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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1940-04-03

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 03 avril 1940

Description : 1940/04/03 (Numéro 94).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k4105509

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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ECHOS

DU FRONT

Les. Alliés sont déterminés A POURSUIVRE

LA GUERRE ECONOMIQUE

La Chambre recommence ses travaux. C'est fort bien. Mais qu'elle

ne recommence pas ses. bévues (j'emploie a dessein un terme modéré).

Je le dis comme je le pense à Messieurs les députes (à quelque parti qu'ils appartiennent) le spectacle qu'a donné la Chambre le jour oit elle a accueilli le gouvernement de M. Paul Reynaud ne peut plus se renouveler. Il faut qu'on le comprenne au Palais-îiourbon.

A la suite des événements intérieurs qui se sont produits entre le 19 et le 23 mars, j'ai reçu de nombreuses lettres du front, écrites par des officiers ou par des soldats. Toutes, sans aucune exception) rendaient le même son. En voici une que j'ai choisie entre beaucoup d'autres, parce qu'elle est celle qui résume, le mieux les sentiments que j'ai trouvés exprimés ici et là. Son auteur m est inconnu.

Je ne suis qu'un simple soldat et j'ai pensé que vous aimeriez peut-être connaitre l'état d'esprit qui règne, après les derniers evénements, parmi de simples hommes de troupe vivant sur le fr.oiit. Après la fin de la guerre de Finlande qui nous a laissé au fond de nous-mêmes une petite « éranure » 1 est venue la' démission du cabinet Daladiér. ,.Lçr, voie qui a provoqué cette lîérhijskjorr nous a surpris. Beaucoup ^ïe 'points d'interrogation se soi\t présentés à notre esprit mais,^ enfin, les journaux nous avaient déjà préparés à ce changement, ce remaniement, qui devait d'ailleurs nous valoir un ministère probablement restreint, mais plus fort, plus résolu, un « ministère de guerre x. M. Paul Reynaud a donc formé le ministère. Lui, on l'a admis sans discussion. Beaucoup auraient, je crois, aimé que ce soit encore Daladier, mais heureusement que Daladier est resté dans le ministère et à la tête de la Défense nationale. C'est donc l'essentiel. Mais après ces deux hommes qui ont sans aucun doute chacim leur valeur, après on a simplement remué la « salade ». Ils y sont toujours, tous, aussi nombreux, mais en remuant on déplace un peu forcément Déjà cela nous causait quelque désappointement. Mais alors, monsieur, le vote qui a suivi la présentation du nouveau ministère à la Chambre, je crois que nous en avons tous rougi intérieurement en pensant à l'effet produit chez nos voisins et dans le monde. Là, nous n'avons plus su nue dire. que penser, que comprendre, ou plus exactement si, nous avons eu peur de Comprendre « Ça y est, me dit un camarade, ils nous remettent ca comme avant la guerre. » et l'avis unanime était celui-ci qu'on les envoie donc ici, avec nous, pendant quelque temps, et ils comprendront peut-être nlors mie ce n'est plus de la rigolade. Cette phrase résumait toute notre pensée.

Je répète que toutes les lettres que j'ai reçues du front sont semblables à celle-ci. Et mes correspondants bénévoles s'accordent pour ajouter ceci Le moral de l'armée est magnifique. Comment les milieux politiques peuvent-ils continuer à s'agiter en vase clos quand ils ont ces admirables réalités françaises à côté d'eux ?

La crise que nous avons traversée il y a quinze jours n'a pas été seulement jugée de façon sévère dans le pays. A l'étranger, cela m est revenu de toutes parts, elle a produit une impression abominable. On a cru tout d'un coup que nous étions repris I par nos discordes et nos intrigues intérieures, par nos insupportables rivalités in> dividuelles, bref que la France, en pleine guer/e, se laissait aller à ses vicieuses faiblesses. Je laisse à penser ce que tous ceux qui jouent contre nous ont pu tirer de ces étourderies.

Nous savons, nous, qu'elles restent malgré tout superficielles et qu'elles ne changent ni n'entament en rien ces "réalités françaises dont parlent nos soldats les seules, en définitive, qui comptent. Il reste que dans cette Unie où les éléments psychologiques jouent un rôle primordial, tout ce qui donne 1 impression même fausse d'un trouble ou d'un fléchissement passager constitue pour notre cause une sorte de trahison. Ainsi, quelles que soient les observations que l'on puisse faire sur une crise qui appartient désormais au passe, une chose est sûre et domine tout c'est qu'il ne peut plus être question qu'elle se rouvre. Wladimlr d'Ormesson.

EN PAGE 2

LE COURRIER DES LETTRES

AVEC CEUX QUI N'ONT ENCORE QU'UNE AILE (1) Le futur as des as ~a entre à l'école primaire .ET LES JEUNES FILLES DE LA VILLE VOISINE LUI MONTRENT DE LA CONSIDÉRATION (De notre correspondant de guerre MAURICE NOËL) De l'Armée de l'Air. Et puis un jour le jeune pilote de Enfoui dans le siège arrière, il dix-huit ans, engagé volontaire pour la durée de la guerre, quitte a devant lui la nuque d un mol'école enfantine. 11 est tout brillant de ses premières capacités, niteur apparemment îndifltrent. 11 dit adieu, d'un geste de la main désinvolte, au petit avicn qui Qu'y a-t-il de changé ? Peu de le premier l'a porté dans les airs. Il entre à l'école primaire des chose notre garçon assis a, futurs as. comme auparavant, les pieds sur Lorsque ce garçon arrive dans les rangs sur le terrain de les deux pédales qui goincinenl vol il abr.rde un appareil nouveau, plus trapu, semble-t-il, et la direclion de l'avion dans le le moteur montre une gorge sensiblement plus étoffée. Cela sens gauche et droite; sa main mérite le respect. droite tient le manche déjà fa.(ftmilier qui, poussé en avant, met

LES DEUX GRETA GARBO

Gardez votre soirée pour le mercredi 10 avril Le nouveau film de Greta Garbo, Ninotchka, sera présenté pour la première fois au cours d'une soirée de gala au bénéfice du

COLIS AUX ARMÉES Œuvre du « Figaro affiliée à la Croix-Rouge Française (Nous publierons demain te programme.)

la date des vacances scolaires sera modifiée Toutes les classes vaqueront du Ier août au 1er septembre, mais la répartition du deuxième mois variera suivant les régions Tous les préfets et inspecteurs d'Académie viennent de recevoir du ininistre de l'Education nationale une circulaire relative aux grandes vacances.,

« La nécessité d'une détente pour les maîtres et les élèves pendant le temps chaud de l'année subsiste, écrit le grand maître de l'Université. Une période de vacances ininterrompues est indispensable pour cette détente. Elle coïncidera avec la période enaude de l'année celle où les familles quittent habituellement ieur résidence. Toutes les classes vaqueront du 1" août au 1" septembre. (Suite page 2, col. 2 et 3.)

ans toute la mesure a\ leurs forces

déclaré aux Communes M. NEVILLE CHAMBERLAIN Le premier Ministre a dit Le problème d'une double interprétation de la neutralité que pose l'Allemagne doit être envisagé par nous. mêmes et par lea neutres. Notre respect pour le droit des neutres et notre sympathie pour eux ne doivent pas nous empécher de voir que toute aide qu'ils apporteraient à l'Allemagne les rendrait passibles du destin hideux qui a été celui des victimes précédentes du Reich.

–Nos achats massifs à des voisins de l'Allemagne, de certains produits choisis, tels que les minerais, réduisent de plus en plus les approvisionnements du Reich en ces matières.

La plus importante de toutes nos armes dans la guerre économique est le recours à notre force navale. Les Alliés sont déterminés à continuer à intensifier, dans toute la mesure du possible, l'emploi de cette arme.

Les navires britanniques ont pris déjà certaines mesures pratiques pour empêcher le passage, sans obstacle, des navires marchands allemands venant de la péninsule scandinave.

(Lire en page 3 le texte du discours.)

l'appareil en descente et qui. tiré à soi. fait la montée. Au premier signal du starter qui, de son drapeau, indique « piste libre ». il prend vite là-bas le point de repère d'un bouquet d'arbres ou d'un toit rouge sur lequel il va s'efforcer de mener en droite ligne le décollage de son avion. Car c'est un des usages de politesse de l'aviation de décoller en ligne droite. Il pousse la manette aux gaz. Le vrombissement d'une puissance nouvelle du moteur s'élève l'appareil s'ébranle, roule.

(Voir la suite en page B.)

(1) Voir le « Figaro des 1" et 2 avril.

EN PAGE 3 r

Campagne antifrançaise de la presse fasciste à propos d'une carte faussement interprétée

CES DEUX SOLDATS ALLEMANDS

.faits prisonniers par une patrouille française sont conduits ̃vers l'arrière, où ils vont être interrogés. A gauche, un garde tient le fusil-mitrailleur dont se servait l'un des deux prisonniers. (N* 71.243)

^NSOUSMARIN ENNEMI

a probablement été coulé par un pétrolier britannique On confirme la destruction d'un autre submersible qui avait attaqué un convoi

Cette immense gerbe d'eau indique qu'un destroyer, auquel les détecteurs ont signalé la position exacte d'un sous-marin ennemi, vient de l'atteindre au moyen d'une grenade. (N° A. 6.045) (VOIR NOS DEPECHES EN TROISIEME PAGE.)

Une mise au point nécessaire sur les pertes de l'aviation allemande

Un communiqué officiel diffusé par lu radio allemand", le 31 mars, déclare que, depuis le début de la guerre, les forces aériennes alliées ont perdu trois cent cinquante-sept appareils, tandis que le total des pertes allemandes ne dépasserait pas quatre-vingt-cinq.

Ces chiffres, absolument fantaisistes, sont officiellement démentis par le grand quartier général des forces aériennes, qui publie les précisions suivantes

Pour évaluer les pertes aériennes, l'ennemi semble avoir idopté deux barèmes il n'avoue cemme perdus que les seuls avions tomlés en territoire allié. Par contre. il considère comme abattu tout avion français ou anglais ayant rompu le combat soit à la suite d'une b',essure reçue par le pilote, soit pour une cause

mécanique. Or, la plupart des appareils rentrés dans ces conditions ont été réparés en quelques heures ou quelques jours et ont repris leur place au front.

Les pertes réelles des forces aériennes alliées sont loin d'atteindre LA MOITIE du chiffre donné par le communiqué ennemi du 31 mars. Du côté allié, un avion allemand n'est considéré comme abattu que si plusieurs témoins l'ont observé s'écrasant au sol, ou s'il est tombé et retrouvé dans nos lignes, son équipage tué ou prisonnier. Calculé sur les mêmes bases, le nombre des avions allemands abattus par les franco-britanniques, depuis le début de la gueire, atteint presque LE TRIPLE du chiffre admis par la radio allemande.

SUCCÈS DES PILOTES ALLIÉS

Trois avions de la R.A.F. attaquent neuf bimoteurs Le commandant en chef des forces de l'Air britannique en France annonce

Au cours de la journée d'hier, trois avions de chasse de la R. A. F. ont attaqué et dispersé une formation de neuf Messerschmitt 110 sur le front, au nord de Metz. Tous nos avions sont rentrés à leur base.

LES COMMUNIQUES du 2 Avril

MATIN

Nuit calme dans l'ensemble.

Actions réciproques des casemates sur le Rhin, en Haute-Alsace.

SOIR

Des tirs d'artillerie assez nombreux ont été exécutés à l'ouest des Vosges.

De nombreux engagements ont mis aux prises notre aviation de chasse avec l'aviation allemande.

Deux avions bimoteurs ennemis ont été certainement abattus sur notre territoire et un troisième probablement.

Un de nos avions de chasse n'est pas rentré.

Attaque allemande

sur Scapa Flow

L'Amirauté communique peu après minuit

« Des appareils allemands ont exécuté une attaque sur Scapa Flow au crépuscule. Ils ont été repoussés par le feu des navires et des batteries. Des bombes ont été jetées et l'une d'elles est tombée sur la côte. Aucun bateau n'a été atteint ou endommagé.

» On croit que l'un des appareils allemands a été abattu par l'artil.lerie. » (Havas.)

LES FAMEUX DOCUMENTS DU LIVRE BLANC AURAIENT ETE FALSIFIES par les services de la propagande nazie LES TEXTES SONT RÉDIGÉS EN UN POLONAIS PRIMITIF ET CONTIENNENT

DE CURIEUX NÉOLOGISMES New-York, 2 avril. Les photographies des documents diplomatiques du Livre blanc allemand envoyés par radio de Berlin pour confondre les ambassadeurs américains, se retournent contre ceux qui les ont fabriqués.̃

L'examen et la traduction de ces documents révèlent 1° Qu'ils sont rédigés en un polonais primitif qu'aucun ambassadeur n'emploierai

2° Que dans leur zele, les traducteurs allemands ont créé des néologismes polonais qui ne sont consacrés par aucun dictionnaire.

Le faux apparaît. dans les documents allemands. Le journal précise qu'un des documents contient le mot « przekresily » qui doit signifier « efface », mais n'est pas employé en polonais dans ce sens.

Par contre, le mot allemand « durchkreutz », constamment employé dans la propagande nazie, signifie exactement la même

chose.

II est probable que les Allemands ont falsifié le document et ont traduit simplement le mot « durchkreutz en polonais, ce qui donne bien « przekresily ». Les mêmes constatations peuvent être faites pour d'autres mots.

Tableaux des Armées britanniques

La carapace Par ANDRÉ MAUROIS

de, l'Académie française

J'avais visité, il y a longtemps, cette partie de la ligne je me souvenais du paysage, très simple au fond, une ligne de bois dépouillés, troncs- e montant dans un ciel lourd. « C'est de là que sortirait l'ennemi », m'avait dit le colonel. Ensuite, à perte de vue, la plaine argileuse, terre rouge, grasse, humide, à peine ondulée.

J'y suis retourné hier. Quel changement Ce terrain, jadis vide, n'est plus qu'un immense chantier. Un peu en arrière de la ligne de casemates a surgi toute une seconde ligne de pill-boxes qui est entièrement achevée. Plus loin encore, dans la plaine, d'innombrables petites citadelles de béton s'élèvent, avec une étonnante rapidité. On voit d'abord, sur le sol argileux, une cavité creusée dans la terre. Bientôt montent les tiges métalliques qui formeront l'armature. A ce moment, le blockhaus a l'air d'une cage. Puis des formes de bois dessinent murs et créneaux. C'est dans ces formes que sera coulé le ciment que préparent, à quelque distance, sapeurs et fantassins.

Caporal Scott, combien de sacs ce matin ?

Quatre-vingts, sir.

Demain matin, il faut en faire quatre-vingt-un. Très bien, sir.

Le caporal Scott est un petit homme il était, en temps de paix, groom du colonel. En guerre, il a montré un tempérament de chef. Le voici promu et chef de chantier. C'est un métier dur. Déplacer les cailloux, le sable, alimenter les concasseurs, apporter les sacs de ciment.

Que disent vos fantassins de ce travail de maçon ? Ils l'aiment beaucoup. et même le préfèrent aux exercices et manœuvres.

Je vois que vous avez un petit chemin de fer à voie étroite pour tous ces transports.

Oui, nous l'avons trouvé chez un entrepreneur local. Et celui-ci nous a raconté qu'il y a vingt-cinq ans, son père avait loué les mêmes rails et les mêmes wagonnets à l'armée britannique. « Je le laisserai à mon fils, nous a-t-il dit on ne sait jamais. »

Un peu plus loin, des excavatrices creusent un immense fossé antichars. Les machines géantes travaillent avec des gestes de mastodontes timides. L'une creuse le fossé et rejette la terre du côté défense, une seconde crée la pente du côté de l'ennemi, une troisième, sorte de pelle monstrueuse, tasse les terres le long des pieux pour en faire un mur. Depuis l'invention du tracteur à chenille, la machine de guerre change d'échelle.

Les sapeurs sont familiers avec ces monstres. Comme le cornac fait écraser des noix par son éléphant, ils emploient leurs excavatrices à mille besognes. Avec une adresse étonnante, les machines enfoncent des pieux, déplacent de petits objets, font passer leur déjeuner à des travailleurs éloignés. C'est un bel obstacle que votre fossé, sir.

Commandé comme il l'est, de tous côtés, par des canons antichars, je le crois infranchissable.

Et vos artilleurs antichars tirent bien ?

Oui, j'ai assisté l'autre jour à leurs écoles à feu. C'était satisfaisant.

Je regarde autour de moi la forteresse puissarte et continue qui monte tout le long de nos frontières je me souviens du tableau, tout semblable, que je viens de voir dans les lignes françaises, et je pense à un mot de Winston Churchill. Je l'avais rencontré, à Londres, en un moment où l'Angleterre nous paraissait, à l'égard de l'Allemagne, bien faible et je m'étais permis de le lui dire C'est vrai, m'avait-il répondu, c'est vrai. Mais avezrvous jamais observé les mœurs du homard ?

J avais avoué que ce n'était pas là mon "sujet d'études le plus habituel.

Eh bien m'avait-il dit, il y a, dans la vie du homard, des moments où il perd sa carapace. Il en secrète assez rapidement une nouvelle, mais, pendant qu'elle durcit, le homard est vulnérable. Quelle est alors sa politique extérieure ? Il va vivre dans un trou du rocher, fuit les combats et attend que son armure soit de nouveau assez forte pour le protéger. L'Angleterre, par la faute de ministres imprudents, est en ce moment en période de mue. Moi et quelques amis travaillons à lui refaire une carapace, mais celle-ci est encore très molle. C'est pourquoi nous vivons dans un trou. Rassurez-vous, ce ne sera pas long.

Depuis, la France, qui avait déjà une solide cuirasse de béton sur l'un de ses flancs, a couvert l'autre. Les premiers soleils de printemps ont durci notre carapace. La politique de la langouste ne nous a pas si mal réussi.

André Maurois,

de l'Aeadimit françcds*,


ilOS ECHOS I

II y a vingt-cinq ans.

3 mars 1915, deux cent quatorzième jour de guerre La presse allemande discute la question des compensations que l'Autriche pourrait accorder à l'Italie, elle laisse entendre que la guerre actuelle ne peut se terminer sans amener une solution de la question irrédentiste et qu'une intransigeance prolongée de Vienne provoque- rait presque infailliblement une interventzon italienne.

M. Georges Cahen-Salvador.

.président de section au Conseil d'Etat, qui vient d'être chargé, à titre de mission, des fonctions de secrétaire général du ministère du Travail.

(X° 71.559)

Le Masque de Fer.

CALENDRIER

des restrictions AUJOURD'HUI MERCREDI. Ni pâtisserie, ni confiserie, ni glaces, ni biscuiterie, ni viande de boucherie.

La veiOe des alcool et apéritifs, de la charcuterie, de la triperie, des croissants, biscottes, gressins est autorisée.

DEMAIN JEUDI. Ni alcools, ni apéritifs.

La vente de la pâtisserie, de la confiserie, des glaces, de la viande de boucherie, de H charcuterie, de la triperie est autorisée.

La Croix-Rouge française reçoit du Portugal

175.000 francs de dons La colonie française au Portugal et nos amis Portugais viennent, encore une fois, de témoigne;- par un don généreux leur sympathie à la France 175.000 francs ont été envoyés à la présidente générale de l'Union des femmes de France, Croix-Rouge française par Mme Ame-Leroy, femme de notre ministre à Lisbonne, pour être répartis entre cette Société, la Société des secours aux blessés militaires, et les «uvres d'entr'aide dans l'armée.

«,

MOTS CROISES [ Problème du 3 février

Horizontalement. I. Se dit d'une mère de nombreux enfants. Il. Jeu- nes arbres. III. Couches stratifiées Possessif. IV. Dans Paris Préfixe. V. Initiales d'une colonie française; La Marseillaise fait penser à lui. VI Choisi Préfixe. VU. Elles servent pour certaines rectifications. Verticalement. 1. 11 fut mortellement blessé au front. 2. Fera comme certain arc. 3. Employé parfois ptmr indiquer de quelles heures il s'agit Dans Liraours et dans Nimègue. 4- Parasites des bêtes de somme. 5. Doublé évoque une peu enviable enfance. 6. S'étendait entre Carthage et la Mauritanie. 7. Série» d'épreuves.

Solution du 2 février

Horizontalement. 1. Service. II. Avirons. III. Mines. IV. Elime. V. la Lei. VI. Ebre Dô. VII. Rousses.

Verticalement. l. Sablier 2. E. V. Abo. 3. Prime Ru. 4. Vrilles. 5. lûnie. 0. Cnémide. T. Esse Os.

Feuilleton dn « Figaro du 3 M,\ 1940 (12)

LE MANOIR

AUX TRESORS

V

(Suite)

Elle me conduisit au fond de la pièce et ses doigts jouèrent une minute sur les moulures de la boiserie. II y avait une petite saillie, comme le bouton d'appel dissimulé d'un téléphone, et un panneau s'écarta. Suivez-moi, dit-elle.

J'Obéis sans mot dire. j'éprouvais dé nouveau ie frémissement de l'a- venture et la dépression cont j'avais souffert depuis des nn.is se dissipait. Nous étions dans une obscurité presque complète, et si près l'un de l'autre que sa m.iin un instant toucha la mienne Le parfum indétinissable qui s'exluuait de ses cheveux et de ses vêtertrerls me rappôiâit certaifls coins d.js t azars de Constantinople on «iistille des essences inouïes. Bientôt elle s arrèta et pô»ant les doigts sur mon bras. murmura Ici nous montons

Courrier des Lettres

LIVRES NOUVEAUX Mme Rosa Bailly, t'active secrétaire générale des Amis de la Pologne, publie un poème, La Flamme et la Rose (Ed. de la Forge).

Le dernier ouvrage de Joseph Roth, La crypte des capucins (Plon), vient de paraître dans la traduction de Mme Blanche Gidon.

Venant après La Marche de Radetzky, on peut résumer ce diptyque histoire romanesque de l'agonie de l'Autriche et dé la vie autrichienne, saisie dans ses différentes classes sociales. L peinture porte un âpre pessimisme latent.

M. Bertrand de Jouvenel publie D'une guerre à l'autre (Calman-Lévy) un exposé réfléchi de la politique diplomatique de l'Europe de 1919 à 1939. Les erreurs qui éclatent aujourd'hui a tous les yeux sont soulignés avec vigueur.

:̃̃ ̃' V

De Sari -de Megyery in roman C'est pour toi que je t'aime (Ed. de France) adapté par André Lang et L. Gara.

On annonce de M. André Siegfried, professeur au Collège de France, Suez, Panama et les routes maritimes mondiales (Librairie Armand Colin).

Cj Jacques Vivent, La oie privée de Tallei/rand (Hachette). Au sommaire des revues Dans la Revue des Deux Mondes, sous la signature de trois étoiles, L'Europe de 1940 avec ce jugement

Quand la campagne polonaise a élé terminée, Hitler s'est trouvé dans une situation qu'il n'avait pas voulu prévoir. Il avait devant lui l'Angleterre et la France prêtes à subir la guerre: toutes deux lui signifiaient qu'il n'imposerait pas de paix allemande. C'est le moment où il a eu peut-être la tentation de se jeter sur la ligne Maginot. Mais il était trop tard. La mobilisation française était faite.

La victoire de la Marne a brisé l'élan de l'ennemi en 1914, et elle a permis d'organiser à l'abri des tranchées cette usine

La date des vacances scolaires sera modifiée (SUITE DE LA PREMIERE PAGE)

» Mais, cette année, nous ne pouvons interrompre la scolarité pendant dix semaines sans de graves inconvénients. L'école doit être, plus que jamais, l'auxiliaire de la famille. La mère requise à l'usine, à l'atelier ou occupée aux champs, compte sur nous pour que ses enfants ne soient pas livrés à eux-mêmes en son absence. En outre, la pénurie de main-d'œuvre agricole nous fait une obligation de laisser à la disposition des familles tous les enfants qui sont en âge de concourir aux travaux agricoles saisonniers. »

» Pour concilier toutes ces exigences, un système nouveau de grandes vacances sera appliqué pendant toute la durée des hostilités un second mois d'interruption des classes sera utilisé, mais avec des modalités qui varieront selon les régions.

> Dans les grandes agglomérations urbaines, une fraction (15 jours) pourrait être placée entre le 14 juillet et le 1" août; 15 autres jours entre le 1" et le 15 septembre.

» Dans les régions rurales, on peut imaginer d'autres types de répartition. Par exemple, dans tout le Nord, une période de 15 jours au moment de la pointe printanière du travail une autre période au mo-

JOURNEES UNIVERSITAIRES FRANCO-ANGLAISES

Le ministère de l'Education nationale communique

« Trois journées rnlversltaires franco-anglaises sont organisées pour les 3, 4 et 5 avril fc' seront honorées de la présence à Paris de lord de La Warr, président du Board of Education, qui vient conférer avec M. Sarraut, ministre de ^Education nationale. ̃

» Les journées commenceront par des allocutions des deux ministres anglais et français, qui seront radiodiffusées a"jourd'hLi, à 16 heures, et qui exposeront l'œuvre de coopération intellectuels et morale par laquclU- chacune des deux nations entreprendra de taire mieux connaître à a jeunes™ la nation ailiée.

> A 17 heures, lord de La Warr et ses collaborateurs, dans une réception à la Sorbonne, prendront un premier contact avec ks universitaires français appelés à organiser, de façon chaque jour plus étroite. l'alliance culturelle enlie l'An g e- I terre et la France. »

des marches, pas beaucoup, car. vous vous en êtes aperçu, nous avons avancé sans cesse sur un plau incliné. » Arrivée devant une lampe rouge, elle s'arrêta. Vous n'avez qu'à mettre la main sur cette lampe et à pousser, vous vous trouverez dans le réduit mon oncle vous a posté quand Donkin est arrivé avec cette femme. Vous savez! de là entrer dans le cabinet ?

Parfaitement.

Elle me ramena dans mon salon où mon couvert était rai»,

Je crains. dit-elle, qu'une partie de votre dîner soit gâtée, mais il était indispensable de vous mettre au courant. Joseph est un homme très prompt et on ne peut dire quand il attaquera.

Il faudrait avoir un plan de défense, suggérai-je, et j'aimerais une autre arme, en plus d'un automatique. un lourd gourdin ou un »:assp-tète. Ça ne me dit rien de tirer des balles dans une t*n»Iée de ce genre

Je dirai cela à mon oncle, je vous le promets. Il énvem très prdbablement Minchin vou? parler. Elle se dirigeait vers la porte. avec un air de sphinx, quand soudain elle parut saisie d'un sentiment

LE CENTENAIRE D'EMILE ZOLA A l'occasion du centenaire d'Emile Zola (2 avril 1840), la Société des Amis de Zola et son président M. Edouard Herriot se rendront au Panthéon jeudi prochain 4 avril, à 11 heures, pour fieurit son mausolée.

M. Albert Sarraut, ministre de l'Education nationale. assistera à cette courte cérémonie qui, en raison des circonstances, observera le caractère de la plus stricte simplicité..

L'inauguration du Musée Emile Zola, à Médon, aura lieu dans les premiers jours de juin.

~M~M~M~M~

LES ETUDES DE VOS ENFANTS COURS FRÂDIN 85, r. Laurlstort (16«). Kléb. 97-97 BACCALAUREATS

(l" et 2* parties)

Organisation spéciale pour revision complète au troisième trimestre. Classes secondaires 6* à la l". Classes élémentaires 11' à la 6'.

ment de l'arrachage des pommes de terre (ou de la récolte des pommes à cidre). Dans le Midi, une période de 15 jours peut se placer du 16 au "1 juillet à cause de la chaleur, une autre au moment des vendanges. v

Avant le 15 avril, le ministre de l'Education nationale doit recevoir les rappôrts et les projets des inspecteurs d'Académie.

de guerre sans laquelle, dans les conflits modernes, rien n'est possible. L'arrêt de l'ennemi sur la ligne Maginot n'a pas le méme éclat militaire. Mais, étant donné la forme scientifique de la guerre, la place prise par la technique et par le matériel, il a donné la possibilité d'un immense travail dans la zone (les armées et dans la zone de l'intérieur.

Marquons en effet les gains acquis dans le silence.

.'('•. t. i `la fievue

La livraison de la Revue de

Paris du l" avril contient des pensées ornées de M. André Suarès Ariel dans l'orage. Exemple

On ne vieillit qu'à la mesure où on ne résiste pas à la vieillesse. L'âme est la grande forteresse l'esprit est l'imprenable retranchement On ne périt que par le corps. Eût-on l'âme assez puissante, on ne prendrait jamais de l'âge, car on ne s'en hisserait pas prendre; et peutêtre ne mourrait-on pas.

Une sagesse plus commune dit aussi « Le tragique de la vieillesse, ce n'est pas de vieillir, c'est de rester jeune. » Dans la même livraison, une analyse pénétrante de M. Rohert de Traz, Les raisons de la neutralité suisse avec cette conclusion

Et lorsque ce neutre est nn Suitse. c'est-à-dire le ressortissant d'un Etat qui, par sa constiiuation même, repose sur l'idée de contrat et le respect d'autrui; un Suisse, c'est-à-dire un homme libre par nature et par volonté, préoccupé de la dignité humaine, ami de la justire, héritier cnnscient d'une civilisation chrétienne, comment serait-il assez indifférent ou assez imbécile pour ne pas former des vœux conformes à ses intérêts en même temps qu'à ses plus sincères croyances ? S'il s'abstenait de choisir. ne seraitil pas infidèle à la Suisse ellemême ? ?

M. Armand Pierlial, sous le titre Comment fut négocié le pacte germano-soviétique, expose les révélations de Krivitsky ancien chef de J'espionnage soviétique et M. Marcel Thléhaut rend hommage à Selma Lagerlctf en une étude sensible et bien informée.

hospitalier. Elle couvrit un de mes plats et agita mon shaker à cocktails pour s'assurer que la nlace n'était pas fondue, disant

J'espère que tout sera à votre goût. N'hésitez pas, je vous en prie, st vous désirez quoi que ce soit à le dire à Miles.

le suis sûr que ce ne sera pas nécessaire. Me permettrsz-vous de vous préparer un cock'&il ?

C'est très aimable à vous, dit- elle, après une légère hésitation. Nous bûmes ensemble et elle parut se radoucir un moment.

J'ai peur que votre poisson ne soit froid.

Miss fissiter, lui àvonai-je, j'ai dit la vérité à votre oncle, ne voulant pas le tromper. J'ai fait mon dernier repas hier à cinq heures, de deux tasses de thé et de deux tartines beurrées, le tout pour quatre pence. Ce matin, j'ai pris une fasse de café avant de descendre voir votre oncle, c'est tout. Vous ne paraissez pas vous douter que vous nourrissez un affStllK*.

Alors, pour un instant, dé froide et d'indifférente, elle se transforma en créature pleine de bonté H de sympathie.

Mais, cher monsieur, s'excla-

LA REPRISE DE L'ACTIVITÉ PARLEMENTAIRE

La Chambre a tenu hier deux courtes séances. Au cours de la premièrè, elle a ratifié les propositions que iui faisait la Conférence des présidents de groupes qui con- sistaient à discuter demain le pro- jet de loi sur l'accroissement des exportations et à s'ajourner ensuite au 11 avril.

M. Louis Marin s'étonna de cet ajournement, mais M. Herriot répondit que la Conférence des présidents avait estimé que la Chambre ne pouvait siéger util?mcnt, tandis que les ministres seraient retenus au Sénat en comité secret.

Durant la second1.' séance, la Chambre adopta une proposition de MM. Fauchon et Lecachrux prorogeant les dispositions du décret qui réglemente la vente jwii camionsbazars et une autre proposition des mêmes auteurs prorogeant la i'oi qui interdit t'ouverture de nouveaux magasins à prix unique. On discuta ensuite un projet qui reporte au l" octobre 1S40 l'expiration des prorogations de jouissance et des augmentations de loyer des locaux à usage d'habitation et professionnels. M. Garchery fit savoir qu'il interpellerait bientôt sur le régime des loyers en temps de guerre. MM. Drouot et RUiisot appelèrent l'attention sur Te s.>rt des propriétaires privés de leurs revertus. M. Guerret, rapporteur annonça qu'une proposition de résolution invitant le gouvernement à s'en préoccuper serait présente»; sous peu. Après intervention du Garde ses Sceaux, M. Sérol, qt:i indiqua que le texte était conforme à la volonté du gouvernement d'éviïcr en tous domaines la hausse des prix, le projet fut adopté avec une modification essentielle due à M Peisscl et qui reporte l'expiration des prorogations au î" janvier piochain. Séance demain à 16 heures. R. D.

»

Les radicaux-socialistes échangent des vues

Le communiqué du groupe radical-socialiste de la Chambre fut, hier matin, laconique.

Ses membres avaient discuté de l'attitude à prendre ou à garder, vis-à-vis du gouvernement actuel; ils s'étaient montrés divisés et avaient finalement envoyé leur bureau et deux délégués s'entretenir avec le président de leur parti, M. Daladier. Tout cela tenait en cette phrase « Le groupe a procédé à un échange de vues sur la situation générale. » Ces vues avaient été celles exposées par M. Chichery sur la constitution du cabinet Paul Reynaud, et sur la décision dés ministres radicaux de demeurer dans le Cabine), après le vote de la Chambre. Ces vues avaient été celle. de M. Georges Bonnet l'ancien garde des sceaux du cabinet Daladier exposa les raisons de son hostilité, tandis que quelques autres députés expliquaient leur vote favorable. M. Isoré voulut justifier

""Mercredi 3 avril

RADIO-PARIS. 7 h. 80: Cours d'anglais pratique (M. Catel); 8 heures 15 Droit administratif (Achille Mestre); 11 h. 60 Harpe (M. Jamet) ¡ 12 h. Chorale Félix Raugel; 12 H. 46: Mélodies persanes (Georgette Froiier) 13 h. 15: Piano (Carmen Guilbert); 13 h. 45: Violoncelle (Jacques Serres); 14 h. 30 Radiophonie scolaire (M. Laurent); 16 h. 30: Marie ou la Manière douce ( Claude RogerMarx) 18 hl3: Allocution de M. Albert Sarraut et de lord de la War); 18 h. 45 Cours de français pour les soldats anglais; 17 h. 16: Quintette instrumental de Paris; 18 h. 15: Musique de chambra; 18 h. 46 Provinces anglaises (Louis Jouvet); 19 h.: Théâtre des Anciens Combattants Pestefigua, Mangera-t-il ?, Pas de café 19 h. 30 Les Joyeuses Commères (Mme Simone) 20 h. 46 Récital Ninon Vallin; 21 h. 45 Musique contemporaine 23 h. Folklore étranger (Maud Laury) 0 h. Quintette à vent de Paris.

Voulez-vous envoyer

un colis à un soldat?

Le 4'avril, Ii 20 h. 45, le Posle de P. T. T. et les postes régionaux rie la radiodiffusion nationale diffuseront une nouvelle émission de M. llernard Clonel, émission extrêmement originale, qui s'intitule « LE COLIS DU SOLDAT ». Elle fera l'objet d'un grand concours. Les prix consisteront en colis qui seront adressés par « LE COLIS AUX ARMEES », œuvre du FIGARO, affiliée « la S.S.H.M.. 14, rnnri-point des Champs-Ehisres. Paris, aux soldats désignés par les gagnants, et de leur part. ·

Les auditeurs feront donc des heureux, lottl en prenant plaisir « l'atulliions de sketclies pleins de fantaisie el

de qaié.

«' LE COLIS DU SOLDAT », de M. RERXARl) C LOI' ET. sera écrit sur de la musique de MIREILLE, qui en Sera également l'interprète principale. PARIS-P. T. T. 8 h. 5 Causerie par M. Edouard de Kayser; 11 h. 15 Radio scolaire; 12 h.: Chorale Félix Raugel (Lily Laskine) 12 h. 45 Musique variée (Maurice de Villers) 17 h. 30 Musique légère (G. Derveaux) 18 h. 16 Chansons (Reine Paulet); 19 h. 45: Violoncelle (Paul Bazeloire); 20 h. 30 Musique contemporaine (Eug. Bigot); 21 h. 45 Piano (Mme Yvonne Lefébure) 22 h.: La Vie féminine; 22 h. 15: Les Six Grimaces de Don Juan (Jean Sar-

nia-t-elle, pourquoi n'avoir pas déjà demandé quelque chose à manger ? A présent que je vous regarde, je crois vraiment que vous êtes à moitié mort de faim.

J'éprouvai tout à coup une faiblesse. J'avais dit vrai et plus d'une fois dans la journée j'avais eu des étourdissements. Elle courut à la porte, mais le regard d'adieu qu'elle me lança aurait tourné la tête à n'importe qui.

Plus. un mot, ordonna-t-elle, as.stjez-vous .immédiatement.

De la porte elle me fit un signe de la main et, elle partie, je renon ça; à sauver les apparences. La parfaite cuisine et les sauces exquises n'étaient guère nécessaires. Je mangeai comme seul peut le faire un glouton vorace.

Inoubliable le moment où, quelque cinq heures après, réveillé d'un profond sommeil, je m'assis dans les draps frais, si délicieux et cherchai à me reconnaître. La chambre ne m'était pas familière, rien ne paraissait m'appartenir, je ne pouvais rassembler mes souvenirs. Puis mes yt-.ux se portèrent sur un poin; de la boiserie juste en face du lit "A tout s'effaça la lampe, rouge était al-

lumée.

ces divergences le chef du gouvernement n'était pas radical et les membres du groupe qui faisaient partie du ministère y restaient à titre individuel. On était donc libre à l'égard du Cabinet. .'• On regretta le refus opposé par M. Daladier h l'offre du président de la République lui proposant, lors de sa visite de démission, de reconstituer un ministère nouveau. Ces vues, en définitive, on chargea le bureau auquel étaient joints MM. Georges Don net et Guy La Chambre d'aller en faire part à l'actuel ministre de la guerre. Puis pour U'iiter d'oublier toute amertume. M. Laurens rendit compte de l'audition du Syndicat national des instituteurs qu'il avait reçu au nom du groupe. « La discussion s'est élargie et le groupe a demandé que le gouvernement appliquât toute sa sollicitude aux prohlèmes de l'enseignement à tous les degrés, soit en ce qui concerne le personnel soit en ce qui touche la récu- pération des locaux scolaires. » LA DEMARCHE

AUPRES

DE M. DALADIER

M. Daladier a reçu la délégation, à la fin de l'après-midi, au ministère de la Défense nationale. Ces parlementaires étaient venus, on le sait, t, mettre l'ancien président du conseil au courant de la délibération que le groupe radicalsocialiste avait tenue dans la matinée.

L'entretien, très cordial. s'est prolongé pendant une heure. Aucune réunion du comité exécutif du parti radical-socialiste n'est actuellement prévue.

+

A LA PRESIDENCE DU CONSEIL M. Paul Rdynand, président du conseil, ministre des affairesétrangères, a reçu, hier, M. Eric Labonne, résident général de France en Tunisie, et M. Tbcllier, ministre de l'agriculture.

-+ 8

Le cabinet de M. Albert Sarraut M. Allxrt Sarraut, ministre rt<" lYctucation nationale, a constitué son cabinet comme suit

Directeur du cabinet M. Paul Crouzet chrf du cabinet M. Charles Peloni chargé de mission pour les services parlementaires et (le presse M. Jean Fraysse chefs adjoints MM. Henri Legrand et René Paty chef rtu secrétariat particulier Mlle Bréant attachés Mme Templier et M. Lanoix. <

M. Hore Belisha

à la Chambre

M. Hore Belisha, l'ancien ministre de la guerre de Grande-Bretagne, a assisté, hier, à la courte séance de la Chambre. Il a rendu ensuite visite à M. le président Herriot.

Jeudi 4 avril

RADIO-PARIS. 7 h. 30 Cours d'anglais pratique (M. Renoir) 8 h. 16 Cours complémentaire d'italien (M. Camughi); 11 h. 60 Mélodies (M. Loiseau) 12 heures Causerie protestante 12 h. 16 Violon et piano (Mme Renée Chemet. Mlle Reine Gianoli); 12 h. 45 Piano (Reine Gianoli); 13 h. 16 Mélodies (Mme Blanc-Andra); 14 heures La Vie de l'Empire (G. Dessoudeix) 14 h. 30 Anglais-Philosophie (M. Lecomte-M. Lacombe); 15 heures Musique variée (R. Guilhot); 16 heures Nos amies les Bêtes 17 heures Le Menteur (Th. de l'Odéon); 20 h. 45: Carmen (Th. de l'Opéra-Comique) 21 n. 45 Chants populaires de la France 22 heures Le Pèlerin (Ch. Vildrac); 22 h. 45 Concert de nuit (W. Cantrelle-Jean Doyen).

PARIS-P.T.T. 8 heures Scoutisme français 8 h. 10 La minute du Jardinier (G. des Gaohons) 11 h.15: Radio-Scolaire 12 heures Musique variée (Th. Mathieu) 12 h. 45 Garde Républicaine 17 h. 30 Ma mie Rosette 18 heures Les spectacles (André Beucler) 18 h. 15 Jean Lumière 18 h. 45 Musique légère (Louis Masson); 19 h. 46 Mélodies (Leïla Ben Sédira); 20 h. 30 Cinéma (Léopold Marchand); 20 h. 45 Le

VI ̃ ̃ ̃̃̃•• ̃ •'

II ne me fallut, je crois, que quelques secondes pour passer dans mon salon et chercher fiévreusement sur le mur le ressort qui ouvrait la porte dérobée. Elle glissa devant moi et Béatrice Essiter parut, parfaitement caîme, mais la voix impérative. Eteignez votre lumière m'enjo:'gnit-elle.

J'obéis, en. reculant, et nous nous trouvâmes dans une obscurité complète.

̃ Joseph est en route pour venir ici, annonça-t-ellé. Nous ne l'altendions pas cette nuit, sans quoi mon oncle vous aurait envoyé Minchin. Il s'est sans doute décidé bri'squement. Il n'amène qu'une camionnette pleine d'hommes, j'imagine donc qu'il veut plutôt enlever la femme par un rapide coup de main que livrer bataille.

A quelle heure sont-ils nartis ? Il y a une heure. Ils peuvent être ici d'une minute à l'autra. Habillez-vous vite. Les autres sont déjà à leur poste. Vous pouvez allumer dans votre chambre, en vous assurant que les rideaux sont bien fermés. Vous devriez sortir par votre porte personnelle et vous tenir dans J'ombre de la maison. Vous trouverez

Le procès des ex-députés communistes

Dernières plaidoiries

Le 3'tribunal militaire n'a entendu hier matin qu'une seule plaidoirie, celle de M" Tboyot, bâtonnier de l'ordre de» avocats d'Amiens, en faveur de Louis Prot, ancien député communiste de la Somme.

L'après-midi, M" Blanc et Marcel Willard prononcèrent les deux derniers plaidoyers; celui de M' Willard ne dura pas moins de quatre heures.

A 14 heures, l'audience s'ouvrira (publique cette fois) et le président Gaffajoli donnera lecture des nombreuses questions auxquelles le tribunal devra répondre, et ce sera alors la délibération en .chambre du conseil.

Le jugement pourrait donc être rendu en fin d'après-midi.

LE TRAFIC

DES STUPEFIANTS

Plusieurs arrestations

sur la Côte d'Azur

Marseille, 2 avril. Sur les instructions de la Sûreté nationale, informée d'une recrudescence du trafic des stupéfiants dans les milieux maritimes, les inspecteurs de la brigade mobile se sont mis en campagne dans diverses localités de la côte, entre Hyères et Marseille.

Ils ont découvert d'abord quatre fumeries d'opium installées dans diverses loealités à Bandol, à Tamaris et à Cassis.

Les renseignements obtenus ont permis de découvrir une cinquième fumerie rue Montdrion. à Marseille, et de procéder à de multiples arrestations.

On remonta au chef de bande, René Sarrazin, titulaire de six condamnations. qui, introuvable à Marseille, fut découvert à la prison de Fresnes.

Le parquet a chargé M. Giaccoli, juge d'instruction, de suivre cette affaire.

Après la mort

de l'amiral RonarcTi Le corps de l'amiral Ronarc'h a été transporté hier de l'hôpital du Val de Gràce aux Invalides il sera expose; vendredi prochain 5 avril, toute la journée.

La cérémonie officielle des obsèques aura lieu le lendemain samedi. L'amiral Ronarc'h sera inhumé aux Invalides.

«

A partir de lundi, le l'tre de lait ne coûtera plus que 2 fr. 20 à Paris

La Fédération des coopératives et syndicat laitiers de la rÉgion parisienne a décidé, en raison de l'amélioration des conditions atmosphériques, d'abaisser de dix centimes le prix de vente dii lait en gros. C'est à partir du hindi 8 avril qu'à Paris le prix de vente au détail du lait sera ramené à 2 fr. 20 le litre.

Colis du Soldat 21 heures Ceux du Rail 21 h. 60 Lecture Voyage en Corse (Mérimée); 22 heures Musique de chambre 22 h. 45 Musique variée (Maurice Babin); 23 h. 46 Poèmes de Ch. Guérin (Yves-Gérard Le Dantec).

POSTE PARISIEN. 13 h. 16 Les Aventures du Capitaine Fracasse 13 h. 30 Deux pianos 13 h. 45 Pour les enfants de France 14 h. 10 Les petits chanteurs amateurs 17 h. 45 Le Club du Jeudi 19 h. 15 Le quart d'heure du permissionnaire (Rellys); 19 h.55: Session de la S.D.L.; 20 h. 20 Vedettes de demain (Maurice Eacande); 21 heures Le kiosque à chansons 21 h. 60 Théâtre Inconnu (Jean Wall).

RADIO-37. 8 h. 5 Variétés du matin 12 h. 45 Cantine Radio-37 13 h. 5 Rose Carday 13 h. 30 La demi-heure pour les petits et les grands (Mlle Phoscao); 18 h. 15 Robert Mari no 19 h. 15 José Luccloni 19 h. 46 Valses d'hier et d'aujourd'hui 20 heuros Charpini et Brancato 20 h. 20. Music-hall Radio-37 21 h. 45 L'actualité musicale (Michel de Bry).

RADIO-CITE. 12 h. 50 Trois de chez nous 13 h. 10 Présentez vousmême vos disques préférés 14 heures: Nos enfants chantent 19 h. 15 D'un Jour à l'autre 19 h. 45 La vedette du Jour 20 heures Le Jeu des Questions 20 h. 45 Jean Lumière 21 h. 5 La lettre de Max Régnier. RADIO-ILE-DE-FRANCE. 13 h. Orchestre de l'Ange Rouge 14 heures Orchestre Relais Dancing 18 heures Royal Soupers 19 h. 50 T«ny Bert 20 heures Chanteur et comp. Pierre Arumi 20 h. MO Léon Raiter 22 h.: « Chut c'est un secret ».

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1 LE CARNET DU "FIGARO" I

BIENFAISANCE

Après-demain vendredi, salle Pleyel, à vingt heures quinze, sera dfennée une soirée artistique au, profit des œuvres de guerre de la Permanence des volontaires hellènes en France, en faveur des volontaires étrangers.

Ce grand gala est patronné par M. Albert Lebrun, président de la République, S. Exe. sir Ronald Campbell. ambassadeur de S. M Britannique à Paris, les membres du gouvernement de la République, S. Exc. l'ambassadeur M. N. Politis et les hautes autorités civiles et militaires de Paris, et est organisé par « Les Artistes dramatiques et lyriques au service de l'armée » (Œuvre de la Phalange des anciens combattants hellènes en France). Au programme, les grandes vedettes. De l'Opéra Mmes Bernadette Delprat, Elen Dosia et Jeanne Manceau. Du cabaret Edith Piaf, Suzy Solidor, Meurisse. Du musihall Harley-Bob, William's Blake, Jany Claude, Lucienne Herblay, Claudie Lombard. De la radio lean Lumière, Léo Marjane. Concertiste Victor Gille. Chansonniers Jean Marsac, Jean Lee. Et l'orchestre de Ray Ventura et ses hoys Au piano d'accompagnement MM. Tasso Janopoulo et Jacques Turover. Et Mme Marie Valsamaki, de l'Odéon, fondatrice de l'Œuvre qui fêtera en même temps sa centième représentation aux armées. Çgalerrîent au programme première représentation du nouveau film de la Gazette filmée du 20' siècle Le Monde en action, Le Livre blanc, le Livre jaune, la Pieuvre nazie.

Le spectacle sera présenté par l'auteur Claude Plaza, A. C., commandant d'infanterie, et M. André de Fouquières, ainsi que les speakers, MM. Georges-André Martin, lieutenant aux armées, et le brigadier Jean Lec,chansonnier des Noctambules.

Prix des places,, ̃desJÔ à 75 fr. Location Salle Pleyel, 252 faubourg Saint-Honoré, Paris (8"). Vente des billets Banque Saül Amar, 23, boulevard Hayssrrwnn, Paris (9').

Le comte de Chambure, pré^sident de la Félération française du bridge, organise un grand tournoi par paires libres pour le samedi 20 avril. Le montant des droits d'engagement est intégralement destiné à l'envoi de colis aux combattants du front. S'adresser à F. F. B., 5, avenue Gabriel.

Le thé des jeudis au profit de l'Œuvre des marraines du Comité franco-américain pour les évacués d'Alsace et de Lorraine aura lieu demain 4 avril, 16, avenue Matignon, à seize heures. Défilé des mannequins à seize heures quarante-cinq. Retenir ses tables en téléphonant à Passy 94-34.

NAISSANCES

M, Robert Devade, aux armées, et madame, née Nepveu de Gas, ont la joie d'annoncer la naissance de leur fille Marielle. Bordeaux, 23 mars.

Lé capitaine Christian Phelizon, aux armées, et madame, née Annick Camuzet, ont la joie de faire part de la naissance de leur deuxième fille, Marie-Anne. Clisson (Loire-Inférieure), 25 mars. Mme Marcel Boyer, née Yvonne Chauveau (Maison Corcellet), fait part de la naissance de son fils Marc, cinquième enfant du caporal Marcel Boyer, décédé le 24 septembre 1939.-Croix-Valmer (Var), 27 mars 1940.

Savez -vous ce qu'est le Traite m e n t l'IRM-O-LIFT rt'EUZAlJETH ARDEN ? Savcz-vous qu'il tonifie les muscles du visage d'une façon extraordinaire, qu'il remodèle littéralement les contours, qu'il redonne à un visage fat igué sa fermeté, qu'il fait disparaître les rides et les lignes causées par le relâchement des tissus? Prenez votre rendezvous par téléphone.

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sur votre gauche Huntley, le valet roux qui vous a servi.

Combien sommes-nous ? '1

Voyons. elle réfléchissait. Il ne faut pas compter Miles. Il ne vaudta certainement rien ce soir pour la lutte. Ils ne peuvent pas être plus de dix ou douze et ils seront probablement moins nombreux quand on en viendra aux mains.

Je compris en t-ntendant le déclic de la porte qu'elle était partie. J'enfilai précipitamment mes vêtements, saisis une canne plombée qu'Hunlley m'avait apportée après mon diner, et, l'automatique dans ma poche, j'ouvris la porte avec précaution et me glissai dehors. Je ne vis d'abord rien devant moi et, derrière, In maison était sombre et sans vie. Pas un trruit ne venait de la route et des environs. Je m'accroupis conlre le mur et prêtai l'oreille. Grâce sans doute à un regrettable penchant à la brutalité, la bataille, pour elle-même m'a toujours attiré, et je frémissais déjà de plaisir à l'idée de celle. qui se préparait.

E. Phillips Oppenheim.

(A suivre)

(Traduit de l'anglais par

Maurice Rémon.)

(Copyright by Maurice Rémon.)

1 Le lieutenant pilote Philippe Cognacq et madame, née Nicole Bapst, sont heureux de faire part de la naissance de leur fille MarieLaure. 24 mars.

M. Edmond Decroocq, aux armées, et madame, née Ginette Lçsueur, font part de la naissance da leur fille Danielle.

MARIAGES

Le mariage de Mlle France René Doumic avec le lieutenant Jacques Soubrier, croix de guerre, sera célébré le samedi 6 avril, à midi, en l'église Saint-Germain des Près. Mme Jacques René Doumic e! Mme François Soubrier recevront, 48, rue Jacob, après la cérémonie religieuse. Cet avis tient lieu d'invitation.

On nous prie d'annoncer le mariage de Mme G. Le Verdier, infirmière aux armées, fille du marquis de la Poëze d'Harambure et de la marquise, née Le Gouz de Saint-Seine, avec le lieutenant de Belzunce Castelmoran, fils du marquis de Belzunce Castelmoran, décédé, et de la marquise, née de Roquefeuil.

Le mariage vient d'être célébré dans la plus stricte intimité, en raison des circonstances, et cet avis tient lieu de faire-part. Le mariage de Mlle Simone Brunet, fille de M. Henri Brunet, ingénieur civil, chevalier de la Légion d'honneur, et de Mme Henri Brunet, née Ratier, avec M. Louis Dufort, docteur en droit, lieutenant aux armées, fils de M, Albert Dufort, ingénieur E. C. P., et de Mme Albert Dufort, née Jacquemin, a été célébré dans l'intimité le 16 mars, en l'église de Palluau-sur-Indre. On annonce le prochain mariage, à Agy, par Noron-Ia-Poterie (Calvados), de Mlle Catherine Dosseur avec le comte de Cotignon^, lieutenant aux armées. »,# DEUILS

On annonce la mort, le 20 mars 1940, da Mme Lucien Poin»caré, veuve du recteur de l'Université de Paris, conseiller général de la Meuse, commandeur de la Lé*gipn d'honneur.

-ï-es obsèques du comte René aitel^çmple -de Rougemont ont eu lieu%*T)a basiï&ue Sainte-Clotilde, le samedi 35niars7"devant une nombreuse assistance.

On annonce la mort de Mme Just Mouchon, née Aline Lef.ebvr«j survenue à Joigny (Yonne),! le Ç •mars. ̃̃• r On nous prie d'annoncer" la mort de Mme Eugène Michelez, décédée le 1" avril 1940, dans sa quatre vingt neuvième année, à Lardy (Seine-et-Oise). De la part de M. Charles Robert et ses enfants, de Mme Paul Michelez et ses enfants, de M. et Mme Henri Germette et leurs enfants.

La cérémonie religieuse aura lieu à Lardy, demain 4 avril à onze heures.

Le présent avis tient lieu de faire-part.

Nous apprenons la mort du général de brigade Victor Pierson, officier de la Légion d'honneur, croix de guerre. Les obsèques auront lieu demain jeudi 4 avril à onze heures en l'église Saint-Mar. tin-des-Champs (36, rue des Ma.rais). Le présent avis tient lieu d'invitation.

On annonce la mort de Mme veuve Georges Delaporte, née Frotté, survenue le 29 mars chez ses enfants, 41, boulevard Jean. Rose à Meaux. De la part du docteur René Charpentier et.Mrne née Delaporte, de M. André, fteiaporte, industriel à Paris, chef d'escadron aux armées, er Mme née Merlliod et leurs enfants, de sa fidèle et très dévouée, servante Joséphine Albert. Les obsèques religieuses ont été célébrées le 2 avril dans l'intimité en la basilique cathédrale de Meaux.

Maie Paui Vallé, M. et Mme Pierre Kula nous prient d'annoncer la mort de M. Albert Frances.chi, leur frère et beau-frère décédé à Caracas, Venezuela. Ce présent avis tient lieu de faire-part. On nous annonce la mort subite de Mlle Maria Guy, dans sa quatre-vingt-dixième année à Quiberon. L'inhumation aura lieu à Paris au cimetière de Bercy, 329f rue de Charenton, où l'on se réunira le vendredi 5 avril à quinze heures quarante-cinq.

Le lieutenant et Mme Frédéric Duclert font part de la mort de leur petit Régis, rappelé à Dieu, le 21 mars à Montpellier, à l'âge tt treize mois.

Valfleury.

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"PARTOUT OU J'ALLAIS

tt

JE TROUVAIS LA GUERRE"

LA SINGULIERE ODYSSEE D'UNE FINLANDAISE QUI S'EST TROUVEE MELEE SUCCESSIVEMENT DEPUIS LE MOIS DE SEPTEMBRE

A TOUTES LES TRAGEDIES DE L'EUROPE

> 1 Récit recueilli par M)UtS CHAUVET

V T, '(!7!~aMe, M7i)<'

<?< 'M'e ~e/t, a oi

W~$ià 'Finlandaise, Mme'

effectuer sous la cou-

i trainle des événements, durant les premiers

Qiois de la guerre, un voyage ù travers l'Europe dont les circonstances forment un encluitiiemtnt des plus dramatiques. Elle en- relate les principaux épisodes dans un livre qui puraitra prochainement (Une Finlandaise dans la tourmente) (1). Mme Inkinen a bien voulu nous' faire un récit résumé d'ex aventures qu'elle a vécues. 2 septembre 1939.

^est la guerre pour nous

m"' aussi. La petite ville

aussi. La J)etite ville

yougoslave de Makars:^T ka, oit nous vivions des jours heureux, Karlo et

Oioi,. n'a rien à craindre pour l'instant. La Yougoslavie restera neutre. Nous pourrions continuer d'y vivre sans rien redouter pour notre sécurité, pour Dos personnes. Mais la Pologne Vient d'être lâchement attaquée par-TAllcniagne, et Karlo, mon niaiH,:«st Polonais. (loi suis née fff Finlande, oit se trouvent aiijour*(lAhuT mes jeunes enfants,

j'éprouve !o'tï 'ne sait quel pres-

«entiinent'sur'le' destin (le mon pays dans la hnii-menle que l'hitlérisme et le bolehevisme viennent de." déeliuîmu'Ale concert.

Nous décidons de partir. KAclo va s'efforcer de rejoindre l'armée du maréchal SmiglyBydz s'il est possible, de quoique manière, je tâcherai de gagner Helsinki. Ce c'est pas sans tristesse que nous abandonnons des lieux auxquels nous allachent tant de chers et vieux souvenirs mon mari, son cabinet d'avocat moi, ce petit appartement familier et tous nos amis d'ici.

La première étape de notre voyage se déroule « sans histoires, 2>, sauf cet affreux serrejîient de cœur qui s'aggrave plutôt, au fur et à mesure que la .distance augmente entre Makarska et nous. Atteindre la Pologne fait encore partie des projets réalisables. Nous arrivons dans ce pays et nous ne lardons pas à connaître, pour la pre?mière fois, une épreuve que je subirai bien d'autres fois par la suite, et qui fut la plus caractéristique (le ma longue aventure à travers l'Europe attendre un train qui ne vient pas. La gare de Rowne

sous les bombes

A Brody, nous trouvons une charrette qui nous amène à la petite gare de Dubno.

Pourrai-je aller jusqu'à Vilno ("est peu probable, me diton. Jusqu'à Pinsk ? Ce n'est pas sûr non plus. Tout de même. un train peut me prendre, qui part dans cette direction-là.

Hélas JI n'ira pas aussi loin que je l'eusse souhaité. Et c'est dans ce compartiment où je suis inconfortablement installec que se produira ma première rencontre avec la guerre.

À' peine le train vient-il de stepper en gare de Rowne, le ciel s'assombrit, et des avions soviétiques apparaissent dans un terrible vrombissement. Ils tournent au-dessus de nous, <;t bientôt les premières explosions ébranlent le sol. Visiblemcnt, les pilotes visent la gare. Les voyageurs s'enfuient, pris de paniqu Je gagne la campagne, avec un groupe d'hommes, de femmes et d'enfants.

Nous n'avons plus envie de revenir sur nos pas, une fois hors de danger. Nous cherchons la route et nous partons à pied ~~ttf Aux éditions Denoëi.

vers Vilno, marchant d'abord à travers des forêts. Nous allons rester assez longtemps sans nouvelles du monde. On peut imaginer ce que cela signifie, pour moi dans un tel moment, alors' que, séparée de Karlo, j'ignore il peut être, et ne sais je vais au juste. ·

Enfin, un matin nous arrivons à Pinsk. C'est le lieu de ma seconde rencontre avec la guerre. Des compagnons de voyage m'ont offert l'hospitalité. Le soir iiiêine, une colonne russe fait son entrée dans la ville. Images de l'occupation bolchevique

Je peux dire quelques mots sur l'installation des nouveaux maîtres. Les soldais soviétiques semblent avoir reçu la consigne de se montrer, aimables envers les habitants et d'éviter tes atrocités. Néanmoins, j'apprends qu'ils ont mis le feu dans plusieurs églises, et j'en verrai de mes propres yeux brûler iflie. Ils installent, en outre, un tribunal politique, et nul lie sait continent rend 1h justice, quels hommes comparaissent devant lui, ni pour quels mol ifs. Ce dont je puis témoigner le plus sûrement, c'est le pillage éboulé auquel se livrent les hommes de l'armée rouge. Ils raflent systématiquement ton) ce qui Offre quelque utilité, et avec une telle méthode que cela .semble, réglé par une volonté supérieure. Ou observe une multiplicité de- vols individuels dont l'ensemble offre tout l'aspect d'un vol officiel réfléchi. Par exejnple, des équipes spéciales voiit enlever tes turbines •affectées à la distribution de l'eau, déménagent le matériel d'une fabrique de radio, font transporter leur buiin industriel eu l'.

R. S. S., et n'oublient pas d'amener aussi, de gré ou de force, les ouvriers spécialistes.

Je reste cinq jours à Pinsk, au cours desquels les Soviets font le siège du monastère. Puis j'obtiens l'autorisation de poursuivre ma randonnée et je trouve, le 25 septembre, enfin, « un train qui part ».

Toujours la même

angoisse.

Destination Vilno. Toujours la même angoisse m'étreint Y parviendrai-je ? Et si j'y parviens, quand pourrai-je en repartir 1 La distance est si lon-

Les officiers soviétiques et lituaniens

alors qu'ils allaient modifier la frontière à Vilno. (K° 17.349) (Photo Illustration.')

^ue encore, qui me sépare du jut

Angoisse, en outre, d'être seue, un peu perdue dans ce tuiiulte extraordinaire, et de nie lemander sans cesse Mon nia•i, oit est-il ? Est-il seulement m'iint ?

Par bonheur, le hasard me "ail toujours rencontrer de ioiincs âmes. Des cire nccueilanls, quoique inconnus de moi jusqu'alors, ont adouci mon séjour h Pin.sk. Je trouverai encore ù Vilno des hôtes chariiiinls. Car j'arrive, une fois de dus, au lerine de l'étape. En /ours de roule, nous avons iperçu df nombreuses traces de bonibanlenienl. Péjail à noter, L'î Ifs éljiient lu conséquence de raids effectués non par (tes îviolis russes, mais par des avions allemands venus jusque lit connue pour préparer la vojo :uix envahisseurs bolcheviks. La frontière lettone est fermée

Tel, je me trouve arrêtée pour de toiles jours. Je retrouve les occupants de l'armée rouge, opérant suivant la môme tactique. Je me suis hâtée, vainement de gagner la gare frontière de Tiumonti. La frontière Ictloiu; est formée. Il faut, pour la franchir, un visa spécial de Yilno. Je -prévois les complications que cette formalilé ne manquera pas d'c'ntrainer. Mais comment faire V

Passer en fraude dans le pays voisin ?

-̃- N'essayez pas, me conseille-l-on.

Si j'offre une prime à un paysan pour in'e conduire, à travers la forêt ? `

̃ Aucune prime *ïie; Je tentera. Il y à trop de risques. On nie conseille également de ne pas montrer une trop grande impatience à Turnionli. Deux cents à trois cents personnes qui voulaient fuir la Pologne ont été «consignées» dans cette petite ville.

Le plus sage est de rentrer à Vilno.

C'est ce que je fais. Là, je lente sans succès de me mettre en rapport avec le commissaire de. Moscou. Il n'est pas encore arrive.

Alors, bon gré mal gré, if faut que je prenne patience et que J'assiste une fois de plus à ce spectacle de guerre singulièrement, pathétique des sens qui se croyaient hier encore chez eux. qui. dans leur riche ou leur pauvre bonheur, avaient imaginé tout. sauf cela, 'obligés de céder la place» à des étrangers. La disette menace

Je loge dans le cabinet de travail d'une doctoresse où. Dieu merci, on nous laisse nue tranquillité, relative.

lui ville, on assiste à une invmense démonstration de propafjiMido soviétique. Au moyen

de haut-parleurs, d'affiches, des « techniciens > venus d'U.R. S.S. essaient de persuader une population au désespoir que les nouveaux venus sont des messagers d'espérancef On leur promet un bonheur imaginaire dont ils connaissent déjà l'antipode..

La situation, en effet, ne tarde pas à empirer. Bientôt les vivres commencent à manquer. Et l'on n'attend guère cette armée d'occupation dont t les ressources paraissent plutôt inférieures à ses propres besoins, qu'elle puisse remédier à la disette menaçante.

(Lire la suite page B.)

RENDEZ-VOUS

AVEC LES REVENANTS dans un collège de Cambridge La vieille université anglaise s vient de consacrer officiellement

l'étude des fantômes

UNE bourse d'un genre tout à fait nouveau et original vient d'être créée, nous écrit un de nos cor-

respondants à Londres,

dans une des deux plus vieilles universités d'Angleterre il,s'agit d'une « Bourse pour l'étude et la recherche scientifique des phénomènes psyçhiques ». Le « Trinity Collège » à Cambridge met trois cents livres sterling par an à ia disposition de l'étudiant à qui elle sera décernée. Cet argent est le produit d'un fonds légué par un ancien « Fellow » du collège M. F. W. M. Myers, qui fut, avec lord Balfour et sir Oliver Lodge, un des pionniers de l'étude « raisonnée des sciences occultes.

Grâce à ce legs, va être rendue possible une étude qui était jusqu'ici considérée dans tous les pays du monde à l'exception des Etats-Unis comme « extra-universitaire > et cela détail amusant dans une ville riche en souvenirs historiques, précisément représentée comme un lieu de prédilection des revenants, car son atmosphère serait, dit-on, propice au séjour sur terre des ombres du passé. Bien que pour le moment i^ne s'agisse pas encore d'une chaire à proprement parler, cette bourse pourra permettre d'organiser de nombreuses discussions et dissertations sur deux points principaux 1° existence de capflcités surnaturelles de connaissance ou d'actiort chez l'être humain pen-

Sous les voûtes du Collège de Cambridge. (X» "l.llifi)

dant sa vie « terrestre » 2" Survie de l'esprit humain après la mort de l'enveloppe physique. Un*; condition ~i ̃ ̃

l'impartialité

La bourse pourra être "attrii.uée à tout étudiant ou étudiante âgé de plus de vingt et un ans. 11 ne sera pas nécessaire d'être membre de l'Université de Cambridge. Le titulaire devra aborder sa tâche avec « un esprit clair et hïwpartial et être prêt à traiter tous les problèmes d'ordre particulier qu'elle comportera. La désignation aura lieu au mois de mai et l'étudiant choisi commen- cera son travail en octobre.. Le professeur C.D. Broad, professeur de « philosophie morale » ù l'Université de Cambrige, qui, avec deux de ses collègues, a été chargé de désigner le bé- néficiaire de cette extraordinaire « scholarship », a tenu à préciser, lorsque le fait eut été annoncé « Il ne faut nullement en déduire que la direction du collège soit arrivée à une conclusion quelconque quant à l'existence des phénomènes surnaturels. L'intention est d'encourager une étude sérieuse du sujet, la conclusion pouvant en être positive ou négative. »

Passant alors, sans rien modifier, à la dignité de son discours, du sévère au plaisant, le professeur Broad s'inscrivant en faux contre les légendes volontiers répandues sur la vie'des hôtes mystérieux des cryptes, cloitres et déambulatoires de la vieille cité universitaire, a émis l'opinion que celle-ci n'offrirait pas un terrain favorable aux premières investigations. Son grand argument est qu' « on n'a jamais vu de fantômes à Trinity Collège ». On suppose qu'il en existe un au collège de- Corpus Christi, mais les témoignages à son sujet émanent tous d'étudiants qui, s'ils n'appartiennent pas à des générations disparues ont depuis longtemps abandonné lés lambris élizabéthains et les fanions bleu clair > des collèges « Cantabs x, symboles de l'activité studieuse et sportive. v

Comment opérera

« l'interviewer »

Depuis lors, ce petit événement universitaire inspire périodiquement un article de revue ou de journal, les propos d'un conférencier, une conversation de club. Nombreux sont ceux qui attendent avec un intérêt amusé ou passionné, selon le cas, de sa-

voir quelle méthode l'étudiant '•élu adoptera vis-à-vis des êtres SspectÂux. Les'guettera-t-il à mii nuit dans les sombres couloirs de l'université ou saura-t-il trouver ;nne manière d;entrer en rapport "avec eux plus conforme à sa conception de la recherche scienti(ique et acceptable pour le fantôme lui-même ?

Si l' « initié refuse de considérer les revenants comme des puissances maléfiques, mais au contraire ne veut voir en eux que des êtres doux et inoffensifs, il semble difficile cependant d'imaginer qu'ils soient patients au point de se laisser interviewer par de jeunes « potaches » voire par quelqu'e docte « undergraduette » à lunettes d'écailles et bonnet carré. qu'ils puissent accepter de sortir de leur énigmatique dimension avec l'unique | souci de satisfaire la curiosité publique.

Mais quelle que puisse être la tournure des prochaines investigations de Trinity College, entreprises sous un parrainage officiel, leur résultat ne saurait être indifférent.

La France

a aussi ses fantômes

Cette information donne lieu de rappeler que la France n'est pcs. restée non plus indifférente à l'étude des fantômes.

Si le même sujet de thèse était proposé à l'un de nos étudiants,

il pourrait se référer à une certaine « tradition » nationale, moins riche, sans' doute, que celle *du pays de Shakespeare, mais point négligeable.

Au dix-septième siècle, Descartes et Pascal ont reconnu avoir subi l'influence occulte des esprits invisibles. Victor Hugo et Guy de Maupassant se sont intéressés aux phénomènes psychiques.

« Celui qui nie la réalité des phénomènes psychiques, dit Victor Hugo, fait preuve d'ignorance ou de mensonge. >

Victor Hugo lit,, nul ne l'ignore, certaines expériences à Jersey. Flammarion, dans ses ouvrages L'inconnu et les problèmes psychiques et Les maisons hantées raconte des centaines de cas de ce genre bruits insolites, fenêtres qui s'ouvrent mystérieusement, déplacements d'objets, glaces décrochées, mouvements de meubles, sonnettes agitées, etc. Il parle longuement de phénomènes étranges observés vers 1893 dans un château du Calvados. La châtelaine, entendant des bruits formidables dans une chambre hantée, voulut entrer. Elle avança la main droite pour ouvrir la porte lorsqu'elle vit la clef s'en détacher, tourner dans la serrure et la frapper à la main gauche.

L'abbaye de Saint-Wandrille, en Normandie, fut achetée par Maeterlinck. Un jour, l'écrivain recevait du monde. On fit tourner un guéridon. Le meuble « révéla » qu'il était animé par l'esprit d'un moine qui, au dix-septième siècle, était supérieur de l'abbaye. L'esprit demandait des messes et précisait que son corps avait été enterré dans la galerie du château en 1693. On fit des recherches et on retrouva la pierre funéraire, au grand étonnement de Maeterlinck.

Flammarion Ka recueilli de Victorien Sardou le récit d'une scène de 'survivance 'dont il avait été le témoin et qui l'avait beaucoup troublé. ·

Balzac n'a-t-il pas lui-même conté une histoire de revenant dans Ursule Mirouet ?

On peut remonter plus loin encore

Thomson raconte que le maréchal marquis de Portes et M. de Montmorency s'étaient promis que le premier qui mourrait viendrait dire adieu à l'autre.

Le marquis fut tué au siège de Privas de 1629 d'une mousquetade à la tête. A ce moment le duc, qui dormait dans sa tente,

FAITES PASSER.

Quand les poilus par file indienne •. Vont par dizaine», par centaines a Dans les boyaux

Entre les deux parois de terre

Qui les isolent, les enserrent, Ils ont deux mots. -• «

Deux mots que chacun d'eux répète De tête en queue et d' queue en tête, Sans y penser

Et qui l'un à l'autre les lient,

Par sections et'par compagnies.' Faites passer.

Et ce sont dans l'nrmée entière

Les deux maîtres-mots de la guerre Faites passer.

Ainsi les poilus communiquent

Et constituent un front unique,

Faites passer. *•

Ils se rejoignent, se comprennent, Et l'un par l'autre se soutiennent, Faites passer.

Et pourquoi de cette manière

Ne dirions-nous pas à l'arrière I

1 ( < Faites passer ».

Il n'est point entre nous d'abîmes, Non, mais de proportions minimes Quelques fossés,

Malentendus, points névralgiques. Et sur lesquels on ne s'explique"

Jamais assez.

riulôt que de mâcher sa hile

Ah combien serait plus habile, Sans rien casser

De dir' tout bas ce qu'on veut dire Et d'ajouter dans un sourire «

« Faites passer ».

LES «FLÉAUX DE DIEU» ï ou dès harangues d'Attila .` aux discours d'un tyran moderne ` Par MARIO MEUNIER v '̃-

~'1

LE fanatique tyran, dont les rageur* discours ne sont qu'éructation d'affirmations gratuites qui ne peuvent avoir, étant donné leur démence, que l'audience béate d'une barbarie envieuse et déchaînée, se plaît it se poser comme un chef que lit Providence a choisi pour châtier et réduire à merci les « potentats capitalistes de France et d'Angleterre »,. et imposer au monde une paix germanique, la ]raix sinistre et morne qui règne sur tes tombes «les peuples massacrés, ('elle prétention exorbitante et impie n'est pas nouvelle. Ne sait-on pas, en effet, qu'Attila, ce chef des Huns, ta plus féroce de toutes tes races barburi*, se dénomma lui-même, pour justifier sa fureur, le « fléau de Dieu et que l'empereur à lu nioustmlie en croc, Guillaume Je Couard, se plai.sait, lui aussi, avant Ilitler et tout comme Attila, ù se parer de cet auguste tUrc ?

Dans son titulaire jles Coths, JoruamitV, qui écrivait au début du sixième siècle de noire ère, nous a laissé de ce roi de tous les rois barbares, de cet Attila nui naquit, dit-il, « pour faire trembler la terre et ravager 1<; monde », nu discours que Ponctue peut relire sans se rappeler ceux que tient aujourd'hui, avec les mêmes élans de férocité furibonde, mais avec moins de tenue, te chef de ceux qui, sous une figure humaine, continuent de vivre, comme les Huns «jue décrit Jornandès, « avec la cruauté des bêtes féroces >. Des hordes de cavaliers jaunes

Venant du nord de la Chine, des hordc| de cavaliers jaunes, le vi.sage tatoué de cicatrices, s'étaient mises en mouvement dès le milieu du quatrième siècle après Jé«usChrist, avaient gagné les bords de la Caspienne et pénétré dans les plaines de l'Europe orientale, écrasant Slaves et Germains qui fuyaient devant elles. Leur diabofut éveillé par une voix semblable à celle du marquis qui lui disait adieu. Le fantôme lui apparut.

Pour revenir sur le terrain proprement scientifique, Flammarion avait une théorie qui se résumait ainsi

1° L'Univers est un dynamisme.

2" Les mondes physiques et psychiques sont associés.

3° Le Cosmos est encore inexploré dans son ensemble.4° Il y a des forces intelligentes et des êtres invisibles. 5° II existe un élément psychique qui contient en lui des intelligences invisibles et inconnues, lesquelles se révèlent par des faits.

Robert Gold.

\PmiI Reynaud déclare immorale

La côtelette à cinq cents balle»,

Faites passer.

Que s'il n'y met ordre on redoute Qu'elle en prenne douc'ment la route, Faites passer.

Aux chauffards qui, la nuit venue Nous' menac'ent à chaqu' tournant d' rue, Faites passer.

Que s'ils veul'nt montrer leur audace Y a d' bonn's plnc's à prendre en Alitée, Faites passer.

Si les servic's de l'Intendance 4 Ont du café en abondance,

Faites passer.

Qu'i n' faut pas surtout qu'ils le jettent. On accepte tout mêm' les miettes, Faites passer.

Aux excités qui s'impatiennent

Et voudraient une action violente, Faites passer.

Qu'une longue attente fertile

Vaut mieux qu'une mort inutile, Faites passer.

A ceux qu'aveugle la colère

Et qui dans 'l'ombre s'exaspèrent, Faites passer.

Que l'on n'accomplit rien d'immense Sans la douceur et l'indulgence,

Chamberlain nous a dit naguère

Que, pas un' minute, la guerre

Plus qu'il ne sera nécessaire.

Il n'y a pas d'avis contraire? l'

lique apparence, leur langue à peine humaine, inspiraient partout une telle épouvante qu'une légende, selon l'historien que nous avons cité, les faisait naître c de l'union des esprits immondes vaguant dans tes steppes et des itialt-fiques sorcières «le la Scythie ». En 451, cette cavalcade hurlante, de cinq cent mille cavaliers fran- chit le Rhin et s'abattit sur les Gaules en semant sur ses traces la ruine et te carnage. Terrifiés, les l'aïUiens étaient sur le point d'abandonner leur ville. Ils ne se décidèrent ù s'organiser contre t'envahisseur que sur l'intervention de sainte Geneviève. Le fléau passa sans atteindre leurs murs, car les prières «pie cette doue j, vierge faisait monter au Ciel nuit et jour, ne permirent point que le farouche Attila vînt assiéger Paris. Pour conjurer le péril et barrer la route à celte, formidable ruée, le géiu'rat romain Aélius rassemble les débris des armées impériales qui se trouvaient eu (•aille. H s'adjoignit comme auxiliaires îles Francs que commandait Mérovée, des Sarmalcs, des Armoricains, des Rurgondes, etc. $eeoiulé «'gaiement par les troupes de Théodoric, roi des Visigoths, il vint affronter, près de Troyes, dans les Champs Calalaiiniques, l'armée des Huns. Aélius avec ses Romains tenait l'aile droite des troupes associées Théndoric avec, ses Visigoths occupait l'aile gau.elle. Entouré de ses guerriers les plus braves, Attila se plaça au centre de ses hordes, taudis que les peuples nombreux et les nations diverses «ju'il avait soumis à sa domination formaient ses ailes. La lutte s'engagea tout d'abord pour la conquête d'une colline qui, dominant le champ dé bataille, donnerait à qui s'en rendrait maître un sérieux avantage. Attila fit marcher tes guerriers pour s'emparer du haut du monticule. Mais il fut prévenu par Aétius qui en occupa le premier le sommet et en chassa facilement les Huns. Ce fut alors «ju'Attila, s'aperee.vant du trouble que cet insuccès jetait parmi les siens, crut devoir les rassurer et leur dire

« Assaillons allègrement l'ennemi. » (

« Huns, après vos victoires sur i tant de grandes nations, après avoir dompté le monde, si vous te- ( nez,ferme, j'estimerais stupide de 1 vous stimuler par des mots, corn- ( me des guerriers inexpérimentés. t Ce procédé peut convenir à un 1 chef nouveau ou à une armée sans entraînement. Quant à moi, il ne 'l m'est pas plus permis de rien dire J de vulgaire qu'à vous de l'écouter., A quoi donc êtes-vous accoutumés, 1 si ce n'est à combattre ? Et qu'y ( a-t-il de plus doux pour un brave | que de me venger de sa propre main ? C'est un grand présent que nous a fait la nature dé pouvoir rassatier notre âme de vengeance. ( Astaillon* donc allègrement l'en» nemi les plus résolus eont ton-i

PAR

RENE DORIN

René Dorîn semble avoir trouvé le ton juste pour chanter cette guerre ci. Voici sa. dernière chanson qu'on peut entendre dans la Revue des Nouveautés.

Faites passer.

Ne doit durer

Faites passer.

René Dorin*

jours ceux qui commencent l'ai, taque. Méprisez ce ramai de nations discordantes c'est signe de peur que de s'associer en vue de se défendre. Voyez, même avant le choc, la terreur les ébranle; ils cherchent les sommets, s'emparent dis collines et, dans un regret tardif, réclament des remparts en plein champ de bataille. Noua gavous combien sont légères les armes îles lloinains ils sont accablés, je ne dis pas à la première blessure, mais à la première pou«sière ilu combat. Tandis qu'ils H serrent sans ordre et qu'ils s'emboitent pour faire la tortue, pressez l'attaque avec le courage éminent qui vous est coutumier et, dédaignant lc*8 légions, foncez sur les Alains, chargez les Vlsigothï. « Que se gonfle

vottre fureur. » <

C'est auprès de ceux qui soutienncnt la guerre qu'il faut chercher une prompte victoire. Les membres s'affaissent dès que les nerfs sont coupes, et le corps de celui dont on arrache les os ne se tient plus debout. Que nos courages s'élèvent et que se gonfle votre fureur habituelle Huns voici le moment de vous montrer résolus, voici le moment de préparer vos ,armes, soit que, blessés, voua exigiez la mort de l'adversaire, soit que, saius et saufs, vous soyez assouvis de porter le carnage dans les rangs ennemis. Aucun trait. n'atteint celui qui doit survivre, tandis que, même en temps de repos, les destins précipitent les jours de ceux qui sont condamnés à mourir. Enfin, pourquoi la Fortune aurait-elle rendu les Huns victorieux de tant de nations, si ee n'est pour les préparer aux joies de ce combat ?. Non, cette multitude rassemblée au hasard ne pourra pas supporter le visage des Huns. L'événement ne me démentira pas c'est ici qu'est le champ de bataille que non» avaient présagé tant de succès heureux. Le premier contre les ennemis je lancerai mes traits. Si quelqu'un, quand Attila combattra, pouvait rester oisif, il est en.seveli. >

Enflammés par ce discours de guerre « fraîche et joyeuse », les Huns se jetèrent en masse dans la bataille. Rude, opiniâtre et 'épique fut cette longue lutte. Au dire des vieillards, raconte Jornandès, un petit ruisseau s'enfla de tant de sang qu'il devint Un torrent, et que les blessés qu'y amenait la soif durent souiller leur "bouche du sang que venait de ré.pandre le fer ennemi qui les avait frappés. Attila, vainen, repassa le Rhin et s'en alla dévaster le nord de l'Italie. Ainsi, grâce aux, prières de sainte Geneviève, au courage gaulois et à la force romaine, cette victoire, qui fut la dernière que Rome remporta, sauva l'Occident de la barbarie des hordes asiatiques.

Mario Meunlfft


Partout ou allals

Partout où j'allais

je trouvais la guerre (SUITE DE LA PAGE A)

cette halte forcée me fournit un peu plus tard l'occasion d'être témoin d'un événement imprévu. L'U.R.S.S. a cédé Vilno à la Lituanie, et la ville change encore de mains. J'assiste maintenant.à la nouvelle prise de possession, et je finis par éprouver la détresse de ces pauvres gens, contraints de s'adapter une fois de plus à une autre façon de vivre, et dont on dispose sans les consulter. Je dois d!ailleurs dire que l'arrivée des troupes lituaniennes, le 27 octobre, est accueillie plutôt avec soulagement.

Une porte ouverte

Cela n'ira pas néanmoins, très bien. Dans les cafés, le soir même, les jeunesses nationales polonaises se livrent à des manifestations qui dégénèrent en bagarres. L'atmosphère est assez lourde.

Pour moi, néanmoins, ce changement de souveraineté présente un côté favorable la Lituanie m'offre une porte ouverte. J'en profite.

Des démarches ont été tentées à mon intention à Kovno. Elles produisent un hèureux résultat. Le consul de mon pays me fait parvenir des papiers finlandais, Une fois à Kovno, je retrouve des amis qui me prodiguerit leurs bontés. On me gave de pâtisseries, comme si j'arrivais d'un monde qui serait privé de toute espèce de douceur.

Après ma randonnée dans ce remue-ménage, continuel de peuples, j'ai J'impression de ne plus savoir au juste où je suis. Néanmoins, après deux jours de repos, je reprends le train pour Talinn. Là on me fait une place dans l'avion qui me dépose, une demi-heure plus tard a Helsinki.

J'aurais pu croire que j'allais retrouver là, enfin, une certaine paix au milieu des miens. Mon père et mes sœurs, en m'accueillant, m'offrent ce premier baume d'excellentes nouvelles de mon mari, qui, après avoir participé à de rudes batailles, a été proposé pour la croix du combattant. Il a pu quitter la Pologne de son côté, par la Roumanie.

Je retrouve aussi ma mère et mes enfants bienaimés. Quelle joie ineffable de reprendre vie à la chaleur d'un foyer familial. Bonheur de courte durée Il est dit qu'aucun des coups terribles que la guerre porte sur l'Europe ne m'épargnera. Les Soviets, à présent, se préparent

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à attaquer mon pays. Nous nous refusons, tout d'abord, à croire la chose possible. Et puis l'affreuse réalité se présente. Le 30 novembre au malin, je vaque tranquillement à mes occupations. Je viens de téléphoner à ma couturière pour lui demander si les manteaux d'hiver seront bientôt prêts. A 9 heu-Ires, on donne la première alerte. Et le premier bombardement d'Helsinki ne tarde pas à. suivre.

Encore ces explosions infernales, ce formidable ébranlement de^assises de la cité, ces angoisses affreuses qui étreignent des êtres humains serrés les uns contre les autres Nous supportons cette épreuve ..d'une âme ferme. Le sangfroid de mes compatriotes, qu'on a vanté si souvent ne sera jamais trop admiré. Pourtant"je me demande si Karlo n'a pas raison de me conseiller de partir chaque jour je reçois une dépêche de lui me pressant de gagner la Suède. Je finis p'ar céder, et j'emmène les enfants. La vie d'aventures. va-t-elle recommencer ? Pas d'incident jusqu'à Abbo. Là, nous nous embarquons et la Suède nous accueille avec son sourire un peu inquiet.

Nous passons trois semaines à Stockholm, à la maison des femmes chrétiennes. La princesse Sybulla a pour moi des bontés que je n'oublierai jamais. Puis c'est l'Angleterre, où nous demeurons jusqu'après' les fêles de Noël; j'appelle fête cette disposition du cœur à recevoir grand ouvert les plus hautes espérances divines. En janvier, nous sommes en France. Des amis parisiens me retiennent plusieurs jours. Et j'entreprendrai bientôt les autres étapes, heureusement plus sereines vers la Yougoslavie. N'importe quelle femme comprendra ce que signifient f-n conclusion d'une telle odyssée les mots « Je retrouve mon mari ». Encore aujourd'hui quand je les prononce,. ils éveillent en moi une émotion difficile à décrire, réminiscence d'une émotion dont on n'approche pas souvent dans toute une vie. Puis-je parler ici de « bonheur retrouvé > ? Hélas, qui sait ce que demain nous réserve ? Mais je puis affirmer que j'ai goûté cette trêve, de paix, ces heures inespérées, comme un don précieux dont je ne cesse pas de remercier le ciel.

(Récit de Maire Inkinen recueilli par Louis Chauvet.)

ONE GRANDE FAMILLE DE SAVANTS LES BRONGNIART

Louis de Launay était un grand savant doublé d'un M poète,. Il était tout à fait

t qualifié pour écrire ce li-

vre édité après sa mort

Une grande famille de sa-

vants, les Brongniart (1).

Les Brongniart, en effet, ont sej:vi l'Académie des Sciences, le Muséum, l'Université, l'Ecole des Mines. mais aussi l'Académie dos Seaux-Arts. Chez eux, les savants alternent avec les artistes.

Après des générations de légistes, un pharmacien-chimiste aura pour fils un architecte célèbre Théodore Brongniart (2), l'auteur de la Bourse et du Père-Lachaise, l'ami de Hubert Robert, de Houdon, de Clodion, de Counsnon, de David, de Gérard, de Mme VigéeLebrun. Celui-ci a, parmi ses enfants; un fils Alexandre Brongniart (le grand homme de la famille, né en 1770, zoologiste, fondateur de la géologie stratigraphique et rénovateur de la manufacture de Sèvres, Alexandre grand voyageur pédestre qui, se rendant en Bourgogne en 1791, écrit spirituellement « Ma veste, mon^pantalon, ma coiffure, mon chapeau rond et mon grand sabre me font ressembler tout juste à Crispin, surtout dans mon ombre à cause de la noirceur^ et une fille, la baronne Pichon, peintre, élèvre dé David. Le frère dé l'architecte, Antoine, est un chimiste connu. Le fils d'Alexandre, Adolphe, donne le premier essor, à la science des plantes fossiles. Ensuite l'on trouve Edouard, peintre son fils Charles, le naturaliste, auteur de travaux estimés sur les insectes fossiles et sa fille Jeanne, Mme Maxime Cornu, peintre de talent. Enfin, à la •dernière génération, le goût des arts reparaît chez André Brongniart.

Il ne faut d'ailleurs pas oublier un ancêtre maternel. Hazon (président de l'4cadémie d'architecture sous Louis le Bien-Aimé). L'odyssée vde l'architecte Barthélémy-Michel Hazon, qui, dans un pastel de Voiriot, exposé au Salon de 1761, ressemble au comte d'Artois, frère du futur (1) Louis de Launay, Les Brongnlart, (2) (1739ri8i3).-

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Louis XVI, B.-M. Hazon (l'un des ascendants maternels d'Alexandre Brongniart), second grand-prix de Rome d'architecture, part pour la Ville Eternelle en 1746, en pleine guerre de la Succession d'Autriche. II adopte la route de mer, il descend le Rhône par le coche d'eau et prend à Marseille un bateau livournais. Celui-ci, arrivé aux lies de Lériiis, danse tellcfhcnt sous le vent que Mazon et son ami le peintre Voiriot demandent à débarquer à la toui' de Jouan pour gagner a pied Villefranche, où le navire- le,s rejoindra. L'architecte porte «i sur i- la tête un bonnet de, nuit et son chapeau par-dessus, sans perruque t>. Après Antibes, les voyageurs sont pris par la pluie, et sont obligés, de se réfugier « dans le village montagnard assez farouche de Cagnes, où, sur leur mauvaise mine, on lèûr refusé d'abord du feu pour se sécher et du fromage pour se réconforter ». Ils arrivent péniblement à Villefranche, « en terre d'Espagne », où ils doivent se contenter, dans une auberge, d'uji seul lit à partager avec trois Compagnons. Ils retrouvent leur, bateau, et arrivent à Monaco, puis à Oncille, Savone et Gênes, où ils trouvent une excellente auberge, « uilb espèce de palais l'escalier est tout de marbre les chambres en sont carrelées les plafonds couverts, de peintures ». Ils prennent une galère non pontée, munie d'avirons, une « feloupe », ét ils atteignent, Livourne. Là, ils louent une chaise qui les amène à FJorence et à Rome, bpt de leur voyage.

Les déplacements sont toujours difficiles en temps de guerre. Le livre de Louis de Launay est charmant l'érudition la plus scrupuleuse est chez lui toujours souriante. Et s'il y a une moralité à tirer. de, la vie des Brongniart, si fidèlement. et si pittoresquement dépeints, c'est qu'une famille ne grandit pas* par les loisirs elle se maintient par le travail. Henri Charliat.

(SUITE DE LA PREMIERE PAGE) Et voici que tout est chnngé « Eh là; eh I que cet avion roule donc vite murmure un cœur soudain gonflé d'appréhension. En un clin d'oeil, notre garçon est à cinquante mètres du sol sans avoir parfaitement cprtfpris le point de repère du td'it rouge est maintenant largement' sur la droite l'avion a été débordé sur la gauche et alors qire ces dernières semaines, sur le petit avion, l'apprenti pilote se défendait aisément' conirë la déviation et se maintenait en ligne droite sur le toit rouge: cette fois, il a donné- trop tard le coup de pédale compensateur. A cinquante mètres du sol, il lui apparaît dans une accablante clarté qu'il a décollé affreusement « courbe ». Le moniteur, de son siège avant, hausse les épaules. C'est un moment pénible !pour le futur glorieux chasseur.

« Casserai- je du bois ? » Arrivé à cent mètres d'altitude, il appuie du pied sur la pédale gauche et pousse ,à gauche le manche pour faire lc premier virage. « Eh là eh là que se passe-t-il ? crie une âme inquiète. L'avion vire bien à gauche, mais se secoue, mais s'agite comme une puce irritée. Le secret 7 Cet appareil a, en vol, une vitesse bien supérieure au petit avion des débuts. Soumis à une résistance croissante de l'air, il proteste énergiqucment si on lui imprime le tournant brusque. Et du siège avant, surgissant du fracas du moteur,

AVEC CEUX QUI N'ONT ENCORE QU'UNE AILE

LE FUTUR AS ENTRE A L'ECOLE PRIMAIRE U .et les jeunes filles de la ville'voisine lui montrent de la considération

la voix du moniteur « Allez-y donc doucement. Ce n'est pas une machine à assommer les veaux 1 >

Alors, ayant bouclé vaille que vaille son tour de piste, notre apprenti pilote arrive, le >cœiu' bien; intimidé, en ligne d'atterrissage. Il se place bien en face du vent, tire la manette des gaz, le moteur se tait et l'avion commence sa descente dans un énorme sifflement de l'air. « Ouelle vitesse effrayante Je nîaurai jamais le temps de redresser en arrivant au sol. Je vais m'emboutir sur le terrain. Js vais casser le train d'atterrissage. On me f. à la porte > Et comme, à cette vitesse, il ne saisit pas le quart de seconde trèff exact où Il lui faut ramener doucement à soi son manche afin que l'avion, qui arrive au sol en angle aigu, soit avec souplesse ramené au, vol horizontal pour se poser, il prend une décision d'énergique prudence plutôt que la casse, il tire à soi !e manche l'avion se'met à l'horizontale. Mais, malheur .des malheurs, l'appareil n'est qu'à trente mètres du sol il est loin do toutes possibilités de se poser avec calme. Le moniteur n'a pas haussé les épaules. Il a branlé de la tête, apitoyé, et il reprend l'atterrissage à son compte. L'antichambre

de l'avion de combat L'élève de la primaire de l'Air ne saute pas rayonnant de la carlingue.

JI a découvert une difficulté à résoudre.

Il savait décoller à cent kilomètres à l'heure ? Il faut le faire aujourd'hui à cent vingt. Il virait et évoluait à 110 kilomètres à l'heure le nouvel avion astreint le virage à une vitesse de 160. Et. l'opération la plus grave il allerrisait à 70 à l'heure il doit prendre le sol maintenant a une vitesse minimum de 90 kilomètres. Ce sont sensiblement sauf pour le vol les. conditions manœuvrières qu'il retrouvera sur l'avion de guerre. L'élape est importante. N'estce rien qu'une différence de 20 kilomètres à l'heure s'il s'agit de poser son appareil sur le sol ? 7 Un calcul cette différence est représentée par un surcroît de vitesse de six mètres à la seconde. Un bon atterrissage demande un réflexe au quart de seconde un réflexe qui fait juger de la position de l'avion

par rapport au sol et créer le geste nécessaire de la main qui gouverne. « Ecole primaire un garçon de dix-huit ans va donc adapter son système nerveux, aiguiser ses réflexes selon la vitesse nou- velle. Il va devenir un aviateur. Si cet appareil nouveau n'a qu'une lointaine parenté avf c l'avion de combat, il est fait du moins pour créer l'homme volant le' pilote y a un moteur 'au front et des ailes au bout des bras il y gagne la sensibilité de l'air, il y découvre ces sensations de métier qui font dire « l'avion dérape. l'avion glisse. l'avion s'enfonce. » et il y apprend les recettes instinctives. Le petit appareil de début, le Luciole, pardonnait les fautes un évangélique mouton à qui on peut tirer la queue sans qu'il réponde par une ruade on décolle « courbe », par exemple, et il n'a pas la moindre idée de renâcler, de s'enfoncer, de glisser à la redoutable perte de vitesse. L'appareil militaire qui lui succède est de tout autre humeur il aepuse les fautes de pilotage et il se fait même menaçant si ,ces fautes sont outrageantes. Il vous mènerait sans sourciller à la mort, glissant ou se mettant en vrille, s'écrasant ou se renversant si le cavalier lui apparaissait trop indigne.

Après un bon nombre d'heures de vol, le jeune pilote aura maîtrisé sa monture. II en sera, à la lettre, le maître. Il saura, voler et l'armée ne lui disputera pas un témoignage, de satisfaction pilote militaire breveté, il recevra le précieux insigne métallique aux deux ailes d'or.

La première moisson de la gloire v

En attendant, c'est un soir glorieux que ce jeudi soir où il gagne la porte pour sa sortie en ville. L'Ecole de l'Air s'est postée, pour les plaisirs, à mi-chemin entre le séminaire et la caserne sauf le samedi soir et le dimanche, il n'existe de permission de sortie que le jeudi soir.

Quel spectacle ce passage devant la sentinelle pour ce soir où notre garçon a abordé l'appareil militaire Quelle magnificence Il s'est rasé, encore que le besoin n'en fût que modéré, les cheveux frais coupés, la capote bien tirée sous le ceinturon et cette casquette plate posée avec un art magique sur une tête

La jupe droite rendant à disparaître en faveur de la jupe évasée, on note dans ce domaine une variété plus grande. Voici quelques modèles remarqués dans les collections. « ̃.

(De gauche à droite.)

La jupe à peine évasée de côté, avec pli creu.r-

derrière, piqué assez bas. La jupe est légèrement re- montante à la taille et peut s'accompagner d'une petite ceinture piquée.

La jupe en forme, à lés formés au fer. Plus nou-

velle, sinon aussi pratique, que la jupe à lés montés. '•"̃•̃ en couture, désormais classique.

♦ La jupe à double plis creux. Jupe sportive dont

on allège la' coupe en faisant partir ces plis de pattes qui sont en même temps des poches.

♦ La jupe à empiècement l'une des nouveautés

de la mode actuelle. Le modèle ci-dessus est fermé

par quatre boutons jumelés, Ue haut de l'empi. cernent formant ceinture. Dans l'angle arrondi du bas se pla- cent les pochas. <.

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à la fierté agressive. Il porte en, ville une image vraiment bril- tante de futur chasseur.

Tout à l'heure', j'ai vu de -loin à un carrefour deux d'entre eux, reçpnnaissables .malgré j'absënce du bourgeron bleu ils étaient postés, immobiles. comme exposés à une curiosité possih:e de l'humanité non volante. Un quartd'heure plus tard, ils arpentaient enj aller et retour la grand'rue, sans se lasser. Lorsque passaient les groupes de jeunes filles, sortant des bureaux et des magasins. Ils portaient sur elle? un ̃' certain petit regard « chasseur > regard de rien du tout où l'on aurait pu lire un rappel silencieux « Alors, vous ne voyez rien ?. »

La couronne de lauriers et l'étoile

Qu'y a-t-il à voir Un rien encore. Approchez-vous de cette capote bleue elle présente un insigne métallique, la couronne de lauriers et l'étoile non pas l'insigne du pilote breveté (ce temps n'est pas venu) puisque justement il ne contient pas les deux ailes d'or, mais une seule. Cela devenait très clair les élèves de la primaire de l'Air, arpenteurs de grand'rues et de. boulevards, venaient chercher dans les yeux des jeunes li!l«s la première moisson de leur gloire. Il faut bien livrer toute la vérité l'insigne à aile unique n'a pas tout le pouvoir que l'on voudrait. Les jeunes filles de^la ville souffrent d'ignorance. Pour elles, l'aviateur se reconnaît à l:i casquette et non pas à l'insigne de là des malentendus vraiment irritants ainsi des « rampants » les soldats de l'Air chargés des services administratifs se .sont-ils fait passer l'autre seiiiaine pour des pilotes et ont obtenu près des jeunes beautés des succès illégitimes. Sans compter les radiotélégraphistes1 assurément,. il lepr arrive, de voler, mais comme passagers, Or, samedi soir, ils sont sortis..avec des insignes de 'fantaisie,! et .les jeunes filles, mal éclairées, leur' ont accordé des sourires' prometteurs qui devraient ê'tro strictement réservés aux pilotes.! 1 Les jeunes filles sont bien coupables. Leur distraction amè- ne nos futurs glorieux chasseurs de l'Air à se faire d'abord gardes-chasse sur le trottoir de la grand'rue..

Maurice NoëL

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LETTRE DE BELGIQUE

L'amitié hollando-belge renforcée par le danger commun (De notre correspondant)

Le premier neutre qui encourut l'amer reproche des Belges, fut le Hollandais. Pendant quatre années, de 1914 à 1918, le Belge dénonça l'âpre égoïsme de son vieux rival batave et se moqua de lui. Le Batave fit tout pour le soulager' dans son immense détresse. Il nourrit cent mille réfugiés, logea les plus abandonnés, quelquefois même sacrifia les meillpurs des siens pour permettre aux jeunes Belges d'échapper à l'enfer de Bissing et re-

Renouveau d'amitié

A présent tout est changé. Le Hollandais neutre ne tire plus de sa neutralité de plantureux profits. Et le Belge, neutre aussi, ne lui fait aucun grief de sa neutralité. Le Hollandais n'est plus pour lui un objet de scandale. Entre La Haye et Bruxelles, le baromètre de l'amitié est à beau fixe. J'ai expliqué ici pourquoi le Hollandais qui se méfie du Flamand envahissant, penche volontiers vers le Bruxellois et le Wallon. Ainsi entre les deux pays, il n'y a pas d'alliance, mais il y a entente cordiale. On ne promet rien, mais on tiendra tout. « Je ne promets rien, mais je tiendai tout. J>

Telle est la devise actuelle de la Belgique à l'égard de sa voisine du Nord, et celle-ci la lui rend, très sincèrement.

Mais jusqu'où la Hollande peutelle « tenir ? » A qui ce peuple hautain, quelquefois renfrogné, mercantile, richissime, libéral, de mœurs très puritaines, même s'il i1 est israélite ou catholique, immensément instruit, livresque et doctrinal, fait-il penser ? II suffit de fréquenter chez quelques hauts banquiers d'Amsterdam ou de La Ha3re on respire chez eux l'atmosphère de la City de Londres. Même haine foncière de tout hitlérisme, de tout Etat totalitaire. Même nostalgie de toute cette belle époque d'idéologie, de Covenant, de

Les Hollandais se battront-ils ?

Il faut le traiter comme ut), g'ranç] bourgeois de Londres, trop comblé par tous les biens "iïc* ce monde, mais capable,'c'a's'cché-.int, pour défendre '-s'a1 '-Cite,' de tout sacrifier ius^j^àiûédùt. tJiie légende a vonluJqiûe.'t'Mfôïsmofût le propre des pcupkfs parfis, de ceux que n'alourdtssafie,nÉ. pas le trop grand bien-etr.eV.pt les trop grandes rien essc'sT' Mais la guerre de 1914 ne fut-elle pas gagnée par les Français et les Anglais, ceux-là mêmes que l'on décrivait comme des peuÎiles trop riches, asservis l'un par i négoce, l'autre par le bas de laine ? Le Hollandais a, comme Achille, un point faible, un parti national-socialiste, petit mais très remuant, p..triote et cependant germanophile, très comparable en somme à ce petit parti flamand que je décrivais ici l'autre jour et qui, 'tout en se déclarant prêt à

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joindre l'armée du roi Albert. Quand tout fut fini quand la victoire eut enfin ramené les étendards triomphants à Bruxelles, ces mêmes Belges se hâtèrent de réclamer aux Hollandais les territoires que ceux-ci leur avaient arraché en 1839. Car telle est la vindicte du peuple qui a beaucoup souffert. Il se tourne facilement vers tous ceux qui, n'ayant pas souffert comme lui, ont retire de la neutralité de trop copieux avantages matériels.

sanctions, de désarmement où les grands marchands de La Haye avaient rêvé d'un monde gouverne par une élite toute pareille à euxmêmes, des sages et des anciens, tels que les décrivait Renan, qui établissait la paix en Europe par un enchevêtrement d'emprunts intelligents et une limitation du temps de service militaire, d'autant plus confortable qu'elle était plus conforme au sain enseignement de la Bible. La Hollande avait établi la durée du service obligatoire à cinq mois et demi et elle vivait magnifiquement. Un instituteur hollandais touche un traitement pareil à celui d'un professeur ordinaire d'une Université de Belgique. Cette forme de démocratie lui parait incomparablement séduisante. Pour la défendre elle pratique une politique de neutralité, mais qui diffère sensiblement de la neutralité belge parce qu'elle est riche. Un soldat hollandais touche une solde d'adjudant belge, et s'il est chômeur, y ajoute son allocation de chômage. Cela peut le conduire à soixante francs par jour. Un sous-lieutenant de reserve en H illande est payé comme un colonel helge ou français. Il est instruit, rangé, bien tenu, et, ignorant la popote ou le club, prend pension' chez l'habitant. C'est l'officier le plus bourgeois d'Europe. Sera-t-il un vaillant combattant ? 7

résister durement aux Allemands, adore la mise en scène allemande. Vers le 11 novembre dernier, quand la menace de l'Est laissait les Belges parfaitement flegmatiques, les Hollandais, moins habitués à la guerre des nerfs, vivaient dans la hantise du putsch, de la descente de parachutistes, de l'attaque par le dedans, prédite tant de fois par le Fiihrer dans ses confidences à Rauschning. La masse des paysans des Pays-Bas, indéfectiblement dévoués à la Maison d'Orange et aux vieilles lois du royaume, étaient prêts à reprendre la tradition du Taciturne et des grands amiraux IUiytcr et Tramp, tout en se disant, selon la formule classique « Pourvu qu'ils tiennent, à l'arrière ».

Ce sont ceux-là, ceux de l'arrière qui n'auraient pas le sens national assez sûr, que le gouvernement hollandais d'aujourd'hui s'efforce d'écraser. Il y parvient, et les premiers à s'en apercevoir sont les Belges, ces Belges que, depuis 1830, les Hollandais appelaient les « mutins », ces Belges catholiques, fantasques, héroïques et un peu vantards, ces Wallons surtout, beaucoup plus Marseillais que des Lillois ou des Lorrains, et qui se moquaient, hier encore, assez maladroitement de l'armée de la Reine Wilhelmine. En Belgique, on a fini par savoir que la Hollande était résolue à se battre, jusqu'au dernier homme, comme la Belgique de 1914, comme la Finlande de 1940. Mais, Belge bavard et glorieux, Français spirituel et léger, Anglais orgueilleux et dur, ne vous risquez pas à demander au Hollandais un engagement. Il tiendra tout. Mais il ne promettra rien. Charles dYdewalle.

Le Conseil des ministres italiens prépare la mobilisation civile des femmes et des enfants Rome, 2 avril. Le Conseil des ministres, réuni sous la présidence du Duce, a pris une série de mesures d'ordre intérieur. Il a décidé, en particulier, lie relever les traitements des fonctionnaires et pensionnés de l'Etat.

D'autre part, le Conseil a décrété le recensement et la démo:lition des grilles en fer, à l'exception de celles des églises ainsi que de celles présentant un intérêt artistique ou historique, ou bien appartenant au Saint-Siège, aux représentants diplomatiques ou à des étrangers. Le matériel provenant des démolitions sera acheté par l'Etat à des prix qui seront fixés par le ministère des Corporations.

Le Conseil a, enfin, décidé de réviser les lois en vigueur en vue d'assujettir à la mobilisation civile les administrations publiques ainsi que les femmes et les enfants de plus de treize ans. Violente campagne antifrançaise de la presse fasciste

Rome, 2 avril. La presse italienne mène grand huit autour d'une photographie puiiKée par un hebdomadaire français t* représentant MM. Paul Reynaud et Sumner Welles devant une carte de l'Europe, illustrant géograf hiquement. d'après les organes fascistes, les buts de guerre des Aliit'î.

Un communiqué du (joai d'Orsay, qi:c nous publions ci-dessous, précise que cette carte donne les fron-' tières européennes te!<es qu'elles existaient avant les agressions répétées commises p!)r t'Allemagne depuis quelques année».

La plupart des journaux dont certains reproduisent ett première page une photographie, manifesment retouchée n'en consacrent pas moins, à cette soi-dis-ant découverte, des éditoriaux, de* notes rédactionnelles ot: des correspondances datées de Budapes dans lesquelles ils expriment, en termes

LE COMMUNIQUE FRANÇAIS

C'est à tort que l'on a voulu s'émouvoir, dans certains journaux étrangers, des frontières qui paraissent dessinées sur la carte d'Eu- rope placée dans le bureau du ministère des Finances où avait été prise une photographie de la rencontre de M. Paul Reynaud avec M. Sumner Welles.

Cette carte donne les frontières européennes telles qu'elles existaient avant les agressions répétées commises par l'Allemagne depuis quelques années.

L'aspect qu'elle revêt sur la photographié en question provient uniquement de la fantaisie du photographe toucieux de donner du relief à son arrière.plan.

POUR « MAINTENIR SA NEUTRALITE »

L'IXRS.S. exigerait

de la Finlande une

démobilisation totale e

M. Paasikivi est à Moscou Lonares, 2 avril. Dans un message expédié de Stockholm, le correspondant du Dailu Mail annonce qu'on croit en Suède que M. Paasi- kivi, chef de la délégation finlandaise actuellement à Moscou pour des conversations économiques, a été menacé d'une demande de démohilisation de l'armée finlandaise, h moins que la délégation n'accède aux propositions de la Russie. L'une de ces principales propositions concerne la nouvelle grande station d'énergie électrique de Rouiliala, qui se trouve à l'intérieur de la nouvelle. frontière de l'isthme de Carélie.

Cette station contrôle les usines de pulpes de bois, de cellulose, de cuiyre, de cobalt et les industries du pays de la vallée de la Saïma. La plupart des usines ont été laissées à la Finlande, parce que les Russes savent qu'en quelques semaines, par leur incompétence, ils ruineraient les machines -qui 1 sont parmi les plus modernes qu'il y ait au monde.

M. CORDELL HULL s'entretient longuement avec l'ambassadeur

de l'U. R. S. S. à Washington Washington, 2 avril. M. Oumansky, ambassadeur de l'U.R.S.S., a eu une conversation d'une heure avec M. Cordell Hull. Il s'est refusé à révéler les raisons de cet entretien, indiquant seulement qu'il en avait pris l'initiative et qu'il n'avait remis aucune communication écrite au secrétaire d'Etat. (Havas.)

« Dans la guerre actuelle l'information et la propagande sont appelées à jouer un rôle de plus en plus considérable » déclare M. Frossard

à Londres

Londres, 2 avril. Les allocutions suivantes ont été prononcées ce soir. à 20 h. 15, à la radio, par sir John Reith et M. L.:O. Frossard, ministres de l'information de Grande-Bretagne et de France.

M. L.-O. Frossard a parlé comme suit

« Dans la guerre qui est imposée à nos deux pays et qu'ils mèneront côte à côte jusqu'à la victoire, l'information et la propagande sont appelées à jouer de plus en plus un rôle considérable. Ministre français de l'information, j'ai voulu prendre contact sans tarder avec mon collègue britannique. Nous avons les mêmes préoccupations et tous nos efforts doivent concourir à l'œuvre commune.

» C'est à les mieux coordonner, à organiser pratiquement la liaison de nos deux services, à épauler l'une par l'autre nos deux activités que nous avons consacré nos amicales rencontres d'hier et d'aujourd'hui. Nous continuerons. »

M. Frossard s'était rendu dans la journée au Foreign Office où il avait eu un entretien avec lord Halifax. En quittant Downing Street, le ministre français eut l'occasion de s'entretenir avec M. Winston Churchill, premier lord de l'Amirauté.

amers, l'indignation que ce document aurait soulevée en Italie et dans certains pays neutres. Le Regime l'ascista, journal de M. Farinacci, écrit

« Tous ceux qui ne sont pas des imbéciles ou des vcn-lus savent fort bien que la France, oflicielle ou non, et que les Français, pris en bloc on séparjment, unt toujours été, sont et scr mt toujours mus par un seul sentiment !a haine, contre l'Italie et par un seui cîcsir celui d'en supprimer la puissance. s. Nous devons plutôt remercier M. Reynaud du service i.u'ïl nous a involontairement rendu et de l'avertissement qu'il nous a dunné et que nous n'oublierons :>as parce qu'il nous permet ainsi de ciacher à la figure de tous ceux qui oseraient encore, en Italie, afficl.ei une certaine sympathie pour la cause française. » ̃•̃̃̃

Les navires britanniques ont pris certaines mesures p our empêcher le passage des bateaux allemands venant de la péninsule scandinave annonce M. Chamberlain aux Communes

Londres, 2 avril. Aussitôt après que députés et ministres eurent échangé questions et réponses sur les différentes affaires courantes, le premier ministre, applaudi par l'assemblée, s'est levé et a rendu tout d'abord hommage à la mémoire de Sir John Gilmour et à celle de M. Savage, premier ministre de NouvelleZélande.

Puis M. Chamberlain a déclaré que la dernière réunion du Conseil suprême de la guerre « nous a donné une opportunité de souhaiter la bienvenue à M. Paul Reynaud en tant que président du Conseil ».

« Le Conseil suprême de guerre, a poursuivi le premier ministre. a passé en revue les développements de la situation strategique depuis sa dernière réunion et il a pris diverses décisions importantes relatives à la ligne d'action future des Alliés. » Ce n'esi par. maintenant l'occasion de révéler les termes de ces décisions, mais je puis dire que la Chambre n'aura pas de mal à deviner ce qu'a pu être la nature générale et la teneur des discussion qui ont eu lieu dans des conditions si harmonieuses. »

« La déclaration de Londres »

M. Chamberlain lit alors la « Déclaration de Londres ».

« Elle dépasse de beaucoup, dit-il, i'expression de la cVlr rmination britannique et française de combattre ensemble pour la victoire. » Cette déclaration s*:t.ulc la coopération continue ♦ranto-britannique dans l'établissement de la paix et dans la reconstructiou d'un ordre internation .1 destiné 1 assurer la liberté des peuples, le respect du droit et le m~i itien de le paix en Europe.

Continuant commenter la réunion du Conseil suprême de guerre, le premier ministre déclare que le tableau de la situation actuelle était celui d'une Allemagne faisant valoir sa propre interprétation des obligations des neutres et i'accompagnant de menaces montrant les conséquences terribles qui pourraient résulter pour les neutres d'un manquement à Joniier satisfaction aux demandes allemandes. » Ce problème d'un double étalon de neutralité que pose l'Allemagne doit être maintenant envisagé par nous-mêmes et par jes neutres. »

Le problème des neutres Après avoir constaté qae le Reich n'a aucun scrupule à violer la neutralité des petits pays, M Chamberlain poursuit

» Notre respect pour le droit des neutres et notre sympathie pour les difficultés pratiques éurouvées par les neutres ne doivent i<a? nous empêcher de voir le fait que toute aide que les neutres peu\cnt donner à l'Alîemagne pourrait, si elle était poussée assez loin, rendre ces neutres, en définitive, passibles du destin hideux qui a été celui des victimes précédentes île ia politique allemande. (Vifs applau.ibsements ) » Si nous voulons mettre fin à la guerre avec un minimum de destruction et de désorganisation dans la civilisation spirituelle et matérielle commune, nous devons priver l'Allemagne des matières les plus essentielles à la continuation de sa politique agressive.

» Aussi, les Alliés sont-ils déterminés poursuivre la guerre économique dans toute la mesure de leurs forces. Beaucoup a déjà été fait. » Les achats aux voisins de l'Allemagne

Le premier ministre se félicite alors des négociations entreprises et des accords commerciaux signés avec plusieurs pays parmi lesquels le Danemark, la Yougoslavie, la Roumanie et îa Suisse. II aborde ensuite la question des achats aux voisins immédiats du IU'ich » Des achats massifs à des voisins de l'Allemagne, de certains produits choisis, tels que les minerais, les graisses et les huiles réduisent de plus en plus la marge d'approvisionnement du Reich en ces matières. Nous avons complété des dispositions pour l'achat de tout ïe surplus exportable tlf la Norvège en huile de baleine de la pêche en cours.

» Les achats des Alliés en minerai dans l'Europe sud-orientale ont été effectués sur une grande échelle. » Cependant, les pays visés doivent se rendre compte que nous ne pouvons pas consentir tendre disponibles pour eux des pioduits venant de l'Empire à moins qce, en échange, ils ne se préparent à nous donner des garanties relatives à ia limitation de leurs é?nanges commerciaux futurs avec l'Allemagne. » La force navale

» Mais la plus importante de toutes nos armes dans la guerre économique, poursuit M. Chamberlain,

DES AVIONS ENNEMIS

ATTAQUENT SANS SUCCES DES CONVOIS BRITANNIQUES DANS LA MER DU NORD Londres, 2 avril. L'Amirauté publie le communiqué officiel suivant

« Des avions ennemis ont attaqué nos convois dans la mer du Nord, cet aptes-midi, mais ont été repoussés j^hr la canonnade. » Au moins dix bombes ont été jetées, mais elles n'ont pas atteint leur but, et aucun dégât n'a été causé.

» Les convois ont continué leur route. »

Les terroristes irlandais incendient une salle

de réunions

Londres, 2 mars. Trois membres de l'armée républicaine irlandaise ont fait irruption hier soir dans une salle de téunions publiques de Dungannon, dans le comté de Tyrone (Eire), où se déroulait la finale d'un championnat de billard. Pendant que l'un d'entre eux tenait l'assistance en respect sous la menace d'un revolver, les deux autres sont montés dans la salle principale du premier étage, ont versé du pétrole sur le plancher et ont mis le feu au bâtiment.

Tard dans la soirée, trois suspects ont été conduits à la police. (Hàvas.)

est le recours à notre force navale. Les Alliés sont déterminés à continuer et à intensifier dans toute la mesure possible l'emploi de cette arme.

» Les navires britaniques ont déjà pris certaines mesures pratiques pour empêcher le passage sans obstacle des navires marchands allemands venant de la péninsule Scandinave. (Applaudissements.)

» Ces opérations, exécutées à proximité des bases navales allemandes, viennent encore de démontrer combien sont sans réalité les vantardises allemandes d'après lesquelles le contrôle de la mer du Nord est maintenant entre les mains de l'Allemagne.

» D'autres mesures sont actuellement envisagées. (Applaud.)

» Quant aux possibilités que peut avoir l'Allemagne de trouver des moyens d'accroître ses approvisionnements de source neutre, par les routes de terre jusqu'ici peu utilisées, nous avons soigneusement passé en revue la situation et nous avons l'intention d'adopter les mesures appropriées. »

La situation

en Europe orientale

Après avoir fait allusion à l'arrai• sonnement des navires soviétiques soupçonnés de transporter de la contreba'nde destinée à l'Allemagne via Vladivostok, le premier ministre a passé à l'examen de la situation en Europe sud-orientale.

II a rappelé que les ministres de Grande-Bretagne dans les pays de cette région avaient été mandés à Londres, ajoutant

« Nous aurons également l'avan. f tage de la présence de sir Percy Lorraine, ambassadeur à Rome, qui se trouvera ici pour un congé de quelques jours ».

Et M. Chamberlain conclut « Chacune des rencontres successi1 ves du Conseil suprêpie de guerre a mis plus clairement en relief la force des liens unissant la Grande5 Bretagne et la France. Le Conseil suprême de guerre est l'exemple le plus frappant de la collaboration 5 franco-britannique dans toutes les • sphères.

» Nous espérons que ces réunions pourront avoir lieu plus fréquemment et à des intervalles plus réguî liers, non seulement pour faire progresser la poursuite de la guerre, mais encore pour perfectionner le mécanisme qui sera requis pour consolider la paix européenne, à la fin de la guerre. »

Après le discours qu'il a prononce cet après-midi, à la Chambre s des Communes, le premier ministre 5 s'est rendu à Buckingham Palace où il a été reçu par le Roi. (Havas.)

M. Kingsley Wootl annonce la création d'an comité consultatif

de l'aviation civile

Londres, 2 avril. Sir Kingsley Wood, ministre de l'air, a reçu aujourd'hui une délégation de la section aéronautique de la Chambre de commerce de Londres et lui a expliqué que le gouvernement ne perdait pas de vue la question de l'aviation civile et envisageait diverses mesures pour maintenir en temps de guerre le rendement de cette branche de l'activité commerciale.

Les sociétés aéronautiques ont reçu notamment pour instruction de tenir compte, en construisant des appareils militaires, de la possibilité de construction d'appareils civils constituant une variante du type militaire.

« Nous devons conserver cette même foi qui nous a conduits à la victoire », déclare le général Franco Madrid, 2 mars. Après avoir assisté au défilé des troupes qui a eu lieu à l'occasion du premier anniversaire de l'entrée des troupes nationalistes à Madrid, le général Franco a déclaré

« L'Espagne, à présent, parle fort au monde, et nos ennemis de toujours se dresseront face à notre gloire renouvelée. Pour la garder et l'accroître, nous vous demandons Cette même foi que vous avez eue en la victoire. Nous avons, pour y arriver, laissé un chemin semé de i.iorts héroïques. Ces morts ont une voix que nous n'oublierons pas. » J'apprécie votre loyauté, votre attachement et votre a't'iction. Mais il faut que, en outre, nous ayons derrière nous un peuple. Ce peuple, nous l'avons dans ces jeunesse-, en ligne, disciplinées, en uniformes, que vous venez de voir défiler. Si nous ne comptons pas fur ce peuple, nous ruinerons la victoire et nos morts auront donné leur vie en vain. »

Lord de la Warr, président du « Board of Education », arrive aujourd'hui à Paris, où i) va conférer avec M. Albert Sarraut, ministre de l'Education nationate. Des causeries auront lieu à la radio pour les écoliers britanniques, sur a langue, la vie et la culture francaises.

Un pétrolier britannique aurait coulé

un sous-marin allemand

Halifax (Nouvelle Ecosse), 2 avril. Les membres de l'équipage du pétrolier britannique El Ciervo croient avoir réussi à couler un sous-marin allemand, le 4 mars dernier. Celui-ci étant apparu à la surface à une quarantaine de mètres de distance, le pétrolier El Ciervo tira seize coups de canon dans la direction du submersible qui disparut.

On se souvient que le 4 mars, Et Ciervo avait envoyé un message disant qu'il était poursuivi par un sous-marin et donnait sa position à 900 milles à l'est des îles de la Vierge.

Comment fut coulé

un second submersible qui avait attaqué

un convoi ? 1

Londres, 2 avril. On donne aujourd'hui les détails suivants sur une attaque contre un sous-marin allemand qui avait tento il y a plusieurs semaine», de s'approcher d'un convoi allié dans l'Atlantique Le submersible avait torpillé un navire neutre qui faisait partie du convoi. Un destroyar escortant le convoi se porta en toute hâte sur les lieux.

Après que deux autres destroyers britanniques A un contretorpilleur français eurent apparu, le sous-marin fut aperçu à la surface, et un hydravion qui avait participé aux recherches 'ança une bombe à proximité du submersible allemand. Ce dernier, endommagé par des grenades sous-marines, a dû remonter à la surface ît se rendre. Il a ensuite coulé.

Tous les survivants du sous-marin ont été recueillis, à l'exception du capitaine qui, ou bien a préféré périr avec son navire, ou bien n'a pu se sauver a temps. (Havas.)

-«.

« Nous avons intérêt à ce que notre neutralité demeure stricte »

déclare le président

du Conseil yougoslave Belgrade, 2 avril. Le président du Conseil, M. Tsvetkovitch. a déclaré aujourd'hui devant les sénateurs, membres du parti gouvernemental de l'Union radicale yougoslave

« En ce moment grave, la ligne de conduite de notre Etat est définie par une stricte neutralité. Dans les Etats neutres, on fait dans divers centres une grande propagaritlë mais nous avons intérêt à ce que notre neutralité demeure stricte. La Yougoslavie tend cependant à maintenir de bons rapports avec ses voisins et avec les Etats amis. »

Explosion dans une usine de munitions

Londres, 2 avril. Le ministère des fournitures de guerre publie le communiqué suivant

« Le ministère des fournitures de guerre a le regret d'annoncer qu'une explosion s'est produite dans une usine de munitions en Ecosse, à dix-huit heures. On craint que trois ouvriers n'aient été tués. Quatre ont été blessés.

Le ministre a souligné le fait que les services postaux et les services de passagers avec les différentes parties de l'empire avaient été maintenus sans interruption. Enfin, après avoir noté que certaines usines, comme la Société de Haviland, allaient bientôt reprendre la construction d'appareils civils, sir Kingsley Wood a annoncé qu'il se proposait de créer un comité consultatif de l'aviation civile chargé de tirer des plans pour t'avenir, d'examiner toutes les possibilités de développement de l'aviation commerciale aussi bien dans la guerre actuelle que dans la paix à venir.

Une note du gouvernement norvégien fait savoir que si Narvik était bloqué le minerai de fer passerait par Lulea

Oslo, 2 avril. Une note du ministère des affaires étrangères norvégien indique que la plus grande partie du minerai de fer suédois passe par le port de Narvik et que, jusqu'ici, l'Allemagne a importé un quart de moins que pendant la période correspondante de l'année dernière, tandis que l'exportation en Angleterre a doublé.

La note ajoute que si le port de Narvik était bloqué le minerai passerait par la voie ferrée de Lulea.

«

La Hollande et la Belgique importent

trop de diamants

Amsterdam, 2 avril. Des représentants du Board of Trade sont arrivés à Amsterdam pour étudier l'importante question de l'utilisation des diamants.

On a eu l'impression en Angleterre que les importations hollandaises et belges des diamants dépassaient les besoins réels de ces deux pays.

La marine britannique

aurait détruit ou sérieusement endommagé les deux derniers cuirassés de poche allemands Cette déclaration a été faite au Canada par l'amiral Sir Howard Kelly

Londres, 2 avril. L'Amirauté annonce qu'au cours de la semaine se terminant dimanche dernier à minuit, un P^™11^ britannique et troi; navires neutres ont été perdus du fait rie l'action ennemie, au total 13.901 tonnes, soit le chiffre le plus bas depuis la première semaine de la guerre et le quatrième en ordre croissant depuis le premier jour des hostilités. Ce qui était considéré comme un record la semaine précédente lorsqu'on annonça qu'aucun navire britannique n avait été coulé a malheureusement été corrigé par l'annonce faite aujourd'hui qu3 la perte du Barn Hill, de 5.439 tonnes, bombardé et incendié, doit être considérée comme totale.

Les pertes de la semaine dernière représentent seulement un tiers des pertes hebdomadaires moyennes pour les trente' semaines depuis le début de la guerre et seulement un dixième des pertes hebdomadaires moyennes pour les sept premiers mois de 1918, c'est-à-dire au plus fort de la campagne sous-marine

allemande.

Le navire britannique coulé est le pétrolier Daghestan, de 5.742 tonnes.

Que sont devenus

le « Deutschland »

et l' « Admirai Scheer » ? Aucun commentaire officiel n'est fait au sujet d'une déclara- 1 tion faite au cours d'une interview ( à Ottawa, par l'amiral Sir Howard 1 Kelly, selon laquelle la marine britannique avait probablement détruit ou sérieusement paralysé les deux cuirassés « de poche s> « Admirai Scheer » et « Deutsch- land », mais il y a de bonnes raisons de croire qu'à la suite des attaques aériennes contre Wil- helmshafen, l' « Admirai Scheer a a été sérieusement endommagé et que le « Deutschland » pourrait avoir été un des navires endommagés au cours d'une attaque menée par un sous-marin britannique près de la baie d'Heligoland. (Havas.)

Un navire allemand

intercepté par les Anglais Un nouveau navire allemand, le Mimi Horn, de 4.007 tonnes, a été intercepté par les navires de guerre britanniques dans les eaux du Nord la semaine dernière. Il fut sabordé et incendié par son équipage qui fut sauvé. C'est le vingthuitième navire allemand sabordé. L'incident porte le total des pertes allemandes par capture, sabordage et destruction à 303.946 tonnes. Jusqu'au vendredi 29 mars, à midi, vingt-neuf navires avaient été perdus dans des convois britanniques sur un total de 14.934 navires britanniques, alliés et neutres escortés, soit 1 sur 515. Trois navires neutres seulement ont été perdus en convoi sur 2.215 escortés, soit 1 sur 738.

Camouflage et éclairage Camoufler n'est pas éteindre. Il faut camoufler mais éclairer. Laissons la lumière luire dans notre home pour le bien-être de nos yeux et l'optimisme de notre moral. Chassons le cafard par la bonne lumière de Mazda.

PARIS. Les premiers volontaires de V « American Fièld Service venant en France comme unité régulière arriveront à Paris aujourd'hui, à 9 heures du matin, après avoir fait la traversée Newl'ork-Gênes, à bord du S. S. « Manhattan ».

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Des navires de guerre soviétiques croiseraient au large de Vladivostok Tokio, 2 avril. Le journal ja* jonais Hochi mande de Suruga que leux navires de guerre soviétiques iuraient été observés croisant dans es eaux de la mer du Japon, le long du parcours habituellement suivi par les cargos se dirigeant Vladivostok.

Le journal rapproche cette information de la déclaration du commandant de la flotte soviétique le 29 février, qui annonçait que PC. R. S. S. résisterait par la force aux tentatives d'étendre le blocus vers Vladivostok.

[Notons toutefois que le journal japonais Hochi est très nettement germanophile.]

M. Montagu Norman est réélu gouverneur de la Banque d'Angleterre Londres, 2 avril. M. Montagu Collett Norman, seul candidat pour le poste de gouverneur de la Banque d'Angleterre, a été réélu cet après-midi.

Son adjoint, M. Basil Catterns, étant également le seul à poser sa candidature, a été lui aussi réélu. NNV~M1NI~INH~NNNN~t~ OFFICI ERS

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La Comédie-Française à Ankara

Ankara, 2 avril. Après trois jcurs de séjour Istamboui où les représentations qu'elle a données ont reçu un accueil triomphal, la troupe de la Comédie-Française est arrivée ce matin à Ankara où -<lle a été accueillie par le conseiller i!e l'ambassade de la France, les représentants du ministère de l'éducation nationale et de la Maison du Peuple, la colonie française et une nombreuse fo^le où l'on comptait beaucoup d'étudiants.

L'ambassadeur de France, M. îlassigli, a donné aujourd'hui, un grand déjeuner auquel assistèrent, notamment, le ministre de l'éducation nationale, de hauts fonctionnaires, des députés et des intellectuels.

THEATRES

TH. DES NOCTAMBULES. Jeudi a 16 heures, Le Rosaire des Joies » I de Marie Noël.

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0. bon) Le Spectre de la Rose.

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Clair, Marziano, Fromet).

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Bot. 77-71 ANTOINE. 20 h. 15 La Familiale.

Mon ATELIER (Ch. Dullin). 20 h. Le Faiseur Opê. 82-23 ATHENEE (Louis Jouvet). 19 h. 15 Ondine. ope *B« BOIFFES-PABISIENS- 20 h. 15 Fascicule noir. Ope. «4-30 DAUNOU. 20 h. 30 Mon gosse de père. Q-.t. o- 81 CHATELET. Sam.. dim. mat. soir. Le Tour du monde en 80 jours.

Oné 76-26 CEORGE-VI. 20 h. 30 J'al 17 ans.

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“» n 5UMO1JB- 23 h. 30 Chansons d'Humour.

An] O1-U9 MADELEINE. 20 h. Histoire de rire. Ely. 08-91 MARIGN.Y. 20 h. 15 lîanco (J. Berry). Anj .5-02 SytCHEL. 20 h. La Monstres sacrés.

Tri 33-73 MOGADOR. 20 h. 15 Les Cloches de Corneville. Datl 8.-90 MONTPAKNASSE-GAST. BATY. 19 h 30 Maya. Anj..0-00 MATHURINS (Rideau de Paris). 19 h. 30 L'Ecole

de la médisance.

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Pro 62-76 NOUVEAUTES. 15 h., 20 h. 30 En pleins nerfs! Tn. 4_ ŒUVRE. 19 h. 30 Rai de France.

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Edith Piaff va débuter au théâtre dans une pièce de Jean Cocteau

Edith Piaff va faire ses débuts au théâtre.

Elle va créer Le Bel Indifférent, l'acte de M. Jean Cocteau, qui fera affiche avec les Monstres sacrés, quand, vers le 20 avril, cette pièce passera du Théâtre .Michel aux Bouffes-Parisiens.

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LES SPORTS BASKET-BAL. Demain soir, le B.B.U. Misse recevra le Raclnjr C.K, à lu Salle Américaine, 65, quàt d'Orsay. Les ûtux équipe, se présenteront avec leurs Internationaux.

p BOXE. A jvew-ïoi-ç, Joe Louis a i aisément conservé son tiire de chanipion du monde toutes catégories en :i ridiculisant le Yougoslave l'nychek. Ce J dernier, cnir'plèleinent domine dès je premier round, fut mis k.-o, à la .seconde. Au cours de la même soirée, le Grec Christol'oridis, le brillant élève de Pierre Gandon, remporla une belle victoire aux points sur l'rank Zaninris. Une réunion de boxe aura lieu désormais cliiiquu diinanche après-midi à p.irtlr du 7 avril, au Vcludronu1 d'Hiver.

CYCLISME. La rinale du Premier Pas Uunlop 193U, qui devait avoir lien en septembre dernier, e't qui. en raison des circonstances, n'a pu être courue a cette époque, ae dispuleia n Munlluçon, lo jeudi 2 mal 19.0 (Jour de l'Ascension).

ivous rappelons qu'il, y a 93 concui'reiils qualll'iés pour cette finale par les ellininaiolres disputées en I9:i9 dans tous tes départements rrniiçais de la métropole et de l'Afrique du iNord.

I.'U. V. !̃ nous communique, a la dnle du SI mars, que 5. qualirié.s ont déjà répondu à l'appel. Les coureurs qui n'ont pas encore régularisé lenr eiifrafreineut doivent le faire le plus tôt possible, en adressant leur Inscription à l'U. V. F., 2., boulevaid Poissonnière, Paris.

FOOTBALL. Dimanche prochain, oi^tre les deux demi -finales de coupe disputées à Paris (llacing-Houen) et, a liordeaux. (Marseille-Lens), les rencontres suivantes du Championnat Interrégional seront Jouées groupe Nord Havre A.C.-Arras; groupe SudEst Mce-Siiliit-Etieniic; groupe SudOuest Aies- Montpellier.

ATHLETISME. Une réitnion athlétique a eu lieu à Madlson Square liar- deu au profit du fonds de secours à la riiilande.

Au cours de cette réunion, le coureur a pied urefrory nice a établi le nouveau record des trois milles sur piste couverte. Il a parcouru cette dislance en 13 m. 52 s., battant l'Américain Don I.asb et le Finlandais Tnisto Maki.

L'ancien record était détenu par l'Américain Willle Hltola, avec 13 mlnules 5<j secondes i.

+ La F. F. A. vient d'arrêter le protrramine athlétique de la prochaine saison

7 avril Réunion d'ouverture (cadets et juniors;; 11 avril Challenfie du hombre (0. S. S. U.), Paris 14 avril .ouriirc de l'Espoir français (cadets, Juniors, seniors) 18 avril Challenge du Nombre (0. S. .S. V.), Paris); 21 avril Journée du Triathlon (cadets et Jun.) 26 avril Championnats départementaux (O. S. ?. U.) 2 mai: Championnats d'Académie (O. S. S. U.); 5 mai Journée du Triathlon (cadels et Juniors) 12 mai Championnats de France scolaires (O. 'B. S. U.) 26 mai Journée du Triaililon. Finale (cadels et Juniors) 9 Juin: Challeiiffe du Mille. CliMlleiifrc (lu Kilomètre de « L'Aulo »; (.hamplonnats déparlementaux (cadels, junior?) Critériums départementaux (seniors); 23 Juin: Championnats régionaux (ciidHK, Juniors); critériums régionaux (seniors); 7 Juillet: Kvenliii'Ilemeiit championnats Interréifioiiiinx (cadets, Juniors); éveiiliiclleiiient ciitériums IntiM'réfrlouaux (seniors) 21 Juillet Championnats do France (cadets, juniors) Critériums nationaux (seniors); B août: Meetlujr de Whlle Clly; France-Angleterre. RUGBY. Le Comité de Paris de niiK'by 'i retenu la date du 5 mal pour l'alri! juiier le match Paris-Londres. Hans le but de préparer cette renconlre, une «élection des Joueurs parisiens Jouera, le 28 avril, contre l'équipe des tirailleurs de la division marocaine.

D'autre part, le Comité de Paris vient d'euirafri'i' la sélection militaire de la garnison dans la Coupe de France, nouvelle épreuve organisée par la Fédération française de rugby. -^r-^»-h-h-t-h-s-r-r-^r#r^»# La Direction (le la N. V. Konlnkiljke Nedei'landsche MaatschapplJ tôt Kxplollalie van PciroliMimbroimen lu Nerter- landscli-lndlë (Royal Dutch) a délivré des duplicata des trois dixièmes d'actions de Fis' (00. de ladite Société, 11"» 305.75 J :M)0.30 II et :)!)25-5 G, avec prescription simultanée des orlgl(flnaux, qui. par conséquent, sont devenus nuls de plein droit à l'égard de la Société précité".

La Haye, le 3 avril 1040.

BOURSE DE NEW-YORK Clôture du 2 avril

Cal! Money, 1 Câbles Transfers, 358 1/4 Change sur Paris, 203 1/4; Alchinson Topeka, 22 5/8 Canari inn Pacific, 5 3/4 New York Central, lfi Union Pacific, 95 1/4 Allied Chemical, 177 3/8 American Can, 115 American Smelting, 4!) 7/8 American Téléphone, 172 1/2 American Tobacco, 88 1/4 Anaconda Copper, 29 1/8 lîethlehem Steel, 77 Consolidated Gas, 31 7/8 Coty, 6 1/4 Dupont de Xemours, 185 1/2 Klectric Bonds et Share, 7 General Electric, 38 .R General Motors, 54 1/2 Kennecott Copper, 35 5/8 Montgnmcry

Ward, 53 Radio Corporation, li

7/8 Standard Oil of New Jersey, 43 1/2 V. S. Steel Common, 59 1/8; Westinghouse Elcclric, 112 1/4. Nombre de titres traités 830.000. MARCHES COMMERCIAUX Londres, 2 avril.

Etain comptant moyen, 248 17/6; étain terme moven, 24(i 15/ or, 168/ argent comptant, 20 1/4 argent terme, 20 3/16 scttlenient nrice. 248 15/ straits. 269.

VALEURS COTEES AU COMPTANT ET A TERME PARQUET fëgfflffiggll PARQUET ^j|Sl CÔÛ'ÛSsi CpS£j^|COULISSE |°°ggffe

3 n 70 75 70 Denain-Anzln 1515 1515 Mexicains 8 43 10 47 luèvln 238 241

3 ~'o amortissable.. 86 5cnnetder et Cte Ig81 ,.1g70 ~Mexicalns 3 °m 33 50 37 Liévin 1'In~ord.. 3B 5C S9 35

3 amortissable.. 86 Schneider et Cle 1881 1870 Mexicains 3 33 50 37 iLondon Tin ord.. 38 ÎC 39 25

il- 191') 78 95 80 40 Béthune <10») 793 775 Bons Mexicains U0 U9 50 'Main Réel 775 760 4 r-, i9ie 78 i5 79 60 iBlaïuy 1415 1405 |Albl 1065 1093 |Malacca ordinaire. IE0 180 50 5 192H amortiss. 115 20 115 70 I Courneres 284 50 282 Anglo- American 415 401 jMexican Eagle 67 70 75 4 n 1925 184 65 184 40 Lens 350 349 lAreas 297 298 Michelin 1499 1455 4 1/2 1932 tr.A. 85 70 87 95 Maries 625 612 ÎAstro Bomana 105 102 4 1/2 1932 tr.B 87 45 88 80 Vicoigne 7E0 745 Bnnq Hat. d'Bgyp.4731 ..4717 Mines et Prod ch. 920 910 4 1/2 'A 193"! un. 221 25 221 80 aoléo 76 75 [Min. Grands Lacs 590 586 C il n ob57o 3r 106 20 106 50 Osincourt 1345 1400 iBarcelona tractio. 240 242 {Moulins Maghreb. 49 50 o' tr 4 \IK* 1933 980 984 Bor 1408 ..1400 ^Brakpan 507 508 {Mozambique 37 36 50

4 Ci 1934 900 899 eeim- ̃i-.» 487 479 |Bras>trlf Palermc 1651 ..1645 jM'Zaïta 164 5C 168

5 m t935 9B8 ..1000 FraoO. d. Pétrole.sll?5 ..1160 Brasserle 6cltlen 553 553 INaltagua 199 500.

5 1935 988 ..IO0O Franc, d Pétroles | 1 35 ,.|I6O Brasserie Schlau 553 553 Naltagua 199 100

4 I/2C0 32 out 890 693 Kill Sle-Tt'erese.. 959 945 Brit Am robacco 972 970 iNara«ut3 104 3 1/2% 1936 A 141 Péenliwy 2115 ..2148 3ruaj 322 319 50 NavisaUon Nord 375 341 4 1930 B 129 95 130 Bn-jne-l'ou. eue .1330 ..1296 jHirn-HwlopoUs 1865 ..1867 5 1934 1035 1036 50 HnmXj Juan.3132 ..3080 Oiinbocse 826 812 iNew State Areas 493 495 4 1/2 1934.1026 501026 Port du Uosi.no 9745 ..9735 jeambodge (part) 251 50 263 JOinnlurn pétroles 290 296 i 1035 .1021 ..11022 A!r Uai.ld* IS45 1815 •. Padang 1043 ..1050.. 5 déc 37 1051 501051 urasiuuie feiuiimèi, 10050.. 9950 Canadian Eagle 84 89 Pernod 675 675 5 1/ï '/« 38.(061 ..1061 Ciout'! ludocume 1 203 ..1195 Caoutchoucs (Fin.) 231 234 50 Pnostih Constant. 464 474 50 Caisse Autonome 896 907 I uiuo-Hévea» 700 686 Caoutch tact V) 885 873 |Phosph M'Dilla.. 273 268 BaiiQiif de t'runceo740 8795 ..I Onnii-in a a Gai Jojo ..1015 Chartered 217 212 50 Phosph Tunisiens 325 320 Bana de rAlgérie7350 "o''t i'"mcaise> 84 80 City Deep 564 560 Polnte-a-Pitre 460 491

Banque de Paris 1136 1132 «uiitci 550 544 Colombie 63.. 62 50

Banaue~de~ Peris .I I?b~ 1132 Peuutcr 550 ~Sd4 Coiicordia 63 62 SO 422

Bana rrausatl. 620 630 £"'• et Chausson 520 500 Concordia 51 51 50 |Randfont?in 422 425

Union Parisienne. 540 535 BaUineries bat 1018 992 Crown Mines .2848 ..2915 [Rand Mines 1534 1530 -le Algérienne .1385 ..1405 oucrene» col. 450 iDaggatontein 450 438 Rhodes. Anglo-A 225 225 Compt N d'Esc. 786 775 *erre< Rcugcs 800 814 De Beers ordinaire |443 1458 iRoan Antelope 170 165 Crédit Foncier .3260 ..3250 ijuion r -mpeeuu- 849 8<2 De Beers pré(ér. 1843 |884 |RobinsnD Deep 628 630 Crédit Lyonnais 1785 ..1779 Obligations Young ,30 ,30 Dong-Trieu 273 267 Sennah Rubbei 230 239 Société Générale 784 780 Turc J 1/2';» 1933 300 300 iDurban Roodeport as 663 Shansl 21 21 75 Créd f'f Alg -Tun 462 470 Banque Ouuinaue 695 690 iBastern Rubner 143 144 Shell 798 802 Mars'-ill de Cret.it 649 654 créa. Fr. lsgypt.3970 ..3975 East Rand 520 487 ISilva-Plana 53 52

Suez" 17300 17145 Oauadian-Facuic 325.. 327 (Equateur 166

Suez (Jouissance) |3800" 13300.. Pui"'PS 2170 ..2240 Estrellas |70 144 Simmet and Jack 226 224 Suez (fondateur) 12810.. 12925.. Bozel-Maletra 315.. 338 ..• v;" V "A" | Sprlngs Mines 306.. 305 S0 Sue! (civile. 6') 4230 ..4185 Centra' J"» ̃ 2990 ..3040 Prs.nco-Neerlar|<l 3,5 3,9 Sub Nigel 2085 -.2065 Est 670 683 Ea«f Geduld 2330 ..2310 ?anc" W.??^i"B ̃ 370 375 kanganylka 53 .54

Lyon 999 Oeduld 1685 ..1660 General Mining 8|0 8|5 ravoy Tin 19 75 20 75

Midi 782 783 Kio-Tinto 3180 ..3160 G°!°'ï1<^ Ï™V 5IB •• il0 •• rer- Bouges (part) 267 266 Nord ̃1010 1010 JAzote |o|8 1826 Gula-Kalumpong 203.. 207 Fer. Rouges (part) 267 266 Orléans 975 972 iPetroflna «69 615 Hotchkiss 755 745 rhnrsls 415 402

6anta-Fè. 773 760 IRos·sl Uutch 6455 dbl IHuelve CopDer. 755 715 Tharsis dll.. ~~402

Santa-Fé 773 760 IBoyal Dutch 6455 ..6467 iHuelva Copper. 54 50 55 50 Townshlps Minlng 84 86 50 Métropolitain 763 765 ̃̃ JAmsterdnm Rubbei 4540 ..4620 La Houve 419 423 rrnnsvanl 214 212 Tramw Shanghaï 1099 1096 Suc. et rat d'Eg 1054 ..1090 Huanchac» 43 42 /5 iTrepca Mines 65 66 Lyonnalsp Eaux 1320 .1315 ICarbone Lorraine f45 835 .JHuiles de Pétrole. 421 420 rubes Sosnovtre 49 48 Distr Pansiennf 694 690 ̃• Force* motric Rh 710 712 rnbize 92 21 94 Electr de Paris 720 715 Nonv naleriet ?59 355 Hydro-Wre 196 2C0 50 H -Katanga (partl^^SO ..5770 Elect îComp çê 1 Ié75 1665 j Suze 1000 MJagersfonteln 142 141 Encre Nord Fr. 335 j-Applicat ménaniQ 3035 ,.3080 Juhannesbure 393 390 Union tropicale 176

*res mot Iruyer.' 1250 .1598 l.Dunlop 580 iKatanga 475 479 (Jrikanv 94 102

Nord- Lumière E09 P69 I Emrg. H'e-GaroP.. 230 jKlointnnteln 595 595 Vieille- Montaçne 1545 1548 Thomson-Houston 274 273 En.élecl Lit médit 685 680 j. Kuala Lumpur 230 225 ivitu <-t Spiritueux 195 Onlon d'Electricité 462 470 iSud Electrique 371 383 Lake WIew «nd 8t 200 50 209 UVIsrnse :N»tinn ) 706 700 El Cb for. mot 634 834 ..Elect Loire Centr 340 360 Langl. Estate 118 50 120 IWest Rand 371 372 ~,«? t E.iiu 645 649 Forg et &0. Mar 556 560 le* BrotM Z54 256 ..IWest Sprir.g» 4/2 463 ̃̃ Porge» Nord et 1. 743 733 ..11 tt

NOUVELLES MILITAIRES A L'ETAT-MAJOR GENERAL DE L'ARMEE

Nominations à titre définitif.

I.e rang et les prérogatives de général de corps d'armée ont été conférés aux généraux de division dont les noms suivent

Etat-mujor général de l'armée, 2e section (réserve), Ip général de division Henri Vary, le général de division Octave l.anoix. Htat-major général des troupes colo niales, 2e section (ré'trvc), le généra de division Amédée Thierry.

Promotions et nominations à titre temporaire.

Etat-major général de l'armée, lrc section (aelive). Le rang et l'appellation'de général de corps d'nrmée ont été 'conférés à titre temporaire au général de division Emmanuel î.ihïiud. Est nommé au grade de général de division à titre temporaire le général de .brigade Gaston Lemière. Sont nommés nu titre de général .de brigade, à titre temporaire les colonels d'infanterie Francisque RactHranenz el Jean Cbastenct les colonels de cavalerie Edmond Foiret et Stfnislns du lîessey de C.ontenson. Elat-major générjil de l'armée, 2e section (réserve). Sont nommés au grade de général de brigade titre temporaire le colonel <1p réserve d'artillerie breveté d'état-nmjor Albert HubertP-rierre. le colonel .le réserve d'infanterie Henri de Bizemont.

̃̃

+

+ PAR DECRET, la médaille milita ire, avec traitement, est conférée à un grand nombre de militaires des réserves 2.29G de l'infanterie et 23 indigènes, 28 de la cavalerie et 3 indigènes, 87 du train.

̃+ M. BERTRAND-VIGNE, chef de bataillon, a été nommé attaché militaire aunres de la légation de France en Norvège.

Les attributions

du secrétaire général

du ministère du trava'l

Par décret, paru hier à l'Officiel, M. Georges Cnhen-Salvador, président de section au Conseil d'Etat, chargé à titre de mission des fonctions de secrétaire général du ministère du travail, exerce à ce litre, sous l'autorité du ministre, la direction d'ensemble des. services du ministère du travail. Il'a la délégation permanente du ministre pour signer en son non* les circulaires, instructions et correspondances ne comportant pas de décision réglementaire.

Les fonctions de secrétaire général du ministère du travail ne comportent aucun traitement, ni rémunération de quelque nature que ce soit.

LA VIE RELIGIEUSE Sacre de l'évêque du Puy Bordeaux, 2 avril. Ce matin, à il heures, a eu lieu, à la cathédrale Saint-André, le sacre 'e Mfir Martin, nommé évèque du Puy, en présence <lcs autorités civiles et militaires et d'une foule nombreuse. A la cérémonie que r/.r.sidait Mgr Feltin, achevêque de l'ordeaux, assistaient plusieurs arohevêqrcs et évèques, notamment ceux de liourges, Limoges, 'frayes, Poitiers, Angnulême, Périgueux, D.ix, La Rochelle, Cahors, Agen, Chambéry.

Compagnie Générale

de télégraphie sans fil L'assemblée générale extraordinaire de la Société s'est tenue ]c 30 décembre 1939 et l'assemblée ordinaire le 28 février dernier. Le bénéfice net de l'exercice ressort à 18.005.404 francs. Le dividende a été fixé à 40 francs par action et 48.611 par part bénéficiaire.

Coty S. A.

L'assemblée générale ordinaire annuelle de cette assemblée, devant statuer sur les comptes de l'exercice 19.39, se tiendra le 23 avril prochain, à 15 heures, Salle des Centraux, 8, rue Jean-Goujon, à Paris.

Le Conseil d'Administration proposera à cette assemblée la distrihution d'un dividende de 30 0/0, soit 30 fr. brut par action contre 25 fr. en 1939..

LES CHANGES

En clôture lundi, New-York a cote le franc 2 01 3/4 et la livre 3 55 3/4. Parités 49 566 et 176 331.

Adultes,

^r Enfants ^W

vousvous porterez^L

m bien grâce à

fNASO ÏÂLDÂl

B qui débouche m

^L et aseptise le nez.

Toutes

Pharmocies.

Le pr.x des insignes

de la Légion d'honneur

est fixé par décret

Le prix des insignes de la Légion d'honneur et de la médaille militaire a été fixé par décret, hier Grand'croix 3.954 francs. Plaque de grand officier 340 fr. Commandeur 420 fr.

Officier 98 fr.

Chevaiier 84 fr.

Médaille militaire 42 fr.

,»..

Le rétablissement

de la liaison aérienne France-Madagascar La liaison aérienne ei.lre la France et Madagascar, qui .t. ait été suspendue au mois de sep'embre dernier, a été rétablie par ia Régie Air-Afrique, au début f|c mars, à la cadence d'un courrier tous les quinze jours, dans les deux sens. Au départ de France, les courriers ont lieu aux -.iates ci-après 5 et 19 avril, 3, 17 et 'M mai. Au départ de Madagascar 1, 15 et 29 avril, 13 et 27 mai.

L'AVIATION DE GUERRE EN AFRIQUE DU NORD

MM. Le Courtois et .Maroselli, sénateurs, actueilement en mission d'étude sur l'aviation de guerre en Afrique du Nord, ont assisté samedi à la visite du Sultan du Maroc et du résident général au terrain d'aviation <ie Casablanca.

On sait qi:e le général Noguès a accompagne le Sultan ds. n son premier voyage aérien au-dessus de la métropole commerciale du Maroc. Dimanche, les sénateurs se sont rendus h la base aérienne de Marrakech. Lamdi, ii's ont visité les terrains de Meknès et de Fez.

Ils sont répartis hier pourvOran et Alger et rejoindront la métropole dans le courant de la semaine, après un voyage de 8.0f)0 lrilOTnètres.

-«. M. CHARLES POMARET, ministre du travail, a déposé sur le bureau de la Chambre des députés un important projet de loi portant statut des travailleurs à uomicilo.

Les pouvoirs du, Président des Etats-Unis en matière de traités de commerce réciproques.

On mande de Washington que le Sénat a émis un vote repoussant la motion Piltmann sur la ratification obligatoire par le Congrès des traités de commerce réciproques. Ce fait constitue indubitablement une victoire, aussi bien pour le président Hoosevelt que pour M. Cordell Hull. Les conséquences de ce vote se feront sûrement sentir, dans les temps actuels où la négociation de traités de commerce réciproques entre les Etats-Unis et les Etats d'Europe prend une importance de premier, ordre du fait de la guerre.

-+.

Cours des Halles Centrale. VIANDES. Le kilo bœuf, aloyau, 13,50 a 24,50 plates côtes, 5 à' 8 veau t'iiticr, 12 à !ï),30 a^ncuu, 20 ù

23,10 mouton entier, î 4,50 à 19; pure

en demi, 17,30 à 19,30.

VOLAILLES. La pièce pi-eon, 9 à 15 vivant, 9 à 12 pintade. ?2 à 34. Le kilo canard, 20 à .>0 vivait, 10 oie, 18 vivante, 1.) lapin depouillé, 20 vivant, 14 poulet, 29 à 31 vivant, 24 poule, 24 à 26 vivante, 20.