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Full notice

Title : La Croix

Author : Groupe Bayard. Auteur du texte

Publisher : (Paris)

Publication date : 1942-04-05

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 104176

Description : 05 avril 1942

Description : 1942/04/05 (Numéro 18159)-1942/04/06.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k444531t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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ADVENIAT REGNUM TUUM

Lundi 6 avril. Saint Sixte I", Pape.

Mardi 7 avril. Saint Célestin I", Pape.

La Journée

En Birmanie, la pression japonaise «'accroît à la fois dans le secteur du Sittang et dans celui de l'Irraouaddi.

En U. R. S. S., on enregistre un certain relâchement de l'activité soviétique.

11 <

Sir Stafford Cripps aura fort à faire pour concilier les tendances opposées des Hindous de diverses obédiences.

SESDRRECT10B

Parler de résurrection lorsque la terre voit s'accumuler les ruines et s'ouvrir tans cesse de nouveaux charnier» quelle ironie!

Et pourtant, alors qu'après le coup de lance du centurion romain la mort du Christ était un fait certain, le miracle était déjà tout proche deux jours plus tard, quand rien, semblaitil, ne pouvait empêcher la mort d'accomplir, de poursuivre son œuvre de corruption, au moment de pieuses femmes songeaient à aller compléter un enseveliss ̃ ent hâtif, le Chr-tt sortait vivant, glorieux, du tombeau. Ainsi des âmes qui paraissent encore plongées dana la mort de leurs péchés sont cependant déjà travail lées, presqu'à leur insu, par la grâce toute-puissante qui les fera rCnattre à la vie chrétienne.

Ainsi le monde, aujourd'hui encore et plus que jamais écrasé sous l'action de forces destructives, le monde et notre chère France voient s'esqnis»er une civilisation nouvelle qui doit être plus humaine et chrétienne. Piques, c'est au moment le plus imprévu, l'explosion d'une vie neuve et meilleure, la naissance d'un monde rstauré par la grâce.

Mais les plux grands triomphes ont d'humbles préparations cachées. Nous sommes au stade de cdlcs-ci n nous dérobons pas.

Il serait faux de croire que notre ëillon est trop court pour que le grain qui y germera puisse influer sur la récolte totale. Il serait lâche d'adopter une position d'attente, de laisser aux autres l'œuvre qui s'impose à tous. La tâche quotidienne du père et de la mère de famille, l'effort de l'apprenti, de l'écolier sont aussi néecssaires au redressement «':« pays que l'œuvre du financier, dit politicien ou du guerrier. Ces humbles gestes peuvent avoir plus de poids pour l'avenir du monde que d'autres plus retentissants, en raison de l'amour qui les inspire et leur donne leur vrai prix aux yeux de Dieu.

Le Vendredi- Saint au Vatican

Du correspondant romain d'HavasO. F. I.

Le Pape a assisté à la chapelle Sixtine à 1 Office du Vendredi-Saint. Apre» le chant de la Passion et le sermon du prédicateur, l'officiant a déposé sur les premières marches de l'autel un grand crucifix que le Pape, pieds nus, est allé adorer en se prosternant sur le marbre des dalle*. Le cardinal et les autre? dignitaires de la Cour ont, à leur tour. adoré le symbole de la Passion, puis le cortège pontifical s'est formé pour accompajrner le Pape à la chapelle Pauline, où le Saint-Sacrement se trouvait exposé depuis la veille.

Pendant ce temps, on exposa la relide la vraie croix que renferme u-e urne en cristal et en <;r. Ie Saint-Père rapporta, en pn><xf*;ion. l'hostie c< nsacrée que le célébrant de la messe des Présanctifiés, le cardinal Rossi. consomma dans un .<iler.ee impressionnant. En signe de deuil, le Saint-Père ne porte pas, le jour du Vendredi-Saint. i'annenn papal ii la main droite et a la fin de l'Office il ne donne pas, comme de cou' unie, sa bénédiction à l'assemblée.

En outre. toutes les tapisseries qui ornent la chapelle. de même que celles qui recouvrent le trône ron^fical, sent enlevée*.

A la cérémonie assistaient ies parente du Pape, dont le prince Parelli. conseiller général de la Cité du Vatican. et les membres du corps diplomatique.

Le Christ et nous

4onnom~

Le baiser de l'Eternel

par Albert BESSIÈRES

Elisabeth en est au sixième mois quand l'archange Gabriel, le même qui annonçait à Zacharie la naissance du Précurseur, qui 500 ans plus tôt révé- lait à Daniel les temps du Messie, reprend son chemin. Il gacne un bourg de Galilée, Nazareth. C'est là qu'habite Marie. Son père Joachim appartient à la maison de David, mais sa pauvreté l'a dérobé aux recherches du fou furieux Hérode qui règne à Jérusalem. Déjà avancés en âge, Joachim et Anne n'avaient pas d'enfant. Contre toute espérance, Dieu douna à leurs vieux jours cette fille, Marie, l'Xmma"ulee. Reconnaissants, ils la consacrèrent au service du temple. Jusqu'à 14 ans, mélée aux Nazaréennes, elle médite les Ecritures, confectionne les ornements sacerdotaux dans les déi>endances ùu temple, chante les prières rituelles, en les rythmant par une sorte de danse sacrée scandée par les tambourins. Le même instinct secret qui poussera Catherine de Sienne encore enfant à vouer à Dieu sa virginité l'iucline à une semblable offrande. c l'our hâter la venue du libérateur, elle renonce ù en devenir la mère. Elle ne connaîtra point l'homme. Orpheline, elle doit néanmoins, selon la loi, épou-er un homme de sa famille. La vie hommes est pleine de telles contradictions apparentes; les saints li>s abordent d un pas assuré, persuadé* <i>it' « Dieu n'a pas abandonné ses élus au hasard », comme le note l'ascal. La Providence envoie à Marie un homme de sa parenté, le charpentier Joseph, pauvre descendant de David, lui aussi. Cor-m^j sa tiancCe, dont il connaît la volonté, il voua U Dieu sa virginité et accepte d'être l'époux légal de celle qu'il ce connattra pas. L'incompréhension des exégètes rationalistes est ici, comme partout, chose normale. c Peu partent de la claa'eté chastement » (l'ascal) et de Dieu religieusement. Le monde juif et même ie monde païen soupçonnèrent lea grandeurs de la virginité. Rome confie le feu sacré à des Vestales. Au surplps, Dieu n'a pas à solliciter la permission de M. Renan ou de M. Loisy pour suggérer à telle âme telle résolution. Printemps palestinien. Les collines crayeuses prennent leur manteau <Vanémones, de crocus et de renoncules. Mésanges et plgeona bleus bâtissent leur nid. La légère charrue de bois « ouvre > les vignes aux longs ceps noirs couchés sur le sol. Joseph, son rabot et sa hache sur l'épaule, parcourt ces bourgs, ces métairies de Galilée, terre natale de notre foi. Les montaganrds pour qui il travaille sont séparés du reste du judaïsme par l'absence de grandes villes, de grandes routes, par leur rude patois. Paysans durs au travail, ilpres au gain, superstitieux, bornés, méfiants e>t violents. Jésus aura beau s'appliquer à leur parler le langage le plus élémentaire, le plus imagé, ils comprendront habituellement de travers.

C'est aussi à leur service que travaille Marie. Au cours de ses labo rieuses journées, son âme affinée par l'hérédité, l'éducation, son Ame de princesse doit saigner parfois à la rudesse des propos. Le soir venu, la voici enfin, en son jardin secret, cette grotte creusée dans le calcaire (crypte actuelle de la basilique) ouvrant sur le verger où les lauriers rosés fleurissent la margelle du puits. Rien du décor imaginé par Philippo Lippi, Pinturiccio ou même Fra Angelico. Tous ont jugé bon, pour nous émouvoir, d'écraser l'imaginaire palais de l'Annonciation et son humble héroïne sons de fastueux décors empruntés à Florence ou Madrid, à leurs duchesses à traîne. La vierge de 15 ans prie debout, nu pieds, auprès du grabat en balle d'avoine. A côté d'elle, l'amphore à puiser l'eau, l'outre de peau pleine d'huile, le boisseau soutenant la lampe d argile, le moulin à bras fait de deux pierres plates. Ses mains ne sont pas celles qu'a vues Raphaël. Xon. Des mains d'ouvrière, des mains de Jeanne d'Arc, calleuses et fortes, mains qui ravaudent, lavent, manient le hoyau, pétrissent la pâte, la cuisent sur le feu de bouses sèches, arrachent, dans les champs, coquelicots et chardons bleus. Des mains de « journalière », qui gagne son demi-denier par jour, 36 centimes, le prix de six passereaux. Elle charte « Venez et ne tardez plus! Les vérités ont été diminuées par les fils des hommes, nul qui fasse le bien !> Son séjour au temple lui ouvrit les yeux sur l'abîme qui sépara la religion officielle du culte en esprit De jeunes saintes, à l'Age des cartables et des poupées, comprenaient déjà ce que de solennels docteurs ne comprendront jamais. Marie perça à jour (son Magnificat en fait foi) les misères morales des partis qui exploitent le temple et la nation, sous le regard du maître lubrique et cruel, bourreau et courtisan de son peuple, Hérode. Ce Dieu qu'il invoque et traite en domestique, il n'y croit pas; les grands prêtresses valets, n'y croient pas davantage. Ce qu'elle a vu encore (vertu n'es' pas naïveté) ?Des Pharisiens partisans fanatiques d'une loi f>>pilisée, malnteneurs de l'autorité, à condition de l'exercer; des prêtres absorliés en leur besogne de bouchers rituels nn temple à la fois marché aux bestiaux, ahatttoir. banque et i iqrnsin de piété. Où sont les âmes? Elles existent, m^is cachées. Marie connaît assez les maîtres du monde, dont les légions promènent leurs semelles de fer à travers leur nouvelle colonie, pour savoir que nul espoir de salut n'est en eux. D'où viendra-t-il ? Mais, comme toujours, du Rien dont Celui qui Est se sert poar ses grands desseins. Le salut- ne viendra d'aucun de ces pantins Auguste, Hérode. Quirinius. Il viendra par elle, la pauvre enfant sublime qui s'ignore et que tous, sauf Dieu. ignorent. L'ange s'approche. Le baiser de l'Eternel va être donné à la terre.

LES JAPONAIS

marquent de nouveaux avantages en Birmanie

Les hostifités sur le front oriental

Voici plus d'une semaine que l'activité japonaise s'est sensiblement ralentie en Australie. Mais on constate toutefois qu'il ne se passe presque pas de jours que l'aviation nippone ne bombarde Port-Darwin. D'autre part, comme nous l'avons relaté hier, le Corriere délia sera a annoncé le débarquement de quelques unités japonaises dans les iles de Rotti et de Balar, au sud-ouest de Timor. Cette nouvelle, il est vrai, n'est pas encore confirmée du côté américain •u britannique, ni du côté japonais. Quoi qu'il en soit, et bien que les inondations paralysent pour l'instant l'action japonaise en Nouvelle-Guinée, les dirigeants américains, dit une dépêche de Washington, ne détournent pas leur attention du danger qui peut, tôt ou tard, menacer le continent australien. Bien qu'à l"heure"aotueUe leur impression soit plutôt optimiste, ils ne contestent pas la persistance de ce danger ni n'en sous-estiment la gravité. Ils constatent notamment que les Japonais renforcent actuellement leur aviation dans toute la zone qui fait face à l'Australie. En outre, ceux-ci procéderaient, selon certains rapports parvenus à Washington, à d'importantes concentrations de troupes à Singapour et à Java. Autant d'indices, aux yeux des dirigeants américains, des intentions nippones contre l'Australie. Ces derniers sont d'aiileurs persuadés, rapporte la dépêche de Washington en question, que « malgré les nouvelles annonçant le débarquement des Japonais à Akyab, ces préparatifs visent l'Australie plus encore que l'Inde ». Car les Nippons, expliquentils, ne sont certainement pas sans se rendre compte que les constantes arrivées de troupes et de matériel américains sur le territoire australien pourraient constituer une menace contre le Japon lui-même. Ces explications rejoignent les informations selon lesquelles le général Mac Arthur d'un côté et l'état-major américain de l'autre feraient depuis quelque temps des préparatifs d'offensive.

Mais cela ne signifie pas que le haut commandement nippon se désintéresse pour autant de l'e-npire indien. Tout au contraire, les efforts des troupes nippones en Birmanie et leur débarquement probable à Akyab indiquent que l'Inde demeure un de ses principaux et plus prochains objectifs.

Le statut des Indes

LE MARÉCHAL TCHANG KAI CHEK RECOMMANDE AUX HINDOUS D'ÊTRE CONCILIANTS

On apprend que le -nes^age remis vendredi au nom du général Tchang Kai Chek au pandit IS'éhru, pa run messager spécial, constituerait un appel aux populations des Indes pour l'acceptation des propositions britanniques.

Dans ce document, le chef du gouvernement chinois exposerait ses vues sur les propositions britanniques, mais éviterait de se prononcer sur la clause d'après laquelle la Grande-Bretagne demande la direction intégrale de la défense des Indes pendant la guerre. Le texte de ce message n'a pas encore été publié.

LE CONGRÈS INDIEN REVISE SA RÉSOLUTION

La séance tenue vendredi matin par le Comité exécutif du Congrès indien a duré une heure et demie. A l'issue de la réunion, le Président du Congrès, M. Kalam Azad, a déclaré à la presse que la date de publication de la résolution a-optée n'avait pas encore été fixé. Il a ajouté que la séance de samedi sera principalement consacrée à la discussion des articles du programme élaboré par le Congrès. On croit, à la Nouvelle-Delhi, qu'il est possible que la publication de la résolution adoptée par le Comité exécutif du Congrès soit différée jusqu'à la rencontre Afad-Wavell. Ce délai permettrait, en outre, à sir Staffoi-d Cripps de communiquer à Londres les résultats de sa mission et de recevoir une réponse.

L'ATTITUDE DE LA LIGUE MUSULMANE

M. Djinnah, président de la Ligne musulmane des Indes, a déclaré, au cours d'une conférence de presse, qu'il rencontrerait certainement sir Stafford Cripps lors de son retour à Delhi. Il a ajouté

« Nous apportons notre plus grande attention à l'examen des propositions du gouvernement de Sa Majesté. Nous ne sommes pas encore arrivés à une décision, mais nous espérons qu'avant la fin de la session et avant que je retourne à Delhi je pourrai être en mesure de fournir une réponse à sir Stafford Cripps. »

A l'ouverture de la session de la ligue musulmane c Ail India », le président Djinnah a déclaré vendredi soir:

< Il est une chose que je désire p ciser nettement notre but est de réaliser le c Pakistan > (Fédération des provinces et des Etats musulmans). Nous n'accepterons rien d'autre qae le c Pakistan », quelles que soient les propositions que l'on puisse nous faire. »

INTRANSIGEANCE

DU PARTI MAHASABHA » Le Comit d'organisation du parti c Mahasabha » a affirmé vendredi sa

En ce qui concerne ce débarquement, on sait que, annoncé par Tchoung-King, il a été officiellement démenti par la Nouvelle-Delhi. Qu'en est-il au juste? Aujourd'hui c des nouvelles de Changhaï parvenues à l'Agence Domei » dit une dépêche de Tokio, annoncent à leur tour « l'occupation par les forces japonaises du port d'Akyab ». En tout cas, il n'est pas douteux qu'une escadre japonaise a croisé ces jours-ci dans le golfe du Bengale. Un communiqué de la Nouvelle-Delhi rapporte en effet qu'elle a été attaquée par des forteresses volantes américaines, au large des îles Andaman. Les aviateurs, ajoute le communiqué en question, ont observé des coups directs sur un croiseur, qui a pris feu, sur un transport de troupes et sur deux navires de ravitaillement, tandis que < les autres navires ont paru être très sérieusement endommagés ».

Il ne paraît pas contestable, d'autre part, que les Japonais redoublent d'efforts en Birmanie, principalement dans le secteur de l'Irraouaddi. Le communiqué de la Nouvelle-Delhi reconnaît que, dans la région de Prome, des forces nippones considérables « ont pénétré dans les défenses sinobritanniques et ont réussi à occuper des positions élevées au sud de Prome ». A la suite de quoi. les Sino-Britanniques ont dû se replier sur c de nouvelles positions de couverture au nord de la ville ».

De même, les Japonais ont accentué leur avance, au cours des dernières vingt-quatre heures, sur le front du Sittang. Le communiqué de la Nouvelle-Delhi relaté qu'ils ont atteint, au sud-ouest de Yeddashe, un point situé à 25 kilomètres au nord de Toungou. Toutefois, les Chinoif «SOntrôleraient encore le chemin de fer entre Yeddashe et un point immédiatement au nord de Toungou.

Aux Philippines, les Nippons ont de nouveau effectué plusieurs attaques contre divers points de la ligne de défense adverse dans la presqu'île de Battaan. Selon le communiqué de Washington, toutes ont été repoussées par les troupes du général Wain«right. Dans l'île de Mindanao. on ne signale qu'un raid de l'aviation japonaise sur la ville de Miral, près de Digos. ·

volonté de mener campagne contre les propositions présentées par sir Stafford Cripps. Il a déclaré, en effet, que ces propositions font craindre aux Hindous ce qu'ils considèrent comme la vivisection » de leur patrie. Le comité a, en outre, assuré que tout parti qui encouragera ces propositions sera considéré comme ennemi du pays par tous ceux qui se dressent pour assurer l'unité et l'iirtégrké de l'Inde. L'ENTREVUE ENTRE SIR STAFFORD CRIPPS ET LE GÉNÉRAL WAVELL

L'entrevue qui a eu lieu vendredi entre «ir Stafford Cripps et le général Wavell a duré environ 1 heure et demie.

D'autre part, on annonce que le colonel Louis Johnson, représentant personnel du président Roosevelt aux Indes, est arrivé vendredi après-midi à la Nouvelle-Delhi.

Les troupes hongroises ont soutenu

de durs combats déclare l'amiral Horthy

Vendredi soir, l'amiral Horthy a adressé au commandement des troupes d'occupation hongroises un télégramme dans lequel il déclare notamment

Depuis plus de tçpis mois, les troupes hongroises contribuent à assurer le service d'ordre dans les territoires situés en arrière du front soviétique. Bien que ces unités aient uniquement à remplir une mission d'ordre et de sécurité, elles ont eu, cependant, à soutenir de durs combats contre les hordes de partisans soviétiques, surgies en masse. L'une d'entre elles, aux côtés des forces allemandes, a pris part à la défense contre les attaques bolcheviques, et, aujourd'hui encore, se trouve engagée sur le front.

Je constate avec satisfaction et fierté que les troupes d'occupation hongroises, au cours d'un hiver rude et malgré les difficultés de communication et de cantonnement, ont accompli leur tâche de façon exemplaire .•

A nos lecteurs et amis

La Croix, par suite d'une autorisation spéciale des pouvoirs publics, paraît au soir du Samedi-Saint. Par contre, elle ne paraîtra pas le dimanche de Pâques. Notre numéro du lundi de Pâques sera publié et expédié dans les conditions habituelles.

Ainsi que le fait observer le haut commissaire des Philippines aux Etats-Unis, M. Elixalde, les troupes du général Yamashita vont se trouver prochainement en face de nouvelles difficultés. Dans quelques semaines, en effet, va commencer la saison des typhons, durant laquelle « les opérations aériennes et navales seront particulièrement dangereuses, cependant que les opérations terrestres seront pratiquement impossibles ».

t 7

Le grand quartier général de la Wehrmacht ne se départ pas de la plus absolue discrétion au sujet de la contre-offensive déclenchée il y a quelques jours, d'après une dépêche de la frontière d'Ukraine, dans la région de Stalino. Son dernier communiqué se borne à signaler d'une part un certain ralentissement de l'activité offensive ennemie sur l'ensemble du front, d'autre part l'occupation d'un grand nombre de localités par les troupes du Reich au cours des dernières vingt-quatre heures, sans toutefois préciser dans quels secteurs. Les Soviets, eux aussi, annoncent, dans leur dernier communiqué, la reprise de plusieurs localités, également sans désignation de secteurs.

Le fait que, depuis trois jours, on ne reçoit plus les dépêches habituelles de Stockholm, de la frontière soviétique et de la frontière d'Ukraine, semble confirmer le ralentissement de l'activité soviétique signalé par le communiqué du Reich.

Il ressort toutefois des derniers bulletins de Moscou que les rouges continuent « leurs combats offensifs dans divers secteurs ». La radio allemande rapporte d'ailleurs que de violents engagements se sont déroulés, durant les dernières vingt-quatre heures, dans la région du lac Ilmen, où une compagnie soviétique, dit-eUe, a été faite prisonnière.

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En Libye, les opérations se réduisent toujours à dès actions loeales et peu importantes qui n'apportent aucun changement à la situation. Durant les dernières quarante-huit heures, on signale simplement une rencontre entre deux colonnes adverse* à l'est d'El Mechili. Après un combat assez vif, les Germano-Italiens, d'après le communiqué du Caire se seraient retirés. L'aviation de l'Axe bombarde de temps à autre, soit les positions britanniques, soit les navires ennemis repérés dans les eaux côtières de la Méditerranée et continue ses attaques quotidiennes contre l'île de Malte, dont les installations navales et aé.riennes sont chaque jour plus endommagées. J. R.

LES JOURNÉES DE VICHY Dix-huit mois de réalisations n=i dans l'aviation nzzzn

(De notre envoyé spécial

Marcel Gabiixy.)

Vichy, 4 avril.

Aujourd'hui s'est ouverte, à Vichy, la Semaine de l'Aviation que nous avons eu, il y a quelques jours, l'occasion d'annoncer. Reçu par le général Bergeret, secrétaire d'Etat à l'Aviation, le Maréchal a inauguré cet après-midi l'Exposition installée dans le grand hall de l'établissement thermal de première classe. Il s'est vivement intéressé à cette visitet qui traduit bien l'effort très grand qui a été réalisé, depuis dix-huit mois, dana le domaine de l'aviation.

Le général Bergcret avait bien voulu, le matin môme, recevoir les représentants de la presse accréditée auprès du gouvernement pour souligner les réalisations que représente le Salon de l'Aviation, Salon très modeste, nous a-t-il dit, mais qui donne une idée exacte de ce qui a été fait.

« Par ce Salon, j'ai voulu exprimer, nous a dit le général Bergeret, trois ordres de préoccupations il m'a fallu faire vivre le Service social de l'Air et le développer, car il y avait de nombreuses détresses à soulager. J'ai favoriser le recrutement de l'armée de l'Air, qui ne peut être constituée maintenant que par les seuls volontaires. A'o* efforts dans ce domaine ont été couronnés de succès, puisque nous avons la satisfaction de voir s'établir un courant d'engagements de mille par mws, ce qui correspond à nos besoins. Enfin, j'ai voulu montrer que notre aviation est maintenant quelque chose de bien vivant, qu'elle constitue une force militaire susceptible d'assurer la défense de notre empire; que son essor commercial pourra soutenir la dure concurrence qui se fera jour aussitôt après cette g' 'rre. En même temps, nous avons assaini les industries de l'aéronautique et nous avons préparé l'infrastructure en dotant le pays des aérodromes qui seront nécessaires. » Et pourtant le chemin accompli dans la voie du redressement était long. Le général Bergeret reconnaît bien volontiers que rarmistice nous avait laissé une hypothèque extrêmement lourde interdiction de tout vol, obligation de stocker nos motews et nos appareils, dispersion de nos unités et de nos cadres, cte.

Peu à peu, les conditions qui nous étaient faites se sont modifiées et ces modifications ont été provoquées, il faut bien le reconnaître, par tes agressions britanniques. tXous avons pu d'abord, nous i't le général Bergeret, re-

L'activité du Conseil national L'amiral PERMET met en relief les récentes déclarations de l'amiral DUR LAN

devant cette assemblée

L'amiral Fernet, secrétaire général du Conseil national, a fourni, vendredi après-midi, aux représentants de la presse, qu'il avait convoqués à cet effet, des informations complémentaires sur les récents travaux du Conseil national.

L'AUDITION DE L'AMIRAL DARLAN. Le secrétaire général di Conseil national a notamment indiqué la teneur des déclarations faites par l'amiral Darlan, le 31 mars, devant la Commission d'information générale» Après avoir exprimé sa satisfaction de pouvoir prendre contact avec les conseillers nationaux investis de la confiance du Maréchal, le vice-président du Conseil a décrit en quelques mots la situation douloureuse dans laquelle les circonstances placent la France.

t Aux difficultés nées de la défaite et de l'occupation s'ajoute la volte-face de notre ancienne alliée qui a maintenant conclu alliano avec le bolchevisme, le plus dangereux ennemi de notre pays. En cette année 1942, qui sera la plus dure, et peutêtre décisive, quant à l'issue de la guerre, a dit l'amiral Darlan, nous devons être réalistes et exclusivement Français ».

FuisYamiral a rappelé que le maréchal Pétain avait fixé à son gouvernement les tâches suivantes faire vivre le pays, malgré la défaite, maintenir "l'unité nationale et impériale, préparer l'avenir. Pour atteindre ce triple objectif, il fallait faire la révolution nationale, dont le viceprésident du Conseil donne la définition suivante Abandonner le régime qui a prouvé son incapacité pour édifier sans violence, avec le concours des élites et l'assentiment de la nation, un nouvel ordre politique, économique et social. »

Cet ordre nouveau a pour but de réaliser, dans l'intérêt supérieur du pays, conformément aux traditions et à la vocation nationale, les meilleures conditions d'existence des citoyens, dans l'ordre et le travail, sous l'autorité d'un gouvernement fort, tenant ses pouvoirs de ht volonté ite la nation, préalablement organisée. Commentant cette définition, qui a reçu l'approbation du Maréchal, et répondant aux aspirations du peuple. l'amiral de la Flotte a rappelé que cet ordre nouveau doit êtffe social, familial et national. Il doit aussi recevoir l'assentiment de toute la nation et non seulement d'une fraction de l'opinion, fusse-t-elle composée de ses meilleurs éléments les anciens combattants, par exemple.

mettre en service certains appareils, puis reconstituer des unités pour ta défense de notre empire, nous avons pu établir dea service^ commerciaux qui assuraient la liaison tre la Métropole et les territoires d'outremer. Car cette liaison aidait au maintien de la souveraineté française. Et je pense, précise le général Bergeret, pluie particulièrement à la liaison aérienne avec Djibouti.

» Nous avons pu aussi reprendre nos fabrications, car, depuis juillet 1941, nous avons rouvert nos usines, où nous fabriquons du i itéricl civil et militaire. Enfin, noua avons recommencé nos recherches et nos expériences dans des conditions satisfaisantes. >

Et le secrétaire d'Etat à l'Aviation nous cite en exemple la construction dea avions océaniques en voie d'achèvement.

Toutes ces réalisations, nous les avons trouvées clairement schématisées et condensées en parcourant les stands de l'exposition de l'aviation stands des recherches aéronautique s, de « Jeunesse et montagne >, d'aéromaritime et d'Air-France, des télécommunications de l'armée de l'Air, des établissements de l'Aéronautique.

Quant aus stands des œuvres sociales, il présente des énumérations et des chiffres éloquents 18.000 enfants, 1.S00 veuves, 2.000 orphelins, 3.000 prisonniers secourus; centres de vacances de l'Air, bourses d'études, consultations de pourrissons, visites médicosociales, distribution de vêtements et layettes, école des pupilles de l'Air, ouvroirs, foyers et bibliothèques, etc. ont été créés depuis moins de dix-huit mois. Toutes ces œuvres sont animées par les assistante* sociales de l'Air.

Après l'inauguration du Salon de l'Air, le maréchal Pétain a visité l'Exposition de l'armée nouvelle, qui a été installée dana le Palais dea Sources, sur le Parc.

Enfin, une tioiiiême Exposition attirera, pendant cette semaine, les visiteurs l'Exposition qui réunit à l'Hôtel de ville de Vichy la d'alimentation aur la vie et l'œuvre du Maréchal. Cette Exposition, composée de photos, d'ima. ges et de souvenirs qui évoluent la vie et Tœuvre du chef de l'Etat, met en lumiére let étapes prestigieuses te la vie du Maréchal depuis le jour tragique de sa prise de pouvoir. Toutes ces Expositions seront reproduites dana les grandes villes de la zone libre et en Afrique du Nord.

C'est pour cela que te Maréchal a décidé l'élargissement du recrutement de la Légion, en août 1941.

L'amiral a évoqué aussi les problèmes de l'administration et du ravitaillement. Il a noté au passage que pour faciliter l'établissement des statistiques du commissariat général aux ressources agricoles, il importait que les syndicats agricoles fissent le recensement avec exactitude.

D'une façon générale, il a dénoncé la centralisation excessive des administrations, particulièrement indésirable, vu la précarité actuelle des moyens de communication. Centraliser les conceptions, décentraliser l'exécution et stimuler l'initiative tel est le programme que s'est fixé le Maréchal.

Le vice-président du Cor#eil a dit son ferme propos de lutter contre la tendance de certaines administrations centrales à freiner cette décentralisation. Son intention est même de renforcer le personne des préfectures, en prélevant des fonctionnaires dans les administrations centrales. Il s'agirait notamment de pourvoir chaque préfecture d'un service d'études générales. L'amiral Darlan n'admettra pas que le désordre administratif puisse apparaître dans certaines préfectures. Son intention ferme est de faire son devoir en bravant au besoin l'impopularité. Par les vifs applaudissements dont ils ont, à plusieurs reprises, ponctué cet exposé, les conseillers nationaux ont marqué leur entière adhésion aux vues exprimées par l'amiral sur la rénovation nationale aussi bien que sur la réorganisation administrative par la voie de la décentralisation.

LA VISITE DU MARECHAL.

Le Maréchal est venu ensuite à la séance du Conseil, le 1» avril, à 17 heures, au moment où étaient mis en discussion les projets d'avis de la V sous-commission sur le circuit de confiance », c'est-à-dire sur les rapports du gouvernement et de l'opinion.

Les vœux de la sous-commiMion portaient »

1" La possibilité d'une information moins réservée du gouvernement au pays.

2° Les possibilités pour celui-ci de faire connaître son sentiment par l'intermédiaire des forces vives de la nation profession, famille, groupements nationaux.

Le Maréchal, après avoir suivi l'exposé du rapporteur avec une attention soutenue, qui se manifestait par des signes d'acquiescement, a exprimé, en quelques paroles amicales, le vif intérêt qu'il portait aux questions traitées et a approuvé la plupart des suggestions du rapport.

Ces suggestions portent d'abord, en particulier, sur l'assouplissement de la censure, afin de permettre aux journaux de dégager leur personnalité propre, et à la radio, de parler plus net et plus en conscience, puis sur rétablissement d'une propagande orale, dans chaque région, auprès de personnalités qualifiées; enfin, sur la publication ou l'émission plus fréquente de communications de la part du gouvernement.

Commentant le rapport de M. Georges Pernot, sur le rôle des groupements familiaux dans le circuit de confiance le Chef de l'Etat a rappelé qu'une loi était en préparation qui consacrait la participation de la famille a la vie publique et que le plus large appel serait fait aux familles appartenant à toutes les communautés provinciales.

A propos des rapports sur la mise en œuvre de la corporation paysanne et de l'application de la Charte du travail, le Maréchal a rappelé que son attention s'était portée, dès ses premiers messages, sur des questions primordiales et déjà résolues pour une large part.

Quant au rôle des groupements na.tionaux, le Maréchal a souligné que le gouvernement était entré par avance dans les vues du Conseil natiolal en modifiant récemment les attributions de la Légion.

Enfin, quant a l'organisation admilistrative du pays, évoquée par le rapport de M. Lacoin, le Maréchal a rap">elé qu'il avait mis l'accent sur la iréation des futures provinces et qu'il illait appartenir au Conseil national le rassembler et coordonner les élénents de décision déjà retenus, en 've de l'élaboration de la future consitution.

Le Maréchal a envisagé la mise au joint d'un mécanisme qui assurerait me liaison, en quelque sorte permaîente, entre le Conseil national et les onseillers régionaux. Cette participa.ion directe et approfondie, du Chef le l'Etat à leurs travaux, a rempli es conseillers nationaux de fierté et l'enthousiasme.

Descendu de l'estrade, le maréchal 'étain s'est fait présenter un à un es membres de la Commission et 'est entretenu cordialement avec ux.

Au cours de cette troisième sesion, qui s'est terminée, après la viite du maréchal Pétain, par J'adhéion unanime aux avis présentés, les éances de la Commission (l'informa.ion générale, présidées avec autant 'autorité que de distinction, par M. .fanuel Fourcade. sénateur, ancien ̃âtonnier de l'ordre des avocats de 'aris, se sont déroulées dans une atmosphère de conflante coopération, et assistance a témoigné constamment on ardent désir de faciliter au goucrnement la tâche de relèvement ational qu'il a à assumer et sa saisfaction d'avoir été conviée à partiiper à cette œuvre de rénovation rançaise.


DIMANCHE 5 Lt'XIH 6 AVRIL 1342.

A travers le monde

IttlIItlIMtMIMItlIllllllMIMIIIIItlillMlllllllllItlII

En Angleterre

RESTRICTIONS ET RÉDUCTIONS On apprend que les restrictions exceptionnelles sur le charbon qui devalent prendre fin ta semaine prochaine demeureront encore quelque temps en vitoeur.

D'autre part, la société t London Transport» » annonce* que la circulation des autobus, des trams et des troleybn» tora considérablement réduite cet été dans un but d'économie. Enfin, oft annonce qu'un stock de vivres de réserve sera constitué en Grande-Bretagne, pour faire face au manque de denrées qui pourrait résulter d'une invasion éventuelle.

Cm vivres seront confiés à des cantine» et étâblistement* qui devront prendre l'engagement de n'y toucher que dans les prévus.

En Bulgarie

NOUVELLE FÊTE NATIONALE Le Conseil dea ministres bubjareB vient de décider que le 12 avril,, jour Commémoratif de l'annexion de la Thraee et de la Macédoine, sera dé•ormaifi considéré comme jour de fête nationale.

Aux Etats-Unis

LE ST ANNIVERSAIRE

DE L'UNION PANAMËRICAINE Des Wte» et dea parades militaires sont prévues dans les grandes villes américaines pour le 14 avril, date du 52* anniversaire de l'Union panamérl«dne. Les représentants officiels des républiques américaines se réuniront pour affirmer une fois de plus la volonté de leurs pays respectifs de voir se développer entre eux des liens d'amitié et de solidarité.

7.500.000 OUVRIERS AFFECTES AUX INDUSTRIES DE GUERRE M. Sydney Hillman, directeur du burean de la Production de guerre, a déclaré devant la Commission sénatoriale de l'enseignement et du travail que depuis l'attaque contre Pearl-Harhour, il y a seize semaines, environ deux millions d'hommes et de femmes étaient venus grossir le« rangs des 5.500.000 travailleurs déjà occupés dans les usines de guerre. Le nombre total des ouvriers affectés aux Industries de guerre atteint donc maintenant 7.500.000.

VERS LA CRÉATION

DE LA « HOME CUARD »

Si l'on en croit les déclarations du sénateur James Maod, qui représente au Congrès la ville de Buffalo, Etat de New-York, l'Amérique posséderait bientôt une unité de c Home Guard » semblable a celle de la Grande-Bretagne. Le sénateur a annoncé qu'il était saisi d'un nombre impressionnant de lettres d'anciens combattants et de réformés de l'armée demandant à être employés en service actif. Il a ajouté « La constitution d'une unité militaire telle que la c Home Guard > serait d'une grande efficacité dans la défense de nos côtes, de nos frontières et des édifices publics. J'ai parlé au Département de la Guerre de la possibilité de sa création. >

Le prix des vins à appellation contrôlée

Pour mettre fin aux abus constants sur les vin» k appellation contrôlée, un arrêté publié au « Bulletin officiel » des prix du 3 avril 1041 taxe les vint à appellation contrôlée, quelle que toit l'année de la récolte, au même prix que les vin» de la récolte de 1941.

Cette décision est générale et s'applique à tous les vins à appeilatioa contralée; c'est-à-dire aux vins déjà taxée aussi bien qu'à ceux qui seraient ultériêuremtnt soumis à la taxation.

Voici quelques exemples de la nouvelle taxation

Vin rouge ayant droit à l'appellation Bordeaux et titrant 106 devra être vendu au consommateur au prix maximum d§ 19 franc» la bouteille par le commerçant détaillant, 27 franc* la bouteille par le restaurateur de catégorie exceptionnelle et 24 franc» la bouteille par le reataurateur des catégorie» A et B. De même, le prix au consommateur d'un Bourgotne grand ordinaire ne devra pas excéder 20 fr. 10 la bouteille chez le commerçant détaillant, 28 fr. 50 la bouteille dans les restaurants de la catégorie exceptionnelle, 25 fr. 50 la bouteille dans un restaurant det catégories A et B.

Un arrêté au même bulletin du 8 avril fixe également les prix des vina doux ainsi que la rénumération maximum des intermédiaires dans des conditions analogue* A celles prévues pour les vins à appellation contrôlée.

PRIX DES EAUX-DE-VIE

DE COGNAC ET D'ARMAGNAC L'arrêté du 3 décembre 1041, qui avait flxé les prix maximum des eaux-de-vie de Cognac et d'Armâgnac de la récolte de 1941, vient d'être complétée par un arrêté en date du 1" avril qui taxe les eaux-de-vie provenant de» récoltes de 1086 à 1040 inclus.

Ainsi se trouvent fixés les prix-limite des eaux-de-,rie de Cognac et d'Armagnac de vente courante. Il sera mis fin aux prix abusif» atteints par le commerce de ces éaux-de-rle. La revalorisation des e»ux-de-vie produites au cours des années 1936 à 1940 réalisée par l'arrêté du 1" avril aura pour contre-partie l'institution au profit du Trésor par nn texte qui paraitra prochainement au Journal officiel d'une taxe exceptionnelle aur les éaox-de-vie détenues par les commerçant*.

Carnet familial

NAISSANCE

Notre jenne confrère et SIme Louis Bernard ont la joie de faire part de la naissance de leur fils Jarqne*. à SaintEtienne, le 30 mars. Nous adressons nos vives félieitationt aux parents pt aussi tu fraod-pere du petit Jacquet. M. Pierrt Bernard, directeur du Mémo* rial dt Sâint-Etiéane.

Encore trop de rhumatisants ? Baucoup trop de gem se résignent k souffrir de douleur» articulaires, de maux de rein», de sciatique, alors que le Gandol pourrait les soulager. Gr&ce à l'action conjuguée de ses trois calmants les pins puissant» qn'on connaisse le Gandol apaise vite la douleur. Et ontre. diurétique et dissolvant, il active rélimlnatlon de l'acide urique. Avec le Gandol, l'amélioration est durable. Sans aucune fatigue pour l'estomac. La boite de 20 cacheta 16 fr. 80. Ttes Phies.

CE ~-I~E1VT. J -J i

les Jonrnanx

LE JAPON ET LE SAINT-SltCE L'envoi d'un représentant du Japon au Vatican continue d'être commenté par le» foumau*. M. Juif* Véron évoque ainsi dans i'EeUir de Montpellier ses souvenirs de journaliste parlementaire avant d'ex arriver à des considération» d'un caractère plût général

Pour ma part, après avoir assisté à cette période néfaste, où, sous l'impulsion «t la direction de Combes, chef du gouvernement, certainement l'esprit le plus étroit et le plus bas qu'on ait jamais vu à la tête des affaires, la République faisait « la guerre aux curés », je n'en croyais ni mes yeux ni mee oreilles le jour où je vis, quel. que» années après, l'émotion joyeuse causée au Palais-Bourbon, dans tous ks milieux, par l'annonce de l'élection de Pie XII, les députés quittant la séance, qui se trouva suspendue de fait, 8e précipitant dans les couloirs pour avoir confirmation de la nouvelle qu'ils commentaient avec enthousiasme, puis le président de la Chambre, M. Herriot, adressant au nouveau Pape, du haut de la trihune présidentielle, les félicitations et les vœux de l'Assemblée. Franchement, je m'amusais bien, en me demandant si je n'allais pas voir paraître derrière le fauteuil de M. Herriot le fantôme irrité de Combes.

Ost toute l'histoire qui montre que l'Eglise n'a qu'à attendre patiemment, même dans la persécution, que ses adversaires prennent les uns apree les autres le chemin de Canossa patiens quia aterna.

Ce qui m'inspire ces réflexions sur un sujet que ma plume n'est guère habituée à traiter, ce n'est pas le désir de faire un sermon, bien que nous soyons en Carême Domine, non sum dignus. C'est une information qu'on a pu !ire dans les journaux du 25 mars.

Le 12e centenaire de Charlemagne Dans la ville de Saint-Deni*, où Charlemagne, enfant, reçut l'onction royale des mains du pape Etlenne II, a vu Heu vendredi la célébration du 12* centenaire de la naiesance du grand empereur. Cette cérémonie, qui s'est déroulée à la mairie, a revêtu un caractère à 'a fois simple et solennel, simple par le déoor, solennel par l'endroit, la signification et les personnalités présentes.

Dans la grande salle des fêtes, décorée de drapeaux tricolores et d'éeussons aux armes fleurdelisées de la ville, accompagnées de la vieille devise « Montjaye! ttaint Denis! » une grande banderolle, placée derrière l'estrade, portait en lettres gothiques cette simple inscription « Chorlemaane. empereur d'Occident, roi de» France » et les deux dates 743-814. Aux premiers rangs de la nombreuse assistance avaient pris place M. Barin. représentant M. de Brinon, appelé à Vichy plusieurs personnalites de l'ambassade d'Allemagne, en tête desquelles le ministre Sehltlr; MM. Georges Bernard, président de la Commission administrative de la Seine; Giraud, représentant M. Magny, préfet de la Seine, et la municipalité de' Saint-Denis au grand complet.

Il est un peu plue de 15 heures qunnd M. Marschall, maire de Saint-Denis, prend la parole, rappelant que, dans l'incertitude de la science quant au Véritable lieu de naissance de Charlemagne, un historien s'est trouve pour émettre l'hypothèse, fondée sur de sérieuses raisons, de cette naissance à Saint-Denis. « Qui pourrait s'étonner dans ces conditions, demande M. Marschall, de voir Saint-Denis prendre en France l'initiative de célébrer le douzième centenaire de Charlemagne, comme il. est naturel et juste qu'à Aix-la-Chapelle, sa résidence de prédilection et la lieu ofl s'élève cori tombeau, de grandioses cérémonies célèbrent en ce même jour la mémoire, du grand empereur d'Occident? »

Soulignant à son tour la similitude de caractère des cérémonies qui se font déroulées vendredi tant en Allemagne qu'en France, M. Abel Bonnard fait ensuite, dans un saisissant raccourci, le portrait de Charlemagne « Ce grand homme, dit-il, a un caractère qui le rend également sacré à la France et a l'Allemagne c'est qu'il préside à la formation dp leurs histoires. Il apparaît comme un de ces sommets couronnés de lumière et de nelse, aux pied» desquels naissent près 'un de l'autre deux fleuves qui vont couler dans des directions divergentes. Souvent réunis dans l'ordre politique, durant tout le moyen >ge. par des intérêts communs, la France et l'Allemagne, dans l'ordre de la culture, n'ont pas cessé de se connaître par l'échange de leurs trésors. Revenir à Charlemagne c'est retrouver leurs deux berceaux dans le palais impérial. »

A la suite de cette allocution, un récital de musique et de poésie fut donné avec le concours de MM. Maurice Escande et Jean Valcourt. de la Comédie Française; d'André Gaudin, de l'Opéra Comique, et de la Société des instruments anciens dirigés par Henri Casadessus.

Il y était dit que le gouvernement américain, qui a lui-même un repré»sentant auprès du Pape, se demandait si le Vatican accepterait, car des négociations seraient, paratt-il, engagées à cet effet, un ambassadeur du gouvernement soviétique?

En attendant, une dépêche de Tokio, du 27 mars. noua apprenait que le gouvernement japonais avait délégué spécialement le miniotre Ken Harada auprès du Saint-Siège. C'est la première fois que le Japon envoie un représentant diplomatique au Vatican.

Soyons certains que-la ChiM T* en faire autant.

Que sont donc ces nations qui sont représentées ou veulent l'être au Vatican ? Elles ne sont pas toutes catholiques. Il y en a qui sont protestantes, une qui est bouddhiste, une autre enfin, la russe, qui est essentiellement antireligieuse.

On aura remarqué certainement que tous les chefs d'Etats qui se «ont mie en guerre invoquent Dieu pour lesuccès de leurs armes. Ils affirment même tous, dans leurs proclamations. que Dieu est avec eux, ce qui m'a toujours paru un peu hasardé, en me rappelant la parole du Christ « Aimes-vou* les uns les autres », qui ne cadre guère avec les massacres abominables qui ensanglantent notre malheureuse planète.

Est-ce pour avoir la protection de Dieu que tous les chefs des pays en guerre veulent se mettre hicn avec son représentant sur terre? Peut-être. Mais voyons surtout dans ce siège diplomatique, dont le Vatican est l'objet, le signe de l'immense influence spirituelle et morale dont jouit le Pape dans le monde entier et qui est reconnue par toutes les puissances.

Qui sait si quelque jour ce n'est pa« au Vatican que nous devrons la paix?

L'œuvre des votations sacerdotalesdans le diocèse de Toulouse C'est incontestablement l'œuvre des Œuvres. Nos diocè**g manquaient de prêtres dès avant la dernière guerre. Ce défaut de manque de ministres du Christ s'est encore accentué en raison dn nombre de ceux qui sont actuellement retenus prisonnters en Allemagne. Raison de plus pour tous les catholiques de s'intéresser à cette œuvre. Ceux du. diocèse de Toulouse font preuve d'un nèle particulièrement ardent. Les enfants, surtout, s'y y consacrent avec une joie chrétienne toute débordante, comme on le constate chaque année au cours de leur fête spéciale la fête des enfant» zélateurs. Celte fête a eu successivement pour cadre les quatre doyennés de Toulouse, en attendant que les autres doyennés du diocèse en connaissent les heureux bienfaits.

SStiint-Niçolaa, La Daurado, Saint-Sernin, Saint-Etienne ont vu se grouper plusieurs centaines de ces enfants pour prier, chanter, donner leurs offrandes et écouter le premier pasteur du diocèse. Dans un compliment fort bien tourne, ils ont dit à Mgr l'archevêque ou à eon auxiliaire leurs espérances sacerdotales. leur désir de servir, d'entrer, un jour dans les rangs de l'Action catholique, y ajoutant la volonté de s'imposer des sacrifices et de donner l'obole de la charité matérielle pour l'entretien des séminaires.

Mitr Saliège ou Mer de Courrege disait a ses enfants la joie d'accepter ces dons de Mme et ces obole». Il y insistait sur le besoin qu'ont les cœurs chrétiens du prêtre. S'ariressant aux petites fil1es, il leur recommandait de parler au bon Dieu pour lui recommander la vocation de leur petit frère ou de leur grand frère. Il fut véritablement imposant ce. défilé des enfanta zélateurs venant déposer aux pieds du premier pasteur la modeste, mais sincère obole. tandis que retentissaient des cantiques politilairf-s pour demander à Dieu de donner à la France et en particutier au diocèse de Toulouse de eaints prêtres, Et chacun de s'en retourner à sa place, emportant un précieux souvenir de la cérémonie, puis de s'incliner dans un acte d'adoration devant Jésus-Hostie qui, par le prêtre officiant. les bénimait tous.

Les offrandes recueillies dans ers quatre premières fêtes des enfants zélateurs dépassent celles des années précédantes grande joie pour le cœur de Mgr l'archevêque, des supérieurs des séminaires et des dames zélatrices.

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M fol EH

de rAcadémiE française M, Edouard Estaunié, de l'Académie Française, vient de mourir à Paris, à l'âge de 80 ans. Lauréat du prix « Fémina «, ancien président de la Société des gens de lettres, M. Estaunié est l'auteur d'un grand nombre de romans, dont certains, tels que « L'empreinte », 1' « Appel de la route », 1 « Infirme aux mains de lumière », le classent parmi les bons écrivains contemporains.

LE COUP DE MAIN

SUR SAINT-NAZAIRE

Le commandant C. rappelle dans le Figaro, à propos du e<tup de main sur Baint-yazaire, t'opératlan ntcnée en avril 1918 contre' la grande bat* tous-marinê flamande de Zeebruye. Puis il ajoute L'attaque d'une base de ce genre postulait déjà il y a vingt-ciuq ans des moyens spéciaux dont les photographiée publiées aujourd'hui expliquent aisément la raison d'être le» soiii*marins au repos, encastrés d«a* des alvéoles de béton armé, échappent en effet aux bombes d'avions et ne sont dès lors plu» jueticiablte que d'attaques spécialement montées, connues sous le nom d'opérations combinées. Ces opérations mettent en effet en jeu, à la fois, des forces navales de toute. sortes et des forces terrestres, les s premières amenant les secondes à pied d'œuvre, les appuyant de leurs feux, les alimentant en vivres et en munitions portatives si l'opération se prolonge ou au contraire les recueillant, leur mission terminée, s'il ne s'agit que de ce qu'on est convenu d'appîler un coup de main.

Faut-il entendre par là une action directe sur les sous-marins eux-mêmes? Certes, si des groupes de pionnier» peuvent parvenir jusqu'à eux, la tentative n'est pas à écarter, mais son succès reste très aléatoire et n'aurait au surplus qu'une portée limitée. Mieux vaut rechercher un effet plus durable en s'efforçant de rendre inutilisable, au moins temporairement, le repaire d'ott partent les attaques mortelles contre la navigation commerciale.

Or, nous sommes ici dans un port à marées, où les navires ne flottent qu'autant qu'on maintient l'eau dans les bassins à un niveau voisin de celui de la haute mer, par le moyen d'une écluse qui, ouverte à marée haute, permet en outre une sortie et, fermée le reste du temps, retient l'eau indispensable. On conçoit alors l'importance vitale de ces écluses dont la destruction obligerait les navires à demeurer échoués sur le fond du bassin deux fois par jour pendant les heures de basse mer. A Saint-Xazaire, vient s'ajouter le fait particulier de l'immense cale sèche où fut construit le paquebot Normandie », susceptible, par suite, de recevoir les bâtiments de guerre des plu» grandes dimensions actuelles ici réside J'aspect stratégique de l'entreprise, car l'existence de tels bassins commande pour une part-importante les opérations maritimes d'envergure; on sait par exemple que depuis la chute de Singapour les flottes anglo-saxonnes ne disposent plus en ExtrêmeOrient que des bassins de Durban en Afrique du Sud et de Honoluiu qui, distants de quelque 25.000 kilomètres, risquent d'être un jour trop éloignés pour recueillir à temps un bâtiment de ligne gravement avarié.

Comment atteindre de tels objectifs dans leurs œuvres vitales qui se résument dans un port d'écluse ou de bassin large de 50 mètres au plus et couvert tant par des obstacles naturels que par de puissants moyens de défense littorale? Le communiqué du quartier général allemand mentionne la présence dans l'estuaire de la Loir* dee types de bâtiments qu'on peut s'attendre à rencontrer en pareille affaire. Un contre-torpilleur américain de modèle ancien, chargé d'explosifs, tente d'éperonner l'écluse pour la faire sauter des bateaux d'assaut et des vedettes rapides transportent les équipes de personnel chargées, les unes, d'opérer d'autres destructions portuaires d'ordre secondaire, les autre» d'empécher l'irruption des troupes de défense qui ne manqueraient pas de venir entraver l'action des groupes de démolition. Au large du port, dans les parages nord de la Pointe Saint-Gildas, par exemple, croisent les torpilleurs de soutien.

Mais comment cette flotte nombreuse peut-elle parvenir à destination sans être repéré* Les hasard» de la guerre avec, pour les aider, et l'imagination et du soin dans l'exécution, apportent souvent à celui qui a l'initiative le bénéfice de la surprise, L'attaque, dans le cas présent, se place nécessairement dans la deuxième partie de la nuit, sinon la lune, dont c'est le onzième jour, risquerait de faire découvrir prématurément les assaillante par les guetteurs. Les destroyers qui conduisent l'opération disposent donc de sept à huit heures de nuit pour effectuer leur marche d'approche vers les côtes et ont ainsi des chances appréciables de passer inaperçus si même ils sont repérés à la tombée du jour, il leur est encore possible de surprendre l'adversaire quant aux points d'application de l'entreprise, Dans le domaine tactique enfin, on conjugue l'attaque par mer avec une attaque aérienne qui détourne ver* le ciel l'attention des veilleurs cependant que s'effectue rapidement et en silence la mise à l'eau, puis l'approche elle-méme des engins d'attaque et de débarquement.

Ainsi peut t'esquisset cette opératlon hardie.

LE ROLE ACTUEL

DES BANQUES EN FRANCE M. Jacques Oaseuel publie dans le Bul- letin hebdomadaire des Documents français tm tableau résumant révolution Vepttis la fin de 1988 des principaux postes dea bilan, des grandes Banques française» d'où il ressort que le» tomme» eo«tidérabtet qui leur ont été confiées ont été placées par elle» en bon» du Trésor, le commerce et tinâustrie, par suit» du ralentissement des affaires, n'ayant pas

ÉCHOS

Les journées sportives du prisonnier, organisées du 23 décembre au 1" janvier, sous le patronage du Commissariat général aux Sports, ont rapporté 1.100.000 francs en zone non occupée et 800.000 francs en zone occupée, soit au total 1.000.000 francs.

M. Moyen, préfet de 2* classe, a été nommé directeur des services administratifs de la ville de Marseille. Le général Juin, commandant en chef de» forces en Afrique du Xord, rentrant de Vichy, a atterri vendredi aprèsmidi à l'aérodrome d'Alger-Maison Blanche.

Les Israélites étrangers ou naturalisés -entrés en territoire français, algérien on métropolitain depuis le 1" janvier 1936 et qui résident actuellement en Algérie devront se faire recenser avant le 3 avril.

Jambes lourdes le soir.

Nombre de femmes fe plaignent d'avoir le soir les jambes enflées et pesantes. Signalons-leur les Gouttes Floride, qui améliorent la circulation et allègent les jambes. Toute femme, d'ailleurs, s* trouvera bien de prendre des Gouttes Floride, car ce remède supprime la plupart des malaises féminin». Le flacon de Gouttes Floride pour trois semaines 14 fr. 10 seulement. Ttea Phies.

htèoin recourir è leur intervention. u'aévienir*-t il demain t

Voilà, dans son ensemble, la situation. Voyons le détail en 1941. afin de discetner le sens de son évolution. Premier «emestre 1841 accrois»»ment des dépôts, 9.6 milliards: accroissement de la circulation, 21,4 milliards. Deuxième semestre lï>41 accroissement dea dépôts 8,6 milliards, accroissement de la circulation 26,9 milliards. Ainsi, la vitesse d'augmentation de là Circulation augmente, tandit que celle des dépôts ralentit. La divergence des tendances est encore plus nette si l'on considère les étapes du gonflement portefeuille, trimestre par trimestre, au cours de l'an dernier 6 milliards pour le premier, 4 pour le second, 2 pour le troisième, 1 seulement pour le quatrième.

Ainsi, le public dépose de moins en moins d'argent dans les banques en dépit d'une émission croissante de billets et les souscriptions de ces derniers aux bons du trésor diminuent. Pourquoi cela?

D'abord, parce que la hausse générale des prix fait que chacun a besoin de disposer d'une quantité plus importante de monnaie (même les banques, qui, entre les deux fins de semestres, ont relevé leurs encaisses de 5,6 à 6.4 milliards). Ensuite, parce que les stocke ne se liquident qu'une fois et que la liquidation faite, cette source de l'activité est tarie. Enfin, et surtout, parce qu'il y a placement d'une importante fraction des réserves monétaires vers une catégorie de personnes dont l'habitude n'est pas, en général, de déposer leur argent dans les banques, ni de souscrire à des effets publics à court terme ce sont les cultivateurs.

La disparition progressive des possibilités d'acbats en objets industriel»

Le Vendredi -Saint A PARIS

Dans toutes les églises et chapelles du dloeè*« de I'arU les cérémonies traditionnelle du Vwidredl-Salnt «e sont déroulées en présence de nom breux fidèles.

A No're-Danie, l'office pontifical a été Célébré à 1) heures du matin. A Salnt-Jullen-le-Pauvre, Mgr Beaussart, auxiliaire du cardinal-archevêque de Paris, a présidé la cérémonie de l'Epitaphlos qui comporte le chant de la Passion et l'ensevelissement du Christ.

Enfin, à la basilique du SacréOœur, l'abbé Jjulln, aumônier de* prisonniers libérés, a dirigé le Chemin de la Croix. Le texte de sa prédication avait été composé, il y a un fin, ù l'Oflttg XVII A et médité l'année dernière par les prisonniers de ce camp. Une nuit d'adoration a été en outre urganisée dans cette ba«ilique. EN ESPAGNE

Les cérémonies du Vendredl-Ralrrt se «ont déroulées avec une ferve'ir particulière. L'adoration de la Croix a eu lieu dans toutes les églises, du lever du soleil à midi. Les orateurs religieux sont ensuite montés en chaire pour commenter les sept paroles du Christ. Des processions ont parcouru dans l'après-midi les rues des principales villes.

A Madrid, une foule immense, que l'on peut évaluer à près de 250.000 personnes, a assisté à la traditionnelle procession du Christ de Medinacel à travers la Carrera de San Jeronino, la puerta Del Sol, la rue d'Alcalla, le Del Pradi, jusqu'il l'église des Capucin*. Plus de 10.000 fidèles y ont participé. Elle groupait plusieurs confrérles dont les membres, revêtus de leurs robes de pénitents et le visagu dissimulé sous une haute cagoule pointue, marchaient pieda nus et les bras en croix.

Le Conseil municipal, à la tête duquel se trouvait M. Alcoler, alcade de Madrid, précédé des massiers de la municipalité en costumes de velours et en perruques, a pris part ù la procession, aux côtés de nombreuses personnalités de la capitale.

Le soir, à 10 heures, a eu lieu la célèbre procession du tllence qui dure jusqu'à trois heures tu u matin. A Séville, les cérémonies du Vendrali-Saint ont réuni une foule encore plus considérable que les années précédentes. Plusieurs processions se sont déroulées au cours de l'après-midi. La plus importante a été celle de la confrérie des Gitanes, qui marchaient en nombre onsidôrable derrière la statue de la Vierge de Trlana.

A 4 heures, les confréries du Christ de Caceorpo, très populaire à Séville, parcouraient les rues de la Aille, suivies de celles de Xotre-Dame de Lorette, patronne des aviateurs.

Bulletin financier et commercial

LE BILAN DB LA BANQUE DE FRANCE Le bilan hebdomadaire arrêté le 5 mars dernier fait apparaître, par rapport au précédent, une nouvelle augmentation dt 1.900 millions de franc» des avances ordinaire» à l'Etat, qui atteignent «intl 69.300 million!. Le» avances spéciales pour le payement dea frais d'occupation n'accusent, à 149.918 millions de francs, qu'une progrenion relativement faible de 164 millions; rappelons que le « ptafond ̃ de ce» dernière» avances avait été fixé, en décembre, à 150 milliards. Les crédits dispensés a l'économie n'ont pas sensiblement Tarie pendant la semaine con*«idérée. un ftéchittement de 943 million» du portefeuille d'effets escomptés étant à peu près compensé par dea augmentations du montant des effet» négociables achetés en France ( ̃+̃ 622 million» ) des avance» a court terme sur effet» publie» (4- 243 mil-

lions) et des avances sur titres (+ T3 mil-

lions).

An passif, 1a eireulation fiduciaire, portée à 281.742 millions de francs, est en augmentation de 3.350 millions, tandis qne l'ensemble des compte» créditeur», à 87 R62 milliona d* franc», accuse une diminution ïégèr* de 214 million». On note une progression dt 1.069 millions de l'avoir des Reichskreditfca**?n. qui s'établit à 60.272 millions, mais un fléchissement des autre» engagements à vue. Indiquons enfin qu'a l'actif îe po*t» I « divers » marine une augmentation de 1.7*6 millions, qui balance l'excédent de l'aecrnla>emeat dea susdit» pontes du passif lur calai des autres chapitre» de l'actit.

Le total des engagements a vue de la Ban- que de France n«t passé d» 366. 055 K 308 «19 millions; il était couvert le 5 mars à con- currencé de 22,ft9 par l'encaisse or, contre 23.11 huit jours auparavant.

MARCHÉS COMMERCIAUX

MARCHÉ AUX OKAUTS DB FABIS du S vrrU.

Céréale» Par suite du retour du beau temps, on hàt« les travaux saisonnier*. Néan-

ou de luxe, des distractions, dtt tourisme fait converger ver» l'acquisition à tout prix d* denrées alimentaire», des disponibilités de la plupart des Français. Ceiles-ci s'accumulent en définitive che* les paysans et les réserve» de trésorerie autrefois conservées par les industriels, les commerçants, les fonctionnaires et les rentiers sont actuellement concentrées chez eu*. L'usage du compte en banque est peu répandu en dehors de» villes. Aussi y a-t-il aujourd'hui dans les armoires à linge, les coffres et les bahuts des quantités considérables de billets thésaurises. Sans doute les paysans disposent-ils. actuellement, d'une centaine de milliards de francs.

En bref l'examen de l'évolution bancaire en France conduit à deux séries d'observations

Coté banque leur roi» ce limite de plus eu plus à celui de collecteur des biHets émis pat l'Etat, collecteur chargé de tes reconduire là d'où ils viennent. Comme leur taux baisse sans cesse, les banques, pour faire face à des frais généraux accrus, devraient pouvoir augmenter le volume de leurs souscriptions. Tel n'étant pas le cas elles ont tendance à souscrire des bons à échéance plus lointaine et à taux plus élevé, ce qui les rend moins « liquides » et risquerait à la longue d'of.frir certains dangers.

Côté finances publiques, il n'y a pas péril en la demeure. Mais la thésaurisation chez les cultivateurs freine de plus en plus le retour au bercail des billets.

Comme nous l'avons souvent préconisé, si l'on -veut consolider la situation des finances publiques, il faut aller chercher l'argent là oO il est t dans tes campagnes, en offrant aux cultivateurs, alors que la terre est hors de prix, une occasion intéressante de l'investir.

S. Em. le tardiDal GERLIER â JftDTEDt

Etant, en zone libre, le plus haut représentant de la hiérarchie catholique, S. Em. le cardinal Oerlier, archevêque de Lyon, a tenu, tant en son nom qu'au nom de ses collègues de l'épiscopat, à faire visite aux malades du Sanatorium du clergé de France à Thorenc,

Parti de Lyon Ip dimnnclie soir des Rameaux, 2!) mnrs. le cardiiiHl, qu'necompaKiinit Mtfr Beihetoillo, et, depuis Marseille, H. Exe. Mgr Deluy, administrateur délégué du Sanatorium, arriva ù Thorenc le Lundi-Saint à midi. Dans la maison fondée en 10S8 sur les Initiatives de l'abbé Lnnoronon et de la Société Saint-Luc, Snlnt-Como et Saint-Datnien. Son Eminence trouva 60 prêtres et séminaristes malades, vertus soit de la zone libre, soit de la zone occupée, soldats victimes de la guerre pour un bon nombro ou prisonniers récemment rapatriés d'Allemagne. Naguère le nombre des peusionnaires était plus élevé les circonstances pendant un temps out empâclié d'en recevoir beaucoup qui demandaient à venir. Ces circonstances ayant cessé, le Sanatorium peut dès maintenant ouvrir plus largement «es portes à ceux qui, trop nombreux, hélas ont besoin de recourir à ses soins. A tous Iok présenta i'émlnont cardinal apimrt;! le réconfort de sa «ympathie et le bienfait de sa parole, distribuant les consignes du itère et du chef, élargissant les espoirs, ouvrant devant les .veux d'immenses perspectives d'apostolat, ne cachant pas les difficultés, définissant avec clarté la position du prêtre dans le monde changeant oi'i nous sommes, magnifiant le rôle de la souffrance exigeant la plus authentique sainteté,

Ka bénissant le« malades réunis dans la grande s» Ile de conférences ou retenus sur leur lit de souffrance. Son Kminence a béni tous left anciens de la maison, nombreux il l'heure actuelle à travers tous les diocèses de France, ton» le» bienfaiteurs innombrables et généreux qui H'intérenaent h l'oeuvre de «uérison des prêtrel et des séminaristes malades.

Elle ne mnnqua pas d'admirer Ipk services médicaux dirigés par le docteur ^Thibault et depuis mon abRpneo momentanée, pour raison de santé, par son remplaçant M. le docteur Fabre, ni de remercier les Sn>nrs fie Nlederbronn, chargées du service hospitalier, pour l'inlassable dévouement dont elles font preuve.

Si les prPtres et séminaristes maindes en avaient eu besoin ils auraient été puissamment encouragés par une telle visite a offrir toujours plus généreusement et toujours plus joyeusement pour le salut de la France et pour la paix du monde les Immolations silencieuses qui leur sont demandées.

moins, an retard considérable labslm qui ne sera pa» aisément comblé.

Le» blés d'échange doivent être livrés d»puis le 1" avril. Mats lorsque des difficultés majeure» auront empêche la livra i»on, le» producteur» auront jusqu'au 10 avril pour las effectuer.

Les blés gelés seront remplacé» soit par d'autres blér, soit par de l'orge, en Cas d'impossibilité de tt procurer des blé» dt semence. Les cultivateurs toucheront de l'Office 700 fr. par hectare réensemencé en blé et 500 fr. pour les réeneemencemênta eu orge.

La farine de froment vau,t 320 a 310 rendue Paris. La farine de seigle 350 à 360 fr. départ, Les son» vaient 130 fr. logea mou. lins.

Dana certains département» où les cultivateurs avaient Iroavé excessives les Imposi- tions d'avoine et d'orge pour la prochain* cafhpAçne, ils ont obtenu des réductiona. Paille» et fourrage» Jusqu'au 14 avril, le» prix en production sont paille de blé on dl seigle, 37,60; paille d'aroina, 13,50; paille d'orge ou d'escourgeon, 32,80.

4b

•OCIÉTE 6ÉNÊFALE

La situation de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE an 81 janvier 1B42 se totalise k 27 milliarde 411 millions, en augmentation dl 3S millions sur la précédente situation mensuelle.

Les Espèces en caliH, an Trésor et t la Banqque de France s'élèvent à 2 milliards 677' millions, le» Avoir» dans It» Banques et che. les Correspondants a 839 millions, le Portefeuille-Effets et Boa» de U DtfeM Sationale à 19 m mi» fit 861 millions, les Avances sur Garanties à 420 millions, les Comptes Courants div«r» débiteurs t 2 milliards 728 mil* lions.

Au passif, tes Compte» de chèqn»» s'ins- crivent 8 A milliard% 246 millions, les D6pots i échéance fixe i 299 millions, les Compte» Courants dlTeri à 17 milliard! 305 millions.

JL NOS AMIS DÉFUNTS j jtSL'S, HAKIE, JGSkPH

1 Indulgent* 7 an» ehaqut foi* A Grenoble, Mme Cll«rl** Péronn*t, dévouée collaboratrice de la « Bonrte Pr»s*« », pt*u»em#nt décédé en la fet« de «alnt Joseph.

La mort

du R. P. diGuiUert (De notre correspondant romain.) La colonie ecclésiastique française de Rome «e trouve à nouveau frappée, et très durement, par la ntort du R. 1'. Joseph de Uuibert, S. J., protesseur à l'Université (Jréfrorienne, et cftnsulteur de la S. Congrégation des Rites, survenue, le 23 mars après-midi, à l'hôpital des Frtrea de Saint-Jeande-Dieu, en l'Il« Saint-Barthélémy, où il avait été transporté d'urgence, mais déjà trop tard, le jour de sn féto, pour une opération. Il était âgé de ans. Travailleur infatigable, il étfrtt encore sur la brèche, le 18 mars, il avait même prêché, comme préparation à la solennité du lendemain, les gloires du patriarche de Naaaretb, son céleste pa« trou, dont il s'appliquait *i bien h re«produire les traits, par une modestie, une aimable gravité, un jugement, un esprit de fol. qui lui méritaient dnnt tous les milieux, et jusqu'nupre* dtt Snint-Pere, une estime exceptionnelle. Si la Curie, et particulièrement la S. Congrégation des ÏUtes, où il rendait les pins précieux services, sont inconsolables de sa jierte, la Compagnie de Jésus perd- en lui l'un de ses éminenta

religieux, et 1 Université (îréRorienn* l'un de ses plus renommés professeurs. Et tout cela, disons-le encore, en daVpit ou plutôt à cause d'une simplicité et d'une humilité vraie, qui lui conciliaient les cœurs des petits comme des grands, des élèves comme des maîtres, des prélats, du Pape lui même, qui l'appréciait hautement et qui n'est pas le moins affligé li'fin tmreil deuil! C'est dans la théologie ascétique et mystique que le R. P. de Gulbert fie si>éelailsa et excella. Il y apportait, avec une doctrine éprouvée et une vaste érudition, une clarté de vue, une Justesse d'expression, sachant rendre in*telligihlcs Ips questions les plus ir» dues, leur donnant leurs vn.leg proportions, les marquant du plus parfait bon sens. Fondateur de la Revue t'a»ctt(qu« rt de mystique, animateur du Dictionnaire de spiritualité, U publia un maître ouvrage Tlxologia. tpiritualis, en même temps que les Doc*ntflnta ccflentaiitica ehrintianft porfHh tionis. Ses Etudes de théologie tnyttiqur, en langue frnm;«ise, font également dos plus estimées. Bref, un labeur silencieux, mais combien effleac», lui permit d'apporter une sérieuao con.tribution aux études de spiritualité cft* thollque, son rrnvTe et son notion, jointes à d'émlnentes vertus religieuses ot sacerdotales, gignaleront une étape.

Le service fnnMn* célèbre le 26 mari en l'église de Saint-Ignace par le R. P. Dezza, recteur de la Grégorienne, assisté des RR. PP. Boyer et LMru, ». A, fut l'occasion d'un unanime et trfcé pieux hommage de la Ville Eternelle au Révérend Père de Guibert.

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NOUVELLES RELIGIEUSES 1/smirnl Esteva s'est rendu mercredi a Marsn. afin de visiter l'iniîtitnt Perret, tenu par le» Pères Sal^Riens. résident génér&l, qu'accompagnait 8. Etc. Mffr Grtiinot, » ètt accueilli par le R. P. Brin et le R. P. Beissiere, directeur, entourée de tous le* enfants, pour la plu* part pensionnaires, qui partaient «0 va* en liées le lendemain. Tous ont exprimé au représentant de la France leur re«pertm'iiw reconnaissance pour cette marque d'attention.

M, Ken Haradn, qui vient d'ftr» désigné comme représentant du Japon auprès du Saint-Siège, s'est converti au catholicisme au moment de son mariage. Sa femme- avait été élevée dans une école catholique. Le père de M. Haruda était membre de 4a dénomination prott»tante de* Gongrégfctionalistes.

Depa!» cinq ans, une ménairer* argentine de Buenod-Ayre», Victoria Sianclia, âgée de 44 ans, mère de cinq *a» fants, catholique fervente, perd connaissance du Jeudi-Saint au Samedi-Saint à midi. Des goutte* de snnjf suintent dea paumes de «es mains et de ses chevillé», 'es larmes de sang coulent, en outre, de ae» yeux. Lorsqu'elle reprend eonnai»sance, elle ne •# «ouvient de rien et »«cune trace ne paraît sur ne» membres, On apprend au Vatican que »ur t'initiative du Saint-Siège de* prisonnier» d» guerre grand» blec^vs ont pu visiter 1en lieux maints, nous la conduite de Mgr Testa, délégué apostolique en Egypte. I>» Jérusalem. ils ont envoyé une dépech» au Saint-Père pour lui exprimer leur. sentiments de reconnaissance filiale.

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Les apparitions

de la Sainte Vierge à Banneux

II y a quelques années, des apparitions de caractère surnaturel étaient signalées dans les villages de Beauraing et de Banneux. en Wallonie. Les apparitions étaient attribuée» à l'intervention de la Sainte Vierge. Le cardinal Van Roey, archevêque de Malines, & annoncé. dans une let»tre pastorale, qu'étant donné les résultats de l'enquête ouverte k ce sujet par une Commission archiépiscopale, et conformément A la décision prise par la Safré-ConRrégatlon du Saint-Office A Rome, la vénération de la Vierge de Banneux est autorisée. Les conclusions des recherches entreprises pour la solution du cas de Beauraing ne peuvent encore etr» publiées à l'heure actuelle. Le caractère surnaturel de tontes les autres apparitions signalées, d'autre part, en Belgique, n'est pas reconnu par les autorités eccléMastiques.

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L'Annam

d'autrefois

L'emperreur Ban-Da! et l'impératrice d'Annam ont inauguré, jeudi, en présence de M. Granjean, réMdent *up<rieur de LL. EE»o. NX. S8. Drapier, délégué apostolique en Indochine, et !»•m a sic, vicaire apostolique à Hué des ministres annamites et de nombreuses personnalités françaises et annamite», l'exposition « l'Annam d'autrefois >, orI sanisw par la direction des Archives des bibliothèques, avec la collaboration de l'Association dm» Amis du Yieux Hué, et du Musée Khaidinh.

Au potin- de son séjour k Hué, la Hu-

maine dernière, à l'occasion du Mimglao,

l'amiral Decoux avait tenu également à visiter cette exposition dont l'organisa.tion était alon en voie d'achèvement.


̃̃•̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃̃

L E ~r

I IDÉES

LES MÉDECINS

pendant la peste de Marseille

Connue depuis les époques les plus reculée*, la peste est certainement la maladie qui a fait, au cours des âges, le plus grand nombre de victimes. On englobait d'ailleun jadis sous ce vocable toutes les affections épidémiques sans caractère défini. En 429 avant Jésus-Christ, pendant la guerre du Péloponèae une forme de peste fit d'immenses ravages à Athènes aprè» avoir décimé l'Orient, la Perse et l'Egypte. La u peste automne » sévit tous Antonin à Rome et dans l'empire romain (peate de Séleucie). Après la peste des Antonins en 165, rappelons celle de saint Cyprien en 251. Au VI* siècle, sous 1« nom de peste de Justinien, apparut une for.me de la maladie à bubons identique à celle qu'on observe aujourd'hui. Elle étendit pendant 49 ans ses ravars à l'Egypte, au nord de l'Afrique, la Palestine, à la Syrie, à Constantinople, à l'Italie, à la Gaule, à la Germanie, puil disparut.

Au XIV* siècle la maladie se ma.nifeeta de nouveau ce fut la peste noire qui, partie de Chine, parcourut, de 1346 à 1353, l'Asie mineure, l'Arabie, l'Afrique, l'Egypte, la Grèce, la Sicile, l'Italie, la France, l'Espagne, l'Angleterre, la Norvège, affolant les populations qui s'adonnèrent aux pratiques les plus superstitieuses et les plus barbares (massacre des Juifs) pour y échapper. Elle fit 25 millions de victimes en Europe et 23 en Asie avant de s'éteindre.

Et de renaître au XVI' siècle où Milan se vit réduite de 250.000 à 50.000 habitants. Au XVII' siècle, la peate de Londres, de 1655, est tristement célèbre. Mais il semble bien que l'épidémie de Marseille de 1720 dé.passe en horreur tout ce qu'on avait connu jusque là.

Le premier cas de mort suspecte qui apparut à Marseille fut enregistré le 20 mai 1720. La maladie devait sévir durant un an avant que les autorités civiles puissent proclamer la fin de l'épidémie, le 28 mai 1721. La ville, à cette date, avait perdu 39.055 habitants, d'après les statistiques officielles; mais étant donné les conditions d'existence pendant la durée du fléau, nombre de décès ont dû pa-«er inaperçus et le chiffre de 50.000 cité par le docteur Bertrand est certainement le plus proche de la réalité. Plus de la moitié de la population de Marseille avait done disparu en quelques mois.

Une pareille hécatombe n'est pas uniquement due à la gravité de la maladie, mai*, pour une grande part, à la faiblesse de* moyen. de lutte.

On sait aujourd'hui que la peste est une affection microbienne dont l'agent fut découvert par Yersin en 1894. Elle se propage par les piqûres de» puces, de* rata, mais aussi par les sécrétions des malades, les ordures, les poussières, etc. En 1720 on ignorait tout cela. Les idées que l'on »« formait de la peste étaient toutes plu* extraordinaires les unes que les autres. Le Père Victorin, carme déchaussé, écrivait à ce sujet

« Le sentiment qui me parait le plus probable est d'attribuer la peste a des ascensions venimeuse* qui se subliment des lieux souterrains de dedans des mines vitrioliques et arsenicales et qui, poussées par le feu central, sont élevées à une certaine hauteur de l'air et reçues par les hommes de cet endroit, lesquels fe communiquent à leur* voisins et d'un pays à l'autre.»

Le docteur Deydier enseigne que « la maladie à traiter est une inflam.mation gangreneuse, car ces promptes morts ne sauraient venir, dans le cas présent, que d'un engorgement des viscères internes qui «o sont trouvés saisis d'inflammations gangreneu«es. « L'illustre Chirac, médecin du Régent, déclare de Versailles, sans avoir vu les malades d'ailleurs, que « ce n'ett qu'une fièvre maligne eau.sée par la nourriture du petit peuple ».

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Ler praticien* les plus éminenta n'avaient donc pas de notions précises» Seule trois ou quatre médecins qui vécurent au milieu des malades ont eu le vague soupçon du rôle Joué dans la contagion par les Infini.ments petits, les « insectes » en langage du temps, mais trop tard pour en tirer quelque résultat pratique.

Leur ignorance, quant à l'origine du mal, rendait ki médecins quasiimpuissants à le combattre et il faut reconnaître que dès le début de l'épidEmie ils furent et ils restèrent tout i fait Incapables d'organiser la lutte contre la maladie. N'oublions pas, d'ailleur*, que leur rôle était fort différent de ce que nous voyons aujourd'hui. La plupart d'entre eux tombaient dans ka travers des Purgon et des Diafoirus. Leur seiennee consistait essentiellement en de savants raisonnements et d'interminables argumentations conformes à la logique et méprisait la simple observation de la réalité.

Le médecin n'approchait guère le malade. Le chirurgien, l'infirmier, l'apothicaire étaient tout désignes pour les saignées, clystères, etc. toutes opérations qui exigent un contact avec le patient. La dignité du docteur lui interdisait toutes les interventions inférieure» et l'appareil dans lequel il apparaissait au chevet des malades était ridicule à souhait. Le costume dont Molière affubla le «avant Diafoirus est loin d'être aussi grotesque que la tenue d'un « maître dans l'art de guérir » convoqué en 1720 auprès d'un contagieux.

Il est chaussé de bottines et de culottes de maroquin, ses vêtements sont recouverts par une grande robe de toile cirée noire qui doit le garantir contre les miasmes extérieurs. Le personnage est complété par une sorte de crânes d'oiseau avec deux gros yeux de verre et un long bec où mijote de la bergamote pour purifier l'air corrompu par les « exhalaisons ». Enfin un petit chapeau de maroquin termine la caricature. Dans cet extravagant accoutremeat le médosin s'avsœs doctement;

il tient à la main une canne blanche de 8 à 10 pieds le bâton de saint IWh avec laquelle il écarte tous ceux qu'il juge importuns, irrespectueux ou contagieux. Un infirmier le précède, véritable héraut qui va clamant t « Place à M. le docteur » et parfume l'air avec un réchaud où brûlent des herbes aromatiques. Enfin, par sureroit de précautions, la précieuse personne de l'homme de science porte forces amulettes, en particulier un sachet contenant un mélange infaillible de camphre, de sang humain desséché et de fragments de vipère et de crapaud. Pendant toute la durée de la consultation, il mâche un morceau d'angélique. A la fin de la visite, il plonge ses mains dan» un bain de vinaigre.

L'examen clinique n'est guère commode en pareil équipage. Aussi ne s'étonne-t-on pas que les médecins de Marseille une douzaine seulement qu'assistaient trente-deux chirurgiens (à cette époque la chirurgie est un « parent pauvre » de la médecine) fussent complètement débordés après un mois d'épidémie et de décès foudroyante. Leurs collègue! venus de tous les pointe de France pour le* seconder ne furent pas plus heureux qu'eux. Tous étaient dominés par une idée fort simpliste touchant « les humeurs peccantes », ces fameuses humeurs dont Molière s'est tant moqué et qui hantaient la science biologique de l'époque. Les malheureux agonisent dans d'affreuses souffrances, mais les médecins ne connaissent qu'une solution à tous bssrs maux i u d'abord purgare, puis^leignare », traitement dont les résultat* «'avéraient désastreux.

Aussi se contentèrent-ils bientôt d'une méthode expectative. Ils essayaient de calmer les douleurs des malades, de soigner les bubons et d'administrer tes remède* empiriques 1rs plus variés.

Certains faisaient coucher le matade et lui donnaient force oignons blancs bien cuits. On appliquait sur les bubons des cataplasmes d'oignons, de lis, de mouron, d'huile et de cire. Apothicaires et médecins rivalisent pour inventer les préparation» les plus compliquées. L'un préconise l'oseille cuite dans un papier mouillé ou les feuilles de céleri pilé rendues con.sistantes par l'adjonction de jaune d'œuf et de farine de seigle. Un clerc

Un nouveau Centre de sérum

s'est ouvert à Lyon

Le Dr Scrue Huard, secrétaire d'Etat à la Santé publique, a inauguré, le vendredi 27 mars, le Centre de sérum de bovidés installé aux abattoirs de Lyon par le Comité pour l'hygiène de l'enfance. Le sérum est préparé de la façon suivante Les saignées sont effectuées la veille ou quelques heures avant l'abattnge des bovins. Elles sont faites aseptiquement à la veine jugulaire au moyen de trocarts et de caoutchoucs stérilisés. Le sans recueilli est traité au laboratoire ées abattoirs qui a été spécialement équipé à cet effet. ·

Le sanjc de chaque animal est traité séparément, le sérum correspondant est recueilli dans un flacon spécial, de façon à pouvoir éliminer facilement le prélévement d'un animal ultérieurement saisi par les services sanitaires.

Le sérum est, en outre, additionné d'un antiseptique léger et stérilisé par plusieurs tyndallisations sueessives (chauffage à 56° dans un baln-marle réglé électriquement il est ensuite conservé dans des glacières jusqu'au moment de sa répartition en flacons stérilisés de 250 centimètres cubes.

Dans chaque lot de sérum, des prélèvements sont effectués en vue de leur contrôle, épreuve de stérilité par ensemencement sur divers milieux de culture, contrôle de l'absence de toxicité par inoculations intra-veineuses aux lapins. Les flacons sont alors distribués dans le» divers Centres du Comité commun pour l'hygiène de l'enfance. Ce sérum est abeopbé à la doue de 20 centimètres cubes par jour, pendant dix jours de suite, dans un peu d'eau.

Je m'en excuse, car le mot est Laid et la chose plus laide encore, et cependant c'est sans scrupule que je consacre une de ces chroniques à la gale. La gale figurait, elle aussi, dans le cortège du dieu Mars, elle était prévue comme les troubles de la sous-alimentation et les épidémies. La prophylaxie en se perfectionnant a grandement diminué les risques de propagation des maladies, du moins do celles dont on connaît le virus et le mode de transmission. Quant à la sous-alimentation, on connaît les efforts à la fois gigantesques et méticuleux qui «ont poursuivis pour l'atténuer. Mais aujourd'hui. nous parlons de la gale. car elle a envahi de nombreuses régions de la France, et nous en parlons avec une certaine désinvolture parce qu'elle est devenue une affection rapidement curable. J'ai connu, comme tous les médecins, des insuccès dans son traitement, mais ils furent rares et jamais lia n'ont été catastrophiques. Somme toute. il vaut mieux se trouver devant elle que devant le typhus ou la mauvaise grippe et l'on peut dire que la dissémination de la gale est une des moins redoutables conséquences des guerres.

SI elle existe pour ainsi dire fi l'état permanent dans nos régions. elle se propage surtout au cours et à la suite des hostilité*, et cela s'explique par le brn«sage auquel les conflits modernes soumettent les populations.

C'est dans le Verdunois, en mars 1916, que Je vis pour ta première fois de la gale épidemique elle sévissait sur des chevaux et je garde un souvenir il la fois cocasse et pitoyable de ces pauvre» ro**lnantes. efflanquées, couvertes de pustules et peinturlurées en brun sale i\ coup de teintude d'iode et de solution de permanganate. Qu'on place à leur proximité des arbres rt l'écorce rongée. qu'on pose derrière elles quelques collines nnos et jaunfttrps et que sur le tout on fasse peser nn ciel. bas. gris-cendre, aux averses interminables on obtiendra ainsi nn tableautin d'une mélancolie Médiocre, vulgaire, tenace et lancinante, tout it fait en h-irmonie avec les sentiments qu'inspire la gale elle-même.

C'est en effet une sorte de confusion humi-

LA CROIX

vante un onguent où il mélange lea limaces écrasées vivantes au levain de pâte, au safran, au basilic et à la fameuse thériaque qui a la faveur d« l'époque. Un autre donne cette formule où voisinent les plantes les plus imprévues « 16 oncee de racines de merula campana, 16 oqces d'angélique et de gentiane, 2 d'aristoloche longue et ronde, 9 d'iris de Florence, 4 drachmes de cannelle, muscade, girofle, maclt et poivre, 8 onces de contra hierva, 7 dictâmes de crelula imperatoria. Imbiber le tout avec le jus de 8 citrons et 16 pintes d'eau de scorsonère. Faire bouillir avec 2 pintes de vinaigre et du miel jusqu'à réduction de moitié. Appliquer le mélange sur la partie malade ». Malheureusement, dea plus simples aux plus compliquées, aucune de ces préparations, fussent-elles élaborées par de doctes médecins ou de vulgaires charlatans, n'enrayait le mal. Cependant, pour vaine que fut l'intervention du corps médical, il nous faut rendre hommage au courage de ses membres. Même avec la tenue protectrice (du moins le croyaient-ils) qu'ils arboraient, il fallait une force d'âme peu commune pour plonger délibérément dans les vieux quartiers de Marseille ravagés par la peste. Médecins, chirurgiens, infirmiers, religieux et religieuses qui les secondaient furent frappés en grand nombre, mais aucun n'abandonna son poste périlleux.

Pour chasser la peste, en vain avaiton tenté une désinfection générale de la cité par un procédé, il est vrai, fort rudimentaire. On avait allumé et on entretint pendant trois jours d'énormes brasiers de soufre dans toute la ville, dans les rues, les maisons et les chambres. On devait en même temps nettoyer les vêtements et les invldus eux-mêmes. L'opération fit de Marseille, pendant I écrasante chaleur du mois d'août, un four gigantesque 70.000 personnes étouffèrent pendant 72 heures pour un résultat absolu* ment nul.

Comment d'ailleurs lutter avec succès contre l'épidémie quand les précautions d'hygiène les plus élémentaires restaient négligées depuis l'inslallation de l'épidémie? La terreur s'était emparée de tous; les malades, abandonnes de leurs proches, fuyaient leurs demeures dès les premiers symptômes; ils y seraient morts sans secours. Ils se traînaient hors des maisons et, comme les hôpitaux regorgeaient de patients où depuis longtemps on les entassait 7 et 8 dans un même lit les malheureux avaient installé un véritable lazaret en plein air et agonisaient couchés sur les places et aux carrefours. Le D' Devdier décrit ainsi son arrivée à Marseille

« En entrant par la porte ti'Aix, le coup d'oeil jusqu'à la porte de Rome me prétenta la chose du monde le plus hideuse. Toutes les portes et fenêtres étaient généralement fermées; personne n'y apparaissait. Tout le pavé, d'un côté, était couvert de ma. lades et de mourants étendus sur de* matelas, sans aucun secours. On ne voyait au milieu des mes et dans ce vaste cours que des cadavres à demipourris, devenus la proie des chiens, de vieilles hardes trempées de boue et des chariots conduits par des forçats pour enlever les morts. n

La ville n'était plus qu'un Immen. se charnier sur lequel flamboyait le soleil d'été. L'odeur était épouvantable et la peste triomphait à l'aise. Pour enrayer l'épidémie, qui n'avait pas épargné une seule maison, il fallut l'intervention d'un homme énergique, le chevalier Roze. Il sut organiser l'enlèvement des cadavres et des ordures et la désinfection méthodique de la ville, quartier par quartier, maison par maison. On vit alors s'éteindre les principaux foyer* d'infettion et la maladie disparaître.

Si l'on songe que cette épidémie effroyable ravagea Marseille en 1720, il y a quelque 200 ans, comment ne pas admirer les progrès extraordinaires réalisés depuis lors et rendre une fois de plus hommage au grand Français au génie duquel nous devons les découvertes qui furent à l'origine de la transformation de la médecine dans le domaine des maladies contagieuses t Pasteur? M. M.

CHRONIQUE MÉDICALE

liée, et les revendications qu'éprouvent en mêtemps que les démangeaisons l'homme ou la dame à qui l'on déclare qu'ils sont atteints de la gale. Ils ont l'impression de subir un affront immérité, comme si on leur reprochait d'être sales ou d'avoir des fréquentations déshonorantes.

Rien de plus Injustifié que ces sentiments. La gale n'est pas un signe de malpropreté et elle se contracte en partie par le contact direct et en partie par la literie et les meubles (fauteuil d'hôtel, banquettes de transports publics, etc.) qui peuvent avoir été contaminés. Il est évident que la dissémination ae réalise plus aisément lorsque, dans les circonstances analogues à celles qu'offre l'état de guerre, la propreté générale devient moins minutieuse. La gale eat caractérisée par la présence d'un parasite. long 'le 3 à 4 dixièmes de millimètre, qui creuse sous la couche cornée de l'épiderme de petites galeries ou il dépose ses œufs. et ses excréments. C'est dire. tout de suite, que seule la femelle e*t responsable d« l'affection appelée gale. L'on eomprend comment, par l'intermédiaire de ces œufs on des larves déposés sur des linges, des vêtements, dea coussins, la maladie se propage.

Ron principal signe est la démangeaison, démangeaison surtout nocturne ou plutôt vespérale. L'activité du parasite parait en effet plus considérable au détout de la nuit; peut-*tr« cette impression ressentie par tous les < galeux >

Les tourbières des Vosges

La tourbe est un cvtnbuxtible de médiocre qualité, qu'il faut laisser sécher lonà7tekiip,î avant de pouvoir l'utiliier. Elle était autrefois utilise dana tes régions voisine* du lieu d'extraction. Mal» les frai» d'exploitation étaient devenus ai élevât qu'on a presque p r~ tout abandonné les tourbière» en France. C'est aln»i qu'en IStJU on avuit < j~trait 500.000 tonne», 80.000 seulement en 1010, et à peu près pas du tout en ces dernières annéet. Et c< pendant, lu tourbe n'eit pas seulement utUif^e comme combustible; elle peut convenir à VitaUi*tement d< s litières, dans les écuries et ctables, à l'amélioration des terns de culture; elle sert à l'emballage, etc.

Aujourd'hui od OH a découvert un procédé simple et économique pour sécher la tourbe et faciliter sa mise tous forme de briquette», on pourrait tan» doute recourir de nouveau ce combustible, en l'abtence presque totale de houille.

Une quarantaine de départements franç-ai.q possèdent des tourbière», et autrefois il y avait de nombreux centres d'extraction. En Picardie notam̃nient, dana l'ilc-dc-Fraïu-e, dana les Vosye», etc. On en trouve à l'estuaire dea cours d'eau, d'autre» en pans de montagne leurs qualités diffèrent. Le» tourbières de montagne sont alimentées par des eaux très pures, de sorte que la tourbe n'est pas minéralisée, et qu'elles fournissent les meilleurs produits; les tourbière» de plaine comportent au contraire une plus grande abondance de ces sels, ce qui est avantageux, ai on utilise fa tourbe comme- engrais du sol. Cette pratique est assez générale eu Suède, Norvège et Finlande c'est un excellent moyen d'apporter l'humus nécessaire aux terfet cultivées.

Un certain nombre de centres d'exploitation existe encore dans les Vosges, sur l'un et l'outre versants entre la Schlucht et le col du Bonhomme, entre Qérardmer et le Tholy, vers la Bresse, etc. La partie supérieure eat composée de mousses; mais l'épaisseur de cette partie rat faible, et en dessous se trouve la tourbe noire et compacte, complètement transformée. Il est asset difficile de te rcnkre compte, de l'importance des gisements, qui d'aUleur» sp renouvellent; l'épaisseur de la couche exploitable varie de deux à quatre mètres.

L'exploitation- consiste à drainer la tourbière pour l'assécher; l'extraction de la matière est ensuite facile et eYo*nomique. La tourbe des Vosges donne 3C pour 100 de carbone et seulement 3 pour 100 de cendré». Il serait possU ble, dans un délai très court, d'intentifier la production de ce combustible de remplacement. t,

VA R I E T É S

Les tôlaa planées. Les tôles plat.tées sont aujourd'hui couramment employées en Allemagne, par mesure d'économie elles sont constituées par une tôle d'acier, destinée à assurer la rigidité, sur les surfaces de laquelle on adapte deux couches beaucoup plus minces d'un métal plus cher le cuivre ou le laiton. Les deux épaisseurs du métal plus rare n'ont guère que 5 p. 100 de l'épaisseur totale. La fabrication est assez délicate. Les surfaces de la tôle d'acier sont d'abord décapées soit à l'acide sulfurique étendu, soit au jet de sable; on chauffe ensuite modérément pour en lever toute trace graisseuse. Les surfaces sont alors parfaitement polies; on pose la plaque d'acier entre deux feuilles de cuivre, on les soumet à un traitement thermique, la température étant voisine de celle où le métal se ramollit (050° pour le cuivre), puis on procède à un laminage à chaud, et à un second à froid. L'observation de la température de recuit est importante, car si elle est insuffisante, il n'y a pas adhérence, mais arrachage des plaques minces de cuivre, et, si elle est trop forte, il y a oxydation, qui provoque la décollement des tôles extérieures.

•Le laminage, effectué par passes successives», a pour effet de réduire à 3.5 mm. d'épaisseur un ensemble de trois tôles qui mesurait auparavant 25 millimètres d'épaisseur. La tôle plattée est ensuite découpée aux dimensions voulues plaques, disques, etc.

Le pétrole en franoe. Malgré les événements actuels, on poursuit systématiquement en France les recher-

La GALE

s'explique-t-elle par le fait que les capillaires périphériques se dilatent dans le pré-sommeil, et que cette démangeaison exacerbée le soir est constamment signalée mais elle ne suffit pas pour affirmer que l'on est en présence d'une gale. La constatation du siège des lésions dans les espaces situées entre les doigts, ou à la face antérieure des poignets, ou à la ceinture, peut mettre sur la voie du diagnostic, mais elle n'apporte pas comme l'on dit la signature de la maladie. Tant d'affeetions de la peau, eczémateuses ou microbiennes, se rencontrent dans les parages ici signalés! rn seul gigne appartient en propre si l'on peut ainsi parler à la gale le sillon au fond duquel réside le parasite. Nous y reviendrons tout à l'heure pour l'instant, notons l'extrême diversité des lésions surajoutées qui accomptignent la gale et qui résultent du grattage et de l'infection concomitante dee téguments: Aussi n'est-il pas toujours aisé de découvrir au milieu d'elles le sillon révélateur. Raison de plus pour le rechercher avec soin quand la gale est suspectée. Disons tout de suite qu'elle doit l'être quand des démangeaisons se prolongent. malgré l'usage du traitement habituel quand ces démangeawons .«e rencontrent chez plusieurs personnes d'nne même collectivité (familVe. usine, collège), enfin quand les lésions de !a peau présente des aspoefs fort divers et mil caractérisé». C'«t alors qu il faut chercher le sillon. Celuiel •• présente comme un trajet d'un demi-millimètre qui aurait été tracé par une aiguille dans

r Le eaz des forets 1

Le manque de combustibles liquides pour les moteurs à explosion a poussé beaucoup plus à l'adoption des gazogènes que toutes les diminutions d'impôt et toutes les manifestations spectaculaires qui ont eu lieu en France au cours de ces dernières années. Le rétablissement de la circulation automobile s'est montré d'un besoin Fi impérieux depuis un an que les gafcogenes de toutes marques agrémentent aujourd'hui nombre de camlous. Il a même fallu que les pouvoirs publics enrayent le mouvement, de peur qu'on eu vint à dépasser les possibilités de la forêt française.

Malgré cet engouement pour une solution qui était d'ailleurs la seule pratique dans les circonstances présentes, il n'est pas inutile de faire connaître les remarques et les conclusions qui ont été suggérées par l-i dernière manifestation réalisée en France en 1039, au cours d'un congrès interrégional qui a duré trois jours et s '«et passé dans les contrées du centre de la France. Il y a là des indications générale» qui guideront les constructeur. et leur permettront d'améliorer encore le matériel existant.

Disons tout d'abord que la construction des gazogènes a évolué. Au défait de leur emploi. on avait établi des appareils à tirage direct. L'appel d'air provoqué par l'aspiration du moteur avait lieu à. la partie supérieure du gazogène, alors que le foyer se trouvait à l'extrémité basse. Les gaz devaient donc traverser la masse du combustible en réserve. Puis on a eu' recours AU procédé de tirage renversé, imaginé, par Riche, où la circulation d'air se produit de haut eu bas, de manière que lea matières volatiles fournies par le combustible frai* lorsqu'il s'échauffe, traversent la zone ardente du foyer, et soient détruites. Cela dispense d'un épurateur autrefois charge d'en débarrasser le gaz. Aujourd'hui. on semble, donner la préférence aux gaaogenes h tuyère, celle-ci servant a amener l'air extérieur tout près du foyer, "qui fournit dans une zone restreinte une chaleur intense, de manière à provoquer la distillation du combustible situé au voisinage, et h détruire les produits qui en viennent, en particulier a transformer l'anhydride carbonique en oxyde de carbone.

On peut constater que lea divergences entre les divers systèmes s'atténuent. P«r exemple, il n'eat plu» exact de parler de gazogène à bois, puisque en réalité ce 1k>1s est devenu du charbon de bois avant de parvenir au foyer.

ches de pétrole. Voici, d'aprCs t ffel carburants nationaux » (août 1941) l'état actuel des travaux.

On sait qu'un jaillissement de pétrole s'est produit, dans le premier semestre de l!)40, à Satnt'Marret, près de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). C'est l'Etat français qui conduit les recherches. Un premier sondage avait donné une venue de gaz hydrocarburés, en juin 1939 (1.500 mètres de profondeur) et du pétrole, le 20 avril 1940, à plus de 1.800 mètres. Malheureusement, la sonde a été arrêtée vers 2.400 mètres, par suite d'un coïncement de la tige. D'antres sondages entrepris au voisinage du premier ont donné des gaz combustibles, à Pinat et à La Plagne. Il semble qu'on soit en présence d'un gisement important on a constaté que la pression des gaz atteint 200 kilogrammes centimètres carrés, et on a calculé qu'avec une consommation de 180.000 mètres cubes par jour cette pression ne baisserait que de 1 kilogramme au centimètre carré, au bout d'un an. Dans l'Ariège, entre Lavelanet et Mirepoix. la société de Pechelbronn et les mines de Carmaux ont entrepris des travaux de recherches. D'autre part, les travaux ont repri» à Gabian. On se rappelle nu'il y a quelques années on avait fondé de grands espoirs sur une venue d'huile minérale. qui a fourni quelques mitliers de tonnes, mais est allée en diminuant constamment, t'n nouveau sondage, entrepris en mai 1941, par la Société béarnaise, pour la recherche et l'exploitation de la potasse et du pétrole, a atteint le pétrole, en juillet. t.

Comme le précédent, le pétrole brut

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FA 1 TUS-LES

FAITS |

Dauire part, 11 n'y a plus de tellea différences de temps pour la mU» eu route des gazogènes, qui variait de ô à 43 minute», ave< le tirage direct, suivant qu'on utilisait le charbon de bois ou l'anthracite, et qui oscille aujourd'hni, pour le gazogène A tuyère, entre une et deux minutes.

a

La forêt français*, estime-t-on. pourrait fournir dès maintenant tout le combustible nécessaire à la marche d'une centaine de mille automobiles. Et s'il en était besoin, on doublerait ce nombre tu utilisant les rémanents laissés sur !«• coupes, les déchets de vignes, et eu reboisant des terrains qui restent incultes actuellement. Ce re>l«>isemeut pourrait avoir une répercussion favorable sur la production de l'électricité hydraulique. Le bois doit être débité en fragments de 0 <un. sur 10 de longueur. Il faut le faire sécher pour qu'il ne dépasse pas '() p. 100 d humidité pour cela, une année d'exposition ù l'air suffit on peut «u«»i procéder a un séchage artificiel, plus rapide, mais coûteux, l'our les exploitation» agricole, le bois comme combustible de gazogène est plus économique, puisqu'on peut utiliser des déchets sans vitleur, qu'on coupe et qu'on approvi- sionne pendant les journée» d'hiver. Quant au charbon de bols, il montre des variations de qualité suivant les terrains d'origine. M. G. Coupa u indique, dans le Génie civil, k qaelles conclusions il est arrive après une étude très poussée sur les cendres de charbon de bois. D'après la composition de ces cendres, ou peut -déduire la nature géologique du terrain où le bois a été récolta. On a même pu prouver que les arbres exposés fi. deR vents violents et réguliers sont ohnrgés de poussières qui restenUagglomérées dans les fente* des éeorees, et sont englobées dans les couche* d'aecroisse» ment du bois et se retrouvent dans les cendres,

or, les cendres, si elles sont portées à haute température, comme wla arrive dans le gazogène il tuyère, peuveut fondre et former <iu mâchefer qui encrasse le foyer. Los cendres les plus fusibles sont celles qui contiennent une grande proportion de silice. D'antre part, la < teneur en cendre» est assez variable très faible, pour les •charbons peu cuit», elle passe il 2-4 p. 100 avec les charbons bien préparés et à 10 p. 100 et au delà avec ceux qui sont produits par l'ancien système do la meule.

qu'on en retire est surtout composé d'huile lourde, excellente pour ali- menter tes moteurs Diesel. Son pou- voir calorifique dépasse 11.000 calories. supérieur celui de pétrole d'autres sources. On l'essaie actuellement dans des moteurs d'autobus, tel qu'il sort de terre, après un» simple fil (ration. Il contient peu â% soufre (0,22 p. 100) mais il est riche en paraffine tlO,3."> p. 100), ce qui a l'inconvénient de diminuer sa fluidité par temps froid.

En somme, les découvertes actuellement permettent de penser qu'on se trouve en présence d'un gisement exploitable, d'une certaine importance, dans les Pyrénées-Orientales. L'angine des chat*. Les chats sont parfois atteints par une maladie fort grave, qui détermine des lésions congestives de ta gorge et di la langue c'est l'angine contagieuse. Les animaux, qui paraissaient en bonne santé, sont pris tout à coup de somnolence; Ils ne peuvent rien manger; au bout de 3 ou 4 jours, ils meurent, non sans avoir communiqué aux autres chats qui peuvent se trouver auprès d'eux la même maladie aussi maligne.

La cause du mal est, paraît-il, un virus filtrant, analogue à celui qui provoque, vers six mois, la « maladie des jeunes chiens. On a pu préparer un vaccin, et il est recommandé aux personnes qui tiennent à leurs chats de faire vacciner ceux-ci préventivement en période d'épidémie. La chose est d'autant plus nécessaire que les races da luxe sont plus facilement atteint îs que celles des chats. da gouttière.

l'épiderme. A une de ses extrémités, qui cet. libre, on distingue un petit amas noiratre, et à l'autre une minuscule élevure blanchâtre. Si avec une épingle ou un biatourl on détache ce tunnel et si on le porte sous l'objectif d'un microscope, on s'aperçoit qu'il est occupé par un animal globuleux, long de quatre dixième» de millimètre, muni de huit pattes et d'un nombre respectable d'épines et de crochets. Derrière lui se trouvent les œufs, puis les larves qui se creusent parfois des orifices de sortie dans le toit de la galerie, et enfin les déchets, qui «ont refoulés à l'autre extrémité.

On voit que cet animal est indésirable fournit un travail dont l'observation. n'est pas dépourvue d'intérêt. La découverte d'un sillon est tellement importante aux yeux de certaine médecins qu'ils l'estiment devant précéder tout traitement de la gale. Il faut reconnattre que la < frotte » la pommade soufrée, qui ewt encore souvent employée, est irritante et capable de déterminer dee lésions tenaces. Néanmoins, de deux maux il faut choisir le moindre une c frotté > bien surveillée guérit généralement une gale en cinq jours, et elle ne m'a jamais paru déclencher d'accident sérieux. Auant lui suis-je resté fidèle, bien que je reeonnainR? les avantages des traitements au baume du Pérou, au crésyl. au benzyle, etc. Et cette fidélité n'eat pas simplement théorique. puiwjue j'eus recours au soufre le jour où je constatais la présence de trois sillons bien netl entre le pouce et l'index de ma main gauche.

Quel que soit le traitement employé, It importe de bien surveiller le malade dans les semaines qui suivent la guerison apparente, afin d'intervenir dès la première menace de récidive et de faire en temps voulu la diwrlminatlon entre les lésionR dues an parasite et celle» qui sont attribnables au médicament ott à une Infection banale de la peau.

Enfin il est nécessaire de contrôler la collecte à part du linef. des vffements et de la literie du Malade guéri, car c'est de la désinfection que dépend l'extinction d'un foyer de traie. XXX.

D'une façon général*, pas de machoft-r avec les gaiogèues à bois; peu avec ceux à tih-irbon de bois, et seulement avec le* combustibles mal pire"parés: davantage avec les combustible t'ix-siWw et le semi-coke. Un dea îni'illt'urs combustibles est une sorte «le coke végétal, fabriqué en partant du bois. (iui a (.-ultime agglomérant goudron recueilli au cours de la <U*tillatioa, ot qui se présente sous forme de comprimés, tout indiqué pOuf les voiture* d« tourisme.

A cote du combustible végétal feoli ou chtirbou de bols, certain* indus- triels ont cherché A brnler, dans 1** gazogènes, des convbustlblos fossile*. tels que anthracites ou semi-cokes et des mélanges de charbon de bol» et d'anthracite men que ces combustibles ne répondent qu'imparfaitement nu but cherché, lu Station centrait d'es.««ls du ministère de l'Agriculture n procède- avec tous à îles essais SJ"»ténia tiques l'aide d'un moteur Delaha.ve comprimant à 4.0 qui, n l'essence, dévelopi» 44 chevaux ù 1.400 tour» par minute. Ce moteur a été muni d'un* culasse spéciale, portant la compression à 7,1, et attelé il un frein hydfâtt* Hque Fronde permettant de me«uref ù chaque instant la puissance fout*nie. iViuUint les essais, on nuilntitnt un nombre de tours par minute d* 1.300.

Les résultat* obtenus sont extrêmement divvrgento et prouvent que 1© fonctionnement dew guxogènes est beaucoup plus complexe qu'on ne le croyait. Avec certains appareils- on constat* que le moteur atteint. 30 cheveux al on *«> sert de bois, ou d'un mélange d'anthracite et de charbon de boia, tandis qu'il n'eu donne que 10 avec de l'anthracite pur ou du «emi-colte. Pour d'autres, c'est le contraire. On a constaté qu'un charbon de bois de meule, de qualité médiocre, fournit plus puissance qu'un charbon* pur, Il semble que le combustible ne comporte de manière différente suivant la grosseur des morceaux, leur terrassement, l'A présence de cendres plus ou moin* nombreuses.

On jHiit cependant tirer quelques données générales. Les gflZOgenôS à bota fournirent un peu moins de puissance que ceux à charbon de bois. Par exemple, le moteur d'expérience indique 23 il 27 chevaux avec du bois ordinaire, 29 31 avec du bols torréfié, 30 32 avec du charbon de boia de lionne qualité. Enfin, av«c l'anthradte. il faut s'attendre à une diminution de puissance assez «msible (de 3 à 10 chevaux).

Quand, les diminutions de puissance dépassent 5 p. 100, i^ faut aecusey î pour le bois, la denairx-atton, qui fe&t insuffisante pour le charbon de boit, la mauvais* qualité avec production de cendres pour les combustibles Xoa- iriles, le manque d'épuration «t an-défaut de calibrage. C'est pour cette rataon que le* comprimé* régulia» «ont nettement supérieurs aux autrea Combustibles.

Quel que «oit le système de gaaogftne, on constate pour un même moteur une perte de puissance par rapport à ce qu'on obtenait avec l'alimentation en essence de 2."> A 30 p, 100. Le conducteur ne s'en aperçoit guère en terrain plat, parce que, h l>s«ene*, on n'utilise pas en tempa normal. 1e maximum de' puissance. En montée» ta contraire, la diminution atteint parfois 00 p. 100. A égalité de volufi» aapire, il y a, quoi qu'on fasse, moins d. calories avec le gaz. L'iuiirmf-ntation de la compression e«t un palliatif In»suffisant. Lorsqu'on peut réaléser ler cylindres d'un moteur et augmenter le» orifices d'allmenta.tion, les résultats sont déik beaucoup meilleure; on peut compléter cette amélioration en adop*tant un dispositif de surullmeiitatioa qui assure le remplissage des cylindres.

Le moteur d'e«Ml, dont noua avons parlé plu* haut, avant son changement de culasse, a vu sa puissance augmenter de 18 p. 100 (alimentation au gaz) à la siiïte de l'adaptation d'un compresseur ordinaire; avec un «urcojapr«*»eur, la puissance du moteur a 4M égale à celle qu'on atteint av«c la marche t\ e*wenoe.

Mai» ai, en l'actuelle période transitolre, réalésage (quand U «ut posalbto) et sureompression peuvent être det «olutlons intéressantes, il n'en reite pu moins qu'on devra envisager, à l'avenir, la création de moteurs spécialement adaptes à l'alimentation par gazogène. Ces moteuM, qui pourront «ujv porter une compression de 13, sont plus près du type Diesel que dn moteur à explosion. Certains constructeurs ont tenté dans ce sena un essai encore timide, en utilisant, pour constituer ce moteur spécial, la plus grande partie poMible des ptècefi établies pour les moteurs combustion qu'il* construisent. Le» résultats obtenus prouvent que si on cr<iait des engins spéciaux pour alimentation au gaz des forêts, iU ne le céderaient en rien à ceux qui fonctionnent à l'essence. Mais le» mines ne veulent entreprend!» ce travail que «1 ellet dont assurées d'un vaste débouché. Il y a là un dilemme dont il est difficile de eortir.

Et cependant, il est une brandie d'activité où les moteurs à gaz des forets eat attendu avec impatience c'est l'agriculture, qui a besoin plus que tout autre d'un combustible bon marché et abondant, récolté aur le sol même. Tracteurs, charrues, poids lourds alimentes aux déchets de bol», rendraient de grands «ervlces. Et on doit penser que les déiwushéa ruraux français suffiraient largement à faire Tivre une Industrie qui se consacrerait à la construction de ce matériel «spécial, lequel trouverait d'ailleurs des débouchés dana notre domaine colonifll. La seule crainte qui demeure est. le fisc on peut redouter de le voir, un beau jour, supprimer les dé.jrr^rements d'impôts qui sont indispensables pour faire adopter un ay»tème de traction moins commode d'emploi et exigeant nn matériel plus coûteux d'achat. Sous ce rapport, un* assurance formelle permettrait sans doute un grand développement de» automobile* à gaaogène.

H. a


Les INSTITUTS FRANÇAIS et leur rayonnement au dehors

On connaît trop peu, dans le grand public, nos Instituts français,' ces organismes universitaires qui dans bon nombre de capitales <k. de villes importantes étrangères répandent, largement, notre langue et notre culture. C'est à eux pourtant que notre pays doit, pour une très notable part, son rayonnement spirituel.

Au cours des vingt années qui se sont écoulées entre 1920 et 1940, il s'en est fondé un peu partout il travers le monde et ceux qui vont répéta-t que la France ne tente presque rien pour se faire connaître elle-méme oublient, tout simplement, ces institutions auxquelles nous somme* redevables de précieux et durables avantages de l'ordre intellectuel et r-oral.

Mais le neilleur moyen de le bien faire voir, c'est de décrire quelquesune de nos Instituts français. Prenons pour exemple ceux de la péninsule ibérique. Noms en possédons deux en Espagne et un au Portugal, tous trois rattachés, d'ailleurs, à l'Université de Toulouse, tous trois aussi complétés par un lycée qui fonctionne de la même manière que nos lycées de l'intérieur.

Madrid et Barcelone sont le siège de nos deux Instituts d'Espagne. Le premier a à sa tète un éminent historien de l'art, M. Guinard; il compte parmi ses professeurs un prêtre, docteur ès lettres, dont le nom n'est point inconnu des lecteurs de ce journal, M. l'abbé Pierre Jobit. Le second est dirigé par M. Pierre Deffontaines qui enseigna quelques «.nuées la géographie aux Facultés ci-'lioliques de Lille et qui est un des meilleurs disciples du regretté Jean Brunhes. A ses côtés ee trouve, depuis le mois de septembre dernier, M. Marc Scherer, qui, après avoir mis <:i route le lycée français de Gôdollo, confié aux Pères Prémontrés et situé près de Budapest, a a été appelé à Barcelone.

Chaque Institut s'organise au mieux des circonstances locales auxquelles il doit correspondre, mais les lignes mattresses de l'enseignement qu'il distribue sont partout les mêmes. Dans chacun d'eux on trouve des cours de langue française, élémentaires, moyens, supérieurs, des cours de culture française qui s'adressent il des étudiants déjà mattres de. notre langue, c'est-àdire la parlant et l'écrivant couram- ment, des conférences, enfin, de nature très diverse, destinées à un public beaucoup plus large.

Dans toutes les capitales étrangère* où il existe un Institut français, les personnes qui veulent apprendre notre langue c::t donc à leur disposi-

m les miib n\m

REHDUVELLEMEKT

lits iÉllels triistii

pour cerlaiaes cat^aorits de tmaillean On sait que certaines catégories de travailleurs, en raison des modalités propres aux conditions de leur rémunération ou à la détermination de leurs cotisations, restent régies, en ce qui concerne les assurances sociales, par les décisions qui ont été précédemment appliquâmes et non par celle de la loi du 6 janvier 1942, qui a simplifié le fonctionnement des assurances sociales.

Ces catégories comprennent les assurés des professions agricoles et forestières, les gens de maison, les salariés à embauchage et débauchage fréquents (dockers, etc.), les travailleurs intermittents ou occasionnels (femmes de ménage) les travailleurs à façon, aux pièces, à la tâche, à domicile ou rémunérés à l'aide de commissions, suivant le chiffre d'affaires, lorsqu'ils travaillent pour le compte de plusieurs employeurs; ainsi qu'en application d'un arrêté récent, les travailleurs dont le salaire ou gain est réglé soit à intervalles irréguliers supérieurs à un mois, soit au cours ou à la terminaison du travail, ou qui, en raison du caractère saisonnier de leur profession, ne travaillent pas d'une façon régulière au cours de chaque trimestre.

Les assurés appartenant aux catégories susénoncées continueront d'être pourvus d'un feuillet trimestriel de cotisations à l'aide duquel l'employeur effectuera comme auparavant, aux mêmes époques, suivant les mêmes modalités, des contributions ouvrières et patronales, dues pour les paies effectuées au cours de chaque trimestre.

Lorsque les assurés susvisés n'auront pas été pourvus de feuillets trimestriels par le service régional, il appartiendra aux intéressés ou à leur employeur de demander au Service régional l'envoi de ce feuillet. Ils pourront également utiliser les formules de duplicata de feuillets mis à leur disposition dans les bureaux de poste en recopiant sur cette formule les noms, adresse, nationalité et numéro matricule figurant sur la dernière attestation de versement, remise à l'intéressé. Il est rappelé que les versements dont il s'agit doivent être acquittés dans les dix premiers jours de chaque trimestre.

5-6 AVRIL. N* 18. PREMIÈRE PARTIE.

CHAPITRE X.

(Suite.)

Simone!

Enlacées, ombres grises dans le jour mourant, elles mêlaient leurs larmes plaintives. L'enfant n'avait pas eu besoin d'en dire davantage les yeux de la mère étaient dessillés elle avait compris.

Cependant, son chagrin n'atteignait pas l'àpreté de celui qui désolait la jeune fille. Certes, elle éprouvait une peine profonde que le choix d'Alain ne fût pas en harmonie avec le secret désir de sa maman, certes, elle souffrait de voir le désespoir de cette chère créature que, tant de fois, tout bas, elle avait appelée sa fille au fond dé son cœur; certes, encore, elle eùt aimé que son beau soldat lui donnât une bru moins brillante, moins fortunée, et devant qui elle n'éprouvât pas l'étrange sentiment de froideur et de gêne qui l'avait paralysée. par instants, pendant sa visite au Coin d'Oubli •. Mais, d'autre part. D'autre part, elle se faisait le raisonnement que se font toutes les mères Oui, il y aurait peut-être beaucoup à redire. Mais si le bonheur de mon enfant est là, pourquoi l'empêcher? Anne leur avait raconté sa vie. Il était facile de contrôler ses confidences. Tout dans son passé était net, propre et digne d'estime.

1tion un enseignement méthodique et régulier, qui se donne généralement sous forme de cours du soir et qui s'accompagne, à ses différents degrés, d'examens appropriés. Ce n'est là qu'un premier stade. En voici un second, ré eervé à ceux qui veulent acquérir une connaissance plus complète de la langue et de la littérature françaises. Là encore, des cours suivis sont mis à leur disposition, que couronnent, s'il y a lieu, après plu-i^urs années,» examens et diplômes. Cet enseignement correspond à celui qui est donné dans nos lycées pour la iangue française et pour la littérature, i mis il est adapté aux besoins intellectuels des étudiants de l'Université ou des adultes cultivée.

Restent les conférences offertes au grand public dont nous avons fait seulement mention plus haut. C'est ici que l'esprit d'initiative d'un directeur d'Institut français peut se donner libre cours, pour l'élaboration d'un programme attrayant, varié, composé de teEe sorte qu'il puisse satisfaire un grand nombre de curiosités et donner une idée juste des principaux aspects de notre civilisation, à l'aide d'exemples bien choisis.

Feuilletons, pour mieux nous rendre compte du caractère de ces conférences, le programme de celles de l'Institut français de Madrid pour la présente année, M. Guinard, qui a traité au premier trimestre de l'art français, a décrit, dans une série de leçons accompagnées de projections, les grandes ahbayes françaises, de l'art roman à l'art classique. Le voici aux prises maintenant avec un autre sujet pour le second trimestre l'image de Paris dans la peinture française et la gravure moderne en France, sa renaissance et ses maîtres. Avec le concours de l'un de ses collègues, M. Defourneaux, M. Guinard a organisé aussi, cette année comme les précédentes, des auditions musicales commentées. Ce sont les maîtres de la musique française depuis le milieu du xix* siècle qui ont été ainsi présentés au public madrilène.

Chargé d'enseigner l'histoire de la littérature française, M. l'abbé Jobit a consacré ses cours de 1!M1 à 1942 à l'homme dans la littérature française du xvjii* siècle, tel que l'ont décrit les essayistes et les moralistes et à l'analyse psychologique dans le roman français, de Balzac à Proust. Le programme offert au public de Barcelone n'est ni moins varié ni moins intéressant. M. Pierre Deffontaines s'y est réservé, pour sa part, une série de treize leçons sur la géographie humaine de la Méditerranée. Il a présenté à ses auditeurs cette m?r qui baigne leurs côtes cornue une mer entre des montagnes. Il a décrit ses eaux bleues mais peu poissonneuses, dégagé les traits essentiels du climat où les vents sont les personnages, mis en valeur la trinité agricole et alimentaire blé, vigne, huile, qui domine sur ces rives. 15 y a, dans ces seuls titres, une note pittoresque qui a donné à ses leçons un attrait de plus.

Un collègue de M. Deffontainos, M. André Dravel, qui fut professeur aux lycées français de Varsovie et de Home, a consacré à des problèmes d'astronomie les quatre conférences dont il accepta la charge. Il a parlé de la planète Mars pour dintinguer ce qu'en dit la science de ce qu'en raconte l'Imagination il a fait connaître ensuite îes dernières découvertes de planètes et le nom de diverses étoiles, pour finir par une analyse des idées moderne sur la structure de l'univers. Nous aurions à donner des exemples analogues si nous entreprenions maintenant de parler de l'Institut français de Lisbonne. Depuis le début de l'année universitaire, sa direction est a'ix mains de M. Hourcade qui a succédé à M. Warnier, lqeupi a bien et beaucoup travaillé dans la capitale portugaise. M. Hourcade, après avoir été attaché à l'Institut français de SaôPaulo, au Brésil, a été d'abord chargé de la section de Porto de l'Institut français au Portugal. Cet Institut comporte en effet deux sections annexes, l'une à Porto, l'autre à Coïmbra, qui possède, on le sait, une belle Université. Une troisième section est en voie d'organisation à Faro, dans la province de l'Algrave, où il existe déjà un Cercle culturel Camoëns très florissant, dont s'occupe avec succès M. Lionel de Roulet.

Qu'on se représente ces Instituts français et leurs annexes tels que nous venons de les décrire à grands traits, agissant durant une longue période, puisant dans leur caractère permanent la force de la continuité, et l'on se rendra compte de leur bienfaisance. Au Portugal ot en Espagne, où nous les avons i_ontrés à l'oeuvre, ils ont très largement conquis la faveu: d'un public qui va s'étendant sans cesse, qui a presque doublé, depuis dix-huit mois. Ils sont un lien spirituel entre notre pays et les deux nations qui les ont accueillis. Nous avons le droit d'éprouver quelque fierté de leur réussite.

As-tu sondé son âme?. reprenait, au fond de sa conscience, une voix secrète; est-elle du même aloi que celle de ton enfant?. Possèdentils la même foi et les mêmes espérances ?.

Ici, les pauvres yeux fanés de Mme de Soberane exprimaient un désarroi profond elle avait l'intuition de tant de divergences entre ces deux êtres!

Indécise et irrésolue, elle se gourmanda brusquement, tout haut Je suis folle! et toi-même, enfin, Simone. que vas-tu t'imaginer là? Nous pleurons comme deux sottes. Voyons, voyons, Alain n'a rien dit?. Il n'y a rien q"i prouve. qui puisse nous faire croire?.

Elle balbutiait maintenant, consciente que ses paroles tombaient dans le vide. Et. se mordant la lèvre, elle se mit à caresser silencieusement les beaux cheveux noirs qui bouclaient comme des rubans sur ses doigts. Dehors, la nuit était tombée; de grosses étoiles scintillantes s'épanouissaient aux jardins célestes, et l'océan gémissait sourdement dans les ténèbres.

CHAPITRE XI.

Extérieurement, rien ne distingue l'église du quartier de l'Océan de n'importe quelle bâtisse neuve et banale. En y regardant bien. on remarque. il est vrai, la croix qui domine le portail: mais cette façade blanche, sans ornement, pourrait aussi bien appartenir à un entrepôt quelconque. Pour gagner le sanctuaire il faut des-

NOUVELLES DES MISSIONS

LA MORT DE Mgr CARMINATI. Une brève dépêche de la Cité du Vatican a annoncé la mort de Mgr Franco Carminati, secrétaire général du Conseil supérieur de la Propagation de la Foi, à Rome.

Le défunt était né en 1881, à Romano-Lombardo, au diocèse de Bergaïue. Il fut ordonné prêtre en 1904, puis fut nommé, en 1928, directeur national, pour l'Italie, de l'Union missionnaire du clergé. C'est le 2 juin 1932 qu'il devins secrétaire général du Conseil supérieur de la Prop-gation de la Foi. Il exerça ses fonctions avec un zèle infatigable et y montra les qualités d'ui esprit méthodique et précis.

Il était venu en France au cours de l'été 1939, accompagnant S. Erg. le cardinal Fumasoni-Biondi, préfet de S. C. de la Propagande. Il avait été heureux, à cette occasion, de visiter, à Lyon, les sanctuaires qui gardent le souvenir de Pauline-Marie Jaricot, envers qui il avait une dévotion particulière. Quelques jours avant sa mort, il faisait écrire à Lyon, pour demander des prières sur le tombeau de la fondatrice de l'Œuvre. Il avait reçu, en 1927, la dignité de Camérier secret,- puis, en 1931, celle de prélat de la maison de Sa Sainteté. EN THAILANDE.

Une lettre écrite par deux pasteurs presbytériens américains, en tournée a travers l'Afrique et l'Asie, rapporte qu'une pression considérable s'exerce sur les chrétiens de Thaïlande, pour les ramener au bouddhisme qui est, dans le pays, religion d'Etat. Beaucoup de chrétiens ont reçu, de nuit, la visite de gens qui les menaçaient des pires conséquences •, s'ils refusaient de se faire enregistrer, dès le lendemain, dans un temple bouddhiste. A d'autres on a fait comprendre que pour obtenir des emplois officiels ou de l'avancement ils devraient faire profession de religion nationale ». Il semble bien que cette pression se soit exercée sur les catholiques autant que sur les protestants. Dans l'ensemble, les chrétiens ont été fidèles à leur foi et ont répondu que la loi reconnaissait la liberté religieuse. Les deux pasteurs évaluent, cependant, à :00 le nombre des apostasies qui se sont produites dans leur confession. Mais il signalent que, plus récemment, s'est manifesté un retour de tolérance et que plusieurs apostats sont revenus à la foi chrétienne.

Sur 14 millions d'habitants, en Thaïlande, on évalue le nombre des chrétiens à 9.000 protestants et 40.000 catholiques.

Voici le bilan des derniers mois, pour les Missions catholiques. Dans la province de Nakhon, qui faisait partie du Laos et qui a été cédée à la Thaïlande, la cathédrale

L-Fâits Divers 1

Cheminot» indélicat». Quatre employés de la gare de Marseille-Prado viennent d'être arrêtés pour vols de colis postaux.

Evasion manquée, Le nommé Charles Demailly, ayant tenté de s'évader de la prison de Béthune où il purseait une petne, fut dirigé sur la maison de Cuincy avec un complément de six moie de prison.

Dimanche dernier, Demailly, qui assistait à la messe, réussit, à l'issue de celle-ci, à tromper la vigilance de ton gardien et à se dissimuler dans un grenier où il séjourna jusqu'au lundi, 22 heures.

Se croyant alors sûr de son fait, Demailly enleva les tuiles, passa sur le toit et se laissa glisser à l'extérieur, juste pour atterrir entre les mains des gendarmes qui faisaient une ronde.

La Cour lui a infligé une nouvelle peine d'un an de prison.

Sept vieillards périssent dans l'incendie d'un asile. L'asile de vieillards Panl-Arlachet. près de Brest, a été, jeudi matin, la proie d'un incendie. L'immeuble a été entièrement détruit, et on déplore la mort par asphyxie de six femmes et d'un homme. Quatre autres personnes, victimes d'un commencement d'asphyxie, ont dû être transportés à l'hôpital Poncelet. Les dégâts atteignent un million de francs.

Commerce illicite et « marché noir La police nordiste vient d'arrêter les nommés Régis Bachelle, de Marcq enBarrœul, qui vendait de l'alcool avec un bénéfice scandaleux, et René Larrimier, négociant en vins et spiritueux à Hellemmes, qui entreposait la marrhsndise. 22 fûts < .«-.».. p. i.. rJ .;̃ i d'alcool ont été saisis.

Le préfet de l'Avejron a ordonné la fermeture pour un mois. à compter du 1" avril, de dix moulins dont tes propriétaires avaient contrevenu aux iois et décrets sur la meunerie.

Le Parquet de Vauciuse vient de placer sous mandat de dépôt un banquier inculpé de trafic de devises étrangères. Les opérations frauduleuses réalisées par ce banquier atteindraient la somme de 9 millions de francs.

cendre un escalier la chapelle est dans le sous-sol. Des dalles de ciment armé constituent le plafond, qui est bas où sont les voûtes élevées des cathédrales?.

Mais l'église Saint-Joseph ne prétend pas ressembler à une cathédrale elle est le sanctuaire bien-aimé d'un quartier modeste, et c'est peutêtre pour mieux rassembler fraternellement ses hôtes qu'elle ferme sur eux ce nid accueillant, 6ù les prières du riche et du pauvre se mêlent. Ce n'est qu'une simple chapelle; mais qu'elle est belle et qu'elle est douce, quand les petits chasseurs d'Afrique. du camp voisin, l'envahissent de leurs beaux uniformes, quand les gamines du • patro la fleurissent de bérets blancs. et quand le jour oblique, tombant des hautes ouvertures, caresse toute une foule agenouillée

Qu'elle est belle et qu'elle est douce, quand une mère y vient prier à côté de son grand fllst.

Mais ce dimanche-là Mme de Soberane n'aurai' pas cette joie Alain prétendait assister à la grand' messe à Saint-Pierre, où certaine chorale renommée devait exécuter un

de Nong-Seng, qui était la résidence de Mgr Gouin, vicaire apostolique du Laos, a été démolie. Dans les écoles, tous les moyens, y compris les coups, étaient employés pour contraindre les enfants à réciter les prières bouddhiques. A Tharé, les chrétiens étaient condamnés à des amendes, sous les prétextes les plus futiles. Les prêtres indigènes laotiens ont été particulièrement malmenés.

Cependant, un peu plus tard, on a annoncé officiellement le rétablissement de la liberté religieuse. A la fin de juillet, Mgr Perros, vicaire apostolique de Bangkok, a pu partir en* visite des districts. Le bilan des mois précédents se résume en quelques apostasies, trois églises brûlées, avec les presbytères et maisons religieuses avoisinantes; 4 autres saccagées 13 écoles fermées; 4 prêtres indigènes en prison (1 à perpétuité, 1 pour 15 ans et 2 pour 2 ans). Au Laos siamois il y a eu six martyrs fusillés pour refus d'apostasie.

UN PETIT SÉMINAIRE

EN COTE D'IVOIRE.

Nous avons donné précédemment quelques notes sur le Petit Séminaire de Faladyé, du vicariat de Bamako (Soudan français). Voici quelques détails concernant le Petit Séminaire de Pabré, du vicariat de Ouagadougou (Côte d'Ivoire).

La dernière année scolaire 1940-1941 a été normale et sans incidents, grâce à la présence de tous les professeurs, démobilisés. A la fin du trimestre, six élèves ont passé l'examen pour l'admission au Grand Séminaire intervicarial de Koumi. Deux ont été éliminés; quatre ont commencé leur philosophie. Il y a de nouveau six élèves, en première au Petit Séminaire. Au début de la nouvelle année scolaire, les sept classes comptent en tout 96 élèves, dont six du vicariat de Bobo-Dioulasso.

La maladie du sommeil, qui avait été désastreuse, l'année précédente, semble complètement conjurée, grâce au contrôle prophylactique qui s'exerce avec vigilance

La guerre a eu pour conséquence, comme ailleurs, la hausse des prix et la difficulté du ravitaillement. Il est impossible de songer à embellir ou agrandir les bâtiments; même les réparations urgentes sont difficiles. On a développé s cultures vivrière^ pour assurer la subsistance des élèves et des Pères. Le modeste atelier de reliure a permis de réparer et de conserver les livres scolaires. Le problème des transports est également malaisé. Il se résout au moyen de chariots, et de bicyclettes, qu'il faut d'ailleurs ménager, car les pneus sont rares et hors de prix.

Au mois de mai 1941, trois anciens de Pabré ont reçu le sous-diaconat. Ils seront bientôt les premiers prêtres indigènes du vicariat.

Les voyageur» jetaient les petits pois par les portières. En tournée de surveillance pour la répression du trafic des denrées contingentées, les gendarmes d'Anzin s'étaient postés non loin d'une gare-frontière. Bientôt un train arriva et ralentit, car il devait stopper à la station proche. Mais les voyageurs aperçurent les représentants de la maréchaussée. On assista alors à un spectacle inattendu. Par toutes les portières des eacs se vidèrent et une véritable pluie de petits pois s'abattit sur le ballast.

Les gendarmes ramassèrent ces légumineuses et réussirent à en récupérer 48 kilogrammes qu'ils portèrent au Ravitaillement.

Des procès-verbaux ont été dressés à la sortie de la gare, non aux détenteurs de petits pois, car ils n'en avaient plus, mais aux porteurs de eacs.

JUSTICE

Les travaux forcés à perpétuité pour espionnage. Condamné à mort Je 27 février dernier par le tribunal militaire de Lyon, dont l'arrêt a été cassé. un sujet étranger a comparu à nouveau jeudi après-midi devant le tribunal militaire de Clermont-Ferrand sous la même inculpation d'espionnage.

Après une audience à huis clos, le tribunal de Clermont-Ferrand a condamné l'accusé aux travaux forcés à perpétuité et à la confiscation de ses biens présents et à venir.

Les observateurs neutres à Berlin croient que M", von Papen a déjà fait son rapport au gouvernement du Reich. On signale, d'autre part. la présence à Berlin du représentant de l'Agence officielle de presse turque. C'est le premier journaliste de nationalité turque qui se trouve à Berlin depuis le début de la guerre. Par ailleurs, un groupe de journalistes allemands serait en route pour la Tur^ quie.

programme de choix. Même, il avait été légèrement vexé que sa mère et Simone eussent préféré la messe basse dans la chapelle de la paroisse. J'irai donc seul?. s'était-il écrié, d'un air ennuyé.

Mais oui. Pourquoi pas?. répondit sa mère, conciliante.

C'est ainsi que, ce matin, la vieille dame et la jeune artiste avaient gagné, sans lui, la petite chapelle à la façade blanche. Ensemble, elles étaient descendues, gagnant un banc tcut près de l'autel.

Pitié, mon Dieu! jetait mentalement, avec ferveur, Mme de Soberane je ne crois pas que le bonheur de mon ftls soit dans une telle-union. Il a toujours été soldat avant tout. En épousant cette jeune fille, il deviendrait un officier de salon le genre précisément qu'abominait son pauvre père.

Mais, tandis qu'elle se répandait en supplications, pensant conjurer le péril, à ses côtés, une are plus clairvoyante prononçait déjà avec douleur un « fiat particulièrement déchirant. t.

On n'abusait pas Simone! Elle n'avait pu se méprendre aux silen-

LA GENÈSE

TRADUITE EN JAPONAIS.

La traduction en langue japonaise du livre de la Genèse vient de paraître. Elle est due à la plume d'un prêtre indigène, le P. Joseph Osamu Shibutani, qui fit ses études philosophiques au Collège Urbain de la Propagande, à Rome, et se études théologiques à Innsbrück.

On espère que l'Ancien Testament en entier aura été traduit, en 1949, pour la célébration du 4« centenaire de la venue de saint François-Xavier. LE$ ÉPREUVES DES MISSIONS EN CHINE.

Voici des nouvelles de celles des Missions de Chine qui sont confiées à la Société des Missions étrangères de Paris.

A Tchoung-King, qui est pilonnée par les bombardemenis, les résidences et les œuvres sont entièrement détruites. Mgr Jantzen et ses missionnaires demeurent à leurs postes.

A Lanlong (province de Kweichow), à Silin (au Kouangsi), à Longtchéou (vicariat de Kanning), les bombardements ont fait beaucoup de dégâts et de victimes. L'église élevée à la mémoire du Bx Chapdelaine est endommagée celle de Taiping est à peu près démolie. La léproserie a été pillée à plusieurs reprises; les lépreux y sont cependant restés et ont repris leur travail, encouragés par leurs missionnaires. De Yunnanfou on apprend la ruine de la résidence catholique de Mongtse.

Les Missions qui ne sont pas éprouvées directement par la guerre le sont par l'affluence des réfugiés, par la difficulté de trouver des remèdes et par le renchérissement de la vie les 100 kilogrammes d) riz coûtent environ 350 francs d'avant-guerre. MISSIONS SALESIENNES.

Du Bulletin Salésien de janvier 1942 nous détachons quelques brèves nouvelles.

Au Brésil, S. Exc. Mgr Massa, Salésien, prélat « nullius de Rio-Negro, a reçu la consécration épiscopale, le 1er mai 1941, à Nichteroy, faubourg de Rio-de-Janeiro.

A Sangradouro (Matto-Grosso)', sous l'impulsion de Mgr Selva, vient d'être creusé un canal de 7.800 mètres de long, qui fournira de l'eau à toute une région pour les besoins industriels et agricoles.

Aux Indes, à Shillong (Assam), Mgr Ferrando a conféré l'ordination à quatorze nouveaux prêtres salésiens, le 5 juin, date du centenaire de l'ordination de saint Jean Boscot. Dans le même diocèse un missionnaire a béni quarante mariages le jour de Pâques. Les fiancés s'y étaient préparés pendant tout le Carême, par un séjour chez les missionnaires et chez les Sœurs.

A Bombay «'achève la construction d'un nouvel institut pour jeunes gens.

MEMENTO-REVUES La -Mère an foyer, journal mensuel. Administration 1, rue Sébastien-Qryphes, à Lyon. Le numéro 2 francs.

Sommaire du numéro d'avril 1942 Conseillère municipale à Marseille. par M. M. Ruggieri. Conquêtes progressives, par Hélène Caron. Notre journal et sa carrière, par Eve Baudouin. L'U. F. C. S. en zone occupée, par A. Butilîard. Cantines maternelles et familles, par M. Dhellemmes. Ce que noua demendnna dégrèvement» pour charges d'ascendants, par Marie Vaudoit; Allocation pour fille aînée, aide ménagère, par M. de Taillandier; Assurances sociales étendues aux foyers des veuves, par H. Evrard. L'enfant paresseux, par le docteur G. Ganidel. Conseils d'aujourd'hui (Union familiale des maîtres et maîtresses de maison), par Germain Mornand. A Lyon comment êtes-vous logés! par D. Cieorgesliartin, etc..

Renouveaux, revue d'actualités sociales et religieuses paraissant les 1" et 15 du mois. Editions a Pays de France a, 39, rue de Sèze, Lyon. Administration Maison Saint-Bernard, Issoudun (Indre). Le numéro de 32 pages 3 francs,

Sommaire du numéro du ler avril » Le problème de la santé française. a

Positions doctrinales Vitalité de la nation française statistiques et réflexions. 21« entretien le respect de la personne humaine. 22» entretien les devoirs envers le corps.

Politique de la santé Législation de la santé publique lois professionnelles, sanitaires, sociales. Politique positive de la santé le réseau lyonnais des dispensaires d'hygiène. Pour une politique de débit de boissons.

Respect des malades Méditation La place éminente des malades dans la cité. L'Union catholique des services de santé (U. C. S. S.). Service social au sanatorium (J. 0. C L. 0. C.). Problèmes de santé (bibliographie).

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Morts d'hier

A Lille. M. Louis Masson, 57 ans, député du Nord, adjoint au maire de Lille, et ancien conseiller général.

On annonce officiellement que Mehmet Ali Alhan, ministre de Turquie au Caire et à Djeddah, a été nommé ministre plénipotentiaire à Washington.

ces rêveurs d'Alain, à sa façon de contempler dans les potiches les roses venant du jardin d'Anne, à ses soupirs spontanés qui ne rimaient à rien. Il ne parlait pas de Mlle de Chantrebot. Mais elle en avait parlé, elle, exprès. Et, suppliciée, elle avait vu l'officier tressaillir. Le visage entre ses mains, le cœur en déroute, mais la volonté calme, elle balbutiait

Seigneur, vous savez que je l'aime chèrement. assez chèrement pour vouloir son bonheur avant le mien propre. Si vous croyez qu'auprès d'elle il soit heureux, unissez-les, mon Dieu., et consoléz-moi, car je serai bien malheureuse. Faites qu'il reste l'homme énergique, le soldat de devoir que j'aime tant en lui. Que l'amour n'altère pas cette noblesse, cette hauteur d'âme qui m'ont attachées à lui. Vous savez mieux que moi ce qu'il lui faut. Donnez-le lui. Tandis qu'elles s'abimaient ainsi, l'une et l'autre, dans leurs prières dissemblables, mais inspirées d'un grand amour, celui qui en était l'objet se dirigeait pédestrement vers le cœur de la ville chemin facile et

L'enseignement secondaire est 11 mieux partagé que le primaire ? Oui, au premier coup d'œil.

Les jeunes filles ont une heure de musique obligatoire par semaine et pourront, au baccalauréat, subir uue épreuve orale qui portera sur le chant, U; eolfège et l'histoire de la musique. Mais cette mesure ne donnera son plein rendement que pour quelques élèves bien douées et qui prendront des leçons particulières. Car uue épreuve seulement orale « seulement facultative est une sanction irmiffisante pour échauffer l'ardeur du grand nombre. Nous connaissons un lycée de jeunes filles où, sur trente-six élèves de première, une seule présentera la musique au baccalauréat, cet été. Accordons tout de même qu'il y a progrès ici.

Pour les garçons, c'est tout le contraire.

En effet, les programmes de 1038 leur imposaient en 6* et en 5* une heure de chant choral, qui devenait facultative ensuite. A présent, plus rien depuis la 6".

Sans doute, il y a quelque temps, à cause des restrictions alimentaires qui affaiblissent les muscles et rendent cinq heures d'éducation physique, trop pénibles, une instruction ministérielle a pris à la gymnasth.ue une heure qu'elle donne à la musique, mais pendant l'hiver feulement. l'is aller qui ne servira peut-être il rien du tout, car les professeurs de gymnastique ne se transforment pas en professeurs de musique. Les classes ne seront pas faites ou le seront au petit bonheur, par n'importe qui. Ou manque en effet de professeurs vraiment qualifiée. Ici, donc, du côté des garçons, aucun progrès.

Kn résumé, l'enseignement de la musique reste dans nos programmes officiels du secondaire comme du primaire en piteux é'a*.

Or, c'est un paradoxe évident de vouloir faire chanter les jeunes gens des Chantiers, les Compagnons, les soldats, et de ne prendre aucun moyen sérieux et méthodique pour les faire chanter

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Vers 1S80, on connaissait nu village deux pauvres l'instituteur et le cuié. Tous deux vivaient chichement des émoluments insuffisants que leur versait l'Etat.

La III* République et en cela on ne peut que l'en féliciter a amélioré la situation de l'instituteur. Celle du curé, par contre, n'a guère évolué. la loi de séparation de i'Kgliw et de l'Etat a supprimé des subsides la vie matérielle du clergé n'est plus assurée que d'une manière instable et précaire par les subventions volontaires, forcément irrégulières, que versent les fidèles au Denier du culte.

Depuis vingt ans, les graves événements qui ont bouleversé l'économie du pays ont porté un coup sévère au standing de vie de nos prêtres. Lu situation de la plupart d'entre eux était telle qu'elle avait ému le coeur d'un politicien de gauche qui n'avait pas craint de magnifier, du haut de la tribune du Parlement, les « soutanes verdies ». Ce ne fut, évidemment, qu'un geste oratoire. Les derniers événements et les suites de la défaite ont rendu encore plus aigu le sort qui est fait à nos prêtres et, en particulier, aux curés de campagne, au sujet de qui un récent article de notre confrère marseillais Le Scmaphorl traçait ce désolant taDleau

« Prenons un curé de la banlieue marseillaise; il gagne exactement 000 francs par trimestre, soit 200 francs par mois 6 fr. 60 par jour sur lesquels il a déjà à prélever le loyer de son presbytère et les impôts afférents.

» Sans doute, les prêtres des villes ont-ils, en sus de leur traitement, leur part de ensuel et des messes mais le montant de ces ressources Bupplémentaires est aléatoire d'abord et. ensuite, beaucoup plus faible qu'on t'imagine. » Mais que dire de la vie des prêtres de campagne, surtout dans les départements pauvres? Ils vivent dans une misère noire, la plupart sans cnsui>l et san* messe, avec tenez-vous bien 1.700 à 1.000 francs par an; soit 4 ft. 50 à 5 fr. '25 par jour.

» Et comme la plupart ont à leur charge une vieille mère ou une so?ur qui tient leur ménage, veille à la sacristie. etc., c'est à peine sur 2 fr. 2f> à 2 fr. 40 par personne et par jour qu'il leur faut compter!

» La conclusion s'impose d'elle-même. »

Elle s'impose, en effet, à tous les catholiques qui, au moment où s'ouvrent les souscriptions du Denier du culte, donneront généreusement pour leurs prêtres. Ils savent que c'est un devoir de justice, que parmi nos prêtres le nombre est grand de ceux qui vivent dans une sorte de misère, soucieux parfois de soulager encore autour d'eux d'autres détresses. Ils n'oublieront pas ces vieillardg usés qui doivent se refuser l'aide d'une domestique.

Ils donneront généreusement, car, ainsi que le rappelait récemment à ses, diocésains le cardinal Gerlier « Rien n'est plus urgent pour le relèvement de la France que sa rechristianisation. Le prêtre apparait ainsi comme un ouvrier nécessaire du redressement national. C'est à la fois la patrie et l'Eglise que vous servirez en lui permettant de poursuivre, dans la dignité simple et modeste à laquelle il aspire, sa grande tAche de salut. »

LA MUSIQUE

dans les nouveaux programmes scolaires

descendant, que le beau matin innondait de lumière.

Il comptait dompter par la marche l'énervement qui l'agitait. Il était mécontent de lui.

Pourquoi avait-il tenu à aller entendre la chorale?. Parbleu! Parce qu'il avait appris que Mlle de Chantrebot allait à Saint-Pierre, le dimanche, assez fréquemment, lui avait-on dit, et surtout quand on y donnait un beau programme musical. Il était sourdement irrité contre le camarade de qui il tenait ce renseignement, parce qu'en le lui donnant on avait eu l'air d'insinuer ironiquement que Mlle Anne n'allait pas tous les dimanches à la messe, et qu'en somme elle y allait surtout pour entendre de la musique.

Il marchait donc à grands pas, fâché contre tout le monde, et plus encore contre lui-même. Le centre de la ville fut assez vite atteint, et l'heure de la grand'messe étant encore lointaine il décida de s'asseoir un moment dans un café de la rue El Maghzen. Un demi, des journaux et un cireur, dit-il au garçon accouru. La poussière des avenues qu'il avait parcourues ternissait, en effet, ses chaussures et c'était encore une cause de mauvaise humeur. Mais au moment où le demi et les journaux faisaient leur apparition, quelqu'un passa, se détourna, sourit; et Alain se leva, galvanisé par une force intérieure qui asséna comme un coup de gong dans sa poitrine, faisant monter le sang à ses joues hâlées.

Anne sortait de chez un pâtissier.

d'abord à l'école. Veut-on redonner à nofire peuple une âme musicale ? C'est par l'école qu'il faut commencer. Par elle seule on arrivera, comme pour toutes les autres disciplines d'ailleurs, à un résultat.

Que proposons-nous donc ? Une heure ou une heure et demie de chant et de solfège par semaine dans toutes les classes primaires et secondaires, aussi bien pour les garçons que pour les. filles, une épreuve au certificat d'études préparatoires qui comportera, avec l'exécution d'un chant, une interrogation sur le solfège élémentaire, ta même épreuve, mais plus difficile, au certificat d'études primaires, et, enfin, à l'oral du baccalauréat, première et seconde parties, une interrogation, obligatoire pour les garçons comme pour les jeunes filles, sur le programme qui vient d'être établi pour le seul beau sexe.

L'enseignement sans obligation ni sanction n'est qu'une utopie.

Enfin, et surtout, et d'abord, 11 faut assurer le n 'rutement et l-i formatloa de professeurs de musique et de chant dans nos écoles.

Nous avons montré, dans un précédent article, comment la dernière loi scolaire de 10-11 les avait ruinés pour l'enseignement primaire en supprimant les brevet simple et supérieur et les éeolea normales. lit! stage prévu dans dans nn institut de formation profeseionnelle eft moins que rien. Il faut donc créer des instituts de formation proprement musicale, comme on a créé des écoles de moniifenrs d'éducation physique, par exemple il Antil>es. On y préparerait le /ertificat d aptitude à l'enseignement du chant, seJon les pro- grammes établi* successivement en 188.J-1 887-1 0OT»-l!)O7-l!K)8, auxquels il nous semble nlwolument nécessaire d'ajouter nne épreuve sur la formation des voix et la conduite d'un chœur. Ainsi, par l'enseignement de la musique rendu obligatoire dans toutes les classes des deux degrés, austsi bien pour les garçons que pour les filles, et sanctionné au baccalauréat, nos futur» Instituteurs et institutrices, même de communes rurales, recevraient une initiation nécessaire et suffisante. Les instituts de formation musicale, par la préparation et la délivrance du certificat d'aptitude à l'enseignement du chant, assureraient le recrutement de moniteurs spécialisés pour les élèves di>s lycées, collèges et écoles primaires des grands cendres urbains.

Car la musique est utile à la tor.mation de U jeunesse ou elle ne l'est pas.

Si elle ne l'est pas, n'en parlons plt». Mais si elle l'est, prenons lea moyen* indispensables pour en assurer l'en · eelgnement.

Chanoine A. Achat.

Une Journée du lait

Le Comité central des groupements interprofessionels laitiers a pris l'initiative d'organiser, dans toute la France, une Journée du lait au profit du secours national, qui aura lieu avant le 20 avril.

Dans la première quinzaine de mal, le président du Comité central des groupements interprofessionnels laitiers remettra au président du Secours national le montant des sommes recueillies et la liste des donateurs qui se seront associés à la grande croisade de la solidarité entreprise par le Secours national.

Avis de concours

Un concours pour 5 emplois d'ag«nt» da contrôle de* établissement» de pèche» maritimes s'ouvrir» le 18 juin 1942. 1 Vi. chy. & Paris et dans les ports qui seront uiti'Tieurpment désignas.

Les demandes d'admission devront Ht» adressée*! soit aux chef» des quartiers d'inscription maritime de l'une et de l'autre zone, soit à l'Amirauté française français» (marine marchande, à Vichy, poar les «an» didats de la zone libre on à la direction des services de la marine marchands, à Pa- ri», 3, place de Fontenoy, pour les candi- dats de la tone occupée.

Le registre d'inscription sera clos le 16 mai 1942.

L'emploi d'agent du contrôle de 2* class» comporte un traitement annuel de 9.000 francs auquel s'ajoutent un supplément annuel de traitement de 5.000 francs, une indemnité de résidence *f. s'il y a lien, les indemnité» d'allocations familiales et de salaire unique. ·

Les candidats désirant prendre part aux examens d'admission à l'Ecole technique des minel d'AIè» dfvrnnt se faire inscrire avant le 10 juin 1942. La demande d'inscription sera adressée à M. l'ingénieur en chef dea mines, directeur de l'Ecole technique dea mines d'Alès, accompagnée des pièces dont la liste sera fournie, aur demande, par les préfectures.

Les épreuves écrites de l'examen du 1** degré auront lien le lundi 29 juin 1942 au siège de l'Ecole, k Alàs, et dans d'autres centres qui seront désignés ultérieurement. Les épreuves orales de l'examen du 1" de. gré ainsi que le» épreuves de l'examen du 2* degré se passeront ensuite à Aies dans le courant du mois de juillet.

Le président du Brésil, M. Vargas, a signe un tlpcrpt donnant la Banque du Brésil le contrôle absolu du marché du caoutchouc. Cette mesure tend à assurer l'approvisionnement régulier des Etnts-I'ni» en caoutchouc et la stabilité des prix pendant la guerre.

Elle tenait, au bout de son doigt ganté, un petit paquet noué d'une ficelle rose, et, dans l'autre main, son sac voisinait avec un de ces petits paroissiens minuscules, « pour-femme-du-monde », l'on trouve quelques prières vite dites, incomplète» oraisons pour tous les usages. Les pierres bleues de ses beaux yeux, froids et indifférents s'animèrent d'un éclat subit en reconnaissant M. de Soberane. Elle sourit et l'attendit, tandis qu'il écartait impatiemment les chaises pour la rejoindre.

Anne portait un tailleur beige, extrêmement élégant, mais d'une simplicité classique; une petite fourrure précieuse entourait son cou fin; au revers de la jaquette se blotissaient deux admirables boutons de roses Gallieni, glissa Alain en les désignant de l'index, discrètement. Tiens' Vous les avez reconnues ?. fit-elle, avec un joli rire, lui tendant un doigt, embarrassée qu'elle était par le sac, le paroissien et le paquet de gâteaux. Maintenant qu vous leur avez dit bonjour, pour.suivit-elle plaisamment, vous déciderez-vous à me le dire aussi?. Vous faites partie du bouquet de roses.

1A suivre.)

Imprimerie spéciale de « La Croix > de Paria, Limoges, 62, avenue Bandit. Le gérant L. VINCENT.