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Titre : Journal des débats politiques et littéraires

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1907-03-26

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 26 mars 1907

Description : 1907/03/26 (Numéro 84).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k4826339

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 08/11/2007

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SOMMAIRE

LE MEURTRE DU DOCTEUR MAUCMAMP. R. C. LE DISCOURS DE LYON ET L'IMPÔT SUR LE REVENU. LA DISGRACE nu GÉNÉRAL BAiLLouD. Charles Malo.

Au JouR LE Joup. j4<M!Mt d'~n! pcM~M. Henry Bidou.

LES OBSÈQUES DE M. ET MME BERTHELOT.

NOUVELLES DU JOUR.

LES PERPLEXITÉS MATRIMONIALES D'HERBERT SPENCER. J. Bourdeau.

LE FfLS [6]. André Corthis.

LE i

M MCTMR MCMP

» ·

Deux éeueils nou~ paraissent devoir être évités avec uMsoi'n'ég&tdMSmanière dont les organes de l'opinion vont commenter l'assassinat du docteur Maucliamp aMérâkech: le désir de trouver au crime des Marocains des responsabilités en dehors du Maroc lui-même et la manie de considérer comme une manœuvre des « coloniaux toute invite au gouvernement de faire cesser la situation'humiliante, intolérable et dangereuse subie par nos nationaux dans l'empire chériSen. Il y a mieux à faire, dans unecirconstance qui exige non des déclama" tiens mais une décision suivie d'eu'et, que d& céder à ce besoin français de tout ramener a un système, de tout rattacher à une idée ou même à une phobie générale il faut considérer cette anaire et la régler en elle-même. Ainsi on facilitera beaucoup mieux sa solution qu'en y mêlant les susceptibilités de puissances étrangères ou de groupes de l'opinion française. La situation est de la plus éloquente et déplorable simplicité. Le meurtre du docteur Mauchamp n'est que la continuation d'un chapelet d'attentats contre des Français. Kous n'avons besoin, pour le montrer, que de rappeler l'asMssinat de M. Charbonnier sur la plage de Tanger et-!a tentative contre M. de Giraucourt &FOz.8i;~lans la bagarre de Mérâkeoh, d'autres Européens ont été menacés, il n'y a pas a se dissimuler que, depuis plusieurs mois, les vic- times de prédilection des Marocains sont les Français. Le Makhzen semble encore plus im- puissant à leur donner la sécurité qu'à la garan- tir aux autres et il est impossible de ne pas s'apercevoir que l'impuissance du Makhxen en pareille matière est toujours en raison directe des licences qu'il se croit permises. Son enbrt si inattendu contre Raïssouli a montré qu'il pouvait encore réunir des moyens d'action proportionnés aux résistances marocaines qu'il trouvait de bonne politique de briser. Et il na faut pas oublier que nulle part son énergie, sans autre conscience que cet opportunisme, ne pouvait s'exercer avec une efncacité plus prompte qu'à l'intérieur des murs de Méràkech.

Mais le gouvernement chériSen croit de bonne politique de traiter les biens des Français et même leurs personnes comme quantités Négligeables. Il s'est habitué à considérer les réclamations de la légation de France & Tanger comme de vains mots auxquels on ne répond pas, a moins qu'on ne le fasse par quelque im-

pemnënce. I~ous ne M~Mus cer~Itiement paA

démentis en résumant ainsi la situation que notre diplomatie subit au Maroc. Il est vrai qu'elle a eu le tort énorme do présenter au Makhxen dos séries de réclamations, de leur donner même parfois une forme comminatoire, sans jamais les faire suivre d'eH'et. C'était courir au discrédit complet dont ses droits les plus élémentaires comme ses menaces sounrent main tenant dans l'empire chérinen.

A cela il n'y a qu'un remède, c'est de donner une sanction aux actes commis contre nos nationaux et aux demandes de réparations qu'ils nous contraignent do présenter. Et le moment est venu de faire trûs nettement les choses. Il

FEUILLETON DH JOURNAL DES DÉBATS du~marste~y

LES PERPLEXES MTR)MMALES D'HERBERT SPENCER

p

La philosophie d'Herbert Spencer, la théorie de la persistance de la Force et la formule de l'Evolution par lesquelles il a tenté d'expliquer l'Univers entier, inorganique, organique, psychologique, moral et social, sa philosophie et sa méthode purement historiques sont familières a tous ceux qui s'intéressent au mouvement des idées. Avec Bun'on, Lamarck et Darwin, Spencer a changé du-tout au tout notre conception du monde. Ilest un des grands penseurs du dix-neuvième siècle. Ses derniers livres, FtH'~ et CoMM~eK~'es (1), surtout son ~M/d&o~cp7i:'e (2) posthume, nous font pénétrer dans l'intimité de son esprit, et connaître l'homme.

L'oMo~îpMe est une sorte d'histoire naturelle qu'Herbert Spencer nous donne de l'évolution de son caractère et de ses idées, en même temps qu'un examen critique de ses œuvres. Nous ne connaissons guère de lecture plus attachante. On y retrouve les dons contraires d'Herbert Spencer, ce goût d'une observation minutieuse et pour ainsi dire microscopique, qui le conduit à se préoccuper de mille petites inventions, et jusqu'au perfectionnement des épingles de nourrice et des cannes à pèche, et & des vues d'ensemble, comme s'il voyageait en baMon,mars sans jamais se perdre dans 'les nuages. Par Cet cspri't de synthèse, si rare parmi les Anglais, Spencer passe en Angleterre pour un prodige il est le seul de sa race qui ait essayé de construire un système, tandis qu'en Allemagne ces sortes de constructeurs se comptaient jadis à la douzaine. H est vrai que Spencer emploie pour matériaux non les idées pures mais les faits concrets, et que l'édifice (i) Traduction Diëtrich. Hachette, 190i.

(2) Avec )o goût. le plus sur et )a compétence la plus parfaite, M. do Va.ngny a réduit !cs deux volumes de r~.«<o&to~'a/)Ate aux proportions françaises d'un seul U\-i-c.–A!f.tin,i907..

tn-~M'<K!«<'<<MttM~<;)~t7e.

ce s'agitpas d'envoyer quelques croiseurs déjà vus mouiller devant Tanger ou Mazaganpour faciliter «par leur présence les négociations diplomatiques. Il faut présenter au Makhzen des exigences précises en lui intimant que si eUës ne sont pas satisfaites dans un temps strictement donné,te!lemesuredéterminée d'exécution ser~ prise et d'ailleurs rapportée des qu'il aura achevé de nous donner complète satisfaction. Croit-on qu'en i901 nous-aurions si vite obtenu réparation pour le meurtre de M. Pouzet si le Makhzen n'avait été assuré que nous donnerions une sanction à nos plaintes ï A cette époque le bruit courait d'une occupation française temporaire de quelque point de la frontière fort longue qui sépare l'Algérie du Maroc. Le Makhzen savait qu'une mesure de ce genre, sans le gêner beaucoup matériellement, lui porterait dans le pays un coup moral qu'il convenait d'éviter, et il s'je~écnta, .Rien n'est, changé de ce côté depuis Ï9Ôi. C'est dans le~memeespritqu'il faut aborder la question que le meurtre du docteur Mauchàmp ne pose pas à vrai dire, mais achevé de poser avec une extrême urgence. Si ou n'opère pas de cette manière résolue, nos nationaux n'ont plus qu'à quitter le Maroc où leurs eubrts ont rendu le commerce français prépondérant et où l'Acte d'AIgésiras lui-même nous a reconnu une situation spéciale. Mais il convient, nous le répétons, de régler cotte affaire froidement, en elle-même, sans chercher des responsabilités que leurs auteurs doivent d'ailleurs bien sentir après l'événement;, si elles existent, et sans reprendre des discussions générales sur la politique coloniale. L'assassinat du docteur Mauchamp ne crée un incident ni de politique internationale ni de politique intérieure c'est un fait & régler en lui-même entre la France, sans distinction de partis, et le seul gouvernement chériûen.–R.C.

LE DISCOURS DE LYON .ET L'tMPCT SUR LE REVENU

Le projet d'impôt sur le revenu préparé par M. Caillaux n'a pas été précisément accueilli avec beaucoup de faveur, comme on le sait, par l'opinion publique. Les socialistes eux-mêmes, bien qu'ils voient dans cette machine Hscale une prëmiôre étape de l'évolution vers le collectivisme, ont mis une certaine discrétion à jnener campagne au profit de cette réforme. Ils n'ont point fait, jusqu'à présent, de manifestations oratoires éclatantes pour recommander aux contribuables cKrayes la sauce compliquée et corsée à laquelle on voudrait les manger. M. Caillaux a donc éprouvé le besoin de se défendre lui-même, et il l'a fait, hier, à Lyon dans un assez long discours dont nous avons quelques passages essentiels. M. le ministre des nuances en a toujours contre les < quatre vieilles Elles lui déplaisent. Il leur voit des rides nombreuses et un âge beaucoup plus avancé que celui qu'elles ont réellement. H s'acharne contre elles, et y met une passion, qui le rend complètement injuste. D'abord, les <: quatre vieilles n'ont pas été inventées et créées par un gouvernement « monarchique et cesarien C'est à l'Assembiëe Constituante de 1789 qu'on les doit, et celle-ci n'a fait qu'obéir, en les établissant, au sentiment de réprobation générale contre les inquisitions vexatoires auxquelles étaient soumis les contribuables avec le système de la déclaration, mis & la base do l'impôt de la < taille Quand Gaudin reorganisa les contributions directes, il s'inspira des idées premières de la Révolution. H s'attacha toute sa vie ensuite a démontrer qu'elles pouvaient être améliorées et qu'elles présentaient un instrument ûscal souple et sûr. Ke ya-t-oupàs constate depaist Ne p&crratt' pas, en leur faisant subir, aujourd'hui, des modifications appropriées aux besoins actuels, les mettre complètement au pointa Leur rendement tend à progresser, sans que l'on trouble les contribuables. Pour la proprieM bâtie, on mfait périodiquement des évaluations destinées à suivre les variations des fortunes et des revenus. Et puis, pourquoi aller chercher l'origine d'une institution pour la condamner! Caudin a fait la Cour des Comptes en s'inspirant, de l'organisation des anciennes~Cbambres des Comptes, qui e)los, contrairement aux quatravieiUeaquisotit issues de la Révolution, appartenaient bien à l'ancien régime. Luimême était le ministre d'un souverain absolu en fait. Hst-ce une raison pour supprimer la Cour des Comptes actuelle t

nous est présenté par Facteur lui-même comme une hypothèse.

Ces Mémoires ont de plus le mérite de donner la sensation de la vie. C'est une sorte de conversation géniale, & bâtons rompus, sur les sujets les plus graves eties plus familiers, qui ferait songer & Montaigne, si Spencer n'était le moins livresque des auteurs; toujours en rébellion contre la tradition et la mode, il a des impressions directes, des opinions personnelles sur tous les sujets. AiHeurs, sur le thème de l'amour et du mariage, Spencer, célibataire par nécessité de travail et de fortune, évoque involontairement l'excellent et toujours perplexe Panurge, avec moins de tempérament et de crudité. Sainte-Beuve prétend qu'il n'y a pour la psychologie de chacun, rien de plus caractéristique que la façon dont il se comporte sur l'article /e~M. Envisagée sous cet aspect, l't~oMo~M'e fait grand honneur à la noblesse de Spencer.

Né en i820, d'une famille de petite bourgeoisie non conformiste, imbue de cette hérédité puritaine qui a créé la grandeur de l'Angleterre et qui la maintient encore aujourd'hui. Spencer joignait dès sapremière jeunesse, à uncextrôme liberté d'esprit, l'indépendance farouche du caractère et la sévérité des mœurs. Dès l'âge de vingt ans il se livrait à des réaexionssurlos habitudes dissolues de quelques-uns de ses camarades. Il dut reconnaître plus tard qu'il s'était trompé, lorsqu'il croyait que ces jeunes gens, qui se livraient ainsi à des plaisirs égoïstes, nuiraient par tourner mal plusieurs d'entre eux se distinguèrent par leurs aspirations élevées et leur conduite irréprochable. On ne partie pas, en Angleterre, l'opinion commune en France < qu'il fautquc jeunesse se paass~. Mais SpenBér était loin d'être insensible à «l'élément féminin, qui l'attira et le captiva toujours, sans toutefois le capter jamais. Il ébaucha une première idylle, lorsque, jeune ingénieur: il travaillait la construction dos chemins de fer, sous direction du capitaine Moorsom, dans ses bureaux de King's End. Une jeune nlle apparentée au capitaine, à laquelle il avait été présenté,,agréable, intelligente, aimable; sans être une beauté, apportait chaque jour les lettres dans le bureau de Spencer, et nnit, en l'absence du capitaine, par y passer ses journées. C'était remarque-il, une grande imprudence, d'autant qu'il ignorait qu'elle était nancéè. Cette intimité devint pour lui aussi délicieuse que profitable. Spencer avait des habitudes de franchise et de brusquerie qui lui atti-

D'ailleurs, les < quatre vieilles en dépit des desirs homicide? de M. Caitlaux~ ont la vie dure. Luimême en a conservé une contribution des propriétés bâties, et il en a ménage une autre, la contribution des propriétés non Mties, qu'il essaye d'amé~liorcr en assimilant la méthode d'établissement de soit assiette à celle de la propriété bâtie. Quant à la contribution des patentes, on se souvient quelle a été ressuscitée par la commission de ~législation fiscale. C'est même la plus importante au point de vue du rendement dans les prévisions du'budget de 1907, eUe ngure pour~plus de i40 millions. Restent donc les portes et fenêtres qn<g..presque personne ne défend plus. Alors pourquoi M'Icjninistre des nuances ptaido-t-il coupable, puisquë~deux de ses victimes sont en vie, que la santé de la troisième n'est pas sérieusement atteinte et que la quatrième est condamnée par tout le monde ou à peu près? Beaucoup plus intéressant eut été ~n exposé très net des dispositions que M. le ministre des Rnancea compte proposer, pour reconstituer les <lnances départementales et communales, mises à ma! par son projet C'est un point capitat dans cette réforme, et iwuf ne ~omppcnons pa~ ~pntment la commisston. de la Chambre a pu se mettre à étudier le projet d'impôt sur Je revenu, sans exiger des indications précises sur ce que médite de faire, a cet égatd, M. le ministre des finances.

Il parait que~î.-CailIaux n'a passeulementdéfendu son projet 11 s'est élevé aussi contre L'accroissement continu et très inquétant des dépenses, et il a sévèrement jugé !a politiqucprotectionniste. Nous n'avons malheureusement pas, sur ce point, les passages com- plets de son discours. Sur ce terrain-là, nous ne pouvons que l'approuver entièrement. Le régime protectionniste excessif que nous subissons fait peser un impôt lourd sur les consommateurs qui sont en même temps des contribuables. Est-ce Une raison pour frapper les produits du travail, et pouu diminuer un des éléments de la puissance productrice de notre pays, les capitaux, en les~ faisant fuir à l'étranger Car, avec la meilleure volonté de ne rien exagérer, on est bien forcé de reconnaître que cet exode se fait. Quant aux dépenses hubgétaires croissantes, & qui s'en prendre N'est-ce pas aux socialistes de tout poil, dont la théorie commune, sur ce point, consiste à faire redresser l'iuégaiité des conditions par l'Etat, au moyen de l'impôt Et n'est-ce pas de ce milieu que sont venues les quelques approbations favorables au projetd'impotsurlerev<'nu! Que l'on ne fasse pas de projets insensés de réformes sociales comme ce projet sur les retraites ouvrières sur lequel le Sénat enquête en ce moment; que l'on se motte résolument à trouver des économies dans les troi~ gros ministères dépensiers où il y a tant docoulage; que M. Caillaux travaille à mâter enfin les bouilleurs do cru et à réduire les prétentions de la commission des douanes, et l'on accomplira une besogne plus-féconde que celle à laquelle on s'est consacré, depuis quelque temps, avec un assez notable insuccès d'ailleurs..

tA MS(MCE DU~RALBAtLMH) Deux militaires s'étant permis de causer guerre entre eux, dans le voisinage de la frontière, nos braves socialistes se sont sentis secouésjùsque dans leurfondement.Ah ça! est-ce qu'ils prendraient vraiment leurs devoirs au sérieux, ces traîneurs de sabre ? S'imagineraient-ils qu'on les a placés là dans un autre but que de montrer à l'ennemi l'oppose de leurs poitrines, dès !a première alerte? Auraient-ils oublié que, lorsque « !e sociaI-paciQsme gouverne le gouvernement, la seule consigne a observer sur la frontière est celle de ronder, et encore pas trop fort, de peur d'incommoder et d'importuner le voisin? Aussi le leur a-t-on bien fait voir, et sur l'heure. Sommé dès hier de sévir par la .PeK<e ~~M~gM~ gui mené la grande, menacé d'être

mterpenédes demain & la Chambre parle ter-

rible citoyen Paul Constans, le ministre de la guerre s'est incliné humblement et exécuté tout de suite. L'un des deux imprudents interlocuteurs de Nancy, le colonel Goepp, échappait à sa vindicte, venant justement.d'étre mis a la retraite; mais l'autre, le général Bailloud, commandant le 20" corps d'armée, était de bonne prise et a payé pour.deux: on l'expédie à l'autre, extrémité du pays~ au nn fond du Midi, et l'on en ramène, pour lui succéder, un général que rien ne semblait indiquer particulièrement pour le plus important commandement de l'armée française en temps de paix,

rérent un jour cette réponse « Si quelque autre que vous m'avait dit cela, j'en aurais été blessée. Le Sancô, étudiant de théologie & Oxford, vint faire visite, et Spencer fut au courant de la situation. On partit pour la promenade la jeune fille prit le bras de sonthéolo'gien, tourna la tête et regarda Spencer par dessus son épaule, en souriant malicieusement, afin de voir quel enet cela lui produirait. Spencer était très pauvre, et se félicita ~ue les'choses n'aient pas été poussées plus avant. Nous y aurions perdu son oeuvre philosophique. Il quitta la carrière d'ingénieur dès l'âge de vingt-et-un ans, et se livrait aux études les plus variées. Apres la publication de la Statique sociale; son éditeur Chapman et Miss Evans complotèrent de le marier à une admiratrice de son livre. La personne lui sembla trop purement, trop morbidement intellectuelle, elle avait l'air aussi combative que lui, et professait a peu près autant d'estime d'elle-même. De plus elle ne riait jamais.Cette muse, d'ailleurs agréable d'aspect, s'attendait de la part de Spencer à v un feu d'artifice, et n'entendit que des propos très ordinaires. Us ne furent ni l'un ni l'autre touchés de la grâce.

Spencer avait une très haute idée de l'amour et du mariage. Dans les PW~e!'pesd!e p~c~o~ogie, il donne une analyse profonde du sentiment de l'amour, la plus puissante des émotions parce qu'elle est la plus complexe. Chamfort dé&nissait l'amour < L'échange de deux fantaisies.. Spencer le considère comme la fusion d'un double idéal. E~ 1845, il avait alors vingt-quatre ans, il adressait à son ami Loch, sur le point de se marier, une sorte de AM~M)~*e à cotts~e~ sur le mariage, où il expose ~sos vues idéalistes. Au lieu d'une plus grande fa-

miliarité entre les époux $t~'un moindre souci,

d'une moindre gône, il veut qu'il y ait plus de délicatesse entre eux qu'à l'égard de toutes les autres personnes. Il estéssentiel que le m~a'i et la femme soient persuadés de l'égalité parfaite de leurs droits réciproques. L'opinion contraire n'est qu'un reste du vieux levain de l'esclavage, opinion fort dangereuse pour un amour délicat et élevé « car comment un homme peut-il considérer comme l'incarnation de son idéal un ôtre qu'il a rendu inférieur a lui, en lui refusant légalité des privilèges. Enûnune dernière condition importante est l'oubli, autant que possible, d'un lien légal. Tout doit reposer sur le lien naturel de l'anection. < Lier ensemble par des lois humaines ça que Dieu a lié par la passion est à peu près aussi intelligent

mais que l'on suppose sans doute plus capable de brider sa langue. Le général Picquart n'a pas tardé, on le voit, à racheter son accès d'indépendance de vendredi et à se laver de nos félicitations.

Que s'est-il donc passé de si extraordinaire et de si monstrueux à Nancy ? II est de tradition, il est de stylo, il est même de convenance que, lorsque un général ou un colonel atteint par la limite d'âge quitte son commandement, il mêle aux adieux qu'il adresse à ses officiers le regret le plus naturel et le plus compréhensible celui de n'avoir pu remplir la mission, justifier la raison d'être, accompli la « fin dernière de tout chef militaire, qui sont de conduire sa troupe à la guèrre,aprês l'y avoir préparée de son mieux. Et si ce général ou colonel est originaire de nos provinces perdues, quoi de plus naturel encore que, sinon dans l'ordre du jour lu aux appels, 'du moins dans l'intimité de la dernière réuniol~ pu il prend congé do.. ses QtJicLers, il exprime 'après ce regretd'ordee.général, 1& regret tout, particulier, tout personnel qui en accroît encore Tamertume: celui de n'avoir pu travailler, pour sa part, & cesser d'être un annexé. C'est par cen'taines que nous en avons connu de ces ordres du jour devenus banaux, puisqu'ils sont en quelque sorte forcés, et même.de ces déclarations. ~complémentaires, qui sont trop en situation pour éveiller aucune susceptibilité ~t a /brMoW pour exciter l'indignation de personne au dedans et même au dehors. Il est vrai que c'était à une époque où ne sévissait pas dans l'armée l'abject régime d'espionnage-et de dénonciation qui a trouvé sa plus belle expression dans les trop fameuses ûches, et où l'on pouvait exprimer librement, portes closes, entre camarades, ses regrets et ses espérances d'ofScier français.

Ce qu'il y a déplus fâcheux dans la mesure prise à l'égard du général Bailloud, c'est que, non seulement personne ne nous en saura gré, mais encore qu'elle ne sera comprise nulle part, et moins encore qu'ailleurs dans le pays « do la poudre sèche et de l'épée aiguisée éclatent a tout propos les toasts retentissants et .sonnent à tout instant les fanfares belliquéûses. On s'y expliquera difficilement com~ment on peut~n venir, chez nous, à interdire aux ofn~iéM dépenser a la guerre, delà préparer et, qui plus est, de l'espérer heureuse. Estrce que ce n'est pas pour eux tout à la fois un droit et un devoir sacrés de s'occuper sans cessent relâche de tout ce 'qui concerne, de tout ce qui constitue leur métier d'envisager ,1 toutesles hypothèses qu'une guerre fait naître, de s'appesantir de préférence sur les plus favo-~râblés et les plus plausibles, de songer.,à la victoire qui hausse les cœurs, plutôt qu'à la défaite, qui les démoralise ? Ne doit-ce pas Être en particulier l'objet incessant des préoccupations, des méditations et des conversations da eaux qui font partie des corps entassés, de part et d'autre sur la frontière, corps d'avant-garde qu'on n'a probablement mis là pour qu'ils tournent casaque à la moindre -menace ? Et de quoi leur parleront leurs chefs, de quoi parleront-ces chefs entre eux, si ce n'est de la rude etnoble tâche que leur impose leur situation même de sentinelles avancées? Nos voisins seraient les derniers a se formaliser, disons-le à-leur honneuT, de voir, non seulement entretenus, mais encore exprimés tout haut les mêmes souhaits et les mêmes espoirs qu'ils nourrissent et affichent pour leur compte, et qui ne sont pas moins ~ëg~tunës' Se' notre 'part que de la leur.

Il est donc profondément regrettable que la gouvernement et surtout son ministre de la guerre sésoientlaisségagner parlapeur dontse sont sentis saisis les socialistes & la seule idée "qu'il restait encore des militaires assez hardis pour songer à la guerre étrangère, alors qu'eux ne rêvant qu'à la guerre religieuse ou à la guerre sociale. A la parole un peu inopportune, peut-être, mais après tout.si naturelle du gêné-j rai Bailloud, il a été répondu du<ac.etM <oc par un assez vilain geste, dont le moindre inconvénient est d'être une platitude gratuite, une cqur-

-que ce Je serait d'enchaîner ta lune. Ma terre, ,de peur que l'attraction naturelle qui existe entreelles ne-sufSse pas à les empêcher de fuir chacune de son côté. Nous retrouvons là cette anthipathie foncière de Spencer contre toute contrainte légale, substituée & l'autonomie de la conscience et du cœur.

La nécessité où il se serait trouvé de se consacrer à gagner de l'argent St renoncer Spencer & l'idée du mariage <Apr~s tout, écrivait-il à son ami Lot (~5 avril i85i), cela n'a pas grande importance si, comme on l'a dit (n'était-ce pas Spcrate?), le mariage est une chose dont on se repent, qu'on la fasse ou non, il est assez clair. qu'on peut aussi bien se décider par pile ou face. C'est le choix entre deux maux, et les deux se valent à peu près. Voyons confessezvous n'est-il pas vrai que la dinerence entre la vie mariée et la vie non mariée n'est pas si grande, quant au bonheur? Autant que j'ai pu l'observer, je ne puis dire que les hommes mariés aient l'air plus réjouis que les célibataires.

Mais il raisonnait dans l'abstrait. Ayant songé quelque temps à émigrer en Nouvelle-Zélande, il inscrivait méthodiquement sur un papier les avantages comparés de la vie en Angleterre et aux antipodes, et donnait des coefficients à chacun de ces avantages. Le plus élevé, 100, était attribué à une possibilité de mariage dans lacolonie. Ce qui montre clairement que le célibat n'était pour lui qu'un pis aller.

En contradiction assez plaisante à son peu de penchant vers les femmes intellectualistes, il nous laisse entendre qu'il aurait pu épouser la femme la plus intellectuelle de l'Angleterre. C'est chez Chapman qu'il avait connu Marian Evans, si célèbre depuis sous le nom de George Ëtîpt., Traductrice do 1~'e~.Ti~MS de Strauss, adepte d'Auguste Comte, elle initia Spencer à la philosophie positive. Il trace d'elle un attachant portrait, il évoque la beauté de son sourire, le timbre enchanteur de sa voix. Elle s'indignait contre le mal et se montrait, en même temps, indulgente aux faiblesses humaines. Frappé des dons d'observation qu'il remarquait en elle, de sa sympathie profonde, Spencer lui conseillait d'écrire des romans. Il la conduisait a.u théâtre, chantait avec elle, si bien qu'à les voir si souvent ensemble, les gens faisaient leurs rénexions.Le bruit courait qu'ils allaient se marier. Rien de tout cela n'était vrai. On connaît la liaison historique de Georgë Elibtet de Lewes.Spencer resta l'ami du ménage. La mort de Lewes mit un à une passion

bette inutile. S'il est maintenant interdit aux généraux et aux ofnciers de tous grades do s'entretenir et d'entretenir leurs 'soldats des éventualités en vue desquelles on appelle les uns et accepte les autres sous les drapeaux, ou s'il ne leur est permis de s'arrêter qu'aux plus honteuses et aux plus déprimantes, autant vaut faire tout de suite l'économie radicale du budget de la guerre et substituer sans plus attendre les milices chères aux inspirateurs de notre politique actuelle & une armée qui ne peut rester & la hauteur de son rôle qu'à la condition d'en garder la conscience et la iierté. CHARLES MALO.

AU JOUR LE JOUR

AVANT D'ÊTRE PENDU

Un pauvre diable d'assassin,.en'Angleterre,' phs d'étonnement apras avdii\tu.é M. Whiteley', se logea deux balles..dans la tête. La police le ramassa.. Il faut être humain un blessé est sacré. On remit l'assassin aux princes de la science; la justice ne pouvait moins faire. Ceux-ci, pour qui un homme n'est vraiment qu'un homme, le soignèrent comme ils auraient soigné Sa Majesté. Trépané, gratté, nettoyé, le blessé sortit du coma les médecins afnrmèrent que la plus petite de ses facultés intellectuelles serait intacte, et qu'il ne resterait aucune trace du suicide les choses étant ainsi remises en l'état, on put ennn le traduire en justice. Là, on le condamna à mort.

Il faut être humain jusqu'au bout. C'est seulement dans l'énervement des révolutions qu'on assied sur un fauteuil le chouan blessé à fusiller ou qu'on coupe la téted'un dictateur qui s'est fracassé la mâchoire. Le condamné était bien faible encore. On fit valoir qu'il serait un peu barbare de le conduire au plancher à déclic avant qu'il n'eut obtenu de la Faculté la permission de sortir. La cour lui accorda huit jours pour fignoler sa convalescence. Déjà les premiers troubles ensoleillés du printemps rient sur la joyeuse Angleterre. On peut espérer qu'au bout de huit jours le condamné,qui est de complexion vigoureuse et auquel les soins les plus éclairés sont prodigués, .ira ~yraime~t-'tout'à &it' b~en. Aloisonlependra.

Ce malheureux est dans une situation très singulière; et s'il a quelque humour, il peut en savourer l'originalité. Elle ferait le plaisir des conteurs de sa race. A mesure qu'IIva mieux, sa situation empire. S'il a passé une mauvaise nuit, il peut espérer vivre un jour de plus. 11 voit, terrine, ses forces renaître, et la nature réparerses pertes avecunehâte'aveugle.11 maudit le printemps, et néanmoins il le savoure. Chaque.minute est précieuse et terrible. Chaque coup de l'horloge lui donne le frisson. Mais quel moment exquis jusqu'au coup suivant Comme il se sent bien de se sentir mal Quelle délicieuse convatéscence, quels espoirs de névre, quelle patience à ne pas se lever! « Cela va mieux, dit le médecin, je suis vraiment enchanté. Si tout continue ainsi, après-demain je vous permettrai de sortir. Et c'est le malade, le malade miraculeusement sage, qui calme la hâte du praticien trop pressé de faire une belle cure. « Pas d'imprudence, docteur! J'aime mieux attendre encore un jour. B

Villiers de l'isle-Adam avait inventé pour un prisonnier de l'Inquisition le supplice de Tëspërancé~ Le misérable croit s'échapper. Les portes sont ouvertes comme par enchantement, les gardes sont absents mais à la dernière issue, il trouve le prieur de l'ordre de Saint-Dominique, qui le reçoit dans ses bras fraternellement ouverts et le reconduit en prison. en va ainsi du condamné de Londres. On se plaît a imaginer sa première sortie. II s'appuie au bras d'une nurse. Il est un peu faible et tout ébloui. Un charmant soleil illumine un ciel blanc; le malade rit à la beauté de la nature. Le médecin l'a accompagné; on rencontre un gentleman qui tient son chanvre sec; et le bon docteur lui re-

qui avait duré vingt-cinq ans. Spencer remarque, & ce propos, que ses amis < l'emportaient dans la constance de l'affection mutueUe sur tous les couples .que j'ai connus On sait que Gteorge Eliot devint bientôt infidèle à la mémoire de Lewes, en épousant, en dépit de l'âge qu'elle avait, M. Cross, tant le coeur des femmes aime à évoluer d'ordinaire. Tout n'est qu'évolution

Spencer évoluait lui-même fatigué par l'excès de travail il en vint a considérer lemariage non plus comme un échange d'idéal, mais comme une simple cure contre le surmenage intellectuel et les désordres nerveux. Il avait beau se déplacer, voyager sans cesse, pêcher des truites, jouer au billard, il ne parvenait pas à se rétablir. < Mariez-vous donc, lui disaient ses médecins et ses amis, votre existence purement intellectuelle ne vous vaut rien, vous ne de- vriez jamais vivre seul. Auguste Comte l'engageait àessaye:' l'oflet de la société sympathisante d'une femme. Son ami Huxley, avec son humour habituelle, appelait ce traitement la ~Mëeopa<Mg.

A ses docteurs et à ses conseillers, Herbert Spencer répondait < Je suis tout disposé à essayer de votre remède contrôle rationalisme. A la vérité, le mariage m'a été recommandé comme moyen de remettre mon cerveau d'aplomb, la compagnie d'une femme étant considérée comme la meilleure <K~'ae~oM dans le sens français (le sens anglais de d~Yïc~~ étant /b~, (~e~'a~OH). Mais les beautés morales, intellectuelles, ne suffisent pas à m'attirer, et l'éducation qu'on donne aux jeunes filles est si stupide qu'il est fort rare de trouver des qualités unies à un physique agréable. Et il songeait encore aux difficultés pécuniaires, la philosophie étant de tous; les métiers celui qui rapportû le moins, n se rendait en8n compte qu'il possédait quelques manies absolument contraires à la paix conjugale, celle notamment de toujours discuter, de blesser l'adversaire, ce qui sema sa route de difficultés, voire d'hostilités et de rancuues.

Dans cette impasse, Spencer, à mesure qu'il prenait de l'âge, eut recours à un moyen terme se procurer les joies de la famille sans en subir les embarras~ qui vous transforment parfois en bct~de somme. H prolongeait ses séjours chez ceux de ses amis qui élevaient de nombreux enfants, surtout des Slles. La conversation des fillettes de cinq à sept ans était pour lui un délicieux repos d'esprit. Il s'entendait à merveille avec ces petites rusées, et se gardait bien

met son convalescent en lu! disant avec sollicitude c Et surtout pas de secousse, a HEKRY BiDOU'

7~! vie Le docteur Bullison, de Toledo bon M~'c/ (Etats-Unis), a résolu d'une façon élégante et complète le pro-

b!ème réputé difficile de vivre à bon marché. Il vit, ou peu s'en faut, de l'air du temps. Ayant découvert que la nourriture et le sommeil ne sont pas des besoins, mais de simples préjugés, il s'en est à peu prés affranchi depuis bientôt trente ans. I! né fait par jour qu'un repas, uniquement composé de fruits et de légumes, et il considère encore que c'est là un excès dont il conjure les suites funestes par des jeûnes absolus, fréquents et prolongés. Sa dernière cure d'abstinence, commencée le 5 janvier, a duré 'sept'Semaines ~énda'nt''lesqueHes ir''n'a'"prfs 'qu'un peu d'eau et le plus possible degrand air.- A l'âgé de quinze ans, dit-il, l'homme..a assez v' mangé pour vivre cent ans sur. sa propre substance. La faim est une maladie que nous nous sommes donnée par de mauvaises habitudes. Le sommeil en est une autre, ou plutôt c'est un expédient imaginé par la nature pour nous protéger contre notre gourmandise et pour nous empêcher de manger tout le temps. sM.BuItison le prouve en ne dormant qu'une heure, d'un sommeil qui n'est pas le véritable sommeil, car il entend toutes'les personnes-qui entrent dans sa chambre, il continue de penser et, quand il se réveille, des pa- piers épars sur sa couche témoignent qu'il a écrit. Une gravure .du CAi'c~o E~~Mer le montre, vêtu de sa seule barbe et d'un peignoir de bains, en train de jouer avec ses enfants sur un tas de neige. II est robuste, sain, fait des courses immenses et déclare qu'après une. cure de jeûne il croit avoir vingt ans. Si les lois lui permettaientde sortir nu, il serait, assure-t-i), encore plus vigoureux.Chez Iui,dumoins,il bannit tout costume et obige sa famille à vivre à son exemple dans l'état de nature. Mme Bullison ne s'est pas décidée sans peine mais la raison a fini par vaincre la pudeur.

L~ctt"~

Par une matinée superbe, au milieu d'un énorme concours de population, les obsèques nationales de M, et Mme Berthelot ont eu lieu au Panthéon. Au Panthéon ·

L'édince de Soufnot avait reçu une décoration particulière.

LA DÉCORATION.–A L'EXTÉRIEUR

Les chapiteaux des colonnades ont été voiles de crêpes qui retombent en guirlandes à l'antique. La fond du péristyle a été recouvert de tentures lamées d'argent, relevées, aux portes, par des embrasses; au-dessus de l'entrée principale, un motif a été applique, frappé des initiales des deux défunts, M SB (Marcelin-Sophie Bcrthelot) des écussons aux chiiï'res de la République, surmontés de drapeaux tricolores cravatés de crêpe ont été fixés au-dessus des autres portes; des palmes vertes sont sur les tentures. Au sommet du fronton, on à hissé un cartouche M S B, aux angles, deux écussons RF. Des faisceaux do drapeaux tricolores sont autour du dôme central..L<! jPsMseMr de Rodin a été voilé. Au milieu du péristyle, le service municipal des pompes funèbres de la Ville de Paris, chargé, sous la direction do M. Parisot, de la décoration extérieure, a étevé un catafalque plancher rehaussé, surmonté d'un sarcophage, entouré de plantes vertes, do dt'apoaux, de'candélabres et de torchères. G'est sous ce catafalque que seront exposés les cercueils pour le dénié des personnages officiels, des corps constitués et des troupes.

SOUS LE PORTIQUE D'ENTRÉE

M. Biron, chef de service de l'administration municipale de la Vilie de Paris, a dressé, sous le portique d'entrée, une chambre mortuaire ornée de tentures noires lamées d'argent, d'écussons aux armes de la viMe et aux chiures des défunts. Les deux sarcophages sont entourés de bouquets Louis XIV, de nambeaux et do soixante torches. C'est dans cette chambre mortuaire que les deux corps ont été déposés hier soir, à huit heures, en présence des membres de la famille; ils y ont été ramenés, apre~ la cére-

de les caresser, de les Natter, sans savoir si cela leur plaisait, les laissait toujours faire les premières avances.

Comme il se trouvait particulièrement souffrant, une de ses amies, Mrs Cripps, lui envoya son jeune fils pour le distraire. Le ~oy fut cause que Spencer se découvrit une vocation de paternité manquée. Il remarque, à ce propos, combien il est malaisé déjuger des caractères, quoique~ chacun ait cette prétention. Il ne portait jugements ~éctsifs~u'&l'ég~r~ des fermes du monde gâtées par les adulations qui les rendent si nettement égoïstes. Mais en général nous ignorons pour les autres et pour nousmêmes les capacités de nature. Pour les connaître, il faudrait être placé dans toutes les circonstances, car chaque nature est un faisceau de possibilités. Ûrayexprimela même idée, do façon plus poétique, dans son C~Me~re ~e ~a~.

A la fin de son autobiographie, Spencerso livre ~un examen général de conscience. A-t-il été égoïste ou altruiste plus exactement quelle. a été, pour l'ensemble de sa conduite, la part des mobiles personnels et celle des mobiles désintéressés ? Les deux se traversent et s'entrelacent toujours. Sa philosophie lui a été inspirée par le désir d'être utile aux hommes, mais aussi par le plaisir des constructions architecturales. L'amour dé la gloire y eut sa part, bien qu'il eut voulu publier sans le signer son premier ouvrage, ? ~a~Me soc~'a~. Il refusa tous les honneurs académiques; il n'outpas accepté la pairie. Son œuvre lui a coûté tant d'étude, tant de sacrifices et de privations, valu tant d'animosités, qu'il est tenté de se demander si le jeu en valait la chandelle. Le plus pénible a été sa vie de célibataire errant. Pourtant, il se console; il réfléchit que des perspectives pleines de promesses aboutissent sbuvent'au'.désappointement le plus ame~Il n'était pas fait pour les compromis incessants, la patience angélique qu'exige l'institution matrimoniale. Son extrême tendance à la critique, jointe & l'impossibilité de rien taire, eut amené de perpétuels conflits domestiques, et il eut éprouvé la vérité de l'adage Af6~WM!OH</ M?ar (MM< want, mariage, guerre et pénurie. Après tout, le célibat était ce qui lui convenait le mieux. Spencer se console Snalement et se réjouit même à cette pensée qu'il existe par le monde une femme inconnue, heureuse par lui, bien qu'-elle ne s'en doute pas celle qu'il n'a pas épousée. J. BOURDEAUt


monte ofacieHe,pour le deûîo du public qui se prolongera jusqu'ausoir..

A~'IKTERŒUR

La décoration intérieure a 6!6 exécutée sons la direction de M. NCuot, architecte du Panthëon. A gauche et à droite do l'allée principale, dans les deux transepts et au chevet, on a dressa d'immenses bannières tricolores voilées de crêpe, portant les chiures de la République et surmontées des couleurs nationales cravatées de deuiL Des draperies noires ont été jetées sur les balustrades des tribunes; tout autour de l'ediuce, on a fixe, d'endroit en endroit, des ccussons et des faisceaux de drapeaux. Au milieu de la nef, un catafalque, entoure de veiourg violet, orné do galons d'or, de palmes vertes, d'eenssons et do drapeaux, a été dresse sur des gradins tendus do noir, qur'supportent les Cours et les couronnes. Une couronne do lauriers d'or et d'argent relies entre eux par des feuilles do palmier, forme uns ceinture à la base. Les tiammes vertes des hautes torchères, des lampadaires et des candélabres jettent une lueur mystérieuse sur cet imposant décor. Une immense couronne do palmes vertes chargées de torsades violettes, a été élevée au-dessus du catafalque des guirlandes vertes partent do cette couronne, tombent de chaque cote et vont s'accrocher aux chapiteaux dos colonnes d'angle. Des massifs de plantes vertes alternent, dans les allées, avec les torchères et les lampadaires.

LES COURONNES

Parmi les couronnes superbes qui ont été envoyées, nous remarquons celles du ministre des beaux-arts et de l'instruction publique, du ministre des anaires étrangères, du Groupe .parlementaire français de l'arbitrage International, du Collège de France, de L'Association amicale dos étudiants en pharmacie, de l'Association nationale de la libre pensée, du Touring-Club de France, de l'administration du M6tro, de l'Association des anciens élevés du lycée Henri IV, du Cojiseit municipal do Paris, du Conseil général de la Seine, do l'Association des publicistcs français, de l'Association corporative des étudiants .en médecine, des étudiants de France, de ia ville de Hambourg', etc.

AVANT LA CÉRÉMOKIB :<

Les ouvriers ont travaillé toute la nuitpour terminer la décoration intérieure. Vers neuf heures, M.. Nénot prcside aux derniers préparatifs. Et les portes sont ouvertes aux invites et au public. Sur la présentation des cartes, des commissaires choisis parmi le personnel do l'Instruction publique et des Beaux-Arts, et parmi les étudiants, indiquent à chacun sa place. La famille, les personnages ofnciels et les corps constitues se rendent aux endroits marques par le .protocole la foule envahit le pourtour.

LACÉRÉMONtE

Les deux corps ont été exposes au pied du catafalque, au milieu du dôme centrai. Sur le cercueil do M. Borthelot, on simplement dépose son cordon de grand croix do la Légion-d'Honneur.

AU DEHORS

Des huit heures, ce matin, de longues nies de curieux escaladent ia rue Soufuot, mais la place du Panthéon leur est fermée, et force leur est de se disperser dans les rues avoisinantcs, ou d'occuper les trottoirs do la rue Souftiot. Celle-ci a ctô sablée pour faciliter le trot des chevaux, ainsi quo ie boulevard Saint-Michel. Une haie do municipaux à cheval interd't l'accès de la chaussée à quiconque n'est pas porteur d'une invitation. De même le service des omnibus est interrompu a partir de neuf heures moins dix sur lo boulevard Saint-Michel, entre la rue GayLussac et le boulevard Saint-Germain.

Sur la place du Panthéon des gardes a pied et à cheval ont été disposas face aux grilles, et tournant le dos & la Faculté de droit et à ~a mairie du .5° arrondissement.

Le centre de la place et les ailes autour du monument sont maintenus libres par de nombreux agents. que dirigent MM. Touny, Lems, les commissaires divisionnaires Orsatti, Griltieres, Noriot, et de nombreux ofnciers de pais.

Peu à pou les fenêtres et lea balcons se garnissent de curieux. Des ouvriers s'installent sur les toits do la mairie du cinquième et sur ceux do la bibliothèque Sainte-Geneviève. Oh ne voit, sous le soleil voile que, des têtes jusque vers le Luxembourg. I,es troupes arrivent par échelons à partir de huit heures quarante-cinq, elles occupent les rues d'Ulm, GayLussac, Ciaudc-Bornard, la rue Mongc et jusqu'à l'avenuodesGobelins.

Le général Dalstein, gouverneur militaire de Paris, que suit son chef d'état-major, le général Chabot, et les ofnciers d'état-major, pénètre sur la place à neuf heures cinq, encadre de gardes municipaux. H se place à droite'de la place, devant la mairie du cinquième arrondissement.

Les portes des grimes du Panthéon avaient été ouvertes à neuf heures précises. On aurait pu craindre ~une cohue, mais, au début, l'afuuenco des invites fut 'plutôt médiocre. EUc no commença vraiment qu'à :neuf heures et quart. A ce moment, les ofnciers de ~paix eurent toutes les peines du monde à faire circuler lea voitures. Un Hat.toujouM montant, déversa rdevant le Panthéon, toutes las notabilités du monda apolitique et savant de la capitale.

Nous voyons successivement arriver les délégations ides cours et tribunaux, qu'accompagnaient des tan.'ciers.dos avoues, des juges do paix, du tribunal de .~commerce, de la Cour do cassation, en robe rouge à neuf heures trente, les professeurs des Facultés on ~toge, tes étudiants, l'Institut; puis. a neuf heures ~quarante, la Chambre. M. Moltard, directeur du protocole, reçoit !o président Brisson à l'entrée do la 'grille centrale qui est ouverte a son intention. Toutes les voitures sont renvoyées en arrière du J Panthéon, vers la rue Ciovis et les voies adjacentes. ? A neuf heures quarante-cinq paraissent plusieurs ~ministres, l'ambassadeur du Japon et les membres du corps diplomatique; une délégation d'une trentaine !do gaziers en costumes représentant, ainsi qu'en té}_moigno une bannière, la caisse d'assurances du Syndicat des allumeurs du gaz.

f M. Antonin Dubost arrive à neuf heures cinquante, avec les délègues du Sénat.

H est dix heures. On ferme les grilles d'entrée, dos invites et les membres du gouvernement descendent les gradins du Panthéon, attendant, devant le Fe~'~M)' de Rodin, le Président do la République. Le gênerai Dalstein et son état-major so placent à n 'l'angle do la rue Soufnot et de la place du Panthéon 'vers la mairie du 5". A sa droite, vient bientôt t'étatmajor de tadivision, et le général Boelle. A l'angle de ta rua Clotaire, qui sert do déversoir aux voitures. vers la rue jdo l'Estrapade, ta musique du i0<dé ligne. Dix heures cinq. Encadré de cuirassiers, lo Président Faîtières, arrive en landau. A sa gaucho est M. Clemenceau, devant lui, M. Lannes, secrétaire .général de la Présidence. Dans une seconde voiture 'se trouvaient le commandant de Keraudren et colonel 'Lasson.

La musique du 103° joue la .Kst'MtHs~, toutes lea têtes se découvrent. Le Président, lea ministres et le protocole pénètrent dans te Panthéon.

MM. André, Daniel. Philippe et René Bertholot. nia des défunts, Georges Lyon et Charles Langtois, leurs gendres, Richard, Marc et Philippe Langlois, leurs petits-nis, tous les membres des famillea BertheIdt, Grenier, Niodct et Altévy, les amis et invites de la famiUe ont pris place dans l'allée principale, deTanttceatafalque.

Au clievet, derrière le catafalque, so trouvent te Président de ta République, les présidents du Sénat et de la Chambre, tes ministres et sous-secrétaires 'd'Etat, les bureaux du Sénat et de ta Chambre, lea gêna tours et députés, tes membres do ta Cour de cassation, delà Cour d'appel, du tribunal co i" instance, du tribunal do commerce, de la Cour des comptes, te ~'ice-reoieur de l'Académie do Paris, l'Université et Ip corps académique, les corps savants.

Dans le bras gauche du transept, nous remarquons ilcs membres du corps diplomatique, les ambassadeurs et ministres plénipotentiaires français, !e gcu~Terneui- militaire do Paris et son état-major, 1~ cabinets des ministras de la guerre et de ta marine, te Conseil supérieur do la gaerre, les Ecoles mUitaires, .les délégations des rëgimeats ne Paris, '1<M comités ~techniques, Icscot'psdeeoBtcMot'~

Entm, ont pria place dans le bras droit du transept .tes membres do l'Institut, le Collège de France, le ~préfet de la Seine et le préfet do poUce, te Coassil municipal et le Conseil générât, le Conseil de préfecture da ta Seine, les administrateurs et professeurs do l'Ecole des ponts et chaussées, ta Chambre de commerce, lo Conseil des prud'hommes, les administrateurs et professeurs de FEcoIe polytechnique, le Conseil de l'Ordre de la Légion-d'Honneur, les grandscroix et grands-ofnciers de la Légion-d'Honneur, le Conseil d'Etat, les secrétaires et directeurs des ministères et do la Légion-d'Honneur, les. gouverneura de la Banque de France et du Crédit foncier, le Conseil Supérieur de l'instruction publique, le Conseil supérieur des colonies, les maires et adjoints, les juges do paix et commissaires do police, la presse et les députationsâiverses.

Parmi les délégations privées qui avaient pris place dans L'enceinte du Panthéon, nous remarquons La Société positiviste; .la Libre Pensée d'Angoulôme l'Yonne radicale: l'Association franco-chinoise; la Ligue franco italienne l'Association des chimistes; la Logo F « Equité la Fraternité la'iquc des jeunes tilles du 10° la Fédération do la Libre Pensée do la Seine l'Association philotechruquo la Société de Physique; l'Ecole de Psychologie; le Touring' Club do Franco le Comité du monument Floquet la Loge <! la Justice l'Association nationale des Libres Penseurs la Société des gens de lettres l'Association des Etudiants libres penseurs la Fédération internationale de la Libre Pensée l'Ecole dentaire de Paris l'Union des Acétylénistes; la Ligue dos Droits de. l'Homme les Etudiants en médecine la Libre Pensée de Montmartre les Bleus do Bretagne l'Association générale des étudiants.

A dix heures exactement, M. FalUères fait son entrée. L'orchestre do la Société des concerts du Conservatoire, sous la direction de M. Georges Marty, exécute trois strophes do la Mar~'ctMa'Mc puis la finale de la symphonie en M~ mineur de Beethoven, et M. le ministre do l'instruction publique monte à la petite tribune qui a été dressée dans l'angle, entre les places réservées aux membres du gouvernement et les places des membres de l'Institut..

DISCOURS DE M. BMAM)

Messieurs,

Le savant illustre, lo grand Français que nous pleurons, fut un do ces hommes prodigieux qui honorent tous les pays et tous !oa temps. ![ considérait que nul citoyen no doit se désintéresser dos affaires do la cite et c'est pourquoi sa vie fut si multiple, pourquoi son activité s'exerça dans les directions las plus diverses. Peut-être aurait-il préféra donner tout son temps a son laboratoire et a ses études favorites mais, quand l'intérêt public allait l'y chercher, quand il le sollicitait do mettre sa science au service do la défense nationale, do l'enseignement, do la politique générale, Marcelin Berthelot simplement faisait sou devoir, et nous avons ainsi & célébrer aujourd'hui tout'a la. fois lo savant, le philosophe, l'éducateur, te politique et. « l'honnête homme x. Berthc;ot avait place très haut son idéal de savant. Il avait fait do la science io but le plus cleve, le plusnoMo que l'on puisse offrir aux hommes, la raison do leur meilleure activité, et comme la sanctification do la vie. Salon tni, il n'y a pas seuiemsat une science ~)<Mt<H'e, exerçant soa investigations dans Io monde dea faits matërictg, i! y a aussi une science !<Ma:~<* qui, sans Io concours d'une volonté partieuiiure, extérieure aux. phénomènes naturels, éclaire 'do sa lumière le monde moral. Sans doute il n'est pas po.ssibie, a notre époque, avec les faibles moyens que possède la science idëaio, do formuler une conception d'ensemble do ta nature. Mais Berthelot, comme tout homme qui pense, avait constate dans l'esprit humain uu besoin impérieux ot invincible do pénétrer lo secret des choses. « Hauroux, disait lo poète latin, qui peut connaître les causes. Marcelin Bertholot no considérait pas. que ces recherches sur l'origine et sur la un do la nature et de l'être humain fussent infécondes 6t vaincs ni qu'il fallut abandonner oo domaine aux religions et aux métaphysiques. Cotios-oi procèdent par affirmations dogmatiques.

La savant chimiste procéda, dans cet ordre do recherches, avec la même vigueur soientiuque que lorsqu'il étudiait les faits matHriots. Il se servit de ceux qui sont actuellement a notre portée pour construire la science idéale et lorsque, dans sa recherche des fins et des origines do l'individu, de l'humanité et de l'univers,il cessa do pouvoir s'appuyer sur des faits scientifiquement constates, alors il n'aHa pas plus loin et, sans prétendre que la science oii'e-memu n'entrerait jamais dans ce domaine, il laissa a chacun la liberté du rcve. Sou ami Renan a, du reste, donne une formule admirable de l'attitude quo voulut garder Borthctot vis-a-vis du sentiment ro!igioux « La vraie façon d'adorer Dieu, c'est do connattro et d'aimer oo qui est.

Je viens de citer Renan. On y estamon<3 naturellement quand on parle do Bertheiot. Tous les doux resteront unis aux yeux de la postérité comme iis lo furent dans ia vie. Quand les deux jeunes hommes se connurent, c'était aux environs do 1848, a cette époque d'effervoscenso gënfreuse ou la Franco, atteignant.par le suffrage universel & ia liberté politique, do vastes horizons s'ouvraient devant ios esprits enthousiastes. Renan et Bertholot noua apparaissent comme les doux prototypes do ces générations ardentes l'un, esprit religieux qui se dégage do la domination dos dogmes l'autre, esprit scientifique, chercheur laborieux, patient, obstinO a la découverte des vérités expérimentales..

Do cette amitié illustre, do ce contact continuel de deux grands esprits est sortie cotte doctrine quo Renan a cxposeo dans son ~iNon;' !<t .sc~ce ot par laquelle il prophétisait une humanitu « qui s'élancerait d'un immense cu'ort la conquête, do ta vérité

Los temps annonces par Renan no sont pas venus. Ces savants sont encore des isoles et, même si nous formions tout un peuple de savants, rares seraient les Claude Bornard, les Pasteur et les Berthelot.

Avec Marcelin Borthelot la science devient véritablement creatrtco. U est un initiateur. Mais il aimait a retouvMdanslo passe des précurseurs, auxquels it lui était agréable do so comparer. Les savants qui l'avaient immédiatement précède, lui paraissaient avoir eu do la science des vues partielles insufûsantes. Pour Borthelot, le vrai savant n'a pas rempli sa tâche parce qu'il a « insorô sa modeste picrro dana le grand édifice Non il lui faut aussi avoir une conceptipn do l'ensemble d'après laquelle doivent être réglées toutes ses recherches et ses découvertes.

I.o savant doit être un gen(!ratisateur, non simplement uu spécialiste. Problème difficile. Tache gigantesque, susceptible do décourager les plus audacieux, puisque pour être un savant, selon Bortholot, une connaissance encyclopédique dos choses et des idées devient alors indispensable.

Les alchimistes dM meycn.'&ge avaient connu'cotto suprcmo ambitions Leur audace n'a pas admis-tto HïnittjS~ P~r ta. science, Us prétendaient M substituer au créateur, organiser la matière, produire la vio. Si, do nos jours, les découvertes d'un Berthelot avaient été révélées a dea masses obscures, encore plongées dana la superstition et Imbues do la croyance au miracle, n'auratent-oltos pas vu en lui un do ces alchimistes, prometteurs de merveines, créateurs do matière et de vie Y

Lui du moins, qui fut un savant consciencieux, n'attendant te résultat do ses recherches que de l'expérimentation patiente et méthodique, II a réellement croc, il a même orée do l'or; non, comme le prétendaient les alchimistes, en faisant do l'or matoriellomout avec le concours de la magie, mais il l'a expliqua lui-memo x par tes transformations do la matière fondées sur la connaissance dos forces mystérieuses Par ta synthèse chimique, il a reproduit les corpa naturels et tiré chaque jour du nëant des miitiers de composes, que la nature n'avait jamais connus

Par elto il a prouve, ce qui avant lui était contesté, que les lois do ta chimie organique et celtes de la chimie minérale sont identiques. U a écarté définitivement do la sciocco l'hypothèse de la forée vitale. Certes, il ne prétendit pas former dana Bon laboratoire, avec les seuls instruments dont il disposait, une feuitie, un fruit, ua muscle, un organe mais il fabriqua, avec les quatre cMmonts (ta toute matière organique, carbone, hydrogène, oxygène, azote, do nouvelles substances. C'est ainsi que, sous l'action do l'arc électrique, Berthelot rdalisal'aoôtyleno; puis par la voie méthodique dos synthèses progressives, tous tes carbures d'hydrogène. En ouvrant ainsi a la science des perspectives nouvelles, en permettant a la ohunio da créer des substaaces artiacieUos-janalogues aux substances naturelles, Borthelot découvrait 6. l'industrie un champ iitimitoat prenait place nu. premier rang dos bienfaiteurs de l'humanité, parmi ceux qui ont la plus fait pour améliorerai embeltir l'existence do leurs semblables.

Comme conséquence de ses découvertes en thermochimie, no lai devons-nous pas encore la création de la poudre Mns fumcef Bertholot pensait quo le perfectionnement des explosifs est un des principaux agents de la marche de l'humanité vers la pacification générale et qu'au surplus a tout accroissement des connaissances correspond une élévation de la moralité géaeraie. En môme temps que la science augmente incessamment par ses applications industrielles Io bien-être matériel des individus, olla peut également assurer, en dehors do tout dogme, leur bien-être morat.

Trêgaicr, devant ia statue de Renan, Berthelot s'écriait < Espérons que l'humanité, affracchio do tout dogmatisme impose, proclamera désormais comme son ceuvro propre la morale du devoir et de la bonté, do la justice et de la solidarité, morale de l'avenir désormais séparée de tout symbole et do tout surnaturel. Ce sont ces belles et fortes ideca qui ont inspire Berthelot alors que, comme inspecteur gênerai de l'instruction publique, et comme ministre, il eut la charge délicate de donner une direction aux consciences r~publiCMMS.Les instincts sociaux, les sentiments et les devoirs sont inhérents & ta constitution cérébrale et physiologique de l'homme. La morale est antérieure aux religions elle est en nous et elle se développe, se clarifie, a'olevedansia société a mesure que monte le niveau dos connaissances humaines.

Berthelot considérait qu'une société peut vivre « s&n& religion officielle, eana appui surnature!, sans préjuges, en un mot on tirant tous ses principes d'action do la seule Autorité de la soienea et de la raison x. Cette théorie sociale était oompMMo et embellie chez lui par lo plus large esprit de toloranoe Pour un homme qui acottsacre aa ~o a 1& sctenoo, qui attend tout de la science la bonheur de ses semblables et l'avenir do l'humanité !a persécution s'acharnant a imposer par la forée c? qu'elle se sont impuissante a prouver ne peut être qu'un objet d& réprobation et d'horreur. Au,-isi, daM une toitra adress~o au Congre~ do !a Iibr< ponsëe qu{ aa tint a Rome en 1904, Marcelin Borthelot donnait-il & ses amis ces sages ot nobles conseils de tolérance s

< Conservons toujours, tour disait-il, !a sérénité bienveillante qui convient & notre amour sineCre do la justice <t de !a:t'oritd. La roix de la science n'est ni utte voix da violents ni une voix do doctrinaires absolus. Quels qu'aient été les crimes do la théocratie, nous ne saurions mëconnaitre tM Menf&ita que la culture ohrëtienno a répandus autrefois sur le monde. Eile a représenta une phaaa de la civilisation, un stade, aujourd'hui dopasse, au cour4 de l'évolution progressive de l'humanité. 11 serait contrture a nos principes d'opprimer & notre tour nos anciens oppresseurs, s'ils sa tOEûent &,

demeurer Adules a des opinions d'autrefois, sans protendrolesimposer.~ »

t Messieurs,

Appelé par ma f'oactioa au pénible et redoutable honneur de rendre hommage, au nom du gouYcrnoment.'a lt l'homme do gënio dont la. science universelle porto la deuil, j'arrive maintenant & l'instant le plus émouvant, le plus douloureux do ma tache. En présence do ces enfants, en qui se prolongent les dons, les qualités et les vertus paternels, jo veux rappeler que l'homme pnv<! fut. aussi grand que le savant, le philosophe, l'éducateur et le citoyen.

QuoIlo~simpUcIte charmante chez cet homme incomparable Quel air do douceur et de bonté se dégageait de toute sa personne! Quel regard bienveillant! QueUo conscieneo droite et pure dans cette belle vie dont la cours régulier se développera toujours selon les règles de la plus stricte justice, suivant les indications du. sen" timentmoraHepIusëpurë)

Lo prodigieux penseur qui avait ûu l'ambition de concentrer dans son cerveau puissant, les multiples rayons de la science universelle n'aurait pu être, sans déroger, un homme ordinaire dans les notes do l'existence journalière. En realite, il s'était fait de ses devoirs, dans t& société et dans la famille, une idée très rigoureuse. J'en appelle a tous ceux qui l'ont connu, a ses familiers et & ses disciples. Tous ont pu apprécier sa ponctualité dans le labour professionnel et l'Inaltérable amënite de ses relations amicales.

Quels adversaires a bout d'arguments ont pu insinuer que Bertholot avait un cœur sec? Loin do dessécher les cœurs, la science y fait fleurir dos sentiments d'une délicatesse et d'un charme munis. I~a vie familiale do Bertl'elot, toute sa vie et sa mort mémo en sont une preuve éclatante. C'est a son foyer qu'il apparut surtout dans sa perfection humaine. Pour ses fils il fut l'ami au grandcœur qui réconforte, qui conseille et qui guide. Mais comment rappeler ici, devant ces deux cercueils, les joies tranquilles et pures où deux êtres d'élite, cheminant coteacûto parmi les illusions do lavie, ont rotrempo leur onorgio et alimente leur espoir, sans être envahi, par une émotion qu'il m'osMmpossible do mat"iriser!

Mme Borthclot avait toutes les qualités rares qui permettent a une femme belle, gracieuse, douce, aimable et cultivée d'être associée aux préoccupations, aux rêves et aux travaux d'un homme do gcnio. Elle Yëcut avec Bertholot dans une communauté de sentiments et do pensées qui les groupa en un couple parfait, où n'auraient tressailli qu'un même cœur et brille qu'un seul esprit. En songeant au vide immense que va faire dans un foyer le départ de ces doux êtres, j'hésite & formuler ici, au nom du gouvernement, les condoléances habituelles a l'adresse do ceux qui, unis aux deux morts par tes liens do la famille, profitaient do leur aneotion, do I~uc exemple, de leurs conseils et'de la vertu ïtommunicattvo'! do leur seule présence. Quels mots pourraient exprimer ce que l'on ressent devant une telle afuiction Vous avez connu les défaits pathétiques de cette mort. Elle a ét6 d'une beauté noble et touchante. La compagne dévouée de sa vie s'en allant, Serthelot uo peut lui survivre et, pour la première fois, sa volonté renonça a commander aux forces do la nature qui se brisent on lui. Il consent a mourir. Au reste, le génial savant qui avait fait do la vio l'objet de son étude perpétuelle avait toujours envisage )a mort avec sérénité. EHo n'existait guorapourlui.sinoncommeunroposetornel. Permsttex-moi, messieurs, du jeter sur la dëpouilio corporeiio do Marcelin Bertholot le voile de gloire qui dëj& le transfigure.

Apres co discours écouté dans un religieux silence, l'orchestre joue l'Allégretto de la symphonie en i!a; de Beethoven et laM~rc~e M)'o<g'Mg de Saint-Sacns.Pendant: l'exécution de ce derniermorceau,los employés des pompes funèbres transportent les deux cercueils sous le catafalque érige sous le péristyle du monument. La famille seule les accompagne. Puis un moment après le Président de la Republique suivi dos membres du gouvernement et des corps constitués, rejoint les membres do la famille pour assister au deûle des troupes.

M DÉFILÉ

Apres une attente d'une demi-heure, on vit arriver sur la place du Panthéon plusieurs des invités. Le général Dalstoin était, au mémo moment, prévenu que la cérémonie allait prendre Hn.

Un régiment de cuirassiers occupe la rue Soufflet Le gouverneur militaire do Paris fait face au cata-' falque, devant son état-major; la musique du 103° rétrograde vers la rue d'Ulm des gardes municipaux en culottes de peau blanche forment cercio au pied du catafalque des.employé. rallument les torchère~. d'où jaillissent des ûammes vertes. Le préfet de police surveille les préparatifs.

Les honneurs commencent. La famille Berthelot vient se placer a droite du catafalque.' A gauche se tient le Président de la République ayant A sa droite, M. Antonin Dubost et à sa gaucho M. Brisson. De droite & gauche on aperçoit M. Clemenceau, M. Briand, la maison civile de la Présidence, un groupe de généraux. M. Mollard est à quelques marches audessousdu Président.

Los quatre drapeaux dos sections de l'Association des étudiants cravatés de crêpe sont portes au bas des marches.

La musique du 102" donne lo signaldudenlo.A cette minute, le brouillard se dissipe et le soleil miroite sur les uniformes. La foule applaudit. Les colonnes sa mettent en marcha. Apres la garde do Paris à cheval, apparaît la 7° division, deillant dans. l'ordre suivant: 102", 10l", 103', 104°; puis la 10" division, 46", 89", 31°, 76". L'infanterie, deRle en colonnes de compagnie.

Les 18° et 13" régiments d'artillerie se présentent par colonnes de pièces doubles la cavalerie, 1* et & cuirassiers .çeux-oi n~as~ rue Souffi.qt. par n'e-, lotons, sur deux rangs.. On admire la tenue des soldats et le choix dea aira~ très entrainants.

Plusieurs régiments ont voilé leur drapeau. Le défilé se termine seulement a midi quarante. La place est envahie par les voitures aussitôt après I& départ du Président, qu'ont précédé Mme et Mlle Fuliieres.

Les troupes se sont retirées par la gauche vers la rue des Ecoles.

Rue Soufnot, on acclame le Président, qui disparaît rapidement au milieu des scintillements des cuirasses do son escorte.

SERVICES REMOIEUX

On nous communique ïa lettre suivante: t

Ce matin 35 mars, & la demande do quelques am!s de M. Marcelin Berthelot, des messes ont 6M cel6brecs pour le repos do son âme a l'église des Carmea.

WM~M~M~M~MMJt~Mf~M~~

A L'ÉTRANGER

M~M~VWM~M~~M~WWWM~WM~M~M~M~~

Le meurtre du docteur Mauchtunp

Un vapeur, anréM par le consul anglais de Mazagan a apporte, la nuit derniôro, quelques détails complémentaires sur l'assassinat du docteur Mau-< champ à Merakech. Après avoir maasaorô notre com" patriote et pilM sa maison, la foule furieuse se précipita contre le consulat anglais où s'étaient réfugies les sujets etproteges anglais t'agentconsutairo, aide de ses domestiques et des réfugies, put heureusement barricader lea portes et organiser ta défense. Plusieurs <ies assaillants furent tues à coups do fusil les autres prirent la fuite. En m&me temps, une bande deforcenes soportait au Mollah, contre l'Ecole de l'Alliance israélite dans laquelle s'étaient enfermes M. et Mme GentiL ainsi que d'autres Européens; mais là encore la vigoureuse défense des assiégea triompha delà rage dos assaillants, qui se dédommagèrent en pillant toutes les maisons d'Européens qu'ils rencontraient.. Par le même vapeur est arrivée la lettre suivante, adresses au directeur do la ~Mpsc~g MMH'ocs~M par le docteur Gentil et constituant un récit complet ,dn. drame:

Vous savox pcut-ôtrc <!<!j& l'a~'reux malheur. La docteur Mauchamp a été lâchement assassine, hier, & onze heurc~ du matin, devant sa porte par,une foule en furie. II a etë assommé et tarde d'une trentaine de coups do poignard. On l'a mis a nu et oh a voulu brûler son corps. Les soldats du Mahhxen, en~n arrives, ont mis nn & cotte horrible soene. Mais, ensuite, vers une heure, sa manson a cte mise a sac. Pendant co temps, j'étais Moqua au Mollah, dans la maison Faleon, avec ma famille et M. Quinson. Nous ne pouvions sortir. Ce n'est que !a BOtT que Lasaalas est venu noua chercher, avec une eseorte du Makhzon, pour aller constater les faits, avec Si Omar, notre agent eonsutaire- Je confie cette lettre &u rakkasdotaposto française, qui a ordre d'aUgrvite. VouiUoz la faire parvenir par la voie la p!us rapMo. v Je rédige un long~rapport sur tout ce qu) s'est pass& I/emeute nous a piongé dans une grande inquiétude, car ii parattque le consul angiaM a ëte attaqué, qu'il aurait tue deux hommes et b!css<! un autre.

Jo fais faire un ceroueit.dansl'oeole des riHes,ppur mettre notre malheureux amt. Noua altons faire ex~p~dier, sous bonne escorte, son corps & la oûte, très probablement 4 Maxagan. Le corcaei! est en oedre Ù aura une doublure do zinc. Je vais mettre !e corps dans un drap et rentoarer do charbon de bois p!t6. De cotte faeoa, les constatations pourront être faites par te docteur Chiiehard, da Mogador,eMaohosee8tjug4otttilOt

Au revoir. L; Gam'tt,

L'émotion est toujoura considérable Tanger. Lo comité de l'Alliance française tenait hier son assemblée générale. I~e président, M. Gansch, so faisant l'interprèto do l'assemblée, a prM le ministre da France de transmettre sea condoléances & la familla de la victime et lut exprimer son indignation. H a ea, outre exprima la~ conviction que lo ~ouYernement

fera tout son devoir et saura obtenir les sanctions nécessaires.

M. Regnanit a répondu en quelques mots. Il a fait l'éloge du docteur Mauchamp, qui ûtait tr&s aime de tous et faisait son devoir-d'humanité; il esttomb6 victime d'une sauvagerie stupidc qui. doit etresôvÈrement et rapidement châtiée. Le ministre a ajouté qu'il a d~ja fait part à la famille de la victime des sentiments d'afuiction de la colonie française, qui sont partages par tous les hommes de cosur et tous les représentants des puissances.

D'autre part, le Coun'Mr <%M .M~'oc, qui paraît chaque dimanche à Tanger, publiait hier les lignes suivantes à propos de l'assassinat du docteur Mauchamp

Les subites explosions do la foule contre un homme paisible no se déterminent pas'-sousie coup d'ud hiciden). inopiné; une combustion lente les prépare et !os annonce; cites supposent un sentiment prëa!ablo de l'opinion qui se répand et se manifesta. La Makbxon ne pouvait donc pas ignorer qu'un crime était possible a Merrakeoh, sous les murs et les canons do la citadcUo, qui symbolisent cfRoaoament l'autorité. Le MaMixen avait tous les moyens de prévenir ot d'empocher le crime qu'il devait prévoir; sa rcsponsaMito, colie de son peuple et de ses agents est trop évidente pour que le châtiment hésite et s'égare; on frappant qui que ce soit, on aura frappe un coupable.

Nous n'avons encore reçu aucun commentaire de presse, ni d'Angleterre, ni d'Allemagne; il faut d'ailleurs reconnaître que l'ensemble des journaux anglais et la plupart des journaux allemands ne paraissent pas le dimanche. L'agence Havas signale seulement, ce matin, les lignes suivantes du Da~y Grsp~tc 1 II est temps qu'une telle situation prenne nn en aucune circonstance le gouvernement français no peut to!ëror que ses nationaux soient massacres impunément; il faut apprendre aux Marocains une fois pour toutes que, mémo s'il so produit des retards dans l'application des disposition. do l'Acte d'A!gosiraa,la France n'est pas impuissante pour cela.

Une dépêche particulière do Toulon, en date du 84 mars, annonce que les croiseurs ./<?NMKe-d'c et ~a~e, do l'escadre active, ont reçu, hier, à 9 heures du soir, l'ordre dennitif de faire route dans la nuit même pour le Maroc. Les officiers et matelots per- missionnaires en ville ont eM rappelés d'urgence. M. de Lahruyere, commissaire du bord du JeaMMed'Arc, a 6tc envoyô àteK'e pour hâter tous les appro'visionnBm.onts.Les doux navires ont dû se mettre sous le guidon du capitainedcvaisseau deSuguy, commandant du Jca'MMC-t~rc. L'appareillage devait avoir lieu entre minuit et quatre heures du matin. Si on le jugeait opportun, un autre navire pourrait être cnvoyô au Maroc.

La mort de M. Pobedonostzef

Après avoir exercé pendant un quart da siècle une Véritable dictature spirituelle dans l'empire russe, Constantin Pétrovitoh Pobedonostzef était tombé en disgrâce au mois d'octobre do l'année 1905. Alors que la Russie entrait sincèrement dans la voie constitutionnelle, le maintien do M. Pobedonostzef comme procureur général du Saint-Synode devenait, eu cuet, impossible. M. Pobedonostzef le comprit, il 'démissionna, et le i' novembre 1905, le prince Obolensky était nommé à sa place. Le procureur démissionnaire vécut depuis lors dans un en'acement complet. C'est tout au plus si l'on apprenait de loin en loin, par dos voies détournées, les gémissements quolui arrachaient les réformes en cours dans l'empire des tsars. M. Pobedonostzef avait fait une carrière rapide et brillante. Né on 1837 à Moscou, d'un père professeur de littérature, il avait étudié le droit à l'Université do Saint-Pétersbourg. Attaché au département juridique du Sénat de Moscou, il y remplit successivement les fonctions de secrétaire, de secrétaire général, de procureur général. Micha'il Katkof se trouvait alors & la tête du parti vieux-russe dont M. Pobëdonostzef était un des membres les plus jeunes et les plus ardents.Katkof devenu apr.es 1803joc'oM<)'a~ à la cour do Russie en profita pour indiquer au tsar qui lui demandait un professeur de droit pour son fils, Constantin Pobedonostzef. Ce fut~l'origine de sa fortune.

L'impérial élôvo du professeur Pobédonostzef étant monte sur le trûne sous le nom d'Alexandre III, l'influence do son maître devint peu à peu prépondérante. On sait qu'Alexandre II, au moment où. il fut assassiné, venait de signer un projet do Constitution. Alexandre III songeait, dit-on, malgré l'horrible attentat qui venait de coûter la vie à son père, à sanctionner le projet en question. C'est M. Pobédonostzef qui l'on détourna. Nommé en 1881 procureur général du Saint-Synode, dignité qu'il convoitait depuis longtemps, M. Pobedonostzef en proSta sous Alexandre 111 puis sous Nicolas II pour réaliser les plans politicoreligieux qui lui tenaient à cœur. L'ex-procureur général du Saint-Synode no voyait aucun salut en dehors do l'Eglise orthodoxe. La cause de l'Eglise nationale so confondait pour lui avec celle de l'empire et du peuple mémo. Tout comme nos modernes jacobins, il rêvait de constituer l'M~tM Morale de la nation, mais dans l'orthodoxie. Aussi, .s'adonua-t-il froidement du fond de son cabinet de travail & une persécution méthodique et acharnée contre les cultes dissidents de l'empire. Catholiques, luthériens, vieux-croyants, doukhobors, baptistes, stundisteSt tolstoïstcs pâtirent rudc-mont sous ~a lourde férule. Pendant vingt-cinq a'na, il nt avec un zèle si cruel la police spirituelle de l'empire que la voix publique lui donna ce surnom le Philippe II do l'orthodoxie. Ecrivain de grand talent, M. Pobedonostzef a publié des ouvrages remarques. Son chcf-d'oouvre en même temps qua son testament politique est intitulé J~ecMe~ f~e ~MMCOM. (1) L'idéal théocratiquo y est exprimé avec la môme apreté et la mémo violence quo dans les écrits de Joseph de Maître. M. M.

Alsace-Lorraine

ÏA CATASTROPHE DE PBT:TE-ROSSELLB

Le travail n'a encore pu reprendre que partiellement dans la mine do Petite-Rosselle.

D'après les dernières nouvelles, il reste toujours un cadavre au fond du puits Villemin. Après des efforts incessants, les équipes de secours ont réussi à remonter les corps du mineur Pierro Meyer do Forbach et du porion Conrad Schmitt de Waswiller. Les cadavres étaient mutilés endin'erents endroits.

Des six blessés qui se trouvaient encore à l'hôpital, lo mineur Din'erton a succombe à ses brûlures. Les médecins gardent peu d'espoir de sauver les cinq autres survivants.

Les journaux do Metz apprennent que la maison do Wcndel, propriétaire de la mine de Pctite-Rosscllo, a décliné toute souscription en faveur des victimes do la catastrophe..La maison prendra soin elle-même des famiiiea des victimes et leur servira des pensions

sufBaant~

Roumanie

MS TROUBLES AGRAIRES

Le mouvement insurrectionnel dos paysans, qui avait commence dans les districts de l'extrôme-nord de Dorohoin et Botosani, s'est étendu jusqu'au voisinage de Jassy et, descendant plus au Sud, a gagne les régions de Vasiuin, Husi et Barladu, voisines do la frontière russe.

De la Moldavie le mouvement est passé en Valaohie où l'on signale des désordres à Ferbiutzi, au nord do Bucarest, Oraivoa, Tolcorm, Ziumice près de la frontière bulgare et plus particulièrement à Alexandria d'après le SoMUMOMto~ .Zg!~Mp des troubles antisémites graves se sont produits. Do nombreux juifs ont été maltraites un rabbin et son nia ont été grièvement blessés et toutes les maisons habitées par des juifs pillées et saccagées,

-.Le gouvernement roumain a dès la première heure fait tous ses eSbrts pour maîtriser l'insurreetion dans bien des districts, malheureusement, ses eubrts ont été vains, car soldats et paysans fraternisent. Le bruit court qu'au Conseil dea ministres tenu hier, auquel le roi Charles assistait, il a été décide que le Cabinet donnerait sa démission et qu'un ministère de coalition aérait forma.

Une dépêcha Reuter est môme plus aïnrmativo et dit qua le Cabinet ayant démissionna a eM remplaça p~r un. ministère Itb~r~ dont M..Stourdza. a pris la

présidence.

Notre correspondant <ta Vienne nous ëcrit ce qut smt propos des troubles qui désolent !a RoudMie et plus p~j'ttculi6remen.t les contrées voisines des frontières Mtt'ieMennes:

fienno,lo83mars. –La révolte des paysans en Roumanie dirigée au commencement coBtio les Juifs commença à se tourner contre les grands propriétaire fonciers dont les châteaux et fermes sont dévasta et brûlés dans toute la partia de la Valachio voisine des frontières autrichiennes. Des milliers de personnes ont cherché un refuge sur le territoire autrichien, dénuées de tout, leur avoir ayant eM pillé, teurg maisons démolies ou incendiées. 11 n'y dans toute la presse qu'an cri d~horreuret d'indignation (t) ~na traduction fnuM~!se d~ cet ouvr~g~ a paru

S'us ce titra QMMMOMS t'6<~<c«M~ <OCK<M< et ~cM~Ke.

ar js, !8P'x Queslions '¡'eUgi~4Ses, 8o~i"f/J8

sur le vandalisme et la cruauté des paysans et de leursinstig'ateurs.

C'est pour protéger les sujets autrichiens dont bon nombre .a été maltraite et pitié que le ministre baron d'Acrenthai s'est vu dans la nécessite d'adresser une note au gouvernement roumain car on avait craint ici que la révolte, passant la frontière, les paysans do la Ducovine autrichienne! ne fassent cause 'commune avec les paysans roumains. L'on a en toute hâte renforce les garnisons de la frontière et augmente l'cïTectif de la gendarmerie. (De no~'g co?')'<3SpOnt~!M!~

Russie

LA. QUESTION CKIVERSITAIRE AU CONSEIL D'EMPIRE Le Conseil d'empire et le groupe des membres considères on gênerai comme réactionnaires, ayant a sa tête les anciens ministres Akmof, Birilef, Dournovo et Stisehinoky, étaient présents à l'interpellation du ministre de l'instruction publique au sujet des désordres dans les Universités après l'organisation de leur autonomie.Les membres du Conseil d'empire appartenant au groupe académique, ont proteste en général contre .l'interpellation qu'ils envisagent comme une manœuvre des réactionnaires pour attenter à l'autonomie des Universités.

Le prince Troubetzko), recteur de l'Université de Moscou et M. Mannilof sd~sont prononces dans ce sens. Dans dès discours énergiques, ils ont dit qu'ils avaient reçu les ruines de l'Université des mains du régime politique et qu'ils avaient plante l'étendard académique sur ces ruines. Le groupe du Centre du Conseil d'empire a appuyé le groupe académique. L'interpellation, mise aux voix~ a été rojctee mais le ministre de l'instruction publique y repondra cependant.

RoYAUME-Uxi. M. Paul Cambon présidera samedi prochain le quatrième bauquet anniversaire du Fonds do Presse dos journaux (Nous papors Press Fund). BELGIQUE. &I. !o Baron Bethume, gouverneur do ta Flandre occidentale, est mort cette nuit.

NICARAGUA. On mande do Managua, suivant dos informations reçues par M. Ramirex, directeur des tôlegraphes, que les Nicaraguiens se sont emparc's do ChoMteca, occupe par les Honduriens et )o8 Saivadoriens. I.e Président Boniila put s'embarquer et ~chappef %u vapourquilopout'suivait.

JE GHO~S

â. A. I. le prince Sadanaru Fushimi, dont aous annoncions dernièrement le voyage en Angleterre et en France, est arrivé hier matin a Paris, venant de Marseille. Il a été reçu a la gare de Lyon par S. Exc. M. S. Kurino, ambassadeur du Japon, entouré de tous les membres de l'ambassade par M. de Fouquières, sous-chef du protocole, représentant le ministre des affaires étrangères, et par l'Hon. Reginald Lister, ministre plénipotentiaire, représentant sir Francis Bertie, ambassadeur d'Angleterre.

Le prince, qui est accompagne du gênera! baron Nishi, de M .Nagasald, chambellan de la cour impériale de M. Bava, intendant de sa maison du commandant Hashi, du capitaine Udago, du docteur Iva!, et que doit rejoindre prochainement l'amiral Yamamoto, ancien ministre de la marine, se rend, ainsi que nous l'avons dit, en Angleterre pour saluer, au nom de l'empereur, son cousin, le roi Edouard VII. Il sera à Londres dans la première quinzaine de mai.

Le prince Fushimi sera reçu prochainement par le Président de la République, et profitera ensuite de ses loisirs pour revoir Paris, où il a passsé quelques années. Descendu a l'hôtel Continental avec sa suite, il a invité hier a déjeuner l'ambassadeur du Japon puis ii a passé la soirée aux Variétés.

o*

Des mauvaises nouvelles ont été données ces jours derniers sur la santé du roi des Belges, actuellement en villégiature dans sa magnifique propriété'du cap Ferrat. Notre correspondant de Nice les dément. Il nous écrit

La présence du roi des Belges à l'enterrement du matelot Mari, une des victimes du /e;Mt, enterrement qui a eu lieu en grande pompe a Saint-Jean-sur-Mcr, pays natal du malheureux marin, a permis de réduire a néant tous ces bruits. Jamais Sa Majesté n'a paru être en meilleure santé et sans doute pour donner luimême une preuve significative de sa vigueur, il a tenu a accompagner le cortège funèbre, lorsque celui-ci passa devant la porte de sa villa.

J'ai eu personnellement l'occasion de m'entretenir avec un des personnages de la suite immédiate du roi et il résulte de ses déclarations qu'à aucun mo- ment, la santé de Léopold II n'a causé des inquiétudes. J'ai été également autorisé à démentir la nou- velle du prochain départ de Sa Majesté de la Cote d'Azur. Le roi, qui va accomplir sa soixante-douzième année, fêtera l'anniversaire de sa naissance, le 9 avril prochain, ici même, comme il l'a fait depuis plusieurs années.

Sa Majesté ne retournera définitivement à Bruxelles que dans quelque temps, lorsque la température du Nord sera devenue plus clémente. En attendant, le roi continue a visiter régulièrement les environs de Nice et on peut le voir tous les jours promener alertement sa verte vieillesse dans les chemins ombragés de ce merveilleux coin de-notre-pays qu'est le cap Ferrât.

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Le plus septentrionnat des journaux est le /~on7.Ht~. Sa latitude est plus élevée que son tirage. Il se publie a Godthaab (Groenland) et parait, une fois par mois, imprimé dans le langage des Esquimaux. Le pasteur Moeller, missionnaire évangélique, en est ù la fois le fondateur, le rédacteur, le prote, l'illustrateur et le caissier. L'abonnement coûte un eider par trimestre ou un phoque par an.

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On se préoccupe, à Bayreuth, de chercher un successeur à Mme Wagner pour le cas où son état de santé ne lui permettrait pas de reprendre la direction du théâtre. M. Siegfried Wagner a des partisans i mais il a aussi des adversaires qui, tout en reconnaissant son zèle et son habileté de metteur en scène, le déclarent un chef d'orchestre insuffisant et lui opposent son beau-frère, M. Beidier, très apprécié comme musicien. Pour maintenir l'harmonie dans la famille, d'autres proposent la formation d'un consortium qui aurait pour premier devoir de recueillir des capitaux. Les ouvrages de Wagner tombant en eitet le janvier !9:4 dans te domaine public, le théâtre de Bayreuth n'a chance de survivre que s'il a les moyens financiers d'oSrir aux wagnériens des représen.taHoas absolument parfaites.

On rapporte une conversation du roi Edouard avec le maire Biarritz. Sa Majesté lui aurait exprimé ses regTetsdeconstatcr,.au cours de ses excursions, le massacre qui se fait dans la région de grands et beaux arbres, et ceux aussi qu'il éprouve de la démolition de la porte de France, qui était une originalité de Bayonne et qui avait un caractère historique. Quel dommage, aurait-il dit, que cet ensemble de constructions ne soit pas conserve Et il serait a souhaiter sans doute qus cette parole fut entendue, cette parole d'un roi parlant en homme de goat,

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La villa de Lyon vient de prendre l'initiative de la création dans une grande propriété qu'elle possède aux portes de Lyon, au Verneuf, d'une école de plein air sur le modèle de celles qui fonctionnent dans un faubourg de Berlin, a Charlottenbourg.

Les enfants y seront soumis au régime de l'internat. Us seront choisis parmi les élèves débiles, mais non tuberculeux, des écoles municipales. La ville de Lyon va créer 40 lits pour débuter. Elle évalue la dépense approximative à fr. 5o par jour et par enfant.

t~es amis et les admirateurs d'Eugène Carrière se réuniront devant sa tombe demain mardi, A deux heures, au cimetière Montparnasse.

Quelques paroles seront prononcées par MM. Jean Dolent, Charles Morice, Frantz Jourdain.

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A l'occasion des vacances de Pâques, les cours et conférences sont suspendus dans les Facultés et au

Collège de France jusqu'au~u~di de'Quasimodo.

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Demain, & deux heures, courges à Enghiea. Nog pronostics t

frt~ du C~w&~M.- Oseraie, Léon.

fr~v c~M //atM(!M< t Montjoie, Labadens.

fr~ de la ~<M<~re Pergame-11, Quélua.

PW.y 4c ~Mfpa.- Pincette, Parana-IL

PrM' de ~-I~OM Planète, Chevalier.

P~r~M.-Anizy.D'Epernoa.

M T & <BM9 &B9

J(?MftM< de r-EMp~ CyoMr/!<!J De~~ du 36 mara'tSoy

[Sept colonnes sur huit/le ce numéro sout occupées par le texte des documents diplomatiques empruntés au Monter sur la participation de l'Ac~ieteffe &

l'état de guerre créée entre la Russie et la Turquie.] Paris, s5 mars. Soixante-cinquième Buttetin de la Grande Armée combat sur la Passarg-e, investisse" ment de Dantzig- par le maréchal Lefcbvre. On annonce que M. Carion-Nisas, tribun, qui servait à la Grande Armée en qualité de lieutenant dans les gendarmes d'ordonnance de l'empereur, vient de mourir des suites d'une blessure qu'il a reçue dans une action [nouvelle démentie le lendemain]. M. le g-éneral sénateur Canclaux, commandant des gardes nationa~e3 du département de la Seine-Infeneurc, vient d'établir son quartier g-enéra! au Havre. Feuilleton théâtral.

Spectacles du 26 mars [jeudi saint]. –Opéra-Comîque /nMCQM ~M&eM.–Théâtre de l'Impératrice: concert spirituel compose des plus beaux morceaux des oratorios du célèbre Gug'Iielmi.

CQ~SOM~a~e~ SES MMMEiLES Au nombre des problèmes concernant l'automobiItsme, celui du minimum do consommation est évidemment l'un dont la solution est des plus séduisantes.

Aussi croyons-nous intéressant de signaler la performance récemment accomplie par une voiture de tourisme Bayard A. Clément, munie d'un moteur d uno force nominale de 20/24 chevaux, mais développant en réalité 30 chevaux.

Ce véhicule vient, en cïTet, de remporter la Coupe de Cannes qui, outre une série d'épreuves, de régulante, de vitesse en côte, de freinage, comportait notamment un concours de consommation au cours duquel il n'a fait usage que de dix litres d'essence pour parcourir 100 kilomètres.

Arrivera réduire ainsi de moitié, la dépense habituelle d'essence, constitue un résultat qui ne peut laisser india'eronts les nombreux partisans de la locomotion nouvelle, naturellement désireux d'obtenir le minimum de frais d'entretien.

MOU~ELLES POUTBQUES

Election législative

AISNE

.4~0K~t.!MfM.eK< C/M/MM-y/M~'r~

Inscrits 16,5i5. Votants 13,531.

MM.AmedeoCouesnon, industriel, ra- dical. :6.93s jgnj

Bouchardcau, progressiste. 3.774

Porrin. 3.398 Germain. 07 H s'agissait de remplacer M. Morlot, radical, dccëdd, qui avait cte réélu aux dorniCres cicotions g~i~raios par 9,297 voix contre 4,799 a M. PaiUet, Hberai, sur 16,787 inscrits.

La Séparation

LES rRESBYTHRES

Toulouse, le 24 mars. Une réunion de maires de la Haute-Garonne vient de prendre les résolutions suivantes au sujet de la location des presbytères. L'administration ne pouvant qu'accepter ou refuser son approbation aux délibérations d'un Conseil municipal touchant les baux de presbytères n'a pas le droit de se substituer au pouvoir municipal, ni do nxer les conditions de la location. Cependant si le maire se refuse à provoquer l'expulsion du curé par les voies I';g'ales, le préfet peut provoquer des mesures judiciaires et même suspendre ou révoquer le maire. Il est neessairo d'établir un projet de bail dont le prix sera approximativcment l'équivalent des charges qui incombent à la commune au sujet du presbytère désormais classe dans son domaine prive. Si le projet n'a pas l'approbation préfectorale, il faut faire prendre une délibération au Conseil municipal, et au cas de refus d'approbation, le Conseil doit intéresser la commune au conflit en publiant toutes les piôcos administratives qui regardent l'afTairo. (Ds notre con'e.spo7t<~a!K<.)

'LBSrot!RgUtTËS 3!

Reims, le 24 mars. M. do Bohain, maire de Fresne, canton de Bourgogne, contre qui contravention avait été dressée en vertu des articles 28 et 29 de la loi du 15 décembre 1905, pour avoir place audessus de la porto des écoles le crucinx enlevé des classes, vient de comparaître devant lo juge do paix de Bourgogne.

M. de Bohain a reconnu le fait, mais il a déclare n'avoir ctô que le mandataire du Conseil municipal de Fresne qui avait pris une délibération dans ça sens. Peur cette raison il a soulevé la question de compétence du tribunal.

Le juge de paix déclare qu'il a reçu la déposition de l'instituteur et que celui-ci prétend qu'il n'y a eu qu'une décision verbale du Conseil. M. de Bohain affirme qu'il y a délibération écrite et s'étonne que l'instituteur parle avec tant d'assurance d'une chose qu'il ignore.

Le juge do paix se déclare compétent, et M. de Bohain fait immédiatement appel de cojugemont. MO<r<? co)-rg.poMe~)

YANDA.USME

Le Conseil municipal do Villemaur, commune située à une trentaine do kilomètres de Troyes, vient de prendre une délibération favorable à l'aliénation du jubé en bois sculpte de l'église qui est, avec le jubé 4c..sain.te. Madaleme, naed~a plus belles œuvres de sculpture du département. La"Société académique de l'Aube a vote à l'unanimité une protestation contre la décision de la municipalité; elle prie le gouvernement de n'autoriser, pour quelle que cause que ce soit, ni la vente ni lo déplacement de l'abmirable iube do Villemaur.

Un discours de M. Caillaux

M. Caillaux, ministre des nuances, a assiste, hier, à Lyon, à un banquet que lui offraient la Fédération radicale autonome du Rhône et la Fédération radicale-socialiste do Lyon et du Rhône il a, à cette occasion, prononce un grand discours.

Apres avoir exposé la situation financière et reconnu à la fois qu'on dépensait trop ou plutôt qu'on dépensait mal, dispersant une activité qui gagnerait & être concentrée et que notre système fiscal manquait d'élasticité, M. Caillaux a déclare que < diminuer graduellement, dans la mesure où cela est possible, les taxes indirectes, fortifier les impôts directs, les proportionner aux faoulte~contributives des citoyens, leur donner un caractère progressif, telle était à son sens la politique financière que commande le souci des grands intérêts du pays ».

M. Caillaux veut rafondro les impôts directs pour alléger dans quoique mesure le fardeau qui pose sur les classes les moins favorisées par la fortune; cependant, il entrevoit quelque chose de mieux. J'entends que diminuer io prix des choses nécessaire! & la via leur serait encore (a ces classer les moins favo-

risues) plus prëcioux. Go n'est pas dans la viHo de Lyon

que J'a~ puissamment aidoo jo puis ma permettre de le rappeier, puisque votre ancien maire, M. Âugagoeur, l'a écrit–a supprimer ses taxes d'octroi que l'on peut douter de mon ardent désir de voir tomber toutes les barrières qui entravent )a libre circulation dos hommoa et des choses. J'appelle au contraire do mes vcoux une évolution do l'opinion publique vers un régime économique plus libéral que celui dont noua jouissons. Ceux qui m'ont fait l'honneur de me suivre dans ma oan'icro politique savent combien j'ai constamment agi dans ce sens. Force est néanmoins d'attendre le moment qui ne saurait beaucoup tarder où les peuples mieux informés, avertis par les excSs des trusts et des cartels qui se multiplient en ce moment momo au dommage du consommateur, renonceront a un étroit nationalisme aconomique pour abaissar d'un commun accord leurs droits do douane au moyen de salutaires ententes internationales analogues a oel)e qui intervint a. Bruxelles pour la question des sucres.

Mais la tâche immédiate pour le ministre, c'est la reforme de l'impôt direct. Les améliorations à un tel régime, ne seront réalisées, suivant M. Caillaux, qu'en créant à la place des contributions actuelles, un système d'impôts sur Ica revenus. De ce système, il a expose la substance à ses auditeurs, puis il a abordo les attaques dont ce système a été l'objet.

.Vous entendez Men que la plupart do ceux qui s'attaquent a telles dispositions du projet dont ils dénaturent te plus souvent le sens et la portée, que ceux qui crient a l'inquisition en feignant do no pas s'apercevoir que !o ministre des nnances ne propose que les mesures rigourausement Indispensables,pour dajoucr la frauda, .n'ont pas Io très. vif souci d'améuorar le projet; Ce qu'iis -veulent, c'est prévenir tout impôt sur le revenu,' 'toute reforme, pour mieux dire. A ces nns seuleïaont, ils manifestent do touchantes préoccupations pour le sort de:L petits contribuables.

Et je viens crier aux démocrates qui m'tScoutent N9 soyez pas leurs dupes. Tous les ëgo!smes se coaU. sent pour faire échec & une reforme qui vous serait pro. Stable. Défendez-vous Sans doute, on usera du proeM!} classique que dans tous les temps, les privilégies ont employé pour faire obstacle au progrès on mettra en œuvre les habituelles saroRchcres. Doja, certains proclamont que le projet gouvernemental est trop modère qu'il faut en bouleverser l'économie ou tont au moins oa! altérer, on aggraver les dispositions. Vous apercevrez le pi&ge n'ost-U pas vrai! D'autres soutiennent que le projet n'est pas au pront des classes les moins f&voriaee5 par la fortune, que le ~a~ gwo leur oSra plu.ï d'avantages.

II vous sera aise do répondre que le gouvernement n'entend pas percevoir demain, au moyen de l'impôt sur le roïenu, ~na somme supérieure colle qu'il encaisse


aujourd'hui et qu'il faut bien que les petits soient dégrevés puisque, toutes exagérations étant laissées do c&te, les classes riches seront plus chargées. Reprëse!~taz-vous, d'ailleurs, vous, petits propriétaires ruraux qui acquittez aujourd'hui l'impôt foncier, la contribution personnelle-mobilière, la contribution des portes et fenêtres, que demain vous n'aurez plus & payer qu'un tmpot qui, dans l'imcnso majorité des cas sera trës inférieur a. votro seul impôt foncier. Représentez-vous également,' vous petits commerçants qui gagnez moins de 5,000 fr. par an, que vous serez exonères de !a taxe personneUe-mobiliero et do celle des portes et fenêtres et que l'unique impôt que vous aurcx a supporter, qui sera proportionné a vos bénéRces réels,'n'atteindra pas souvent le chiure do votre patente actuelle.

Une reforme de justice et do logique, voila tout ce que nous demandons, voilà tout eo que le parti républicain promet au pays depuis ;dix ans a chaque, consultation doctorale t Pourquoi refuser do payer lorsque l'échéance est venue? Ah! je sais t J'entends! Certains, qui sont plus occupes du commerce des titres et des possibilités d'émission que do justice Hscalo, essayent d'apeuror la bourgeoisie par la crainte du socialisme. On dit, on écrit que je prépare les voies a la révolution sociale, que je fais le jeu du collectivisme.

Quelle puérilité et quelle misère Me faut-il donc rappeler ce que j'ai dit, ce que j'ai écrit, les positions do combat que j'ai prises dans la bataille des idées! Toujours j'ai proclame que la propriété individuelle était l'expression de la liberté humaine ot la condition du progrès. Toujours j'ai dit que, s'il était normal que la conception do la propriété évolue, je restais fermement convaincu que cette absorption des moyens de production par l'Etat dont rêvent certains, que le capitalisme 'l'Etat, pour se servir du. terme que Pierre Kropotkino, le vigoureux penseur anarchiste, applique au collectivisme, était la plus décevante des chimères. Plus j'observe les faits, plus j'aperçois sans crainte de me tromper que ce n'est pas daas le sens du despotisme économique de l'Etat que se meut la réalité. Mais je vois nussi que les sociétés ne sont on santé, ne se développent librement qu'a la condition de, périodiquement, arracher la mauvaise herbe des abus qui sans cesse repousse. Bourgeois républicains, dont les anoôtres ûrent la Révolution do 4789 pour se Jibsrer des privilèges do la noblesse et du clergé, ne répétez pas la faute qu'ont commise vos aines.

Sachez faire & temps, sachez consentir noblement les sacrifices mesurés quo l'on vous demande. Souvenoxvous que c'est mal servir la cause de la conservation sociale que de prétendre barrer la route aux réformes qui sont mûres. Souvenez-vous que l'artdel'hommo politique .~averti, conscient des besoins de son temps et do son .'pays/consiste a opérer, l'heure venue, les transformations nécessaires. A la un du banquet, M. Herridt, maire db Lyon, a présenté l'ordre du jour suivant, qui a été voté à l'unanimité:

Les citoyens réunis ce jour 23 mars, pour entendre l'exposé du projet d'impôt sur le revenu présenté par !o ministre dos nnanoes, M. CaiUaux, donnent h leurs élus sans distinction le mandat de soutenir M. Caiilaux dans la tache qu'il s'est proposée d'établir un impôt sur le revenu basé sur !a justice et l'oquiM.

L'Union des Syndicats patronaux

des industries textiles

Samedi a eu lieu au Palais-d'Orsay, sous la présidence do M. Millies-Laoroix, ministre des colonies, le banquet annuel de l'Union des Syndicats patronaux des industries textiles de France. Le ministre du commerce et do l'industrie, qui devait présider le jbanquet, retenu à la Chambre, s'était fait représenter par le directeur de son cabinet, M. Paul Gervais. C'est le ministre des colonies qui a préside. On remarquait dans l'assistance M. le commandant Keraudren, ofncier d'ordonnance du Président da la République; M. Métiu, chef du cabinet du ministre du travail; MM. Guillain, ancien ministre; Fontaine, directeur du travail; Gabelle, directeur au ministère du commerce de Cazotte, ministre plénipotentiaire, sous-directeur aux affaires étrangères; Dubrujeaud, président de la Chambre do commerce do Paris Chapuis, président du tribunal de commerce L. Isaac, présidant de .la Chambre do commerça de Lyon;

Guerin.

Trois cents industriels des diverses régions de, la France, Nord, Normandie, Roanne, Lyon, Est, Midi, y assistaient. ·

M. Carmichael, le président de l'Union, a remercie le ministre du commerce et do l'industrie de sa bienveillance à l'égard des industriels textiles. Il a remarqué que si, dans le monde entier, une prospérité très réelle avait marqué l'année 1906, les Industriels textiles français, par suite de l'élévation des rovients, n'avaient pu participer dans la mûme proportion que leurs concurrents des pays voisins a ce grand mouvement d'affaires.

Apres avoir exposé que les portes des années précédentes ne pourraient ôtrc amortiea que grâce & une longue période de prospérité, il a exprimé cette opinion, appuyée par des Oujïres, que le seu), moyen do permettre aux indust riels textiles de développer leurs. exportations serait de donner plus de souplesse & la réglementation du travail.

En présentant les excuses do M. PaMain, gouverneur de la Banque de Franco empêché, d'assister à la réunion, M. Carmichael a rendu hommage & son haM1& gestion et rappelé les grands services rendus par 1~ Banque do France à l'industrie et au commerce, grâce au taux très avantageux de son escompte. M. Guillain, président de l'Union des industries métallurgiques et minières, a pris ensuite la parole au nom des grands groupf'ments industriels patronaux 'eMs'Bunistredes colonies a déclacé.'qu'en l'absence tdsscn collegu&lsjninistro du commerce, il ne pouj~ait répondre à tous ItM desiderata expriméa par M.t. le président do l'Union, mais il a assuré les in~tstriels textiles do la sollicitude du gouvernemont !ét d& son désir personnel, à lui, commerçant, do voir i'se développer les échanges entre la métropole et les .colonies.

Le délégué du Syndicat dos instituteurs du Rhône a reçu mandat de soutenir, au Congres do Nantes, l'adhésion de la Fédération des instituteurs & la Confédération générale du TravaiL

Le vieux Syndicat proteste contre le projet de loi sur les Associations de fonctionnaires et remercie du .concours qu'ils ~lui~ ont apporté les députés socialistes unines.

Hier, à Saint-Omor, un nombreux public applaudissait à une conférence de M. Maurice Coirat sur les Syndicats professionnels. Le succès du conférencier a ~té trôs grand et inaugure bien l'œuvrc de l'Association nationale do conférences, qui vient do se constituer à Paris, sous la présidence de M. Jacques Drakc, et qui se propose dans une série de réunions du même genre de traiter des questions d'économia politique ou sociale, do nuances, d'histoire, d'industrie, de commerce.. Parmi les fondateurs en môme temps que ses conférenciers, nous trouvons les noms de MM. Octave Noël.Berthélemy Blondel, André Lichtenberger, F. Clément, André Tardieu, Bonnefous, Segard, Jacques Bardoux,' Madclin. De pareils collaborateurs assurent déjà un'plein succès & cette oMvrc, si utile et si intéressante. Ajoutons que M. Maurice Coirat en est la so-

FEU1LMTCN DU JOURNAL DES DÉBATS dnaSMMt-s«feT [6J

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NOUVELLE

par ANDRÉ CORTHIS

te ciel était lourd, il Et do l'orage une partie fde la huit.

Assise sur son lit, la Pi9L enteBdait la. danse à à 'pstits pas de l'ondôcsur le toit. Ët!e avait eommsncô de se d6shabUlsr, mais ses mains idertejs refusaient la besogne. Ayaat scut'nûsalatnpe dacXiyre, elle restait ~.dans les lëaebt'es,: en chemisa et en jupon, les espadriUes aux pieds, ïe mouchoir sur la tête, anôantte par la furieuse rage de son desespoir et de su révolte. Dans la chambre à côte, Paquito ronaait. ;EUe était parvenue & le faire monter et, tombé sur les couvertures, il s'était endormi tout de cuite. Demain, il serait presque sans souvenirs~ 'aSaibU, mou comme une 6guo, ses nerts ayant us6 leur vie de plusieurs jours pendant les minutes suraigues de la crise. Apres, il se porterait mieux, bien mieux même que pendant ces .derniers jours où le mal se préparait. et puis j2ans un mois, dans deux mois. comme Paco. J'!gpt-o<fKC.{tM!~tf&rd'f{<

crctaire général. et que déjà l'Association à son siège social: clic est installée 3, rue de Varonnes. On a célèbre, hier, au cimetière do Samt-Die, où repose Jules Ferry, le 14° anniversaire de la mort de cet homme d'Etat et le 25° anniversaire du vote des lois scolaires. M. Barthou présidait la cérémonie. Le maire de Saint-Die a rappelé, à la gare, le souvenir de M. Meline <: un des fondateurs de la République, dont M. Barthou fut le collaborateur et l'ami. s Au cimetière, M. Barthou a dit qu'il apportait l'hommage du gouvernement, quoique les adversaires de celui-ci aSectent de s'étonner qu'un membre du cabinet Clemenceau préside aux fêtes données en l'honneur du patriote Yosgion.

<: M. Clemenceau, a-t-il dit, no fut pas l'ennemi de M. Jules Ferry, mais l'adversaire de .sa. conception politique.

GUERRE ET MM!ME

LE COMMANDEMENT DU SO" CORPS

Tout récemment, le colonel Gœpp, mis a la retraite pour raison de sant~, faisait en ces termes ses adieux aux ofnciers de son régiment, le 36" d'infanterie, stationné à Nancy

A la un de ma carrière, au moment de quitter mon régiment, mon gros chagrin est d'arriver, âpres trentecinq ans de services, sans avoir vu cette guerre de revanche que nous attendons tous les jours.

Il y a doux ans, j'ai cru quo ce moment-là allait arriver. Hctas! mon r6vo no s'est pas reaiiso. U faut bien que cette guerre arrive. Je vous assure que les qualités et la valeur du régiment du 26" sauraient montrer aux Allemands qu'il est a la hauteur de sa t&oiio. Le général Bailloud, commandant le 80" corps, qui était présent repondit en termes élogieux les informateurs lui prêtèrent notamment la phrase que voici

Vous avez rappelé justement que nous avons été a deux doigts de la guerre on 1905. Les mômes causes ou des prétextes nouveaux peuvent ramoner la mcme situation. La guerre se fera.

Cette phrase causa uns certaine émotion dans les milieux socialistes M. Paul Constans avisa le ministre do la guerre qu'il l'interpellerai Le général Picquart demanda des explications au général Bailloud qui répondit par écrit

Voici ce quej~ai dit «Les mômss causes peuvent, ramener les mêmes effets, ~a ~Mgf-rs ~eM< se /<we. Souhaitons que, dans co cas-I&, le 26° contribue avec les autres a rondro à la Franco los provinces perdues. » Et, m'adressant au colonel Gcepp, j'ajoutai < Et & vous, colonel, votro foyer familial. »

Le ministre do la guerre ne se contenta pas da ces explications et convoqua à Paris le général Bailloud, avec lequel il a ou hier matin une longue entre-

vue.

Le général Bailloud afnrma qu'il n'avait point prononcé la phrase incriminée < La guerre se fera. »

J'ai a pou près reproduit tcx.tueUomentdans le rapport q~io je vous ai adresse les termes do mon allocution.

Le ministre de la guerre no crut pas pouvoir laisser impunies les paroles qu'avait prononcées le général Bailloud et qu'il estima inopportunes et, par décret que publia ce matin le JOMma! o/~c~ei!, le général se voit enlever son commandement du SO" corps. 11 passe au commandement du 16', à Montpellier, et le général Pau qui commandait ce corps prend le commandedu 80"à Nancy.

Le contre-amiral Le Léon, est nommé à l'emploi de major général de la marine à Lorient. `

L&.PMMT~ DE P~HES .,SoN.tpronms: -r. Troupes métropolitaines

~TAT-MAJOR ET ~EOKDTE~a:T

OMc. d'adm. do i'~ cl. les ofno. d'adm. do S* cl. Lecomte, & l'ët.-maj. gou~ornomcnt place forte Verdun Lebôguo, do l'et.-maj. gouvernement place forte Besançon. tNFANTEME

Cofot;e?s/ r

Les liout.-ooi. Darodes desPeyriague,du l~ zouaves, au 148° d'inf.; Cadot, du 122°, au 6S<; Moreau de Boliing, du 147', au 106°; Quais, du 133", au 127°; Durand, du S", au 47° I-o Tulle, du li8", au 30< Rosplandy, du S3' au 103°; Schwartz, du 33*, maintenu Jardin (école guerre), maintenu SibiU.c, du H2< au 28"; Gimrdot (état-major), maintenu Jtcquot (roMUtemcnt), mamtonu; Aager,du~3", au'4"; Arrivât, du 71', au TT".

HO[<i<MMb-C<)!o?te!.S.'

t~cs chefs de bat. Umbach (ëtat-major), an !< zouaves; Locomte, du 69= au 147" Ouionie, du C9°au73'; Deiou~c, du 19" bat. chass. au 14" inf.; do Marolies, du 33° au 143°; Aubry, du 134° au 04' SaiUard, du 5' au 71° Faos, étatma.jor, au G2' Marinier, ~tat-major, maintenu: .Potain, <!oolo do guorrC) au 118" Sohmitx,<)tat-major,maintonu; François, recrutement, maintenu Hotz, recrutement, maintenu Lacotto, du 85° au 42"; M. Maiottorre,6oole de guerre, au 83';Roig, état-major, au 122" Bortholot, du 33" au 35'; Weywuda, état-major, au 133°; FonviUo, étatmajor, au 83" Fighiera, recrutement, maintenu Loril!ard, du 1"' bat. oha.s. au 85' d'inf. Lavisso, du 5" bat. cttMS.Mi2<'taf.

L.y .t~VALERIB~ :u~ifh~ i~

Co~oHe~:

Les Ueut.-coL Boaudemoulip, du 23° drag. an 10* Imbert, du 9" huss. au 8° chass.; Petor, dn 17' drag. au chass. Fiout'y, du 12° cuir. au drag. da La Viltestreux, h. o., état-mjor, attache a l'ambassade de Berne, mis h. c., maintenu; TrafTord~ du X6° drag. au i~. ~teM<e~<Mt<s-co?oMeh

Les chefs d'escadrons Maee do Gastinos, du 6" drag. au l~~umas de Champvatiier, h. o., remontes, Angers, au huss.; de Boissieu, du chass. au i2" cuir.; Jousgolin,du22° drag. au C" chasa. do Laflemand du Marais, du 11° chass. au U*' cuir. de Place, h. o., écoles, au 26" drag-, maintenu hors cadres.

ARTILUER1B

Co~)te!<~

Les Ueut.-ooL f-ebas, directeur Adjoint, Versailles, maintenu PMIot, directeur, Orénobie, maintenu Commore, directeur, Marseille, maintenu Soultier, directeur Bixtirte, &u commandoment do.. l'art, et du train, en Tunisie, maintenu Qran-Mdier, directeur section technique de l'art-, maintenu Leveoqua directeur écolo pyrotechnie, maintenu Ragnault, chef section personnel 6tatmajor maintenu Jacquet, ministère guerre, maintenu. .LM:ti'eM<M<S-Oo!o<!6!s

Les chef d'eso. d'Aatorg. du 131" tnf. Orléans, nomme directeur Ecole d'artHlot'io, corps; Denis, directeur Ecole d'artillerie, corps, maintenu Dupuis, sousdirecteur, Epinal, maintenu B~rtha!, sous-direct., Versailles, maintenu Démange, on'. d'ord. gênerai Ducne.sno, c!aas6 25° Têg. Lanoronon, Oif. d'ord. gënfiral Pendexec; classa 3° rég.; Siben, attaché aux légations do la République française en Belgique et Hollande, maintenu; Paufnn do Saint-MorpI, .du 40° rëg. au .IC" Rpugicr, du 10° corps, nomme .directeur ëoolé d'art. corps Naude, recrutement, Toulouse, maintenu; Bro, otat-major, mamrtenu; Bertrand, airectout école d'Mt. 3" corps, maintenu.

~h! mais; non. ,1e drap se déchirait sous les griffes énergiques, il n'y aurait pas d'autre crise. Qu'est-ce qu'il fallait pour le guérir ? Le médecin do Barcelone l'avait; dit: luiôterson idée.éviter qu'il no fut triste ou contrario. Très bien elle parlerait au Tanaret de voir .qu'elle osait dire la chose, ça le convaincrait peut-être, le <t noy et puisqu'il la voulait en- core, tellement, la Pilareta. eh! bien, il l'aurait.

Elle était si résolue qu'elle no se sentait pas de honte. Elle se demandait seulement.anxieuse: le Tanaret me croira-t-il ï Et puis elte se rappelait des légendes qu'on racontait sur la chapelle une fois un marin étranger avait enfoncé ses doigts dans la joue du Christ. Et la chair avait cédé et le sang avait jailli aveuglant pour toujours les yeux sacrilèges ah au risque de devenir aveugle enfoncer ses doigts elle aussi se venger

Dans le grenier des rats se battirent. Plus tard, la pluie cessa. H fit beau, il fit jour. Une poussière d'or arrivait par Tescalier. La P!a reprit sa robe jeteo en travers auprès~ d'eUe, s'habilla et vintprës de Paquito. Il etaiteveille, levé sur un coude, vieilli et tourmente. Mère, dit-il en ta voyant et en fronçant les sourcils, qu'cst-co que j'ai eu, hier?. c'était.

C'était rien, fils, une colère, répondit-elle tranquillement en se nouant sous le mentor un mouchoir neuf en soie grise.

-Pourquoi une colère~

Parce que je ne voulais pas aller raconter au Tanaret. ce que je t'ai raconté.

Quoi donc?

–Mais que tu es le û!s de Qeronîmo. Pa. quito, tu sais bien 1

Ah oui 1

Il cherchait. Ses souvenirs sautaient atravers sa tête comme des chiens savants à tra-

~COl4n2iS1 GNKUS

Co!Me~?

I~es lieutecants-coloneis Saurons, directeur génie Reims, maintenu Giraud, directeur gcnie Verdun, maintenu do Fëtix, h. c., & )a disposition mimstro ouionies au Tonkin, maintenu; Uruger, directeur génie Tou), maintenu; Ringenbaol), président commission d'études génie Vcrsaiilos, maintenu.

jHe:~fH:C!M~-Co!oMC~

Les chefs de bataillon IIon~, du 6" rcg. Angers, maintenu Pons, chef génie Lyon, maintenu; Bayet, chef génie Nice, maintenu; Couderc do Fonlonguo,h. c., au service géographique do l'armée, nomme chef génie Ciormont-Fcrrand; Erard, chef génie Maubeuge, maintenu;: Linder, du 5" rog. Versailles, nomme chef génie Amiens. INTENDANCE

.S<?<M-tM)!ëM~aM< 1''° C~MC t

Anthony, de 2° classe, division Constantihc, désigne Grenoble. So:M-{M<CK{!<!M<~e~Me<' i

Childe, 3" classe, Arras, maintenu.

CORPS DE SANT~

Me~eefM~)'tMMjM'i!t!e~c!<M~ 1

Le médecin principal do 3" cl. Monart, médecin-chef de l'hôpital du Belvodëre, Tunis.

Me~ect'M ~t-MMtpa! de c!ssse f Les modeoin~-majors de i" cl. Toussaint do l'hôpital Bdgin, Saint-Mandë, a l'hôpital 'do Lille; Boisson, major auVal-de-Gr&oe, maintenu, Afg~cc~M-m~'ot'~ ~e o!aMC

Lo médecin-major do 1~ oiasso Marignac, en non-activité, désigne pour 6S° inf.; les mëdeo.-majors do S" cl. Labougie, du <15" inf., maintenu; Routier, du 0" d'artiH., maintenu; Zumbelli, des hôpitaux d'Oran, maintenu) t Cahen,dui27°inf., maintenu; Patris do Brodot,du67°!nf., r maintenu; Barbot, du iCO", maintenu; ;Bisoons, du 14S", maintenu; Senesse, du 12~ inf., maintenu; Fournial.hô-: pital d'Oran, maintenu; Benoit, dit Booer; hôpitaux d'Aï ger, maintenu..

GEMM.B.MEME

~t'e!<<e!taH<-co!oKe! Le chef d'escadron Klein, a Evraux, désigne pour commander la 13= légion.. Troupes coloniales

!N.'ANTERIB

Co~Mte! t

Le lieutenant-colonel Vincent, inf. col., maictenu. J~t'eM<eMaM<-eo'oMe!

Le chef do bat. Pierson, du 7", maintenn,

~te!f<Mta!?t<-co!oMc~ AUTILM~mN

I,ieaitenaizl:coloazei

Le chef d'escadron Qido, du 5° d'art., ëohcn Cochi!i~ chine, maintenu Indo-GMné. CORPS DE SANT~

MAfe~tx-MM~of~ ~e c~Me

Los médecins majora do 2" oiasso DetMve, du 1"' art~ & Lorient; Brau, oa activitô it. o., en Cochinohiaa. INTENDANCE

SoM.Mt<eM~ao< ~e oi'<MM

L'adjoint a l'intcndanco Bourrand, on Afrique occidentale.

Sont en outre promus au grade supérieur un grand nombre de capitaines, lieutenants, sous-lieutenants et assimiles.

La promotion de Pâques est suivie de nombreuses mutations dans toutes les armes.

NOUVELLE~ DU JOUR A la Société française de secours aux blessés « A cOtë de la Société française de secours aux blesses militaires des armées de terre et de mer, deux Sociétés qui ne sont ni des concurrentes ni des rivales, mais des amies, et avec lesquelles elle a tout récemment conclu un pacte d'alliance, ont été créées. Sur celles-ci, la première a le privilège de l'ancienneté elle est donc en quelque sorte leur douairière, et, comme toute douairière qui se respecte, elle possède des parchemins. Ce sont ces parchemins qu'un orateur distingue va étaler ce soir, devant nous. » En ces termes, M. le comte d'Haussonviile, de l'Académie française, qui présidait samedi soir, à la salla dos ingénieurs, rue Blanche, une reunion organisée par la Société de secours aux blessés donnait la parole à M. François de Witt-Guizot, pour développer sa très intéressante conférence a La Croix-Rouge at le service obligatoire des Françaises, hier et d&- iuain. La Croix-Rougo fut fondée en 1864. Ses étapes sont t la campagne franco-allemande 1870-71, la campagne de Chine en 190i, la guerre russo-japonaise de 1905. Au mois de juillet 1870, elle comptait 300 adhérents son avoir était un titre de rente de 135 fr. 3 0/0, et un solde liquide do 1,380 fr. La guerre est déclarée. Quel réveil, et aussi quel clan! Le 25 août, la Sociétés a déjà recueilli 2,703,000 fr. A la nn de la campagne, on a. soigne 110,000 hommes, rapatrie 26.000 malades et Messes, dépensa pour cette assistance plus de 1S mil- lions. Pendant l'expédition do Chine 1900-1901, la So- cict6 a affrète a ses frais un navire-hôpital qu'elle a envoyé dans les eaux de Takou son délègue, M. do Valence, a pris la direction do l'hôpital do Nagasaki ) 1 elle a fait, dans le Pe-chi-Li, des distributions abon- dantes aux postes du corps expéditionnaire. Plus do 8 millions sont envoyés aux corps d'occupation en Algérie, Tunisie, Tonking', Soudan, Sénégal, Dahomey et Madagascar. Enfin, en 1905, elle transforme et aménage- le navire-hôpital O''e! ot envoie au Japon S hôpitaux de campagne, dépensant ainsi plus do 300,000 f~ Aujoui'd.'hui.IaSooiôto compte 570 com~ tes, 313 d'hommes' et ''858 de dames, représentant 55,000 membres. MH6 a prépare pour le temps dp guerre: 88 infirmeries de gare, 26 hôpitaux de campagne et 338 hôpitaux auxiliaires de territoire, 36 dispensaires-écoles ont été fondes qui ont déjà instruit 8,388 infirmières. EnSn, en vue do compléter leur en- saignement, un hôpital de 50 lits sera bientôt construit, dont l'emplacement vient d'être arrûte dans le quartier do la Maison-Blanche.

A cette conférence qui a été un très grand et trÈa légitime succèa pour M. de Witt-Guizot, nous avons remarque MM. le professeur Guyon, général Lanty, de Chabaud-Latour, Biollay, conseiller à la Cour des comptes général .Recamicr, général d'Amboix de Larbont, comte do Kervegucn, gênerai Bary, m6d<icin principal Lortat-Jacob, comte de Cosse-Brissac, général Dulac, de Monbrison, de Valence, baron Rqberty, docteur Abrand, Jacques Faurc, etc. La comité des Dames était représente par Mmes générale Voisin et Biollay, vice-présidentes; marquise de Mac-Mahon, comtesse de Pourtales, générale Hervé, Bourgoing, Cornelis Witt, FortouJ, Rousseau, Dollfuss, de Monbrison, veuve Pean, Henri Morel d'Arleux, baronne de Kiopstcin, amirale de La Jonchèro, Gallay, comtesse de Boisboissel, vicomtese de Roussy do Sales, Abran, etc.. L'Union des Femmes de Franco y avait déléguô Mmos Pérouse, présidente, et Maruioz, secrétaire.

Conseil d'Etat

~gc<tOM< aM C<MMe:~ y~~t'a:! ~f:KS yy~de. 'No~s aYons, on se souvient, successivcHient annonce que les élect.ions au Conseil g6n6ral de l'ôtabUs~oment do

vers un cercle de barrique. Sa tête les contenait un quart de seconde et puis ils s'en allaient, hormis un qui tenait par des crampons de feu et qui était le désir de Pilar.

–Alors?

–Eh! bien alors. 61s. qu'est-ca que tu veux? Je vais aller dire la chose au Tanaret. puisqu'il te la faut la < noya. »

Les yeux jaunes brUlèrent d'une joie stupido et véhémente. –Tu crois que je l'aurai? 1

–Qui sait?. Reste au lit Paquito, dors encore. Tu te lèveras quand je rentrerai. Elle s'en alla, fermant chaque porte derrière elle. Sur la route elle ne pensait plus & rien, elle savait qu'il fallait accomplir une chose, elle ~accomplissait, voilà tout. EMe marchait très vite, son visage maigre serre dans le mouchoir gris, ses yeux creuses comme si d'un coup mauvais on les lui eut enfonces dans le crâne.

Francisca était a la messe, mais bien d'autres qui balayaient et arrosa'ient d'eau fraîche las couloirs de leurs maisons souhaitèrent à dona Pia.une bonne journée. Deux femmes promenaient par la rue matinale une claie ronda se convulsaient sur des algues, les poissons blancs, bleus et rosés-poches pendant la nuit, et les grosses mains ecorchees retournaient devant les acheteurs les bètejs encore vivantes. Devant la porte du droguiste des pois chichës trempaient dans une terrine, des espadrilles pendaient bordées ~le cordons éclatants. Tout autour de la boutique uottait l'odeur de la morue sèche, du lard rance et la canelle. La Pia entra. Il faisait sombre. Une porte, au fond s'entr'ouvrait sur les feuilles vertes d'un petit jardin.

Ave Maria.

Elle attendit adossée contre des sacs remplis de fèves dures st sentant la poussière,

Karikai (Inde française) et les élections municipales de la commune de la Grande-Aldée (môme établissement) a la suite desquelles avaient été proclamés dos partisans du grand électeur Chanemougan, venaient d'être l'objet de la partdala Hanto Assemblée d~annulations pour manoeuvres et fraudes. Le parti brahmanique, dominant dans nos établissements de la côte de Coromandel, continue & no pas trouver grâce devant le Conseil d'Etat statuant au contentieux.. €? parti réclamait, cette fois, l'annulation des élections au Conseil général de Pondichéry, p')ur la i''° liste (celle des Européens, descendants d'Européens et assimilés), élections ayant abouti & la proclamation de trois de leurs adversaires déclarés. MM. Gœbelé, Gaston de Nanteuil et Filatrion, avec prôs de 90 voix de majorité, d'ailleurs, sur 400 votants.

Le Conseil d'Etat a refusé de faire droit a la requête, fondée sur de prétendues manoauvres antérieures aux opérations. En quelques mots, le commissaire du gouvernement n'avait pas eu de peine à prouver que l'enquête sur les faits invoqués d'embauchage momentané d'ouvriers par des industriels de l'établissement, do distribution d'argent et do boisson démontrait parfaitement l'inanité des griefs allé-

gués.

Les r~M?'MS<M accoKtpKMaKf MMg jpsWo~c d'inS<)'MC<tOK_peM!MMM',C:M COMrS (~'MHSperMMSMM, t~o~r au lieu de ?8Mr ~oMMe~s ? Telle est la question qui se posait devant le Conseil d'Etat statuant au contentieux, à propos d'une élection au Conseil .d'arrondissement, dans le canton de Vitry-enArtois (Pas-de-Calais). Le Conseil do préfecture, ayant prononcé l'annulation do l'élection de M. Pilat, par le motif que trente réservistes, non en congé régulier, avaient voté, et, qu'après déduction de ces trente votes, le candidat proclamé ne conservait plus la majorité, M. Pilat faisait un recours en déclarant que depuis la loi du SI mars 1905, les réservistes pouvaient voter; il se fondait sur les travaux préparatoires de la loi nouvelle.

Le Conseil d'Etat a repousse sa prétention. Il a maintenu, sur ce point, sa jurisprudence antérieure, ~qui déduisait du nombre des suffrages valablement exprimés ceux des militaires non pourvus de congés de plus de trente jours. La Haute Assemblée no pouvait d'ailleurs statuer autrement. Car le texte do la loi nouvelle sur le vote des militaires est cop~ sur les dispositions anciennes; ne peuvent toujours voter que les militaires on congé, c'est-à-dire aux termes du décret du 1" mars 1890, ceux ayant une absence autorisée de plus de trente jours. Et, d'autre part, la loi de 1905 restreint formellement la faculté d'obtention de congé aux cas do maladie, de convalescence ou de réforme temporaire. Les réservistes qui font vingt-huit jours, ne pourront jamais justiuer d'un congé de p~Ms de <i''gn<e .ours donc les réservistes ne pourront, au cours d'une période d'instruction ea~<i!MeM~K/ ~o<er. C'est ce point qu'il nous a paru utile de signaler.

Torrents et avalanches

La station balnéaire de Barëges vient d'être saccade par une avalanche, trois habitants ont péri sous les décombres; du Casino et do la plupart des habitations il ne subsiste que des ruines; le mois précèdent, le chef-lieu d'une commune des Pyrénées-Orientales était détruit do même façon; doTaiau il n'est resté que deux maisons; Barèges est le cinquième village français bouleversé en montagne depuis moins do six mois. Fourneaux et Betpouey avaient été la proie des torrents les cadavres d'Ouzous ne sont pas encore ramenés au jour que Tatau et Barëges disparaissent sous de nouveaux amas de rochers et de neiges. Il y a toujours eu des désastres causés par les torrents ou les avalanches, avec leur sinistre cortège de misères et do deuils, mais ils étaient moins fréquents jamais on n'avait vu pareille accumulation de ces ruines, qui se multiplient & mesure que s'accentue- la dégradation de nos montagnes.

Leur repartition aussi se modiue

Les torrents seuls étaient dangereux pour les villages échelonnes dans leurs vallées et les habitations étaient généralement à l'abri dos avalanches qui ne trouvaient sur leur parcours que des solitudes à dévaster Mais la destruction successive des bois qui couronnaient les sommets a multiplié le nombre des avalanches et des couloirs qui leur livrent passage les espaces protèges contre les terribles dégâts deviennent do plus en plus restreints.

Le montagnard est victime d'un régime pastoral t[ui semble incarner tous les éléments de destruction en sacriuant l'arbre au mouton, il a perdu son plus précieux auxiliaire; c'est Farbre qui maintient la terre aux ftancs des montagnes, qui roticNt la neige au lieu de la, laisser glisser sur un sol dépouille, qui faitihûitrer dans losol l'eau destinée à l'alimentation des sources et à l'arrosage des pelouses. L'élevage du bétail est la principale ressource dos montagnards, mais il ne peut être prospôro qu'avec le concours de l'arbre, dont la destruction inconsidérée décime depuis un demi-siècle la population et le ttétail dans les Pyrénées et les Alpes.

Sans arbres, pas d'industrie pastorale, sans bétail, pas de montagnards; en oubliant l'arbre pour le bétail, l'homme accélère les éléments do ruine et s'engage dans une impasse sans issue.

C'est à cette situation lamentable que l'Association centrale pour l'aménagement des 'montagnes (1) a cherché une solution. Pour concilier la prospérité pastorale avec la reconstitution des bois indispensables & la conservation du sol et préparer aux montagnards des richesses avenir sans qu'ils aient à faire de sacrinces dans le présent, elle a institué une méthode désintéressée qu'elle applique depuis doux ans dans les Pyrénées et que l'Association dauphinoise a propagée dans les Alpes. Ses leçons de choses ont déjà réalisé d'importantes améliorations sur ses territoires d'essais en procurant de sérieux avantages aux communes et aux particuliers. Elles consistent surtout dans l'amélioration immédiate des ressources des pelouses qui permet, sans réduire le bétail des usagers, de mettre une partia du sol à l'abri du pacage pour la reboiser ou la transformer en pâturages boisés.

Les détails d'application devant être extrêmement divers, suivant les circonstances locales, l'Association désintéressée a fait appel à toutes les compétences dans ses Congres de Bordeaux 1905 et de Pau i906, et porté ses investigations dans diverses régions elle emploie, suivant les cas, la location, les subventions ou la propagande à la réalisation du programme que résume sa devise

< SaMcer ~c( terre de !<!jpaMe/ r

Une brillante matinée poétique a <!M donnée, hier, par notre confrët'a, M. Aloanter de Bra.hm, daus ses salons, <lontsa:cbacmantofom!no faisait les honneurs. Dans l'assistance~ duchesse de Rohan, duchesse uouairiCrB (1) Siège social a Bordeaux, i42, rue de Pessac..

La porte du petit jardin s'ouvrit entièrement: le Tanaret parut. Avec sa veste d'alpaga, ses lunettes et le noticiero qu'il tenait & la main il avait à peu près l'air d'un seno, mais d'un seno de treize a. la douzaine, petit, rond, crasseux, les cheveux maigres, la peau grasse et plus tachée qu'une pomme véreuse, la nez énorme, la bouche allongée en museau, le menton fuyant.

Holà dona Pia, como va? s'axclama-t-il jovialement.

H ne la connaissait que de réputation et elle ne lui avait jamais dit seulement bonsoir, mais il avait pour habitude, toutes les fois que quoiqu'un entrait dans sa boutique, fût-ce pour acheter un domi-real do saindoux ou une <: buti farra de trois centimes, de soudain déborder de contentement atïectueux. IL s'informait de toute la famille, parlait du temps, des fêtes et unalomcnt tendait la marchandise comme on offre un bouquet, espérant par ces gaies et galantes manières; faire la conquête du village donJM'hostiUté menaçait de le ruiner. C'est le premier' jour que vous me faites l'honneur d'entrer chez moi, dona Pia. serviteur, ma maison est la voira et qu'est-ce qu'il vous faut?das massepains de Valence! j'en ai reçu ce matin deux boîtes fraîches.

La Pia dit brièvement:

–Je ne veux rien. Je viens à propos de mon uls.

Lo Tanaret, troublé, tourna le dos, ouvrit le til'oi.rau~caféetsemitàremuer les mesures. EUe venait lui reprocher ses histoires de l'autre jour, bien sûr. Voilà qui arrangerait bien sas affaires dans le pays s'il s'était fait une ennemie de cette femme.

Tanaret!

–Quoi?

Ecoutez-mo!, < sisplaou

J'écoute, dona Pi&.

do la. Roche Cuyon,baronno de Bayo, comtesse do La Ro chocantin, comte et comtesse doMagallon, M.E.Worms, do l'Institut M. et Mme Jean Rameau, M. et Mme Rambosson les poëtest.ucienPaM,Tii6odoroMauroi', Antoine GaUet, André Delacour, Gaston do Ramis, VitalBadin, etc.

Une vingtaine d'auditions dos plus attrayantes, parmi lesquelles JBt'6ei'o< ~cwoMCM, de Mme de Baya. Le ~eKr<r!'e)', do M. Y. Rabouvin, loa beaux vers de Mmo do H.ohan, et'r~lyoM:e, d'A!eantcr de Brahm, ont donne a cette réunion le caraetûro le plus agréable. `

Un comité vient do so former pour honorer la ïn6moiro du regrette professeur Pierre BufUn.

U ouvre une souscription en vue do fonder uno consultation de nourrissons destines a ctro une écolo pratique do puériculture et qui .portera le nom do Piei'fo Uudin.

Locomitcd'ini'.iative est présidé par M. Paul Strauss, sénateur, président do la Ligue contre la mortalité infantilo et a pour trésorier M. 0. Doin, éditeur, 8, place d8 l'Odoon.

Une conférence avec projections sera faite a l'Exposition de l'ofnoe colonial, sous la présidence do M. Paul Doumor, députe, par M. le docteur Turquet, du Muséum, membre do l'expédition Charcot, sur son voyage a.u pôle Sud, le mercredi 27 mars courant, a trois heures du soir.

La Société des engagés volontaires do -1870-1871 de la Gironde organise uno grande fêta fédérale des dif'M'entes Sociétés d'engagés volontaires de 1870-1871 do Franco ot des colotUes qui aura lieu a Bordeaux au mois do juin prochain.

Les Sociétés qu! n'ont pas encore adhërd, ou qui desiront dos renseignements, sont priées do s'adresser a M. Lasaigties, président do la section girondine, 33, ruo do Miraii, a Bordoaux.

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FAITS DIVERS

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Kje temps. Bureau .central météorologique. En France, lo temps va rester beau et frais. A Paris,hier,nuageux.

La température moyenne, 4"5, a etô inférieure do 3"3 à la normale (6°8). Depuis hier midi température maximum 9°4, minimum –2"8.

A la tour EUFel, maximum 5"4 leS4 à 4 h. du soir minimum 1°8 le 35 à 6 h. du matin.

Pression barométrique, à. 7 h. du matliL, 773~'°4 stationnaire à 10 heures.

D~M cWM~MM pOMf NMM. 3-4, 9-M, IS-16, S3-S4, 30-31.. .1

B~a fa!fe amx'jau~ana. Durant toute la journée d'hier, une foule compacte s'est pressée sur le boulevard Richard-Lenoir. 'Los étalages dos marchands de jambons et saucissons do toutes sortes et de tous pays, ainsi quo ceux des marchands de <: ferraille):-ont eu un vif succès, et on y a fait de nombreux achats.

Les débitants de vins des voies adjacentes, ceux de la rue du Chemin-Vert en particulier, ont fait de belles recettes; car, selon l'usage, ou. va goûter les victuailles que l'on vient d'acheter.

Cyeitste Messe. Sur la place du Trocadéro, une voiture do maître a renverse, hier après-midi, le cycliste bien connu, Charles Hommoy, président do l'Association des cyclistes de la presse, demeurant, 3, rue BailleuL

Précipité sous les roues do la voiture, Charles Hommey a eu le crâne fracturé et a reçu do graves contusions sur le corps. On l'a transporte immédiatement à l'hôpital Beaujon, où son état est considère comme très grave.

Charles Hommey est un cyolisteporteur du JoM~'Ha~ c~M Z)j&a<s depuis quinze ans. Nous souhaitons sa prompte guérison.

B~es médicaments des MMfnt!ef8. Le procureur général de Rennes, averti par l'opinion publique, vient d'ordonner la saisie de 31 coffres de pharmacie, dont la plupart dos médicaments étaient falsines et qui avaient été livrés par un pharmacien do SaintMalo, M. Gousse, à des bateaux morutiers qui partaient pour Terre-Neuve.

Une commission nt ouvrir le premier cotfre. Cette commission constata que divers produits étaient altères et no repondaient pas, comme composition, aux exigences du Codex. L'iodoforme, notamment, était additionné d'une poudre blanche, insoluble dans l'éthor, dont on ne put déterminer la nature (probablement do l'acide borique); le flacon devant renfermer de l'alcool camphre dégageait une odeur très caractéristique d'alcool méthylique, vulgairement appelé <: esprit do bois ». Des lors, aucun doute possible; tes médicaments étaient falsifiés.

En présence de ces deux constatations, les membres de la commission, absolument stupéfaits, refusèrent do laisser passer les coS'res. Interrogé, M. Gousse avoua que tous les autres coures contenant des médicaments préparés par lui étaient dans les mêmes conditions.

Cette an'airo a soulevé dans le pays une très vive émotion. MepfeseMtaHema &f<MtMces. Les artistes du théâtre do Saint-Denis Ee sont. subitement mis on grève, hier soir, au milieu de la représentation. Ils venaient d'apprendre que la Mûetto avait été saisie par un huissier.

Aussitôt, les spectateurs demandèrent le remboursement de leurs places. Le directeur n'ayant pu faire droit à leur demande, il s' nsuivit une violente manifestation. Des meubles furent brisés; une cinquantaine de sièges ont été emportés par des spectateurs mécontents.

Pendant ces scènes de désordre, un gendarme et un agent ont été légèrement blessés à la tcto. Une enquête est ouverte par le .commisaairo do police.

tLIm vUtase <tetyn!t p<m te fem~ "-<'Un viflent inCendte, 'dont'les cans.ea! sont inoonnu'es, vient do détruire entièrement le village d~Aj'sailles, commune do Faux-la-Montagne (Creuse).

Les pertes, non encore évaluées, sont supportées par dix-sept propriétaires, do nombreuses personnes sont sans abri; des secours immédiats août demandés a la préfecture de la Creuse. ('DS Mo<re con'espo~-

daM~

Marncau dëtrmt<. Un incèndia.dont les causes ne sont pas encore connues, a détruit hier le hameau de Planay, près Lachambre (Savoie).

Vingt et un corps do bâtiments ont été détruits. Une jeune nlle de dix-sept ans), Mile Mario Vinit, a été carbonisËe dans la maison qu'elle habitait. EtMpeisonmcuMBt taystérteas. On mande do Marseille qu'à la suite do nombreuses lettres adresséoa au parquet de cette Yillc. le procureur do la République, M. Brousse, a chargé M. Cavaillon, juge d'instruction, d'une affaire délicate dans le genre de l'affaire Massot.

U y a un mois et demi à peu près mourait une des personnes les plus en vue do Marseille. Le certificat médical indiquait que la mort résultait d'une pneumonie infectieuse. Mais, suivant certains renseignements, il paraîtrait qu'on est en présence d'un cas d'empoisonnement.

On pratiquera domaiu matin l'exhumation du cadavre et le docteur Dufour, médecin légiste, pratiquera l'autopsîo.

PAUL DESCOMBES.

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S A !j<! A H& N~~ ~~RciER,

ky fn JaJ 'U' JL ILP' fSL aU MF WJ k? 1 t i00, Faubourg St-Àntoina, Paru

Alors, véhémente, sa dignité tranquille la lâchant brusquement, avec des gestes saccades, des coups de voix aigus qui se moquaient de la rue et des voisins, elle parla, tandis que l'autre, appuyé des deuxmains au comptoir, la laissait dire, ahuri.

< Vaque mon fils aime la Pilar. vous le savez bien et vous pouvez en être Gers tous les deux. il a de l'argent à la banque do Barcelone, Paquito. et des terres. et notre famille. c'est notre famille. au Ueu que. ennn je ne veux rien vous dire do méchant, Tanaret, mais je vous rssure bien que je n'ai pas poussé le < noy & la chercher, votre 6119. Seulement, quoi? quand il était petit, je ne savais pas lui refuser une tranche do melon et ça le rendait pourtant malade. Pour ça aussi j'aurais dit oui. vous pouvez m'en remercier môme. Et voilà que c'est vous à présent qui ne voulez pas. vous vous vous ayez peur que Paquito. qu'il ne lui vienne la maladie de son père. Ay son père. Dites un peu, est-ce que vousie savez qui est son père, Tanar~tï Est-ce quevoussavezsije. `

Sivous' dôflaPia,femme, qu'est-ce que vous dites? 1

Ses prunelles rousses coulées au coin des yeux, elle le regarda avec un demi-haussemont d'épaules, un demi-sourire, une canaillerio qui lui était venue tout d'un coup, parce qu'il le fallait, et si convaincante que le Tanaret~ après avoir dévisagé la femme, éclata do rire, brutalement, en tapant des mains.

Vous Pia vous ah par exemple. Il se caima de suite, prudent, cherchant à comprendre. Pilar no lui avait parlô de rien la coquine, ni de l'accord, ni de la rupture. La rupture, c'est à lui qu'elle ôtàit due, parbleu! Ses souvenirs d'hôpital, l'autre jour, au café Neuf, avaient épouvanté la petite. Une si belle affaire! un mariage incroyable. mais ri&nL.

Cosoîr: THËATRES

Au the&tro du Grand-Guignol, a. neuf heures, premières roprcsontatiOMsde:

La 7-*e<t<e M~tM~ ~M!c!<}f, pièce no MM. Robert Soheffor et Georges Lignorey.

L'~iMneM, picco de MM. Hcnr: Grëjois ot Gabriel Tailot.

La ~eM!MM axa; <feMa; ~o/ pieeo do MM. Auguste Potyt et Joseph Ponoet.. ·

Pen'o~e~ ~g~M~, pièce do M. Edwards.

~My:t Ma:~ pièce de M. Marcel Manohex.

La Comédie française donnera demain soi' mardi un acte déjà applaudi, Ffeif! ~'at' do Gabriel Vicaire et. M. Jules Trufnor..

Aux concerts Colonne Vendredi saint, a 8 hcurea et dénué du so.r, au th&tro du Chatelet, grand festival avec le concours de MM. Raoul Pugno et Piamoadon. Voici les grandes lignes du programme

Bach-Hœndol suite d'orchestre, concerto pour piano (M. Raoul Pugno); air d~t .MeMte (M. Piamondon). Berlioz !'2i'M/a?;cc dK CAt-M< le Repos do ia SainteFamille (M. Plamondo et leR chœurs).

César Franck t JM~en~MoM.' Morceau symphoniquo, Variations symphoniques (M. Raoul Pugno) la Procession (M. Plamondon).

R. Wagner grande scène religieuse de .f'aMt/M (chœurft

eL orchestre).

Chœurs ot orchestre 850 exécutants sous la direction do M. Ed. Co!onno.

M. Gamior. qui, depuis l'ouverture de son théâtre, a paye de sa personne et de son talent pendant plus de MO représentations a pris la semaine dernière deux ou trois soirées de repos pondant lesquelles il a ot6 remplace par l'excellent M. Janvier.

Mais il a repris depuis vendredi pour no plus l'abandonner, sa curieuse interprétation d'Alexis Karénine, dans la belle piëce do M. Edmond Guiraud, où. triomphe' chaque jour Mme Andrée Megard.

–MmeSarahBernhardt,quiad6jatant fait pour les poètes, vient de prêter graotousemont son théâtre aux organisateurs de la représentation du drame historique on vers de M. André Avôze, <c .Pn'Mce (Cdsar Borgia), qui aura lieu prochainement au bénéfice do la caisse de secours delà Société dos poètes français, avec lo gracieux concours do M. do Max.

La pièce do MM. Pierre DeoouiccUe et Georges Borr, Dt'.r M!'MM<M <ai<<o, ne sora pas jouëo au thë&tro du Palais-Royal. Les auteurs ont repris avant-hier leur manuscrit et leur liberté.

Usent immédiatement traite avec le directeur d'une scôno boulovardiore ot parisienne, pour la représentation de cotte même pièce au début de l'hiver prochain. Spectacles do la semaine

A l'Opéra: co soir, ,S<M<w et DaHfa, MaMeMs; mercredi, ~< T-'a~)'e; vendredi saint et samedi saint, rel&che.

A la .Comédie française oo soir, .E~cch'c, !e ~o'/<tye fi'c M. Pern'eAoM/nnu'di (abonnement), Z)<t7 ftmoMt-CM.T, M<'MM ~'s~))'t7, .iVteoMtMe; mercredi, Jett <'<e <'<:M<ot<r e< ~M /t<fMr~, ~rc ~c&o?MM)'< jeudi, vendredi, samedi, relâche; dimanche (réouverture), le soir, .E~ch-e, ?ar<M/?B,- lundi !< avril(matinee), a 1 h. 1/2, j!'f'<t-a;!<?-e (soirée), ~a~o~~tMe~g JbMfeKce, MoH~eoA <'oMx'eM)t!fte; mardi (matinée, a 1 h. 1/2), .E~'<rc, fe CcM~re ~e M. 7~oK'!e: A l'Opera-Comiquo co soir, a 8 h. (représentation populairo a prix réduits), jBa'?'&:er de Sëft~e, ~M A'c<M JeaMKeMe mardi, a 8 h., 6'a)'Me;t mercredi, & 8 t! A/aKo?t jeudi saint et samedi saint, a 8 h.j AjfarM-?~cMMe, Sc~MM a~aeM')M!M.

A l'Odonn ce soir (l''° série d'abonnement du lundi), la C)*<!M~f!)'e, ~ot-~e; mardi et mercredi, !a ~s~<e c!<: <'a~6c MoM)'c<; jeudi (matinée et soirëo), ~OMph d'~r:<Ka</t:'e et ~c FM}/ WMMt'e ~e Pa~xt'oM; vendredi saint, mémo spectaele samedi, i'a ~'aH~e ~c ~stM ~oMt'et. Maigre los épidémies de-grippe et de vaccination qui sévissent on ce moment sur les Parisiennes, ia .matines donnée le dimanche 24 mars par Mme Vieuxtemps pour l'audition des ôioves de ses classes de chant a été dos plus roussies. Grand succès pourlea ensembles ainsi que pour Mlles Maudo Tulles, Maréchal et Mil!. Ch. Grandmougin prêtait Je concours do son grand talent, et lo petit Jean Viouxtomps, olôve do M. Georges DesmontSt taisait brillamment ses débuts do violoncelliste. TIRAGES FINANCIERS

VlU~E DE-PARIS 1899

Le numéro 339448 est rpntbonrs6 par 100,000 fr.. Les 8 numéros 6338 114118 sont remboursas cha-' cunpariO.OOOfr.

30 autres numéros sont rembourses chacun, par 1,000 fr.

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Versaments rocua do 6,077 dëpoaants, dont 523 nouveaux, 528,719 fr. 1 Romboursomonts & 3,316 dopoaa.nts, dont 571 pour solde,812,274fr.85.

Rentes achetées h la demanda des déposants pour un capital do 157,385 fr. 69.

BIBLIOGRAPHIE

LE LAROUSSEI~EMSUEL L'annonce do l'apparition prochaine du ~KroMMf weMSMc~ a provoqué do toutes parts une .très vive curiosité. C'est demain que parait le premier fascicule do ce nouveau périodique dont il n'existe aucun équivalent et dont on désirait; depuis longtemps la venue.

.DEPLACEMENTS ET VILLEGIATURES DE NOS ABONNES

PAms. MM. Fernand de Jouvencel, la vicomte de

RiIly-d'OysonyiUo.

Mmos la comtesse do Lauriston, la. marquise de Lubersac, Margantin, H. Sehneider.

BANHEUE. MM. Nivert, & Neui ly Loopold Sudro, 9. Biovres.

PnoviNCE. MM. Adrien Audibert, a Cremieu; Eugène Boutron, &Boissettes; Chaumat,'a Hérisson; le.comte H. de Courcy, a Aroachon A. Fortin, h Bordeaux lo comte F. do Grunne, au château de la Roeho-on-Brenil Louis Homollo, a Houlgato Paul de Lagasnerie, h Villetiouve! lo confto do haTtûlayo, au chat'ë'&u'dë Piorronttp;! Artitut- Lemàire, &' Saint-Jean-d~-Lux l'abbé Léman, a Watralos Tabbe E. Lesne, a Oisy-Io-Vorger Leulier, & Courtevrault; C.Mouchet, & Huannc-Montmartin lo marquis de Piolono, a la Gravino Edouard Roohcr()Ucs,aBormos; Rogor-Duclerq, aCharentou-duChor Soulango-Bodin, tt Biarritz.

Mmes Duperriou, a Juan-las-Pins la comtesse Henri Plater-Syberg, a Saint-Raphaël la 'marquise du Vivier, a. Salies-do-Bëarn Brouzet, a DieuleAt .Chanu, à Dax; la comtesse Desvcrnay, auch&toaudoChonovoux; Robert Paris, a Avenay; Peooul, a Cannes.

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n'était perdu. H fallait que le garçon y tint rudement & la Pilar pour que la more aûn do le décider lui le Tanaret, vint lui raconter de pareilles histoires. rudement. Il rit do nouveau. Trois dents noires hérissaient ses gensives violettes.

Alors, la Pia se mit a rïre comme lui. Elle s'était rapprochée, elle avait posé ses mains sur la comptoir.ses doigts maigres touchaient les doigts carrés et sales.

Eh oui je ne suis pas la seule, Tanarat. Seulement, les autres, ça se sait toujours un peu.moi, j'étais plus Sue, et puis, ça m'était commode. avec mon mari absent toutes les nuits. et notre maison sans voisins sur la carretera.

Elle cherchait des détails pourle convaincre. Notre argent, vous savez; c'est du père do Paquito qu'il nous vient. c'était Géronimo, mon cousin. <s: l'amôrica vous avez bien entendu parler! ah! vous pouvez etra tranquille, Tanaret, votre Slla ne sera pas battue, ni malheureuse. c'est du bon sang que le sang de Paquito. Si jo no vous avais pas raconte cela, vous n'auri ez jamais-voulu. heiat Tanaret, et je vous comprends. leËIs d'un fou. Bien sûr, j'aurais mieux aimé qu'on continue à ne rien savoir dans le pays! mais bah! j'aime mieux. dire la vérité et que Paquito soit heureux. aussi bien c'est si loin. le temps est passe de s'amuser-

Passé! hé! la belle, 6t le Tanaret en M collant sur le poignet sa main molle. La Pia na se dégagea qu'au bout d'un moment, étoile riait d'une façon plus aigue.

Voyons! Tanaret. à présent est-ce que vous défondrez encore a la petite de voir Paquito.

Non! mais non. Tenez Pia, venez là; nous causerons mieux.

(A M~fe.)


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~30.. MO. 5..Dï'(AK:TE(Soc.centra)cde,nov.t)ne 6i)3. 655.. <M33Suez(Soc.civite).anv. "3.'): (juest21/20/0i835.oct. 3M7.) a:)3.. ConsoitdatedGotduetds. 103.. 10~50 A 25. 7'7 T..MOKSOX-UOUSTOS.juiUcttine 7~0;. 7Xi. 790.t2.t33Suez.actd<!JOMiss..janv.ssM..3S40 Ouost-A)Mrien30/0.maM «S. Harpener.1521..t525.. j, 13 Qrosdi-Baci:Kvricr SH. SudFraut;aSO/0.oct. ~3.. 4~1.. Huanchaca. ISt-50 MO.. A

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40/0 S7 .25AMBKT:R40/01890.janvier!hnc MTo S075) ~.) UnionctPhSnixespagnoi 4?)j.. 475 Andaiou3(t"s6ri<3)n.est. XM.. 3t750 LancnstcrGoidMininK' 13~ 2.) ~3.. L 40/0 C!CO 4C/01MO.oct.jtme t 17. Crf;d.Fonc.Kt;ypte.t'6vrier 7:t5.. 732 Andatnus~'f.&riejn.cst. :!19.. 313.. LaunumfM'ec. M50 )'S5') h 40/0 ")35 -.iOACTB!CHE40/Oor.nov.!cpt. 0995 N9256 15. WaMns-Lits~mai 374.. S7t Autrichien6(t"))yp.)mar.~ 4SS.. 430.. MayConsolidated. G050 MM E 40/0 S3SO .la)!RES!L40/OorlSSJ.oct.ttme 8375 S375! S~c°etRaftin.).;gypte. 49. AutrieMens(2'hyp.)mars '5M- Moxambtquo. ~375 2225 50/0 10'). oMig.SO/OFundingjanY.jtme t ï5. Tram.PariitctSeine.jniii. 4M. A)itrichic)ist4'hyp.)mars :sewnpch. 32 = 25.93. l..BH.(.ABE50/Oort902.marscpt. 49t. 490.. <?.. j 445 Banque d'Atg6rie.nov.i335..t370 Autrieh!eM(seri(iA).mars 42350 4x1.. KewhteynKstatc. 3aSj 3450 25.. 'M 25 .C}mO!S50/Oorl902.marscpt. 500. MO.. j 4~ nannuoIn(!o-Cbino..janv.i3N. Lombards 3 0/0.janvier 321.. 32025 Piatmo. 5M.. 557.. 40/C 10360 .30EaïtTE70/0(I)ettcUnilt':o).nov.cpt. -M3(i0 103506 jg Saas-Comp'Entrep'.janv. 27.1.. ~7050 Lombards30/0nouv.oet. 3î5.. 325.. Randfontem. 3350 4025 31/2 MOSO .50 Detteprivil.31/2.oct.cpt. 10030 103.. [ cSbiestÉi&a'raphitfues. 2575 Lomhards4.0/0nonv.nov. 4U.S.. 49750 Rand~ftnes. 161.. 10~ 40/0 M75 .45ESP.4.CKE(ExMrienre)40/0.cph M50 U4KO! ~o. EanxdoYichy(C')..janY.iSM..18M.. Nord-HKpaKne(i"hy.).oct. 375.. 370.. RobmMn.Decp. 185.: M4M o. s-'M .05 jottissancsjanYier. tme Ci45 45 !;460 GO 6430 30 M659 Ectair-.ehaua'.forcemot. Mi. Nord-Espagnc(!"hy.).oct. 39b.. 895.. Robjnson. 219.. 214.. 40/0 P4&0 60 .40!tO*(GMH407')or.janviercpt. M40 40 t)4Mj GazetMa~x.janvier co:).. (!Q3.. Nord-Espa!rne(3'hy)janv. !'07.. 39; RnacDMpLtmitsd. 10:)50 m.. 3M 10230 .20HA!t::<33/40/()jusnn'aûnl9Utcnt. 10210 10310B (;o. nazcentrai.cet.i5M..t49U.. BarcciO!tC-Priort).6.)anv. 353.. 357 !-imui)BretJaHk. 33iS S3.. 10345 45 .'25 Jouissancujanvier.)tme 10220 10~25 10220e eaxnënërai.janvier 3;!75 Portugais30/0r.nxc.janv. 370. Tharsis. 2'0.. SOG.. 40/C sS50 .05ÏAroXAI840/Ol905.janvicrcpt. !HS5 SS4'5t 40 n3mbroY<'a(Mine.s)..janv.fS4')..12K' Portu~ait,0/0r.variab)e 32050 320 TransvaatCons.Land. &625 5375 30/'j c-SSO .rOït'Ht:AM30/Oi"ii6rie..janv.tme 6880 6S-SOM 8S54H))inac(Houii).<r.).d&c.t740. Ru.ssc40/ORiaMn-OnraIsk 372. TransvaatCotdtietds. 27.. 27.. 3 40''0 t)',10 .EOC!HK!E40/0. janv.cpt.S C5..M~nesdeCourri&rcs.janv. 2750 Rnsso.iO/OMoscoM-Kiow.S70. VayDykPMpnetary. '0.. 33.. C 40/0 ?75 40/Oi905s6rieB..oct.cpt. ")a MO noi<:o(~in<!sdu).mai5525..540~ Rui!se40/OMosc.-Windan. 372. \iiiage~famRcct. i)?., H50 (. B! M..Carmanx)Mincsde)..nov.t3S8..tSt5 Sa!onique-Constat)t.oet. 34S.. 3tl WernntN- ~.M 75 D

<i0,'6"'<?945 .œKt)SaE(Gons.tO/0.i")~r..).~anT.cpt. 7640 MMt 30..Escom)'rM'a-BteyJ)M'K.)anv~,74S.. 7il .Saraep<isc.)l"byp.)..janv. 3M.. 3')1 .Mt<naeo.tCcrc)e de). ui2a.t70.. o

.7iiIO '.i5 –jativ..im,~ .75S5, 7-M.Knvoï-R'~(M!ncrai~j.y.i,)on..t)0:) ;Safa6:as<:o.t5'hyp.)anv, 3~8. .na<t~A!<a,jst.SOO ,D 40/0-74~0 '.50 ~-40/ai00!<mar~cpt. 'IS'60 .73'~K .gs50'La'Muwtttiwsde).jaM. 440.. <3;i Sa!'9~s&:(3'h<'p.).)ahv. 3Sj' H!Tra<Mu~)f!Mtu.otS.H<n.J~M50 A A, 7325 .25 mai-Bittne''?SSO 80 7.t..<r4o..MoMa-<)i-Hadid.nt)Y.i620..MOO Smyrne-(~Ssa)j'a40/01S'M <S3 472 L. 30/0 m25 .M 30/OorlS9I.janvier,cpt. 02. <B!MB 30..LeHickc').nô' 775.. 765 Smyrne-Cassaba40/Oi!M5 «-450 440 .LOseoursTiontaucuncaractërp G 30/0 ('055 .10 30/Uorl8'J6.f~vrier!Cpt. COCO <K)75 6 j5.. Aciéries de France.nov. 5!3.. 53550 Santa-Fë 5 0/0.janvier CM.. C20 ofUcieh. 5 O'O K8 4u 5 0/0 1909 tout pa-v<i. nnv. cpt. S8 SS 40 § 40 Aciéries de Longwv.sept. tMl H)0 i:5.. 4M. Bons daTr<;sor5 0/01S04 cpt. <SO. 4i)O..B M..Aci~riesdeMiehHViitH.oct.t3St .t.)H.. 40/0 i'M .65SEBBE40/0.janviertfn.e iil45 St43< og. Atci.otnhant.Loire.janv. ii!l U!2 OBH6ATiaNSD!TEESES 4)/2 40. i.. 41/20/Oorl90a.Mvriertmc 4S4. -!94.. t 45 ..chant.etAt. Gironde.d<!c.t2M COUBS DES CHANCES 'I 40/t' M) 05 BETTE OTTMMAMUmf.4 0/0.mars-ime n255 6280. 6273t 3o..Dv!oetBaca)an.janv. 605 6f3 c'gên.d.Mu-:30/0..oct. 436.. 43)..

M.. 4~!50 150 .OTm!{ASSObI.CQnsoHd.m3Mcpt. 471. 470.. S .Ffves-Liil&oct. 325M 325 c'g<in.d.ca.u.x40/0.c. 510.

Sa.. ~88.1.. ON.Douane<janv.cpt. 487. <S7..< 50..ForEesctAe.Marice.nov.t3~5. Gaxccnh'a)~0/0..1anvier 4S750 500:. n~n.t D~i, c Sj.. 4g).. i. ON.40/01S9;janv.cpt. 490.t. «'0.) go..ForKcsetAc.Nord-3tdéc.tS)5..tS)0 (;axg~n&raI46/0.mars 270.. 27275 PJaces' Papic'comt Papier iong

"5 5tt 5 OM.50/OIS9(i.janv. cpL 511 503 j so Forges etCb;MCdit..nov. ttc,0 il50 Dvtect)!acaiati40/0.mars l'- 4S5 4Si

12:> 51> 5 Ob.. 1. 0/0 189û.j,an, v; 1 511., ..o. 5OJ.. 15 Bateaux s Ilarisiens mai li;, 1~50," 'FIN'es-l~ille Û/0 ëci. '&, 487

St 500 1..BASO'm DES.PAYS ACTMCunsS.. cpt. ~33. ~93.. j 25.. Chargeurs Rutmis.d6c. ?5.. 630 Mes8ag.m!;rit.31/o=t. 437 437:. Amstcrda* S<M5/iO 205 5/f. et 4 0/0

4tCS10"0 8.. NAXM!BUMEX!a~E.janviercpt.tQt5 .1012 ..< 20..n'HavraisoPéninsui.nov. 595. 50t <.)mniM]S.40/0.jan'.icr 49750 4S5.. A~ona~n' m3i/3' i2t7/)(i('t.40/0 l

121 .1500; DA'r~UE OTTt)MA-il, juillet tkiie 691 a9o Urbaine o6t. 'RI 7~~ 23 3 1/2 0/0. ..Oct. *4 Il '4 10 )l.m$\cl'da- 103 1,1- 9,et 10~l 3" 40/0

M 6'~ 5 .BAWt!KCTT<)'HAM.jniHet.tme 691. 09U. ) .Urbaine(Yoituros}.oct. 83. 7~.25 Voitùrc.s31/20/0.ocf. 4tl.. 4i<).. ~it'nnc. 1031/S 10~3'S <;t40/0

< 1~5 GmB.M~C.D'ACT.300t.t.p..mai)cpt.9 CO KtahtissementsBuvaLfev. i5)5 )50i) TpansaUant;qne30/0.oct. 372 372 S'-P&tersb. 29t 25.! (;t40/0

~g" 4..AXBA).OUS(Ch.det'er).ianvier)cpt. 224. S2S. { .Gr.MoutinsCorbcit.juit!: 17(i. i75 Litsmi)~a'res40/o..uov. mu. );s,)UgM.. <5t4;a' 4K</2et40/0

30 7~) AU'fB!CH!EXS. janvterjcpt.S 30 BocAuer.avrU 8M 7~5 panama (S.C:.)oN.est.3's. jtt ~aue. 1/S p" 1/S p" –50/0 HS~ 1.~ .UHiRAKnS(Snd-Autriche).juin!tme l.iS. 143. &5..Litsmi)itaires.Mv.274S. 2am pa)ia!na(BMsatnL<;). ])4.. 114.. Suisse. 7,3?p" Pl* l/lSp"–50/0 0/0 "O], ~gx !HË!:MMXAUX.Janviet')tme 733. 738. t 60..PhosphatcsdoGafsa.janv.3M5. 33CO CrM.foBc.eg;'p.31/2..oct. 4S7.. 4S8.. Bet~ique.. U/:M))" !t0))'50/0 NX:" i XmtD-ESl't.SKE .janvierjtme 284. 265 N 120 ..Richer (Ancienne C')..juin 2)90. 2190 cred.fonc.C~vp.SO'O.janv. <i5.. -5t5.. L&nt!res. 2527. 25MJ/2–5C/0 8p 40t. 3.8AitAOOSSH5H)fr.t.p.]anviertme 398. <M. t SMTonrEtfreKjouiss.).juin 6S. Gaxd': Madrid 4 0/O.janv. 405.. 4M. "'a t;St'<ESDEBE:AK6K.j)iii)ettme 290. 292. .tnd.hoaiU.Russ.Mer.juiH. i70. SuezobUg.50/0.cct. Mi.. (M. 'ondtcs.chËo'!<'s;S5S31/3 li'2 tO'.)3~°2H.' 4'<)!M-THTO(actionsordin.)..nov.tmo32<)(' ,.&tM. m g40Charhona.doTrifai!.avri~ S32. Suezo!)).30;0~"s6:)n.s 4SO. KKcomn)chorshanqnc,33/Sa.O;0. *?) 'tS2 S tiQS~OY!CE(charb.,usincs)f<ivrier tmc ~365 1370 j 60 TtiugraphesduNordjanv. 995 9SO Suex ob!. 30/02's<;r.mM's 47() 477 ur en uarre. Pair 22~ 413. i!TABACSeT]'0!tAX8.octobre tme 430. 4i0. M 20..Thomson-Houst.MediLmai 430. Snez(Bonsdocoupons). S075 .< 1 Argcmtcnba:'re,i)353ali5:0.

e HEURE Le commandement du 80° corps

Au sujet du déplacement du général BaiUoud, le gênera! de GaiUÛ'et adresse au. directeur du Jo! (~es D~a'As'l'observation que voici:

'l~ndîmati'n.

Sous les armes, le silence est l'esprit sain. Votre dévoué,

GALUFt'ET.

Le meurtre du docteur Mauchamp

Toulon, le 25 mars. La 'Jë<ï?Mte-c!A)'c et le Z<t7<M/s, dont nous avons annonce hier les préparatifs <Ie départ, ont appareil pour Tanger cette nuit à minuit. Les commandants de ces navires ont reçu des instructions secrètes au moment de leur appareillage. .~Da <!o/e corresBOM~M~

Tanger, le 25 mars. D'après de nouveaux reneeignements apportés hier soir do Merakech, il re-

suite que !a foule après avoir été momentanément

écartée du dispensaire du docteur Mauchamp par les soldats du Makhzen, s'est précipitée vers la maison '<ie l'agent consulaire anglais, M. Lennox.

Quelques emeutiers ont pénètre au rez-de-ehauss~e. mais M. Lennox, avec quelques domestiques, est parvenu à barricader les portes. Des coups de feu ont ët6 t~res d'une fenêtre de t'agence consulaire, deux indigènes ont ët6 tues et deux Messes. Les assaillants se sont enfuis au bruit de la fusillade.

M. Dubief déposera au début do la séance de demain une interpellation sur les mesures que le gouivernement compte prendre pour obtenir la rcparat'tion du crime commis contre un de nos nationaux Ru Maroc.

Au musée Condë

Les conservateurs du musée Coude, à Chanti!Iy,' -nous prient d'annoncer qu'à partir du samcdt 6 avril, .et jusqu'au dimanche SO octobre,le musée sera ouvert .aux visiteurs le dfmanche, le jeudi et les jours de 'fête, gratuitement, et le samedi moyennant un franc, ~[o i heure à 5 heures.

M n'y a d'exception que pour les jours de courses pendant lesquels le musée et le parc restent lërmé's. La catastropha du <x Kna »

LES CAUSES DE LA. CATASTROPHE

Toulon, le 25 mars. Nous avons publié la compos~ion de la commission nommée par le vice-amiral Marquis, préfet maritime, en vue do rechercher, si possible, le point initiai de l'explosion et la marche successive des dHl'erents phenomèmcs qui se sont

'produits..

On sait d'antre part que le capitaine Seguy avait

le Grand Palaisse courait le prix ?uiga6 (parcours de chasse). Séance fort intëressaate d'ailleura et qut a tenu toutes ses promesses. Le dur parcours imposa & nos brillants cavaliers a donne lieu & des performances très remarquables, légitimement saluées d'applaudissements enthousiastes.

Maigre tes ëcueils nombreux et varies semés a profusion sur !a piste, il n'y a eu heureusement aucun accident & déplorer et l'ensemble des parcours a ëte dos plus séduisants.

Sept prix, d'un total de 2,000 fr-, ont etc attribues aux x prcnMors classer: .& i" prix, Daisy's-Joy (M. Dcnfert-Rochereau). 2'? prix, Guyenne (M. Henry do Royet).

3'* prix, Cyrano (M. (Uouet des Perruches).

pEix, Silvio (M. I~tuis Bourbon).

5" prix, Due (M. F. de Jugc-Montespicu).

<)* prix, n.atx-Fa.ua(N.R. Courtois).

7< prix, Vendéen (du&_doAndria.).

Quatorze Sots de rubans opt en outre recompense les plus briiiantes performances.

Voici ie programme de la réunion do dem&in~ardi 2{! A 9 b. 1/2,3" c!asse, 2* dt~isien..Chevaux attelas ;seuls. A midi, examens d'équitation pour jeunes gens de 1~ h 20 ans. A 2 heures, parade des chevaux primas dans la classe. A 2 h. 1/2, prix de « l'Urbaine et la Seine Obstacles. Automobilisma

II résulte, ainsi que nous l'avons annonce, des chiffres nomparaUfs d'exportation pour les mois de janvier HX)7 et 1908 que nos exportations ont été en diminution de

Avis divers

S~M MS MES M m Le coupon de fin mars 1907, portant !o' n' 5 des actions ou dixièmes d'actions de cette Société, àvaJoir sur tes intcretset le dividende de reierciceencours.estnxéa.lS.francs. H sera. payable ~o'<:f <:« N0 ~~f)' déduction faite des impôts à la charge de l'actionnaire, ù raison do:

Fr. J5 3G nets par action nominative; 14 52 nets pa.'r action a.n porteur;

1 54 nets par dixième d'action nominatif; 1 45 nets par dixième d'action au porteur, c!)cx MM. Ver}ey, Decroix et C", banquiers à LitJe, ou dans leurs f.uccursates chez leurt correspondants de Paris et de ta province; dans )es Etablissements tels que la Crédit Lyonnais, te Comptoir National d'Escompte de Paris, ta. Société Genérate de Crédit Industriel et Conimcrcia!, la Société- Oënera)e,/etc.

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j EjC-A!K~e'i.Janvier 4M&) Russe intArieur 4 0/0 mars 72.

§ 15 bateaux Parisiens.mai 3i5 3t3 Fn'es-Liiis40/0.oc:. <? <S7

reçu la mission depuis deux jours de photographier là direction prise par les morceaux do tôle, les membrures et les poutres, de façon à déterminer le point initial ou le point de départ des explosions successives qui se sont produites a bore du J~iCt. La commission d'enquête s'est rendue a bord du fena'. Le travail du capitaine Soguy n'étant pas termine, elle a voulu, dans sa première visite, se consacrer à l'examen des anciennes soutes.

Parmi les dëbris~de ferraille, un membre de la commission a trouve une douille écrasée renfermant encore de la poudre. Pourtant cette poudre a été soumise à une température très élevée. Cette constatation, ajoutée aux observations scientifique: semblerait comirmerropinion qu'on avait exprimée sur la poudre Ë, c'est-à-dire quelle ne pouvait pas avoir causé la catastrophe.

Une nouvelle hypothèse sera examinée. C'est la poudre noire qui pourrait être responsable. La poudre ûoire laisse dégager un corps éminemment nuide, le pulvérin, qui, répandu sur un long parcours, s'entiammé avec une extrême facilite et une rapidité non moins grande. N'a-t-on pas manipulé de la poudre noire le jour de l'explosion, et le puj vérin ne s'est-] 1 pas répandu Voilà ia question que les membres de la commission se sont posée incidemment. Il est probable qu'elle sera mieux examinée par la commission parlementaire à laquelle la question sera soumise.

Saint-Briouc, le 25 mars. Les obsèques de M. Mathurin Rouault, chauSeur, mort victime de la catastrophe du-M~o:, ont eu lieu ce matin à 10 heures, à l'église de Plérin, au milieu d'une nombreuse at'nuènce. Toutes les autorités civiles, militaires et religieuses étaient présentes..

Le repos hebdomadaire

L'Agence Havas communique la note suivante En l'absence de M. Viviani, !os délégations ont etc reçues ce matin au ministère du travail par M. l'aut Houcour, directeur du cabinet.

Parmi ces deiegationsse trouvaient une dotation (!u Syndicat des jardiniers do France, une dftc:;ation (te '4'Àvc'nM'de !a 'boulangerie/une dctegation do l'Union syndicats des patrons crémiers et fruitiers do. la-Seine. M. Bousquet, qu'un rédacteur de l'agence Foui'nier a pu rencontrer ce matin, lui a déclaré

La dëmièra séance de )a Chambre a produit a ]a Bourse du Tnn'ati uNe certaine émotion. Encore une fois, nous Sommes bernes et nous sommes tas deTctra ainsi.

Dites bien que l'on se Hgure peut-être par ia arriver a enrayer le mouvement, bien au contraire, le vote de ia Chambre nous dicte la conduite que nous avons a suivre. L'effervescence grandit chaque jour dans l'alimentation

et des séances cotntncccUes de samedi no peuvent que

pl'ocipit.er les événements.

Lyon, le &4 mars. M. Victor Fort, député, a adressé au ministre de l'instruction publique la lettre suivante

Monsieur ministre,

Le 31 mars et le i<* avril ëtaut cette année jours fëries, i! en résultera u'n retard dc'Uèux jours dans le payement

i6 0/0, MndNLStrie automobile ayant exporte 6N janvier iBG7 pour i,MO,000 fr. de moins qu'en janvier 1906. Lo mole ae Marier a 6t<! plus fa~'oraMe et !a valonr des cxportaUoN6 d'antomoblies qu! pandant tes moie de janvier et Mvr!er 190~ s'elevatt h 22,484,000 fr. a atteint pour les mois correspondants de 1907 la somme de 22 million~ 724,000 fr. !t y a donc une augmentation do 350,000 fr. sur l'année précédente.

T.oministM delà guerre avait fait. convoquer samedi & Vincennes h une i-ovuo d'appel vingt automobilistes réservistes qm ont dû- 'venir présenter, icurs voitures et, leur faire aeeoiHpIir un parcours ~e 70 Morne [rcs..

Poursuivant son raid de i0,000 t.ilomêh'e~ M. Va.rt Marck est arrive Mer soir 6. Bayeux sac sa 6-cyHndres IIotctiLkiss.

Aéroststipn

Dans sa (lemTërc séance, le comUi! de !'A<<fo C!ul) da. France a renonYcM son conseil (l'adBUnistration pour les anhcës 1907 ct'19'J8,Uc~a façon sùh-a~tc:' r Président, M. L.-P.-GaiUetet, mRfnbrc <ïe !'{hsUt.ht; vice-présidents, MM. le conte de La Yaulx, Hchri Menier, Jacques H~san; secrétaire gênera), M. Georges Besançon; trosorior, M. le comt.o do Castiiton de SaintVicLor; membres, MM. AbeIBaUif, f.eon Barthou, Jacques Faure, Deutsch de 1~ Meurthe,Josoph Vailot. Cross Country

Un cross country international entre ]e8 équipes représentant l'AngIctcrra, !a. France, l'Ecosse, rirlande et

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S~PETtMttH~EmMTM !2

M it B a B SBtë~Sa daMM t HMiM i MU) 11)

du h'aiLomcntdes îust.tt.ute~rs. J'ai l'honneur «'uppeief votre bicnvcitiantc attanLin!t .sm' ta situation fA<:h<'us<e (jui iRur.scra faite f'tjo Tous prie d'yrem~tiie)' H: pussi-*Me, en avançant. )a date tht paycincn'tan 3') mai's. Signe: Victor FOR'f.

La légation de Nicaragua a T'nDsarc~n Ic.tc)ëgrammesuiYaut

Chntutcca a cM prise. I.'armëc aniaOf,<~).Sc.l\'auf'nt.di '1 HonduMS est en cqmp!<;to ~cfOuLo partout..Ho)uU:tM\t rofugt'j h San-Lofonxo (nort su.r le P:K:h}q:.n;) ave. deux. cents pCMouncs. Kos naY)t\ suiit, parUs ~out' les capturer. Tcgu(;a)pa, la capitaic', Rnt'a princ ~'pmaTt!. J.o miili~tt'c dos a'ïah'M ctj'a:!gC:'es,

U.ME/.

Apres les obsèques de M. et Mme Eerthelot La public qui espérait visiter le Panthéon a l'issue des obsèques l'ut fort désappointe. E't cfl'ct, lorsque les invites se furent retires, vers midi,un ouvrier dressa une echetto aux cotes du 7'<L'MM~ do Rodin, et accrocha un ecritean annonçant que rentrée du Panthéon ne serait libre qu'a partir de deux heure?. De midi à deux heures, tandis que de.; Ctnptoyes d)t gardo-mcuMc commcaçaicnt a déménager les fauteuils et les bancs, l'aftiuonco fut nombreuse sur la place du Panthéon.

A.une heure c.t dcMic-, l'ofiisier do paix du 5= etabtit u)i scrvica d'ordre. La queue, a deux heures, enycloppait presque tout le monument. On entra, par sroupo de cinquante personnes, a partir de deux iteuru. A deux heures et demie, on.e.ttimait à douxe miH.o les curieux amasses autour de l'édifice. Les corps de M. et Mme Herthel~t avaient e'e transfères, a ntidi un quart, du sareopha~'s dans la net'. Lcdeâte s'est passe sans incidents, aussi-bien qu<~ le départ des invite:?. Signalons seulement qu'cit <[es. chevaux du coupe de Mme FaiUerej s'est abattu avant le départ.

Les deux cercueils seront transportes ce'soir, :t cinq heures et dénué, a l'issue du defi!e,dans un caveau provisoire, voisin do celui de Yictor-Hu~o. Un cavalier do rescorie; du prudent de la.Chambre àiasorticdu.Palais-Bor.bfn), s'c.st i<<rc:ueut Mes" À la suite d'une chtitc ds cheval. It a été soigne dans uu.des locaux de la Chambre.

Un brigadier d'c !a ~rde républicaine de la ça–scrne des Ceiestins, qui se rendait aux luneraiUes do M. Herthelot, s'est blesse aux deux genoux en tombant do cheval. Il acte conduit à l'innrmerie de la garde.

Lo prince de B&!o'w

Gènes, le 25 mars. –.Le prince do Hulow arrivera: ce soir à 81). 30. De nombreux passagers, sont déjà arrives & Rapallo.

Lu procès TatianaLeoniief

Thoune, le S5 mars. Aujourd'hui ostvcnu dcva' I& jury iGpMcôs de Miic Tatiana L6ontiei',qui le.1*' septembre dernier tua & Intcriakcn M. Chari.es MuUel', rentier H Paria.

le pay< de GfdlcB vient d'être dispuM dans les environs de~Gtasxow,

L'AagIetorre, avoo S3 pointe, gagne !e championnat HSeossc arriva seconde (85 points) ia Fiance eti'!r!ande 'se partagent tes hotmeuTs de !a troisième ptaco avec 123

points.

Le premier des Français est Ragaencau, ii" du class<mcntgën~raL

Football Rugby

ÏA ûnalo du Championnat de France, qu! mettait en présence !os joueurs du Stade ffançats, champions de raris, et ceux du Stade bordciais, champions de !a proïincc, a (?te dispute hier a Bordeaux, eur !e terram du Bouscat,

Les Bordelais ont nettement donMn<! leurs adrersaircs et ont MmporM !a victoiro par H points (3 essais i but)

a 3 pOHits (i cssat).

Dix rnifie personnes assistaient a c& mate!i qui a ct<~ favorise par !c temps.. Hier a Colombes, l'équipe du tendon Hospital a battu par il points .(~uti essai i .but en coup franc) a S poi.nts (i ))ut 1 essai) une équipe formëe de joueurs pari-

.eion~R. B.

SPECTACLES DU 3S MARS

Opéra. Sh. SamsonetDa!i!a.

Français. 8 h. Eiectro.–Le Voyage de M. Pcrrichon. Odéon. S h. 3/4. La Grand'Merc. Mori.se.

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BOURSES ETRANGERES tendres, !e 25 mars

~reeêd"~ Yaicnrset Fonds Cours clôture internationaux do2h'" S47/SAng!aisConso).21/20/0.. S47/S Mt3/4H<;ypteUniftee. iOtl/4 HS J/2 Egypte Privitegiee 3 i/3 SS i/2 B3.E';vt)toTrtbKt3i/S. C8: ~0~ HTyptaDÈfonsc 4 0/0. 109 SS. Japonais-iO/OjSSO. Sti/S 10~ Japonais 5 0/0 IBOi-iM~ M) 65J/-4RoupIeimdicnna40/0. 63~/4 '.)t. Atchison. Mi/2 <r.7i/4 canadaracHic. <?. 137. Chicago. 137. 2'i. ErIôAct. 25. 7<!l/4nenvf!rPref. 70</4 lt9. I,ouisvi)!<'NasMtte. it73/4 t°0. Ketv-YorkCantra). HS. 7Si/SNor!o!k. 7S1/S 13S 1/2 UnionPaciuc. 13.t. Argent.hMFnndittKfiO/O.

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orddontschor!.toyd. hanxe.'iarl'at'is. MM St0.j scompffi hors banque; 5i/2 4i/S

tSit['ce!<nte, 23 mars. Cha~go sur '1 ~aris, 10 50; cnaugo sur I.ou(!res,2T9P. B~tt-hcettK*, 23 mars. Chango su)' Paris, 5 t<i. change sur I.on<!rcs~2 J/lt3 ENt'm6!}-Avres, 23 mars. Prime sur 'or, i27 ~7 1/2.

BHo-dc-Janeiro. 23 mars. Change ;ur I~ndrcs, i5 7/32.

Va!par<tiEo, 23 mars. Change sur .ondrcs, 12~/16.

L'acte d'accusation, après avoir rappela les circonstances dans lesqueUcs se d6i'ou!t*rent ce drame, porte que dans l'instruction prHiimiuaire l'accusea avait avoue avoir agi avec préméditation, mais déclara avoir pris sa victime pour l'ancien ministre russe Douruovo, condamne à mort par ~l'organisation de com.bat socialiste révolutionnaire maximisto ? russe dont clic faisait partie.

Or, il a etc établi depuis que l'erreur sur la personne estineontc~a'hic. L'acte d'accusation ajoute que, par suite de tares héréditaires,' Mi!c Leontief a ~M atteinte, i[ n'y a pas longtemps, de dérangement mental cite a donc commis ,1e fait incrimine en état de responsabilité atténuée.

Pcndaat la lecture de l'acte d'accusation, Mlle Leontici'prend des notes..

Aprô's quoi l'on a commence! l'audition ~dos témoins.

Los ~eadarmns datis Icn:~ dépositions eon&rmcnt raete. d'acau~stio.i et di-ent que l'accHSce s'est obstinûaioî)~emp';H';omG!m' qu'eHe avait tue M. DourDOv', no vou)aiitpa.rcoonna')treso'i erreur. M. MnUcr, de Paris, <Us de la victime,. dépose sur des circonstances qui sont déjà connues.

Interroge par ic i~rcsidcut, l'accusée re-pond a Toix Lasse.

KHo conteste aïoir participa à une f.onjHrati.on contre l3a'n'ral Tr6p:)! Ëtis tomba matado (i'emotion; apr.jâ Kvoir ctu arrctL'a cai' one croyait avoir fait des

:r6n'')! compromet~ntcs pou;' ic~'autrcs.

I!![<; .jonte que des voix ]'u faiaaie'it des reproche. L'atTaire dit l'aiais-d'Hiver la décida denrutivement caravGurde!a'r'v<i].utio!i.

L'acc;!seH refiise de rcpoiult'caux questions qui lui

sont po-e! .t'i sujet du but de scs-deplaccmcnts. L'audiencs est suspesduc. '1

Los g-rovcs

Cette, lo 25 mars. Cette nuit, de. ~en'~ar.ues et Il _.des agents ont garde les environs du qua! de Ja Consigne, pour protéger le départ de quelques bateaux devant sortir pour ia pcche. Ver. trois heures du matin, des coup. de ravoh'er ont été nres devant ff n" 1 I dt-'la ï-uedcia C.m; d'autre p:!)'t, oi) dit que ces

'coups d~'i\'u scraieut par!!s'(!uuit huuit'ùb!e.

Vï: çi:lq Ilénie_, ;i:le ccaz,uil'o:ir;e<lui .ull'ait 1,1t

Ve: cinq heures, une eciiauHburccqui aurait pu

avoir des cousequeuces sérieuses s'est prouih; au môr.ie eadroit. Des pierres ont et(''iancees du deuxit''me ¡ 6tagc de la même maison sur la louic et les matelots pë&ucurs qui stationnaient dans la rue.

Une personne sa rendant u son travail a reçu. une pierre qui lui a t'aii une sérieuse biessurc derrière la tête. L'envahissement de l'immeuble a heureuse- ment pu être empêche.

Les bateaux no ~o'it pas sorti. Le prefeL accompa- gne du procureur do la Répubnqoe, est attendu. Le Havre, Io';5mai'ë.–Les ouvriers peintres du Havre ont ccss6 le travail ce matin. Ils rcc'nmcnt une augmentation de saiaires. Cette p't'evc intéresse 70. patrons employant environ 500 ouvriers. !1 n'y a pas eu d'incident. Il Lens, le m&i's. Les ouvrk:'s de la fosse -4 de !a Compagnie d'Ostricourt viennent de se metirn en grève. 11~ réclament une augmentation de salaires.

Opéra-Comique. 8 h.. Les Nûcas de JcMnetto. Le BarMet do SëviUe (a. prix réduits).

Variétés. 8 h. 1/2. La Revue du Centenaire. Vaudoville. 6 h. i/2..Lo Ruisseau.

Gymnase. S h. i/2. 1~ Femme qui avoue. –Maucmolselle Josette ma femme.

Renaissance. 8 h. 3/-4. Le Voleur.

Théâtre Antoine. 8 h. 1/S. Anna Karénine. Théâtre Sarah-Bernhardt.8h.3/4. Les BoufTons. Thè&tre Réjane. 8 h. 1/4. Paris-Kcw-York. CMteIot. 8 i). 1/2. I~e Voyage de Suxctte.

Palais-RoyaJ.. h. Hc'&chc.

Nouv6a.utas.Hh.l~.I~r"eo&I'orei]te.

Porto-Saint-Martui.8h.Nutrc-Da[ia.e-dc-Par!s.

Folies-Dramatiques. 8 h. a/-4. Le Coup do Jarnac. Athénée. 8 h. 3/4. Sa ~ur. F

AmMgu. 8 h. 1;2. La Môme aux beaux yeux. Déjaz5t.Sh.J.ë..TiMMaano!

Ctuny. S h. 3/4. L'hn-entaire. EouS'e-ta-Route.

BouSéa-PM'isien~h.Rc]ttch6.

Théâtre des Arts. 8 h. 1/2. Madame Cosse, Il parait t que ça se passait sous Charies VI ou le Trou d'AI-

m<inzor, <

Capucines. 8 h. i /2. Le Graurdo set. A la baguette.– Uctto de femme. Théâtre Molière. 8 h. J/2. Les Etoiles.

Grand GuignoL 9 h. Le Cas de Fortune Luourcux.–Par le froid. Monsieur Jean. –Aveugle Une Lecture.

aR.tNaa F~BSF*8M6"t de 3 à6 heures

t~~M U !J r à W E L ~«~ ~M

R,\NDS AUI.ttc(iOi~S t

maMfmtNH )i~MB B-a 8 &,B- FEKMKS LE DIMANCHE Concert.–Bnjfrot-Giacier.

Chemins de fer de PaHs-Lyon-Hëditen'ance

SEMA~'mTEAM!:

Train spécial à prix réduits de Paris à Rome 2' ctasso Prix du voyage 3' ciasso i03fr. ALLEU ET RETOUR 6?~ ~f.")- Départ de Paris !e 25 mars a 2 h. M soir. Arrivée & Rome le 27 mars à 5 h. 18 mutin. Tïefox)' Au gro des voyageurs, dans un dëtai do trois semaines, c'est-à-dire jusqu'au 16 avril icctus au départ de Rome et 17 avfi) au dupart do Modanc, par tous les trains ordinaires comportant des voitures do la classe du bitlet. Pour p]us amples renseig'noments, voir les aMches publiées par la Compagnie.*

CHEMINS DE FER DE L'ÉTAT Fêtes de Pâques.~1607

fMoH~nh'OM ~e.~Mt'M.~c. &ëM~c!'ft~e:' s<

'i'efoxt'. Mt'~c CM M!<tt'c7te t<M <)'atM~ e~)'cM ~t°s et 9-

A l'occasion des fôtea. de Pâques, l'Administration dos Chemins do fer do l'Ëtat vient de prendra les dispositions suivantes

1' La durée de validité des biilots ordinaires

rr<'c" Dernier

Yatcurs

clôture cours

Pr6c" Dernier

Ya!eurs

ctotcrc cours

Laséanceaététrèsagitée.

On est arrivé à la Bourse sous l'impression de la baisse qui a eu lieu samedi Sur toutes les places étrangères, y compris New-York. On était surtout préoccupe des craintes que l'on avait au Stock Excilango au sujet du règlement do la liquidation. Il faut croire que les plus grosses difncultés ont été aplanies. On cite notamment le cas d'un gros 6roAgr auquel on est venu en aide. En tous cas Londres était mouleur et sa fermeté a relevé notre marche. Le Rio Tinto après avoir débuté à- 2,206, s'est avance à

8.S55.

Mais quand on a appris qu'il y avait une baisse do 4 livres sur le cuivre, on est retombe à8,155.

La clôture est meilleure sur le maintien de la fermeté a Londres, et sur des cours un peu moins mauvais de Berlin.

Le Rio Tinto finit à 2,19C. en perte d'une cinquantaine de francs sur samedi. L'ensemble' du'marché est également mieux tenu à la nn do la séance. Mais il faudra voir comment les choses se passent à la fhi du mois avant de dire qno la crise est terminée. La Rente, après avoir débuté à 94 60 nnit à 94 67, en baisse do 18 centimes.

L'Extérieure espagnole se retrouve à 94 55 apr6s9415.

Le Turc a néchi à 93 72.

Les Fonds russes sont fermes. Le 5 0/0 1906 s'est avancé de 88 a 88 30, le Consolidé se tient a 73.' `

Le Serbe est lourd à 81 '55.

Le Brésil 4 0/0 a fléchi à 83 75.

Les Etablissements de crédit sont calmes. La Banque de Paris reste a 1,588, le Crédit Lyonnais qui a détaché un coupon do ~àfr. 95 se retrouve 1,174.

La Thomson Houston a faibli à 730, les Omnibus se tiennent à 800 le Métropolitain à' 514.

Les Chemins de fer espagnols sont soutenus. Le Nord Espagne reste à ~65, Le .Saragosse a 404.

La Sosnovicc est ferme à i,370, la Briansk à292.

Les Mines du Transvaal sont calmes et soutenues. La Rand Mines ss retrouve a i62, l'East Rand à 100, la GoIdScIds à 104 50 LaDoBeersnnità650.

'1, Q l.< t p" d

"&:om<!rca) S~~Hara. –'T. $tocR BXchange'cfst

faibtc dans ious !cscomp~ft.im6nCs(~t,C!) gûn~M], ne présente (nie peu d'achats'ûù raison tic'la i(t))i(!ation. J.cs Consotul~s sont inchangés a

S47/8.

Les Fonds étrangers sont faibles.

Les Chemina funcriMins sont en baisse. Les Mines sud-afficatnes sont lourdes.

.lE'!esnc, 25 mars. La Bourse Mt rcstcc fenaec aujourd'hui (Mtc religieuse).

EcrUn, 25 mars. Le marche débuts faible, particuiict'ement' ies vaieurs fncaics qui sont onertes sur )os avis do Kcw-York.

I.a liquidation s'annonce comme difûeito, l'argente.tantdemandtihTO/O.

En séance, Marche faible.

Les Etablissements de crédit sont !ourds. Clôture faiMo.

1 TRIBUNAUX

I.ES MAXIFESTATMXS HE LA RUE LEGEXDBE La 10° chambre correctionnelle a rendu son jugement dans l'an'aire de M. Léon Mithouard, étudiant, cousin du .conseiller municipal, qui était poursuivi, on s'en souvient, pour outrages aux agents à l'occa-

sion. des manifestations de Mglisc schismatiquc.

Vous avez crie « Vive Pic X, vive la liberté dit le président; C'est- conhte corbMàirë' qdc vous 'avez crië:«GonspMzIa police.~ Après plaidoirie do Léon Prieur, M. Mitiiouard a été condamne à 50 fr. d'amende.

VAGABONDAGE.

Une femme mariée peut-elle être considérée comme en 6tat de vagabondage ? L'objection est que les vagabonds n'ont pas de domicile et que toute femme marine a son domicile chexsonmari.

Cependant si le mari a chasse sa femme? Ne doitelle pas alors, faute d'un domicitc le~al, ~ustincr d'un domicile do fait, et si cUe ne Justine pas,'être déclarée en etatde vagabondage'~

Il y a quelque temps le tribuna) correctionnel cendamuai.t dans ces conditions une jeune femme. 1-a 8' chambre a été plus clémente aujourd'hui avec une auti'e jeune femme, condamnée pour adultère, chassée par son mari, et qui s3 livrant a la prostitution, avait ctA poursuivie pour vagabondage. Le. tribunal a acquitte.

CeUe malheureuse a dix-sept ans.

Pour se guérir et se préserver des .RAx.'KM, 2''j;<j', .B/'o;M/ii~s, 2~o<c~'ssc'MM'M~<, Ca/a/ie~, (~M, .Ixy/fMM, J'/i<<s;< yK&cK~M, pour se fortincr ]es broncites, l'estomac et la poitt-in", il sufnt de prendre à chaque repas deux Gouttes juivoniennes de TaOUETTE-l'ERRHf.

Berlin, le 2~ mars.– On déclare a!a Wilheim-~ sh'assc ne rien sa voir au sujet de l'information repandue à I'ett'a)!ger, .etoniai{ucit& les empereurs !ra!i!ois-Jo.<;cph ë.t CuUhuma se rencontreraKBt à !)3'is' le. tniHe'.ix ofilcicis aUGmaRds on se montre' douloureusement suriiris de l'as'HSsinat dn doct'eui~ M.;i!'ûh:'mpa~et'akec;qui s'itatte'nt la France en purticuiier, touche aussi l'Europe et la chrétienté. Onneci'oitpas.queleMakhxen se montre dispose a'compiiqucr la situation en no répondant pas comme il est dit aux justes protestations data France. On souhaite que la France obtienne les satisfactions auxquelles elle a droit.

Crefeid, le ~5 mars. –Le prince d'Arenbcrg, députe au Reichstaa',e.?t mort, ici, ce matin. Anvers, le 25 mars.– -Une collision .s'est produite ce matin entre le paquebot anglais ~.<H-r.«'<M et le navire bci~o fy'MiCM~c'e/o'M~e. Tous les deux ontëtC endommages. I.cs dégâts du .&o;H'<!t'~<?K sontserieux.

Bônc, le S5 mars. Les nommes Lëopold et Ferdinand Esberald,n!s do l'ancien président du tribunal <iB commerce, revenaient d'une partie de pêche quand

I~ttlë Palace. 8 h. 3/4. E~et contMdrc. Ulysse. Tout le monde décent.

Les Mathurins. 9 h. Cbariemagne. Dans un fauteuil. touette cochëre ) Le Chant du départ:.

Théâtre Trianon. S h. 1/2. I~L Taverne dos Trabans. Comédie de l'Epoque. 8 h. i/2. La Casaotte. Tratea~ Royal. Reiache.

Comédie Mondaine. S h. 1/2. Aux Batt' d'Af Folies-Bergère. 8 h. i/2. 1~ Revue des FoHcs-BcrgCre, Eldorado. S h. < Spectacie varid. Otympia. 8 h. 1/&. Spectacle variu.

Soala. 8 h. i/2. Spectacle vanë.

Parisiana. 8 h. i/2. Vh-e ja Paris!euno t Concert. ,AIhajnb)-a.Sh.i/2.Spectae!oYan6.

M:on!mRottge.8!i/2.LaFcuiUedeTi"ne. Nouveau Cirque. S M/8. La Noce de ChoM:a.t (&ouP. fonncrionaut.ique}.

eirquod'Hivor.8h.i/2.AttraeMon?dn-crso< Musée Grévin. Enh'eo 1 fr. U!M rcMptfoM ohcx t'empo.Mur MetMheik. –'BbMpM-ten ia MaimaiMn. S. 1 )e X et )e coi-t~ge pontiHeal. Lo Joui'nat tununcux par le Cinématographe.

The&trophona. Auditions do co soirrOpt-ra: San:so:t 1 et Bahia. Français Le Voyage de M. Mfichon. .~ouYeautes:LapMc&l'6reiUe.

Spectacles du 80 mars

Opéra. Relâche.

Français. Le Dëpit amoureux. Fleurs d'avriL Nicomede.

Opérs-Comique. Carmen.

Odeon. La Faute de l'ahba Mouret.

d aUer et retour dëtivres par !cs g-arcs du réscM de l'Etat à destination de ce même réseau u. partir du vendredi 22 mars. sera pro'ongéo jusqu'au dorniar train du jaudi li avri).

Seront é~atcmeat viables jusqu'au dernier train du jeudi H avril )os biHets d'a.cr et rotonr déuvres par les mêmes g-ares. à partir du samedi 23 mars, à destination des réseaux dOrh'ans, de l'Otiest et du Midi.

A dater du 2:! msrs (nuit du 23 au 3~ et jusqu'au 0 avrii (nuit du U au iU), !cs voyageurs auront leur disposition, en dehors des train'! du service aotuo), l'express n" !'i, partant do Pans-Montparnasso u. U heures du soir, qui leur pormettra d'nrrivcr a Kiort n. 3 h. ~) du matin a Saintes à 4 h. M. u. Royan a C h. et a Bordoaux-Saint-Jean a G h 5~

En sens inverse, !o train express no 82, pariant & 10 h. M du soir do Bordeaux et ii minuit 30 do Saintes (où il rctcvcra la eorrcspandanccdc. tra!no partis d'Angouiéme a 10 h. ot de Hovan a 10 h. 20 soir), passera !t Niort à i h. r<t et'arnyora, ~MontparAass.B 7 h. 59 du m~in, t, 9 .La ./OMfMa!(fM De6a~

est ven!!n a<Scen<H<-sd~ns touto tn Fracce

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~.e ~aM< H. TERRIER.

H. TERmBR. Imprimerie du ./otf:-K~ o'M Dc'a~ i <, rue des Pretres-Saint-Genuain-l'Auxerrois.

f~'M.e\2jwar~

INFORMATIONS FINANCIÈRES B&Mque de E'aria. I.ca actionnaires de la Banque dePari~ et des Pays-Bas, réunis samedi :cn assemblée" générale ordinaire, ont approuva les comptes de l'excrciee i90S. En vertu do l'article. 47 des statuts, il a été preievu sur les bénéfices uno somme do i5 minions dont (K) 0/C sont portas au erudit du compto « fonds de prévoyance appartenant aux actionnaires x et 10 0/C au crédit du compte « fonds de prévoyance appartenant aux actionnaires en exercice x. Le dividende a été axe a 60 fr. par Action. L'assemMee a rce!u administrateurs MM. Bambcrgcr, de Bauer, comte I. do Camondo et D<machy, administrateurs sortants.

E!!e a ree)u M. Choppin de Janvn', censeur sortant, et nomme MM. Raoul Sauttcr et G. Teyssicr, commissaires pour i907.

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<Ct~<!<t tyot!tta!s. bëpôts d'argent aux taux d'intérêts ci-après

De 3 mois a 6 mois. 1 0/0 De 6 mois a li mois inclusivement. 20/0 A un an et au-delà. 3 o/O

BULLETIN COMMERCIAL

PAB.JS.teKim-.M

Cours du m&rchô de la Bourse de Commerce

AVOUES SE!GLES MM F.UfIXES J h. ) 3 )). 1 !). ) :i h. lh.)3b. Fh. )3~.

Couratit; M.)') :o.t.j 1S.S5 18.25 S2.55 ~.60 &9S.') M S! )'ro<'hain. XU.i!) iiO.SO ~S. 1S. 23.S5 22.SO &40 ËJ.O Mai-juin. S0.75 M.C5 17.j 17.75 23.S.'i 23.30 :M.?. 4 de mai.. s:0.39 Ï0.33 )7.75 17.75 23.15 23.X5 30. 30. JuiHc'-aof~ SO. SO. 17.M 17.50 23.03 S3.2r. 30.:)) :!OS'. Tendance.. cat"" caL" cal" f.nt" cat" eat"' eu)" ca["' Yeitte. 1,003 nuU(i 500 ) i'OJ Jour. 1,000 nuite 7M eoo La COLZA ALCOOLS SUCKES

1 b. j 3 h. 1 1). f !t h. 1 h. 3 h. t h. r~)).

Courant. 53. 59.75 G5.M (M.5 tl.50 4t.50 95.S7 2587 rrochuin.. 53. 53. 60. CG.75 .i2. 12. SS.fSX01"

4 de mai. 53.M 5S.25 05.M (iti.7~ iS.75 43. SCG'' 2G6-~

4 derniers. 53.75 53.75 <K).SO O7.ïj 3!<.25 3S.50

3 d'octobre 37.Ï53T.:5 4 d'actoi)rc 27. S6~7 Juute-aout SO.S7MS7 '< oT.HndBncc<.tfujB'Bal!&<'<e.r:' cat"Hai't sout~f.n'" YciUe. 1,350 -C.~M. a 7.7. ;l.MO. JOM'tf.Mt) .<800. 400 S0700. <

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t 1 LE!IAVRE,teK;nMrs

COIOXS JjAnES POIVBE'j CAFHS ) CAFES ~s

Oovert. Ouvert. Ouvert. Ouvert. Midi

Mars. C075 1S9M (ii.. 33~ M AvrU. MM 50 190.. (!)M) ~a Mat. M.. <')OM bi) 62.. M~i /o" Jtun. 67.t9i.. M.. H-J75 4j Jutnet. <n~ 1!MM 02.. 337j 40 Août. 0737 iSZSO C2.. S!)7) i <0 Septembre. (i7:)7 i~M W M.. 39';s -,5 /o. Octobre. 67'25 i"3M) (?.. 40. '0-'&' Novembre. (i7l~ i6a.. 6250 '40.. <02.'i Décembre.. C7.. i9l.. c~M bo M.. Janvier. 67 <2 <86. <0.. 4')' Fû.vrier. C719 iSG. <o~5 ~50 Tendance.. souten, souteu. catma catme sout.

Ventes.–Cotons: .bai)cs. Laiues: battes. Poivres sacs. Ca«is, ouverture 3,OM sacs. Cafés midi:2,OMsacs.

ils furent surpris par un coup do vent nui a fait chavirer la barque. Les passagers ont 'disparu. Lëui't corps n'ont pas encore été retrouves.

Sous le Métropolitain

Ce matin, à la g'are do l'Etoile du MctropoHtnin, un homme âge de quarante ans environ, s'est iete sous un train venant do Vinoenncs. lia eu tes deux pieds coupes. H a été transporte sans connaissance à l'hôpital Ueaujo!). 'r.(; On n'a pu encore établir son identité.

Dans le canal Saint-Martin

On a retire du eanai .Saint-Martin, au quai Valmy, le cadavre du jeune Vinot, ngedchu!' ans, qui, depuis huit jours, avait disparu du domicile de ses parents, 51, quai Jemmapes.où le corps a été transporte. Les obsèques du docteur Xavier; Galezov.'ski, officier de Ja .Le~ion-d'Honneur, ont été faites eu l'église Saint-Augustiu, à dix heures et demie, ce matin. I.e cercueil était venu, ça cortc~c, du do'niciie mortuaire, 103, boulevard Haussman, devant le~uei un détachement du régiment d'infanterie avait rendu les honneurs miHtaires.

Ijês assistants do ctiniquo du regrette praticien, l'Ecole polonaise, les anciens élevés de cette eco!e, le baryton Faurc, do l'Opéra, etc., avaient envoyé de belies couronnes, qui surchargeaient le char'mortuaire.

I.cR. P. Potawslu, supérieur de la mission polonaise, a donne l'absoute. `

Les deux nh du. dcfuat MM. Henri Ga:ezowskie avocat a la Co'ur d'appel, et Jean Uaiexov.'ski, docteur en médecine, et son gendre, le doctc.urArdachir Khar Naxaro A~'a, ont conduit te dcui!, avec ies potits-fiis, le frero M. Josep'i (~atexowski, !e beau-frère, M. Atft'cd'1'ambcriick; !os neveux: MM. Jean Kipowski, Henri de (jorski, H. J. Movinski, !au' et Henri Tainberlick, ses neveux, et Sxoka~ki, son cousin germain. L'inhumation a eu lieu nu cimetière du PereLachaise.

On annonce la mort de

.M. Henry Hartmann, m-; do M. Albert Hartmann, le~-rand ttïanui'acturie! décède 55, rue Pie?rc-0hai.

1'c?:1. 'ê' ,r. f'tt"rp

L'inhumation aura lien à Munster ~AIs~ce). M. Charles Recourt, conseiller référendaire honoraire à la Cour des Comptes, officier do la LG~iond'Honneur, décède, 2C, rue de Calitee. 11 était le pero de M. André Recourt, marie a MI!e do Boistc: trc. CHEMINS DE FER'DE"i.'OUEST'~ Fe<cs do 'B*.M;HSS f!'o~):<Mt'M [?<' ~s fhfrM~faMt.'e t~ Mfeb ~'a7?ef~ e< <'sfo!<)'

A Foccasion des fctes de Pâques, ]cs coupons de retour dos biHct3 d'aUer et retour ordinaires (:-rjtndes lignes, d?s bitle's do bains dën)er(Ya)a.b)es Hou 4 jours)' et d'excursions au Mont-Saint-Miche! et Huelg'oat, dëtivt'cs à partit' du samedi 2.! mars, seront acceptes jusqu'au jeudi 11 a.vni inclusivement.