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Titre : Journal des débats politiques et littéraires

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1881-01-10

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 10 janvier 1881

Description : 1881/01/10.

Description : Note : édition de Paris (matin).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : MAEDIGen0

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : MAEDI001

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k461398k

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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PARÏS

DÏMANCHE 9 JANVIER

Nous ne voulons pas attendre plus longtemps pour signaler au moins sommairement les résultats financiers de l'exercice -1880. qui ont dépassé dans des proportions inespérées ceux des années les plus prospères et les plus favorisées. Les plus-values des impôts et revenus indirects ont en eSët atteint le chinre de 169,359,000 fr. Ce sont les droits d'enregistrement et de timbre qui occupent la première place dans ce total avec une plus-value de 68,311,000 fr. C'est là une preuve incontestable de l'activité des ,anaires, et qui montre que les immeubles aussi bien que les valeurs mobilières sont l'objet de~trànsactions fréquente?. et à des prix élevés. Les douanes Tiennent ensuite avec un excédent de ~1,627,000 fr. sur les prévisions. On doit Teconnaître de bonne ~race' Qu'il eût ~té désirableque ce chiffre considérable ne fût pas atteint. C'est toujours à nos mauvaises récoltés des années 1878 et 187 9 que nous devons cette perception exagérée des droits à l'importation. Notre production en céréales de l'année 1880 nous empêchera sur un point important de rester encore tributaires de l'étranger. Malheureusement, la récolte des vins a' été presque aussi insuffisante que celle d~ 1879, et les importations seront pour le moins aussi considérables, les stocks antérieurs s'épuisant de plus en plus. Cela Ti'a pas empêché les contributions indirectes de dépasser les évaluations budgétaires de 31,286,000 fr. dont la meilleure part provient des droits sur .tes boissons. Le jour où notre production sera T'établie dans des conditions normales, on peut donc s'attendre <a.vec certitude à des augmentations plus considérables encore. Le dégrèvement des encres n'a pbrté'quë~ûr le quatrième trimestre, et il est assez difficile d'en juger dès maintenant les effets. Il n'est que juste de ne pas oublier les postes et les télégraphes qui ont donné 8,137,000 fr. de plus qu'on n'avait espéré. Cet accroissement de recettes provient pour une part de runi6cation et de rabaissement des taxes, mais en même temps il est le signe d'une grande activité industrielle 'et commerciale. La marche ascendante des produits des postes et des télégraphes ne s'est pas arrêtée depuis longtemps, mais jamais elle n'avait eu cet élan et cette rapidité. Si l'on joint à ces 169 millions les S millions environ que donnera l'impôt de 3 0/0 sur le revenu des valeursmobilières et les 15 millions qu'auraient produits les droits sur les sucres pendant le quatrième trimestre si la taxe ancienne avait été maintenue, on arrive pour l'année 1880 à une plus-value de 189 millions. Nous ne croyons pas pour le moment devoir indiquer l'emploi qui, pourra en être fait. Il nous sufat de constater que jamais pareils excédens n'avaient été atteints ni en France ni en aucun autre pays. On comprend que les électeurs n'hésitent pas à soutenir énergiquement un régime qui rend possibles d'aussi maanintmes résultats. ?

t." ):j

.r- e_

TrêMgMpMe privée.

(Service télëgMLphique de l'agence Havas.) Rome, le 9 janvier.

Aujourd'hui, anniversaire de la mort du roi

"I~M~BS'S!'?""

FEUtU~~MJO~

DU 10 JANVIER 188~.

m~

~9~

TNËATRE ,DBS MÀMONNETTËS, texte et dessins par M. Duranty (Ch~peatier, éditeur).

On Bàit quel était le goût de Charlëa Nodier pour les marioanettes. S'il fa.ùteh croire la légende, le spirituel écrivain ne dédaignait pas de s'asseoir quelquefois, aumiUeu d'un parterre d'enfans, devant la baraque de Guignol, et il prenait autant de plaisir a ce spectacle que La Fon- taine au conte de F~M ~Me. Si Nodier vivait encore, il ferait certainement ses délices du y/t~~c des ~<?~MMe~ de Dùranty, que vient de publier la librairie Charpentier.. Les marionnettes, en eQet, n'avaient pas jusqu'à ce jour de répertoire imprimé, au moins que je sache. Il n'y avait qu'un ré-1 pertoire de tradition qui avait subir, j avec le temps, d'étranges altérations. M. Dùranty a composé pour ses petits acteurs en'bois une trentaine de saynètes dont quelques unes sont de petits chefs-d'œuvre du genre. Le théâtre des Marionnettes n'est, & proprement parler, qu'une réduction de l'ancien théâtre de la Foire. Ce sont à peu près les mêmes personnages: Arlequin, Pierrot, Polichinelle, Cassandre, Colombioe; il y faut .ajouter des commissaires fabuleux et des gendarmes inouïs. Ces petits bonshommes, cee êtres ~'ctasqaes, sans jambes, ~Ètas

Victor-Emmanuel, plusieurs déput&tions de Sociétés sont allées au Panthéon déposer des couronnes'sur la tomb.e du roi.

L'anniversaire funèbre a été célébré également dans plusieurs autres villes, notamment à Païenne. Le général Menabrea est arrivé à Rome. Rome, le 8 janvier, soir.

Le Pape a reçu aujourd'hui Mgr Caverot, archevêque de Lyon.

On signate des inondations sur plusieurs points de la Vénétie,.

Rome, le 9 janvier.

Le Vatican a envoyé hier aux évoques de Pologne une Note suivie d'un Mémoire régtant la position de ceux d'entre eux qpi ont été destitués par !e gouvernement russe. Toujours préoccupé de la situation de l'Irlande, le Pape a fait envoyer de nouvelles instructions à quelques évëques irlandais pour le rétaBlissement de l'ordre.

Athènes, le 8 janvier, 7 h, SO m. soir. La nouvelle d'Athènes, donnée par un journal de Rome, et d'après laquelle les réserves grecques auraient été appâtées sous les drapeaux par un décret paru vendredi, est in-

exacte.

exaets. Constantinbple, le 9 janvier.

La Porte a ordonné de faire le nécessaire pour l'expédition & Constantinople du reli- quat du matériel de guerre retenu en Amérique faute de paiement.

Cohstantinople, le 8 janvier, soir.

Aucune décision n'a été prise encore relativement à la .question d'arbitrage qai rercon- tre toujours une grande opposition. La Porte enverra lundi àD'irvichPacha des instructions dénnitives relativement à la délimitation des frontières du Monténégro. Hobart Pacha a été nommé MMc~f (maré-

chal).

Bueharest, le 9 janvier.

Le prince Ouronsoff, ministre plénipotentiaire de Russie, remettra lundi ses lettres de créance au prince Charles.

-Le ministre do Grèce remettra les siennes mardi.

Bruxelles, le 9 janvier.

.Le2[foat<eMf ~~e annonce dans sa partienon ofScietIo que la date du mariage de !a princesse Stéphanie avec l'àrchidue héritier d'Autriche a'été reculée. v

Berlin, le 9 janvier.

Voici quelques détails sur l'incendie qui a éclaté dans les combles des bâtimens de l'étatmajor

Le feu a pris ~vers dix heures du soir et H était complètement éteint avant minuit, de sorte qu'on a pu commencer dès cette heure les travaux de remise en ordre. Les dégâts sont peu considérables. Aucun document importait n'a été endommagé. Le prince impérial et le maréchal de Moltke étaient sur le lieu du sinistre.

~e«te ««Mue <ht «tmmnete.

Emprunt 6 0/0. 120 &. 65, 471/2, 53 3/4. Italien. 88fr.,87821/2.

Extér" espagnole.. 20 i/2;n/32.

Intérieureesp. i9</4.

Turc.<. 12 fr~67i/2, 52i/2. 60. Banque ottomane.. S48 fr. t2, 547 SO, 5487! Hongrois 6 0/0. 94,93 ll/t6, 3/4. Oriental Russe. 607/8.. Egyptiennes 6 0/0.. 366fr.2S,365.

Panama. 484ff.SO,48S.

A.ctionsRio-Tinto.. S05fr.,S03'?5.

BanquaLR.prtv.. ~5&n7SO.

Nous n'avons aucun doute m aucune inquiétude sur le résultat général des élections qui se sont faites aujourd'hui dans toutes les communes de France. Ces. élections auront été républicaines; et si les hommes modéras pouvaient concevoir quelque appréhension, ce serait que 'le besoin et la volonté de consolider l'établissement républicain n'eussent trop fortement accentué le Tot& des électeurs. Il est impossible en eiSet, et surtout

de costumes barioles et extravàgans, aussi étranges par leurs mouvemens que par leur forme, ne s'imposent aucune retenue ils symbolisent tons lés instincts égoïstes de la race humaine, c'est ce qui les rends!curieux à étudier, et ils se livrent à un tapage continuel. Les marteaux de tonnelier 'ne font p'as plus de bruit que ces coups de bâton qu'ils échangent sans ceaseetces~têtes dé bois qui ~e cognent si rudement.

Le langage des marionnettes, dit justement M. Buranty dans sa préface, forme à pes~MM//)&?/ habituels un a.ccompagnepient mystérieux d'exclamations, de cris aigua auxquels nulle crécelle ne saurait le ~ispùter.« Voix de perroquet, sifflets, aigres e Soupirs de clarinette, chocs secs et strio dens du bois fendu, folie d'intërjeQtions s et d'intonations/fureurs de batailles, w fantastique liberté d'apparitions et de a disparitions, masques imnulables, gestes e bouffons et violens, disproportion de « l'être animé avec'les objets qui l'entona rent, grandes choses rapetissées, petits a objets sura~randis, maisons inhabitae blés, arbres nains, litSdeProcuste,mona tagnes microscopiques mais bouteilles ? géantes, marmites colossales, casseM rôles, fusils, sabres, parapluies monumentaux; voilà ce qui compose le H charme, laiascinàtion de ce spectacle a vainqueur de toute hypocondrie. B On voit bien ce que font ces acteurs de bois, mais on n'entend pas toujours ce qu'ils'disent, et c'est à quoi rêvait Nodier en faisant son'possible pour les entendre. Il se demandait sans doute de quelles folles idées pouvait s'inspirer une mimique si extravagante, car il fallait que tout fût à 'l'unisson. G'est la même question que s'est posée M. Duranty, et il y ~.répondu de la façon la plus heureuse. Les personnages* qu'il met en scÈM ont des idées et des Cantaisies qm

A~iAi Ml<p M.lf S. J

dans la période de fondation d'un gouvernement, d'empêcher que les élections aux Conseils généraux et aux Conseils municipaux ne sortent du cercle du département et de la, commune pour participer & la politique générale du pays. Les Conseils généraux peuvent, dans certaines circonstances révolutionnaires, avoir à prendre la place des corps législatifs violemment dissous ou dispersés; et, comme eux, lés Conseils municipaux sont appelés .à concourir à l'élection des membres du Sénat. Ce sont là des fonctions essentiellement politiques, dont il faut tenir compte dans les élections actuelles. La Constitution a elle-même introduit une part de politique dans le choix des conseillers municipaux, et c'est surtout quand le principe même du gouvernement est encore contesté et attaqué que ce droit doit s'exercer.

A plus forte raison à Paris qui est à lui

un n~> L uua ico ~<t~i-

~at~ ~des > programmes

aiaa <1e ari o eu des programmes'

plus politiques que municipaux, et cela devait être. Est-ce à dire que le nouveau Conseil ne s'occupera pas d'affaires municipales ? Certainement non. Quand le triomphe définitif du principe républicain aura été bien clairement établi, et dès que la majorité se sera bien nettement comptée, le Conseil passera aux affaires pratiques et aux aSa.ires municipales. Dans une ville d'intérêts généraux, comme Paris; dans cette cité qu'on pourrait appeler .panthéiste, un candidat ne peut pas simplement arborer pour.drapeau et pour programme l'achèvement d'un boulevard, le percement d'une rue, ou le mètre cube du gaz. Nous lui demandons un peu plus d'idéal, et nous devons reconnaître que souvent il répond à notre demande en nous en donnant trop.

Nous augurons que l'esprit du nouveau Conseil de Paris ne différera pas sensiblement de celui de l'ancien. Or si le Conseil qui vient de mourir a causé quelquefois certaines alarmes, surtout aux alarmistes, il faisait plus de bruit que de mal, et il n'en a pas moins fait quelques bonnes choses. Nous ne serons pas le moins du monde fâchés de voir reparaître dans le -nouveau Conseil quelques réaction" naires qui seront perdus dans le vote, mais qui représenteront les droits de la minorité. Un peu de lest ne peut pas être nuisible sur le vaisseau de la ville de Paris pour justiner sa vieille devise. D'ailleurs, ceux dont le cerveau est hanté par le spectre de la Commune doivent considérer qu'au point de vue de la politique générale le Conseil municipal de Paris a perdu beaucoup de son importance, nous dirons, si l'on veut, de son danger, depuis la rentrée du gouvernement et des Chambres dans la ville qu'ils n'auraient jamais dû quitter. Il y a toujours eu, sur ce point, une touchante harmonie entre les partisans de la Contre-Révolution et ceux de la Commune qui étaient d'accord pour déporter les pouvoirs publics à Versailles, ou encore plus loin.

En somme, l'admirable froideur avec laquelle se sont faites les élections prouve le grand progrès de nos mœurs publiques. Déjà nous avions eu ce rassurant et fortinant spectacle aux élections générales; nous l'aurons encore à la 6n de l'année qui s'ouvre. Le vDte d'aujourd'hui est le présage de celui qui renouvellera d'abord la Cham-

ne pouvaient vraiment surgir que dans ces cerveaux absolument détraqués. Voici, par exemple, ~Ma~M~ NM~'6 MM?, où figurent deux avocats sans cause, Pierrot, une vieille dame appelée M"" Bégriche, un commissaire, un chat et un perroquet. L'auteur fait remarquer avec Snésse que les avocats, les commissaires, les gendarmes, les médecins ou les apothicaires,~ en général toutes les personnes exerçant des professions $~ ne se h~K:A<MM p<M o~ ~<K.!M*, ont été de tout temps vouées au mépris de la comédie bounbnne. C'est que ce sont des gens qui, en un certain sens et à ne suivre que l'impulsion de rinstinot,peuvent être considérés comme des tourmënteurs de l'huma.nité. Nous avons donc deux avocats qui meurent de faim et lamentent sur leur misère dans le style insensé qui convient à une marionnette « Pas de M causes, nulle cause; pas de chausses, apeud~ chose et pas de chance! QMoa ~M~o/ $'M~M~? Je crois que je vois a poindre uu être vivant là-bas. De par a Dieu, de gré ou de force, j'en fais un a client. Je suis las d'être anamé, mes en» trailles hurlent, et je suis efflanqué » comme un chat maigre. M (7~ ~e~ un M~Mt.)

L'être vivant que l'avocat a vu poindre c'est Pierrot, mais un Pierrot inoffensif et bon diable qui n'a envie de chercher noise à personne. L'avocat veut lui persuader de plaider, mais contre qui? Pierrot vit en paix avec tout le monde et il n'a 'd'autre ennemi que la colique dont il souffre quelquefois Euh) euh! difficile à assigner, la colique, dit l'avocat ~cependant, comme elle ferait déia.ut, on gagnerait tout de même, et moyennant quelques écus d'honoraires que tu me doanerais. –Va-t'en au diable! dit Pierrot. L'avocat se fâche, le traite de coquin et ~atuMH~meBtveut le rosser. Pierfot~n"

S'9;i Sd .t~.ï~91'~ ~C:

bre des Députés, et ensuite un tiers du Sénat, et qui, en mettant hors de toute contestation le nom, la forme et le principe du gouvernement, permettra la formation et l'action de partis réguliers sur le terrain définitif de la république. JOHN LEMOJNNË.

Le Conseil supérieur de l'instruction publique, dans sa séance d'hier, s'est occupé de l'appel de l'abbé Crampon, directeur du collège de la Pro vidence & Amiens. A. la majorité de plus des deux tiers des suffrages, le Conseil a reconnu que le fait de. reconstitution d'une congrégation prohibée était constant mais sur la question de la responsabilité personnelle de l'abbé Crampon, la réponse n'ayant été affirmative qu'à la majorité simple, le jugement du Conseil académique de Douai a été infirmé, et le prévenu rencfsion,~sse'z" in~tion. Cette dé-. ment qui avait frappé M. Villars, directeur de l'Ecole Sainte-Marie de Toulouse, surprendra peut-être les logiciens à outrance ils reprocheront au Conseil d'avoir deux poids et deux mesures, de trouver innocent à Amiens ce qui est coupable à Toulouse. Ceux qui raisonnent plus froidement reconnaîtront que le Conseil a fait preuve d'une haute impartialité', qu'il a pesé sans passion la responsabilité du prévenu, et qu'il a reculé devant une sentence trop rigoureuse, au risque de tomber dans une contradiction apparente. Le jugement rendu hier a un autre mérite il répond victorieusement aux critiques.dirigées depuis quelques jours contre le Conseil et contre l'Université tout entière. On accusait le Conseil de manquer d'indépendance, l'Université de prononcer dans sa propre cause tous ces reproches disparaissent, et si l'esprit de parti était capable d'un peu de logique et de justice, la presse cléricale devrait adorer demain ce qu'elle brûle depuis trois jours. On peut craindre qu'elle n'en fasse rien et qu'elle ne montre pas le sage repentir du Sicambre adouci. Les défenseur~ de la Société de Jésus ne renonceront pas volontiers au plaisir de prétendre que l'Université est intolérante, illibérale et jalouse, et de représenter leurs cliens comme les seuls professeurs de tolérance et de libéralisme. Il ne servirait à rien de leur recommander d'avoir le triomphe modeste ils ne manqueront pas de chanter victoire parce qu'il n'y a pas eu lieu d'appliqué!! à M. Crampon l'article 68 de la loi du 1 S mars 1850 qui punit Tincond.uite. et l'immoralité.

Cette victoire, si victoire il y a, sera complétée ou diminuée par les décisions que rendra le Conseil supérieur dans les affaires de Boulogne, de Lille, de MontRoland et de Poitiers. Dans tous ces établissemens les congrégations prohibées ont été reconstituées reste à savoir si les directeurs de collèges qui ont autorisé cette reconstitution tombent sous le coup de la loi du 15 mars comme M. Villars, ou doivent échapper à son application comme M. Crampon qui avait demandé aux autorités compétentes le droit d'employer des professeurs appartenant à la congrégation dissoute et qui a pu se croire couvert par le silence de ces autorités. Les deux affaires de Toulouse et d'Amiens n'étaient donc < pas aussi identiques qu'elles pouvaient le paraître à des ob-

sit un bâton, et ils sortent en se rouant decoups.

Le second avocat n'est pas plus heureux avec M' Bégriche sur qui il a jeté son dévolu. L'a bonne dame, aussi, pacifique que Pierrot, ne veut pas entendre parler de plaider. Dans l'intérêt de vos enfans? lui dit l'avocat. Je n'en ai pas, je n'ai qu'un perroquet. Eh bien dans l'intérêt du perroquet. Cette scène se termine, comme la première, par une bastonnade.

Nos deux compères, déçus dans leur double tentative, tiennent conseil. La vieille dame a avoué qu'elle a un perroquet, et Pierrot, de son côté, possède un. chat. Donnons une autre face à l'affaire, dit l'un des avocats. Je vous avoue que j'âi quelque appétit. Si nous profitions de l'absence de ces deux coquins pour nous emparer du perroquet et du chat dont nous ferons notre souper? Et nous mettrons nos cliens aux prises je conçois le projet. En chasse, en chasse,. <MMM'ë/ L'autre avocat est tellement transporté de cette idée que les termes de procédure dont il est bourré font aussitôt explosion Eviction et confusion, compensation et exception, licitation et récusation A moi le perroquet! A moi le chat! 1

Ils auront donc de quoi souper copieusement le soir, car justement le chat est un superbe matou; mais cela ne leur suffit pas, ils tiennent plus que jamais à leur procès. Pierrot, à qui son avocat, ou du moins celui qui s'est attribué cet office de son autorité privée, vient annoncer la mort de son chat, en accusant la vieille dame de ce meurtre, ne manifeste aucun regret. Il est même très content M"~ Bégriche a bien fait. Ce chat me coûtait fort cher à nourrir. L'avocat, exaspéré, le prend au collet et le traîne chez 'e commissaire~

servateurs peu attentifs. II y avait à décider, outre la question de fait, une question de bonne.foi dont le Conseil supérieur était l'appréciateur autorisé. Quant à la question de droit qui reste en suspens, il faudra nécessairement qu'elle soit tranchée un jour ou l'autre et le plus tôt sera le mieux par voie législative. Les lois sur l'enseignement actuellement soumises' au Parlement modifient sur des points très importans la loi de 18SO il n'est pas possible que l'article 68 subsiste comme un débris d'une législation surannée, avec son sens incertain, contesté, et ses menaces éventuelles. Tout le monde a intérêt à Ce que ce sens soit nxé, précisé, et il ne peut l'être que par un projet de loi. Ce projet existe annoncé dans la déclaration ministérielle, au début de la dernière session, il a été déposé il y a quelques jours sur le bureau de la Cham-

~JM~k~ea~liBre~Trëiigë'des'mat-

tres les garanties indispensables de moralité et de capacité slil est adopté fpar les deux Chambres, il rendra impossible le scandale d'une congrégation légalement dissoute, condamnée par la plus haute juridiction du pays et incapable d'exister et de se reformer partout ailleurs, mais trouvant un asile inviolable dans les maisons consacrées à l'éducation de la jeunesse.

Les poursuites dirigées contre les di recteurs de ces collèges ne l'ont été qu'à la suite de longues et minutieuses enquêtes à Toulouse et à Lille, à Poitiers et à Dôle, les inspecteurs d'académie ou les recteurs ont posé aux maîtres la même question « Etesvous jésuites ? » La même réponse leur a été faite partout « Nous ne sommes plus jésuites, puisque le gouvernement a dissous la Société de Jésus. » Et en enet ils n'étaient plus jésuites, par l'habit du moins, mais ils l'étaient encore par la persistance de l'action commune et du but commun; ils l'étaient encore parleur enseignement toujours hostile à la France moderne; ils l'étaient encore par leurs subterfurges, par l'emploi des moyens détournés, par le mépris, courtois dans la forme, absolu dans leiond, de toutes nos institutions, de toutes nos lois, sans en excepter celle de 1850 qui a été faite par eux et pour eux.

Telle était la situation à Toulouse telle elle était aussi à Amiens, puisque.le délit de reconstitution d'une congrégation non autorisée a été déclar.é constant par le Conseil supérieur. Le délit a été atteint et puni à Toulouse; il n'a pu l'être à Amiens parce que le Conseil a obéi à des scrupules très honorables, très respectables, et qui le vengent suffisamment des injures qu'on ne lui a pas épargnées; Ce que n'a pu iaire le Conseil, supérieur, il faudra que la loi le fasse et qu'elle assure à la fois la liberté de l'enseignement libre, l'autorité méconnue des pouvoirs publics et le triomphe de ces deux vertus si françaises qui s'appellent la franchise et la loyauté. L'acquittement de M. Crampon n'eût-il que ce résultat, ne serait pas à regretter,

Par arrêté du président du Conseil, minis,tre de l'instruction publique et des beauxarts, en date du 8 janvier, la présente session du Conseil supérieur de l'instruction publique est prolongée jusqu'au 15 janvier.

Ce digne magistrat, qui dormait dans son fauteuil en rêvant qu'il faisait pendre quelqu'un, se réveille' au bruit. Son premier mouvement est de donner un coup de bâton sur la tête à Pierrot. Asseyez-vous et attendez qu'on vous interroge. C'est l'accusé? Non, c'est le demandeur.–Qu'est-ce qu'il demande? On lui a tué son chat. Sur ce mot.l'œil du commissaire s'allume. On lui présente la victime. Ah ah fait-il en tâtantle râble du chat, croyez-vous qu'on puisse en faire une bonne gibelotte ? Excellente C'est très bien. Quel est le coupable ? C'est M" Bégriche. Où est-elle? Je n'en sais rien.– C'est très bien. (Se i'OM~MM~ c<~ -P~~o~) Accusé, qu'avez-vous à dire pour votre défense ? Mais il n'est pas l'accusé, c'est le demandeur.–J'entends bien. Qu'estce qu'il demande?- A m'en aller, répond Pierrot. Cet accusé est insupportable, s'écrie le commissaire, je le ferai mettre au cachot, (~MM~oc~) Vous avez la parole.

L'avocat commence son plaidoyer. Le commissaire l'interrompt au premier mot pour lui demander s'il faut mettre de l'ail dans la gibelotte.–Certainement, répond l'avocat. Pierrot se lève et propose de faire la gibelotte lui-même. Cet accusé n'a pas le moindre respect de la justice, dit le commissaire en lui donnant un coup de bâton. Mais ce n'est pas l'accusé, c'est le demandeur.–J'entends bien. Que demande-t-il? Tout le reste est sur ce ton d'extravagance. Le commissaire unit par condamner Pierrot a être pendu. Accusé, lui dit à son tour l'avocat, le tribunal a usé d'indulgence. Remerciez M. le commissaire. `

C'est la même scène avec M"" Bégriche. Le commissaire, qui trouve le perroquet très gras et médite de le mettre à la broche, ordonne de pendre la vieille dame.

ELECTIONS MUNICIPALES DE PARIS Scrutin du 9 janvier.

~e Tenseignemen~liÈ;re;"iT~éxTgé'dés inï~ 1

(Les noms écrits en italique ?ont ceux des conseUlerssortans).

t*' &fFomdt<te)entemt.

Saint-Germain-l'Auxerrois.

jR~rép. 764 Bail. A. Barbes, c. de protest.. 690 Pi6trement,r6p. 238 Halles.

Z<!MOM)'OMi! r6p. 3.695 élu A. Le Tailleur, soc. r6v. 488 Palais-Royal.

.~o~<, r6p. 1.147 élu Alb. Bellet, e. de protest. 736 Place Vendôme.

~/<J ~fMa; r6p. 586 Bail. Olivier, r6p. 321 Despatys, c. de protest. 782 ° t' arromdtosemeMt

Gamard, c. de protest. ë76 élu Z~~M.M.rép.rad. S40 'Vivienne.

C~M<, r6p, tad. .171 élu Mail.

Mo?' r6p. ra.d. 2.385 élu Bonne-Nouvelle.

JKa~M, rép. rad. '297 Bail. Mesureur, rép. rad. i~ Eberlin, r6p. rad. S29 3. MMnntifaemeut. 'J'

Arts-et-Métiers.

ÇA. ~M~, r6p. rad. 2.682 élu

Rattier o4J!

E. Moron,c.' de protest. Harry,soe. Enfans-Rouges.

C~ r6p. Tad. 1 387 Bail.

H.Rouzé.d6moc. Blondel(A.).327 < Archives.

Z~ rép. rad. 1.882 élu V. Paillard, c. de protest: 708 ..Guerchet. 238 Sainte-Avoie.

D~O! r6p. rad. ''1.9~ élu Michetez. 366E. Gaillard, rad, -'°7 A' <trrond!«entemt.

Raint-Merri.

Henricy, d6moe. i. 080 Bail. Laine,r6p.rad. 1.3Ù2 Amoureux, ëx-m. de la Commune, soc. 8~ Saint-Gervais.

ÇA. Loiseau, r6p. 2.746 BaU. J.-B. Piperaud, rép. rad.. 2.183 Berthelon.c.deprotest.. 687 L'Arsenal.

De Menorval, rép. rad. 1.207 élu Gotté, c. de protest. 496 Marius Poulet, r6p. d6m.. 316 Notre-Dame~ y

I~M(?M~o<.r.rad. 1.096 élu A.Allain,r6p. 537 Jouby, c. de protest. 289' 5' arrendiasèntent.

Saint-Victor. Z< ~r FoM!'M~z~e. rAp.rad. 2.882 élu I. Soyez, C. de protest. ~871 Jardin des Plantes.

CoMM. rép. rad. 1.742 élu J.-B. Bocquet, rad 878 Roger. 304 Val-de-Grâce.

~M< rép. rad. "2.293 élu L.doLarmandie.c.protest. 1.011 Sorbonne.

FM~M~.rép.rad. 2:822 élu Leprieur.a. 1.028

Madame, lui dit son avocat pour, la consoler, on ne gagne pas toujours. J~t encore, grâce à nos efforts, la peine n'e~.t pas trop dure. Veuillez bien me solder le prix de ma plaidoirie. Grand tapage! ` Pierrot etM"~ Bégriche s'échappent. Les deux avocats, dont le complot a complètement échoué puisqu'ils n'ont ni des honoraires ni le chat et le perroquet que le commissaire a connsqués, récriminent l'un contre l'autre et se livrent bataille. 7~ ~MMi! ~OM~ deux, dit le livre. C'est la chose la plus aisée du monde sur le théâ- ` tre des Marionnettes que de faire mourir les gens. Il suffit de deux ou trois coupa de bâton.

Dans le même genre il y a les D~o~M~ de Ca~c~M~. Ce Cataclysterium, mé- decin de son état, est un crève-la-faim comme nos deux. avocats. Un matin,, n'ayant pas dîné la veille, il songe que c'est l'heure où M. et M"" Niflanguille vont se mettre à table pour déjeuner. Les Niuanguille sont d'honnêtes bourgeois qui ont la réputation de faire bonne chère et de posséder une armoire remplie de gros sacs bourrés d'écus. Le docteur Cataclysterium respire déjà en imagination une odeur appétissante d'andouiUes et de boudins grillés. Il jure qu'il mangera le déjeuner de ses voisins, et tombe chez eux comme une bombe, n trouve d'abord dans l'antichambre le domestique qu'U déclare au plus bas, et pénètre ensuite de force dans l'antichambre des Ninanguille. Oh oh! s'écrie-t-il, qu'est ceci ? Par bonheur, j'arrive à temps mais sans moi vous étiez morts

Niûanguille, naïf et crédule, est tout troublé de se savoir si malade. Voyons les diagnostics, dit le docteur. Tapez un peu votre tête sur ce mur. C'est sa façon de tàter le poula aux gens. Le bonhomme ahuri cogne légèrement sa tête contre la muraille. Non comme ceci, vous y a.l-<


< arremdieaememt.

Monnaie.

D~Z~MMMtt, rép. 1.198 Bail. Demombynes.rép.934.. Chaulin, c. de protest. 735 Odéon.

6~)'NtS~F<nHM~,rêp. 1.718 élu P. Hubert-Valleroux, c. de

prétest. 1.2S8

Notre-Dame-des-Champs.

2!e~fOMMe, rép. 2.835 élu Comte Arthur de Rouge, c.

de protest. 2,447

Saint-Germain-des-Prés.

H. Dépasse, rép. 929 Bail. Bosc.rad. 620 Haro, c. de protest. 980 W'arrMMMMement.

~Saint-Thomas-d'Aqum..

~f%o~ï,c. de protest.. 1.728 élu G. Charpentier, rép. 1.064 Invalides.

DenysCochin.c.deprotest. 1.211 élu Dr A. Vérité, rép. 743 Ecole-Militaire.

A. FoMJa:cgMe, rép. 1.033 élu Gros-Caillou.

.A.?. jï~Mt. rép. 1.371 Bail. Tooy Révillon, rép. 1.60S Saùton. 1.226 6 8' arrpmtHttsememt.

Champs-Elysées..

~s~M~ïf~.c.deprot. S73 élu Satomon, rép. 307 Faubourg du Roule.

ZoM!B:M~e.~e protest. 1.261 élu Madeleine.

t~ c. de protest. 2.624 élu Europe.

\P. ~MM<, c. de protest. 2.230 élu

t

O* <trrpmdiosetM<pm<.

Saint-Georges.

~< rép. 1 841 Bail. H.Stupuy.rép. 731' Dutartro, c. de protest. 1.387 ` Chaussée d'Antin.

G'.TeM~.rép. 1.43S Faubourg Montmartre.

Zec~,rép. 1.478 Bail. RJolIy, rép. 836 A. Leclair. c. de protest. 691 Stanislas'Ferrand,ïép. 403 Rochechouart.

\P~OM,rép. 2.810 élu C. Renault, rép. rad 612 Ni<;onHaud.860 t< art'emdïffetment.

Saint-Vincent-de-Paul.

~M<Me ~~MM, rép. 2.980 élu Hubert. 985 Godefroi, soc. 126 Porte .Saint-Denis.

~tc Hattat, rép. 2.650 élu jRaynaud. 775 Porte Saint-Martin.

Grimaud, dém. w 2.620 élu Fraux. 1.767 De Lanarde,c. de protest. 811 Hôpital Saint-Louis.

.P~'aM'Mf, rép. rad. 3.229 élu M* arrem<Hs«ement

Folie-Méncour.t.

C'< rép; 4.894 élu Ch. Longuet, ex-membre

de la Commune. 1.093

Ch. Rochet, rép. rad. SS7 Saint-Ambroise.

Z~CMM~, rép. rad. 3.141 élu Jourde, ex-membre de la Commune. 1.S68

Hugueat. 607 Roquette.

~<t~ rép. soc. 6.828 élu Augustin Corsin, soc.-rép. 633 Sainte-Marguerite.

Ô. Dnpont, rép. 1.399 Bail. Ed.Lepelletior.rép.rad.. 1.279 Theiz, ex-membre de la

Commune. 710 Allemane, soc. 468 te' &rrend:o<tCtment.

Bel-Air.

JtfaMOM~M, rép. 438 élu Picpus.

ZeFoM~,rép.soc. élu Bercy.

J. ~oc~, rép ~rad. 1.03S élu Quinze-Vingts.

F.5iïMt~,rép.iad.élu M* arrendioxetnent.

Salpôtrière.

Sigtsmond Lacroix, soc.

rép. 1.060 élu Morane, c. de protest. 4SI Emile Eudes, rév/ 118

lez trop doucement. Et il lui cogne luimême la tête de toutes ses forces. ATe Vous voyez bien. Pesanteur et roideur dans la tête. Mauvais signe. Maintenant, il faut vous ausculter. Il lui donne un coup de trique c'est son système d'auscultation. Avez-vous senti quelquechose? Diantre! je le crois bien.–Antre mauvais signe. Il faut prompteïnent vous coucher. –Hélas! s'écrie Niûanguille, moi qui comptais me divertir aujourd'hui et me régaler.

Tendant que Cataclysterium lui dit en grec le nom de sa maladie, un nom effroyable et long d'une aune, le domestique, tout tremblant depuis qu'on lui a dit qu'il était au plus bas, pénètre dans la chambre. En entendant nommer la maladie de son maître, il s'écrie que ce doit être aussi la sienne; mais le maître proteste et s'indigne à la pensée que son valét puisse avoir la même maladie que lui. Il peut bien l'avoir, fait observer le docteur tel maître, tel valet Cela donne à penser à Niflanguille qui n'a pas grande envie de se médicamenter. Puisqu'il en est ainsi, demande-t-il, ce coquin ne pourrait-il pas avaler vos drogues pour lui et pour moi ?

N'est-ce pas là un joli mot de comédie bouSbnne? Survient M" NiQan~uilIe qni.prétend se porter à merveille. Mais, ce n'est pas, comme on le pense bien, l'avis du docteur qui assure qu'elle ne saurait tarder à mourir si elle ne suit pas ses prescriptions. Par ses ordres on dresse trois lits de camp sur lesquels s'étendent les NiSanguille et leur domestique. Mais, auparavant; Cataclysterium a eu soin de faire apporter le déjeuner. Il les tient donc ennn, ces boudins et ces andouilles dont le parfum emplit la chambre. Il faut, dit-il en se mettant à table, que le médecin prenne des forces contre les maux de ses cUens. Pendant qu'il

La Gare.

(?. ~M~M!, r6p. élu Maison-Blanche,

Rousselle, r6p. 1.676 Bail. Lombard, rép. 942 Alfred Garnier, rép. rad.. 432 GebeL. 388 Croulebarbe.

7~. Combes, rép. 813 élu ~nder, r6p. 261 Simon Soëas, r6v. 236 !~° ttrrentMMomemt.

Montparnasse.

Le co~oK~~ ÇA. j!~iKm, r6p. 1.87S élu Santé.

~NM)', r6p. rad. S7S élu R~gnard, r6p. rad. ,68 Limousin,r6p. 36 Petit-Montrouge.

M. Edg.MonteH.r6p. 867 Bail. H.Bauer, rad.?: 809 Duch6. S84 'Martelet. 133 Gaillard, r6p. 117 Plaisance.

J<:c</MM, r6p. rad. 3.811 élu DeChati)lon,c.deprotest. 644 P6rm;rep. 831 t5' arromdHasetMemt.

Saint-Lambert.

Delhomme, r6p. 1.199 Bail. Sabarey. 733 DeMarolles,c. de protest. 714 Necker.

~oMJ-~Mpa~, rép. 1.890 Bail. André, rép. démoc. soc. 1.324 Gassion, c. de.prôtest. 74 Grenelle.

J~tKa~, rad. intr. 2.291 ëlu Javel.

Curé, r6p. 768 élu Fallières. 120

iO' arron<!iMenteM<.

a, Auteuil.

~MCMOM, r6p. 677 élu Pascal César. 349 TAMi! r6p. l .464~iu L. Ga.Ma, c. de protest. 9M Porte Dauphine.

Z'y, rép. SS1 élu Da.vriUédesI]ssarts,c.d6

protest. 298 Les Bassins.

De .PoM~~M- 1.181 élu Menard, c. de protest. S21 tW' <trr<nnMssemcmt.

Les Ternes.

~JTe~~M.rép. 2.147 élu Comte do YiHiers. 603 Plaine Monceau.

Villard, r6p. 1.020 élu ~~M~jép. 480 BatignoIIes.

Z~, r6p. 2.8S6 Bail. Desmoulins, r6p. prog. 1.339 Chevalier de Jeanson, c.

de'protest. 1.117 LesEpinettes.

JT~~ ~~<, r6p. rad. 2.826 élu arromdittBetNemt

Grandes-Carrières.

Za/OM<, rad. soc. 3.252 élu Clignancourt.

<S'M:~om~rad. soc. 5.S2S élu LaGoutte-d'Or.

F~M~t~, rad. 3.382 élu Jaclard, rad. soc. 674 Larcher, r6p. soc. 347 La Chapelle.

Boll. rad. 929 Bail. Lucipia,rad.soe. 656 Ory, rép. soc. 40! M* arrotuMMement.

Layillette.

~M~ 3.0S1 élu Pont-de-Flandre.

~yyM!L. 731 élu Drevet, soc. 134 Amérique.

C~!<!MiB, r6p. rad. 1.079 élu Monière, r6p. 260 Guichard.rép. 481 Combat.

Royer, rép. 1.S28 Bail. C.Chabert.soc. 903 Marchegay. 703 J. Sermet, rép. soc. d83 E. Gaillet. rad. intrans. 78 E. Inemer, r6p. ra.d. 78 WO* arrendiMement.

Belleville.

jP~r6p. rad. 2.846 Bail. P. Lebegue, rad. soc. 2.339

s'empiSre de victuailles, Niûanguille et sa femme se querellent au sujet de leurs maladies respectives et se jettent oreiliers et traversins à la tête. –Cette créature, dit sentencieusement Niflanguille, m'irrite par son ignorance profonde de la médecine.

Le docteur met le holà, et, comme il a déjeuné, il s'enquiert de l'argent Maintenant, je vais aller vous chercher Quelques médicamens, ce que seul je peux faire eu égard à la gravité de vos maladies. Où trouverai-je un peu d'argent dans la maison ?. Eh bien personne ne répond ? Je vous .ai défendu de vous lever, mais non pas de parler, et je ne puis vous soigner sans médicamens. (OM!?)'~ ~mo~.) C'est justement ici qu'est l'argent. Il prend un sac, et l'on entend quelques protestations. Les drogues sont donc bien chères ? demande timidement Niflanguille.– Je le crois bien, avec des maladies telles que les vôtres. Cataclysterium se sauve avec son sac. Dès qu'il est parti, les patiens'quittent leur lit pour savoir quelle somme il a emportée, à l'exception du domestique qui veut profiter de l'occasion pour iairela grasse matinée. Mais on entend le terrible docteur qui revient, et ils se recouchent précipitamment, de peur d'être pris en faute. Cataclysterium rapporte la classique seringue et un grand -mortier dans lequel il se met à piler des herbes Ah! ah! dit-il, vous n'avez pas bougé, c'est bien. Vous allez me dire des nouvelles de ceci. Je vais vous régaler. II s'approche de M" Niflanguille, et, comme elle fait des difficultés pour avaler le remède, il la coiSe du mortier. Ah mon Dieu, s'écrie-t-il, vous êtes trop goulue, vous avez tout avalé. Il n'en reste plus pour personne. Je cours acheter d'autres drogues,

ir va prendre un autre sa.c dans l'ar-

-ouurtlçAL I)Ëg I)ËËI tg r" i4vlÊtt i8gl.

Saint-Fargeau.

JL FoM~a, rép. rad. 716 élu Danger. 239 Père-Laehaise.

Trinquet, ex-membre do la

Commune. 1.998 BalL H. Rabagny, rep. rad. 1.602 D'' Galopin, rép. rad. intr. 1.350 Charonne.

<S'M' rep. rad. 2,003 élu

ËTRAM6ER.

AJttem~jfe

On continue à se préoccuper beaucoup, dans toute l'étendue de l'empire, des questions économiques.

Dans les provinces prussiennes de la Silésie, de la Poananie et de la Prusse cccidentale, il se consomme beauëaup de vin hongrois, même dans IeS classes peu aisées. Mais, par suite des prescriptions douanières au sujet de l'importation des raisins, ua grand nombre de marchands de vi"s n'8at pas fait venir de raisins pour le pressurage.

Le Conseil fédérât ayant rejeté là pétition tendante à réduire les droits d'entrée sur les vins, et les chemins de fer hongrois ayant établi des taxes à prix réduits pour le transport de vins dans l'Allemagne du Sud. la demande d'une concession analogue a été adressée à M. Maybach, ministre des travaux publics en Prusse, pour le transport des vin~ dans l'Allemagne du Nord..

D'autre part, l'élévation des droits d'entrée sur les marchandises entrant on Russie avait causé une agitation qui fait place à une appréciation correcte de la situation. Cette élévation s'appliquant à toutes les marchandises étrangères', on reconnaît qu'etle ne peut ôtre regardée comme une mesure &nti-a.llemande; d9 plus, les journaux russes font valoir qu'elle a un caractère purement fiscal et qu'elle a été prise pour faire contre-poids a l'abolition de l'impôt sur le sel.

Reste savoir si le chancelier de l'empire, comme on le lui conseille, se décidera à user de représailles. L'affirmative parait douteuse, car le Reichstag a repoussé la proposition d'autoriser des représailles contre les Etats qui soumettraient les produits allemands à dés taxes douanières sensiblement plus élevées que celles dont leurs propres produits seraient frappés -Jour entrée en jAIIenlae~ ~MM dit que lu décret im-. perlai qui supprime l'obligation du visa du passeport pour tous les voyageurs venant de Russie, sauf po~tr les Russes eux-mêmes, est considéré à Berlin comme une réponse à l'augmenta.tion des droits de douane en Russie. La G'<M~6 d'Alsace-Lorraine a publié la Notesuivante: a Il arrive fréquemment que des demandes de permis de sëjour en Alsace-Lorraine sont adressées au Statthalter par des personnes qui ont conservé la nationalité française en vertu d'une option reconnue valable par le gouvernement du Reichs'.and, ou qui ont perdu la mationalite alsacienne-Lorraine par suite du transfert do leur domicile opéré avant le 28 janvier 1873, ou encore par suite d'émigr&tlon avec un ëért.incat crémigr&tion opérée après le 28 janvier. Ces demandes sotit fondées sur une conception erronée de la position de ces personnes vis-àvis de l'AIsace-Lorraine. Ce sont des étrangers. et ils doivent être tPaités Comme tels pendant leur séjour dans le Reicbsland. B Les personnes de cette catégorie n'ont pas besoin d'une permission expresse pour séjourner en Alsace-Lorra.lne mais, pendant leur séjour, elles sont Soumises à la police concernant ~.eS Strangers~ Les arrêtés de police !ela.i{s à la déclaration des étrangers, rendus en 1879 par les présidens do département leur sont en particulier applicables, et elles peuvent être expulsées dès que leur conduite autorise une pareille mesure. )) Ces observations, nous y insistons expressément, –ne s'appliqUsntqu'aux émigrés dont l'option a été reconnue valable par le gouvernement du Reichsiand. Dans le cas Contraire, ou bien lorsque )a nationalité attemande n'a pas été perdue par une autre cause légale, les intéressés seront traités comme des Allemands. Ddnsce cas aussi, ils n'ont, cela va sans dire, pas besoin d'une permission pour séjourner dans l'A!saee-Lorraine; mais s'ils, reviennent dans leur pays, ils sont obligés de remptir leurs devoirs do citoyens allemands et ils sont surtout tenus de faire le service militaire s'Us n'ont pas encore satisfait à tiattë obligation.;) AJMque m~rîtMenate.

Le )~<M!< recoit une dépêche de Durban d'après laquelle le bruit courait à Heilbronn la 1~ janvier que la garnison anglaise de Poteheistroom avait capitulé.

Les Boers sont au nombre de plus de 10,000 hommes armés, et l'Etat libre d'Orange est sur le point de faire cause commune &vee lesBoers.

Att~ete~e

Les journaux anglais publient une lettre du marquis de Hartington à M.Barry Ô'Brien.dans laquelle il dit qu'il ne s'oppose pas à la proposition pratique et raisonnable d'un amendement au bill agraire de M. Bright; m&is il estime due la difficulté d'atnener le Parlement à accepter cet amendement a considérablement augmenté à la suite de l'agitation contre lesredevances.

Les renseignemens, que l'on a fournis au sujet du mépris des contrats qui existent entre les propriétaires et les fermiers no sont pas faits pour inspirer au Parlement la cer-

moire. Cette fois, Ninanguille court à lui Si vos drogues sont si chères, c'est que peut-être vous ne marchander pas asse~ 1 Le docteur lui glisse dans la main et s'échappe de nouveau avec le sac. NiflanguUle reste perplexe Je commence, dit-il, à me méRer de ce Oataclysterium. a mangé notre déjeuner, il a emporté notre argent. Et; quant à moi), je me sens en eSet plusieurs maladies depuis qu'il est ici; j'ai l'estomac creux de n'avoir pomt déjeuné, et j'ai le cœur gros de yoir dévaliser mon armoire. Le docteur reparaît et s'indigne de voir Niflanguille debout. –Ah ça veut-on m'obéir, oui ou non?. Mais les Ninanguille furieux s'insurgent tout à fait, et alors s'engage un terrible combat entre les malades et le médecin qui est mis déRnitivement à la la porte. On trouve même le moyen de lui reprendre ses sacs d'argent.

Jusqu'à présent, M. Duranty ne nous a montré l'humanité que par ses petits côtés. Que sont, en effet, nos deux avocats et notre docteur Cataclysterium ? de vulgaires intrigans, des coquins de bas étage, prêts tout pour faire un bon repas et escroquer quelques écus. Ils ont, à la rigueur, une excuse dans leur profonde misère et dans la faim qui rugit au &)nd de leurs entraitles ils sont féroces comme des crocodiles en quête d'une proie. Mais voici une saynette, les Z)~ <KKM, dont l'idée est plus profonde et même d'une assez sombre philosophie. Il s'agit de ce noble sentiment de l'amitié que tant de gens exploitent sans scrupule.

J'aperçois, dit Polichinelle, un jeune homme bien habillé, qui a l'air doux et innocent; j'en ferai volontiers mon ami. J'ai besoin d'un ami. L~amitié est une belle chose. Il s'approche du jeune homme qui s'appelle Gribiche. et lui fait mille civilités. Le jeune Gr~oiche, qtn est la candeur même, répr~ pur le m6me ton. n

.titude que l'on respectera davantage les contrats que l'on se propose d'établir entre 1 Etat et les fermiers acquéreurs.

Le D<jM~ A~ croit savoir qu'un meeting organisé par des membres de l'Pisfer sera convoqué pour lundi, aun d'examiner quelles modifications on pourrait demander d'apporter à la loi agraire de l'Irlande. On attache, dans le parti Ubéral, un,e grande j~npor~ance~ à ce meeting.

'Voici, ea réëume, le discours prononcé par lord Granville, en réponse à lordEeacona" neld, a. l'occasion de la discussion de l'Adresse

Le noble lord nous reproche d'avoir rompu la solidarité politique qui doit exister entre un gouvernement et Celui qui lui succëds. 'Voilà. qui m'étonne quelque peu, car, s'il m'en souvient Sien) ce que l'Opposition nous reprochai pendant la dernière session, c'était justement d'avoir repris à notre compte toutes les mesures projetées par nos prédécesseurs: D'ailleurs, est-il vrai qu'un gouvernement qui succède à un cabinet condamné par le pays doive sut vreser vilement ia même voie? Je ne m'attendais pas à être accusé d'avoir agi au rebours du dernier gouvernement en ce qui concerne le traité de Berlin. Et d'abord, n'est pas 16 mmist&re Britannique, mais bien le gouvernement français qui a pris l'initiative de la Conférence do Berlin. Nous avons adhéré à la Conférence, voilà tout. J'ajouterai que la proposition française n'avait nullement pour but de renverser les conclusions du traité de Berlin. Toutes les puissances désiraient donner Suite a ce traité.

Le noble préopinant a donc 6u raison de ghssert sans appuyer, sur la question de nos relations extérieures. C'est un terrain où il n'avait pas beau jeu.

Quant à l'Afghanistan, il est vrai que notre politique s'est écartée deoelledenos prédécesseurs; mais nous avons suivi en cela le verdict du corps électoral qui était surtout dirigé contre 1A politique poursuivie aux Indes par le ministère sortant. Lord Beaconsueid annonce, du reste, que l'ancien) vice-roi des Indes, Mrd Letton, va prochainement provoquer un débat a ce sujet. Je m'en réjouis.

La troisième critique du noble lord porte sur, les événemens d'Irlande dont, selon lut, nous serions exclusivement responsables. Lord Beaconsfleld nous dit qu'il avait prévu tout ce qui est arrive et nous rappelle à propos sa lettre au lord-lieutenant d'IrtaSdé: i. Laissez-moi, en passant, rappeler à mon tour que la lettre dont il s'agit traitait également de la question européenne et représentait la guerre comme imminente ce qui s'accorde peu avec ce que son auteur nous dit aujourd'hui, savoir que le traité de~erlin a assuré le maintien de la ~~r~Ul~dl rervdjm. tt constate avec rsusdn que ses prévisions se sont rèa'isëës. Mais il nous accuse à tort d'avoir aidé & leur réalisation.

En fait' dé lois exceptionnelles a appliquer pour maintenir l'ordre. son gouvernement ne nous avait guère lëgué qu'un projet do loi, et encore le plus timide et le plus doux des projets do loi qui aient jamais été appliqués a

flrlarid~' "'ci' al'

Soit! objecte lord Beaconsueid;mais'al6rs pourquoi n'avex-vous pas sollicité du Parlement ~ies pouvoirs extraordinaires? 2 Parce que cela est chose fort délicate. Quant à moi/je crois fermement qu'un gouvernement ne peut solliciter et appliquer des pouvoirs extraordinaires pour réprimer des désordres, sans proposer en même temps des remèdes aux maux qui ont provoqué les trouNea.

Et eh attendant que nous fussions eh mesure de vous proposer des remèdes, nous avons sur~ -sis à toute demande de pouvoirs extraordinaires et épuisé les lois existantes. La patience dont nous avons fait preuve n'est pas sans précédent. Lord Grey et sir Robert Peel, entre autres, nous en ont fourni l'exemple. Ltird Beaconsneld itOUS promet d'appuyer les mesures que nous proposerons ai'x Cnainores pour assurer le respect de la. loi. Je l'en remercie; et je le remercie de nous avoir épargné quelques unes des attaques dont ses amis sont prodigues à notre égard. Ceux-ci nous reprochent surtout de taire l'indignation que nous inspirent les excès commis en Irlande. On a déclaré positivement, et dans un langage bien fait pouf pousser les paysans irlandais à tous les crimes, que le gouvernement désirait ardemment voir l'insurrection se propager et s'accentuer, ann de pouvoir présenter au Parlement' une réforme radicale du régime

agxaire:

~étte âécusàtiom¢~t o~ieûse~, ét ,i~ai ppi~.e bp~.

.Cette accusation' est odieuse, et j~ai à p9iha b~

soin de la réfuter.

Il est également inexact de dire que nous nous sommes abstenus de condamner tout haut les excès. Je renvoie ceux qui npus font ce reproche au discours que j'ai prononcé au banquet du tord-maire. Si les paroles que j'ai prononcées à cette oeoasion ne trahissent pas une profonde sympathie pour les victimes dés crimes agraires, c'est que !a faculté d'exprimer ce que je ressens me fait défaut.

Je répète aujourd'hui que la situation de l'Irlande est extrêmement pénible" et humiliante pour notre pays. Eue exige en même temps beaucoup de fermeté ou de prudencs. ~i te Parlement nous refusait les pouvoirs extraordinaires que nous lui demandons, notre tâche serait extrê.mement difncile..

Mais si. au contraire, il nous les accorde et qu'il nous aide à appliquer' des mesures tendantes a améliorer les relations entre propriétaires et tenanciers et la situation économique des fermiers. nous pouvons espérer avec confiance le rétablissement de la paix et de la prospérité dans l'une des plus importantes parties du royaume. ~Mthftehe )ft<ntjjprte.

On écrit de Vienne que les lamistres se sont réunis le 7 janvier en conseil, sous la présidence de l'empereur. La séance à duré trois heures. Les ministres-prôsidens des deux parties de l'empire, ainsi que les deux ministres des Ënances, y ont pris part. La réduction éventuelle des troupes en Bosnie aurait été l'objet delà déliDêrati<?n. Gesjoura-ci plusieurs conseils militaires auraient eu lieu, dans lesquels on a délibéré sur la situation militaire de l'Etat en vue d'une conuag!-&~ion en Orient. On inando de VienDe, le 9 janvier La C'on'~tMt~ftKce ~oMM~Me, parlaat da !'&-

1.1 'Il I.

est enchanté, il estime que Polichinelle lui fait beaucoup d'honneur. Les deux amis s'embrassent et ils en sont tout de suite au tutoiement. Comment se prou- yeront-ils J'un à l'autre leur dévouements –As-tu quelque argent? demande Polichinelle. Hélas, non répond Gribiche en se cognant la tête. J'en suis désespéré, tu vas avoir mauvaise ppinipn de mpi. Et, en e~et, Polichinelle soupçonne Gribiche de ne vouloir pas avouer qu'il a la poche bien garnie. Amis jusqu'à la bourse, murmure-t-'ll. Gribiche ne sait que faire pour lui ôter cette mauvaise idée.–Eh bien! reprend Polichinelle, il faut songer d'abord à déjeuner. Tu vois cette maison? Elle ~st à M. Gasaandre, et à toute heure du jour on est s&r d'y trou- ver un pâté et une bouteille de vin. Vas- y, tu me jetteras les vivres par 1% fenêtre et tu viendras me rejoindre.

Gribiche obéit à cette invitation. Mais il est surpris par le père Caasandre quile rosse et le jette lui-même par la fenêtre à la suite du pâté et de la bouteille. Pendant que le candide jeune homme se lamente et se frotte les reins, Polichinelle lui fait de la morale en mangeant tout seul le déjeuner. D'abord, Gribiche s'y est mal pris et il n'a que ce qu'il mérite ensuite il crie pour rien. Tomber d'un premier étage, qu'est-ce que cela ? j Lui, Polichinelle, il ne saurait faire cas d'un ami maladroit et sans énergie. G~*biche, humilié, s'excuse de son mieux, et déclare qu'en tombant H ne s'est fait aucun mal. La-dessus, Polichinelle consent à lui rendre son estime; puis, comme il a bien déjeuné, il cherche ce qu'il pourrait bien faire pour s'amuser. I

Justement passe un gros chien. Si tu allais lui attacher une casserole à la queue? Gribiche n'hésite pas un instant, enchanté de pouvoir se réhabili- ter aaDel'opinMm dePoU<~iineU<8. Le chien

journement du mariage de l'archiduc Rodolphe, dit 1

a Nous croyons savoir que c est uniquement en considération de la rigueur de la saison que les doux Cours.de Betgique et d'Autriche sont convenues de remettre le mariage de leurs enfans à une époque favorable. B Tout le monde trouve naturel que l'on évite d'exposer inutilement la santé de la fiancée et de ses parons aux intempéries de l'hiver pendant le long trajet de Bruxelles à Vienne et dans les solennités publiques qui auront Heu Vienne et a Prague, a

ëh~mé.

Le gouvernement chinois a décidé, cornue nous l'avons annoncé il y a quelque temps, de relier par un fil télégraphique la capitale de l'empira à la yille de Shang-h&ï, dans le voisinage de laquelle aboutit le câble sousmarin qui met cette place en relation avec l'Europe et le Japon.

A la suite d'un Mémoire au Trône, présenté par le vice-roi Ly-Hung-Tchang qui réside à Tiën-tsin, un décret impérial, rendu au inôîs de septembre dernier a .enjoint aux vice-rois du Tché-ly, duChang-ToBg si des deux Ktangs de se concerter à l'effet d établir une ligne télégraphique traversant leurs provinces et reliant Pékin Shang-haï. Les autorités chinoises se aont adressées dans ce dessein à la Compagnie danoise Sreat Northern Telegraph Company, qui acnargé un de ses ingénieurs do tracer, de concert avec un mandarin chinois, l'itinéraire de la ligner et de faire le devis des dépenses que

coûterait sa coastruotiôn.

La ligne télégraphique telle quelle résulte des travaux préparatoires aujourdRuï terminés, suivra les bords du grand canal impérial qui va de Pékin à Shang-haY sa construction! pourra'etro achëTée dans le dé~ai d'un an, et la dépense ne dépassera pas le chiHre de 400,000 taels, environ 2,800,000 fr.

Aussitôt que ce projet aura été approuvé par Ly-liung-Tchang, la Compagnie danoise se mettra à l'OSuvre et établira la ligne pour le compte du gouvernement chinois qui entend s'en réserver exclusivement rexploita-

tion.

'Le vice-roi du Tché-ly a également demapdé à la Great Northern Telegraph Gompanjr de lui procurer un professeur pour enseigner a do jeunes Chinois la manipulation des'appareils télégraphiques..

I. RnMte

-< ft~n&fhac.aarées entrJale

cardinal Jacobini et l'ambassadeur no Russie prës la Oour de 'Vienne, par l'ontremiae de MgrVannutelli, nonce pontiëcal dans cette ville, il vient d'être décidé/dit l'7~He, que, sur les bases du compromis déjà signé, on pourra procéder, sans rétard à la nomina~on de titulaires ,danB les églises de la Pologne.

A cet effet, le Vatican a envoyé à SaintPétersbourg uî}e liste do candidats aux sièges yacans, en même tempe qu'un Mémoire détaillé sur les moyens pratiques de parer aux difficultés multiples encore existantes. À peine le .gouvernement russe aura-t-il pris une décision sur ces deux points, qUe M. Malhanon sera envoyé à Rome comme chargé d'au'airesCîncieux pour négocier di-

ïectemeQt avec le Saint-Si~ge.

t<M~tn!e.

La Porté, dit le ~~a' a ordonne une nouvelle levée pour remplir les vidas causés par le retrait .des troupes do l'Albanie et de la Roumélie.qui seront envoyées à )a frontière. On renforce les défenses des Dardanelles. Depuis l'automne, on s'occupe aetiveïnC.u.t d'élever des ouvrages destinés à protéger leë forts du c~ de la mer. Ces ouvrages sont armés, depuis dernière guerre,- de canons Krupp.

On a préparé nn nombre considérable de torpilles pour barrer le détroit, le cas échéant. La Porte est sur le point de protester contre la création d'un camp militaire à 'Corfou.

Aetew et ~eameM ~Metet~. Par arrêté du ministre des postes et dea télégraphes, les élèves ingénieurs dont les noms suivent et tfûi'on't satisfait aux examens de sortie da l'Ecole supérieure de télégraphie ont été nommés sous-ingénieurs des télégraphes pour prendre rang à partir du d" novembre 1880:

MM. Tongas, T~évenin, Sueur, Trémaux, Barbarat,R<unbaud.

Par décision du Président de république, Tendue sur la proposition du ministre de la marine et des colonies. le 7 janvier, M. le contre-amiral baron Grivel a été nommé au commandement en chef de la division navale <le l'Atlantique 6ud.

Par décisions de même date, les ofnciers supérieurs de la~marine dont les noms suivent ont été nommés, savoir

M. le capitaine de vaisseau, O'Heill, .an commandement du croiseur à batterie 1*P<M-

~M, àLbriect.

M.'le capitaine de frégate Ménard, au com-

mandement do l'aviso (~escadre ;e J~à

JBrest.

Par décision du ministre des postes et; des télégraphes en date du 3t décembre, !t été

~utonsée ta crëattpn d'ét~blisseniens de

poste dans les communes de Fëignies (Nord),

~aint-Nectaire communes 'de Ampuis'(Rbb~

~amt-Nectairo (Puy-de-D&me), Ampuis (Rhô-

ne), OMX [Somme). Par décision du 4 janvier, a été également

mord Gribiche et se sauve. Arrive leipaîtce du chien.–Qui est-ce qui a attaché une casserole à la. queue de Médor ? C'est Monsieur, dit Polichinelle. L'homme rosse Gribiche et le coiffe de la casserole. –Ah! dit le jeune homme, quel besoin ).vais-tu de dire que c'était moi ? Vois' ,u, lui répond solennellement PoliohmeHe~

)n doit toujours accepter la responsabi-

ité de ses actions. L'honnêteté avant tout! 1 tu ne veux pas être un honnête homme, brisons là, je n'aime pas les coquins. Gribiche s'excuse encore et reconnaît qu'il est dana son tort. Polichinelle, aprèa ravoir exploité de cent autres façons, le met aux prises avec un gendarme, puis ~9 avec l'inévita.b'te commissaire, et ~nalement le malheure.ux Gribiehe est pendu par ses seina. Mais alors le diable apparaît et emporte Polichinelle. C'est sur cette moralité que le ridea.u. tombe. Une saynette conçue dans un ordre d'idées tout différent, c'est CoM~~M ~~4~0~. Cette petite pièce est ingénieuse et amusante comme un conte de fées. Trois intrigans, un astrologue, un médecin et un orfèvre, se députent la faveur du roi Mirambole, et chacun des trois, pour assurer son influence, Y~ut lui faire épouser sa Slle, Ce Mirambole est un prince fantasque, absurde, tout plein d'imaginations extravagantes, et qui parle sans cesse de faire coupes tête aux gens. Lequel des trois rivaux rem-f portera ? Entre autres idées biscornues, Mirambole s'est mis en tête d'avoir d&M son pa!ais une comète. Celui de ses trois courtisans qui lui apportera une comète deviendra son be~u-père, et les deux autres auront la tête coupée. La situation est embarrassante. L'astrologue, le médecin et l'orfèvî~ cherchent à se tirer d'araire par des tours de leur métier, tocs phis bOoiRma lee une ~c autres. L&

.1' °

autorisée la création d'un ~tabtissementde poste dMts la commune Qe Marck (Pas-deCalais). Le </oM)'M<t~ o/~CM~ du 9 janvier publie La loi portant approbation d'un arrange-~ ment conclu entre la France et la Norvège, & Paris, le 29 octobre 1880, relativement à l'intervention de la poste dans les abonnemens aux journaux et publications périodiques; Un décret approuvant la convention conclue la 26 octobre 1880 entre la France et l'Italie pour la Sxation du tarif télégraphique par la voie ~des câbles franco-al-

gériens

Un décret approuvant l'arrangement entre la France et le Portugal, concernant le recouvrement par la poste des effets de commerce. factures, valeurs commerciales, etc.; Un décret rapportant le décret du 8 novembre'1880, par lequel la commune de Raonlea-Leau était ratt~phée au canton de Badon-

villiersi

~Un~ décret autorisant la création d'une surcursalô de la Basque de FranCt! A Douai Un décret instituant un concours annuel pour ta délivrance d'an eertiSeat d'a~tituû& aux fonctions de professeur des classes ptomentadres de l'enseignement elassique Un décrat Sxant les droiM à pereevoM pour la licence ea droit

Un décret créant à Nyons (Drôme) un collë~ecommunal;

Un décret instituant pour l'AIgéne un examespourrobtentiondù certiucat d'études de droit administratif et de coutumes indigènes, et un examen pour l'obtention du certiacat supÉrieur d'études de législation ~gérienne et de coutumes indigènes.

Le dernier numéro du FMH<<!M ~~MMque publié par le ministère des nuances contient un travail intéressant, indiquant les résultats de la récolte des vins et des cidres en .l'88u.et le mouvement d'importation et d'exportation des cidres pendant les onze pMmier~ mois de l'année qui vient dé s'écouler. Malgré l'hiver rigoureux de 1879-18SO et les pluies abondantes du printemps, la .récolte des vins de l'année s'est élevée à 29,677,472 hectolitres, dépassant ade près dé 4 millions d'hectolitres celle de 1879 qui n'avait atteint ~ue 28,770,000 hectolitres. Malgré cet accroissement de la production, elle demeure ea'.core inférieure de 22 millions d'hectolitre~ & ttmpmMton moyemtt) aes dix dernières années. Aussi, pour combler le déôcit des d~ux derniëresrécoltea, le commerce a-t-il d& s'adresser plus que de coutume à l'étranger. Le chiBre des importations de vins, qui avant 4878 n'atteignait pas 1 million d'hectolitres, s'est élevé à près de 3 millions d'hectolitres !.en 1879 et à 6.466,000 hectolitres pendant les onze premiers mois de 1880, et l'Espagne contribue à elle seule pour plus de 4 miUions d'hectolitre!?. D'un autre côté, la fabrication des vins de raisins secs a pris de l'extension: l'importation des raisins secs s'est élevée &. plus de 62 militons de kilogrammes pendant les onze premiers mois de 1880, dépassant de plusde moitié les chinfës de M78.

"'iLa.: production du cidre, principalement concentrée dans la Normandie et dans la Bre. tagne, présente une décroissance de 2,272,000 hectolitres sur l'année 1879 et de S,6S2,000 hectolitres sur la moyenne des dix dernières années. Cette situation provient principalement'de l'inÛuehce nuisible que les rigueurs du dernier hiyeront exercée sur les pommiers.

~Om~MJSS'jMFVERSES

Des difncultés s'étaient élevées relativement à la. remise en état des locaux du théâtre municipal delà Galté et aux réparations locatives dues par l'ancien locataire du théâtre, M. Harmant, à la ville de Paris. Ces difScuités viennent d'être résolues; et le Conseil municipal, dans sa dernière séance, a approuvé le règlement définitif entre la. VUle et M. Harmant. La Ville devient propriétaire de tous les objets mobiliers appartenant à M. Harmant et repris en compte par l'administration pour une somme de 11,863 fr., et ~f. Harmant se.libère entièrement, par le paiement la caisse municipale de la somma de 38,~2 fr< 73c.,de'toute'obUgàUon'vi9-à.-vis de la Ville, de réparations loeatives et de remise pn état des locaux du thé&tre de laûaité. La préfecture de la Sttine annonce que 1ethéâtre de la Gaité vient d'être remis en état et pourra ~tre visité tous les jours, de deux & quatre heures, jusqu'au 17 de ce mois inclusivement, par les personnes qui Miraient ~'intention de prendre part, le 18, à l'adjudi- cation du bail de ce local.

L'intérieur de l'édince sera éclairé.

Les parens de M'°? Thiers, dit le ~Mc~ autres que M"" Dosne, n'ont, y compris le gëpéralCharlemagne, absolument rien, la défunte laissant à cet égard M"* Dosne libre de leur léguer à son tour ce qu'elle voudra. CeUe-ci est instituée légataire universelle, Ma charge par eilede donner immédiatement au Louvre non seulement les diverse? èollections do M. Thiers, mais encore la collection des porcelaines de Saxe q[u'avAlt for~née M~" Thiers elle-même.

M"' Dosne s'occupe déjà du transport et de l'installation de ces collections. EUe joint a. ~es legs an joyau dont eUe a hérité r le collier de pierres Ënes que M' Thiers n'a porté qu'en de très rares occasions. Ce collier n'a a qu'un parent au monde, à la Cour'de Russie, et vaut, assure-t-on, -plus de 300,000 fr.

jbêtise monumentale du roi leur donne beau jeu mais il n'y a pas seulement sa bêtise, il y a aussi son orgueil grotesque et son entêtement'.

Mirambole, convaincu qu'il va môuri? 'aute d'une comète, a déjà. pris le lit, se -!entantà toute extrémité, lorsqu'un sim)le valet du palais, Pierrot, arrive, chasse es trois intrigans a coups de bâton et )résente ,au roi sa sœur Balibubutte –'Je vois une ravissante jeunënllë; mais a comète ? C'est eUer-même. Qu'est-ce ~'une comète ? c'est une étoile avec me chevelure. Or, n'est-ce point là une étoile de beauté, avec les plusmagniSques cheveux de la ferre? Mirambole trouve ce ~sqnnement d'autant plus juste qu'il est devenu subitement amoureux de la jeune Elle. Balibubutte prend la balle au bond ~t raconte un .rêve qu'elle a fait en traryersant les espaces célestes elle a vu~ un médecin, un orfèvre et un astro~gue pendus haut et court pour avoir insolemment tourmenté leur roi. Ce rêve est trop conforme aux instincts de Mirambole pour qu'il ne se réalise pas à l'instant. Les troia intrigans ne sont pas précisément pendus~ mais on leurcoupe la tête, ce qui revient au même. Le roi épouse Balibubutte, il sa comète, et pierrot devient premier

ministre.

Les analyses qu'on vient de lire de quelques unes des saynètes dp M. Duranty peuvent donner une idée générale du livre. J'ajouterai que ce n'est pas seulement un théâtre de marionnettes, c'est ~ussi un théâtre de campagne ou de ville. Bon nombre de ces jolies petites pièces d'un tour si heureux et si vif pourraient ~tre jouées sans nulle dif6culté dans le monde où le goût de la comédie d'amateurs a fait tant de progrès dans ces dernières années. Ce n'est toujours pas la B~e en scèns qui serait un embarras. CLtMENT CABAaOiMh


Le vol dia la bro&he garnie de diamans, 'd'une valeur de ~0~0<M fr;, a. été commis chez M. Boucheron, non par deux individus, comme on Favadt d'abord dit, mais par un seul. Ce monsieur, d'app&fénce respectable, ayant les allures d'un clergyman anglais, longue redingote, Bgure rosée, avait tenté, sans réussir, une escroquerie semblable queb ques instans auparavant chez M.Sandot, 6!aï'erie de 'Valois. Il avait laissé t6 dernier eon adresse à l'hôtel du Louvre, mais il ~n ost sorti depuis quelques jours. Les àgens de e ï& sûreté ont arrêté un jockey anglais dont la physionomie ressemblait à, ~lïe du clergyman. A.pïes une rapide aMuète, il a .été

relaxé. -f i

.<- Dans i& soirée d'hier, des consomtnateurs alsaciens étaient installés dans une crémerie de la rue Saint-Antoine. Parmi eux, un homme de trente-deux ans. le sieur ï~mtz, qui paraissait jouir d'une excellente réputation, se faisait j-emarquer plus parti'culièrement~

On taisait cercle pour J.'entendre raconter

les cou,tutmes de la vieille Alsace, et tout le

monde était ému.

Soudain, deux inconnus entrent dans l'étaNissement, jettent-un rapide coup d'œil sur yes cliens et viennent frapper sur l'épaule de

Lantz.

Celut.-ci se lève en pâlissant et demande te <ïu.'on lui veut.

< Suives-nous disent les deux hommes à voix basse. Nous sommes agensde la sûreté. s Avant que les spectateurs de cette scène fuss&nt revenus do leur stupéfaction, Lantz disparaissait emmené par les agens.

Cet homme était un misérable, coupable du Dlus odieux des crimes il avait tué son

père.

Dans le courant du mois dernier, on trouvait à Lixen (Alsace-Lorraine) le cadavre de M. Lantz, un inonensif vieillard, qu'on avait égorgé dans la nuit.

Les soupçons se portèrent immédiatement Sur le fils de .ta victime, un vaurien de la pire espèce, qui ne venait voir son père que pour lui extorquer de l'argent.

Mais Lantz fils avait déjà dispara.

La police allemande apprit qu'il était venu & Paris et elle télégraphia à M. M&eé le signalement de l'assassin.

On sait le reste. Le parricide a été écroué au Dépôt. Dans la nuit du 20 octobre, un inspecteur de police, Carlotti. traversait la place Maubërt en compagnie de son camarade Huot. Ils rencontrèrent un artilleur à la recherche d'un logis; ils proposèrent à celui-ci de lui indiquer un hôtei; tous les trois cheminèrent côte à côte. En sens inverse venait un groupe composé de quatre hommes et deux iemmes qui apostrophèrent les trois passans. .Une bagarre s'ensuivit.. Càriotti avait mis son revolver à la main. On lui arracha cette arme des coups de feu partirent, et l'inspecteur de police tomba .ensanglanté. Des gardiens de la paix accourtirent au bruit.

Pendant que les uns relevaient le blessé et le transportaient à l'Hôtel-Dieu, d'autres poursuivaient la bande qui se dispersait en courant. ·

Un se'Y fuyard, Charles Courtin, fut pris. On le trouva nanti du revolver de l'inspecteur. Hier la 1~ chambre a condamné Charles Courtin à treize mois de prison.

On lit dans le fbMan~

<[ Un courtier de la Bourse de Paris, ayant voulu vendre des titres achetés la veille à un eieur P. apprit que ces valeurs étaient frappées d'opposition. Il se rendit au domicile du vendeur, mais ce dernier avait indiqué une fausse adresse et U ne put être trouvé que quelques jours plus tard. Une plainte fut déposée au parquet, et, avant-hier, P. fut mis en état d'arrestation.

B Plusieurs fois interrogé, jamais il ne voulut faire connaître la provenance des valeurs 'vendues, ni dans quelles circonstances elles avaient été mises en ses mains. Il n'y avait donc plus qu'à faire prévenir le propriétaire de ces titres aûn d'avoir quelques renseigne mens, et savoirs! P. était-un voleur ou bien si, lui aussi, avait été trompé. C'est à ce parti qnes'jétait arrêté le juge d'instruction quand nier, dans l'après-midi, un cafetier du faubourg du Temple se fit annoncer pour donner des détails sur cette aSaire.

M. B. c'est le nom <lu cafetier raconta au magistrat qu'il avait été victime, il y à deux mois environ, d'un vol important. On lui a dérobé, en pénétrant chez lui par ef<raetion. pour près de 20,000 fr. de valeurs composées principalement d'obligations de la ville de Paris, du département de la Seine et des Communales 'foncières. En déposant ea plainte, M. B. qui fort heureusement avait pris en double les numéros de toutes ces valeurs, put mettre opposition. C'est par ~e moyen que les valeurs vendues à laBourse avaient été retrouvées.

Le point important, maintenant que l'on sait que ces titres proviennent d'un vol, est de savoir si P. l'individu arrêté, a participé &u vol ou bien s'il n'est que receleur. C'est ce que ne tardera pas à faire savoir l'instruction qui est activement menée pour cette affaire.

T Quant à M.B. il espère rentrer dans

un.e assez bonne partie do la somme qui lui a ~té soustraite.

Les valeurs saisies & la Bourse en forment à peu près le tiers.

Le citoyen Morphy, ~6 dp dix-huit ans, d'origine anglaise, a été expulsé après avoir subi la prison à laquelle il a été condamné à la suite de la manMestf~on de LeyalloisPerret.

Suivant les règlemens en vigueur, il a été conduit en voiture cellulaire Dieppe, d ou un paquebot le transportera en Angleterre. Son expulsion a eu lieu quelques jours apr~s l'expiration de sa peine, parce qu'il a faMu attendre le premier départ d'une voiture cel- lulaire..

Nous croyons savoir, dit le 2'<MK~. que son père, qui habite Paris, est en instance auprès dugpuvernepient pour obtenir sa naturali-

sation.

Nous avons raconté yévasion de t<t. Montbazon de la maison d'aliénés où l'on avait dû le transférer. Voici, à ce sujet, de nouveaux renseignemens sur les pérégrinations de ce maUMureu~ artiste dramatique: Vers sept heures, avant-hier, après une latte avec son gardien~ il échappa à celui-ci et se sauva dans une cour grimpant vivement sur un petit pavillon adossé à l'un des angles de cette cour, il escalada le mur de la maison en se servant des crochets qui agrafent la gouttière en cet endroit.

H conrut dans la direc~on de Pans jusqu'à ce qu'il rencon&at une voiture. H se nt conduire chez une dame B. amie de sa tamille. Celle-ci lui demanda s'il n'avait pas besoin d'argent. Il répondit négativement et partit aussitôt.

Un peu après, il remontait les escaliers et sonnait de nouveau à la porte de M" B. qui. déjà très enrayée par la première visite, n'osa pas rouvrir sa porte. L'infortuné alla carillonner a d'autres portes dans la même maison, mais à peine avait-il sonné qu'il s'en allait, pn cocher le conduisit, sur son ordre, à l'Ambigu. Nous avons rapporté précédemment ce qui s'est passé à ce théâtre.

En quittant l'Ambigu. M. Montbazon se fit conduire, toujours en voiture, rue du Bac, à Asnières, où il demeure. Ne trouvant personne, il se rendit chezM'Thérésaquile carda iusqu'à l'arrivée du train de minuit par lequeIM" et M"" Montbazon retournent chaque soir à Asnières..

6e n'est qu'à la fin de la représentation de ?? ~f<MCO~ que M. Haymé avait prévenu ces dames de l'évasion de la maison de Picpus et de la scène de l'Ambigu. M. Haymé amenait en m&me temps à Asniëres deux gardiens de !a maison ue santé, qui étaient restéa aux Bouffes de neuf heures à minuit pour reprendre le fugitif s'il s'y présentait; mais la famille Montbazon adéclaré vouloir garder le malade.. La direction du Bureau Veritas vient de publier la statistique suivante des sinistres maritimes signalés pendant le mois de novembre 1880. concernant tous les pavillons Navires à voiles signalés perdus 107 angtais- 3S norvégiens, 33 allemands, 24 houan-

,dM8, M !rànçaia, d3 américains, i3 suédois, 9 danois, 4 autrichiens, 4 italiens, 4 russes, 3 espagnols, 2 portugais, 1 grée, 8 pavillons inconnus total: 277. Dans ce nombre sont compris S navires supposés perdus par suite de défaut de nouvelles. Na.vir6& à vapeur signalés, perdus ~9 anglais, allemands, 3 norvégiens, 2 français, i autrichien, 1 holls.ndais, 1 italien, 2 pavillons inconnus; total: 33. Dans ce nombre sont compris S vapeurs supposés perdus par suite de défaut de nouvelles.

Une triste nouvelle arrive de l'Afrique orientale. Un jeune voyageur,'M. Lûcereau, membre de la Société de Géographie commerciale de Paris, est mort assassiné, par les sauvages. li était parti d'Aden au mois de juin dernier avec l'intention de gagner le haut Nil à travers les Galles. On pense qu'il a péri par trahison au commencement du mois d'oc' tobrè.

M. Caro, de l'Académie française, reprendra son cours .de philosophie le mercredi 13 janvier. Sur la demande des auditeurs, le cours sera transféré dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne (salle des prix du Concours général.

Il résulte do renseignemehs adressés au ministre de la marine et des colonies qu'il a été trouvé

1" A l'entrée de l'Aven (sous-quartier de Concarneau, département du Finistère), un tableau de petit canot portant l'inscription suivante j~zo P~s; ~c<o~/ Sur la côte de l'i)e Stragadon (sous-quartier de i'Aberwraeh, même département), une bouée de sauvetage en liège, peinte en blanc et portant en lettres noires les mots ~/M<y, ZoM~oa.

On lit dans le J~oM~K~ de JBoM~t a Jeudi de la semaine dernière, un manouvrier de !a verrerie de Varimpré, ayant un diSérend avec une marchande de poissons de Callengeville, fut mandé par elle la conciliation de la justice de paix de BIangy. Se. rencontrant a;Foucarmont, ils s'arrangèrent et n'allèrent pas plus loin, et ils scellèrent cette réconciliation par quelques libations qui eurent pour enet .de'"retarder le départ du pauvre Léon Barthélémy. Ce dernier se trouva donc tard à Callengeville, et, ne voyant de la lumière que dans une maison, il s'y arrêta pour demander son chemin d'une voix toute avinée.

"No voulant pas lui répondre, on souffla la chandelle. Il se trouva alors complètement égaré, et, au lieu de suivre le chemin pour aller à Varimpré, il redescendit la route et tomba dans le fossé près du cimetière des Essarts où on le trouva le lendemain matin, trempé d'abord par la pluie qui était tombée toute la nuit, et ensuite par l'eau qui coulait dans le

fossé.

On le crut mort; mais, en leraniassant, on s'aperçut qu'il respirait encore. Un médecin appelé en toute hâte déclara qu'il y avait peu d'espoir de le rappeler à la vie, et,eneSet, :H est mort le samedi, victime de son intempérance.'

Le mariage du prince Guillaume est fixé au 27 février; à cette époque.;tousles princes et toutes les princesses de la iamiUe royale qui ne résident pas à. Berlin se .trouveront réunis dans cette ville. On y attend le prince et la princesse de Galles, le duc et la duchesse de Connaught, le due de Cobourg-Go th~ et quelques autres princes allemands. –La<?SM«e ToM apprend que l'impératrice d'Allemagne a envoyé, le jour du nouvel an, à M" la marquise de Saint-Vallier, mère de l'ambassadeur 4e la république française, une magnifique corbeille de fleurs accompagnée d'un billet autographe. Dans le courant de l'hiver, le comte de Saint-Vallier donnera à l'hôtel de l'ambassade de France plusieurs fêtes dont sa mère fera les honneurs aux nombreux invités de la Cour et du monde diplomatique et of&ciel do Berlin. Les journaux suisses annoncent pour le printemps une recrudescence de l'émigration; les agences ont déjà conclu de nombreux contrats. Pour la première semaine de janvier unseul bureau a passé cinquante contrats de transport pour Halifax et quarante pour la Californie. Une fièvre générale parait s'être emparée de certaines cpntréea.de la Suisse ides communes accusent jusqu'à, cent personnes s'apprêtant à partir.

On lit dans la <?MMM KM~< de Neuch&tel

a La douceur de la température pendant les mois de novembre et de décembre a permis de continuer les travaux de recherche du phylloxéra. Nous apprenons que ces travaux ont fait découvrir une tache assez considérable dans le vignoble de Champreveyro. a ~-Un bourgeois de-Cologne, condamné à 3 marks d'amende pour avoir refusé de faire vacciner son eufant,a interjeté appelde cette sentence auprès du tribunal des échevins en alléguant qu'il avait déjà été une fois puni pour ce motif et que la loi ne prévoit p~s la peine applicable eh cas de récidive. Le tribunal & donné raison à l'appelant, mais le ministère public a, de son côté, inter- jeté appel de ce deuxième jugement, et la chambre correctionnelle a décidé que celui qui refuse d'obéir à la loi est passible de l'amende de 3 marks chaque fois qu'il est sommé de faire vacciner son enfant et qu'il refuse de ae conformer aux prescriptions lè-

gues,

Les pèlerins italiens se sont rendus jeudi matin à l'église de Saint-Pierre pour entendre lat messe et communier.

Après la messe, qui a été dite par le cardinal Oreglia, les pèlerins ils étaient un millier environ ont reçu chacun une pe-t tite croix en drap rouge qu'ils ont mise a leur boutonnière, et ont ~ait processionnellement le tour de la basilique en chantant le 2'e~MMt et d'autres cantiques religieux. Ils se sont arrêtés en passant devant le tombeau do Pie IX et ont récité des prières. Les jeunes gens du Cercle de Saint-Pierre, en cravate blanche et habit noir, faisaient les honneurs. w

L'audience pontiScale a eu lieu à midi et s'est prolongée jusqu'à une heure et demie. Un violent orage s'est déchaîné jeudi matin sur Livourne. à huit heures on ayemarqué an magniaque et bizarre eSet de lumière: un immense arc-en-ciel traver- sait la villa de l'est à l'ouest, et le soleil, en dardant les premiers rayons à travers les déchirures des nues qui s'amoncelaient sur ces collines, colorait avec des tons charmans le haut des maisons des épiais d'Azeglio et dé San-Cosimp tournés au midi. La. bourrasque a <dur6 toute la journée.

De temps à autre, précédée par des'éclairs très vifs, eblpuissans, la foudre tombait avec un Immense fracas. Aucun dommage sérieux. La foudre a emporté la corniche d'une petite tour de la villa Tbmmasi, mais sans atteindre personne. Les rues sont presque complètement inondées. L'état du ciel est toujours menaçant. On mande de New-York le 7 janvier: Treize personnes ont péri dans l'incendie d'une ferme du comté de Stranford (NewHampshire).

B Neuf personnes ont été tuées et trois blessées mortellement par l'explosion d'un laminoir, à Allentown (Pensylvanie),

z Quatre personnes ont été tuées par l'explosion d'une fonderie àNewark (New-Jersey). t Enfin, à New-York, quatre personnes ont péri dans l'explosion d'une brasserie. On lit dans te CiwftM' <~ J?<a;j~-K!tM < Un terrible accident pst arrivé jeudi sur le chemin de fer CaroU~a-CentraI, a un train de marchandises auquel était attaché un wagon de voyageurs. A une trentaine de miUes à. l'ouest de Charlotte (Caroline du Nord), la voie traverse la crique Indian sur des pilotis élevés de 50 pieds. Cette construction s'est écroulée sous le poids du, train qui a été précipité dans le ravin profond, à l'exception de la locomotive et du tender dont les crampons d'attache se sont rompus. x Le mécanicien et le chauffeur se sont hâtés d'arrêter la locomotive et de descendre à l'endroit où gisait l'épave du train, dont on voyait sortir des Êammes et de h fom~e, les

charbons tombés du poêle ayant mis le feu xna débris.

? Les deux employés ont coupé rapidement t avec des haches les bois qui obstruaient le wagon de vo~ageui's, et ils ont réussi à retirer par une fenêtre deux de ses oecupans. Ils avaient reçu de fortes contusions, mais ni brûlures ni blessures dangereuses. Le conducteur était assis à une centaine de mètres, l'air hébété et ne semblant comprendre ni ce qui était arrivé, ni comment il se trouvait là; il était du reste légèrement blessé.

a Le nombre des hommes qui sont tombés avec le train était de huit. et les trois cités plus haut ont seuls été sauvés. On en a aperçu d'autres, notamment un serre-freins maintenu immobile par un long fragment de bois qui lui traversait le corps comme une broche; mais liante impossible d'approcher d'eux à cause des nammea, et il a fallu les abandonner à leur sort. Les cinq malheureux ont péri dans le brasier, a

Une lettre particulière, adressée au CoM~~M~ ~M F~-C~ par Georges Townsend qui dirige les travaux du Canadian Pacinc raiiroad, à Spencer's Bridge (Colombie-Britannique), rapporte ce qui suit

« Un énorme éboulement de terre vient d'avoir lieu dans la rivière Thompson, dont le cours s'est trouvé complètement changé. A environ 18 milles d'ici, une section de montagne, sur un quart de longueur, a glissé insensiblement et comblé la rivière, au point que le lendemain nous avons pu la traverser pied sec.

f L'eau, en débordant, inondé des millers d'acres de terrain aux alentours, et pendant deux jours et deux nuits il s'est formé un lac de plusieurs milles de longueur sur t80 pieds de profondeur, qui a entièrement couvert la vallée où se déversait le courant, entraînant tout sur son passage, habitations et animaux.

a Nous avions été prévenus de nous éloigner à la hâte de Spencer's Bridge, en emportant avec nous les objets les plus précieux que nous possédions dans notre habitation sur le uane de la montagne, et nous attendions l'événement.

B La rivière a fini par former un canal tout à l'entour des terres éboulées qui se sont graduellement àQaisbées. Les Indiens ont saisi cette occasion pour attraper des milliers de saumons pris dans les petits étangs qu'avait formés la rivière en sortant de son ht. Ces Indiens ont aujourd'hui d'à-,boudantes provisions de poissons qu'ils pourront faire sécher ou fumer, ce qui les dispensera pour longtemps d'avoir à faire la pêche, s

On écrit de Plaisance à l'.Z~M

<t On a arrêté par ordre de l'autorité judiciaire deux employés et trois garçons de bureau des postée. Ils sont prévenus du détournement du pli provenant de Mitan et à destination de Gênes, qui renfermait des ti.tres do rente au porteur. pour la somme de 200,000 fr. Ils sont aussi accusés d'avoir soustrait desletres recommandées, renfermant des valeurs dont on ignore le montant. a, Les membres de la Congrégation des Rites se sont réunis trois fois sous la présidence du Pape pour examiner les mérites et les vertus de saint Benigno, de Coni. religieux de l'Ordre des 'Mineurs réformés, qu'on veut béatifier.

Le Père Benigao, né à Coni en 1673, a prêché pendant quarante ans la foi catholique dans es bourgades et dans les villes voisines de Coni. Les défenseurs de la cause de béatification soutiennent que le Père Benigno a été un modèle de vertu et que ses exemples ont eu les meilleurs résultats. Ainsi Us racontent que, pendant de longues années, dans la province de Coni on n'entendit plus parler de rixes; que !e jeu et la danse disparurent, pt que les femmes ne portèrent plus de toitéttes indécentes. Tout cela fut l'oeuvre de ce religieux. On ajoute en6n qu'Avant de mourir; en 1744, tandis que la ville de Coni était assiégée par les troupes franco-espagnoles sous la conduite du prince de Conti, il prédit que la ville serait délivrée. Les événemens donnèrent raison au Père Bénigne aussi veut-on lui faire un titre de gloire de cette prédiction.

M. J.-C. Robicson, le véritable fondateur du musée de South Kensington et l'auteur bien connu de nombreux travaux sur l'histoire de l'art, vient d'être nommé inspecteur des tableaux de la reine, en remplacement de ~t. Redgrave qui était devenu aveugte il y a quelques années. Les trésors de Windsor Castle, d'Hampton-Court et de Buckingham Palace étant désormais entre les mains d'un connaisseur actif et enthousiaste, il est à espérer que les collections royales deviendront d'un accès plus facile, que la galerie d'Hampton C3urt sera promptement réorganisée, et que de bons catalogues de ces trésors presque inconnus seront prochainement publiés. La <y<!M~ ~\dZMC~-Zo~'<MMe donne les détails suivans sur les résultats d'un sondage opéré dans le district nommé Oberstritten, de laforôtdeHaguenau:

a Le trou de sonde pratiqué par l'administration de la mine Schwabweiler avait produit à une profondeur de 1S< mètres une source d'eau dépassant les bords et amenant à la superficie du pétrole et des gaz inflammables à une haute pression.

A 100 mètres environ de ce trou de sonde on en pratiqua un second qui' fut porté à une profondeur de 234 mètres sous une couche de marne rouge et sablonneuse; cette fois-ci, le pétrole pur arriva à l'orifice du trou. Le premier écoulement produisit huit tonneaux do pétrole.

Le trou de sonde n'avait qu'un diamètre de 6 centimètres, et le diamètre intérieur des tuyaux dans lesquels par le forage l'eau était refoulée dans les profondeurs comportait ,3 centimètres. Si, par une ouverture aussi étroite, le pétrole peut afûuer d'une profondeur de 234 mètres, oa doit se trouver en présence d'une pression extraordinaire de gaz sur la couche de pétrole, ainsi que d'une grande richesse de cette dernière. e En prenant en considération l'inclinaison des couches à Pechelbronn et la richesse de la couche d'huée dans la forêt de e Haguenau & une profondeur de 234 mètres, il n'y a pas à douter que cette couche ne s'étende sur une superficie de 8 à 9 kilomètres. Le résultat pour l'avenir des mines de pétrole dans la Basse-Alsace est très satisfaisant. On lit dans le Fc~ du 3 janvier < Le tribunal de Samara a jugé, le 26 décembre 1880. avec le concours du jury, la nommée Olga Protassow, âgée de vingt ans, accusée d'avoir donné la mort à son amie Vera Gerebtsow, veuve d'un employé do collège. `

Les circonstances de cette affaire étaient des plus remarquables.

B Véra Gerebtsow et Olga Protassow demeu- raient dans le même garni et étaient intimement liées. Elles n'avaient aucuns moyens d'existence et se plaignaient souvent de leur triste sort.

Lagsée d'une ai misérable vie et ne se sentant pas assez de courage pour se suicider, Véra Gerebtsow fait promettre à son amie que celle-ci la tuera au bout de deux mois si sa position ne s'est pas améliorée. Après de longues hésitations, Olga Protassow consent à la proposition.

Pour accomplir leur plan, les deux amies vont acheter un couteau qu'Olga Protassow porte ensuite toujours sur elle.

B Les deux mois de sursis s'écoulent sans amener aucun changement favorable. Un jour, Véra Gerebtsow rappelle à son amie sa promesse et insiste pour que celle-ci tienne parole.

Voyant qu'Olga Protassow hésite, elle la raille de son peu de détermination et de courage, et ajoute qu'elle va lui faciliter les moyens de la tuer; en ôtant sa robe, ce qu'elle fait en enet.

B Excitée par les railleries de son amie, Olga Protassow se jette sur elle et lui enfonce le couteau dans le cœur.

a La mort a été instantanée.

Olga Protassow a été acquittée.

Ce détail secret du vêtement de la femme qu'on nomme la jarretière possède une légende chômante. C'est un jsujet Mon déli-

) cat, mais nous en parlerons très prosa'iquement.

Les jarretières, qu'on ne voit pas aujourd'hui. se montraient au grand jour au temps jadis. Ell~s attachaient les chausses au-dessous du genou au moyen de riches agrafes ou boucles..C'était une partie extérieure de la toilette de la femme qui portait alors des caleçons, comme la ceinture, la collerette, et qui/loin de les cacher, étalait ses plus riches ornemons.

En habit de palefroi, les dames portaient des bas de riche travail et des jarretières en Mieux. Une duchesse d'Orléans, au quinzième siècle, lors de son veuvage, y avait fait émailler des larmes et des fleurs de pensée.

Au quatorzième siècle, Edouard III fonda l'Ordre de la Jarretière. C'est tout dire en l'honneur de ce petit ruban, car c'est la jarretière perdue par la belle comtesse de Satisbury au bal de la cour et ramassée par son royal amant qui a été l'origine de cet Ordre célèbre avec la devise bien connue .Bo~Mty Mt~ qui MM~ y p~MC t

Ce lien. insigniSant en apparence, a toujours été pour le beau sexe de l'époque untobjet do sérieuse coquetterie. Il servait à fixer les chausses bien tendues et aidait à faire ressortir les contours de la jambe. Assez souvent c'était un valet de chambre qui tirait les chausses et bouclait la jarretière. C'était une opération délicate, mais il fallait une certaine force musculaire pour passer et tendre les chausses, et une femme' y suffisait à peine.

La jarretière, réduite au mystère, a. pris un grand attrait de. curiosité et a fait tourner la tète à plus d'un curieux. derne célèbre,

Il existe une jarretière moderne célèbre, c'est celle qu'un orfèvre justement renommé, Froment Meurice, a* ciselée et émaillée pour la grande tragédienne morte au Canet. Elle portait pour devise JÏOMM~ iM!< ~M~ ~oMt~ ny ~MM.

Ce curieux objet d'art est entre les mains d'un amateur anglais.

En t773, un comte écossais fortement atteint de naturalisme ourit 1,000 guinées à la .célèbre actrice de la Comédie-Française, M' Vestris, si elle consentait à laisser mouler sa jambe.

La jambe moulée, le galant y noua une jarretière enrichie de pierres et de perles, et la plaça sur une étone capitonnée. A la mort du comte, les héritiers détachèrent la jarretière et vendirent la jambe une demi-couKmne(2fr.SOc.).Elle avait coûté plus de 26,000 fr.

BnUpttn jn<Hc:aiF<t!. 1.

La Cour d'assises du Var vient d'avoir à juger une aSaire qui a attiré une assistance nombreuse au Palais-de-Justice de Draguignan.

Le 28 juillet 1880, averti par le facteur rural qu'une iorte odeur cadavérique se dégageait de la maison habitée par le sieur Victor Chenillon, peintre au quartier des Salettes, le luge de paix de Lorgnes se transporta sur les Ueux et découvrit le cadavre du sieur Chenillon étendu dans la cuisine au milieu d'une large mare de sang.

Le corps était mutilé, la tête fracassée et fendue par de nombreux coups d'une serpe ~t d'un hachoir laissés par les meurtriers à côté de leur victime, ainsi que d'un grand couteau également ensanglanté. La mort paraissait remonter à plusieurs jours. Les investigations de la justice ne tardèrent pas à faire découvrir les coupables, dont. les aveux, complets chez l'un, mal déguisés chez l'autre, ont confirmé et complété les constatations judiciaires. L'information a démontré que les deux accusés avaient prémédité et résolu leur crime à l'avance. Le forfait accompli, les deux accusés dépouillèrent Chenillon et dérobèrent deux montres, une giletiere un revolver et une somme de 60 fr. environ.

A l'audience, Brun a renouvelé ses aveux gavais, que compromettaient les déclarations de son coaccusé, a nié, mais ses explications étaient embarrassées.

Le procureur de la république a soutenu l'accusation, et demandé au jury un verdict sévère contre les deux accusés.

Les jurés du Var ont rendu un verdict afnrmatif pour la culpabilité des deux accusés, mais en n'accordant des circonstances atténantes qu'à Pavais.

En conséquence, la Cour d'assises de Draguignan a condamné Brun à la peine de mort et Rayais aux travaux forcés à perpétuité~

SËNAT

Or~e <~M yo~ ~M Ma~t 11 :<!MWf. A deux heures, séance publique Tirage au sort des bureaux.

Fixation de l'ordre du jour.

CHAMBRE DES DËPUTËS. 0~'C <!M ~OMf <~f M~~ 11 fy~PMf. A deux heures, séance publique Tirage au sort des bureaux.

Fixation de l'ordre du jour.

BttreM eentMt météeratett<Ht&

Bureau eentral

2)tMMMCAe9?<:MM~.

La bourrasque venue do la mer'Blancne, et dont le centre était hier sur le nord de la Russie, a disparu ce matin. Une nouvelle apparaît sur le golfe de Bothnie le baromètre est en baisse de 15"°' à Haparanda (780""°'). Cette bourrasque semble, comme la précédente, devoir gagner la Russie et disparaître dans l'Est.

Dans l'Ouest, la pression, quoique en baisse de 3 à 4'*°' en moyenne, est encore supérieure a'770'°°' sur les Hes Britanniques et les PaysBap.

Sur la Méditerranée, le baromètre est toujours peu élevé; la dépression du sud de l'Italie persiste la situation reste donc très troublée dans ces parages.

En France, le vent d'entre nord et est règne partout la température est en baisse sur nos côtes elle varie depuis S" à Brest jusqu'à & Gap au Puy-de-Dôme, elle est descendue jusqu'à 10° au-dessous de zéro. Le froid va continuer.

CemnMMtteatttMM et Avit divefw.

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Mson du POMT-HEUF. Ulster~~ i9'

2'MtM de ~7a~f. Paris, jBo~, j~J~, Ti~MM.

La Compagnie des chemins de fer de Paris Lyon et à la Méditerranée, d'accord avec les Compagnies italiennes, organisera à l'occasion du carnaval à Rome un train de plaisir à prix très réduit de Paris à Rome et à Naples, avec séjour à Turin, Gênes, Florence et Pise. Le départ deParisauralieudans la deuxième quinzaine de février, et la durée totale du voyage sera de dix-sept jours, dont cinq jours à Rome et trois jours à. Naples.

Le prix unique du voyage, aller et retour en deuxième classe, sera de 136 fr,

Dans le but de donner à ce voyage toute l'attraction possible, les Compagnies organiseront pendant le séjour à Naples des excursions diurnes et nocturnes au Vésuve. A l'occasion de la semaine sainte, un nouveau train de plaisir de Paris à Rome sera organisé. Une note ultérieure fera. connaître les conditions du voyage.

BnHeMn de ia <noftaH<~

2)M 3t <MCMM~ <!? 6~<:KPMf.

PARIS (population d'après le recensement de 1876) 1,988,806 habitans.

Dec&s Semaine

de la sem. pré-

courante* cedento.

Fièvre typhoïde. 63 2S Typhus s Variole. 20 14 Rougeole. 2S 15 Scarlatine < Coqueluche. 11 14 Diphtérie, croup. 44 52 Grippe. Choléra epidémique. Dyssenterie. 1 Erysipèle. S 6 Infections puerpérales. 3 6 Autres affections épidém. B Méningite (tub. et aiguë) 3S 40 Phtisie pulmonaire. 168 173 Autres tuberculoses. 9 12 Autres aSections gêner.. 77 67 Malformations et débilité

des âges extrêmes. 53 60 Bronchite aiguë. 47 86 Pneumonie. S9 71 Diarrhée infantile. 49 62 Choléra nostras. Autres maladies locales 340 273 Fièvre. 1 2 Epuisement. 1 Causes non dénnies. 1 1 Morts violentes. 21 33 Causes inconnues. 5 8 Total dos décès. 1.035 996

EcheÏte deet Mevemne d ftprct tex eoHM dM j~nw;er tS~t

calculée sans tenir compte de l'amortissement.

MYMB vAïpnM M"~

RETENU VALEURS au 31 déo.

actuelle VALbUHS .u3tMo.

096 Act. Omnibus. 1.405~ » 2 33 Act. CanaldeSaez. 1.285 » 235 Act. jouissance du Midi. 600 a 246 Ob.Fonciéres30/0. 550 » 265 Ob. Ville deLiMel863. M2 a 2 M Ob.Villede Paris 1855-1860. S06 » 270 Ob.Villede Paris 1869. 406 ? » 2 M Ob. Ville de Lillel860. 102 n 271 Ob. Ville de Paris 1871. 40150 275 Ob. Ville deMarseilte 1877. 380 a 275 Act. Eaux. 2.16260 2 M Ob. Communales 8/0. 463 75 304 Ob. Ville de Bordeaux. 99 a 318 Ob.ViUed'Amiens. 106 SO 329 Act. Midi. 1.145 » 3 36 Act. Lyon. 1.5~5 » 3 37 Rente américaine 4 0/0. 119 37 3 39 Rente 3 0/0 amortissable 87 30 3 SO Ob. Département de la Seine. 239 50 3 52 Rente française 3 0/0. 85 & 353 Ob.Nord. 399 75 3 86 Ob. Lyon-Méditerranée 3 0/0. 398 n 3.57 Ob. Foncières 4 0/0, anc. SIS a 357 Ob. Orléans. 396 » 357 Ob. Ville de Paris 1865. 521 » 3 M Ob. Grande-Ceinture. 390 a 359 Ob. Ouest. 395 » 3 59 Ob. Fusion 1866, nouv. 392 & 359 Ob. Midi. 395 a 3 M Ob. Foncières 0/0 1863. 512 50 360 Ob. Victor-Emmanuel 1862. 388 e 360 Ob.Est30/0. 388 3 62 Ob. Ville de Paris 1876. 810 50 362 Ob.Villede Paris 1875. 512 a 362 Ob.LilieàBéthune. 38S a 362 Ob. Eaux 3 0/0. 385 a

362 Ob. Communales 4 0/0 1875. Si7 &

365 Ob. Nord-Est. 375 & 3 M Est Algérien 0/0. 376 a 371 Act. Nord. 1.73250 378 Ob. Lyon-Méditerranée S 0/0. 615 a 3 80 Ob.EstS 0/0. 607 & 381 Rentebe!ge40/0. 10540 3 81 Délég. Canal de Suez. 787 50 384 Act. Saragosse. 4M a 3 89 Ob. Guillaume-Luxemb. 3 0/0. 387 50 3 89 Ob. Chem. autr. anc., 1" ém. 388 » 391 Ob. Trésor (Trenten.nouY.). 5)2 » 3 9t Act. C° parisienne du Gaz. 1.570 a 3 92 Ob. Trésor (Trenten.). 5l 9 a !92 Rente française 4 1/2 0/0. 11590 3 M Ob.AIgérienne40/0. 148 )) 393 Act. Ouest. 831 25 394 Ob. Chemins autrich.nouv. 369 & 3 94 Ob. Chem. autrich.anc., 2' ém.. 370 » 4 03 Act. Orléans. 1.300 s 406 Act. Est. 75750 4 12 Ob. Guillaume-Luxemb. 5 0/0. 610 » 4 20 Rente française 5 0/0. 11965 427 Act. jouissance de l'Ouest. 392 50 432 Act.jouissance du Nord. 1.259 » 434 Act. Gaz général de Paris. 400 a 435 Act. Voitures Paris.65750 4M Ob.SuezSO/0,àIots. 567 SO 438 Act. de jouissance Orléans. MO » 4M Act.C'centrale du Gaz. 930 & 4 42 Ob.GazparisienSO/0. 537 50 443 Ob. Messageries 5 0/0. 530 » 4M Ob.Saragosse. 333 s 445 Ob. Voitures à Paris. 324 75 448 Ob.EauxSO/0. StO~ » 448 Act.Messageries. 730 a 4 48 Ob. Nord de l'Espagne, 1" sérit. X39 & 4M Ob. Omnibus 5 0/0. S27 » 4 49 Ob. Chemins portugais. 330 & 4 49 Act. Nord de l'Espagne. 376 M ~451 Ob.AlgérienneSO/0. S16 a 453 Ob.C* Centrale du Gaz. 3t5 a 454 Act. GazdeMarseille. 7M » 457 Communales8!86. 532 50 4 65 Bons de coupons Suez 85 fr. 86 50 469 Ob. Coloniales (600 fr.) 6 0/0. 605 a 469 Union des Gaz. 920 a 4 72 Annuités Orl. à Châlons 5 0/0. SM 4 72 Act. Magasins généraux de Paris 567 50 4 73 Ob. Transatlantique 5 0/0. 503 50 4 77 Bons de liquidation de la Ville.. 529 a 4 80 Ob. Victor-Emmanuel 1863. 276 a 4 81 Ob. Méridionales. 265 n 486 Act. Transatlantique. N95 » 490 Extérieur 3 0/0 espagnol. 21 30 491 Ob. Domaniales d'Autriche. 3t0 497 'Act. Chemins autrichiens. 617 SO S Ob. Chemins Lombards anc. 276 50 S.. RenteItalienneSO/0. 88 90 512 Ob. Russes 1867-1869. 3M75 514 Ob.Kronprins Rodolphe. 49250 SIS Ob. Chemins de fer égyptiens. 490 a' S 16 Ob. Chemins Lombards nôuv. 274 50 S 24 Ob. Russes 1877 50/0. 9785 S 29 Rente autrichienne or 4 0/0. 76 50 S 34 Ob. Domaniales d'Egypte. 481 25 S 50 Ob. Portugaises 18~6 9 0/0. 460 a 5 M Ob. Russes 1870 50/0. MM5 S 52 Bons Trent. Suez (125 fr.). 139 a 556 Ob. Egyptienne uni&ée 363 a 560 Ob.Hongroises 275 & 563 Ob. Russes 186250/0. M 50 5 71 Bonsméridionaux. 540 a 6 M Rentehongroise60/0. 97 40 6 38 Ob. Foncières Russes, l"em. 404 a 693 Ob.TramwaysSud. 420 a 709 Ob.Pagarés. 545 a 7 17 Ob. Tramways Nord (40') fr.). 320 & 721 Ob. Vice-Roi l86B(remb. à 400~r.). 485 > INSTITCTMNS M C!~Nt

2 81 Union générale (375 fr.). 960 a 2 87. Crédit foncier (250 fr.). 1.445 29ï .Banque de France. 3.680 » 4M comptoir d'escompte. 1.00250 4 27 Crédit lyonnais (250 fr.). 1. U30 » 451 Société de Dépôts (375 fr.) 710 ? » 4 92 Société générale (250 fr.). 610 a 495 Créditmobilier. 68250 4 99 BanquedeParit. 1.170 & 5 02 Crédit industriel (375 fr.). 736 25 S 10 Sous-Comptoir des entrepreneu' 2M JO 537 Mobilier espagnol [Jouiss.]. 66875 6 45 Franco-Algérienne. 395 » 713 Franco-Italienne (173 fr.). 450 » 71ii Banque d'escompte (375 fr.). S20 & 7 98 Société nnancière (250 fr.). Si 5 B 10 Banque franco-égyptienne(2!!0fr.). 700 &

BOURSE DE PARIS.

REVUE DE LA SEMjLINE.

La spéculation à la hausse ne s'arrête point, elle n'attend pas que l'argent se présente à meilleur marché. On lui dit qu'il y en a sur la place, et elle s'en contente. EUe compte sur

les capitaux de placement dumois dejanvie D'une liquidation à l'autre on oublie le report. L'année qui commence s toujours plus de ressources que l'année qui .Snit. On sa laisse entraîner par cette ardeur des haussiers. Grands et petits parient dans la même sens< Ïl faut se tenir à l'écart ou marcher avec eux.

Les derniers bilans des Banques de Franco et d'Angleterre s'indiquent pas d'amélioration dans la situation. Ils se signalent par âne recrudescence des sorties d'or. Les haussiers disent que ce sont les sorties d'or des étrennes. Ï!a y vont gaîmenf. La vérité est que ie paiement des coupons nécessite sur les points les plus divers un gros emploi do monnaie. Il n'en résulte pas moins pour 1& Banque d'Angleterre une proportionnalité qui frise l'indication d'une élévation du taux de l'escompte. Il s'en faut de peu.

Arrivera-t-il sur notre marché des capi~ taux de placement, peu ou beaucoup? D6anitivement, l'année Industrielle et commerciale a-t-elle été bonne ou mauvaise? On I& jugerait bonne d'après l'augmentation des recettes du budget et des chemins de fer. Sur ce point, le diagnostic est encourageant. On pourrait donc espérer une forte épargne. Mais quelques publicistes observent que les fonds de roulement ont dû augmenter et que les nouvelles émissions de valeurs mobilières ont dû ou devront absorber les capitaux disponibles. La Bourse alors ne profiterait guère des remplois des rentiers. L'important, selon nous, est que notre place se trouve vis-à-vis d'une épargne. Alors même qu'elle aurait à faire face à des versemens de souscriptions, ces souscriptions se concentreraient tout d'abord au siège des Sociétés qui n'auraient rien de mieux à faire dans leur intérêt qu'à les prêter à la spéculation. Il en résulterait de l'aide.

Reste donc à voir si les sorties d'or des Banques tiennent à un petit accident ou & une nouvelle manifestation de la nécessite des exportations. Les changes en ce moment permettent de voir plutôt les choses du bon côté. Cependant le change s'est un peu gâté à New-York.

La spéculation a non seulement besoin que le taux des reports ne s'aggrave pas, mais même qu'il diminue de rigueur. La spéculation n'irait pas si loin qu'elle pense avec les reports des dernières liquidations. Je suis fâché de le lui rappeler etie accorde à l'argent qu'elle emprunte un revenu supérieur à celui du papier qu'elle achète.

La hausse faite dans ces conditions est une fausse hausse. On se grise. L'excuse a consisté, en liquidation de décembre, en ce qu'on a signalé cette liquidation comme la dernière & être grevée de reports onéreux. On s'est flatté de liquidations plus faciles en janvier. Soit! 1 Le S 0/0, malgré 80 e. de report, fait mine de gagner son coupon du 1~ février à l'avance. Je n'en suis point étonné. La liquidation de décembre avait été contrariée, comprimée'à moitié par les échelliers. Le S 0/0 était en retard. C'était celui de nos Fonds qui, produisant le plus, montait le moins. La. spéculation a ta hausse dans la limite de la perspective du détachement du coupon, sauf événement politique pu financier, en fers ce qu'elle voudra.

L'heure va sonner les Compagnies dechemins de fer et les établissemens de crédit laisseront transpirer le secret des dividendes. A quel taux la spéculation en tendra-t'elie capitaliser les revenusdes chemins deferetdeséta"blissemens de crédit? Les années précédentes nous apprennent qu'avec le taux de l'escompte a la Banque à 21/2 0/0, la spéculation réduisait à 4 0/0 environ le produit desActions des chemins de fer, et à S 0/0 en moyenne le produit des Actions des établissemens de crédit. Elle passait un niveau, à ce point de vue, sur le cours de toutes ces valeurs. Le taux de l'escompte est à 3 1/2 0/0. S'il persiste, la spéculation inclinera-t-elle à laisser un peu plus de marge aux revenus des Actions des chemins de fer et des établissemens de crédit ? Elle le devrait, mais sa tendance est divergente. Qu'elle, ne tende pas trop 1& corde Le cas échéant, cela lui coûterait cher. Notre place étend le domaine de ses spéculations. Les places du dehors l'y convient celle de Londres surtout. Autrefois il n'y avait que les très grandes maisons de banque qui pussent dire Nous avons fait acheter ou vendre à Londres. A cotte heure, nousmeme, cette semaine, nous avons échangé deux ou trois dépêches télégraphiques pour compte de petits cliens avec le Stock-Exchange. Le Stock-Exchange ) La place de Paris aussi a acheté des Mexicains, des Péruviens, des chemins de fer Américains. Vienne et Berlin ont une vaste correspondance a.vee Londres et Paris, de telle façon qu'il se forme peu à peu de tous les marchés financiers do l'Europe comme un seul marché dont je vous laisse à penser la force et la passion. C'est tout un monde déchaîné. Heureusement, on peut dire, en empruntant une phrase de Pascal Si la spéculation est la reine du monde, l'argent en est le tyran.

Petits rentiers, vous avez fait de bonnes affaires avec tous les papiers, inscriptions, Actions, Obligations depuis dix ans, parce qu'il y a eu pendant dix ans de l'argent & très bon marché cela a été le secret de votre science. Il vous enseignera au besoin le revers de la médaille.

Mais on parle d'opérations qui ne s'entameraient pas si les grandes puissances financières n'avaient pas connance dans la situation financière et politique de l'Europe. Ne parle-t-on pas de l'Emprunt italien qui doit réaliser le projet de lo~ du remboursement du papier-monnaie ? Il est question d'Emprunt russe aussi.

Les établissemens de crédit proSteront certainement à ces émissions de Fonds d'Etat. Je leur souhaite cependant tout simplement une aussi belle année en 1881 qu'en 1880, et que la Banque égyptienne continue à servir 10 0/0 à ses actionnaires, et que la Caisse mutuelle des reports étende ses opérations à tous les bons papiers qui demandent du crédit pour se classer. La Caisse mutuelle des reports est un double refuge et pour les capitaux et pour le papier.

Les petits capitaux entrent dans le rang des grands capitaux avec lesquels on tire parti des reports le papier y prend son temps pour attendre l'heure de son entrée dans les portefeuilles. C'est une école mutuelle que la Caisse mutuelle des reports. Ces deux valeurs, Actions de la Banque franco-égyptienne et de la Caisse mutuelle des reports, ont l'avantage de n'avoir pas été surmenées l'une à 700 fr. l'autre à 600 fr. Elles sont à la fleur de l'âge et du succès.

Les Obligations du chemin de Grande Ceinture (garanties de l'Est, du Lyon, du Nord et de l'Orléans), demandées à 392 fr., sont-elles assez garanties? Pourquoi pas MO fr.? '? Ces dispositions où est le marché à établir une sorte de proportion entre la majoration des prix obtenus depuis un an par les Sociétés de crédit et les dividendes qu'elles pourront donner pour 1880 a fait supposer aux commentateurs bénévoles que la Banque de Paris et des Pays-Bas pourrait distribuer 76 fr. au lieu de 60 fr.

A ce sujet, on fait valoir les profits que la. Société a retirer de ses nombreuses émissions, et aussi ce point important, que t les bénéfices non distribués de 1879 etforr mant le premier article du compte des pror Ëts et pertes de 1880 s'élèvent à plus de


4 millions, soit à environ 32 fr. par Action. Le cours de 1,161 fr. 25 c., auquel la. Société & fini hier après détachement de son coupon de 20 ir., représente, en tenant compte du report, un regain de près du tiers de ce coupon.

Le Crédit foncier de France, qui unissait le 31 décembre à 1,447 fr. 80 c. et dont les reports se sont élevés jusqu'à 13 fr.a a fermé hier à 1,455 fr., coupon de 20 fr. détaché. Compte étant tenu du report, ce coupon est donc, au cours actuel, aux trois quarts regagné. D'après les bruits de Bourse, le complément du dividende pourrait être de 22 fr. Le Crédit foncier n'a donc qu'à se louer de la liquidation de ses fonds égyptiens ils ont donné raison au proverbe :< Tout vient à point à qui sait attendre.!) Le Crédit agricole ne s'en serait pas moins bien trouvé que le Créent foncier lui-même. C'est une réflexion qu'il est difficile de ne-pas faire.

Le Crédit lyonnais a encore avancé de i,032 fr. 80 c. à 1,110 fr. On suppose que le dividende de 1880 sera plus élevé que celui de 1879 qu~ a été de 38 fr. Quelle seral'importance de cette élévation? C'est là une évaluation impossible à faire, car dans les bilans mensuels, le compte des frais généraux, et le compte des profits et pertes sont confondus dans les comptes d'ordre do l'actif et du passif.

Cette semaine, la Société Générale a encore avancé de 612 fr. 50 c. à 630 fr. Les bénéfices réalisés pendant les onze premiers mois laissent déjà supposer que le dividende de 1880 pourra être plus étevé que celui de 1879, qui a été de 18 fr. On a parlé de 25 fr. Les chiffres de 20 fr. ou de 22 fr. sont plus probables, et la prise de Lima ne met-elle pas un terme aux calamités du port de Callao?

La Société financière de Paris, qui était depuis quelque temps stationnaire aux environs de 515 fr., a successivement avancé à 832 fr. 80 c. Cette Société à pris part à de nombreuses émissions faites en commun. Personnellement elle a pris part à dès opérations d'une certaine importance; cependant, on ne peut rien pressentir au sujet de son dividende: elle a donné 22 fr. pour 1879. L'Union générale a encore avancé de 967 fr. SO c. à 987 fr. 80 c. EMe a même parfois touché le cours de 1,000 fr. La croyance du marché est~qua la distribution du dividende sera plus forte que celle de l'exercice 1879, qui a étéde 16 fr. 28 c. La Société compte trouver de grands profits dans les affaires ou'elle poursuit en Autriche-Hongrie,

MBmmEmFomsp~ucs ET DES VALEURS INDUSTRIELLES Société anonyme au capital de t,5«e,<MMt jh*. Siège social à Parl~ i6, f. du 4-Septembre e~F< ~C!<:JeMM< j~M O~fM j?OM~M ? ~JMS tmsena)ibHH&Sttetu' Bnchesne Extraction et pose de df;nts MM ~OMje~M*, 48, r. Laiayette.

M~tMett ttMMttèreo.

MNDRM. !e 8 janv. Consolidés 3 0/0 (deox heures). 983/4. W vïBNNE. la 8 janv. Chemins de fer autrîch:ens. 2?9 70 Crédit mobilier, 283 20 Rente (argent), 73 90; Emprunt 1860, 131. 1864,

ni 20. Change sur Paris (à vue), 46 90

trois mois). 46 80 sur Londres (à vue). 118 68 ? trois mois), ll8 40.

MMLo, te 8 janv. 4 i/! 0/0, 104 90.

MMB, le 8 janv. S 0/0 italien, 89 S5 Pièce de20& 20 S6; Banque nationale, 1,126 Change: sur Paria, lui 20 sur Londres,

25 70

MADRtn, le 8 janv. Intérieur 3 0/0, 26 95 .Extérieur. Billots hypothécaires (intér.), <00 30 Bons du Trésor, 99 Change sur Londres. 48 10 sur Paris, S 04

MtcxNu.M, le 8 janv.– 4 1/2 0/0 belge. 105 30 Obligations méridionales. 268 SO. Change sur Pans.

tŒw-TOM, le 8 janv. 4 1/2 Funded Loan, M76, 112 1/2; 4 0/0 18T?, 112 3/8; New-YorkCentral,. 1S2 Change: sur Londres, < 80 1/2 sur Paris. S 25 5/8.

coNSTAffnNOMje, le 8 janv. Consolidés turcs B 0/0,13 4&.

AMSTBBDAtt, le S janv. 2 1/2 0/0 P&ys-Bat, 65 3/8.

TRIBUNAL DB COMMERCE MC LA. SEOfBBéettMMeno <te MMKeo

DM7~MM~.

coMAÏTA, fumiste, rue des Quàtre-Vents, 6.

NOUVEAU nEMVC~~r- RESSORT 9, dont -par l'or ADRESIF, n ~ave~tu Pr "D 6 dé,s,appiiquant auit dents les

NOUVEAU mm 1 '1 FACULTÉd usMALADES etle'spil,. rAnIÉES. Succès consacré riarle,corps .i.; 1;,

SYSTÈME DE UtM 1 ~i~ u f !LA !UH'?S~

MÉDECINE.-4, rue YERBEER (près l'Opéra) obt rat 9 près Uli SEUL -4, rue XBYERBEER. '¡. 1.

SYSTÊ .o.. u ~na ') h': tl' ~n,' r:dG}'>) ,l'l~;): ¡ ri, ¡

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SOCtÉTÉ FRA~At&E FtMAMCtÈRE

Capital VtNGT~tNQ~M~HONS de Iranca JS~t M~ts~)eMso6!e a <OMs !es PorteMrs da ~ttte~ d'~ctt0)t< et d'O&H~attOttt. j~t~ eotKp!et.– Parent cAn~Me Dit~mne/te. ~6po~M ae t~cte. LM<e o~ete!!e da< n~t~M. CoMrs ~< Vft~Mfs co!ëes o/icieHeme~t et en jBan~Me. CotKptes-rettdtM des Assert- -'t Hee~ cf'~cnontMttfe~. B<Mdex oppfd~oM~tes dBs jE?H?*epW<M /t)t<MtCtères et t~du~rte~tet et des Va!ettrs o~iftet etKouscftptton puM~ue.– jLoM, Décrets, Jtt~emetttt tnf~'eMtmi !eapofteMMdetttfe<recettes des CAemMM de/e< etc., <te. d L'ABONNÉ A DROtT:

AT~ J'ABE~tEJVr GRArprjT BX COU~OJVS A t.'ACS.Ar ET A ItA VE~TJB JDJB SES VAZ~tntMt

<Mm* Comnttaoiom

Pm de t'~oBMmentpoir toute !aFraMetH'A!sace-L()!TMne: UN FRANC PAR AN ,¡; ON S'ABONNE SANS FRA)S DANS TOUS LES BUREAUX DE POSTE

Les Annonces sont reçues chez MM. BoMmgen fils, Sé~Hy & C% passade des Princes, escatier E, chez MM. LaMite/Cerf et ~place~d~ etanxbnreanx du J<)Mr~ Débats, rue des PrêUes-Saint-Germ~in-

l'Anxerroi~, 17.

av~c le couvert de la Banque des Pays autrichiens.

La Banque Franco-Egyptienne ferme :TAction ancienne à 705 fr. et l'Action nouvelle à 655 fr. Si l'on tient compte des coupons de 12 fr. 50 c. et de 5 fr. 33 c. qui viennent d'être détachés, l'Action ancienne se trouve avoir réalisé une hausse de 17fr. 80 c., et l'Action nouvelle presque autant.

Les bénéfices réalisés par la Société dans son dernier exercice assurentun~dividende au moins égal à celui de 48 fr., distribué pour 1879, et les importantes opérations dans lesquelles elie est engagée ~ustinent, comme nous l'avons assez fait observer, une avance nouvelle.- Les cours des Actions des autres banques portent aussi, par comparaison, les siennes à 800 fr.

Les Actions du Crédit mobilier sont à 672 fr. 80 c., coupon de 18 fr. détaché. Le di'yidende de 1880 ne paraît pas devoir être~ moins avantageux certainement que celui de 1879, qui a été de 35 fr.

La Banque d'escompte reste à 812 fr. BO c., coupon de 12 fr. 80 c. détaché.

La Banque hypothécaire continue de se traiter entre 632 fr. 80 c. et 635 fr.

Le Crédit mobilier espagnol a, comme la plupart des Sociétés de crédit, regagné son coupon de janvier, et ferme à 670 fr., c'est-àdire encore un peu au-dessus des cours de fin décembre.

Pour le Lyon, le Nord, et peut-être aussi le Midi, on continue à parler d'augmentation des dividendes. Pour l'Est, l'Ouestet l'Orléans, qui n'ont rien de pareil à attendra, on ne peut qu'alléguer les dispositions chaque jour plus manifestes des capitaux à discuter de moins en moins les prix des valeurs à revenus assurés.

Il y a temps d'arrêt dans la hausse des Lombards. Des réalisations ont fait fléchir les cours de 232 fr. 50 c. à 220 fr. Les bénéfices que, après reconstitution de la réserve statutaire, la liquidation de 1S80 pourra laisser, seront très probablement affectés à la constitution d'une réserve extraordinaire.

C'est avec la perspective d'un dividende de 20 fr. que le Madrid-Saragosse, après détachement d'un coupon de 10 fr., se maintient à 402 fr. 80 c., soit un regain de moitié de son coupon.

Les Actions ordinaires des chemins Romains, qui il y a une quinzaine de jours se traitaient aux environs de 150 fr., sont tombées un moment à 120 fr. et ont repris en-

Syndic provisoire, M. Maillard, boulevard SaintMichel, 4.

MtNGCET, fabricant de fouets, rue du Temple, 122. S. pr., M. Mauger, boulevard de Sébastopol, 99.

Veuve BlUjAtjm, marchande de vin, cours de Vincennes, 38. S. pr., M. Mercier, boulevard Saint-Michel, 6.

BMJLË. ancien marchand de vin, ayant demeuré rue Tholozé, 17. S.*pr., M. Lamoureux, rue Chanoinesse, 14.

M!H.AUD, marchand de mercerie, rue Philippede-Girard, 30. S: pr., M. Mercier, boulevard Saint-Michel, 6.

JACOB, mécanicien, rue de Charonne, 5. S. pr., M. Barboux, boulevard de Sébastopol, 9. RAVENELLE, commissionnaire, ayant demeuré rue d'Aboukir, 42. S. pr., M. Gauche, avenue Victoria, 7.

Dame vMtDEN-BORG, marchande à la toilette, riie Notre-Dame-de-Lorette, 18. S. pr., M. Barboux, boulevard de Sébastopol, 9.

Ï.ETORT, marchand d'articles de ménage à. LevaUois-Perret, rue Launois. 4. –S. pr., M. Bégis, boulevard de Sébastopot. 16.

TmERRY, voiturier, rue des Fourneaux, 243. S. pr., M. Gautier, rue du Hasard, 13.

SPECTACLES DU 10 JANVIER.'

Opéra.–8h. Faust.

~MMt~tt. Jean Baudry.

OpéMt Cemtqne La Dame blanche, M. de

FIoridor.

Ctymnate. Le mariage d'Olympe, la Cravate blanche.

VMdevtMe. Un père prodigue.

Vttriétéo.–Rataptan. Ch&tetet. Michel StrogoCT.

Kattomtt (Historique). Garibaldi.

tPorte-S~nt-O~Fttn. L'Arbre de NoN. P&taia-Royttt.– Divorçons! 1 Rettatettuace.–Belle Lurette. r Bo<taret-P<Mtoïeno. La Mascotte.

(aoclJh* .OIU".)

suite à 13S fr. En même temps les Actions trentenaires privilégiées se sont subitement relevées de 280 à 360 fr. Ces mouvemens sont la conséquence d'un jugement du tribunal civil de Florence qui tranche provisoirement au profit des Actions trentenaires le vieux litige existant avec les Actions ordinaires au sujet de la répartition du prix de rachat. Ap. pel est interjeté de cette sentence, et, fort probablement, c'est la Cour de cassation qui aura à dire le dernier mot dans ce nouveau procès.

Parmi les valeurs industrielles, il n'y a eu de hausse que sur les Actions et les Délégations du canal do Suez. Les Actionsont passe de 1,291 fr. 2a c. à 1,387 fr. 80 c., et les Dé. légations de 795 fr. à 820 fr. Il y a beaucoup de variations dans les évaluations du dividende de 1880. On pose les deux chiHres de 45 fr. et de 50 fr.. La vérité serait, croyons-nous, entre les deux chiffres. Pour beaucoup de monde, un dividende de 50 fr. ne justifierait pas suffisammeht les cours ach~s mais on prétend que les recettes de 1881 dépasseront encore celles de 1880. C'est là., du reste, une opinion qui a déjà pour elle les résultats connus des six premiers jours da janvier.

De tous les Fonds étrangers, il n'en est pas qui ait eu une bonne fortune pareille à celle du 5 0/0 italien. Ce Fonds, qui fermait il y a huit jours à 88 fr. 87 c., a fini hier, lendemain du détachement de son coupon de 2 fr. 80 c., à 88 fr.; c'est-à-dire qu'en moins d'un jour le coupon a été en très grande partie regagné. Dans le monde banquier, ce qui décide beaucoup d'achats, c'est ce que le plan de M. Magliani, relatif à. l'abolition du cours forcé, est d'autant mieux apprécié qu'on arrive à le mieux connaître. L'Emprunt destiné à mener à fin cette grande opération serait, dit-on, de 845 millions. Il serait stipulé payable en numéraire et serait émis à. 86 fr. 80 c.

Les divers fonds Espagnols sont aussi en voie de regain des coupons qu'ils viennent de détacher. Hier, l'Extérieur a fini à 20 H/16, l'Intérieur à 19 8/8, et l'Obligation de Cuba à 471 fr. 28 c. Le passage relatif aux finances qui se trouve dans le discours de la Couronne a, en somme, satisfait le marché. On a généralement cru y voir que le gouvernement espagnol songe à assurer le service de la Dette, en recourant à l'établissement de nouveaux impôts si cela est nécessaire.

Les fortes avances réalisées dans la seconde

B'eUett-mMHmattqMe*. La Mère des compagnons.

Antbtgn. Rosé Michel.

Ch&teM-dEM. 8 h. L'Ouvrier du faubourg Antoine.

Méj&zet. Le Baptême du petit Oscar, la Poudre aux yeux.

Kfoavea.Mtée. Les Parfums de Pam. )~mtm!tte*-t*M'Memnet). Bastille-Madeleine. Chtmy. Les Orphelins du pont Notre-Dame. Athénée. L'Article t. v

tFoMet-P&rttiemmee. Le Chercheur d'aventures.

foMe«-M<M't~ny. Gil Blas à Paris. BentEM An Nord. 8 .h. Les Pauvret de Paris..

~Mteo Berbère. 8 h. t/2. Spectacle varie. Rudolph, l'homme-nùte.

Aiettztn" d'Htvef. 7 h. 1/2. Spectacle-concert. Jenny Mitls, Libert, Arnaud.

NMeMMto. Concert-spectacle tous les soirs. Robcrt-Mottdht. 8 h. f/4. Magie, physique, prestidigitation.

Hippodrotne. Saison d'hiver Les dimanches à l h. t/2, concert-promenade, matinées enfantines. Entrée, i ir.

Ctfque d'hier. 8 h. Exercices équestres. La Fiûte enchantée, ou la Fée volante, par miss Zœo. C!rqme fermando. 8 h. Spectacle varié. Jardtn )MaMMe, ouvert tous les soire. Mercredis et samedis, fête de nuit.

SmMe Beethoven. Les mardi, jeudi, samedi, bal de nuit à il heures.

Skatin~-TThé&tre (rue Blanche). Patinage, ballets, pantomime.

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MS~~MJFF~T. 6. chère, en la ch. des not. de Paris, le2Sjanvtert88l. Revenu net,' 3,00ù ir. Mise à prix 2S.OOO fr. S'ad. à M' ÉM!LE jozoN, not., r. St-Honore, 362.

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AtJtt~tJtL boutev. Exetmans.MZm. et 610m. M. à p. ~5.000 fr. et 23,000 fr. A adj. sur uneench. le t" février 188t, à la ch. des not., par M' p~AN DE SAMT-GtM.Es, notaire, rue de Choiseu!, 2. &

GAZ bon · Noua ayons 5,500 fr, par'âv deaéra svë~le Gaz; pour cause de taae mon o p ole: ï.é" .p, ro p riétâiro de la màison lbuée 225 000' fr. r, 'i~GLisN~ f~ A, A'VD"

GAZ bon Marché pas 10D fr. Une ta~e sur une classe, les bbutlqniors et industriels. Est-elle 'juste? Doit-elle çpntinuer,2,r

AmTMBJETS MM ET DE CÏ!MOS!TË

M. B~vtet, de Londres.coilectionneur, a l'hon- or et émaUMes; bijouterie; émaux de Limoges neur d'annoncer qu'il achète les porcelaines de i ivoires. M.. DAVIS annoncera .son arrivée a Sèvres, de Saxe, etc.; .faïences italiennes; Paris, Mtel 'Westminster, rue de la Paix, 11. meubles, pendules, etc.. Louis XIV, XV et XVI;

objets en cristal de roche, etc.; tab~tièrea en i ~resser,etc.MNMi,Londres,/T<Mteo'

T~MSB i)Mh!CM~ Tm~DtE~ f -Mt H tt Mmofreff/et.Mtgra/nt. ~jriiiiUii ~ept'S~*M< Pcrga)tUdM)Ëni&n<<

CMUOJV, i't. M~ Cr<M)M)ten<. Pturia.– Bette .M j pottt <.65.

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~L~PL~L~~LL~Pa`~ûLLL~~

8 M~ t~ ~~t 8 ? S' BhEmes, Toui, BrMtMtcs JË~ËJM,B,& MB.&~ 'etBM)MrsrhumatKB9!es. EXIGER LBS~ ~J~ SlONATUBES ~==~ ~?–

quinzaine de décembre par les Fonds égyp- tiens se sont fort bien soutenues. Les cours ont môme encore un peu monté. La Dette unifiée, après 362 fr. 80 c., a fini à 36S fr., et la Dette privilégiée, après 487 fr. SO c., finit à 490 fr. Les causes, de cette bonne tenue des cours sont toujours les mêmes.

Les deux marchés de Londres et de Paris restent satisfaits de ce que le stock encore non placé de la Dette unifiée ait passé des mains du Crédit foncier dans. celles de MM. de Rothschild, et aussi de ce que les *s sommes versées depuis le 10 octobre et le 13 novembre à la Caisse de la Dette publique pour le service de ces fonds sont déjà presque sufnsans pour assurer le paiement des coupons venant à échéance le 18 avril et le 1~ mai prochain.

Les cours des Fonds turcs dépendent surtout, pour le moment, des anaires de Grèce. Les nouvelles ayant été un peu meilleures à la fin de la semaine qu'au commencement, le 8 0/0 turc s'est un peu relevé. Hier il a fini à 12 fr. 88 c.

Les Fonds austro-hongrois ont été un peu lourds, surtout le Hongrois qui, tout en tenant compte du coupon de 2 fr. 80 c.qui vient d'être détaché, reste plus faible qu'ilya a huit jours. A Paris et a Londres, il y a eu de grosses ventes lorsqu'on a appris que l'adjudication des nouvelles émissions de Rente papier S 0/0 avait été faite à un groupe financier autrichien.

Le Florin autrichien est resté stationnaire à 78 fr. 70 c.

Le 8 0/0 russe de d877. coupon de 2 fr. SO c. détaché, reste dans les mômes conditions que précédemment. 11 est toujours de plus en plus question d'un autre Emprunt extérieur. L'opinion des banquiers est qu'il ne serait pas extraordinaire, si les tendances à la hausse se maintiennent, de voir les Fonds russes en profiter tout particulièrement. .JULES PATON.

ZtevneeommefeMet

~efM. La position du marché est plus lourde depuis ilel~ianvier. Cela tient à ce que l'on avait mené un peu trop rondement la hausse le prix de 67 fr. 80 c. auquel on avait poussé le courant du mois a ramené des offres. Celles-ci ont été d'autant moins acceptées, que la température, en se modifiant dans le sens du froid, a mis En à l'abaissement des rendemens de la bet-

tn TON s'une ench. en la ch. des not. de miC~HI AUJ Paris, le 1" février-1881, de 0 MAlôUit à Paris, rues St-Honoré, 2'!l, et St-Florentin, 12. Revenu 21,620 fr.merrain et bois taillis à MarlyM. à p.: 20~,000 f., et i le-Roi. 9,134°'. M. à p. .3.000 f. S'ad., à MarJy, àM. cnENNEVtËRE, géomètre. et, à Paris, àM° MBM, not.,r.Croix-des-Pet.-Champs,2S.<x Etude de M" VMLETTE, avoué à Paris, rue de la Michodière. 2.

VENTE, le 22 janvier 188t. auPalais-de-Justice, à Paris, à deux heures, d'UNE

m!S~ B!SSM. ? i4. Produit brut, envirom.nofr.

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S'adr. à M" Violette et:AHaiB. avoués. t n TorfB' une ench-, en la ch. des not. de MUCn~ AuJ Paris, le 8 février l88t, D'CNE GR. MioUit à Paris, r. St-Sauveur, 4, et St-Denis, 183. Cent. M2°'. Rev. brut 34,465 fr. M. à p. 3SO.OOO fr. S'ad. à M'cm:MUER,not., r. J.-J. Rousseau. <9. <

pMpBtETËDtrMtPBA ADJ". sur une ench

aParis,l9.r. MttjMttMt en la ch. des not. de Paris, le 18 janvier l88t.–l,3SO'°. Rev., 20.000 fr. M. àp., 350,000 f.–S'ad.àM'nEYÈs,n.,r.LafQtte,3. t &DJCGER sur une ench., en ia ch. des not. dePaA ris, le 26 janvier 1881, à midi, 1° 88 hectares de DMC ~cc bâtimens. à Anzin, Saint-Aubin .et HUM Duisans, arrondis. d'Arras (Pas-de-Calais). MiseàprixnOMnEcT.D~tC Queue de 180,000 fr. Z 0~ DE DUi~ Sarsdes Poteries, arrond. d'Avesnes(Nord). Mise à prix: 90,000 fr.

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0 MAi!3UmRevenu:800 fr. Mise à p.: 12.000 fr. jtO T'pDMP ~s la Siaute, a Echauffcur, arrondtst J'i!iHi)H'f sèment de Mortagne (Orne), contenant 65hect. Revenu net: 3,350 fr. Mise à prix: 80.000 fr. f0 JOUISSANCE DRjtïBïti'< Preux au t) emphytéotique de lMiHti!jO Sart. ar. d'Avesnes (Nord). 4h.jusqu'enl922;2h. jusqu'en 19n, lh.jusqu'enl905.R.netan.év.2,SOOf.M.àp.lO,QOOf. f._ S'ad.. à Paris, aux notaires, M" BEZANSON. quai du Louvre,8,etDEVÈs., r.LafQte,3,dép. de l'enchère.~ Avïo aux act!onn&!re)t

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Valeurs cotées ou non. cotées

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terave que le temps exceptionnellement doux et humide avait compromis en partie. Mais cette innuence du temps froid aura beaucoup moins de conséquences heureuses chez nous, où la fabrication tire à sa fin, que dans les pays étrangers où il reste encore beaucoup de fabriques en marche. Toutefois, comme aujourd'hui tous lesmarchës sont solidaires, la baisse s'est naturellement fait sentir sur notre place. Nous cotons comme suit les sucres blancs, base n° 3, les 100 kilos à Paris janvier, 66 fr.; février, 66 fr. 28 c.; mars-avril, 66 fr. 80 ç.; 4 de mars, ,66 fr. 78 c. les 100 kilos, plus offerts, que demandés. L'avenir des cours est assez incertain pour le moment les stocks en France et en Europe sont inférieurs (40,800 tonnes) à ceux de 1880; les sous-voiles présentent également une diminution de 12 à 13,000 tonnes en 1880 seuls les Etats-Unis et la Havane possèdent des ressources un peu plus élevées.

D'autre part, malgré la hausse qui s'est t produite depuis le commencement de la campagne, nos cours sont inférieurs à ceux de l'an passé, de 7 à 8 fr. par 120 kilos; et pour ée motif, de même que par suite du dégrèvement, la consommation est plus active que l'année dernière, l'exportation est également plus forte.

Ces motifs ne paraissent pas cependant séduire tout le commerce. Beaucoup de personnes pensent que la hausse a été trop rapide. Aux prix de 62 fr. a 64 fr. les fabricans vendaient; aujourd'hui ils se sont retirés du marché et attendent le prix de 70 fr. La marchandise ne manque pourtant t pas en sucreries; quelques uns même n'ont pas vendu un seul sac de sucre depuis le commencement de la campagne. S'il y avait baisse, on trouverait certainement beaucoup de vendeurs, comme cela arrive toujours aptes des hausses rapides et forcées. Les sucres raffinés maintiennent bien leurs prix; la consommation reste très active pour l'intérieur, la marchandise est peu abondante, et l'exportation continue d'être assez active pour la Grande-Bretagne. Les cours des sucres en pains se raisonnent actuellement de 114 fr. à 116 fr. les '100 kilos, Paris, par deux cents pains au moins. jl/eoo~. Depuis la fin de 1880, le marché aux alcools a .fait preuve d'une grande fermeté. Les prix se sont relevés un instant audessus de 62 fr. 25c.pour les quatre premiers mois, alors que les quatre mois chauds étaient tenus de 61 fr. 75 c. à.62 fr. Depuis quelques

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L'administration a l'honneur d'informer MM. les actionnaires de la Société qu'à dater du 15 janvier courant, et contre la remise du eouponn" 49, ils pourront toucher 25 fr. par action pour intérêt statutaire de l'exercice t880:

A Bruxelles, à la Société générale pour favoriser l'industrie nationale;

A Charleroi, à la Banque centrale de la Sambre A Paris, à la Société française et betge de Banque et d'Escompte, 33, avenue de l'Opéra. Le dividende sera payable le 15 juiUetprocham. CourceUes, près Charleroi, le 3 janvier 1881. L. Mm.. directeur-gérant.

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M. Boivin, 48 ans. rue MouCetard, 34. M°" Porteneuve, 83 ans. boul. St-Germam, 36. M.Lecomte/78ans,rueMadame,30. M"* Marquànd, 63'àns, rue Mazànne, S. M"° Romey. 23 ans, bout. St-Germain. 2<6. M"" veuve Renaut, 63 ans, rue Laborde, 42. M. Piautetx. 46 ans, Faub.-St-Honoré~lll. M. Leroy, 88 aBs. rue de Tréviso, 17. M"' Didot, 50 ans, rue BeUefond, 8. M.Levesque,32ans,rueB!anche,75. M"' Màrquts, 70 ans, rue Pi~He, 2.

M. Buisson, 68 ans. rue Chabrol, 34.

M"' Faroux 38 ans, Faub.-St-Denis, 64. M. Roltand, Si ans, rue des Vinaigriers, 44. M. Griere, 28 ans, Faub.-St-Dems, 200.

jours la tendance est moins fermer mais on ne trouve pas encore beaucoup de vendeurs. Les quatre mois de janvier ne sont pas, il est vrai, une époque de grosse fabrication; la betterave est à peu près achevée, et les mêlasses ne sortentguère qu'en mai des citernes pour aller en distillerie. Ceci explique la bonne tenue des 4 de janvier. On remarque toutefois que la hausse des alcools a contribué & renforcer les stocks assez notablement. Nous possédons à Paris des existences s'élevant à 9,680 pipes de 6 fr.20c. l'une, alors qu'en 1880, à pareille époque, nous n'avions que 7,225 pipes. Mais les prix relativement bas à 1880 auxquels nous sommes donnent connance aux détenteurs qui paraissent avoir connance en l'avenir. Voici les prix au 8 janvier 1880 et 1881

1881. 1880.

Janvier. ? 69.2S Février. 61.78 69.80~ Mars-AvriL. 6t.SO 69.75, 4 d'Eté. M.M 69

~Mt~MM; Les .affaires en saindoux d'Amérique ont été peu actives depuis ie commencement de l'année. Néanmoins, la bonne tenue des cours aux Etats-Unis et la faiblesse des existences dans nos ports n'ont pas permis à la baisse de se produire d'une fa~on sérieuse, et nous voyons encore coter au Havre les prix suivans: Disponible, 61 fr,; janvier-avril, 60 fr.; avril, 89 fr.; janvier à juin, 58 fr. 75 c. les 50 kilos. L'année dernière, à pareille époque, le prix ne dépassait pas 50 fr. les 50 kilos, c'est donc une hausse de 22 fr. par 100 kilos sur ~880.

Cette hausse profite du reste à l'agriculture française qui continue d'obtenir des prix très élevés pour ses porcs. Depuis longtemps ces animaux n'avaient pas donné de pareils bénénces aux éleveurs, et l'onsait que, lorsque les porcs se vendent bien, la petite et la moyenne' culture en retirent de gros avantages, la nourriture de ces animaux ne domptant pour aipsi dire pas dans les fermes.. Voici les cours des pores à La Villetteau début de janvier:

-c..f.K~- ~880-

Poids vif, le kil. 86 à 1.09 1.12 à 1.27 Poids net, le kil. 1.20 à 1.48 1.84 à 1.76. .` On se demande, en présence de ces chinres, quel besoin il peut y avoir de grever d'un droit l'entrée des porcs étrangers en France.

BtbMegraphie. fMbMc&tt<HM diweMeo. 1

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QUESTION DU JOUR.

Sommaire du dernier numéro Hausse générale.– L'augmentation ducapttat du Crëdit lyonnais. La Compagnie des eaux et de l'éclairage; augmentation de son capital social ses expériences' d'éclairage électnque. La Société générate la hausse de ses actions. Traité d'alliance entre la Banque impériale des pays autrichiens. Le Fondée d'Autriche.– L'Union et Ic.Ban~verem. 'Chemins de fer lombards.– Démenti des bruits de rachat. La Convention de Baie, te gouvernement italien et les Rothschild. -La Compagnie parisienne du gaz. Le Suez. Aux actionnaires du canal de Panama.

Service de la Co~"MpOM~<M:ce bleue: 24 t.r.

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Service particulier: CoM'~MM~MM ~JM~cAM: 600 fr. par an. Pour lettres, dépêches et renseignemens. sadresser~àM. le directeur de la CoM'~MM<M!e< M~M~t Envoi du dernier numéro sur toute demande. affranchie.

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