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Titre : La Croix

Auteur : Groupe Bayard. Auteur du texte

Éditeur : La Croix (Paris)

Date d'édition : 1938-05-07

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 104176

Description : 07 mai 1938

Description : 1938/05/07 (Numéro 16947).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k443324q

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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ADVENIAT REGNUM TUUM

Samedi 7 mai. Saint Stanislas. PREMIER SAMEDI DU MOIS

Dhn. 8. Apparition de Mint Michel.

La Journée

Paris, 6 mai 1938.

La Chambre des Communes a approuvé, à mains levées, le récent acoord anglo-irlandais.

#

Dans les prochains décrets-lois, à félaboration desquels plusieurs ministres ont travaillé tous ces tempsci, figurent des textes destinés à régler pratiquement les conflits du travail.

L'emprunt de défense nationale sera lancé au début de la semaine prochaine. 11 ne sera pas à garantie de change, le franc n'étant plus « flottant ».

Le personnel des paquebots « Ilede-France et « Colombie » s'est solidarisé avec celui du « Champlain » •t a cessé d'assurer son service.

Dès son retour de Naples, M. Hitler Msisté, vendredi matin, « une- nouvelle parade des troupes fascistes à Rome même.

̃̃̃̃̃̃̃̃1

Une des dernières photographies de l'abbé Charles Gillet, glorieux combattant de la grande guerre, amputé des deux bras, dont le nom a été attribué à une rue du XVI" arrondissement. Cette rue. située à l'intetsection de la tue Lyautey et de la rue .lea-i-Bologne. passe au chevet même de l'église NotreDame de Passy. Elle est officiellement inaugurée ce samedi.

Le superbe vitrail, résumant l'épopée, de sainte Jeanne d"Arc, qui est inauguré à l'église Saint-Denys de La Chapelle où la Sainte a prié et communié à l'occasion du triduum qui s'y déroule actuellement en l'honneur de la libérafarjo» dp U (MtIMh

Autour de la Conférence de Sinaïa

Le chancelier Hitler reçoit donc à Rome les honneurs du triomphe. Tout le bruit fait là autour relègue au second plan de l'actualité une réunion dont il ne faut pas cependant minimiser l'intérêt. Non pas que nous négligions l'importance probable des entretiens du Führer et du Duce non pas que nous sous-estimions le rôle que peut jouer pour le moment en faveur de la paix ou de la guerre M. Mussolini. Celui-ci, que l'Anschluss avait mis en fâcheuse posture en face de son allié, a maintenant reconquis la supériorité diplomatique grâce aux atouts que, par leurs négociations avec l'Italie, la Grande-Bretagne et la France lui ont judicieusement mis en mains. Mais nous croyons que l'importance de ces atouts tient essentiellement dans l'attitude que les pays de l'Europe centrale vont décider d'adopter de-'

Les trois interlocuteurs des entretiens de Sinaïa de gauche à droite MM. Stoyadinovitch (Yousgoslavie) COMNÈNE (Roumanie) KROFTA (Tchécoslovaquie).

vant la poussée pangermaniste. C'est pourquoi la rencontre à Sinaïa des ministres des pays de la Petite Entente nous paraît valoir qee l'on s'y arrête quelque peu. M. ""Cblnn'ênè, ministre* des Affaires étrangères de Roumanie M. Krofta, ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie M. Stoyadinovitch, chef du gouvernement de Yougoslavie, ne se sont pas rencontrés en une réunion extraordinaire. Les entretiens de Sinaïa ne sortent pas du cadre normal des sessions régulières du Conseil de la Petite Entente. Cependant, à Berlin en particulier, au lendemain de l'Anschluss, la Petite Entente avait été bel et bien considérée comme enterrée du même coup. Le seul fait de la rencontre actuelle prouve la force et la permanence d'un organisme sur la politique duquel les avis- peuvent différer, mais dont nul ne peut méconnaître l'importance dans l'équilibre européen de l'après-guerre. Il est maintenant vraisemblable que le péril germanique constitue un appréciable élément de rapprochement de ces trois Etats, que les événements antérieurs à la chute de Vienne avaient plutôt contribué à séparer.

Sans même tenir compte a fait permanent des oppositions d'intérêts économiques à l'intérieur de la Petite Entente, l'évolution récente de la politique de la Roumanie et de la Yougoslavie détachaient peu à peu ces deux pays de la Tchécoslovaquie. Les formes autoritaires qui, sous l'impulsion du roi Carol, s'accentuaient à Bucarest avaient été jusqu'à faire craindre

par JEAN CARET

un rapprochement étroit avec Ber-1 lin. crainte qui semble bien évanouie à l'heure actuelle. Quant à M. Stoyadinovitch, ses voyages à Rome et surtout à Berlin avaient traduit avec une clarté suffisante les vœux du Premier yougoslave. L'annexion de l'Autriche par le Reich aurait pu accélérer le mouvement, toute résistance à l'expan- sion allemande aurait pu sembler illusoire. La rencontre actuelle prouve qu'il n'en est rien et il est sans doute permis de penser que l'attitude soudain redevenue clairement énergique de la France et de la Grande-Bretagne y est bien pour quelque chose, ainsi que le sentiment de malaise créé à Rome par la présence des Allemands au Brenner. Ce retournement subit dans les grandes capitales occi- dentales fat certes apprécié non] seulement de la Tchécoslovaquie,

le plus directement menacée, par suite de l'agitation des Sudètes et du doublement de sa frontière avec l'Allemagne, mais aussi par la Yougoslavie, maintenant voisine du Reich,et par la Roumanie, parfaitement au courant de l'intérêt qu'offrent pour Berlin ses blés et ses pétroles. En outre, la disparition de lAutriche imposait à la Petite Entente un redressement de sa politique nul n'ignore que le but premier de cet organisme était la défense en commun des tracés territoriaux dus au traité de Versailles. Cette préoccupation n'a cessé d'opposer la Petite Entente aux deux Etats dont elle avait recueilli la succession l'Autriche et la Hongrie. Nul doute que ce soit, là une des raisons qui aient le plus fait obstacle à une collaboration générale de tous les pays danu- biens. Cette collaboration eût-elle été mise en route que les événements du 11 mars dernier ne se seraient vraisemblablement pas produits. Les meilleurs esprits de Prague, de Bucarest et de Belgrade reconnaissent maintenant volontiers que la politique suivie fut souvent à courte vue ils ne s'étaient pas rendu compte, sauf, trop tard, dans les derniers mois, que le danger pour eux comme pour Vienne, comme pour Budapest, venait de la volonté d'expansion allemande, à nouveau surexcitée par le national-socialisme. Hâtons-nous d'ajouter que tous les responsables de cette politique ne se trouvaient pas dans les capitales de l'Europe centrale et nue Paris porte avec Londres une responsabilité indéniable.

Mais si l'heure est au salutaire exercice de l'examen de conscience, elle n'est pas à la répartition des responsabilités. A Sinaïa. c'est vers l'avenir que l'on regarde. Si le danger est nettement entrevu, ce n'est pas une raison pour aggraver les relations avec Berlin. Le toste prononcé par M. Comnène est à ce sujet dénué d'ambiguïté avec tous ses voisins la Petite Entente maintiendra les meilleurs relations possibles, à condition que l'indépendance des trois pays soit respectée. Sur ce dernier point la communauté absolue d'attitude des dirigeants de la Petite Entente est très symptomatique.

(Voir la suite page 2.)

Après

le premier Congrès national de la J. A. C. F. à Lourdes En réponse au télégramme d'hommage que lui avait adressé Mgr Choquet au nom des 12000 Jacistes présentes à Lourdes, le Saint-Père a fait parvenir à l'évèque de Tarbes. et Lourdes la dépêohe suivante A Son Excellence Monseigneur Choquet, évéque de Lourdes

Cité du Vatican, le 3 mai 1938.

Agréant hommages milliers Jacistes féminines réunies premier Congrès national Lourdes, sous votre présidence, Saint-Père implore par intercession siùge apostolique, sagesse, lumières divines pour travauz et envoie Votre Excellence, aumôniers et Jacistes présents, Bénédiction implorée.

Cardinal Pacelli.

Sept ministres des Affaires étrangères participeront à la prochaine session de la S. D. N.

On mande de Genève, que M. Litvinof a annoncé fermement qu'il représentera, lundi, VU. R. S. S., au Conseil de la S. D. N.

Par contre. M. Beck, ministre des Affaires étrangères de Pologne, aurait renoncé à se déplacer. Il semble que cette décision ait été provoquée par le fait que la question éthiopienne, qui sera discutée au cours de cette session, est définitivement réglée pour le gouvernement polonais, puisque la reconnaissance de l'empire italien a été faite lors du récent voyage de M. Beck à Rome.

On compte sur la présence de sept ministres des Affaires étrangères, membres du Conseil lord Halifax, MM. Georges Bonnet, Spaak (Belgique), Munters (Lettonie), Litvinof (U. R. S. S.), Comnène (Roumanie) et Sandler (Suède). En outre, MM. Alvarez del Vayo, ministre des Affaires étrangères d'Espagne '•et Motta, chef, du département des Affaires étrangères de la Confédération helvétique, seront appelés à siéger, lors de l'examen, par le Conseil des affaires qui les intéressent. La coopération économique internationale

Le Comité chargé par l'Assemblée de la Société des Nations d'examiner la structure et le fonctionnement de l'organisation économique et financière internationale s'est réuni à Genève pour un débat général an cours duquel certains membres du Comité ont fait des suggestions.

Le représentant de la Grande-Bretagne et celui de la Pologne ont insisté sur la nécessité d'élargir les bases de la coopération économique internationale en faisant appel à la collaboration de certains Etats qui demeurent éloignés des travaux de Genève. Le représentant de la Grande-Bretagne a reconnu, cependant, que c les circonstances politiques actuelles ne laissent pas beaucoup d'espoir d'un tel élargissement ».

M. Frère, collaborateur du président Van Zeeland, dans l'enquête internationale de ce dernier, est aussi partisan de cette suggestion. Mais comme il n'existe pas, en ce moment-ci, d'espoir d'aboutir, M. Frère se contentera de quelques retouches de l'organisation actuelle.

Enfin, M. Avenol, secrétaire général ce ta S. D. N., s'est élevé contre une certaine démoralisation et a conseillé de rechercher les moyens pour que la situation n'empire pas.

-moi>

Les entretiens

de M. Daladier M. Edouard Daladler, président du Conseil, a conféré successivement, vendredi matin, au ministère de la Guerre, avec MM. Frossard, ministre des Travaux publics, et Georges Bonnet, ministre des Affaires étrangères.

L'incendie du « La-Fayette »

Gravement endommagé, on ne sait encore si le La-Fayette, qui se consume lentement, pourra être réparé.

Escrocs interplanétaires.

Fakir de son métier, Olaf, docteur es dioinations astrales, submergeait la France de ses prospectus.

Seul, à l'en croire, le « maître hindou » bavardait comme ami d'enfance avec Saturne, Uranus.

Seul, Olaf contre trois misérables pièces de 20 sous vous tirait un « horwcope d'essai ». Et si ça mordait, moyennant un billet de 100 francs, un' horoscope tout ce qui! y a d'idoine. Et polycopié, s'il vous plaît.

Polycopié avec si peu de parcimonie répandu avec tant de discrétion que lesdits horoscopes piquèrent an jour la curiosité de dame police.

Résultat Olaf, mage hindou an nom slave. israélite allemand chassé de Berlin, Helmuth Schlesinger, de sa véritable qualité onomastique, commente aujourd'hui, devant le président de la 13e Chambre correctionnelle, an 13 qui ne lui a pas porté chance non plus ses dialogues avec Jupiter, mais sa mirifique conception de l'escroquerie, élevée à la hauteur d'une institution. Olaf est un monsieur qui depuis 1934 reçoit quelque 50 000 lettres par mois occupe 36 employés; vend par correspondance, toujours des « peignes radio-actifs », des talismans pour forcer la chance à la Loterie nationale, et dé-

30 000 enfants, réunis à Auteuil, ont prié Marie, Reine de France.

Organisée par le « Chapelet des enfants », une belle cérémonie a réuni jeudi dans l'enclos des orphelins-apprentis d'Auteuil, sous la présidence de S. Em. le cardinal VERDIER. 30 000 petits garçons et petites filles venus prier pour la France. (Lire plus loin les détails.)

La grève immobilise, au Havre, trois navires de la Compagnie générale transatlantique

A la suite du conflit qui opposa mer- credi le personnel civil aux officiers du Champlain, ce paquebot qui devait appareiller pour New-York est immobilise au Havre, et le mouvement de grève a gagné deux autres navires de la Compagnie générale transatlantique, 'e- V?mWe et l'Ile-de-France. Le départ de ces deux derniers ne doit heureusement avoir lieu que dans plusieurs semaines.

En raison de la gravité du conflit, M. de Chappedelaine s'est rendu au Havre. Des dispositions ont été prises d'accord avec M. Sarraut pour maintenir l'ordre.

Les causes de la grève Une certaine agitation se manifestait depuis plusieurs jours parmi le personnel civil de la Compagnie générale transatlantique propos du renouvel-

QU'EN PENSEZ-VOUS?

zlare ingénument « viore de ses reoenus ».

On comprend ça.

Mais les horoscopes ?

Puéril

La firme « Olaf » imprime 36 formules d'horoscopes un par employé « modèle homme modèle femme modèle jeune f ille ». Comme au magasin de confection. Et pour chacun de ces trois types de clients, 12 textes correspondant aux douze mois de l'année.

Joseph Brandicomi, journaliste catholique, dénonçait voilà près de deux ans, dans <{ Le Sel n, la spirituelle revue de notre ami Pierre Dumaine, le manège des sires Olaf Birman et « tutti quanti ». Sans doute o Le Sel » a-t-il aidé la loi dans sa besogne de salubrité publique.

Mais ne pourrait-on, en cherchant bien, trouver moult complices à ces négriers de la crédulité populaire ? 1 Les quelques 50 000 jobards mensuels, entre autres, qui leur demandent par correspondance un peu de bonheur. Une pauvre petite contrefaçon de cette spiritualité dont ils ont soif. Soif qu'ils trompent avec des sousproduits d'of f icine commerciale.. « Misereor super turban ».

Louis Brunet.

le,ment de ses effets d'habillement. Mercredi soir, le secrétaire du Syndicat du personnel monta à bord et oonseilla aux membres du Syndicat de cesser le travail.

Le commandant du harnplain ayant somnîë"lë~ pëf&ônnel civil de rester a" son poste, le secrétaire du Syndicat le prit à partie et prêcha la désobéissance. Solidaires de leur commandant, les officiers du Champlain quittèrent alors le paquebot.

A propos

d'une amputation La presse, qui avait d'abord accueilli sans grand enthousiasme la nouvelle du « repli du franc, s'est montrée vendredi assez favorablement impressionnée par le premier af flux de capitaux. Notre monnaie donne l'impression d'interrompre une lente reculade, après avoir bondi en arrière pour mieux s'arc-bbuter, pour mieux faire face, avec l'aide du dollar et du sterling.

Certes, la dévaluation n'est pas l'oeuvre de M. Marchandeau, puisque le franc, depuis le moment où l'on avait dû lui donner liberté de flotter, n'avait cessé de perdre de sa valeur. L'actuel ministre des Finances s'est contenté de choisir une position facile à défendre et d'enregistrer en même temps, de manière officielle, la dévaluation de fait.

Cette faillite partielle venant après tant d'autres, dira-t-on, est une catastro phe.

Bien sûr, car si une hausse injustifiée des prix peut être empêchée, nul ne songera à contrarier la hausse justifiée, déjà grave pour les Français dont les traitements s'essoufflent à suivre, tragique pour les gens à revenus fixes!

De plus dangereux que la faillite partielle, je ne connais que la faillite totale. En prolétarisant l Allemagne, elle l'a conduite à son régime de barbarie, appelé sans doute, au moment où il s'écroulera, à mettre tout à feu et à sang.

Quand on tente une opération de chirurgie très délicate, c'est avec la perspective, si l'on échoue, d'aggraver le cas de son patient. Selon que M. Daladier saura ou ne saura pas allier l'adresse à l'énergie, il conduira le pays soit au salut, soit à la ruine. P. L.

Le mois de mai verra se dérouler, en l'église Notre-Danje-Auxiliatrice -Je Clichy, de belles manifestations mariales. Jeudi soir, a eu lieu, sous la présidence de S. Etc. Mgr Chapta!, une belle cérémonie russe de rite byzantin à laquelle assistaient de nombreux fidèle*.

Le monde actuel et les Missions dans un prophétique discours de Pie XI De notre correspondant romain

Nous nous devons de clôturer les in formations successives que nous avons données sur les très intéressantes assises des oeuvres pontificales missionnaires à Rome, par le très grand et émouvant discours que le Souverain Pontife a prononcé, vendredi dernier, en présence des délégués de tous les pays. Les vues du Saint-Père se sont élevées à une hauteur qui fait penser aux prophètes. On voudra lire k in extenso ces paroles si denses et si actuelles, sorties de la bouche et du cœur du maître de l'apostolat.

Nous vous remercions, non seulement d'être venus Nous trouver, mais de la joie que fait naître dans Notre esprit et Notre cœur le souvenir de tout ce que vous représentez comme travail accompli. Nous vous remercions de -ce que vous avez réalisé, puisqu'on vient de .Nous annoncer que, cette année, malgré les dit ficultés des temps actuels, on a fait mieux que les fois précédentes, on s'est surpassé car, si elle ne correspond pas aux vrais besoins, elle est pourtant appréciable, la somme de 3 millions recueillie en plus de celle de l'année dernière, dans les temps si terribles où nous vivons. Le Pape vit de tristes journées en pensant à l'Europe

Nous ne savons pas comment vous remercier, Nos très chers fils, ni comment remercier au-dessus de vous la divine bonté et miséricorde, la toute-puissante munificence divine, qui a fait de vous les instruments de ses merveilles. Cela doit être, du reste, votre grand réconfort vous sentir, vous savoir dans les mains de Dieu instruments de tant de bien, surtout dans l'affliction des temps actuels. A dire vrai, Nous croyons être en fait le grand bénéficiaire de tout cela. car Nous n'avons pas besoin de vous le dire à vous qui êtes accoutumés de devifter ce que les choses et les événements produisent dans Notre cœur de Père, ce sont de tristes journées que vit depuis un certain temps le Père de la grande famille catholique, en voyant, en pensant à tout ce qui arrive dans ces antiques chrétientés de l'ancien monde, r rope, dant les régions qui Nous

plut pr8etes. Vra:Jmertt. '.n'~ j 1,\ de qu~ faire pleurer.

Nous étions plus ou motos prépai* •& h beaucoup de choses déplaisantes, mais non pas à celles qui se sont produites successivement et d'une telle façon Aussi n'avons-Nous pas de paroles capables de remercier le Seigneur de Nous avoir procuré par votre coopération, justement à un tel moment, en de tels jours, cette grande consolation, comme pour obliger le cœur et les yeux à se détourner un moment de ce déplorable spectacle, et Nous permettre de Nous réjouir à la vue de régions si vastes et éloignées. mais remplies de belles promesses, où germent, croissent, fleurissent et arrivent à maturité !es moissons magnifiques des Missions qui reçoivent, des œuvres pontificales, une si grande partie de 1 aide dont elles ont matériellement besoin aide bien utile, comme la rosée des bienfaits célestes qui leur est aussi largement procurée grice aux croisades de prières. grâce à cet autre apostolat répandu dans le monde sous ses formes les plus simples et les plus émouvantes: apostolat. de la prière, des prières de l'enfance innocente jusqu'à celles qui s'élèvent des lits de souffrance, qui s'expriment au milieu des gémissements et de toutes les maladies du corps.

Les défections survenues dans le vieux monde seront providentiellement compensées par les nouvelles chrétientés jaunes et noires

Ce Nous est une consolation particulièrement vive, que le spectacle des Missions, de leur épanouissement en tous lieux, et même là où on s'y attendrait le moins, en raison de ces tempêtes humaines qui mettent tout à feu et à sang et qui devraient tout détruire Nous les voyons au contraire survivre et continuer à se multiplier dans un travail méritoire et inébranlable. On dirait que la divine Providence, à laquelle appartient l'avenir, prépare ces grands, ces immenses continents. Que seront ces chrétientés dans cinquante, cent, deux cents ans? Quelle compensation auront-elles apportée à tant de défections survenues dans le vieux monde? Tout cela fait réfléchir, méditer et espérer délicieusement au milieu de tant de raisons d'être tristes. C'est la grande consolation du Vicaire de JésusChrist, et ce doit être également la vôtre. Nos très chers fils, de penser que, heureusement pour Nous, l'avenir est dans les mains de Dieu ainsi Nous pouvons


et Nous devons avoir une confiance qui triomphe de toutes les épreuves. En effet c'est triste à dire, mais c'est ainsi, dans le présent, Nous ne pouvons Nous consoler au milieu de tant de tristesses, dans une lutte aussi âpre contre le mal le présent est dans les mains des hommes, il dépend pour une grande part des hommes.

Tout est soumis à Dieu mais, dans le présent. Dieu laisse faire tant de choses aux hommes et il leur en laisse tant faire, parce que sa patience est infinie. Un écrivain l'a dit très bien il faut une miséricorde et une patience infinie moins grande, elle ne suffirait pas. Les hommes ont une si grande part dans le maniement des affaires présentes: certains connaissent la loi de Dieu et font quelque chose pour t'observer mais beaucoup d'autres ne la connaissent pas, la" méconnaissent, ,1a prisent et la combattent et ils travaillent non seulement ans Dieu, mais contre Dieu. Eh bien Dieu laisse taire il voit et pourvoit il voit l'avenir, cet avenir que Nous ne voyons pas, mais que Nous savons être «ntre, ses mains, et, de temps en temps, il nous donne quelque avant-goût de cette grande réalité.

Beaucoup de choses humaines s'élèvent, puis croulent; mais la main de Dieu prépare l'avenir

Nous-même, dans Nos quatre-vingts années de vie et vous aussi, dans la durée de vie que Dieu vous a accordée, Nous avons vu tant de choses humaines •'annoncer, s'élever, se proclamer, s'imposer pour un moment, et tomber ensuite, précipitées dans la poussière et même dans la boue. L'expérience de la dernière grande guerre est là pour l'attester elle devait être la dernière guerre, marquer ia fin des conflits, et on la proclamait telle. Tous les hommes se disaient sa fin sera le principe du règne de la paix, qui ne sera plus troublée. Au contraire, elle était le prodrome et l'annonce d'un enfer de confusions et de conflits.

Les grands événements du jour au lendemain n'obéissent donc pas aux hommes Ct cela est heureux pour tous ceux qui travaillent là où travaille la main de Dieu pour préparer les consolations de l'avenir. Notre merci va donc bien loin, et il est à la dimension de l'immense service rendu par ceux qui travaillent à étendre le règne de Dieu, à préparer un aussi uaint avenir.

La Pape remercie Dieu de le faire vivre dans le moment actuel mais il envie les jeunes, qui verront de grands événements

Nous n'avons pas l'habitude de décrier notre époque ni de la louer. Nous remercions Dieu qui Nous a placé dans le moment actuel mais vraiment Nous ne pouvons regarder les jeunes sans une certaine envie, spécialement les tout jeunes, qui ont encore un long avenir devant eux. Nous avons vu beaucoup d'événements, mais ils verront beaucoup de belles choses la préparation immédiate sera peut-être pour eux dure et amère, mais les résultats nc peuvent manquer, même en ne comptant que sur le court itinéraire d'une vie humaine. Quand Nous pensons à ce que Nous avons vu quatre-vingts ans passés, c'est quelque chose, mais pourtant c'est bien peu dans la vie. d'un peuple, Nous devons dire que Nous avons vu beaucoup de choses dans ce laps de temps si long et par ailleurs si court mais combien de belles choses verrez-vous, très chers fils 1 Nos ancêtres ont vu des formes de bien que Nous ne connaissons plus mais Notas aussi Nous voyons des formes de bien qui leur étaient inconnues par exemple le prodigieux développement des Missions, le réveil de la conscience missionnaire; l'admirable épanouissement de la dévotion eucharistique ce que promet et ce que réalise déjà de bien partout, avec tant d'élan, l'Action catholique, qui est la vie chrétienne vécue avec zèle, et qu; même dans les Missions produit tant de beaux fruits, comme Nous l'apprenions encore tout récemment pour les Missions de l'Inde et de Chine. De tout cela Nous remercions avec ferveur, vous, très chers fils, et le Seigneur si miséricordieux. Un programme authentiquement « romain et digne du Christ

Non voulons ensuite vous féliciter de ^ous être surpassés vous-mêmes et d'avoir appris autour de vous à surmonter «nt de difficultés, pour pouvoir venir en aide au Vicaire de Jésus-Christ, avec une moisson toujours plus large et abondante. Nous vous félicitons donc, et Nous vous souhaitons ce que vous vous êtes déjà promis à vous-mêmes de vous consacrer toujours davantage et toujours Drieu* à cette si belle œuvre, qui tient le premier rang parmi les œuvres divines, puisque, la première des œuvres du divin Rédempteur a été justement celle de créer des apôtres, de se chercher des aides pour la diffusion de la Rédemption du monde.

Ce que vous vous proposez de faire, Nous avons l'habitude de le dire à Nos fils qui Nous expriment leur affection n Toujours plus et toujours mieux. » Et Nous pouvons donner a cette expression une forme différente, en Nous servant d'une parole qui, sans doute, n'est pas d'antique romanité dans le sens qu'on a coutume de donner aujourd'hui à cette parole et l'on fait passer pour romanité tant de choses qui sont au contraire « modernité » et d'un goût douteux, mais parole qui est du mr-ins une parole chrétienne Nil actam si quid agendum. n y a là vraiment un programme digne de qui sert Notre-Seigneur Jésus-Christ. Si Nous jetons un simple regard sur ces graphiques en blanc et «oit, si tristes mais éloquents, qui Nous donnent la proportion entre Bdèles et infidèles, entre monde qui a quelque idée de la vérité <jui sauve et la grande masse qui n'en a aucune notion, comme elle devient brulante alors la vérité de cette parole: Nil actum. Grâce à Dieu, beaucoup a été fait. et il faut Nous en réjouir mais beaucoup reste encore à tain, et le Seigneur Nous y aidera.

LE NOËL ET SON APOTRE Nouvelet (R. P. claude allez) et le mouvement noëliste Ce livra, attendu et désiré dans

la famille noéliste, sera lu avec j^– beaucoup de profit et raTusemeat

par tout 1; monde. La figure du Bonne P. Aile», qui eut promouvoir «i

bien la culture féminine ratho- Presse tque et faire du NOËL une me B«,.rd école d action, méritait de revivre.

Nul auteur «était mieux qoali- P«ri»-8*. fié que Mme Duhamelet pour c. c. p. 16* bout parler d» celui qui aima

tant le* eofant» et la jeunesse. mÊmmmÊ^mm (U Cxù i* M,ii).

~ï.t40- 10 fr. c~ett. I aa

1 118ft

Une nouvelle parade, à Rome,

en l'honneur de Hitler Après la revue navale de jeudi, au large de Naples, une foule massée par les soins des autorités présentes est venue acclamer le roi d'Italle et M. Hitler devant le palais royal de cette ville que les deux chefs d'Etat avaient regagné.

Un dtner et une réception y furent offerts, ensuite, en l'honneur du Fûhrer Fûhrer.

Et dans la nuit, le souverain et son hôte repartaient pour Rome en deux trains spéciaux et indépendants. Vendredi matin dans la capitale 30000 fascistes ont défilé sur la voie du Triomphe, devant le Fùhrer, le roi et te Duce, au cours d'une nouvelle parade.

Accueil plus imposant que chaleureux, reconnaît-on dans les milieux allemands

L'entretien entre le Fûhrer et le Duoe, commencé officiellement meroredi, s'est poursuivi jeudi librement à Naples à bord du Cavour, d'où les deux hommes d'Etat ont assisté à la revue navale.

Le secret sur ces entretiens est strictement gardé. Cependant, on recueille quelques impressions sur l'ensemble de la réception. Dans les milieux allemands notamment, l'accueil réservé au Fahrer est Jugé plus imposant que

chaleureux.

L'impression très nette qui se dégage de ces deux jours de solennités Italo-allemandes, c'est qu'on est préoccupé,

des deux côtés, de couper court toute

interprétation et d'éviter toute nuance

permettant d'Inférer que l'axe RomeBerlin serait fragile. Et, en cette matière les deux partenaires manifestent une égale susceptibilité.

L'Allemagne a besoin de l'Italie Pour régler, à sa convenance, le problème tchécoslovaque On a/taPression également que la positlon du Reteh à Rome est de nouveau celle du demandeur. S( l'Italie a besoin de l'Allemagne pour régler ses relations avec la France et la Grande-Bretagne (et 1 on apprend que la question d'Espagne a déjà été discutée), l'Allemagne a sans doute encore plus besoin de l'Italie pour réaliser ses projets en Europe centrale et faire aboutir ses revendications coloniales.

En ce qui concerne la TchécosJovaquie. qui paratt être le problème principalement envisagé, Il semble bien que les dlrigeants allemands se sont présentés à Rome avec te thème suivant La réunion des Allemands de Tchécoslovaquie au Reich est une question de principe, mais dont la solution n'est pas d'une urgence vitale pour l'Allemagne. De même que le Reich a admis que certaines minorité* allemandes, celle du Haut-AdJge, par exemple, vivent en dehors du Reich grand allemand, de même il peut admettre un délai assez long pour la réunion au Reich des Allemands des Sudètes.

La question cruciale et pratique pour l'Allemagne, actuellement, c'est de savoir si la Tchécoslovaquie entrera dans l'orbite de l'Allemagne, en relâchant ou même en dénonçant ses acoords avec PU. R. S. S. et avec la France. Berlin désire moins pour le moment la réunion oes Sudètes au Reich qu'un changement total d'orientation de la politique extérieure et économique de la Tchécoslovaquie, De ce point de vue, la lutte engagée actuellement entre Prague et Berlin est présentée à Rome par les Allemands comme un épisode local de la lutte plus générale des « puissances d'ordre contre l'action du bolehevlsme en Europe. Berlin se croit fondé, en vertu de l'axe Rome-Berlin, d'escompter l'appui complet de l'Italie, et, dans les milieux de la délégation allemande, on manifeste dès maintenant sur ce point une confiance absolue.

On remarque toutefois que les journnux allemands paraissent adopter une attitude un peu plus modérée qu'au lendemain des pourparlers franco-britanniques, tout en ne renonçant pas naturellement à polémiquer avec le gouvernement tchécoslovaque et à lui oontester le droit d'orienter sa politique extérieure comme bon lui semble. LA FEDERATION REPUBLICAINE ET LE GOUVERNEMENT. Au cours d'une réunion qu'il a tenue jeudi après-midi, sous la présidence de M. Louts Marin, le groupe parlementaire de la Fédération républicaine a protesté contre la nouvelle dévaluation et la majoration nouvelle des impôts. Il a regretté « que depuis son ar-

rivée au pouvoir le gouvernement n'ait

pris, contrairement à rattente du pays, aucune des mesures décisives qui auraient assuré le rétablissement de l'ordre social et la reprise de l'activité économique ».

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L'incendie du « La-Fayette »

Pendant toute la Journée de jeudi, le paquebot, La-Fayette a continue de bruler.

Ce n'est que lorsque le feu sera éteint que l'on pourra se rendre compte des ravages causés par le fléau aux aménagements intérieurs. Mais, dès maintenant, ils apparaissent des plus importants.

La salle à manger et le salon des premières notamment sont complètement détruits, tous les étages ont été des plus éprouvés. Extérieurement, le paquebot donne une impression lamentable. Ce qui subsiste de la superstructure n'est qu'un enchevêtrement de ferrailles tordues. La coque même du navire est gondolée en plusieurs endroits.

Afin d'éviter que le navire ne prenne de la gite, quelques mètres de hauteur d'eau seulement ont été introduits dans la forme de radoub pour faciliter les travaux de sauvetage et d'extinction. On ne peut dire encore si le navire sera réparable.

Les Etats-Unis

contre les régimes dictatoriaux et la violation des traités Prenant la parole à Washington au cours de la Conférence de la Chambre de commerce américaine, M. Woodrlng, secrétaire d'Etat à la guerre, a pris la défense du réarmement américain en face de la menace que constituent les régimes dictatoriaux

Les gouvernements démocratiques, dit-il, feront l'Impossible pour éviter un conflit armé. Les dictatures sont dans une situation différente, et la masse de leurs peuples veut la paix. Cependant, si le dictateur en vient Il penser que l'Intérêt national peut être mieux servi en faisant la guerre, la guerre alors peut Immédiatement éclater il n'y a pas de Parlement à consulter si on y méprise l'opinion pu-

blique.

Mals, ajouta le ministre, 11 faut que les actes d'agression s'arrêtent avant que les événements ne deviennent Incontrôlables, et je crois qu'il est possible d'arrêter l'agression sans recourir à la force. La force militaire d'une nation repose sur sa force économique. En puissance économique, les démocraties sont bien plus forte: que les autarcies. Néanmoins, fl e«t nécessaire de continuer à maintenir une armée et une marine fortes, car leur existence rend notre paix plus stable.

De son côté, M. Welles, sous-secrétaire d'Etat, a, dans un discours radiodiffusé, souligné la nécessité qui s'impose aux Etats-Unis d'avoir une armée et une marine capables d'assurer la dé- fense du pays jusqu'au retour du temps où les traités seront de nouveau respectée et les nations recourront à la raison plutôt qu'à la force ».

HH ̃

LE CONFLIT

SINO-JAPONAIS Pékin serait menacée

par les vrrégaliers chinois Pékin, 6 mat. Des nouvelles selon lesquelles les troupes Irrégulières chinoises ne sont plus qu'à 13 kilomètres à l'ouest et Ji 20 kilomètres à l'«st de Pékin ont cause une grande appréhension dans la ville, qui est presque entièrement dépourvue de troupes japonaises.

Des mesures particulièrement sévères sont prises par les autorités japonaises, et toute personne entrant par l'une des portes de la ville qui ne soit pas fermée est interrogée et fouillée.

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Assemblée

de la Société générale d'éducation et d'enseignement L'assemblée annuelle de la Société générale d'éducation et d'enseignement aura lieu, sous la présidence de S. Em. le cardinal Verdier, archevêque de Paris. dans la salle de la Société de Géographie, i84, boulevard SaintGermain, Paris, VI», le mercredi it mai 1938, à i&h. 3o précises. M. Le Cour Grandmaison, vice-président, député de la LoireInférieure, y présentera le rapport annuel. M. le bâtonnier Fourcade, sénateur des Hautes-Pyrénées, y donnera une conférence. On peut trouver des cartes d'entrée au siège de la Société d'éducation, i4 bis, rue d'Assas, Paris, VIe.

LA CROIX

Londres, 5 mai. Les assureurs du Lloyd's attendent le rapport de teurs experts en France sur l'incendie du La-Fayette. On sait qu'une grande partie des assurances de ce paquebot ont été couvertes en Angleterre directement ou par des réassurances.

Malgré la réserve des milieux d'assurances, on croit que le montant couvert par les intéressés anglais pourrait atteindre un million de livres. On se refuse à Londres à faire la moindre déclaration sur ce sujet, en attendant que l'étendue des dégâts soit connue. Il est fort probable dit-on, qu'une évaluation même très sommaire des dégât» ne sera possible que dans quelques jours et entre temps 11 est prématuré de dire si oui ou non le navire doit être considéré comme constituant une « perte totale », ce qui pourrait entraîner l'abandon de l'umté sinistrée aux assureurs.

La guerre civile en Espagne

II continue à ne se passer que très peu de choses sur l'ensemble des fronts espagnols où l'offensive nationaliste est actuellement arrêtée.

Le communiqué de Salamanque ne signale aujourd hui que la prise d'une ligne près d'Alcocebre, province de Castellon, après le rejet d'attaques ennemies.

Barcelone, qui enregistre un léger repli des forces républicaines sur le front de Teruel, souligne que plusieurs attaques très fortes des nationalistes ont été repoussées dans le secteur de la cote, tandis que dans la zone pyrénéenne les milices ont reconquis trois localités.

Castollon et Valenoe ont été bombardées de nouveau par les appareils franquistes.

Dans la première ville, 100 maisons ont été détruites. A Valence, attaquée à deux reprises, plusieurs Junckers lancèrent une grande quantité de bombes, qui tirent des dégâts et des victimes.

Bombardement

d'un vapeur français à Valence On mande de Valence qu'un avion nationaliste ayant bombardé le port et les alentours, le bateau français Djenn, de Marseille, a été atteint.

Un incendie s'est déclaré à bord, mals II a été rapidement maîtrisé. On compte quelques blessés légers.

»-•

Mme Vve Baudoin,

« coupab'e de détention d'armes de guerre •,

est acquittée

par la Cour d'appel de Paris La lamentable affaire jugée le 23 mars dernier par le tribunal correctionnel de Versailles et concernant Mme Vve Baudoin, poursuivie pour « détention d'armes de guerre », est revenue, jeudi, devant la 10* Chambre de la Cour d'appel de Paris.

On n'a pas oublié ce triste procès Intenté à une femme de 74 ans, qui a commis le crime ainsi le qualifie la loi de conserver chez elle une mitrailleuse et un fusil-mitrailleur, tro- phées de guerre d'un de ses flls, glorieusement tué.

M* Maurice Brun a plaidé avec chaleur et émotion, rappelant que sa cliente avait donné deux nls à la France.

Il a terminé en réclamant un arrêt d'acquittement.

L'avocat général Bévin s'est associé brièvement a cette plaidoirie en soulignant qu'il tenait à apporter lui-môme un argument juridique à la défense. 11 a rappelé, en effet, qu'on pouvait assimiler les armes découvertes chez Mme Baudoin à des armes d'honneur décernées aux soldats qui ont bien mérité de la patrie.

Quelques minutes plus tard, la Cour rapportait un arrêt dans lequel elle déclarait qu'on pouvait considérer ces mitrailleuses comme des armes de collection en conséquence, le jugement correotionnel est annulé.

Autour

de la Conférence de Sinaïa

(Suite de la première page.)

Le plus intéressant des décisions demeure dans la volonté de tout mettre en œuvre pour qu'une collaboration franche et efficace s'instaure avec tous les Etats de l'Europe centrale. Les relations entre la Petite Entente et l'Entente balkanique, dont fait partie la Roumanie, déjà sont bonnes. C'est principalement avec la Hongrie qu'un effort de détente va être tenté. Budapest se trouve à la suite de l'Anschlms dans une situation particulièrement délicate et la puissance d'attraction du Reich s'y fait dès maintenant puissamment sentir. La Petite Entente parait décidée à ne pas renouveler avec Budapest les erreurs de tactique commises avec Vienne. Certes, les points de friction sont délicats on paraît s'acheminer vers une amélioration du statut des minorités hongroises en Roumanie et en Tchécoslovaquie et vers l'octroi à Budapest du droit de réarmer avec signature d'un pacte de non-agression.

Si une amélioration durable s'instaure dans les rapports entre la Hongrie et les Etats successeurs, si les liens se resserrent entre l'Europe centrale et les Balkans, il ne restera plus, pour que soit constitué un solide bloc de résistance en face du pangermanisme, qu'à rallier Varsovie. Dès maintenant, les rapports sont très cordiaux entre la Pologne et la Roumanie on sait combien malheureux ils 'demeurent avec Prague. Sans doute les événements actuels vont-ils contribuer à l'indispensable détente, indispensable autant pour Varsovie que pour Prague.

Ce resserrement de l'action des capitales du Centre-Europe doit permettre à M. Mussolini, qui tient à maintenir l'influence italienne dans cette partie du continent, de freiner les ardeurs intempestives de son partenaire de l'axe. Les protocoles de Rome sont morts. La Conférence de Sinaïa offre à l'Italie une chance de retrouver ses possibilités sur le Danube. Tous les pays de la Petite Entente ont compris le rôle que peut jouer Rome dans les jours que nous vivons, et qu'elle est seule à pouvoir jouer. Aussi les prévenances à l'égard de l'Ttalie n'ont-elles pas manqué. On assure même que ce serait M. Com- nène qui se chargerait à Genève du rôle ingrat d'accrocher le grelot de l'affaire d'Ethiopie.

Voici, par conséquent, M. Mussolini, qui avait pu craindre avoir perdu la partie, de nouveau dans le rôle qu'il affectionne d'arbitre de la situation européenne. La bonne volonté de Paris comme de Londres, l'unanimité quasi totale des capitales de l'Europe centrale lui facilitent le jeu. Fasse le ciel qu'ainsi favorisé, ayant un rôle si glorieux à jouer, le Duce ne laisse pas échapper l'occasion de racheter bien des fautes, en rétablissant des possibilités de collaboration entre tous les pays, et en contribuant ainsi à sauver la paix du monde, tout en servant les intérêts les plus évidents de sa patrie. JEAN CARET.

•̃

LES BONS DE LA DÉFENS v Par décret à partir du 6 mat 1938 et jusqu'à décision contraire le «aux annuel d'intérêts des bons de la Défense nationale à deux ans d'échéance est fixé à 3 fr. 50

Les intérêts des bons de la Défense nationale continuent à être payables par anticipation.

Renseignements commerciau BOURSE DE COMMERCE

Paris, 5 mal.

Suorei. Ouverture courant 2V5, 285,50 & 296 payés, prochain 2S5 payé, Juul. 2W5 payé, 3 de Juin 295 payé, sept. 295 payé, 3 d'oct. 295 paye, 3 de nov. 298 à 296,50 payés, tendance soutenue.

Clôture courant 294,50 à 285 payés, prochain 284 a 295, Juin 294 payé, 3 de Juin 293,50 a 294, sept. 293,50 à 294,50, 3 d'oct. 294 à 294,50, 3 de nov. 291,50 a 295 payé, tendance faible. Cote orBcielle 295 à 295,50. Avoines. Ouverture courant 133, 133,25 à 133,50 payés, prochain 134,75, 135 à 135,25 payés. Juin. t32 payé, août 129 payé, 3 d'août 129 payé, 3 de sept. 129, 128.50 à 1 28,26 payés, 3 d'oct. t29 à i28.75 payés, tendance terme. Clôture dlsp. cote ofnclelle 132, courant 133,50 à 133,75, prochain 135, JuUi. 132, août 128.50, 3 d'août 128,75, 3 de sept. 128,50, 3 d'oct. 128,50, tous payés. ̃ali. ouverture courant t35 acbet., prochain 137 achet., Juin. 135 achet., 3 de Juin 135 achet., tendance calme.

Clôture courant 135 acbet., prochain 138,50 a 137.50, Juin. 135 acbet., 3 de Juin 135. Tendance calme.

Huilai de Un. ouverture courant 430 aebet., prochain 433 acbet., 4 de mai 437 acbet., JulU.-aoOt 443 payé, 4 de sept 448 a iVi nayés.

Clôture Courant 430 achet., prochain (33 acbet., 4 de mal 442 payé, Juin. -août 447 vend., 4 de sept. 449 à 453.

Farine de consommation. 277.

LAINES

Tourcoing, le 5 mal.

Mai 38, Juin 38,20, Juill. 38,50, août 38.70, sept. 38,80, oct. 38,90, nov. 39, déc. 39, tendance soutenue. Ventes 162 500 kg. HALLES CENTRALES

Paris, e mal.

Vlandea. Arrivage» 430 000 kg. Bœuf. Le Ulo quartier derrière 7,50 à 12,50, quartier devant i à aloyau 9 à 19,50, cuisse 9,50 à 13, train entier 8,50 a 13.

Veau. Le kilo première qualité 12,80 à 15,50, deuxième 10.50 à 12,70, troisième 9 à 10,40, pan, cuisseau 83) à 17,80. Mouton. Le kilo première qualité « a 13.50, deuxième 10 t 10,90, troisième 8 à 9,90, g-lg-ot u à 22. carré paré 10 t 28, épaule 8,50 i 16.

Porc (entier ou demi). Le kilo pre-,l raière qualité 12,50 à 13,80, filet 14,50 à 1 17,50. Jamboo 15,30 à 1640, lard 7 à 9. Benrrea dea Uttertos coopératin* tndnttrielle». Arrivages 31 500 kg. Le kilo .Normandie 15 418,50 Charente, Poitou et Touratne 17 a 90,50 malaxés Normandie 16 i 15, malaxés Bretagne 17 à 18.

Œufs. Arrivages 58 600. Le mille Plcardie et Normandie 530 h 670, Bretagne 460 à 570 Poitou. Touralne et Centre 55u a 670 Auvergne, Midi 600, outre-mer Maroc 430 à 550.

I Fromages. Les dix Brie moyen 200 t 820 le cent camemberta Nonnaodit m

Les propositions racistes

condamnées par Pie XI

Nous empruntons au Figaro le texte, non encore publié, des huit propositions condamnées que la Sacrée Congrégation des Séminaires et Universités a signalées aux recteurs d'Universités catholiques du monde entier.

Les six premières concernent le racisme, la septième le panthéisme et la huitième les prétentions des Etats totalitaires.

I. Les races humaines, par leurs caractères naturels et immuables, sont tellement différentes que plus humble d'entre elles est plus loin de la plus élevée que de l'espèce animale la plus haute.

II. II faut, par tous les moyens, conserver et cultiver la vigueur de la race et la pureté du sang. Tout ce qui conduit à ces résultats est, /Mir le fait même, honnête et permis.

III. C'est du sang, siège des caractères de la race, que toutes tes qualités intellectuelles et morales de l'homme dérivent comme de leur source principale.

IV. Le but essentiel de l'éducation est de développer les caractères de la race et d'enflammer les esprits d'un amour brûlant de leur propre race comme du bien suprême.

V. La religion est soumise à la toi de la race et doit lui être adaptée. VI. La source première et ta règle suprême de tout t'ordre juridique est l'instinct racial.

VII. II n'existe que le Kosmos ou l'univers, être vivant; toutes les choses, y compris l'homme, ne sont que des formes diverses, se simplifiant au cours des âges, de l'Universel Vivant. VIII. Chaque homme n'existe que par l'Etat et pour l'Etat tout ce qu'il possède de droit dérive uniquement d'une concession de l'Etat.

Au dernier moment, nous relevons de la Cité du Vatican la dépêche suivante « On précise dans les milieux reli- gieux que les Instructions adressées récemment par la Congrégation des Sé- minaires et Universités à tous les rec- teurs d'Instituts d'éducation portent non seulement sur le racisme, mais sur toutes les « erreurs de notre époque. La Congrégation ayant constaté la diffusion inquiétante prise dans le monde par cee « erreurs » attire l'attention des recteurs sur la nécessité d'étudier ces « erreurs • elles-mêmes, en vue de pouvoir les réfuter scientifiquement. »

̃̃ ̃ m m

Nouvelles romaines Les réceptions du Saint-Père Le Pape a reçu, à Castel-Gandolfo, en audience privée, Mgr Groeber, archevêque de FrIbourg-en-Brisgau.

Le Pape a reçu jeudi S. Em. le cardinal Fumasoni-Biondi et Mgr Alfredo Ottaviani, assesseurs du Saint-Office. Les musées du Vatican

provisoirement fermés

Cité du Vatican, r, mai. Lfs musées du Vatican ont été provisoirement fermés aucune explication n'a été donnée à ce sujet.

Scouts et Guides de France vont commémorer

le vœu de Louis XIII Lee Scouts et les Guides de France s'apprêtent à fêter le tricentenaire du vœu de Louis XIII (année mariale 1938) par différentes manifestations dans le courant de l'année.

La première de ces manifestations sera une ̃• célébration dramatique par personnages des mystères joyeux, douloureux et glorieux », donnée les 9 et 10 mal à 21 heures, salle Pleyel, sur le texte de La compassion de N'otre-Dame », établi par M. Léon Chancerel.

Ainsi, Scouts el Guides, sous la direction des comédiens routiers, vont continuer la tradition de ces jeux, directement inspirés par l'art des feux de camp et qui traduisent si tldèlemenl toutes les aspirations du mouvement scout. Aucun momenl ne pourrait être mieux choisi que l'année mariale pour remettre en honneur cette Compassion de Notre-Dame, qui obtint un si grand succès en 1935.

C'est le T. R. P. Forestier, aumônier général des Scouts de France, qui présidera la soirée du 9 mal, et S. Exo. Mgr Valerio Valeri, nonce apostolique, celle du 10 mai.

à ?£?• divers 26o à m> Pont-l'Evéque 280 & 460 les 100 kg. Port-Salut 900 à 1 350 Gruyère et Comté 1 425 a 1 550

«Vnitïïf«-<ràL.e, kilo canards rouennais et nantais 15 k 17, de ferme 11 & 13,50 ̃ lapins morts 12,50 & 14 oies en peau nouvelles 14 à 16 poulets morts nantais 23 i 86,50. de Bresse 98 à 33,50, du Midi 25 à 28 poulet 16 à 20.

MARCHE DE NEW-YORK

>"ew-Yorlt, i mat.

Cotons. Disp. 8,57, mal 8,54 Juin 8 55 Juill. 8,57 à 8,58. août 8.58. sept. 8,59, oct 8,60 a 8,61, nov. 8.6Î, déc, 8,64, Janv. (1939) 8.66, Tévr. (1939) 8,68, mars (1939) 8,71. Cafés. Dlsp. 4 3/4. mal 4,28, Juill 4JM, sept. 4,17, déc. 4,16, mars (1939) 4,16. Vente» 3 000 sacs.

Grains. Blés roux disponibles 96 1/8 mats disponibles 71.

New-Orléans, 5 mal.

Dotons. Dlsp. 8,71, mal 8.6S à 8,64, Juin. 8.68 à 8,69, oct. 8,73, déc. 8,75, Janv, (1939^ 8,77, mars (1939) 8,82.

MARCHE DU HAVRE

Le Havre, 6 mai.

Cotons. Ouverture mat 426.50 payé acbet., Juin 429 payé vend.. Juill. 433,50 payé achet., août 436.50 payé nom., sept. 440.50 nom., oct. 4*4 payé achet., nov. 446 vend., déc. 449,50 payé achet, Janv. 452 nom.. févr. 453 nom., mars 455 payé nom., avr. 456 nom., tendance Irrégulière.

*mm

Avis divers Confrérie de la Sainte-Croix, Mue le patronage de sainte Hélène, dimanche 8 mal, a 15 heures, solennité de l'invention de la Sainte Croix. Sermon par le R. P. Héglnald Héret, des Frères Prêcheurs, prieur de Saint-Jacques, k Paris. Beau programme musical.

Vente de charité. Devant l'urgence a sauver la Jeunesse de la banlieue, trevalltee de toute manière par des oeuvres d'inspiretion communiste, S. Em. le cardinal Verdier recommande vivement de soutenir la zone rouge de Fresnes et le prêtre dévoué qui s'en occupe, M. l'abbé Renard, 4, place de la Mairie, à Fresnes (C. c. Paris, 211.857). Par ailleurs, une occasion toute proche de répondre à l'appel de son Eminence est offerte la première vente de charité qui se sot,! jamais faite dans la paroisse de Fresnes. les samedi 7 et dimanche 8 mal, de 14 heures a 19 heures.

Le dimanche 8, à t9 heures. dlner au buffet Ce la vente (10 francs) k 20 n. 30, grande représentation tbékirale Les nocea de Jeannette et Le violoneux.

Aidez cette vente de toute manière par vos prières, vos (Ions, votre présence A l'avance, M. l'abbé Renard vous remercie de tout cœur et vous assure de ses meilleures prières. ainsi que de celles de ses enfants. Vente de charité. Une vente de charité aura lieu à l'Institution des sourdes-muettes de Bourg-la-Reln», «t, Grands-Rue, an profit

NOS AMIS DÉFUNTS JÉSCS, MARIE, JOSEPH

(ltuL 7 on» et 7 quat: chaque foi$J

Mlle Vietorine Petot, 75 ans, à Belle fontaine (Jura), s>œur de notre ami et propagateur M. Emile Petot. Mme Henry, à Ménil sur Belvitte (Vosges), grand'mère du R. P. Ame, gardien du couvent Franciscain d'Epinal et de M. l'abbé Jean Noël, curé d'Henneael (Vosges). Mme Vve Joseph -Ménari née Marie-Juliette Maiigin, à à Menton. M. Clément Charles. conseiller municipal, membre du Conseil 1 d'adnltni3trefion de l'Association des anciens combattants, à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-CaJa'.sî'. A Nevers le R. P. Diernac. 65 ans Mme Vve Perrot, mère de M. l'abbé Julien Perrot, ancien ouré de Mouron (Nièvre) Mme Vve Paqaelin, née Franeine Geoffroy. 84 ans. mère de M. l'abbé Paquelin, curé de Sauvigny-Ies-Bois (Nièvre). Mme Vve Jules Guyard, née Marie Rousseau. Oi ans, à Vignot Nièvre). M. Pie: ̃' Ville, 84 ans, a Coulanges- M. Constant Tisserant-rVrry, i ans, ancien négociant, à Gérardmer (Vosges). A Soissons, Mme Arthur Baudoux, née Juliette Mu-tel, M. Henry StalU, 75 ans, pharmacien de la Faculté de Paris, au Vésinet f^etoe-eW)ls«),

nm

Le Congrès marial de Booîogne Le cierge

de Notre-Dame des Ardcuts

Meroredi soir en Pdglise Notre-Damedes-Ardents, toutes portes closes, S. fixe Mgr Dutoit a procédé à l'ouverture de la custode contenant le Saint Cierge de Notre-Dame des Ardents.

On sait que, dans la nuit du dimanche de la PenteoOte 28 mai 1105, la Vierge apparut en la cathédrale d'Arras, à l'évêque Lambert et au* ménestrels Itier et Norman, auxquels elle remit un cierge, dont les gouttes de cire coulées dans

t'eau guérirent miraculeusement tous

ceux que dévorait le mystérieux mal des ardents ». D'où l'origine du culte que l'Artois continue de rendre à Notre-Dame des Ardents.

Les restes du cierge miraculeux, contenus dans une custode d'argent niellé et de vermeil datant du xiii* siècle, offerte par la comtesse Mahaut d'Artois, belle-sœur de saint Louis, continrent d'être l'objet de la vénération des fidèles. Pour préparer le Congrès marial de Boulogne, il a été décidé que quelques parcelles du cierge miraculeux seraient intégrées dans trois cierges, dont la cire refondue était celle des cierges offerts par S. Exc. Mgr Evrard, ëvôque de Meaux, le jour de son sacre, au prélat i-nnsécraleur, Mgr Dutoit.

Ces cierges, que S. Exe Mgr l'évêque d'Arras bénira dimanche, au cours d'une cérémonie solennelle, gagneront Boulogne par étapes prévues le long de la voie ardente •.

La reconnaissance des reliques du Saint Cierge n'avait pas eu lieu depuis quarante ans. C'est, en effet, le il février 1898 que S. Exc. Mgr N'illiez avait, pour la première fois, contrôlé l'authenticité des reliques.

Après le chant du Veni Creator. S. Exe. Mgr Dutoit, entouré de ses vicaires généraux, des chanoines du Chapitre cathédral, des membres de la grande Confrérie de Notre-Dame des Ardents, de M. l'archiviste départemental et d'un certain nombre de notables, procéda à l'ouverture de la custode. Celle-ci contenait, outre les trois morceaux de c're, dernières reliques du cierge miraculeux, les procès-verbaux des reconnaissances du 16 ro&J 1876 et du 11 février 1898.

On constata que les morceaux du cierge, qui pesaient 82 gramme» en 1898. accusaient aujourd'hui le poids de 80 gr. 80, 1 gr. 20 étant réduit en iarceltes, dont quelques-unes furent Inooi f,orées aux cierges de la « vole ardente », les autres étant recueillies dans une masse de cire vierge. Les précieuses reliques ayant été examinées et photographiées, furent améragées rtft façon a mieux résister aux attaques du temps et aux effets de la manipulation de la custode.

Prncès-verba) de la cérémonie fut Jiessé et Joint aux autres pièces' placées dans la custode de cristal scellée aux armes de Mgr l'évêque et replacée dans la enstode d'argent niellé et de vermeil.

Après la vénération de la relique, un Salut d'action de grâces termina cette cérémonie dont 11 n'est pns besoin de souligner l'importance et l'intérêt. Seuls y assistaient quelques privilégié» qui s'étalent joints aux personnalité* officielles.

,JEAN-MARC Daniel.

«.

Nouvelles religieuses

En réponse aux vœux et hommages que lui avalent adressés 200 jeunes g-ns de la paroisse Saint-Eugène de Paris, a l'occasion des fêtes pascales, le SaintPère a envoyé i M. l'abbé Ohauvet, directeur des œuvres de la paroisse, et a ses jeunes, une paternelle Bénédiction apostolique.

M. l'abbé Racary, missionnaire diocésain, a été nommé par S. Em. le cardinal Verdier directeur des missionnaires diocésains de Paris.

Le 2° pèlerinage professiornel

d » Servantes enreutnnes de France à Tarin, Lucqnes, Rome, Assise, Florence

Le 5 mai, août la conduite da R. P. Léonard Bohlcr, directeur de U Servante chrétienne, 150 servante» chrétiennes ont quitté la France pour Turin, Lucques, Rome, AMlae, Florence.

Le mercredi 11 mai, à Castel-Gandolfo, elles auront une nndirffce du Saint-Père.

de ses oeuvres les 7, 8 et 8 mal 1103, dans une salle de l'œuvre.

Attractions diverses, tombola. C. c. Part», 521-09.

Vente de charité. La paroisse SaintFrsnçots d'Assise (1S, rue du GénéralBrunet, XIX*), au centre même des tmmenses cités ouvrières construites par ls Ville de Parts, entre la Porte do Pré-SalntGerval» et la Porte Chaumont, groupe toutes l« œuvres dont peut bénéficier l'entance, de la pré-naialué à l'adolescence consultations nrft-nat»les et de nuurrl-sçons. jardins d'enfants, petit patronage l'occupant de<* enfants de 3 t 9 «lia. iiain-iMios scolaires. Société sportive, meutes de Louveleaux, troupe scoute, dan. routier, jeunesse étudiante chrétienne, Jeunesse ouvrière chrétienne. Enfin, tes colonies de vacances emmenent chaque année au moins 190 enranta au grand air pendant un mots. Pour équilibrer le nudjes écrasant de ces oeuvres, une vente de charité est org-anlsee le samedi 7 mai, de midi a 18 heures. salle de la Concorde, 374, boulevard Saint-Germain (métro, Chambre des Députés) Pour les Œuvres de garçons M. t abbé Cérln. c. c. 212.08; M. l'abbé Lalsney, c. c. 2078.96; pour les œuvres d'enfance Mme Tence, je. c. 1430.12, seraient très reconnaissants

d'une visite à la vente ou de la moindre

offrande.

La fête de Jeanne d'Arc. Us Sociétés lorratnes de Paris se rendront en cortège, le dimanche g mal, à la statue de Jeanne d'Arc.

Elles ont été autorisées *a délHer les premières aussitôt après la cérémonie officielle.

Rassemblement à s b. 30, rue Saim-Rnrh. dans la parile comprise entre la rue hainiHonoré et la rire de RlvoH, emplacement (mil leur est réservé.


A sainte Jeanne d'Arc, la libératrice!

Vive le Christ qui est Roi des Francs i

^H Pour parler de celle qui vous est ^H connue plus que tous les autres la

^H Pucelle d'Orléans dans son humble

^H pays natal comme parmi la licence des

armes, elle se conserve pure comme les

anges; fière comme un lion dans tous les périls de la bataille, elle est remplie de pitié pour les pauvres et pour les malheureux. Simple comme un enfant dans la paix des champs et dans le tumulte de la guerre, elle demeure toujours recueillie en Dieu, et elle est tout amour pour la Vierge et pour la sainte Eucharistie, comme un chérubin, vous l'avez bien dit. Appelée par le Seigneur à défendre sa patrie, etie répond à sa vocation pour une entreprise que tout le monde, et elle tout d'abord, croyait impossible mais ce qui est impossible aux hommes est toujours possible avec le secours de Dieu.

Cette France fut nommée par mon vénéré prédécesseur la très noble nation, missionnaire, généreuse, chevaleresque. A sa gloire, j'ajouterai ce qu'écrivait au roi saint Louis Grégoire IX « Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi, ici-bas, des royaumes différents suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l'accomplissement de ses desseins. Et comme autrefois 11 préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob, et comme II la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi II choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la tefre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, continue le Pontife, la France est le royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ. Pour ce motif, Dieu aime la France parce qu'il aime l'Eglise qui traverse les siècles et qui recrute les légions pour l'éternité. Dieu aime la France qu'aucun effort n'a jamais pu détacher entièrement de la cause de Dieu. Dieu aime la France, où en aucun temps la foi n'a perdu de sa vigueur, où les rois et les soldats n'ont jamais hésité à affronter les périls et à donner leur sang pour la conservation de la foi et de la liberté religieuse. »

JEANNE, NOTRE SOEUR.

La figure de Jeanne reste mêlée à la vie de notre peuple, comme elle est incorporée à notre histoire. Cette fille de Dieu reste une fille des champs, une sœur de nos paysans, nos ouvriers et nos soldats.

Les Saintes qu'elle salue et qu'elle accole sur la prairie de son enfance ce long calvaire qu'elle a enduré de la part des hommes, ce bûcher où elle apparaît si humble, si tremblante, si soumise à notre humaine faiblesse; et jusqu'à cette longue attente, ces cinq siècles où nous l'avons aimée comme une sœur héroïque, avant d'être invités à la vénérer sur les autels tout cela l'a laissée si proche de nous Sainte Jeanne, priez pour vos frères

Sainte Jeanne, sainte Jeanne Douceur de vous appeler ainsi, vous qui n'avez été si longtemps que notre Jeanne.

0 Jeanne, pure victime de l'injustice, faites qu'au pays de France les cœurs soient justes, autant que peuvent l'être des cœurs humains. Faites que dans l'inégalité forcée des conditions, des biens et des dons, l'esprit de justice tempère au moins la dureté des choses, au lieu de l'aggraver par celle des hommes. Il restera toujours, sur le champ de bataille où les intérêts s'affrontent, assez de .blessés pour appeler In Charité aux mains douces.

0 Jeanne, vous savez que la charité fleurit toujours au pays de France.

Vous savez combien elle est, de nos jours, ingénieuse, délicate et prévenante comme elle multiplie, de l'usine au foyer, de l'enfance à la vieillesse, les démarches de son zèle.

Et vous souriez à cette armée de temmes et de ;eunes filles qui se sentent envoyées, comme /ous, vers les pauvres et les misérables. Mais vous savez aussi que l'injustice dispose de tant de moyens nouveaux pour étendre son règne

Que les têtes hideuses du mal renaissent plus nombreuses à mesure qu'on les abat

Et que les maux de ia pauvre iiumanitc sont devenus plus lourds, depuis que l'Espérance a déserté tant de cœurs.

0 Jeanne, <jnt avez atae d*tm égal amour la

Va, va, Fille de Dieu i va délivrer la France. ̃ Quand je devrais user mes iambes jusqu'aux genoux, j'irais.

« Au nom de la sainte et indivisible Trinité, du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Afin que notre jugement procède de la face même de Dieu, qui est le modérateur des esprits, qui seul connut, en vérité et en perfection, les révélations, dont l'esprit souffle où il veut et souvent choisit les faibles pour confondre les forts après une mûre délibération. nous déclarons que les 12 articles du procès condamnant Jeanne ont été extraits de ses réponses frauduleusement par corruption, mensonge, calomnie, artifice. En conséquence, nous les cassons, invalidons, annulons, comme faux, calomnieux, extorqués par la ruse nous décrétons qu'on les arrache du procès et qu'on les lacère publiquement. L'intimation de cette sentence sera exécutée sans retard, en deux endroits de cette ville de Rouen, aujourd'hui même, sur la place Saint-Ouen, après une procession générale et un sermon, et demain. au Vieux-Marché, au lieu même où Jeanne a été suffoquée et brûlée par un supplice cruel et terrible. Après un sermon solennel, une croix sera érigée en mémoire perpétuelle <je Jeanne et en général des défunts.

Nous nous réservons, d'ailleurs, de pourvoir à la publication, exécution de cette sentence dans toutes les localités ou principales cités du royaume, selon qu'il paraîtra expédient. » Cette sentence fut promulguée le 7 Juillet 1456, à Rouen C'était l'aurore de la glorification

Ainsi s'exprime Grégoire IX.

Aussi, à votre retour, vous direz à vos compatriotes que s'ils aiment la France ils doivent aimer Dieu, aimer la foi, aimer l'Eglise, qui est pour eux tous une mère très tendre comme elle l'a été de vos pères. Vous direz qu'ils fassent trésor des testaments de saint Remi, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l'héroïne d'Orléans Vive le Christ qui est Roi des Francs 1 A ce titre seulement, la France est grande parmi les nations à cette clause, Dieu la protégera et la fera libre et glorieuse à cette condi.tion, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d'Israël Que personne ne s'est rencontré qui insultât à ce peuple, sinon quand il s'est éloigné de Dieu.

(13 décembre 1908.).

Nous Nous réjouissons avec vous, catholiques bien-aimés de la France, faisant écho à l'oracle de l'Eglise, qui combattez sous la bannière de la vraie patriote, Jeanne d'Arc, où il vous semble voir écrits ces deux mots Religion et Patrie: avec vous qui, de toute l'ardeur de votre âme, acclamez cette héroïne, victime de la basse hypocrisie et de la cruauté d'un renégat vendu à l'étranger, toujours confiante cependant dans le Vicaire de JésusChrist, auquel. dans sa détresse, elle en appelait, comme à un dernier refuge. Nous partageons votre foi et votre fierté quand vous vénérez sur les autels cette vierge bénie qui, par les inscrutables jugements de Dieu, sauvait sa patrie du schisme et de l'hérésie, et lui conservait l'auguste privilège de Fille aînée de l'Eglise.

Réunis dans le barque mystique qui flotte sur les ondes fangeuses de l'incrédulité et de l'indif.férence, vous serez sauvés de ces deux fléaux qui menacent la société de sa ruine sous les protection de le bienheureuse Jeanne d'Arc et des autres saints, vos avocats auprès de Dieu, vous aurez la gloire de vous signaler dans les plus nobles entreprises.

PIE X (19 avril 1909).

justice et la charité, aidez-nous à faire la juste part de l'une et de l'autre, dans nos vies Et à ne pas aggraver d'une main, sans le savoir, les misères que nous soulageons de l'autre.

0 Jeanne, de votre temps, les prêtres étaient nombreux.

Mais voici qu'aujourd'hui, réduits à une poignée, le péril vient de leur petit nombre et que le peuple, abandonné, s'en va vers les mauvais bergers.

Voilà désormais la grande pitié du pays de France, ô Jeanne

Tant de petits villages où les cloches ne sonnent plus qu'un dimanche sur trois, où le clocher branle et où le toit se crevasse sous les hivers.

Et tant de grands faubourgs, bruissants d'usines et bourdonnants de ruches humaines, où manque la maison de Dieu, où manque l'homme de Dieu.

Sainte Jeanne, qui êtes entrée si souvent, au soir de l'étape ou de la bataille, dans nos petits sanctuaires de campagne, gardez ceux qui sont encore debout, ne les laissez pas mourir de l'injure du temps ou des hommes.

Vous qui aimiez tant le son des cloches et qui gourmandiez le bedeau qui ne sonnait pas bien Complies à votre gré, aidez les nouveaux clochers à surgir, partout où il y a des âmes qui ne regardent plus vers le ciel.

0 Jeanne, qui avez eu le cœur serré de la misère du peuple de France, donnez-lui des consolateurs, donnez-lui des guides, donnez-lui des prêtres.

O Jeanne, pure figure de notre patrie, votre mission n'a pas de fin veillez sur nos destinées Aidez notre peuple a demeurer ou a redevenir chrétien à rester « ioyai. ferme et entier vers son nature! Seigneur », comme disait un poète de votre temps.

Sainte de !s patrie, que votre culte soit toujours notre honneur et notre joie î

El que la France. sous votre garde demeurf < le très belle fleur de Chrétienté »

Paul Renaudin.

Qss message d* Jeauu ttArt}

SAINTE JEANNE d'Arc, à la cathédrale de Reims. par P. d'Epimay.

Le trésor que Jeanne a défendu

C'est le privilège de la nation française que la plupart des grandes guerres qu'elle a faites mettaient en jeu non seulement son droit particulier, non seulement le salut de la patrie, mais la cause de l'humanité. C'est bien ainsi que Jeanne d'Arc comprenait la mission qu'elle avait reçue de Dieu. Peu importe qu'elle ne parlât pas comme nous la langue des abstractions et qu'elle invoquât, au lieu de la justice et du droit, la volonté du Tout-Puissant. Sa foi profonde lui tenait lieu de philosophie et lui faisait voir, à la place des mots qu'elle ignorait, de saisissantes réalités. Dans un temps où la guerre faisait et défaisait les nations, où les provinces et même des Etats se transmettaient comme un simple héritage de famille, où les peuples ne songeaient pas même à protester au nom du droit contre l'usurpation et la violence, l'ingénue bergère de Domremy sut trouver une base du droit des nationalités.

0 France. ô mon pavs. ne t'er, défenàs pai tes gestes •̃ sont toujours les gestes de Diet pour l'humanité. Laisse-toi faire à toE génie. Ton génie te vient de loin et t'a bien serv; jusqu'ici. 11 inspire déjà Clovis. qui gagne la première bataille contre les Allemands en invoquant ie Diec qu'il ne connait encore que par les vertus de Clotilde II s grand: avec Charlemagne. It second Constantin qu fonda les premières assises du monde chrétien i; s'épanouii er saint Louis. qu; fait voir aux peuple! qu'ils n'on. rien è craindre des monarques qui gouvernent soue le regard de Dieu. Toc génie a poussé ses rameam en tes soldats de toutes tea guerres, qui tous pot du sang de Croisés dut

L'Envoyée de Dieu

A n'en pas douter, elles sont divines, les oeuvres de sainte Jeanne. Oui, divines, ces indomptables énergies qu'elle infuse au coeur de ses soldats humiliés par tant de déroutes divine, cette efflorescence de courage, de discipline et de noblesse, qui resplendit, à son contact, sur ce sol à moitié sauvage des Armagnacs divins, ces effluves mystérieux de jeunesse et d'unité dont elle pénètre les vieux chefs d'armes. En nom Dieu, avec des troupes ainsi préparées, elle a bien travaillé, la noble Messagère.

Et dans quelles conditions, qui la divinisent encore Elle a dû, pour courir aux armes, fouler aux pieds tous les amours de son coeur et tous les instincts de sa candide nature et presque pas un jour de sa tragique histoire ne se déroule sans qu'elle ait à lutter contre l'impiété des soudards, la licence des folles filles, l'orgueil vindicatif des capitaines, la défiance des gens d'Eglise, l'hostilité tracassière des courtisans, l'ingratitude d'un roi jaloux des acclamations qui montent vers elle. A travers les embûches des siens, comme à travers les ruses des Anglais, Jeanne, sans un arrêt, sans une défaillance, vole à ses destinées. Ses voix mystérieuses l'y conduisent « Va, va, fille de Dieu » Et voyez, au recul des siècles, la synthèse de ses oeuvres divines. A elle seule et contre tous elle a reconstitué les forces vives de la nation. Quatre jours lui ont suffi pour désassiéger une ville bloquée depuis sept mois. En une semaine, elle a bouté les Anglais des rives orléanaises de la Loire. Elle a fait bien plus elle a rendu au roi la conscience de ses droits et de sa dignité. D'un lambeau de patrie, épave fluctuante que tant de défaites successives menaçaient d'engloutir, elle a refait comme autrefois le royaume de la victoire. Elle a déposé surtout jusque dans les profondeurs du peuple la flamme sacrée du patriotisme qui gagne les coeurs les plus désespérés et, montrant alors à la France des provinces reconquises et un roi qui n'est plus un fantôme, elle vient planer ici au-dessus de tous les obstacles humains. Ensuite, se survivant déjà à ellemême, elle annonce l'achèvement de son oeuvre nationale en prophétisant qu'avant sept ans Paris sera redevenu la capitale du royaume et que tous les ennemis auront évacué le territoire broyé depuis cent ans par le gueule des léopards.

̃ ̃ ̃

Si eHe n'avait été que le fille du bon sens élevé par J'enthousiasme à se suprême hauteur, que l'illuminée héroïque et l'extatique visionnaire qu'ont voulu peindre en elle certains historiens dilettantes, elle se fut contentée peut-être, l'œuvre que je viens de dire accomplie, du témoignage éclatant que ses victoires, ses prophéties, se vie même, avaient donné a ce qu'elle appelait sa mission et elle eut pu finir comme elle l'avait commencée, dans l'idylle d'une bergère, l'épopée de son héroïsme. Elle eût eu alors sans doute sa place dans l'histoire, une place de choix. Mais il lui eût manqué l'empreinte authentique et terrible dont Dieu marque ordinairement ses envoyés à lui, nos rédempteurs. Regardez, au contraire, comme elle la porte en sa chair qui flambe.

Ce que n'avaient fait pour sa gloire ni le conquête des Tourelles, ni le sacre inespéré du roi, ni le prise de Saint-Pierre, le trahison de Compiègne le lui présage et le bûcher de Rouen le lui donne. Mieux que l'huile sainte avait sacré Charles VII, les flammes du Vieux-Marché la sacrent, elle. pour l'immortalité de l'amour et des influences nationales et cela. je l'affirme, plus que tout le reste, est divin.

̃ ̃ ̃

Singulier privilège que celui de cette femme toujours ressuscitéê par l'amour de tous, ou prutôt si divinement vivante qu'elle n'a jamais plus laissé mourir en France l'amour sacré du pays qu'elle y avait jadis rapporté.

Hle demeure, à cause de cela, le symbole aimé de la patrie, son Sursum corda populaire, la voix

les veines en tes clercs, en tes savants qui ont ar,- d'amour désintéressé la science de Dieu d'abord e:science de la nature, depuis saint Thomas jusqu'à P teur en tes moines aussi, défricheurs des forêts et de âmes incultes, inventeurs de l'art chrétien, pères ckcathédrales, precurseurs trop oubliés qui ont transm aux temps modernes le flambeau de la civilisation qu'- avaient ramassé à demi éteint dans les ruines de l'Eu, pite romain ton génie s'est renouvelé enfin, sans s^ contredire, pour seconde* la lente et persistante ascen sion du peuple vers la lumière, vers la liberté, verle bien-être, et, dans cette voie du progrès social qu fait suite à celle du progrès religieux, tu as tottjou'marché à la tête de la caravane humaine. Là encore ton génie est d'essence chrétienne et cattu lique. Comme l'Egliee, ta mère, tu aspires à la conquév morale de l'univers. Et c'est d'ailleurs encore de foi et de tes aspirations que le monde continue à noun-: ses espérances en une meilleure humanité. Voiîà le trésor que Jeanne d'Arc a détend». L'Anga terre n'avait pas besoin d'absorber 1* France pour d. venir une grande nation et un vigoureux caractère Ma: le monde avait besoin de la France pour conserve- comme une parure autant que comme un appui ta h- française, la raison française, l'esprit français. Ce n'est pas seulement une indépendance politique c territoriale qui disparait sous ie flot d'une invasion étrar. gère, c'es: une âme nationale qui périt, c'est un étri moral qui s'éteint. Ls Pucelit i'Oriéans a sauvé de la ruine et de la mon la nation BU« aîné* du christianisme et de l'Egliee.

Mgr Jhubl

toute-puissante qui sonne aux heures critiques le ralliement des énergies éparses. le drapeau frémissant qui couvre de ses plis toutes les espérances, le foyer ardent où toutes les idées s'épurent, le cœur généreux où tous les partis extrêmes se fondent, l'artisan béni de toutes les délivrances, de toutes les grandeurs et de toutes les gloires françaises.

une

« En nom Dieu >, comme disait la Puceile, je voudrais que nous la comprenions et, pour que ses gestes, tous ses gestes de patriotisme et d'amour, soient l'exemple suggestif et le salut certain de la génération qui monte, j'exprime le voeu, en ce jour anniversaire qui solennise une date rédemptrice et qui pourrait en renouveler les bonheurs, que l'image populaire de cette fille au grand cœur, comme l'appelaient nos aïeux, rayonne dans toutes nos demeures que son nom résonne dans toutes nos bouches reconnaissantes que son étendard béni flotte à côté de nos drapeaux que son épée donne aux nôtres, outils, plumes ou glaives, un peu de sa trempe et de ses éclairs que son souvenir sacré hante à jamais nos coeurs et que désormais, son culte fécond se mêle à toutes no: joies comme à toutes nos douleurs, parce qu'elle est, en effet, douce et belle comme une vierge. fière comme un chevalier, indomptable comme une martyre, dévouée comme une mère, puissante comme une sainte la vision transfigurante de France.

̃ ̃ ̃

0 Jeanne, sainte Jeanne, notre tille et notre sœur, idéale héroïne que toutes les vertus et toute? les palmes couronnent, trésor unique de l'Histoire sainte Jeanne, la plus glorieuse des femmes de notre race et le plus Française de nos Saintes Jeanne, notre envoyée, à genoux devant votre autel, ici où, triomphante, vous avez jadis prié. noui vous supplions à notre tour de veiller du haut du ciel sur notre patrie et de garder de tout péri! nouveau, d'où qu'il vienne, lo France confiante par vos vertus en ses destinées.

Dieu, autrefois, vous la confia dans ses détresses, et vous en avez rassemblé les lambeaux, comme une mère ses enfants sur son sein, pour en faire un grand peuple. Il ne vous l'a jamais reprise, et, plus que jamais, elle est vôtre. Pour que la justice ne soit pas abolie en ce monde et que nous vainquions contre l'espérance même, c'est vous qui, naguère. effaçant par votre miracle toutes les anciennes querelles et rénovant, par le prestige de votre grande figure, l'âme nationale, avez dressé dans une ruée épique, face à l'ennemi, toutes les poitrines de nos soldats. Plus secourable qu'à Patay, plus obéie qu'à Reims et plus puissante même qu'à SaintPierre, montrez-vous aujourd'hui dans nos frontièrei reconquises l'ouvrière bénie et féconde de nos restaurations.

Nous avons besoin toujours que vous resties mêlée à la trame de notre histoire pour guérir nos blessures, pour garantir la paix, pour que notre mission séculaire, qui fut la vôtre, de révéler le Christ aux nations, ne passe pas à d'autres. Gar dienne de nos gloires et de nos privilèges, sauvez nous-les, sans nous faire recommencer pourtant les douloureux enfantements qui nous les ont acquis. 0 sainte libératrice de la patrie, nous vous confions, nous aussi, comme Dieu l'a fait, notre patrimoine. Que rien, sous votre égide, n'en disparaisse, effrité par une Société des Nations qui ne nous rendrait pas justice. Soyez de là-haut notre étendard, notre refuge, notre rempart et notre épée, et faites-nous vivre, après tant d'épreuves, dans l'union persévérante de toutes les idées, de tous les efforts et de tous les dévouements, non pat seulement, comme l'on dit, les beaux jours d'autrefois, mais les plus beaux jours que demain puisse arracher au progrès de l'avenir et aux bénédictions divines.

Mgr TISSIER (8 octobre «922).

UN BUSTE DE saote Jeawc d'Arq, ppt Fjagc9 Lombard^


UNE MISE AU POINT de la situation en U. R. S. S.

Plus la III' Internationale déploie d'activité pour nous imposer le régime qui existe en Russie, et plus il est, utile de connaître les résultats qu'il a donnés là-bas au point de vue économique et social. A cet égard, un Russe. M. Alexandre Soltykof, vient de publier dans le Bulletin de la Société d'étudet et d'information* économiques, une étude fort intéressante. Il est dommage que tout ce qu'il dit ne puisse pas être répandu dans les milieux qui désirent instaurer en France le communisme nela leur donnerait peut-être à réfléchir.

Tout d'abord, le régime révolutionnaire n'a pas évolué à la suite de plusieurs coups d'Etat successifs. En revanche, la politique du gouvernement s'est plusieurs fois modifiée, par suite de circonstances. En 1921, Lénine incline à droite, vers une restauration partielle du capitalisme. En fait, il avait pour but de reculer pour mieux sauter, c'est-à-dire d'accumuler dans le pays des richesses, afin de procéder ultérieurement aux nouvelles offensives socialistes, en s'appuyant sur ces réserves. En 1928, Staline met fin à la pause et reprend l'offensive socialiste. L'élément essentiel de ce programme a consisté en une collectivisation de l'économie rurale et en la suppression, en temps que classe sociale, des koulaks, paysans aisés.

n en résulte une débâcle de l'économie nationale qui amène Staline, en 1933, à reviser sa tactique. Sans rien céder du point de vue idéologique, et tout en gardant intact le monopole d'Etat de l'économie, il ilt semblant de faire des concessions dans d'autres domaines, soulignant la valeur morale de la famille, les avantages de l'aisance, consacrant l'inégalité dans la rétribution du travail.

1936 voit les grands procès politiques, les exécutions des chefs de l'armée et de milliers de fonctionnaires, la reprise de la lutte antireligieuse. Il n'est pas excessif à cet égard de parler d'une terreur. Et l'on peut dire qu'elle s'explique dans une large mesure par la faillite de l'économie soviétique.

Le gouvernement n'a réussi que sur un point à socialiser toute la vie russe. Les chiffres que l'on nous donne pour le revenu national, le nombre des travailleurs, la production brute de l'industrie, le commerce de détail, montrent que la socialisation est à peu près entièrement accomplie.

D'après les statistiques officielles, le coefficient de production dans l'industrie serait de trois à cinq fois celui de 1913, vingt fois même pour l'industrie des machines. Mais il s'agit de calculs établis sur des prix fantaisistes, en contradiction avec les chiffres réels de la production lorsque l'on arrive à les connaître. Par exemple, lorsque l'on nous dit que l'industrie de la confection a produit en 1935 cent cinquante et une fois plus de robes, costumes, pardessus qu'en 1913, cela parait invraisemblable, alors que tous les voyageurs étrangers en Russie ont noté que la population des villes et des campagnes est misérablement habillée. La vérité est qu'il n'y a pas de comparaison à faire entre les statistiques de 1913 et celles d'aujourd'hui, parce qu'elles ne sont pas établies de la même manière. Dans la Russie d'aujourd'hui, il n'y a plus de ces artisans qui, avant la guerre, étaient si nombreux, tandis que les grandes usines étaient l'exception. Il en est de même pour l'industrie de la chaussure. Il n'y a plus de cordonniers indépendants ils ont été transformés en prolétaires et sont entrés comme ouvriers dans les ateliers de l'Etat.

Quant aux prétentions du gouvernement soviétique d'avoir assuré l'indépendance économique de l'U. R. S. S., elfes ne sont pas fondées. Dans la plupart des cas, si la Russie n'achète pas des marchandises étrangères, c'est qu'elle n'a pas le moyen de les payer.

n y a eu pourtant des réalisations. Il faut reconnaltre l'extraordinaire énergie des Soviets, leurs initiatives hardies, surtout pour la destruction des formes économiques léguées par

PBim-LSTON DU 7 MAI 1938 18

Soir d'été par JEAN Mauclère

L'activité musicale du casino décroissait à mesure que les baigneurs quittaient Villervifle. Certains jours, la pianiste étant libre plus tôt. Max l'emmenait dans sa longue voiture. Le lycéen consentait à quitter ses camarades pour participer à ces randonnées, et ils s en allaient sur la corniafce normande, plus charmante encore dans son calme relatif d'arrièresaison. Entre les découpures des frondaisons, les jeux de lumière sur la mer bleue forçaient leur admiration. Plus loin, l'estuaire de da Seine se nuançait de jaune, et c'était Honfleur avec la maison LigneuJ, assise près des quais. L'épanouissement de leur bonheur parait, aux yeux des jeunes gens, tout ce qui les entourait dune beauté plus grande. Max revenait à VWIerville chaque jour dès qu'il pouvait quitter son bureau. Son couvert était dressé en permanence chez Mme Legrand, heureuse d'un mariage qu'elle se flattait d'avoir préparé. Max conduisait sa fiancée au casino où il la reprenait, le concert terminé, pour la ramener avec Mme Dauriac. Quand le temps était favorable, ils revenaient par

Questions Economiques et Sociales

le passé, ainsi que l'immense effort qu'ils ont fait dans l'intérêt de l'édification du socialisme. Mais le vice organique de ces réalisations est qu'elles visent beaucoup moins à satisfaire les besoins du pays et de la population qu'à réaliser un programme préconçu, destiné à jeter de la poudre aux yeux. C'est ainsi que les immenses travaux pour produire l'électricité se trouvent inutiles ou presque. En effet, le besoin d'énergie electrique augmente dans un pays à mesure qu'augmente le bien-être de la population. Or, ce n'est pas le cas. L'emploi des tracteurs agricoles, au sujet desquels on fait tant de volume, est loin de suppléer à la destruction de 17 millions de chevaux, la moitié de l'effectif chevalin. Ajoutons que les campagnes russes disposent seulement d'un tiers des tracteurs qui ont été construits, parce que le reste est inutilisable.

La presse soviétique se trouve donc dans une situation difficile pour faire croire à ses lecteurs que la Russie est plus favorisée que les pays capitalistes. Quant aux actes de sabotage constamment reprochés aux fonctionnaires, il y a là un terme impropre il s'agit moins de sabotage que d'insuffisance des cadres soviétiques. Il n'en est pas moins vrai que les ouvriers russes travaillent plus que les ouvriers français et sont payés beaucoup moins.

Au socialisme de la première heure ou communisme de guerre a succédé le socialisme de la NEP, avec ses concessions au capitalisme. Il a été remplacé lui-même par le socialisme stalinien, qui a porté surtout sur la disparition des exploitations agricoles individuelles, transformées en fermes de l'Etat. Il ne s'ensuit d'ailleurs pas que l'égalité règne pour cela, puisque, au contraire, l'inégalité dans la rétribution du travail des groupes divers est érigée en dogme.

Bien que l'industrie soit socialisée dans sa presque totalité, l'essentiel du régime consiste dans la collectivisation de l'agriculture. L'Etat concentre chaque année entre ses mains plus de 200 millions de quintaux de blé, sans parler des autres produits agricoles. C'est ce qui lui donne les moyens d'entretenir l'armée rouge et les millions d'employés de l'Etat soviétique. Les laboureurs gardent pour eux moins des deux cinquièmes de la récolte. En échange des grains et autres produits réquisitionnés, ils obtiennent de l'Etat, à un prix très élevé, une partie des produits industriels dont ils ont besoin.

Voici comment M. Alexandre Soltykof conclut son étude « Le socialisme soviétique signifie l'exploitation des masses paysannes, la cherté des vivres, l'extrême pénurie de tous les produits, enfin des salaires dérisoires. »

Ce n'est certainement pas le régime que les Français désirent voir s'implanter chez eux.

Antoine de Tarlé.

*-̃-̃

Six pays détiennent 87 pour 100

de tout l'or mondial Un c aperçu de la situation monétaire », publié par le secrétariat de la S. D. N, montre que la production d'or dans le monde, non compris l'U. R. S. S, s'est de nouveau élevée en 1937, dépassant d'environ 7 le chiffre de 1936.

La valeur de l'ensemble des réserves visibles d'or en 1937 a été supérieure de près de deux fois et demie au chiffre de 1929.

Six pays les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, les PaysBas et la Suisse sont arrivés à détenir en 1937 87 du stock d'or monétaire dans le monde, non compris l'Espagne et l'U. R. S. S.

Les réserves divulguées de l'Aile*magne, de l'Italie et du Japon ne représentent que 2 du total mondial, mais on sait qu'il existe des réserves non divulguées, notamment en Allemagne.

la plage, faisaient quelques pas ensemble, la main dans la main. Le cœur gonflé de tendresse, ils regardaient en sidence les mêmes choses, et Renée pensait que la vie luii serait douce auprès d'un tel compagnon.

Que ne suis-je un artiste capable ae fixer d une manière impérissable le souvenir de telles soirées s'exclama un jour le jeune armateur

Il ne périra jamais dans nos coeurs L'un n'empêcherait pas l'autre. Ah 1 si je pouvais 1

Renée, souriante, consola son fiancé avec de douées paroles mais la nuit venue, la pensée de Max s'imposa à la jeune fille. Son rêve à lui, pourquoi ne le réaliserait-elle pas Pourquoi ne fixerait-elle pas sur le papier et selon la technique de son art, te précieux souvenir de cette soirée où leurs cœurs battaient l'un près de l'autre, l'un pour l'autre, sous le regard de Dieu, devant la splendeur de la nature, dans la sécurité d'un avenir qui ne pourrait qu'être heureux, puisqu'ils seraient tout dévoués l'un à l'autre ? 1

Dans la nuit silencieuse, Renée poursuivait son rêve. Elle le vivait, il s exaltait en elle, il frémissait et demandait à s'extérioriser.

Quand l'aube parut, la jeune artiste, caressée par l'aile divine de l'inspiration, relisait le poème où s'était épanché son oœur radieux c'était un chant d'amour, un ,hymne de reconnaissance à la Providence, un élan vers le bonheur, un crî de joie confiante. Une musique merveilleusement appropriée soutenait les paroles. L'ensemble constituait un pur joyau.

Un programme économique extravagant

La Croix reproduisait ce* jours-ci ira article de M. Gaboriaud, directeur de l'Ere Nouvelle, qui présentait le rôle de l'Eglise à travers le monde, a peu près tel qu a été. C'est au moin* le troisième article du même auteur dans ce sens depuis un an, et noua avons cité les premiers, c'est la réaction de certains radicaux devant la tactique communiste de la main tendue, peut-être aussi le résultat d'une meilleure compréhension des choses, sous l'influence du malheur des temps. Sans doute M. Gaboriaud renverse lea rôles en proposant à l'Eglise, « battue en brèche par le germanisme », une alliance avec la « France républicaine » et son Etat laïque, comme si l'Eglise n'avait plus que cette dernière chance, comme si le parti radical n'avait pas, plutôt qu'elle, besoin de rétablir sa situation compromise. H n'en faut pas moins

remarquer que M. Caboriaud ne parle pas

remarquer que M. Gaboriaud ne parte pat

au nom de tous les radicaux, qu'un bon

nombre ne le suivrait pu, non plus qu'il ne les suivrait lui-même en tout points. L'extraordinaire programme économique et social. adopté par le Convent du GrandOrient, en septembre 1937, servirait au besoin de pierre de touche.

Déjà en 1936, le Grand-Orient, curieusement influencé par M. Jacques Duboin. avait préconisé une « économie distributive » dont l'inspiration mêlait les influences radicales, socialistes et communistes. On pouvait admettre alors que le Convent avait cédé à une poussée de fièvre, dans le climat du Front populaire vainqueur. Il n'en est rien, et le Grand-Orient semble persévérer. A preuve le programme adopté, en septembre 1937, un an plus tara, programme que publie, dant les Dossiers de l Action Populaire le R. P. Berteloot fort bien informé. Le voici

Le Concent constate que le$ Loges, data leur immense majorité, confirment les décisions adoptées en 1936 et ajjirmenl la nécessité impérieuse de snbsiflutr reeonomie échangiste un régime d'économie dbtribuitoe.

Le Convent rappelle que pour atteindre

ce but, il a été préconisé Fan dernier, da

mesures donl Tapplication devient chaque jour plus opportune et plus urgente. Parmi les mesures immédiates et transitoire*, Il insiste notamment sur les suivantes Organisation dea régions économiques et création des Conseils économiques régionaux chargés d'établir la statistique dea ressources et des besoins

Extension des attributions et pouooin du B. l. T. Recherche d'une équitable répartition des matières première, suioant les besoins de chaque pays

Socialisation de la Banque, des assurances et des industries-clés

Préparation civique intensive à la solidarité. Etablissement d'une large entr'aide nationale donnant à tous la sécurité du lendemain par la satisfaction des besoins oitaux.

Ce rappel des décisions antérieure, étant fait, le Conoent déclare qu'en raison de l'extrême mobilité de la Oie économique, II

Améliorons pour son succès

notre industrie touristique

Enfin 1 Mieux vaut tard que jamais. On se décide à favoriser le tourisme, et surtout le tourisme étranger en France. Nous avons été les premiers à réclamer pour l'Exposition de 1937 les facilités de transport en chemin de fer que la plupart des autres pays ont déjà accordées aux visiteurs venus du dehors. Nous nous réjouissons donc qu'avec trop de retard on en vienne à ce qu'on aurait concéder beaucoup plus tôt. Beaucoup d'argent aurait pu être obtenu U est trop tard, n'y pensons plus. Préparonsnous à recueillir celui que les touristes nous apporteront bientôt. Le tourisme est un des grands plaisirs de nos contemporains. Pour prendre ce plaisir, ils ne regardent pas à la dépense. Toutefois, et c'est bien leur droit, ils exigent qu'on le leur facilite. Résolu à s'offrir du bon temps, selon son goût. le touriste n'admet ni qu'on le traite en intru ni qu'on ne lui en donne pas pour son argent. Dans les deux cas, il a raison.

Récemment, au cours d'un voyage en Suisse, je recueillais de la bouche d'un maître de l'organisation touristique les bonnes règles à suivre pour satisfaire le visiteur. i Les Suisses sont des maîtres en la

Renée ferait graver son oeuvre dès son retour à Parts elle l'offrirait à Max lorsqu'ils seraient mariés.

Et cela s'appellerait Soir d'Eté.

Le lendemain, 8 septembre, la foudre éclata sur la maison Ligneul armement et boils du Nord. Irritable, soucieux depuis plusieurs jours, l'armateur était revenu, la tête basse et le visage contracté, de la Chambre de commerce où, deux heures plus tôt, un coup de téléphone l'avait mandé d'urgence.

Ayant congédié sa secrétaire, M. Ligneul appela sa femme et son fils. Quand ils furent entrés, l'armateur vérifia la fermeture de la porte, celle des fenêtres et annonça

Ecoutez une terrible nouvelle notre Compagnie d'assurances de Londres saute, son activité est brusquement suspendue. Mme Ligneul eut un cri

Grand Dieu Tu en es sùr ? 9

Le pressentant depuis quelque temps, avaiis prié la Chambre de commerce de faire une enquête sur place. Elle vient de m'en soumettre les résultats. Ils sont catégoriques rien à faire, rien à espérer. Ce coup est grave pour la maison, très grave 1

Mme Ligneul était consternée. Max, qui voyait toutes choses à travers son bonheur présent, secoua les épaules, comme s'il eût voulu se débarrasser d'un souci trop pesant.

Bon flt-il avec insouciance rien n'est perdu en ce qui nous concerne, puisque nous n'avons aucun sinistre à déplorer, donc rien à toucher. Tu t'adresseras à une autre Compagnie, et

ne convient pa d'enfermer la nottoelle économie sociale dam le cadre rigide d'un système de nature étatiste ou fédéraliste, les limites et définitions de ces deux systèmes n'étant pas nettement établies.

II serait d'ailleurs de peu d'utilité pratique de prévoir d'avance les détails de structure et de fonctionnement du nouveaux organismes économiques, ceux-ci devant s'adapta aux besoins et aux conditions du moment el du contingences internationales. Le Conoent déclare cependant que la nouvelle économie distribatioe decra s'inspirer des nécessités suivantes

1° Il lui f audra sauvegarder au maximum la liberté individuelle, donc créer et distribuer l'abondance sans la moindre contrainte

Elle devra faire sans cesse appel à fa science et à la technique, afin que la production et la répartition du richessu soient réalisées dans le minimum de temps de service social et d'effort humain

3° sera indispensable d'associer étroitement la responsabilité à toute autorité et de rendre accessible à tous l'exercice du contrôle de toute gestion, à tous les degrés. Le Convent préconise donc les bases générales suivantes comme les plus indiquées pour l'instauration de la nouvelle économie distributioe

1 Socialisation des moyens de production et de distribution dans tous les cas où ces moyens ne sont pas utilisés par leurs seuls détenteurs

Remise des attributions de gestion de la production aux producteurs eux-mêmes par le canal du Syndicats, fédérés localement, régionalement, nationalement et internationalement, assistés de leurs Offices techniques et scientifiques et sous le contrôle des Conseils économiques

3° Remise du attributions de gestion de la distribution aux consommateurs et usogen eux-mêmes par le canal de leur Coopéra tioes et Associations, fédérées sur les plans ci-dessus et également sous le contrôle des Conseils économiques

4° Remise des attributions administratives et sociales aux communes, fédérées sur les mêmes plans

5° Couronnement de l'édifice par la création sur les plans déjà indiqués de Conseils économiques assistés d'Offices techniques e. scientifiques de coordonnu la marche de la production, de la consommation et des services sociaux

Interdiction des cumuls de délégation et respect de l'autonomie du organismes de base, afin que l'individu prenne, dans l'action journalière, conscience de ses responsabilités et puisse, à tout moment, exercer ses droits et son contrôle dans ton triple étal de producteur, de consommateur et de citoyen.

On reste un peu surpris devant cette étrange salade qui lelnble prise à toua lu potagen. Les régions économiques et les Conseils économiques régionaux rejoignent les projeta d'organisatio corporative. Parsons sur l'extension des attributions du B. I. T. proposée au moment plusieurs

matière. Ils sont parvenus à une perfection inégalée. Malgré le lourd handicap d'un change écrasant, ils parviennent à concurrencer leurs rivaux et môme à l'emporter, parce que l'aménagement de leur pays, et surtout de leur hôtellerie, attire irrésistiblement le voyageur. Voici donc ce que me disait mon interlocuteur

Le tourisme est un luxe. n est loisible à chacun de rester chez soi. Si l'on s'adonne à ce divertissement, c'est qu'on l'aime et qu'on en attend de précieuses satisfactions. Luxe, ai-je dit. Le tourisme constitue un luxe d'autant plus onéreux qu'on est moins fortuné. Tout naturellement, le voyageur aux ressources modestes attache une importance d'autant plus grande aux dépenses que son déplacement entratne et aux satisfactions qu'il en obtient.

L'impression la plus importante à donner au touriste, c'est qu'il en a pour son argent. Les organisateurs de voyages doivent établir un sage équilibre entre les dépenses et les déplacements organisés.

Pour un pays, le pire du discrédit résulte de l'excès des prix ou même, si les prix sont modérés, d'un accueil peu empressé.

tout sera dit. Il n'y a pas lieu de nous inquiéter.

Son père le regarda avec sévérité Oh je le sais, Ot– il, ce qui intéresse la maison ne te préoccupe guère, quoi que ce soit, depuis que tu es engagé dans ces projets de mariage 1

C'est assez naturel, Julien, objecta doucement Mme Ligneul.

Peut-être, ma chère mate c'est tout autant fâcheux.

L'accent de l'armateur sonnait, courroucé. Désireux de se réhabiliter dans 1 esprit paternel, le jeune homme suggéra II n'est que de conclure au plus vite de nouveaux contrats I

Sans doute mais si un sinistre survenait, en mer ou dans les docks avant que d'autres polices ne soient signées, voulez-vous me dire, l'un ou l'autre, comment la maison pourrait tenir le coup ? La mère et le fils se regardèrent en silence. L'éventualité évoquée par le chef de famille était si tragique, elle démasquait un abîme où la chute serait tellement irrémédiable, que tous deux pâlirent et demeurèrent un instant sans voix. Puis ils murmurèrent Mme Ligneul

Un tel malheur est très improbable 1 Et Max

Il faut s'occuper d'une autre assurance tout de suite i

Certes fit l'armateur en déployant sa haute taille. Et réaliser des fonds d'urgence. Je cours chez Vallier, A quelle heure le bateau pour Le Havre, aujourd'hui, Max ? T

Le jeune homme jeta un coup d'oeil sur l'indiCateur dea marées

Etats l'ont quitté. La socialisation des banques, assurances et industries-clés, c'est le programme de la C. G. T. La socialisation des moyens de production, c'est le marxisme communiste, si l'on veut, ou un de ses succédanés socialistes, si l'on préfère. La remise des attributions de gestion aux syndicats pour la production, aux consommateurs et usagers pour la distribution, ce sont à la fois les Sovieta et les rêveries de M. Duboin. des réunions de la Table ronde hier ou du mouvement sans influence pour un « nouvel âge ». Quant à la liberté individuelle. sauvegardée au maximum, par une distribution de t'abondance sans la moindre contrainte, elle comblera d'aise les anarchistes. Ce plan d'économie distributive est toujours lié à une suppression de la monnaie, conformément aux utopies multiples qui ont proliféré depuis la Révolution jusqu en 1860 environ on supprime la monnaie, dit-on, et on la remplace par des » bons de consommation » qm ne sont nen de plus ni de moins qu'une autre monnaie. Il faut avouer que ces extravagances, proposées dam l'Europe de 1938, témoignent d'un mépris des réalités qui explique la crise du parti radical, dans la mesure où il est lié au Grand-Orient.

Le P. Berteloot nous apprend toutefois que le monstre n'a pas été admis sans peine. En particulier, M. Barès, radicalsocialiate et rapporteur pour cette question au Congrès préparatoire des Loges du SudOuest, a manifesté nettement son inquiétude pour un système qui suppose la suppression de toute propriété individuelle et le collectivisme. Il tutcita un tumulte, obtint du président, avant le vote, une déclaration « précise et solennelle » qui assure qu'un pareil programme peut toujours être modifié heureusement Mais M. Barès ne réussit pas à empêcher le vote. Sur les 334 rapports envoyés par les Loges, 97 pour 100 approuvaient l'économie distributive et fédéraliste, dont le P. Bertheloot dit justement qu'elle suppose un étatisme se présentant sous les espèces d'un Hitler ou d'an Mussolini. ce qui n'est pas pour effrayer aujourd'hui tous les francs-maçon», certains admettant un Etat totalitaire ou presque. à condition qu'ils en soient maîtres.

Le programme du Grand-Orient aura donc une influence certaine sur les esprits ignorants, livrés à l'influence directe des Loge», et, plus encore, sur ceux qui la subiront indirectement par les organes inféodés, oralement ou par écrit. Nos lecteurs feront bien de conserver le programme précité. S'ils trouvent çà et là des plaidoyera pour la préparation civique à la solidarité, pour économie dtstributive et fédéraliste, pour la soviétisation de la production, avec tes syndicats de producteur ou les coopératives de consommateurs, ils connaîtront la source. Tout cela fera beaucoup de temps, de salive et d'encre perdus, d inutiles, de nuisibles agitations peut-être, à un moment où nous aurions miein à faire.

Georges Vianœ.

On dit toujours Imitez les Suisses 1 Accueillez les voyageurs comme ils le font 1 On exagère un peu. Toutefois, il est vrai que le visiteur, en Suisse, se trouve partout comme chez lui. Toute la population, convaincue de la nécessité de soutenir le tourisme, s'empresse auprès du voyageur de passage pour agrémenter son séjour et lui éviter toute difficulté.

L'une des raisons de succès de la Suisse dans l'organisation touristique se place dans une loyauté complète des hôteliers et commerçants. A la différence de ce qui se pratique ailleurs, il n'y a eu en Suisse qu'un prix pour le touriste comme pour l'habitant, et ce prix publiquement affiché évite toute erreur ou toute supercherie. A l'hôtel, le forfait de journée offre de grands avantages. Il supprime l'imprévu. Pour celui qui veut strictement s'y tenir, il enlève tout risque de supplément.

Dans l'ordre des transports, il y a de larges avantages pour ceux qui circulent beaucoup et pour ceux qui séjournent longtemps. Système logique, qui favorise les meitteura clients.

Mais. par-dessus tout, le succès touristique va à ceux qui accueillent

A 4 heures, père.

Bien. J'ai juste te temps Je reviendrai demain. Accompagne-moi au quai, Max. J'ai des instructions à te donner; tu mettras aussitôt les choses en train. Les deux hommes sortirent, se dirigeant vers l'avant-port. En face de la lieutenance, dernier vestige de la forteresse qui, voilà quatre siècles, formait la pierre angulaire des remparts honfleurais, le vapeur se tenait déjà, effilé, noir, bas sur l'eau entre les vastes tambours de ses roues, il semblait une maigre paysanne prêle à partie pour le marché, un gros panier sur chaque hanche. Une animation de fourmilière se pressait autour d'une passerelle par où dégorgeaient les passagers venus du Havre, tandis que, sur l'avant, une glissière avalait des dizaines de paniers de poissons. C'était, identique ou presque quant au décor, modernisé quant aux personnages, le grouillant tableau saisi en 1824 par Xavier Leprince, ancêtre des actuels peintres de Honfleur.

L'aboi d'une tonitruante sirène déchira l'air. M. Ligneul, un pied sur la passerelle, se retourna vers son fils

Tu as compris, n'est-ce pas ? Téléphone à Paris tout de suite.

Entendu

Tu peux avoir des réponses intéressantes à me donner dès mon retour. Nous les examinerons aussitôt, en les confrontant avec les indications de Vallier. Ah I passe aussi à la Chambre de commerce au sujet d'un solicitor. Je voudrais partir demain soir sur Londres.

Tout sera fait, sois tranquille 1 Courbé en deux, un novice lovait

Le service d'été

des chemins de fer français

Au 15 mai 1938, de nouvelles et nombreuses modifications apportant des facilités nouvelles seront mises en vigueur c'est ainsi que des améliorations Importantes seront apportées dans les correspondances, notamment par la diminution des délais d'attente et de nouvelles mises en correspondance.

La création de nouveaux services d'autorails permettra l'accélération des services déjà existants et l'établissement de relations nouvelles.

Les améliorations envisagées par la S. N. C. F. pour le service d'été (qui entre en vigueur le 15 mal) comprennent également une intensification du rythme de la mise en service des voitures métalliques sur les grandes lignes et sur l«s lignes de banlieue. 451 nouveles voitures métalliques de grandes lignes seront prochainement mises en service, 164 voitures de banlieue comportant les derniers perfectionnements, tant au point de vue technique qu'au point de vue confort, seront incorporées aux rames actuelles. Voici, d'après Voyages (numéro d'avril), les améliorations que réaliseront les différentes réglons.

Région Nord. Une relation rapide par autorail sera établie entre LllleDouai-Arras et Paris, le service d'autorail Paris-Lille deviendra quotidien. Il sera créé une relation nouvelle entre Jeumont et Paris et retour, ainsi qu'un service direct Amiens-Lille. De nouveaux services d'autorail seront mis en marche notamment entre Busigny et Hirson.

Au mois d'octobre, il sera établi une nouvelle relation rapide de jour par autorails entre Boulogne-Bâle et retour. l', en correspondance avec les autres services partant de Londres le matin et y arrivant le soir.

Par ailleurs seront accélérés de vingt minutes le train 120 Boulogne-Paris et de vingt-cinq minutes le train 1 ParisBoulogne.

Enfin, sur les lignes secondaires, le service des trains comportera également d'importantes modifications qui amélioreront -sensiblement les marches aotuelles.

Région Est. Les accélérations très importantes des dernières années réduisent les améliorations possibles. Toutefois, un gain de temps d'une heure environ sera réalisé dès le 15 mal 1938 entre Paris et Strasbourg

Les défenseurs des intérêts familiaux

chez le ministre des Finances

MM. de Saint-Just, secrétaire général du groupe de la Famille à la Chambre des députés; Boverat, président de l'Alliance nationale contre la dépopulation, et Vleultle, délégué général de la Feaerat'on des Associations de familles nombreux, ont été reçus par M. Marchandeau. ministre des Finances.

Après avoir exprimé « le regret que dans la majoration des Impôts directs qui vient d'être décidée Il n'ait été tenu aucun compte de la situation de >amille des redevables, ils ont Instamment demandé qu'un aménagement de ces impôts les proportionne équitablement la faculté contributive des assujettis, telle qu'elle résulte de leurs charges fanilliales ».

bien. Le voyageur dépaysé, harassé, aime, dès l'arrivée, à trouver ses aises. Un visage souriant le réconforte. En même temps que les commodités matérielles de l'installation, il lui est précieux d'obtenir aisément tous les renseignements qui le guideront. Le personnel hôtelier, bien stylé, place le voyageur dans une ambiance ympathique, reposante.

Ces justes observations révèlent le secret des succès de l'hôtellerie suisse, succès q-- tous ceux qui, en d'autres pays, veulent s'en donner la peine peuvent également obtenir, à condition de se soumettre à un convenable apprentissage. Puisque nous nous décidons à favoriser les déplacements en France. surtout des étrangers, il y a avan. tage à observer les pratiques de ceux qui ont le mieux réussi dans l'industrie touristique. Sans les copier servilement, il serait sage d'adopter leurs meilleurs exemples et de les amalgamer à notre organisation pour son plus grand succès. Jean OSCHE.

(503 km.), par la mise en service d'aittorails BugatU qui remplaoeront les trains rapides 35 et 28 actuels.

Région Ouest. La mise en marche des trains nouveaux donnera une plus grande latitude aux voyageurs et permettra d'éviter les dédoublements massifs des périodes de pointe.

Pour la période d été, il sera créé trois nouveaux trains entre Paris et Bordeaux, Paris-Bordeaux et les Pyrénées, Paris et Toulouse.

Dans le sens opposé, les dédoublements, prévus comme facultatirs, seront régularisés. Le train 60 LimogesParis partira de Brive.

Région Sud-Est. Les trains 11 et 12 Paris-Marseille seront remplacés par des rames de plus grande capacité. seront créés un service par autorail rapide Màeon-Genève et retour, une nouvelle relation hebdomadaire de nuit par train rapide entre Paris et Nice, un nouveau train quotidien de jour entre Paris et Grenoble el relour, pour la période d'été un nouveau train rapide de jour entre Parts-Saint-Gervais et retour, un train express ParisLaroche et une nouvelle relation DijonMulhouse et retour.

Seront prolongés les trains Genève-Marseille sur Nice et Vintimltle les rapides Strasbourg-Lyon sur Vintimille les trains Strasbourg-Marseille sur Nice les trains Paris-Bel fort Jusqu'à Mulhouse par la Bourgogne et la Franche-Comté.

Dans le sens opposé, les points de départ ont été modifiés de la même façon. La nouvelle marche prévue pour les trains rapides i5 et 16 Paris-Nice et retour permettra un gain de quarante minutes, le train 14 Nice-Paris sera accéléré d'environ cinquante minutes.

De nombreuses améliora (Ions seront, également réalisées sur les lignes secondaires (notamment sur la ligne de Bourg à Bellegarde), par mise en service d'autorails.

Région Ouest. Du fait de l'électriOcation de la ligne Parts-Le Mans, d'importantes améliorations d'horaires ont été réalisées en 1937.

Il sera créé prochainement de nouveaux services d'autorails entre Fougères, Vitré et Paris ainsi qu'entre Angers et Rennes (relations directes). Les services de banllpue: Parls-SaintGermain et Parïs-Saint-Cloud seront intensifiés, des départs étant prévus tous les quarts d'heure.

Le nombre des étrangers en France

M. Camille Planche, député, a demandé au ministre de l'Intérieur de lui faire connattre combien Il y a actuellement d'étrangers résidant en France, abstraction faite des toumtes, et le décompte par nationalité.

Voici la réponse du ministre

Le nombre des étrangers résidant en Franco au 31 décembre 1936 était de 2 563531, qui se répartissaient comme suit

Allemands. J8~88 Américains du KoM. 11467 Arij-enuns. t 614 Arm6n)ens. 51 149 AtttrtemeM. 7603 Belges. h. et 481 Br6smens. 9é9 Britanniques 31912 Buttrares. 3 ISO CMitens. est Chtnots. · 4 m Colamhlens. 418 Cubains. 429 Dmott. 22:¡S Egyptiens 1623 Espagnols «01~ F1nlandals, H 7 G<;ort!'«'ns. m.. Haltlcns. 3S HeIMnet. a ~r.i' Hoi)anf!<ts. 8 HOn81'ols, 1. Ea0 Irlandais 1 oso Italiens 897732 Japonote. 83Õ Lettons 951 Hthuantens. 1055 Luxemhour$eots. t5303 MarocaIns. 269<M Mexicains 433 Norvégiens. 1639 Ottomans. <SW6 Palestlnlell& 907 Panaméens. 40 Pel-ans 215i Péruviens. 4~¡ Poi!mal8. 463 li3 Portugais. 38 t72 Roumalns 13452 Russes (r6fu?té<). 63349 You~os!avM. E8888 Suédois. 141 Suisses 88 ffl S3'rlens. 50811 ~ch6coe~ov~<)M. 41474 Tuntstens. 1 eea U. R. S. S. 2527 Urufruayens. 412 Vénézuél1ens. 100 Divers. 18 E19 Total. !563M)

l'amarre entre ses jambes, à mouvements rapides. Déjà. le navire évitait par l'arrière, dans un double patouitlemenl éveiltant des borborygmes et des rides d'écume sur l'eau plate du port. Max prit le chemin de la Chambre de commerce. Il songeait

Pour une tuiUe, évidemment c'est une tuile Bast la maison peut bien supporter ça. Le principal, c'esl que ce soir je puisse aller à Villerville voir Renée. et ne pas Iuï souffler mot de ces ennuis-là i

CHAPITRE XIII

Sur la passerelle de l'Aurore, le capitaine, soucieux, regardait la mer. Elle était grise autour du grand cargo, aussi loto que la vue pouvait s'étendre, d'un gri? plombé dû à la réflexion des nuages sombres qui tratnaient leur ventre lourd à faible hauteur; à peu près calme encore. elle commençait à se creuser de ^es houles hachées, rapides, qui pour tout marin averti' annoncent le prochain déchaînement du gros temps.

En mer du Nord. quanc approche l'éqtiinoxp d'automne, le gros temps, c'est la tempête.

De plus en plus préoccupé, le capitaine Brévin se tourna à demi vers son second, un Flamand jeune encore, qui notait =ur le livre de bord les indications données par les appareils de l'habilaele Quelle route. Vrydams ? Q

(.4 suivre.)

A partir de 17 heures, la c Croix > se trouve à Paris dans tontes lu gares. On peut la demander et mime l'exiger.


Le gouvernement devant opinion La presse quotidienne, qui continue •«s commentaires sur le « repli du freine, devient grise. Mais dans cette teinte neutre il reste encore dea menaces. Toujours sous sa signature « le Journal a maintient le préjugé favorable

On voit que les résultats de l'action monétaire entreprise par le gouvernement, abstraction faite évidemment du « recul » même du franc, qui reste en soi un événement que chacun ne peut que regretter, s'annoncent favorabies. Ils offrent au Cabinet Daladier une chance inappréciable.

Cependant, une opération monétaire, ti brillant qu'en soit le succès, ne saurait suffire à assurer le redressement économique et financier. C'est sur quoi on ne saurait insister avec trop de force.

Le glissement du franc, la fixation d'un cours minimum et le rapatriement massif des capitaux donnent au gouvernement un répit prolongé lui permettant de poursuivre son œuvre de restauration. Ce que doit être cette eeuvre, M. Daladier l'a dit excellemment avant-hier soir « Notre but suprême, a-t-il déclaré, c'est de développer le labeur français la loi de la démocratie, c'est la loi de l'effort. » Labeur, effort telles sont, en effet, les conditions du salut, Tout ce qui serait fait en dehors d'elles ne pourrait qu'être éphémère.

Par contre, Gustave Hervé, dana < la Victoire », s'en tient à ses critiques contre le gouvernement

En France, les gouvernants sont débordés par ces masses ils tremblent devant elles ils tolèrent les occupations d'usines ils tolèrent que l'autorité patronale soit bafouée jusque dans les ateliers et que l'autorité réelle passe des patrons à des minorités de violents et d'excités qui terrorisent les ouvriers paisibles.

Ce n'est pas le franc qui est malade. C'est la France.

Dans « TEpoque >, Raymond Cartier Me peut voir qu'un remède

Le seul remède est de suspendre franchement l'application de 'la loi de quarante heures dans toutes les industries pour revenir, avec le moins de paliers possible, à un régime du travail adapté à notre appauvrissement et à nos besoins.

Si M. Daladier n'a pas le courage ou n'a pas le pouvoir de prendre cette décision, sa stabilisation est fichue d'avance. Il pourra dicter au franc tons les sénatus-consultes napoléoniens qu'il voudra pour lui interdire de reculer au delà d'une position préparée à l'avance. Les faits se moquent des mots. 1 < L'Œuvre » répond à ses amis d'ex- trime gauche

Aujourd'hui, les amis de M. Léon Blum et de M. Vincent Auriol nous

disent

Ah! si on avait Institué le contrôle des changes

Mais pourquoi ne l'avez-vous pas Institué vous-mêmes, quand vous aviez tout le pouvoir?

C'est que les circonstances extérieures ne le permettaient pas. Il fallait et Vincent Auriol l'a suffisamment expliqué maintenir avant tout l'accord entre la France, l'Angleterre et l'Amérique.

Oui. Mais n'est-ce pas encore beaucoup plus vrai aujourd'hui, où l'entente < de principe » a fait place, au moins entre deux des partenaires, à un accord j en règle ? •; Et si l'on s'en tient aux faits c'est- k-dire aux rentrées d'argent, on est' bien obligé de constater que la « dévaluation » de 1938 ramène en France une partie des capitaux que celle de 1936 avait mis en fuite.

Tout n'est pas satisfaction dans ces lignes de Jean Pupier, dans la « Journée Industrielle »

Le plus grave serait d'accorder créance de nouveau, dans cette circonstance qui ne répète, à deux plaisanteries dont le vide a cependant été vérifié.

D'abord, on entend inculper la « spéculation » de ce qui arrive. Répétons qu'au lieu de maudire vainement la spéculation, rien ne sera fait qu'on ne l'ait combattue avec ses propres armes. La plaisanterie est de lui prêter une fa- j culte personnelle, arbitraire ou maligne, de choix, de décision, alors qu'elle ne j fait qu'exploiter, avec le plus parfait cynisme, les circonstances qu elle

trouve.

Ensuite, à propos des prix, on entend dire que le nouveau repli du franc ne saurait « en aucune manière » amener leur hausse. Si l'on veut vraiment enrayer toute c hausse illicite », ou plutôt tonte hausse abusive, le premier soin doit être de rendre justice aux mathématiques élémentaires en reconnaissant que la dévaluation introduit dans les prix des éléments de hausse inévitables.

A chaque « repli », à chaque position qu'on lui abandonne, la spéculation dévore une nouvelle portion de l'épargne. Il n'est pas indispensable de se moquer de cette dernière par surcroît.

Wladimir d'Ormeaaon, dans « le Figaro », voudrait que le gouvernement agisse de plus en plus avec des vues d'ensemble:

Les capitaux rentrent ? Partait Mais

pourquoi ? Pour dormir ? Non. Pour

t'employer. Il faut donc qu'ils s'emploient, et pour cela qu'on travaille et que la production soit assurée de pouvoir satisfaire aux commandes. Le problème de l'investissement, qui a si lourdement pesé sur notre activité économique depuis deux ans, se pose de nouveau brutalement, et la résurrection peut en sortir. Mais lui aussi a ses exigences.

Il n'est pas jusqu'au tourisme c'est-à-dire aux importations invisibles de devises dont les circonstances nouvelles ne fassent une question de premier plan. Le gouvernement, il est vrai, s'en est préoccupé. Mais là eneore c'est tout un ensemble de choses qu'il faut considérer si l'on veut rendre attrayant le chemin de la France et démolir les propagandes perfides, voire monstrueuses, avec lesquelles trop d'intéressés s'ingénient à le barrer. La carte de tourisme ne suffit pas.

Une occasion exceptionnelle s'offre à' H. Daladier de redresser vigoureusement, dans tous les domaines, la situation du pays. Mais 11 faut saisir cette occasion aux cheveux, c'est-à-dire agir et encore agir.

Tout le monde aidera le gouvernement s'il prouve, par ses actes, qu'il a corn- j pris la plénitude de son devoir. Peraonne ne lui pardonnerait si sa volonté s'était pas à la hauteur de sa chance. Dans « l'Homme Libre », Henri Dié demande au gouvernement de diriger lu capitaux vers le relèvement national: Nombreuses sont les affaires ansiennes qui, bien que prospères, ont une trésorerie difficile et qui ne pourront prendre un nouvel essor que par des augmentations de capital. II faut aller plus loin encore une industrie nationale ne reçoit l'impulsion que par la création de nouvelles affaires. En une phrase il faut mettre les capitaux à la disposition des affaires.

Les capitaux ne demandent qu'à accomplir ce devoir ç'en est un mais ils ne s'y résoudront que s'ils s sont assurés d'une ère de tranquillité j de laquelle, en raison des lois sociales,1 tout calcul égoïste est pratiquement, «limin*. Personne, et le Français moyen

moins que quiconque, ne réclame de mouvements boursiers de grande envergure. Mais chacun exige un minimum de paix sociale et l'assurance que tous les efforts multipliés concourront au salut commun.

Notons enfin ces réflexions de René Belin, dans « le Peuple », organe de ta C. G. T.

Ça n'est pas très juste que la collectivité paye les erreurs commises par quelques-uns, mais on n'y peut rien. Or, s'agissant de défense nationale, ce sont les erreurs de la politique étrangère menée depuis novembre 1918 qui ont conduit notre pays dans l'impasse actuelle. Et pour pouvoir payer, il n'y a vraiment qu'une manière, qui est de prendre l'argent où il est. C'est par là que les décrets-lois sont terriblement réalistes. Et c'est par sa mauvaise humeur que l'argent montre qu'il ne l'est pas toujours.

Certes, je reconnais que la méthode prête à discussion qui consiste à affirmer urbi et orbi que la faculté contribative du pays est épuisée et à augmenter, dans le même temps, la fiscalité assez lourdement. C'est précisément cette méthode appliquée à divers domaines qui a fait de quelques millions de citoyens français des insurges. Depuis combien de temps promet-on au menu peuple la lutte contre le chômage, des conditions de vie normale, la justice sociale et la paix du monde ? Et depuis combien de temps ne fait-on rien pour lui donner cela et ne contrarie-t-on pas les tentatives poursuivies exceptionnellement dans cette direction ?

Ce sont là réalités de gouvernement et nécessités politiques vivantes. Le mieux est de les considérer avec philosophie et de payer avec une gentille mélancolie. C'est un bon conseil à donner à ceux qui ont la chance d'être assez fortunés pour pouvoir encore payer des impôts.-

La Conférence de la Petite Entente s est close, jeudi soir, à Sinala, après un dîner qu! a réuni une troisième fois les ministres des Affaires étrangères à la table royale. Un long communiqué a été publié qui affirme en substance que les trois Etats lont unanimes à conclure qu'ils doivent continuer leurs efforts en vue de collaborer à toute oeuvre d'apaisement et d'entente. C'est dans ce sens que le Conseil a notamment affirmé et maintenu à l'unanimité son désir de poursuivre les négociations en cours, ayant pour but de contribuer à rétablir la conflance dans le bassin du Danube.

Toutefois, des commentaires des milieux compétents, il semble résulter que malgré les efforts du ministre d'Italie, on s'est, une fois encore, heurté à des difficultés de forme.

Mais la volonté d'aboutir subsiste cependant de part et d'autre, et il n'est pas impossible, en conséquence, qu'elle trouve bientôt la possibilité de s'exprimer. Il est intéressant, du reste, d'observer I que le communiqué est accueilli à Budapest avec de l'optimisme, même s'il est nuancé d'une certaine léserve.

Il n'est pas impossible que les buts fixés dans le communiqué de Sinaïa soient réalisés, écrit vendredi matin l'officieux Pester Lloyd, à condition que les signataires de ce document désirent sincèrement aboutir à un résultat et qu'Us traduisent prochainement leurs désirs par des actes. L'égalité en droits des minorités hongroises dans les Etats de la Petite Entente constitue, du point de vue hongrois, la condition préalable à tout accord. En Tchécoslovaquie et en Roumanie, on a pris récemment des mesures susceptibles de régler la situation des minorités. Ces mesures constituent des cadres qui doivent être remplis par des actes, dont dependra finalement le succès ou l'échec des tentatives de rapprochement entre les Etats danubiens, et auquel, ajoute le journal, la Hongrie reste toujours prête à collaborer. En dehors de cette question et de la fidélité des Etats envers la S. D. N., mais i condition qu'elle soit réformée, aucune allusion n'est faite à un autre problème politique quelconque, comme par exemple les conséquences de l'Anschluss pour les trois

pays.

Cela permet aux journaux de Berlin d'en tirer la conclusion que le désir de la Tchécoslovaquie de parvenir à une extension des engagements d'alliance de ses partenaires yougoslaves et roumains n'a pas été réalisé.

Dans leurs commentaires sur le communiqué, les trois ministres des Affaires étrangères se sont bornés à des considérations générales sur l'amitié des trois pays. Seul, M. Comnène a déclaré plus nettement

Cette réunion nous a offert l'occasion de vérifier, une fois de plus, combien la Petite Entente, grâce à sa cohésion, à la loyauté de ses membres, à l'Identité de leurs intérêts, est une institution dont la force et la vitalité ne se sont jamais démenties. Je souligne que cette force, nous sommes décidés à la mettre uniquement au service de la paix et de la collaboration Internationale.

Ainsi, la Petite Entente, loin d'être uniquement un instrument statique de défensive, est, en réalité, un instrument dynamique dont nous avons proclamé, d'une façon solennelle, l'action positive en faveur de la paix.

Un article

de l' « Osservatore Romano · L'Osservatore Romano, s'occupant de la réunion à Sinala du Conseil de la ̃̃̃•̃••̃̃̃̃̃••̃̃••̃̃̃••̃̃̃̃̃̃•̃̃̃̃̃•̃I SOCIETE NAilONALE |des chemins de fer français

l Exposition du « val de Loire», a la gare d'orsay, se terminera dimanche prochain, 8 mal, par une grande manifestation angevin, venu tout exprès d'Angers, eiécutera des danses et Interprétera des chanAprès une Conférence de M. Henry Coutant président des Angevins de Paris >, qui promènera ses auditeurs Au beau pays de l'Anjou », le groupe folklorique angevin venu tout exprès d'Angers, exécutera des danses et Interprétera des chansons du terroir angevin.

Des artistes réputés, tels que le poète angevin Marc Leclerc l'excellent acteur Paul Decard. de la Comédie- Française. réciteront. l'un, ses célèbres « runtaux » d'Anjou l'autre, des poésies à ta gloire de sa petite patrie, et d'autres, commi* MM. Balbon et Herent, de POpérs-Comlque, chanteront les < chansons du pays d'Anjou plus connues.

Après quoi, on procédera au couronnement du bilst'^ de Curnon«ky, prince des gastronomes, Angevin notoire, dont la sculpteur G. solo présente, en ce moment, réfugie t l'Exposition M a Val da Loir* ».

La conclusion et le bilan de la Conférence de la Petite Entente La possibilité d'un rapprochement avec la Hongrie et ses difficultés

POUR LA PATRIE

30 000 enfants, réunis à Auteuil, ont prié Marie, Reine de France.

Répondant à appel du R. P. Bertrand, directeur général du Chapetet des enfante, des milliers et des milliers de petits garçons et de petites filles, venus prier pour u France, emplissaient à 15 heures jeudi le vaste enclos des Orphelins-apprentis d'Auteuil. Heureux, enthousiastes, mais en bon ordre, ils arrivaient par colonnes serrées, arborant fanions et étendards, se rangeant avec discipline, les petites filles à gauche, les garçons à droite, sous le regard attentif de M. Castel et de M. Perrin. Combien étaient-ils ? De tout Paris et de la banlieue, il en vint 400 groupes. chacun comprenant une moyenne oscillant entre 50 et 150. On peut dire par conséquent que près de 30 000 enfants invoquèrent hier, rue Lafontaine de toute leur âme pure et fervente, la Vierge puissante. Et nous ne parions pas des grandes personnea, dont les Scouts canalisaient le flot sans cesse grossissant.

Dès 14 h. 30, sous la direction de M. l'abbé Despons. debout devant le hautparleur, les cantiques s'élevaient, alternant avec les dizaines de chapelet, tandis que le vent assez vif agitait sans cesse les j drapeaux innombrables et les cornettes des Soeurs de Saint-Vincent de Paul. frissonnantes comme des ailes immaculées. A 15 heures précises, S. Em. le cardinal Verdier, en cappa magna, accompagné de M. Lesage, son cérémoniaire, s'avançait en souriant deirière une longue théorie d'enfants de chœur, entouré du R. P. Le

Petite Entente, relève que le fait le plus important » qui se soit produit depuis la dernière réunion, c'est-à-dire l'Anschluss, sera maintenu en marge des discussions, étant donnée la disparité de vues des trois pays danubiens à ce sujet.

En substance, écrit le journal du Vatican, on peut dire que l'expansion allemande dans le bassin danubien a contribué à relâcher plutôt qu'à renforcer les liens de la Petite Entente. Le fait nouveau a mis en relief moins une Identité qu'une divergence d'Intérêts.

A Prague, on redoute les conséquences de la nouvelle situation à Belgrade, on regarde avec faveur certains développements possibles du nouvel état de choses danubien à Bucarest, on voit des éléments positifs à côté d'éléments négatifs. Passant en revue l'attitude des trois pays au sujet des autres questions qui font l'objet des discussions actuelles, le journal écrit qu'il y a désaccord sur la question des conséquences de la persécution contre les juifs en Allemagne, et que, par contre, l'accord semble avoir été réalisé en ce qui concerne ta question espagnole, la question éthiopienne et la question de la neutralité suisse.

Centralisation générale de l'enquête iudiciaire sur l'affaire du C. S. A. R.

De simples ordonnances de dessaisissement assurèrent, il y a quelques mois la jonction à l'affaire du C. S. A. R. des informations judiciaires sur les dépôts d'armes d'Annet-sur-Marne, le vol des mitrailleuses à la caserne de Laon et l'attentat de l'Etoile.

Le Parquet de la Seine va être maintenant habilité pour poursuivre l'examen des dossiers constitués par d'autres Parquets et concernant l'assassinat des frères Rosselli et les détentions d'armeb de Clermont-Ferrand.

Pour éviter les pourvois des intéressés, les dessaisissements seront prescrits par la Cour de cassation au moyen de décisions appelées en termes juridiques règlements de juges La Cour suprême a déjà reçu les deux dossiers de province et M. Bétellle va lui faire parvenir la totalité des pièces qu'il a réunies ou constituées jusqu'ici. Un dosier monstre

Le dossier général est impressionnant. Il se compose en effet de 72 sous-dossiers, renfermant près de 10 000 cotes, procès-verbaux ou pièces diverses. A l'heure actuelle, l'affaire concerne 64 inculpés (libres et détenus). Sept individus font l'objet de mandat d'amener ils sont en fuite.

M" Parsy a prévenir les avocats de tous les inculpés et des parties civiles de la transmission imminente du dossier, ce qui a nécessité l'expédition de plus de 200 lettres recommandées.

̃-̃-̃ ̃

L'activité

du Touring-Club Au cours d'un déjeuner offert à la presse française et étrangère, M. Edmond Cnaix, qui, comme nous l'avons annoncé hier, vient de céder la présidence du Touring-Club de France à M. Gasquet, a exposé les progrès et les projets de cette Association dont l'activité ne cesse de se développer dans tous les domaines du sport et du tourisme.

Après avoir dit les raisons qui l'obligeaient à en abandonner la présidence. M. Edmond Chaix a montré, par des exemples et des chiffres, que le TouringClub jouissait d'une prospérité et d'unp faveur sans cesse accrues. Une preuvf entre autres est qu'il compte aujourd'hui près de 280000 membres et que les adhésions continuent à affluer de mois en mois.

Parmi les réalisations récentes de l'Association, signalons la création de camps de vacances à Cauterets l'initiative, de concert avec l'Hygiène par l'exemple, du ski à l'école, dans le but d'initier aux joies et aux bienfaits du ski les écoliers de Paris et des grandes villes ».

D'autre part, le Touring-Club vient de constituer un Comité national, ainsi que des Comités régionaux, pour lutter contre le papier gras qui est un véritable outrage à la nature et à la beauté de nos sites ».

Retraite, du R. P. Pichon et d'un prêtre arménien.

Aussitôt, écouté avec la plus vive attention par ces dizaines de milliers d'enfants recueillis, le R. P. Bertrand prit la parole. D'un style simple, direct, ardent, il sut préparer leurs esprits et leurs cœurs à une prière exceptionnellement fervente. Devant ces petits, debout comme des sol.dats, il se borna à répondre à quatre que3tions qui leur permirent, immédiatement après, dans un vivant dialogue avec le prédicateur, d'exprimer hautement, d'une voix éclatante, les sentiments qui les animaient. Où sommes-nous ici f Cheï sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Qui êtes-vous ? Des enfanta de la capitale, c'est-à-dire du cœur même de la France. Dans tout le pays, du Nord au Midi, de l'Est à l'Ouest, des milliers et des milliers de jeunes sont unis à vous dans une même prière, pour un hommage unique et vraiment unanime. Que voulez-vous ? Sauver la France des dangers qui la menacent encore, la sauver en priant la Sainte Vierge. Pourquoi cet élan magnifique Parce que vous aimez la France, votre patrie, fille aînée de l'Eglise, royaume de Marie. Royaume de Marie, elle l'est devenu plus encore depuis le jour où Louis XIII, voilà trois cents ans, lui consacra son beau royaume. A Notre-Dame du Laus, à la rue du Bac, à La Salette, à Lourdes, à Pontmain, aux Buissonnets de Listeux. Marie a posé son pied virginal et fait éclater le miracle. Que pouvez-vous ? Tout. Vous des des enfants semblables à ceux que Jésus aimait, à ceux que Marie a souvent choisis pour être ses confidents. De plus. vous vous adressez à la Mère de Dieu, toute puissante au ciel, et la prière que vous faites monter vers elle est celle-là même

qu'elle préfère le chapelet. Si Marie est t la toute-puissance suppliante du ciel, vous êtes la toute-puissance suppliante de la terre.

D'une voix unanime, les enfants répon.dirent alors aux questions que leur posait M. l'abbé Duval, missionnaire du chapelet.

C'était vraiment spectacle très beau, et Marie, là-haut, devait sourire maternellement.

La procession, à laquelle prirent part seulement les garçons elle eût autrement duré trop longtemps, se déroula ensuite autour de l'endos. Inlassablement, le cardinal bénissait, visiblement heureux. Pieusement. les petites filles et la foule priaient et chantaient.

De retour à l'autel, S. Em. le cardinal Verdier, laissant parler son coeur, dit sa reconnaissance el sa joie « Je ne me lassais pas, dit-il, de vous regarder et de vous entendre. Oui, priez pour la France, aimez notre cher pays, que Dieu entoure d'un amour de prédilection. Et joignez à la prière une conduite parfaite. je vous bénis portez cette bénédiction dans vos foyers puisse-t-elle faire des- j cendre dans vos âmes et vos familles le j bonheur et la joie. n Le Salut du Saint Sacrement, au cours duquel fut récitée une dizaine de chapelet et lea émouvantes litanies des saints France, se termina par la consécration des enfants à Marie.

Voici le texie de cette prenante prière collective

Consécration à Marie An pied de Jésus, ici présent, prenant pour témoin la Petite Sœur Thérèse, 0 Marie Immaculée, Mère de Jésus et notre Mère, 0 Marie, Reine de France, les petits enfants de France se consacrent à vous. Ils vous offrent leur prière, lis vous offrent leur amour, pour leurs parents, pour leurs maitres, pour es prêtres, pour tes évéques, pour leur cardinal archevêque, pour le Saint-Père. Ils vous prient également pour ceux qui nous gouvernent, pour le chef de l'Etat, pour les ministres. pour le Parlement, pour l'armée et ses chefs, pour tous les Français, pour le monde entier, pour le renne universel de votre Fils Jésus. 0 Marie, notre Mère, nous sommes à vous Donnez-nous à Jésus, gardez-nous à Jésus I Donnez la France à Jésus, gardez la France à Jésus Qu'elle soit de nouveau votre royaume ici-bas et la fljle alnée de l'Eglise. Ainsi soit-H

Ainsi prit fin cette inoubliable fête, gage pour la France des bénédictions divines. JEAN Pélissier.

Nouvelles faveurs de Pie XI s. S. Pie XI vient de donner une nouvelle marque de bienveillance à la pieuse Association du Chapetet des enfants.

Il y a un an, un Bref pontifical érigeait le centre de l'œuvr* en Primaria pour le monde entier.

Douze mois sont a peine écoulés que le Saint-Père met le comble à ses faveurs en accordant au Chapelet des enfants de très précieuses indulgences Indulgence plénière, axue conditions or- dinaires

I. Pour les zélateurs et zélatrices, au jour de leur réception.

IL Pour les enfanté, jour où rignent leur engagement.

III. Pour les zélateurs et zélatrices, ainsi que pour les enfants, à chacune des fêtes suivantes a) Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, b) Immaculée Conception, Nativité, Présentation, Annonciation, Visitation, Purification, Assomption de Marie, c) Apparition de Notre-Dame de Lourdes.

IV. Pour les zélateurs et zélatrices, en présidant pour trois jours l'unique dizaine de chapelet récitée en commun par les enfants au pied de VauteL

V. Pour les enfants qui. dans ta méme semaine, seront présents cinq fois à la dizaine en commun devant le tabernacle.

Ces indulgences ne peuvent être gagnées que par les groupements qui auront été affiliés au Centre national, 5, rue de l'Universlté, Paris, VII*. L'affiliation ne peut, par ailleurs, être accordée, ainsi que le diplôme qui en fait foi, qu'aux groupements qui rempllasent les conditions requises (les demander à l'adresse ci-dessus, avec un timbre pour la réponse).

nniinniniiuiininHniiminiiiiiMHriiimnniiiiiiiimminii L'Ecran d'lnformation Bonne Presse

présentera graclcustment et en privé à KM. les ecclésiastiques et directeurs d'eeuvrei munis de cartes

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(Film S. E. D. I. F.)

Dernière prwent*tian de la saison %4 mai, SŒURS D'ARMES de Uam Pouuek.

L'élection du premier prés dent de l'Etre La hiérarchie irlandaise a approuvé le choix du Dr Hyde, bien qu'il soit protestant

Nous avons annoncé que le Parlement irlandais avait donné son appro- bation à l'élection du D' Hyde, comme premier président de l'Eire.

On sait que M. Douglas Hyde est un protestant.

Cependant, ce choix a rencontré l'approbation unanime de tout l'Etat libre, pourtant presque entièrement catholique.

U est à noter, d'ailleurs, que le cardinal primat, Mgr MacHory, et toute la hiérarchie, ont été les premiers à exprimer leur satisfaction de cette nomination. Le professeur Hyde, au surplus patriote fervent et très populaire, n'a jamais mêlé la politique ni la religion à son action pour le pays. Ancien professeur à l'Université protestante de Trinity College à Dublin, il est passé ensuite à l'Université nationale, créée depuis la constitution de l'Etat libre.

n est surtout apprécié comme poète en gaélique et comme un des restaurateurs de la langue irlandaise. Car il

Le printemps et traître Des milliers de gens subissent en ce moment l'action déprimante du printemps. Ils soulfrent de lassitude, manquent d'appétit. insomnies, nervosité, migraines, etc. Si tel est votre cas, faites sans plus tarder appel à la Qulntonine. Prenez, avant chaque repas. un verre à madère du délicieux vin fortifiant que vous préparez vous-même en versant simplement le contenu d'un nacon de Qulntonlne dans un litre de vin. Très rapidement vous constaterez le retour de l'appétit et la disparttton de tous les malaises printanters. En quelques Jours, la Qulntonlne vous aura transformé et vous aura rendu toute votre vitalité. eulement 5 rr. 75 le flacon, toutes pharmacies.

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Les conflits sociaux

Dans l'aéronautique

Une protestation des constructeurs de moteurs

La Chambre syndicale des constructeurs de moteurs d'avions, qui groupe plus de 90 pour 100 de la production française de sa spécialité, communique ce qui suit

Depuis plusieurs mois, la Fédération des métaux, au nom des organisations ouvrières, prétend et publie audacieusement que le patronat freine le renouvellement es conventions collectives.

Or, depuis le 28 janvier, la Chambre syndicale des constructeurs de moteurs d avions n'a pu obtenir des organisations ouvrières que celles-ci viennent .discuter les nouvelles conventions.

La tactique du Syndicat des métaux a été d'obtenir préalablement la signature de conventions collectives particulièrement favorables avec les industries nationalisées de l'aéronautique, pour tenter par la suite, sans qu'il y ait discussion paritaire, de faire étendre les dispositions des Industries nationalisées aux Industries libres des moteurs.

La Chambre syndicale des constructeurs de moteurs d'avions dénonce cette manœuvre qui aurait pour but de généraliser des conventions qui n'ont pas été discutées avec les entités les plus représentatives de la profession.

Elle a, en conséquence, adressé au ministre du Travail une lettre dans laquelle elle déclare notamment Nous maintenons d'une façon formelle le droit de notre Chambre syndicale, en vertu de l'article 31 du livre premier du Code du travail, de discuter elle-méme avec le personnel de ses adhérents l'établissement de la convention collective qui doit leur être appliquée, et nous nous déclarons une fois de plus prêts à entreprendre immédiatement cette discussion.

Conflits

Le mouvement de grève dans l'ameublement s'est étendu jeudi de Lille à Roubaix et à Tourcoing. Le personnel des fonderies de Mousserolles, à Bayonne (150 ouvriers), s'est mis en grève.

Une grève a éclaté à Toreilles, près de Perpignan. 250 ouvriers agricoles ont abandonné le travail, demandant une augmentation de salaire. On craint que l'arrêt du travail ne s'étende dans tous les terroirs viticoles des Pyrénées-Orientales.

Cinquantenaire

de l'Union du Sud-Est des Syndicats agricoles L'Union du Sud-Est des Syndicats agricoles organise à l'occasion de son cinquantenaire une grande manifestation paysanne qui se tiendra le dimanche 22 mai au palais de la Foire de Lyon.

Des milliers de cultivateurs assisteront à cette importante réunion qui doit faire date dans l'histoire du syndicalisme agricole.

Tous les agriculteurs de l'Union du Sud-Est auront à cœur d'y participer afin de venir affirmer la puissance de l'organisation professionnelle agricole en même tempe que la volonté unanime des paysans de voir l'agriculture française obtenir dans la vie économique et sociale de la nation la place qui lui est due et leur volonté non moins unanime de paix extérieure et de paix sociale. Les plus éminente défenseurs de la profession agricole se feront entendre, notamment MM. Boulange, de Guébriant, Leroy-Ladurie, Mathé, Coussault, Parrel et Félix Garcin.

17'

T. S. F. Les heures radiophoniques du dimanche 8 mai

g n. 45. RADIO-37 (360) La féte de Jeanne d'Arc reportage du défilé des troupes de la garnlson de Parts.

10 b. RENNES (288) Concert Lu cloches de Corneville (Planquette) Gopak (Moussor&sky). PARIS-P. T. T. (432) Messe depuis la cathédrale d'Orléans. Il h. RuME (421) Mease cbantée retransmise de Florence. POSTE PARISIEN (313) Jehanne la bonne Lorraine, évocation radiophonique d'André Ferrlêre et Amo-CBarles Brun.

11 h. 30, REN.NES (28â) Concert Peler Schmoll (Weber) Scène» bohémiennes (Bizet). RADIO-PARIS (1 648) Concert d'orgue iFrestobaldi, Oullmant, Dupré). LUXEMBOURG (1 304) Contrastes évangéliques Deux sœurs », causerte par le R. P. Beslay.

li o. 45. BORDEAUX-SLD-OUEST (310) A la gloire de Jeanne d'Arc •, caused par M. le coanolne Martin.

h. RADIO-PARIS (i 648/ j < LU pt-

avait créé, dès 1893, la Ligue gaélique dont an des buts était la renaissance et l'expansion du vieil idiome national. Il a été aussi un des premiers pionniers du mouvement en faveur de l'indépendance irlandaise, qui s'affirma à partir de 1913.

Au point de vue politique, la signification de l'élection de M. Hyde est double.

D'une part, l'Etat libre, nation catholique, confirme d'une façon on ne peut plus manifeste la large tolérance qu'il a toujours montrée au point de vue religieux.

En second lieu, l'union de l'Irlande n'ayant pu être réalisée, en raison seulement de l'opposition des protestants de l'Ulster, la personnalité du président Hyde est une nette indication à leur adresse que la majorité des Irlandais n'identifiant pas la religion avec la nationalité, rien ne devrait plus empêcher les orangistes de se réunir à eux, puisque Dublin s'est donné un chef d'Etat de leur foi. R. R.

Un important

document anglais sur les origines

de la guerre de 1914 Le roi George V avait fait prévenir, dès 1912, le kaiser que l'Angleterre viendrait en aide à la France et à la Russie

Londres, le 6 mai. L'Imprimerie nationale pubUe la deuxième partie du dixième volume des Documents brilairniques sur les origtnes de la guerre, dont la réunion avait été entreprise par M. Ramsay Mac-Donald.

Parmi les centaines de documents seorets livrés au public dans le volume qui vient de paraître, Il faut citer une lettre importante adressée en décembre 1912 par le roi George V à sir Edward Grey, dans laquelle le souverain informait son ministre des Affaires étrangères de l'avertissement donné par lui deux jours auparavant au prince Henri de Prusse.

« Au cours d'une longue conversation sur la présente situation européenne, écrivait notamment le roi, le prince me demanda à brûle-pourpoint si. dans le cas d'une guerre entre l'Allemagne et l'Autriche d'une part, la Russie et la France d'autre part, l'Angleterre viendrait Il l'aide des deux dernières puissances. Je répondis Sans aucun doute oui, dans certaines circonstances. Il se déclara surpris et exprima son regret, mais ne me demanda pas quelles seraient ces circonstances. 11 me qu'il répéterait mes paroles à l'empereur. Il est naturel que l'Allemagne sache que nous ne pouvons laisser paralyter nos amte et que vous soyez Informé de ce qui s'est passé entre le frère de l'empereur et mol i\ ce sujet. »

Quelque temps après, le roi recevait du prince Henri de Prusse une lettre l'informant que l'entretien avait'été rapporté à l'empereur. « L'empereur a été frappé par les paroles royales, écrivait le prince. Il a observé qu'il savait désormais à quoi s'en tenir: qu'en raison de l'attitude possible ou probable de la Grande-Bretagne en cas de complications futures, on ne pourrait lui reprocher de faire les préparatifs nécessaires pour parer à toute éventualité. »

L'agitation nazie et l'évolution

vers l'extrême. droite en Hongrie On annonce de Budapest que M. Hetenyi, chef de la section politique de la police de Budapest, vient d'être mis à la retraite. D'autre part, le Dr Joseph Schwelnltzer, son adjoint, est transféré à la section criminelle.

Le départ de MM. Hetenyi et Schweinitzer est acceuilli avec une très vive satisfaction par les milieux d'extrême droite, qui ont réclamé depuis des mois déjà la mise à l'écart de ces deux experts, spécialistes de la lutte contre les extrémistes.

Dans les milieux conservateurs, on affirme cependant que ces changements de personnes n'impliqueront pas forcément une modification de l'attitude de la politique de la police de Budapest, et que la satisfaction des milieux nationaux-socialistes n'était nullement fondée.

Le bruit circule, en outre, à Budapest, que l'ancien organe légitimiste Nagyarsag passerait dans les maina des nationaux-socialistes du commandant Szalassy M. Petho, directeur, et plusieurs rédacteurs catholiques conservateurs quitteront le journal.

loi>

CARNET FAMILIAL MAUlAGB. On recommande aux prières le mariage de

M. Gilbert Guérin de Vaux, auditeur à la Cour des comptes, avec Mlle Solange de Drouâs. La bénédiction nupttale leur a été donnée par le R. P. Durat, S. J., et la messe dite par le R. P. Gulhsire, 0. P., en l'église Salnte-Clotilde, à Paris, le mai

NAISSANCES. Mme et M. Paul Ptnot, de Vitré (Ille-et-Vilaine), sont heureux de raire part de l'heureuse naissance de leur troisième enfant Monique.

cheurs de l'Evangile l'orgueil de l'argent » causerie par le R. P. Lhande. 1! h. 15. RADIO-NORMANDIE (269) « Dans le cortège de l'Agneau et de la Reine causerie par le R. P. Roblnne. MONTPELLIER (224) Concert .Sicilienne (Fauré) ThaU (Massenet) Roméo et Juliette (Gounod). SUISSE ROMANDE (443) Récital de piano Rapsodte eapagnole (Liszt) Nocturne (CHopln). 12 h. 30. RADIO-PARIS (1 848) Orchestre Marche lorraine (Garnie); VaUes de* fleurs (Tcbalkowsky) vision (Gounod).

15 h. PARIS-P. T. T. (432) Depuis le Parc des Prtnces, reportage fie la anale de la Coupe de France.

15 h. 15. TOUR EIFFEL. (206) Concert Chant du soir (Senumann) Sérénade espagnole (Glazounov).

15 b. 30. RADIO-PARIS (I 648) Serge Bagretzon* et son ensemble ttlgane. 16 h. RADIO-PARIS (1 648) Le vrap proct* de Jeann* d'Arc, d'après Champion. 17 h. PARIS-P. T. T. (432) Orcbestre Hamouna (Lalo) La jolie fille d* frrth (Blzet).

18 b. 15 REGIONAL A\GLA(- -.ni: Musique de cnarniwi" Quintette en il" (Beetboven) Quintette en fa (Brahms). NATIONAL ANGLAIS (1 500) Concert Puer fiynf (Suite) Raptodte kençroU*

SAMEDI 7 MAI 1938

Les Conseils généraux

Jma. D'un discours de M, Charles Dumnt, sénateur, président de l'Aumblée départementale

Dans le domaine de la politique extérieure, en étroit accord avec l'Angleterre, 11 faut nous rapprocher de Huile et de la Pologne, mesurer d'abord exactement ta force de nos liens avec les Etats de l'Eu.rope centrale, puis, dans toute la mesure du possible, les resserrer, engager sur le terrain économique de désirables conversations avec le nelch.

Mais c'est surtout en matière de questions financières et économiques qu'un changement radical s'impose.

La France doit travailler davantage et travailler mieux.

La semaine de quarante-cinq heures est. je le crois fermement, et le pensant Je me crois obligé de le dire, le premier palier à établir sur lequel peut s'arrêter le glissement accéléré de notre économie. En même temps que le travail productif sera remis en honneur, 11 faut que le crédit de l'Etat soit restauré. D'ici quelques Jours, le gouvernement va Inncer un grand emprunt. Cet emprunt doit être l'occasion d'une grande manifestation d'union nationale et comme le aymbole de la réconciliation française.

Nord. Devant le Conseil général. M. Henri Salengro, député, a présenté les conclusions favo.ables à l'adoption d'un vœu socialiste auquel les communistes s'étaient ralliés et demandant que soient limitées les prérogatives du Sénat et que soit modifié le nombre de délégués sénatoriaux attribués aux communes, en proportion directe des populations qu'ils représentent. Ce vœu a été adopté par 40 voix contre 20.

Puis, la majorité socialiste-communiste a repoussé un vœu des radicaux indépendants, appuyé car les modérés, réclamant du gouvernemenf, devant la faillite de la politique du « Front populaire une nouvelle consultation du pays. après l'adoption par le Parlement du scrutin de liste avec représentation proportionnelle, La même majorité s'est 'efusé à adopter une motion de félicitations au gouvernement « pour l'heureuse issue des négociations de Londres et faisant confiance à ce dernier pour le maintien de la paix et la garantie de la sécurité du pays ».

Hautes-Pyrénées. L'adresse suivante. proposée par M. Maner:, déouté. a clé adoptée à l'unanimité

Le Conseil général, pénétré de In £rnvlté des périls extérieurs et de la nécessité pour le pays de réaliser l'unité morale de toutes ses forces vives, fait confiance au Rouvernement Daladier pour assurer la sauvegarde de la paix, la liberté démocratique et l'économie nationale.

MORTS D'HIER

En sa propriété, près de Baslow (Derbyshire), le duc de Devonsnire. Agé de 70 ans, le duc de Devnnshirt (Hait l'un des plus riches propriétaires d'Angleterre. Il représentait à la Chambre des Lords la division Ouest du Derbyshire. Le marquis de Hartlngton, son (Ils ainé. député à ta Chambre dos Communes, lui succède. La mort du pair britannique nécessitera donc une élection partielle dans la circonscription du Derbyshire. que représente depuis 1923 le marquis de Hartington su Parlement.

C'était le type parfait de l'obèse

Cet imprimeur marseillais se décrit lui-méme comme ayant été « le type parfait de l'obèse ». Il pesait 96 kg. Son tour de ceinture était de 115 cm. Il ne pouvait faire 50 mètres sans être essoufflé. Mettre ou enlever ses chaussures, cela devenait pour lui un véritable problème.

Il a adopté les Sels Kruschen, et voici les résultats qu'il en a obtenus Je pèse actuellement 72 kg., écrit-Il. Mon tour de taille est de 80 cm. J'ai retrouvé une forme normale et j'éprouve une sensation réelle de rajeunissement, tant corporel qu'lntelleotuel. »

Pourquoi garder le fardeau d'nnr graisse inutile et dangereuse ? Kruschen vous en délivrera, progressivement et san^ danger, en redonnant simplement uni' activité normale à vos organes internes devenus paresseux. Un foie, des reins, un intestin actifs et réguliers, il n'en faut pas plus pour éliminer la mauvaise graisse rt l'empêcher de se reformer. Quelques kilos en moins et vous vous sentirez 10 ou 20 ans plus jeune Ttes Phies flacons à 6 fr. 25, 12 fr. 25 et 20 fr.

DESCLÉE DE BROUWER VfBNT DE PABAITRB

REVUE

THOMISTE Avril 193S

ont collaboré à ce numéro R. GAGN BET, 0. P, H. BOUESSÉ, O. P, j. MARITA1N. J. SEGOND, R. BRUCKBERGES, 0. P, l. GARDET

Abonnement Kranee et Belg'que 80 fr. Kiranser 100 'r. L>> n* séparé 30 fr.

(Liszt) Valse de concert (dlajnuaov). 18 h. 30. RADIO-PARIS (1 648) Pièces pour piano (Beethoven, Schubert, Bach). 18 h. 40. SUISSE ROMANDE (443) Récitai de piano Suite française ^Poulenc) Lell danteute$ de Delphes (Debussy). 19 h. RADIO-PARIS (I 648) Chantant du Folklore cham/tenolt.

19 h. 30. RADIO-MEDITERRANEE (235) Interview du nocteur Leiongt tur les mlracles de Lourdes.

20 h. Hambourg (332) Concert Lohengrin (Wagner) Ouverture des Vêpres sicfltennes (Venil). TOUR EIFFEL (206) Concert Canzonetta (Mozart) Rondo Caprictoso (Mendelssonn). RADIO-37 (360) La Tête de Jeanne fl'Arc a Orléans, radio-reportage par Mlcbel Ferrez. 20 h. 5 SUISSE ALEMANIQUE (540) Festival Mozart.

20 h. 30 RADIO-PARIS (t 648) Jeanne et ta eie des mitres, épopée mystique pn trots parties de R Bruyei. TOUR EIFFEL (306) Le chapeau chinois, un acte en vers de Franc-Nohaln. PARISP. T. T. (432) La Vierge au grand '•rmr, pièce en cinq actes de Porche STRASBOURG <349) Rulh, oratorio tl« Franck. LILLE '̃347\ Concert Dan*<- des heure. (Ponchleilo) Sapoli (d'Ambroslo) Raptoate norvégienne (Lato).


FAITS DIVERS

A PAR'S

L'affaire Wiedmann

Selne-et-Oise. M. Berry, juge d'insJfruotion à Versailles, poursuit méthodiquement son instruction relative aux érimes commis par Wiedmann, le tueur de La Celle-Saint-Cloud, et l'information ouverte par le magistrat instructeur depuis près de cinq mois, est déjà bien avancée. Il lui reste encore à éclaircir certains points restés obscurs. notamment en ce qui concerne la participation de Million et de Colette Tricot aux meurtres de Roger Le Blond et de Mme Keller.

Une jeune fille assomme sa sœur âgée de 15 mois à coup» de bâton Seine-Inférieure. La jeune Maurt«ette Duhamel, 16 ans, de La Barre, a VHé, jeudi, à coups de bâton, sa jeune eœur Raymonde, âgée de 15 mois. La meurtrière a cherché tout d'abord à dissimuler son horrible forfait, affirmant que le bébé était tombé de sa ohaise sur le pavé de la cuisine. Le médecin ayant refusé le permis d'inhumer, la jeune Duhamel, pressée de questions, avoua son crime.

Jugée inconsciente par les enquêteurs, la jeune meurtrière a été laissée en liberté provisoire en attendant son examen mental par un médecin aliéniste.

Arrestation d'un trafiquant de faux passeports

Bouches-du-Rhôn*. La Sûreté marseillaise a procédé, jeudi, à l'arrestation d'un sujet grec, Constantin Nicolavu, qui faisait l'objet d'un arrêté d'cxpulsion.

Cette arrestation a amené la découverte à son domicile de tout un matériel, servant à la falsification et à la fabrication de faux passeports.

Un mutilé de guerre périt carbonisé

Aveyron. Vers heures, jeudi, M. Etienne Cardonnier, ouvrier agricole il Cransac, venait prendre son travail chez M. Jean Ladevèze, mutilé de guerre, amputé des deux jambes, àgé de 48 ans. En pénétrant dans la cuisine, M. Cardonnier trouva le corps de son patron à demi carbonisé le malheureux mutilé qui vivait seul, avait dû, en s'approchant du feu, enflammer ses vêtements.

M. Ladevèze était titulaire de la croix de guerre, de la médaille militaire et de la Légion d'honneur.

Grave incendie

dans un établissement forain 2 morts

Moselle. Jeudi, à 17 h. 30, à la foire de mai qui se tient actuellement à Metz, le feu s'est déclaré dans un établissement Le train de plaisir ». Au cours de l'incendie, deux personnes Mme Yvonne Colas, 27 ans, mère d'un enfant de ô mois, et la jeune Geneviève Auxesky. 10 ans, ont été carbonisées. L'établissement a été complètement détruit et d'autres attractions ont souffert du feu.

Trois voitures entrent en collision il blessés

Seine-et-Oise. A Guillerval, la voiture automobile conduite par M. Eugène Chaumielle, demeurant à Paris, est entrée en collision, jeudi soir, avec une automobile que conduisait M. Marcel Geslot, habitant également Paris. Un troisième véhicule, piloté par Mme Denise Gaudy, de Colombes, qui suivait d'assez près, est venue se jeter sur le» deux voitures déjà accidentées. Des débris on a retiré onze blessé? plus ou moins graves, qui tous ont reçu des soins à l'hôpital d Etampes, où ils ont été transportés.

Ce sont Mat. Chaumielle. conducteur de la première voiture Eugène Souchon, de Paris Albert Nicolas, de Paris Geslot. conducteur de la deuxième voiture, sa femme, son fils Marc, 12 ans, sa fille Marie-Louise, 18 ans; Mme MarieLouise Pasquier, d'Angers; Mme Gaudy, conductrice de la troisième voiture, son mari et M. Victor Oidouin, 13. rue de Châtillon à Vanves.

Seuls M. Geslot. sa femme, son fils et Mme Pasquier, plus grièvement atteints, sont restés en traitement à l'hôpital d'Etampes.

Une bande de malfaiteurs

qui pillaient les automobiles est arrêtée

Seine-et-Otee. La police de Seineet-Oise a arrêté, jeudi matin, dans la

POUR L'APOSTOLAT OUVRIER

Les Missionnaires du travail

Ce dossier extrait de la Documentation Catholique rénnit sur l'institution des Missionnaires du travail, si spécialement recommandée par S. S. Pie XI, les documents officiels et les renseignements les plus complets. On ne trouvera nulle autre part cette somme, indispensable à tous ceux qu'intéresse cette branche importante et très particulière de l' apostolat moderne.

In-12 de 24 pages" (port, 1 fr. 0 fr. 50 25) M!iiiE"P~r~'T~ PAMM*.

FEUILLETON DU 7 MAI 1938 5

L par

Ci PnOiy I JEAN DE LU inuix | BELCAYRE de Reynald

La pièce était à la foi£ imposante et sympathique avec sa cheminée de pierre en forme de hotte où saillait l'écu des descendants du jeune François « d'or "au cheval gai, effare de sable » des profusions de fleurs s'échappaient des jardinières, une tapisserie des Flandres tenait tout un panneau, représentant de riantes scènes champêtres des meubles d'acajou reluisaient dans le rehaussement de leurs cuivres: une bibliothèque importante. aux reliures de veau, faisait face h la-tenture tissée de fils d"or et de soie. Un poste de sans-fil et le téléphone laissaient une porte ouverte sur le monde tout était confortable, pratique et élégant. Debout près d'un haut pupitre sculpta qui jadis avait servir de lutrin, Catherine feuilleta» un recueil de musiqup de chant. ?édnit* par la sonorité du lieu. de -a voix prenante et harmonieuse elle chantait, le délicieux couplet d'une romance écossaise 0 mon cher rouet, 6 ma bianch* hermine* Voua m* nier» men «air* HOtta,

région de Saint-Germain-en-Laye, trois repris de justice qui, depuis un certain temps, dérobaient des autos à Paris et les abandonnaient dans les bois après les avoir démunies de leurs pneus et de leurs accessoires.

Il s'agit des nommés Lucien Lopez, 28 ans André Boni, 38 ans Antoine Verret, 27 ans. Ils ont été écroués à Versailles.

Ayant dérapé, un camion défonce une maison

Le conducteur est tué

Charente. Près de Rouillac, un lourd camion appartenant à une entreprise de Lon.iumeau (Seine-et-Oise), a dérapé et est entré dans une maison que ses occupants venaient de quitter. Le conducteur, M. Georges Davaud, 35 ans, de Périgueux, a été tué sur le coup son compagnon n'a été attefiî que de contusions sans gravité. A L'ÉTRANGER

Drame de la folie

Norvège. Au cours de la nuit dernière, dans le sud de la Norvège, à 40 kilomètres de la frontière, le fils d'un fermier, âgé de 28 ans. pris d'un accès soudain de folie, a tué quatre personnes l't en a blessé grièvement trois autres.

La police, alertée, a dû tuer le forcené.

le nazisme n'est pas une nuageuse idéologie il réalise.

I>'un correspondant de Zurich On mande de Vienne à la Neue Zürcher Zeituny que des libérations s'effectuent parmi les personnes arrêtée aussitôt après l'exécution du coup de force mais ces mesures de clémence n'ont jusqu'ici qu'un nombre restreint de bénéficiaires, car elles se poursuivent avec une certaine lenteur résultant forcément des conditions qui y sont mises, lesquelles ont trait à la position desdites personnes.

Il s'agit, en effet, à peu près exclusivement de juifs du haut commerce, de la finance, de la grande industrie, auxquels la mise en liberté est accordée contre dessaisissement d'une part plus ou moins importante des titres, valeurs et parts qu'ils ont en propre dans telle et telle exploitation commerciale, industrielle, financière. Selon des précisions d'autre provenances également sûre, ce n'est pas une confiscation, mais un accord de gré à gré, un dessaisissement impliquant comme élément d'échange et contre valeur la mise en liberté.

Il va de soi que les fonctions directoriales et autres prennent fin. Il est à peine besoin d'ajouter que la mise en liberté ne comporte pas la faculté de se retirer à l'étranger, où ces libérés s'affranchiraient de la loi du silence qu'ils ont grand soin de ne pas enfreindre une fois hors de la prison, où tout bavardage les ramèneraient très vite et pour longtemps.

MM

La carte touristique pour les étrangers

Le Journal Officiel a publié vendredi le décret instituant les conditions d'utilisation de la carte de voyage touristique. Elle sera vendue à partir du 15 mal et sera utilisable jusqu'au 31 décembre 1938. Sa Talidité ne pourra dépasser soixante jours. La carte de voyage touristique pourra être vendue k l'étranger après accord du commissaire général du tourisme et de la Société nationale des chemins de fer, par les autorités consulaires françaises, le Centre national d'expansion du tourisme, la Société nationale des chemins de fer, les Compagnies de navigation maritime et aérienne françaises, ainsi que par les agences de voyages à l'étranger.

Elle peut être également vendue en France, soit dans les gares desservant un point frontière, ou un port maritime ou aérien, soit dans les bureaux de douane nit seront délivrés des carnets de bons d'essence, soit exceptionnellement au bureau spécial de la gare de Paris-SaintLazare.

PETITES NOUVELLES DE L'AVIATION

Le Congrès des modèles réduits Le» samedi et dimanche 8 mai aura lieu au siège de l'Aéro-Glub de France, 6, rue Galilée, à Paris, le premier Congrès national des aéro-modellistes.

L'organisateur de cette manifestation est M. Henri Bardel, vice-président de l'Aéro-JClui) d'Auvergne, président de la Oommission de modèles réduits de la Fédération aéronautique de France, dont l'activité n'a cessé de se manifester en faveur de la cause du modèle réduit. A l'issue de chaque séance, des démonstrations de micro-modèles seront faites dans la salle même du Congrès. On sait, en effet, que leur mioro-modèles ne peuvent évoluer qu'en air absolument calme, et que leurs meilleurs aérodromes sont dea salles fermées.

Quand près de mourir et courbant l'échiné Je ferai mon lit éternel et froid 1

A ce moment, une jeune fille, parvenue t.out près de la chanteuse sans attirer son attention, l'interrompit, lui dilsant à demivoix

Voici une mélodie bien dans 1 ambiance de ce jour.

Et après une pause

Pourront-ils jamais se distraire de leur immense douleur, le duc de Sutdherland et lady Patricia, sa fidèle Antigone, eux qui, avec un si émouvant courage cependant, ont accompagné c-e matin à sa dernière demeure ce joyeux Percy en qui s'incarnaient tous leurs espoirs 1 Evidemment, vous avez raison, et je les plains beaucoup Je me réjouis de es voir partir pour leur villa de Biarritz, je devine là leur désir de fuir les lieux où iils ont tant souffert

Oh lady Patricia serait bien volontiers restée, mais sir Thomas espère que l'air marin lui' permettra de mieux respirer il souhaite un climat plus doux Peut-être aussi ce voyage a-t-ii un autre but ? '?

Maintenant, Ruby Saint-Mars s'était assise sur un canapé près de sa cousine, à elles deux elles formaient un charmant contraste.

Sa taille longue, élégante, souple, la rapprochait assez de sa parente, mais son teint claiir, sa peau transparente, ses cheveux d'un blond argenté, tout son aspect éfhéré aurait certainement inspiré le pinceau d'un Gainsborough. En revanche, elle semblait moins moderne que sa compagne. Intelligente, réfléchie, très artiste, eilfr .était loin de posséda le don de

Mouvement maritime

Départs prévus 1

Sord-Amirique. Montelare (C. P.),

8 mai, de Cherbourg pour Québec, Mon- tréal. Normandie (C. G. T.), 11 mal, du Havre pour New-York. Nieaw- Amsterdam (Hoi. A. L.), 11 mai, de Boulogne pour New-York. Président-Rooêeoelt tU. S. L-), 12 mal, dn Havre pour NewYork. Europa (N. D. L.), 12 mal, de

Cherbourg pour New-York. Attranla

(C. W. S.), 13 mai, du Havre pour Québec, Montréal. Columbus (N. D. L.), 13 mai, de Cherbourg pour New-York. Georgie (C. W. S.), 14 mai, du Havre pour New-York. Lafayette (C. G. T.), 17 mal, du Havre pour New-York.

Nord-Amérique (Côte Pacifique). Wgoming (C. G. T.), 23 mai. du Havre pour Cristobal, La Llbertad, San -José de Guatemala, Los-Angeles, San-Francisco. Antilles et Centre-Amérique. De La Salle (C. G. T.), 8 mai, de Saint-Nazaire pour Bordeaux (départ le 10), Vigo, Pointeà-Pitre, Basse-Terre, Fort-de-France, Trinidad, Carupano, La Guayra, Puerto-Colombla, Cartagena, Cristobal. Cordillera (H. A. L.), 11 mai, de Boulogne pour La Barbade, Trinldad, La Guayra, Puerto-Cabello, Curaçao, Puerto-Colombla, Cartagena, Cristobal, Port-Limon, Puerto-Barrios, Livingston. Cottica (K. N. S. M.), 13 mai, d'Amsterdam pour Douvres, Madère, Paramaribo, Demerara, Trinidad, Carupano, Pampatar, Puerto-Sucre, Guanta, La Guayra, Curaçao, Port-au-Prince. Crijnssen (K. N. S. M.), 14 mai, de Boulogne pour Madère. La Barbade, Trinidad, La Guayra, Puerto-Cabello, Curaçao, Aruba, Maracaïbo, Santa-Marta, Puerto-Cotombia, Cartagena, Cristobal, Port-Limon. Sud-Amérique. Asturias IR. M.), 14 mai, de Cherbourg pour Vigo, Lisbonne, Rio de Janeiro, Santos, Montevideo, Buenos-Ayres. General-Artigas 8 (H. S.), 15 mai, de Boulogne, pour Lisbonne, Madère, Rio de Janeiro, Santos, Montevideo, Buenos-Ayres. Anselm (B. L.), 17 mai, de Liverpool pour Lebcoes, Lisbonne, Madère, Para, Manaos. Florida (S. G. T. M.), 20 mai, de Marseille pour Dakar, Rio de Janeiro, Santos, Montevideo. BuenosAyres. Cap-Arcona (H. S.), 20 mal, de Boulogne pour Lisbonne, Rio de Janeiro, Santos, Montevideo, Buenos Ayres. Groix (C. R.), 21 mai, du Havre pour Bordeaux (départ le 24), Lisbonne, Rio de Janeiro, Santos, Montevideo, Buenos-Ayres. Ilighland-Patrtot (R. M.), 21 mai, de Boulogne pour Vigo, Lisbonne, Las-Palmas, Pernambuco, Rio de Janeiro, Santos, Montevideo, Buenos-Ayres.

Sud-Amérique (.Côte Pacifique). Orduna (P. S. N. C.), 14 mai, de La Pallice pour les Bermudes, Nassau, La Havane, Kingston, Cristobal, Balboa, La Llbertad,

PETITES ANNONCES

La ligne est de 30 a tt lettres, minimum t lignes, (le numéro d'ordre et l'adresse de nos bunaux doivent être comptés dans la rédaction du texte).

Voir la TARIF en lêtm dmm rabr/gumm. U n'est tecept* ni Initial* ni poste reitante. On ne Justifie pas les insertions parues en petites annonces. Le Journal Justificatif: Ofr. M par exemplaire.

Etant donnés les nouveaux frais de correspondance. prière dn joindre A chaqne demande d'insertion son montant oxmet en mandat ou bon de poste et d'adresser la correspondance relative aux PETITES ANNONCES directement sa

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repartie dont était douée sa parente si infiniment spirituelle et drôle; elle r.'avait pas non plus son charme captivant. Quel serait donc, d'après-vous, le but de ce voyage, ma chère ?

Peut-être le désir de se renseigner plus facilement sur le compte de ce jeune Reynald Exton qui, légalement, devient l'héritier du titre et des biens de la famille. Evidemment, le duc eût préféré Archie qui est le petit-fils de sa soeur.

Lady Patriteia veuve, jeuney sans autre enfant que Percy et son beaupère ont élevé Archibald, vite orphelin. Ces temps derniers, ils ont été heureux de le voir à Sutdherland-Castle pour une longue convalescence après trois années passées à l'armée des Indes.

Pourquoi ne me dites-vous pas qu'une autre aussi s'est réjouie de ce retour, Ruby ?

Ruby fronça ses fins sourcils. Elle n'aimait point beaucoup les taquineries de sa cousine et avait, d'une façon bien anglaise, la pudeur de ses sentiments int imes.

Mais sa compagne, sans paraître remarquer son mécontentement, continua Le brave Archie n'est-il pas votre flirt ? °

Seulement de deux ans mon aîné, il fut mon compagnon de jeux il est demeuré mon amil En France, vous diriez « un bon camarade ».

Oui. celles de la nouvelle génération. Bonne-maman, elle, assurerait en souriant malicieusement qu'il est votre amoureux 1 Ne vous scandalisez pas, la chère vieille dame egt très romanesque,

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c'est ainsi que l'on disait de son temps d'ailleurs, ce temps des éventails, des airs penchés et des crinolines Mais je ne veux pas vous courroucer davantage, dear revenons à notre entretien. Mon ami Reynald, héritier présompti'f de ce fief ancestral, cela dépasse toutes mes prévisions

La jeune miss interrogea vivement Ne serait-il pas digne de cet honneur ?

Ah certes, il n'y a ri'en de plus noble que cette âme chevaleresque et droite, mais je me demande comment ce terrien si absorbé par la surveillance serrée de ses domaines, son influence directe sur ses paysans, va, du jour au lendemain, se muer en grand seigneur–Puis ce Français très patriote, presque chauvin, voudra-t-il se transformer en un Anglais fervent ? Y

D'autres l'ont fait avant lui par exemple, mon aïeul François.

Il avaiit dix ou douze ans quand ta Révolution le chassa de son pays dont il n'emportait que des souvenirs de massacres et de guerre civile. Son protecteur, M. Balding, prit aisément une grande influence sur cet esprit d'enfant, l'amour lit le reste. Mais, vous le savez, son frère aîné fut vite pris du désir de regagner la France où l'attendait pourtant une médiocre existence il en fut de même pour le second fils de Louise de la Mornière. Or, Reynald, lui!, qui est un homme fait, un homme passionnément attaché au sol natal, acceptera-t-il de le quitter ? f Pour vous dire toute ma pensée, je ne serais pas étonnée de lui voit refuser œi tel héritage™ à moins que-.

Tirages financiers

VILLE DE PASIfi

TIRAGES DU i MAI i«K

EMPRUNT 4 1875 (253" Tirage) Le numéro 328 049 gagne 1O0 00O franc*. Le numéro 13 585 gagne 30 000 franc*. Le numéro loi 413 gagne 10 000 francs. Le numéro 907 166 scagiie toooo francs. Le numéro 430 258 gagne 10 000 francs. Les 4 numéros suivants gagnent chacun 5 000 francs

136757 170 550 854 886 S87S81

Les 25 numéros suivants gagnent chacun 1 000 francs

69 567 8S 536 96 051 164 097 165 ISO 166 -167 656 171174 173 162 178 407 194030 907 <? m 849 2u m 277 fi! 377442 299639 383 096 425168 44890» 447052 460090 473 882 473061 486817 En outre, 6 MO autres numéros ont été appelés au remboursement au pair. EMPRUNT 3 1912 (196* Tirage) Le numéro 154 136 gagne 50 000 fracs. Le numéro 278877 gagne 10 000 francs. Les 5 numéros suivants gagnent chacun 1 000 francs

17121 33 9S3 45 737 560 489 718 378 Les 81 numéros suivants sont remboursés chacun par 500 francs

25 314 26 228 44435 48052 50183 54200 56704 60596 53 197 66951 75 376 106 548 106 764 116 379 140 827 143 802 151 256 156 356 161 161 164 344 165 073 168 013 171903 191720 213 300 Î18 672 220 004 220 677 222 053 241233 250 310 258 555 259 424 S59 811 272 969 'S4 439 285 685 288 102 292 446 297 157 347 470 353 896 365 936 368 899 3M OOi 399 788 422 929 424 559 434 913 427 961 431056 440849 442 780 443 915 445121 447 1Î6 450 758 453974 463 023 475.316 520 980 603632 605 507 606 505 617 126 622 60? 631 730 638 941 649 533 659 142 665944 670723 680876 684 491 690134 693639 698740 701587 706554 717 47S 718 423.

CREDIT FONCIER DE FRANCE TIRAGES DU 5 MAI 1938

FONCIERES 3 '.«. 1879 (351* Tirage) Le numéro 181 053 gagne 100 000 francs. Le numéro 829 676 gagne 100000 francs. Le numéro 379 354 gagne 25 000 rrancs. Le numéro iSO 829 gagne 10 000 rrancs. Le numéro 625 784 gagne 10 000 francs. Les 5 numéros suivants gagnent chacun 5000 francs

172 857 819 144 1 tft 337 1 396 022 1 419 793

Les 90 numéros suivants gagnent chacun 1 ooo francs

20 991 28 765 66 685 88896 109 423 119*87 130 293 158 974 202 983 J07 67.-I »»i i 229 850

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La jeune Française s'arrêta avec un demi-sourire dont Ruby comprit la signification.

A moins que l'influence d'une femme ne pèse sur ses décisions.

Catherine montra soudain un visage où se lisait le sentiment de sa force et peutêtre aussi un léger mépris pour la faiblesse de l'homme.

Vous l'avez dit avoua-t-elle. Reynald n'acceptera que si je lui laisse deviner mon désir ardent de hii voir accueillir avec bonne grâce ce! heureux

coup du sort

Et mettre à vos pieds menus de vrais pieds de fée une couronne de duchesse, et tout -le faste, tous les honneurs qui l'accompagneront. Ne m'avezvous pas avoué que Reynald vous aimait ? 9 Oui. je le crois vraiment Lui, ce sage, ce travailleur, cet homme pratique, possède un cœ.ur ardent. Je le juge capable d'un grand amour

Eh bien mais ça, c'est le bonheur de la vie, Catherine, fit la jeune miss avec élan.

Sans doute sans doute mais, jusqu'à présent, je me suis demandé si j'étais bien l'associée, la collaboratrice dont il avait besoin pour mener sa vie plutôt austère. Ma sceur Jossie. Ah comme elle lui conviendrait' mieux que moi Ils ont tellement les mêmes goûts, les mêmes idées. mais la pauvrette restera toute sa vie fidèle à un souvenir, elle ne se mariera pas vou.-i «avez qu'elle a été ftancée à un frërf de Reynald elle ~e considère comme sa veuve

Ob 1 c'est une femme remarquable t .If es séjours 311 ghâteau des Lions m'ont

846 708 *U9t» 273 087 286 528 290 854 SU «S* SIS 647 336 066 3596S6 361416 387 185 If «338 427 731 419 808 457 083 47S 177 47-4 882 503 021 t 611891 643 000 SU 881 664 344 664 677 675 Ml 704 036 708 740 711404 729 169 737 518 760 474 815 J00 86S 337 877 9S6 891433 896 875 929 141 942 385 961830 982 656 990 263 1 046 700 1 084 599 1 087 849 1 013 1 130 £34 1 163 564 1 163 001 1 181 188 1189 1199 593 1215 097 1268 075 1 270 639 1 876 SOS 1 295 003 1 346 663 1 347 928 I STB 744 1 387 098 1 42S 990 1 440 454 1 508 604 1 504 526 1 510 522 1 521 174 1 533 467 1 538 085 1 573 968 1 627 100 1 637 790 1 64S 692 1 669 032 t S79 041 1 683 341 1 689 415 1 766 4S9 1 779 638 1 783 690

FONCIERES 2.80 To 188S (318- Tirage) Le numéro 333 SS7 gagne (00 000 francs Le numéro sos M4 gagne 25 ooo rrancs. Les 6 numéros suivants gagnent chacun 5 000 francs

282 330 i4»82T 680 7T1 726 75 S 887 U7 951 136

Les 45 numéros suivants gagnent chacun 1000 rrancs

1 950 31 S55 54 999 77 437 77 «27 t39045 147 426 189 011 203 937 207 296 213 90« 238 892 250 778 261943 276 973 Î83 753 305 888 330 556 S&5 60g 398 074 433 763 476 214 490 544 527 643 533 77S 539 102 558 004 566 692 5-67 501 659 642 662 308 675 940 694 0-39 735 483 748 697 759 SOS 777 366 812 034 839 644 S47 607 869 709 877641 1 S82 835 910034 938 017 En outre, 3 430 autres numéros ont été appelés au remboursement au pair. FONCIERES 3 1/2 1M3 (152* Tirage) Le numéro 14S832 g-agne 100 000 francs. Le numéro 680 218 gagne 25 000 francs. Le numéro 193 133 gagne 5 000 francs. Le numéro 368 991 gagne 5 ooo francs. Les 50 numéros suivants gagnent chacun 1 000 francs:

7 960 34 090 53 631 76 259 98165 93550 107 678 115 506 139 735 137 335 152167 154 562 108 056 208 959 209 986 338 414 358 31S 358 641 374 911 3S6 127 MO 673 411 S25 412 342 417152 498962 164 827 !>80O28 580 478 594 172 603 989 612 242 669 262 678 547 094 719 705 966 762137 788159 769 125 773 735 792900 S38 369 865 560 866 828 889 763 8H6 S.1 'V)2 307 921 178 950 001 963 265

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Chronique sportive En gymnastique

Un match France-Suisse à Paria

Le samedi 7 mal, au stade Pierre <i* Coubertin. a Paris, sera disputé le premier match international de gymnastique artistique opposant la France à la suisse. Parmi les champions français sélectionnée, on remarque les nom* de W.tHer. Solbach, Murray, Masset.

Une nouvelle présentation plui spectte» lalre permettra au public de connaître immédiatement les résultats et la progresMon de chaque équipe.

Fêtes du Jubilé Dunlop Dunlop-Sports organise, dlmancbe pro chain 8 mat. au vélodrome municipal Vincennes, un grand match omnium amateurs.

tous verrons aux prises, en tndlv&bHUc. dans le ktlomètre contre ta montre, et un 25 kilomètres derrière moto Rogtr Pari(V. C. L.). Lucas (U. V. P.), l'italien Pedrsli (U. V. P.), Talle (A. C. B. B.), Le Moal (B S.), Le NUhery (V. C. L.), Swoboda (C. S. I,) Ce grand prix du jubilé Dunlop constituera le « clou » de cette réunion qui comporte, en outre. rappelons-le, une éprea»e de vitesse Internationale, un match omnium par équipes de 3 coureurs, un nandlem>. une élimination, une Individuelle et «me amoriralne international»1.

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Croyez bien que je lui reads justice, Ruby, et que je leur suis tptl£L. très

reconnaissante Je les aime bien Je les

admire même à certains points de vue i Comment ça ? tous en bloc ? Sans un sentiiment 1res particulier pour ce Reynald ?

Le visage de Catherine se colora légèrement comme si elle éprouvait un peu de confusion.

ma chère, fit-elle un peu piqné«, vous paraissez en savoir, sur ce point, plus long que moi Il m'arrive souvent d'éprouver l'impression d'être encore cette petite Kale qui. en sa qualité- de cadette, a été trop gâtée, trop choyée, trop protégée pour ne pas éprouver le besoin de l'êlre encore et toujours Puis, souvent ïl y a une autre femme en moi qui l'emporte la fille moderne, ambitieuse, avide de briller. de triompher, de goûter à toute* les joies, à fous les plaisirs cette autre femme. que dp f»r:i '-«̃̃'le- pas pour arriver à son but P

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