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Title : Journal des débats politiques et littéraires

Publisher : (Paris)

Publication date : 1864-11-21

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 21 novembre 1864

Description : 1864/11/21.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Description : Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail

Description : Collection numérique : La Grande Collecte

Description : Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées

Description : Collection numérique : Thématique : administration publique, sciences humaines et sociales

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k455611z

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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PARIS, 20 NOVEMBRE.

La majorité considérable acquise à la convention du 45 septembre dans la Chambre des Députés de Turin atteste assez que l'Italie a foi dans l'avenir que lui réserve ce, traité. Le silence de la cour de Rome n'est pas, d'un autre côté, la preuve qu'elle compte beaucoup sur la durée du pouvoir temporel. Nous nous bornerons donc à dire, à propos des dépêches favorables au Saint Siège dont la France a révélé l'existence, niée par le Comlilulionnel affirmée de nouveau par la Patrie, qu'en face de ces deux faits significatifs, le silence de Rome, le vote de Turin il importe bien peu de savoir si en effet de telles dépêches ont été écrites ou non.

L'évacuation du Jutland se poursuit avec activité. Il y a un point sur lequel la Prusse et l'Autriche sont maintenant d'accord c'est qu'elles ne doivent point souffrir que le contingent fédéral, composé de troupes saxohanovriennes, prolonge son séjour dans le Holstèiri. 'Les deux puissances, pour exiger le départ des Saxons et des Hanovriens, s'appuient sur ce motif que le Holstein et le Schleswig, se trouvant soustraits à l'autorité illégitime du Danemark, l'exécution fédérale n'a plus ni objet ni sens.

On n'est point inquiet en Autriche des quelques bandes composées de vingt à cent hommes qui parcourent en armes les montagnes du Frioul et du Tyrol méridional mais on l'est de la situation diplomatique de l'Europe et de cette vague agitation des esprits qui laisse le lendemain sans garantie. Ce n'est rien que quelques coups de fusil dans le Frioul, si on ne regarde que le Frioul Ce n'est rien non plus que l'ordre récemment envoyé par le prince de Monténégro à ses montagnards de s'organiser en compagnies de guerre le prince de Monténégro tout seul ne changera pas la face du monde. Ce n'est rien qu'un sourd remuement qui se fait sentir dans la Croatie turque et la Bosnie. Ce n'est rien que d'absurdes nouvelles d'une vaste insurrection, circulant sans relâche de Vérone à Trieste, dé Fiume à Debreczin. Mais tout cela ensemble donne à l'empire d'Autricbe de fatigantes alertes. Le cabinet de Vienne s'épuise à ne savoir que craindre. Il croit tout et ne croit rien. C'est à cette situation bizarre qu'il faut sans doute attribuer les alarmes dont la presse de Vienne est saisie en ce moment à cause de quelques mouvemens de troupes qui ont lieu sur la frontière de Bessarabie. Cette presse voit déjà les Russes donnant la main à la Prusse et à l'Italie pour anéantir l'Autriche. Pendant ce temps, l'ex-alliée de l'Autriche, l'Augleterre, s'apprête sérieusement à réduire l'effectif de son armée et de sa marine. Elle en donne cette raison singulière, qu'il n'y a aucune espèce d'événement à redouter pour les années 1865-66; que la paix européenne est affermie; qu'elle s'affermira chaque jour davantage. Heureuse Angleterre de n'avoir d'autre voisin que l'Océan "cr^a*re de In rédaction, »• casus-

f»w m journal m'Étm M! 21 NOVEMBRE 1864.

LA SEMAINE DRAMATIQUE.

Théâtre de l' Ambigu-Comique L'Ouvrière de Londres. Les Réprouvés, roman de M1*5 Braddon. La Comédie et le Roman. Voyez-vous, dans ce théâtre de l'AmbiguComique, cette foule haletante, entassée, étonnée, avide et curieuse d'émotions de toutes sortes? Jeunes gens, vieillards, les enfans même, et les honnêtes femmes, et les autres femmes accourant chaque soir pour assister pendant quatre ou cinq heures à ces enivremens? Qui les appelle et les pousse ainsi jusqu'à torture du corps, digne accompagnement de la torture de l'âme? Ah! sans doute il s'agit des émotions de la grande histoire. Nous allons entendre à nos oreilles charmées retentir ces noms brûlans d'enthousiasme et de passion l'amonr, l'honneur, la liberté, les justes vengeances, lès châlimens mérités. Non, non, rassurez-vous, il ne s'agit pas de ces magnifiques aventures, de ces héros, de ces malédictions solennelles, de ces peuples délivrés du joug, de la tragédie eu longs habits de deuil, racontant, dans le langage divin, les châtimens, les misères et les consolations de l'humanité souffrante On vous racontera tout simplement les plus abominables et les plus vulgaires aventures que puisse entasser, dans un roman sans ïin, l'imagination d'une femme habile à tricoter, dans un réseau serré, les accidens les plus incroyables. Cette foule ardente, aux regards éblouis, parfaitement oublieuse de l'heure et des devoirs de la journée, arrive ici tout exprès pour s'enivrer de l'opium bâtard que distille à plaisir de sa main venimeuse une faiseuse de romans, JLé truc, et le chapitre, et lu suite au ntimèro proDhaîn, sScberazade, ma soeur, si vous ne'dormez pas», en un mot, rhistojre

Télégraphie privée.

Berlin, le 20 novembre.

Le Journat allemand âe Saint-Pétersbourg dément la nouvelle, donnée par le Wanderer, de l'existence d'une Note comminatoire du cabinet de Saint-Pé- tersbourg au gouvernement de Saxe, dans laquelle on demanderait le renvoi de M. d« Beust et on exprimerait l'iutention de retirer l'exéquatur du consul de Saxe à Varsovie.

Hambourg, le 20 novembre.

Des lettres de Copenhague, reçues par un jour.nal de Veile, assurent que le roi et la reine visiteront le Jutland après l'évacuation de ce pays par les troupes allemandes.

Turin, le 19 novembre, dix heures trente*cinq minutes du soir.

Chambre des Dèpvlês.

Le général Bixio, parlant du transfert de la capitale, demanda au gouvernement de pourvoir à l'armement du pays et à la défense des forteresses. Il faut, dit-il, songer à remédier à une défaite en cas de guerre, Faibles comme nous le sommes, s'il nous arrivait de subir des pertes graves, il serait impossible da les réparer, et nous devrions nous soumettre à d'humiliantes conditions et invoquer le recours des étrangers. M. Bixio croit que le mieux pour l'Italie est de ne pas avoir de capitale militaire.

Le président du conseil, général LaMarmora, dit Je regrette que h- général Bixio me conduise sur le terrain délical des questions de défense militaire, qui ne sont guère de nature à ôlre discutées devant la Chambre. Les manières de voir sur les fortifications sont fort diverses, même'entre militaires. Le général Bixio ne tient passez compte de ce que nous avons fait en 1859.

Nul plus que moi ne sait combien nous devons de gratitude à la France, mais nous avous éié dignes de nos généreux alliés, L'Italie peut se défendre. Elle n'est pas à la merci d'une bataille. Le territoire du royaume peut être défendu plusieurs jours dans la vallée du Pô et le long de la Péninsule. L'union de la population et de l'armée peut aider à une longue rh'fense tout cela en dehors de l'intérCi qu'aurait la Francek ne pas nous laisser écraser. Qnant h une cession éventuelle de territoire, il ne peut pas même en être question.

L« général La Marmora ajoute 'quelques paroles sur la proposition tendante a faire de Naples la capitale du royaume. 11 aime Nap'es, il estime sa population, mais Naples ne peut pas être capitale, par plusieurs raisons bien connue.»!: d'abord Naples ne le désire pas. Sa prospérité s'atxroH chaque jour. Naples demande seulemeut qu'on résolve la question de sou port dans l'inléiêt du commerce, et que le chemin de fer de l'Adriatique la relie au reste de l'Italie. (Applaudissemens.)

AL Boggio invite le gouvernement à présenter un projet de loi pour l'unification des lois judiciaires. Le ministre adhère h cette proposition.

La Chambre vote le projet de loi de transfert par 317 voix contre 70.

Londres, le 20 novembre.

L'Observer dit que le conseil des ministres s'est occupé de la que-siion d'uue réduction des dépenses. Les études faites ad hoc constatent la possibilité d'une réduction notable dans l'effectif de l'armée et de la marine. Le retour des troupes, qui serait la conséquence de la réduction de l'année européenne des Indes, permettrait la cessation ou tout au moins une diminution de recrutement.

Service télégraphique Havas-Bullier.)

Nous recevons cette nuit les dépêches ci-après

Londres, le 20 novembre.

On mande de Suez, le 17

et Les avis de Shang haï sont du 9 octobre. Les nouvelles du Jiposi disent que le prince Nagito a consenti à ouvrir le détroit de Simonosaki, à ne pas rebâtir les forts démolis et a payer les frais de l'expédition di:s alliés.

» Les négoiii.-ms ang'ais ont envoyé à l'ambassadeur britannique, sir Ruliierford Alcock une Adressa appelan. son attention sur la violation du traité que commettent les Japonais eu mettant des obstacles au commerce des soies. »

Messine, le 20 novembre.

Le lettres apportées par le paquebot du Levant disent qu'une armée de 12,000 Busses a livr<s bataille au khan de Klinkand, qui a été battu. Les Russes ont occupé les villes de Tasctmnd et Khokaad. Bucharest, le 20 novembre.

Un décret du prince institue une Ecole des BeauxArts.

La session des conseils généraux est ouverte. Tous ces corps ont envoyé des Adresses de félicitation au prince. Deux lui ont voté des statues, quatre ont décidé la création de collèges de district portant sou nom; dix enfla ont voté l'établissement de jardins publics, de fontaines ou autres monumens en l'honneur du prince. Turin, le 20 novembre. Chambre des Députés.

L'ordre du jour porte la discussion des nouveaux projets financiers.

Le ministre des finances demande que, vu l'ur gence, on discute immédiatement les articles en laissant de côté la discussion générale.

La Chambre adhère à cette proposition.

Les cinq premiers articles de la loi sont adoptés.

des mille et un égorgemens. Voilà pourquoi l'Ambigu-Comique est rempli chaque soir; du parterre au paradis.

Si vous avez quelque loisir, nous vous raconterons, drame et roman, cette histoire des réprouvés anglais qui s'appelle aujourd'hui, chez nous Marguerite ou l'Ouvrière de Londres. Ces sortes de chapitres ont leur enseignement, pour peu que l'analyse impitoyable ne s'arrête pas en chemin. Donc, au premier chapitre des Réprouvés, nous voyons un jeune homme errant dans la rue, un tableau à la main et cherchant un acheteur de cette toile qu'il a brossée à ses risques et périls. Naturellement la romancière, d'un coup de crayon, nous montre le jeune homme, un des héros du drame à venir « Il était très beau, si beau même que ses habits râpés, et ils l'étaient tout à fait, ne pouvaient détruire l'élégaues de. son extérieur ou déguiser la beauté de sa figure.

» Mais il y avait quelque chose dans cette pâle figure olivâtre il y avait quelque chose dans les sombres profondeurs de ces yeux bleu violet qui n'était pas agréable à voir. » Ce quelque chose, c'était le désespoir » Quand il eut vendu une demi-couronne son tableau à un prêteur sur gages, le jeune homme aux yeux bleu violet rentra dans le greniep qu'il habitait et il retrouva, étendue sur un grabat, plongée dans le sommeil de l'ivresse, sa propre femme, dont la misère avait fait une ivrognesse du premier ordre « La gracieuse et jolie jeune fille qu'il avait aimée s'était transformée en une furie ivre qu'il était dangereux d'approcher, ou en une stupide créature qui cuvait les fumées du gin. » C'en était trop pour le malheureux Gilbert Jocelyn, c'est le nom du jeune homme, et voilà qu'il profite du sommeil de son aimable épouse pour s'enfuir bien loin d'ici avec son petit enfant. A peine il eut fait une ou deux lieues daus la vaste campagne, il rencontra une compagnie de ssîtimbanques et d'éeuyers M"u Lamour, Mme Zéphirine et le' tourbillon du désert, sans compter le clown, muet comme un tombeau.

&La Cbambrè tiendra ce soir une séance extraordinaire afin que la discussion soif terminée demain. (Service télégraphique Havas- BnUwr.)

On nous écrit de Turin, le 18 novembre « Le gouvernement et la Chambre veulent que la discussion se termine demain; en conséquence, les séances commencent à neuf heures du matin et finissent à six heures du soir, sauf un léger repos à midi. C'est une rude besogne pour l'Assemblée et aussi pour ceux qui veulent suivre avec attention ces importans débats.

» Hier le rapporteur a fait son résumé, dans lequel il a maintenu avec force les conclusions de son rapport etles droits del'Italie sur Rome. » On a donné ensuite la parole aux auteurs des ordres du jour présentés comme, commentaires de la loi, suivant un usage très vicieux, à mon avis, qui s'est introduit à la Chambre. Une loi est bonne ou mauvaise il faut la rejeter, la voter on l'amender mais les ordres du jour servant de commentaires sont au moins inutiles et prolongent les discussions éternellement. Cette opinion est celle de beaucoup de gens sages mais, en attendant, il faut se conformer à l'usage et écouter* les orateurs qui ont proposé des ordres du jour. Il y en a vingttrois, tous destinés à être rejetés, sauf celui aui vote des éloges et des regrets à la ville de Turin.

» Le premier orateur entendu est M. Crispi. l'un des chefs de la gauche. Il ne faut noter dans son discours que la péroraison, qui est un appel à la démocratie du Piémont. Le parti d'action espère se renforcer dans ce pays-ci, et cet espoir n'est pas chimérique. M. Çrisni^n^ cheftte parti habile, a su tirer partrdës circonstances. Sa pensée intime explique son vote contre la convention.

» Ce matin la séance a offert un caractère spécial et curieux. Tous les orateurs entendus, le général Pinolli, M. de Boni, M. Alfieiï d'iîvandro, M. CairoM, se sont prononcés en faveur de la guerre à l'Autriche, et ont déclaré qu'il fallait aller à Rome par Venise. Ces discours, rapprochés des mouvement du Frioul, ne doivent pas passer inaperçus. Hier le gouvernement a cru devoir déclarer dans la Gazette officielle qu'il s'opposerait énergiquement à toute tentative illégale pour provoquer la guerre. Ce matin le général La Marmora s'est ex pliqué dans le même sans; mais il n'en est pas moins vrai qu'il existe un parti qui veut pousser à la guerre, et que ce parti poursuit son dessein avec une rare ténacité. Je vous ai déjà signalé ces tendances, et vous av»z pu voir par expé rience qu'il n'est pas dans mes habitudes de donner de l'importance à ce qui n'en a réellement pas. Je dois dire toutefois que je crois le gouvernement actuel très sincère et très loyal dans son attitude.

» A la séance de ce soir, M. Chiaves, un des députés influens du Piémont, a pris la parole. Il a développé avec force les argumens déjà connus. On est enfin arrivé à la série d'ordre, du jour qui ont une importance sérieuse; ce sont ceux qui ont pour but de formuler les réserves relatives à Rome.

» Le premier orateur est M. Nicotera, l'un des membres les plus ardens du parti d'action. Le jeune orateur a déclaré qu'il était favorable à la loi mais le ministre de l'intérieur ayant admis le droit de la catholicité sur Rome, il a changé d'avis. Il a rappelé avec beaucoup de force l'Adresse au roi volée eu 1862, pour affirmer le droit de l'Italie sur Rome, et il a mis ces déclaratious si nettes en présence du t» xte du traité. « Si, dit-il, nous, casse-cou, voulions aller à Rome, le général La Marmora nous repousserait à coups de fusil. Il est trop loyal pour ne pas le déclarer. »

» A cette interrogation, le général La Marmora a fait un signe affirmatif très accentué. » M. Nicotera parle très rarement; cependant il est mieux organisé pour le rôle de tribun que la plupart de ses collègues de la gauche, qui débitent d'un ton traînant des homélies révolutionnaires. Il a la verve, le geste, l'accent. Il a terminé son discours en adjuraut les ministres de dire franchement qu'ils renonçaient à Rome, et eu déclarant que quant à son parti, il ne renoncerait jamais à Rome.

» Après le discours de M. Nicotera, M. Mordini, l'un des chefs de la gauche, s'est levé pour déclarer avec énergie que, quaut à lui, il ne voyait dans le traite aucane violation du droit national. Cette déclaration a fait une vive impression.

» Vous voyez que les divisions d'opinions qui se produisent eu France se reproduisent ici et séparent en "deux, la gmche elle-même. » M. Mancini, qui appartient au parti modéré,

« II est extraordinairement habile, répondit M. Boiter. Il sait faire tous les tours de ton métier, avaler du feu et des sabres, lancer des poignards dans un cercle sur un poteau, et puis bien autre chose encore. Mais il n'est pas fort pour les parades, et il me fait toujours frissonner quand je le vois essayer de faire rire le public, »

Cependant notre voyageur n'eut pas grand'peine à se faire accepter comme un compagnon de voyage par M1" Zéphirine et même par le clown muet comme un tombeau. Laissons, s'il vous plaît, voyager ces messieurs que nous retrouverons plus tard, et rappelons-nous qu'il y a déjà trente ans, un jeune officier nommé Percival Dunbar, le propre fils du millionnaire Henri Dunbar, dans un moment de gène, avait emprunté la main de son domestique Joseph Vilmott, très habile à copier les écritures commerciales. Mais voyez l'injustice Joseph Vilmott avait été condamné comme faussaire à vingt ans de déportation, pendant que son jeune maître en avait été quitte pour une réprimande paternelle et pour un voyage dans les Indes, où il avait fait une grande fortune. Joseph Vilmott, sa peine étant payée, était rentré dans l'ombre, où il était devenu le père d'une jeune fille appelée Marguerite et couturière de son état (l'Ouvrière de Londres, à l'Ambigu). <- Le travail n'était pas une peine pour elle, et elle ne se plaignait pas de se piquer les doigts jusqu'à l'os; ce qui la faisait souffrir, c'était de voir que son père, qui pour elle réunissait toutes les conditions nécessaires à une haute position, était un réprouvé et un pauvre. » Mais ce pauvre et ce réprouvé n'était guère touclié des vertus de son enfant il ne songeait qu'à la vengeance à tout prix il voulait châtier son maître infidèle Henri Dunbar, et quand il apprit que celui-ci revenait des Indes avec la richesse d'un nabab et que là maison Dunbar Dunbar et C° envoyait au-devant de son chcf jusqu'à Southampton pour le ramener en grand triomptie ij advint que Joseph Vilmott, le pauvre et réprouvé, faussaire pour le bon motif, s'en vint de sa per-

veut ce,,s®ant que la Chambre renouvelle te vote du 27 mars 1861 avant de passer au vote de la loi. Mais son incontestable talent ne suffit pas à attirer l'attention de la Chambre sur les développemens dont il appuie sa proposition.

» Le ministre de l'intérieur a demandé la question préalable sur les ordres du jour en masse. Il a déclaré en termes formels que le traité ne contenait rien da contraire aux votes précédens de la Chambre et aux aspirations nationales. Cette déclaration, faite au nom du gouvernement, a été très nettement formulée. Elle a pour but d'écarter tout ordre du jour explicatif.

» Le vote de la loi aura lieu demain, c'est chose entendue.

Les lois de finances seront discutées dimanche et lundi. M. Sella a déclaré qu'il fallait qu'elles fussent votées par les deux Chambres d'ici au 25 de ce mois.

» Le contrat pissé entre M. Sella et le Crédit mobilier italien et ses associés porte en effet que la convention est nulle si elle n'est votée avant le 23 novembre. Or NI. Sella tient essentiellement à celte convention, qui assure une rentrée de 50 millions, et qui, de plus, a le mérite d'être nationale. Il a posé hier la question de portefeuille à ce sujet.

« Le conseil municipal de Brescia a pris une délibération pour offrir de faire lui-même l'avance des contributions de 1865 pour compte des contribuables. Cet exemple parait devoir être suivi, notamment par Naples et Milan. En Italie, les municipalités ont beaucoup d'iutluence, et leur concours peut singulièrement aider le gouvernement à traverser la crise actuelle. » U. G. Monlferrier-

Le Monde glose toujours sur la « loyauté piémontaise. » C'est une vieille habitude. N'a-t-il pas dit à satiété, depuis cinq ans, que le Piémont avait violé ses epgagemens de Villafranca et de Zurich? Il avait même fini par le croire. Nous pansions qu'après avoir lu le discours du général La Marmora, le Monde allait donner un bel exemple de contrition chrétienne, confesser son erreur et manifester sa repentance d'avoir propagé une calomnie. Cet aveu ne vient pas. Le Monde conserve -t-il encore quelques doutes qui retiennent sa conscience? Nous allons l'édifier.

Voici ce qu'a dit le général La Marmora dans son discours du 12 novembre « Nous étions fort déconcertés par les premières nouvelles de l'entrevue de Villafranca. Je ne saurais dire tout ce qu'il y avait d'anxiété dans le cœur des généraux piémontais lorsque je me ren<lis à Valeggio. Mais les esprits se calmèrent quand on apprit que le roi avait fait précé,ler sa signature de cette réserve « Pour ce qui me regarde. »

Le général La Marmora s'était rendu à Valeggio, auprès de l'Empereur des Français, avec la mission d'obtenir que le gouvernement sarde restât étranger à toute stipulaiionjjoncernant les duchés italiens. Les cinq mots que le roi Victor-Emmanuel traça de sa propre main au-dessus de sa signature, et dont le sens fut franchement expliqué, restreignirent les engagemens du Piémont aux accords spéciaux qui réglaient la rétrocession de la Lombardie. A l'égard des duchés, si la France et l'Autriche réservaient les droits des anciens souverains, le gouvernement sarde réservait, de son côté, sa liberté d'action.

Ce n'est pas tout. A Zurich, trois traités distincts furent signés le 10 novembre 1839 le premier, entre la France et la Sardaigne, pour confirmer la cession de la Lombardie au Piémont; le second, entre la France et l'Autriche, et c'est dans ce traité que se trouve une réserve en faveur des ducs de Toscane, de Modène et de Parme; le troisième enfin, entre la France, l'Autriche ot la Sardaigne, pour, consigner dans un acte commun les changemens territoriaux. De ces trois traités, les plénipotentiaires sardes n'ont signé que le premier et le troisième toutes les obligations qui y sont

sonne à Southampton, où son premier soin fut de se déguiser en gentleman. « Ses manières étalent aussi changées que sa personne. H était entré dans la boutique à huit heures du matin en vagabond, tant au physique qu'au moral il eu sortait maintenant eu gentleman aux allures aisées, au ton radouci, hautain tt sûr de lui-même. »

A peine il fut vêtu à la dernière mode, Joseph Vilmott rencontrait Henri Dunbar à la descente du paquebot, et tout de suite il voulut avoir mie explication avec son ancien maitre.

« Ileuri Dunbar tressaillit,

II ouvrit les yeux en plein cette foin-ci et tressaillit devant la belle lîgore qui lui faisait face. Elle était aussi belle que la sienne et presque aussi aristocratique, Car la nature, qui a d'étranges caprices de temps en temps, n'avait établi qu'une distinction minime entre le banquier riche à millions et le forçat libéré sans le sou. »

Or, la première émotion étant passée et le millionnaire s'étant raccommodé avec le sans le sou, les voilà désormais, Henri Dunbar et Joseph Vilmott les meilleurs amis du monde; ils vont se promener à Winchester pour visiter la calhédrale. Une heure après cette visite, le bedeau voit revenir M. Dunbar, très inquiet de son domestique de confiance. Où diable est-il passé? qu'est-ii devenu? En même temps M. Dunbar prend ses clefs et veut ouvrir son nécessaire,

« Il faut que j'aie bu trop de Moselle à déjeuner, disait il au garçon, ou du moins mes amis pourraient m'en accuser s'ils me voyaient embarrassé pour choisir la clef de mon nécessaire. »

Les choses en sont là et M. Dunbar va se mettre à table sans à!tendre plus longtemps son domestique de confiance, quand on lui vient apprendre que le pauvre diable a été tué et dépouillé par des gens sans aveu. « Oh! non, Monsieur, ce n'est pas cela. II n'a pas été noyé, car lo ruisseggdans lequel ou la trouvé n'a pas U'ois piedjr d'eau II a été etrauglé Monsieur ètranglf avec fin nœud Goulant étranglé par derrièro, car le uœud coulant était serré sur U derrière du cou. » Or, pendant que le jury se réunit autour

contenues ont été accomplies. Quant att second traité, qui traçait un plan de fédératioiji italienne, et dont les articles 18 et 19Téservaient les droits des grands et petits ducs, les plénipotentiaires sardes n'y prirent aucune part. Ils avaient même préparé, avec l'assentiment de leur cour, pour le cas où ils auraient été invités à y prendre part, une protestation formelle contre les articles qui avaient trait aux duchés. Ils n'eurent pas besoin d'en faire usage leur signature ne leur fut pas demandée.

Le Monde peut s'informer; mais peutêtre préférera-t-il ne pas s'informer du tout et ne se point confesser.

EUG. Ycng.

On lit dans la Nouvelle Presse libre de Vienne du 17 novembre

« Le télégraphe nous apporte aujourd'hui d'Odessa la nouvelle que 60,000 Russes vont être échelonnés le long de notre frontière du nordest et en Bessarabie. Si cette nouvelle se confirme, on ne peut l'expliquer que par le fait que le gouvernement russe prévoit des éventualités qui lui inspirent la pensée de déployer d'importantes forces militaires sur ses frontières européennes. De quelle nature ces éventualités peuvent elles être? La Russie pressent-elle des mouvemens dont elle veut prévenir les contrecoups sur ses propres provinces, ou bien fait-on à Saint-Pétersbourg des préparatifs pour marcher vers le sud, occuper les Principautés danubiennes et pêcher en eau trouble? » L'Autriche, pas plus que l'Europe occidentale, ne saurait assister sans défiance à des mouvemens de troupes rus?es aussi considérables, et la nouvelle qui nous arrive aujourd'hui est bien de nature à faire sensation. T.mcris que chez nous on incline à envisager ces mouveicens de troupes dans un sens hostile à notre empire, de l'autre côté du Mincio t;t du Rhin on regardera l'Autriche comme l'avant-poste de la coalition qui menace le mouveuuut libéral en France et en Italie. » Qtl.oi que l'on puisse dire à Turin et à Paris d'une alliance du Nord, nous ne pouvons croire à cette solidarité entre l'Autriche, la Prusse et la Russie,- par la raison que nous ne voyons pas quel serait l'intérêt prussien ou rus.;e qui pourrait êire lésé ou mis en souffrance par un apaisement des passions italiennes aux dépens de l'Autriche.

» Au point où en sont les choses aujourd'hui, tout affaiblissement de l'Autriche serait un prolit pour la Pru.ise, dont la rivale se trouve frappée en Allemagne, et pour la Russie dont l'antagonisme se trouverait frappé en Orient. A l'heure du dauger, il ne nous viendra de ce côté-là ni protection sur nos derrières, ni assistance sur le champ de bataille.

• Des mouvemens de troupes russes dans le voisinage de nos frontières ne sont pas pour l'Autriche un motif pour se tranquilNer- ils constituent bien plutôt pour nous un véritable péril. A l'Autriche aussi sont applicables, dans un certain sens, les paroles que le général La Marmora prononçait tout récemment au seiu du Parlement italien « Nous devons toujours tendre en avant, car derrière nous l'abîme est be;int. »

On lit dans la Gazette de l'Allemagne du Nord

« La légèreté inouïe avec laquelle le parti parlementaire de Vienne cherche à se tromuer sur lui-même et sur la situation de l'Autriche est démentie coup sur coup par les événemens. Taudis que l'orage parlementaire se prépare contre le ministère autrichien, le mouvement du Frioul a pris des dimensions qui exigent d.;s mesures exceptionnelles, et quoiqu'on paraisse avoir pris à Turin des dispositions qui exigent des mesures exceptionnelles pour mettre fin à l'entreprise, cet appui du cabinet de Turin est pour l'Autriche plutôt un cadeau qu'un appui. En même temps on annonce à Vienne la prochaine explosion d'un conflit monténégrin un appel du prince à toutes les tiahias les invite à se procurer des armes et des munitions.

» D'autres rapports de Servie font prévoir une entreprise simultanée, qui sera probablement dirigée contre la Turquie. Les autorités militaires autrichiennes ont reçu l'ordre de prendre les mesures nécessaires' pour la pro-

au caaavre de vilmott, M"0 Laure, la fille de Henri Dunbar, se demande pourquoi donc son père, qu'elle attendait ce même soir, et qu'elle n'a jamais vu, se fait attendre encore. En ce moment Laure Dunbar avait près d'elle un jeune avoué nommé Arthur Lovel, l'amoureux timide et discret de la riche jeune fille, et quand le télégraphe électrique eut annoncé à miss Dunbar que le riche M. Dunbar était enfermé dans la prison de Winchester jusqu'à plus ample information, elle pria M. Lovel de partir sur-le-champ pour venir en aide à son père. En ce moment la ville de Winchester s'occupait tout à la fois du meurtre de Joseph Vilmott, des courses de chevaux qui devaient avoir lieu le lendemain, et des représentations du Cirque, devait briller M"c Vénus et Mmo Zéphirine. On n'a pas oublié, certes, que parmi ces écuyers s'était enrôlé Jocelyn, le jeune peintre à l'eeil violet bleu or, ce Jocelyn vagabond est un enfant de la ville de Winchester son propre cousin, dont il serait l'héritier si ce cousin était mort sans en-* fans, n'est rien moins que le comte de Hanghton, qui doit courir sur Diable noir contre Me^Merihes, monte par le capitaine Cliffar. Remarquez, dans un coin du Cirque, la sombre figure du clown mv.e( comme un tombeau.

Vous vous rappelé? que nous avons laissé le jury cherchant à s'expliquer le meurtre étrange de Joseph Vilmott, et parfaitement embarrassé de son verdict. Vilmott est mort; qui l'a tué? On n'en sait rien, Evidemment ce ne pouvait être le riche Dunbar, et déjà 5ÎM, les jurés se repentaient fort de l'avoir mis pour vingt-quatre heures en prison,

« Henri Dunbar avait passablement souffert de la retraite forcée à laquelle il avait été condamné depuis son arrivée dans la ville à cathédrale. Tous ceux qui lo regardaient voyaient le ch.augem.eut qui s'était opéré en lui dans les âeirnters dix jours, il était très pâle; ses yeux. bordes d'an cerole bleuâtre brillaient d'un éclat extraordinaire, et la bouche, Ce trprit ka-

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teefaon àes; frontières» Espérons gue tefranite» de ces choses ne seront pas si sérieuses qu'elles le paraissent; mais, en tout cas, elles conlien- nent le germe de graves complications. u,

On écrit du Frioul à la Perseverqnza: « Les garibaldiens qui s'étaient réunis à Venzone, puis à M-ggio, se sont portés à S milles de là, à Dordotla. lis ont ensuite passé les dé.filés de Saint-Pierre et se sont montrés à Poluzza. Peut-être auront ils traversé aussi les défilés de Gorto, car le passage est facile par Valle Calda, mais les journaux n'en disent encore rien.

» A San-Danielo, ratre autres arrestations on cite celle de la fille du docteur And reuzzi àgee de dix-huit ans On parle de bandes qui se seraient montrées à Tarcento, selon les uns à Cividale, selon les autres. Les bruits les plus incroyables sont répandus et confirment l'état d'agitation des esprits. »

On lit dans le Morning Post

« Le moment est arrivé où les traits principaux de la session prochaine ont dû être nettement arrêtés par 'l'administration qui se présentera devant un Parlement dans deux mois. Nous croyons que parmi les plus importantes mesures que. recommandera le gouvernement aux délibérations de la Chambre des Communes, il y en aura une qui obtiendra évidemment la sympathie du contribuable anglais ¡ L époque où nous écrivons est celle d'une profonde et parfaite tranquillité. Autant qu'il est possible de le prévoir, l'année 18G3 parait devoir être aussi pacifique que le présent automne. Soit que nous envisagions la politique et l'attitude de notre pays, soit que nous portions nos regards sur la situation du continent de l'Europe, l'avenir s'offre à nous sous un favorable aspect. Il paraît donc que si nous n'avons ples réellement à craindre qu'il y ait aucune guerre en Europe, ou que nous nous trouvions mêlés dans des différends qui pourraient surgir ailleurs, il ne reste plus de motifs suffH-ins pour que nous entretenions des forces navales et militaires aussi considérables que celles que nous avons, et qui imposent inévitablement des sacrifices énormes sans qu'il en résulte un avantage pour nous » Il y a donc tout lieu de croire que dans les budgets qui seront présentés, lorsque le Parlement s'assemblera en février prochain on verra qu'il a été opéré de grandes réductions. On parait avoir compris, quelque immenses que soient notre richesse et nos ressources nationales, qu'il n'y a pas do motifs pour que nous soyons imposés au delà du ce qui est Absolument nécessaire pour notre sûreté aéuérale et pour maintenir la position que nous désirons avoir en Europe. Les événeme.is du printemps dernier n'ont pu manquer d'exercer une influence considérable sur la question de non futurs armemens. Alord il s'agissait de savoir si nous devions ou si nous ne devions nus prendre les armes en faveur du Danemark Les opinions étaient partagées, mais ou sait quelle ligne de conduite a été adoptée par lu nation anglaise et son gouvernement Nnis avons voulu rester neutres, et l'on ne saurait douter qu'une décision pacifique prise en foce détint d'elemeus d'hostilités ne doive pour l'avenir exercer une grande force sur la question de l'utilité réelle d'armemens qui ne se maintiennent qu'au prix de grands sacritioeV Ce qui nous semble réellement néc«ssairi» c'e-t l, de maintenir le système d'une défense efficace Voilà ce qu'il nous faut, bien plus qu'une V'<t^ organisation en tout temps font'»

activement.

» La dépense du pays est présent de 68 millions de livres sterling par an. Sur ce Se une somme de 28 millions de livres sterliiîe forme une charge permanente, principalement à titre d'intérêt de la dette natîonale'èt eXîe à la charge du fonds consolidé. Les 40 millions de livres sterling restant sont de leur na- ` urîoff,,ciiar|?es variables. Suivant le budget de 18G3, l'armée coûte 15 millions 00,000 liv. stla marine 10 millions 760,000 liv. si Il vi i! outre une charge de 9 millions délivres sterling sous le chapitre des « divers », ainsi que 4 millions 700,000 liv. st. sur le chapitre des dépenses encourues dans la perception du revenu. On = a reconnu, nous le croyons, qu'en l'état actuel de l'Europe, l'armée et la marine peuvent à bien moins de frais, être maintenues sur un pied suffisant pour le service. Quelque nombreuse que soit la première, il faut bien faire attention que les 15 millions par an que coûte son entretien comprennent simplement les

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vard de la physionomie sur lequel "aucun" homme n'a un empire parfait, trahissait la. souffrance qu'il avait endurée. »

Du reste, Henri Dunbar était parfaitement tranquille; il avait grand soin du '` fils de son père il buvait du meilleur vin et quand on vint lui dire que la fille dé Joseph Vilmott demandait à le voir, il ré- pondit qu'il en était bien fâché, mais qu'il avait ses nerfs, et que pour rien au monde il ne donnerait une occupation superflue an trait bavard de sa physionomie! Dans v Winchester chacun trouva que cette réponse était juste et de bon goût. Ce môme jour, les courses attirèrent la ville entière sur le turf, et notre peintre Jocelyn, tout rêveur, se mit à songer aux ennuis que lui avait donnés sa femme dans la route de la vie, oubliant qu'il l'avait ` laissée au beau milieu du chemin. Hourrah La course est commencée A l'endroit le plus dangereux, lord Hanghton tombe et se casse le cou en même temps que IMabk noir « Le beau jeune lord à la casaque en satin écarlate tomba comme une bûche et resta immobile comme une bûche. » Jugez, S'il vous plaît, du désespoir de ladyHanghton. La malheureuse, elle expire en mettant au jour un enfant roule V et mort. Soudain voilà Jocelyn, notre v peintre vagabond, qui devient l'héritier des ° biens immenses de son cousin le lord Hanghton domaines, châteaux. forêts toute une fortune! Il est vrai qu'au même instant, le clown silencieux emportai't sournoisement le singe adoré du Cirque '~` et le fils du peintre Jocelyn. D'abordée père au désespoir poussa de grands, cris pour rappeler son fils; mais, il faut le dire à sa honte, il se console bien vite, et la romancière ne va pas trop loin lorsqu'elle nous dit à ce propos

« L'égoume de la race des Jocelvm triompha de la tendresse du père pour son enfant « Mieux vaut perdre le fils que j'aime que S-?W charger de la femme que je liaià », g»: dit Philippe Jocelyn. «


divisions de l'armée qui sont en Angleterre ou dans les colonies où la dépense incombe à la mère-patrie.

» L'armée anglaise dans l'Inde, par exemple, dont l'effectif est de 70,000 hommes, est payée exclusivement sur le revenu indien. Les plus importantes dépenses de la marine ont trait à la construction des vaisseaux et à l'entretien d'une réservé navale suffisante beaucoup plus encore qu'à celui d'une flotte coûteuse perpétuellement en activité de service. Donc, en examinant bien les réductions inévitables qui nous sont maintenant réservées, nous devons attacher une haute importance à ce que les services donnes vétérans soient assurés. Quant aux recrues, on pourra s'en procurer presque en tout temps; mais il faut bien des années de services pour avoir des troupes parfaitement disciplinées. Il est donc très important que nous conservions la fleur de notre armée, que nous réduisions avec une extrême prudence nos armemens militaires. On peut en dire tout autant des marins de la flotte. Mais, prises dans leur ensemble, les réductions opérées dans tous nos établissemens ne peuvent manquer d'être très considérables.

» Une mesure aussi large que celle-ci peut être présentée comme un système politique d'économie financière. La contre-partie du tableau se trouvera naturellement dans une réduction correspondante de l'impôt; car la dépense, telle Qu'elle a été jusqu'ici, est restée loin au-dessons du revenu îiimuel qui, pour l'année finissant au 1" octobre dernier, s'élevait à plus de 70 millions de livres sterling. Présentement, nous tirons plus de 23 millions de livres sterling par an des droits de douane; près de 47 millions de livres sterling de l'accise, et à peine H millions de livres sterling de la propriété, ainsi que de l'income tax à 6 pence par' livre sterling, indépendamment d'autres charges.

» On ne peut guère douter que la révision de la dépense, chose à présent décidée, permettra au gouvernement de retrancher beaucoup d'e ce qu'il y a d'onéreux on d'impopulaire dans l'assiette de l'impôt. 11 est permis de regarder comme très improbable que l'incomr-tax reste tel qu'il est. Le chiffre de l'impôt sur la drêche ne sera guère maintenu, et les droits de douane subiront sans doute une nouvelle modification. En attendant, il semble qu'on a lieu d'espérer que les puissances continentales qui désirent comme nous rester en paix suivront le système d'économie que nous nous proposons d'établir chez nous, et rendront ainsi plus solides et plus durables les retranchemens de dépenses auxquels nous paraissons nous être décidés. »

On lit dans le Moniteur

« Le budget ordinaire de 1866 vient d'être envoyé au Conseil d'Etat.

» Le budget extraordinaire lui sera adressé un peu plus tard; les bases de ce dernier budget ne pourront être arrêtées qu'après qu'une commission, formée dans le sein du Conseil d'Etat sous la présidence de S. Exc. M. Vuitry, aura classé suivant leur degré d'importance et d'urgence les travaux extraordinaires des ponts-et-chaussées, décrétés antérieurement. » Cette commission est en outre chargée d'examiner un programme proposé par le ministère des travaux publics pour l'exécution de diverses autres entreprises de même nature qui seraient reconnues d'utilité générale. » La question des voies et moyens financiers applicables à l'exécution de ces travaux ainsi que la question d'opportunité qui s'y rattache, demeurent expressément réservées. »

Le sentiment de respect qu'inspire partout la mort du champ de bataille avait placé, lors du Congrès de 18S6, sous la sauvegarde de la Russie les sépultures des armée3 alliées en Crimée, et l'on sait que, par ordre de l'Empereur et sur la proposition du maréchal ministre de la gutrre, des dispositions ont été prises pour réunir dans une seule enceinte toutes les tombas françaises éparses sous les murs de Sébastopol.

Le terrain concédé par le gouvernement russe pour cette pieuse destination avait servi d'emplacement à notre grand quartier général c'est un carré d'un hectare de superficie, maintpmuit protégé par une muraille en pierres de taille. Toutes les divisions de notre armée, les amies spéciales de l'artillerie et du génie, la marine, les services administratifs yontchacun un monument funéraire rappelant par sa forme" et par sa disposition intérieure les columbaria que l'on voit aux environs de Rome, et toutes les fois qu'une inscription individuelle a pu être recueillie, elle a été soigneusement rapdans la nouvelle sépulture de nos officiers et de nos soldats.

t\u centre du cimetière s'élève un imposant mausolée spécialement destiné à recevoir les restes ffîûrtels des généraux Brunet, Breton, de Lavarande, de Poutevès, Rivet, de Saint-Pol et Perrin de Jonquières les corps des généraux Bizot, Alayran, de Lourmel et de Marolles ont été transportés en France pendant la campagne de Crimée.

C'est le mardi 25 octobre dernier, à dix heures du matin, qu'a eu lieu, par les soins de AI. le capitaine du génie Bézard Falgas, chargé de diriger les travaux du cimetière français de Sébastopol, la cérémonie de la translation des dépouilles mortelles des sept officiers généraux dans le monument funéraire qui leur était consacré.

Les cercueils drapés de velours noir, sur lesquels se détachait une croix blanche, ont été transportés sur des voitures jusqu'à 600 mètres environ de l'entrée du cimetière, où les attendait, sous les armes, la garnison de Sébastopol, composée du 3e bataillon du régiment de S. A. I. le grand-duc Michel, com-

On n'a jamais vu son pareil depuis Mot s au Théâtre-Français. J Voilà donc, chacun de son côté, nos ] héros, lord Jocelyn et Henri Dunbar, grands propriétaires et tout à fait dignes d'envie. ( Henri Dunbar habite une maison datant ( de l'àge des Plantagenets; lord Jocelyn, son voisin, peut seul lutter de magnificence avec le riche banquier.

« A Jocelyn's-Rock, le sceau de l'âge était imprimé sur chaque décor, sur chaque orne- ment. Une armure, qui avait été bosselée par les cimeterres des Sarrasins, était accrochée ̃' aux panneaux noirs du -sombre vestibule. Des nrinces du sang royal s'étaient assis dans les lourds fauteuils en chêne sculpté. Une reine avait dormi dans le lit de parade que renfermait la chambre à tenture de satin bleu. De loyaux Jocelyns, combattant pour leur roi con- tre des 'fêtès-Rondea de basse extraction, se-, tarent caches dans les vastes cheminées, ou avaient évité la mort en fuyant par les passages secreis derrière la tapisserie. Il y avait de vieux tableaux et des coupes antiques ciselées que des Jocelyns des siècles passés avaient trouves et achetés dans le pays des Médias. Il y avait des babioles coûteuses en fragile porcelaine de Sèvres qu'un des comtes de la famille avait yecu"? des mains de la charmante Pompadour etu-même. Il y avait de la vaisselle en or qu'un roi avait donnée à son jeune et fier favori, à cette époque de la féodalité où les favoris étaient pmasacs en Angleterre. »

Ôni-da nous sommes loin du Jocelyn au pied meurtri aux yeux bleu-violet malheureusement pour lui, lord Jocelyn ayant rencontré lord Dunbar à un dîner que le millionnaire donnait à ses amis, devint amoureux.

« L'homme qui devient amoureux à première' vue. l'e?t .généralement de deux beaux yeux bleu tendre et d'un nez grec au profil délicat. L'homme qui aime la femme qu'il a étudiée et appréciée l'aime parce qu'il la croit la plus pure et ki plus sincère de sou sexe. » Kéflexiotis bien dignes d'une femme avenante et délicate au suprême degré. Deson côté, miss Dunbar ne sait plus ce <iui se passe en ce moment dans son cœur I « Elle n'était plus heureuse et insouciante Barmi ses oiseaux et ses fleure. Elle ne jouait 1 Pas avec son chien Pluton. Les doua chants du- {

mandé par le colonel Janows y. S. Exc. le viceamiral Kislinsky, gouverneur de Sébastopol; M. Berthier de La Garde, capitaine, de frégate et maître de police de la ville; les divers officiers russes de terre rt de mer présens à Sébastopol et un grand nombre d'habitans sont venus rendre les derniers honneurs aux restes mortels de nos généraux.

A dix heures, un prêtre catholique, le Père Simon appelé de Simphéropol pour présider à la cérémonie religieuse, a entonné le chant des morts; les troupes présentaient les armes, la musique faisait entendre une harmonie funèbre, et le drapeau saluait nos glorieux cercueil?.

Le signal du départ étant donné, des officiers russes se sont avancés pour porter les cercueils; une section de soldats a formé une double haie; le bataillon était en colonne par pelotons le vice-amiral gouverneur, en tête du cortège, marchait immédiatement aprè3 le dernier char, et le convoi s'est dirigé vers le cimetière.

Aussitôt après l'office des morts et avant la .descente des cercueils dans le caveau du monument central, le Père Simon a béni le terrain où allaient désormais reposer les cendres des généraux, officiers, sous-officiers et soldats français morts devant Sébastopol. Puis le bruit dles feux de bataillon et des tambours battant aux champs a marqué l'heure suprême où ces restes glorieux tombés sous le drapeau ûe la France recevaient, au nom de leur lointain» patrie, un solennel et dernier hommage de respect

Cette cérémonie a été suivie sans interruption de la translation, dans la même enceinte, de toutes les dépouilles mortelles que l'armée française a laissées en Crimée; les travaux, commencés dans les premiers mois de l'année 1863, seront terminés en 1864. Le cimetière français de Sébastopol est confié à la garde d'un de nos capitaines en retraite; l'empressement et la sympathie avec lesquels le gouverneur général de la Nouvelle-Russie s'est prêté à tout ce qui lui était demandé prouvent combien il a su comprendre le pieux sentiment de la France et la pensée du gouvernement dont il est le représentant. (Moniteur.)

Par décret du 15 novembre, sont nommés membres du conseil municipal de la ville de Paris

1er ARRONDISSEMENT.

SIM. Devinck, négociant;

Eugène Lamy, conseiller à la Cour de cassation

Varin, négociant.

ARRONDISSEMENT.

Billaud, ancien syndic des agens de change; Onfroy, directeur de la Nationale, Compagnie d'assurances sur la vie;

Paillard de Villeneuve, avocat à la Cour impériale

Germain Thibaut, ancien président de la chambre de commerce.

3° ARRONDISSEMENT.

Arnaud Jeanti, maire du 3» arrondissement; Denière, ancien président du tribunal et secrétaire de la chambre de commerce; Ernest Moreau, ancien président de la chambre des avoués

Ségalas, membre de l'Académie de Médecine.

ARRONDISSEMENT.

Fore, vice-président de la chambre de commerce, l'un des censeurs de la Banque; Gautier de Charnacé, conseiller à la Cour impériale

Lemoine, ancien fabricant de meubles. 5° ARRONDISSEMENT.

Collette de Baudicour, juge au tribunal de première instance de la Seine;

Dubarle, conseiller à la Cour impériale; Flourens, membre de. l'Académie Française, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences; Oudot, négociant.

6° ARRONDISSEMENT.

Ferdinand Barrot, sénateur, l'un des administrateurs du Crédit industriel et commercial; Cornudet, conseiller d'Etat

Ambroise Firmin Didot, imprimeur;

Pelouze, président de la commission des monnaies, membre de l'Académie des Sciences Robert- Fleury, membre de l'Institut, direc teur de l'Ecole des Beaux Arts

Tardieu, doyen de la Faculté de Médecine. 7° ARRONDISSEMENT.

Avril, inspecteur général de 1M classe et di recteur de l'Ecole des Ponts et Chaussées; Dubau, membre de l'Institut, inspecteur général des bâtimens civils;

Dumas, sénateur, membre de l'Académie des Sciences, un des administrateurs du Crédit foncier.

8° ARRONDISSEMENT.

Bay vet, ancien raffineur, l'un des censeurs de la Banque

Dueloux, président de la chambre des notaires

Lauglais, conseiller d'Etat

Kœuigswarter, banquier.

ARRONDISSEMENT.

Boujatignier, conseiller d'Etat; Chaix-d'Est-Auge, vice-président du Conseil d'Etat

Victor Dillais, ancien agréé au tribunal de commerce;

Victor Foucher, conseiller à la Cour de cassatiou.

10° ARRONDISSEMENT.

Legendre, l'un des administrateurs du Comptoir d'escompte;

soir au piano, à l'heure du crépuscule, avaient :essé, ainsi que lis promenades sur la pelouse levant les fenêtres du salon en compagnie de [a nourrice et d'Arthur. »

Peut-être aussi Laure Dunbar se demanlaitpourquoi donc Jocelyn, comte de Hanghton, hésitait si longtemps à se déclarer? Parbleu il hésitait parce que l'image de sa femme se dressait entre lui et Laure Dunbar! Grands dieux! si elle était morte, si [e gin en avait fait justice! avec quel bonlieur Jocelyn épouserait la jeune fille dont tes joues brillaient de l'éclat et de la fraîcheur d'une rose qui s'épanouit à travers la dentelle de son voile Mais voilà le hic, l'ivrognesse n'est pas morte la revoilà qui se jette, en vrai spectre, aux pieds du cheval de lord Jocelyn, et, le soir venu, Jocelyn, dans sa splendide chambre à coucher, fait venir son frère de lait, un de ses gardes-chasse, et lui raconte a voix basse ses petits embarras. Comment faire? Entendre, c'est obéir! dit le proverbe, et le jeune garde entend si bien, que lord Jocelyn n'entendra plus les malédictions de son épouse avinée. A l'heure même où cette infortunée était trouvée noyée aux pieds de la cascade, miss Dunbar déjeunait d'un œuf à la coque On dit que les œufs frais donnent de la gaîté, disait sa femme de chambre à miss Dunbar. Le lendemain de ce jour funeste, lord Jocelyn était libre d'épouser la jeune et belle miss Dunbar, fille du millionnaire, et l'épousait sans se faire prier davantage. Sur quoi la solide romancière écrit cette réflexion ingénieuse, mais peu morale

« Les courts veuvages sont de mode depuis que la mère un peu légère d'Hamlet, prince de Danemark, consentit à faire le bonheur de Ctaudius, et le deuil de Philippe Jocelyn ne fut certainement pas bien long. »

Les voilà donc mariés, Laure Diinbar et Jocejyn, et tout irait le mieux du monde si le clown silencieux ne venait mettre en- lin sa main rapace en tous ces mystères ;anglans. Ce clown a tout vu, tout def iné, i lout compris; il a mis à profit la plus lé- 1 jère un brin de laine, un grain • (

ïlerruau, conseiller d'Etat;

Monnin-Japy, ancien maire, manufacturier. 11e ARRONDISSEMENT.

Desfossé, fabricant de papiers peints; Garoier, premier adjoint au maire de cet arrondissement.

Lenoir, ancien négociant, ancien maire. 12e ARRONDISSEMENT.

Ravaut, marchand de bois de construction; Teissonnière, négociant en vins. •) 13° ARRONDISSEMENT.

Dumont, propriétaire;

Picard, ancien maire d'Ivry.

14» ARRONDISSEMENT.

Decaux, ingénieur civil, sous-directeur de la teinture à la manufacture des Gobelins. Winnerl, fabricant de chronomètres. 15» ARRONDISSEMENT.

Périlleux, ancien manufacturier;

Thiboumery, ancien maire de Vaugirard. 16° ARRONDISSEMENT.

Le baron Poisson, ancien officier d'artillerie, propriétaire

Possoz, ancien maire de Passy.

17° ARRONDISSEMENT, ̃

Gouin, constructeur de machines, ancien président d'un des conseils de prud'hommes; Rattier, manufacturier.

4 ARRONDISSEMENT.

Hébert, ancien maire de La Chapelle; Leblanc, ancien magistrat, propriétaire; Le baron Michel de Trétaigne, maire du 18» arrondissement.

19e ARRONDISSEMENT.

Lebaudy, raffineur;

Mancel, juge de paix du 19° arrondissement. 20° ARRONDISSEMENT.

Auger, ancien maire de Pantin, ancien président du conseil d'arrondissement de SaintDenis.

Lozouet, propriétaire à Belleville.

NAPOLÉON, etc.,

Vu notre décret en date de ce jour portant nomination des membres du conseil municipal de la ville de Paris,

Avons décrété et décrétons ce qui suit: La commission départementale faisant fonction de conseil général du département de ia Seine se compose des soixante membres du conseil municipal nommés par notre décret susvisé; 2° des huit membres ci-après dénommés

ARRONDISSEMENT DE SAINT-DENIS.

Canton de Saint-Denis M. Amédée Thayer, sénateur.

Canton de Courbevoie M. de Pongerville, membre de l'Académie Française, propriétaire. Canton de Neuilly M. Aïaëâ, maire de vlichy, membre de la chambre de commerce. Canton de Pantin M. Iloudart, maire à Drancy.

ARRONDISSEMENT DE SCEAUX.

Canton de Sceaux Aï. le duc de Trévise, sénateur, propriétaire;

Capton de Charenton M. Archdéacon, ancien agent de change, propriétaire

Canton de Villejuif AI. Petit-Bergonz, avoué, propriétaire

Canton de Vincennes M. Marchand, conseiller d'Etat, propriétaire.

JtfouveUes étrangères* GRANDE-BRETAGNE.

Londres, 19 novembre.

Un officier distingué de la marine de S. M. a été fait (ternie remeni prisonnier par un croiseur fédéral tandis qu'il commandait un bâtiment destiné à. forcer le blocus. M. Seward a adressé à ce sujet au gouvernement britannique, par l'entremise de lord Lyons, des représentations qui ont motivé un ordre du jour excessivement sévère. L'Amirauté a fait notifier aux officiers qui sont engagés dans ces opérations de commerce souvent très rolitables, lorsqu'ils réussissent à forcer le blocus, qu'elle ne peut les approuver ui les soutenir en aucune façon en pareille circonstance. (Army and Navy Gazette.) Nous avons le regret d'annoncer que le chef constructeur de machines, M. E.-J. Ileed, vient d'être obligé, par l'avis des médecins, de quilter l'Angleterre pour le sud de la France et l'Italie. Depuis quelque temps sa santé était devenue assez mauvaise. un changement de climat a été reconnu nécessaire. {Idem.)

Faits divers.

Par décret du 15 novembre, M. Périer, ancien membre du conseil municipal de Paris, est nommé commandeur de la Légion -d'Honneur. Par décret du 15 novembre, M. Béhier, docteur en médecine, a été nommé professeur de pathologie médicale à la Faculté de Alédecine de Paris, eu remplacement de AI. Natalis Guillot, appelé à d'autres fonctions.

Une dépêche télégraphique d'Albi annonce que M. Jerphanion, archevêque d'Albi, est mort aujourd'hui 20 novembre, à deux heures de l'après-midi.

Le ministre de la marine et des colonies a reçu du gouverneur des établissemans français dans l'inde des dépêches qui l'informent que, dans la journée du 5 octobre, un ouragan terrible, qui faisait en même temps à Calcutta les plus affreux ravages, a dévasté la ville et le. territoire de Chaudernagor.

La 1™ compagnie du train des équipages de la garde, que le transport Allier a ramenée

de sable; il sait tous les mystères du château Jocelyn et de la maison Dunbar. Sitôt donc qu'il se présente à M. Dunbar, celui-ci comprend qu'il faut chantée et. déchanter. Pour dignement commencer son chantage, il donne au clown silencieux deux mille livres sterling, sans compter l'avenir; mais voilà ce que Henri Dunbar ne saurait supporter plus longtemps, et tout de suite il se décide à dénaturer sa fortune. Il sait que les diamans valent de ` l'or, donc il achètera pour deux millions de diamans; mais il est suivi de près par le clown silencieux qui n'était déjà plus rëconaaissable

« Le collet en poil de chien avait disparu, les bottes éculées avaient été échangées contre des bottes Wellington solides et imperméables, le chapeau sans bords avait été remplacé par un magnifique feutre à larges bords, et recourbé' sur les côtés. »

Mais à quoi lui servaient ses bottes de sept lieues (ça doit être le véritable nom des bottes Wellington) contre le terrible Henri Dunbar? Heureusement que le clown, vous le savez, avait deux cordes à son arc, Henri Dunbar et lord Hanghton, et se disait tout bas

« Ce serait 1m peu drôle si je ne parvenais pas à vivre agréablement entre les deux. Je crois qu'en somme Philippe Jocelyn sera le plus 1 productif des deux. L'autre est un homme de fer. »

Véritablement ce clown silencieux ne se trompait guère Ilenri Dunbar n'était pas, homme à se laisser plus longtemps manger la laine sur le dos, et comme il vit en son chemin une boutique de corroyeur « de fort médiocre apparences, ¡

Il entra et choisit deux peaux de chamois très épaisses et très fortes. Dans une autre bou- ] tique, il acheta quelques grandes aiguilles, une demi-douzaine d'écheveaux de gros lil ciré, uae 1 paire de grands ciseaux, une grosse boucle en ( acier et un dé de tailleur: » s Peut-être, ami lecteur, serez-vous bien i aise de savoir ce que l'archi-millionnaire ( Henri JBunbar voulait faire de sa peau de t jhamois? Il en voulait faire une ceinture f

du Mexique, est arrivée hier de Cherbourg. Elle est casernée à l'Ecole Militaire.

Cette compagnie est restée deux années au Mexiqne, et à plusieurs reprises son zèle et son intelligeuce. son incessant dévouement, ont été- signalés par les chefs de l'armée.

Louis-Benjamin Marchand, âgé de quarante-deux ans demeurant à Saint-Vincentsur-Graon (Vendée), accusé de viol commis sur sa fille, âgée de treize ans, a comparu le 25 octobre devant la Cour d'assises.

Marchand a été condamné aux travaux forcés à perpétuité.

A l'audience du lendemain, le nommé Vaudon, accusé de tentative de viol sur sa lille, âgée de dix ans, a été condamné à vingt ans de travaux forcés, le jury ayant admis en sa faveur des circonstances atténuantes.

Rarement, dit- la Gazette des Tribunaux. vol a été commis dans des circonstances aussi douloureuses que celles qu'on va connaître; certes, si le vol pouvait avoir une excuse, le tribunal l'eût trouvée dans l'espèce; l'indulgence extrême dont il a fait preuve et l'émotion de M. le président Dupaly, en prononçant le jugement, attesteraient suftisamment l'obligation d'appliquer la loi, alors même que les paroles de l'honorable magistrat n'eussent pas mis en relief cette cruelle nécessité.

Le prévenu est un homme d'une quarantaine d'années; il pleure silencieusement et cache avec son mouchoir son visage au public. M. le président Vous êtes prévenu d'avoir soustrait deux volumes à t'étalage d'un libraire reconnaissez-vous le fait?

Le prévenu Oui, Monsieur; je réclame l'indulgence du tribunal.

M. le président Qui a pu vous porter à commettre cette mauvaise action?

Le prévenu, retenant un sanglot Ma femme et ma fille malades, nous mourrions de faim; j'étais sans travail depuis longtemps j'ai fait toutes les démarches possibles pour trouver un emploi dans quelque bureau; j'ai cherché des écritures, rien! Ma femme et ma fille qui sont couturières sont tombées malades, et il ne leur était plus possible de travailler; alors, Monsieur, est arrivée une de ces épouvantables misères qui vous amènent jusqu'à a l'absence d'un morceau de pain; c'est dans cette situation que je me trouvais errant daus les rues de Paris ne sachant où j'allais n'ayant pas mangé depuis la veille tenté cent fois de mendier et trop honteux pour le faire f quand je me suis trouvé devant un étalage delibraire. Que voulez-vous? j'ai perdu la tête, j'ai allongé la main en tremblant, j'ai pris un ouvrage pour l'aller vendre, afin de rapporter quelques alimens à la maison.( Emotion et larmes dans l'auditoire.) Soyez indulgens, Messieurs, je vous en prie.

Une femme s'avance à la barre, toute tremblante et si faible, qu'un garde la soutient pour qu'elle ne tombe pas c'est la femme du prévenu. Cette malheureuse offre le portrait le plus touchant de la misère honteuse; c'est la misère propre, brossée, raccommodée, cette misère Qui se cache, que la charité clairvoyante peut deviner d'un coup d'œil, mais qu'elle craint d'hu- milier par l'offre d'une aumône.

Ma fille et moi ,nous étions malades et sans pain, dit-elle en sanglotant il a perdu la tête et a volé pour nous empêcher de mourir de faim; pardonnez-lui, Messieurs, je vous le demande à genoux, il ne recommencera jamais. M. le président, d'une voix émue Relevezvous, Madame; le tribunal a un devoir rigoureux à remplir, mais il ne sera insensible ni à votre malheur, ni aux regrets du prévenu. M. l'avocat impérial Manuel fait connaître que le commissaire de police, dans sa perquisition au domicile du prévenu a constaté la plus effroyable détresse il y a trouvé un grand nombre de lettres attestant tous les efforts tentés par ce malheureux pour trouver de l'ouvrage; dans ces circonstances, l'organe du ministère public déclare qu'il ne peut qu'éprouver une profonde commisération pour l'homme que le tribunal est appelé à juger, et, forcé de requérir contre lui l'application de la loi, que prier le tribunal de l'appliquer avec la plus grande indulgence.

M. le président (après délibération et d'une voix émue) II est de ces cas où la justice, en présence de faits réprouvés par la loi, condamne justement, mais à regret. Cette triste et pénible affaire en est une preuve. Le fait est coupable et doit être puni; mais il faut re connaitre, surtout en présence des efforts infructueux faits par le prévenu pour trouver du travail, travail de bureau ou de plume, le seul qui lui convienne, afin de nourrir une femme et un enfant restés sans pain le jour du délit, qu'il s'est vu aux prises avec une des plus rudes et des plus déchirantes épreuves de la misère. Il ne devait pas succomber; mais enfin, dans cette cause plus que dans toute autre, il y a' des circonstances très atténuantes; le tribunal donc, après en avoir délibéré, attendu que le fait est constant, est forcé de condamner le prévenu mais, lui faisant la plus large part d'indulgeiice possible, le condamne à quiuze jours de prison.

Le prévenu, sanglotant et à mains jointes Merci, monsieur le président; merci, Messieurs. L'auditoire est en proie à une vive émotion et tous les yeux sont remplis de larmes. Aux détails que nous avons donnés hier à la hâte sur l'incendie qui a éclaté à la fcare du chemin de fer de Sceaux, nous ajoutons les suivans dont nous pouvons garantir l'exactitude

C'est à huit heures un quart que les premiers indices du feu ont 'été signalés. Au cri de détresse poussé par les gardiens, le chef de gare s'est précipité vers les ateliers, accompagné de quelques employés. La rapidité avec laquelle l'incendie a débuté était telle, qu'après avoir traversé au pas de course l'enceinte de la gare (100 mètres environ), le chef de gare et les em- ployés qui l'accompagnaiont se sont trouvés en

à diamans, de façon à défier les filous les plus émérites. Bientôt la ceinture étant faite (au besoin elle eût contenu les diamans des Médicis, estimés à 9 millions 675,594 fr., non compris le rubis de Cosme 1er, qui valait, à lui seul, 91,140 fr.), Henri Dunbar partait pour le continent; et patatras deux wagons qui se rencontrent lui brisent la jambe! Absolument il faut revenir au château de Dunbar. C'est ici même que l'auteur a placé la grande scène avec laquelle est composé tout le nouveau drame. Elle est très belle et d'autant plus violente qu'elle s'est fait longtemps attendre ici nous retrouvons la fille de Vilmott, Marguerite à chaque effort pour retrouver la piste d'Henri Dunbar, l'assassin de son père, Marguerite a rencontré un obstacle infranchissable. A la fin, quand elle apprend que le millionnaire a la jambe brisée, elle se glisse à pas comptés dans cette maison mal gardée; elle trouve au coin du feu un homme endormi qui fait un mauvais rêve, et, la malheureuse! elle reconnait son père C'est Vilmott qui est Dunbar Vilmott est le meurtrier de Dunbar, il est le voleur et le faussaire, et véritablement les esprits forts sont forcés de reconnaître en cette scène épouvantable une main virile. Hélas! c'est bien malgré nous que nous faisons un pareil aveu Nous n'aimons pas cet entassement de crimes, de misères, d'assassinats, de cadavres, de linges sanglans nous trouvons aussi que si Joseph Vilmott est un mauvais père, oublieux de sa fille et l'abandonnant à sa triste destinée, le Jocelyn est un mauvais père,, oublieux de son fils, :ju'il abandonne à tous les hasards. En même temps ce clown silencieux qui s'iniroduit dans ces deux maisons déshonorées, îtqui s'y introduit par les mêmes moyens, ne saurait intéresser des esprits qui veulent au noins, dans une stérile invention, roniontrer des scènes inattendues. Trop de tâte et le bonheur d'aller trop loin dans la iction, voilà le défaut de tous ces livres

face d'un; foyer dévorant, d'un brasier immense v s'étendant sur une superficie de 2,000 mètres, t II était évident que tous les secours devenaient '< inutile,- et que tous les efforts seriient impuis- t sau; à maitrirer iz fléau. r Cependant les ponapiers, accourus en toute bâte de ia rue du Vieux-Colombier, ont orga- T nisé et fait jouer dix-huit pompes qui n'ont j: rien pu sauver. Des détachemens de troupes de r toutes armes sont arrivés dès neuf heures, mais le sinistre était déjà à peu près complet, et le feu cessait graduellement, n'ayant absolument 1 plus rien à dévorer. f Hâtons-nous de dire qu'en dehors de la perte t matérielle, on n'a eu aucun accident grave à déplorer. Quatre personnes ont été blessées c seulement, un employé de la Compagnie, un i garde de Paris et deux travailleurs. M. le doo- s teur Eugène Forget, qui se trouvait sur les u lieux, a donné les soins les plus empressés aux blessés et a fait preuve du plus grand dévoue- c ment, en se portant sur les parties de la gare } où les travailleurs étaient le plus exposés. M. Barlet, inspecteur général de la préfec- { ture de police, les deux commissaires de police du quartier, accourus sur les lieux au premier c avis, ne se sont retirés que lorsque tout était fini. 1

On doit signaler aussi le zèle et l'activité du t chef de gare, qui était partout où le fléau sé- i vissait. I Tous les employés d'ailleurs méritent les plus s grands éloges pour la manière dont ils .ont se- i condé leur chef. Le commissaire de surveillance administrative s'est particulièrement dis- ( tingué au milieu de ce désastre.-

L'évaluation de la perte en voitures, wagons, c bois, outils, etc., dépasse jl50,000 fr. Trente 1 voitures ont été réduites en cendres.

La gare du chemin de fer présente ce matin un amas confus de toutes sortes de matériaux. La désolation est partout on ne voit que débris de murs, barres de fer tordues, toitures < effondrées, poutres et bois calcinés.

Un détachement du 92° de ligne et une escouade de pompiers déblaient l'enceinte de la ( gare. ] Le dernier train de neuf heures et demie j J avait été supprimé hier soir. Ce matin le ser- vice du chemin de fer de Paris à Sceaux et à Orsay a eu lieu comme à l'ordinaire.

On nous communique encore quelques 1 autres détails. C'est à l'extrémité d'un vaste 1 bâtiment, dans l'atelier des forges, du côté du boulevard d'Arcueil, que le feu a pris on ne sait comment. Ce bâtiment, d'une longueur de 125 mètres sur 25 de largeur, était isolé de l'embar- cadère par une large cour, et des habitations voisines par le passage Gourdon, qui conduit du boulevard indiqué à la rue de la TombeIaoire par un retour d'équerre, et il s'étendait sur toute la longueur de la branche principale de cette équerre. Sa construction était en charpente et voliges sur fondations en maçonnerie; en un mot, c'était une espèce de vaste hangar dans lequel se trouvaient les 1 ateliers de forge et de charronnage et les dé- pots de voitures en réparation. Les écuries et les magasins étaient situés d'un autre côté. j Les secours ont été prompts et abondans les sapeurs-pompiers de tous les postes environ- nans sont arrivés dans les premiers momens avec plus? de vingt pompes. De nombreuses chaines, formées par les soins de M. Goyard, eommissaire de police du quartier, et de M. Marty, officier de paix lue l'arrondisse- ment, dans lesquelles se trouvaient, avec la population des quartiers environnans, de forts détachemens de troupes, ont permis d'alimen- ter abondamment les pompes.

Malheureusement le feu, qui trouvait un ali- ment abondant dans les charpentes et voliges qui formaientl'ensemble de la construction, s'est propagé rapidement dans la longueur du bàti- ment et a franchi successivement plusieurs tra- vées ouvertes dans la toiture et les cloisons pour arrêter ses progrès; ce n'est qu'à la dernière travée, à l'autre extrémité du passage Gourdon, qu'on a pu s'en rendre complètement maître; il n'est resté debout qu'une très minime par- 'tie de ce vaste hangar; tout le reste a été ré- duit en cendres. Trente-trois voitures, quelques unes seulement des lres et 2° classes, et la plupart de 38 classe, qui y étaient ren- fermées ont été détruites, ainsi qu'une grande partie de l'outillage. L'embarcadère et toutes les autres dépendances out pu être préservés des atteintes du feu.

Quatre personnes qui concouraient au service de sauvetage ont été plus ou moins griève- meut blessées en tombant dans une basse- fosse de plaque tournante; l'une d'elles, un garde de Paris de la caserne Tournon, a eu une côte enfoncée les autres ont été moins griève- ment blessées. Cet incendie n'a pas interrompu la circulation sur lé chemin de fer de Sceaux, qui a pu reprendre son service ce matin à l'heure réglementaire.

D'après l'enquête qui a été ouverte immôlia- i tement tout porte à croire que cet incendie est purement accidentel. Les Mémoires^ du cardinal Consalvi, pu- bliés pour la première fois, avec une introduc- j tion et des notes par M. J. Crétiùeau-Joïy, et dont la traduction parait avant le texte italien, ont J déjà obtenu en France, en Angleterre, en Aile- magne et en Italie le succès le plus légitime et le plus retentissant. C'est l'histoire de la papauté et de l'Empire, de Pie Vil et de Napoléon, racontée par le cardinal-ministre qui négocia le grand Concordat de 1801 avec le ¡ Premier Consul; c'est le tableau le plus animé des luttes de l'Eglise pendant la Révolution, et la peinture la plus vivante de la cour romaiue. Le Moniteur et l'Union, le Siècle et la Gazette, le Monde et le Constitutionnel, la Presse et la Revue des Deux Mondes, enfin tous les journaux < français et étrangers s'accordent pour rendre 1 hommage à un livre exceptionnel qui, sortant i des routes battues, présente sous un jour nou-

sans fin qui tiennent attentifs, du soir au matin, les deux peuples les plus intelligens de l'univers.

L'auteur des Réprouvés, miss Braddon, parmi les trois ou quatre descriptions du clown muet comme le tombeau, a grand soin de nous raconter qu'il avait les coudes pointus.

« Herr von Volterchoker avait des coudes pointus et il poussait sans scrupules. Il se fraya un chemin a travers les badauds et se planta dans l'encadrement de la porte où il se maintint de pied ferme, tandis que la populace autour de lui luttait à en devenir rouge comme si elle avait eu momentanément la fièvre scarlatine. »

J'imagine, avec toutes les déférences qui sont dues à son talent laborieux, que miss Braddon, elle aussi, s'est fait place au milieu des romanciers d'une façon assez violente à droite, à gauche, elle a fait sa trouée, et la voilà, grâce à son coude autant qu'à son bel esprit, au premier rang des romanciers qu'on écoute. Elle a rencontré chez nous deux bons traducteurs de ses livres populaires MUe Judith l'éloquente comédienne du Théâtre -Français, et son mari M. Bernard-Derosnes. L'un et l'autre amis de ces longues fictions adoptées par le Journal pour Tous ils ont bien trouvé le mouvement de ces récits pleins de fièvre, et m^me l'on pourrait reprocher aux jeunes traducteurs d'avoir traité souvent avec trop de respect le livre original. C'est qirçsi que misa Braddon affectionne un peu trop un mot que lui permet la chasteté anglaise, à coup sûr, et qui chez nous est aussi déplaisant que le mot. inexpres$ible chez nos voisins.

« A en juger par le peu de linge visible dans la toilette du clown, une personne méchante aurait pu s'imaginer que l'article chemise était un luxe inconnu à la toilette du gentleman. » .Quelques chemists de couleur se balançaient toutes mouillées encore à uue corde en mauvais état tendue diasonalement dans la chambre. Elles ressemblaient quelque peu à des bannières suspendues au toit d'une chaaellë et elles étaient tout aussi détériorées,

veau les questions religieuses, sociales et politiques dont, à l'heure qu'il est, l'univers entier sa préoccupe plus vivement que jamais. (I)enx beaux vol. m-8°. Prix, 15 if. H. Pion, éditeur, rue Giraucière, 8.)

L'auteur de l'Histoire des paysans, M. E. Bonnemère, publie chez A. Lacroix, 15, boulevard Montmartre, deux nouveaux volumes eous ce titre La France sous Louis XIV.

La. première série de l'Autographe a paru brochée en un magnifique volume avec titre et en deux couleurs. Prix, 13 fr.; les deux séries, 24 fr. Bureaux, 3, rue Rossini. L'Almandqh,- Bijou illustré, que publie chaque année la maison Susse,- place de la Bourse, vient de paraître au prix de 25 c, et 30 c. par la poste.

La 69° et avant-dernière livraison des Anciennes Maisons de Paris sous Napoléon III vient de paraître. M. Lefeuve y pisse en revue les rues Grenier sur-1'Eau, de Jouy, Percée, Payenne, du More, du Ponceau, de Turbigo, Lancry et Grange-aux-Belles. Il ne reste plus dans le commerce que dix collections complètes des livraisons précédentes.

La deuxième année des cours de l'Association Philotechnique (section de Puteaux) a été ouverte le 3 novembre dernier par M. Félix Boudierot, maire de Puteaux, président de la section. Trois nouveaux cours (physique, géométrie, arboriculture) ont été créés.

Les cours ont lieu, comme l'an passé, à l'école communale de Puteaux.

M. Frédéric Stevens, chirurgien-dentiste, ci-devant rue de Luxembourg, est aujourd'hui boulevard Malesherbes, 8, près de la Madeleine. Pour tous les faits divers:

Le secrétaire de la réduction. F. CAUUt.

AVIS IMPORTANT

qui intéresse le commerce et les consommateurs de Chocolat.

Ce n'est pas la première fois que la Compagnie coloniale, fondée à Paris pour la fabrication des Chocolats (le qualité supérieure, se voit forcée de mettre le public et le commerce en garde contre les manoeuvres d'une concurrence déloyale.

Ces manœuvres restent prudemment sur les limites de la contrefaçon, que la loi atteint et punit, mais elles n'en constituent pas moins de coupables imitations.

Certains fabriesns, fort habiles dans l'art de donner le change aux consommateurs et de leur faire accepter, comme provenant de la Compagnie coloniale, des produits qui lui sont complètement étrangers, semblent ne reculer devant aucun moyen pour atteindre ce but.

Tantôt ils imitent, d'une façon presque servile, les marques de fabrique de cette Gompagnie, la nuance du papier, les dispositions typographiques et jusqu'aux caractères d'imprimerie que la Compagnie coloniale a adoptés; tantôt ils accolent à leurs Chocolats quelque désignation, souvent dépourvue de sens, mais qui se termine par une consonnance propre à jeter" la confusion dans l'esprit de l'acheteur. Attirés par des remises excessives que ces fabricans leur offrent, quelques détaillans s'associent à ces manœuvres répréhensibles, et, assez peu soucieux de la loi, qui pourrait être invoquée contre eux ils offrent, comme étant fabriqués par la Compagnie coloniale, des chocolats parés et habillés de la même façon que ceux de la Compagnie, mais qui n'ont rien de commun avec les produits de cette honorable maison.

Il résulte de ces faits, d'une part, que les chocolats de la Compagnie coloniale sont bien en possession de la faveur publique, que ce sont bien là les chocolats que les consommateurs recherchent de préférence, puisqu'ils deviennent chaque jour l'objet de nouvelles imitations destinées à faire croire au public qu'on lui vend réellement ce qu'il demande,.

Ces mêmes faits prouvent encore que le con^ sommateur, pour n'être pas trompé, ne doit pas se fier à la ressemblance de certaines enveloppes, qui ne couvrent que trop souvent les premiers chocolats venus; que, pour être certain d'avoir du Chocolat de la Compagnie coloniale, il faut que l'acheteur trouve ces deux mots Compagnie coloniale, ainsi que la siguature Vinit et Ce, et non d'autres dénominations quelles qu'elles soient, sur les paquets ou boites qui lui sont présentés.

Autant là Compagnie coloniale comprend une. concurrence loyale, la première des liberté* commerciales, autant elle se croit autorisée à dénoncer hautement à la réprobation publique et à poursuivre au besoin ces honteux plagiata qui sont la plaie de tout commerce honnête et régulier.

UN TIRAGE 28 NOVEMBRE. 25 c. le billet, LOTERIES autorisées (.381,080 fr. â gagner). En/ans pauvres,– Andelys, St-Cloud, Orphelinat.- Chez tous les libraires et débitans de tabac dépositaires du Bureau-Exactitude, qui est étranger à toute autre actuel loterie et à d'actuels papiers à combinaisons aléatoires [motionnées, sans limites ni contrôle, ayant dans leu?3 titres les mots Crédit foncier, Ville de Paris, mais papiers que n'a signés aucun administrateur des Obligations de la ville de Paris, ̃ ni gouverneur' du Crédit foncier. TACHES, BOUTONS, FEUX AU VISAGE.

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«ultoiSu de» «'U<âa«r«m. Demain lundi., à l'Opéra, Roland à Roncevauoa, opéra on quatre actes, chanté par Gueymard, Bel val, Cazaux, Warot, Bonriesseur, Mmo» Gueymard et de Maësen.

Divertissement M11"» Laure Fonta et Fioretti.

». M. Daphney ôta l'habit et le gilet du malade, mais sa chemise lui fut nécessairement laissée, et la ceinture de chamois portée" par le banquier se trouvait entre cette chemise et le gilet de flanelle ro.uge. »

C'est aussi à la marque rouge de sa chemise que l'espion de police reconnaît Henri Dunbar. « Ah! fi! s'écriait M°" de Coislin, une dame de l'ancien régime, des ehemises, cela sent la parvenue! nous autres femmes de la cour, nous n'avions que deux chemises, et nous n'avions pas l'air de grisettes (elle voulait dire bourgeoises) comme ces demoiselles de maintenant. »

Le nouveau drame de l'Ambigu-Comique et le nouveau roman de miss Braddon sont désormais inséparables le truc cette fois a remporté sa plus belle victoire. Il est t* jamais dépassé, le truc du plancher qui tombe, écrasant le scélérat qui crie merci et miséricorde Il est oublié depuis longtemps le truc des fantômes dans le Secret de miss Aurore. On voyait le fantôme aller et venir, étendre au ciel ses mains innocentes. On rirait aujourd'hui du truc de la femme noyée, allant entre deux ea^ dans le vaste abîme. Il y avo.it aussi naguère le truc de l'eau qui monte en regarda plafond qui descend; et mainte7nant quels seront les trucs de l'avenir ? Voilà toute l'inquiétude et tout le rêve des dramaturges; il ne s'agit plus de plaire et de charmer un moment d'épouTan,te, et, moins encore, un étonnement d'un quart d'heure, avec le tremblement dès tremblemens. la chose est faite, et le parterre est content, l'art dramatique est satisfait. Hélas l quelle misère et quelle honte «n songeant à quels trucs en est réduite la nation lettrée et poétique à qui le genre humain était redevable de ces «uvres immortelles Cinna, le Cid, Po-. lyeuete, Âthalie et Britannicus, les Femmes savantes et le Menteur, Mérope Adélaïde Duguesclin Eh mon Çtieu nous ne sommes pas si difficiles, nous nous contenterions de ManKus et des Templiers 1

j~LEâ JAMN~


Au Théâtre-Français, Maître Guérin, par Gjeffroy, Got, Delaunay, Lafontaine, SImes Nathalie, Favart et Arnôi?H-Ple?sy.

A FOpérî-Camknit1 le Songe d'une nuit d'été* par Achani, Croki, Cttpoul, Mnis GeauetitT et Bélii. On commencera par le Chalet. Au Théâtre-Lyrique, Violette, par Monjauze, Luiz et M110 Nilsson.

Les fructueuses recettes produites par les représentations de Faust ont engagé l'administration à prolonger ces représentations jusqu'à la lin du mois. L'opéra de Mireille ne sera repris qu'en décembre.

Au Gymnase, un Ménage en ville, par Landrol, Nerlann, Dalbert, Numa, MmM Fromentin, Dôrtet et Samary les Curieuses et l'Autographe compléteront le spectacle. camus. M. Michel Lévy s'occupe en ce momeirt de publier une édition des œuvres complètes de M. de Tocqueville, augmentée de plusieurs ouvrages inédits, et particulièrement d'nn volume entier de Correspondance. Au milieu des circonstances présentes, quand la guerre qui déchire l'Amérique provoque les réflexions des politiques, il ne sera pas sans intérêt de reporter son attention vers le célèbre ouvrage De la Démocratie en Amérique par lequel s'ouvrira cette importante publication. Confiée par Mmo de Tocqueville au soin pieux de M. Gustave de Beaumont, cette nouvelle édition restera comme un témoignage écla- tant du rare talent de l'auteur et de la constante affection de celui qui a été pen- dant plus de trente ans son compagnon, son collaborateur et son ami. M. Gustave de Beaumont a bien voulu nous commu- niquer la préface qu'il a mise en tète des trois volumes De la Démocratie en Amérique, qui paraissent les premiers. Il y expose l'économie tout entière de l'édition des œuvres complètes. Nous mettons ici les principaux passages de cette préface sous les yeux de nos lecteurs

Ernest Dottain.

Quand un homme, que sps écrits ont illustré, dis- paraît de ce monde et que la popularité de ses œuvres lui survit, le moment est venu de les rassembler et de les publier toutes ensemble. Chacune d'elles semble acquérir un nouveau prix de sa réunion avec les autres. On aime à connaître tout ce qu'a pensé un auteur favori. Rien de ce qui est sorti de sa plume n'est indifférent. Alors même qu'on établit, des degrés dans le jugement qu'on porte sur ses diverses productions, on n'en met au cune dans la sympathie qu'on leur accorde. L'écrivain regretté du public est comme un ami qu'on vient de perdre et dont on s'efforce de retrouver les traits. On lit et on relit ses écrits; on les rassemble; on recherché sa pensée sous toutes les formes qu'elle a prises pour s'exprimer, livies, discours publics, lettres particulières, notes fugitives; on forme du tout un ensemble, d'où l'on extrait la physionomie particulière de l'auteur comme ferait un sculpteur ou un peintre qui n'ayant plus le modèle sous les yeux, au moyen de traits pars recueillis c'a et là, recompose une figure et crée encore un portrait fidèle.

Cette disposition du public est encore plus naturelle quand celui qui la lui iuspire s'offre a son souvenir sous des aspects plus divers; lorsque l'écrivain dont la mémoire lui est chère a été tout à la fois homme de lettres et homme politique que célèbre comme puhliciste, il a joué un rôle dans l'Etat, et qu'il a, ne fût-ce qu'un instant, comme ministre tenu dans ses mains le pouvoir. On aime a juger du même coup d'oeil quelle influence eurent' les spéculations du philosophe sur sa participation aux affaires-, si l'homme privé eut une autre morale que l'homme public; comment il mit ses théories d'accord avec sa pratique et comment le penseur sut agir.

Alors on envisage l'écrivain sous toutes ses faces. On ne sépare point l'homme d'action du moraliste. Après avoir écouté le savant à l'Institut, on va_l'en-, tendre h tribune. Oa jiigh ainsi le secours'qun 1rs lettres prêtent a la politique, l'autorité que la pratique offre la science et l'influence que la moralité privée exerce sur les vertus publiques.

L'édition dont ce volume forme le tome premier contiendra les œuvres complètes d'Alexis de Tocquequeville celles qui ont déjà été publiées, et celles qui sont encore inédites.

Ces œuvres sont en petit nombre: car Tocii>e\ille, dont l'esprit était toujours en travail, écrivait peu, et il ne publiait pas tout «e qu'il écrivait; mais il est permis de dire qu'il n'a publié que (1rs chefs-d'œuvre.

On peut apparemment donner ce nom à ses deux frunds ouvragés sur la Démocratie en Amérique, et. à son livre l'Ancien Régime et la Révolution. Et si les s deux volumes de Correspondance et d'OEiivres diverses, qui ont paru après sa mort, n'attestant pas la même puissance de composition et tes mêmes ef forts de génie tiue les précédens ouvrages, petit-être ne leur sont-ils pas inférieurs en môritej littéraire.; Ils ISÏir ressemblent du' moins par le succès égal qu'ils ont obtenu.

Ce n'est pas- le nombre des œuvres d'un grand écrivain qui fait sa puissance et la durée sa gloire c'est la fixité et la permanence du but vers lequel tendent toutes ses pensées, quand ce but est celui du bonheur de ses semblables et de leur dignilé. Les hommes peuvent, aimer un jour LVcrivain iijui les intéresse et qui travaille à leur "plaire tout en les méprisant; mais ils ne gardent un souvenir durable qurf pour l'écrivain qui lui-même les kime, les estime, les charme sans les corrompie, les reprend sans les abaisser, aspire sins cesse }i les grandir, et qui, mettant de nobles facultés au. service de leurs destinées, consacre tout ce qu'il a d'inlelligence et de cœur à les rendre tout à la fois meilleurs, plus heureux et plus libres. C'est <e caractère, particulier aux écrits de Tocquetille, qui, malgré leur petit nombre, explique leur autorité et la renommée de leur auteur, grande on France, non moins grande à l'étranger; renomméa toujours croissante, et dont le bruit reteutil ^partout où se fait un écho; dans presse quotidienue et périodique; dans les journaux et dans les revues comme dans les livres; a la tribune française comme dans Parlement anglais; à Bruxelles, à Berlin, à Madrid et à Vienne, comme à Paris et a Londres; partout enfin où la pensée qui se produit croit avoir besoin, pour se fortifier, d?une autorité universellement admise et respectée. fi'gstcetefforteonLinudeia pensée versPamélioratiqn d la grandeur de ses semblable qui, également visible dans la Démocratie en Amérique, daus le livre l' Aneien Réijirn? et la, Révolution, et dans les deux volumes déjà publiés de Correspondance, établit ent tre ces ouvrages si différens par eux-mêmes uu Heu commun et explique leur succès égal et leurpareille popularité.

Cette unité morale qni "relie entre eux tous les écrits de Tocqueville est telle que, si dans la polémique qui chaque jour les invoque, on n'indiquait pas avec précision la source à laquelle on a puisé, la citation elle-même ne ferait point reconnaître le livre auquel elle a été empruntée. Les pensées extraites de la Correspqndànce ne sont point d'un autre ordre que celles qui sont tirées des grands ouvrages. Alors même que les extraits sont différens par la forme et par le ton du style, ils sout pareils par le fond du sentiment et de t'idée. Le même esprit anime tous les écrits de Tocqueville. Ils sont pleins de la même passion, et leur forme est toujours celle de ce style charmant et grave dont il lui était impossible de ne pas revêlir sa pensée.

En tête des œuvres de Tocqueville devait naturellement se placer la Démocratie en Amérique. Il n'y a plus rien à dire sur te mérite et sur le succès d'un livre qui a subi toutes les épreuves de la critique, et une épreuve plus dérisiveque toutes lesaulres, celle du tômps qui, publié il y a trente ans, traduit dans toutes Jtfs langues d'Europe, a été réimprimé en France, quatorze fois, et dont la dernier* édition, exécutée dans te format dès éditions populaires et tirée un nombre immense d'exemplaires est aujourd'hui complètement épuisée. Et jamais ce livre n'a éiâ ptus recherché qu'il ne t'est aujourd'hui. Jamais les idées qu'il exprime et les principes qu'il consacre n'ont eu plus de faveur dans le monde inleltectoeL Chaque jour on voit se grossir le nombre de >iour lesquels il fait école. No serait ce pas que

ÇfU,\ --(! dont Tocqueyillé annonçait l'avé-

la démocra. -"• irrÉg's'tble, prend plus visibleneraent, prochain t. ^U.i y^nglate son empire ment possession de la so;:i> manifestes Ne par des signes chaque jour piu» aàpha,devient-il pas ainsi plus important, aux yc '"> cun, de méditer le livre où, en montrant 1< s progixde la démocratie, l'anteur en expose les dangers et les excès? Cette bienveillance croissante des amis de la démocratie eux-mêmes envers .Tueitueville ne vient-elle 'pas de ce qu'ils n'ont jarmii-» mieux côaipùs qu'aujourd'hui combien est nécessaire l'accord tant recommandé par Tocqueville de la démocratie et de la liberté; de ce que jamais peut-être la question ne s'est posée plus étroitement qae de nos jours entre une de-nocratie libérale et le despotisme démocratique? N'est es pas qu'on se sent pius attiré vers l'auteur et ses idées, eu contemplant les périls qiiî son génie prévoyant avait signalés?

Tout ce qui s'est passé en France en 1848 et en iSiî, tout ce qui de notre temps même est en voie de s'y accomplir, toutes ces phases continues de la révolution démocratique qui suit sen cours, rerdenl de pius en plus pcéeieux un livrj dont l'étude de cet le révolution forme l'objet.

Il u'ea pas jusqu'à la terrible conflagration dont les Etats-Unis sont en ce moment le théâtre qui ne contribue à en accroître le mérite, et àen justifier la popularité.

On à Beaucoup admiré, et avec grande raison, la

rare sagacilô avec. laquelle Tocqueville a analysé la société américaine et son gouvernement; comment, au milieu du chaos que présentent à l'œil des peuples rt'ongln s différentes, d- s coutumes opposées, •Jos législations diverses <t hvoh^KUKS, il est parvenu à créer en quelque sorte un code d'institu- tions parfaitement logiqii", inconnu jusqu'alors de ceux même qui lui obéissaient et qui depuis ts.1 reste pour eux la plus fidèle image de leur Constitution.

Mais ce qui est peut-être plus digne d'admiration, parce que c'était une œuvre plus difficile et plus utile, c'est d'avoir à l'avance, au travers des images de prospérité et de puissance dont l'Union américaine paésentait le magnifique spectacle, aperçu les symptômes de division et de déchirement qui pouvaient faire présager sa ruine. C'est cependant ce que Tocqueville avait entrevu avec une pénétration dont on demeure surpris, lorsqu'en présence de l'événement on lit les pages prophétiques dans lesquelles on le voit annoncé.

Quelques personnes s'imaginent peut-être que le brisement de la Confédération américaine eût étonné Tocqueville. J'ose dire que celte révolution l'aurait profondément affligé, mais non surpris.

Alors que cette lutte fatale n'était encore qu'imminente et prête à s'engager, un de ses amis de l'autre côté du détroit lui ayant, dans une lettre, exprimé une certaine joie de la voir éclater et aboutir au démembrement de la Confédération américaine, Tocqueville lui répond le 4 septembre 1856 » Je ne saurais désirer, ainsi que vous, ce démenbretneni. Un tel événement serait une grande blessure faile à l'humanité tout entière car il introduirait la guerre dans une grande partie de la terre où depuis près d'un siècle déjà elle est inconnue. Le moment où l'Union américaine se rompra sera un moment très solennel dans l'histoire. »

Mais si la rupture de l'Union américaine l'eût contristé, elle ne l'eût point étonné il ne l'avait que trop prévue et cette catastrophe figure, dans tout ce qu'il a écrit, parmi les éventualités néfastes qu'il lui paraissait le plus désirable de prévenir et le plus difficile de conjurer.

Non seulement il avait vu dans l'établissement de l'esclavage en Amérique une plaie cruelle, il y avait vu aussi un péril permanent, le plus grand de tous pour l'Union américaine. Il avait fait plus il avait aperçu la forme sous laquelle ce péril éclaterait avec ses fatales conséquences; et il prédit l'événement, quand il montre te pouvoir fédéral aux Etals-Unis succombant peu à peu sous Pindépendanre excessive des Etats particuliers, et marchant fatalement à sa ruine par la faiblesse et l'impuissance.. « Ou je me trompe fort, dit il, ou le gouvernement fédéral des Etats-Unis tend chaque jour à s'anaiblir. Il se retire successivement des affaires; il resserrede plus en plus le cercle de son action. Naturellement faible, il abandonne les apparences mêmes de la force. » On veut l'Union, mais réduite à ur.a ombre. On la veut forte dans certains cas et faible dans tous les autres; on prétend qu'en temps de guerre elle puisse réunir dans ses maiûs les forces nationales el toutes les ressources du pays, et, qij'en temps de paix, elle n'existe pour ainsi dire point comme si cette alternalive de débilité et de vigueur était dans la nature. » Je no vois riëii qui puisse, quant à présent, arrêter le mouvement général des esprits. Les causes qui l'ont fait naître ne cessent point d'opérer dans le même sens. Il se continuera donc, et l'on peut prédire que, s'il ne survient pas quelque circonstance extraordinaire, le gouvernement de l'Union ira chaque jour s'affaiblissant. »

« Si la souveraineté de l'Union, dit ailleurs Tocqueville, entrait aujourd'hui en lutte avec celle des Etats, on peut aisémentprévolr qu'elle succomberait. L'Union, ajoute-t-il, ne durera qu'autant que tous les Etats qui la composent continueront a vouloir en faire partie. »

II ne manque pas non plus de gens qui s'imaginent t que, l'union des Etats étant brisée, la république va périr aussi en Amérique. Je ne parle pas de ceux chez lesquels cette impression est une joie, qui se soucient peu de savoir si les institutions républicaines en vigueur dans le Nouveau- Monde rendaient heureux les peuples soumis à leur empire, ne voient dans ces institutions qu'une forme polilique qui n'est pas de leur ^oût, et, dans leur ferveur monarchique, rêvent di^jà à la place des démocraties libres des Etals-Unis, la formation sinon d'une autocratie unique, du moins de quelques grands Etats, placés sous la domination absolue d'un empereur ou d'un roi. Je ne m'occupe ici que de ceux qui, impartiaux envers la république américaine et plutôt bienveillans pour elle, .croient voir sa ruine dans celle da l'Union. Et je dis que ceux qui mêlent dans leur esprit le sort de l'Union- américaine et celui de la république aux Etats-Unis, confondent deux choses très distinctes et qui ne sont point liées l'une h l'autre. Tocqueville les avait séparées avec grand soin, el avait établi cette distinction dans la partie même du livre où il -prévoyait' la"rU"p'm'é~aë"là Confédération.

« A la vérité, disait il, le démembremvnt .de l'Union, erï introduisant la guerre au sein des Etals aujourd'hui confédérés et avec elle les armées permanentes, la dictature et les impôts, pourrait, à la longue, y compromettre le sort des institutions républicaines.

» Mais il ne faut pas confondre cependant l'avenir de la république et celui de l'Union.

« L'Union est un awident qui ne durera qu'autant que. les circonstances le favoriseront. Mais la république me semble l'état naturel des Américams it n'y a que l'action continue de causes contraires et agissant toujours d ms le même sens qui pût lui substituer la monarchie. »

Ainsi Tocqusville avait prévu précisément la lutte formidable dont nous sommes les témoins. Ah! sans doute, tout en l'aparcevant dans l'avenir telle qu'elle éclate sous nos yeux il avait pu n'en pas prévoir tous les détails. Peùl-êlrê, en fa jugeant terrible et sanglante, ne pensait pas qu'elle dut être si Ion gbe etSji cruelle. -Petit être n'avait-il pass'oupçonné parmi quels gouvernemuus de l'Europe-, la liberté, américaine trouverait des haines, et l'esclavage des sympathies. Mais la crise elle-même, laquelle nous assistons, il l'avait prévue et c.s immenses évôutjmens, inattendus pour le plus grand nombre, en présence desquels un livre de circonstance serait renlré dans !e néant, viennent encore ajouter à.l'àutprilé et à. l'éclat d'un ouvrage écrit en vue de l'avenir, et dont l'avenir a si singulièrement justifié ies prévisions. Sous le titre de Mélanges littéraires. Notes et Voyages, le tome huitième renfermera d«ux parties distinctes

Dans la première, on Irouvçra tous les morceaux inédits qui se rapportent au livre l'Ancien Régime el la Révolution. On sait que le volume qui porte ce titre n'élait, dans la pensée de l'auteur, que le tome premier d'un grand ouvrage, plus grand, sans nul doute, qu'aucun de ceux qu'il a exécutés, et dans lequel il devait uon seulement parcourir toutes les phases de la révolution de 1789, mais encore tous les temps qui ont suivi cette grande époque 1793, le Directoire, l'Empire; l'Empire surtout. Il avait déjà préparé presque tous les élémens de cette œuvre immense, quand la mort l'a interrompu.

Quel que soit le jugement que l'on porte sur ces fragmens, leur lecture ajoutera certainement aux regrets qu'on éprouve de ce que ce travail de Tocqueville sur la révolution ftaaçaisè n'ait jjoinl été achevé. Tocqueville possédait pour l'exécu- lion d'une telte œuvre uu ensemble de conditions intellectuelles et morales que peut être ne réunira jamais au même degré aucun autre écrivain. Abordant tour à tour et successivement, sans parti pris d'avance, toutes les phases de cette grande époque, reprenant un à un tous les faits, soumettant tout a sa puissante analyse, il s'avançait pas à pas daus cette vaste arèae semée, de tant d'écueils, quo tant de vives lumières éclairent déjà de leurs rayons, et que couvrent encore tant de p.rofondis s ténèbres passant tout au creuset de son admirable bon sens, avec une patience d'iuvestigïtion que rien ne lassait et avec un esprit assez haut pour rester toujours impartial au milieu des passions encore brûlantes do ses contemporains. Qui démo lera ce tissu de préjugés, de paradoxes, d'erreurs et de demi-vérités dont se composent jusqu'à pré sent lés jugemens portés sur celte époque de notre histoire ? Qui nous dira ce dernier mot, tant cherché, sur la révolution française ? Comment ne pas éprouver ces regrets et celte douleur, quand on jette un coup d'œil sur les élémens qu'il avait déjà1 préparés pour la solution de ces grands problèmes! Quels innombrables matériaux queile multitude de decumens déjà accumulés que de mailles déjà formées, destinées à se resserrer peu peu, jusqu'à ce qu'elles formassent ce fin réseau à travers lequel ne pourrait se glisser ni un fait inexact ni un jugement douteux

J'ai entre tes ma"m« cet immense manuscrit noie?, extraits, réflexions, analyses de Mémoires contempo rains; vaste recueil de faits et de pensées déjà classées, par ordre alphabétique, chaque fait se rapportant à une idée principale, chaque idée à un chapitre au* quel elle est renvoyée par un signe. On ne saurait songer sans doute à publier de pareils matériaux, destinés à la construction d'un édifice dont le plan a été conçu, mais qui ne s'est point élevé. Il m'a semblé cependant que le lecteur ne lirait pas suis curiosité et peut-être sansintérêt quelques unes de ces notes, où se révèle l'idée de l'œuvre qui so préparait. On en trouvera donc un petit nombre dans le tome huitième, à la suite d;\s nouveaux chapitres inédits, fai sant suite à l'Ancien Régitae et la Révolution. Çj ne ̃sont que des esquisses, des tâtonnement m^.isR>ar.pr-->iïfUit #ja le génie et le style de T-icqueville. Citons en un tS£m?le. Je trouve parmi les manuscrits une page datée de Sor.-eiiie, décembre 1850. C'est ̃l'époçap ou Tocqueville avait conçu le plan de ce grand ouvrage, alsrs. nue .déjà il en traçait tes vastesproporlions, et qu'a' (payera lps tableaux divers qui s'offraient en foule h son imaginatwn }1 rencontrait sans cesse la grande figure de Napoléon. Cette noie est écrite sur un chiffon de papier; elle est presque illisible. Je la déchiffre cependant, au moyen d'un vrai travail hiéroglyphique.

« Sorrente, décembre 1850.

». Ce que je voudras peindre, c'est moins les faits en eux-même», quelque surprenais et grands qu'ils soient, que l'esprit des faits; moins les différens actes de la vie de Napoléon, que Bjîpoiéon luimême cet être singulier, incomplet, nuis merveilleux, qu'on ne saurait regarder attentivement sans se donner l'ùn des plus curieux et des plus étranges spectacles qui puissent se rencontrer dans l'univers. » Je désirerais montrer ce que, dans sa prodigieuse entreprise ? il a tiré réellement de son génie

et ce que lui ont fourni de facilités l'état du pays et l'esprit du temps faire voir comment et pourquoi cette nation indocile courait en c moment d'elle même au dévarU de la servi Uid ̃•̃; av&: quel ari. in comparable il a dérouvert A:v<i> ii>s œva'sde b\ volulion la plus démagogique tout re qui était propre au despotisme, et l'eu a fait naturellemint sortir.

» Parlant de son gouvernement intérieur, je veux contempler l'effort de cette intelligence presque divine grossièrement employée à comprimer la liberté humaine; cette organisation savante et perfectionnée de la force, telle que le plus grand génie au milieu du siècle le plus éclairé et le plus civilisé pouvait seul la concevoir. Et, sous le poids de cette admirable machine, la société comprimée et étouffée devenant stérile; le mouvement de l'intelligence se ralentissant l'esprit humain qui s'alanguit, les âmes qui se rétrécissent, les grands hommes qui cessent de paraître un horizon immense et plat où, de quelque côté qu'on se retourne, n'apparaît plus rien que la figure colossale de l'Empereur lui-même. » Arrivant à sa politique extérieure et à ses conquêics, je chercherais à peindre cette course furieuse de sa fortune à travers les peuples et les royaumes; je voudrais dire en quoi ici encore l'étrange grandeur de son génie guerrier a été aidée par la grandeur étrange et désordonnée du temps. Quel tableau extraordinaire, si on savait peindre,.de la puissance et de la faiblesse humaines, que celui de ce génie impatient et mobile faisant et défaisant sans cesse lui-même ses œuvres, arrachant et replaçant sans cesse lui-même les bornes des empires, et désespérant les nations et les princes, moins encore par ce qu'il leur faisait souffrir que par incertitude éternelle où il les laissaitsur ce qui leur restait à craindre » Je voudrais enfin faire comprendre -par quelle suite d'excès et d'erreurs il s'est de lui-même préci pilé vers sa chute, et, malgré ces erreurs et ces excès, faire bien suivre la trace immense qu'il a laissée derrière lui dans le monde, non seulement comme souvenir, mais comme influence et actio.i durable ce qui est mort avec lui, ce qui demeure. » Et, pour terminer cette longue peinture, montrer ce qui signifie l'Empire dans la Révolution française, la place que doit occuper cet acte singulier dans cette étrange pièce dont le dt'uoûment nous échappe encore.

» Voilà de grands objets que j'ent-evois mais comment m'en saisir?.

Ce ne sont que des notes mais combien de livres ne valent pas de pareilles notes. Je les donne d'ailleurs bien moins comme des œuvres de Tocqueville que comme un spécimen du travail préparatoire auquel il se livrait pour l'exécution de son ouvrage.

On voit maintenant de quels élémens se compose celle édition des œuvres complètes de Tocqueville. Rien n'a été négligé pour donner à cette édition une valeur exceptionnelle indépendante même des œuvres inédites qui en font partie. Les anciens ouvrages de Tocqueville ont été réimprimés avec un soin particulier. Beaucoup d'erreurs typograplrqaes s'étant glissées dans le texto de la Démocratie et de l'Ancien Rég-'me, ce qui s'explique par le. grand nombre d'édit'oas qui s'étaient succédé, et dont la plupart n'avaient point éte corrigées par l'auteur. J'ai voulu, et c'est un mérite trop modeste pour qu'il ne me soit pas permis de m'en vanter, corriger moi même les épreuves de cette édition, et en écarter ces erreurs matérielles dont quelques unes formaient de véritab'es contre-sens. Mon travail était d'ailleurs tracé par mon mandat. Au moment de faire paraître cette édition, M"1* de Tocqueville, pensant que la réunion et la publication de toutes les œurres de son mari était le plus beau monument qui pût être 61evé à sa mémoire, m'a chargé de rechercher parmi ses manuscrits inédits ceux qu'il pouvait convenir de livrer a la publicilé. Il y avait là un choix et un classement à faire. A cela s'est bornée ma lâche.

Témoignage d'une confiance dont je serai toujours heureux et lier, ce mandat m'a imposé un travail, non exerhpt de quelques difficultés, mais qui, je l'avoue, a été pour moi plein de charme. Sans doute, au milieu de mes recherches parmi ces manuscrits remis entre mes mains, a la vue de cette écriture amie, de ces dates marquées de tant de souvenirs, j'étais saisi d'une grande tristesse en songeant que celui dont la main avait tracé ces lignes n'était plus. Mais un autre sentiment venait aussitôt relever mon courage je me disais que si Tocqueville n'existait plus, sa pensée vivait toujours. Cette pensée je la voyais sous mes yeux toujours aussi vive, aussi lu cide, aussi profonde. Cette pensée, elle, est immortelle. C'est cette pensée que je recherchais avec bonheur, et que je m'appliquais à retrouver pour la transmettre ou plutôt pour l-i rendre a l'humanité qui l'a inspirée et à laquelle elle appartient. Je ne sais si je m'abuse, mais je crois fermement que ce monument sera durable. Les œuvres de Tocqueville sont un arsenal intellectuel dans lequel les amis de la liberté viendront pendant longtemps chercher des armes; les hommes d'Etat, des maxi mes; les âmes faibles, de l'énergie; tous les penseurs, des idées.

GUSTAVE DE BEAUMONT.

Avis'. Semestre des obligations romaines. Emission de 1837. –MM. les porteurs d'obligations romaines, émission 18S7, sont prévenus que le coupon d'intérêts à échoir le 1er décembre 1864 sera payé dans les bureaux de (le Rothschild frères, rue Laffitte, 21, de dix heures à deux heures, à partir du lor décembre 1864.

Paris, le 18 novembre 1864.

baisse DE pmx. La Cpm'pagrliè gcnïr'ale des chaussures à vis S. Dupuis et Ce a l'honneur de prévenir sa nombreuse clientèle que, par l'emploi de nouvelles machines qu'elle vient d'établir, elle a moililié ses prix tout en conservant à ses produits leur qualité supérieure universellement reconnue.– Les seuls magasins de la Cc à Paris sont situés 10, passage Bonrgl'Abbé 08, boulevard de Sébastopol; 6, rue du Faubourg-Montmartre;, 32, rue du Bac; 22, rue Neuve-des-Capucines, et 14, rue de ParadisPoissonnière, siège de la Cc et vente en gros. lits médailles aux grandes Expositions de Paris et de Londres pour la supériorité des produits. De toutes les liqueurs, celle qui paraît satisfaire le mieux aux exigences des palais les plus gourmets'et des estomacs les plus paresseux est incontestablement la liqueur des moines bénédictins de l'abbaye de Fe'çamp. PILULES de cakbonate ferreux deVallet. -Ces pilules n'onl point, comme certains ferrugineux, l'inconvénient d'altérer l'émail des dents. Rue Caumartin, 45.

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^©UltSSS SIS ÏBAHI®, REVUE DE LA SEMAINE.

Les cours se raffermissent; la Rente Trois pour 100 se maintient très vigoureusement au prix de 6S fr. les Actions du Crédit mobilier entre 880 fr. et 900 fr.; l'Emprunt italien éprouve pius de variations, mais de bons achats le soutiennent aussi. On se dirait au point de départ d'un mouvement de hausse, hausse modérée, bien entendu, simple correctif d'une dépression exagérée.

Comme la hausse du taux de .l'escompte a signalé la crise monétaire, la crise commerciale, la crise des valeurs mobilières, c'est un bon signe que la diminution du taux de l'escompte à laquelle ont proeédê les Banques de France et d'Angleterre. Elles ont fait la semaine précédente un premier pas. Depuis, leur situation s'est considérablement améliorée. Le Bulletin financier du Times presse la Banque d'Angleterre, en raison de son dernier bilan, de donner aux affaires la satisfaction d'une large réduction. Si nous osions sous forme de vœu, ïipus adresserions la même supplique à la Banque de France. Son encaisse est un des plus forts de l'année, 28-i millions. Son portefeuille est au plus bas, S92 million,. Jamais moins d'avances, 67 millions. Circulation toujours décroissante, 733 millions. 'Le bulletin du Times s'appuie sur les 340 millions d'eucaisse de la Banque d'Angleterre. Ou nous nous trompons fort, ou le prix de l'argent doit et va diminuer.

Ce ne sont point les besoins ordinaires de la fin de l'annéa qui en empêcheront. A Londres comme à Paris, ou est préparé à cette échéance. L'Emprunt égyptien a, dit-on, fait froncer le sourcil à la Banque d'Angleterre et puis elle n'était pas fâchée d'être fixée sur l'élection présidentielle des Fdtats-Unis. De l'Emprunt égyptien il n'est déjà plus question, Il fait prime. Quant à l'élection, demain ou aprèsdemain on ja connaitra. Dans tous les cas, il uous semble que nous n'entendrons plus parler de crise monétaire d'ici à la fin de l'année. La crise commerciale sévit encore en Angleterre puisqu'il éclate chaque jour de nouvelles faillites, mais presque toutes :ne frappent que des maisons de second ordre, et loin de souffrir r|e cette pèrttirbation,on pourrait presque dire de la Bourse de Londres qu'elle en proi)te. Les capitaux lui reviennent. U en est de même à Paris. Nous avons plus d'une fois assisté à cette évolution.

La hausse du taux de l'intérêt avait attiré hors de la Bourse beoucoup d'argent, qui, au

lieu de s'employer en reports, trouvait un grand avantage à escompter du papier de commerce à 8, à 9 et même à 40 pour 100; avec la dimiDiiiion du taux de l'intérêt, cet arseut reviendra à la Bourse. Il s'y montre déjà. Il choisit ses valeurs. 11 commence à entrer dans la Rente.

Il y avait longtemps que la Rente n'avait été l'objet d'une pareille prédilection. La cause en est que, bien qu'eue ait été fort maltraitée par toutes sortes de raisons que nous avons récemment énumérées, elle n'a cependant pas donné lieu à d'aussi rudes mécomptes et aussi soudains que sur toute la ligne, les valeurs étrangères, et particulièrement les valeurs industrielles.

Pas une de nos entreprises de chemins de fer au dehors dont les Actions ne soient tombées au-dessous du pair, et fort au-dessous du pair, celles qui ont débuté avec la plus forte prime comme celles qui nous sont arrivées au pair, soit qu'on ait mal jugé des revenus, soit par les conditions des cahiers des charges, soit par les erreurs des devis de construction, soit par la rigueur des gouvernemens, soit par de trop grands bénéfices réservés aux entrepreneurs. Ce point est important. La dernière crise de notre Bourse vient probablement de là. Tant qu'on a émis dus Actions de chemins de fer avec prime, tant qu'il y a eu affluence de capitaux aux souscriptions l'esprit de spéculation n'a point cherche d'autres sources de bénéfices. Les primes ayant disparu, l'esprit de spéculation a dit aux entrepreneurs Part à deux Puis est venu un quart d'heure plus difficile. L'entrepreneur a dû coopérer à la formation du capital du chemin en se payant d'argent, d'Actions et d'Obligations. Ces contrats se sont multipliés, aggravés. La négociation de ces titres a d'abord été des plus simples. Elle a fini par être laborieuse, impossible. Les établissemens de crédit, de prêts sur dépôt ont alors fonctionné. L'élévation du taux de l'escompte a réduit la circulation, diminué la confiance, fait retirer les avances, mis un terme aux prêts, et tout ce monde ses entreprises de travaux a dû, à quelque prix que ce fut, jeter ses Actions et ses Obligations sur le marché pour battre monnaie et remplir ses engagemens. Nous venons d'assister à cette débâcle. Tout porte à croire que le mai est fait. Cette secousse a fait lâcher prise à bien des actionnaires sérieux effrayés de la dépréciation de leurs titres, et c'est parsuite de ces pertes et de ce dégoût qu'à la veille d'uue reprise on préfère entrer dans la Reute.

Noua ne savons pas comment seront les reports en liquidation. Cette opération est l'objet d'une manipulation si habile et si variée que report et déport se succèdent quelquefois d'une heure à l'autre; mais depuis quelques jours la Rente est constamment plus chère au comptant qu'à terme. Les petits capitalistes veulent toucher le coupon qu'on détachera le 15 décembre.

L'orage des Emprunts s'éclaircit, s'éloigne. .Lqfalrie enfin nous apprend que l'examen définitif du projet de la Caisse des travaux publics vient d'être ajourné. Toute la presse, il faut bien le dire, a repoussé cette idée d'émission d'Obligations remboursables en trente ou quarante années. Cela est bon pour un Emprunt égyptien pour un vice roi qui délègue les revenus des trois provinces de Dekalieb, de Charkif et de Behera au service de sa dette et à qui on accorde quinze ans de crédit. Ce n'est qu'un ajournement, dit la Patrie. Ah le bon billet qu'a la Patrie On parle déjà du budget de 1866, de 25 millions d'économie et de 1 million d'excédant. C'est ce que nous saurons positivement dans les premiers jours de décembre. D'Emprunt, point de trouvé jusqu'ici. A Vienne, l'Emprunt de 25 millions de florins offert à la souscription publique est très bien accepté. Il fait prime, lui aussi, tout comme l'Emprunt égyptien et de deux dont nous n'entendrons plus parler.

L'Italie fait preuve de patriotisme financier. Les municipalités viennent au secours de M. Sella. Ancùne, Livnurne, Capoue, Rrcscia, Milan, Caserte, Gaëte, Formiaet chaque jour de nouvelles cités otfrent de faire l'avance de l'impôt foncier de 1805. Il ne fallait rien moins pour remettre le budget sur pied, disons plus, le crédit de l'Etat. Il peut discuter maintenant avec les acquéreurs des biens domaniaux et des chemins de fer d'un ton un, peu plus calme et plus, assuré. Toutes ces négociations conduisent à un Emprunt, mais ce ne sera pas demain.

L'Emprunt mexicain a monté de 1 ou 2 pour 100 Les ncheteurs poussaient vigoureusement. à la lïauBse. La Banque du Mexique est faite. Les rouvcllas fiuancières sont bonnes Les comparaisons d'une année à l'aulre sont des plus encourageantes. Les douanes maritimes donnaient, pour les neuf premiers mois de 1863, un chiffre de recettes de 827,012 piastres; les neuf premiers mois de 1864 donnent 2 mill'ons 4i3,262 piastres. Pendant le mois d'août dernier, la monnaie de Mexico a frappé poun 37-1,000 piastres, et pendant le mois de septembre pour 475,000 piastres. Nous ne dirons rieu des nouvelles politiques, qu'on sait être des plus favorables à la conquête et à la pacitication de r.empire de llaximilien.

La statistique nous démontre toujours qu'il entre plus de métaux précieux en France qu'il u'en sort. A sou compte, nous devrions regorger de numéraire. Nous le verrons bien, si la confiance renaît tt s'il ne s'agit plus pour le numéraire que de faire ses preuves.

Le marché de la Bourse de Paris change d'aspect. Il est évident qu!il s'est reformé pue spéculation" à la hausse, et puissante. Déjà elle ̃s'est, mise en travers de la baisse de la Rente, et a divisé l'opinion de l:i place, qui n'apercevait point de terme à la baisse. Il ne faudrait pas une grande reprise pour qu'ou changeât de langage. Il suffirait de la diminution du taux de l'escompte pour imprimer une heureuse impulsion à la fin de l'année financière. Dirons-nous quelques mots de la souscription qui va s'ouvrir aux 100 millions d'Actions de la Banque des Etats ?

Cette Banque des Etats est une des plus jo lies critiques de la paix armée de l'Europe et de ses dépenses improductives. Que les Etats désarment, et ils auront de l'argent à revendre même à la Banque des Etats. Bonne chance a bonne intention. Toutefois, ce n'est qu'un établissement de crédit de plus.

Les Actions du Crédit mobilier sont 1res calmes elles varient de 15 à 20 fr. Comme la Rente elles trouvent beaucoup d'acheteurs au comptant.

Les Actions de tous les autres établissemens de crédit se sont à peu près maintenues dans les cours de la semaine précédente, à peu d'exceptions près que nous ne signalerons pas. Les temps meilleurs vont venir.

Les chemins. da fer français font bonne contenance, c'est tout ce que l'on peut en dire. Lorsqu'il se présente des titres sur le marché au comptant, ils sont "prqfnpteinent absorbés, et la spéculation est trèàjéscrvée dans ses opérations à terme, surtout lorsqu'il s'agit de vendre. Mais le taux élevé de capitalisation comporte plus que la tenue; mais avec l'escompte à 7 pour 100 il n'est pas possible d'espérer une amélioration.

La tenue des cours est motivée par les recettes. Malgré quelques mécomptes dus à des circonstances exceptionnelles et surtout tem poraires, les produits dal exploitation pendant l'année 1864 assurent un dividende supérieur même aux prévisions acceptées.

Lorsque Ton cornpace les recettes totales de. l'année' 1864, du 1er janvier au 10 novembre, à celles de la période correspondante de 1863, on trouve en effet qu'à l'exception du Lyon ancien et nouveau réseau, du NfirJ nouveau réseau et de l'Ouest nouveau réseau, toutes les lignes donnent une augmentation brute et kilométrique importante.

La moyenne du rendement kilométrique de l'Orléans s'élève maintenant à 37,082 fr. pour l'ancien réseau et à 13,950 fr. pour le nouveau, ce qui constitue une augmentation kilométrique deij.as pour 10Û sur l'ancien réseau et de 12.84 pour 100 sur le nouveau. Le Nord atteint 57,700 fr. comme rendement kilométrique pour F;aicieQ réseau, et son augmentation est de 6.39 pour 100; pour son nouveau réseau, le rendement jalomctrique [19,400 ïr.), bien qu'il soit' supérieur à celui de l'Orléans, donne une diminution kilométrique (.le 10. pour 100. L'Est est une des lignes les. plus favorisées. Le rendement kilométrique est de 44,000 fr. pour son ancien réseau, avec 6.52 pour 100 d'augmentation, et de 21,010 fr. pour son nouveau réseau, avec 3.78 pour iûO (l'augmentation. ̃' x

La recette kilométrique du Midi s'élève à 33:670 fr. pour l'ancien réseau et à 7,690 fr. pour le nouveau, avec 3.59 pour 100 d'augmentation pour l'ancien réseau et, 4,09 pour 100 pour le nouveau. L'Ouest donne 51,250 fr. par kilomètre et 5.92 pour 100 d'augmentation pour son ancien réseau, et 11,937 fr. et 0.73 pour 100 de diminution pour son nouveau réseau. Quant au Lyon, malgré une recette de 61,734 fr. par kilomètre, son ancien réseau accuse une diminution kilométrique de 2.8 pour 100 et .son nouveau réseau une diminution de 7.85 pour 100, avec 27,385 fr. de recette kilométrique.

Sur certaines lignes étrangères, les augmentations kilométriques sont encore plus importantes que celles du réseau français. L'Autrichien donne 9.16 pour 100 d'augmentation, avec 28,397 fr. de recettes par kilomètre; le Nord de l'Espagne, 27.72 pour 100, avec 23,858 fr.; le Séville-Xérès, 15.15 pour 100, avec 27,843 fr., etc. Tous ces chiffres indiquent que l'industrie des chemins de fer est dans une voie prospère. Ce n'est pas de ce côté que se trouve le mal, et la dépréciation des cours des lignes étrangères n'est due qu'aux raisons que nous avons déduites plus haut. Les entrepreneurs, qui avaiert pris cn paiement les Actions et les Obligations, ont vendu à tout prix pour faire face à leurs engagemens; de là une baisse sur laquelle il y aura lieu de revenir lorsque les capitaux se trouveront à nouveau en quête d'emploi. Le conseil d'ad ministration du chemin de fer de Libourne à Bergerac vient d'adresser à ses actionnaires une circulaire pour les engager à se mettre en garde contre les insinuations malveillantes qu'on a répandues surcette Société, à la suite de la suspension de paiemens de la maison Rougemont deLowemberg. Ceconseil cherche à établir la situation réelle de la Société, afin de la faire connaître aux actionnaires dans une prochaine assemblée générale. Il serait difficile d'établir, même approximativement, cette situation, que les administrateurs ne connaissent pas euxmêmes, et qui est soumise à la solution de procès engagés. Mais, en attendant, nous pouvons dire que le capital réalisé par la Compagnie est actuellement de 6 millions et demi, savoir: 5 millions actions et environ 1 million et demi d'Obligations.

Il y a des travaux exécutés pour 4 millions au moins, ce qui déjà écarte toute préoccupation en ce qui touché la garantie des obligations. La Compagnie serait en outre créancière de 1 million et demi dans la liquidation de la maison Rougemont de Lowemberg. De ce simple aperçu il résulte que les actionnaires ont intérêt à ne pas vendre leurs titres sous le coup de la dépréciation qu'ils subissent, et que la Société peut être sauvée par une habile administration et réparer ses pertes avec le temps.

Le marché des valeurs industrielles est fort calme et les cours sont généralement tenus. Cependant il y a en quelques défaillances cette semaine. Les Actions du canal de Suez ont fléchi' sous le poids de ventes importantes; elles ont fait 415 fr., et restent à 420 fr.

Le marché des Obligations françaises continue d'être ferme. Nous n'en pouvons pas dire autant des Obligations étrangères, qui ont à subir le contre-coup de la dépréciation dont sont frappés en ce moment la plupart des chemina étrangers. C'est le cas, pour les capitaux de placement, de se reporter sur celles de ces valeurs qui leur offrent tout à la fois le plus de sécurité et le plus de revenu. Jutes Puton.

BULLETIN AGRICOLE

du 19 novembre.

Les farines de consommation restent de 45 fr. à 48 fr. le sac de 157 kilog., avec affaires très restreintes.

Les cours sont faibles pour les farines de commerce.

En six marques, le courant du mois est à 48 fr.; décembre, à 48 fr. 25 c.; les quatre mois de janvier, à 49 fr. 50 c. les quatre mois de mars, de 10 fr. 75 c. h 51 fr, lo sa", de 157 kilog., net.

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