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Full notice

Title : Journal des débats politiques et littéraires

Publisher : [s.n.] (Paris)

Publication date : 1858-06-20

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 200316

Description : 20 juin 1858

Description : 1858/06/20.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique

Description : Collection numérique : Histoire diplomatique : généralités

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k451654c

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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FRANCE.

PARIS, 19 JUIN.

Nous trouvons dans le journal l' Opinione, de Turin, le texte des explications que M. le comte de Cavour a données dans la séance du 16 juin, à la Chambre des Députés, sur la conclusion que vient de recevoir l'affaire du Cagliari, et dont nous avons déjà publié le résumé d'après une dépêche télégraphique. Un membre de la Chambre M. Alfieri avait interpellé le cabinet sur le point de savoir si la résolution prise par le gouvernement napolitain de restituer le Cagliari et son équipage avait été communiquée au représentant de la Sardaigne à Naples, et si le différend pouvait être considéré comme définitivement terminé. En même temps M. Alfieri annonçait qu'il proposerait à la Chambre de voter des félicitations au gouvernement, dans le cas où sa réponse à cette interpellation serait satisfaisante. M. le comte de Cavour a formellement déclaré que la dépêche du cabinet napolitain annonçant que le Cagliari et son équipage ont été remis à M. Lyons avait été communiquée au représentant de la Sardaigne à Naples. En outre, il a promis de publier les pièces de la correspondance échangée à ce sujet entre les deux gouvernemens. Sur le second point, celui de savoir si le différend était définitivement terminé, M. le, comte de Cavour ne s'est expliqué qu'avec une certaine réserve. Il a simplement annoncé qu'il ne connaissait pas les intentions du gouvernement napolitain et que la dépêche du commandeur Carafa ne ,se prononçait pas sur toutes les questions pendantes. D'après une correspondance de Turin publiée par un journal du matin, M. le comte de Cavour aurait ajouté qu'il serait prématuré de considérer la question comme entièrement terminée avant que le gouvernement ait reçu de Naples des explications plus complètes. On peut se demander quels sont les points sur lesquels la dépêche du commandeur Carafa laisse encore de l'incertitude et sur lesquels le gouvernement sarde se croit obligé d'attendre de plus amples renseignemens. La seule conjecture qu'il soit permis de risquer à ce sujet, et qui a déjà été faite par quelques journaux, c'est qu'il s'agit d'une indemnité réclamée par le gouvernement sarde pour le propriétaire, le capitaine et l'équipage du Cagliari. Suivant un autre journal, l'Indipendenle, M. Alfieri, après avoir entendu les explications de M. le comte de Cavour, aurait déclaré que le différend n'étant pas entièrement terminé, il retirait sa motion relative aux félicitations qu'il proposait de voter au gouvernement. Nous reproduisons d'après les journaux anglais, le texte de la discussion qui a eu lieu dans la Chambre des Lords sur la question relative à la traite des noirs et au droit de visite. Dans les explications que lord Malmesbury a données en réponse aux interpellations de l'évêque d'Oxford, on remarquera la vivacité singulière et nous dirions presque la violence avec laquelle il s'est élevé contre l'Espagne. C'est sur l'Espagne qu'il a fait peser la plus grande part de responsabilité dans les événemens dont le golfe du Mexique a été le théâtre, et dans le conflit que ces événemens ont fait éclater entre l'Angleterre et les Etats-Unis. Il a formellement accusé le gouvernement espagnol d'ingratitude envers l'Angleterre, et il a déclaré que si ce gouvernement ne changeait pas de conduite, il devait s'attendre à être abandonné par l'Angleterre. A l'égard des États-Unis, nous avons à peine besoin de dire que le langage du noble lord a été plus conciliant et plus réservé. En cédant sur le point essentiel, c'est-à-dire sur la forme dans laquelle les croiseurs anglais ont exercé le droit de visite à l'égard des navires américains, lord Malmesbury n'a point abandonné le droit de visite, qui lui paraît nécessaire à la répression efficace de la traite; il a seulement annoncé qu'il avait l'espoir de s'entendre avec le gouvernement américain pour en modifier l'application de manière à prévenir tout conflit entre les deux pavillons. Dans la dernière partie de son discours, lord Malmesbury s'est expliqué sur la déplorable affaire du ReginaCœli, qu'il a racontée à son point de vue particulier, avec des détails et des circonstances dont ne voulons ni ne pouvons apprécier l'exactitude. Il nous suffira de dire que, dans l'opinion du noble lord, ce fâcheux incident n'a d'autre importance que celle d'un différend particulier entre la France et la république noire deLiberia.

Une dépêche télégraphique nous apprend que, dans la séance d'hier, M. Disraeli et M. Filzgerald ont reproduit devant la Chambre des Communes, sur cette question de l'esclavage, les explications que lord Malmesbury avait données la veille à la Chambre des Lords. Nous remarquerons seulement que 31. Roebuck, lord John Russell et lord Palmerston ont donné leur approbation complète à la politique ministérielle.

Si nous en croyons le Courrier des EtatsUnis, l'émotion produite sur le peuple amé-

ricain commençait à se calmer au départ des dernières nouvelles. On sait qu'un membre influent du Sénat, M. Douglas, avait proposéd'investirlePrésidentdepouvoirs extraordinaires, appropriés à la circonstance. Le journal américain annonce que le comité diplomatique, auquel avait été renvoyée cette motion belliqueuse, l'a transformée en une simple autorisation générale donnée au Président « d'agir comme bon lui semblera vis-à-vis des républiques du Mexique, de Costa-Rica, de Nicaragua et de la NouvelleGrenade. » Le même journal fait remarquer avec beaucoup d'à-propos ce changement d'attitude assez caractéristique, puisqu'il ne s'agit plus que de,tirer contre le Mexique et le Nicaragua le canon chargé contre la Grande-Bretagne. D'un autre côté, les deux Chambres du Congrès sont convenues de fixer la clôture de la session au 10 juin. Cette résolution prouve évidemment que les deux Chambres ne sont pas aussi préoccupées qu'on a paru le croire des conséquences que peut avoir le droit de visite. L. ALLOCRÏ.

Vëlégrapliie privée.

Londres, le 18 juin.

Dans la séance de la Chambre des Communes, MM. Fitzgerald et Disraeli donnent, relativement à l'Amérique, des explications semblables à celles données la veille à la Chambre des Lords par le comte de Malmesbuty. Tous deux assurent qu'ils ne doutent pas d'une solution pacifique.

M. Roebuck, lord John Russell et lord Palmerston approuvent les explications ministérielles.

M. Fitzgerald a fait remaquer entre autres choses que le gouvernement rappellerait peutêtre la flottille de Cuba.

(Service télégraphique Havas-Bullier.)

On écrit de Berlin, le 16 juin, au Journal allemand de Franc fort

« On apprend de bonne source que plusieurs bâtimens de guerre russes ont reçu l'ordre de quitter le port de Cronstadt et de se rendre dans la Méditerranée. On assure qu'ils sont déjà en route. Si cette nouvelle se confirme, il est hors de doute que ces bâtimens iront dans la mer Adriatique. »

On lit dans le Courrier des Etals-Unis du S juin

« Les deux Chambres du Congrès se sont mises d'accord pour fixer à jeudi prochain (10 juin) la clôture de la session. Cette détermination ne prouve pas une bien grande inquiétude des résultats de la question du droit de visite. Il est même presque impossible que, dans le court délai qu'elles ont définitivement assigné à leurs travaux, les Chambres trouvent le temps de voter les mesures extraordinaires demandées par l'administration.

» Des nouvelles de la Havane en date du 30 mai, annoncent que l'officier anglais par les ordres duquel s'est accomplie la fameuse visite du port de Sagua-la-Grande, ainsi que la perquisition sur une plantation voisine de la côte, a été désavoué par l'amiral et renvoyé à la Jamaïque. Des instructions précises ont en outre été données aux croiseurs pour empêcher (le nouveaux excès de zèle.

» Ces mesures spontanément prises démontrent combien serait facile à arranger la question, débarrassée des incidens par lesquels on s'efforce de la grossir.

» On ajoute que le consul. britannique s'est confondu en excuses de ce qui s'était passé, auprès du capitaine-généraL Mais celui-ci n'en a pas moins cru devoir déférer les faits au gouvernement de Madrid. »

On lit dans le même journal

«Des dépêches de la Nouvelle-Orléans, en date du 3 juin, nous annoncent des faits d'une extrême gravité, mais qui ne nous prennent pas entièrement à l'improviste.

» Les actes de brigandage et les excès de tout genre, dont le nombre et l'audace sont allés sans cessé grandissant depuis deux ans dans la métropole louisianaise, viennent de porter leur fruit. Un comité de vigilance, formé spontanément a appelé la population aux armes; les arrestations ont commencé parmi les ennemis du repos public; en un mot nous voyons, comme à San.-Francisco, les citoyens poussés à bout et prenant la loi dans leurs propres mains.

» C'est mercredi soir que le mouvement s'est déclaré. Le comité de vigilance a commencé par s'emparer de l'arsenal et s'y fortifier; en quelques heures, 800 hommes en armes étaient réunis sous ses ordres, et les volontaires continuaient à afflner autour de lui.

» De son côté, le maire a convoqué le conseil municipal et appelé à son aide la division de milice commandee par le général Tracy. » Voici la traduction textuelle de la proclamation lancée par le comité de vigilance « Citoyens de la Nouvell e-Orléans

» Après des années de désordres, d'attentats et d'assassinats impunis, le peuple, ne pouvant ni ne voulant subir docilement le joug d'une poignée delbandits, ne voulan t ni ne pouvant non plus abandonner la ville, 'dans laquelle se concentrent ses intérêts, ses sj mpathies et ses affections, s'est enfin levé dans saforce. Il a paisiblement pris possession de l'arsenal et des bâtimens dans Jackson square et y a établi le quartier général d'un comité de vigilance, s'engageant mutuellement à mainte nir les droits inviolables de tout citoyen paisible et ami de la loi, à rétablir l'ordre public, à écraser le crime, à expulser eu à punir, suivant ce qui sera décidé, les voleurs et les assassins notoires que le bras de la justice n'a pas atteints jusqu'ici, soit par suite de l'infidélité de ceux, qui i l'administrent soit par l'inefficacité de la loi elle-même. » Le fonctionnement ordinaire de la police et de la justice se trouve pour le moment suspendu. Le maire et le recarder; à ce que nous apprenons, abdihuent le pouvoir qu'ils se reconnaissent inhabiles à exercer pour le maintien de la paix publique et la sécurité des propriétés. Le comité de vigilance agira donc provisoirement en leur lieu et place;, et infligera à tous les malfaiteurs le châtiment dû à leurs crimes, sans haine, sans préjugés, sans partialité politique.

» Tous les citoyens qui sympathisent avec ce mouvement, qui pensent que le temps est venu pour la Nouvelle- Orléans d'être gouvernée comme une communauté régulière et civilisée, devront se présenter sans délai au bureau prin-

cipal, où la nature du mouvement leur sera expliquée et la détermination du peuple plus complétement développée.

» Jusqu'ici tout s'est fait sans bruit, sans passion, justement. Mais les bandits qui ont teint nos rues de sang de citoyens inoffensifs et semé la terreur parmi la population paisible et inoffensive auront à s'éloigner ou à périr. » Ainsi l'a décidé le peuple. Fox populi, vox Dei.

» Signé TRUE DELTA. »

Le Courrier des Etats-Unis publie encore la dépêche suivante

« Nouvelle-Orléans, le 4 juin.

» Les forces du maire sont encore sans organisation et tout demeure tranquille, mais les deux partis font de grands préparatifs. » Les forces du comité de vigilance sont sous les ordres du major J. K. Dunean ex-officier de l'armée fédérale; elles sont bien organisées et bien exercées.

» On attend une crise aujourd'hui, »

On lit dans la Pairie

« Le courrier d'Amérique parti le 5 juin de New- York rapporte un fait d'une haute gravité. Au départ de la malle, le bruit courait à Washington qu'un conflit armé avait eu lieu entre le vapeur anglais Styx et le steamer des EtatsUnis Ftillon. La rencontre aurait eu lieu dans les eaux de Key-West. Le croiseur anglais aurait tiré sur un navire américain à la hauteur de Pensacola, et aurait tué un homme à bord. Le vapeur Fulton se serait alors mis en chasse pour obtenir réparation et vengeance de cette agression. »

On nous écrit de Copenhague, le 15 juin « Les élections, qui, aux termes de la Constitution de 1849, se sont accomplies hier dans la capitale et dans le royaume de Danemark proprement dit pour le renouvellement intégral de la seconde Chambre ont incontestablement raffermi le ministère aujourd'hui au pouvoir et sanctionné la politique que celui-ci suit avec tant de persévérance dans le conflit avec la Confédération germanique. Il est clairement démontré maintenant que le peuple danois, par le choix qu'il vient de faire de ses représentans au Parlement, approuve de la manière la plus éclatante la résistance du ministère à la pression et aux exigences étrangères. » Sous ce rapport, la preuve est on ne peut plus décisive tous les candidats élus dans les neuf districts électoraux de la capitale ont dû, pour se faire élire, émettre dans ce sens une opinion formelle et positive. S'opposer aux prétentions croissantes de l'Allemagne, assurer par tous les moyens matériels possibles la complète indépendance du royaume, telle a été la profession de foi -politique que l'immense majorité des électeurs a exigée des candidats avant de procéder aux opérations du scrutin direct et à un seul degré.

» Le discours prononcé au moment de l'élection par le président du conseil des ministres, M. Hall, est considéré ici comme un véritable événement politique. Le gouvernement royal s'était fait jusqu'ici un devoir d'écouter et de peser avec calme jusqu'où les prétentions de l'Allemagne pourraient aller; il en est venu à acquérir la conviction qu'elles sont complétement contraires à la dignité nationale. Les puissances alliées du Danemark ont pu, dans la suite des négociations, acquérir la même conviction, et c'est ainsi Que le gouvernement croit, en tout état de cause, pouvoir compter sur leur ferme appui.

» Le Danemark, tant et aussi longtemps que les ministres actuels resteront au pouvoir, est décidé à faire prévaloir à l'intérieur et à l'extérieur les deux principes fondamentaux qui forment sa politique celui d'acquérir une complète indépendance vis-à-vis de l'Allemagne, sans se laisser intimider par aucune menace qui pourrait de ce côté lui être faite, ensuite de maintenir intacts tous les principes libéraux dont la Constitution de 1849 et la grande Charte commune à toutes les parties territoriales ont doté tout le royaume. Après cette déclaration, qui a produit quelque sensation, le président du conseil des ministres a été élu, par acclamation et à l'unanimité, député la seconde Chambre. »! Pttur extrait F. Camus.

On lit dans le Times du 17 juin

« Le siége de la guerre n'est maintenant plus qu'un petit district de l'Inde. Les grandes provinces, les royaumes du sud et de l'ouest sont paisibles. Le nord depuis le Thibet jusqu'à Caboul, nous est dévoué; le centre est en notre pouvoir. Notre allié du Népaul est tellement content de son butin, qu'il ne demande qu'à s'en retourner chez lui. L'est lui-même, c'està-dire Calcutta, ne craint qu'à cause de ses richesses.

» Un district qui n'est pas plus grand que Mysore est maintenant le théàlre de la révolte. Une superficie de moins de 150 milles carrés est tout ce que nous avons à reconquérir. Les difficultés de cette conquête viennent de ce que nous sommes obligés de prendre et de resserrer la révolte dans sa dernière retraite. Il ne faut pas que nous lui permettions de s'échapper et d'allumer l'incendie sur d'autres points. » Le Rohilcun'fl n'est pas un pays montagneux qui puisse être aisément défendu c'est une contrée de riches plaines, arrosée de nombreuses rivières qui, se dirigeant au sud parallèlement vers le Gange, se jettent dans ce fleuve près de Furruekabad. Des forts informes et des fourrés de jungles, des rivières et des bouquets d'arbres sont les seules défenses de l'ennemi. Le climat est son allié le plus formidable.

» En Europe nous ne pouvons nous figurer que dans l'Inde le soleil est un ennemi mortel. Que doit être la chaleur torride de ces plaines sans ombre pour une colonne d'Européens marchant pendant le mois de juillet? Il faut se figurer ces files de chameaux, d'éiéphans et de bœufs s'avançant au milieu de la nuit et s'étendant à perte de vue, des plaines entières couvertes d'animaux, et tout cela pour accompagner une armée de 6,000 hommes. » La guerre indienne n'est plus maintenant qu'une guerre contre le climat. Sir Colin, après s'être avancé à marches forcées et avoir traversé le Ramgunga, a pénétré a 22 milles au nord jusqu'au village de Tingri; il n'a trouvé qu'un fort désert et une population effrayée. De il s'est rendu à Jellalabad, à 5 milles de distance, et les Hindous, au lieu de lui résister, lui ont offert de l'aider à tuer tous les musulmans. Tournant ensuite vers l'est et traversant une plaine fermée par deux petites rivières, il est arrivé à. Shah j eh an pore, où les rebelles avaient juré de résister et de mourir. Il n'a trouvé qu'une ville à moitié dépeuplée, Nana-Saïb s'étant enfui à Bareilly, la capitale du Robilcund située à environ •4i)milles au nord, et le moulvie étant retourné vers l'Oude.

» Les troupes anglaises se sont avancées en trois détachemens sur Bareilly. Le commandant en chef, avec la division de Walpole, est parti de Shahjehanpere. La colonne du brigadier

Jones est venue de Moradabad, et la force du général Penny est arrivée presque simultanément. Quelques canons ont été déchargés sur les colonnes qui traversaient les ponts jetés sur les cours d'eau qui entourent Bareilly; quelques fanatiques cherchant la mort ont fait t une tentative de résistance, et voilà tout. L'armée rebelle a été dispersée; la ville est en notre pouvoir. A la date des dernières nouvelles, sir Colin Campbell envoyait des troupes dans l'Oude à la poursuite du moulvie qui, après sa fuite de Shahjehanpore, rassemblait autour de lui quelques débris errans de la révolte.

» Mais, tout en nous félicitant de l'aspect général des affaires dans l'Inde, nous n'oublions pas les dangers de la crise à laquelle nous avons échappé, et nous n'essayons pas de dissimuler nos craintes pour l'avenir. Notre courage viendra à bout de tout; mais le courage des Anglais n'est qu'humain, et il y a des souffrances qui sont au-dessus de ses forces. » Nous avons déjà dit que les soldats européens ont combattu à Arrau. avec des uniformes de drap boutonnés jusqu'au cou; et même ils n'avaient pris aucune nourriture pendant cette journée désastreuse. On dit' aussi que le 6e régiment a marché dernièrement de Calcutta en uniforme de drap et en shakos, et que le colonel n'a pas permis aux hommes d'ouvrir leurs habits. Ils avaient des vêtemens d'été, mais ils ont été obligés de les laisser en arrière, les voitures ne chargeant pas de bagages.

» II y a d'autres questions qui ne sont pas encor", résolues. Qui peut dire que nous ne sommes menacés d'aucun danger, quand nous avons à notre solde 70,000 hommes du Punjab? Il est vrai que nous ne leur confions pas l'artillerie; les magasins et les arsenaux sont tous entre les mains des Européens, et les trésors sont mis en sûreté dans les forts. Ce sont là évidemment des améliorations sensibles; mais ces précautions sont-elles suffisantes contre le danger de l'armée que nous avons fait venir du Punjab? Il faut naturellement tenir ce que nous avons promis à ceux qui sont venus à notre aide, mais il y a quelque différence entre de la gratitude et une confiance aveugle. S'il nous faut des soldats indigènes, il n'y a pas de pays qui offre plus de facilités que l'Inde pour la formation d'une armée où les races seraient mélangées,

» Un autre élément de danger, c'est l'accumulation de trésors dans des places laissées sans défense. Mais peut-être, en définitive, ce fait a-t-il été tout à notre avantage. Le butin des cipayes est devenu lé' butin de nos alliés. Un rebelle dont les poches étaient bien garnies valait la peine d'être poursuivi.

» Après avoir remédié à toutes les fautes, nous aurons peut-être encore des difficultés dans l'Inde, difficutés provenant des princes indépendans, ou bien du dehors, de la Perse, de la Russie, ou d'autres puissances plus rapprochées, ou enfin provenant du peuple indien qui ne fera que tolérer la domination d'une race étrangère. Mais il nous sera toujours possible d'éviter tes dangers qui nous ont menacés au commencement de cette révolte. »

On lit ce matin dans le Moniteur

« Les mesures qui ont été recommandées à l'administration départementale pour la conversion en rente des propriétés immobilières des hospices ont été, comme on sait, mises en pratique sur plusieurs points avec un succès complet.

» On peut signaler notamment un établissement de bienfaisance fondé à ïïoehefort pour recevoir des veuves et des orphelins de marins, d'ouvriers maritimes ou de militaires. » L'hospice dit des Orphelines avait cessé de pouvoir satisfaire par ses propres ressources au but de son institution, et il n'avait pu y être maintenu le nombre réglementaire de pensionnaires qu'au moyen d'une sorte de subvention qu'accordait à cet établissement le département de la marine, en s'abstenant d'exiger le rem- boursement de certaines denrées qui lui étaient livrées.

» Cette situation regrettable amena la commission chargée de l'administration de l'hospice à provoquer la vente du domaine de Béligon, laquelle eut lieu par suite d'un décret du 23 avril 1886 rendu sur la proposition du ministre de la marine, et produisit une somme assez considérable pour tripler le revenu antérieur de la propriété immobilière.

u Dès l'année 1857, l'hospice des Orphelines a suffi à tous ses besoins, et ladite année se soldant par un excédant de recette, on peut prévoir que l'établissement recevra une extension ou tout au moins des améliorations très profitables à la partie nécessiteuse de la population de Hochefort. »

Nous avons annoncé et déjà analysé en partie l'enquête relative aux moyens d'assurer la régularité et la sûreté de l'exploitation sur les chemins de fer, volume publié récemment par ordre du ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics. C'est un document d'une haute importance et d'un intérêt trop général pour que nos lecteurs ne désirent pas en connaître au moins la substance et les résultais les plus saillans. On les trouvera exposés d'une manière beaucoup plus étendue et plus approfondie que nous ne saurions le faire ici dans le rapport très développé rédigé par M. Tourneux, secrétaire de la commission et chef de division au ministère des travaux publics, rapport écrit avec clarté et précision, et qui abonde en indications précieuses. Ce rapport, en même temps qu'il fait grand honneur à son auteur, est un complet témoignage des recherches attentives et persévérantes auxquelles s'est livrée la commission nommée à la fin de 1835, alors que le gouvernement était en quelque sorte mis en demeure de s'occuper des accidens de chemins de fer à la suite des récentes catastrophes qui avaient si vivement ému le puhlic.

L'enquête porte sur toute l'étendue de la période écoulée depuis rétablissement du premier chemin de fer en France, c'est-àdire depuis le mois de septembre 1855. Les questions que la commission avait à résoudre, si on les ramène à leurs principaux chefs, étaient évidemment indiquées. Quel est le nombre des accidens? Quelles en sont les causes? Ces causes peuvent-elles être prévenues et quels en sont les moyens? Nous n'avons pas à revenir en détail sur la première de ces questions, dont s'est déjà occupé ce journal. D'après l'analyse de notre collaborateur M. Alloury, dont nous 1 nous bornons à rappeler les termes, le

nombre des personnes tuées ou blessées depuis l'établissement des chemins de fer en France est évalué par le rapport à 2,978, dont 999 ont été tués et 1,979 ont reçu des blessures. Mais il est à remarquer que le plus grand nombre de ces victimes, S94 tués et 1,556 blessés, en tout 1,950, se compose des agens des Corru pagnies, dont plus des quatre cinquièmes ont dû leur sort à des imprudences ou à des accidens indépendans de l'exploitation. En outre, si l'on défalque encore les autres victimes qui ne faisaient pas partie des personnes transportées, on trouve que le nombre des voyageurs qui ont été victimes des accidens arrivés pendant les vingt années écoulées de 1835 k 185G est de 160 tués et de 509 blessés. Dans le nombre des voyageurs tués et blessés, il faut aussi faire la part de ceux qui ont été victimes de leur imprudence ou de faits étrangers à l'exploitation. Quoique la proportion en soit moins élevée que pour les agens des Compagnies, elle est encore assez considérable, puisque sur les 160 voyageurs tués il y en a 49, et sur les 509 blessés il y en a 107 qui appartiennent à cette catégorie. Toutes ces défalcations faites, il reste donc un nombre total de 1 11 voyageurs tués et de 402 blessés par des accidens imputables à l'exploitation dans l'espace de vingt ans. Si l'on compare ce nombre à celui des 224 millions de voyageurs qui ont été transportés par les chemins de fer durant ces vingt années, on reconnaît qu'il représente un voyageur tué sur plus de 2 millions et un blessé sur 558,000.

Reste le chapitre des causes auxquelles sont imputables les accidens, chapitre de beaucoup le plus important, en ce sens qu'il peut seul mettre sur] la voie des remèdes à employer. Il convient de faire d'abord la part avec la commission à des circonstances qu'on n'est pas parvenu à dompter complétement encore, mais dont l'art, espérons-le, neutralisera de plus en plus les effets. Plusieurs accidens peuvent être mis ainsi sur le compte d'influences atmosphériques, débrouillards, d'orages, rendant les rails gli3sans et aveuglant le mécanicien. Il y a ici, nous le répétons, tout un champ ouvert à l'industrie, à l'esprit d'invention. L'exploitation ne saurait être accusée en aucune sorte de n'avoir pas devancé des perfectionnemens qui ne peuvent être que successifs. L"§ causes qui doivent être imputées à l'exploitation des chemins de fer sont à leur tour susceptibles d'une division que le rapport a soin de constater. Il faut citer celles qui se rapportent d'une part à l'état défectueux ou à l'imperfection de la voie et du matériel moteur et roulant; d'antre part à l'inobservation des mesures de police qui doivent assurer la marche des trains. C'est-à-dire que les premières semblent mettre en cause surtout l'exploitation générale des Compagnies, les secondes la responsabilité directe et personnelle des agens. Dans cette catégorie on peut ranger les accidens occasionnés par les vices du système suivi dans la construction de la voie et de ses accessoires et parle dépérissement des rails, coussinets et traverses; on a compté 105 accidens attribuables à l'état de la voie; par l'usure ou les défauts du matériel moteur et roulant, locomotive, tender, voitures et wagons, on constate 125 accidens imputables à cette cause; enfin, par la formation des convois, attelage de voitures et wagons, freins chargemens défectueux 10 accidens en sorti résultés, sans compter 18 incendies. Il faut observer toutefois que la plupart de ces accidens n'ont pas été sérieux et n'ont équivalu qu'à de simples retards.

Lorsqu'un accident de chemin de fer vient d'avoir lieu, un double sentiment se fait jour: l'effroi bien naturel qu'inspirent ces catastrophes qui trop souvent tuent par masses, et une vive irritation. Nous voudrions pouvoir dire que ce dernier sentiment n'est en rien fondé ou qu'il ne l'est que très faiblement; malheureusement c'est impossible devant les résultats de l'enquête, qui n'accusent que pour une trop grande l'incurie et la négligence du personnel attaché au service de l'exploitation. Prenons pour exemple les plus dangereux de ces accidens, les déraillemeus et les collisions. Nous verrons qu'en partageant les accidens de ce genre entre ceux qui sont dus d'un -côté à l'état de la voie, au matériel moteur, à des causes diverses, et ceux qui d'autre part doivent être imputés aux agens, la moitié doit être renvoyée à la responsabilité des agens. Si en effet, pour les déraillemens, 25 pour 100 leur sont seulement imputables, on doit leur attribuer 80 pour 100 du nombre des collisions, accidens encore plus funestes, puisque sur le chiffre total de 587 tués on blessés, 411 l'ont été par suite de collisions et 176 seulement par suite de déraillemens.

La question des remèdes forme à la fois la partie la plus technique et la conclusion naturelle des recherches de la commission ainsi que du savant travail de M. Tourneux. Les uns se rapportent au matériel, et exigent, pour être compris comme pour être exposés, toute la science de l'ingénieur. Parmi les questions si nombreuses dont la commission s'est occupée, il faut signaler du moins celle du retournement des rails, celle de l'obstruction des voies par les amoucellemens déneiges, celle de l'altération du fer des essieux, celle du lestage des wagonsfreins, enfin les recommandations faites aux Compagnies de consolider les joints des rails au moyen d'éclisses, d'adopter des signaux uniformes sur tous les chemins de fer, et de continuer des études jusqu'ici, à ce qu'il paraît, trop peu fécondes encore en résultats, sur les moyens de tirer parti de la télégraphie électrique. Les remarques présentées

par le rapport au sujet des signaux 's'ont JignéS d'un particulier intérêt. Sous la réserve du vœu émis en ce qui concerne l'uniformité si désirable des signaux mobiles, la commission c,vâ?i pouvoir dire que le système de signaux adopté en France par les Compagnies de chemin de fer présente toutes les garanties possibles de sécurité pour les trains en marche. Ce système, considéré isolément pour chaque ligne est simple, facile à comprendre et à employer tel enfin qu'il doit être eu égard au niveau moyen de l'intelligence des agens qui ont à le mettre journellement en pratique. Mais si la marche des trains est convenablement garantie contre les dangers extérieurs par les agens placés sur la voie, elle ne l'est pas au même degré contre les déscrdres intérieurs qui pourraient se révéler dans le parcours, et qui nécessiteraient un arrêt immédiat. La discussion des moyens à employer pour atteindre ce but tient une assez grande place dans le rapport. Il faudrait, y est-il dit, d'une part, que les conducteurs et les gardes-freins fussentniisen rapport constant avec le mécanicien, et, d'autre part, que leur position dans le train leur permit de surveiller avec une attention constante tous les faits de nature à influer sur la sûreté des voyageurs. La commission constate que ce double problème n'a pas encore reçu une solution complètement suffisante. Cependant le terrible accident qui s'est produit sur la ligne de l'Est, par le fait de l'incendie d'un fourgon à bagages, et dans lequel quatre personnes ont perdu la vie démontre l'urgence d'une solution. Car il est bien certain que si le conducteur chargé de la conduite du train avait été placé de manière à voir tout son train et à portée de se faire entendre du mécanicien, il eut, au premier signe d'incendie, donné l'ordre d'arrêter, et l'arrêt eut pu se faire assez rapidement pour que les voyageurs, tentés de sauter sur la voie pour échapper à l'incendie, n'eussent pas eu le temps de mettre leur funeste dessein à exécution.

Les divers essais proposés pour agir mécaniquement d'une extrémité à l'autre du train, soit sur le sifflet de la locomotive, soit sur un timbre placé près de l'oreille du mécanicien, n'ont pas paru à la commission conçus de manière à atteindre le but, et ceux, en petit nombre, qui ont été expérimentés par les Compagnies, ont été abandonnés à cause de leur complication ou de leur insuffisance.

Le système le plus pratique, quoique encore imparfait, est, d'après le savant rapport que nous avons sous les yeux, celui qui consiste en un timbre placé sur le tcnder, dont le marteau peut être au moyen d'une corde miseàla disposition duconducteurquioccupe la vigie du fourgon i bagages, la tète tournée vers la queue du train. Les conducteurs gardes-freins, répartis dans le reste du convoi, peuvent, au moyen de leurs drapeaux, faire des signaux au conducteur de tête, qui peut donner au mécanicien le signal d'arrêt et garantir ainsi la sécurité du train. Ce système vient d'être imposé à toutes les Com- pagnies. Du reste les études se poursuivent à ce sujet, et aujourd'hui la Compagnie du Nord expérimente l'emploi d'une corde régnant, comme en Allemagne et en Hollande, sur tous les wagons du train et agissant sur un sifflet à vapeur spécial. Quelques personnes désireraient qu'il-fùt possible de mettre à la disposition de tous les voyageurs un moyen de donner au mécanicien le signal d'arrêt. Des recherches sérieuses n'ont pas été faites dans cette direction par les Compagnies et on le comprend; en effet, outre que le problème se complique au point de vue mécanique, il y aurait à craindre que certains voyageurs ne se fissent un jeu de répandre l'alarme, en provoquant l'arrêt des trains, ou n'abusassent du moyen mis à leur disposition exclusivement pour les cas graves, en donnant le signal d'arrêt pour des causes petites ou sans gravité réelle. Dans tous les cas, la commission pense que si la science parvient à résoudre le problème, l'administration ne devrait autoriser l'installation de l'appareil dans les trains que lorsque la législation permettra de punir de peines très sévères les voyageurs qui feraient un emploi abusif de ce moyen de sécurité., Revenons au personnel, qui occupe dans cette question, on vient de le voir, une grande place tout ù fait en rapport avec celle que la commission d'enquête lui a donnée dans ses préoccupations. Voici, à ce point de vue, quelles conditions peuvent assurer, selon la commission, h sécurité des voyageurs c'est d'abord le choix intelligent sous le rapport de la capacité et des connaissances pratiques; c'est ensuite le nombre des agens mis en rapport constant avec les besoins du service; enfin les autres élémens nécessaires d'une bonne solution sont le temps de travail équitablement fixé et la rémunération suffisante des services en temps d'activité,. à laquelle se joint la constitution des, caisses de secours pour les cas de blessures et de maladie, et de caisses de re-. traite pour la vieillesse. Le rapporteur s'applique à montrer que les Compagnies sont généralement en règle quant à l'observation de ces conditions si indispensables à la régularité du service et à l'existence des fa-,milles qui vivent de l'exploitation des chemins de fer. La plupart des fails contenus dans l'enquête sont tout à fait à l'honneur des Compagnies, soit quant à l'étendue des garanties qu'elles exigent, soit quant à ia manière toute paternelle dont les employés sont traités. Cependant sur le premier point, le nombre des accidens dus aux agens nous semble prouver que


ia sévérité des Compagnies doit être encore renforcée condition qui n'est possible que si les employés de chemin de fer, qui font un métier si pénible et souvent si dangereux, reçoivent une paye au-dessus du niveau de celui des fonctionnaires et employés de l'Etat d'un grade analogue, ce qui est leur situation actuelle, d'après le témoignage de l'enquête. Des avantages particuliers ont été faits d'ailleurs aux employés par quelques Compagnies, notamment par celle d'Orléans, dont le système de participation aux bénéfices, qui fonctionne au profit de la masse de ses agens, a été souvent cité et justement vanté. Tout ce que les Compagnies pourront faire pour s'assurer un bon personnel en l'intéressant fortement à la régularité de l'exploitation devra être vivement encouragé par l'administration et applaudi par le public.

Bref, en nous associant aux éloges donnés par le rapport à tout ce que les Compagnies ont accompli et tentent de bon et d'utile, nous finissons en disant avec l'honorable rapporteur « Les hommes de science sont au niveau de l'œuvre nouvelle c'est aux hommes d'ordre et de prévoyance à prouver par le choix de leurs agens, par une réglementation claire et facile à comprendre, par une surveillance de tous les instans, qu'ils ne sont pas au-dessous de leur tâche; car c'est entre leurs mains qu'est remise la vie des milliers de voyageurs qui circulent tous les ans, et c'est sur eux que doit peser la responsabilité morale, sinon matérielle, des accidens. D- bacdhillaut.

IS!oavelle@ étrangères.

AUTRICHE.

Vienne, 14 juin.

On sait à Vienne qu'outre les deux bataillons dont une dépêche a annoncé le débarquement et la marche sur Trebigne, de nouveaux renforts doivent partir de Constantinople pour aller grossir l'armée turque de l'Herzégovine. Elle atteindra bientôt le chiffre de 30,000 hommes. Il va sans dire que le gouvernement autrichien n'a aucun motif de contrarier le plan de campagne combiné à Constantinople. Ce qu'on a dit récemment d'un nouveau traité intime entre la Turquie et l'Autriche, et qui serait applicable à certaines éventualités, ne repose sur aucun fondement.

(Correspondance Havas.)

PRESSE.

Berlin, 17 juin.

L'attitude qu'a prise la Prusse, par suite du refus de l'Autriche et du grand-duché de Bade de la laisser participera à la garnison de I.astadt, n'estpas restée sans produire un certain effet a Vienne et à Carlsruhe. On a fait parvenir ces jours-ci à Berlin des communications qui contiennent des concessions, et il devient très probable que le différend est en voie d arr -ingénient. Les droits de la Prusse seront

respectés.

reonCrecôit des nouvelles très favorables des contrées de la monarchie qui produisent du vin et une baisse commence à se manifester sur cet article. Malheureusement le prix des seigles s'élève par suite de la grande séche-

resse.

Le ministre anglais, lord Bloomfield, est mrti pour Kissingen, et ne se rendra à Londres qu'après avoir pris les eaux. Pendant son absence, le premier secrétaire de la légation remplira les fonctions de chargé d'affaires. M Alexandre Dumas fils -?st arrivé ici, se rcadant à Saint-Pétersbourg. Il est accompagne de oiusieurs officiers russes.

e (Correspondance Hâtas.)

PIÉMONT.

Turin, 17 juin.

Dans la séance de la Chambre des Députés du 16 iu in, le député Alfieri a interpellé le gouvernement au sujet de l'heureuse solution de l'affaire du Cagliari.

Le Parlement, dit l'orateur, a déjà consacré par ses suffrages la conduite à la fois prudente et hardie du ministère relativement à la politique étrangère. Nous possédons un te 'fitoire restreint, une armée brave, mais peu nombreuse, un trésor peu fourni. Il faut donc que le pays supplée aux ressources matériel es Sa les ressources morales et se montre uni à son gouvernement dans tous les grands actes. Il serait peu séant pour la dignité du Pirle- ment et peu conforme à l'intérêt que les mem™es de cette e chambre prennent à la politique extérieure que cette Chambre ne fùt pas informée d'une manière explicite et solenS du résultat d'un différend qui nous a le "temps tenus en perplexité. Il a été fait, Leiucoun de discours et de commentaires sur fa courte teneur de la dépêche. Si le nr&identdu conseil n'y voit pas dinconve£ eut convteûdrait qu'il donnât à la Cliamhre des détails Kir Je fait de la restitution; c nk dît si le gouvernement des Deux-Siciles en a donné communication dit,6cV~ à notre el~iii~gé ri'ift'iires le comte de Groppello, et s» je oitieîend demeure ainsi définitivement résolu, Dans ce cas, je m'en féliciterais avec le gouvernement et avec le pays. Les passions manicimles les rivalités de présence ont contribue S la ru ne de l'entreprise italienne. De nomÊreux d sincères amis de l'Italie dcsKBJit que ces fatales erreurs ne se renouvellent plus, Quelque différence essentielle qu'n existe enirp les «rineibe» de notre gouvernement et Âlx des autres Etals de l'Italie, je ne saurais «ubliéi que ces goiiveraemens sont italiens rommè le notre, et que leurs citoyens sont nos S et S féliciterais le gouvernant du roi ?l donnait Exemple de la conciliation, ki les

s~épouses de i5i, 1e président du conseil ao:ot sa-

tïsfalsantes, je soânr,ettrsi à à la Chambre une

11.110t10n de félicitation au gnuvernemen pour

in manière dont il a défeÍl(i.L~ droits de la

Couronne.

CT°DEecAVOUii, président du conseil et, ministre des affaires étrangères J'ai £« de cnosP à ajouter à la lettre du commandeur Carafa, que le ministre napolitain a fait répandre à Naples, et qui se trouve reproduite dans OpiÎS d'aujourd'hui. Cette lettre a paiement communiquée à notre chargé ci'affaiies. il lui a annoncé que l'équipage avait été rendu à la liberté et le Cagliari remis à M. Lyons. En ce qui touche les négociations, la majeure partie des doeuinens ayant été des dépens échangées entre les cabinets de Turin et ̃«e Londres, le gouvernement a cru devoir s'enfendre à cet égard avec le gouvernement anglais. I? aurait été peu convenable, après avoir reçu un service deWlelerre, de publier les documens sans son agrément. H résulte d'une riénêche arrivée de Londres que ce pourra être l'intention du gouvernement anglais de preuere l'initiative de «site publication. Dans ce cas ie™oWernemenî ne tardera pas à donner de lapublicité à tous les .actes.

Quant à l'avenir, je ne crois pas powrçir enireï en explications; je ne connais pas les intentions de la cour de Napies, La dépêche du commandeur flarafa laisse lesclioses dans l'incertitude. Je croirais peu prudent d'entrer aujourd'hui dans d'auu-es éclaircissemens, et je croîs aue la Chambre voudra bien continuer au ministère sa confiance pour l'aeufevement de

cette affaire.

Je suis très reconnaissant au préopinant des intentions qu'il a manifestées mais je le prierai de vouloir bien ne pas donner suite il sa înotkm Il me semble quesi nous avons obtenu justice, ce n'est pas là un acte qui exige de la part de la Chambre une manifestation spo-

ciale.

Le ministère est infiniment satisfait de l'aptkiix que la Chambre voudra bien lui continuer Jour sa politique extérieure, à l'égard de laouelte il n'y a pas de dissentiment sur les Sancs Wfeéraux; il n'a pas besoin que la ChamS ? rende un vote sur un acte qui, tf est pis encore compiétemen t achevé. (Opmiom.)

GRANDE-BRETAGNE. ( Londres, 18 juin. ̃ <

Cité, midi. Les Consolidés, qui étaient ( à 95 3/4 7/8 sont à 95 S/8 coupon détaché 1 pour compte. Fonds étrangers Emprunt turc, Six pour 100, 95 3/4; Trois pour 100 espagnol, 45 1/2; Mexicains, 20 1/2.

Cité, deux heures. Consolidés, 95 1/2 3/4; nouveau Trois pour 100 et Trois pour 1O0 réduit, 96; Actions de la Banque, 221. (Globe.) Le roi des Belges est arrivé au palais de Buckingham à six heures moins vingt minutes. (Morning Post.)

CHAMBRE DES LORDS.

Suite et fin de la séance du 17 juin.

l'évéque D'OXFORD présente une pétition des habitans de Sainte-Mary, à la Jamaïque, qui se plaignent de la violation continuelle des traités qui imposent à l'Espagne l'obligation de supprimer la traite des noirs dans l'ile de Cuba; les pétitionnaires demandent, qu'on prenne des mesures pour contraindre l'Espagne à remplir ses engagemens.

L'évoque d'Oxford entre dans tous les détails de ces traités, conclus à différentes époques. L'importation des esclaves à Cuba est condamnée par l'opinion publique mais le capitaine général et d'autres personnes haut placées y trouvent leur profit, et ce trafic continue malgré l'opinion publique. Ces, profits sont même partagés par des personnes placées près du trône d'Espagne.

L'Angleterre est obligée de forcer l'Espagne à observer les traités. C'est un devoir envers les colouies des Indes-Occidentales qui, par l'égalisation de la taxe sur le sucre provenant du travail libre et du travail des esclaves, sont exposées à une concurrence déloyale. Tant que file de Cuba continuera à importer des esclaves, il faudra toujours craindre qu'il n'y ait une collision avec les Etats-Unis. On devrait forcer l'Espagne à faire pour Cuba ce que le Portugal a fait pour le Brésil où la traite a été abolie. L'Angleterre a le droit et il est de son intérêt de ne pas permettre que les traités restent une lettre morte.

LORD BnouGH.vu demande au gouvernement d'user de toute son influence sur l'Espagne dans cette question. Il n'y a pas d'escadre assez vigilante pour arrêter le trafic sur la côte de Cuba. Ce qu'il faut, c'est empêcher la corruption des gouverneurs de Cuba, qui s'enrichissent en permettant de débarquer des nègres dans l'ile. De cette manière il n'y aurait plus de difficultés entre l'Angleterre et l'Amérique, puisque ces difficultés proviennent du droit de visite.

La manière dont on se procure des nègres sur la côte d'Afrique pour les transporter à la Martinique sous le nom d'émigrans libres ne doit pas être oubliée dans toutes les communications qui auront lieu à ce sujet avec la France.

Les habitans de la Jamaïque ont le droit de se plaindre de la traite. Le fardeau qui pèse sur les planteurs est augmenté par ce trafic contre nature et infernal.

LORD malmesbury Cette question n'intéresse pas moins les autres pays que le nôtre. Je regrette néanmoins de dire que nous ne sommes pas secondés sur ce sujet par les autres nations, comme nous pourrions souhaiter de l'être, et c'est là un des plus grands obstacles contre lesquels- nous ayons à lutter.

Avec une parfaite justice, l'évêque d'Oxford a très sévèrement blâmé le gouvernement espagnol de permettre une impudente violation du traité et de laisser commettre d'atroces cruautés envers la race africaine, malgré toutes les dépêches adressées à cet égard par l'Angleterre à l'Espagne si toutes ces dépêches étaient mises à la suite l'uae de l'autre, elles iraient d'ici jusqu'à Cuba.

Tous les ministres anglais qui se sont succédé au pouvoir ont fait ce qu'ils ont pu pour engager l'Espagne à remplir son devoir, mais ils ont complétement échoué. L'Espagne nous a opposé cette résistance passive qui est la plus difficile à vaincre, et ce n'est pas sans risquer beaucoup de nous brouiller avec d'autres pays que nous avons tenté de prendre des mesures énergiques qui auraient pu nous entrainer dans une guerre.

Le ministre des affaires étrangères de l'Angleterre ne peut agir tout à fait d'après l'opinion qu'il a comme Anglais sur ce sujet. Il risque tellement de blesser les autres nations qui n'ont pas là-dessus un sentiment aussi profond que nous, que chaque mesure, chaque démarche doivent être adoptées avec circonspection, et le ministre ne peut agir avec autant de vigueur qu'il le voudrait.

Non seulement les autres nations n'ont pas une telle haine que nous contre l'esclavage, mais encore elles n'admettent pas même les doctrines de droit qu'a exposées mon noble et docte ami qui a parlé le dernier. Il a dit t qu'entre le droit de recherche et le droit de visite il y a une différence; que bien que nous n'avons pas le droit de recherche, nous avons celui de visite, afin de faire la police de l'Océan. Les Etats-Unis ont constamment et catégoriquement refusé d'admettre cette distinction. Ils disent que pour "aucun motif un navire portant le pavillon américain ne doit être abordé que par un bâtiment américain, à mains que ce ne soit aux risques et périls de l'officier qui l'aborde ou le détient.

Il n'v a pas longtemps que nous avons essayé d'obtenir de toutes les nations civilisées une convention en vertu de laquelle nos officiers pourraient savoir jusqu'où ils devraient aller dans le cas ils soupçonneraient un navire, de manière à se mettre à l'abri des conséquences résultant' de toute erreur qu'ils auraient pu commettre en abordant un navire d'un autre pays.

.J'ai été devancé par le gouvernement français qui ft .déclaré que nul bâtiment français ne devait être ûcienu, arrêté ou abordé, mais qu'on prendrait certaines rassures qui pourraient faire connailre, quoique fort peu efficacement, si tel ou tel avait le droit de porter le pavillon qui flotte à son mât.

J'ai adià£s l.o droit international tel que l'a posé Je ministre des affaires étrangères d'Amérique, après l'avoir soumis a l'autorité des jurisconsultes de la Couronne. Mais j'ai fait savouen même temps au gouvernement américain, dans les termes les plus énergiques qu'il m'a été possible, que si l'on apprend oue le pavillon ̃ le l'Unifia Pouvre toutes les iniquités, il est évident que tous les pirates, tous les trafiquans d'esclaves le porteront et n'en auront pas d autre que l'opprobre en rejaillira nécessairement sur cette noble bannière, et qu'au lieu de soutenir l'honneur du pays en persistant obstinément dans sa présente déclaration, le "ouvevnèrrieat américain amènera le résultat contraire, à savoir que ia pq.yil.lon américain sera prostitué aux îins les plus primii;elfeg. Je continuerai de soutenir qu en ces temps de civilisation, avec de nombreux bâlimens naviguant sur l'Océan, il faut qu'une police s'exerce sur l;.Qcéan; qu'il faut qu'il y ait, sinon

un droit établi par Ja ? jnternationale, du

moins un accord parmi les salions civilisées précisant le point jusenrou l'on peut aller pour vérifier la nationalité das navires et constater leur droit de porter un pavillon particulier. D'après le langage que j'ai employé, dapras les entretiens que j'ai eus avec le ministre américain résidant en Angleterre, d'après les observations" .contenues dans un document fort habilement rédigé par le geapfftl Uss, j'ai toute raison d'opérer qu'il pourra être fait

avec les Etats-unis cjuusq^ ananacmu,. cette sorte qui pourra nous peymeftre ue yenfier les pavillons de tous les pays sans risquer d'offenser celui auquel appartient le navire. Je dirai géuïemeift que nous avons, ce me semble commis une famé &n envoyant nos escadres dans les eaux de Cubà'au iieu dp les laisser sur ia côte d'Afrique.

Sur la .côte de Cuba elles sont dans les eaux d'-Vmérique: les nayires détenus sont expédiés de ces pays; nul doute .qu'Us ont à bord (les provisions pour des esclaves; nul doute qu'ils vont en Afrique et qu'ils eu reviennent ayee des esclaves, mais ils n'en portent point lors>qu'ils sont arrêtés.

L'amiral Fanshaw qui va commander la flotte de S. M. dans la Méditerranée, m'a dit que les opérations de nos escadres sur la côte d'Afrique étaient si efficaces que la traite des esclaves, au commencement de 1# guerre de Russie, était presque anéantie. ïlnraatiirméque lorsqu'il prit, il y a environ dix ans, le comman.- dement de cette station, cinquante-quatre ne- gwefs fur înt capturés dans la première année

cinquante l'année suivante, et pas plus de deux ou trois l'année d'après que pendant le commandement de l'amiral qui lui avait succédé, les captures furent réduites à un nombre presque insignifiant. Toutefois, durant la guerre de Russie, il fallut rappeler une grande partie de notre escadre, et il en résulta que la traite reprit de l'activité.

Je dois dire que sur cette question la conduite de l'Espagne envers nous a été marquée par la plus noire ingratitude. En plusieurs circonstances, nous avons pris son parti contre ceux qu'elle soupçonnait de desseins hostiles à son égard.

La politique de l'Angleterre et des autres nations européennes a toujours été de soutenir l'Espagne, de protéger sa possession de Cuba contre des invasions ennemies, et d'empêcher toute convention qui pourrait l'engager à s'en détacher.

Mais si l'Espagne continue de manifester cette absence de tout principe, cette profonde et basse ingratitude qu'elle a montrée envers l'Angleterre crui a été sa constante amie, je

n'hésite pas à dire qu'elle doit s'attendre à voir r l'indifférence prendre la place de l'amitié, et, au lieu que nous nous déclarions en sa faveur, nous l'abandonnerons, il faut qu'elle s'y attende, à toutes les conséquences qui pourront s'ensuivre.

Il ne me reste plus maintenant qu'à vous raconter brièvement ce qui s'est passé sur la côte de Libéria, et dont mon noble ami vous a parlé. Un bâtiment était mouillé sur la côte d'Afrique; il avait à bord un certain nombre de nègres que le gouvernement français appelait émigrans, mais qui n'étaient ni plus ni moins que des esclaves. Ils étaient enchaînés; mais, en l'absence du capitaine, qui s'était rendu à terre, ils réussirent à se soulever et massacrèrent l'équipage, excepté le chirurgien; puis ils mirent à la voile et partirent. Informé de ce désastre, un vaisseau anglais pourchassa le négrier, qui se rendit sur-lechamp sans résistance; les nègres manifestèrent la plus vive allégresse à la vue du bâtiment auglais. Le capitaine français, qui l'avait suivi dans un canot, prit le commandement du vaisseau. Mais l'amiral français ou le commandant de la station réclama le'bàliment et l'emmena hors des eaux de Libéria.

Au point de vue de la question légale, nous n'avions pas le droit de prendre le négrier dan s les eaux de la Libérie sans l'adhésion du gouvernement libérien. Le débat existe donc maintenant entre le gouvernement français et celui de la Libérie.

Le gouvernement anglais n'a rien à voir dans l'affaire. J'ajouterai seulement que le gouvernement actuel de S. M. profitera, comme celui qui l'a précédé, de toutes les occasions qui pourront se présenter pour protester vis-àvis du gouvernement français contre un système qui, bien qu'on lui donne ostensiblement le nom d'émigration, ne peut être appelé, pour bien dire la vérité, qu'un renouvellement de la traite.

LORD wodehouse doute qu'il soit d'une bonne politique d'avoir voulu réprimer la traite des noirs à bord des navires étrangers. Mais puisqu'on est entré dans cette voie avec tant de sacrifices, il ne croit pas qu'il faille maintenant y renoncer.

LORD GREY n'hésite pas à dire qu'aux yeux de Dieu et des hommes le gouvernement français et celui des Etats-Unis sont responsables de la dévastation des contrées de l'Afrique où le commerce et la civilisation allaient prendre racine. En agissant contre les Etats-Unis, il faut montrer dela prudence. Quant à la France, ce serait une telle honte que cet empire se fut transformé en un gigantesque traiicant d'esclaves, que cela eji à peine croyable. Le noble lord termine en disant que les nègres avaient parfaitement le droit de recouvrer la liberté, même par les moyens extrêmes qu'ils avaient adoptés.

LORD clarendon dit qu'il proposera certainement que les papiers dont il s'est agi soient communiqués à la Chambre. Du reste, ce système, quelque nom qu'on veuille lui donner, n'est ni plus ni moins que la traite des esclaves. La Chambre, dit-il, serait cliarmée de savoir qu'en conséquence des représentations qui lui ont été adressées par notre gouvernement, celui de-France a déclaré qu'il a l'intention de changer complétement le système qu'il a suivi.

lord malmesbury répond qu'il ne croit pas que l'intérêt public exige le dépôt de ces pièces sur le bureau de la Chambre.

La discussion d'a pas de suite.

Séance du 1 juin.

LE marquis DE lansdowne Je demande la permission d'appeler l'attention de la Chambre sur un sujet de grande importance, et je regrette que le noble comte qui est à la tète du gouvernement ne soit pas là.

Je demande si le gouvernement s'oppose à ce que la Chambre des Communes communique à la Chambre des Lords les résolutions qui viennent d'être adoptées au sujet du bill de l'Inde. Ces résolutions étant communiquées à la Chambre, elle sera en état d'examiner compIétement l'ensemble de la mesure, et de se former ainsi une opinion sans attendre la mesure avec tous ses détails.

LORD malmesbury En l'absence de lord Derby, je demande au noble marquis de vouloir bien permettre qu'on ajourne à lundi prochain une réponse positive à sa question. En attendant, je communiquerai ses observations à lord Derby, qui donnera à leur examen toute l'attention qu'elles méritent.

Le bill relatif au droit d'éleclion passe en comité.

La séance continuait au moment du départ (lu courrier.

CIJA1IBUE DES COMMUNES.

Suite et fin de la séance dit 17 juin.

La sixième résolution du bill de l'Inde est mise en discussion. Elle est ainsi conçue « Les membres du conseil qui seront nommés par la Couronne devront satisfaire à certaines conditions; la moitié au moins des membres élus devra satisfaire aux. mêmes con-

ditions. »

LORD stanley, après avoir fait observer que la Chambre a déjà décidé qu'une partie des membres seraient élus, passe en revue les différens modes d'élection. Il propose ce qui suit: « Huit membres seraient nommés par la Couronne, et les sept autres par la Cour des Directeurs actuelle qui les choisirait parmi ses membres. En cas de vacance par décès on y pourvoirait alternativement par une nomination de la Couronne et par une élection déférée à tout le conseil. Il

lord palmerston dit que c'est là un projet tout nouveau et qu'il faut qu'on ait le temps d'eri délibérer.

Après une discussion assez longue, LE chancelier DE l'échiquier propose que les sixième et "septième résolutions relatives au conseil soient omises pour îè moment. Cest ce qui a lieu, et le gouvernement s'engage à présenter, en attendant, un bill fondé sur les résolutions adoptées par la Chambre.

Ce bill sera discuté jeudi.

Séçince dit 18 juin.

m. crmvforb annonce que le C juillet il appellera l'attention de la Chambre et proposera une résolution au sujet de la destruction de biens apparlenant à des sujets anglais dans le golfe de Bothnie pendant la dernière guerre avec la Russie.

sm DE lacy evans demande au secrétaire d'Efat de la auerre sur quels fonds la légion allemande,' aïi cay de BtftynerEsnévamse, 4 été payée pendant la dernière guerre. le fiÉxÉnAL peel Lé paiement a été fait naï' sir "Ô'èôvge "lire* sur i| (jajsçe des commis? sariais, au lieu d'être préleva sur les recéfïcs

0.1.1, r"a u,nmnrn nanrlanl ÍiI1~il pfîtit

au ministère, a envoyé des instructions pour queia ;4gicn allemande fut pajée par la colonie et non 'par te gouvernement de la reine. J'ai partagé cette opinion', 'ét'denuis que je suis entré au secrétariat j'ai envoyé des instructions dans le même sens.

M noitsFAU; demande au sous- secrétaire d'État des affaires étrangères s'il y a quelque vérité dans lés rapports de quelques 'journaux français au sujet d'un ai-rangement qui restreindrait les pouvoirs discrétionnaires des plénipotentiaires en Chine et leur ordonnerait de négocier à Canton, à Pékin ou ailleurs. m. seyjiqi'r Fitzgerald Il n'y a aucune vérité dans les rapports publiés par certains journaux au sujet de la prétendus restriction des pouvoirs âisçréljonnaires des plénipotentiaires,

Sur la motion de l'ajournement de la Chambre à lundi, m. p. o'brien appelle l'attention du gouvernement sur l'inopportunité d'entretenir la force navale considérable, actuellement employée sur la côte occidentale d'Afrique et dans les eaux des Indes-Occidentales pour la suppression de la traite des noirs. LE général peel, en réponse à une question du COLONEL french, déclare que le gouvernement n'est pas dans l'intention de licencier actuellement de nouveaux régimens de milice. Les envois de troupes aux Indes se font dans les proportions mensuelles ordinaires. Si l'on a licencié seize régimens de milice, c'est qu'ils avaient fourni leur contingent à la ligne. La séance continuait au départ du courrier.

Faits divers. ` La sixième séance de la conférence a eu r lieu aujourd'hui. (Patrie.) r Par décret du 11 juin, M. Penot, docteur ès sciences, professeur au collège de Mulhouse et 1 directeur de l'Ecole préparatoire à l'enseignement supérieur des sciences et des lettres de la même ville (trente-trois années de services), ] est nommé chevalier de la Légion-d'Honneur. 1 -Par décret du 12 juin la nomination de ( M. Adolphe Trébuchet, comme membre associé ( libre de l'Académie de Médecine, en remplace- r ment de M. le vicomte Iléricart de Thury, décédé, a été approuvée.

On lit dans le Journal de Dresde du 12 juin:

« S. M. le roi de Saxe vient d'instituer un consulat dans le royaume de Pologne et a nommé son consul "à Varsovie M. Stanislas Lesser, négociant de première gilde, ban- quier et conseiller de commerce. »

Les navigateurs sont prévenus que la balise en charpente installée sur le quai Napo- léon, à Cherbourg, pour indiquer, concurremment avec le clocher d'Octeville, la direction de la passe orientale de la rade, sera suppri- mée à partir du 1 juillet prochain. (Moniteur.) La communication télégraphique sous-marine entre Boue et Cagliari, qui était interrompue depuis le 9 de ce mois, vient d'être rétablie, et les dépêches peuvent être envoyées de nouveau en Algérie. (Idem.) On lit dans l'Althbar

« Par les soins du préfet d'Alger, divers échantillons de notre récolte de 1858 ont été expédiés en France, du 25 mai dernier au 3 juin courant.

» Ces échantillons consistent en blé dur, en blé tendre, en orge, en seigle, etc.

» Ils ont été envoyés aux halles aux grains de Marseille, de Lyon, de Paris, de Strasbourg, de Lille, de Nantes, d'Amiens, de Soissons et du Havre, pour y être exposés aux i égards émerveillés du public, et pour prouver à la France, qui ne songe pas encore à la moisson, quelle est l'influence hâtive du soleil d'Afrique et combien sont précoces les terres de l'Algérie. » Au point de vue de l'alimentation de la France, cette précocité de nos champs est un avantage des plus précieux, et l'exposition des échantillons dont il s'agit sur les principaux marchés de la métropole constitue pour nous la meilleure, la plus légitime, la plus éloquente des réclames. »

On écrit de Reims, le 18 juin

« Jeudi matin a sonné pour Collignon, condamné à mort aux dernières assises de la Marne, l'heure fatale de son expiation. On se souvient dans quelles circonstances odieuses et par quel moyen honteux Collignon avait assassiné sa malheureuse femme.

» Aidé de deux complices, il avait maintenu sa victime, déjà paralysée des jambes et presque privée d'intelligence tandis qu'une vieille mégère pratiquait sur elle une opération cruelle dont les suites devaient entraîner la mort. Mais pour en finir plus vite, il s'était servi d'un oreiller et avait produit l'asphyxie. » Les deux femmes, complices de ce meurtre, avaient été condamnées aux travaux forcés à perpétuité. Collignon seul devait payer le crime de sa tête. Réveillé à quatre heures du matin, il s'écria «Faut-il mourir pour les autres! » Depuis deux jours, il pressentait l'arrivée de sa dernière heure mais une grande prostration s'empara de lui. Il reçut des mains de M. l'abbé Fescourt les secours de la religion.

» Possesseur d'une somme de 119 fr., il dicta à son confesseur ses dernières volontés et l'usage qu'il voulait faire de ce pécule. Il disposa d'une somme de 25 fr. pour faire dire des messes pour lui-même; d'une autre somme de 25 fr. pour des messes en faveur de sa femme, qu'il a prétendu jusqu'à la fin n'avoir pas assassinée de 25 fr. encore pour les détenus les plus pauvres de la prison de Reims, et enfin de diverses petites sommes, à titre de souvenir, envers des personnes qui lui avaient témoigné de l'intérêt.

» Après la toilette du condamné, Collignon a été porté sur la fatale charrette et de là conduit au lieu du supplice. »

(Courrier de la Champagne.)

Dimanche dernier, jour de l'octave de la Fête-Dieu, un malheur est arrivé à Tréloup, canton de Condé. Il est une coutume qui existe encore dans différentes communes et qu'il serait bon de voir supprimer à cause des accidens qui peuvent en résulter c'est celle de tirer des coups de fusil à chaque reposoir et perdant que le prêtre donne la bénédiction du SaintSacrement à la foule agenouillée.

Dimanche dernier, après avoir assisté à la procession et avoir tiré des coups de fusil à chaque reposoir, les jeunes gens de la commune de Tréloup furent invités par le maire qui les conduisit chez un débitant et leur lit servir des rafraîchissemens.

Après de joyeuses libations, ces jeunes gens s'assemblèrent à la porte de l'auberge pour faire feu à la sortie et en l'honneur du maire; malheureusement l'un d'eux, nommé Réné Assailly, âgé de vingt ans, en essayant la gâchette de son fusil, laissa tomber le chien sur Uamorce; le coup partit et la bourre frappa à !a gorge le sieur Jules Collard, qui tomba à la renverse sur le sol.

Relevé dans un état alarmant et transporté à son domicile, l'infortuné Jules Collard, malgré tous les soins qui lui furent prodigués, a succombé après trente-six heures d'horribles souffrances. (Journal de l'Aisne.) Voici, dit le Nouvelliste de Rouen, quelques détails sur un épouvantable crime qui a été commis dans la commune de Plasnes, le 12 de ce mois, auprès de la route de Paris à Cherbourg et du chemin Cauchet

« La nommée Allaume, jeune et jolie fillq de quinze ans, très forte pour son âge, travaillait, vers sept heures du soir, dans les champs. Sa tante, qui l'avait quittée il y avait à peine une heure, ne la voyant pas revenir, | alla pour la chercher craignaqt qu'il ne, lui fqt arrivé quelque accident, parce qqe le sang dé| férrrilnait assez 'souvent chez elle des évanouissemens. Sa tante l'aperçut dans le champ, étendue la face contre terre; elle alla chercher du secours pour la relever. Quelle ne fqt pas l'Horreur dea personnes prés'entçs lprsqu'on s:ap,erçut qu'elle était m.orte et que la tète était presque détachée du corps; elle partit qu cou une éqqrme blessure, et de l'examen du corps il est résulté la preuve que la malheureuse fille avait été violée après sa mort par son assassin. Le procureur impérial, le lieutenant de gendarmerie de Bcrnay, accompagnés j des gendarmes de la brigade et de ceux de i toutes les brigades voisines, se sont livres sur iqu's les {joints 'aiix recherches les plus actives, mais jusqu'ici tous les efforts ont été yp,ir,s

pour découvrir l'assassin. Tout çé, que'l'on

| èi'fiit &a:vpir, 'p'est que Je crtoçest l'œuvre d'un

seul liommé, s

Le journal la Gironde a publié dans son i numéro du 10 février dernier un article intitulé 1 Courrier de la semaine, et comprenant, outre des nouvelles ou renseignemens divers, des appréciations ou discussions qui, aux termes de la loi du 10 juillet 1850,'devaienl ^tvë signées de leur auteur. Cet articfe portait la signature de l'auteur ainsi formulée Pqur le Cqtfrrkf de la semaine, Gounouilhou; &ette signature' était précédée de la lettre X.

Le ministère publie vit dans ces faits une contravention à la loi du 16 juillet 1850, en ce que la signature de Gounouilhou avait perdu, ,j pour ainsi dire, sa signification, par la mauière dont elie était formulée et poursuivit Gounouilhou devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Ce tribunal déclara que Gounouilhou étant le véritable auteur de l'article incriminé et l'ayant signé, il avait été pleinement satisfait à la loi.

Sur l'appel du ministère public, la Cour impériale de Bordeaux, par arrêt du 21 avril 1858, adopta les motifs des premiers juges et y ajouta un considérant tiré de ce que, en fait, en faisant précéder sa signature d'un X, Gounouilhou n'avait point eu l'intention d'induire le public en erreur sur le véritable auteur de l'article, mais seulement de lui faire comprendre que les renseignemens qui avaient servi à la rédaction de son article lui avaient été fournis par d'autres.

C'est contre cet arrêt que le procureur général près la Cour impériale de Bordeaux s'est pourvu; mais la Cour de cassation, au rapport de M. le conseiller Legagneur, contrairement aux conclusions de M. l'avocat général Martinet, et sur la plaidoirie de M. Bosviel, a décidé que l'arrêt attaqué n'avait fait qu'une appréciation souveraine des faits, qui échappait à sa censure, et elle a en conséquence rejeté le I pourvoi.

Le sieur Baudoin, marchand épicier, quai Bourbon, 3, a été condamné, par jugement de la 7e chambre, à six jours de prison et 50 fr. d'amende, pour avoir vendu du café mélangé de chicorée. Il a interjeté appel de ce jugement, soutenant que le fait constaté ne pouvait être incriminé.

Me Vautrain, son avocat, a rappelé à la Cour que le procès-verbal dressé par le commissaire de police établit que le café saisi était dans une boite en fer-blanc étiquetée de ces mots Ca fé mélangé de chicorée au prix de 1 fr. 60 c. le demi-kilogramme; qu'il constate, en outre, les proportions du mélange qui étaient conformes aux usages d'une certaine classe de consommateurs.

Il a produit un certificat délivré par le maire du 9° arrondissement attestant la parfaite moralité de son client; puis, recherchant l'esprit de la loi du 27 mars 1851, il a soutenu que cette loi ne punit que la falsification, et comme le disait lors de la discussion M. de Royer, ministre de la justice, le mot falsifier emporte par lui-même l'idée de faux ou de fraude. Lorsqu'il y a un simple mélange, dans des proportions avouées, de substances non nuisibles, il n'y a pas fraude, il n'y a pas lieu à punir; la loi ne punit, par l'article 2, que la falsification nuisible, alors même qu'elle serait connue de l'acheteur mais quand il s'agi t d'un mélange inoffensif, conforme aux usages établis, annoncé au consommateur, elle ne punit pas.

Dans l'espèce soumise à la Cour, tout est loyal; le défenseur demandait donc l'acquittement il ajoutait L'arrêt que rendra la Cour sera un acte de justice pour les marchands honnêtes, mais il ne laissera pas moins les voies de répression ouvertes contre les marchands qui, avec mauvaise foi, feraient des mélanges dans des proportions frauduleuses. C'est là une question de fait et d'appréciation. M. Lafaulotte, avocat général, a fait observer qu'il existerait; suivant l'administration, un véritable danger, peut-être une porte à la fraude, si une étiquette indicative du mélange pouvait suffire pour autoriser la vente; souvent, sous ce couvert, le mélange de la chicorée pourrait s'opérer dans des proportions exagérées. Il a demandé à la Cour d'avoir égard à cette observation, déclarant d'ailleurs s'en rapporter à s\ sagesse.

La Cour, admettant le système présenté au nom de l'appelant, l'a déchargé de l'amende et de la condamnation à la prison prononcée par les premiers juges, et l'a renvoyé sans dépens. La nuit dernière, entre une heure et deux heures du matin une vive lueur est apparue dans la direction d'Ivry, et l'on n'a pas tardé à apprendre qu'un incendie assez menaçant venait d'éclater sur le territoire de cette commune c'était au lieu dit la Ferme aux Champignons, chez un nourrisseur, le sieur Dangles, rue d'Ivry, 14, que le feu avait pris. Il avait été communiqué on ne saitcommentdansun grenier à fourrages situé au-dessus d'un bâtiment élevé d'un étage, et il s'était propagé si rapidement, qu'en peu de temps le bâtiment s'était trouvé embrasé de toutes parts. L'incendie était devenu alors très menaçant pour le voisinage; les locataires se sont empressés d'enlever leur mobilier et de le porter sur la route, hors des atteintes des flammes.

A la première lueur de l'incendie, les sapeurs-pompiers, le commissaire de police et les autres habitans d'Ivry se sont rendus en toute hâte sur les lieux, ainsi que les pompiers du poste de l'abattoir deVillejuif. Le service de sauvetage a pu être organisé promptement sur de larges bases. Plusieurs pompes ont été mises en manœuvre, et après une heure de travail on a pu concentrer le feu dans son foyer primitif, et enfin, vers quatre heures du matin, on s'en est rendu entièrement maître mais alors le bâtiment dans lequel il avait pris naissance était réduit en cendre sur une étendue de 20 mètres. La perte est évaluée à 10,000 fr. environ. Le bâtiment était assuré.

C'est grâce à la promptitude des secours et à la bonne direction du travail de sauvetage qu'on doit d'avoir pu préserver les autres dépendances. Personne heureusement n'a été blessé dans cette circonstance. La cause de cet incendie n'est pas encore positivement connue, mais on a la certitude dès à présent que cette cause est accidentelle.

La Seine reçoit tous les ans son tribut de victimes; mais cette année, à cause de la persistance des chaleurs, le nombre des noyés est déjà considérable. Voici la liste de ceux qui ont péri dans l'espace d'environ cin qjours Les frères Georges et Conrad Jenny, de Bordeaux, étudians à l'Ecole de Commerce, étaient allés rendre visite à leur oncle, fabricant de chapeaux de feutre à Choisy-le-Roi. Ils eurent l'idée de se baigner dans la Seine; mais s'étant avancés imprudemment vers le milieu du courant, à, un endroit où les arches du pont le rendent plus rapide, ils furent entrajnés. "t)ji seul, Conrad, paryint à yëgagnei1* lé bord, après avoir fait de vains efforts pour secourir son frère.

A Clichy, un maçon nommé Courty, âgé de trente-cinq ans, né à Hauvilliers (Marne) et domicilié à Batignolles, a égalem,ont péri en se baignant.

B.es tireurs de sable qui se trouvaient sur le quai de la Gare on vu se noyer un jeune homme qui se baignait avec plusieurs de ses camarades. Aucun de ceux-ci ne savait nacrer, et ils n'ont pu qu'invoquer le seçou.ys des tireurs de sable; mais le noyé disparut sous un train de bois et on ne put retrouver son cadavre qu'après deux heures de recherches. Ce jeune homme, nommé Pierre Labaye, âgé ç^e vingtdeux ans, originaire de Servant (Puy-de-Dùmej, travaillait che? fsqn frèire, maître chapelier, rue du Cheyaierét,' à lvry.

Enfin, à Saint-Denis, le nommé Pierre Laroche, né aussi dans le Puy-de-Dôme et travaillant de l'état 4e rnaçon. s'est noyé prè-s du, nont de File Saint-Denis.

Les pluies, a,boc,d^te^ qui tombent par intervalles depuis quelques jours ont notablement rçjfKtfohi l'atmosphère et la température est devenue supportable.

Au moment où nous traversons de ïuïies chaleurs, nous pensons qu'on lira avec Intérêt la nomenclature des étés ies plus chauds depuis le senti.èraà siècle

En OS8,1 les sources sont taries en, Çra.n.ce, En 879, près de Worms, les ouvriers' tombent morts dans les charnus. En 993, les blés et les fruits sont grnlés.Ëti"'1000, les rivières et les sources "dé l'Allemagne se dessèchent, les pois* sons se putréfient et causent la peste. En 1022, Ips hommes et les bestiaux meurent de l'extrôme chaleur. En H 32, la terre se fend, les rivières et les sources ont disparu, et le Rhin, dans l'Alsace, est à sec. En U59,.tout est rôti en Italie. En 1171 grande chaleur en Allemagne. Eu 12«jO, à la bataille de Bôja, ïe.s soldats tombent sous |çs rajons. brûjans t]u soleil, En 1276 et i277rRas de. fourrages ft cause des chaleurs. En'}â93, el-J994) grandes chaleurs encore. En liJQâ et i30i, la Loire, le Rhin, la Seine et Te Danube sont à sec. En 1393 et 1474, fo terre est comme brûlée; le Danube ag,t à sec en Hongrie. En 1538, 1539, ^54Uet*lS41, chaleurs insupportables. 'En' isSO, les sources sont taries. torieîS et 1616, sécheresse par toute l'Europe. En 1646, chaleur extrême. En 165.2, sécheresse la plus grande dont on se sou(vi0nn,ë en Ecosse. En 1698, çhaleu,rs. remarquables, Les \tq\§ p.rçmièjég "aimées du dix-huitième ̃

siècle furent des étés brûlans. En 1718, les théâtres furent fermés à Paris par mesure d'hygiène. Pendant cinq mois il ne tomba pas une goutte de pluie; le thermomètre marqua à Paris 36 degrés; l'herbe et les prés furent rôtis les arbres fruitiers fleurirent plusieurs fois. En 1732 chaleurs et sécheresses. En 1743 1744, 1745 et 1746, étés très chauds. En 1718, 1734, 1760, 1767, 1778, 1779 et 1788, excessives chaleurs. En 1751 et 1753, le thermomètre marqua 37 et 38 degrés centigrades. En 1802, il y eut à Paris la plus grande chaleur qui ait jamais été observée depuis l'invention du thermomètre. En 1811, été très chaud. En 1818, chaleurs excessives.

On se souvient encore de la chaleur qu'il faisait à Paris les 27, 28 et 29 juillet 1830. En 1835, été très chaud. En 1846, on eut à Paris 36 degrés de chaleur à l'ombre et près de 40 au soleil et à l'abri du vent, par exemple, dans la cour du Louvre. Enfin les chaleurs de l'année dernière sont encore trop voisines de nous pour que nous les ayons oubliées. D'après une série d'observations qu'il serait trop long de rapporter, un savant croit pou-, voir affirmer que la période des étés brûlans commencée en 1857 se prolongera consécutivement pendant quatre années, et finira par couséquent en 1861. (Courrier du Havre.) Pour peu que la sécheresse, à peine interrompue par quelques orages partiels, continue, il faut s'attendre à ce que la Seine descende au niveau des plus basses eaux connues. Elle ne marquait plus aujourd'hui que 30 centimètres environ au-dessus de ce niveau.

D'immenses réservoirs, destinés à assurer la distribution des eaux dans Paris, vont être incessamment établis entre les buttes Chaumont et Belleville.

Soixante propriétaires environ viennent de recevoir l'acte d'expropriation, pour cause d'utilité publique, de divers immeubles consistant en sept maisons, ateliers, constructions légères, jardins et quatre-vingt-dix parcelles de terrain- ayant en totalité 32,865 mètres de superficie. Ces réservoirs, par leur étendue et leur capacité, seront presque l'équivalent des cinq déjà existant à la barrière de Monceau, de Ménilmontant, de la rue Racine, de Vaugirard et du Panthéon, dont la capacité réunie n'est pas moindre de 285,000 hectolitres ils alimentent 68 fontaines publiques, 35 fontaines monumentales, 14 fontaines marchandes, 62 poteaux d'arrosement, C5 bouches de secours, 154 bouches sous trottoirs et 1,844 bornes-fontaines. A ces fontaines publiques, dont la destination spéciale est l'assainissement des rues et l'embellissement des places, il convient d'ajouter le service de 99 buanderies ou lavoirs publics, 136 établissemens de bains de santé, et environ 6,500 abonnemens particuliers. Le revenu de ces abonnemens, qui en 1835, y compris les bains et lavoirs, ne produisait que 250,000 fr., s'rlève aujourd'hui à près de 1 million 500,000 fr. Le comité de l'Association des artistes dramatiques a composé comme il suit son bureau pour l'exercice 1858-59

Président, M. le baron Taylor; vice-présidens, SIM. Charles Battaille, Cliilly, Samson, Amant; rapporteur, M. Eugène Pierron; secrétaires, MM. Omer, Garraud, Gouget, E. Moreau archiviste, M. Amant.

L'assemblée générale de la Société centrale a horticulture, qui devait avoir lieu le mardi 8 juin, pour la distribution des récompenses accordées à la suite de l'Exposition qui vient de se terminer, est remise au dimanche 20 juin, à deux heures précises, et aura lieu au palais de l'Industrie, sous la présidence de M. le comte de Morny.

-La vente semestrielle du cachemire des Indes a eu lieu à Londres le 7 de ce mois. Jamais les châles n'y avaient été si abondans aussi les prix ont-ils fléchi. La Compagnie lyonnaise y a fait des achats considérables qu'elle met en vente à des prix réduits, en même temps que des arrivages importans qu'elle a reçus de sa maison des Inde? C'est à cette Compagnie qu'est due l'honorable initiative de la marque du cachemire des Indes en chiffres connus.

37, boulevard des Capucines, 37.

Chemins de fer de l'Ouest. Demain dimanche, 20 juin, grandes eaux dans le parc de Saint-Cloud. Fête de Ville-d'Avray. Grandes régates près du pont de Saint-Cloud. -Par ces grandes chaleurs, le foulard de 1 Inde est le tissu le plus frais pour robe. Compagnie des Indes, rue de Greneile-Saint-Germain, 42.

l'uur tous les faits divers ·

Le secrétaire ai la rédaction, p. camup.3

Cours et Tribunaux.

TRIBUNAL DE COMMERCE DE LA SEINF. Présidence de M. Roulhac.

Audience du 18 juin.

Histoire généalogique du RJusie des croisades M. Borel d'Hauterive contre M. Amédée Boudin.

De 1842 à 1843, le roi Louis-Philippe fit organiser au palais de Versailles un musée des Croisades où l'on plaça le nom et les armes des familles nobles qui justifiaient avoir pris part aux guerres de Palestine par des chartes ou des chroniqueurs. Plusieurs anciens élèves de l'Ecole des Chartes furent emplovés au travail de vérification des titres, et à leur tète se trouvait M. Borel d'Hauterive, archiviste paléographe, aujourd'hui professeur et secrétaire de l'Ecole impériale des Chartes.

M. Courtois possédait alors un cabinet de vieux papiers de famille parmi lesquels il y avait un assez grand nombre de chartes des croisades. Ces documens furent mis à la disposition de M. Borel d'Hauterive et facilitèrent le travail de vérification dont il était chargé Dans ces derniers temps, M. Amédéo Boudin conçut le projet de profiter de ce travail et de publier se'as le titre de Palais de Versailles Hisj tusre généalogique du Musée des Croisades, unesérie de notices généalogiques concernant les familles nobles dont les ancêtres avaient fait partie des croisades.

Pour s'Initier aux matières hérafdiques M, Uoudin pria M. Courtois da le mettre en rapport avec M. Borel d'Hauterive, et à la date du H août 1886 il fi*, avec ce dernier un traité par lequel il hy concédait un droit de 2a centimes la ligne pour chaque axiicle rédigé par lui au procure par lui et rémunéré, plus une remise fixe de 10 centimes sur tous les articles indistincteme^ qui seraient imprimés sans son concours.

Filusiéùrs articles ont ainsi été publiés, la plupart rédigés par M. Borel-d'IIauteriYe. Cependant M, Boudin a refusé d'en payer le prix et de donner suite aux conventions.

M. Borel-d'IIauterive assignait MM. Amédée Boudin et Courtois en paiement de 6,000 fr de dommages-intérêts et de résiliation des conventions,

SI, Ataédée Boudin prétendait que les conventions étaient conditionnelles, en ce sens qu'il était libre d'employer M. Borel d'Hauterive ou de refuser son concours; qu'en fait M. Borei d'Hauterive ne lui a été d'aucun secours, que ses articles contenaient des inexactitudes qui ont nui au succès de sa publication et que c'est pour ce fait notamment que la princesse de Lai-oar-d'Auvergne a refusé de payer une somme de 1,000 fr., montant d'un jb.iHefc qu'elle avait souscrit pour la généalogie de sa famille.

M. Borel d'IIaulerive répondait que M. Boh^din ne devait imputer qu'à lui-même l'insuccès dont il se plaint; qu'en effet il avait tenu beaucoup pius à obtenir des subventions des fainilles nobles qu'à faire un ouvrage conscieng Oieux; qu'il a ainsi commis des méprises qui ont amené des réclamations de la part de plusieurs familles noWes et qui ont discrédité sonentreprise. U ajoutait qu'en ce qui le concernât, avait rempli ses engagemens; qu'il avais rédigé plusieurs articles et fourni à M. Boudin tous les conseils et les documens; dont il pouvait avoir besoin.

Quant à M. Co.wtois, Il réclamait sa mise hors de cause, attendu qu'il n'avait pris aucun engagement personnel envers le demandeur. Le tribunal, après avoir entendu mcs froMENT, agréé de M. Borel d'Hauterive, et petitJEAN et schayé Dou,î M, Courtois et Boudin, a


statué en ces termes au rapport de M. Mottet, juge chargé du délibéré

« Sur la demande principale

» Attendu que Boudin, dans le but de publier un ouvrage intitulé Palais de Versailles, histoire généalogique du Musée des Croisades, s'est adressé au demandeur afin d'obtenir sa collaboration; qu'il a été convenu entre les parties que ce dernier recevrait à titre de rémunération 25 c. par ligne pour les articles rédigés ou procurés par lui, et 10 c. pour tous ceux qui paraîtraient dans l'histoire généalogique et auxquels il serait étranger;

» Attendu qu'il est constant que Borel d'Hauterive a rempli les engagemens qu'il avait pris et a livré au défendeur divers articles qui ont été imprimés et qui ont paru dans la publication de Boudin; qu'il résulte de l'examen du compte présenté par le demandeur que la rémunération du travail fourni par lui doit être fixée à 130 fr. 90 c., au paiement desquels Boudin doit être tenu;

» En ce qui touche la résiliation et les dommages-intérêts

» Attendu que le défendeur, sans motif sérieux, refuse de continuer l'exécution des conventions verbales susénoncées que ce refus a causé un préjudice au demandeur; qu'en cet état il y a lieu de résilier lesdites conventions et de fixer, d'après les élémens d'appréciation que le tribunal possède, la réparation du préjudice éprouvé à 300 fr.;

» En ce qui touche Courtois, `

» Attendu qu'il n'est justifié d'aucun engagement entre ce dernier et le demandeur; qu'il n'y a donc lieu de s'arrêter à cette demande ainsi qu'aux conclusions reconventionnelles de Courtois;

Ë£» Par ces motifs, vu le rapport de l'arbitre, » Résilie les conventions verbales intervenues entre les parties, condamne Boudin, par les voies de droit et par corps, à payer Borel d'Haulerive la somme de 130 fr. 90 c. pour les causes susénoncées, et 300 fr. à titre de dommages-intérêts; condamne en outre Boudin aux dépens. »

Sulletist des WiiéSttvem.

Demain dimanche, au Théâtre-Français, les Doigts de fée. La comédie de MM. Scribe et Legouvé sera jouée par Leroux,* Got, Delaunay, Mirecour, Mmcs Madeleine Brohan,- Dubois, U'igeac, Jouassain, Fleury et RiqlîeiC

Lundi, pour les dernières représentations de Bressant et le premier début de Barré, Don Juan ou le Festin de Pierre. Bressant jouera Don Juan, et Barré, Pierrot.

A l'Opéra-Comique, Fra-Diavolo, opéracomique en trois actes, musique de M. Auber Barbot remplira le rôle de Fra-Diavolo, et >Illa Lefebvre celui de Zerline; les autres rôles seront joués par Sainte-Foy, Ponchard, Bertliielier, Nathan, Beckers et Mlle Lemercier. Oncommencera par la Fête du village voisin. Au Théâtre-Lyrique, la Perle du Brésil, opéra en trois actes, de M. Félicien David. Débuts de SIUe Marimon et de Leter. On commencera par l'Agneau de Chloé.

A la Porte-Saint-Martin, le grand succès des Bohémiens de Paris se soutient toujours, malgré la chaleur exceptionnelle de la saison. Le public vient tous les soirs applaudir Dumaine, Brésil, Boulin, Laurent, Colbrun jjmes Nantier et Darty.

A la Gaité, le Pont-Rouge attire toujours la foule. Depuis longtemps aucune pièce n'avait obtenu autant de succès; la mise en scène, du reste, est des plus remarquables on admire surtout au troisième acte la magnifique décoration du Pont-Rouge et le Songe du cinquième acte.

Au Pré Catelan, pendant le jour, concerts et spectacle de tonte sorte en permanence; le soir, illuuiinaiions, embrasemens, feux d'artifice et danses espagnoles sur le théâtre des Fleurs. F. Camus.

•VARIETES.

LES TOMBEAUX DES PAPES. M. Gregoroviïis.

On dit que M. d'Agincourt, venu à Rome pour y passer quelques mois, y passa tout le reste de sa vie, sa malle toujours faite; lui toujours prêt à partir et ne partant point, retenu par cet attrait que Rome exerce sur ceux qui l'ont une fois senti, attrait dont il ne m'appartient pas de contester la puissance. J'aime mieux en citer un exemple de plus. M. Gregorovius a fait jusqu'ici comme M. d'Agincourt; venu à Rome, il n'a pu en sortir encore, attaché, lui aussi, à ce séjour de choix par une vaste étude car si M. d'Agincourt a écrit l'histoire de la décadence des arts, M. Gregorovius a entrepris de tracer l'histoire de Rome au moyon-âge. Cette sombre époque de la vie romaine, est peu connue et mérite de l'être; moimême j'espère y transporter quelque jour mes lecteurs en me plaçant au point de vue particulier duquel j'ai considéré la Rome antique l'histoire par les monumens. Je forme des vœux pour qu'alors l'ouvrage de M. Gregorovius ait paru et que

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j'aie le plaisir de le citer, comme aujourd'hui je me fais un devoir de l'annoncer. Bien souvent, en préparant ce travail, quand je me promène dans les rues de Rome, je cherche à relever par la pensée, à refaire par l'imagination cette vilîe singulière où les institutions du moyen-âge se mêlaient aux souvenirs et se nichaient pour ainsi dire dans les ruines de l'antiquité. A côté du Pape, héritier par la puissance morale de la domination des Césars, se trouvait la féodalité du moyen-âge affublée de noms romains. Des seigneurs qui ressemblaient aux raub-graf (comtes-brigands) des bords du Rhin portaient des titres de sénateur ou de consul, prétendaient descendre d'Enée, d'Hercule ou de la nymphe Calisto. Il y avait un Annibal du Colisée et un abbé du Capitole les temples et les amphithéâtres étaient des châteaux forts; on crénelait le mausolée d'Adrien et la tombe de Cécilia Métella. Rome conserve encore quelque chose de ces bizarres associations de l'antiquité et du moyen-âge. Le mausolée d'Adrien est toujours une forteresse, les chambres voûtées du théâtre de Alarcellus sont habitées par des artisans et servent d'échoppes, comme faisaient celles du cirque Flaminius, souvenir qui s'est conservé dans le nom de la rue des boutiques obscures. Toutes les tours féodales, que le peuple abattait parfois, n'ont pas été rasées; il y a tel coin sale et pittoresque, telle rue tortueuse passant sous des arcs noirs, tel aspect du Tibre tournant et fuyant au pied d'une rive abrupte dominée par des masures et des jardins, qui présente vivement au voyageur de nos jours l'aspect de la Rome du moyen-âge et la fait apparaître tout a coup devant lui.

Alors presque tous les monumens subsistaient encore, au moins à l'état de grandes ruines, devenues deux fois historiques parleur destination nouvelle; alorsà côtéde ces ruines quelquefois sur elles, s'élevaient de vieilles églises qu'on a démolies, ou dont on a fait sottement des églises m&dernes; alors existait la basilique primitive de Saint-Pierre, que la nouvelle, tout admirable qu'elle est, ne m'empêche pas de regretter; la basilique de Saint-Paul, qu'on a laissé brûler de nos jours, et qu'on a un peu gâté en la refaisant, toutes deux précédées d'un portique; celui de Saint-Paul, long d'un quart de lieue. Alors était debout le vieux Saint-Jean-de-Latran, dont on a barbarement enfoui les colonnes dans de lourds piliers alors se dressaient à chaque pas des palais fortifiés, des tours, des maisons portant des écussons armoiries sur leurs grandes portes monumentales. Partout on voyait des fragmens de colonnes encastrées dans les murs et des débris d'inscrip-

tions pavant les rues. Quand j'imagine ce

qu'était cette Rome du moyen-âge, je me demande si elle n'était pas plus extraordinaire même que la magnifique Rome des temps anciens, et s'il ne serait pas plus curieux encore d'y vivre une journée.

C'est cette Rome étrange dont AI. Gregorovius écrit l'histoire. La première partie de ce grand travail ne tardera pas à paraître. En attendant, l'auteur en a donné comme un avant-goût dans un petit volume intitulé les Tombeaux des Papes. Sans doute il n'a pas voulu y déployer l'érudition approfondie qu'il réserve pour son important ouvrage. Celui-ci est destiné à des lecteurs qu'elle pourrait effrayer. La forme est littéraire et agréable mais on sent que l'auteur en sait encore plus qu'il n'en dit, et en somme les traits essentiels de l'histoire personnelle de la papauté s'ytrouvent, surtout jusqu'à l'époque de la Renaissance. A partir de ce temps, au dix-septième et au dix-huitième siècle M. Gregorovius est parfois un peu rapide. On sent que le terrain sur lequel il marche, sans lui être étranger, lui est moins familier, et que cette partie de son sujet l'intéresse moins. Mais jusque-là on suit avec une satisfaction constante l'auteur dans son pèlerinage historique aux tombeaux des principaux chefs de la chrétienté. Grâce à la sagacité de ses appréciations et à la vivacité de ses peintures, on assiste à la fois par l'esprit et par l'imagination aux diverses phases de cette puissance, à laquelle rien ne ressemble, et en même temps aux variations de l'art dont les monumens qu'il décrit retracent les vicissitudes.

M. Gregorovius n'a pu voir les tombeaux des plus anciens Papes, car ils sont enfouis sous la basilique moderne, et là, rangés autour de la sépulture de saint Pierre, lui

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forment comme un souterrain et mystérieux cortége. A partir du quatrième siècle, les Papes furent souvent enterrés hors de l'église, sous l'atrium où se trouvaient également des tombes impériales, et aussi celle d'Helpis, l'épouse du savant et malheureux Boëce. De ces anciens Papes, il ne reste point de tombeaux mais seulement des inscriptions que M. Gregorovius a recueillies et qui, dans leur barbarie, coutiennent parfois des détails intéressans et des expressions touchantes. Dans celle de Grégoire le-Grand, ce patricien de la famille Anicia qui défendit Rome contre les Lombards et convertit, c'est-à-dire civilisa l'Angleterre, on trouve une singulière allusion d'un poëte dévot aux grandeurs profanes de la Rome antique. Grégoire y est appelé consul de Dieu

Hisque Dei consul factus lœtare triumphis. M. Gregorovius n'a en garde d'oublier l'épitaphe composée par Charlemagne pour le Pape Adrien. « Ayant perdu un père, y estil dit, moi, Charles, j'ai écrit ces vers en pleurant. Je joins ici nos noms et nos titres, ô très illustre Adrien! Charles, moi roi, toi, père. Souviens-toi de ton fils, ô père très bon; dis que celui-ci, qui est mon fils, entre avec son père. »

C'est dans l'église souterraine de SaintPierre, ce lieu si intéressant par les monumens et les débris qu'il renferme, où l'on a recueilli ce qui a échappé à la fougueuse et un peu barbare reconstruction de Jules II que l'on trouve les sépultures de quelques uns des.Papes du moyen-âge. «Temps ténébreux et terribles, dit M. Gregorovius, temps de sombre énergie et de passions violentes, gigantesques, indomptées. » Celui qui comprend ainsi ces âges peu connus de Rome saura les peindre. A partir du neuvième siècle, les Papes furent enterrés le plus souvent à Saint-Jean-de-Latran. Dans cette église qu'on a faite beaucoup trop moderne, on ne trouve aujourd'hui guère d'autres souvenirs de ces temps que l'épitaphe de Sylvestre II, Pape français qui, après avoir été le champion ardent des droits de l'épiscopat lorsqu'il était évoque, devint très exigeant sur ceux de la papauté quand il fut Pape, et que sa science extraordinaire pour le temps porta jusqu'au trône pontifical. Une légende bizarre raconte qu'ii s'éleva d'abord à l'évéché de Reims, puis au rang suprême, grâce à un singutier auxiliaire, le diable en personne.

Mais nous approchons du jour où la papauté opprimée par la barbarie et quelquefois atteinte par elle, va se relever et se purifier dans la personne de son plus audacieux et plus noble représentant Grégoire VII. Le tombeau de ce grand Pape est absent de Rome, où il ne lui fut donné ni de rester ni de mourir, où il subit les outrages des factieux et d'où il fut chassé par la violence, tandis que son esprit remplissait et régénérait l'Eglise universelle. Et en effet pourquoi fùt-il resté dans cette ville sans cesse révoltée contre lui, tandis que le monde catholique lui obéissait. La place '1 de sa tombe était dans l'exil où fut sa mort. Cette tombe se voit à Salerne, la ville de ses vaillans et fidèles Normands, pas très loin de Literne, où un autre grand homme disait en mourant ce que lui aurait pu dire aussi « Ingrate Rome, tu n'auras pas mes os. « Du moins sa noble amie la comtesse Mathilde, a un monument dans Saint-Pierre. Sa statue, par le Bernin est expressive. La fière comtesse porte dans sa main la tiare et les clefs, que cette main de femme soutint toujours avec une invincible fermeté.

Le successeur de Grégoire VII qui sembla sortir de sa cendre, car il naquit a Salerne, Hildebrand avait cessé de vivre, ne fut point l'héritier de sa généreuse et ardente! ambition. Yictor III, arraché à son chet' couvent du Mont-Cassin et vraiment Pape malgré lui, y revenait toujours et voulut y être enterré.

C'est à Saint-Jean-de-Latran qu'il faut chercher le souvenir d'Innocent II, qui eut à

combattre l'esprit nouveau s'appuyant sur des traditions antiques, et voulant faire régner au Capitole la commune sous le nom de république romaine; je dis le souvenir d'innocent II et non son tombeau, car un incendie a fait disparaître ce tombeau, emprunté lui-même à l'antiquité comme la politique des adversaires d'Innocent. C'était

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l'urne funèbre d'Adrien dont le couvercle avait servi à abriter les restes de l'empereur Othon II. Ainsi fut symbolisée par le hasard la pensée du Dante, qui faisait dériver du pouvoir des Césars romains la papauté et le moderne empire. Un Pape et un empereur allemand s'étaient partagé la tombe d'un empereur romain. A Snint-Jean-de-Latran fut également enseveli un des plus altiers successeurs de Grégoire VII, Alexandre 11I, qu'on peut voir dans une salle du Vatican posant le pied sur le dos du formidable Frédéric Barberousse. Malheureusement son tombeau a péri, et le monument qui lui fut élevé par son compatriote Alexandre Vil appartient à ̃l'époque de la décadence maniérée. Le caractère de ce monument montre à l'œil la distance qui sépare la papauté du douzième siècle et celle du dix-septième. Les tombeaux de plusieurs des plus grands Papes du douzième siècle manquent à Rome; il faut les aller chercher ailleurs. On y revient avec Honorais IV, de la famille Savelli, une de-ces grandes familles du moyen-âge de Rome, presque toutes éteintes aujourd'hui. Honorais IV, dont on voit encore en partie sur l'Aventin le palais fortifié, théâtre de plusieurs conciles, reposedans l'église d'Ara-Cœlii bâtie au Capitole sur les ruines du, tempfe de Jupiter. En face du tombeau de son père, la ligure du Pape a été placée sur le sarcophage de sa mère, tout élincelant de mosaïque, décoré des armoiries féodales de la famille Savelli, et dans lequel, association touchante! on a placé ses restes. Boniface VIII, comme le remarque avec raison M. Gregorovius, fut le dernier grand Pape du moyen-âge. Lui aussi lutta contre la puissance des souverains; mais le temps de la victoire était passé. Alexandre III osait fouler aux pieds le fier Barberousse. Boniface V11I lâchement outragé dans Agnani par les alliés et les suppôts de l'avare Plniippe-le-Bel, mourut au Vatican de rage et de douleur. Son cercueil est dans les souterrains de Saint-Pierre. La statue couchée porte la triple tiare car ce Pape ambitieux et impuissant plaça trois couronnes sur sa tête au moment le pouvoir de la papauté en Europe allait décroître. Bientôt elle sera exilée et comme captive il Avignon. Ce n'est plus à Rome qu'on peut trouver la sépulture des Papes pendant cette ̃jériode de leur émigration; c'est dans la chartreuse de Villeneuve, dans l'abbaye de Saint-Victor, à Marseille, ou dans l'église de la Chaise-Dieu, en Velay. Puis la papauté revient à Rome, ramenée en triomphe par les Romains, qui la maudissent quelquefois, mais ne sauraient se passer d'elle. Une femme inspirée et éloquente, sainte Catherine de Sienne, contribua à l'y ramener, et une église élevée à une autre sainte du quatorzième siècle, sainte Françoise Romaine, possède le monument funèbre de Grégoire XI ce Français qui reprit possession de Rome. Un bas-relief sculpté plus tard, mais curieux cependant représente ce retour. On y voit sainte Catherine de Sienne, qui a fait tomber miraculeusement un pan de muraille pour que ses religieuses pussent contempler le pape rentrant dans la ville' éternelle. Le grand schisme, qui vit la papauté souvent errante, est marqué à Rome par l'absence de plusieurs tombeaux celui de Grégoire XII est à Recanaii à Bo- logne celui d'Alexandre V; à Florence celui de Jean XXIII, ce Balthasar Cossa qui, après une vie aventureuse, finit par abdiquer, et dans l'épitaphe duquel on peut lire cette dénomination singulière Quondam papa. La papauté avait trouvé Rome, en y revenant, dans un état déplorable de misère et d'abandon, la population réduite, dit-on, à vingt mille âmes, le Tibre inondant la ville, les édifices croulantde toutes parts, les j églises désertes et en ruines, les troupeaux | venant paître sur les autels. Martin V fut le | premier restaurateur de Rome. Sa statue de j bronze, couchée sur son tombeau, à SaintJean-de-Latran, est la première qui porte le caractère de la Renaissance. De nouveaux temps sont arrivés.

Sous Eugène IV, la vieille furie populaire reparut. Chassé de Rome par la sédition comme l'avait été Grégoire VII, il échappa à grand'peine, sous un déguisement et caché dans un bateau de transport, aux Romains qui le poursuivaient coups de ilèches et de pierres. Son épitaphe ne parle pas de cette fuite, mais elle le montre en des termes à la pompe desquels les épitaphes de ses

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prédécesseurs ne nous avaient point accoutumés, plaçant la couronne sur la tète d'un empereur allemand, Sigismond, et voyant àsespiedsun empereur d'Orient, Paléologne, implorer son admission dans l'Eglise romaine exemple suivi dit l'inscription par les Arméniens les Ethiopiens, les Arabes et les nations lointaines de l'Inde. Assertions magnifiques en dépit desquelles le schisme grec existe encore. Le tombeau d'Eugène IV dans l'église de San-Salvatorin-Lauro a déjà toute l'élégance que la sculpture italienne a si rapidement atteinte au quinzième siècle; en le voyant, on regrette vivement que les tombeaux de Nicolas Vêt de Paul II n'aient pas été conservés dans Saint-Pierre où ils figureraient mieux que la plupart de ceux qui s'y trouvent et qui oeuvres pompeuses de la décadence, déparent plus qu'ils ne l'augmentent la majesté de l'église nouvelle. On a réuni dans les souterrains de Saint-Pierre des bas-reliefs échappés à la destruction du tombeau de Paul IL D'autres se voient dans d'autres églises et augmentent le regret que cette barbare destruction fait éprouver; au point de vue de l'art seulement, car on s'intéresse médiocrement à Paul IL Ce Pape vain de sa figure, qui avait voulu prendre le nom de Formosns parce qu'il avait la prétention d'être le plus beau des Papes, couvrait sa mitre de pierreries, et, dit-on, mettait du rouge. L'histoire tairait peut-être ces faiblesses, si Paul II n'avait mérité ses sévérités par les cruelles rigueurs dont ilfrappa les savans qu'il exila ou fit mourir, et si elle n'avait à se venger d'avoir été ellemême mise par lui à la torture dans la personne de Platina.

Les lettres au contraire ne doivent prononcer qu'avec respect et reconnaissance le nom de Nicolas V, qui avait recueilli les doctes fugitifs de Constantinople, fondé la bibliothèque vaticane et conçu le gigantesque plan du nouveau Saint-Pierre. Tous ces titres ne protégèrent point sa tombe; Jules II ne respecta pas la mémoire de celui par qui avait été formé le grand dessein qu'il accomplissait. Entre Nicolas V et Panl lI, après Calixte 111 dont le tombeau est aussi à regretter, vint un Pape bien digne d'intérêt. Le pieux et savant -Piccolomini qui fut un historien et un romancier, dans sa jeunesse il avait écrit en latin un roman, ce qu'on ne doit pas oublier, car il y eut de l'homme d'imagination autant que du saint dans Pie II, dans ce-prédicateur d'une croisade maritime contre les Turcs, à laquelle il voulait conduire en personne la chrétienté.

M. Gregorovius nie semble sévère pour le

monument consacré a Pie II dans l'église de Saint-Andrea-della-Yalle, et qu'il appelle un monstre d'architecture à l'époque où ce monument a été élevé, la sculpture en Italie ne produisait pas des monstres.

Deux tombeaux seulement à Saint-Pierre appartiennent à l'âge classique de la sculpture italienne au quinzième siècle. Ce sont ceux de Sixte IV et d'Innocent VIII. Sixte IV

a trouvé grâce devant Jules II pnrec qu'il

était son oncle; pour Innocent VIII, je ne] sais quelle raison l'a fait épargner. Ce Pape est représenté tenant le fer de la sainte lance que lui envoya le Sultan Bajazet. L'hommage de cette relique eût été plus glorieux pour celui qui le reçut s'il ne se fût rattaché aux complaisances qu'on eut alors à Rome pour le Sultan, en y gardant,

moyennant pension le frère qui pouvait lui

disputer le trône, ce malheureux Zizim qu'on se disputa comme otage ou comme prétendant, et qui devait disparaître un peu soudainement le jour où il inquiéterait la politique d'Àlcvandre VI.

Celui-ci fut tout simplement un monstre, digne, par ses débauches et ses perfidies, de

figurer parmi les empereurs romains, et,

cependant, chose étrange! on n'a pas songé

cependant, chose étrange! on n'a pas songé

de notre temps à le réhabiliter. L'histoire peut enregistrer cet arrêt, que tant de rails 'confirment, sans manquer de respect à l'Eglise, car le Pape, selon les défenseurs les plus zélés de ses prérogatives pèche comme autre homme, et n'est infaillible que lorsque, siégeant in cathedra, il définit un dogme. L'Eglise, plus sage que ne le sont souvent les partis, repousse la solidarité du crime. Elle a prudemment enfoui l'effigie de Borgia dans un souterrain de Saint-Pierre, ne pouvant enterrer s>\ nl('»_moire mais ce lieu saint oi\ sont plusieurs Papes respectables est 1- ~1-op bon pour lui.

Si l'audacieuse pensée du fondateur de la nouvelle basilique avait été réalisée, cette basilique renfermerait un tombeau qui laisserait loin derrière lui toutes les autres sépultures des Papes. Jules II voulait que le sien s'élevât gigantesque sous la coupole de l'église, non loin de celui de saint Pierre, et Michel-Ange était chargé d'exécuter ce vaste monument pour lequel a été sculpté le fameux Moïse. Mais Jules II, que les ennemis n'effrayaient pas, avait oublié, malgré son grand âge, celui qui devait le terrasser. Il mourut; son neveu voulut faire achever l'œuvre commencée par Michel-Ange. Mais il vint un autre Pape, Paul III, qui avait aussi ses desseins sur le grand artiste, auquel il avait commandé de peindre le Jugement dernier. Sollicité et tiraillé de deux côtés, Michel-Ange, après de longues tracasseries dont on peut voir le détail dans sa correspondance, abandonna le monument de Jules II, dont un quart seul a été exécuté presque entièrement par d'autres mains, sauf le Moïse. La figure du Pape est piteuse, mais quelque chose de son âme fière et résolue a passé à travers celle de Michel-Ange dans l'expression impérieuse que l'artiste a donnée au formidable législateur des Hébreux.

Le tombeau de Léon X à la Minerve et sa statue sont froides. Tout de suite après ce règne qui fut l'apogée et la fin de la Renaissance, on sent qu'elle se glace déjà. Elle eut dans l'austère Flamand qui porta le nom d'Adrien YI un mortel ennemi. Son tombeau dans l'église nationale des Allemands, sculpté par des artistes à nom barbare, le représente entrant dans Rome à cheval, l'air simple et. sévère sa figure est très germanique c'est la Réforme qui vie'nt déguisée en Pape. Mais malgré son horreur pour les imitations de l'art antique, où il voyait une coupable idolâtrie, Adrien VI a eu ainsi que le dit après sa mort M. Gregorovius, la modification d'être entouré de ses symboles. Le Tibre le voit passer, et la déesse Rome reçoit le pontife chrétien comme sur des bas-reliefs antiques; elle est figurée recevant l'empereur païen.

Clément VII n'a pas été mieux traité par la sculpture que Léon X. Son tombeau n'est pas meilleur, mais son air est beaucoup plus mauvais. On n'est pas fâché de voir cet air- là à celui qui attira les armes de l'étranger sur sa patrie et acheva l'œuvre de sa famille en y étouffant la liberté.

11 restait quelque chose encore de la Renaissance sous Paul III. Si on en doutait, son tombeau i Saint-Pierre le prouverait surabondamment. La. figure de la justice n'a pas toujours porté le jupon qu'on a été obligé de lui mettre, mais que peut-être il était inutile d'allonger encore. Il fallait les habitudes strictement classiques du seizième siècle pour qu'on représentât ainsi dans uno église et à côté de la cendre d'un Pape la justice en costume de Vénus. Mais alors on ne se scandalisait pas pour si peu.

J.-J. Amvèiœ.

17-' -•:Ue prochaine ̃-̃)

Par ces ch: irK.ii'ales. un cn->k io!dre aux dames <̃̃:>, rii.-iiiUi service ni I e r signalant un soi. l;; ̃̃ to,OO;> îiièlns d'organdis, imprimés que u; maison du Taph-iîonge mettra en vente jinrùs-Jemaiu hindi au prix inconnu jusqu'a'i'irs de 75 cen limes phis' uu« affaire de 500 chàie» greii-'iùine vendus !.i tï. ,">() c. au lieu de 15 IV.; ainsi pour 11 fr. une dama pourra s'habiller librement.

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Le marché ('•lait '.teaucoup jil.is calmn qu'hier. On a laissé le ciMmp aux vendeurs. Les uns cédaient riniliie: iio ].-i lioui\si> do l;i

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OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES ̃̃̃ FiJTH»

1 1 A L'OBSERVATOIRE DE PAKJtS.

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9h.m. 767.2 +20.0 i'i Très nuaseux. E faible- 2 tîidi.. 700,9 +2i.l 38 Très nuaseux.

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Température la plus basse eu 18 avant9 h- matin +13.2 TsmDftraturo la ulus haine du 'S. +•!>̃. i>

Température la plus basse du m avant 9 a. matin +13.1 t

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il) Les hauteurs du baromètre Jont réduite» à la température zéro et au niveau de la nier-

(2) Le sierne + indiqua que le thermomètre eit au-dessui de zéro; le jigns uu'il esl au-deuou>-


veille, les autres étaient des acheteurs de primes poussés à sauver tout ou partie de leurs primes. Ce sont là les fluctuations inséparables d'une situation de place qui se trouve à la hauteur de ses marchés à jjrirns. Remarquons que le Trois pour 100 à G8 fr. 50 c. reproduit le cours de 70 fr. avant le détachement du coupon, et que c'est là le pas difficile à franchir. En fin de Bourse, le parquet a acheté de fortes sommes de Rentes.

Les Consolidés n'ont pas changé, 95 5/8 à 95 3/4.

Les Actions du Crédit mobilier ont fléchi de 11 fr. 25 c., àC33fr. 75 c.

Le marché des chemins de fer s'est comporté irrégulièrement. Les grandes lignes ont maintenu leurs prix; les autres ont plutôt fléchi. L'Orléans a monté de 1,2 47 fr. 50 c. à 1,255 fr. pendant la première partie de la Bourse, pour revenir à son premier cours, en hausse de 2 fr. 50 c.

Les Actions anciennes du Nord, tenues d'abord entre 94) fr. et 9io fr., sont tombées audessous de ces cours, et unissent à 938 fr. 75 c, en baisse de 1 fr. 23 c. les nouvelles ont fléchi de 5 fr., à 755 fr.

Les Actions de la fusion étaient très fermes au-dessus de 760 fr., et ont été poussées en clôture jusqu'à 765 fr., gagnant ainsi 5 fr. sur la précédente clôture; celles de l'Est ont rétrogradé jusqu'à 625 fr., et liaisseut à 627 fr 50 c., avec.5 fr. de baisse.

Le Midi a été assez fortement éprouvé; après un débat assez vif sur le cours de 520 fr., on a làchê pied jusqu'à 510 fr., perdant ainsi 17 fr. 50 c. l'Ouest a perdu le cours de 600 fr. et reste à 595 fr.; le Genève finit à 605 fr. soit •12 fr. 50 c. plus bas que la veille.

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p. m g^. m ra ^s^ jh œ& ggE3 Le LAIT ANTÉPÏIÉLïQUE pur est infaillible, on le sait, contre les éphélides (taches de rousseur, son, lentilles) et contre les masques.

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Le Béziers s'est maintenu à 445 fr. après 150 fr.; le Dauphiné a perdu 2 fr. 50 c. à 520 fr.

Les chemins Autrichiens' étaient bien tenus entre 665 fr. et 670 fr., et restent à 667 fr. 50 c., en baisse de 2 fr. 50 c.; le Sarde n'a pas varié à 422 fr. 50 c., ainsi que les Russes à 501 fr. 25 c.

Le comptant a encore suivi les mouvemens du marché à terme, et reste à des cours moins élevés que ceux de la veille. Les Ardennes anciennes et nouvelles sont sans variation à 420 fr. et 450 fr.

Les chemins étrangers sont toujours dans la même situation, les Romains à 467 fr. 50 c., le Saragosse à 475 fr., le Lombard à 001 fr. 25 c, et le François-Joseph à 465 fr. On a traité des Ouest suisse à 410 fr.

Les Actions de la Banque ont baissé de 50 lr., à 3,050 fr. celles du Crédit foncier ont monté de 5 fr., à 615 fr.

Le marché industriel conserve la même position on a traité la Caisse Mirés à 295 fr., le Comptoir Bonnard à 82 fr. 50 c.

Le Rivoli reste au-dessus du pair, à iOi fr. 25 c.; les Omnibus de Paris n'ont pas changé, à 900 fr.

Les Omnibus de Londres sont offerts à 62 fr. 50 c. On a traité les Actions de la Compagnie générale des Eaux à 202fr.5ù c., celles des Messageries à 435 fr., celles des Ports de Marseille à 147 fr. 50 c.

En Fonds étrangers, on a coté le Cinq pour 100 piémontais à 92 fr. 25 c., le Cinq pour 100 autrichien à 93 "1/2, le Cinq pour 100 de Naples à 115 fr. 59 c., le Cinq pour 100 romain à 90. Jules Paton.

? ~~TVE~'MK' même sur une seule enchère,~

Â17I7rVHYDlT même sur une seule enchère,

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et l'après-dlnéc deux heures et demie.

A partir de ce jour, on pourra se procurer le cata- logue, au prix de" fo, chez M. Van der Meersch, imprimeur-libraire, Pont-aux- Pommes, à Gand. Les catalogues se trouvent déposés chez MAI. Boutard et Lnsalle, rue des Fossés -Montmartre, 21, à Paris

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kaiKer; Rotterdam, MM. Van Boalen et Baedeker;

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Londres, le 19 juin. Consolidés (midi), 95 5 8 à 95 3/4; (une heure), 95 5/8 à 95 3/4.

Londres, le 19 juin (par la télégraphie privée Uavas-Bullier). Le marché des Fonds puhlics était lourd; les Consolidés ont fermé de 95 5/8 à 95 3/4. Dans la semaine, l'encaisse métallique de la Banque a diminué de 100,f001iv. st. L'argent était demandé et un peu plus cher. Z,

y*enne, le 18 juin (pat la télégraphie privée UavasBullier).– Métalliques Cinq pour 100, 82 1/2; Emprunt national, 83 1/2; Chemin de fer du Nord, 167 1/4; Nouvel emprunt (1S5-4) HO Chemin de fer franco-autrichien 272 Actions de la Banque, 978; Crédit mobilier. 233 1(2; Lombards, 101" Orient, 45 Nouvel emprunt (Lots d'Autriche), 104 1/4. Changes sur Londres, 10 11 sur Paris, 22 i Berlin, le 17 juin.– Quatre pour 100, 33 1/4; Actions da la Steuqnp, 136 i

Amsterdam, le 17 juin.– Intégrales Deux et demi pio 100, 64 1/4; Trois pour 500, 76 3/4; Quatre pour 100,98 Trois pour 100 espagnol extérieur, Trois pour 100 intérieur, 33 1/8: Un pour 100 nouveau, 26 11/16 Coupons, DetU amortissable,

Madrid, te 17 juin. Trois pour 100 intérieur, 40 55; nouveau Différé, 28 40.

Keeetêes des chemins de îmv pen4ais2 !a seuiCîàE© ih-.zxm,i3i le 1O juin.

1858. 1857. Par kilorn.

Orléans. 1,102,027 l,143,944Dim.l3 35 0/0

̃5171)" 1

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l' CII1\TK~iJ ET MMiR 1 ES.

sur une seule enchère, le mardi 20 juillet 1858, à midi, en l'élude et par le ministère de (««NOËL, notaire à Bricquebec (Manche), du CIHTEAU et de la FERME DES GALLERIES, d'un seul lena"i, sis à Bricquf-bfc, il 12 kilomètres de Valognes, 20 de Cherbourg, 12 de Sainl.-Siuvpur-Sur-Douvc, 15 de Carleri-I, 6 de Soltevast et 10 de Gouaille (stations du chemin de fer de Paris k Cherbourg)". Sopi-rllcie 3o hectares 3! ares 80 centiares, traversés par deux cours d'eau. La superlicie du bois de haute futaie vaut au moins 10,600 fr. Produit, 2,800 fr. Mise à prix. 65.000 fr.

S'adresser, à IMrqucbec, à Godefroy, garde, et audit Me Noël, notaire. (4686) UNE BELLE FILATURE. Etude de Me FROISSART, notaire à Maubeuge. Le lundi 12 juillet 1858, iimidi, à Villers-sire-Nicole, canton de Maubeuge, Me Froissart, notaire en cette ville, procédera, k la requête MM. Ddepoulle frères, filateurs, à la vente publique

D'une BELLE FILATURE de laine peignée avec un atelier de tissage, maison de mai re, chulR d'eau de la force de 40 chevaux, avec 4 hectares 56 ares de terrain en jardin; pâture, bosquet, cours d'eau et L étang.

'foule autre industrie peut être fondée à la place de la filature.

Et le lendemain il sera procédé à la vente de tous les méliers et autres ustensiles dépendant de ladite

filature.

Pour plus de détails, voir lcs affiches placardées, sur lesquelles se trouvent les plans des lieux. (5077)»

T&rtnaELISSR- 'aT~rfaTrtTfin~t~turfC

ÉTABS- JHÉTALIURGIQUES. A veadre par adjudication, en la chambre des notaîiTs de Paris, sise place du Châtelet, par le minislère de Mc AMEDEE BEAU, l'un d'eux, le mardi 29 juin 1858, à midi, en un stullot,

L'établissement métallurgique desHAUTS-FOUPiNEAUX DE BOURGES, situé à Bourges, sur le canal duBerry, la rivière d'Auron et le chemin de fer du Centre;

Deux hauts-fourneaux, moulerie, hangar?, gares. 2" L'établissement métallurgique de ROSIERES, silué sur le Cher, commune de Lancry, près SaintFlorent, canton de Charost sur le chemin de fer concédé de. Bourges à Monlluçon, à 18 kilomètres de Bourges;

Trois hauts-fourneaux, forge française, forge anglaise

Château, ferme, terres et bois riche gisement de minerai de fer.

Contenance totale, 75 hectares.

Mise à prix 500,000fr.

L'adjudication sera prononcée sur une seule enchère.

S'adresser sur les lieux pour visiter;

Et à Paris, à M" Amédée Bi-au, rue Saint-Fiacre. 20, dépositaire du cahier des charges. (5170)

'IF 1. "'I01\TD1P IrJ' 'fUi'1 l'Jr1 IIH7 journal heb-

La JIlli?illi lliLUdlilli» dorrmrlaire, k

vendre, par adjudication, en l'étude de Me FOVARD notaire à Paris, rue Gailton 20, le vendredi 25 juin 1858, à midi.

Mise k prix 100,000 fr.

S'adresser, pour les renseignemens et conditions de la vente

A la Librairie-Nouvelle, boulevard des Italiens, 15, Et audit Me Fovard. (5120) «

lh'ig !~M'x ~.eS~smsît~~H*es.

GHEMINdBFERdeLYONkGENËVE,

Le conseil d'administration a l'honneur de prévenir les porteurs de titres de la Compagnie que le semestre (l'intérêt échéant le 1" juillet 185s sera payé, a partir de ce jour, à raison de 10 fr. par action et 7 fr. 50 c. I. par obligation 1

A Paris, à la caisse centrale de la Compagnie, rue Laffilte, 17;

A Lyon, au bureau de la Compagnie de la Méditerranée, 33, rue Impériale;

A Marseille, k !a gare du chemin de fer de la Méditerranée

A Genève, cIk 7. MM. Cb. Kohler et Ce, banquiers. L'opération se fera

1° Pour les titres au porteur, sur la présentation du coupon détaché des titres, et sous déduction de l'impôt «labli par la loi du 23 juin 1857 (soit 47 c. par action et 18 c, par obligation)

2° Pour les certificats de titres nominatifs, sur présentation du certificat et sans retenue.

Le recouvrement des intérêts semestriels pourra aussi être fait dans les succursales de la Banque de iI France en province, moyennant une commission de 1/4 pour 100, perçue sur les sommes piyôes aux inté- I ressés, 1

lis toutes les EJotea'ies issijsciï'ÉHssîes esïîe «l®ist *oï>4 le cajjiiîsil gslacé B»ei*E8»et de tirer,' irrévoealilentent en juillet, SAKS B5ÉBtJCTi@M de Beiïî* valeur, le «©as2>IéBsient «ïe

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Est., 902,329 914,715 -15 10/0 Paris-Méditerranée

Paris à Marseille. 1,438 285 1,450,529 8 27 0/0 Bourbonnais 240,724 293,305 –24 49 0/0 Nord 910,573 948,888 –1148 0/0 Ouest. 811,326 901,059 –13 70 0/0 Midi 324,081 305,437 4 11 0/0 Autrichiens. 713,355 663,790 » 56 0,0 Genève 101,0~6 59,OMAug.4860/0 Dauphiné 24,435 12,019 –20 50 0/0 Lombards-vénitiens. 208,682 173.843 5 82 0/0 Saragosse 218,682 119,308 –1177 0/0 Ardennes 19,770 » » » Bességes à Alais. 17,513 » » »

BULLETIN AGRICOLE

du 18 juin.

La situation des farines de boulangerie n'a pas sensiblement varié; cependant on remarque des offres plus pressées et plus de dispositions de la part des vendeurs à s'engager sur juillet et août, au cours du jour; mais, pour trouver des acheteurs, il faudrait céder au-dessous dans une assez forte proportion. On parle de farines d'Etampes vendues à 52 fr. les 157 kilogrammes pour courant de juillet. Il y a demandeurs à 50 fr. pour six mois de juillet, pour r>s bonnes marques, mais point de vendeurs. Les farines quatre nurques sont restées sans affaires, à prix fermement tenus.

Le courant du mois est sans vendeurs au-dessous de 54 fr. 50 c. à 54 fr. 25 c.; il peut se placer facilement à 54 fr.

Juillet et août sont cotés de 55 fr. 50 c. à 55 fr. Il y a toujours quelques demandes à 54 fr. pour les quatre derniers mois, que les vendeurs tiennent 55 trt

M&î?©!aéis «Ses û.ë%mvt®s&î.®m®> BLES.

Hausse par hectolilre. Bordraux, 50c.à75c.; Dôle, 25 c.; Fère-en-Taidenois, 25 c. 30 c. par 100 kilogr. (l"s qualités); La Palisse, 75 c.

Baisse par hectolitre. Beaumont- sur- Oise, 33 c.; Bourg-en-Bresse, 30 c; Chàieauduo, 1 fr. 33- c.; Cou-

CHEMIN DE FER DU NORD. Le conseil d'administration a l'honneur de prévenir MM. les actionnaires qu'une assemblée générale extraordinaire est convoquée pour le 20 juillet 1858, à i trois heures de relevée, k la salle Herz, rue de la Victoire, 48, k l'effet de délibérer

il Sur une convention entre la Compagnie des 1 chemins -.le fer de Mons a Ilautinont et de SaintGliislain, et la Compagnie du chemin de fer du Nord; ciu Sur une convention entre la Compagnie de Namur k Liége et la Compagnie du chemin de fer du

Nord.

Pour assister à cette assemblée générale extraordinaire, MM. les actionnaires sont tenus d'avoir, d'ici au 6 juillet, déposé QUARANTE actions au moins à la caisse de la Société, place Roubaix à Paris, ou chez MM. N. M. de Rothschild et fils, k Londres. Ceux qui ont quarante actions au moins déposées dans ladite caisse peuvent se présenter pour retirer leur carie d'admission. (5173) COMPAGNIE DES

fMt7Mt1%TC DE FER? t~MK' 'B~P 6'B"S~7

CHEMINS S LIGNE D'ITALIE

Le conseil d'administration a l'honneur d'informer

MM. les actionnaires que, le semestre d'iulérêts échéant le 1" juillet prochain, soit 3 fr. 75 c. par action, sera payé à partir dudit jour

Soit sur !a présentation des actions constatant le 3e versement de 50 fr;

Soit après le dépôt préalable du coupon n° 4, délaché de Faclion sur laquelle a été effectué eeversement A Paris, dans les bureaux de la Compagnie, rue de Londres, 12;

A Lyon dans les bureaux de la Compagnie lyonnaise des Omnibus, place de la Charité 6;

A Nancy, chez MM. Lenglet et C", banquiers A Orléans, chez M. C. Lefebvre, banquier;

A Londres chez MM. Sheppard et fils, 28, Threadneedle street;

A Genève, à la Banque générale suisse. (5172) COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DE MADRID A SARAGOSSE ET A ALIGANTE.

Le conseil d'administration a l'honneur d'informer MM. les actionnaires que le paiement des intérêts dus au 1er juillet 1858, à raison (le 0 pour 100 l'an, et s'élevant à 11 fr. 02 c. 1/2 pour chaque action libérée de 400 fr., s'eflec.tuera à partir de ladite époque A Paris, k la caisse de MM. de Rothschild frères, 21, rue Laffltle

A Lyon et à Marseille, à la Caisse syndicale des agens de change;

A Bordeaux, chez MM. Rodrigues et fils

A Madrid, k la caisse de la Société. (5175) COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER

DE MADRID A SARAGOSSE ET A ALIGANTE.

Le conseil d'administration a l'honneur d'informer les porteurs d'obligations de la Compagnie que le paiement du semestre d'intérêt au 1er juillet 1858, s'élevant a 7 fr. 50 c. par obligation, s'effectuera à partir de ladite époque

A Paris, a la Caisse de MM. de Rothschild frères, 21, rueLaffllle;

A Lyon et à Marseille, à la caisse syndicale des agens de change;

A Bordeaux, chez MM. Rodrigues et fils;

A Madrid, à la caisse de la Société. (5174)

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Maison élevée sur terrasses, jardin anglais, beau potager bien planté d'arbres et espaliers, canal d'eaux vives avec bateaux de pêche et promenade, mélonnière. Parc de 57 hectares devant la maison, en bois taillis et futaies, aménagés, percés d'avenues et allées de chasse, très giboyeux. Vignes, terres et prés de réserve. Corps de ferme bien bàti terres labourables, prés. Contenance totale, 175 hect. 21 ares. Cheptel de 8,000 fr. Jouissance de suite. Revenu net, 8,COO fr. Prix, 160,000 fr.

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Marché de Poissy du 17 juin 1858.

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du 17 juin 1858.

DELPIERRE, marchand de vin en gros à La Chapelle-Saint-Denis, rue Jfssaint, 30.-Juge-commissaire, M. Masson; syndic provisoire, M. Isbert, rue du Faubourg-Montmartre, 54.

BASTRE, négociant et constructeur d'appareils à vapeur à Grenelle, rue des Entrepreneurs, 44, cidevant, et actuellement rue du Commerce, 9. Juge -commissaire, M. Blanc; syndic provisoire, M. Hecaën, rue de Lancry, 9.

PI1.LOD, négociant, rue Saint-Merry, 9.– Jugecommissaire, M. Masson syndic provisoire, M. Trille rue des Moulins, 20.

JACQUOT, dit Eugène de Mireeourt, propriétaire du journal la Vérité pour tous, rue Montmartre, 55. Juge-commissaire, M. Masson; syndic provisoire, M. Trille, rue des Moulins, 20.

MAISON BOUiWïSE LKî^ot-Cher), station du chemin de fer, 5 heures de Paris, 10 minutes de Blois. 8 pièces et des communs, 2 potagers, magnifique verger, 300 arbres fruitiers en plein rapport, 400 mètres d'espaliers, bonne vigne. Contenance, 1 hectare, entouré de murs. Prix, 13,000 fr. S'adr. à Me Mantois, notaire à Blois. (4800) Etude de Me BAZOT, notaire à Amiens.

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Terre labourable. 463 hectares.

Prés. 112 'l

Bois. 218

793 hectares.

S'adresser à Me Bazot, notaire à Amiens

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S'adresser, pour les renseignemens, à MM. G. Millier et Ce, à Baden-Baden. ^4694) « PROPRIÉTÉ DE REVENU me^rék à 6 kilomètres d'Alençon, chemin de fer de l'Ouest, à vendre à l'amiable. Maison de maître, jardin anglais, pièce d'eau, ferme, terres labourables et prairies. Revenu 1,400 fr.

S'adresser à Me Richard, notaire, à Alençon (5178) »

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