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Title : La Presse

Publisher : (Paris)

Publication date : 1842-12-02

Contributor : Girardin, Émile de (1806-1881). Directeur de publication

Contributor : Laguerre, Georges (1858-1912). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 124274

Description : 02 décembre 1842

Description : 1842/12/02.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : La Grande Collecte

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k4290527

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34448033b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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Paris,! décembre.

L'insurrection parait se calmer à Barcelone; et le moment approche peut-être où vont se réaliser les prévisions que nous a- vons exprimées dès la première nouvelle du mouvement qui s'éteint. Dteu veuille que les peuples ne reçoivent pas une preuve terrible de plus, du danger des insurrections et des fanestos conséquences qu'elles entraînent. Espartero et l'Angleterre arrivent, chacun de son cote, au rendez-vous qu'ils se sont donné sous les murs delà ville insurgée, prêts à resssaisir en commun la domination que leur enlevait l'action régulière des pouvom.*J)îea prenne empit!é!ja: de~neesde"ïa~taïogne'livrée ainsi, par son !mpatiénce etpa? sa faute, à ses deux mortels ennemis Le ~Vsttbns~, qui avait perdu toute opinion pendant la lutte, chante .ce matin, en l'honneur d'Espartero un Te De:tm triomphal. Rien n'égale son enthousiasme. Il présente de nouveau le régent comme entouré de l'immense majorité de la nation, comme légitime représentant de là révolution; il a même vu, dans son nouveau rêve, les corps délibérans counr aux pieds du régent pour y déposer leur concours~ et les populations en masse entourer sa voiture et le saluér de leurs acclamations. Pour notre compte, no.us avouons n'avoir rien vu de ces merveilles. Nous avons vu au contraire les ropréséntahs de la nation enjoignant au régent partant pour Barcelone, de se renfermer dans le cercle de la constitution et des lois nous avons vu le régent répondant à cette démarche significative par un acte plus signiScatif encore, la prorogation brutale des cordés. Si le régenta a entendu des acclamations à son départ de Madrid, c'étaient celles qui accueillaient la rejet des mesures financières qu'il avait proposées dans l'intérêt de l'Angleterre. Voilà la vérité, et cette vérité nous fait plus que jamais déplorer l'insurrection qui est venue si a~ point relever les espérances perdues de l'Angleterre. Le ~VatxMM~ triomphe comme si le succès qui se prépare pour l'Angleterre était le sien propre. Et de qui donc triomphe-t-il? Du peuple qui avait vaincu selon lui-même, à Barcelone de ces trente mille ouvriers qui seront livrés demain peut-être au sabre de Zurbano ou, ce qni revient presque au même, à la domination commerciale de l'Angleterre? Le JVattONa! choisit bien le moment, d'ailleurs, pour entamer ses chants de victoire Tout n'est malheureusement pas fini à Barcelone. Si l'on a pu croire un instant que le mouvement ne serait pas exclusivement populaire et radical, on ne peut plus s'y tromper aujourd'hui. Tout ce qu'il y avait de medéré dans la junte et dans l'armée de l'insurrection a été déposé ou forcé de fuir. Les anciens amis du A'anoM~ les radicaux purs sont restés les maîtres exclusifs. Et c'est la moment que le ~Vaf!'o;M< saisit pour saluer Espartero de ses acclamations et pour rappeler aux radicaux insurgés que lorsqu'on prend les armes on le fait à ses risques et périls H Est-ce à nous, par hasard, que le ~Va~Otat prétond opposer la prompte défaite de l'insurrection? Mais ne l'avons-nous pas toujours désavouée, ne l'avons-nous pas déplorée dès le premier jour, au nom de l'humanité et de la saine politique? Pouvionsnous, d'ailleurs avoir le moindre intérêt dans le succès de ces hommes qui s'intituiaient naguère encore Iest!<MycMr.;<6<!K~? Nous n'avons pas, ce nous semble, accepté la succession du ~Va<M)M<; mais leur défaite na prouvera pas davantage en faveur de ce journal qui les répudie; elte ne prouvera pas que l'Espagne soit paisible et prospère,, que le pouvoir du régent soit fort et t especté, que l'Angleterre soit populaire en Espagne. Espartero s'est vainement hâté d'étouffer le cri qui s'élevait dans les cortès ce cri, le monde entier a pu l'entendre, et nous pouvons dire dès ce moment que si Espartero parvient à établir en Espagne la domination militaire pour lui et la domination commerciale pour l'Angleterre, ce no sera qu'on comprimant tous les sentimens de la nation.

Les radicaux français applaudiront, s'ils le veulent. Nos feuil-

FEUILLETON DE LA PRESSE. 2 DECEMBRE. LA JUSTME DE DtEtL

LEGENDE POPULAIRE.

Du temps de nosper~s, les blasphèmes et les faux sermens inspiraient une horreur générale ce n'était pas tout que d'avoir donné. à la justice humaine autorité de tes poursuivre et faculté de les atteindre on croyait que !a justice de Disu n'attendait pas l'heure des peines futures pour châtier les jureurs et les parjureurs la main de fange exterminateur semblait toujours étendue, menaçante et implacable, sur ces coupables qui échappaient à t'actiondes lois ou qui se mettaient au-dessus d'elles. H y avait dans toutes tes classes de la société, une crainte salutaire des châtimens temporels et spirituels, encourus par les blasphémateurs en cette vie et dans Fautre, et cette crainte suffisait pour rendre extrêmement rares ces outrages à la foi jurée, au saint nom de Dieu et aux choses de la religion.

Mais ce qui contribuait surtout à faire' haïr les imprécations et les parjures, c'étaient les légendes populaires qui couraient alors et ,qui racontaient de torriMes punitions divines, par iesqueHes s'était manifestée la cotère du ciel contre tes impies que le bras séculier eût laissés impunis. Saint Louis avait voulu que les blasphémateurs eussent la langue percée d'un fer rouge, fussent battus de verges etexposés.aupitori, -en cas de récidive, et subissent te dernier supplice s'ils persistaient dans ~eu~ abominable péché. Louis Xt remit en vigueur et confirma t'ordonnance de Louis IX, et le bon roi Leuis XII la promulgua de nouveau, en adoucissant !a rigueur des peines U ordonna que ceux qui )'e?M'eTM'jMtt, mstt~reer<ne?!<et6<~sphemeratentie très doua: nomde D:e:t, notre .cfMfgM', e(/ef<K'ëM< aM<t-M w!<M'ns et f~Mta6~ sermens contre <)onMeuf j)te!<, de sa <fes sacrée Mère et des o~etts ~Mtttts et Mttttes du paras!M, paiefaient une amende qui doub)erait,trip!eraitet quadrupterait jusqu'à ta qtMtrième fois, passeraient huit heures au carcan à ta cinquième récidive, auraient la lèvre inférMure coupée à la sixième, puis la lèvre supérieure a la Mptième, et enfin s'ils comniettaient encore, par désespérée volonté, <Mdtts cWfMs et detKs perdraient la langue, o/:K gMe dès ~ersena~ant ~s ne passent dtre ttt pro~efer teh mcM~fMHMyts, Mnt'emetts et oisspheeHM de BtCtt tM M ~toneusemere. Eh .bien ) cette sevÈre ordonnance,

les constu-uttonnelles trouveront tout simple que la marine anglaise vienne sous nos yeux bloquer le port de Barcelone etnotre gouvernement, poussé par eno~e croisera les bras et t-tchera de persuader àlui et aux autre&que l'Angleterre n'envoie ses vaisseaux~de guerre devant la vitte insurgée que pour protéger lesquarantesujetsangistisqui se trouvent dans cette ville de

cent-cinquante mille âmes; nous protesterons seuls jusqu'au bout.

Mais quant à l'insurrection en eu;' .même, nous n'exprimerons plus qu'un désir, c'est que cette d~prabletentAtive, ne prolonge pas des efRuts inutiles, c'est que les révoltés ne fournissent pasau régent, par une plus longue résistance, le prétexte de satisfaire aux vœux atroces qu'exprimait il y a trois jours l'organe ofûciel du cabinet anglais, et de lâcher sur eux la bête fauve qui, comme ils le disaient eux-mêmes, compte leurs têtes du haut du fortdeMontjuich. A l'appui des considérations qui précèdent, nous extrayons le passage suivant d'un article du Mor~K~-Po~f, journal omciel du cabinet tory. On verra que ce que les alliés d'Espartero méditent pour châtier la CMalogne n'est rien moins que le vieux système du sanguinaire comte d'Espagne. H ne faudra rien de mains peut-être, en effet, pour faire accepter a l'industrieuse province la domination de l'Angleterre:

«Depuis longtemps te régent est désireux de mesurer ses forces avec celles des ultra-exaltés. Espartero n'entend jamais prononcer le nom de la Catalogue sans frémissement,, et on l'a entendu plusieurs fois déclarer qu'à l'occasion il donnerait à )a principauté une tecon <e''r:Me. Dernièrement i[ disait aun diplomate:((Je ne laisserai pas Van-HaIen reprimer seul nn mouvement en Catalogue s'il éclatait; j'irai moi-même eenMer ces &rtg'(MMh, ou je doM~er.'K carte &!anc/M dZM'o(MM.;e 11 est certain que pour tenir en respect la turbulente Cataloguer es(&esotMNe recoMrt'f s des moyens ft'oMns/ be feu comte d'Espagne savait !e régime qu'il fallait à ces bandes royalistes et républicaines. En résumé, le résultat de ta récente insurrection~era un dttr cMMnM~ inQigé auxzépublicains d'Espagne.))

Le ~tee~ trace ce matin un tableau formidable dos accroissemens la puissance anglaise dans les deux mondes. Il la montre s'emparant suceessivement,sous les yeux de l'Europe indifférente ou complico, de toutes les parties du monde maritime et commercial, etit dit qu'il y a delà folie àsupposer qu'elle laissera la France tranquille quand elle sera devenue l'arbitre des destinées de l'Europe, ce qui ne peut tarder.

Le ~Wc<c a raison; mais puisqu'il sent, comme nous, le danger des envahissemens de l'Angleterre, comment favorise-t-il hu-mémo ~es envahissemens en soutenant en Espagne an parti qui s'attache à y installer l'Angleterre en dépit de ta nation tout entière? Comment ne comprend-il pas que c'est en Espagne surtout que la France, fidèle à la politique de tous ses grands diplomates, doit redouter la rivalité de l'Angleterre? Comment demain peut-être applaudira-t-il aux nouveaux succès de la coterie anglaise, qui va s'efforcer de pro&ter de ces succès pour établir détinitivement en Espagne la domination de l'Angleterre? NOUVELLES D'ESPAGNE.

On lit ce soir dans le MMMycr les nouvelles suivantes t Barcelone, 29 novembre.

Le capitaine-général ne menace plus Barcelone d'un bombardement. Des satvM du fort Montjuich annoncent l'arrivée da régent au quartiergénéral. M La nouvelle junte nommée dans Ja nuit d'hier est composée de l'ëvêque .et des propriétaires ou fabricanslesptns riches et les plus InNuens. EUe est appuyée par la majorité de la nr.Hce. f Plusieurs membres de l'ancienne jante se sont réfugies sur les bàtimens de l'état..

t Barcelone, 30 novembre. o La noùveUe junte deYait être composée de'membres de ta CoMit~o-

que les prévôts et tes baillis n'appliquaient guère que dans tes cas d'amende pécuniaire, exerçait moins d'empire sur les esprits que des récits dp. miracles, de prodiges et de visions qui s'adressaient à ia crédulité superstitieuse du peuple,

Qu'on nie ['avantage de cette superstition le mauvais et le bon roi, Louis XI et Louis XII, qui avaient tous deux armé le .juge d'une formidabte'pénaiité contre les blasphémateurs, s'oubliaient souvent jusqu'à faire eux-mêmes de ~t'ht~s ~M'/nens. Le premier jurant par <et j~guMD~tt et faussant sa parole avec audace; ie second jurant par ~Ot'a&b m'eMporte et manquant quelquefois à ses promesses les plus solennelles; mais l'un et l'autre frissonnaient et se signaient, quand leur confesseur les enrayait de la relation de quoique événement surnaturel qui avait mis en évidence la justice de Dieu. Ainsi faisait le menu peuple à l'exemple de ses rois. Les jours de foires et de marchés, lorsque les blasphémateurs étaient menés au pilori pour y être exposés en butte aux insultes des passnnsou pour y avoir la tevre coupée d'un .fer chaud, ce peuple, insouciant et incorrigible, assistait gaiment à ce spectacle sans songer à devenir meilleur et à éviter de tomber dans une faute qu'il voyait si chèrement payée; il reniait, maugréait et blasphémait, au pied du pilori, pourvu qu'il n'eût pas à redouter la présence des sergens, et il ne tirait pas d'autre leçon de la vue du supplice que de prendre en pitié ta maladresse du patient qui s'était fait accuser et condamner; mais si ce même peuple entendait narrer certaines aventures merveilleuses qui montraient le doigt de Dieu désignant le pécheur aux justes coups de la fatalité, il se recueillait avec ferveur, il s'inclinait en tremblant, il se frappait la poitrine et détestait son péché, dans l'appréhension des vengeances célestes. La superstition était, donc bonne à quek que chose, puisqu'elle faisait ce que la jurisprudence et jet raison ne savaient pas faire. Malheur à qui se parjurait, lors même que les circonstances soutes t'empêchaient d'être fidèle à sa parole! Plus il était puissant et superbe, plus sa soumission était éclatante et exemplaire! Le connétable de Bourbon, ça grand capitaine qui avait trahi son roi et sa patrie pour se soustraire à ta malveillance de Louise de Savoie, mère de François 1~ jie pouvait plus être retenu par les liens d'un serment. Quand it eut ramené la victoire sous les drapeaux de son nouveau maître, enlevé l'Italie à la domination française, livré à ChartesQuint le roi de France, fait prisonnier dans la désastreuse bataille de Pavie, il ne reçut pas le prix qu'il attendait de sa trahison. L'empereur refusa de donner la main de sa s<Bur Etéonore.à un traître qui se couvrait en vain de la gloire militaire. Bourbon, indigné, retourna cacher sa hontp et ses rancunes au milieu de son armée d~t il é~t l'âme; mais

MM. Van-Ha!en-a accorde un nonveau dNai, !e 28, pour te bombardement. Le cfMfner de Madrid eet intercepte, ce!ai de France est iibre. oBayonne, décembre.

Le rëgent est partt le 27 de .SaragosM pour Baree!qne.Lar mince nationale lui a exprime, dans une adresse, son ecvoùtnènt et ses sympathies. Le Patno~ de Madrid, du 24, annonce quetoutesIeSiferces navales de Cadix vont être dirigées sur B&rcetone, et qu'elles seront commandées par te générât Batdasano qui a quitté Madrid pousse rendire a cejLte desUn&tion. `_ D'après les journaux de MarseiHe du 28 novembre,les bateaux à vapeur t'EtMce et te Ce~&o'p, qui étaient entrés vendredi en reIâ!;he forcée dans_ce port~ sont partis ta veille au soir pour Barcelone, afin d'y prendre les Français établis dans cette ville. Les journaux ont annoncé l'arrivée à Paris de S.E.Artim-Bey, premier drogman et secrétaire intime du vice-roi d'Egypte. Parmi les hommes qui entourent le pacha et qui prêtent leur concours à son génie, Artim-Bey est sans contredit un desplus remarquables. Sa famille est depuis longtemps attachée à la personne de Mehemet-Ati, et lui-même, depuis trente ans, a éts initié à sa politique. Catholique, il a toujours joui d'une confiance inimitée dans les divers postes qu'il a rempHs~ auprès de son maître, ce qui prouve~ pour le dire en passant, combien Mehen'fet-AIi, qui professe un cuhe sincère et profondpouria loide' Mahomet, sait au besoin donner l'exemple de ta tolérance religieuse. Quoiqu'il n'ait eu aucun titre ofïiciet., Artim-Bey a pris,. dans ces dernières années, une part considérable au gouvernement de l'Egypte. Le pacha aimait à la donner pour auxiliaire à, la vieiHesse fatiguée de Boghos-Bay, qui, d'aiueurs, comme ministre, a rendu tant de services à la cause égyptienne. Le but ostensible de la mission d'Artim-Beyest de remettre an i roi des Français tes riches cadeaux du vice-roi: Mais H y a to~)t lieu de croire que le voyage en France d'un homme aussi avancé dans les secrets de Mehemet-Âli se rattache à des vues. politiques d'une plus haute portée. Le pacha tourne.toujouYs arec prédilection ses regards vers la France; i) sait qu'il a trouvé en elle et qu'il trouvera encore sympathie et appui il.comp'/enA que la France est de toutes tes puissances I:t plus désmtérf;ssée dans les affaires d'Orient, ceHe qui veut le plus smcèremeat tra~~aiuer à rétablir l'indépendance de l'empire ottoman. Et co'.nme ]1 est lui-même dévoué aux intérêts de cetempire;corjme il souffre de le voir opprimé par ia lutte des ambitians~v~tës qui cherchent à dominer ta Porto; comme il serait heureux de rendre à la puissaace dont il est le premier vassal la réalité et te prestige qu'on est parvenu à lui enlever, peut-être a-t-il son~e à faire part de ses projets, d'un c6té aa gouvernement français, do l'autre à l'homme le plus intelligent qui puisse être appete à diriger les affaires de la Turquie, à Reschid-Pacha, ambassadeuractuel du sultan Paris.

Nous ne croyons pas nous livrer ici à des conjectures invfaisemblables. La Turquie ne peu!: rester dans l'état ette f.st en ce moment ette montré un vif et honorable désir d'échapper à la tyrannie des innueuces extérieures qui l'obsèdent. Le jour où. le sultan, conseitté par des miuistl-es éclairés et fermes se décidera à chercher dans une étroite union avec le pacha d'EgvDie* la force que l'isolement, et encore moins le concours hypocrite de certains cabinets, ne saurait lui donner, ce jour-1~ la Tnrquie aura une chance d'arriver à la regénération msterielte et morale qu. est aujourd'hui l'objet de ses secrètes aspirat.ons. H est tout à fa)t digne de Mehemet-At. de songer à couronner nar laccompitssement dun têt projet, une vie si pleine de noMës pensées et de grandes actions. H serait digne aussi d~un hommis, .comme Reschtd-Pacha de se prôtor l'exécution d'un pian f~i répond si bien à ses propres idées. Enan le gouvernement îran.çais ne pourrait que favoriser de soa patronage unepolit.que qui

1 empereur qu. n avait plus besoin de )ui en. ce moment ouNia ce~ .v~i~s bandes espagnoles auxqueOes Hdeva~ ta conquête du Mi ana~' targentn-arnva~ pas d'Espagne et la paie des troupe~étrouva~' pendue pendant plusieurs mois. 'Y''susLe soldat supporta d'abord des privations que son chef sutmnrf-.it. ma.s bientôt .1 murmura et menaça'de passer à ta so~dë~E~i e paiera.t mieux. Le connétaMe, après avoir essayé d-a~re~ta~"tes deses compagnons d'armes. ne s'opposa plus auxe~ctidds deto~t genre qu'ifs fa.sa.ont subir au duché do Mitant Les h~Mans~ les g.strats te supplièrent de mettre à ce dép)orab)e'S~h6ses ~t d'etoignertes gens deguen-e, qui, suivant rexpressioudU~'Jfo. p~-o ~m~e. Bourbon parut toucM de! ~a~ !no~ que le séjour de t'armée espagnote aYaitcausés et s'engagea sbienne~iement à ies faire cesser, pourvu que ]a YiHe de Mita~en~fournir trente md)e ducats destinés a ia paie de ses bander d'avent~ ners moyennant cette somme, H promise conduire Se. hor~ du ternotremilanats qui serait dès-tors sous sa sauvegarda En cas que tamomdre extorsion, dit-i!, en prenant lecietât&omdesa nM~se, so.tfaite au moindre ~HIageoiso~ citoyen, ~Slmère rencontre ou au premier assaut, te prem~coupd-ardUerie aù'on tirera vienne à mon adresse et m'emporte !a tète i, 'P ? °~ Les trente mitte ducats furenH'oum!s, mais t'armée BedéiomaDas et ks Mlianais eurent à sou~f ptus de vexations qu'Mparavà~de ]T~ des~ens de guerra que l'impunité avait re~indLpt~ tincend~ :e meurtre marqua.ent te paMagede~s furieux qurnJ'e soucient pas du serment de leur capitaine. La d~atioh'~t~g~n~ dans ce ma heureux pays, q~queiques-uns de ses habitans S maltra~setdeshono~. M tuèrent de )eurs propres mains en D~nt le Nel de tes venger. Ennn, le coMëtaMe, qu~ n'avait sans (~onSs as~ d-a~onté pour tenir pa~ie, sortit Su MiJaJais~~mee quête duché ne pouy~ p~s nourrir, et marcha sur Rome. qù'Tvo'Saiî asstéger, pour a domer en butin à ses soldats qui M 'demandait de -largMtQu )ep~age. MlUe voix sinistres répétaientà ses oreiSfa~ serment qu'~ avait eu Fimprudence de faire. It était déjà frappé du p~ssenhment de sa inort prochaine i.orsqu'it vint camper. ~Tn~ Se~r~~ ~~llé éternelle, le brait`de son àp-

proche. avait répandu l'e~'rp, ï J

Ses soldats eux-m~m~, qui le ctiërissaient comme'reurpère et om se croyaient Mv~bïes avec tui, ces farouche aYentunèrs'qui'nec~gna~n pasptus Dieu que te diaNe, hachaient !a tête et 6xaien~ Surs ~r~ t~~ de~eur générât. Ce!ui-ci s\~ t. r&Bfëané, en &rdon_naat~8ebacun se tint prêt pourt'assa~ qui~erai~


end & aauver l'Orient par l'Orient, et à garantir ta daréo de ta paix générale, en arrachant aux puissances européennes une questionquiiesdiviseàtoutinstant. Artim-Bèy est assurëment l'homme !e plus propre à préparer

les voies à cette pontique. Il connaitlaFramce;tlt'a canstaîn-

ment habitée de 1825 à 1832; entre lui et <MHS,T1 y a communauté de langage aussi bien que de sentimens. Pourquoi ces qualités personnelles de l'envoyé du pacha neseraient-euas pas employées au service d'une belle cause? Quant à nous, nous répugnons à croire que Mebemet-Ali eût délégué le conSdent le plus mtime de ses pensées, s'il ne s'était agi que d'offrir des chevaux au roi et des cachemires à la reine et aux princesses. Le pacha sait trop bien utiliser la valeur des hommes, pour donner ainsi aux plus habiles des missions qui ne seraient en harmonie ni avec leur capacité, ni avec l'importance de leur position. OnIitdansIe~rcMrc~~oMa~: w II parait que le cabinet franchis a déjà reçu une réponse & la note qu'il &vait fait remettre à Berlin dans l'intérêt de plusieurs branches de l'industrie française dont les produits, par suite des modifications apportées récemment p&r le .congrès de Stuttgardt au tarif du zoliverein, y ont être soumis, à partir du i" janvier prochain, à des droits d'entrée beaucoup pins élevés que précédemment. H résulterait de cette réponse, que cette mesure n'a été adoptée que comme représaiUes, et qu'on est disposé à la modifier, si, de son coté, la France veut faire de parei)les concessions pour des articles d'exportation des états du Milverein, nommément pour le! Ois de lin. z Ainsi, il est avéré aujourd'hui, comme nous ne l'avions que trop prévu, que les faveurs que nous avons laites à la Belgique par la convention du 16 juillet dernier, et qui ont été payées dune si singulière réciprocité, nous coûtent le marché de l'union allemande, un marché de 26 millions de consommateurs Ce fait est de nature à donner à penser à notre gouvernement. Malheureusement il est impossibié aujourd'hui d'accéder à la demande du cabinet prussien en ce qui concerne les fils de lin. La convention du 16 juillet dernier stipule que le tarif différentiel est M'e/MK~Mc'if applicable à la Befgique, et que," dans le cas où le gouvernement français viendrait à abaisser les droits sur les Ë!s et tissus des autres pays, les produits similaires de la Belgique, devraient jouir immédiatement d'une nouvelle réduction, de façon à ce que l'avantage qui leur a été accordé aux termes de la convention fût toujours maintenu. Cette clause, trop légèrement consentie par ies négociateurs français, ne perjmet pas un arrangement avec l'AUemagne, du moins en ce qui concerne cette nature de tissus. H est d'autant plus étrange qu'elle ait été introduite, que la Belgique, par un article spécial de la convention, se réservait la faculté d'étendre à qui bon lui semblerait les faveurs que nous obtenions en échange d'avantages e;cc~M! et l'on sait qu'effectivement elle s'est empressée d'appeler les vins d'Allemagne et d'Espagne sur son marché, aux mômes conditions que les nôtres. Mais enfin, si c'est là une dimculté sérieuse pour nos relations avec l'AHemagna, nous ne saurions pourtant y voir use impossibilité absolue. La convention conclue avec la Belgique doit expirer en juillet 1846. A cette époque!, évidemment, il y aura Heu de réviser les disnositions qm~nous sont désavantageuses. On peut promettre à l'Allemagne déduit taire une meilleure part dansjes nouveaux arrangemens, et, en attendant, il serait, ce nous semble, facile de s'entendre sur quelques autres étémens d'échange. L'Allemagne, qui est au fond bien disposée pour nous, se prêterait certainement à une transaction provisoirement fondée, sur ces basés, et jMfpersisterait pas dans un système de représailles qui ne serait

p!usjusti6é..

Nous engageons donc ie gouvernement à no pas se rebuter et à~poursuivreactivemeNt les négociations. Toutes nos industries de Paris sont vivement intéressées à ce qu'une prompte solution intervienne, caria prohibition qui pèse aujourd'hui sur elles est d'autant plus à déplorer, que nous entrons dans une saison où lësnombreux ouvriers quelles emploient ont plus que jamais besoin de travail et de salaires. Or, si ces industries ne pouvaient écouler leurs produits nécessairement elles réduiraient leur fabrication. H n'y a donc pas là seulement une cause de souSrance, ily a~aussi un danger qu'il importe de prévenir. Plusieurs journaux annoncent ce matin que le gérant de la P~MM a été assigné par le procureur du roi devant la police correctionnelle pour contraventions aux lois sur !a presse. Nous avans en eSet reçu une citation à comparaître, le 7 décembre pro.cham, à l'audience de la 6*= chambre.

La extermination du ministère public n'a rien qui nous sur-

donné le lendemain. rendant cette nuit là, te duc de Bourbon ne se coucha pas, ne dormit pas, etresta, tout arme, te front dans ses mains. Au point du jour, les trompettes: sonnèrent Lassant le connétable, sans prononcer un seul mot, se saisit d'une échelle, et précédant les .plus intrépides, alla lui-même la planter contre ta muraille. Au même instant, un artilleur (on raconte que ce fut le fameux statuaire BenvenutoCellini), qui ~l'avait reconnu des créneaux du château St-Ange, dirigea si habilement sa coulevrine que le boulet emporta ta tête du connétable, qui .criait déjà :T<Hs ~nee! Rome fut prise d'assaut et livrée à toutes tes horreurs du pillage; mais du moins ie parjure avait trouvé son châtiment.

La Providence, qui châtiait ainsi les-grands delà terre, ne dédaignait pas quelquefois de punir les petits.

Un aventurier allemand, qui revenait peut-être du sac de Rome, et qui en avait rapporté une bourse bien garnie, tomba malade dans une hote)lerieen traversant le marquisat de Brandebourg, et s~ crut en danger de mort. Il St appeler son hôtesse et lui dit en secret, quand ils furentsèuls « Ma commère, j'ai,amassé de mes épargnes ou autrement une grossesommed'argent'que je comptais employer à quelque honnête commerce, une fois que je serais rentré dans ma ville natale; mais j'ai grand peur de n'y rentrerjamais, tant mon mal est subit et obstiné. Ne cessez .toutefois, de m'aider de vos soins et faites de votre mieux pour que je retourne en'santé. Jusque-là je vous baille à garder ce trésor qui .estsous mon chevet et js vous le lègue à bonne intention, en cas que Je n'en réchappe. Si je meurs, vous ne laisserez pas ma pauvre âme avoir faute de messes.))

L'hôtesse reçut le dépôt qu'on lui confiait et promit de le remettre au soldatdès qu'Userait rétabli. MàiseHe pensait bien qu'il était atteint mortellement, et le médecin qu'ette avait appelé, assura que le mal était sans remède. Le moribond se vit donc abandonné sans secours, tandis que l'hôtesse et son mari comptaient l'argent et l'enfouissaient dans leur cave; ils allèrent voir cependant le lenjemain s'ils pouvaient enterrer leur homme; mais ils le trouvèrent plus vivant que jamais, et bien dé–termmé,à ne pas mourir pour cette fois. Us reculèrent de surprise et de dépit en présence de ce ressuscité, qui ne demandait qu'à boire et à man-

ger ils s'excusèrent,de l'avoir délaissé, en lui disant que le médecin l'a-

vait cru mort et s'en était allé avec le confesseur, qui fut mandé trop; tard. « Ma commère, reprit le soldat, ce n'était qu'une fausse alarme de Madamela Mort je me sens si dispos, que je veux à table célébrer ma guérisou 'et vidEr plus d'un flacon à vos chères et précieuses santés. Ponc, faites tue~leveau gras, plumez l'oie et tirez le vin. x L'~ôtë et sa femmese retirent §<)up prétexte de préparer te souper,

prenne et qui puisse nous alarmer. Nous comprenons très bien qu'il ait préféré soumettre aux tribunaux la question qui s'agite contre nous, <[ue de la résoudre sous ~a propre responsabilité. Pour notre part, nous nous réjouissons de l'occasion qui nous est

donaée d'imposer silence aux déclamations intéressées qui nous

aujcaiënt Û'aatant plus pourmivi, que notre succès s'accroît chaque jour davantage. Pour nous, qui aimons les positions nettes, qui allons toujours droit au but, mieux vaut un jugement inattaqué, établissant nos droits qui sont ceux de la presse entière, qu'une opinion favorable du parquet soumiseàla controverse des jurisconsultes du Dro:'f et de la'Gazette.

On peut nous croire quand nous disons que loin de chercher à éviter ce procès, nous l'avons au contraire appelé de tous nos vœux,'et que nous en avons hâté les débats de tous nos efforts.

parquet de Paris est dans ftrsaâe, lorsqn'il, découvre tiu qu'on

Le parquet de Paris est dans l'usage, lorsqu'ils découvre ou qu'on

lui dénonce une contravention aux lois sur la presse, de mander les contre venans et de les prévenir ofReieusement, afin qu'ils puissent se mettre en règle. Un délai est ordinairement accordé, et la poursuite n'a pas heusi la contravention cesse. Cette marche, adoptée seulement pour les cas de contravention, et non pour les cas de délit, a été suivie à l'égard de la Pre~e comme elle l'a été constamment, dans des circonstances analogues, à l'é-' gard de tous les journaux sans aucune acception de couleur politique. Le gérant de la Presse a donc été mandé au parquet un délai lui a été offert pour effectuer au trésor le dépôt d'un second cautionnement de 100,000 fr. et remplir les formalités de déclaration prescrites par l'art. 6 de la loi du 18 millet

1828.

Ce délai, nous l'avons refusé. Ce procès, nous avons voulu qu'il se fM, et qu'il se fit tout de suite.

Nous montrerons au premier jour que le procès que l'on nous fait au sujet de notre édition politique et judiciaire, attaque dans ses~princjpes essentiels l'existence de la presse périodique, et nous ferons connaître les causes de ce procès; maison attendant, nous devons saisir toutes les occasions qui se présentent de montrer quels sont les gens qui le provoquent contre nous. On a déjà vu le JoMr?:a< des De&af~ se livrer à une lougue discussion juridique pour démontrer que, toute feuille dont le format dépasse trente décimètres devant payer le double droit de posté, nous devions être astreints à payer ce droit. On a vu, sur cette dénonciation d'un journal qui depuis six ans jouit du privilège de ne payer que le droit simple, quoique son format dépasse cinquante décimètres, l'administration des postes nous forcer de payer le double droit, afin qu'il soit bien prouvé, sans doute, que le yoMf~a~MD~a~ est au dessus des lois. Ce matin, un nouveau journal se joint à ceux qui demandent qu'il nous soit interdit de faire deux éditions de la PreMe c'est l'~Mt'oM caf/ioh'~e. Or, voici le cas dans lequel se trouve ce journal il fait, lui, trois éditions paraissant, l'une tous les jours, la seconde trois fois par semaine, la troisième une fois par semaine. Ces trois éditions ont des prix, des formats et même des titres diSerens. On s'abonne à l'une ou à l'autre sans s'abonner au journal quotidien, et tandis que l'administration fait poursuivre la P' pMe, sous prétexte que son bulletin judiciaire, auquel on ne s'abonne pas sans s'abonner au journal, est un second journal,, la même administration laisse l'P~'OH ea</to~Me pariaitement tranquille, et l'Union cafAo/tt/MC, qui fàit bien trois journaux, se joint contre nous à ceux qui nous dénoncent sous le faux prétexte que nous en faisons daux.

Voilà un exemple. 11 y en a dix comme celui-là. J! y en a de .plus forts que celui-là. Et l'on prétend nous inquiéter dans un pays où l'égalité devant la loi est le ;M'eMM'er p?-M!C!'p6 de la con-

stitution

ÊDITtON AVEC DUHETIN DES TRIBUNAUX.

Report de la journée précédente., 2,966 Souscriptions d'aujourd'hui, décembre.. 134 Total.3,100

COKSEtLS-GÉNÉRAUX DE DÉPARTEMENT.

.ReKOM!~KM)teM< ~'te~MS~.

coMME.–Tut'e (Nord) M. Solei!het, mëdeein, maire de TuHs, conseiller sort.ant; réë!u.

Bocjis.–Besançon (Nord): M.ConTers, adjoint au maire, conseitler sortant reéta.–Boussieres M. Maurice, députe, président à ]a cour royale. Routans-l'Egliae M. Rounot, notaire, conseiller sortant, rëëlu.– Morteau

après avoir inutilement tenté de persuader au soudard qu'il devait garder le tit et faire diète, selon l'ordonnance du médecin. Us s'en vont tenir cohseii dans leur cave, près de leur or, et se décident à empoisonner le pauvre diable qui s'est permis de ne pas mourir, maigre l'arrêt de ta Faculté. Mais celui-ci, quêta faim et la soif tourmentent, n'attend pas qu'on l'avertisse que le couvert est mis il se relève, il s'habille, il descend, il rencontre l'hôtesse .qui avait l'air fort affairé et qui~ ne faisait pas attention à lui, il s'arrête « Gà, ma commère, lui dit-il, où avez-vous serré notre argent? je puis maintenant vous décharger de ce dépôt, etje n'appréhende plus qu'on me l'ôte, durant mon sommeil. Cette belle épée le défendra mieux, s'il vous ptait, que ns peut le faire b serrure de votre coffre. Qu'est-ce à dire? reprend l'hôtesse troublée de cette question qu'on lui adresse vis à vis de ses servantes :v 'quel~argent entendez-vous là? M'est avis que vous n'êtes pas si bien guéri que vous dites, car vous avez le cerveau rempli d'étranges fantaisies. Oui dà, madame ma mie, je vous parle de cette ceinture garnie d'orque je vous ai remisé hier avant l'arrivée du médecin. Voilà un audacieux trompeur s'écria la femme, jouant l'indignation cette ceinture garnie d'or ne fut ono qu'en votre imagination, mon ami. Merci de moi seriez-vous assez mathonnête que de me dénier mon bien? Vite et tôt, rendez-moi ce qui m'appartient, vilaine rendez, ou je vous accuse de larcin devant le podestat.Et vous, méchant, si vous persistez dans cette abominable calomnie, je vous dénonce au juge.et réclame justice de votre imposture.– Corbleu! vous êtes une affronteuse et larronnesse! restituez mon bien, sinon, je vous'ferai un mauvais parti. –Holà! mon mari, à l'aide! cria l'hôtesse'en repoussant le soldat vers la porte. Voici qu'on me fait violence! '«Aie à la force! venez tous à moi! x Ses cris attirèrent l'hôte, qui secondé par ses domestiques, maltraita cet homme et le chassa hors de l'hôteiterie avant qu'il eût pu se mettre en défense.

Aùss), dès qu'il se vit dans la rue, le soldat s'arma de son épée, et fit voler en éclats les vitres de la 'fenêtre, en disant à la foule qui s'assemblait qu'on l'avait volé, et en jurant qu'il tuerait ses hôtes infidèles. L'hôtesse parut à une fenêtre haute de la maison, et supplia les assistans de s'opposer aux projets criminels de cet étranger qui avait voulu lui extorquer une forte somme d'argent, et qui était déterminé à l'assassiner, elle, son mari et tous leurs gens. Le peuple s'émut d'indignation et arrêta le soldat, qu'on emmena enchaîné dans les prisons de la ville. Son procès fut instruit par le podestat, qui, après audition des témoins, demeura convaincu que cet homme avait eu :éeHemeût le dessein do commettre un vol et un assassinat les dénégations de l'accusé ne firent que rendre sa perte plus assurée, eu le faisant paraître plus coupable et plus en-

M. Singrier, jnge de paix, conseiller MrtMt, réél~. Saint-Hippolyte M. BIondeau, ancien dép)tté,ceMeiller sortant, rééln.–Cierval:M.Yaillier, conseiller Mrtant, réétu.– Le~r~ M. Patel,tvocat, con:eiller sortant, réélu.. .< LAKDEe.–Roqueforti tu. le comte.'de Malartic, ancien conseiller d'état,

conseiller sortit, réélu.

n'iR~Stlyt6r& M. Driard.Ti~goeiant, membre du conseil-général en

J!33. -'<t.

MAINE-ET-LOIRE. Chaibnne: M. FIeury, maire de Chalonnes; conseiller sortant, réélu.– Le Louroux,Beconnais et Saint-Georges-tur-Loire: M. Robineau de Pontron, maire du Louroux, conseiller .sortant, réélu. Durtal Berger-Lointier, maire do~Brioliay, conseiller sortant, réélu. Seiches M. Giraud (Charles), anci~n~iéputé. ChemiUé M. Poudret de Sèvres, dëputë, conseitler sortant, rëétu. Montreuit-BeHay M. Louvet, banquier, conseiiter sortant, rëëiu.LeUon-d'Angers H. Bûcher de Chau'vigt.e, avocat, conseiller sortant, réélu. Segrë M. Rousseau, maire de Segre.– Champtoceaux M. Adolphe Janvier, vice-président du tribunal da première instance d'Angers. MMon.–Octeviile: M. lecom'eDtimonce!, colonel du gënte.–SaintPierre-Eglise: M. Cabars du .Longpré, maire de Saint-Pierre-EgUse, conseit}€r sortant, reëiu.– Gavray M. Btouet, procurenr du roi à Coutances, coMeiiler sortant, rëelu. Periers et Saint-Sauveur LandeUn: M. Robin PrevaUee, médecin, conseiHer sortant, réélu.–Montebourg et Sainte-MereEgUse M, de TocqueviUe, députe. Quettehou: M..La Mâche, négooiant, maire de St-Vaast,conseiiier sortant, rëëiu.

M~RNE (HACTz). –JuzenBecourt M. Duchëne, notaire, conseiller sortant, r~ëlu.Nogent-le-Roi: M. Lasnet,juge de paix,eoMeitiër sortant, réélu. –Saiht-Bun:M.yoirm,jugedopaix.–Vign()ry;: M. Lesenr, notaire. MEusE.–Ligny M; d'Andetarre, maitre de forges.–Y avinconrt M. Paulin GiUon, maire de Bar, conseiUer sortant, rëétn.–Satnt-Mihiel M. Hast, substitut du procurenr du roi, conMiUer sortant, réélu.–Void t M. Et~enne, pair de France, coneeiner sortant, réëtu.. NOKD. Aveanes (nord et sud) et Ber!aimont M. Hannoye, avocat, conseiller sortant, rëëlu. Merviile :M. Degruson, conseiller Mrtant, rëëiu.. oRx)!. –Exmes et Trun M. CodechaI-Vorus, maire de Heauphe-sur-Dives.–Juvigny etMessey M. te vicomte Lemercier, ancien dëputë, oonsei)ter sortant, rëëiu. Passay < M. Royer de la Tournerie, procureur du roi à Domfront, conseiller sortant, rëëiu.–Laigle: M. Rossignol aine, manufacturier, conseiUer sortant, rëëiu SAB.THE. –Hauiiloire et Vibraye: M. de Dollon, ancien dëputë. sEiitE-ET-MARNE. –La Fertë-Gaucher M. Dubarle, substitut du procureur général à la Cour royale de Paris. Dammartin: M: Landry, maire de Dammartin. Lizy-sur-Ourcq M. Benoist, notaire, conseiller sortant, rëëiu. YONKE.–Sens (sud) M. Vuitry, dëpntë, conseiUer sortant, :rëë!u.–Pontsur-Yonne et Sergines M.' Foacier, conseiller référendaire à la cour des comptes, conseiUer sortant rëëiu. Toucy H. Arraurt u[s, ancien directeur de mines.

Bemp~MOtOM poM?' Mc~Hce~~aKs~M~et'ie~ yMtMe~oK~Fs~feMOKfeMM ce«e an?tde.

sAnTH~Montmirail M. le baron Mahot de Gémasse, maire de SaintUiphsce, en remplacement de M. Lepesantde Boisguiibcrt, décédé. sziNE-iNFEMEuRE.–Cany et Ourvilie M. Fouet, conseiller a la cour royale de Rouen, en remplacement de M. de Bérighy, décédé.. Actes e<Ncaets.

!KTERiEt!R. Il est ouvert, sur l'exercice J8t2, un crédit extraordinaire~de 32&,000 fr., pour subvenir aux dépenses urgentes qui n'ont pu être prévues par le budget dudit exercice, et qui se rattachent au chapitre relatif aux secours aux étrangers réfugiés en France. coMMEME. -A dater du 1" décembre prochain les douanes de la métropole, chargées par l'art. 21 de la loi du 17 juillet !9t,:de percevoir les droits de sortie qui auraient été exigibles aux: colonies, ne délivreront des permis de réexportation pour les marchandises venues de l'A'.gërie sous les formalités du cabotage, et déclarées pour l'entrepôt à leur arrivée en France, qu'après,avoir perçu les droits imposés par l'art. It de l'ordonnance du 11 novembre t835.' –Letabieau du prix de l'hectolitre de froment, pour servirde régulateur aux droits d'importation et d'exportation des grains et farines,, a été arrêté 30 novembre, ainsi qu'il suit t"' classe, section unique, 2), T!, 2' classe, 1'" section, 20, 20; 2' 20, 45; 3' eiasse, l" section, 23, 0), 2' 20,.4C;tT, 82; 4' classe, 1" section, 20, 3S; 2e. H, 75.

McMveMegetFaitstHvcFS.'

P&t'tN.–Hier, deux heures le roi, accompagné du gênerai Atthalin, de deux officiers d'ordonnance et de M. le comte de StMda, cstparti du palais de Saint-Ctoud pouraUeràVersaiUes. Le roi S'est d'abord renduàTnanon, puis S. M. est allée au palais de 'VersaMies, eUe a v~itë ptusiaurs gale- ries. Le roi est rentré au palais de Saint-CIoud à S!X heures. –Aujourd'hui le lieutenant gênerai Tiburse Sëbastiaai, commandant la f' division militaire, accompagne du préfet de police et du gênera! Aupick, commandant la place de Paris, a patsë en revue la garde municipale, infanterie et cavalerie.

M. le minittre da l'instruction publique vient d'autoriser M. Delaporte, ancien consul à Mog~dor, à professer, près l'Ecole royale des langues orientales vivantes, un eour~ particulier de langue berbère, auatogue aux eoura de chinois moderne, de langue Malaie eL de TMbétain, déjà autorises prés.ta. même école. On sait que la langue berbère forme l'idiome communaux

durci.

La sentence allait être'prononcee, et devait être suivie de l'exécution à mort, lorsque Je pauvre patient entendit ouvrir son cachot. II crut que c'était )e geôlier ou )e bourreau, et ne fut pas peu surpris de se trouver face à face avec un visage qui n'avait rien d'humain~ H avait vu assez souvenMe diablesurles vitraux et dans les sculptures ou les peintures des églises; pour le reconnaitre dans le personnage noir qui se présentait à lui. Comme il était bon catholique, il recula en invoquant son ange gardien et en se cuirassant de signes de croix. « Trêve/mon ami )ui dit Satan, qui s'était jeté contre terre pour n'être pas renversé et culbute par les signes de. croix; je ne t'enlèverai pas- sans ta permission, foi de damné. Devisons un peu, s'il te pla!t~ en bonne intelligence, et tu t'en trouveras mieux que de converser avec la corde d'un gibet.-Arrière loin de moi, tentateur répétait le. prisonnier, qui s'étonnait de la persévérance du démon à braver te signe de la rédemption des hommes. Cesse de jouer ainsi des mains, si tu veux que: je t'apprenne l'objet de ma visite, et,contente-toi, pour être à l'abri de ma griffe, de poser les bras en croix sur ta poitrine, »

Le soldat, vaincu par l'obstination de l'esprit malin, fit trève un moment à sa tactique chrétienne, et consentit à écouter, sinon à répondre. Satan se releva, en se mordant les ongles et en s'émouchant avec sa queue, comme avec une queue de vache « Je viens t'annoncer, mon confrère, lui dit-il goguenardement, que tu seras condamné à être pendu haut et court. A la grâce de Dieu! reprit l'accusé; car je suis innocent. –Aussi, je te conseIHe bien de ne pas prendretes degrés en potence; et, si tu veux te donner à moi, corps, sang, ame et tout, je te ferai vivreautant que Mathusatem.–Je mourrais mille fois plutôt que de me donner à l'enfer, répondit le soldat avec fermeté.

–Chacun son goût.-mon mignon, et tu ne sais ce qui est bon en l'autre monde. Mais ce, qui) me faut à moi, c'est une âme, n'importe laquelle, etJR te laisserai volontiers la tienne pourvu que tu .m'en donnes une autre. -Où la prendrai-je ? Montrez m'en une toute gangrenée de vices et chargée de crimes, pour qu'elfe soit digne de vous.–Vraiment!,je ne serai en peine de la prendre moi-même si tu me sers de belle .volonté. Comment ?-En choisissant pour avocat de ta cause celui que tu remarqueras à son bonnet bleu dans la salle des plaids.–Cet avocat fera t-il que je ne sois pas condamné? Oui, sur ma parole Fera-t-il qu'on me restituera l'argent que l'hôtesse me détient injustement?–Oui. -Serai-je enfin déclaré innocent et mis en liberté. Oui, te dis-je, et s'il n'en est ainsi, que je ne sois jamais qu'un diable honteux et confus, sans royaume, sans sujets et sans puissance. N

Le soldat résolut de suivre l'avis de ce diable qui paraissait bon


tribus kabyies qui habitent la chaîne de l'Atlas, et dont notre domination en Atgerie muitipUe chaque jour les restions avec la France. M. Digne, capitaine trésorier do la gendarmerie de la Seine, a versé, hier, à la caisse de l'agent comptable du ministère de la guerre, la somme de 483 fr. 75 c. montant de la souscription du colonel, chef de la première iég'on de gen~r'merie, et des ofuciers, sous-officiers et gendarmes de la compagnie de la ~eine, au monument à élever à S. A. R. le duo d'Orléans. 'L'Académie de médecine est en ce moment très occupée d'une discnseion sur la lénotomie. Demain samedi, a trois heures, il y aura séance extraordinaire pour la continuation de cette discussion.

C'est le 8 décembre prochain qu'aura lieu à l'Académie francaiM, sous la présidence de M. Mignet, la réception de M. le baron Pa!quier,.éiu en Templacement de M. Frayssinous, évoque d'Hermopolis.

–L'enseignement de ta faculté de théologie subira cette année quelques changemens. M. l'abbé Giaire, doyen de cette faculté, quitte la chaire d'hébreu pour professer i'Ëcriture-Sainte. Le cours de langue hébraiqae est conSé s M. l'abbé Barges, du diocèse de Marseille, déjà connu parmi nos erientalistes.

M. l'abbé Dassance, qui oecupait la chaire d'Ecriture-Sainte, a donné sa démission; il est nomme aumônier du collège royal Louis-le-Grand. M. l'abbé Co3ur rempiaee M. l'abbé Dupanloup pour le cours d'éloquence sacrée. On assure qu'une chaire d'hébreu-rabbinique va être fondée au coliégede France. Le céièbre hébraisan Drach,.bibliothécaire 'de la Propagande à Rome, est appelé par M. le ministre de l'instruction publique à ce nouvel enseignement.

–'M. Horace Vernet, qui a été dernièrement à Saint-Pétersbourg,' entreprend en ce moment un voyage dans te Caucase.

–Par ordonnance du roi, du )5 novembre ~842, M. Louis-Félix Levaigneur, avocat, < été:nommé commissaire-priseur au département fie la Seine, en remplacement da M* Lac.

BMp:M'tetncms. rjn-m'-eM.Ais. JM'o)t<?'eMH. Le 12 novembre, te trois-mâts anglais, ~eHmtee, a fait naufrage sur le littoral du Pas-deCalais, près de Montreuil. La vente des débris a eu lieu ces jours derniers & Meriimont, U en a été vendu pour une valeur d'environ ~2,000 fr. la couiUe a été vendue 6,000 fr., et comme eite n'assèche pas à mer basse, l'artillerie, les chaînes, ancres et autre objets du gréement et de la cargaison, ne pourront sans doute pas'être sauvés. Cinq cadavres, parmi lesquels se trouvait celui du capitaine Green, ont été rejetês sur la plage; 80 autres ont été retrouvés à Equihen et aux environs. Des 25,000 caisses de thé qui composaient la cargaison, il n'en a étë.recueiiii qu'environ 3,000, toutes aTariées, en mauvais état, quelques châles, quelques porcelaines et peu d'autres objets de faible, importance.

snnE-xT-otsE.– Sa!n<-Germ<K, 29 !!0!;em6re.– Hier un inconnu se présente dans la boutique d'un marchand de meubles et d'effets de literie. H eïamine les diu'éreM meubles sans rien acheter, lorsque la marchande dit à ta servante, jeune Me de quatorze à quinze ans, de monttr dans sa chambre pour y prendre des échantitions. Hientot cet homme quitte !a boutique ~pour rejoindre un autre individu qui venait de sortir de la mcme maison par urne allée donnant sur la rue.

Cependant la marchande, inquiète de ne pas voir redescendre sa eervante, monte et la trouve renversée sur le carreau, baignée dans son sang et environnée de paquets que le complice du prétendu acheteur allait sans doute enlever, lorsque la malheureuse jeune fille s'est présentée à lui. Le coup de .couteau qu'elle a reçu dan: l'aine est si grave qu'elle n'avait encore pu prononcer une seule parole, au moment où les personnes qui ont apporté cette triste nouve!ie quittaient Saint-Germain; on disait qu'un des deux aMassins venait d'être arrêté.

E<r~mgef.nTR:cHE.–V~HKe, 23 MOfent~re.–La convention postale faite entre le gouvernement et celui de Bade, vient d'être ratifiée des deux côtés.

'–M. Théodore Hauman a donné, le 14 novembre, un second concert qui a été l'occasion d'un nouveau triomphe pour cet artiste. Parmi les morceaux qu'on a le plus admirés, on doit citer ie concerto de Yieuxtemps, qu'il a exécuté avec une supériorité incontestable. Après l'étonnement que cause son mécanisme incroyable, on admire ce staccato merveiiieux, et on est charmé, entraîné par cette puissance de son, par cette inaltérable pureté et le sentiment profond, l'élégance qui animent l'exécution de M. Hauman, qui a été appelé plusieurs fois et Moueilli à chacune par les plus vives acclamations.

Mi.ai<)nR. –La chambre des représentans belges a terminé 1~ discussion du projet de loi qui sanctionne la convention conclue avec l'Espagne, et l'a adopté à l'unanimité moins fune voix.

scissE. Ce;t~M.– L'anniversaire de la révolution genevoise de l'année dernière vient d'être célébré sans qu'il y ait eu des trouNes comme ]e Fédéral en avait exprimé ia crainte. Tout s'est passé avec le plus grand ordre.. Il a eu ihumination, feu d'artiiice, etc. On a remarqué que plus de cinquante familles du parti aristocratique avaient quitté Genève pour n'être pas .présentes aux fetea de cet anniversaire.

Tri~anaMx.

TRIBCMAI. DE rpLICE CORRMTIOKNEI.LE DE PARIS. EVEKEMEItT DU CREMIN DE FER DE TKESAii.T.Es (nve gauche).M~ieMe fht i"' ~e'ce}!t6!'e. Sur ia demande de M* BeLhmoct, le tribunat entend M. VautraYers/architecte, qui dépose encestermes-: J'ai assisté à l'une de vos précédentes audiences, et c'est spontanément qne j'ai oifert mon témoignage aux défenseurs des prévenus. J'avais entendu, j'ose le dire, avec indignation plusieurs témoins avancer que Georges redoutait le J!fsM!CM-~Mn'ay, qu'il ne le montait qu'avec répugnance et par ordre. C'est contre cette assertion que je me suis révolté. J'étais lié avec Gepr-

homme, et qui d'ailleurs se tenait toujours hors de ta portée des signes de croix. Le voilà donc qui entre à l'audience du podestat, et qui,cherche des yeux l'avocat au bonnet Meu. H ne l'aperçoit pas d'abord et il craintque Satan ne se soit moqué de son infortune. On l'interroge, il proteste de son innocence et il demande qu'un avocat plaide sa cause contre ses hôtes qui, non contens de t'avoir dépouillé, se uattent dele faire pendre. L'bôiëttier et sa femme étaient presens: ils se lèvent et onrent.de maintenir sous le sceau du serment tout ce qu'ils ont avancé, la tentative de vol et de meurtre dont ils ont failli être victimes. « Je doute, dit !e podestat, que quelqu'un se hasarde à défendre ce larron, meurtrier et calomniateur mais néanmoins, je lui baille licence de se pourvoir d'un avocat. B

Aussitôt l'accusé distingue un bonnet Meu parmi les bonnets noirs qui remplissent la saMe; il le désigne, et l'on introduit à la barre un docteur en droit que personne ne connaissait, et que les assistans examinent avec autant de terreur que de curiosité. C'était une petite figure d'homme qui ressemblait à un chat et qui roulait des prunelles enflammées, d'où jaillissaient de véritables étincelles il cachait ses mains dans les manches de sa robe, et il n'ôta pas son bonnet à cause d'un .rhume, dit-il, qui l'aSectait depuis six mille ans. Ces derniers mots, 1 prononcés avec un singulier rieannement, Ërent tressaillir le podestat sur son siége et trembler les gens qui étaient dans la salle. L'hôte et ~'hôtesse seuls restèrent calmes et se prirent à rire de ce qu'ils regar-

`~laient comme une bouffonnèrie de l'avocat inconnu.

daient comme une bouffonnerie de l'avocat inconnu.

Celui-ci commença son plaidoyer sans s'être seulement consulté avec sonclient; ~soutint que le soldat était faussement accusé, raconta en détail les circonstances dans lesquelles l'argent avait été remis en dé.pôt entre les mains de l'hôtesse, révéla le complot de cette femme avec son mari, dit'que l'argent se trouverait dans la cave de l'hôteilerie, sous une futaille vide, et décrivit les lieux dételle manière qu'il semblait les avoir devant les yeux en parlant. L'auditoire s'émut, et le podestat lui-même commençait à changer d'opinion/quand l'hôte, pâle et frémissant, interrompit l'avocat au bonnet bleu « Qui que tu sois, tu mens par la gorge dit-il d'une voix entrecoupée cet homme est un malfaiteur, de même que tu es un faussaire!–Oht le passé maître en fourberie! ajouta la femme, dont l'impudence surpassait celle de son mari. C'est, j'imagine, le compagnon de notre voleur; et il sait mentir plus finement que Satan son patron.

.te nie et je nierai tout ce que co bonnet Meu a osé dire contre ma chère et honorée femme, reprit l'hôteilier.

Que le mensonge puisse tui tordre !a langue reprit l'hôtesse quant à nous, pour répondre a ses impostures, nous sommes bien aises, s'il

ges depn!< quatre ans je dirai plus j'étais son ami, et ce titre m'honore, car ce n'était pas l'homme de tout le monde; c'était un caractère froid, positif, honnête, loyal. Loin de redouter le Ms</MeM-MMn'f-<y, il l'affectionnait d'une manière toute particuiière; il t'appelait, je ne sais comment vous dire cela en français, mais ii l'appelait H!y baby (mon enfantelet). Georges, précisément, parce qu'il était plus loyal, plus généreux, plus franc, était en même temps un caractère ombrageux, entier it n'aurait pas monté le Murray s'il lui avait paru vicieux ou dangereux, non pas même par déférence pour M. Bourgeois ou pour M. Pcrdonnet. J'ai fréquenté Georges quatre ans j'affirme qu'il ne m'a jamais parlé du Murray qu'avec affection, qu'arec prédilection j'aulrme de pins que c'était un homme droit, inflexible, une barre de fer qu'il était profondement incapable de dire aux uns d'une façon tt aux autres d'une autre. J'ai monté plusieurs fois le Murray; jamais je n'ai eu à m'en plaindre, jamais je n'ai entendu Georges s'en plaindre.

M' BETHMONT Je me présente, mes<.ienr!, au nom de tous les prévenus, et je demande qu'il plaise au Tribunal les renvoyer de la plainte, sans amende ni dépens.

Cette cause est grande, messieurs, et depuis qu'elle m'a été confiée elle a occupe un grand nombre de mes jours, elle a occupe toutes mes nuits; il me tardait de me trouver devant la justice, et maintenant que j'y suis, le courage m'abandonne, une sueur froide baigne mon front; je voudrais reculer. Oh c'est que tous ces morts se dressent devant moi, et que je ne sais me défendre devant de si justes douleurs, devant ces torrens de larmes auxquelles, même en ce moment, je ne puis m'empêcher de mêler les miennes. L'humanité, la sainte humanité crit vengeance, et M. le procureur du roi s'est fait dans cette enceinte son éloquent, son implacable interprète. Moi, qui pleure aveo~vous, et moi qui regrette autant que veus tenez. plus que vous, s'il est possible, ce fatal accident, ma tache difUcite est de vous présenter la défense, de vous dire que ces hommes, qui vous ont laissé cinq des leurs sur ce champ de carnage, ne sont pas des imprudens, et j'ai presque honte de prononcer ce mot, ne sont pas des coupables.

Cette conviction, je l'ai acquise par un examen impartial et consciencieux elle est entière, elle me presse, elle me déborde, et cependant j'hésite, je m'arrête, je pleure comme un enfant, je n'en saurai rougir. Oh c'est que je sais bien ce que je vous dirai à vous; magistrats, organes impassibles de la loi mais c'est que je ne sais pas ce que je pourrai dire à ce malheureux père mutilé, à ce M. Appiau, auquel il reste un nls qui ne doit plus revoir le monde, et qui vous redemande le cadavre de l'autre. Remarquez-le bien, messieurs il vous le redemande non moins qu'à nous, et pas plus que nous vous n'avez rien à répondre à cette ineffable douleur, à cette respectable erreur d'un cœur brisé.'Et puis, quand vous vous êtes transportés sur les lieux, dites-moi, qu'avez-vous trouvé t répondre à cet homme vénérable qui vint à votre rencontre,, sortant de la pieuse chapelle qu'il a élevée aux mânes do son neveu? Une autre hallucination sainte tourmente celui-là dans une si effroyable catastrophe, il ne se plaint plus que d'une chose,, c'est _c[ue l'autorité se méprenne sur le lieu du sinistre, qu'il a placé, lui, au lieu où il a fait élever sa chapelle.' Devant de telles douleurs, sympathies, silence et respect. Encore t.ne fois, ma tâche me pèse, et souvent j'aurais voulu qu'elle :e pût éloigner de moi; mais je l'ai gardée, parce qu'elle est grande, parce qu'elle est sainte aussi, qu'elle tend au triomphe de ia raison humaine sur les instincts les plus sublimes, les plus divins de la nature, Son exord: terminé, M" Bethmont entre dans les faits de la cause; il donne lecture de 'l'ordre du jour qui a fixé celui du service pour lé 8 mai il lit et analyse le rapport des experts, et persiste à soutenir que la rupture de r'essieu a précède la rupture- du ressort. L'avocat discute les allégations du ministère public et le dire des témoins qui tendent à établir le mauvais état des machines.

M. le président, s'apercevant de la fxtigue de N" Bethmont, remet, à demain la suite delà plaidoirie du défenseur des prévenus. L'audience est levée à cinq heures.

.TTitë~Ma'os., B~es e< Someer~s.

Hier soir a eu iieu aux Variétés une solennité littéraire. M. Alexandre Dumas, l'homme de ~6?M't.Z77, de ta ?'mH'~eYYex~c,d'.4H<oM, après avoir essayé de tout, et sur tousJes théâtres de Paris, essayait du vaudevilte. Hâtons-nous de constater le succès, succès de comédie, succès de bon goût,. succès de loges. Le nom de l'auteur a été nommé au milieu des appiaudissemens de la salle entière.

–C'est samedi, sans remise, que doit avoir lieu, au Palais-Royal, la première représentation du Cap~CMe C/Mf~oMe comédie-vaudeville en deux' actes attribuée aux auteurs de .RtcAeHeM et de TjC~orterM. Le principal rôle de cet important ouvrage est joué par Mile Déjazet, escortée de Ravel, SainviUe, etc. Déjà la salle est louée pour cette solennité.

Spec<ttc!<Ba <tm '9 <MceMt!*Fe.

7 h. tj. OPÉRA.–Le Guérillero, !aJq]ieFU[e de Gand. 7 h. t{2 THiÉATRE-ERANÇAtS.–Une Chaîne,, le Célibataire. 7 h. ,opËRA-coMtQCE. L'Eau merveilleuse, le Roi d'Yvetot. 6 h. 112 YAUD~Tn.M.–EUe est foUe, l'Httel de Rambot)iUet,M. Fomnard. 6 h. 1[4 GyMNASB.–L'tKteldes4nati8M,D~vis, La beUe Amélie, Robin. t h. "f VAMETES. -Farine et Charbon,Halifax.

7 h. 1~ PALAM-MTAI.. Le Lsap, Mathilde, JonathM, l'Omelette. 6 h. 112 pORTE-BAHtr-MAitTtK. La Foire, Divertissement, Mathilde. 6 h. tt2 AMBIGU. Trafalgar, Gaétan.

B<MH*se, Ma-Mes Ma~ci~s.

BOUttSB. décembre. Il y avait aujourd'hui de grands besoins en liquidation aussi, des le matin, te 3 0/0 ëtai~-U demandé à 80 M !/3, et un peu avant FouYerture, à 8015, qui est resté premier cours au parquet. Une baisse de 6 e. d<5-

.a dit vérité contre nous, que le grand diable d'enfer nous emporte! A, peine avait elle proféré cette imprécation, que l'homme au bonnet b)eu éclata de rire d'une si étrange façon que les spectateurs crurent que le tonnerre avait embrasé une caque de poudre du bonnet bleu sortirent deux corces'de bélier démesurées; et des manches do la robe de l'avocat, deux longs bras, couleur de suie, qui saisirent par les cheveux l'hôte et l'hôtesse, les élevèrent en' l'air à travers le plafond de la saHe et les lancèrent contre la muraille du clocher de l'église où leur silhouette sanglante fut imprimée comme si un peintre l'eut tracée au pinceau. Le podestat remit en liberté le soldat qui retrouva son argent dans la cave,' ainsi que son avocat l'avait annoncé, et qui appendit un tableau votif dans une chapelle de l'endroit, en mémoire de la justice de Dieu opérée par l'intervention du diable.

Cette exécution des arrêts du ciel par l'entremise des esprits de ténèbres, n'avait rien qui choquât la naïve dévotion de nos ancêtres. Ils se préoccupaient moins des moyens que de la fin, et pourvu que celle-ci fût morale et de saint enseignement, ils acceptaient les traditions les plus fantastiques comme des articles de foi. I) ne faisait donc pas bon de prendre le diable à témoin d'un faux serment le diable se trouvait là toujours à point nommé et faisait son métier de diable, avant qu'où eût le temps de se recommander a Dieu.. Dans un procès qui durait depuis plusieurs années entre deux bour-r geois de Paris, la cour du parlement .eut ia bonne pensée d'ouïr les parties en personne et de les accorder, s'il était possible. Ils furent cités et comparurent ensemble dans la chambre des enquêtes, et le président leur dit, en leur montrant les sacs et pièces de la procédure amassés sur la table verte, que la vérité n'était sans doute pas là dedans, puisqu'on n'avait pas réussi encore à l'en tirer Donc, ajouta-t-il, je vous interpelle l'un vis à vis de l'autre, pour que vous ayez à déclarer quelle est la vérité; mais, notez bien, messieurs, que Dieu vous voit et vous entend. ))

Voici le fait: «l'un prétend avoir prêté à l'autre une somme de cent écus d'or, sans toutefois exiger céduls et reconnaissance de ladite som-r me l'autre, au contraire, prétend qu'il n'a ni emprunté ni reçu du premier somme quelconque de deniers. Lequel dit vrai des deux? s Alors celui qui prétendait avoir prêté cent écus à son voisin, protesta que sa réclamation était juste et se plaignit de ce que la partie adverse n'y avait fait droit: « Messieurs ajouta-t-il en se tournant vers le tribunal, que je ne me relève pas demain, si ce que je vous dis n'est véritaMe. x Cet homme gagne son procès, et le lendemain on le trouve mort dans son lit, le corps brûlé et eh charbon, comme s'il avait sé*' journédansun brasier ardent.

clarée presque aussitôt n'a été qne momentanée. La rmte entrée en fMe de hansae a sans trop d'hésitation atteint 80 60, et noi 15 c. plus haut qu'hier & 66; Peu d'autre* valeurs ont figuré en Hquidation. Le 5 0/0 et Strasbourg finissent comme hitr (le dernier à 202 50); Orléans non libéré et Rouen, en hausse de 6 fr. (4 697 60 et

620).

~oK~/tK ~cem~re coHr~/zf.- Le 3 0/0 a pendant la bourse varié de !S c., et fait saclottire 5 c. p)us haut que ton premier cours, A SO SO au parqnet, et 62 t/: demande dans la coulisse. Le 5, après semMitMes variations a fini à son coure d'ouverture. La rive droite reste ce soir cotée, 267 BO; Strasbourg, 202 50; Ortëans non tibérê, 60S 60; Rouen, 620. t! t ~Meo/pta/if, ferment,.

COMME PRECEDEMMENT 4 t/2 0/0 (MO BO), 4 0/0 (!01 M), 4 canaux (1255) ca' nat de Bourgogne (!0() 50), oNigations de la droite ()010), rive gauche (M 25), emprunt d'0r!éans()).70), vieux ponts sur Seine (!60f.).)in! Maberly (300), ducats,~ e u/Obe)gefMo ([04 1/2), Pi!-moKt(HtO'),!ots d'Autriche (37360).

EN HAUSSE de )6 c., 5 0/0, 3 0/0; de )0 fr., banque de Franea f33!6), Orléans !tMre(69876),ob)ij;atiôns Alpines (f030); de t fr.2&, Strasbourg (2MSO); dë6fr., Or!ean', non iibëré (SOO), Rouen (620,; de t/8 0/0, emprunt romain(<M t/4), dette pa<sive(4), de )/4, dette activées 1/2); de ]/S, 60/0 portagais (M). EN BAISSE: dë6fr., Saint-Germain (?&); do f fr.25, eaiMe hypothécaire (7S9 76).de2fr.50,petitsLafatte()0'.6),grosd°~C80). Pomt d antres affaires, Mit en hquidation, soit a terme, aoit an eomptànt.

FOiYLIB Prem. Plus Plus Dern. 1 Clôt, pE~EE-~nsip~x Fin proahai. -L

~&. ~P~ES-~d~Fiup~ 50/OJ. dn ,Ct. H9 o: !M 25 !19 05 !!9 20 t)9 06 dt. '< < ,M 92 sept. f. e. H9 GO n9 65 U9 60 !19 60 t!9 M dt.60H976 I!9S6 fx. ).).< 3 0/0 j. du Ct. 80-45 8060 80 M 8060 S035dt.t SO 90' ~'M 22jtun. f. c. 8075 8086 8970 SO'M 80<Odt.M 8!05 8090 ~I)!)).!841 Ct. )..). ,dt.! MM m.t im..). ;.).K

J. Z-jmn. f._ e. ({t.EO ;M ~i. M. m.

Nsp)es,J. Ct. MS80M8MI0880'M880)0<80dt.t,~i:M, m,M.

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jmuet. f. c. Mm) jot tut)) n" Hot Mttj~))jt xtt t.)))M nM dt.Mj't'tn jt~t ~ntt)t)t MttTtft

Du CQmpt. & ËB dti moia, 9 OtO 25 30 Empr. !811, H.. M/ m

MPOBTS D°°~ois&t'antre. M n.. “/).). «At.

( Dn Cqmpt. Hg dn mols; 3 0[0'25 »/ 30 n/, E~ppt, I84Ir nn ir~n nn rr/n

Dm compt. à <m da moia, 6 0~ 40 n/ 46 -?' R.da Napt., 42 !/i! n/~ D'an mois 4 Fantre. M., )< K~ tmx/n M,; )'/«

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BMACZ~S JM!X S'aCB&imsZ. 29 novembre.

?6;n. Luzerne. TrMe. Pa:eJebM. deaeit~e. darome.

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MARCHE AUX CSEVAÙ2E. 30 novembre.

H a été amené 392 chevaax, dont 101 de seHe et Je cabriot.!t;!t,9de trait et H9. hort d'age.–Yend)i!7,~voir: 3(i, de ÏSOA 5 Ofr.;3[, de3Mm75U, et M, de M& t60. nenaetévëndnam:enehèret,nde 60à3t0fr. fr:

N&~ïB~.t~.VM.E'CE.–30 novembre.

Pœuf. Ye~m. Mouton. yoro trab. Bot ~ro~.

AmenêetTenduanpôid!. 20,444k. 12,367k. 6,t04k. 60,660k. LekH. I30m.70I60à!Mt90&')70 ~f a 126&!t5

œ~mCBE BS POïSSV.– 1" décembre 1842. Le kHogmnme. Amené. Yendo,Po!dsmoyen.qtë. 2*. 3'.

Bœnf!). ISI7 !737 3M t 92 M .M Y.)ches. JCB !01 3)5 t )t !96 t)76 Yeànx. 666 66~ ~9 M t6S IM )[30 Montons. 6631 MM S2 IM 1.68 M:

TFMteMtal<tec<tMtm<'Tce<t<ttSetBte.

ASSEMBLEES DE CREANCIERS.–Vendredi 2 décembre.–Berthean, bijoutier, compte de gestion, B h.–Chanviere, commerçait; redd. de comptes, 9 h.–Berthe)ot,mddevins; vërif., 10 h.–Bœhmë. cordonnier; ctot., !0 h.–Leportier, nëg.; ct& )0 h.–Potier, mdd<! rubans; c!ôt.,th.–Zanquin, md devins; c)ot., th.–Lejay, fabr.d'eepagnolettes; dôt.,Ih.– Laehan, fabr. de chapeanx; COBp., t h.–t Riel et Descombes; mds de rubans; cône., 2 h. DECLA.BATION DE FAJLUTE.–SO novembre t843.– ï.EVESgOE, mëeanicien, petite me Ssint-Pierre, 8. Juge-comm., M. Cornuautt; synd. prov., M. Magnier, rue taltbout, )4. L'un des proprietaires-géram DUJARIER.

Dans un procès plus grave, qui: amenait devant les magistrats deBâl~ en Suisse une d:une de Lorraine et un jeune peintre, dont l'union n'avai' pas été heureuse, les deux époux se prirent de quereUe.en. plein tribunal, et s'invectivèrent en se livrant à d'amères récriminsrtions~ .«..Vqus êtes la plus méchante des femmes, dit le mari, et je regrette d'être forcé de convenir que vous avez bouté du poison dans le vm de ma'table:–Oh !e dëtestabie homme que vous faites, reprit-eHp enrontément.: Oseriez-vous bien jurer de cela ? J'en jurerais par mon salut .éternel. Et moi je jure par ma vie que vous mentez ce disant, et si jtfa's un serment téméraire, je consens, messieurs les juges, à ne pas sortir vive de votre audience. » À ces mots, elle tomba comme morte à leurs pieds; son visage devint noir, ses yeux se remplirent de sang, et elle expira dans d'horribles convulsions. De semblables exemples de la justice de Dieu étaient Mquens dans les siècles de foi et de religion. S'ils sont plus rares aujourd'hui, faut-il en conclure que les hommes sont meilleurs du que le ciel a plus d'indulgence ? Ces mémorables faits avaient~ieu d'ordinaire en présence de beaucoup de témoins, qui disaient, en les racontant J'ai vu t A la cour d'un prince d'Allemagne, un gentilhomme, honoré des bentës de son maitre, eut l'ingratitude de s'emporter contre lui en paroles injurieuses et mensongères. Le prince en fut averti et le fit appeler pour lui offrir son pardon, à condition qu'il se repentirait; mais ce gentilhomme nia les propos-qu'on lui imputait avec tant d'énergie, qu~il ébrania un moment la confiance que le prince avait dans la véracité des personnes qui étaient venues l'avertir. `

« Ah monseigneur, dit le gentilhomme en embrassant les genoux et les mains de son maître, ne croyez pas à ces odieuses calomnies 1 M me jugez pas si misérable et.si ingrat que d'avoir pu vous payer de vos bienfaits par des outrages. Je voudrais que vous~me permissiez d'invoquer le jugement de Dieu, l'épée~au poing, et je contraindrais Men les ennemis .qui m'accusent de confesser, dans la poussière, leur infâme entreprise pour me perdre. Mais, sans recourir à la voie des armes, .jo demande de Dieu ou du diable le châtiment qui m'appartient, en cas que j'aie tenu les propos qu'on m'attribue, et que je désavoue ') Il actfeve à peine que le palais i tremble sur ses; fondemens, et que ce gentilhomme tombe à la renverse en poussant des hurlemens et en jetant de l'écume par la bouche tl était en proie à une violente attaque d'épilepsie, à la suite de laquelle il resta comme stupide et privé de mémoire ainsi que de raison. H mourut à peu de temps de la; dan: un de cas accès où il paraissait être en lutte avec une légion de diables PAUL L. JACOB, BIBLIOPHILE.


Jamais les gravures n'avaient été appliquées avec plus de sucées à la typographie, que dans la beUe publication que le libraire CURMER fait en ce moment des Cox/M des .FdM. On ne saurait imaginer un plus charjnant livre pour l'amusement de la jeunesse.

M~patf&f. ~e.emx-j&.fta et MHstqne.

I.e9 9' et <0' livraisons des_ Voysye~ aM<oM)' ~M ~fo~~e e~~VsM/'t'a'yM cdM6rM, pubUës par,MM. Pourrat frères, viennent de paraître. Les sravures decesUyraisons, qui ressemblent à de jolies aquarelles, distinguent, têt ouvrage de ceux qui se publient en petites Uvraisons, et rappellent par le taiBUe coloris les belles gravures des grands voyages qui paraissent sous les auspices du gouvernement.

La G<:M</e ~e~ FeMMe~ donne cette année en cadeau ses abonnés, douze eharmans volumes portant le titre général de Ma~a~Ht (!e.< Dante~,

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Let docteur: tMphu anciennes ne résistent jamais i ces Piaquse. te< rAumoittmet <tt<)u< etcAromt~uM, OM~tde~Mtttt, <tB<ra<et«. mtB't!K<ot<'t<ttr<.tC)'o<t9Me, disparaissent en peu de temps, et souvent en quetquea heures.–4 f. Sue. iaH*<&

YEm mOMHERES.

BteMN ~tmëa dana Parlw. tS~* Etude de M* LE6RAS, avoue, me Riehetieu,60,aParis.

Adjudication te mercredi 14 décembre t842, en !'audienee des criées dn tribunal eivit de !re instance de la Seine, une heure de retevée, ea 4 tots, dont )es 2 premiers seulement ponrrontetre réunis X "d'nne Maison eisea Neuiny.raedeSeine, 116, arrondissement deSaint.Denis (Seine), (t~tot.) 'S!" d'un Terrain

avec bâtiment d'habitation oontigu an premier lot ci-dessus, et sis audit j~euiiiy, fnede Seine, n6. (a' Lot. )

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Le tribunal de commerce du départe-~ meut de ta Seine, séant ,a Par~s, a rendu; ie .jugement dont la teneur suit

Le vendredi M novembre 1842.

Entre tes sieurs cuMtAHB et Cie, dsti)!ate)iM-ii<!Uoristes,'d Ornent patentes je B9 mai -ternier, n" 429, 3" ciasse, demeurant a Paris, rue de.]a Grande-Trnandrrie,H,etqni (mté)a damieiteentadite viHe, rue Montmartre, !48, en l'étude de M' Eugène Lefebvre, avecat, agrée au

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D 1 m -8

D

BIBUOTHE~ MEZ.A

S' ~I.I~ 9 parM""mLMm!Am!RE.

tribunal de commerce de la Seine, demandeurs comparant par ledit sieur Eu,gene Lefebvre, ayant charge suivant pouvoir sons signature privée, enregistré à Paris, le 4 novembre présent mois, par le receveur qui a perçu afr.SO c.–D'uMe part. w

Et le sieur AUSKB.T, distillateur, demeurant a Paris, rue Quincampoix, 10. Et le sieur Louis-Philibert NOËl-, distillateur, demeurant à Paris, ree Quincampoix, 10, tous deux solidairesau nom et comme se disant associés sons la raison sociale ~K&ert et JVoe~ f~Mcn'f~tb; défendeurs comparant par le sieur Schayé, i'un des agréés par le tribunal, ayant charge suivant pouvoirs sous signatures privées, enregistrés à Paris, le 4 novembre présent mois, par Malinier,qui a reçu tfr.tOe.–D'autre part.

o POINT DE FAIT.

Suivant exploit en date dn 2 novembre présent mois, enregistré à Paris, le 3, par le receveur qui a perçu 2 fr. 2u c., fait par Augustin Jeansén, huilier près le tribunal df! première instance de la Seine, séant a Paris, y demeurant, rue des Fossés-Montmartre, 13, patenté le j2 avril dernier, n° 4s, 3* classe, les demandeur ont fait donner assignation aux défendeur:, à comparaître le vendredi t novembre présent l~Qis, devant le tribunal pour

Attendu que la maisof de commerce exploitée aujourd'hui par les demandeurs, a été connue successivement depuis mo: t°sons le nomdeCombelte, son fondateur, qui ajouta ensuite le nom de Lasserre, non d'un domaine à lui appartenant sotM te non) de Noël î-asserre, son gendre.

Que, pins tard, le gendre, Jean-François Noël, ayant cédé'son établissement :< son fils François-Remy Noël, ce dernier continua le commerce sous le nom de Noë) LaMerre fils, bien que dans tous les actes de sa y}e privée il conserva son seul nom patrûnunique et d'ortgine Noël.

Qa'en !<M, les sieurs Gnelaud lui snecéderent et requirent de lui, a titre onéreux, le droit de conserver le nom de Noét I,asserre.

Qu'ainsi I'é~aMiMe)nent commercial fut désormais connu sous te nom d'ancienne maison Noël ~asserre.

Que les demandeurs successeur* de Goéland, sont intére'sés à conserver cette dénomination qui maintient l'achalandage et le crédit de la maison.

Que t'&samntent le sieur Aubert, leur concurrent, pa~a~t s'être lié avec le sieur Louis-Philibert N'oëi, ftk de leur vendeur originaire, et a placé en t.éte de son enseigne, lettres et factures, notamment dans son dépôt rue ~teheiieu, 65, les noms ~Kte/'t et ;'voe/ ANMerye ~&. Que lé sieur Noël fiis, a peine majeur, n'a pas le droit de prendre ce nom, puisque l'acte constatant son état civit, reçu )e30avn! tSS[ a la mairie du 6* arrondissement, ne contient pas l'adjonction dunomLasserre.

Que )a loi française n'autorise ces adjonctions qu'après certaines formalités qu'il n'a pas accomplies que l'intérêt des tiers ~l'aurajita~. surplus empêché d'obtenir cette autorisation yi) l'avait requise. Que les demandeurs sont d'autant plus fondés à se plaindre de cette apécuiation abusive, que cette dénomination commerciale consacrée pour leur maison par un tr~ç long usage, constituait pour elle une YBritaMe enseigne.

Que cette enseigne est une propriété a JaqueHe il n'est pas permis d'a'tenter. Que cet abus cause un pté;udice journalier, taBt & Paris qu'au detors, poar le maintien de la correspondance des demandeurs et de leur achalandage. Yu l'article 1382 du Code civil, voir dire

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que dans les vin~t-qnatre heures, les assignés seront solidairement tenus de supprimer sur leurs enseignes, factures, livres, tarifs et vignettes, et sur leurs lettrée, ie nom Lasserre, qui ne ïeur appartient pas, à peine de &00 fr. de dommagesintérêt par chaque jour de retard et par corps..

Et pour l'avoir fait, s'entendre condamner solidairement et même par~eorps, ;t payer aux demandeurs la somme de f2,000 fr. à titre d'indemnité, comme aussi voir autoriser lesdits demandeurs faire afficher le jugement a intervenir au nombre de 500 exemplaires et insérer dans cinq journaux a leur choix, le tout aux frais des assignés,tenus par corps, de rembourser les dépens sur ie vu des noies et factures y relatives,

Voir autoriser ehËn les demandeurs à faire lacérer lesdits prospectus, tarifs, lettres et vignettes, Dartout où ils seront trouvés, et n faire enacer toutes enseignes contenant le nom usurpé, en se faisant assister de la forcepublique, si besoin est, requérant dépens et exécution provisoire, sans caution, sous r&serves d'autres dus,droiïsetactions." 1.

At'appel de la cause sur-cet ajournement, le sieur Schayé a comparu pour Anbert et a soutenu les demandeurs non recevables.

Ledit sieur Schayé a aussi comparu pourNocl Lasserre iils, et a soutenu les demandeurs non recevables.

Par Jugement duditjour.4 novembre présent: mois: après en avoir délibéré conformément a Ïa loi, le tribunal a continué la cause a quinzaine.

Par suite de cette remise, la cause étant venue en ordre utile à l'audience de cejour, elle a pté appelée. Le sieur Eugène Leiebvre s'est présenté pour les demandeurs et a reproduit leur demande.

Le sieur Schayé a comparu pour les défendeurs, et a soutenu les demandeurx non recevabtes.

Par le sieur Eugène Lefebvre a étérépliqué pour les demandeurs qu'ils persistaient enïeurs'conclusions. Oui, le &teur Eugène Lefebvre pour t tesdemandeurs.en leurs conclurions, et le sieur Schayé pour les défendeurs en fe'trs moyens de défense, et "vu les expioits de demande et jugement susdaté. POINT DE DROIT.

ï" Les Hns de Yi~n recevoir opposées par les défendeurs sont-pUps admissibles? au cas contraire, doit-on adjuger aux demandeurs leurs conclusions ? P 2° Y a-t-il lieu a la contrainte par corps? ~.L'exécution provisoire, requise en cas d~nppel, doit-elle être ordonnée sans caution ?

Après, en ayoïr délibéré, conformémen t a la loi.

Attendu qu'en principe le nom d'une maison de connnerce est une propriété qui sert~quelquefois d'enseigne, et peut être cëdce avec Fétab'issement, qu'il n'est permis a personne de s'emparer d~nh nom dont l'usurpation peut porter a L~~Baison commerce connue sous ce Y'~jR un préjudice .plus ou moins considérable,

Attendu dans l'espèce que Noël fils ne pouvait ajouter à son nom celui de Lasserre, lequel ne ngure pas'dans son acte de naissance; qu~en s'emparant de ce nom Lasserre, il a'causé un préjudice à Godard et qui ont acquis de Noël père le droit \~e se servit' d6s noms daNoëf Lasserre, sur lesquels son ~tàbJissement de distillateur liquoriste était connu depuis fort longtemps.

Attendu qu'il résulte des débats et piè ces ~oduites~ que Noel n!s s'est servi du 'nom'Làssci.re~joutÉHu sien, pour induire les acheteurs en eireur et attirer :') lui la clicntelle vendue par son père, d'où il

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suit qu'il a usurpé un nom qui appartient à l'établissement de Godart et C* et qu'il a porté à ceux-ci un préjudice dont il leur doit là réparation.

Attendu que ce béhéSce peut être éva-

!uéA4,OOOir.

PAR CES MOTIFS,

Lé tribunal, jugeant en I'' ressort, ordonne que dans ta huitaine de ce Jour, les défendeurs seront tenus de supprimer te nom Lasserre de leurs enseigne, factures, livres, tarifs et vignettes; teur fait défense de s'en servir à l'avenir, a peine de 200 fr. au profit dès sieurs Godait et G*, par chaque jour de retard et par chaque contravention constatée; condamne, en outre, solidairement les défendeurs, j)ar tontes voies de droit <t même par corps, conformément au titre i*~ de la loi du 17 avril 1832, a payera à Godart et G*, ta somme de 4,000 fr., a titre de dommages-intérêts, pour préjudice causé jusqu'à ce jour.

Ordonne l'insertion du présent jugement dans trois journaux, an choix des sieurs Godart et C° et aux frais des défendeurs condamne, en outre, les défendeurs, aux dépens, même an coût de l'en registrement du présent jugement, les dépens faits jusqu'à ce jour, liquidés a 3ûfr. 10 c.,y compris l'eBrcgi'itrement du pouvoir, t'exptoit, l'appel, )e ptacetncnt, la rédaction, le papier dupiumi- tif, crtui det'expédition, les rôles du présent jugemeut, non compris son enrcgis. trement.

Ordonne que ]e présent jugement sera exécuté seton sa forme et teneur, et, en cas d'appel par provision, à la charge par Godart et Cie ue fournir caution ou de justitier de solvabilité suffisante, confornient a t'art. 439 du code de procédure civite; et pour ie aignifter conformément a à l'art. '7SO du même code, commet d'office Jeanson,huissier,àParis.

Ainsi jugé en i'andience nuNique,par te tribunal où siégeaient M. Chevalier. juge président l'audience et MM. Henry aine et Ladagre, juges suppléans, en présence de M. Rodier, juge suppléant. Mandons et ordonnons à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugementàexecution;anos procureursgénéraux et a nos procureurs prps les tribunaux de première instance d'y tenir ta main; à tous commandana et officiers de ta force publique, de prêter main forte torsqu'itii en seront légalement requis. En foi dequoi la minute du présent jugen~ent a pté signée par M. te juge président l'audience et par le greffier. Sur ta minute est écrit

Enregistré àParia, le 26 novembre 1842, ~t, c" 6, reçu SU fr. pour dommages, 50 e. pour dépens et 8 ir. 5 c. de décime, Signé, DÎT LOCLE.

Pour expédition,

(3797) Signé M?Fn)r.

"CAISSE HYP()T!!fME.' & ~7~tQ ~V' actionnaires sont cT~~ f~9e prévenus: I" que dividende de t7tr. M par action, pour le' semestre de !842, sera payé, à bureau ouvert, a la caisse de ta Compagnie, à dater du lundi janvieriMS: 2" que t'assemblée générale annuene prochaine est fixée au samedi 95 mars t843; W et que MM. les actionnaire' propriétaires de vingt actions, au plus, au porteur, qui désireront être :<dons à ladite assembiëe, devront faire le dépôt, a ïa caisse, de vingt actions, d'ict au 25 décembre inclusivement.

La caisse est ouverte rue Cadet, 9, tous les jours non fériés, de 10 h, dutn~tin à ~Mapre~~i~t~

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