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Title : Journal des débats politiques et littéraires

Publisher : (Paris)

Publication date : 1891-10-23

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 23 octobre 1891

Description : 1891/10/23.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Description : Collection numérique : La Grande Collecte

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k465585t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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BULLETIN DU JOUR

Les ministres se sont réunis, hier matin, en conseil de Cabinet, au ministère de la guerre, sous la présidence de M. de Freycinet. La délibération a été très courte. Le Conseil s'est occupé de la question *îes viandes salées qui doit venir prochainement en discussion devant le Sénat. Le gouvernement a décidé de combattre le droit de 25 fr. adopté par la commission séDatoriale des douanes et d'accepter le droit de "0 fr. voté par la Chambre.

Les ministres se sont entretenus des accidents de chemins de fer. M. Yves Guyot a été chargé d'étudier les mesures à prendre pour éviter le retour de ces accidents. On a remarqué, notamment, que les retards au départ ou à l'arrivée des trains pouvaient être la cause de rencontre des convois à certains points. IL s'agirait, en particulier, de veiller rigoureusement à l'exécution des horaires.

Le Conseil s'est, en outre, entretenu des moyens de restreindre la prostitution en empêchant le développement des souteneurs et en supprimant les facilités que les logeurs donnent aux prostituées.

On a vu dernièrement, par les débats qui ee sont produits au Conseil municipal de Paris, que, sur un nombre assez considérable de. souteneurs arrêtés, la plupart ont dû. être relâchés par les tribunaux. Cela provient de ce que la loi n'atteint pas le souteneur. Ce dernier uq £eut être poursuivi que pour vagajbondage, et il lui est toujours possible d'indiquer un domicile, ne serait-ce que le domicile de la femme avec laquelle il vit. Il s'agirait, dans la pensée du gouvernement, d'introduire dans la loi une disposition frappant celui qui favorise la prostitution d'autrui ou qui en vit.

D'autre part, les logeurs qui donnent asile aux prostituées ne sont passibles que, d'une légère amende infligée par le tribunal de simple police; leur cas ne relève, en effet, que d'une infraction à une ordonnance de 1848.

Il s'agit, dans le projet en préparation, d'insérer dans le Code unedisposition transformant la contravention en délit et la déférant aux tribunaux.

Les deux Chambres ont siégé hier.

Le Sénat a dû, pour divers motifs, ajourner la discussion de plusieurs projets inscrits à son ordre du jour.

La Chambre des Députés a continué, la discussion générale du budget. MM. Jamais, Casimir-Perier et Baïhaut ont pris la parole.

Depuis plusieurs mois, le Canada donne à l'Europe un spectacle affligeant. Il se poursuit simultanément, devant le Parlement d'Ottawa, deux enquêtes sur des scandales financiers auxquels sont mêlés quelques-uns des hommes politiques les plus considérables du Dominion. D'un côté, le ministre des travaux publics du Cabinet conservateur du Dominion, sir Hector Langevin, est accusé d'avoir abusé de sa situation pour faire payer irrégulièrement à ses amis des sommes importantes « par le Trésor public d'autre part, le chef du ministère libéral de la province de Québec, M. Mercier, est accusé d'avoir touché, directement ou indirectement, pour des services personnels, une part des sommes votées par le Parlement de Québec en faveur de la Compagnie chargée de construire le chemin de fer de la Baie-des-Chaleurs. A défaut de preuves irrécusables, on a re-

FEUILLETON DU JOURNAL DES DÉBATS DU 23 OCTOBRE 1891 (10)

LA PATRONNE

Il se redressa et, d'une voix que les larmes faisaient glissante et rauque C'est bête un homme qui pleure, n'est-ce pas? Mais c'est plus fort que moi. J'ai mal comme si on m'avait arraché le coeur. J'ai là comme un trou sanglant. C'est horrible, horrible 1

Pourtant, tu te doutais.

Oui, je me doutais, mais je ne savais pas. Et avec ce Livières! Avec ce Livières, dont elle me disait, il y a un mois, qu'il la dégoûtait, qu'elle le trouvait bête et nul. Enfin, pour le moment, elle ne doit pas rire.

Pour cela, c'est certain. Si tu avais vu sa tête, en haut de l'escalier 1

Lavery parut réfléchir un instant, puis reprit

C'est égal, c'est raide ce que tu as fait là. Je sais à quoi m'en tenir maintenant mais c'est raide 1

Je compris qu'à ce moment le respect des usages mondains l'emportait chez Lavery sur la souffrance, et je m'efforçai de me garer contre l'explosion de ses reproches Je t'assure, mon cher.

Tous droits réservés.

levé contre ces deux hommes politiques des présomptions très fortes. Sir Hector Langevin avait dû déjà donner sa démission de ministre des travaux publics, sans toutefois cesser de faire partie du Cabinet. Le gouverneur général du Canada, lord Stanley of Preston, vient de consommer la ruine de son ancien collaborateur en invitant le président du Conseil M. Abbot, à rayer son nom de la liste des membres du Conseil privé. On prête à lord Stanley l'intention de prendre aussi contre M. Mercier les mesures de rigueur les plus graves dont il dispose.

Ces scandales jettent sur l'administration du Dominion une triste lumière. Mais ils pourraient bien n'avoir pas seulement un effet local. Le jpuAal de M. Mercier vient de déclarer que, si le gouverneur britannique ne protégeait pas la province de Québec, celle-ci cherchera protection ailleurs, et, au moment où paraissait cet article menaçant, un grand meeting tenu à Stonypoint votait une résolution favorable à l'union politique du Canada avec les E'ats-Unis.

DÉPÊCHES DE NOS CORRESfONDANS PARTICULIERS Berlin, le 22 octobre.

De nouveaux rajeunissements s'exécutent dans l'armée allemande le commandant du 28 corps, général Von der Burg, vient d'être mis à la retraite. Entré au service en 1849, il avait été attaché à l'état-major général en 1863 ft en 1870, après avoir rempli les fonctions d'attaché militaire à Florence et à Paris. Le général Von der Burg est remplacé dans le commandement du corps de Stettin par le général de Blomberg.

Vienne, le 22 octobre.

Le bruit court que les négociations commerciales qui ?e poursuivent à Munich entre l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne d'une part, et l'Italie de l'autre, sont assez avancées pour que l'on espère pouvoir dans une quinzaine de jours, dans trois semaines au plus tard, passer à la rédaction des article*. La signature de ce traita sera suivie iminédia'eaient de l'ouverture des négociations avec la Serbie celles-ci auront lieu à Vienne, entre les représentants de la Serbie et ceux des deux empirer de l'Europe centrale.

L'idée d'un Congrès où toutes les races slaves de la monarchie seraient représentées s't st fait jour plusieurs fois déjà; mais elle n'a jamais abouti elle a été reprise une fois de plus, et des invitations ont été lancées pour le printemps prochain à Lemberg. Un comité central serait chargé de rédiger un programme général de politique slave, et les délégués de chaque nationalité le discuteraient en comités spéciaux. C-tte organisation ut peu étrange a été en quelque façon imposée par la diversité des idiomes parlés dans les races slaves de l'Autriche Hongrie. Tous les antisémites n'ont pas été_trop satisfaits de la conduite de M. Schneider, ce chef du parti qui a falsifié des bulletins de vote à la Chambre des Députés et s'est défendu avec une si extraordinaire impudence; un assez grand nombre d'entre eux viennent de tenir une réunion pour déclarer qu'il n'y a plus aucune solidarité entre eux et M. S.hneider.

Vienne, le 22 octobre.

La seconde lecture du projet de budget provisoire s'est terminée aujourd'hui. Les députas avaient décidé, comme vous savez, d'écourter le plus possible la discussion, et l'on paut dire, en effet, qu'il n'y en a pas eu. Quelques jeunes-tchèques seuls ont cru devot prendre la parole contre le projet; l'un d'eux a pris à partie le ministre de la justice, l'autre a visé surtout le ministre delà guerre et critiqué très vivement les armements « Personne a dit M. Vasaty, ne menace l'AutricheHongrie, et pourtant elle ne cesse d'armer cVst l'unique résultat de l'alliance allemande, dont le seul but est d'assurer à l'Allemagae la

Ohl je sais, interrompit Lavery, tu l'as fait pour le bien mais, en attendant, tu m'as mis dans une fausse position. Elle va croire que c'est moi qui t'ai envoyé, que je me cramponne, que je l'espionne. Elle me méprisera.

Tu exagères (

Pas du tout I Quand elles nous trompent, nous n'avons pas le droit de chercher à savoir avec qui. Tu peux être sùr qu'elle me traitera de mouchard.

Oh! 1

Parfaitement. Et puis, ce Monsieur, c'est assommant Je ne peux pas me battre avec lui. Si je lui cherche querelle, elle dira que je désire du scandale. D'autre part, si je reste tranquille, elle croira que je me dérobe. Elles trouvent toujours le moyen d'avoir raison et de vous donner le vilain rôle. Je ne veux pas t'ennuyer; mais, vraiment, ce que tu as fait, c'est un peu province.

Cette assertion sévère et bien assénée m'exaspéra.

C'est bon, m'écriai-je. Je le prévoyais. Chaque fois qu'on rend service aux gens. Lavery m'arrêta en souriant

Allons, tu ne vas pas te fâcher et me dire des banalités Je ne me gêne pas avec toi. L'inlëntiôn était bonne. Mais le résultat est navrant, voilà tout. Sans compter qu'elle me serait peut-être revenue. Qui, elle ? fis-je stupéfait.

Mme Rambert. Ce Livières, ce n'était peut-être qu'un caprice tandis que moi, cela avait été sérieux. Deux ans 1 ça marque, va, deux ans d'amour! 1 Oui, elle me serait peut-être revenue Oh! tu né les connais pas, ces femmes-là. Mais maintenant que je sais, tu comprends, impossible. Enfin, cela y est, n'en parlons plus. Et Lavery revint à la scène de l'escalier.

possession de l'Alsace-Lorraine. » Un certain tumulte a naturellement suivi ces paroles c'a été, d'ailleurs, le seul incident de la séance, car l'Assemblée n'a pas cru devoir s'émouvoir des revendications des jeunestchèques en faveur de leur nationalité opprimée.

° Rome, le 22 octobre.

Une partie de la presse s'est émue ces jours derniers du projet prêté aux évêques italiens d'envoyer à Léon XIII une Adresse de dévouement et de protestation contre les incidents du 2 octobre. Les journaux officieux réagissent aujourd'hui contre les tendances anticléricales de leurs confrères. UOpinione, notamment, déclare qu'il est de l'intérêt du gouvernement de laisser les amis du Vatican affirmer leur dévouement au Pape, afin que l'on ne puisse pas prétendre que les libéraux ne sont pas assez forts pour laisser se produire librement des manifestations de ce genre, et que les catholiques sont persécutés.

Le tribunal correctionnel de Mi!an a condamné à trois mois de prison et 1,200 frv d'amende le gérant de l'Osservatore cattolico, pour avoir publié, au lendemain du 2 octobre, l'article que je vous ai signalé, et où le gouvernement è'ait violemment pris à part'e. Le comité milanais, qui a pris l'initiative d'inviter le président du Conseil à venir pro noncer un discours à Milan avant la rentrée des Chambres, s'est réuni afin d'arrêter à ce sujet les dernières dispositions. Il a décidé que M. di Rudini serait invité à venir assister à une conlérence, le.8 novembre ou le dimanche suivant, et qu'un banquet privé lui serait ensuite offert. Les seules personnes admises à la conférence seront les sénateurs, les députés et les journalistes. Le programme que M. di Rudini exposera dans son discours sera arrêté, demun, en conseil des ministres.

PETITE BOURSE DU SOIR

3 0/0 95 fr. 60, 58, 63, 51. >- Extérieure A 0/0. 6'3 fr. 13/16, 1/8.

Hongrois 90 fr. 5/8.

Portugais 36 fr. 5/16, 1/4, 1/2, 3/8. Russe consol. 4 0/0. 95 fr. 5/16, 3/8.

Orient 68 fr. 3/16, 1/4, 1/16, 67 fr. 15/16

Turc 17 fr. 55, 57.

Banque ottomane.. 5iO fr. 62, 540 fr. Tabacs ottomans.. 334 fr. 37, 332 fr. 50. Egypte 6 0/0 483 fr. sn, 4S7 fr. 50. Bio-Tinto 503 fr., 496 fr. 87, 497 fr. 50. Tharsis 14 1 fr. fr. 87, 1 42 fr. 50. De Beers. 316 fr., 317 fr. £0. Alpines 158 fr. 159 fr.

Phénix espagnol. 561 fr. 25.

Laurium Grec 77 fr.

Russe (nouveau) 78 fr. 7/16, 1/4.

Le Congrès socialiste d'Erfurt vient de terminer ses travaux il s'est séparé en décidant que la prochaine session aurait lieu à Berlin en 1892. Ses délibérations ont suivi une marche assez différente de ce qu'on en attendait. Il avait été convoqué surtout pour arrêter le nouveau programme du parti. On croyait qu'il se livrerait à quelquesunes de ces controverses de théorie et de doctrine que l'Allemagne aimait tant autrefois. C'était une erreur. Le programme n'a pas été discuté. On l'a adopté à l'unanimité, en bloc. Ce n'est pas tout à fait celui qu'avaient proposé les chefs parlementaires du parti. La commission du Congrès, chargée de la préparation du travail, a préféré une rédaction qui émanait des démocrates socialistes .de Stuttgart. Mais les deux projets ne s'écartaient l'un de l'autre que par de simples ruances. Le fond était exactement le mêmef Les deux textes comprenaient chacun un préambule inspiré par la pure doctrine de Marx, et ensuite une série d'articles où la

Il me fallut la lui conter de nouveau par le menu. Je souffrais violemment, car les détails de cette scène tragique étaient plutôt mesquins et dérisoires

Alors tu lui as dit « Avez-vous sonné, Madame? »

Oui.

Et qu'est-ce qu'elle a répondu ? Elle a répondu: « Non, Monsieur. » Simplement?

Oui, simplement.

Et quel air avait-elle quand elle t'a demandé si tu ne sonnais pas?

Elle avait l'air. l'air décidé, enfin. Il n'y a pas à dire, déclara Lavery, tu es un drôle de type I

Je devins très rouge.

Il me semble que tu vas un peu loin, fis-je en me contenant.

Mais non Mai3 non I cela ne m'empêche pas de t'aimer beaucoup, et, quoi qu'il arrive, tu peux compter sur moi. Compter sur toi?

Oui, évidemment. Tu ne peux plus rester chez les Rambert. Tu vas être obligé de t'en aller sous un prétexte ou sous un autre. Eh bien! je m'occuperai de te caser ailleurs et j'y réussirai, je te le garantis. C'est bien le moins.

Soit, mais comment partir?

Ah voilà! Tu verras. Tout dépend de la façon dont elle aura pris la chose. Il se peut qu'elle ne bouge pas, qu'elle attende ou bien, au contraire, qu'elle attaque et qu'elle cherche à se débarrasser de toi. Elle n'est pas très intelligente, mais elle est rusée, tu sais, et dangereuse. Reviens demain, et nous déciderons de ce qu'il y a à faire.

C'est bien. Je me sauve. Tu ne me gardes pas rancune?

Pas l'ombre I Mais quelle misérable I

politique tenait beaucoup plus de place que les revendications sociales. Il faut, disent MM. Bebel, Liebknecht et leurs amis, que nous commencions par conquérir le pouvoir dans l'Ëtat quand nous l'aurons, alors, mais alors seulement, nous nous occuperons de supprimer la société capitaliste. Ainsi s'explique l'allure un peu bizarre de ce document, qui laisse absolument de côté dans sa partie pratique les principes solennellement proclamés dans sa préface. C'est un programme très radical, mais opportuniste.

S'il a été peu discuté, c'est en partie parce que le Congrès avait commencé par une épuration. La peu nombreuse, mais bruyante minorité dont M. Werner est le principal orateur, et qui se recrute surtout à Berlin, n'a pas assisté jusqu'à la fin aux délibérations d'Erfurt. On a voté contre elle, l'avant-dernier jour, une mesure d'exclusion. Mais elle n'avait pas attendu ce vote pour quitter l'assemblée. La violente querelle engagée entre les chefs du parti et les dissidents a rempli presque toutes les séances du Congrès. Elle a donné lieu à des discussions où MM. Bebel et Liebknecht n'ont pas donné l'exemple de la tolérance et de la modération. Ils ont traité avec une sévérité extrême les gens qui se permettent de discuter leur autorité, de violer le? règles de stricte discipline imposées à l'armée socialiste, et de prêcher une politique moins prudente, plus impatiente, plus directement révolutionnaire que la leur. La victoire leur est demeurée. Elle ne pouvait pas être douteuse Ils continueront d'être les maîtres à peu près incontestés du parti qui a accompli de si grands progrès sous leur conduite. En laissant expirer, le 30 septembre 1890, le régime répressif institué, douze ans auparavant, les adversaires du socialisme espéraient qu'il allait se débander et s'affaiblir, une fois délivré de la dure contrainte et de la réserve auxquelles l'assujettissait la loi de 1878. Jusqu'à présent, cet espoir ne s'est que peu réalisé. L'avenir montrera si le mouvement di désorganisation dont les symptômes se produisent depuis un an s'arrêtera devant les rigoureuses mesures prises par la majorité du Co igrè? d'Erfurt, ou si. au contraire, la sécession de M. Werner et de se§" compagnons est destinée à devenir le point de départ d'un schisme sérieux. Tout le monde s'attendait à les voir frappés d'une excommunication plus ou moins sévère. Mais ce qu'on attendait avec une certaine curiosité, c'était l'issue d'une autre querelle personnelle, du dissentiment qui s'était élevé entre les chefs du parti etl'unde leurs principaux collègues, M. de Vollmar. Le député socialiste de Munich a prononcé récemment un discours où il approuvait la politique de la triple alliance. Ce discours a fait grand bruit. MM. Bebel, Liebknecht et ceux qui pensent comme eux l'ont trouvé trop favorable au gouvernement dont ils sont les adversaires acharnés; ils y ont vu une atteinte à leurs principes de conciliation internationale ils ont craint de voir se former, sur leur droite, un groupe de socialistes disposés à entrer en coquetterie avec le ministère et à voter le budget de l'armée. On parlait, avant le Congrès, d'un blâme qui serait infligé à M. de Vollmar. Dans le Congrès même, une motion d'exclusion dirigée contre lui a été déposée. Mais l'orage s'est dissipé. Une transaction a été conclue, ou plutôt on a évité de vider le différend. M. Bebel a prononcé un grand discours où il a affirmé éloquemment la nécessité d'une « réconciliation à tout prix avec la France ».

Je l'aimais tant Elle était si charmante! Lavery demeurait sengeur. Je me levai et m'approchai de lui. 11 avait les yeux pleins de larmes.

Au revoir. Je ne te reconduis pas, tu m'excuses. A demain. Tâche d'être malin. Au revoir.

J'arrivai avenue Friedland, fort en retard, à cinq heures et demie.

XIIL

M. André est dans la salle d'éludés? demàndai-je à Jules.

Oui, Monsieur, mais Madame m'a dit de prier Monsieur de passer au salon dès qu'il serait de retoup.

Madame est seule ?

Oui, Monsieur, dans le petit salon. La patronne attaquait. Tant mieux ce serait plus vite fini. Je traversai résolument le hall dont le laquais m'avait ouvert la porte, et je m'arrêtai sur le seuil du petit salon, de ce même petit salon où, lors de notïfe première entrevue, Mme Rambert m'avait reçu.

Elle lisait, accotée au bras d'un fauteuil, près de la cheminée, sous la lueur rosée d'une lampe à vaste abat-jour de soie. Elle releva la tète, posa son livre, et d'une voix calme

Entrez, Monsieur. Asseyez-vous. J'ai quelques mots à vous dire. Si, par hasard, des visites nous interrompaient, nous poursuivrions plus tard cet entretien.

Je suis entièrement à votre disposition, Madame.

Je m'assis en face de Mme Rambert. Elle reprit

Monsieur, je ne veux pas revenir sur ce qui s'est passé tantôt entre nous. Mais laissez-moi vous dire que, dans ces derniers événements, ni vous ni la personne qui

M, de Vollmar, qui avait pris la parole avant lui, n5a pas abordé oe sujet délicat; il n'a ni désavoué ni répété les pi'opos qui avaient soulevé de si vives critiques; mais il a affirmé son désir de ne pas se séparer du reste du parti et quoique ces explications n'eussent pas le caractère d'une rétractation, elles ont paru satisfaisantes. La motion d'exclusion a été retirée. On a jugé sans doute qu'une catégorie de proscriptions suffisait, on a mieux aimé user de ménagements envers M. de Vollmar que de mécontenter, en le frappant, ses amis du sud de l'Allemagne et de risquer de susciter des défections en Bavière au moment même où, pour d'autres griefs, on excommuniait les Berlinois.

Nous avons sous les yeux la circù'âire électorale de M. Richard, qui se présente au siège de député vacant dans l'arrondissement d'Auxerre, en concurrence avec M. Denormandie, candidat républicain, et M. Doumer, candidat radical* La lecture de ce document ue nous éclaire pas sur les cause3 de la préférence que certains organes républicains, qui passent pour modérés, se sont crus obligés de donner à M. RichaM sur M. Denormandie. Le Temps nous avait dit que les idées du premier a paraissaient » sa rapprocher des siennes plus que celles du second. A vrai dire, la circulaire de M. Richard ne contient rien de bien saillant ni de bien concluant dans aucun sens. On remarque seulement que ce candidat s'abstient de toute déclaration qui pourrait le faire accuser de modérantisme. En revanche,, il a soin de dire qu'il veut « le maintien d'une République toujours progressive, démocratique et anticléricale». E'ant donné l'abus qui a été fait de ce mot « d'anticléricalisme » dans la langue politique des dernières années, et le sens que les radicaux y attachent encore actuellement, il n'eût pas été inutile de l'expliquer. M. Richard s'est bien gardé de le faire. Il paraît beaucoup plus soucieux de montrer le point de contact de ses idées avec celles des radicaux que de laipser voir en quoi ele-î se rapp.-ocbout de cel es d 1 Temps S'il a l'appui que ce j;>urn-il e c croit pas pouvoir accorder à M. Dinormiulie, on ne peut ̃lire. qu'il se soit nrs en frais po-.ir lV-bîenir.

iHJHilii

La presse allemande conumeate avec b aucoup de vivacité l'article qui a paru il y a trois jours dans les Nouvelles de Hambom'g, p-t qui concerne !a retraite du prince de B «marok. Nous avons analysé cet articl", évidemment inspir.i par l'ancien chancelier. Il est facile de comprendre qu-* la curiosi'é publique en soit fort ex*-i'ée. Voici le point précis sur lequel porte 11 discussion engagée entre la Post, de Stiasbourg, et le journal hambourgeois. La première prétend que, le 17 mars 1890, M. de B smarck a piis et annoncé sa résolution de se retirer avant d'y être formellement et définitivement invité par l'empereur. Le second soutient que, au contraire, le chancelier de l'empire n'a de van'éparau'ione démarche irrévocable la demande de sa démission, demande qui lui a été adressée pour la seconde fois par l'empereur dans la soirée du 17 mars, et à laquelle il a accédé le lendemain. Il e.st vrai que, dans l'aprèsmidi du 17, au conseil des ministres, M. de Bismarck avait déjà parlé de sa retraite mais il ne l'avait pas indiquée, disent les Nouvelles de Hambourg, comme une mesure « inébranlablement » décidée par lui. Sans cela, l'empereur n'aurait pas eu besoin de lui demander officiellement de nouveau sa démission quelques heures plus tard. On le voit, M. de Bismarck tient beaucoup à avoir été révoqué il veut rejeter sur autrui la « responsabilité » entière de sa retraite. Ce qu'il y a de plus curieux, c'est que l'organe de l'ancien chancelier ne fait pas allusion seulement, dans ?on article, à une responsabilité mo'ale ou h'storique, mais à une responsabilité parlemen aire. Il insinue que les débats du Reichs-

vous a conseillé, vous ne vous êtes conduits comme des gentlemen.

J'eus envie de lui demander si, par contre, elle pensait s'être conduite comme une lady. Mais le désir de défendre Lavery m'empêcha de confondre ainsi la patronne, et je répondis

Madame, je vous affirme que personne ne m'a conseillé, que personne ne sait et ne saura ce que j'ai. ce qui s'est. Je vous repète, Monsieur, que je ne veux pas approfondir cet incident. Ce qu'il y a de certain, c'est que, s'il venait à être connu, l'opinion du monde ne serait pas pour vous.

La patronne s'arrêta, comme pour laisser le temps à cette phrase de tomber sur moi de tout son poids, de m'assommer irrémédiablement puis elle continua

Mais ce n'est pas cela que j'avais à vous dire. Ce que je tiens à vous dire, c'est que vous ne pouvez pas rester ici; c'est que je ne veux pas que vous restiez chez moi. Vous me comprenez, n'est-ce pas? Absolument, Madame.

Alors, à moins que vous ne désiriez beaucoup informer M. Rambert de ce que vous avez observé à moins que vous ne désiriez, comment dirai-je?. me dénoncer.

Oh Madame 1

Pourquoi pas? Après ce que vous avez fait. Enfin, puisque ce n'est pas pour cela que vous m'avez. espionnée, il faut chercher un prétexte à votre départ. Je chercherai, Madame.

Quelque chose de simple. Tenez, par exemple: je vous aurai reproché votre retard d'aujourd'hui; vous m'aurez répondu qu'il ne vous plaisait pas d'être astreint à une pareille exactitude, etc. Vous voyez la suite. Je me charge du récit. Vous n'aurez

tag de l'empire ou du Landtag de Prusse feront la lumière sur la question. Il ajoute que la publication du procès-verbal de la séance du Conseil des ministres du 17 mars 1890 et de la lettre de démission du chancelier serait chose fort désirable. Au temps où il exerçait le pouvoir, M. de Bismarck envisageait d'autre façon la divulgation de documents officiels, MM. d'Arnim et Geffken l'ont appris à leurs dépens, et il se préoccupait a«sez peu d'initier les Chamb-es aux détails des crises ministérielles. S'il tient la promesse de son journal, et s'il porte à la tribune un débat sur les causes de sa démission, jamais les partisans du régime parlementaire n'auront fait une plus illustre recrue.

A Bordeaux comme à Lyon, le débordement des publications pornographiques a fini par révolter la conscience des honnêtes gens. Un grand nombre de citoyens ont adressé une pétition au maire de la ville pour lui demander « la répression de l'envahisssement de la voie publique par les immondes obscénités qui s'étalent avec impudence aux vitrines des kiosques ou dans les mains des colporteurs ». M. le maire de Bordeaux s'est empressé de répondre aux pétitionnaires qu'il n'avait pas attendu leurs très légitimes réclamations pour se préoccuper de la question et essayer d'opposer une digue au flot montant de l'ordure. Malheureusement dit-il, la répression lui échappe. La loi donne bien aux maires le droit de faire débarrasser la voie publique des immondices qu'on y dépose mais leur j uridiction ne s'étend pas plus loin. A l'autorité judiciaire seule appartient le droit d'agir contre la pornographie. « II y a plus d'une année, ajoute M. le maire de Bordeaux, j'ai tenté des démarches pour obtenir des poursuites mais c'est de Pari-? que nous viennent ct33 révoltantes publications, c'est de Paris qu'aurait dû pîr'ir l'initiative, et c'est 14, au con'tairp, au centre du pouvoir jud claire, que s*, donnait l'exemple de la plus d^p'orable indulgence pour une violation formelle et constaute de la loi » II est vrai que la chancellerie a rédigé récemment une circulaire invitant le« ptrquels à se montrer rigoureux, et M. le maire de Bordeaux paait co-npter b-aucoup sur !es efl'eta de cette •"irculaire en quoi il fait preuve d'un remarquable optimisme. Ce qui est ceruiu, c'est qu'il a attiré sur si tête de terribles colères. Le* journaux qu'il a pris à partie appellent les i'oudreâ administratives sur ce maire cou pabl<î d'avoir parlé avec quelque irrévérence de l'inert:e de la justice. Pour un peu, c'est contre lui q u'ils demanderaient des poursuites. Certes, il peut sembler singulier qu'un magistrat municipal critique l'attitude des rnagistra' s de l'ordre judiciaire mais on conçoit que les honnêti gens, se sentant si mal protégés, perdent parfois de vue, même dans le paysdn Montesquieu, le principe de la séparation des pouvoirs.

»

NOUVELLES

POLITIQUES ET PARLEMENTAIRES

L'affaire de l'archevêque d'A'x va avoir prochainement son écho à la Chambre. La Droite avait eu tout d'abord l'intention de provoquer à ce sujet un débit immédiat, par la voie d'une interpellation. Mais elle semble avoir renoncé actuellement à ce procédé; il est probable que les orateurs de l'Opposition profiteront de la discussion du budget des cultes pour présenter les observations qu'ils croiront nécessaires.

La question religieuse seraau même moment soulevée par trois députés de la Gauche MM. Pichon, TrouillotetThéveaet. M. P chou compte demander l'abrogation du Concordat et la séparation complète des Eglises et de l'Etat. C'est, à son avis, le seul moyen d'empêcher le retour des faits analogues à ceux qui sont incriminés chez M. Gouthe-Soulard. M. Trouillot, de son côté, réclame l'application stricte du Concordat, de façon à enfermer

plus qu'à confirmer à M. Rambert votre désir de vou3 en aller.

Cela me semble parfait.

Eh bien! c'est entendu. Si vous voulez monter à l'étude, Dré m'a dit qu'on lai avait donné une version très difficile. J'y vais, Madame.

Je saluai. Comme je refermais la porte du hall, j'aperçus Mmo Rambert, très loin, sous la lueur rosée, la figure chaste et candide, les yeux baissés vers le livre, l'air d'une dame infailliblement honnête, et je me rappelai Lavery qui pleurait à cause d'elle. Le soir même, j'eus une brève explication avec M. Rambert; et le lendemain, après avoir embrassé le petit Dré que j'aimais bien, je quittai pour toujours l'hôtel de l'avenue Friedland.

xiv ̃̃̃̃̃̃

Depuis, plusieurs années se sont écoulées. Grâce à Lavery, j'ai obtenu une chaire de troisième au lycée Rivarol et je me mêle plus des amours d'autrui.

Si, d'ailleurs, je m'en mêlais jamais, il est probable que je n'agirais pas comme autrefois, et que je n'essayerais plus d'assurer le triomphe de la frêle morale populaire sur la robuste morale mondaine.

Car je possède aujourd'hui et pratique assidûment ces inimitables règles de charité qu'on nomme le Savoir- Vivre. 1

Car j'ai enfin appris à goûter l'incomparable organisation de notre société qui permet à une pauvre petite femme de tromper son mari, de tromper ses amants, d'accomplir en secret mille vilenies féroces, et de s'en aller, pourtant, toute parée de vertu, parmi l'estime universelle et les salutations très respectueuses.

FERNAND Vandérem.

•'̃• FIN


~rorre~l~a~irr~as~rr

te clergé dans des llmitei qu'il ne pourrait franchir.

Quant à M. Thévenet, il considère que le Concordat est un contrat démodé dont aucune des dispositions n'est plus appliquée. Il coastituc un anachronisme. Ainsi la. meilleure solution serait de l'abroger. Mais l'ancien garde des sceaux reconnaît que des considérations politiques s'opposent à la sépiration immédiate des Eglises et de l'Etat, et il demandera que le gouvernement ouvre des négociations en vue de reviser le Concordat et de le mettre e'n harmonie avec les mœurs ac tuelles.

Il est probable que le gouvernement, soit par l'orgaae du ministre des cultes, soit par la voix du président du Conseil, sera appelé à expliquer son attitude.

Le budget des affaires étrangères fournira a également à certains députés l'occasion de traiter la question religieuse. D'une part, M. Dumay a renouvelé l'amendement annuel tendant à la suppression de l'ambassade du Vatican; de l'autre, M. Hubbard se proposa de soulever la question des rapports de i'Etat et de l'Eglise.

Le même budget donnera lieu à d'autres questions non moins intéressantes.

M. Deloncle veut interroger M. Ribot à la fois sur la question du Touât, sur celle du Mékong et sur les affaires égyptiennes. On annonce, en outre, que M. DelafoHSJ veut traiter la question des rapports diplomatiques entre la France et l'Italie et que M. Mi levoye interrogerait le ministre sur les conséquences de l'entrevue de Cronsfadt. M-<is on ne sait si M. Ribot répondra à ces deux dernières questions.

Le Président de la République a reçu hier le général Msnabrea, ambassadeur d'Italie.

Par décret présidentiel Sont nommés membres du Conseil supérieur du commerce et de l'industrie

Section du commerça. M. Raynal, député, en remplacement de M. Alexandre Léon, décédé.

Section de l'industrie. M. le président de la chambre de commerce de Rouen, en remplacement de M. Pouycr-Quertier, sénateur, décédé.

M. Edouard Agache, manufacturier à Lille, en remplacement de M. Julien Leblan, qui fait partie du Conseil supérieur en sa qualité de président de la chambre de commerce de Lille.

SÉNAT Il

"M. Bardoox a terminé son rapport sur le projet de loi relatif aux Universités. II le lira à la commission dès que celle-ci fera au complet. Deux de f es membres sont absents MM. de Marcère et de Rozière.

Le Sénat, réuni dans ses bureaux, a nommé la commission chargée d'examiner une proposition de loi de MM. Bozérian et Gordelet ayant pour objet de compléter l'article 840 du Code civil relatif aux partages.

Sont élus MM. Thézard, Cordelet, Merlin, Chovet, Régismanset, Jean Dupuy, Munier et Benoist..

On se rappelle que le 6° bureau n'avait pas encore nommé son commissaire pour l'examen du projet da loi sur les Compagnies de coloni a'ion.

Il a éiu hier M. Isaac, défavorable.

La commission dss douanes s'est réunie sous la présidence de M. Jules Ferry. La comuuisi-ion a fixé à 18 et 24 fr. tes droits *ur l-> 'pnrole brut et ralfiné, conformément aux p.-oposit'o ;S de Chambr». Une lougue discussion s'eugage sur la question du plomb le droit sur les plninbs provenant -1o piys les pombs argentifères sont frappés d'un droit de sortie est élevé dj 2 a 3 fr., cooforméinen1 aux propositions de M. Lesueur, rapporteur.

M. Franck Chauveau donne k et ure du rap port sur le projet de 1 >i relatif au dro.tsur les viandes de porc salées d'Amérique. Ce rapport e.-ît adopté après une assez longue di; eus ion.

M. Loub-jt donne lecture de son rappoit sur iea nus 21 à 26, 28 à 29 (laines et peaus). "M. Vinet annonce le dépôt d'un amendement ètablissaat ua droit sur les laines.

Ce rapport est adopté.

Sur le rapport de M. Lesueur, la commission établit des droits de 3 fr et 2 fr. sur le ziae en masse brute.

Les n05 283, 284 et 286 à 294 sont adoptés (couleurs).

Séance aujourd'hui pour l'audition de M. Jutes Roche sur les bois.

CHAMBRÉ.

On a distribué hier à la Chambre des Déptit< s le rapport de M. Félix Faure sar le dégrèvement des transports à grande vitesse.

M. Moreau, député du Nord, a prévenu le minibtre de'i'intérieur qu'il comptait le questionner sur les agissements d'une. Société dite de Notre-Dame-de-1'Usine qui fonctionne aux envii'vius de Lille.

M. Dumay profitera de la discussion du buJg' t d-.& travaux publics pour poser à M. Yves Guyot une question qu'il avait eu préalablement l'intention de traiter par voie d'interpellatiou. Il s'agit de la non-réin !égration par les Compagnies de chemins de fer de la plupart des ouvriers révoqués à la suite de H récente grève. D'après M. Dumay, sur 854 ouvriers alors révoqué*, 300 seulement ont été repris. Le; au'res auraient été remplacés ou râéiie n'auraient pas eu de remplaçants. M/'Dumay veut demander au ministre si les accidents qui se sont produits avec une certaine fréquence ces temps derniers ne doivent pas être attribués à l'inexpérience des nouveaux ouvrière ou à l'insuffisance du pereëanel, là où les anciens ouvriers n'ont pas été remplacés.

;ï. 'SÉNAT

Séance du jeudi 23 octobre.

PRÉSIDENCE DE M. UL E05K», PRÉSIDENT. Encore une séance d'ajournements, et toujours pour cas de force majeure! A peine l'ordre du jour a-t-il « appelé » ia première délibération sur te projet de loi sur les So ïiétés de secours mutuels, que l'on est obligé de constater l'absence du rapporteur, M. Maze, retenu chez lui par la maladie. Cependant on peut se passer de lui, à la rigueur, en procédant à une première lecture de pure forme et en se réservant pour la seconde, ce qui se fait assez souvent. C'est bien aussi ce que M. le président propose, et le ministre de l'intérieur, pour sa part, déclare n'y voir •aucun inconvénient. Mais un membre de la commission, M. Muoier, surgit et proteste la commission a fortement amendé le projet de la Chambre donc impossible de se passer d'un préambule, l'exposé du rapporteur. Voila donc le Sénat forcé d'ajourner la discussion.

Vient ensuite, en seconde délibération, le projet sur le travail des enfants, filles mineures et femmes dans les établissements industriels. Encore un qu'il faut renvoyer à une

séance ultéfiêur<j Ea effet, la commifsioa a apporté in extremis d'importantes modifications dans le texte adopté en première lecture, et le débat ne peut évidemment s'engager avant que la nouvelle rédaction sou « imprimée et distribuée ».

On compte l'avoir lundi, et, dans cet espoir, la hauts Assemblée fixe à ceUe date sa prochaine séance.

Uns opération qui n'aura pas besoin d'être ajournée en revanche, c'est le scrutin pour la nomination d'un secrétaire. grâce, il est vrai, à la prévoyance du règlement qui n'exige plus de quorum en psreil cas. C'e^t bien juste si l'on a pu réunir 143 votants, dont 131 ont donné leurs suffrages à M Guêrin c'est donc ce dernier qui prend au bureau la place de M. Joseph Cabanes. CHAMBRE DES DÉPUTÉS Séance du jeudi 22 octobre.

PR£8IjDBIVC£ DE M. FfcOQCEÏ1, l'fiÊSJDEM. Députa la rentrée, l'ordinaire quotidien de la Chambre se compose invariablement de trois discoars. Aujourd'hui, nous sommes à neuf. Quel que soit le mérite des orateurs, on n'est guère plus avancé qu'au début. Cette discussion générale du budget ressemble à un simulacre de bataille où les combattants tirent à blanc le bruit amorti de cette inoffensive fusillade ne trouble pas la quiétude un peu somnolante de no3 législateur. La commission et !e gouvernement, on s'en souvient, ont, d'un commun accord, renoncé à introduire dans le budget de 1392 la ré forme de l'impôt sur les boi-sons. Ils ont estimé que cette réforme fiscale, en raison même de son importance, devait faire l'objet d'un projet spécial mais M. Jamais, qui en est l'apôtre ardent et convaincu, ne s'est pas résigné a une disjonction qu'il considère comme un renvoi aux calendes grecques. Homme tenace et farina en ses desseins, il s'est juré de la combattre envers et contre iou*, et il s'est tenu- parole, sans vouloir attendre la discussion du budget des recettes où son intervention se fût mieux placée. Dégrever les boissons dites hygiénique?, en d'autres termes supprimer les droits inté- rieurs sur les vins, et compenser par la surtaxe de l'alcool la perte qui en résulterait pour le Trésor, toi est le double but auquel tendent tous les efforts du député du Gard. Ce but, il s'est cru à la veille de l'atteindre, et il le voit f'éloigm r de lui comme un fallacieux ni'rag* I II allait entrer dans la terre promise, à la suite du m'nistre des finances, et voilà que le ministre lui-même se joint à la commission pour obstruer le passage Aussi, en quels termes sévères M. Jamais a-t-il reproché à M. Rouvier ce'te abomitable défection Peu s'en est est fallu qu'il ne l'accusât de haute trahison.

Al'en'endre, M. Rouvi>r aurait renié son passé, brûlé ce qu'il a adoré, et cela sous le plus misérable des prétextes. Comment une réforme absolument fiscale n'est pas à sa place dans le budget? Comment la quest'on d: l'impôt sur les boissons n'est pas mûre? Comment! elle n'a pas été suffisamment étu diée? Mais elle n'a pas cessé d'occuper le législateur depuis 1816 elle a été l'objet d'importants travaux, et, pour ne parler que des plus récents, M. Glauie, le regretté sénateur des Vosges M. Léon Say, ont,- d'aprè- Is enquête-1, dénoncé on d-j r. marq'iable* i rapports le préjudice énorme cau-6 au Tréso" par la fraude sur lVlcco'1. On posrèïe tous les matériaux nécessaires il ne r<;ste qu'* 'e> mettre en œuvre. Si ou la^se échapper l'occasioa, qui sait qu?n 1 oa ia re s-di-ira ? Ja mais rnomeut nu fut plus propice pour accomplir une réforme essentiellement démocrati que; jamais ministre ne fut mieux e-"i mesura ^e 1-t Caire abou ir. Ici, l'orateur, changeant de tactique, a couvert M. Ro ivier de fleur- puis, s'abindonnant à toute la fougue de i on tempérament méridional, s'exaltaut jusqu'au lyrisme le plus hyperbolique, il a montré la réforme dj. l'impôt sur les bjhsoas co nnijî 1»j paliadium de la République. « Profitez, Monsieur le oiioistre, s'e.->t-il écrié, profitez de la con fiaucâ dont vous jouissez, ne confondez p°s la politique d'apaisein»nt à laqueil»; nous nous raldons tous avec la politique d'inertie Ap es les élections de 1839, vous avez présidé à la reconstitution de notre parti nounous sommes alors tous unis dans un effort pour la lut^e. Cette union a porté ses fruits aujourd'hui, l'armée r/publi'caiae est orga-jisée je vous demande de lui donner le signal de la marche en avant » v

Ce? airs de bravoure minquent rarement leur effet la Gauche a fort applaudi ceiu1 ci. Il était juste, d'ailleurs, de rendre hommage aux bunnes intentions d'un orat- ur que seule l'ardeur de sa foi robuste entraîne à méconnaître la loi des proportions. Mais cet enthousiasme momentané n'a guère plus duré qu'un feu de paille. Il a suffi, pour l'éteindre, de quelques judicieuses observations du président de la commission du budget. M. CasimirPerier s'est bien gardé desuivre M. Jamais dans ses longs développements. Il a compris qu'il y aurait una contradiction évidente à discuter les détails de la îéforme de l'impôt sur les boissons, puisqu'il avait pour mission de demander à U Coauibre de ne pas l'aborder, et il s'est borné à exposer les raisons pour lesquelles la commission, déférant au désir du gouvernement, avait décidé d'ajourner la discussion. La réforme du régiœe des boisions touche à de très graves et délicates questions, elle mf t en jeu de nombreux intérêts. C'est ainsi que le privilège des bouilleurs de cru et le renouvellement des licences £ ont en cause Le budget de 1892 ouvre déjà suffisamment d'aléa pour qu'il soit jugé imprudent d'aller au delà. Nous perdons 38 millions du fait du dcgrèvement de la grande vitesse nous remanions des ressources s'élevant à 40 millii^ns, par suite de la diminution des frais de justice. Pour boucler le budget, nous faisons état de 50 millions à provenir de ressources nouvelles. Nous mettons donc en jeu ISO mil- lions de recettes. A ces 150 millions, qui constituent déjà un aléa, M. Jamais cous propose d'ajouter les 170 ou 175 millions sur lesquels roule l'impôt des boissons. Eh bien, la même année, aller jusqu'à discuter, jusqu'à ébranler, dans une certaine masure, 360 ou 370 millions de recettes, ce serait une grande imprudence. L'im- prudence serait d'autant plus grande qu'il y a certaines réformes dont ni la commission, ni la Chambre ne voudraient prendre la responsabilité quand le gouvernement, qui a la garde des recette?, s'y refuse lui-même. La Chambre doit se montrer d'autant plus circonspecte, que les députés actuels n'auront à voter qu'un budget, outre celui-ci, avant de comparaître devant leurs électeurs. Le budget de 1893 sera probablement assez laborieux, si nous voulons persévérer dans la voie où nous sommes entrés. Il faudra faire face au dégrèvement intégral de la grande vite-se, c'est-à-dire à quatre trimestres au lieu de trois. Si donc nous ne tenons pas compte seule ̃• ment de l'heure présente, si nous nous préoccupons de demain, nous devons assurer les recettes du buget de 1892 et préparer celles de 1893.

M. Casimir-Perier a conclu en ces termes L'œuvre financière que nous avons entreprise avec le concours du gouvernement est considérable; pour mener à bonne tin simultanément t les réformes fiscales et la suppression des em-

prunts, il nous faudra faire preuve d'une grande energie et d'une véritable force de résistanca. M Jamais disait que c'est l'honneur des régimes de liberté de remtter des i lées et de s'acheminer êans cesso ver;! le mieux je lui répoudrai qus le devoir des domoCia'ies libres est de savoir résister à certains entraînements. (Très bien! très bien!)

Aux .époques où il n'y a ni presse ni tribune, nous savons à quel prix s'dchète une populirité passagère; ce qui s'est passé il y a vingt ans nous en fournit la prouve. (Très bien très bien!) 1)

Aujourd'hui, sous un régime qui vit de discussion et de lumière, il faut savoir compter sur l'intelligence du corps électoral. Quant à moi, j'ai assez de confiance dais sa sagesse pour être convaincu que la popularité la plus saine et la plus durable est acquise à ceux qui lui parlent avec sincérité. (Applaudissements.)

M. Baïhaut, ancien ministre des travaux publics, a prononcé ensuite un long et substantiel dis^ourp, où il a trai é plus particuliè"einent la question des chemins de fer, tt qui peut se résumer ainsi Il faut clore les derniers comptes d'exploitation partielle, accroître le produit brut, obtenir la plus stricte économie dans l'esploitationj limiter, en les précisant, les travaux complémentaires, remanier les contrats avec les Compagnies secondaires, fortifier le contrôle et soumettre les conventions aux règles de la comptabilité publique.

La suite de la discussion a été renvoyée à samedi.

COLONIES FRANÇAISES Le Yang Tué, courrier de Chine et du Japon, qui est amvé hier matin à Marseille, avait à bord un gracd nombre de passagers, parmi lesquels MM. Wœter, consul de Russie à Shanghaï Cotton, directeur des houillères au Tonkin, et Scott, vice-consul anglais à Shanghaï.

Au départ du Yang-Tsé de Shanghaï, il y avait, sur la rade, un navire de guerre italien, un japonais, un anglais et deux américaim. Les vaisseaux français étaient dans l'intérieur plus en amont*.

Les journaux du Tonkin apportés par ce courrier annoncent que Li-Huong, chef de pirates de la ta: de du Denam, a fait sa eoumissi'on, le 9 septembre, avec dix serviteurs. On tspèreque d'autres chefs feront prochainempnt leur soumission.

Une opération combinée a été dirigée des postes de Noxat et de Soc Giang contre le repaire de Luog-S jng réputé jusqu'ici inaccessible. D.ux dé'acheaients, commaniés par le capitaine Bartheul et le lieu'enant Patin, ont surpris les pirates qui se sont enfuis sur nos feux de ?a!ve Nous n'avons eu aucun blessé. Le Hong-Kong Telegrapk dit tenir de bonne source que les charbonnages de Cam-Pln, qui dépendent des concessions de la Société française des charbonnages du Tonkin, ont été vendus à une nouvelle Société, moyennant 75,000 iiv. st.

MADAGASCAR

L'agence Dalziel publie la note suivante La constitution de la Madagascar Syndicate Company, dont les journaux s'occupent en ce moment, remonte à l'année 1889, époque à laquelle un sieur Kingdom, sujet anglais, lui apporta la concession de 1,235,000 hectares de terrains miniers mais jusqu'ici il avait été impossible de faire souscrire aucune action parles capitalistes anglais. On dit même que le capital de la Société ne serait pas encore constitué et que la nouvelle lancée hier dans les journaux aurait pour but de faciliter une émission future et encore aléatoire. La première concession de terrains accordée par le gouvernement hova moneto à l'année i&8i>. On en aceorîa d'autres (n 1587, on 1888 mais, depuis deux ans, aucune concession n'a été faite à des sujets anglais; la dernière concussion dans l'ordre chrono logique est la concession faite à M. Rigaud, sujet français.

Le ministre des affaires étrangères n'a d'ailleurs en son pouvoir aucun moyen d'empêcher le gouvernement hova d'accorder des concussions de terrain à des étrangers. h s conditions du protectorat français permettent au gouvernement d'intervenir dans les négociations diplomatiques des Hovas, à l'exclusion des affaires intérieures de l'île.

'•̃ ALGÉRIE

On (él^raphic de Tlemcun, le 21 octobre, à l'agence Havas

On signale des agissements de Bou- Amama du côié de Deldou', comme tendants à nous créer des difficulté.

Bou-A marna aurait reçu les eiva'krs envoyés au Touàt par le Maroc; il l?ur aurait donné des subside* et prêté son influence en vue de les feider à percevoir certains tributs qu'ils venaient l.ver.

On télégraphie de Tlemcen, le 22 octobre Les tribus des Mehaïa et des Angad continuent leur mouvement vers l'Est, lentement en présence des mesures prises par L.s autorités françaises.

Leurs "adversaires ont rétrogradé vers l'Ouest, du côté de l'Isly.

Vint cinq tent s de Mehaïa ont repassé en Maroc quand elles ont appris qu'elles devaient se laisser désarmer pour rester sar le territoire français.

ÉTRANGER

Affaires d'Irlande. l,

Bi n que la nomination de M. Jackson en qualité oe secs-éiaire d'E'at, pour l'Irlande ne soit pas encore officielle, on annonce de bonne source qu'elle est certaine. {Dalziel.) Les inondations.

Nous recevons les dépêches suivantes Londres, le 22 octobre.

L»s pluies continuelles ont produit une crue considérable de la Tamise. Daos beaucoup d'endroits les berges du fleuve sont inabordables, et l'on ne peut se rendre dans certaines maisons qu'au moyen de bateaux. A Maidenheai, mal ̃ grêles berges maçonnées, construites pour protéger les propàétéi riveraine!1, d'énormes étendues sont submergées et on ne circule plus qu'en bateau. Ray-Park et Maidenheai-Park sont recouverts d'eau et les parties de canot dans le* prairies sont à l'ordre du jour. Les travaux d'extension du réseau du Great Western-Rail way SDnt interrompus par l'inondation. Partout on s'-Utend à ce que la crue soit encore plus désastreuse qu'il y a sept ans.

Madrid, le 21 octobre.

D'après des avis reçus de la province de Grenade, la rivière Darrj a monté subitement de quatre mètres. En un clin d'oeil les eaux ont couvert la plaine entraînant bestiaux, troncs d'arbres, etc. L'orage a éclaté sur le village de Huetor avec une telle impétuosité que toutes lès rues se sont trouvées inondées immédiatement.

Le village de Monachit est converti en un véritable lac.

Plusieurs localités sont privées de toute communication et manquent des denrées de première nécessité.

Turin, le 22 octobre.

Par suite des pluies torrentiel Ips qui se sont produites c»s jours derniers, les fieuveçCé.^les rivieres débordent partout, daos un grand nbinbre de localités les lignes de chemins de fer sont coupées sur plusieurs points, notamment sur la ligne de Turin a Savone, où un éboulement s'est pro luit près de la gare de San Giuseppe, par suite duquel le service sera suspendu pendant une dizaine de j6urs; il y a eu également un éboulement sur la ligne de Turin à Aoste, près de la station d'ivrée. Sur la ligne d'Alexandrie à Savone, les eaux ont détruit la voie entre Gassine et Strevi.

Allemagne.

Il vient de paraître sous le titre de Accepter ou Refuser, une brochure contre le traité de commerce avec l'Autriche, dont on persiste à attribuer l'inspiration au prince de Bismarck, et la rédaction à M. Lothar Bucher. En tout ca?, cette brochure développa les articles des Nouvelles de Hambourg et met en opposition la politique de l'ex-chaaceher avec celle de M. de Caprivi.

Selon l'auteur, le prince de Bismarck voulait surtout user de l'alliance avec l'Autriche pour amener cette puissance à un arrangement avec !a Russie au sujet des affaires d'Orient. Dj cette façon, l'ancienne alliance des trois empereurs aurait été restaurée, et la France eût été obligée de sa réconcilier avec l'Allemagne ou de tomber au rang d'une puissance de second ordre.

Le prince de Bismarck avait compté avec l'é ̃ ventualité de sa retraite, à laquelle son âge pouvait contraindre mais il ne croyait pas au'un an après son départ de la chancellerie sa politique subirait d'aussi profondes modifications. L'Allemagne a pris aujourd'hui à tâche de garantir la position non seulement de l'Autriche, mais aussi de l'Angleterre contre toute entreprise de la Russie. CeUe attitude a blessé le tzar et l'a pous?é de plus en plus du côté de la France. L'entente franco-russe, môme si elle n'est pas consacrée par un traité formel, a rendu la situât oa de l'Allemagne plus difficile. Il est trop lard pour reculer. Il faut donc se résigner à la guerre prochaine, m us cette guerre doit éclater le plus tôt possible dans l'intérêt de l'Allemagne, et elle sera moins redoutable si elle trouve de nouveau le prince de Bismarck à la tête des affaires et M. de Caprivi, commandant un corps d'armée, au lieu que M. de Caprivi rédige das Notes diplomatiques et que le feldmaréchal de Bismarck soit chargé de la défenf d'une côte.

Quant au traité de commerce avec l'Autriche, le Reichstag doit paser attentivement la nécessité de ce lourd tribut payé à l'alliance avec l'Autriche; sinon, il se rendrait coupable de forfaiture.

Egypte.

Le correspondant du Times, au Caire, télégraphie que M. de Rever.-eaux a soumis au gouvernement égyptien les motifs sur lesquels il base sou refus de laisser ses nationaux s soumettre aux ordonnances de po lice.

M. de Rever?eaux dit que plusieurs arti clés de ces décrets sont illégaux et violent les Capitulations, et il affirme que la Cour qui a approuvé les décrets n'a pas la compétence voulue pour trancher des questions d'interprétation d'une convention internationale. Russie.

Le maire de Moscou, M. AlexeiefT, a déclaré qu'afin de paralyser la spéculation la municipalité fixerait le prix du pain et de la viande, et qu'eu cas de grève de la part des fournisseurs la municipalité se chargerait de la fourniture de ces aliments.

Chine.

On mande de Singapour au Times, d'après des avis de Shanghaï, datés du 10 courant, que la situation en Chine est calme. Les missionnaires arrivés de l'intérieur du pays ont reçu de leurs consuls respectifs l'ordre de ne pas y retourner.

L'escadre française était arrivée.

La distribution des écrits violents continuait.

DÉPÊCHBS HA VAS

Londres, le 22 octobre.

La reine a conféré l'Ordre de la Jarretière au roi de Wurtemberg. Le duc de Connaught apportera les insignes au souverain.

Madrid, le 22 octobre.

Le roi François d'Assise partira demain par le Sud-Express se rendant à Paris.

Athènes, le 22 octobre.

La nouvelle concernant la révocation de gardiens de l'Acropole pour vols d'antiquités est absolument fausse. Il n'y a eu ni vols commis, ni gardiens révoqués.

Rome, le 22 octobre.

C3 matin un éboulement s'est produit à Bianzone {arrondissement de Tirano).

Trois maisons ont été ensevelies.

Cinq personnes manquent; on les croit blessées.

Une femme a été retirée de dessous les décombres.

On travaille au sauvetage des autres. Buenos-Ayres, le 21 octobre.

Des télégrammes de l'Assomption annoncent qu'une révolution, qui a été comprimée aussitôt, vient d'éclater au Paraguay.

L'ordre est rétabli. `

DÉPÊCHES DAfZIKL,

Londres, le 22 octobre.

On est très inquiet dans l'entourage de la famide royal'- sur la santé de la princesse Maud de Galles. On se rappellera qu'il y a quelques semaines à peine il avait été utile de lui [faire taire une cure à Vichy. Aujourd'hui, les médecins pensent qu'il est indispensable que la princesse passe l'hiver dans un climat plus tempéré, et, en conséquence, elle se rendra dans trois se ̃ maines probablement dans le midi da la France. Belgrade, le 22 octobre.

On reçoit de Cettigné la nouvelle que, près dlraujica, une bande d'Arnautes, commandés Par le fameux Kurtapis, a attaqué une caravana de Monténégrins qui était escortée par des soldats turcs. Quatre soldats turcs ont été tués et trois blessés. Les brigands se sont enfuis en abandonnant leurs blessés. Le gouvernement monténégrin a demandé à la Porte de prendre des mesures pour éviter le retour de pareils faits. L'exaspération des populations de la frontière fait craindre des troubles. Le gouverneur de l'Albanie a envoyé des troupes à Iraujica.

GUERRE ET MARINS

L'agence Havas publie la note suivante Le président du Conseil, ministre de la guerre, est rentré à Paris dès mercredi soir, de son voyage à Troyes où il a inspecté, comme on sait, le 237» régiment mixte, réuni pour' la période de convocation annuelle.

M. de Freycinet est rentré très satisfait des exercices auxquels il a assisté et de l'aspect du régiment. Bien que convoqué pour la première fois et depuis quatre jours seulement, le 237° avait toutes les apparences d'une troupe disciplinée. Tous les hommes portaient le numéro du régiment. Le mélange des officiers de l'armée active avec ceux de l'armée territoriale a donné les meilleurs résultats.

Dès maintenant, la création des régiments mixtes rst un fait accompli. De nouvelles dispositions ne tarderont pas à consacrer leur existence d'une manière détlnitive. Ils auront pour premier effet de doubler à br<?f délai nos forces de campagne.

La population de Troyes, prévenue au dernier moment de l'arrivée du ministre, qui voyagent incognito, lui a fait néanmoins l'accueil le plus chaleureux.

Les renseignements reçus des autres corps sur les régiments mixtes, qui sont au nombre de 72, sont très satisfaisants.

On télégraphie de Lille que les olfic;er3 du 243° régiment mixte ont été informés que M. de Freycinet viendra vendredi à Lille.

M. le capitaine de frfgate Le.-pinasse de Saune est chargé des fonctions de rapporteur de la commission de tactique navale qui doit se réunir le lur novembre prochain.

On mande de Brest, le 21 octobre

Le commandant du Dimitri-Donskoï a télégraphié de Cherbourg au maire de Brest que le ministre de la marine russe l'avait autorisé à accepter l'invitation de la municipalité de Brest et à séjourner pendant quelques jours dans le port de Brest. Le commandant du Dimili'i-Donskoï quittera donc Cherbourg le 27 octobre. On espère à Brest que le ministre de la marine français ne refusera pas de prolonger le séjour de la ûivit-ion do l'amiral Gervais en rade de Brest, pour que les marins français, les marins du Minin et les marins du DimitriDonshoï puissent assister ensemble aux fêtes préparées par la municipalité et la population de Brest.

On télégraphie de Cherbourg, le 22 octobre Ce soir, à la préfecture maritime, une soirée sera donnée en l'honneur du commandant et des officiers du Dimitri-Donskoï.

Samedi, au consulat de Russie, aura lieu un grand dîner, auquel seront conviés le vice-amiral Lespès, préfet maritime; les contre-amiraux Mathieu et, Maigret, majors de la flotte; le général de Chabrignac, le maire de Cherbourg, etc.

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CHRONIQUE ELECTORALE

GIRONDE

M. Jules Brisson, ancien directeur du Parti national, ee présente dimanche prochain, 26 octobre, comme candidat républicain modéré, aux suffrages des électeurs sénatoriaux de la Gironde.

Voici un extrait de sa profession de foi Les résistances que la République rencontrait chez les anciens partis se sont peu à peu effacées. L'opposition systématique qui unissait dans l'ancienne Chambre les partis extrêmes décroît chaque jour. Les séances sont plus calmes, les crises ministérielles moins nombreuses. L'apaisement se fait. e e moment approche où les lois d'exil elles-mêmes disparaîtront, et où toutes les nuances du parti conservateur sa fondront dans un grand paiti républ.cain gouvernemental, qui aura ses racines dans les entrailles mêmes de la nation.

C'est ce grand parti républicain conservateur qu'il s'agit de créer. C'est à cette œuvre féconde que tout le monde doit appliquer ses efforts. Par suite de cette transformation, le Séaat aura un rôle de plus en plus important à jouer. Jusqu'ici, il a rtndu au pa>s un service incalculable en réfrénant le boulangisme; mais son service plus réel est d'avoir contenu les impatiences de la Chambre, d'avoir mis un frein à ses tendancts révolutionnaires, d'avoir empêché toutes les folies et toutes les violences dans lesquelles, sous l'influence des paesions du dehors, te serait infailliblement laissée entraîner une Chambre unique.

Je suis donc d'avis que, loin de diminuerl'influence du Sénat, les républicains sincères, qui placent au-dessus de tout l'ordre et la liberté, doivent se grouper autour de lui pour le main tenir et pour le défendre.

Rassurée au dehors, la République n'a plus d'ennemis qu'au dedans. Le véritable ennemi, c'tst la révolution cosmopolite, c'est le soeialsoae international qui se présente, labouehe pleine de menaces et la main pleine de bouleversements. Jusqu'ici les pouvoirs publics semblent avoir ferme les yeux pour ne pas le voir. Des esprits honnêtes, mais à courte vue, ont, au contraire, pris à tâche de favoriser son développement, en entrant dans la voie des réformes à outrance, et en compromettant tous les intérêts existants sous le fallacieux prétexte de favoriser les intérêts à venir.

LA QUESTION OUVRIERE

Le Congrès des travailleurs des chemins de fer.

Hier matin, à neuf heures, a eu lieu, à là Bourse du Travail, la séance du Congrès de la Fédération générale des travailleurs des chemins de fer. L'assemblée était très peu nombreuse c'est à peine si on comptait 150 assistants dont la grande majorité était composée d'employés révoqués ou d'anciens agents des Compagnies.

Le bureau a été ainsi constitué

Président. M. Joinet, de la Compagnie du Midi (section de Toulouse).

Assesseurs. MM. François, révoqué de la Compagnie de l'Est, et Auguste, de la Compagnie du Midi (délégué de la section de Bordeaux).

Secrétaire. M. Binet, révoqué de la Compagnie de l'Ouest.

Les opérations de la formation du bureau et de la vérification des pouvoirs terminées, le citoyen Fontan, délégué de la section de Toulouse, a, avant toute discussion, tenu à poser au Congrès une question qui, pour les déégués, était de la plus haute gravité. Cette question était ainsi formulée « L'assemblée est-elle favorable à l'organisation d'un syndicat gé. éral, ou, au contraire, à la division récemment proposée de la chambre syndicale actue;le en syndicats de Compapagnies V i>

Après une discussion très confuse le système du syndicat unique a été voté à une faible majorité.

A la séance de i'aprô?-midi, après une discussion orageuse, une commission composée des citoyens Auguste, Lejars, Bertinet, Guérard, est changée de se rendre immédiatement au Palais-Bourbon aûu de solliciter des dé pûtes leur concours dans la discussion de 1'inierpellation que M. Dumay doit adresser au ministre des travaux publics au sujet de la caiabtrophe de Saint-Mandé et au cours de laquelle l'attitude d-; M. Yves Guyot lors de la récent^ grève sera examinée.

M Pillot, rapporteur du conseil d'administration, donne lecture du rapport du conseil d'administration et de l'exposé de la situation financière du syndicat.

Ce document enregistre les différentes opératioas faites pendant la grève et porte que la ca'sse syndicale, qui, en avril 1891, lors du dernier Congrès, contenait 5,253 fr. 66 c., ne contient plus aujourd'hui que 2,121 fr. 05 c La commission de contrôle a été dissoute. Une longue discu3fion engagée à ce sujet se termine par la nomination d'une commission d'enquèto formée de sept membres appartenant aux diverses Compagnies.

Une autre commission est chargée d'elabo rer de nouveaux statuts.

Au moment les congressistes allaient se séparer, les délégués qui s'étaient rendus au Palais-Bourbon rentrent dans la s slle l'un, le citoyen Lejars, rend compte des démarches de la délégation.

Les délégués se sont entretenus avec le s dép téo Dumsy, Gabriel, Ernest Roche et Jourde Tous ces députés ont promis de prêter leu'concours actif aux travailleurs des chemins de fer. Les trois députés boulangistes ont engagé les congressistes à organiser danis leurs circonspections respectives de grandes réu nions, en vue d'inviter les députés de ces circonscriptions à soutenir, le moment venu, l'interpellation Dumay.

Après ces explications, la séance est levée.

r ,-t-ï- v EN PBOVINCE `~

Grenoble, le 22 octobre.

Hier soir la chambre syndicale des ouvriers gantiers s'est réunie pour recevoir communication d'une lettre des ouvriers gantiers de Stuttgart, qui sont en grève et demandent des secours d'argent.

La réunion, composée de 2S0 ouvriers, a décidé, l'unanimité, d'ouvrir immédiatement dans les ateliers une souscription dont le produit sera envoyé samedi aux grévistes allemands.

La décision prise hier soir par la chambre syndicale cause une assez vive émotion. 11 y a à Grenoble plus de 4,000 ouvriers gantiers.

La grève des verriers.

Lyon, le 21 octobre.

Les grévistes verriers Riolo, de Fonclare, et Auguste Favre, qui, le 8 octobre, rouèreut de coups le nommé Bazin, travaillant à la verrerie Beroud, ont tous deux été condamnés à un mois de prison par le tribunal correctionnel.

INFORMATIONS

Un lycée français à £aint-Ikétersbourg M. le comte K de Kératry a, le 19 janvier dernier, remis à MM. Ribot, ministre des affaires étrangères, et Bourgeois, ministre de l'instruction publique, uu rapport rédigé d'après les instructions mmistériell~ s, dans lequel il a exposé les raisoas de paîriotisine et d'équité qui militent en faveur de l'établissement d'un lycée français àSatnt-Pétefcibourg.

Ce rapport s'appuie sur une enquête fai '.9 auprès de la colonie française dont la presque, totalité des membres ont chaudement adhéré au projet.

M. de Kératry signale l'état de délaissement relatif de la langue française en Russi depuis l'oukase de 1861 qui, en abolissant î* servage, a diminué l*s fortunf de l'aristocratie, et restreint l'usage des précepteurs français dans les familles riches. Il insiste sur- ce fait que des écoles allemandes se sont créées dans bien des villes russes et y propagent t l'esprit allemand. Il y aurait donc lieu, pour r sauvegarder la part d'inûuenee que la vulgarisation de notre langue peut nous assure, d'offrir à Saint Pétersbourg, aussi bien à no« nationaux qu'aux familles russes qui le désireraient, le moyen d'envoyer leurs enfants à notre école. Le moment est favorable. Les n lations amicales entre les deux pays 'ont augurer une réponse bienveillante du tzar, et il ne reste qu'à procurer à l'entrepriss les fond» qui lui sont indispensables.

L'Etat est disposé à détacher en mission 1 s professeurs nécessaires à l'établissement de; cadres et à subventionner le futur lycée s% comme tout le fait prévoir, la commission du budget ne s'y oppose pas. Restent les frais nécessaires à l'érection des bâtiments. M. de Kératry espère qu'il se rencontrera en Franco des Mécènes éclairés et patriotes pour faire les sacrifices voulus.

Les Inondations dans le Midi.

Nous recevons les dépêches suivantes Lyon, le 21 octobre, minuit.

Par suite d'une pluie torrentielle, tombée cette nuit et es matin, le Rhône et la Saône ont beaucoup grossi. Des dégâts ont et?, causés aux coteaux de Saint-Just et de SaintClair. A Ecully, près Lyon, une femme s'est, noyée dans le ruisseau des Planches. Dans tout» la région, les rivières et les ruisseaux débordés ravagent les terrains nouvellement ensemencés et font de grands dégâts. Des dépêches de Valence, Montélimar, Annonay, Privas, Tournon, signalent des routes inondées et coupées en différents endroits, A Aubenas, une maison s'est écroulée dans le quartier de SaintPierre il H'y a pas eu de victimes. On signala de graves dégâts dans les terrains ensemencés sur les bords de l'Ardèche et de la Volane. Cherbourg, le 22 octobre.

Une véritable bourrasque a soufflé toute la nuit sur nos côtes. La pluie était très violente. Certaines rues ont été littéralement envahies par les eaux sur la place Divétte, les égoutsont t débordé, le ruisseau Trottebec a également débordé.

Privas, le 22 octobre, 10 h., matin.

A Chambonas, on a réussi à sauver les habitants du moulin Latour qui s'étaient réfugiés sur les toits. La rivière la Chassezac a atteint un mètre de plus qu'en 1890.

A Pont-de-Labaume, une grande passerelle a été emportée par les eaux de l'Ardècïie; A Saint-Marcel- de-1'Ardôche, la crae est de 8 mètres; la circulation est interrompue. A Fabras, une route, détruite déjà en IS90, a subi encore de grands dégâts.

Près de la gare de Niègles-Prades, une maison a été emportée. Le barrage de Delubac a cte entièrement emporté, ainsi qu'une partie de 1* digue.

L'affaissement d'un pont suspendu à Vals fait craindre qu'il ne s'écroule.

A Saint-Just-d'Ardèche, la route nationale a été emportée par l'Ardèche.

A Barnas, trois maisons se sont écroulées. A Pont-Aubenas le quartier Tartary est inondé. Tous les services de voitures sont suspendus.

La conduite d'eau qui alimente Aubenas est brisée à la Bégude.

Au Bourg-Saint-Andéol, le Rhône a charrié une grande quautité de troncs d'arbre. Do Saint-Laurent les-Bains, on signale un* autre victime et huit maisons emportées par les eaux.

Ce matin. le temps est splendide à Privas. Privas, le 22 octobre, midi.

Les eaux baissent considérablement. Du ecté d'Aubenas, de Vals et de Pont-de-Labaume, il n'y a plus d'accident à redouter.

Tarascon, le 22 octobre, 9 h. 15 m., matin. Le Rhône continue son mouvement ascensionnel. Ce matin, à huit heures, il atteignait S'n95 à l'étiage.

Le fleuve charrie des matériaux, des cadavres d'animaux, ce qui indique que des dégâts assez grands ont eu lieu en amont.

L", temps se rassérène, mais il y a toujours quelques nuages menaçants.

Nimes, le 22 octobre, 11 h.. matin.

L'orage d'hier a causé de grands dégâts dans la campagne. Le Rhône et toutes les rivières du Gard ont débordé. La crue est aussi forte que l'année dernière; mais elle sera sans doute do moindre durée. Nîmes a été peu éprouvé, gràco à l'absence de toute rivière dans la ville même. Tout s'est borné a l'inondation des caves dans le quartier bas.

Dans la plaine, la Vistre a débordé. A Alais, le Gardon a inonde la partie basse de la ville; plusieurs platanes de la prairie ont été arrachés le quai de la Comté est submergé; le» eaux sont venues jusqu'aux abords de l'ancienne gare.

La circulation des trains est interrompue entre Moussac et Nozières, sur la ligne d'Alais; entre Cavillargues et l'Ardoise, sur la ligne de Langogne. En outre, les trains venant du Vigau. Clermond-Ferrand, le Teil subissent des retards considérables. Le courrier de Paris n'a pas étî di tribué ce matin. Plusieurs routes sont également coupées la circulation est interrompue entre Pont-:Saint Esprit tt la Croisière, entre Pont-Saint-Esprit et Saint-Just. Sur la route de Lyon à Beaucaire, le pont de l'Ardèche a été emporté.

Le Gardon a emporté, sur une longueur dp 50 mètres, le chemin de la Grand-Combe au Trescol. La gare de la Pise a été endommagée. A Uzès, la plaine des Fouzes n'est plus qu'un immense lac. Le moulin du Tournai a été en partie détruit par les eaux de l'Alzon. Au Vigan, l'Arre a débordé, arrachant plusieurs châtaigniers. Pendant plusieurs heures, les routes ont été impraticab!es pour les voitures.

A Pont-Saint-Es;irit, le Rhône est monte 6"'9O au-dessus de l'étiage la plaine de La motte est inondée.

A Saint-Jean-du-Gard, la, route nationale, entièrement ravinée, est coupée sur plusieurs points la circulation est interrompue sur cett» route.

A Anduze, de nombreuses filatures riveraines du Gardon sont inondées; le travail a cessé. Nîmes, le 22 octobre, 2 h., soir.

Les dernières nouvelles reçues sont désastreuses dans tout le département.

A Vallabrègues, la population a évacuer les habitations pour aller passer la nuit dans le cimetière, qui est situé à la partie haute du village.

A Roquemaure, les eaux couvrent une immense étendue de territoire. Les routes de Bagnols et d'Orange ont 2 mètres d'eau.

La cote du Rhône est à 6 mètres. Il continue à monter de 10 centimètres par heure. Les ravages sont grands.

Nimes, le 22 octobre.

La Compagnie a affiché l'avis suivant « La voie est interrompue sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes, aux points de Labastide à Prévenchères et de Villefort à Concoules.

» Les voyageurs venant de Paris par cette ligne sont détournés sur Nîmes par Lyon. » Avignon, le 22 octobre, 6 h., soir.

La crue du Rhône prend des proportions alarmantes. L'étiage marque 5[I175. Les eaux submergent l'île Barthelasse et le parc des équipages des pontonniers. Dans la banlieue, les eaux viennent par infiltration dans les bas quartiers. Dr? graves dégâts sont imminents, si la crue de la Durance, qui monte de 10 centimètres pir heure depuis trois heures du matin, persiste en refoulant le Rhône dans lequel elle se jette.


Saint-Etienne, le 22 octobre, 6 h., soir. On reçoit de tous côtés des nouvelles désastreuses sur les dégâts occasionnés hier par les inondations sur les bords de la Loire. A SaintJust, le fleuve a débordé; en plusieurs points, les eaux s'étendaient sur unelargeur de 300 mètres les riverains ont beaucoup souffert. Un teinturier a dù suspendre le travail et faire déménager en toute hâte ses marchandises. Un pavillon situé à 200 mètres de la Loire, appartenant à un cantonnier, a été emporté par le courant. Deux cadavres ont été aperçus au milieu du fleuve, qui roulait de nombreux matériaux de toutes sortes. A Veauche, le château du maire, M. 'Bournot, a été envahi par les eaux.

A Montrond, U Loire est montée de 5 mètres au-dessus de l'étiage, inondant la campagne sur étendue de 2 kilomètres.

Sur la route de Montbrison 11 y avait un mètre d'eau sur la rive gauche une ferme, appartenant à M. Perragut, a été bloquée par l'inondation le fleuve charrie des charrues, des poutres, des troncs d'arbre, etc. On a aperçu sur l'eau la toiture entière d'une maison. Le temps s'est remis au beau; le fleuve baisse rapidement.

»

AU JOUR LE JOUR

AU PAYS DU PÉTROLE

Il faut louer certains voyageurs de la rapidité avec laquelle ils savent découvrir des contrées et des race?, décrire des paysages du fond d'un vagon, contempler une Constitution polit'que par la fenêtre d'un hôtel, et rédiger, à la hâte, sur le pont d'un paquebot, des dissertations intrépides où ils révèltnt au public des peuples dont ils ne savent pas la langue, des civilisations dont ils ont à peine vu la surface, des religions et des philosophies qui leur semblent d'autant plus faciles à expliquer qu'ils y ont moins réfléchi. Cette façon d'interviewer une nation et d'en esquisser la figure à la diable en quelques coups de crayon, sur un carnet de reporter, nous a valu des livres allègres, vifs, spirituels, mais un peu trop sûrs de ce qu'ils disent, et menacés, comme les gens qui ont trop d'esprit, de vivre peu. C'est pourquoi je tiens à vous signaler un récit de voyage qui révèle des habitudes de réflexion et de prudence que l'on trouve rarement chez les globetrotters, gens toujours pressés et haletants, harcelés par le train qui va partir, poursuivis par l'appel désespéré du paquebot qui siffle, Harcelés par des cochers, des commissionnaires, des drogmans et des douaniers, et condamnés à passer, presque sans transition, de la fièvre de l'arrivée aux affres du départ. L'au'eur de ce livre est un Arménien qui écrit fort élégamment dans notre langue, et qui a entrepris d'écrire, justement parce qu'il apensé que ses origines, son éducation, son long séjour dans les diverses parties de l'Orient lui permettaient de dire quelque chose de nouveau et de personnel sur les pays dont il nous entretient (t). M. Gulbenkian, qui a visité bien des recoins inédits de l'Asie Mineure et de la Roumélie, pourra, quand il le voudra, nous donner un tableau curieux d=s races diverses et confuses qui se coudoient et quelquefois ee bousculent d»puis les Balkans jusqu'à la mer Rouge, et qui font de l'empire ottoman la tour de Babel la plus bariolée et la plus polyglotte que l'on paisse imaginer. Pour le moment, il a résolu de s'enfermer clans un petit coin de terre, pour lequel il ressentait, depuis longtemps, une vive prédilection, a Avant même de connaî're le Caucase, nous dit-il, j'aimais ce pays et ses vieil.les légendes, ces montagnes où nos pères plaçaient le berceau de l'humanité, ces vallées tt ces plateaux où vivaient autrefois plus de cent peuples si robustes et si réfractaires aux ijfluencesdu dehors, que la plupirt subsistent encore comme aux temps d'Eétès et de Jason. Toutefois, cette grande histoire des peuplades caucasiennes touche à sa fin; elle se termine par l'unification et la fusion des races, au rabours des autres histoires, qui finissent par une désagrégation et une dissolution. J'ai voulu voir ce pays avant sa transformation définitive, pour connaître de plus près les derniers survivants de générations si fameuses dsns l'histoire, et aussi pour contempler la renaissance industrielle qui vient de transformer la curieuse et étrange péninsule d'Apchéron. » M. Gulbenkian est sobre de descriptions purement pittoresques et ne s'applique jamais à ces « notations », où triomphe l'écriture artiste. Ses yeux sont habitués, de longue date, au décor oriental; il a toujours vécu dans la joie de cette éclatante lumière, devant la féerie infiniment variée de la mer changeante et des montagnes vermeille-. Parfois il indique, par un trait rapide, ombien il est sensible à la chaude splendeur qui égayé les ruines elles-mêmes, dans ces terres désolées et charmantes. Mais, comme la plupart des Orientaux, qui sont bien moins contemplatifs que ne l'imaginent les géographes casaniers, il préfère à la volupté de regarder des couleurs et des formas le plaisir de réfléchir et de philosopher. Une navigation en mer Noire e>t toujours, si l'on a quelque pente à songer, une merveilleuse oecasion de rêves. Lorfqu'onsort du Bosphore, entre les deux fanaux qui marquent la frontière de deux mondes, on longe une côte aride, nue et pierreuse, semée de ruines byzantines qui racontent un long passé do rapines et de meurtri s et, de l'autre côté, cette côte basse, cette étendue plate et moroe, qui fuit à perte de vue, c'est l'Asie, la terre fabuleuse des bordes sans nombre, de3empires sans limites, dej caravanes sa.s fin, des tribus errantes dont l'inquiétude ne peut se fixer, qui roulent, chaque matin, leurs tentes pour marcher vers de nouvelles étoiles, et qui, parfois, en des accès de brusque folie, ont jeté sur l'Europe, des ouragans d'escadrons furieux. Maintenant, elle semble dormir, cette con'rée farouche mais, en elle s'agitent encore bien des problèmes, et qui sait si elle ne secouera pas un jour sa torpeur, non plus pour jeter 'sur la civilisation des multitudes effrayan- tes, mais pour subir, à son tour, la conquête pacifique et bienfaisante de l'Occident! Notie e voyageur arménien a confiance dans l'avenir. Ce pays, qui a vu commencer et finir tant de choses, ne lui semble pas incapable d'un renouveau de gloire et de prospérité. Les noms harmonieux qui décorent d'antique poésie la côte asiatique du PontEuxin ne lui paraissent pas près de s'éteindre; mais, cojime il a l'esprit pratique et positif, il croit fermement que c'est l'industrie moderne qui les ressuscitera. Le misérable village d'Héraclée ne périra pa*. parce qu'un jour un entrepreneur hardi exploitera ses mines de houille. Samsoun, l'aalique Anaiso-, renaîtra lorsque le chemm de fer de Constantinople à Bassorah aura rempl ce dé- finitivement Jes courriers tartarep. De nouveaux Argonautes doubleront le cap de Jason, le Yosoun Bouroun, mais ce sera pour prendre, à Trébizonde, leî marchandises venues des hauts plateaux de l'Iran, et, pour charger, à B^touni, avec les vins de Gori, 1. s" tapis de Meschedi Egnaet de Samarkhande, et le pétrole qui jaillit du sol embrasé à'AtecAga, la plaine du Feu. On conçoit qu'en cette région tout imprégnée de naphte, au milieu de « ces sources (1) La Transcaucasie et la Péninsule d'Apchéron; Soureui9~a Hachette, par Deux chapitres de

kian. Paris, Hachette, 1891. Deux chapitres de

ce livre ont déjà paru l'un, dans la Revue archéologique l'autre, dans la Revue des Deux

Mondes.

de flamme », les premiers colons du Caucase, frappés de terreur et d'admiration, aient adoré le feu comme une manifestation à la fois bienfaisante et terrible do la divinité. Maintenant, la chimie a dissipé les vieilles terreurs et discipliné les colonnes de lumière qui épouvantaient, jusqu'au bout de l'horizon, les voyageurs attardés. A Sourakhané, à Balakhané, à Bakou, l'industrie a tué le mazdéisme. Que diraient les contemporains de Cyrus s'ils voyaient les flammes sacrées employées à l'éclairage d'une exploitation, et leur temple, trois fois saint, dissimulé et enfermé dans l'enceiote d'une usine? '?

On a essayé, pendant quelque temps, de concilier les exigences de l'industrie avec les vœux et les revendications dt s derniers Guèbres. Il fut décidé que la distillerie de Kokérof n'empiéterait pas sur l'enceinte sicrée du temple du Feu; et, il y a quelques année3, l'ancien culte fut encore célébré, en présence du tzar, par des prêtres parsis venus de l'Inde. M. Grulbenkian a encore pu voir ce sanctuaire vénérable et nous en donne une amusante description.

Les pèlerins venaient faire leur prière devant une sorte de baldaquin, dont les quatre colonnes rectangulaires livraient passage, par une cavité intérieure, au gaz inflammable, et formaient ainsi quatre torchères qui éclairaient largement le chemin des fidèles. Les murs étaient couverts d'inscriptions hindoues. Malheureusement, dès Je siècle dernier, les mages ont commencé à introduire, dans leur temple, de ridicules images coloriées, venues d'Europe, et aussi religieusement honorées par les fidèles, que les flammes éternelles de Zoroastre. Hélas! cela même va périr; la distillerie s'est trop agrandie; elle a trouvé que le sanctuaire était gênant; il a été décidé qu'il serait démoli et déjà peut-être le projet a été exécuté.

Après que l'on a vu, sur les plateaux désolés de la péninsule d'Apchéron, le pétrole s'élancer dans l'air en jets bruyants, il reste à le suivre dans les'usines où l'industrie s'en empare, le travaille et le prépare pour l'exportation. L'auteur nous emmèue dans ce faubourg de Bakou, qui s'appelle Tchernagorod, la a Ville Noire». « Là, tout est noir, les murs, la terre, l'atmosphère, Te ciel; on sent le pétrole, on en respire les vapeurs; des odeurs acres vous saisissent à la gorge; des flaques de boue huileuse détrempent le sol; où sont les arbres de la Mingrélie, la verdure du Karabagh, le joyeux horizon deTiflis? C'est îe royaume du pétrole; et c'est là qu'il faut chercher la riehesse de la Transcaucasie; c'est Tchernagorod qui fait vivre Bakou avec les deux cents raffineries qu'on y a fondées depuis moins de trente ans; sans le pétrole, jamais on n'eût construit le chemin de fer de Batoum ».

La Ville Noire était le but principal du voyage de M. Gulbenkian, et il prend un plaisir visible à nous expliquer, par le menu, avec des statistiques précises, le débit des puits jaillissants, ainsi que les opérations compliquées du pompage, de l'extraction et du raffinage du naphte brut. En chemin, le long des routes de la Mingrélie, il s'arrête volontiers pour regarder les cimes du Caucase, leurs « précipices béants, leurs parois déchiquetées, leurs forêts immenses, leur végétation luxuriante et sauvage » il s'attarde sur la route de Rioni à Koutaïs, « qui se déroule entre deux rangs de jardin s immenses, parmi des fleurs de grenadier?, encore humide? da Ie» pl'iierér.entn il cause avec les passants, Géorgiens èt Mingréliens, vêtus de longues tcherkesses, ornés de plusieurs cartouchières, armés de la khama nationale, et coiffés du papak, ce joli bonnet de fourrure, en astrakan, noir, qui sied à leur mine fière et guerrière; il visite, dans les montagnes de l'Iméréthie, ces vieux cbâ'ea'ix en ruine, qui furent bâtis, au temps de Mariam, fille de Dalian, reine de Géorgie; dan* les caravansérails de Tiflis, il a entendu de vieux Circassiens raconter, à la lueur d'une lampe fu-neuse, des légendes anciennes où l'on parlait des splendeurs et des misères du roi Divid le Conquérant, « maître incontesté du pays entre les deux mers ». Mais, bi*n qu'il connaisse en détail l'histoire de la contrée, il aime mieux, malgré tout, considérer le présent et noter, dans l'industrie, le commerce et la « culture générale» de ce coin de l'Orient, des promesses d'avenir. Une fautpas s'en éUnner Les Orientaux instruits ne voient pas l'Orient avec les mêmes yeux que nous. nous voyons un délabrement pittoresque, il? aperçoivent de douloureux souvenirs; où nous souhaitons le maintien d'une espèce de sauvagerie et de silence qui plaît à nos appétits d'émotions exotiques, ils voient, en lève, une administration régulière des villes neuves et propres, des routes, des chemins de fer, et ce perpétuel travail de civilisatien et de progrès, qu'ils admirent ̃i i fort dans leurs voyages d'Occident. M. Gulbenkian parle avec enthousiasme d^ la ligne que l'on se propose de construire !e long des contreforts du Caucase et dont les embranchements doivent relier Tiflis à Vladikakvaz et à Kars. « Les difficultés à surmonter ne seront pas, dit-il, très considérables et bientôt, peut-être, le voyageur pourra, fans quitter le chemin de fer, aller de Paris à Kars, à 200 kilomètres d'Erzeroum.» Il y a quelque chose de touchant dans et tte façon très discrète de rappeler la patiie perdue et de relier à la civilisation, à travers les désastres et les longs espaces qui l'en ont séparée, la ville glorieuse où se perpétue, malgré iout, une race robuste qui n'a rien abdiqué de ses patriotiques espoirs.

GASTON Deschamps.

NOUVELLES DIVERSES

le crime de neuiixy. Un crime perpétré avec une audace inouïe, en plein jour, dans une maison habitée par un nombre considérable de locataires, vient de jeter la consternation dans la commune de Neuilly.

Au 107 de l'avenue de Neuilly s'élève une maison de cinq étages dontde rez-de-chaussée est occupé par deux boutiques, une fruiterie et un établissement de vins. Entre les deux magasins, la porte d'entrée, qui n'est pas porte charretière, donne accès à l'escalier, au pied duquel se trouve la loge du concierge, dont le titulaire est un sieur Moll cantonnier au bois de Boulogne. Chaque étage est divisé en plusieurs petits logements loués bourgeoisement. Au cinquième habitait, depuis quatorze ans, un nommé Charles Olivier, célibataire, âgé de soixante-sept ans, ancien jardinier, qui jouissait d'une certaine aisance. Depuis l'époque où il avait cessé d'exercer sa profession, Olivier faisait valoir, avec une certaine âpreté, dit-on, les capitaux résultant de ses économies. Il prêtait à la petite semaine, et, d'habitude sur gages.

Comme il ne savait ni lire ni écrire, et qu'il était tout juste capable de signer son nom, plusieurs de ses voisins l'avaient aidé à la conclusion de ses affaires qui ne faisaient mystère pour personne.

Mardi, à cinq heures du soir, deux jeunesgens paraissant âgés de dix-huit à vingt-deux ans, vêtus de noir, coiffés de chapeaux « mascotte », c'est-à-dire de chapeaux en feutre mou à larges bords, portant l'un une serviette d'avocat, l'autre un paquet enveloppé d'un journal," se présentèrent à la loge du sieur Moll et demandèrent M. Olivier.

Il n'y est pas, répondit le concierge. Si vous voulez me dire ce que vous lui voulez, je lui en ferai part.

C'est une affaire très importante, déclarèrent les deux inconnus, et qui. ne peut être traitée qu'avec l'intéressé.

Eh bien, revenez demain, il y sera sans doute.

Mercredi, à midi et demi, les jeunes gens revinrent. On leur indiqua le logement du père Olivier, au cinquième étage, et ils montèrent-. Comme la veille, ils portaient sous le bras la serviette et le paquet.

Une heure et demie plus tard, ils redescendirent, très tranquilles en apparence, et disparurent dans l'avenue.

Vers cinq heures du soir, une veuve Lafont, impotente, qui habite également le cinquième étage, descendit, à son tour, à la loge, et dit au concierge

Est-ce que mon voisin ne serait pas incommodé ? Vers une heure, j'ai entendu un cri venant de chez lui, comme s'il étouffait. Moll sortit sur le trottoir, regarda la fenêtre de son locataire, et, la voyant ouverte, en conclut qu'il était sorti et n'était point, par conséquent, malade.

Néanmoins, la remarque de la veuve Lafont lui trottait par la tête et, sur les neuf heures, n'ayant pas vu Olivier, qut avait des habitudes fort régulières, il alla faire part de ses inquiétudes à M. Guilhem, commissaire de police de Levallois, remplaçant M. Carpin, en congé. M. Guilhem se transporta sur les lieux, accompagné de quelques agents et d'un serrurier. On frappa sans résultats à la porte du vieux jardinier, puis le serrurier ouvrit

Aussitôt les assistants aperçurent un terrible spectacle. Le logement d'Olivier est divisé en deux piècts, celle du fond servant de cuisine et de salle à manger, celle du devant formant chambre à coucher. Dans cette pièce, le cadavre du malheureux Olivier gisait, la tête presque appuyée contre la porte. Il avait la gorge serrée par un foulard noué par un double nœud derrière la nuque, et le corps ligotté par une corde neuve qui faisait plusieurs tours. Sa main gauche, crispée, était repliée derrière la tête, tandis que la droite pendait inerte le long du corps.

Le cadavre ne portait d'ailleurs aucune trace de blessures ni de violences. La victime avait donc été étranglée presque sans lutte, par le coup classique du « père François ». Les poches n'étaient pas retournées. Dans l'appartement, par contre, régnait un indescriptible désordre; tous les meubles avaient été fracturésà l'aide d'un sécateur dont on aretrouvé les morceaux; tousles bijoux et l'argent qu'on supposait possédés par le vieillard avaient disparu. Les premières perquisitions ont seulement fait découvrir, dans la doublure d'un vieux portefeuille, un billet de 50 fr., et dans le fond d'une armoire un lot d'à rgenterie, nantissement probable de quelque gage, qui ont dû échapper aux recherches des assassins.

Le service de la Sûreté, immédiatement informé, s'est mis en quête. Mais il n'a, pour se guider, que les déclarations du concierge relatives aux deux jeunes gens dont nous avons parlé plus haut, et qui ont disparu sans que rien, à l'heure actuelle, ait pu faire découvrir leurs traces.

Jeudi matin, M. Boutet, juge d'instruction, a fait àNeuilly les constatations judiciaires. Le corps d'Olivier a été transporté à la Morgue.

Les enfants du grand-duc Wladimir, les grands-ducs Cyrille, Serge et André, accompagnés du général Dahler, sont arrivés à Paris hier matin, à la gare d'Orléans, venant de SaintSébastien.

Après avoir déjeuné à l'hôtel Continental, Leurs Altesses ont pris la ligne du Nord pour se rendre à Schwerin.

Le grand-duc et la grande-duchesse Wladimir, ainsi que le grand-duc Alexis, sont attendus à Paris vers la fin de ce mois.

Le frère du roi de Siam a été reçu mardi par M. Constans, ministre de l'intérieur. Il s'est r<miu, dans la ma'inôc do. rnercreli, au ministère de la marine où il s'est entretenu avec M. Barbey qui est venu lui rendre sa visite jeudi matin, tandis que M. Constans lui avait rendu la sienne dans la journée de mercredi. Beaucoup de personnages politiques ont fait déposer leur carte a l'hôtel de la légation de la rue Pierre-Charron où est descendu le prince MM. Le Royer, président du Sénat; Floquet, président de la Chambre des Députés; Yves Guyot, ministre des travaux publics, etc.

Le général Besak, ministre des postes et télégraphes de Rus-ie, est arrivé jeudi à Paris, venant de Biarritz. Le général, qui est accompagné par sa famille, est descendu à l'hôtel Vendôme, où il compte faire un séjour d'une semaine avant de se rendre à Saint-Pétersbourg pour reprendre la direction de sou ministère.

Le préfet de la Seine ira dimanche matin inaugurer la mairie du Ferreux. La cérémonie d'inauguration sera suivie d'un banquet. Le même jour, à trois heures de l'après-midi, il inaugurera le nouvel Hôtel de Ville de Vincences. Cette seconde inauguration sera également suivie d'un banquet.

Par les soins de la Compagnie de l'Est, les cadavres de dix-huit des victimes de la catastrophe de Saint-Mandé ont été exhumés hier matin et inhumés dans le caveau construit sur les terrains concédés par la commune de SaintMandé.

L'autopsie du corps de M. Accolas a été faite hier matin à la Morgue par M. le docteur Vibert. Le rapport du médecin-légiste conclut à la mort par empoisonnement; toutefois, les viscères ont été envoyés au Laboratoire de toxicologie, pour être soumis à l'analyse. •-̃' ̃

Les obsèques de M. le docteur Bergeron et de M. Accolas, inspecteur général des services administratifs du minist'èrede l'intérieur, auront lieu samedi.

On se souvient qu'à la suite de l'incendie, pendant la Commune, du palais de la Cour des comptes, deux fresques du peintre Chassériau qui l'ornaient, et avaient été fort détériorées par le feu, avaient été enlevées et confiées à un habile restaurateur de peintures; l'une d'elle a pu, dit-on, être remise en état, celle qui représente U Paix l'autre, les Prisonniers, n'a pu être restaurée. Il est regrettable que l'on n'ait pu tenter cette opération sur le Justinien, de Delacroix, qui était placé également à la Cour des comptes.̃•

Il y a quelque temps, un garçon de salle, Eugène Girodot, âgé de vingt ans, et une domestique, Marie Hauret, étaient venus habiter ensemble une chambre dans un hôtel meublé situé boulevard Richard-Lenoir, 113. De fréquentes querelles s'étaient élevéps en're eux, ces jours derniers, et Marie Hauret avait dit à plusieurs personnes qu'elle ne pouvait plus vivre avec Girodot qui, de son côté, avait déclaré qu'il tuerait sa maîtresse si celle-ci voulait l'abandonner. Mercredi matin, une querelle plus violente se produisit entre les d«iux amants, et soudain trois détonations retentirent. Marie Hauret, couverte de sang, s'élança presque aussitôt dans l'escalier de l'hôtel, appelant au secours. Deux projectiles l'avaient atteint*, l'un à l'oreille gauche, l'autre au bras droit. Quelques instants après, Girodot, qui était resté dans la chambre, se tirait trois coups de revolver. Il a été transporté à l'hôpital Saint-Louis, ainsi que Marie Hauret. L'état des deux blessés est très grave.

Le baron Octave Pietresson de Saint-Aubin, âsé de quarante-cinq ans, appartient à une vieille famille de la Nièvre. Après avoir dissipé sa fortune personnelle et la dot de sa femme, il se trouva réduit aux pires expédients. Condamné tn 1873 par la Cour d'assises de Nevers, sa femme l'abandonna En 1883, il vint se réfugier à Paris. Tour à tour, il fut employé de commerce, courtier, agent d'affaires, etc. Mercredi, de Saint- Aubin se trouvait à Bercy, chez un courtier en vins, M. Fleury, où il attendait ce dernier, lorsqu'un garçon de recettes apporta une somme de 23,800 fr., qu'un employé plaça dans un tiroir. Profitant d'une absence du commis, le baron s'empara de cette somme et s'enfuit. On le recherche activement. Son signalement a été envoyé dans tous Ios ports d'embarquement. On suppose, en effet, qu'il a formé le projet de s'embarquer pour l'Amérique.

a

la. tempête. Nous recevons les dépêches suivantes

Brest, le 22 octobre, 7 h., soir.

Une violente tempête du Sud- Ouest souffle sur Brest depuis une heure la rade a été consignée.

Près de la pointe d'Armorique, le cotre François-Marie, de Logonna, a fait côte et demande du secours. Il a son mât cassé.

Dans la baie de Roscanvel et à la pointe de Corsen, deux canots ont été chavirés. Le bruit court qu'un canot de l'Etat aurait coulé en rade.

Il y a de nombreux dégâts au port de commerce. Plusieurs yachts ont subi des avaries. Un torpilleur en a abordé un autre.

Calais, le 22 octobre, 7 h., soir.

Une nouvelle tempête s'est élevée dans le détroit. Le service des malles Boulogne-Folkestone est interrompu à nouveau. Tous les voyageurs prennent la ligne Calais-Douvres. Le Havre, le 22 octobre.

Cet après-midi de nombreux bateaux de pêche anglais fuyant devant la tempête sont venus se réfugier dans le port du Havre. Le steamer de Southampton, attendu ce matin à neuf heures, n'a pu arriver qu'à trois heures. La mer .-estr démontée et un vapeur marchand qui était sorti ce matin a été obligé de rentrer au port~

ajaccio, le 22 octobre. La nouvelle d'une catastrophe sur la ligne de Ghisonacci4-Bastia circulait ce matin en ville. Renseignements pris, il s'agissait d'un simple accident une locomotive avait déraillé entre la station du pont de Tavignano et la gare de Talone, sautant à un mètre de la voie et entraînant avec elle un fourgon et une voiture de voyageurs. Ces deux derniers véhicules furent brisés. Une seule personne, M. Stéfani, le chef de train, fut blessée à la tête son état présente une certaine gravité. Toutes les mesures furent prises aussitôt pour déblayer la voie et du secours fut envoyé de Bastia.

La situation a été promptement rétablie.

AUftiiXAc, le 22 octobre.– Vers neuf heures, le train d'Aurillac à Figeac a déraillé à la gare d'Ytrac. La locomotive s'arrêta aussitôt. On ne signale pas d'accident.

cannes, le 22 octobre. La grande- duchesse Wladimir avec sa suite est arrivée à deux heures. Elle passera un mois à Cannes. Le grand-duc Michel est arrivé à quatre heures. Il a été reçu sur le quai de la gare par la grande-duchesse de Mecklembourg, par plusieurs membres de la colonie russe, et par M. Gazagnaire, maire de Cannes, qui lui a souhaité la bienvenue.

lyon, le 22 octobre. Le monument commémoratif de la réunion de la Savoie à la France en 1792, qui va être érigé à Chambéry, sera exécuté par MM. Falguière, statuaire, et Pujol, architecte. La statue représentera la Savoie embrassant le drapeau français. Le socle sera orné des écussons des provinces sa hauteur sera de 2m60, et celle de la statue de 4 mètres.

roue.n, le 22 octobre. Un incendie a déiruit ce matin une usine servant à la préparation des matières premières pour la fabrication des couvertures de laine. Cette usine, située à Malaunay, est exploitée par MM. Harel frères, de Rouen. Les dégâts,couvertsparune assurance, atteignent 60,000 fr. Par suite de cet incendie, 70 ouvriers devront chômer pendant quelques jours.

ai.ger. le 22 oet-ibrc Ln, Petit Colon dit que les médecins attribuent le suicide du capitaine Leclerc à un accès de fièvre chaude, résultant d'une insolation. La blessure du capitaine n'est pas très grave, mais l'état moral du blessé inspire des craintes.

PETITES INFORMATIONS

Agrandissement de V Ecole de Droit. Le Journal officiel a publié un décret déclarant d'utilité publique le projet d'agrandissement et d'isolement de l'Ecole de Droit, à Paris, dans un périmètre limité par la place du Panthéon, les rues Soufflot, Cujas et Saint-Jacques. Caisses d'épargne. Les capitaux employés en achat de rentes, du il au 20 octobre 1891, se répartissent ainsi

Pour placement des arrérages et des capitaux encaissés par les valeurs composant le portefeuille provenant des Caisses d'épargne ordinaires, 5,2i8,067 fr. 50 c.

Pour le compte des déposants des Caisses d'épargne ordinaires, 286,182 fr. 70 c.

LIBRAIRIE

La Natv/n, Revue des sciences illustrée, Gaston Tissandier, rédacteur en chef (G. Masson, éditeur, 120, boulevard Saint-Germain, Paris).

Sommaire du 960, du 24 octobre 1891 Voiture à pétrole, par Gaston Tissandier. Les expériences de Lauffen-Francfoit, par E. Hospitalier. Les cour?es et les chevaux de course, par P. Mégnin. Le plâtrage des vins, pir M. Vuillaume. Transport des bois en forêt, par J.-L. Chronique. Académie de* Sciences; séance du 19 octobre 1891, par Stanislas Meunier. La science pratique.

Dans aucun de ses romans Hector Malotn'a réuni plus d'éléments d'intérêt que dans Anie, qui paraît aujourd'hui en un volume de la bibliothèque Charpentier. C'est une œuvre de tendresse et de sentiment où l'étude du milieu et des caractères se mêle à des scènes gracieuses ou cruelles prises dans la réalité même de la vie.

L'équitation est, de tous les sports, celui qui est entré le plus profondément dans les moeurs de la société. Aussi peut-on dire que le bel 1 1 intéressant ouvrage de Victor Franconi le Cavalier et VEcuyer, constitue un li vre opportun entre tous. (Calmann Lévy, éditeur.)

Le Tour du monde, nouveau journal des voyages. Sommaire de la ibVl' livraison (24 octobre 1891)

A travers l'Arménie russe, Karabagh. Vallée de l'Araxe. Massif de l'Ararat, par M1"8 B. Chantre, officier d'académie (1890).–Texte et dessins inédits. Tous les dessins dont la source n'est pas indiquée ont été faits d'après l«>s photographies «xécutées par r M. Chantre. Onze gravures de Taylor, Slom, D. Ijancelot, Bocher, Krakow et de Gotorbe.

Bureaux à la librairie Hachette et Ce, boulevard Saint-Germain, 79, Paris.

Journal de la Jeunesse. Sommaire de la 986e livraison (24 octobre 1891)

Texte Les conquêtes d'Hermine, par Mra» J. Colomb. Xe Collège de France, par Alexis Lemaistre. L'appareil d'aviation de M. Ader. ;Dette de jeu, par Maxime Du Camp, de l'Académie française. Utilisation des alligators. Chez* Marraine, p r Olivier Bacèlle. Chaque numéro, 40 centimes. Illustrations do A. Paris, Myrbach, Tofani, etc.

Abonnements Un an, 20 fr.; six mois, 10 fr. Bureaux à la librairie Hachette et C", boulevard Saint-Germain, 79, Paris.

ACADÉMIE FRANÇAISE

Séance du jeudi 22 octobre.

La réunion est présidée par M. de Mazade, directeur, assisté de M. le rieomte de Vogüé, chancelier, et de M. Camille Doucet, secrétaire perpétuel.

M. le vicomte de Vogüé donne lecture d'un curieux et intéressant travail sur les Mémoi-

res du général de Marbot, qu'il lira samedi prochain dans la séance publique annuelle de l'Institut.

STATISTIQUE DE LA VILLE DE PARIS

Le service de statistique municipale a compté pendant la dernière semaine 820 décèî, chiffre très fa'ble qui montre un état sanitaire très satisfaisant.

Les maladies épidémiques sont rares. La fièvre typhoïde a causé 8 décès (au lieu de 4 et de la moyenne 18) la coqueluche, 2 décès (au lieu de 10 et de la moyenne 6) la diphtérie, 17 décès (au lieu de 11 et de la moyenne 24). On n'a constaté qu'un seul décès par rougeole. La variole et la scarlatine n'ont fait aucune victime pendant le dernier septennairo.

La diarrhée infantile (athrepsie, etc.) continue à diminuer progressivement (88 décès au lieu de 93).

En outre, 21 enfants sont morts de faiblesse congénitale.

Les maladies inflammatoires des organes de la respiration ont causé 78 décès. Ce chiff:e sa décompose ainsi qu'il suit bronchite aiguë, 4 décès; bronchite chronique, 28; bronchopneumonie, 16 pneumonie, 30. Lusé

La phtisie pulmonaire a causé pendant cette semaine 189 décèi les autres tuberculoses, 22 la méningite, 25; l'apoplexie, la paralysie et le ramollissement cérébral, 53 décès.

Les maladies organiques du cœur ont fait périr 51 personnes; le cancer, 49. Enfin, 30 vieillards sont morts de débilité sénile. Il y a eu 31 suicides et 12 autres morts violentes.

On a célébré à Paris 505 mariages.

On a enregistré la naissance de 1,091 enfants vivants (553 garçons et 538 filles), dont 776 légitimes et 315 illégitimes. Parmi ces derniers, 65 ont été reconnus immédiatement. On a déclaré la mise en nourrice de 357 enfants, dont 13 seront placés à Paris. Parmi ces enfants, 109 seront nourris au sein et 248 recevront une autre alimentation.

On a déclaré la naissance de 84 mort-nés, dont 58 légitimes et 26 illégitimes.

Dr Jacques BERTILLON.

INFORMATIONS FINANCIERES RECETTES DU TRANSIT DU CANAL DE SUEZ 1890 1891

J«urné« du 21 octobre 210.00a 200.000 MARCHÉ DE LONDRES

JEUDI 22 OCTOBRE

fïÉCfofinl VAT1?TTR<5 CLOTURE »AHITi (XOTTOE VAWÏÏUK& dUJOUT 25.25 95 1/16 Consolidés 2 3/4 0/0 95 1/16 > 69 Brésilien 4 0/0 lib.. 68 1/4 6S 3/8 96 5/8 Unifiée d'Egypte. 96 1/2 487 30 67 9/16 Extér. d'Esp. 4 0/0. 66 13/16 66 94 95 Français 3 0/0 94 1/2 95 45 89 1/2 Hongrois 4 0/0 89 1/4 90 15 89 1/8 Italien 5 0/0 88 13/16 89 11/16 36 5/8 Portugais 3 0/0. 36 3,8 36 3/8 96 Russe 4 0/0 1889 95 1/2 95 34 17 1/2 Turc IV 10/0 17 3/8 17 55 11 H/16 Banque ottomane il 9/16 541 90 20 53 Rio-Tinto 19 13/16 500 20 110 1/2 Suez. 110 2777 50 74 1/2 Roupie Ind. 4 1/2.. 74 1/2 4% 74 1/2

Banque d'Angleterre 40,000 £ à l'entrée. Bilan réserve 37 9/16 0/0 contre 38 H/16 0/0, jeudi dernier. Encaisse 386,000 liv. st., diminution.

Le courant de baisse était encore aujourd'hui plus accentué qu'hier. En fait, les ventes se succédaient du début à la fin, ce qui nous vaut une clôture au plus bas. Les valeurs les plus atteintes sont toujours l'Espagnol et le Rio qui perdent depuis l'ouverture le premier 5/8, et le secou«l 11/16. Le Cuivre, hier en si bonne tendance, est, de son côté, en baisse très forte. En Fonds de l'Amérique du Sud, les Brésiliens n'ont pu résister à des offres dans un marché restreint. Les Argentins, plus fermes dans la matinée, fléchissent avec peu d'échanges. Les Chemins américains, tout en étant fermes, nr- répondent pas aux meilleurs "avis de NewYork, ce qui indique un allègement de notre spéculation locale. Constatons, toutefois, que les Atchison et Millwaukee font preuve d'une tenue relativement meilleure.

La Compagnie Mexican Rails vient de déclarer les mêmes dividendes qu'au dernier semestre, soit 4 0/0 le 1er préf 3 0/0 le 2e préf., et 1 1/2 0/0 l'Ordinary. Cela ne les empêche pas de faiblir, cette dernière période ne comptant pas encore avec la concurrence de la ligne interocéanique. Chemins anglais bien tenus à la fermeté des lignes écossaises s'ajoute l'avance du Berwick.

BULLETIN JUDICIAIRE

Diffamation par voie de la presse. On télégraphie de Saint-Dié, le 22 octobre M. le docteur Rousselot, ancien conseiller général de Saint-Dié, s'étant jugé diffamé par une correspondance inséréa dans le Vosgien et le Nouvelliste des Vosges qui se publient à Epinal, a fait assigner ces journaux devant le tribunal correcîiounel de Saint-Dié. L'affaire est venue vendredi le jugement vient d'être prononcé.

M. Pierre Buffet, du Nouvelliste des Vosges, est -condamné à vingt jours de prison, 2,000 fr. d'amende, 8,000 fr. de dommages-intérêts. Le gérant du même journal est condamné à cinq jours de prison, 1 000 fr. d'amende et 2,000 fr. de dommages intérêts. Le gérant du Vosgien a ét4 condamné à 500 fr. d'amende, 300 fr. de dommages-intérêts. Le tribunal a ordonné l'insertion du jugement dans cinq journaux locaux et régionaux.

COURSES A CHANTILLY

Jeudi 22 octobre.

Le temps qui menaçait dans la matinée s'est maintenu au beau. Mais il y avait pau de monde Dans le Prix de Condé, Incitatus-II n'a pu rendre dix livres à des adversaires qui galopent. C'est du reste une trep lourde tâche pour un poulain de deux ans sur une distance de 2,000 mètres.

Le handicap avait été gagné par Hélyette,, mais elle a été distancée pour avoir gêné Doùble-Six.

On s'entretenait beaucoup de la mort deFml. Carter, l'habile entraîneur de M. Aumont, quia a succombé à une fièvre typhoïde.

Voici les résultats

Prix de Sylvie. Archipel, 4/1, à M. le comte de Berteux, l«r; Caroubier, 2», et Coriolan, 3°. Non placés Moniteur, Day-John, Stamboul et Quartaud.

Prix de Bouze. Marton, 3/1, à M. Veil-Picard, l"; Biblis, 2e, et Heirloom, 3e.

Non placés: Xylander et Buxerolle.

Prix de Condé. Fair-Head, 4/1, à M. Michel Ephrussi, 1< Cigare, 2", et Allô, 3°.

Non placés Incinatus-II, Cléanthe, Astronome, Antin, Aquarium, Carmencita, Camélia-II.

Dans le Prix de la Fourrière, Vivonne, à M. Michel Ephrussi, a couru seule. Prix de Précy. Izb, 5/1, au baron de Soubeyran, lru Pérette, 2«, et Azurine, 3e,

Rentes Viagères «ter MtnmeuJble* ou Capitaux

GARANTIES HYPOTHÉCAIRES ot I" ORDRE -ACHATS de NUES-PROPRIÉT&> Xa RENTE VIAGERE, 87, Boul1* HtwMsmann, Paria. Envoi franco de U Notice sur demaadfc

Non placés Junon, Vengoline, Canadienne, Fenestrelle, Granville, Silverine, Olga, MadameCopernic, Sainte-Savine, Tentation et Rosière. Prix d'EngMen. Double-Six-11, à M. Dousdebès, 1< Fable, 2e, et Stamboul-II, 3°. Non placés: Hélyette (distancée), Ibos, Dédette, Zélandaise, Lord-Euvre, Camarade, Pho' céenne, Zette, Nancy et Alméria.

BUREAU CENTRAL MÉTÉOROLOGIQUE Jeudi 22 octobre.

La situation reste mauvaise. Le baromètre est toujours très bas sur l'Europe occidentale la dépression d'Irlande reste stationnaire, tandis qu'une autre se forme vers le golfe de Gênes. Dans l'est du continent, le baromètre se relève rapidement et atteint 767mm à Moscou. Les mauvais temps d'entre Sud et Ouest ont repris sur nos côtes de la Manche et de l'Océan la mer est grosse ou très grosse de* Brest à Biarritz. On signale encore des pluies dans le nord et l'ouest du continent. La température a baissé sur nos régions du Centre, de l'Est et du Sud, ainsi qu'en Russie. Ce matin le thermomètre marquait S0 à à Moscou, 11° à Paris, 18" à Rome et 21° à Malte. On notait 5° au Puy de Dôme et 1° au Pic du Midi.

En France, le temps reste à la pluie. A Paris, hier, ciel couvert. Maximum, 15°4; minimum, 8°3. A la tour Eiffel, le vent a atteint; ce matin la vitesse de 23 mètres par seconde. Situation particulière aum ports

Manche.– -Mer agitée à Dunkerque, Calais,1 houleuse à Boulogne, le Havre, et agitée à Cherbourg.

Océan. Mer houleuse à Brest, très grosse à Lorient.

Méditerranée. Mer houleuse à Marseille, agitée à Sicié et à Nice.

Corse. Mer agitée à Sanguinaire (Ajaccio). 22 octobre, soir.

La dépression d'Irlande (736rain) est toujours stationnaire et les mauvais temps continuent sur nos côtes de la Manche et de l'Océan. En France, le régime pluvieux va persister.

Hier, à minuit, le thermomètre centigrade de l'ingénieur Chevalier (Pont-Neuf) marquait 12 degrés 3/10 au-dessus de zéro.

Aujourd'hui, à six heures du matin, il degrés 5/10 au-dessus de zéro.

A midi, 16 degrés au-dessus de zéro. A deux heures, 16 degrés 9/10 au-dessusde zéro.

Hauteur barométrique à midi, 747mni6.

Alexandre weill Parus 1er Nombres, livre mosaïste expurgé de tout miracle, l'Illiade mo~aïstehistoriquement authent, au désert quatrième édition de moïse, le talmud et l'ÉvANGiLE. Nouvelle préface.

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nécrologie;

Le doyen du Chapitre métropolitain de Pari?, M. l'abbé Reulet, vient de mourir à Villenèuved'Ecussan (Haute Garonne). Il était âgé ^e soixante-sept ans et avait succédé à l'abbé Lanrentie. Il occupait, auparavant, les fonetions de secrétaire particulier du cardinal Guibert. On nous écrit de la Charité (Nièvre) « Hier ont été célébrées en l'église do Naroy les obsèques de M. Adolphe Asscline, ancien secrétaire des commandements de Mmo la duchesse d'Orléans, décédé le 18 octobre dans sa propriété d'Artoune à l'âge de quatre-vingt-Fix ans. »

THÉÂTRES ET CONCERTS

Théâtre du Vaudeville Nos Intimes.. Dans le feuilleton du Journal des Débats', qui porte la date du 25 novembre 1861, M Jules Janin, parlant de la comédie que M. Victorien Sardou venait de donner au tbfàlre du Vaudeville, écrivait ces lignes « C'est très joli tout cela; c'est purement et simplement de la comédie. Or, M. Victorien Sardou, quand il est sur la piste une bonne fois, il ne la quitte guère qu'il n'ait touché le but. C'est un bel esprit très adroit qui commande à ses personnages et qui les mène absolument où il k veut conduire, »

Et plus loin, après avoir raconté le dénouement de Nos Intimes, M. Jules Janin conclut en ces termes « Et de rire! Et tout finit par des chansons; et l'on n'a pas encore trouvé, que je sache, une meilleure fin de comédie et si nous sommes en ce moment bien loin du fameux Traité de l'amitié, bien loin des Deux Amis, de La Fontaine. au Monomotapa, soyez sûrs que nous sommes dans une histoire amusante et gaie, et bien faite, et bien dite, avec grâce, enjouement, bel esprit. M. Victorien Sardou tient la corde en ce moment, il est le premier; faisons-lui place. »

En 1861, c'était l'excellente M11" Fargueil dont la personnalité artistique était faite de passion, d'énergie et de volonté qui jouait le rôle de Cécile, confié aujourd'hui à Mme Jane Hading. C'était une amoureuse terrible que Miie Fargueil. Ceux qui l'ont vue, ceux qui l'ont entendue dans Je troisième acte de Nos Intimes ont conservé le souvenir de la pitié, dn la terreur qu'elle mettait dans l'âme tt de l'éloquence qu'elle mettait dans la bouche da Cécile. Le rôle assez difficile de Maurice, la beau ténébreux que joue en ce moment M. Candé était interprété par le jeune Fcbvre comme on disait à cette époque on fut d'accord pour reconnaître que le jeune Febvre avait bien joué sun rôle.

Mu# Pierfon, que remplace aujourd'hui la gentille M1Ie Déa Dieudonné, remplissait la petit rôle dç, Bergamine. Voici ce qu'écrivait M. Jules Janin à son égard « II y aurait bien aussi M110 Pierson. mais la voilà déjà en proie au minotau'e, à ce terrible embonpoint qui n'est le bienvenu qu'à cioqinnte ans, et encore « Engraisser, c'est vieillir », disait Alphonse Karr. Le mot est cruel, mais il est vrai. »

Nos Intimes est un des plus- bruyants succès de la carrière dramatique de M. Sardou. Eu 1861, la pièce tint l'affiche pendant plu de quatre mo>s. Elle fut reprise en 1863, en 1868 et en 1869, et toujours avec un égal succès. La reprise d'hier a été aussi heureusa que les précédentes.

Les Petites Affiches viennent de publier Tacts de Société de la nouvelle direction de l'Opéra, formée sous la raisori sociale « Eugène Bertrand et C8 », pour une durée de sept ans à partir du 1er janvier 1892. En voici 1p, texte

« Le fonds social est lixé à onze cent mille francs.

» M. Bertrand, en dehors de son industrie et de ses soins, a apporté à la Société une somme de cent mille francs.

» L'apport de un million de francs a été fuît pir divers commanditaires indiqués aux statuts à concurrence de quatre cent cinquante mille francs, somme versée, et le surplus, a-t-il été dit, serait versé par d'autres associés, simples commanditaires, lesquels seraient admis à compléter la somme de un million de fraucs, en


souscrivant et versant en numéraire les aises qu ils devront fournir aux mains de la gérance. » il a été dit que, dans le cas les mises de nouveaux souscripteurs ne compléteraient pas la somme de un million de francs, M. Bertrand devrait parfaire le capital social, et serait dans les mêmes conditions que les autres commanditaires pour cette misQ eomplé'ive.

francs tran<* a versé sa mise de cent mille

francs.

“.» M-. kugène Bertrand a seul la gestion et la •signature de la Société. Il ne peut faire usage de cette signature que pour les affaires de la fexiété.

» Il s'est substitué, par l'acte de la Société inemej M. Auguste Deloche-Campocasso, directeur du Grand-Théâtre municipal de Marseille, •demeurant à Paris, avenue de Villiers, 14, son collaborateur, qui a accepté et qui aura les •iiemes pouvoirs que lui sous sa seule responsabilité. Il a été dit que l'exercice de cette gérance auïa lieu collectivement pour MM. Bertfand et Campocasso, sauf vis-à-vis de l'Etat, aux droits duquel il ne pouvait être porté autiilie atteinte, et qui ne reconnaissait que îa. Bertrand comme titulaire de la concession. » Ce soir, à l'Ambigu, première représentation ne Mam'zeHe Quinquina, pièce nouvelle en cinq actes et dix tableaux, de M. François Oswald. Principaux rôles

Le Rougeaud MM. Lérand

Balduc Gravier

Peyrade ̃̃ Francisque M Beauménil Dalleu

Didièr Bacquié

Roch Vavasseur

Le beau Fernand Th. Lédard Outrequin Fernand Meynet Bosquette Dervet

Thérèse MmM Ramazetta (débuts) Adèle LuceColas(débuts) Mlla Laure A. Cuinet

Jeanne Lévy-Leclerc Mm« Lormont Bremens

Sarah Marie Bey Mignon Gharlier

Avis aux Actionnaires

RQU9ÏA.IIIIB:

MINISTÈRE JHÈS FINANCES DIREGTION DE LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE Bureau «le JOette publique TABLEAU

des numéros des titres de la rente 4 0/0 amort ssable, l'emprunt 274,375,000, sortis au tirage du 19 septembre (ter octobre) 1891.

MONTANT NOMINAL 805,500 FR. 84» Titres à t,OOO fr.

62735 98075 109680 123231 131618 142323 154455 83193 98081 109822 123663 132106 142428 154719 83493 933« 109830 124088 132462 142945 154926 83662 98361 110182 124569 132467 143013 155248 84383 98434 110423 124622 132701 143230 155616 84421 98538 110928 124645 133634 143570 155827 84591 98729 110981 125092 133979 143938 156075 6B593 99535 111054 125142 134445 144210 156491 88485 99738 111925 125438 135242 14476S 156644 £6302 100485 112342 126197 135318 145145 157590 86924 100571 112439 126275 135795 145178 157736 87097 101008 112846 126342 135918 145418 157902 87246 101746 113357 126413 136743 145657 158474 88066 103742 113471 126577 136832 145790 158570 S8147 103921 114168 126620 137324 146508 158644 88602 104489 1144S0 126707 137370 146649 158920 63*04 105014 114796 126820 137649 146836 159214 88799 105546 114835 127395 137709 146986 159259 69315 103057 115324 127642 138016 147232 160260 89365 106145 115468 12765!) 138423 148182 160424 80346 !0âlo9 US78Î 127944 138918 148424 161381 §1526 1061S1 118077 128163 139U9 148462 161650 S!5i4 106454 118284 128902 13''386 148881. 162467 S2845 1OÔ897 118297 129187 140141 149598 162873 92986 107093 118669 129306 140275 149966 163273 153732 107525 119098 129420 140467 150226 163474 B3844 108255 119564 129617 140503 150721 163487 •83927 1082Ô8 119566 129696 l'cOSH 151551 163517 94397 10S667 120150 129824 140536 151764 163696 05007 108700 120478 130098 14093 152270 164048 95183 103935 120676 130969 140923 152342 164116 96807 109169 121156 131313 141052 153414 164416 97255 109374 121415 13H36 141088 153V76 97267 t= -9573 121810 131533 141482 153699 97713 09644 122172 131606 1421091 153733 d? TUrcs à »,5OO fr.

165311 173575 180580 182524 188632 192322 195574 165630 173658 1805S7 182634 189034 192521 19571« 165704 173817 180766 182806 189677 193231 1938-22 105949 174804 180777 183606 189842 193321 195981 167008 173150 180876 184838 190118 193625 196130 168503 173641 181193 185636 190125 193686 196212 168872 175901 181237 185887 190474 194103 196215 170211 176331 181266 186302 190477 194292 196523 171094 176620 181432 186361 190756 194342 196584 171188 1780 18 181643 186364 190880 194439 196856 171205 179107 181761 187563 191273 194502 196947 171703 179218 181975 188279 191453 194554 197335 1"2741 179616 182178 188567 191512 195125 197352 173446 179901 182400 188589 191535 195145 4M» Titres à 5,000 fr.

197666 200107 201161 203802 205473 206987 210110 198049 200364 201287 203968 203672 207299 210150 198728 200539 201414 204690 206138 207738 211007 199676 200740 202087 20472» 206638 209160 211067 199818 200741 202859 204758 206644 209433 199945 201113 203004 205229 206884 209823

m m â RENTES ET ACTIONS Prem, Plue Plue Dern. Précé- p ® 18LIGATIONB Da VILLBB Précé· dente Dern. OaLiGATIONS DB CHE8IIN9 DB FER Précé·~ denta Darn. OBLIGATIONS DIVER181 dente prB°é' Dern: r,ti C08IPTANT (COtltB OIHCi01) BT A TBRHB cour.-haut bae com~s. ~étm,e m Cs pp .~AT~SDEV~a olbtare coure clôture cours .B~AT~HSE. clôture

E OJO PerpftaeJ. `opt. 95 90 95 7> 9G !5 40 Bons de Rqafdarioa dlp.15 'nill. 81. bn9 512 Alais au Rh6ne .uil. 83. 23 2i 23 €0 Penama 5 D 0 tout ~8. 15 juih 88. 28 54 E8 SO

3 Joaieeeeoe I" ectobre 1811. lbae 95 95 9S 82 96 10 27 Yltte ie parfe 1B55.60. man pl. 547 ·. 645 Argentim 3 0/0.· âo0t b1. 1G5 I65 8 Of 0' cet. 88 El EO

3 'oJo 189I. 67 fr. payéa.cpk 9S 95 95 15 t5 -1865 août 529.. 518- BBne-Gnelma. aoQt 81. 434 435.. 40/0 cet. 88. 21 75 21 v7 Jowesanoe t'° J'uillet 1891.itme 9t 90 94 85 95 05 20 1869. EI altl. 91. 414 41d 6D Chem. de ferGconomi uea. mai 91. diD 407 remb.àl000 f. I" sér."15 nov. 88. 26 25.. 3 oj0 amorNeeable. Dern. aa.1961.apt. 9 0 96 20 9650 3D 1871.· jwl. 91. 496 25 107 50 Est 3 0/0. juin 81. 4t2 b0 44D f 2' eèr.15 ae k 88. 25 é0 25 3 Joatasanoe tfi octobre tg8l. (tme 96 6E 96 35 96 65 80 dite iJ4.· id. 81, iD4 ·. 104 8 D nouvelles. sept. 91. 939 50 4~8 75 obligations Mots, libéréas dâo. 88. 88 85 50

4 50 1JEt1888).· 'opt. 105 75 1D5 60 106 351 1875.111 avril 9i. b2d 524 Ardannea.·· jûl. 81, 481 9?3

4loafoyanoa t6acOt 1891.ttme · 105 90 IDS ï5 lOG 65 80 1876. 16 avril 91. S24 623 50 ~at-A1 rtea. 15'uil. j 81: 395 395 FOND9 $TRANGBR9

17 5U OHL, TUNi5IENNE 31/20J0.-J.·jui1.91,~ept. 50D 500 5D0 :'° 1876. 15 avril 91. 405 50 406 75 Gtsnde-Celntme. oct. 91. 453 FONDS ETRA~R.

t6185 ®ANQDa Da rasnca.apt. 46.D 462D 965D EO dito 1 4. id. 91, t05 104 75 i,Dio-Bithme. id. 44E

AaBoar nom. Joaiseaoae E6 j nin 91,1tme 46~5 965(1 t670 20 Yilie de Muee(tle.. 8 1 all I 91 4DD 400 L on E 0 0. id. 1 939 438 25 Anglais Coneotidés 2 8J4 OJO SjuPlat 9l. 91. 95 90 40 95 bc be a a Da PABta.·sa k 76E 50 756 25 762 5^ ti 2, j 'OS.. '08 T Id. 444.. 43850 Belge E 0J01878.· mat 9l, 99 65

46 ANQU P 755 Ville de Bordee~ nov. 9D~, 16`J (OS Bourbonnais jnü. 91. ~1~1t 938 50 Autriehe 6 0 argent ·.· juillet t 1: :9 90 79

500 tr., toat P aqé.-Joaïao. jnillet:9i.,ttme ï55 752 60 T57 50 6 VUb de Lilte 1880. avrli 91 109 109 Pnaphin6. id. 440 436 JO ar~e t. I a 9 7930

SW tir, tout Payé. Jwllet,91.. Une ,5~ 7e2 60 7~7 50 5- Ville de Lille 1860 avril 91. 109 109 Dauphiné 1. id. 40436 Domaniale* dautricke 2 marc 91, 316 25 3;4

1D COMFTOIB NATtONAL NaSC051FTa. apt: 547 SO 545 545 1868. janv. 91. 139 GgnBve 1E66. id. 470 436 Domeniales d'Aatrtoie. 2 man 9i 816 25 3~4

it E5 CaaD. FONG· D'ALeBNa185f.J.jail. P I opt. 1. 934. 43D 430 VD(e d a L To a: l5jdü. 91. 99 99 § Mdditemwfe 1 OJD.· id. d-14 Hoa6roia 4 OJA. juillet 91. 9t ~~g

63 tlnaDDT FOIYCIaa DE F9AnCa··.··apl: 1250 Il. tE55 10 VBIe ïàe ltoabaia. 47 47 50 g Mtermuée 8 010 44G b0 4i4 ~te Datra~$anieh. l6avrll 91. 48t 25 IBl 5~

63.. 600 tr. toat eyb. Jonlee. jnillet 9t.ltme 12d6 1242 50 tE50. 7 750 Ville de itombaix 47 47 Perle·Lqoa-Mlditerr., faaio: ano id. 443 414.. Dette privilégiée Id. 948 7S d46 SO

15 67 Ca6D9T H9DÛ TalaLlE6 f,pvy6: J. mai.~opt. 590 590 590 I OBLIGATIONS DU CREDIT FONCIER m now. oct. 91. 43E 93E Domanlalea. jnin 91. b20 52E

li 1Aa Ua D a s C on P Ta Da PABIe. y o P t. 442 50 445 9 4.. 5 04 üoee dv 58p tr. 4 D 0. mat 91. 6~ · 5~ · Vtator-l8mmannel 1862: It. 432 433 Etats-Unis 4 D J D, juillet 91. 124 25

15.. 50 fr., ebo fr. payé. JouMs. juillet 91. tme 443 76 443 7b 443 is obliti" ade 500 4 mai 91. M · a Médoc (1 coup. de retard · · ~uil. Il. E45 Italien 3 0 0 avril 91 53 25

bDOIr.,260tr.payé.-Joniae. j uillat 9l.ttme d4J dd3 75 943 7S de 500 fr. 10" 4 0/ Ô. id. 107 50 11 t · m IAIdI.· Jwi. 91 945 50 14d ·· avrll 91 53 25

C6taDtT LFONNAIg. fapt, R00 795 803 10 de 600 tr.. 606 615 F 449 75 t Portugaie 3 OJD t868 h 1881. jniRet 91. 3725 3620

3 2 795 801 25 62z -de 8 OtO. id. 615 Nord Id. 4 g d 1/8 OJO. avril 91: 259 856

50Dfr.;BbOtr.Palf·-Joatee.26sept.8l.t e ~96 5 795 801 2 6 2 de 5004r.,10', 8 OJO., nar. 90: 121 50 lEl 54 a Nord·âe8: ° oct. Il. 43i 436 ,i~?~n~Kr" ,r ~~n

'7 FodCtsa3 nE FBANCat. Dalf.l·1~1. apk 367 5P de 500 &. 4 0 01863. mai 91. MD SE5 Orldane. uil 91. 946 445 BmPrn°t hel(inigne 5 OJ01881. juillet 91. 393 392 50

26 °BBDtT H8B11JiaR. cp t. F6l 25 261 25 25", 60 9 75 -de 500 tr.; aommnnalee. id b06 5D3 · i 0 J 0 iB84. joct. Il. 445 444 25 6 0 J 01884 id. 392 50

S00 tr. Joaieaanae jnütet i891, tmv 2 6 2S 256 25 P6D 3 7, oammanales 5" 3 0 0. mai 91. 1~ 25 102 60 A, G~d·Central, uil. si. 49d 443 Bo'~ 1Q715 DJC.·avr(191. 100

(5 aoCtaTa Dae LEt·OTelE6f.payb.d.nov·lopk 365 365 365 37.~ eommna. d ~1~7b. uil. 91. 5i2 613 m ri Al l'· émi~e 'ânv. 84 16B b0 Russe 3 0/0 juin si 81 86 50

l2 95 soCtttTa saaaaALa, !80 480 98l 25 1 E, fonotèreh 18?7. j tév. 31. 898 393 Roaen·Nord. 0 6ene-Ch ona J id. 40J01g67.69 Nicolas. mai id. 97 95 9'~ 69

SUJtr.,25Dtr. payé, Jonla. oct. 9~ ~cpt. 418 75 eomamaalee 1879. mars 91. d'S 475 Uue 10 0.· uil. 91. 4t5 444 4 DJA 1880. Il mai 81. 97 50 97 2.

aANQUB6°ARestaNNa500!~ pey6.J.sePt, apt. 37625 1880. ,.id. 472.. 469.. at 80/Onooveltes. · j oct.8l. 494.. 442 2*5 4 010 or, 1839 juin 81· 91 20 96 75

30 SANQ· tNT p I r 465 foncières 1879. mai dl. 482 8 Ouest-Algérien 3 010 sept. 91. 9D3 4v3 prunt l889 4 0 0. 91. 68 75

30.aANQ.tNTERN.deParia,500~.p.J.Jmt.opt.465 ~aeiëra.M79.m~91 482..4SO.. 'Ouest~génen30/O.SMt9t 4C3..4"3..S~P~~ 18894010 Id

S6 Lto:d-ataDITERRANaE.opt. (490 IlBS 1996 25 tl 2" 18B3. lnil. 91, 4El 420 g~ 6 0r0. 'uin 91. 649.. 648.. J iS~ 75

ü90 tr, daatseanoe mai iB9l.lime Id90 ··· LtBt 2S t495 13 75 1886.· vrR I 4iD 76 469 75 ,J 1 1270 1270 Suèdoia 18784 6J0. ID juin 81· 104

6!M&.Jo~nc.mail69t.tm.;490.tt~2St495. 1375 -1885 avril 91. 47076 46975 on f DJO. oct. 9 1270 1880 d 0f0. il 91. tD2 80 102 75 60v. tr. JonGeanae nillet 189i.tme 12R5 Bons de loterie 43 93 25 631 Victor-Smmanuel 1863.· avril 91, 8D9 809 25

w fr. l 1891 Ime 1285 Bons ~I a. 43 ..43 Ri6ne-et-Lotre, f nil, 91. w g,m pwt niin 6 0 · 18B8. 'nillet 91. 302 50 3D5

74 ioBD opk t780 üi5 1785 t0 pb~oae a~Ir. 4b 0 r. 8150. ao0t 91. 166 152 E5 y~~ions 8 D/0. mai 81. 329 923 50 p arg° 7 30250 305.. 40D h. -loafeuoce Jnillet tb8t.tme l785 17R0 1787 5 î S 60%O;r.h500.1dn 81. S28 ·· 526 ·· Asturies Oatiofe et Lfon, i" hyp,. oet. 81. 320.. 322 50 58 69 oaLaAXa.jopk 150D ip00 150D ACTIONS AU COMPTANT' Adrts4lens 8 DJO, 1^ hypothèque. sept. 91. 416 415 MARCHE EN BANQUE

S00 fr. Joniseenoe. oét.'1891. (ime 1500 iSDO 1500 ACTIONS AU COMPTANT r id. 4D6 905

~b b0 EST 60< fr. jouissance mai t89t. opk 911 25 912 50 9t1 2 125 Fooailre .y onnalre, Eb0 $. lbjatl. 84. 9E0 eérie A. id. 402 9D1 Phénix espagnol S65 Stii

38 59 ooaeT 5DD tr. -Joniunaoe oct. 1g91.lopt. 1035 1030 103b 5 üaa ne d',li ériç.r.19 mai 91. 1600 1565 oa 60 0. oct. 91. bJ0 A1 inee.. p~ 161 159 7b sAa PABIetaa.·yapt. t4lb 19t2 50 1420 750 F9siôoo-A 'oane. ai1.88. i6 25 J id 0 D. i72 Riô-Tinto. 5Et 506..

75 250 tr,-doaieeanoe oct. 1891.ttme l4lb ltl5 1416 gon;Com tr d a i 24S 246 '°°B és Madr 8 J id. 13 50 11 into 45 5 1 3

250&Jochtttnoe cet. 189).«me t4)&105..)4ï5. pto e intrepreneare ~u l. 91.. Lombatdea (Snd.Antriohe), juü. 91. 3 311. Tharsis. 14550 143.. 30 TBANeATLANTIQtIa. -Joalw. juü.8i.jopt. 57S 575 S77 t0 2 Dock. de Alareeillo, mai 91. 51685 513 ,5 aonrellea a6r(e X ,.· oct, 11. 312 ·· 3UB 50 Callao L8 O6D d'aetion. 14.. Id 8E 68 eUBZ (aotione).·. opt. 2",60 E750 279D 40 lqagaeiaa éobrau de Pade. uil. 91. 542 50 542 50 ~o~~ Bone 6 0~6. uül. 91. 523 75 Obli ch· ottomana. 62.. 60 50 500 fr, -loeieeanoe alllet 1891.·~tmv 2767 50 ·. E762 5D Ei91:5 28 76 BOne·Ga e Oa avrü j 680.. 685 Nord·&spagne 3 OJO i hypathèg., i oct. 91. 355 354 g Banque fanciére rit~se, '1"'éri" s e. 451 450.. 1~4 61 (dildgation),,donlae. juillet 1891. ~ept. 81E 5P 812 50 80' 6 5 &t AI~érien. mai 91. 615.. 618 75 id. 3't S25 4' et 5'séries. 441.. 437 50 45 DYNA.GIITE (Société centrale de). ,opk 490. 490 4'2 5D 2 Oaeetl~lgérlen · · jwl. 91. 5g0 67G 25 3' Jnil. Il. 310.. 312 50 5:01'r. tout payé. 16 mare 1891.Itmv 490. 4B7 50 492 SD 50 6 Allwnettes (en liquidation). sept. 90. 44250 442 5D pam elane.8aroelone. td. 330.. 330 50 == <

11 Sp CostNTIL3 (oanat de), t.p.-J. jniliat 88. cpt. 67 5 Téléphones (Société én. des).juillet 91. 398 T5 406 25 portP E 0/0. Id. 162 170 ~M-.n.

55 oSIntBUS Da FAR96, Jonia. Jniltat 91. cpt. IABO 1D6' SD 1080 12 50 Eaux C' générale ..g ~···, id, t450 ·· 1450 ga âe~ 8 0 0 1" h othi ue. id. 334 50 332.. ""Mt nMMtM)n mMMMB 85 VOITBBa9 A PARIg. -Jonise, jnil. 9i. cpt. :05 700 70E 5f 3 t ( ne ôor l'ltrao oct, 90. 145 Cor~done-Sévil/lé. q.· id. 325 325 E 0 0. et 50 96 22 i 96 25 96 52 à 96 55

60 BaTAU= SDO k. t. p. Joniea. )anv. 89. epk Et 50 I 25 22 51 2 50 (ies da: Bordeanx~ juil. 91. 1850 1850 J dt E8 96 271 86 35 96 75 à

E0 aIa89A6Bataa InAaITImBS.-J.jwn9l.lcpt. 670 Gas.mtnl.6aprll 91, 1940 OBLIGATIONS DIVERSES 41 E1883. dt 60 h à

4 sUTBtCHa 4 OJO or.-Jontse, oct. 91. cpt. 94 20 9440 94 30 ï0 Ga: daénl ,jnil. 91. 392 50 386 J dt E6 h à 4 HONGBOee 4 (IJO or. -Jonlér. juDlet 9l.,apk 9015 90 9S 91 0 Geç Maraeille. ·· avril 81. 1t85 Tramwa y a ( C' ~g enérai e ) de 5 0 I 0 j nil.11. 494 26 d46 I talt sa 5 0 I 4. dt iD h à 20 16TPTB.·(cpt. 49E 491 49250 150 Gaa de Madr i d ~ui 1 91 2J, 50 30i 25 Foo;oler oolonial 6 OJO. août 9t. 260.. 255.. Crdà4t fonafee: dt t D 1255 1 12.6 RS 1265 à IF67 b0

(Datte anlliée). Jonteeance wai 189t Itme 488 '75 4R8 75 490 125 ~y de Lapriam. id. 77t 25 ï6S ·. B~ 9 ae it Tpoü4~ire da Fren~ aodt id. 520 5t6 ES Bdea. dt t0 2850 i E812 5D à 2B90

'4 BEPASlIa llTaata08a 1 OJD.J. oct. 8l.IePt. 67 50 67 20 67 9D 7~ de Mùfidano. jut>i 91. E895 E900 8 OJO,1881., sept. Si. 419 50 415

5 tTALIBN 5 0J0.· 'cpt. 90 10 9010 75 90 t 5tokta. mai 91. 855 85(t pty~i~ne E OJO. jwR. 91. Id. 45 94 10 2850.281250 à 2890.. Jonteunoe,'mllat1891.·(ime 90 (D 07 90 2 1 FitetLille. mai 91. 540 b25 g~~ t~M~ iponnalae 8 D/0. mai 9D 359 865 H T TH I

~3 poxTUSAas S 0!0 -Jonfo, tnit.1891. epk 36 75 · 36 RO 37 2`.. 45 Chargeurs-Réunis. 20 mai 9L. jD72 b0107E 50 Compt~afegénéraladea&aa:ED/0. oci.8i. 457 50 · rALEIIHH iL A HOCIAH A A A ~Ali

9 nU56E cona. 4 0I0. 1" et 2' aérie. J. oct.'apk 96 95 5t 96 25 75 Btnbttaeemene Dnva!.· IS aoLt 9l. xDRO 20'~0 5 OlO..mai 91. 53S ============================================~~

1 DaTTa OTTOHA~~a(aont.). J, sept.1891. cpk 1. S5 17 55 t7 80 25 Foarnüarae mUitatrw.·. ,'aav. 85. 190 E10 ·. b~iiene de Parla 4 iJE OJD. juü. 81. 480 ~e. anAtttt~ tettas a»is1 lztptrea eoaBs

29 obügationa ottomanea prionsd. td.tma 403 402 402 i~I,ite miliWces E0 fév. 91. 786 ES B00 Gaz de Bordeaux d0J0. oct.11. 520 520 0AJI8.. PAn- JoOII. 1'£:1".11 Cloua'$'

20.. –obiisettcn)!GMomtneepriontt.td.tm< 403. 402. 402. !Ut<mUi«dree. 20fév91 78625 800.. ;MdeBordeau]t50/0 octM 520 520..

t2 tt, aAmQUB DaB PATr soTatCHtaNg.tcpt, 4$7 5D 433 437 50 250 ,Le Printemps 30 mai 91. 520 parisien 5 0 0. nil. Il. 52750 527 E07 l'4 A 8D71 2 206 3 4 i 207

E50 tr. payé. Jooiaa. attt118p1.(tme 488 75 La Foncière Ina,)~ lE6 tr. 15'nin 9L. 570 Sï0 ~nirai Ep0 k. 6 0/0.· :.· id. 318 313 8 DJO D 1E3 à 123 1 8 It2 7 8 à 123 J.

aANQUt oTTOÜADIa.ICpt. 54~ 595 547 5C 2 5D Igaer (Socié airtle, p. J l 91. 193D 1960 4a6rat s 341 25 306 4 OJG A amagna 123 }. 12318 r I

1760BAKQM OTTOMANE.j.t. 546_ 545_ 54750 250 S)tM(Soci<t<oivtfe).Juil.91. gtn<ntl,!00&«yo. sept.91. 30125 306.. 0/0 Vienne. 2)212 213 !13.t:)312

50A tr. E50 tr. payé. Justes. jrDl. 81.(tme 541 25 54E SO 546 25 3 7- Parts de fondateurs Jw 9 1140 libo g 8M tr., 6 f/A. ept. 91. 5 OJO Vianne. 21E I 2 i i13 .(. E13 Et9 t.2

P T 64125 54250 MS2: 375 = PaMe de tondateure. id. i(4D L150 d e Gan d 6 0 D. oct. Il. 91. D 370.. b 8J0 Baroeloae. !44 .J. 1 l9h .J. 444 ,l· h 415 .J, "6 casD6T beBU,tsB aeresno>w.cpt. 110 105 112 5D SD Pao ~P ar4lD" 200 t95 do Mndrtd 6 A J D. j uit il. 405.. 400.. 61J0 Maddd. l44 44fi ·J. 494 .J. h 446 .J.

Aatioas de jontea. lonla· jefll. 91.. (tme tl6 110 t13 7S 8 75 Téidgnphas da Parü ü"New-'lor~' oot.'86. 115 1!D Cw. oct. 91, · A 0 Liebonne .I. h

AoUous de joui. JouIR.jvUl, 91..tlma 110. 110.. 11375 3 i5 T616craplie. de Parla à New-York. 001. 86. 490" 1 CaIl. oct. 91. 7Lisbonne À ,.1,

20 AUT6ICelaae. opk 6E2 SO 623 75 623 7S ?il fsrap h.a de Nord ( G nn d e C · ).. jvh 9 1. 4R6 · · Fivoe- LDIe. juil 91. 46E 5D 4G2 5D 7 OIO J &t-Péterebom 262 .J. à h 263 .J.J. .r. F63 ,J, 6 E64 .I.

500 tr· Joalasanoa j niltet 1891. tme 6E2 50 · 622 5D 6E6 2 3 75 ACTIONS DE JOUISSANCE Mae ries marttimea d A 1. oct. 91, 49fi 50 997 75 6 g

~4., sUD·AUTBtCHS.··)opt, E35 235 240 5 ACTIONS DE JOUISSANCE Messageries maritimes 4 ~jnü. slt. 504 5D4 1lALEdHI iH AiHOSiAIIT A YtlE

4.M.-ACTMCH.t.(opt. 235. 235.. 240 5. ACTMNSDEJOmSSANŒ ~nSM40~°")~:<l 604.. 504 ..VALEURS SE MMCtMT A VUE

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10 .MAMHB-CACEMS500er.-J..j)ti))et9<)..fcpt. 90. 90.. 90. -D<i~MeM:1ui9! 31376'3{5'TMnetHam& 366' 353 'Londres..25:7.t2t!8. 2524t/2à25251.2 2

10 It~RI~AC6Ba8 500tr.-J. jdilet94.. (cpt, 90 9D 9D Délégations nil. 91. 313 7S 315 Transatlantique 8 0/0. oct Il. 3G6 363 8 Dltl Londrea.. 25 37 ,J. h 86lB .l· 25 24 lJE 1 25 25 1; 2

t8 aoBD-taPAGNB.f ap k 240 225 247 5 0 22, 50 Bel. bd mai 91. 405 405 LiN militatr~ 4 6 0 D. mat 91. 1. G30 630 E D I D NeN-York E19 l h 520 .I. 619 1 2 1 b20 I, 2 500 tr. -Joniesanae jwliet 188(.ltme 8E7 50 2E8 7 249 7S · 15 Midi. 'nil. 91, 670 Suez, bons Trentenaires 6 sept. 91. i39 139 E Ol0 Bel igue. 1/8 p, i 1J4 p. 3It6 p. 1/4 p. 15 loBTUGAte SODtr. -Joaies.janvier8l.. ~oph l17 SO 1tB 76 120 1 25 · E 0 Su. yair~ pt 91. 60260 5. 5 1'2 Ital é or 1 S.8 h 1 7;8 p 1 7 SP. b E 1J8 p.

15 po. R.TUGAJ8 5OOfr. J01lÜl..JanVler91..lopt, 11750 U875 120.. Nord. Jwl. 91. 1 8 13B0 obii<atione 6 0 0, oct. Il. 6D2 50 6t1 010 S ( ) P p, t/4' 3/16. ~/16 P

36 naRtDItIisUI (C'Ikliannedeeah.deter))cpt. 618 ;5 613 7b 620 625 i Url6ane.·,···,·· avril 91. 108D 1075 8 0f D (1" eérle). E se P t, 91. 417 SO 446 25 4 D'D Suisse. 1/8 p. 11J4 p. 8J16 b 5116 p.

jouissance juillet 1B81.ttme 6t0 61D 615 5 ouest avrü pl. S65 565 (1* série) i4. 440 4t0 E FRANCE 3 0

IS sA9:180SSa. · (c P t: 2ED E°,D 831 26 il 26 ~Gac parieiea. arril9i. 1150 1195 ·: boaa de aot~ona. lf nor. · 90. 94 93 50 ESCOMPTE A LA BANQUE DE FRANCE /0 500 tr. laeleonta' jniUat 1B91. jtme 223 75 217 5D 231 E5 la 75 ~Oaaibae. · (s11. 91. 980 48D Crédit foncier égyptien.· oct. 9t, 450 947 50 BvTAa>$T DES AvANCEé 3 1/2 OJO,

Le Figaro annonce quo M. Escalaïs et Mma Lureau-Escalaïs viennent d'être engagés, à compter du 1er décembre, au Grand-Théâtre de Lyon. Notre confrère ajoute que ces doux, artistes quitteront l'Opéra à la fin du mois de novembre. La vérité est que le ménage Lureau Escalaïs a quitté notre Académie nationale de Musique depuis le 1" octobre. Nous avons déjà eu l'occasion de le regretter à cette même place.

Dimanche prochain, à deux heures et demie, 23« course de taureaux aux arènes de la rue Pergolèse.

Ainsi que nous l'avons dit, cette course est l'une des dernières de la saison.

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Le payement de ces titres portant le coupon du l°r juillet J892, ainsi que du coupon no 2 du l°r janvier 1892, se fera a partir du 20 décembre 1891 (1" janvier 1892), et continuera jusqu'au 19 (31) décembre 1896 après cette date leur paye- ment sera prescrit en faveur de l'Etat. En Roumanie, à la Caisse centrale, à Bucha- rest, et aux Caisses générales dans les districts A Berlin, aux maisons de banque DiscontoGesellschaft et S. Bleichrôder

A Francfort-sur- Mein,. la maison de banque M. A. von Rothschild et fils;

A Paris, à la maison de Banque de. Paris et des Pays-Bas.

Les coupons des titres sortis cesseront d'être payés comme non valables.

Titres sortis au tirage au 20 mars {1er avril) 1891 et non remboursés jusqu'à présent.

14 Titres à 5OO fr.

6814 27663 1 37776 1 39993 i 51163 1 53975 ] 71410 20469 352291 399401 50120 1 537541 592551 75174 «8 Titres à 1,000 fr.

90070 93840 100198 105376 117981 135912 138710 90386 94375 101780 107380 127596 136456 138820 9038S 99587 104026 116774 135594 136973 154937 90396 100140 104571 117004 135608 138306 155251 4 Titres à «,&O© fr.

164849 I 167991 | 169315 | 192280

Payables jusqu'au 18 (30) juin 1896.

EMPRUNT RUSSE 3% OR 1891 AVIS DE REPAIIT1T1ON

II est attribué aux souscripteurs de Ià4 ob., lob.; de ii à 9ob., 2 ob.; de 10 à 19 ob., 3 ob.; de 20 à 39 ob,, 4 ob.; de 40 à 59 ob., 5 ob.: de 60 à 79 ob., 6 ob.; de 80 à 93 oblig. 7 oblig.; et ainsi de suite, à raison de 7.50 0/0, plus une obligation entière pour toute fraction.

dito, dito, de 85 fr. à 92 fr. 130 s. Haïti Jacmel à 85 fr. 100 s. dito, à 8i fr.; 50 s. Santos, nor lavés, à 81. 50; 157 s. Salvador, à 95 fr..©s t kilog.

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Laines à terme. Calmes. Ventes, 200 b. On cote Courant, 131 50; novembre, 13150; décembre, 132 50; janvier, 133 50; évrier, 140 mars, 142 avril, 141 mai, 142 juin, t42 juillet, 143 août,. 144

Le Havre, le 22 octobre (clôture).

Cotons à terme. Soutenus. Ventes, 3,000 b. Cafés à terme. Prix à peine soutenus. Ventes, 3,200 s.

Cotons. Cafés.

•Courant, 55 fr. 25 83 fr. Novembre 55 tu 75 fr. Décembre. 55 fr. 12 72 fr. Janvier; 5> fr. 37 70 tr. 50 Février. 55 fr. 75 70 fr. 50 Mars 50 fr. 70 fr. Avril 56 fr. 37 70 fr. Mai 56 fr. 87 70 fr. Juin 87 fr. 25 70 fr. Juillet. K7 fr. 75 70 fr.

Magdebourg, le 22 octobre.

Sucres de betteraves. Faibles.

On cote Allemands 88<>, courant, 12.90: janvier, 12.90.

Londres, le 22 octobre. s

Temps pluie abondante. J Blés. Mieux tenus, affaires calmes. î ï Liverpool, le 22 octobre (clôture). î

Cotons, Marché soutenu. Indiens, calmes. î Ventes, 10,000 b. Importations, 10,000 b. I

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COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER DE

RIGA-D11ABURG

«7° assemblée générale ordinaire des actionnaires au 23 septembre octobre) 1 894

L'assemblée générale, après avoir entendu le compte rendu et le rapport de la commission de revision, a confirmé le budget pour l'exercice de l'année 1892, savoir

Les recettes avec. 2,820,400 roubles. Les dépenses avec.. 2,184,800 roubles.. En outre, l'assemblée générale a approuvé les propositions de la direction concernant la liquiquidation de la caisse de retraites et de secours des employés en accordant des subventions extraordinaires sur les ressources de la Compapagnie, la création de nouveaux statuts pour la caisse de retraites des employés et enfin l'autorisation donnée à la direction à l'effet de conclure une convention pour transformer en une dette par obligations les prêts consentis par le gouvernement.

Ont été réélus comme membres du comité central MM. le bourgmestre Hernmarck, le consul de Heimann, le conseiller commercial C.

Rio-de-Janeiro, le 21 octobre.

Cafés. Marché actif.

Recettes, 7.000 s.

Stock, 343,000 s.

Santos, le 21 octobre

Cafés. Marché actif.

Recettes. 16.000 s.

Stock, 377,000 S.

BEMT1AO1

LA villette. Marché du octobre.

Espèce» émenAs ^g Prix

A Amenés Vendus g

bestiaux a~

Bœufs 2.591 2.221 348 1 16 à 1 62 Vaches. 609 529 238 1 06 à 1 58 Taureaux.. 181 171 405 1 08 à l 42 Veaux 1.394 1.164 80 1 26 à 2 08 Moutons. 7.470 7.200 19 1 60 à 2 12 Porcs gras. 4.639 4.521 76 1 24 à 1 50 Id. maigres à

Peaux de montons 2 35 à 6 85 Vente calme sur le gros bétail meilleure sur les moutons et les porcs difficile sur les veaux.

DÉCÈS

UTOCMATIONg DU 19 OCTOBRE

Mme Bridou, 71 ans, rue J.-J -Rousseau, 19. Mme Varraz, 43 ans, rue de Valois, 2. Mme v. Botras, 81 ans, rue de la Poterie, 2. Mme Dours, 61 ans, rue Rambuteau, 110. Mme Pinget, 26 ans, rue St-Sauveur, 35. Mlle Rocher, 3S ans, rue des Gravilliers, 75. Mme v. Gaultier, 80 ans, rue du Temple, 187. Mme v. Chapel, 73 ans, rue Mongolflër, 18.

Zander, M. de Tunzelmann, le conseiller d'Etat N. Schœpfr, le consul 0. de Sengbusch, M. le conseiller G. Lœsewitz comme suppléants, M. V. de Zwingmann et le doyen H. Stieda. Ont été réélus comme membres du conseil de revision: MM. le conseillermunicipal C. Bergengrun et le doyen H.-Alex.Krœger; comme suppléants MM. Ed Kaull et le consul Hy. Thomas. Riga, le 3 octobre 1891.

LA DIRECTION.

VILLE DE PARIS

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M. Secq, 80 ans, rue des Fossés-St-Jacques, 18. Mme Duval, 30 ans, rue des Quatre-Vents, 14. M. Mialane, 28 ans, rue Grégoire-de-Tours, 44. M. Maillât, 26 ans, rue de Grenelle, 51. Mme Dupontreué, 25 ans, rue de Lille, 12. Mme veuve Pané de Villerielle, 81 ans, rue Cambacérès, 19.

Mlle Delorme, 10 ans, église St-Augustin. Mme v. Prétet, 82 ans, rue dé Clichy, 14. M. Coleman-Dawson, 29 ans, rue Joubert, 25. Mmfi v. Lévy, T4 ans, rue de la Victoire, 75. M. Pierrot, 25 ans, rue de St-Quentin, 17. Mlle Mercier, 62 ans, bd de Strasbourg, 43. M. Douisset, 36 ans, rue Daval, 16.

Mlle Moutardot, 82 ans, fg du Temple, 80. M. Girarein, 67 ans, rue de Picpus, 73. M. Anger, 42 ans, rue Crozatier, 3.

M. Rozier, 77 ans, rue de Charenton, 233. Mme Bridous, 35 ans, fg St-Antoine, 170. Mme Munch, 26 ans, avenue de Choisy, 182. Mlle Chéron, 20 ans, rue Dareau, 8.

M. Vignot, 45 ans, rue Cels, 24.

M. Joubin, 74 ans, rue Denfert-Rochereau, 190. Mme Rémy, 50 ans, rue Letellier, 29.

Mme v. Patelet, 68 ans, rue Vital, 10. Mme Delahaef, 44 ans, rue St-Ferdinand, 34. Mme Cochet, 27 ans, rue de la Chapelle, 16. Mlle Jumelin, 13 ans, rue Marcadet, 52. M. Hembert, 64 ans, rue Ordener, 104. M. Soud^àu, 72 ans, bd Barbes, 46.

Mlle Engler, 8 ans, rue de Crimée, 170. M. Gavroy, 29 ans, rue Piat, 7.

SPECTACLES DU 25 OCTOBRE

opéra. 8 h. Lohengrin.

français. 8 h. 1/2. Horace et Lydie. Le Monde où l'on s'ennuie.

opéra-comique. 8 h. Mignon.

odéon. 8 h. 1/2. Kean.

gymnase. 8 h. 1/4. Numa Roumestan. vaudeville. 8 h. 1/2. Nos Intimes.

chatelet. 8 h. Cendrillon.

folies -dramatiques. 8 h. 1/4. Serment d'huissier. Le Mitron.

Avis divers

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TRAINS DE LUXE SUR LE RESEAU PAKIS-LYON-HÉDITERRAIVÉE La saison d'hiver promet d'être exceptionnellement brillante sur les bords de la Méditerranée, où déjà de nombreux touristes s'installent sur leur plage de prédilection.

Aussi nos lecteurs verront-ils avec intérêt que les Compagnies de chemins de fer Paris-LyonMéditerranée et du Nord ont combiné de concert avec la Compagnie des vagons-lits, pour cet hiver, l'organisation la plus complète pour leurs services rapides de luxe.

Le Nice-Express. Ce train de luxe composé simultanément de lits-salons P.-L.-M, de sleeping-çars et de voitures-restaurant de la Compagnie des vagons-lits, quittera Paris (garra du Nord) tous les jours, à 7 h. 40 du soir, à par- tir du 3 novembre, pour arriver le lendt-main à 1 h. 41 à Cannes, a 2 h. 28 à Nice, à 3 h. 22 à Monte-Carlo et à 3 h. 38 à Menton.

2" Le Méditerranée-Express. Ce train de luxe, composé exclusivement de voitures-lits et restaurant de la Compagnie des vagons-lits. partira, à dater du 5 novembre, chaque jeudi, de Calais à 6 h. 40 du soir et prendra à Paris (gare du Nori) d'où il repartira le même jour, à il h. 53 du soir, les voyageurs à destination du littoral. Le Méditerranée-Express arrivera le vendredi à 6 h. 23 à Cannes, à 7 h. 10 â Nice, à 8 h. 14 à Monte-Carlo et à 8 h. 33 à Mecton.

Chemins de fer de l'Etat

Fête de la Toussaint AVIS

A l'occasion des fêtes de la Toussaint, l'administration des Chemins de fer de l'Etat a décidé que les billets d'aller et retour délivrés par toutes les gares de son réseau, le vendredi 30 octobre, dont la validité expirerait avant le 3 novembre, seront exceptionnellement valables, pour le retour, jusqu'au dernier train du mardi 3 novembre.

En ce qui concerne les billlets d'aller et retour de ou pour Pari?, cette prolongation de validité sera applicable quel que soit i'itinérairB par lequel les billets sont valables. (Toute voie Etat ou voie mixte Etat-Orléans ou EtatOuest.)

Vadministrateur-gérant Mars.

Mars. Imprimerie du Journal des Débats, 17, rue desPrêtres-Saint-Germain-l'Auxerrois.

II BULLETIN FINANCIER I II Jeudi 22 octobre, 3 heures.

I La Bourse d'aujourd'hui est encore bien plus ,mauvaise que celle d'hier. Le marché, surchargé à la hausse, et abandonné à luiI même, s'en va à la débandade.

I Malgré de très gros rachats du découvert. Iles cours fléchissent sous les offres des acheteurs, qui commencent à prendre peur, et qui veulent liquider leurs positions.

I La déroute df s valeurs espagnoles continue, accélérée par une baisse nouvelle du change, I baisse causée elle-même comme nous l'avons- déjà expliqué par les achats persistants d'Extérieure faits sur notre place pour compte de l'Espagne. On se demande comment il sera possible de sortir de ce cercle vicieux. Pout payer les titres qu'ils achètent, les Espagnols Ijdéprécient le change dont la baisse sème la Ipanique parmi les porteurs étrangers. Lf Ichange ne pourrait se relever que si la spéculation espagnole se retournait et venait Ivendre chez nous; mais il est douteux que, dans les dispositions actuelles, notre marché puisse absorber ces titres sans se dérober. I Quoi qu'il en soit, l'Extérieure tombe aujourd'hui à 67 1/4 et les Chemins espagnol? sont à l'avenant.

|| La cessation des escomptes sur la Rente a [rendu courage aux vendeurs. Personne m 's'occupe des levées de titres qui pourront avoir lieu à la fin du mois. Le 3 0/0 recule dt 96 fr. 10 c. à 95 fr. 82 c.

Les Fonds étrangers Font tous en baisse. jL'Italien tombe à 90 fr. 07, le Russe consolidé à 95 5/8; le Nouveau, à 78 1/2; l'Orient, à 68 9/16.

La baisse du Suez continue avec la même rapidité. On clôture à 2,757 fr.

Les établissements de crédit sont naturel lement faibles comme tout le reste.

Le Rio-Tinto est en forte baisse sur la baisse du Métal à Londres..

Escompte hors banque, 2 3/4.

Chèque sur Londres, 25.25 1/2.

Londres, 2 heures. Consolidés, 95 1/16; Egypte, 96 1/2; Extérieure, 67 1/8; Italien; 89 1/8; Turc, 17 1/2; Banque ottomane, II 11/16; Rio-Tinto, 19 7/8; de Beers, 12 5/8: Brésil, 68 1/4; Cuivre, 48 1/8; Argent, 44 9/16. I Berlin.– Crédit, 1511/2 Disconto, 174 Roubles, 213

Buenos-Ayres. Or, 447.

Le bilan de la Banque de France publié aujourd'hui présente les variations suivantes sur celui de la semaine précédente

Porteteuille. 13 millions. Avances sur titres. n Billets en circulation. 45 Compte du Trésor.+ 38 particuliers. 6 Encaisse-or. ° -j~ 1 argent. a