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Title : La Croix

Author : Groupe Bayard. Auteur du texte

Publisher : La Croix (Paris)

Publication date : 1938-11-22

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Format : Nombre total de vues : 104176

Description : 22 novembre 1938

Description : 1938/11/22 (Numéro 17116).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : Consultable en ligne

Rights : Public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k4434932

Source : Bibliothèque nationale de France

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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ADVENIAT REGNUM TUUM

Mardi 22 novembre. Sainte Cécile. Mercredi 23 novembre. S. Clément I".

La Journée

Paris, 21 novembre 1938.

Le roi Carol et le prince Michel, qui sont arrivés samedi soir à Paris, ont été reçus dimanche à l'£lysâe, où M. Albert Lebrun offrait un déjeuner en leur honneur. Lundi matin, le président de la République et ses hôtes royaux «e sont rendus à Rambouillet pour une partie de chasse.

Le Congrès annuel des maires de France s'ouvre mardi à l'Hôtel de Ville de Paris.

La presse de Londres annonce que le problème de la coopération militaire franco-anglaise dominera toutes les autres questions portées au programme des entretiens qu'auront, à Paris, du 23 au 25 novembre, M. Chamberlain et lord Halifax avec MM. Daladier et G. Bonnet.

Le roi de Roumanie, qui avait déjeuné dimanche à l'Elysée, a chassé lundi matin avec le président Lebrun, à Rambouillet. Il part dans la soirée pour l'Allemagne.

Une mise au point nécessaire

Plusieurs journaux de province, citant les extraits d'une Croix de province datant de février 1934, laissent entendre que la Croix donc la Croix de Paris, a mené en lévrier 1U34 « une campagne contre le gouvernement Daladier.

Cette affirmation est erronée. La Croix de province citée est indépendante de la Croix de Paris dans sa direction et sa rédaction, comme dans son administration.

S. Exe. Mgr PlÉRARD, évêque titulaire d'Andiopolis et vicaire apostolique de Béni (Congo belge), a reçu la consécration épUcopale des mains de S. Exc. Mgr Dellepiane, délégué apostolique.

La Jeanne d'Arc, Société anonyme immobilière

au capital de 3600000 francs S.è^e tociel 5, rue Bayard, à Paris

L'assemblée générale ordinaire de la Société « La Jeanned'Arc », qui s'est réunie à Paris le 21 novembre 1938, a décidé de mettre en distribution un dividende de 5 francs, nets d'impôts par action de 100 francs. Ce dividende est payable à la caisse de la Société, 22, cours Albert-Pr, à partir du 22 novembre, contre remise du coupon n° 30.

Il y a environ 2134 millions d'habitants sur la terre

Genève, 21 novembre. Selon le bulletin de statistique mensuelle de la Société des Nations, la population mondiale était, à la fin de 1937, d'environ 2 13i millions d'habitants, Si l'on excepte la Chine. la population mondiale semble avoir augmenté de 18 millions, soit 1,1 pour 100 pendant l'année 1937. Plus de la moitié de la population dans le monde vit en As;e.l'Inde seule représente plus de 373 millions d'individus ct où la Cliir.e a, esUaie^t-oa, 450 millions d'habitants.

La laïcité

~y dans les

"mares stagnantes"

par JEAN GUIRAUD

Presque en même temps que M, Albert Sarraut, ministre de l'Jntérieur du Cabinet de redressement national, pérorait dans la niat'e stagnante de Uasalrenoux (177 habitants, 600000 francs pour l'école!) !) (1), M. Edouard Herriot, le troisième magistrat de la République et visant, dit-on, à en devenir le premier, faisait entendre ses accents laïques dans la mare stagnante de Belley. On y célébrait le 40* anniversaire de la fondation de l'école primaire de la ville en recensant les élevés qui en sont sortis, mais en omettant d'ajouter ce qu'ils avaient coûté au budget et dans quelle mesure l'école a a contribué au désarroi de nos finances.

Naturellement, M. Heirrfot y fit l'éloge dithyrambique de l'école laïque. Comme son confrère, M. Sarraut, il glorilla Jules Ferry, en oubliant d'ajouter que l'immense majorité des maîtres laïques d'aujourd'hui conspuent Jules Ferry et son école nationale qui devait enseigner le patriotisme et la « morale de nos pères », avec l'existence de Dieu. Allez donc demander à M. Delmas, secrétaire général de 93 000 instituteurs laïques et cégétistes, s'il entend ainsi l'école publique 1 M. Herriot proclama que c'est l'école publique qui fera l'unité de la nation. Il faudra qu'elle change rudement pour cela car en ce moment ses 95000 instituteurs et institutrices cégétistes prêchent la lutte des classes, tendent le poing, ce qui n'a jamais été un geste d'union, et traitent notre gouvernement de clérical parce qu'il demande l'apaisement des anciennes luttes, tout en laissant la bride sur le cou à ces niâmes instituteurs. Si M. Herriot s'en était tenu là, nous aurions haussé les épaules comme devant un halluciné prenant ses rêves pour des réalités, mais il est d'autres passages de son discours qui sont vraiment révoltants.

11 a fait le panégyrique de Mustapha Kemal Ataturk, le dictateur totalitaire de la Turquie, qui vient de mourir. Je mentionne en passant cette contradiction d'un orateur qui, à Belley, venait agiter, selon son expression, le « flambeau sacré de la liberté » et se pâmait d'enthousiaste aussitôt après devant l'Hitler turc.

Mais voilà ce qui lui plaît, c'est qu'Ataturk combinait son racisme turc avtv; uue farouche irréligion c'était, disait M. Herriot, « un grand laïque » Ce qui veut dire que M. Herriot permet toutes les dictatures pourvu qu'elles soient laïques, et foulent au pied toutes les libertés religieuses. avec les autres après s'il le faut.

Notre sentiment national a été profondément blessé par cet éloge enthousiaste de l'action laïque du dictateur turc car la principale victime en a été la France, celle d'aujourd'hui comme celle du passé, puisque, en d'autres circonstances, le même M. Herriot les a déclarées solidaires.

Son prestige en Orient était dû surtout à l'action charitable et intellectuelle de ses missionnaires religieux de tous Ordres Jésuites, Lazaristes, Capucins, Dominicains. Frères des Ecoles chrétiennes, et aux religieuses de tous voiles et de toutes cornettes, si bien que, pendant des siècles, le drapeau français et la croix abritèrent leurs maisons que pour les populations qui entouraient de respect et d'affection ces missionnaires à cause des bienfaits qu'ils en recevaient, les deux mots Français et chrétien, étaient synonymes et, qu'ils avaient pour la France affection et reconnaissance en raison du bien qu'ils recevaient tous les jours de ces religieux et de ces religieuses.

Le racisme turc porté jusqu'à la plus odieuse intolérance a saccagé tout cela, son dictateur a traité à peu près ces ̃nissionnaires comme Hitler les juifs, et M. Herriot l'en félicite et présente son muvre « laïque » comme son plus beau titre de gloire 1

1 (Voir la suite page 2.)

(1) Voir la Croix du 18 novembre, l'article précédent sur le même sujet.

Le nouvel ambassadeur d'Italie à Paris et Mme RAPHAËL Gl'ARIGUA sont arrivés dans notre capitale. Le diplomate a été salué par M. Jules HENRY, ambassadeur de France, et M. LozÉ, directeur du protocole.

L'Alsace et la Lorraine fêtent le 20e anniversaire de leur libération

f Colmar, Metz et Obernai ont fêté solennellement dimanche le 20e anniversaire de l'entrée des troupes françaises en Alsace et en Lorraine. Deux instantanés pris à Colmar à gauche, le général DE CASTELNAU, ancien commandant du" groupe des armées de l'Est, celui xgri, le 22 novembre 1918, quatre jours après le général Messimy, était- reçu en libérateur par la ville et Ta population de Colmar, passe en revue les Diables bleus à droite, M. CAMILLE ChauTEMPS, qui présidait les fêtes, passe, en compagnie de M. ACHARD. préfet du Haut-Rhin, et de M. RICHARD, maire de la ville, devant la compagnie d'honneur. Mardi, le wce-président du Conseil est à Strasbourg. (Lire les détails plus loin.)

Le roi de Roumanie chasse à Rambouillet

Le président de la République et Mme Albert Lebrun ont offert dimanche, à 13 heures, un déjeuner à l'Elysée en l'honneur du roi et du prince héritier de Roumanie.

Parmi les assistants, on notait MM. Jeanneney, président du Sénat Duclos, viceprésident de la Chambre des députés Daladier Bonnet, ministre des Affaires étjangèr<b Paul Reynaud, ministre _d.es Finances Jean Zay. ministre i. le" maréchal Franchet

<j"tsperey, le général Gamelin, le général Le Rond MM. Charveriat, directeur au ministère des Affaires étrangères, etc. Lundi matin, le roi. le voïvode Michel et leui suite sont allés chasser dans les

Le roi CAROL et le prince MICHEL sur le perron de l'Elysée.

tirés de Rambouillet avant de prendre, à 22 heures, le train pour Sigmarigen, en Allemagne, où ils rendront, visite au chef de la famille 1-lohenzollern, le prince Frédéric, frère de l'ex-empereur Guillaume. Participaient à cette chasse, en outre de nos hôtes royaux et du président Lebrun M.. Urdarianu, ministre du palais M. Cesiano, ministre de Roumanie à Paris le lieutenant-colonel Filitti, le colonel Die Radu, aides de camp le général Braconnier et le colonel de Bellefon, de la maison militaire du président de la République MM. Bonnet, Patenôtre les généraux Prételat, Mittelhauser, et M. J. Freyssellinard, gendre du president de la République.

Une légation slovaque auprès du Vatican

Prague, 21 novembre. Le gouvernement slovaque a décidé de créer une légation auprès du Vatican.

Du courage

Au moment de quitter la salle les démocrates populaires venaient de clore leurs assises annuelles, un confrère résumait ses impressions ainsi c Un Congrès de pères de famille. »

Congrès de pères de famille, en effet, et l'on aurait pu préciser « de pères de familles nombreuses », car derrière le visage de la plupart des délégués se devinait un grand nombre de « têtes blondes D.

Voilà qui explique la faiblesse et la force du P. I). P. pour réussir en politique, mieux vaut souvent être un gangster, car l'honnête homme, trop discret, manque d'audace mais lorsqu'une formation possède des militants nombreux, désintéressés, capables, intelligents, il lui arrive de remporter r. ce fui le cas lors de l'élection récente de M. Raymond-Laurent des succès inexplicables pour le grand public, compréhensibles pour les journa- listes mis à même, par une longue fréquentation de toutes les familles politiques, traditionalistes ou progressistes, de comparer.

Voilà qui explique pas mal de coups de boutoir portés contre les décrets-lois 'qui risquent d'accabler les foyers riches d'enfants ou d'effrayer les jeunes ménagés-

Mais ces protestations donnaient un son différent de la plupart des autres; « Si Le nouveau plan de redressement portait notre signature, a-t-on entendu proclamer M. ReilleSoult, il n'eût pas été conçu exactement de cette manière; il se fût cependant trouvé être aussi dur, car la situation exige des remèdes héroïques. >

Ainsi, dans ce pays que ses voisins de l'Est croient descendu tellement bas, des parlementaires demeurent parfaitement capables d'affronter l'impopularité quand leur conscience le denande l

Pour être francs, je dois teconnailre que de tels élus ne sont pas des plus nombreux. Pareille fidélité de députés unis à sa fortune, ou à son infortune, par les hasards de la politique, M. Daladier, ne la trouve ni chez ses anciens alliés de 1936, ni même au seii de fon propre groupe du Palais-Bourbon. Certes, on lui a dit à Saint-Etienne nous réclamons, nous exigeons des aménagements, en particulier à propos des mesures qui touchent au « salaire vital ». On ne lui a pas dit notre ami Champetier de Ribes cesse d'être votre ministre des Pensions parce qu'il y a des coups à recevoir, notamment du côté de ceux que ses an ciens camarades du front et les vôtres se sont donné pour chef. Cela, en français, s'appelle du courage 1 P. L.

Une cérémonie religieuse de caractère exceptionnel Dimanche, à 10 heures, en l'église de Lys-les-Lannoix, près de Roubaix, s'est déroulée une cérémonie religieuse de caractère exceptionnel.

Un moine Bénédictin, Dom Edmond Cleton, de l'abbaye de Saint-Paul-deWisques. âgé de plus de GO ans, célébrait sa preraière< messe.

11 était assisté à. l'autel de son propre Dis, M. l'abbé Edmond Cleton, vicaire à Lys-!es-Lannois. 11 avait pour diacre M. l'abbé Robert Lepoutre, vicaire de l'église Saint-Nicofas à Wasquehal, son neveu, et M. l'abbé Boudoux.

Les deux ûlles du nouveau prêtre, religieuses Bénédictines, assistaient également il la cérémonie.

Mgr Delannoy, archidiacre de Flandre, présidait et, après l'Evangile, prononça le sermon de circonstance.

Le nouveau prêtre, qui avait reçu le diaconat des mains de Mgr Dutoit, évêque d'Arras, le 2 avril dernier, avait été ordonné en juillet par S. Exc. Mgr liiral, vicaire apostolique du canal de Suez.

Dom Ciétan, originaire d'Axras, est le fils de M. Cléton, entrepreneur, qui tut l'un des constructeurs de la chapelle Notre-liame-des-Ardente. Il était d'abord passé par le Séminaire, puis s'était marié à Arras. Il eut cinq enfants et en perdit deux.

Après la guerre, devenu veuf, M. Cléton alla habiter Mons-en-Barœul, d'où sa femme était originaire. Bientôt son fils entrait au Séminaire et ses deux filles devenaient Bénédictines.

les maires de France tiennent leur Coasrês annuel à Paris

Le Congrès de l'Association des maires de France s'ouvrira ce mardi à l'Hôtel de Ville de Paris, sous la présidence de M. Paul Marchandeau, député-maire de Reims, garde des Sceaux.

Mardi, à 1 h. 30, les congressistes seront reçus par le Syndicat d initiative de Paris au palais Berlitz et le 23, à I? h. 30, un vin d'honneur leur sera offert par la Chambre de commerce.

Le 25, un grand banquet organisé au palais d Orsay, à 13 heures, sous la présidence de M. Edouard Herriot président de la Chambre des députés, clôturera le Congrès.

Un mandement w

de l'évêque de Berlin

L'n mandement pastoral de Mgr Conrad von Preysing, évêque de Berlin, a été lu dimanche dans toutes les églises catholiques de la ville. L'évêque attire l'attention des fidèles sur le fait que, dans un arrondissement de Berlin, les parents d'enfants en âge de scolarité ont reçu un formulaire imprimé à signer comportant l'engagement d'envoyer leurs enfants à l'école de la communauté allemande, conforme à la doctrine nationale-socialiste.

Mgr von Preyslng souligne que, d'après le Concordat, les parents catholiques ont le droit d'envoyer leurs enfants dans des écoles catholiques et que le devoir de tous les parents catholiques est de maintenir cette revendication légitime.

QU'EN PENSEZ-VOUS? « Pour la paix »

Sous le litre « Aveugles-pilotes », je relatais tout récemment le geste des élèves de l'Institution de Clermont-Ferrand qui, sous la conduite des Sœurs de Saint-Vincent de Paul, avaient effectué à pied un pèlerinage de 60 kilomètres pour remercier Notre-Dame d'Orcival de nous avoir épargné la guerre. A la cuite de ce « papier », M. l'abbé Alexandre, curé de Courti-, sols (Marne), m'écrit

Au moment de la mobilisation fin septembre, nous construisions au bord de la route un beau calvaire à sept colonnes eu hémicycle. La mobilisation interrompit ce travail. Un jeune père de famille de quatre enfants, ouvrier dans une fromagerie voisine, me dit « Monsieur le curé, ce monument désiré par les domestiques et ouvriers en reconnaissance de grâces obtenues, vous devriez le dédier à la paix et inscrire sur le fronton « Pour la paix. Aimez-vous les uns les autres. »

Les nuées de septembre se sont dissipées. A jamais, souhaitons-le. Sans trop d'espoir, devant les revendications coloniales du Reich.

Mais, enfin, la France a gagné du temps. Le temps de réfléchir et de s'équiper. Et la mobilisation n'est plus forcément la guerre.

En tout cas, conclut noire correspondant.

La paix assurée quelques jours après, le voeu était exaucé. Mgr Tissier, évêque de Châlons, bénit le' monument devant 1 500 personnes.

Les 34 ouvriers et ouvrières de la fromagerie ont fait une ovation à leur camarade de sa bonne idée et à M. le curé de l'avoir réalisée.

M. Pabbé Alexandre oeut bien nom promettre une photo des 34 ouoriers et ouvrières qui ont posé avec leurs 52 enfants devant l'objectif.

Elle sera la bienvenue.

Lotis BRUNET.

M. Chamberlain et lord Halifax arriveront

mercredi à Paris

Le problème de la coopération militaire francoanglaise sera I objet principal des entretiens des ministres anglais avec

MM. Daladier et Bonnet

Comme on le sait, le premier, ministre anglais et lord Halifax, etief du Korcign Ofllcp, sont attendus mercredi, à Paris, où Ils auront d'importantes conversations politiques avpir MM. Hsilaiiier et Georges Bonnet jusqu'à vendredi. A deux jours du départ de M. Chamberlain, les principales questions qui pourront être abordées dans les conversations de Paris font l'objet des l'onrmentaires des rédacteurs diplomatiques londoniens.

Le Sunilaj/ Tinir-s classe les sujets qui seront vraisemblablement px;imlrit-s s dans quatre catégories le problème de la défense, la question espagnole, l'apaisement économique et. les agraires d'Extrême-Orient. t.

Le Times, nprfts avoir noté qu'au lendemain do la mise en vigueur de, l'accord anplo-ilnlien et du rf'lnhfissenient des relations normales on In» Ri ris et llom« la près» tWrffTBW •arurpTc atmeHeinent uw: nliïtude hwtHc' envers la' France, amrcnie pour" la Grandt-Brela.inie, cependant que la nresse, allemande, inversement, hienveillante, envers la France, hostile envers l'Angleterre, écrit notiiniinenl

Le point principal de la di*rus*lnn sur le. relations avec l'Italie sera évidininxiit constitué par la question d'Espagne. Pour le monipnt, le gouvernement de liarceloiie est en train de renvoyer tous les volontaires étrangers. Le plan hrltnnniiiup, qui comporte l'octroi des droits de helh^rHtit, pourra entrer complètement en vigueur r lorsqu'un nombre correspondant de volontaire. aura quitté le territoire contrôlé par le général Franco.

l'our ce qui est du problème de la défense, on peut tenir pour certain que Irs ministres frnnçiiis et anglais l'examineront principalement tel qu'il se pose en Europe occidentale, où les besoins des deux démocraties peuvent être dit. « complémentaires ». En France comme eu (iranileBretagne, l'attention a été rappelée sur les lacunes du système défensif, et un effort ne manquera pas d'être fait pour étendre la collaboration franco-britannique au domaine du réarmement, en particulier au domaine du réarmement aérien.

Le rédacteur diplomatique du Times poursuit

n n'y a pas Heu de supposer que le pacte franco-soviétique ou la possibilité d'un accord franco-allemand figurent à l'ordre du jour parmi les questions urgentes, bien qu'il puisse en élre question a propos de problèmes d'une importance plus immédiate. En particulier, les efforts faits pour arriver une entente avec M. Hitler ont été sérieusement handicapes par les persécution» des juifs en Allemagne. Après avoir indiqué que les problèmes du Levant et d'Extrême-Orient seront vraisemblablement examinés à Paris, le rédacteur du Times conclut

D'une manière générale, les ministres français et britanniques concentreront leur attention sur la question de la déferse des deux puy. et des deux empires.

Le DaUij Afail indique également que la coopération franco-britannique dans le domaine de la défense sera le principal sujet des conversations ». II ajoute que « du côté français on demandera une coopération importante de l'armée de terre britannique en cas de conflit ».

LE CARDINAL PACELLI promu docteur honoris causa » de l'Université de Budapest Sur la proposition du ministre hongrois de l'Instruction publique, agréée par le régent, S.Em. le cardinal Pacelli sera promu docteur honoris causa de l'Université de Budapest, section de théologie.

Le championne ut, ;< court chaque année sur le parcours du Tour de Paris, a connu dimanche son traditionnel succès. C'est Lucien Lcgr;nd qui a fait !e mci!!eur temps, mais Crevaù, bénéficiant de trente minutes de handicap, a été finalement déclaré vainqueur.

A Saint- Pierre de Rome

Les Filles

de Don Bosco glorifiées

en la personne de la bienheureuse Mazzarello

ne notre correspondant romain .1 Le l*r avril 1934, en la fï'tc de Pâques. S, S. le Pape Pic XI procédait à la canonisation solennelle de saint Jean Bosco. Par cette cérémonie se clô- luraicnt les fastes du Jubilé de la Ré- flcmption et la série des 14 béatifications et canonisations qui s'étaient succédé au cours de l'Année sainte. lorsqu'il y a quelques mois, on de-

manda au Saint-Père quel jour lui conviendrait pour la béatification de la Mère Marie Mazzarelln, il fit répondre: a Elle aussi clôturera la série de* béatifications de cette année », rt il tixa ce troisième dimanche de novembre.

D'innombrables membres des deux Congrégations salésiennes avaient voulu venir assister à la glorification de celle qui cnllebora avec saint Jean Bosco, à la fondation de l'Institut des Filles de Maric-Auxilialrire, qui compte aujourd'hui environ 9 000 religieuses. Outre la Curie Rénéralice des Filles de MarieAuxiliatricc. le Supérieur général des Salfaiens, Don Pietro Biccaldonc. était présent, entouré des Pères de la Maison généralice de Turin, parmi lesquels le R. P. AulTray. Plusieurs milliers de pèlerins étaient arrivés durant la semaine, de toute l'Italie notamment près de 1 ">00 d'Acqui, diocèse d'origine de le Bienheureuse, avec leur évêque, S. E.xc. Mgr Del Ponte, et presque du monde entier: ne voyaiton pas, en effet, une centaine venus de France, snus la direction des provinciaux de Paris et de Lyon, les PP: Moitel et Rron des groupes d'Angleterre, de r>lgique, d'Espagne, d'Allemagne, île Pologne, des deux Aménkiues, du Proche et de l'Extrême-Orient ? 9 Aussi, avec les délégations des maisons de Home et des environs, et tous cenx qu'attire la splendeur des cérémonies de Saint-Pierre, ln basilique était bien remplie, lorsque commencèrent les rites de la béatification. Dans la pénombre, ménagée dans l'ahside par l'aveuglement des grandes fenêtres, les guirlandes de lampes électriqui • flamboyaient, soulignant les lignes architecturales de l'édifice les deux miracles retenus pour la béatification, étaient rappelés sur les tapisseries suspendues à l'angle du transept Rosc Bcllavità guérie d'une péritonite tuberculeuse, et Ercolina Mazzarello gnérie d'une paralysie infantile. Du- côté droit de la grande nef. au pilier massif qui soutient la coupole, la statue de saint Jean


Botco inaugurée solennellement, il y deux ans, devant des milliers d'enfants était entourée de fleurs et illuminée, non par des lustres, comme de coutume, mais par un projecteur placé de l'autre côté de la nef et qui la baignait de lumière.

Les cardinaux Fossatti, archevêque 4e Turin, Tisserant, Dolci, Verde, Rossi, Kaspar, archevêque de Prague Pellegrinetti, Canali, ainsi que le cardinal doyen du Sacré-Collège, Granito di Belmonte, accompagnaient S. Em. le cardinal Salotti, préfet de la Sacrée Congrégation des Rites. En face d'eux, S. Em. le cardinal Pacelli, archiprètre de Saint-Pierre, avec S. Exc. Mgr Vicentini, patriarche d'Antioche et vicaire du cardinal Pacelli, était à la tète du Chapitre de Saint-Pierre. Parmi les ̃nombreux évèques présents, citons I-L. KExc. NN. SS. Chollet, archevêque dt Camhrai, accompagné de M. le chanoine Chartier Leen, archevêque de l'île Maurice Guerrn, archevêque titulaice de Verissa Grente, évêque du Mans, accompagné de Mgr Bontemps, curé de Notre-Dame de La Couture Munerdi, évikiue de Volterra; Uotolo, auxiliaire de Velletri Emmanuel, évêque de Castellamare, OHvarès, évêque de Sutri et Népi Ferrando, évêque de Shillong (Indes) Coppo, évêque titulaire de Paléopolis Selva, prélat nullius de Santa-Rita dn Brésil etc.; ces sept derniers évoques sont Salésiens. Dans la tribune diplomatique, on remarquait la présence de M. Rivière, chargé d'affaires de France près le Saint-Siège; de Mme Rivière et de tout le personnel de l'ambassade nous savent également que dans l'assistance *e trouvait Mme François-Poocet, femme du nouvel ambassadeur de France près le Quirinal.

A 10 heures, S. Exc. Mgr Antoine Rossi, patriarche latin de Constanti-nople, fit son entrée, entouré de Mgr Gromier, prêtre assistant de NX. SS. Descufft, diacre, et Fontenelle, sous-diacre. Aussitôt la «érémonic commença le R. P. Tomasetti, S. S., postulateur de la cause, accompagné de S. Exc. Mgr Carinci, pour demander au cardinal préfet des Rites l'autorisation de lire le décret pontifical. C'est ce que fit alors Mgr Carlo Grosso, chanoine Saint-Pierre. Ce dernier se trouve être le petit-neveu de Dom Pestarino, qui fut jadis, comme curé «le Mornesé, le premier directeur de 'Marie Mazzarello et, à ce titre, joua un jç-and rMe dans la fondation de l'Institut des Filles de Marie-Auxiliatrice. Le décret rappela les circonstances prowidentielles de cette fondation l'humble existence de ces quelques enfants de Marie (groupées 'autour de la jeune Mazzarello) qui, vers 1850, s'occupaient d'enfants et, sous, la direction de leur curé, Don Pestarino, s'orientaient petit à petit vers la vie religieuse il montra le Tôle prépondérant de Don Bosco, qui, appelé par le curé de Mornesé, les prépara à former une branche féminine à côté de ses Salésiens. Cette évolution se fit de 1864 à 1872 et eut pour conclusion l'élection de la Mère Mazzarello, comme première Supérieure générale. Ce titre, la Bienheureuse se refusa longtemps de ?e porter, s'estimant incapable de remplir une si lourde tâche. Pourtant, c'est bien elle qui sut diriger les premiers pas de sa Congrégation, qui l'établit en France, qui envoya les premières Sœurs en Amérique du Sud. Elle mourut peu après. à 44 ans.

Lorsque la lecture du Bref fut achevé, le voile qui se trouvait dans la gloire du Bernin s'abaissa et la nouvelle Bienheureuse y apparut, saluée par des applaudissements enthousiastes. S. Exc. Mgr Rossi entonna le Te Deum, qu'exécuta la Chapelle Julienne, alternant avec 1* foule. Après le dernier verset de l'hymne triomphale, le célébrant vint encenser la relique de la Mère Mazza- rello, placée sur l'autel, et commença ensuite la première messe célébrée en l'honneur de la nouvelle Bienheureuse. La cérémonie du soir voyait pour la troisième fois le Saint-Père venir dans Saint-Pierre trois fois en un mois mais quand le Pape y descendra-t-il à nouveau ?

Dans la tribune du corps diplomatique on remarquait l'ambassadeur d'Italie et les chargés d'affaires de France et d'Argentine près le SaintSiège. Etaient également présents le prince Pedro d'Orléans-Bragancc, la sœur, la belle-sœur et la nièce du Pape, ainsi que Mme François-Poncet, femme de l'ambassadeur de France.

A la foule des pèlerins, une foule de Romains s'étaient joints. Rarement la basilique fut si remplie, que plusieurs milliers de personnes ne purent entrer. C'est au milieu d'acclamations enthousiastes, que le Souverain Pontife fit son entrée, à 5 heures, porté sur la sedia, suivi de 17 cardinaux, dont le cardinal Fossati, archevêque de Turin; Kaspar, archevêque de Prague, et Mundclein, archevêque de Chicago. Brève cérémonie: le Pape vénéra et encensa la relique de la Mère Mazzarello, pendant que l'on exécutait l'hymne des Vierges l'oraison de la nouvelle Bienheureuse fut chantée par l'évêque d'Acqui, Mgr Del

BOURSE DE PARIS Coot 21 novembre 1938 i

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La reine Maud de Norvège,

tante du roi d'Angleterre* est morte à Londres

La reine Maud de Norvège, femme du roi Haakon, est morte dimanche, à Londres, où, malade depuis quelque temps, elle avait subi une opération ces derniers jours.

Tante du roi George VI, la défunte était la dernière descendante des enfants d'Edouard VII.

La reine Maud, qui était née le 26 novembre 1869, était, à l'époque de la reine Victoria, l'un des plus populaires des membres de la famille royale. ̃ Elle avait épousé, en 1896, te prince Charles de Danemark, second fils du prince héritier.

Rien ne laissait prévoir alors que la princesae de Danemark deviendrait reine ds Norvège. Mais, par suite de la dissolution de l'union de la Suède et de la Norvège, en 1905, le souverain régnant de- vint roi de Suède, et le prince de Danemark fut élu roi de Norvège, en vertu d'un plébiscite dans lequel les royalistes obtinrent une majorité de 5 à 1 contre les républicains.

Signalons le télégramme si chrétien que le roi Haakon a envoyé à l'Eglise norvégienne de Londres

« Dieu m'a enlevé la reine cette nuit, et c'est pour moi une grande perte, bien que je comprenne que telle était sa volonté. Il l'a prise parce que son oeuvre sur terre est achevée et ainsi il lui a, je le sais, épargné de grandes douleurs. » Les condoléances

da président Lebrun

Dès qu'il a appris le décès de la reine de Norvège, le président de la République a adressé ses condoléances au roi Haakon VII et à la famille royale d'Angleterre.

M. Albert Lebrun a envoyé également ur officier de sa maison militaire porter ses condoléances au ministre de Norvège à Paris.

La dépouille mortelle sera transportée mercredi de Portsmouth en Norvège, à bord d'un navire de guerre britannique, qui tera esrorté de quatre contre-torpilleur*. Le roi sera représenté aux obsèques par l'un de ses frères.

L'homme de confiance du maréchal Goering est envoyé à Londres

Londres, 21 novembre. Le général d'aviation Karl Bodenschatz, homme de confiance du maréchal Goering, a atterri hier soir à l'aérodrome de Croydon. II s'est immédiatement rendu à î'arnbas- sado d'Allemagne.

Sa visite A la veille de celle que M. Chamberlain et lord Halifax doivent faire Paris ne manque pas d'intriguer la presse londonienne.

Le général Karl Bodenaehatz est reparU lundi matin par la voie des airs pour Berlin.

La Suisse expérimente un avion français

L'aviation militaire suisse a fait l'acquisition d'un avion français pour en étudier les possibilités d'utilisation en Suisse; Cet avion a été livré dimanche aux autorité de l'aérodrome de Duebendorf.

Ponte, qui donna ensuite la Bénédiction du Saint Sacrement. L'offrande au Saint- Père des présents, par Don Hicaldone, recteur majeur des Salésiens, et Dom To- massetti, postulateur de la cause un reliquaire, la vie de la Bienheureuse et un immense bouquet de fleurs, se fit pendant que le cortège se reformait. Quand le Pape sortit de la basilique sur la sedia et se dressa pour donner une dernière Bénédiction à la foule, une ovation indescriptible monta sous les voûtes de Saint-Pierre et ne prit fin que lorsque le Pape disparut aux regards des fidèles.

Cette soirée se terminait ainsi dans la piété, dans l'expression de la dévotion filiale des pèlerins envers le SaintPère, clôturant magnifiquement, à peu de jours de l'Avent, ce cycle de trois béatifications inauguré dans Toctave de la Toussaint.

A. Glorieux.

Cérémonies religieuses du dimanche

Comme les années précédentes, la fête de saint Lazare, premier évêque de Marseille et patron du diocèse, a été célébrée avec une dévotion particulière. A 8 heures, a été dite, en l'église de la Très-Saiote-Trinité, sous la présidence de Mgr Delay, évêque de Marseille, la messe de rentrée des Facultés et des grandes Ecoles.

Au cours de la cérémonie, une brillante allocution a été prononcée par M. l'abbé Monnier, aumônier du lycée Perrier. Puis, à 9 h. 43, la grand'messe pontificale a été célébrée en l'église Saint-Laxare, par Mgr Delay, en présence des membres du clergé. Selon une ancienne traditlon, une délégation de la Chambre des notaires assistait à la messe.

Toute la colonie belge d'Amiens a assisté, à 11 h. 30, à la cérémonie qui s'est déroulée à la cathédrale d'Amiens à la mémoire de Léopold II, roi des Belges.

Mgr Martin, évêque d'Amiens, présidait et a prononcé le sermon; il s'est félicité de l'amitié qui existe entre Beiges et Français, deux nations catholiques, exprimant son espoir que de semblables unions soient des plus utiles au maintien de la paix.

La Fédération interalliée des anciens combattants a fait célébrer en l'église Saint-Louis des Invalides une messe solennelle pour ses morts. La cérémonie était présidée par Mgr Chaptal, représentant le cardinal Verdler, archevêque de Paris, qui donna l'absoute, et, au cours de la messe, qui fut dite par M. l'abbé de l'Epinois, une allocution patriotique fut prononcée par le chanotne Collin, curé de Montinédy et ancien combattant.

Une assistance très nombreuse était présente à la cérémonie. On y remarquait le général Mariaux, gouverneur des Invalides les représentants de M. Daladier. président du Conseil, ministre de la Défense nationale de M. Campinchi. ministre de la Marine de M. Guy La Chambre, ministre de l'Air les généraux Calson, sous-chef d'état-major de l'armée; Niessel, Herbillon, commandant la place de Paris M. Hivollet des délégations de l'Ecole de Saint-Cyr, de l'Ecole de l'air, de l'Ecole coloniale des infirmières de la Croix-Rouge et de nombreux officiers de réserve.

Une messe solennelle a été célébrée à Bruxelles, en l'église du Sablon, Notre-Dame-de-la-Victoirc, pour le re- pos de l'âme des soldats français et belges morts pour la patrie. Une allu- cution a été prononcée par Dom Fes- tugères. Bénédictin, ancien aumônier de la flotte, ancien officier de marine. Le roi s'était fait représenter par un de ses aides de camp. et le ministre de la Défense nationale par le major Mary, du 1" grenadiers.

Parmi les très nombreuses personnalités, on remarquait notamment l'ambassadeur de France ainsi que de multiples délégations d'anciens combattants

A l'occasion de la fête patronale de S. M. Léopold III de Belgique, un Te Deum solennel a été chanté en l'église Saint-Louis des s Invalides par Mgr Cliaptal, évêque auxiliaire de Paris. Une messe a été dite ensuite par M. le chanoine Moyersora.

Autour dé M. Pol Le Tellier, ambassadeur de Belgique à Paris, assisté de tous les membres civils et militaires de l'ambassade, se pressait une assistance très nombreuse et particulièrement choisie. On y notait la présence du capitaine de vaisseau Krantz, représentant le président de la République; du général Buhrer, représentant le président du Conseil du représentant de M. Georges Bonnet, ministre des Affaires étrangères du général Mariaux, gouverneur des Invalides; du général Blllotte, gouverneur militaire de Paris; des membres du corps diplomatique à Paris de M. Villey, préfet de la Seine; de Il. Le Provost de Launay,

Une masse a été célébrée A Paris, en l'église de la mission luxembourgeoise, 214, rue La Fayette, pour les soldats luxembourgeois engagés volontaires au service de la France tombés au champ d'honneur

M. Georges Bonnet, ministre des Affaires étrangères, s'était fait représenter à cette cérémonie par M. de Bernard, sous-chef du protocole.

Les membres de la légation et du consulat étaient présents. A 16 heures, le sermon fut donné par M. le chanoine Erasmy, curé doyen de Luxembourg.

(( Enseignons aux enfants l' « Ave Maria » plutôt que l' « Ave dictateur » recommande le maire de New-York au Congrès des municipalités américaines

Au cours d'une intervention très remarquée au Congrès des municipalités américaines qui s'est tenu à La Havane, M. La Guardia, maire de New-loi1*, a attaqué violemment « la politique du loup déguisé en agneau » poursuivie par Ips nations totalitaires en Amérique du Sud.

Parlant à cette occasion du barrage que peut constituer l'enseignement à cet égard, M. La Guardia a ajouté Enseignons aux enfants l'amour de leurs voisins au lieu de la haine envers leurs semblables. Préparons-les à la marche de la démocratie au lieu du pas de l'oie » de la dictature. Enseignons-leur l'.ive Maria au lieu de l'Ave diclaltur 1

Les dictatures ne peuvent rien nous donner, a-t-il dit encore, mais voudraient nous prendre beaucoup de choses elles savent qu'elles ne peuvent exister que si les démocraties survivent.

Les germes da fascisme et du nazisme sont encore plus dangereux que le choléra et la pente, et ces doctrine* devraient être mises en qaaraataine. Pourquoi les dictatures font-elles des efforts pour prendre pied en Amérique du Sud Est-ce par intérêt véritable ou par amitié ? Pas du tout. C'est seulement parce que les dictatures ont un besoin désespéré de ma- tières premières pour la fabrication de leurs armements et de leurs munitions. Tout cela fait partie du projet intense, de l'obsesiton fixe de, gagner la confiance des gouvernements pour obtenir des concessions, avec Je fol espoir de parvenir à former une aUiuncc militaire et à créer des bases minftflrra et nnvaies Une nouvelle Qagae d'antisémitisme ai annoncée *n Allemagne La correspondance du parti nationalsocialiste annonce que, outre les nouvelles mesures antisémiliques, d'autres mesures a prendre ultérieurement permettront d'agir en Allemagne conlrv les juifs. Chaque fois que se produiront u des actes de terrorisme contre le peuple allemand » ou toute provocation juive, mCme si ces actes sont commis à l'étranger.

D'autre part, l'organe officiel nazi VAngriff fait savoir, de son côté, qu'une « vague de propagande » antisémitique va déferler sur Berlin jusqu'au mois de mars prochain. Quinze cents réunions où parleront les meilleurs orateurs du parti spront consaorées à la lutte contre le « juif éternel ».

Le Tanganyika va devenir

le refuge des juifs allemands Le rédacteur polltiqne du journal The People écrit que M. Chamberlain a annoncé dans la soirée de lundi aux Communes que l'Angleterre aurait choisi l'ancienne colonie du Reich, le Tanganyika, actuellement sous mandat britannique, pour y Installer les réfugiés juifs allemand! et ce, ajoute ce rédacteur, « quelque désagréable que soit une telle mebure pour M. Hitler ».

A Washington, le sort des réfugiés allemands continue à retenir l'attention de la aison Blanche. Cette question a été l'objet d'uoa. conversation entre M. Roosevelt et sir Ronald Lindsay, ambassadeur de Grande-Bretagne. Le gouvernement belge a fait diriger vers la colonie de Merplas, dans la province d'Anvers, 200 réfugiés iaraélltes venant d'Allemagne. D'autre part, le domaine do Marneffo (province de Liège) va être aménagé pour recevoir encore un millier de réfugiés.

Incidents en Roumanie

Profitant du voyage du roi Carol en Europe occidentale. des membres de l'ancienne « Garde de fer ont essayé de provoquer des désordres en Roumanie et ont molesté les populations Israélites, imitant en cela les nazis allemands. Le général commandant la 20 région militaire, provine-e de Bucarest, a fait afficher une proclamation précisant que la simple détention de matériel de propagande de la Garde de fer serait sévèrement puni.

bans les milieux informés, l'opinion se fait jour que des agitateurs étrangers sont décidés à faire l'impossible pour compromettre les heureux résultats du voyage du roi Carol à Londres, Bruxelles et Paris.

Renseignements

commerciaux MARCHE DE LA VILLETTE Psrfs, 21 novembre.

Amenât ficpiifs 3 062. vaches I 970, taureaux 390, veaux 1862, moutons 13 341, pores i 110.

Cour» au kilo de viande nette

11- quai. f»l. T«l. Extcm

8eeafs. 0 a 1 f0 10 f0

Vackv» ••• 124 0 00 1140

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Vmui IBM USD 1300 17 iO

Moutou. HBfl 14 00 1140 10 80 Porcs 14 14 13 14 10.. 1461 ̃nkia S 1120

Prix correspondant au kilo vif

Stcnf» *<* <*72 170 041 vaches »»» Taurtaux. 6 10 «22 300 608 Veux. SU <B9 740 10 00 Mùrion» 010 5 13 178 Porc* 9N S 20 7.. 10 21 ̃nta 3.44 5 04

GROS BETAIL. Arrivâmes modérés pour les besoins assez larges De plus, on manquait de bons animaux, lesquels ont dénote une bonne fenaeié mais pour les sujets urdjnail'Ci u^ s'est déijorraaîé avec beaucoup de lenteur.

BopuTs. Cdarolat?, nlvernals, bourbonnais, berrichons extra 5,10 à 5.10 Dons bœufs 4,70 A 5 ordinaires 4,3u & 4.ftM limousins extra 5,90 i 5,30 i buns boeuf» 4.80 i 5,10 ordinaires 4,40 à 4.70 normands extra 5 k 5,30 bons hauts 4,60 a 4.00 ordinaire» 4.20 à 4,30 gris de l'Ouest, manteaux partnenais extra 4,60 à 4,90 bons 4,90 à 4.50 ordinaires 3,80 à 4.10 bsnrs très ordinaires de toutes races 3,50 à 3. Su.

Genlssee. Charolaises, nivernaises 5.30 à 5.80 normande» 5,20 a 5.70 srrlses 4,70 a 5,20 ordinaires da toutes races 4.40 a 4,70.

Vaches. Jeunes 4.30 à 4,90. ordinaires 3.6o & 4,30, vieilles 3 & 3,40, viande à saucisson j a a 2,50.

aTureaux. Jeunes 4,30 a 4,50, ordinaires 3,40 a 4,10.

VEAUX. On manquait également de bons animaux et 11 y avait une trop forte proportion de veaux de fermes. On a, de ce fait, obtenu de merveilleux cours en bons sujets, mals H y a eu de la faiblesse pour les veaux de Termes.

Veaux exira vendus au détail g. 10 a 9 Gatliuis. Bcauce, Brie, Ble»ols extra 7.40 i 7,90 ordinaires R.tn k 7,30 inuraugcaux 7,10 i 7,90 champenois 6,40 a 7,60 man-

L'antisémitisme

en Europe centrale

On mande de Prague que le Stovak, organe officiel du parti du président du Conseil slovaque, Mgr Joseph Tisso, écrit

Les juifs sont un élément de destruction, par conséquent il faut leur enlever le droit de vote. Une telle disposition n'entraverait pas leur existence économique, mais nous devons noua défendre contre le» élément» étranger» qui ont perdu la République tchécoslovaque.

En Roumanie, une exploalon «'est produite ce matin, à 7 heures, aans la synagogue d'Alba-Julia. I,es fidèles étaient heureusement réunis dans une petite salle voisine et aucun ne fut atteint, mais le plafond fut détruit ainsi que le mobilier et tous les objets de l'intérieur.

LesjooméesdesA.C.C.F. Pour la quinzième fois se sont tenues à Parts, samedi, dimanche et lundi, les Journées de la famille. Organisées parla Fédération des Associations catholiques des chefs de famille du diocèse de Paris, ces Journées ont débute, samedi, pnr une séance d'études présidée par M. Jean Gulraud, président de l'Union îles A. U. C. F. et de la Fédération de la Seine.

M. Strauss. délégué a la propagande, préconisa pour accroître le rayonnement des A. £ C. F., non seulement une liaison étroite entre les A. C. C. F., mais encore une liaison avec les Associations catholiques et neutres. Pour faciliter ce« liaisons. M. Strauss recommanda aux membres ries A. C. C. F. de faire perlle 'les Associations et même de leur Comité.

M. Rohln, secrétaire général de l'Union des A. C. C. F., monlra que l'action des membres des A. C. C. F. doit être adaptée au milieu paroissial, rt réalisée par des équipes de spécialistes, en plein accord avec le clergé et sous la direction du président. Ayant souligné la nécessité de surveiller les livres et cahiers des enfants. M. Robin réclama des A. C. C. F. un grns effort de propagande en faveur d'Ecole et Famille.

Appuyant sa démonstration sur om textes "empruntés au bulletin de la Uaue <t* l'enseignement, M. Gaston La- coin, président de l'A. C. C. F. de SalntThomas-d'Aquln, mit en relief la différence qui existe entre Ips discours des anciens pontifes de la laïcité et l'nclinn des militants, M. Lacnin attira cpalpment l'attention des membres de A. C. C. F. sur Irs dangers de la pivsse, du cinéma, de la T. S. F., qui contribuent à répandre les Idées laïques.

Avant de lever la séance, notre rédacteur en chef. M. Jean Guiraud. sonllgna les nombreuses réalisations exposées par les présidents de diverses' A. C. G. F. et montra, une fois de plus. le danger que représente l'école laïque pour l'âme des enfants.

Dimanche 20 novemhre, à Hssue de la messe et de la consécration des A. C. C. F. au Sacré Cœur, en la basilique de Montmartre, les membres des A. C. C. F. se réunirent au Foyer du Sacré-Cœur pour y tenir leur assemblée générale. M. de Kergorre, après avoir passé rapidement en revue les plus florissantes des 100 A. C. C. F. de Paris et de la hanlipue s'attacha A mettre en relief l'activité des A. C. C. F., la variété de leurs travaux et le zèle de leurs membres. Un exemple entre beaucoup d'autres à Bobigny, les membres de l'A. C. C. F. creusent une tranchée de 48 mètres de longueur pour procurer l'eau à Fécole libre..

Après la lecture du rapport financier et de nombreux échanges de vues. M. Jean Guiraud invita les membres des A. C. C. F. à rester en communication constante avec le centre pour y échanger les renseignements et en recevoir des directives.

Lundi soir. à la salle Wagram, sa tient, rappelons-le, une grande séance présidée par S. Em. le cardinal Verdier. 1 On y entendra M. Colmel-Daage, M. Louis Madelin et M. l'abbé Bergey. L. P. F.

veaux bons 7 & 7,80 ordinaires 6,«0 i 7.40- veaux i robe blanche s,2j> à 7,?o anrevlns 6,70 & 7,40 Manche 6,60 k 7,30 Orne, Caen 6,50 & 7,10 broutai-ris 3,90 à 4,50 petits veaux de termes 2 à 2,50.

OVINS. Vente assez facile, avec cours termes en bons moutons secondaires, spécialement rechercués k cause de leurs prix moyens.

Agneaux. Southdown, cbarmols, Loiret 9,40 k 10 croisés 9 à 8,90 nivernais, bourbonnais, berrlcnong 9 à «,60 dlsnlev»-més'îTk 9,20 10 bretons, maraicnins s

8,20 à 9,

'.Moutons. Loiret 7,20 k 7,80 Poitou 7,îo a (,8û nlvernaj.», bourbonnais 7,10 à 7 70 bernerions 7 k 7,60 dl3hleys-merinos 7.30 4 » albigeois 7 à 8 gascons, aveyronnais 6.30 i 6,90 btiets 6,40 à 0,80 limousins <i,50 4 7 aTrlcaîrii C.75 k 7.70. Brems. Dishleys-mérmos 5,40 à 1.80 bourguignonne» 4,80 tt 5,50 Loiret 5.10 a 5,60 Pottou 5 k 5.60 nlvernalses, berrtctionnes 5 à 5,60 mères usées 3 so a i Z" Ceura au kilo poids vir

PORCS. Marché très calme aux anciens prix.

Porcs malgrei d'environ f00 kg. extra au détail 10.10 à 10,80 bons maigres 9.90 a 10,10 peuts maigres bjo à 9,W «pus d« pays 9,70 k 10 gros gras et nourrlsseurs

9,40 à 9,60 Midi 9,50 k 10 fond» rie par-

quets 9.50 k 9,30 coche» 7 a 7.60 laltonnes 7,70 à 8.

HALLES CENTRALES

Paris, ïi novembre.

Viande». Arrivages 150 000 kg. BœuT. I.e kilo quartier derrière 6 k II, quartier devant 3,50 k 8, aloyau 7 k 13, cuisse 6 k 11, train entier 7 \i. Veau. Le kilo première qualité 14,50 à 17, deuxième 13 a H,«0, troi'Msne 10,50 à 12,90. pan, cuisseau 11,50 k 19.50.

Mouton. Le kilo première qualité. 14 a 1«, deuxième 15 S i3,!>9, troisième 9 à 11,90. gigot 13 k 23, carré paré 16 k 34, épaule 9 k 16.

Porc (entier ou demi). Le kilo première qualité 14,50 à 15,60, met 13.50 k M.:o. Jambon 14 à 17.50, lard o.W k t3. Beurre» des laiteries coopémWe» lndnatrtelle». Arrivage* 42 2ÔO kg. I.e kilo Normandie îl k 77 Charente, Poitou et Touraine Î5 k 27,50 malaxé» Normandie 22.60 à 25,50, malaxés Bretagne » k R. (Bntt. Arrivage» 30 170. Le mille Picardie et Normandie 930 k 1030; Bretagne 700 k 9S0 Poitou, touralne et rentre f*0 k 1 05O Auvergne et Midi 840 k MO outremer Maroc 450 k 830.

Fromages. Les dix Brie moyen MO a J40 le cent camembert* Normandie 8-2iï k 400, divers 160 k 280. Lisieux ho! te? aoo k 700, Gournay 140 k 160. ^'eufchatel 9fl k 110. Pont-l'Evèque 300 k 490 les 100 kg. Port-Salut 1 MO k 1 150, Gruyère et Comté 1 300 a 1 600.

ToUIUm et Ugnmn. Marchés clo«. LAINES

Robbalx, ïl novembre.

Hov. 38.20, déc. 30,20. janr. 38.50, ttvr. 38.80, mars 38.90, avril 36.Î0, mal 39.50. Juin 39.C0, Juin. 40.11, aoot 4Ô.3n. »ept. 4n.5O, ort. 40,70, tend. wlme. Ventes 72 500 kr.

La laïcité dans les

"mares stagnantes"

(Suit* de la prtmUr* pag«.)

Mais, par une de ces contradictions qui lui sont coulumières, après avoir glorifié le racisme turc d'Ataturk, M. Herriot a constaté avec satisfaction que l'Egypte vit sous le régime de la religion musulmane, et, après avoir félicité Mustapha Kernal de l'avoir reniée, il félicite le roi d'Egypte Faroui, de la pratiquer 1 H est facile de voir que c'est sa laïcité qui a induit M. Herriot en contradiction. S'il félicite le roi Farouk d'être un fidèle disciple de Mahomet, et l'Egypte de rester attachée à l'Islam, c'est pour prouver que l'action des missionnaires ne peut y être que nulle, à moins qu'elle n'y soit funeste à la France' Seule la Mission laïque, c'est-a-dire athée, peut y réussir et servir à y maintenir notre prestige national. « Si vous ne voua présentez pas à ces populations, a dit M. Herriot, cité par le XoucellUte de Lyon, vous allez vous heurter aux croyances de ceux que vous voulez conquérir, vous allez blesser les consciences religieuses das enfants. »

Qui sait même si M. Herriot n'appelle pas de ses voeux ces heurts, en opposant,, comme il l'a fait, l'indépendance conquise par la nation égyptienne et la conquête que veut en faire, dit-il, le catholicisme ? 3 Ce langage est doublement odieux premièrement parce qu'il est faux. Jamais les musulmans d'Egypte pas plus que."«ux du Maroc, d'Algérie, de Tunisie n'ont subi une pression quelconque pour leur faire envoyer leurs enfants dans les écoles congréganistes, et cependant ils les y ont envoyés en foule, et dnns ces établissements on n'a jamais attenté à leur liberté de conscience pour les amener de force à se convertir. Jamais ils n'ont entendu de leurs maîtres et maîtresses catholiques contre leur religion les blasphèmes et les insultes que les enfants catholiques de France entendent si souvent de la bouche de leurs maîlros francs-maçons, cégétistes et athées. C'est par l'excellence de leur instruction et de leur éducation et même leur caractère religieux qu'ils gagnent la conflance des vrais musulmans, qui ont horreur de l'athéisme et aiment mieux une école catholique enseignant Dieu que l'Ecole laïque le niant.

C'est pour cela que le collège de Korouflsh en Egypte a été bâti en 1828, sur un terrain donné par le khédive que la reine actuelle d'Egypte Farida était élève d'un établissement congréganiste d'Aloxandrie quand le roi Farouk la demanda en mariage, et que le ministre d'Egypte à Paris, Fakry pacha, oncle du roi, a été élève du collège de la Sainte-Famille au Caire et fut longtemps président de l'Association des anciens élèves des Jésuites.

C'est pour cela enfin que dans ce pays musulman que M. Herriot nous présente comme devant avoir de l'antipathie pour les religieux catholiques, les Frères des écoles chrétiennes ont dans leurs écoles 13 (XX) élèves et les religieuses 18 000, sans discrimination de religion. C'est pour cela que l'Italie essaye, pour augmenter son influence dans ce pays voisin de la Tripolitaine et de l'Ethiopie, de créer des écoles congréganistes italiennes et a même tenté de mettre la main sur lea nôtres.

Enfin, ce langage de M. Herriot est odieux parce que, il n'y a pas longtemps, au Caire, il a visité nos établissements français, y a été reçu avec les plus grands honneurs, et a fait d'eux les plus grands éloges eu les félicitant des services que, dans le présent, ils rendeut à la France comme par le passé. Il est allé à Jérusalem voir les Dominicains de l'Ecole biblique il s'est fait photographier à côté de l'un d'eux lui exposant sur place ses admirables découvertes archéologiques, et là aussi il a multiplié ses éloges et ?es bénédictions. Et cela pour aboutir au discours déplorable qu'il a prononcé à Bellev

M. Herriot est historien, et j'ai fait de ses études historiques des éloges que je ne renie pas un jour, à Meaux, devant un public de choix, il a prononcé un admirable discours sur Bossuet dans sa Forêt normande, il a décrit, en termes émouvants, la mort de l'abbé de Rancé sur son lit de cendre.

Et voilà comment il a parlé lorsque, quittant, les templa serena de la science et des lettres, il a passé aux « mares stagnantes n de la République des camarades pour y recevoir des promesses pour sa candidature à la présidence de la République. Exemple à retenir de l'œuvre malfaisante de ces mares stagnantes d'arrondissements qui dégradent les esprits et les caractères de ceux qui, fût-ce un jour, en respirent les émanations méphitiques

Jean Guiraud.

CARNET FAMILIAL 1

HAJSSAXCE. Charles. Simone, MarleThéié?e Robert ont la joie d'annoncer la naissance de leur petit frère Paul, k Maloles-Baln» (Nord), le 28 octobre.

MARIAGES. On recommande aux prières

le mariasre de

M. Emile *r*imrd, de Salnt-Lambendu-Lattay, avec Mlle Odile Frimln, de Blalson qui «ers célébré en l'église de Blalsim (Maine -et-Lolre), le Sî novembre.

Mlle Anne DuboU, fille de M* Louis Dubois, avocat k la Cour d'appel de nennt», avec le lieutenant d'artillerie Pierre Lhoplteau, qui a été béni par M. le vicaire général Lamy, chancelier de l'arcbevêché de Renne». Le Souverain Pontife a daigné envoyer sa Bénédiction apostolique.

Ceux qu'on oublie

par MARTHE FIEL.

Ct drame familial, entourant dans «on reallime, montre la poignante souffrance morale et le iert Injustement douloureux des enfants quand le foyer eat désuni et quelquefois disloque par le divorce. 129 p*fet, ceuTerture ilhutrta t 2 hua. (port, o (r. 6a.)

Bonne Presse, 5, rue Boyard, Parit-8*. Collection < l' Arc-en-ciel >.

NOS AMIS défunts' JESIS, MARIE, JOSEPH

[Indulgence 7 an$ chaque fait.)

Mère Marie du Calvaire, née Marie Bouché, Supérieure générale dt« Filles de la Croix, à Paris. Mme DucronPtouvier, à Moiivaux-RouhaJx. 55 ans, soeur et cousine de deux Oblates. D' A. Long, 62 ans, père de H enfants, t à Courllieïon (Vauclu*eï. M. le chanoine Bernard Mcnvielle, !»0 ans, ohrz son frère, à Tunis, ancien professeur de latin au colU-gre de Bagnèro-de-Biirorre (Hatites-Pj-rénoe^. Mme la eonitetsa de Poype, dévouée aux «uvres paroissiales de Champigné fMaine-et-Loire!.

Mme G. Devaux, à Saint-Didicr-en-Brion-

nais (SaCne-et-Loire), mère d'une religieuse missionnaire et d'une relilrietise Auxiliajrice du Purgatoire. A Lons-IczLille (Nord), Sceur Madeleine Jatigcy. des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, nièce et soeur de cinq prêtres et de trois religieuses du diocèse de Langres. Mme Jeannot, 89 ans, mère de M. le cure de Saint-Joire (Meu^r-). frjpur Philomène du Sacré-C<eur, m'e Clémence harnache, 72 ans, des religieuses de Notre-Dame chanoinesses de Saint-Augustin, au monastère de Saint-PierreEglise (Manche). Mlle AmOlie Gander, 8ï ans, à Plessé (Seine-Inférieure). M. Paul Larrive, qui, sous la signature de « Père Menfoiité • fut un collaborateur ti^s apprécié de la Croie du Cantal. Mlle Louise Nonie, très dévouée aux œuvres de presse, décédée subitement à B'.anquefort (Gironde).

Le R. P. Auffray

au Séminaire français Venu à Rome pour la béatification de Marie-Dominique Mazzarcllo, le II. P. A. Auffray, I'illus4rc hagioifrapho de Don Bosco et zilé directeur du Bulletin Salésien, a été invit*, par le Il. P. Frey, au Séminaire fiançais, où se trouvent également S. Exe. Mgr Chollet, archevêque de Cambrai, et S. Exc. Mgr Grente, évoque du Mans, de l'Académie française.

Le R. P. A. Auffray y a fait un» magnifique conférence sur la spiritualité de saint Jean Bosco.

Le Congrès national de la P. A. C.

La deux.ème journée

Le Congrès des prêtres anciens combattants s'est poursuivi samedi par une Journée de récollection sacerdotale. Après l'adoration dans la chapelle conventuelle, les congressistes ont assisté à ia cathédrale à une messe solennelle pour les morts de la guerre et pour la paix, célébrée en présence notamment de S. Exc. Mgr Ilelntz, évêque de Metz, et du général Giraud, gouverneur militaire.

Au cours du Saint Sacrifice, M. l'abbé Bergcy est monW en chaire pour prononcer le sermon «.

Notre devoir, a déclaré notamment l'illuitre orateur, n'est pas seulement de défendre l'intégrité territoriale du pays. mais aussi la vie spirituelle et mnrafe de la Frauce. 4 800 des nôtres sont morts au champ d'honneur. Ils n'avaient pas, a-t-ll dit, conservé la liberté sur la terre française, et avec nous ils avaient obéi au prenittr appel de la patrie.

Pourtant, la présence de ces morts serait al utile en ce moment, pour remonter les défaillances et refaire une âme et conscience à la France. Le clergé de U rrance jamala ne menace la vie intérieure de la nation pour de. raisons matérielles, a poursuivi l'abbé Bergey, mats à une époque tout se vend, même les consciences, nous ne demandons qu'à nous Immoler si notre sacrifice doit relever le pays, sans demander aucune rcconual»«ance, rctut pour que rive la France.

A l'issue de la messe, les prôtres anciens combattants se sont rendus devant le monument du poilu libérateur au pied duquel ils ont déposé une gerbe de fleurs.

Après avoir été reçus & l'Hôtel de Ville par M. Hocquard. maire, qui leur souhaita la bienvenue, les congressistes assistèrent à un grand banquet donné en commun avec les délégués des fédérations de l'U. N. C. de toute la France. Rappelons que l'U. N. C. a, en effet, décidé de prendre une part prépondé- rante aux fêtes qui vont être donnée» dimanche en commémoration de l'en- trée des troupes françaises à Metz, en 1918. Elle a convoqué tous ses présl- dents départementaux et tous les membres de son Conseil national. Elle a décidé également de protlter de leur réunion à tous afin d'examiner la situation et, notamment, les dernières décisions prises en réponse à l'appel de M. Daladier à Luna-Pare.

Après que les congressistes eurent été reçus samedi à l'Hôtel de Ville par M. Hocquard, maire de Metz, un grand banquet fut servi.

S. Exo. Mgr Helntz présidait, entre MM. Hocquard et le général GlrauJ gouverneur militaire, ayant en vis-à-vis M. Marc Chevailer, préfet de la Moselle, venu lors du dessert.

f Avaient pris place, en outre, à la fable d'honneur, SIM. Wolff, sénateur de la Moselle Moncelle et Sérof, député»; l'abbé Bergey, Dom Mnreau, président de la DIUC NN. SS. Erman et Louis; le général Bret l'avocat général Bonquet te R. P. Torrls, recteur de SaintClément lo général de Cugnnc, président du Souvenir français MM. W<-ydert, adjoint au maire, et Durand, conseiller municipal Péricard le commandant Kirntz, officier d'ordonnance du général Giraud les abbés Munier et Winter.

:.I. l'abbé Barlier rt m. Paul Durand perlèrent les premiers tostes. Puis M. l'abbé Bergey prit la parole, toujours aussi émouvant. S. Exo. Mgr Heintz remercia M. le préfet et Ips autorités M. Chevalier rendit hommage aux prétrrs anciens combattants et lit appet à l'union de tous.

«MM»

Occupations d'usines

Plusieurs conflits du travail sont entrés lundi dans mie phlse aigu. On nous i «Ignale notamment l'occupation de j l'usine de caoutchouc Hutchinson, à Pa- 1 ris, qui emploie près d'un millier d'ouvriers.

Ventes de charité

POUR NOS missions f.s wriqvk SO1RE. Mme la générale Flattai et 1rs dames auxiliaire» de» Strurs Missionnaires de Sotre-Uame des Apôtres, organisent une vente de charité au profit de nos Miuion» françaises «n Afrique notre. Sous la prlsldenrr d'honneur de Mme Albert Lebrun et le haut patronage de M. le maréchal Franchrt d'Espér-ry, de l'amiral Lacaze, des généraux Oouraiid et Wrygnnd, de MM. Georges (Joyau, Henry Hordraitx et François Mauriac, de l'Académie frauçaUe, cette fête de charité réunira, 84. rue de Grenelle, les mardi 22 rt mercredi 23 novembre, de 14 heures à 1» heure», l'élite de notre Société parisienne.

SAIST-FRASÇOIS D'ASSISE DE VASVES. Les a-uvres de Jeunesse de SalntFrançois d'Assise du Plateau de Vanves, 92, rue Sadi-Carnot, Vanres, auront leur vente de charité, les mercredi 23 et Jeudi 24 novembre, 11 heures à 18 heures, salle de la Concorde, 274, boulevard SalntOrmain, Paris. Les personnes ne pouvant aller i cette vente et désireuses cependant de tflenoliner leur Intérft a ce nouveau centre religieux, pourront envoyer irur offrande a M. le curé qui In recevra avec reconnaissance. Abbé Renaud, C- postal

Jl'J-J».


Les idées LA CROIX Les faits

Le maréchal Foch et l'armistice

Négociations entre les alliés et l'Allemagne

LE président Wilson reprend, le « not vembre, avec l'Allemagne, la conversation interrompue depuis le 2j octobre pour permettre aux alliés de se mettre d'accord (1). La note qu'il adresse alors au gouvernement allemand rappelle, à peu près littéralement dans les termes de celle du 2>, octobre, dans quelles conditions générales s'est discuté le principe d'un armistice et en ont été élaborées les clauses. Elle lui donne communication du mémorandum des gouvernements alliés. Lansing lui transmet cette note en l'informant que « le maréchal Foch a été autorisé, par le gouvernement des Etats-Unis et les gouvernements alliés, à recevoir les représentants dûment accrédités du gouvernement allemand, et à leur communiquer les conditions d'armistice ». La parole appartenait dès lors au maréchal Foch à qui les gouvernements alliés avaient décidé d'adjoindre, pour ces négociations, l'amiral sir Rosslyn Wemyss, premier lord de l'Amirauté.

Ennemi de l'apparat et de la gloriole, désireux d'éviter aux parlementaires al:emands une humiliation ou un affront, plus soucieux encore d'échapper aux curiosités et aux indiscrétions de toute nature en pareil cas, le maréchal choisit, pour y convoquer les représentants de l'adversaire, un lieu écarté de toute habitation. 11 ordonna d'en garder rigoureusement le secret, sauf à l'égard du président du Conseil et du général Pétain. Le 6 novembre, il fit connaître au haut commandement allemand par quelle route et dans quelles conditions les parlementaires auraient à aborder les lignes françaises. Comme cette route traversait le front de l'armée du général Debeney, il lui envoya ses instructions pour la réception des parlementaires. 11 mit en garde les autres armées contre une tentative possible de la part'de l'ennemi d'arrêter prématurément les hostilités. Le 7 novembre, à 17 heures, il quittait son quartier général de Senlis, dans son train, avec son major général et un nombre très réduit d'officiers. Il y avait donné place à l'amiral sir Rosslyn Wemyss, accompagné lui-mème de trois officiers de la marine britannique à la tête desquels se trouvait le contre-amiral Hope. Le train spécial amenant la délégation allemande s'engageait le 8 novembre, à 7 heure-s du matin, sur l'une des voies de « l'épi de tir » de la forêt de Rethondes, épi dont le train du maréchal occupait, depuis la veille au soir, une autre voie. Les plénipotentiaires furent reçus à q heures dans le wagon de ce traiiwaménagé en bureau. Leur désignation*ar le gouvernement allemand répondait au désir exprimé par Wilson, dans

sa réponse du 23 octobre, de ne pas traiter avec les « maîtres militaires et les autocrates monarchiques de l'Allemagne ». Leurs pouvoirs, signés du chancelier prince Max de Bade, étaient en règle. Ils entendirent la lecture des conditions qui leur étaient imposées. Le maréchal leur rappela qu'ils ne disposaient que de soixante-douze heures pour les faire approuver à Berlin et signer le texte de la convention. Il refusa d'envisager toute interruption des hostilités avant la signature. Il les invita à s'adresser, pour les éclaircissements dont ils pourraient avoir besoin, à son major général ou à l'amiral Hope, selon qu'il s'agirait de questions militaires et diplomatiques (u de questions navales. Le maréchal n'eut plus d'autre entretien direct avec eux jusqu'à la séance finale du n novembre. Dans l'intervalle, il se rendit, le 9 novembre, à Senlis, pour y recevoir le pré- j sident du Conseil qu'il mit au courant j de cette première réunion il reçut le lendemain, dans son train, le général Pétain.

A la fin de l'après-midi du 10, le maréchal Foch, ayant appelé l'attention des Allemands sur le nombre réduit d'heures j dont ils disposaient encore, ceux-ci firent savoir, dans la soirée, qu'ils étaient assurés de recevoir, dans le délai fixé, l'autorisation de signer la convention d'armis-| tice. Le maréchal resta debout toute la nuit, afin d'ouvrir la Conférence finale dès que cette autorisation serait parvenue, et de ne pas prolonger, ne fùt-ce que de quelques heures, l'effusion du u sang. Cette Conférence, ouverte le 1 novembre à 2 heures et quart, se termina à s h. io, après une dernière lecture et une traduction du texte clause par clause. C'est à cette heure que furent signées les deux expéditions de la convention destinées à chacune des parties. Les hostilités devaient être arrêtées six heures après cette signature, pour laquelle on adopta l'heure officielle de 5 heures. Le maréchal envoya aussitôt à toutes les armées alliées l'ordre qui mit fin, le 11 novembre, à i heures du matin, à la plus grande et à la plus cruelle de toutes les guerres. Puis il se rendit à Paris, afin -Si remettre au président du Conseil le texte original de la convention d'armistice.

Il est temps de résumer et de conclure.

Les Allemands ont adressé leur demande d'armistice non à l'ensemble des gouvernements alliés, mais directement et personnellement au président Wilson, en déclarant adhérer aux quatorze points de son programme de paix. Le président Wilson a transmis cette demande aux alliés, en subordonnant leur décisian concernant l'opporrunité d'un armistice à leur acceptation de ce même programme. Les gouvernements alliés ont du par suite, pour se mettre d'accord avec le président des Etats-Unis sur le fait d'accueillir la demande allemande d'armistice, consentir, au préalable, à de véritables préliminaires de paix. Comme le gouvernement allemand en avait, de son côté, init'alement accepté les principes, les alliés se trouvèrent par là même engagés vis-à-vis de lui. Comme les alliés étaient étrangers à l'élaboration, des quatorze points, un certain nombre de ces points se trouvèrent être en opposition avec les conventions conclues entre eux avant l'entrée en guerre des Etats-Unis. Il ressort de ces constatations que 1 "acceptation par les alliés du programme de paix wilsonien pouvait être grosse de conséquences. Il en fut bien ainsi. Car si le traité de Versailles ne fut pas une application rigoureuse de ces principes, du moins fut-il marqué fortement de leur (1) Voir, la. Croix du 1S «t 19 novembre.

empreinte. Nous en tenant à l'esprit dans lequel il fut rédigé, nous ne croyons pas la sagesse française et les traditions diplomatiques de notre pays susceptibles d'avoir inspiré l'idée de bâtir un traité comme un code de morale. Le faire reposer tout entier sur la proclamation de la responsabilité de l'un des belligérants, si avérée qu'elle fût, était le frapper d'une faiblesse initiale pour en justifier les violations, il suffirait, en effet, de nier cette responsabilité. Y inclure le pacte de la Société des Nations risquait de porter les esprits à se reposer, avant d'avoir fait l'expérience de ses vertus, sur une institution destinée à garder la paix, e: par là à négliger l'mporfance de mesures de sécurité plus individuelles, plus directes et vraiment efficaces. Ce sont là des causes de fragilité, d'ordre psychologique, qui ont largement contribué à !a ruine du traité de Versailles et au trouble dans lequel l'Europe se débat aujourd'hui. Leur décision une fois prise sur ces deux points, adhésion au programme de »..x du président Wilson, acceptation au principe d'un armistice, les gouvernements ont consulté les chefs de leurs armées sur les clauses militaires à y inclure. Ils leur ont demandé des propositions, au sujet desquelles ils se sont réservé et ont largement utilisé leur droit de contrôle et d'approbation définitive. Qu'il se soit agi de l'opportunité ou des conditions de l'armistice, les gouvernements ont été, et il devait en être ainsi, les seuls à décider.

Quant au maréchal Foch, il est allé au-devant des responsabilités militaires qui lui revenaient, en faisant connaitre à M. Clemenceau, dès qu'il fut question d'un armistice, de son propre mouvement et par écrit, son avis sur les conditions minima à imposer. Il a revendiqué, pour les généraux commandant leurs armées devant l'ennemi, le privilège d'être les seuls conseillers militaires de leurs gouvernements. Après avoir consulté les commandants en chef, il a tenu à préciser le caractère personnel des propositions qu'il soumettait aux gouvernements. Il n'a pas dépendu de lui que des conditions à portée rémunératrice, d'ordre ter-

ritorial ou économ:que, n'aient pas trouvé leur place dans les clauses de la conven- tion d'armistice. Lorsqu'on lui a posé nous avons dit dans quelles circonstances pour le moins singulières une question sur l'opportunité d'un armistice, il a répondu avec sa spontanéité, sa droiture et sa hauteur de vues coutumières. I! n'est jamais revenu sur cette déclaration. Il s'est montré dans ces circonstances et il ne .pouvait en être, autrement le chef à qui le savoir, le jugement, lé caractère ont assuré partout et toujours une indiscutable autorité.

Le maréchal Foch n'a jamais cessé d'affirmer que l'armistice était venu à son heure et qu'il avait pleinement ntteint son but. Il avait dit qu'une fois les armées alliées en possess:on du Rhin et de se? débouchés, l'Allemagne serait à leur merci. Les renouvellements successifs de l'armistice, conclus à Trèves, les 1;, décembre 19 18, 16 janvier et 17 révier iqiq, ont réclamé de l'Allemagne des con.cessions supplémentaires le droit .1 occuper, à titre de nouvelle garantie, la zone neutre de la rive droite du Rhin, au nord de Cologne, jusqu'à la frontière hollandaise. ainsi qu'une nouvelle tête de pont en avant de Strasbourg la livraison de machines et d'instruments agricoles celle de la flotte de commerce allemande la restitution eu matériel d'industrie enlevé dans les territoires en| vahis l'arrêt d'opérations offensives enj treprises contre les Polonais. Une co:i1 vention spéciale a permis de transpmer en Pologne, a travers l'Allemagne, 1 armée Haller, armée polonaise cons'iruêe en France et forte de plusieurs divisions et cette traversée s'est effectuée sans j ut incident. Exigences sérieuses, on le voit. Grâce à l'armistice enfin, les Al'e-

mands ont signé, à Versailles, le traité; de paix qu'il a convenu aux alliés de leur imposer. L'armistice du 11 novembre a donc entièrement rempli son objet. C'est à juste titre que la France, et comme elle nombre de nations alliées dans la grande guerre, ont fait de la célétration de cet anniversaire une fête nationale, et qu'à la onzième heure du I onzième jour du onzième mois de chaque année tous les hommes de ces pays se recueillent avec ferveur dans un juste sentiment de fierté et de gratitude. Si les clauses de la convention d'armistice donnaient aux gouvernements un « pouvoir illimité », pour reprendre l'expression du président Wilson, il en était autrement, en ce qui concerne les alliés européens, de l'acceptation préalable des quatorze points. Nous le constatons sans critique une guerre de coalition a t-ss servitudes. Mais lorsque, par la mainmise sur le Rhin et ses débouchés, le maréchal Foch avait assuré la toute-

puissance des gouvernements alliés, uen ne pouvait lui faire supposer qu'ils avaient eux-mêmes réduit le champ des réalisations possibles. II n'en resta pas moins fidèle à sa con- viction longuement mûrie, concernant la j question du Rhin. Dès 101+. lorsaue l'élan ennemi eut été brisé sur la Marne et l'Yser, et que la victoire finale fut cevenue pour lui une certitude, la poss^-] sion du Rhin devint à ses yeux la seule sanction valable de cette vk-cvr». Lorsque viendrait l'heure des -éléments de comptes, il ne voyait de gat-an:ii sérieuse pour la sécurité française que dans le Rhin, au delà duquel devrait être contenu le Reich. Plus durait la guerr», plus profondément s'enracinait en lui cette certitude. C'est pourquoi, dès le S <k>tobre 1018, il en fit sans une hc-sita^oii la condition dominante de l'armistice Et il obtint satisfaction. Quelques mois plus tard, lorsqu'il se rendit compte que les négociations de la paix s'orientaient vers des solutions qu'il jugeait illuso.n-s, Que la proie allait être abandonnée pour l'ombre, il recommença la batailie pour U Rhin. Il la mena sans faiblesse, toujours respectueux des pouvoirs publics, mais sans rien abandonner de ses convictions et sans négliger aucun des recours auxquels lui donnait droit si situation de grand chef français et de c-mmandant des armées alliées. Cène fois, il ne put t'emporter. en souffr.t crueilement. parce que, dès lors, il sent:t menacée, malgré la victoire, la réalisation du rêve de sa vie !e bonheur et la sécurité rendus à la France.,

I.;i ~-1 I-

L abbaye SainUPaul de Wisques

Dans cette région septentrionale de I la France qui possédait jadis les plus importantes abbayes bénédic- jtines, Saint-Bertin. Saint-Waast. Saint-AmarM, SâTnt-Rîquier, et combien d'autres il n'y a plus aujourd'hui dej fils de saint Benoit qu'à la seule abbaye de Wisques. Aussi est-ce là que de nom- breux amis de la sublime règle vont volontiers s'abriter pour un temps hors du siècle, faire retraite, se recueillir dans la paix, dans !e silence coupé seu:ement par les hymnes liturgiques.

A ces croyants, mais aussi à tous ceux qui ont souci de la vie de l'âme, et qui'; savent combien féconde est l'union de la' prière et de l'action, le Rme Abbé de Saint-Paul de Wisques, Dom Augustin Savaton, vient d'adresser un discret appel en faveur de constructions devenues urgentes, notamment celle d'une église abbatiale. « Sans doute, dit-il, un récent effort a permis de construire, à côté des installations provisoires et du vieux chà- jteau, le réfectoire et des cellules néces- saires mais celles-ci deviennent, grâce à Dieu, insuffisantes et surtout l'ancienne grange exiguë, voisine de i'étable, j qui sert encore d'oratoire, répond assez mal à l'attente des âmes, attirées de plus en plus vers la solennelle prière litur- jgique. Elever des temples à la majesté j divine n'est jamais considéré, dans l'Eglise, comme un luxe inutile ou sans urgence. Malgré l'angoisse et les diffi- cultés multiples de l'heure présente, ce n'est donc pas un geste trop audacieux que de tendre, à notre tour, la main à tous ceux qui s'intéressent aux foyers d«| prière et de doctrine, ajoutons même d'art religieux, et qui estiment placer sûrement, au service de Dieu, un argent aussi rare qu'instable. Seule, une collaboration généreuse de ces amis connus ou inconnus peut permettre d'entreprendre l'édification d'un sanctuaire qui ferait comme refleurir les ruines de SaintBertin. »

De la colline où Wisques est placé on voit celles-ci dans la plaine, la tour, construite au xve siècle par le fervent humaniste que fut l'abbé Guillaume Fillastre, se dresse toujours en Artois comme un témoin du passé, comme un jalon de l'avenir.

Et c'est préparer celui-ci, sans doute, que de retracer brièvement la glorieuse histoire d'un des premiers monastères qu'ait eus la France aux temps mérovingiens.

Adoucir les fiers Sicambres et utiliser leurs qualités natives en les affinant, pacifier dans la mesure du possible la so- ciété nouvelle qu'ils composaient avec les Gaulois, dissiper les ténèbres où celle-ci se débattait en lui apportant la lumière, I l'Eglise seule le pouvait par l'Evangile mis à la portée de tous. Ce fut l'œuvre des évêques et des moines, particulièrement en Artois, de trois monastères, véritables. foyers de civilisation SaintWaast, Saint-Eloi, Saint-Bertin, celui-ci placé à l'extrême Nord, là où les terres des Atrobates rencontraient la côte pro- ` fondément découpée des Morins. I. Au vu* siècle, un moine de Luxeuil arrive dans la marécageuse contrée où stagnaient à demeure des eaux corrompues, renouvelées seulement par les vio- lentes marées d'équinoxe. Orner, qui va devenir à la fois évèque de Boulogne er de Thérouanne, a trois autres fils de saint Colomban avec lui, Bertin, Mo- malin et Electram tous ensemble fondent un premier établissement quelques huttes dans une presau'ile au lieu dit Vieux-Moutier, aujourd'hui Saint-Momelin. Mais ils étaient décidé- i ment trop enfoncés dans la mouvante! I vallée de l'Aa, lagune marine où l'homme j pouvait toujours craindre une soudaine irruption des flots. Les leçons de l'expérience firent qu'en l'année 648 ils acceptèrent d'un chef franc ou saxon, Adroald, une villa nommée Sithiu, placée sur le versant de la colline ils la transI formèrent en un monastère qui bientôt se dédoubla, car, dès 662, l'évêque de Thérouanne bâtit sur la partie la plus élevée une église autour de laquelle | s agglomérèrent les habitations d'uni bourg.

Erkembod, troisième successeur de saint Omer, fut comme lui à la fois

Nouvelles du Canada

Le Congrès des jeunesses catholiques canadiennes 1 à Ottawa

Le catholicisme vient de franchir au N Canada une étape importante avec la tenue du premier Congrès national des jeunesses catholiques de toutes langues el de toutes nationalités qui a eu lieu dans la capitale fédérale tes q to et 11 octobre, et qui s'jsl IL terminé par la fondation oflicielle de .1 l 'l'nion des jeunesses catholiques ca-

nadiennes ».

L'idée d'une telle Union avait été Ion- j "uemeut înùiie par S. Exc. Mgr Georges Gauthier, archevêque coadjuteur de j Montréal. Dans tous les milieux catho- liques, en outre, on se rendait bien <1 compte de la nécessité d'une collabora- tion intime et efticace de tous les grou- pements en vue d'une action concertée. Sous l'impulsion, en avril dernier, de Mgr Huniberl Mossoui, de la délégation upuslol'iqitt «l'Ottawa, on entrait dans la voie des réalisations. L'Association calholique de la jeunesse canadienne-française fut chargée de préparer t'organisation du Congrès. Fondée en igoi, sur le modèle de l'A. C. J. F., l'A. C. J. C. a été et demeure l'Association de jeunesse par excellence au Canada fiançais, le modèle de l'Association catholique dans tout le Canada.

Le but principal de ce Congrès était d'établir l'union des jeunesse catholiques canadiennes de toutes nationalités et de toutes langues. Dans un pays bilingue. comme le Canada, où deux races principales vivent ensemble avec des droits ecaux, mais dont l'une constitue une minorité numérique, la tâche n'est pas facile de trouver une formule qui respecte l'autonomie et les privilèges de chacune. La tâche se complique du fait que si. sur te plan canadien, le groupe d'oiïcine fnneaise compose la minorité, il devient la majorité sur le plan cathotique Lors du recensement de i<)3i, les quelque i 2S5 000 catholiques canadiens umslilimicnt pins de .'10 pour too de la population toule, Les Canadiens-fran-

Évêque des Morins tt Abbé de* Saint- 1 Bertin. Son tombeau, lourd sarcophage le grès oui remonte au vme siècle, est; toujours l'obiet de, la vénération populaire ians la cathédrale de Saint-Omer. L'abbaye de Saint-Bertin était assez importante dès le régime de Charlemagne! pour que celui-ci, au temps de l'Abbé Fridugis, y passât parfois les fêtes de Noël ou de Pâques. On peut affirmer :jue ce monastère, l'un des conservatoires! je l'humanisme, joua un rôle dans la! formation intellectuelle du grand souve- rain qui voulut sauver l'héritage antique En l'incorporant à la naissante civilisation chrétienne. Il suffit de voir à la biblio-

SAINT-OMER

La Tour Saint-Bertin (Xv* siècle). thèque publique de Boulogne, entre 50 manuscrits qui proviennent de cette source, les Phénomènes d'Aratus ornés par un moine bertinien, au x" siècle, de miniatures visiblement calquées sur des modèles byzantins, pour se rendre compte du rôle joué, en Artois, par l'abbaye à laquelle ce moine appartenait. On peut présumer qu'au siècle suivant même monastère abrita quelque temps Suger, né à Saint-Omer, puisque celui-ci lui fit un présent splendide, empreint d'une gratitude personnelle, semble-t-il, et puisque son frère Algise y fut religieux pendant de longues années.

Abbé de Saint-Denis, Suger y avait, fait suspendre dans le chœur une immense croix d'or et de pierreries, exécutée par un orfèvre mosan, Godefroy de Claire. Or, il lui commanda une réduction de ce chef-d'œuvre qu'il offrit à l'abbaye artésienne et dont quelque chose est demeuré le fameux « pied de croix de Saint-Bertin ». M. Emile Mâle, de i'Académie française, a longuement étudié cette pièce magnifique, joyau du musée de Saint-Omer. Il C'estj un pilier carré, revêtu d'émaux et orné à sa base de quatre figurines assises, qui sont les quatre évangélistes. Le pied de croix de Saint-Bertin est orné, dans sa partie haute, de quatre figures singulières. Il en est deux qui ont leur nom gravé près d'elles. L'une est la Terre c'est une femme qui tient une bêche à la main fautre^fst la mer c'est un vieillard qui porté un poisson, il 'est' clair que le personnage qui a entre ses bras

çais catholiques étaient, là-dessus, au | nombre de plus de 3 millions, le reste étant compose de catholiques de diverses origines raciales, dont un bon nombre d'Irlandais. L'e»*emble est tout de même dominé pr les Ginadieijs-Français, dont les sociétés ont toujours fait preuve d'une grande vigueur.

« II est évicTcnt, écrivait M. Orner Héroux dans le Devoir, qu'une pareille réunion et la fructueuse collaboration qui la devra suivre offre des difficultés qui ne se rencontrent point dans les pays homogènes, en France ou t«n Italie, par exemple. Mais la diversité des mees, c'est chez nous un facteur dont personne ne peut, faire abstr.iclion. Il n'y a qu'à trouver la formule qui perrhelte de donner à la nécessaire collaboration, à la poursuite de» l'objectif accepté. de tous, le maximum 4 eflicaeilé. »

Cette formule a été trouvée. 685 déiép-nés se «ml rendus à Ottawa, -représen- tant 36 diocèse», plus fie 43?. associations, clubs et "cercUfs comptant plus de '118000 membre. On a fait l'appel des délégué» de Wifs ffe groupe ethniques et on a constaté <fpe les races suivantes étaient représenléfs.- canadienne-française,

acadienne, iroquoise, anglaise, irlandaise,

écossaise, française, chinoise, juive, lithuanienne, ilalienne, polonaise, slovaque, ukrainienne, hallienne. américaine, espagnole, allemande, belge et tchèque. On a finalement convenu que l'Union des jeunesses catholiques respecterait le principe du bilinguisme, qu'elle aurait deux présidents, l'jin de langue française, M. Kené McN'icole, d'Ottawa, et l'autre de langue anglaise, M. Timothy Slatteiy, avocat de Montréal. L'Union aura également deux aumôniers le n. P. Joseph Paré, S. J., et M. l'abbé J.-M. Fullerton. Le Comité exécutif se composera de 3o membres, y compris les présidents conjoints, dont 18 de langue française et 12 de langue anglaise. Inutile de dire que l'épiscopat canadien tout entier a suivi et palroné avec joie ce premier Congrès national de toutes les jeunesses calûolique».

une salamandre est le Feu et que celui 1 qui montre du doigt le ciel est l'Air. Ces quatres figures sont les quatre éléments. Elles symbolisent le principe des choses. Ainsi cette belle idée poétique, cette lamentation de l'univers sur la mort du Créateur est sortie de l'imagination de Suger. »

Ce n'est donc pas en vain que l'Artois avait été défriché par la charrue des premiers évangélisateurs jetée sur ce riche fond, la semence de la civilisation chrétienne y avait enfoncé de profondes racines elle avait, dans le cas d'un Suger, produit au centuple.

En 1440 la guerre de Cent Ans étant terminée, Charles d'Orléans le ducpoète que Jeanne d'Arc eût tant voulu délivrer est enfin libéré des geôles anglaises. Il débarque à Gravelines le1 jour de la Saint-Martin (n novembre) et' y trouve le duc Philippe le Bon, dont il j va épouser une nièce à l'abbaye de Saint-! Bertin. Le mercredi fut dite une messe solennelle à Saint-Bertin, puis on lut la paix d'Arras. Alors les princes s'entre- baisèrent, puis allèrent en la haute salle de Saint-Bertin, où ils fiancèrent en la chapelle Mlle de Clèves. Le samedi 2b, ils épousèrent le lendemain, furent les noces. 11 y eut ensuite des joutes sur le marché. Le mercredi suivant se tint le chapitre de 'a Toison d'or le duc d'Or-J léans donna au duc de Bourgogne l'Ordre du Camail, et par deux fois s'entrebaisèrent. Après, Mgr d'Orléans alla en pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne. » (1).

La Révolution ne respecta pas plus Saint-Bertin que Cluny ou Saint-Martin de Tours. Les bâtiments du monastère, transformés en hôpital en 1702, furent pour la plupart vendus et détruits peu ensuite. L'église fut adjugée en 1709 pour 12 000 francs, à charge de démolir en respectant la tour, qui pouvait servir aux signaux du système Chappe. Les acquéreurs se contentèrent, comme presque partout, d'enlever les plombs leur déchéance fut prononcée, et la ville, en 1S11, racheta les ruines à l'Etat pour S 244 francs. Que faire de cet immense édifice qui, sur les gravures du temps, apparaît comme découronné par un incendie ? Après i8io, on eut l'idée de le démolir pour donner du travail aux chômeurs. En vain Victor Hugo protesta-t-il dans les Débats « N'y a-t-il pas eu, à Saint-Omer, un préfet qui a détruit aux trois quarts les magnifiques ruines de Saint-Bertin sous prétexte de donner du travail aux ouvriers ? »

II reste aujourd'hui seulement quelques arceaux d'un bas côté, près de la tour que commença Guillaume Fillastre et qu'acheva Antoine de Berghes.

Mais, grâce à la générosité catholique, l'antique monastère va refleurir. S'il plaît à Dieu, une nouvelle abbatiale, plus haut sur la colline, remplacera l'ancienne. Les moines de Wisques n'ont-ils pas, déjà, continué intellectuellement SaintBertin, recueilli son héritage de doctrine, de science et d'art? Outre le Rme Père Abbé Dom Savaton, qui préside à leurs travaux, on trouve parmi eux Dom Bellot, architecte moderne de la brique, dont il sait tirer les plus heureux effets, maître d 'œuvre des constructions déjà commencées Dom Assemaine, spécia- liste des mystiques néerlandais, traducteur en cette qualité du Soliloque de Thomas A. Kempis Dom Poulet, l'éminent auteur d'une Histoire de l'Eglise, dont la publication se poursuit chez Beauchesne. Et adjoignons à leur troupe savante un simple Frère convers, qui est un grand peintre, le Fr. François Mes, dont les expositions à Paris, Amsterdam, Boulogne, etc., ont révélé le rare talent. Qui refuserait son concours à cette belle équipe de travailleurs ? Qui ne voudrait, répondant à l'appel de leur chef, prêter à Dieu ?

A. MABILLE DE Poncheville.

Les offrandes peuvent être faites soit par versement, au compte de chèques postaux de M. Doyère, à Wisques, n° 43.1 54, Lille.

(1) Procès-verbal inscrit sur les registres de l'Hôtel de Ville de Saint-Omer.

Un jury à l'église

Récemment, un meurtre venait troubler l'une des plus paisibles municipalités de la province de Québec, du nom de Saint-Joscph-de-Beauce. Au cours du [.rocès auquel ce crime donna lieu, if se produisit un incident bien révélateur de l'esprit profondement religieux de la population canadienne-française.

Les jurés nommés pour juger le prisonnier, conscients de leur grande responsabilité, demandèrent au juge, connue une faveur spéciale, la permission de se tendre à l'église paroissiale pour y implorer les lumières de Dieu dans l'accomplissement de leur important devoir. Cette requête ayant été accordée, les jurés se mirent en marche, accompagnés de la police provinciale, deux par deux, et parvinrent ainsi à la vieille église de baint-Joseph, où ils demeurèrent agenouillés en prières pendant vingt minutes. Alors, rapporte le journal anglais et protestant de Montréal Thr. Gazelle, u ils revinrent à la Cour. délibérèreot pendant plus d'une heure et reudirc;il un verdict de culpabilité. Ils nvaÙMit prié; "aussi,5 en tendant leur décision, cUJX'nt-ils la forte conviction de la droiture de leur conscience. Les procès criminels ont toujours, en ville, un caractère sérieux, mais ils deviennent solennels, ainsi que le prouve le cas dé Saint-Joseph-de-Beauce. Et c'est cela qui devrait être. »

Et c'est cela qui serait partout, sans doute, si (parloul existaient, au même degré que dans la province de Québee, le respect pour le caractère sacré de la loi et la reconnaissance du devoir chrétien de l'obéissance à l'autorité. La reMgion est le fondement de toute vie sociale. Même le* païens l'ont admis. N'est-ce pas Platon qui a écrit n C'eit une vérité indiscutable que si Dieu ne préside pas .î rétablissement de la cité, si Ics fondations de celle-ci ne sont qu'humaines, les plus grands maux tiendront fassail'ir ?.

Concluons en disant que ce geste de jurés français et catholique» a grandement édifié la population anglaise et pro-

Icslantc, dont les journaux ont rapporté

ie fait avec beaucoup d'éloges.

1*

Lettre de Jérusalem

La situation en Palestine

Les événements récents qui viennent d'enssrnglanter la vieille ville de Jérusalem nous remettent en mé-' moire des faits qui, lors de leur parution, il y a environ un an. ont peutêtre passé inaperçus ou du moins n'ont pas été jugés à leur juste valeur. Et pour- tant, ils prennent une importance considé- rable à la lumière des heures tragiques que nous avons vécues. Les nationalistes arabes se sont insurgés contre l'autorité! anglaise qu'ils accusaient de ne point pré- server suffisamment leurs droits, en face de l'accroissement constant de l'é:é-! ment juif en Palestine. Les Israélites, en effet, n'ont cessé, depuis la déclaration, Balfour. de considérer leur home natio- nal comme le point de départ de l'établissement d'un Etat juif. En vain les Arabes se soulevèrent-ils à plusieurs reprises 1 L'immigration poursuivit son rythme accéléré au point que si les statistiques officielles accusent 450 000 juifs en Palestine. il s'y trouve aujourd'hui, de fait, plus d'un million. De plus, les exclusions prononcées en Allemagne, Pologne, Roumanie et, maintenant, en Autriche, Itaiie et Tchécoslovaquie, menacent la Palestine d'une nouvelle vague juive. Laissant à part les points de vue écono- mique, social, moral, religieux n'envisageons que '̃€ côté politique 1

L'idée du home national a depuis longtemps fait place à celle de la constitution d'un Etat juif, avons-nous dit. Et, de fait, la question de partage de la Palestine autorisa et autorise encore cette conception. Pourquoi pas, en somme ? Mais le partage, tel qu'il a été proposé, ne satisfit, ne pouvait satisfaire personne, et sir Herbert Samuel, lui-même, affirmait, t'an passé que c'était vouloir instituer en Palestine une muhitude de problèmes semblables à celui du corridor de Dantzig, en tout cas soulever d'innombrables questions de minorités.

Il est curieux de revoir, avec le temps écoulé, les aspirations des deux groupes en présence, juif et arabe, mais il est tout aussi curieux de constater la diffé- rence de ton des revendications, acerbes e; exigeantes chez les juifs, modérées et, disons le mot, plus justes chez les Arabes.

L'idée des juifs était et est encore de former un Etat de toutes leurs colonies en y joignant surtout la nouvelle ville de Jérusalem, peuplée presque entièrement d'israélites (environ 70(xm>). Jusqu'ici, rien que de très légitime et Dav;d ben Gurion laissait entrevoir dans le Jcwish Frontier d'octobre io.;7, que le Congrès sioniste de iç,,?8 devrait parachever l'Etat juif. Mais pourquoi n'en pas rester là ? Pourquoi désirer davantage, jusqu'à l'exclusion totale ces Arabes en Palestine ? Une personnalité de l'Université hébraïque nous disait, en effet, tout dernièrement, que les Arabes possédant quatre Etats, ceux de Palestine et de Transjordanie ne se trouveraient dépaysés nulle pan. Ils doivent donc quitter 1a Palestine et la Transjordanie pour faire place aux Juifs, qui ne sont chez eux nulle part.

C'est bien ce que disait déjà la Judtsche Revue de novembre 10^7. Etudiant t le projet de partage elle déclare « qu'il il taudra en tirer le plus possible. c'est-àdire que la plus minime réclamation de la part ae» iuiîs devra inlassablement être poursuivie jusqu'au complet établisse- j ment de l'Etat juif ». A l'en croire, l'im- j migration devrait atteindre d'ici vingt ans, un million ou un million et demi de nouvaux colons la zone côtière devrait être élargie, et l'Etat comprendrait les colonies de Tibériade et autres ainsi que le nouveau quartier de Jérusalem. Et la revue continue » Ultérieurement, le sud de la Palestine, qui représente 40 pour 100 du pays, et où habitent environ (x> 000 Bédouins nomades, ne doit pas être soustrait à la colonisation juive. Elle est infertile jusqu'à présent, par suite du manque d'eau, mais cette eau on peut la trouver. 11 suit donc que le mandat doit être rendu d'une application plus large, eu égard à l'immigration et à la coloni-l sation juives. La souveraineté pleine et illimitée du nouvel Etat est indispensable, de même aussi la garantie de son existence politique et stratégique. L'Angleterre a défendu ses intérêts militaires quant au corridor Haifa-Akaba, on doit aussi nous garantir la garde de nos frontières d'ici un laps de temps de vingt années, ce qui est tout naturel, l'établissement de la sécurité nationale juive étant une nécessité. 60 000 juifs devtont immigrer annuellement, parmi lesquels 40 (xx) de l'est de l'Europe. » Et l'article conclut en annonçant; l'éventualité de l'envoi d'une Commis- sion non officielle en Transjordanie et dans le Negeb (1) dans le but d'étudier la possibilité de la colonisation dans ces pays. Des crédits s'élevant à 80 ooo livres auraient été affectés à ce projet. Nous nous retrouvons donc, par la lec- ture de ces extraits des Revues juives, dans l'atmosphère même du 20' Congrès de Zurich, et la Palestine pourrait apparaitre assez facilement comme une' sorte de no man's land ouverte à l'ac- tivité juive, comme une terre nouvelle qui n'attendrait plus que les ressources infinies du peuple d'israëi pour rede- jvenir fertile, prospère comme aux an- ciens jours. Et il semblerait aussi que l'Angleterre n'ait eu d'autres soucis, en y prenant pied, que de préparer les voies au sionisme, quitte à lui céder la place une fois bien assis le nouvel Etat juif. Mais est-ce bien le but de l'Angleterre que d'établir en Palestine un Etat juif indépendant, puissant et absolument exclusif de toute ingérence étrangère ? Et puis, la Palestine n'est pas une terre déserte, elle a ses habitants et le gouvernement anglais doit compter avec eux, car les Arabes ne sont pas quantité négligeable. Il importe donc que l'exposé de leur point de vue soit présenté auprès des conceptions juives afin qu'on puisse se faire une idée exacte et impartiale de l'acuité du problème palestinien, d'autant que les derniers événements contribuent encore à le rendre plus angoissant. L'annonce du proie' de partage eut pour premier résultat de grouper les Arabes, et non pas seulement les Musulmans, tous les Arabes, à quelque religion qu'ils appartiennent. Partout des conférences furent faites dans le Hediaz, dans l'Inde, l'Afrique du Nord, chez les Musulmans de Hongrie à Budapest, des Comités furent institués pour la défense de la Palestine, à Bagdad, au Caire, à Damas, à La Mecque, à Bom-

1 (1) La colonisation dans le Negeb est 1 aujourd'hui en voie 4e réalisation.

bav., à Delhi, à Calcutta, à Tunis, k Fer, à New-York et Londres.

Mais le actes les plus importants de cette activité furent, à coup sûr, le Congrès de Bludan en Syrie et les interventions des délégations arabes à la Société des Nations.

A qui s'étonnerait de cette universalité, nous ne saurions que citer l'article paru le 1 octobre iq.;T dans le périodique Palestine and TransJordan (aujourd'hui supprimé), article intitule At the parting 0/ the ways. » Il est clair maintenant que le problème palestinien ne concerne pas tant les Arabes de Palestine que ceux des nations environnantes. On ne saurait trop peser le danger d'établir un Etat juif au milieu d'un groupe de pays arabes er sans leur consentement, Il ne s'agit pas ici seulement de prendre un morceau de la Hongrie et un autre de la Bulgarie et de les attribuer respectivement à la Tchécoslovaquie et à la Roumanie. La situation est plus angoissante et périlleuse. La Hongrie n'est pas entourée par d'autres Etats hongrois, ni la Bulgarie par d'autres Etats bulgares. La création d'un Etat juif, si elle a lieu, constituera un danger particulier (a danger spot), qui, à presque tout instant, pourra provoquer dans le Proche-Orient un incendie, dont les répercussions ne pourront être que très sérieuses. Cette institution (d'un Etat juif! rappellera aux Arabes les injustices qu'ils ont subies depuis nj 1 de la part des différents gouvernements anglais, et il serait absurde d'espérer qu'ils resteront en paix tant que cette injustice ne sera pas réparée. »

De son côté, le journal Ad Difaa, dans un article sur les délégués arabes à la Société des Nations, répandait les mêmes idées et les développait au point de vue politique et économique.

C'est sous l'empire de ces préoccupations et pour répondre au 2»' Congrès sioniste de Zurich que du 8 au io septembre K)-,7 se tint le Congrès arabe de Bludan, On y constata que si, comm; les juifs l'affirment, ,>j nations ont reconnu le mandat à Genève, la seule nation dont le consentement importait, celle des Arabes, n'a jamais été consultée, et le Congrès déclara que le monde arabe ne peut pas plus abandonner une partie de H Palestine aux juifs que l'Etat libre d'Irlande peut abandonner l'espoir d'englober le nord de l'île.

Suivirent les résolutions

1 La Palestine est une partie indivisible des pavs arabes.

2° Le Congrès refuse et s'oppose au partage de la Palestine et à l'établissement d'un Etat juif.

;,° Le Congrès insiste sur la demanda d'abroger le mandat et la déclaration Balfour, qui seraient remplacés par un traité avec la Grande-Bretagne garantissant l'indépendance et la souveraineté des Arabes en Palestine. Ceux-ci auraient un gouvernement constitutionnel j dans lequel les minorités posséderaient les mêmes droits que la maiorité, en accord avec :es principes constitutionnels généraux.

4° Le Congrès demande la cessation de l'immigration juive et désire l'institution d'une législation empêchant le transfert de la terre d'Arabes à juifs.

S0 Le Congrès déclare que la continuation des bons rapports entre les Arabes et la Grande-Bretagne sera subordonnée à l'accomplissement des demandes cidessus énumérées.

Nous avons évidemment ici la contrepartie des aspirations juives, mais peuton vraiment en faine un reproche aux Arabes ? Ils se défendent, en somme, et défendent leur lieu d'habitation. Les formules sont absolues, mais celles des juifs le sont-elles moins? Des deux côtés il y a les mêmes excès. ln medio stut virtus. Ce milieu, le trouvera-t-on? En tout cas, comme faisant écho au Congrès de Bludan, la délégation égyptienne, soutenue par celle de l'Iraq, intervint à la Société des Nations. Les Egyptiens partirent de cette idée rue les juifs devaient être traitées en Palestine comme les Arabes, ni plus ni moins. Puis, refaisant l'historique de la question, ils rappelèrent que. d'après la correspondance de Mac-Mahon, l'indépendance, au sens complet du mot, avait été promise aux Arabes de Palestine. De son côté, la déclaration Balfour subordonnait le développement du home natxnal à la préservation des droits civils et religieux de la majorité arabe, et les déclarations de Lloyd George n'impliquaient-elles pas qu'il n'y aurait pas d'Etat juif à moins que la situation ne se développât de telle manière que les juifs devinssent une maiorité? Encore cela ne se pourrait-il faire qu'avec l'acquiescement des Arabes et l'assurance que les droits de ces derniers seraient préservés. Et les Egyptiens de conclure que le partage n'est pas une solution. Son seul résultat serait de constituer deux Etats mutilés et mutuellement hostlles. Ces deux demi-Etats ne pourraient '1 être qu'un malheur pour eux-mêmes, et un danger pour leurs voisins, Egypte, î Svrie et Iraq.

Rien ne saurait être plus modéré ni plus dépourvu d'antisémitisme que cette remarque des délégués égyptiens. Qui ne sait, en effet, que les juifs sont très bien traités par les successeurs politiques des anciens pharaons l

Nous avons rapporté obiectivement les deux thèses opposées. D'un côté. les juifs désireux de poursuivre le retour d'une grande partie de leur peuple dans une terre qui, autrefois, fut la leur de l'au,re, les Arabes, installés en Palestine depuis de-s siècies et qui admettent difficilement, ils viennent de le prouver, qu'on puisse les en déposséder sur un ordre vague venu de Londres. Le dernier Congrès islamique du Caire affirmet-il autre chose malgré la modération des formules employées?

Que sortira-t-il de là? Les Arabes viennent de se révolter et l'aytarion est loin d'être terminée. On parie de rapporter !a déclaration Balfour. de fixer le pourcentage des juifs en Palestine à 3.; pour kx) de la population totale, mais ce pourcentage est déjà dépassé De leur côtés, les juifs se mettent, eux aussi. en mouvement. Les communistes prennent l'initiative de réunions à Jérusalem, réunions que les révisionnistes, désireux de tout diriger, voient d'un mauvais œil. Comment l'Angleterre solutionnera-t-elle 1-; problème? L'avenir le dira, mais il faudrait que cefe solution intervienne au plus tôt et qu'elle soit juste et équitable. Sans quoi, c'est la ruine à bref délai ce tout commerce et de toute industrie en

Palestine.


Une bête néfaste l'hermine

Parmi les destructeurs du gibier de nos chasses, il faut classer ce charmant et gracieux petit animal dont on dit souvent « blanc comme l'hermine

Je dis ce « gracieux » animal, car il faut rendre justice t}ièn*e à Jios ennemis, et Dieu sait si l'hermine est digne de figurer parmi eux.

Un peu plus grosse que dame Belette et proche parente, l'hermine est un des mustélidés se trouvant dans toutes les contrées de l'Europe, en plus ou moins grand nombre. A en juger par les fourrures qui ornent les robes de nos magistrats et les aumusses de nos chanoines, l'hermine du Nord, qui en fournit en grande partie la ma'.ière, doit être plus grande que la nôtre, car il faudrait une grande quantité de dépouilles de cette dernière pour constituer une fourrure d'une certaine taille. La fourrure de l'hermine n'est blanche qu'en hiver; elle change de couleur en été sa fourrure devien* alors d'un brun roux. Toutefois, le ventre, la gorge et l'extrémité des pattes sont toujours blancs.

Cette bête, ai-je dit, doit être classée parmi nos ennemis en effe*,

Elégante d'aspect, l'hetmine est une bête extrêmement nuisible.

si elle détruit des souris, des mulots, des musaraignes, voire même des serpents et des lézards, elle ne dédaigne pas les petits oiseaux, les poules, les pigeons, les lapins et même les lièvres. Tout lui est bon, et la petite ̃effrontée n'a pas peur de grand'chose quand la faim la tenaille.

Elle déploie alors une habileté, une ruse, une audace vraiment stupéfiantes elle chasse la nuit aussi bien que le jour.

De nuit, voici des mulots, des campagnols, quittant leur abri pour errer à travers les champs où ils vivent en paix, sans souci, sans heurt. Mais la quiétude dans laquelle ils se complaisaient est, inopinément, troublée. C'est pour la gente grignotteuse jour néfaste que celui où une hermine nomade en quête de sa pitance vint inspecter l'endroit. Les lieux lui plaisent et, sans façon, elle s'installe a demeure dans une crevasse confortable à ras du sol, d'un vieux mur. Dès lors, pour les trotte-menu champêtres, ce sont des alarmes sans cesse renouvelées. Aussi se déroulent de continuelles tragédies que dénoncent les perçants cris d'angoisse des infortunés rongeurs mis à mal, sans répit, par le petit carnassier insatiable.

De jour, on peut s'apercevoir aussi que l'hermine, sa robe brune se confondant avec le terrain parsemé de débris aux teintes bitumeuses, rôde plus volontiers parmi leur broussailleux cantonnement. Des plumes éparses parmi les orties, un moignon d'aile desséché, une patle recroquevillée, disent à suffisance que les volatiles des lieux contribuent à la variété du menu de' la bête de rapine.

Et voici la saison des nichées, qui pour les prédateurs est ère de prospérité. A cette époque, l'hermine est particulièrement active, toujours en quête dans les broussailles, les ronces enchevêtrées.

Plus agile que l'écureuil, d'une souplesse insoupçonnée, e!le grimpe sans difficulté aux petits troncs noueux, s'accrochant aux moindres aspérités. Elle s'insinue sans effort à travers les méandres les plus épi-

FEUILLETON DU 22 NOVEMBRE 1938 23

Les p°r °l. 1

Larmoisy

Avant d'aller retrouver sa mère, Monique passa rue de (xrenelle. L'appartement sentait l'inhabité elle renouvela l'air, chassa la poussière et, par quelques flrurs et un couvert gentiment dispose, le rendit accueillant. t,.

C'est bon de se retrouver ici, constatera Mme Larmoisy avec un sourire de bien-être en y pénétrant une heure plus tard.

Et la vie des deux femmes reprendra avec son rythme habituel. dans ces petites pièces familières mais quelque chose est change.

Mme Larmoisy n'est plus la même sa longue soli'Hide." l'amer sentiment qu'elle avait éprouvé pendant ces semaines d'être abandonnée df tous pt d'avoir perdu l'affection de sa fîllp. peut-être aussi les privations, l'ont brisée sa raideur est tombée.

De son côté, Monique, promue mattresse de maison chez son père, y avait pris. avec de l'initiative, l'habitude de décider, de commander. Elle constate à présent que •a mère, sans ressort, loib de lui' imposer

~<'S9~iii& ZCU)EHTE u (0) uz

neux des haies, se meut avec non moins d'aisance dans le fouillis des arbrisseaux les plus emmêlés et tô* ou tard découvre les nids les plus cachés. Ceux des oiselets qui élisent domicile dans les buissons, tout tomme leur^ frères qui établissent leur nid sur' le sol, risquent d'être victimes des habitudes carnassières de l'hermine qui lui on*, été dévolues par la nature.

Si l'hermine ne déguste pas leurs oeufs, ce qu'elle fera avec une mine de chatte satisfaite, ce seront les jeunes, dont le pépiemen*. l'attire infailliblement, qui deviendront sa proie, heureux encore si l'oiselle échappe à ses dents acérées. Fauvettes et troglodytes, merles et mé- sanges, autant que les engoulevents, les perdrix, les faisans ont tout à craindre du dangereux animal. Les oiseaux aquatiques, poules d'eau, canards sauvages, ne sont pas à l'abri des atteintes de l'hermine, car elle erre volontiers le long des berges des étangs et des ruisseaux, où elle va les surprendre, usant de tous les artifices que lui suggère son astuce.

Tous les hôtes des bois et des

champs doivent se garder précau- tionneusement du fauve menu, mais pourtant si redoutable.

Après les muridés et les oiseaux, ce sont les habitants des garennes qu'elle rançonne, répandant la terreur parmi les lapins peureux. Surprise sur ses œufs, saisie au col par un redoutable étau, une poule faisane, qui couve est pour l'hermine une proie 'certaine.' Longëari*; les sillons, rampant les pattes repliées, le ventre rasant le sol, l'her- mine surprendra aussi la perdrix et l'égorgera impitoyablement. Un lièvre presque adulte dort les oreilles rabattues, le menton dans les pattes. Sortant de la haie, l'hermine fluette se faufile sans but précis à travers les herbages, lorsqu'elle saisit, apportés par le vent, les effluves de l'animal.

Une seconde d'immobilité, puis la bête de rapine, ses sens olfactifs la guidant, se coule lentement à travers l'herbe, vers l'abri touffu qui dissimule le lièvre endormi.

A portée, se ramassant sur ellemême, l'hermine, d'une détente de ses quatre membres nerveux, se projette en avant. Elle n'a pas pour habitude de rater son coup. Elle s'est cramponnée aux épaules de sa victime, incisant les muscles et les nerfs qui frémissent et les os qui grincent sous sa dent. Terrifiée par cette soudaine attaque, le lièvre se redresse d'une secousse violenie, se secoue tragiquement. Efforts désespérés, mais inutiles bientôt il s'affaisse, du sang à la nuque, la cervelle entamée par un des crocs de son impitoyable ennemie.

L'hermine ne craint que le chien. Et encore, si celui-ci n'est pas de taille à lui en imposer ou d'allure combattive, elle n'hésite pas, lorsque, par exemple, elle suppose ses petits en danger, à s'attaquer à lui. L'hiver, s'il lui est plus pénible que la bonne saison, ne lui sera jamais trop dur, tant elle a de malice en son sac et met d'opiniâtreté dans la recherche de ses proies:

Eût-elle même revêtu sa robe blanche et la neige fit-elle défaut qu'elle ne serait pas encore emharrassée. Elle sait se glisser avec tant

sa volonté, s'abandonne et lui' obéit comme le naufragé à son sauveteur. Les rô:es sont intervertis en allant rechercher la fugitive et la ramenant ici, Monique, en dépit des formes respectueuses, a fait acte d'autorité, et dorénavant, elle aura sa voix au logis, et une voix écoutée.

Elle écarte le souvenir de l'existence plus attrayante qu'elle a quittée pour reprendre ici une vie terne et sans plaisir. Elle est tout à son généreux mouvement, à sa tendresse renforcée par la récente séparation, et sa longue inquiétude, à sa compassion pour cette maman qu'elle ar sentie malheureuse et brisée et qui' s*. montre maintenant humblement reconnaissante.

Parce qu'elle a conscience d'avoir rempli son devoir filial, elle a l'ame plus légère elle a perdu son expression résignée, presque morose elle s'efforce de distraire sa malade. car, elle l'a compris, l'humpur de Mme Larmoisy a pour cause un état pathologique elle fait de la musique, elle rit, elle chante, elle raconte ce qu elle a vu elle fait sortir sa mère, l'entraîne à des Expositions, à des conférences. lui lit, le soir, quelques pages d'un bon livre, contente si1 elle voit poitidre une lueur d'intérêt dans le regard ou un demi-sourire sur les lèvres maternelles. Les Raquette avaient loué, en août, une villa sur la côte bretonne. Sabine, heureusement. inspirée, pressa Monique et sa mère d'y venir passer quelque temps. Si* elle n'avait écouté que son habituelle sauvagerie, Mme Larmoisy eût refusé devant l'insistance de Monique, elle céda et n'eut pas lieu de le regretter,

Un souvenir de l'armistice

La séance du 11 novembre 1918 à l'Académie des sciences J'ai eu occasion d'assister à une séance de l'Académie des sciences qui fut particulièrement iémouNante. J en ai fait souvent le récit de vive voix j'ai pensé qu'il pourrait être intéressant d'en donner une brève relation écrite. Il y avait à l'ordre du jour de cette séance qui s'ouvrait à i5 heures, soit quatre heures après que les cloches avaient sonné pour annoncer et célébrer l'armistice l'élection du successeur de M. L. Labbé, membre libre de l'Académie. Sur le tableau noir, situé en face du bureau, était inscrite la liste des candidats qui étaient en première ligne, M. le maréchal Foch et, en deuxième ligne, des candidats présentés, ex œquo, par ordre alphabétique. Le scrutin étant clos à 16 heures, le, président Paul Painlevé compta, à haute voix, les 57 bulletins, puis en ity le dépouillement. t,' On bavarde ordinairement aux séances de l'Académie, malgré les objurgations répétées des présidents. Cette fois, il régnait un silence impressionnant. Au premier bulletin, le président lut « Maréchal Foch ». Aux suivants il lut simplement Foch. Je n'ai rien entendu de plus émouvant que ce simple énoncé, répété à la lecture des bulletins unanimes..

On écouta, comme on avait écouté ce dépouillement* de scrutin, une allocution que prononça le président « transgressant une tradition séculaire pour adresser immédiatement le salut de l'Académie au nouvel élu », allocution reproduite dans les Comptes rendus, ainsi qu'une intervention de deux académiciens rappelant que c'était le président Painlevé qui avait nommé le général Foch, en 1917, chef d'élatmajor général de l'armée française. Une élection à l'Institut doit être approuvée par un décret du président de In République, et le président de l'Académie se borne à ajouter une invitation au nouvel élu à prendre place parmi ses confrères. A la séance du 18 novembre, le président Painlevé a ajouté une courte allocution dans la.quelle il disait « II y a cent vingtdeux ans, l'Académie accueillait dans son sein le vainqueur d'Arcole et de Rivoli. »

Je crois à propos de faire remarquer que, au moment de l'élection du maréchal Foch, le siège occupé par cet autre vainqueur se trouvait, depuis peu de jours, vacant par suite du décès de M. Marcel Déprez et'de donner à ce sujet quelques détails.

Napoléon conserva, pendant tout son règne, ton siège à l'Institut. C'est seulement pendant les Cent Jours qu'il demanda à être remplaté. Son: *îeg<ï échut alors i Molard qui avait figuré sur la liste des candidat* proposés, en 1706, aux suffrages de la classe des sciences de l'Institut. A Molard ont succédé Gambey, Tresca, Marcel Dûprez, Mesnager et le titulaire actuel Louis de Broglie, qui, jeune encore, est déjà une des gloires de l'Académie. Cu. BtocnE.

d'adresse le long des haies qu'elle parvient toujours à surprendre l'un ou l'autre oiselet en quête de nourriture.

La neige couvre-t-elle le sol qu'elle agk encore de même, se dissimulant cependant plus aisément, sa parure immaculée se confondant avec l'entourage. Toutefois son pelage ne blanchit pas toujours complètement en nos régions, et pour une hermine blanche entièrement, cinq auront une fourrure hivernale marbrée de taches plus ou moins étendues, variées de forme, disséminées sur la tête, le corps ayant la teinte de la robe d'été.

Ajoutons que l'hermine est plus commune qu'on ne le croit et que souvent, dans les campagnes, ses méfaits sont imputés à la bele'te, avec laquelle; on la confond volontiers.

La distinction entre les deux bêtes n'est cependant pas subtile, abstraction faite de leurs proportions. S'il existe, en effet, de très grosses belettes, il est aussi des hermines de petite taille. Mais, toujours, les représentants de cette dernière espèce auront, tout au long de l'année, le bout de la queue noire. Avec un peu d'attention, on peut donc exactement identifier les deux petits carnassiers.

L. KUENTZ.

Ce séjour en Bretagne devait lui) être des plus salutaires il lui procura un changement d'air, du repos et des distractions dont sa santé avait bien besoin il lui permit surtout de vivre dans l'intimité des Raquette et de mieux connaître la fiancée de Michel la mieux connaître, c'était l'aimer elle subit l'attrait de la charmante fll'e, fut gagnée par sa délicate bonté elle ne songeait plus à s'offusquer de son al!ure décidée, mais appréciait son élévation morale et ses grandes qualités. Elle admirait aussi, aveo un peu d'envte, l'union, ta bonne entente qui régnait chez ses hôïes le père et ses jdeux çnfants s'aijpiaient tendrement et rivalis'aieiu d'attén'tions mutuelles et de prévenances.

Certaine que Sabine, mariée, saurait créer autour d'elle la même atmosphère, Marie-Hélène se félicitait de la voir entrer dans leur famille désunie. Négligeant un peu son amie, Sabîne Se consacrait à sa future belle-mère elle allait s'assedir à son côté sur la plage ou t'entraînait à d'agréables promenades dans la lande tout en marchant ou en travail-,lant, les deux femmes causaient. MarieHélène s'étonnait de se trouver tant d'idées communes avec cette jeune fllle qu'elle avait de prime abord jugée si moderne elle ne s'apercevait pas que, sous l'action de sa jeune compagne, son irritation contre la vie, ses vieilles rancunes, son amertume, s'apaisaient peu a peu pour faire place, sinon encore à la sérénifé, du moins à une sorte de résignatinn et à une plus indulgente compréhension.

Monique évitait de troubler ces entre-

-l

Plantes médicinales du Congo belge

La connaissance des « simples est encore vivace dams certaines campagnes mais elle a perdu cependant beaucoup de son irfcportanee dans tes contrées oivilisées, ©û le médecin et l'emploi de remèdes minéraux ont remplacé le r<ftouteux et les plantes. Au contraire, dans les pays restés plus près de la nature, en particulier chez les Indigènes des pays tropicaux, las propriétés médicales de certaines espèces de plantes se transmettent et s'accroissent peu à peu depuis les temps les plus reculés.

Obligés, pour se nourrtr, de manger les fruits, les racines ou les écorces des végétaux qui poussent autour d'eux, les Indigènes ont remarqué le goût de ces aliments et constaté sur eux-mêmes et sur leurs semblables les effets provoqués par leur ingestion. Certaines entraînent la mort ou des indispositions plus ou moins graves ce sont les plantes « méchantes » d'autres, au contraire, calment les douleurs, cicatrisent les blessures ce sont les « bonnes >> plantes.

De génération en génération, tous les indigènes apprennent a connattre l*?s effets des divers végétaux, car cela leur est Indispensable pour pouvoir vivre sans de trop grands risques mais certains d'entre eux, plus Intelligents ou plus observateurs, sont capables de remarques particulières, ou imaginent des préparations spéciales plus actives, et leur science en jWpiJie secrète leur donne une supérloniéT* marquée sur leurs semblables ce sont les médecins, sorciers ou féticheurs. Ces derniers se choisissent des successeurs et les instruisent eo secret, pour conserver leur autorité morale. Aussi est-il difficile de les faire parler. Cependant, on est arrivé peu à peu k dégager du mystère dont Ils les entouraient les con-Inaissances des médecins sorciers. Les Européens qui font un séjour dans les colonies, plus spécialement les méde- cins, étudient ces questions Ils sont aidés dans leurs recherches par les missionnaires qui. Installés depuis longtemps, connaissant la langue et, pénétrant à peu près dans tous les milieux, sont à même de recueillir beaucoup de renseignements intéressants.

Ce travail de divulgation a été entrepris, pour le Congo belge, par le U' Stnner et M. Boutique. La Revue des Queutions Scientifique* a donné un compte rendu intéressant de l'ouvrage que ces deux auteurs ont publié récemment. Si, à la suite de nombreuses investigations, on peut admettre que 90 pour 100 des pratiques médicales indigènes n'ont guère de raison d'être, il reste 10 pour 100 des remède» employés qui sont bons et même très bons.. Céda n'a rien d'extraordinaire, car les plantes 'contfeftnwit des gltietosides, des alcaloïdes dont l'action, même à faible dose, est ressentie par>l%sorps humain, et qui ne sont pas autre chose que les corps chimiques minéraux utilisés par les médecin* européens.

Les* piaf tes citées Bar les auteurs dans leur ouvrage, et qfl sont utilisées comme remède au Congo belge, sont au nombre de 830, dont 430 ne sont pas connues par les indigènes d'autres régions. Do toute évidence, plusieurs sont employées pour guérir les mêmes sortes d'indispositions. Ainsi, pour les maux de ventre, on utilise 19 espèces végétales différentes 45 contre la constipation, autant pour les maladies vénériennes, 33 contre la diarrhée, 8 contre la lèpre, 17 contre les flèvres. En somme, il s'agit surtout d'indispositions communes et certainement ces plantes ont une Influence curative évidente, car, sans cela, le médecin perdrait sa réputation en même temps que ses moyens d'existence. Leur étude, en se plaçant au point de vue de l'adoucissement des maux, pourrait donc présenter, ^un grand Intérêt médical.

Enfin, les' fétlch-eurs connaissent un certain nombre de plantes dont l'emploi peut avoir des conséquences néfastes pour ceux qui les absorbent. Ils les mettent à la diapositian de ceux qui veulent se venger d'un ."ennemi et font payer leur intervention très cher. Parmi ces plantes toxiques, les unes servent pour l'épreuve du poison, d'autres ont pour rôle de fournir des pêches fructueuses en paralysant les poissons qui montent à là surface et sont faciles à capturer (cela n'a pas d'Influence sur leur valeur nutritive) d'autres, très violentes, fournissent le poison où on trempe les pointes de flèches qu'on utilise a la chasse du gros gibier ou à la guerre.

Tout cela montre que nous avons encore beaucoup à apprendre des sauvages.

tiens séduite par la couleur et les jolies lignes du paysage, elle s'était mise à peindre. M. Raquette, qui pratiquait assez agréabiement l'aquarelle, lui signalait les sites les plus pittoresques et parfois s'installait près d'elle ils n'avaient pas les mêmes procédés et discutaient souvent le père de Sabine soutenait les principes de sa vieille école elle, défendait un enseignement plus moderne. Le débat restait courtois chacun demeurait sur ses positions et traitait à sa manière la mer, les nuages, la verdure.

Quand ils soumirent leurs œuvres au jugement de leur entourage, Marie-Hélène '•ppéféra les aquarelle? de M. Raquette, Sabine ne se prononça pas, arguant de son incompétence pour tout ce qui touche à l'art. Monique dut attendre jusqu'au week-end, qui amena Jean accompagné de Michel, pour obtenir, comme elle s'y attendait, les suffrages des deux jeunes gens.

La présence de Jean et de Michel apporta à la villa l'animation et un redoublement de gaieté. Les ouvrages et les pinceaux se reposèrent un tennis fut organisé sur le sable blanc de la grève. Mme Larmoisy ne jouait pas, mais elle avait grand plaisir à regarder les joueurs. Jamais elle n'avait vu à sa fille ce regard brillant, ces joues roses, cette expression joyeuse puis, avec une certaine fierté maternelle. elle la jugeait souple, adroite, non dépourvue de grâce. Une Monique nouvelle se révélait à elle l'inféréf du jeu était pour quelque chose dans cette transformation, mais aussi, elle l'eut vite deviné, la présence de Jean Raquette.

Les hauts fourneaux et la guerre

En période d'hostilités, les hauts fourneaux ont une importance primordiale, car ils élaborent la fon^e et l'acier, sans lesquels la préparation des projectiles deviendrait impossible au bout de peu de temps. Les centres métallurgiques sont donc particulièrement visés par l'adversaire, et chaque nation s'efforce de les mettre en état de défense. Dans l'état actuel des précautions prises, on est en droit de penser que les systèmes fortifiés suffiront à contenir longtemps toutes les offensives, et les usines métallurgiques ne seront pas menacées directement c'est l'aviation qui est le plus à craindre. Une bombe bien placée causerait un tort considérable. Un haut fourneau mesure 28 mètres de haut et 10 de diamètre. Cette capacité est presque entièrement remplie de coke et de minerai, le tout à l'état Incandescent et pesant 1 000 tonnes. Qu'une bombe fasse éclater la paroi, et c'est l'incendie qui se propage dans un grand rayon.

11 est vrai qu'atteindre un haut fourneau n'est pas ohose commode. Grâce à la défense contre avions, on possède actuellement »n ensemble de pièoes qui obligent les appareils à se tenir à une hauteur de 6000 mètres au moins. Une tour cylindrique de 10 mètres de diamètre ne doit même pas se distinguer du reste du sol lorsqu'elle est vue do si haut. en admettant qu'un aviateur ose se risquer dans des parages aussi sérieusement défendus.

Ce qu'i! faudrait, ce serait construire un appareil doué d'une sorte d'intelligence ou d'instinct qui le ferait se diriger sur le but à atteindre supposez un aimant attiré de loin par la masse métallique contenue dans le faut fourneau. SI un tel engin existait, II suffirait de le larguer à quelques kilomètres de distance pour qu'il aille, par ses seuls moyens, atteindre le but sans déviation possible, sans être gêné ni par le brouillard ni par le vent.

Il existe déjà des bombes planantes qui ne tombent pas verticalement, mais atteignent le sol très obliquement (trajet de 5 kilomètres pour 1000 mètres de haut). Il suffirait de diriger ces bombes planantes pour réaliser le problème posé. Or, on connaît un procédé de choix qu'il suffit de mettre au point. La masse Incandescente contenue dans le haut fourneau émet des rayons Infra-rouges qui se font sentir à grande distance et ne sont pas arrêtés par le brouillard. En munissant la torpille planante d'un dispositif de direction actionné par une lampe photo-éleetrique sensible aux rayons infra-rouges, on arriverait à atteindre le but presque à coup sûr et sans grand risque. La Revue Scientifique .qui traite ce sujet, ajoute qu'un brevet a été demandé à Berlin par l'Allgemeine Elektrizitaets Gesellschatt pour un engin de cette sort*.

Le génie des Invention* dettrucavas est poussé très loin chez nos voisins de l'Est. Et la parade semble difficile, car il n'est pas possible d'empêcher les hauts fourneaux d'émettre autour d'eux des rayons infra-rougea 1

Curieuse cause de disparition de poissons en aquarium

Les gardiens des aquariums de poissons vivants savent qu'il est Impossible d'éviter les pertes d'un certain nombre de pensionnaires, pertes qui sont dues à des causes multiples batailles, blessures qui s'enveniment, manque de certaines conditions qui existent en liberté, maladies infectieuses, parasites, etc.

Mais, pendant un certain temps, on a constaté, à l'aquarium du musée de la mer, à Biarritz, la mutilation et la mort, parfois la disparition, de poissons dont la cause restait tout à fait inconnue. Le fait apparut particulièrement bizarre un jour où on constata la présence, dans un bac, de deux Trigla lucerna, alors que la veille on en avait mis douze. Pas de débris impossibilité de supposer que les deux survivants aient dévoré les dix disparus. On ne savait que penser sur ces disparitions, lorsqu'un beau matin, en approchant du bac des pieuvres, on aperçut l'une d'elles tout occupée à dépecer un superbe rat 1 Dès lors, le mystère fut éclalrcl. Des rats s'aventuraient jusqu'aux baca de l'aquarium. Comme Ils nagent fort bien, il leur était facile de plonger, de saisir un poisson et de se sauver pour le dévorer dans quelque coin. Tant que les rats s'adressaient à des espèces sans défense, ils étaient payés de leurs peines. Mais le Jour où l'un d'eux s'avisa de s'attaquer aux pieuvres, les choses se passèrent autrement, et, de chasseur, devint chassé.

Cette constatation luB fut une petite souffrance elle avait bien prévu que sa fllle aimerait un jour, mais ce jour elle l'espérait plus tardif, et voilà que le jeune coeur avait déjà parlé.

Monique était-elle consciente du sentiment que lui inspirait Jean ? Mme Larmoisy se le demandait, et surtout question non moins angoissante, sa fille n'allait-elle pas au-devant d'une déception ? Jean raimait-il ?

Marie-Hélène se mit à observer le jeune homme il semblait se plaire dans la société de Monique, mais fallait-il voir, dans sa manière d'être. p!«s que la courtoise amabilité d'un homme bien élevé ou qu'une bonne camaraderie ?

Méfie-toi, ma pauvre petite, pensas tout bas Mme Larmoisy, ne te laisse pas prendre le co?ur sans ''tre certaine qu'on te paye de retour les hommes sont si trompeurs t

Et, malgré l'insistance de M. Raquette et de Sabine, elle ne consentit pas à prolonger son séjour jusqu'au samedi qui devait ramener Jean.

Elle vit bien, aux yeux priants et attristés de sa fll'e, que sa décision décevait Monique mais quoi, n'est-ce pas d'une mère prudente et avisée de soustraire un pauvre jeune cœur au danger d'un trop prompt emballement 2

Voyons, Michel, vous n'al:ez pas m'en vouloir pour ces quinze malheureux jours que je consacre à o mes enfants Il Ce seront le3 derniers, je m'y engage. Après, je serai tout à vous,

Béton poreux pour capter les eaux de rivière

Quand on n'a pas de source d'eau pure A proximité pour assurer l'alimentation des habitants d'une ville, on peut se contant ev -d'eau de njvièrj, à conditlon qû'éllsrsoit d'abord* soigneusement filtrée pour être débarrassée des impuretés qu'elle contient. Il y » longtemps déjà que, pour la première fois. on a creusé des puits dans les sables de rivière afin que l'eau qui y parvient, après avoir traversé d'épaisses couches de sable, soit aussi pure que possible. C'est le système qui a permis d'alimenter en eau Nancy. Toulouse et Angers c'est ce!ui qui est appliqué aux vals de Loire pour alimenter Paris.

Les galeries ou les puits filtrants ont un inconvénient à force d'arrêter les impuretés en suspension dans l'eau, les sables, tout autour des puits, finissent par se colmater, et le débit de l'ouvrage s'abaisse. C'est justement ce qui se produit avec la Loife, dont les eaux entraînent des sables très fins. Pour éviter ces inconvénients, on a Imaginé, pour alimenler en eau trois communes des environs de Tours, d'installer dans un bras du fleuve un puisard cylindrique en béton poreux. Ce puisard, de 2,5 m. de diamètre, est composé d'une ossature en ciment armé. dans laquelle se trouvent un certain nombre d'alvéoles. Ces trous sont fermés par des dalles en béton poreux, par lesquelles l'eau s'infiltre à l'intérieur du puits, où on vient la puiser. La pression extérieure est suffisante pour qu'il passe ainsi 22 mètres cubes d'eau filtrée par mètre carré de surface de dalle et par vingt-quatre heures. Il s'ensuit qu'une grande quantité d'impuretés sont retenues par les dalles, et que celles-ci finiraient par «voir tous leurs pores bouchés*; mais il y a un procédé simple pour éviter ce colmatage il sufnt de fermer le puits hermétiquement et de lui envoyer de l'air comprimé à une pression un peu supérieure à celle qu'exerce l'eau sur les parois extérieures du puits. Les Impuretés sont détachées et les plaques gardent leur pouvoir filtrant.

Pour plus de sécurité, on additionne l'eau ainsi épurée et qui est très claire d'un peu d'eau de Javel, à raison de 0,2 à 0,4 mg. de chlore par litre.

La calamine

On désigne sons ce nom un dépôt noirâtre plus ou moins dur qui se forme sur le piston et sur les parois de la chambre de combustion des moteurs à explosion. Les automobilistes la connaissent bien, car elle oblige de temps à autre à démonter le moteur pour Je nettoyer. Ne vaudrait-il pas mieux prévenir que guérir ? Pour cela, encore faudralt-tl oonnattre la cause exacte de la formation de la calamine, qui est attribuée jusqu'à présent, soit à une trop grande richesse en carburant (il n'y a pas assez d'air pour brûler toute l'essence et 11 se produit un dépôt de carbone), soit à la combustion d'une partie de l'huile de graissage vaporisée sous l'effet de la chaleur. Quoi qu'il en soit de cette cause, la calamine diminue la capacité de la Chambre de combustion, donc augmente la compression le métal des cylindres est moins bon conducteur de la chaleur et le moteur chauffe certains points de la calamine peuvent provoquer l'allumage anticipé du mélange tonnant et faire cogner le moteur.

Pour connattre l'origine de ce dépôt gênant, on a Imaginé d'alimenter un moteur d'expérienoe avec un mélange d'hydrogène et d'air le résidu de l'explosion est ici uniquement de la vapeur d'eau par conséquent, si on constate un dépôt de calamine sur les parois des cylindres, cette calamine est produite uniquement par l'huile de graissage.

Après un essai d'une durée fixée d'avance, on retire le piston, qu'on lave au chloroforme pour lui ôter toute trace d'huile, et qu'on pèse. La différence entre ce poids et celui constaté avant l'épreuve Indique la quantité de calamine formée. Celle-ci se montre dure et adhérente. Si on recommence l'exp'érleTnce en remplaçant l'hydrogène par l'essence, on constate que le dépôt de calamine est toujours très dur, mais moins adhérent; it s'écaille facilement. Cependant, la quantité n'est pas accrue, même si on règle la carburation de manière qu'il y ait excès d'essence dans ce cas, 1 essence non brûlée semble simplement laver le piston. 11 faudrait donc conclure de ces essais que la calamine est surtout due à l'huile qui brûle dans le cylindre et laisse un résidu charbonneux. C'est dans ce sens qu'll y a lieu de porter ses investigations,

CHAPITRE XVI

NOTES

bibliographiques

Notice IUP les tftres et travaux dt M. Auguste lumière, correspondant de r Institut et de F Académie de médecine, en vol. de 286 pages avec gravures en couleurs hors texte (Sans indication de prix.) Imprimerie bezanne, 75, rue de la Buire, Lyon. M. Auguste Lumière est le créateur avec son frère Louis, de la grande industrie photographique de Lyon. Il s'y est donné tout entier, encore que ses goûts personnels lo poussaient vers les recherches biologiques. C'est seulement arrivé à la soixantaine, alors que d'autres songent légitimement à se reposer, que M. A. Lumière a pu se livrer aux études qui le tentaient.

Les découvertes de ce chercheur Infatigahle, les progrès qu'il a apportes à la thérapeutique ont fait l'objet de rapports (640 communications A diverses Académies scientifiques), ou d'ouvrages importants (25 volumes), dont beaucoup ont été analysés dans cette Cau&erte. Ce nouveau travail a pour but d'exposer, en le résumant, l'ensemble de l'oeuvre accomplie par M. A. Lumière.

L'auteur signale sans y insister ses travaux photographiques et ses découvertes en pharmacodynamie, qui supposent l' organisation de laboratoires de recherches largement équipes. Puis il rappelle en quelques pages, dans des résumés qui frappent par leur clarté et leur précision, les idées originales qu'il a dégagées rie ses ('tildes sur l'anaphylaxie sur l'état coHoîdal des humeurs qui conditionne la santé et la vie, alors que la floculation détermine la maladie et )s mort sur la médecine humora>!<>, dont le renouveau est à l'auteur sur le tétanos et l'action des persulfates alcalins (pendant la guerre, M. A. Lumière a été charge du traitoment d*« blessés de la 11* région atteints de tétanos) sur la cicatrisation des plaies. qui est parfois à la base de l'artparitioa du cancer (le cancer, maladie ri*s cicatrleesl, ce qui a ronduit l'auteur i éludier parlicullo.ivnient celte maladie à vérifier si olle était due a un microbe, si elle est héréditaire, contagieuse (mslson a rsneer), etr. sur la tirberoulose (M. A. Lumière n'admet pas que la mailarile se transmette habituellement par ccmtaa-lnn il est persuada su contraire que l'hérédité est à peu près seule a incriminer d'oii la prnptivlaxie doit être modifiée complètement) sur la technique scientifique sur la bactérlologie sur les vitamines la granulothérapie, etc. Dans tous ces travaux, l'auteur expose pour quelles raisons et 11 la suite de> nufilles expériences 11 s'e*t crôt uno opinion personnelle parfois différente rie celle qui règne dans 1m sphères officielles. Ti ne craint pas ra discussion il l'appelle môme de tous ses venus, car elle est de nature à faire connattre la vérité.

C.p résumé des travaux de !\f. A. I.iw mlèrn montre de façon éclatante l'Importnnre du labeur acharné fourni par le savant biologiste en vue d'apporter, dans tous les domaines de la maladie, le soulagement et la guérison à l'humanité souffrante. C'est une noble tache, dont l'auteur peut justement se montrer fier.

Considérations généralei fur la tragi*lité de l'acier ail carbone et oonelu•ions à en tirer, par MM. J. Mehklex et E. Vai.lot. Une brochure de 8 pages, ertraite 'du Génie civil du 18 juin 1938.

Les auteurs, tous deux ingénfeur» honoraires des chemins de fer, estiment que les essais de résistance de l'ucier ne sont pas suffisants. L'essai de traction habituel ne renseigne pas sur la résistance des pièces en service, et il faut de plus exiger des esisate de corrosion et de fragilité. Ce dernier surtout est Indispensable, car c'est à la fragilité que sont dus presque tous les aecidents graves de ces dernières années explosion de chaudière, de tube de gaz comprimé, naufrage de sous-marins, etc. Les auteurs préconisent l'essai au r.nofl sur éprouvettes enlalllées, qui doivent fournir un minimum de résilience. Recherches et Invention» (julllet-octobrel 1938), numéro spécial, 20 francs, 10, rue Vallier. Levallois-Perret (Seine).

L'Office national des recherches scientiflques et des Inventions, créé au cours de la guerre et établi depuis à Bellevue, a cessé d'exister un décret du 2i mai 1938 a décidé sa suppression. M. J.-L. Breton, qui a dirigé cet orpnisme depuis 191»), a voulu en laisser un souvenir durable 11 u consacré un dernier numéro de la revue à rappeler la création de l'Office et surtout à montrer le rôle important qu'il a Joué dans l'aide apportée aux Inventeurs et la mise au point des projets, souvent ingénleux, mais parfois Incomplets et même informes qui lui étalent présentés. C'est lui également qui a réalisé la création du Salon des arts ménagers, manifestation annuelle qui reçoit toujours plus de visiteurs et qui a fait connaître et adopter les appareils français à la place de ceux qui venaient d'Allemagne ou des- Ktats-Uttls.

Michel secouait la Wte mécontent. 1 Sabine souriait. 1 Pensez, insista-t-elle, que ces pauvres petites n'ont pas encore eu de vacances Pendant que nous nous amusions en Morvan, en Bretagne, elles souffraient, à Paris, du manque d'air et de la chaleur. C'est bien leur tour d'aller respirer. Qu'elles y aillent, je ne demande pas mieux, même très volontiers, je contribuerai par mon obole aux frais du voyage, mais qu'elles y aillent sans vous. Elles ne peuvent partir toutes seules.

Il y aura bien une âme de bonne volonté pour vous remplacer. Les bonnes volontés sont toujours moins nombreuses que les tâche?, elles sont prises ailleurs, à moins, ajouta-t-ell© avec un peu de malice, qu'elles ne soient retenues par un marH, un enfant ou un fiancé.

Il dit d'un ton mi-fâché\ mf-plai?ant i Partez donc, méchante fille allez où votre coeur vous appelle. 1

Elle releva 1

Mon cœur, si je le consultais, m'or- donnerait, je crois, de demeurer à Paris, près de mnn père et près de vous, Puisqu'il n'a pas voix au chapitre, son avis n'a guère d'importance. 1 Ingrat 1 } A quoi sert que vous m'aîmiez, sS vous agfesez comme ne m'aimant pa3 î 1 (A suivre.)

Pour les changements d'adresse, prière de bien vouloir nous envoyer la dernier* bande du journal en y joignant 1 fr. 50 pour les frait,


Ce que disent

les journaux

Autour des décrets-lois

Les partis d'extrême gauche continuent leur campagne d'agitation contre les décrets-lois en attendant la grande offensive à laquelle se prépare la C. G. T. pour le 26 novembre. c L'Œuvre », qui ne se prive pas de critiquer l'œuvre de MM. Daladier et Paul Regnaud, écrit

Nous avons vraiment bien besoin en ce moment d'une « campagne d'agitation x, quelle qu'elle soit.

Une campagne d'agitation, qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'on proteste bruyamment costre les inconvénients que comporte t«Ue ou telle solution du problème devant lequel la France se trouve placée.

Mais toutes les solutions comportent des inconvénients, des gènes, des restrictions.

La seule question est de choisir entre l'optimisme fondé sur l'espoir de mouvements de Bourse et de rentrées bienheureuses de capitaux errants, ou la résolution à des sacrifices t du haut en bas de l'échelle >, sacrifices » ne devant pas être confondus (comme dans l'histoire de la < semaine des deux dimanches >) avec brimades spectaculaires.

Cela, nous en sommes convaincus. Mais s'il s'agit simplement, demain, de renverser le gouvernement Daladier, sous le prétexte des « décrets-lois », et, en réalité, pour des raisons de poli- tique extérieure qui n'ont rien à voir avec cela, quittes il conserver les décrets qu'il a pris, ou à faire la même chose que lui, dans un autre vocabu- laire. alors nous sommes d'accord avec M. Pierre Vigne, de la C. G. T., quand il déclare

« Je n'accepterai pas qu'on renverse le gouvernement Daladier pour consentir ensuite les mêmes sacrifices à un autre gouvernement. >

A un autre gouvernement. capitaliste j-, ajoute, bien entendu, M. Pierre Vigne.

Mais son raisonnement est juste, même sans cette clause de style* L.-O. Frossard, qui c dans l'Homme Libre » mène ta même campagne que son lieutenant Marrel Dèat livre ailleurs, accuse Paul Regnaud de diviser le pays 1 Le pays serait moins divisé sans cette campagne d'extrême gauche qui poursuit des buts avant tout politiques. Que le rédacteur en chef de « l'Homme Libre » réalise ce qu'il écrit en pensant un peu au rôle qu'il joue présentement

Au temps de Poincaré, nous avions un Etat pauvre dans un pays riche. Nous avons aujourd'hui un Etat pauvre dans un pays pauvre. Nous ne sortirons de nos difficultés que par un long et dur effort. Mais à la condition de créer d'abord un climat politique favorable. Unis, nous sommes assurés de < renaitre ». Divisés, nous sommes condamnés à mourir.

Oallus note, dans « l'Intransigeant »: On ne peut le prévoir encore. Sans doute, il est facile d'annoncer avec certitude que les communistes et les socialistes refuseront de suivre le gouverne.ment. Eux, ils ont leur plan qu'ils brûlent de reprendre et qui, d'ailleurs, sera tout aussi lourd de fiscalité que celui de M. Paul Heynaud. Mais les autres, que feront les autres ? C'est une question grave, car elle pose, en somme, tout le problème du régime. Il s'agit de savoir si les élus sont seulement les serviteurs des électeurs ou s'ils peuvent en être les guides il s'agit de mesurer l'espace qui sépare la démocratie de la démagogie.

Une Commission a commencé de fonctionner, et on l'a baptisée d'un nom romantique. On l'appelle la Com- mission de la hache. Pour le moment, tout le monde est d'accord. Oui, il faut que la hache s'abatte dans la forêt des dépenses. Oui, l'Etat doit se restreindre et faire des économies. Oui, il est scandaleux qu'en un temps de pauvreté, la France ait mis d'un coup 100 000 cheminots de plus dans les gares. Chacun de nous connalt quelque cas concret de gaspillage et chucim le dénonce, et chacun réclame le retour à une sage et prudente administration. Mais dès que tomberont sous la hache les premières branches, préparez-vous h entendre des récriminations sans fin. L'exemple de la réforme administrative que tenta M. Poincaré n'est pas si ancien qu'il ait perdu sa valeur.

Faudra-t-il vraiment que nous soyons tout au fond du trou pour essayer d'en sortir ? 2

Relations européennes

Soyons prudents, conseille Maurice Colrat, dans « Excelsior >

Quel que soit le désir que nous ayons d'une détente internationale de l'établissement de rapports plus courtois entre les peuples < totalitaires » et les peuples « démocratiques », il ne faut pas que ce désir nous aveugle. Après Munich, comme avant Munich, le Führer poursuit son dessein et l'Allemagne hitlérienne n'a renoncé à aucune de ses ambitions, à aucune de ses convoitises. Elle compte sur la force pour les réaliser.

Mais il n'est pas défendu à la force d'être habile, et la diplomatie du Rcich n'a pas toujours manqué d'adresse. Il se peut qu'elle s'ingénie demain à nous donner une fausse sécurité, c'està-dire l'illusion de la sûreté.

Si nous nous laissions duper par cette manoeuvre, nous en serions bientôt les victimes.

Mieux vaut pour un peuple accepter de vivre dangereusement que ne pas voir le danger, car tout ce qui le dissimule ne le supprime pas, mais y ajoute. Wladimir d'Ormesson, dans < le Figaro », nous demande de reprendre nos traits de nation catholique:

Tant que le problème européen se présentait sous les apparences (d'ailleurs trompeuses) du dilemme Berlin ou Moscou, une foule de gens dans la plupart des pays (et surtout en Europe centrale) choisissaient le terme « Berlia », par horreur des Soviets. Or, comme la France paraissait liée aux Soviets et que la majorité politique française comprenait les agents français de Moscou, l'on se détournait de nous. Aux yeux d'une foule innombrable d'Européens, la France avait trahi sa mission.

Les choses commencent à changer depuis que les dirigeants français ont secoué l'emprise communiste. La France tend à redevenir elle-même. Ah! si l'on pouvait comprendre alors quel rôle d'attraction incomparable elle pourrait être. avec quelle ferveur tous les catholiques de l'Europe, et notamment de l'Europe centrale (je pense à la Pologne, à la Hongrie). se tourneraient vers notre pays, chercheraient en lui leur point d'appui si, libérée des sophismes et des compromissions qui ont masqué son visage, la France reprenait enfin sa mission catholique, sa mission chrétienne dans toute sa pureté, dans toute sa force

Car le christianisme n'est pas seulement charité, fraternité, amour. Il est encore ordre, Intelligence. cohérence, hiérarchie, discipline, fermeté, autorité. L'ordre catholique est un tout. C'est Inl qui a civilisé l'Europe. Sa tAche n'est pas épuisée.

Colmar, Metz, Obernai ont fêté le 20e anniversaire de 1 entrée des troupes françaises en Alsace et en Lorraine.

M. Chautemi M. Camille Chautemps a prdsidê h Colmar les fêtes de la libération auxquelles la population a participé avec enthousiasme. La ville avait retrouvé le joyeux éclat des journées de novembre 1918. Aux côtés du vice-président du Conseil, au moment du défilé de l'émouvant cortège qui devait reconstituer l'entrée triomphale des troupes françaises, avait pris place le général de cuaiKiiiiiu, ancien commandant du groupe des armées de l'Est, celni qui, lé 22 novembre 1918, quatre jours après le généra! Mnssimy, était reçu en libérateur par la ville et la population de Colmar. Et encore, comme en 19f8, le général Laeapelle, le général Hellot, jadis chef de son éUit-major, mats aussi le général WImpfen, enfant de Colmar, et le général Gouraud, dont le souvenir est particulièrement cher aux Colmari<?ns. Le matin. le cortège officiel, escorté par la troupe montée, et acclamé, sur tout le parcours, par la population, s'est rendu au monument aux morts. En y déposant une gerbe de fleurs, le ministre a tenu à rendre un hommage tout particulier à tous les Colmarlens morts à la guerre, aussi bien à ceux tombés dans les rangs français qu'à ceux que la destinée avait forcés a servir sous l'uniforme allemand.

M. Chautemps a visité ensuite de nouvelles réalisations d'urbani-sme de la ville de Colmar. une station d'épuration des eaux, récemment achevée, etlé groupe scolaire Chrlstian-Pljster, ainsi que la salle de gymnastique, construite à l'intention des Sociétés locales. Après avoir parcouru l'Installation et les bâtiments du nouvel hôpital, qui porte le nom de Louis-Pasteur, le ministre et sa suite se sont rendus à

Le maréchal Pétain à Metz

Le 20* anniversaire de l'entrée des i troupes françaises à Metz a été commémoré dimanche, sous la présidence du maréchal Pétain.

Une foule énorme venue de tout le département de la Moselle a acclamé le maréchal, qui était entouré notamment du préfet, M. Marc Chevalier de S. Exc. Mgr Helntz, évoque de Metz do MM. Sérot, député, président du Conseil général IloequarU, maire de Metz Thomas, président de l'Union départementale des anciens combattants Villeroy de Galhan, consul de France à Sarrebrûek, qui conduisait 500 Français de la Sarre.. Après le défilé auquel assistaient notamment les drapeaux qui entrèrent à Metz en 1918, le maréchal Pétain a félicité le général Oiraud de la belle tenue de ses troupes, qu'il passa ensuite en revue. Longuement acclamé, Il s'est rendu au uioDu.w«t du, ç Pp;Ju libérateur », à l'emplacement duquel s'élevait jadis la statue de Guillaume I". Aprf>s avoir assisté au Te Deum chante à la cathédrale, le maréchal Pétain a présidé un banquet offert par la municipalité.

Il a prononcé cette occasion un discours où il a déclaré

En examinant froidement les fait., je suis forcé de constater que nous avons laissé échapper la plupart des avantages de notre victoire.

Les Français, oubliant que la grandeur d'un pays n'est faite que de la somme de» effort» personnels. se laissèrent entraîner vers 1rs jouissances et les appétits

matériels. L'union réalisée devant te danger

s'évanouit dans le bien-être, et chacun reprit ses habitudes égoistes du temps de paix.

Le maréchal Pétain a dit ensuite La raison première de notre déclin, c'est l'abandon de toute vie spirituelle dans le cadre de la nation, car ce sout les idées qui mènent le monde.

La flamme qu'on ranime toua Irs soirs sou» l'Arc de Triomphe, au chevet du Soldat Inconnu, ne serait-elle plus le symbole de la flamme spirituelle que l'on se doit d'allumer dans finie des enfants, d'entretenir dans les esprits et dans \e* cœurs des adolescents pour la voir briller dans

LE CONGRÈS

de la Confédération générale des familles Le Congrès annuel de la Confédéra- tion générale des familles et des Associations familiales de France s'est tenu samedi et dimanche, dans la salle des fêtes du Moulin-Vert, rue de Vanves. M. Raoul Dautry, directeur général honoraire des chemins de fer de l'Etat, présida les utiles séances de travail, assisté de M. l'abbé Viollet. l'infatigable apôtre du mouvement familial dans notre pavs de MM. Coquelln, Boverat, Duval-Arnould, le général Borle, Ancelot, Schneider.

Successivement furent exposés et discutés les rapports de M. Prion sur ia famille en face du fiso de M. Brunet, sur « la famille et la nouvelle législation sociale » de M. Jacquot sur « le prêt au mariage » de M. Magnin sur le vote familial » de M. Massol, sur « les allocations fumi'.iales » dans l'agriculture de Mme Bertlielin sur • la taylorisation dans la famille » enfin, de M* Coquelin «ur « l'activité de la C. G. F. et du mouvement familial depuis le Congrès de l'an pagsé ».

On nous permettra de ne pas nous étendre sur ces travaux, ayant l'intention d'y revenir prochainement dans nos pages intercalaires.

Disons seulement que tes congressistes constatèrent aveo satisfaction l'influence croissante du mouvement familial jusque dans les sphères gouvernementales. M. Dautry mit l'accent sur la complexité des problèmes étudiés, et sur la nécessité de la loi de l'effort et de l'amour Il y a des solutions à tout, dit-il, mais elles sont en nous. » M. l'abbé Viollet, longuement acclamé, définit la position de la Confédération générale des familles. A coté de l'Association du Mariage chrétien, qui poursuit un but uniquement spirituel, il a voulu cette Confédération, qui n'est ni religieuse ni confessionnelle, mais m place uniquement sur le terrain des intérêts familiaux.

Lecture fut enfin donnée après qu'eut été annoncée la création d'une Confédération nationale des familles françaises d'une motion votée & l'unanimité des 400 membres présents et ,demandant que le prêt au mariage soit constitué sans délai que les allocations familiales soit effectivement généralisées à toutes les branches de l'activité nationale que la législation fiscale soit aménagée de manière à compenser les lourdes charges résultant des

os à Colmar l'Hôtel de Ville, le maire et le Conseil municipal leur ont ménagé une chaleureuse réception.

Au banquet de midi, M. Chautemps évoqua aveo émotion les journées inoubliables de novembre 1918, l'accueil enthousiaste fait h la deuxième armée par la population qui, après un demisiècle d'attente et quatre années d'angoisse, allait redevenir française. Il lit acclamer les noms des généraux de Castelnau et Ilirschauer, qui étaient à la tête de l'armée, et exalta « le miracle d'amour qui illuminait alors ces magnifiques journées ».

On lira par ailleurs un extrait de la partie politique du discours du viceprésident du Conseil.

L'après-midi eut lieu le grand cortège de la libération.

Comme en 19t8, toutes les Sociétés locales, avec leurs vieilles Bannières et de vieux drapeaux tricolores miraculeusement retrouvés après l'armistice, y participaient. Alsaciennes et Alsaciens en costumes les précédaient, acclamés par une foule immense.

Alors défilèrent les troupes telles qu'elles ont passé, alertes, les fusils ornés de fleurs, les 18 et 22 novembre 1918. Une délégation municipale est allée à leur rencontre avec des souhaits de bienvenue et des fleurs que les Alsasiennes remirent à leur chef, le général Coradin, commandant le secteur fortifié da Colmar.

Une grande revue militaire flt suite au cortège officiel.

S'associant aux fPtes de Colmar, de Metz et d'Obernai, les Alsaciens et Lorrains de Paris se sont groupés sur la' place de la Concorde au pied de la statue de Strasbourg qu'ils ont fleurie.

les yeux des Jeunes hommes .lorsque arrive pour eux le Jour d'agir utilement pour e pays ? 7

Certes, II convient de régler les questions matérielles. Il faut même apporter à leur ajustement un esprit pratique, éloi- gné de toute idéologie, et décidé a trouver aux difficultés des solutions réelles et non d'illusoires palliatifs verbaux. Mais 11 ne faut pua se laissar absorber uniquement par la uiatlèr? au point de négliger la meilleure part, c'est-à-dire les plans supérieurs de la pensée et de la morale, les seuls ijul donnent du prix à la vie et uue âme à l'action.

Sans vouloir définir ici ce qu'il conviendrait de faire pour rendre aux Français la foi dans leur destin et un ciment qui les unisse, on peut penser que leur premler souci pouvait être de favoriser et de consolider ta famille, cette cellule Indispensable de notre civilisation, et qui a pour objet, par une natalité augmentée, de perpétuer la race française. Et le deuxième but eût été d'organiser une éducation vraiment nationale pour que l'àmc des jeunes Français soit formée cl «as le cadre de la nation, au récit de notre his-

Le parti démocrate populaire tiendra son Congrès de 1939 au Mans

De notre envoyé spécial

Après une dlseussion passionnée et passionnante du rapport de M. Pezet sur la politique extérieure, la dernièrb séance de travail du 14* Congrès du parti démocrate populaire s'était terminée samedi soir, à Saint-Etienne, par le vote de la « déclaration » où, après avoir constaté que l'accord du 30 septembre n'a pas résolu les problèmes vitaux qui se posent pour la France sur le plan international, on déclare

Après Munich, la nécessité d'une politique extérieure constructive visant à resserrer les liens des puissances pacifiques. à rétablir le prestige de la France et la confiance de ses amis, à organiser enfin la paix sur des bases telles que le droit n'ait pas, en toute occasion, à céder à la force, s'impose impérieusement à notre pays. Le parti démocrate populaire reste fidèle aux, méthodes de collaboration internationale qui étalent déjà les siennes quand la France, dans tout l'éclat de sa pure vietoire et dans la pleine conscience de sa puissance, pouvait s'affirmer généreuse envers les vaincus.

Nous sommes résolus à persévérer dans cette politique confonne à l'Idéal, à la tradition et aux intérêts de la patrie. Xous sommes disposés à collaborer avec tous les Etats, quel que soit leur régime, quelles que soient leurs Idéologies. Mais convaincus qu'aucun peuple ne peut négocier librement, ni éviter les humiliations ou les capitulations, s'il n'est pas en état de parler d'égal à égal et de s'appuyer sur une force sans fissures, nous proclamons notre volonté de voir la France maintenir ou rétablir dans tous les domaines les éléments de sa puissance. L'un de ces éléments est son empire d'outre-mer.

Nous n'accepterons pas que, dans les conditions présentes, miellé que parcelle que ce soit de notre domaine colonial, de nos protectorats ou de nos territoires sous mandat, fasse seulement l'objet de quelque négociation que ce soit.

Le parti démocrate affirme ensuite qu'il ne négligera rien pour assurer la force matérielle du pays.

Désireux de ne pas l'affaiblir, il ne s'associera pas à la campagne menée contre les décrets-lois, encore que ceux-ci lui paraissent sur certains pointa critiquables.

Sans rien renier de ici doctrines sociales, le parti démocrate cenjure tous les Français et notamment Jes anciens combattants à consentir les sacrifices Indispensables au salut du pays et du régime.

Nous ne voulons pas, conclut la déclaration, croire à la démission de notre peuple dans la veulerie des caractères, dans la multiplication des intrigues, dans la soumission aux influences étrangères. Nous n'acceptons paa, pour notre part. la liquidation du glorieux passé de notre patrie

Nous sommes résolus à nous engager sans

impôts indirects pour les familles nombreuses que le vote familial soit organisé sans nouveau retard que l'éducation de la jeunesse soit orientée daos le sens familial.

Une belle séance artistique termina la journée et permit d'applaudir notamment Mile Gabarre, et M. Lemarviianrt, dp la Comédte-Franea'se; Mme Biano> et M. Gilles, de l'Opéra le chansonnier Scaepfer. Miles Abraham, Mlle Gineva. de l'Od^on. qui prêtaient gracieusement leur concours à cette remarquable manifestation.

toire, dans l'amour de notre sol et de notre empire.

Cependant, tout n'eat pas mauvais dads la situation actuelle

Au pied de la statue de Ney, ce matin, je discernai deux éléments favorables Les provinces annexées restent bien u françaises. Cette entrée à MeU de notre armée victorieuse était un rêve que tout officier français caressait autrefois en secret. Je suis heureux d'avoir assez vécu pour le voir réaliser et pour célébrer avec vons, aujourd'hui, la fête du vingtième anniversaire.

Le maréchal a conclu

Remettons en honneur les forces spirituelles, j'entends par là le respect de l'autorité et de la discipline, le goût du travail bleu fait. le culte de l'art et, pour tous, le sentiment du devoir c'est l'eusemble de ces vertus qui a fait de tout temps la grandeur de la France.

Sans elles, le jeune Français risque d'être entrainé encore plus avant dans les luttes des partis qui dechlrent le pays et peuvent le conduire a la ruine. « Le simple titre de citoyen français, a dit Napoléon, vaut bien sans doute celui de royallste, de jacobin, de feuillant, et ces mille et une dénominations qu'enfante l'esprit de faction et qui, depuis dix ans, tendent à précipiter la nation dans un abime d'où il est temps qu'elle soit tirée pour toujours. » Au contraire, s'il est pénétré de ces vertus, le jeune Français pourra aborder la vie, dans le cadre du métier organisé, avec des conceptions et un idéal uniquement français.

Le général Gouraud citoyen d'honneur û'Obernal C'est le général Gouraud qui a présldé à Obernai, ou, il y a vingt ans, il lit son entrée à la têt» de la 4* armée, les fCtes du 20" anniversaire de la libération de l'Alsace.

La matin. lors d'une réception solennelle à l'Hôtel de Ville, le glorieux mutilé a été nonunê citoyen d'honneur d'Obernai.

Répondant au maire, le général Gouraud a dit toute sa fierté et sa reconnaissance pour cette nomination et, après avoir rappelé l'allégresse spontanée d'Obernai, en novembre 1918, il a terminé son discours dans ces termes: A l'heure du danger, 11 n'y a plus, en Alsace comme ailleurs en France, de divisions de classes, de confessions ou de partis. Nous ne connaissons et ne devons connaltre que ce qui noui est commun et à quoi nous tenons plus que tout. 11 ne doit y avoir ni riches ni pauvres, ni grands ni petits noua sommes égaux devant les risques, soyons-le duns l'ellort tous, nous savons bien que ce que la force française protège ici, c'est la sécurité de nos labours quotidiens, et c'est, surtout, ce trésor incomparable la liberté et la dignité de chacune de nos consciences, de nos traditions, de notre foi. du patrimoine de nos familles, de nos cités, de notre patrie. Anx jours de joie comme en novembre 1918 et aux jours d'épreuve comme en septembre 1938, sachons vivre dans l'union des coeurs et la fidélité des consciences, mus par un égal amour pour les libertés de la patrie et pour celles de la cité, pour !e bien d'Obernai, de l'Alsace et de la France.

réserve pour crier la vérité au pays et, par-dessus la tête des mauvais bergers, des semeurs de division et des fauteurs de désordre, travailler de toutes nos forces à refaire l'unanimité française dans la fierté nationale et dans la fraternité des citoyens.

Un discours radiodiffusé

de M. Champetier de Ribes Dimanche matin, après fixation par te Conseil national de la ville du XV* Congrès, Le Mans, eut lieu une manifestation d'amitié en l'honneur de M. Paul Simon, député du Finistère, dont ont fêtait les 25 ans de mandat législatif, et de M. Raymond Laurent, secrétaire général du parti, récemment élu député de la Loire les deux héros de cette fête répondirent aux félicitations du président de leur parti par des discours où s'exprimait une grande élévation de pensée,

A midt, le banquet réunissait un millier de congressistes et de nombreux discours furent prononces. De celui de M. Ghampetier de Ribe9, ministre des pensions, extrayons l'essentiel La guerre, disait Foch, n'est qu'un dosage minutieux, un équilibre harmonieux du matériel et du moral.

Ce que déclarait le grand soldat de la conduite de la guerre est aussi vrai du gouvernement des hommes et des choses dans la paix, et Georges Bidault l'écrivait excellemment hier. L'erreur des Idéologues c'est de croire qu'on peut réaliser quelque chose avec un bon ctrur ou équilibrer un budget avec de bonnes intentions. L'erreur des réalistes c'est de croire qu'on peut relever un pays par des opérations comptables.

Nous n'avons jamais connu les excès de ces idéologues ni de ces soi-disant réalistes. Réalistes, nous ne méconnaissons pas le* faits ni les lois de l'économie, mais justement parce que nous nous inclinons devant le réel nous ne méconnaissons pas non plus ce fait que l'homme n'est pas seulement matière, mais aussi et surtout esprit. Nous nous méfions des Idéologues, mais nous ne renonçons pas à poursuivre notre idéal.

Le pays ne se sauvera pas sans perdre ses libertés s'il ne produit pas davantage et donc s'il ne trnvnllle pas davnntage le pays ne se sauvera pas sans perdre ses libertésisl ne cesse au plus lot le malthusianisme, économique qui tue l'esprit d'entreprise, sj les capitaux ne consentent pas à s'employer, si le patronat ne se modernise pas et n'accepte pas d'adopter les lois sociales, si la classe ouvrière, à laquelle il ne peut être question d'arracher aucune des conquêtes qut assurent sa dignité, ne consent pas à collaborer à l'œuvre commune de redressement. L'orateur montre ensuite que pour assurer la reprise, il faudrait emprunter moins et dépenser moins. D'où les sacrifices demandes au pays.

A l'heure où, dans nne Europe menacée par une forme nouvelle de la barbarie, il s'agit de sauver ce qui reste de la civilisation occidentale. nous voulons que la France reprenne sa place à la tête des nations civilisatrices et puisse, autant par la solidité de son régime économique et social que par sa force militaire, tenir tête à ceux qui seraient tentés de menacer son Empire.

"• La Conférence des états-majors de l'Entente balkanique se réunira k Athènes, le 28 novembre, et pendant dix jours.

LE CONGRÈS le l'Union nationale du personnel catholique des P. T. T.

Dimanche s'est ouvert, 11. Paris, le Congrès national de l'Union nationale du personnel catholique dee P. T. T. Les séances de ce Congre» se sont tenues sous la présidence de Mgr Flaus, directeur général, entouré de Mlle Duban, présidente générala des sections féminines de M. Glelze, président général dee. section» masculines de nombreux prêtres directeurs et d'un représentant du mouvement similaire belge, l'Union royale ?aint-Rapha5I.

En la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre fut célébrée une messe solennelle pour les défunts de l'administration des P. T. T., et spécialement pour ceux qui sont tombés pendant ta grande guerre. Une très nombreuse assistance emplissait la basilique au premier rang avait pris place un représentant du ministre des P. T. T. Les séances d'études, suivies par plusieurs centaines de congressistes, furent pleines d'enseignements nous y reviendrons longuement vendredi dans nos pages intercalaires.

G" CHARTREUSE lo'Chartrtuie plaît à out I* monde, cor elle 'laisse à la bouche la froicheur et le parfum des plantes de»

montagnes qui la composent.

L'agriculture

exclue du relèvement des allocations familiales

Un des décrets du 12 novembre vise le relèvement substantiel des allocations familiales et l'attribution d'avantages spéciaux en faveur de la mère restant au foyer. Il Institue un fonds national de surcompensation dans le but d'égaliser les charges des Caisses. On ne peut qu'approuver.

Malheureusement, en annonçant cette nouvelle au public, les agences ont omis de dire que l'agriculture était exclue de ces excellentes dispositions Alors que, indistinctement, tous les ouvriers de l'Industrie, du commerce et des professions libérales vont, dans tous les départements, recevoir des avantages égaux et accrus, les travailleurs de l'agriculture resteront dans leur isolement, et leur Infériorité sera encore accentuée. Les foyers ruraux, qui sont presque toujours les plus peuplés, c'està-dire ceux qui restent l'espoir du pays. sont exclus de la communauté. Les travailleurs agricoles, aussi bien les salariés déjà bénéficiaires des allocations que les indépendants qui doivent l'être à partir du 1" janvier, vont toucher des allocations de plus en plus Inférieures à celles de tous ceux dont ils partagent les conditions d'existence. Ainsi, on accentue la division entre travailleurs libres et salariés, entre travailleurs agricoles et non agricoles. La Fédération nationale des Caisses agricoles d'allocations familiales attire l'attention de l'opinion publique sur la gravité de cette situation aussi Injuste que dangereuse.

Le clergé à l'honneur A la demande du consul de France à Lugano, le gouvernement français vient de nommer officier d'Académie avec palmes le R. P. Magnus KteniR-, 0. S. B. du collège d'Altdof (Suisse). pour avoir beaucoup contribué à l'expansion de la langue et de la culture française à l'étranger.

Choisissez Doaleurs on traitement énerg'.qne Le rhumatisme, qu'il atteigne un membre, les reins ou la télé, ne disparaît pas de lui-même, mals s'aggrave rapidement au point de devenir chronique et dangereux. Il faut lui opposer le nouveau traitement anttartbrlilque au Gandol, sous l'Influence duquel les douleurs s'atténuent, l'enflure disparaît, en même temps que les reins décongestionnés fonctionnent à nouveau en toute liberté. Mais suivez bien régulièrement le traitement de dix Jours, à raison d'un cachet de Gandol matin et soir. Le Gandol est très bien supporté par l'estomac et coûte U fr. 30. Toutes Pharmacies.

Chronique électorale Hérault. II y a ballottage au scrutin pour l'élection d'un conseiller général au 3° canton de Montpellier. Ont obtenu MM. Bernard, rad.-soc., 1 Û")8 voix Blisson, P. S. F., 970; Gauttand, communiste, 930 Mathan. S. F. I. 0.. 670 Lougier-Mathieu, P. P. F., 592 Justin, U S.R.. 576.

11 s'agitsait de remplacer, M. Vincent Badie, rad.-soc., député de l'Hérault, démissionnaire, à la suite de son élection au Conseil général dans le canton de Gigaac. Marne. Election au Conseil d'arrondissement dans le canton de Dommartinsut-Yèvre (Marne).

Voici les résultats officieux qui n'ont pas élé proclamés, en raison de diverses contestations

Boivin, rad.-soc.. 520 voix Dommanget. P. S. F., 517 Divers, t.

II s'agissait de remplacer un radicalsocialiste,

Eure. M. Louis Laniel, maire de Vernon, ancien conseiller général, qui était démissionnaire depuis plusituis jouis, est revmu sur sa décision. 'Cus 1-otas'_ ejtl

T. S. F.

Les heures radiophoniqnes du mercredi 23 novembre 10 h RADIO-CITE (281) Extraits du Barbier de Séville, opéra-comIque de Rosslnt. BORDEAUX-LAFAYETTE <27»> Orchestre dabade japonuist (Lacbaume) Balle d'Hamiet i Thomas).

11 h. LILLE (247) Orchestre Ouverture de L'italienne d Alger (Rosslnl) Bouffées printamerei (Waldteufel). It h. 30. RENNES (288) Concert Ou- verture de Cotillon fil (Casaduus) Fin* talsle sur La Toêca (Pucclnl). 11 h. 50. REGIOSAL ANGLAIS (S4Î) 1 Concert Quatuor en sol mineur (Schubert) Quatuor en ml bémol majeur (Dvorak).

12 h 5. MARSEILLE (*"0) Orchestre 1 Le pays du sourire (Lehtr) Sélection sur Le Trouvère (Verdi).

1S h. 30. LILLE iHTi Orchestre Ou- rprmre de Tanrreie iBossInl).

13 h. 5. RADIO-PARIS II 648) Conren 1 Ouverture de Phèdre (Massenet) Dantt tlm-r (Dvoralti Mazurka (Godard). la h, 3S. PARIS-P. T. 'f. (43î) conctrt

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et chasse les idées noires

FAITS DIVERS

Bulletin de l'Office national météorologique

Voici les pruUabilites puur la journée du Î8 novmt\brv. Etat du ciel A l'est d'une ligue fau-.uézlcres, mauvais temps, pluies cuntlnues le malin, fëlblas éclaucles passanoies l'après-midi, chutes de neige en montagne au-dessus de I5u mètres. Ailleurs, généralement couvert le matin, rares éclairdes, nouvelles pluies par rouesi 1 aprèsmidi.

vent A l'est d'une ligne Pau-JMéztéres. secteur Sud-ouest assez fort, s'orientum a r-Ouest, assex lurt et lrregulier. Ailleurs, secteur ouest, puis sua-ouest assez fort. fort sur lej côtes, tempête.

Température diurne: L/uns la moitié Ouest, en baisse faible. Dans lu moitié Est, suas grinu changement.

Région parlilenno

frevittou* uour la nuit du 21 nu 25 novembre. Pluies suivies de faibles exlalrcles en nu de nuit. Vent variable, puis budUuest assez fort, s'ortenisiu a ouesi modéré, Irrégulier en On de nuit. Tcinpeiaiuie eu falbie baisse.

Prévitiont pour la journée du 22 novembre, Couvert le matin, Faibles éclaircles passagères, suivies de nouvelles pluies le soir. Velll du secteur ouest modère, lnég-uller, puis au Sud-Ouest assez fort. Tcniperaturo eu baisse faible.

DANS LES DÉPARTEMENTS

Incidents au pénitencier

de Saint-Martin-de-Ké

Charente-Inférieure. De graves incidents se sont produits au cours de la nuit de dimanche au pénitencier de saiut-Martin-Ue-Hé.

ils ont été provoqués par plusieurs relégués qui, enfermés dans des maisona centrales différentes, se sont retrouvés ces jours-ci' au pénitencier Ils ont été groupés en vue de leur départ pour la Guyane,

Des discussions se sont élevées et les relégués eu sont bientôt venus aux mains. Quelques-uns ont été blessés légèrement. Des vitres ont été brisées et le mobilier a été endommagé. M. Giacobbl, préfet de la CharenteInférieure, est arrivé au pénitencier A. La fin de l'après-midi.

Afin d'éviter le renouvellement des incidents, il a réquisitionné un second peloton de gardes mobiles. Le service de garde a été également renforcé par quarante eurvelllants militaires de l'administration pénitencière de la Guyane, chargés de la garde des relégués pendant leur transport de SaintMartin-de-Ré k Saint-LaurenUdu-Maronl.

La contrebande du tabac

à la frontière franco-belge Nord. Conséquence Imprévue de la récente hausse du prix du tabac, on assiste à la frontière franco-belge à une recrudescence des opérations des contrebandiers. Précédés d'un éclaireur. ii de ceux-ci, porteurs de ballols, ont été surpris dimanche par les douaniers à Winnezeele, dans une pâture. Laissant sur place leur chargement, soit au totale 576 kg. de tabacs, Ils ont réussi à sauter par-dessus les fils de fer barbelés clôturant la pâture et à passer de l'autre coté de la frontière. Une sexagénaire assassinée Sctne-h.férievre. Le Parquet de Rouen s'est rendu dimanche matin ft Caudebec-les-Elbeuf pour enquêter sur le meurtre d'une sexagénaire, Mme Martin, 66 ans.

C'est le mari de la victime qui, rentrant de son travail samedi soir, découvrit sur le dallage de la cuisine le corps de sa femme, la tête ensanglantée et le cou fortement comprimé par une serviette. Tous les meubles de l'appartement avalent été fouillés, et une somme de IXA francs avait disparu. L'enquête effectuée par la gendarmerie d'Elbeuf, de concert avec la police mobile, a permis d'établir que le meurtrier est un voisin, un Jeune dévoyé de 18 sus nommé Roger Verdière. Kn effet, au domicile de ce dernier, les enquêteurs ont découvert un sautoir en or appartenant à la victime et un pantalon taché de sang.

COLETTE YVER

LA CHALEUR DU NID

La réaction des enfanta dan* la crise qui a désuni leur famtlln

Cal– ̃n-Lgvy. std.

tu Source (Dellbes) Le» cloches de Cornantie (Pianquelte) L'or et l'ardent (Leutr).

14 h. i», TOt'R EIFFEL (206): Orrheslre lUigimn (Thomas) Menuet (Bocrherlnl) B'niton d'or (Pierné). RE.XXES (288) Concert Prtncetse Czardas (Kalmann) Rice de vaUe (Strauss).

16 h. LIMOGES (335) Concert te stage de Corinlhe (Rossinl) Scènes bohémiennes (Blzet).

16 h. ÎS. GRENOBLE (515) Concert d'orgue depuis l'église ^alnt-Loul» de Grenoble. MONTPELLIER (224) Orchestre Ouverture de coriouin (Beethoven) Le tombeau de Coupertn (Ravel). LUXE (247) Récitai d'orfue Œuvres

de Schubert. Haydn. Bach. Grtieg.

17 h. 5. RADIO-PARIS (J «48) Concert Tango (Albernz); Jocelyn (Godard); Danses

norvégiennes (Grieg).

neri;M«n~M<Grteg).

18 h. 29. POSTE PARISIEN (313) Mu- sette et menuet (Hœndeli Menuet en sol\ (Beethoven) Gigue (Roussel).

19 U. RADIO- VATICAN (49) Nouvelles Pt informations en français. TOUR EIFFEL (206) Concert Variations; (Haenflel) Les noces de Figaro (Mozart),

19 h. 30. RADIO-PARIS (1*48) Refilai

de piano. PARIS-P. T. T. (432) R*-

ctiil 11. de violoncelle Sonatine en ta mineur (Wfbtr) banse du /tt 'd« Fallu).

STRASBOURG (313) Orcheslre Pré

turrr STIU~JlO~Rû (31~) Dartae pnrane) J

lutte fi gavotte (Gulraud) Danse persane

(GulriudT.

Verdlère, qui s'est fait conduire à Rouen en automobile, est activement recherché.

Les rescapés d'un naufrage arrivent i ^Marseille

Bouches-du-Rhône. Le paquebot anglais Afrtcan-Explorer est arrivé a Marseille, venant de Carthagène il a ramené 14 marins du vapeur gr&cEleni, qui coula dans le port d Agulla. Ces marins, appartenant à différentes nalionalités, sont rapatriés par les soins de leurs consuls. Ils ne font que traverser Marseille.

Trafiquant d'essence arrêté Pyrénéee-urientales. Revenant d'Espagne, où il devait effectuer une livraison d'essence, un tracteur français et sa remorque se présentaient au cours de la nuit de dimanche au poste douanier du Perihus.

Le conducteur ayant prétendu n'avoir rien à déclarer les douaniers procédèrent aux véritlralions d'usage. La citerne contenait plus de 6000 litre* d'essence.

Feignant d'aller livrer du carburant, net de tous droits de douane et de circulation en Espagne, le chauffeur le ramenait clandestinement en France. Il a été arrêté et écroué à la maison d'arrêt de Perpignan.

le véhicule et l'<«sence évalués à 70 000 franc» ont été confisqués au pront de l'Etat fiançais, s<ins préjudice des poursuites pénales contre le trafiquant. Violente tempête

sur la côte vendéenne

Vendée. l'ne tempête des plus vinlentes a sévi lundi sur la Vendée. De partout nn signale de nombreux dégâts sur la côte. La mer et démontée et se rue k l'assaut des digues. Aucun bateau n'a pu prendre la m«r. EN QPELQUES MOTS.

Morbihan. Le jeune Noll Le Burehee, 20 ans. rmploy* aux forge» d'Hennebont, est tombé accidentellement dans une cuve chauffée à 7.i degrés.

Setne-et-Oi»e. L* feu s'est déclaré dans la ferme de M. Paul Brauvallrt, h Krémécourt, détruisant un hangar contenant différentes récoltes et des instrumenta aratoires, le tout évolué à 500 000 francs environ.

L'auteur du sinistre, Nicolas Mutieh, 53 ans, a été arrêté et écroué.

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20 h. VARSOVIE (1 Î45) Concert fonMi-rt aux œuvres de Chopin. TOt'n EIFFEL (20 S) Concert Chmonne (llauilel) Uagatellcs (Beethoven; La nursery (Ingelûrech).

20 h. 15. NATIONAL ANGLAIS <l 5001 Concert svmptionlque Ouverlure de ndpllo (Beethoven) Concerto de piano (Mozari).

20 b. 30. NICE '2i3) Orrheitre Ouverture lia promtthée (Beethoven) Limi- tation à la valse (Weber). BENNES (288) Conceri Ouverture du Carnaval ruinatn (Berlioz) Xocturne (Franck). TOIXOUSE-PYRENEES (.1«7) Orchosîre Ouverture A'idoménée (Motartl Symphonie inachevée 'Schubern. STRASBOURG (349) Concert tymphonique n' 3 (Schumann) Smyphonle en ré mineur (Fnnrk). RADiO-PARis (l 648) Récital de violoncelle.

20 h. 40. PARIS-P. T. T. (432) Prenez gnrrie à la peinture, comédie de Fauchol!.

2u b. il. SCISFE ROMANDE '«4SI Concert Don Quichotte a DuMUnée Ravel) Symphonie en mineur (F»wfc). 21 h. 5. HII.VEHSU.VI (I 875) OrrhrMre nnmtn et Juliette (Berlioz) Prélude à fepren-midi d'une faune (Det>u»«v>. 21 h. 30. RADlO-37 (3»0) Concert ratransinu de la SchoU Ciutorwo,


LES DECRETS-LOIS

Ils ont été le thème principal des discours dominicaux

Les décrets-lois ont fourni le thème principal des discours de ce dernier dimanche politique. Certains orateurs les ont approuvés. D'autres les ont critiqués. Kst-il nécessaire de préciser que les approbations venaient surtout des membres du gouvernement? 1

Ainsi, M. Chautemps, qui assistait an 20* anniversaire de la délivrance de Colmar, après avoir traduit le loyalisme des populations alsaciennes et lorraines et la politique de collaboration suivie par le gouvernement, a-t-il insisté sur la politique générale entreprise pour le redressement du pays On a pu parfois douter, a dit le viceprésident du Conseil, dans ce tumulte des passions qui est la rançon de notre liberté, de La survivance des vertus traditionnelles dfr Hotre peuple, que les Alsaciens honorent particulièrement et qui sont l'amour du travait, de l'épargne, de l'ordre, comme la passion de la hoerté, de la justice et de la paix.

l'ar bonheur, comme à toutes les heures gr»ws-s de son histoire, notre pays a senti passer sur lui, dans les semaines d'angoisse de septembre, le besoin instinctif d'une union profonde et Intime devant les périls qui le menaçaient.

Et la tache, assurément difficile, mais nécessaire, qui incombe au gouvernement, et que mon ami Daladier poursuit avec une courageuse ténacité, c'est précisément, pour conjurer le retour des redoutables menaces que nous avons connues, de ranimer les qualités admirables du peuple de France, de l'appeler à un rude eflort et de lui tracer ainsi la vole de son salut. Où donc ce grand devoir pourrait-il être mieux compris qu'à Colmar 7 Où donc pourrait-on mieux que chez vous sonner eralliement des énergies françaises ? 7 N'est-ce pas à Colmar qu'avant la guerre s'est dressée l'inviolable citadelle du sentiment alsacien ? 1 N'est-ce pas Ici que, sous la conduite des Blumcnthal, des Prriss, des Wetterlé, de tant d'autres patriotes ardents, un échec définitif a été Infligé à l'envahissement moral de ce pays ? Comme elle était unie hier pour la sauvegarde de ses libertés, l'Alsace s'unira demain pour la conquête de son bonheur et s'associera au reste de la nation pour le redressrment de la prospérité, de la force et du prestige de notre commune patrie. Approbateur aussi, tout naturellement, .1/. Cnmpinchi. Le ministre de la Marine a dit pourquoi, à Rouen Vous n'êtes pus contents des derniers décrets-lois ? Mol non plus, en tant que contribuable, mais cela n'empêche pas que je les défendrai, car je suis placé pour «avoir qu'ils sont une nécessité.

Vous êtes Français, vous êtes patriotes on vous impose des charges très lourdes. En tant que Français, je vous dis il faut s'incliner, car il y a quoique chose de pire que de donner son argent, c'est donner sa vie.

Sans approuver directement les dé- crets-lois, M. Cathala, qui est anciet ministre, a critiqué les communistes <iui critiquent. C'était à Châtillon-surSeine, au cours d'une réunion du parti radical indépendant

L'opération de diversion est commencée, a-t-il dit. Il s'agit, pour ceux qui ont voulu, cet été, nous conduire à la guerre, d'exploiter à plein le mécontentement nature) provoqué par les charges fiscales et d'utiliser les décrets-lois pour effacer .Munich. Ces mesures si dures, si pénibles, sont la conséquence Inéluctable de la gestion du Front populaire pendant deux années.

Que les Chambres, quand les décrets seront soumis à ratification, les examinent, fassent preuve d'ingéniosité pour colmater le déficit et pour accroître la production, d'accord

Mnls dans l'Europe troublée mi nous •rivons, la gurrre, qui rode toujours, apparait comme la sanction redoutable de la démagogie.

M. Flandin, à Bordeaux, a fait des réserves

Celui qnl entrrprrnrl une action doit •n mesurer toutes les conditions et toutes les conséquences. II lui appartient de ne l'entreprendre qu'après en avoir précédemment assuré les conditions de réussite. S'il ne l'a pas fait. il ne doit pas s'en prendre aux «litres, mais à lui-même, de son échec. Il se peut que des hommes de bonne volonté, auxquels, pour ma part, je veux

rendre hommage, entreprennent une tâche

fragmentaire avec l'espoir de réussir. Mais je crois profondément, et je déjà dit. que le relèvement de nos finances n'est qu'une partie d'un tout qui s'appelle ta restauration des forces françaises. 11 n'est plus possible d'isoler le problème financier ni le problème économique (fil problème général de la refonte de nos Instltutions et de la rrvision des valeurs spirituelles, morales et réelles de ce pays. Et voici des critiques plus ouvertes Du colonel de La Rocque, à Carentan (Manche)

On ne fera pas de bonne économie si, d'abord, on n'est pas capable de faire une saine politique. Celle-ci est impossible sur la base d'un Parlement où la IhRmbre ne présente aucune majorité stable et ne correspond point à la volonté du pays. L'appel fait par M. Paul Reyn.iùd en faveur de la durée gouvernementale et pour l'application d'un effort susceptible de se développer pendant trois ans est la condamnation même d'une entreprise poursuivie sous le signe électoral du Front populaire.

Et les scandaleux agissements en faveur d'une prorogation de deux années ont marqué l'incapacité où serait le Cabinet actuel de poursuivre jusqu'au bout une œuvre de redressement national.

Quant à l'œuvre elle-même, telle qu'elle noua est présentée, nous déclarons que son programme ne nous satisfait point. Si elle comporte dos mesures courageuses, quelques dispositions lngénlruses, elle se borne à jeter une rapide aumône entre les mains de la famille française. Kt c'est tout juste

si, au long de ses différents décrets, onsemaine.

FEUII.T.ETPN DU 22 NOVEMBRE 1938 29

\)t) jardii) I :1 était

s

par CLAUDE THÉRANNE

Un instant après. il ressortait du magasin et, passant son bras sous celui de licheline, i! la faisait courir pour sauter dans leur autobus qui passait. Le soir, dans sa chambre à elle, Pablo lui avait remis le petit paquet précieux un écrin où dormait un tlacon couleur d'or. et Micheline, par amusement, avait versé la première goutte du flacon' sur les cheveux de Pablo.

Le repos de Micheline s'est enfui. Chaque fuis que Micheline rentre daM sa chambre dont les murs sont restés imprégnés du parfum, elle sent c«l!ç odeur de chvpre si pénétrante qu'elle croit sentir aussi "la de Pablo. Présence trop chère ou trop délestée. Micheline ne sait. Toute son ancienne tristesse refoulée est revenue, elle ne peut croire que son bonheur soit fini, fini à jamais,

prononce le nom du paysan de France. Cet Office du blé qui tend à transformer nos agriculteurs en fonctionnaires indifférents ou en esciaves anonymes de l'EtaL n'est même pas supprimé.

De U» l'hilippe llenrint, à Bordeaux:, Il faut donner au fays le sentiment de la responsabilité de la fonction. Les Français seront disposés à faire des sacrifice» à la condition que cela serve à quelque cbose; le danger des décrets-lois, ajoute orateur, est de compter sur la stabilité ministérielle dans un régime où l'instabilité est la règle. On doit commencer par refaire l'Âme et la conscience françaises et trouver des hommes qui voudront prendre le mal à sa racine.

De M. Jacques Doriot, à Arles Dans certaines maladies graves, il faut des renièdis énergiques. 11 en est de même pour les nations. La France a été atteinte la dernière par le bolchevisme. II s'agit pour elle d'élituiner à son tour le poison.

De M. Dorgères, à un Congrès de défense et d'action paysannes, à Kugnonas (Bouches-du-Hhôno

Nous ne voulons pas servir de vaches à lail pour alimenter les gaspillagts honteux dont nous avons chaque jour des rxeinpk'S, et la gabegie administrative, l'as de politique et d'administration à fa petite semaine. Nous voulons la stabilité* gouvernementale au lieu de la succesiion des ministres. Si votre ferme avait connu 1(>8 propriétaires différents en soixante-dix ans, il y aurait du chiendent jusque devant vos portes.

Et pour finir, des conseils

Voici ceux de M. Elbel, ancien ministre, radical-socialiste, donnés à Lunéville

11 ne faut pas donner à la démocratie l'ImpiTsslun que l'on gouverne confe elle, même si cette impression est partiellement inexacte ou superficielle. L'œuvre de redresseniPiit que les circonstances réclament ne peut se faire qu'avec l'adhésion de l'opinion publique et la collaboration des masse!» elle ne doit pas s'impose! dans la résignation dolente des uns, dans l'apÎmuvrlsscment lamentable des autres, dans la satisfaction égoiste de quelques-uns. Et ceux du Conseil national du parti républicain national (Paris) que pré- side M. Taittinger

La France a payé en septembre dernier à Munich et le jl novembre avec les décrets-lois les erreurs criminelles et les gaspillages démagogiques accumulés pendant vingt-huit mois par le Front populaire. l.a seule voir qui reste présentement ouverte est celle d'une réforme de l'Etat. La France attend un gouvernement fort dont les actes ne soient pas seulement des discours démentis par les faits. C'est l'autorité qui ramènera la confiance et donnera aux capitaux le courage de ranimer les entreprises françaises. C'est l'autorité qui remettra la France au travail, c'est l'autorité qui rendra sa force et son rayonnement à l'empire français, le sens (tes va- leurs et celui des hiérarchies, c'est l'nutorité qui rendra a la France son autorité, son prestige et son véritable visage.

L'incendie d'une ville chinoise fait 2000 victimes ï,e service de la presse et le consul militaire du maréchal Tchang-Kai-Ctiek ont publié un communiqué sur un incendie qui a ravagé Tchang-Cha, capitule du llounan, le 12 novembre, et a fait 2000 morts.

Cette déclaration dit, notamment, que les besoins militaires font qu'il est nécessaire de détruire tous les bâtiments publics et tout ce que l'ennemi pourrait utiliser quand une retraite stratégique est opérée dans une- ville importante. Mais l'incendie de Tchang-Cha fut prématuré et effectué sans ordre des dirigeants militaires.

Cet Incendie a été à deux causes 1" au dernier moment, les autorités de la police militaire locale s'alarmèrent de rumeurs inconfirmées 2" les membres du coips d'auto-défense auxquels on avait confié la destruction des bâtiments importants au moment voulu, croyant que les troupes japonaises rochaient rapidement de TchangCha, commencèrent par mettre le feu à leurs propres maisons, et bientôt on ne put plus contrôler l'incendie. Un communiqué ajoute que l'ordre règne de nouveau a Tchang-Cha, et que ]p front est presque généralement stabilisé.

Incidents à la frontière germano-belge

Les journaux de Bruxelles publient une dépêche de Verviers annonçant que des douaniers allemands, pénétrant en territoire belge, ont tiré sur deux habitants de la Calamine, occupés à cueillir des nèfles dans un bois situé a 200 mètres de la frontière. On pense que les douaniers allemands ont pris les deux hommes pour des fraudeurs. mais on s'étonne qu'ils n'aient pas hésité à franchir la frontière.

lue enquête est ouverte sur ce nouvel incident, le troisième depuis une

Elle voudrait dormir san? répit, et dans son lit elle attend en vain le sommeil. Prendre un livre ne sert à rien, son cerveau ne se fixe pas à ce qui est sous ses yeux, elle lit les phrases sans les comprendre, ce sont les moments heureux qu'elle a vécus qui reviennent sans cesse avec le contraste, à présent. C'est peut-être tout ce que j'aurai de bon dans ma vie, pense-t-elle un être que j"ai aimé et qui m'a déçue. 11 ne me reste qu'une amèrp souffrance, et j'avais tant besoin de bonheur 1 Dans son lit, elle se retourne, pleurant comme une enfant, mais souffrant comme une femme et ne pouvant dormir. Les heures sonnent les unes après les autres, plusieurs églises de Rome se répondent de leurs grosses voix. et, dans le couloir, tout près de la chambre de Mithe'ine, une petite pendule jette dans la maison sa nn!e grêle de couventine. Cela rappelle a Micheline qu'elle doit faire partie d'une grande excursion organisée pour le lendemain et qu'elle a demandé qu'on vint la révei!ler de bonne heure. Mais. sous la tristesse qui l'accabie, l'excursitin ne lui dit plus rien.

Dans l'étal où je suis, à quoi bon me mêler aux autres qui sont gaies, pleines d'entrain ? Je n'irai pas.

Afin d'être bien sûre qu'on la laissera tranquille, Micheline se lève et va fermer sa porte à c'é, puis se recouche pour retomber dans le même désespoir. l.a nuit est longue, longue.

l'aube seulement, Micheline, exténuée, s'assoupit un peu, les premiers sons de l'angé'.us achèvent de l'apaiser et elle s'endort doucement,

~s~ac .r"y o x u ~a. %.e

îez les anciens combattants

1 J j£""KÏ

'A ru. N. c.

Les présidents des groupes régionaux de l'Union nationale des combattants viennent de se réunir en assemblée générale à Metz. A l'issue de cette séance, ils ont adopté un ordre du jour qui dit notamment 1 Prendre actuellement la responsabilité de lancer la génération du jeu dans la voie J'un effort supréme, en faisant luire une espérance que les événements désavoueraient, n'aurait pour conséquence que àe détruire un peu plus la confiance des Français et de compromettre la foi que, malgré tout ils conservent intacte dans le I destin de leur pays. IIII',

Les invalides de guerre

Les six Fédérations nationales d'invalides de guerre se réuniront mercredi soir à la maison de la Mutualité. Au cours de cette manifestation, elles fixeront leur attitude à l'égard des décrets-lois et des sacrifices demandés par le gouvernement aux anciens combattants.

Les combattants parisiens Le Conseil général de l'Association parisienne des anciens combattants, au cours d une réunion tenue à la Maison des mutilés, déclare être prêt à donner son conceurs à la réalisation d'un programme hardi et constructif de rénovation nationale, à condition que ce programme, répartissant, entre tous les citoyens, les charges et sacrifices nécessaires, soit appliqué avec continuité et autorité par des gouvernants stables et responsables dans le cadre de la démocratie rénovée.

Ceux de Seine-et-Oise

Le groupe de Seine-et-Oise de l'Asso- ciation gânérale des mutilés de guerre et

La position de la C. F. T. C.

Le Bureau de la Confédération française des travailleurs chrétiens, réuni le 20 novembre 1938, ayant pris connaissance des décrets-lois du 12 novembre, considérant volontiers- que ces décrets-lois présentent, notamment au puint de vue des allocations familiales et de l'encouragement à la natalité, des mesures dont l'application pourrait être utile et qu'ils s'efforcent d'apporter à la situation économique et financière actuelle des remèdes rendus nécessaires; Considérant, d'autre part, que ni la C. K. T. C. ni les syndiqués chrétiens ne se sont jamais refusés il faire l'effort qu'exilait le salut du pays, mais que les décisions prises leur paraissent incomplètes et les sacrifices inégalement repartis ·

Constatant cependant que, soit directement, soit par vole de répercussion, les décrets-lois auront pour résultat de faire supporter par les classes laborieuses le fardeau de la situation présente qu'ils entraineront une nouvelle augmentation du coùt de la vie, Insupportable étant donnée l'irrs-ufflsance actuelle du pouvoir d'achat de certains salaires, tl qu'ils risqueront de rendre inefficace, par l'augmentation des prix de revient et la situation périlleuse de la Trésorerie des entreprises qui en résulteront, tout effort nouveau de production

Considérant que, malgré les promesses faites et les espérances qu'où a laissé naître, ces décrets portent une grave atteinte à la législation sociale votée par le Parlement actuel et qu'ils ne réalisent pas les compensations attendues entre autres, sur le plan social, l'établissement d'une retraite vitale pour les vieux travailleurs, et, sur le plan économique, l'octroi de crédits a faible taux d'intérêt pour un équipement rationnel des entreprises, en vue du bien commun de la nation Considérant que les sanctions prévues pour l'inexécution de ces décrets-lois, et qui sont différentes suivant qu'il s'agit de patrons ou de salariés, violent le principe de l'égalité des citoyens devant la lof

Considérant, enfin, que l'augmentation des impôts qui frappent lourdement les

Petits élevages simplifiés par IsAtiiLi di Jocfhot o'Abbaxs

10 000 francs par an voilà ce que peut se faire sans peine celui qui adoptera les méthodes sûres et simplifiées de ces trois petits guides. 1 LE POULAILLER DE GRAND RAPPORT U LE CLAPIER DE GRAND RAPPORT m LE RUCHER DE GRAND RAPPORT

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A l'heure convenue la veille, la Soeur chargée de l'éveiller frappe à sa porte. Mais Micheline est' en proie au sommeil le bon sommeil enfin revenu et ne répond pas. Un peu pius tard, on frappe encore..Micheline ouvre les yeux et le* referme aussitôt, car elle entend « C'est votre déjeuner, Mademoiselle Micheline », et ne se soucie nullement, de déjeuner maintenant. Ni chocolat ni excursion, non 1 elle ne désire qu'une chose continuèr à se reposer et qu'on lui laisse la paix. Cependant, on commence à s'étonner dé ne pas* entendre Micheline. Ses compagnie? se demandent si'elle sera prête à tetppé. pour partir. Michèle Masson Tappèlie, gaiement, à travers la cloison, et., comgifi. aucun écho n'arrive, elle, vient, taintHJiiirriner à la porte, mais cette porte est fermée à clé. Michèle va retrouver les autres en disant

Micheline a sans doute passé une mauvaise nuit après l'incident d'hier. Elle ne répond pas. Je crois qu'il vaut mieux ne pas insister, malgré tous nos regrets de ne pas remmener avec nous. r C'est le départ, avec des échanges de rires et d'interpellations joyeuses. ï*uis le silence s'établit et Mîtheline enfouit sa tête dans l'oreiller, décidée à retrouver encore du repos.

Mais un peu plus tard, Sœur Flammia vient pour faire la chambre, et Micheline, réveillée une fois de plus, réprtme difficilement le « zut » qui lui vjent aux lèvres. Ne peut-on pas la iaitsser ttanquille A force d'epposetf le mutisme 16 plus comp:et, peut-être comprendra-l-oa à la fin

Iltlas c'est tout autre chose qu* la

anciens combattants a voté un ordre du jour aux termes duquel

« L'Association estime que, juger l'action du gouvernement avant que celle-ci ait même pu commencer, c'est faire œuvre partisane et ptendre une position politique que l'Association générale des mutilés de guerre et anciens combattants s'interdit en exécution de ses statuts. »

De plus rassemblée a approuvé les termes d'una lettre adressée le 18 novembre par son président, M. Henry Levêque, à M. Pichot, lettre dans laquelle i! insiste énergiquernent pour qu'aucun ordre dt! jour, aucun communiqué à la presse ne soient faits en son nom sans qu'il ait préalablement donné son accord.

Les combattants démocrates populaires

Nous avons dit précédemment que les anciens combattants démocrates populaires, ?.u cours du Congrès de leur parti, à SaintEtienne, ont regretté le refus opposé au gouvernement par les dirigeants des grandes Associations d'anciens combattants. Voici la conclusion de leur ordre du jour Affirment qu'ils sont, quant à eux, résolus à répondre à l'appel du président du Conseil, qui n'aura pas fait en vain appel à la seule bonne volonté de ses anciens camarades.

Se déclarent prêts enfin à apporter leur concours sans réservé à tout gouvernement qui, ne s'inspirant que des intérêts supérieurs de. la patrie et n'hésitant pas à imposer silence aux intérêts particuliers et aux surenchères de la démagogie, s'effor- cera de refaire, non pas en paroles, mais par son action, une France heureuse et pacifique parce que libre et forte.

milieux populaires n'est acçornçagn^e d'aucune mesure sérieuse pour réprimer la fraude fiscale

Proteste énergiquement contre la partie inerimintfe d*j ilécrets-lois Demande à tous ses Syndicats d'élever la même tirotuslation auprès de leurs représentants au Parlement et Invite celui-ci à se prononcer au plus tôt: 1, Se réserve de prendre ou de suggérer toutes mesures utiles, notamment pour obtenir du Parlement la modiflcation profonde de ces décrets-lots et le vote îles compléments nécessaires en s'inspinint du plan de Ia C. F. T. C. Fait appel à la dlsripline des Syndiqués ciir<Hlens pour qu'ils observent les seules directives «le leur Confédération.

La présente motion sera portée à la connaissance des sénateurs et députés.

i. B:ondel quitte Rome

M. Jul«9-Franç(kis Blondel, qui pendant deux ans représenta la France auprès du gouvernement Italien en qualité de ministre chargé d'affaires, a quitté [tome pou* rentrer à J?àHs avant de rejoindre un nouveau poste. Il a été salué à la gare f>at U. François-Poncet et par le haut personnel de l'ambassade.

M. Labonne

en route pour Tunis

M. Erik Labonne, résident général de France en Tunisie, a quitté Paris pour Tunis où il va prendre possession de son poste.

Bientôt la nclje.

Voici de nouvelles facilités pdur les fervents des sports d'hiver

Des consignes de skis fonctionneront pendant la prochaine saison dans tes gares de Paris-Est, Paris-Lyon. Paris-quai d'Orsay et Austerlltz, ainsi qu'en province dans les gares de Dijon. Lyon-Pcrrache, Lyon-Brotleaux, Marseille-Saint-Charles. Nice-Ville, Morez, Les HApltaux-Neufs-Jougtic et Gcnève-Eaux-VIves pour la région du Sud-

Est; Bcz!er5, Bordeaux-Satnt-Jean, Le Mont-

l'ore «t tbiiiouse-.wlabiau pour la région

Dure "01 Le Nonl-

du Sttd-Otlkst. t ~ablau pour la ré~lOn

Ces consignes seront exclusivement ré-

"~5 cons nes s nI exrlnslvemen\ reservées aux voyageurs porteurs d'une carte d'abonnement speetsrt" qui donnera droit a un nombre illimité de dépôts pendant la durée de sa validtte t chaque carte sera valable pour le dépôt d'une paire de skis et de deux bitons.

Les fervents du ^kl no manqueront pas de bénéficier de cet avantage, qui leur sera accordé pour un prix très modique. Les cartes d'abonnement de saison (valables du 23 octobre 1938 au 4 Juin 1939) seront délivrées au prix de '20 francs pour Paris et de 15 franc* en province Lell cartes de trti» mois, dont l'orlcino de validité sera niée par le demandeur. seront vendues 15 francs pour Paris et 10 francs en province.

A Parts, les cartes seront valables dans l'une quelconque) des gares que nous avons indiquées

En province. elles ne seront utlllsablcs lue pour la gare de délivrance.

petite Soeur comprend. S'affolant devant cette porte qu'on ne peut ouvrir et derrière laquelle personne ne bouge depuis la veWIe au soir, elle jette l'alarme. Mademoiselle Micheline ne répond pas et sa porte, par extraordinaire, est fermée à clé. Pourvu qu'elle ne soit pas malade 1

La supérieure, inquiète, vient elle-méme frapper à la porte, ce qui redouble la rage de Micheline et l'enfonce dans sa résolulion de ne pas répondre. Les religieuses se regardent consternées, tandis que £cëur r Flaminia tremble de tous ses membres.

C'est ma faute 1 La perte de son ilacon l'a tant attristée, hier, la pauvre petite demoiselle 1 Bien sûr qu'il lui est arrivé malheur. Même qu hier soir, quand je lui ai dit « A demain », elle m'a iépondu « A moins que je meure cette nuit, tout arrive, ma petite Sœur 1. » Peut-être qu'elle avait un pressentiment. Prions le bon Dieu, murmure la supérieure. Evidemment, ce silence est étrange. Il faut à tout prix entrer dans sa chambre. Peut-être par la fenêtre. ff, ̃ Mais c'est au second étage cfuefle échelle sera assez haute ?._

Je vais parler aux jardiniers. Peutêtre leur sera-t-il encore plus facile d'enfoncer la porte.

Une dernière fois, la supérieure frappe et appelle

Micheline, répondez f Dormez-vous ? Et une dernière fois MicheHiie serre les dents afln de ne pas éclater. Alors, tandis que la communauté se met en prières,, la supérieure va chercher du, j&coûrâ' précipitamment,

Chronique sportive

En football

Journée de gros scores et défaites sensationnelles Plusieurs rencontres de dimanche ont donné lieu a des scores Inhabituels dans le championnat de division nationale. On trouve, en effets dans les résultats de la journée Fivcs bat Cannes sur son terrain par 5 buts à 1 Metz bat Marseille par le même score Ulle bat Excclslor par i buts à 3, et eulln RC Paris bat Sochaux par 6 buts a 1. Ce dernier résultat est incontestablement le plus svusiUumivl. un avait constaté depuis le début de la saison que les Socbaltens possédaient cette année une équipe sans âme, où, malgré de nombreux «émeut* dt» valeur, l'attaque se munira!» stenle. Mais, jusqu'ici, U dérense qui fut a plusieurs reprises celle (le l'équipe de France avait toujours lUnité les dégâts. Dimanche, a son tour, la défense a cédé, et la catastrophe s'est produite. Six fois le portier est allé chercher le ballon au fond de ses Blets. En face des champions de France, te Kaciuy a joue un beau match, au cours duquel s'est distingué un jeune de valeur, Routier, avant-centre par intérim, qui marqua quatre des six buis. Il a, certes, bénéikié de circonstances favorables, mais il a fait montre de décision, d'ardeur, de dynamisme, qualités nécessaires à un avant-centre.

A l'Issu* de cette Journée, Lille reste en tête de la division nationale et Saint-Etienne a la seconde place, Mais, dans l'ensemble, aucune équipe ne se déniche, et la moindre défaillance d'un club le fait aussitut reculer de plusieurs places au classement. On a remarque avec plaisir la belle tenue de tous les titulaires de t équipe de France au cours de cette Journée. Tous ont fait montre d'une condition satisfaisante qui peut donner confiance au sujet (le leur tenue prochaine eu face de l't.illc. H n'ost certes pas question de vaincre les gagnants de la Coupe du monde, qui viennent de battre la fuisse, mais simplement de se bien comporter.

Eu seconde division, la situation reste Inchangée, mais la double défaite des leaders permet aux autres équipes de se rapprocher dangereusement, particulièrement Renues, qui. tout en occupant la troisième piare, est en meilleure posture que Iteiros, qui est au premier rang avec le Red Star. Ici, la situation est plus claire, et sans doute les équipes qui monteront dans la division supérieure seront a choisir entre le Hed Star, Reluis et Rennes. RESULTATS

Division t Rouen bat Ro^bâlt, 2 a l Ri; Paris bat SochauiJ 6 <• Metz bat Marseille, 5 a 1 Sète et Lens, 2 à Le Havre bat Strasbourg, 2 4 1! Lille bat Excelsior 4 a 3 Flves bat Cannes, 5 a 1 Salnl-Etlennc bat, Antlbes, 1 à 0.

Classement1. i.llle, 17 pu 2. SnlnlEtienne, 15 pts 3. Metz, FIvïs, U pis ."). soie, 13 pis 6. Marseille, ii i>ts T. Lens, RC Paris, Houen, 1 1 pis 10. Cannes, Le Havre, tu pis 12. Excelsior, 9 pis 13. Strasbourg, » pis H. Itmibaix, 7 pis 15. Souhaux, Amibes, 5 pis. Division Il: Tourcoing bst Colmar, 2 a I Longwy bai Valeneiemns, 2 a 0 Xamy bat Arras, 1 a 0 Rennes bat Red Star, 4 à 2 iMulhouse bat Boulogne, 4 à ̃•' CA Paris bat Hautmont, 5 A 0 .Mro bat Montpellier, 3 a 0 Charlevlllc bat Troyes. 1 à U Mimes et Aies, 1 à I Toulouse bat Dunkerque, 5 à 3 Girondins bat Reims, ni. t.

Classement 1. Reims et Red Star, 21 pis; 3. Hennes, 20 pis 4. Toulouse, 17 pis 5. Girondins, Colmar, Nice, 16 pli; 8. Nancy, Mulhouse, 15 pis II). Hautmont, Boulog-m-, 13 pts 12. Valenciennes, Troyes, Charleville, 12 pts 15. Arras, Aies, Longwy. H pts 18. Mimes, CA Paris. 10 pis; 20. Dunkerque, 9 pts si. Montpellier, Tourcoing;, 8 pis 23. Dieppe, 7 pis.

MA.TCHES INTERNATIONAUX

Bologne Italie but Suisse, 2 a 0 Lugano Italie B et Suisse B, 0 à 0. En rugby

Toulon, Bayonne, Montferrand et Pau sont les meilleurs du challenge du Manoir

L'avant-dernière Journée des poule» du challenge du Manoir permet d'envisager assez clairement la façon dont se déroulera la suite de l'épreuve. A la sultu de cette Journée, Toujon et l'Aviron Bayonnals sont qualifiés pour les demi-finales. Clermout-Ferrand est également certain de participer a ce pénultlme tour, malgré la grosse désillusion provoquée par sa défaite en face de Béziers. Mais Il reste a trouver le quatrième larron. Le mieux placé Jusqu'ici est Pau, qui n'a A son passif qu'une défaite, et son dernier match l'opposera an dernier do la poule. Une défaite reralt pourtant bien l'affaire du Stade Bordelais, qui compte a son détriment une défaite et un match nul.

Les autres résultats de la Journée n'ont qu'un lniérêt secondaire, puisqu'ils ne mettalent pas les premières places en Jeu. 1 RESULTATS

Povle A Béziers bat Montferrand. 6 a 1 ». Tarbes bat Brive, 11 a 8 Sect. Palolse bat St. Toulouse. 9 à 6.

Classement 1. Montferrand, 12 pts 2. Pau, lu pts 3 Béziers, 7 pts. Poule B Perpignan bat Grenoble, 14 à Il RC Toulon bat RC Chalon, 6 à 0 Lyon OU bat RC France, 8 a 5 OL Marseille bat CS Vienne, 6 à 5.

Claaeement t. Toulon, 12 pts 2. Chalon, 10 pis 3. Perpignan, 8 pts.

Poule C Av. Bayonnals bat St. Bordelais, 25 à 5 Biarritz OL bat St. Nantais, 14 aS; CA Béglals bat St. Français, 12 à 3; SU Agen bal CA Pérlgueux, 14 à 0. Classement 1. Aviron Bayonnals, 12 pts 2. Stade Bordelais, 11 pts; 3. Biarritz. 8 pts.

Roanne elt maitre incontesté chez les treize

On attendait beaucoup de la rencontre qui opposait à Roanne le 13 local à l'équipe de Lyon-VIIJeurbanne. Or, tl n'y a pas eu de match, mais une belle exhibition de Roanne, qui accumula 48 points. n'en concédani que 2. Par cette splendiite un peu trop victoire, les Roannais occupent malmenant la tête du championnat. C'est très nettement la meilleure équipe clic reste d'ailleurs Invaincue à ce Jour.

RESULTATS

Bordeaux bat Bayonne, 3î à 8 Catalans bat Brive, 18 a s Pau bat Carcasonne, 15 & 8 Cavalilon bat Toulouse, 9 a 6

Restée seule, Sœur Flaminia est au désespoir derrière cette porle. Sans réfléchir à ce qu'elle fait, elle frappe à grands coups, ne s'arrêtant plus. frappe de telle façon que Micheline ne peut résister plus longtemps. Se dressant dans son lit afin qu'on l'entende mieux, au comble de la fureur, elle crie à pleins poumons ce qui n'était pas fait pour les murs d'un couvent

La barbe 1

Instantanément, les coups s'arrêtent, et la petite Sœur ne se tient plus de joie. Dans un geste de ferveur, elle joint les mains en action de. grâces, puis elle s'élance de son pas menu à travers escaliers et couloirs, elle court sur le gravier dans les allées du jardin et rejoint vite la supérieure.

Ma Mère, ma Mère, Dieu soit béni i elle a crié « la barbe » Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais elle n'est pas morte

Micheline, apprenant du même coup, quelques instants après, l'attachement dont a fait preuve Soeur Flaminia et sa charmante naïveté, achève de la conquérir à la vie à la mort en lui sautant au cou, tandis que, toujours malicieuse, elle lui glisse comme une confidence Ça voulait dire « merci mais ne le répétez pas I

Un moment égayée d'avoir causé ce drame dont elle a été l'inconsciente héroïne, Micheline retombe ensuite dans la tristesse. Elle regrette une présence chère, connue depuis longtemps par r exemple, tante Manie qui la sermonnerait avec une bienveillance admirative, ou

Les récentes expériences cliniques révèlent les résultats inespérés d'une nouvelle thérapeutique contre le Rhumatisme.

Ce traitement est facile à suivre à domicile

C'est une nouvelle qui réjouira bien des malades affligés de ce terrible mal qu'est le rhumatisme sous toutes ses formes. Oenx qui doutent feront bien de prendre l'avts de leur médecin traitant, qui les éclairera en tuute conualssanre de cause sur reriirarHé et l'opportunité de ce nouveau traitement.

Connue sous le nom d'EmanothéraiHe. cette nouvelle thérapeutique a été expérimentée sur des milliers de rhumatisants dans les plus grands centres médicaux du inonde entier les observations communiquée» par les plus hautes autorités médicales, les statistiques dressées d'après les observations cliniques et les comptes rendus aux divers Congrès médicaux en particulier au Congrès international du rhumatisme contirment d'une manlere éclatante les résultats étonnants obtenus à t'aide de cette nouvelle thérapeutique.

Appliqué sous une forme déterminée, ce traitement exerce une acllon surprenante sur le rhumatisme, arthrltlsme. goutte, lumbago, sciatique, névrites et névralgies, même chroniques et rebelles. Douleurs. enflures et raideur disparaissent rapidement les articulations reprennent leur mobilité, l'état général s'améliore considérablement et l'organisme usé retrouve uue vitalité et des forces lui permettant de résister & toute nouvelle attaque.

ASTHMATIQUE Recette gral. H.AUDOIN, J3, IM Dubouchagc, N1CK

Roanne l);it Lyon, i à 2 Villeneuve bat AIUI, 20 a H.

Le mati-h Dax-CMe Basque, qui devait se Jouer à D;ix, a i<6 remis.

Classement: I. noanne, Villeneuve, 86 pts; 3. Côte Oasque, Toulouse. 22 pts 0. Bordeaux, Cariiissonne, 10 pis.

En cyclisme

L'omnium France-Italie se termine par un match nul

L'omnium franc-o-Hallen, organisé dimanche au Vélodrome d'Hiver, s'est ter-

miné par un malcli nul. Les Transalpins

fnrent par un mal!'11 IIII\. Les TrnIlSal\JlIIS

furent vainqueurs un Individuelle et diinj

un match-poursulie, les Français remporlant les deux autre* éprouves de poursuite. Derrière moto, la victoire sourit ait jeune A. Sérés, qui semble marcher ;tir ici traces glorieuses de sou uerc.

RESULTATS

Poursuite par équipe de Ociit, Itmliâe à i kilomètre», Première manche 1. Glrard-Ooujon rejoignent Valelll-Mossl, après 3 km. 3fii). eu 4 nu 6 s. 3/5.

Deuxième manche .• 1. olino-Giierra. en

4 m. 59 s. ï. Archainbaud-i'ouniler, a

25 mètres. Ti'iiittif'mc manche (individuelle par points) l. Italie. r,t pts 2. France, 57 pis. Quatrième manrhe I. Kquipe française. i ni. is s. -2/h 2. Equipe Italienne, a 1 niclre. à

Prix Paul-Dangle. Classement final I. A. Sérês, 3 pts î. Ang. Wumtist, 3 pis 3. Krauss, 7 pis 4. Terreau, 7 pts. Petites nouvelles sportives

a Amsierdom, la nageuse hollandaise >f11e Van Pejrjrelen a battu le record du monde (les 100 mètres dos en réalisant 1 m. 13 s.

Deux épreuves de cross-cyclo-pédestre ont été courues dimanche. Elles sont revenues a Peuzlai et a Guihtilre.

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Ce nouveau traitement naturel ne comportant ni drogues ni toxiques met l'organisme à l'abri de tout danger. Soulignons qu'il peut être maintenant facilement apl'ilqué a domicile sans nuire aux occupations journalières et qu'il est, de plus, accessible à toutes les bourses.

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« Qui paye ses dettes s'enrichit »

L'État va payer les siennes L'Etat, trop souvent, était en retard pour payer ses fournisseurs. Ceux-oi sa trouvaient, de ce chef, en difficulté» 0 pour pa>er leurs diMtcs ̃' l'égaril da leurs propres fournisseurs ou de leurs banquiers. Leur crédit comme le dévoloppement de leurs entreprises s'en trouvaient atteints lorqu'il« n'étalent pas forcés à subir la liquidation ou la faillite.

Cet abus va prendre fin, ai l'on ea croit co communiqué du ministère- des Finances

M. Paul ncynnuc' a prescrit aux divers services compétents de l'udinlnldlratlon d«8 Finances de prendre lis mesures propres à f«i-llltcr le payement rapide des dette» de l'Ktat et des collectivités à l'égard de lettre fournisseurs, et de tous outres créanciers q dont les créances peuvent être en souffrance.

Un recensement général de ces créance» en retnnl <»t en cours. Les fournisseurs, les entreprises ou les particuliers qui luiraient il se plaindre de délais excessifs infustlllés, sont invités a adresser leurs réi'laniutlons ait ministère des Finance», avec la mention « Payements de l'Etat ».

JUSTICE

LA COUR D'ASSISES D'AMIENS A INFLIGE CINQ ANS DE TRAVAUX FORGES AU PHARMACIEN MACRON t.c prnef-1 qui a amené nu% »s«1«cs de la Poiiiirii" Arthur Marron, pharmacien, »<;cu«û de l'fiiipninoiiiHMnciti de si fliincée, Menée Ihindre, s'est lerinine k Amiens, après p(usieur* Jours de débats unîmes.

inïmédintemcm aprùs lu découverte rlu crime, .Million, longuement Interrogé par lct gendarme*, fit des aveux.

i>e\unt les jugea, n enang-es de tactique, mais il un fut Impossible de nier les fuis on as;ilt trouve dans la poche de son veston quatre flitcons qui avalent contenu du cyanure de potassium.

Aprf-s le long défilé des témoins et la déclin, iilon lin médecin psychiatre, qui couclui ïi Vd pleine responsabilité de i'acruge, )(; procureur fjcnenil pronom;» un léqulEllolii: irés serré ci demanda aux Jures la peine de mort.

Macron fut habilement défendu par Thoyot.

Le jury a rapport un verdict aMrnMUr avec circonstances atténuantes. v Macron a été condamné & ctnq ans de travaux forcés et cinq ans d'Interdiction de séjour.

Alain à quii elle pourrait envoyer des coups de boutoir pour masquer sou çha. grin et sa mauvaise humeur.

Mais Micheline n'a personne sous la main.

Et, voilà que la ville, radieuse, semble fa dépouiller de son halo de beauté. 11 pleut, il pleut comme en France Rome sans la lumière qui dorait ses palais et ses colonnes, qui irisait ses fontaines et faisait vivre ses fleurs, ce n'est plus ça du tout

Que faire de cette lamenlahle journée ? P Mithe'ine voit tout sous un. autre aspect les églises sont ternes, les temples sont iik 'ri s, tes musées ne s'éclaireut plus, le horgbo pittoresque est un quartier hideux, Tout à coup, elle pense aux Catacombes. Pas besoin de soleil pour faire leur connaissance au moins, j'-y serail à l'abri 1 Micheline sait que les Catacombes de Sainl-Calisle sont les plus importantes. Ei:e part. Un autobus l'emmène dans la campagne romaine, il s'arrête loin de l'entrée de-3 Catacombc. Micheline A, a encore un long trajet à faire sous la pluie, dans cette campagne plate et désolée elle arrive enfin. Le temps, le lieu, tout lui semble lugubre, à la couleur do. sun esprit.

(A suivre.)

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