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Full notice

Title : Journal des débats politiques et littéraires

Publisher : [s.n.] (Paris)

Publication date : 1891-10-26

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 26 octobre 1891

Description : 1891/10/26.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k465588z

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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BULLETIN DU JOUR

Une élection sénatoriale a eu lieu dimanche dans la Gironde, à l'enet d'élire un sénateur en remplacement de M. le comte de Lur-Saluces, républicain, dëcédé. Voici le résultat du scrutin

Inscrits, 1.282.–Votants, 1.266.

Suffrages exprimés, 1.258.

MM. Monis, ancien député, candidat du Congrès républicain. 714 Elu de Montesquieu, Droite. 380 J. Brisson, rép. modéré. 147 Au renouvellement partiel de 1888, M. de Lur-Salaces avait été élu au 1~ tour de scrutin par 721 voix, sur 1,262 votants. M. Johnston, le candidat le plus favorisé de la Droite, avait obtenu 449 voix.

Deux élections législatives ont eu lieu hier dans l'Yonne et dans le Nord. Dans le Nord (1"* circonscription de Lille), il s'agissait de remplacer M. Werquin, de la Gauche, décédé.

Voici le résultat du scrutin

Inscrit?, 16,767.–Votants, H.549.

MM. Lafargue, soc. 5,005 voix. Depasse,prog. 2,928

Roche, ra.d. 2,358

Bëre.rëp. t,2a6

Ballottace.

Aux élections générales de 1889, M. Wertmin avait été élu au 2* tour de scrutin pa! 6,890 voix contre 4,376 & M. Kœchlin-Schwartz. boulangiste, sur H,439 votants.

Dans l'Yonne (1" circonsc. d'A.uxerre), il s'apissait de remplacer M. René La.S'on. député radical décëdë. Voici le résultat du scrutin

Inscrits, 16,748. Votants, 13,886.

w Sucrages exprimés, 13,488.

MM. Djumer, rad. 6.540 voix. D3nôrmandie, r6p. mod. 4.443

Ri~h~rd, rép. mo i. 2 505

T<a ]attas'f.

Au\ ~'ec'iona de 1889, M. Lafîon avait été élu au 2" tour de scrutin par 7,03 S voix contre 6.S63 a M. D~normandie, sur 14,128 votants.

La situation en Chine est loin de s'améliorer, et il ne semble pas qu'on fasse rien qui soit de nature à lever les difficultés présentes. Des dépêches publiées par les journaux anglais ont annoncé ces jours-ci que les missionnaires et commerçants de l'intérieur, qui, fuyant devant l'insurrection, s'étaient, durant ces derniers mois, réfugiés a la côte, avaient reçu ordre de leurs consuls de ne pas rejoindre encore leurs établissements, où leur vie serait toujours en danger. Ces ordres prouvent assurément que, quelles que fussent les nouvelles plus favorables qui avaient été répandues récemment à la suite du renforcement des escadres des diverses puissances dans les mers de Chine, rien n'est changé, en réalité, à la situation intolérable de ce printemps. Il est inadmissible que les gouvernements de l'Europe continuent à permettre à la Chine de violer les traités qu'elle a conclus et qu'ils l'abandonnent à sa traditionnelle indolence; on peut croire que leurs menaces ne demeureraient pas vaines, pourvu que l'on sache bien faire voir au Tsung-li-Yamen qu'il y a communauté absolue de vues et d'intentions entre toutes les puissances également intéressées au maintien de la sécurité de leurs nationaux. _nifi&t<M M MOe EMBMMMMM MnT~CMttMt Berlin, le 25 octobre.

Lf chefs du parti socialiste ont tenu cet aprèa-midi une grande réunion pour rendre

mmON DU JOUMAL DES DEBATS UU 26 OCTOBRE 1891.

LA SEMAINE DRAMATIQUE

Vaudeville reprise d<! A~ /K~~M, comédie en quatre actes, de M. Victorien Sardou. Ambigu-Comique ~<HM'~c~e QM~?<!K~, pieca en cinq actes et dix tableaux, de M. François Oswald. .S'c~tOMcAe.

Il y a, dans .V<M 7~MMM, une chose que j'admire sans réserve.

C'est le « Saute donc! mais saute donc, animal qui fait sauter en même temps le bouchoa d'un flacon d'éther et un amoureux réfugié sur un balcon. Vous vous rappelez, j'imagine, la situation. Pendant l'absence du bon M. Caussade, un de ses a intimes », M. Maurice a trouvé moyen de rejoindre, la nuit, la jolie M" Caussade dans le salon où elle a eu la complaisance de s'endormir. Maurice a été excessivement entreprenant, et Cécile a fait une très belle défense. Sur le point de succomber, car il est le plus fort et, tout au fond, elle l'aime, elle a eu une inspiration « Mon ami. a-t-elle dit, allez donc

compte du Congrès d'Erfurt. Comme on s'y attendait, les « jeunes') n'ont eu garde de les !aisser discourir en paix; ils avaient envahi la salle et se sont arrangés de façon & leur couper la parolp. Il a fallu que les ndëles de MM. Auer et Liebknecht employassent la force, et ce n'est que qu~nd l'Opposition eut été exc!ue que la réunion put être convenablement ouverte.

Le rapporteur du projet de rappel des rédemptoristes qui a été soumis le printemps dernier par la Bavière au Bundesrath vient de déposer son rapport sur le bureau de cette assemblée. On peut donc espérer de voir trancher à assez bref délai cette question qui passionne l'opinion catholique allemande. Il vient de se tenir à Fribourg-en-Bri~gau une réunion de la Société Pie IX, une des grandes Associations catholiques de l'Allemagne du Sud, qui ,a e~é fort intéressante non seulement une motion a été votée demandant la réunion d'un Congrès international chargé de régler la question du rétablissement du pouvoir temporel, conformément aux vœux des derniers Congrès catholiques; mais le président a raconté que, étant ces jours derniers à Rome, il a assisté à <: l'incident du Panthéon)), et a pu voir à l'oeuvre la. populace; il ne croit pas que rien puisse donner une idée de la sauvagerie et de l'acharnement de ces gens contre des pèlerins inoffensifs. Rome, le 25 octobre.

Le monument du général La Marmora a été inauguré aujourd'hui à Turin, en présence du roi et d'une grande partie de la famitie royale. Malgré une pluie battante, il y avait beaucoup de monde et un grand enthousiasme n'a cessé de régner.

L'Association de la presse a offert, hier soir, un punch à M. Deloye, sculpteur français, l'auteur de la' statue de Garibaldi, récemment inaugurée à Nice. MM. Bonghi et Cavallotti ont fait les honneurs; un grand nombre de journalistes étaient présents, et les toasts les plus sympathiques a la France ont été portés. M. Lhérie et M"*° Calvé, qui chantent en ce moment au Costanzi, se sont fait entendre.

L'incident regrettable provoqué par Mgr l'archevêque d'Aix a causé une joie très vive aux radicaux: il était facile de prévoir qu'ils s'appliqueraient a en exagérer la gravité. A les en croire, l'acte individuel et isolé d'un prélat a beaucoup plus d'importance que tout le mouvement d'opinion qui s'est fait, depuis quelques mois, parmi tes catholiques et dans le clergé; il trahit les sentiments secrets que l'on dissimulait au fond des cœurs il montre une fois de plus que toute conciliation est impossible entre l'Eglise et l'Etat républicain. De là à demander leur séparation, il n'y a qu'un pas, et ce pas a été vite franchi par tous les radicaux publicistes, députés, faiseurs de projets ea tous genres. Si Mgr Gouthe-Soulard avait eu spécialement pour but de rendre difficile, ou du moins laborieuse, la discussion du budget des cultes et, sur quelques points, du budget des affaires étrangères, il n'aurait pas procédé autrement. Le bon sens de la majorité l'emportera, nous n'en doutons pas, sur les passions de la minorité mais dès maintenant les projets et les contre-projets abondent et jamais on ne les avait vus se multiplier d'une manière aussi menaçante. C'est un ouragan qui se forme espérons qu'il passera, cemme taat d'autres, sans laisser derrière lui trop de ruines. Quoi qu'il en soit, la responsabilité de Mgr Gouthe-Soulard est grande, et nous serions pour lui très sévères, si le gouvernement n'avait paseu la malencontreuse idée de le soustraire au jugement de l'opinion pour le soumettre à celui des tribunaux; En tout cas, on nous fera difficilement croire que le Pape ait félicité l'archevêque d'Aix de sen procès il nous faudrait pour cela une tout autre

voir sur te balcon, j'ai cru entendre des pas s Maurice est allé voir, et elle lui a fermé la porte sur le dos. A ce moment, le mari est entré par une autre porte et a constaté, avec satisfaction, que sa femme était seule. Mais Cécile, après toutes ces émotions, se trouve mal. Pour lui donner de l'air, les bons «amis B, les chers « intimes )) qui sont entrés sur les talons de Caussade, vont ouvrir la porte du balcon. Maurice va être pincé, c'est sûr. Le public halète. Heureusement, Tholozan est là, l'ingénieux docteur Tholozan, l'homme qui a de l'esprit et qui dit leur fait aux gens tout le long de la pièce. Tholozan a tout deviné, et c'est lui qui, interpellant à la fois l'amant peureux et le bouchon récalcitrant, pousse le cri sauveur dont je reste émerveillé « Mais saute donc, animal ') »

Et ceci, comme vous savez, n'est que le bouquet de toute une série de subtils artifices. Car il faudrait parler aussi de la chaise renversée et du cordon de sonnette cassé. Cette chaise, c'est Maurice qui l'a renversée tout à l'heure, en poursuivant Cécile; ce cordon, c'est Maurice qui l'a cassé, pour empêcher Cécile d'appeler au secours. Et les « intimes de Caussade exuKént n Expliquez-nous cette chaise, expliquez-nous ce gland arraché. )) Et., comme ci-dessus, la foule halète. Mais, comme ci-dessus, le bâtard du noble Desgenais intervient pour confondre les desseins des méchants. C'est le petit Raphaël, le fils d'un des bons « intimes M qui, malade d'avoir fumé un gros cigare, a fait tomber la chaise et c'est lui, Tholozan, qui a cassé le cordon en sonnant la femme de chambre. Ouf nous respirons.

autorité que celle de la Cb~o~~Mce nationale, qui l'affirme. On cite bien une lettre du Saint-Père, mais eUe ne s'applique pas du tout à celle que Mgr Gouthe-Soulard a écrite à M. Fallières. Léon XIII est trop sage et la cour romaine trop prudente pour ne pas regretter cette dernière et pour ne pas comprendre quel parti l'Extrême Gauche en va tirer la semaine prochaine ou la suivante, quand elle demandera la suppression du budget des cultes. Cette suppression sera votée par ceux qui ont l'habitude de la voter tous les ans; ils sont heureusement en minorité. On réclamera la suppression de notre ambassade auprès du Vatican ceux pour lesquels cette solution a la valeur d'un principe et qui ne voient pas plus loin que ce prétendu principe ne manqueront pas de l'appuyer, mais ils ne sont pas les plus nombreux, et, quant aux autres, pourquoi feraient-ils expier au Pape les méfaits de l'archevêque d'Aix? Le moment ne serait peut-être pas bien choisi pour donner cette satisfaction au gouvernement italien. Ce serait assurément pour lui la plus grande de toutes, celle qui serait le plus propre à diminuer notre influence dans la Méditerranée et a relever la sienne, ceHè qu'il accueillerait avec le plus de bonheur; mais nous savons par expérience que de la satisfaction à. la reconnaissance, il y a pour lui une distance parfois très sensible, et après ce qui vient de se passer du Nord au Sud de la péninsule, à l'occasion des pèlerinages, on conviendra qu'un tel acte de notre part serait le contraire de la dignité. Le gouvernement italien n'aurait plus qu'à se féliciter d'avoir pour le moins aidé à l'incident du Panthéon qui a eu un retentissement immédiat dans toute la péninsule. Les cris de « Vive Sedan A bas la France! )) ont été poussés avec rage. La manifestation n'a plus été dirigée contre les pèlerins, mais contre nous-mêmes, pendant que nous élevions dévotement à Nice une statue à Garibaldi. C'est l'antique ~~M~M.y 6'MM~ qui était proclamé t Le gouvernement italien a fini par être effrayé du mouvement qu'il avait déchaîné. Il en a paru embarrassé, ila même sévi sur un oudeux points contre la négligence ou la connivence des autorités. Mais quelle ne serait pas maintenant sa joie secrète et profonde si, l'affaire du Panthéon ayant provoqué la circulaire du ministre des cultes et celleci la lettre de l'archevêque d'Aix, le contrecoup final de tous ces incidents allait frapper notre ambassade auprès du Vatican, c'est-à-dire à la fois le Pape et la France? Jamais partie ne se trouverait avoir été mieux jouée jamais intrigue n'aurait mieux été machinée en vue d'un résultat aussi précieux qu'inespéré.

Mais nous n'avons pas à plaider l'inopportunité de la suppression de notre am bassade auprès du Pape. La question est plus haute, et la Chambre l'envisagera à un point de vue plus général. Quand même elle ne désirerait pas, comme elle le fait, l'apaisement à l'intérieur, nos intérêts au dehors l'empêcheraient de conclure dans le même sens que les radicaux. Reste une dernière proposition dont on assure qu'un ancien ministre des cultes doit prendre l'initiative~ et qui consiste dans la dénonciation du Concordat, non pas pour le supprimer, mais pour le remplacer. M. Thévenet en veut, dit-on, un nouveau. Il juge que celui de t802 n'est plus en harmonie a/vecla~ situation aetueJJe, et que si le premier consul e~t excusable de l'avoir fait au commencement du siècle, il convient maintenant d'en faire un fin de siècle. C'est une idée comme une autre

Mais ça n'est pas fini, et vous goûterez encore le plaisir d'avoir peur. Il n'y a pas seulement, dans ~ViM 7M~ le bouchon du ûacon d'éther: il y a le renard. Maurice, en sautant du balcon, a brisé un cactus et s'est foulé la main droite, puis s'est réfugié dans un petit bois où il a passé la nuit. D'autre part, Caussade, toute la nuit, a rôdé dans le jardin, et nous le retrouvons, le lendemain matin, étrangement sombre et préoccupé. Il oblige Maurice à lui écrire son nom et son adresse, sans doute pour s'assurer de la foulure, ou pour torturer son ennemi. Il approuve hautement le suicide d'un mari trompé, dont il vient de lire le récit dans son journal c'est sans doute une façon de prévenir les deux amants de sa résolution. Il prend un revolver dans son bureau, et sort d'un air égaré un instant après, un coup de feu retentit à coup sûr le malheureux vient de se brûler la cervelle.

Point; c'est un renard qu'il vient de surprendre et d'occire; un renard qui lui mangeait ses poules, et dont il nous a rebattu les oreilles tout le long de la .pièce. S'il a pris un revolver pour tuer ce renard, c'est qu'il n'a pas de fusil ou qu'il est très bon tireur. Et. s'il a demandé à Maurice un échantillon de son écriture, c'est qu'il lui a trouvé une place dans une maison de commerce.

Combinerde longues séries de petits faits, susceptibles de deux interprétations, l'une tragique et funeste, l'autre comique et inoSënsive, et faire triompher, au bon moment, l'interprétation qui venge ou délivre les personnages auxquels nous nous intéressons, c'est là le talent propre de M. Sardou, c'est où il excelle à l'égal de Scribe et

la question est de savoir si M. Thévenet, quand même il serait chargé de la négociation, réussirait mieux que le général Bonaparte. Celui-ci ne passepas pour avoir, dans sa carrière, abandonné les droits de l'Etat: on lui reproche même de les avoir trop fortement accentués. Il disposait, dans sa négociation, d'une force politique aussi grande que celle dont nous pouvons npus enorgueillir, même après Cronstadt; il était. habile autant que ferme, même auprès de M. Thévenet; aussi a-t-il fait une oeuvre qui a suffi jusqu'à ce jour à régler nos rapports avec le Saint-Siège, qui a duré, qui est encore durable. Est-il vrai qu'elle ne soit plus en harmonie avec nos besoins et nos mœurs? Sans doute, il y a dans le Concordat des articles qui se rapportent à des circonstances aujourd'hui sans intérêt, par exemple à la démission ou au remplacement desanciensévêqucs.ou à la consécration de l'état de fait où se trouvaient les biens du clergé devenus biens nationaux. Qu'on supprime ces articles, nous n'y voyons aucun inconvénient, m~i.a en quoi gênent-ils M. Thévenet, et vaut-il bien la peine d'ouvrir une négociation diplomatique à leur sujet ? Un autre article, conçu dans un esprit évidemment démodé sous un régime qui ne fait pas de tous les fonctionnaires des agents de police, oblige sous serment les évêques à faire savoir au gouvernement ce qu'ils pourraient apprendre des trames qui se formeraient au préjudice de l'Etat. Est-ce cet article qui est inadmissible pour M. Thévenet? Non, apparemment, car lui-même, il n'y a pas longtemps, l'invoquait avec énergie à la tribune. Alors, que veut-il changer dans le Concordat ? Le fond, la trame substantielle de ce document est conforme à tout ce que nous pouvons désirer aujourd'hui, comme après et comme avant la Révolution, car le Concordat n'est autre chose que la reconnaissance des maximes de l'Eglise gallicane. Serait-ce, par hasard, les articles organiques que M. Thévenet se propose de modifier ou d'abroger ? Le Pape ne les a jamais reconnus. Plus nous cherchons à comprendre sa pensée et plus elle nous échappe; il l'expliquera probablement à la tribune. En attendant, gardons le Concordat. Les partisans de la séparation de l'Eglise et de l'Etat ont raison de le dénoncer ils sont logiques, ils obéissent à leurs principes msdsceux qui veulent seulement faire mieux naus paraissent obéir a une prétention, ou à une présomption, et ils risquent d'ouvrir la porte à des difficultés qui, au dedans et au dehors, seraientpeut-êtreplus fortes qu'eux.

La Chambre ne se laissera pas entraîner dans ces aventures. La lettre de Mgr Gouthe-Soulard serait un point de départ insuffisant pour s'y lancer les intérêts permanents et traditionnels de notre politique ne sont pas à la merci d'aussi minces incidents. Le gouvernement a eu le tort de grossir beaucoup celui dont il s'agit par les poursuites qu'il a intentées contre l'archevêque d'Aix il n'a qu'un moyen maintenant de diminuer sa faute, c'est de montrer la plus grande fermeté contre les conséquences que ceux qui la lui ont fait commettre essayent d'en tirer.

Le Congrès des ouvriers de chemins de fer, ou pour parler plus exactement, d'un certain nombre d'ouvriers ou anciens ouvriers appartenant à cette industrie, vient d'être cl~s. Les discussions qui y ont eu lieu et les rësotutions q<!f y ont ece prises méritent peu de 6xer l'attention. On notera cependant certains incidents assez caractéristiques qui achèveront sans doute d'édiSer l'opinion publique sur les conditions dans lesquelles les

de Dumas père. Et jamais peut-être il ne l'a plus entièrement ni plus allègrement prouvé que dans Nos 7M~w: L'énorme vie humaine lui fournit principalement des matériaux pour disposer et édifier des sortes de charades très compliquées, à solution généralement heureuse. Il est admirable en cela. On l'a dit mille fois et j'ai plaisir à le redire.

Dans le reste, je lui résiste quelquefois. Je mets, bien entendu, tout à fait à part des chefs-d'œuvre tels que J9nwc<MM, et jP<~M, et la .BaMte, et peut-être aussi .Fg~M~e. Mais, si Nos 7~Mwe.y n'étaient une merveille d'arrangement scénique et si cela ne suffisait à sauver la pièce, quelle étrange macédoine de tous les genres nous serions tentés d'y découvrir et combien peu nous trouverions de vérité et de vie dans cette œuvre de tant de mouvement ? .A~M jM~M.y se rattachent à tout un groupe de pièces cuisinées suivant une formule qui fut longtemps chère à M. Sardou, et qui, on ne peut le nier, paraît plaire encore au public, mais à laquelle je n'ai jamais pu me faire complètement. Dans ces pièces, un drame très sérieux et très violent surgit brusquement, vers le troisième acte, d'une comédie pure et parfois d'un pur vaudeville. Tels, la F~M/Je .Z~Mo~OK, Mai.?? MgMM, ./V(M ~OM~ F~oM, etc. Par exemple, -/VM 7M~~&~ commencent à la manière d'une comédie de sentiment, d'un marivaudage. Marivaudage assez banal d'ailleurs c'est l'histoire d'une petite bourgeoise qui s'ennuie, et qui s'éprend d'un joli jeune homme, sous couleur de pitié d'abord (car le gaillard relève de maladie), puis d'amitié chaste et de tendresse platonique. Je ne relèverai point ce que ces premières scènes de ~M 7~

dernières grèves sont nées et ont été conduites et sur le rôle qu'ont joué en cette occasion les chefs du syndicat. Le désaveu qui a été infligé à ces derniers ne pouvait être plus complet. Ils ont été l'objet des incriminations les plus graves. Les membres du bureau dusyndicatontété déclarés convaincus toutau moins d'incapacité, de négligence et d'incurie. Quant au meneur des grèves récentes, le sieur Prades, qui naguère parlait d'un ton si fier, adressait des injonctions si hautaines aux Compagnies, au gouvernement et au Parlement, il s'est prudemment tenu à l'écart, et pour cause ayant, paraît-il, sur la conscience, certains actes d'indélicatesse dont le Congrès était décidé à lui demander compte. Il n'a pas paru. Mais peu s'en faut qu'il n'ait été condamné par contumace et exécuté en effigie. Et ce n'est que par grâce que le Congrès lui a accordé un délai pour se just-.ner ou s'excuser s'il le peut. En définitive, ce Congrès aboutit à la condamnation de ceux qui sont les instigateurs et les chefs du mouvement gréviste. Ils sont convaincus d'avoir trahi les intérêts des camarades qu'ils étaient censés représenter. Il est vrai que ceux qui les condamnent ne représentent eux-mêmes qu'une portion assez restreinte des ouvriers des Compagnies. Tout cela doit donner à penser sur l'importance qu'il convient d'accorder aux décisions, et aux actes des syndicats, dos Congrès et de ceux qui les dirigent. Au moment où une commission de la Chambre délibère sur les modiScationsà introduire dans la loi des syndicats et sur l'opportunité qu'il peut y avoir a y favoriser l'intrusion des politiciens, l'exemple du syndicat des chemins de fer et et des mésaventures du sieur Prades et de ses collègues peut fournir matière à quelque réflexion.

Dans un rapport publié hier par le .7oK?'a< o//?e:6J, le comité des pêches maritimes insiste sur la nécessité d'un décret interdisant l'emploi de la dynamite pour la pêche en mer. Le comité a été saisi de la question à la suite de nombreuses réclamations des patrons pêcheurs des côtes de Corse, qui cens tituent le S<= arrondissement maritime. Il paraît que, depuis quelques années, la destruction du poiason dans ces parages par l'emploi de la dynamite s'exerce impunément sur une grande échelle. Un seul fait suffira pour permettre de se rendre comp'edes ravages causés par cet engin. La sphère d'ac tion d'une cartouche de dynamite s'étend sur un rayon de 5 à 6 mètres chaque explosion fournit de 10 à 25 kilogrammes de poisson. Des poissons atteints, les uns sont tués sur le coup ils coulent et sont perdus pour la plupart sans profit pour personne; les autres sont seulement étourdis; ils flottent à la dérive et beaucoup sont également perdus. Ces faits-dont se plaignent les patrons pécheurs des côtes de Corse ne sont malheureusement pas spéciaux au 5" arrondissement. Sur toutes nos côtes, dans tous les cours d'eau de l'intérieur, la pêche à la dynamite est pratiquée ouvertement. C'est à cette désastreuse pratique qu'il faut attribuer en partie le dépeuplement de nos fleuves et la disparition d'une richesse naturelle, au grand détriment de la fortune publique. C'est ce qu'a clairement démontré un écrivain d'une haute compétence, M. Paul Caillard, dans ses belles études sur la pêche que vient de publier le A~OKPMM .DïC<M)?M:aM'e d'économie ~0/Me. Nous espérons donc que le rapport du comité des pêches maritimes ne restera pas à l'état de lettre morte et que le gouvernement ne se contentera pas seulement de rendre un décret prohibant la pèche à la dynamite sur les côtes de Corse, mais qu'il prendra des mesures efficaces pour empêcher l'emploi des engins explosifs dans tous les cours d'eau sans exception.

IS'OTJVEIL.LES

POLITIQUES ET PARLEMENTAIRES

Le tarif des douanes, actuellement soumis aux délibérations du Sénat, ne pourra vraisemblablement pas être promulgué avant la

ont de suranné dans la forme. L'apologue y sévit; ces gens-là, ne disent rien directement, et veulent avoir de l'esprit sans interruption. Mais on trouvait cela étincelant en 1860; et sommes-nous sûrs d'être si neufs dans trente ans ?

Tout de suite après, nous glissons dans le vaudeville. N'était le style, qui est visiblement soigné, et dont le brillant un peu vieillot témoigne du moins d'un souci d'art, ce sont, en réalité, des scènes de farce et de parade que celles où le docteur Tholozan persuade à Cécile qu'il y a, pour Maurice, danger de mort à prononcer ce mot « Je vous aime )), et où, ce mot ayant échappé à Maurice, elle le croit perdu et constate ensuite, avec une surprise joyeuse, que le pauvre jeune homme n'a rien de cassé. Avec les <: amis ? de Caussade, avec Marécat et son ange de fils, avec le couple Vigneux, avec le zouave Abdallah, nous restons en plein vaudeville. Notez que je ne m'en plains pas. Ces fantoches ont, d'ailleurs, ça et là, d'excellents mots de comédie mais ce sont bien des fantoches. Ils sont expressément chargés d'exprimer, par chacun de leurs gestes et par chacune de leurs phrases, l'amitié fausse, envieuse, indiscrète, insolente et malfaisante, et ils obéissent à leur consigne, Dieu sait Ils n'ont pas une seconde d'inattention ni d'oubli ils ont l'air de se dire à chaque instant « Messieurs, n'oublions pas que nous représentons les faux amis. » Ils ne lâchent pas un seul mot qui, dans la réalité, ne les fît immédiatement flanquer à la porte, fût-ce par le plus débonnaire et le plus benoît des moutons moutonnant. La petite scène, si amusante et si prestement menée, où le brave Caussade se trouve dépouillé par eux, en un clin d'œil,

fin de l'année. Pour peu que le Sénat introduise dans le projet de loi des modifications nécessitant le renvoi devant la Chambre, ce terme sera certainement atteint et probablement dépassé. Les traités expirant le !< février 1892, le gouvernement n'aura donc qu'un mois à peine devant lui pour conduire à terme les négociations qu'il est à la veille d'engager avec les puissances, d'après les nouvelles bases; ce délai sera sans doute in"suffisant. En vue de remédier à cet état de choses, le gouvernement se propose de déposer un projet de loi l'autorisant a accorder provisoirement, jusqu'à la fin de 1892, I&b6néfice de notre nouveau tarif minimum aux~ six puissances avec lesquelles nous avonsdes traités de commerce avec tarif expirant le 1°' février prochain la Be!gique< les Pays-Bas, la Suisse, l'Espagne, le Portugai et la Suëde-Norvège. Quant aux paya avec. lesquels nous ne sommes liés que par des. conventions comportant le régime de la nation la plus favorisée, la Russie, l'Autriche, la Turquie, la Grèce, le Mexique et l'Allemagne, ils jouiraient du bénéfice de notre nou"' veau tarif minimum, ainsi que l'Angteterre, qui jouit de ce régime en vertu d'une loi. Le même projet autorisera le gouvernement à faire revivre les dispositions des traités que' nous avions avec les puissances étrangères relativement à l'état de nos nationaux, à la navigation, aux droits de nos consuts, auxmarques de fabrique, à la propriété littéraire · et artistique, dispositions dont le sort était lié à celui des arrangements douaniers en vigueur.

On télégraphie d'Amboise, le 25 octobre L'Hôtel de Ville que M. Bourgeois, ministre de l'instruction publique, vient inaugurer au~ jourd'huià à Amboise est un véritable bijou d'architecture. Classé maintenant parmi les monuments historiques, il a été commencé en 1SOS par Pierre Morin, trésorier de Francs, et achevé par sa veuve, Françoise Prévost. C'est le type parfait de l'habitation luxueusa de cette époque.

C'est grâce aux démarches actives de M. Guinot, sénateur, maire d'Amboise, que ce monument a été arraché à la pioche du démolisseur, et la tâche a été d'autant plus difBcUe que, de 1MO à 1820, la municipalité y avait installé le grenier a sel et que de maladroites réparations avaient encore dégradé davantage les murs saturés de salpêtre, les pierres effritées et les boiseries pourries. C'était une véritable ruine, quand M. de La Roque, architecte, fut envoyé en 1881 par le gouvernement. Cet architecte, après dix ans de travail, a. reconstitué l'oeuvre de Pierre Morin.

Les dépenses se sont élevées à 300,000 fr. M. Bourgeois est arrivé à midi. Il a été reçu à la gare par les sénateurs, députéf, fonctionnaires, et par le Conseil municipal. Le cortège s'est rendu chez M. Guinot, sénateur, où était préparé un déjeuner. Les ré- ceptions ont eu lieu a trois heures à l'Hôtel deViUe. Elles ont été suivies d'une distribution de palmes académiques, d'insignes. du mérite agricole et de médailles d'honneur. La cérémonie d'inauguration a eu lieuensuite.

Après un discours de M. Guinot, le ministre a remercié la ville d'Amboise d'avoir invité un représentant du gouvernement à consacrer l'accomplissement d'une grande: œuvre artistique.

A sept heures, un banquet de 1)0 couverts a été donné au gymnase de l'école primaire supérieure.

COLONtES FRANÇAISES ALSËRIE

On télégraphia de Tiemcen, le ~4 octobre, à l'agence H~vas

Le désarmement des Mehaïa s'est effectue. lentement en raison de leur répugnance a se laisser désarmer. L'opération est actueUement terminée. Les Angad ont préféré repasser 'ta.. frontière. Suivant les derniers renseignements. un engagement aurait eu lieu sur le tM'ritoire marocain près de~Zeraa entre les Béni- Ouriny et les Arabes de Trifa.

de ses cigares, de son journal, de son chapeau de paille et de sa femme; celle où ik! lui arrangent «par amitié -c ce bon petitdut:! <- à mort a avec le voisin, et où tout à coup Ug lui défendent, de se battre, parceque Tholozan leur a. rappelé que les témoins risquent' la prison, tout cela est vigoureusement, mais purement vaudevillesque. BouSonnerie éminente, mais bouffonnerie, à grands traits caricaturaux. Si la grande scène du troisième acte, l'entrevue nocturne de Mau- rice etde Cécile, étaittraitée, comme eUepouvait l'être, légèrement et brièvement, si elle n'avait pas étéprise par l'auteur au grand sérieux, 2Vo~ 7~M ne seraient guère qu'un grand vaudeville, avec une première partie qui ferait songer à une adroite réduction des .Fa!M; ~?~0~~ un troisième acte qui rappellerait le duel de <!<! C'owMMo~e de F~c~M'MM ou de 27 degrés à ~'o.'?~<? (j'indique des ressemblances de ton, gaos m'occuper de la chronologie), et un dernier acte dont le comique rappellerait celui d'~ <y Crime ou de ~~M~' ~-wc ZOM~C~

Or, tandis que nous nous délectons ades combinaisons de faits, telles que, la réalité n'en machinera évidemment jamais, du moins avec cette suite patiente et ce constant à-propqs; tandis que nous nous égayons aux gestes démesurés et aux propos invraisemblablement significatifs de tous ces ~M~M~ de la fausse amitié, et que nous nous croyons à cent lieues des hommes de chair et d'os, et bien en sûreté dans l'heureux pays de la facétie, de la caricature et de l'imbroglio. brusquement, voici des cris, des pleurs, des sanglots, des bras tordus, de la passion déchaînée, de la douleur, du désespoir, de l'humanité, et même, à un moment, de l'humanité de Théâtre-Libre,


D'autre part on télégraphie d'Oran, le 28 octobre, à l'agence Daiziel

D'après les dernières nouvelles, la Hartila Kabyle, des Bem-Snassen, se reformerait au Maroc, l'agitation subsisté. Les Beni-Snassen se proposeraient maintenant d'attaquer les Arabes de Trifa et les ennemis du caïd El-Bae]dr.

L'agitation, terminée en deçà de nos frontières se prolonge donc au delà, et il semble bien Bu'elle .soit entretenue a dessein.

On mande du sud de la province d'Oran qu'une certaine agitation règne dans la grande tribu du Beraber, qui habite les oasis du Taaieit et qui peut mettre en ligne 100,000 combattants armés, pour la plupart, de remingtons espagnols.

Le Sultan du Maroc, qui n~a jamais osé jusqu'ici se risquer au Taaieit, où son autorité est purement théorique, fait courir le bruit qu'il s'y rendra au printemps prochain. –On télégraphie deMostaganem. le 85 octobre

Une violente bourrasque a sévi depuis hier. Les services de paquebots sont suspendus. Les rembiais de la nouvelle voie du pori. sont fortement détériores par les lames. Deux vagons et un homme cm été jetés à la mer. L'homme a et9 sauva. La tempête continue avec violence. LETTRES DE MADAGASCAR ~'ananarive, le 21 septembre.

fempoi§r:nnement du ms du premier ministre. LT. culture du café. Les mines d'or.

La ville de Tananarive vient d'être encore tme fois mise en émoi par la mort d'un fils <tn premier ministre. Ratsimandresy, 13" hontisur, chef do la garde royale, avait réuni, dans la soirée du 12 septembre, quelques amis, à l'occasion de la naissance d'un enfMtt.Tout d'un coup il fut pris de convulstbns; les médecins européens qu'on avait envoyé chercher au plus tôt constatèrent immédiatement un empoisonnement, mais ne purent sauver Ratsimandresy dont l'étatétait désespéré, et qui expira bientôt au milieu d'atroces sounrances.

La premier ministre s'est montré vivement impressionné de cet événement ce n'est pas le premier de ses fils qui meurt empoisonné. Auss!, a-t-il manifesté, dès le début, l'intention de rechercher les auteurs de cet attentat, et il a dit dans un kabary « Je saurai bien trouver ceux qui font mourir mes enfants. e Il s'en est d'ailleurs tenu à ces parole~ l'enquête qui avait été annoncée pag'~u lieu. Il en est ainsi chez tous. ~g Malgaches: les émotions qu'ils é- soat essentiellement pass~j~ et le plus grand chagrin nq ~{gge plus de traces au- bout de q'~aze jours. Ceux qui sont généralei~o!it bien informés prétendent aussi que &aiBuaiarivony eut craint, en menant à fin son enquête, de découvrir les coupables dans sa. propre famille et de mettre la main sur ~5 personnes que la voix publique désigne 'comme ayant accompli ce crime.

Ce qui semblera.it connrmer ce dire, c'est que, depuis la mort de Raiaiharovony, son fils préféré, le premier ministre avait reporté son anection aur Ratsimandresy, et que celui-ci eût pu, en succédant à son père, déranger lag pl'ojets de quelques ambitieux. Il est Qiainteaaat à peu près certain qu'on ne s&ra jamais la vérité sur ce drame. L''avis officiel du décès de Ratsimandresy a été publié le lundi H jusque-là chacun était censé l'ignorer puis on a tiré des salves d'artillerie et, mardi, le corps a été transporté à Isotry, où se trouve situé le tombeau de la famille du premier ministre; l'inhumation a eu lieu le lendemain.

On a découvert à Madagascar un nouveau café; il croît sur les hauteurs qui avoisinent Diégo-Suarez, et sa principale qualité serait de n'être atteint d'aucune maladie; il a échappé jusqu'ici aux atteintes de l'Ag~M~~n)6M<<ï~'M:. Je crois utile de vous signaler. à ce sujet l'avis suivant affiché à DiégoSuarez

C)~~ ~M ea/~ Mo~s~ae ~M~

AVt5

La découverte de nombreux caféiers sauvages, d'une espèce analogue au Ric-Nunez, dans les forets de la montagne d'Ambre, prouve que la culture du café pourrait être entreprise avec succès à Diégo-Suarez.

Le sol au-dessous de la couche d'humus étant peu pennéa&Ie, il conviendrait de le remuer profondément avant d'y repiquer les jeunes plants venus de semis, et de garnir le fond des t'uses de paille et de pierres.

L'irrigation pourrait être assurée soit par l'établissement d'une canalisation à Banc de coteau, soit par un système de bascules faisant monter l'eau par étages au moyen de petits tonnelets eu de seaux en cuir comme en Egypte. Le caféier ne vient bien qu'à mi-côte sur les pentes montagneuses. Il semble que les pla- teaux avoisinant le lac Maëri Ein, à dix kilomè- j très de Mahatsinso, seratent particulièreme~ favorables à cette culture, à condition 'l'Io6 première! plantations à la It~ere Nord d~s parties boisées et de les abr~r contre les gran- des brises du Sud-Es~ Les terrass:. Mpérieures de la vallée d'Irono eonvie~.jr~nt peut-être mteux encore à cause de la facilité des irrigations.

tin aventurifr anglais, le capitaine Dawson, ] qui 63 préhnd concessionnaire de mines d'or < à Ma 'agasc~r, av&it réussi, après une cam- < pagnQ de réclame au Cap, à embaucher un <

Baignante et crue comme un bifteck. L'atellane est soudainement crevée par l'explosion inattendue d'une façon de tragédie. Non seulement ce bon nigaud de Caussade, que nous avions pris pour un mari de Labiche, a le front de souffrir pour de vrai, comme un mari 'de Dumas Ëls, et de pleurer, et d'être attendrissant, ïnais encore, avec une décision et une ënergie que rien, absolument rien, ne nous &vait permis de soupçonner, il se tourne contre les faux amis et les accable d'une invective aussi brillamment écrite que les apologues deTholozan:ce qui ne l'empêche pas, une fois sa tirade Soie, de redevenir le jocrisse que nous connaissions, et de laisser organiser par ses bons amis le truc du voyage simulé et du retour imprévu. Et quant à Maupice.nous l'avions pris, lui.pourun insignijgant séducteur de comédie de genre ah! bien <9Ui! le voici qui écume et qui bave de désir, qui renverse et franchit les meubles, et qui bondit sur Cécile, et qui lui broie les poignets, et qui lui pétrit la taille, et qui martèle de baisers brutaux la clôture de ses dent8serrées,«encriantdesmotsinconnusa, comme dit la chanson c'est un fauve, un forcené c'est déjà « le mâle ') des romans naturalistes. Et elle'! elle glisse, se tord, s'échappe, se redresse, dépeignée, avec des yeux flamboyants, et de grands cris d'épouvante, de colère et d'indignation. La. scène de séduction anodine à laquelle nous étions préparés devient une scène de pugilat et de viol, où les mots sont aussi véhéments que les gestes. Heureusement, l'invention si adroite, si jolie du bouchon qui, en sautant, fait sauter l'amoureux, nous ramène à la comédie artificielle et aimable. Mais c'est égal, je demeure un moment stupide; et cela me déconcerte et me gêne qu'on ait pu fourrer dans la même pièce, à

certain nombre de mineurs dans cette colonie en leur promettant monts et merveilles. Le journal anglais qui se publie à Tananarive parlait depuis longtemps de l'exode qui se préparait, et il ne parlait de l'an'airf la désignant sous le nom g~ 1 envahissement mdâgascar par les mineurs .agi~ M paraissait une chose assurée. Oc voici les nouvelles que le .P~'o~'M de ~Nit a reçues à ce sujet de son correspondant de Morondava sur la cote Ouest on verra qu'il y a loin de la à l'envahissement dont p&rlait leJM~<MC<M' ~Ve~~ Le navire a vapeur anglais P~< capitaine De\v, venant de Katat, a mouillé, le 3 août)89l, à trois heures du soir, sur la rade de Morondava. Ce vapeur, qui avait précédemment atterri à Manambolo, à 70 Hiilles au nord de Morondava, av&it tenté d'y débarquer 80 mineurS de toutes nationalités, dirigés par un monsieur Norden mais les Sakalaves de la localité s'opposèrent au débarquement et ne voulurent pas permettre aux blancs de pénétrer dans l'intérieur. Voyant cette attitude, le commandant du navire nt route pour Morondava où il débarqua les mineurs, ainsi que 50 à 60 tonnes de marchandises; puis il continua sa route pourCalcUtta et Madras, où il doit prendre des émigrants pour Natal.

M. Norden a demandé aux autorités malgaches I,MO hommes pour le transport de ses bagages et a annoncé son intention do gagner Ankavandra en traversant tout le Menabe dans sa longueur. Il se plaint hautement d'avoir été trompé. M. Talbot, dit-it, devait se trouver à Manambolo avec 300 hommes, et il n'y était pas.

Au 21 août. une vingtaine de mineurs étaient partis pour Maha.bo, les autres étaient encore a. Morondava. Le recrutement des porteurs ne marchait pas, ces hommes ayant peur des Sakalaves.

Ceux-ci, en effet, ont annoncé leur intention de refuser le passage à l'expédition, et de s'y opposer même par la force. Il est donc à craindre que des coups de fusil soient échangés. De Mahabo à Imanandaza et Ankavandra, la route est longue, et il 'faut bien compter sept à huit jours de" marche à travers un pays marécageux, excessivement névreux, coupé de grands cours d'eau que l'on ne peut franchir qu'en pirogue. Si, à ces difBcuités naturelles, s'ajoute l'hostilité des natifs, le manque de porteurs de vivres, on ne voit pas très bien comment les mineurs pourront arriver à destination. Deux missionnaires, les Révéra et Smith, ont tente, eux de pénétrer dans le Menabe, mais j<~ gakalaves no veulent pas y

consentir,

~non, pour compléter ce tableau peu enchanteur, une quinzaine de mineurs qui s'étaient i'endus par une autre voie aux mines d'Ankavandra ont dû, privés de tout, revenir pour ne pas mourir de faim. Sous le coup de leurs menaces, le capitaine Dawson a dû quitter furtivement Tananarive; il se rend en Australie, où il espéra faire de nouvelles dupes.

LETTRES D'ANGLETERRE Londres, le 22 octobre.

Un discours de M. Chamberlain. La politique étrangère.–AnglaisetAUema.nds'enAH'ique. M. Chamberlain, qui est infatigable, a prononcé un nouveau discours à Sunderland. M. Chamberlain a remarqué que, dans les réunions publiques qui ont eu lieu depuis l'extension du sunrage, on a parlé très peu de politique étrangère. Ne voulant pas se rendre coupable d'un oubli aussi sérieux, le chef des libéraux unionistes a abordé la politique étrangère et a fait part à ses auditeurs de quelques-unes de ses idées. On sait que, depuis qu'il est allé en Egypte.M. Chamberlain est enthousiasmé de ce que ses compatriotes ont accompli la bas, et l'on n'a pas oublié qu'un jour, à la Chambre des Communes, un. membre du gouvernement, c'était, si je ne me trompe, sir James Fergusson, aujourd'hui directeur des postes, voulant justi6er l'occupation prolongée de l'Egypte par les troupes anglaises, ne trouva, rien de mieux que de citer l'opinion de M. Chamberlain. Aussi celui-ci n'a-t-il pas oublié hier de rappeler qu'il est allé en Egypte, q~'il parie en connaissance de cause, et qu'il est d'avis que ses compatriotes ont tait des merveitles sur les bords du Nil et que M. Gladstone a pa.rl6 à Newcastle d'une façon répréhensible. Cette façon d'envisager la question était à prévoir de la part de M. Chamberlain aussi, n'est-ce pas à cause de ce passage que je vous signale son discours.

Mais en lisant dans le y~~ de ce matin certaines informat'ons relatives à la. façon d'agir des Allemands daos le sud-oueEt de l'Afrique, on ne peut s'empêcher de penssr que M. Chamberlain n'&st pas très heureux quand a.borde les questions de polit iquee~ gère et qu'il aurait aussi bien ~n de suivre l'exempte de ses confrères et de ne pas s'en occuper. Vous allez voir pourquoi. Si la politique étrangère de M. Chamberlain n'a pas d'autre mérite, elle a au moins celui do la simplicité et voici

« La Russie et la France, a-t-il dit, attendent l'une et l'autre des concessions; elles savent que M. Gladstone et ses collègues seront montrés nexibles et, soyez-en sûrs, elles exerceront une pression sur lui dès qu'elles croiront pouvoir le faire avec effet. D'un autre côté, nous croyons qu'on est inquiet dans

cinq minutes de distance, tant de drame et tant de vaudeville, une scène d'amour si tragique et si approchante du viol et un si joli tour de passe-passe, un amant si éperdûment déchaîné et un bouchon si spirituel. Cecim'embarrassepourgoûtercela; cesdeux a effets H n'appartiennent point à la même poétique. On m'a changé ma pièce; on m'a changé, sans crier-gare, mon Caussade, ma Cécile et mon Maurice. Et je m'y perds et je ne veux pas que Perrichon me fasse pleurer, et je ne veux pas qu'Arthur et Ernestine me fassent trembler. L'étrange soudaineté de leur transformation m'empêche de les sentir vivants comme personnages de drame; et, d'autre part, cette transformation momentanée ayant rompu l'harmonie de leurs mouvements de fantoches, ils auront beau revenir à leur première allure, je ne les sentirai même plus vivants en tant que personnages de vaudeville. Ils me paraîtront faux de deux façons différentes et successives, voilà tout. Pour être loyal, je dois dire que cette duplicité et cette contrariété de peinture et d'effets ne paraît pas gêner le public. Il n'y voit qu'une chose c'est qu'on lui sert et abondamment de quoi rire et de quoi pleurer ou avoir peur dans la même soirée, et qu'il a un vaudeville et un drame pour le piix d'une seule pièce. Et, n'est-ce pas ? c'est son affaire. J'ai d'ailleurs exagéré un peu mon impression pour la mieux faire comprendre. Il y a, malgré tout, dans j~V<M' 7~MKM, quelques scènes de vraie et belle comédie telle., la scène où Vigneux refuse, par délicatesse de conscience, le petit service que lui demande Caussade, et celle où les insinuations sournoises de Vigneux et de Marécat dénoncent au pauvre homme les « inconséquences ') de sa femme, <

les cercles officiels d'Autriche, d'Allem!et d'Italie. Ce sont là trois ar~ nil"~

la Grande Bt-pf"- –~eBnes aillées de

~Lgue; elles n'ont pas d'intérêt ~~mpétition avee les nôtres elles peuvent t j être nos at&iës sans rien demander en échange, etc. »

On voit bien que M. Chamberlain est retiré d<s- aNdires et de la politique active, ou du moins of&c'elle. Il faut, en eSet, ne plus être L dans l'industrie pour ignorer que les Allemands font partout unerudeconcurrence aux Anglais qu'ils voulaient, il y a quelques années, négocier pour les chinois un emprunt de 700 millions, à la condition que cet argent serait dépense en Allemagne, et qu'à l'heure qu'il est, au Siam, ce sont des Allemands qui cherchent à obtenir la concession de la construction dos voies ferrées, en concurrence avec les Aaglais. Quant à. donner son amitié pour rien, l'Allemagne, qui a inventé la doe? trine du <%g ?' des, n'en fera rien, et M. Chamberlain, qui parle de flexibilité, a probablement oublié qu'il faisait partie du ministère angiais que M. de Bismarck a si fort maltraité au sujet de l'Ouest africain.

Eh bien! aujourd'hui, on' voit, dans les mêmes journaux qui reproduisent le discours de M. Chamberlain, comment les Allemands entendent l'amitié et combien est fausse l'idée de M. Chamberlain que les intérêts des Allemands ne sont pas opposés à ceux des Anglais.

Plusieurs fois je vous ai signalé les diffincuités qui se sont élevées au Damaralaud et au Namakoualand entre le~ Allemands et les Anglais, au sujet des concessions que le chef Kamahereco avait octroyées à M. Robert Lewis, bien avant la cession des territoires à l'Allemagne.

Le gouvernement allemand soutient aujourd'hui que ces concessions ont un caractère politique et refuse de lesreconnaltre. H interdit à M. Lewis de mettre ies pieds au Damàraland, repousse l'arbitrage proposé paï' loM Salisbury, et se prépare à soumettre au Reichstag un projet de loi qui rendra absolument nuls les prétendus droits de M, Lewis En eo'et cette loi déclare que garnement allé.: mand POurr~~p~Q~~g~ 'nque d'opérer au Dàma.raland, et que toute Compagnie désirant s'installer dans le pays devra ê!re une Compagnie allemande. constituée ëo Attemagnê ou au Damaraland, conf&rmément a la loi allemande. Comme M. Lewis a cédé ses droits à une Compagnie anglaise, on voit la situation dans laquelle celle-ci se trouve.

Le TMMM s'écrie plaintivement que ce h~est pas ainsi que les Compagnies et les négociants allemands sont traités dans les colonies anglaises, et il dit, en outre « II ëst assez surprenant qu'il y ait eh Allemagne une aussi grande jalousie de l'influence britannique dans l'Afrique centrale, orientale et occidentale c'est un fait, cependant, qui ne peut être nié. o

Evidemment, M. Chamberlain n~â pas de chance. Au moment où il représente les intérêts allemands comme n'étant pas en opposition avec ceux de l'Angleterre, l'Allemagne refuse d'e reconnaître les droits de M. Lewis, et l'on nous dit que, si la Compagnie est-africaine s'est installée à Zanzibar, c'est pour empêche" les Allemands d'y venir.

M. Chamberlain fera sagement, à l'avenir, de ne pas rompre avec la tradition (qu'il déplore cepeaditn!;), d'après laquelle on ne s'occupe pas de politique étrangère aux réunions politiques aag)aises.

Quant au yMMM, il est bien instructif, pour les gecs doués de quelque mémoire, de comparer le ton qu'il adopte, en parlant de la spo liation dont M. Lewis est la victime, avec celui qu'il prenait naguëre quand il .s'agissait de la spoliation de certains Européens qui; eux aussi, possédaifnt des concessions octroyées par des chefs africains. R e~t vrai qu'aujourd'hui c'( st un Anglais qui est lésé et qu'alors c'étaient desPortuga's; qu'aujourd'hui la spoliation vient des AUemânds et qu'alors les spëtiateurs étaient des Angtais. G'o~ bien d.n'érent.

.B–

ÉTRANGER

Les négociations commerciales.

L'agence Da'ziel reçoit le télégramme suivant

Vienne, le 24 octobre.

On apprend de source officielle que le traité de commerce austro-italien sera signe le 29 octobre.

AJÏemag'ne.

L'administration du ~M'y à Berlin a mis au concours la course a. cheva) (pour hommes) de Berlin à Fraccfort-sur-Mein et retour. Le vainqu-ur obtiendra un prix d'honieur; le pMm'ei' cheval, 50,000 marks; le Sfcond. 25,000 marks. Les dix premiers chevaux auront des prix en argent se montant au total à 100,000 marks. A chaque participant sera désern"e une médaille commémorative en bronze. Le~ départs de Berlin aufoct lieu d~ns )a période du t8 au 24 mars 1892. Un grand nombre d'ofnciers

~t pruôeiCM3- -uut déja falt leur -ae-

a.li.ctn~de et prus~cns uut, ù6j& farUeut Tte-

ciaration de pariicipatioa. Des Russes et des

Italiens prendront aussi part à ce concours. Autriche-Hongrie.

La Chambre doa Députés cisleithane vient de voter un projet de loi concernant ia

Puis, l'exposition exceptée, toute la pièce est amusante, et d'un mouvement si alerte, si continu et si aisé Ennn il t'&ut prendre garde à ceci, que presque toujours on fatt tort à M. Sardou en rendant compte d'une de ses pièces en particulier. Ses qualités les moins contestables étant la fécondité, la verve, l'ingéniosité, ça et là une brutalité adroite, et l'abondance des inventions scéniques, on ne les sent tout entières et on ne peut les apprécier ce qu'elles valent que dans la multiplicité même de leurs manifestations, et ainsi elles éclatent davantage si l'on considère l'ensemble de son immense répertoire. Et c'est pourquoi nul grand dramaturge peut-être n'a été si malmené par la critique et n'a soulevé, à chaque ouvrage nouveau, tant d'objections ou<ie chicanes; mais c'est également pourquoi, en dépit des mille petites résistances de détail que nous lui opposons, nous sentons que cet homme est une force, qu'il'est' un des plus beaux tempéraments dramatiques de ce siècle, aussi grand amuseur et aussi grand ouvrier de théâtre que Scribe et Dumas père, et qui, dans le tragique, a atteint deux ou trois fois à la grandeur et presque à la beauté.

Je sais bien que, ici, la justice que je m'efforce de lui rendre, il la trouvera fort maigre. Aussi n'ai je point espéré ni même désiré lui être agréable. J'ai seulement obéi à un scrupule de conscience il m'a semblé que, d'un homme tel que lui, on n'avait le droit de discuter telle erreur particuhère qu'en se souvenant de l'œuvre totale. Avez-vous vu Pottie. ? Un vieux maître me disait dans l'entr'acte « Boisselot est bon, très bon c'est un comédien de grand mérite. Mais Numa Mais Arnal Et noiez mon ami, que, dans ces rôles-là, Numa et même Arual n'étaient encore que la.

Më&tton de chambi'6s. syndicales nour les mèdecins. Ce projet attribue à ces chambres la t tache de délibérer sur les intérêts communs corps médical, ainsi que sur les buts. la dignité et le prestige de la carrière médicale, et de contribuer, p!T des résolution9 et des propositions, au développement de l'hygiène publique et des institutions t sanitaires. H les oblige, en outre, & émettre, sur l'invitation des autorités, des appréciatiocs et des avis. D'un autre côté, ces chambres seront représentées par des déléguas aux délibérations du Conseil supérieur d'hygiène sur des questions de principe. Le prestige du corps médical doit être sauvegardé par un jury d'honneur choisi au sein du bureau de la chambre syndicale toutefois, ce jury ne disposera d'aucun droit discipliL naire, ma.is seulement du droit d'avertissement, de réprimande et d'imposition d'une amende.

Belgique.

On s'occupe de la répartition des garnisons des forts de la Meuse. Dès la semaine prochaine, six batteries du 8" régiment casernees actuellement à Anvers partiront pour occuper les forts de la Meuse. Quatre sont désignées pour Liège et Namur.

Chaque fort recevra un détachement de dix hommes qui aura pour mission d'entretenir le matériel. AU bout de quinze jours, ce déta.chement sera remplacé.

L8s hommes seront obligés de se nourrir eux-mêmes. Le département de la guerre allouera &,chacun d'eux 1 fr. 7 c. par jour. ëulgârio.

Le bruit court que M. Stambouton offrira à M. Petcon', maire delà capitale, portefeuUle de l'intérieur M. GrecoS' prendrait alors la justi<~ et M. StâmbôuloS', tout en conservant la présidence du Conseil, deviendrait ministre des affaires étrangères.

Le ministère serait donc composé de la manière suivante i

M. StambëuloS'j présidence et affaires étran-

gers

M. GrecoH, justice;

M.Natchewics.nnances;

M. Pe'coit, intérieur;

M. le lieutenant-colonel SaWon, guerre. Russie.

Le Conseil d'Etat a approuvé tin projet présente par le niinistre des nnances, qui 8xë à 1 0/0 la retenue à opérer sur tous les traitements des fonctionnaires pour venir en aide aux populations qui sounrent de la disette. Suisse.

On nous écrit de Suisse

Vous avM annoncé que la police de Sehwyt? avait Saisi chez un photographe italien établi a Brunnèn des photographies obscènes qu'il expédiait en France, et voue ajoutez à ce propos que le Congrès de Berne a, un peu à la légère, accusé la France d'inonder la Suisse de publication immorales

Peut-être votre dépêche est-elle un peu trop affirmative sur ce dernier point. Je suis en mesure de la compléter par les renseignements que voie' l'eiistence en Suisse d'un commerce de photographies Obscènes avait déjà été dénoncée au Congrès de Berne, il avait été question d'un dépôt suspect établi sur les bords du lac de Lucerne, non pas à Brunnen, mais à AJpnach.

Le Congrès avait donc constaté que, si le mal venait surtout de l'étranger, la Suisse n'était malheureusement pas sans reproche. H a reconnu d'ailleurs qu'aucun pays ne peut se flatter de l'être la pornographie est un mal qui sévit, sous des formes variées, dans tous les pays. civilisés. Ainsi, le Congrès a appris qu'il entre en Suisse, par le Tessin, des feuilles pornographiques de Turin et de Milan, qui ne le cèdent en rien aux feuilles parisiennes les plus mal notées.

Quant a l'Allemagne, un exemple récent vous montrera que, de 6e côte-'à aussi, nos autorités ont l'occasion d'exercer leur vigilance. 11 a. été dernièrement expédié de Berlin en Suisse des ballots de publications obscènes qui sont tombés entre les mains de la police bernoise. Celleci a dénonce le fait au gouvernement fédéral, qui s'est empressé de réclamer, par l'intermédiaire du ministre de Suisse à Berlin, le coucours répressif de l'autorité allemande. Des poursuites ont été aussitôt commencées à Berlin contre les expéditeurs de la triste marchandise.

Si tes gouvernern'nts se décident à a.gir avec énergie, et surtout à s'f'ntr'aider par-dessus les frontières, on peut espérer dé sérieux résultats de la campagne ouverte contre la littérature et l'imagerie obscènes.

Onmailde de Rouen, le 25 octobre~ que M. Motas-d'H?str< ux, a déclaré que fit cident raconté p~r la 6's~e~e de V~e~ a été complèt"ment dénaturé et qu'il aUait intentÈrdes procès à tous les journaux qui ont donné abri à cet od ieux racontar.

On annonce de Berne que le village de Meiringen est en feu. La gare et la plupart des hôtels sont en cendres. Les employés des bur-aux de la poste et du télégraphe ont été obligés de fuir. La dernière dépêche qu'ils ont expédiée es-t ainsi conçue s Le feu envahit nos bureaux. «

Le village tout enti' r, ~auf l'église, l'hôtel Sa'rvage et deux ou trois maisons, est brûlé. La violence de l'incendie a été telle que rien n'a pu être sauvé. Le feu avait gagoé une forêt, mais on a pu l'éteindre. Beaucoup de bétail a péri dans les uamme?, mais il n'y a eu aucune victime humaine.

Un millier de perjonnes environ sont sans asile.

Déjà, ~e 10 février is?~, le vmage avait été incendié. Toutefois, le désastre actuel dépasse tout ce qu'on peut imaginer. Meiringen n'existe plus. L'intensité du foyer de l'incendie était telle que jusque sur les bateauxjà vapeur du lac de Brienz, on en ressentait la chaleur. Des brandons et des papiers enuam-

monnaie de Pottier. Les connaisseurs mettaient Pottier au-dessus de Talma et de M"° Mars. Je n'ai pas vu Pottier. M Moi non plus. Je .n'ai même pas vu Arnal ni Nuun. Mais j'ai trouve M. Boisselot excellent dans le rôle de Marécat il est d'une vérité parfaite et d'un comique intense, par les moyens les plus simples. M. André Michel mérite un éloge peut-être égal dans un rôle de moindre relief, celui de Caussade. M. Candé, dont le généreux talent commence à s'assouplir, a montré de la grâce et un fin sentiment du comique dans la première partie du rôle de Maurice, et une belle vigueur dans l'autre. M. Béjuy (Vigneux), joueetdit très juste. M°'"DaynesGrassot fait de M' Vigneux une silhouette amusante. M' Déa Dieudonné (Benjamine) est une délicieuse ingénue, qui pourrait encore se passer de talent, mais qui en a déjà, prenez-y garde. M. Dieudonné parvient à rendre plaidant le personnage un peu démodé du mora.liste qui a trop d'esprit. Eniin, M' Jane Hading a remporté, dans le rôle de Cécile, un succès éclatant et mérité souple et une dans la partie comique, elle a exprimé avec une rare puissance, dans la terrible scène du troisième acte, les sentiments qui se succè dent dans l'âme de Cécité amour, attrait involontaire, révolte de l'honnête femme, douleur, désespoir, colère tragique. Il serait extrêmement difficile de concevoir une destinée plus malheureuse que ce)Ie de Thérèse Balduc. Voici un petit aperçu de ses infortunes, car je ne pourrai pas tout dire. Séduite par un jeune bourgeois, Didier, qui est d'ailleurs un brave garçon, elle est chassée par son père, un garde-chasse qui ne badine pas avec l'honneur. Réfugiée à Paris, elle y meurt de

mes Volaient jusqu'à 10 ou i2 kilomètres souë l'inipétuositéduvent.

Le village comptait environ 2,000 habitants.

Un petit hameau vdisin de Meiringen est également brûlé.

'fufq.ûie.

On mande de Consta.ntinople à l'agence Havas

Un journal anglais annonce que le Sultan enverrait une nns-sion. ayant à sa tête le grandvizir. saluer te tzar lors de son séjour à L)vadia; on afûrme, dans les cerctes les mieux informés, que rien n'est décidé a ce sujet, et l'on ajoute que, si le Sultan envoie un personnage saluer le tzar, il choisira non un ministre, mais un maréchal ou un dignitaire de la cour; conformément a l'usage suivi jusqu'à présent. Chili.

Le ~M'FM'A BiM~M publie la dépêche suivante de ValparaiBO

Une enquête à été ouverte par le juge Foster sur l'attaque dont les matelots du .N~tMOre ont été victimes. Le juge déclare qu'il résulte des dépositions signées par les matelots américains que cenx ci n'élèvent aucune réclamation contrelapolice.

Il n'a pas pu cônnaitre exactement l'origine de l'iocident. il a appris cependant que des propos très vifs avaient été échangés, dans un cabaret, entré les Américains et les Chiliens et qu'un Chilien ava't été renversé sur le sol. Une bagarre suivit et la potice intervint.

On est d'avis, à Valparaiso, que la demande d'indemnité est inopportulië et que les Et~tsUnis Ont agi avec trop de précipitation. Asie centrale.

Le ~M~(M'~ apprend ~u'on vient de découvrir dans l'Asie centrale russe les restes d'une ville importante, qui était composée entièrement de cavernes taillées dans le roc. Cette ville était située sur la rive droite de l'Amou-Daria (Oxus), dans le voisinage de la ville boukhare de Karkt. ville souterraine paraît, à en juger par les inscriptions, monnaies, etc., qu'on y a trouvées, avoir existé au deuxième siècle avant notre ère. Certaines habitations sont à plusieurs étages. H y a des rues et des placer dont quelques-unes seulement sont obstruées par desruines.

Paraguay.

Une dépêche de Buenos-Ayres donne quelques détails sur la rébellion du Paraguay que nous avons annoncée.

Le parti de la minorité cherchait depuis longtemps querelle au gouvernement. Croyant le moment venu do tenter ua coup de main, les mécontents cherchèrent à reprendre le pouvoir les armes à la main; le prétexte invoqué éîait que les gouvernants avaient abusé de la confiance du. peuple. Les rëtëllesi sdus la conduite dumajor Vera. et de M. Machin, député libéral, attaquèrent les casernes, occupées parle colonel Nino Un combat acharné s'engagea. Vera et Machin furent tués les rebelles prirent alors la fu't*du côté de la frontière argentine, après avoir perdu leurs chefs et dix hommes. Les troupes du gouvernement ont perdu le colonel Nino et six hommes.

Le gouvernement argentin a donné des ordres pour que les fugitifs soient désarmés au passage de la frontière, ce qui a été fait sans dit'uculté.

DÉPÊCHES EA.T~S

Berlin, le 25 octobre.

Un crime analogue à ceux de ~ack l'Eventreur venant s'ajouter aux nombreux assassinats de ces derniers temps a causé ici Une émotion profonde.

Un individu qui avait accompagné chPZ elle une tille de mauvaises mœurs lui a ouvert le votre, puis a disparu, sans rien voler à sa victime.

La préfecture a afûche le signalement de l'assassin et elle promet une récompense de 300 marks à la personne qui fournira des rensei-

gnements.

gneinentn. Le Caire, le 2S octobre.

On mande de Damas que, du t6 au t8 octobre, 27 décès cholériques se sont produits dans cette viUe.

L~ex-impératrice Eugénie passera l'hiver en Egypte. Ravenne, le 25 octobre. Le bruit court qu'à la suite d'une rixe qui se serait éievës à la vi!la Saint-Michel, trois personnes auraient été tuées et vingt-sept blessées, dont sept mortellement.

DSPÉC&ES DAI.ZIBI.

Bruxelles, le 26 octobre.

Le train de Mons, qui arrive ici a neuf heures du soir, gare du Midi, est venu donner contre un buttoir, ses freins n'ayant pas fonctionne.

Le fourgon de tête est fortement endommagé. Quatre voyageurs sont légèrement blessés. Une enquête est ouverte.

Milan, le 24 octobre.

Le journaU'T~M'puBlle le télégramme suivant de Constant)nople:<!0n assure que le traité de commerce entre la Porte et l'Italie peut être considéré comme un t'ait accompti.

f Pour la première fois, contrairement à son habitude de traiter sur la base de droits ce~'eMj la Turquie acceptera des droits bases sur les quantités et mesures.

s A la suite de cela, la Porte sera obligée de réorganiser son service douanier. et c'est pour la même cause que le traité de commerce actuel avec l'Ailem=)gne, qui aurait dû entrer en vigueur en mai, est encore à l'état de lettre morte. v

Venise, le 25 octobre.

Hier, & Vatdagno, on a ressenti une forte secousse de tremblement de terre.

GUERRE ET MARINE

Une erreur s'est glissée dans le commen.aire que nous avons donné du décret sar l'or

faim avec son amant. Didier, qui n'est pas majeur, est contraint par son père à s'engager dans l'intanterie de marine. Thérèse est jetée dans la rue par son logeur. Elle s'évanouit sur le pavé. Ramassée par des sergents de ville, cite est conduite à la Maternité. Elle accouche en travaillant jour et nuit, elle peut payer les mois de nourrice de sa petite fille. Mais un mauvais gars de son pays, le Rougeaud, qui la poursuit de son horrible amour, lui enlève sa petite fille a6n de réduire Thérèse à sa merci. Elle apprend en même temps la mort de Didier. Renvoyée de la maison où elle travaiDait comme couturière, Thérèse est recueillie sur un banc du boulevard par une ribaude compatissante qui la fait entrer dans une brasserie de femmes (c'est là qu'on lui donne le surnom de «M"° Quinquina)', on vous a dit pourquoi au courrier des théâtres). Elle retrouve le Rougeaud parmi les consommateurs. Le Rougeaud ne lui rendra sa petite Marguerite, que si Thérèse se donne à lui. Elle subit, pendant des années, son infâme compagnon, qui e-=t en6n arrêté comme voleur. Mais, sa prison faite, le Rougeaud revient, et Marguerite étant devenue une belle 6He, il entend tirer profit de ses charmes. Là-dessus, Thérèse le tue d'un coup de couteau. Après quoi, elle regagne son village et meurt. pardonnée, au seuil de la maisonnette paternelle.

C'est un mélodrame, évidemment mais un mélodrame sans loustics, et où nous avons aimé plus d'une scène d'un arrangement pittoresque et ingénieux celle de la brasserie orientale, celle de l'école enfantine où Thérèse retrouve sa 611e, celle du cabaret de bonneteurs et d'escarpes où le Rougeaud est arrêté, etc. La scène où

ganisàtion du commandement dans les ports de guerre nous avons dit que, au moment d'une mobilisation générale, les contre-amiraux, majors généraux, remonteraient sur leurs navires, laissant là leurs attributions de commandâHts des troupes de la marine. Cela n'est pas exact ces omciers généraux restaient, au contraire, au port, dont ils étaient chargés d'assurer la défense à terre et ils conservaient le commandement des troupes de la marine. H importe même de rëmar~ quer que l'organisation nouvelle ne changera. et ne peut r:en changer à cet état dechoses. En eBet, au moment de la déclaration de guerre, les quatre brigades d'infanterie de marine de Cherbourg, Brest, Rochefort et Toulon sont mobilisées et gagnent la frontière MM <M7'ec/MM de ~M ~<KC. 11 ne reste donc plus, pour exercer le commandement des dépôts des troupes de là marine, que des ofnciers supérieurs, qui, bon gré mal gré, seront placés sous la direction de l'ofncier général de la marine, chargé, quel que soit son titre, de la défense des fronts de mer, ce qu'on est convenu d'appeler la ~/i~M ? Les troupes de la garnison de Paris ont quitté dimanche matin à cinq heures leurs casernements pour eSectuer des manœuvres de garnison, qui dureront trois jours. Les corps qui prennent part à ces manoeuvres se sont réunis dans l'avenue de la Grande-Armée et l'avenue de Neurly, entre l'Arc de Triomphe de l'Etoile et le pont de

Neuilly.

Après une halte et un repas~ pris debout, à cause du mauvais temps, les troupes se sont dirigées vers leurs cantonnements respectifs qui sont

Pour l'aimée assiégeante Jouy (Ecole de Joinvitle), Maurecourt (ttë" régiment), Chanteloup (29° chasseurs), Triel (infanterie de marine et l'etat-major).

Pour l'armée de défensa Mesnil-le-roi (36° et<29~.M<isons-LaËtte (39° et 7~), Achères (lI7").Connans(l~ compagnie du génie, 1" batterie du ~3° d'artitlerie et 2" bataillon du 231" régiment mixte). Neuvitlefi~ bataillon du 23~), Pois~y (!24", 130", US", dragons, compagnie du génie, deux batteries du 13" d'artillerie et enôn l'état-major du corps de défense )

Le 231° mixte qui devait être transporté par la grande Ceinture a reçu contre-ordre et s'est rendu à Saint-Germain en travereant Paris par la petite Ceinture, pour prendre aTtX Batignolles la ligne de l'Ouest.

On annonça que M. le capitaine de vaisseau de la Bonniniëre de Beaumont est chargé par le ministre de la marine d'étudier la constitution dea défenses Exes et mobiles maritimes de là côte de Tunisie. Cet ofncier supérieur, qui vient de commander avec éclat le srrand croiseur C'cc~Je dans l'escadre de la Méditerranée a servi longtemps au Tonkin, où- il était placé à la tête d'un bataillon de fusiliers marins.

Nous recevons les dépêches suivantes Brest, le 2S octobre, t h., poir.

Le croiseur russe J!fMMM est entré en fade ce ce matin à onze heures; il a été salué par de nombreux coups de canon.

Une foule énorme est massée au port de commerce et sur le cours d'Ajot.

Brest, le 25 octobre, 7 h., soir.

Le capitaine de vaisseau Biritefî, commandant !e 3/MMM a fait, cet après-midi, des visites en rade à l'amiral Gervais et aux commandants des navires sur rade. Demain il fera des visites à terre.

Le jMMM! restera a Brest une huitaine de jours. Cherbourg, le 25 octobre.

La musique du cuirassé russe D~M~t-DoMAo~ devait donner un concert public aujourd'hui à quatre heures. Un violent coup de vent du Nord ayant interrompu les communications de la rade avec la terre, le concert n'd pas eu lieu. Le cuirassé se prépare à partir pour Brest mardi..

On télégraphie de Toulon, le 25 octobre Le capitaine de frégate Bernard, commandant le y~-o~f, dans le Levant, informe que l'épidémie de typhus, qui sévissait sur ce navire, a complètement disparu. L'état du bord est. en ce moment, satisfaisant. Les malades sont en pleine voie de guérison, ils seront rapatriés par les paquebots. Dans le courant de la semaine prochaine, 47 convatescents débarqueront a. Marseille.

Quant au ~'o«~, il rentrera à Toulon probablement vers le milieu de novembre.

LA QUESTION OUVRIERE

M Ceng'rès <tet) emptoyës de chemtnt ae ter La dernière réunion du Congrès, qui a commencé dimanche à minuit pour se terminer & cicq heures du matin, a. été presque exclusivement consacrée à l'audition du rapport de la commission d'enquête chargée d'élucider les actes de malversation reprochés à. l'ancien conseil et ~péciatement au citoyen Prades. Le rapport conclut à la culpabilité de Prades, nettement accusé de détournements mutt'ples, puis il détermine !ea responsabilités mnvaifa A onrnuMr dans i'éch<'<* da .la. cy&~e. La réunion du mois de juillet dernier, au cilque d'Hiver, dit le rapport, n'était autre chofe qu'un abus de pouvoir. Lfs citoyens Parx et Piltot, administrateurs, par l~urs discouMen-. ua.mmé9 et par la lecture de fausses dépêches qui ne venaient nullement de la pro-

Thérèse frappe le Rougeaud a de la force ` dramatique. Bref, la pièce a fort réussi, surtout dans sa seconde partie.

Une comédienne hongroise, M"" Ramazetta, faisait ses débuts dans le rôle, malheureusement un peu monotone et par trop sombre, de Thérèse Balduc. M"" Ramazetta et une jeune femme d'une beauté mélancolique et délicate. Elle a du tatent elle a joué avec autant de vérité et de sobriété que le pouvait comporter son personnage. Nous l'attendons aiUeura, et avec pleine confiance. M. Lérand a joué le Rougeaud de la façon la plus remarquable et presque en grand comédien.

Au tempsoù je découvrais la pantomime, je vous aurais dit que cellede MM. Maurice Lefebvre et Vuagneux est d'une signification morale considérable. La lutte n'est pas ici entre le mari et l'amant, mais entre le premier amant et le second, comme dans .P<M'MM'mM6, mon Dieu, oui Colombioe vient d'épouser Gilles, maisce n'est pas Gilles qui cueillera sa fleur d'oranger. Serait-ce Arlequin ? ou Scaramouche ? Arlequin a pour armes l'hypnotisme, Scaramouche, des trucs enseignés par Polichinelle.. Je ne puis vous donner le détail de la lutte; mais eiïe fourmille d'inventions piquantes et est infiniment jolie aux yeux. C'est Scaramouche qui est vaincu. A la fin, Polichinelle apparaît dans une apothéose, bénissant l'éternel trio le mari, la femme et l'ami, qui est provisoirement Arlequin. Cette pannomime (musique de Messager) est excellemment jouée par M"~ Féiioia. M~ltct et' Riva et par MM. Clerget et Kraus.

A lundi le compte rendu du .Po'e 6'M~, joué avant-hier au Théâtre-Libre. JULES LEMAITRH.


vince ont entraîné les masses qui croyaient à un mouvement général alors qu'en province presque personne ne voulait de la grève. Aux membres du conseil qui ont fait partie de la commission executive de la grève incombe là responsabilité de ce qui fut un véritable désastre.

Eu conséquence, dit en terminant le rapporteur, la commission d'enquête propose les combinaisons suivantes

< 10 Toutes les pièces seront mises sous scellés ou remises à la commission sociale

~2" Aucun membre de l'ancien conseil ne pourra faire partie du nouveau conseil s 30 Le secrétaire général Prad' s sera chassé de la chambre syndicale comme indigne, et cette décision sera communiquée à tous les syndicats ouvriers de France. &

Quelques membres vont plus loin et proposent de déférer Prades aux tribunaux. Mais voici les défenseurs de Prades qui montent à la tribune. Selon eux, il y a eu des irrégularités de comptabilité, sans qu'on puisse établir aucun acte délictueux d'une façon absolue. serait donc de la dernière Injustice d'oublier les immenses services rendus par Pradës à la cause et de le condamner sacs l'entendre.

Finalement aucune résolution ferme n'est prise relativement aux accusations portées contre Pradss et ses collègues de l'ancienne commission executive.

Le Congrès met fin à ses travaux en procédant à la nomination des membres du nou veau conseil d'administration. Plusieurs membres de l'ancien conseil ont été réélus. L'étection terminée, le citoyen Pillot remercie le Congrès au nom de ses collègues de l'ancien conseil réélus comme lui.

Les membres du Congrès se sont séparés en se donnant rendez-vous pour un banquet fraternel de clôture.

La séance a été levée à cinq heures du matin.

Kous recevons les dépêches suiva.ntt.s Arras, le 24 octobre, M h., soir.

La grève de Maries a pris ce soir beaucoup d'extension. La descente est presque nulle des mesures de précautions ont été prises. Saint-Etienne, le 25 octobre.

Le syndicat des mineurs de la Loire avait provoqué ce matin a la Bourse du Travail une grande réunion ayant pour objet principal la question de l'achat des mines de Monthieu par le syndicat.

Cette question parait résolue aujourd nui il y a promesse de vente faite à quatre représentants du syndicat par M. Stern, l'amodiataire, et par le propriétaire de la concession.

Une Société civile pour son exploitation est en formation.

Dans là réunion de ce matin, la commission d'achat a rendu compte de ce qui avait été fait Jusqu'à ce jour, et elle a fait connaître aux mineurs la ligne de conduite qu'elle tiendra dans la suite..

Un conseil d'administration de onze membres a. été nommé par l'assemblée qui a décidé de demander une subvention de 10,000 fr. au Conseil municipal.

Pareille demande serait faite au Conseil municipal de Paris.

CHRONIQUE ÉLECTORALE

SEME

Les élections municipalea de Leva) loisPerret, qui ont eu lieu hier, n'ont été troubles par aucun incident.

Voici les résultats: MM. Trébois, Morel, Normand. Clément Thomas, Le Bon, Dubois. Goldber, Méplein. Cha'-mensat, Grand. M"nfret. Viard, SeIIerier, conseilters démissionnaires, Berger et Planiafague.ont été élus avec un nombre de voix variant de 2 672 à 2 6t9. Une liste sur laqueUe étaient portés les noms des rédacteurs de I'77!i~<MM~< M. Rochpfbrt en tét~. a obtenu un peu plus de 500 vo'x, et la liste du p~ti ouvrier, 350 environ.

INFORMATIONS

tnau~aratton du baste d'Bn'mamu?! <]tenza!ès.

Dimanche a eu lieu à deux heures, au cimetière Montmartre, sous la présidence do M. Emile Zola, l'inauguration du buste ea bronze d'Emmanuel Gonzalès, œuvre du sculpteur Marquet de Va?se)ot.

Le buste est d'une belle allure. Les épaules drapées d'un manteau, une fleur à la boutonnière, le col largement découvert, une cravate flottante tombant sur la poitrine, le romancier, souriant, regarde au loin. Sur le piédes'al est gravée l'inscription suivante & A Emmanuel Gonzalez, la Société des gens de lettres. s Dans le socle du monument est encadrée une plaque de marbre portant ces mots Emmanuel Gonza'ès, chevalier de la Légion-d'Honneur, président honoraire et délégué de la Société des gens de lettres, 181S-1887. »

Un g'-and nombre de notabilités littéraires MSistaient & la cérémooia d'inauguration Au nom de ta Société des gens de lettrep, dmi~JEmmatluel Gonzalès fut un des fonda* teuM, M. Emile Zola a pris la paro)e et prononcé une allocution dont voici quelques passages

Messieurs, au nom de la Société des gens de lettres, je viens apporter un suprême hommage à Emmanuel Gonzaiès. qui, après avoir été un des fondateurs de cette Société, consacra à sa prospérité et a sa grandeur vingt-quatre ans de sa vie. Je ne veux point éluder un devoir que je su~ heureux do remplir comme président actuel du Comité, en passant rapidement sur l'oeuvre littéraire de Gonzalès. Certes, le champ du roman s'est élargi, de nouveltes formules sont venues. la postérité a remis chacun & son rang. Mais ce nu'il faut louer toujours, ce qui reste quand même honorable, c'est l'eifort, c'e"t te travai!, c'est la production lorsqu'elle est saine et digne, et je m'étonne parfois qu'en nos t"mp'i de démocratie, l'écrivain producteur n'ait pas au moins l'estime de ceux qui exa.!tent l'ouvrier. D'ailleurs, n'est-ce donc rien que d'avoir amusé toute une époque ? Gonzatès appartient à l'âse héroïque des conteurs, à ces temps déjà fabuieux de la création du roman-feuitleton, lorsqu'il se distribua, sous les fenêtres des héroïnes, tant de coups d'épée. Ces betiM imaginations ont passionné nos mères, et nous sommes certainement un peu faits de ces contes dont elles tournaient si Sévreusement les

pages.

Je me risquerai, Messieurs, à un souvenir personnel. J'avais quatorze ans, et c'était pendant le choléra de 18S4, au fond d'un bastidon perdu de la Provence, où ma famille s'était réfugiée. Là pendant les trois mois de ces vacances forcées, j'ai dévoré tout un cabinet de lecture, nue ma grand-mère, femme courageuse, allait me chercher à la ville, par paquets de quinze et VinKt volumes. Tous les pran'ts conteu"s, tes Dumas, les Eugène Sue. les Févat. les Elie Berthet y passèrent. Eh bien, Messieurs, de tant d'oeuvres englouties goulument, unesurnage encore dans ma mémoire, en traits ineffaçables F~M C<M< d'Emmanuel Gonzalës: Ah' !<M Frères f~ C< avec teurs aventures extraordinair.s s et poignantes, ieur en. volée Mie au pays de l'imagination! ils m'ont accompagné dans la vie, ausi.i vivants en moi que le Petit PotM~et que le RoMMMa~MMM. Cest beaucoup vraiment, que cette impression si vive cette hantise laissée a toute une génération. H y a là une force.

L'orateur rappelle ensuite le ro!e prépondé rant de Gonzalès dans la fondation et le de -v~loppement de la Société des gecs de lettres; pui~ il ajoute

Si Gonzalès, et les autres fondateurs de la

Société des gens de lettres revenaient, quelle stupeur serait la leur de voir que l'on nous dispute encore le droit de vivre de nos œuvres! Au temps de la fondation, il y avait beaucoup de pirates, les œuvres étaient volées, reproduites dans les journaux, sans que l'on consultât même les auteurs; et ce fut alors que des écrivains, cédant au grand mouvement d'association qui est en train de transformer les peuples, eurent l'idée de se syndiquer pour se défendre, taxant les journaux, ne tolérant plus qu'on les vo!at. Eh oui, Messieurs, en dehors de notre bonne confraternité, de nos avances et de nos dons, nous ne sommes qu'un syndicat d'intérêts. On nous reproche de ne songer qu'aux gros sous. Mon Dieu il ne faut pas avoir peur des mots, et c'est bien vrai, nous défendons les gros sous de nos membres, les gros sous que la femme et les enfants attendent parfois avec angoisse, les gros sous qui souvent ont empêché un homme de déchoir. Si l'écrivain est aujourd'hui un citoyen libre, indépendant, pouvant tout dire, c'est qu'il vit de sa plume. Et U est vraiment stupénant, lorsque le plus petit corps de métier est loué de se constituer en syndicat pour résister aux patrons, qu'on s'étonne de voir les écrivains s'associer, mettre en commun leur effort, tirer légitimement de leurs œuvres tout ce qu'elles peuvent donner.

Messieurs, ceci n'est point une digression, et je n'ai pas hésité à dire ces choses devant la tombe de Gonzales, car, s'il les entendait, elles le réjouiraient certainement.

Après M. Zolst, M. Oscar Comettant a prononcé quelques paroles au nom des amis personnels du défunt, puis M. Guirard a lu une lettre de M. Arsène Houssaye qui, obligé de quitter Paris, a tenu à apporter son tribut de sympathie à la mémoire de Gonzalas. La. cérémonie a pris un a. deux heures et demie.

Eceie centrale des arts et manufactures. c t Voici la liste, par'ordre de mérite, des candidats délarés admis à la suite du concours de 1891 t] 1 Moynot. 2 Jahan. 3 Paul Raulin. 4 Jo- I seph Petit. 5 Guillemia- 6 Faucon. 7 Bru- n net. 8CaroI. 9.Mauban. lOVillez. 11 Richez. 12 Godard. –13 Lassalle. 14 Le- e maire. 15 Bimbenet. –16 Roset. –17 Pacque- a ment. 18 Train. 19 VoulIemier.–ZOPetttz. p 21 Seiler. 22 Pierre Reynaud. 23 Vernet. 24 Guerbigny. 25 Pérès. 26 Trouvé. 27 de Baralle. 28 Lauer. 29 Mignot-Mahon. 30 Peugeot. 31 Chambolle. 32 Dalbouze.– 33 Heryngfet. c 34 Rapp. 35 Hann. 36 Desombre. 37 q Paul. 3S DegalHe. 39 Brachet. 40 Laediein. s 41 Joubin. 42 Bonavita. 43 Baron. 44 P Vaucheret. 45 Valençon. 46 Lanchon. 47 Gérin. 4S Delladecina. 49 Sebrig. 50 Mias. 51 Thirion. 52 Charignon. 53 Chabert.– n 54 Pélocieux. 55 Noblot. B6 Ronzel. 57 Bertran. 58 Eugène Imbert. 59 Rodolphe. 60 Baffrey. 61 Henri Thomas. 62 Poirson. 63 Camproger. 64 Goubaux. 65 Marchai. 66 BouUanger. 67 Dubois. 68 Mattmann. r 69 Audigier. 70 Jean CaiUet. e 71 Hallier. 72 Ernest Voisin. 73 Juillet. 4 74 Bernard. 75 Conrad. 76 Langtade. 77 a Binoche. 78 Daguisy. 79 Crozals. 80 Lartigau. 81 Bernard-Dutreil. 82 Gombert. e 83 Maurice Colin. 84 Ducas. 85 Bouchayer. d 86 Gaston Breton. 87 Hubert-Desprez. 88 ° Legros. 89 Seydoux 90 Emile Noël. 91 Pouilliot. 92 Mailly. 93 Boidot. 94 }' Hemmer. 95 Parrain. 96 Emile Collin. 1' 97 Charles Thomas. 98 Kanengieser. 99 Schrameck.–lOOHue.– 101 Bourdain. 102 e Tournaire. 103 Dugottier. 104 Carpentier. s 105 Jean Voisin. 106 Labordë. 107 Delfaud. il 1()8 Fay. 109 Vergnes. 110 Drouot 111 Carcanade. 112 Jeannin. 113 Faure. P 114 Dayde. 115 Nugues. H6 Dopsent. 117 La vergue. 118 Gaston Fabre. 119 Mayot. 1~ t20Vadant. l2t0dent. 122Labriet.–123 c Cornette de Venancourt. 124 Piou de Saint- c Gilles. 125 Delpech. 126 Dajardin. 127 1 Beyia. 128Lorin. 129 Carra. 130 Mairesse. 131 Louis Lacarrière. 132 Feret. 133 Sepulchre. 134 Graillot. 13S Marié. 136 el Cuny. 137 Chleq. 138 Toi-filhon. 139 Ta- q bard. HO Avril de Gastel.–141 Monperrus. g 142 Rocfort. 143 Ellissen. 144 01!er. p 145 Paquet. 146 Montariot. 147 Ponnier. 148 Louis Renaud. H9 Sauvageon.– 150 Danie).

15t Thuil~ier. lS2BIancan. –153 Nicolas. 154 Desmaison. 155 de Neyrieu. 1S6 Beckert57 Charles Cornitl~t. 158 Eugène CaiUet. 159 Guiselin. 160 Bret. 16t Focked<-y. 162 Castot. 163 Maugin. 164 Charles Char- r pentier. 16S de Magnin. 166 Miccioln. 167 Mabillotte. 163 Barbier. 169 Lumet. 17') Ferrand 171 Klein. 172 Mooyer. 173 Merel. 174 c Renou. 175 Cornu. 176 Aguirre. 177 r; Braunstein. 178 Caille. 179 Couraud. 180 Chamoreau. 18t Le Houx. 182 Ruskoné. < 183 Piisson. –184 Polin.- 185 Pierre Charpentier. ° –186 Petitmangin. -187 Brugnot.–188 Lemoine. n –189Schulz.190Leroy. ti 191 Neuhaus. –192 Féron. 193 Georges Noël. 194 Seurot. 195 Mouradian. 196 Lafon. 197 Frois. 198 Vadon. 199 Deschets. 200 Cousin. 201 L~vesque. 202 Bernier. 203 Proust. 204 Leba". 205 Viéville. 206 Au- v guste D.enis. 207 Coroiliot-Clement. 208 .j Vfux. 209 Rossel. 210 Champion. 211 Bouchet. 212 Hiastin. 213 Toutain. s 214 Derroucb. 215 Pierre Rotin. 216 Kemp. d 217 Braneton. 218 Bourdis. 219 Pauper- d 'Ravault. 220 Wigdabl. 221 Bosquillon de Genlis. 222 Dallas. 223 Sordet. 224 Cour- é tois 225 Berger. 226 Beliard. 227 Mou- d chot. 228 Darvari. 229 Corbineaud. 230 Kahn.

231 MonMUore. 2M Chrétien. 233 Chaumel. 231 Bru-'I. 235 Vahdenbroucque. a 236 Bœuf. 237 Btuchard. 238 Fraissinet. j. 239 Alexandre Breton. 240 Belorgcy. 241 ` Cauhapé. 242 Burty. 243 Decock. 244 Worms. 245 Girod. 246Dupuy. 247 Faille. c 248 GougMt de Girac. 249 Septon. 250 g Chryssochoidès. 251 Mélin de Vadicourt. 252 Bergin. 253 Carreau. 254 Follet 255 q Pruvost.

JLea tnondttttens dans le Mtd!.

Nous recevons les dépêches suivantes Carcassonn' le 25 octobre, 10 h., matin. Une pluie continuelle et abondante qui est. tombée pendant dix-huit heures a amené une inondation l'Afdo a débordé emportant tout sur son passage. Tous tes cours d'eau de ta région ont ravagé leurs rives. Le désastre est plus grand qu'en 1872 et même qu'en 1820.Sur la ligne de Carcassonne à QuiUan, le pont de fer de Madame est sur le pointdes'écrouler; tous les ouvragesde soutènement, aux deux extrémités du pont, sont détruits. La circulation est interrompue dans toutes les directions. A. Carcassonne, la rivière a envahi les rue~ des faubourgs sur les deu& rives La trompette d'alatmea a retenti au miiieu de la nuit. Les pompiers, les fantassins et les dragons sont sur pied.

Carcassonne, le 25 octobre, 7 h., soir. Vers une heure du matin, le préfet était avisé qu'une forte inondation menaçait de se produire. A deux heures, l'Aude grossissait d'une faç 'n effrayante. L<; préfet, le maire, le colonel commandant la garnison se mirent en devoir d'organiser des secours.

Quatre dragons à cheval furent envoyés pour prévenir les riverains de l'Aude et parcourent des rues déjà inondées depuis trois heures A cinq heures du matin, les secours organisés commencent à fonctionner on parvient au moyen d'un radeau & sauver les habitants d'un grand nombre de maisons envahies par les eaux dès la première heure et situées dans la rue du Manège.

Le gaz s'est éteint hien avant le jour, l'eau ayant fait éclater les fourneaux. Au milieu de la nuit on voyait des familles entières fuir éperdues, devant la crue menaçante. Un grand industriel, se met à opérprdcs sauvetages en approchant avec son camion des maisons envahies pir les eaux où se trouvaient des femmes et des enfants qui imploraient du secours en se penchant sur les fenêtres. Ceci se passait rne des Jariins; pim loin, rue des Bezons, un camionneur a sauvé toute une famille en dé-

tresse. Une barque montée par le brigadier des gendarmes a sauvé les habitants du café Lasserre, situé entre les deux pents.

L'Aude charrie toute sorte de débris. A six heures, on a aperçu un cadavre qui flottait sur l'eau.

Le canal du Midi a débordé de 1 mètre, c'est un fait qui ne s'était jamais produit.

Deux femmes ont été trouvées mortes dans leur maison au moment où l'on était allé leur porter secours. Un grand nombre de chevaux, de bœufs et d'autres animaux domestiques ont été trouvée asphyxiés dans les écuries et les étables.

A Limoux, cinq maisons se sont écroulées, la voie est inondée. le télégraphe rompu et l'on compte plusieurs morts; mais le nombre des victimes n'est pas encore connu. La consternation est générale et les pertes sont immenses. Les deux ponts sont hors d'usage. Le préfet a demandé des secours et l'autorisation de réquisitionner des troupes pour Limoux.

A Trèbes, une partie du pont sur l'Aude a été emportée; trois maisons se sont écroulées. A Lagrasse, un homme a disparu, la caserne est démolie, des maisons se sont eS'ondrées, la route de communication est coupée sur plusieurs points.

A Puichéric, la moitié du village est inondée, plusieurs maisons sont démolies et 300 personnes se trouvent sans abri.

A Ferrols, le pont métallique est emporté. Narbonne se trouve sans communication de voie ferrée avec Béziers la voie ferrée est couverte de 50 centimètres d'eau et les traverses sont enlevées sur l'espace d'un kilomètre. Les routes départementales de Coursan à Armisjan sont submergées.

Narbonne, le 25 octobre.

La plaine de Narbonne' est complètement inondée.

Les communications sont interrompues entre la ville et les communes du canton de Coursan.

Perpignan, le 25 octobre, 9 h., matin. Le train de Prades qui doit arriver à sept heures du soir n'a pu dépasser la station de Bouleternère, par suite d'un déraillement de la machine, qui s'est enfoncée dans la terre détrempée par des pluies torrentielles. Il n'y a pas eu d'accident de personnes. Le train de Perpignan a dû rétrograder, la voie étant obstruée. La circulation sera probablement rétablie dans la journée, Une pluie torrentielle, qui tombe depuis quarante-huit heures, a grossi considérablement tous les cours d'eau. La rivière de la Tet a débordé cette nuit à Perpignan. Toutes les maisons du quartier du Pont-Rougs sont envahies par les eaux. Le service hydraulique, avec l'aide des pompiers, organise le sauvetage des habitants; les meubles, les voitures, encombrent la route. Les communes de Rompas, Pia, Sainte-Marie, Claira, Torreilles, sont sous l'eau et sont fortement menacées.

Perpignan, le 25 octobre, 6 h., soir.

A Céret, la Tet a atteint 6 mètres de hauteur, emportant tous les jardins. Les maisons riveraines sont inondées. La plaine d'Argiles est couverte par les eaux sur une étendue de 4 kilomètres. C'est surtout la rivière d'Agly qui a produit des ravages considérables.

A Rive~altes, les rues sont envahies par l~s eaux, les murs du cimetière ont été emportés, des tombes ravinées, les routes coupées et les maisons de campagne détruites.

A Maury les maisons et les jardins bordant la rivière ont été emportés. Une écurie s'est écroulée tuant deux chevaux.

A Saint-Paul-de-Fenouillet, les caves sont envahies par les eaux la vendange de l'année est perdue. Une remise s'est écroulée là aussi. Trois chevaux ont été trouvés noyés. Le pont en fer et une partie du chemin de fer ont été emportés.

La plaine du Roussillon est complètement inondée. Les trains ne marchent qu'avec difficulté et arrivent avec de longs retards. Les communications télégraphiques sont interrompues.

Bourg-Madame, le 23 octobre.

Les nouvelles arrivées ici delà. frontière francoespagnole annoncent qua ie Segré a débordé et que la Cerdagne française et la Cerdagne espagnole sont inondées aussi. La pluie continue partout.

NOUVELLES DIVERSES

AFFAIRE DE BEssÈGEs. Oa télégraphie de Nîmes, le 25 octobre

La chambre des mises fn accusation vient de rendre un arrêt aui termes duquel MM. Manifacier, Blayn, Valadier, Nicolas et Mazert sont renvoyés devant la Cour d'assisM du Gard, qui s'ouvrira le 9 novembre, sous l'accusation de faux et complicité dans la distribution de secours.

Valadier est, en outre, renvoyé, devant la même Cour pour faux se rapportant à la liquidation de la faillite de la Compagnie de TerreNoire, La Voulte et Bessèges.

GRENOBLE. le 24 octobre. Des maçons trivaiHant aux fondations de nouvfaux fonts baptismaux en construction dans l'égtise SaiotMaurice, à Vienne, ont mis à découvert un squelette que l'on croit être celui de Boson, roi de Bourgogne et de Vienne, mort en cette vi)Ie en l'année 888. D'ailleurs, son épitaphe est à côté. Son mausolée, son 'corps et son épitaphe, étaient.jusqu'au treizième siècle, dans le cloître de ~aint-Maurice aujourd'hui démoli.

pERptGNAN, le 24 octobre. Un épouvantable accident a failli se produire en gare d'Elac, sur la ligne de Perpignan à Cerbère, et n'a été évité que grâce à la présence d'esprit d'un mécanicien.

Un train venant de Cerbère était stationné en gare d'Etne, lorsqu'arrivaa toute vapeur le train rapide dit des Transatlantiques. Les voyageurs qui voyaient arriver le rapide se précipitaient, atïblés, par les portières. Le mécanicif-n réussit à renverser ta vapeur et à serrer les freins Io"que le rapide s'arrêta, les deux locomotives étaient a B mètres l'une de l'autre.

On a malheureusement à déplorer la mnrt d'un garie-frein, qui fut précipité du haut de sa guérite sur le quai et se brisa le crime.

PETITES INFORMATIONS

.BNM~)teM!~M< MCOM~'M des y'~MMM /M. Les cours annexes du lycée Fénelon, dont nous avons déjà annoncé la création, seront ouverts le 2 novembre.

Ces cours sont destinés a')x jeunes filles qui désirent compléter leur instruction tout en réservant une partie de la journée à la culture des arts d'agrém''nt ou aux occupations de la vie de famille. Groupés de façon à ne pas exiger dans leur ensemble plus de deux ou trois heu res de présence chaque jour, ils sont, en outre, entièrement facultatifs et peuvent, êtie suivis indépendamment les uns des autres. On peut s'adresser, pour les renseignemems, au lycée Féneloa, 45, rue Saint-André-des-Arts, où les inscriptions seront prises.

.~M~a~oM. M. Poubelle, préfet de la Seine, a inauguré, dimanche matin, la mairie du Ferreux. Dans l'après-midi, il a inauguré la nouvelle mairie de Vincennes.

~:BBtA![R~E

Sommaire du Petit ~M~tM illustré, a" 139, samedi 24 octobre 1891:

Kerb'niou le très madré. Les joujoux du petit Pierre Vjsi'e dans une imprimerie. Les b~vardagfs de Fanny.– L'ordonnance du major. Variées. –R~ponsesàcbercher. Vide poche Louis XV (supplément). 16 gravures. 10 cent. le numéro. Abonnements France, 6 fr. Etranger, 7 fr. par an. Armand Colin et C", éditeurs, S, rue de Mézières, Paris.

La première bise nous ramène le joyeux essaim des alunn&chs, qui vont égayer les

longues veillées au coin du feu. La maison Pion publie une collection de ces excellents petits livres qui savent instruire en amusant, qui conviennent a tous les âges, à tous les goûts, à toutes les bourses.

A côté des ~M<M:NcA~ Jt/a~MM (~e ZM~e), dont l(s prédictions ~ur le temps offrent une si grande utilité, voici la band<' rieuse des almanaehs:PoM~W~.ZMK<Me, CoM~ae, escortés du gai CA<:npa~ et du tbtâtreJL~a;MScA des 7'arMMMMM. Piu". ce sont Pari~'< A~~OMa~, F~r/< F~e~'oM. les ~~amacAï Sacré C~M)' de J~!M et du .NcM (7a~oJ~we, des .Ds~MM 7)eM~o!eKe~, de la j~e G't~o~xeetdes~M~M if~'M. le P~opA~~Më, Z'o~o~yMe, r~~aMacA 7''f<ï)Me. ~'CMM~MC, ~~OMMe CKMtMe, ~'f!POM'-VM)'e, le Ja)'~Mt~\ C't~/tPS~M)', C~a'e-KaMcA des /o~e~ cAepa~MM, les (7~ co~o)'<me~.

N'oublions pas non plus le vénérable doyen de la troupe, l'aïeul des almanachs, l'antique ~a~iew Z<<"M~n'F, conseil des paysans et ami des villageois.

–o~~ s~ta~, étude de la. vie militaire en province, par SerizoDes, paraît chez OilendorB'. ( FoM' aux annonces.)

MOUVEMENT MARITIME

COMPAGNIE GÉNÉRALE TRANSATLANTIQUE

Le paquebot la ~f~a~, venant de NewYork, Mt arrivé au Havre, le 25 octobre, à dix heures du matin.

COURSES A CHANTILLY

Dt'MMC~ 2~ OC<0 &)'<

Cette réunion de clôture n'avait pas attiré beaucoup de monde. Il est vrai que le ciel n'était guère encourageant. Cependant le temps s'est maintenu sans pluie. Les favoris n'ont pas plus bri)Ié que le soleil. La journée a dû. être bonne pour les donneurs.

Voici les résultats

Prix des Aigles. Moulinaux, 30/1, à M. Robert Hennessy, 1er; Nora, 2e, et Le-Têtu, 3°. Non placés: Loto, Victoire, Loudun, Chatelleraudaise, Reine-du-Sud, Myrmidon et Fircuy. Prix de Coye. Livic-11, 1/2, à M. de Gheest, iro Dourak, 2c.

Non placé Meaux (déMbé).

Prix de Saint-Firmin. Kairouan, 4/1, à M. Camille Blanc, t~; Bénarès, 2% et Palerme, 3'.

Non places Lucien, La-Roche, Barabas, Canada, Madc-moiselle-Marie, Golconde, Maud, Spadassin, Verluisant, Mariscal et Fantassin. Prix de la Faisanderie. Programme, 10/t. à M.J. Ravaut, 1~; Stamboul-11, 2", et Prim'rose, 3".

Non places Espion, Le-Mazarin, Fanny, DtScipline, Zette et Rex.

Prix du Pin. Le-Glorieux, égalité, au baron de Soubeyran, 1" Master-Gillam, 2", tt Le-Nord, dernier.

Prix de Consolation. Primerose, 4/), aM.Delamarre, 1~ Liliane, 2°. et Carabine, 3e. Non plaça Jason, Ciboulette et Paradisia.

BUREAU CENTRAL MÉTÉOROLOGIE Z)!M:swcAe25oc~o~.

La dépression dont le centre était hier près d'Alger, s'est développée. Elle couvre maintenant le nord de l'Algérie, l'Espagne, la France et le minimum se trouve à Biarritz (~mm). Le baromètre monte sur le nord de l'Europe; les hauteurs sont supérieures à 760°"" sur la Baltique et elles atteignent 765" au sud-est du continent. Le vent est très fort du Nerd-Est en Gascogne et do l'Est en Provence il fait calme en Irlande. Des pluies sont tombées dais presque toutes nos régions et en Algérie.

La température baisse elle était ce matin de 7" à Haparanda, 3" a Mullaghmore, 10" à Paris, 16° à Perp'gan et 25° à Palerme. On notait 6° au Puy de Dôme, 3° au mont Ventoux et 4° au Pic du Midi où il à neigé. Ea France, les pluies continuent et vont encore être très abondantes dans les régions du Sud. La température va se tenir au-dessous de la normale. A Paris, hier, temps pluvieux. Maximum, il°6; minimum, 8°7. .y~M~MM particulière atM; ~<K'~

Manche. Mer houieusf à Duukerque et & Calai!' belle à Boulogne; peu agitée au Havre agitée à Cherbourg.

Océan. Mer houleuse à Brest très belle Lorient.

Méditerranëe. Mer très grosse à Marseille, Sicié et Nice.

Corse. Mer agi'ée à Sanguinaire (Ajaccio).

25 octobre, soir.

En France le baromètre continue à descendre. Les pluies vont continuer.

r~I~CBK~LOCHE

Adolphe Dupuis, l'artiste bien connu, est mort samedi.

Fils de Rose Dupuis, qui fut au ThéâtreFrançais la rivale de M"" Mars, Adolphe Dupois débuta à 'a Comédie française. Il joua ensuite aux Variétés et au Gymnase. H parut sur cette dernière scène depuis 1850 jusqu'en 1860. Peu de temps après, il partit pour la Russie où il resta pendant dix-huit ans. A soi retour, il reparut quelque t<MBp& au Vaudeville.

G'émit un excellent acteur nous entendons par que l'acteur n'apparaissait pas du tout en lui Ses moyens naturels étaient bons, mais nullement rarf-s; et, avec cela, il devint un di, seur incomparable, à force de vérité simple. La discrétion de son jfu était exqui-e, et pourtant ne laissait rien perdre des nuances d'un caracère. Il avait plus que de la bonhomie; dans cartains rôles comme celui du F~'e ~M'o~M~ ou du 2v~M, il avait su ajouter a son merveilleux naturel de vraies quajités de pittoresque. H étajt presque grand seigneur (<=ans l'être autant que Lafont ou Prévost, cependant) et il était Marseillais, mais nnement < sans caricature. L'émotion contenue s'alliait très bien au comique, tri qu'il l'entendait. On sait qu'il ne put se maintenir à la Corné lie française; sans doate que le théâtre en vers (quoiqu'il se ?oit e'sayé d-ms .?*<w/<), n'était pas ab-olument son fait. Les vers exigent toujours un peu d'apprêt chez un comëdifn et tous les effets de Dupuis étaient dans l'absence apparente d'efforts et d'artifices. Il joua donc surtout la moderne comédie de mœurs, et fut un interprète parfait de Dumas fils, de Sardou, de Gondinet, de Daudet.

Adolphe Dupuis est m~rt à Nemours où il s'était retiré depuis trois ou quatra ans.

THÉÂTRES ET CONCERTS

Nous apprenons que M. Bertrand, le futur directeur de l'Académie nationale de musique, a pris connaissance du livret <:t de la partition d'un nouvel opéra tiré par M Pierre Newski de son drame célèbre les Z~MC~/y' Ce serait M. R"y. un savant musicien dont plusieurs compositions ont été entendues aux concerts Co]f.no.e, qui serait chargé d'écrire la musique de=i .D<HncAe~ Il se pourrait que nom entendions ce nouvel opéra sous la direction Bertrand-Campocasso. A ce sujet, disons que M. Bertrand n'a encore reçu aucune œuvre nouvelle parmi toutes celles qui lui ont été proposées, à l'exception de la <S'c~:NtN!M, de M. Reyer, qui sera le premier opéra monté par la nouvelle direction.

M. Cogny a fait hier un' très bon début, au théâtre de l'Opéra-Comique, dans ~!cA&~ C'a'M' de Z?OM, l'oeuvre de Grétry, que M. Carvalho a eu l'heureuse idée de reprecdrf. M. Co~ny a une voix agréable de ténor léger cette voix est même assez roupie et assez étendue pour que M. Cogny puisse chan'er aisément la .Pa~e M~cAs. Le nouveau pen-

sionnaire de l'Opérà-Com~ue s'est montré bon musicien et chanteur aoroiï.

Changement de spectacle hier à. l'Opéra. On devait donner en soirée populaire .N~NMM; M. Lassalle avait prévenu, samedi soir, 1 administration qu'étant indisposé il ne pourrait chanter le rôle du prince de Danemark. En cuPsequence. hier matin, les affiches portaient le nom de M. Bérardi, chargé de doubler M. La.ssalle dans le rôle d'iiamiet. Dans l'aprèsmidi, troisième changement. M. Bérardi était, lui aussi, tombé malade dans la matinée. Alors, on a joué ~~o~~o et Co~MH~.

jB~o~Moavfc M'°MMetba etHegIon; MM. Melchissëdec.DubuIle et Vaguet; Coppelia avec la gracieuse M'~ Subra.

La Comédie française joue ce soir 6'?'t~MM et J~OM~Mt' jSec~~ demain, jeudi et samedi, ŒW~ roi; mercredi ~M: Fritz et. vendredi, le Jeu fX~OW~ f~ ~M ~CM~

Les reprises d'Œtpe, de J'~Mt Fritz et de JtfoNM'eMr )Sc~Mt sont tout à. fait heureuses. Samedi, on a fait 8.000 fr. de recettes avec (F~tpe. Hier, en matinée, on a dû refuser 500 personnfs venues pour entendre j~oKMew)' )S'ccp!'M et ~'J.MM Ff!

M. Colonne, qui a entrepris de nous donner cette année, toute la série des symphonies de Beethoven, en était hier au numéro 2, à la symphonie en )'e majeur; mais quel qu'ait été l'intérêt de son exécution, ce n'était pas le morceau le plus impatiemment attendu du concert, et la nouveDe fantaisie pour piano et orchestre, de M. Saint-Saëns, ~/W<M. avait attiré beaucoup de monde. Cette composition ne paraît pas devoir tenir dans l'oeuvre du maître un rang égal à ses concertos; elle n'en est pas moins intéressante et M"° Roger-M'clos )'a fort bien jouée. Le j~M<%?- de M. César Qui, malgré M. Auguez, et la J~y!'<o de Léo Delibes, malgré M"° de Montalant, ne nous ont qu'à moitié charmés quant a. la ~a?-e~ x~M de M. Tchaikowsky, il vaut mieux n'en pas parler.

M. Lamoureux ne s'était guère mis en frais de nouveautés pour la réouverture; la J~MMMM ~B~CM~, le poème symphonique de M. SaintSaëns, seule n'avait pas encore été entendue au Cirq')e, et il est fort bon qu'on l'ait introduite au répertoire, car elle tient bien sa place à côté du Rouet ~'OM~/tt~ et du M<:e'<OM quant à la symphonie en de Beethoven, à l'ouverture de Ruy 2M<M. de Mendelssohn, et aux fragments du rat)M:MM)', parfaitement joué. ils ont été chaleureusement applaudis. Et ces deux concerts ont eu l'immense avantage d'être très courts et peu fatigants.

Le théâtre des Nouveautés annonçait les dernières représentations de la DeMO/M/~ du 7'eMNAox~ et les prochaines représentations de A~o~A M DoM~M~. Mais cette annonce a disparu de l'affiche, ce qui laisse entendre que la D~Mo<selle du TeMp/tOHe aura encore plusieurs représentations.

De son côté, le théâtre des Menus-Plaisirs doit nous donner mardi un opéra-eomiq.ue nouveau dont le titre est Co~.

Le théâtre Robert-Houlin (8, boulevard des Italiens), vient de renouveter entièrement son programme pour la saison d'hiver. Les nouvelMs expériences de l'illusionniste Harmington ont obtenu un très vif succès. Les Farces de la Lune, le Décapité récalcitrant et le fameux 7v<MMMMM< complètent brillamment une soirée fort intéressante et surtout très amusante. On mande de Munich, le 23 octobre, qu'un drame de Hans von Hopfen, les jM~;c )'aMOM. drame qui a de nombreuses analogies avec ~A<!rM!f~, de M. Sardou et qui était sur )e point d'être joué, a été ajourné par ordre de la censure.

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FMM.– Les vendanges sont presque terminées en France, le résultat est généralement satisfaisant.

Dans le Bordelais, c'est ave: une température on ne peut plus favorable que les vendanges se sont poursuivies jusqu'au' courant puis, le temps est devenu pluvieux; heureusement, la cueiUette était fort avancée sur bien des points d'ailieurs. les averses ont bientôt cfssé. On a un rendement qui dé' passe d'un tiers les prévisions. On constatedt's excédents, notamment à Saint-Estèphe. On ne peut se féliciter autant de la qualité que d" la quantité. Les vins de côtes sont généralement bien rëuf-sis, et les vias de palus seront meilleurs qu'on aurait pensé. Les vins blancs promettent aus~i beaucoup comme qualité, et le rendement sera satisfaisant. On a continué à en vendre quelques ordinaires de 260 à 300 fr. le tonneau. En vins muges roulants, les prix ne font pasencr'K étabtis, mais de nombreux pourparlers sont encore engagés.

Dans le rayon de Bhye, on compte gênéralement de 28 à 30 barriques à l'hectare dans que'ques propriétés, ce chiffre a été dépassé. C'est un rendement équivalent à celui de 1888.

On reçoit de trë~ bons renseignements du centre de Saint-Emilion les vins des domaines de Saint-Georges ont une quahté exceptionnelle.

Les vignobles ou le rendement est supérieur à cetui de l'au dernier sont en majoririté. Pour l'ensemble, la plus-value ne sera pas sans importance.

En Charente, le temps a été véritablement à souhait pour rendre ~891 une année de choix, à peu de choses près marchant de pair avec 1889. Vers la fin du mois commencera ~'acha' des vins pour la di-tillation qui trouvera dans le pays de quoi alimenter ses chaudières pendant de longs mois.

La quantité et 1~ qualité paraissent assurées en Anjou, tn T<)uraine et surtout dans te Loir ct-Cher, le Cher et la Sotogn~. On y a conclu plusieurs affaires importantes en vins blacc!

La cuti'iette donne des résultats très inégaux en Champagne, où les affaires comm<;T!ceut& être actives. L'humidité a amené !o développement du mildew, et la grêle est tombée à diverses rf prises dans les bons crus, te l!t obiigation de se pourvoir un peu partout, ce qui explique l'empressement qu'ont mis certains négociants à acheter tout ce qu'il y avait de disponible autour des bons crus de Champagne, où les vins sont retenus à des pr.x élevés.

En basse Bourgogne, dit le Jt~o?M~M)' PMMcole, grâce à la température exceptionnellement favorable du mois de septembre, la maturité du rais'n s'est achevée dans les meilleures conditions, là où les vignes ont reçu l°s soins nécessaires. Des transactions très importantes pn vin b!anc ont eu lieu déjà. En Bourgogne, la quantité est réduite, la qualité parait excellente.

De mémf, en Beaujolais, on a fait moins que l'an pas~é. m '.is on estime que les bonnes cuvées vaudront les 1889 et seront conservées pour reconstituer tes approvisionnements qui t'ont si faibles en vins vieux. Aussi parle-ton des prix élevés de 160 à t80 fr. la pièce au vignoble, pour les cuvées de choix des crus supérieurs de Thorins, Ch6nas, Fleurie. Des sortes intermédiaires paraissent devoir être obteoues & des prix plus abordables pour la consommation en vins nouveaux. Les conr~ de 1UO à 120 fr. la pièce me paraissent s'établir pour la généralité des vins nouveaux semblant devoir être de bonne

qualité.

Eu Maçonnai- si la quantité a été réduite par le ver, les vins paraissent b MS ils sont

supérieurs à ceux de !990et~nême de 18S9. qui pourtant sont recherchés. Le degré alcoolique atteint If & Fleurie et Romanche, 10" dans la plupart des autres crus les vins nouveaux ont de la couleur, du montant et sont riches en tanin.

Il y a déjà eu quelques transactions. Dans le Midi, la qualité parait décidément. excelU! Pour la quantité, onafarme qu'eHe serait un peu Prieure à celle de l'an der~ nier. Le commerce, est maintenante~ sur la situation, comm~ s'occuper transactions. .taa Durant la semaine, on a traité q~ caves de 15 à 25 fr., selon degré et qualité dans l'Aude, l'Hérault et le Gard; ce deraier département est, sans aucun doute, en déScit notable sur l'an passé, en raison de la ge!é~ du 18 mai. On y achète des vins de plaine de 2 fr. à 2 ir. 25 c. le degré pour les qualités courantes.

En Languedoc, les courtiers ont déjà visité un certain nombre de chais, mais ils tro.uven't les premiers vins peu chargés en couleur .et assez verts. Dans une huitaine, eo pourra sa' voir ce que seront les vins, et à ce moment on pourra voir les cours à 25 fr.

Ea Roassillon, quelques affaires se sont traitées en produits de second et de troisième choix. Les vins sont, en général, bien! réussis il ne pouvait qu'en être ainsi avec !c Hëau* temps.

~Jcoo~. La campagne 1889-1890 a clos l'ère de la surproduction, et en 1890-189!, la. production a été, depuis bien des années, inférieure aux besoins. Il a fallu prendre da stock qui, pour le 3/6 Nord, est inférieur à l'an dernier de 75,425 hectolitfes.

Les livraisons montrent une diminution, mais les droits encaissés ont dépassé de 9,840,000 fr. ceux de l'an dernier, ce qui cor~ respond à une augmentat'on de la consommation de 64,000 hectolitres. Le commerce intermédiaire a donc pris sur ses réserves ~t est moins bien pourvu que l'an dernier au début.

Le rapport, plus favorable entre les ressources et les besoins, a influé sur la valeur du produit. En 1889-1890, le cours moyen du 3/6 à Paris était tombé à 36 fr. I'be;tolitre; en 1890-1891, il était à 39 fr. 27 l'hectolitre. Les mélasses et les farineux, malheur .iuss"ment, ainsi que la betterave, entrent da. proportions suivantes 1890-1891 1889-1890

Betteraves. 743.000 916.000 Farineux. 452.000 679.000 Mélasses. 852.000 622.000

2.047.000 2.217.000

Le déficit pour la betterave et les farineux n'a pas été moindre de 400,000 hectol. Pou:' l'atténuer le plus possible, il a fallu forcer le travail de la méiasse au point qu'avec un stock égal dans les deux campagnes nous avons produit en 1890-1891 230,000 hect. d'alcool de plus qu'en t889-1890. Donc le reliquat de mélasse à reporter sur la campagne nouvelle est très réduit, ce dont la production des sept à huit premiers mois se ressentira. Un déficit est certain pour les grains qui paraissent se fixer vers 25,000 hectolitres par mois.

Pour la betterave, la. faiblesse du rendement cultural va atténuer la production des 3/5 Toutefois, ce déficit ne compensera pas celui des graines et mélasses.

En tout cas, la distillerie de betteraves, n'ayant pas à redouter la concurrence des au"tres substances comme dans les années précédentes, tirera parti de s~ production. Sur notre marché, les transactions ont.été activer cette semaine, la demande émanant du découvert pour le rapproché et de la spéculation pour l'éloigné, fort peu oEfert par la distillerie. La tendance, d'abord très ferme, u'e petite réaction s'est ensuite produite, mais qui ne paraît pas aller bien loin.

FAILLITES

JUGEMENTS DU 20 OCTOBRE

Yvert et Bourbonneux. fdbr. de set'ruMrie et quincaiflerie pour meubles, rue Crozatier, SOj et fabr. à Troyes, rue de Preize, S4.

DUe Chapelain, mde de papeterie, rue Cau– martin, 39, demeurant à Clamart, r. de Paris, 88. Dame Aubry, mde au Temple, demeurant à Adamviile, rue Lucie, 26, act. sans domicile connu.

Moyse, tailleur, rue de la Chapelle, 1. Parot, entrepreneur de maçonnerie, rue Ordener.107.

Cosme, sellier, rue Mollet, 9, à Bois-de-Colombes.

Vve Hespel, hôtel meublé, r. de Ponthi'u, 20. Dame Duchemin, rôtisseur, rue Saint-Deuis~ 2S, à Noisy-le-Sec.. JUGEM~KT DU 21 OCTOBRE

Lafond, marchand de chaussures, rouennerie et mercerie, avenue de la Gare, 10, à St-Ouen. JUGEMENTS BC 22 OCTOBM

Levrey, restaurateur, bquL St-Martin, 10. Mailhan, chapelier, rue Michel-le-Comte, 30, atelier à Alfortville, rue des Lilas.

Compagnie parisienne de j~lace transparente, rue Drouot, 4, actuellement rue Guitiou, 21.

DÉCÈS"' `'

MBCMATÏOM CC 20 OCTOBRE r

M. Courtaud, 78 ans, église Saint-Germatnl'Auxerrois.

M. Tribout, 68 ans, rue Potssonnière 26. Mtle Bruneau, n ans, rue Grenéta, 59. M. Barthoty, 39 ans, rue du Temple, 83. M. Utz, 39 ans, rue de Lutèce, 3.

M. Bartolini, 74 ans, quat aux Fleurs, 7. M. Gorse, 61 ans, rue Linné, 45.

M. Lebrun, 46 ans, rue de Buci. 37.

M. Peyrol, 80 ans, église Saint Suipice. Mme Guillet, 34 an=, rue de Varenne, 37. Mme Laisné, 5~ ans, rue de Berne, 4.

M. Dodé, 72 ans, faubourg Samt-HonoM, 209. M. Rousseau, 70 ans, rue Bourdatoue.i. M Crapart, 32 ans, rue Duperre, 6.

Mme v. Baudin, 8t ans, avenue Parmentier, 1~. M. Doty, 50 ans. rue Saint-SaMn, 16.

Mme Delorme, 62 ans, avenue de Cno'sy, i22. M. Dastié, 66 ans, rue de Plaisance, 31. Mme Dumon'ei, 22 ans, rue de Vaugirard, {62: Mlle Fouraier, t8 ans, rue Jug' 31.

M. AiUau'), 65 ans, rue de Presbourg, 4. M Leblond, 25 ans, rue Boissière, 27.

Mmev..Barrie, 58 ans, villa Montmorency/à à Auteuil.

Mme v. Tison, !i7 ans, rue de Chine, 4. Mme Benoist, 65 ans, boul. deMemhnonta.nt, 90.

SPECTACLES DU 26 OCTOBRE

wÉBA. 8 h. Lohengrin.. fRANpAis. 8 h. Grisélidis. Monsieur Scapin. 'iPËRA-COMIQCE 7 h 3/4. MatlOQ.

«DÉON. 8 h. Le Mfuteur. La \<fr.

GtMNASB. 8 h. t/4. Numa Roumestau.. vACDEVtn.E. 8 h. 1/2. Nos Intimes.

CHATELET. 8 h. Cendrillon.

FonE~-DBÀMAïtQnES. 8 h. 1/4. Serment, d'huissier. Le Mitron.

VAMÉTÉs. 8 h. 1/4. J'attends Ernest. La Cigalf.

pM.Ats-MYAY. 8h. 1/4. Le Mouchoir. 118, rue

PigaUe.

AMMGC 8 h 1/4. Mam'zelle Quinquina. GMTÉ. 8 h. Le Voyage de Suzette.

M:NA!ssA?fCE. 8 h. 1/2. Los Marionnettes de l'année.

MUFFEs-pAMStENS. 8 h. 1/4. Maldonne. Miss Helyett.

fiocvEACTÉs. S h. 1/2. La Demoiselle du téléphone.

MENCs-pLAtSttts. 8 h l Z. L'Oncle C6)estin. CMjf<y. 8 h. 1/4. Le Sous-Préfet. Le Bonheur conjugal.

THÉATRE-UBRE. Le Père Goriot (t'e). cHAïEAC-D'EAC. 8 h. L'Honneur de la maison. BÉJAZET. 8 h. 1/2. Un Quatorzième. Ferdi. nand le Noceur.

BEAUMARCHAIS. 8 h. Le Capitaine Larapière. BocFFES-Dn-NOMt. 8 h. Le Procès. Madame la Maréchale.


Avis aux Actionnaires

JK.HJSSXB

COMMtSStON~MPEmLE D'AMORTISSEMENT

à Saint-Pétersbourg

Numéros des obligations 3 0/0 du chemin de fer Transcaucasien, sorties au tirage du 3/IS octobre 189), et remboursables à parUr du 3/! S.décembre de la même année.

<Mttte'attoms n 1~5 r. er. N<" 8241–8260, ii04i–ii060. 12861–12880, 13~01-13420, 15961–1S980, 28941–28960, S1481–51500, 60421–60440, 6~781–62800, 74M1-74S60, 7S201-75220, 89121–89140. 89821–89840, 94361–94380, 95821–9S840, 102141-1021SO.

<MtH~atten8 a e~& r. er. N<" ISMOt–M5350, 156251–m6MO,ni001–niOSO m85t–177900, 183601–1836M,230'451–230SOO 235901–Z35950, 243801–24385.). 297901-29';H50 311131–311200, 34860)–348650, 352551–352600 361801–3<t850, MMM–MMM, 372';5t–372800 418 :t51–418400, 432101–4321SO, 4~2001–442050 443701–443730.

Les obligations sorties au tirage doivent être munies de tous les coupons échéant après le 3/iS décembre 1891 dans le cas contraire, le montant des coupons manquants sera déduit du capital a rembourser.

Numéros des obligations 3 0/0 du chemin de tër'Transcaucasien, sorties a.ux tirages antëtieurs et non présentées au remboursement à la date du 3/)S octobre 1891. A partir des termes désignés entre parenthèses, ces obligations ne portent plus intérêt.

AK&rouMcsmëtaH.– N°sm(3/)5 juin t887),702. 706 (3/15 décemore 1889), 1983. 1990, 1995 (3/15 décembre 1890), 2761, 2762 (3/)5 juin 1887), MM, 3170, 3171 (3/15 décembre 1886), 4702, 4.708–.4710,4714 (3/13 juin 1890), 4921 (3/15 juin )889),S647–5651,5654–5657,5659, S660 (3/13 juin 1891~ 11338, 11339 (3/t5 juin 1890), 11322–H340 (3/t5 juin 1891), 12041,12051 (3/15 juin 1889), 12152 –12156 (3/t5 décembre 1890). 13231, 13237–13240 ~/1S juin 189)). 15499 (3/15 juin 1887), 20595 (3/15 ~uin 1890), 22328 (3/)5 juin 1889), 25136, 2S137 (3./1S juin 1891). 29544–29547. 29557 (3/1S juin 1890), 29787-29789. 29795 (3/)5 juin 1889), 31413–31416 fa/)5 décembre t88S), 31546–31548 (3/15 juin 1888), ~n49–3t752, 31754–31760 (3/t5 décembre 1889), 3i)28. 34129 (3/15 juin 1890), 36461–36466 (3/15 décembre 1887). 40321–40330, 40334, 40335, 40340 (3/18 tuin 189~,4)436, 41438 (3/15dëcembre 1890), 4)637, 4!639 (3/15 décembre 1888), 4S642-4SM6 (3/1S décembre 1890), 47941–47945. 479SO (3/tS décembre 1886), S0101 (3/15 juin 1839), 31823–5182'; (3/15 décembre 1887). 51890. 51893 (3/15 décembre 1889), 5i338 (3/15 juin 1888), 55389 (3/15 juin 1'889), 55993 –36000 (3/15 décembre 1890), 57824 (3/Mjuin 1889), 38141–58143, 38148-58130. 58fS2, 381S3 (3/15 juin 189)), S9283. S9285, 59286 (3/)5 décembre 1888), C()<)39 (3/1S décembre 1889), 6n03. 61120 (3/)5 décembre )888), 6)121. 6)122. 6))27–6113) (3/)5 déeambre 1890), 617<1. 6)742, 6)745, 6)748, 61749, 6)756 (3/15 juin 1890), 62052(3/1S jum 1887), 63821, 6<823-63826 (3/)5 juin 1890), 68102, 68105. 68106, 69040 (3/15 jum 1891). 72111–72)20 (3/15 décembre 1888),72284–72290, 72292, 72294. 72295 (3/15 juin 189)), 72561 (3/15 décembre 1889), 76709 (3/15 dé-

MMmmmR

REVUE DE LA SEMAINE

Récemment, avec la réserve et la. discrétion nécssaires au. moment où l'on invitait le marché de Paris à deux grandes opératiocB dont le succès a été éclatant, nous indiquions lea préoccupations que nous ressentions relativement a. la tenue des cours et a la proba btlité d'un émiettement. L'événement nous a a donné raison la semaine qui vient de s'écouler a été marquée plus par des journées lourdes et pénibles que par des séances enMura géantes.

Malgré le bon marché de l'argent, la ten~anco demeure faible. Nombre de vaieurs surchauffées par la spéculation, bien que la qualité intrinsèque puisse en être bonne, ont eubi un recul important. Mais ce qui démora; lise le marché, c'est la dépréciation croissante d'Obligations de chemins de fer étrangers, que, devant la hausse continue des Obligations françaises, on s'était habitué à rechercher comme des placements sûrs, oubliant que les circonstances étaient différentes. Cette démoralisation qui approche de la panique peut être exagérée, excessive dans quelques cas, mais elle n'a rien de surprenant. Ce n'est pas impunément que les Obligations des chemins de fer portugais ont baissé de 345 a 170 fr.. perdant ainsi près de 60 0/0. La baisse des Obligations espagnoles et de la Rente espagnole a visiblement jeté le trouble dans les portefeuilles. On a tellfment insisté sur les inconvénients résultant d'un change déprécié, en parlant de l'Argentine et du Portugal, que la hausse de la prime sur J'oren Espagne est interprétée comme in quiétante.

L% forte baisse des valeurs espagnoles venant après celle des valeurs portugaises atteint durement les capitalistes français, car c'est en France que les capitaux nécessaires & 1~ construction de? lignes espagnoies et portugaises ont été trouvés, c'est dans notre pays que sont les détenteurs des titres. Cela expli que i'émotion, ceia explique pourquoi, ces jours derniers, on s'inquiétait a la Bourse de savoir quand le traité de commerce avec l'Espagne expirait, quand le Parlement prendrait une décision finale sur les vins. Les spéculateurs & la hausse et les détenteurs d'Obligations espagnoles raisonnaient tous comme des partisans de la liberté commerciale.

Nous ne voyons guère pn ce moment, en dehors de rachats du découvert, rien qui puisse servir de stimulant a la hausse On devra être très satisfait si l'on peut défendre les positions acquises II ne faut pas oublier que ta. récolte en Franco a laissé un dé6cit considérabt'e. Du 11 au 20 octobre, les retraits dans les Caisses d'épargne ont dépassé de 4 millions 1/2 les versements nouveaux. Après les crises qui ont marqué l'automne de ~890 a Berlin et a Londres. Paris a supporté seul le poids de la hausse et servi de remorqueur. L'appui qu~ nous prêtions aux Bourses étrangères a disparu pour le moment. ît no faut jamais désespérer de l'avenir à la Bourse; mai s le présent ne se montre pas &om de brûlantes couleurs. Nos prévisions se trouvent, hélas t justinées une fois de plus. Le fait que la Banque d'Angleterre n'a pas m'.<diHé l'escompte a passé inaperçu. Une circulaire tyonua.'so juge ainsi la situation

N' )is voici entrés en plein dans la période du r<ui des valeurs à revenu fixe. Rentes étrangères d'acabit douteux, Obligations de chemins de for sur lesquelles pèse tout le poids de la ma.uva.ise gestion des finances gouvernementales, on tes a achetées à tous les prix, sans réncx)on, aveuglement. L'édiuce ébranlé menace ruine. Le Portugais, pour ne parler que des Fonda européens, a ouvert la marche; c'est maintenant !e tour des Fonds helléoiques. espagnols; demain, peut-être; celui d'autres Rentes de l'Europe méridionale, indemnes ~ncote ou a peu près au mi)ieu de la débâcle de leurs valeurs. Si des reprises partieUes peuvent se produire, un relèvement sérieux ne serait possible que lorsque des modifications radicales auraient été introduites dans ''administration des Etats malades. C- s modifications, mil!e motifs tirés de la politique ne permettent guère d'en admettre l'éventualité. Nous faisons cette citation pour montrer l'état des esprits en province. L'autour de Mtte revue des valeurs de placement croit que l'argent du public ce tournera, davantage

cembre 1887), 80441–80460 (3/15 juin 1886), 82668 –82670 (3/15 juin 1890), 83762-83771 (3/13 juin 1891), 85681–85700 (3/15 décembre 1889). 86815 (3/1S 5 juin 1887), 87047–87056 (3/15 juin 1883), 87858–87860, 94401, 94402, 94M5, 94407, 94411 (3/1S juin 1891), 94463, 94475 (3/IH juin 1889), 95399, 95400 (3/)5 décembre l89u). 96066–96088, 96075 (3/t5 décembre 1888), 96605, 96611, 96612. 96616–96619, 98147, 9815t. 98154–98156 (3/15 décembre 1890), 98766 (3/t5 juin 1888), 98917–98920 (3/15 juin 1889), 100546, 100S47 (3/1S juin 1890), 103903–103905 (3/15 juin 1891), 105104–105107, 105U8, 106203–106205, 106209, 106210, 106220 (3/15 juin 1890), 109141–109144, 109150 (3/15 juin 1889), 109255, 110704,110705 (3 15 décembre 1889).

A 0~5 rembtes métaU. N~ 111961–111975 (3/15décembrel889). 112056-112065.112071–112075, 112086–112090,113556–113560, 113596–1136JO (3/15 décembre 1890), 128526-128530 (3/15 juin 1886), 129541–129545 (3/15 juin 1885), 147341–147345 (3/15 décembre 1890), 149751–14&765, 149781–149800 (3/15 juin 189t), 170856–170860, 170886–170900 (3/15 dénembre 1889), 181031–181035 (3/15 juin 1887), 198456–198460 (3/15 juin 1891), 220021–220025 (3/15 juin 1887), 225271–225280, 229136-229140 (3/15 juiti 1890), 233821–233850 (3/1S juin 189i), 236956–236960 (3/15 juin 1890), 251016–251025 (3/15 décembre 1889). 253001–253010 (3/15 dëcemt)re 1885). 258316–258320 (3/15 juin 1889), 259301– 259315 (3/15 décembre 1890), 278026–278035 (3/15 décembte 1889), 279501-2795)5 (3/t5 décembre 1890), 280301–280315, 280~36-280350 (3/15 juin 1891) 281126–281130, 281136–281140 (3/15 décembre 1890) 284066–284075, 284096–284100 (3/15 juin 1889) 284406–284425 (3/15 juin 1891), 293311–293315 298151–298155, 298166–298200 (3/15 juin 1890) 298401–298M5, 298416–298425 (3/15 juin 1891) 298686–298690, 298696–298700 (3/15 juin 1889) 302351–302355,302381–302390 (3/15 décembre 1890) 3U3061–303100 (3/15 juin 189t). 311476–311480 (3/)5 juioE1889), 336161–336)65, 336181–336185 (3/lSjuin 189i), 340161–340165,340186–340190, 345141–345150 (3/15 décembre 1890), 352981–352985 (3/15 décembre 1887). 358046–358050 (3/15 décembre 1890), 362691–362695 (3/15 juin 1891), 380436–380440 (3/15 décembre 1888), 383481–383485.383496–383500, 388141–388145 (3/15 juin 1890), 389426–389430 (3,15 juin 1888), 412971–412975 (3/15 juin 1890). 425071–42S075 (3/15 décembre 1889). 438426–438430 (3/15 décembre 1887), 440651–440660 (3/1S décembre 1888).

Adjudications

CTMnfC R~TiER, avoué à Paris, j!<HJUM rue de Provence, 66, et de M" coDLET, avou~à Paris, rue Thérèse, 25. tmjMrm sur baisse de mise à prix, au Palais de tJuL~t injustice, à Paris, le 21 novembre i89t, D'UNE

GRANDE PROPmE PAMS rue de Chateaubriand, 13 et 16, et rue Lord-Byron, 2.

Contenance. 830 mètres ? cent. environ. Mise a prix. 328,000 francs.

S'ad.auxdits M~ Ratier~t Coltet, et M" Lardy, notaire à Paris, rue du Faubourg-St-Honorë, S.

Ct M t tC~~C~ PARIS 1" r. d'Assas, 40. Cce NiAtijUitfj44Smeov.Rev.br.: t2,649 f.M.à.p no,0o0 f.;2" r. des Jardins-St-Paul, 20. Rev. br. S.SOOf.M.àp.: 38,OOOf.Aadje''sr t ench. ch. des not. P&ris,24 nov, 91. S'ad.aux n. M~s o.M. n'ARLEOx, t S,r. des S~-Përes, et vjAjf, 3, r. Turbi~o, d6p. de l'enc!i<,

vers les valeurs industrielles indigènes et commanditera, dos entreprises nouvelles mines, m~tallurg'e, électricité, navigation. Notre espace est trop lim'té pour que nous discutions ces C3nclusions. Nous souhaiterions certainement que le pubtic pût trouver des ptacements industriels solides il en rencontre a Lyon et & LiUe, parce que ce sont des centrfs industriels, où l'on est capable de juger les affaires. Kou's autres, gens de Pari?, nous sommes généralement moins heureux on nous apporte des entreprises, transe rmées en Sociétés anonymes, avec des capitaux indûment majorés. Nous connaissons des capitalistes prudents, qui ont une véritable terreur des Act'ons industrielles. Avec un peu de peine, de bon sens, on peut encore s'orienter sur les finances d'un Etat; mais il est bien plus dif&cUe de savoir )a vérité sur une affaire industrielle lorsqu'on est un simple détacheur de coupons. Les bonnes et les mauvaises années se succèdent, si bien que le revenu moyen ne dépasse pas beaucoup le taux couraût de l'intérêt, et cependant, dans l'industrie, il faut un rendement supérieur pour compenser les risques. A Berlin, il se traite énormément de valeurs industrielles en ce moment, les actionnaires de beaucoup d'entre elles ne sont pas sur un lit de rosés. Le bilan de la Banque de France ne présente pas de grandes modifications la plupart des chapitres sont en diminution, notamment la circulation des billets qui diminue de 44 millions. L'encaisse-or a très légèrement augmenté. L'escompte hors banque est à 2 3/4. Le bilan de la Banque d'Angleterre indique une diminution de 386,000 liv. à l'encaisse (317,000 pour l'étranger et 69,000 pour l'intérieur) la réserve a diminué de 366,000 liv.; elle est à 13,304,836 liv.; la proportion aux engagements a baissé à 37.54 0/0 contre 38.06, il y a huit jours. Les dépôts des particuliers ont diminué de 2,338,000 liv. par suite de payement sur les Bons du Trésor et sur les impôts, le compte dugouvernementagagné l,902,0001iv. Le portefeuille a augmenté de 201,000 liv. La réserve est actuellement plus forte de 1 million 876,150 liv.; l'encaisse, do 3,194,825 hv. qu'il y a un au.

Le gouvernement allemand se décide à compléter sa réforme monétaire, arrêtée en 1879, lorsqu'il a cessé de retirer les thalers. On dit qu'un projet de loi va être soumis au Bundesrath relativement au retrait des vereinstha)e' de frappe autrichienne, encore en circulation. Il en a été frappé 31,060,021 tbalers, en pièces de i thaler, et SS.S28 thalers, en piè~es de 2 thalers, soit. ensemble, pour une valeur nominale de 93,347,547 marks. Kn supposant que 20 0/0 aient disparu, il resterait une somme de 25 millions de thalers (75 millions de marks) à démonétiser. La perte qui en résultera sera supportée par le Trésor de l'empire, à moins s qu'on ne trouve une combinaison pour s'arranger avec l'Autriche. Lesthalersautrichieus se trouvent tous dans les caves do la Banque d'Allemagne.

On nous signale un fait intéressant, que l'auteur d'un récent article de la 7i*~Ke ~<M J9eM.!? Jt/OM~ sur les banques en Alsace-Lorraine a oublié de relever. A Strasbourg, on ne trouve pas le papier sur la France, dont on a besoin; on achète du Paris à Francfort, Berlin et Hambourg. Cela provient de ce que le public alsacien fait ses affaires de Bourse à Pari~ et de ce que les très importants achats de coton et de laine effectués par les fabricants alsaciens sont payés à Paris.

Au 19 octobre, les arrivages d'or aux EtatsUnis s'élevaient à 19 millions de doltars. avec 1,675,000 doUars en route. Lisbonne continue a envoyer de l'or a Londres. On a parlé d'expéditions de métal & destination de la République argentine.

RENTES FRANÇAISES

Samedi Sarneat

t~utt. Moct. Hausse. Baisse.

30/Ocpt. 9617. M80. ~37. perp.tormo. 9620. 9S85.3S. 30/Ocpt.. M20. 9190.30. <89t terme. 98221/2 9485.3712 a0,0cpt. 96SS. S6-20.3S. fun. terme. 9t)'!2. 9645.27./ 4t/!0/ecpt. 10583.t0585. 1883 terme. 105 90. 105 871/2 .021/2

Afin de donner du ton au marché, de pourchasser le fameux découvert sur tes Rente?, on a. eu recours à la manoeuvre de l'escompte, c'est~à. dire qu'usant du privilège de fâche

Avis divers

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teur, on a demandé livraison du titre avant le terme. Cet usage n'existe qu'en Franco; du moins il est inconnu en Allemagne et en Angleterre ilapour objet de forcerle vendeur à découvert à se racheter ou a se procurer le titre. Le nouveau règlement, élaboré par le Conseil d'Etat, interdit à l'acheteur d'escompter, s'il a reçu un déport, avant iaproehaineliquidation. Souvent l'escompte est un coup d'épée dans l'eau et ne produit pas grand eRet. Des Sociétés l'ont pratiqué pour se défendre contre les huissiers. Y a-t-il des raisons spéc'ales, que nous ignorons, pour agir sur le marché du 3 0/0 ? Y aurait-il un an'aiblissement dans le concours prêté jusqu'ici par les achats pour le compte des Caisses d'épargne ? Du It au 20 octobre, les dépôts dans les Caissss d'épargne ordinaires, se sont élevées a 3,044,857 fr., les retraits à 7,732,139 fr. Cependant, du f' janvier au 20 octobre, l'excédent des dépots atteint le chiffre de S7.S29.S68 francs.

ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT

Samedi Samedi

t7oet. Zloct. HanaseBtuate

Banque de France. 4.650 4.660 10 Banque de Paris. 77250 '!475n M.. Orëditfoncier.i.25875t.24375 i5.. Creditlyonnais. 80625 ~3 M )250 Creditindustriel. S90.. 580. t0.. Dép.etcompt.cour. 365. Banq. d'escompte 445 44t 25 3 7S Banq. parisienne. 380.. 370. 10.. Crédit mobilier. 260 25) 10 Comp~ nat.d'ese. 547 SO 547 SO

Toutes tes actions dfs Sociétés de crédit ont subi l'iuuuence de la. baisse générale. Le mouvement de recul n'est d'ai))eurs pas moUvé par )a situat)on particulière de têt ou tel établissement il dépend uniquement des engagements de la spéculation sur chaque titre.

La Banque de France re~te cepsndant à 4,660 fr.

L'Action du Comptoir national se maintient très ferme à S47 fr. M c. Un acompte de di vidende de 6 fr. 28 c. sera payé sur ce titre a partir de demain.

FONDS D'ÉTAT ÉTRANGERS

SamcAt SRcncdt

17 cet. Moct. Ht~tM. BtiMe

Cons.23/40/0. Italien S 0/0. 90M. 8975.M. Ext.Esp.40/0. 6865. 6(; S5. 2 t0. Hongr.40/0. 91. 9075.25. Rosse30/0. 807o. 80.75. ~0/0(89) 97 S5. 97 10. 35. TMC40/0. i780. t7G~13. Ej~ypte (Untf.) 492 S0.<9t 25 M. Portu~.30/0. 37. 3690.10./ A.utr.40/0or. 3430. 94 30. Argentin. 3)2 50. 300 .i2BO/

Ce compartiment de la cote n'a pas été brillant pendant ta plus grande partie de )a semaine. Les Fonds de tous les Etats ont payé tribut à !a baisse.

On annonce de nouveau un déport considérable sur le Rouble à Berlin l'existence de ce déport empêche les capitaux étrangers de proSter du taux élevé de l'escompte à Saint-Pétersbourg pour s'y placer temporairement. Nous croyons qu'il faut accueiUir avec dêSance les nouvelles des journaux sur certains achats de Roubles à Berlin il y a des jours ou le découvert peut Ee racheter. S'il est vrai qu'il y a 75 ou 100 militons de roubles Orient flottants a Paris, c'est regrettable nous avons fait de notre mieux pour en détourner le public. La faiblesse générale a eu son contre-coup sur les Fonds russes or ainsi que sur l'Egypte. Au cours actue), le 3 1/2 0/0 égyptien tente les capitalistes qui recherchent des placements de premier ordre donnant tout près de 4 0/0.

La baisse de l'Extérieure a fait de nouveaux progrès. Nous avons indiqué à satiété les raisons qui [.ou:; faisaient envisager avec appréhension la situation financière de l'Etat. La Banque d'Espagne por'e une lourde part de la responsabilité; etie a paralysé les ressources que son monopole l'obligeait atenirà à )a disposition du commerce, de l'industrie et non pasde)a. spéculation,par si politique insensée d'avances sur titres. On voit l'inconvénient qu'il y a à maintenir artincietlement bas le taux d'escompte et d'avances le change en subit la pénalité. H faut changer do système. La tâche n'est pas facile retever )o taux d'intérêt, c'est forcer beaucoup de titres en pension & sortir, et, pour lesréati~er, il faudra subir des perdes. Si la baisse des Fonds espagnols est assez considérable pour attirer des acheteurs étrangeH, i! pourra s'établir un

tés par la Compagnie, à Londres, Euston Station, et Liverpool, Lime Street Station, BtaenauFestiniog, Bletchley, Birmingham, Crewe-Dublin-North Wall, Greenore, Holyhead et Prèston.

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mouvement d'exportation de titres qui 'prontera au change.

La spéculation, les conversions ont faussé le taux de capitalisation pour les B~tats obérés, souffrant de déficit chronique, ne vivant qu'à l'aide d'emprunts connus ou déguisés il faut que le taux de capitalisation réponde & la situation. Il était absurde de voir le 4 0/0 d'un pays, qui a eu en sept ans S78 millions de dénctt. aux cours ou l'on a poussé l'Extérieure. On parle de négociations avec les banquiers étrangers les exigences de ceuxci seront pans doute différentes aujourd'hui de ce qu'elles étaient il y a dix-huit mois. Les Hongrois désirent que, lors de l'abolition du cours forcé et de la reprise des payements en or, on prenne pour base de l'opération, non pas le cours du jour, mais le cours moyen, établi d'après une période assez longue le ministre autrichien semble partager cette façon de voir. Dans son exposé budgétaire, M. Steinbach s'est servi a plusieurs reprises de l'expression « Stabilisirung des œaterreichischen Valuta '), c'est-à-dire de la stabilité a donner à la monnaie autrichienne. Les dépenses prévues de l'Autriche ont augmenté de 19,767,000 ilorins sur 1891; l'excédent des recettes s'est réduit de 2,904,000 à 617,000 ûorins. Le budget de 1892 présente une différence de 4,904,000 florins à son désavantage, si on le compare à celui de 1891. L'augmentation des dépendes militaires sera permanente. Les grands impôts de consommation sont restés stationnaires en 1891 comme produit le sucre a même donné une moins-value, le développement de l'industrie hongroise enlevant au sucre autrichien un de ses débouchés. Le ministre a été très prudent dans ses prévisions.

L'année 1890 a été très bonne au lieu d'un d68cit prévu de 6 millions, il y a un surplus de 19 millions qui se réduit, en fin de compte, à 3 millions 1/2.

Le point faible, c'est la nécessité d'emprunter pour amortir; en usant de cet expédient jusqu'en 1914, on aura grossi la Dette pubtique de 120 millions de uorins, soit d'une charge annueUo de 6 millions de florins pour la source des intérêts.

On a été surpris de la fermeté rotative de l'Argentin, malgré le retrait de~la candidature du général Mitre et le départ du général Rocca. Aux troubles Bnanci~r.s faut-il ajouter

ra.pprehcuslondetroTlMe~p&HMq~e~ 1

Le .S~a<<~ a publié une correspondance de Buenos Ayres, qui rappelle que l'idée de stabiliser par un acte d'auto ité législative la valeur de la monnaie argentine n'est pas neuve, mais que le succès n'en a pas été brillant de février 1867 à mai 1876, l'O.ncina de Cambias convertissait à raison de 28 dollars,–papL'r pour 1 dollar-or (ce qui équivaut à une prime de 2,400, et en 1883-1884); enl88S,le cours forcé fut de nouveau introduit. Voici quelques chiffres empruntés a des documents officiels

Prix moyen de l'or Maximum Minimum

[826. 18SO/0 3t70/0 1060/0 1836. 742 8M 729 1846. 2.266 2.591 1.714 1856. 2.169 2.22S 1.969 1866. 2.506 2.617 2.2S2 1876. 2.843 3.355 2.500

De 1854 à 1874, la quantité de papier monnai' ayant cours forcé, a été portée à 882 millions de dollars.

Le cours moyen de l'or a été de 136 0/0 en 188S, 139 en 1886, 135 en 1887, 148 en 1888, 194 en 1889, 233 en 1890.

Le moment approche où !a. Prusse et l'empire devront avoir recours de nouveau à l'emprunt. Le 9 octobre 1890, ou émit 170 miilions de marks 3 0/0, dont 112 millions seulement furent placés dans le public. Le 20 février 1891, on 6t un emprunt de 450 millions de marks 3 0/0 à 84.40, c'est-à-dire 2 0/0 plus bas que le prix d'émission de 1890. L'emprunt fut couvert quarante fois; on avait mis à contribution tous les guichets de l'Allemagne, ouvert des souscriptions à l'étraoger, autoriséles banquiers aretourner aux souscripteurs la moitié de leur commission de 2/)0 0/0 (25 centimes par 100 fr.) le cours fut poussé jusqu'à. 86 2/3. On laissa souscrire sacs argent. L'emprunt s'est très mal classé. Laissant de côté le Portugais, l'Extérieure et l'Itatieu, c\st la Rente aliemaude qui a le plus baissé depuis un ou deux aus le 4 0/0 a perdu4.t00/0;le31/20/0,6.50;le30/0,3.300/0. On demande que, rompant avec la routine. le gouvernement se serve de la Seehandiung, son ins itut~on de crédit, pour intervenir à la Bourse et soutenir le cours du 3 0/0. Les deux tableaux que voici, empruntes à

CONCOURS

pour la fourniture de nouvelles monnaies d'argent pour le royaume de Serbie. Par )a loi du 15 mars 1890, le ministre des finances du royaume de Serbie est autorisé à frapper des monnaies d'argent pour une valeur de 6,000,000 dinars, savoir

1° Quatre miUions à 1 dinar. 4.000.000 2" Un million a 2 dinars. 2.000.000 En vertu de la loi du 10 décembre t878 (recueil 34, page 8), les monnaies d'argent doivent être frappées d'après les bases arrêtées par la convention monétaire latine signée à Paris le 23 (11) décembre 1865 (art. 1 et X de la loi); elles doivent donc avoir

1° En alliage argent pur 0,835, avec tolérance de 0,003;

2" En poids la pièce de 1 dinar, 5 grammes celle de 2 dinars, 10 grammes, avec tolérance de 0.005;

3" En diamètre la pièce de 1 dinar, 23 millimètres celle de 2 dinars, 27 millimètres. L'empreinte de cette monnaie sera la suivante

1° Sur un c8té (face) au milieu, l'efûgie du roi autour d'elle, l'inscription Atexandre I, roi de Serbie

2° Sur l'autre côté (revers), au milieu, la valeur en chiGres arabes, dénomination de la monnaie (dinar) et le millésime. La dénomination est inscrite au-dessous des chiffres arabea et le millésime au-dessus de la dénomination. Le tout entouré d'une couronne de feuilles de laurier et de chêne dont les deux bouts sont surmontés par la couronne royale..

3" Chaque pièce est avec bord à rainures. 4° L'efûgie d'un côté et l'inscription sur l'autre doivent correspondre.

La frappe de cette monnaie doit être effectuée par voie de soumission publique (art. 3) aux conditions ci-après

1" La fabrication doit être conforme aux prescriptions de la loi, citées ci-dessus.

2" L'achat dés métaux ainsi que tous les frais de fabrication, de fonte, de laminage, d'alliage. de frappe, excepté les matrices qui sont déjà *a prêtes, de poinçons nécessaires à la frappe, de contrôle, d'emballage, de transport jusqu'à Belgrade (franc de droits d'entrée en Serbie), d'assurance, de commission, de courtage, de provision, et en général tous frais quelconques seront à la charge de l'entrepreneur.

3° La fabrication devra commencer au plus tard un mois à partir du jour de l'acceptation des offKS, et la livraison totale de la monnaie devra être terminée au plus tard le 1er juillet 1892.

4° Chaque livraison doit être accompagnée d'un certificat délivré par les autorités de l'Etat respectif constatant l'exactitude de l'alliage et des dimensions, ou bien la fabrication se fera en présence d'un contrôleur de l'Etat serbe. 50 Cette monnaie sera soumise a l'fxamen d'une commission a instituer par le ministre des finances de Serbie.

6" Cette monnaie devant être échangée contre la M<MMM:e~M~û<t serbe qui est à re irer totalement de la circulation (art. 1), les soumissionnaires doivent déclarer s'ils consentent a accepter en payement de la monnaie d'argent ladite monnaie de Mllon. et a quel prix ? (L'alliage de cette monnaie de MIIon est 0,95 cuivre, 0,01 étain et 0,01 zinc).

T* Le soumissionnaire devra également dési-

l'jE'c~MOMt!~ anglais, sont très instructifs. Les sommes sont en mitliers de livres sterling.

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__Fj_J_~j_

Argentine. S20.000 3.SOO.OOO 8.~ 12.000

Botivie. SOO.OOO 2.300.000 760 2.0'JO Brésil. 3.100.000 t4.000.000 16.000 24.000 Chili. 294.000 2.700000 8.000 H.OOO Colombie.. 332.000 3.800.000 3.000 1.7M Equateur.. 200.000 1.200.(00 470 1.700 Paraguay.. 90.000 350.000 4M 380 Pérou. 4M.000 2.600.000 3.0:)0 2.000 Uruguay. 72 000 7SO.OOO 3.000 S.600 Venezuela. 4M.000 2.2')0.000 t.r'O 3.000 Totaux.. 6.001.00' 33.ISO.OOO 43.520 63.400

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Argentine. 28.000 30.000 58.000 16-612 Id. provinces. 40.000 60.000 100.00" 28 8 Total. 68.000 90.000 158.000 45~ D Bolivie. 700 MO 1.2CO 0~10 Brésil. 30.000 90.000 120.000 8 11 Chili. 9500 13.SOO 23.000 8 10 Colombie. 2.400 2.200 4.600 1 6 Equateur. 2.000 1.000 3.000 2 10 Paraguay. ?0 200 1.000 2 18 Pérou. concordat 20.000 20.000 7 10 Uruguay. 20.BOO 2.000 22600 M » Venezuela. 2.600 2.000 4.600 2_ b Totaux.. 136.S00221.400 357.900 10.ei6

Ainsi, pour une population totale de l'Amérique du Sud de 33,<50,000 habitants, la Dette extérieure est de 3,00 millions de francs la Dette intérieure, de S,500 millions ensemble, 8,900 millions de francs, soit, par tête, de 270 fr. II est vrai que dans cette moyenne ngure la République argentine avec une Dette extérieure de 1,700 millions, une Dette inférieure de 2,280 millions, ensemble de près de {milliards (t,12Hfr. par tête), ators que les exportations sont de 300 millions et les recettes de 212 millions de francs. Proportionnellement, la Dette argentine dépasse celle de la France, qui est la plus considérable du monde entier.

CHEMINS DE FER

CHEMINS MULNÇAIS

RECETTES 1891 OFFEMME MEC )MO kU. MiCETTE RECETDt 0/0

1er au 7 oct. exp'. brute brute kilom Etat. 2.66S S77.046 + 1.235 + 5.93 Paris.Lyo"-M6d. 8.293 8.319.597 + 482.622 + 4.07 -tMntmttont-Cmit 133 107.576– ~.003–0.93 –ChemmttigMelu. 5}3 s » Nord. 3.606 3.913.000 23.000 0.75 Ouest. 4.820 3.265.95~ 1S.788 2.66 Orléans. 6.359 4.0M.936 + 89.313 + 1.67 Est. 4.513 3.167.320 39.180 1.22 Midi. 3.023 2.043.390 90.776 6.09 Est-Algérien. 897 167.829- 38.578–18.75 Bône-Gueima.. 664 133.230 3.383 -20 92 Ouest-Algérien. 296 l 51.692 12.907 -24.97 Medoc. 101 2t.849'– 451–3.02

La. plus-value des recettes pour les six grandes Compagnies a été de 1,724,89! fr., soit 18,18S,89! fr. depuis le 1~ janvier. Les Actions ont subi le contre-coup de la faiblesse générale.

CHEMINS É'mAN&BRS

RECETTES 1891 OFFtREHCE MEC i8M kM. RECETTE ttBCETTK 0/0 8 au H oct. exp'. brute brute ktiom Autrichiens. l.?S6 t.9'5.t!S + 8.792 0.58 Lombards 2.178 2.3M.805 + 27~000 + ).20 Madrid-SaragMe 2.672 1.325.58) + 179.27t +15 63 Nord Espagne.. 1.959 1.4t0.0t8 + 35.465 + 2.58 Asturies. 741 255.2C7– t3.393-4.98 Mrid.-R.uM-TM~ t03 36.101 + 1.298 + 3.73 Andalous. 891 323.466 + 123+0.04 Madrid-Caceres <29 70.008 + 1.600–2.34 Portusaisfré'.r). 853 438 4H9 f D

La dépréciation du change sur l'Espagne et la. baisse de la Rente extérieure ont eu un contre-coup énorme sur les cours des vateurs de chemins de fer espagnols. Le3 porteurs d'Actions et même d'Obligations ont jeté une quantité de titres sur le marche. Mais on semble a~oir compris le danger qu'il y aurait eu à laisser se propager la panique, et,

gner l'hôtel des Monnaies qui effectuera la fabrication.

Les offKS doivent indiquer ~f!.c <? ~M~M par < A~o~<:MM~ pour chacune des deux sortes de monnaie, en y comprenant les frais de transport jusque dans les bâtiments du ministère des finances de Serbie (sans droits d'entrée serbes).. Le soumissionnaire doit déposer, avec les offres, à la caisse du Trésor serbe ou chez l'une des légations de Serbie à l'étranger, nn cantonnement de 40,000 dinars on or ou en valeurs sûres calculées à leur prix effectif. 8" D'après l'article S de la loi précitée, le payement de la fourniture de cette monnaie sera effectue en or (à moins qu'il n'en soit stipulé autrement) en vue du rachat de la monnaie de cuivre (art. 6) quinze jours après acceptation de chaque livraison.. le 9" Le délai pour la remise des offres expire le vendredi [/t3 novembre 189t l'adjudication ne sera valable qu'après acceptation par le ministre des finances qui signera ensuite un contrat spécial avec l'adjudicataire.. ,x Les offres doivent être déposées au ministère des finances à Belgrade dans le délai voulu sous lettre cachetée et mnnies du timbre prescrit (10

dinar-).

L'enveloppe doit porter la mention < Offres pour la fourniture de la nouvelle monnaie d argent. D

K.N"t2G67.

Ministère des finances du royaume de Serbie (section, de Trésorerie). Belgrade, le 1/13 octobre, t89t.

~~SiM~

t )XORA !Bt. PNMB S <~M). MXOKA BihMeM.9. MXOMA B MM« MXOMA B ~<MM«. MXOMA SF~H. MX~MA S ~M<M ~it.t MXOMA H HM~w. HXOKA ~) M.Mt<M«tt<Mt<Ot.MM

M tTTM~Tn f~H "*M!M Secrète!. c.M.[t. 2h. )~! t r H )\t!H ('"Mi~h.MfcttfO.B'EMA~UEt, UUJUjHtMwt<!6Ms't'tt.M,f.e<'e/!«a.e/

Z'S~MM.a~!M'-y~M~ MARS.

M~RS. Imprimerie du JbMfKa~ <~ J3~< t7, rue desPrêtres-SMnt-Germain-1'Auxerroia.

grâce à de puissantes interventions, le marche des Obligations s'est vivement relevé samedi.

Nous empruntons à l'.E~'&M .~a~ce, en lui en laissant la responsabilité, les intéressants renseignements que voici

A la un du mois de septembre, tes recettes brutfs de la Compagnie du Nord de l'Espagne étaient en plus-vatue, sur le produit correspondant de 1890, de plus de 3 minions de pesetas. Les conditions générâtes du traûc paraissent d'ores et déjà. suffisamment destinées pour autoriser une prévision des résultats de l'exercice entier; tout compte fait, il ne semble pas qu'il soit exagéré de prévoir une plus-value, pour l'année !S9t, de 4 à 4 millions 1/2 de pesetas. Les frais d'exploitation sont, croyons-nous, restés aux environs nu coefficient de 1890 or, en 1890, pour un* recette totale de 60 millions, ils avaient été de 23 millions 1/2, équivalant à 40 0/0. Appliquant cette même proportion a. la ptus'value brute prévue de 4,590.000 pesetas, on obtient une augmentation de 2,100,000 pesetas dans le chiifre des produits nets.

Les charges financières ont peu sensiblement vafié d'une année à l'autrf. Mais le change s'est considérablement aggravé.

C'est le point de vue qui, en ce moment, intéresse surtout ia spéculation, et c'est celui auquel nous voulons nous placer aujourd'hui. Au lieu de 4 t/2 0/0, taux moyen de 1890. la Compagnie, pour ses opérations de trésorerie hors d'Espagne, c'est-à-dire pour les payements en France de la majeure partie des coupons de ses titres, aura eu à subir un change moyea d'au moins 8 0/0. L'aggravation sera donc de 3 1/2 0/0.

Cette aggravation portera sur un ensemble do 85 millions de francs, chiffre qui comprend les charges-Obligations et le service des Actions. payables en France. Son évaluation est dor c des pius simules 3 1/2 0/0 de 35 millions font L22S,OOC fr.

Les prévisions do résultats de l'exercice t89t se résument donc en ces deux chiures Plus-valuenettedesproduit". Pesetas 2 700.000 Moins aggravation du change. 1.22S. f 00 Reste'enpius-valuc. l.47SO''0

Par conséquent, non seulement il ne saurait être question, comme on l'a dit, d'embarras pour le payement régulier en francs des coupons des Obligations, mais on voit que, en dépit de l'aggravation du change, une bonne part 'de la plus-vatue de l'exploitation resterait encore pourles actionnaires.

Nous ne nous chargerons pa.a, après ces constatations matérielles, d'expliquer la baisse dés titres du Nord de 1 Espagne.

_On avait annoncé qu'une solution ëi.ait'sur le point d'intervenir au sujet dés Chemins portugais. Il ne semble pas que les négociations puissent aboutir de sitôt. En enet, !a Banque de Paris ne veut pas que l'arrangement auquel elle doit prêter son concours soit de nature à porter, la moindre atteinte aux intérêts d'une catégorie quelconque des créanciers. Or, la législation actuelle du Portugal ne permet pas un concordat sans une déclaration de faitlite qui serait la ruine des obtigataires. La Banque de Paris a donc mis comme condition préalable à toute négociât on le dépôt par le gouvernement portugais d'une loi établissant, en Portugal, ie même régime qu'en Espagne et permettant un coMMM entre la Compagnie et les obligataires. On sait que, en Espagne, les créanciers sont divi-és en trois catégories et qu'il sufSt pour l'adoption d'un coapcKM que les trois cinquièmes des créanciers de chaque catégorie lui soient favorables. C'est grâce à ce régime qu'on a pu relever la plupart des Compagnies de chemins de fer espagnols. On dit que la loi sera votée par les Certes dans le courant do novembre mais, a cause des formalités légales, des délais d&con vocations d'assemblées, il ne sembte pas posf-ibip, matériellement, que la question soit réglée avant plusieurs mois, et par conséquent que le coupon de, janvier soit payé aux Obligations à son échéance.

VALEURS DIVERSES

L'Action Suez et toutes les valeurs de ce groupe ont subi, cette semaine, une dépréciation importante. Oa a cherché à l'expliquer de dinerpntes manières, en l'attribuant notamment aux inquiétudes qui auraient été causées à la Bourse par l'annonce, mal interprétée, de l'établissement d'un droit de patente en Egypte. On a parlé aussi de dénonciations. de reports hors Bourse et d'exécutions d'acheteurs. Il est fort naturel qu'il y ait eu des liquidations, même volontaires. Le groupa de spéculateurs, qui a si vigoureusement mené la campagne de hausse, et avec tant de succès, doit voutoir mettre ses bénéfices à l'abri.

Le Rio-Tinto a fortement baissé, les acheteurs en spéculation ayant été forcéa de lâcher pied, d'autant plus qu'un mouvement analogue a eu '{"'1 sur le marché du Gulvte.