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Titre : Journal des débats politiques et littéraires

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1920-02-14

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 14 février 1920

Description : 1920/02/14 (Numéro 44).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k4892406

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 29/11/2007

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t.v DEMAIN SÎMEBl, DAM LA NUIT: (.

H~EII~~ ~r,

I ̃• N'oubliez pas, à minuit, d'ayaàcer:j

I d'une heure montres, et pendules '̃) .;•̃ SOMMAIRE

L'Angleterre et la France. ̃ Auguste Gau-

VAIN»

Le Président- de la Chambre.1,

L'Organisation du Gouvernement; ïï-rUn

.Ministère. Maurice. CoLRk-r.

Au Jour le. Jour Sur une- lettre de Fro- i mndin. Daxiet. Halkvy. j j La Conférence de Londres. I" L'Etat de l'armée allemande. Le 2~- Conseil exécutif de la Société des

Nations.

Au,P^,r'e;ment britannique. La Discussion

de l Adresse.

La Paix avec la Hongrie. ̃

L'Election du président de la Chambre. 'i

ReVUe mill#aire.. 1,'lmpor'taace.de la slra: y

Ugifi {Avril 1917). J-M. Bourget. i

L'âiigietemet_iâ France Hier la Chambre des Communes a rejeté par' 250 voix contre <l0 FamendeSent des libéraux eL des travaillistes à la répons^ au discours du Trône. Ce rejet (Hait ̃certain. Malheureusement, au cours de la discussion, certaines paroles ont élé prononcées qui révèlent un -fâcheux état <J esprit chez quelques députés. On ne peut reprocher à Sir Donald Maclean leader des libéraux indépendants, d'avoir so.ùmis la politique du gouvernement à une critique serrée. C'était son. rôle naturel et les sujets do critique ne manquaient pas. Mais, dans le domaine extérieur, .l'orateur a ..manifesté 'des sentiments insulaires qu'il est permis, après cinq ans de solidarité continentale dans les plus terribles épreuves, de trouver regret- 1 tables. Après avoir parlé de la France en termes sympathiques, Sir D. Marteau 'a a eru devoir ajouter qu'elle devait bipn se .rendre compte qu'une- partie de l'opinion publiqii2 britannique se désintéresse -de beaucoup des objets qui nous préoccupent en Allemagne et en Autriche. Hélas Mous ne nous en rendons que trop bien i compte. Et c'est contre ce détachement fd'une partie de l'jopïnion britannique qu'il iaut réagir en Angleterre jpénie, caril est aussi nuisible aux intérêts britannique'; qu'aux nôtres. Si le peuple britannique n est pas fermement' convaincu qu'il lui importe autant qu'à nous de maintenir l'Allemagne tranquille et l'Autriche indépendante, il perdra comme nous les 1 fruits de la victoire commune. C'est pré- cisément pourquoi les influences germaniques dans le Royaume- Uni. si puissantes dans les cerclesrfinanciers et commer- ciaux, se déploient maintenant pour .mettre en opposition les intérêts anglais et français.

La France ne poursuit en Allemagne ni en Autriche aucun dessein. qui ne concorde exactement avec une saine politique britannique. Sous une forme courtoise et par voie indirecte, Lord Robert Cecil a exprimé à ce sujet des .appréhensions aussi peu justifiées que celles de Sir 1). Maclean. Cet homme d'Etat, qui 1 est destiné probablement à remplir les plus hautes fonctions poli tiques, a •• dit hier qu'il n'est pasde l'intérêt de la France et de son gouvernement de pratiquer une politique de vengeance aveugle. 11 s'est empressé d'à jouter que ce n'était pas non plus le désir jlu peuple français. Ces deux affirmations sonl.exacles. Toutefois. elles laissent supposer qu'une partie du peuple britannique croit le contraire. Aussi ai-: merions-nous voir les hommes d'Etat d'outre-Manche prolcster vigoureusement contre la légende de la vengeance aveugle et déclarer sans licences que la lfrance réclame seulement l'exécution ,4'engagements solennels qui compensent très insuffisamment ses effroyables perles. Prenons par exemple la question de la livraison des coupables. Certains membres de la Chambre des Communes ont observe, en regrettant le fait, que les

FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS du 14 février 192O

REVUE MILITAIRE

L'Importance de la Stratégie (AVRIL 1911/)

Au cours de l'hiver 1918, noïis eûmes souvent l'occasion d'entendre dire par un officier général qui joua un rôle important pendant 3a dernière année -de la guerre: «Jusqu'ici, nous n'avons fait que de la tactique, il faut faire de la stratégie.» Holle formule signifiait que la conduite générale de la guerre du côté des Alliés avait trop souvent manqué de la/1Jieproduction interdite.

liffés de coupables -présentées par les autres pays étaient beaucoup plus longues que la liste britannique, Balfour a répondu par'. '.une- anecdote tirée rî%ne conversation avec M. Clemenceau. La. réponse était juste,, maïs ressemblait aune excuse Cela produit une singulière impression sur des lecteurs français. Si les listes française, belge' et serbe, pour ne' parler que de celles-là, sont plus longues que la liste 'brilanm'que, cela s'explique non point par un désir de vengeance aveugle mais par l'occupation de vastes territoires français, belges et serbes par les troupes allemandes qui s'y spnt livrées pendant plusieurs années à toutes sortes d'abominalions", tandis que le contact avec les Huns ̃était épargné aux populations britanniques Si celles-ci avaient subi les horreurs qu'on a vues dans les régions occupées, la liste britannique serait sans doute la plus longue de toutes, car l'Angleterre a toujours exigé des satisfactions écla Unies pour les offenses commises contre les sujets britanniques, j Nous ne demanderons pas à nos amis d'ôutre-Manche d'être logiques puisqu'il est convenu, pour ainsi dire par définition, qu'ils ne le sont pas. Mais nous les prions de se mettre par la pensée un ins-

tant à, noire place lorsqu'il s'agit de.nqs

affaires. Après ce léger effort de réflexion 1 ils se montreront plus équitables à notre l L-aard.

A'ulle part nos intérêts ne se heurtent 1 aux. leurs. Les personnes qui croient le contraire ne se sont pas élevées à la conception d'une politique d'ensemble. Iuconsciemment imbues du vieil esprit de révolte elles voient les questions par leurs petits, côtés. En Turquie peut-être plus encore qu'ailleurs la nécessité d'une politique solidaire éclate. Seulement, pour qu'elle passe dans les faits et dans les nouvelles conventions a conclure, il faut que les négociations soient soustraite à l'influence des pseudo-spécialistes qui se sont juré d'obtenir dès satisfactions locales. Tous, les intérêts particuliers peuvent être sauvegardés par l'application des règles de droit interna-

tional sanctionnées par les traités ou par

une pratique constante. Plus, que. jamais il faut respecter les droits acquis: Loin de, gêner l'Angleterre et la France dans le règlement la question turque, cela l,eur pcrmQtlra d'adopter, eh dehors de leurs préoccupations particulières, des solutions sauvegardant à. la J'oïs leurs -intérêts vitaux, le respect de la justice due a'ux peuples, Je maintien de la paix mondiale et le rétablissement de .la civilisa-

tion., ;̃•

T Auguste Gauvain. 1

i^ifci

1 I.« piM^sidoiil «le la ( iisuiilirc. La Chambre a nommé hier le successeur de M. Dcschanel .à. la présidence, delà. Cha,mbrc.'AI. Raoul Péret, président de ]a commission du budget, a êtô élu sans concurrent. Le nouveau -président n'est pas très connu du grand public, parce que son laheur s'est surtout affirmé. dans les commissions. Le choix qui est fait de lui indique que la -Chambre est désireuse de travail ot de solutions pratiques. M. HaoulPérct, dans son discours inaugural, l'a rappelé avec une autorité, personnelle très méritée Nous sommes à l'heure des réalisations. Une double tâche s'impose restaurer nos iinances et faire appliquer le traité de paix. Au fond, c'est la même sous ses deux faces. Nos finances ne peuvent se relever que si rAllcmag-ne exécute les clauses qu'elle a signées. A cet égard les deux grandes commissions sont bien celles du budget et des affaires extérieures: il est à remarquer qnc'c'cst aux présidents de ces doux grandes commissions, que la Chambre a songé toutde suite pour remplacer M. D'eschancl. Lu Chambpe est maintenant à pied-drçuvre. Klle a donné l'impression d'une bonne volonté ardente. Kilo a conscience des immenses difficultés de l'heure. Son concours est certainciftent acquis ù Iojit gouvernement qui la conviera à faire œuvre féconde; H semble bien que le règne de l'éloquence creuse est fini. Les débats ont été jusqu'ici sobres et substantiels. La méthode, le calme et la tenue sont les qualités que M. Raoul Péret a recommandées hier à ses collègues ce sont, en effet, les plus précieuses, et le nouveau président en a toujours donné l'exemple.

geur de vues, qu'on n'avait pas su embrasser dans son ensemble la situation stratég;i{Iue générale; qu'ons'étail laissé liypnoI User par la considération systématique S des résultats tactiques Jocaux que l'on J pouvait obtenir ou que l'on avait obtenus, j Delà venait que des succès remarqua-! j. blés remporléssnr tous les fronl,s n'avaient j ̃] pu encore aboutir à la victoire:

j C'est l'étude du général Cordonnier sur l'oflensive d'avril 1917 qui nous rappelle celle formule. Cette étude, publiée par la

Renaissance sous le litre: «la Victoire

| ajournée eL l'arrêt de ^offensive d'avril j 1917 », est une réponse à celle que M. j Painlcvé a publiée dans la même: revue j au moisde novembre dernier. Nous avons i élé frappé en la lisant de voir qu'il n'v était parlé do la révolution russe que de façon incidente et que l'intervention américaine n'y était même pas signalée: ces événem'enls dominent pourtant, selon i nous, loule l'histoire des deux dernières années de la guerre. Ces deux événements, j survenus presque simultanément, boule- j l, j versaient la situation respective des deux j groupes de belligérants le général Ni- i i velle, commandant en' chef des armées

1

jL'ORGANISATION p au ^Qowvernemeîit e

V > "̃̃ '[.̃ r :'r:

i Un Ministère

J'aidessiné hier ;V grands traits le plan d'une présidence do Conseil, organe de direction et de coordination je voudrais aujourd'hui dessiner celui d'uiT'inrnis-

̃tère. '̃-̃"̃•̃"

Çniand on étudie la liste des.divers départements ministériels, on a" vite fait d'apercevoir qu'elle est arbitraire; On pourrait en dresser une autre. Elle présenterait à un degré quelconque le même inconvénient, qui est inhérent à Ion Se classification. Le regroupement des semices offre plus de difficulté que d'ûtiiité. Au cours de ces dernières années, il y a eu tendance à augmenter plutôt qu'a diminuer le nombre des ministères. La tendance est fâcheuse. Plus les comparti- ments sont nombreux, plus les responsa- bilités sont éparseset les liaisons diffi- i ciles. -̃.̃

Sans doute les attributions de' l'Etat, s saus cesse accru.es, exigent de nouveaux rouages administratifs. Mais elles n'exigéraient pas toujours de nouveaux roïnisx- tères .'si' 'les sous-secrélàrinis étaient ce qu'ils ilevraient.èlre.

'Oh a coutume de considérer les sous1 secrétaires comme des doublures du ministre ou de leur confier la gérance d'une annexe que l'on détache du département intéressé. Des préoccupâtionspersonnelles dictent généralement leur .affectations.' Comme certains auteurs dramatiques imaginent un rôle pour Lelle ou telle actrice, on a vu certains hommes politiques découper des sous-secrétarials pour tels ou tels « boîtiers » et les tailler, je ne dirai pas ù leur mesure, mais à leur convenance. Les décrets qui les ér'igentct ceux qui les suppriment sont parfois curieux à lire et à comparer. ̃ ̃• Dans la hiérarchie .du., gouvernement moderne les sous-secrélurials répondent à des besoins véritables. Entre le ministre et les services il faudrait qu'ils fussent des organes de coordination. l Prenons,' par exemple, le ministère dès

régions libérées, ouvertement aux mains

d'un haut fonctionnaire revêtu de la dignité ministérielle.

Voilà un département chargé de re.Constituer. des provinces entières, doté d'un budget annuel qui dépasse le bud"Vf annuel de la France.avant'la guerre. Son champ d'action est immense, sa tâche formidable. 11 ne peut la remplir qu'en accord avec d'autres départements ministère de l'intérieur, ministère des. finances, -minislère des travaux publics, ministère de l'agriculture,, pour ne citer que les principaux.. Coiflment.sont établies'les.haisons quo-

tidienn es indispensables ?. Par des échan-.

ges de notes administra fi vos de direction à direction, 'de bureaux à bureaux. D'où retards et conflits. Pour hâter les décision?, pour, empêcher les conflits existe seule l'autorité d'un seul homme :1e' ministre!-

Du moins cet homme est-il libre de se consacrer exclusivement à l'élude des problèmes posés aux conversations interministérielles? Non pas! Il faut encore qu'il assiste aux séances de la Chambre, des commissions, des groupes parlemen- taires ou extraparlementaires, qu'il y puisse répondre a toutes 'les « colles». E*t enfin il faut qu'il fasse dans les régions y libérées des fournées fréquçnles et régulières, .le ne parle que pour mémoire des audiences et des Conseils de ministres ou de Cabinet qui absorbent, ses matinées lorsqu'il reste à Paris! Si gouverner c'est prévoir, je demande notre homme trouvera Je temps de gouverner au milieu de ces accablantes et épuisanlesbesognos? 2 Supposez au contraire quatre sous-secrétaires d'Etal placés « à cheval » sur le ministère des régions libérées et sur les ministères,- que j'ai cilés, de l'intérieur, des finances, des travaux publics et de l'agriculture. Le travail est réparti, les (1) Voir le Journal clts Débals du 13 février,

| françaises à l'époque ils se produisirent Jie leur reconnut pas une importance suffisante pour amener une revision du plan de campagne allié le général Cordonnier, son confident et son historien, les néglige.

La thèse du général Cordonnier est la suivante le plan d'opérations pour 1917, adoplé en novembre 1910 à Chantilly par les représentants de loules les armées alliées, était résolument offensif: l'armée ailemande, très fatiguée par la dure campagne de 191 6, devait ôlre mise hors de cause au cours des grandes batailles prévues; le plan élaboré par le général Nivelle en ce qui concernait le front occidental aurait conduit à la victoire si son application n'avait pas élé arrêtée en j plein succès, au moment les disponibilités allemandes étaient absorbées presque complètement par la bataille en j cours si celle-ci s'était prolongée suffi- j samment, c'était, en quelques mois, -la mise hors de cause des troupes de Ludendorlï; ainsi on aurait obtenu le résultat envisagé aux conférences de Chantilly. Des combats iivi<és sur ie seul front occidental auraient donc eu finalement Je

r

V CQinniunicaiious sont rélablies, Be bu-

|reaucratiquès les rapports-' deviennezit *-j|?erso;nnels. Tout marche en prise .-directe* Nous évitons les délais de transmission, le froltemenl des engrenages administratifs. Débarrassé des besognes, le ministre va pouvoir travailler. Dispensé des détails, i{ va pouvoir juger de l'ensemble. j II va pouvoir gouverner.

J'ai choisi l'exemple des régions libérées parce qu'il est topique. Mais le système que je préconise s'appliquerait avec fruit à d'autres départements ministériels qui souffrent, eux aussi, d'une anarchie congés live: et d'un stérile isolement. Ce que nous appelons l'incompétence de nos minisires, c'est l'insuffisancede notre organisation ministérielle.

Mais je m'expliquerai dans un prochain article sur la compétence.

.Maurice Coi.n.vr.

UN MESSAGE DE M. POINCARÉ

M. Raymond Poincare,. avani de remetIre les pouvoirs présidentiels à M. Paul l. Deschanel, adressera aux deux Chambres

un Message dont lecture leur sera donnée

mardi prochain. lel/r sera d, onn, ée,

MU JOUn LE JOîfJ{ Sur une lettre d& Fromentin

J'ai parmi mes livres un exemplaire de Dominique où mon père a inséré, copiée de sa main, une lettre inédite de Fromentin. Je la transcris

Octobre 1870.

̃Imaginez-vous qu'hier j'ai revu iel chez moi, entrant comme un revenant, mon vieil ami de jeunesse, l'Olivier de Dominique. Il y avait vingt-sept ans que nous ne nous étions vus. Nous ne nous sommes reconnus ni l'un ni l'autre, bien qu'il me cherchât et qu'il se nommât. J'ai été heureux, iui aussi, et très émus tous les deux. 11 a quitté la Yendée, vendu tontes ses terres et s'est retiré, pour y j mourir- en paix,m'a-t-ii dit, au fond de laJïre- tairnç. en Fini-stère, en pleine forêt, .dans un 'château qu'il reconstruit, mais auquel il laisse 'c

soft nom ceitiquect son titre de manoir, lln'v

est pas loul. à f.iii seul. Il n'a jamais été tout à fait seul, mon Olivier. Toujours, le même, maïs c'est la même .solitude morale..Au fond le ̃•munie ennui, la 'même douceur élégante et 'désatmsée-; finalement la" même idée fausse de la Aie.. 11 est devenu gourmet, il a la goutte,

.'pç monte plus guè're à cheval et tire. des bé- j

casses dans son parc, .une béquilled'une main. l, un. fusil -dé l'autre. 11 m'a. raconté bien des

-^Kimos jâçcnts et; paraît, .selon son, habitude

de grande réserve, avoir oublié nos drames I anciens..

-• Tout lectcur-dc-Z>07/«/i/?/c sera heureux

d'avoir lu ce ttc .lettre et pour un -instant j retrouve l'attachant Olivier dont l'épisode j tragique commence le récit de Fromentin, j Quant à.mpi, la relisant ici, je pense moins à celui qui l'écrivit qu-à.c_eHe qui la reçut, une très vieille amie qui vient de s'éteindre dans" la retraite elle -s'était -confinée :depuis.-plu3:-dc vingt ans.. Mme Hoivland. Mme Howland, nce Colbert, a accueilli, pendant de longues années, dans sa mai- son entr'ouverte, 'les, hommes les plus charmants,, et quelques-uns d'entre eux les [, supérieurs de son temps. Elle avait pour la société le goût le plus vif, et 'pour le monde et ses contraintes fort peu dégoût. Elle savait l'art d'attirer et de retenir, parmi le bon, le très bon et l'exquis. Victor Cousin, admirant sa magnifique beauté, -sa grande allure, reconnaissant en clic lalointainc enfant des.Longucvillc.des Chev.reuse ses héroïnes, fut assidu dans son-salon au début du Second Empire, i Fromentin, Prevost-Paradol, Ludovic Mal,f,;vy, 1 )cgas., 'Gustavç j\fprcau, P.artholojné, j.rÈ. Blanche enfin et Pionnier de la Si-' '1 zeraniic parmi les jeunes, fréquentèrent' 'intimement son intérieur de la rue dc-'La j Rochefoucauld. Et je nommerai encore ces causeurs, ces compagnons accomplis, égaux aux meilleurs pour la finesse, et la j saveur de leurs esprits Haas, Cave, le ̃' marquis du Lau. De Victor Cousin jusqu'à nous, c'est un j plein siècle de conversations, de tradi- j ( lions, d'expériences françaises qui dispa- h raît avec Mme Howland. Nul ne le saura, j 1 1 nul n'y pensera demain. Aujourd'hui du moins, disons-le. Daniel Halévy. j 1

Dni,int; Fiar.LVr. i

même effet que les offensives concordantes prévues à ces mêmes conférences sur les différents fronts.

Toute l'argumentation, qui ignore la situalion nouvelle née de l'intervention américaine (et nous laisserons aussi ce •point de côté) repose sur celte hypothèse que, au cas où les armées francô-brilau niques auraient poursuivi leurs attaques, lés Allemands auraient été hors d'état de reconstituer les disponibilités jetées d'ans la bataille et qu'ils auraient, étébatI lus dans des combats d'usure. Car c'est bien- y celte tactique que l'on en arrivait, le projet de percée et d'exploitation slrai logique intense consécutive à cette per[ oée ayant «lé abandonné, les Alliés eu jetaient réduits à meuerdes attaques locales pour affaiblir leurs adversaires. Mais la question est toujours desavoir qui s'use le plus vile à ce jeu, de l'assaillant ou de l'assailli. En outre, dans le cas présent, onsuppose que le front oriental aurait pu, pendant plusieurs mois, continuer à fixer le même nombre de divisions; allemandes, de façon à interdire aux Allemands tout renforcement de leurs effectifssur le front français or, ceci est extrêmement dou-

libres sur le front occidental. ie,mains j

Dans la forme de guerre à fronts continus et fortifiés qui se trouva réalisée d'une façon générale à partir de noveqi-

trëmement difhcile-<r év~,cuiér'; on ~Qtat,

même dire qu'elle était impossible ù con-

U CONF£lJ€liCË iOHDRES ï.a conférence de Londres a -commene» ses travaux hier matin. Lnc première réunion. a été ténue'à Downjng Street. Yassistaiéat :.MM. Lloyd George -et Lord Curzon; MM. Miilérand, "Paul Cambon et Philippe Bbrthelot M. Nitti.

Au cours de cette première prise de contacl, les trois chefs de gouvernement ont arrÊté le programme de leurs conversations. Ils examineront j ° L'exécution du traité avec l'Allemagne i" La question de l'Adriatique

La réponse de la Hongrie, qui a j alTiver dans la journée d'aujourd'hui à Paris;

4n L'élablissemenrdes principes du traité ¡ avec la Turquie:- •• .̃̃. r>°-La question russe. ̃ ̃•-̃̃̃ A :i lieur.es de raprèsrinidi, une nouvelle séance réunissait les. premiers ministres. Elle se prolongea jusqu'à 7 heures. En rentrant à l'ambassade de France, -Af. Millerand a rocir les représentants de la presse et leur a fait la déclaration suivante

•Nous nous sommes 'préoccupés 'aujourd'hui île nxer l'ordre «les h-nvaux- et nous comptons en aborder demain la discussion.

Pendant que .nous discutions- ces divers

points, les ministres des lirianr.es s'occupaient (les problèmes spéciaux et notamment de. celui du change

Le jM'eniior texte que nous arrAtnrons demain el, dont nous ayons déjà .établi les arandes lignes sera celui de. la réponse Vi Ia note n'SS-tle

l'Alleransne. dalSp thr 2:> janvier, ot. la rêyonseà

̃ la note de la 1 lollàndp. rolalivo à l'extradition

j <liv-Jiaisor.

̃j I.îi nL-i'.esSjiir- jr. nie trouve de ropdrlir notâr Paris- dimnrïcJie malin, de f.Voii à ètr« pirsent j'ù'IA transmission des pouvoirs prûsidenliels, l'n'empècllera de suivre jiersbiuiellêmenL la discussion, du moins pour quelques jours. J'ai donc.proposë et il a été entendu qu'à partir du début de la semaine prochaine je serai rémpincé par SI. Paul Câmbon, qui s tira assisté de 'M. lîorthelot..Tecomple revenir" à Londres reprendre la discussion, te lundi 23.

M. Nilti, lui, resterait ici au moins quoique

temps..

11 est impossible de prévoir quelle sera la longueur des nésocialions. Le chailip est en effet extrêmement vaste, et ainsi que je le faisais remarquer à 'la Conférence, cet aprèsmidi, j'assume à moi seul li; fardeau que se

'partagent MM. Lloyd. George el. Lord Curzon.

et je ne pourrai être constamment présent.' j. A l'exception de ces quelques indications j fonrniespar M, Millerand lui-même, unedis-

•crélion absolue est gardée autour des dé- j

~'libéraüons dwf;oitsetl des'1'rots. des

'libéra lions du Conseil des Trois.̃•̃̃

Pendant que les premrers ministres dis- j

cutaiont la question politique, le ministre des finances AL Aiisteii Chamberlain,!

clianrclier de l'Echiquier, et AL Francois-

"JVtàrsal. commentaient à étudier ]\ prSblt'me des changes. De sérieuses divergences s existent entre la Frîince et l'Angleterre à ce sujet. Le gouvernement anglais "paraît du moins décidé' à', consentir' 'aucun em-

prunt à l'étranger.

;̃- ;-̃

L'état 4t J^rw ailiniîiiitla

Le gênerai N/esseï à la Commission i1 '̃"̃̃.̃̃̃̃ des Affaires étrangères A la suite de la séance qu'a tenue hier la Commission des afTaires Otrangères de la Chambre des' députés.le procès-verbal que voici a été communiqué

•Lit commission des affaires élrangéres a entendu la suite de rexposé du :a-ru-ral Nies^el ;.si,tr la situation des forces militaires en Alfemagn« el en nnssie.

l-.xpriniant lo sentiment.. de tous ses co,l!ô<*ues ̃Je pri-sidenl. remercie le cénérai .Niessel à la l'ois de la fermeté et de la clairvovance qu'il a înonlrôi.'s clans l'exécution de ;-a inission vis-àvis' fie l'Allemagne cl des oxplicalions précises qu'il a fournies a la commission.

A. la suilc <l'mi ôçlianjrc d'observations, la commission a" décidé à i'ifnanimiti' sur la pioposilion de M. J-onis Kartliou. j)rp?klcril U'enlendrc le minislre de la *uerre .sur l'exécution des clauses du trailé de Versailles relatives au désarmement de l'Allemagne. La. commission a ensuite désigné MM. Lan- raine, OaniRl-Vincûnl. Louis Puccli et boulier en qualilé de rapporteurs dans le projet portant approbation des conventions internationales sur le commerce des armes, elle régime des spiritueux, sur i;; convention du-i;; octobre 101!) relative à la navigation aérienne, sur les d'ailés de Saint-Germain avec l'Etal, tchécoslovaque. IKlal scrbo-croale et la Kouinanie I cl enfin sur la convention du S octobre 10 10 concernant les zones d'influence .siluées à l'est et à l'ottcsl du .N'igei1. '̃:•̃• II convient de compléter par quelques renseignements supplémentaires le passage du comptR-rcndu relatif à l'exposé, du général Nies-cL Celui-ci estinic qu'il se l'ait un grand effort en Allemagne à la fois pour, achever 1 unification da Jtcic/i et pour éluder autant que possible les conditions du traité de Versailles: par des movens différents les partis de droite et les socialistes collaborent à la même œuvre. Au point.de vue militaire, la siluation ;st Ja.suivanie La Itcichsirchr compte de } a 400,000 hommes. Les différentes trou-

ves de police [Sicherhcilspolizei, Einwohncr-

re./in'n, etc.) ont des effectifs assez consi- lérabtes: comme elles comprennent beaucoup d'officiers, et de sous-erficiers de 1 ancienne armée, elles constituent des

séance du Conseil executif de la Sociétci des nations, je lfi janvier, à Paris, n'avait été qu'une prise decontact et une affirmation d'entrée en. existence. C'est' pourquoi elle put être très brève et entièrement pu- blique.

jourd'hui à .Londres,, aura été, au çanr. traire, essentiellement .une réunion de travail'. Ceci explique qu'elle ait duré trois jours et qu'une partie de ses séances aient t clé tenues, à huis clos. M'etaTl impossible de discuter eh public les titresdes candidats aux postes d'administrateurs de Datit- zjj* ou, de la Sarre.

confiés à la Société parle traitérde: paix: 1" Commission ̃ d'admini.itralion .de ':Ja

Sarre Le Conseil a nommé les ciûq membres de la commission dladministra* tion, un Français, uri.liabitant; id'u- .pasrsef, v trois autres membres, et confié la pVésidencedeJa .commisjsïon a,u membre; français. Il a déterminé les 'attributions de la

l leux, et l'on sait que dès la chute de Nicolas II l'effondrement du moral de l'armée russe leur permit de commencer 'à^ ramener des divisions de Russie en France et de remporter néanmoins avec une facilité dérisoire un important succès sur le Stokhod dès le début d'avril (13,000 prisonniers) en juillet 'suivant, lorsque les Russes tentèrent des opérations offensives ils .échouèrent, partout contre Jes Allemands et l'offensive même «Je Kor| niloff. d'abord victorieuse des Autrichiens, 1 se trouTa arrêtée par l'intervention de quelques unités àiiemaades. Onp.eul donc j admettre que, en cas de nécessité, ie haut commandement allemand eût pu faire revenir de Russie des éléments j encore plus nombreux qu'ilne le fit, et j une usure de sestroupes allant jusqu'à j

1 l'épuisemeni eût été, crovons-nous, tout ¡

ù fait problématique il avait les.maihsi i

brel914,;la manoeuvre était devenue ex-

trêmement difficile à exécuter, on peut

cevoir sur un théâtre d'opérations pris isolément,"à moins de circonstances-jjais

ticulièrement favorables telles que celles quise présentèrent en 1918 .(« poches» s~

de Château-Thierry et du Santecre ,sur

le front français, 'vulnérabilité exlrt-ma des lignes de communication et aclion,

de surprise sur; le front macéilonien:. Toute la manœuvre possible se ramenait donc aune liaison dans Je temps des opé-srations sur- ces- différents fronts-, .liaison devant amener l'ennemi ;'t .engager par-» I tout: dans ces conditions.' Jes "forces da l'ennemi étant étroilemeril fixées, il était l possible d'espérer -arriver à lui porter, saris qu'il eût de; quoi le parer, le.coup.de. bélier qui -amènerait un ébrànlémenl, puis,. de proche. sh-ppoche,' l'écroulement

final. ̃̃• ̃»;

avaifété prévue aux conférences. de.Clian-

.tïlly en- novembre .19.1<vmaisipeut-êtrepaa d'une façon suffisamment-nette-; il esl.diU en effet,, au procès-verbal, constatant lea

décisions 'prises' et -signées du générai

Wiéleraans pourra -Belgique, des'gênér, '<

ràux :Roberlson et Douglas Haig pour

J'Angleterr>. dvv général Porropour l'Iti^

j 'cadres tout .prêts; elles sont;- çn. oùlfe, pourvues d'un înatôriel abondant, "candjis' de 77, de 105 et de' 150, mitrailleuses, lance> flammes, avions et tanks.

>Cependant, le général Xiessel pense qii'il •. n y a pa.s lieu de "s'inquiéter à l'excès, à condition' que nous, veillions striclémenf à I exécution chi traité. 'Xotammbiït' il'faXU exercer un contrôle sévère sur lés l'abrications. A. r-heu.ro actuelle, les' usines "do guerre construisent du> matériel: agricole II est essentiel de les empêcher. de.se « camoufler ». On doit prendre:gardeaussi ans sociétés d'éducation physique qui pourraient se transformer. en instrumouls, militaires. Lescommissions.'intcralliëe'sflecontrôle auront une tâche capitale à:accoreplir. Le général. résume sa pensée en disant que ̃ le gouvernement allemand peht -exécuter- le traité,' s'il se sent serré ù la gorge. ̃̃̃̃̃̃• Interrogé par ̃ M. Briand au. sujet da l'armée des bolcheviks, le gémirai .Viesseî, qui a pu se renseigner directement lors tle son séjour en Lettonie, déclare. "qu'elle n'est pas aussi redoutable qu'on le dit et qu'elle ne résisterait pas à une troupe -homogène. Elle comprend un assez grand, nombre d'officiers de l'ancienne armée tsariste, parmi lesquels le général Ever.t. A la fin de la séance, MT Carthou donna communication d ïine» iel'tre du minislre

«les affaires étrangères en, réponse r;ti' uns

question de M. Gaciiin. 11 en résulte --que nos pertes en Cilicie ont été de 54..tn'6s iît

51 blessés, et à Marach. 'Syrie), de 19 tués

et 51, blessés.

# ~f~~ S~. ~~I~~

̃•-̃̃'•̃ Les résultats définitifs *•

On mande Flensborg à Bûle que, sui« vant une statistique établie parla éoiri- mission de vérification de commissiez internationale pour ie Slosvig du .Vord. la nombre total des voix a été de .)00i3^?, dont 7y,I51 pour le Danemark et 25,u pour l'Allemagne.

l .Sur la requête _de la commission '.internationale, le vole, dans la deuxième zone,

a étéajoùmé au: climànche 14 mars.

A Jladerslev,où la majorité danoise était puissante, on a .-célébré la victoire par des actions de grâces dans les églises et uu cortège de 0,000 personnes. s'est rendu à la caserne sont. logées les troupes -françaises. Deux orchestres jouaient la M<m̃seillaisc. ̃ .> ̃ ̃ ] < 1 I/orsquele cortège est entré dans la couî- de la caserne, des cris de «A'ivela France Jj>> I ontsoulèvi dés acclamations entliousiastes. j Très ému, le commandant fiançais arei mercié l'Assemblée. Puis les troupes françaises, musique en tète, ont recomjiu-iHo cortège à -la place publique delaville.,

L'annonce des résultats a suscité un en>; thousiasme délirant à Copenhague. La foiile a parcouru les rues de la ̃ville'eli chantant J'hymne national et -la MarseÂi* 7«t/sê. ̃̃ ̃ U»e. opinion allemande

.ConuHenl,p.ni les, résuHats du plebisQila "dans le .Sl.esvi^'d.ii Xorn/rofiieiéiisëGa-jï, Qén'éfqlr d'Allemagne écrit T .t;ne erreur 1res g.énéralemenf. l'épân.due es'l de croire que ce p.lébiscit'e rèsle'defihitiveineiit la question de •̃s-ouvoroiricté dans 'la preinièrfe /̃.orse- du Slcsyig. D'après le. traité, de Versailles la commission, interalliée .de" Fleiishorg à le ilroît et même le devoir (fe tracer les fuïuVe s' frontières onlre l'Allemagne et le Slesvig en loule iiidénendance el en s'inspirant-de- I;éïiu1e attentive des résultats du scrutin. -Elle n'est, donc, nullement tenue de maintenir tes fronliéresarbïtrairemenl fixées en vue du plébiscita entre la' première. etia deuxième zone..

Le deuxième Conseil exécutif

de la Société des Nations

Londres, le, L°. février. La première

La seconde session, qui s'achève au-

Sept' qu esfio us figura ion t à l 'àgnri'd a Vl 0

ce- 'second Conseil deux répondant .a'u.v' L tàches'imposécs à la Société par le; traite, de paix,, trois tendant' à créer Jé.'s" qrcanisjues nécessaires à. la Société', deu.x 'portant, sur des cas' d'espèce. ? Voici quelles furent les (lécisiqris prises

Exécution des mandats d'administration

C'est, bfenune liaison; de; ce. géra-e-qul

j


^commission d'après le traité de pais. Celleci aura exactem> nt le.rûlo et le statut d'un gouvernement parlçi'ierUaire. La justice sera rendue en son, nomyéireTserâ qualifiée pour pe'rcevoir les "impôts et l.-verdes taxes sous la double réserve- que leuï produit sera exclusivement dépensé dans la Sarre «t que-lps impôts aetuelsno pourion- être augmentés sans l'approbation do J'Assemblée des représentante -des habi-

iants ̃" "̃̃ .̃"•̃̃̃

Haut commissariat de Danlïig. Le Conseil a confirmé dans ses .onctions Sir Réginald Tower, déjà nommé à titre temporaire et elle a au si précisé son statut. Les pouvoirs du hauteommissaire deDantzig sont plus étendus que ceux de commission de la Sarre, eu égard à un état démocratique moins avancé. Usera seul maître et juge des rapports de la ville libre avec le's. Etats voisins. En matière d'impôts, de taxes et de travaux publics, il devra consulter rassemblée des représentants des habitants et « se mettre d'accord avec elle », mais cette dernière ne dispo- sera d'aucun droit de veto.

Organisation des annexes de la Société Hante-Cour de justice. Prévue par le Pacte, celle-ci doit être le rouage le plus, important jde la Ligue, puisque c'est elle qui aura à trancher tous les litiges soumis- à son arbitrage. E.lc est aussi le pluî urgent à organiser. Il a été procédé à ce! égard à des échanges de vues, les mesure? décidées étant seulement préparatoires.. Conférence internationale d'hygiène. L'idée est de créer une organisation analogue à l'Office international du travail, comprenant deux rouages uno Conférence internationale d'hygiène se réunissant annuellement, et un* petit corpfs permanent de spécialistes. Le Conseil exéculi. s'est borné, à Londres, à préparer la réunion d'une Coniérence « provisoire »,- de spé̃ cialistes, auxquels sera laissé le soin de réaliser ci'tte double création.

Conférence internationale du ira fie. Une Conférence provisoire provoquée par le gouvernement français s'occupant déjà de ces questions à Paris, le Conseil a décidé de lui confier le soin de mettre sur .-pied l'organisation future, prévue par l'irticle ,28 du Pacte.

Questions particulières.

6" La neutralité suisse. On sait Tnrnént la Suisse demandait à garder le pri.vilege de sa neutralité actuelle en entrant dans la Société des Xations.

La Suisse est 'autorisée à conserver sa neutralité intégrale en adhérant à la Société, sans que ceci constitue une faveur spéciale à son profit.

Droit des minorités p ;foni*s<.s. –-Il a été décidé que la Société recevrait directement les plaintes que les représentants des minorités polonaises pourraient avoir à formuler et que son Conseil exécutif leur don- ¡ nerait la suite qu'elles 'pourraient justifia? dans sa séance suivant leur réception. '1 On remarquera q'ue le Conseil exécutif de la Société n'a pas encore abordé, à Londres, la question de la constitution du secrétariat permanent de la Société des .nations. Pour l'expliquer, il suffira défaire remarquer que toutes les questions qui ont été traitées dans cette seconde session étaient d'une plus grande urgence et que -son ordre du' jour ne pouvait- être davantage surchargé.

D'autre part, la composition de ce se.crétariat doit forcément dépendre des bd.sognes qu'il aura à assurer et par conséquent des différents ordres d'activité de la Société; c'est pourquoi leur organisa•lion devait venir obligatoirement d'abord.

] JL'EXÉGÏÏTION DU TRAITÉ DE PAIX "v. La « coûtre-liste » allemande Ijô Btrlîner .Tqgehlatl dit que la liste des fessortissants des pays de l'Entente cou-: pables de violations du droit des gens et accusés par l'Allemagne d'actes inhumains sera publiée prochainement.

Le grand-duc de Hesse en Holiancls Le grand-duc de Hesse, inscrit sur la liste des coupables, s'est réfugié en Hollande avec son fils.

̃ Huit autres personnages allemands, parmi lesquels des généraux qui figurent aussi sur cette liste, sont .également arrivés à la Haye.

Le Traité de Paix aux États-Unis

Les nouvelles de Washington laissent

^prévoir la ratification prochaine du traité. M. Lodge a modifié certaines de ses réserves et la majorité démocrate semble actuellement d'accord pour accepter ces changements. Toutefois, aucune rédaction nouvelle n'a encore été propo- éo pour les deux réserves capitales conc rnànt l'article 10 et la doctrine de Monroc Mais les réunions en vue d'une entente ont continué hier et les républicains intransigeants n'espéreraient plus, a1rirme*t-on, empocher M. Lodge de réunir les deux tiers des voix nécessaires pour la ratification.

La Paix avec la Hongrie Le délai accordé à la délégation hongroise pour remettre la réponse au projet de traité remis par les Alliés expirait hier à quatre heures do l'après-midi.

Le comte Apponyia profité du délai jusqu'au dernier moment. En effet, c'est seulement à quatre heures, que le colonel ïlenry a apporté au quai d'Orsay la réponse, c'est-à-dire la réponse générale, car îo document devail être accompagné de tiotes annexes qui n'ont pas été remises. Ces notes, qui ont trait des questions techniques et (-conomiqui s, sont très étendues et la traduction et L'impression n'ont pu encore être effectuées. La délégation a «tonc demandé un délai d'une quinzaine de Jours pour terminer ce travail, Les notes Seront communiquées à la Conférence au fur et mesure de leur impression. La réponse générale remise par le colonel Henry comprend une vingtaine de

lie, du colonel Paidêrmu pour la PiOutnanie, du général Palilzîne pour la Russie, du général Rachitch pour la Serbie, du général Joffre pour ia France:

« Si les circonstances ne s'y opposent pas, les offensives d'ensemble, comportant le maximum de moyens quechâque armée pourra mettre en ceuvre, seront déclenchées sur tous les fronts aussi tôt qu'elles pourront être concordantes aux dates qui seront fixées d'un commun accord entre ïes commandants en chef. »

Par 6n"ensivesconi:ordanles,on entendait des offensives entre le début desquelles Jne s'écoulerait pas un laps de temps su-, périeur à trois semaines. ̃ Le début de ce paragraphe diï procèsverbal présente une certaine obsôurité le principe admis est, celui de la concorjdànce des oflensives qui est considérée comme nécessaire pour leur donner tout leur effet; ce qu'on, veut, c'est éviter «ju'uiî des alliés se lance prématuréinenl à l'attaque, ses camarades de corn* sfeat n'étant pas encore en état d'attaquer çux-mfcnies. Les circonstances prévues

pages. Elle proteste surtout confie les amputations- imposées à la Hongrie dont on méconnaît les droits historiques et l'unité. écanomiiîue et naturelle. ̃

La iéponso rappelle également que des territoires iongrois sont ,dé lâchés sans qu'il ait été procédé û un plébiscitent quïl napa été, question également .dit. droit des minorités. · ° y: Enfin le document rappelle qu'il existf une Hongrie et non une république hongroise, car l'assemblée nationale existante a le droit de reviser la Constitution et n'en a pas encore usé.

.»;

au PARLEMENT BRITANNIQUE La discussion de l'Adresse

D'importants débats se sont engagés hier à la Chambre des Communes, autour d'un amenuement à l'Adresse, .qui attaquait les conditions imposées à l'Allemagne par le traité de paSx. ZD

Cet amendement, proposé par Sir Donald Maclean au nom du parti libéral, regrettait que le gouvernement n'eût pas reconnu l'impossibilité où se trouve l'Allemagne d'exécuter la plupart des clauses du traité et s'élevait, en même temps contre la longueur exagérée de la liste des coupables. Sir Donald a même affirmé, au couri de la discussion-, qu'une partie de l'opinion britannique se désintéressait de la politique poursuivie par la France à l'égard des anciens ennemis, et ces uéelarations prenaient une importance particulière au moment où M. Asquith les développait, de son côté, dans son programme électoral.

Apre' Sir Donald Maclean, Lord Robert Cecil a critiqué également certains milieux français qui préconisent une politique de engeance, contre te désir même du peuple français.

lui insistant sur la livraison des coupables, on risquerait, prétend l'orateur, de provoquer une révolution; mais si on se heurte a une On de non recevoir, on donnera bien inutil. :menl du prestige au parti militariste allemand.

M. balfour a pris ensuite la parole pour répondre que la Grande-Bretagne s'était toujours montrée hostile aux listes trop longues. Aussi s'est-elle gardée de réc.amer les criminels qui n'ont été que des agents d'exécution. Arrivant ensuite ù la liste française, Baliour s'exprime ainsi .Foi eu l'occasion d'aborder ce sujet avec M. Clemenceau. M. Clemenceau, comme tout le inonde u'anieurs, aurait préféré que les listes fussent plus courtes. Mais, rne dit-il, que puisje faire Voila une l'.iaacaise qui m arrive d'un de nos villages de France. Jtllle me dit qu'on lui a enlevé sa ihle: elle me mit le récit de crimes d'une atrocité à faire dresser les cheveux sur la tçte et ajoute quelle connaît les auteurs des attentats, r.ile uoune tous les détails; eile

énuraère tous les uiits, et elle me demande

« lint-co quo l'auteur de ces crimes va jouir de l'impunité? » Quo voulez-vous, monsieur Baltour, qae je reponde à une femme qui me fait un pareil appol? '1

.) avuiie que je ne savais que répondre à M. Clemenceau, .le ne pouvais guère lui dire qu'il est gênant d'avoir jusqu'à 90O noms sur lausti-. rs'c nourriez-vous pas dire à cette Française qu'au nom de l'intérêt général il- faut laisserimpunies les canailles dont sa fille a été la victime' '? Je ne pouvais pas dire pareille cuose. Si j'avais oppose à M. Clemenceau un argument -pareil, quelle réponse m aurait-il faite?

.le meutionne ce fait pour montrer les difficultés.

M. Balfour a conclu à l'impjossibilité de réduire les liste», puis, répondant a d'autres critiques, il a montré que les gouvernements ne sont paa restés indifférents aux sou rances de l'Autriche. Plus de douze millions de livres ont été dépensés pour venir en aide à la viilede Vienne et l'Angleterre est disposée à aire davantage. Passant a la Russie, M. BaLour na pas été moins, net. Jamais, a-t-ii dit, le gouvernement britannique n'a déliré diriger les auaires de la Russie, à qui celte tâche d'organisation incombe en dernier ressort. Sur le terrain do la politique extérieure, l'Angleterre est opposée au régime bolciieviste et n'a jamais consenti à le reconnattre.

Nous nous en tenons en dehors de cette vaste chaudière en ébullitioa sans pouvoir, san.-s même désirer malaxer le magma qu'elle renferme comment cela serait-il d'ailleurs posSibie ? 11 n'y a rien d'étounant A ce que notre politique se modtlie de temps à autre en conformité des changements subis par la mixture. .M. Balfour ne croit pas que la Société des ISations puisse mouitiVr jamais celte situation, puisqu'elle comprenu à peu prés les per-onnesqui ont discuiédéjà pendant un an à Paris sans pouvoir trouver une solution.

Ces déclarations, qui complètent et éclaircissent celles que M. Lloyd George a faite* le 10 février, ont étéfavoiab ement accueillies par la uhambre l'amendement a été repoussé par 260 voix contre GO. LUTTE CONTRE LES BOLCOIKS

En Sibérie

Selon un télégramme da Chita, parvenu à Kharbine, Tannée, qu^ se trouvait antérieurement sous le commandement du ̃général 'Ka'ppël, après s'ûtre frayé un cîioïnin à travers les lignes révolutionnaires près d Mjni-Udinsk, aurait repris Irkoutsk le 31 janvier.

Le 4 février, avec l'aide des armées Yoizchehovzky-Yoiicoi' et Krasilnikof, l'ancienne armée Kappel aurai, capturé i'or constituant le trésor russe. On n'a trouvé aucune trace de Koltchak, dont le sort est inconnu et l'ancienne armôts Kappel a pris contact avec le général Semenof.

La reprise des relations cpmmerciales M. Wassiiievski, représentant polonais â la conférence des Etats baltes d'iie singfors,est revenu à Varsovie. Il a uéc<aré au correspondant du Times qu'il était satisfait des négociations.

A Reval il a constaté qu'on faisait activement des préparatifs pour organiser le commerce d'exportation et d'importation avec la Russie. La ville était pleine de

comme pouvant s'opposer à l'application de ce principe peuvent être et sont- probablement dos circonstances militaires, telles qu'une attaque ennemie préventive. Toute préoccupation politique paraît étrangère aux coiîférents de Chantilly, et c'est normal puisqu'il n'y a parmi eux quo les généraux commandant en chef ou leurs représentants. Rien n'était prévu u pour le cas o des modifications d'ordre non militaire viendraient à se produire on ne peut que regretter l'absence de tout organe interallié du genre de Celui qui fut créé en novembre 1917 aux conférences de Rapallo. Néanmoins il est permis de se demander si, même dans-sa rédaction trop lâche, ce procès-verbal n'était pas suffisant pour imposer un nouvel examen de la situation générale, le iour Ie3 circonstances s'opposeraient à ce que les offensives concordantes fussent déclenchées.

En tout cas, même si ce nouvel examen n'était pas imposé par les conventions en vigueur, le bon sens, scmble-lril, aurait l'exiger. Si on ne le fit pas, .c'est qu'on

misions commerciales attendant la réou- verture des relations commerciales. Les Esthoniens prévoient une terrible éjévation des prix aussitôt que les portes de la Piussie seront ouvertes.

La ministre de Roumanie en France

La prince Démètre' Ghika, .nouveau mi* nistre de Roumanie à Paris, a pré enté hier se? lettres de créance au président de la République. Il appartient à une famille qui a la réputation dêtre la plus patriote parmi les familles princières des provinces danubiennes auxquelles elle a donné dix hospodars. Son père a été ministre à Pé*tersbourg il est mort et il a été .i:ami d'Alexandre il.

Le prince Démètre et son frère, le prince Vladimir, ont été élevés chez, nous, à Toulouse leur culture et leurs sympathie^ sont toutes françaises. Le prince'Vladimir, qui s'est converti au catholicisme, avait fondé à Bucarest de belles œuvres qui ont été ruinées par la guerre et l'invasion il ies avait confiées à nos Filles de la Charité qu'il avaitintroduites en Roumanie malgré l'évoque allemand. A Rome, où il vivait avec son frère quand celui-ci était ministre auprès dû (Juirinal, ii consacrait le temps que lui laissaient les œuvres charitables auxquelles il se dévouait à combattre l'influence et les intrigues des empires centraux dans les milieux du Vatican. Dès le début de la guerre, et avant que la Roumanie y entrât, le prince Démètre Ghika prit, à l'égard des Alliés et particulièrement de notre ambassade, une attitude qui était bien connue à Rome et qui parut parfois excessive au ministère Bratiano. Pour l'éloigner, on lui offrit le po-te de Washington qu'il refusa. On ne peut que féliciter le gouvernement de M.\raïdaVoïvod de l'avoir rappelé à l'activité en le nommant > élégué à la Conférence et en lui confiant la lâche de cultiver, commoses dispositions naturelles le portent à le aire, l'amitié traditionnelle de son pays pour la France. P. O.

Mu Clemenceau en Egypte >,

Lord Milner est rentré mercredi au Caire. 11 a rendu visite au sultan et à M. Clemenceau. Ce dernier est parti hier pour Lduqsor il doit se rencontrer avec le maré- ci/ài Àllenby. 11 se rendra ensuite au Sou-1 dan. f

Lf. problème des chaxgf.3. On mande de: Rome que selon certaines informations on envisagerait dans les milieux financiers la possibilité de créer un titre garanti par les Etats' alliés et associés, lequel, ayant une valeur internationale, pourrait faciliter les rapports économiques, sans que ceux-ci aient à souilrir des variations des changes. Ce titre servirait exclusivement pour l'étranger.

Lf. Congrès iNTEr.x.vnovu. r>KS mixecp?. Le Comité international des mineurs a décidéque le prochain Congrès international des mi-,neurs aura lieu le ? août à Genève.

Le Comité a décidé de mettre la nationalisation des mines à l'ordre du jour du Congrès immédinlemcnt après la reconstitution de la Fédération internationale.

Les conditions de travail dans les mines et le minimum do salaire seront également portés à l'ordre du jour du Congrès..

Poun la. r.r.coNSTr.ucTiON de Cn.\r>x\E. La presse suédoise publie une adresse signée des membres de r «Amitié franco-suédoise » et de nombreuses personnalités marquantes pour in- viler le public à participer à une souscription destinée à la reconstruction de la mairie de Craonne. Le choix do cette ville a été die parce que c>st au Chemin des Dames que sont tombé^ les premiers volontaires suédois au service de la France. L'i':mir Favçal a Damas. Une dépêche (le Beyrouth annonce que l'émir Fnycal, après une conversation avec le général C-ouraud," est

rentre à .Damas.

L'agitation inLAxn-AiSE. L'n télégramme <lo

Dublin annoncé que le député sinn-feïniSte Barton. qui s'était "évadé do prison 17 mar.^ 1919, et avait été capturé de nouveau le .11 janvier, a '̃.ompat'u le 1? février devant les tribunaux, t'ne vingta ne d'hommes ont attaqué le fourgon il avait pris place et blessé un des soldats del'escorte.

ÉCJ1OS

PETIT BRV.VIAtRF; DE LA GOURMANDISE C'est le titre d'une œuvre posthume de Laurent Tailhade. Et beaucoup de personnes pourraient, première vue, éprouver quelque surprise en apprenant que cet homme de lettres, brillant amateur d'anarchie et virulent polémiste, se doublait d'un technicien de la cuisine. A la vérité d'ailleurs, il ne faut point chercher dans son < bréviaire > des enseignements qui n'y sont point il ne faut même pas espérer y trouver une philosophie épicurienne de l'art du gourmet que l'auteur était peut-Ctre, mais que rien n'indique qu'il fut. Son commentaire apparent de l:i Cuisinière bourgeoise n'est rien, "en réalité, qu'une fantaisie littéraire et sa gastrologie a pour base beaucoup moins le g'ôût des plats savamment composés que l'amour des métaphores et des images truculentes, et surtout la passion débridée des vocables pompeux.

« La cuisine, dit-il, a ses écrivains comme Iri musique ou l'asçyriologie >. Faute, saiis doute, de compétence suffisante en ce qui concernait la science de l'orchestration ou celle des caractères cunéiformes, Laurent Tailhade voulut donc un jour prendre place parmi les écrivains culinaires il tclèbra le chateaubriand à la Mirabeau, qu'il déclare très supérieur aux Mémoire^ d'Outre- 7 ombe ou au Discours sur la banqueroute et le tournedos à la Rossini, dont la combinaison de foie çras, de truffes et de. filet de bœuf lui semble plus émouvante et plus savoureuse que la partition de Moïse; il chanta les formidables bombances de la. Rome des Césars, et exalta llêliogabale, « le frêle jeune homme aux traits fanés, à l'aspect maladif, avec sa barbe frisottante et ses yeux de poisson mort, qui ne fit jamais un repas qui lui coûtât, moins de vingt-cinq millo.francs »; il marqua son mépris au Moyen Age et à la Révolution française qui ne "surent point manger il fut indulgent en revanche pour monarchie des Bourbons depuis ̃ Louis XtY

s'était, à la suite des conférences de Chantilly, remis à l'aire de la tactique, sans songer à faire de la stratégie, sui- vanl la formule que nous rappelions plus haut. Les généraux en chef s'étaieat mis à préparer lès opérations sur leur front; en Orient on avait poursuivi celles qui 1 étaient an cours. îl n'existait pas d'or- gane interallié qui fût -en situation de suivre les .événements. Et l'on en était resté à ia conception sur laquelle s'ap- payait lo plan arrêté on novembre 1916. A ce momenl-lù il n'javail pas de doute possible: la campagne de Roumanie, mai engagée, plus mal. poursuivie, n'était 1 néanmoins qu'un accident, très fâcheux sans douté, mais encore réparable, et qui, en tout cas, laissait entière la supériorité s que les armées alliées possédaient sur celles des empiras centraux. Celte supé- < j riorité était indiscutable. L'année 191G 1 I avait vu se poursuis rc l'effort industriel ï qui nous avait enfin permis d'opposer ) i aux formidables engins allemands un < matériel moderne à hauteur des exigences 1 de la situation. Quant aux événements <

iiyqu'à ?a Restauration, 'qu'illustra Càïnba•crés. La cuisiné* et la politique font deux., 'En somme, tout ce long morceau, .de style est amusant à lire. Les maîtresses de maison auraient tort,: par exemple, de se figurer qu'elles découvriront .en. cet es?ai de Jyrisme pantagruélique la moindre r,ec«ttc à prendre..

Par, notre .temps de vie çhèréj'ilnje^t même,

pas'certairi que ce soit une très bonne lecture.– M. S.

Lg roi de Belgique a conféré â notre correspondant de Genève. M. Edouard Bauty, la croix d'officier de l'Ordre de Léopold II. Dans la lettre d'envoi qu'il lui adresse le ministre de Belgique s'exprime en ces termes « Je n'ai pas oublié que vous avez, le premier en ce pays, attire l'attention du peuple suisse sur la situation faite à la Belgique par la violation de sa. neutralité et les procédés de guerre des armées allemandes. Pendant la durée de la- guerre, vous n'avez cessé, en votre qualité de rédacteur en chef de la Tribune de Genève, de prendre la défense de la cause du droit et de la justice. >

.Nous avons signale, la vente récente, en Angleterre, d'une'des coupes d'étain, gravées par le baron de Trenck, entre 1764 et 176.3, dans le cachot de Magdebourg que le Grand Frédéric avait fait aménager a son intention particulière. Un abonné nous' rappelle à ce sujet le passage des mémoires du dramaturge Charles Immcrmann où il raconte comment, étant enfant, il découvrit, dans une chambre de débarras de la maison paternelle, rue du Cloître, à Magdebourg, une autre de ces coupes. «̃ Sur tout son pourtour, et du haut en bas, elle était divisée en carrés égaux, contenant chacun une figure gravée, avec, audessous, une légende à peine lisible, en vers latins, français on allemands. Les sujets représentés étaient d'une variété extreme un roi enchaîné, ceint de sa couronne un navire englouti, par les flots un plant de citrouille à tige ascendante un arbre dont un bûcheron tranche les racines Prométhéc et son vautour, Tantale, Ixion, les Furies, un cerf poursuivi par une meute, et bien d'autres encore, tirés du domaine de la Nature, de l'Histoire qu de la Fable. Les quelques légendes que je pus déchiffrer se rapportaient bien aux sujets de ces gravures, représentant toutes le plus funeste des destins.

> Dans la coupe, tin papier qui avait perdu sa consistance, et était recouvert d'une écriture pâlie donnait l'explication du sens des figures et la copie de l'inscription placée audessous de chacune'd'ellcs c'était le roi des juifs Manassé, prisonnier à Babylone; c'était le vaisseau de la vie ballotté par les ilôts et finalement englouti c'étaient l'orgueil et la témérité, symbolisés par la citrouille grimpante.du prophète. Jonas; c'était le .principe de l'existence, que frappait la hache du bûcheron.

> Le travail de gravure était finement exécuté mais le trait manquait de profondeur il ne semblait pas avoir été fait avec l'instrument approprié de fait, la notice sur le papier humide indiquait que le graveur s'était servi d'une pointe;, finement aiyuiscc. >

Les contrats de < nourriture » sont assez rares, mais on en trouve quelques-uns du quatorzième siècle qui renseignent curieusement sur les conditions dans lesquelles les nourrices étaient engagées. M. Latouche en publie un en langue vulgaire dans le Bulletin archéologique du Tarn-el-Garonne.

Le i5 septembre i3o3, Marie Bergonho.n, de Castelsarrasin, s'entendait avec Jean Nicolas au sujet d'une petite fille que ses paresats désiraient confier à ses soins. Devant Raimond Alègre, notaire, et en présence de Jacques Bocon, mari de la dame Bergonhon, on convint que l'allaitement durerait un an, d'une fête de la Saint-Michel à l'autre, et que l'enfant serait nourrie à l'exclusion de tout autre durant les douze mois. Comme rémunération, on fixa vingt-quatre sols de Toulouse, somme payable par moitié. à la fête de Pâques et le reste an moment du sevrage. De plus, il était entendu qu'au cas où la nourrice ne pourrait mener sa nourriture .régulièrement et à bien, il serait retenu sur les vingt-quatre sols une somme correspondante à la période

d'incapacité. #*♦

La municipalité de Paris reçoit cet aprèsmidi, à cinq heures, les membres du Congrès de coopération ouvrière de production, y

NOUVELLES POLITIQUES L'ambassade de France â Madrid. La nomination de M. de Beaupoil de SaintAulaire.en qualité d'ambassadeur de France près S. M. le roi d'Espagne est publiée au Journal officiel du 13 lévrier.

La répression de la spéculation. Le service de la répression de la spéculation est transféré à la Direction de la Sûreté générale.

Le parti radical-socialiste. Le comité exécutif du parti radical et radical-socialiste se réunira en séance plénière, le mercredi 23 février, à 20 h. 30, au café du Globe, 8, boulevard de Strasbourg, avec cet ordre du jour: Projetde budget pour le parti: Préparation du prochain Congrès fixation du programme des travaux, Nous avons signalé hier la constitution du cabinet du sous-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères. C'est «à la présidence du Conseil » qu'il faut lire.. Guerre et Marine La situation du général Fayolle. On annonce que M. Andfl* Lofèvrc, ministre de la guerre, déposera prochainement un projet de loi tendant à reconnaître les services des olficiers retraités ayant repris du service. Une disposition spéciale de ce projet maintiendrait en activité de service sans limite d'âge, avec le dernier grade qu'ils ont conquis, les officiers généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi. Le général Fayolle bénéficiera, avec quatre ou cinq autres généraux, de cette loi.

militaires, ils avaient suivi une évolution singulièrement comparable à ,celle qu'ils devaient suivre en 1918 attaques des puissances centrales de très bonne heure dans l'année, à Verdun en février, dans le Trentin en mai; partout défensive des Alliés très stricte et très efficace aux points attaqués puis, aussitôt quo possible, contre-offensives dès l'achèvement de la préparation matérielle en Russie, offensive BroussiloiVbataillodcla Somme les conceptions tactiques do l'époque empêchent la bataille, sauf en Galicio par suite des conditions particulières au front russe, de prendre l'allure qu'elle devait prendre en 1918 mais sur les deux fronts principaux l'Allemand, vigoureusement accroché, subit l'élreinle des armées alliées et perd en grande partie sa liberté d'action, Malheureusement, en 1916, l'évé- nement décisif ne se produit pas l'occasion que pouvait fournir l'intervention roumaine nous échappe au lieu d'agir de concert avec l'armée d'Orient pour mettre hors de cause, la Bulgarie et la Turquie et menacer par le Sud-Est le bloc

Invalides de la marine. M. Bazin, administrateur de l'établissement des invalides de la marine, est nommé trésorier général des invalides do la marine, en renfplacement de M. le contre-amiral Nény,

\['i ,AU SÉNAT

Commission de V agriculture.- •» La cpm<fnissipn de l'agriculture s'est réunie hier soUs la présiejence de M. Méline.

Elle a décidé de renvoyer â l'examen de ses sous- commissions compét -ntes les projets concernant les assurances contre la grêle; le crédit mutuel et la coopération agricole, et le chois des taureaux employés à la reproduction.

Elle a en outre décidé d'entendre le plus tôt: possible ministre de l'agriculture au sujet des questions relatives au blé, au taux de transport du bétail et aux subventions pour les syndicats de motoculture. Les interpellations de MM. Lucien Hubert et Lebrun, sur « l'aide économique que peuvent apporter les colonies à la métropole », qui devaient Ctre discutées cet après-midi, ont été renvoyées à jeudi prochain, afin que le Sénat puisse poursuivre la discussion sur les tarifs de chemins de fer.

Le groupe des représentants des départements dévastés, délibérant sur les avances à faire aux sinistrés, a chargé son bureau d'accomplir, d'accord avec les Etats généraux, une démarche auprès du président du Conseil pour insister sur le maintien des crédits nécessaires ri la reconstitution des régions dévastées.

Une commisaiou composée de MM. Lu*cicnHubert, Gouge, de Lubersac, FournierSarlovèze et Revault examinera un projet de reconstitution des coopératives de reconstruction.

Le groupe s'est mis d'accord sur un certain nombre de reformes à proposer pour la réorganisation des régions dévastées et a chargé son bureau de prendre contact avec les représentants du gouvernement.

̃^̃̃1

Le Mouvement syndicaliste La retraite des ouvriers mineurs. M. Jourdain, ministre du travail, a prié la Fédération du sous-sol de désigner une délégation qui se rendrait à son cabinet .pour prendre connaissance des nouvelles modifications .apportées par le gouvernement aij projet de loi relatif aux retraites des ouvriers mineurs. M. Bartuel, actuellement à Bruxelles, se rendra dès son retour au ministère du travail.

Le Conseil fédéral national des mineurs, qui se compose des délégués directs de tous ies centres miniers, tiendra sa première séance demain matin, à la Maison des syndicats. C'est à ce Conseil qu'il appartiendra eu dernier ressort de se prononcer sur la grève des mineurs qui, jusqu'à nouvel Qi'dre,re3te fixée au lundi 10 février.

Le conflit de la Société Générale. Les délégués do la chambre syndicale des employés de banque et de bourse ont été reçus hier par M. Emmanuel Brousse, sous-secrétaire d'Etat aux finances, auquel ils ont indiqué les causes du conflit survenu à la Société générale. M. Brousse a répondu aux délégués qui sollicitaient son intervention que celle-ci n'avait aucune raison de se produire, la Société Générale ayant usé du droit strict que possède tout patron à l'égard d'un employé dont il a à se plaindre. Les représentants syndicaux ont fait part de cette fin de non recevoir aux grévistes assemblés à 1G heures salle de la Maison des Syndicats. Ces derniers décidèrent l'envoi d'une nouvelle délégation au ministère du travail. M. Léon Jouhaux, secrétaire général de la C. Q. T., accompagna cette dernière chez. M. Jour^ dain qui, à son tour, déclara ne -vouloir prendre aucune décision sans on avoir préalablement conféré avec son collègue des finances.

Les cheminais parisiens. Une assemblée plénière des délègues des Syndicats parisiens s'est tenue, hier soir, a la Bourse du travail, pour discuter la décision prise par la commission executive de la Fédération à propos du maintien des 720 fr. Après une discussion longue et animée, les délégués ont décidé de surseoir au mouvement projeté, tout en formulant des réserves sur l'attitude de l'organisation centrale.

ACADÉMIE DE MÉDECINE diphlènno~réaclion. En 1913, Sclrick, de Vienne, a démontré que l'injection d'une quantité extrêmement minime d'une solution de toxine diphtérique permettait de voir si un sujet était rél'ractaire ou sensible à la diphtérie. Chez les sujets, sensibles l'injection produit une plaque rouge et la réaction est dite positive la réaction est, au contraire, négative chez les réfractaircs, sur lesquels l'injection ne produit aucun symptôme. M. Jules Renault a pratiqué avec M. P.-P. Levy la diphtérinoréaction chez "281 enfants pris dans différents milieux (très contaminés, peu contaminés et sains) et a recherché en môme temps les porteurs de germes. Les enfants qui présentaient une diphtêrinp-réàctfion négative n'ont pas pris la diphtérie môme s'ils vivaient dans un milieu très contaminé et môme s'ils étaient porteurs de germes virulents. Les enfahts de réaction positive ne prenaient pas nécessairement la diphtérie, même s'ils étaient porteurs de germes. Il faut donc, pour contracter la diphtérie être en état de réceptivité et être porteur do germes, mais ii faut,en outre, une, cause adjuvante. Enfla les sujets â réaction négative, donc réfràctaires, sont porteurs de germes coaime les autres et, en cas d'épidémie, il est nécessaire dq les isoler si possible; par contre il est inutile do leur faire une injection préventive de sérum. La diphtérîno-réaction est donc très intéreêsanto puisqu'elle permet de limiter les vaccinations anti-diphtériques aux seuls sujets réceptifs, mais elle ne dispense pas de loutefi les autres mesures prophylactiques.

Autriche-Hongrie-Allemagne (ce qui devait être réalisp en Ï91S,), l'armée roumaine, d'ailleurs trahie par la Russie, se lance sa Transylvanie, se' fait baltre et perd ionLe la Valaclne avec sa capitale. Ce succès ne donnait à l'Allemagne qu'un sursis de quelques mois. Désespérant d'arracher ia victoire à l'Entente sur terre, Ludendorff croit aux prophéties des marins allemands qui se font fort d'arrêter tout ravitaillement des armée? anglaises dans un délai de six mois au risque de jeter l'Amérique dans la guerre, il admet la guerre sous-marine à outrance, et, pour gagner ces six mois, il se replie sur l'Aisne et entre Somme et Oise. Mais rien ne prouve que ces mesures auraient sauvé l'Allemagne: l'événement prouva même rimpuissance de la guerre sous-marine, malgré les dangers certains qu'elle fit courir à l'Entente.

Ce qui sauva l'Allemagne, c'est larévO" hition russe.

Au lieu, que la: forteresse Allemagne voie ses ennemis monter à l'assaut de

L ambidextrie. M. Félix Regnault passe en revue lesdi érentes professions qui exigent l'emploi simultané des deux mains; et qui deviennent de p,usen plus nomDie.ises à masure que l'homme s-, civilise. Ii conclut qu'il S Tait utile d'exercer de bonne heure l'eniant à .se servir d s deux mains dans ses jeux et plus tard dans des xercices professionnels. C'est c |u'on réa i e déjà dans les écoles maternelles et iesécoies primaires..

Comité secret. En Comité secret, M. L* Camus lit un rapport sur la é /i'ganisatioa de l'Institut supérieur do vaccin ̃.

-,·n.

L'ALIMENTATION PARISIENNE

M. Ambroise Rendu, qui s'est voué à la recherche des moyens de combattre le renchérissement des den ées alimentaires, va soutenir devant, ses collègues du on. seil municipal, une nouvel! ̃ proposiiion de réorganisation des marchés dts.vian .es,et des vivres. Après une étude substantiels et suggestive, il conclut à la délibération suivante

L'administration est invitée à appliquer les dispositions contenues au projet de M. le ministre de l'agriculture du G mars 1913. en ce qui concerne le marciiû des bestiaux à la Villette, dans le but d'éviter les spéculations résultant des réserves et d'établir les (.-ours réels des bestiaux à l'aida de documents certains, relatifs à la qualité et au poids net des animaux

vendus.

L'unité de marché sera établie aux Halles, par réloighemeiit des commerçants au détai et t la surveillance exercée dans les gare=, de i'açon à empêcher les achats sur valons qui favorisent les spéculations sur les dem-éss. Les cours des denrées aux Halles seront t constatés de la mPme manière qu'au marche7 de la Villettc, d'après les ventes réalisées, et sur documents- écrits, vérifiés par ies représen-

tants des intéressés.

Le Livre d'or des médecins morts pour la France

Sur l'initiative de la Facullê de Médecine de Paris, et avec le concours de toutes les Facultés de Médecine, de tou-> les groupements corporaifs de médecins et d'étudiants en médecine, une souscription est ouverte pour glorifier les morts, et rappeler les services imnvnses rendus penuant la guerre par la médecine et la

chirurgie française?.

ht premier, objet de cette sou^erip'Jè» sera un Livre d'or comprenant îps npthV'-t citations de tous les médecins et étuuiants en mé ecine morts pour la France. Tous renseignements utiles provenant des familles ou des confrères seront reçus avec reconnaissance par le docteur Caboche, 372, rue Saint-Honoré.

Le Livre d'or sera distribué à tout souscripteur d'au. moins 40 francs.

Le projet du monument élevé à la mémoire des morts du service de -anté et ù la gloire de la médecine française est en voie d'élaboration.

Les souscriptions sont reçues

Par les trésoriers régionaux et. corpo- ratifs; par lo docteur liongrand, trésorier général, 6, rue Villarei-de-Joyeuse, Paris, 17e; par les divers ôtabliss ments do crédit, avec virement au compte établi par le Crédit foncier, au nom du docteur Bongrand, trésorier génëral'de lasous'Tintion pour la glorification des médecins morts pour la patrie.

Académie des Sciences

Biologie. M. G. Delage expose que !U. Galippe, appliquant aux cellules épidermiques dos pétales des fleurs une méthode déjà expliquée en 1891, a pu suivre l'évolution complète du protoplasme et cultiver les éléments vivants qu'il renferme. La vie du proloplasme est, dit M. Galippe, fonction de ses microzynaa?. Ceux-ci sont d'abord invisibles, mais sous l'influence de la culture, ils s'accroissent, deviennent visibles, et sont mobiles. A la'-uite de trans- v formations successives ils deviennent des bacilles ovoïdes. L'intérêt d -s vues de M. Galipoe est considérable. Elles vont à l'encontre des idées reçues, sans doute. Mais, dit M. Galippe, les méthodes employées no pouvaient déceler les faits qu'il révèle. Métallurgie. M. G. Gharny présente un ouvrage du lioutënant-colonel Grard intitulé L'acier, aviation, nulomobilisme, constructions mécaniques [ Berger-Levrault) montrant toutes les conséquences qu'a eues pour les diverses indu tries la créaion d'aciers nouveaux, qui ont tant rendu de Services â la guerre et qui en rendront encore durant la paix.

Zoologie. M. Y. Delage présente une fort intéressante note de M. ihaton d'où il résulte qu'une des catégories de spores de radiolaires, dont on ne discernait nas la fonction, consiste en réali é en péridiniens, ou protozoaires, parasitaires.

–1

La condamnation du lieutenant Verniers Le lieutenant Julien Verniers élu député du Nord, pui« démissionnaire, avait été condamné le ?G décembre pour vol et faux, à 2 ans de prison par le Conseil do guerre de Châlon's. Son pourvoi en cassation contre ce jugement a été rejeté. Rejet de pourvoi ̃•̃'

La Cour de cassation a reieté hier lo pourvoi d'Auguste Gennevois, condamné à mort le 18 décembre par la Cour d'assi-es de la Seine pour avoir assassiné Mme Ariès, logeuse à Saint-Denis.

Une 'grève a éclaté dans divers ateliers de bronze et imitation. Les ouvriers réclament une augmentation de salaires.

M. Pachot procède en ce moment à diverses opérations relatives à la plainte portée contre M. Laffitfe, qui a tenu lattre jou ̃ en échec les hommes de loi qui venaient instrumenter en vertu d'un jugement.

Doux réunions socialistes ont eu'lieu hier soir, lune au gymnase Jaurès, l'autre au manège Iluyghens, pour protester contre l'élévation du prix du pain.

La reine de la couture a été élue hier soir; c'est Mlle Marguerite Palayret, âgée de dix-huit ans.

toutes parts, l'attaque n'a lieu que contre un des secteurs de la place les troupes des autres secteurs^ ont toute liberté: de se porter au secours du secteur menace puis la garnison de la place a même assez de force pour tenter des sortie?, et, c'est l'offensive de Galicie, c'est Paga, Œsei, et c'est Caporetto. .Si l'on considère le retournement stratégique produit par la révolution russes on est forcé d'admettre que, quelle que soit la valeur de la tactique Nivelle, elle devait être inopérante la stratégie, si dédaignée par beaucoup, connaît pourtant quelques grands principes contre lesquels on ne peut rien. Tranquilles à l'Est, les Allemands pouvaient résister à tous les assauts dans l'Ouest c'est seulement quand ils eurent massé toutes leurs forces en France qu'on put chercher leur destruction sur cet unique théâtre d'opérations. Encore fallut-il, pour arracher la décision, l'événement balkanique, la manœuvre stratégique ment décisive. J.«M. BOUHGET.


,̃•̃ IL, Y A CENT ANS

Journal des Débats du dimanche 13 février 1820 Pètefsbourg, 19 janvier. Hier, jour de IE ipaanie/la- grande parade ordinaire n'a. pu avoir lieu à 'cause de la rigueur du froid qui était de .24 degrés de Rêaumuf. Mais l'Empereur, accompagné dn grand-duc Nicolas et des officiers-généraux, suivit nu-tête et en simple uniforme, malgré une température aussi rigoureuse, la procession de la bénédio tion des drapeaux et S. M. assista en plein ̃air à cette cérémonie religieuse et au service divin, elleresta jusqu'à la fin.

AU PARLEMENT

SENAT '-̃̃̃

Séance da jeudi 12 février ̃̃̃̃

lar.~Stn~a~e bn 11i8. BI:FAft.D, CtCE~t;Rf9rti~t

M. Raymond Poincarê

q bien mérité de la Patrie

Par acclamations, le Sénat a adopté hier la proposition votée mardi par la Chambre, ayapt pour objet de déclarer que <> M. Raymond Poincarê a bien mérité de la Patrie ».

'• Le rapporteur, M, Chéron, s'exprima

ainsi':

G est In coutume des grandes démocraties que d'offrir à leurs meilleurs serviteurs, dans «le. brèves et saisissantes formules, le témoignage de la reconnaissance nationale.

Au lendemain de l'armistice, vous ie décerniez, avec la majesté de la loi, aux armées et à leurs clip s,- cm gouvernement de la République, au citoyen Georsrps Clemenceau, président du Conseil, ministre" de la guerre, et au marrioh&l Focu, c'est-à-dire aux glorieux artisans de la plus grande-victoire de tous les temps. (Vifs applaudissements.}.

Aujourd'hui,' la- Chambre des députés vous demande de consacrer par un hommage semblable les services éclatants rendus au pays par, M. Raymond Poincarê, qui, l'Ut, pendant "la période la plus dramatique de notre histoire, le président de la République, et qui arrive au terme de. son mandat.

Il est superflu de rappeieravec quelle impeccable dignité, avec quelle ténacité indéfectible M. Raymond Poinearé a exercé, au milieu des plus tragiques épreuves, la haute magistrature dont il £\ait éié investi, quelle impulsion il donna, en toute circonstance, au gigantesque euort.de ,.lé.fe,nse,na.M.'>n«le, .dans la limite' saii rôle le 'lui' permettait, avec quelle superbe 'éloquence^ Hiflu1 i! sut exprimer toujours l'a pensée, l'esprit de sacrifiée "et la volonté d'indépendàiice < de la France éternelle. (Nombreux applaudis-

sements.).

Votre commission do l'armée est donc unanime à vous demander d'adopter la proposi tion de loi votée par la Chambre des dépu-i es Elle sera ratiliée demain dans un haut sentiment de reconnaissance et de justice parle oays tout entier. (Vifs applaudissements.)

C'est dans les termes suivants que M. Lhopitea» associa le gouvernement à l'hommage rendu à M. Poincarê

Le Gouvernement lient î\ s'associer au patriotique hommage que le Sénat va rendre au grand citoyen auquel est échue la redoutable charge de présider aux destinées de la France > dans lesjours les plus sombres et les plus angoissants de son histoire. ̃ Tout en se renfermant scrupuleusement dans •es attributions que la Constitution assigne au .ihef de l'Etat et qu'il eût sans aucun doute /oulue plus active encores, M. Raymond Poin•aré s'est consacré à l'accomplissement de ses ̃ tautes l'onuti >na avec la tolale abnégation de soi-même. (Applaudissements.)

Par son émouvant appel à l'union sacréo de tous les Français à l'heure du péril par les «iiKOuragements incessants de son admirable ̃jarole, par sa ferme et clairvoyante volonté par la sagesse de ses- conseils, par sa confiance inlassable dans l'avnir du pays, par ses visites réitérées et réconfortantes aux, cuefs et aux soldats dans les différentes zones des ••om̃ats, il a largement contribué a la victoire de i<is armes. (Nouveaux applaudissements.)

Sans doute, l'ardont. patriotisme de ce grand X.ijrj-ain a trouvé.sa plus .précieuse, et aûssi'sa plus.douçe récompense dans le retour à la 'mère jatrie des provinces qui lui avaient été ravies" ;>ar la force, mais il est de toute justice que Màr ses représentants, le pavs rende un soleniel hommage aux noble» et êmineutes. vertus ont son chef a donné l'exemple dans les heues douloureuses. (Vifs applaudissements.)

Comme, maire de la ville où M. Poincaré a vu le jour, ajouta M. Pot Chevallier, e serai lier de perpétuer le vote de la loi au fronton d- la mairie de sa ville natale. 'Très bien I applaudissements.)

Les tarifs des chemins de fer

L'assemblée a commencé au cours de ette séance la discussion du proje! ayant pour obj t d'autoriser un nouveau reièven ni temporaire des tarifs sur les grands réssaus de eu min de ,er.

C'est ie rapi orteur, M..Jean Imbart de la four, qui ouvrit ia discussion,

«'n'est pas contesté,' dit-il, que nos grands réseaux exploitent à .perte, cette situation existe depuis le début de la guerre. La question des tia, sports militaires a été réglée eu juin. lylJ. En ce qui concerne les tràiisuork commerciaux le dé.icit a été en s'aeeentùant t, avec uni- progression extraordinaire; celalifnt' t, ul'augmeniation du prix des matériaux et des salaires >lu personnel. <-c

.En 1?13 le.-» dépenses totales de charbon «aient de i8> millions, en Hrl9, de 781 million» îioit'Utie augme.,ta ion de 300 U/0.

E* m?-. les dépens du personnel étaient ie ,66 mimons en 1919, elles s'élèvent à 2 milkra 10/P '4'J niilh0QS>- soit lme augmentation de

v~n ore.

Avec les décisions prises il v a huit tour* augmenta ion sera de SOU fl'U. ̃> Pour faire face à ces charges, on n'a voté lue le relèvement des tarifs de 25 0/0. en mars

iyio.̃

Au 31 décembre 1913 le total du déficit c'élev-i à 3 mtlliards 700 militons. Les évaluations pour '«20 annoncent un nouveau déficit de 2 milliards

~.?(1 mtlltôds:

!n^i rien. ù]étm enangé, le déficit en fin de 1920 serait de près de <? milliards.

II est donc naturel que 1«3 pouvoirs publics cherchent un remède. i-mum.» Onrioit envisager une majoration générale dos ;arils. C est ce qui g inspiré le projil actuel 11 opèie un .relèvement de tarifs tel nue :insuflisance prévue pour 19.0 soit couverte Le projet n'a pas d'autre poitée.

Il permettra aux réseaux d'exploiter au prix

de revient.

,Sil-tR'?tail pas vpté, nous arriverions a un a(hMUree rallhards- C'est ce qu'on ne peut

admeitre..

Tout industriel qui travaille a perte travaille nal. Le public en subit les conséquences uette situation Justine le. vote, du projet, (fjès

En ce qui concerne les tarifs marchandises le projet prévoit-une augmentation de lis 6,0 ÏW, s ajoute à laugnientatiunde 0/0 de 191;/ aoit une majoration générale de 140 0/0. Si' on 1 applique à un prix' de transport tleîOCt fr 3elui-ci se trouve porté à 240 fr. Mais en même temps qu'on relève ies tarifs 6n procède à lunitication.

La majoration des tarifs ne sera pas suoéleure à la majoration générale des prix de marchandises. C est une constatation oui a une grande importance..

En ce qui çonceriTe les tarifs voyageurs! id question a également beaucoup ému le public. Un n'a pas fait d'objection contre les relèvements. Mais on a posé la. question des exonérations et des exemptions; Le gouvernement n'en avait admis aucune. La Chambre a été saisie de propositions pour les ouvriers, les enfants, les amilies nombreuses, etc. Ctelle les a admises pour la plupart.

'On demande d«s exemptions plus larges. La i-otnmission estime qu'il n'est pas possible d'étendre les exemptions.(Très bien !) A l'heurel'on demande au public un effort considérable, on ne peut .multiplier les faveurs. CTrèS bien.; La situation ne peut s'améliorer du jour au lendemain. Mais la crise des transports a des causes 11 orales qui doivent disparmfre. U y a un- certain ilotlcinent dans l'expl ûtation. "Le sôiTice, qui est disLendu.'doit se resserrer. L'organisme, actuel ne répond plus aux be- soins actuels. Il faut du remaniement.

Nos chemins de feront fonctionné par une poiil que d'expé.iients, commandée par les cir- '•onstances.: celte' politique a assez duré. Nous devons en établir une nouvelle; sinon, il serait 1

inutile d'espérer le relèvement économique et la-reconstitution nationale.

Le rapporteur fut vivement applaudi à sa descente de la tribune. Tout en recontaUssant la nécessité d'un relèvement .des tarifs, Fourment çom* battit le vote du projet qui, £ son àvis^ provoquera, un seasible renehérissement du prix de la vie.

Ce qu'il faudrait, d'après 1g sénateur socianste unitiédu.Var, c'est que k- travail lût plus honoré, c'est qu'on lui fit sa p&n dans la gestion des entreprises, c'est, en ce qui concerne spécialement les chemins de 1er. qu'on réalisât la nationalisation. M. Jénouvrier votera le projet, qui dispensera le Trésor de décaisser des sommes formidables. Peut-Ôtre reniédiera-t-il à' la criie ues. transports» ,i

Puis le mini-tre des travaux publics fit a intéressantes déclarations

Le déficit des divers réseaux, dit M. Le lroçquer, atteignait 3,700 millions au Slidëcembre dernier. D'après les prévisions il doit s augmenter en 1920 de 2,400 millions.

C'est la justification du projet soumis au

Sonat.

11 est évident que le Trésor a le plus grand intérêt à ce que les insuffisances de recettes des divers réseaux soient remplacées par un juste eqifdibre entre les recettes et les dépenses des chemins de fer.

Ce sont Ie3 usagers de la voie ferrée et non pas les contribuables qui doivent payer le prix des transports ferroviaires. Le but du projet n'est autre que de faire qu'il en soit effectivement ainsi.

On critique l'augmentation, qu'on prétend excessive, due à l'unification des tarifs. Cette unilication est entièrement distincte du relèvement général ins.rit dans le projet. Elle relève de la seule autorité du ministre.

Il est certain que' l'augmentation des prix de transport résultant du projet va se superposer à celle résultant de l'unification.

Mais c'est à tort qu'on a parlé de majorations énormes, excessives!

Les tarifs unifiés ne doivent pas avoir une influence appréciable sïïr le pris de la vie étant donnée la valeur actuelle des diverses 1 marchandises, ces tarifs représentent un pour- Cenlage de cette valeur inférieur au pourcentage d'avant la guerre. Et lorsque le pourcentage nouveau est supérieur au pourcentage Ancien, la dU'érence est insignifiante. C'est seu- £ lement. dans certains cas spéciaux qu'il en est «

autrement. ]

Mais le ministre s'est engagé, avant d'homologuer de nouveaux tarifs, à -.e livrer à un examen attentif des conséquences deva,nt résulter de la coniûïnaison de ces ̃ nouveaux tarifs avec le relèvement autorisé par. iu .pro^t. 11 s'est également engagé à ne pas homologuer de aoùyeaux tarifs s i unifiés qui exerceraient une influencé' t-iâgéi-ée Sur l'augmentation du prix de vie. Mais il lui e.~t impossible d'accepter que son droit d'homologation soit limité par l'obligation de ne pas dépasser un certain maximum fixé une lois pour toutes et uniformément il lui est impossible également de renoncer à supprimer les tarifs spéciaux qui n'avai nt d'autre but que de ruiner la concurrence de la batellerie. A ses yeux l'unification aura, entré autres avantages, celui de mettre fin à la lute désastreuse de la voie d'eau et de la voie de fer.

Puis le projet aura une heureuse influence «ur la solution de la crise des transports. Un effort considérable va être fait pour activer les réparations du matéI ri 1, en s'adressant tant à l'industrie privée qu'aux réseaux eux-mêmes. Le ministre compte aboutir dès cette année au rétab if-sement de la situation d'avant-iruerre au point de vue de l'immobilisation du matériel à réparer.

En ce qui concerne la sécurité des trains de voyageurs, M. Le Trocquer a signifié aux directeurs des ré-eaux que. dès le 1" naar- pro hain ils devraient le saisir d'e leurs proposilions définitives au sujet de la répétition des signaux.

Le personnel des chemins de fer e^t au»jourdhui plus nombreux qu'avant la guerre» ̃ Mais la proportion des» agents inexpérimentés est beaucoup plus gfitndè qu autre ois. .̃̃ Un elîort d'éducation est à faire; les Compagnies le font.

Pour mettre fin à la crise morale qui sévit s. r le personnel des chemins de 1er, le gouvernement compte d'abord sur la police qji poursuit impitoyablement les. voleurs.

Quant aux dirigeants des réseaux, il faut leur rendre la liberté d'esprit indispensable^en les affranchi sant du souci du déficit qui les obsède aujourd'hui. Le projet contribuera largement à ce ré* sullat en rétablissant le crédit des Compa-

gnies.

au ve irocquer termina'ainsi i

L'heure est venue de faire appel au courage civique et au courage fiscal du pays. Le gouvernemenÇ prie instamment le Sénat de voterle projet quijui est soumis et qui mettra fin au déficit de millions parjôûr qui pèse actuetlel ment sur 1 administration de nos voies ferrées (Très bien! Très bien! Vifs applaudissements i En relevant à l'excqs les tarifs, dit ensuite M.Fiaissières,bn priveraiâ nation des moyens de rétablir ses affaires, car on provoquera une nouvelle hausse formidable des prix. C'est pourquoi le sénateur des Bouchos-du-Rhône votera contre l'n- dopion du projet. Ces débats seront poursuivis cet âpr'ès-

micli..

"r' ̃̃– ^[^ ̃ 1

IifecîiOD ta président ûe la' Glaire Séance du 12 février

M. Raoul Péret, qui jouit d'une très i graude sympathie ù la Chambre a été nommé, par 372 voix sur 425, votants, président de l'Assemblée. De chaleureux ap- plaudi sementsoni accueilli cette élection. ^foussier, qui présidait, a invité aussitôt M. Raoul Péret à prendre possession du iauteuil. Lt le nouveau président a prononcé le discours suivant qui a été fort applaudi ̃

Mes chera collègues,

Au moment je prends place à ce fauteuil, et avant de traduire mes sentiments de profonde reconnaissance, je me ferai l'interprète hdele de votre pensée et répondrai à l'appel de vos cœurs en adressant, au nom l'Assemblée, un nouvel hommage à celui qui, pendant douze années, la présida avec un éclâf incomparable et auquel les élus delà nation vienriént de confier la première magistrature. (Vifs applaudissement*.)

Passionnément épris d'idéal, trouvant, dans les ressourcts infinies de son talent, d'écrivain et a orateur les formules puissantes qui entraînent un peuple et soutiennent ses espoirs, nmme d une foi invincible dans les destinées de son pays, M. le président Deschanel incarne- vraiment les plus brillantes qualités de .notre race. Ce sera l'honneur de la Chambre de lavoir, durant des 'législatures successive* choisi toujours comme le plus capable de diriger ses débats Xous avons salué l'élection <iu nouveau chef de l'Etat avec une légitime fierté. (Applaudissements prolongés.)

Celui de vos collègues que vous appelez à recueillir sa succession redoutable n'avait aùe des titres modestes a vos suffrages l'unité de' sa vie politique, la constance d'un effort de travail que votre indulgence a bien voufu reconnaitre, et sans doute, en l'élisant, avez-voiis penso que, pour demeurer un arbitre impartial il lautle moins possible être homme de parti (\iis applaudissements.) Ainsi donné, le témoignage votre confiance a pour moi un pris atitfîfo je V°US en exprime ma plus vive

gratitude,

La Chambre a commencé sa lourde tache. y_uel champ' immense -est ouveff. à notre actil'îiî'f t'comJ).1en celle-ci peut être féconde si elle sait s^ discipliner, d la tolonté d'aboutir ne se laisse pas dominer en nous par le goût de leloquençc! (Vifs-applaudissements.; .(amais il ne fut plus nécessaire de pratiquer la politique des résultats. On attend Pde- nous plus que des mots, alors que tant de problèmes ̃ se posent qui exigent impérieusement des so'- iuuons. La restauration de nos finances, l'ap-

plication intégrale et inflexible des traités sollicitent surtout nos énergies; elles ne seront pas défaillantes,. (Applaudissements.) L'avenir dépend de la netteté et de la rapidité de nos décisions., car nous avons des rivaux qui n pot pa| étendu. Qui donc; de bonne .fol, se refuse- rait ô avouer que nous sommes en retard ? {\m applaudissements.).

*4 pa.s a supporté cinq années d'épreuves presque -sur-lmniaineg, et, par ses admirables vertus, -par l'héroïsme de ses enfants, [,ar la grandeur et la noblesse de son rote *Jans -le conflit, il a, nous pouvons lo proclamer, fait la Conquête morale du monde. En même temps nos institutions, qui ont subi,: sans en être ébranlées, .Ib choc des. plus temblaa événe-

ments de l'iiisloir«, sortcat fortiliées de ia

tQurinente.i(Applaudissément3.) 1

irais, tandis. que nous recevons cet hérilagd' clegioire, nous avons la charge d'une formii'ia-J me reco.nstitutio.n. Cplle^ci ne s'accomplira. paà Sans jine solide et rationnelle organisation d.- travail dans tous les domaines.

̃A nous de donner l'exemple, mes chers- col- lègues. Vous voudrez que nos délibérations =c p iursuivent avec met iode, dans e calme p o-: pree ou labeur et qu'elles conservent la haute tenue, qui forcera li- respect de nos détracteurs. (\ ifs applaudissements.) Ri:préseiita.ts d un peuple victorieus, soyons dignes de lui. { Applaudissements.)

Dans la paix reconquise comme aux heures menaçantes de la guerre, une glorieuse imau-o guidera notre ̃ marc ie, relèvera les eowage.-s s'ils venaient a mibiir, groupera, en uii accord duable dcs«.vûlontés libres, toutes les forces agissantes pour le relèvement national, c'est celle qui enseigne les grands devoirs et fait vivre 1 espérance la Patrie. iVifa oppiaudisscments prolongés.)

^Aujourd' mi. ù l'ordre du jour élection d'un vice-président en remplacement de .M. Raoul Pér t.

̃Interpellation sur la catastrophe des mines d'Anziu.

Les interpellations sur les transports sont renvoyées à mardi et celles sur Jes finances à jeudi, à cause de l'absence des ministres intéressés..

les Prévoyants de l'Avenir et M.Paul Deschwl

Le Congrès des Prévoyants de l'Avenir sest réuni nier à la mairie du IVe arrondissem ni. Il a choi-i tout u'auord M. GùLlaume Poulie, sénateur, prési ent de la tti* section, couine prési eni du con rès. ,1 Après avoir assuré la marche de ses travaux, le Congrès, sur la proposition de'hon président, a adressé se .buleureu es félicitations- à M. Paul D schanui, qui appaïtieut-aux Prévoyants de F,i venir, pourson' élection a préside.icë de la i.ép.ib.iqù Le congrès a égalcmenl' adresse un souTenir ému à ,a mémoin- des Prévoyan, morts, au cours de ia guerre.

11 1.

M, haac et le Com.h de rapprochement

franco-espagnol

Nous avons signaié dans notre Dprniêre Heure tlnir le déj uner o.ert à Ai. Isaac par le comité ue rapprochement irancoespa_nol.

Au dessert, M. Imbart de la Tour, président du comité, après avoir remercié le ministre d'avoir bien voulu accepter Tin- vi.alion du coml.é, a r.ppeié i'œ>,vre uéjà, réalisée 1 ar ce .rouem ni, en vue de rcss rrer to 1 o .rs<<avanta e les r la. ions entre les deux nations lutines. Daii^ une réponse éloquentu etd'uue in^pi.auon éU;vé-, m.' Isaai: s'est félicité, ue son côté, d'avoir lui-même, avant d être appe é au gouvernement, coopéré aux premiers e forts du comité, auq.icl il à promis tout sou .on ours, pour travailler sw le terruin é onomique à un rapp;o heiuent aissi étroit que pos-ibl«' entre ia Fran e it l'Es- pagne, dans l'intérêt commun des ueus

pays. ̃̃ ̃_ •̃

Académj© françaiss ̃.

La séance, présidée par M. de Ctirel, chancelier, est consacrée à la nomination des membres des iverses commissions et a l'expédition des aiiaires coaranies, Nous croyons savoir que, surla demande de M. Pierre Benoit, la réat de i'Aca iémie, la Coin agni.- sVst entretenue des incidents soule\és autour de son roman

YAllanlide.

IIB««I»I

LE MONOPOLE iiES TABACS L'atnbas>ade des Etats-Unis à Paris déclan- qu'elle n'a aucune connais, ance ̃̃& négociations '.uelconques qui a raient été engagées en vue de Tachai par des Américains du monopole des tabac on France, ou d'autres monopoles, et qu'elle ne sait ûe ces a aires que ce q,,e les journaux français en ont pub-ié.

La Fédération

des travailleurs intellectuels Les représentants d'un grand nombre de groupements du monde des let:res. des arts; d- s. sciences et de Penseignem ni, i. réunis hier, on décile de ctë-v une Fédé-; ration d^s travaille'ir-i iniellecîuis. En fin de cette réunion l'ordre da jour suivant aéé volé:

Les travailleurs intellectuels, réunis le n février 19.'0 eu i'Hotel de a Société des auteurs et compositeurs ilramatiques. 12, rue Henner ayant entendu la lecfme du projet de statuts proposé pour la C. T. I. (Conf aération des tra. pilleurs intellectuels), déclarent à' l'unanimité qu'ils solliciteront en principe leurs associations d'y adhérer cf. renvoient la rédaction | définitive desdits statuts et l'.étuue d'un programme d'action à deux commissions spéciales.

iiniiiii

LA CURIOSITE

Prochaines Ventes Samedi 14,^ tlôtd Uroiol,. galle G, Vente de Tableaux anciens prownaiU de divers amateurs et de la sut-cession de Mme X. Lair-Dubreiiil et M. J. Ferai. ̃

Salle 8, Vente de la Bibliothèque de feu M. Choppin Livres anciens et modernes. ̃.M" bttboiirti et Lair-Dubreitil et M, Boste. Salle 10, Vente d'Objets d'art et d ameublement, bronzes, pendules anciennes, mariires Sculptures, céramique, meubles de stylo, tapisse: jos anciennes, tapis: -Tableaux .anciens et dessins, nppartonanl à Mlle P. W André Couturier et M. G. Guillaume.

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Qi vous aimez vivre dans le cadre attachant Udes belles choses anciennes, et que vous vou.iez. être assuré de leur' authenticité, adressez-vous à M. Marcelin, expert, qui vient d ouvrir une maison, ao, faubourg Saint-Honoréi \011s y trouvère/, de jolies gravures, de beaux meubles du XVIII- siècle, avec l'avantage, non seulement d'en recevoir la garantie absolue d -ancienneté, mais aus-i do les voir mnr.iués a prix nets .et en chines connus.– Ar^ Sur demande, M. Marcelin se rendpartont dans les lamilli-s pour achat d'antiqui'.ésv Adressez-vous ou écrivez-lui directement. 20, faub. St-IIonoré. INFORMATIONS FINANCîÊfiES Bons de la Bcfcittsc iialiou.-ite. II résulte des conditions de souscription à l'Emprunt national que les Eons du Trésor et les Bons' uo in Défense nationale, notamment, .constituent un des modes de libération, à condition qu ils aient été souscrits avant le ,9 lévrier. Le public peut, donc c core acheter ces- fions qui lui seront repris pour leur valeur nominal e, diminuée naturellement- des intérêts restant à courir entre le 20 mara 1920, date de clô™re de l'émission de l'Emprunt, cl leur échéance.

FAITS JDÎVERS ,%A Temps. (Bureau central météorologique.) La dépression signalée hier au large del-Irl^nde couvre ce matin Ses Iles Bntauniqueg. Le minium, n-paose-au Nord de l'Ecosse (Stomo* ^yay /oS^.La pression diminue aar l'Ouest de rEurç),.ie elle reste encore voisine de "70 dans le Centre et le Sud de la France.

En France, des piuies sont probables, prinoi-? paienjent dans le .Nord avec temps assez doux. A ̃ Paris, temps couvert au Parc Sai.itMaur, la -températjaie oioyenne ô^O a été supériouKe ne <J° à la uormaie ï-5-2 Depuis hier midi, loiupéràture mas. S», min. '5°. A la Tour Ei.iel,

.mas. 5', inin. 3».

I.es avanees aux victimes des Go» lEâsJ ei Bci-tiias. La préfecture de a 'eiue a exaunné actue,leineut o7,00i> de-uandu.s d'iu. enanilé pour UOMimages causés par les boiubardements par gothas ou t>c;thas.- •" é ,l' 'l,' 't"

*,y«squ.'à ce jour, il a é't<3 distribué à titre â 'avaaci's po ..r la remise eu état des im,iieubies atteints une somme >Je 40 millions.. Les commissions cantonales sont ç.:àr'yé>'s dévaluer es domniaL'e^ en vue d. l'attribution des indemnités définitives. Vol de perles fines. Un courtier en perles fines, M. Samuel Herschtol, 2b an-, emeuiant 4, rue Aiillon, alla hier n atin retirer dune bain|iie de ia rue Lafay-tte une petit'1 \\M e de cuir jaune contenant un m 1 1 ion (l<- francs de p>i-les fin s qu 1 i avaient confiée^ di érent- né.ocian.s. il. tierschtel se rendit dans un immeuble Sis 28, rue haml-Gi-orges, dans les bureaux de M. Georges Dulloi, courtier en pi-rles. Ces bureaux Ont -i uésau troisièinr "éta-j-c, ai Oiid-tic la cour. M. Herschtel ayanl traversé Ci'itrt dernière se dis|iosait à mon er fescal.-iT lorsqu'un individu lui rappa lé- gèrement sur l'épa le. M. Hi-rschlel se reto rua. A ce insianl, il reçut d'un deuxième in. ividu un co i|> de matraque derrière la têt-- et t>'a ai sa. Alors, | aïs bein'cnt, les agresseurs sVmparèrcnt ^.u sac, vidèrent de son mi. lion de p ries et de quinze lui, et- de mi, le et s en a.lérent.

P>- ai.rès, Al. Hersch Cl fut trouvé ié-

niissan; par M. Duflol. I, n'a pu. donnerait commis-aire de po.ice qu'un signa. émeut I incomplet de ses agresseurs.

|>a caJasti*oi>he de Perrîffny. M. Lapoiiat, mécanicien du irain express 110, ui occasionna ,a aiastropho ne Per igriy, a toujours soutenu «|ue 1 s si naux d la -iigne qui -licvaienî protéger e train tamP' nné lui donnaient, vui li, r^. M, Du- !+.-nt. ani ien du dépôt de DijOn, (|Ui ondui-ait le train express n" 104, suivant exprès- 110. a dédaié, sous la foi du s nuen:, qu'en arrivant n ira e e Gevrey, il irouva le signal de C'tte ^are à l'arrêl, ̃tan is qu'il apercevait, lui donnant voie Ub,e, le disque a -an'-é sit i à à 1,500 mè:res de la gare de Gevrey, en a la it sur Di on. II prit soin de 1 faire constat r au chef de gare d Gevrey. Cette déc araiion tend à prouver q_n«, soit* par nég iff née des ag n!s, soit, par ma vais' onctionnement nés signaux, la voie étai! en oi'e donnée libre a ors que la catastrophe s'était déjà I produite.

£BANS Li:< ^O/VD^ RENSEIGNEMENTS MONOAIM3

̃ Les i.auies de la V. M. C A., qui ont créé en France des loyers et des cantines pour les armée=, ont v site i.ier le Sénat, sous la comluite de Mmiî François liaspail. M. Louis Martin, sénateur du Var, leur a fait les honneurs du palais du Luxembourg

IES CERCLES

Le prince Murât a élé reçu avant-hier membre du cercle de l'Union artistique.

La Société de Sport de France vient de nommer SonCnuté pour l'année. 1920. Ce Cornue est ainsi comp comte Greffuliie, pésidënt; comte Paul' de Pourtalès, :ylce-j>résiuent; membres duc de Brisaac, Cûinte lî. de Clerinont-i'onnerre. comte Septme de Dampiern:, M. l'ierre Dupuy, marquis de Uàna.s M. Mamice (iihois, M. Henri 'Hotlinçuer. coiiite d';i!' ville, baron La Caze, comte jeùan de Lasliv :·aiut-,lul, comte Le llareia, ~il. Louis Mâiti-e. M. Auguste Mer.e, comte Mauiice des lion -iiiers-.uérinville, baron .Maurice de .\exon, co~ te ilubco·t de Yourta:d.s, baron Maurice de Wal.ner.

Commissaires comte Le Marois» baron Maurice ili! \Valaner, comte d'ideville toninis= aires sdjoinls vicomte Guy dé Dauipierre, ba. a .Maurice de Nexonj comte Maurice des Mouatiers-Mérin ville.

Conseil u'aîniiinistration comte Greffuliie, président; cOuit- Paal de Pourtaiès, M. Henri H.jttiuu'u r, mari|uis de Ganay,coiute LeMarois. baron Maurice de Waldner.

FIANÇAILLES

Ou annonce ies liançailles du 'vicomte Oswald de Brimunl, décoré Ue la Légio<i-d ilunneur et de la c oix de guerre, lils uu vicomte Anatole de B.imoat ei de la vicomtesse Anatole de Brimont, née de La Crois de La Bougarède. déCfilée, avec Mlle de Lévis-Mirepoiî, til.e du comte de Lévis-Mirepoix et de la comtesse née de Saalty.

MARIAGES

Le iuaiii 10 février sera célébré, à deux heures, eu l'cgliye de l'Htoile, le mariage de M. Pierre-iNot» Uescbamps, interne des uopitaux, ùecoré ue la' coix. de guerre, lils de ii. tiaston Deschamps, dcpulé des Deux-Sèvresj ufiicier de la I mun-u'ilonneur, et petu-liïs ue leu Georges Per. ot, ancien directeur de VÉcole nor.nnle saperieure, membre ue l'Institut ̃«̃'de Mme Georges Perrot, avec Mlle suzanné iroudon, 11 le e M. rleué. Boudon, ofticier de la Légion-u'Honueur.

le 3 lévrier, en la chapelle Notre-Daaledes-L)unes, h Purnichet (Loire-lnférieure),a été Cé.ébré le mariage de M. A dré Ci.eytàer de i\oiilei.s, chevalier de la Légion-a'Uunneur, décoré de la crois de guerre, lils du lieutenantcoiouel Chevnier de Nobiens. avec Mile Jeanne Saileron, lillft ue M" Paul Salleron, le reffretté avocatrà la Cour d'appel. La bénédietion'nuptiale a été d'.n ée par Tablé Anuie, à Beuiezsui-Sauix (..îeuse). Le Saint-Pè% avait euvové sa bénédiction aux époux.

Lp inariau:c du docteur. E. Favreau, médecin des associaiions de presse de Pans, et de Mme K. Cnayé, née Géru et. vient d'é.re béni Cii lo chapelle aamt-Andrc d'Antin. Hier a été célébré ù Notre-Dame-des-Champs le mariage au comuiandanl Léon Mouthon avec Mine Andrée uec.hàu.-sé, née T.iomson- Les témoins étaient, pour la mariée Y! ,|. Gaston Tnoinson, ancien mini-Ire, .et Louis Cariiian, jut;e au triuunal de la ^eine, ses ondes: pour le li.ané: M. le comte Ejna.- Ob.'rbec.-olausf u et M. li-aneois Moutiion, directeur du Journal .son frère. ,•_ Lo lundi 10 février a été célébré n Bru?es près Bordeaux, le mariage de Mlle Germaine Caste. lane, liile du couima dant. mort pour la fra.ice, avec le eomte Franç<ns-Xavier de La Tour, .ieulenant de réserve de cavalerie, cr ix de guerre, (Ils du général, comman :eur de la Léiiion-d'tlonneur, en derriierlieu commandant la 5e division de cavalerie. )

NAISSANCES "•

"Lp lieutenant-colonel Carhot et Mme SadiCarnot, née iJucnesne-Fournct. font part ù leurs amis de la naissance de leur fille Jeanne. mEcrologjb B .LTn service solennel a été célébré hier à l'Institution Sainte-Marie. 32, rué de Monceau, pour les anciens professeurs et élèves tombés au ,champ d honneur.

7- Les obsèques de SI. Léon Wendling. Conseiller honoraire à la Cour d'appel de Paris pfiieïer de ̃ la l.égion-d'Honneur, ont été célébrées hier a Saint-Philippe du Koule. ̃ L'absoute a été. d.nné par. le premier vicaire ua la paroisse, rabné Siruguet.

Le ̃deuii était, conduit par le contrôleur général de l'administration de l'armée, Edttard boscli, cousin du défunt.

Une 'dé.éiration de ia Cour d'appol, avant a sa tète le prés.dent ie chambre Hem-i Bondous, était dans 1 assistance.

L'inhumation a ei lieu au cimetière de Montparnasse,, où un discours a été prononcé par M. japy de Beaucourt, au nom des défenseurs de Belfort.

Les obsèoues du docteur Paul de Molènes, chevalier de la Légion-d'Honneur, ont été celé-

| brées avant-hier matin, à Saint-Philippe du I Pioule.

La levtje du corps a été faite et l'absoute donnée par le chanoine Lémond, curé la paroisse. Le deuil était conduit par M8 de Molènes, avocat a la Cour d'appel, frère du défunt; MM. Tourret.et Levinsteùi, ses beajix-frères0 et pat ses neveux.

Les obsèques de Mlle Gaby Deslys, dont nous avojos annoncé la mort, auront" lieu de' rnairi, samedi, à .,Lt heures et deinie, à NotreDame-dé-G.âce de Pass'y.

r- Les cendres de :Lndy Burne Jones, veuve de lillustro p -intre,- mort il y a une vingtaine d'années, vie .nent d'être transférées à Kot̃tiiigdeau-(Aotrîeterre); où repose la dépouille mo.rtel.le.de Burne .lunes.

M. lîudyard Kipling, le célèbre romancier, neveu de Lady Burue Joncs, assistait à la cérémonie.

On annonce la mort subite à Paris de In baronne de Sauta Anna Nery. née Willougby Burrell, veuve de l'illustre écrivain et diplomate brésilien. •̃ On mande de Rio de Janeiro l Le séna eur Rivadavia Correia, ancien mimstre de l'intérieur et des finances, vient de mourir.' ̃' De Bruxelles, on annonce la mort du pein- 1 tre Alexandre Claris, qui a succombé à une i attaque d'apoplexie. i COURS ET CONFÉRENCES

Sorhonne. Demain samedi, MM. Lods. à trois heures trois quarts Lanson, à Quatre heures et demie Verrier, à cinq heures. Cotiï.ye de France.– Demain samedi, MM. Cayeux et Nageotte, à neuf ncures Massignon et, 'Alfred Loisy, à dix heures et demie; Humberl, à une heure un quart; Gagnât, à une heure et demie Henneguy etLoth,à deux, heures Lefranc, à neux nenres trois quarts Finot, à trois heures et demie; d'Arsonval, Marion et Saroiiiandy, à quatre heures NattanLarrier, à quatre ncures et demie Capitan et Babelon, à cinq heures: Brillouin,àcinq heures un quart; Moureu,'à cinq heures et demie. université des Ainaless, 51, rue Saint-Georges. Demain samedi, ù quatre heures « Beet oven, .a Joie dans la Douleur ». conférence par M. Ga-ton Basreot. Concert de musique donné par le qualuur Touche

Avec quel art M. Gabriel Faure sut évo- quer hier, à l'Université des Annales, la vie, l'œuvra et la mort du divin' André Ciiénier, dans les vers duquel revit toute la poésie grecque et qui, selon "l'expression de Victor Hugo, n'a point joui de sa gioir». Mile Nizan dit la Jeune Captive. M. Rig-r (Jaillard- interpréta V Aveugle, et tous lieux jouèrent, avec Mme Oelvaïr, le Jeune' alade, tel qu'on te représente au Théâtre-Français. Celle émouvante con'érence sera publiée par Conferencia. journal de l'Université des Annales.

Conservatoire national des Aris et Métier,1;. Df- 1 main samedi. MM. Magne, à vingt heures; Soreau, à vingt heures.

Comité national d'Education physique Demain samedi, M. le docteur Gagey: «Les Sports a l'usine et le Taylorisme », à cinq heures. Société pour la propagation des langues étrangères. Demain samedi, M. Oscar Bloch <t Béglement au comptant », à vingt heures et demie.

Ecole nationale des Reanx-Arls. Demain samedi. M. Paul Gautier « Victor Hugo poète lyrique », a cinq heures et demie. Institut cntholique. ,M. Gautherot « Carnot et rOr£ranisat:on des nr nées », à cinq heures un quart; M. Louis Gillet «Evolution de la sculpture », à trois heures trois quarts. Ecole nationale des Langues orientales. Demain samedi, ouverture du coii'-s libre de cambodgien, à dix-sept heures, salle 3.

muni»».

Une belle œuvre de patronage. [.a jeun" et florissante paroisse de Saint-MauHoc-de-Bécon (Asiières-Coirbevoie), fondée par M. l'a')bé Oudin, son si dévoué i-uré, possède un patronage qu'on peut, citer comme un xnodèle grâce aux œuvres poslscoiaires qu'il comporte, de préparation mi li aire, artistiques et récréatives. Au profit d- ces œuvres que dirige M. l'abbé A"iy, une très belle Tête artistique a eu lieu hier soir au Casino de Béron.au cours de la- quelle d'excellents artistes se sont 'ait ente dre deux pièces, de MM. Â. Krhard et Barne-ville, interprétées' par les jeui.es gens du patronage, ont été très ai'p'aùdies.

Le deuxième congrès lu bâtiment et des travaux pui lis mira lieu demain samedi, à 2 h. 1/2, au Pa:ais de la -Muiualité. 'flan* la matinée l'Office du '«âtimeht et aes travaux pu" blics pour la reconstruction des immeubles déiruits tiendra son assemblée générale sous la p ésidence de M. L. Cordonnier, membre de l'Institut.

..«rwsm.. n »

BIBLIOGRAPHIE

19Î4

1914. les Erreurs du Haul Commande ment. Ici e-t le ti're d'un nouveau livre du Général PERCJN qui vient de paraitr ̃. Ecrit ave' une précision et un sobriété toutes Militaires, cet o vrage bourré, de documents sera lu et discuté. Il -ervira à fixer i'hisloire des origines de la guerr •̃. (Un vo unie, 4 fr. 90 ALBIN MICHEL, éditeur, 22, rue Uuyghens, Paria 14').

1

L'OPINION JOURNAL DE LA SEMAINE

Samedi 14 février 7920. Sommaire Mesmes La Société des -Xations. ->~ Macrice Colrat L'Eyoiuti n dn Socialisme.– Jac^ji es Bardoitx: Crimes individuels et resp -insal'ilités collectives. Ludovic Nacdka.o La Iroisi me Fo.-ce en Russie. Eugène Marsan Le Maréchal Foch académicien. Marie-Louise Paillehon Lo Mouvement Dada. Edouard Devérin Le Buveur d'éther. Joseph D a usa y Reliques littéraires. Henri Clouard Les Compagnons de l'Intelligence. Jean de Pier p.efeu La Captive chez Antoine. Henrï Bidou Aux Concfits Colonne. J. B. Ludendord' réfuté par le colonel Gaedke. -r AD. Bertaucoup.t. Le Carnaval chez soi. Maurict. Kellersohn Le Papier" monnaie et la hausse des prix. Peuilm-.ts de LA Semvine: Politique, Fernand de Brinox Littérature, André Favolle. Arts, Robert Hev. Louis Herbert Ec numies bu gétaires. leur répercussion. Les Faits de la semaine. Supplément Volentine Pacquault, rom^n inédit, par Gvston* Chéral'i

En vente Libraires, kiosques, gares, + fr. ENVOI FRANCO CONTRE 1 fr 4, rue Ohajveau-Lajardd, Pc4ris-8ei

JCœjSî DEPORTS Courses à Vineeanes

(jeudi 12 février)

P.ÉSULTAT9 T

Prix de La Fre.?na\-e. 1. Ouickness; 2. Ouinte: 3. Ouatoi/.e.

^P' m., lOOfr. Placés Quickness, 40 fr.; Quinte,

~n fr.

Prix de Menneval. 1. Oueen of Marcigav l. Quiuiperlé, 3. Quitte.

P. m., 17 fr. Placés Ouoen of Màrcigny.. 11 fr. uO Quimperlé, 12 fr.'âO Quilte, 17 fr. fu. Prix de .Montjayoult. 1. Port Louis; 2. Pavane 3. Perce .S'eige.

P. m., 22 fr, 50. Piacè3 Port Louis, M f r. Pavane, 31 fr. i0 Percé Neige, 10 fr.

Piix de Douaumont. 1. Le Loupillon, Massera,- 3. Kerria.

P. m., 13 fr. 50. Placés Le Loupillon, 10 50; -Mûsséna, 11 fr. 50.

Prix d'Italie. l. Pur .lus; 2. Jour d'Espoir .>; KôntucUv. P. m., Ai fr. Placés Pur .lus, 18 fr. Jour d Espoir, 23 fr. Kentucky, .'4 fr. 50.

Prix des Andelys. f. Primerose; 8. Pie» Ciola V; Pour la Patn'e.

P. m., 30 fr. 50. Placés Primerose, 15) fr. Piccio.la V, -11 fr. 50 Pour la Patii-, 2tffr,5i. l, Pris d'Argentan. 1. Oùicksilver: 2. Quinte 3. Quos Ego. ^P-p-,V/r' l"Iacéf, OuicksHver, 33 rr. 50; Quinte, 37 fr. Quos Ego, 86 fr.

Courses ̃ à ̃̃ Vincennea ̃ V^

-r (samedi 14 février)

V- WW3TXC3 Pris des Avenues polaire, Qui l'Aura. .Pmdë B^atunctitt-VRogé.fc JKaiser Pak, Ki-2u Sou, ̃ '̃• Prjs d.e la Çuvjnijlrê M.oisso.iine.usë., MarefeV'

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Prix de Domfront Querelleuse, Cartëron, Pnxde Easiy Phœiflx, QuenouinP; A Prix d'Epinal Quito. Qulmperlé. »Prix Edimbourg Job, Norrois- "-̃̃ "̃"̃ Aviation ̃̃•

Le commandant Vuillemin, poursuîTant son raid au-dessus, du Sahara, a fait escale avhnthier à In Salah.

Le lieutenant Dagneaux a quitté Ouarglà à destination. d'In-Sal.-ih, mais son atterrissage n est pas encore signalé.

Raiipclons (|iiè ces deiis aviateurs pilotent des biplans Bréguet.

Football Association

Pour la première fois depuis la guerre, les équipes de Paris et du Nord seront aus: prises, dimanche prochain, au Stade Bergeyre. Voici la composition des uéii'c teams Paris. flliélière, Gamblin, Seha Ib.irt, Hugues Jourda, Mistral, Devvaquez, Uarques. Nicolas^ Dard (Capitaine), Triboulet.-

Sord Parsys, Leclercq. P. Monv." Graveunes (capitaine), Lhermite. Monta.'ne,"rl. Lesur, IL Vignole, Courquin, Duponchelle, R. Dubly. LES REVUES

LA REVUE HEBDOMADAIRE ET SON SUPPLÉMENT ILLUSTRÉ Sommaire du 14 février 1920

Vice-amiral X. La Réorganisation de notro marine militaire.

Conférences de, la Société des Conférences Louis Madelin Le Chemin de la victoire. IL La Victoire de la Marne.

Marcelle Tinayre.. Demain. II. La femme nu lendemain de la guerre.

Fra-nc-Nohain: Fables.

Alexandre Arnoux. Indice 33 (IV).

Propos et Documents. A l'Académie fran- çaise: Réception du maréchal Foch. La Polo g nt se réinstalle dans les territoires dêsannexés. Bibliographie. Les Elégances et la Mode. tarif des abonnements

lin an 6 mois 3 mus

Paris ot Départements 40 fr. 21 fr. 11 fr. Etranger 48 •> 25 13 » SUR DEMANDE* ENVOI O't!N NUMÉRO SPÉCIMEN PLOK, 8, rue Garancière, paris (6e). Tél. Fjeuriiï 12-53

1 °~A°~`~I~~

Ce soir

A l'Olympia, reprise de Chand d'habits! pari tomime de Catulle MenJès, musique d: J. Bouval, pour la rentrée du gra id mi. ne Severin et les débuts de miss Cynûùa Goode et de Farina. Ali programme Fortunello et, Cirinello; Ciiester Kyngston Amalia Molina.

Au Châtelet.saraeJi el dimanche prochains il n'y aura pas de Concert Colonne. Les deux mâtiné. ts de Malikoko. roi nègre, commenceront à deux heures trente.

Théâtre des Champs-Elysées.

On annonce, les quatre dernières représentations de i'é nouvant draine espagnol Aux Jar*(Lnsde Murcie. Lundi, relâche pyur la mise au point de Quo Vadis.

Théâtre l'emina.

Dimanche 15. et nardi 17 février, deux dernières matinées de Triplepaile, le chef-d'.iïuvre de Tristan Bernard et A. Gba ernaux. dont on annonce les dernières représentations.

L'Apolin fait relâche aujourd'hui en raison de sa grande fête dansante du vendredi,- qui- a lieu ce soir à neuf heures.

Mardi prochain 17'évrier. l'Association des Concerts Ignace Plevel (la musiq re svmphnnique aux sei/.ième, dix-sej>lièine et dix-huitième siècles dans son ca.fre ecnn=tituë) don- neia son septième concert sdl.e P. evel, à huit heures quar.in'te-ciuq, avee. (*' e concours de Mme Madeleine Bugg, de l'Opéra, et «ille Lm-y Speiser; l'rchestie, sous la direction de M, D,-E. Inghelbreeht Air de Suzanne, des \nrps âe Hjùrq: c.onr'erto en r'- piiiir piano", 'le Mozart; Svm'»lionie Oxford ie laydn et oeuvres de filuck, Boielilieu, Mo itevcde." T AT E A l-B£-<T'I"' 64, Rue du Rocher, 64

TOUS LES SOIRS

LE TEMPS des CERISES de M. M. D'il VNSEVV1CK ET DE WaTTYNE

SPECTACLE DE FAMILLE

Recettes du canal de Suea

Du 6 février 320.009

Du 7 ii'éri'ier 5-!0.000

PROGRAMME DES SPECTACLES du 13 Février 1920

THEATRES

Opéra (J h. 1/2,. Salammbô.

Comédie fraai-aise (-S h. l/2\ Le Prince l-ec.

Opéra Comique (8 li. 1/4}.– Madame Butterflv. «acaii (S li. i/4). Le Grillon du Foyer

*iu. rt l" (Wagr. 81-54) (8 h. 1/2}. Le Temns ̃l«s cerises. Anlo ne (S h. 3/4;. La Captive.

A al',» h.}. Fête :ansa:ite. Ans (Théâtre des) (b h. 1/2). L'Ame ici ie.

Athénée rg h. 1/2). ^AmOUT, quand ta nOU3

fieuR,

Bo IV s-'ParWcus fSti. 3'*)i Phi-'Phi '• Caput-ineA (S h. IHU- Le Bonheur de ma

e ,nie,

Cbàtolet (8 U.). Maiikoko. roi nègre. Crqnc dlHlver (8 h. 1/2). OEdipe, roi de llièbes.. •. Cluuy (S h. 1/2).– L'Enfant de ma So^ur.

Cuamps-Clysées (8 h. 3/4). Aux Jardins d< <l .i.-i-ie.

Bé'a». t(S h. 1/2). Tire au flûnu»

.Edouard VII {i h. 1/2). Kiki

F. mina (8 h. \/V. Triplepatte.

Gai é Lyp'q >̃̃ (S h.i. !,a Belle Hélôna r.r.iud-Gui^nol fSh. !/2). Une N'uit au bouge, Mo sie>;r riixiou. Nou louc.ie, etc.

<«yi»»i»aso (8 h. 1 '2). L'Animateur.

ïuipéiiïil V8 h. 3/4). Le Mariage de Mlle Beu-

ie ans.

Siutiiuriiis (Louvre 49-G6) (8 h. 1/3). La DanSfii-e éperdue.

Michel fS h. 1 '2). L'Ange du Foyer.. Nuuv.-1-Ambiiju f8 h. 1/2). l'veus avoir un emant.

Xoi- ity t'i'h. des Boulevards) (9 h.V– Les Pe- tites Cm leuses (1 ').

Piil-.îs K .val i$ u. 1/2,. Hercule à Paris Paris (Théâtre ûe) Central 35-73; i h. 1/2). La A ie e l-\u.e ,iié a.i»

torle Sa iil-tl:irtlu j a. i/jj. Béranceïi B,'iiaiss:in.-e S h. /Y.- l,a Passefîlle

Sar tii-Kerniiardt -S ,i. 1,4). L" Viglori."

Si si'u'3 ii. 1"J). Le Coi> de lirnaic.

Irianon-Lyriquc (S h. 1/2). Miss Helyett. Variétés ir. 1/21. La Chasse à l'Homme, Vm «;ev lie (8 il. 1/2). P.elàche.

Vie" --Colombier (8 h.). Conlo d'Hiver.- SPlCTAÎLES D1VC33

Alhnnilirn S U. '>). .liUi<S»!i'îtt»'

Cas uo,de Paris'S h. 1/2). –Paris qui dan$Q, Ci: al f il. 1' '). fiiifOietto.

Empire (8 h. i/4). François le» Bns bleus. Lune-Ro >sse (S h. 1/2). Les Chaosoaniera « \u 15 ̃, revue).

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1 î Directeur Généa-al: Rédacteur en Chef: LlonYAUDECRANE Mxurice AJAM j COMITÉ DE DIRECTION Président Julien HAYEM Vice-Présidenls: Charles 'DUMONT.Raphael- j Georges LKV Y, Albert TRONC"

Secrétaire Général '•

Edmond CAVILLON-DENEUX

1 Sommaire du n° du Jeudi 12 février 1920 i j {104 pages. 8 planches en trichromie, j l' ̃ 60 illustrations. 1l'lCh/'Ol/lle,

'(.Toujours- la .crise des transport. M. Ajam. j -( La Taxe de luxe, Georges Poxsot. ]' i Alodes Parisiennes,- Pierre de ïrévières!

i Chez nos grands couturiers; Silhouettes, j

Interviews. Dates d'exposition des collections. 1 La linirerie. de 1920,- Léon. Schui.manx, Présiàènt de '1er Chambre Syndicale des Fabriranla de ifrujerie confectionnée. 1 i 1,-a reprise des relations économiques avec i l'Allemagne pour le commerce des four- j i rure's, 'l'h. ̃Cokuy,. Président de la Chambre i Synd. des Fourrures et Pelleteries.

Les Industriels du textile s'organisent, Edm. j

C;.vv-li.i,ox-Pi-:xEt;x, Président' de la Confédé- -| ration générale des fabricants de Toile de'

Frar.he.

Les Hxposiiioiis de blanc;' Ed. C.-D. Les services-ci achat des gçaiijfô magasins.. j La Broderie mécanique, Constant Martin. ̃i Les industries; de l'ulilisaj,jon des; textiles, j Lucien; CiiA.ssAUiXE.

|'I.:> l Protection des modèles aux Etats-Unis, | Georges TjAixel".

La Robe à rj'.ivers les tarifs douaniers.' j L'HcMeU^rieet le Grand Tourisme, G. Bar- 1 J tiiV:¥.Président de-la Chambre Nationale de i.. }'I{vte!terie. Française.

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i Le, Moteur à. tout' faire. C. Fàrojjx.

(Les vins blancs et la- casse ferrique. Pli. i Mai.t.zin.

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DERNIÈRE HEURE .1

G~si~~i~

La Question des Charbons Uue Note de la France

Berlin, le 12 février. Le président du Conseil '.français, il ïsit parvenir au chargé d-'nffaires alieHûaud-«ae. j»ote rappelant qu'aux termes du traité de Versailles î'Alk magne s'est engagée à livrer à la France millions de tonnes de charbon par an pendant dix ans.

Kn outre, l'Aliemagne doit livrer chaque année à la France une quantité de charbon égale à la différence entre la production amuieJle avant la guerre dès mines du Nord et du Pas-de-Calais détruites du fait de la guerre et la production de ces mines pendant l'année envisagée.

̃ Cette dernière- fourniture devant être effectuée pendant dix ans niais ne dépassant pas vingt millions de tonftes par an penijant les cinq premières années et huit raillions de tonnes pat an pendant les cinq années suivantes. 1 IVàntre pari, il résulte du pr.oiocole signé à Versailles In 29 août 1!)19, que les puissances ayant consenti provisoirement u ne, pas exiger dès Ja mise eu vigueur du tfaité >ie paix la livraison intégrale des t'ournitnres de charbon éiiumérées à l'annexe V, partie Mil (réparations)^^ irailé, l'Allemagne s'est engagée à livrer par mois et jusqu'au 20 avril 1920 aux A.lliés une quantité de J,C60,000tonncSi qui réprésente [e remplacement du produit des mines françaises, détruites.

Or des documents ïnconstestables élablissent que, au cours du mois de décembredernier, l'Allemagne a. produit 10,450,000 loimes de houille. En application dec principes énoncésdans le Protocole du. 29août, l'Allemagne aurait livrer aux puissances* alliées 2, fiOO. 000 tonnes tandis qu'elle n'en a livré que 600.000.

La quantité fournie pour le mois de jañ̃̃ viei- a même été sensiblement linférieu're à ce chiffre, et le représentant du gouvernement allemand à la sous-commission des attardons d'Essen a déclaré officiellement que l'Allemagne ne pouvait envisager, de livraisons mensuelles supérieures à*750,000 tonnes-.

Les arguments tirés des difficultés économiques de l'Elat allemand ne peuvent être admis. 60 millions d'Allemands reçoivent actuellement 8 millions de tonnes de bouille par mois,- alors que pour une population de 40 millions d'habitants la .France, ne dispose mensuellement que de ;i2.">0,000 tonnes.

l'.t cependant, quel droit l'Allemagne peut^-elle invoquer pour' bénéficier d'un régime de faveur par rapport a la France dont les privations ont pour m-igine unique les dévastations systématiques ordonnées par le commandement suprême allemand, sans nécessité militaire, et dans le jiut certain de ruiner les- industries fran- çaises? Le gouvernement français ne peut donc àcimetlre que le gouvernement allemand, au mépris de ses engagements et en dépit de ses possibilités, n'exécute pas ses obli- f'ations telles qu'il les a assumées et il est écidé.à faire valoir les droits de la nation française tels que ces droits ont été consacrés par le Traité.

Le gouvernement français fait tout d'abqrd connaître au gouvernement allemand que, par application de l'article 429 du traité de Versailles, les-délais prévus Hour.l'étacuation-, des territoires-occapés.

COIlTollf REVUE DE LETTRES ET Û'IDÉES

Extrait du Sommaire du 1 `

Correspondance inédite de Stendaih LOUISE BEAD

Après la mort de Barbey d'Aurevilly

X.

Pamphlet sur l'Epiderme des Femmes V.-E. MICHELET

De Broux, illustrateur, avec un dessin inédit Poèmes d'André Lebev et Cottinet

Etudes de philosophie, Littérature politique étrangère, Economie sociale, etc.

« Connaître », mémento du mois. Le 2 fr. Abonnement 20 fr. par an l^f. Paierie de ia iadel6ine,garis (8e) J Uevuc politique et parlementaire» 3G, rue Vaneau, Paris (7e). Directeurs Fernand Faure et Edouard Julia. Sommaire du numéro du 10 février 1920: Edouard Julia Les quatre présidents. Marcel Peschaud La crise des transports.. Eïsenmann Le problème hrfngrois. Henri Capilanl La législation civile française en Alsace et en Lorraine. J.-A. Jiou.v L'Alsace-Lorraine et le droit criminel fronçais. j'.olonel Jîwil? Maycr Les transformations nécessaires de notre armée. Dubnsrq Les préludes politiques d'Extrême-Orient. Pierre JJarlu La réforme des services d'assistance. O. de. Jiaulin Surtaxe d'entrepôt et d'origine. Edgard Ali.r. Revue éco- nomique et financière. Ernest Lémonon La France et l'Allemagne. René la Bruyère Revue des questions navales et maritimes.

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/.toigfcolto P' 8'b0 !a, botte i4~4. ~M

̃ ~™

ne sont "Jias considérés comme ayant commencé à courir.

En outre, si, à la date du 1er mars 1920, l'Allemagne continuant à manquer volontairement à ses obligations, ri-a pas fait parvenir à' la France, d'une part l'arriéré des livraisons déjà échues, et d'autre part les livraisons aurrentes au mois de février, le gouvernement français se verra obligé jde recourir aux actes de prohibitions et de représailles économiques et financières spécialement prévues par le traité de Versailles. ̃"

En réponse à cette note, le gouvernemén-t allemand déclare que 1" Allemagne est parfaitement consciente des obligations que lui impose le traité de paix. Il proteste de sa bonne volonté et rappelle que l'Allemagne avait déjà commencé ses livraisons de charbon avant l'entrée en vigueur' du traité.

Ce fait prouve, .que {l'Allemagne est résolue, dans la mesure de ses forces, à satis-'faire aux exigences de l'Entante et à livrer •le" charbon exigé eu dépit, des difficultés économiques au -milieu' desquelles elle Se débat.

U Osservalûre Romano

el la livraison des coupables j IJOttsi'ruaforr. Itnmano a publié, le 7 lé- vrier, un article sur la livraison des cou- jpables. On y lit ce qui suit

Quelle -est l'armée en euerre, depuis que le j monde est inonde, qui n'a pas commis des excès méritant la plus large réprobation, à commencer par rfe Napoléon 1er qui fit tuer ses propres soldats -rcalndes dans les hôpitaux de ta Palestine,- dans la crainte de les voir tuer par les Turcs? La guerre, hélas! est un terrible fléau, que Dieu envoie aux hommes pour les punir de crimes bien plus gravés qui se com- mettent, même en temps de paix.

Un sénateur américain (disent les journaux' refusait de donner son approbation au traité de Versailles, parce que Dieu n'était pas nommé dans sa rédaction. Ce scandale d'un acte aussi solennel dans lequel on refuse- de reconnaître l'existence d'un juge suprême des hommes et des nations, scandale qui est le fruit, du « ma- j connisme » et du « laïcisme » des Etats euro- pé'ens gouvernés et guidés par la maçonnerie j et le socialisme, est, le symbole de ce qui se 'passe aujourd'hui.

Mais ceci n'empêche pas les masses des'aper- revoir peu à peu que ceux qui sont responsa- blés de* la. guerre ne peuvent échapper qu'à la j justice humaine, faible et aveugle, et que, de quelque côté qu'ils soient, ils seront, jugés par j Dieu, qui donne à chacun ce qu'il mérite. .11 n'a jamais'ét© plus opportun de dis- tinguer entre le Saint-Siège et son organe i

officieux.

Une prétendue alliance franco-yougoslave j

Un démenti offleiel •'

;JNo.us sommes autorisés à démentir offl- cîellement la nouvelle donnée par plusieurs j journaux italiens de la conclusion d'un accord militaire secret entre la France etYougoslavie. Les documents publiés par.r/</e« nazionale sont des faux.

II est permit de regretter l'empressement £ve#lëquel la presse italienne a ac- cueilli cette nouvelle, à l'occasion de laquelle elle a donné libre cours à un dé- sir.de polémique, avant d'en contrôler la source..

Cette information paraît, en effet, avoir été publiée pour la première fois dans ur» j

Mauvaises jau niées. les uiartraisefi journeed sont' celle. '1c 'lc j malade qui, vient iia\oir la grippe, i'intluenza, '• commence sn convalescence. Le malade est J épuise, désemparé, il a use toutes les force = I combatives contenues dans son san^f pour, coioinc on dit, 'manger la fièvre, et. ce pauvre sang qui a iant lutté est bien trop pauvre- pour assurer l'es fonctions. Alors, il 'ne faut pas compter que lcrél-nblisscment, la convalescence vont se l'aire 1res vite. Il est, dangereux de rester il ail s cet état. Que faire alors ? Attendre? Non II faut faire. comme en toutes choses. Pi vous avez besoin de pommes, vous allez chez le fruitier acheter des pommes. Si vous avez besoin de sang, vous allez chez le pharmacien acheter du sang c'est-à-dire des Pilules Finie qui donnent du sang riche et pur avec chaque piiule. La convalescence ne traîne pas dès que vous êtes au traitement des Pilules l-'ink.

Lisez plutôt ce qu'écrivait récemment Mlle Hélène Schwei'zer, chemin de Roche, 2, à Genève. 1 « A la suite d'une attaque, de grippe, je suis restée dans un grave état d'anémie, .l'avais perdu l'appétit aussi bien que le sommeil et j'étais pale..Mes jambes se refusaient à me porter; Comme il fallait, malgré tout, que je nvoeeupfi du ménage, que je ne pouvais pren» dre du repos à la campagne, je me demandais coin'ment j'arriverais à sortir de'" celte, mauvaise situation. Un médecin m'a dit de prendre les l'iliilôs Pink pour me donner du sang, .l'ai pris ces Pilules Pink et de suite je me suis sentie. mieux. J'ai eu de nouveau de l'appétit, pins d'entrain et -d'ardeur, .l'ai poursuivi le traite–ment et j'ai retrouvé ma bonne santé d'autrefois.

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journal suisse du Tessin qui la tenait luimême de certains milieux troubles et sans autorité, qui semblent s'être -donné pour mission de Semer la défiance entre la France et l'Italie et de gêner le cours normal des négociations sur la question de

l'Adriatique.

Le Problème de l'Adriatique

Belgrade, le 10 février. La situation extérieure créée par la question de l'Adriatique a provoqué de -nouveaux pourparlers entre le gouvernement de M. Davidovitch et les partis d'opposition en vue de la formation d'un Cabinet de concentration pourvant gouverner avec l'appui du Parlement, qui n'a pas siégé depuis quatre mois. L'échec de ces pourparlers crée des difficultés au gouvernement.

Le prince régent a convoqué pour ce soir les chefs des divers partis on vue de faire une dernière tentative pour trouver un terrain d'cnten'te. Si cette tentative échoue, le Cabinet, devant l'attitude de l'opposition et l'imminence de la rentrée de la Skoupchlina, fixée au 15 février, se verra probablement obligé de démissionner, a moins que le prince né décide la dissolution delà Skoupchtina. IHavas.) En Autriche

Les missions de contrôle interalliées Vienne, le 12 février. Les missions milit.aires interalliées chargées de contrôler l'exécution des clauses militaires du traité de Saint-Germain arriveront prochainement à Vienne.

Selon les journaux, elles seraient composées de 200 officiers et de 1,000 soldats. Leur arrivée est commentée sans bienveillance par la presse viennoise. Les journaux font remarquer que les missions constitueront en effet de lourdes charges pour le budget autrichien.

Ï/Achl l'hr Abend lilalî croit savoir que le gouvernement autrichien fera une démarche auprès de l'Entente en vue d'obtenir une réduction du personnel composant les missions.

Le gouvernement anglais >

et le commerce des charbons On sait que le gouvernement britannique intervient dans le commerce des charbons pour fixer les prix et aussi les quantités à exporter. U réalise sur les exportations un très gros bénéfice qu'il consacre à abaisser les prix pour la consommation intérieure, ce qui favorise énormément les industriels britanniques par rapport à leurs concurrents étrangers:

Le montant des sommes ainsi encaissées et employées n'a pas encore été rendu public, mais des intéressés se sont efforcés de le connaître, et, d'après des renseignements d'origine britannique qui nous ont t été communiqués, nous avons de bonnes raisons de croire qu'il est voisin de 1,500 millions de francs par an.

EIV GRÈGE

Le procès de trahison

Athènes, 12 février. Le conseil de guerre vient de prononcer son jugement dans l'affaire de. trahison de l'état-major. Le colonel Metaxas, sous-chef de l'étatmajor, est condamné à mort. Le chef de l'état-major Dousmanis est condamné aux travaux forcés à perpétuité". Lei colonels Exadaïtvloset Stratygos sunt

acquittés. H. H, v

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1895 49 75.' Turc 4 0/0 05 2-r>; Turc 5 0/0 50 Banque de Londres et Mexico 259 B. iN'af. du Mexique 570. B. ottomane, 750, Crédit l'onc. Egypte. 1,080. Nitrate Railways, 512. Central Mining, 585. Rio Tinto. 2,2ii5, Lautaro,055 Sucreries Egypte ord., SS5.

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Le départ de M. Venizelos ̃

Athènes, le 12 février. jVI. Vcnizelbs part aujourd'hui pour Paris et Londres, à bord du croiseur llellé.. H. II.

̃ En Turquie (De notre correspondant)

Constantinople, le 10 février. --Tne vive

agitation règne dans la région de Koniah

los nationalistes auraient invité les ulémas à appeler la population aux armes pour la défense de l'Islam, et,à l'exciter contre lès chrétiens.

On paraît redouter l'imminence de massacres.

̃ '̃̃

La Russie ne peut pas exporter de Jin La Russie est, en F.urope, le principal producteur de lin. Aussi quelques personnes avaient-elles espéré que la reprise des relations commerciales avec ce çays allait accroître notablement l'approvisionnement en matières premières des fabriques de toile de l'Europe occidentale, l.'n commerçant qui vient de visiter les rives de la Baltique considère ces espérances comme chimériques.

En ces dernières années, nous dit-il, la production du Ihi a'heaucoup diminué en Russie: el, par contre, son utilisation sur place a cru Ja disette de tontes sortes de produits a fait consacrer à l'alimentation du bétail une grande partie de la graine de lin et a fait substituer dans une large mesure la toile au drap dans la confection des vêtements.

Il y avait néanmoins%dans les pays. baltes quelques petits stocks vile absorbés, par les Anglais. 11 en existe encore dans la Russie centrale et méridionale, mais l'état des voies de communication rend leur exportation impossible. De la sorte, en mettant les choses au mieux, il ne^ faut pas compter avant 19123 sur une exportation sérieuse de lin russe.

CONSEIL DE CABINET

En l'absence de M. Millcrand, président t du -Conseil, les membres du gouvernement se sont réunis ce matin en Conseil de Cabinet au ministère des affaires étrangères sous la présidence de M. Lhopiteau, garce des sceaux. Ils se sont entretenus des affaires courantes et des questions à l'ordre du jour des deux Chambres,

7~^

Au Conseil supérieur d'Alsace-Lorraine Strasbourg, le 1.1 février. Le Conseil supérieur d'Âlsace-Lorraine, au cours des j séances qui viennent de prendre fin, s'est j occupé de l'enseignement primaire et s'est j déclaré d'accord avec la méthode gouver- j i nementalc. kn

H a, accepté l'application aux provinces!

libérées des modifications de tarifs ap- j

portées parles impôts français introduits en Alsace.

Il a demandé une introduction de majoration de f>0 0/0 sur les contributions di- rectes locales et l'application des impôts français sur les donations et les succes-

sions.

Le Conseil a demandé éfralemfnt l'appli- j

Le Conseil a (iemandf,%

cation, du régime français des contribu| tions directes.

Parlant de la question de la naturalisa- tion des Allemands, le sénateur Helmer a exprimé le vœu' que la question soit remise après l'exécution du traité.

Enfin le Conseil supérieur est unanimement favorable u la création d'un Conseil régional

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Les liquidations qui avaient pesé ces [ jours derniers, sur ki cote se ralentissent It aujourd'hui. Aussi, la tendance se 'raffermit ssur presque toute la ligne.

Les Changes restent tendus aux. environ; des cours d'hier. La livre sterling reste à 4'8 50, le dollar à M P.0, le florin à a ?>r>. Parmi les Rentes françaises, le :> 0/0 se tasse à f>7 <>. Le Crédit National est

ferme à 4fc).

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4 0/0 1918 -71 2j Japon +0/0 1905. '47 /5 1917 5-1 ''2 511

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Maroc 5 0/0 1918 508 75 D 0 0 1906 54.. Foncières 1879 3 0/0. 460..

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1 < » |

•. SÉNAT ;̃̃ ,|

La séaneo

La séance est ouverte à 3 li. 40, sons la | présidence de M. Koudenoot, vice-prési- j I dent. Oa poursuit la discussion du projet re- j latif au relèvement temporaire des tarifs j j sur les grands réseaux de chemins de 1er, M. Perchot a la parole. ''̃ CHAMBRE

Election d'un vice-président

La Chambre procède cet après-midi à[ l'élection d'un vice-président en remplace- j ment de M. Raoul Péret, élu président. M. Justin Godarl, député du Rhône, an- cien spus-secrétaire d'Etat au service de santé, à été désigné par 'le groupe ra- ¡Í, dical.

On a parlé" aussi des candidatures de MM. Henry Pâté et Léon Bérard.

La. séance ~I

La séan^p est ouverlc à ?< h. 10 sou=: la j présidence do M. Raoul Piircf, président, j

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P.aris, le 13 février [&<ii\x heurs»),'

solide 0 0 est à 39 «5, le -3 0/0 1P91 à 33 30

et.le. 0/0 1896 à 31 50. Le Suez se relève. de 7,400 à 7;G75, le Rio- Tinto 'de' 2.22G à 2,260. Les Sucreri.ea d'Egyplo se relèvent de 860 à -884.

En coulisse, la De Beers reprend de .1,472 à: 1JHÔ. La Rand Mines reste à 247. la Goldfie'lds à 119.

La Mexican Eagle se relève de 557 à 5GG, La Royal Dutch est calme à 44,700 et la

Shell à 057,.

Adjudications de chasses

L'adiTiinislralion des eaux et forêts met» tra en adjudication des lots dédiasse dans les forêts domaniales de Loire-Tnlérieure, le 21 février, do Maine-et-Loire le 2:s,/ d'Indre-et-Loire le 2J, de Loir-et-Cher' le 20, du Loiret le 27. Renseignements à la Conservation des eaux et forêts; Des affi^ ches et des plans seront déposés chez les principaux armuriers et dans les grands cercles de Paris.

= +-

L'OlÙH'ro française (le protection des orphelins de la iïiierre, qui possède déjà cimi établissements, vient d'être reconnue' d'utilité pul'iique. Klle fait appel à la générosité publique pour faire face à ,ses lourdes charges. Les dons ct'atlhûsions-sont reçus 103, rue de .l'C- v niversité. •̃̃•

Nous rappelons à nos abonnés que tout» demande de changement d'adresse doit Mrs accompagnée de la dernière bande et d$ la. somme de soixante centimes.