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ADVENIAT REGNUM TUUM

Sam. 22 juill. Sainte Marie-Madeleine. Dimanche 23 juillet. Saint Apollinaire.

La Journée Paris, le 21 juillet 1933.

Le Conseil des ministres qui se tient vendredi, à 16 h. 30, à l'Elysée, doit prendre d'importantes décisions. A côté de l'équilibre budgétaire, pour lequel on attend les déclarations de M. Lamoureux, les ambassades de Rome et de Tokio réclament un nouveau titulaire. On met en avant les noms de MM. de Chambrun et René Besnard pour le premier poste, et ceux de MM. de Saint-Quentin et Pila pour le second.

La Commission du gouvernement du territoire de la Sarre vient de prendre des dispositions pour assurer la protection et l'indépendance des habitants contre une campagne de menaces que se proposaient de déclancher dès maintenant les organisations nationales-socialistes en vue de forcer les Sarrois à se prononcer pour l'Allemagne lors du plébiscite de janvier 1935.

On mande de Washington que le président Roosevelt a déclaré aujourd'hui que la prohibition aura été entièrement abrogée aux EtatsUnis d'ici à Noël.

Le président Roosevelt a signé la nouvelle charte générale volontaire instituant des salaires minima et des heures de travail plus réduites, soit 245 francs pour trente-cinq ou quarante heures de travail hebdomadaire dans l'industrie américaine.

Des pièces de 5 francs provisoires

Tandis que les modèles des nouvelles pièces de 5 francs sont exposés à la Monnaie et attendent que le jury fixe son choix, des pièces provisoires de 5 francs sont frappées dans les ateliers du même Hôtel. On se trouve en présence de faits accomplis. L'œuvre de

M. Bazor, graveur attaché à l'administration de la Monnaie, n'a été soumise à aucun jury.

La loi du mal dernier, a-t-on déclaré à la direction de l'Hôtel des Monnaies, obligeait le ministre des Finances à retirer de la circulation avant le 3i décembre prochain tous les billets de 5 francs. Or, ce délai était insuffisant pour procéder au choix et à la frappe des pièces de remplacement. Il a fallu procéder à la frappe un peu précipitée de pièces provisoires. Ces pièces qui mesurent 24 millimètres et pèsent 6 grammes, seront vraisemblablement mises en circulation au début d'octobre prochain.

Les pièces sont frappées à la cadence de 700000 pièces par jour.

Une nouvelle route en Albanie

On mande de Tirana, capitale de l'Albanie que, jeudi, a été inaugurée, en présence du ministre des Travaux publics, des autorités et des hautes personnalités albanaises, la nouvelle route d'Elbas à San-Grarnsh. Cette route qui traverse une région montagneuse très pittoresque a 45 kilomètre» de long. On a construire 180 ponts celui qui tra-

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Les jeunes dans la vie des nations

La saison des vacances s'ouvre, et avec elle la présence complète des jeunes dans leurs familles. Pour nombre de pères, l'occasion est donnée de conversations plus prolongées, plus intimes aussi, avec leurs fils, qu'en d'autres temps, où les occupations professionnelles des uns, les heures d'études des autres ne permettent que de rares contacts. Plus qu'en d'autres saisons, la jeunesse s'impose à notre attention et à nos soins.

Ne nous étonnons donc pas que des journaux comme le Temps et l'Aube ouvrent une enquête sur la jeunesse française ou étrangère. Nous travaillons dans un présent insaisissable, qui sans cesse s'abolit dans le passé, en préfigurant un avenir encore incertain. Il est naturel que nous cherchions à connaître dans quel sens s'orientera cet avenir, s'il reniera totalement le présent ou s'il en prolongera certains aspects en y ajoutant des traits qui lui sont propres. La question est d'autant plus importante qu' « il y a eu la guerre », coupure profonde dans la vie des générations il serait oiseux de reprendre ici ce qu'on a répété à satiété depuis treize ans enfants élevés pour la plupart en dehors de l'autorité paternelle, instruits par des maîtres trop âgés pour être mobilisés ou par des femmes et aussi influence d'une période désaxée, où aux grands héroïsmes ont succédé d'abord la soif de la jouissance, puis une crise qui compromet jusqu'à l'existence matérielle de chaque jour. Pourrait-on s'étonner que de telles conditions aient créé, surtout en dehors de notre pays, une attitude de non-conformisme qui a amené un bouleversement profond des conditions politiques et sociales ? Car, ne nous y trompons pas, le fascisme, le nationalsocialisme ou le bolchevisme sont des mouvements de jeunes. Les dirigeants de ces mouvements appartiennent certes à la génération des « plus de 40 », mais ils ont recruté leurs adhérents avant tout parmi les « moins de 30 ans », et même parmi les « moins de 20 ». Et le soin qu'ils apportent à former, à endoctriner, à enrégimenter jusqu'aux tendres adolescents, nous est une preuve de leur volonté systématique de s'assurer l'avenir en faisant aux jeunes la place la plus large possible. C'est donc dans les pays de condition économique arriérée comme la Russie, ou que la victoire avait laissé insatisfaits, comme l'Italie, ou que la défaite avait ulcérés, comme l'Allemagne, qu'une attitude de non-acceptance s'est imposée aux jeunes. Et même des contrées comme la France ou l'Angleterre, où la vie est restée relati- vement plus facile, rendent un certain écho aux doctrines appliquées outre-monts, outre-Rhin ou dans les vastes plaines de l'Orient européen.

Quelle fut l'affirmation première de cette jeunesse en révolte contre l'état de choses existant ? La nécessité d'asseoir un régime d'autnrité et d'ordre. Alors que les pères avaient lutté pour conquérir la liberté, les enfants dédaignent cette liberté, dont ils dénoncent les ferments d'anarchie. La liberté leur apparaît comme un luxe, et aussi comme une doctrine propice à des intrigants peu scrupuleux qui, sous son couvert, « feront leurs affaires ».

D'où se déduit aisément un second postulat nécessité de constituer un Etat f ort. Le système démocratique prétend faire sortir de la rivalité des partis, c'est-à-dire du choc d'intérêts particuliers, l'intérêt général. Les jeunes veulent aller droit au but ils suppriment les partis et attribuent à un seul homme la tâche d'assurer la défense de l'intérêt général. L'Etat fort, incarné par le dictateur, saura imposer à tous sa volonté, pour le plus grand bien de l'ensemble de la communauté.

La jeunesse est aisément simpliste dans ses idées comme dans ses méthodes les lentes négociations, les tractations par lesquelles on cherche à amener entre les points de vue opposés et les intérêts divergents une conciliation nécessaire, répugnent à son esprit de réalisations immédiates. Entière dans 'ses convictions, transiger lui paraît abdiquer. Elle affirme ainsi sa propreté morale, mais aussi une certaine brutalité tranchante.

Ce qui frappe aussi chez les jeunes et ici nous ne saurions distinguer entre ceux de chez nous et ceux du dehors. c'est leur conviction profonde du primat de l'esprit'. Cette conviction se traduit par un amour ardent, exclusif même, du pays. On alléguera le caractère international du bolchevisme mais il suffit d'ouvrir un journal russe pour y lire l'exaltation de la patrie bolcheviste et la pitié dédaigneuse envers les nations restées encore bourgeoises. Ce même dédain, vous le retrouyofpz sohs ujMj.. jwitm forme en

Quotidien VINGT-CINQ CENTIMES Ei:r)A.cTiO3sr ̃A.DMiiris'TitA.Tioisr

5, rue Bayard, Paris-VIII*. Adr»$*t télégraph. CROIBAYiR-PARlS-86

Italie ou en Allemagne. On y a résolument tourné le dos à l'esprit critique et au scepticisme dissolvant on a foi dans les valeurs spirituelles, et dans la première d'entre elles après la religion, la patrie. Si la jeunesse d'U. R. S. S. conserve encore sa confiance au machinisme, ailleurs la jeunesse, même aux Etats-Unis, est en pleine révolte contre l'asservissement de l'homme à la machine. Il y a donc, parmi les jeunes en puissance ou à l'œuvre, des forces morales admirables, mais dont certaines, hors de nos frontières, recèlent de dangereux éléments. Certes, la nécessité se fait jour, même chez nous, d'un Etat fort et sachant imposer à tous les sacrifices exigés par l'intérêt général maté le but suprême, ce n'est pas la puissance de l'Etat, c'est le bonheur de l'individu et son salut. Le patriotisme lui-même ne doit pas nous faire oublier que « la charité chrétienne regarde tous les hommes, sans distinction de nation ni de couleur, comme de vrais frères, et qu'elle doit se prouver moins par des paroles que par les actes et les faits » (Pie X, Encyclique du 7 juin 19i2).

Un renouveau religieux s'affirme en France parmi les jeunes de nos grandes Ecoles et de nos Facultés fasse le ciel que ce renouveau atteigne des couches sans cesse plus profondes de la population. Réjouissons-nous cependant que ces générations montantes de chez nous aient su échapper à ce qu'il y a de brutal et de franchement païen chez les jeunesses voisines, et que lorsqu'elles parlent de patriotisme ou de primauté du spirituel, elles pensent au patriotisme chrétien, à la primauté du spirituel chrétien.

J. CARET.

Après la signature du Goucori eulre le 8Ét-fe et Ileniapg Après la signature du Concordat, le Pape a reçu, jeudi, successivement, en audience privée, Mgr Kaas et M. von

Paoea. de 1J'atJdlanoe, le vlo&-d1&.n-

A liasue de l'audience, le vloe-chan-

seller von Papen a adressé au président d'Empire un télégramme lui faisant part qu'au cours de cette dernière audience. le Saint-Père lui a exprimé ses meilleurs voeux pour le chef de l'Etat allemand, ainsi que pour l'Allemagne. Le président von Hindenburg a chargé par télégramme le vlce-ohancellsr d'exprimer ses remerciements au Pape et de lui transmettre ses meilleurs vœux. D'autre part, le chancelier Hitler a reçu du vice-chancelier von Papen le télégramme suivant

La postérité verra dans la conclusion du Concordat un acte historique accompli par le national-socialisme. Seule, la reconstruction de l'Etat sur des bases chrétiennes, nationales et sociales, permettra de défendre victorieusement la oulture occidentale contre toutes les attaques. »

Le vice-chancelier von Papen a encore souligné à l'envoyé spécial des Hamburger Nachrichten, à Rome, l'importance de cet événement

« Le nouveau régime allemand, a-t-ll déclaré, est parvenu à rétablir une féconde collaboration entre l'Eglise et l'Etat, à la différence du libéralisme qui avait déchaîné entre eux une lutte stérile. Ce résultat est conforme aux principes politiques qui règnent en Italie et en Allemagne.

M. von Papen a affirmé que le Vatican avait négocié avec le Reich, ayant la conviction de contribuer ainsi à, la lutte contre l'athéisme et le bolchevisme. Rapprochant la signature du Concordat de celle du Pacte à quatre, le vicechancelier a déclaré que la conclusion à Rome de ces deux documents historiques avait la valeur <Tun symbole. « Bien que l'Allemagne et l'Italie aient relativement peu de points de contact communs directs au point de vue de la politique extérieure, elles n'en ont pas moins de profondes affinités intellectuelles, et surtout le fait que l'Italie et l'Allemagne sont gouvernées par un seul chef et non par des partis parlementaires, constitue un facteur décisif pour la reconstruction de l'Europe. » A la fin de cette journée historique, à 18 h. 30, M. von Papen a fait une visite de courtoisie à M. Mussolini. Le vicechancelier a remis au Duce une pièce de porcelaine de Saxe.

DECLARATION DES STOCKS DE BLE ET FARINE

L'article 7 de la loi du 10 juillet 1933, portant fixation d'un prix minimum pour le blé et tendant à l'organisation et à la défense du marché du blé, a prévu qu'au début de chaque campagne agricole tous les détenteurs de plus de 10 quintaux de blé et farine devraient faire, à la mairie de leur résidence, la déclaration des stocks de blé et farine restant en leur possession.

Cette mesure a fait l'objet d'un arrêté pubMé au Journal Officiel, qui indique les formalités à remplir. Les détenteurs, commerçants, meuniers, minotiers et agriculteurs devront faire, entre le 1" août et le 5 août, à la mairie de leur commune, la déclaration des stocks qu'ils ont en leur possession à la date du 1" août.

Des instructions ont été adressées aux préfets et aux directeurs des services agricoles pour régler les modalités de cette opération.

SAINT SAMSON, apûire de la Bretagne (f&e le 28 Ile!)

Ce qu'est la Bretagne, croyante, fldèle à son passé, flère, tenace et pure, elle le doit, en grande partie, à son illustre apôtre Samson, éveque-abbé de Dol au vr siècle.

Lisez l'histoire brève de sa vie magniflque.

Saint Samson, par l'abbé Courtois. In-16, 96 pages, 1 portrait. Prix 2 francs port, 0 Ir. 35.

BONNE PRESSE. 5. RUE BAYARD. PARTS, VIT!*

Dans la Sarre La Commission du gouvernement reille i Vinàiptndxtxe eu territoire vis-à-vis de I Allemagne

Nous avons annoncé récemment que les organisations sarroiees qui sont eous la dépendance plus ou moins directe des nationaux-socialistes avaient constitué un Comité commun pour préparer le plébiscite qui doit avoir lieu en 1935. Evidemment, cette préparation visait à forcer l'opinion publique à se prononcer en faveur d'un rattachement, à l'Allemagne par une campagne de terreur. Aussi, pour parer aux excès auxquels ces organisations n'allaient pas tarder à se livrer, la Commission de gouvernement a-t-elle pris un arrêté qui interdit toute activité de ce genre.

« La population de la Sarre, y est-il dit, est appelée à exprimer par plbbiscite sa volonté sur trois questions clairement désignées par le traité de paix. Ce plébiscite doit avoir lieu librement et sans aucune contrainte, d'où il s'ensuit que chacun a le droit de défendre sa conviction et de lui trouver des adhérents.

Mais il est interdit de recourir à des moyens de lutte illicites, comme le feraient des déclarations de réprobation ou de mise à l'index, des accusations déshonorantes et, avant tout, des menaces. Il est intolérable que quelqu'un par exemple, soit dénoncé officiellement comme traitre parce qu'il défend telle ou telle opinion politique relative au plébiscite. La Commission de gouvernement, en tant que représentant de la S. D. X, n'entre dans la lutte au prollt d'aucun parti. De même, les juges et tous les fonctionnaires directs ou indirects de l'Etat ont à observer dans leur service la même neutralité.

En conséquence, la Commission de gouvernement qui est tenue d'agir si les droits garantis par le traité de paix lui semblent menacés, est résolue à prendre toutes les mesures nécessaires dans ce but.

Ajoutons que la Commission de gouvernement a interdit les élections aux Conseils paroissiaux évangéliques qui devaient avoir lieu dimanche prochain en vertu de la loi allemande du 14 juillet 1933, sur la constitution de l'Eglise évangélique altemande, loi qui n'est pas applicable en territoire sarrois.

Cette affiche qui reproduit les traits du chancelier Dollfuss est apposée sur des colonnes publicitaires. Elle représente un des moyens employés par le front national autrichien pour se recruter des adhérents et renforcer ainsi la position du chef du gouvernement dans la lutte courageuse qu il entreprise j>our assurer l'indépendance de son pays contre la mainmise allemande.

Pèlerinages de vacances Ce sont ceux qu'organise Notre-Dame de Salut pour le mois de septembre: 10 Du 5 au 11 septembre, au mont Sainte-Odile, avec stations à Domrémy, Vaucouleurs, Nancy, Metz, Verdun et les champs de bataille, et retour par Reims.

2° Du 16 au 19 septembre, au MontSaint-Michel, avec sa « merveille et son admirable basilique.

Demander les programmes au Secrétariat des Pèlerinages 4, avenue de Breteuil, Paris (VII').

LES PETITS COTÉS DU TOUR DE FRANCE

Speicher fait marcher à la cravache, mal* modérément, ̃ son camarade Antonta Manie. 1.

t PMMthttitM ~tYtdtf 77-1N

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Ponr U PuUMH. l'adwitr 17. m Jtam-Gtulo*

Après le Congrès socialiste

Les positions se précisent II ne s'est pas passé de Jour depuis la clôture des grands assises socialistes, que quelque événement ne soit venu prolonger l'écho des controverses passionnées qui, s'y sont déroulées te manifeste des 47 d'abord la lettre-programme de M. Montagnon ensuite. Aujourd'hui, o'est une Interview de M. Murquet. Il n'y avait évidemment pas place pour les déclarations du député de la Gironde dans le Populaire. Les colonnes du journal socialiste suffisent à peine à contenir toute la prose-barrage de MM. Léon Blum et Paul Faure. M. Marquet a donc choisi comme tribune notre confrère, le Petit Journal. Son langage, à huit jours d'intervalle, continue à rendre presque note pour note le même son néo-fasciste qui a tant « épouvanté » M. Léon Blum. Que restet-il, à la vérité, de strictement, de purement marxiste dans les formules suivantes

« La population française est en instinctive opposition contre te désordre. Si le parti socialiste se désintéresse de l'action quotidienne, Il perdra toute influence.

Que la otasse ouvrière organisée, au contraire, apparaisse comme un « Ilot d'ordre au milieu du désarr >j général, et elle deviendra le pôle d'attraction des éuergies éparses ut des consciences inquiètes.

Sans force, un gouvernement ne peut être juste.

Démocratie et autorité ne sont pas inconciliables. »

Et aussi

« Quand le fait et la doctrine sont en désaccord, c'est le fait qui doit l'emporter.

L'insécurité du monde du travail, l'angoisse des classes moyennes, la faillite des grands trusts capitalistes commandent, à cette heure, la recherche passionnée de tactiques nouvelles.

Est-il possible de les trouver dans une phraséologie révolutionnaire pé- rimée ? » ~>

Voici, maintenant, le coup de pied direct à M. Léon Blum

« Attention m'a-t^on dit On ne détruit pas le fascisme en le oopiant ou en l'adaptant. Si des régimes Intermé- diaires entre le capitalisme et le socia- lisme doivent exister, ne leur donnons pas notre caution morale, dussionsnous en pâtir pendant des années. I.

C'est contre qette résignation dra- matique et le dogmatisme des prophètes désabusés que je me suis élevé. » Et, pour finir, les quatre mots d'ordre dans lesquels se résume la nouvelle doctrine

« J'ai rappelé aux travailleurs socialistes la valeur des mots ordre, auto- rité, nation, action I

Cette manifestation de bon sens'n'au- rait dû « épouvanter personne. Epouvanté «, M. Léon Blum l'est pourtant de plus en plus. II. découvre même tous les jours des raisons de l'être davantage. Ce matin, par exemple, il justifie sa frayeur à l'aide d'extraits de la presse italienne. Il cite dans son article du Populaire ce passage du Lavoro Fasclsta

« Commencer une nouvelle vie politique, réunir les masses de travailleurs dans de grandes organisations nationales et unitaires, faire appel aux jeunes signifie jeter à la mer tout le vieil attirail parlementaire et faire de la politique non plus un instrument d'égoïsmes personnels et particuliers, mais une arme pour la grandeur de la nation. » Et cet autre de la Tribuna

« Si la scission se fait, elle aura choisi entre le vieux marxisme international et cette rébellion critique et polémique faite au nom du fascisme. Ainsi, dans sa propre maison, le socialisme a été démasqué et privé de son dernier artifice, celui de se déclarer le régime exclusif du peuple. C'est encore une preuve de l'universalité du fascisme.

Et les fait suivre du commentaire suivant

« Est-ce que les plus incrédules ne seront pas convaincus, cette fois, que le péril que je signale n'a rien d'imaginaire, que « l'épouvante » que" j'ai exprimée n'a rien d'absurde, ou même d'excessif. Chacun de nos camarades comprendra, j'en suis sûr, l'urgence du cri d'alarme que j'ai poussé, et dont j'essayerai, par tous les moyens, de prolonger l'écho. »

Pendant que dans une colonne volsine du journal, M. Paul Faure dénonce la manœuvre par laquelle des Fédérations désireuses au fond de sortir du parti passeraient, pour commencer et afin de n'effaroucher personne, par le stade intermédiaire de l'autonomie. A part cela, évidemment, la « section française de l'Internationale ouvrière » reste unie, cohérente et homogène.

Ils disent «s L'Eglise va mourir et bientôt son nom va disparaître il n'y aura plus de chrétiens, ils ont fait leur temps. » Et pendant qu'ils disent cela, je les vois mourir tous les jours, et cependant l'Eglise demeure debout annonçant la puissance de Dieu à toutes les générations qui se succèdent.

UNE ÉGLISE BATIE EN CINQ MOIS

S. Em. le cardinal Verdier préaide les fêtes de l'inauguration de l'églii» de Lacroix-Barrez (Aveyron), dimanche prochain 23 juillet.

GAZETTES

Chez les francs-maçons d'Angleterre

Un journal anglais nous dit que le grand-maître de la maçonnerie anglaise vient d'inaugurer le principal temple de son ordre à Londres, Great Queen street. Un monument de la paix y est consacré aux maçons morts à la guerre.

A la Cérémonie assistaient le prince de Galles, le duc d'York et le prince Georges, qui occupent des grades élevés dans l'ordre maçonnique.

Le roi, qui ne se donne pas comme franc-maçon, avait envoyé son royal salut.

Des discours ont été prononcés par le chapelain de l'ordre, un évêque anglican, et par le délégué du grandmaître.

L'édifice, où le marbre a été répandu avec profusion, revient à environ 25 millions de francs.

Au plafond de la grande salle sont représentés le roi Salomon et saint Georges.

Un roi et un saint De quoi épou-' vanter tous les Frères trois-points de France, à l'exception des grands pontifes qui, partout, savent ce que valent les formules. On les a vus, aux diverses époques, se réclamer de tous les symboles, aristocratiques ou démocratiques, déistes ou athées, opulents ou purotjns, pour pénétrer. &o, cœur d'une nation.

Leur influence n'a jamais porté bonheur aux pays qui l'on-subie. Les petites leçons de la rue Sur un des quais de la rive gauche, il y a deux jours, deux taxis se heurtaient sans accident de personne, mais l'un des taxis était tombé à plat. Le carburateur, éventré, avait laissé échapper ^'essence qui s'étalait sur une assez grande étendue de la chaussée. Les badauds pataugeaient sans souci dans l'essence pour venir de plus près se rendre compte de l'accident.

Un brave agent interrogeait et prenait des notes. N'eût-il pas mieux fait d'écarter les badauds inconscients ? Si l'un de ceux-ci avait seulement laissé tomber sa cigarette allumée, toute la nappe d'essence prenait feu.

11 n'est pas inutile de signaler une petite particularité qui peut se reproduire et avoir de graves inconvénients pour les gens insouciants ou distraits.

Il faut se méfier des liquides qu'on ne connaît pas.

Le général Balbo rend visite au président Roosevelt

Le général Balbo et les 39 officiers supérieurs qui l'accompagnaient sont arrivés à Washington jeudi à 11 h. 30 (heure locale). Ils ont été accueillis par le colonel Young, commandant l'aéroport de Bolling<-i{leld, et salués par 19 coups de canon, cependant que la musique de l'armée et de la marine exécutait les hymnes nationaux américain et Italien.

Après avoir passé en revue la garde d'honneur, le général Balbo est allé prendre quelque repos à son hôtel. Puis il s'est rendu, accompagné de ses officiers, au déjeuner offert par le président Roosevelt.

Après le déjeuner, le général Balbo et les aviateurs italiens sont allés au cimetière d'Arlington, où ils ont déposé une couronne sur la tombe du Soldat Inconnu, pendant que les canons du fort de Myer tiraient une salve de 19 coups.

Les aviateurs Italiens ont ensuite gagné l'ambassade d'Italie, où ils ont assisté à un thé offert en leur honneur.

L'avitt Willy Post en retardé par on accident dans l'Alaska

Parti <M Khabarovsk*, jeudi matin, b 6 heures (heure locale), l'aviateur américain Willy Post survolait Nome 'Alaska), à 13 h. 30, ee dirigeant vers Fairbanks où il devait se ravitailler en essence.

Une dépêche, provenant de cette ville, annonce que l'aviateur a endommagé son appareil en atterrissant sur l'aérodrome de Plat-Air-Port. à 14 h. 80 (heure de Falrbankg).

L'avion a rebondi trois fois et s'est arrêté brusquement l'apparell a labouré le sol et l'hélice s'est tordue le train d'atterrissage est détérioré. Les autorités de l'aérodrome ont télégraphié Immédiatement à Fairbanks d'envoyer des pièces de rechange par avion. L'aviateur Post est Indemne, mais se trouve dans un état de grande nervosité. Il a déclaré qu'il s'était égaré pendant sept heures au-dessus de l'Alaska. L'accident, à un vent violent, retardera. quelque peu l'aviateur qui, cependant, espère encore battre «on propre record de Pannée dernier».

SAINT AUGUSTIN.

Les tares

de l'Epin de Chicago

Une insulte i la Frace à l'Exposition de Chicago t Stricts of Paris f L'envoyé spécial de la. Métropole d'Anvers à l'Exposition de Chicago, si-« gnale à ce journal dans quel sens désa-» gréable pour la France et son bon re-! nom a été organisée une certaine partie de la section française.

Il s'agit de ce qu'on appelle Strects of,, Paris, qui est une u reconstruction » des rues de Paris, conçue volontairement, il faut le croire, dans un but de scandai» profltable aux recettés de l'Exposition, s'il est préjudiciable à notre pays. Voici ce qu'écrit notre excellent oouh frère belge

Dans cetje symphonie si parfaitement ordonnée une seule fausse note l«s> rues de PaRis. Empressons-nous de dire que la participation, française n'a rien d'officiel et que cette reconstitution» fantaisiste- du vieux Paris constitue une insulte à la France d'autant plus sensible qu'elle tend à prolonger l'erreur d'un trop grand nombre d'Américains qui considèrent le joyau de l'Ile-dePraaice comme une réplique rnoderna des villes de perdition antiques Sodome et Gomorrhe. Qu'on s'imagine uni enchevêtrement hétéroclite de ruelles, d'impasses où nichent dans un mi'liinélo effarant'cabarets et échoppe». Les H fe^4«. «raseuses, réfutent à satiété dallècnànts dessins au fuwfa ta-nSte que les camelots font le boniment de.vant les studio d'art ».

Les bars regorgent de morote les' propos galants vont leur train sons l'oeil pateirne d'un « sergent de ville qui ignore tout de la langue de Voltaire, complètement inconnue dans ce milieu jugé incomparablameat » excitant ». Le consul de France n'a cessé de protester contre cette parodie infecte que. les honnêtes gens réprouvent, sévèrement. Certains journaux fort rares d'ailleurs se sont fait l'écho de cet protestations. A juger par leur prudence dans le choix des termes de réprobation om dirait plutôt une publicité déguisée tendant à attirer l'attention du lecteur sur ce milieu lamentable. Quot qu'il en soit, la vogue des streets oC Paris » va en grandissant elles répondaient d'ailleurs parfaitement à la mentalité de te majorité de l'opinion améri-» naine journellement dressee contre la France, par les excitations de la presse germanophile de Hearst. Les organisateurs américains du « show n ayant déoouvert ce filon d'une exceptionnelle richesse ont jugé que l'heure n'était paa aux scrupule» et qu'il était préférable de commettre cet.te injustice plutôt que de perdre un nombre impressionnant de> dollars.

Une tache livide souille le blason l'Exposition de Chicago, conclut notre confrère. Pour l'enlever, point n'est be-» soin comme à lady Macbeth da tous les parfums d'Arabie la pioche du démolisseur ou, mieux encore, un bidon de pétrole et une allumette suffiraient. Plutôt que de représenter le Pa* ris de tous les jours fait de travail/ d'intelligence, de culture et de oharmei les organisateurs ont toléré cette parodie de la Ville Lumière, à laquelle des étrangers, venus de tous les coins dm monde et confits, chez eux, de « respect tability »,- viennent donner cette note de vile débauche. C'est pourquoi on ne saurait passer indifférent devant les streets of Paris qui codiflent, en terre américaine, une erreur et une injustice.

Le communisme ne réussit pas aux États-Unis

Le New-York Herald annonce que* dans une déclaration officielle, le parti communiste américain vient de recon.naltre son complet insuccès.

Une lettre, en effet, parue dans la Daily Worleer, organe de ce parti, et adressée à ses membres, fait l'aveu suivant Nous restons encore isolé la masse ouvrière américaine, et nous n'avons aucun contact profond avec cette section de l'activité nationale. Jusqu'à présent, la cause communiste n'a pu s'y implanter assez pour former uni parti qui puisse représenter la révolution prolétarienne. »

La situation ei Alleiasit Premiers échecs dans la réalisation da programme hitlérien

Le gonvernement capitale devant le* hobereau les grand* domaine* seront respecté*

On sait que dans leur programme d< politique intérieure, les nationaux-socialistes prévoyaient une profonde réforme agraire visant notamment » l'expropriation, sens Indemnités, de» grand domaines et leur partage entre les paysans.

Mais voici que s'annonce, à cet égard, une volte-face caractéristique. ° En effet, en des déclarations qu'il Il faites au sujet de la colonisation agricole qui doit permettre de créer de* terres où les- oolonq puissent vivra