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Titre : Journal des débats politiques et littéraires

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1918-04-30

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 30 avril 1918

Description : 1918/04/30 (Numéro 120).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k488603x

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 28/11/2007

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SOMMAIRE

Le Gâchis austro-hongrois. A. G. La Carte do pain.

Croquis de Paris f.a ffe r<M~< Z. Dans les Flandres. R. T.

L'Allemagne annexionniste. Les Difncultés austro-hongroises. Los Menaces allemandes à la Hollande.

I_

LëMisanstro-hoMois

Dans tes deux moitiés de sa monarchie, Charles I"-IV est. aux prises avec d'in-'hombrables difficultés. Les « canons à l'Ouest n'ont pas arrangé ses affaires au dedans. De ses deux ministères l'un est j par terre et l'autre en l'air.

En Hongrie, M, Joseph Szteirényi, ministre d.u commerce et le comte Béla Serényi, ministre de l'agriculture, ont été successivement chargés de constituer le nouveau Cabinet. Après l'échec du premier le second s'est mis à la besogne. Le Cabine t.Serényi serait un Cabinet Tisza sans Tisza. La combinaison est ingénieuse. Avec le baron Burian au Ballplatz et le aomte Serényi à la présidence du Conseil hongrois, Etienne Tisza régnerait des deux côtés de la Leitha. Il se réserverait de reparaître en personne au .pouvoir a l'heure du réglement des grandes affaires européennes. Seulement U y a la démocratie magyare. Elle commence à trouver intolérable « le gouver-, nement des comtes" comme on dit à Pest. Elle trouve trop pesant le régime féodal toujours en vigueur. Elle réclame un minimum de garanties, et ce minimum, à ses yeux, est le projet de réforme électorale élaboré par M. Vazsonyi, mihistrede la justice dans le Cabinet Wékei'Ié. Elle est encouragée en cela par d'assez nombreux féodaux qui jugent indispensable de jeter du lest pour sauver une partie de leurs privilèges et de leur influence. Sans le moindre doute, l'oligarehie actuelle serait balayée par des élections libres, à plus forte raison par des élections faites suivant la réforme projetée. Elle détient un pouvoir usurpé par la force et la fraude. On la subit parce qu'on est en guerre et que l'état de siège permet aux autorités a sa dévotion 'de recourir à toutes les contraintes. C'est ainsi que I'(!span (préfet adjoint élu) du comitat de Bereg, convaincu d'une série de malversations dans les questions d'alimentation et soumis à une enquête disciplinaire, a été couvert par le comte Tisza qui a fait remettre le dossier de l'anaire à son ami le baron Perényi.

Mais il y a des limites à tout. Le comte Serényi s'est aperçu qu'il ne pourrait pas sans danger grave étrangler la réforme électorale avec les amendements des féodaux. Il a échoué dans la mission que lui avait confiée le roi. Alors Charles IV s'est retourné vers M. Wékerlé en le priant de conclure un compromis entre les partisans et les adversaires de la réforme. Le malheur est qu'il n'est pas de compromis possible. Les positions sont telles que l'acceptation des amendements équivaudrait à une capitulation. Et si les groupes partisans de la réforme en venaient lu, ils seraient aussitôt désavoués dans la rue. Si chauvins que soient les Magyars. ils finiraient pas s'entendre avec les autres nationalités, en revenant à leurs principes de 1848, s'il leur était permis de se gouverner eux-mêmes. Mais les féodaux ne le permettent pas et ils ont '1e roi pour eux. Charles IV a manqué une occasion unique, après son avènement, de régler a la fois la question hongroise et celle des nationalités en ordonnant la dissolution de la Chambre croupion et des élections libres,

En Autriche, tout fuit entre les mains de l'empereur. La Chambre des Seigneurs elle-même s'insurge. Les féodaux qui, de quelque race qu'ils soient, se sentent solidaires du germanisme, prétendent protester contre l'attitude antigermanique du souverain révélée, suivant eux, par la publication de la lettre au prince Sixte de Bourbon. Deux de leurs groupes ont eu l'audace de porter la question devant la Chambre. Mais le président, le prince Windischgraetz, a mieux aimé remettre sa démission à Charles 1~ que de laisser s'ouvrir la discussion. L'empereur a refusé la démission du prince avec félicitations. Toutefois l'agitation féodale n en persiste pas moins. Elle a gagné les archiducs qui se sont mis a fronder. On raconte qu'ils se. sont réunis le 24 avril chez l'archiduc Eugène atin de se concerter sur les moyens de lutter contre les intrigues de la maison de Bourbon-Parme. Us visent ainsi l'impératrice et sa mère. On peut deviner quelles rumeurs de pareilles démarches soulèvent dans une Cour comme celle de Vienne. A Prague et à Laybach le sang coule. Dans la capitale de ta Bohême, les Tchèques entrent en conflit avec la garnison magyare. A Laybach, des manifestations tumultueuses ont eu lieu vendredi. Les dépêches les attribuent a la crise alimentaire. M est possible, en euet, que la misère ait poussé unc'pârti6 d6la''foute'&'de5

démonstrations plus ou moins brutales. Mais la principale cause des événements semble toute din'érente. Il convient de la chercher surtout dans le nouvelle des poursuites intentées contre le princeévêque de Laybach, MgrJéglitch, un Slovène partisan du mouvement jougosIaVe. Si, comme on le télégraphie, la foule s'est portée contre ta maison de M. Suskersitch, c'est parce que ce député transfuge du parti jougoslave, est fortement soupçonné d'être allé à Rome intriguer contre Mgr .ïéglitch. En Cayniote, comme dans le reste de la Slovénie, le clergé est acquis à la politique, a l'unité jougoslave. M. Suskersitch ne lui pardonne pas ne pas l'avoir suivi dans son évolution germanique, et est allé dénoncer son chef au Vatican. Si Benoît XV, comme on le mande de Vienne, avait prescrità son nonce a Vienne d'engager contre Mgr Jégtitch une procédure quelconque, on en serait réduit a conclure que l'esprit de vertige a frappé le Saint-Siège. Les Slovènes, qui sont de fermes catholiques, ont énergiquement combattu.naguère le mouvement Los t'en ~om Séparons-nous de Rome entrepris par de puissants groupes d'Allemands d'Autriche. Quelle récompense pour eux que de se voir attaqués par Rome ellemême dans la personne de leur évoque et dans leur patriotisme! Si Benoît XV, pour ménager la Cour de Vienne, pilier vermoulu de l'Eglise, essaye de violenter les' Slovènes dans leurs sentiments nationaux les plus chers, il soulèvera le monde slave contre le SaintSiège, en Bohême aussi bien qu'en Carniole et en Croatie. On veut encore douter que le Souverain Pontife, père commun des fidèles, gardien des préceptes évangéliques, soit à ce point abandonné au vertige autrichien. A..C.

L& carte de p&ih. La carte do pain, qui fonctionne à Paris depuis le I" avril et qui va être appliquée dans toute ta France le 1"' mai, a provoqué des débats devant plusieurs Conseils généraux. 'On connaît l'appel que M. Boret, ministre de l'agriculture et du ravitaillement, a adresse aux membres de ces assemblées. Ceux-ci devront faire un vigoureux apostolat dans leurs cantons pour que chacun se contente de rations qu'il est présentement impossible d'augmenter. De son côté, l'administration doit veiller à ce que toutes les communes soient traitées sur le pied d'égalité. C'est ainsi qu'au Conseil généra) du Loiret, M. Rabier, député et maire d'Orléans, a signalé les différences choquantes qu'il y a entre cette ville et plusieurs communes voisines. Il convient qne les municipalités respectueuses des règles imposées' par le gouvernement ne pâtissent pas des comparaisons que font les habitants entre leurs décisions et celles de quelques municipalités qui ont cru pouvoir accorder les plus hautes rations à presque tout le monde. Si exceptionnelle que doive être cette manière de faire, elle doit être réprimée. Il est nécessaire quun contrôle soit exercé pour qu'il y ait uniHcation d'application dans le pays. Nos populations, même celles qui sont parmi les plus grandes productrices de blé et pour lesquelles la restriction est le plus pénible, s'v soumettront avec patriotisme si on leur expose nettement que ces restrictions nous sont commandées par la prudence la plus élémentaire et si elles ont la certitude que la règle est commune pour tous.

CROMIS~M PARIS La Vie rangeie

C'était le garçon le plus indépendant et le plus fantaisiste. Resté célibataire afin de demeurer libre, n'ayant de domicile que juste ce qu'il faut pour y dormir la nuit, allant ici ou la au gré de son caprice, déjeunant, dinant et soupant aux quatre coins de Paris, on l'eût bien étonné si on lui avait dit qu'une seule fois dans sa vie il saurait dès le matin ce qu'il ferait de sa journée. C'est maintenant l'homme le plus rangé. Exact, ponctuel, ndë)e aux rendezvous, ne se faisant point attendre dans les maisons où on l'invite, le rôti n'est plus jamais brûlé. Ses amis ne le reconnaissent plus.

Les restrictions ont opéré ce miracle. Depuis qu'il faut une carte pour avoir du charbon, une seconde pour le pétrole, une troisième pour le pain, en attendant la suite, et que, pour obtenir chacune de ces trois cartes~ il faut garder avec grand soin la carte générale d'alimentation, qui seule v donne droit, un peu d'ordre dans la vie est devenu nécessaire. Sans ordre, point de chaunage, pas de lumière, pas de pain. On ne s'instruit qu'à l'école du malheur. S'il s'agissait de se mettre une fois pour toutes en règle, la leçon serait, peut-être insuffisante mais elle se renouvelle et se fait plus pressante à chaque restriction. Elle se reproduit chaque mois. Le 2~ un avis inséré dans la feuille mensuelle vous dit avec instance: "Songez a aller chercher votre feuille du mois prochain. ~> Elle se répète chaque jour et plusieurs fois par jour. Gouverner, c'est prévoir: vivre, c'est prévoir aussi. Selon qu'on déjeunera on dinera chez soi ou au dehors, il faut laisser son ticket à l'oftice ou serrer dans aon portefeuille ce papier précieux comme un billet de banque. Sans quoi, au restaurant, on se passerait de pain et't'M .'fisqU~M-i't)" d'Ms' 'les-maisons

amies, de se sentir indiscret l'attention d'un hôte qui apporte son pain ou son ticket 'est toujours appréciée. Allant au restaurant, il est bon de savoir si l'on compte y prendre du café la saccharine a une saveur amëre qui ne plait pas à tout le monde; les délicats doivent se munir de sucre, songer, dès le matin, à garmrleur coquette bonbonnière ou. tout au mons, a enrouler dans du papier de soie~ les deux morceaux qu'ils ont l'habitude d'immerger dans leur tasse.

Veut-on aller à la campagne ? Il convient d'y penser d'avance.'Nous ne sommes plus au temps où l'on se décidait soudain selon l'état du ciel, ou l'on n'avait que l'embarras de choisir entre les gares et les heures de trains. Les trains sont rares on ne va point l'on veut la xone de. guerre s'étend et se déplace. Pour y aller, il faut un saufconduit. Nécessaire a Pontoise et a Mantes, il ne l'est pas a Etampes on peut entrer en Seine-et-Marne, mais point dans les arrondissfments de Melun et Fontainebleau. C'est ainsi que les bohèmes et les irrésolus apprennent peu à peu les avantages de l'ordre, s'habituent a savoir ce qu'ils veulent et a se décider en même temps qu'ils repassent la géographie. Z.

DANS LES FLANDRES

La Situation en Flandres est beaucoup moins favorable qu'enLre la Somme et la Luce oùmaîtres des hauteurs qui surplombent la rive droite de ce ruisseau et de celles qui dominent la rive gauche de l'Avre, nous prenons sur cette partie du champ de bataille les Allemands en tenaille et les mettons dans l'impossibilité de pousser sur Amiens.

On sait que les Allemands luttent pour la possession des monts de Flandre qui forment deux massifs distincts celui du mont Kemmel et celui du mont Noir et du mont des Cats, séparé du précédent par une dépression ou passe la route d'Ypres à Bailleul. On peut négliger pour le moment le mont Cassel, distant de plus de dix kilomètres du mont des Cats. Nous avons perdu le mont Kemmel, Manqué au Nord-Est et au Sud-Ouest par les villages de Kemmel et de Dranoutre. Cet échec était malheureusement a prévoir. Quelque facilité que cette taupinière du Kemmel donnât à la' défense pied à pied, elle était enveloppée par sa face Est et sa face Sud et menaçait de se transformer en souricière. On se bat maintenant sur la route de Bailleul à Ypres, qui passe par les villages de Locre et de la Clytte, nommés dans le communiqué. Au nord de la Clytte, nous n'avons pas de précision sur le front ac- tuel. Vraisemblablement t

~t on peut voir

désormais la ligne se confondre a peu près avec le ruisseau dit « Kemmelback )' passant par Diekebusch, VIamertynghe et Elverdinghe. Le massif du mont Noir et du mont des Cats semble devoir être interdit aux Allemands plus facilement que le Kemmel, tant qu'au Nord Poperinghe ne sera pas menacé. Et c~est seulement si nous étions rejetés sur la voie ferrée Poperinghe-Hazebrouck que la bataille de Flandre prendrait une tournure grave. Quant aux résultats stratégiques que se proposent les Allemands dans cette troisième phase de l'on'ensive, il est encore trop tôt pour les supputer. Ils ont engagé deux batailles distinctes, entre Avre et Somme et en Flandre. On pourrait donc croire qu'ils veulent enfoncer les deux branches de la tenaille jusqu'à Amiens et Haxebrouck. Nous disions dans un article précédent qu'il n'y avait en effet jusqu'à à présent, par les poches de Moreuil et de Merviile, qu'une amorce de tenailles. Mais étant donné les forces dont disposent encore les Allemands, il serait imprudent de ne pas envisager un troisième enbrt sur un autre point du front. Des précisions sur ces faits ayant déjà été publiées dans la presse et le chiu're de 207 divisions allemandes sur le front occidental prononcé dans un journal-dû matin, nous l'enregistrons ici, le croyant d'ailleurs exact pour le moment. On nous permettra de rappeler que dans les De&a/s du 24 janvier nous disions que si les Allemands voulaient déclencher contre nous une offensive de grande envergure, il leur faudrait augmenter de 70 à 75 di?isions l'effectif de 147; divisions qu'ils entretenaient l'automne dernier sur le front franco-britannique. A l'heure aduelle, ce chitîi'e est sensiblement atleint.

Notons enfin quelques particularités tactiques de la bataille. Inquiet des pertes subies depuis un mois, Ludendoru' paraît avoir proscrit les attaques en formations compactes, qu'on peut d'ailleurs attribuer à un défaut d'instruction de la troupe et des cadres subalternes. M aurait recommandé la progression par essaims, chaque essaim étant richement doté de mitrailleuses légères, les mitrailleuses lourdes réservées pour la seconde ligne et desttnées a réduire les résistances locales.Dans d'autres ordres Ludendortt aurait mis ses subordonné:; en garde contre des prescriptions de détail trop minutieuses et trop rigtdM. Oh' a'vat t en efM monté, p&ur

l'écrasement des tranchées britanniques, un véritable mécanisme d'horlogerie qui n'est plus de mise dans des opérations en rase campagne. L'infanterie doit toujours co//<?/' <:H 6ar)'a<jre t/'(!r/;7/e/'tc, mais ne pas attendre invariablement qu'il se déclenche pour progresser. Elle doit avancer aussi )oin que possible et ne compter sur des renforts que quand ils lui sont absolument indispensables. H ne s'agit plus de ca!cutèr un nombre fixe de vagues, comme pour enlever des lignes successives de retranchements, mais de prévoir simplement un échelonnement en profondeur pour parer aux retours offensifs de l'adversaire.

R. T.

LA BATAILLE

En Picardie et </a/7s /es F/o/7<es Communiqués britanniques s Apt~ÈS-MtDt.er,~QpreS-m!d;,une t?//aoue enn<'nt!es'es~de)'e/oppcedans le ;'ot's;naye de ~'oorme~ee/e.

Z,'ennem; a reuss; d pendre ~e t~a~e, mais il en a e7e c/ia.sse ou de~ut de /a nui? par no/re CO/dre-Q~(7g<!e.

~L'ennemt < p/us /ard, ay/a~ue, de noufMt, dans oc! endrot/. Des comtes /ocau.t' on~ eu lieu /ou?e /a nut7 des deu.c cd~ex du canal ~~f'cs-Conu'ncs. Dfs r<7tds /iC!;yf)t.r, dons /f~~u~/s notM auons /);? jD~t.<; de c~M/~e pr;sf)nn!'crN, quo~e M;7ra:</etMe.; e~ ufi n!or~'<'r de /y't:f!t'/ice, ont f'/e f.r~ctt/fspar notM, /a K:n7 d~rM~re, au sud de <o~'<e ef dans les scefeurs de Z.MS de la c'oye TO.

L'~e ~o/;fe de coup de mon: /'at7e pa/' /'fn~em: au /;ord de J3d;eM~ Q été fe- pous&'ef.

/oc/tM'/e de rar/er;'e sepo:<r.!u<f de par/ e~ d'au/re suf les /o/ de &a?a;/ye. [Nous avons .pubfië ce communique, hier, dans une deuxième édition. J

gom. D'après les dem:ers yoppor/s, ;Me o~a~ue e/fn'!e es/ en cours depuis cet ap/'es-mtdf OM~' enui/'ons de Z.ocre.' ef: de/tors de ce//e ocfion, n'y a ('; signaler gué gue/</ues e/aoemen~ /ocQU3: .sur dt'ereM/s pot'n/s du /y'o/d.

.4H sud de la -Somme, aux enut/'o/is de t't//ers-Bf'e/o/eu.r, nos /)a/?-ou;es on~ /'ai7 UM ce;tn /)om&re de p~sonnie/'s. Les deuT (7r/ey'es se son~ moirées 7res oc/tt'es. Cf~ apres-mt'd; /'o/ey'e ennem;'e a ,rf'o-' /emme/ ~om~arde nos /)OSf~;Gns dans /e secteur d'1 pré:.

.4L'/o/ton. Le 2C avt'i), à l'exception de reconnaissances faites à faible altitude sur le front de bataille, les opérations aériennes ont été gênées par un brouillard intense. Deux appareils allemands, qui volaient bas, ont été abattus par notre infanterie. '<!os appareils sont tous rentrés.

Communiqué français

SoiR.Bombardements t't'o/en/sde r:ersBre/ouneu:)" d la Luce et dans /a région d ~'ouesf de ~Vouon.

,/ournee ea~me sur le res~e du /ron/. Le Communique hcMomadaire amëricani 'Washington, le 28 avril. L'issue des opérations actuelles sur le front occidental dépend de la question des réserves. Une bataille d'une telle importance ne peut pas se décider par un engagement unique.

Les vigoureuses attaques lancées contre les lignes britanniques avaient pour but de paralyser la libre disposition des mouvements du haut commandement britannique. En cela, l'ennemi a. échoué, l'unité de commandement des Alliés ayant étendu les opérations sur un champ plus vaste d'engagements généraux ou désormais toutes les forces alliées seront employées à volonté.

Au lieu d'être à môme de battre les Britanniques puis de tourner tout le poids de leur effort contre les Français. les Allemands ont maintenant devant eux les forces pleinement unies des Alliés.

iSotre impérieux devoir pour battre l'ennemi est de pourvoir à la ra~ve des unités pour les armées de France et de mettre immédiatement sur la ligne de feu des hommes entrainés; en outre d'appeler sous les drapeaux des effectifs très importants pour remplir les vides.

Le projet du commandement ennemi est de forcer par un mouvement enveloppant !es Britanniques à se retirer d'Arras puis de prendre Amiens et aussi de faire disparaitre le satHant d'Ypres.

Les unités américaines ont été en action au cours de divers engagements et se sont bien acquittées de leur tache en Flandre.

Les Opérations

Cotnmuniquë italien

Le long de la Piavo, pendant !a nuit du M au ~7, des tentatives ennemies pour développer des concentrations de feu sur quelques secteurs de notre ligne et pousser des patrouiltes sur la droite du fteuvo ont été enrayées par des actions énergiques de contre-batteries et par les rafales bien ajustées de nos mitrailleuses.

Près de Fener. une de nos patrouilles a attaqua à la grenade une petite garde ennem'ift, qui s'est enfuie après une courte iutte, abandonnant des cadavres et des armes.

Au nord de la Piave, nous avons repousse de Lcdro un groupe explorateur ennemi. Sur le reste du front, activité normale dësdeux nrtiHeries. La nûtre a aUumé des incendies dans un depût de munitions a Quero et provoqué des explosions dans les batteries ennemies de )a conque d'AsiagO. E))e a. en outre, battu des colonnes et des convois en marche vers lé col Caprile et dans les environs de Canove..

Armée d'Orient

COMMUNtQUtJ FRANÇAIS

Faible activité sur l'ensemble du front. saut' dans la région Monastir-Cerna, notre artiiterie lourde a exécuté des tirs de destruction. ~tiîe :i'&St)<a'rés"oti d& 'Vëtrenr!~ ~ne geetion

d'assaut serbe, au cours d'un coup main brillamment exécuté, a anéanti à la baïonnette une section bulgare surprise dans un ouvrage.

Nombreux bombardements aériens par ics aviations aliiécs. Deux appareils ennemis ont .té contraints d'atterrir pendant te!- combats aériens de la journée. f:OM.\it;\)OL;t': nr.!TA!<?fK)U!!

Nos troupes se sont retirées sam encom'' bre, au cours de la nu:t du 19 avnl. (ieï villages avances de ia vallée de la Strouma qu'Us avaient occupée )e 16 avri). Ces villages ont été ensuite bombardés par Far"tiiïerie ennemie.

~ious avohs exécu-t& des incursions sur le front de Doiran et du Vardar, de bonne heure le matin du '0 avril et le 2' Un avion allemand a été obligé d'atterrir désemparé près de Baraididzouma, au sudouest de Demir-Hissar, le 21 avril. La guerre iharitimë

!'AOt)K60T ÀLt~tANb ]NtËM<h:, t?fCË\b!Ë Et ~Ot't-Ë

On mande de Bogota (Co!onibie) que te paquebot /~f/ey-.Fr!<r! interné à SabaniHas, a été incendié et cout6 à son mouiHage.

)~

LEMBOLIE!LLMEJ)E ZEEBRUMË Le succès de l'opération

Aveu a.UemaD.d

La Ga~y/e ~f Fra/ic/'or/ écrit au sujet de l'opération contre Zeebrugge

Ce serait f'o)iede niet'que la nette angtaise ait remporte un sÉWeux succès en réussissant un débarquement, mêtne momentané, sur un point stratt'gique important, malgré te caractère fbr!i]idab)e des défenses aUemahdes. it est ëaatempnt indéniubtf que les unités nava)es britanniques ont pénétré dans le port de Bruges. La situation exposée de )a cote flamande nous obuge à prévoir )a possihihté de nouvelles entreprises, peut-être plus considérables. Les pertes britanniques

Communiqué officiel

Les pertes anglaises, au cours des opérations sur la côte be!ge, le 23 avril, sont les suivantes

Officiers tUes. 16 morts de blessures, 3 disparus. btessés, '20. Total: M.

Hommes tués, H4:tnortsde b)essures,25;

disparus, !t; biessés, X- Totat: M8.

Le total des ofnciers et des hommes tués o'J morts de btessures est de 188 disparus. le blessés, 384 les pertes totales sont de M8 hommes.

mw~c~ ~if~MM?~ A LA HOLLANDE

Un cccort//?/'o&o6/e

D'après un télégramme de Rotterdam aux Z)at/t/ A'e~s, les nouveaux débats qui ont eu lieu a la réunion du Cabinet tenue hier matin dimanche auraient abouti à un accord de principe avec l'Allemagne. Seuls les points subsidiaires demeurent à régler. H est impossible de donner des détails sur la nature de l'accord intervenu. Il semble toutefois que les transports de sable et de graviers seront repris dans une courte période. On s'attend à ce qu'un accord économique soit aussi annoncé très prochainement, accord qui, assure-t-on, assurera a l'Allemagne de grands avantages économiques.

Concessions et garanties

Le 7't'm~s se fait télégraphier de !a Haye que, bien que le gouvernement hollandais ait cédé à l'Allemagne sur la question des transports et de la fourniture, par les PaysBas. de matériaux pour la construction et l'entretien des routes, on assure que cette concession faite aux exigences allemandes ne sera pas iUimitée.

Le gouvernement de Berlin devra donner des garanties que les matériaux fournis et transportés ne seront pas employés a des buts militaires.

En ce qui concerne les facilités relatives aux chemins de fer, il parait qu'aucune décision définitive n'a été prise jusqu'ici, quoique le ton de la presse allemande depuis quarante-huit heures semble d'ailleurs indiquer que l'Allemagne n'insistera pas sur le transport des articles dont le caractère militaire est évident.

Bruits de démission du Cabinet hollandais Le correspondant du7/tM<Ms~od dit que les bruits qui courent a la Haye au sujet de la démission possible du Cabinet ne sont pas sans fondement, mais que cette démission ne serait pas imminente.

11 fait a nouveau remarquer les efforts de l'Atlemaghe pour exercer une pression et répandre l'inquiétude parmi les politiciens hollandais et ajoute que ces efforts ont créé le désir de la formation d'un Cabinet national. I~e correspondant admet que la popularité de M. Loudon a été plutôt atteinte mais croit cependant la démission du Cabinet peu probable pour le moment.

L'&LLËMAGKE ANNEX!ONN!STE Les autorités militaires critiquées au.SReichsta.g

Le T'orn'scf~ expose les débats qui eurent lieu atacommission principateduReichstag au eours de la réunion de jeudi. Les autorités militaires ont été sévèrement critiquées a cause de leur politique à l'Est et a iOuest.

Lne question de M. Ledeboùr demandant s'il était vrai qu'un grand nombre de soldats allemands eussent été noyés en Fiandre par um: .ittondation a été couverte par les clameurs.

M. MLt)!er-Meiningen, du parti progressiste, a fait ironiquement remarquer que les communiqués sur les opérations à Zeebruf~c ne correspondaients pas aux faits. M?Gothein, progressiste, a dit

Tout le monde.trouve que l'attitude des autorités mititaires a l'ecm'ddes Etats a )a frontière dei'Est'c-tuneint'st~ie.

M. Xoske, sociatiste, a revête le fait que ies institutions publiques de l'Ukraine sont ouvertement insuttées par ie commandement militaire aUemand.

M. Ledeboùr a dit que les agissements de l'AIiemagno en Ukraine constituaient une vio!ation des traités qui pousse les paysans ukrainiens à la révolte ouverte.

Il a demande également pourquoi les au-

tontes demandes envahissaient la Crimée et il a exprimé la crainte do voir la situation de la Finlande ressembler bientôt àceHe de l'Ukraine.

I Gui!!aumo II accepte le protectorat de la Courlande

A la deintero séance du Landtag de Courlande. !c nhcfde i'administration aMemando j a tienne !ecturede la réponse écrite de l'empereur concernant la résolution votée par ) ]e Landtag !c C mars dernier.

j Cette réponse dit entre autres i Nous, GuiUaumc. par la ~cc J'? DieU, empereur d'AUemr.gne et roi de Prusse, ordonnons a notre chancelier le comte Jfet'tUng de deetarer au Landtag de Couriandu que, en t'cponge au desu' exprime par ?.'< représentation et contot'mément au rapport de tioti'e chance)ier. nou9 reconnaissons, an nom de l'empire d'Attetnagne, le duché de Courlande comme un Etat iihre. et indépendant, ct~que nous sommes prêts, au nom de t'empire dAitemagne. à concture avec )a Courlande tous ies traites destinés à garantir une union étroite, économique et mititaire entre les deux pays. Un même temps, nous ordonnons a notre chancelier de préparer ia conclusion de ces traités.

8.

LES B~tCULTÉS &STM-H8t!6M!SES Les Gonférences de M. Wékerlé

D'après un télégramme de Budanest parvenu à Baie, M. Wékerié a reçu ia mission de préparer un accord sur la reforme etectorale, préconisée par lui a )a Chambre des députes, par des conférences avec les chefs potitiques.

!1 a confère avec le comte Be)a Scxerenyi, qui a été reçu hier en audience par l'empereur, avec !e comte Xichyet te comte Tisxa.

D après les dernières informations, M. Wekerie garderait la présidence du ministère et remanierait son Cabinet.

M. de Seidiet et les Polonais

Le ministre-président d'Autriche, M. de Seidler, a reçu samedi, en présence du ministre de Twardowski, les membres du bureau du club polonais. II a eu avec eux un long entretien sur le développement probable de la situation parlementaire et sur différentes questions économiques actuellement à l'ordre du jour. 1 Les protestations dos Tchèques

A Zitzkow, le députe Kiofac a prononcé un grand discours en faveur des populatiens tchèques. H a dit entre autres: Par ses r~vétattons sûr les négociations de paix en fuisse, Czernin a commisun crim~poUr tequet U devrait ett'e renvoyé devant les tribunaux. i~-a-vis de la dynastie et de l'empereur, U a commisun acte t!e trahison.

Ktofac a protesté ensuite contre )a réunion des archiducs et contre te pronunciamiento de la haute aristocratie au'trichiene.

C.eux qui nous appellent traitrës. dit-i), fomentent des conspirations contre des personnages que nous n avons aucunement le devoir de défendre, mais qui cependant veulent, comme nous, la paix. A la comédie de la Chambre des seigneurs et d une partie de la fraction allemande et de la bourgeoisie, le peuple doit répondre,

Klofac conclut en affirmant que les intétrets des Tchèques ne sont pas les mêmes que ceux de Bërtin. ~JJt!~

RUSSIE:

LesortdeKornilof

Les bruits les plus divers côntinuenf à courir sur le sort de Kornilof.

Selon les journaux de Kiet, !es bruits dR la mort du général Kornilof sont complément inexacts. H serait au contraire uepuis le début d'aVrH en marche sur Orcnbur~ pour faire sa jonction avec les cosaques de Dutof. Son but serait non de restaurer !& monarchie, mais d'amener une convocation immédiate de la Constituante.

Une nouvelle capitulation maximalisté Le commissaire Tchitcherine a adressé un radio à tous les Soviets, les invitant énergiquementà s'abstenir de toute propagande hostile et contraire au régime politique diî l'Allemagne et de ses alliés.

Le Congrès des prisonniers de Moscou Le Congres des prisonniers de guerre austro-ailemands tenu à Moscou, et qui à clôturé ses séances le 32 courant, a voté une résolution invitant tous les ouvriers et paysans allemands et autrichiens actuellement en Russie de soutenir la propagande socialiste des rapatriements et de mettre activement a exécution cette résolution. Les Allemands en Fiàlande

On mande officiellement de Berlin à Baie que le générât comte von der Goitz a pris tavastehus. sur la voie ferrée d'Hetsingfors à Tammers!ors, à mi-chemin à peu près des deux villes.

Le Conseil des commissaires de la commune de Petrograd affirme catégoriquement que 1 attaque contre )a ville de Kem a été opérée par les troupes régulières du général Mannerheim, soutenues par des Allemands.

Les férocités turques au Caucase ` D'âpres des informations dignes de fo! reçues d'Athènes par le ?'t'mM, les Turcs, en avançant dans le Caucase, organisent le massacre en masse des chrétiens.

Ils tuent sans distinction les Arméniens, les Grecs et même des missionnaires américains.

La « Grande Croisade ? DE M. t-LOYD GEORGE

Sous to tttre 7.a Cro/tcf<' Crotsa~e pa' ra!tra bientôt un rcGueit de discours de M. Lloyd George. Dans sa préface, le premier ministre dit notamment

Je n'ai jamais cru que !a guerre gérait de courte durée ou que. de quoique façon mystérieuse, par negoctutions ou compromis, noua pourrions iibercr i Europe de autocratie militaire malfaisante qui s eubrce de ia soumettre et de lui faire subir ia mort morale en la foulant aux pieds.

Les événements de ces quetques dermeres semaines peuvent-avoir fait comprendre a tout être pensant qu'it n'y a plus de compromis possib!e entre les ideats que nous détendons et ceux de l'ennemi. La démocratie et l'autocratie gont aux prise! 'dans une étreinte morteHe. L'une ou )'autre dominera i'humanité. Je suis certain du triomphe de ia iiberté. Ce n'est pas le moment de prendre ses aises, ou. d atermoyer, ou de discuter. L'ordre est impératif. tt n'y a pas a hésiter dans ic choix. Le devoir de chaque citoyen est de rempHr son roie..


AU PORTUGAL

~o/?/o Paés élu /es/</e/~

ofe/a/?e/x/6/</e

M.SidonioPacs a été élu, hier dimanche, président de la République portugaise par le sunrage universel direct. Les électeurs qui, depuis sept année* ne'votaient plus, et ceux qui avaient été rayés des listes électorales par les démocrates, ont pu voter.

On se rappelle que, se trouvant en pré-'sence d'un gouvernemeut non constitué définitivement, les puissances alliées n'avaient pas encore reconnu le nouveau pouvoir, qui a déclaré accepter tous les engagements souscrits à leur endroit par le gouvernement renversé en décembre dernier.

M~ TT A CE~T AMa Jf'MrKa! des D~a~s du jeudi 3o avril 1818 Londres, 2~ avql. La célébration du jour de naissance du prince Régent, qui n'aura accompli sa 56e année que le 12 du mois d'août prochain, avait été fixée par un ordre de S. A. R. )iu 28 avril, jour de la fête de Saint-Georg'es, son patron. En conséquence, toutes les cérémonies et réjouissances, usitées en pareille occasion, ont eu lieu hier.

Le Co!)' après d'assez longs détails sur ces cérémonies, décrit exactement les robes et les toques de iç6 dames.

Paris. 29 avril. –Avant la messe, le Roi a travaillé avec S. Em. le cardinal grandaumûnier.

Il n'y a pas eu de conseil aujourd'hui mercredi S. M. après avoir travaillé avec M. le duc de Richelieu, est allée à Argenteuil. Les princes ont chassé à Rambouillet avec lord Wellington.

Au Palais-Bourbon

La Chambre reprend demain mardi ses travaux interrompus pendant quelques jours a l'occasion de la réunion des Conseils généraux.

Parmi les principales questions qui figurent à son ordre du jour, mentionnons la discussion du projet sur le régime de l'alcool, sur les réparations aux victimes civiles de la guerre et sur le renouvellement du privilège de la Banque de France. D'autre part, la commission nommée pour procédera l'examen des dossiers diplomatiques poursuivra l'étude de ces documents, ainsi,que le groupe socialiste qui se réunit demain matin, pour discuter des suites parlementaires que comporte leur publication.

NOUVELLES POLITIQUES ~:e M~y'e de ~f. C/enx'ceat!. Le Conseil municipal de Mouitteron-en-Pareds (Vendée) avait envoyé au président du Conseil, originaire de cette commune, une adresse de félicitations.

M. Clemenceau vient d'y répondre par la lettre suivante

Je suis ptus profondément touche que je ne saurais le dire de l'adresse si simple, si noble, que je reçois de mon village natal, toujours vivant en moi.

C'est un encouragement, mes amis, un vrai, un chaud encouragement qui m'arrive des rochers de mon enfance, dans la terrible crise de vie ou de mort qu'une sombre fatalité a déchaînée sur nous; c'est ma terre, notre, terre héroïque de Vendée qui appelle tous ses enfants au suprême combat pour la défense de la plus belle patrie de 1 humanité.

Combien de nos fUs'ont répondu déjà, sur le champ de bataille tel que 1 histoire n en connaissait pas.encore 1 D'autres tourmentes les appellent tts sont prêts au devoir, et nous, les vieux, vous, dans vos bocages vendéens,ou vous êtes aux prises avec la rude terre de qui nous attendons la vie, et moi, aux derniers jours de ma carrière, porté par les hasards de la destinée au poste redoutable dont je tâche de n'être point indigne, voici que nous échangeons le noble salut des frères d'armes, dans l'innexible résolution qu'aucun sacrifice ne soit épargné pour que la France continue le bienfait de son histoire dans l'avenir comme dans le passé.

C est la, mes chers amis, ce que je dégage des sentiments qui vous ont dicté votre message Jamitié. La belle victoire qui va venir, nous l'aurons faite ensemble. Merci de me l'avoir rappelé.

A vous de tout cœur.

Signé CLEMENCEAU.

La .Hau~-Ga/'oMs <j~ort'e .f'o/s. Le Conseil général de la Haute-Garonne a voté par acclamation l'adresse suivante Le Conseil général de la Haute-Garonne envoie le salut de solidarité et de fraternité du Midi a la capitale meurtrie par les gothas eties canons monstrueux, chef-d'œuvre de science et de crime. Il adresse un hommage d'admiration fervente à la capitale illustre et vénérée qui donne au monde, dans cette épreuve atroce, un spectacle magitique de calme stoique. de sérénité souriante. Il se tourne vers la cité où bat, depuis des sciècles, le cœur de la France et, plein d'espoir dans le triomphe du droit, il salue la Ville lumière que les barbares ne pour- ront jamais atteindre et acclame )o vaisseau sacré de 'ta patrie qui Hotte dans la tempête. mais ne sombre pas.

C~e; ~M )'ad:csH;r. Réunie, hier, sous ta présidence de M. J.-L. Bonnet, la Fédération de la Seine du parti radical et radicat-sociatisté a longuement discuté les divers problèmes d'ordre économique intéressant ta vie du pays, notamment celui de la viande, et après une intervention très applaudie de M. Charles Deloncle, sénateur, a voté une motion invitant le ministre du ravitaiitement à ne plus hésiter à créer la carte de viande, si les mesures qu'il vient de prendre ne donnent pas les résultats escomptés. Le 2 juin la Fédération discutera l'étude de M. Charles Deloncle sur les rapports du capital et du travail.

L'assemblée a voté une motion de satisfaction pour la promotion au grade~de chef d'escadron de M. Accambray, ~député de ta 2' circonscription de Laon, qu'elle considère comme une mesure « d'éclatante réparation ').

Le ce~ey:C!e de ~o/ ~t/ay'j; en .Fy'ance. Le Comité Miche)et,87,rue Saint-Lazare, communique la note suivante

Le Comité, indigné que des Français, au moment ou te sang de nos héroïques soldats co.ule a flots dans une batai))e ou se joue te sort du pays. puissent songer à célébrer le centenaire de Kart Marx, qui,"en 1870, ne savait qumsutter grossièrement )a Franco vaincue; Invite toute ia presse française a protester avec ta p)us grande énergie contre ce scandale abonnnabte et ù iivrerà J'impitoyable jugement de l'opinion publique tons ceux qui oseraient. dans Paris bombardé, célébrer la mémoire d'un Boche, tendant ainsi la main aux Boches pour une paix de trahison

Appelle tous les Français à adopter et à appliquer svec lui cette devise nécessaire P/us r<M <fo//f/My:<

Z.M assena/ces e/ec~'ues des pa;/s e~M/us. La session du Conseil général du Nord s'ouvrira demain, à Paris, à t'office départementat du Nord, 3. rue Montativet. au lieu de se tenir à Dunkerque, ainsi qu'it en fut question. Etie sera présidée par M.Vaneauwenbergh.

A la suite de la seconde évacuation d'Albert, la municipalité de cette vitte a décidé d'accepter l'hospitalité qui lui est offerte par l'hùtei de vitie de Rouen. C'est ta que seront 'installés les divers services. Les habitants d'Albert devront donc s'adresser désormais à la mairie de Rouen pour obtenir les renseignements qui leur so~tt utiles ainsi que les divers papiers d'état civil.

ÉCHOS Le public est distrait il applique vblontiers la loi du moindre en'ort; il faut le prendre comme it est. Compter qu'il tournera la première page d'une revue pour savoir ce que contient le sommaire, c'était peut-être trop attendre de lui dans un temps où la plupart des publications anaJpgues tirent l'attention du passant en le mettant en vedette. Là ~et'Me f~M Dex-v Mo/:d~ a jugé que, même pour ses graves lecteurs, il y avait lieu de tenir compte de ce fait et elle sacrifie à son tour aux habitudes nouvelles. Le sommaire de son numéro du i" mai figure sur la couverture. C'est une petite révolution qne ce rajeunissement.

On a souvent prétendu que les Allemands pratiquaient couramment l'espionnage en temps normal. Dans le dernier numéro d'avril qui vient de paraître, le /?e//<<e~ raconte un fait caractéristique. En i8< un Congrès de statistique fut tenu à Petrorgrad. Plusieurs Français, entre autres M. Levasseuret M. Juglar, membres de l'Institut, y assistèrent. Ils partirent ensemble de Paris. Voici ce que dit M. Alfred Neymarck: <: A l'hôtel où nous étions descendus, une table avait été retenue pour permettre à M. Levasseur et à nos amis de se retrouver pendant notre séjour quand les réceptions, déjeuners ou diners officiels ou privés laissaient un instant de liberté. Le garçon du restaurant qui nous servait ne parlait aucune langue. Le maitre d'hôtel à qui nous en ffmes l'observation, nous répondit que notre service n'en souffrirait pas et que sur les menus, écrits en français, il nous suffisait de mettre un point, pour indiquer ce que nous désirions et'qu'au surplus, si nous étions embarrassas, nous pouvions faire appeler le gérant autant de fois qu'il nous conviendrait.

Le service se fit, en.en'et,sans difficultés. Le garçon de salle tournait autour de nous, paraissait chercher ce que nous pouvions désirer, était véritablement aux petits soins pour chacun de nous mais ne prononçait pas une parole: nous pensions qu'il était sourdmuet. Nous allâmes à Moscou. De retour à Petrograd, après un long et froid voyage, j'entre dans la salle du restaurant avant de monter dans ma chambre. Le garçon soidisant sourd-muet, qui nous servait, accourt aussitôt près de moi, me fait un sourire aimable et me dit < Que vous servirai-je aujourd'hui, Monsieur ?

–Vous avez donc appris le français en huit jours lui répondis-je stupéfait, pendant que'cet individu, qui venait de se trahir c'était un espion se hâtait de quitter la salle a

L'ACTE DE DÉCÈS DE BOLO L'acte de décès de Bolo a été reçu au bureau de l'état-civil de Vincennes, le jour de l'exécution, 17 avril, à onze heures du matin; il figure au registre des décès de la commune sous le n° 228 de l'année 1918, nous informe le journal la Seine depof/eme/i~o~e.

L'acte ne fait point mention du titre de pae/io, dont se parait le traître, et qu'il joignit à sa dernière signature, ni de ses décorations il ne relate pas davantage son mariage, ni son genre de mort, il porte simplement:

« Décès à 6 heures ce matin, au champ de tir du polygone, de Bolo Marie-Paul, ce à Marseille, 4 septembre 1867, domicilié à Paris, 17, rue de Phaisbouig, fils de Ctaude-Philibert-Albert Bolo et de Marguerite Colas. Sans autres renseignements s~ ajoute l'acte.

Le corps est toujours dans te cimetière nouveau de Vincennes, route de Rosny, dans lequel ont été successivement inhumés depuis quatre ans une vingtaine d'autres traîtres, espions ou assassins, .passés par les armes. C. Y.

Les &ffa!res tt'htetMaences avec t'ennemi Z.'<t~<re Z~Mm&e/ Le relégué Bërtonqui à des révélations à faire dans les pour, suites Humbert, ne viendra pas en France; il sera entendu par commission rogatoire. Z/a/yatre df< «.Bo/Me/jRo~eM.–M'Lcevel, défenseur de Goldbchmidt dit Goldsky, a écrit au lieutenant Mornet~ commissaire du gouvernement dans l'affaire du Bo/inef Rouge, une lettre dans laquelle il lui demande de verser au dossier la collection de la Gas~e des ~rdennes, journal allemand rédigé en français dans les pays envahis..

Z.'a//a:'re d'Ec~eu:e! M. Priolet, commissaire spécial du camp retranché de Paris, chargé par commission rogatoirede M. Grébaut, capitaine rapporteur près le 6' Conseil de guerre, d'effectuer diverses opérations relatives l'affaire d'Ecquevilley, poursuit ses recherches.

Il a déjà remis au capitaine Grébaut des documents trouvés dans une malle et une valise appartenant au marquis et saisis au moment de son arrestation à la gare d'Orsay. Les perquisitions effectuées chez les sœurs du marquis, place Wagram, et au domicile de son amie, rue Eugène-Carrière, ont amené la découverte de pièces dont M. Grébaut a commencé l'examen.

FAITS _DIVERS L.'« Of<iciet H & 10 centimes. L'0/c:e/ publie un décret fixant, à dater du 1" mai prochain, le prix du numéro dudit Journal o/y)c:'e/ à 10 centimes pour la France, l'Algérie, la Tunisie et le Maroc à 15 centimes pour les colonies et pays de protectorat français autres que la Tunisie et le Maroc, et à 20 centimes pour l'étranger. Le même décret porte élévation du tarif des abonnements.

Paraît aussi un décret fixant, à dater du 1~ mai prochain, le prix du ~K//e~ des ~47!onc<M légales o6/:yoyo/re.<ta charge des Sociétés financières).

Suppression de in conjtiserie. La préfecture de police nous communique la note suivants

Un certain nombre de procès-verbaux ont été dressés par la préfecture de police et transmis au parquet, pour infraction aux décrets rotatifs à ta fabrication, )a mise en vente et la consommation de certaines denrées alimentaires. Les déhnquants ont été défères au tribunal correctionne). Il est rappelé qu'à dater du Je' mai prochain toute vente de confiserie, de g)aces ou d'entremets est interdite.

l'a~'ines ~e secom's. Le ministre du ravitaiUement communique la note suivante

Les boulangers se sont ptaints des difficultés que )eut- causait I'ob)igation d'a!ter chercher au sous-secrétariat du ravitaiUement tes bons de farines qui leur sont nécessaires dans le cas où tes hvratsons qui teur sont faites seraient insuffisantes..

Pour faire droit a ]eur demande, il a été déCtde que ces Uvraisbns seraient faites directement par les meuniers qui auront la charge d'en assurer Je transport.

C'est donc aux meuniers que tes boujaneers devront désormais adresser teurs demandés Ce système entrera en vigueur a partir d'au!ourd tuu '~) avril. Secousse sistnique. Hier à onze heures du matin, une violente secousse Stsmique s'est produite à Grenade. EUe a duré dix secondes. Les détails manquent mais on ne croit pas qu'il y ait des victimes.

t.:t crise cinématographique. La Sociéto~des auteurs de fi)ms a nommé une délégation représentant toutes les catëgo-

ries des travaIHeurs de ta cinématographie, (!, ayantmission d'exposer aux ministres com- pétents les divers motifs qui créent la situation grave dans laquelle se débat cette industrie, qui peut être anéantie par le décret du 18 avri).

Mot têt accident en cetM'se. Au cours de ]a réunion donnée hier au Vélodrome d'Hiver, Louis Darragdn, te cham-

pion de fond, s'est tué. Un commissaire

dos courses et un autre coureur ont été également blessés~ Louis Darragon était un coureur loyal et honnête, apprécié de tous ses camarades. IL fut champion de France et du monde en 1906 et 1907. Usine dctrnïte. Un violent incendie vient de détruire -à Nantes tes usines Sohier. On suppose que le sinistre est dn à un court-circuit. M n'y a eu aucun accident de personne.

'BA N~ f.~ ~€WM ~o t~ES COURS

On annonce que le roi de Monténégro, venant de Pau, a passe hier à Bordeaux et qu'il a quitte cette ville dans la soirée, se rendant en Italie par Lyon.

MARIAGES

Mercredi prochaih.l"' mai sera béni, en l'église i\ptre-Dame de Bon-Port, a Nantes, dans ia plus stricte intimité, le .mariage du capitaine aviateur Henri Le Cour Grandmaison, décoré de la Croixde Guerre, fils de M. Le Cour Grand- maison, sénateur de la Loire-Inférieure, décédé, et de Mme, néeUalgàn, avec Mlle Anne Walckenaer, fUle baron "\VaIckenaer,<inspectèùr général des mines, et de )a baronne, née La- J brosse Luuyt.décédee. .[

–On annonce le mariage de M. Serge Hébert, 1 membre de la mission do )a Croix-Rouge française; de Roumanie, décoré d~ )a Croix de! Guerre, fUs de M. Paui Hébert et de Mme née Month,iers,.avec M])e Jeanne Coanda, CUe du 1 génét'at et de Mme Coanda. ,1

NECROLOGtE

~o/s aM c/ta/np ~'Ao'ineUr. Le matëchal des logis Pierre Lefresne, pitote aviateur, a trouvé une mort glorieuse en combattant contre quatre avions ennemis. Cité à l'ordre du jour. Il était te n)s du défunt substitut au tribunal de !a Seine.

Nous apprenons la mort de M. Roger Brulle, docteur ès-sciences poétiques, sous-lieutenant au 8' cuirassiers, décoré de ta Croix de Guerre, tombé au champ d'honneur, nis de M. Henri BruHe, notaire à Libourne (Gironde), et de MmenéeMorange.

On annonce la mort de Mme Landouzv, veuve du doyen de la Faculté de Médecine de Paris et sœur du professeur Chartes Richet. Ses obsèques auront lieu mercredi 1" mai, à midi, à Saint-Thomas d'Aquin. On se réunira à t'éguse. Ni Heurs ni couronnes. Cet avis tiendra lieu d'invitation.

On annonce de Poitiers la mort, à l'âge de soixante-seize ans, de Mme Charles Merveilleux du Vignaux, née de Foucault, veuve de l'ancien député delà Vienne.

On annonce la mort, à l'âge de quarantequatre ans, de M. Vieux, inspecteur principal) dés services administratifs à la Compagnie du chemin de fer du Nord. Le mercredi 1" mai un service sera célébré en l'église Saint-Honoré d'Ey!au;à 10 h. 1/2, pour le repos.de l'âme de Mme Saint-John de .1 Crëvecaeur, dêcédëe à Brie-Comté-Robert le 7 avriL

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Londres. 27 & 27I8. Danemark. 176 1/~ à t801/2 Italie. 62t/2 à 641/3 Espagne. 777. à 7'3. HoUande. à New-York. 567-1/2 à 5721/2 Canada. à Norvège. à Suède. 1911/2 à 1951/2 Suisse. M33/t a 1353~4 Petrogt'ad. u Portuga). a

Recettes dm camat de SMt

Du2aavrU. 390.000 Du2H.avri). 400.000 Du 27 avril. 360.000

A. m~A. TBBt~WJ'MLSB

Paris, le 29 a~/(deux heures).

Marché sensiblement menteur. Les Rentes françaises sont. fermes. Le 4 0/0 nouveau libéré progresse à 69 20, ie non libéré de 5 centimes à 69 20, le 3 0/0 perd 25 centimes à 58 50, le 5 0/Ose tient à 88 70. L'Extérieure despagnole reprend à 133 10. Le Crédit Lyonnais reste à 1,052, le Suez à 4,625. Forces Motrices du Rhône recherchées à 890..

REHT£S ET Dernier Dernier

,RENTESETMT!ONS cours OBL~iTtONS au comptant ~u comptant <t()/f)ptrp!tMi. 5850 tiiie'j!ePms)9! 37875 JO/OmMisMMe.. 71.. M64))/t) 49775 5C/t). 8870 tSMZO/O 3)2.. 40/t)iit)ere. 6920 )9K3~ M775 BantpitdepMiCt. a265 FmMMf69628!)))/i) 365 B!t'A)9me.3335.. )9M3f)/t).. 393.. ~BMtM~ri! 9)5.. )9H!))/ 410.. [omMM~SMmj'te.. 766.. FMc.etf:M.)9n6f/2. 348.. MitrmciertePrme 6S4.. [Mn!mates)S92S!60. 36350 Mt~mn~l050.. )M92M. 352. MitMtier. 4ud,. tM63[!/f). 385.. SMietetmertie. 520.. )3f!3f)/0. 205 M. 760.. hm-Mediten'MM. 945 –!)u/untUteM. 345.. ~jtNnerrM~~ PM-f.yMSO/OM.n. 33975 7 ti~tt ?t~ Muv.. 33u..

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OnMt 7)~ –ittt/SMUKm. 34j75~ M!i[t/f),:ri<!ï. 450. T~M~ 2/8.. –~0/f)seM!). 396.. OmnibM. 4M.. MernsSO/OMuttet. ~~M BdM. 809.. Sj/:t)/0. :!02.. PM!)myt.U68.. CMsm/O. 354 M

Cemp~.Pms.Dfatnt). 3.)t.. 3t)/))nomM!). 359

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C!):MPans. 188.. MMCHEENBM9UE OmcnetPhenixMp<!j. 478' Mca 9S5 [!Mnta.tS50.. CmwnMiM! 44 M AB)tn!!StiehMtrme..l428.. ))eBeers(Mmre).. 359. Sehnt!t~retC"2420.. ïastRmttPMprie: U50 ~SET~S S~

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ZeG~q~ H.TERMER.

H. TËRMER. Imprimerie du ~ourna< d<-< D~&a/<, 1~ de< ~t~s.S~(~rA!M~r~

D~NI~ H~ ~RE

Les Communiqués Communiqué français

.s. 14 heures.

Au cours de la nuit les Allemands ont à plusieurs reprises essayé d'attaquer nos positions dans le bois de Hangard. Nos feux ont arrête toutes leurs tentatives.

Grande activité des deux artilleries de Vilters-Brotonneux à la Luce et dans la région entre Lassigny et Novon.

Un coup de main ennemi au nord de Grivesnes n'a pas obtenu de résultat. Denotre coté nos détachements ont pénétré dans les lignes allemandes dans la région de Corbeny, vers eourty sur la rive firoite de la Meuse, en Haute-Alsace et ont ramené.des prisonniers.

Action très vive d'artillerie sur le front bois des Fosses-Bois des Caurières. Nuit calme sur le reste du front.

Communiqué belge

Au cours dé la journée, lutte de bombes à Dixmude. Rafales violentes d'artillerie daus les zones de Merekem etde Bœsinghe. Dans l'après-midi, un détachement ennemi, d'une força de deux.cènts hommes environ, qui s'est porté à t'attaque de notre )igne vers Langemarck, a été complètement dispersé par; nos barrages do mitrailleuses et d'artillerie. Un ;autre poste avancé dans la même région a été pris par l'ennemi et immédiatement repris par nos troupes.

AUTOUR DE LA BATA) L LE Appe! de LudendorfF à t'Aûtriche Front anglais, dimanche. –Le bruit court que Ludendorft aurait réclame une i armée autrichienne, dont il dit avoir le plus s urgent Besoin.

Ceserait le témoignage le meilleur des grande* pertes subies par les Allemands depuis le début de leur offensive, il y a quelques semaines. L'Allemagne n'appellerait pas des troupes autrichiennes au secours si elle n'était pas dans la nécessité absolue d'agir ainsi. (~eu~r.)

La situation

Londres, le 29 avril. M. Phi!ipp Gibbs, correspondant du Da!h/ C/o/tt'e/e au front britannique, écrit

N'ayant pas réussi dans son premier effort pour effectuer une rupture entre Français et Anglais dans la direction d'Amiens et. dAbbéville ou pour écraser t'armée britannique en )a repoussant de Givenchy vers Ar<;as, l'ennemi a décidé de lancer tout son poids vers le Nord et tàcher d'atteindre fa mer par la Flandre. Telle est à mon avis la'leçon qu'il faut, tirer dés récents combats entre Bailleul et Wytschaete, qui ont abouti la prise du mont Kemmel. L'intention de l'ennemi ne saurait être douteuse, il t'a lui-même révélée après la prise du mont Kemmel; il va s'efforcer de cerner les trois hauteurs de Scherpenberg, du mont Rouge et du mont Noir, qui dominent Mut te terrain au sud de Poperinghe.

Les Français ~o&t avec nous dans ce secteur des Flandres; notre confiance de résister à l'ennemi s'acci'oit au spectacle de ces hommes aux uniformes Meus, plus ugés en moyenne que nos soldats, ayant l'air plus endurcis à cause de leurs moustaches et de leur carrure plus robuste, imperturbables sous le feu dévastateur qui laboure les routes et les champs. En les voyant, le& soldats français, je crois retrouver l'âme de vieux amis à moi le brave d'Artagnan, l'-etégant Aramis et les nobles figures d'AthoS et dePorthos, qui aimaient le combat et la bataille. Ce sont vraiment.. les vieux types français que je trouve aujourd'hui parmi nos soldats en khaki, c'est toute la vieille bravoure

d'une race guerrière.

Le correspondant du ZïmM écrit !1 n'y a pas eu d'opération de grande envergure depuis vingt-quatre heures, bien que les combats se continuèrent dans la région de Kemmel; On s'est battu surtout à Mecquerel, Locre et Wormezeel et, d&ns ces localités, certaines positions secondaires ont plusieurs fois changé de mains. Mais dans l'ensemble, les derniers combats ont été en notre faveur.

Les Australiens combattant à Mecquerel ont avancé jusquaux lisières de ce village. Mecquerel esttrop fortement occupé et trop bien pourvu de mitrailleuses pour qu'une attaque de. front soit possible, mais des groupes d'Australiens dispersés dans le voisinage ont habilement repoussé les lignes allemandes.

Sur toute cette partie du front les Australiens sont pleins d'enthousiasme pour la valeur guerrière des Français. Us citent en particulier un cas ou 40 Français attaquèrent environ 150 Allemands, les mirent en déroute et leurHrent des prisonniers. Le Ternes écrit dans un editorial

Nous ne chercherons pas à tirer de vastes conclusions des combats locaux qui viennent de se itvrér, car toute la zone des opérations présente à l'ennemi de nombreuses possibilités et il n'a pas encore révélé son plan au sud d'Arras, mais on se sent de plus en plus convaincu que les rapides avances du début ne se reproduiront pas.

La A/or/iM~ .Pondit:

On ne peut attendre de décision avant longtemps l'Allemagne jette toutes ses ressources dans un effort gigantesque, elle est résolue à triompher. Avec des forces aussi immenses, déployées sur un terrain aussi vaste, la décision se fera longtemps attendre.

Les combats de Locre

et de Voormezee!e

Londres, le 29 avri). l~s combats autour de Locre et de Voormezeele, dit le 7':ntM, qui ont subi de grandes Huctuations, se sont terminés avec des avantages mar~qués pour lès AUiés. Rien n'a été cédé dans ~ce secteur, et notre ligne reste approximativement ce qu'elle était jeudi soir. 11 est impossible de ne pas être frappé par les preuves répétées et cumulatives des ~grandes pertes subies par l'ennemi dans ces coûteuses et stériles attaques locales. 11 est clair également qu'une partie des troupes allemandes n'a pas un moral très satisfaisant. Tous les rapports du front confirment les rapports reçus d'Allemagne sur l'inquiétude que causent l'énormité des pertes et le fait que les gains sur le champ de bataille n'ont pas diminué l'intense mécontentement et la fatigue provoqués, par les conditions intérieures de l'Allemagne. La vigoureuse défense de Yoormezeële par les Britanniques et la brillante reprise de Locre par les Français prouvent que la politique suivie par les Allies Go'ntinuc. a être appliquée avec persévérance. Si l'ennemi veut s'approprier plus de terrain, il faut d'abord qu'il le prenne et paye p<~)r cela; un prix ruineux.

La ligne des collines'de Locre àCassel offre une série, de bonnes positions et!es ports de la Manche semblent vraisemblablement a l'ennemi bien plus éloignés qu'ils ne le semblaient au cours de ia~première ruée vers-la Lys, au commencement du mois.

L'ennemi a encore cinq K Mont Kemmel » devant lui avant d'atteindre le mont de~ Cat.s. La tentative de tourner ta ligne des collines ne l'a pas, jusqu'à présent, mené bien loin; enfin, les obstacles en terrain plat sont bien plus formidables qu'ils ne le paraissent Sur la carte. La conviction s'affirme que la première avance rapide ne se reproduira plus.

Les signes se multiplient également que, dans cette affaire, les Allemands ont dépensé d'abord ce qu'ils avaient de meilleur. Leurs troupes ne sont pas toutes de même qualité, tandis que nos hommes, ainsi que

[es Frao~ts/ont ua m~at m~gntG~e.

La bataille sera très longue, mais elle ne ( se déroute pas précisément comme Hinden- ( burget Ludendorft l'avaient préparée et comme ils l'attendaient. (N~auas.~ ° Le concours canadien

Londres, te 29, avril. On mande de To- I ronto, le 27 avril, au Tîntes que de nouvel- } les tendances prévalent évidemment à Québec où les enrôlements prennent une tour- ( nure très satisfaisante.De nombreux jeunes gens dés meilleures familles françaises se, r sont engagés dans le régiment des chars d'assaut, d'autres ont pris du~service dans t l'aviation.

Le bataillon de chars d'assaut leve~par f M. Paul Gouin, fils du président du Conseil de Québec, a atteintsoncompjet effectif 1 en moins de quinze jours. (/yau<M.) UN ~C~/? ~/?~OZ.Z.~M/~ r Londres, le 29 avril. –On mande de Rot-, ] terdamauDat/f/~Ve~squele transport des } sables et graviers reprendra bientôt et que la conclusion d'un accord économique entre 1 la Hollande et l'Allemagne sera prochaine- ( ment annoncée. Get accord donnera des 1 avantages économiques à l'Allemagne. (.HaMM.)

L'Attemagne et la neutralité hottandaise ) 1 Londres, le 29 avril. M. Léonard ] Spray, correspondant du Da~</ 7e~rap/! à Rotterdam, télégraphie à ce journal K Bien qu'on annonce que la confiance règne à Berlin, l'opinion publique continue à vivre dsns un état de tension en Hol- lande. La suspension des permissions des soldats cause naturellement quelques inquiétudes, mais je crois savoir que d'autres mesures militaires ont été prises par 1 le gouvernement hollandais, d'un caractère ( à vrai dire purement militaire. } M Il est à noter que bien que le calme ré- } gnàt samedi à la Bourse d'Amsterdam et de Rotterdam, des retraits d'argent très ] importants ont été effectués dans les Ban- ] ques par la population des campagnes, a c'est-à-dire par ceux qui. vivant en dehors ( de la ligne des inondations défensives qui seraient tendues en cas de guerre, sont les premiers à constater les signes d'activité ( militaire. Ils ont aussi vu ce qui se passe de l'autre t côté de la frontière. Là les Allemands ont déployé des troupes avec une ostentation où il entre un certain élément de calcul. L'Extension des Pouvoirs

du président Wilson

Londres, le 29 avril. Le correspondant du 7'!MM à Washington télégraphie que le Sénat votera probablement aujourd'hui lundi !ebi)10verman. Ce bill accorde au président Wilson des pouvoirs presque dictatoriaux pour la réorganisation des divers services dans les ministères en vue d'accélérer et d'accroître l'activité pour la guerre.–(Z.(M/M~'(M.) Co/n/?af0/?e o//ema/?</e <

co/e /'e/n/?e/'e< C~ay/es (DeMo<recorrespoK<~m~ Genève, le 29 avril. II apparaît de plus en plus que la campagne de presse et parlementaire qui se manifeste contre l'empereur d'Autriche et qui t- fait dire à la Ga- ] ~/e de /r<MC/'orf qu'à aucun moment de l'histoire un souverain n'a étépareillement attaqué, est d'inspiration essentiellement allemande.

Le prince de Furstenberg, ami personnel de Guillaume 11 et le comte Wedel, ambas- sadeur d'Allemagne à Vienne, entretiennent en effet cette agitation, soutenue par le j comte Czernin lui-même. Dans certains milieux autrichiens, on envisage comme J possible la dissolution pure et simple du 1 Parlement. G.

EN IRLANDE La o~/n/ss/o/? de lord t~n~o/?e de /Me

Londres, le 29 avril. -r La presse annonce que M. Duke, premier secrétaire irlandais, et lord Wimborne, vice-roi~ tous les deux virtuellement démissionnaires, seront rem- 1 placés simultanément cette semaine, M. ¡ Duke, par M. Edward Schortt, député iibé- · rai de Fsewcastle, et lordWimborne, par le ( vicomte Midieton, leader des unionistes ( du sud de l'lr)andc. On parle aussi pour ce 1 dernier poste du marquis de Londonderrv l et du comte de Shaftesbury.

LES INQUIETUDES DE LA FINLANDE Londres, le 29 avril. On télégraphie de Stockholm au y/mes que malgré les proclamations officielles et les expressions publiques de gratitude envers l'Allemagne, l'opinion publique en Finlande s'alarme déjà des effets de la protection allemande sur yindépendance à venir du pays. Les journaux d'Hetsingibrs et deAbo,qui reparaissent après le silence que leur a imposé ]a domination révolutionnaire, expriment librement leurapprëhension dans leurs commentaires sur les conditions du traité signé à Berlin par les délégués Snnois. Commercialement ils y voient une espèce de renaissance de l'ancienne domination hanséatique dont la Finlande et la Suède furent libérées par la vigueur et l'habileté de Gustave Vasa.

Politiquement' ils redoutent que l'Allemagne fasse de la Baltique une mer Noire du Nord,etétendant son inHuencejusqu'aux mers arctiques par le* )ac Ladoga et la péninsule mourmane, n'entoure la Finlande de tous les côtés. Que deviendra alors son indépendance?

Les Finnois qui o.nt accepté ces conditions, répètent qu'ils n'ont pu faire autrement. <' La Suède, disent-ils, ayant refusé son concours, il fallut choisir entre l'appui allemand ou la mort, la révolution et l'anarchie bolcheviks. »

Le biàm'e ainsi infligé avec persistance à la Suède par l'Allemagne a ramené une controverse dans la presse suédoise. Les organes ministériels affirment que le gou'vernement a bien fait de ne pas intervenir, sachant bien que l'Allemagne, dans son désir de domination complète de la Baltique, finirait toujours par intervenirquandmûme tandis, que la Suède no pouvait pas entrer en guerre contre I&s armées russes sans abandonner sa neutralité.

D'autre part, une grande partie de 'la presse suédoise déplore cette abstention et la dénonce comme une trahison envers les traditions nationales, les intérêts scandinaves et les libertés des pays du Nord. Zc ~r~~ /<! ~tpNjM~ aM P~~a/m Le Président de ia République, accompagné du général Duparge, secrétaire général de la Présidence, a visité ce matin, au Petit Paiais, l'exposition commune des Sociétés des Artistes français et de la Nationale.

M. Pbincaré a été salué a son arrivée par M. Lau'erre, ministre de l'instruction publique et des beaux-arts; par M. Lapauze, conservateur du Petit Palais, et par les présidents et les membres du Comité des

deux Sociétés qui lui ont fait les honneurs del'Exposition.

Mouvement administratif

Sont nommes secrétaires généraux,pour la reconstitution des régions atteintes pac les événements de guerre

Dans la Somme, M. Pizot, secrétaire générât du Pas-de-Catais;

Dans la Marne, M. Party; ancien sous-préfet, rédacteur principal au ministère de l'intérieur; Dans le Pas-de-Ca]ais, M.ViIley-Desmeserets, conseiller de préfecture;

Dans la Meuse, M. Caron, conseiller de pré" fecture; Dans l'Aisne, M. Marlier, chef de division à !a préfecture.

Aujourd'hui~àmidi, a été célébré, en t'égitae Saint-François de Sales, le mariage deMUa Maria Teresa Rendon, fille deM. Victor M. Rehdon, .ministre plénipotentiaire, commandeur de la Lègion-d'Honneur, et de Mme, avec M. José MiquelSëminario.

Los témoins étaient pour la manée: M. Achille Darius, président du Comité de la Croix-Rbugo de Saint-Maixent, ancienavocata la Cour d'apprêt de Paris, son oncle; et M. Manuel Rendon; sculpteur, son frère pour le marie, M. Enrique Seminario, son oncle; M. Enrique Dorn y de Alsùa, ministre-plénipotentiaire de l'Equateur. La quête a été faite parles sœurs de la mariée, Mlles Maria-Margarita et Maria-lsabel Rendon avec M. Manueuto Rendon et M. Henri Fabre.

Le mariage a été béni par M. t'abbéCaSaréna. LE PROCES MONNET ROnEE~ Première audience

C'est te 3' Conseil de guerre qui juga t'au'airé, le même que dans Tan'aire Bolo. C'est le même président, !e colonel Voyër. !e même commissaire du gouvernement, lieutenant Mornet.

Aux banc? de la défense, ont pris p!a&e M~ Bacri, Antony Aubin, Magnàn, Pierre Lœvet, Gauniche, José Tery, défenseurs de Landau, Joucla, Duvat, Leymarie, Goldsky, Marion, Vercassoh.

L'audience, qui se tient provisoiromaeS dans la salle du troisième Consei) et qui aura lieu peut-être demain dans celle de la Cour d'assises, est ouverte à 1 heure. ` Les accusés

On introduit les accusés. Sauf MM. Ley- · marieetVercasson,qui sont. au banc dés prévenus libres; les inculpés sont tassés danslebox des détenus.

Duval, très calme et presque souriant, roBuste, dans sa cinquantième année, a~ite une de ses mains en se tournant vers l'auditoire. Il a reconnu un de ses amis. Joucla semble indifférent aux débats qui vont s'ouvrir. Landau, vieilli, blanchi, maigri, paraît plus inquiet. Goldsky est morne. Vercasson s'intéresse à ce qui' se passe dans la salle. M. Leymarie, impassible, carré dans sa haute corpulence, a conservé l'attitude digne et correcte du fonction' naireimportant.

M" Gauniche renonce à l'audition de M. Malyy, M' Lœwel à cette de M. Maruejouls. Un témoin, M. Gteeze, chef de comptabi" titë au Comptoir d'escompte, est décédé depuista citation.

Lecture du rapport

Le lieutenant Thibault donne lecture du rapport qui contient t'exposé des faits con* forme à celui que nous avons donné hier. t-'appet des témoins

On fait l'appel des témoins.

Mîtes Baux etLœwy.ta dactylographe de Marion, MM.Faraticq,Maunoury, tesénateut Henry Bérenger, Sancerme, Louis Dausset, Montégut, le capitaine de La Noé, de Marmande. Laurent, ancien préfet de police, répondent présent.

sergent Paix-Seaittes, MM. Darru, Datbiez, Guernut, Matvy, Maxence Rotdes, Henri Labroue, Charles Bernard, Maruejouts, sont absents.

MM. Paix-Séailles et Labroue ont écrit des lettres où ils promettent de venir. `

TT~IBUI~AUX

Guerrero, qui assassina, aux Batignottes, ta petite Carmen Bermann, devait être juge aujourd'hui par ta Cour d'assises de la Seine. Mais, au début de l'audience, il manquait un juré. Un témoin important, l'amie de l'accusé, faisait également défaut. L'af-* faire a été renvoyée à une autre session, conformément au souhait du défenseur, M" Marcel Héraud.

DE U X t È M E É D T !0 M Communiqué britannique L'attaque ennemie, signalée comme se développant dans l'après-midi d'hier,dana le voisinage de Locre, a été repoussée par nos feux d'infanterie et de mitrailleusesL'ennemi a ouvert ce matin un violent bombardement par obus chargés de puissants explosifs et par obus toxiques s.ùf tout !e front Metteren-Vormezeele. Des attaques d'infanterie sont en cours. L'artiHerie ennemie a également montré une grande activité pendant la nuit, entra !a Scarpe et l'Ancre et entre Givenchyet la foret de Dieppe.

La nuit dernière, une heureuse opération de détail nous a rendu le poste aux environs de Festubert., dont l'ennemi s'était emparé dans la nuit du 26 au 97.

Nous avons capturé 50 prisonniers et 3 mitraiUeuses.

Nous avon& fait également un certain nombre de prisonniers et pris 4 mitrail" leuses au cours d'opérations réussies au sud d'Albert et dans les environs de Neu"ville-Vitasse. ''<

~o6/7/sa~/o/? msse con~e /c/nc~ Moscou, le 29 avril. –.Le gouvernement russe vient d'aviser t'AHemagne que, e~ raison de ia ndn-execution des clauses d~ traité de paix, i) se croit obligé de mobiliser de? forces armées sutiisantes pour assurer la liberté et l'indépendance de la république russe, menacées de ne pasvoir att<*in.t"< les résultats qu'on s'était proposés dans i& traité de paix de Brest-Litovsk.– (//aM<)

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Etection à !'Academie eoncaurt

Aujourd'hui~ en lieu une <eet.ton& l'Académie Goncourt pour remplacer Mme JudithGautier.

M. Henry Céard est élu par 6 -~oi< contre 3 a M. Georges Courteline. ~t. Henry Cëard est ne à Bercy ISnoyemtu'e 185).. Ancien éievc de Louis-te-Grand et de Chartettagne, il a fait des études de médecine, puis entra au ministère de )a guerre et ensuite au cabinet du préfet-de la Seine et à la bibliothèque de la itte de Paris. Il a coUaboré à de nombreux journaux, ccrit plusieurs romans <'f)e &eMe ,/p'H'nee, A7a/ ec~o. des pièces /M /~M'<yy:<'s,yot;/ pour y'/tonneM', /a Pêche et 7}cn~e .'t/o;;f)e/n. Cette dernière comédie, tirée du roman de Concourt, eut peu de succès. Goncourt en voututai'adaptateurqu'H raya de la liste des membres de son académie et remptacacotptnc

exécuteur tegtataentau'e,