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Title : Figaro : journal non politique

Publisher : (Paris)

Publication date : 1942-01-13

Contributor : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributor : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 13 janvier 1942

Description : 1942/01/13 (Numéro 10).

Description : Note : supplément littéraire illustré pages 3 et 4.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k410960w

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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̃ So lidarité

'SGhdarite

dans

lùdouléuif

Selon-la formule en usage dans le douloureux vocabulaire de la guerre, la

Villç de Lyon ayant décidé « d'adopter » celle de Brest, M. Georges Villiers, maire de Lyon, vient de se rendre dans notre grand port de Bretagne ,pour y. apporter les secours matériels et le message d'ardente sympathie des Lyonnais. -̃ Ce igéste est .touchant et hautement significatif. Il consacre la solidarité des villes de France dans le malheur de la patrie. Celles qui ont été épargnées se doivent, ea effet, de venir en aide dans la mesure du possible à celles qui ont directement souffert et qui continuent souffrir. Enire Lyonnais et Bretons, malgré la distance, malgré la diversité des climats et des. oc'cupations, des liens. profonds se tissent ainsi qui rendent encore plus solide la trame de l'unité française.;

Bien que; la guerre soit finie pour nous, Brest reste dans la zone de feu et ce sort est peut-être le plus cruel de tous puisque les coups qui se croisent dans son ciel et qui blessent sa population, ses maisons, son sol, sont les uns -et les autres des coups étrangers qui ne nous concernent :plus. Combien d'autres ports, d'autres villes, d'autres localités, subissent le même martyie Nous lisons trop souvent leurs noms dans les communiqués aériens des belligérants. Chaque fois nos cœurs se serrent. Nous savons ce .que cela représente pour nos compatriotes, pour notre

pays-

Amri se prolonge, en marge :8e la' guerre, #me sorte de martyre passif d'une partie importante de la France. Y pensons-nous assez ? Les peuMes qui assistent de loin au oonflit en mesurent-ils l'injuste souffrance ?

Nous nous -plaignons dans notre vie quotidienne devenue ai difficile les conversations se poursuivent intarissablement sur le ravitaillement. On se demande combien de temps cette épreuve durera ? JÈt pourtant, notre sort est enviable à côté dé celui des populations pour lesquelles à ces misères journalières s'ajoutent l'attente des nuits, le hurlement des sirènes, le vacarme des Bombardements et, hélas! aussi, les écla-boussures de la mort qut frappe souvent au hasard. Angoisses d'autant plus pénibles qu'elles sont, pour nous sans objet destructions d'autant plus dérisoires qu'elles sont, pour notre pays déjà si cruellement frappé, des sacrifices supplémentaires et inutiles.

La grande pitié de la Franfee, qui n'est même plus mattresse de sa propre chair, apparaît ainsi -encore plus pure, encore plus émouvante, surtout si l'on songe qu'une génération s'est à peine écoulée depuis l'autre martyre. ̃ Fasse le Ciel que l'humanité comprenne enfin ce qu'elle doit à notre pays r

WIadimir d'ORMESSON.

DEMAIN dans LA PAGE

DES

PRISONNIERS LES SOUVENIRS DE CAPTIVITE DE PAUL COLLINE Une « première » au Stalag VIII C. Nouvelles des camps Stalag ni A Oflag Xm 3 LE MOT DU RAPATRIE INFORMATIONS OFFICIELLES et documénts photographiques:

Secours National VOUS QUI AVEZ PEU VOUS AVEZ TROP IL Y EN A

QUI N'ONT RIEN

CROISADE D'HIVER

On annonce officiellement à Tokio

LES FORCES JAPONAISES ONT OCCUPE EN MALAISE la ville de Kouola Lumpour

Constitution

d'un Conseil interallié

des fournitures de guerre ? Londres, 12 janvier. Le correspondant du « Daily Teiegraph » Washington écrit. que, selon toutes probabilités, la créatlon d'un Conseil Interallié des fournitures de guerre et de leur cépartltion sera annoncée au début de la semaine prochaine. La tâche de cet organisme sera de veiller à ce que la stratégie des alliés ne soit gênée à aucun moment par une mauvaise distribution des ressources.

« On pense, ajoute le journal, que du côté britannique, sir Hen.ry Self, président de la Commission aérienne et le maréchal sir John Dlll, ancien chef d'étatmajor des forces impériales, occuperont des positions de premier plan au sein de ce nouvel- organisme. (Q.. F. I.).

L'ATLANTIQUE

RESTE LE PRINCIPAL THEATRE

DE LA 'GUERRE déclare le colonel Knox

Washington, 12 janvier. Dans un discours, prononcé devant la conférence annuelle des maires américains, le colonel- Knox, ministre de la. Marine, a déclaré notamment que, bien que la flotte américaine soit en mer, aucune ïenjcontrç décisive avec -la flotte japonaise ne doit être attendue dànë'Tjn proche àfènir..

« (L'Atlantique, at-il soulignés

reste le principafl théâtre de la

guerre, i "•̃̃/

M. SARAPJQGLOU reçoit l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Turquie

Londres, 11 janvier. On man-

de d'Ankara à l'agence Reuter Sir Hughe Knatohbull Hugessen, ambassadeur de Grande-Bretagne en Turquie, s'est entretenu pendant plusieurs heures aveo M. Saradjoglou, ministre des Affaires étrangères de Turquie, et lui a fait part d «es impressions sur sa visite en Russie. Il est probable qu'il lui a répété la déclaration de M. Anthony Eden suivant laquelle la Turquie n'a rien à craindre de la Russie depuis que des assurances anglo-soviétiques lui ont été données l'été dernier.

Il est probable également que l'ambassadeur britannique a fait part à M, Saradjoglou de ses conversations avec M. Moiotov.

L'état de siège

en Bolivie

La Paz, 12 janvier. Les jour* naux précisent que c'est à la suite d'agissements de certains élé- ments extrémistes contraires à l'unité de la nation qui ont eu Heu à Potosi que le Gouvernement a décrété l'état de siège en Bolivie.

A Kouibychev, M. Tatekawu a d'importants entretiens avec MM. Yychinski >~ et Lozovski

commissaires du peuple adjoints aux Affaires étrangères

Tokio, 12 janvier. On mande de Kouibychev que M. Tatékawa, ambassadeur du Japon en U.R. S. S., a rendu visite, le 10 janvier, à MM, Vychinski et Lozovski, commissaires du peuple adjoints aux Affaires étrangères, ainsi qu'au chef de bureau d'Extrême-Orient avec lesquels il eu, pendant deux heures, d'Importants entretiens sur un sujet qui n'est pas révélé. (O. F. I.)

[La guerre est-etie probable entre la Russie et le Japon. les seules puissances qui, chacune dans l'un des deux camps opposés, ne se battent pas entre elles ?

Le fait que, depuis quelques jours, dans la presse des pays intéressés, on se pose moins souvent la question que le "mois dernier, au cours des trois premières semaines qui ont suivi l'Ouverture de théâtres d'opérations dans le Pacifique, est signifiea* tif de l'éloignement d'un nouveau conflit.

Cela, bien entendu, n'engage pas l'avenir, Il est impossible, dans les conjonctures actuelles de prévoir, la guerre en Asie orientale se prolongeant pendant une longue période, si l'U; R, 5. S. pourra s'en tenir à l'écart.

La prorogation entre Tokio et Wasington de l'accord sur les pêcheries, qui est envisagée comme prochaine, gst évidemment un indice de paix.

et ont pris aux Philippines la base navale d'Olongo,po.

La construction d'abris à Kouala-Lumpour

(France-Presse). (V. T.110.) COMMUNIQUES JAPONAIS

Tokio, 12 janvier. Les forces Japonaises sont entrées, dans les quartiers ouest de Kouala-Lumpour dimanche matin à 11 h. 30- Lé reste de la villeea été occupé dans le cowant de la journée.

Tokio, 12 janvier. L'état-major impérial annonce que les forpss Japonaises ont occupé -Oton^apo, importante base navale américaine qui se trouve à Test de la baie de Subig (côte N.-O. de la péninsule de iBaatan, dans l'Ile de Lùoon).

[La péninsule de Bataan, où Ufiê de Oorregidor, toujours aux se trouve Marivelea et Balanga, mains des Américains.

dont on a parlé dans de précé· o.,h< ““< une pet%te

dents commmniqués, ferme d La une petite

l'ouest, la baie de Cavité, au fond ^fJ^lJ^Lt une autre iïïJ^ide laquelle est bâtie Umklle. Sa S£^?' exactement au nord-ouest pointe sud est en face VUot for- de la Péninsule de Bataan.l Les forces britanniques se regroupent et consolident leurs positions

Londres, 12 janvier. On. mande de Singapour à l'agence Reuter

Après leur repli vers le sud, les forces britanniques se regroupent et consolident leurs positions. Depuis le 5 janvier, date à laquelle les Britanniques se sont retirés de Kouantan, elles n'ont eu aucun contact direct avec les forces japonaises qui ont débarqué sur la côte orientale de la péninsule.

COMMUNIQUES AMERICAINS

Washington, 12 janvier. Communiqué du Département de la Guerre

Philippines Une violente bataille d'artillerie est actuellement eH cours sur tout le front des lies Philippines.

L'activité terrestre s'est accrue cependant que les Japonais ont reçu de nouveaux renforts. Des attaques aériennes ont été lancées à nouveau contre les positions défensives américaines et philippines contre les fortifications.

Le général Mao Arthur rapporte que les forces nippones occupant Manille tentent d'interdire l'utilisation des postes récepteur de radio, afin d'empêcher la population d'écouter les émissions provenant des Etats-Unis ou de Grande-Bretagne, quoique cette décision supprime, en même temps, la réception des émissions de propagande en provenance de Tokio.

Rien à signaler sur les autres théâtres d'opérations,

Washington, 12 janvier. Communiqué du département de la Marine

Pacifique central La base navale de Tutulta, dans les Iles de Samoa, a été bombardée le dimanche 11 janvier, peu après minuit (heure locale) par un petit bâtiment ennemi. Quatorze obus de petit calibre sont tombés dans la zone de la base navale. Trois membres du personnel ont été légèrement blessés. La base elle-même n'a subi aucun dégât rien à signaler dans les autres secteurs.

Le poisson péché en vertu de cette convention représente 15 de la pêche totale du )apon, et l'on sait que le poisson constitue, avec le riz, la nourriture essentielle des Nippons. Il est probable, d'autre part, que Londres et Washington feront tout pour éviter une guerre russo-japonaise, tant qu'ils continueront à considérer le gront germano-russe comme le front principal c'est-àdire qu'il importe pour eux de retenir, entre l'Océan Glacial Arctique et la mer Noire, la puissance militaire du Reich.

C'est, sans doute, en grande partie a cette volonté, car le Japon a, de son côté, d'autres sujets de préoccupation que le. pacte de neutralité et de non-agression signé le 13 avril à Moscou, entre MM. Staline et Molotov d'une part et M. Matsuoka d'autre part, doit de conserver, pour l'heure présente, toute sa valeur. M. B.]

A

A

[Les Mes Samoa sont un archipel de la Polynésie orientale qui est située à environ 4.000 kilomètres au. nord-est des côtes australiennes à 2.500 kilomètres, toujours dans la même direction, de la NouveUe-alédonie.

L'archipel des Samoa, autrefois allemand, a été confié sous mandat à la Nouvelle-Zélande en 1920. Une partie de l'archipel, dont Vile de Tutuila, appartient aux Etats-Unis.]

LA SITUATION 1. DANS LE PACIFIQUE. L'avance japonaise continue à Luçon et en Malaisie- A Luçon, les assaillants sont parvenus à prendre pied dans la presqu Ile de Batan, au nord-ouest de la baie de Manille, et y ont occupé Olongapo, qui était un des principaux points tenus par les Américains. Il semble difficile que-les forces du général Mac Arthur,

qui ne peuvent être ni ravitaillées ni secourues, puissent résister longtemps encore, sauf peut.être dans l'Ile de Corrégidor. En Mtalaisie, c'est seulement lundi matin qu'un communiqué officiel nippon a annoncé l'entrée des avant-gardes japonaises à Kuala-Lumpar. Du côté anglais, à la même heure, on annonçait que Kuala-Lumpur était encore aux mains des Britanniques. Quoi qu'il en soit, on peut tenir pour certain que la ville est virtuellement prise, si elle ne l'est complètement, et que les Anglais devront une fois encore se replier vers le sud.

On ne signale rien d'important dans les autres secteurs d'Exti'6me-Orient, sinon un débarquement japonais dans l'tle de Tarakan, au, nord-est de «Bornéo. Aucun détail nouveau n'était connu lundi matin sur les opérations en Chine.

II. EN U.R.S.S.

Des combats très violents ont toujours lieu dans différents sec-

SUR LE FRONT GERMflNO-BUSSE LA LUTTE

est particulièrement vive dans le secteur central Berlin annonce également de l'activité dans la région de Valdaï

COMMUNIQUE ALLEMAND

Berlin, le janvier. Du quartier général du Fùhrer, le haut commandement des forces armées communique

Les combats dans le secteur central du front orientai, ainsi que dans la région de Valdaï, continuent. °

Dans les autres secteurs du front, pas de combats importants. Lors du débarquement de troupes soviétiques à Eupatorla, men- tionné dans le communiqué du 7 janvier, l'ennemi a perdu, après de durs combats de rue, 1.900 mort dont 1.300 partisans nous avons fait 203 prisonniers.

Ce succès est dû en premier lieu à l'action rapide du lieutenantcolonel von Boddien, qui est tombé au cours de ces combats, en tant que commandant des détachements d'avant-garde d'une division d'infanterie. Le Fùhrer et chef suprême des armées allemandes a^déetrné, titre posthume, le» feuilles de chêne de la croix de fer a ce valeureux Officier.

Moscou signale la prise de Loudinovo et de Tikhonova Rousty

EXTRAITS DES COMMUNIQUES RUSSES Moscou, 12 janvier. Le communiqué du G.Q.G. de l'armée rouge en date du 11 janvier au soir donne les renseignements suivants: Au cours de la Journée du 11 Janvier, nos troupes ont continué leur progression dans divers secteurs, encerclant et détruisant les points de résistance de l'ennemi.

Les Allemands ont subi de lourdes pertes en hommes et en

matériel.

Nos troupes ont Occupé une série de localités dont la ville 'de Loudinovo et l'important centre ferroviaire de Tikhonova Rousty. Ces unités de cavalerie de la garde opérant sur le front central ont effectué un raid couronné de succès sur les arrières des troupes allemandes.

A ̃

Moscou, « janvier. Le Grand Quartie* Général de l'armée rouge, en date du 12 janvier au matin, donne les renseignements sul-

vant3

Au cours de la nuit du 11 au 12 janvier, dans une série de sec. teurs, nos troupes ont mené d'actives opérations contre l'ennemi. Une unité de chars opérant sur le front central a chassé l'ennemi d'une localité et a anéanti un bataillon d'Infanterie allemande. Une autre unité opérant sur le front de Léningrad a effectué uns opération couronnée de succès au cours de laquelle deux cent quarante Allemands ont été tués quatre mitrailleuses et six pièces d'ar- tillerie sont tombées entre les mains de nos troupes qui ont détruit, en outre, six chars de combats.

Sur le front sud-ouest, en deux jours de combat, deux batterie» d'artillerie ennemies et trois batteries de lance-mines ont été détruites. L'ennemi a subi des pertes

EN CYRENAIÇUE

Vive activité de patrouilles et bombardements par avions

COMMUNIQUE ITALIEN Rome, 12 janvier. Le Quartier général des forces armées italiennes communique

Sur le front de Cyrénaique, engagements de patrouillies. L'aviation Italo-allemande a déployé une grande activité contre les aérodromes de Gambut èt d'Adjedabia, de nombreux appareils ont été gravement endommagés au soi. Elle a également mitraillé on rase-mottes des troupes en mouvement et a bombardé des formatiofis de chars d'assaut et de moyens motonaés.

La chasse allemande a abattu trois Curtlss et un Hurricante. L'lie de Malte a été de nouveau l'objet d'attaques continuelles. COMMUNIQUE ALLEMAND Berlin. 12 janvier. Le hautcommandement dès forces armées allemandes communique

En Afrique du Nord, vive activité de patrouille, Des avions de combats allemands ont bombardé la route côtière de la Cyrénaïque, ainsi que des aérodromes briannlques, sur l'Ile de Malte.

L'aviation britannique a perdu du ter au 10 Janvier, 42 appareils, dont 19 au dessus de la Méditerranée et en Afrique du Nord. Pendant la même période 9 avions allemands ont été perdus dans la lutte contre la Grande-Bretagne. COMMUNIQUE BRITANNIQUE Le Caire, 12 janvier. Commu.niqjué dni Haut-Commandement britannique au Moyen-Orient; La pression des forces britan- niques contre l'ennemi en retraite dans le secteur d''EH Agheiia a

teurs du front russe, en particulier sur le front du centre. Il s'agit, dit le communiqué allemand, d'actions défensives où l'adversaire subit de lourdes pertes. Les Russes annoncent la prise de la ville de Loudinovo, située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Briansk. Youkhnov et Sukhinichi, asser loin à l'est de Loudinovo paraissent être toujours aux mains des Allemands. La prise de Tikhonova Rousty indique que les Russes cherchent toujours à pousser au nord de Kalouga,' vers Mojaïsk.

m. EN CYRENAIQUE Il semble que le mouvement de repli germano-italien continue lentement entre Agedabia et El Agheilat sans être sérieusement gêné par les Anglais. L'attaque décisive contre Sollum et le col de Halfaya n'a pas encore commencé.

Jacques DARCY.

continué hier malgré te mauvais temps, nos forces aériennes ont effectué avec succès dans le seoteur des attaques contre des colonnes de ravitaillement et contre des moyens de transport ennemis. Dans le secteur de Halfaya, l'anéantissement des garnisons leo'lées ennemies a continué méthodiquemet hier. Cent prisonniers allemands et Italiens ont été capturés.

Contre la délation UN APPEL OU PRCFCT DU VAR Draguignan, 12 janvier. M. Lajlllonne, préfet du Var, adresse à ta population l'appel suivant

Dédaigneux de nos traditions de franchise et de loyauté, de méprisables individus assaillent les administrations de lettres anonymes et de dénonciations calomnieuses; il est indispensable de mettre un par les moyens les plus énergiques à ces manœuvres de suspicion dans son admirable message du 1" janvier, le Maréchal de France. Philippe Pétain, chef de l'Etat, a déclaré J'ai le edvelr d'appeler déserteurs tous

ceux qui, dans le pays, recourent

à la calomnie et à la délation ces déserteurs doivent être frappés.

M'honorant n'avoir jamais donné suite à une dénonciation anonyme, j'aurai à cœur de faire im.médiatement rechercher les auteurs de tout factum non signé. Les moyens d'investigation dont dispose la police me permettront de découvrir rapidement les lâches délateurs qui subiront Immédiatement les rigueurs exemplaires de la loi.

LA SANTE

de l'amiral Platon Vichy, 12 janvier. BulleUn de santé du vice-amiral Ptaton « Nuit bonne. Température 51*. Très légère hausse tensionnelle constituant un élément favorable aux pronostics. Amélioration dans la sphère hépato-rén&le. Aucun changement dans l'état général qui demeure satisfaisant. Les bulletins de santé ne seront dorénavant publiés que tous les deux jours.

Docteur LAEILLONNE.

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Des rescapés

du Lamorïcière

sont arrivés a Marseille

sont arrfves a Mc,, rsee

Mme Jacques Dumont, de Lyon, fait le récit de son dramatique sauvetage

Marseille, M janvier. un navire de guerre ayant à bord les naufragés du « Lamoricière s qu'avait recueillis un autre bâtiment de guerre, est entré à 11 heures dans le port de Marseille. Il s'est amarré au môle G, ou attendaient tes autorités et un détachement de marins.

Voici la liste des naufragés ra. menés par lui (9 passagers, 6 membres de l'équipage, dont un décédé à bord du- navire, sauveteur) Mme Jacques Dumont, Lyon M. Çenes, boulevard Gallieni, Alger; M. Benessl, soldat; Haftner Oscar, 14 ans, de l'œuvre Guynemer; Nobile; Bourroudi Mohamed, représentant à Paris Parmentier., 103, rue de Lyon à Moulins; Oouali Saïd, mineur à Rochebolle Bouohenha Ouelid Malanacaleh Calce, chauffeur Ait Hamed Mahfoud, chauffeur Louis Cecchini, premier lieutenant du Lamoricière Au. guste Faticcl, matelcl Jules Planchier, matelot; Dupuy, matelot, décédé à bord du navire sauve.teur.

Marseille. 12 janvier. C'est un peu après 11 heures qu'un des navires de guerre ayant participé aux recherches est venu s'amarrer au Mule X. à l'extrémité des ports nord, ayant à bord quinze des naufragés du Lamoricière. » et le corps du navigateur Dupuy, de l'équipage du paquebot.

Le croiseur avait été, en partant dés Baléares, aux prises avec la tempête et jusqu'au Golfe du Lion il lui fallait marcher à. 7 nœuda alors que ses machines peuvent en donner plus de trente.

CHRONIQUE

I! n'y a plus

d 'Extrême Orient

E Japon était jusqu'à présent considéré comme situé en Extrême-Orient. Lui-même avait adopté cette façon de voir en utilisant dans le langage de ses géographes, de ses hommes politiques et de ses diplomates, un terme qui est la traduction littérale de l'expression anglaise Far-East.

Il y avait le Far-East, qui était la Chine et le Japon, et il y avait le Far-West, ou Extrême-Occident, l'une et l'autre de ces régions du globe étant séparées par le Pacifique.

Or, nous apprenons que le gouvernement japonais a décidé récemment de supprimer de sa terminologie officielle le mot qui est la traduction en japonais d'Extrême-Orient. Le Japon ne se reconnaît plus situé en Extrême-Orient. Et, en effet, pourquoi ExtrêmeOrient ? Extrême-Orient par rapport à quoi ? Par rapport à l'Europe ? Mais par rapport au Japon, l'Extrême-Orient, c'est l'Europe. Alors ?

On ne nous dit pas que le Japon a décidé d'appliquer désormais l'expression Extrême-Orient à l'Europe. «Extrême-Orient vous-même! Vous en êtes un autre.» Ce serait dans la logique des choses, et nous n'y verrions pour notre part nul inconvénient. Au point où l'on en est de désunion entre les peuples et les continents, un petit dissentiment de plus sur le sens d'un mot n'est pas grave.

J'ignore de quand date l'expression Extrême-Orient. Il est probable qu'elle remonte à l'époque où l'Europe découvrit l'existence d'un Orient plus lointain que l'empiçe d'Alexandre. Peut-être est-elle de l'invention de Marco Polo. Je n'ai malheureusement pas le fameux Livré de celui-ci sous la main. Quoi qu'il en soit, elle révélait de la part de l'Europe un égocentrisme un peu ridicule et il y eut de la part de la Chine et du Japon bien de la bonne grâce à l'adopter. Orient et Occident sont des notions purement subjectives puisque la terre est ronde, qu'elle tourne et que chaque pays a son Orient où le soleil se lève et son Occident où il se couche. Tous les empires sont à leur façon des Empires du-Soleil Levant.

L'emploi de l'expression Extrême-Orient ne s'appuyait que sur l'accord général des géographes. Le Japon étant en guerre avec l'Occident pardon, avec l'Orient, si l'on se place à son point de vue n'a plus de' raison de se conformer à un usage qui lui venait d'étrangers naguère ses amis, aujourd'hui ses ennemis.: Il n'y a plus d'accord, puisqu'au contraire il y a la guerre. Il n'y a donc plus d'Extrême-Orient. Y a-t-il encore un Orient ? Pour le moment du moins, on peut le croire. Le Moyen-Orient n'a pas fini non plus d'exister. Toutefois, personne ne saurait dire ce que l'avenir nous réserve.

Mais j'y pense puisque le Japon ne veut plus être l'Extrême-Orient, on ne voit pas pourquoi l'Europe et l'Amérique accepteraient encore d'être l'Occident. Si Extrême-Orient est péjoratif, rien n'empêche qu'Occident soit aussi considéré comme tel. C'est par rapport à l'Asie que l'Europe est l'Occident. C'est donc reconnaître le point de vue asiatique que de nous qualifier nous-mêmes d'occidentaux. Est-ce bien conforme à notre amour-propre ? Je me le demande.

..En. d'autres temps, ces querelles de mots apprêteraient à sourire un peu. Le sourire n'est malheureusement pas de saison. A y regarder de haut, tout cela est même Jort triste car i! s'y révèle un dérèglement de tout dont nous n'avons peut-être par fini de sonder la profondeur. La guerre des continents ne suffit plus. il faut que la guerre des Points Cardinaux s'en mêle. Attendons-nous qu'un de ces jours le Pôle Nord, ayanl déclaré la gùerr» au Pôle Sud, veuille changer d'appellation. Nous n'en sommes pas là, c'est entendu, mais que la civilisalion gagne un jour ces contrées lointaines,-et inhospitalières et vous verrez si ma prophéîie ne se réalise pas I

André BILLY.

Le préfet régional. M. Max Bonadous, empêché, avait chargé son chef de -cabineet, M. Coquet, de saluer en son nom les naufragés. L'amiral Moreau, commandant la Marine à Marseille, était présent, de même que l'amiral Barois et M. Berthomieu. représentant tous deux la Compagnie Générais Transatlantique M. Vizinet, délégué de M. Barraud, administra teur extraordinaire de Marseille, et le commissaire central. M. mon.

Des la montée à bord, M. Coquet, l'amiral Moreau et M. Berthomieu priient contact avec les quinze naufragés, dont la plupart étaient encore sous'l'influence des heures tragiques vécues -vendredi. Ils ne purent que confirmer lés indications fournies à. Alger an représentant de rOfflce Français d'Information, par les passagers ou membres de l'équipage débarqués du paquebot « GouverneurGénéral-Ohanzy ».

Cependant, une passagère, qui avait dû revêtir un pantaloln et une vareuse de marin, donna des précisions sur les difficultés qu'éprouvèrent les sauveteurs, sur l'héroïsme dont ils fireut preuve. sur les souffrances qu'eurent à endurer passagers et marins ayant quitte le Lamoricière avant son engloutissement.

Cette passagère, Mme Jacques Dumont, demeurant 7, quai Màréchal-Joffre, à Lyon,, et dont le mari n'a pu être sauvé, a dit les circonstances dramatiaues de son sauvetage.

(Suite page 2, col. 3 et 4)

Par ANDRE BILLY


Notes de Vichy

La lutte contré la tuberculose.

Vichy, 12 janvier. En inaugurant ce matin la campagne d'éducation sanitaire, le Dr Serge Huard, secrétaire d'Etat à la Santé, a mis en relief la gravité de la tuberculose si menaçante pour la race Ce péril n'est pas le seul. Le Gouvernement du Maréchal le sait, qui s'est préoccupé dès le premier jour de lutter contre les fléaux sociaux. Dans cet ordre d'idées, l'Etat peut beaucoup et il est indispensable qu'il intervienne. Le Gouvernement du Maréchal compte aussi sur l'initiative privée qui doit se conjuguer avec l'action de l'Etat. Mais dans bien des cas, le public pêche par ignorance. Aussi est-il utile de l'instruire, de lui faire comprendre l'importance du danger qui le menace, dé lui montrer qu'il peut, par une hygiène bien entendue, le prévenir et le combattre

D'une manière générale, il y a encore fort à faire dans ce domaine de l'hygiène et il est certain que les particuliers peuvent beaucoup. La propagande a donc ici un terrain choisi pour s'exercer. Quant à l'Etat, son rôle reste considérable, par exemple en matière de logement et aussi pour le développement physique de la.jeunesse. On aurait d'ailleurs tort de croire, encore qu'il s'agisse-là d'une tâche essentielle, que le but est uniquement de sauver la jeunesse. La lutte contre la mortalité doit conserver au pays des hommes qui ont passé la jeunesse. Une hygiène bien comprise doit permettre de maintenir en activité des hommes qui seront encore fort utiles. Une retraite prématurée est aussi une erreur sociale,

Comment enfin s'inquiéter de sauvegarder la race sans évoquer le problème capital du ravitaillement ? Les difficultés extrêmes qu'il présente en ce moment ne doivent que l'imposer davantage à l'attention des Pouvoirs publics. L'hygiène, le sport, la protection contre certaines maladies sont sans doute nécessaires. Ils ne sauraient, à eux seuls, rendre au pays sous-alimenté la vigueur dont il a besoin. Et le développement inconsidéré de l'exercice physique pourrait bien alors n'être qu'un péril supplémentaire. Ces choses ne sont dites que pour évoquer la gravité et la complexité du problème. Roger DARDENNE.

LE SUTAN DU MAROC apporte sa contribution au Secours National Rabat, 12 janvier. La deuxiè me campagne d'hiver du Secours National du Maroc s'est ouverte hier parmi les premiers versements. on relève celui du Sultan qui a tenu à apporter sa contribution personnelle, ce qui lui a valu les remerciements du Maréchal Pétain.

Le général Noguès s'est également inscrit parmi les premiers Souscripteurs pour une somme de 50.000 francs. M. Meyrier, ministre plénipotentiaire délégué à la résidence générale, a fait un don de 5.000 francs.

On signale d'autre part les brillants résultats obtenus par la Cr-ambre d'agriculture de Meknès qui a recueilli auprès des colons de cette région un million 795.000 francs.

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Jeudi 15 janvier, matinée Inauguration des Concerts classiques avec le concours de Jean Witkowski, chef d'orchestre et de Mme Madeleine Grey. cantatrice.

Vendredi 16 janvier, soirée Le Cid. Dimanche 18 janvier, matinée Manon.

Lundi 19 janvier, Récital Cortot.

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le corps diplomatique Tchoung-King, 12 janvier. Le maréchal Thang Kai Chek a reçu cet après-midi les ambassadeurs des Etats-Unis, de Grande-Bretagne. des Soviets ainsi que les autres membres du corps diplomatique.

Exposition

du génie lyonnais Ce mardi, 13 janvier, aura lieu à 17 heures, le vernissage de l'Exposition du Génie Lyonnais organisée au profit du Secours National, par le Comité des Fêtes de Lyon, dans les Salons de l'Hôtel de Ville.

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D'ENNEIGEMENT Renseignements reçus le 8 janvier par le Syndicat d'Initiative d'Annecy et de la Haute-Savoie

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Le Conseil municipal de Paris

adresse un message au maréchal Péfeain Paris, 12 janvier. Les cou.loirs de l'Hôtel de Ville ont connu aujourd'hui l'animation des grands jours.

Les nouveaux conseillers, et particulièrement les deux conse-ille res, Mlle Marthe Hardouin et Mlle de Miribel, de la Faculté de Médecine, ont été très entourées. A 15 heures. M. Charles Magny, préfet de la Seine, annonça l'ou. verture de la session et installa officiellement le nouveau conseil municipal. Le président, M. Charles Trochu les vice-présidents. MM. Louis Castellag et Frédério Dupont, prirent place h la tribune, ainsi que les secrétaires, MM. René Marchand, (René Berthier, Gaston Guiraud et le syndic. M. Jacques Romazetti. L'allocution traditionnelle a été prononcée do* M. Charles Trochu.

Dans sa réponse, le préfet de la Seine affirma que le gouvernement de la France a fait prévaloir dans l'administration les deux princi- pes autorité, discipline. L'amiral Bard prit à son tour la parole.

A la fin de la séance un message de félicitations et de confiance fut adressé au Maréchal Pétain. En voici le texte

c Le conseil municipal d3 Paris, à l'occasion de sa première séance plénière, adresse à M. le Ma.réchal Pétain l'expression de ses sentiments d'inaltérable fidélité et de déférent attachement l'assem. blée municipale, qui reprend les grandes traditions de la capitale, affirme la volonté unanime de ses membres d'apporter une collaboration entière et sans réserve à l'oeuvre de rénovation nationa a le entreprise par le chef de l'Etat « Assurée d'être l'interprète de la population parisienne qui garde une confiance absolue dans le des.tin de la France. elle le salua comme le symbole de l'unité na tionale et le drapeau vivant de la nation. »

PLUS DE SEMELLES DE CAOUTCHOUC EN ANGLETERRE

Londres, 12 janvier. Les nouvelles restrictions relatives à l'utilisation du caoutchouc vont faire disparaître les chaussures de crSpe.

Le ministre du Ravitaillement do Grande-Bretagne a en effet annoncé hier soir qu'à partir de mercredi la fabrication des semelles et talons en coutchouc non vulcanisés ou en crêpe serait interdite.

ÂPRES LE NAUFRAGE DU « LAMORICIERE » ,1 (Suite de la première page) f

Le « Lamoiioière », depuis la nuit, luttait contre une effroyable tempête l'équipage faisait preuve d'un courage, d'une ténacité admirables. Il s'efforça, pendant de lolngues heures, à remettre en place la partie de la cargaison que les assauts de la mer avaient déplacée, ce qui avait fait penchei le navire et îe mettait en danger. C'est vers onze heures du matin qu'on eut l'impression que tout était fini, qu'il fallait renoncer à lutter et que l'évacuation s'imposait. Un premier canot fut mis a la meer une vague monstrueuse la souleva puis 1 e* retourna. Du pont du Lamoricière n, e vis les occupants, tous munis do leur ceinture de sauvetage, se maintenir sur l'eau, puis, roulés, disparaître pour remonter encore à la surface. Quelques-uns purent gagner un radeau qu'on avait pu mettre à la mer et sêy crampon ner en dépit des assauts des va. gues en furie.

A 13 h. 25 je me suis jetée à l'eau et j'ai pu gagner un autre radeau sur lequel avaient pu prendre place aussi des hommes d'équipage. Nous sommes restés cinq heures sur ce bateau qu'un pa. C'est en se por

du cargo « Jumièges a été pris po

Barcelone, 12 janvier. On apprend ici que le paquebot « Lamoricière » avait lui-même répondu à l'appel « S. 0. S. » lancé par le cargo Jumièges » dans la nuit du 7 au 8.

C'est en se portant au secours de ce navire, dont le dernier message avait été reçu à 0 heure 54, que le « Lamoricière » a sombré. Le naufrage s'est produit à 7 milles au nord de Minorque.

On sait que le « Gouverneur-Général-de-Gueydon », bord duquel se trouvaient un certain nombre de rescapés, était venu faire escale à Barcelone pour renouveler sa provision de charbon. En raison-du mauvais état de la mer, ce navire, qui avait quitté le port hier en fin de soirée, dut y rentrer ce matin à 5 heures. On compte qu'il pourra repartir mardi prochain,

Dès l'arrivée du « GouverneurGénéral-de-Gueydon » à Barcelone, M. Casteran, consul général de France, est monté à bord pour saluer les rescapés et leur offrir, au nom du maréchal Pétain. le réconfort du gouvernement français. Le consul général leur avait fait distribuer des secours et des vêtements chauds. Aidé par les autorités espagnoles, M. Casteran avait obtenu des vivres, non seulement pour les rescapés, mais aussi pour len passagers et l'équipage du n Gouverneur-Général-deGueydon », soit au total pour près de 500 personnes.

Un représentant de l'O.F.I. a pu s'entretenir avec l'état-major du ii Gouverneur-Général de Gueydon » et les rescapés du « Lamoricière »:

L'un, un soldat biessé au genou, mais dont l'état est sans gravité, a raconté comment, par deux fois, des vagues énormes l'ont rejeté sur le pont du « Lamoricière » avant qu'il ait pu.en nageant, dans l'eau glacée, rejomdre un radeau, d'où il a été hissé évanoui à bord du « Gouverneur-Gônéral-de-Guéydon ».

Une femme rapporte qu'avant d'avoir pu elle-même être sauvée, elle a vu chavirer sous ses yeux deux radeaux, dont tous les occupants périrent.

L'une des rescapées, Mme Ariane Henry Chabaurry qui voyageait avec ses deux enfants qui ont été également sauvés, s'est particulièrement distinguée au cours du sauvetage.

De l'avis de tous les passagers, de celui des membres de l'équipa-

quet de mer retourna soudain. Nous nous débattions, glacés main tenant, sans force. C'est l'équipage d'un aviso ^ul parvint, au prix d'efforts surhumains à recueillir la plupart. d'entre nous. Le sauvetage était effroyablement difficile, mais l'héroïsme des marins était à 1a hauteur de ces difficultés.

« Les vagues roulaient las nâïi fragés, les marquaient aux regards des marins des navires sauveteurs qui, toujours s'achar. naieut.

« J'ai pu être recueillie. Il était temps. J'étais à bout de. forces ». Au souvenir de ces heures d'angoisse, Mme Dumont est pres de défaillir il faut rompre l'en tretien.

Les naufragés ont été débarqués et ie corps du marin Dupuy emporté dans un fourgon.

La Compagnie Générale Transatlantique va pourvoir les resca.pés de vêtements pour remplacer ceux qui leur ont été prêtés à bord des navires sauveteurs. Le préfet régional, M. Bonnafous, s'est en effet dès samedi préoccupé de la question vestimentaire.

tant au secours » que le Lamoricière tr la tempête

ge et des officiers du bateau sauveteur, c'est en premier lieu-au mauvais état de la mer qu'il faut imputer la perte du « Lamoricière ». C'est par la porte dès soutes à charbon que l'eau s'est engouffrée dans la cale. La première chaudière a été paralysée, les autres ont suivi rapidement, et la poussière de charbon mêlée à l'eau a rapidement obstrué les pompes.

L'agonie du « Lamoricière » n'a pu être prolongée pendant des heures que grâce aux efforts des quelque trois cents personnes qui sont restées ensevelies dans ses flancs.

Les passagers rescapés du « Lamoricière "insistent tous sur l'héroïsme des militaires permissionnaires qui se trouvaient à bord du navire en perdition et qui, pour la plupart, ont sauvé plusieurs personnes.

Les rescapés insistent également sur l'héroïsme de l'état-major et des hommes d'équipage du « Gouverneur-Général-de-Gueydon ». (Havas O.F.L).

Le « Saint-Louis » est rentré à Alger après de vaines

recherches

Alger, janvier. Le remorqueur Saint-Louis, de la Compagnie Schiaffino qui a croisé jusqu'à hier sur les lieux du naufrage du « Lamoricière est rentré aujourd'hui à Alger sans avoir recueilli aucun nouveau survivant.

Ainsi tous les navires qui participaient aux ultimes recherches ont du abandonner celles-ci devenues vaines à. coup sûr.

Il semble donc malheureusement que ]a liste des rescapés soit celle qui fut établie dès samedi et qui comprenait 93 noms. dont 53 passagers et 40 hommes d'équipage. Un vapeur français se réfugie

dans un port espagnol Madrid. 12 Janvier. Le vapeur français Saint-Biène, chassé par la tempête, est entré, hier après-midi, à Port-Manon. JI se rendait 6c Barcelone à Toulon. Le navire. dont les chaudières étaient inondée?, a éprouvé les plus grandes difficultés à se réfugier dans le port.

LE CONFLIT DU PACIFIQUE (Suite de la première page)

L'AVIATION NIPPONE BOMBARDE RANGOUN Rangoun, 12 janvier. Dos appareils japonais ont effectué, ce matin à l'aube, deux raids aériens contre Rangoun, capitale de la Birmanie. Quelques bombes sont tombées au nord de la ville. De violents tirs de D. C. A. ont été entendus et les appareils ennemis ont battu précipitamment en retraite.

Une seconde alerte de courte durée a été donnée, mais on ne signale aucun incident.

Singapour, 12 janvier. On annonce officiellement que des bombardiers britanniques ont attaqué à Kuantan, eur la côte est de la presqu'ile de Malacca. des transports japonais qui débarquaient des renforts.

D'autre part, des informations de Batavia indiquent que des bombardiers hollandais et américains attaquent les forces japonaises qui cherchent à débarquer en quatre points des Indes. néerlandaises.

La Grande-Bretagne ne peut être forte partout

Y déclare M. AtHee

Vichy 12. janvier. La presse du dimanche et la radio anglaise commentent abondamment les débats qui ont eu lieu cette semaine aux Communes sur la situation militaire dans le Pacifique et font remarquer que « la session qui viînt de se terminer n'a pas été jugée entièrement satisfaisante par l'opinion publique ».

On constate que le major Attlee a dû reconnaître que la GrandeBretagne ne peut être forte partout a la fois, ce qui explique pourquoi l'Empire britannique s'est vu dans l'obligation d accepter l'aide que le maréchal Tchang Kaï Chek lui a proposée. Le public a été surpris d apprendre que les forces impériales devaient accepter le concours de 250.000 Chinois pour défendre la Birmanie.

Dans les milieux parlementaires, on estime- que lorsque le Par.ement reprendra ses travaux, M Churchill, revenu des Etats-Unis, devra donner' des détails à ce sujet, en même temps qu'il traitera d'une manière approfondie toutes les questions touchant la conduite de la guerre.

On compte généralement que la déclaration gouvernementale prendra bien deux journées. Une conclusion semble s'imposer à certains journalistes, dont le correspondant à Londres du quotidien suisse Basler Nacnrichtèn, qui annonce un prochaiv remaniement ministériel. (O. F. I-)

COMMUNIQUE BRITANNIQUE

DES SOUS-MARINS ALLEMANDS

DES NAVIRES

BRITANNIQUES

LA R. A. F. ATTAQUE LES DOCKS DE BREST COMMUNIQUE ALLEMAND Berlin, 12 janvier. Le Haut Commandement allemand communique

Une batterie d'artillerie à lon- gue portée a pris sous son feu effioace la ville de Douvres. Des sous-marins allemands ont coulé dans l'Atlantique un contretorpilleur britannique.

Un autre destroyer anglais a été torpillé dans la Méditerranée- COMMUNIQUE ANGLAIS Londres, 12 janvier. Communiqué du ministère de l'Air Après une nuit d'interruption, les appareils de la R. A. F. ont repris leur offensive centre les bases navales allemandes,

La nuit dernière, nos appareils de bombardement ont de nouveau attaaué la base navale allemande de Brest. Cette attaque est la sixième effectuée en i\ie semaine sur les docks de Brest. Tous nos Appareils sont rentrés indemnes à leurs bases.

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SALLE RAMEAU. 20 h. 30 Concert Jeune France.

CINEMAS

ALHAMBRA. Fugue de M. Pettersen, BEiLLKCOUR. L'amour frappe André Hardy.

MAJESTIC. L'acrobate (Fernandel). PATHE-PALACE. Romance de Paria (Charles Trenet).

ROYAL. Premier bal (Se sem.). TIVOLI. Diamant noir (2e sem.). STUDIO 83. Harry Baur, dans Le Patriote.

SPECTACLES ANNONCES CELESTINS. Jeudi 15, matinée I Le mariage de Blanche-Neige, par les Petits Poulbots. En soirée, en entente avec Les Heures, récital de danse Lycette Darsonval.

« JEUNE FRANCE »

Ce soir, 13 janvier. à 20 h. 30, sera donné, à la salle Rameau, le concert de Jeune France, auquel Les Heures ont accordé leur patronage. Au programme Trio, de Beethoven, par le Trio d'Anches de Lyon Sonate, de Martelli, par MM. Trillat, pianiste, et Raynaî, violoniste Trio, de Claude Arrieu (première audition), par le Trio d'Anches de Lyon Sonate, de César Franck, par MM. Trillat et Raynat Suite en Trio, de Noël Gaïïop, par te Trio d'Anches de Lyon.

Le Trio d'Anches se compose de MM. Pierre Cruchon, hautbois; Eugène Gay, clarinette, et Raymond Morel, basson, tous trois professeurs au Conservatoire de Lyon.

Le Figaro Pratique

Les cartes înie ironies L'attention du public est appelée sur le fait que le nouveau tarif de 1 fr. !One sera applicable aux car. tes interzones qu'à partir du ter mars 1942. Jusqu'à cette date, elles demeurent passibles du tarif de 0 fr. 80.

Les approvisionnements en poisson

En raison des accords récents passés entre les Services du Ravitaillement du Rhône et la Commission de répartition, il est à peu près certain que toutes les fins de semaine, 15 tonnes de poisson seraient mises à la disposition du public. Ces arrivages comprendraient plus particulièrement du merlan, de la raie, du colin, de la dorade et de la lotte Beurre, fromages

Des mesures viennent d'être prises pai le Service du Ravitaillement pour assurer l'approvisionnement des consommateurs permettant aimi aux commerçants de distribuer les rations complètes de beurre et de' fromage annoncées pour la première quinzaine de janvier.

Ces mesures devant entraîner plus de régularité dans les arrivages il a été décidé d'établir, à bref délai, l'inscription des consommateurs chez les commerçants détaillants.

De plus, dès que les expéditions de légumes auront repris un cours plus voisin de la normale. il sera procédé à l'inscription des consommateurs, cette formalité est actuellement à l'étude pour que son application ait lieu à bref délai. Distribution

de pâtes alimentaires Une ration de 250 grammes de pâtes alimentaires ou tapioca sera mise à la disposition de tous les consommateurs du département du Rhône à partir du jeudi 15 janvier.

Les commerçants pourront délivrer cette ration en échange des coupons DL, DM, DN, DK et DP de la feuHle de denrées diverses du mois de janvier 1942. Chacun de ces tickets aura une valeur de 50 grammes.

Les hôteliers et restaurateurs pourront, à partir du 15 janvier, exiger le nombre de tickets correspondant aux quantités de pâtes alimentaires entrant dans la composition des plats servis, quantités qui devront être indiquées sur le menu. LE CHARBON

Le coupon de charbon 31 feuille de tickets bleue E, est débloqué à dater de ce jour avec une valeur de 50 kilos..

COULENT

LE CONCERT

et légumes

Le carnet du Figaro NAISSANCES

Mme Charles de RENTY, née Houelte, a heureusement mis au monde son sixième enfant, NICOLE.

FIANÇAILLES

On annonce les fiançailles de Mlle Marguerite de CAUSANS, fille du Colonel de Causans, en captivité, et de la Comtesse, née Foucauld de Lardimalie, avec M. Louis REPELIN, ansien élève de l'Ecole Polytechnique, croix de guerre 1939-1940, fils du Colonel Repelin et de Mme, née Moual. De Grenoble nous apprenons les fiançailles de Mlle Hélène FAVRE-GILLY, fille de M. Pierre Favre-Gilly, décédé, et de Mme, née Matussière, avec M. Robert TOUSSAINT, croix de guerre 1939-1940.

DEUILS -'̃̃̃̃

Nous apprenons la mort du Capitaine de Corvette Yann BRÉART de BOISANGER, pieusement décédé au manoir de Kerdaoulas, à l'âge de 39 ans. On annonce la mort de M. Paul MORE, Président de Chambre honoraire à la Cour d'Appel de Paris, chevalier de la Légion d'honneur, décédé, muni des sacrements de l'Eglise, en son domicile à Paris

On apprend la mort de M. Emile DALLOZ-BOURGUIGNON, chevalier de la Légion d'honneur, ̃Conseiller du Commerce Extérieur, survenue le 30 décembre 1941 à Ecully (Rhône) dans sa 81e année.

On fait part de la mort de Mme iDELOM de MEZERAC, pieusement décédée à Toulon le 4 janvier.

On apprend la mort survenue à Tours, à la suite d'une brève maladie, du Docteur Henri MOREL KAHN. chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1941, Médecin Electro-Radiologiste des Hôpitaux de Paris, chef de service à l'Hôpital Broussais. Nous apprenons la mort de la Générale Victor GOYBET, née de Blesson, survenue à Nice le 2 janvier 1942.

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EN ce temps-là, i909, peut-être, ou même 1910, je ne sais pas trop, nous avions, pour les mois d'été, loué une petite maison à Ris-Orangis, au bord de la route nationale qui était alors presque dé. serte, comme nous la voyons aujourd'hui, de nouveau, .par un retour dérisoire des choses. Nous passions là, Vildrac et moi, le meilleur de la belle saison. Il y avait un jardin naïf qui nous donnait un peu de fralcheur. L'aventure de l'Abbaye n'avait pas assouvi notre besoin de nature, d'odeurs végétales, de solitude sous des arbres nous jouissions, même dans cet humble paysage, du spectacle de la vie qui point, envahit, s'accroche et lutte sombrement, de toutes parts.

Max Jacob, quittant pour notre entretien son légendaire ermitage de la rue Ravignan, venait parfois passer une couple de jours avec nous. Max est de ces gens qui vieillissent peu, ayant pris, presque tout de suite, leur visage définitif. Il n'était pas, en ce début du siècle, très différent de l'homme que j'ai revu et c'est la dernière fois il y a quatre ans peut-être, sur le bitume du boulevard Raspail, devant une librairie, avec son extraordinaire masque d'anachorète myope, son sourire enfantin, parfois charmant, ses propos déliés et voltigeurs.

En ce temps de Ris-Orangis, Max n'avait pas encore publié grand'chose. Il inventait, à l'occasion, des poèmes en prose et les prononçait, à table, dans la fumée des pipes. Je devrais plus justement dire qu'il les jouait. Il transformait son visage, remaniait ses traits, semblait, par magie, perdre ou retrouver une denture et épanchait dans notre sein amical un personnage

imaginaire. Dont nous étions enchantés. Il a, par la suite, donné forme à certaines de ces rêveries en écrivant des livres que les lettrés connaissent et ̃an composant des dessins que l'on ne voit qu'entre les mains des curieux. Certains de ces dessins, obscurs et fantasmagoriques, prendront place, me semble-t-il, dans de bonnes collections et n'en sont point indignes.

Parfois, aux minutes d'effusion, Max retirait ses chaussures et dansait le ballet d'Armide, qu'il chantait lui-même avec des grâces drOlatiques. Puis, bientôt rechaussé, le monocle à l'œil, il dissertait avec beaucoup de gravité sur des points de littérature ou d'art. Ce fol avait un étrange bon sens et beaucoup de jugement. J'emploie l'imparfait, parce que je songe à des jours anciens mais je veux croire que Max a toujours les mêmes vertus et les, mêmes dons. II s'arrangeait pour concilier l'indulgence avec l'esprit et la politesse avec des vues ésotériques, singulières, qui lui ont, pour une certaine jeunesse, donné rang de maître et presque d'oracle. Il était rarement pris au dépourvu, tels ces sages d'Orient qui, accroupis au pied d'une ma.sure, répondent imperturbablement aux questions divagantes des. visiteurs et des passants. Il jetait, dans les colloques, des lueurs, des étincelles. Certains de ses mots m'ont donné à réfléchir certains ont laissé trace dans mon esprit, tel celui que je vais rapporter ci-après.

Nous étions assis sur un banc, dans le petit jardin dont j'ai parlé plus haut. Derrière nous, se dressait une muraille vétusté, où croissaient des bouquets de cette fougère dite scolopendre et où couraient les faucheux. Je lisais à Max quelques pages d'un grand poème que j'allais publier, qu'imprimait alors un artisan de Bruges et qui a, pour la première fois, introduit dans notre librairie les caractères et les couleurs rendus fameux depuis par les éditions de la Nouvelle Revue Française. L'air du soir était tiède et parfumé par les herbes potagères que l'on venait d'arroser. Je lisais donc mon poème. Il faut une grande jeunesse, une grande naïveté pour lire ainsi à autrui ce que l'on a composé, aussi bien que pour prêter l'oreille à de telles lectures. En vieillissant, les écrivains perdent, le plus souvent, toute curiosité en ce qui concerne l'œuvre des autres. Ils lisent parfois encore à tel ami ce qu'ils ont fait. Ils n'écoutent guère ce qu'on leur lit. N'importe Je lisais mon poème et Max Jacob, lui, il m'écoutait. Il écoutait même si bien qu'il dit tout à coip « Attention voilà deux vers de style critique. »

Je m'arrêtai, tout interdit et, d'un seul coup, saisis le sens et la portée de cette remarque.

je ne dédaigne assurément pas le style critique, surtout quand il est manié par un bon ouvrier. Je viens, ayant à composer, pour le Tableau de la Littérature Française, un petit essai sur Ronsard, je viens de relire non seulement le poète, mais encore les diverses études que Sainte-Beuve lui a consacrées. C'est, une lecture bien plaisan-

par Georges Duhamel de l'Académie Française

te que celle de Sainte-Beuve, fluide à point et excellemment nutritive. Non, je ne( méprise certes pas le style critique. Je crois seulement qu'il ne faut mêler le style critique ni au style narratif, ni au style dramatique, ni surtout au style lyrique. Depuis que la poésie didactique est morte paix sur elle 1- depuis que la, poésie épique s'est endormie dans le sein du roman à qui elle a confié ses destinées, la poésie lyrique est pure. C'est à. elle, ainsi purgée, je l'ai dit souvent, qu'est remis le soin d'exprimer l'inexprimable. Il ne faut pas l'oublier.

Des poètes, et parmi les plus grands, ont laissé parfois le style critique parasiter leurs meilleurs chants. Il y a, dans le Voyage, de Baudelaire, une strophe entière de style critique

Singulière fortune où le but se déplace Et, n'étant nulle part, peut être n'im[porte où 1

Où l'homme, dont jamais l espérance [n'est lasse,

Pour trouver le repos court toujours [comme un fou 1

Le lecteur, déconcerté, croit feuille-

L'AIR DE SAINT-GERM AIN-DES-PRES 1 ".>

A l'enseigne du Divan

D'UN volume gros comme le livre du N lutrin, M. Henri Martineau, la lout pe à la main, lève vers le visiteur un visage à la sévérité glacée. Qui n'est pas le familier de la Librairie du Divan se demandera toujours si le regard à pointe de feu et la lèvre froide n'étaient pas venus à M. Martineau de s'être colleté avec les manuscrits de Stendhal immense épreuve de déchiffrement pour les yeux et de fixité exacerbée pour l'esprit.

Le maître érudit du St-Geraain-des-Prés, au milieu, des portraits, peintures et photos, de ses amis vivants ou disparus (je vois au mur le visage de Tristan Derème) poursuit son labeur.

L'année 1941 a vu l'édition au Divan des SOuvenirs d'égotisme. Au printemps reparattra aux Classiques Garnier une Char.treuse de Parme avec une préface de vingt pages, nous aurons cent cinquante pages de notes c'est-à-dire l'édition annotée la plus poussée qui ait paru jusqu'ici. L'on y trouvera tout le miel de plus d'un demi-siècle d'érudition stendhalienne. Quelles nouvelles depuis si longtemps, depuis Je temps d'avant le black-out ? Une année de médecine 1939-1940 de septembre à septembre. Les médecins manquaient pour les populations civiles. Après une si longue inferrruption de pratique médicale, je me suis installé près de La Flèche. Je remplaçais un médecin mobilisé. Je me sentais bien vieux pour faire le médecin de campagne et circuler par les chemins à bicyclette. Au retour à Paris, j'ai lutté contre les événements en travaillant à mon édition des Souvenirs d'Egotisme., Je suis allé, pendant dix mois, à la Bibliothèque Nationale du matin au soir. Le travail, il n'y a pas d'autre moyen de s'en tirer par les temps que nous vivons. Ce n'est pas à chacun de mener la politique de la France, mais pour que la Fran-

LES' PEINTRES DU PREMIER EMPIRE

II vient de s'ouvrir dans une Gaiane coj a place Vendôme une exposition consacrée aux peintres du Premier Empire. Une oo.iféi'ince a été faite sur la vie parisienne à cette c;iocjue. Parmi ces peintres, un des p lut marquants est Gro3, qui a enrichi l'iconographie impériale de nombreux tableaux de bataille, dte portraits de grands soldats et de femmes célèbres. Nous reproduisons le porhah. qu'il fit de Mme Récamier.

ter un médiocre manuel de philosophie. Mais, soudain, le chant repart Notre âme est un trois-mdts cherchant [son Icarie.

Et ce vers, d'un seul élan, prélude à tout le symbolisme.

Je n'ai jamais oublié la remarque de Max Jacob et j'en ai fait mon profit. Il

m'arrive je ne compose plus de poèmes, mais j'écris des récits et je ne les considère pas autrement que des poèmes il m'arrive de sentir poindre le style critique. Je le décèle assez bien et le remets au râtelier, pour d'autres heures et pour d'autres exercices. J'aurais pu, il va sans dire, prendre la faute chez moi au lieu de citer un maître entre tous honoré. L'exemple est plus sensible s'il nous tombe de plus haut. Georges DUHAMEL, de l'Académie Française.

ce reste vivante, chacun doit mener à bien sa tâche. La mienne a une vertu je vis cent années en arrière, hors de l'actuel immédiat.

C'est un effort dont on ne sort pas toujours victorieux. M. Henri Martineau y met du moins le cœur de ceux qui s'adaptent mal à l'amertume des temps.

A

La maison de St-Germain-des-Prés abrite une autre création inactuelle un miracle de durée la revue Il Le Divan ». « Le Divan » a eu quatre livraisons dans l'année 1940. Elle vient de sortir sa quatrième .aussi pour l'année 1941. L'opuscule à couverture bleue met à l'étalage de quelques librairies sa petite flamme émouvante. Elle dit sa volonté de durer elle dit l'obstination de vie et d'expression d'un groupe de lettrés et de poètes qui, à l'ombre du vieux clocher, entendent que ce ne soit pas fini du goût, de l'art de dire finement les choses, de chanter sur un accompagnement de flûte ses amours et sa mélancolie, de peser aux balances sensibles l'un ou l'autre des vivants et des.morts.

M. Henri Martineau. dans ce monde invraisemblable, mène d'une bonne main cet esquif, fleuri d'amitié.

La dernière livraison du Il Divan » offre une étude de Jean Soulairol sur « Paul Valéry ou l'avancement en soi-même » et de François Vermale des pages plaisantes sur « Stendhal conspirateur ». Mais les poètes se taillent la plus grosse tranche de Tristan Klingsor, « Le trésor de la Princesse Chou » qui, par mimétisme étonnant, entrerait sans heurt dans un recueil de fables et de poèmes chinois de Louis Pize, cinq poèmes « Jours de clarté n Robert Houdelot dans '.?oi qui dormais entre mes bras tresse la prose harmonieuse et les vers enfin un poème de Cécile Périn, « 0 Pauvre Amour n, révèle de navrantes déceptions.

1 iP. W. 24.995)

De jour en jour UN PIED ICI, UN PIED LA

T voici que M. de Montherland a débou-

che dans le Jansénisme ». il vient d'annoncer en ces termes, au cours d'une interview, unto pièce qu'il est en train d'écrire sur Port-Royal. Il y débouche vous allez voir « par quels souterrains ». Eux aussi les Jansénistes étalent des parfaits, une élite héroïque, une chevalerie qui voulait construire le christianisme contre les bas-chrétiens. Toute ma pièce (dont Je ne pensb pas qu'elle puisse faire une carrière de plus de six ou sept représentations) est comme fécondée par cette simple phrase de Saimte-Beuve, qui en fut pour moi la source émotionnelle « Le Jansénisme fut » un renouvellement de croyance en la dlvi» ni té de Jésus-Christ». En tant qu'homme, en tant que Français, en tant qu'Européen, je vois dans le christianisme un de nos maux. La cause de l'anti-christianisme, si je voulais m'y donner, m'enthousiasmerait.

̃̃. ̃̃ •̃

Ce n'est pas en tant qu'artiste » qu'il adopte cette attitude. Mais par mépris de la masse, mépris qu'il extériorise dans l'aveu d'une ambition démiwgique ne pas faite plus de six ou sept représentations, ne rien avoir de commun avec le bas public. En tant qu'artiste, il se trouve au contraire, dit-il, que je « sens » te christianisme et me crois capable de l'exprimer dans une grande œuvre, Devrais-je renoncer à écrire cette oeuvre parce qu'elle peut servir le christianisme (car je crois qu'elle peut le faire, et beaucoup plus sûrement que mes pages antichrétiennes n'ont pu le desservir). Ma foi, je n'en ai pas feu l'abnégation. Que le> publio se débrouille J'ai écrit à Mauriac pour lui suggérer de composer lui aussi une pièce sur Port-Royal. Il y aurait là une noble compétition 1

Noble compétition ? Comprenez bien. Etant à la fois le héros et le sage, Montherlant ne s'aventure pas à la légère.

Naturellement, précise-t-ll, je n'ai écrit à Mauriac que parce que je suis sur de pouvoir faire une oeuvre plus belle qu'il ne le peut.

Un regard de pitié courtoise pour co rival a qui manqua cruellement de dons littéraires ». Se sentir quant à soi comblé, quelle aise pour le gladiateur 1

Maintenant, vous allez savoir pourquoi Montherlant avait pris ces temps derniers un si haut soin de la gloirte de Barres. C'est qu'il visait plus haut que ce maître. On l'a beaucoup sollicité de parler li ta radio. Sa réponse ?

Qu'on me laisse d'abord un certain temps pour une ceuvrte écrite en toute liberté, sans préoccupation de a service » I ensuite, nous verrons. Barrès alternait une œuvre « libre », puis une œuvre de service. Mais j'ai toujours pensé qu'il avait trop donné aux devoirs, et qu'à la lettre il en était mort, d'usure et d'ennui. de veillerai à ne pas faire de même.

Encore un qwb la nature avait imparfaitement doté. Il avait ses côtés faibles. L'auteur de Service inutile saura se garder contre les défaillances, fussent-elles mitisées par d'illustres précédents.

̃ ̃ *••

Mais à propos de soins virils, il faut bien dire que dans sa foi nouvelle Montherlant nous offre les prémices d'un espoir original. Il se livre à deux ou trois manifestations d'auto-franchise qui nous obligent à reconnaltre au fond de son orgueil la pointe d'une vraie force d'âme.

L'Interviewer lui ayant dit

Vous voulez avoir toujours un pied dans la position opposée. Ainsi si vous perdez ici, vous gagnez là. Jamais de déception ? Il répondit à cœur ouvert

C'est bien cela.

Plus loin, fl parlera de ses « mot » « antinomiques » avec la parfaite droiture du pêcheur parlant à son confesseur J'ai écrit en même temps le Chant funèbre et les Olympiques en même temps Service inutile et Les jeunes filles. C'est là Une méthode tout à fait essentielle pour se rappeler qu'il y a, aux anjipocfes d'où l'on se trouve, quelque chose d'également bon et d'également vrai.

l '̃• J.\ .̃&̃

Montherlant, en saine logique, nous par.donnera donc d'être si souvent aux antipodes d'où il se trouve, et d'y goûter quelque chose de bon et de vrai.

Il lui est d'ailleurs loisible e venir un moment partager avec nous les délices de cette position-là.

Après tout il ne ferait que préparer son salut janséniste sans même aller contre son naturel, en s'avouant que pour un homme de sa taille tant de < moi » sont plutôt une géne et que mieux vaut choisir le meil.leur « mol » du plus admirable côté de soimême. Car M. de Montherlant a d'admirables côtés, pourquoi ne pas en convenir ? 1 Nous autres, bas catholiques, ne nous sommes jamais fait défaut de louer les grands effets de son talent quand ils venaient d'une Juste Inspiration de lui crier, dans l'ocourrence inverse, des conseils objectifs, pieux et pleins du souci de son âme. L. C.

NOUVELLES LITTERAIRES

,j; DU PROCONSUL AMALLINUS AUX FOUILLES DE CHAPOUR Le secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, M. René Dussaud, a annoncé qu'il avait reçu de M Poinssot, correspondant de la Compagnie, un mémoire sur le proconsul G. Annius Ainallinus. M..G. Salles a entretenu l'Académie des fouilles de Chapour et de leurs résultats -Mi. Franz Cumont et le président, M. Marcel Aubert, par leurs observations, en ont souligné l'Intérêt.

PAS DE PRIX DES VIKINGS

Le Prix des Vikings (prix annuel de 10.000 francs qui récompensait alternativement depuis 1928 des écrivains et des artistes), non attribué en 1941. rie \-i sera sans doute pas non plus en 1942.

Ce n'est toutefois qu'une interruption passagère dès que les circonstances le permettront, le Prix des Vikings retrouvera sa double affectation.

Marie Dorval fut-elle injustement accusée par Alfred de Vigny ? Suite des lettres inédites de célèbre actrice ll>

VIGNY est rentré à Paris, mais ses lettres n'en sont pas, pour autant, plus fréquentes et Marie, avec une tendresse où grandit l'inquiétude, multiplie ses lettres qui cherchent appui auprès de ce cœur incertain. Tant de choses dévorent sa vie la détresse où se débat sa fille aînée, cette Gabrielle blessée à mort par la tuberculose et que Foxtaney son amant traite avec dureté, cette Louise, avide, ingrate, sans cesse réclamant à sa mère de nouveaux subsides, Merle, le mari, lui aussi soucieux de tirer du voyage de sa femme des sommes après des sommes.' « Cher Alfred, ne m'abandonne pas dans ce côté lugubre de ma vie » (4 octobre). Celle qui « se fait aimer sans aimer elle-même », voici, le 16 octobre, ce qu'elle écrit, de Marseille, à Alfred de Vign y

Cher Alfred, il y a entre nous quelque chose d'interrompu. Cela vient de ce que ton voyage à Londres a rendu tes lettres plus rares. J'ai été frappée de l'idée que tu m'aimais moins. Je n'ai pas été consolée par toi dans ce chagrin qui me venait de toi.

Je t'aime uniquement, et toujours avec la même tendresse? Tout amour et tout bonheur est en toi séul.

La fatigue de ce théâtre, de toute la journée, me flétrit et me tue. Je veux te revoir, pour me calmer, pour effacer l'impression de ce voyage de Londres. Je veux voir si tu m'aimes toujours autant. Il faut que je te revoie J'ai besoin de pleurer avec toi. J'ai des choses si douloureuses tout au fond de mon cœur et que je ne puis dire qu'à toi

Adieu. Ecris-moi, dis-moi que tu m'aimes et que tu as besoin de me revoir. Serre-moi dans tes bras, bien contre ton cœur, je t'en supplie.

Et dix jours après, encore

Marseille 26 octobre 1836, 2 h. du matin. .Tout est changé, vois-tu. Je e puis pas m'accoutumer à n'avoir pas de lettre au moins tous les deux jours. Je reçois une lettre qui me rassure, qui me donne du bonheur puis dix jours se passent et l'impression s'efface, et le doute, la jalousie, les rêves affreux, l'incertitude de ce que je dois faire, et si je dois revenir à Paris, tout cela vient me torturer. Alfred, ce n'est pas ainsi que vous m'aimiez I. Vous ne pouvez pas me dire que vous m'aimez toujours autant vous ne pouvez pas me le dire 1 Ce n'est pas moi qui ai cessé d'écrire, mais vous. Depuis votre voyage à Londres, vous n'avez plus été le même. Allons dis-moi, Alfred, ce que tout cela veut dire. Dis-moi bien ce que tu as dans le cœur.

Adieu, je mets ma bouche sur la tienne, avec toute mon âme.

De Marseille, Marie est remontée sur Lyon. Pour connattre cette femme trop longtemps victime d'une affreuse, d'une abominable méprise, peu de choses nous sont plus précieuses que ces lignes, datées

L'HISTOIRE EN IMAGES 1

Légendes et superstitions e Bornéo

l'île des coupeurs de fêtes

dot TALLEMANT DES TERREAUX

L'INTERIEUR de Bornéo est probablement la région la moins connue du globe. Une végétation impénétrable, un climat insalubre, la sauvagerie des habitants défendent encore le centre du pays contre l'avidité des Européens. Les indigènes, appelés Dayaks, présentent beaucoup d'intérêt pour l'anthropologue et le sociologue. Leur utilisation par le colon est plus discutable. Abrités dans des forêts sans limites, armés de sarbacanes et de dards empoisonnés, ils bravent impunément les représentants de ce que nous appelons en Europe la civilisation.

Au commencement de tout, prétendent leurs sorciers, il n'y avait que des solitudes peuplées d'ârpes sans formes apparentes, sans corps et sans membres. La Divinité, Mahatara, qui parcourait l'espace montée sur un taureau, chargea deux grands oiseaux de pétrir l'air jusqu'à ce qu'ils eussent fait la terre, les montagnes et les rivières. Ensuite, ils firent tes arbres, puis ils essayèrent de faire les hommes. Ayant pris des blocs de pierre qu'ils sculptèrent, ils ne réussirent à produire que des statues. Alors, ils prirent de.l'argile et modelèrent un homme. Quand ils lui parlèrent, il répondit. Quand ils lui ouvrirent les veines, il en sortit du sang. Après un certain temps, l'homme devint une femme.qui donna naissance à une nombreuse progéniture. laquelle traversa les mers et les fleuves sur des bateaux munis de voiles, jusqu'alors, le ciel avait été si proche de la terre que les hommes pouvaient le toucher de la main. Une autre légende de Bornéo veut que le premier être vivant créé par Mahatara ait été un grand serpent d'eau. Sur cet animal s'amoncelaient lentement la boue et les sables qui formaient la Terre, d'où le nom de Naga Gallang petak (serpent servant de fondation à la terre). Les séismes ne seraient autre chose que les mouvements du grand serpent d'eau. La prospérité se trouve sur la terre du côté de la tête du serpent l'adversité du côté de sa queue. Il y a évidemment une vague analogie entre ces mythes et les légendes bibliques. Les anciens Perses, les Hindous, les Chinois, les Thaïtiens, les Dayaks de Bornéo, ont conservé, sous des formes différentes des traditions qui paraissent bien leur venir d'une révélation unique L'action de ces oiseaux pétrissant l'air pour en former la terre n'est-elle pas un souvenir de l'esprit de Dieu planant sur les eaux ? On appelle antonen, à Bornéo, quelqu'un qui a le don de se métamorphoser en esprit malin afin d'enlever les âmes des gens et, par ce moyen, de les rendre malades. Si l'âme reste longtemps absente, la mort s'ensuit. Pour les Dayaks, toute maladie est une absence tempo-

de u Lyon, 31 octobre 1836, orne heures du soir »

.Depuis trois jours que je suis à Lyon, j'éprouve une paix que je n'avais pas eue depuis longtemps. Je ne suis sortie qu'un instant ce matin. Je ne vois personne. On ne me connaît pas. Je ne suis pas dérangée. Ce coin du feu me fait plaisir. Victorine est là tranquille, qui travaille. Caroline, qui est la plus douce et la plus gentille enfant de la terre, est à mon côté. Je t'écris et je me sens un peu heureuse. Hier soir (ne va pas te moquer ni rire de moi) j'ai lu tout haut le Saint Evangile et je me suis aperçue que je ne l'avais jamais lu entièrement et avec attention. J'ai pleuré, je me suis trouvée bien e

méchante, même dans les moments où je

me croyais très bonne il n'y a point de colère, de ressentiment, de mauvaise pen-

:ii Marie Dorval (Lithographie d'Alophe)

«P. W. 24.993)

sée, qui ne tombent devant de si belles paroles. Que c'est bien, en Angleterre, cet usage de lire l'Evangile à haute voix devant toute la famille assemblée. Ce qu'on lit haut fait plus d'impression que ce qu'on lit bas on est ému de son propre accent et cette émotion se communique à ceux qui nous écoutent. J'aurais fait une bonne mère de famille, mon Alfred, je le sens 1 Ce théâtre est désastreux, ce théÂtre a fait le malheur de mes enfants, je le crains.

suite en quatrième page)

(1) Voir le « Figaro » du 10 janvier.

raire de l'âme' La guérison consiste uniquement dans l'art de faire rentrer cette âme à temps dans le corps du malade et de la forcer à y rester. Une famile Dayak, en creusant un trou dans la terre pour y planter un pilier de maison, découvrit un grand serpent rouge. Elle tua l'animal et le mangea. Mais ce serpent, nommé Lendong, appartenait à la famille des Naga Callang petak, nom du premier serpent créé pat Mahatara. Celui-ci, mécontent du procédé, métamorphosa en antonen tous les membres de cette famille. Le père devint le chef des An.tonens, avec le titre de roi des Antonen» aux os de mandaux. Lorsqu'un Antonen veut du mal à quelqu'un, il s'arrache lui-même la tête du tronc pendant la nuit. La tête ainsi arrachée s'envole vers la demeure de celui qu'elle veut tourmenter, se change en oiseau de nuit, en rat ou en souris, et pénètre dans la maison où, cachée dans un coin, elle attend que sa victime soit endormie pour escamoter son âme. La tête de l'Antonen do;t rejoindra son tronc dès la pointe du jour, sinon elle serait obligée d'attendre la nuit suivante, et, pendant ce tetitps.son corps se décomposant, l'Antonen risquerait fort de mourir lui-même.

LA VENGEANCE DU CROCODILE Une superstition des Dayaks se rapporte au bruit du vent et des eaux. Le premier roi de Dandjirmasin, Lamboung-Mangkourat, d'origine divine, avait fondé un empire sur les bords du Dousoun et de ses affluents, avec l'aide de Dyata Sourassa, crocodile proche parent de Dyata, frère de Mahatara. Il était convenu que, dès que Lamboung serait monté sur le trône, il livrerait au caïman quarante-deux belles jeunes filles en échange de ses services. L'heure de payer sa dette étant venue. !è prince se rendit à KwalaMenghatip avec le nombre de victimes convenu. Or, pour combattre la monotonie du voyage, le prince avait fait installer à bord de son praho un magnifique jeu de gamelan qui jouait les airs les plus variés, ce qui n'empêcha pas le prince de tomber amoureux d'une des jeunes filles destinées au caïman. Voyant cela, celui-ci fit chavirer l'embarcation d'un violent coup de queue et toutes les jeunes fil'es s'abîmèrent dans les flots avec le gamelan. Quant à Lambourg-Mangkoe*.rat, il ne dut son salut qu'à sa haute origine. Depuis lors, les plaintes des jeunes filles et les sons mourants du gamelan ne cessent de se faire Citendre le long des fleuvas.

(Voir la suite en quatrième page)


Marie Dorval etA. de Vigny

Suite de la troisième page

P. S. Victorine soutient qu'on dit La Sainte Evangile moi je dit Le. Qui estce qui a raison ?

Lentement,- s'éclaire devant elle la vérité qui lui fait horreur et qui nous est restée cachée le délassement, le tort qu'elle a eu simplement, d'être absente. Vigny n'est pas, de la race qui peut longtemps aimer

de loin.

•̃ ̃ ̃ Lyon, 27 novembre.

J'ai un besoin inexprimable de revenir et de te revoir Si tu me revoyais maintenant tu ne me retrouverais plus ce que j'étais à Villeneuve-Saint-Georges depuis un mois j'ai beaucoup maigri. J'ai cent mille choses à te dire, mais je n'en puis ,plus.

Toulouse, 30 janvier 1837, lundi.

.Il y a vingt et un jours que tu m'as écrit Dis-moi vraiment ce que je puis penser d'un pareil silenco A Londres, où tu m'écrivais deux lettres dans un mois, cela pouvait s'expliquer par ton séjour à la campagne et l'impossibilité où tu te trouvais de confier tes lettres à un domestique. Mais à Paris Veux-tu me faire entendre que tu ne m'aimes plus ? Si tu savais quel tourment d'envoyer chaque jour à la poste pour toujours avoir cette réponse il n'y a rien Tu savais bien que j'étais à Toulouse puisque je te l'ai écrit à mon passage à Montpellier le 11 janvier.

Avec une organisation comme la mienne, 'Alfred, il ne faut pas me faire souffrir lentement. Tu détruis ma santé, je te le jure. Mon sommeil est entièrement perdu. Dismoi, je t'en conjure, ce que tu as dans l'âme quelle que soit là vérité, dis-la moi. Ote-moi ce tourment de l'incertitude, j'ai tant de choses qui dévorent ma vie sourdement Ne viens pas te joindre à tout ce qui me tue. Es- tu malade ? Est-ce ta mère ? ou ton ouvrage ? Mon Dieu 1 aucune de ces raisons, autrefois, ne t'empêchait de m'écrire. Tu vas me répondre, n'est-ce pas ?.

.Toulouse, 3 février 1837.

.Je cherche en tremblant de ne plus lès trouver, dans les mots que tu m'écris, ceux qui expriment encore un peu d'amour. ,La résignation de tes lettres me fait peur. Tu ne me parlés plus de mon retour, de bonheur. Enfin Je reviendrai pourtant, et tu trouveras une femme bien humble, et bien heureuse de tout ce que tu voudras faire d'elle. A mon retour, nous relirons ensemble mes' lettres et les tiennes, et tu verras que tu m'as bien peu répondu à tous ces riens qui t'amusaient autrefois. Dis-moi, parle-moi à cœur ouvert, dis-moi ce que j'ai perdu. Dis-moi comment tes lettres, à partir de ton voyage h Londres, sont devenues si rares. Dis-moi pourquoi tu ne réponds aux miennes que longtemps après les avoir reçues et sans les relire, comme tu faisais, et ainsi sans me répondre à tout ce que je t'écris. Pourquoi astu abandonné ma maison ? Depuis que tu n'y viens plus, elle semble vouée au malheur et à la mort. Tu travailles. ? Tu nous fais un beau livre ? Tant mieux On attend quelque chose de toi avec impatience. Depuis un mois j'ai perdù le sommeil et à quelque heure que tu t'éveilles la nuit tu peux te dire Marie a les yeux ouverts et pense à toi.

Toulouse, 17 avril 1837.

Ces longs silences me tuent, et quand une lettre vient, elle ne peut soulever à l'instant l'impression douloureuse que j'ai gardée si longtemps. J'ai cru que tu ne voulais plus m écrire j'ai pensé que tout était fini, car, en cas de maladie, il n'était pas croyable que tu ne pensasses pas à mon inquiétude. Il suffisait d'écrire à Mme Duchambge ou à Soulié de venir te voir. Mais ne sais-tu pas tout cela Sois juste, ce n'est pas moi qui ai commencé à rendre notre correspondance si rare. Je n'ai pas senti un instant mon amour se ralentir pour toi. Je t'aime, moi, comme si je t'avais vu hier il n'en est pas de même de toi Mon absence en est cause. Cette absence n'a pas été une obstination, mais une nécessité. J'envoyais toujours de

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l'argent et cela ne finissait pas. J'ai gagné, depuis que je suis partie de Paris, 50.000 francs passés je n'en ai envoyé que 20.000 pour mes dettes j'en ai dépensé 22.000 en hôtels et en frais de poste.' Puis une toilette à renouveler sans cesse, mes enfants, que sais-je mille détails, de réparation de voiture considérables je n'ai fait que cela depuis le premier relais. Tu ne sauras jamais tout ce que j'ai eu à souffrir. Je me suis débattue longtemps avec mon bonheur. Mais il a bien fallu céder et partir.

J'attends une lettre de toi à Nîmes qui me dira si tu veux me revoir comme autrefois avant que je ne rentre dans ma maison.

Adieu, mon Alfred. Puisses-tu m'aimer à mon retour Je me sens bien triste et cependant je vais te revoir.

L'ABANDONNEE

Le 15 avril 1837, Gabrielle Dorval mourut. M. Merle eut soin de le taire à Marie afin de n'écourter point la tournée qui n'avait pas encore assez produit. Vigny se dispensa d'assister à ses funérailles où Victor Hugo et Sainte-Beuve, sinistrement, se trouvèrent face à face dans la même voiture, sans échanger un seul mot. Le 6 mai, Marie dit à son amant « J'éprouve à cette pensée (la pensée de revoir Paris) un sentiment d'effroi. Tu as contracter des habitudes bien étrangères à moi. Pourras-tu reprendre les nôtres ? » L'idée qui la traverse, elle l'écarte en rougissant, comme indigne d'Alfred de Vigny qu'il ait pu la trahir, qu'elle ait été misérablement « remplacée » à son tour.

Nous n'avons pas l'agenda intime de Vigny pour l'année 1837. Mais nous avons celui de 1838, où les caractères grecs habillent des mots français nous savons qu'il rejoint aux Batignolles, dans la chambre qu'il a louée sous un nom d'emprunt, rue Saint-Louis, N" 1, cette « Julia » qui, le 8 mai 1838, aura vingt et un ans. Le 12 juin 1837, d'Arles, Marie a dressé à Pauline Duchambge ce billet plein de fièvre:

Je pars dans quatre ou cinq jours pour Paris, Pauline. Je ne puis rester dans cette incertitude sur M. de Vigny. Il est impossible qu'à Paris vous ne trouviez pas moyen de lui faire demander ce que je dois faire. M. de Vigny m'avait dit d'attendre une lettre pour partir. Je rie puis plus différer davantage de venir Que je trouve un mot de vous à Lyon, chère Pauline Ecrivez-moi ce mot poste restante. M. de Vigny ne veut-il plus me voir ? Dites-le moi franchement. Je suis trop bien sûre que Paris va me faire pleurer.

Long arrachement qui durera des mois. Présente, Marie a repris sur Vigny le triste et brûlant pouvoir que lui confère sa chair offerte. Obscurément, Vigny se partage entre les Batignolles et Montmartre. Satisfait de ses performances, il inscrit avec complaisance ceci dans son agenda « 8 juillet. BaUgnolles. Julia. Elle crie Dieu Dieu Elle est saisie d'un grand tremblement nerveux » n 16 juillet. Julia tu es un Hercule 1 »

Marie, lasse à mourir, a écouté enfin Sandeau qui depuis longtemps rôde autour d'elle, qui lui parle avec les mêmes mots

que naguère employait Vigny lorsqu'il

aue naguère employait Yigny lorsqu'il

l'aimait, il y a sept ans, au lieu seulement de la convoiter. Elle, cède, et Vigny le sait, et il frémit, irrité à la fois de ce talion, et heureux d'avoir sous la main ce prétexte à un beau départ méprisant de L'agenda 29 juillet. Marie. Scène au Gymnase. Je lui dis qu'il est ignoble d'aller chez un homme.

17 août. Marie. Rupture.

14 septembre. Moulin-Rouge. Julia. Déjeuner 5 francs cabriolet, 4 francs. 16 septembre. Rires. Folies. Julia. Puis l'inscription dure et derntére 17 septembre. Mme Dorval vient chez moi et n'est pas reçue.

20 septembre, matin Julia soir à 15 heures 30, départ pour Tours.

24 septembre. Au Maine-Giraud. Beau temps, un peu souffert de l'estomac. 30 octobre. Belle journée. La nuit, j'écris La Mort du Loup.

En novembre, Vigny se rend à Londres une Annette apparait dans le carnet intime.

Marie Dorval mourra le 20 mai 1849. Lorsqu'on décrocha du mur- de sa chambre te portrait qu'elle y avait placé de son petit-fils Georges, cet enfant qu'elle adorait et qui était mort, on put lire, au revers du cadre, ces mots qu'elle avait tracés de sa main « Mon Père, tout vous est possible. Transportez ce calice loin de moi. Mais que votre volonté soit faite et non la mien-

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ne. "̃̃•̃'• ̃̃-̃' Henri GUILLEMIN.

LE fil ET ~Hm*. m i-»

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NOUVELLES DES ARTS =

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Voici une des toiles les plus marcuanlSs qui figurent à l'exposition qu'André Planson fait de ses œuvres récentes, rue Jac<rues- Callot. w

DESSINS FRANÇAIS

CONTEMPORAINS

LA grande exposition de dessins français contemporains, organisée par 1'En,trasde aux Artistes, s'ouvrira le 17 janvier à la Bibliothèque Municipale de Lyon.

Parmi, les œuvres exposées, figurent des dessins de Puvis de Chavanne, ToulouseLautrec, Degas, Cézanne, Despiau, S&aillol, Dufy, Vlaminck, Matisse, de Waroquier, Dunoyer de Segonzac, etc..

EXPOSITIONS

A la Galerie Bernier, rue Jacques-Callal, s'orwrira en mars l'exposition des reü·vres récentes d'Emile Sabouraud. A cette Galerie a lieu une exposition très importante d'André Planson qui est, à notre sens, un des meilleurs peintres de sa génération, d'un tempérament savoureux et vigoureux.

L'ANThllTTRE

ou les mauvais exemples OUS avons cité l'opinion de Saintea~ a Beuve sur le verbe émotionner. j Dans son article de 1834 sur « Bala zac », l'auteur des « Portraits contemporains » cherche à celui de la « Comédie humaine n une petite querelle grammaticale qui mérite aussi d'être évoquée « II y a en grammaire une faute insoutenable qu'il pratique constamment et par système au rebours des écrivains d'aujourd'hui qui ont mis le son, sa, ses partout, qui disent à propos d'un fait et d'une observation lui et elle, M. de Balzac ne connatt que le en ainsi, dans les « Célibataires n, toutes les fois que l'abbé Birotteau était entré chez le chanoine Chapelond, il en avait admiré l'appartement et les meubles. Dans « la Grenadière n, le jeune Louis ne se contente pas des assurances de bonne santé que lui donne sa mère, il en étudie le visage, etc. En un mot, cet en est partout employé à faux par M. de Balzac il y trouve je ne sais quelle particulière deuceur et l'introduit jusque dans certaines locutions qui n'en ont que faire. Au lieu de dire, par exemple il y va de la vie, de la fortune, il ne manque pas de dire il s'y en va de la vie. Nous adressons ces chicanes de détail à M. de Balzac parce que nous savons qu'elles ne sont pas perdues avec lui, etc. »

Sainte-Beuve n'avait pas le Littré sous la main, et pour cause. Littré cite maints exemples, pris aux classiques, de cet emploi de en, dans le sens de de lui et d'elle, exemples qui il s'y en va de la vie mis à part disculpent complètement Balzac. Toutefois, les grammairiens modernes ont tendance à se ranger à l'avis de Sainte-Beuve. On lit dans la Grammaire Française de Charles Bruneau et Marcel Heulluy « Quand le possesseur est une personne, la chose possédée est précédée d'un possessif. Quand le possesseur est une chose, l'adverbe personnel en joint au verbe s'emploie à la place du possessif. Des écrivains médiocres n'appliquent pas toujours cette règle les grammairiens reprochent à Honoré de Balzac, en particulier, de l'ignorer. » Et voilà, du même coup, Balzac rangé par Bruneau et Heulluy parmi les écrivains médiocres 1

La Grammaire Larousse est, Dieu merci moins tranchante « En. remplace rarement les noms de personnes. Ce n'est guère .que dans quelques exemples classiques qu'on le rencontre a la place d'un pronom de la première ou de la deuxième personne En public, en secret, contre vous déclarée J'ai voulu par des mers en être séparée (Racine). Aujourd'hui, l'emploi correct serait être séparée de vous. »

Cours Cours Cours Cours

précéd. du iou- précéd.dujour

Gédjuid 1725

A Lyon, Jean Couty fera une exposition de ses peintures à la Galerie des Jacobins du 14 au 28 janvier.

Deux peintres du groupe Témoignage exposent leurs œuvres à Folklore, rue Jussieu Burlet et Pernin. L'annonce de leur exposition porte ces mots « Que celui qui ne comprend pas ou se taise ou apprenne >. A Lyon aussi, passage de l'Hôtel-Dieu, Pierre Lucas expose des peintures, des gauaches et des monotypes.

LE SALON DES HUMORISTES ON' se souvient du succès qu'a remporté le Salon « Humour 41 » organise par Candide et Rie et Rac dans les grandes villes de la zone libre. Le Salon « Humour 42 » aura sans doute le même succès. Il commencera son tour de France par Lyon où il se tiendra du 21 janvier au 2 février à la galerie Roger. 4

LIVRES D'ART

A l'occasion de l'exposition tes dessins et pastels d'Aristide Maillol à la galerie Louis Carré, il a été édité un album contenant une trentaine de reproductions, en noir et en sanguine, d'œuvres exposées, accompagnées d'un texte de Pierre Colombier. Cet album est en souscription, 10, avenue de Messine.

Sous le signe « Les Documents d'Art », il se prépare à Monte-Carlo un ouvrage consacré aux primitifs niçois, rétables et fresques. Ensuite parattra un ouvrage sur Rubens.

M. Paul Sentenac, à qui avait été eonfié le soin d'écrire, dans le catalogue du Salon d'Automne, la préface de la rétrospective de Charles Guérin, prépare en ce moment un livre sur André Abbal, tailleur de pierre et sculpteur du terroir, ainsi qu'un troisième recueil de poèmes.

André WARNOD.

9

===== Lectures

« HOUTEKIET »

par Gérard Walscliap

La naissance d'un village flamand, Deps, çueUpie part dans la bruyère vierge depuis des siècles. On y voit la vie commencer « comme la première fois sur terre n. Deps a été bâti en quelques années « avec littéralement rien, par deux hommes singudiers, typiques et durs Jan Houtekiet et Nard Baert ».

C'est de Jan Houtekiet surtout que Gérard Walschap nous contî la formidable légende. C'était un homme d'une force physique inégalée et, au départ, d'une moralité douteuse Roi du braconnage, prompt au coup de fusil, il terrorisait jusqu'aux maîtres du château. Il débuta par une série de crimes, abattant le garde-chasse, le pionnier d'Hurlumont dont il avait en outre séduit la fille, Iphigénie et sans doute Deps, son œuvre, fût devenue cité de perdition s'il n'avait pas aimé Iphigénie légèrement plus que tant d'autres femmer..

Celle-là eut le courage de l'entreprendre sur les affaires de l'autre monde. Elle piqua son amour-propre en lui suggérant l'ambition d'élever une tour, ce qui valut à Deps d'en avoir bientôt plusieurs, dont le clocher d'une chapelle.

Il aNa planter lui-même le drapeau sur la haute croix. Il prit un curé « l'essai ». Mariages et baptêmes ne tardèrent pas' à se. succéder.

Pourtant ce terrible sauvage de Houtekiet partit avec son ours, un jour, parce que sa compagne Lien insistait trop pour se faire légalement épouser. Il ne revint que deux ans et demi plus tard, avec une barbe poivre et sel, et ce fut pour épouser Lien. « A causa d'une promesse inattendue qu'il fit à son retour chez lui, d'un désir de ce qu'il avait abandonné, d'une crainte qu'il l'eût perdu pendant son absence.

Cours Cours

précéd. du jour

Mimot. 610. M'ZaYtà 730.

Mot. GnOme. cap 2450

Naltagua 655. Padang 1825.. 1460 Pernod 1230 1362 Phosph. Constantine 1689 · Phosph. Tunisiens 1050 1070 Rand Mines. 2000. Roan Antflope 235 Shell 925.. SubNigel 2610 Springs 380 Wyoming 390 Droits de 8Ousor1,ption

Gaz et Eaux 860 875.. Bque Indochine 2400 Bque Union Parisienne 430

Bourse de Paris

DU 12 JANVIER IMS

Marché ferme, affaires toujours réduites aux rentes de nouvelles fractions sont acquises par la généralité des sériée Les emprunts à garantie de change ainsi que le 5 1920 font cependant bonne contenance. Aux actions, toujours les mêmes difficultés de cotation pour les raisons déjà exposées. De nouveaux et assez nombreux cours « demande » réapparaissent à la cote, mais comme il ne s'agit là que de nouvelles élévations de cours sans transaction, les marchés de ces titres demeurent toujours bloquée Bonne alure générale de l'ensemble des obligations.

FONDS D'ETAT FRANÇAIS. 3 96 05 (95,95) 4 1918, 102,35 (102,05); 4 112 1932 A, 104,60 (104,501 4 1/2 1932 B 103 (103) 4 1/2 1937, 204.10 (204.35). ).

VALEURS FRANÇAISES (actions). Banque de France. 19.200 (19.000) Banque d'Algérie, 16.000 ( 15.750 1 Lyonn. des Eaux. 3.375 (3.350) Distribution d'Electricité, 2.150 (2 100) Energie Industrielle, 3.660 (3.650); Gaz Lebon. 5.625 (5365); Gaz de .Lyon, 1.385 Onc.); Chât-. Commentry, 4.600 (4.625) Aniche, 4.600:

(4.500); Anrin, 1.840 (1.800); Blanzy. 3.710; (3 660); Carmaux, 5.325 (5.225)ç M. Loire 1806 (1.780); Pennaroya, 1.282 (1.265); P.r Pétroles 1.730 (1.700); Gafsa 2.350 (2.300;) Kulhmann 2.125 (2.100) Rhône-Poulenc, 3 350 (3.300); Saint-Gobain, 6.300 (6.060); Salines DJibouti, 835 (825) Caoutchoucs Indochinois, 1.850 (1.800) Terres-Rouges. 1.310 (1.250) Saint Frères, 1.275 (1.263); Gillet-Thaon, 380.

Bourse de Marseille COURS DU K JANVIER

3%, 96,20 4 J917, 103 4 1918, 101,90 18S0, 142,50 4 1925. 191,50 4 i 193-2 A, .104,75 4 i 193-2 B 103,45 4 i 1937. 204 5 1939 103,90 Fraissinet. 4.700 Grands Travaux. 2.755 Laifarge A, 13.200 Tuil Provence, 640 Soufre, 1.710. Chaleurs Réunis, 3652 Cie Générale des Eaux. J3.65O Vicny. 3.150 Aiote.3.500.

Grani'Coiïibe. 3.900; Carmaux jouiss., 5 450 Mine* d'Al'bl. 4.350 Ruche Méridionale, 8?5 Toulousaine du Bazacle 2.550 < Pyrénéenne Energie Electrique, i.000' Energie Etëetriaue HteGaronne. 710.

i Avis financiers SOCIETE DES MOTEURS GNOME ET RHONE

Réunis en assemblée ordinaire le 5 janvier soir,s la présidence de M. J Maldant, Président du Conseil d'Administration, les actionnaires ont approuvé Jes comptes de l'exercice 193S-40 se Mldant par un bénéfice net de 32.40i.l34 francs.

légendes et superstitions de Bornéo

Suite de la troisième page

Dayak est une abréviation de dadayak qui veut dire marcher en chancelant. Ce défaut de conformation tient à ce que les indigènes de Bor.néo passent la majeure partie de leur temps dans leurs prahos, les jambes repliées. Pour eux, d'ailleurs, Dayak est une injure. Ils s'appellent Olo ott lorsqu'ils habitent les montagnes, Olo ott Danour lorsqu'ils vivent dans les contrées basses, et Olo Ngadjou lorsqu'ils résident sur les bords de la mer ou dans les régions marécageuses du sud. A ces noms, on ajoute celui de la montagne. du fleuve ou de la rivière. Ainsi, Olo Ngadjou Kaponas signifie les Dayaks qui habitent les rives du Kaponas Olo Ott Danour Kahagan, les Dayaks du Kahagan Olo Ott Bohong, les Dayaks des monts Bohong.

Le crocodile tient une grande place dans la mythologie des Dayaks. Le fait que Petak-Daponti soit le point de Bornéo le pjus infesté de moustiques s'expliquerait ainsi le fils du crocodile sultan Koening devait se marier avec la fille d'Anding Maling Gonna, le roi crocodile du Kaponas, et il était entendu que le mariage aurait lieu à Petak Baponti où les poissons, les serpents, les grenouilles et autres habitants des eaux n'avaient rien trouvé de mieux que d'offrir comme cadeau de noces aux jeunes époux quelques centaines de tonnes de moustiques. Le présent fut accepté et les descendants de ces moustiques continuent à rappeler au voyageur assez Imprudent pour passer la nuit à Petak-Baponti cet événement mémorable.

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Un des usages marquants des Dayaks consiste à couper, sans raison valable, la-tête de leurs voi-> sins et des gens qu'ils rencontrent. Un jeune homme de ce charmant pays trouve difficilement à se marier s'il ne peut montrer au moins une tête coupée par lui. Les têtes coupées forment de charmants motifs décoratifs aux parois des cases.

Les Dayaks ont une admirable qualité, beaucoup plus rare chez nous que chez eux ils sont reconnaissants du bien qu'on leur fait. Cependant, cette vertu n'a pas de nom dans leur langue. Sans doute leur est-elle si naturelle qu'ils n'en ont même pas conscience.

Les grands fauves sont absents à Bornéo, alors que les rhinocéos, les éléphants et les tigres pullulent dans les autres îles de l'archipel indien. Bornéo ne possède même pas une race de chevaux. Les oiseaux y sont également rares, et on l'explique par l'abondance extrême des serpents et des singes. L'absence de fauves a pour raison le fait que la chaîne d'iles qui commence près du golfe de Pegou, en Indochine, et qui se compose des îles Andoman, Nicobar, Sumatra, java, Balo, Lombok, Soumbana, Flores, Kwala, Ombaï, Timor, Timor-Lant, etc., formait jadis un vaste continent ou une grande péninsule se rattachant à la presqu'île de Malacca et rejoignant peut-être la Nouvelle-Guinée. Les éruptions volcaniques et les tremblements de terre morcelèrent ce continent et mirent l'Océan Indien en communication avec la mer de Chine. Mais à l'époque où existait cette longue péninsule, Bornéo était submergée par la mer de Chine. Emergée à la suite d'un cataclysme inconnu, elle se trouva donc dépourvue des tigres et des rhinocéros qui font l'agrément des îles voisines. L'ELEPHANT ET LE PORC EPIC Bornéo n'a pas fini d'émerger de la mer, ainsi que le prouve la végétation de ses rives, dispos séè en amphithéâtre. Selon un conte qui se colporte encore chez les Dayaks, l'île était, il y a plusieurs siècles, beaucoup plus petite qu'au< jourd'hui. Non seulement la plus grande partie

Il comprend alors ce qu'il y avait dans sa vie d'homme, et qu'il ne soupçonnait pas, notamment l'amour, trop tard découvert, qui le liait à Iphigénie. Celle-ci, morte, survit avec tant d'immatérielle insistance qu'elle lui fait entrevoir « la subtile énigme qui nous captive tous en cette vie terrestre ». Gérard Walschap est réputé tenir un des tout premiers rangs dans la littérature flamande moderne. En fait, son premier livra traduit en français laisse une forte impression. Son style, qui serre volontairement de près le langage parlé en Flandre, donne au récit une atmosphère d'épopée réaliste. Il affirme une personnalité dont on ne saurait oublier la rencontre. (Editions de la Toison d'Or, Bruxelles).

A

« Manger, cet hiver. s par Marraine. Pour un livre actuel, voici, hélas 1 un livre actuel. L'auteur, qui cache sous un pseudonyme aimable et protecteur une robuste expérience du journalisme, se propose de procurer à nos organismes lés 2.250 calories qu'y réclament quotidiennement. quand nos feuilles de tickets ne nous en offrent que 950.

On y trouve, dans un beau style, des conseils, des notions scientifiques traduites en clair et des formules de recettes qui paraissent excellentes aux gourmands profanes que nous avons le regret d'être demeurés. (Editions Mont-Louis, à Clennont-Ferrand).

«.UVRES REÇUS

a TourviUe, marin de Louis XIV », par Henry Le Marquand (H. Lar-danchet. éditeur). Récit d'une carrière fertile en aventures, cet ouvrage offre en outre une contribution à l'histoire de Louis XIV et de sa marine de guerre.

Bourse de Toulouse COURS DU 12 JANVIER

Le dividende brut qui a été fixé à 70 fr. par action nouvelle de 900 fr., sera payable partir du 1er mars contre remise du coupon No 1, à raison de net par action de capital ou de jouissance ua porteur 33 fr. 877 par action nominative depuis plus de six mois et appartenant à des personnes physiques 49 fr par action nominative depuis moins de six mois ou appartenant à des personnes morales 37 fr. 526.

Une somme de 3.068.760 fr. a été reportée à la réserre générale. L'assemblée a ratifié la nomination, comme administrateur de M. L. Verdier elle a réélu MM. Ramas et Vouillemin, administrateurs sortants et nomme M. Henri Feuillée, administrateur.

COMPAGNIE MAROCAINE AVIS AUX ACTIOmrAXBES AUGMENTATION DE CAPITAL Conformément aux décisions de l'Assemblée générale extraordinaire du 18 décembre 1941, le capital va être porté de 45 à 60 millions de francs par l'émision de 30.000 actions nouvelles de fr. 500 à souscrire contre espèces au prix de 550 >par titre créé jouissance du 1er mai 1941.

P. T. T. 4 1/2 K 1929 523 En vue de réserver les droits des actionnaires empêchés, la souscription de ces actions est offerte par préférence aux actionnaires, mais à titre Irréductible seulement à raison de une action nouvelle pour trois anciennes. L'exercice du droit de souscription sera constaté

pour les actions au porteur, par la remise du coupon No 26 pour les actions nominatives, par l'estampillage des certificats.

Le prix de fr 550 ipar action est payable intégralement à la souscription.

Les souscriptions seront reçues du mardi 6 janvier au lundi 23 février 1942 à la Banque de l'Union parisienne, chez MM. Mailet Frères et Cie, à la Compagnie Algérienne et au Crédit Foncier d'Algérie et de Tunisie. A l'expiration de ce délai, les actions qui n'auraient pas été souscrites par les actionaires le seront par la Banque de l'Union Parisienne qui les tiendra. pendant !e délai légaù, à la disposition des actionnaires qui jus.tifieront avoir été empêchés par suite des circonstances résultant de l'état

des terres basses actuelles se trouvait encore sous la mer, mais les sommets des monts sortaient à peine des flots et servaient de refuge aux ancêtres des aborigènes. Séparés du monde entier, ces hommes vivaient là, heureux et tranquilles, car ces îles étaient entourées de nombreux récifs. Hélas, la1 renommée de ces îles, l'or et les diamants qu'elles renfermaient finirent, on ne sait comment, par être connus au loin. Un jour, un grand praho. monté par beaucoup, d'hommes et chassé par la tempête, fut poussé vers ces récifs. Une partie de l'équipage prit peur et voulut quitter ces dangereux parages l'autre partie, au contraire, était d'avis de profiter de l'occasion pour faire fortune. Les uns et les autres finirent par en venir aux mains et la plupart furent tués. Les rares survivants échouèrent sur la côte. La tradition ne dit pas ce qu'il advint d'eux, mais le Sangiang Dagouman changea le navire en une immense roche calcaire qui en garde la forme et qu'on nomme pour cette raison Batou-Banama (pierre-navire). Ce Batou-Banama est situé un peu au-dessus du village Tairan où il marque assez exactement la limite des terres d'alluvion.

Voici une légende dayak relative aux gfar«M animaux pourtant absents de Bornéo. A l'époque' où les animaux avaient le don de la parole, un éléphant gigantesque aborda la côte sud de Bornéo et remonta le Kahayan. Les animaux de cette contrée lui déléguèrent un crocodile qui. peu diplomate et fort batailleur, saisit l'intrus avec ses crocs dans l'intention de s'en rendre maître. L'éléphant l'enveloppa de sa trompe, le brandit en l'air comme un fétu et le brisa contre un arbre. Puis sortant du fleuve, il expédia un cerf, qui broutait à quelque distance, aux animaux de Bornéo réunis en conseil, avec mission de leur déclarer la guerre. Comme preuye de sa mission et signe de la force du puissant pachyderme, le cerf portait une des défenses de l'éléphant. A cette vue, les animaux se disposèrent à fuir. Une petit porc-épic intervint alors et proposa d'envoyer à l'éléphant un dé ses piquants en lui faisant dire qu'on l'attendait de pied-ferme. « Comme notre adversaire n'a pas de poils, tout en ayant de si grandes dents, il se demandera quelles dents immenses doit avoir l'animal porteur de pareils crins. » Ainsi raisonnait le petit porc-épic. Sa ruse fit merveille. A la vue du piquant, l'éléphant demanda qu'on lui rendit sa défense et regagna dare-dare le pays d'où il était venu. Le point de la côte où il avait abordé s'appelle Ratou gamfjah oudour, c'est-à-dire l'endroit où l'éléphant rebroussa chemin.

Les singes, nous ('avons dif, sont nombreux à Bornéo. Les habitants leur font la chasse pour teur ouvrir le ventre et chercher dans leurs entrailles, surtout dans celles des bouhies une pierre verdâtre, de la grosseur d'un pois, appelée bézoard. Autrefois, les blancs attribuaient à cette pierre la vertu d'un antidote universel. Il existait toutes sortes de bézoards en pharmacopée le bézoard animal, formé avec de la poudre de foie de vipère le bézoard factice, ou pierre de Coa le bézoard fossile le bézoard .lunaire le bézoard martial le bézoard végétal le bézoard de Vénus, etc. Aujourd'hui la renommée du Wzoard est perdue en Europe. mais chez les habitants de l'archipel indien, il a conservé sa valeur. A Batavia comme à Singapour, on le paie encore quinze ou vingt livres sterling,

TALLEMANT DES TERREAUX.

===TRISTAN BERNARD NOUVEAUX

MOTS CAO I SE S

avec la collaboration posthume

de Jean de la FONTAINE

Les Éditions de la Vit Nouvelle.

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COMITE FRANCE -AMERIQUE « Joumal des Nations jiméricainei »

« L'AMERIQUE. LATINE jffe LE BRESIL »

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Gabriel HANOTAUX

de l'Académie Française

constance et confiance sauvèrent la France Francisco-Carcia CALDERON

Ministre du Pérou en France

L'Amérique Latine et la France,

•̃:•" Firmin ROZ

de l'institut

La voix de la France

E. BOISLANDRY DUBERN

La situation budgétaire des Etats-Unis .Lettres d'Argentine, du Brésil. Le Mexique et le pétrole. La marine brésilienne. Dans l'Océan Antarctique. Causes de la décadence morale de la France littérature ? enseignement ? La presse canadienne française actuelle.

Le numéro 2 fr. 50

Abt Fronce 50 fr. étranger 80 et 100 (Compte ch. postal Comité FranceAmérique, Clermont 34749)

Villa Laussédat, ROYAT (Puy-de-Dôme)

de guerre, de participer à l'augmentation de capital. La notice prévue par la loi a été PB-' bllée au Bulletin. des Annonces Légales Obligatoires du 29 décembre 11941 No 52. •'

LA VIE FINANCIERE ` FORGES DE LEVAI. AULN0Y3! Pour l'exercice arrêté au 30 juin' 1941, les bénéfices ont été de 3.332.280 francs contre 3.905.736 francs. Le dividende précédemment fixé à 150 fr. a de ce fait été ramené à 126 france. FORGES DE BASSE INDUE Contrairement aux années précédentes, la société déclare un acompte de 40 francs sur le dividende de l'exercice 1941 payable le 16 janvier., ETABLISSEMENTS ABBE*

L'assemblée annuelle vient de voter un dividende de 40 F^b par action pour l'exercice au 30 juin qui s'est traduit par un solde disponible de 3.137.091 Frs. Le eonseil a été autorisé à émettre un emprunt de 15 millions et à porter éventuellement capital jusqu'à 45 millions.

COMPAGNIE MniIEBE LYONNAISE L'assemblée générale annuelle vient d'approuver Jes comptes de l'exercice 1940 accusant une perte de 209.310 Frs, du fait de la pénurie des transports, en particulier,

MINES ET USINES DE SALSIGNE Les comptes de l'exercice 1940-1941 qui viennent d'être approuvés par les actionnaires à Carcassonne, ont fait état d'un bénéfice net de 10.751.705 francs il est distribué aux actions 60 francs et aux parts, 193,21. Le report à nouveau de 2.204.254 francs appartenant en propre, aux actionnaires permettra de leur distribuer ainsi qu'il a été déjà fait précédemment, dans le courant de l'exercice, l'intérêt statutaire, de 7 pour cent du capital.

Il a été exposé aux actionnaires :es difficultés devant lesquelles se trouve la société. tant du fait des difficultés d'approvisionnements, que de ce<ui d'une forte augmentation des prix, alors que les prix de vente sont restés du même ordre que pour l'exercice précédent.