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Full notice

Title : La Presse

Publisher : (Paris)

Publication date : 1842-08-21

Contributor : Girardin, Émile de (1806-1881). Directeur de publication

Contributor : Laguerre, Georges (1858-1912). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 124274

Description : 21 août 1842

Description : 1842/08/21.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : La Grande Collecte

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k4289479

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34448033b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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Paria, toaoût.

La chambre des députés a voté, à la majorité de 310 voix contre 94, le projet de loi portant institution de la régence. Le discours prononcé hier par M. Barrot, les termes dans lesquels il appuyé aujourd'hui l'amendement de M. de Sade, les efforts désespérés qu il a faits pour empêcher la gauche de se diviser à la voix de M. Thiers, ta fermeté avec laquelle la majorité a persisté dansson refus d'acheter par aucune concession te con-

cours hÿp ocrité et mensonger de minorité; do,nnent à ce votè

cours hypocrite et mensonger delà minorité, donnent à ce vote

la signincation dynastique et ministérielle la moins équivoque. Atdons-atHM~ tert de dire hier que h sincérité n'a jamais perdu une bonne cause ? L'unanimité n'eut été qu'un arnustice. Un armtsticevaut-ilunevictoire?

La défaite la plus éclatante, la plus complète, voilà donc ce ~qu'aura gagné la gauche à réprimer son premier élan, qui était ie bon, à résister aux sages conseils qui lui ont été prodigués, à ne tenir aucun compte de la loyauté avec laquelle M. Guizot, au nom de tous ses collègues, avait solennellement déclaré à la tribune qu'aucune pensée d'intérêt ministériel n'était entrée dans M l'esprit du cabinet; que la loi n'était pas plus iavoraNe au cabinet qu'a l'opposition qu'elle avait été faite pour e!!e-méme, et dans le seul intérêt de l'état. Voilà ce qu'elle aura gagné à vouloir réduire le vête d'une loi toute d'avenir et exclusivement monarchique aux proportions d'une question de présent, d'une question d'opposition tracassière,. d'une question de cabinet, tout au moins prématurée. Elle voulait renverser le ministère, elle l'a affermi Oh que la gauche, en cette circons~tance, a bien prouvé qu'elle méritait la dure leçon qu'elle a -reçue et les vérités sévères que lui a infligées M. Thiers i Etonnez-vous donc qu'en la trouvant si rebelle, si aveugle, si stérile, si présomptueusement inintelligente, M. Thiers ait saisi la première occasion de l'abandonner a elle-même! Le discours qu'il a prononce aujourd'hui est un arrêt qui la flétrit et la condamne irrévocablement. M. de Lamartine parviendra-t-il à la réhabiliter? nous en doutons.

M. Thiers a caractérise lui-même son discours en déclarant hautement à la tribune que ce n'était pas un discours qu'il se proposait de faire, mais un acte. Oui, en euet, c'est un acte, et presqu'un événement, que sa séparation de la gauche ainsi accomplie avec une franchise et un courage auxquels il ne nous coûte nullement de rendre justice. D'autres diront peut-être que cet acte a été dicté par un calcu) d'intérêt personnel, d'ambition impatiente. Nous persistons à penser qu'il n'a pas été déterminé par une autre cause que caHe que nous venons de lui assigner. M. Thiers professe pour les chimères et les utopies un souverain mépris; une dernière, une suprême épreuve l'aura convaincu que jamais il ne parviendrait à inculquer à la gauche une seule idée de gouvernement; il aura reconnu que poursuivre plus longtemps cette tentative, ce serait poursuivre une chimère, une utopie, et son esprit se sera tout à coup refusé à le conduire plus loin Voilà ceque nous croyons être la vérité, et c'est en toute sincérité que nous la disons; au surplus, si nous nous abusons, nous serons promptement tirés de notre erreur par les journaux qui servent, depuis quatre ans, d'organes à M. Thiers. Us ne se contiendront pasiongtemps!.

Nous avons dit que le discours de M. Thiers avait été courageux pour être juste, nous devons ajouter qu'il a été habite, et que ce n'est pas la faute de son argumentation, si c'est en vain qu'elle s'est eubrcée,de changer les résolutions de la gauche. Ne jugeons pas le résultat, jugeons l'intention. Z5

Immédiatement après le discours de M. Thiers, le rapporteur

FEUILLETON DE LA PRESSE.–2) AOUT.

HISTOtRE AXECDOTIQUE DU DIX-~EUVtÈME StÈCLE.

l.EPE6:X.B'~NSC~S~JBjTATB<H~(<).

§2.Av{M'e.(SM<<).,

La première personne qui arriva au rendez-vous donné pour la conButtationfutsirEtwes.

Soyez le bien venu, lui dit Abernethy mes confrères ne se piquent point d'une exactitude rigoureuse, et je vais profiter de leur négligence nabituette pour'prendre quelques mesures avec'-vous. H faut que vous entendiez la déiibération qui va avoir lieu it'faut que vous t'entendiez clairement, tout entière, sans réserve, et de manière à connaître complètement ce que mes collègues pensent de votre état. Vous allez donc entrer dans cette petite pièce, voisine de mon cabinet. En vous plaçant contre ta porte, que je Laisserai entre ouverte, vous pourrez entendre tout-ce que diront les chirurgiens appelés à exprimer leur opinion sur votre maladie. La séance terminée, vous me ferez connaître à quelle résotution vous vous arrêtez.

Sir Ehves alla s'asseoir dans le cabinet, et les chirurgiens arrivèrent successivement. QuanditsfurentLousréunis:

–Mes chers confrères, dit John Abernethy, je vous ai priés de vous réunir chez mai sans vous dire les motifs qui me faisaient recourir de la sorte à votre obligeance. Il s'agit de sir John Etwës. Un murmure de surprise et de mécontentement accueillit ce nom. Sir John, je te sais, reprit te chirurgien, a des torts graves à se reprocher envers vous mais il m'a chargé de tes réparer. It n'a payé vos consultations qu'une guinée; voici pour chacun de vous vin°'t-cinq livres que je vous remets en son nom.

En eSët, Abernethy payacette somme aux chirurgiens. Maintenant, mes chers confrères, délibérons, sur te malade. Qu'en pensez-vous, mon digne et savant maître Bfick ?

–Etwes a une tumeur sanguine érectile sur l'œil. Cette maladie est mortelle, à moins qu'on ne tente la ligature de l'artère carotide primitive, répliqua Buck. Quelque expérience que j'aie de mon art, e n'oserais l'opérer, car je craindrais que le patient ne mourût en mes mains. '–Etsit'opération.jiesefaitpoint?

Le matade mourra infaittibfement avant peu. Déjà les battemens (t) Voir la frMM des 19 et 20 août.

de la commission, M. Dupin, a pris .la parole; bien que les récri- = minations contre un parti égaré, contre un gouvernement tombé, contre une dynastie que devrait protéger t'cxit qu'eue supporte avec une sainte résignation, nous paraissent peu généreuses, peu dignes d'une grande assemblée, nous devons cependant convenir que M. Dupin, interrompu par M. Lesp.inasse, a eu un de ces maghinques mouvcmens d'éloquence, comme il ne s'en rencontre pas deux dans !a vie des plus grands orateurs. Nous ne pouvons pas faire, d'auteurs,, de son résumé un plus bel éloge que de dire qu'il a maintenu ta discussion à ia hauteur à taquelie eUe s'était élevée. ILest seulement à ''egretter, pour l'honneur de ce mémorable débat, ~u'i} se soit terminé par une succession d'amendemens proposés par MM. Chapuys-Montia ville, Hortensius de Saint-Atbin, Delespaul et Isambert; mais la chambre, ayant refusé d'en écouter et d'en admettre aucun, elle n'a perdu que du temps, sa dignité est sauve

III

C'*9aMt~ye e~o~ BM~nt~s..

Sea))ce~M20ao!<<Présidence de M. S~uxET.

L'ordre du jour est la suite de la discussion du projet de loi sur !a régence. M. Dz GA9i'AR;N: L'incident à l'occasion duquel j'avais demandé la parole est trop éloigné pour que je croie opporLuu d'en entretenir la chambre. Quelques mots de M. de Lamartine m'avaient fait dssirer de donner quelques explications la manière nob)e et élevée dont il a lui-même complète son opinion, les termes de l'exposé des motifs et du rapport de la commission, m'ont démontre que les motifs de la loi actuelle étaient tous empruntes à la politique et nullement à la re'.igion. Je renonce a la parole. M. i.E PRESIDENT La parole est à M. Thiers, en laveur du projet. M. TniEM: Je demande à la chambre d'attendre encore quelques instans. L'assemblée est en ce moment, peu nombreuse. MM. les députes arrivent en assez grand nombre; après qûetques instans de suspension, M. Thiers est invité de nouveau à prendre la parole.

M. TmEM Messieurs, j'ai besoin de toute l'indulgence de la chambre. Jamais, depuis, dix années, vous n'avez traité une question aussi grave, et, pour .mo.n compte, je ne me suis jamais senti dans une situation plus pénible nlus délicate. i .1 La chambre sait que depuis deux années je siège sur les bancs de l'opposition. Ce n'est-pas le cas aujourd'hui de réveiller de vieiDês qucreiles, et de dire pourquoi je siège sur ces bancs. Je suh l'adversaire du cabinet; des souvenirs pénibles m'en sfpr.rent, et je crois qu'il')' a même mieux que des souvenirs i< y a des intérêts du pays, peut-être mal compris par moi, mais des intérêts du pays qui m'eu Eéparcnt.'Je suis. donc l'adversaire du cabinet; les partis peuvent me calommer, mais les hommes inteltigens qui ont la connaissance des auairesie savent; ils savent aussi que je~n'ai d'adhésion pour quelques unes do mes idées que mr les bancs de l'opposition. Maigre ceta, malgré cet intérêt très grave de ma position, je viens appuyer aujourd'hui îo gouvernement, je viens combattre l'apposition. (Mouvement.–Ecoutez!) !) c'est que je suis profondément monarchique.. Rappelez-vous que certains hommes m'ont reproche, ce que je ne me reprocherai jamais, d'avoir voté pour l'hérédité de la pairie; ccia doit vous dire a quel pomtje suis mfnarchiquo dans mes convictions. Quand je vois l'intérêt de la monarchie clair et distinct, j'y marche droit, quoi qu'il arrive, et fusse-je seul. (Très bien! très bien !) Dans cette question, je n'ai .pas hésité un instant, pas un seul instant; cependant, mes amis, ceux avec lesquels j'avais l'habitude de me coneerter etaient loin'de moi. Je crois pouvoir dire qu'ils n'ont pas hésité plus que moi, et nous n'avons pas vu de prince de Oalle~ entendez-vous. (Mouvement. L'orateur se tourne vers les bancs où siège M. de Lamartine.) H n'y a pas de prince de Gailes d:ns ce pays; je sais 'bien q~e vou, avez désavoué l'allusion, je crois que votre intention n'y était pas; mais les abusions qu'on est exposé à désavouer, il ne faut pas les faire. (Nouveau mouvement.)

Mes amis et moi, quoique sépares, isolés Ycs uns des autres, nous avons au même instant pensé la même chose, nous nous.sommes écrit la même chnso sans avoir communiqué avec personne. Cette chose, la voici: C'est que, quelle que. fùt la loi, qu'elle fût eonforme ou non à nos impressions personnelles, nous la voterions sans modification, sans amendement; mais à une condition, cependant: c'est qu'elle fùt conforme à la charte. Et voici nos motifs. Il n'y avait plus ici de ministère devant nous, il n'y avait.que la

de l'artère malade ont aminci et rompu l'arcade sourcittière vers la partie qu'ils frappent.

Quel est votre avis? mon digne ami Hunter.

Je partage l'opinion de notre doyen Blick. C'est également ta mienne, ajouta Marshall.

J'ai déjà exprimé dans ma première consultation des sentimens semblables, dit Pott de sa voix grave et so)ennei)e.

Ainsi vous pensez que le chirurgien qui' tenterait la ligature de l'artère carotide primitive.

S'exposerait à voir périr le matade entre ses mains, et compromettrait ainsi foitement sa réputation car il aurait' tenté témérairement ce que ses confrères ies plus expérimentés lui auraient, indiqué être fatal ()). Le succès no justifierait même pas une pareitte bravade et n'empêcherait point qu'on accusât d'imprudence le chirurgien capable d'une si folle tentative.

–Et cependant le malade ne peut plus vivre longtemps, n'est-ce pas? insistaAbernethy.

–Peut-être demain, peut-être tout à l'heure sera-t-il frappé de mort.

Voici cinquante livres pour chacun de vous, mes chers collègues sir Elwes veut encore payer cette seconde coasuttation mieux que la première. Adieu.

Les médecins se retirèrent et Abernothy alla rejoindre sir JohnEhves qu'il trouva pâte et dans un état d'accablement que I& lecteur comprendra Eanspeine.

Je vous donnerai cinquante livres par visite, comme vous me les avez demandées, docteur, dit-.it, non sans laisser échapper un soupir douloureux.

–Cetane mesuSit plus. répondit Abernethv en souriant avec perSdie. SirEtwes poussa un second soupir plus douloureux encore que le premier.

–Je vous rembourserai les sommes que. vous avez payées, en mon nom, à chacun des chirurgiens qui ont pris part à la consultation quoique vous l'ayez fait sans mon assentiment.

Abernethy se croisa tranquillement les bras sur la poitrine et regarda l'avareenface.

–Ainsi, dit-il, vous croyez que pour quelques centaines-de livres je vais, au mépris 'des conseils de l'illustre Btick, mon vieux maître, et de mes confrères les plus célèbres, aventurer ma renommée, et ma haute position chirurgicale?

Qu'allez-vous donc exiger de moi ? s'écria, sir Elwes avec dé-

tresse.

(1) Cette opération~ et5 faite, pour ia premien fois, en France, to 7 août <83!t, par M. le docteur Jubert do L'imimitc. Un succès compipt l'a couronnce. Le second chirurgie qui l'ait tcntco après lui est M. VcrpMu.

monarchie.Nous n'avonspashésite.

Et maintenant maigre tes calomnies que je connais, malgré tes calomnies qui m'ont assai))i bief, qui m'assainiront demain, je persiste dans catte résolution.Je méprise, je mépriserai toujours ces c; tommes, do qnetnue.côté: qu'elles viennent. (Au centre: Très bien!) La ptus douée jouissance .que j'aio recueiltie, dans ma vie, à travers les douleurs du pouvoir et les déboires.do l'opposition, cel~e après taquctte j'ai toujours aspire, c'est de satisfaire ma pensée; de ne rougir devant personne, et de pouvoir expfiquer tous mes actes. ·

Et parce qu'un instant, sous ia parole d'un homme que j'ai appelé, qu'e i'appette encore mon ami, parole éloquente, amere, certaines convictions ont flotté hier, certaines conduites ont change, quoi j'irais' déserter ce qui m'a paru une conduite sage, politique, houorabie. bien catcuiée dans t'intérét do l'opposition eite-jr.éme? Non. Fusse-je seut, je persiste a soutenir )a 'oi !c!to quette, sans modi.fication, sans amendement.. (Marques nombreuses d'à-

dhësion.)

Je dois dire quetque.mots sur la loi; je serai bref. Je ne veux pas faire un discours aujourd'hui, je veux faire un acte. (Très bien!)

Messieurs, je me suis demande, en présence de la situation, quetqucparti qui fût su pouvoir, ce qu'il aurait, fait. No nous mettons pas dans l'impossible; mettons-nous danslaréam.ë.

La charte n'a pas dit quoi était l'âge de la majorité du roi; e''Ien'apas dit, dans le cas de minorité, quoi sen.it le prince qui exercerait !a.régence. Cela est malheureux. Si c'est pur imprévoyance, on a eu tort; si c'est par oubh, les circonstances t'expliquent ci t'excusent; mais ça n'est"nas moins un fait regrettable. D est évident que ces deux articies, qui doivcnt'tixer l'âge de la majorité du roi, et désigner le régent sont nécossaircB, pour que te pouvoir royal n'éprouve point<d'interrup)ion. Mais la-charte n'en dit rien. Que voûtez-vous faire ~Voûtez-vous péiir? Voûtez-vous marct:er:'Vous devez faire alors ce que toute société fait. Qu'on me cite, dans quelque temps que ce soit, une société qui se soit arrêtée devant une science p)us ou moins vraie qui t'aurait tai.ssé:; périr. C'est devant des homm.'s positifs, raisonnaMes, qu'une telle question trouve sa solution. Quand ta nécessité Mt!a., si la charte n'a pas dit une chose qu'ii importait de dire, il faut ie dire, it faut.. te.faire par une Ifu.Hn'ya quêtes hommes qui veulent qu'un gouvernement périsse quipuissenteontestercette venté. (Très bien! très bien!.) Vous laisserez-vous dire à ia face dci'N.u'ope, vous nui avez ia prétention d'établir un gouvernement représentatif, n'importe par'quet savant en droit, pubUc, qu'il ne faut pas vivra, qu'ii, faut périr? (On rit.) Cela n'est pas ssj'ieux. Messieurs, c'est quelque chose que de vivre, pour'toutie monde, pour tesgouvernemenscomme pour les individus.

Je demande p::rdon' aux partisans du p'iuvhir constituant du peu de respect avec Jequei j'en ai parte dans mon bureau; oui. ceta est vrai, j'en ai parlé avec peu. de respect, parce que j'en ai très peu. fOn rit.) J'admsts ta ditt'prence(ue me faites pas dire ce que je ne dis pas),j'admets ta difïéi'cncc'. qu'u y a entre un articte de ]a charts et un articie ds toi, mais ccta no fait pas que je croie au pouvoir coast.mant. Le pouvoir constipant a existé, je tes;.is (bruit); il a, existé a plusieurs époques de notre histoire ;n-mis, permettez-moi de vous te dire, s'i] pt:;it je vrai souverain, s'H était au-dessus des pouvoirs constitués.it a joué par lui-même un tris).; rûie.f) acte, dans les as~embtécs primaires, a ta suite des factions; sous ie cons.iat et. sous t'empire, il a été au service d'uu grand'hfmme; it n'avait pas ta form:; d'as-em-

btce primaire, it avait !a forme d'un sénat conservateur qui,.a un signal

donné par cet homme qui faisait tout piicr sous l'ascendant do son génie, fjisait tesconces.-ions qu'il lui demandait. Eous ta restauration i) a pris une autre forme, it s'est caché sous i'ariiciel-i: c'était te pouvttir'd'sctroyer la charte et deiambdiSer. ·

Voità Ifs divers rotes qu'a joués le pouvoir constituant depuis cinquante ans. Ne dites pas que c'est la gloire de'nfttre histoire, car les victoires de Zurich, de Harengo et d'Austeriitz n'ont rien de commun avec ces misérables'phases de notre constitution. (TrM bien! très bien!)

Je ne respecte donc pas te pouvoir constituant: (Rumeurs a ganchs.) Messieurs~ vous avez t'ors'!citds vos conviction, j.'tes respecte. P~rme'Ltez-mfu d'avoir l'orgueil.dss mienne?.. Vous mB dites que notre histoire est pteina du pouvoir constituant. M.Ledru-~ct'in l'a dit avec beaucoup'de convenance. Je i.;i fais une seu:a objection. S'it peut ta résoudre, je me rendsàTinstantméme.

Cro'ez-vous que toutes tes constitutions oui reconnsissaientie pouvoir constituant existent encore, qu'elles sont appiicabtes, qu'elfes ont furc. de loi aujourd'hui ?Jc vous ccmande si la première chose que fait une consti- tution,cen'estp:isde rapporter toutes cpt!es qui t'ont précédée? Venezvous dire que i'rt. ] i, que les assembtées primaires et te sénat conservateur e.tisient encore? Non, je pouvoir constituant n'existe plus; le pouvoir constituant, comme vous l'entendez, serait la violation immédiate de la charte.

,mt. E W 1`_çy6~

–Le salaire réel mérité par '!e coup hardi que j'ose tenter Et quel sera ce sataire ? reprit sir Ehves, qui se .sentait défaitlir dattenteetd'effroi.

–Le succès lui-même ne saurait me justifier. I) ébranlera la confiance,que l'on a dans ma sagesse. On m'accusera d'être un charlatan qui risque avec l'art, comme un joueur risque avec tes dez et tes cartes. Parlez, au nom du cie!, pariez!

–Je veux dix rniHe livres pour l'opération.

Sir Ehves porta avec désespoir !es muins à soa front.. –Prenez garde, interrompit froidement Abernethy, une psreitic émotion peut vous devenir fatate et briser t'artere engorgée par t'anévrisme. –Jamais, jamais, je ne donnerai une pareille somme. Je veux huit rniHe'tivres, rép'.iqua Abernethy.

–Vtjus abusez odieusement de ma position. –JeveuxdixmiUeiivres..

Si(-E!wesrëiIc)iitqu!;tquesinstans.

Eh bien j'accepte vos conditions, dit-il, ma ferme de Dovonshire vaut'sixmit)eiivre's,jcvous)a donnerai.

–Vous y joindre?, quatre mit)e iivresenbanitnotes.

–Oh! non, six )ni!ietivres~;uiefnent; ne me tuez pas, ne me Mes pnsmaudirotavie.

-r-Je veux onze mi!)s livres, répondit t'inexorabtechirurgipn. Sir Eiwes lui fit signe de se taire, et indiqua du gesm qu'il pcf'uicscaità'ccs exorbitantes conditions. 1

–Je reçois donc votre parole de gentimomme que vous me paierez onze mitia tivrës ster'ing, iorsque j'aurai terminé et mené a bonse fin. votre guerison.

Je vais faire dresser un acte qui constate ces .conventions. –Votre paro)é me suffit, sir Etvt'es. Je sais que votre !oyuute!'em- porte même s:;r votre auiuur pour )'or. Retournez ('):ez vous dans une heure, j'irai vous y opér.'r. Prions Dieu,jusque-!à, que 's:: divine miséricorde daigne nous venir en aide, ajouta-t-itsolonneiiement etavecua sentimentde piété véritable.

Une heure après, cnenet, il se rendit chez sirEhves. Deux do ses élèvesfesp'ushabiiesi'HCcomp.tgnaient. H commença par faire préparer dans ce hideux '])ouge une chambre convenabte pourle mR}ade;vouh)t qu'on achetât un iit commode et des matelas moeHeux; fit remnjaci-r par dès draps neufs !es gueniites malpropres dans iesqueUes couchait l'avare; exigea encore que Fon remit' des vitres aux,fenêtres déiabrefes; en'm, un tapis commun, mais épais, cLaud,et de nature à neutraliser Je bruit des p:.s, recouvrit, )< parquet pourri. Ces pré'i.'ainaires terminés, ii8'agenôuit)a pieusement, SetonsBt. retigieus? habitude avant de commencer une opération, se reteva, et se mit.hurdimentai'œuvro.

Pendant vingt-cinq minutes, sir Ei~es subit 4cs plus cruëUe~ dou,IoursËansIais;;cré('h::ppf'runep)ain!o.

Ce temps ccouic,Abert].(jthvluidit;


(Sensation.) MsinienMt quelle c.st)a présomption ordinaire dans un gouvernement, dans une constitution !e pouvoir constituant et ic pouvoir constituén'ontpastitodistingués?

Quandit s'agit d'un acte important,quc'q[!cpnso!tlo caractère, on s'adresse a qui? Aux trois pouvoirs auxquels !a constitution.~ défère ia souveraineté, a déféré !es actes les ptus importans.

Je dis donc que, qneite que soit la nature de l'acte qae vous a))ex faire, je vous défie de vous adresser a antre chose qu'aux pouvoirs constitues. L'importance do l'acte est énorme, je le reconnais; mais je vous le demande, comme législateurs, ne iaites-vous pas des choses aussi énormes que de déclarer la majorité d'un roi, et quel sera le régent qui administrera les affaires pendantlaminorité?

Vous pouvez changer les pouvoirs, décider .de )a paix et delà guerre, modifier toutes v~s institutions civiies. Or, y a-t-it dans votre constitutio.n' qûe]que chose .de plus précieux, de plus important, do plus constituant' Eh bien, vous pouvez modifier to):t cc)a par une loi, vos institutions civiles, votre Code d'instruction crimmeile, et vous ne vous trouveriez pas un -pouvoir assez élevé pour décider des grands intérêts de l'Etat ? (Marques d'adhésion au centre.)

Je vais chercher mes inductions dans la charte eUe-meme Vous-mêmes vous avez eu à décider, dans un artic!e"fort important, de l'hérédité de la pairie et de son existence viagère. Qu'a dit la charte ?.E)fe a dit que ce serait une loi des doux chambres qui ferait cet article. EHe l'a prévu, mais eUe a fourni en mémo temps cette première induction évidente que te concours des deux chambres et de la royauté suulrait pour faire les articles les plus importais.

Nous étions pendant la restauration en présence d'une dynastie qui soutenait qu'elle avait !c pouvoir d'octroyer la charte et le pouvoir de'Ia modifier. Qu'avons-nous fait en < S30? Nous lui avons d'abord donné pour démenti une révolution, et puis nous avons substitué an principe de l'octroi venant de la .royauté, le principe du contrat réciproque. La nation, représentée par la chambre des députés, d'un accord unanime, a contracté avec la dynastie; e]Ie lui a dit Voilà à quelles conditions légales nous vous appartenons'comme sujets respectueux, mais comme sujets de la dynastie dépositaire de ia constitution que nous fondons. (Violente explosion de murmures a l'extrême gauche.)'

A GAucHE:,Nous ne sommespassujcts.-

M. ANAco, avec force :'Nous ne sommes les sujets de personne. Nous nous appartenons à nous-mêmes. (Agitation.)

M. TmEM Nous discutons sérieusement. (Oui! oui!). Vous avez entendu l'expression que j'ai ajoutée au mot M<;e~ sujet suivant là !oi, au nom de la loi, sujet de la toi.. Le principe fondamental, souverain; qui fait ia force de nos institutions, c'est le principe du contrat réciproque avec la dynastie, au lieu du principe de l'octroi venant de la dynastie. Je suis d'avis que jamais il ne faut avoir la prétention d'élever un seul de nos actes à la majesté de ce jour où nous avons contracté avec la dynastie qui est appelée à régner sur nous,et, je l'espère, pouriongtemps.

Je dis qu'il y aurait péril à vouloir élever, aucun de nos actes à la majesté de cejour-ià, et j'adopte la distinction, qui a été faite par l'honorable M.'HeIto « Si nous voulions élever un de nos actes à la majesté d'un article de la charte, ce n'est pas cet article que nous élèverions à la hauteur de la charte, c'est la charte-que nous abaisserions au niveau d'une simple toi. n (Approbation.)

Mais de ce que nous ne pouvons pas faire un artjc~e de ia charte, et je le reconnais, en résulte-t-il qne nous soyons dans l'impuissance de créer un pouvoir légal, de faire une loi qui investisse un régent du pouvoir de gouverner, de faire respecter les lois, de protéger le pays, de l'agrandir même s'il en a le génie? Non, de ce que nous ne pouvons faire un article de la charte,, ii n'en résulte pas que nous ne puissions faire une loi. Nous ne faisons donc pas un article de la charte, mais une loi révocable. (Mouvement.) Oui, messieurs, eue l'est, et cela doit calmer bien des scrupules. Il n'y a aucun doute à cet égard, et j'espère que M. le rapporteur-etMM. les ministres le déclareront ici.

TNEvotx:Itsrontdéjadit.

M. TmERs Je regrette, quant a moi, que cette loi soit révocaNe je vou-drais qn'on put enchaîner l'avenir je dirai pourquoi tout l'heure. Mais enfin, nous n'avons pas cette prétention, et ceux qui veulent que ce ne soit pas doivent être satisfaits par cette simple déclaration. Maintenant, quelto loi faut-il faire? Pour ma part, je raisonne comme la Constituante. Qu'est-ce que nous faisons ici ? Nous suppléons à une éclipse momentanée de l'hérédité, a un moment de défaillance qui vient de la minorité eh bien sur quel modèle faut-il établir ce pouvoir temporaire ? Sur le modèle de la royauté et ii est dans ia charte. C'est dans la charte même que je veux prendre le régent.

Je crois, quant à moi, que ce ne sont pas des motifs particuliers qui ont influencé i'assembiée constituante. C'est le penchantnaturel de l'esprit, quand on veut suppléer à ia royauté momentanément absente, de la remplacer par quelque chose qui lui ressemble le plus possible.

Messieurs, je ne viens pas icipédantesquement rappeler les sujets de mes premières études mais permettez-moi de vous dire ce que je crois avoir ~te les dispositions du l'assemblée constituante. On croit da tous cotes qu'elle 'a- vait des motifs particuliers; on croit qu'on a voulu exclure Marie-Antoinette au profit d'un prince qui alors était fort éminent, et qui, pour son malheur, était à la teto d'un parti fort redoutable, c'est à dire qu'il était censé à sa tête beaucoup plus qu'il n'y était réellement. On se trompe. A l'époque où la discussion avait lieu, certains princes avaient émigré mais il y en avait un plus important que les autt'es, celui qui depuis a été l'auteur de la charte, qui était encore en France; il n'a émigré qu'après cette discussion, et ce n'est que dix-huit mois après qu'il a été privé de ses droits à la régence et

Que Dieu nous protège maintenant.! voici l'opération terminée, et vous êtes sauvé s'il ne survient pas d'accidens impossibles à prévoir. · Aucun de ces accidens ne survint, et deux mois après sir John Etwes siégeait à la chambre des communes, parfaitement guéri, et en état de soutenir, de sa voix de Stentor, comme par le passé, une discussion quelque orageuse qu'elle fut."

A quelque temps de là, un matin, on vit entrer à la consultation du docteur Abernethy un homme vêtu -de haillons, qui portait néghgemment sous son bras un portefeuille; il attendit que son tour fut venu d'entrer chez le célèbre-chirurgien. Enfin, ce tour arriva, et Abernethy recdhnut sir Ehves. –.Je viens vous payer les onze mille livres que je vous dois, dit-il avec calme. Voici un contrat eirrèglo qui vous assure la propriété de ma ferme du Devonshire. Le reste est en bank-notes, comme vous me l'avez demandé.

–Je-vais vous donner un ~recu, sir Etwes.. Fi donc entre gens -comme nous, de pareilles précautions ? interterrompit le vieillard avec un geste plein de noblesse. Adieu, docteur, merci, et sans rancune.

Un instant, reprit Abernethy, un instant encore, monsieur. Que donnez-vous pour dot à votre fils Georges ?

Rien. Fits d'un père qui possède vingt millions .de fortune, il trouvera facilement à se marier.. Une jeune .Site qui apporterait en mariage à votre fils une somme égale à cette que vous venez de me payer vous conviendrait-elle pour bru-? 2

Oui, si la jeune filte était d.o.uce, bien élevée, et pas assez bégueule pour mépriser son beau-père.

Montez dans ma voiture. Je vais vous conduire chez celle que je compte vous offrir pour bette-fine.

Us prirent place dans' le coupé du docteur; la voiture s'arrêta devant une maison de pauvre apparence. Abernethy descendit, marcha devant sir Etwes et se mit à grimper hardiment un escalier étroit et tortueux. SirElweste suivit en souillant et en pestant.

Arrivé dans tes combles, le docteur ouvrit une petite chambre dans laquelle travaillaient deux jeunes filles, assises à côté de leur mère. Debout, près d'eDes, devant un bureau, un homme de cinquante ans environ, s'occupait à faire des copies pour un homme de loi. Maître, dit Abernethy, en sàfuant respectueusement, voici sir John Elwes, membre du parlement, qui vient pour avoir l'honneur de vous demander, ainsi qu'à mistress, la main de votre fille aînée Lucy, pour son fils Georges. Sir Efwes regarda Abernethy avec colère.

–Ettadot, s'écria-t-il, la dot? –La dot n'est qu'un accessoire peu important, quand le fiancé est .aussi riche et iu fiancée aussi jolie, répondit Abernethy. Aussi veux-je m'en charger, Miss Lucy est trop de mes amies pour ne pas daigner ac-

de ses droits de prince mais à cette époque,, 's'il y avait une probabilité, c'est que ce serait le comte de Provence, depuis Louis XVIII, qui eût été regentduroyaume.

Soyez-en d'aiUours convaincus, a cette époque, ce ne sont pas des considérations de parti qui ont décide les membres de l'assemblée constituante. Relisez le rapport de Tourret, vous y verrez à chaque page cette idée que c'est par la royauté qu'il faut remplacer la royauté, ou par, ce qui a. le plus d'analogie avec eUe.. Dans cette pensée, il me semble, à moi, que-la loi est très facile à faire. En faisant pour la régence ce qu'on a fuit pour la royauté, je reconnais qu'on s'expose à des inconvëniens. Mais plus je reuechis, plus je pense à l'éloquent discours de M. Odiion Barrot, plus je trouve que ce qu'on peut repro.heru ta régence n'est pas plus grave, ni d'une autre nature que ce qu'onpeut reprocher à la royauté héréditaire. (Mouvement.–C'est très vrai.)

M. BECHA.nD C'est un mal nécessaire. (Exclamations et rires.) M. THmKs On dit que la royauté est,un mai nécessaire.

M. BECHA.ci) J'ai dit q'il'ne faiiait pas exagérer le ~principe de l'hérédité monarchique, parce qu'on )e compromet eu l'exagérant. (Bruit.) M. TtiinKs Savez-vous que) jour i[ne faitait pas exagérer ce principe monarchique? Tout le monde répond pour mni C'est le jour l'on violait la constitution du pays. (Très bien très bien !) Voilà quand il ne faiiait pas l'exagérer. (Rumeursàdroite.)

Quand vous parlez au nom de votre droit de citoyens, vous avez raison, rien n'a pu vous ô.ter votre droit de citoyen, et vous faites bien de l'exercer. (Interruption.) ·`

(M. de Labourdonnaye adresse de' sa place à l'orateur quelques interpellations qu'il est impossible de saisir.)

AuxcHNTRËs:Àt'ordre!aroi'dre!.

M. D'HouDF.Tor Vous abusez de ia liberté que nous vous avons faite M. THinr.s Je ne m'emporte avec personne. Je respecte tout le monde; je dis que vous avez raison de pa:er au nom de votre droit de citoyen; ]à, vous êtes inviolables, et c'est notre honneur que vous le soyez, car nous tenons la parole que vous n'avez pas tenue (Très bien très bien !) c'est notre honneur que vous soyiez inviotables mais quand vous parlez au nom de votre passé et de vos souvenirs, prenez garde, c'est nous qui vous les rappellerons, ils seront la condamnation de ce que vous représentez. M. DKLAEocRDoxxATE: faut respecter.

(N'interrompez pas n'interrompez pas !)

M: DE i.ABonRDoxK~YE Quand on nous interpelle, nous répondons. M.BMHAKD: Je demande iaparoie. ·

M. TuiEns Je ne veux calomnier personne mais il faut s'expliquer. Il y a deux manières d'adhérer à la charte les honnêtes gens, les bous citoyens y adhèrent parce qu'elle est écrite; il y a une Seconde manière d'y adhérer, c'est d'y adhérer de conviction, parce qu'on la croit cxceliente. Je suis de ceuxquiyadhèrentainsi.

Pour moi, quand la charte a institue la royauté comme nous l'avons, en lui donnant une masse de pouvoirs énorme, l'unité du pouvoir executif, le droit do paix et de guerre, !e comm&ndement des armées, le droit d'administrer tout ce qui compose le gouvernement, tous les pouvoirs enfin quand elle lui a donné l'inviolabilité, quand elle lui. a donné l'hérédité, l'hérédité .du prince capable au prince incapable, et quelquefois, comme cela s'est fait en Angleterre, au prince aliéné, sans que le pays en fût moins grand, dana ma conviction, ce n'est pas un présent qu'elle a fait a la royauté, c'est une institution profonde, admirable, qu'aucun docteur de droit public n'a inventée, que la nature a inventée dans les plus grands pays. Pour moi, c'est l'invention admirable du génie, non pas de tel ou tel génie, mais du vrai génie de l'homme et savez-vous quel est le vrai génie de l'homme ? c'est le temps, c'est l'expérience, c'est l'exemple des grandes nations. Voilà qui a invente cette grande institution. Vous croyez que c'est pour elle qu'on l'a faite inviolable J'ai été ministre, et j'ai eu l'honneur de,parler à des rois j'ai eu l'honneur, en les respectant toujours profondément, en leur étant dévoué, de leur résister; j'ai sacrifié deux fois à mes convictions et à leur'résistance mon existence potitique. Eh bien, ce qui m'a rendu fort devant eux, c'est leurinviolabiiité et la non inviolabilité des ministres. On est fort quand on dit à un roi: Vous êtes tout puissant, vous êtes inviolable, ce. n'est pas fous que les mauvais actes atteindront, c'est moi moi; ministre, je joue ma tête, j'ai le droit d'avoir un avis et de vous résister. (Mouvement.) Eh bien, croyez-vous, après ces considérations, que je sois eH'rayé, alarmé de donner au régent les pouvoirs do la royauté? Eh, messieurs, je M suis pas elfrayé de les voir donner au roi, au roi tel que ia charte l'a fait je n'en connais pas d'autre et vous croyez que je serais eti'rayé de les voir donner à un régent, qui aura cent-fuis moins de puissance que le roi, qui aura contre lui des partis acharnés, un pays divisé, agité, car les époques de régence éveillent les passions, les espérances, font naitre les partis?

Non, je ne crains pas de voir le pouvoir donné à un régent. J'adhère à la charte non pas seulement comme à une lettre écrite, mais de toute la puissance de mon esprit. Je crois que la royauté qu'elle a faite est la bonne royauté, la seule que le bon sens moderne put conseiller, la seule qui, satisfasse à tous les intérêts, et, sur ce point, j'en appelle aux Anglais. Savez-vous pourquoi en Angleterre le gouvernement représentatif a tant de force ? C'est purée que la royauté c;'t forte et respectée femme ou enfant, quelque faible qu'elle soit, elle l'est profondément. Et, dans ma conviction, on n'est pour le gouvernement parlementaire, qui est l'idole de ma yie, qu'autant que l'on est monarchique. (Très bien très bien !) On parle de l'hérédité. Messieurs, il ne faut pas abuser des mots est-ce qu'il s'agit de l'hérédité du régent du père au ûts ? Non, certainement, vous le savez bien comme moi. Cela signilie seulement que, dans un cas donné, c'est bien rare, car eniin il arrive à peine une fois par siècle, la personne à

cepter de moi cette bagatelle. Voyons, sir Elwes, trouvez-vous que le prix de ma dernière consultation soit sufEsant pour doter miss 'Lucy?

J'accepte. Mon fi)s peut donner à cette jeune miss l'anneau des Ëancaittes. Où 'se fera la noce? car aucun des deux beau-pères ne me parait logé convenablement pour cétebrer cette fête, ajouta sir Etwes, en portant les yeux autour de tui, sur le grenier des pauvres négocians ruinés. Dans la ferme du Devonshire que les jeunes époux habiteront désormais avec leur beau-père, sa femme et cette jeune miss à laquelle nous trouverons, je l'espère bien, l'un de ces jours un mari. Vous chargerez-vous aussi de la dot? Peut-être, sir Etwes,-si vous retombez malade.

Trois semaines après, te mariage fut célébré en effet dans la ferme du Devonshire. Sir Abernethy conduisit à-cette fête, dans sa voiture, sir John, Etwes, qui se fit faire à cette occasion un habit neuf i mais il le revendit à son retour à Londres, et retomba plus que jamais dans ses habitudes d'avarice.

Le bonheur et le mariage opérèrent la guérison de miss Lucy, devenue mistress Georges Eiwes, et rendirent à ses joues si longtemps pâles toute la fraîcheur et toutes ,tes roses de ses dix-huit années. Quant à sir John Etwes, désespéré de la dot considérable que le docteur Abernethy avait conquise si adroitement pour Georges, aux dépens des vingt millions de son père, il tomba dans tes exagérations de t'avariée tes plus fottes et les plus ridicules.

Un volume in- 8 publié à Londres, et qui contient la vie de ce célèbre ec"KonM'ste. c'est l'expression dont se sert l'auteur, raconte des détails vraiment incroyables de cette folle sordidité. Sir Elwes se couchait sans chandelle après avoir usé la paire de draps que le docteur Abernethy l'avait obligé à acheter, il couchait entre deux vieux manteaux achetés à des fripiers. H ne voulait point'qu'on nettoyât ses souliers, de -peur de les user. Enfin, et ici nous copions textuellement ce qu'en rapporte M.. Suard, car'nous craindrions d'être accusé d'exagération ou d'invention il unit par cacher à sa famitte et à ses amis le lieu où il résidait à Londres.

On fut une fois obligé de faire sauter la serrure de sa porte pour parvenir jusqu'à lui;, une autre fois d'escalader le mur du jardin. Des sons plaintifs dirigèrent tes recherches te malheureux vieillard fut trouvé dans son ti't, qu'il était trop faible pour pouvoir quitter, n'ayant sur sa table qu'une croùte de pain et un verre d'eau. Sa vieille servante, disaitil, avait été malade aussi, mais devait être rétablie. It ne l'avait pas vue' depuis plusieurs jours, et il jugeait qu'elle t'avait abandonné, On trouva cette, malheureuse étendue sans vie sur le ntancher, dans un grenier de la maison. Georges Etwes t'engagea à venir demeurer à la ferme de Marcham; mais voyage do Londres à Marcham lui coutait quatre schittings, et c'était une grande considération pour lui. Un avocat qui devait faire même voyage, se chargea de toute ta dépense.

qui le pouvoir de régent appartiendra ne dépendra pas d'un vote, mais de la loi. Eh bien j'aime mieux qu'elle dépende de ta loi que d'un vote, et je vaisendonuerde~suitelesmotifs. 1

Pour mo.),.saYM-y'ous ce q'ue;c'est que l'éligibilité du régent:' Ce ne sont pas toHsIes danger de .l'éiigibUité de ta royauté, je ne veux rien exagérer, je parie trop iiérieùsëm'ent efa'op sincèrement pour exagérer une seule des raisons 'que'jemo suis proposé dé faire valoir. Mais voici ce qui est applicable à l'éligibilité du régent.

Figurez-vous que nous fussions très près de l'époque où le pouvoir que nous délibérons doive être donné à l'un ou à l'autre, à une princesse où à -un prince, supposez qu'il n'y ait pas .une famille unie, un prince pour la continuer et que les ambitions eussent eu de longue main le temps de se produire, au lieu d'être ici des personnes attachées à une idée, M. Guizot a une idée, M. Odilon Barrot à une autre idée, M. de Lamartine à une autre, moi à une autre encore, que ferions-nous ? Les partisans du prince de Galles (oh rit), les partisans de la princesse-mère, les partisans de Fonde du roi, et au lieu de jouer le rôle de bons citoyens, nous jouerions le rûte de suivans des princes; te parlement serait avili dans-nôtre personne, et nous serions soumis à toutes les hontes, à toutes tes tribulations qui suivent tes amitiés des princes. (Très bien! très bien!) H serait impossible d'avoir une opinion, sans être accusé d'avoir communiqué avec le prince de Galles. (Nouveaux rires.) Moi aussi j'ai étudié l'histoire de M. Fox et de M. Pitt. 'Éloigné du pou-*voir, et je vous assure que ce n'est pas. pour mon malheur, je passe mon temps aussi, non'pas à faire dresser des tableaux d'histoire, mais à les étudier, à les faire moi-même. (Hilarité générale.)

Jen'ajoutequ'unmotsurcettequestion. 1 Il«,

On a.dit que les hommes qui avaient écrit autrefois la maxime « Le roi règne et ne gouverne pas, » devaient être pour la régence'élective et pourla régence des femmes. Eh bien vous dirai-je le sentiment 'que j'ai éprouvé ? J'ai été humilié que nous puissions chercher le triomphe de ce que nous appelons l'esprit parlementaire. Quand? le jour où l'individu chargé de la royauté serait trop faible pour nous résister, et que nous pourrions lui impo-ser nos volontés. (Très bien!)

J'ai dit, pour moi, que cela était indigne de nous: J'ai servi sous un prince d'une volonté ferme; j'ai été obligé de me séparer du gouvernement, et je le déclare, pour ma dignité,-j'aime mieux avoir affaire à une volonté ferme qu'à une volonté, vacillante, livrée à des intrigues. Quand on a traité avec' cette volonté ferme, tout est nni on sort de ce palais des rois ministre ou député (On sourit); on peut se consoler. Mais. avec une volonté faible, ce n'est pas avec elle seule qu'on peut traiter; il faut traiter avec les coteries qui peuvent s'emparer d'elle; et quand il faudra conquérir une majorité, Dieu sait, et l'histoire aussi, par quels moyens on est obligé de conquérir cette majorité contre une volonté faible qui appartient à tout le monde. Eh bien, messieurs, croyez-vous que, quel que soit le prince qui règne; prince ou princesse, à quelque branche, à quelque dynastie qu'il appartienne, vous serez dispensés d'avoir les vertus publiques du parlement d'Angleterre ? P Croyez-vous que vous serez dispensés des vertus avec lesquelles on fait les majorités? Quand vous aurez eu cette force d'esprit, ce courage, cette abnégation pendant longtemps, alors vous 'aurez fait une majorité; et à la tète de cette majorité, vous pourrez faire les affaires du pays. Si vous avez fait cela, que ce soit l'homme te plus vigoureux qui soit sur le trône, si ce n'est pas un faiseur d'ordonnances, et il n'y en a plus, (On rit.) il se rendra de- vant la majorité. Si vous n'avez cela, vous auriez la plus faible des femmes sur le trône, que vous n'auriez pas le gouvernement représentatif, car on n~est appelé gouvernement représentatif que quand on a su se gouverner soimême.

Vous en avez à coté de vous un exemple éclatant. Dieu me préserve de ne pas parler avec tout le respect convenable de l'un des grands gouvernemens du monde, le gouvernement anglais. C'est une femme qui règne en Angleterre, .une femme digne de toute l'affection de ses sujets. Est-ce que M. Peel,ce grand personnage, qui s'est montré un si glorieux chef de parti, qui a sa imposer à un parti passionné une conduite modérée et habile; est-ce que cet 'homme glorieux et heureux a été 'dispensé de gouverner ce parti, de se faire une majorité et d'arriver victorieux à sa tête? Non, il n'a pas été dispensé de ce soin; c'est cependant une femme qui règne et' qui gouverne entourée de tous les respects de l'Angleterre. (Très bien!)

Pour moi, je ne saurais accepter d'un affaiblissement momentané de l'autorité royale le bienfait du gouvernement représentatif. J'y tiens, au gou- vernement représentatif. Vous le savez comme moi, vous tous qui êtes dans ce parlement; vous n'êtes quelque chose qu'en vertu de ce gouvernement, moi surtout; j'y tiens de toutes tes puissances de mon cmur et de mon esprit, je le respecte profondément; mais quand vous me donnez l'anarchie t sa place~ de quelques belles paroles que vous entouriez ce présent, je le repousse et je persiste dans mes convictions les plus profondes. (Très bien! très bien!)

C'est donc la corruption, c'est l'anarchie, non le véritable gouvernement représentatif que je veux écarter du parlement, c'est la règle que je voudrais subtituer au hasard des délibérations publiques.

Mais je parle ici dans le sens de ma conviction personnelle; la loi la satisfait complètement. Si j'avais été chargé de la proposer, je ne l'aurais pas faite autre; et pourtant, je n'ai pas été consulté. (On rit.) Mais je reconnais qu'une loi, liant l'avenir à toujours (je ne crois pas qu'elle le lie; je parle le langage de ceux qui. le croient) a dù exciter des scrupules. C'est pour cela que, dans mon bureau, quoique ma conviction fût plus satisfaite par la loi que par une autre, j'ai conjuré les ministres dé se concerter avec la commis- sion et d'examiner s'il ne serait pas possible de trouver une combinaison qui levât cette diflicultë qui, je le répète, à mes yeux n'a lien de grave, mais qui est grave aux yeux d'hommes dont je respecte Jes convictions et les scru-

Eiwes apporta avec lui quelques guinées, qu'il cachait avec les plus grandes précautions, comme'si c'eût été toute sa fortune; il y pensait le jour et la nuit; on fut alors à portée de juger de l'anxiété de son esprit au milieu de la nuit, on l'entendait se débattre contre des fantômes que lui forgeait son imagination alarmée « Je veux garder mon )) argent, disait-ii. je veux le garder personne ne peut me ravir .ma ? propriété. Use levait pour visiter son trésor; une fois, i! ne le trouva point où il croyait t'avoir déposé; les plaintes éveillèrent l'avocat qui était couché dans une chambre voisine, et qui, entendant quoiqu'un marcher nu-pieds, demanda qui c'était une voix faible répondit Je m'appelle Elwes j'ai eu le malheur d'être volé dans cette maison de'tout l'argent que j'avais au monde cinq guinées et demie et une demi couronne.

Mon cher monsieur, vous vous méprenez ne vous auHgez pas inutilement.

Oh non, non, c'est la vérité cinq guinëes et demie et une demi couronne, tout juste..

Le sujet d'un si grand chagrin fut retrouvé dans un coin quelques jours après.

Une fois près de sa beIIe-Slle et de son fils, sa monomanie d'avarice, sans se guérir complètement, prit néanmoins un caractère moinsâpre et moins insensé. Il passait cependant toute la journée à enseigner à sa bru les moyens d'économiser dans son ménage. Les dépenses les plus nécessaires de son fils lui faisaient jeter des cris de détresse,. et il l'accusait de prodigalité.

Sir John Elwes vécut jusqu'à quatre-vingt-quatrt ans.'Robuste, so-.bre et actif, sans doute il' eût atteint un âge plus avancé, sans son avarice. Voici comment on raconte sa mort.

Sir Georges avait besoin d'envoyer à une lieue de sa ferme deMarcham une lettre qui devait décider d'une affaire importante. H remit cette lettre à un domestique et lui ordonna de monter à cheval pour la porter le plus promptement possible.

Sir Elwes trouva qu'une pareille course allait user beaucoup les fers du cheval, et résolut de se charger lui-même de la lettre. Sans en rien dire à son fils, il reprit donc le message confié au domestique et le porta en courant avec une grande célérité. A son retour, le vieillard, échauBe et tout en nage, fut assailli par une pluje violente, eut froid, et n'osa poin,t changer de vêtemens, dans la crainte d'apprendre à son fils l'équipée qu'il venait de commettre.

Cette équipée lui coûta la vie. La fièvre se déclara, on reconnut bientôt les symptômes d'une pleurésie, et il mourut en recommandant à son fils de ne pas lui élever de monument funèbre.

Cela coûte trop cher, dit-il en se soulevant sur son lit. Et il expira. J

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W. BEKTBT BBMBrO~B


pules, et dont je voudrais conquérir les voix à la loi. (Chuchottemens.) Mais j'ai ajouté que, quant A moi, quelle que fût la loi, pourvu toutefois qu'elle fût conforme à l'esprit de la charte, je la voterais. C'est là la question poMtique; j'y entre, je vais la traiter.

Quelle est la raison qui, dans le discours de M. Bai-rot, a agi le plus profondément sur tes esprits? C'est que vous léguerez à l'avenir une très grande difSculte, c'est à dire une loi toute faite qui, si un jour elle venait à désigner un régent dont la présence ne serait pas souhaitable aux affaires, obligerait le parlement d'alors à livrer à une personne investie dans l'avenir d'un pouvoir légal un combat pour cause d'indignité. Voilà certainement l'argument qu), dans le discours de l'honorable M. Ban-ot, a touché le plus tes os-

prits:

Pour moi, je crois que ces cas d'indignité sont très rares. Qu'appelez-vous indignée? Avec vos institutions, est-ce le pius ou moins d'esprit chez un Mi? Appelez-vous indignité le plus ou moins de capacité, d'adhésion à vos idées? Non. Qu'appelez-vous une véritable indignité? Ce sont ces infirmités morales qui font qu'on est dispose à exclure même le roi.

Ainsi, en Angleterre, le roi Georges UI, roi très respecté, très vertueux, amme des meilleurs sentimens, a été atteint trois ou quatre fois d'accès d'aliénation c'a été'pour le parlement angiais une grave situation. On en est sorti nobtement, et je voudrais pouvoir à cette tribune vous rappeler les scènes mémorables, glorieuses qui se sont passées dans le parlement d'Angleterre le respect avec lequel tous les partis se sont arrêtés devant cette situation, la manière dont M. Sheridan et M. Fox se présentaient devant M. Pitt, et lui adressaient ces noblès paroles, pendant que le roi était entonré de médecins et qu'on savait qu'il ne pouvait plus donner d'ordres <: Nous Mmmes sûrs que vous ne voudriez pa!s exercer un seul instant,pour votre compte l'autorité royale, et que, lorsque définitivement vous ne pourrez plus recevoir d'ordres de S. M., vous viendrez le déclarer au parlement. n Voilà comment, dans un noble pays où l'on entend les véritables principes du gouvernement représentatif, on sonde ces situations dimciles. Voici donc tout ce qu'il y a de grave dans l'argument; il faudrait déclarer tindigmte.

Eh bien, je lé reconnais, vous auriez unepcronnne investie, par une loi antérieure, d'un pouvoir auquel elle devrait naturellement tenir. Il faudrait, sous 1 msptîation d'un sentiment public, par une proposition faite aux chambres, et vous le pourrez, car ce n'est pas un article de la charte, c'est un articta de loi que nous faisons, il faudrait arracher à la personne le pouvoir qu'elle aurait.

Je conviens que la. situation est grave, mais je vais la présenter telle que, dans tous les cas, vous la léguerez à l'avenir. Supposez qu'il n'y ait qu'une loi temporaire, il y aura un précédent énorme; à l'origine de cette royauté dans le cas le plus grave, le parlement aura déféré )a régence à l'oncle'du roi mineur. Croyez-vous que cet oncle futur du roi mineur futur, armé de ce précèdent, lorsqu'il faudra le déposséder, ne sera pas un personnage embarrassant pour le parlement Je ne cruis pas que la situation soit beaucoup changée parce qu'il y aura une difficulté légale de moins. Mais, de toute façon, quand cela se passera-t-il? Dans un siècle peut-être, et dans un siècle cette royauté sera consolidée, je l'espère, et alors le parlement agira en toute liberté et j'espère qu'il aura autant dé courage et de sang-froid-qu'il en faut pour décider des questions p'areilies. Mais en présence d'un avenir aussi lointain vous sacrifiez, ce ~ue j'appelle une conduite excellente ~quelque parti qu'on appartienne c'est d'accepter cette loi, simplement, monarchiquement'je parle ici un langage qui est a.moi, de l'accepter simplement, monarchiquement, comme elle doit l'être. Je vais en expliquer les motifs qui, du reste, ne sont pas nouveaux pour un grand nombre de membres de. cette chambre. Qu'est-il arrivé à cette monarchie? Je ne veux pas faire ici étalage de sentiment, je ne veux pas dire qn'elle est profondément ébranlée, qu'elle est en péril; je ne veux pas chercher à exploiter les alarmes publiques; non; mais il y a un fait qu'on ne contestera pas. Est-il vrai que tous les partis se sont donné rendez-vous a. la mort, que le ciei veuille l'eluigner! à la mort du roi actuel?.Est-il vrai que pour tous les hommes politiques et de sens, c'est ta ladifneulté? Est-il vrai que lorsqu'il y avait un prince capable, la sécurité pour ce jour de la transmission, pour ce jour du premier fait héréditaire dans une dynastie nouvelle, était plus grande, que l'inquiétude, était beaucoup diminuée, si elle n'était complètement effacée? Est-il vrai que la mort'de cé..princè est non pas un péril qui nous menace, mais une diminution de force considérable ? Personne ne peut le nier.

Eh bien voulez-vous, ou non, avec moi, remplacer la perte de force que ]a France a faite, le voulez-vous? oui, sans doute, je n'en doute pas; que faut-il pour cela ? faut-il discuter sur; des diflicuttés de second ordre? non, Messieurs, il faut montrer une adhésion unanime.' (Très bien ') M. le ministre des au'airës étrangères l'a dit il n'y a aucune loi qui remplacera un prince plein de talent, plein de patriotisme, plein du véritable esprit de nos institutions mais enfin, si quelque chose peut compenser la perte de force que nous avons faite, c'est notre adhésion unanime. Pour sa part le pays a adhéré. (Interruption aux extrémités.) Ttf ~MME Comment le pays? M. THiKM Je sais bien que chacun fait le pays à son image. (On rit.) Eh bien, je ne méconnais pas la lumière, je sais que dans le pays il y a des partis qui'ne veulent pas du ~ouvernemen t existant, on a soin de nous l'apprendre tous les jours. Mais enfin, si nous n'étions pas ici dans~ette situation solennelle et que je m'adressasse au bon sens de quelques-uns de ceux qui ne partagent pas notre opinion, sijelear disais Lesennemis de la monarchie sont-ils en majorité dans le pays? Je suis bien sûr que quand ils n'auraient pas à parler publiquement. Us répondraient que les ennemis de la monarchie ne sont pas en majorité. Le pays veut la monarchie, le pays a adhéré, il a montré un sentiment unanime pour la consolider dans ce moment-ci Eh bien, je dis que ses représéntans, lorsqu'ils adhéreront avec empressement lorsqu'ils montreront te désir de consolider la monarchie, obéiront au véritable esprit du pays, à celui qui est au dessus des factions, à celui qui peut non-seulement garantir notre sécurité, mais nous donner dans Je monde le rôle auquel nous aspirons. Cette puissance d'adhésion aurait diminué la puissance des partis; elle la diminuerait encore elle imposerait à l'Europe Si l'Europe, au lieu de voir ce qu'elle se piait à supposer; permettez-moi de me servir d'expressions qui ne sont pas les miennes, mais celles de nos ennemis, si au lieu de voir, comme ils disent; des partis brouillons se disputer pourdes idées impraticables et.pour des ambitions personnelles, elle voyait tous les partis monarchiques, dynastiques adhérer, elle nous estimerait et nous respecterait davantage etcroirait davantage à notre force.(Yive anDrobation au centre.) rf Quand on dit, au nom d'un pouvoir ministériel, pour le président de la chambre, ponr une question ministérielle Votez ainsi, ou le pays sera en feu! moi; en ma qualité d'opposant, je demande la permission de ne pas le croire. Mais ici il ne s'agit pas de ministres, ils vous l'ont dit eux-mêmes il s'agit de la monarchie; il s'agit de prouver par notre'adhésion qu'il n'y a pas de nifrérence entre nous quand 11 est question d'elie. J'appelle l'unanimité et cette unanimité à qui la demanderai-je ? Je sais que par le discours que je fais ici je perds beaucoup de titres auprès d'elle (On rit); mais enfin, à qui demanderai-je cette adhésion? je la demande à l'opposition, à celie du moins dont j'ai l'honneur défaire partie. A qui cet exemple surtout était-il recommandé, demandé ? Ce n'est pas aux membres de ia maj&rité, qui votent ordinairement avec le pouvoir, c'était à cette opposition à adhérer, à montrer cet empressement que je regarde comme une des forces delamonarchiec'est alors qu'on aurait vu que tous les esprits étaient prêts à se serrer, et je le lui demandais, et je le lui demande encore pour le pays, je le lui demande pour elle. Pour moi, voilà toute la question politique. On a apporté une loi qui est conforme à ma conviction, je le reconnais; mais je vous déclare que dans la loi pn.aurait placé des institutions temporaires, appliquées uniquement au règne actuel au lieu de la régence des hommes on aurait mis la ré"ence des femmes, je vous déclare qu'avec le même empressement, j'aurais adhère à la loi uniquement par ce sentiment qu'aujourd'hui, dans l'état des esprits dans l'état non pas de péril, mais d'ébranlement au moins où un coup fu~neste à placé la monarchie, ce dont elle a le plus besoin ce n'est pas d'amendemens, c'est-de notre adhésion.

Savez-vous ce que je crains de celui que vous proposez? C'est l'euét qu'il produira demain s'il était adopté. Je défie qui que te soit de dire que demain en France les partis ne triompheront pas de son adoption (Exclamations à gauche. Approbation aux centres.)

M. MMGcm En niant la puissance des partis, vous la constatez. M. TaiEM Je ne constate pas la puissance des partis, je la combats 'je tàche de leur enlever le plus de force que je puis; je m'adresse à tous les bons citoyens pour m'aider dans ce bat. Je puis me tromper, mais je crois que si l'amendement était adopté, cet am&ndement proposé avec les plus loyales intentions, soutenu et voté de même, serait pour les partis extérieurs nn avantage, et aux yeux, de l'Europe la royauté se trouverait compromise. (Violens murmures et dénégations à gauche.)

voix NOMBUEnsEs C'est vrai c'est incontestable f

'-M: -rjntRs Je sais que dam votre intention cela n'est pas, mais permettM-mot d'exprunerma convictuin. yen'~iilonoe'nies convictions personne

Permettez donc à l'homme.qui marche avec vous de n'être pas quelquefois de votre avis. (Nouvelle approbation au centre.– Rumeurs à gauche.) L'opposition bien entendue, savez-vous ce qu'elle doit faire 1* Au lieu de faire ce qu'ont fait toutes les oppositions depuis cinquante ans, au lieu de se détacher, de se détacher vite Ht'vite des gouvernemens qui ne réalisaient pas leurs espérances, pour courir à mi gouvernement qui ne les réaliserait pas davantage, savez-vous ce que d-~it faire une opposition sage ? Au lieu de se décourager, de se retirer, o!ie doit s'appliquer davantage à l'muvre du gouvernement s'il'se trompe, tacher de'le reiever, quand elle n'a pas pu se former une majorité, de s'y mieux appliquer une autre fois. On amniioré, on redresse, et l'on ne déserte pas un gouvernement et le seul moyen de l'améliorer, c'est de prouver qu'on le veut, qu'on le veut avec énergie; c'est de lui prouver que les conseils qu'on lui adresse sont des conseils, non pas d'amis douteux, mais d'amis certains. Quant à moi, je crois que la tendance de l'opposition est de conserver autant que d'améliorer, et d'améliorer autant que de conserver. Ce qui me confirme davantage dans cette opinion, c'est que je n'ai pas cessé de vouloir notre gouvernement autant qu'il v a douze ans, malgré quelques divergences d'opinions, quelques mëcontentemens personnels, c'est que je n'ai pas cessé, entendez-vous, de repousser les autres gouvernemens qui pouvatent s'élever à sa place c'est que, pour moi, derrière il y a la contre-révolution; je l'appelle par son nom et que, devant, il, y a l'abime et l'anarchie. Cette conviction, je l'avais en t830 je l'ai encore aujourd'hui. (Marques d'approbation.)

Je vois derrière la contre-rëvolutiou je ne suis pas la dupe de son langage, je sais bien ce qu'elle nous dit; je sais bien qu'elle prétend qu'elle s'est corrigée (On rit) qu'il lui fallait une grande expérience c'en a été une cruelle que ceiie des ordonnances; qu'efie serait libérale aujourd'hui, patriotique, qu'ejte ne s'appuierait plus sur l'étranger, qu'elle n'arriverait plus par l'étranger. Messieurs, quand on a trompé un pays aussi gravement qu'elle l'a fait, il ne faut plus prétendre qu'on ferait autrement. Je sais ce que c'est que la contre-révolution. Elle a donné la Charte en promettant de l'observer et quand la charte est devenue skieuse, elle l'a viciée. Eiis a dit aussi qu'elte serait patriote. Comment donc? On appelait Masséna le fils chéri de la victoire, et l'on faisait fusiller le maréchal Ney aux portes d'un des grands établissemens de Paris. (Très bien! très bien Des promesses, on ne m'y prendra p!us, on no m'y a jamais pris. (On rit.)

On dit qu'on ne veut plus de l'appui de l'étranger. Savez-vous quand je croirai qu'on n'en veut plus? c'est quand je verrai qu'on en a un autre; et comme je suis convaincu qu'on n'en trouvera pas dans le pays, je suspecterai toujours la contre-révolution de vouloir celui qui lui a donné le pouvoir une première fuis. Quant à moi, je la repousse aussi obstinément aujourd'hui que je l'ai toujours repoussée. J'en ai autant de peur que jamais, et j'adhère, avec autant d'énergie qu'en 1830; au gouvernement actuel. Voilà pour ce qui est derrière; quant à ce qui est en avant. (Hilarité prolongée.)

Je croyais en <830, et je le crois encore aujourd'hui, que ce qui est eu avant est incapable de se gouverner soi-même et de gouverner le pays. (Murmures à gauche.) J'ai cru (et je crois encore) qu'en avant il n'y avait que l'anarchie, et, voici ce que j'appelle l'anarchie des hommes incapables (je ne veux faire aucune application personnelle; ?. Dieu ne plaise!), des hommes incapables de s'entendre pour faire un gouvernement, de maintenir l'ordre dans un pays et de faire autre chose que ce qu'ils ont fait il y a quarante ans, peut-être avec la gloire de moins. (Sensation.)

Voilà ce que je croyais en 1830, et, permettez-moi de le dire, ce qui s'est ,passé depuis n'a pas contribué me faire changer d'opinion. Pour ma part, je ne vois que la contre-révolution derrière. En avant, je vois un abime je reste sur le terrain où la charte nous a placés. Je conjure aujourd'hui mes amis de venir faire un travail d'hommes qui savent éditler, et non pas un travail d'hommes qùi ne savent que démol.r. Je n'applique ceci à personne, bien entendu. J'invite mes coltègues à faire avec moi ce que pour la première fois depuis cinquante ans fait l'opposition, de ne pas s'éloigner d'un gouvernement parce qu'il In a' pu faillir, mais à s'attacher 118 a lui, non pas-en proportion de ses fautes, mais en proportion du besoin qu'il a d'avoir pour lui des hommes'qm lui inspirent confiance. oles

Voiià ce que ia plus pure, la plus sincère conviction m'a dicte. Les paroles

que je viens.de dire m'ont coûté beaucoup; elles me coûteront encore en des-

cendant de cette tribune.

Mais je me suis promis a toutes les époques de ma vie, et j'espère que je tiendrai parole, de ne jamais humilier ma raison devant aucun pouvoir, quel qu'il fût, quelle que fût sa nature, quelie que fût son origine, et de marcher toujours ie front haut, comme un homme qui ~a eu le courage jusqu'au bout de dire à tout le monde sa pensée, quelque désagréable qu'elle fut. (Marques nombreuses d'approbation.)

voix DivEMEs La clôture la clôture

La chambre consultée prononce la clôture de la discussion générale. M. MEYKAKD propose l'admission de M. de Cambis, élu récemment à Avignon. M. de Cambis est admis et prête serment.

La séance reste un instant suspendue.

A la reprise, M. le président appttDe à ta tribune M. Dupin, rapporteur de la commission, pour)è résumé de la discussion générale.

M. ucrix Je ne crois pas un résumé indispensable, et je suis prêt à renoncer à la parole. (Non non Parlez !).

Tout a été dit dans la discussion, et il n'est possible d'y rien ajouter de nouveau. Un résumé, si la chambre le ~juge utile, ne peut avoir pour objet que de préciser les questions et de présenter dans leur ensemble les principaux argumens produits de part et d'autre. (Oui! oui! Parlez! Trois grandes objections ont été présentées contre le projet de loi. On a dit Vous faites un appendice à la charte, vous excédez votre compétence; on nous a parlé du pouvoir constituant dont on juge ainsi l'intervention nécessaire. On a vanté en second lieu les avantages d'une régence élective' que l'on voudrait voir préférer au système de la loi actuelle; on s'est plaint enfin de l'exclusion prononcée contre lés femmes.

Quant à la première objection, eUe nous es~ venue à ia fois de deux côtés entièrement opposés. Cette coïncidence n'est pas nouvelle; elle ne doit pas étunner, mais elle éclaire. (Très bien! très bien !)

A ce qui a été dit sur le pouvoir constituant, je n'ajouterai qu'un mot, et jb l'emprunterai à un de nos pub'icistes les plus iitustres.

« On parle du pouvoir constituant, dit-il, comme s'il était permanent et comme s'il faisait partie des pouvoirs constitués Erreur quar~d la constitution est établie, le pouvoir constituant disparait. C'est la main du Créateur qui se retire pom- laisser agir leî corps et tes forces qu'elle à mises en mouvement, n (Très bien! l'auteur?) Ces paroles sont dePortaIis. l'ancien. (On rit.)

Le pouvoir constituant s'est manifesté en i830 nous l'avons exercé alors, non pas à là suite de l'insurrection victorieuse, mais à la suite de l'insurrection vaincue, (très tien!) à la suite de là sédition. vaincue du pouvoir contre les lois. (Nouvelles marques d'approbation.) Nous avons été pouvoir constituant pour renverser une monarchie ramenée par l'étranger. (Murmures à droite.) M. LEariKAssE: C'est toujours la même chose; c'est ridicule. (Exclamations. A l'ordre à l'ordre. ) )

M. Durm, avec force Ce qui n'est pas ridicule; mais ce qui mériterait une autre qualification, c'est d'avoir entendu attaquer à cette tribune, on l'a fait, le principe même de notre gouvernement. Et quand le rapporteur d'une commission nommée par la chambre, parlant en son nom, vient défendre ce principe, il n'aurait pas droit d'être écouté? (Interruption.) M. i.EsriNAssE Vous répétez sans cesse la même chose. (A l'ordre à l'ordre )M. Durm Et puisqu'on le veut, j'insiste. Oui, ce que nous avons fait en <830 est parfaitement légitime. Nos actes ont été couverts par une immense ratification, et dans ce cas ratification vaut mieux que mandats. (Oui! oui!) 1) Tout le monde ne Mit pas écrire, mais tout le monde sait crier, et tout le monde a crié vive le rot.' (Très bien Nouvelle interruption à droite.) M. DE LEsriNAssE prononce quelques mots au milieu du bruit. a:. i.E rREsliDENT Vous n'avez pas la parole je vous rappelle à l'ordre.M. Durm passe ensuite en revue les objections faites contre le projet de loi. Il rappelle les argumens présentés contre la régence élective et en démontre de nouveau tous les inconyéniens. Rappelant le discours de M. de Lamartine en faveur de la régence des femmes, il y signale .une contradiction évidente. M. de Lamartine, partisan si complet de la régence des femmes, ne la demande cependant que pour l'avenir il ne lui accorde que les futurs contingens. Il n'a pas soutenu l'amendement proposé à cet égard. M. n. DE sAiNT-Ai.EiN: Il l'a soutenu par son discours.

M. DuriN Je termine, messieurs, je n'ai rien à ajouter à ce que vous ont dit les voit éloquentes qui ont plaidé pour ia loi. Qu'on ne nous accuse pas de timidité c'est parce que nous voulons conserver et maintenir, que nous persistons dans notre loi telle que nous l'avons proposée; nous repoussons tous fesamendemens. (Vive àpprobation.)

M. i.E PRESIDENT Deux amendemens ont été proposés à l'article 1" l'un par~ M. de Sade, l'autre par MM.- Chapuys-Muntiavi'.Ie, de Saint-Albin et Delespaul. (Mouvement.) Ce dernier est celui qui. s'éCarte le plus du projet de M et qui doit être délibéré le premier. En 'voici le texte rëctiSë. (Ah ah ')

A la fin du règne actuel, si te prince héritier du trône n'a pa: atteint l'âge de 18 ans accomplis, il y aura une régence.

)) La régence appartiendra, pour toute la durée de la minorité, à la princesse mère du roi mineur, non remariée, et, à son défaut, à la reine son aïeule paternelle, également non remariée.

M. ccAt'uYii-MoLTj.ATii.t.t!, appelé a la tribune pour développer son amendement, commence la lecture d'un discours où sont résumées d'tbord les diverses opinions émises sur la régence des femmes. (Les conversations particulières s'établissent sur tous les bancs; un grand nombre de membres quittent la salle.) M. H. BE sAiNT-ADHK Attendez le silence.

M. cHApuYs-MoKTf.Avii.i.E Messieurs, j'ai le droit d'être écoute, et m'entendre est un devoir pour la Chambre. (Pariez! pariez!)

L~honorabie membre continue sans que ses réclamations et les avertissemens réitères de M. le président parviennent à faire cesser les conversations et à uxer l'attention de la chambre.

Au moment où 5). Chapuys-Montlaviiie quitte la tribune, M. de Saint-Albin se prépare à y monter. (Non! non! aux voix!)

M. m r;u':sfDExT L'amendement a ëtë développe, personne ne !c combat, il n'y a plus qu'aie mettre aux voix. (Oui! oui!)

Douze ou quinze membres de l'extrême gauche se lèvent pour l'amende- ment, qui est rejeté à une immense majorité.

N. DH sADE développe un.autre amendement ainsi conçu '< A la fin du règne actuel, si le prince appelé au trône par la déclaration du 7 aoùt n'a pas atteint l'âge de dix-nuit ans accomplis, et jusqu'à ce qu'il ait atteint cet âge, i'ainé de ses oncles paternels sera investi de la régence. n A défaut, et successivement, la régence appartiendra au plus àgé des oncles survivans.

L'honorable membre développe son amendement et l'appuie de considérations déjà produites dans la discussion. Il présente son amendement comme une transaction. S'il est rejeté,'une imposante minorité votera contre la loi. M. Dufaure se dirige vers Is tribune. (Aux voix! Non non! Parlez!) Le silence se rétabiit.

M. DUFAURE Que là chambre se rassure je ne viens pas continuer une · discussion épuisée; je veux seulement répondre à queiques unes des paroles du préopinant il a dit en terminant son discours L'amendement que nous proposons est une transaction; si vous i'aee&pfez; la chambre presque tout entière se ralliera au projet de loi; si vous le rejetez, vous aurez la majorité; mais une imposante minorité protestera contre votre décision, x C'est à ces parûtes que je veux répondre.

Je ne discuterai pas l'amendement que, pour ma part, je repousse. J'adhère entièrement au projet de loi comme la commission dont j'avais l'honneur de faire partie. Mieux vaut cette loi de prévoyance, cette loi destinée à pourvoir aux nécessités imprévues et instanées qu'un autre qui ne serait qu'une loi d'expédiens et laisserait tout en question pour l'avenir. Je n'ajoute rien tout a été dit sur ce sujet; mais je m'adresse aux partisans de l'amen- dement, à l'honorable M. de Sade, et je leur dit: Si votre amendement n'obtient pas la majorité, je vous en conjure, moi, qui ne siège pas sur vos bancs, mais qui suis uni à vous par bien des sympathies, je vous en conjure, et je crois avoir le droit de parler ainsi: rentrez en-vous-mêmes. (Ah ah murmures à gauche.) Oui, avant de déposer dans l'urne un vote définitif; réfléchissez au caractère, à la gravité, a l'importance de cette loi. (Ecoutez écoutez !) Deux considérations me paraissent devoir vous y déterminer, deux réuexions que je veux soumettre à votre intelligence supérieure la mienne. (Ah ah!) !) Notre situation est celle-ci, et dans ce tableau je ne ferai que traduire !e sentiment général qui s'est manifesté dans le pays au moment où a été connue la fataie catastrophe du')3 juiiiet. Où sommes-nous? qu'un autre malheur vienne aiiiiger la famille royale et la France, et nous nous trouvons en présence d'un enfant de cinq ans et des deux chambres. Si vous n'aviez pas prévu ce moment funeste, si vous n'aviez à l'avance déterminé par une toi en quelles mains passera l'exercice du pouvoir royal, te gouvernement serait suspendu, tout serait arrête dans le pays au risque des plus grands désordres. Une loi est donc nécessaire.

Si elle était contraire à la charte, vous la repousseriez; je le comprends, vous auriez raison, et mon vote se joindrait aux vôtres mais si vous n'y voyez qu'un embarras pour vos successeurs, un embarras qui ne se produira peut- être pas dans cinquante ans, est-ce là une raison suffisante pour ne pas donner à une pareille loi la sanction d'une majorité imposante ? (Marques d'as'sentiment.) Je ferai une seconde observation. Tout le monde l'a dit, tout le monde l'a senti, le jour où la couronn passera sur la tête d'un roi mineur, sera un jour d'épreuve difncile. La minorité elle-mème sera une époque pleine de difficultés. Si un tel événement doit. arriver plus tût-qu'àucun de nous ne le désire, n'importe-t-il pas do donner au prince appelé à la régence, dans ces pénibles circonstances, autant de force, autant de pouvoir qu'il peut en ré- `- sulter du vote de la loi aetueiie ? C'est pour cela que je voudrais lui conci- lier, sinon l'unanimité, eiie est impossible, du moins une majorité imposante, et je demande aux auteurs de l'amendement, si leur opinion peut être adoptée par la chambre, de s'unir à nous pour donner à la loi cette sasction éclatante. Quant à moi je le dis sincèrement, messieurs, si le projet de toi avait été présenté dans te sens de l'amendement, moi qui aime mieux une loi pré-.voyante, une loi toute prête pour les minorités instantanées et imprévues, si je n'avais pu faire triompher mon opinion, je voterais la loi néanmoins, et je conjure ceux qui professent une opinion contraire à la mienne de ta voter par ces deux motifs à titre d'adhésion éclatante au principe de notre monarchie, et comme moyen de donner au régent toute la force, toute l'autorité que les circonstances peuvent rendre nécessaires entre ses mains. (Très bien!–Aux voix!)

M. oDiMN BAR&or Je rends justice à ta loyauté de l'avis qui vient de nous être donné par'1'honorabie préopinant.'En faisant appel à notre dévoùmentpour nos institutions, en rappelant les épreuves que nous avons. traversées, on est plus sùr de faire impression sur nous qu'en évoquant des fantômes d'anarchie et de contre-révolution. (A gauche": Très bien! très bien !)

Messieurs, il en est temps encore, le scrutin n'est pas ouvert, il dépend de vous de ne pas abandonner au hasard une institution aussi grave, aussi importante que celle de la régence, et de créer dans la chambre cette imposante majorité que l'on réctame. (Rumeurs diverses.) Je vous ai démontré que l'un des vices de.votre loi était d'abandonner à la destinée une institution d'où peut dépendre l'avenir du pays, et vous me dites que. votre loi est révocable. (Oui! oui!) Je rends plus de justice à votre loi; je ta prends au sérieux plus que vous-mêmes. Elle crée un droit, elle fonde une institution, elle engage l'avenir. (A gauche: Très bien!) C'est à jdire que pour n'avoir pas eu le courage de faire un acte de discernement. (Réclamations.) vous en êtes réduits à reculer devant vos propres actes. (Non! non!) Vous comprenez maintenant qu'en vous confiant au hasard, vous avez exposé les destinées du pays. (interruption.)

votx DivEMïs Non! non à l'amendement! 5~. Dufaure a parlé dans unsens tout opposé.

M. ooiLON BARDOT Et aux membres qui n'ont pas voulu accepter une telle perspective, qui ont voulu conserver aux pouvoirs nationaux un droit. ancien, vous demandez le sacrifice de leurs convictions, de leurs craintes. Vous croyez que c'est une chose indiiférènte; déposer les pouvoirs poiiti-' ques au profit du hasard, cela vous parait une question secondaire, et sur laquelle, dans un intérêt de convenances, on doit faire le sacrifice de ses convictions. Non, messieurs. (Mouvemens divers.)

Non nous croyons servir la monarchie en retenant nos convictions et en y conformant nos votes. (A gauche: très bien!) !)

Yous oubliez le caractère de votre loi, vous la dénaturez quand vous parlez de l'autorité que le résultat du scrutin peut ajouter au pouvoir du régent dans les circonstances que vous prévoyez. Vous oubliez que vous ne désignez aucun régent, que'vous ne faites pas une loi personnelle. (Rumeurs.) Ce n'est pas un vote de discernement que vous faites en faveur de tel ou tel prince. (Nombreux murmures.) C'est un droit qua vous créez pnort .san< vous occuper de son application. (Dénégations.) Eh bien! noas voudrions précisément, nous, que le prince qui sera appelé à traverser, à titre de régent, cotte .épreuve difiiciie, fùt investi par nos votes de la plus grande autorité possible, et c'est pour cela que nous appuyons l'amendement. (Aux voix! aux voix !)

M. le président donne une nouvelle lecture de l'amendement et le met aut voix. Il est réjeté. (Légère agitation.)

M. i.E pREsiDEKT Je mets aux voix maintenant l'article i* du projet de loi. Il est ainsi conçu « Le roi est majeur à l'âge de dix-huit ans accomplis. –Cet article est adopté; personne ne se lève à la contre-épreuve. Art 2. «Lorsque fe roi est mineur, le prince le plus proche du trône, dans l'ordre de succession'étaMi par ia déclaration et la charte de 1830, âgé de vingt-un ans accomplis,-est investi de ia régence pour toute la durée de la minorité.x n r M. oBii(gn BARRoT Puisque l'arrêt est'prononcé, (Ecoutez! écoutez!) l) puisque y~ng avez'décidé que yons recevriez le régent des maias du hasard,


(Réclamations.) j'appellerai l'attention de la chambre sur cet âge de vingt-un ans &xé pour la majorité des regens. Je lui demanderai si quelquefois, snus le rapport de l'âge, il ne rapprochera pas trop le régent du pupille, et je proposerai de Cxer cette majorité à vingt-cinq ana. (Aux voix!) L'amendement proposé par M. Odiion Barrot est rejeté..

Art. 3. « Le plein et entier exercice de l'autorité royale, au nom du roi mineur, appartient au régent, a

« II en est saisi à l'instant même do l'avènement. «

M. CE f~ACY développe un paragraphe additionnel ainsi conçu: Toutefois, le régent ne pourra commander en personne une armée, sans y être autorisé par une loi spéciale et temporaire. »

Ce paragraphe est rejeté.

L'article est ensuite adopté.

Art. 4. L'art. Ï2 de ia charte et toutes les dispositions législatives -qui protègent la personne et les droits constitutionnels, du roi, sont applicables au régent, n

M. MAMMM présente quelques observations sur la plénitude de l'inviolabilité attribuée au régent. (Aux voix!)

-L'article est adopté.

Art. 5. "Le régent prête devant les chambres le serment d'être Mêle au tei des Français, d'obéir à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume, et d'agir en toutes choses dans la seule vue de l'intérêt, du bonheur et de la gloire du peuple français.

"Si les chambres ne sont pas assemblées, le régent fera publier immédiatement et insérer au BMHeSn <<M toM une proclamation dans laquelle seront exprimés ce serment et la promesse de le réitérer aussitôt que les chambres seront réunies. Elles devront dans tous les cas être convoquées, au plus tard, dans le délai de quarante jours.

M. ne MAuMorfT (Somme) propose de réduire a vingt jours le délai pour la convocation des chambres.–Rejeté.

L'article est adopté.

Art. 6. « La garde et la tutelle du roi mineur appartiennent à la reine ou princesse sa mère, non rémariée, et, à son dé!tut, à la reine ou princesse son aiéulepaterneiie, également non remariée.

M. cRArcYs-MONTi.Avti.t.E Je désirerais, savoir si l'administration de la liste civile fait partie de la tutelie du'jeune roi, pu bien si elle appartiendra sa régent.'

M. DuriN La liste civile se votera au commencement du règne d'un roi mineur comme de tout" autre règne, et c'est alors que les chambres décideront la part qui doit être attribuée au régent et celte qui devra être consacrée aux dépenses du jeune roi.

M. cHArnYs-MQKTi.Avu.LE C'est bon à constater. (Rires et murmures.~ L'article est adopté.

On procède ensuite au scrutin sur l'ensemble du projet. En voici le résultat

Nombre des votans 404 (Mouvement.)

testes lEMaeM~res.

MMM tMm~o & P~Fta.

Etude, dt &OSSART, notaire 4 Paris.

Adjudication en la chambre des notaire!) de Paris. le 30 août i843, 4 midi, sur ta muet prix d*)66,000fr.,

tttiMC

MME PMPMM Sue à Paris, quai Valmy, 47, et impasse Saint-Sébastien, 12, pouvant servir à tente espèce de fabrique, manufacture et maison de commerce, ayant environ t,900 mètres d'étendue et plusieurs corps de batimens. On entre de suite en'jouissance et on traitera de gré à gré. S'adresser à M* CKtSS&M, notaire, me *Richene<i 29, et 4 M. Bourguignon, qnai Valmy,47. et (2951)0 ÏS~* Adjudication dénnitive, !e mardi 20 septembre )8M, en ta chambre des notaires de Paris, par )e ministère de M* ~ABAttBE, t'nn d'eux,

D'UME MaSSOM, sise A Paris~rue St~Jacques, 24X, produisant 3,5t)0.fr., sur )a mis< à prix' de 60,0*0 fr. pour, le3 rensei.-nemens, à

S'adresser, pour tes rensei;;nemens,a al

M t~tBARBE, notaire, rue de la Monnaie, t9, dépositaire dés titres. (2955)1 t~* Etude de M* HA~BTT, avoué, demeurant a Paris, rue Verdelet, 4.

Adjudication, le mercredi 24 août tM2, en l'audience des criées du Tribunal oivi[ de la Seine, n~e heure de re)evée, EN CIBfQ l~OTS qui ne pourront être réunis,

f D UN~ MAISON avec Jardin et Dépendances, sise aux Thèmes, me des Thèmes, 3, commune de Neuitiy (Seine). Entrée en jouissance immédiate. –Mise 4 prix, )0,000 fr. DUNE MAISON, sise a Paris, rue Ste-Marguerite, 29, fanbourg St-Antoine.–Produit net, 1,800 f. –Mise à prtx, t8,000 fr.

3" O'tM G8MM PEOPMETE, sise à Bercy, Meaditta Grande-Pinte, contenant, en batimens et terrains, t,548 mètres. Produit net, 3,900 fr. Mise à prix, 45,000 fr.

4°M't~ TERMAM., 7 sis commune de La YiHette, route de M<*aux~ au coin de ïa rue Dreuln-Quintaine, de ta contenance de !u7 mètres en tuperficie. –Mise à prix, 2,000 fr.

S" 8'm MM PRO~ËÏE. 1 composée de quatorze maisons et terrains, sise commune de BeHevine (Semé), ruedeMeaux, 12, 12 bis ett4, impasse Charraud et chemin de ]a Carrière, près de)abarriëte dû-Combat.–Mise a prix, 180,000 fr.

S'adresser, pour les renseignemens, l* A m* HAUBT, avoué poursuivant, t, demeurant à Paris,\rue Verdetet, 4; 3" M* Lefébure de Saint-Maur, avoué co-ncitant, demeurant à Paris, rue N*St-Eustache. 45;

S* A M" Landon, notaire a Paris, rue de Provence, 4;

4' A M' Fontd, notaire à Paris, me StM*rc,Feydeau,24. (30~3)! tSS" Etude de M* &OISET, avoué à Paris.rueLouis-te-Grand,3.

Veute en l'audience, des criées dn tribunal civit'de j<remière instance de la Seine, an Patao de Justice, a Paris, le samedi 3 septembre 1842, EN UBt tECI.

I.OT,

ro'UMEMA~OM d'habitation avec cours et banmens en dépendant.

D UN TERRAI servant jardin.

Le tout situé an Vert-galant, canton e) arrondissement de St-Denis (Seine). Mise a prix, 30,000 fr.

S'adresser, pour les renseignemens I''Attf&<HSBT,avou6poarsuivant; 3" A M* Charpentier, avoue, ptésent à Invente, rueSt-Honoré, 10~. (3(Ht)) 1 SS?* Etude t.OCi'TA~jSAT, avoué à Paris, rue Saint-Honoré,S9L

Vente sur publications valontaircs, en l'audience des criées du tribunal ch'il de !< Seine, )e mercredt :i 40~ tSM, en m; 9euHot,det&

~AMUFACTURE M pMmm MM~Ms de Grenette, près Palis, consistant en T]n ( grand terrain, de forme régulière, clos dt a !nurs, d'une contenance de 2 hectares 3~ ares t6 centiares environ, sur lequel c existent diverses constructions. Ensemble tous les objets immeubles g par destination étant dans ladite fabrique, exploitée par la société Buran et C~, l' et située a Hreneite, près Paris, cantonde Vaugirard-, arrondissement de Sceaux, département de la Seine, sur- la mise a f prix. de 2 0,000 fr.

S'adresser pour les renseignemens t A Bt* l.ouSTAnBtAU, avoué poursuivant, demeurant à Paris, rue Saint- Honoré, 291;

2° A M' Bouissin, avoué présent a )a vente, demeurant à Paris, 35, ptace du

C~ire;

À M* Lemonnver, notaire A Pane, j ru~ de Gramont, i3; Et sur les tieux< dans les bureaux de j ta fabrique. (3045)1 t~* Vente anx criées de la Seine, te mercredi 3)'août 1842, à nne heure de relevée, en deux tots i d'nae Pfopri~ i Composée de divers corps debatimem, avec beau .jardin en dépendant, plante d'arbres fruitiers et autres en plein rapport,situéeASharonne,r. Fontarabie,4t; s s â° d'une Maison Et <mABtB JAHMN cuttivé en marais, f snnés rue de Reuitty, 38, a Paris; sur ta mise a prix, pour ]c 1" tôt, de 16,OUO fr., ( et pour le second lot, de <,MO fr.

S adresser pour tes renseignement à m' B. M<mEAC, avoué, place Royale, 3),

et :< M. Mignot, propriétaire, rue du

Roi-de-S<cil<4. (3035) S~'Etude-de Br CHSCVRECX, avoué `, rue Sainte-Anne, 63.-

Adjudication te 3t août tM2,ent'au- dience des criées dn tribunal civit de la Seine, au Patais de Justice, à Paris, une heure de relevée.

En deux lots qui ne seront pas réunis. D'UMË MAiSOKf, sise a Paris, rue de Chabrol, 59, sur ta mise à prix de. 160,000 fr. :°D'm. TERRAIN sis à Paris,

!) l'angle des rues dès Jardins

et du Chevet. Mise à prix. 60,000 S'adre"er Total. 200,000 fr.

S'adresser

A m* CHEUVMUXs avoué poursuivant ta vente, rue Ste-Anne, 63, à Paris; A M° Goujon, avoué, rue Favart, 12; A M* Poumet, notaire, rue du Fau- bourg-Poissonnière, 6. (3037)0 t~* Etude de &mrOT-SYOBnn:ST, avoué, rne Chabannais, 9.

Adjudication, en l'audience des criée!. du tribunal civit de la Seine, te samedi '~7 août ISi2, une heure de retevée, 8'U~E MAiSO~, < sise à Parts, rue L~sdtguietes, 14 et 16. Mise a prix, 30,00f <r. S'adresser, pour les reReeignemens, t- .A M* &UYOT-SIOMNEST, avoné poursuivant, rue Chabaunais, 9; 2° Et a M" Glandaz, avoué co-ticitant, rueNeuve-des-Petits-Champs,87. (29tt)u j Bt~na <tltn~~ ~~na tee ~parteMM~e. E~* Etude de m'' OABnjS, xvou<i à Coutommiers ~Spine et Marne).

Vente sur ticitation entre majeurs et mineurs,

M~B!EM§

dépendans de ta succession de feu M. Gé- rand Auriacombe, par te ministère de M" Cantier, notaire a Saint-Cirgnes de Jordanne, canton nord d'Àurittac, commis a cet effet par jugement du tribunal civit de Coutommiers.

L'adjudication aura tieu te' samedi 3 septembre i842, & midi, eu ta satte du tribunal de commerce d'Auritlac (Cantal), y téant au palais de justice, rne Lacoste. Le t*' tôt se compose d'une grange couverte eu tuiles, terres, prés et bois, sis a Auriacombe, canton de Marmanbac, contenant )S h. M a.S8 c., estime S5B5 fr. Le 2~ tôt, de ta montagne dite de Niosse), même commune, et d'un pré dit de ta Patissean, ensemble une grasge couverte en tuitfs, contenant te tout 2G h. )7 a. tto., estimé 2),0<)0fr.

Le tôt, d'une pitce de tefre, dite de

Majorité -203

Roubles.Nanches 3t0 0

Roulesnoires 94

Laehambreaadoptë.

La proclamation de ce résultat est suivie d'une légère agitation. m. t. rKMiDExT MM. les députes seront prévenus a domicMe du jour ('c ia prochaine séance.

Lasëancecstleveeasixheuresmoinsunquart.

I~WMvettes et t&Ms divers.

Pâtit*. –Le.roi, la reine et la famille royale quitteront lundi le palais de Neuilly, pour aller fixer leur résidence au château d'Eu. –Le Roi a fait écrire a M. le marquis de Rumigny, .ambassadeur de France à la cour de Bruxelles, pour le charger de remercier M. le comte de Merode de l'initiative prise par lui dans les chambres bejges, pour faire décider qu'un service serait célèbre en l'honneur de S. A. R. M. le duc d'Orléans. Conformément aux intentions du roi, M. de Rumigny a prié M. le comte de Mërode d'offrir à tous les membres de la chambre, à M. le marquis de Rodes et aux membres du séuat, l'expression de la gratitude de LL. MM. et de l'émotion profonde avec laquelle eiles araientrecu ce témoignage de respectueuse sympathie. La reine n'a pas voulu se contenter d'une lettre officielle. La dépêche adressée à M. de Rumigny occupait la première page et la moitié du verso; la reine Marie-Amélie a rempli de sa main la seconde moitié du verso et la troisième page. M. le comte de Merode montrait mercredi cette lettre à ses collègues de la chambre des representans, et tous lisaient, avec un attendrissement dont il leur était impossible de se défendre, les touchantes expressions de la reconnaissance de la reine/oubliant un instant sa douleur de mère pour remercier les reprësentans de la Belgique de l'empressement et de l'unanimité avec lesquels ils se sont unis au deuil de la France.

M. le duc de Nemours est parti pour Strasbourg afin d'inspecter et de faire manœuvrer les troupes de diverses xrmes réunies sur ce point. S. A. R. se rendra successivement aux camps pnrtieis de Lunëville, de Rocrov, de Saint-Omer et de Compicgnc, pour y faire ëgaiement manœuvrer les troupes qui devaient faire partie.du camp d'opëraHoK.! sur la ~arnf, contremandë après-là mort du prince royal, qui devait en prendre le commandementenchef.

On lit ce matin dans le ~OMtteMr '< Le roi a reçu les adresses du tribunal de paix de Beaumont (T:u-n-et-Garonne); des conseils municipaux de Cordes-Tolosannes, même département; de Puy-Ia-Roque, même département. Ces trois adresses ont ëte remises par M. Emile de Girardin, mombre de la chambre des députes."

NoM&'se, MaHes et- NaFca~s.

BOURSE.–M août.–O/jeyaf/o/Mttfer.'ne.–Hnes'en est fait aucune avant la

Oespéyron, divisée en deux exploitaions, sise commune de NauceU€S',estfné5,24afr.60c..

Le 4" tôt, d'une terre ou pâture, dtte d< Lai-Laiene, même commune, contenant !2 a. 99 c., y compris le petit pré m-dcssus,~estimé2,H5tr.

Le &' lot, d'une pi ce de terre appdec te la Rivière ou de Bnnnafé, sise audi'. ~are), contenant h. Ma. 99 c.,estimé !,2iStr.6UC.

S'adresser pour prendre connafssance )escharges tt conditions de'ia vente: ACnn)ommiert:

A CAMtJS, avoue, rne de !a bons'réfeeture, 6, poursuivant la vente; A B!* Roy, avoué, rue du Palais de-Jus-

ice,6;

ht a tf Yaiion. i)npa<se de la Muchette, tous deux avoues cotieitans.

!t:tA.uriUae(Cantat.

A M* i.autier, notaire, cotnmis, demeu'anta St-Cir<:ues deJordanne;

Et a M" Palis, avoué a Aurittat-, correspondant de Camus. (30Uo)0 E~* Etude de monn.l.ETAtlSE.tuccesseur de M~ Lëbtant, avoué a Paris, rucMoutmartre, 164. Vente sur ticitation, aux criées de la !eine, au Ratais de-Justice, a Paris, une ~eure de relevée, le mercredi 31 aout~ 842, en quatre lots, dont le S* et le 3* ioutront<trc réunis,

1" 8'M8 H~SO~ BOCMEOm. Avec sei. dépendances et deux jardins e tenaut, sis a Mandtes, canton de Boisy-St-Légcr, arrondissement de Corbfi! Seine-et-Oise), près )a p)ace d'Anues, brToant l'angle du chemin de Mandres:' ü ~illecresneetdeMandresaSautenyou telarueChantepie. <t Mme joMe Maieem

<Htft<tttaHon.

Avec cour, b&timens accessoires et jar )in, dessinéa t'anglaise, situes a Man- ires, Tue de Mandres a ViUecresnes, tyant entrée par une grande perte et ineautrepetiteporfe;

? <t nne fteee t9e terre t~ttour~bte

l'environ 25 ares 20 cenriares, derrière mur du jardin de la maison et: y attenant

<t nne Trav<~<'<t<~ s~nng*. ~vec écurie, sise audit Mandres, sur Ip chemin de Mandre! a vitteerune, aynn~ ju-devant une petite portion de terrain, t usace de cour, et derrière, une pièce dt terre tabourabte; le tout contenant environ 3 arcs.

MisM~prix:

i"]ot. 8,WOfr.

S''iot. 8,<m0

3'tot. 800

~)ot. 4M

)7,2COfr.'

S adresser pour les renseignëmens: A M~ laoui~~EfA&BNE, avoué poursuivant, a Paris, rue Montmartre, )<4, À M*~ Parmentier~ avoué colicitantj rue des Jeûneurs, 3; Et à M~Dupont, avouea Corbeil.rne de la Pêcherie, 14; Et sur les lieut, pour tes voir et les visiter. (301'?) 1 X~* Vente sur publications en t'aafjience des criées du tribunal civil de la Seine, une heure de relevée, par suite ~< baisse de mise à prix, le samedi 27 août )M3,

DES B0!8

?

et d~5Sa.imviMe,

canton d'Arpajon, arrondhsement de Corbeil, département de Seine-et-Oise. Ces bois, distans d'environ tdtometres d'Arpajon, etde25kjtomè!res de Paris, route d'Orléans, sont pour ta plus grande partie d'un seut tenant, et contiennent dans leur ensemble 302 hectares 63 are<[ts sont aménagés régulièrement et divisés en différons cantons sur tes terroirs de Bruyères et d'Ollainville. It dépen'd en outre,de ta propriété un pressoir au village de Bruyères.

Les produits de ces bois, a raison de leur situation, s'écoulent facilement, la proximité de la capitale leur donne en outre du prix pour la chasse, Ils sont de bonne natur?. et l'état de la plantation et de l'entretien est en général satisfaisant. Mise à prix réduite, 330,000 fr.

S'adresser: )" A BT' BENORmABnHE, avoué poarsmvant la Vente, me dti Sen-

tier, t4;

2'' A M* Damaison, notaire, boulevard Boonc-NonvcUe, 8,

A M~ Ptutippe, notaire a Arpajen; Et Bruyères-te-Chàtet même, à Petit. gardédésbois. (2979)0 S~ Adjudication en raudience des criées du tribunal de la Seine, par suitf de baisse de mise a prix, le mercredi 3) août 1842, BE 1~

~rre de ~Sf'my, composée d'un château, ferme, terres el près, et de ta foret deSassenay, du bois Chanoine et des bois de Virey, te tout ~isué sur tes communes du momn nom canton et arrondissemettt de Chatonssur-Saône ~Saône-et-Loire).

Tous tes bois sont de très bette natnn dt d'un produit tout particutier par rapport a la grande quantité, des réserves. La vente a lieu eu trois lots qui pourtontétrp réunis.

Le 1~ composé des château, ferme, terre et près, sur !a mise a prix. de 125,000 fr. Le 2% de la forêt de Sassenay

~'t du bois Chanoine, sur la

mise a prix de 210,000 Le 3", du bois de Virey, sur

la mise a prix de 265,000 Total. 600,000 fr.

S'adresser, pour les renseignemens A B!°BEBtO~MABmtE, avoue pour- suivant, rue du Sentier, 14; 2° A Ctaudax, avoué colicitant, me Neuve-des-Petits-Champs, 87;

3' A M" Ferran, notaire, rue Saint-Ho-

noré.339;

4" À M" Haitig, notaire, rue d'Antin, 9. Et.surtesiieux:

A M. Batautt-Gaubert, propriétaire a CKatons-snr-Saône;

Et a M. Louis Foucher, concierge, dn château de Sassenay. (2977.0 Ï~* A vendre a t'amiabte avec facilités de paiement,

SN BMS:'

d'un très bon rapport dont on jusnhera, ''ontenant 86 hectares 6 ares, situé à Bon:)eHes,surIaroutede Chartres, .< 35 kitometres de Paris.

S'adresser a M* Norès, notaire M Paris, ruedeC!ëry,5. 5. (2535)1 Etudes de t!I &l.ABmAZ; avoue a Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs, 87, et de BI* t.nEKEI., notaire, Mirebeau-'

sur-Beze.

Adjudicttion, te dimanche S8 août )8<2, en l'étude de M" Liëne), notaire à Mhebeau-sur-Be/.e(Cùt.e-d'Or heure de mid), En neuf tots, des biens dont la dësignationsuit:

t" et 2" tots. Une MAYSOB! et dé pendances, avec cour.i et jardins, dite ta maison Umuay, située a Mirebeau, Gran- de-Rue,* d'une contenance superficieUt Je taarés 80 centiares, y compris l'emptacement des batimens, te'tout divisé eu deux lots.

.Miseapri~j~

2` lot. t,600

3'' lot. Une MAISOSt avec ~un petit jardin, située a Mirebcau, rue de la Prée, contenant, y compris l'emplacement des batimëns,fare64centiares.

Miseaprit:7h0fr.

4*'tôt.–Une MAISON, batimens,cour et verger, situés sur la route de Pontaitier, contenant, y compris t'emptacement des batimens, 22 ares 4 centiar.es, et: faisant partie de la ferme de Mirebeeu. Miseaprix:4,&UOfr.

t* tôt. Un coars DE FEMCE, appeté ta ferme de Mirebeau, situé commune de ce nom, sur la route de Pontaittier, consistant en maison d'habitation, batimens, cour verger, et contenant, y compris l'emplacement des batimens, :4 ares ~6 centia'es, pnsemb'c m ticctares 90 ares 89 ce -tiares de terres labourables et prés, en 64 pièces dépendant de ladite ferme. Miseaprix:at,6itfr.

6' tôt. Une PIECE BE VI&NES, sise an terroir de Mirebeau, dite la Carenne, de la contenance de 1 hectare C2 ares 40 centiares, entourée de haies vives. Mise a prix: 900 fr.

tôt. 3 hectares 1 f are* 4S centiare! de '!n&B!ES, en sept pièces, situées au terroir deMirebcau.

Miseaprix:4,OMfr.

8e lot.– Une TUYLE2UE, sise :'t IMirebeau, composée d'une maison d'habitatiou.bâtimena, cour, t]atte à sécher la tuile fosse, dou~ fourneaux dont un peut cuire :0 mitliers de tuiles; ensemble H hectares 49 ares 70 centiares de terres labourables, prés et bois taitiis, en cinq pièces situées près de la tuilerie et en faisant partie. Misé à prix 17,589 fr.

S'tot.–UneTHÈCE BBME, diteprc de Brant, contenant 34 ares 95 centiares, et située sur le terroir d'Oixilty, canton de Mirebcau~

Mise a prix G09 fr.

i S'adresser poor tes renseigMmens

bonMe.Le! 0/0. autant qn'oner! pn.Me jnger en an '=''n'epa)ett,<mt~fEertâ 3 78 65, dernier cours d'hier. Ouvert au même pr.x au parquet, ]t a_ftottë entre )a~ mande et tes offres jusqu'à pr< s de 3 heure* )/4; i) s'est même t..)t un moment ayc~ nef te de 5 c sur ce cours. La nouïeUe de ).< ctûture de )a dtscusston sur ia régence t'a fait ensuite sortir de cette Mthargie;)) est remonte et '°~ 75; dans ta coutisse, a 7! '/3. Le & <~0. anr. s )0 c. de va. iat.ns en baisse, est ''emonte et finit ~n dernier e.urs d'hier. U en f. t de -néme de St-Cenna.n, ~Stra~u~ et du 5 0/0 he)f;e ~i0 (8)0, BOt 35 et )t. )/4). Orteans non ttbere perd 2 ft. JO t-M)).

drr comptant, ferment

C"M~~C~'I?SSMENT: 60/0 3 0/0, bons du trésor (:t:S de cheance), banque de FranHe(3M5),ob)igations de tavt))e(t2/6),d Aipinesy~, 4 canaux (~272 M). ca..a) de CourRogne (t07 M), rive gauche (90).btrasbou.t; .0~ Or)ëansnonhbere(56U), Rouen (6M 60). RrosLanme (6045), ducats, e.nprun_t0main (103 i/t). dette passive (37/9), & 0/0 be)ge i831 ()023/4),d°d" 1840 (103., Pte-

mont (1127

"]~:dc 25 c.. 4 0/0 (;02),rescriptions sur Strasbourg (53), de 2 frj 60, oMig. de la caisse hypothécaire (492 M; de fr. 25, caisse hypothécaire (7M <D), 'OM d'Autriche (365); de !/8 0/0, dette active fît 6/8)..T,n~tMnfn

EN BAIS -E de & !r., nve droite (286), obtigahons d" (tOOO), Haïti (505);de )/4P/0, B)/20/Oho)<andais(M)/4).

Point d'autres affaires, soit an comptant, soit a terme.

FONDS P)us P)m D" Oôt. pmMESfindnm. Finpfocb. PUBL!C.S. cours, hant. bas. cours, prëc. PRIMESfindnm. Finptoch.

60/OJ.du Ct. ))9'i0 !)9M H9 40 t)9 60 tt<) 6" dt.I" 22mars. f.c.n9MH!)65fl9<6ft965f<9f.dt.60!f965"tM3~ 30/OJ.duCt. 78 65 7855 7865 7855 TStSdt. )" ~)0~ 23juin.f.c. 7865 7875 7860 7876 7S65dt.M 7880 7875 7940 <9~ Emnt.s~iCt .to <n~dt.i'tnM.m<tw«)' Mjnin fc “dt.M' NanÏcs, J. Ct. t05 60 t05 50 tOS M ~06'60 )05 60 dt. I."m"nn)..<n,' "<" "~M jinUet. f.c.),n"'tn,n.<nn)))!dt.M'M'

Du'compt. a nn du. mots. S 0/0 10'V"-Empr.'Mt,

~cc~r': D'anmoisar-tutre. 25

Ht.fUn.H. p~ eomut. A fin dn mois. 6 0/0 05 tO .R. de Nap). D'un mois a l'antre. 37 t/2

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Neuve-de~-Petits-Champs,t?;

2°AM"Legras, avoué aParis~rueRiohe)ieu,60;

3° A M~ Mouliin, avoué, rue des Petits- Augn,tins,6;

4" A Si" Fremyn, notaire A Paris, rue deLiHe,)); t;

Et a Mirebeau; a B!" LIEmEL, notaire.

(9967)0

Ï~" Etude de m°OASTAIG.NET, avoué, · rued'Hanovre,

Adjudication en )'étude M* Gossart, notaire a Paris, rue Richelieu, 29, tejeudi 27aoûtI8~2,dixheuresdumatin. En exécution de jugement dutributt:d de- commerce de la Seine, du 17 ma: [8t2, enregistré, et d'une ordonnance de référé rendue par M. le président du tiibunai de t" instance de Paris, du M jui~et )8t2, Usera procédé a l'adjudication, aux enchères puMiqnes.

rDuDroitataFnor&lETÉBUJOnRiSAl. t.E CHAHIVARï,. a sa cUenteue. son achaitndage, le mobilier meublant, !ivres, registres, collection dujonrna), ci te droit au bait des lieux où s'exploite tedit jpurna), rue du Croissant, )6, sui tamiseaprixde ,5,000fr. S" De plusieurs. )ots de &ttAVURES UTS06B~PHIES pabliées par ledit journa!, chaque lot rontén'ant dix mille desJites iititographies et gravures, d'après le ciass~inent qui en sera l'ait par série. Miseapr)X.:chaquc!ot, 100 fr. 3° D'un lot de CLICHES d'environ f600 Miseaprix: !Mfr. S'adresser pourjes renseignemens 1" M~ &OS<ATH.T,ndtaire, dépositaire du cahier des charges, rue Richelieu, 2~; 2''At[*Legras,avoué,rueR.iche)ieu,60,AM*~ Castaignet, avoué pom'suivant; rue d'Hanovre, itt;

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Préfecture de Police.

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es Lejen~i t5 septembre !812,àmidi,it sfr.) procédé à la Préfecture de PoT~ce. à. l'adjudication sur soumissions cachetées, de )a fOB&BnTOm: !;C CNAM!OSJ BZ. TER~E nécessaire au service des prisons civi)esdeiaS<:iue,tt de la maison cen-rc traie d'éducation correctionneHe-de Paris, pendant un atl a compter du f janvier

]H On peut prendre connaissance du cahier des charges an t" bureau du secrétariat

m On peut prendre connaissance du cahier des charges au I°r bureau du secrétariat

gênera!, tons ios jour.~ !t0n fériés de midi a heures. (2902) Pdns.–It)!pn[ueii6tieBÈfuu~if6trM.O,rue<it: Vaugirard.

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t''34,5!6hi)ogrammesde

BEOBJtE tTUUS,

environ divisés en 6 lots, ponr le service des hôpitaux et.hospices, pendant les quatre derniers mois de' )SM,<ttes~ quatre premiers mois de )8M.

23,485 Mtogrammes de

BEniU~E DEEU-SEL,

environ, divisés en 2 lots, pom' le service des hôpitaux et hospices, du )" ncvemhre 1842 au 30 avril tUSinctusivement Nul ne sera admis a concourir à ia présente adjudication, s'il n'y a préatabtement été autorisé par le conseil-général deshospiees. Les demandes d'admission seront reçues jusqu'au samedi 27 août, à heures dusoir.

Dépôt des soumissions, les 2,3et&sep~ tembre)(i4:deiQheuiesit4heure. yersemént des cantionnemens a la caisse des hospices, au ptus tard )e jour de l'adjudication avant midi.

Communication dés cahiers des charges, an secrétariat des hospices, rne Neuve-Notre-Dame, 2, tous les jours, ]es dimanches et fêtes exceptés, de 10 A 3 h.' Le secrétaire-général de l'administra-~ tion. Signé, L. DUBOST. (2K<)())

Aatonrd'hoi en pont re<mmet

tomme fttbta te proM<me <'<tt tr~itemenHimpte, heUe. et. Mat

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dteut, hcitet tntTre en tee~et M en voyage et Mnt tnenn 4<rM~ementjii t'emploie tTecnntj~itnecet dam toute* têt MiMM et <<M toui )M eUmaU.