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Title : Journal des débats politiques et littéraires

Publisher : (Paris)

Publication date : 1905-05-07

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 07 mai 1905

Description : 1905/05/07 (Numéro 126).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Description : Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail

Description : Collection numérique : La Grande Collecte

Description : Collection numérique : GMB Ecole nationale des ponts et chaussées

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : EnPCthèm04

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k481930t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 07/11/2007

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SOMMAIRE

Équivoque.

L'ANNÉE politique.

Au Jour LE Joue. Un Cas de conscience. Z. UN Livre BLEU SUR LA. Macédoine. Alcide Ebray. Les Affaires marocaines.

La GUERRE russo-japonaise.

̃ A l'Etranger. La Situation en Russie. Nouvelles du Jour. Le Roi d'Espagne à Paris. ̃' Les Congrès d'Alger. A. P. REVUE musicale. Adolphe Jullien. •Vainqueurs et Vaincus. 25. Louis Estang. Notes DE Littérature. Le Passé vivant. André Chaumeix.

.-{: ÉQUIVOQUE r On se rappelle que la Chambre, avant de se séparer pour les vacances de Pâques, a voté un des articles essentiels du projet de loi sur la séparation, celui qui règle la dévolution des biens des fabriques et des consistoires. Ces biens seront remis par les établissements actuels à des Associations qui se seront légalement formées « en se conformant aux règles d'organisation générale du culte dont elles se proposent d'assurer l'exercice ». Le passage que nous venons de reproduire a été introduit par la commission, vivement combattu par un certain nombre de radicaux, défendu avec éloquence par le rapporteur M. Briand, voté enfin à une très forte majorité. Son but était de laisser à l'autorité ecclésiastique, et par conséquent aux évêques s'il s'agit de la religion catholique, le soin de déterminer si telle ou telle Association cultuelle avait bu non l'aptitude nécessaire pour recevoir la délivrance des biens de la fabrique. C'était bien la portée do l'ameñ dément proposé par là commission. Partisans et adversaires se sont trouvés absolument d'accord pourl'interprôter ainsi. C'estsur ce champ de bataille, très nettement défini, que s'est livré run mémorable tournoi parlementaire, assez éclatant et assez récent pour que personne n'en ait perdu le souvenir.

La lutte qui venait de s'engager à la tribune et de se terminer par un scrutin a continué depuis quinze jours dans l'a presse. Un certain nombre de journaux, notamment Y Aurore à Paris et la Dépêche à Toulouse, ont critiqué violemment le vote que la Chambre avait émis. Ils ont présenté ce vote comme une victoire de la Droite et du Centre, comme un coup terrible porté au projet de la commission et du gouvernement. Ils ont accusé de désertion et de trahison les socialistes et les radicaux coupables d'avoir présenté, appuyé, voté la nouvelle -rédaction de l'article 4. Les députés ainsi attaqués se sont défendus avec vigueur. Ils ont déclaré que, en réalité, l'amendement do la commission n'avait fait que préciser, sans en changer le sens, le texte antérieur du projet. Du moment où l'on abandonne les immeubles des fabriques aux Associations chargées d'assurer l'exercice du culte catholique, il faut bien que quelqu'un ait qualité pour indiquer si une Association a droit ou n'a pas droit à cette épithète de « catholique», et cette qualité ne saurait appartenir qu'à l'autorité compétente, celle des chefs ̃ecclésiastiques, non pas à celle des tribunaux qui ne sont pas composés de théologiens. C'est ce quo les journaux amis de M. Briand et de M. Jaurès ont démontré avec une clarté parfaite, dans une controverse de presse où le bon sens, la logique et la justice étaient de leur côté; ̃ ̃• •̃̃•̃- ̃• ̃

FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS du 7 mai B9O5

REVUE MUSICALE

Opêra-Comiciue La Cabrera, drame lyrique ea deux parties, de M. Henri Cain musique de M. Gabriel Dupont. Opéra-Italien (théâtre Sarah-Bernhardt) Adriana Lecouvreur, opéra en quatre actes, de M. A. Colautti, d'après Scribe et Legouvé musique de M. Francesco Ci lca. Siberia, opéra en trois actes, de M. Illica musique de M. Humberto Giordano. Variétés L'Age d'or, pièce féerique en trois actes et douze tableaux, de MM. G. Feydeau et M. Desvallières; musique de M. L. Varney. Nouveau-Théâtre Première séance du Festival-Beethoven, sous la direction de M. Félix Weingartner. Sonzogno ci, Sonzogno là, comme chante le joyeux Figaro de Rossini à droite, à gauche, à la place Boïeldieu comme à la place du Châtelet, nous n'entendons parler ces jours-ci, dans tout Paris, que du célèbre éditeur de musique milanais,

II y a bien deux ans, je crois, que M. Edouard Sonzogno, qui est également propriétaire et directeur d'un grand théâtre de musique à Milan, s'est avisé d'ouvrir un concours international pour la composition d'un opéra, concours fui fut jugé par des jurés choisis dans divers pays, sous la présidence de M. Humperdinck (M.Massenet, qui devait représenter la France, ayant été empêché de siéger) et qui se termina par la victoire d'un compositeur français. Telle est l'origine de cet opéra de la Cabrera, qui, après s'être joué à Milan sur la scène sonzognienne, arrive aujourd'hui à Paris et nous est présenté sur la scène de l'OpéraGomique par la même cantatrice qui l'a déjà chanté en Italie honneur à la Bellincioni .Par le succès de sa Cavalleria rusticana, M. Mascagni a exercé une influence déplorable sur la musique, au delà même des frontières de son pays.: sur les poèmes ou livrets d'abord, en répandant la mode de ces pièces rapides, brutales, toutes en violences extérieures sans aucune péripétie, ni étude de sentiment ou de caractère, et toujours coupées en deux actes que sépare et réunit un intermède instrumen~ld,pt~7dtlcüot~ trterdite.. =

Hier encore, cette thèse a été fort bien soutenue par M. Jaurès, dans la première partie d'un article intitulé « Précisions », et publié par Y Humanité. Mais ceux qui ont lu l'article jusqu'au bout n'ont pas laissé d'éprouver quelque surprise. La seconde colonne les a désorientés. M. Jaurès y examine l'hypothèse quevoici. Une commune a un curé, excellent ecclésiastique, fort aimé de ses paroissiens, mais à qui son évêque reproche d'être républicain. L'évêque veut révoquer le curé. L'Association cultuelle locale prend le parti du curé contre l'évoque. Celui-ci prétend enlever à l'Association cultuelle les biens qu'elle administre. Tel est le cas prévu par M. Jaurès. Il faudrait ajouter, pour bien poser la question, qu'une autre Association se formera dans la commune, avec l'assentiment de l'évêque, pour disputer à la première la propriété des biens de l'ancienne fabrique; car il est évident que l'évêque n'aura jamais, pour lui-même, le droit de revendiquer quoi que ce soit. Supposons, par conséquent, les deux Associations en présence l'une appuyant le curé que l'évêché a révoqué, l'autre soutenant le curé nommé par l'évêchô. En ce cas, dit M. Jaurès; l'article 4, tel qu'il vient d'être voté, n'empêchera pas du tout les tribunaux de donner gain de cause à l'Association qui sera en conflit avec Pévêque.parce que cet article « protège » les croyants contre l'arbitraire politicien des > évêques, substituant une œuvre, de parti aux » règles générales d'organisation de l'Eglise > elle-même ». Et M. Jaurès ajoute que, si le texte de l'article ne paraît pas assez clair, rien n'est plus facile que de le rendre plus précis en amendant l'article 6, non encore voté. « II serait possible, par exemple, de reconnaî» tre aux tribunaux civils explicitement le » droit d'apprécier si les règles générales de » l'organisation d'un culte déterminé sont in» voquées do bonne foi et dans l'intérêt exclu» sif du culte, ou si elles servent de prétexte à » une manœuvre politique dirigée contre un » prêtre coupable seulement de ne pas com» battre la République. » «? Nous ne savons pas si l'esprit ingénieux de M. Jaurès trouvera une formule intelligible pour traduire en un amendement un peu précis la pensée qui a inspiré la fin de son article de l'Humanité. Cette formule sera peut-être ainsi conçue « Si un évêque révoque un curé, » en indiquant comme motif de la révocation le » républicanisme du curé, l'Association cul» tuelle qui prendra le parti du curé révoqué » pourra conserver néanmoins les biens de » l'ancienne fabrique et la jouissance de l'é» glise. » Ainsi rédigé, l'amendement serait fort inoffensif, et n'aurait d'autre défaut que d'être un peu enfantin. Evidemment, si l'on suppose hypothèse assez absurde qu'un évêque frappera un curé, à .cause do .ses. opi-.nions politiques, il faut supposer aussi que l'évêque n'aura pas la naïveté de donner ostensiblement cette raison. Ce qu'il s'agit desavoir, c'est si, un ecclésiastique ayant été l'objet de mesures de rigueur prises par son, évêquo, mesures non motivées, ou motivées par des considérants touchant à l'attitude religieuse ou à la vie privée, le tribunal civil pourra examiner le bien ou mal fondé de ces mesures, les déclarer non avenues, et donner raison au curé contre l'évêque, ou, plus exactement, à l'Association soutenant le curé réfractaire contre celle qui appuiera le curé régulièrement nommé. Très certainement, l'article 4, tel que la Chambre l'a voté il y aquinze jours, n'admet rien de pareil. C'est ce qui résulte, et de son- texte, et de tout le débat qui a précédé le scrutin. Là-dessus, il n'y a pas d'équivoque possible. Si les adversaires de l'article 4 veulent, après la rentrée, à propos de quelque autre article.tenter un retour offensif, qu'ils l'essayent; mais qu'ils l'essayent ouvertement, non par des interprétations plus ou moins subtiles. Nous sommes curieux de voir comment ils s'y prendront pour ériger les tribunaux civils en Cours d'appel chargées de réviser les décisions épiscopales, et si le rapporteur de la commission trouvera une pareille proposition conciliable avec les

tal; ensuite sur la musique, tous les compositeurs, depuis M. Leoncavallo dans Paillasse jusqu'à M. Massenet, dans la Navarraise, ayant été mordus par le désir d'égaler en sonorités creuses et bruyantes ce modèle qui surgissait inopinément devant eux et ayant perdu à cet ingrat labeur la délicatesse de facture et la distinction d'idées qu'ils pouvaient avoir. Eh bien, la Cabrera, de MM. Henri Cain et Gabriel Dupont est exactement conforme au même patron et l'on dirait d'un décalque absolu des calques déjà pris sur Cavalleria rustlcana.

Voyons d'abord le poème dans la province de Guipuzcoa, non loin de Saint-Sébastien, une misérable cabrera, une cheyrièro, dirions-nous en français, a échangé des serments d'amour, d'un amour très platonique, avec Pedrito, fils de la richeTeresita Aranjez.Mais un*jour est venu où Pedrito a dû partir comme marin pour aller se battre à Cuba, contre les Américains. Pendant son absence, la malheureuse fille s'est laissée séduire par Juan Cheppa, fils du mayoral, et, lorsque Pedrito revient de la guerre c'est ici que la pièce commence, lorsqu'il parle d'épouser la cabrera, malgré l'opposition de Teresita, elle est bien obligée de lui confesser sa faute, de lui avouer qu'il en existe même une preuve vivante. Alors Pedrito, sans pitié, l'injurie, la repousse, puis rentre éperdu chez sa mère, et la misérable Amalia, ne pouvant plus vivre là, auprès de l'homme qu'elle aime et qui ne l'aime plus, abandonne le village elle s'enfuit comme une folle, avec son enfant dans les bras. L'automne est venu Pedrito se retrouve en face du séducteur d'Amalià, mais le prudent Juan Cheppa ne veut pas entendre les injures que Pediïto lui adresse et se dérobe aux coups de couteau qui le menacent. Pedrito demeure seul, se désole en criant son amour et sa souffrance à toute la nature, et voilà la cabrera qui reparaît, pâle, exténuée qui revient, la malheureuse amante sans amant, la malheureuse mère sans enfant carie pauvre petit est passé de vie à trépas' exprès pour mourir dans le village où elle a vécu, où elle a aimé, où elle a pleuré. Elle expire dans les bras de Pedrito qui lui donne un baiser de pardon, un baiser aussi pur que ceux qu'ils échangeaient dans leur enfance, à l'heure où le jour tombe, où l' Angélus tinte. Ce qui m'a le plus frappé dans la partition de* Mt Gabriel Dupont, comme chez tant de jeunes compositeurs de nos jours, c'est ce qui peut s'âequérir; c'est l'beuroux coloris ëfc lai divar»

déclarations si formelles, si franches et sinettes dont l'écho vibre encore à nos oreilles.

̃ z «a^s»

L'Année polâîiqsic. Le trente et unième volume de l' Année, politique vient de paraître, sous la sigaature de M. André Daniel. C'est, nos lecteurs le savent certainement, un résumé très condensé, mais en même temps extrêmement complet des événements politiques de l'année. La partie de ce travail, qui concerne la vie parlementaire, est faite avec une minutie particulière, et les passages les plus symptomatiques des discours prononcés à la tribune des deux Chambres y sont mis en relief avec infiniment d'art, d'intelligence et de savoir faire. Parfois, l'écrivain abandonne un instant le récit chronologique pour consacrer quelques mots d'appréciation au fait important ou à une grande personnalité disparue. On trouvera dans ce volume, en particulier, un jugement^urM.Waldeck-Rousseau.qui est également t excellent par la convenance du ton et la fermeté de la pensée. On voudrait que ces passages, qui contiennent une note personnelle, fussent un peu moins rares, et peut-être aussi, l'auteur nous permettra de le lui dire, qu'il s'échappât un peu plus souvent des préoccupations delà politique purement intérieure et des propos qui se tiennent dans l'enceinte du Palais-Bourbon. M. Aildré Daniel nous paraît avoir passé un peu brièvement sur le grave événement qu'a été l'accord franco-anglais, et ne pas lui avoir donné toute la placé~ qu'il méritait de tenir dans un résumé d'ensemble de notre histoire contemporaine. C'est une dos snules réserves aue nous inspire cet ouvrage, qui reste, au demeurant, un répertoire extrêmement complet, sincère précieux des événements que nous venons de traverser.

Faut-il dire que cet ouvrage est impartial? Il l'est, incontestablement, par le récit des faits et par le souci de l'auteur de faire à toutes les opinions qui ont été soutenues, à tous les arguments qui ont été produits une place équitable et égale. Mais le sentiment personnel de l'homme perce eu plus d'un endroit le travail da l'historiographe, et il s'exprime librement et sans contrainte dans la vigoureuse préface qui est placée en tête du volume. Ce sentiment est sévère pour la politique qui « prenant des forces nouvelles dans ses propres violences » a porté jusqu'à sonparoxisme l'état d'énervemeat et de surexcitation d'un grand pays divisé contre luimême. M. André Daniel a diagnostiqué avec beaucoup de fermeté cette maladie à la fois physique et morale qui a gagné lentement l'organisme national tout entier, qui s'est manifestée chez les uns par la peur, chez les autres par la méfiance, chez tous par le soupçon, qui a tenu les citoyens comme courbés sous le poids d'une menace invisible, qui a été quelque chose de neuf et d'inconnu dans notre vie publique, et pour laquelle, le jour où, sans cesser d'être honteuse, elle a cessé d'être secrète pour éclater au grand jour, on n'a pu trouver d'autre nom que celui de l'homme qui l'a' versée comme un poison dans nos veines: lecombismc.Nous pourrions discuter avec l'écrivain sur certains points et sur certains mots; peut-être, dans l'appréciation des événements qui ont abouti au mouvement séparatiste, a-t-il eu un peu d'indulgence pour les erreurs de tactique qui- ont été commises par' la diplomatie pontificale;' peut-être a-t-il été un peu loin en qualifiant d'inévitable une démarche dont nous persistons à penser qu'elle aurait'pù être évitée, tout àiï moins dans la forme où elle s'est produite. Mais ce sont là des nuances d'expressions, et nous sommes trop complètement d'accord avec la pensée générale et direc-' trice de cette préface pour ne pas la signaler à noé lecteurs, comme uno des meilleures pagos. de critique politique qui aient été écrites dans ces derniers mois.

AU JOUR LE JOUR UN CAS DE CONSCIENCE

II est écrit que M. Jaurès sera toujours, pour son parti, un objet de scandale. Aussi loin que l'on remonte, dans son passé socialiste, on le voit étonner ses coreligionnaires par des fautes de doctrine, des défaillances de foi qui touchent à l'hérésie.

Un jour, oubliant qu'il n'y a plus de Messie que Karl Marx et d'évangile que celui de Liebknecht. il tolère dans sa propre Camille les pratiques d'un culte abrogé, et peut-être s'attendrit lui-même aux échos de la vieille chanson. Plus tard, il méconnaît ce principe sacré, qu'entre la société présente et la future, >'l n'est point de transaction possible; il soutient de son éloquence un ministère bourgeois, et déploie tant de zèle dans cette tâche subversive que ses

site de tons de l'orchestre. Il y a tout le long de cet ouvrage et selon les indications de chaque scène, une variété de touches instrumentales, très brèves, où je reconnais volontiers l'influence des leçons de M. Widor, mais où il m'est bien difficile de ne pas trouver plus et mieux que le travail d'un élève intelligent. De ce côté, jo ne vois qu'à louer refrains de marins, danses villageoises, chants de cabaret, sonneries pour le salut à l'église ont un agrément particulier; il faut même remarquer avec quelle réserve dans l'instrumentation l'auteur, au lieu de chercher ici la violence, a rendu les deux scènes les plus émouvantes le départ de la cabrera fuyant loin du village, et puis sa mort, lorsqu'elle glisse inanimée entre les bras du bien-aimé. Mais ailleurs et lorsque le jeune compositeur essaye d'ex1 primer un sentiment profond par quelque méI lodie, alors, que ce soit l'orchestre ̃ ou la voix qui l'expose, il est impossible de découvrir le moindre accent personnel, une seule phrase dont la forme et le contour ne nous en rappellent pas d'autres; sans compter que le musicien se laisse aller à la tentation de frapper fort, très fort, et qu'il s'en donne à cœur-joie. Et c'est ainsi que je reviens à mon pointde départ en déplorant l'influence exercée par M. Mascagni sur tant de musiciens de divers pays; car il est bien évident que M. Dupont, qui lui est supérieur par l'intuition et l'entente des effets d'orchestre, suit une voie fâcheuse et se perd lorsqu'il s'efforce à faire au-' tant de bruit que son modèle et qu'il y arrive presque.

Cette partition, intéressante en somme pour une œuvre de début, est remarquablement soutenue par Mme Bellincioni qui, sans abuser des éclats de- voix, montre infiniment de tendresse et produit un grand effet par l'expression pénétrante de son chant, de sa mimique et de son jeu. M. Clément déploie sa chaleur habituelle dans le rôle de Pedrito, MM. Simart (Juan Cheppa) et Huberdeau, ainsi que Mmes Cocyte, Vauthrin et Costès tiennent convenablement des rôles très secondaires mais tout s'efface., ici, devant la cabrera, devant la Bellincioni, veux-je dire, et il estivraiment fort heureux pour M. Dupont qu'elle ait pu venir créer ce rôle à Paris.

De doux ans l'un, à pareille époque, lès arbres verdoient et les lilas fleurissent, le Théâtre Saint-Bernhardt, si favorable à la mu-

frères socialistes, réunis en concile, doivent l'excommunier. Aujourd'hui, M. Jaurès fait de l'automobilisme.

Le délit est constant. Des milliers de témoins l'ont vu, sans en croire leurs yeux. Répété avec insistance, prolongé avec ostentation, promené à plaisir à travers cent bourgades, le scandale a eu pour théâtre une province entière. Vêtu de peaux de bêtes comme un millionnaire ou un fils de Caïn, les yeux défendus de la poussière par d'opulentes lunettes, balancé mollement et beau de nonchalance sur des coussins épais, on a vu l'ancien leader du Bloc parcourir à toute vitesse, dans une magnifique vingt chevaux, les environs de Montpellier. Tout l'Hérault est encore rempli de sa fumée.

Il n'échappera à personne que cette façon d'aller n'a rien de démocratique, et l'on ne sera pas surpris que le socialisme s'en soU ému. « Quoi ? ont dit les docteurs, est-ce là l'esprit de notre évangile ? Sont-ce des manières conformes à notre liturgie? Un apôtre peut-il donner l'exemple du faste que dénonce sa parole et emprunter leur luxe- aux féodaux de l'industrie ?

Question grave; question de principe. Les théologiens en discutent encore. Les plus indulgents allèguent, à l'excuse du coupable, la pureté de l'intention. Il faut porter la bonne parole, toujours plus vite, toujours plus loin; tous les moyens sont permis pour une si belle cause; M. Jaurès, loin d'encourir des reproches, mérite des éloges; chaque kilomètre qu'il a couvert avance d'un quart d'heure l'avènement du nouveau, régime et du bonheur universel.

Mais les purs, les vrais socialistes, les gardiens austères de la loi, ne se sont pas laissés prendre à cette vaine rhétorique. En tête de leur évangile, un principe est inscrit celui de l'égalité. A qui fera-t-on croire que l'autoniobilisme est égalitaire et qu'un homme qui fait du cent à l'heure n'humilie point par cet excès de vitesse la lenteur du piéton? Rien ne doit prévaloir contre l'égalité, pas même l'intérêt du parti. Est-il bien sûr d'ailleurs que M. Jaurès, dans cette course folle, ne se soit préoccupé que de semer le bon grain toujours plus loin, toujours plus vite? On l'a vu s'arrêter pour jouir en dilettante des sites pittoresques, contempler des monuments comme un simple touriste et même pénétrer ô soupçon dans deux églises, car M. Jaurès est toujours une pierre de scandale.

Ce dernier trait a achevé de le perdre. L'indulgence de ses défenseurs n'y a pu résister. Le ̃blâme est unanime. M. Jaurès, qui scandalise toujours, mais qui cède toujours, s'arrêtera cette. fois encore au seuil de l'hérésie. Il fera amende honorable'. Il conviendra que l'automobile est entachée de capitalisme. Il reconnaîtra son erreur. II fera désormais à pied, chemineau du socialisme, ses tournées de prédication," en attendant que l'ère bénie, annoncée par M. Anatole France, donne à chacun de nous l'aéroplane qui marchera tout seul comme les autres rouages de la future société.

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̃• ̃ ̃

Fouilles d'Egyple. On a publié, il y a quelque temps, un très intéressant

rapport sur les dernières fouilles d'Egypte. La Chronique des Arts, qui en donne une analyse complète, rappelle au sujet de ces fouilles les paroles de M. Maspero depuis le Serapeum et les monuments de Mariette, aucune découverte plus importante n'a été faite. C'est entre le 28 septembre 1903 et le 5 juillet 1904 que M. Legrain a eu la fortune de découvrir dans les ruines de Karnak un nombre considérable d'objets. On a mis au jour 457 statuettes et statues en diverses matières; i5 stèles en granit, albâtre ou calcaire; 8 statuettes d'Osiris en schiste; 7 sphinx; 6 vases en albâtre; quantité de fragments de diverses' sculptures; puis, parmi les objets en métal, un anneau d'or de la reine'Nefertiti, femme d'Aménophis IV; une statuette du roi Tirhakah (693 av. J.-C.) en bronze doré, un Osiris en bronze haut dé im3o; 4 plus petits

sique, sert d'asile et d'abri momentané pour des entreprises musicales dont les jours sont comptés d'avance et qui ne durent jamais plus d'un ou deux mois. Il y a deux ans, 'c'était M. Gunsbourg qui s'installait au théâtre du coin du quai pour y donner des représentations de « sa » Damnation de Fausl, du chef-d'œuvre de Berlioz transformé par lui en opéra féerique; aujourd'hui, c'est M. Sonzogno (dont je vous parlais déjà plus haut) qui, après avoir maintes fois témoigné, dans son pays et sur le théâtre qu'il a fait édifier, de l'intérêt qu'il portait aux créations de notre école musicale, nous demande de prêter à notre tour quelque attention à des productions de l'école italienne qui lui sont doublement chères puisqu'elles proviennent de son pays et font partie de son fonds commercial. Une politesse en vaut une autre et nous voici tout oreilles pour ouïr les opéras des divers maëslri que M. Sonzbgno souhaite de nous faire apprécier, car nous sommes trop Français pour ne pas répondre aimablement à son désir, pour ne pas nous montrer aussi accueillants que nous le sommes d'ordinaire envers les compositeurs étrangers ils ne s'appellent pas tous Richard Wagner.

Se peut-il voir pièce moins propre à servir l'inspiration d'un musicien que Y Adrienne Lecouvreur de Scribe et Legouvé, que ce drame;comédie où l'intérêt et l'amusement naissent de l'extrême habileté de l'intrigue, de l'enchevêtrement des péripéties et de ce jeu de passepasse où ces deux auteurs étaient passés maîtres ? Il a fallu la raccourcir pour les besoins du scénario lyrique, a-t-on pris soin de nous dire, et en la raccourcissant, en la réduisant à l'état d'un scénario sommaire, on enafait disparaître le très léger agrément; il ne reste qu'une carcasse de mélodrame quelconque et la rivalité d'Adrienne Lecouvreur et de la princesse de Bouillon se disputant le cœur de Maurice de Saxe, aboutissant à l'empoisonnement de la tragédienne par la grande dame et à la mort de l'actrice entre son cher amant et le dévoué Michonnet, son camarade de la Comédie française (ici nous pensons involontairement à la mort de Violetta Valéry) n'offre plus le moindre intérêt dramatique. Et je crois bien distinguer ce qui, dans un pareil sujet, a pu séduire un compositeur italien. C'est ce mélange de comique et de sentiment, ce contraste entre les gaietés de la vie de théâtre et les tristesses de la vie réelle, ces caquetages etjacasseries d'un foyer do thôâtra formant an-

en bronze doré 7,800 autres statuettes de ce dieu.de différentes grandeurs; etc., etc. Les pièces les plus belles sont maintenant exposées au, musée du Caire. « Un' des plus importants résultats delà découverte deM. Legrain a étéde fournir la preuve que jusqu'à l'époque grecque, les temples égyptiens renfermaient toutes les données nécessaires pour reconstituer l'histoire du passé statues et autres monuments coiîverts d'inscriptions, qui formaient depuis les premières-époques une suite ininterrompue de documents. » Hérodote qui décidément est très exact, avait donc dit vrai en racontant qu'on pouvait voir à Thèbes une série de 345 statues de grands-prêtres d'Ammon.

BU LIVRE BLEU jWR LA I4CÉDÔME Le gouvernement anglais vient do publier un Livre Bleu contenant la correspondance diplomatique relative aux affaires de la Macédoine pendant les cinq derniers mois de l'année 1904 et jusqu'au milieu du mois de janvier dernier. Quelques détails nous sont ainsi fournis sur la situation de cette partie de l'empire ottoman, dont l'attention s'est détournée depuis qu'elle est sollicitée par guerre d'Extrême Orient, et aussi depuis que l'œuvre pacifique des réformes a succédé aux troubles insurrectionnels. C'est sur cette œuvre que le Livre Bleu nous donne les impressions et les vues du gouvernement anglais. Elle sont contenues, notamment, dans une longue dépêche que lord Lansdowne, ministre des affaires étrangères, adressait, à la date du 20 décembre dernier, aux ambassadeurs d'Angleterre à Vienne et à Saint-Pétersbourg, à propos des rapports des agents civils austro-hongrois et russe sur leur mission dans les trois vilayets macédoniens.

Lord Lansdowne reconnaît les difficultés contre lesquelles ont eu à lutter les agents civils depuis qu'ils ont entrepris leur tâche, à la fin du mois de janvier 1904, et qui ont entravé leurs efforts. Il ne s'agit pas seulement de la « tendance des classes gouvernantes à résister tacitement aux innovations administratives ». Ceux-là mêmes en faveur de qui l'Europe intervient semblent s'ingénier à lui rendre la tâche difficile. Il y a d'abord « les rivalités des différentes races chrétiennes ». On sait, en effet, –lord Lansdowno n'a même pas besoin da'le rappeler, qu'il est plus difficile de mettre d'accord Bulgares, Serbes et Grecs, qu'il ne le serait de réconcilier chacune do ces races avec les Turcs. Tout récemment encore, Grecs et Bulgares s'accusaient réciproquement d' « atrocités », et les Turcs semblaient être seuls en état de rétablir la paix entre eux.. Il y a ensuite « l'action des comités révolutionnaires ». On sait, on effet, que ces comités sont bien moins préoccupés d'améliorer le sort matériel et moral des populations chrétiennes de la Macédoine, que de provoquer des troubles dont la conséquence serait l'autonomie de cette région ou son partage entre les pays voisins. Il y a, enfin, « l'anarchie des Albanais ». On n'a pas oublié, en effet, que la turbulence et l'esprit d'indépendance de cette population ont, plusieurs fois déjà, retardé l'œuvre des réformes. « La description de ces difficultés, dit lord Lansdowne en parlant des rapports des agents civils russe et austro-hongrois, n'est nullement exagérée, et il faut reconnaître qu'elles opposent des "obstacles formidables à l'action efficace des agents civils. » Lord Lansdowne prend acte cependant des progrès dont les agents civils annoncent la réalisation, et il constate avec satisfaction que les rapports des agents consulaires anglais et du colonel Fairholme confirment aussi ces progrès dans une certaine mesure. Les souffrances causées par les derniers troubles ont été adoucies. Grâce à une bonne moisson, l'état des campagnes s'estsensiblement amélioré durant l'année écoulée. La Porte a été amenée à. prendre des mesures sévères pour la répression des troubles d'Albanie. Plus de 600 pétitions 'et requêtes, présentées par la population chrétienne, ont été soumises à l'inspecteur général otto-

tithèse avec les élans de passion et désespoirs d'amour; c'est, pour tout dire en un mot, la possibilité entrevue de refaire une seconde Manon, et de se mesurer avec le compositeur français dont l'influence s'est exercée sur tant de compositeurs, même hors de France, et qui, lui aussi d'ailleurs, par un juste retour des choses d'ici-bas, a subi l'influence, ou plutôt brigué les lauriers de certains d'entre eux. Le fait est que la partition de M. Francesco Cilea,par ce papillottageinstrumental qui n'est pas désagréable à entendre et ces phrases mélodiques éminemment claires qui se déroulent avec une facilité excessive, rappelle, avec la personnalité et le tour de main propre en moins, l'oeuvre si légère et si fluide du maître français. Toutes les scènes vives ou gracieuses de cet opéra se laissent écouter sans ennui, sans déceler non plus la moindre originalité; mais elles sont encore préférables aux passages où le compositeur aurait dû déployer du sentiment, de la tendresse, et qui chantent à notre oreille comme autant do vieilles connaissances: peut-être devrait-il se consacrer exclusivement à la musique' légère. Ce qu'il faut louer ici comirie chez presque tous les compositeurs actuels d'Italie et d'ailleurs, c'est l'horreur du morceau à grand effet, de l'ensemble vocal développé à l'ancienne mode et aussi des traits vocalises, qu'ils proscrivent impitoyablement. Ce qu'il faut blâmer, c'est la pauvreté de la trame instrumentale, c'est la recherche constante et hors de tout propos de l'opposition brusque entre des pianissimos et des fortissimos inexplicables; c'est la tendance, sur certaines situations capitales, à faire taire la voix, à faire chanter par l'orchestre quelque arioso pleurard, à placer maintenant de ces intermezzi aimés du public italien, non plus seulement entre les actes, à la façon de M. Mascagni, mais au milieu des actes, sans le moindre prétexte et simplement parce que ce seront autant de petits morceaux <|ui se joueront beaucoup dans les petits concerts à orchestre ou sur le piano, dans les salons. Ces réflexions générales une fois faites, je ne vois vraiment pas quels passages ou quels épisodes je pourrais vous signaler, de préférence à d'au- tres, si ce n'est ceux que l'adresse ou la belle voix d'un chanteur a fait plus applaudir mais comme cette façon de procéder n'aurait rien de bien flatteur pour l'auteur de la musique,' autant vaut, n'est-ce pas ? "n'en signaler aucun. La Siberia, do -M. Giordano, d'un pâte plus

man, Hilmi Pacha, et ont reçu de lui un accueil satisfaisant. D'importantes réformes ont été accomplies dans l'administration de la gendarmerie et des gardes rurales. La présence d'officiers étrangers servant dans les forces publiques exerce une influence très salutaire dans les districts où ils résident.

Après avoir constaté les progrès accomplis, lord Lansdowne émet l'opinion que « beaucoup reste à accomplir ». Il formule, en même temps, certaines observations sur les principes qui président à l'œuvre réformatrice des commissaires civils. La composition et le caractère des forces de police urbaines sont loin d'être satisfaisants. En ce qui concerne l'élection des représentants communaux, c'est peut-être une erreur d'appliquer la règle de !a « représentation proportionnée à tous les éléments de la population », règle qui a été appliquée dans le choix du personnel de la gendarmerie et de la police. Etant donné les conditions particulières qui ont longtemps prévalu dans les trois vilayets, il n'y aurait pas lieu d'insister sur le principe d'une représentation trop strictement proportionnelle. Le gouvernement anglais partage le regret exprimé dans le rapport l'agent civil russe à propos du peu d'empressement qu'a mis la Porte à faciliter le retour des réfugiés chrev tiens dans le district de Kirkilissé. C'est pourquoi il à appuyé les représentations de la Bulgarie à ce propos. Au moment où lord Lansdowne envoyait sa dépêche, l'organisation du régime fiscal par l'intermédiaire de la Banque ottomane n'existait encore qu'à l'état de projet dans le rapport de l'agent civil austro-hongrois. Etant donné l'importance que lord Lansdowne attachait à cette organisation, il y a là un progrès dont le gouvernement anglais ne doit pas moins se féliciter que les autres. Enfin, le chef du Foreign Office se permet d'attirer l'attention du gouvernement ottoman sur la nécessité d'assuror dans les vilayets une bonne administration ds lajustice, ce qu'on n'obtiendra qu'en payant intégralement leurs traitements aux fonctionnaires qui y sont préposés.

L'impression que laisse ce Livre Bleu, c'est donc qu'il ne faut pas désespérer do l'œuvre commencée en Macédoine; que, si beaucoup reste à faire, de sensibles progrès ont cependant déjà été réalisés. D'autre part, l'opinion du gouvernement anglais, comme celle des gouvernements russe et austro-hongrois, –elle résulte des réponses faites par les deux ambassadeurs à la dépêche de lord LansdoAvne, c'est qu'il n'y a pas lieu de craindr;o.pour le moment un renouvellement des troubles. ALCIDE ̃ÉttftAV,.v

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LES AFFAIRES MAROCAINES Le caïd sir Harry Mac Lean est arrivé à Tanger, venant de Fez, via Larache. Il dément la nouvelle de sa démission et déclare qu'il partira dans quelques jours pour l'Angleterre, l'appellent des affaires personnelles urgentes, et qu'il reviendra ensuite à Fez. La situation n'avait pas changé lorsqu'il quitta Fez, où on s'attendait à ce que l'arrivée de la mission allemande entraînât de nouveaux événements.

On mande de Tanger qu'une mission espagnole partira sous peu pour Fez. t>

M. Villaverde, président du Conseil espagnol, a déclaré qu'il n'y a aucun fondement da-iis la nouvelle publiée par un journal français sur une prétendue visite que le représentant de .l'Allemagne a Madrid aurait faite à M. de Villa-Urrutia, ministre des affaires étrangères.

Cette visite aurait eu pour objet, disait le journal, d'engager le ministre à réunir une conférence à laquelle prendraient part toutes les puissances iutôressées dans le problème marocain, afin que cellesci obtiennent une complète liberté d'action au Maroo

presse allemande', dans son ensemble, continue à réclamer une action collective des puissances au Maroc'

Le Lohal Anzeiger dit que M. Delcassô devras» décider ou à abandonner sou plan de réformes, s'il a pour but le protectorat français au Maroc, ou à agir d'accord avec des puissances que, jusqu'à pré-

solide et moins hachée menu, nous donne une idée plus nette de la musique italienne actuelle, avec son ancienne vigueur, je dirai mémo sa brutalité d'autrefois, mais aussi avec quelques velléités, de délicatesse ou de couleur exotique qui sont ici choses toutes nouvelles, et c'est justement par là que le second acte de Siberia a mérité de fixer notre attention. Le drame de M. Illica est très simple et son seul avaritaga était de fournir au compositeur l'occasion de jeter dans sa partition quelques touches de musique russe, en faisant d'heureux emprunts au folklore slave. La brillante Stephana, dito la Belle Orientale, qui a été dôpravéo par un ruffian du nom de Glôby, et làncéa par lui dans la vie galante,, est la maîtresse du prince Alexis Frouwor, qui lui assure une vie très luxueuse; mais, sous les habits d'une modiste, elle file le parfait amour avec un jeune officier du nom de Vassili. Celui-ci, un beau jour, pénètre par hasard chez sa belle, découvre qui elle est et ne l'en aime pas moins, si bien que le jeune Alexis surprend Stephana et Vassili dans les bras l'un de l'autre. Les deux hommes dégainent. Alexis est blessé .et Vassili sera déporté en Sibérie. Au second acte, nous sommes sur la frontière r un convoi de nouveaux condamnés approche, au milieu desquels nous voyons le pauvre Vassili. Mais Stephana a obtenu la permission de venir le rejoindre, de partir avec lui pour la terre d'exil, et les malheureux voyageurs, après un court moment repos, reprennent leur marche en entonnant le chant des bateliers du Volga, l'hymne au grand fleuve de la patrio absente. Voici maintenant la veille de Pâques, dans les mines de Sibérie un vieil invalide! par pitié, fournit à Stephana les moyens de fuir avec son amant; un officier qu'elle a connu naguère, au temps de sa splendeur, fermerait les yeux sur cette évasion mais Gléby veille, Gléby, le mauvais génie de la pécheresse repentante et que ses méfaits onteonduit au bagne; Glôby, qui, par haine, a tout révélé de la vie de Stephana à Vassili, ainsi qu'à leurs compagnons d'exil, et qu'elle a démasqué à son tour, en révôlant comment elle fut d'abord sa victime, ensuite comme son esclave, et lorsqu'elle essaye de fuir, Gléby, qui l'épiait, donne l'alarme. Un coup de feu retentit: Stêphana, frappée à mort, expire entre les bras de Vassili qui va être passé par les armes deux cadavres de plus, deux numéros de moins dans la troupeau des forçats.


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La Gazelle de Voss trouve, naturellement, que les intentions du sultan sont dignes d'approbation. En attenaant; l'empereur voulu prouver par deux manifestations tout l'intérêt qu'il portait à la question maçoeaine. Il fera remettre au sultan, par l'ambassade allemande, la croix de l'Aigle-Rouge avec brillants, ce qui mettra le sultan au même niveau qu'un chef de bureau de l'administration prussienne. En outre, il a fait venir à Berlin un Marocain haut de 2m10 pour en faire le porteur du chapeau-chinois de la musique du 1" régiment de la garde. Continuant leur campagne contre la politique aventureuse de l'Allemagne au Maroc, les Hamburger Nachrichten publient un article très remarqué dans lequel est combattue l'opinon du gouvernement

Il faut à tout prix obtenir un succès diplomatique au Maroc; autrement le prestige de l'Allemagne serait gravement compromis, parce que, pour une fois que l'Allemagne depuis Bismarck aurait montré les dents, elle atirait essuyé un humiliant échec.

Cela signifie, répend l'organe hambourgeois, qu'il faudrait lancer l'Allemagne dans la guerre pour réparer les fautes de sa diplomatie. Le peuple allemand ne partage pas cette opinion. Il estime que la question du Marocn'a a pas une importance suffisante pour justifier une guerre qui serait un grand malheur, quelle que soit son issue. Et qu'arriverait-il si, malgré les prévisions optimistes, l'Allemagne était battue? Qui endosserait cette terrible responsabilité?

-Le gouvernement a oublié que, dans toute action dijplomatique, si l'on n'a pas l'intention de tirer finale- ment l'épée, il faut soigneusement éviter de se placer dans le dilemno ou d'opérer une reculade ou bien do mobiliser une armée. Aussi, comme il est impossible de faire la guerre à causa du Maroc, il aurait mieux valu éviter do s'engager à. fond, par la visite de l'empereur à Tanger, et se borner à des négociations diplomatiques. Qu'adviendra-t-il, en effet, si la France, par sa péné- tration pacifique, persiste a léser nos intérêts î Nous .serons dans l'alternative, ou de céder ou de lui déclarer la guerre. On se rendra alors compte de la faute com-

mise,

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LA GUERRE RUSSO-JAPONAISE L'Escadre de la Baltique

D'après le correspondant du Daily Télegraph à Tokio, la flotte russe est toujours dans la voisinage de la baie de Hon-Khoï, où les autorités françaises ne laissent passer, dit-il, les télégrammes qu'après censure.

De Hong-Kong, on mande au Daily Mail que les mouvements de l'escadre française en Extrême Orient prouvent que les Russes sont encore au large du littoral de l'Annam.

L'amiral de Jonquières est sur le Guichen qui croise en vue de la côte afin d'assurer le respect de la neutralité. Les contre-torpilleurs Mousquet et PisJolet se trouvent entre Haïnan et Saigon et le Descaries est parti de Saigon pour la baie d'Along. Le capitaine du vapeur français Hong-Kong dit que, le 3 mai, les autorités françaises ont ordonné à la flotte de la Baltique de quitter la baie de Hon-Khoï et que cette flotté est mouillée maintenant dans les baies de You-Lin-ko et de Goa-Long, au sud d'Haïnan. La flotte anglaise, à l'exception du croiseur Bonavenlura, est rentrée à Hong-Kong.

La neutralité

Suivant une dépêche de Ghanghaï au Daily Teiegraph, en date du 5 mai, le Japon a renouvelé ses représentations auprès du .gouvernement français, én disant qu'il serait regrettable qu'une négligence suscitât parmi les Japonais un mouvement hostile à la France.

Les journaux de Tokio publient l'opinion de plusieurs jurisconsultes japonais au sujet de la France et.de la neutralité.

L'un d'eux exprime l'avis que la seule mesure efficace à prendre de la part du Japon, c'est de mettre l'embargo sur les navires de commerce français dans les eaux d'Extrême Orient jusqu'à ce que la France agisse d'une façon satisfaisante.

Dans un article, le Times dit, à propos du mécontentement témoigné par les Japonais au sujet de la présence de la flotte russe dans les eaux indochinoises

Nous espérons fermement quo le gouvernement japonais n'aura pas recours à des mesures précipitées et qu'il continuera à prendre en considération la position trfis difficile où se trouve la France. Mais, il appartient a la France de prendre en eonsidérationu do son côté, la, situation en présence de laquelle so trouve le Japon. Plus loin, le journal do la Cité exprime l'espoir que rien ne viendra troubler la cordialité et les relations amicales et intimes qui se sont développées entre la France et l'Angleterre. Il pense que la sagesse et la loyauté du gouvernement français empêcheront qu'il ne se produise un seul incident regrettable..•:•̃̃̃

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La police de Lubeck a interdit, comme violation de la neutralité allemande, l'exportation de trois torpilleurs construits dans les chantiers Germania, à Kiel, pour le compte de la Russie.

Lubeck est une République indépendante et il n'est pas impossible que la police prussienne se montre plus tolérante dans un autre port. Le commandant Clado

Le correspondant de l'Echo de Paris, à SaintPétersbourg, télégraphie que les mésaventures du sapitaine de frégate Clado continuent.

Clado, dit-il, avait été nommé commandant de la défense de l'Amour, ce qui lui promettait beaucoup de travail, mais il eut l'idée fâcheuse do télégraphier au général Liniévitch, le priant de demander directement à l'état-major le matériel et les hommes nécessaires. Le ministre de la mariné, considérant l'acte de Ciado comme contraire à la discipline, lui a enlevé son poste et l'a nommé commandant en second du Gromobtï, à Vladivostok.

Le premier acte de Siberia' ne se distingue en rien de la musique italienne courante avec ses couplets, romances ou petits ensembles vocaux nettement dessinés, sans oublier de violents éclats de cuivres et de terribles coups de timbales pour souligner les situations capitales mais, au second acte, la couleur change et cette modification imprévue est due à l'emploi du chant populaire du Volga que Fauteur met dans, la houche des prisonniers, quand ils arrivent et quand ils repartent, avec des effets de lointain délicieusement rendus. Tout ce tableau se trouve ainsi enveloppé d'une atmosphère très-spéciale et si Vassili, dès qu'il paraît, chante toujours son amour à l'italienne, si Stéphana lui donne la réplique sur le même ton, tous les chants dos prisonniers, durant la halte de. repos, leurs prières, leurs saluts devant l'image sainte, la petite scène où des marchands leur vendent de quoi se réconforter, ont une expression juste et touchante, parce qu'il passe là comme des bouffées d'air glacé avecces thèmes d'origine slave, sans compter que ce tableau se termine par une scène très émouvante, où toutes les voix s'éteignwnt dans le lointain.. tandis que la fille et le tout jeune fils d'un déporté, après avoir suivi du regard leur père aussi longtemps que possible, restent à~ prier, agenouillés dans la neige. Au dernier acte, c'est encore grâce à l'emploi de motifs populaires russes que nous devons d'éprouver quelque plaisir, quoique cet acte, dans son ensemble, soit loin de valoir le précédent, la musique y devenant emphatique et bruyante lorsque l'auteur devrait et veut mettre en effet des accents déchirants dans la bouche des deux amants. que la souffrance a purifiés, que la mort va séparer. Mais il règne une gaieté suffisamment cruelle dans les apostrophes sarcastiques que Gléby lance à Stephana;" la petite danse rythmée par les balalaïkas au au moment où les prisonniers prennent la fuite a la rudesse sauvage qui convient, enfin, c'est une page très saisissante en sa simplicité un-peu mince que celle du Baiser de Pâques, lorsque tous les forçats, à ce mot du gouverneur Cristo e risorto, s'embrassent silencieusement les uns les autres, s'agenouillent et prient tandis que les cloches sonnent leur. lent carillon.

Que dirai-je à présent des artistes qui ont 6.téi chargés de nous présenter ces deux ouvrages, sinon qu'ils s'acquittent tous de leur tâche ea conscience; que les deux barytosis» M, Sammarco, dans Mfchonnet, et

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La situation en Russie

Le correspondant de l'Echo de Paris télégraphie à son journal qu'il croit savoir que le gouvernement russe a décidé de former deux Chambres de repreVsentants du peuple.La Chambre haute sera le Conseil de l'empire actuel, le Gpsspudarstv,enny Soviet, auquel seront adjoints les représentants du peuple. La Chambre basse sera composée exclusivement des représentants du peuple; elle sera -nommée Gossou- darstvennaya Douma. Les Chambres auront voix consultative. Le mode d'élection sera déterminé par la commission Bouliguine.

Le tsar a dissous la commission ministérielle sur la question des écoles, que présidait M. Witte. r

Cet acte, suivant comme il le fait la dissolution de la commission sur les paysans, que présidait également M. Witte, est interprété comme un signe manifeste de la défaveur impériale envers M. Witte. Le deuxième Congrès des zemstvoïstes a inauguré ses débats à Moscou. Les délégués se sont réunis chez le prince Dolgoroukoff. La séance, à laquelle assistaient cent trente-deux personnes, s'est tenue à huis clos. Vingt-sept Zemstvos avaient élu chacun quatre délégués; sept Zemstvos n'avaient pu en faire autant, parce que les maréchaux de noblesse réactionnaires qui président ces Zemstvos avaient refusé leur autorisation,

La même délégation que celle de novembre dernier a représenté, cette fois encore, ces sept Zemstvos. La majorité des présidents des comités exécutifs provinciaux étaient également présents. Le comte Pierre Heiden, le réformateur bien connu, a présidé les débats. Nicolas Lyoffedof Kokoshkin a exposé le programme du Congrès actuel. Ce programme comporte la création de deux Chambres législatives, une Chambre basse élue par le suffrage universel et une Chambre haute élue par les Zemstvos et Doumas, qui doivent être réorganisés sur une base démocratique au moyen d'un plus grand nombre de représentants d3 paysans. Les débats du Congrès actuel doivent continuer pendant trois jours. Le Congrès vise surtout à assurer la création d'une Assemblée représentative de nature à assurer l'application des réformes politiques, sociales et économiques que le gouvernement s'est déjà engagé à adopter, à la suite du Congrès de novembre.

La majorité des zemstvoïstes qui assistent au Congrès demandent la représentation nationale la plus complète, comme étant le seul moyen de protection contre les erreurs du passé et la seule garantie de progrès pour l'avenir. ` Une bande assez nombreuse a assailli à Varsovie une patrouille dans la rue Lechna, dans le but de délivrer plusieurs personnes qu'elle avait arrêtées.. ̃•.̃̃' Deux personnes ont été blessées, l'une par une balle, l'autre par un coup.de baïonnette. Des désordres ont eu lieu à Lodz. Dans le courant de la journée d'avant-hicr, des agents do la Sûreté ont été trois fois l'objet d'une agression. La foule a grièvement blessé trois de ces agents.

Les délégués socialistes ont obligé le directeur d'un théâtre à arrêter la représentation. Ils menaçaient, en cas de refus, de tirer des coups de revolver dans la salle, de façon à provoquer la panique. Les fabriques de Kalisch, qui avaient suspendu leurs travaux par suite des troubles, les reprennent graduellement. Cependant, des manifestants continuent encore à insulter les patrouilles ou à leur jeter des pierres. L'obscurité règne toujours dans la ville. Plusieurs nouvelles arrestations ont été opérées. Des dégâts ont été commis dans l'église Saint-Joseph, dans le but de faire croire qu'il s'agissait là des résultats des coups de fou tirés par la police.

Le bruit court que l'êvêque de Koujaven a ordonné au clergé de prendre des mesures en vue de calmer les sentiments religieux blessés par les événements récents.

A Batoum, des désordres se sont produits. A Odessa, les boulangers sont en grève.

ROYAUME-UNI

LE RETOUR DU ROI v •.

Londres, le 5 mai. A son arrivée à la gare Victoria, hier, le roi Edouard a été l'objet d'une ovation de la part de la foule qui l'attendait. Le fait n'a rien d'extraordinaire, étant donné l'affection des Anglais pour leur souverain. Mais ce n'était pas seulement le souverain que les Londoniens acclamaient hier, c'était le diplomate, l'homme de gouvernement. Par une remarquable dérogation à la vieille doctrine constitutionnelle, le peuple anglais s'est accoutumé à regarder le roi Edouard comme le véritable auteur de la nouvelle orientation de la politique extérieure anglaise et à voir en" lui le plus habile ministre des affaires étrangères et le plus éminent diplomate que l'Angleterre a eu depuis de longues années. Il est inutile de rappeler que la politique actuelle de l'Angleterre est absolument conforme aux idées et aux sentiments populaires; et il ne servirait à rien de se demander quelle serait l'attitude du peuple anglais si l'Angleterre se trouvait avoir une politique extérieure qui ne fût pas du goût de la nation. Mais il faut constater le spectacle très extraordinaire auquel nous assistons aujourd'hui et qui est si peu conforme aux idées que l'on se fait de la Constitution anglaise. Celle-ci, muette sur tant de points, déclare absolument la doctrine de la responsabilité ministérielle et de la toute-puissance du Parlement. M. Sydney Low, dans un livre récent, a démontré, par des preuves irréfutables, que, à mesure que le Parlement britannique s'est démocratisé, il a perdu beaucoup de son autorité, et que, en cent ans, le pouvoir du ministère, du Cabinet a augmenté au point que, à l'heure actuelle, il est à peu près tout-puissatit. « La Chambre des Communes, dit-il, n'exerce plus, d'autorité sur le pouvoir

M. Titta Ruffo, dans Gléby, m'ont paru les meilleurs, tant par leur jeu que par la qualité de leur voix; que les deux ténors., M. Garbin (Maurice de Saxe) et M. Bassi (Vassili) ont des voix claires, gutturales, qu'ils poussent le plus possible en insistant sur leurs bonnes notes, sa'ns penser à rien d'autre que les deux premières chanteuses, Mme Sthele dans Adriana et MmePinto dans Stephana, sont des artistes exercées, douées d'organes solides, mais que leur physionomie est peu mobile et leur jeu peu varié que Mme Fassini (la princesse de Bouillon) possède une bonne voix de j mezzo-soprano et qu'enfin le maestro Cleofonte Campanini dirige tout son monde avec une précision minutieuse et une conviction qui font plaisir à voir?

Tels sont les deux premiers échantillons, sur sept qu'il y a d'annoncés, que M. Edouard Sonzogno nous a offerts de l'art musical italien moderne et des œuvres qu'il édite. Quelle qu'en soit la qualité et sanspréjuger ce que les autres pourront valoir, il faut souhaiter àM. Sonzogno, dont c'est la deuxième campagne en France, que*celle-ci tourne mieux pour lui que celle entreprise en 1889 et que sa bonne étoile, je veux dire l'étoile actuelle de sa troupe, Mlle Lina Gavalieri, attire plus d,e monde aux- guichets de son théâtre que Mlle Emma Galvé ne sut le faire autrefois,

Î' H Age d'or aux Variétés. Pour terminer la première saison consacrée à l'opérette française sur laquelle il me plaira de porter un jugement d'ensemble un jour que j'en aurai le temps, M. Samuel a voulu frapper un grand coup avec une de ces pièces à très grand spectacle, comme il atoujours aimé à enmonter, et qui I ressortissent bien à l'opérette, lorsqu'elles comportent une partition complète et nouvelle, mais dans lesquelles, à vraiment parler, la musique et la pièce elle-même tiennent une place secondaire, le luxe des décors, la somptuosité des costumes, la diversité des, tableaux et l'éclat de la figuration constituant, ici les meilleurs éléments du succès. C'est avant tout et presque exclusivement tin spectacle pour les, yeux.

Qu'est-ce que cette recherche de l'âge d'or, de l'âge du bonheur parfait et de la souveraine justice à travers les temps passés et futurs? C'est un rêve, un rêve incohérent et fou que fait le malheurex Follentin, excédé de toutes les injustices, exactions et humiliations que peut subir un pauvre sous-chef de bureau de

Exéeut~C,_c,'est lo po~veir,ex~outif qui.è$erco son auTorite'sïïr la "Chambré des Communes. > Le fait est évident; on en a pu voir la preuve dans la singulière situation politique de l'Angleterre depuis les élections générales de 1900.

Peut-on dire, maintenant, que le Cabinet ait abdiqué en fave,ur de. la Couronne, et que la Couronne .e prenne aujourd'hui à la direction des affaires une part plus active qu'autrefois? /Ea réalité, non. Le pouvoir de la.Couronneou du souverain a toujours été réel, mais, il s'exerçait secrètement et de telle, façon que le pays n'en savait rien et ignorait jusqu'à l'existence de ce pouvoir qu'il n'hésitait même pas à nier de la façon la plus énergique. Quand, par hasard, on apprenait que le souverain, comme cela est arrivé il y a une cinquantaine d'années, insistait pour que le ministre des affaires étrangères lui soumît les dépêches importantes, on criait à l'arbitraire» Il se trouvait des. ge.ns pour déclarer que la Constitution était faussée, sinon violée.

De nos jours, depuis le nouveau règne, plutôt, le public s'est aperçu de l'existence du pouvoir do la Couronne. Il n'en connaît pas l'étendue, car nul ne la connaît que le souverain et, avec lui, le premie* ministre; mais il voit qu'elle existe et il l'approuvé. Et c'est en cela que gît le fait politique le plus extraordinaire auquel on ait assisté en Angleterre depuis bien longtemps. Il ne lui déplaît pas, comme autrefois, de voir le souverain prendre ouvertement une part active aux affaires du pays au contraire il s'en réjouit et il lui: attribue, peut-être même, une influence et une action exagérées;

Rien n'est plus curieux que do voir les Anglais, jadis si jaloux de l'autorité du Parlement, par lequel ils se flattaient de contrôler et même de diriger les actes du pouvoir exécutif, sauter allègrement par dessus l'autorité parlementaire et la responsabilité ministérielle et ne plus voir que le souverain comme chef de la politique extérieure du pays et lui en. attribuer l'initiative et le succès.

Il y a quelques années, au moment du séjour d'un grand souverain étranger à Windsor, séjour qui coïncidait avec une action commune de l'Angleterre et d'une autre puissance dans l'Amérique du Sud, l'opinion s'émut et critiqua vivement une politique qu'elle croyait dictée par des considérations de

famille.

Alors commo aujourd'hui il n'est pas impossible que l'opinion n'ait ue qu'une notion imparfaite des choses. C'est pour cela qu'.il n'est peut-être pas sans inconvénient de la voir découvrir le souverain et s'habituer à considérer ceux sur qui la Constitution fait retomber les responsabilités comme des quantités négligeables. (De noire correspondant.) Selon'une dépêche de Plymouth, les manœuvres navales sont ajournées.

On croit que c'est parce que le gouvernement désire avoir dans les eaux métropolitaines une puissante flotte lors de la vis' te de l'escadre française. ALLEMAGNE

L'empereur qui est rentré hier en Allemagne, a établi le programme de son voyage en Alsace au cours duquel sera inauguré le monument de Gravelotte. L'empereur «era le 8 mai à Strasbourg. Le 11, après avoir déjeuné chez le député Jaunez, il se rendra à Gravelotte accompagné par le 155e d'infanterie, et un escadron du 13° dragons lui rendra les honneurs.

203 bourgmestres de Lorraine et 1,000 vétérans seront rangés auprès du cimetière.

Le staHhalter d'Alsace-Lorraine, M. de Hohenlohe, le recevra à la porte du monument et prononcera un discours; l'empereur lui répondra et après ces deux discours commencera la cérémonie religieuse.

Le 11 mai, l'empereur inspectera le fort de l'Impératrice et le 13 il fera alarmer la garnison de Metz pour un simulacre de combat et la passera en revue. La famille impériale d'Allemagne est arrivée à Carlsruhe hier.. Le grand-duc et la grande-duchesse de Bade, ainsi que le chancelier do l'Empire, l'ont saluée sur le quai de la gare.

AUTRICHE-HONGRIE

A Budapest, le comte Tisza, président du Conseil, a prononcé un assez long discours où il a combattu le projet d'Adresse à la Couronne, proposé par l'opposition coalisée. Il a surtout combattu la. déclaration favorable à l'établissement des barrières douanières vis-à-vis de l'Autriche.

ITALIE

Une dépêche de Florence au Messaggcro annonce qu'à la suite de négociations entre le docteur Otto, ministre de Saxe, et l'avocat Mattiroli, un accord définitif entre la cour de Saxe et la comtesse Montignoso a été conclu et signé hier.

Aux termes de cet accord, la petite princesse Monica sera laissée encore quelque temps à sa mère qui recevra un apanage et aura le droit de revoir de temps en temps tous ses enfants.

Les ambassadeurs d'Angleterre, de France et de Russie se sont réunis hier à quatre heures, à la Consulta, sous la présidence do M. Tittoni, ministre des affaires étrangères, pour discuter, les affaires de Crète.

La réunion s'est terminée à cinq heures et demie. ..̃̃••): CRÈTE ̃ ̃ ̃ ••̃.•̃̃"̃. •̃.̃•̃

D'après le correspondant du Petit Bleu à Athènes, le gouvernement grec a fait aux puissances une proposition tendante, à confier l'administration de la Crète à la Grèce dans les mêmes conditions que celle de la Bosnie et. de l'Herzégovine a été confiée. à l'Autriche.

Le ministre des affaires étrangères de Grèce aurait profité de la visite de Guillaume II à Corfou pour lui faire part de cette proposition.

ESPAGNE

A; la suite d'une panne do son automobile électrique, rue de l'Arenal, le roi a été contraint de des-

ministère à notre époque. II rêve et se voit transporté dans le vieux Paris, la nuit même de la Saint-Barthélémy traqué de toutes parts, il se réfugie au Louvre, dans la chambre et jusque dans le lit de la reine Margot; il tue Henri de Navarre en duel, le fourre dans un coffre sur lequel Charles IX et Catherine de Médicis viennent s'asseoir, puis, son crime étant découvert, est conduit en place de Grève. Il rêve et le voici dans le parc de Versailles il apprend à fumer à Louis XV qui s'en trouve mal, enseigne à Franklin ce que sera le paratonnerre, découvre son arrière-grand-père en un tout petit coureur au service de Mme de Pompadour, annonce au roi que la jolie paysanne qui vient de choir d'un arbre devant lui deviendra grande favorite; mais Louis XV ne se contentant pas d'avoir à la fois la Pompadour et la Dubarry et voulant s'approprier aussi la fille de Follentin, celui-ci se révolte: en route pour la Bastille. Il rêve et l'avenir s'ouvre à ses yeux; il court de surprise en surprise à travers le Paris du vingtième siècle, enlaidi par de multiples transformations dues à la richesse, à la science, aux mœurs nouvelles, et quand il est exténué d'aventures, saturé d'orgie et de débauche, il se réveille et reconnaît que la vraie sagesse est de se faire son âge d'or à soi-même en se contentant du bonheur relatif qu'on peut trouver en n'importe quel temps.

Cette pièce ahurissante,, et qui nous replonge à tout bout de champ dans des coqs-à-1'âne et anachronismes chers à feu Hervé, ne pouvait inspirer qu'une musique assez terne à M. Varney, et le fait est que l'auteur des Mousquetaires au couvent n'a su trouver que des motifs sans nouveauté pour mettre dans la bouche de la reine Margot déclarant sa flamme à Follentin, de Jeanne Bécu tombant du ciel en pleine cour de Versailles, ou d'une petite collégienne de l'avenir, passablement dévergondée, et qui fait faire l'exercice aux hommes. Ça et là, naturellement, quelques parodies de grands airs d'opéra (Meyerbeer n'a qu'a bien se tenir) et tout autaut de motifs de valses qu'une partition.de ce genre en doit comporter. Ces airs sont chantés, du reste, avec leur crànerie, leur adresse ou leur fantaisie habituelles par Mme Tariol-Baugé, par Mlle Jeanne Saulier, par Mlle Eve Lavallière, et rien qu'à lire leurs, noms je gage que vous les entendez déjà toutes les trois de chez vous, comme par le téléphone et sans vous déranger. M. Dambrine est amusant dans M. de Coconas qui n'arrête pas de chanter «parce qu'il a de la voix », M. Fu-

cendre et de rentrer àipied -au palais. Une foule de

curieux a eutourô la voiturette et a profité l'occasion pour faire à Alphonse XIII une manifestation de sympathie.

JÊXATS-UNIS

;A Chicago, la journée d'hier a été plus calme, probablement parce que les grévistes craignaient l'intervention de la milice. v Ordre a été donné d'arrêter toutes les personnes qui suivraient les véhicules dans les rues et on^augmentô le nombre des agents. Toutefois, ces précautions n'ont pas empêché les désordres et un nonsyndiqué a été blessé très grièvement.

Si la grève se prolonge jusqu'au milieu de la semaine prochaine, Chicago se trouvera menacé de famine. Les approvisionnements de farine,, de haricots, de riz, et de thé s'épuisent, et il n'y a presque plus do beurre ni d'œufs.

Les cinq sections du Congrès international des chemins de fer se sont réunies hier à Washington mais elles n'ont pris, après plusieurs heures de dis- · cussion, aucune résolution. Elles se sont ajournées pour se préparer à la réception que leur offre le iVice-prôsident à la Maison-Blanche.

Parmi les thèses soutenues par les ingénieurs français et américains, on remarque la recommandation de soumettre les traverses à un traitement chimique, que le bois soit dur ou tendre. Ces ingénieurs sont d'avis que les tentatives pour accroître la puissance des locomotives vont sans doute continuer.

AUSTRALIE

A Sydney, on a reçu de l'Amirauté l'ordre d'ajourner toutes les manœuvres navales que les escadres anglaises devaient effectuer cette année. ÉCHOS

Le Président de la République a offert.à sir Edmund Monson, ancien ambassadeur d'Angleterre, en témoignage de sa haute sympathie, le célèbre. surtout en biscuit de Sèvres, « les Chasses », qui se compose de trois groupes le Loup forcé par les chiens, le Valet de chiens et le Valet ce chien avec cor..

On sait que Victor Hugo mourut sans avoir la maison qu'il rêvait et qui ne fut jamais construite. Le petit hôtel de l'avenue VictorHugoqu'il habita, jusqu'à la fin et qu'il considérait comme une manière de pied à terre va disparaître. Déjà une partie s'est effondrée sous les coups de pioche des démolisseurs, et une maison de rapport s'élèvera sur son emplacement. ̃• .•.

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Le dixième Salon international de photographie du Photo-Club de Paris aura lieu cette année au Petit Palais des Champs-Elysées (galerie Sud, rez-de-chaussée), du io mai au 19 juin prochain.

Le Photo-Club de Paris a ajouté à sa manifestation annuelle un. nouvel élément d'intérêt en organisant une Exposition internationale consacrée uniquement à la carte postale artistique.

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M. Henri Boutet fera, le 11 mai, à neuf heures du soir, au Cercle de la librairie, sous la présidence de l'éditeur Henri Bailliôre, une conférence, accompagnée de démonstrations pratiques gravure et tirage sur ce sujet « Comment on grave une eau-forte. »

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Avec le beau temps ou plus exactement avec l'époque où il devrait faire beau temps reprennent les intéressantes promenades d'hefborisation de M. Bureau, professeur au Muséum. La prochaine aura lieu "14 mai, dans la forêt de Fontainebleau. Départ de la gare de Lyon, à sept heures .vingt-cinq, avec réduction de 5oo/o sur le prix du voyage pour. toute personne inscrite jusqu'au 12 mai' inclus, à la Galerie des herbiers au Muséum.

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L'Aéro-Club de France vient paraît-il de décider, en principe, l'érection d'un monument à feule colonel Renard, soit dans son pays s natal, à la Marche, soit à Meudon où il passa tant d'années de travail fécond, >

Le lundi i5 mai, à midi, sera béhiî en l'église des Carmes, rue de Vaugifard, le mariage de e Mlle Marie-Louise Legrand, fille de M. Louis Legrand, député, ancien sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur, et de Mme, née Le Cœur, avec M. Joseph Gardaif, qui professa, en un cours libre, la philosophie à la Sorbonne.

-•̃ *•••••̃̃•̃•; v.

Le i3" déjeuner mensuel de la Fédération des industriels et commerçants français aura lieu le samedi i3 mai, à midi, au café Riche, sous la présidence de M. André Lebon. La causerie habituellequi aura pour sujet: «Les tarifs d'exportation », sera faite par M. Nobîemaire, directeur de la Compagnie des chemins de' fer

P.-L.-M.

La Société d'économie politique de Paris, présidée par M. Emile Levasseur, a décerné e hier des médailles à deux de ses membres,

-MM~ de s eux de ses membres,

MM. de Cocquiel, professeur à Anvers, et Fré-:

gère est un Louis XV bien ventru, Mlle Marie Magnier ne pouvait pas tirer grand'chose du rôle de Mme Follentin MM. Prince, Claudius, A. Simon, Petit, etc'M changent très souvent de costumes et ne font guère que cela; enfin, M. Albert Brasseur, sur qui repose toute lapièco, s'est bien gardé de refuser et joue avec une satisfaction visible un rôle qu'on nous dit être lo plus long qu'il ait jamais ténu. Pensez donc, près de deux mille lignes sans compter ce qu'on a retrancher

Quels beaux décors que ceux d'un carrefour auprès du vieux Louvre, des jardins et du château de Versailles, de la place Saint-Augustin devenue un canal.de Paris port de mer avec l'église transformée en music-hall Et quelle leçon, finalement, pour tant de Follentins que je connais bien, de découvrir que, dans le présent comme dans le passé ou l'avenir, l'âge d'or qu'on pense atteindre est le plus souvent l'âge de cuivre ou même l'âge de fer, autrement dit que, pour tenter de s'élever à la plus haute fortune, on sacrifie en pure perte de précieuses ressources et le bonheur ou le succès dont on est sûr! l

La mode a de singulières 'alternatives. II y a un an ou deux, à pareille époque* il était bien porté dans les salons de Paris et parmi les amateurs qui prétendent régler ici le goût musical d'avoir toujours lé nom de Mozart à la bouche et de courir comme au feu partout où l'on exécutait de la musique de l'auteur de Don Juan; mais on se lasse vite des meilleures choses, surtout quand, comme celles-ci, elles ne voient pas sans engendrer .quelque ïnotononie, et la mode exagérée,, exclusive' et passionnée de Mozart passa vite. Aujourd'hui, c'est le tour de' Beethoven qui, je ne vous l'apprends pas, a une bien autre forcé de résistance et dont le prodigieux génie a pris un essor si élevé, a acquis un développement si merveilleux, avec lès années- que l'exécution comparée de ses œuvres présente, au contraire, un intérêt des plus vifs, tant elles diffèrent entre elles en étant cependant frappées à la même empreinte. Et je suis tout de même un peu surpris de voir des amateurs qui connaissent à fond, je n'en doute pas, toutes les créations de Beethoven, depuis les plus charmantes jusqu'aux plus grandioses, ne voulpir plus tout à coup entendre parler que lui et se presser jusqu'à la suffocation dans les salles où des œuvres qu'ils ont entendues cent fois s'exécutant de nouveau, sous loa aus^icos, il est yraji

dérlc >'ass.y, de~lr'Ins~ts~at qui~.dnpuï~. ~inq~t~nte. ans, font partie de la Société. On a entendu ensuite une très intéressante communication de M. André Lefèvre, rapporteur du budget de la Ville de Paris. L'orateur a exposé combien il aurait, été phis avarîtageux pour la Ville de faire face à ses dépenses plutôt par l'impôt que par l'emprunt. M. Stourm avait très nettement posé la question qui a été discutée tour à tour par MM. Delatour, directeur de la Caisse des dépôts et consignations Laurent, directeur général de la-comptabilité publique; Lorini,: Foulon, Philippe.

Demain, à deux heures, courses à Longchamp. Nos pronostics

Prix de V Ecole-Militaire: Asnières, Aramis. Prix de l'Esplanade: Amalécite, Pois-Rouges.

Prix Daru.: Jardy, Phœnix.

Prix du Printemps Coq-à-1'Ane, Parfait. Prix du Poinl'du-Jour Morning-Dew, Léandre.

Prix de Virojlay Francport, Démétrius. IL Y A CENT ANS

Journal des Débats du 7 mai i8o5

(17 floréal an XIII)

Pétersbourg, 10 avril. Oq attribue la mort subite du P. Gruber, général de l'Ordre des Jésuites, à la frayeur qu'il a eue à la vue du feu qui avait éclaté près de sa chambre à coucher et qui néanmoins a été éteint au même instant. Il était âgé de soixante-cinq ans. Son enterrement a eu lieu avec beaucoup de pompe. L'amiral marquis de Traversé, commandant de la flotte de la mer Noire, est nommé commandant de Nikolajen et de Sébastopol. Paris, 6. mai. Les amateurs de nouveautés attendent avec impatience' l'ouverture d'une nouvelle salle qu'on vient de construire sur le quai Voltaire et où l'on se rendra commodément en été par la promenade fleurie du p*ont des Arts. Les uns disent que la salle ayant été construire par un ami de Larive, celui-ci la consacrera en y rejouant la tragédie d'autres assurent que ce théâtre est destiné à un QpéraComique et à un Vaudeville supplémentaires quelques-uns prétendent qu'on y jouera les pièces' refusées aux autres théâtres. On l'appellera le Théâtre Universel et il pourra contenir 3, 000 spectateurs. ̃ ̃

Variété sur un « Précis de la dernière expédition de Saint-Domingue », par M. Laujon. Spectacles du 7 mai. Opéra la Caravane, Télémaque. Théâtre-Français le, Tartufe de viveurs, l'Avis aux maris,– Opéra-Comique Biaisa et Babel, L,odoïska. Théâtre de l'Impératrice la Petite ville, Fanjan et Colas, la Femme colère.. .̃-̃̃

INVENTION VRAIMENT UTILE Chacun sait combien il est difficile de se raser soi-même. Il n'en est plus rien- aujourd'hui, ainsi que l'atteste, l'immense succès du-« MERVEILLEUX », savon spécial pour la barbe. Grâce à cette créatioii nouvelle de MM. Vibert frères, on se rase bien, vite, facilement, sans craindre le feu du rasoir, tout en diminuant les risques de se couper.

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Bien que. d'apparition très récente, 7a Semaine de. Suzclle, dont nos abonnés trouveront le prospectus dans lé numéro de ce jour, a dôjàpris sa place jarmi les plus lus et les plus appréciés des journaux de la jeunesse. Il est le seul qui.s'adresso particulièrement aux fillettes de six à quatorze ans, et il réunit dans ses 16 pages, illustrées en couleurs, tout ce qui peut les charmer d'amusants dessins, des histoires captivantes, des petits travaux faciles, des jeux, des concours. Tout cela toujours gracieux et de bon ton. La Semaine de Suzelte public chaque semaine un numéro du prix de 10 centimes. Celui qui est mis en vente aujourd'hui contient le début d'une nouvelle histoire et un concours très attrayant.

r««–

NOUVELLES POLITIQUES La Société archéologique du midi de la France vient de transmettre au ministre de l'instruction publique et aux membres du Parlement le vœu suivant émis à l'unanimité

En présence du projet de séparation des Eglises et de 'l'Etat, considérant l'intérêt d'art et d'histoire que présentent les édifiées religieux, considérant les intérêts fondamentaux de l'enseignement des beaux-arts, et des £rls industriels,. considérant le respect qui est- aux œuvres qui sont la parure de Franco et très souvent le profit des plus humbles villages do par l'afiluenee des voyageurs et des touristes, la Sociétô archéologique du midi Ue la- France insiste pour que les monuments religieux ot leurmobilier soient intégralement conservés et que la loi n'en modifie pas la destination ancienne. •-̃•̃•

Deux interpellations seront, paraît-il, déposées, dès la rentrée de la Chambre, par des membres do' l'ancienne majorité combiste. L'une de ces interpellations viserait la politique générale du Cabinet, et plusieurs députés socialistes, qui ont fait une enquête sur les événements de Limogcs: interviendraient à ce sujet, au débat.

L'autre interpellation aurait pour but d'amener le gouvernement à fournir de nouvelles explications sur sa politique extérieure.

Sont nommés, receveurs des finances à Pamiers, M. Garric, receveur à Castelsarrazin; à Castelsarrazin, M. Bourgis,. vice-consul de France; à. Vitré, en remplacement do M. Mordant, mis à la retraite,; M. Cauchy, sous-préfet de Morlaix.

de virtuoses ou de chefs d'orchestre exceptionnels.

Hier, c'était l'illiistréviôloniste Joachim, le maître incontesté des violonistes modernes et le premier des cjuartettistes de notre temps, qui venait, escorté de ses excellents partenaires, MM'Halir, Wirth et Haussmaiin, faire entendre aux Parisiens la série complète des quatuors du maître, en les disposant de telle façon que chacune des séances comprît un spécimen de ce qu'on est convenu d'appeler les trois manières de Beethoven. Certes, j'aurais eu grand plaisir à vous parler de ce virtuose hors ligne autrement qu'en m'en rapportant à mes souvenirs mais les organisateurs de ces séances ayant tout subordonné à la question d'argent et ayant compté parcimoniou-. sèment leurs invitations en les réservant à ceux qui montraient patte blanche, il ne m'est pas loisible de vous dire si j'aurais retrouvé là, beaucoup plus vieux mais nou point vieilli, l'incomparable artiste que je vis apparaître un jour, sur l'estrade des Concerts populaires, dans toute la.force de l'âge, dans tout l'éclat de son talent déjà très mûr et qui souleva par toute la salle un enthousiasme indescriptible en exécutant le concerto de Mendelssohn. Il y à de cela quelque quarante ans et il comptait déjà trente-quatre ou trente-cinq printemps mais ce « vieux lion beethovenien » n'est-il pas de la race de ceux sur qui le temps n'a pas de prise et dont la vigueur physique aussi bien que la vaillance artistique semblent croître avec les années?

Aujourd'hui, c'est M. Félix Weingartner, le célèbre chef d'orchestre applaudi maintes fois à Paris, tantôt chez M. Colonne et tantôt chez M. Ghevillard, qui vient diriger devant nous, en quatre séances, les neuf symphonies de Beethoven, non sans l'adjonction de quelques concertos toujours applaudis, et l'annonce de ce Festival-Beethoven paraît avoir exercé une très-vive attraction sur le public, car la foule y a couru avec presque autant de hâte qu'elle en mettait lorsque c'était M. Colonne ou M. Chevillard qui la conviaient à passer ainsi en revue, à la file, toutes les symphonies de l'auteur de Fidelio. Je me plais à dire que cet empressement était justifié, car Weingartner,

de qui j'ai déjà célébré tous, les mérites,

chaque fois qu'il est venu solliciter nos suffrages, est positivement un chef d'orchestre très doué, très .particulier,, qui a le don très rare de se fondre en quelque sorte dans la peîspnnaUt# ;.d.u çompQsifeux1 dont il conduit.

vit: -r` r~r~'

~RA ~'ËFR~

Le Passé vivant (1)

II était dans 'la destinée de; M. de Régnier d'écrire qiielque jour un roman moderne dont le passé fût le sujet et l'âme. Depuis que ce poète compose, il a trop volontiers choisi les époques disparties comme le décor de ses vers et de'ses contes, pour que l'heure ne dût pas venir où la notion du passé l'attirerait et le retiendrait par elle-même. Les pares bien dessinés dont le souvenir pare ses ouvrages, les jardins d'autrefois habités par les statues de marbre, les allées ombreuses où la fantaisie du promeneur croit voir la trace du pied fourchu des faunes, les-gracieuses demeures les dames que La Tour peignit parlent d'amour, le passé tout entier n'est pas seulement un rêve, dont il reste juste assez pour enchanter notre imagination. M. de Régnier s'est souvenu que c'était là, il n'y a pas longtemps encore, une réalité précise et humaine, le cadre où se mouvaient des hommes qui avaient des passions comme les nôtres et qui étaient nos pères; c'était la vie même dont notre vie est issue et dont il est bien impossible qu'elle ne garde pas quelque chose. Nous cherchons le passé dans notre mémoire; nous l'évoquons par le pouvoir des œuvres d'art. Mais il est présent en nous; il est dans nos veines, dans nos goûts, dans nos désirs; U nous domine et nous détermine; il se mêle à notre modernité. Et c'est ainsi sans doute que songeant aux âges lointains qu'il aime et au peu qui en survit, M. de Régnier a imaçine la fiction du Passé vivant.

C'est moins un roman qu'-ûn conte dont les multiples épisodes s'assemblent autour de l'histoire amoureuse d'Antoinette de Safry et de Jean de Franois. La passion qui au commencement de notre vingtième siècle jette aux bras l'un de l'autre Antoinette et Jean, a été dès longtemps voulue par les dieux. Elle est comme un héritage impérieux et sacré dont ils ont la charge. Jadis une Antoinette de Saffry, qu'un pastel' de La Tour montre encore adorablement vêtue, d'une robe de soie d'un gris changeant, au corsage orné, d'une échelle de rubans, la gorge découverte, les bras nus hors de la dentelle des manches, un autre Jean de Erànois, colonel de Dreux-Dragons, mort à Passignano en 1746, sesont aimés aussi; et le hasard mauvais les a séparés avant qu'ils.fusscnt l'un à l'autre. C'est.leur aventure que le destin conti- nue à travers les siècles et dans les personnes de leurs petits-enfants. Antoinette est belle comme le portrait de son aïeule, Jean est mélancolique comme la destinée de son ancêtre. Le jour où le collectionneur Lauvereau, écrivain passionné du dix-huitième siècle, découvre les papiers jaunis où les deux héros. d'autrefois se disent leur tendresse, Jean connaît avec certitude que les temps sont accomplis; inconscient et possédé, il achève dans le présent l'aventure d'amour qui depuis, cent ans demeurait douloureusement inachevée, et comme si le passé le réclamait encore, il va se tuer à Passignano, au seuil d'un vieux cloître fleuri, près de l'épitaphe de l'ancêtre.

Toutes sortes de scènes accessoires accompagnent cette tragique aventure. M. de Régnier aime les détails, les incidents, les jolies digressions. Sa plume alerte et classique, rêveuse sans lenteur, se plaît à des descriptions de bibelots, de paysages italiens, de fêtes parisiennes elle s'amuse à esquisser en traits rapides la silhouette de ces personnages secondaires qui traversent ses livres, parfois à la hâte, toujours avec agrément. C'est ici -M, et Mme de Saffry, les parents d'Antoinette, vieux ménage pauvre, discret, un peu maniaque, très préoccupé de rester correct avec les ressources restreintes que donne à M. de' Saffry sa simple profession d'agent d'assurances c'est le beau comte Ceschini, grand admirateur de Casanova,' qu'une liaison a retenu vingt ans fidèle, à Paris, et qui, à peine revenu en Italie, est repris par les ardeurs inconstantes et libertines que le passé lui a léguées. C'est surtout Lauvereau, érudit et amateur.Celui-là est le personnage le mieux peint et le plus étudié du livre. Descendant d'un jacobin intègre qui a refréné ses appétits et qui n'a point participé au pillage des châteauxj il a tenté de dompter lui aussi. ses instincts aventureux et il s'est réfugié dans le passé. Il vit parmi les livres, les gravures, les beaux meubles il s'habille chez lui comme un philosophe de Greuze ou un bonhomme de Chardin il s'est fait le contemporain du dix-huitième siècle de pensée et d'esprit. Mais il suffit d'une fille de théâtre voluptueuse et belle pour.dominer.ee faux sage, réveiller les vieux désirs et faire.du lettré délicat un littérateur aventurier en quête de besognes lucratives. Lui aussi, il est victime d'une fatalité qui se prolonge en lui et le commande il porte en lui le passé vivant. Vous verrez comment cette idée du passé. anime tout le récit et lui confère on ne sait quel prestige léger, mystérieux et poétique. Elle unit entre elles les différentes parties du livre un peu bariolées et disparates. M. de Régnier, usant de son droit de conteur, ne s'embarrasse ̃ (l) Par M. Hpnri do Régnier. Au Mercure, de Franco.

les œuvres. Il n'est pas seulement la main qui dirige il est comme l'esprit qui conçoit et, en entendant, par exemple, hier, les trois premières symphonies de Beethoven traduites avec cette intelligence absolue et cette intensité, cette variété d'accentuation, il nescraitvenu à l'esprit de personne qu'elles pussent être plus profondément senties ni mieux rendues qu'elles ne l'étaient sous l'archet de co chef âgé seulement de quarante-quatre ans, mais déjà maître accompli dans l'art de jouer do l'orchestre. Ces qualités exceptionnelles, et qui sont innées chez M. Weingartner, nous les connaissions déjà; nous les avions déjà souvent appréciées à leur haute valeur. Nous savions aussi qu'il est un admirateur, un défenseur passionné de notre grand Berlioz, qu'il a fait beaucoup pour lui à l'étranger et qu'il s'est associé aux manifestations organisées en France pour célébrer son centenaire nous n'ignorions pas non plus qu'après avoir péché, non par omission voulue, mais par ignorance à l'endroit des compositeurs symphonistes français autres que Berlioz, il s'était donné la peine d'étudier leurs œuvres et nous sommes sûrs qu'il ne se déclareraitplus, comme il le fit cavalièrement un jour, tout à fait ignorant de la musique de Franck et do Lalo, de M. Saint-Saëns et de M, d'Indy nous espérons aussi qu'il viendra pareillement à résipiscence en ce qui concerne Schumann, comme il l'a déjà faitpourBrahms, après les avoir dédaigneusement placés, l'un et l'autre, au-dessous de Mendelssohn; bref, nous savions déjà fort bien à quel rang le classer comme compositeuricomme critique, comme chef d'orchestre. Et c'est précisément en raison de la grande estime où nous tenons le haj}pelmeister, sans plus nous occuper des hérésies qu'il a pu corn-mettre, la plume à la main, ou de la musique assez incolore qu'il a pu composer, que nous aurions volontiers demandé grâce pour lui à ceux qui préparaient ou annonçaient ses récents concerts à Paris. N'était-il pas inconvenant, n'était-il pas humiliant pour un artiste de. ce mérite et déjà très apprécié chez nous, qu'on battît aussi fort la caisse à l'occasion de son nouveau voyage en France et qu'on l'accablât par avance d'éloges excessifs, qu'on osât imprimer, par exemple, « qu'une telle solennité était considérée comme unique dans les fastes de la musique en France » et qu'en fai* sant retentir autourde lui toutes les trompettes de la réclame, on le ravalât au rang d'ua Bpstoek ou d'un Colonel CodyL, AjDOtPttE JuiïUEÎîr»


.X.

guère d'êtratres logique ni très vraiseniblabîe. [Il •ya.d'urie altjire ltbre,rn<êlânt.le réel et l'itna'gi-* naire, insistant stir les détails qui l'amusent, évoquant un personnage fugace; qu'on ne reverra pas, en rappelant un autre qui apparaît /toujours dans la même attitude simplifiée, "•"̃ arrangeant malicieusement ensemble les fantaisies les plus diverses. Dans cette complexité, l'harmonie Vient du ton où est écrit le conte, du mélange constant du passé avec les épisodes modernes; elle réside dans la fiction poétique. Il faut donc regarder cette fiction sans excessive gravité. L'idée du « passé vivant » n'a rien de doctrinal. Gardez-vous bien de prononcer les mots de philosophie ou de thèse qui alourdiraient le récit fantaisiste deM.de Régnier. Souvenez-vous que si Jean de Franois meurt, Maurice de Jènceuse, mari d'Antoinette, libéré ̃- d'idées ancestrales, vit fort bien pour le présent. -Et rappelez-vous Lauvereau devantlechâteau de Valnancé qui brûle, constatant que le temps peu à peu détruit toutes ses reliques. Le destin nous a accordé, pour nous consoler et pour nous enchanter deux dons merveilleux, l'oubli et le souvenir. M. de Régnier n'entend pas nous priver de l'un ou de l'autre ou nous empêcher d'unir l'un à l'autre. Le symbole du » passé vivant » n'est qu'une jolie légende faite à souhait pour donner de la splendeur et de là poésie à un conte moderne.

Il y a là un genre où M. Henri de Régnier est passé maître.Je ne voudrais pas en diminuer le charme qui est très grand, mais je voudrais bien dire où est sa limite. Les livres comme le Passé vivant prétendent à distraire et ils y réussissent. Ils relèvent d'un art subtil, un peu artificiel et paré, mais prestigieux et séduisant. Cetensemble de qualités a été caractérisé d'un mot spirituel que l'on attribue à M. Brunetière; le style du seizième. Entendez le seizième arrondissement, celui de Passy aux gentils jardins, aux fenêtres à carreaux imitées du temps jadis, à l'air champêtre plein d'urbanité. Cet art, vraiment, semble un peu me*ra et précieux quandor. vient delireunouvragedegrandeallure comme l'Ait servicede l'Allemagne de M. Barrés. Mais il demeured'un agrément à la fois toutclassique et moderne, et il répond assurément à un état du goût contemporain. M. Henri de Régnier vient à une époque où M. de Nolhac nous a appris à mieux aimer et à mieux comprendre Versailles, où M. Walter Gay est le peintre de la cité des eaux,, M. Prinét et M.Lobrcont fait vivre avec un sens tout personnel la décoration et la beauté intime de nos appartements redevenus blancs; comme ceux d'autrefois. Pareil à eux, M. de Régnier est le peintre frivole, -voluptueux et. inspiré des jardins, des scènes, doucement mythiques, des tableaux d'intérieur qu'il décrit d'un style toujours alerte et pur. André Chaumeix. .̃: GUERRE ET IWARBWE Un décret du ministre de 1a marine organise, au moyen de médecins en service permanent, le service médical des arsenaux. Les emplois créés par ce décret (deux ou trois par port militaire) seront considérés comme sédentaires; leur durée sera de trois ans pour les officiers supérieurs, do deux ans pour les médecins do iw classe.

Le ministre de la marine vient de donner l'ordre de mettre en chantier s;opt contre-torpilleurs du racine type, dont trois seront construits à Toulon et quatre à Rochefort. Les premiers porteront les noms de Cogne&rHache et Massue; les autres seront dénommés Glaive, Poignard, Fleuret et Latte. Voici la caractéristique de ces bateaux déplacement 335 tonneaux, longueur 58 mètres, largeur 6?20, tirant d'eau 2m05 puissance des machines 6,800 chevaux, vitesse 28 nœuds, approvisionnement en charbon 30 tonneaux, rayon d'action à 10 nœuds 2,300 milles, à la vitesse maxima 217 milles; armement 1 canon de 65 millimètres, 6 de 47 et 2 tubes laacc- torpilles aériens.

13n grave incident, vient de se produire à Landernçau. Deux soLdats ont tenté d'étrangler un sousoffîcior et ont grossièrement insulté deux sergents et an caporal accourus au secours de la victime. Les coupables ont été arrêtés et vont être traduits devant un Conseil de guerre. Un de ces hommes serait jo anarchiste dangereux.

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NOUVELLES DU JOUR &e roi d'Espagne à Paria

-Le général Marcot, commandant l'Ecole de' SaintCyr, et M. Locquet, directeur du garde-meuble national, ont arrêté hier le programme de -la réception à notre école spéciale militaire de S. M. Alphonse XIII.

La décoration du monument sera très sobre et l'avenue de tilleuls qui y conduit ne recevra aucune parure. Lé roi, après la visite des bâtiments, assistera, d'abord à la manœuvre du bataillon, puis, dans une tribune pavoisée d'enseignes romaines et dd drapeaux, au carrousel de Saumur et de SaintCyr.

Un déjeuner sera ensuite servi dans le réfectoire décoré de panoplies et de guirlandes de feuillage. M. Froment Meurice conseiller municipal du quartier de la Madeleine, vient de prévenir M. le piefct de la Seine qu'il lui poserait, à la rentrée du Conseil municipal, une question sur le sujet suivant ̃̃ « Attribution du monopole des illuminations da.ns de grandes voies parisiennes, à l'occasion de la visite du roi d'Espagne, à des, comités électoraux et politiques*, malgré- les protestations dos riverains. » Le comité des Halles et marchés organise des fêtes cn l'honneur du roi d'Espagne. Le 28 mai. au pavillon des fruits cl légumes, élection de la Muse de l'alimentation et de ses quatre demoiselles d'honneur.

Le 31 mai, au retour delà réception à l'Hôtel de Ville, le souverain s'arrêtera devant l'arc do triomphe qui sera élevé à l'entrée de la rue de la Cossonncrie. C'est là qu'aura lieu la présentation des Syndicats et des dames de la Halle. Un bouquet et une adresse seront remis au roi par la Muse de l'Alimentation.

FBUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS du 7 mai 19O» [25]

Vainqueurs elVaincns

'̃'̃̃ PAR ̃

̃ ipO'XJIS ESTANG

Dans le silence presque déférent qui accueillait toujours ses paroles, il dit ce qu'il avait vu et entendu, la consternation populaire vite tournée en colère furieuse contre le ministre puis il poursuivit

Je vous avousque cet affolement, puis cette rage, pour une défaite dont on ne sait pas exactement la gravité, qui en tous cas n'atteint pas les forces vives du pays, et qu'on est sûr, absolument sûr de pouvoir venger, tout cela m'a vivement affligé. J'aurais souhaité à la foule un peu du superbe sang-froid des Anglais apprenant le désastre de Majuba. Avec le regret de tant. de nervosité et de faiblesse, j'étais indigné de cette promptitude à chercher, à immoler une victime expiatoire.

Ah bien, fit Gérard de Neil.

Chut dit sévèrement Pollet.

D'autant plus, poursuivit paisiblement Raymond, que cette victime était Ferry, qui après tant de fautes s'affirmait comme un grand homme d'Etat.

Ilyeut «ne explosion de cris, de protestations, "$epfo'liwtion interdite*

v A/neuf heures du soir, une grande retraite allégorique,. ayant commesujet général Paris au -clair de la lune,1 se promènera dans les principales rues du "1" afrondTssenient, pendant qu'un graad bal avec, illuminations aura lieu aux Halles centrales. Les Congrès d'Aïge*

̃-̃̃̃• ̃' x

(De notre envoyé spécial')

CONGRÈS DESORIENTALISTfiS

Alger, avril.

Au cours de sa dernière séance, le Congrès des Orientalistes s'est préoccupé de la question particulièrement importante de la transcription des sons mandarins. Le problème est capital pour la France, en raison de ses relations immédiates avec l'Extrême Orient.

Au Congrès de Rome, en 1893, l'assemblée avait émis le vœu que chaque pays fixât un système unique et officiel de notation des sons chinois, et que le résultat en fût recueilli dans un manuel international.

En consôquece, le 13" Congrès des Orientalistes de Hambourg (1902) fit imprimer un tableau en trois colonnes avec mission pour le comité organisateur de l'adresser à tous les gouvernements intéressés. Cette résolution n'ayant pu être transmise à l'assemblée plénière, ne fut pas suivie de l'effet escompté aussi, M. Martin-Fortris, secrétaire de la commission de 1897, demande-t-il que notre ministre des affaires étrangères communique le tableau arrêté aux puissances, avec prière d'inscrire dans la colonne laissée en blanc les équivalènts choisis par elles des sons notés dans les colonnes i et 2. Ces tableaux complets seront retournés à la Commission internationale des sons chinois, qui les réservera et les combinera.

Il est à souhaiter que ce voeu reçoive une satisfaction prochaine. Nous, Français, y avons le plus grand intérêt.

Avant de se séparer.les Orientalistes se sont réunis en un banquet, que présidait M. Basset, directeur de l'Ecole supérieure des lettres d'Alger. M. Munzel, délégué du Sénat de Hambourg a remis, au nom du roi Oscar II de Suède, président du Congrès, une coupe en or que détenait la ville de Hambourg. Cette coupe demeurera en possession de la capitale de l'Algérie jusqu'en 1908, date du futur Congrès. CLOTURE DES CONGRÈS SAVANTS

Les Congrès savants d'Alger se sont clos sur une: série de fêtes officielles. Ce fut d'abord un bal au palais d'Eté de Mustapha, transformé en jardin des Mille et une Nuits. M. Jonnart, gouverneur général, a reçu les congressistes et toutes les notabilités algériennes, ayant à ses côtés M. Bienvenu; Martin arrivé par le Général-CTianzy,. ci qu'accompagnait M. Gauthier, chef de son cabinet. Rien n'était plus étrange et plus pittoresque à. l'a fois, que le spoctacle de tous ces unifoMnes rouges et blancs, auxquels se mêlaient les costumes sombres des élèves du puguay-Trouin, bateau-école de notre marine, mouillé en rade, et des officiers du navire de guerre anglais Tyne.

Plus féerique encore le parc illuminé les arcades dessinaient leurs dentelles de feu des branches des palmiers tombaient des grappes de lumière, qu'on eût dit de ces fruits paradisiaques chantés par les conteurs orientaux dans les verts gazons, des ampoules électriques bleues figuraient des vers luisants" d'un merveilleux éclat. Après avoir tant parlé de l'Orient, de par la baguette de M. Jonnart, les congressistes, étonnés et ravis, ont vécu l'Orient des légendes et de la poésie.

La séance générale du Congrès des Sociétés savantes, qui eut lieu dans le hall du Palais consulaire au milieu d'une assistance énorme, donna lieu à un petit incident.

M. Bienvenu Martin, ministre de l'instruction publique, extrêmement fatigué par une traversée pénible et par la température ambiante, s'évauouit. C'est à M. Bayet que fut donc dévolu le soin de parler au nom du gouvernement. Le directeur de l'enseignement supérieur a justement loué l'effort produit par le Gongrè3 savant d'Alger, qui a élucidé tant de points de l'histoire de l'Afrique du Nord et a rapproché une fois de plus la France de l'Algérie. M. Héron de Villefosse, président du Congrès des Sociétés savantes, professeur au Collège de France et membre de l'Institut, s'est surtout attaché à parler de l'Afrique.

« Si depuis cinquante ans, a-t-il dit, la eonnaissanco des antiguités romaines a pris chez nous un. développement particulier, si l'histoire de notre Gaule elle-memo et celle du monde romain lout entier ont pu être étudiés avec plus de profit, c'est, grâce aux grandes découvertes faites en Afrique et aux travaux' qu'elles ont provoqués. Parmi les sciences qui sont représentées à ce Congrus, l'archéologie anliqûe tient assurément la plus grande place, c'est elle qui a contracté envers ce pays la dette la plus importante. Hatons-nous do dire qu'elle en a payé les intérêts avec un noble empressement et que les publications des archéologues ont contribue d'une façon ̃particulière à faire connaître, à faire aimer l'Algérie, à y attirer les curieux, les étrangers et les savants. M. Oscll, professeur à l'Ecole supérieure d'Alger, a, de- son côté, remercié les savants de s'être réunis à Alger dans cette Afrique.

Voici sa belle péroraison que l'auditoire a accueillie par des bravos enthousiastes

Mais nous souhaitons quo vous emportiez de votre voyage d'autres souvenirs- encore. Rentrés dans vos vieilles villes, où les voix du passé vous parlent en amies, où tant do lieux vous rappellent vos douleurs et vos joies, près de ces écoles où s'est écoulée votre qnrfance, près de ces cimetières où vos morts dorment auprès des nôtres, vous vous direz peut-être que ceux qui ont quitté tout cola pour se faire ici un nouveau foyer, au prix do mille fatigues, qui se sont penchés sur celle terre presque morte et qui, par leur labeur obsîiné, l'ont rendue à la vie, qui ont renoué les liens par lesquels l'Afrique fut jadis attachée si fortement au monde latin, qui ont associé à leurs travaux les vaincus d'hier et qui n'ignorèntpas qu'on no fonde rien de durable que sur la bonté; vous' vous direz quo ceux-là méritent un pou- de votre affection. Enfin, vous qui aimez la science et savez ce qu'elle peut pour l'éducation morale des peuples, vons suivrez peut-ètro avec quelque sympathie les efforts de vos confrères africains. Eux aussi apportent leur pieYre à cette grande oeuvre de l'édification d'une nouvelle France.

Académie des Inscriptions et Balles-LôttrèB Séance du 5 mai

PRÉSIDENCE DE M. COLLIGNON, PRÉSIDENT M. Clermoni- G anneau interprète une inscription romaine provenant de Ghadamès l'antique Cydamus et y voit une formule d'exclamation ou de salutation, fréquente d'ailleurs dans l'épigraphie romzina- Juliane, salmis sis. Le nom de Julianus est précédé d'un point qui semblerait indiquer la pré-

d'injures. Tous ces jeunes gens d'opinions diverses ou contraires, soulageaient leurs rancunes religieuses, leur patriotisme, leurs haines de radicaux ou de réactionnaires et lancées par toutes les bouches, des invectives forcenées se mêlaient dans la petite salle en tapage d'enfer.

C'est encore mieux que sur le boulevard, murmura Raymond à l'oreille de Mavé. Il restait très calme; il savait maintenant qu'il n'en aurait pu être autrement, et il acceptait cette fureur comme un fait nécessaire, le témoignage direct du tempérament et des habitudes de la race.

Cependant accouru au bruit, le patron effrayé profita d'une accalmie pour dire:

Messieurs, jevous en prie! La salle est sur la rue: vous allez faire monter les agents Cette terreur fit diversion du coup, le tapage devint joyeux: apostrophé avec la plus libre familiarité, le patron dut battre en retraite. Les esprits un peu détendus par cet incident, Pollet qui attendait de Raymond le bienfait d'un éïoge éclatant, frappa du manche de son couteau sur la table

Messieurs, vous avez interrompu d'Enval. Laissez-le finir.

Les murmures s'apaisèrent, et Raymond, souriant à la vanité suppliante de Pollet, reprit

Vous gardez vos sentiments je les respecte. Laissez-moi garder les miens. Pollet m'a fait comprendre qu'il y avait, de par l'émotion générale, un danger plus grave que des injustices contre un homme, et qu'un intérêt supérieur à celui du ministre était en jeu, l'intérêt de la République elle-même.

Elle en crèveïa, affirma Gérard.

Mais sa voix fut couverte par des hurlements»

A. P.

sence d'un premier mot, et qui pourrait être le nomefi pers'oiinagéï .• •- >'

La seconde ligne est trop mutilée pour permettre une tentatiye de restitution.

M. Georges Foucart, chargé de cours à l'Université d'Aix-Marseille, communique un Mémoire sur les vases dits préhistoriques de Neggadeh et les peintures qui les décorent. Il établit que, sur ces vases, dès l'origine de l'Egypte, on trouve la même race, les mêmes dieux, les mêmes idées de la vie future que sur les monuments de la période pharaonique. II. Coltir~non rend compte du Congres archéologijue international d'Athènes où il s'était rendu en tête de la délégation de l'Académie.

If. le docteur Hamy résume les divers travaux de M. E.-F. Gautier, chargé d'une mission de l'Académie. Le voyageur, qui est en route pour le Hoggar, a continué à découvrir dans le Sousfana et le Saoura de nombreux vestiges du passé, tumuli, gravures rupestres, etc., qui rappellent beaucoup ceux dii Sud-Oranais.

F4ITS_DIVERS

Le Temps. Bureau central météorologique. La dépression signalée, hier, sur la Méditerranée s'est propagée vers le Nord elle a amené des pluies très abondantes dans le sud de la France et le nord de l'Italie; on a recueilli en 24 heures, 85mm d'eau à Lugano, 72 à Marseille, .56 à Toulon, 48 à Toulouse. La pression est encore supérieure à 770mm dans le nord du continent. Le vent est encore fort des régions Nord sur nos côtes de la Manche et de rOcôan; il s'est calmé en Provence.

La température a monté dans le centre de la France et en Suisse. Ce matin, le thermomètre marquait à Arkhangel, à Lyon, Perpignan, 11° à Paris, 21° à Palerme.

On notait 0° au Puy de Dôme, 6°au mont Mounier, –7° au Pic du Midi.

En France, des pluies sont encore probables avec temps frais. A Paris, hier, averses.

La température moyenne, 10°8, a été inférieure de 1°2 à la normale (12°0). Depuis hier midi, température maximum, 15°7; minimum, 9°5.

A la tour Eiffel, maximum 12°4, le 5, à 6 h. du soir, minimum, 7°4, le 6, à 7 h. du matin. Baromètre à sept heures du matin 7631I1I'3. -Stationnaire à dix heures.

SITUATION PARTICULIÈRE AUX PORTS

Manche. Mer houleuse à Dunkerque, à Calais, à Boulogne, peu agitée au Havre, à Cherbourg. Océan. Mer peu agitée à Brest, à Lorient. Méditerranée. Mer grosse à Marseille, peu agitée à Sicié, à Nice.

Corse. Mer peu, agitée aux îles Sanguinaires., Observatoire municipal.- 6 mai.

-̃̃•••̃• •.̃ ';• ̃ ̃ ̃'̃ ̃ Tour t. Montsonris S'-Jaçquos.

Temp" plus basse de la nuit.. + 9°8 + 9°6 à 7 heures du matin. +10°4 +10°5 à 2 heures du soir. +14°3 +13°9 Baromètre à 2 h. du soir TeS1" Stationnairo. Vent dominant N.-O. ̃

Etat du ciel à Paris très couvert. _•̃̃

Remarques sur la veille couvert, averses.

Dates critiques pour mai. 1-2, 7-9-10, 16-17, .21-22, 28-29. 1. I-ies vols au Palais de Justice. Les voleurs ont toutes les audaces. Ils commettent leurs larcins à la barbe des magistrats. Le Palais de Justice est en émoi.

On a dérobé à M. Lemercier, ancien juge d'instruction, son porte-cigarette; M. Brossard-Marcillac ne retrouve plus son Code qu'il avait annoté de sa propre main.

Les avocats ne sont .pas davantage épargnés, Mc Antoine Faure a dû dernièrement quitter le Palais sans son chapeau, et Me Deville, l'ancien président du Conseil municipal, a déploré la perte de son macferlane.

Ce n'est pas tout. Les boutons de porte sont dévissés, les becs Auer sont enlevés, les Bottins disparaissent.

Les malfaiteurs inconnus ne reculent devant rien. Ils fouillent délibérément dans les poches des juges d'instruction, des avocats et même du procureur général.

Malgré les plus grandes précautions, les coupables restent insaisissables. A< chaque vestiaire, des agents de la Sûreté sont en surveillance. Les gardes euxmêmes ont reçu une consigne des plus sévères. Toute cette vigilance demeure vaine.

Une enquête a été ouverte par les soins de M. Fabre, procureur de la République. On no sait encore si l'on se trouve en présence de véritables voleurs ou de mystificateurs dont les plaisanteries seraient vraiment de mauvais goût.

Toujours est-il que les Codes volés n'ont été retrouvés ni dans les librairies ni sur les quais. On en a conclu qu'ils n'avaient pas été vendus et on s'est demandé si l'auteur de ces larcins n'était pas un collectionneur maniaque.

ILcs grèves. A Nantes, les ouvriers boulangers en grève se sont livrés, la nuit dernière, à des violences. Ils ont défoncé les devantures de plusieurs boutiques. On connaît les auteurs do ces désordres. A Marseille., les ouvriers coiffeurs se sont mis en grève. Ils réclament 1" le minimum de salaire; la limitation do la journée do travail 3° le repos hebdomadaire. Le crime tle la rue ifioudon. La Sûreté n'a pu encore retrouver les assassins do Mme Laurent. M. Lecocq, le voisin de la victime, qui a vu les bandits, a fourni leurs signalements à la police. Ce sont dos jeunes gens; dont le plus âgé n'a pas vingt ans. Sur ces indications, la' Sûreté s'est mise à suivre une piste et de nouvelles descentes de police ont été opérées dans plusieurs hôtels de Montmartre. Parmi les arrestations opérées, une seule a été maintenue, celle d'un jeune homme de dix-huit ans, qui dépensait à pleines mains de l'argent qu'il prenait dans un sac de toile. Amené devant M. Hamard, il a fini par avouer qu'il avait volé cette somme à son patron, un négociant de Reims. ̃ On recherche aussi trois acrobates dont on avait entendu souvent Mme Laurent parler et qui venaient le soir dans sa crémerie, vers dix heures et demie.

da mort de SB lie BSantlal. Le dossier relatif à l'accident mortel dont Mlle Randal a été récemment victime au cours de l'exercice dit du « Tourbillon de la mort » qu'elle pratiquait au Casino de-Paris, a été remis hier au parquet par M. Boucard. On annonce qu'il y aurait cinq inculpations pour homicide par imprudence..

JLe crime de la rue <ie la âlacière. M. F) or y, juge d'instruction, vient de rendre une ordonnance aux termes de laquelle est renvoyé devant la chambre des mises en accusation le nommé Desfaugères qui est inculpé d'avoir assassiné Mlle Bardoux rue de la. Glacière, le 1er mars dernier.

L'agilnlien à B^orient. A la suite de la protestation de l'amiral Melchior, préfet maritime, contre les paroles prononcées à son adresse par M. Délaie le 1er mai, le maire a fait placarder une affiche dans laquelle il déclare que la salle n'avait été accordée par là municipalité que pour une conférence ouvrière.

Elle pourrait peut-être bien en crever, comme tu dis. Mais justement, ce détestable besoin que nous avons, d'apaiser sur une victime la colère d'une défaite dont les causes sont certainement complexes, sauvera la République. Pepry est perdu. Demain, n'est-ce pas, la Chambre, va le culbuter, l'assommer d'injures. Mais après, ce sera fini. D'abord, l'émotion populaire qui a pris cette forme du ressenti| ment contre un homme, se trouvera satisfaite. D'autre part, les réactionnaires, qui ont en mains aujourd'hui encore, une arme si forte, l'impuissance de ce régime à lutter proprement même contre des Chinois, demain auront usé et perdu cette arme,' si le désastre est,; comme vous dites, le crime de Ferry, qui aurait trompé la Chambre en niant la guerre et mal pourvu aux nécessités d'une vraie campagne, en quoi donc la République serait-elle responsable ? Ainsi l'immolation dé cet homme, que je persiste à déplorer, était, dans l'état de nos mœurs, indispensable pour le salut du régime. Pollet l'a très bien compris et je le remercie de me l'avoir fait comprendre. Pollet ne pouvait.se dispenser de montrer, en abusant, qu'il était à peu près indigne du triomphe ménagé à sa vanité. Comme il n'avait, pas eu un seul instant cette idée, la République sauvée par la chute du ministre, il voulut la prouver vraiment sienne; et, en même temps que pour se l'approprier, il la pensait dans tout son détail, il en détruisait toute la force par ses paraphrases.

Il y avait eu un moment de silence après les paroles de Raymond; chacun songeant à part soi; puis, dans l'ennui qu'épandait le bavar-

dage insipide de Pollet, les conyersations re-

prirent par groupes, à mi-voix. Pollet, devant ces attentions qui autour de lui fuyaient; en vint à parier pour Ravmond seul, à qui il dé-

Malheureusement, dit le maire, le conférencier, venu do Paris, s'est Hvr6 à des excitations criminelles,: prodiguant les injures et les menaces à tous et'partieulièrement au très honorable vice-amiral, commandant en chef et préfet maritirmî. Il faut que tout 16 monde sache que les violences anarchistes ne seront pas tolérées a Lorient. `

Une enquête judiciaire est ouverte au sujet de la protestation de l'amiral Melchior, Un conseiller socialiste, l'adjoint au maire, qui assistait à la conférence de M. Délaie, et le secrétaire de la Bourse du Travail sont convoqués pour l'instruction. Les cycles sont livrés avec un premier versement de 10 francs pour 100 francs aux Grands Magasins Dufayel et les machines à coudre avec un premier versement de 3 francs.

La brochure explicative est envoyée franco.

NÉCROLOGIE

:notts apprenons «a mort, à quatre-vingt-quatorze ans, de Mme Léon Faucher, veuve do l'ancien ministre do l'intérieur, sœur de M. Wolowski, ancien sénateur, tante de M. Louis Passy, député, de l'Institut, et cousine de M. Levasseur, de l'Institut, directeur du Collège de France.

> Ses, obsèques auront. lieu lundi, 8 mai, à midi précis, à l'église de la Trinité.

THEATRES

Athénée Cœur de moineau, comédie en quatre actes, de M. Louis Artus.

C'est un petit Don Juan d'aujourd'hui que nous présente M. Louis Artus; son « cœur de moineau » s'appelle Claude. Il a une maîtresse, Margot, qui l'adore et qu'il aime. aimablement; mais il ne peut s'empêcher de faire la cour à toutes les femmes qu'il rencontre. Il trouble l'âme d'une jeune fille, Huguette; il en est flatté et, abandonnant Margot, l'épouse. Ils vivent heureux durant deux mois dans la solitude, très heureux. Mais après ces deux mois, quand Claude retrouve la vie mondaine, il recommence de s'intéresser aux femmes un peu plus qu'il ne faudrait pour qu'Huguette n'en fût point inquiète. « Cœur de moineau », un beau. jour, est surpris par sa gentille épouse dans les bras d'une très jolie comédienne. Huguette veut divorcer, elle le veut pendant quelque temps. mais elle adore Claude et elle finira par le garder, malgré son infidélité naturelle. Cette comédie est fort spirituellement dialoguée elle est amusante et elle est assez touchante. Le .plus chaleureux accueil lui a été fait. Elle est jouée d'une façon remarquable par M. Brulé, très: gentiment par Mlle Diéterle, et avec talent par Mme ûuluc, M. Baudoin et M. Bullier. Ed. S. Ce soir, premier samedi de l'abonnement à l'Opéraitalien (thêâlre Sarah-Bernhardt); à huit heures et demie, deuxième représentation de Siberia.

C'est hier, vendredi, ainsi que nous l'avions annoncéi qu'a été tenu, à la Comédie-Française, dans la salle du comité, sous la présidence do l'administrateur général,- l'assemblée générale annuelle des sociétaires. Tous, hommes et dames, étaient présents, à l'exception de M. Maurice de Féraudy, toujours souffrant; de Mlles Adeline Ditdlay et Mario Lecomte, oh congë. La parole a été, aussitôt la séance ouverte, donnée; à M. Georges Ben; rapporteur de la commission dûs comptes, pour la lecture de son rapport, Mqui a été très écouté <H très applaudi.

De même on a applaudi le rapport de M. Jules Clarétic, qui est l'historique de l'année 1904, laquelle se traduit par un bénéfice permettant de fixer la part de sociétaire a 25,000 fr.

Le théâtre du Vaudeville a repris hier, devant une salle comble, son dernier gros succès de cet hiver, ta Retraite. Tous les rôles d'hommes étaient tenus par les « créateurs » do cette belle pièce, MM. Lérand, Dubosc, Gauthier, Monteaux, Roger, Jofïre, Baron fils, etc., qui s'v sont montrés excellents, comme l'ordinaire. "Quant au rôle de Claire, que Mlle Mcllot avai si curieusement incarné, il est dévolu maintenant M. Porel ne pouvait faire un meilleur choix à Mlie Yvonne de Bray, qui l'a interprété de façon tout à fait remarquable. Nul doute que la Retraite ne connaisso une nouvelle et longue série heureuse de représentatious.

La Société de l'Histoire du Théâtre a institue un prix de 500 fr. ponr le meilleur mémoire sur ce sujet Histoire de la censure dramatique avant la Révolution. Elle rappelle que le concours sera clos le 30 juin prochain.

Les manuscrits doivent être adressés au Bulletin- de la Société de l'Histoire du Théâtre, 51, rue des Ecoles. Lundi prochain, a deux heures et demie, deuxième festival populaire Colonne, avec le concours do M. Sarasate et do Mme Kulscherray. Au programmo la Symphonie espagnole, de Lalo l'ouverture des Maîtres Chanteurs, des morceaux de Lohengrin, de Tannhauser, du Roi des Aulnes, de Don Juan, VAria, de S. Bach, le concerto pour violon de Max Bruch.

Mlle Garden, devant être prise par les dernières répétitions et les représentations de Chérubin dont la Sremièro doit avoir lieu prochainement, la représentation de Pellêas et Mélisande, que l'Opéra-Comique donne en matinée demain dimanche, sera: la dernière de la saison. La nouvelle pièce des Folies-Dramatiques comportant de très .grandes complications de machinerie, d'acrobatie et de miso en scène, M. Richemond a décidé de faire relâche 6 partir de lundi prochain. Madame l'Ordonnance no sera donc plus joués que trois fois jusqu'à h dimanche soir inclus..

Demain dimanche, dernière matinée et dernière soirée. A l'Odéon, une dernière représentation de Phèdre, avec Mme Suzanne Desprês et M. Marqtiet, sera donnée lundi prochain. Les autres soirs, les Ventres dorés. Spectacles do la semaine prochaine au théâtre Antoine

Lundi, mardi, mercredi, jeudi les Honnêtes femmes, la Tante Léontine.

Vendredi, promières représentations de la Race, Monsieur Lambert, Marchand de tableaux.

Samedi, deuxième do la Race, Monsieur Lambert, Marchand de tableaux. >

--La Société J.-S. Back donnera le mercredi 17 mai, a neuf heures, salle de l'Union, 14, rue do Tréyise, un concert avec orchestre et chœurs.

Au programme la cantate Ich habe genug (M. Fro-r lich), la cantate Oie Eleden sollen essen (Mlle Pironnay, Mme Marty, M. Cornubert, M. Frolieh). Un concerto pour violon (MmoDiot) et un concerto pour deux violons (Mme Diot, M. Hermann). A l'orgue M. A. Guilinant. Le concert sera dirigé par M. G. Bret.

Mme Jane Arger donnera un concert avec le concours do M. Gabriel Faure et de Mme Monteux-Barnêre, le mardi 9 courant, à la salle Pleyel. Cotte soirée sera consacrée aux œuvres de Schuman et de G. Faùré. Mme Clotilde Kleeborg donnera, salle Erard, deux concerts, le mardi 9 et le lundi ta mai, à neuf heures du soir. l,o premier concert sera consacré à Beethoven. Lo second offrira des œuvres de Bach, Schubert, Mendelssohn, Weber, Schuman» et Chopin.

DÉPLACEMENTS ET VILLÉGIATURES DE NOS ABONNÉS

Paris. MM. Victor Blanchet.E. Garganlt, Nathanicl Johnston, Emile Laborne, de Lanzac de Laborie, Paul Masson, Eugène Moisset, le commandant Picard, Alfred Sommier, Viilal do La Blaohe.. ̃ Ploies Paul Auberf, Paul Sedille..

Mlle Guionnet.

Province. MM. Léon Bioilay, à Montigny-sur-Loing G. Bruneau, à Caudéran; L. Cadot, à Haussa Charles Delattre, à Poissy; DuUois, aux Sanras; Duscigneur, à Ganncs; Paul Fournior, à Grenoble; Guy-Jouanneaux, à Poiliers; de Tugny, ù Reims; le docteur Voisin, à Aixles-Bains l'abbo Bonnet, à Saint-Seurin; Diey, à Annct; Armand Duverdier, a la Croix; G. Francez, à Limoges; Ch. Hennecart, a Montcornet; Edmond Lafosee, à Bergerac; Marion, k Bordeaux; Philippe Virey, a Monceau.

Mines Cavaroz, a Villers-Farlay; E. Deleour, à Arles Finaz, à Lyon; Messimy, a Charnoz; J. Monlault, à Mon-

montrait avec une grande énergie, en paroles abondantes et flasques, la vérité de l'idée même que Raymond lui avait soufflée. Les voix des autres montant peu à peu, Pollet dut crier; Raymond, cependant, résigné, approuvait de la tête ces mots qu'il entendait mal, à travers la longueur de la table mais cette maladresse, et le bruit insupportable de la voix aigre, se haussant en notes criardes et fausses, le suppliciaient. Gérard de Neil, qui l'observait avec un peu d'ironie, eut enfin pitié de son infertune sans façons, allant à lui, il le fit lever, l'entraîna Dis que je ne suis pas gentil, espèce de jacobin L'étais-tu assez livré à la bête? Ce Pollet me dégoûte plus encore avec ses prétentions que son ami Couderc, qui au moins est une simple brute C'est là démocratie môme, cet être-là, malpropre, mal élevé, bavard et jaloux 1

Ils étaient dans la rue. Raymond essaya de défendre ses camarades. Gérard l'interrompit Qu'y a-t-il de commun entre toi, Raymond d'Enval et ces gens-là ? Jamais tu n'arriveras ni à te faire accepter d'eux, ni à les supporter toi-même. Et puis, zut! parlons d'autre chose. Des jeunes filles du quartier, robes du dimanche, têtes nues, et cheveux parfaiment arrangés, comme elles ont toutes, suivaient à petits pas la chaussée en se tenant le bras, jolies et joyeuses. Gérard. approuva leur gaieté, et avec cette sensualité vive et fine qu'il avait en parlant aux femmes, il les loua de la grâce de leurs tailles et de la coquetterie de leurs yeux.'

Mme de Jaurelle était seule, quand Raymond arriva à sept heures et demie, très exactement, le lendemain.

targïs; Roger, à Vanx-Ie-Pënïl; Gilbert Flandin, au château de la Barre, •̃

Etranger. M. F.-W. Parsons, à Zurich. Mme E. Demange, à Florence..

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BIBLIOGRAPHIE

Le Calvaire d'un docteur, par M. Johannès Gravie. 1 vol. in-18, 3 'îs-. 50. Paris, librairie Flammarion.

Un livre à tendances pessimistes. Le tableau, poussé au noir, de la vie que réservent à un médecin jeune, de grand avenir, digne disciple d'un maître illustre, son manque de fortune personnelle et sa naissance. Le père du docteur Trialoup est en effet marchand d'orviétan dans sa province-. Enrichi par la vente de drogues de sa composition, « baume des suppliciés » ou « pommade souveraine du bourreau », le pore Trialoup n'a pas pardonné à son fils de s'être fait médecin. Il s'est juré à lui-même que ce fils serait, tôt ou tard, guérisseur comme lui. Et, pour arriver à ses fins, il a recours à toutes s les ruses que lui inspire sa nature paysanne. Et le vieux. Trialoup réussit. Aussi assistons-nous à la déchéance rapide du docteur Trialoup qui, de futur professeur, devient de chuta en chute guérisseur, bonnisseur, ivrogne, mais riche. Ce livre amer est fort heureusement un roman, intéressant d'ailleurs, fort éloigné de la réalité. E. R. Les Seize Carmélites de Compiègne, par Victor PIERRE. Paris, V. Lecoffre. Collection « Les Saints ». In-18 de xxiv-188 p. 2 fr.

Le 17 juillet 1794, dix jours avant le 9 thermidor, seize religieuses carmOlitcs du monastère de l'Annonciation, de Conipiègne, comparurent devant le tribunal révolutionnaire de Paris, et, condamnées à mort comme « fanatiqufs », périrent ensemble, le jour même, sur l'échafaud dressé à la ci-devant place du Trône. Cet horrible épisode, l'un des plus monstrueux de la Terreur expirante, n'ayant pas encoie été retracé avec les développements convenables par les divers historiens, le regretté M. Victor Pierre, décédé récemment, avait entrepris. de combler cette lacune; cette tâche appartenait bien au consciencieux auteur de maintes contributions importantes à l'histoire de la Révolution. S'inspirant des plus authentiques documents (tel, notamment, le récit écrit de la Sœur Marie de l'Incarnation, qui, jusqu'au 21 juin 1794, fut témoin oculaire des persécutions infligées àses compagnes), M. Victor Pierre, après avoir fait revivre brièvement l'ancien état du Carmel de Compiègne, nous fait assister à toutes les phases de la persécution, à la fermeture du couvent, à la dispersion des religieuses, à leur arrestation, à leur emprisonnement à la Visitation, puis à la Conciergerie. enfin à leur procès et à leur supplice. De l'ensemble de cette émouvante monographie se dégage cette impression que la barbare exécution de ces saintes filles fut moins inspirée par la passion politique que par la fureur antireligieuse des pourvoyeurs de la guillotine, impatients- d'extirper du sol de la France ce qu'ils appelaient le. fanatisme, autrement dit, selon le langage de l'époque, la croyance et les pratiques ca-

ian?3ge lio 1-epoque, la croyance ci les pratiques catholiques. C'est bien là, scmblu-t-il, l'opinion de VÈslise oui. choisissant, pour la première fois,

l'Eglise qui, choisissant, pour la première lois, quelques-unes des victimes de la Terreur, en vue de les élever sur les autels, a, le 16 décembre 1902, déclaré Vénérables les seize Carmélites de Compiègne. Le livre de M. Victor Pierre, conçu avec lo plus scrupuleux souci de vérité et d'impartialité, mérite, en notre temps surtout, l'attention de tous les lecteurs d'esprit libre et de bonne foi. F. D.

Vient de paraître, à la librairie A. Hatier, dans la < Collection Hermine », le Roman d'un vieux garçon, par Jean Tihéry. Humoristique et sentimental, ce livre. lorsqu'il a été lu, laisse le cœur en fête. 1 vol. in-16, 3 fr. 50.

M. Gaston. Rouvier publie chez Fasquclle la Nièce, de M. Jacob Gaspard, roman amusant, humain, varié, débordant de vie et d'action, fait pour plaire à un public qui y retrouvera la lignée des Dickens et des Daudet.

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Courses à Maisons-Laffitte

Résultats du vendredi S mai

Prix des Trianons. 1. Charmeuse; 2. Mysa 3. Mandoline..

P. m. 45 fr. 50. Placés Charmeusoe, 16 fr. 50; Mysa, 20 fr. 50; Mandoline, 18 fr.

Prix Littlo-Duck. 1. Marsan; 2. Loriot; 3. Prcsto-II. P. m. 23 fr.

Prix do Vernon. 1. Tricoteuse; Ballainvilliers 3. Porgratus.. Placés.

P. m. 1,650 fr. 50. Placés Tricoteuse, 233 fr.; Ballainvilliers, 18 fr. 50 Pergratus, 36 fr.

Prix Dauphin. 1. Caq-a-VAne; 2. Ecots 3. Fawn. P. m. 58 fr. Placés: Coq-à-l'Ane, 22 fr.; Keots, 19 fr. Prix de Monbel. 1. Marfondi; 2. Comparse; 3. Aster.

P. m. 39 fr. 50. Placés: Marfondi, 17 fr.; Comparse, 16 fr. 50 Aster, 16 fr. 50.

Prix Mondaine. 1. Perse igné; 2. Guillemctte 3. Permettez.

P. m. 71 fr. 50. Placés: Perseigno, 29 fr. 00; Guilleinette, 39 fr.; Permettez, 45 fr.

Yachting automobile

Le bureau do la Grande Semaine se réunira au siège de la Ligue Maritime française le samedi 13 courant, à j deux heures et demie. '1

Le départ de la course Alger-Mahon-Toulon a été do nouveau remis, la mer étant toujours déchaînée au large. Escrime

Un grand tournoi national d'escrime classique au fleuret aura liou le dimanche 25 juin, au palais Rameau, organisé par l'Académie d'armes du Nord, sous les auspices do la Société d'encouragement de l'escrime de France il laquelle l'Académie du Nord est désormais affiliée, en l'hi>nneur des élôves des cours d'escrime des lycées et collèges de France et des amateurs des salles d'armes nt Sociétés d'escrime réputées do Paris et do province.

Les membres et les moniteurs des Sociétés populaires de gymnastique et d'armes seront également admis à concourir dans des championnats spéciaux.

Cette grande solennité sportive sera présidée par M. Hébrard de Villeneuve, conseiller d'Etat, président de la Société d'encouragement de l'escrime de Paris. Le tournoi sera divisé en 10 championnats dont les épreuves éliminatoires et définitives auront lieu le 25 juin, de' une heure à sept heuros du soir, au palais Rameau. 00 prix en médailles d'or et d'argent et objets d'art, épées d'honneur seront décernés aux vainqueurs. L'assaut qua la Société d'encouragement do- l'escrimé donnera demain .dimanche, à deux heures et demie, au Grand-Hôtel, comportera les jeux suivants

Au fleuret. –M. Ad. Rouleau contre M. Ramus M. Everts contre M.. D.cnol M- L. Gaii.din contre M. Roger M. Jobior contre M. Muracciôlè M. G. Rouleau con.tro M.'Selderslagh. ̃

A l'épée. M. W. Sul/.hacher contre M. L. Bouché M. H.-Georgcs Berger contre M. Muguet M. de SaintChéron contre M. Eiie Dufraisso M. Ed. Wallaee contre

M. Bougnol.

Cette séance pi'omet de présenter un intérêt excop-, tionnel.

Tir

Malgré une pluie battante, la Société 1' Assaut au Pistolet*» a tenu vendredi sa' réunion hebdomadaire. Les résultats ont été les suivants:

86 balles ont été échangées à- 25 pas et au commandement à la seconde. 30 ont touché les adversaires en présence.

Bonjour, dit-elle en souriant. C'est gentil 1 de venir si tôt.

Sa main, dans celle de Raymond, avait eu un mouvement léger comme pour se hausser aux lèvres du jeune homme. Raymond la baisa avec ferveur.

Les yeux de Mme de Jaurelle cherchèrent et reconnurent en lui le trouble de cette première caresse ils avaient une lueur très douce, un calme heureux et presque tendre, où cependant tout 'de suite, courtes et violentes, des flammes singulières jaillirent d'une prônfon-' deur de passion brusquement entr'ouverte. Aux premiers mots de Raymond, elle l'interrompit. Je ne veux pas entre nous de cher Monsieur, ni de chère Madame. Mon cousin, ma cousine, c'est trop bête. Je vous appellerai Raymond, et vous m'appellerez Jeanne..Venez là, l, et racontez-moi ce que vous avez fait depuis Î samedi.

Il s'assit devant elle, presque à ses pieds, tout contre la bergère où elle avait sa pose habituelle, le buste droit, très cambré, la tête un peu penchée sur le côté, les mains croisées, assez longues, très fines, mêlant leurs blancheurs aux feux des diamants et des pierres qui chargeaient les doigts. Il aurait, voulu sentir encore contre ses lèvres la.chaleur vivante de ces mains; il prolongeait du moins, en les regardant, la saveur du premier baiser. ( J'ai pensé à vous, dit-il.

Tout le temps? demanda-t-elle.

Elle riait un peu, avec une coquetterie qui i cachait' mal un souci, le désir que les paroles de Raymond ne fussent pas de simple galanterie.

̃Il raconta sa vie dans ces deux jours-; il mon-, tra, ce qu'il sentait si bien, comment, maîtresse exclusive de son être, Mme de Jaurelle avait mis en lui et une joie qui faisait les heu-

1er tour gagné par le docteur Devillers.

2ff et 7* par lo paroa duCUarmcl.-

3e et car., l'adjudant maître d'armes Dorléans, qui doit organiser prochainement une filiale de la Société à l'Ecole supérieure de guerre.

5e et 6e par M. FerranA

La poule finale a été gagnée par le baron du Charmcl. La prochaine réunion de la Société aura lieu vendredi 12 mai, aquatre heures, rue Parmentier, 36, à Neuillysur-Seine

Au T. C. F.

Dans sa dernière séance, le conseil d'administration du Touring Club a décidé de prendre part au Congrès international de sport et d'éducation physique qui so tiendra à Bruxelles du 9 au 14 juin. Le ïouring Club sera représenté à ce Congres par MM. le docteur Léon Petit, qui fera une communication sous le titre « les Sanatoriums pour bien portants » A. Glandan^qui fera une communication sous le titre « les Problèmes du. yachting »; Gustave Rives, qui fera une communication sous le titra « le Gymnase modern-type ».

Il a décidé l'inscription du Touring Club en qualité do membre fondateur de la Mutuelle des mécaniciens et a voté, à cet effet, un crédit do 500 fr.

M. Arnoux, ingénieur civil, vico-président de la commission technique do l'Automobile Club do France, a été nommé membre du comité technique.

Il a décerné une médaille d'honneur à M. Martin du Gard, président de l'Association générale automobile, en témoignage de reconnaissance des services rendus par lui au Touring Club, puis a voté diverses subventions. R. 13.

PUBLICATIONS RÉCENTES

La Troisiônic Jeunesse de Madame Prune, par Pierre Loti; 1 vol. in-i8, 3 fr. 50. Calmann, éditeur. LaSéparation des Eglises et de l'Etat, par Henri Brisson, Lanessan, Allier, etc.; 1 vol. in-18. Lo « Siècle ». Assemblée électorale de Paris (1792-an II. Procèsverbaux, etc.), par E. Charavay; 1 vol. in-8. Quantin, éditeur.

Guide-Annuaire de Madagascar (1905) 1 vol. in-8. Imprimerie officielle, à Tananarive.

Les Fils du hobereau, par Etienne de Raucourt; 1 vol. in-18, 3 fr. 50. Combel, éditeur.

Le Mécanisme des émotions, par le docteur Paul Sotlier; 1 vol. in-S, 5 fr. Alcan, éditeur.

> Les Idées socialistes en Franco, de 1815 à 1848, pat Gaston Isumbert; i vol. in-8, 7 fr. 50.– Alcan, éditeur.

SPECTACLES DU 6 MAI

Opéra. 7 h. 3,4. Tristan et Isolde.

Français. 8 h 1/2. En visite. Le DneK

Opéra-Comique. S h. La Cabrera. -Philcmou ot. Baucis.

Odéon. 8 h. 1/2. Les Ventres dorts.

Vaudeville. 8 11. 1/2. La Retraite.

Théâtre Antoine. 8 h. 1/2. Les Honnêtes femmes. Tante Léontino..

Théâtre Sarah-Bomhardt. 8 h. 1/2. Siberia. Variétés. S h. 1/2. L'Age d'or.

Gymnase. S h. 1/2. L'Aro d'aimer.

Renaissance. 9 h. Monsieur Piégpis.

Nouveautés. 8 h. 1/2. L'Ange du foyer.

Palais-Royal. 8 h. 1/2. Chambre à part. Le Gant. Porto-Saint-Martin. 8 Le Bossu..

Châtelot. 8 lu Tom Pitt, le -Roi des pickpockets. Ambigu. 8 h. 1/2. La Belle Marseillaise. .̃; Athénee. S h. 1/2. Lri Consultation. –'Cœur de moinêaiiv Cluny. 8 h. 1/2. Trois femmes pour un mari. Poussier do mottes.. ̃

Dèiazet. 8 11. 1/2. Tire au flanc!

Folies-Dramatiques. 8 h. 1/2. Monsieur Musard. Madame l'ordonnance.

Capucines. 9 h. La Bonne intention. Un cas do folie. Le Numéro 33. Cours d'amour, etc. Grand-Guignol. 9 h. Cher Maître. Pâquerette. Une Erreur judiciaire. Gardiçns de phare. Rosalie. Trianon. 8 h." 1/2. La Loi de pardon..

Scala. 8 h. 1/2. Spectacle varié. 1

Mathurins. S h. 1/2. L'Honneur des Bigachc. L'OncIo Berlin. Lo Message. Un Homme a femmes. La Vin de 'chai eau.

Théâtre Molière (ex-Bouffes-du-Nord). 8 h. 1/2. Nos faiblesses. On réclame. L'Echéance. Monsieur s'amuse.

Casino de Paris. 9h. Spectacle ̃varié.

Folies-Bergère. 8 h. 1/2. La Revue des Folios-Bcrgcrc. Eldorado. 8 h. 1/2. Spectacle varié. Et comment Théâtre d'Eylau. S h. 1/2. Monsieur Tranquille. La Croix. La Cloison, etc.

Olympia. 8 h. i/2. Les Saisons de la Parisienne. Parisiana. 8 h. 1/2. Je sais tout (Mme Anna ïhibaud). Les Pelitcs Larip'clto.

La Cigale. 8 h. 1/2. Tout Paris au harem.

Alcazar (rue Fontaine). 9 h. Chez les Puce. La Pifrnonnier. Aimée Fauru.

Bulfalo Bill's Wild West. (Champ-do-Mars.) Tous les jours et par tous les temps. Matinées à :i h. 1/2. Soirées a 8 h. 1/2. Les portes sont ouvertes, avant les représentations, pour visiter lo campement, àl h. et à 7 h.

Nouveau-CnfquO' S h. 1/2. Joyeux nègres (le vrai cake val/t).

Cirque Médrano. 8 h. 1/2. Attractions nouvelles. Cirque d'Hiver. 8 h. 1/2. Tous toqués.

« Le Touriste ». Départ tous les jours, .1 10 h. 1/2, quai d'Orsay. Excursions sur la Seipo Paris à Saint-Germain; 'les Dimanches et Jeudis, jusqu'à Androsy.

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GRANDS i|ii|.HWi«a Dimanche 10 à 11 lu-

GRANDS Dimanche 10 :1 11 Il..

MAGASINS yy| nB LL Attractions .variées

Théàtrophone. Auditions do ce soir Opéra Tristan et Isolde. Français Le Duel. Opéra-Comique La Cabrera. Nouveautés L'Ange du foyer. CHEMIN DE FER D'ORLÉANS

VOYAGES EN ESPAGNE

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Les porteurs de ces billets trouveront à Séviile deS'-bWlet» d'excursions valables 30 jours pour Xérès, Cadix et Grenade, avec retour à Séviile ou Cordoue. Ces billets comprenant des arrêts facultatifs dans lotîtes les gares, son,t émis dii 1" avril.au 10 mai, aux prix très réduits dn G3 pesetas en 1" classa et de -17 pesetas en 2' cl. (le peseta vaut environ 0f7'l«)..

Les voyageurs munis de billets de lr* classe auront la faculté de prendre jusqu'à Madrid le train do luxe «SudExpress» à la condition de payer, en outre. des prix ci-dessus, le supplément ordinaire pour le parcours effectué dans es train.

Le Journal dos Débats est vendu 10 centimes dans toute la France.

res trop brèves, et une force qui se jouait au travail le plus pénible. La jeune femme, les yeux plus brillants, toute leur beauté épanouie dans le plaisir de ces paroles, murmura Mais savez-vous que je suis très fière ? Ils se regardèrent un instant en silence, souriant, heureux

Mon Dieu, fit-elle, tout cela est si extraordinaire.

Quoi donc ? i

Eh bien* que vous ayez eu l'idée de venir à moi, malgré tout ce qui nous séparait, et puis que. enfin. que vous soyez justement ce que vous êtes, et aussi que vous ayez ces sentiments. Etes-voùs sûr au moins, bien sûr de ne pas vous tromper?

Le samedi, un doute pareil avait paru cruel à Raymond. Cette fois il se sentit touché, moins pour lui-même que pour la marquise. Son entière inexpérience, l'exaltation facilement idéale de son amour lui interdisaient da supposer que, sanè» doute, trop de déceptions et de lamentables échecs de sentiments, faisaient hésiter Mme de Jaurelle devant l'inconnu et le péril de cette aventure nouvelle du moins, il sentait en elle le désir, venu du plus profond de son être,de tenir pour aussi vrai, aussi loyal et fort qu'il le disait, cet amour à quoi elle montrait déjà une si tendre complaisance. Un tel désir, cette complaisance accusée sans ruse, la mettaient tout près de lui, dans l'intimité confiante et passionnée qu'il avait ardemment souhaitée. ̃

Vous m'avez vue, combien de fois? C'est la cinquième aujourd'hui, n'est-ce pas? Et c'est la troisième que nous causons ensemble. Ést-H possible que si vite j'aie pu devenir pouf

vous?.

(4. suivre.)


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̃ 13t'8 5 500 fr. tout payé. J. janvier, tme 133S «H 1313 I g 3m Paris 190j 2 3/4 0/0100f.p. 377.. (.̃;$.. Bonsùlots 100fiM887(po:) !>7 75 57 50 Maroc .janvier 503.. 505..

27 50 6.T» COSU'TOIE KATMWAL D'KStTOIPTK. cpt. 055. 655 ..§12 19 Marseille 3 0/0 février 40i 50 lionsàlots lOOfr. lS83(pur.) 50 50 C0 75 Minas Geraes.anvier 4«2.. 4l0.. •• 154.. 500 lr. tout payé.– J. février, tme 656 KG I 4' Amiens i 0/0. mai un -55 ili.. Uanct.byp.de Fr. ISSO.fcv. 5|;8 5l;5 Portugais 30/6 21 sir.ianv. 0940 0)4.) .12 50 E00. CRK1). I-OKC. D'ALP. 250f. p. janv;|cpt g eo Uordcaux 4 0/0 lSSl.fôvrier 519.. ra(i Danq.byp.do Fr.lBSl mars 447.. 4is Portugais 30/0 31 sér.'iany. (915 C0 23 27. 725.. 3 CliiiDIT KOXCHiR I)K l'BAM-K cpt^ ) 728 72S.. B, 3 "Lyon.juillet loi 25 101 Bj 25 Tabacsportugais il/2avril 522.. Tiîi

̃̃ '̃>'•> •• 500 fr. tout payé. J. janvier tme f| ̃̃ ROttinain 4-0/0 189J.. janv. 9i 10 ̃'M 40

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̃15 03 OW" 1 i: SOnlrîè^.EXÉnArKnÔôfc'"3^ 6:0. M..S ACTIOSS kV COMPTAIT f. v,-r0 Uusso 0/0 183o"°9'déc. 0")2; 89 70 ̃ 7ta> 4. BASfitE DE L'IÎMOX PAUISIEME .jtmc 768 703 739 | iTénartoni Vo/'d isS7 "vril S; p" S«SSe4OO)8S3 maw 87-00 87

20. 703.. 2 nEPAnTEMENTAtX 230 fr. p. avril cpt. 705.. 70' 8 x Kst-AI«'6ricfi iàavler «'.I 450 6 ̃ «««so 4 0/093 (3« ém.l.mai 87 55 87 Cl 35 50 000 ESTSOOfr. Joulss. mai lept g w so C1 Algérienne Janvier 827 I'stSO/0 ..déc 0u9.. Russe 4 0/09i(0* Ém.javril 8T S7 73 ,}~ 55 1303 i LïOK-MÉDITEIutAKÉE tqit. I3t2.: 1-W2 § 40- Société Marseillaise., mai S8D Fst 3 O/o' déc 4Gi 403 \ro Russe Intérieur 4 O/0 ma» 83 00 70 1308 500 fr. Jouiss. mai 'imo i:K5 mos 1 <\ Soc. Crécl. Mobilier.nov. 131 î,0 m K«t s o/a'iiôuvellc'. mars 43 J r,0 451 5u Russo Transe. 30/O..déc. 71 7u

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•• 12to f,00 fr. –Jouissance janvier., tme § Knnque internat, do Paris. 215 Ardennos 3 0/0 .janvier 15) L0 459 50 s"'sse 3 0/0 niai U3 70 9i 50

05 1795 1 SOUD tept. 1SC0 1790 j Ufnle foncière mai no.. 170.. Grande-Ceinture.avril Uruguay 3 1/3.0/0 1891. mai Wlt ~O •̃••

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1~8t>O 4. .1, (~,7. j 49 Nord, act. do joulss..janv. i:»5 (340 Méditerranée 3 0/0..janv. 45S CO 45S 75 Mexicain'i b'/O M 03 2[, 517c 80 ̃• 's« ̃• J ••" îi,v?(Ç;.F,ari5,c;nîîc--V -avrill-me î9t 7.2 791 « Oi-k-nu^-aot: do jf.uis.oct 10.V. io.tr. Paris-I,von(fus.ane.).janv. 4;0 W m> Obi ch. ott (Loïsïurcsi" «?s3 «

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21 uO 50 C0 TBACT.10X (C çcnêrale dol tac 2; si.. 45 Penarroya juillet 1,75 UïO Ouest 3 00 nouvelles avril «i 45a Ï5 f "P v et e <1 l'II!, 79 U ri! ̃ ̃̃ 0i 1 ML\ESD'0B BBl'AKKieïBDUSUO. tme 97 «7.. I Ci 50 Suez (Partilo fondai. pnv. iySr: Ouest 2 1/2 0/0 1895.. avril 410 PO 412 ronsolidat'ed (ioidn-iVÙ'" Ji ̃sn jfi* ,-or;, «ï«!; '• ̃ ̃̃ Sf:î4«K'<?!lî!1f»î»'SSHi.j«iHft!tme 400 4C.0 ..̃ ,a Suez (Société civilel.ja.iV. 3183 31S0 Ouest-Algérien y ;0/0.mar* 45;! .T u^peùsr dS- ,0,13 |i I 139 M îîî? 'n 5 M_EZ.(actions).v «cpt. ',«13 4-133 lis 00 Suez, act. de jouiss..janv. 35;.O Sud de la France 3 0/0 avr, 437 4:n Huandiaca 25 8*

•.• *«; •• 5 MOfr. Jouissance janvier.. 'tmo 4i» 44i0 4iïO 4M0 10 Orosdi-Uack lévrier *e4 lnd.-r.li.ctYunn.priv.30/0 -Kt.. 4Ï4.. Xerlch.. ̃ ̃' 48 ?5 « f

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1010 ~A 2.r> 4 0/0 -1~)OO ~ivi-il'tine '1 '25 'Iriiii. Ilaris e-L ~,Y 0. A u t 1 -i ofi i e /il~5 511, 4't') New 8[ci,ii 1!tute 8-, 81

Wm 'S?! ^n ̃ '• ™I^lllfn0'0?^ avrilçpt. ICO 30 «».« | « « Banqno d'Algfrio..janvier uh LomÎK,"tT3 0/0.janvier 3-.0 3 1 nSndftn é n. ?)' 70 H

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̃4-0/0/10J25 .15 EOÏ1>1E7 0/O(l)etteuniaéc).noy. cpt. 105 40 1C6 40 f CO Gaz central avril t«20 I3io n^Umé^pîioritoynnvkr 35Ï El ttS 11» itt 50

̃}\l* « ̃• ro r«pTpxrD,?) te.imvil. 3^1/2 avril cpt. 103 95 I Gaz général.. janvier 70 rorlugaisS 0/Or.nxe.janv.. 334 50 3S5 Transvaàl Coftsï L.Vnd"" «T. 50 < V)

•0/ ni'sS •'•• i- ̃̃•̃•• ESPACE (fcxtcricurc} 4 0/0 ,cpt. 91 £3 01 10 I 50 Doiuhiwa (Minostfç mai [2S5 lf05 Portugais 3 0/0 r. variable. 2Û7 Ti-ajisvaal GoUfleMs S\ 75 n 50

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50/0 io'j 2- 13 ITAIJtS 50/0. cpt. joil.5 io:i u ï t 00 Carmaux (Mines tle).. înai j745 Russe! O/OMosc.-Windau. 415. Wemraer l'x lii

'̃-̃̃.̃ J°3 45 15 Jouissance lanviei; tme 10 S E0 103 27 27 100 30 g 25 H.sçomhrera-l:Ieybore.jan. 7:i5>. 7i7 saloniquc-Constantin.avr. 318 3il> Monaco(cércio'dê): 479fi -iSOi

5nS ofS in '°3 m«r(ÀAIS3^O.n..f':?'c>-jan^i tn\c 63 c5 •̃•• •••• OS 57 i 40 Kr|voï-RoR(.\hnerais)janv. i:)1D 1315 garagossa d" hyi>.)..jonv. :»s 39» Haut-Volga .39 1:03 LW «fi72 0 1J £5H5.OiEInVAS1Unif'i*iO/6mars lme 889° •• •̃ ^S" SS sr.i 00 Atel. et Chant. Loire, janv. uro 33t CDLIGATIOSS BIVSR3EJ

40/0 8~0 .10 40,0t90i.mars!tmf 8. 8;< <o..Mokta-cl-nadtd.ma~)~o.[.33 .garaMS5f-(3't'vp.)..janv. 3~ 3S6.. t

.20.. '488 50 70 10 30 OIIOBASS 01)1. Consc.lid. mars cpt. 4«2 r.0 46ï 50 9 40 Chant, et At. Gironde.déc. u(5 C'.O Stuyrne-C.assa),a40/0189i 473.. 47. COUBS DES CHAKOIM f-arac-

3,0/0 7t. 30/OoriSM.na.cpt. Il 05 71-10 '10 7t..9 .A<!icnesdt-t.-ra!icp.noY. 455.. 455 smyrno-Cassa))a40/01S95 4:"75 75 Mreof~iP' "un carac-

20.. M3 50 ̃• 150 01) Priorité. marslcpt. 503 M) 502 1 82 50 Dyloct Bacalan.janv. 651.. ̃ C'Btn. do*Eaux3 0/0avril 41.150 4S6 75 (1) Ces cours carac-

40/0 8t05 .2) 2) .SERBE40/0.jauv)crtfne 'si a5 si 2~ 8t25! 50 -Aciéries de 4'2 143? San!a-Fl' O/O,Jnillct 61S..

40/0 88 72 .12 .DET.[Kori'0.t)A~nUni<.40/OmarsLme M90 S880 SS<<5!cO..Atc).('tChant.oirc.jan'tir(. CBL!CATtO'<3Dn-EME!

20.. 4625C.OTT))MAMOh).Cons!.ttd.maMCpt. 4<i2f.O 4C2 50 40.. Chant. ctAt.Gironde.dcc.ufS COU!tSDESf!!AM)t<

20.. M350 150 Ob.Pr[ont(i.mars~cpt. 50')50 502. s250Ry!octBacatan.janv. ?). c'~n.dMF.aux30/Oavrit 4MjO 44875 ~MutAnuM

20.. 484.2.. Obi. Douanes. janv. cpt. 4S2 4S2..J Fives-Ulls nov. 31».. 319 50 C"sên. des Kaux40/0.déc. 510

20 493 1 Om. 4 0/0 1891. janv. cpt. 494 4M [ 45 Forges et' Ac. Marine. noy. 1407 1470 Car (C* Paris.) 4 0/0.. janv. 50S 25 long

25.. 51S a. OW. 5 0/0 1S9G. janv. iept. 51S 520 ..II go ForgfsetAc.Nord-Kst.déc. ISSI Gazcentral500f.40/0.ianv. f,0i> 50 511.. pliCCS Papic court Papier long nrî 518.. II 42 50 Forges etCh. Médit. nov. uou Gazffenéral3C-Of.40/0.mars 2$Z 2SÎ

fO-;4§5.. 3 BASQtKDE»PmAlTBICIires8.cpJ. 488 488 ;| 15 Bateaux Parisiens mai 3.13 m-le et Bacalan '4 0/0 sept. "493 50 493

"Î5 5- S!? •• SiîJtMï £iT.i«.VV Janvier cpt ..1! &o Chargeurs Réunis.déc. c96.. Kf7 Fives-L)Ue450f.60/0.janv. 472.. 47J Amslerd. 200 1/8 200 7/8 et 4 0/0 lo ^j OU.. ̃ JIA.MJIK OMOMASIi. cpt If 25 C/IlavraiSft Péninsul.nov. 57.I Mcssac. mavit. 3 1/2.. avril 453.. 444.. Allcmagn1 12111/16 122 1/8 et 4 0/0 0 •• ,™' ̃• J ,,nJ!» lr.Sa JI;P- -J-.J uillet.tme 003 .008 ..I 8 Urbaine (Voitures)., .août H4 115 omnibus 4 0/0 janvier 4US 50 499 75 vienne 103 11/10 103 13/16 et 4 0/0 0 40 1.(75 (nhU.lOM.BALr.iOOf.p avril|cpt. 137a 13;5 ïlCO Etablissements Duval.fcv. 1W0 1940 Voitures 3 1/20/0 avril 432 23 433 St-Pétersb £65 1/4 201 et 4 0/0 ̃̃• «9 •• » A^L°W (th. de ter). janvier xpt. 1»J isi § Gr. Moulins Corbeil. juill. no Transallantiouc 30/0avril 355 Espagne.. 380. et 4 O/o o ̃̃ 7' ;• riii..i!.«v2:;VV'r'lan-v'?rlcPt- 71S 713 ••!» a"' •'• Bec Auer ..avril f,?3 07S Ulsmil.4 0/0r.a600f. mai 011.. 007.. Italie l/IO p" 1/lfi p" 5 0/0 ̃ •• ,«9) l.(»ll>.Uil)i(Mid-Autnclie). juin tme il 50 Lits Militaires. août 27(0 27fi'J t>anama(S.C.)obl. est.3\s. 100.. 100 suisse. S/16 1/10 p1' 3 1/2 30 784 ahUUHOSAlX. janvier tme m 35 ..Phosphates de Oafsajanv. 1400 panama (Bons à lots) 10P 103 83 Belgique.. 3/1(1 p" 1/16 p" 3 û/o

̃ •̃ }'̃?, •• ••. •• | •̃ 2V5.nn««rVs>"X"i .Oanvier tme 175 174 ..| 885 nicher(ancicnneC). juin SOÏO 80D0 créd.fonc.e«ryp.3 l/2avril 50' 501 50 Londres.. 25 U 25 15 3 0/0

8" ff> 2 SAM«OSSE500<rt.p jui et | tme 28» 2S5 281.. 2S1..I Tour Iîiflcl (jouiss.)..avril 80.. 80 Gaz de Madrid 40/0..janv. 287 50 £8f 5o 50 l.OndreS' 2511 2;; 15.1. ••̃̃' 2 tblAhSSKBBIAXSk. juillet jtmc 417.. 417.. 452.. 413.. 1 .Ind.J10uiU.Russ.Mer.juiU. Iî5 Suez obi. 5 0/0 avril 6».. 62J Londres chèques, 25 16 ̃8T 73 1599.. 8 WO-TIMO (actions ordin..).. mai lme 15OU 150S 1500 1507 ..Iffl Uharbonn. de Rykowski.. 112 suez obi. 3 0/0 1" sér.mars 483.. 483 50 Escompte hors banque, 1 3/4 a 2 0/0.

7O..1S38.. 9 S0S>O\ltE(charb usmesjfévriei tme 1311 1354 1341 1347 ..il 16 80 Charbonu.de Trifail.. mai 280 Suez obi- 3 0/0 2- sér.mars 483.. 4S2 Or en barre, Pair à

70..)~8.. M.MSM~CE(ctiarb..usmes)fevrie!tmeMH..i35i..i34I..i3.U.5 i6MCharbonn.deTrifai)..)nai MO.SnezobL30/02's6r.mars 482.. 4S2.. Or en barre. Pair a.

19.. 383 1 TABACS 01 lOMAKS nov. tme 385 386 I £0 ..Thoin.-Houst.dc la Médit. MO, Suez (Bons de coupons). 93 25 93 25 Argent en barre, 93 à 97

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OERNIÉR~ NEURE

Nous croyons savoir que, contrairement aux inforraatùMis publiées à cet égard par un journal du matinnl est inexact que M. Delcassô ait de nouveau donné ou doive donner sa démission. Le ministre des affaires étrangères a d'ailleurs eu ce matin, avec M. Rouvier, président du Conseil, une longue conférence au sujet des affaires extérieures en cours.

La médersa de Tlemcen

Alger, le 0 mai. Le gouverneur général a quitté Alger ce matin pour inaugurer à Tlemcen la nouvelle médersa. Le ministre da l'intérieur, empêché, s'est fait représenter par un chef adjoint de son cabinet à cette cérémonie, qui a une importance conoidérablo aux yeux de la population indigène. Cette médersi neuve est la secondé que le gouverneur général crée en peu de temps il so propose de doter également Gonstantine d'un local nouveau et de fonder un établissement semblable à Bougie, qui n'en possède pas. Ces créations témoignent de la sollicitude de M. Jonnart pour l'enseignement donné aux indigènes, qui comprend depuis l'enseignement primaire le plus modesie jusqu'à ces cours supérieurs d'arabe et de français institués dans les médersas et suivis avec tant d'empressement et d'attention.

Le gouverneur général s'attache, en outre, à donner à ces édifices l'aspect extérieur lc plus artistique, dans le style mauresque le plus pur. Comme celle d'Alg9r, qui fut inaugurée en octobre par M. Chaumié, la raédersa de Tleracen a été, construite par l'excellent architecte, M. Petit, avec une délicatesse d'or;ieinents et une grâce de lignes"! très appréciées.

Le Métropolitain

̃••• Avenue de l'Opéra

Do nombreux passants s'arrêtent à l'angle de l'avenue de l'Opéra et de la rue Thérèse, où une active équipe d'ouvriers installe au-dessus d'un puits de longues fermes en fer. C'est la deuxième partie de la ligne métropolitaine 7 qui commence à se construire.

La ligne n° 7 va du Palais-Royal à la place du Danube. Sa première partie est réservée jusqu'à la solution de la question, que nous avons exposée, de la gare terminus place du Palais-Royal, Carrousel, Hôtel-de-Ville?.

Lo lot, qui attire plus particulièrement l'attentioa aujourd'hui, s'étend du carrefour de l'avenue de l'Opéra à l'origine de la station < Le Peletier », sur une longueur de 1.108 mètres, avec un raccordement de service avec la ligne 3, sur 362 mètres a'a longueur. Les travaux, évalués à 2,360,000 fr., mt été adjugés à M. Joseph Gonchon, le 8 avril derUer. On voit que cet entrepreneur n'a pas perdu de

.*»viips.

De ce point, la ligne suit l'avenue de l'Opéra, traverse en diagonale la place, sous la ligne n° 3 (VilUers-Ménilmontant) et au-dessus de la future ligne a0 8 (Auteuil-Opëra) puis gagne, par la rue Halévy, ia-rue Lafayette, jusqu'à la rue de Chabrol; s'infléchit vers la gare de l'Est par les rues de Chabrol et de Strasbourg, et sort par le faubourg Saint-Martin du nœud formé devantla gare de l'Est par les lignes 4, 5 ot 7. Au carrefour Château-Landon, la ligne se divise en deux branches à voie unique, l'une obliquant par la rue de Château-Landon, l'autre continuant par la rue du Faubourg-Sainl-Martin ces *îux branches se réunissent au carrefour du faubourg Saint-Martin et de la rue Lafayette. La: ligne reprend alors cette dernière rue, traverse, lo boulevard de la Villctte en même temps que

Avis divera

CRËDIT FONCIER DE FRANCE Tirage du 5 Mai 1905

Obligations foncières de 500 fr. 3 O/O, 1879 Le n' 532. 339 est remboursé par 100.00Q francs. 1.770.018 100.000 1 1.699.474 25.000 Obligations foncières 500 fr. et 100 fr.2.60 0/0, 1885 Le 201.787 est remboursé par 100.000 francs 369.924 25.000 La liste complète du tirage est publiée dant le BULLETIN OFFICIEL p"^

des Tirages de l'Abonnement du Crédit Foncier PAB At(

qui parait le 6 et le 16 ̃ «| de chaque mois etdonne .FRANCE I frano les numéros do tous les a titres sortis aux 48 ETRANGER d. franc. tirages annuels, qui »,u»m.w^,M. ,^n attribuent ile3 lots à 2.838 obligations dont 5 sont reinboimables par 150.000 fr. et 49 à 1OO. GOO. S'adresser pour les abonnements su Crédit Foncier, 19, rue des Capucines, à Paris (1« Arr.) ou <ians tous les bureaux de Poste.

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le canal Saiat-Martin, remonto rue Secrétan jusqu'au parc des Buttos-Cliaumont quelle longe jusqu'à la rue Botzaris et atteint la placedu Danube par la rue du Général-Bruiiet. La baucle terminale, enserrant l'hôpital Herold.se développe par la rue David-d'Angers, le boulevard Sérurier et une partie de la rue du GénéralBrunet.

La ligne 7 sera raccordée à toutes les autres lignes du premier réseau: au -Palais-Royal, à l'Opéra, à la gare de l'Est..

Voilà pour le tracé.

Quant au profil en long, il est légèrement abaissé entre la place de l'Opéra et la rue de Trévise, se relève un peu vers la gare de l'Est, reprend son niveau sous le canal Saint-Martin; puis il change brusque- I ment d'inclinaison et monte au plateau de Bellcvillc par une série de rampes de 0,040, empées seulement par les paliers des stations. Le point culminant est rue de Crimée. La ligne redescend ensuite doucement à la place du Danube, où la boucle termiualo j elle-même est établie en palier.

.O:i- voit que certaines stations seront à une grande profondeur 40 à 50 mètres. Il y aura des ascenseurs.

Da bout en bout, la ligne n° 7 (toujours non compris le dernier tronçon entre l'avenue de l'Opéra et le terminus vers la Seine) est d'environ 8 kilomètres. ·

Les 13 stations seront établies aux points suivants Opéra, Cliaussée-d'Antin, rue Le Peletier, rue Cadet, faubourg Poissonnière, gare de l'Est, rue de Cliâteau-Landon, rue Louis-Blanc, rue d'Allemagne, rue Bolivar, Buttes-Chatimont, rue de Crimée, place du Danube. Leur espacement moyen est de 504 mètres.

La dépense totale est évaluée à 20,900,000 fr. Les travaux de l'avenue de l'Opéra, qui excitent en ce moment la curiosité publique, diffèrent de ceux des autres parties de la ligne en ce que l'on n'y construit pas des ouvrages voûtés, comme par- tout ailleurs la ligne passant, là, au-dessus du collecteur de Clicliy, le défaut de hauteur nécessite l'emploi du tablier métallique. De là cette exhibition extraordinaire de fer3 qui surprend beaucoup de passants. L. Mocquant! i

j 1 _La

L'exposition de la meunerie-boulangerie Cet après-midi, à deux heures .et demie, a eu lieu à la galerie des Machines l'inauguration de l'exposition de meunerie-boulangerie. Cette cérémonie' était présidée par M. Bailly, attaché au ministère du commerce e.t de l'industrie, représentant le ministre. Il a été reçu par M. Ch. Bivort, président du comité d'organisation, directeur du Bulletin des Halles, assisté de tous les membres du comité, ¡ parmi lesquels M. Fromentault, président du Syndicat de la boulangerie de Paris; M. Virat, président de l'Union des Syndicats di la boulangerie Desroches, secrétaire général du comité d'organisation; Lebel, ancien président du Syndicat de la boulangerie, etc.

Après avoir visité un panorama de la place de l'Opéra, qui a figuré jadis à l'Exposition de 1889, M. Bailly a été conduit successivement dans les principaux stands de l'Exposition.

Il s'est, en particulier, longuement arrêté devant l'exposition des appareils do là Société Schweitzer et Cie, dont l'usine de meunerie boulangerie modèle est la plus importante et la^mièux agencée du monde entier. Il a particulièrement .félicité M. Schweitzer d'avoir résolu la fabrication du meilleur pain au meilleur marché au profit de la classe des travailleurs. Son installation faite à l'exposition représente, exécutés mécaniquement, toutes les phases de la moutuFe et de la panification du grain de blé:

Le délégué du ministre a assisté ensuite à une, reprêsentatioa aux théâtres des Ppreherons et de la Feria. La musiquedu Î0V de ligue prêtait son, con-'

♦-

SOCIETE GMÊBiLE pour favoriser le développement dn Cont«nicrce et de l'Industrie en France

Assemblée générale ordinaire du 29 mars i905 Les actionnaires de la Société générale se sont réunis. en Assemblée générale ordinaire le mercredi 29 mars, au siège de la Société, pour prendre connaissance des résultats de l'exercice 1904 et statuer sur les comptes présentés par le Conseil d'administration.

Le rapport du Conseil fait ressortir que cette année encore les comptes accusent des plusvalues importantes sur ceux de l'année précédente. Le mouvement général de la Caisse s'est élevé à 53 milliards, soit, en moyenne, un mouvement de 179 millions par jour; celui du Portefeuille a atteint 18 milliards, représentés par 43,554,10-i effets; les encaissements de coupons se sont montés à 610 millions, et les ordres de Bourse au comptant à 1,886 millions. Lo solde des Comptes de choques, au 31 décembre 1904, s'élève ii 323,409,027 fr., représentés par 129,471 comptes. Le solde de ces comptes, au 28 février 1905, est de 362,687,881 fr.

La comparaison des principaux- chapitres pendant les cinq dernières années, indique la marche constante des affaires de la Société; le mouvement général de la Caisse a passé de 3i milliards, en 1900, à 53 milliards, en 1904; celui du Portefeuille commercial, do 14 à 18 milliards; lo solde des Comptes do Chèques, de 232 millions à 323 millions; celui des Comptes courants créditeurs, de 249 millions à 435 millions; enfin lo total du bilan de la Société, qui était, en 1900, do 859 millions, se chiffre pa'r 1,191 millions en 1904. ̃

La, Société a 494 agences ou bureaux.

La création d'agences et de bureaux nouveaux entraîne des dépenses d'établissement qui sont amorties dans le plus bref délai possible et souvent dans l'année mômeclic se produisent. En même temps qu'elle étend ses guichets, la Société augmente chaque année son service de localion de coffres-forts qui donne les meilleurs résultats.

La Société a participé à presque toutes les affaires financières qui sa sont traitées sur la place de Paris, notamment l'émission des obligations tlu gouvernement impérial du Maroc, des Bons du Trésor russe, des obligations de l'emprunt de la Ville de Paris, dit du Métropolitain, des obligations do la principauté de Bulgarie elle a également concouru à (l'augmentation

cours à cette cérémonie ainsi que plusieurs orchestres civils.

–<<«'

Tokio, lc G mai. Quatro torpilleurs de. l'escadre do Vladivostok ont été vus, hier, à l'ouest de HoIctkaido, au large de Sutsu. Ils se sont empares d'un; petit voilier, l'ont incendié, ont retenu prisonnier le capitaine et ont disparu vers le Nord-Ouest. Saint-Pétersbourg, le G mai. Aujourd'hui a eu lieu, au palais de TsàrkoïêSelo, la cérémonie de la; promotion des cadets des écoles militaires au grade d'officier.

Ainsi que l'empereur l'a fait remarquer luimême dans son allocution, ces nominations ont lieu quatre mois plus tôt que d'ordfoaire à cause du grand nombre d'officiers tués ea Mandchourie. Plus de 1,150 pages ou cadets out été promus officiers; 367 d'entre eux ont été affectés à l'infanterie, 148 à la cavalerie, et 153 au génie.

Marseille, le 5 mai. Le Journal l'Echo de Chine, arrivé ce matin à Marseille par la voie anglaise, nous apporte les nouvelles suivantes, de source chinoise Le ministre de Tokio à Pékin a demandé à la cour chinoise de faire tuer le préfet de Liao-YangTchéou et le sous-préfet de Ikn-Tchen-IIien, en punition de l'aide qu'ils ont prêtée aux Russes. Le ministère des affaires étrangères lui a refusé sa demande parce que cette accusation est sans preuve. Le préfet de Liao-Yang-Tchèou, ayant été saisi par les Japonais et craignant d'être mis à mort cruellement, s'est suicidé en. avalant du poison. Eu même temps, un notable du* nom de Sic, parent de la famille impériale, et onz« notables locaux étaient mis en prison cinq ont été tués par les Japonais. Le portier du sous-préfet de Liao-Yang-Tchéou a été décapité.

Saint-Pétersbourg, le 6 mai. Les Novosli estiment que l'escadre déRbdjetvensky n'a commis aucune violation de neutralité dans "les eaux françaises, car elle n'y a chargé ni armes ni munitions et n'y a recruté aucun volontaire.

Le gouvernement français aurait, au contraire, violé cette neutralité au profit du Japon, s'il avait imaginé de susciter sur la route de l'escadre russe des obstacles artificiels.

En conséquence, les réclamations delà presse japonaise prouvent qu'elle ne se rend pas clairement un compte réel de l'état des choses. Saint-Pétersbourg, le 6 mai. Le Pélersbourgski Lisloh annonce, d'après un renseignement puisé dans des sphères militaires bien informées, que le général Kouropatkine reviendra très prochainement en Russie et se retirera dans ses terres.

Le même journal annonce que le lieutenant général Saroukaïef, commandant en chef du 4e corps d'armée de Sibérie, est désigne comme commandant en chef de la lre armée de Mandchourie..

Saiat-Pétersbourg, le 0 mai. Devant les bruits persistants sur les prétendues violations de neutralité répandus par le Japon, nous avons pris des renseignements à la source la plus autorisée, qui nous permettent de rétablir les faits.

Le grand-duc Alexis, grand amiral de la marine russe, ayant eu connaissance de la protestation faite par le ministre du Japon à Paris à propos de la pré- sence de bâtiments de guerre russes dans la baie de Camrahn, a aussitôt télégraphié à l'amiral Rodjest- vensky, la -teneur de la protestation japonaise. L'ami- ral Rodjestvenski a immédiatement répondu au grand-duc que son escadre respectant scrupuleusement les règles de la neutralité française, se tenait en dehors des eaux territoriales, et qua l'amiral .de Jonquièrés, commandant en second l'escadre française d'Extrême Orient s'en, était assuré» ̃"• Dans ces conditions, l'amirauté russe s'explique le bruit fait par les Japonais comme une manœuvre

du capital de la Société générale des sucreries et do la raffinerie d'Egypte, et à celle do Crédit foncier égyptien elle est intervenue dans la fusion des Sucreries de Fivcs-Lillo avec la Société des raffineries et sucreries Say; elle à pris im intérêt dans les augmentations de capital réalisées par la Compagnie des messageries marirtimes et la Compagnie générale transatlantique; enfin, à l'étranger, elle a participé à un grand nombre d'affaires.

L'année 1904 n'a apporté aucune modification dans la situation de la Participation Gnano. Le Chili a terminé les payoments ordonnés par la sentence du tribunal de Lausanne, mais la Société a encoro à faire valoir les droits qui résultent pour elle du protocole intervenu le 23 juillet, 1892, entre la France et le Chili, et elle a toute confiance dans l'appui du gouvernement français.

Le développement du commerce dans lo port du Callao s est maintenu et les recettes, sensiblement égales à celles de l'année dernière, laissent un bénéfice porté au compte de profils et pertes. Co développement va s'accentuer et pourra devenir très intense quand le canal de Panama sera ouvert.

Li rapport rappelle les circonstances qui ont fait subir à la Société" une transaction onéreuse et propose d'imputer sur la réserve le payement de» sommes prévues par celte transaction, qui constitue une charge vraiment extraorJinaire. Les bénéfices liels :dc la Société, y compris le reliquat du dernier' exercice, se font élevés à 0,814,111 fr. 88 c., sur lesquels 2,000,000 fr. ont été payés aux actionnaires le 1er octobre 1904. Le Conseil a proposé do distribuer, a partir du l*r avril 1905, 9 fr. 37 c. par action, soit après déduction do l'impôt sur le revenu, S fr. 75 c. nets, et fle metlro à la réserve 33:3,115 fr. 13 c. Cotte répartition porto lo rendement de l'exercic.» a 6,24 0/0 du capital versé.

Le rapport des censeurs-commissaires relève les augmentations dos principaux comptes. Il constate que l'organisation et lo fonctionnement des divers services dn la Société présentent toutes les garanties désirables, et, on tormnant, il s'aîsooio aux propositions du Consjil d'admnstration, pour la répartition du solde

bénifkiaire.

L'assemblée a approuvé les comptes de l'exercice 1904, autorisé l'imputation sur la réserve dos sommes à payer en exécution d' la transaction passée avec le syndic de la Caisse des Familles, et adopté la proposition du Conseil relative au dividende. Elle a réélu administrateurs MM. Dejardin-Verkinder, Le Bègue et Wagner et censeur, M. Lavallée. Enfin, cll3 a nommé

destinée à détourner l'attention des infractions à la neutralité commises par la flotte japonaise. Au ministère de la marine, on déclare également fausse la nouvelle annonçant une tentative d'évasion faite parie croiseur russe Ashqld à* Changhaï. Agence russe.

LE MONUMENT VICTOR HUGO A ROME Rome, le 5 mai. Ce matin a ou lieu, à la villa Borghése, l'inauguration du monument Victor Hugo. Cette statue, œuvre du sculpteur Lùciea Pallez, est situéf. presque au centre de la villa, dans une rotonde entourée de hauts arbres. Elle a 3 m. 50 de hauteur et est en marbre de Carrare; elle repose sur un socle rectangulaire de marbre bleu foncé, sur lequel le nom du Victor Hugo est gravé en grands caractères. Au dessus du nom on lit les paroles suivantes, prononcées eu 1860 par l'illustre poète dans un discours en faveur de Garibaldi: «Quel triomphe! quel avènement quel merveilleux phénomène que l'unité de l'Italie, traversant d'un seul èolair cette variété magnifique de villes sœurs Milan, Turin, Gènes, Florence, Bologne, Pise, Sienne, Vérone, Parme, Palerme, Messine, Naples, Venise, Rome! » Victor Hugo est représenté debout sur le rocher de l'exil il est enveloppé dans un grand manteau, et à ses pieds est couché un lion, symbole de la force du génie. La figure est pensive et la main droite est appuyés sur une grande lyre.

La foule qui assiste à la cérémonie est énorme; énorme aussi le développement des troupes qui font le service d'ordre.

A droita du. monument a été érigé un élégant pavillon orné. de drapeaux italiens et français, dans lequel le roi et sa suite prendront place. En face de ce pavillon s'en trouve un autre, réservé au corps diplomatique, aux autorités et aux représentants do la Société franco-italienne venus de Paris pour la cérémonie. Un grand nombre de dames ont pris place dans cette tribune.

̃ Au pied du monument a été construite une petite tribune destinée aux divers orateurs. L'espace entre cette tribune et le monument est tenu libre. f Le service d'honneur est fait par les carabiniers et les pompiers en grand uniforme. Près du monument se tient la musique municipale.

A partir de dix heures, les invités commencent à affluer sur la place.

Dans le pavillon réservé aux autorités prennent place: les représentants de la Ville de Paris, MM. Brousse, président, et Rébeillard, représentant du Conseil municipal de Paris, et M. Heppenheimer, secrétaire du Conseil; M. Febvre, représentant la Comédie française; MM. Catulle Meudèa, Léon Bouët, Bardac, Pallez, auteur de la statue qu'on va inaugurer; Carolus Duran, le personnel de l'ambassade de Franco et du consulat de Francs et toutes les notabilités artistiques, littéraires et politiques présentes à Rome.

A dix heures un quart, arrivent les cortèges de très nombreuses Sociétés avec bannières et musiques elles se rangent le long de la route qui donne accès à la place, afin de faire la haie sur le passage du roi.

A dix heures cinquante, les trompettes annoncent l'arrivée du souverain, qui est accompagné par. le général Brusati et escorté par des cuirassiers. Le roi est reçu par MM. Fortis, président du Conseil des ministres; Tittoni, ministre des affaires étrangères; Biànchi,. ministre de l'instruction publique; Finocchiaro Aprile, ministre de la justice; Carlo Ferraris, ministre des travaux publics; par MM. Barrôre, ambassadeur de France, représentant le gouvernement la République; Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts; Beauquier, député Lockroy, Mallard et Bàyard, re^présentants de la Société franco-italienne par le général Pittalughi, président de la Société italofrançaisé, et par le vice-syndic de Rome,

La Guerre russo-japonaise

commissaires pour l'exercice 1905, MM. Larallée, de Matharel et ïhirria.

Assemblée générale extraordinaire

du 80 avril 1905

L'Assemblée généralo extraordinaire convoquéo pour le 29 mars n'ayant pas réuni lo quorrum nécessaire pour' délibérer valablement, de nouvelles convocations ont ê\& faites pour lo jeudi 20 avril 1905.

Dans le rapport présenté aux actionnaires, à cetto dernière date, le Conseil dsmando l'autorisation de procéder à une augmentation du capital de la Société, qui pourrait être, au total, de 100 millions et qu'il a l'intention de réaliser prochainement pour moitié, soit 50 millions. Comme suite à cotte proposition, le Conseil demande aux actionnaires do décider diverses autres modifications aux statuts.

Toutes les propositions du Conseil ont été votées à la presque unanimité.

1905

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Vftlparaiso, 5 mai. Chango sur Londres. 31/32. il

̃.

CANAL DE SUEZ MM. les actionnaires sont convoqués en Assemblée générale ordinaire pour le mardi 6 juin prochain, à deux heures et demie précises, S, rue d'Athènes.

Pour assister ou se faire représenter à l'Assemblée, les actionnaires propriétaires d'au moins vingt-cinq Actions de capital ou de jouissance doivent, au plus tard cinq jours avant la réunion, justifier, rue Charras, 9. à Paris, du dépôt de leurs titres soit à Paris, dans la Caisse centrale soit au Caire, dans colle de l'agence supérieure en province ou à l'étranger dans les établissements et maisons de banque ci-après désignés Crédit Lyonnais; Comptoir National d'Escompte; Société Générale: Crédit Industriel et Commercial Société Marseillaise de Crédit Industriel et Commercial MM. Adam et C", à Boulogne-sur-Mer; Cambefort et SaintOlive, à Lyon; Castelnau et G", à Montpellier; Dùvette, à Amiens; Durandeau et Cio, à Angoulème Rothschild and Sons, à Londres; J. Diadati et O, à Genève.

Les actionnaires peuvent également déposer, comme donnant droit d'admission à l'Assemblée, des récépissés constatant un dépôt d'Actions de capital ou de jouissance dans les établissements ci-après Banque de France; Syndicat des Agents de Ghango de Taris Crédit Lyonnais Comptoir National d'Escompte; Société Générale Crédit Foncier de France Crédit Industriel et Commercial; Société Marseillaise de Crédit Industriel et commercial.

Chaque actionnaire présent à l'ouverture de la séance recevra une médaille en argent qui pourra être échangée contre sa valeur.

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Haasenstein et Vogler, Vienne I. (Autriche).

Préc° Dernier

clôture cours

~-181111!!

Pans, 6 mai.

New-York a remonté, et l'Allemagne n déclare pour aujourd'hui la guerre ni à l'Ai gleterre ni à la France. La Bourse est dot un peu moins inquiète et les cours se reli vent. Toute trace du recul d'hier est effa cee.

Si l'on n'a pas monté davantage, c'est qu la spéculation se méfle un peu des reprises L'alternance des séances de hausse et d baisso a été si régulière depuis quelqu temps, que l'on aime mieux jouer l'interrni tcnce que la série. Aussi beaucoup de cou qui ont acheté hier ont-ils réalisé aujour d'hui.

Quoiqu'il en soit, l'allure générale du mai ché est excellente.

Le Turc se tient ferme à 88 85.

1 Les fonds russes sont calmes et bien tenus Lo Consolidé 4 0/0 1901 finit à 88; le 3 0/ 1891 à 73 50 le 3 0/0 1896 à 71.

Le Pootugais se tient à 08 57.

Le Brésil 4 0/0 est en reprise à 80 70 l'Ar gentin 1896 à 90 90.

Les Etablissements do crédit sont plu fermes. La Banque de Paris reprend à 1,3-43 I le Crédit lyonnais à 1,423. La Banque d H l'Union Parisienne est soutenue à 769. Le Suez se raffermit à 4,430.

La Thomson-IIouston se relève à 843 le I Omnibus reprennent à 810. Le Métropolitaii est ferme à 611.

Le Gaz progresse à 791. =

Le Rio-Tinto est en légère avance à 1,507 Les Chemins de fer cspagnolsj sont trè bien tenus.

Le Nord Espagne finit à 17-i, le Saragoss à 281.

La Sos novice est très ferme à 1,347 1 Briansk à 443.

Les Mines d'or du Transvaàl Sont de nou veau plus faibles. La Rand Mines fléchit i 263 50 l'East Rand à 203; la Goldiields 19150,

La Rente s'avance de 99 15 à 99 30, ai comptant et à terme.

L'Extérieure espagnole passe de 90 9; à 01 17.

| Londres, G mai. La dépression constaté! hier n'est pas encore effacée, il no pouvait d'ailleurs en être autrement, car co n'est pas dani nno s ;anco de fin de semaine que laspéculatior a l'habitude de relever les cours.

Néanmoins les cours sont plutôt soutenus pai sympathie avec New-York, et Paris.

Les Consolidés se représentent a 90 i/10. Dans le groupe dos Fonds Olrangors, pas d( changement notable à signaler.

Li Rio-Tinto sa montre résistant k 59 3/4. Chemins américains f.-rmcs.

Wlcnac, 6 mai. Notre marché est, aujourd'hui, assez irréjjulier. Li Rente hongroise oi reste à 118 20. Lo Mobilier autrichien est plus calme à 6:53 20. La Laendorbank colo 458 50. Ta bacs ottomans, 357. Alpines, 53G 20. Lots turcs 143 50.

Btcrlin, 6 mai. La cote est en reprise sui la veille. On cote Disconto 186 90. Mobilier autrichien 208, sans changement. Turc 88 60. Bochumer. 245 40. Ilarpener 215 50. Lombards

10 10.

Les Sociétés et les élèves de3 écoles sont rangés le long de3 allées sur le passage du roi.

Salué par les accords de la Marche royale et par les chaleureuses acclamations de la foule, le roi prend place dans le pavillon royal, entouré par les personnages qui l'ont reçu.

Imrnéd.atement après, la musique joue la Marseillaise, et le voile qui entourait la statue tombe au milieu do vifs applaudissements et des cris Vive la France Vive l'Italie

M. Barrère monte alors sur les degrés du monument et prononce le discours suivant

Sirj,

I.a Ligue franco-italienne, dont le zèla pour abaisser les frontiCrcs et rapprocher les intiSrùls des deux pavs no s'est jamais démenti, a voulu offrir b. la Ville de Ruine un don qui symbolisât les liens qui unissent aujourd'hui les deux nations sœurs.

Parmi tous ceux, en France, dont le cœur palpita pour la patrie italienne, qui l'appelèrent de leurs vœux ardents et prédirent sa victoire, figurait h l'avant-gardo lo plus noble de. nos poètes. Défenseur inspiré ùe l'indcpondanco des peuples, Victor Ilujjo sut trouver, pour exalter le patriotisme ot affirmer les droits imprescriptibles de la plus jeune des grandes nations, des accents dont la puissance fut rarement égalée.

La ligue franco-italienne a pense qua son imago pouvait dignement s'élaver h Rome. C'est cette figure altière qui paraît aujourd'hui à nos yeux, non loin de celle d'au autre gram! poète qui l'avait précédé dans l'immortalité, lui aussi la gloire et l'orgueil de sa race, lui aussi énivrd da tout ce qu'engendra ca sol antique et sacré. Sire, la première parole qui doit être prononcée ici, c'est lo remerciement respectueux du représentant de la nation françaisa à Votre Majesté, pour avoir honoré cette cérémonie de son augusto présence.

Cette marque de haute bienveillanea touchera profondément tous mes compatriotes.

Elle leur rappellera qu'à cette époque, il y a un an, le roi d'Italie et son Beupis réservaient au Présidant de la République un accueil dont le souvenir est resté gravé dan3 leurs cœurs.

Elle les reportera enfin aux jours encoro rapprochés Paris et la France acclamaient les souverains de l'Italie dans la joie d'uno amitié renouvelée. M. Bianchi, ministre de l'instruction publique, prend la parole après M. Barrère.

Il esquisse l'œuvre immense de Victor Hugo dans l'art, la pensée et l'action sur les peuples. Il fait allusion à l'activité de Hugo dans la littérature, la poésie, le théâtre, la politique. Il le montre laissant partout la marque puissante de son génie. Les Italiens, dit-il, ont des raisons personnelles dj gratitude et d'affection à l'égard de ce grand poète.;

Après avoir longuement exposé la grandeur et l'universalité du génie de Victor Hugo, la ministre ajoute

Français, nous vous exprimons notre gratitude pour cette preuve d'amitié que vous nous donnez. Nous vous admirons dans le puissant développement de voira conscience populaire, nous vous apprécions comifteccux qui favorisent la culture mondiale et qui méritent une gloire mondiale.

Nous jouissons des douceurs de votre langue harmonieuse, claire, pénétrante, universelle comme l'esprit qui l'anime; nous nous enivrons de votre littérature et nous profitons de votre riche production scientifique; nous vous remercions votre grand cadeau. Nous le garderons jalousement pour nous et pour les générations futures comme un symbole de fraternité. Nous envoyons un salut fraternel à Paris, la villo majestueuse comme Rome et stoïque comme Sparte. Au nom delà ligue franco-italienne, M. Rivet remet à la ville de Rome le monument de Victor Hugo. « Sur la terre féconde, dit-il, où a passé le souffle de Tacite, de Juvénal, de Dante et de Pétrarque, il ne sera pas un étranger. »

Le général Pittalughi prononce ensuite le discours suivant

L'Italie et Rome, en honorant aujourd'hui Victor Hugo, obéissent, une impulsion puissante de-leur conscience; car l'âme ̃clairvoyante de ce grand poète n'était pas séulement celle d'un chantre du triomphe, mais aussi collé d'un prophète aui voulait ia résurrection de l'C.alie. qj;

6ie Internationale des Wagons-Lits

TRAIN* DE LUXE « SA VOIE-EXPRESS »

r

D'accord avec la Compagnie P.-L.-M., la Com* pagnie des Wagons-Lits va remettre en marche, a partir du 16 mai courant, le Savolc-Exprcss, cet excellent train de luxe de jour qui relia Paris à Aix-les-Bâins.

Le Savole-îî.tpress aura lieu trois fois par semaine les mardis, jeudis et samedis au départ de Paris et les lundis, mercredis et vendredis au départ de Chambéry.

Départ de Paris à 11 h. 20 du matin, arrivée à Aix-les-Bains à 7 h. 20 du soir; départ d'Aix-lesBains à 10 h. 25, arrivée à Paris à G h. 35 soir. A partir du 1" juillet, le Savoie-Exprçs3 comportera une voiture-salon directe de Paris à Genève et Evian.

Le prix du supplément sera de 12 fr. de Paris à Aix-les-Bains et de 14 fr. de Paris à Genève ou Evian.

BULLETIN COMMERCIAL

PARIS, le 6 mai

Cours du marché de la Bo'irsa rïn p.nmiYiniv>a

AT0OK3 SEIGLES BLÉS FARINES

1 h. | 3 h. 1 11. |3 h. îli. |3 h. lli. | 3 11.

Courant. 19.15 19.35 1G. 10. S4.70-84.73 31.75 31.7S Prochain. 19.35 10.D0 15.50 18.25 24.50 2Î.70 31.S0 31. si Juil.-aoùt.. 1S.55 1S.75 15.50 15.50 23.S0 23.90 31.60 31. 7i) 4 derniers. 18.05 10.90 15.25 15.25 22. 2î. 2D.50 211.50 Tendance., faib. sout. cal"1 cal"1 faib. sout. lour. '0111; Veille 10,500 500 7,230 2,700 tour S,230 250 0,500 2,400 LI.X COLZA ALC0»L3 SUWlliB

1 11 I 3 11 1 h. | 3 h. 1 h. | 3 h. 1 h. | 3 h.' h.

Courant. «. «.75 50.50 50.50 51. 50.25 3S.75 34.12 Prochain.. 15.50 '> 50.50 50.50 50.25 49.75 35. 34.37 Juil-aoùt.. 40. 45.75 51.25 51.25 50. 49. 35.12 35.75 4 derniorô. 47.50 47.35 52.75 52.75 42.75 42.75 3 d'octobre 41.25 41.25 4 premiers 40.25 40.50 32.25 ni. 87 4 iToelobrc 31.S7 31.U2 Tendance., lou'. lour. lour. cal"' -out. lour. sout.lour. Veille 1,000 900 nulle 142,SO!) Jour 4,900 1,100 25 113 800

Le gérant: A. DUBOIS.

A. DUBOIS Imprimerie du Journal des Débats, 17, rue des Prêtres-Saint-Germain-l'Auxerrois.

INFORMATIONS FINANCIÈRES ie Oaïra-Sanleh. Un décret khëdivial presx- crit au ministre des finances d'amortir la dette lc génôrale do la Daïra-Sanioh, le 15 octobre prochain.. j

Apres cette date, les bons cesseront de porter l~ intérêt. Les bons devront ôtro remis au plus tard J e quinze jours avant la dato fixée à Londres, Pari?, Berlin et au Caire. ]

ie A partir du lci"décombre. les payements see ront cfTectnés au Caire seulement. j

t Les porteurs qui n'auront pas présenté leurs titras dans les quinze années qui suivront le 15 octobre 1905 seront forclos. g

Çliarb»unag-cs du Word et Pas-île- ». Calais. Tableau comparatif des cours I

Dividende J£™U?L- |

dudernier i janv. 26 avril 5 mai £ S- exorcico 1W5 1905 1903 f '/° Kord:

50 Aniehol/2iO«. 1.235 1.675 1.670 I~ 2C0 An/.in 1/100' 5.50.) 5.950 5.S50 r" 30 Azincourt 630 590 CIO Crcspin 150 94 101 IS 55 Douchy 1/5» 1.082 1.050 1.000 0 i; 40 Escarcelle 983 1.050 1.050 l', \a Siâ Flin^Mes-Rachos 030 295 297 j Thivencollos. 6'i2 6S2 720 Pas-de-Calais:

es 27 50 Bruay 1/103 GS3 795 793 n 135 Iîully-Grenay. 4.188 4.605 4.600 ï 16 Carvin 1/5° 417 328 8 330 Clarehce 545 300 295 r 100 Courriêms 1/30'. 2. 933 3.110 3.10) ~a 10 50 Dourges 1/100».. 273 310 310 S 75 Drocourt 3.350 4.325 4.350 S 25 Ferfay 1.052 1.240 1.2S0 I 3C Ferques 485 &2li 403 i 30 Lons 1/100» 730 800 797 la 90 Licvin 1/10* 3.433 4.645 4. «05 £0 Ligny-lez-Aii-j. 570 550 5S0 i H7 70 Mariés 33 0/0. 2.155. 2.250 2.2» 1 T 127.25 Mari»» 700/0(20') .2.330 2.025 2.t»l| a Marly 205 52 55 1 a 140 Mourchin 1/51. 2.750 2.G45 .2.030 a 50 Oslricourt 1.077 2.29D 2.28". I u 45 Vicoigno 1/20». 1.203 1.2i'J 1.S63 8

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.0 i^c niarcue acs ennroonnages est reste extra- g

moment calme et généralement soutenu. | Crrtllt lyonnais. Dépôts d'argent aux taux d'intércïs ci– après I

De 3 mois 0 mois. 1 0/0 f De G mois h 11 mois inclusivement. 2 0/0 3 !O A un an et au-delà 2 l'Z 0/0 B i

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n f BULLETIN COMMERCIAL 1

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LE HA vue, le G mai i

0 C0I0S8 L.UM3 POIvnE- CAFÉS CAI'IÎS i

Ouvert. Ouvert. Ouvert. Ouvert. Midi a

Mai 4!) G2 16i D0 C5 4150 44 ->0 H Juin. 43 G-3 10;i.. (iS 4173 4175 8 Juillet 4!) 50 1G3 50 6:150 45.. i', 3 Août 40 50 50 loi.. 03 50 50 45 25 25 45 25 H ir Septembre.. 40 61 164 M 0 G!! 50 r)O 45 M ~,0 4-, W -->O | s Octobre 49 75 161 bO 80 M 45 75 45 7". M Novembre.. 49 S7 164 50 50 G^ 50 50 45 75' 7,)' S5 75 75 I Décembre.. H0 164 50 G3 50 46 48 S >i Janvier r.0 12 161 40 25 w '-n a Février 50 25 16i 50 4650 4G 50 a Mars ̃ C0 37 16 S 50 46 75 46 75 S r Avril D0 50 1<M D0

T*> n H :i ti f^ Sftnlnn. ^nlni» /inlniA i n «« i

Ventes. Cotons: balles; laines 100 balles; g

poivres sacs; cafés, ouverture S.O0O sacs; cafés, § clôture 10,000 sacs. il

la proclamait dovant les Italiens- délaissés, qui la demanda t a la justice suprême, qui la suggérait à l'esprit de toi:s les autres peuples," en ébranlant la ténacité cupide des gouvernements réactionnaires, en tirant de leur, lélhargie ceux. qui dormaient, en. excitant la peiisoo des écrivains, en émouvant l'àins doî peuples. L'orateur rappelle les efforts de Victor Hugo en faveur do l'unité italienne; il souligne l'admiration du poète français pouf les poètes italiens et il conclut

II y a en soir mémo vingt ans quo Viclor Hugo est mort. Il y a vingt ans que su 'voix mélodieuse a cessé de chanter et qu'il a été enlevé à la contemplation d; ses admirateurs. Heureusement pour nous, nous voyons aujourd'hui s'élever ici une imago de sa personne nui i reproduit la noble figura et son auguste exprcsUin. Nous, membres de la ijocHitù- itaiÔ-françaisc, nous r,)–mercions et applaudissons à ce sii|ct l'ëininsnt arlisle, M. Palle/ et nous exprimons solennellement et chaleureusement notr.o g:\ilituda aux autres membres do la Société iialo-française.

Nous adressons aussi nos vifs ramerciomfin's S. ,\I le roi, au gouvernement, à la municipalité tlo Roinc, aux: dames et à toutes les personnes qui ont bien voulu sa réunir ici aujourd'hui.

Puis le maire, M. Cruciani Alibrandi, prend à son tour la parole

Après avoir fait ressortir l'importance de l'événement d'aujourd huipour l'histoire du temps présent, il dit que Victor lîug-j était un génie latin et que « co génie latin pousse l'ilalie et la France, réunies devant son imago, comme à un nouvel embrassement ».

L'orateur fait ensuite allusion à l'œuvre politique et littéraire de Victor Hugo il dit que cette œuvra restera mémorable da:is l'histoire des deux nations. Il conclut en faisant remarquer qun « la cérémonie est rendue plus solennelle par l'auguste présence du roi d'Italie, gardien jaloux de l'indépendance et de la liberté do la patrie ».

M. Febvre lit un discours de M. Claretie, qui dit que lo souvenir éinuet reonnaissânt de la Comédie française ne pouvait manquer à l'fnauguration de la statue de Victor Hugo qui a proclamé l'amitié de l'Italie et de la France.

Au nom de la Comédie, française, M. Claretie salue Victor Hugo, précurseur et prophète de l'amitié, franco-italienne.

Aussitôt après les discours, M. Rarrère présente au roi M. Pallez, l'auteur du monument, ainsi quo MM. Rivet et Febvre.

Puis le roi quitte la villa Borghese pendant que la musique joue l'Hymne royal. Les assistants applaudissent longuement.

Le défilé des sociétés et des élèves des écoles devant le monument clôt la cérémonie.

La délégation de la Ligue franco-italienne a adressé à M. Loubet la dépêche suivante En souvenir des belles paroles prononcées par vous Monsieur la Président, à la Villa-Médicis, la délégation de la Ligue franco-italienne, réunie devant le monument de Victor-Hugo, symbolisant dans la villa éternolle l'amour indestructible de la France et de l'Italie, voua adresse ses hommages respectueux.

DERNIÈRES NOUVELLES

Madrid, le 6 mai. Sur la demande du ministre du Brésil qui en avait conféré avec M.VillaUrrutia, ministre des .affaires étrangères, le vice-consul du Brésil, accompagné d'un commissaire et de plusieurs agents a arrêté l'ex-roi des armes du palais royal Sarrion de Herrera, accusé de conspirer contre le gouvernement du Brésil.-

Dans les perquisitions opérées au domicile de M. Sarrion on a trouvé des nominations d'officiers faites dans le but de former une armée destinée à l'Etat de Counani, ̃̃•

Tous ces documents portaient le timbre de cet Etat.

On cr-îii. que le complot était fait de concert ave« Gcs individus habitant Londres, Havas.