lamy, hautboïste René Maurianne, de l'Opéra et Lucien de™'Gerlor. Programme Espou charmant (Chaminade) Jamais plus (J. Mas- senet), Mlle F. Pouliin solo de hautbois pa; M. Lamy Mélodies, Mlle de Gerlor Véro- nique (Messager) Duo de l'escarpolette, -Mme

le poste de secrétaire de légation à Vanina, capitale de la Slavonie.

Ce royaume peu important tenait cependant une large place dans la politique européenne, étant donné les intrigues qui s'y déroulaient.

Gerald sourit avec complaisance. Sir George Renfrew était un vieil ami de son père qui le connaissait depuis sa plus tendre enfance.

Je suis ici plus en courant que jamais, Sir George. Les affaires vont mal à Vanina. Je. sais tant mieux, dans un sens, pour ceux qui, comme vous, ont leurs éperons à gagner.

Les deux hommes causèrent encore quelques instants, puis Danecourt, passant au fumoir, fut chaudement accueilli par quelques membres du cercle.

..A six heures et demie, il se, dirigea vers le vestibule et surveilla avec attention la porte .d'entrée, tout en échangeant quelques mots avec le concierge.

Deux minutes plus tard, un taxi s'arrêta et un charmant visage apparut à la portière. En une seconde, Danecourt se trouva au pied de l'escalier, et, après avoir donné au chauffeur une adresse à voix basse, il prit place aux côtés de sa charmante compagne. C'était une très jolie personne d'origine étrangère, Française peut-être, simplement vêtue, mais sur la naissance et l'éducation de laquelle on ne pouvait se tromper. Où me conduisez-vous? furent ses premières paroles. Dans un endroit très calme, j'espère; nous ne devons pas nous exposer à être vus. Mais je sais- que. vous.êtes. toujours prudent. ̃

Eois-Gallais;.Duo de .l'âne, M. René Maurianne l'Humoriste, au piano Lucien de Gerlor dans ses œuvres -̃; le. Roi d'Ys (Lalo) Les cent vierges" (Lecoîi) Salammbô (Rêver), Mlle F. Pouliin Solo de hautbois, M. Lamy Ciboulette, duo du voyage (Reynaldo Hahn) Duo de la Saint-Janvier (Tagliafico), Mme BoisGallais.et M. René Maurianne.

TOUR EIFFEL De 21 11. 10 à 23 heures, radio-concert Mes impressions d'Italie (Charpentier), 1 orchestre 1- 3" concerto (Saint-Saëns), violon, Mlle M.-L. Oger L'actualité dramatique, par Mme G. Tristan Franconi Ouverture de la Fille de Mm; Angot (Lecocq), l'orchestre- Sélection de la Fille de Mme Angot, chantée par M. Aldor.i, de la Gaîté Lyrique' Mme- Stella de Roçquïghy, du Trianon Lyrique .Mlle Pany. Daniel, de 1 Apollo Ouverture des Dragons'dè Villars (Maillard), chantée par M. Aidoni et par Mmes btella de Rocquigny et Dany Daniel. -:•

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Théâtres

-ce soir ̃ '• ̃̃-̃̃̃" ̃"̃ A l'Opéra, à S heures, Loliéngrïn (Mme_ Andrée Marilliet, M. Eric Audoin," Mlle 'Marcelle Mahieu, MM. Huberty,: Mauran,; Cambon). Chef d'orchestre, M. Ph. Gaubert.

A la Comédie-Française, à S h. 4.5, Le Passé {MM. André. Brunot, Alexandre, Paul Numa, Lafon, Gerbault Mmes Marie Ventura, Jeanne Even, Marie Bell).

A, l'Opéra-Çomiquè, à 8 Heures, Manon (Mmes Luart, Mona Païva MM. Micheletti, Bourdin. André Allard). Chef d'orchestre, M. Maurice Frigara.

A l'Odéon, à 8 h. 30, La Revue de l'Odéon (avec M. Pasquali et toute la troupe du second Théâtre-Français).

INFORMATIONS

.4- A l'Osera

Mlles Mireille Bertori, Haramboure, Lapeyrette, MM. G. Thill, Mauran, H. Fabert, Ed. Rambaud, Soria et Huberty seront, lundi soir, les principaux interprètes du Jardin dii Paradis, .sous la direction- de .M. F. Ruhîmann.. -4- A la Comédie-Française

Demain soir, dans Le Mariage de Figaro, Mlle Bretty jouera pour .la Première -fois le rôle de Suzanne, ainsi que Mil. René Simon et de Rigoult ceux d'Antonio et de Doùblemain. Ces

Le jeune homme sourit î Dans un restaurant que j'ai découvert il y a deux ans et pu je sais que nous trou-verons un dîner convenable. J'ai vu le chef, cet après-midi et lui' ai commandé au moins deux de vos plats' préférés. Nous ne serons' pas dans un cadre aussi -artistique qu'au Ritz cu au Carlton, mais; d'un autre côté, nous risquerons moins d'être connus.

La jeune fille le regarda avec tendresse Comme c'est bon à vous d'avoir pris tant de peine et de. vous être souvenu de mes petites fantaisies Puis, posant soudain sa main fine et gantée sur celle de son interlocuteur, elle lui parlaà voix basse et sur un ton caressant Qu'il m'<:st doux de vous revoir, Mon- sieur D~necourt ° .11. porta la petite main délicate à ses Je-*

vres

Quant à moi, vous savez comme j'en suis heureux.

Il fut sur le point d'en ..dire ( davantage, mais se retint à temps. Elle, détourna la tête c pour dissimuler son trouble et. poussa un long soupir. Un instant; après, le taxi s'arrêta devant un restaurant de modeste apparence et Gerald Danecourt y pénétra avec sa compagne.

Ce même, soir à sept heures, un étranger d'un certain âge,, vêtu d'un pardessus clair et coiffé d'un chapeati mou, 'gravissait les degrés de •' Saint- Ja.mes'Club. Il portait à la "main une boîte d'émail vert, et tout dans sa ~n .tenue indiquait qu'il arrivait, de voyage, II s'informa auprès, du concierge si

M..Danécourfc.étaît -là. •• ̃

M. Danecourt est arrivé hier au soir,

trois, artistes ?sront entourés de MM. Fenoux, Brunot et de Mlle Robinne.

-f- À l'Opéra-Comique

Les Contes d 'Hoffmann seront chantés demain, soir par Mlle Jeanne iGuyla, qui vient de pren•dre possession des rôles d'Antonia et de GiuJietta. Mlle Guyla aura pour partenaires M. Oger, Mlle Olympe Garcia, M. José Beckmans, Mlle Ducuinsr," MM. Mesmaecker, Roussel et Azéma. L'orchestre sera dirigé par M. Cloez. -f- Nouveautés (24. boulevard Poissonnière) De l'avis général, La Fajnilie •̃ Lavôlette, de M. Brieux, de l'Académie française, est une des comédies les plus .puissantes du théâtre contemporain. Elle est d'ailleurs remarquablement jouée par Régina-Camier, André Dubosc, Mauloy, Jeanne Grumbach et Pierre Stephen. Demain dimanche matinée à 3 heures. (Bergère 52-76).

-;fr LES MATINEES DU DIMANCHE ̃ 'Comédie-Française, à I h. 45, Gringoire, Tar-

tr~ffe,

^Qp'érarComique, à.l h..10, Mireille. Odéon, à 2 h. 30, La Daine aux camehas. LE C0 S~~L ~fU A .̃- Monsieur- Vial est enchanté d'avoir eu le bonheur de rencontrer un ami qui lui a vanté les qualités de ia recette suivante, facile à préparer chez soi par n'importe qui, et grâce à laquelle Ses cheveux blancs sont revenus à leur teinte naturelle

Dans un flacon de 250 gr., versez 30 gr. d'eau de Cologne (3 cuillers à soupe), 1 gr. de glycé-rine (1 cuiller H cale), le contenu d'une boîte de Lexol et remplissez avec de l'eau

Les produits servant à la confection de cette lotion,- qui fonce les cheveux gris ou décolorés et les rend souples et brillants, peuvent être achetés dans toutes les pharmacies, rayons <lc parfumerie et salons de coiffure, à un prix minime. Appliquer le mélange sur les cheveux deux fois par semaine jusqu'à ce que la nuance désirée soit 'obtenue. Il ne colore pas cuir chevelu, il n'est ni gras ni poisseux et reste indéfiniment. Ce moyen rajeunira do beaucoup toute personne ayant des cheveux gris.

Nous rappelons à nos abonnés que les demandes de changement d'adresse doivent être accompagnées de la dernière bande et de la somme de UN FRANC.

Monsieur, fut la réponse. Il n'est pas ici en ce moment.

L'étrangçr parût désappointé et garda un instant le silence 1

Une dame n'est-elle pas venue aujourd'hui pour lui parler? demanda-t-il enfin. Il se passa quelques secondes .avant que le domestique répondît. Il n'avait encore jamais vu ce nouvel arrivant et ne savait jusqu'à quel point il pouvait avoir confiance en lui.

'Son interlocuteur remarqua l'hésitation Je connais très bien M. Danecourt et je désirerais vivement le Voir ce soir. Vous ne lui ferez aucun tort en répondant à ma question.

Devant cette insistance, l'homme avoua '.qu'une' dame en taxi s'était arrêtée devant la "porte et que M. Danecourt l'avait rejointe aussitôt. Il était en tenue de soirée, et, étant donné l'heure, ils avaient dû aller ensemble dîner quelque part.

Vous ne savez pas où? demanda l'étranger, qui parlait un mauvais anglais, .mais dont la voix avait une intonation agréable. Le concierge secoua la tête. En réalité, il l'ignorait; et, en tous cas, il en aurait gardé le secret..

Après réflexion, l'inconnu donna son nom: "Félix Salcedo.

Quand M. Danecourt reviendra, veuillez lui remettre ma carte, reprit-il Dites-lui que je regrette beaucoup de ne pas l'avoir trouvé, 'car je crains bien de ne pouvoir revenir. Je vais au Majestic, je resterai jusqu'à demain soir. Je serai heureux de lui parler s'il peut venir m'y voir dans la mati-

Programme des Spectacles -du 18 Septembre 1926

THEATRES

Opéra (8 h.)- Lohengrin.

Opéra-Comique (8 h.). Manon.

Comédie-Française (8 h. 45). Le passé. Odéon (8 h. 45). La revue de l'Odéo'ri. Ambigu (8 h. 30). La porteuse de^pain. Antoine (8 h.. 45). Le dybouck.

Arts (8 h. 30). Le lac salé.

Athénée (9 h.). La folle nuit.

Avenue (9 h.). Le Rubicon.

Bouffes-Parisiens (8 h. 30). Trois jeunes filles. nues.

Caumartin. Relâche.

Châtelet (8 h. 30). Michel Strogoff. Comédie des Champs-Elysées (8 h. 45)'. Deux paires d'amis. Le carrosse du Saint-Sacrement.

Daûnou (9 h.). Hélène.

Edouard-VII (9 h.). Une petite main qui se «place. ̃• ̃̃.<̃̃ Fémina (9 h.). La prisonnière. v Gaîté-Lyrique (8 h. 40). Les mousquetaires au couvent.

Grand-Guignol (8 h. 45). Spectre sangiant Gymnase (9 h.). Félix.

Madeleine (8 h. 30). Le mari d'Aline. Marigny (8 h. 30). Vive la République 1 Mathurins- (8 h. 45). Le Mariage de Mlle Beulemans.

Michodière (8 h. 45). Passionnément. Mogador (8 h. 30). No, No, Nanette. Nouveautés (0 h.). La famille Lavôlette. Palais-Royal (8 h. 45). Au premier de ces messieurs.

Porte-Saint-Martin (8 h. 15). L'Aiglon. Renaissance (8 h. 45). La petite chocolatière.

Sarah-Bernhardt (8 h. 30). Mon curé chez les riches.

Théâtre de Paris (8 h. 45). La Vérité toute nue (Max Dearly, Raimu).

j Trianon-Lyrique (8 h. 30). Rêve de valse. Variétés (9 h,). M. de Saint-Obin. SPECTACLES DIVERS

Casino de Paris (8 h. 30). Paris en fleurs. Folies-Bergères (8 h. 30). La folie du jour. Olympia (2 h. 20 et 8 h. 20). Gaston Palmer, etc.

Marivaux (matinée et soirée). Douglas Fairbanks dans le Pirate noir.

née à n'importe quelle heure. Dites-lui que c'est très important.

M. Salcedo descendit l'escalier et monta dans le taxi qui l'attendait. Lorsque la portière se fut fermée, il se laissa alter à sa contrariété

«. Quelle malchance de l'avoir manqué, peut-être d'une heure seulement! Si nous n'avions pas été retardés à Calais, -c'eût été tout à fait bien! Mais, quand il aura mon petit mot, il verra que notre rencontre est urgente et sans aucun doute vi-andra demain. » En se dirigeant vers le Majestic, cet hôtel spacieux qui domine la Tamise, et /comme sa voiture dépassait Charing Cross, il aperçut une grande et belle femme, qui marchait. lentement le long du quai. Une exclamation de ̃colère lui échappa .•

«. Stéphanie ici, à Londres Il y a mille chances à parier contre une qu'elle est sur mes traces. Cela va changer mes pians. » Arrivé à l'hôtel, il retint une chambre au quatrième étage, et, à cause de cette femme 'qu'il venait d'apercevoir, il résolut de e ne pas donner son vrai nom, mais de s'inscrire sous celui de Georges Madden. Avant de prendre l'ascenseur, il remit au caissier, f.our être gardée dans un coffre-fort,, sa petite boîte d'émail qui était fermée à clef et 1 scellée. Il plaça le reçu dans son étui à cigarettes et monta dans sa chambre.

Après avoir mis un peu d'ordne dans ses affaires et dans sa toilette, il se emanda où il pourrait bien aller dîner, s'ape rcevant un peu tard de l'erreur commise en descendant au Majestic, où, à plusieurs repris es/ on avait

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eu l'occasion de le connaître sous son nom des Salcedo.

Aujourd'hui, a cause de la mission délicate qu'iil avait à remplir, il ne devait pas risquer d'être reconnu. Dans cet hôtel. très cosmopoïite, l'incognito serait difficile à garder mieux valait donc ne pas y prendre ses repas. « Romano's » était préférable;' là, du moins, nul ne le connaîtrait. Le lendemain matin, un mot au cercle et à l'hôtel Brown, où Danecourt avait l'habitude de descendre, informerait ce dernier d'avoir à le demander igous le nom de Madden.

Ce n'est que vers dix heures qu'il quitta le restaurant, et, ayant été distrait pendant quelques instants, son anxiété disparut et sa 'prudence l'abandonna il eut même l'idée d'aller au bar américain du Majestic prendre -un dernier rafraîchissement. En' entrant dans la salle, il se dirigea vers le comptoir et commanda un whisky. A ce moment, un homme s'approcha de lui et l'interpella avec un accent américain

Tiens! Monsieur Lomax, je suis vraiment heureux de vous voir à Londres. Je suis arrivé de New- York mardi seulement. La physionomie de Salcedo resta- impassible en réalité, il ne se souvenait pas le moins du monde de l'Américain. Lomax était un de ses noms d'emprunt et cet homme l'avait évidemment reconnu pour l'avoir déjà rencontré.

Je crains, Monsieur, que vous ne me preniez pour quelque autre, dit-il poliment. Mon nom .est. Madden et je n'ai pas quitté l'Angleterre depuis des années.

̃.̃̃-̃ {A. suivre?!;


*BA*fS LE mONWB t LES-COURS

Les souverainsyougoslaves.séjourneront Paris une semaine environ, dans le, plus strict incognito, sous le nom de comte et comtesse

'«l'Àva'Ià, ̃ .;̃ v- '̃̃̃

FIANÇAILLES

On annonce les fiançailles de Mlle Romano Avezzana, fille de l'ambassadeur d'Italie à Paffis.ayec le vicomte Alain Obe'rï de Thieusies, conseiller de l'amba-ssade de Belgique à Paris, fils.du vicomte 'Amaury Obert de Thieusies et ;ide4a- vicomtesse, née comtesse de Ribeaucour.t. MARIAGES

Avant-hier, a .été célébré à Strasbourg, dans la plus -stricte'' intimité, le mariage de Mme Eugène. Neunreiter et <lu général Boquet, commandant la 25e division à €lermont:Ferrand; Les témoins étaient,. pour la mariée, le général ;Tauf rlieb, sénateur du Bas-Rhin, et, pour, le anaïié, le général Berthelot, .membre du Conseil ^supérieur de -la guerre, gouverneur militaire de Strasbourg. ̃ -.̃̃«

NAISSANCES

La" comtesse de Rame! femme idu< député, du

Gard, a donné le jour à une fille, Irène. 1

-M. et Mme, Robert Pieyre de Mandiargues sont heureux d'annoncer la naissance de leur .fille. Françoise. DEUIL Henri Âl6ers

Henri Albers

M. Henri Albers, de l'OpérarComique, est dé- 1 cédé la nuit dernière, après une courte maladie, à l'âge de 60- ans. C'était. un probe et bel artiste qui honorait la scène française et l'art du chant. Hollandais' d'origine, Henri Albers avait décuté à Amsterdam, où Massenet l'entendit et le ̃fit engager, en France. Il fut l'un des premiers à chanter les ouvrages de la Tétralogie de Richard Wagner. Il entra en 1909 à l'OpéraComique il fit d'importantes créations. ̃ ̃ Saimpré, Cours, Conférences et Réunions La rentrée des classes à l'Ecole commerciale de la rive gauche, administrée par la Chambre de commerce de Paris, est fixée au -vendredi Ier octobre, à 8 heures du matin. Les inscriptions sont 'reçues tous les jours non fériés à la direction de l'Ecole, 3, rue Armand-Moisant (15e), de 9 h. à 11 h. et de h. 30 à 4 h. 30. Déplacements et Villégiatures de nos Abonnés iPaiis.Ji* Mmes André Bèàûhiër, 'Georges! Frey, Octave; Homberg,' Pierre Girôd, E. Langweil, Alice La Màzièrç: > Miles Gèrrrrain, Thérèse Rti'ttëinbOui-ï. Tabouillot, Odille Çhabért, A. Kinkelin.

MM. Louis iGarrîièf," ïe commandant Ha-

lyL Louis ~Garmei,-lë commandant Ha-

iblitzel^ 'Lucien- jansse, Adolphe Tullien, le capitaine Lacassde, Gabriel Marcel, Th. Mous-,saud, le: baron Beyens, Blanc, Th. Ferry, Gãlereàu, Adolphe Giraldpn, Muller, le docteur Parvu, Pieri, Roger- Réginald, Khann, Geor- ges Rouleau, Paul Vaiicher. Départements. Mmes Alfred de CJau- sonne, à Nimés; René Favre, à Mulhouse;. ;Sèné Firino, au château de Saligny;' Georges1 Maillard, à Douai; Pierre Renouard, à SaintGermain-ên-Laye; .Bburlon de i Sarty, au châ- teau de Noviltars; Albert Taillandier, à Fres- Boy-eh-Gohelfe; Paul Boulange, à Remire..inont; .ChaiRnjot, à Olliergues; E. Sommier, au châteàçr de; Pasmoulét Thierry-Delanoue, à Saint- Victor Soulaines.

Mlles Jeanne Bienvenue, à Rocheservière; Guilbert, à Videscoville; J. de Reinach, à Evia'n-les-Bains.

̃. MM. Gustave Berly, au château du Larrey: E. Binet,- à Nancy; Bonnaric, à Lprio'3L: Chayegrin, à Nancy; Ch.Dombre, à SaintGermain-en-Laye; le colonel G. Duperray, à iStrasbourg,' le contre-amiral Durand- Viel. à Roncherolies-le- Vivier; Paul Evrard, à Eu; Raymond- Fragnkr, à Saint-Sauyant;'S. Gatine, à Mens; L. Jacquier, à Coluire; le géné- ral Koechlin-Schwartz. au château'de Boisfontaine E.Lainé, au Mortier; Jules Martha, à Auxerre; Masbon, à Marseille; le docteur MilHoz, à Chambéry; le comte de Rillv d'Oy- sonville. au château de Bouchet; Pelissier, à la Fqntaine-du-Bergcr; le ,pasteiir de. Perrot, à Àlais; Henry Potez, à Montrèuil-sur-Mer; L. -Pougét, à Marcillac; Martial Tricaud, à Versailles; Le Ifeutenant Wîlmé, à Bénainénil; Eadiou, à Nelly; Bouriat, au château de Jrfontjeu; Ale,x. Carbonnei. à Entr^yg^ues; Charles- Chardon, au chStèau de Bùrand; Chipon, à Lyon; F. Colens, à Saint-Zacharie; Louis Ûanguy, à Rouen; le chanoine A. Dufréchou, à Toulouse; Paul Engél, au château de Noue; Louis de Gélis, à Âstaffort; Jouvenet, à Champagne; Xavier Kœnig, à Toulon l'abbé Jules' Lejendre, à Charenton-lePont Joseph Magnol, à Bagnanque; Henri Mounier, à Pontoise; le docteur Olivier, à Sèvres; Pierrey.à Surineau; le lieutenant-colonel Riocreux, à Montpellier; René Le Roger, à Angers; Roger Sevàux, à Vire.. Etranger. Mme la comtesse de Mérode, au château deî Westérlob.

Mlles Chaptal, à Genève; Hélène Rott, à Mevnier-Morat.

MM. F. de Visscher. à Gand; F.-C. Roc. à Dundee; H. F. Liffering, à Amsterdam; :José •Emygdio' Pereira, à Nitcheroy.

DERNIÈRE HEURE

Société des Nations Signature des traités d'arbitrage et d'amitié entre le royaume des Serbes, Croates et Slovènes et la Pologne

ICPAR^XÉLÉEHONE DE NQTBE. CÔRRËSPONÎAÎîil Genève, le 18 septembre,^ r

"LVssemmêe,ii'e devant5 se feumr^e KOuvêau que mardi après-midi, MM. Nintchitch et Zalèwski ont 'puprofiter 'du'répit pojur signer ce matin les traités qu'ils avaient négociés en vue de resserrer entre les deux pays des liens d'amitié qui sont d'ailleurs fort étroits. Une cérémonie tout intime a réuni à midi les deux ministres des affaires étrangères, les ministres ̃plénipotentiaires résidant dans les capitales des deux pays, le délégué permanent auprès de la S. D. N., M. Sok'al, et les représentants de la presse polonaise et: de la presse yougoslave au siège de la délégation polonaise auprès de la S; D. N. Après la signature, les_ deux ministres ont échangé des paroles extrêmement cordiales et M. Zalewski a rappelé le rôle considérable que M. Nintchitch joue dans les Balkans pour le maintien de la paix. Les 'traité* signés viennent compléter le cycle des traités que la Pologne avait déjà signés avec les deux autres États -de, la Petite Entente,- la Tchécoslovaquie et la Roumanie. Celui avec ce dernier pays avait du reste; comme l'on sait, le caractère très spécial d'un traité défensif" et de garantie des frontières. Les traités signés aujourd'hui sent d'une part un traité d'arbitrage et de conciliation, et d'autre part, un traité d'amitié et de collaboration cordiales. Ils dciv.ent permettre aux deux pays de renforcer une action commune en faveur de la paix générale pour le bien de leurs nations et pour le bien de tous.*

A la S. D. N., seul s'est réuni ce matin et en séance privée"- te. Comité du 'Conseil qui avait à examiner, conformément à une décision du Conseil de la S. D. N. les propositions des gouvernements finlandais, .français et polonais,- tendantà préciser, et. rendre plus rapide l'action du Conseil en cas de -menaces d'agression. Il s'agirait, dans l'idée des signataires de ces propositions, de.vdonner tout leur effet aux articles ,15 et 16 du pacte concernant un différend dangereux pour la paix .ou même un recours à la guerre par un membre de la S. D. N. Un complément d'information a été demandé au secrétariat. Le Comité du Conseil se prononcera au cours de la session; Ed. B.-

Ajprès l'entrevue de Thoiry

Genève, le iS septembre. Au lendemain de l'entrevue de Thoiry entre -les deux ministres ides affaires étrangères de France et d'Allemagne, les mtfietix officiels allemands à Genève

CT~ '~b?7K~e"e~ <~ a~ ~<9?T.~h~<3~

̃•̃ --f -̃̃ Rayon spécial d'Antiquités ..̃̃ .*̃ 1||1

REMT«ÉEJD£S CL&SSÇS ̃ .f, §̃

LES C®U1~SE5i

( t. BOURSES, A^iMAISjQNS-LAEEITTE

(Vendredi 17 septembre)

i..•̃̃̃;̃̃̃ V RÉSULTATS. .̃'̃̃̃ ̃Prix du Tagliamento. -1. Keïdany, à Mme' Henri Poinsot (A. Esling);'2. Jîapiat, au comte P. de Jumilhac (C.-H. Semblât); 3. Which Think, à M. Gabriel Guerlain (G. Yvonet).

P. m. -37 fr. 30. Placés: Keïdany,; 18 fr.; Rapiat, 16 fi.; Which 'Think.^Q fr. 50. ̃~ Prix du Saint-Laurent. 1. Sacred Legend, à M. T de Anchorena (D. Englander): 2. Châtcaufort, à M. C. Livingston (R. Brethès) 3. Rival III, à M. A.-G. Zatiropuio (R. Kaiser).

P. m. 37 fr. Placés.: Sacred. Legend, 16 fr.; Châteaufort, 14 fr.; Rival III, 37-.fr. ̃̃̃ -Prix de l'Adriatique. 1. Jolie Amie, à M. Nicolas Coronio (E. Chancelier); 2. Saxe, ;i M.Lucien Delville (A. Rabbe);T- Faustine III, à M. Lucien Guibout (H. Pantali). P. m. 236 fr. Placés Tolie Amie, 104 fr.; Saxe, -O;» fr.; Faustine III, 87 fr. =;o. 35" Prix Biennal de Maisons-Laffitte. -•- 1. Bad Les. M. Michel Lazard (Ç.-H. Semblat) 2. Warasdin, à M. Jules Fribourg (R. "Brèthès); "• 3. Mackwiller, à AI. Stéphane Vlasto (T. Jennings).

P. m. 70 fr. Placés Bad Leg. 22 fr.0; Warasdin, io fr.o; Mackwiller, 13 fr. Prix du Rhin. 1. Totoche, à. M. Alexis Deleau (C.-H. Semblât): 2. Lemberg Lassie, à M. A.-K. Macomber (E. Gardner); 3. Mascotte III, à M. Toseph Lieux (C. Diez). P. m. qq fr. 50. Placés Totoche, 28 fr. TO; Lemberg Lassie, 23 fr. 50;. Mascotte III, 24 fr. 50.

Prix de TYser. 1. Zaca, à M. Fernand Druesnes (T. Dunn): 2. Freebar, à M. Marcel Bbussao (F. Kepsrh);* r ̃ Lily II, à M. Léon .Mahtacheff (J. WinKfield).

P. m. 41 fr. so. Placés Zaca, 17 fr.; Freebar, 15 fr. 50; Lily- II. 17 fr. '<

Prix de la Picardie: .̃£–̃, t. L'Ariette, à M. Georges Brossette (J. Léger) 2. Hontfleur III, à M. Gustave Beauvois (Fruhinsholtz).; 3. Cherrybun, à M. Charles Saint (A. Doggette).

P. m. 32 fr. Placés: L'Ariette', ̃ i.Ç fr. so; Honfleur III, 14 fr. 50.

COURSES AU BOIS DËBOÙLOGNE (Dimanche 19 septembre)

PRONOSTICS

Prix de la Lorie. Fleur Bleue. KylaiTie., Prix de Satory. New. Scott, Erofite. Prix Henry DelamarreJ Beffroi, Sébécourt.

Prix Vermeille. Ceruleay Gitane. Prix des Chênes. Addis Ababa. Acca;mie.. Prix de Châtillon. -Entrechat, Select.

relèvent avec intérêt que la grande majorité de la presse française apprécie objectivement et même avec sympathie les efforts tentés par MM. Briand et Stresemantj pour rapprocher les deux pays. On se plaît à considérer cet état d'esprit comme de bon augure pour la suite des conversatioris, d'autant plus. que les informations reçues par la délégation allemande des milieux politiques de Bérlin^permettent d'espérer que le programme esquissé par .les deux hommes id'Et?tfà^Q*»èVe •iencon-trjere<la=ia¥eur'du gouvernement et du Parlement allemands. Les mêmes milieux officiels déplorent certaines interprétations inexactes qui ont été données dans une'partie de la presse française de paroles qui auraient été prononcées ̃ par M. Stresemann, notamment en ce qui concerne l'occupation de la Rhénanie. A aucun moment, affirme-t-on, M. Stresemann n'a dit que l'occupation des alliés devait être « balayée ». M. Stresemann a toujours déclaré que, après les accords signés à Locarno, l'occupation des pays rhénans" n'était plus nécessaire, mais il n'a jamais donné à sa pensée la forme que certaines informations se sont plu à lui prêter. –.(Havas.}

r–

AU MEXIQUE

Le général Obregon n'aurait pas été tué Mexico, le 18 septembre. On. a démenti officiellement ce matin la nouvelle selon laquelle le général Obregon aurait 'été assassiné par les Indiens: Yaquis, qu'il est en train' de combattre. D'après ce-' démenti, l'ex-président Obregon, principal partisan du président Galles" a ;été' fait prisonnier, mais a été relâché, et' a t repris ses attaques coptre les Yaquis rebelles. (Paris-

̃Times.y

V Lutte avec des bandits

Mexico, le 18 septembre. 13ien que .trente banditai.aient .été tués à la .suite du meurtre e d'un touriste américain, les troupes fédérales, ont continué leurs recherches et ont capturé hier s4ir: trois bandits qui ont 'été identifiés comme' étant. les meurtriers, et qui ont faù'des aveux j.mai.s, au moment où ils étaient conduits sur les > lieux du crime, une bande composée d'amis des bandits a essayé de délivrer: ces' derniers.

Le traité d'amitié ita/o-roumaip Bucarest, le 18 septembre. ̃ L'opinion. publique a accueilli avec enthousiame la nouvelle de la signature du traité d'amitié italo-rouinain. On fait ressortir l'importance de ce -nouvel anneau dans la chaîne des traités déjà conclus par la Roumanie pour assurer la paix par le respect dés droits légitimés reconquis et assures par la' grande guerre. Ces: traités attestent la

1IaM.

lua. Vie sportive revanche du tennis français* en Amérique 'Si nos' représentants, suffisamment acclimatés, avaient pu faire montre de leur plus grande forme dès les matches de la Coupe Dawis, il est probable que celle-ci eût changé de mains. Que voyons-nous, en effet, aux championnats internationaux d'Amérique, qui constituent le véritable championnat du monde de tennis? Cochet a battu Tilden, Brugnon ne s'est incliné que devant Richards, qui vient d'être battu par Borotra. Le Basque s'était au préalable débarrassé du fameux fohnson, et c'est contre un autre Français, Lacoste, vainqueur,- hier, en demifinale, de Cochet, qu'il dispute aujourd'hui même la grande finale.

Aéronautique

Le lieutenant Challe et: le capitaine Werser, recordmen du monde du vol en ligne droite, sont arrivés, hier, au Bourget, à 19 .h. 30. Partis de Vienne a midi, ils étaient, à Strasbourg à 16 h. 35, d'où ils étaient repartis à 17 h. 35- Ils ont été félicités, à leur arrivée, par MM. Bokanowski, ministre du commerce et de l'aéronautique, Portant, directeur de l'aéronautique, Renvoisé, commandant'' le port aérien. Un nombreux public se pressait à -l'arrivée; on remarquait. entre autres, M Maurice Farman, les pilotes Arrachart, Girardot, Bajac, Mme Challe' mère, et Mme Weiser'.

-r- On s'ait que douze concurrents disputeront dimanche prochain, à Reims, le quinzième grand prix de l'Aéro-Club de France pour ballons sphériques.-

Aucun de ces pilotes qui n'ait, son actif des ascensions des plus intéressantes.

C'est samedi après-midi que le stade de Cburcelles'sera inauguré officiellement par le départ de M. le comte de La Vaulx, à bord du ballon de 2.200 m3, ayant pour passagers M. et Mme Mazzuchi, Mme Goutan, Mme Aubert et Mme Bécaut. *.< Le rallye des Carburants nationaux Le rallye des carburants nationaux, organisé par l'Automobile-Club de France avec la Fédération nationale des clubs automobiles de France, a pris fin hier jeudi, les vingt et un véhicules qui avaient pris le départ, Je 4 septembre de la place de la Concorde ayant rejoint Paris, après un circuit de plus de I..ÇOO kilomètres sans qu'aucun d'eux ait eu le moindre ennui. ̃ •' ·

La dislocation de la colonne a eu lieu entre 5 heures et 6 heures, boulevard Mac-Donald. Ce matin vendredi, les véhicules concurrents étaient rassemblés dès 10 heures du matin, place de la Concorde, devant l'Autômobile-Club de 'France, où une foule nombreuse a pu les examiner à loisir.

A 11 heures, a eu lieu, dans les salons de

politique de loyauté suivie par la Roumanie envers tous ses voisins et affirment son attitude pacifique dans le concert européen. (Hafas.)

La situation du général Primo de Rivera Londres, le 18 septembre. D'après le correspondant spécial du Daily Chronicle à Madrid, l'infanterie espagnole, s'étant solidarisée avec: l'artillerie, serait consignée dans lcs^ casernes. Elie aurait demandé au dictateur de démissionner. ̃̃•

D'autre part, le rneme correspondant dit que le général Primo de Rivera est malade; mais. on espère que demain il ira mieux et pourra aller rendre visite au roi, dans la matinée. {Havas.\

Le retour à Paris de M. Briand M. Aristide Briand, venant de Genève, est arrivé à 9 h. 10 à la gare de Lyon. Le ministre des affaires étrangères, qui était, accompagné dans son voyage de MM. Amé Leroy et PeyceIon, a été salué à la gare par MM. Bouju, préfet de la Seine, Prudon, secrétaire général de l'exploitation du P.-L.-M., représentant la Compagnie, Aron, représentant M. Morain, préfet de police, Suard, chef-adjoint du- cabinet du minis̃tfe des affaires étrangères, etc.

A sa descente de wagon, M. Briand, assailli par les journalistes et les photographes, refusa toute déclaration aux premiers, mais ne put échapper à la batterie d'objectifs braqués sur lui. Le ministre annonça qu'il recevrait les membres de !a presse à midi auministère des affaires étrangères.

Autour de la- gare, un service cl ûicire discret était organisé sous- les ordres de M. Faralicq, commissaire divisionnaire..

Déclarations de M. Briand

;,A;.midi, le ministre des affaires ttrangîrt1; a'.reçu au Quai. d'Orsay les -représentants di la presse et leur a fait. les déclarations sm

vantes ̃̃

L'impression -que^je -rapporte de Genc\c est excellente^ en cb qui concerne lis tra\au\ de l'Asseinblée, comme eh. ce qm concerne ̃ceux du Conseil. 11 était, difficile d i-Spcrtr des. résultats meilleurs que ceux qui ont <.U

obtenus.

le vais, dès mardi, saisir mes colkgues du gouvernement, des conversations qu<- j'ai eues, avec M. Stresemann; celui-ci, de son côté; en informera son gouvernement. Si nous obtenons l'approbation de nos colltgues̃respectifs,- il eSt vraisemblable' que nous nous rencontrerons pour pousser plus avant la tâche que nous avons entreprise. C'est que je crois éminemment' souhaitable d'arriver à- une collaboration franco-allemande sans arrièrepensée;, l'admission de l'Allemagne dans la Société' des nations ne peut quela faciliter. Quant à moi. je reste, malgré toutes_ les critiques, fermement attaché à servir l'idée d'une paix qui est d'ailleurs nécessaire à notre" pays. J'ai été président du Conseil à une époque douloureuse il était peu .indiqué-

AMEUBt.EWEMTS.MÊ~~ CMAUFR~M

l'A.-C. F., une réception présidée par le comte Robert de Vogué, président de l'AiitomobileCliitL.de .France, réception à laquelle assistaient toutes les personnalités en vue du monde industriel automobile, les représentants du gouver- ;icinent, de l'armée, de .'la marine, de la presse. Le comte Albert de Vogué, en quelques mots, a; félicité les concurrents et les chercheurs qui es-' saierit de rendre la France indépendante de l'étranger pour son ravitaillement en carburants. Après lui, M. Pineau, directeur de l'Office nationale des combustibles liquides, a pris la parole et, en excusant M. Bokanowski, ministre du commerce, empêché de se r.endre à cette manifestation, a assuré l'Automobile-Club de France de l'appui du gouvernement pour ses -efforts en vue du développement d'une industrie nationale au premier chef. f.

Enfin, le colonel Ferrus, président de, la commission technique de l'A.C.F., dans une improvisation pleine d'humour, a retracé les diffé-rrentes péripéties du rallye et laissé entendre que, dans les années qui suivront, l'A.C.F., étant donné le succès de cette manifestation, en organiserait d'autres.

Les partants ci-dessous nommés ont terminé le parcours du rallye

6. Ketol n° 1, voiture 7 C.V; 8. Ketol n° 2, voiture Peugeot 7 C.V/ 10. Camionnette militaire (carburant national); 12. Voiture de tourisme militaire (carburant national); 14. Voiture Chanveau à l'acétylène (14 C.V. Ford) 16. Berliet (gazogène au bois) camionnette; iS. Berliet, (gazogène au bois), camionnette; 20. Renault, .(gazogène au bois), camion 3 t. 5; 22. Renault, (gazogène au bois), camion 3 t. 5; 26. Panhard (gazogène au charbon de bois), camion 3 t. 5; 28. Cosmoline n°l (taxi Citroën); 30. Cosmoline a" 2 (taxi Renault); 34. Hennebutte (La Carbonite), camion Panhard avec gazogène Panhard 36. Hennebutte (La "Carbonite), générateur Rex, camion de Dion 40.. Autogaz (voiture Peugeot 18 C.V. avec gazogène) 42. Choff et et Jacquelin, voiture Ford fonctionnant à l'acétylène 44. Société des tubes électro-frettes (voitfires Peugeot,, marchant au méthane comprimé) 46. Société des tubes électro-frettes (voiture Peugeot, marchant au méthane comprimé) 48. Renault, autocar à gazogène au charbon, de bois 50. Carburant « Le Gaulois », société l'acétylène, IO C.V. Citroën; Carburant « Le Gaulois », société .l' Acétylène, 10 G.V. Ford..

Aviron

Aujourd'hui, le célèbre match Rowing-Marne. C'est demain que se dispute, dans le bassin d'Asnières-Courbevoie, le 58e championnat de la Seine, organisé par le Rowing club de Paris. Cette épreuve, classique entre toutes, revêtira cette année un éclat tout à fait exceptionnel, car la grande épreuve de skiffs seniors, qui se courra à 15 heures exactement, réunira les plus grands champions européens actuels

de parler de la paix. Mais, à présent, je ferai mon possible pour l'établir et pour l'établir solidement. Un pays comme le nôtre, qui a donné tant de preuves d'héroïsme, ne s'humilie, pas, ne se diminue pas en se tournant résolument vers la paix; d6 -la même façon un pays qui garde son calrfle et son sangfroid quand se produisent dès incidents diplomatiques, fatalement inévitables, ne peut être accusé de se laisser humilier.

J'espère que les incidents qui se sont produits entre, la France et l'Italie, et qui ont amené le gouvernement italien à manifester ses regrets n'auront pas de lendemain et que l'affaire du « Lotus » aura, bref délai, devant la Cour de La Haye, un épilogue qui montrera l'erreur commise par les tribunaux; ottomansy ̃̃̃'

J'ai été très attaqué à ce propos: on a voulu m'isoler de mes collègues du gouvernement. Faut-il rappeler que les décisions prises, ont. été délibérées en Conseil des ministres ? Des attaques de ce genre se produisant an moment où le représentant de la France négocie avec lès délégués des autres nations ne sont pas faites pour lui faciliter sa tâche. Il est vrai qu'elles étaient%dictées ppeut-être plus par des préoccupations de politique intérieure que par un souci véritable de défendre nos intérêts vis-à-vis de l'étranger: Vous comprendrez donc que je n'entre pas dans le détail des- conversations que j'ai eues à Genève avant d'en avoir saisi. le président du Conseil et. mes collègues du gouvernement.

̃'̃•

Un télégramme dttcommandantWeiss au capitaine Fonck

Le Bourget, le iS septembre. Le commandant Weiss a télégraphié par sans-fil, ce matin, au capitaine Fonck que son. départ était absolument nécessaire, même s'il devait -rester dans l'eau ̃̃ ̃

» ̃̃

9 h 4=; est arrivé à': Paris le ministre des nfiaires itiangères d'Egypte, Sarwat pacha, ven-int du Caire. 11 a .été; salué à sa. descente du tian par le ministre d'Egypte à Paris, Fakhry bt\ Olajàs.Y'

Un incendie. A Vja fin de. la nujt, un ïiitcndit s'est déclaré a Saint-Maur dans jun paillon situé 3, passage Gairrarchi. Les locatincs du pavillon, M. et Mme Fargue, ont i tt striiusement. ̃brûlés, et ont dû être transportes t 1 hôpital de l:i Pitié. Les pompiers ont decomert dans les décombres le cadavre complètement carbonisé drune! petite. fille de sept ans, Anna Fargue. La maison a été enticrement détruite. Le commissaire de police de Samt Maur procède à une. enquête sur ies ouïmes du sinistre. ̃ ̃

̃» ̃̃

La cour d'assises de l'Indre chôme depuis un an

Cliàteauroux, le 18 septembre. –.La troisième session des assises de l'Indre, qui devait s'ouvrir le lundi 27 septembre, a été supprimée, aucune affaire n'étant inscrite au rôle. C'est la quatrième fois consécutive que pareil fait se- produit,, laissant la .Cour d'assises: sans' siéger pendant plus- .d'un an..

L'Anglais F. D. A. Collet, vainqueur de Beresford Rieder, le champion suisse, gagnant de l'année dernière le champion belge. Vintens, jet enfin, Lancelot, notre champion de France, dont on connaîtra enfin la réelle valeur au contact de tous -ces champions^ cfe grande classe. Les autres épreuves réunissent un lot formidable d'engagements. Chose exceptionnelle et jamais encore vue, toutes les courses de la journée seront internationalisées, car, en dehors de tous les champions de province qui se heurteront aux champions de la capitale, la Suisse et les grands centres belges Anvers, Bruxelles et Gand, viendront disputer la palme à nos meilleurs rameurs français.

Le prix des places est de 3 €t =; francs. Nous rappelons que, pour agrémenter dignement une aussi formidable réunion, la .musique de la Garde républicaine au grand complet, sous la direction de M. Balay, se fera entendre pendant les régates.

Le Bal de la locomotion, autoïnobile et nautique ̃_

Le bal de la locomotion automobile et nautique, placé sous le haut patronage de M. le ministre du commerce, sera -donné à l'Opéra le jeudi 14 octobre.

Le programmé de cette soirée comporte de ̃nombreuses attractions, parmi lesquelles flgure un défilé humoristique des moyens de lotômotion à travers les âges.

Le prix d'entrée est iifxé à 100 francs, don.nant droit à la tombefe gratuite..

Pour tous renseignements, s'adresser au comité d'organisation, îi, rue Saint-Augustin, Paris. Téléphone Central 64-62 et Richelieu 95-60 et au comité, du Salon nautique, 2i,avenue dé; Champs-Elysées, Paris.

Automobile

Vingt-huit concurrents de Paris-La- Baule ont rallié hier Angers.

Demain, à Monza, ïe Grand prbt des, na(- tions motocyclettes, participeront en- majorité des coureurs italiens et anglais, dont le fameux Bennett.

Mais, à, nos yeux, l'épreuve capitale de la journée -fie demain est bien le Circuit dès routes pavées, réservé aux voitures, et qui se disputera sur 507 kilomètres, mettant en jeu les Coupes Hector Franchomme, Robert Masse, Marcel Plateau et Aridré Huet.

Parmi les partants dans la catégorie supérieure, la lutte sera chaude entre les deux Excelsior, la Oméga-Six, la Georges-Irat et l'Ariès de Laly.

Le meeting du Stade Français à Colombes C'est à une grande réunion internationale que le Stade Français convie, demain, à Colombes, les fervents de l'athlétisme. Quatre grands cracks étrangers seront pr;

A la Foire-Exposition de Strasbourg Strasbourg, le 18 septembre. M. Bokanowski, ministre du commerce, a présidé, ce matin, l'inauguration de la Foire-Exposition nationale organisée par la municipalité et !a Chambre de commerce. Le ministre était entouré de MM. Di-ebolt-Weber, Lazare Weiller, Chaumet, sénateurs; Frey, Peirotes et Oberkirch, députés du Bas-Rhin, et, M. Borromée, préfet du Bas-Rhin, ainsi que de nombreux commerçants et. industriels de Sti asbourg etde la région. ̃-•̃ C", M. Peirotes, maire Strasbourg,' 3>.renan,t le premier la parole, a dit

Mais pour ce jqui concerne notre population alascienne, il y a lieu d'examiner la situation du plus près possible. Il ne s'agit pas d'un marchandage entre 'Alsace et le reste de la France; il s'agi.t d'adapter la France, y compris l'Alsace, au rôle qu'elle à repris en retrouvant sa frontière du Rhin. Dispu'.ée pendant des siècles entre l'influence da l'Ouest et celle de l'Est. l'Alsace' n'est t>as seulement le champ de bataille de deux Eta^, mais le champ d'expérience de deux civilisations. Ses monuments en témoignent. Suivant leur âge, ils sont inspirés du gothique français ou de la renaissance allemande, des jolies choses qtl'on a faites sous Louis. XV oa de' vilaines choses qu'on a faites sous Guillaume II. L'architecture de ses institutions avarié comme celle de ses bâtiments. M. Peirotes a terminé ainsi

̃ Nous savons fort bien que l'Allemagne ne travaillait pas franchement à la prospérité de l'Alsace. Il a fallu vingt-quatre ans- de lut'e pour obtenir l'autorisation de rendre le Rhin navigable jusqu'à Strasbourg, et la promesse .était à peine octroyée que le vaste .port- de Kehl s'outillait sur la rive badoise du 'fleuve pour concurrencer' Strasbourg. Nous savons aussi, que la' France, au contraire, est, revenue sur le, Rhin-avec la volonté de;tout:fai.-e pour l'Alsace, passionnément.

Après- lui, M. Sartory, .président du comité .d'organisation, a passé en revue l'évolution .de. l'art culinaire à travers les sicejes. Discûars de M. Bokanowski -1,

̃11, Bokanowski a prononcé ensuite soit discours-: .Lès réformes et les économies auxquelles i M. le président faisait tout à l'heure allusion ont, -avanL tout, pour but de vivifier, en. les organisant autour de leur centre naturel, les grandes régions économiques, en faisant sa;: ;tèr des compartiments et des cloisons étan'ches-.qiii-.ne sont plus 'de saison, afin, que .a. ;viç. nationale ne soit plus emmaillotée. ligotée comme une momie dans ses bandelettes. .Ce qu'il s'agit de poursuivre aussi d'un ef?'fort tenace et obstiné, c'est la mise en valeurde tout notre territoire métropolitain et colonial, c'est d'augmenter le rendement, qui pourrait,' certes, être immensément accru, -:lè la grande machine française, afin que tous ies •Français vivent, mieux et plus largement. Pour cela-, le développerrjent des voies de communication de toute espèce, celui des relations économiques s'impose:

Développement à l'extérieur. Par les accords commerciaux, par la simplification de

sents :nKoeinîg;FAIIemand-doitt on annonça récemment qu'il avait battu le record du -monde des ioo mètres, les Suisses Manin: et Imbach et le Hollandais Broos.

Parmi le:; nombreux athlètes français en« ̃gagés, signalons Féry, Pelé. Guillemot* TU son, Lewden,, etc.

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Marché du HAVRE du 18 sept. (Cour3 d'ourerC)

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Janvier.. S22 843 75 Tuiltet. 35S 886,, ̃Février.. 827 853 95 Août $62 .•«. Mars. 837 871 bOl Septem-b. 795 8267a Avril 841 869 ro0| Octobre. 803 823 75 Mai 851 876 Novernb. 806 833 ;25 Juin 854 876 Décemb. 818 843

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Janvîer 8.7>; mars -8.83; mai 8.85; juilet. 8.8.Ï; octobre 8.76. ̃"̃̃̃ POIVRES. Le Havre, le septembre. Saigon: septembre 1.150;: octobre ;'i-iw; novembre 1.150; décembre 1.150; jan\er 1.150; février i.l.îo; mars 1.IS0; avril i.ijîc"; mai 1.150; juin 1.150; juillet 1. 150; août in< COté. y Marché aux fourraees

Paille de blé, 130 à 160; paille d'avoine, Ï2S a 155; paille de. seigle, 130 à 160; luzerne, 3SO à 395; foin, 310 à 355; regain, 335 à 380; sainfoin et luzerne nouveaux. à^ le» 100 bottes de =; kilos, franco dans Pans. v

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New-York,- 17 sfiptemïre^ COTON. En cents par lb Ouverture.1! oct. 16.28, 16.30 (16.42. 16.46); déc. 16.49. 16.5a (16.63, 16.67); mars 16.81, 16.83 (16.94, 16:97); mai 17.01, 17-02 (17.13, I7-I5)-

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CAFE. En cents par 'lb (453 sr.) Rio n° 7 disp. 17 is/16 (18). A terme sept. 17.11J (17.14); déc. 16.57 (16.54); ianv. 16.35 (10.30): mars 16.12 (ié.io^-mai 15.80 (id.); juill. ifl.sa (15.49); sept. IQ27 15.10 (i5-i8). Ventes approximatives 28.090 sacs (51.000). SUCRE. En cents les 100.. 1-b (4.? lÔs 300) i: prompte: livraison. Cuba-(dr6)fS compirs) 440 (id.). A terme (droits non-corni pris) sept. 267 (264); déc. 275 (272);«iany< 277 (274I: mars 269 (267); mai 278 (276)1 juill. 286 (284). BLE. En cents par busnel (36 lit. 34V î n° 2 disp. roux d'hiver 145 1/4 (147 i/S)ïi dur d'hiver 15? 1/4 (r.S3 3/8); bigarre durum 142 3/4 (144 7/8). Maïs disponible pour l'exportation 90 3/8 (92 3/4). Farine de printemps, prix extrêmes, 7, 7.50 (id.). -r^. Frets grains pour le Rovaume-Uni (et» pence par quarter) 30, 48 (30, 36); pour Ifl continent (en cents les 100 Ibs) 20 (17). Le Gérant Vincent PIGNOT.

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Vincent PigNot. Imprimerie in Journal des Débats^ 17, Rue des Prêrres-Saint-Gernutn-lAuierrols,

certaines formalités douanières, surannées et encombrantes.

Développement à l'intérieur.; Par Texten* sion du réseau des voies de pén-étra.tion, de l'outillage des ports maritimes et fluviaux l'œuvre accomplie à Strasbourg depuis quelques années, complétée par l'aménagement du Rhin, entre Strasbourg: et Bâle, apporte à ce point de vue les plus belles promesses., Par le Rhin, la voie fluviale qui pénètre le plus profondément au cœur de l'EuroDC. Strasbourg est destinée/à devenir un des grands ports européens, à servir de débonçb* à un vaste arrière-pays, non seulement eu 1 France, mais dans les pays voisins. Ce .-sera récompense et l'achèvement d'un labei]T soutenu ^icm-t je sois rlêùr'eux ^pouvoir aujourd'hui féliciter la municipalité, la Chambre de commerce de Strasbourg et tous les corps de métiers qui ont si brillaïnment pari ticipé à l'exposition que nous venons d-inau».gurer.

«

ACADEMIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES Séance du 18 sefitepibre

Présidence de M. Weiss..̃̃'•' M. Rodocanachi fait une communicahon-sufl ̃les « injustices » de Boileau. Parmi les nom:breuses victimes du satirique, dit-il, il en est qui ne méritaient nullement ses épigrammes. Combien de fois son humeur chagrine ne l'a-> t-elle. pas emporté au delà des limites que la justice ou tout au. moins la courtoisie auraient dû lui- imposer? Il .eut ïine querelle avec soi frère .l'abbé, .parce .qu'il était gras, jovial et grand diseur de bons mots, et avec -son frère Gilles, le rentier, qui avait, comme lui, « l'esprit chagrin et le visage blême », peut-être parce qu'il entra à l'Académie vingt-cinq ans as^ant lui, surtout parce que tous deux étaient caustiques et aimaient à railler.

11 s'en prit à plus d'un poète dont le seul dé-v mérite semble avoir été, à ses yeux, d'être pau->vre, alors que lui était riche; il dénigra des écrivains souvent à' cause" des besoins de la rime. Le cas. du traiteur Mignot, est t3'piqtie. Mignot. était un pâtissier très en vogue, appartenant à une longue lignée de pâtissiers et que l'annuaire! des adresses de ce temps place parnîi lé*s'plu% renommés, M. Rodôcanâchj montre..grâce à urt document jusqu'ici ^négligé,, que ce. fut pour une raison des plus futiles que Boileau le qualifia, d'empoisonneur -public. Au fond," pBurtanÇ'*îr était bon et généreux," mais il se plaisait à ironiser, même injustement, car il savait qu'il y excellait. Mme de Sévigné lui disait qu'il était « tendre en prose et cruel en vers ». Malheureusement ce sont ses vers qui subsistent et_ les blessures qu'il y faisait demeurent indélébiles,

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Office national météorologique

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Probabilités pour la journée du 10 septembre? région parisienne, vent- sud-est à sud-ouest faible, beau, nuageux, brumeux le matin, rosée* Moitié ouest très nuageux et. orageux. Moitié est, beau, peu nuageux.

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