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Titre : La Croix

Auteur : Groupe Bayard. Auteur du texte

Éditeur : La Croix (Paris)

Date d'édition : 1933-11-10

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

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Description : 10 novembre 1933

Description : 1933/11/10 (Numéro 15559).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k413822s

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343631418

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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ADVENIAT REGNUM TUUM

Vendredi 10 nov. S. André Avellm. Samedi 1 nov. S. Martin de Tours.

La Journée lit Paris, le 9 novembre 1933.

En l'église Notre-Dame de Paris ont eu lieu aujourd'hui, en présence du président de la République, des membres du gouvernement, de très nombreuses personnalités françaises et étrangères, les obsèques nationales du Dr Roux, directeur de l'Institut Pasteur. Le cardinal Verdier, archevêque de Paris, a donné l'absoute. A l'issue de la cérémonie religieuse, M. Lisbonne, ministre de la Santé publique, a prononcé un discours sur le parvis de la cathédrale.

La Commission des finances de la Chambre a chargé son président et son rapporteur de demander au gouvernement quelles modifications il compte apporter aux projets financiers du précédent ministère, à quelle date et dans quelles conditions il compte réaliser l'équilibre budgétaire.

Un grand débat sur la politique extérieure s'engage jeudi au Palais-Bourbon. Parmi les interpellateurs figure M. Handel, dont le discours est très attendu.

Le roi d Afghanistan a été assassiné.

A la suite de l'entrevue Mussolini-Goering, il semble bien que l'Allemagne.soit décidée, après le plébiscite du 12 novembre, à poser devant l'Europe la question de la revision des traités.

La Belgique dénonce, à son tour, la trêve douanière conclue lors de la Conférence économique mondiale.

A LA MÉMOIRE

du P. Vincent de Paul Bailly De belles fêtes à Amiens

et à Berteaucourt-les-Thennes Au mois de décembre, la Maison de la « Bonne Presse » célébrait magniiiquement le centenaire de la naissance du P. Vincent do Paul Bailly, son fondateur.

Mgr l'évêque d'Amiens prenait part à cotte fête, à un titre tout spécial, puisque le P. Bailly est né dans je diocèse d'Amiens, à Berteaucourt-les-1 tiennes, et qu'il y a été baptisé.

Aussi Mgr Lecomte proposa-t-il aux BR. Pères Assomptionistes de commémorer cet anniversaire dans la petite patrie du grand Moine. L'idée fut accueillie avec empressement.

C'est dimanche prochain 12 novembre, qu'elle aura lieu, sous la présidence de Mgr l'évGquc d'Amiens, et avec la participation de plusieurs religieux Assomp-

tionistes.

Une messe d'action de grâces sera chantée, à 10 heures, en l'église SainteAnnu* d'Amiens. M. l'abbé Morklen, rédacteur en chef du la Croix, y prendra la parole.

A 2 h. 30, à Berteaucourt-les-Thennes, bénédiction de l'église restaurée et de la plaque commémorative (Alresser les offrandes à 'M. le chanoine Papin, 23, rue Uizette, Amiens. Compte chèques postaux, Paris, 257-00.) qui y sera apposée, en souvenir du P. Bailly.

Des auto-cars prendront. Amiens, pour les transporter à Bertcaucourt, distant de 16 kilomètres, tous ceux qui désireront participer à la cérémonie. Mgr Lecomte compte bien qu'un grand nombre des propagandistes et des amis de la « Bonne Presse », ainsi que des membres des Conférences de Saint-Vincent de Paul, dont M. Bailly, père du P. Bailly, fut, avec Ozanam, ua des fon- dateurs, se feront un devoir d'accom- plir ce pieux pèlerinage.

L'enseignement religieux eu Alsace-Lorraine ̃On sait l'émoi causé en Alsace et en Lorraine par la circulaire Guy La Chambre du 17 juin dernier aux termes de cette circulaire, les parents désireux de faire dispenser leurs enfants des classes de religion. n'auront plus à l'avenir à solliciter l'autorisation une simple déclaration de leur part au directeur de l'établissement suffira.

La Documentation Catholique du 11 novombre (n* 677) a réuni sur cette affaire un important dossier elle montre le rôle joué par la Ligue de renseignement et par plusieurs parlementaires très laïcistes elle indique les réactions produites par. lu circulaire La Chambre, tant parmi les organisations catholiques que chri! les adversaires.

La Documentation Catholique un exemplaire, 0 fr, 75, 5. rue Bayard, Paris, Vin\

fRANChiS 6 pa8es: la a 88 fr. 8 35 fr. 3 DItÎ8 18 Ir.

COLONIES 4 a a !5 fr. s 231r. s !2 tr.

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IMPUISSANCE DU PARLEMENT

Il y aura bientôt un mois, M. Da-du pays avec M. Poincaré! » ladier, président du Conseil, pré- Voilà ce que disent les journaux sentait au Parlement un projet de qui ont déjà décknché une vive redressement financier, et il an-campagne contre la concentration. nonçait des cataclysmes si on Interpellations à la Chambre, ne l'adoptait pas immédiatement, non pas encore à la tribune, mais Aussi demandait-il la procé-dans les conversations des coudure d'extrême urgence, que laloirs, les discussions des CommisChambre lui accordait. sions et les réunions du Parti. Là, Or, dès le début de la discussion, les « jeunes radicaux » (car, tout la même Chambre renversait le comme les socialistes, les radiministère, ce qui remettait en eaux se divisent en « néos » et en question tout ce qui, au dire du archéos », en « mous et en gouvernement, aurait dû être voté« « durs ») parlent pour ou contre « d'extrême urgence ». la concentration, et les « durs » Avec une rapidité à laquellene manquent pas déjà d'interon ne s'attendait pas, M. Albertpeller le ministère sur ses sentiSarraut a mis rapidement sur piedments envers le centre et les soun nouveau ministère; il est vraicialistes et sur ses méthodes d'acque, sauf la présence d'un ou deuxtion « Présentera-t-il ses projets centristes, il ressemblait comme de redressement en bloc ou en un frère à celui qui vient de mou- trains successifs? » Et, après avoir rir et qu'il n'était guère qu'un re- discuté, les radicaux n'osent pas

plâtrage.

Le premier contact du nouveau ministère avec le Parlement fut plutôt froid faibles applaudissements au Sénat, où cependant le parti radical, dont M. Sarraut est l'un des-chefs a, à lui seul, la majorité, et, à la Chambre dégagement en faveur du ministère d'une majorité qui ne représentait pas même la moitié du nombre des députés (306 voix sur 615 députés).

Le gouvernement, dès sa naissance, était donc atteint de faiblesse congénitale, alors qu'il lui fallait une autorité exceptionnelle et presque dictatoriale pour poursuivre au-dessus de tous les intérêts particuliers contradictoires l'intérêt général du pays et prendre des mesures « d'extrême urgence ».

C'est que, dans les circonstances présentes, il est plus facile de former un ministère que de dégager de la Chambre une majorité. Pour trouver ses collaborateurs, le futur président du Conseil n'a que l'embarras du choix: il y a tant de députés et de sénateurs qui se sentent la vocation ministérielle et se déclarent' aptes à tous les ministères, depuis celui des Affaires étrangères jusqu'à celui de la Santé publique,

Mais quand il s'agit d'obtenir des partisans formant une majorité solide, c'est autre chose, et les moins empressés à soutenir le nouveau ministère sont ceux qui l'étaient le plus à y entrer, car ils ne pardonnent pas au président du Conseil de n'avoir pas reconnu leurs exceptionnels mérites. Ceux-là représentent au sein de toute majorité le ver dans le fruit. Ils la minent sournoisement, jusqu'au jour où elle tombe comme un fruit devenu blet.

Ce qui favorise singulièrement leur travail de décomposition, c'est la décomposition même de la Chambre. Il est bien difficile d'en dénombrer les groupes, parce que ceux qui ont été officiellement déclarés et on en compte au moins une douzaine sont euxmêmes divisés en sous-groupes sans cesse changeants.

A l'heure présente, qui pourrait exactement définir le parti socialiste de la Chambre, et surtout la politique qu'il suivra? Il vient de se scinder d'un côté, les néo-socialistes de l'autre, les archéosocialistes, les « mous » et les « durs ».

Mais cette œuvre de décomposition n'est pas terminée ne parle-t-on pas aujourd'hui d'un troisième sous-groupe se dessinant autour de M. Blum lui-même, celui des « attentistes », qui cherchent le vent et ne savent pas encore s'ils resteront avec MM. Blum et Paul Faure, en réservant leur liberté d'opinion et d'attitude, ou s'ils iront chez MM. Renaudel, Déat et Marquet, en faisant d'ailleurs les mêmes réserves, ou s'ils formeront un troisième groupe parlementaire.

Jusqu'à nouvel ordre, le socialisme nous apparaît à la Chambre comme un sable mouvant. Et les radicaux ? Ceux-là auraient quelque raison de faire bloc pour un ministère qui est présidé par un de leurs chefs et qui est presque entièrement radical et c'est bien ce que pensait M. Sarraut quand il espérait que l'on ne gênerait pas son action par des interpellations incessantes, non seulement à la Chambre, mais surtout au sein de son propre parti. Mais, hélas! avant mêma le dépôt de ses projets qui, après une parenthèse d'un mois, seront d'une urgence encore « plus extrême », si l'on peut dire, voici que les interpellations commencent Interpellations dans la presse. « Père, gardez-vous à droite! Sous couleur de Concentration, le méchant Centre et la plus méchante Droite veulent vous faire prisonnier. Mais nous sommes là pour vous défendre contre eux et, s'il le fallait, contre vous-même, en vous rappelant qu'à Angers, dans une de ses assises solennelles, le « Parti » vous a exclu pour avoir cédé aux sollicitations des modérés en collaborant au relèvement

Quotidien VINGT-CINQ CENTIMES RÉDACTION1 Ji.XHiemSTXSTSUA.TXCJ'lSr

5, rue Bayard, Paris- VIII». Adrti» télègraph. CROlBAïiR-PiRtS-86

voter des résolutions, de peur de trop découvrir aux yeux des profanes leurs divisions.

Ainsi, le parti radical, à la Chambre, nous apparaît sinon miné, du moins semé de pièges à loups et de chausse-trappes.

Le Centre, c'est-à-dire les républicains qui se disent « de gauche » car, à la Chambre, centre veut dire gauche, se divise en cinq ou six groupes au moins, sans qu'on sache bien ce qui'les distingue. Leur discipline va jusqu'à l'abstention, comme on l'a vu dans le scrutin sur le nouveau ministère.

Ils se tiennent sur la réserve, mais que feront-ils quand il faudra en, sortir, ce qui ne saurait tarder? Ont-ils posé au gouvernement des conditions précisant ce qu'ils accepteront et ce dont ils ne veulent. à aucun prix ? Y a-t-il un chef chargé de parler en leur nom, comme en ont les partis à la Chambre des Communes ? Est-ce M. Marin, M. Flandin, M. Raynaud ?

Cela dépendra de l'attitude de M. Sarraut et de la démarcation qu'il fixera pour sa majorité à droite. Pour le moment, on se réserve, parce que la présence de M. Piétri aux Colonies ne suffit pas pour donner au- gouvernement figure je ne dis pas d'Union nationale, mais de Concentration républicaine.

Cette réserve n'assurera pas au gouvernement la force qui lui est indispensable pour son œuvre aussi difficile que nécessaire. Mais ce qu'il y a de plus grave, c'est que le Centre, en sortant de sa réserve et en affirmant sa ferme résolution d'aider le gouvernement, lui rendrait peut-être le plus mauvais service;, car il le compromettrait singulièrement auprès des radicaux et encore plus des socialistes, qui, tout en refusant leur appui au gouvernement, surveillent. jalousement tous ses actes, comme si le Cartel, que leurs propres divisions ont brisé, existait toujours. Et voilà, en présence de quel imbroglio parlementaire se trouve le ministère. Comment s'étonner que, devant les problèmes « d'extrême urgence » qui exigent des solutions énergiques et rapides, if se montre hésitant?

JEAN GUIRAUD.

Le roi d'Afghanistan a été assassiné

Nadir Khan avait remplacé sur le trone son beau-frère Amanullah Son fils aîné, âgé de 17 ans, lui succède

Une dépêche de Caboul annonce que le roi d'Afghanistan, Nadir Khan a été assassiné, mercredi, à 15 h. On n'a jusqu'à présent, aucun dé-

Le roi NADIR Khan,

tail sur ce drame politique.. qui prive l'Afghanistan d'un chef d'Etat très ouvert et organisateur remarquable..

Son fils aîné, Mohamed Zahir Khan, âgé de 17 ans, a été proclamé roi quelques heures plus tard.

Le roi Nadir, qui avait longtemps 1 habité Paris, était âgé de 53 ans. II avait I succédé, le 16 octobre 1929, à son beaafr$re le roi Amaaullan gui avait été cou-

Les obsèques nationales du Dr Roux

Les obsèques nationales du D* Roux ont eu lieu jeudi matin. Disons-le tout net, elles ne furent pofnt ce que nous eussions souhaité. La foule n'était un peu compacte qu'aux abords de l'Institut Pasteur et de Notre-Dame. Partout ailleurs, sur te long parcours, elle était trop clairsemée.

Les immenses services rendus à l'humanité par le grand savant disparu méritaient plus d'empressement. Rendons un hommage d'autant plus vif à ceux qui l'ont compris, notamment aux curés de saint-Jean-Bapliste de la Salle et de Notre-Dame des Champs, ainsi qu'aux directeurs de leurs écoles libres, qui avaient groupé les élèves do ces écoles devant les deux églises que nous venons de citer, situées sur le parcours du cortège funèbre. Regrettons aussi de n'avoir \u qu'un trop petit nombre de personnages officiels derrière le corbillard du IV Houx. On avait dit que M. Lisbonne, ministre de la Santé nationale, accompagnerait sa dépouille mortelle depuis la rue Dutot jusqu'à Notre-Dame. Nous n'y avons vu que son représentant, avec ceux du président du Conseil, des ministres de la Guerre, de la Marine et de l'Air. L'immense modestie du génie que nous pleurons ne justifie pas certaines abstentions.

La levée du corps

Dès 8 h. 30. des personnalités du monde de la médecine, de la science, de l'armée, des lettres, etc., arrivaient à l'Institut Pasteur, et défilaient dans la petite chapelle où reposait le corps du Dr Roux, entouré des membres de la famille et de six religieuses. A 8 h. 40, M. l'abbé €û6boii, accompagné de deux prêtres, venait devant le cercueil réciter une dernière prière, et en particulier le De profundis, auquel l'assistance répondit.

Cinq minutes plus tard, les employés des pompes funèbres transportaient la dépouille du grand disparu jusqu'à un corbillard orné à ses quatre angles de faisceaux de drapeaux tricolores et déjà chargé de trois couronnes envoyées par le président de la République, les membres du Parlement, la Chambre des députés. Un grand drapeau également tricolore, était jeté sur le cercueil. Tandis que le cortège s'ébranlait, les cloches de Saint-Jean-Baptiste-de-taSalle tout proche laissaient tomber lentement un glas funèbre, et la musique â'un régiment d'infanterie jouait la marche funèbre de Chopin.

Entre l'Inatitut Paateur

r

et Notre-Dame

Derrière un cordon d'agents, deux chars porte-couronnes s'avançaient. On aimerait citer les donateurs de ces couronnes dont un si grand nombre représentaient d'émouvants témoignages de reconnaissance. Mentionnons du moins une belle gerbe blanche avec cette seule inscription « Au grand maître une maman. » Venaient ensuite le corbillard suivi d'un valet de pied portant sur un coussin la grand'eroix de la Légion d'honneur du Dr Roux Puis, les six religieuses dont nous avons parlé et la famille du défunt. En arrière marchaient les représentants des ministres et le groupe des personnalités officielles enfin, les collaborateurs et les amis du défunt. Quelques compagnies d'infanterie, une batterie d'artillerie, un peloton de gardes mobiles faisaient la haie, 1 ue Dutot, boulevard Pasteur, rue de Vaugirard. A l'angle de la rue de Vaugirad et du boulevard, la musique du 23» d'infanterie joua, au passage du corbillard, une marche funèbre, tandis' qu'un peu plus loin sonnèrent les trompettes des cavaliers.

Après quoi, le cortège chemina par le boulevard du Montparnasse, le carrefour de l'Observatoire, le boulevard SaintMichel, le boulevard Saint-Germain et la rue Danton jusqu'au parvte de Notre-

traint d'abdiquer au début de 1929, en raison de l'opposition manifestée par certaines tribus afghanes aux méthodes occidentales qu'il s'efforçait d'introduire dans son pays.

Dès son avènement qu'il avait dû imposer en mettant fin par une vigoureuse campagne au règne éphémère <un usurpateur, Bacha Sakao, Nadir Khan restaura l'ordre, en abandonnant les projets de réforme tentés trop rapidement par son prédécesseur.

Mais ce programme, il le reprit discrètement, en le réalisant par étapes, et d'abord, en introduisant celle des réformes d'Amanullah, que la population pouvait accepter parce qu'elle nallaient pas à rencontre de ses mœurs et de ses coutumes.

C'est ainsi qu'il améliora les communications. Le téléphone et le télégraphe furent installés daiis tout le pays, et un projet de voie ferrée allant de la frontière russe à celle de l'Inde fut mis à l'étude.

De plus, Nadir Khan envisagea de doter son pays d'une Université et de réorganiser selon des méthodes européennes l'enseignement en Afghanistan.

Dans une interview, qu'il accorda au mois d'octobre 1929, à Mme Andrée Viollis, le souverain, exposant ses projets de réforme, avait dit notamment J'espère diriger l'Afghanistan vers le progrès et en faire un Etat indépendant et civilisé.

Je compte sur l'aide de toutes les nations et particulièrement de la France où j'ai vécu les cinq meilleures années de ma vie, au milieu d'amis, comme dans une seconde patrie.

On peut espérer que son fils, qui .a partagé l'activité du roi défunt, saura sagement continuer l'œuvre de Nadir Khan pour le bien' de son peuple. Ajoutons que. c'est sous !c règne de Nadir Khan qu'un prêtre catholique, se donnant comme tel, mais poursuivant seulement des travaux d'ordre scientifique, a pu. pour ia première fols, pénétrer en Afghanistan et y séjourner sans être inquiète.

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Dame, oit des drapeaux de Sociétés patriotiques et d'anciens combattants faisaient la haie devant le porche. La cérémonie religieuse Un peu avant l'arrivée du corps, M. Becif de Fouquièrcs, chef du protocole M. Oiiappe, préfet de police, et M. Paul Guichard.tdireeleur de la police municipale. sont venus attendre, sur le parvis de Notre-Dame, le président de la République.

A 9 h. 43, un commandement bref retentit. La garde républicaine présente kts armes pendant que la voiture présidentielle se range, devant le grand portail de la basilique métropolitaine. Le cardinal Verdicr, arrivé depuis quelques minutes, vient accueillir alors M. AIbert Lebrun et le conduit solennellement à la place préparée pour lui à. l'entrée du chuenr, puis monte lui-même sur son trône, en face de Mgr Baudrillart. Dans le sanctuaire, avaient pris place M. Jeanneney, président du Sénat; M. Bouisson, président de la Chambre M. Albert Sarraut, président du Conseil et ministre de la Marine les membres du gouvernement, au premier rang desquels nous avons reconnu MM. Dalimier, vice-président du Conseil et ministre de la Justice; Camille Chautemps, ministre de l'Intérieur; Pierre Cet, ministre de l'Air; de Monzie, ministre de l'Education nationale: Frot, ministre du Travail; Piétri, ministre des Colonies Ducos, ministre des Pensions; Lisbonne, ministre de la Santé publique; André Marie, sous-secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil.

Les chaises réservées au corps diplomatique sont déjà occupées par les représentants de tous les- pays. De très nombreux parlementaires ont. tenu également à s'associer à la cérémonie, ainsi que les membres des .corps constitués, de l'Institut, du Conseil municipal de Paris, des centaines de médecins civils ou militaires.

Sous, les voûtes de l'immense église, une foule considérable se presse maintenant.

(Voir la suite page 2.)

L'interpellation à la Chambre sur la politique extérieure

M. MANDEL, député de Lesparre, dont l'intervention dans le débat de politique étrangère, qui s'ouvre jeudi à la Chambre, est très attendue.

GAZETTES

Le plus précieux dos lots

Toujours alerte, le D' Guéniot, membre de l'Académie de médecine, vient d'entrer dans sa 102' année. Il n'est pas rare qu'on rencontre, sur la rive gauche, allant tantôt à l'Académie de médecine, tantôt, le dimanche, à l'église Saint-Germain des Prés, sa paroisse, ou faisant sa petite promenade hygiénique, le vénérable centenaire.

Son hygiène ? Elle consiste surtout dans son propre massage, qu'il exerce lui-même chaque jour. Il a bon appétit, bon pied, bon œil, aime à consulter les livres de la bibliothèque et réjouit par sa gaieté ses- petits-enfants ou arrière-petitsenfants.

Voilà un lot merveilleux qui ne se gagne qu'à la loterie de la Providence.

Le gaspillage socialiste

On continue de s'étonner du gaspillage des deniers publics. Et l'on cite ici et là des dépenses d'une scandaleuse exagération.

Notre correspondant de Toulouse est bien placé pour relever aujourd'hui les dépenses que la municipalité socialiste de cette ville a consacrées au groupe scolaire et à la salle des fêtes d'un des faubourgs de la cité Rose Rangueil. Il s'agit de la jolie somme de 3 800 000 francs. Et combien d'enfants fréquenteront cette nouvelle école ? La réponse peut se trouver dans le nombre d'habitants de ce quartier qui ne dépasse pas 1 500.

La municipalité socialiste de Toùlouse dilapide d'une façon éhontée les deniers des. habitants. Nous en trouvons un irrécusable témoignage dans la somme vraiment extraordinaire de 30 millions, consacrée en quatre a«?s à bâtir des écoles. Qu'on ne soit donc pis surpris de savoir que îe contribuais toulousain se considère comme rus, dis jjjus

pressurés dg.Frauc&I

Le découragement est, en toutes choses, ce qu'il y'a de pire! c'est la mort de la virilité. LACORDAIRE

Ir

LENINGRAD

Impressions de voyage par l'abbé PICARD DE LA Vacquer*

II. Les musées Les musées de Léningrad et de ses environs sont intéressants à un double point de vue. D'abord, en raison des œuvres d'art qu'ils contiennent. Et aussi parce qu'ils

Le célèbre « Canal d'Hiver est un des coins des plus pittoresques dé l'ancienne capitale. Le passage couvert qui le surplombe relie le Palais d'Hiver au musée de l'Ermitage (à droite), le Louvre russe. Une superbe vue s'ouvre de là sur la Néva.

servent de cadre à une propagande communiste remarquable de méthode et d'adresse.

Non seulement les trésors artistiques réunis par les tsars sont conservés soigneusement par les Soviets, mais le gouvernement de Moscou a très notablement enrichi les musées. Des œuvres nombreuses appartenant, avant la Révolution, à des collections particulières sont maintenant biens nationaux.

L'Ermitage qui, sous l'ancien régime, était déjà l'un des plus riches musées du monde, est devenu, par sa peinture surtout, d'une incomparable splendeur. On y admire les grandes collections des maîtres flamands et hollandais Rubens, Téniers, Van Dyck, les 42 Rembrandt, dont le célèbre Retour de l'enfant prodigne, les écoles françaises depuis Philippe de Chanipaigne, Le Poussin et Claude Lorrain jusqu'à Ingres, Corot et Millet, en passant par les espiègleries de Greuze, les exquises compositions de Watteau et de Lancret, les discrets chefs-d'œuvre de Chardin, les ruines romaines d'Hubert Robert. L'art moderne français, moins bien représenté à Leningrad qu'à Moscou, est cependant fort intéressant à l'Ermitage.

Les salles où sont groupées ces œuvres contemporaines ne doivent pas être souvent visitées, à en juger par le petit incident suivant. Après que notre guide nous eut montré les œuvres dont il vient d'être question, nous demandions à voir les modernes, que nous savions être très beaux. Il fallut interroger de nombreux. gardiens pour savoir où se trouvaient ces tableaux. Quand les salles furent découvertes, nous dûmes attendre encore de longues minutes avant qu'on en pût trouver les clés. Enfin, nous fûmes récompensés de notre patience en admirant un Claude Monet, entre plusieurs, au dessin à neine indiqué, ravissante symphonie de mauve et de rose. Un Van Goth au couteau. Un Maurice Denis indiquant combien ce peintre fut influencé par Gauquin. Des Picasso, des Matisse, etc.

La propagande communiste, partout très active, à l'Ermitage trouve à s'exercer. Les tableaux et les objets d'art, groupés par époque, s'accompagnent d'explications révolutionnaires. A l'art du moyen âge correspondent des images de châteaux forts, de serfs penchés sur la glèbe. Dans les salles du xvir siècle français, on voit un Louis XIV gonflé d'orgueil, s'écriant « L'Etat, c'est moi Auprès des tableaux contemporains de la Révolution des vues de la prise de la Bastille, des portraits de Danton, Desmoulins, Robespierre. Un peu plus loin, la lutte des classes est expliquée, au xrx* s., par des dessins de Gavarni. Entre autres une caricature classique de Louis-Philippe en forme de poire. Un peu partout, des gravures rappelant les diverses insurrections des époques tsaristes.

Mais les Soviets ont surtout exploité pour leur propagande les anciennes résidences impériales. Ces demeures ont servi de cadres à l'histoire. C'est précisément cette histoire que les guides de l'Iutourist ont mission de rappeler aux étrangers. Ces guides, il faut l'avouer, ne forcent pas trop ta vérité. Visiblement, ils voudraient demeurer impartiaux; D'ailleurs, les

faits historiques habilement interprétés par eux sont généralement sévères envers les tsars. Les guide» laissent soigneusement dans l'ombra ce qui fit la grandeur d'un règne pour mettre uniquement en lumièr. la barbarie de l'ancienne monarchie,

Ils savent cependant établir une discrimination entre ceux des souverains qui menèrent leur pays à la gloire et ceux dont les fautes pesèrent lourdement sur l'Etat. Lot puissance d&JLaBcie&ae.Russie de» meure pour eux une fierté.

Il est vrai que ces renseignements! historiques sont à l'usage des étrangers Or, ces étrangers, jusqu'ici! au moins, appartiennent générale-, men: aux classes intellectuelles qu$ se livrent, plus ou moins, à d«^ enquêtes. Le gouvernement de Moscou le sait et, avec psychologie, il fait instruire les agents de Fin* tourist.

Comment les guides, à Pallurei professorale, qui conduisent dang les palais royaux la foule des prolétaires russes expliquent-ils les faits historiques? Ces professeurs (car ils paraissent bien l'être) possèdent une éloquence fougueuse, à laquelle leurs auditeurs semblent d'ailleurs peu sensibles. Les^ hommes, les femmes, les enfants, amenés là en troupeaux, ne manifestent aucune réaction et semblent s'ennuyer. Bien qu'on ignore la langue russe, il est. aisé d'imaginer; le sens de la leçon faite au peuple, L'ancien régime est ridiculisé' et le nouveau exalté. Pour s'en rendre compte il suffit, d'ailleurs, de re» garder les graphiques et le;» images partout exposés. Â (Voir la suite page 2.)' Abbé PICARD DE LA Vacquerie«

Billet de Berlin

Un article

de la « Germania »

La Germania, organe de M. vort Papen, mène une active campagne ert faveur de la liste unique, soumise À l'approbation du corps électoral allemand. Dans un article récent, olla. reproche avec violence aux catholiques français, « persécutés » pa^ la III* République, de ne pas partager son admiration sans bornes pour, le III* Reich et de ne pas cacher, à> l'occasion ce qui est grave, leur, sentiment.

La Croix n'a pas hésité à publier, les billets que nous lui avons envoyés pour éclairer la position des catholiques allemands, ralliés au nouveau régime. Plusieurs de ces billets ont été largement reproduits dans la presse du Reich, ce qui sem- blerait établir qu'ils furent trouvés objectifs ou même favorables. Nous dcnnons encore la parole à la Ger-i mania. Ce journal reproche notam, ment aux catholiques français d'avoir apporté leur adhésion à des hommes d'Etat qui faisaient profession da laïcisme et d'anticléricalisme, tels que Clemenceau ou Poincaré. Mais, premièrement, l'organe du vice-chan- celier avoue qu'il conseillerait à se^ lecteurs de voter pour Hitler si celui^ ci n'avait pas signé le Concordat et; « méconnaissait » les catholiques c'est ce qui s'appelle suivre et niêmej prêcher les mauvais exemples.; Deuxièmement, la Germania confond le vote de confiance dans un Parlement libéral avec l'adhésion sans ré-* serves (c'est d'ailleurs la seule peiv mise) qu'elle se flatte d'apporter au régime totalitaire hitlérien nous voyons là, pour notre part, quelque différence. %a&a, notre confrère al-« lemand oublis guo la presse saite»,


lique française a protesté avec éner- gie contre les « persécutions » i.'i M. Clemenceau, ni -AI. Poiuc-arc, ui enfin,, AI. Combes-n'ayant exigé qu'elle applaudît, nous reconnaissons' d'ailleurs bien volontiers que son mcrite en fut singulièrement diminué et ne saurait être comparé Il celui qui reviendrait par exemple à la Germania si elle baissait, ne fût-ce que d'un degré, le ton réglementaire de ses enthousiasmes.

Le journal catholique écrit notamment

La lutte exaspérée que se sont livrée jusqu'au 5 mars dernier le catholicisme politique et te national-socialisme a laissé derrière elle, des troubles qui ne purent pas être partout dissipés par le j.rogramino dit gouvernement et la déclaration de paix des <5vêques. Tout il fait indésirable est apparue aux étrangers, qui voulaient profiter d'un conlllt persistant entre le pouvoir national-socialiste et le catholicisme, la signature du Concordat. Il est connu que certains diplomates étrangers se sont ipnssablejnênt efforcés d'empêcher la réalisation «tic cette muvre de paix. Lorsque, cependant, l'accord fut réali3tf, on suspecta la tidOiité du gouvernement Hitler aux obligations du traité, et l'on profita des occasions les plus minimes pour étaler au grand jour un contlit-fentru Rome et Berlin, Les entretiens qu'un envoyé spécial «lu gouvernement du Reicit vient d'avoir avec le Vatican au sujet du règlement do ̃quelques « question? frontières sont utilisées de nouveau par la presse flra*- <;aise dans un but de perturbation. La France laïque, qui a entrepris, en 1905, un brutal Kulturkampf et refusé toute concession il l'Eglise, devrait se l'aire moins de soucis pour la religion cutllolique dans le Helch. Le statut dont tTKgliss a joué dans la a protestante-» Allemagne a toujours pu souffrir la comparaison avec la situation qui lui a été faite dans la France « catholique ». Ce que les catholiques alsaciens ont défendu tk'PÙis 1919 contre la politique officielle dans le domaine scolaire ou ecclésiaslique, c'est ce qu'ils ont pu sauver de leur ancienne dépendance allemande. Les- avertissements contre les dangers <jui menacent soi-disant l'Eglise dans l'Allemagne actuelle ont visiblement un but politique. Ils doivent détruire les rapjiorls harmonieux créés par le Concordat .entre l'Eglise et l'Etat et exciter les catholiques allemands contre le régime na- tional-socialiste.

Soyons persuadés que le monde, et plus particulièrement cette partie du inonde qui est mal disposée à notre «>g;iKd, attendent avec passion les résultats du scrutin dans les provinces catholiques du Reicli. Les catholiques allemands vont avoir à prouver le degré de Icur sentiment natlou.il. A la question .Voulez-vous l'honneur et l'égalité de droits pour l'Allemagne, ils répondront par l'affirmative mais ils devront aussi, dans le yote proprement dit, se «errer derrière le gouvernement qui a .entrepris la lutte décisive contre l'inJustice du traité de Versailles. L'heure •est trop grave, pour que des considérations personnelles et des mécontent eiià*nts puissent jouer un rôle décisif. Et .pour fce qui est des bruits tendancieux qui courent a l'étranger à propos du Concordat, quand bien même ces rumeurs j;era font exactes, quand bien même le Concordat ne serait pas venu, quand bien iiit'-me nous, catholiques, nous serions dans le III* Reicli! méconnus et repousses, nous devrions cependant, dans la bataille qui s'engage pour l'honneur de la • nation, nous lever comme un seul homme, comme en 15)14. Les catholiques allemands ne se laisseront pas intimider ;par les catholiques français, qui ont tiré ne la III' République plus de maux que ile biens pour leur religion, et qui se rangeaient derrière un Clemenceau, un Poincaré et d'autres hommes d'Etat cnrore, quand ceux-ci faisaient hautement «profession de laTcismc et d'anticlérica-

jisme~. :̃.

GFonGss Thébaut,

La désagrégation du parti socialiste Les conséquences du Conseil national ce dimanche dernier se précisent. D'atord quant au nombre des élus qui so sont solidarisés avec M. Renaudel, et tlétachés officiellement du parti socialiste. Ils sont actuellement 34 dont 7 sénateurs, et 27 députés. Voici leurs noms: ̃âMM. Auray, Dherbécourt, Fourment, Giaraud, Laudier, Reboul, Voilln, d'une part; jMM. Barthe, Bérenger, Camboulives, Carïuagnolle, Cayrel, Cazalet, Chometon, Compère-Morel, Déat, Deschizeaux, Gcumin Hymans, Lafaye, Ernest Lafont, Lagrosilltère, Lasserre, Lebret, Luquot, Warquet, Montagnon, Paul Perrin, Brintçollier, Ramadier, Auguste Revnaud, ÎMaxence Roides, Simounet, Varenne, de l'autre.

Mais les parlementaires qui restent pux cOtés de MAI. Léon Blum et Paul t'aure ne sont pas, pour autant, disposés à accepter tous les mots d'ordre, à se soumettre à tous les ukases de la C. A. P.

Certains veulent seulement, pour le mofeient, se tenir dans une position d'attente, réservant leur liberté d'action pour l'avenir. Et, dès à présent, ils tracent la limite au delà de laquelle Ils ït'iront pas en fait d'obéissance, ils veulent. en particulier, qu'il soit bien entendu qu'ils continueront à manœuvrer librement sur le terrain parlementaire «t ne semblent pas du tout enclins à prêter le fameux serment de «délité feu! -leur a été demandé par le Conseil

BOURSE DE PARIS. Cours da e novembre 1933 valecbs iflairji™*™» iffaiffa)™*™ isirsiv^ d^ii va»™ \ssl\sz

ALEC S prdcdd. du Lour URS pi'MÍ4. du taur VALEURS pnadd, du lour II VALEURS préc6d. 1 du Jour V A.u"S drdala, da laur

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La Commission des affaires étrangères de la Chambre approuve à la quasi-unanimité la politique de M. Paul-Boncour

La Commission des affaires étrangères s'est réunie mercredi sous la présidence de M. Edouard Soulier, viceprésident. Ella a entendu M. Pau-1-Boncour, ministre des Affaires étrangères, qu'accompagnait M. de Tessan, sous-secrélalro d'Etat. M. PaulrBoooou-r a fait la Commission un exposé très complet de la situation internationale et a étudié particulièrement la question du dtH;arm«Tien.t, éiroltsnwnft tlée aux moyens. d3 contrôle tes négociatiems menées pendant le cours de la, GoatOrence et depuis le départ de L'Aileroagae de la Sootëtâ des Nations.

M. le ministre des Affaires étrangère» a répondu ensuite aux question» qui lui Jurent posées par MM. Guernut, Rcni5 Ërunet, l,ouis Mario, André Frlbourg, Camille Ferrand, Métayer, Viénot, Weill, Pezet, Jean Longuet et BerUiod.

Les réponses de M. Paul-Boneour lui donnèrent l'occasion de traiter successivement du fonctionnement du pacte de Louarno, des rapports aetuglB avec l'Italie, do la réorganisation de l'Europe danubienne, des questions autrichiennes et des relations franco-russes. Le président a remercié M. Paul-Boncour de ses déclarations claires et concrètes.

Aprts le départ du ministre, la Commission a adopté à l'unanimité, moins une voix. sur la proposition dn M. Yiénot, la motion suivante

n La Commission des affaires étrangères a enregistré avec satisfaction les déclarations de M. le ministre des Affaires étrangères et a pleinement approuvé la politique dont il lui a fait l'exposé, »

La Commission des finances de la Chambre

s'occupe à la préparaiM II ùipt ds 1934 et du PfÉIOTKlit flDîMiBT

Au cours de la séance qu'elle a tenue mercredi, la Commission des finances de la Chambre a envisagé deux ordres de questions la préparation du budget de 1934 d'une part, et. d'autre part, le redressement ilnaticler. Pour ce qui est du budget, le président, M. Malvy, a fait remarquer qu'on ne pouvait en entreprendre utilement l'examen avant de connaître a quels moyens d'équtlihre le gouvernement s'arrêterait. Et cependant, le temps presse. Il a donc été convenu, après diverses observations, que l'on demanderait à tout le moins au Cabinet s'il prend à son compte, s'il fait siens les projets de budgets de dépenses présentés pur le gouvernement Daladler. Si la réponse allait ftrn affirmative, la Commission s'attacherait aussitôt à cette tache, réservant pour plus tard l'examen de la loi de finances.

A ce propos, .justement, la suggestion a été faite par divers membres de la Commission d'une intervention que le président et le rapporteur général pourraient faire auprès dy gouvernement pour lui demander de no pas fractionner ses projets de redressement financier et de présenter un seul texte. Cette proposition, do forme impérative, n'a pas été retenue. Il a été seulement convenu que MM. Malvy et Jacquier demanderaient à M. Albert Sarraut à quelle date et dans quelles conditions H ferait connaître ses intentions. On prête d'ailleurs au ministère l'idée de présenter trois projets distincts, mais shnultanés.

L'ÉVÊQUE D'URGEL

VISITE LES VALLÉES D'ANDORRE Mgr Guitart, évêque d'Urgel, co-prince d'Andorre, qui ne s'était pas rendu depuis quatre ans dans la république des Vallées. Le nouveau Conseil lui avant manifesté des sentiments courtois, le prélat a été partout accueilli avec respect.

national. La cérémonie était tirévue pour le 20 novembre. La première revendication., ou. sommation présentée à M. Paul Faurc est d'avoir à reculer ceUe date. Ces « attentistes », comme on les appelle, ces socialistes, qui veulent voir venir, sont environ une trentalne. On compte dans leurs rangs MM. Frossard, Audrand, Dormoy, Rivière, Georges Weill, Louis Gros (Vaucluse), L'Hévéder, Fieu, etc.

Slgnalons également que la contagion de scission semble gagner le groupe socialiste du Conseil municipal de Paris. Voici, en tous cas, M. Deslandres, qui représente a l'Hôtel de Ville le quartier Croulebarbe, et milite- depuis quarante ans dans les rangs du parti, qui élève des protestations contre les décisions du Conseil national.

Enfin, la scission socialiste va-t-clle avoir une répercussion dans les autres groupes de gauche? Va-t-elle, en particulier, atteindre par ricochet la Gauche démocratique au Sénat? On annonce, en effet, que des éléments avancés de ce groupe, MM. Puge, Violette et Bachelet, entre autres, seraient disposés à s'agréger aux sept sénateurs socialistes dissidents et a constituer avec eux un groupe commun.

Les obsèques nationales du Dr Roux

(Suite de la première page.) A 10 heures, pendant que résonne à l'extérieur le bruit des cloches sonnant le glas, et qu'on entonne dans le sanctuaire, le De profunclls, le corps de l'lllustre savant franchit le seuil de NotreDame, suivi do la famille, entre autres de Mlles Roux, nièces du défunt du Df Ramon, son neveu duD' Martin, de Mme CalnioUe, du Conseil d'administration, puis des religieuses de l'Institut et

ue l'hôpital Pasteur.

Le cercueil est placé à la croisée de la nef et du transept, sur un catafalque très bas au-dessus duquel pend un baldaquin majestueux et qu'entourent des torchères.

M. le chanoine Feneon monte alors à l'autel et célèbre le Saint Sacrifice pendant que les grandes et les petits» orgues, touchées respectivement par MM. Vienne et Albert Serre, alternent leurs airs funèbres. M. l'abbé Mcrret dirige de son côté les chants de la maltrlse de Notre-Dame, placée dana le chœur, devant les stalles qu'occupent Mgr de Guébriant, supérieur des Missions étrangères Mgr Le Hunsec, supérieur des Pères du Saint-Esprit Mgr Chaptal, évêque auxiliaire de Paris, et les membres du vénérable Chapitre. Dans la belle cathédrale, sobrement décorée, Ja présence de tant, do personnalité» et d'une assistance aussi nombreuse <"«ntrlbu« à apporter k la cérémonie un caractère particulièrement imposant.

Lorsque la lecture du dernier Evangile a pris iln, le cardinal Verdier donne l'absoute.

Puis le corps du professeur Roux quitte Notre-Dame, «uivi de la famille, du président de la République, que reconduisent jusqu'au seuil le cardinal Verdier, Mgr Delabar et tM. le vicaire général Beaussart.

Le cercueil est alors porté entre deux rangéea de torchères eublates, vers le milieu de la place où est droseé un catafalque monumental.

L'hommage du gouvernement Toutes les personnalités sortent alors de l'église et viennent prendre place sur une estrade spéoialement aménagée. Nous apercevons au passage, après Of. Lebrun, M. Sarraut et la plupart de ses collaborateurs, le maréchal Pétaln, les représentants des différentes puissances, des centainee d'élus du pays ou de la Ville de Paris. les membres de l'Institut et de l'Université, de très nombreux savants français ou étrangers, le général Oouraud.

La musique de la garde républicaine eséeu.te alors la marche funèbre de Beethoven et différents extraits do Gounod, puis M. Lisbonne prend place devant le microphone.

Après avoir retracé la vie du Dr Roux, M. le ministre de la Santé publique rend hommage à la carrière scientifique du disparu

Sur cette môme place où viennent se rejoindre toutes les routes de France, il y a près de quarante années, un hommage solennel était rendu par la nation à la dépouille mortelle du grand Pasteur. A celui qui fut le premier de ses disciples et consacra, sa vie au développement de son œuvre était le même térnoignage de la douleur et de la reeomiaissimee nationales.

C'est par centaines de mille que se pourrait évaluer le nombre des existences humaines sauvées par le génie et la patience do ce grand Français Et M. Lisbonne de conclure, au milieu de l'émotion générale

« Puisse, notre pays, si cruellement appauvri par ce nouveau coup, trouver une leçon et une force nouvelle dans l'exemple d'une telle vie. •>

La cérémonie est terminée. Un fourgon ramène. à l'Institut Pasteur. le corps du Dr Roux, qui reposera près du maître dont ce savant fut le plus grand disciple.

La séance trimestrielle lie l'Institut Les cinq Académies ont tenu lenr <lernière géanco trimestrielle de l'année, mercredl, sous la présidence île M. Ferdinand Brunot.

M. René Doumie a donné lecture du rapport da M. Paul Bourget. sur le musée Condé. M. Emile Picard a lu le sien sur le cioiûalne de Chantilly. Bien que les revenus do ce domaine se ressentent de la crise. Ils sont encore respectables. On parle de 450 000 francs. Mais la location du golf et de la chasse rapportant de moins en moins. Lo général Baffourier avait légué un cer- tain nombre de tableaux a l'Institut; celui.:1 a décidé de décliner cette offre. Par contre, 11 a accepté la donation Huré-BaalendorT, laquelle consiste en une maison située a Saiut-Ouen et oit sera logé un artiste ou un honunc de lettres que l'Académie rrançatse et l'Académie des beaus-ans léslgneroht ultérieurement.

Sur la proposition de la Commission administrative, l'assemblée a élu st. Jean tonMon, bibliothécaire de l'institut, en rempla.:ement de Vincent Fllpoi, décédé.

L'ESCADRE

du général Vuillemin vole vers le Maroc L'arrivée à Carthagéne

L'escatiro aérienne du général Guillemin est arrivée mercredi après-midi il l'aérodrome de Los Aicazares, à 2f> kilomètres environ de Carthagènu. Elle a ainsi effectué la première étape de la grande croisière de 20 01)0 kilomètres qu'elle doit poursuivre à travers l'Afrique.

Les trois appareils du premier groupe !e groupe du général Vuillemin se sont posés sur le champ d'aviation à 14 b. là.

Les autres ont ensuite atterri successivement à intervalles plus ou moins longs. Les derniers avions du deuxième groupe, qui s'étaient mis en retard en touchant terre il. San-Javier 5 kilomètres de Los^Alcazares), sont arrivés A. 15 h. 30. Les équipages ont été reçus par les autorités de Uarthagêne, le consul de France, les aviateurs de l'aérodrome et un grand nombre d'officiers de la garnison.

Un des avions capote

Mais, sur les 28 nvions partis le matin de Perpignan, on n'en comptait que 27 sur le cliaipp d'aviation. Il manquait celui dit capitaine Ca?abone. Cet appareil, en effet. avait capoté en atterrissant sur un terrain voisin de l'aérodrome, au lieudit la Piviera. L'équipage s'est tiré indemne de l'accident, mais t'avion est assez endommage, et il est probable qu'il ne pourra pas repartir.

Déclarations du colonel Bouscat Le iipuicnanl-colonel Bouscat, son arrivée à Carthagène, a fait les déclarations suivantes

Depuis notre départ d'Isires, nous avons Ole constamment jr-'nés par le mauvais temps. Les conditions atmosphériques étaient, encore plus défavorables lorsque nous avons survolé le. territoire espagnol.

Tout, le long de notre parcours, du col du Perthus à' Los Alcaznrps, en (passant au-dessus de Pigueras, Barcelone, Tarragono et Valence, nous avons été gênés par un vent violent, par des nuages bas et par la pluie.

Maigre ces circonstances défavorables. ie voyage s'est bien accompli, ear, les ayant prévues, nous avions pris la précaution de partir en deux groupes de Perpignan.

Quelques-uns de nos appareils se sont trompés de champ d'atterrissage, ce qui n'est pas surprenant puisque le terrain d'aviation de San-Javier est à peine distant de quelques kilomètres de Los Aleazarea.

Quant au capotage de l'un des appaseils sur cet aérodrome, it est dû au fait qu'il n'y avait pas d'Indicateur de vent et que, étant données les circonstances atmosphériques, l'atterrissage était particulièrement difficile.

Chaleureuse réception

Les aviateurs français ont reçu le plus chaleureux accueil à Los Alcazares. Âssitôt après leur atterrissage, les aviateurs espagnols les ont réunis au Club des officiers du camp d'aviation. Le soir, Ils ont assisté à un grand dîner de gala èonné en leur honneur.

L'escadre quitte Carthagèns pour le Maroc

Jeudi matin, dès 7 heures, l'animation était grande à l'aérodrome de Los Alcazares. Tous les aviateurs français étaient présents, entourés par les ortleiers espagnois du camp.

Pendant que les appareils du général Vuillemin étaient approvisionnés d'essence, trois aviateurs militaires espagnols prenaient l'air et se livraient à d'audacieuses acrobaties.

A 9 h. 30, le premier groupe, composé de trois appareils décollait. Les départs se1 succédaient rapidement, et, à 10 h. 5, les derniers avions prenaient l'air. L'appareil qui a capoté, mercredi, à l'atterrissage, quoiqu'il soit moins endommagé qu'on l'avait tout d'abord cru, n'a pas pu repartir.

Le commandant Pelletier-Doisy et le capitaine Monembrie étaient partis a 6 h. du matin pour préparer l'arrivée de l'escadrille à Rabat.

Transfert

du corps du maréchal Joffre Le transfert du corps du maréchal Joffre a eu lieu mercredi, dans sa propriété de la Châtaigneraie, à Louveciennes (Seine-et-Oise), où il a désiré reposer et, selon ses dernières volontés, dans la _plus stricte intimité.

Assistaient à la levée du corps aux Invalides M. Laflllée, gendre du maréchal, et son dernier état -major; le général Issaly; le commandant Laffargue et le capitaine Saint-Ccrnln, qui ont accompagné le cercueil à Louveciennes, ainsi que le généril Gouraud, le général Mariaux et M. Paul Guichard, directeur général de la police munici-

Le corps a quitté les Invalides dans un fourgon, à 14 h. 43 il est arrivé à Louveciennes, à 15 h. 30, il a été reçu par Mme la maréchale Joffre et sa fllle, ainsi que par M. Bonnefoy-Sibour, préfet de Seine-et-Oise AL Bricou, maire de Louveciennes, le fidèle jardinier du maréchal et ses dévoués serviteurs. L'abbé Besles, curé de la paroisse, a lonné l'absoute.

Mwmw (iiuttim CHANGES A PARIS

SOU I Hier I Auj. SUR Hier Aoj. Untfra.8O,5Ï ..80,» «ollindê. 1030,75 1030,75

«ew-Tort.16,30 ..16,11 mut .134,35 .134,85

to*m»t- nantie.. -«M* hlSHue.356,» Uiét. -«8 ««owwrt s,,),494,75 .495,25 £iB»4M..i. «13,30 813,125 fltuc. •̃••» .>•

BOURSE DE COMMERCE

Paris, 8 novemure.

Blés. Ouverture 3 de nov. 123,25 vend., tend. sans affaires.

Clôture: dlsp. cote offlciello 122 base 76 Kg.

Farines. Ouverture courant 158 vend., prochain 100 vend., autres époques lncotées, tend. sans autres.

Clôture courant 158 vend., prochain 160 tend., autres époques Incotées, tend. sans affaires.

Avoine». Ouverture courant 49, 49,35, 4», 4S,7S, procùaln 50,75 à 50,50, Janv. 5â. 01,75, 51,50, 3 de déC. 51,75, 3 da janv. & 58,75. 3 de fév. 54 tous paj-06, 3 nov. 54,75 à 55, tend. ralble. Clôture dlsp. cote oniclelle 49, courant 49 payé, prochain 51 payé, janv. 52 payé, 3 de de< et ù 52,25, 3 de janv. 53 tt 5.3,50, :i de fév. n i,85 payé, 3 de mars 55 payé, tend, soutenue.

Sucre*. Ouverture courant 216 a i'10,30, prochain 217, janv. 217,50, 3 de Janv. 218,50 â 219, .1 de tèv. 210,50 a 220, tous payés, tend. soutAue. Clôture courant «16 à 216, 50, prochain 216,50, Janv. 217,50. 3 de janv. 218,50 à 219, 3 de fév. 219.50, tous payés, tend. calme. Cote ofncielle 216.

Alcools. Ouverture courant 615 payé, procBalr. 620 payé, autres époques Incotées, tend. calme, Clôture prochain 605 payé. 3 de fév. 620 payé, 3 d'avril 625 payé." autres époques Incotées, tend. lourde. Farine de consommation. Cote oMcieuse de la farine établie p»r ia Ctambr* •radicale «I» l'iadMtrt* manière p«rttlfnne, 19S.

filés, e-s .Cota omciellej 1S2, ̃•̃

'LENINGRAD (Suite de la première page.) A Péterhof, les beuveries de Pierre le Grand et les désordres moraux de Catherine II sont particulièrement mis en lumière. Le palais est fort bien entretenu. Les dorures rutilantes, d'un si mauvais goût pour un Occidental (au moins pour un Français), sont soigneusement restaurées. Ce peuple e qui meurt de faim sait trouver de l'argent pour redorer les palais de

ses tsars.

La visite de Tzarkoié-Sélo (maintenant Detskoié-Sélo) est à la fois instructive et émouvante.

Notre guide a raison de nous faire remarquer combien lés différents châteaux révèlent la grandeur et, la déeadence de la monarchie. Les premières résidences, somptueuses, ordonnées, ont vraiment grand air. Elles disent les beaux regnes. Le dernier palais habité par Nicolas Il choque par sa banalité et par sa laideur. L installation, l'ameublement, d'un mauvais style 1900, sont affreux. Rien n'y révèle le caractère. La bibliothèque du dernier tsar est d'une lamentable pauvreté. On évoque instinctivement l'image de la grande Catherine, correspondant avec Diderot et Voltaire, et l'on compare Dans les appartements prives, un bric-à-brac de bazar, des icones voisinant avec des morceaux de fer à cheval Dans la salle du Conseil, aménagée en salon de yacht, on montre une galerie supérieure se tenait, dit-on, la tsarine, durant le Conseil des ministres. Quand le tsar devait prendre une décision, elle lui envoyait par un valet de pied un billet écrit indiquant sa volonté (version soviétique qui reste à vérifier). Le cabinet de Nicolas II est resté tel qu'il l'a quitté. La page jaunie de l'ephêméride est à la date du jour de son départ. Lçs pipes, les crayons, les portefeuilles, traînent sur sa table de travail.

Tout cela donne au peuple russe l'impression d'une histoire objective. On comprend mieux dans cette demeure le discrédit dans lequel était tombée la monarchie, les succès de Kérinsky et de Lénine. La visite de ce palais demeure cependant bien touchante quand on pense aux souffrances endurées par la famille royale. Les jouets des enfants, les robes de la tsarine, tous les objets familiers sont restés là où ils étaient au moment où les infortunés princes ont quitté le château. Il semble même que, dans les appartements de la tsarine, flottent encore ses parfums

Les citoyens de l'U. R. S. S., habitués à la loi martiale, qui, leur dit-on, est nécessaire au bien de l'Etat, sont évidemment moins sensibles que les étrangers à cette triste atmosphère.

(A suivre.)

Abbé PICARD de La Vacquerie.

La fin de la prohibition est assurée aux États-Unis Les Américains pourront bojrc. librement des vins et spiritueux pour la Noêl, comme on l'avait déjà annoncé. > En effet, le 8 novembre, trois nouveaux Etats, l'Ohio, la Pensylvanie, l'Utah se sont prononcés contre le 18* amendement. Ces trois Etats rejoignent les 33 autres qui ont déjà. voté pour l'abolition du régime sec et assurent ainsi la majorité des trois quarts (36 sur 48) nécessaire pour modifier la Constitution américaine.

On prévoit que le 5 ou le 6 décembre, au plus tard, lorsque les ratifications seront acquises, le régime sec cessera rl'exister comme régime officiel des Etats-Unis. Certains Etats seulement 3'efforceront de le maintenir sur leur territoire par leur législation locale, comme par exemple, le Kentucky et les deux Carolines du Nord et du Sud qui se sont déclarées favorables au maintien de la prohibition. Ce sont les premiers Etats où la main-d'œuvre est en majorité noire. Or, les blancs du Sud ont tendance à voir dans la prohibition un moyen d'empêcher les noirs de boire et de n'enivrer. On signale quelques incidents dans le Kentucky des bagarres se sont produites en diveio endroits on y compte jusqu'à présent 1G tués.

La première séance publique de la ,nouvelle Académie littéraire polonaise a eu lieu le 8 novembre, à Varsovie, dans ies salons de la présidence du Conseil, en présence du président de 'a République, de Mme Moseieka, des présidents de la Diète et du Sénat, du président du Conseil, du corps diplomatique, des membres du gouvernement et de nombreuses personnalités du monde littéraire et scientifique. Des grèves d'étudiants ont éclaté a Gand, à Bruxelles, à Liège- et il Mons, pour protester contre l'attribution du titre d'ingénieur technicien aux étudiants non universitaires.

Marseille, 8 octobre.

Cours du disponible huile do lin 2îO à 235, huiles d'arachides a fabrique (6 de taxe en plus) 203,25 à 216,25, huiles d'arachides neutralisées désodorisées 245 à 255, huiles d'arachides Ruflsque eupérieures 263 à Ï8D.

MARCHE DE LA VILLETTE Paris, 9 novembre.

Aemenés bœufs 1 972, vaches 986, taureaux 197, veaux 2017, moutons 7 566, porcs 2 423.

Cours au kilo de viande nette..

i" quel 2" quai. 3- quai. Extra

Boeufs 7. 5,60 4,30 7,60 Vaches 7,10 5,10 4,10 8, Taureaux. 5.50 4,80 4,40 6, Veaux. 9.Ï0 7,10 5,40 10,40 Moutons 14,60 10, 8,10 16JB0 Porcs. 8,57 8.Î8 6,14 9,14

Prix correspondants au poids vif.

1" qual. 2' quai. 3* qual. Extra

Bœufs 4,20 3,06 Î,I5 4,7t Vaches 4.26 2,78 8.05 5,13 Taureau» 3,30 8.63 2,£O 3.78 Veaux. 5,54 4.03 8,93 6,4ti Montons 7,30 4,70 3,57 8.10 Porcs 6, 5,80 4,30 6,40

Cours a li Uvre de viande nette

OltOS BETAIL. Les affaires ont été plutôt difficiles à cause de l'excès ûm réserves vivantes. Pas de changements appréciables en beaux antmaux, nuls léger recul en ordinaires.

Bœufs. Limousins, charentais, péri- g-ourdlns extra 3,80 à 4; bons, 3,50 à 3,70; ordinaires, 3,20 à 3,40; charolats, nivernais, bourbonnais, berrichons extra, 3,70 à 3,90; bons, 3,40 ù 3,60; ordinaires, 3,10 à 3,30. manceaUx, parthenals extra, 3,20 a 3,40; Normands extra, 3,60 à 3,80; bons, 3,30 à 3,50; ordinaires, 3 à 3.20. GrU de l'Ouest, boni. S,M> k 3,10; ordinaires, MO k iM. Bœufs trM ordinaires de toutes races, ï,io

a 2,50.

nénld4ds lamou9111B~, 3,00 i i,30; 1

tinutti » limousine*, 3,90 t 1,30; çH»-

Les catholiques allemands et les élections

Déclarations du cardinal Bertram A l'occasion des élections du 12 novembre, le cardinal Bertram, archevêque de Breslau, président de la Conférence épiscopale de Fulda, publie les déclarations suivantes

« Au sein du peuple catholique, au cours des deux dernières semaines, de nombreuses demandes ont été adressées ̃ aux pasteurs de l'Eglise pour savoi» si l'épiscopat estimait utile de donner au peuple des déclarations ou des indications au sujet des élections du 1" novembre.

En ce qui concerne le côté purement politique de ce scrutin, et en particulier les élections pour le Reichstag, nous laissons aux électeurs toute latitude pour se décider en leur âme et conscience.

En ce qui concerne l'attitude à l'égard de lu proclamation an peuple allemand, » obiet du plébiscite », il en est do même chacun doit exercer en toute conscience son droit de voter librement, dans les limites que lui Impose le souci de l'avenir de la nation et de la patrie. Que chacun se souvienne toutefois du devoir qui lui incombe de soutenir l'autorilé du gouvernement, d'après sa conviction et son jugement propres, et d'appuyer les efforts. encouragés par l'épiscopat, qui tendent à assurer à l'Allemîigne l'égalité des droits dans la famille des neuples. ;i favoriser le travail et à détv'dre la paix.

Cependant, noua n'avons pas cessé et nous ne cesserons jamais d'attirer l'attention sur les fondements inébranlables de lit paix intérieure celle-ci exige que la religion soit protégé*, que la vie lie l'Eglise puisse se déployer librement, que les principes de la morale chrétienne soient inculqués a tous et que tous ceux qui sont UdtMetnent dévoués à la patrie soient traités avec justice et égalité.

Telles ont été les revendications de l'épiscopat dans le passé, telles elles resteront dans l'avenir. »

Ce manifeste du cardinal Bertram caractérise l'attitude réservée de l'épiscopat et des catholiques allemands à fégarcl du régime national-socialiste. Une attaque

contre la royauté sociale da Christ des catholiques nationaux-socialistes L'Association des Allemands' catholiques de Berlin, patronnée par lo vicechancelier de Papen. a défini les buts qu'elle s'est assignés. La plus haute tAche de l'association est d'amener les Allemande catholiques à adhérer sans conditions au III* Reich et au mouvement national-socialiste.

iM. de Detten a déclaré, à cette occasion. que l'Eglise n'avait pas à s'occuper de l'éducation physique des jeunes gens dans les patronages. « Pour parler franchement, dit-il, nous considérons que c'est là uniquement l'affaire de l'Etat. De même, les associations de métiers ne sauraient Ctre confessionnelles, pour ne pas troubler la communauté nationale. »

La campagne pour le plébiscite allemand Une liste de 686 candidats

sera présentée aux électeurs La liste des candidats députés au Reichstag vient d'être établie définitivement par le gouvernement.

Elle contient 686 noms représentant pour ainsi dire toute l'armature do l'édifice naztete.

Le chancelier Adolf Hitler vient en télé de liste II est suivi par les neuf autres personnalités déjà connues puis viennent tous les membres de l'ancien groupe parlementaire national-socialiste au Reichstag; les personnalités dirigeantes des anciennes fractions nationalessocialistes aux Parlements des pays, les Reichsstatthalters, les chefs des groupes nationaux-socialistes et les commissaires au travail.

Parmi les groupes parlementaires des anciens partie politiques, c'est le parti national allemand qui occupe la place la plus importante dans la liste.

Le Dr Haecklesberger représento seul l'ancien parti centriste, et le comte von Quadt, l'ancien parti populiste bavarois. Le nombre de candidats élus dépendra du nombre de voix exprimées dimanche et à raison d'un député par 60 000 suffrages. Le prochain Reichstag sera donc seulement une sorte de grand Conseil naziste dont le rôle sera sImplement de se taire et d'entériner les décisions gouvernementales.

Jeudi après-midi, les travailleurs de toute l'Allemagne ont entendu par T. S. F. le chancelier Hitler parlant devant 20000 ouvriers d'une usine de Berlin.

ACCIDENT DE CHEMIN CE FER La Compagnie du chemin de fer du lord communique

Ce matin a 7 h. 32, le train 7G4 venant de Saint-Leu-la-Forêt a été pris en écharpe par une machine au moment où il entrait en gare de Parts-Nord, par suite d'une erreur d'aiguillage.

Cinq voyageurs ont été légèrement contusionnés et ont pu regagner leur domicile après pansement.

Les dégâts matériels sont importants 9t provoqueront une perturbation dans la circulation pendant une grande partie le la journée.

Tolalses, 3,70 & 4,20; normandes, 3,60 a 4,20, grises, 3,50 & 3,80; ordinaires, 3,20 & 3,60.

Vaches. Bonnes Jeunes, 3,10 à 3,40; ordinaires, 2,60 fi 3; vieIlles, 2 a 2,50; viande ù. saucisson, l à 2.

Taureaux. Jeunes, 2,50 à 2,70; ordinaires, 2,10 à 2,40.

VEAL'X. Les offrf3 étant exagérées, la vente est redevenue mauvaise avec portes de six a dix sous par livre nette, surtout sur l'entre-deux.

Veaux extra vendus au détail, 4,90 a 5.20; cannais, eBauce, Brie, Blésois bons, 4,20 à 4,70; ordinaires, 3,70 A 4,20: tourangeaux, 4 à i,70; cbampenols, 3,50 4 4,50; manceaux bons, 4,20 .1 4,70; ordinaires, 3,70 à 4,20; veaux a robe blnnrhA, 4.20 à 4,70; angevins, 3,80 à 4,30; Manche, 3.S0 S 4,30; Caen 3,80 à 4,20; broutards, 1,50 a 2,30; petits de ferme, 1 à 2.

OVIN'S. Les offres étaient un peu chargées, maWles délenteurs ont pu s'en tirer avec quelques concessions dans beaucoup de cas.

Aaneaux. Eouthdown, ofcarmots, Loiret, croisés, 7,70 à 8,40; nlvernal?, bourbonnais, berrichons, 7.50 à 8; dlshleys-mérlnos, 6,70 à 7,20: bretons maralchins, 6,70 a 7,10. Mouton». Loiret 6,40 & 6.9n; Pottou, 6,O à 7; Hivernais, bourbonnals, 6,30 à 0.80; berrichons, 6,20 a fi,70; dlshleys-mérlnos, 5.80 a B,2f>; .albigeois, « a 6,50; gascons. aveyronnals, 5,20 a 5,7n: bisets. 5,20 à 5,60; limousins, 5,20 a 5,70; africains, 5 & 6.

Brebis. Dlshlôys-mérlno!». 4.20 à 4.80: Bourgogne, 4,20 à 4,50: Loiret. Poitou, 4,30 a 4,70; secondaires, 3,60 i 4,tO.

Cours au kilo vff

PORCS. La vente a et* extrêmement mauvaise en raison de la mévpnte du porc frais. Baisse de 20 à 30 cenllmes au klk> vif.

Maigres extra au détail, 6,20 à f>,40; bons matures de pays, 5,70 a 6,10; petits maigres, 6,70 a S.80; épais de pas. 5,70 a 5,90: gras, 5,70 a 5,80; fonds de parquets, 5,70 & 5,80; coches, 4 a 4,40; lattonnes, 4,50 k 5,50. HALLES CENTRALES

Beurras dei laiteries coopératives Industritilles. Arrivages 38 615 kg. Le kilo Normandie 17 à 19,50. Charente, Poitou, Touralne 17 a 20,50, malaxés Normandie 10 à 18. malaxés Bretagne 12 à 17,50. ŒbIi. Armâtes a 57». Le cent Plesrdle et Normandie 670 Il 1 OSO, Bretagne 400 1 a 850, Poitou, Touraine, Centre 760 a l 050, I conserves 380 A 600, outre mer 310 a 660,

NOS AMIS DÉFUNTS JÉSUS, MARIB, JOSBPH

ilnd. 7 ans* 7 quar. chaque faiêj

A Lourdes, Mme Noël Viron, 35 ans. M. Bertrand Bareillcs. grand Omdit, an-, oicri collaborateur de Mgr Louis Pelltj mort à l'hôpital Saint-Joseph, à Paris en octobre 1933, à l'âge de 7G ans. Mlle Marie-Louise Vinceneux, à Paris. Mme Vve Ma ri us Dolaplaco et Mme Vve Lemaire, toutes deux à Chevrières (Oise). Au flainey (Seine-etOise), M. Vuillaume, 78 ans, ancien por-* teur de la Croix Paris.

Nouvelles romaines Les réceptions du Pape

Le Pape a reçu en audience privée Mgr Le Hunsec, supérieur de la Congrégation du Saint-Esprit, et, dans la même journée, l'archiduc et l'archiduchesse Joseph-Ferdinand de Habsbourg, qui ont été introduits avec le cérémonial d'usage par Mgr Nardone, secrétaire de la Congrégation du Cérémonial.

Après l'audience pontificale, l'archiduc et son épouse ont été reçus par le cardinal secrétaire d'Etat.

Ont été également reçus en audience par Sa Sainteté, le H. P. Sauvage, procureur général des Pores de la SainteCroix qui lui a présenté le P. Blondeau et le Fr. Maurice, ainsi que trois religieux de la Sainte-Croix, tous du Canada, qui partent puur les Missions do Chittagong (Inde) le H. P. Desrousseaux, Supérieur général des Frères de Saint-Vincent de Paul, accompagné du procureur général des assistants généraux, et de quinze élevés Le professeur Yu-Pin, prêtre chinois qui, après avoir enseigné le chinois au collège de la Propagande de la Foi, retourne dans sou pays comme directeur de l'Action catholique les aumôniers militaires italiens réunis à Rome à l'occaslun de l'inauguration de la chapelle des aumôniers tués pendant la guerre. Us lui ont été présentés par Mgr Bartolomasl.

Les pèlerinages jubilaires

De nombreux pèlerinages sont attendus à Rome, l'occasion de la canonisation de la bienheureuse Bernadette Soubirous. Trois trains amèneront les pèlerins de l'Action catholique, deux autres le Comité français pour les pèlerinages, un autre viendra de Nice, deux d'Espagne. A la mCme époque, d'autres pèlerins viendront de Belgique, de Suisse, d'Autriche, de Tchécoslovaquie, d'Angleterre, etc. Le 7S" anniversaire

du collige Pio latino-américain Le collège pontifical Pio latino-américain, célèbre, ce mois-ci, le 75* anniversaire de sa fondation. De solennelles cérémonies auront lieu le 21 courant. Service pour le K. P. Berthet Un service religieux a été célébré dans" la chapelle Salnt-Joseph-de-Cluny. pour le R. P. Berthet, recteur du Séminaire français.

L'absoute a été donnée par Mgr La Hunsee, Supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit.

Mgr Vidal, conseiller canonique à l'am.bassade de France près du Saint-Siège; le Rme Père Abbé des Trois-Fontaines, ainsi que les représentants de toutes les communautés religieuses françaises de Rome, assistaient à l'office auquel M. de Chambrun, ambassadeur de France près le Quirinal, s'était également fait représenter.

Nouvelles religieuses La messe corporative pour lea défunts de la Pharmacie sera célébrée le dimanche 12 novembre, à 9 heures, en l'église Saint-Jacques du Haut-Pas. Les pharmaciens et leurs familles sont invités à cette cérémonie, à la suite da laquelle aura lieu, suivant l'usage, l'Assemblée générale de l'Association des pharmaeien» catholiques. (

l'ne retraite mission, spécialement destinée aux infirmiers, sera prêchéa par M. l'abbé Brault, missionnaire diocésain, en la chapelle des catéchismes de Saint-Augustin, boulevard Malesherbes, avenue Portalis, du 12 au 16 novembre; Ouverture le dimanche 12 à 18 heures, instruction du 13 au 15 de T h. 30 à 18 heures, messes à 7 heures et à 8 heures messe de clôture le 16 novembre, à 7 h. 30. Le lundi 13, à 18 h., visite de S. Exe. Mgr Crépin, auxiliaire de S. Em. le cardinal Verdier.

Une messe sera célébrée pour les défunts de l'Association des anciens élèves des hautes études commerciales, le samedi 11 novembre, à 10 heures, en l'église Saint-Charles do Monceau, 22 bis, rue Legendre (XVII'), par M. l'abbé Manceron (promo 1914), chevalier de la Légion d'iionneur. Allocution par M. l'abbé de Soye (promo 1923). A li heures, aura lieu la cérémonie traditionnelle devant le monument aux morts dans la cour de l'Ecole.

L'Union catholique du personnel des banques, bourses «t assurances fera célébrer, un service funèbre en l'église Saint-Roch, le dimanche 12 novembre, a 11 h. 3/i, pour ses membres défunts, pour tous les morts de lo Corporation et pour les chefs et employés glorieusement tombés pour la France pendant la grande guerre. L'allocution sera prononcée par M. l'abbé de Mallmann, sous-directeur des oeuvres diocésaines.

Echos de partout Les fêtes du cinquantenaire de la conquête du Soudan et l'inauguration des monuments Borgnis-Desbordes et Archinard, so dérouleront h Bamako et à Ségou, du 24 au 28 décembre.

Le général Azan et l'intendant général Verlacque, en tournée d'inspection, sont arrivés à Gabès.

M. Lebrun a visité, mercredi, à Rueil-Malmaison, les établissements Belln (transmission des photographies par T. S. F.). Il a été reçu par le célèbre inventeur; par M. Mistler, ministre des P. T. T., et M. Bonnefoy-Sibour, préfet de Seine-et-Oise.

A Rio de Janeiro, l'Institut Oswaldon-Oniz organise pour vendredi une nianifestation solennelle à la mémoire des D" Roux et Calmette.

MM. Duguet, Lacoste et Pierre, chefs de bureau au ministère de l'Intérieur, sont nommés sous-directeura à cette administration.

AVIS DIVERS

La Ligue française des esperantistes catholiques annonce qu'une messe de /!>•iruicm sera célébrée pour les espérantistes défunts, le dimandie 12 novembre, a 8 H., dans la crypte de l'église SalDi-Jean-1'Evangéllste, place des Abbesses, Paris, XVI1K les vendredis du « Chantier ». Au « Chantier », 109, rue de Bercy (en face l'horloge do la gare de Lyon), vendredi soir 10 novembre, à 30 h. 30 « L'expédition Citroën Centre-Asie 1831-1932: la préparatlon, le voyage », conférence par M. A. Goerger, secrétaire général do la mission. (Nom- breuses projections.)

Service pour les morts de ta guerre. A Paris, église Saint-Etienne, du Mont (place Sainte-Geneviève), samedi 11 novembre, a 11 heures, service solennel poui1 les morts de la grande guerre, sermon par le R. P. Padé, provincial des Dominicain;. Kyrie (B. Loto). Cettx qui pieusement sont morts pour ta patrie (X. Leroux), Sanctus (J. Meunier), Pte lesu (G. Faure), Agnus Del «. Meunier), Librra (B. Loth). Solistes Mine H. Labal, M. Verront», M. rttof. Au grand orgue M. Durufle. Soîl, rSœurs, orcftesire sons la direction.. de M. Berna©* LoiH, mattre 4a çbaoelle. Entrée titre,


La situation,des classes moyennes I

Conclusions de l'enquête 1

Remèdes moraux, sociaux et fiscaux à la crise des classes moyennes II est plus facile de trouver les causes d'une crise sociale que de suggérer les remèdes! Un certain nombre de réponses de l'enquête se sont donc bornées à constater la crise et à la déplorer. Mais plusieurs leoteurs ont envisagé toute la question, s'arrêtant non seulement à la constatation du mal, mais étudiant avec soin et compétence les remèdes moraux, sociaux et fiscaux qu'il convient de proposer.

Remèdes MORAUX D'abord évidemment, et avant tout, la rechristianisation de la classe moyenne.

« Si la classe moyenne; écrit Un pay*S(in marnais, redevient intégralement chrétienne, son salut est assuré, car l'avenir appartient à Dieu. C'est ce qui doit être le but des chrétiens de la classe moyenne Rechristianiser leur milieu,-» (1)

Le développement de la valeur tyiorale et intellectuelle de la classe moyenne.

« Un autre grand remède; dit Un Lyonnais, est, pour les jeunes la formation de compétences. L'avenir n'est plus aux fortunes, menacées d'instabilité. 11 est dans l'enrichissement intellectuel. Il est dans t'enrichissement moral, et, pour ceux qui sont chrétiens, dans la conservation de leur idéal moral. Seules, les valeurs morales peuvent être sauvegardées aujourd'hui et, comme le faisait remarquer quelqu'un, elles servent do forces réactives pour les personnes tombées dans le désarroi matériel. Je crois qu'un des rôles de l'Eglise actuel)ement est de montrer et de donner aux siens ces valeurs morales génératrices de grandes joies. » (2)

La reprise de l'énergie et de l'activité de la classe moyenne. Après avoir rappelé l'histoire magnifique du progrès des classes moyennes, le correspondant, qui signe Un travailleur de la. classe moyenne, constate que « déshabituées de la lutte pour la vie, elles ne savent plus se retourner dans ia crise terrible que nous traversons. » « Il convient, donc, conclut-il, si elles ne veulent pas disparaître, qu'elles prennent conscience de leur utilité, qu'elles cessent de se jalouser, qu'elles se rapprochent, qu'elles s'unissent et qu'elles reprennnt leur activité et leur énergie d'autrefois. » (37

,_JÏEMÈDES SOCIAUX

̃pLe grand remède envisagé par la part des réponses est le développement de l'association dans les classes moyennes. Nous dépouillerons aujourd'hui le dossier des principales réponses sur ce point, qui a retenu particulièrement l'attention des correspondants.

La seule voie qui reste ouverte aux français moyens, déclare In medio, est celle de l'association.. L'attitude du Syndicat illégal des fonctionnaires a prouvé, tous ces temps-ci, quelle force peut devenir un groupe résolu, même constitué en dehors de la légalité. La situation, il est vrai, n'est pas la même, et les Français moyen» sont loin d'avoir en main les mêmes atouts. Ils ne voudraient d'ailleurs rien faire contre l'intérêt national ni employer des moyens déshonnêtes. Mais, nous le répétons, il ne leur reste qu'à se grouper. Ce faisant, ils ne devraient tenir compte que de leurs véritables intérêts et mettre entièrement de côté ces malheureuses étiquettes de droite ou de gauche, de bourgeois grands ou petits, qui ont fait tant de mal à la France et qui correspondent moins que jamais à la réalité des faits, Ne jamais oublier qu'action politique ne .veut pas toujours dire action de parti. A ce propos, que de préjugés, de passions même à vaincre 1 C'est pourquoi il faut remercier la Croix d'avoir entrepris cette enquête qui nous force à réfléchir et à nous éclairer (-5).

Les réponses font valoir que cette association des membres des classes moyennes leur servirait à se rendre des services matériels et à reconstituer une vie corporative

Pour certaines petites entreprises, en concurrence avec les grandes celles oit la puissance de l'outillage n'est pas un élément déterminant du succès, la lutte semble possible, lisons-nous dans la réponse d'Un lecteur de la région malouine a) par la constitution de coopératives pour l'achat des matières premières et de comptoirs pour la vente des produits t.) par la mise en commun de certains services bureaux d'études, comptabilité,- expéditions, livraisons, etc.; c) enfin, en évitant la multiplication inconsidérée d'entreprises faisant double emploi, et grevées de frais généraux hors de proportion avec leur chiffre d'affaires. Il s'agirait, en somme, d'une discipline rappelant de loin celle des anciennes corporations. E'n définitive, si les entreprises familia'es (de la classe moyenne) doivent subsister, ce sera grâce à une organisation plus serrée de la profession. Elles y perdront un peu de leur indépendance, du moins, la part du feu ayant été faits, aurontelles des chances de subsister (5). Le remède indiqué est le même pour les classcs moyennes rurales C'est un gros effort d'adaptation qu'elles devront savoir s'impeser, écrit M. L. Delfour, membre de la Chambre d'agriculture de l'Aveyron. Sortir de leur isolement et s'associer pour étudier et réaliser le perfectionnement de leurs méthodes d'exploitation, pour rechercher et pratiquer, selon les directions de la science et du progrès moderne, l'amélioration de leurs rendements et de leurs produits, pour, en un mot, se plier à

(1) la Croix, 27 janvier 1933.

(2) 17 mars 1933.

(3) 9 juin 1633.

(4) 10 février 1933.

<5) 20 janvier 1933.

.La JLormation Civique et Juamiliale

cette « rationalisation », dont on ne peut pas ne pas parler quand, aujourd'hui, l'on cherche la solution d'un problème économique quelconque. Quelque individualistes qu'ils soient, quelque jaloux qu'ils puissent être de leurs droits et quelque répugnance qu'ils éprouvent à en céder l'exercice à une collectivité, nos paysans, on l'a assez répété, doivent enfin substituer des efforts collectifs et disciplinés à leurs efforts individuels, toujours dispersés et souvent contradictoires (6).

Certaines réponses envisagent une union nationale de toutes les classes moyennes Il importe, à mon avis, dit Un paysan marnais, de mener une action rapide, il n'y a plus de temps à perdre, et comportant une enquête dans toutes les communes de France, à l'aide d'un questionnaire, pour savoir le nombre et les gens formant la classe moyenne dans chacune. Ceci, pour faire une propagande énergique près d'eux par les tracts, broohures, etc., prouvant à ces gens l'action néfaste du socialisme pour la classe moyenne, car le socialisme commence à y pénétrer. Ensuite, réunion des membres formant la classe moyenne dans une vaste union nationale à plusieurs compartiments; constitution d'un groupe parlementaire résolu à défendre les droits de la classe moyenne (7).

D'autres réponses préconisent plusieurs groupements des classes moyennes, par exemple, le commerce et l'industrie, l'agriculture, les professions libérales.

Il paraît impossible en France, trop grand pays, fait remarquer Un père de famille inquiet de l'avenir, de voir groupées en une seule association les classes moyennes des professions libérales, de la culture, du commerce. Les intérêts, les besoins, la mentalité sont trop différents. Il faudrait plutôt songer à trois associations qui pourraient se grouper en des sortes d'Etats généraux des classes moyennes (8).

On arriverait ainsi à une véritable organisation corporative des classes moyennes, expose une réponse très suggestive d'Un membre de la classe moyenne qui continue d'espérer L'organisation corporative rendrait aux hommes des classes moyennes le ressort de l'honneur qui est une des caractéristiques et une des conditions de la vie des classes moyennes. ïl est certain, en effet, que la corporation, avec son organisation, ses règles, ses syndics, tend peu à peu à exclure du métier les brebis véritablement galeuses.

L'organisation corporative permettrait aux classes moyennes de se défendre contre les abus du fisc qui, peu à peu, grignote le patrimoine des familles. En face de l'étatisme grandissant, l'individu n'est rien qu'une poussière. Une corporation peut élever et faire entendre utilement sa voix auprès des pouvoirs publics.

L'organisation corporative établirait plus de continuité dans le métier, elle ramènerait donc vers les professions des parents les jeunes représentants des classes moyennes. Traditionnellement, dans toutes les corporations, les fils de patrons ont toujours eu plus de facilité pour s'établir.

On peut même dire que, dans une certaine mesure, l'organisation corporative permettrait aux classes moyennes de lutter contre la crise économique. Il est facile, d'ailleurs, de se rendre compte que cette organisation corporative est désirée, plus ou moins con- sciemment, par les classes moyennes. En dehors des corps judiciaires qui, tous, plus ou moins, sont organisés en corporations, avocats, notaires, avoués, agents de change, etc., on voit les journalistes, les médecins, les hommes d'affaires tendre de plus en plus, par leurs Syndicats, vers l'organisation corporative. L'idée corporative est dans l'air dans les classes moyennes. Nous croyons donc que c'est par les associations professionnelles qu'on les appelle Syndicats, associations, corporations, peu nous Importe que les classes moyennes pourront se vivifier (9).

Ces conclusions de nos lecteurs sont corroborées par l'exemple de la Belgique où plusieurs réponses de l'enquête montrent qu'il existe tout un mouvement actif en faveur du groupement et de l'organisation des classes moyennes.

Il existe en Belgique. fait remarquer Une mère (le famille nombreuse, des Ligues de paysans qui, pour les agriculteurs catholiques, sont devenues une force et les ont sauvés d'une disparition. Cette organisation a l'avantage de grouper les agriculteurs, de leur fournir de grands avantages d'achats et de ventes en commun, tout en laissant chaque agriculteur libre, utilisant son initiative, son capital d'abord ait bénéfice des siens. Une organisation calquée sur ces Ligues, modifiée selon les circonstances actuelles, sauverait, semble-t-il, les classes moyennes (tOK

Il faudrait étudier, reprend une autre réponse d'Une travailleuse intellectuelle de classe moyenne ancienne, les avantages et les moyens de réaliser pour les classes moyennes une centrale ayant en vue de les grouper commercialement et financièrement, économiquement et socialement, en se calquant sur les principes catholiques du Boerenbond belge (11).

J'ajouterai, pour compléter cette partie de l'enquête, qu'en effet la Belgique est beaucoup plus avancée dans cette question de l'organisation des classes moyennes que la France. En dehors du Boerenbond, organisation puissante et éprouvée, qui s'adresse aux agriculteurs et qui

(C) 21 avril 1933. ¡

(7) 27 janvier 1933.

(8; 12 mal 1923.

(9) 28 juin 1933.

(10) 7 avril 1933. 1 (11) 30 juin 1933.

LES BELLES FAMILLES DE FRANCE

La fami!le BEAUDOIN, des Aubiers (Deux-Sèvres), 12 enfants, 10 vivants. (Phot. G. Peltier.)

Documentation pour les chefs de famille

Vœux en faveur de la famille

Nous noterons parmi les vœux émis au récent Congrès de la natalité les résolutions suivantes. Sur la protection morale de l'enfance 1° Que tous les groupements familiaux placent au premier plan de leurs préoccupations la question de la protection morale de l'enfance, et ne négligent aucune occasion d'intervenir avec énergie auprès des autorités judiciaires, et administratives, conjointement, s'il y a lieu, avec d'autres groupements, en vue d'obtenir que ces autorités mettent un terme à toutes les manifestations de l'immoralité publique qui pourraient être une cause de corruption pour la jeunesse

2° Que la proposition Renoult, accordant le droit de citation directe aux associations reconnues d'utilité publique, soit votée sans retard par le Parlement

3° Que la censure cinématographique soit réorganisée et que des représentants des pères et mères de famille soient admis dans la Commission de contrôle des films 4° Que tous les parents prennent conscience du grave devoir qu'ils ont de s'assurer de la valeur morale des films que vont voir leurs enfants, et mettent à profit tous les moyens qui leur sont offerts de s'éclairer sur la nature de ces films, en consultant la documentation réunie à cet effet à leur intention

Que tous les groupements familiaux favorisent le développement des salles familiales de cinéma

groupe par conséquent déjà, de ce chef, les classes moyennes agricoles, il existe en Belgique, à Liège, un Secrétariat provincial des classes moyennes. Leurs représentants ont tenu à Gand, en octobre 1932, un important Congrès. Le roi des Belges lui-même a prononcé le discours de clôture. De ses paroles, nous retiendrons cette définition du rôle des classes moyennes, qui est vraie en France comme en Belgique « Elles sont éminemment un élément d'équilibre social. Tout ce qui les affaiblirait compromettrait gravement cet équilibre et conduirait à des houleversements sans fin, car s'il est facile de détruire, il est plus difficile de reconstruire. Les enseignements de l'histoire sont significatifs à cet égard. Au point de vue matériel, c'est avant tout grâce à l'esprit d'épargne des classes moyennes, que le capital se forme et se reconstruit. Au point de vue moral, c'est chez elles que se sont développées en grande partie ces traditions d'honneur professionnel dont le maintien a toujours été la condition de leur résistance aux plus dures vicissitudes des temps. » II convient toutefois de bien remarquer que l'organisation des classes moyennes dans un grand pays comme la France est singulièrement plus difficile qu'en Belgique. Il faut prendre garde que, dans cette organisation, deux éléments d'impuissance deux vers rongeurs ne s'introduisent les agents de la politique et les aigrefins de la finance. C'est pour cela qu'il faut plutôt souhaiter en France des organisations de classes moyennes par profession ou par région en ces milieux plus restreints la surveillance morale des dirigeants est plus facile qu'une vaste, gigantesque, et peut-être chimérique union de toutes les classes moyennes. Il sera toujours possible de rapprocher et de fédérer ces groupements professionnels et régionaux. Mais l'essentiel est déjà et c'est lo devoir de la presse et ce pourquoi nous avons entrepris cette enquête d'alerter les classes moyennes sur la crise qui les menace et de leur donner conscience de leur utilité, de leurs devoirs, et des conséquences sociales graves qu'entraînerait leur disparition.

HENRY Reverdy;

Que l'attention des pères de famille soit attirée sur les éminents services que pourraient rendre, au point de vue moral et familial, ceux d'entre eux qui disposent de capitaux, en investissant une partie de ces capitaux dans la production de bons films cinématographiques.

Ce vœu a été émis comme conclusion du rapport de M. Maurice Gand. Sur les condition* comparées d'existence de ta famille nombreuse dans les campagnes et

le familk nombreuse daos les eampsgnes et

dans tes villes

Le Congrès des Commissions dé- partementales de la natalité, Considérant l'importance de l'élément rural de la nation, particulièrement au point de vue de la natalité

Constatant, d'autre part, avec regret la continuation d'un exode aussi fatal, comme facteur de dépopulation, pour les campagnes et pour la nation, que comme facteur de surpopulation et de chômage dans les villes

Emet le vœu que les pouvoirs publics se placent résolument en face de ce danger. et qu'ils s'efforcent d'y remédier par des mesures appropriées, et notamment

1" Par une propagande destinée à éclairer les populations rurales, et spécialement la jeunesse, sur les difficultés et les dangers que le séjour des villes présente, notamment pour les familles

2" Par une éducation des instituteurs et institutrices et par une adaptation des règles de la fréquentation scolaire plus appropriées aux besoins des familles rurales 3° Par la recherche, l'accentuation et le développement de tout ce qui peut favoriser la protection de l'agriculture et l'amélioration de la condition du cultivateur, et notamment par l'adaptation aux besoins de la campagne, des lois et règlements relatifs aux habitations à bon marché

4° Par de nouveaux encouragements donnés à la famille rurale, et notamment par la substitution progressive des orphelins membres de famille nombreuse aux pupilles de la nation, au fur et à mesure de la disparition de ceux-ci par l'application progressive à l'agriculture de la loi sur les Caisses de compensation et les allocations familiales, et par l'application plus large à l'apprentissage agricole de la loi sur l'encouragement national aux familles nombreuses

5° Par la réforme des mesures relatives à la transmission du patrimoine familial, dans le sens d'une liberté plus grande laissée à la volonté du chef de famille pour la constitution d'une exploitation familiale, et par la suppression ou l'allégement des impôts qui grèvent cette transmission, surtout lorsqu'il s'agit de la ligne directe et des familles nombreuses

6° Par l'institution du vote familial, indispensable à la réalisation des réformes urgentes postulées par la natalité française.

Ce vœu a été émis à la suite du rapport de M. Lcfas, sénateur d'Illcri.-VUaine, secrétaire général du Conseil supérieur de la natalité.

NOUVEAUTÉ

Tubalcaïn

Tubalcaïn décrit, aveo une finesse de psychologie remarquable, la lutte dans une âme de deux hérédités et de deux éducations la fille d'un Israélite converti et d'une chrétienne fervente, tombe, encore jeune, la mort de son père, aux mains de grands-parents juifs. L'esprit de commerce et l'inspiration de la race détruiront-ils l'emprise chrétienne ?. Tubalcain, le dieu-or, vaincra-t-il Jésus-Christ, le Dieu-charité ?.

Tubalcaïn, par M.-M. d'Armagnac. Un vol. in-16, 238 pages, couverture illustrée. Prix 3 francs; port, 0 fr. 45. Relié, S fr, 50; port, 0 lr. 65. Bonne Presse. 5, rue Bayard, Paris, VIII». C. o. 1668.

L'encombrement des carrières libérales On trouve dans « Ecole et Liberté », le nouveau et très intéressant journal publié sous la direction des A. P. E. L. (Association de parents d'élèves de l'enseignement libre), des chiffres vraiment inquiétants sur le nombre croissant des étudiants et sur la difficulté, de plus en plus grande, qu'ils rencontrent à trouver une situation. Nous sommes ainsi menacés d'un prolétariat intellectuel, et l'on sait, par l'enseignement de l'histoire et l'exemple des peuples modernes, le rôle qu'il joue dans les révolutions. Le monde « estudiantin », écrit M. Théodore, a passé en un peu plus d'un siècle (1814-1933) de 4500 étudiants à 85000. Un joli coefficient d'accroissement plus de vingt fois Bien mieux. et comme s'ils sentaient eux-mêmes s'effriter en eux la vertu du parchemin, nos étudiants ne se contentent plus d'un seul diplôme, il leur en faut plusieurs. On prend une, deux, trois inscriptions aux grades des Facultés les plus différentes. On n'est plus guère et seulement étudiant en droit, ou étudiant en lettres, on fait aujourd'hui le cumul du droit et des sciences, des sciences et de la médecine, des lettres et des « sciences P. 0. ». L'étudiant est devenu « double », comme écrit encore Paul Allard,

Et pourtant le cycle des carrières ouvertes (ou plus exactement fermées) aux possesseurs d'un, de deux ou de trois diplômes. loin de s'étendre, se recroqueville, semble-t-il, dans la proportion de l'inflation intellectuelle.

Paul Allard donne pour quelques grandes Ecoles des statistiques du plus grand intérêt.

A Polytechnique, en 1900, pour 250 places, 1 000 candidats en 1932, pour 220 places (180 cette année), 1 390 postulants dans les Ecoles qui mènent aux carrières administratives, 158 candidats en 1900 pour 58 places, 470 en 1932 pour 87 à l'Ecole coloniale, 200 candidats pour 80 places avant la crise, 400 cette année pour 25 places, ce qui fait 16 candidats par place disponible à l'Ecole navale, autrefois 130 places pour 250 candidats, aujourd'hui 500 candidats pour 60 places au Prytanée militaire de La Flèche, pour 331 candidats, 230 admis en 1926 en 1932, 278 admis sur 900 candidats, 622 restant sur le carreau. La ruée des étudiants vers les Facultés a contribué tout naturellement à la dépréciation, sinon à l'avilissement, des diplômes.

Paul Allard, étudiant plus spécialement le cas des étudiants en droit écrit

C'est surtout vers les Facultés de droit que se ruent les candidats. Le droit, en effet, cela mène à tout et à rien Conf-I bien de pères de famille, décourageant leur fils d'entrer dans la médecine, les sciences ou les lettres, lui disant « Fais ton droit. On verra après! Dans 's quatre ou cinq ans, lorsque tu auras ton diplôme de licencié ou de docteur, l'engorgement des carrières libérales sera peut-être tassé. A ce moment-là, tu entreras dans les finances ou dans la diplomatie ou dans un contentieux. » Faire son droit, c'est une situation d'attente, une assurance contre l'avenir Et voilà pourquoi 25000 étudiants font leur droit, en 1932, contre 9 000, en 19001 Voilà pourquoi le diplôme de licencié en droit est, aujourd'hui, menacé de dévalorisation, alors que, de l'aveu général, « la licence 1933 est au moins deux fois plus difficile que la licence 1923 ». La situation est devenue tellement sérieuse que M. Rosier, dans le rapport précité, est amené à donner ce conseil

Il faut signaler aux étudiants, aux jeunes collégiens, aux dirigeants des Associations de parents d'élèves, l'incertitude totale du lendemain qui menace les nouveaux licenciés et docteurs en droit. Dès à présent, ils doivent comprendre que les diplômes des Facultés de droit n'assurent plus à leurs détenteurs des postes de commande, mais qu'en l'état, non point seulement actuel, mais normal du marché du travail, ils devront le plus souvent se contenter d'un emploi de second plan.

La crise et le chômage s'exercent au sein des professions libérales avec une acuité au moins égale à celle qui sévit dans le monde du travail manuel. On ne compte plus dans les administrations privées, dans les contentieux, dans les grosses maisons de commerce ou d'importantes firmes industrielles, les licenciés « licenciés ».

M. Paul Allard déclare avoir vu, de ses yeux vu, « dans les couloirs du ministère de l'Instruction publique, étayés sur les escaliers de la vieille demeure de la rue de Grenelle, des licenciés et surtout des licenciées sans place venant crier misère ». Pour la seule année 1932, 491 licenciés ès sciences n'ont pu obtenir de poste de professeur, ni de répétiteur, ni même de maître d'internat. La crise a conduit les intellectuels diplômés à recourir aux Offices de placement.

Lisez encore ces lignes empruntées à l'article de M. Paul Allard Rue de l'Abbaye, à côté des bonnes à tout faire, voisinent fraternellement, unis dans le malheur commun, les bacheliers, les licenciés, les. docteurs et même les polytechniciens. Le service de placement paritaire de la Seine a reçu, en 1932, 5 054 demandes d'emploi de techniciens, dont

380 bacheliers;

114 licenciés et docteurs ou détenteurs du diplôme de l'Ecole centrale, de l'Ecole polytechnique, de l'Institut agronomique, de l'Ecole supérieure d'électricité

255 artisans d'art et travailleurs Intellectuels.

Au total, 749 demandes de techniciens prêts à accepter n'importe quel travail.

On pourrait avoir une vue égale-J ment exacte de la situation à la lecture des « petites annonces » des journaux, à Ja rubrique « demandes.

d'emplois ». Zector.

». Léctor.

Courrier militaire

Pour recevoir une répons:? dans le « Courrier militaire », il suffit d'adresser une lettre à M. Flambeau, 5, rue Bayard, à Paris {VIW), en indiquant le nom, le numéro ou le pseudonyme sous lequel la réponse doit paraître. UN SOLDAT DE SARZAY. Ce soldat sera convoqué à deux visites la première, un an après son renvoi dans ses foyers, et la seconde, un an après la première. Dans le cas où ce jeune homme aurait été ajourné par le Conseil de revision, il n'aurait d subir que la première visite, à la suite de laquelle une décision définitive serait prise. DIABLE BLEU. 24. 1° Non. Ces dates seront publiées très probablement en décembre prochain, peut-être en janvier, en raison des incertitudes budgétaires. 2° Ces renseignements ne sont pas encore connus. 3° Oui; demande à adresser, au besoin, au commandant de l'organe mobilisateur d'affectation. JEAN-PIERRE 22. 1» Faites-vous inscrire à la mairie, en décembre pro- chain, et vous passerez le Conseil de revision entre le 15 mars et le 1" juillet 1934. Si vous n'avez pas le B. P. E. S. M., vous ne pourrez pas de-,vancer l'appel en avril prochain, à moins de vous engager pour dix-huit mois au moins. 3° Vous serez appelé sous les drapeaux, selon moi, en octobre 1934. 4" Le fait d'avoir cinq frères et sœurs vous procurera une affectation proche de votre domicile; de même, vos parents pourront remettre à la mairie, en février, une demande d'allocation à titre de soutien de famille. Le B. P. E. S. M. vous servirait à choisir votre régiment parmi ceux qui seront désignés par le ministre de la Guerre pour recevoir les jeunes soldats de votre contrée. Aucun espoir pour une des garnisons que vous m'indiquez. E. B. 1° Oui, cette carte doit être renouvelée au bout de cinq ans. 2° Le Comité départemental des combattants fait retirer les anciennes cartes et les remplace par d'autres d'un modèle nouveau. 3° Non, il faut une nouvelle photographie.

SAINT-JEROME. Le fait est exact; vous serez convoqué dans le courant de l'année prochaine, sans pouvoir préciser le mois. Faire connaître votre adresse au commandant de recrutement d'Angers. 3" Vous n'auriez aucun service actif à accomplir; par contre, vous seriez assujetti aux périodes de réserve qui seront imposées à votre classe.

M. J. T. 15000 francs environ. Ce renseignement n'ayant rien de militaire, vous pourriez le faire préciser, si vous le jugez opportun, près du commissaire de police le plus voisin de chez vous. MILLAU 1934. 1° Faites-vous Inscrire à la mairie du domicile de vos parents en décembre prochain. Le Conseil de revision aura lieu à une date qui sera fixée par le préfet de votre département, entre le 15 mars et le 1" juillet. 2" Vous devriez régulièrement partir en octobre 193!, mais il est possible que vous soyez retardé jusqu'en avril 1935. S. I. C. 8733. Adressez une demande à votre commandant de recrutement. 2" "Adressez une demande circonstanciée au même commandant de recrutement. 3° Ecrivez à ce sujet au ministre des Pensions, 37, rue Bellechasse, à Paris, VII".

G. C. 1895. Vous devez être considéré comme artisan. A mon avis, cette inscription est nécessaire. G. P. GRANDRU. Oui, si vous avez un enfant. Dans ce cas, envoyez à votre commandant de recrutement, avant le 1" mars, un certificat de vie de votre enfant.

E. T. P. R. Adressez-vous au colonel commandant le bureau central de recrutement de la Seine, 71 rue SaintDominique, Paris, VII». Donnez-lui toutes références possibles à votre sujet, car, très régulièrement, les renseignements en question ne devraient pas vous être fournis. Vous avez d'ailleurs la possibilité de recourir à l'intéressé.

ECOLE NORMALE SELESTAT. Je n'ai pas connaissance de ce décret spécial tous mes regrets. Par contre, la concession de la carte du combattant dans le cas particulier dont il s'agit, est réglementée par le décret du 1" juillet 1930, article 4. Quant aux majorations d'ancienneté, le cas me paraît être réglé par l'article 7 de la loi de recrutement du 31 mars 1928.

AJOURNE 1933. Vous serez appelé en avril 1935. 2° Réponse négative. Vous ne pourriez qu'être admis à vous engager pour dix-huit mois au moins. VOLONTAS. Oui, tous les engagements viennent d'être suspendus jusqu'au 31 décembre prochain inclus. 2° Oui, par mesure d'économie. Il est vraisemblable qu'ils seront repris à partir du 1" janvier.

VICAIRE DAUPHINOIS. Journaux Officiels des 5, 6 et 7 septembre dernier. 2" Très probablement aux environs du 11 novembre. 3° La date de l'enquête n'a aucune importance en la circonstance. Le tableau de concours ne paraît pas à date fixe. Patientez jusqu'en mai prochain.

MURET 150. 1° La carte d'invalidité ne peut être délivrée que pour événement de guerre et après décision de la Commission de réforme. 2° Réponse négative puisque vous ne pouvez invoquer que le cas de « service commandé ».

LOUIS R.-G. Oui. Les victimes civiles des la guerre qui ont bénéficié de la rééducation professionnelle par les soins de l'Office national des mutilés peuvent obtenir de cet Office un prêt d'honneur. Adresser la demande à l'Office départemental des mutilés au cheflieu du département. t.

ENTREPRENANT. II existe deux certificats le certificat d'aptitude à l'emploi de mécanicien militaire d'avion, et celui de mécanicien radiotélégraphiste d'aéronautique. Pour vous préparer à l'obtention de l'un de ces brevets, suivez les cours de l'Aéro-Club de Bourgogne, 15, rue de la Motte, à Chalon-sur-Saône. 2° Adressez au ministre de l'Air, 35, rue Saint-Didier, à Paris, une demande de bourse de pilotage l'école de l'AéroClub de Bourgogne, à l'adresse ci-dessus, forme des boursiers pilotes..

VERDUN-VAUQUOIS. C'est encore le tableau de 1931 qui est en voie de nominations. Une nouvelle tranche paraîtra probablement le 11 novembre, puis une autre au V janvier à l'occasion de cette dernière tranche, il sera peutêtre fait appel au tableau de 1932. VIVONNE 1922. Pour être nommées élèves dans les malsons d'éducation de la Légion d'honneur, les candidates doivent a) se trouver dans l'année où elles atteignent l'âge de 11 ou 12 ans révolus b) justifier qu'elles possèdent le certificat d'études primaires ou qu'elles ont passé avec succès l'examen des bourses d'enseignement primaire' supérieur (première série). 2° Adresser la demande au grand chancelier de la Légion d'honneur, 1, rue Solférino, à Paris, VIP,

UN VIETTX nE LA VIEILLE.

VENDREDI 10 NOVEMBRE 1933!

La proportion

des familles nomoreuses Elle nous est donnée par une statistique de la Voix des Familles elle n'est malheureusement pas élevée, comme on peut le constater, et encore faut-il tenir compte que cete statistique s'applique à la région du Nord, généralement plus prolilique que le reste de la France.

Quand on parle d'encourager péouniairement les familles nombreuses, on, jette les hauts cris en disant que l'argent manque. C'est surtout le fait des malthusiens de nos administrations publiques qui inspirent l'élaboration des lois. Ils se gardent d'ailleurs de fourntr aucune statistique, et le Parlement le3 suit docilement.

En réalité, un encouragement substah-« tiel aux familles très nombreuses ne coûterait pas si cher. car il y a dans notre pays fort peu de ces familles. A titre d'exemple, voici comment, dans l'industrie textile du nord de la France t se classent par nombre d'enfants les familles titulaires d'allocations

Familles avec un enfant 51,10 Familles avec deux enfants 24,79 Familles avec trois enfants 11,64 Familles avec quatre enfants 5,83 Familles avec cinq enfants 3,39 Familles avec six enfants 1,53 Familles avec sept enfanls 0,48 Les familles n'ayant qu'un ou deux enfants sont, par rapport à l'accroisse ment de la population, des familles défieitaires. Elles représentent, dans le Nord plus des trois quarts des familles des salariés. Cette proportion doit être sensiblement la même ailleurs, elle doit même être plus forte.

Les familles de quatre enfants et 'plus sont celles qui, véritablement, accroissent la population du pays. Elles représentent 12 pour 100 du nombre total des familles ouvrières du Nord. Ces familles devraient être aidées puissamment. C'est un crime et une sottise que de les négliger. Ce ne serait pas une grosse dépense que les encourager et cette dépense se classerait parmi les plus productives.

Une force éducative méconnue la lecture

La revue si pratique et si tien docMmentée. « l'Ecole » contient des con-> seils. dont non seulement profitent les maîtres, mais dont les parents peuvent s'inspirer utilement, puisqu'ils sont aussi des éducateurs. Dans son numéro dit 13 octobre, a l'Ecole », sous la signaturc de M. M. Vefrancc, attire l'atten.tion sur le rôle important de la « lecture » dans la formation de l'enfant, Cette forme éducative, trop souvent, ou bien est négligée, ou bien n'est pas dirigée

L'une des causes les plus actives da la crise du français, dont se plaignent^ à juste titre, tous les professeurs, c'est le manque de lecture intéressante, sé. rieuse et régulière.

Nul ne saurait le contester, si j'af-( firme qu'en général nos élèves ne li- sent pas. Les raisons en sont multiples ij défaut de goût, manque de ressources^ absence de loisirs, randonnées conti-t nuelles aux jours de liberté. Mais n'a-. vons-nous point notre part de responsabillté dans cette lacune Ne faisonsnous pas partie de ces maîtres pour lesquels un livre entre les mains d'un enfant (s'il n'est un livre de classe) n'est qu'un amusement destiné à perdre un! temps précieux?. Quelle erreur! Pour lire avec profit, trois enoses sont indispensables précisément ce temps, dont nous sommes si avares, puis dea ouvrages judicieusement choisis et une sage direction.

On organise et réorganise sans cessè les divers genres d'enseignement, on étoffe les programmes, on remanie les horaires, sans se tenir assez en garde contre ce véritable contre sens pédagogique, à savoir que la lecture personn nelle n'existe point dans nos plans d'études. Asservis à nos programmes surchargés, nous multiplions les heures consacrées à mettre du violet sur du blanc « et nous jetons ainsi l'interdit sur la lecture qui, au dire des professeurs les plus distingués, est, après la classe, la plus riche source du profits intellectuels. Pourquoi ne pas assurer l'équilibre entre les deux facteurs indispensables de l'éducation de l'esprit la lecture et le devoir écrit.

Il faut évidemment des heures pour écrire, pour appliquer à tête reposée et de façon concrète la leçon développée par le maître, mais il faut aussi du temps pour lire et. tous les jours L'obligation d'un devoir écrit, rigoureusement quotidien, peut cesser saris dommage quand l'élève a grandi, mais il reste indispensable qu'il lise chaque jour. nt> sernit-ce qu'une demi-heure, en dehors de ses leçons obligatoires. Si l'esprit de nos grands écoliers était soumis à ce régime fortifiant, attirant par tant de côtés, comme il s'enrichirait

Mais pour lire, il faut des livres, et les bibliothèques mises à la disposition des jeunes ne sont pas toujours composées d'ouvrages présentant un réel intérêt! Effort à faire pendant les vacances, sources de loisirs à rendement. Le mieux est d'organiser, après un choix délicat et judicieux, dos séries d'ouvrages à plusieurs exemplaires correspondant aux différentes sections d'enfants visés.

Ceci afin que les élèves puissent -bénéficier simultanément dfane étude intéressante.

Celle-ci a besoin d'être- guidée, contrôlée. ,et c'est dans ce sens que les conseils, l'orientation donnés par le maître constituent une véritable force éducatrice, à laquelle on ne tait pas suffisamment appel.

Ce contrôle s'inspire de la prudence dans le choix des ouvrages à permettre; mais aussi de la manière d'en tirer tout le profit possible.

Il y a quelques élèves qui aiment h lire, mais si peu savent lire! Le rôle de l'éducateur consiste h lcui" donner le secret de la vraie lecture et à constater ensuite s'ils ont adopté la méthode indiquée et goûté l'ouvrage en le savourant avec sobriété et en prenant des notes sur quelque fiche ou même sur un cahier réservé à cet usage. Cette tâche intelligente ne suppléerait-elle pas efficacement à tant d'heures passées à corriger des rédactions oit la pauvreté des idées rivalise avec la fadeur du style. et pour cause ?. L'apprentissage ne se fait qu'aux côtés d'un maître, et le premier maître de composition française, c'est un! livre intéressant et bien écrit.

L'adresse de cette association amicale est 53, rue Perronet; à Ncuilly-sur-Seine (Seine).

CADUCEE 58. 1° Oui. Demandez à la Bonne Presse, 5, rue Bayard, à Paris, VIII", le Manuel de l'infirmier, prix ï 5 fr. 45. 2° Adressez en février prochain une demande au directeur du Service dp santé rïp vntrr vôfîion.


l'activité des oeuvres catholiques

Futurs prêtres^ Les séminaristes

du diocèae de Bayeux.

En octobre 1933, on compte 108 grands séminaristes pour le diocèse de Bayeux: 106 sont au Grand Séminaire ou à la caserne, un autre au Séminaire français à Rome, un autre au Séminaire des Carmes, à Paris. Nous enregistrons, sur ce nombre, 28 nouveaux.

Il y a, au Petit Séminaire de La Maladrerie, 180 séminaristes, dont 38 nouveaux.

De plus, on peut ajouter 26 séminaristes, dont 9 nouveaux, à l'institution Frémont de Lisieux, et 37 séminaristes, dont 11 nouveaux, à l'école Saint-JeanEudes de Vire.

En résumé, 108 élèves au Grand Séminaire et 243 dans les Petits Séminaires et maisons d'éducation.

Ces chiffres, manifestement insuffisants, doivent inciter les diocésains à redoubler d'efforts pour l'œuvre essentielle du recrutement sacerdotal. C'est le vœu ardent de Mgr l'évoque, c'est nelui de tous les prêtres qui tiennent, malgré le poids de la tAche et des ans; c'est le voeu de tant de paroisses qui réclament des prêtres.

de Talle.

Au Grand Séminaire, on compte 12 présents, mais 11 sont dehors, à l'Institut catholique de Toulouse, à SalntSulplce de Paris, à la caserne cela fait un effectif de 53. Insufflsant encore, qui en doute? '?

Au Petit Séminaire, 107 présents, dont 30 nouveaux.

de Moulins.

I* Petit Séminaire a vu rentrer 60 élères. Chiffre pas encore atteint, m^if insuffisant.

de Valence

Les Séminaires du diocèse de Valence ont rouvert leurs portes au début d'octobre. La rentrée dernière a présenté d'heureuses nouveautés

Séparation effectuée du Petit Séminaire d'avec le collège, devenu lui-même étonnamment prospère.

Ouverture d'une troisième maison de petits clercs, l'école Saint-Apollinaire de valence.

Contingent plus nombreux que jamais de vocations tardives à Roussas, où l'école Saint-Joseph est en passe de se trouver trop petite.

Enfin, terme où aboutissent ces avenues diverses convergeant vers le sanctuaire, l'Institut Pie-VI de Saint-PaulTrois-Châteaux compte, grâce à l'arrivée de 17 nouveaux élèves, 82 grands séminaristes inscrits. Sur ce nombre, 70 sont présents les autres achèvent ailleurs leurs études ou font leur service militaire.

Au total, 240 aspirants au sacerdoce. en chiffre rond soit une bonne vingtaine de plus qu'en 1931. la plus prospère des dernières années.

Ecole supérieure libre d'agriculture du Sud-Ouest Parpan, Toulouse

A l'heure où les carrières libérales sont encombrées, où l'industrie chôme, où le commerce languit, Il importe à beaucoup de Français de rester ou de retourner à la terre.

Mais l'agriculture est devenue une science, plus complète que beaucoup «('autres, où pratique et théorie doivent s'unir pour arracher au sol les richesses qu'il enserre. Comme conséquence, l'ingénieur agriculteur peut marcher le front haut, à l'égal des ingénieurs chimistes, électriciens, mécaniciens et autres dont il partage et souvent totalise les connaissances.

C'est dire aussi qu'il a besoin d'une formation spéciale cette formation se lionne dans les écoles supérieures d'agriculture. Parmi ces dernières, l'une des plus réputées est l'école supérieure libre de Purpan, placée sous le patrorage des évêques protecteurs de l'Institut catholique de Toulouse et de la Société des Agriculteurs de France. Le programme des études, à l'école- de Purpan, embrasse les diverses branches de l'enseignement agricole. La viticulture et l'œnologie y sont poussées à fond.

Les élèves ingénieurs dont les notes ont atteint la moyenne tlnale de 14 et qui ont soutenu avec succès une thèse, en fin d'études, ont droit au diplôme d'ingénieur Agriculteur délivré par la Société des Agriculteurs de France. Demander le prospectus de l'Ecole et tous renseignements utiles à M. le directeur de l'Ecole supérieure d'agriculture, Purpan, Toulouse (Haute-Garonne). L'ouverture des cours a lieu dans la première semaine de novembre.

FEUILLETON DU 10 NOVEMBRE 1933 –17

L'infranchissable cercle

Le guide s'était déjà remis de son trouble. Il souriait de nouveau, avec sa mine de doux entèté.

Hé, Monsieur dit-il, qu'avez-vous besoin d'en savoir davantage ?. Croyezmoi, peignez vos beaux tableaux, vivez tranquillement et soyez heureux devant de grands paysages, mais ne vous occupez point de Mme Voritzine. Il n'en sortirait rien de bon pour vous.

Là-dessus, Mme Ingell rentra dans la chambre, apportant à son neveu un plateau abondamment garni qui prouvait que le jeune homme n'avait pas l'intention de se laisser mourir de faim. Elle informa M. de Vouzauges qu'un semblable repas l'attendait dans son appartement, car elle avait pensé qu'après tant d'émotions, il aurait besoin de se restaurer sans attendre l'heure du déjeuner.

Chez lui, Jean retrouva son fidèle domestique à qui il dut raconter par le menu son équipée au Dé. On devine néanmoins qu'il

LES ANCIENS DU SANA

La Croix du 19 octobre publiait un intéressant article de Mme Pelecier sur les Equipes sociales de malades, dont elle est la présidente. Voici aujourd'hui quelques lignes du plus haut intérêt sur les Anciens du Sana.

tn commençant cet article, que notre premier mot soit un chaleureux merci à tous les lecteurs de la Croix qui, au nombre d une centaine, ont répondu avec élan à notre appel en faveur des Cours par correspondance des Equipes sociales de malades. Grâce à leur généreux concours, 1 50 nouveaux élèves environ vont pouvoir commencer à travailler, c'est-à-dire à a revivre ».

Est-il indiscret d'ajouter que nous espérons encore quelques offres. de la part des personnes qui ne retardent leur adhésion que pour prendre le temps de la réflexion et qui, au fond du cœur, nous ont déjà donné une acceptation ?

A tous les futurs collaborateurs et amis des Equipes de malades nous voudrions exposer brièvement en quoi consiste l'œuvre complémentaire des Anciens du Sana, qui en est comme l'achèvement, l'épanouissement nécessaire et bienfaisant.

Une œuvre incomplète

Malgré l'intérêt primordial que présente pour les malades de longue durée notre enseignement par correspondance, il faut avouer que notre effort n'aura pas porté tous ses fruits si, au jour de leur guérison, nos élèves n'ont pas la possibilité d'utiliser leurs connaissances sur le terrain professionnel.

Or, pour les malades qui n'ont pas de famille proche ou qui ont, hélas I une famille déficiente, l'heure si désirée du « retour à la vie » est souvent l'heure des pires difficultés et des plus grandes angoisses. Obligé tout d'un coup de pourvoir à ses besoins immédiats, bien souvent le convalescent devra accepter la première occupation venue, et si elle n est pas adaptée à ses forces, c'est la rechute qui le guette au bout de quelques mois. Plus souvent encore en ces temps de chômage, l'ancien malade se voit implacablement fermer des portes qu'on ouvre à peine aux valides, et dans ce cas, c'est la misère qui est toute la récompense d'une longue patience

Il est donc nécessaire qu'une aide amicale intervienne pour permettre aux anciens de « se retourner » à leur sortie du sana et d'attendre, s'il le faut, plusieurs semaines ou plusieurs mois, l'occasion favorable de se refaire une situation conforme à leurs possibilités physiques.

L'initiative d'un malade

Comme à la naissance des Equipes de malades nous avions trouvé l'action d'une ancienne malade de Berdc, Mlle Marguerite Rivard, à la base de la nouvelle œuvre des Anciens du Sapa, nous trouvons l'effort décisif d'un ancien du sana de Zuydcoote. M. Maurice Henry, qui réussit, dès 1930, à grouper autour de lui ses anciens camarades rentrés dans la région de Lille. Encouragé par de hautes personnalités et par la direction du sanatorium de Zuydcoote, les Anciens du Sana du Nord

*"•»* Le Conseil central des Conférences de Saint-Vincent de Paul de Besançon groupe les deux diocèses de Besancon et de Saint-Claude. A Besan(;on, le Conseil particulier réunit 6 Conférences, celui de Belfort 3. A ces 9 Conférences s'ajoutent 2 Conférences isolées. En tout 12 Conférences, une de plus qu'en 1931.

195 confrères ont distribué 68739 fr. de secours (7700 francs de plus qu'en 1931) à 252 familles.

La Ligu« féminine d'Action catholique française compte, dans lo diocèse de Cahors: a) grande Ligue 5 850 adhérentes, réparties en 136 Comités (arrondissement de Cahois 63 C. = 2 311 A. de Figcao 30 C. = 2 070 A. de Gourdon 43 C. = 1 515).

b) Ligue des Jeunes 220 sections, avec un total de 2 490 adhérentes (Cahors 100 sections = 892 membres Figeao 75 = 1 070 Gourdon 45 =

490).

c) Benjamines 27 groupes, plus ou moins vivants, avec un total de 372 adolescentes, dont un tiers environ appartient à la ville de Cahors, où l'œuvre, très bien dirigée, est vraiment florissante.

La Semaine religieuse du diocèse de Bayonne vient de publier une liste de nomination dans laquelle nous ne trouvons pas moins de 2i noms de nouveaux prêtres.

••*• Dans le diocèse de Saint-Claude, 4 conférences groupent 76 confrères qui ont distribue 18 752 francs de secours a 126 familles.

en supprima plus d'un détail. Tout en parlant, il guettait le bruit de moteur qui annoncerait le retour de l'énigmatique comtesse. Mais le temps passa, et rien ne vint.

N'ayant guère fait honneur aux mets servis par sa prévoyante hôtesse, quand la cloche du déjeuner sonna il eut faim et fut l'un des premiers rendus dans la salle à manger. Il y retrouva, à sa profonde terreur, Mlle Thérèse d'Ombraie du Lizeran, journaliste. Elle était cette fois accompagnée d'une vieille dame aussi excentrique qu'elle-même elle l'appelait assez haut « ma chère belle-soeur », de sorte que le jeune homme fut immédiatement tlxé sur leur degré de parenté. De loin, elle lui adressa un signe amical, et lui cria

Mon papier est parti Mistress Fairdonn m'a promis une épreuve, si son cliché est réussi. Vous recevrez des exemplaires des revues

Agacé, il s'inclina.

Mme Rantzau ne parut pas. Le colonel Marne parut contrarié de cette éclipse quand il vint prendre sa place, il jeta un regard déconfit à la table occupée habituellement par la belle baronne, et se montra dans ses propos plus pessimiste que jamais. Jean en conclut que le bouillant colonial devait éprouver quelque tendre sentiment pour la superbe étrangère, et il le plaignit du fond du cœur, car ce sentiment ne paraissait pas être payé

Au service des malades.

ne tardèrent pas à prendre un développement important et à mettre sur pied ces trois services essentiels placement, caisse de solidarité pouvant consentir des prêts d'honneur, réunions amicales des anciens, et un peu plus tard des anciennes.

Avec quelques mois de retard, les Anciens du Sana de Paris se mirent également à l'œuvre, et maintenant les deux sections (Paris et Lille) rivalisent de zèle dans leurs divers services. Depuis sa fondation, l'œuvre a déjà réalisé, malgré la crise, une centaine de placements.

Le siège officiel de l'Association est à Paris il est le même, d'ailleurs, que celui des Equipes sociales de malades, 3, rue de Luynes (VII'). L'Association est rattachée à l'ensemble du mouvement des Equipes sociales elle a donné aussi son adhésion à la Fédération des Amicales de malades (28, rue Bonaparte).

La maison de Crèvecœur Ajoutons enfin que l'œuvre possède une maison de convalescence pour les anciennes cette maison, située à Crèvecœur-le-Grand, dans l'Oise, est dirigée précisément par la première animatrice de tout ce mouvement en faveur des malades, Mlle Rivard, qui, après aveir créé les premiers Cours par correspondance, créa ensuite le premier établissement posi-sanatorial pour les ancienne osseuses (1). En effet, si la Société assure à peu près le traitement curatif et même préventif des tuberculeux osseux, elle ne se préoccupe guère de leur sort après leur guérison et les laisse se débattre avec des forces diminuées. Les jeunes filles qui sont reçues à Crèvecœur trouvent là un « palier » entre la vie de sana et la vie normale elles peuvent partager leurs heures entre un repos encore salutaire et un travail orienté vers l'avenir coupe, sténo, machine à écrire. La durée prévue de la convalescence est de trois mois, au bout desquels les jeunes filles sont placées par les soins de l'Association.

La maison n'est ouverte qu'aux anciennes malades osseuses. Précisons, d'ailleurs que jusqu'à nouvel ordre, l'Association des Anciens du Sana ne s'adresse, en tant qu'Association, qu'aux seuls osseux, à l'exclusion des pulmonaires. Mais l'avenir est devant nous et nous permettra peut-être de réaliser un jour toutes nos ambitions. Pour aider les Anciens du Sana Pour aider les Equipes sociales de malades il suffisait de s'inscrire comme professeur bénévole. Que faire, pour aider les Anciens du Sana ?

On peut évidemment les aider financièrement. Plus que les Equipes de malades, en effet, l'Association des Anciens a besoin d'un fonds de roulement important pour faire face à toutes les détresses matérielles qui se présentent. La maison de Crèvecœur, surtout, ne marchera à fond que le jour où elle pourra ouvrir largement ses

(1) Du moins, à notre connaissance. Les maisons de convalescence générale ne manquent pas, et certaines fondations fonctionnent déjà en faveur des anciens pulmonaires mais la maison de Crèvecœur est la première en date qui soit spécialement destinée b. d'anciennes malades osseuses,

Journée de cadre de li Ligne fiction religiea&fl et sociale di diocèse da Blois

Plus de 400 dirigeants ont pris part, le samedi 28 octobre, aux réunions d'étude qui ont eu lieu à Blois, à la maison des œuvres, sous la présidence de S. Exc. Mgr Audollent.

Tour à tour. le général de Brantès, président M. Vrain, président cantonal de Lamotte-Beuvron M. le chanoine Richaud, de l'Action catholique française M. de la Malène, vice-président de la Ligue M. le chanoine Besnard, archiprêtre de Romorantin, et M. l'abbé Tournesac, directeur des œuvres d'hommes et de jeunes gens, ont étudié l'activité désirable de la Ligue à ses divers plans diocésain, cantonal et paroissial.

Mgr l'évêque s'est montré très satisfait du résultat de cette Journée qui marquera. a-t-:I dit, une date dans la vie diocésaine. Son Excellence a tiré ensuite des conclusions pratiques à l'usage de son auditoire, auquel il a conseillé d'agir et de se grouper, fièrement.

«*«* Le corps de l'Union des Amicales de l'enseignement libre de la région de Bourges était constitué, en 1931, par G 445 amicalistes (20 masculines et 5 féminines), 11 dans l'Indre et le Cher, 5 dans le Loiret, 4 dans la Nièvre. Elle compte aujourd'hui 35 Amicales, et ses effectifs s'élèvent à 8023 membres.

de retour, et M. de Vouzauges estimait que le plus grand mal qui puisse atteindre un cœur sincère était d'aimer sans espoir. Le ménage américain était absent peutêtre pèlerinait-il au refuge du Dé ?. -Bon voyage pensa in petto le peintre, dévorant une exquise truite aux chairs roses.

Quand le repas fut fini, le colonel Marne s'esquiva rapidement. Le peintre ne tarda pas à l'imiter, au grand désespoir de la journaliste, qui espérait accaparer encore M. de Vouzauges.

Ce dernier ne se laissa pas tenter par la perspective d'une promenade pendant laquelle il eût pu prendre maint croquis. Un agacement qu'il ne réussissait pas à dominer lui rendait tout travail impossible. En traversant le grand vestibule, il aperçut la baronne Rantzau parlant à un homme qui se tenait humblement incliné devant elle c'était l'espèce de majordome, ou d'intendant, qui dînait l'autre soir dans la salle réservée aux domestiques. Jean alla s'enfermer au salon. La grande pièce était déserte. Le piano ouvert semblait attendre des mains habiles, et sur une table basse s'entassaient des revues de toutes sortes, avec, bien en évidence, L'Emancipation féminine, assurément- déposée là par Mlle d'Ombraie du Lizeran. Horripilé à la pensée que dans quelques jours son nom serait peut-être livré aux habituelles lectrices de ce qu'il qualifiait à part lui « un canard exalté », il voulut

portes aux pensionnaires gratuites. Actuellement. le nombre des convalescentes ne dépasse guère la demi-douzaine il pourrait atteindre quinze ou vingt si les ressources étaient plus abondantes. L'entretien d'une convalescente revient à 300 /ranci par mois.

La maison possède d'ailleurs une petite fabrique de tricot à la machine et un moyen facile de l'aider financièrement est de lui réserver des commandes chandails, tailleurs, pull-overs, chemises et combinaisons de taine, bas, chaussettes, etc. Les bénéfices réalisés sont consacrés à couvrir les frais de séjour des pensionnaires gratuites.

Mais il est encore un autre moyen de soutenir l'effort des Anciens du Sana, c'est de leur procurer des places. Depuis la crise, les placements se font surtout par relations et il est assez vain, surtout pour un ancien malade, de s'inscrire dans un bureau ou de mettre une annonce dans le journal. Grâce à l'appui de l'Association, un bon nombre d'anciens ont été acceptés là où on ne les aurait peut-être pas reçus s'ils s'étaient présentés sans recommandation.

En nous signalant d urgence, car en cette matière il faut aller très vite les places disponibles que vous connaissez, vous rendrez à l'Association un très grand service. Places de tout genre, exception faite des métiers à grosse dépense physique. Nous plaçons des employés de bureau (dactylos, secrétaires, comptables. aide-comptables), des vendeurs et des vendeuses, des aides-infirmiers ou infirmières dans les sanas, des concierges, des domestiques dans des places douces, des lingères, des gouvernantes, des ouvriers pour petite manutention, des livreurs, des électriciens, des dessinateurs, etc. A Paris et en province, car nous sommes en relations avec beaucoup de nos anciens rentrés aux quatre coins de la France.

Conclusion

C'est donc toute une croisade que nous essayons de mettre en branle pour le plus grand bien des malades. Après les avoir sauvés de l'inaction et du cafard pendant leur temps de cure, nous voudrions parachever notre œuvre en les aidant à se reclasser, à se refaire une place au soleil. Le succès de notre premier appel nous est un encouragement à plaider aujourd'hui la cause des Anciens du Sana. Nous vouI Ions espérer que beaucoup comprendront la portée sociale d'une œuvre qui ri en est encore qu'à ses débuts, mais qui doit grandir et prospérer parce qu'elle répond à un véritable besoin.

M. PELECIER,

présidente des Equipes sociales

de malades et des Anciens du Sana. Pour tous renseignements. s'ndresser 1. Section de Paris à Mlle Girard, 3,- rue de Luynes, permanence le samedi, de 17 heures à 19 heures. 2° Section du Nord à M. Maurice Henry, 59, rue de la Barre, Lille. 3° Maison de convalescence (commande de tricots) à Mlle M. Rivard, 15, rue de La Rochefoucauld, Grèvecœur-le-Grand (Oise). Compte chèque postal de l'Association Anciens du Sana, 3, rue de Luynes. Paris, ch. p. 1434.79.

»* L'Union catholique du diocèse de Langres compte 10000 membres la J. 0. C., 2 sections agréées, 6 en formation la J. A. C., 3 sections agréées, 22 en formation (elle tint trois Congrès régionaux l'an dernier et organisa près de 100 journées rurales) les Scouts ont 3 sections'; la S. G. S. P. P., 8 Sociétés, depuis longtemps déjà affiliées et toujours actives et prospères.

»**» Au diocèse de Rouen, l'œuvre du Blé eucharistique est en progrès. En 1932-1933. les souscriptions ont été au nombre de 9 428, en augmentation de 1 006, répartis en 595 communes ou paroisses.

La collecte de blé a produit 247 911 kg.. soit 31 859 kg. de plus que la précédente année. Qu'est-il advenu de cette énorme provision de froment T On a fourni 7-a 590 kg. de pain aux deux Séminaires; 156745 pains d'autel et 992 545 pains de communion aux églises, dont les paroissiens collectent le blé.

Rien qu'en Chine, il y a une centaine de Petits Séminaires et d'écoles probatoires pour le clergé indigène, avec une population de plus de 4000 enfants, et 30 Grands Séminaires avec un total d'environ 800 élèves. On compte 39 Petits Séminaires et 19 Grands dans l'Inde et Ceylan, avec environ 1300 et 500 élèves 21 Petits Séminaires dans l'Indochine, le Siam et la Birmanie, avec environ 2 50O élèves, et 12 Grands Séminaires avec environ 500 étudiants; en Afrique, 25 Grands Séminaires et 68 Petits, avec respectivement plus de 400 et plus de 2000 élèves.

se rendre compte du genre de ces pages, et, s'en étant emparé, il s'enfonça pour les lire dans un confortable fauteuil. Hélas Ce n'est pas impunément qu'on brave le style fougueux des femmes émancipées, surtout quand on a passé une nuit blanche, accompagnée de beaucoup d'émotions 1. Jean de Vouzauges ne tarda pas à perdre complètement le fil de sa lecture. Une invincible pesanteur baissait ses paupières sur ses prunelles alanguies. Une fois, deux fois, il s'efforça de résister, se secouant, tournant bruyamment les pages afln d'éviter une endormante monotonie. Mais tout se faisait complice du sommeil qui l'accablait le plus grand silence régnait dans l'hôtel pas un gamin, pas une charrette ne passaient sur la route. Le bruit du torrent arrivait, assourdi comme une lointaine berceuse.

[.'Emancipation féminine glissa à terre. Renversé contre le dossier, la tête un peu penchée, les yeux clos, Jean de Vouzauges dormit paisiblement.

Pendant une demi-heure environ, il poursuivit sans trouble cette sieste imprévue. Puis, des songes s'y mêlèrent. Un esprit immatériel, vêtu de dentelles mousseuses et d'un manteau d'hermine (à moins que ce soit tout simplement de neige), était entré dans la pièce. Il s'approchait du fauteuil où dormait Vouzauges et le regardait avec malice. Ses yeux étaient d'un bleu sombre, calmes et profonds comme les lacs montagnards, et

Le militant

Le militant d'Action catholique n'est pas un partisan.

Citoyen, il est libre de se lier au groupe politique qu'il préfère; apôtre, il n'est ni l'homme d'un Comité qui l'asservirait à ses intérêts humains, ni le serviteur d'une secte qui lui dicterait ses décisions, ni l'agent d'une politique, qui lui imposerait ses vues. Il n'admet que la politique du Christ dont la devise n'est pas de ce monde « Adveniat regnum tuum » il ne s'agit que du règne de Dieu.

Est-ce à dire que le militant soit neutre ? Le rapprochement de ces deux termes serait un non-sens. Le catholique a des convictions arrêtées, un programme défini programme familial, social et d'universelle civilisation. Le militant est donc au-dessus des partis, non parce qu'il est neutre, mais parce qu'il n'attribue à aticun régime le pouvoir exclusif f de favoriser son programme, tendant la main à toute bonne volonté respectueuse de la doctrine et des libertés catholiques.

Aussi bien le, militant ne camoufle pas la vérité il est fier de proclamer sa foi, son sens chrétien et social, son esprit romain. Au reste, nos générations ballottées, déçues, inquiètes, désirent de plus en plus les attitudes nettes, les affirmations fermes. Pour gagner leur sympathie, il faudra parler et écrire clair. Demain, si ce n'est pas aujourd'hui, un modérantisme éclectique, souriant tour à tour au vice élégant et à l'idéal, aux compromissions et à l'honneur, ne fera plus recette. Le militant catholique comprend son temps.

Il sait que nos contemporains ont la tête' pleine d'idées dont certaines sont des idées chrétiennes déformées et que pour les réformer, il faut accrocher et retenir la curiosité, tenter l'appétit spirituel d'esprits, anxieux mais souvent loyaux.

Il comprend que cet appétit et cette curiosité reflètent, au moins parmi les meilleurs, les besoins profonds de l'âme populaire. Il s'agit donc de ramener à des idées éternelles et à une morale traditionnelle des intelligences à la dérive, d'adapter les problèmes de toujours aux exigences d'esprits qui brûlent les étapes.

Au milieu d'un monde en mue, le militant doit se tenir en contact avec la vie. Dans le flux et le reflux de pensées mouvantes, il faut être aux écoutes des mouvements qui se préparent, devenir quasi l'intuitif qui se penche sur l'avenir et s'essaye à le pressentir.

Tâche irréalisable si, au regard observateur, le militant catholique n'ajoute l'amour de la doctrine. (Mgr Fillon.)

Le nouvel organe

de la Confédération française des professions

« L'Efficiende », journal de la C. F. P., a cessé de paraître. Depuis de nombreuses années, il était utile à de nombreux lecteurs qui puisaient là d'excellents renseignements et de bons conseils. Mais les dirigeants de la Confédération, soucieux toujours de mieux faire, ont voulu remplacer « l'Efficience » par une revue plus pratique encore, plus complète, plus moderne.

Ils y ont réussi, et le premier numéro de « Professions » (octobre), est vraiment prometteur. C'est un instrument de travail, un écho fidèle des résolutions prises par les. membres de la C. F. P.

Puisse ce nouveau périodique, que nous saluons ici avec plaisir, trouver rapidement les nombreux et fidèles lecteurs qu'il mérite.

Congrès du diocèse de Lille Le compte rendu in extenso des travaux du Congrès des catholiques du diocèse de Lille, sur « Les adaptations nécessaires de l'Action catholique »j vient de paraître.

C'est une brochure de 60 pages, en vente 4 francs (franco, 4 fr. 50). (S'adresser à ftL l'abbé Dutoo, Centrale des œuvres, 39, rue de la Monnaie, à Lille. Chèque postal t. Centrale des œuvres, Lille, 426-64.)

Quelques manifestations d'Action catholique

L'assemblée générale de la Ligne féminine d'Action catholip ds la Loin

L assemblée générale de la Ligue féminine d'Action catholique de la Loire s'est tenue dimanche à Saint-Etienne. Une réunion des présidentes de sections groupa le matin 30 délégués représentant 35 groupements. M. le chanoine Courbe, secrétaire général de l'Action catholique, parla tout d'abord de la fusion des Ligues. L'orateur exposa ensuite les méthodes de l'action que les membres de ces Ligues devaient poursuivre au sein de leurs groupements respectifs et montra que cette action devait être à la fois familiale, prefessionnelle et civique.

L'assemblée générale se tient à 15 heures dans la grande salle du pensionnat SaintLouis, rue Désiré-Claude. S. Exc. Mgr Delay présidait la réunion. A ses côtés, sur l'estrade, avaient pris place MM. le vicaire général Bornet, le chanoine Heurtier, ditecteur des œuvres MM. les curés du Chambon-Feugerolles et de Saint-Romainen-Gier, et les présidentes de sections. Après la prière, Mlle de Jerphanion, présidente départementale, donna lecture d'un très intéressant rapport sur l'activité de la Ligue et les résultats obtenus. Mgr Delay. en un langage élevé et émouvant, donna de précieux conseils à ses auditrices, qu' exhorta à poursuivre, sans défaillance ni découragement, l'œuvre d'apostolat à laquelle la Ligue se consacre avec tant de succès.

M. le chanoine Courbe prit ensuite la parole. Son discours très remarquable développa le thème général de l'Action catholique des femmes françaises. L'orateur montra avec autant de précision que d'éloquence les raisons de cette action et développa les méthodes esquissées le matin au cours de la réunion des présidentes. M. le chanoine Courbe fournit à ses auditrices des directives claires qui contribueront certainement à donner à l'activité des membres de la Ligue son maximum d'efficacité.

Mgr Delay remercia chaleureusement l'orateur, dont le discours avait été fréquemment interrompu par les applaudissements de la nombreuse assistance. Cette belle manifestation se termina par un Salut solennel à la chapelle du pensionnat.

Ligne [émiBiD8 d'Action Catholique française de Lie

L'assemblée de la Ligue féminine d'Action catholique française de Lille a eu lieu pendant le Congrès des oeuvres diocésaines, le vendredi 27 octobre, sous la présidence de S. Em. le cardinal Liénart.

Des réunions d'études eurent lieu dans la matinée, groupant plus de 400 dirigeantes et dizainières, pour examiner le travail apostolique de l'année, orienté très nettement vers l'apostolat f amilial. Sous le titre généra! Ce que peur l'Action catholique pour la famille, ont été données trois directives grouper, défendre, conquérir. 1° Grouper nos familles pour la liberté de l'enseignement ce sujet a été traité par M. David, directeur de la Voix des familles et président de l'Association

La T. S T. à rftranyr Programmes du samedi H novembre BADIO-VATICAN (19,8i et 50,86 m.) 10 h. à 10 15 et 19 h. à 19 h. 15 exercices raeiiophonlques.

BERLIN (ALLEMAGNE) (419 et 283,6 m) 5 h. 35 et to D. 30, relais do Kœnlg-sberg. 12 h., disques de musique Mg-êre Ii h. 50, concert. 17 h., airs et lleder 18 11., heure nationale Symphonie en ut dièse mmeur pour grand orchestre (F. de la Motte-Fouqué).

LAIVGENBEIUJ (ALLEMAGNE) (472,4 m.). 5 h. 5. disques. 6 h. î.ï, relais de Stuttgart. 10 b. 25, disques. il h., relais de Stuttgart. 12 h. 35, musique variée. 13 h. 20, 13 h., relais de Stuttgart. 17 h., relais de Francfort. 1S h., heure nationale relais de Berlin. 19 h. 10, relais de Francfort. 21 h. 40, relais de Stuttgart. STUTTGART (ALLEMAGNE) (360,6 m.). 3 h. 5, relais de Langenberg. 6 h. 15, disques. 7 h. 20, relais de Langenberg. 9 h. 10, disques de musique viennoise. 11 h., disques. 11 h. 35, pot-pourrt de disques. 12 h. 35, relais de Langenber*. 14 h. 15, chants bavarois. 15 h., concert. 17 h., relais de Langemberjr. 18 b., heuro nationale relais dp Berlin. 19 h. 10, relais de Francfort. 21 h. 45, disques. 22 h., heure variée nocturne. MIDLAND REGIONAL (398,9 mètres). 15 h. 30, gramophone. 16 h. in, E. Parsons et son orchestre. 17 h. 15, l'heure enfantine. 18 h. 30, récital de enant. 19 h., concert. 21 h, 35, voir National. NATIONAL (Dîiventry) (1 554,4 m., 261,5, 301.5 m.). 12 h., concert. 12 h 45, gramoplione. n Il. 15. musique lég-ère. 14 h, 20, gramophone. 15 li., Ha-

à son doigt mince brillait une lourde bague armoriée. Doucement, l'esprit se dirigeait vers le piano et en éveillait les notes sous ses mains. Une harmonie pénétrante s'élevait, assourdie par une pédale sur laquelle s'appuyait un pied fin. Et la voix bientôt se mêlait à la musique. C'était la voix d'or entendue par Jean le soir même de son arrivée, la belle voix grave qu'il avait tour à tour attribuée à Mlle d'Ombraie du Lizeran (6 hérésie 1) et à la baronne Rantzau. Elle disait une berceuse dont maintenant l'homme endormi comprenait toutes les paroles quoiqu'elles soient d'un vieux dialecte sauvage usité au fond d'un petit pays des Balkans. Mais le sommeil rend intelligibles les choses les plus incompréhensibles, et Jean s'extasiait d'entendre des mots si doux.

Cependant voilà que, tout à coup, il s'étonna de ne plus rien comprendre il devina qu'il s'éveillait, voulut se raccrocher à ce sommeil dispensateur d'un si beau songe, mais, constatant que la musique ne cessait pas malgré son retour à la réalité, il se secoua énergiquement pour achever de sortir des brumes et se dressa en se frottant les paupières.

Eh bien ce n'est pas trop tôt fit la voix moqueuse de la comtesse Voritzine. Elle avait fait tourner le tabouret et le regardait d'un air ironique.

Vous étiez bien fatigué ? poursuivitelle d'un ton plein d'intérêt si j'avais su, je n'aurais pas fait de musique.

des parents d'élèves de l'enseîgnemen? libre. Avec une ardeur convaincante, il ai montré la nécessité de s'unir pour défendra leurs prérogatives menacées, et expliqué le rôle de l'A. P. E. L. qui 'sera d'autant plus efficace que ses adhérents seront nom* breux et éclairés.

Le second devoir, indiqué par Mme De-» lemer-Agache dans un rapport d'une vérité) saisissante, est de défendre la jamilld contre l'immoralité. Pour combattre la désa* grégation de la famille que la législation^ les mœurs et usages actuels favorisent de plus en plus, trois remèdes sont indiqués i Faire l'opinion, la réformer, la former J* donner l'exemple, chacune dans notrd milieu et plus encore si nous avons une situation sociale plus en vue s'unir pour lutter contre le paganisme qui menace les familles. Former pour cela des Cercles d^ mères de famille.

Enfin pour conquérir les familles, se péri-» cher vers elles pour les aider à se main4 tenir ou à se relever. Mme Tourrez* Bouchez indiqua comment les membres dé la L. F. A. C. F. doivent acquérir dei compétences et collaborer avec les œuvres sociales et familiales. Pour arriver à urd meilleur service une déléguée spécialisée* dans les questions familiales sera désignée) dans chaque Comité.

Cette matinée d'études comportait aussi des réunions pour les Jeunes, où elles étu< dièrent les différentes adaptations aux mi.. lieux moyens, bourgeois et moins informés de la pensée chrétienne.

L'après-diner, dans la grande salle ié la Centrale des oeuvres, 600 ligueuses sa pressaient pour recevoir S. Em. le cardinal Liénart. Mme Delcourt-Çuvelier, présidente diocésaine, salua d'abord les deus secrétaires générales, Mlle du Rostu et Mme de Molly, dont la présence srmbo< lisait l'union des deux groupements de lai L. F. A. C. F., puis elle donna un ratw port très documenté du travail de l'année* notant un accroissement de 6 450 ligueuses en 24 Comités nouveaux. La collaboration des ligueuses avec toutes les œuvres famw liales, sociales et charitables a été corn* plète, et leur zèle toujours en activité! pour répondre à tous les besoins. Mlle Cuvelier, directrice diocésaine dei Jeunes, apporta les conclusions de I'enquêtd pratiquée dans leurs milieux rechristia* niser davantages nos vies.

Mlle du Rostu et Mme de Molly, toute^ deux secrétaires générales de la L. F. A, C. F., montrèrent enfin comment se for* ment les militants de l'Action catholique? dans la famille, dit Mme de Molly. La femme, gardienne des traditions religieuses et de l'esprit chrétien aura à donner une ambiance catholique à l'école comme a14 foyer à ses enfants, à leur apprendre que le mariage est un sacrement, qu'il ne coim siste pas à « vivre sa vie » mais « à la! donner »,

S. Em. le cardinal félicita enfin le* ligueuses de leur belle activité et leur demanda de continuer le travail sur le ter* rain familial comme sur le terrain scolaire, Et devant la baisse constante de la mora, lité les convie à rester toujours plus fidèles à l'Evangile et à opérer le redressement nécessaire par leur exemple, leur autorité et leur droiture.

rold Ramsay a l'orgue. 15 h. 50, con* çert 16 h. 30, récitai de chant i< h. 15, l'heure enfantine. 18 h, 4r,< interlude gallois. -ni, 30, récital da piano. 20 b., festival de l'Empire Musqué militaire. Chœurs. st h 35 d^STsti^11163 el muslqU6 pour le 'Jou«

de 1 Armlstice.

VIENNE (AUTRICHE) (517,2 mètres) 10 h. 30, musique lég-ere. 12 h. 10, disques. 14 h. 45, chœurs. 16 h,, disques À 4,n//rf ~r? b. 40, concert Iphygénie en Aulide (Gluck) Orphée (Gluck) Lem noces "!LF'a<0 (Mozart) L'enlèvement att ÎÏZU (J1?""): La flûte enchantée (Mozart); 'UoTnure (GOldmark) LévanaêlUte (Kieiizl): Le corregidor (K. Woir)- Or in. femal (Bittner) La ville morte (Kornrold) i Sotre-Dcrnis (Schmidt). >^«»uïuiu;a

BRUXELLES (BELGIQUE) (509,3 m.). 12 h., 13 b. 10 et 17 h., concert. h. nt disques. 20 h., concert Marche hé* roiav* (Saint-saëns) Marche funèbre (Bee. thoven) Elrt/iac metody (Grleg). 20 h. 30 La paix, d'Aristophane.

BARCELONE (ESPAGNE) (348,8 m.). » 13 h., disques. 14 h., sextuor. 15 h. émission au bénénce des hôpitaux 17 h. 30. émission enfantine. 18 h. eo 20 h., disques. 21 h. 35, concert Les Maîtres- Chanteurs (Wagner) Danse fton-, grois* (Brahms) Le secret de Myrto (Bei rardt). 22 h. 30, musique de dan*e. HUIZEN (HOLLANDE) (1875 mètres). –♦ Î5 h. 55, concert. 16 h. 40, disques » 17 h. lo, concert. 19 h. 40, concert « 20 h. 40, chant. 21 h., concert.

ROME (Î41.2 m.). NAPLE3 (318,8 m.)t 11 û. 30, radio-quintette. 12 h., cdn" cert. 16 h. 15, Czarda* (Delibes) Motif it de danire (Barzizza): Un sofr en terre de Toscane (Llmenta) La fiancée vendue (Smetana) Isabelle de Castille (Bootz). 19 h. 15, chaut, 20 h., transmission d'opéra.

Et vous auriez eu grand tort, répondit] Jean qui e'était levé et s'inclinait devant elle je rêvais que j'étais bercé par ui< ange 1

Ah quelle déception fit-elle ert éclatant de rire quelle déception au réveil L.. Non, non, n'essayez pas de pro-« tester poursuivit-elle vivement je sais* ce que vous pensiez de moi, cette nuit { Vous me trouviez capricieuse, égoïste, vo-« lontaire. tout le contraire d'un être ange-» lique. Et comme vous aviez raison 1. Elle s'interrompit une minute, allongeai un bras pour attirer un siège près d'elle* et le désignant à Jean du bout de son index, elle lui fit signe de s'asseoir. La leçon que j'ai reçue ne aéra pas perdue, continua-t-elle gravement, tandis qu'il obéissait elle a été dure. Vous n'imaginez pas la terreur qui s'est emparée de moi lorsque je me suis vue seule sur le plateau du Dé, au milieu des neiges, loini de tout secours, en tête à tête avec ceb homme qui paraissait réellement fou !.4 Et plus tard, tandis qu'il semblait agoni, sant dans cette petite chambre du refuge»* Quels reproches n'ai-je pas entendus au! fond de ma conscience 1

Comment va-t-il, ce Brinballier 2 demanda Vouzauges.

(A suivre.)

ALUUK BÀRRÈRE-ÀPTRlT


Cœur pensif ne sait où il va l.ç parti radical hésite sur la direction de son action politique à droite ?. à gauche ?. A gauche, sans aucun doute, décide Albert liayet, dans cc ta République n, C'est bien le sentiment des radicaux. Oui; mais à gauche il y a les socialistes, et voilà trois fois qu'un gouvernement radical tombe avec ce soutien à éclipse. Alors ?.- « Les Débats » voient le parti radical aussi loin que jamais de l'Union nationale, Se trouvant une fois enco-e au carrefour, le parti radical s'interroge, se tâte, il ne sait de quel côté !l ira. Uno pareille hésitation au mois de novembre 19H3 est énorme. Nous consultons. Nous constatons ensuite qu'i! y a deux écoles celle des radicaux, qui ont passé par le pouvoir ou qui y sont et qui ont quelque velléité de tenir compte des événements; celle des radicaux, qui ne veulent regarder ni au dehors ni au dedans et qui aimeraient proclamer dès aujourd'hui comme sacro-sainte la vieille rt-gle de l'union avec les socialistes. Mais, tandis que l'école des premiers reste prudemment sur la réserve, se contente d'éviter les engagements prématurés et réclame simplement un délai d'opportunisme pour savoir oe que l'on Iïtu, l'école des intransigeants, intrépide cl absolue, veut tout de suite des promesses et des manifestations solennelles. Le salut public a des partisans tièdes, timides, et n'osant pas dire ce qui est nécessaire. La politique catastrophique a des partisans véhéments et péremptoires. On est en droit de conclure que le parti radical est, au fond du cœur, aussi luin que jamais de l'Union nationale. « L'Œuvre » veut, certes, l'unité dtt parti, mais ne peut s'empêcher de voir l'obstacle démagogique des ï socialistes sur lu gauche

II s'agit, pour l'heure, de sauvegarder cette unité et de conserver ce souci. Que, parmi les représentants radicaux, l'on ait des raisons personnelles de mécontentement, que les autres redoutent d'avoir à mêler leurs bulletins à ceux d'autres groupes (d'ailleurs eux-mêmes divises), que d'autres, enfin, hésitent à voter ce que, sur leur gauche, on se refuse à voter, cela se comprend. Mais cela se comprend un instant seulement. Car, à bien y réfléchir, l'hésitation n'est pas permise. Il est une chose qu'il ne faut pas oublier c'est que la position des socialistes et celle des radicaux ne sont pas les mêmes. Les premiers n'assumant pas les charges du gouver- nement peuvent se servir de l'argument démagogique qui consiste à se vanter d'avoir repoussé des mesures « impopulaires et à décliner en même temps ce n'est pas nous qui étions au pouvoir les responsabilités d'un gâchis financier éventuel.

Les radicaux, au contraire, ont accepté courageusement la tache de remettre le pays à flot, avec le concours de toutes les bonnes volontés. Ils n'ont pas le droit d'échouer. Et eux, ce n'est pas sur le vote ou le rejet de tel ou tel article que le pays les jugera c'est sur le résultat global d'une législature. Si bien que, pour eux, « l'intérêt supérieur du parti coïncide aveo l'intérêt national lut-méme.

Ils sont perdus s'ils l'oublient.

« Le Temps » le répète encore impossible d'assainir les finances publiques avec une politique de Cartel. « Néo ou « archéo », les socialistes restent intransigeants sur leur programme, en contradiction avec le programme, national du parti radical

En définitive, la politique qu'entendent suivre ceux que le Populaire appelle déjà, non sans ironie, les a néoradicaux est en contradiolion avec le programme radical. Or, comme la fort bien dit M. Henri Clerc à la réunion d'hier, il faut avoir la politique de son programme et le programme de sa politique. « Le dilemme est le suivant <m changer de politique ou changer de majorité. »

M. Arohimbaud et M. zay r.o veuicni changer ni de l'une ni de l'autre. Ils voudraient seulement changer de gouvernement. Mais à quoi cela nous avancerait-il ? î

Nous ne pensons d'ailleurs pas que le parti radical dans son ensemble soit disposé à accepter le dilemme de M. Henri Clerc. Une certaine équivoque subsiste après la réunion d'hier; une hypothèque pèse sur le gouvernement, l'hypothèque des élections de 1932. Mais le problème a été posé sous toutes ses tonnes, et, jusqu'à présent, il n'a pas été résolu. Il ne l'a pas été encore hier, on n'a fait que le poser à nouveau sans même envisager de solution. L'assainissement des finances publiques avec une politique de Cartel est une impossibilité, une absurdité, démontrée par l'expérience. Mais si le Cartel est rompu avec les socialistes, si, comme l'a dit M. Daladier, qui était qualifié pour le dire. le parti radical ne renoue pas les liens que les socialistes ont rompus, il faudra bien établir une autre entente, trouver une autre majorité. Où et comment la Jrouvera-t-on? 9

i Et la dissolution ?.

C'est le remède qu'a trouvé ̃M Jean Zay au problème radical. Dans « l'Echo de Paris ». Henri de Kérillis se déclare d'accord avec. « ce radical inconnu »

Mais du coup..l'entends toutes les objections de certains de nos amis Rien n'indique que le pays comprenne la situation! Rien ne permet d'espérer que les élections seraient meilleures. L'adhésion des radicaux-socialistes ajoute à nos appréhensions. D'accord, la dissolution n'est pas une solution de tout repos. Elle comporte des risques graves, très graves. Mais à mon sens, elle n'en comporte pas plus que la non-dissolution, car nous allons droit vers une catastrophe.

La Chambre actuelle est Ingouvernable. Depuis deux ans la preuve est faite que le Cartel est impossible. Depuis huit jours la preuve est faite cfue la concentration est également impossible puisque M. Sarraut n'a pu faire qu'un plein de 306 voix. Reste l'union nationale. On peut la tenter. Je la crois non moins impossible en raison des positions électorales. Pour faide l'union nationale, il faudrait bouleverser ces positions en changeant la loi élctorale. Or, personne n'en parle. Personne n'y songe.

Dans ces conditions, s'il est prouvé qu'il n'y a pas de majorité de gouvernement, 11 faut essayer d'en trouver une autre, car enfin nous ne pouvons rester indéfiniment sans gouvernement 1 Donc, dissolution 1

C'est d'ailleurs un moyen comme un autre de secouer la torpeur d'un pays qui ne voit pas le danger.

Gustave Hervé, dans « ta Victoire », se montre sceptique Pour mol, je ne crois pas la dissolution proche, et, ce qui est plus grave, je ne crois pas qu'elle soit désirable en ce moment pour les nationaux.

Elle n'est pas proche, la dissolution, parce que la dissolution dans les milieux cartellistes a une odeur réactionnaire depuis qu'en 18T7 elle a été faite contre les républicains par le monarchiste Mac-Mahon. Quelques jeunes radicaux semblent ne pas partager ce prilœô; cela P.rouv$i gu'U? sont jeunes

et qu'Us ne connaissent pas encore la mentalité des milieux dits ̃̃ républicains ». Or, la Chambre et le Sénat sont cartellistes. A la rigueur, des cartellistes admettraient bien une dissolution pour dissoudre une Chambre « réactionnaire ». Mals je ne vols pas la Chambre et le Sénat actuels accordant au bon président Lebrun la dissolution d'une Chambre cartelliste. Je les vois plutôt, si la pagaille s'accentuait, constituer un ministère cartelllste de salut publie, qui, d'ailleurs, en fait de salut, nous mettrait dans le trente-sixième dessous.

Le livre de consolation PAR

Louis BERTRAND

de l'Académie Française

Devant les dangers qui menacent notre monde, et, plus encore, devant le drame douloureux de toute destinée humaine, Il faut envisager les choses aveo une lucidité inexorable et un coeur intrépide. Le Livre de Consolation, de M. Louis Bertrand. Un vol. 15 fr. A. Fayard et C", éditeurs, Paris.

ÇA ET LA

Morti d'hier

M. Paul Dclombre, grand officier de la Légion d'honneur, médaillé de 1870-1871, ancien ministre du Commerce, de l'Industrie et des P. T. T., à Parts, dans sa 86' année. M. Delombre collaborait au 'Temps depuis de longues années. M. Georges Chappuy, maître de verrerie, vice-président du Syndicat général des maîtres de verreries de France, à Douai, à l'âge de 79 ans. Pendant la guerre, il s'occupa activement des sinistrés ainsi que des prisonniers des régions libérées. M. Alexandre Darfour, ancien maire de Moulins, ancien président du tribunal de commerce, 85 ans. Le maréchal Yusaku Uyehara, à Tokio. Ancien chef de l'état-major nippon de 1918 à 1923, il avait occupé en 1912 le poste de ministre de la Guerre. Le vicomte Yusaku Uyehara avait fait une grande partie de ses études militaires en France. M. Georges Fiant, ancien vice-président du Conseil municipal de Paris et conseiller général de la Seine, à Maisons-Alfort, 67 ans. Le poète Gahriel Randon, dit Jehan Rictus, a Paris, dans sa 67* année.

Le tourisme nuptial

Depuis la fin de juillet, date à laquelle fut institué en Italie la réduction spéciale pour les jeunes mariés italiens sur le prix des chemins de fer, pour visiter Rome, 33 627 couples, dont 1 572 venant de la frontière, en ont profité. On sait que presque tous ces couples ont été reçus et bénis par le Pape.

Un squelette de mammouth est découvert en Sibérie

Le squelette d'un énorme mammouth en parfait état de conservation vient d'être découvert et dégagé de sa gangue de glace, près d'Obdorsk, dans la péninsule de l'Iamal, à l'embouchure du fleuve sibérien Obi.

On sait que des ossements de ces mammifères géants, de l'époque glaciaire, ont été découverts plusieurs fois en Sibérie, au cours du xvnr siècle mais les explorateurs n'ont, jusqu'ici, dégagé que deux mammouths en parfait état de conservation. L'un se trouve à Paris, au Muséum d'histoire naturelle; le second, au musée de l'Académie des sciences de Lénlngrad.

Le clergé l'honneur

Nous sommes heureux d'apprendre la promotion au grade de chevalier de la Légion d'honneur, à titre militaire, de M. le curé de Fallon (Haute-Saûne), M. l'abbé Menuey, Jules-Marie-Joseph, ancien soldat de 1™ classe au 171e régiment d'infanterie, amputé du bras droit, mutilé à 100 pour 100. Décret du G octobre 1933 (J. 0. du 14 octobre). C'est une récompense bien méritée.

CARNET FAMILIAL

fiançailles. on recommande aux prières les fiançailles de

Mlle Mario-Amélie Godebtn-Lerebours avec notre confrère Jacques LafonU, diplOmê de ['Ecolo (tes Charles, secrétaire général de la direction du Journal de Rouen.

SUCRE-ÉNERGIE Un de nos plus éminents docteurs vtent de raire un rapport extrêmement intéressant sur les sources d'énergle du système musculaire. Il conclut, après examen des clilTi'Toiites méttiodes d'alimentation, végétarienne, carnée. etc., en employant pour les aliments sucrés lo terme de « sucreénergie » qu'il compara aux mots « chevaujt-Vapeur ». VaH-on maintenant mesurer lu force des hommes en « sucre-énerle »? Dirons-nous « un 18 sucre-énerg-le >, i l'instar d'une auto? Curieuse et remarquable question! mais alors gare à la taxe « Sutre-énergie »

Des prix royaux de poésie en Angleterre

Le roi de Grande-Bretagne vient de fonder deux prix annuels de poésie consistant en une médaille d'or et une d'argent.

Ils seront attribués pour la première fois en décembre 1934 aux poètes de langue anglaise, âgés de moins de 35 ans, dont une œuvre aura paru en 1933. Une Commission a été nommée que préside le poète-lauréat, et dont font partie trois autres poètes et un critique. Des sous-Commissions seront créées qui apprécieront les œuvres parues aux Dominions et Colonies.

Plus de mille! c Voulex-oom m'envoyez 100 Almanachi du Pèlerin ? J'en ai déjà reçu MILLE II y a quinze jours l »

Abbé Ditlttes,

b B. (Evreet-Lolr).

Plus de mille, c'est incontestablement une preuve du succès de l'Almanach du Pèlerin dans une petite ville de province 1 II pourrait en être ainsi partout si les propagateurs le voulaient biencar le succès est certain l

L'ALMANACH DU PÈLERIN vous est l'occasion de faire le bien faites-le

l/.xtmplalr» 2 frenct, franco 2 fr. 4. Mûm i» li but Prent. 5, me Bajui Pirit-8*

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LE PROCÈS

de l'i~c~adïe da ?!)!))) La déposition de M. Goebbels mercredi matin

L'audition des ministres de la Propagande du Reich avait attiré, mercredi matin, une grande foule au Reichstag. D'une voix grave, le Drr Goebbels, après avoir prêté serment, expose les circonstances dans lesquelles il apprit le sinistre. Il dînait le soir chez lui en compagnie de M. Hitler, lorsqu'un coup de téléphone lui annonça que le Reichstag brûlait.

Pour lui, il est clair qu'un incendie de l'envergure de celui du Reichstag avait dû être préparé de longue main. Le président demanda alors au Dr Goebbels si tel est l'avis des membres du gouvernement.

Le témoin. Non seulement du gouvernement, mals de tous les nationauxsocialistes d'Allemagne 1.

Le Dr Goebbels répond ensuite à diverses questions que lui posent l'avocat général, l'accusé Dimitroff et Toergler, considéré par le Dr Goebbels comme un agitateur dangereux.

M. Goebbels fait preuve d'une grande nervosité.

Dimitrotf veut encore parler le président lui retire la parole.

Le ministre pour la Propagande demande encore l'autorisation do faire une déclaration. Il dit en-substance « Les accusations du Livre Brun ont servi de prétexte à une campagne d'agitation contre l'Allemagne à rétranger. Aujourd'hui encore, la presse étrangère est sous l'influence des allégations du Livre Brun. Je me suis efforc-o ici de les réfuter minutieusement, mais j'espère que la presse étrangère en tiendra compte. »

L'audience est ensuite suspendue. A la reprise de l'audience, on entend une dizaine do garçons du restaurant de la Potsdamerstrasee, dans lequel furent arrêtés Dimitroff, Popoff et Taneff, à la suite de la dénonciation du sommelier national-socialiste Helmer, employé dans le même établissement.

Ces témoins, cités à la requête de la défense, n'infirment en aucune manière les déclarations des inculpés bulgares en co qui concerne leurs allées et venues dans ce restaurant. Ceux-ci n'ont jamais vu Van der Lubbe en compagnie de Dîmitroff et de ses compatriotes. Certains d'entre eux sont très affirmatifs à cet égard.

M" Teichert met en relief les contradictions flagrantes du sommelier Helmer et amène notamment le témoin Ranbaum a constater qu'il n'a, contrairement à ce qu'a prétendu Helmer à l'instruction, jamais dit que Taneff était le plus assidu des clients parmi le groupe des Bulgares qui fréquentaient le restaurant. La série de ces dépositions a semblé faire une grosse Impression sur la Cour et a été très commentée dans l'assistance. En effet, les garçons du Bayernhof ont réduit à néant la déposition de leur collègue Helmer, qui était la base même de l'accusation de complicité portée contre les accusés bulgares.

Le président lève ensuite l'audience et renvoie la suite des débats au lendemain matin.

Le commerce extérieur de l'Espagne

De notre correspondant particulier ?f Les hautes sphères du pays sont préoccupées par le problème de notre commerce extérieur. A cet effet, le directeur de la Banque d'Espagne, M. Marraco, étudie l'organisation qui serait la plus eflicace pour aider les exportateurs espagnols. Comme on le sait déjà, la Banque d'Espagne se préoccupe constamment de protéger les groupements de producteurs dans notre pays.

A vrai dire, le commerce extérieur de l'Espagne présente actuellement une situation légèrement critique; mais on croit généralement qu'elle s'améliorera rapidement.

La question à l'ordre du jour est celle des crédits « congelés » en Argentine. On espère qu'elle trouvera avant peu sa solution, selon les propres déclarations du directeur de la Banque d'Espagne qui a, en outre, exprimé la conviction que les obstacles auxquels se heurtent nos exportations en France disparaîtront prochainement.

Dans d'autres déclarations faites à la presse, M. Marraco a ajouté, en substance

« Je crois que nous approchons d'une période de calme et de sécurité qui permettra la reprise de notre commerce et de notre industrie.

De nombreux capitaux qui étaient partis à l'étranger reviennent actuellement dans notre pays des capitaux étrangers semblent également devoir 5tre investis en Espagne pour l'amélioration de nos industries ou la création de nouvelles. »

Ce sont des déclarations vraiment ré3onfortantes, qui ont leur importance à la veille des élections, qui approchent. Louis Jobda.

La reprise des relations russo-américaines

Les conversations dl Washington M. Utvinov est bien gardé

Les conversations entre M. Litvinov et le président Roosevelt ont commencé le 8 novembre, à Washington, à l'issue d'un déjeuner 11. la Maison-Blanche. Dans la soirée, un nouvel entretien a eu lieu entre le représentant des Soviets et le secrétaire d'Etat américain, M. Hull.

D'importants détachements de police assuraient la sécurité de M. Litvinov durant ses déplacements.

Le commissaire bolchevik des Affaires étrangères s'est refusé à toute déclaration sur les conversations. Il a seulement dit qu'il se félicitait de l'atmosphère véritablement amicale dans laquelle ont commencé les entretiens.

Le problème des dettes La Pologne fera probatorat âôfaat

f lMtàiee U 15 dèeemùra

L'Illustrovany Kurjer Codzienny, de Varsovie, publie l'information suivante « On déclare à Washington que la Pologne ne réglera pas la tranche des dettes de guerre qui vient à échéance le 15 décembre prochain. »

Le même journal ajoute que, à Varsovie aussi, on croit que la Pologne ne payera ni la totalité ni même une partie de sa dette. Un délégué polonais se rendrait spécialement à Washington pour régler cette question.

LA FIN PROCHAINE

DE LA TRÊVE DOUANIÈRE La Bd|iquc l'a déaoaccc à soa tmr On annonce de Bruxelles que la Belgique, à son tour, vient de dénoncer la trêve douanière conclue à l'occasion de la Conférence monétaire et économique de Londres.

On sait que 61 Etats avalent adhéré à cette trêve, mais un certain nombre d'entre eux, dont la France, ont repris leur liberté d'action,

Après la. visite

de M. Goering à Rome Ce qu'en ea espère à Berlin

Lo ministre allemand Goering est rentré. mercredi, à Berlin, revenant de Rome. On continue à commenter, dans la capitale, ce déplacement et à en rechercher les raisons.

Les milieux diplomatiques ont l'impression que le régime naziste s'efforce de renouer certaines conversations et qu'il croit trouver, à Rome, l'audience la plus favorable.

La lettre de M. Hitler à M. Mussolini, traiterait principalement de la question de la transformation de la Reicnswehr, en une milice de l'armement de cette dernière, ainsi que du mode et du rythme d'un armement de la milice au point de vue défensif.

M. Mussolini semble être considéré à Berlin comme l'honnête courtier qui a déjà transmis la nouvelle démarche aux gouvernements dos puissances intéressées, de façon que, par voie diplomatique d'abord, le contact puisse recommencer. L'impression générale est que l'Allemagne n'entend pas rester passive dans la question du désarmement et qu'elle veut, au contraire, provoquer la reprise d'un débat dans lequel elle compte rentrer, de façon avantageuse pour son prestige.

Sir John Sinon ne se rend pas à Genève Cette abstentien serait en rapport avec les conTerta ions de Rome

On mande de Londres que sir John Simon, qui devait conférer mercredi, à Paris, aveo M. Paul-Boncour, en se rendant à. Genève, a contremandé son voyage.

On dit que cet ajournement est en relation avec un rapport émanant de l'ambassadeur britannique à Rome.

Sir Eric Drummond y commentait les entretiens que le ministre allemand Goering et M. Mussolini ont eus à Rome, laissant, assure-t-on, prévoir une offensive diplomatique qui tendrait à provoquer une réunion des puissances signataires du pacte il quatre, hors de la S. D. N., pour brusquer les discussions sur la revision des clauses militaires du traité de Versailles et peut-être sur les clauses territoriales au profit du Reich. Une autre version veut quî sir John Simon ait retardé son voyage pour Genève parce que les ministres des Affaires étrangères des autres pays ne prennent pas part aux délibérations du bureau de la Conférence. -1

Les troubles politiques à Cuba

une tentative de révolte contre le gouvernement Su Martin échoue Une nouvelle tentative de révolution menée encore par la Société secrète A. B. C., soutenue par d'anciens officiers de l'armée, a eu lieu le 8 novembre, à Cuba. Elle visait à renverser le président Grau San Martin, et le gouvernement dont 11 avait récemment refusé la démission. Les bombardements et les fusillades se sont poursuivis toute la journée dans La Havane et ses faubourgs.

Mais le gouvernement affirme que la révolte a été vaincue.

En effet, les insurgés, qui avaient pris les autorités par surprise, ont pu s'emparer de tous les postes de police des casernes, des dépôts do vivres et d'un arsenal. Après quoi, ils étaient allés assiéger le camp de Columbia.où étaient concentrées les troupes gouvernementales, sous la direction du colonel Battista. En môme temps. le tir des rebelles forçait les canonnières Cuba et Patrfa à se retirer, sous la protection des canons de la forteresse de Cabanas.

Mais ces premiers succès ne se sont pas maintenus.

Par une réaction vigoureuse, les contingents du mlonel Battista, renforcés de troupes venues de l'intérieur, reprenaient peu à peu tous les points occupés par les insurgés, dans la capitale. D'après une dépêche de La Havane, parvenue jeudi matin, le porte-parole du gouvernement a annoncé i;ji'une trêve aurait été conclue jusqu'à l'aurore. Mais il a ajouté que si les rebelles ne se rendront pas, les forces gouvernementales commenceraient une attaque générale. D'autres télégrammes signalent que i les membres de l'A. B. C. se seraient emparés de la ville de Bejucal et que le 1 mouvement révolutionnaire se serait r étendu à toute la province de Matanzas. Le bilan actuel des victimes de la rébellion de La Havane est de 52 tués et 1S3 blessés. <

Les canonnières Patria et Cuba, surtout ̃ cette dernière sur laquelle plusieurs ma- ¡ rins ont été tuée ou blessés, seraient gra- c vement endommagées.

LES TRAVAUX PARLEMENTAIRES EN BELGIQUE

Pour hâter les discussions La droite catholique de la Chambre belge, réuflle sous la présidence de M. Renkin, ministre d'Etat, en présence du premier ministre, pour examiner l'ordre du jour du Parlement, a approuvé les suggestions faites par la Commission spéciale de revision du règlement tendant à hâter les travaux parlementaires sur le vote du budget. De son côté, la droite du Sénat a procédé au renouvellement de son bureau. M. Segers a été nommé à l'unanimité président du groupe.

L'ETBMIiERjnfOL DWilO Le Conseil national du parll ouvrier belge a décidé de proposer au gouvernement le Boycottage ornclel des produits allemands comme unique moyen do préventr la guerre.

Dans ae nombreuses localités de Sty- rl« (Autriche;, les nationfiux-soclaJlsies ont allumé des croix gammées pyrotechniques. A Gratz, 200 personnes, qui assistaient au spectacle do lembrasement de croix gammées ont été arrétées; un «ertaln nombre d'entre elles seront condamnées.

La femme de M. Goering, président du Conseil prussien, qui était Suédoise, est enterrée au clmetlfcre municipal de stooKholm. Une croix gammée en feuilles vertes avait été déposée par M. Goering lors d'une récente visite. La croix a été enlevée. A sa place se trouvait une feuille de papier où il était écrit que quelques Suédois s'étalent sentis scandalisés par la propagande allemande sur la tombe de la défunte et souhaitaient qu'elle repose en paix. La délégation .vouiroslave, chargée des négociations en vue d'Un accord commercial entre l'Italie et la Yougoslavie, est arrivée Rome.

M. Roosevelt a annoncé- la création d'un Office de travaux pour donner du travall aux chômeurs qui reçoivent des secours du gouvernement. Deux millions d'indlvldus seraient occupés avant le 16 novembre et doux autres militons avant le 15 décembre, sur la base de la semaine de trente heures.

A Toklo, un communiqué du ministère des Affaires étrangères annonce qu'au cours d'une entrevue qui a duré trois heures, M. Htrota et M. Yurenev, ambassadeur de* Soviets, «ont tombée d'accord sur la nécessité d'améliorer l'annosphêra qui règne actuellement dans les relayons soviéto-j&ponalscs.

A Barcelone, un décret-loi rétablit l'usage de H langue c«!»Ian© comme langue ofnc.leHo dans tous les services de l'administration de lustiro. t,ps documents établis en catalan devant notaires ne devront pas détonnais être traduits, comme jusqu'Ici, en castlltan et, dans les trlbupaux, te catalan pourra être librement

cnjplOT*»

Ceux que la Loterie a favorisés

Le directeur de !$ Sûreté iisink mu 1 million

Outre les heureuses personnes dont nous avons donné les noms jeudi, citons M. Thomé, directeur de la Sûreté générale, qui est le gagnant d'uu des lots de 1 million.

En province, de nombreux gagnants se sont fait connaître

A Annecy: M. Claret-Tournier, 61 ans, employé des assurances sociales, gagne 1 million. 11 est père d'une famille nombreuse.

A Lyon Plusieurs employés d'une maison de soierie se partagent i million.

A Marseille Un lot de 1 million a été gagné par un Marseillais, qui désire garder l'anonymat; l'heureux gagnant, d'ailleurs, était déjà millionnaire. M. Bormand, bijoutier, 6, rue Paradis, gagne 500 000 fr. L'n lot de 100 000 fr. a échu à un groupe de 20 employés, à

Alès.

A ntims M. Haccard, inspecteur en retraite de la Banque de France, gagne 1 million.

A Boulogne-sur-Mrr Un groupe de cheminots de la Compagnie du Nord gagne 500000 francs.

A Bourg M. Margtiin, ingénieur Yiclnal gagne 500 000 francs.

A Pont-à-Mousson Un groupe de dix employés de la Société des Hauts-Fournranx et fonderies de Pont-à-Mousson, gagne 500 000 francs.

A Malo-les-Bnin$ Le propriétaire de gagne 500 000 fraues.

A Hergues M. Etienne Briés, ouvrier, 39 ans, gagne 500000 francs.

A LiUe M. Meslin, rédacteur à l'Echo du Nord, gagne 100 000 francs. Un groupe d'employés de la banque Fourmestreaux gagne 100 000 francs. M. René Dauchy, boucher, 132, boulevard Montebello, gagne 500000 francs. A Roubaix M. Stassart et sa fiancée, Mlle Houtekete, gagnent 100000 francs. A Calais Un boulanger, M. Van den Bruck, 25, boulevard Lafayette, gagne 100000 francs. Autres gagnants a Armentières, Caudry-d'Erquinghem, Béthune, Avesnes, etc.

A La dotât M. Aimé Aymard, employé municipal, gagne 100 000 francs. A Grenoble M. Subrin, administrateur de la Banque populaire, gagne 100 000 francs. Huit Grenoblois gagnent, par ailleurs, chacun 10 000 francs. A Biarritz MM. Salargue, receveur

municipal, et (iaumont, électricien, gagnent chacun 100 000 francs, ainsi que M. Bargues, rentier.

D'autres gagnants de Biarritz et Bayonne ont voulu conserver l'anonymat. A Nancy Un gsrçon du buffet de la gare gagne 100 000 francs.

A Perpignan M. Donlo. propriétaite d'un café, gagne 100 000 francs. A Montpellier ̃ M. Fages, sous-chef de gare de Montpellier, gagne 100000 fr. Un autre lot de 100 000 francs a été gagné par un garçon de café. Deux lots de 50 000 par des commerçants, et plusieurs lots de 10000 par d'autres Montpelliérains:.

A Beifort Un groupe de dix ouvriers d'une usine gagne 100000 francs. A Tarhes MM. Ladabanne, ouvrier à l'arsenal, et Demoullé, cheminot, gagnent chacun 100 000 francs.

A Moullns-sur-Allier Un lot de 1 00 000 francs a été gag^é. par un ouvrier aux établissements militaires, et un autre par un ouvrier maçon.

A Calais Un groupe d'employés des établissements La Soie artificielle » gagne 50 000 francs.

A Reiriremtint !'If, Constant Colin, 16 ans, mécanicien, père de cinq enfants, gagne 50 000 francs.

A Salnt-Etlenne Un coiffpur aurait ragné 500 000 francs: plusieurs lots de 100000 francs, utis on communauté de 10 personnes, sont «rh» trua un quar;ier du centre. Mme Boyer, qui avait icheté un carnet, a décroché 100 000 fr.; plusieurs employés du «a manufacture "rançaise d'armes et cycles, des établissements du cycle et des employés de )anque, un liaut fonctionnaire des P. r. T., ont gagné des lots de 10000 ft. A Toulon M. Jules Requin a gagné tOOOOO francs. A Saint-Jean-du-Var, lix personnes qui avalent acheté en comnun un billet gagnent 100000 francs. A Bordeaux Les commis de ia compabilité de la recette prinsipale des t'. f. T. gagnent 100 000 francs.

A Cannes: Plusieurs gagnants ont tenu i rester anonv-ui.-s. H»rna;< up cepen^ lant un ancien olo'iM de .'armée russe, 1. Ossetroff, e ma. m “.•:?• c-icmie -iianœuvre l'entreprise Je r;e!loyag.i de la ville, ui gagne 50 000 lrancs.

A Paris plusieurs fragn.iflis égalenent. dont deax ch">iricurs h qui échoit 00 000 francs, et. ua cicciurd, qui reoit 200 francs.

A Vlroflay M. IV'.iP^t. facteur, qui, ur les instances de sa femme, avait ovondu le billet qu'il s'était procuré, vu, avec tristesse, son numéro sorir avec un lot de 50 000 francs. Petite statistique

Quels furent, lors du tirage, les chifres les plus favorisés? 'r

Le numéro 8 est sorti 1G fois 1 15

4 i-2

5 io 6 10 2 9 3 8 0 7 9 5 7 4

Les prix Nobel

vont être distribués Lt« candidats

Selon les journaux de Stockholm, !es professeurs Soerensen, de Copenhague Karrer, de Zurich, et Robert Robinson, d'Oxford, seraient les candidats les plus marquants pour le prix Nobel de chimie de 1933, qui doit être distribué jeudi soir.

Parmi les candidats pour les deux prix Nobel de physique do 1932 et 1933, on cite, outre l'Américain Bridgman et le professeur belge Piccard, le professeur autrichien Schroedinger, actuellement à Berlin.

Parmi les candidats au prix de littérature. c'est au poète greo Palamas que l'on donne la première chance. Les autres candidats sont In Russe Bunin le Portugais Oliveira, le Finlandais Sillanpae et le Danois Johannes V. Jensen.

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Le colonel et Mme Lindbergh à Genève

Le colonel et Mme Lindbergh, que le mauvais temps avait forcés atterrir à Rotterdam, après leur départ d'Amsterdam, sont arrivés à Genève mercredi après-midi, à lj h. 30.

Leur hydravion s'est posé sur le lac face au port nautique, où l'on avait hissé le drapeau américain.

Les aviateurs ont été accueillis par un grand nombre de personnalités, notamment par MM. Turrettini, conseiller d'Etat; Wilson, ministre des Etats-Unis en Suisse, chef de la délégation américaine à la Conférence du désarmement, et le consul général des Etats-Unis à Genève, M. Prentiss Gilbert.

Pendant leur séjour à Genève, qui sera de trois ou quatre jours, rhydravion restera ancré dans le port, où Il sera gardé par la gendarmerie.

Il visite les installations

de la Société des Nations Jeudi. à 11 heures, le colonel et Mme Lindbergh se sont rendus au Se- crétariat de la Société des Nations, où ils ont fait une courte visite à M. Avenol, secrétaire généra).

Guidi'-s par M. £\veetzer, membre américain du Secrétariat. ils ont ensuite parcouru les diverses installations de la Société des Nations et de la Conférence du désarmement.

Chronique électorale

Election sénatoriale

Le collège sénatorial du département tl'Oran se Munira le dimanche 31 décembre, à l'effet de nommer un sénateur en remplacement de M. Saurin, décédé.

La baisse mondiale

des salaires agricoles II résulte de statistiques publiées par lp Bureau international du travail qu'une baisse considérable des salaires agricoles existe dans presque tous les pays, ainsi qu'une augmentation inquiétante du chômage.

Les statistiques sont muettes en ce qui concerne la France pour laquelle je B. I. T. déclare ne pas disposer de chiffres précis.

On va reprendre en Angleterre la construction

d'un transatlantique géant On mande de Londres que des négoctatious se poursuivent entre les Compagnies Cunard et White Star en vue de constituer une seule Société pour l'exploitation de la ligne de New-York. En même temps, des conversations sont également engagées avec la Trésorerie pour financer l'achèvement du transatlantique géant dont la construction avait été provisoirement suspendue, faute de crédits.

La côte d'Annam

dévastée par an typhon Indochine. D'après des nouvelles qui parviennent d'Hanoï, le typhon qui vient de s'abattre sur la côte d'Annam a causé de gros dommages, notamment dans la ville de Quinhon, où presque toutes les maisous ont eu leur toiture enlevée et leurs menuiseries arrachées. Dans la région de Song-Can, les inondations ont fait de nombreuses victimes. Le résident supérieur d'Annam est sur les lieux, organisant les secours, cependant que les services travaillent activement a la réfection de toutes les communications.

Le nombre des morts serait supérieur A 100.

SUR MER

Collision près des côtes espagnoles Un vapeur de la m»trlcul« d'Arcachon, dont on ipiïore Je nom, est entré en collision avec le chalutier Urkade, de Reuteria, a dix milles de Pasages (Espagne). L'Urkade a coulé à pie et nn des membres de son équipage s'est noyé. Le reste du personnel a été sauvé par l'Arcade, qui péchait i proilmité.

Vapeur japonais en détresse

dans la mer de Chine

Un vapeur Japonais, le Hetan-Maru, bâtiment d'environ 4 ooo tonnes, est sur le point do sombrer dans la mer de Chine. sou équlp»se a été recueilli par un bateau japonais et un vapeur britannique, mais ions les efforts tentés pour sauver le vapeur lui-même, qui a sutil de fortes avaries, ont été inutiles.

Le Congrès

de la France d'outre-mer Le Comité de direction rhargé d'organlser lo deuxième Congrès des Chambres de commerce et des Chambres d'agriculture de la franco d'outre-mer, qui se tiendra eu septembre 193-1, s'est réuni 4 l'Union culonlale française.

Le comité a élu président M. Morard, président de la Chambre de commerce d'Alger, et vice-président, M. du Vivier de Street, ancien directeur des Congres de l'Exposition coloniale tnternationate do Vincennes.

Il a été dressé un avant-programme qui sera communiqué aux Chambres de commerce et auv Chambres d'agriculture des territoires français d'outre-mer pour leur iemander de fafre connaître leur avis et de préciser les questions qui les Intéresseraient pu-ticulieremcBt.

Le Contres dans sa séance de la hulttème section. présidée par M. Conty, a 6JW5 les voeux suivants

Qu'un poste d'une puissance de plusieurs kilowatts sou installe le plus tôt possible à Tunis pour contre-balancer les influence* radiophbnlques étrangères très fortes en Tuntste

Que le poste de Salsron soit remis fn fonctionnement sans tarder, grâce à l'Intervenlion ou gouvernement de la colonte; Que, dans les autres colonies, des postes relais à ondes courtes soient lntalléts de façon A permettre retransmission des émissions sur de simples appareils à galène peu

cùûteux

Que des postes de réception publics soient installés dans les dIverses agglomérations coloniales radiotélé^raptilques Que les postes coloniaux & construire soient étudiés par vn seul et unique organisme (composé, par exemple, de représentants des P. T. T. et du rrrinlstftre des Colonies), organisme responsable, qui en (•(inférera l'exécution, non plus au ministère de I» Guerre, mals à l'Industrie privée sous sa surveillance, après appel a la concurrence.

Que l'Etat et les colonies Intéressées transforment le plus tôt posstble les postes à ondes longues exlstants en postes a ondes courtes, susceptlbles de fonctionner avec le système Verdan et capable, grâce a certains artinces techniques, d'assurer simultanément la transmission des télégrammes et des émissions de la radlo-dlffu-

jlon; d'aboutir enfin à une réduction des

taxw, actuellement perçues.

Le rapporteur a rappelé que c'est a M. Alclde Delment, alors »ous-secrétalre d'Etat •ux ColonIes et chargé de la radio diffusion coloniale, que nous devons la création du I>o«e de radio Oiffutloa coloniale de PonWl»,

m ~GGIDfMIS Df LA C!MMT!~ Quatre piétons fauchés

par une camionnette dans l'Qtae La camionnette d'un commerretnt der vred, localité près de Mareincnnus <ord) M. Auguste Cauy, 3y ans. qui revenait cte Paris, est montée sur le trottoir en passant rue Gambetta, à Nogent-sur-oise <0»se) et a rauefte quatre personnes M. Petit. •J'J ans, employé do enemm de ter à la gare de (.reil, demeurant ai, rue de Beasivaisis a Cretl; sa femme, née Gabrielle Glrondeau. ̃J7 aus; iMme Ducrolx, 26 ails, demeurant i trell, 10, ru» Itozel, et l'enfant du ménage retlt, une «licite de ans, que sa mtvo roulait en voiture.

Celte dernlèro ayant eu la poitrine et la tête écrasées a été tuée sur lo coup; M. Marcel Petit a été blessé à la têie aux-uenous: sa femme a eu le bassfc fracturé, de même que Mme Uucroix.

Lo conducteur ilo lu camionnette a V& arrêté Ayant déjà renversé uu cycliste «ans le >ortl, il y a quelque temps. 11 avait été condamné .1 plusieurs amenaes, et son permis do condufre lui avait été retiré. U n avait ubtenu uu nouveau permis île cou-, duiro que lo 16 septembre dernier, après avoir subi un nouvel examen.

Mme rranciïka Kapusia, remmfl kuandt, âséc de 30 ans, d'origine polonais*. résidant a Pont-de-la-Deûle (Nord). a été renversée et mortellement blessée par uu camion-automobile. 4 Auby

Un camion, charge du tissus pour uno valeur de ooo oon francs, conduit par Jf. Polrot /.ndré. 28 ans, originaire de La Bi-eaa et appartenant à une maison dts transport d'Kpiual, s'est jeté contre un arbre bordant la loulo de ilaiubervUlers (Vosges* et a pris feu.

Le. chauffeur a été carbonisé.

Une auiumobile a heurté dans la lraversée do Mtgennes. M. Théodore Dt»pols. Agé do 46 ans, sous-cbef do srare do Laroche, qui a été tué sur la coup.

Toute femme

devrait lire cette lettre Révélant le moyen d'éviter

les m. aères du retour d'Age

La lettre suivante est d'une Importance capitale pour toutes les femmes. puisque chacune d'elles est appelée à connaître les troubles de la quarantaine. Lisez

Sur la recommandation d'une amie a qui je contais mes petites misères. inhérentes aux femmes de mon âge, ja me décidai à prendre des Sels Kruschen. Depuis trois mois, je les prend» régulièrement et c'est pour moi comme une résurrection, un retour vers la bonne santé. Mes maui de tête persistants ont disparu ainsi que la lassitude générale. Un bien-être réparateur a succédé à un malaise constant et ie suis tellement contente de ce prodigieiux résultat que je recommande Kruschen à toutes mes amies. »

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le querelle maritime

Notre confrère le Courrier Maritime, dans ses spirituels « Propos de YannMari« », remet sur le tapis la question de l'emploi de l'article masoulin ou féminin, précédant le nom des navires « récents ». (On verra plus loin pourquoi je mets ce mot entre guillemets.) A vrai dire, c'est plutôt là une réponse à M. Maurice Desclaires, qui se montrait quelques jours auparavant, dans le Journal (te la Marine Marchande, partisan de dire le Normandie, pour désigner le paquebot magnitlque qu'achèvent, en ce moment, les chantiers de Saintr-Nazaire Penhoët, pour le compte de la Compagnie générale transatlantique.

Polir conclure son argumentation Le pli est pris, ajoutait M. Desclaires, de dire le Normandie, et, par conséquent, on continuera a dire le et non la. » Mais Yaun-Marie de discuter justement cette affirmation en rétorquant à M. Desclaircs « Je crois,en toute bonne foi, qu'il est beaucoup plus de marins ou -do spécialistes à dire la Normandie qu'il n'en est à dire le Normandie or, si l'Académie avait un jour à se prononcer sur cette question d'usage, il est permis de supposer qu'elle adopterait de préférence l'avis des spécialistes. » Alors, M. Desclaires de prendre à témoin M. Lebrun et M. Meyer qui, dans les discours qu'ils prononcèrent à l'occasion du lancement du paquebot, ont dit 'le NormatuUe.

a Puisqu'il est question de M. Albert Lebrun, réplique à nouveau le Courrier Maritime, qu'il me soit permis du reproduire un article, qui n'a pas été écrU pour les besoins de la cause, puisqu'il a etc publié le 4 août et celui de M. Desulaires le 17 août, et qui, envoyé par Jim: de nos abonnés, a été. découpé dons ÏÇciair de Montpellier

̃ LETTIIE DE PARIS

Do la revue navale, qui suivit l'Inauguration des nouveaux aménagements du port der- Cherbourg, on a tout raconté, saut la petite leçon grammaticale dont M. Lebrun ut son profit, tandis qu'A bord du Vattban, H déniait sur le front de la deuxième- es-

cadre.

,Chaque rois que le navire présidentiel pissait par le travers d'uu vaisseau, un ottlcter de 'marine indiquait son nom, luquel était répété aussitôt au cher de l'Etat par un fonctionnaire du protocole. Ce dernier fut tout à coup apostrophé par un capitaine de frégate, au moment où les croiseurs, contre-torpilleurs et torpilleurs dépassés, le Vanban longeait la nie dés sous-marins.

Pourquoi, Monsieur, vous obstinezvous à estropier Jes noms des navires que l'on vous annonce?

j'estropie leurs noms, moi ?

Parfaitement Vous venez de dtre au présIdent: voici le Méduse, le Diane'! C'est la un barbarisme incompréhensible, inventé par je ne sais quel terrien. Dites, comme nous autres; la Méduse, ta Diane Le fonctionnaire sourit dédaigneusement. Ces navires sont des sous-marlns, expliqua-t-H avec condescendance. Sous-marln substantif masculin. Quand je les nomme, j'accorde l'article avec le mot « sous-marlu » sous-entendu.

pardon, la Samaritaine, c'est un grand magasin de nouveautés, les Galeries Lafayette aussi. Dites-vous. pour cela, Le Samaritaine, Le Galerie Lafayette? Dltesivous Le Sorbonne, sous prétexte que c'est un édifice, et Le Liberté, parce que c'est un journal ?

Le fonctionnaire resta col.

Oh J s'écria M. Lebrun, quei plaisir vous me faites, commandant 1 Moi qui rt'af{ligeais déjà d'être obligé d'appeler notre futur super-transatlantique le Normandie! Qui donc a bien pu lancer cette mode ab- surde .de viasculiniser les noms féminins des navires ?

Alors, le maire de Cherbourg, mezza Voce «

Peut-on savoir, Monsieur le président, qui a créé Jadis la mode des crinolines, et do nos Jour», celle des ongles carminés ? 7 BkdI Roudieh.

S'il faut en croire -V. René Roudter, W. Albert Lebrun ne serait donc pas plus Italie que cela qu'on lui ait fait dire tout la temps. le Normandie dans son discours, eu lancement de ce paquebot,

Mais, d'autres chroniqueurs maritimes bnt également pris la plume sur le sujet et dans le Journal du 1" septembre, Raymond Lestonnat, partisan, lui aussi, dé l'article masculin, invoque pour défendre sa thèse, la figure de grammaire que l'on appelle syllepse. « Elle permet l'accord des mots selon le sens et non selon les règles grammaticales grâce à elle, un mot, au lieu de s'accorder avec le substantif auquel il se rapporte grammaticalement, s'accorde avec un autre :dont la pensée est éveillée par ce sub-

RIEN NE REMPLACE LES

MON ARMURE ESTENOR

FEUILLETON DU 10 NOVEMBRE 1933 8

La chanson de Créac'h

Mais, voilà, il faut le saisir et surtout le- garder, et là est tout le secret du mystère et ta grande difficulté. Qui peut se vanter d'avoir jamais retenu prisonnier un leprechaun i.

Voici la barrière où Fairy était assise en chantant la chanson de la Dame d'avril quand un inconnu aux yeux moqueurs s'est approché d'elle, le jour où elle aperçut la fée elle-même, quelques heures plus tard. Mais le bel inconnu, aux allures de Prince Charmant, n'est plus revenu. et de cette absence Fairy est peut-être responsable. Certaine lettre écrite et expédiée dans le plus grand secret, quelque temps après cette aventure, pourrait bien en être la cause-

Tante Maeve attendait sa nièce devant la porte de la maison, le bonnet en bataille 'des grands jours de combat.

Elle tenait un papier à la main. Qu'est-ce que cela signifie ? s'écriat-elle avant même que sa petite-nièce eût atteint le seuil. Voici une lettre qui arrive de Londres à ton adresse, et à laquelle personne ne comprend rien.

̃ Une lettre, tante; Maeve ? Qui l'a

ifirite.2

stantif. On peut donc dire Le Normandie sera le paquebot favori de la ligne française Le Havre-New-York. » Et il ajoute « Dans la marine militaire, au nom de la grammaire et de la tradition, on emploie le féminin dans la marine marchande, dans les affaires maritimes, dans la presse et dans le public on emploie d'une façon générale le masculin. »

La seconde de ces assertions est-elle bien exacte, dirai-je à mon tour? Je ne le crois pas. D'abord, le Congrès national des capitaines de la marine marchande a justement protesté au cours de ses séances de juin dernier, contre la tendance consistant à masculiniser les navires portant un nom féminin. Ensuite. n'en déplaise à quelques-uns de nos confrères, que de fautes de lèse-marine ne lit-on pas dans la grande presse quand les terriens se mettent à vouloir parler de la mer et des bateaux ? Enfin, depuis quand la marine marchande emploie-t-elle le masculin ?

S'il est vrai que, dans une récente note (que Ui Croix a d'aiileurs reproduite en son temps), la Compagnie générale transatlantique dit « en est le Normandie », il n'y a pas bien longtemps encore, ses paquebots s'appelaient sur les horaires la Champagne, la Savoie, la Bourgogne, etc.; et le premier navire de 140 mètres de long que la Compagnie fit construire en 18S2 pour concurrencer ceux de la Cunard Line s'appelait bel et bien la Normandie En masculinisant.le futur coq de la ligne Le Havre-NewYork, la C. G. T. a simplement suivi la mode.

Celle-ci doit céder le pas, un jour ou l'autre, à la tradition. Or, ainsi que le dit très justement G. de la Roërie (le très distingué archéologue naval dont les travaux font autorité), dans le Courrier Maritime du 1" novembre, l'article accordé au nom a pour lui la tradition. LE ou LA faisaient partie du nom du bateau jusqu'au milieu du siècle dernier on oubliait rarement alors do le sculpter à la poupe. Remarquons, en passant, que cette tradition appartenait aussi bien à la marine marchande qu'à la marine royale, car elle remonte au temps où l'une n'était pas très distincte de l'autre. J'avoue, d'ailleurs, que je suis directement choqué par cette façon de désigner les bateaux, c'est un petit crime do lèse-personnalité. La discordance entre les genres de l'article et du nom nautique, le fait que celui qui les énonce a, dans l'esprit un objet neutre, un morceau de matériel. Il n'est pas de ceux qui, tout naturellement, conçoivent les bateaux comme des êtres vivants. Tous ceux qui ont aimé leurs bateaux me comprendront.

A ces arguments, je me permettrai d'ajouter une remarque et un autre argument moral pour le cas particulier du plus grand paquebot du monde, qui sera un paquebot français. La remarque, c'est que ce navire eût dû être baptisé France, le paquebot de ce nom venant justement de finir sa carrière et le nouveau géant de la mer devant représenter à l'étranger tout notre pays et non pas seulement la province dont le ministre de la Marine marchande, à l'époque du lancement, était l'un des députés. L'argument moral, c'est que, ayant coutume de dire que tout navire (guerre ou commerce) est, à l'étranger, comme un morceau de la patrie dont le pavillon flotte à la corne, dans le cas présent, ce morceau est la belle province de Normandie. à défaut de la patrie française tout entière.

Accident de mine

Dans une galerie de la mine de potasse, de Staff elfelden (Haut-Rhin), un mur en maçonnerie a subitement cédé, mercredi après-midi, sous la poussée des gaz qui ont provoqué un déplacement d'air violent. Une quinzaine de mineurs occupés à cet endroit ont été projetés à plusieurs mètres et intoxiqués par les émanations de gaz. Grâce aux secours rapides, ils ont pu regagner leurs domiciles après avoir reçu les premiers soins à l'exception de deux qui, sérieusement blessés, ont été hospitalisés.

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Oui, fais l'innocente C'est une réponse, tu dois donc parfaitement savoir à quoi elle se rapporte.

Oh Il a répondu

Fairy joignit les mains et les serra sur sa poitrine sa joie était si visible, que la tante Maeve n'eut plus le courage de faire les gros yeux.

Tu aurais pu demander la permission, dit-elle encore pourtant. Une jeune fille bien élevée ne fait rien en cachette. Puis elle tendit l'enveloppe décachetée, adressée à

Miss Greta O'Brynn,

chez Mrs O'Brynn,

aux Prairies de Creac'h,

Shern on Shern (C° Kerry),

En vraie enfant qu'elle était encore, Fairy savoura cette joie rare de voir son nom, en toutes lettres, sur une enveloppe adressée à elle seule.

La lettre venait de Londres. Elle avait traversé l'Angleterre, la mer et la moitié de l'Irlande pour échouer entre ces petits doigts tremblants qui n'arrivaient pas à l'ouvrir.

Puis elle s'approcha d'une fenêtre pour se donner le temps de reprendre ses esprits. L'enveloppe contenait un carré de fin bristol glacé où couraient quelques lignes d'une écriture heurtée. Les yeux anxieux allèrent à la signature, qui s'étalait licitement an bas du verso

James O'Brv.vn.

Les lignes brèves disaient

Surpris et heureux de la bonne lettre de ma petite- fille. Il sera fait comme elle le désire autant qu'il est en mon pouvoir. Les intérêts

FAITS DIVERS

XXX.

iliilleliD de i'Qffiss uatonal mîléorsiojque Evolution probable de la situation jusqu'au io novembre, 18 heures. Le 10 novembre, 7 heures, la baisse d'Ecusse sera centrée sur la Baltique (- 10 mbs en 24 h.) et s'étendra sur la moitié .Nord do la France et l'Allemagne (- 6 mbs). Une hausse de + 8 a 13 mbs couvrira les Baléares, la Sardaigne et le centre de l'Italie. Une autre + 5 mbs abordera l'Ecosse, Un système nuageux Hé à la baisse cl-dessus traversera toute la Franco au cours des 30 heures à venir.

En conséquence

Vents. Dans la moitié Nord secteur Sud-Ouest modéré passant à l'Ouest modéré. Dans la moitié Sud secteur Sud passant au Sud-Oues tfalble à modéré.

Etat du ciel. Dans le Nord-Ouest et en Bretagne ciel trois quarts couvert avec eclalrcles et averses. Dans le Sud-Est, le Sud et le Sud-Ouest ciel demi a trois quarts couvert avec éclaircies se couvrant avec pluie en On de journée. Ailleurs ciel couvert avec pluie devenant trois quarts couvert avec rares éclaircles et averses. Température. Dans toute la France en baisse.

Région parisienne

Prévisions pour la soirée du 9 et la nuit du 9 au 10. Vent du secteur Ouest faible, Ciel trois quarts couvert avec éclaircies se couvrant vers le maltn. Température en hausse.

Prévisions pour la journée du 10 nov. Vent du secteur Sud-Ouest modéré passant à l'Ouest modéré. Ciel couvert avec pluie devenant trois quarts couvert avec éclaircles et averses. Température en hausse. Vendredi 10 nov. 314» jour de l'année. Durée du jour 10 h. 37.

Soleil. Lev. S h. 52. Couch. 1« h. 17. Lune. Lev. 23 h. io. Couch. 13 h. 11. 23' jour de la lune. D. Q.

DANS LES DÉPARTEMENTS A la recherche

des p Heurs de gares

Gard. Dans une gare, près de Campestre-et-Luc, des malfaiteurs ont dérobé de nombreux colis.

Des personnes ayant signa!é la présence d'automobilistes suspects, qui s'étaient réfugiés dans te souterrain dit de Saint-Ferréol, la gendarmerie d'Alzon a été alertée, et les gendarmes, revolver au poing, ont pénétré dans ce refuge, mais les malfaiteurs avaient disparu, abandonnant néanmoins leur Lutin. Plage avagee par un cyclone Var. Un cyclone d'une extrême violence a causé mercredi de graves dégâts à la plage du Lavandou, près de Toulon.

Les toitures de plusieurs vi!las et hôtels ont été arrachées. Une trombe d'eau a été aperçue, au même moment, au large.

ueux pauvres enfants victimes de l'ind.fférence de leur mère Gironde. La police a arrêlt, Marie Prunier, 41 ans, demeiu-a^t sa, rue de La Réole, à Bordeaux, sous l'inculpation Cb mauvais traitements envers ses enfants âgés de 8 et 4 ans.

Son complice, avec lequel elle vivait, Georges Figeât, est activement recherché.

L'enquête a démontré que les deux petits couchaient dans le même lit que leur mère. Ils étaient couverts de vermine et- nu,s quand le commissaire de police, accompagné d'un médecin, pénétra dans le taudis. A ce moment, ils étaient seuls et n'avaient pas mangé depuis quarante-huit heures. Le petit garçon était couvert de blessures et raconta que Figeat le rouait de coups de bâton et de coups de poing.

Les deux malheureux bambins ont été hospitalisés en attendant une décision de la justice.

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Irlande.

de. la science ne peuvent pas toujours s'effacer devant les exigences familiales; il n'en est pas ainsi en cette circonstance. La chère mère a droit à la paix de sa vieillesse. Qu'elle se rassure. Quant aux bons sentiments de la petite tllle, ils touchent le coeur de son père. James O'Brynn.

Fairy relut deux fois la courte missive. Eh bien ? fit la tante Maeve.

De toute évidence, l'explication devait venir. et satisfaisante.

Voilà! dit enfin Fairy. J'ai écrit à mon père.

Je le vois, de reste. Et qui t'en avait donné la permission ?

Personne, tante Maeve je l'ai prise, mais c'était pour le bien, pour éviter un chagrin à Grannie. J'ai pensé qu'il n'y a pas de mal pour une enfant d'écrire à son père.

Un observateur attentif eût pu voir s'éclairer malicieusement les petits yeux bruns de Maeve Mac-Cornhill.

Tu aurais pu m'en parler fit-elle pourtant, encore bourrue. Et qui t'a soufflé cette idée, que tu n'avais jamais eue, depuis tant d'années que tu possèdes un père dont, entre nous, tu ne semblais guère te soucier'?

Personne ne m'a soufflé cette idée, auntie. Elle m'est venue toute seule, quand j'ai entendu grand'mère se plaindre des fouilles et accusér mon père d'en être la cause.1 J'ai pensé" à lui demander d'attendre. tant que Grannie, qui est si vieille, vivrait.

Il a mis le temps à te répondre Mais pourquoi ne m'en avais-tu rien dit ? Fairy hésita encore, puis son besoin de ,franchise l'emporta

t–. J'ai cramt de you§ faire d la geine*

Sergent aviateur

asphyxié au camp de Châlons Marne. Le sergent Maurice Poinsot a été trouvé mort dans la chambre qu'il occupait au quartier du 38' d'aviation, au camp de Châlons.

On a établi que le décès était dû à l'asphyxie et vraisemblablement à l'action de l'oxyde do carbone qui se dégageait d'un poêle.

L'enregistreur de la caisse était truqué

Alpes-Maritimes. Les garçons de café employés à la civette Halévy, rue de France, à Nice, MM. Pierre Rostagno, Maurice Bottaud,%Edouard Laperla et Joseph Pronzo, soupçonnaient depuis quelque temps le gérant, Jean Clerico, à Paris, le 23 mars 1903, Italien par la répudiation de la nationalité française, de truquer la caisse enregistreuse. Ils firent faire un constat d'huissier qui confirma leurs appréhensions. En cinq mois, 6 000 francs avaient été ainsi volés par le peu scrupuleux Italien qui a été déféré au Parquet.

Le président des limonadiers s'est porté partie civile.

Coups de feu dans le bureau du Crédit municipal de Bftne Algérie. Le bureau du crédit municipal de Bône, qui est géré par M. Paul Bordage, avec collaboration de son flis Antoine, âgé de 23 ans, vient d'être le théâtre d'un drame dont les conséquences sont heureusement insigniflatites. En juillet dernier, M. Raymond Benisti. 22 ans, avait engagé au bureau du mont-de-piété une montre et des bijoux. Quelques jours après, ikrevenait en compagnie d'un bijoutier auquel il signiliait une reconnaissance de propriété des bijoux. Or, mercredi matin, AI. Benisti se présenta au bureau et réclama ses bijoux. M. Antoine Bordage lui ayant répondu qu'il ne pouvait les lui remettre sans la reconnaissance du bijoutier, le client s'emporta, et fit feu avec un revolver de poche sur le gérant qui n'a été que peu gravement toucht) au cou. Le meurtrier a été arrêté.

Des entres anonymes mensongères Allier. Les habitants de la petite ville du Mayet-de-Montagno reçoivent, depuis plusieurs années et par intermittence, des lettres anonymes calomnieuses dans le but bien défini de brouiller les ménages et d'amener des séparation*. M. Margeridon, chef de section à la Compagnie électrique du Mayet-de-Montagne, a porté plainte au Parquet de Cusset, et on pensa découvrir bientôt les auteurs de ces missives mensongères. Le feu dévastateur

Savoie. A Oreile, au cours d'un incendie, M. Fontaine, cultivateur, propriétaire de la maison en llammes, y est rentré pour sauver ses économies. Il a été surpris par le feu et l'on a retiré son corps carbonisé des décombres.

Côte-d'Or. A Etreyehey, près de Châtillqn-sur-Solne, un sinfctru, dû à un court-circuit, s'est déclaré dans une ferme appartenant à M. Desliens, vétérinaire, à Châtilion. Les dégâts dépassent 200 000 francs.

A L'Etranger

Tremblement de terre fortement ressenti dans le Tyrol

Autriche. Dans la nuit de mardi à mercredi, un violent tremblement do terre a été ressenti au Tyrol, provoquant une panique parmi la population, dans les endroits où les secousses furent particulièrement fortes, notamment dans le Leehtal et à Reutte.

On signale d'Innsbruck d'importants dégâts matériels des maisons endom- j magées, des chutes de cheminées.

auntie. et j'ai pensé qu'une fille a toujours le droit d'écrire à son père, que personne ne pouvait le trouver 'mauvais. surtout dans un bon but comme celui-là. La tante Maeve fit quelques pas dans la cuisine, alla vers l'immense cheminée, sous l'auvent de laquelle,. malgré la chaleur, couvait un feu de quelques braises, destiné à faire- mijoter la marmite, de terre posée au-dessus, sur un trépied. C'est logique, dit-elle en revenant vers la jeune fille, restée debout près de la fenêtre, sa lettre à la main. Cela va de soi, il ne faut souffler mot de tout ceci à ta grand'mère. Mais. oui, j'ai eu tort d'oublier que tu n'es plus une bambine sans raison. Te voilà bientôt une vraie jeune fille, qui va réfléchir. Il faut que tu saches que ta vieille tante Maeve, qui t'a élevée, est digne de ta contlance et ne plus lui faire de cachotteries.

Et comme Fairy, surprise, demeurait silencieuse, elle reprit

Comment t'es-tu procuré l'adresse de ton père ? Ta marraine ?.

Non. Marraine n'en a rien su ni personne. J'ai fait cela toute seule. J'ai écrit tout simplement sur ma lettre A Monsieur le professeur O'Brynn, à Londres. -–Et elle est arrivée L.

Du coup, le respect qu'au.fond d'ellemême .Maeve Mac-Cornhill ressentait pour la science de son neveu s'en trouva profondément accru.

Cela te prouve à que! point ton père est célèbre, reprit -elle. Une ville comme Londres est immense, beaucoup plus grande que Cork y trouver un particulier sans le nom et le numéro de la rue. qu'il habite est aussi difflcila que de. recherchex une

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JUSTICE 1

UN EMPLOYE DE BANQUE AVAIT VOLE 683 000 FRANCS: IL FERA DEUX ANS DE PRISON

Le 9 août dernier, le cher d'une agence de banque des Champs-Elysées constatait la disparition d'un garçon de bureau, Pierre Le Brenn, 39 ans. Le Brenn avait pris la fuite avec le contenu d'un coffre-fort dont 11 s'était procuré la clé par ruse. Le montant du vol était de 653 195 francs. Le 21 septembre, un gendarme de Loudéac le reconnut et l'arrêta. Le Brenn était porteur de 503 000 francs. Il Indiqua qu'il avait cacné 139 000 francs au pied d'un arbre, dans un sentier au bas de la côte des Dix-Sept-Tournants, à Dampierre.

Le Brenn a été jugé mercredi, a Paris. M" Enriquez plaida en sa faveur; M. FretteDamicourt, substitut, requit contre lui et Le Brenn fut condamné à deux années d'emprisonnement.

MEURTRIER DE SA HERE CONDAMNE AUX TRAVAUX FORCES A PERPETUITE La Cour d'assises de l'Aisne, siégeant a Laon, a condamné aux travaux forcés à perpétuité le nonuné Gaston Fanielle, 27 ans, qui, le 22 février dernier, à Grand-Verly, au cours d'une discussion, a mortellement blessé. sa mère, âgée do 60 ans.

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C'est comme je te le dis, poursuivit tante Maeve, qui lisait en elle comme dans un livre.

Et, pourquoi est-il célèbre ainsi ? fit enfin la jeune fille.

Oh pour beaucoup de choses. Pour ses livres d'abord, ses œuvres savantes, puis– il faudra bien que tu le saches un jour ou l'autre.– parce qu'il fut l'un des premiers vrais Irlandais de quelque importance dans l'Irlande du Sud à se rallier au nouvel état de choses.

Fairy commençait à comprendre elle n'avait pas été pour rien bercée dans l'atmosphère de ces grandes questions d'indépendance et de liberté.

Et alors ?. Alors, c'est pour cela que Grannie ne veut plus le voir ?

Instinctivement, elle avait baissé la voix.

Tante Maeve jeta un regard prudent vers la galerie, où toutes les portes étaient closes, et se rapprocha de sa nièce. N'oublie jamais que ta vieille Grannie O'Brynn est une de nos gloires, tout autant que son fils, et d'un autre genre, dit-elle. A 75 ans passés, elle- a fait le coup de feu dans les rues de Dublin avec « la comtesse » que Dieu ait son âme ajoutat-plle en se signant. Chacun son idée, pet ite. Ton père' et ton aïeule ont. combattu tous deux pour la même cause Ja gloire et la liberté d'Erin, l'une avec sa carabine, l'autre avec sa plume, avec chacun des idées différentes, mais visant au, mômfi but n faut QUâ tg saches tout

Chronique sportive DANS LES PATRONAGES BALLE AU PANIER

Le championnat du Jura

Voici les résultats des rencontres qui ont eu lieu dernièrement dans le championnat du jura

Poule A. A Arbois Arbois 1 bat Con.liège I, par 21 à 14.

Poule B. A Arbois Lons II bat Arbols II, par 75 à 14.

Poule c. A Morez Morez bat Conliège 11, par 25 a 15.

Poule D. A Lons Orgelet bat Lons III, par 15 à 13 & Molrans Molrans bat SalutAmour, par au à 3.

AERONAUTIQUE

Nouveau record d'altitude

L'Aéro-Club d'Italie communique que le 6 novembre, à l'aéroport du Llttorlo, le PUote Furlo Kiclot, pilotant un hydravion léger monoplace muni d'un moteur de 160 CV, a atteint l'altitude de 8 m mètres, battant ainsi le record de la catégorie détenu, depuis le 4 juin 1930, par l'aviateur allemand Wllheun Zlmmermanu avec 5 652 mètres.

AUTOMOBILISME

Cols larmes

On signale que, dès maintenant, un certain nombre de cols sont fermés & la circulation automobile. C'est le cas des cols d'Aublsque, du Mont-Cons et des Dolomites. FOOTBALL

Le championnat de France

Voici les rencontres qui auront lieu dimanche

Première division. *RC Paris c. AS Cannes *O Lillois c. FC Sète *SO MontPellier c. SC Ftves *Antibes Olympique c. CA Paris Excelsior AC c. 0 Marseille *FC Sochaux c. SC Nîmes 'Stade Rennais c. OGC Nice.

Deuxième division. Groupe Nord *US Tourcoing c. US Servanoaise 'Club Français c. US Suisse Amiens AC c. US Valenctennes 'RC Strasbourg c. RC Calais 'FC Metz c. RS Olympique *FC Mulhouse c. RC Roubaix *FC Rouen c. Havre AC. Groupe Sud: 'SC Bastidlenne c. Deporttvo 'Hyères FC c. AS Monaco *FAC Nice c. 0 Aies 'FC Lyon c. SU Béziers. TENNIS

Le tournoi de la Toussaint

Les épreuves disputées mercredi, ont donné les résultats suivants

Simple messieurs. Deml-flnale A. Merlin b. J. Brugnon, 6-3, 6-4.

Simple dames. Quart de finale Mme Speranza b. Mme Callou, 6-1, 6-3. Double messieurs. Quarts de nnale Martin Legeay-Lesueur b. de l'Epine-de Lamine, 6-2, 6-3 Ch. Boussus-R. de Buzelet b. Berthet-George, 3-6, 7-5, 6-0. Double dames. Quarts de finale Mlle Pannetier-Mlle J. GoldschmKt b. Mme Goronitchenko-Mme Morel-Devllle, 6-2, 6-3; Mlle Conquet-Mme Ollvlerl b. Mlle Lhermitte-Mlle Garcia, 6-1, 6-3 Mme SperanzaMme Caron Culbert b. Mlle Haran-Mme Michel Bernard, 6-2, 2-6, 6-2.

Double mixte. Quarts, de finale Mlle Barbier-J. Lesueur b. Mme Goronitchenko-p; Goldschmidt, 6-4, 6-4 Mme Morel-Devllle-P. Féret b. Mme Poupinel-A. Bernard, 9-7, 6-i.

BALLE AU PANIER

Le championnat de Paris

Voici les matches qui seront joués dimanche

Excellence E Belleville c. EJ Kremlin. SA Montrouge c. Saint- Hippoly te (stade Championnet Sports). JSP Issy c. Champiomiet Sports. Stade Français c. Racing CF (stade M.-Delarbre). ES Joinville c. Résidence Sociale. PUC c. Bon-Conseil (Fronton de Paris). St-Ch. Alfortville c. SCOP. CS Plaisance c. Black Harriers (Résidence sociale).

Honneur 'US Suisse c. ES Boissière. *ALP c. CA Montrouge. *US Argenteuil c. SS Amicale. 'CE Sports c. AS Bourse. AS Police c. AS Bondy. *SS Amicale c. DAI.

T. S. F,

Programmes du samedi 11 novembre RADIO-PARtS (1 72i, m.). 7 h. 43, disques. y h., concert. 12 U., musique d'inspiration héroïque. 13 h., relais île Strasbourg. 16 h., les ondes enfantines. 18 h. 45, disques. 19 h. iu, disques. 20 h. £3, concert Hymne à Ut Justice (Albérlc Magnard); La croix douloureuse; Hyv\ne à lu naissance du malin; La Toussaint (Joseph Boulnols); Danse en forme (la pavane (J. Boulnols); Messe solennelle en ré (Beethoven).

TOUR EIKFEL (1 44Ô.S m.). 19 h. 30, concert Chant funèbre (Albérlc Magnard); 0 salutarls (de La Rue); Réveillez-vous, Picards; II fait beau voir ces hommes d'armes; Cantique de Jean Racine (fauré): 0 vas omnes (Victoria); Sonate (Joseph Boulnois) L'nonzon chimérique; Aux étoile* (Duparc); Familières; Les saisons; Gpnlft* galants de France; Ils sont bien courageve ceux qui foui la t/uerre; Crucifixus (Lottiï; Bataille. de >lurir/nan (Janequin); Marche héroïque (Salnt-Saëns). 21 11., transmission, de soirée.

POSTE PARISIEN (328,2 m.). 10 h., disques. io h. 30, oxtralLs d'opérette*. tt Il., L'armistice. 11 h. 5, concert. 19 h., ouverture de Mireille, de Gounod); Chevauchée des Walkyrics, de Wagner. 19 h. 30, Hérodiade iMassenet). ^t h., musique de danse. 22 h. 30, disques. PARIS P. T. T. (447,1 m.). 10 h. 30, concert. 12 h. 30, quintetio de la station. 13 h- 3u, disques. 15 h., relais (le Strasbourg. 17 h., concert symphonique Pasdeloup. 19 h. 45, disques. 20 Il. 30, Hymne an Panthéon (Chérubin!) Quatrième Béatitude (César Frank); invocation pour la fêle de la Patrie (Florent Scbmltt): Patrie (Bizet); Fraternité (A. Chapuis); La gloire (Saint-Saens); Marche héroïque (SaintSaëns)

BORDEAUX-LAFAYETTE (304,3 mètres). 7 h. 45, Paris P. T. T. M h. 30, relais de Paris. t2 h. 45, concert. 14 h., concert. 1D 1)., Requiem (Verdi). 17 h., Paris P. T. T. 19 h., Paris P. T. T. 20 h. 5, concert Cosi fan tutte (Mozart); La vie antérieure (J. Lazerat); La procession (C. Franck); Le matin (Chamlnade; Pas des écharpes (ChaminadC). 20 11 30, soiiéa de l'armistice.

RADIO-LILLE (263,7 mètres). 10 h.j concert. 11 n. 45, concert. 12 h., con.cert. 12 h. 30, concert. 17 h., concert. il h. 30, musique variée. +fM 18 li. 30, disques. 19 h. 45, disques. «̃ 20 h. 5, disques. m

RADIO-LYO>' (285,1 mètres). 12 h., concert. 12 h. 30, concert. 10 h. 15, orchestre. 20 h., mélodies. 20 h. 30, Au pays du soleil (Scotto); Le pays du sourire (Lehar); La Térésina (Sirauss); Véronique (Messager); 21 h., extraits de films. 22 h. 10, retransmission des postes étrangers.

MARSEILLE (313,8 mètres). 12 h. 30. concert. 17 h., concert Pasdeloup. « 21 h., 23 h., concert.

RADIO-STRASBOURG (342,2 mètres). 11 h. 45, concert. 13 h., concert. 14 h., disques. 15 h., Requiem (Verdi). 17 Il., concert symphonique. 19 h. 15, disques. 20 h. 30, disques: Caprlccio (Stravlnslty), 21 h., retransmission de soirée de gala. RADIO-TOULOUSE (383,1 m.). 11 h., La Marseillaise (R- de Lislc) La Brabançonne (Campenhaut) Good save the Iting, Uyvine américain, Marche royale italienne. l! h 15, U h. 45, 12 h., concert. 12 h. 15, 12 h. 30, 12 h. 45, 13 h. 5, concert. 13 h. 15t 13 h. 30. 13 h. 45, 14- h., con;ert. 14 h. 30, 15 b., 15 h. 15, 13 h. 30, concert. 15 h. 45, Frnaquita (Lehar); Le grand MOgol (Audran); Le jour et la nuit, Les cent vierges (Lecocq). 16 h., 16 h. 15, 16 h. 30, 16 h. 45, concert. 17 h., thé dansant. 17 h. 45, 18 h. là, 18 h. 30, concert. 18 h. 43, 19 h. 19 h. 45, concert. 20 h., 20 h. 15, 20 h. 45, concert. 21 h., Le jongleur de yotre-Dame (Massenet). 21 II. 30, 22 h., 22 h, 30, 23 h.. CCrtl- · :ert. 23 h. 15, 23 h. 30, 0 Il. 5, 0 h. 15, •oncert.

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LE SÉCHAGE AGRICOLE V llefra che (Rhône) Chèqu pottil Lyon 15.918

LA CROIX

est un journal de doctrine, d'études et d'informations. RÉPANDEZ-LA

cela. Bientôt tu auras l'âge de juger pal toi-même.

Fairy restait immobile. Une expression de gravité inaccoutumée tombait sur lq visage espiègle et enfantin.

Alors, père ne viendra plus voir sa; mère ? lit -elle. I!s sont a jamais séparés ï Maeve Mac-Cornhill haussa les épaule^ comme elle eût fait devant une querelle» d'enfants sans importance.

Puis elle dit, en reprenant son tonl bourru

Ils sont aussi têtus l'un que l'autre* Personne ne veut céder. Celle-ci un coup. de menton vers la galerie aux portes closes, celle-ci est la plus entêtée jamais elle ne reverra de son plein gré celui qu'elle nomme le parjure. Et Fui attend qu'elle le rappelle, sans doute, à moins que. A moins que. auntie ?

A moins qu'il n'ait totalement oublié qu'il a encore une vieille mère parmi les vivants. Ton père est très distrait, ma petite. A force de se plonger dans le passé, il peut ne plus se souvenir de ceux. qui; restent encore sur la terre. dans le présent^ Fairy eut un geste joyeux.

Alors, il faut nous rappeler à son sou-i venir, tante Maeve. Vous voyez bien quej j'ai eu raison d'écrire ma lettre.

Mais la vieille femme eut son même! mouvement d'épaules, narquois et impuis-j sant.

Si tu veux garder celle-ci en paix jus, qu'à son dernier souffle, dit-elle en mon. trant de nouveau la galerie, tiens-toi tran-< quille et ne te mclg de. j'ieiij

(4 suivre.)

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