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Title : Figaro : journal non politique

Publisher : Figaro (Paris)

Publication date : 1938-08-07

Contributor : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributor : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 07 août 1938

Description : 1938/08/07 (Numéro 219).

Description : Note : supplément économique illustré page 4.

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k409941t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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JEUNESSE FRANÇAISE

LE CONFLIT DE TCHANG-KOU-FENG

NOUVEAU RilII> d'avions soviétiques Un appareil aurait été abattu par l'artillerie japonaise Mais les démarches diplomatiques entre Tokio

et Moscou ne sont pas suspendues TOKIO, 6 août.

Après une nuit qui s'est passée dans le calme à la frontière russo-japonaise, les troupes soviétiques ont déclenché un violent bombardement sur les positions japonaises de Shoui-Liou-Feng, au nord de Tchang-Kou-Feng, et engagé des opérations militaires sur une large, échelle, près des hauteurs de Sbat-Sao-Ping et de Tchang-Kou-Feng.

Un peu après 6 heures, environ 60 tanks soviétiques et deux bataillons d'infanterie se sont déployés prêts à attaquer les positions japonaises devant la hauteur de' Tchang-K'où-Feng. Les Japonais ont ouvert le feu et ont. < repoussé les troupejs soviétiques, qui auraient subi de lourdes pertes.. (Suite page 3, col. 4 et S.)

Ce problème de la jeunesse française, comme le congrès des instituteurs en

souligne bien le dénuement Voici i 1 e rapporteur de 1' « Education sociale » à la tribune. Les points qu'il développe sont les suivants unité syndicale, Front populaire, défense de la paix, surarmement, Espagne. L' « éducation sociale » d'une jeunesse, est-ce donc cela ? N'y a-t-il pas d'autres questions qu'il serait nécessaire de considérer, quand on songe au rôle qui incombe aux éducateurs, à l'avenir qu'ils ont pour mission de préparer ? Mais comment nos instituteurs poseraient-ils eux-mêmes le problème de la jeunesse française sur son vrai terrain quand ceux qui dirigent le pays ne savent pas eux-mêmes 1 aborder ?

Faisons attention Nous touchons là un des points critiques de notre vie sociale. Les routines qui régissent l'éducation de la jeunesse française sont une misère. Aucune imagination collective, aucun élan, aucun « dynamisme national ». On dirait que notre jeunesse est toujours menée par des vieux.

Comme les peintres de fresques qui partageaient jadis le monde des morts en « élus » et en « réprouvés », l'on divise maintenant l'Europe en deux camps. D'un côté, les « fascistes », de l'autre, les « antifascistes ». Ici tout le bien, là tout le mal. Ces classifications stupides sont l'une des hontes de notre époque. Les pays qui ne sont pas fascistes conservent de puissantes qualités et ceux qui ne veulent pas les reconnaître ne sont que des sots. En revanche, les pays « fascistes » ont accompli, sur certains plans, de grandes choses. A leur actif, il faut surtout inscrire la compréhension qu'ils ont de la jeunesse, le mal qu'ils se donnent pour elle, l?élan qu'ils ont su lui inculquer. Leur plus grande force réside là. Jadis, le génie de la France était de savoir formuler les mouvements instinctifs qui se produisaient autour d'elle, de les filtrer, de les ramener à leurs mesures justes. Précisément, dans l'apostolat fasciste de la jeunesse, il y a des excès. Il est odieux, par exemple, que l'Etat accapare l'enfant, qu'il veuille se substituer à la famille, qu'il s'efforce de donner au nationalisme sain on ne sait quelles allures de culte païen. Mais l'autre exagération, qui consiste à ne rien faire, ou presque, pour la jeunesse en dehors de quelques discours officiels n'en est pas moins haïssable et périlleuse. C1est toute la différence qui sépare une civilisation grégaire d'une civilisation à base individuelle.

Quand la France se donnera-t-elle la peine de penser sérieusement à la formation de la jeunesse et de trouver un point juste entre ces deux tendances '?

Un seul mouvement existe chez nous qui répond aux doubles exigences de l'éducation moderne c'est le scoutisme. Car, le scoutisme est précisément un « mouvement ». Il crée un esprit collectif, une mystique, un enthousiasme, et, en même temps, il s'adresse à l'individu, il tente à le perfectionner. Il cultive à la fois la personne humaine et la vie sociale. Il donne à la fois le sens des responsabilités indivi duelles et celui des responsabilités nationales.

Il suffit de voir de près un tel mouvement pour savoir les forces et les richesses que l'on peut tirer de la jeunesse française. Car cette jeunesse est magnifique. Une seule chose lui manque des animateurs.

Wladimir d'Ormesson.

DEMAIN

GEORGES DUHAMEL

LES MANŒUVRES AERIENNES EN ANGLETERRE

Un poste de mitrailleur spécialement aménagé pour la D.C.A.. Mur en sacs de terre contre les éclats, équipement du tireur contre le bombardement par bombes à gaz toxiques, composé du masque et de vêtements isolants spéciaux.

LES JOURS SE SUIVENT

RETOUCHES AVNPORTRAiT Dans le livre cvla fois sérieux et divertissant qu'il vient de consacrer à Barras, « roi de la République », M. Jacques Vivent éclaire un personnage et une époque d'une lumière sous laquelle nous n'avo.ns pas été habitués à les considérer. Il est frappant que l'esprit critique ne vienne pas à bout de la légende:. Barras, pour la plupart des gens, c'est un aventurier fastueux qui mena la vie la plus brillante sous le Directoire, entretint de belles.. personnes, et dissipa en prodigalités les dernières réserves d'une -France exténuée par la. Révolution. Cette image tra- cée par le pamphlet et l'histoire romancée est inscrite dans les esprits en traits légers, mais qu'il sera bien difficile de changer. Et pourtant le Barras que nous approchons dans l'élude de M. Jacques Vivent est un tout autre homme. Du petit: gentilhomme provençal qui va d'a- bord sous l'uniforme chercher la gloire aux Indes, au «Directeur » luxueux, amant de la belle Mme Tallien, nous apercevons tour à tour un soldat entreprenant, un conspirateur décidé, une nature assez généreuse et qui a tenu dans ses mains le sort de Robespierre, celui de Bonaparte et celui de Fouché. Peut-être même et c'est la partie la plus mystérieuse de sa vie celui du Dauphin de France. Vraiment, l'homme a fait naufrage sous les tropiques, bataillé à Pondichéry, délivré Toulon, qui a abattu la Terreur et saisi le pouvoir avant d'en être écarté par celui dont il avait forgé la fortune, cet homme-là vaut mieux qu'un refrain d'opérette.

« Barras est roi. Lange est sa reine. » La formule, passée des flons-flons du boulevard au slogan d'histoire, a propagé la légende sur un air facile. Le plus curieux est que Barras n'a probablement jamais été l'amant de Mlle Lange (il a en mieux.) et que le Directoire n'a pas été tout simplement un rendez-vous de trafiquants et- de jouisseurs. Période difficile où Barras s'est trouvé devant la ruine, la sédition, la guerre et

où il a souvent gouverné avec

ou a souM~f ~OHMrHe aMC

beaucoup d'adresse. Durant cinq ans, il a sauvé des 'extrêmes ce régime de convalescence^ D'où vient 'pourtant que le jugement de tant 'd' historiens eux-mêmes soit si sévère ? C'est qu'ils ont travaillé sur les journaux du temps. La presse faisait l'apprentissage de la liberté et elle en usait auec passion. L'écho venimeux, la caloninie, l'outrage inspirés par les clans ou l'étranger, ont formé l'ordinaire de la chronique du Directoire. M. Jacques Vivent qui a bien étudié les textes, remarque au passage que si les historiens de l'avenir se réfèrent à. des sources identiques pour écrire l'histoire d'aujourd'hui, nos « directeurs » se-:ront aussi mal traités. que Barras. Pire même

Qu'il. est difficile d'atteindre la vérité. C'est sans doute que les hommes ne l'aiment 'pas ils lui préfèrent le romanesque et leurs passions. Guermantes.

M.HughWilsonetM.Carr sont reçus par M. Benès et par M. Krofta

l'rayue, 6 août. Ce matin, à 10 heures, l'ambassadeur des EtatsUnis a Berlin, M. Hugh Wilson, en voyage d'étudies en Tchécoslovaquie, s'est rendu au château de Prague, accompagné de M. Wilhur J. Carr, ministre des Etats-Unis à Prague.

Les deux diplomates ont été reçus par le Président de la République, M. Bpnès. Ils ont été reçus ensuite par le ministre des Affai- res étrangères, M. Krofta.

â"rlQ~bar1

à Montauban

Urçe nuit de congé payé '̃<; -̃̃;̃. sans cris

et sans /'Internationale ̃• -j. :,V. Par Maurice NOËL

Les tableaux de départ indiquent à. la même heure des trains triplés. pour une même direction.

Dans le rapide de Paris-Toulouse

Cela commence assez.' bien pour moi, à la gare d'Orsay traînant, ma valise et en nage,.j'ai réussi à m'infiltrer dans le couloir surpeuplé du wagon de ifaisième classera l'instant même où le train s'ébranle. ` j

Au. cinquième compartiment. je passe. la tète, mon ton a pris une fermeté singulière

II n'y a vraiment pas une petite place pour moi? '? Cinq occupants'se contractent d'un coup,' dans un silence gêné, fureteur, se donnant muettement et sans succès la parole les uns aux autres. L'a-t-on remarqué? Trouver, certain soir, une place dans un, compartiment de chemin de fer révèle avec une exactitude symbolique la difficulté qu'il y a à obtenir une chaise au banquetde là vie.

Mais j'ajoute doucement

Je ne voudrais pas passer la nuit debout.

Alors, la révolution a éclaté dans le compartiment, la révolution de la charité. L'on s'est ébroué, consulté, à coups d'onomatopées la franc-maçonnerie de l'occupant contre le nouveau venu a cédé soudain. L'unique place libre a surgi dans' une merveilleuse clarté; elle était habitée par des vestons, deux sacs de marché gonflés de biens, un imperméable.

Je m'assieds, reconnaissant, au cœur des « congés payés ». Ce qu'ils sont? Sur la banquette en face, au coin de la portière, une femme qui a dépassé la quarantaine, -au visage adipeux, luisant, empreint de bonté; la chevelure déjà blanche est bleuie, soigneusement ondulée, mais les mains, les bouts des doigts sont gercés je me demande si sou travail dans la vie n'est pas de ficeler des paquets. Elle s'occupe maternellement d'un garçonnel de sept ou huit ans, manifestement scrofuleux la" chaîne de ganglions sur le cou 'décharné, les jambes misérables, la tête, avec son strabisme, fait des mouvements saccadés. et puis ce regard anxieux qui s'attache sur moi, le nouveau venu, et me gêne. A sa droite, un brun râblé, aux mains de

Voir en page 4

Réflexions ~r

les 40 heures

Par JEAN ULLMO

LA

COURSE AU

TRÉSOR Photographique

Envoi- de -Mlle Âdeliae; Baux ̃

3, boul. Honoré-'de- Balzac, Villeurbanne (Rhône.).' ̃̃•̃"

{Nos lecteurs trouveront le règlement. du concours en ;2i- pane).

A VÏNCENNES

QUATRE

BANDITS

DEVALISENT LA VITRINE d'une bijouterie et fuient en voiture Le montant du vol dépasserait 700.000 frs Une agression d'une audace peu commune s'est produite hier, en plein midi, à Vinccnncs, quatre bandits ont dévalisé une bijouterie. A l'angle de la rue du Levant et de la rue Saulpic, une voiture portant quatre personnes s'arrêtait vers midi 30. Les voies étaient il cette heure à peu près désertes. Trois des occupants descendirent de la voiture et se dirigèrent vers la vitrine de la joaillerie que dirige M. Riol. Le conducteur était seul resté à son siège et faisait tourner son moteur par saccades.

Cependant,, les trois hommes examinaient les bijoux. Tout à coup, l'un d'eux sortit de sa poche une énorme clé a molette et, d'un coup violemment asséné, fit voler la glace en éclat, tandis que ses camarades, en main, surveillaient la rue.

(Suite page 3, col. 1 et 2.)

BILLET DU DIMANCHE DOCTRINES D'OCCASION

La Science, à qui je n'aurais garde de refuser sa majuscule, est devenue l'idole du Français moyen, alors qu'elle confinait à la raison la plus vulgaire, au plus banal sens commun, et que les obscures clartés qui tombaient du siècle des lumières n'arrivaient pas à éblouir même les yeux clignotants de monsieur Homais. C'est, en ces temps qu'Auguste Comte, homme de génie, mais de la dernière médiocrité, s'avisa que l'Humanité, après avoir traversé la nuit de «l'état théologique » et le- crépuscule de « l'état métaphysique », aboutissait enfin à « l'état positif » ou scientifique, qui est son âge viril, les deux autres correspondant à son enfance et à sa puberté.

Les tendances de la Science toujours dite positive depuis une quarantaine d'années semblent avoir contrarié ce système, dont l'équilibre et la simplicité étaient si commodes. Je sais de vrais savants, à qui telles découvertes de !a physique d'aujourd'hui donnent à la lettre le vertige mais monsieur Homais n'est pas sujet au vertige et il continue à se réclamer de la Science, sans se douter qu'il est &i retard d'un demi-siècle au bas mot. Ai-je besoin de rappeler que monsieur Homais n'est pas savant de profession ? Il est scientiste, qui signifie à la fois amateur et snob. Chacun sait qu'au registre des métiers, il est inscrit comme pharmacien. Il est également, dans les occasions, sous-vétérinaire. A ce dernier titre, il se mêle de politique, et sans titre aucun il se mêle aussi de littérature.

C'est lui qui, environ les années quatre-vingt, a inventé le roman expérimental si Flaubert le savait Cela n'est pas de grande conséquence; mais c'est lui encore qui, environ le même temps, a inventé « la république positiviste » et soufflé à Gambetta, non moins que lui superstitieux de la Science, cette formule historique a La République sera positiviste ou elle ne sera pas. » Elle est. Est-ells positiviste ? C'est un autre lièvre, qu'il semblerait peut-être imprudent de lever. Mais regardons chez le voisin.

N'est-il pas amusant qu'en de certains pays je ne nomme personne où l'on tourne volontiers en dérision la manie raisonnante ainsi que le scientisme français, on invoque la Science à l'appui des principes de gouvernement auxquels on voudrait bien donner de la solidité, et c'est comme un fait exprès, on se réfère presque toujours à de vieilles hypothèses que la science sérieuse a depuis longtemps laissées tomber. On devine que je fais allusion au racisme. On sait qu'il est d'origine française. C'est notre compatriote, le comte Arthur de Gobineau, qui, au cours de ses voyages, a cru. vérifier l'inégalité des races humaines et la supériorité du dolicocéphale blond, du Germain, seul descendant authentique des Aryas.

Malheureusement ou heureusement ce n'est que de la littérature, et Gobineau n'est, en effet, qu'un homme de lettres, non sans talent, mais amateur, qui d'ailleurs a pris le plus sûr moyen de parvenir à la grande célébrité il a crié lui-même et fait crier sur les toits qu'il était méconnu en France et qu'on lui rendait justice à l'étranger. Néanmoins, le racisme n'a plus ce partisans désintéressés ou de bonne foi même chez les éleveurs.

̃'̃ Abel Hermant,

de l'Académie française.

manuel, trente-cinq ans peutêtre, a pris un quant-à-soi solennel devant mon installation. Encore en face, un jeune employé est plongé dans un bouquin de botanique je reconnais sur la page en couleurs la renoncule des bois.

Adoption pour la nuit Sur ma banquette, à ma gauche, un jeune homme au visage fin et sensible porte à la boutonnière Un insigne U. S. h. (mon imagination traduit aussitôt. Union Sportive de Levnl̃lcis) je vais comprendre vite qu'il est le grand frère du scrofuleux. A ma droite, un grand blond, le copain du brun râblé, a des joues couleur de fraise. (Suite page 3, col. 1 et 2.)

LA GUERRE D'ESPAGNE

Les nationalistes annoncent que le front de l'Ebre

est rompu en plusieurs points Ils auraient fait 22.000 prisonniers

(Lire nos informations en page 3.)

CHARLIE CHAN le célèbre acteur de cinéma EST MORT

Charlie Chan, le Sherlock Holmes asiatique, le flegmatique détective de l'écran américain, ne sera plus le héros d'aventures filmées pour les petits et les grands. Warner Oland, en effet. est mort hier à Stockholm, à l'âge de cinquantedeux ans.

Avec Warner Oland, c'est un excellent comédien qui disparaît. Il avait donné la mesure de son talent avant même de camper le personnage de Charlie Chan, mais celui.ci devait les rendre mondialement célèbres tous les deux.

Il fut, autrefois le traître des grands drames américains et la création qu'il fit, aux côtés de Marlène Diétrich dans « Shanghaï-Ex.press » restera l'une des plus sai»sissantes de sa longue carrière.

Charlie Chan

APRES LA SEMAINE SOCIALE

LE "PLAN" y

DES CATHOLIQUES par J. LE COUR GRANDMAISON

LA Semaine Sociale vient de se terminer. Dans leurs t conclusions, les semainiers nous invitent à faire, avec eux, un examen de conscience, dont la lettre du cardinal Pacelli à leur éminent président, M. Eugène Duthoit, fournit d'ailleurs le cadre.

« De magnifiques possibilités de travail s'ouvrent aujourd'hui, en France, à la bonne volonté des catholi.ques, écrit Je cardinal qu'ils sachent en profiter. A une époque si grave pour le sort spirituel du monde et de leur pays, on attend deux un effort et un exemple. » Où en sommes-nous de cet effort et de cet exemple ?

̃ •*̃

«t.

La mode est aux plans.

De toutes parts, on propose des ensembles de mesures capables à en croire leurs auteurs de restaurer la prospérité, d'affermir la paix et de hâter l'avènement de 1 ordre nouveau que tous appellent de leurs voeux. De son côté, l'Eglise condamne les régimes totalitai.res, le libéralisme, le socialisme. le communisme, et affirme qu'en dehors des principes chrétiens, il n'y a ni pros.périté, ni paix, ni liberté.

Ces affirmations sont-elles susceptibles de se traduire en réalités tangibles ?

Les catholiques ont-ils un plan ? Et s'ils en ont un, lequel ? '?

L'heure est opportune pour essayer de répondre à ces questions.

r

Tout d'abord, dissipons une équivoque.

Il serait, certes, possible d'extraire des Encycliques un programme de réformes économiques, sociales, politiques même on se tromperait en voyant là l'essentiel du plan des catholiques.

Nous pensons, en effet, qu'il ne suffit pas de changer les institutions. Il arrive, une voix autorisée l'a rappelé, que les institutions corrompent les hommes mais les hommes, de leur côté, peuvent corrompre les institutions les meilleures. L'Histoire fourmille d'exemples, et nous voyons tous les jolirs le progrès matériel, qui est un bien, apporter à l'humanité plus de souffrance que de bonheur, parce qu'il est mal dirigé.

Ce sont donc les hommes qu'il faut d'abord réformer, comme le reconnaissent ceux qui affirment la primauté des valeurs spirituelles, sans toujours préciser ce qu'ils entendent par là.

A cette tâche de réforme des esprits et des consciences se consacrent chaque jour plus activement les « mouvements » ̃– désignation expressive d'Action catholique. Jeunes et adultes, hommes et femmes, leur objectif commun est de refaire chrétiens les individus et, par les individus, le milieu social.

Par quels moyens ?

Ni par la force, ni par la masse, ni par l'autorité de l'Etat. ni par l'entraînement d'une publicité irrésistible, mais par le rayonnement de l'exemple, qui -suppose une vie intérieure intense. Sans négliger, à leur place, les moyens extérieurs, l'accent porte sur la réforme personnelle, en vertu de l'adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même. »

Le plan des catholiques est d'abord un plan individuel mais il est individuel pour être social.

Ces chrétiens plus rayonnants, plus instruits de leur doctrine, plus conscients de leurs responsabilités doivent être, chacun dans son milieu familial, professionnel, social, les ouvriers de la réforme des institutions. Celle-ci ne visera pas seulement les modifications de la structure, mais la transformation de l'esprit. Il ne s'agit pas, on le voit, d'un plan rigide, imposé II~ de l'extérieur par quelque autorité il s'agit d'une idée vécue de plus en plus intensément par un nombre croissant d'hommes, transformant le climat et se traduisant, au fur et à mesure des possibilités, par une transformation des institutions.

Le but de ce qu'on appelle « l'Action Catholique », c'est précisément d'orienter, de coordonner et de discipliner ces efforts, d'en assurer la convergence, partant, 1 efficacité c'est de maintenir l'union, caractère propre de toute activité authentiquement catholique.

On comprend dès lors l'insistance du Souverain Pontife et la sollicitude vigilante qui le porte à s'identifier à l'Action Catholique « Qui frappe l'Action Catholique, frappe le Pape. » Sans elle, en effet, le plan des catholiques demeurerait purement spéculatif.

(Suite page 3, colonnes 1 et 2)


LA PASSION A ROQUEBRUNE

Une des scènes du défilé annuel de la Passion dans les rues pittoresques de Roquebrune.

LES ECHOS

Le créateur de la toile de Jouy. Jouy-en-Josas célèbre aujourd'hui le centenaire de la mort d'Oberkampf que beaucoup de Parisiennes connaissent par sa station de métro sans se douter que c'est à lui qu'elle doivent les « imprimés qu'elles portent. C'est lui, en effet, qui créa en France la première manufacture de « toiles peintes à la planche », lesquelles venaient jusque-là de Suisse ou du comtat Venaissin. Elles venaient d'ailleurs en fraude, car à cette époque, leur commerce était prohibé comme nuisible à la culture du lin, du chanvre et de la soie. Un édit de Louis XV supprima cette interdiction et aussitôt Oberkampf alla s'établir à Jouy, sur les bords de la rivière des Gobelins. Il perfectionna les procédés étrangers qui ne permettaient que l impression des lignes du dessin et l'industrie des « indiennes » était née. Bientôt toute la Cour, à l'exemple de Marie-Antoinette, ne s'habillait plus que de ces charmants imprimés. En 1787, pour récompenser Oberkampf, de l'essor qu'il avait donné à cette industrie, le roi lui conférait des lettres de noblesse. Oberkampf et Napoléon. Oberkampf ayant traversé sans trop de mal les années de la Révolution, vit ses affaires prendre un nouvel essor sous l'Empire. De telle sorte qu'il créa à Essone une filature et une tissanderie, où il recevait le coton en balles et le préparait lui-même pour l'impression. Il privait ainsi l'Angleterre d'un débouché pour ses cotonnades, ce qui ne pouvait que plaire à Napoléon. L'Empereur se rendit un jour à Jouy, visita la manufacture puis, détachant sn propre Légion d'honneur, il l'épingla sur l'habit d'Oberkampf. Vous et moi, lui dit-il, nous faisons une bonne guerre aux Anglais. Vous par votre industrie, et moi par mes armes. Puis, au bout d'un instant, Napoléon ajoutait d'un air son-

geur

Qui sait si ce n'est pas vous qui faites la meilleure ? '?

Le second seigneur de Jouy. Le successeur d'Oberkampf n'eut pas moins de notoriété que son prédécesseur, puisque ce fut M. Barbet, devenu M. Barbet de Jouy, par décret de Charles X, lequel, lorsqu'il était comte d'Artois, s'était amusé à travailler dans la manufacture

Le Concours photographique

̃••̃•̃•̃ DU

FIGARO

Le Figaro propose, cette année, un concours photographique d'un genre nouveau intitulé

COURSE AU TRESOR PHOTOGRAPHIQUE Nous demandons à nos lecteurs ou lectrices de nous envoyer des photos prises pendant les vacances sur les six sujets suivants 1° Un étalage de marché en plein vent:

2° Une femme respirant des fleurs;

3° Un paysage vu à travers une raquette de tennis; 4° Une tête de vache;

5° Un canard s'essuyant les pattes sur un tapis-brosse; 6° Le rire d'un enfant.

Précisons, en réponse aux nombreuses demandes de renseignements qui nous parviennent tous les jours, qu'il n'est nullement nécessaire de nous adresser les six photographies pour avoir le droit de participer à ce concours. Un seul document, s'il est très beau ou très original, peut valoir un prix à son auteur. Mais il est évident que dans le classement général, le jury tiendra compte de l'ensemble.

Le classement se fera, à la fois, d'après la qualité et d'après la quantité des photographies reçues.

Au fur et à mesure des envois, nous les publierons suivant la place disponible.

REGLEMENT

Au dos de chacune des photographies devront être indiqués très lisiblement les nom, prénoms et adresse de la personne qui nous envoie la photo. (Indiquer l'adresse habituelle.)

2° Aucune épreuve ne sera rendue, aucune lettre recommandée ne sera admise. 3° Aucune photo ne sera acceptée après le l"r octobre. 4" Les photos devront être adressées en un seul envoi au

CONCOURS

PHOTOGRAPHIQUE DU « FIGARO »

14, Rond-Point

des Champs-Elysées

PARIS

FIGARO.

de Jouy. Et c'est ce second « seigneur de Jouy qui a laissé son nom à l'une des rues les plus aristocratiques de Paris, où il possédait des terrains, et où il fut le premier à faire bâtir. M. Barbet de Jouy, dont le frère, M. Barbet de Rouen, était pair de France sous la Monarchie de Juillet, était une des figures les plus en vue du Paris de 1830. Il était extrêmement élégant, il portait les favoris « à la viennoise et comme il é_tajt fort répandu, cela lui valut d'être beaucoup caricaturé dans les journaux satiriques qui ne l'appelaient jamais autrement que M. Barbet (nom d'un chien !)

T-« Masque de fer.

IX IOURRSEE CULTE CATHOLIQUE

SERVICES RELIGIEUX D'AUJOURD'HUI Dernières messes

A midi. A Saint-Antoine, SaintAugustin, Saint-Chartes de Monceau. Salnte-Clotlltle, Eglise espagnole, SalntEticnne du Mont, Saint-Eugène, SalntEustache, Saint François de Sales, Salnt-I'rançois-Xavier, Saint Germain des Prés. Salnt-Hoiioré d'Eylau, Immaculée Conception, Saint-Jean l'Evanséliste, fcalnt-Jean-Baptlste de la Salle, Saint-Marcel, Saliit-Medurd, Saint-NIcol.is des Champs, Notre-Dame d'Auteull. Notre-Dame de lîonne-Nouv.;lle, Notre-Dame de Boulogne, Notre-Dame des Champs, Notre-Dame de Passy, Saint-Pierre de Cnalllot, Saint-Pierre du Gros-Caillou, Saint-Scverin, SalntSulplce, Trinité, Notre-Dame de Lourdes, Paint-Philippe du Roule.

A 12 h. 15. Sillnt-Denys du SaintSacrement, Saint-Lambert de Vauglriird. Saint-Laurent, Sainte-Marie des Batig-nollos, Saint- Martin dot Champs, Notre-Dame des Victoires, Saint-PaulSulnt-I.ouls, Saint-Jacques du HautPas, Salnt-Ambrolse.

A 12 h. 30. A Saint- Ferdinand des Ternes, la Madeleine, Saint-Pierre le Montroutre. Snlut-Roch.

CULTE GREC ORTHODOXE Liturgie

A 10 h. 15. 93, rue de Crimée. A 10 h. 45. 12. rue Daru. CULTE PROTESTANT

Eglises réformées 1

A 10 h. 15. Etoile, 54, avenue de la Grande-Armce foyer de l'Ame, 7, bls. rue du Pasteur-Wagner Oratoire, 117, rue Salnt-Honoré Passy, 19, rue Cortambert Saint-Esprit, 5, rue Roqucplne.

Eglises luthériennes

A 10 h. 30. muettes, 24, rue des Archives Rédemption. 16. rue Ch;tuchat Saint-Jean, 147, rue de Grenello.

Eglises libres

A 10 h. 30. Luxembourg, 58, rue Madame.

Eglises évangéllquea baptistes A 10 h. 30, 4 8, rue de Lille et 12'J, avenue du Maine.

La Flamme du Souvenir

A 18 1). 30. a l'Arc de Triomphe U. N. C, sections d'Orly, de Clioisyle-nol ot Thlals ot do Reims. fédé- ration française des EUdiuiits catholiques.

Les courses

A 14 heures Complegne.

NOTA. Nous recommandons aux concurrents de nous envoyer des épreuves d'un format minimum 9x12. Il est, absolument inutile de nous envoyer le négatif. LES PRIX

Premier prix d'une valeur de 3.500 francs.

Un deuxième prix d'une valeur de 2.000 francs.

Un troisième prix d'une valeur de 1.000 francs. Un quatrième prix d'une valeur de 750 francs.

Un cinquième prix d'une valeur de 500 francs.

Un sixième prix d'une valeur de 250 francs.

Et 25 prix de 100 francs.

LA W IRA 1E -BOHEME ̃ s HENRI MURCER

CHAPITRE II

La Goguette vi ° Eugène, voici tes amis. Ils viennent encore te parler de leur poésie, de leurs histoires. Je t'en prie, mon flls, sois sérieux. Ce n'est pas ainsi qu'on apprend à faire un bonv emballeur.

Laissez donc, papa, soyez tranquille, je vais finir mon ouvrage avant de les rejoindre.

Ce soir-là, comme beaucoup d'autres, le petit Murger alla à la goguette qui se tenait dans un restaurant, rue Basse-duRempart, au fond d'une deuxième cour. Il était très lier d'être en compagnie de son ami Eugène Pottier, encore que personne ne pouvait deviner que ce petit emballeur composerait un jour l'Internationale. Dans leur groupe, il y avait des ouvriers de toutes sortes qui sacrifiaient aux Muses à toute occasion. Ils allaient à la « goguette » la bonne franquette, en blouse et en casquette, pour faire entendre leurs œuvres.

Avec un certain orgueil, le petit Murger remarqua un policier en civil, un agent de la rue de Jérusalem, qui venait espionner ce qu'on disait et ce qu'on chantait là, car les « goguettes » passaient, avec raison d'ailleurs, pour avoir l'esprit révolutionnaire. Le roi Louis-Philippe et ses ministres étaient souvent dans les chansons fort malmenés, mais prudemment, par allusion, tandis qu'on exaltait la valeur des « frères ouvriers ». Sur les rapports des policiers, il arrivait souvent que la « goguette » fût fermée et son président condamné. Une pancarte portait, par bravade, ces mots

« est interdit de parler politique, mais on peut fumer. » La salle était déjà presque pleine. Les ouvriers en blouse, les femmes habillées d'indienne et coiffées de bonnets ou de madras, assis aux tables, buvaient du gros vin. Dans le fond de la salle était dressée une sorte d'estrade réservée au président et couronnée de drapeaux tricolores, arrangés en trophée. Le long des murs, des écriteaux portaient en lettres d'or des noms de chansonniers ou bien des devises comme « Hommage aux visiteurs », ,« Respect au beau sexe », « Honneur aux arts ». Quand ils entrèrent, le président, le maillet à la main, criait Allons, mes amis, applaudissons encore une fois notre camarade qui s'est fait l'interprète de notre ami Thierry, empêché de chanter par un mal de gorge.

Des cris et des applaudissements lui répondirent A présent, je vous demande de battre des mains en l'honneur de Mlle Félicie, qui va vous chanter une romance. Allons, allons, galants troubadours, c'est pour une dame Les chansons se succédaient, chargées tantôt de revendications sociales, tantôt de sentimentalité sucrée. Quelques-unes étaient parfois d'une galanterie à faire rougir la neige, mais les dames de l'assemblée avaient le bon goût de ne pas sembler comprendre les sous-entendus.

Le petit Murger rêvait dans la fumée des pipes, les acclamations, les chants repris en chœur. Les chansons sociales et politiques ne le passionnaient pas par contre, il se sentait bouleversé par les tendres romances. Sa sentimentalité débordante se trouvait à son aise.

LE CARNET DU « FIGrARO »

AUJOURD'HUI

Cours. Slldl 1" Messe à l'occasion de la fête de S.A. R. la duchesse d'Anjou et de Saint-James, née Infante Marte des Ang-eï de Portugal (Basiliquo de Notre-Dame des Victoires). Midi Messe de sixtaine à la mémoire de S. A. R. le prince Nicolas de Grèce (Eglise suisse, 32, rue Boileau).

AMBASSADES

S. Exc. le ministre de France en Irlande et Mme Pierre Guerlet ont donné, le 3 août; â 1a légation; en l'honneur des officiers de l'équipe française qui participe au Concours hippique de Dublin, un dîner auquel assistaient

Sir John et lady Leslie, SI. Justice Wylie, Mrs et miss Wylie, M. J.-P. Walshe, secrétaire général du ministère des afraires étrangères; le secrétaire de la légation d'Italie et la marquise Slalaspina, les capitaines Bizard, des Roches de Chassay, Chevallier, le lieutenant Broussaud, miss Babs et miss Slaureen Smith, miss Mue Clintock, miss Drummoud, Mlle Guerlet, SI. Guy Ebrard et M. Christian des Brunes.

Les manifestations de sympathie ont afflué à l'ambassade de France à Berne à la suite de l'accident d'automobile dont a été victime Mme Alphand, et que nous avons annoncé hier.

Des souhaits de prompt rétablissement sont notamment parvenus à l'ambassade du département politique des affaires étrangères, du corps diplomatique, de la colonie française et de nombreuses personnalités bernoises, attestant la chaleureuse sympathie dont est entourée l'ambassadrice.

S. Exc. M. Art O'Briain, ministre d'Irlande, de retour à Paris après un séjour de six semaines dans le Midi, s'étonne d'apprendre que la nouvelle a couru qu'il n'était pas en bonne santé. Le ministre est, au contraire, en parfait état de santé et voudrait rassurer tous les amis qui lui ont écrit en les informant que la nouvelle était inexacte. En même temps, le ministre désire faire savoir que sa retraite prochaine, qui a été annoncée dernièrement, se fait tout simplement parce qu'il a passé l'âge de la retraite l'année dernière et que le gouvernements irlandais lui avait demandé de rester à son poste un an de plus. Cette période venant à expiration au mois d'octobre, le ministre se retirera à cette date.

MONDE OFFICIEL

Une messe solennelle en l'honneur de la Sainte-Vierge, pa. tronne de la Hongrie, et en mémoire de saint Etienne aura lieu en l'église Notre-Dame de Bonne Nouvelle (19 bis, rue Beauregard), demain lundi 15 août, à onze heures très précises, sous les auspices de la légation de Hongrie en "rance. Les chœurs se feront entendre en langue hongroise. La nef centrale est réservée à la colonie hongroise. Le sermon sera fait par l'abbé Gabriel, directeur du lycée français de Godollo.

CERCLES

Le Mémorial de France à Saint-Denys, société des Amis de la Basilique, organise une visiteconférence de la basilique qui aura lieu le dimanche 14 août rendezvous à quatorze heures cinquante au portail de la basilique. Le nombre des participants étant strictement limité, on est prié de s'inscrire par lettre au secrétariat du Mémorial, 2, avenue Emile-Acollas, Paris.

La commission d'admission du comité France-Amérique vient d'admettre

Au titre de membre à vie M. Barthélémy Lachelier, présenté par MM. S. Charléty et Louls Madelin, et Mme Barthélémy I-achelier, présentée par Mme S. Charléty et Mme Louis Sladelin. Au titre de membres M. Paul Bouju, présenté par MM. René Pinon et Gabriel Louis-Jaray, ainsi que Mme Julien Huber, présentée par Mme Caplomont et Mme dal Piaz.

(Suite)

Mlle Jollan de Clerville, dont le mariage avec M. Marcou de Procé a été célébré dernièrement en la chapelle des Forges de Paimpont (Ille-et-Vilaine.)

(Studio Pai-is-France.)

NAISSANCES

M. Roger Kaltenbach et madame, née Marthe Ebersolt, sont heureux de faire part de la naissance de leur fils Laurent. Paris, 29 juillet.

FI 4NÇ AILLES

On annonce les fiançailles de M. Claude Cavallier, petit-fils de M. Camille Cavallier, maître de forges, décédé, et fils de M. Charles Cavallier, administrateur de la Société de Pont-à-Mousson, également décédé, avec Mlle Odile Labesse.

MARIAGES

UN GRAND MARIAGE

Hier. en l'église Saint-Pierre de Chaillot, a été béni par l'abbé Lavacquery, ami des deux familles, le mariage de Mlle Isabelle de La Rochefoucauld, fille du duc de La Rochefoucauld, chevalier de la Lé. gion d'honneur, croix de guerre, et de la duchesse, née de Fels, avec le comte de Mailly-Nesle, fils du marquis de Mailly-Nesle, prince

A Vichy, au Golf. De gauche à droite M. R. de Trafford et le capitaine Ph. Donner, de Londres.

DEPLACEMENTS DE NOS AQSNNÉS

Afin de nous permettre de donner suite en temps opportun aux demandes de chuiigemeut d'adresse, nous prions non abonné», DANS LEVR PROPRE INTERET, de nous communiquer la date de leur

Chaque demande de changement d'adresse doit être accompagnée de l'une des dernières bdndes et de 2 fr.

Par ANDRÉ WARNOD

Il pensait aux vers d'amour qu'il écrirait quand il serait un vrai poète. Car il serait poète mais les paroles de son ami Bisson lui revenait à la mémoire. Serait-il poète ? Ou peintre ? Il hésitait encore.

̃̃ CHAPITRE III ̃̃•" ̃ •-•: ̃'̃'̃'

L'atelier dans l'étable

Le lendemain, nos trois garçons se mirent en route pour la barrière d'Enfer. Le chemin était long, mais ils avaient de bonnes jambes. Il faisait beau temps, et c'était dimanche. Près de la barrière, en face de la rue des Champs-d'Asile, des joueurs de boules, dans la contre-allée, se livraient à leur sport favori sous les verts ombrages. Les trois garçons les regardèrent un instant lancer le cochonnet, mais ce n'est pas de boules qu'il s'agissait. Le chef de l'expédition était naturellement Pierre Bisson, le plus déluré de l'équipe, celui qui avait l'honneur de connaître ce Joseph Desbrosses, futur sculpteur, rapin chez Lassus et Labrousse, et qui avait pour auréole le fait d'avoir été chassé de la maison familiale par son père. Durant tout le trajet, il avait joui sans vergogne du prestige qu'il exerçait sur son frère et sur son ami Murger. Mais, à présent, il fallait justifier ce prestige et trouver la maison dont on lui avait donné l'adresse. Cela ne paraissait pas très facile. Ils arrivèrent enfin devant une ferme, une vraie ferme. Tu crois que c'est là? demanda Murger.

Puisque c'est l'adresse que Desbrosses m'a donnée, 81, rue d'Enfer, c'est bien ici.

Ils franchirent le seuil de la porte cochère, et se trouvèrent dans une cour pleine de fumier et de flaques d'eau dans laquelle barbotaient des canards. Des poules picoraient, un coq à leur vue dressa le cou. Au bout de la cour était une porte basse flanquée de constructions ajoutées au corps du bâtiment principal. Comme les trois garçons étaient là, plantés sur leurs jambes et tout interloqués, un homme parut sur le seuil du bâtiment central. C'était un grand gaillard au poil roux, à l'air jovial. Vous demandez ? '?

Pierre Bisson lui répondit

On nous a dit que notre ami Joseph Desbrosses, le sculpteur, habitait ici.

C'est exact. Vous voyez l'étable là-bas, c'est au-dessus. Mais vous êtes artistes aussi, ajouta-t-il, en clignant de l'œil vers le carton que Pierre Bisson avait sous son bras.

Nous le sommes, en effet, dit gravement celui-ci. Alors, nous sommes collègues. Moi aussi, je fais de la peinture, tout propriétaire de cette ferme que je suis. Je m'appelle Lazare, mais je signe mes toiles Lazare Vasquez, cela fait plus romantique, cela ressemble un peu à Vélasquez.. Tous les artistes sont mes amis, et ils seront toujours les bienvenus chez moi. Vos camarades ont trouvé en moi un propriétaire comme il n'y en a pas beaucoup. Mais suivez-moi, je vais vous conduire chez eux.

Il les mena jusqu'au bâtiment où était l'étable. Une vache meugla. Une chaude odeur montait de la porte ouverte.

(A suivre,)

Mlle Isabelle

de La Rochefoucauld

(Plot. Dorys.)

d'Orange, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre, et de la marquise, née de Rohan-Chabot, décédée.

Les témoins de la mariée étaient: le comte de Fels, le prince de Hefflngen, son grand-père, et Mlle de La Rochefoucauld, sa tante; ceux du marié la duchesse de Rohan, sa tante, et le comte Louis de Mailly-Nesle, son oncle.

La mariée était précédée de Solange et Alfred de La Rochefoucauld, Gilles et Arnould de MaillyNesle, Juliette de La Rochefoucauld et Mlle du Luart de Montsaulnin, en satin blanc.

Le service d'honneur était assuré par Mlles Elisabeth de Boisgelin, Hélène de Rohan-Chabot, Jeanne Lebaudy, Sylvie de Bertier de Sauvigny, Aliette de Quélen, Charlotte de La Rochefoucauld, en mousseline cyclamen et grandes capelines assorties.

S. A. R. la Princesse Sixte de Bourbon-Parme, absente de Paris, s'était fait représenter par le capitaine de vaisseau Bertrand. La jeune mariée portait une robe en crêpe satin, blanc, le décolleté terminé par un lis de même tissu, une longue traîne partait de la taille. La coiffure de lis retenait le voile. Cette très belle toilette était une création de Maggy Rouff.

départ au moins TROIS JOURS A ^'AVANCE. Les demande. qui nous parviennent dans un délai moindre Hcnt impossibles à satisfaire et à fortiori celle. qui .nous «ont parfois adressées pour le jour même.

André Warnod. (Dessin de l'auteur)

DEVILS

L'Ecole des Sciences Politiques a le regret de faire part de la mort de M. Charles Dupuis, membre de l'Institut, directeur honoraire de l'Ecole des Sciences Po- litiques, décédé à Paris dans sa soixante-seizième année, après une longue et douloureuse maladie. Né à Paris en 1863, M. Charles Dupuis, après s'être inscrit comme avocat à la Cour d'appel, prit successivement ses diplômes de docteur en droit et de l'Ecole des Sciences Politiques. Secrétaire de la célèbre institution en 1892, il était nommé peu après maître de conférences, puis professeur et chargé de la chaire de droit des gens qu'il conserva pendant 39 ans. Appelé aux fonctions de sous-directeur en 1913, M. Dupuis était chargé en 1920 de conférences de droit des gens au Centre des Hautes Etudes Militaires. La même année, il était nommé professeur à l'Institut des Hautes Etudes Internationales. et, quelque temps après, l'Institut de France l'appelait à siéger dans la section de «Législation, droit public, jurisprudence». L'extraordinaire culture de M. Dupuis lui avait permis de s'intéresser à toute une série de problèmes qui n'étaient pas uniquement d'ordre historique ou diplomatique. C'est ainsi qu'il avait publié les ouvrages suivants « Les tarifs douaniers et les droits de commerce », « Le droit de la guerre maritime d'après les doctrines anglaises contemporaines », « Le principe d'équilibre et le concert européen », « Le droit de la guerre maritime d'après les conférences de La Haye et de Londres», « Le ministère Talleyrand ».

Nous apprenons la mort de Mlle Béatrix de Villeneuve Flayosc, survenue le 5 août, en son domicile à Paris, 54 bis, rue Cardinet. Le service religieux aura lieu en l'église Saint-François-de-Sales, rue Brémontier, demain lundi 8 août, à neuf heures. Il n'a pas été envoyé de lettres de faire part.

On nous prie d'annoncer la mort de la baronne Lecointre, née Gabrielle Payan, pieusement décédée à Tarbes, le 1" août 1938. Le présent avis tiendra lieu de fairepart.

Nous apprenons la mort de Mme Fernand Serpieri, décédée à Athènes le 3 août.

On nous prie d'annoncer la mort de M. Achille Darnis, survenue au Logis de Vougné. La cérémonie religieuse a été célébrée à Augé (Deux-Sèvres) et l'inhumation a eu lieu à Paris, dans la plus stricte intimité. De la part de M. et Mme Etienne Bénistan, ses enfants. Il ne sera pas envoyé de faire-part.

M. et Mme André Faraggi et leur famille ont la grande douleur de faire part de la mort de leur fille Anne-Marie, rappelée à Dieu le 5 août 1938, à l'âge de deux ans. Les obsèques ont eu lieu dans la plus stricte intimité. Le présent avis tient lieu de faire-part. On nous prie d'annoncer la mort de Mme Alphonse Trouvé, décédée Paizay-le-Sec (Vienne), le 4 août 1938, à l'âge de quatrevingt-treize ans, munie des Sacrements de l'Eglise. Les obsèques auront lieu en l'église de Paizay-le.Sec, demain 8 août 1938, à dix heures. Le présent avis tient lieu de faire part.

On annonce la mort du colonel d'artillerie André Jamet, commandeur de la Légion d'honneur, pieusement décédé à Saint-Jacutde-la-Mer, le 1" août 1938.

Valfleury.

Nous accordons à tous nos abonnés une réduction de 25 p. 100 sur le tarif normal des avis de faire part des NAISSANCES. FIANÇAILLES, MARIAGES. etc.

a..a8œACIUAlœlIS

LE CRITERIUM INTERNATIONAL DE TOURISME PARIS-NICE. .a été remporté par Gordini, que nous voyons ici au départ de la course de côte de La Turbie, épreuve finale.

J~C~.i~lLû~J~ et '~IJÙ1.IJW~,

0 CULU~LL~O ~AJUL'L

VU ET RETENU

A Deauville.

Pour déjeuner au grlll-room du Casino

La marquise Sommi Piccenardi, simplement coiffée d'une visière, portait un tailleur de toile rose.

Mme F. était dans un strict twleur gris, à pantalon d'homme, où la blouse bleu drapeau était la seule note féminine,

♦ A une autre table, un tailleur très estival on tussor grège. Blouse

LA SAISON HORS PARIS

A ANNECY Une très brillante société se trouve réunie à l'Impérial-Palaice tant au gala placé sous le signe de « la fantaisie dont le succès fut des plus vifs, que sur les bords du lac où sous les frais ombrages du parc, nous avons reconnu

S. A. le Maharadjah de Iiapurthala; S. A. la princesse Ghika, S. Exe, Kemal Hurnu, ministre de Turqule à Bruxelles M. et Mme de la Fontaine, M. Alfred Cortot, M. Drieu de la Ro- chelle, baron et baronne Guy de Siane, M. René Tiberghicn, M. et Mme FllpoThlberghicn, M. et Mme J. Masurel, vicomte Fr. de Loze, M. et Mme de Nantcuil, Mme Bastert van Breukelerwaard. M. M. Lapraye, M. et Mme Sharp, Mme E. Lambin, comte R. Wasovie et Mme de Lagnrdc, M. et Mme lensky, l'attaché à l'ambassade de VurE. Sangler, M. et Mme Jonas, député des Alpes-Maritimes comtesse Heymeyer van Heemsteud..

A DEAUVILLE

Un monde fou venu par avion d'Angleterre, de Hollande, de partout, se partage entre les courses, le polo, les régates et le casino, La Comédie Française se fait entendre dans Asmodée..4u music-hall on applaudit Esther Lekain, Firzel, Little Jack et Baby, Peggg Seel, Grande animation aux jeux. On a enterré la crise, et l'on est revenu aux plus beaux jours de la prospérité. C'est ainsi que le Ciro's a rouvert ses portes, sans nuire aux Ambassadeurs et que le seigneur de Tardets, Maurice d'Arhanpé a inauguré un bar qui est un rendez-vous constant de bonne humeur et d'élégance.

Aux Ambassadeurs

S. Exc, Wellington Koo, ambassadeur de Chine à Paris et Mme Wellington Koo, lord et lady Keiimlcy, marquise îjommi de Picclnardi, baron et baronne de Gimsburg, M. Louis Bréguet, M. Ralph Strassburger, le préfet du Calvudos et Mme Pcrettl dclla Roccu, Hon. Geoffroy Berry, M. et Mme H- l'ollack, .M. et Mme A. Graves, M. J. Hammers, M. et Mme Van der Heyden a Ilauzeur, M. et Mme Edward Holland Martin, M. Borotru, M. James Hcnuessy, Hon. Grcvllle Howard, M. H. Frederlck Hennessy, M. Georges Paxton, M. et Cyril Boue, M. et Mme Jérôme Lévy, docteur Chevrier, capitaine et Mrs M., Mme et Mlle J. Pcrquel, S. Exe. Claude Allsup, NI. et Mme Manhcim, Mme Hurlacliol, M. Baillet, M. et Mme Osusky, ministre de 'l'cbècosll1vaquie a Paris et Mme Osusky, M. André Meycr, M. Henri Cottevielle, M. Leroux, Mrs M. Mark», M. et Mme Robert Lévy, colonel Wîlson, sir Harold More, Mrs et Miss Mltchell, M. J. H. I.loyd, M. Nicholas Throckuiarton, M. et Mme Paul Dubonnet, M. et Mme Dudley, J. Mcroy, M. Arthur W'elsweillei', etc, A Ciro's

M. et Mme Sibillat, marquis et Mise do Boisgelin, comte et comtesse de Lauze, princesse do Fuucigny-Luclnae, baron Goldsdimidt de Rothschild, M. et M. de Calderon, M. et Mme Morlcan, M. Hallen, M. Berry Wall, M.. Farman, M. Batchelor, M. Hennan du Pasquier, Mme Wallis, baronne Lojeune, Mme Cobbo, M. et Mme Magnen, M. Henry Letellier, etc.

Au New-Golf

M. Carlhian, M. Gerard Fairlle, M. J. Léglise, M. A. M. Vagliano, M. Noël Thompson, M. P. S. Gentle, M. Nico Zographos, M. L. de Montgomery, M. A. V. Bridgland, M. G. Huet, M. G. D. Roberts K. C., SI. J. de Saint-Sauveur, SI. H. A. Watkins, major R. C. C. Middleton, SI. F. H. Allen M. E. S. G. Hewetson, SI. R. Thlon de la Chaume, 11. Ch. de Gramont, capitaine G. H. Critchley, etc.

Au Polo

Baron et baronne Pacquement, M. Hubert Menier, capitaine Collings, princesse 0. Hallm, M. J. 0' Farell, Mme de Marguerie, M. Robert Lcewenstein, baron Schraeders, la begun Aga Khan, capitaine et Mme Bagge, capitaine Leslie, etc.

Aux courses

M. et Mme Mathieu Goudchaux, marquis et marquise de Villefranche, comte comtesse Guy de Dampierre, M. et Mme Embéricos, M. André Louvel, sir Coolridge Kennard, M. Pierre Comet, SI. Eyzagnalre Pedro, M. Louis Gompers, M. et Mme William Gœtz, M. Pierre Dubois, M. StabJ, M. Palaclos de Kadt, baron de Szunyoch, M. Gull William, M. Reginald Priest, M. Gottlied Reber, M. Robbins Bernard, M. Geoffroy Roberts, M. et Mme Sudney Jeffreys, M. Pierre Stetter, M. Sadle Hart, M. Stanley Heller, Mme Dorothy Dupuy, M. et Mme Bondi, M. et Mme Winston Harry, M. et Mme Ormond Gould, M. et Mme Jean Richer, SI. Friedland, etc.

Sur les planches

M. Jean Gabin, Mlle Danièle Parola, M. Eric von Stroheim, M. I^éffèvrePontalls, M. le docteur et Mme Williams, M. et Mme Gérard-Gailly, docteur et Mme Slolins, Mlle Parlsys, M. et Mme R. Holland-Mifrtm, M. et Mme Ai. Freeland, M. Joseph Campbell, M. et Mme Rouzaud, SI. Crisp Thomas, M. et Mme Gaertner, M. Alec. WeisVeiller, baron Jean Vidil, M. et Mme

de toile marron. Le sac et les soc* ques étaient assortis au ton de la blouse.

♦ Sur une jupe de serge marine très collante, un ravissant veston d'albène blanc, boutonné très haut et passepoild bleu, sur lequel Mme G. L. avait ajouté une broche faite d'une tige d'or et de fleurs en saphlrs. Sandales marine et blanc. ♦ Remarqué encore sur Mme M. une robe chemisier à manches courtes, d'un blanc particulièrement éclatant.

Thérèse V-

Thomas Gardner, Le Marie et Mme Robert Fossorier, M. Mantner, M. et Mme Maurice Vigne, M. Rufer, SI. et Mme Henri Pollack, SI. Simmonds, M. Hector Holger, M. Abelson, M. et Mme Chatham, SI. et Mme Harry Palmer, M. et Mme Jack Ross, SI. et Mme Félix Wildenstein, M. Kucera Emmanuel, M. et Mme Nicholson W. P., SI. et Mme Maurice Sorsby, M. et Mme Simon Epstein, M. et Mme Lévy Silvain, M. et SIme Edgar Lawley, M. et Mme Slaxime Adda, SI. et Mme Florian Mettetal, etc.

Au Tardets bar

Prince Achille Murât, comte Roger de Beauregard, marquis de Saint-Sauveur, comte François de Ganay, SI. et Mme Vlastos, Mlle de Broissia, Mlle Steinbruggc, comte Jean de Montjou, comte Gabriel de Mortemart, comte Bernard de Laubespin, comte de Bolsrouvrey, marquis de Galiffct, etc. Chez Georges Carpentier

M. ot Mme Tristan Bernard, M. Hena* ri Meyer, M. Delsol, M. et Mme Cerf, M. Ch. Hlllard, M. Humond de Fon-, tenelle, M. Robert Lehideux, comte et comtesse de Beaurepaire, comte de Brignac. colonel Plnsard, Stèvc Donoguhe, Mme de Chatelparron, Van Dou*gen, Vincent Scotto, Jerminario, etc. A l'Aéroport

Lord et lady Asquith, colonel, et Mrs Asquith M. P., SI. Gordon Selfridge, comtesse de la Salle, Mme A. Esders. Sirs H. Linder, SI. Stanficld, SI. Daniel Lazarus, M. Th. Pavlldes, M. et Mme Simon Epstein, M. P. Kern, M. Henry Eder, M. N. Martens, SI. G. Saunders, SI. Clément, SI. et Mme J. Gluckstein, SI. G. Kennard, docteur et Mrs Parday, M. Clive Preen, SI. Ernest Stoffel, docteur Collison Cox, SI. et Sirs Edge, M. et Sirs Hutt, M. Georges Prins, M. et Sirs Curill Edels, Miss Clmpman, SI. et Mrs Le Mure, SI. Pitman, M. Crips, etc.

Au Normand)/ Hôtel

Comte et comtesse du Chesne, lady Pary Lyle, SI. et Sirs Litt, SI. O'Connel, comte (le Loiivencourt, Mrs S. Dunnell, baron Vavasscur, major et Sirs Gwynnc, SI. Simon de Kadt, SI. de Slontgolfler, SI. W. Wall, NI. G. Stagni, capitaine D. Guineron, Mme G. Darty, Sirs E. Partridsc. SI. Villiam Lumsden. SI. et SIme J. Ostrcr, et SIme Slauger, M. et SIme A. de Courvllle, SI. et SIme Cerf, Si. et SIme Henri Fabry, SI. A. Pachcco Alrear, SI. de Souhamy, SI. G. Beer, M. H. Freedman, Mme Lotte Lohmanu, M. Godl'ray, SI. et Mme Plesch, Sllle Casadcssus, M. et SIme V. Crompton, SI. et Sirs E. Wright, SI. et Sirs Villiam Thursby, M. et Mrs Gensler, SI. et Sirs D. Sprlingman, SI. H. Nownian, SI. Raphaël Haklui, SI. Shanley, M. R. Stanfield, SI. et Mrs A. Loncan, SI. et Sirs Sloppel, M. ti. Kennard, SI. et Mrs lidells, SI. V. H. Osmer, SI. G. H. Kitchin, SI. Segnl Delattrc, SI. et Sirs W. Heeves, Mrs J. Baring, etc. .4 l'hôtel du Golf

Slujor Dcspencrr ïtobcrtson SI. P.i, M. et Sirs C. Sickles, Mme Ouvré, SI. Cyril 'i'owley, SI. Zlcglcr de Bœnmtlingk, Mme Germaine Goldschmicd, SIme Y. de Saint-Cyr, SI. et Sirs lonel Cotuarainu, SI. ut Sirs B. W. Jacobv, .M. L. Villcminot, SI. K. Weinberg, S'i. Alex Bail, SI. A. Daven.SI. G. Frins, M. Robert Bullour, NI. et Mrs L. Alland, SI. J. Dœring, SI. Jackc Hamon, SI. John Lucey, SI. G. Asliton Oldham, SI. Henry Winston, etc,

Au Rollal Hôtel

Comte Louis de Castelbajac, comte R. de Bi'uuregurd, SIme Jean Dupuis, M. et Sirs Honald Waley, prince N. Slagaloff, comtesse d'Orsetti, M. John Sherwool, comte de Pontavice, SI. W. Rague, SI. Colteviellle, SI. et Mrs Hymun Linder, SIme P. Dupuis, comte Guy Pastré, SI. R. Fou, SI. J. Walmsley, SI. H. Larsen, colonel et Mrs Crowther, M. Clarcnce Balley, Lady Rhodes, M. Norinau Black, SI. Adolphe Pavcnstedt, SI. et Sirs Donald Sandral, Miss 0. Greenwood, Sirs SI. Gtctz, Mrs A. Wildenstein, M. Norman Crute, M. E. Hart, M. J. Christopher, SI. R. Barray, M. W. Syroeder, comtesse de Canmont la Force, M. F. Hodgkinson, SI. Rapelaer, SI. J. Prats, SI. R. de Utassy, SI. F. Hare, Sirs Mary WWrlght, M. J. Lefebure, baron de Nexon, baron Willermon, sir Guy Domville, comtesse de Vogue, comtesse de Montaigu, etc.

Ce soir, à Evian,

tirage de la 8' tranche de la Loterie nationale Le tirage de la tranche des Stations thermales, 8* tranche 1938 de la Loterie nationale, aura lieu ce soir à Evian-les-Bains.

Cette cérémonie sera exceptionnellement présidée par M. Marchandeau, ministre des finances.

ES avis concernant les naissances, fiançailles, mariages (avec ou sans photographie), deuils, etc., sont reçus r

a) 14, Rond-Point des Champs- Elysées (Elys. 98-31 à 98-38). b) A l'Office spécial de publicité, 29, boulevard des Italiens. Téléphone Richelieu 69-31.


le Paris à Nontanban Une nuit de "congé payé"

sans cris et sans Internationale 1 (SUITE DE LA PREMIERE PAGE) .1

Et, tassés dans le coin( dernière figure du compartiment, sa femme, une brunette bien d<coréé, frisottée et poudrée dès la gare (! 'Orsay, elle est tombée dans une sorte d'extase fatiguée lès

yeux fermés, elle a l'air de figu-

yeux fermési eHe de partir en

rer la douleur de partir en congé payé.

Je pose la veste, dénoue la cravate. entr'oiivre le col la chemise, je m'éponge en cherchant la sympathie dès environs. Je me déchausse avec une tranquille impudeur pour mettre dés sandales de cuir et voici que la solennité fort réservée qui m'a fait accueil fond à vue trœil. Mes pieds ont été ma recommandation ils ont touché les cœurs.

Le brun râblé m'aide à caser mes souliers sous la banquette, le jeune homme de l'U. 3. L, ma veste dans les hauteurs de bagages. Nous venons de quitter la gare d'Austerlitz et le grand blond, me désignant à la portière d'un œil hilare les premières promesses de campagne, fait dés deux bras leves un exercice rythmique

Ça va, ça va, adieu Pâhâme 1

Ainsi gagné -t -on l'intimité confiante d'un compartiment de « congés payés ». Quelle merveilleuse et chaude gentillesse 1

It's a long way.

Lorsqu'on revient de l'étranger et qu'on a traversé plusieurs pays, rien ne frappe comme la qualité unique de nos compatriotes. Partout dans les trains de tous les pays, se manifestent les gens serviables et gentils. Chez nous, ils ont une vivacité étourdissante. Ils émeuvent comme trouble le vin chez qui n'en a pas bu depuis des semaines. Ils ont du. trait, ils critiquent, dessinent, moralisent, inventent en un quart d'heure de propos plus, semblet-il, que les hommes d'autres nations dans toute une vie» Le brun râblé conte une histoire obscure de clef anglaise volée à l'atelier. C'est un sarcasme interminable, joyeux, sans un filet de vinaigré. 11 parle d'un type qui a « le nez creux », d'un autre qui a « du col ». Un vrai peintre, ce métallo.

La sueur coule sur nos fronts. Le conteur s'est saisi d'une valise ficelée et il en tire la bouteille de rouge.

Pas trop.fort hein vieux, il y a le casse-croute demain matin. On n'en retrouvera pas sur la route, conseille le grand blond.

Quel admirable geste, juste esquissé, d'une discrétion malicieuse pour m'offrir à moi d'abord le goulot I Lorsque j'ai bu une gorgée, la mère du-petit scrofuleux ^e précipité vers moi: ma cravate a glissé' du filet; elle là1' plie et avec de petits soins lui retrouve une place décente et sûre. Echange de sourires. Si je m'étire, le brun râblé tape de la paume sur lé cuir de sa banquette pour me signifier quel je puis très bien y mettre mes pieds si la position me convient: Le train des « congés payés » est celui même dé la fraternité idyllique.

Je descends à Montauban, dis-je. Vous ne connaissez-pas un pension, un petit hôtel pas cher dans la région de Montech, de Grisolles, de Moissac ? R Personne ne connaît d'hôtel dans le compartiment des « congés payés ». La bonne dame quadragénaire va chez une amie qui a travaillé longtemps avec elle à Paris puis s est mariée dans son pays près de' Muret elle logera au café du village. La femme du brun râblé est partie en avant-garde (« elle a pris du rabiot, la petite » dit le mari) vers la ferme d'un cousin près de Castanet pour préparer 1 installation des métallos brun et blond il y a un matelas aux bagages.

Le canal du Midi est tout près. On pourra faire la trempette. Et la vie est bon marché: les œufs à six francs la douzaine, le bifteck à quatorze francs le kilo, la moitié moins qu'à

SUITES DE LA PREMIERE PAGE LE « PLAN» DES CATHOLIQUES ïn résumé, ce n'est pas du coup de baguette d'un magicien hypothétique que nous attendons l'amélioration du monde': chaque catholique peut et doit travailler tout de suite à la réaliser, en soi et autour de soi. Des directives précises lui indiquent ce que doivent être la famille, le métier, la cité, mais lui laissent le soin d'adapter ces normes aux conditions particulières qui sont les siennes c'est la part de l'initiative et de la liberté. Moins spectaculaire peut-être que' d'autres, le plan des catholiques a l'avantage d'être immédiatement exécutable d'être aussi plus réaliste, plus souple, plus vivant, et pour tout dire en un mot, plus humain.

député de la Loire-Inférieure,

UN AUDACIEUX CAMBRIOLAGE

Au premier étage, le propriétai- re de la bijouterie s'était mis à la fenêtre. Plusieurs coups de feu furent tirés dans sa direction, sans l'atteindre. j

Pendant ce temps, le bandit qui avait brisé la glace, s'emparait de trois plateaux sur lesquels étaient rangés des bijoux valant environ 300.000 francs.

L'opération terminée, les malfai.teurs remontèrent dans la voiture qui s'éloigna rapidement en direction du bois de Vincennes, par le cours Marigny.

Un passant, M. Dargaud, ingénieur a Vincennes, avait assisté à la scène. Il relèva immédiatement le numéro de la voiture 1886-R. L. 5, et se rendit dans un restaurant proche pour téléphoner à la police.

Rencontre inopinée

A peine avait-il commencé son ré-

Paris. On s'arrange avec le cousin pour les légumes.

Les vertus de Çastanet parfument nôtre voyage.

Avec les côàgés payés, la France connaît de massives variations de densité de population. Les campagnes se peuplent les pauvres petits cafés a l'orée des villages ou près des gares oubliées pâsseiït soudain ail rang de pensions et appartiennent déjà au tourisme. La ville et la campagne se rencontrent pour une quinzaine. Il est impossible de penser que la rencontre se fasse sans bénéfice pour les citadins volontiers constructeurs de sociétés nou- velles.

Après deux ans

A partir de Châteauroux, tout le monde s'est assoupi, A ma droite, le grand métallo a même tendance à s'effondrer; il fléchit peu à peu sur ses bases; sa tête glisse à chaque minute sur l'accotoir du milieu, si bas que soudain il n'y; a plus d'accotoir et que je reçois sur l'épaule une tête de métallo blond, couleur de groseille. Je vais la garder jusqu'à Brive-la-Gaillarde avec, à portée de mon nez, les joues luisantes sous la nuit chaude, la bouche murmurante où émergent parfois de petites bulles. La bonne dame quadragénaire tout ensommeillée touche aux aisselles le petit scrofuleux étendu sur l'espace des deux places; elle enlève sa jaquette, l'en recouvre puis se remet à son sommeil, assise sur le bord dé la banquette, cassée en avant comme une Eve en pleine catastrophe.

Et l'on va se demander pourquoi je recueille tant de petits traits sans intérêt. L'intérêt est d'ordre négatif. Se souvient-on des congés payés d'il y a deux ans, des grappes de poings levés aux portières, des Internationdles braillées quand le train s'ébranle arrive la nuit dans les gares ? Ces départs passionnels avaient un ton horrible de bataille.

Et voici qu'aujourd'hui je cherche des yeux sans succès un poing levé, je tends Porcine en vain vers une Internationale rien qu'une bonne foule satisfaite, aimable de politesse avisée et de fraternité^ Lorsque les esprits au courant déclarent que la nature de notre peuple n'est pas favorable au fascisme totalitaire, ils veulent dire, je pense, ce que je vois le congé paye a perdu tout contenu politique, il est une magnifique institution pour le plaisir per-

sonnel.

En descendant à Montaubari, j'étais invité dans une ferme de Castanet, « des fois que j'aie l'occasion d'y passet ;*i

Maurice Noël.

Un accord commercial entre les Etats-Unis et ru. R. S. S. ¥

Washington, 6 août. Le" département d'Etat publie le texte d'un accord commercial conclu aujourd'hui entre les Etats-Unis et l'U. ft. S. S. et dont la durée est d'un an.

L'accord stipule que l'U. R. S. S. achètera au minimum 40 millions de dollars de produits aux EtatsUnis qui accorderont le traitement de la nation la plus favorisée aux importations provenant de l'U. R.

S. S.

Un accord semblable, signé pn 1937, et qui comportait les mêmes clauses, était venu à expiration le 4 juillet.

Le général Hamilton a regagné Londres

Ldndrcs, 6 août. Le général sir Ian Hamilton est arrivé à Croydon ce soir, revenant d'Allemagne, à bord de l'avion privé de M. Hitler, accompagné du major Von Proec, aide de camp du Führcr. « L'attitude générale des Allemands est fortement en faveur de la paix, déclare le général aux journalistes. Ils sont plus actifs que les Anglais il cet égard. Je pense que le FUhrer lui-même désire la paix. »

J. Le Cour Grandmaison,

vice-président de la Fédération

nationale cdiholique.

cit qu'il vit pénétrer dans l'établissement deux des malfaiteurs qui, se sentant observés, disparurent aussitôt. Lorsque M. Dargaud réussit à avoir le commissariat de police de Vincennes, les bandits étaient loin. Le témoin put fournir le signalement précis des malfaiteurs. Des barrages furent établis et des rondes effectuées, mais sans résultat.

Le propriétaire du restaurant a fait une importante déclaration Les deux individus qui sont entrés et que M. Dargaud reconnaît comme étant deux des agresseurs sont souvent venus en compagnie d'un troisième personnage. Ils dîliaient ici tous les soirs depuis quatre jours. Tantôt ils étaient trois, tantôt deux. Il s'agit d'étrangers, car j'ai remarqué leur accent très prononcé.

Ajoutons que l'enquête a démontré que la voiture des bandits portait un numéro maquillé*

«LE MOUVEMENT RACISTE EN ITALIE SERA FERME

continu et totalitaire » écrit M. Virginie GAYDA Home, 6 août, Dans le Giomale cl'ltalia, M. Virginie Gayda assure e que la « fable suivant laquelle la position prise par le fascisme à l'égard du problème de la race est une imitation et même « un tribut" payé au nazisme » n'est qu'une « misérable tentative » d'ébranler l'axe Bome-Berliu.

M. Virginio Gayda énumère les raisons qui. imposent au régime une attitude intransigeante. Il y a d'abord le danger de croisement entre Italiens et indigènes résultant de la conquête de l'Empire. Puis il y a l'attitude bostile à l'Italie prise par les Juifs lors de la conquête de l'Ethiopie et même par la suite, en dépit de l'hospitalité que le fascisme a accordée aux réfugiés Israélites.

M. Gayda met en relief, en outre, que les Juifs figurent au premier plan et même au commencement de tous les « mouvements subversifs » et qu'il importait pour l'Italie de se défendre en commençant par le faire â l'intérieur même de ses frontières.

« Cette défense, ajoute-t-il, ne sera pas une persécution, mais elle sera ferme, continue et totalitaire, impassible à toute réaction ou protestation, qu'elle vienne de l'intérieur oit de l'extérieur. Ce sera une action qui sera menée méthodiquement et non pas une doctrine. Elle sera dictée par la conscience de la race italienne et par l'expérience qu'on lui a infligee au cours des dernières années. »

La « Diffesa della Razza » attaque la France

Rome, 6 août. Le premier numéro de la Diffèsa della Razza, dont on attendait curieusement l'apparition, contient plusieurs articles de généralités, dont un de M. Arrigo Sdlmi, rttitiistre de la justice, sur l'unité ethnique du peuplé italien. M. Ihterlahdi, qirécteur de la revue, hausse le ton et attaque l'ihébriàïsme, « le plus féroce des racismes ».

La revue, s'en prend ensuite à la France. Dans plusieurs articles, et principalement un de M, Borellij elle identifie la bourgeoisie née de la Révolution française et la France elle-même avec le judaïsme. Ainsi, M. Bolelli prend la peine d'exposer cette théorie dans les termes suivants

« Les juifs se trouvent très bien dans le système français ce sont eux-mêmes qui ont aide la France à crée? ce système. De Madrid à Moscou, au Caire et a KèAv-Yôfk, dans tous les domaines dé la Révolution française, il y a des juifs, mais, surtout, des bourgèdis. Partout où il y a un bourgeois, il y à le système français, qui est fondé sur la dégénérescence des peuples. » <1

D'autre part, dans un article qui fait-remonter a Caracalla, coupable d'avoir accordé le droit de cité à tous lès provinciaux, la responsabilité de la décadence de l'empire romain, l'auteur, après avoir souligné que cet empereur était né à iLyon, ajoute 5 Le mal français, comme on le volt, est de date très ancienne. t>

r?r, ».

LES ORPHELINS APPRENTIS | D'AUTEUIL I A L'ARC DE TRIOMPHE I

La Flamme a été ranimée hier par un apprenti de la belle oeuvre d'Auteuil, orphelin de guerre et qui partait le soir même accomplir son service militaire au Maroc.

»_ ̃

L'Italie a ratifié

la convention de Montreux Rome, 6 août. La Gazette officielle publie un décret-loi approuvant l'adhésion de l'Italie à la conveution de Montreux concernant le régime des Détroits. Le décret-loi a effet rétroactif au 2 mai 1938.

«

Le terrorisme en Palestine Jérusalem, 6 août. On signale de nouveaux incidents qui ont provoqué la mort de plusieurs personnes. Un soldat a été mortellement blessé au cours d'un engagement entre la troupe et les brigands arabes sur la route de Jéricho. Un Arabe a tué d'un coup de feu un officier anglais qui passait dans un autobus de Naplouse à CaïfiV.

A Acre, la troupe a tiré des coups de feu contre cinq Aj'àbes, dont un été tué et les quatre autres ont réussi à fuir.

«

Les manoeuvres aériennes britanniques

interrompues et reprises Londres, 6 août. Un communiqué publié par le ministère de l'air, annonce que les manœuvres aériennes qui ont commencé hier après-midi au-dessus de l'Est de l'Angleterre, ont dû être interrompues ce matin à 8 h. 30, par suite du brouillard qui a considérablement gêné les opérations pendant la nuit.

Elles reprendront cet après-midi à 14 heures* «

Des réservistes en formations compactes participeront, cet automne, aux manœuvres de Parméé allemande

Un nouveau progrès dans, le renforcement t de la puissance militaire du Reich"

Berlin, 6 août. Pour la première fois depuis le rétablissement du service militaire obligatoire en Allemagne, des réservistes, en formations compactes, participeront cet automne à des manoeuvres de l'armée allemande. La Deutsche Wehr, organe destiné à vulgariser les questions militaires dans le peuple allemand, fournit à ce sujet les précisions suivantes

« Jusqu'en ÏÔ35, l'Allemagne h'à pas eu là possibilité d'instruire des résërvistesi Elle ne pouvait donc pal organiser des manoeuvres pour la réserve. C'est seulement depuis l'introduction du service militaire obligatoire que le nombre des ré-

A Prague, tes délégués des Allemands des Sudètes poursuivent leurs entretiens avec les collaborateurs de Lord Runciman

Pràgtiê, 6 août. Le secrétariat dé lord Runciman communique Lord Runciman, accompagné de M. et de Mme Péto, a déjeuné aujourd'hui â la légation de GrandeBretagne.

Au cours de l'après-midi, tous trois ont quitté Prague pour rendre une Visite privée au comte Kinsky, en son château de Zdar. Ils reviendront il Prague dimanche.

Comme Il avait été convenu précédemment, lés membres de la délégation des Allemands des Sudètes ont été conviés cet après-midi à une conversation informative avec les collaborateurs de lord Runciman.

LES CONFLITS DEXTREME-ORIENT

TOKIO ENVOIE de nouvelles instructions a son ambassadeur a Moscou (SUITE DE LA PREMIERE PAGE)

Presque au même moment, les Japonais repoussaient un second contingent soviétique, comprenant un bataillon d'infanteHé et 50 tanks, qui étaient déployés près des positions japonaisesShat-Sao-Plng.

Vingt-cinq avions soviétiques ont effectué cet après-midi un raid sur le chemin de fer qui relie Tumen à Rashin, désorganisant ainsi temporairement la circulation sur la principale ligne de communication des forcés japonaises de Tchàng-Kou-Feng. Un témoin oculaire déclare qu'un avion a été abattu par le tiT dé barrage japonais.

.< Le Japon accepterait

la constitution

d'une commission frontalière Toltio, 6 août. Un communiqué résumant la conversation LitvinovShigemltsu1 conflr'me, dans l'ensemble, la version donnée par l'Agence Tass le 4 août.

Les deux parties, dit ce communiqué, sont d'accord sur le principe de la cessation des hostilités, mais l'U.R.S.S. exige la reconnaissance préalable par le Japon de la frontière telle qu'elle a été fixée par le traité de HoUn-Tchoun, avec cartes jointes, tandis que le Japon n'accepte de retirer ses troupes que si les Soviets retirent les leurs. Le Japon est disposé à accepter la constitution d'une commission frontalière.

Le gouvernement japonais a envoyé de nouvelles instructions à M. Shigemitsu, son ambassadeur à Moscou.

Les ambassadeurs d'Allemagne j et d'Italie s'entretiennent avec M. Horinouchi

Tokio, 6 août Le général OH, ambassadeur du Reich, et M. Anieti, ambassadeur d'Italie, ont tendu séparément visite, ce matin, à M. Horinouchi, vice-ministre des affaires étrangères.

MMm~5 DRIVES

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~:ëmi

ETRANGER

Crédite commerciaux

français à la Bulgarie Sofia, 6 août, Le montant des crédits commerciaux accordés par un groupe de banques françaises au gouvernement bulgare s'élève à 375 millions de francs. L'emprunt est consenti pour une durée de douze ans et portera intérêt à 5 1/2 0/0. Cette somme devra être employée à l'achat en France de matériel de chemins de fer, de postes, etc.

Des cambrioleur.

s'emparent d'un trésor Buenos Aites, 6 août. Un nommé Scardulla, qui avait découvert un coffre contenant 150 kilos de monnaies d'or et de diamants, le tout évalué à un million de dollars, a été attaqué par des cambrioleurs. M. Scardulla ne put empêcher les voleurs d'emporter le: coffre, mais abattit l'un d'eus. Il s'agirait de la fortune du viceroi espagnol Sobre Monte, qui s'enfuit en 1806.

Une enquête est ouverte pour retrouver les cambrioleurs.

ALLEMAGNE. Le premier tord de l'Amirauté britannique, M. Duff Cooper, a déposé une couronne au monument aux morts, à Kiel. Il était accompagné de l'amiral Albrecht, commandant la marine sur la Baltique.

Le maréchal Balbo, gouverneur général de la Libye italienne,, arrivera à Berlin le 9 août, sur l'invitation du maréchal Goering, pour un séjour de plusieurs jours en Allemagne.

ARGENTINE. Un congrès contre le racisme et l'antisémitisme t'est ouvert hier à Buenos-AIre».

servistes instruits a commencé à s'àccroitré peu à peu. Il est logique que ces réservistes soient maintenant progressivement appelés à participer à des manœuvres dans un cadre plus vaste.

» Au début, les réservistes prirent part aux manœuvres des troupes actives. L'année dernière, on a déjà pu constituer de petites formations de réservistfes et cette année nous sommes enfin aussi avancés que les autres Etats et nous sommes en mesure de mettre sur pied des troupes de réserve en plus grapd nombre et de les appeler occasionnellement à dès manœuvres de l'ordre des effectifs d'une division. x Afin, d'une part, de ne pas nuire à l'instruction de la troupe active

Où se trouve Konrad Henfein ? Prague, 6 août. Le bureau de presse du parti des Sudètes dément formellement que M. Henlein se trouve à Prague.

De Breslau, on il a assisté aux fêtes de gymnastique aux côtés de M. Hitler. M. Henlein se serait selon la section de press/s pragoise du parti, rendu directement à Ash, son quartier général en Bohème. A d'autres journalistes, cependant, la même section de presse avait, hier encore, déclaré que M. Henlein était allé en Suisse, en congé de repos, accompagné de sa famille.

Les Soviets auraient contraint le consul du Japon

à Khabarovsk

à fermer ses bureaux

Tokio, 6 août. On apprend que le gouvernement soviétique a con- traint le consul général du Japon il Khabarovsk à fermer ses bureaux.

Combats acharnés

à Tahopou

et à Liang--Ting-Ho Banhèou, 6 août. Les troupes japonaises ont repris aujourd'hui leur avance vers Hankéou, sur les deux rives du Yaug-ïso, entre Anking et Kiou-Kiang. Sur la rive nord, ils ont vigoureusement attaqué les lignes chinoises allant de Tsien^Chan à Houang-Méi, par Taï-Hou et Sousoung sur la rive sud, ils tentent de percer les lignes adverses au sud-est de KiouKiang.

Japonais et Chinois s'affrontent actuellement à Tahopou, à cinq milles environ à l'ouest de HouangMéi. Des combàts acharnés se déroulent également à Liang-Tin-Ho, au nord de Sousoung.

̃ CHINE. M. Naggiar, ambassadeur de Prance en Chine, a posé la première pierre du nouveau bâtiment de l'Institut Pasteur a Shanghaï, qui sera affilié à l'Institut Pasteur de Paris.

GRANDE-BRETAGNE. Les pêcheurs de Campbeltown (Ecosse) se sont mis en grève pour protester contre les mesures de restrictions les obligeant à rejeter à la mer des milliers de harengs de leur pêche. MEXIQUE. Cinq navires pétroliers portant des chargements de pétrole et d'essence ont quitté lès ports mexicains. Deux de ces bateaux, le Petter et te Polycarp, ont pris la destination de Hambourg.

ROUMANIE. La conférence de la commission Internationale du Danube sera Inaugurée demain à Sittaïa.

D'après une Information parvenue de Bucarest, M. Jon Stanesco, dont la fortune est évaluée à 500 millions de lei, vient de mourir. M. Stanesco passait pour l'homme le plus riche de Roumanie.

TCHECOSLOVAQUIE. Le montant total des fonds recueillis pour la Défense nationale s'élève actuellement à 424 millions de couronnes.

•– TURQUIE. Une mission navale est partie pour Londres afin d'examiner la possibilité de la construction éventuelle, 'par des chantiers britanniques, de certaines unités de guerre destinées à la flotte turque.

A la suite du violent orage qui a sévi hier dans la région de La Mersey, les sous-sols de nombreux magasins et usines de Ltverpool et de ses environ» ont été inondée.

par la réquisition de personnel, dé chevaux, de Véhicules, etc.. et, d'autre part, pour permettre aux formations dé réserve dé pouvoir faire des exercices dans des conditions correspondant à l'état de guerre, ces formations de réservistes se. ront équipées de chevaux, véhicules, etc. qui seront réquisitionnés dans l'économie.

Ces réquisitions en elles-mêmes constituent un élément important d'exercices, puisqu'elles sont prévues en cas de mobilisation. La Deutsche Wehr conclut son exposé en disant

« Les manœuvres de 1938 constitueront donc un nouveau progrès dans le renforcement de la puissance militaire allemande. »

La chancellerie de M. Henlein, à Ash, refusé de donner aucune indication â' ce sujet.

D'autre part, on ignore encore jusqu'à présent, là date à laquelle lord Runciman se rencontrera avec M. Henlein, D'après certains bruits cette rencontre aurait lieu dans une dizaine de jours.

Un avion allemand franchit la frontière tchécoslovaque

Prague, 6 août. Ce matin, un avion allemand a franchi la frontière tchécoslovaque il Skrochowltz, près de Opava (Troppàu), en Silésie, et a survolé le territoire tchécoslovaque pendant deux heures. La nationalité de l'avion a été établie par une patrouille de l'aviation militaire tchécoslovaque.

Tentative de cambriolage chez l'attaché militaire allemand à Prague

Prague, 6 août, Cette nuit, l'appartement de l'attaché militaire allemand à Prague, le colonel Toussaint, a fait l'objet d'une tentative d'effraction.

Le commissaire supérieur il la Sûreté nationale, M. Suchy, accompagné de quelques policiers, s'est rendu sur les lieux aussitôt que le fait lui a été signalé.

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Les Etats-Unis n~'

transfèrent à Bucarest leur délégation

commerciale de Vienne Bucarest, 6 août. M. Gardner Richardson, ancien attache coinmercial des Etats-Unis à Vienne, est arrivé à Bucarest, où le gouvernement de Washington a décidé de transférer sa délégation commerciale.

En commentant cette nouvelle, les journaux roumains se réjouissent, car ils voient dans la décision du gouvernement de Washington une preuve nouvelle de l'intérêt que portent les Etats-Unis à la Rounianie et au développement des relations commerciales entre les deux pays.

Trois avions tchécoslovaques auraient survolé

le territoire polonais

Varsovie, 6 août. On annonce que trois avions militaires tchécoslovaques ont survolé, ce matin, le territoire polonais dans la région de Cieszyn et se sont avancés jusqu'à Zywiec, à une vingtaine de kilomètres de la frontière-

M. Papée, ministre de Pologne à Prague, a reçu l'ordre de protester auprès du gouvernement tchécoslovaque, au sujet de ce survol du territoire polonais.

PARIS

LE PARQUET DE LA SEINE A REÇU UNE LETTRE anonyme relative à la mort de Pierre Hilarion. Le correspondant indique que la victime aurait été exécutée dans le train de Thionville par deux trafiquants d'armes dont il donne le signalement précis.

PROVINCE

CRAIGNANT D'ECHOUER A UN EXAMEN dont il venait de subir les épreuves, un jeune homme de 15 ans, nomme Bernard, habitant Toulon, s'est donné la mort en se tirant une balle de revolver dans la poitrine.,

L'ETAT DE SANTE DES JEUNES PENSIONNAIRES du préventorium de l'ile de Ré, Huguette Pluss et Yvette Kinsinger, qui purent être sauvées lors de la tragique noyade, vient de s'améliorer. Aussi les fillettes ont-elles pu recevoir la visite de leurs parents.

REVEILLE PENDANT LA NUIT par l'arrivée de son domestique, un Congolais nommé Benoist, M. Levadoux, juge d'instruction à Brioude, l'a pris pour un cambrioleur et a tire sur lui plusieurs coups de revolver. Benoist a été tué.

♦ UN DETENU DE LA MAISON CENTRALE DE CAEN, Marcel Coudron, 26 ans, appartenant à un groupe de prisonniers mis à la disposition d'un entrepreneur travail- lant pour la ,prison, à réussi à s'évader en endossant les vêtements d'un ouvrier. Condamné pour vol à 5 ans d'emprisonnement, Coudron est recherché par la gendarmerie. ♦ UN VIOLENT ORAGE, accompagne d'une luie diluvienne, s'est abattu sur Châtetlerault. La route nationale Paris-Bordeaux a été couple dans la traversée de la ville.

SUR LE FRONT DE L'EBRE

Les nationalistes déclenchent une violente offensive 1,

Les gouvernementaux battraient en retraite

Sarugosse, 6 août. Ce matin, •à l'aubë, les forces nationalistes ont déclenché sur le front de l'Elire une violente offensive qu'elles préparaient depuis plusieurs jours. Les effectifs importants occupant les secteurs compris entre Mequinenza et Fayon se sont lancés a l'attaque des positions gouvernementales que l'artillerie et l'aviation nationaliste 'pilonnaient sans arrêt depuis 12 jours. Dès les premiers moments, et malgré l'àpre résistance des gouvernementaux, les troupes du général Franco, vigoureusement appuyées par l'artillerie et l'aviation, ainsi que par de nombreux tanks, réussissaient à enfoncer le front sur plusieurs points.

L'état-major communique La zone Mequinenza-Fayon est presque complètement libérée. L'ennemi, en franche déroute, fuit aussi vite qu'il peut. Les fantassins se jettent dans le fleuve où le feu des mitrailleuses les poursuit. Plus de deux cents avions survolent les divers secteurs, causant de lourdes pertes aux unités rouges.

22.000 prisonniers

Le grand quartier général communique

Les nationaux ont coupé les communications entre les rouges installés sur la rive droite de l'Ebre, entre Fayon et Mequinenza, et ceux qui se trouvent plus au Sud. L'adversaire se trouve ainsi enfermé dans une poche entre la boucle de l'Êbre, le long de laquelle les na.tionaux se sont infiltrés, et Mequinenza et Fayon. Plus de cent tanks ont participé à l'offensive aujourd'hui.

Parmi les prisonniers, il y a de nombreux étrangers des brigades internationales.

Le nombre des prisonniers fait à l'ennemi dépasse 22.000 et le nombre des soldats rouges encerclés est encore supérieur. L'ennemi a subi de lourdes pertes. Nous avons relevé plus de 900 cadavres ennemis, dont un officier supérieur et plusieurs officiers subalternes.

Nous nous sommes emparés de 1.600 fusils à répétition, de 50 mi.trailleuses et de 180 fusils mitrailleurs, ainsi que d'un nombreux matériel de toutes sortes que l'en.nemi a abandonné dans sa fuite. Ce que disent

les gouvernementaux

Barcelone, li août. Les renseignements du côté des gouvernementaux signalent l'activité de l'aviation et font prévoir une prochaine attaque très forte des adversaires sur le front de l'Ebre. Alicante bombardée

L'agent consulaire anglais blessé

Alicante, 6 août. Six avions nationalistes ont bombardé Alicante vers 11 h. 30. Soixante-dix bombes ont été lancées. L'une d'elles a atteint le consulal anglais, où elle a fait de très graves dégâts. L'agent consulaire, M. Gabriel Gallejon qu'on avait à tort désigné d'abord comme consul a 'été très? grièvement blessé.

Plusieurs maisons ont été détruites. On compte de nombreux blessés, dont quatorze enfants d'une colonie scolaire.

Deux volontaires anglais tués

Londres. fi août. Selon des informations de bonne source, M. David Guest, fils du député travailliste Leslie Haden Guest, a été tué en Espagne d'une balle au cœur, alors qu'il combattait parmi les troupes du gouvernement républicain.

Outre M. David Guest, M. Lewis Clive, membre du Conseil municipal de Kensington, le quartier de Londres, a également été tué d'une balle dans la tête, alors qu'il conduisait sa compagnie à l'assaut.

Le bandit Kursawinski a été arrêté

près de Conches

Grâce au sang-froid

d'une garde-barrière

Evreux, 6 août. Le bandit polonais Kursawinski a été arrète ce matin à Sainte-Marthe, à six kilomètres de Conches.

Vers 9 heures 30, il se présenta à une gardienne de passage à niveau de cette localite, lui demandant à boire. La garde-barrière accéda à son désir. Il reprit ensuite Je chemin de la forêt.

La garde-barrière prévint alors la maréchaussée. Le gendarme Brotin rencontra Kursawinski qui tenta d'abord de prendre la fuite, puis se rua sur le représentant de la force publique. Il finit cependant par être maîtrisé et enchaîné.

Vers 11 heures, on l'amenait à la brigade de Conches.

Le bandit polonais s'était introduit au cours de la nuit dans une épicerie de Fidelaire, où il avait volé 600 francs en argent dans le tiroir-caisse et des victuailles. La maison est habitée, mais les propriétaires n'avaient rien entendu. Kursawinski s'est refusé à toute déclaration et simule la folie.

Un Mexicain

en villégiature à Dinard est assassiné

par un déserteur

Dinard, 6 août. M. Nestor Es- cadero, sujet mexicain, arrivé à Dinard le 1er août, avait passé une partie de la nuit avec un certain Pilorge. Il avait eu une discussion avec celui-ci. Pilorge lui avait volé 1.800 frs et refusait de les lui rendre.

Ce matin, près de son hôtel M. Escadero eut une violente alterca- tion avec Pilorge, qui lui trancha la gorge d'un coup de rasoir. Le Mexicain mourut un quart d'heure après.

L'arrestation du criminel fut mouvementée. Pilorge a reconnu être l'auteur du crime il avoua également avoir commis plusieurs cambriolages.

Le meurtrier, âgé de 24 ans, est un déserteur du 129° régiment, du Havre.

L'Association amicale des officiers de réserve de Vendée a décerné le « prix Guilbaud de Cuverville 1038» n l'enseigne de vaisseau de la Messardière, sorti avec le numéro un 1 p l'Ecole aéronautique navale.

Un député fusillé

Barcelone, 6 août. L'Uniôa interparlementaire a informé lo secrétariat des Cortès que le députe espagnol fîabriel Gonzalès Taltavull avait été fusillé par les nationaux le 17 juillet dernier. Le député républicain représentait la ville de Cadix. Apres être reste caché depuis Je début du soulèvement, il avait été fait prisonnier quelques jours avant sa mort, âU moment où il préparait son évasion.

L'ACCORD COMMERCIAL ANGLO-MAROCAIN

Rabat, 5 août. Réunissant les représentants de la presse du Maroc, M. Morize, délégué à la présidence générale, a exposé les grandes lignes du traité commercial entre le Maroc et la Grande-Bretagne, signé le 18 juillet 1938, et qui entrera en vigueur après l'échange des ratifications.

Ce traité constitue un premier pas dans la voie de la liberté douanière, que les nécessités modèrnes et l'évolution économique tracent au Maroc. Il abroge la convention de 1856 et rend au Maroc la liberté tarifaire à l'égard de la Grande-Bretagne.

Les avantages d'ordre tarifaire consentis réciproquement englobent la plupart des produits faisant actuellement l'objet d'un commèrce régulier entre ces deux pays. Lés produits visés comprennent 6 des importations britanniques au Maroc et 80 des exportations du Maroc en Angleterre.

Des lettres annexes traitent des contingents réciproques et de la liberté du Maroc en matière de réglementation douanière. Les modifications au régime douanier et économique actuel du Maroc ne seront pas immédiates, sauf pour certains points de portée limitée, car d'autres conversations sont en cours à ce sujet.

LES CONFLITS SOCIAUX Une déclaration du gouverneur général de l'Algérie

relative à la grève des dockers marseillais

Alger, 6 aoùl. Revenant dé France, où il s'est entretenu avec MM. Chautemps et Ramadier du problème que pose pour l'Algérie la grève des dockers de Marseille, M. Le Beau, gouverneur général, a déclaré

« J'ai signalé tout spécialement au ministre du travail la nécessité d'assurer la continuité des échanges économiques entre l'Algérie et la métropole par le grand port de Marseille, sous peine de voir graverment compromise l'économie do l'Afrique du Nord et en particulier celle de l'Algérie, qui serait obligée de rechercher l'évacuation de ses produits vers d'autres ports de la Méditerranée, de l'Atlantique ou de la Manche.

» Le ministre m'a donné l'assurance que tous ses efforts tendraient à réaliser cette continuité dont la nécessité n'a pas besoin d'être démontrée et qui conditionné du reste la régularité des salaires des dockers et la rémunération des acconiers, »

Le conflit

des établissements Fouga

La cour supérieure d'arbitrage. sous la présidence de M. Grunebaum-Ballin, vient de prendre une décision dans l'affaire des établissements Fouga, de Béziers. Elle affirme qu'un différend collectif s'étant élevé entre la Société Fouga et son personnel, ni lu grève. ni l'occupation, ni le licenciement collectif qui en avait été la conséquence ne pouvaient dispenser les parties de l'obligation légale de recourir aux procédures de conciliation et d'arbitrage pour recherche? la solution paciflquc de ce différend. Elle maintient donc toutes les dispositions de la sentence surarbitrale du 15 juillet sur les conditions de la reprise du travail, mais elle ajoute que, le procès-verbal de non-conciliation ayant donné missiou au surarbitre de trancher l'ensemble du différend, c'est à tort que celui-ci n'a pas statué sur les revendications ouvrières qui avaient donné naissance au conflit et, faisant droit au recours patronal, elle annule sur ce point la sentence du 15 juillet.

Quant à la sentence surarbitrale du 27 juillet, l'arrêt de la cour d'arbitrage l'annule en son entier. Un nouveau surarbitre a été désigné par la cour pour statuer sur tous les points que n'ont pas réglés les dispositions maintenues de la sentence du 15 juillet.

Le Casino de Cannes est fermé Cnnnes, fi août. A la suite du différend qui opposait le personnel des jeux du « Palm Beach au Casino de Cannes, la flirection de cet établissement a décidé de suspendre entièrement l'exploitation du Casino.

Cette fermeture durera autant que les pourparlers continueront entre le personnel des jeux et la direction.

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LA SEMAINE FINANCIÈRE

QUAND «LOMBARD STREET»

ECLIPSE UN INSTANT « WALL STRET ». LA FAIBLESSE DU STERLING Par C.-P. HOBBÉ

Les feux de l'actualité qui n'avaient jamais abandonné tout à fait les marchés des changes pour les marchés' de valeurs sont revenus s'y fixer en plein. Et dans les rubriques financières, Lombard Street a repris la place de Wall Street qui a somnolé en digérant sa hausse des semaines passées.

Les phénomènes monétaires observés cette semaine ont été complexes. On a observé à la fois la fermeté de l'or et celle du dollar, cette monnaie ne changeant pas d'une façon appréciable son rapport avec le métal jaune. Ce qu'on a donc observé en réalité c'est la faiblesse de la livre et accessoirement celle de plusieurs monnaies continentales et notamment du franc. Le franc a même été plus faible que la livre, puisque,, en fin de semaine, on retrouve la livre à Paris à 178,40 environ contre 178,15 il y a huit jours.

Faiblesse de la livre

par rapport à l'or.

Par rapport à l'or, la faiblesse de la livre s'exprime dans le fait que le prix de l'or sur le marché libre du métal à Londres est monté d'une semaine à l'autre de 141 sh. 6 d. 1/2 l'once à 142 sh. Ce niveau de 142 sh. a même été dépassé légèrement au cours de la semaine. A vrai dire, ce prix de l'or ne constitue pas un record de hausse puisque l'on a touché, l'année dernière, 142 sh. 7 d. 1/2 et que le plus haut cours enregistré par l'or à Londres fut de 149 sh. 4 d. en mars 1935, au lendemain de la dernière dévaluation du franc belge.

Quant au volume d'or traité, on a atteint mercredi dernier le deuxième record observé environ 3 millions de livres. Le précédent record est de 4.225.000 livres sterling, traité lors de la journée du 4 juin 1937 au moment du gold scare, lorsqu'un certain nombre d'hurluberlus pensaient que la valeur de l'or allait baisser.

.et par rapport au dollar Par rapport au dollar, la faiblesse du sterling s'est manifestée dans la baisse de la parité livre-dollar sur le marché des changes à Londres, vendredi dernier, cette parité était de 4,89 5/16 contre 4,91 5/16 le vendredi précédent. Et dans le courant de la semaine, on a même touché le cours de 4,88 5/8. Cette parité n'a d'ailleurs été maintenue que grâce à l'action du Fonds d'égalisation des changes et aux envois d'or vers les Etats-Unis.

On a donc vendu la livre sterling pour acheter l'or et le dollar. Ce qui s'est passé est donc essentiellement un phénomène de défiance temporaire visà-vis du sterling. Et tandis que certains préféraient le refuge relatif du dollar, d'autres capitaux se dirigeaient vers un refuge théoriquement absolu, mais non moins relatif en fait l'or. Car l'or serait un refuge absolu s'il devait demeurer librement négociable en tous temps dans les pays où on le dépose. Or, déjà, il ne l'est plus aux EtatsUnis. Et demain, sous la pression des circonstances en cas de conflit, par exemple il ne le serait peut-être plus en France et en Grande-Bretagne. Et nous ne parlons pas, bien entendu, des nations totalitaires.

Craintes de guerre

Précisément, une des causes accessoires du « rush sur l'or et, surtout, sur le dollar a été la crainte de la guerre en Europe centrale et en ExtrêmeOrient ou plutôt, dans ce dernier cas, la crainte de conflits nouveaux, car la guerre, hélas 1 est déjà solidement installée làbas. Il semble, en particulier, que le Japon ait liquidé du sterling pour se créer des disponibilités en prévision d'un conflit grave avec la Russie.

Une autre cause accessoire celle-là saisonnière en quelque sorte a été les achats de matières premières que la GrandeBretagne a l'habitude d'effectuer dans le monde et notamment aux Etats-Unis à cette époque de l'année.

Mais comme nous le disions plus haut, la cause essentielle de la faiblesse du sterling par rapport à l'or et au dollar paraît bien être d'ordre monétaire c'est un sentiment de défiance vis-à-vis du sterling.

Cause essentiellement

monétaire

Il n'est que de regarder les faits pour justifier ce sentiment de défiance.

Les Etats-Unis, malgré les erreurs de leurs dirigeants, sont très riches. Ce sont les principaux producteurs de matières premières du monde. Leur position géographique les met à l'abri des conséquences directes d'un conflit en Europe comme en Extrême-Orient.

L'équilibre anglais, au contraire, est précaire. La GrandeBretagne est grande consommatrice de matières premières surtout avec le réarmement intensif que sa proximité de l'Europe et ses responsabilités impériales et centinentales l'obligent à soutenir. La contre-partie de ces importations se trouve dans la vente d'objets manufacturés, les frets, les revenus des fonds investis à l'étranger, les revenus

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de l'industrie bancaire. Or, le rendement de tous ces postes se trouve gravement atteint par la crise mondiale, conséquence elle-même, jusqu'à un certain point, de la crainte de la guerre et du réarmement.

Le résultat de cette disparité de la situation américaine et de la situation britannique est le suivant c'est que tandis que la balance des comptes américaine demeure largement créditrice, les spécialistes s'accordent à prévoir pour la balance des comptes britannique un déficit d'environ 100 millions de livres en 1938, contre 50 en 1937, 30 en 1936 et un excédent de 20 millions de livres en 1935. Il y a donc là pour la monnaie britannique une cause permanente de faiblesse par rapport au dollar. Seules seraient susceptibles de changer cet état de choses, soit la volonté de M. Roosevelt de dévaluer le dollar, mais cet événement est peu probable actuellement, considérant la reprise américaine présente, soit la modification des conditions dans lesquelles vit la Grande-Bretagne, c'est-à-dire la fin de la course aux armements et la reprise des échanges internationaux. A ces deux derniers objectifs, la Grande-Bretagne travaille avec intelligence et persévérance. Mais l'on ne peut tenir pour assuré qu'elle reussira à les atteindre. En tout cas, temporairement, par un paradoxe coûteux, son propre réarmement est un des moyens les plus sûrs d'y arriver.

Ceci ne veut nullement dire que l'on doive s'attendre à un décalage important du sterling par rapport au dollar.

Pas de décalage important du sterling

par rapport au dollar

Dans les conditions actuelles, la Grande-Bretagne a les moyens de défendre sa monnaie et de parer pour quelques années au déficit de sa balance des comptes, grâce à ses 750 millions de livres sterling d'or et à son portefeuille étranger évalué à plus de 3 milliards de livres sterling. En cas de guerre, un accord semblable à celui qui fut conclu pendant la dernière guerre lierait sans doute la livre au dollar dans un rapport qui serait défendu par les deux Trésoreries.

Tout ce qu'il est permis de penser, c'est que si des négociations étaient entamées entre les deux pays pour donner un caractère plus .solennel à la stabilisation de fait actuelle de la

livre et du dollar, les experts

monétaires inclineraient sans doute à fixer le rapport entre les deux monnaies plutôt vers 4.80 que vers 5,00 ou 5,10. C'est peutêtre parce qu'à l'occasion de l'accord commercial présentement négocié de telles conversations ont eu lieu que les renseignés ont vendu la livre contre le dollar.

Quant à une dépréciation simultanée des deux monnaies par rapport à l'or, cette hypothèse nous paraît extrêmement prématurée surtout si l'on considère la reprise actuelle de Wall Street et de l'économie américaine. En vérité, les Français que l'avenir de la livre et du dollar empêche de dormir, nous font songer à la fable de l'astrologue qui tomba dans un puits. C.-P. Hobbé.

-b

LES CHANGES

Londres, 6 août. -Paris 178 3/8 contre 178 25/64 New-York chèque 4 89 5/16 c. 4 89 1/4 NewYork transf. tél. 4 89 5/16 c. 4 89 1/4 Rio-de-Janeiro 2 7/8 inchangé Buenos-Aires 18 77 1/2 contre 18 76 1/2 Montevideo 20 1/4 c. 20; Japon 1 sh. 2 inchangé Shanghaï 0 sh. 10 c. 0 sh. 8 Montréal 4 91 1/4 c. 4 91 3/8 Johannesburg 100 7/8 inchangé Berlin 12 20 1/8 inchangé Amsterdam 8 95 7/8 inchangé Rome 93 c. 93 10 Suisse 21 39 1/2 c. 21 40.

COURS COMMERCIAUX PARIS. Blé (cours taxe), départ culture cours non fixé.

Avotnes clos.

Farine 285.

LIVERPOOL. Blé sur octobre 5/6, 7/8.

ALEXANDRIE. Cotons' sakels clos.

LONDRES. Caoutchouc. Feuille fumee disponible clos.

CHICAGO. Blés, sur septembre: 64 7/8, 65; déc. 66 3/4, 66 7/8.

«

NEW-YORK ferme

© New-York, 6 août. Le marché est ferme et termine en hausse de 1 à 2 points sur la veille. Total des transactions 830.000.

vm choc t Clôt. I Oern. h VALEURS I Clôt, krn.

VAUUBS | frtcU- tours || VALEURS | p,^ | am

•Irdeduct.. 8! 1/4 Oï;l Inter. Met,. 51 3M £1 1/2 Ailled Hiem. 180. 180 Int. T. Tel. 9 1/2 9 5/8 Amer. Cin. 101 1/2 103 Johns Mil». 95 97 «m. Métal.. 35 3/4 36. Kennecot! 42 6/8 43 5/8 Am.P. Sllght 5 7/8 5 7/8 Ujg S My, B 103 1/2 103 1/4 Amer. Smel. 511/1 517/8 lœws 50 1/8 50 1/8 Am. T. ST. Kl 3/« U2 3/8 lorlllard. 20. 20 3|8 Am.TobacB 90. «1 Kc. Intyre.. 47. il .1. Anaconda. 36 7/£ 39. Montgomery. 49 1/2 49 3/5 Alchlsoo. 38. 37 1/4 lit. Oalrv P. 16. 16. BendllAi.. 211/2 21 3/4 «al. 0IS1III. 261/4 26. 1. fethl. Stetl. 60. 60 7/8 N. ÏCentr.. 20 .<- 20 112 Bonlen /• 17 1/2 Norlh Amer. 21.1/4 213/4 Brook Mann. 11 3/8 11 5/8 Paramount.. 10 3/4 10 3/4 Canad. Pac. 6 3/4 7. ProctSG. Case 1001/2 99. Public Senr. 30 3/8 311/8 Man Corp. 22 5/8 24. Radio 6 6/8 7 1/8 Cerro Pasco. 48 7/8 49. Rep. Steel.. 19 5/8 191/8 ttes.a.Oiilo 33. 33 5/8 flejnolds B. 43. 43. Cnrçsler. 73 5/8 74 J/4 Sears BotB. 76. 75 1. ColuoWaGas 7 1/4 7 1/2 Shell 17 1/8 17 3/8 Consol. fdls 28 1/1 28 3/8 Socony ïac. 15 314 15 5/8 Cent. Can.. 45 1/4 46 1/4 St. Brands.. 8. 81/8 Corn ProdBC. 69 1/2 69 1/2 St. 011 of NJ 67 1/2 57 3/4 Coty. 4 1/2 5.1. Texas Corp. «8 1/2 48 7/8 Oome «ines. 33 33 1/2 taxas Gulf.. 36 1/2 37 1/2 Du Pont. 1313/8 133 V2 UnlotPac. 85. 86. liée. B. IS. S, 8 3/8 8 5/8 Unit. Air Cr. 28 3/4 28 7/8 Elee.P.41. 12. 121/8 U. S. Snelt. 681/2 68. l. Gêner. Elec. 42 7/8 44 U. S. Stsel. 61 1/2 62 1/9 Gêner. Foods 35 7/8 351/2 pref.. 109 3/4 109. Gêner. Mot ̃ 45 7/8 47 3/6 West. Union 31 3/4 30 1/2

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lai. Hamst. 62 1/2 62 1/2 roungstnn. 39 1/8 38 ./̃

Réflexions sur les quarante heures

« Nous protestons de toutes nos forces contre un tabou politique- déraisonnable, contre une réforme qui est un contre-sens historique dont la France est en train de crever. »

Qui tient ce langage énergique ? Est-il un politicien qui joue sa chance ? Est-il un serviteur trop zélé du mur d'argent ? Pas du tout c'est un savant, c'est un professeur. Exactement, M. Jean Ullmo est répétiteur d'analyse à l'Ecole Polytechnique. C'est dans le Bulletin du Centre polytechnicien d'Etudes économiques qu'il a fait paraître ces « réflexious' » sur les quarante heures. Il ne s'y est résolu qu'après une sorte d'examen de conscience qui l'honore grandement, et qui donne d'autant plus de valeur à sa démonstration

« Ce n'est pas sans scrupules et sans hésitations que nous nous sommes décidé à écrire ce réquisitoire contre la semaine de quarante heures.

» Pour des raisons pratiques d'abord son utilité nous paraît faible. C'est une fatalité étrange que les mesures les plus évidemment nécessaires pour un observateur impartial soient celles aussi auxquelles les démocraties ne peuvent pas recourir, celles qui font l'unanimité contre elles pour sauver la paix le service militaire obligatoire en Angleterre, pour sauver la paix et la fortune françaises, le retour sur la loi de quarante heures en France. Mais il nous a paru que point n'était besoin d'espérer pour entreprendre en telles circonstances.

L'intelligence des effets de la semaine de quarante heures a été contrariée par le terrain, ou lès terrains inadéquats sur lesquels la discussion s'est poursuivie. Tantôt la semaine de quarante heures a été traitée en fonction du chômage total ou partiel, tantôt on l'a présentée comme un débat entre patrons et ouvriers sur le partage des produits de l'industrie. Plus généralement enfin, les notions de prix, de salaires et de profits ont irrémédiablement obscurci les faits en cause.

Les points de vue

individuels

Nous parlerons plus loin du chômage. Mais insistons dès maintenant sur la fausseté de la conception qui oppose, à propos de la semaine de.quarante heures, les intérêts des patrons et ceux des ouvriers. On admet tout d'abord comme évident que les ouvriers trouvent avantage à ne travailler que quarante heures tout en conservant leurs salaires. Puis une certaine thèse veut que les patrons ressentent cet état de choses, qui atteindrait directement leurs profits, c'est-à-dire le moteur de leur activité, leur raison d'être en régime capitaliste. Conclusion toute opposition à la semaine de quarante heures est faite ou inspirée par les patrons, par les intérêts égoïstes d'une classe, et est aussitôt suspecte à ce titre.

On voit que cette thèse tire son fondement plus ou moins conscient de la théorie du salaire de Karl Marx « Le profit du capitaliste réside dans le surtravail en réduisant le temps de travail total, le profit du capitaliste s'amenuise. »

Au temps de Marx, cette thèse était admise faute d'expérience contraire dans la polémique qui accompagna l'abaissement à dix heures de la journée de travail en 1S48, c'étaient les représentants des employeurs qui protestaient que tout le profit de ceux-ci provenait de la onzième, voire de la douzième heure de travail ouvrier. Depuis lors, l'expérience a démenti cette vue de façon éclatante jamais les profits n'ont été si élevés qu'avec la journée de dix heures après 1850, la journée de huit heures après 1920, etc. Les développements de la théorie économique depuis quatrevingts ans ont élucidé les conditions du profit et aujourd'hui la théorie comme l'expérience s'accordent à démontrer que le profit de l'employeur n'a aucun rapport avec la durée du travail de l'employé. S'il en fallait une preuve supplémentaire, on la trouverait dans le peu d'opposition que la semaine de quarante heures rencontre aujourd'hui chez les employeurs en tant qu'employeurs. Les raisons s'en déduisent facilement dans les grands services publics nationalisés, comme les chemins de fer, l'aggravation du déficit trouble peut-être le sommeil de quelques hauts fonctionnaires consciencieux. Mais il n'y a point d'intérêt personnel engagé. Dans l'industrie, nous distinguerons deux groupes les industries à débouchés assurés, et les autres. Les premières, ou bien ont devant elles un marché dont les besoins sont supérieurs à leur capacité maximum de production (exemple les charbonnages), ou bien jouissent d'une situation analogue à un monopole de fait, due à des ententes ou aux conditions techniques (exemples la fonderie, la distribution d'électricité). Dans tous les cas la réduction forcée de la production due à la semaine de quarante heures facilite l'accroissement des marges bénéficiaires, en termes économiques consolide la situation de monopole. Ici les patrons, en tant qu'ils sont mus par la recherche du profit, ont intérêt au maintien des restrictions de travail.

Le groupe des industries « non protégées », à débouchés non assurés, comme les textiles, connaît généralement, dans la période de crise actuelle, la mévente, parfois le chômage partiel. Le patron individuel ayant du mal à vendre sa production réduite, ne souhaite pas que la loi rende possible une production accrue. S'il augmentait sa production, il devrait lutter davantage pour vendre, consentir des abaissements de prix de vente, faire des efforts d'abaissement du prix de revient toutes choses difficiles, compliquées par des gênes de trésorerie. S'il maintient sa production, il risque de voir la concurrence augmenter la sienne et abaisser ses prix sa position relative serait compromise.

Ainsi, pas d'opposition véritable entre intérêts particuliers des pa-'trons et travailleurs au sujet de la semaine de quarante heures. Conclusion apparente tout est donc pour le mieux, tous les intérêts individuels sont d'accord, c'est un débat liquidé. Et personne, en effet, ne propose précisément l'abolition de la loi de quarante heures. Alors, nous dira-t-on, pourquoi évoquer ce débat c'est crier dans le désert. Tout serait dit, en effet, si la satisfaction apparente et immédiate des intérêts individuels était la fin et la perfection du gouvernement des hommes si c'était là l'intérêt général. Mais pense-t-on vraiment que dans la conjoncture historique et sociale que traverse la France, c'en soit une définition suffisante ? Fut-il jamais cas plus évident où l'intérêt général a sa définition propre, qui dépasse et transcende toutes celles que propose la sommation d'égoïsmes économiques. Notre argumentation repose sur deux postulats et ne prétend être valable que pour ceux qui les admettent il est souhaitable que la monnaie de compte française, le franc, ne se déprécie pas jusqu'à zéro, abolissant d'un coup toute l'épargne monétaire, c'est-à-dire toute la

somme de prévoyance et de raison qui a fait la force de la structure sociale française. II est souhaitable que la force matérielle des armes mises à la disposition de la France, permette d'empêcher la guerre, ou d'éviter la catastrophe militaire. Si l'on nous accorde ces postulats, on nous accordera aussi que l'intérêt individuel véritable de chaque Français coïncide avec l'intérêt général ainsi défini, et que ce n'est qu'une apparence trompeuse qui fait préférer l'intérêt « superficiel » relatif à la loi de quarante heures à l'intérêt individuel « profond » que nous venons de décrire, s'il est exact que ces deux intérêts s'opposent.

Le point de vue général

Or c'est ce que nous nous proposons d'établir il y a incompatibilité entre le maintien actuel de la semaine de quarante heures, d'une part, celui de la sécurité, et de la monnaie ou du niveau de vie de la France, d'autre part.

Ceci est évident si l'on veut bien rejeter le masque des prix, des salaires, en général des phénomènes monétaires, pour considérer la réalité des besoins matériels et des richesses matérielles produites. La seule unité de compte qui permette cette vision directe est l'heure de travail ouvrier. Depuis 1934, la productivité de l'heure de travail n'a pas augmenté, si elle n'a pas diminué. On prétend maintenir le niveau de vie qui existait en 1934, c'est-à-dire la consommation qui exigeait, disons pour fixer les idées, 200 millions d'heures de travail par semaine dans l'industrie. L'effort de production pour l'armement représentait alors disons 25 millions d'heures. Admettons qu'il en représente aujourd'hui 60 estimation modérée relativement aux autres. Il n'y avait presque pas de chômage en 1934 les 225 millions d'heures qui étaient effectuées 'représentaient la capacité totale du pays. Aujourd'hui, • 26Û millions sont nécessaires, sont exigées 180 millions peut-être, 200 au plus sont disponibles. Le problème est insoluble.

Qu'on ne nous dise pas que notre conception est simpliste c'est là le fond des choses. C'est légitimement que nous avons fait abstraction des prix et salaires par l'échelle mobile, on prétend maintenir, quoi qu'il arrive, quelles que soient les variations de prix, un niveau de vie constant, une consommation constante, qu'on veut supérieure à celle qui existait en 1935. Pourquoi avons-nous choisi 1934 pour base ? Ceci, dira-t-on, n'est vrai que pour la classe salariée. Mais rien ne peut empêcher, en régime capitaliste, les revenus du capital, profits industriels et commerciaux, de rester proportionnels à la masse des salaires distribués hors des périodes trnsitoires de mévente le prix de revient est une fraction fixe du prix de vente. Ainsi les capitalistes, commerçants, industriels, jouissent de l'échelle mobile automatique. Si l'on veut changer ce fait, qu'on se hâte de nationaliser les usines et les boutiques la situation n'en sera sans doute pas particulièrement améliorée.

Restent les classes moyennes à revenu fixe celles-là, assurément, leur niveau de vie peut baisser et baisse en effet elles libèrent ainsi des heures de travail. Mais, avec les ordres de grandeur donnés ci-dessus, leur consommation devait représenter en 1934 entre trente et cinquante millions d'heures de travail industriel quand le dernier de leurs membres sera mort de faim, le problème ne sera pas résolu.

Quelles sont les solutions, provisoires ou définitives ? La consommation réelle peut descendre au niveau de la consommation disponible, disons, 130 millions d'heures de travail c'est la baisse générale du niveau de vie. C'est payer très cher les loisirs de la semaine de quarante heures. La résistance probable des ouvriers à cette paupérisation entraînerait des troubles et des dangers graves.

La France peut se procurer à l'étranger une partie de,s biens de consommation qui lui manquent voir déficit de la balance commerciale. C'est payer avec le stock d'or la production insuffisante. Ressource bien près d'être épuisée les partisans du contrôle des changes et des importations veulent d'ailleurs fermer cette soupape. Augmenter la productivité de l'heure de travail ? Oui, mais comment ? Acheter de l'outillage à l'étranger, c'est épuiser le trésor de guerre de la France. Fabriquer l'outillage sur place, c'est déplacer encore de la main-d'œuvre hors de la production des biens de consommation, vers celle des biens de capital pendant le temps que cela dure, c'est diminuer encore la consommation disponible. Rationaliser le travail industriel, oui, -mais precessus lent.

Il n'y a pas de solution si demain nous avons le contrôle des changes, et l'échelle mobile, et la loi de quarante heures, il n'y a pas de position d'équilibre, pas plus que pour une avalanche jusqu'à la chute finale. Et même plus bas un nouveau « rentenfranc établi après le franc actuel aurait été rejoindre les assignats de la Révolution, le problème resterait le même production insuffisante, besoins excessifs, nouvelle chute précipitée.

On nous dira votre raisonnement est paradoxal. Vous négligez les phénomènes monétaires et vous aboutissez à la dépréciation de la monnaie. Rétablissons le mécanisme. Et pour clarifier la question, prenons un exemple très simple. Imaginons que le niveau de vie qu'on veut maintenir comporte en moyenne une paire de chaussures

par Jean ULLMO 1 » Pour des raisons théoriques aussi nous avons toujours été partisân de la réduction du temps de travail, en quoi nous voyons la soupape principale et la justification essentielle du capitalisme. Mais il ne s'agit plus aujourd'hui de capitalisme et de progrès économique. » Si notre pays disposait de quatre ans de conditions normales (économie de paix et non économie de préparation à la guerre), la réforme actuelle serait assimilée au bout de ce laps de temps, après sans doute des souffrances inutiles dues aux conditions de son application, souffrances qui seraient payées par le progrès social certain qu'elle représenterait aiors. Mais la question n'est pas là les conditions ne sont pas normales, il n'y a pas quatre ans devant nous pour sauver la France de la faillite et de la guerre. Nous ne voyons qu'une voie de salut aussi impossible apparaisse-t-elle, aussi vain notre effort, c'était notre devoir de le tenter »

A ce devoir, nous nous flattons de nous être attaché au Figaro dès le premier jour d'une erreur funeste, et sans jamais nous lasser. Avec un rare bonheur, M. Ullmo a résumé toutes les pièces importantes de ce débat vital. Nous croyons utile de les mettre sous les yeux de quiconque est de bonne foi. Pour endormir l'opinion française, le moment serait bien mal choisi, son réveil est nécessaire. Et il doit être lucide. Voilà la raison de cette publication. '̃̃'̃ F -F L

tous les six mois, et qu'en face de ces 40 millions de paires de chaussures semestrielle exigées la production soit de 30 millions. Si un jour précis tous les acheteurs et tous les producteurs se trouvaient face à face imaginons quelque plan quinquennal le débat serait vite tranché. 40 millions de demandes, 30 millions d'offres impossible. Mais, pratiquement, ce n'est pas ce qui se passe du fait qu'il n'y a que 30 millions de chaussures produites, le revenu national effectif, en nature, est de trois quarts de paires de chaussures par Français et par semestre. C'est-àdire qu'en moyenne, aux prix coûtants, le Français moyen constate qu'il ne peut mettre de côté, pour acheter ses prochaines chaussures, de la monnaie qu'à un rythme insuffisant il lui faudra huit mois pour accumuler le prix d'une paire de chaussures. Sur quoi cet individu moyen proteste ne lui a-t-on pas dit que son niveau de vie était sacré et devait être maintenu. Il accuse les mercantis qui essayent de lui reprendre, par la vie chère, son légitime salaire réel. Le Français moyen exige donc une augmentation de salaires s'il est employé dans une usine qui travaille pour l'Etat, rien de plus facile. La planche à billets fonctionne, fabrique quelques billets supplémentaires, qui remplaceront avantageusement les chaussures supplémentaires qui ne sont pas produites. S'il travaille ailleurs et jouit de l'échelle mobile, par un effet de transfert facile à comprendre c'est toujours, en définitive, le déficit d'Etat et l'inflation consécutive qui lui assureront ce supplément de salaire nominal nécessaire ainsi le problème des chaussures est résolu pour l'individu moyen considéré. Et tous les Français sont tour à tour cet individu moyen, ce qui les empêche de s'apercevoir du déséquilibre fondamental de la production et de la consommation.

Or, plutôt de s'en apercevoir autrement que par la disparition du stock d'or et la baisse du change (en régime libre), par l'inflation monétaire et la montée indéfinie des prix (en régime de contrôle des changes).

Voilà pourquoi nous avons posé l'alternative niveau de vie ou monnaie (valeur de change de la Monnaie, ou pouvoir d'achat intérieur de la monnaie). Répétong-Ie encore on ne peut satis faire un ensemble de besoins fixes avec une quantité de travail insuffisante de quelque façon que l'on s'y prenne.

La question du chômage Reste l'objection du chômage on ne peut augmenter la durée légale du travail tant qu'il subsiste du chômage, partiel et total. Trois réponses complémentaires 1° La résorption totale du chômage si elle était possible, et même concevable ne résoudrait en rien te problème du déséquilibre de la production nécessaire et de la production effective. Il y a 20 à 30 de différence entre celle-ci et celle-là D'après les calculs précis de la Statistique générale de la France, il y a deux mois encore la France travaillait à 95 de sa capacité de production (avec la durée du travail limitée par la loi), c'està-dire que l'effectif complet des chômeurs totaux et partiels, supposé qu'il pût être remis au travail, n'accroitrait la production que de 5 Ce chiffre a peut-être été modifié de 2 à 3 depuis lors. 2° La conception même d'une remise totale des chômeurs au travail est absurde. Il y a un résidu irréductible de chômage qui est un simple effet statistique dans les recensements d'avant-guerre et de prospérité, on a toujours trouvé trois à cinq mille personnes « dans la situation de chômeur » (la moitié des chiffres actuels). Il faut diminuer d'autant la ressource de travail disponible dans le corps des chômeurs cela la réduit à 3 ou 4 au plus. Quant à ce résidu, pour reprendre une image de notre ami Sauvy, dire qu'on n'augmentera pas la semaine de travail avant nue

tout le chômage soit résorbé, c'est dire qu'on n'augmentera pas le nombre des hôtels avant que ceux qui existent soient constamment occupés à 100 0/0 absurdité statistique. 3° Mais surtout le chômage est dû, non à la durée absolue du travail, mais à l'équilibre relatif entre les différentes branches de la production. Lorsque la métallurgie travaillait 48 heures, le textile travaillait 40. Aujourd'hui où la métallurgie travaille 40 heures, le textile travaille 32. Si demain la métallurgie était contrainte de ne plus travailler que 32 heures, le textile ne travaillerait plus que 24. Ce fait est facile à comprendre la main-d'œuvre n'est guère transférable d'une branche d'activité à une autre. C'est un fait qu'on peut déplorer, et qu'on pourra supprimer dans l'avenir par le reclassement technique, mais c'est un fait actuel. Or la répartition de la maind'œuvre entre les différentes branches d'activité s'est faite par un processus continu et séculaire, en accord avec la répartition des besoins manifetés par la collectivité française. Si les mœurs et les goûts, au cours du dix-neuvième siècle, ont conduit à un état où l'ensemble d'individus formant la France, dans leurs budgets de dépenses, étaient disposés en moyenne à consacrer 8 de leur pouvoir d'achat (pour fixer les idées) au textile et 8 à la métallurgie, il y a eu adaptation corrélative et lente de la main-d'œuvre (et des capitaux) à entrer dans les mêmes proportions dans les industries correspondantes. Comme la main-d'œuvre une foi formée n'émigre plus, reste attachée à son industrie, la répartition actuelle de la main-d'œuvre est déterminée en moyenne par l'état des goûts et des besoins d'une demi-

génération passée, voire d'une génération à cause du décalage de l'adaptation soit les besoins de 1910 ou de 1924

Aujourd'hui, le besoin impérieux d'armer passe avant tous les autres. Par l'organe de ses représentants, la nation se montre disposée à consacrer 20 h 25 de son pouvoir de production aux armements la métallurgie, l'industrie lourde se trouvent favorisées d'autant. Mais la main-d'œuvre ne peut suivre ce changement soudain et imprévu de la hiérarchie et de la proportion des besoins d'où un deséquilibre inévitable, et le contraste d'industries surchargées de commandes à côté d'autres souffrant de mévente. C'est ici qu'apparaît à plein l'erreur de la réglementation rigide. Car les industries défavorisées ne peuvent plus espérer recevoir le surcroît de commandes qui leur éviterait la mévente, que « par l'intermédiaire » des industries favorisées. L'Etat prive les particuliers de ressources énormes (par l'impôt et la hausse des prix due à l'inflation) pour les consacrer à fabriquer des armes les contribuables doivent se priver de textiles qu'ils eussent achetés en d'autres circonstances mais les ressources ainsi concentrées par l'Etat, par l'impôt et l'inflation vont en définitive à l'industrie lourde d'armements il serait normal que les ouvriers de l'armement fussent capables d'absorber toutes ces ressources ils vivraient dans l'abondance, leurs achats de textile deviendraient supérieurs à la moyenne, le textile profiterait de leur prospérité. Mais les quarante heures empêchent les ouvriers de l'armement de gagner plus qu'autrefois ils gagnent autant en travaillant moins. Le résultat est là la vitesse du réarmement est insuffisante, et le textile souffre de ce que la métallurgie ne gagne pas davantage.

Autre exemple les charbonnages ont des débouchés assurés. S'il travaillait 20 de plus, le mineur gagnerait assurément 20 de plus en salaire réel c'est-à-dire qu'il pourrait acheter 20 (ou davantage) de plus de textiles ou de chaussures. La limitation de son travail est un manque à gagner pour lui, heureux profiteur d'un état de monopole elle est perte sèche pour ses fournisseurs des autres industries.

Dernier exemple quand les prix montent, le salaire réel des fonctionnaires est déminué. Sans réglementation rigide, la hausse des prix entraînerait une expansion de la production l'Etat, par ses impôts de consommation, gagnerait sur les deux facteurs, quantités et prix. Il perdrait sur le facteur prix pour ses propes achats. Mais il lui resterait de quoi augmenter ses fonctionnaires et rétablir leur salaire réel. Si la production ne peut augmenter en face de prix croissants, à cause de la réglementation, le second facteur de bénéfice ne joue plus l'Etat perd autant qu'il gagne, les fonctionnaires sont sacrifiés.

On voit ainsi l'aberration qui consiste à refuser l'accroissement de la durée légale dans une industrie favorisée sous prétexte qu'une autre industrie connaît la mévente et le chômage partiel.

CONCLUSION

On voit aussi comment s'exercerait l'effet salutaire de l'allongement de la durée légale de travail, même dans la crise que nous traversons. Pour les activités où la production ne peut augmenter, par exemple les chemins de fer, une main-d'œuvre qu'on a retirée le plus souvent aux industries; de transformation, où son absence se fait sentir, serait rendue disponible. Dans les ateliers de réparation, des heures de travail apparaîtraient qu'on pourrait directement consacrer aux armements. Pour les industries favorisées, la production pourrait augmenter aussitôt selon que le salaire total fût maintenu ou augmenté à proportion du travail, la collectivité dans les deux cas profiterait du changement dans le premier par la baisse des prix, dans le second par la création de ce pouvoir d'achat supplémentaire dont nous parlions plus haut, qui vient favoriser indirectement les autres activités on atteindrait ainsi deux niveaux de prix différents, mais qui constitueraient deux équilibres également possibles. Les industries exporta- trices, dont les prix sont mainte- nant inférieurs à ceux du marché mondial, mais qui sont gênées aujourd'hui par les délais excessifs de fabrication, retrouveraient leur pleine capacité de concurrence. Les industries d'outillage pourraient produire sans inconvénients l'outillage nouveau qui viendrait augmenter la productivité du travail, donc permettre éventuellement une réduction rationnelle de la durée de travail.

Enfin et surtout, l'équilibre impossible d'une production inférieure aux besoins serait remplacé par la multiplicité d'équilibres possibles avec une production adaptée aux besoins. Tous les problèmes,! aujourd'hui insolubles financement, monnaie, trouveraient leurs solutions ils ne sont que le reflet du déséquilibre fondamental que nous avons analysé. Le contrôle des changes, l'échelle mobile légale, propres à précipiter l'explosion du système actuel, pourraient devenir des mesures sages présentant plus d'avantages que d'inconvénients, une fois cette conditions préalable, cette condition nécessaire remplie Ne pas poursuivre une politique contradictoire dans ses termes, consommer plus (en comptant les armements dans la consommation) en produisant moins.

IA REVUE DES MARCHES

PARIS

Fermeté des changes étrangers et des monnaies d'or. Hausse des rentes à garantie de change. Stabilité de l'ensemble du marché.

Dans un marché extrêmement calme, les deux caractéristiques de la semaine ont été, d'uuj; part, la tension sur les changes étrangers et les monnaies d'or très recherchées d'autre part la très vive fermeté des rentes à garantie de change, 11 est possible que les deux faits soient connexes, encore que, comni£ il a été exposé dans une chronique journalière récente, les fonds à garantie de change soient très au-dessous de la valeur que leur assigneraient normalement le montant de leur coupon et leurs cours de remboursement. En fin de semaine, on retrouve la livre à 178, 38 contre 178,15 le dollar à 36,44 contre 36,2275 et le florin à 19,9150 contre 19,8925. A terme, le report sur la livre s'élève, à trois mois, à 3,15 contre 2,25 à un mois, à 0,69 contre 0,51. Sur les monnaies d'or, la prime enregistrée est considérable, Elle est de l'ordre de 5 à 6 pour cent au minimum. Comme nous l'avons signalé, un marché à terme s'est institué sûr les monnaies d'or. Quant aux rentes à garantie de change, traitées très activement toute la semaine, et surtout mardi et mercredi derniers, on retrouve le 4 1925 à 135,40 contre 131,50 et le 4 1/2 1937 à 135, 45 contre 131,30.

Aux rentes ordinaires, le 3 passe il 74,15 contre 73,95 le 4 1917 à 71,50 contre 71,45 le 4 1918, à 70,35 contre 70,25 le 5 1920, à 96,50 contre 95,80 le 4 1/2 1932 A, à 77,45 est inchangé, et la série B s'inscrit à 77,05 contre 77,30.

Les valeurs à revenu variable tant françaises qu'étrangères, ont été soumises aux influences contraires de la crise diplomatique renaissante on Europe Centrale et en Extrême-Orient, puis de l'accalmie qui parait succéder à cette crise. Au cours des dernières séances, la résistance de Wall Street qui s'est muée en fermeté a été un facteur non négligeable de fermeté. Dans l'ensemble, la résultante des fluctuations diverses du marché, dans une inactivité presque totale qu'encourageait la chaleur caniculaire, a été la stabilité des cours avec quelques très modestes plusvalues ici et là, et notamment aux mines d'or.

NEW-YORK

La résistance de Wall Street devient en fin de semaine de la fermeté

Alors que d'aucuns s'attendaient à une réaction immédiate et relativement profonde de Wall Street, le marché a fait preuve d'une bonne résistance avec des transactions très calmes. Vprs la fin de la semaine, lorsque ont été connues les nouvelles d'une détente en ExtrêmeOrient, le. marché s'est nettement raffermi et de nouveaux records de hausse pour l'année ont été enregistrés par certaines valeurs, industrielles et chemins de fer, notamment.

Comme nous l'indiquions, dans notre dernière Semaine Financière, il se peut donc que, conformément à la tendance saisonnière, Je mois d'août soit un mois de fermeté. Toutefois, il convient de ne pas oublier que toute hausse importante à Wall Street risque d'entraîner la plupart des valeurs à des niveaux peu en rapport avec leurs perspectives de rendement immédiates.

Vendredi, J'indice des 100 actions du New-York Herald Tribune se représentait à 105,50 contre 104,55 la semaine précédente, les industrielles passant à 140,56 contre 139,45, et les chemins de fer à 23,68 contre 23,24. Obligations affaiblies leur indice revient à 86,75 contre 87,24.

L'abondance des matières nous oblige à reporter à demain

LA CHRONIQUE AGRICOLE

MATIERES PREMIERES CEREALES

Marchés calmes et hésitants L'activité des marchés de matières premières 'a été faible et leur tendance s'est plutôt alourdie. La tendance à la baisse du blé demeure préoccupante pour les perspectives à moyen terme de l'économie américaine et par conséquent pour celles de Wall Street. Une baisse accentuée de cette céréale serait même de nature à hypothéquer plus ou moins sérieusement l'avenir du dollar à long terme. De nouveaux records do baisse ont été enregistrés cette semaine à Chicago et à Winnipeg 64 cents 5/8 le boisseau à Chicago (- 3 cents 1/2), 74 cents à Winnipeg (- 3 1/4).

Les autres céréales s'affaiblissent en sympathie avec le blé. Coton plus faible New-York, 8 cents, 42 la livre (- 0,15). Le caoutchouc perd 1/8 à Lon» dres à 7 d. 11/16.

Métaux irréguliers et généralement alourdis cuivre + 1/3 à livre 41/7/6 la tonne; étain livre 1/7/6 à livre 194/12/6 plomb 13/9 à livre 14/7/6 zinc 2/6 à livre 13/17/6.

.00

INFORMATIONS International Certificates Depositary Co Ltd

C'est sous cette raison sociale que sera constituée, le 17 août courant, une société anglaise dont nous avons parlé hier, destinée à émettre des récépissés de dépôt en représentation de titres nominatifs anglais, américains ou autres, qui pourront ultérieurement être cotés sur les places de l'Europe continentale qui ne traitent habituellement que les titres au porteur.

Les participants à la constitution de la future jociété sont les firmes suivantes ·

A Londres MM. Glyn, Mills and Co Brown, Shipley and Co Helbert Wagg and Co Ltd Samuel Montagu and Co. A Paris MM. Mallet frères et Cie Hottinguer et Cie Mirabaud et Cie. Sn Suisse Crédit suisse, Société de Banque suisse MM. Lombard. Odier et Cie. A Bruxelles MM. Cassel et Cie.

L'International Certificates Depositary Company Ltd, dont le siège sera it Londres, émettra des récépissés de dépôt au porteur, en représentation des certificats nominatifs établis au nom de la Société nommée pour les valeurs interna-1 tionales (société suisse).

Il est bien entendu que l'International Certificates Depositary Company Ltd conservera dans ses caisses, à Londres, le certificat d'actions original qui lui aura été remis en représentation du récépissé de dépôt ainsi créé.

Tous les certificats émis par l'International Certificates Depûsï- tary Company Ltd seront contresignés 'par ses banquiers à Londres, MM. Glyn, Mills and Co.

Situation

de la Banque de France au 28 juillet 1938

ACTIF

(En millions de fr.i

Encaisse or 55.808 » Monnaies d'argent. 421 + 2 Comptes postaux. 510 152 Disponibilités à vue.. 21 3 Effets escomptes. 7.149 + 1.213 Effets agric. 89 » Effets nég. étranger. 744 » .frets négoc. France.. 2G0 ̃+̃ 7 Avances sur titres. 3.514 44 Avances à 30 jours.. 023 229 Bons Caisse autonome 5.574 » Avances provis. sans

intérêt à l'Etat (conv

18 juin 1936)

art. 1 et 2. 12.083 » art. -3 10.000 » (conv. 30 juin 1937). 18.050 » Divers. 2.862 + 157 i'ASSIF

Billets en circulation 101.116+1.236 Compte Trésor public 468 + 290 6 Cpte caisse autonome.. 2.666 + 42 ( omptci courants 14.040 + 85 'rs 2.095 172 Montant des angagem. à vue 118.459 Ratio 47 11 0/0 c. 47 56 0!0.


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Une amusante scène d'un nouveau dessin animé en couleurs français de Pierre Bourgeon, qui a été présenté récemment « Coccinelles-Ville ».

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LES CONCERTS

DU GEWANDHAUS

ONT UN VASTE ET COPIEUX PROGRAMME

Le programme du Gewandhàus, h Leipzig, pour la saison prochaine, comprend trente-deux concerts. Le premier sera consacré à Bach et Jfi dernier à la Neuvième Symphonie.. Entre temps, on jouera des œuvres de Mozart, Schubert, Brahms, Schumann, Weber, Liszt j ·; la Création, de Haydn Penthésiléc, de Hugo Wolf, et le Requiem, deVerdi.

Parmi les œuvres modernes, citons les Variations sur Mozart, de Reger un concerto pour violon, de Siegfried Wagner Burlesque, de Strauss des chants de Robert Oboussijer, des concertos pour piano, de Glazounoff et de Ravel une symphonie de Roussel le Jeu de Cartes, de Stravinsky enfin, comme oeuvres inédites, une sonatine de Julius Weismann et la Deuxième Symphonie, de J. N. David.

Parmi les concerts du jeudi, dixsppt seront dirigés par le professeur Abendroth, et un par Paul Schmitz. M. Furtwangler dirigera en outre deux concerts hors série de la Philharmonique de Berliu. MM. Cortot et Edwin Fischer compteront parmi les solistes.

A la Société française de musicologie

Plusieurs brillantes communications ont illustré les dernières séances de la S. F. M. Tout d'abord celle de Mlle J. Marix, sur la vie énigmatique de Hayne de Guizeghem (quinzième siècle) avec de très beaux exemples musicaux exécutés par la Menestrandie de Genève (Mme Teysseirc-Wuilleumier, Mlle FI. Wend MM. Gohering et Walter, avec le concours de M. L. Marc'hadour et Trembelland). M. Mirambel a parlé de ,Bouzoukl< petite guitare populaire de la Grèce et de l'Anatolie. Le docteur Delmond a fait de curieux rapprochements entre la syncope chez Beethoven et Schumann et la musique syncopée aux Antilles. Enfin, Mlle Briquet a extrait de la Correspondance d'Et.-J. Floquet (dix-huitième siècle), d'intéressants détails sur la vie musicale du temps.

PETITES NOUVELLES Les organisateurs de la Fête des Caf Conc' (Fondation Dranem) retiennenl 1a date du lundi 19 septembre, à 14 heures, pour leur manifestation jyinucîle qui aura lieu au Vélodrome Bufl'alo.

Aujourd'hui, 1S h., Saint-Lcu-Ia-Forêt WANDA LANDOWSKA

Dép. G. Nord 14 h. Té\. Salnt-Lcu 114

l!i:AI«:;S

L-ÉS DATES RETENUES Jeudi 11

HUMOUR. En soirée inauguration de ta saison allemande et répétition générale de GelpenfUr (Lee Revenante). Samedi 18

CHATELET. En polree réouverture et reprUe de Le Tour du Monde en quatre-vingts Jours.

Mercredi 17

OPERA-COMIQUE. En soirée Réouverture.

Jeudi 1" eeptembre

COMEDIE-FRANÇAISE. En mutinée réouverture avec Le Légataire unfversel et A quoi rêvent les jeunes filles. .1 Mardi. -8.

THEATRE MICHEL. En soirée: Réouverture et repris? Les Jours heureux.̃' ,t Mercredi 7

DAUNOU. En soirée répétition générale de Trois jeunes filles.

Jeudi 15

MATHURINS. En soirée répétition générale de L'Argent n'a pas d'odeur.

Samedi 17

GAITE-LYRIQUE. En solrco réouverture et reprise de Les Vingt-huit Jours do Olairette,

Lundi 19

,VELODROME BUFFALO, En matinée fête des Caf Cono. Jeudi 29

ANTOINE. En soirée réouverture et reprise da Tu oroia avoir aimé.

CET APRES-MIDI

Môme spectacle qu'en soirée:

Capucines, 15 h.; Déjaret, 14 h. 45; Grand-Guignol. 15 h.; Pal aie-Royal,' 15 0. et SOIR

CE SOIR

OPERA (Opéra 59-59), rei&che.

pemain L'Or du Rhin,

Feuilleton dn « Figaro» du 7 Août 1938

L~6`I~,1 II~1l.n~l~

ËXEPËtmcË OU BT BlUUl

CHAPITRE X

L'assassinat

de Cardigan Street

t' (Suite)

~$'

C'est-à-dire que je ne les avais pas vus ensemble. C'était peut-être un peu ridicule de ma part, mais je ne pouvais m'empêcher d'y penser. J'ai téléphoné chez le professeur. On m'a répondu qu'il était chez M. Stevens. J'ai téléphoné chez ce.'ui-ci, qui m'a répondu lui-même. J'ai demandé Mme Seaton. Il m'a alors annoncé la chose elle avait été assassinée et que vous, Selden, vous étiez parti pour le Yard. Je suis donc venu ici. Et c'est tout ce que vous savez ? Tout. C'est très vague, mais

v 1

La Semaine Théâtrale Jeudi

Au Théâtre de l'Humour, en solrée, Inauguration de la saison ailemande et répétition générale de Gelpenfter (Les Revenants), pièce d'Ibsen. Samedi

♦ Au Châtelet, en soirée, réouverture et reprise de Le Tour du monde en quatre-vingts jours.

Ml»

Quant à la reprise de Le Coup de Trufatgar, au Théâtre des Ambassadeurs, la date exacte n'en était pas encore fixée hier soir.

t

Une fête de nuit à Versailles Aujourd'hui dimanche, aura lieu à Versailles une fête de nuit, qui comportera des danses anciennes, les Ballets fantastiques de Loie Fuller et un feu d'artifice mêlé au Jeu des Eaux lumineuses et suivi d'un embrasement des bosquets. En outre, les grandes eaux joueront dans le Parc cet aprèsmidi, à 16 heures 30.

les3coups

♦ L'Or du Rhin rcparaltr demain soir sur l'affiche de lOpéra, avec une distribution en tête de laquelle figurent M. José de Trévi dans le rôle de Loge et Mme Lapeyrette, qui rentrera spécialement de vacances pour interpréter le rôle de Fricka. Ces deux protagonistes seront entoures de MM. Jean Claverie, Noguéra, Narçôn, Huberty, Pactat, Rabaud, Gourgues et de Mmcs Bonny-Pellieux, Montfort, Lalande, Doniau-Blanc et E. Schenneberg. L'orchestre sera sous la direction de M. François Ruhlmann,

Rolande et la mauvais garçon, l'opéra de M. Henri Rabaud, remporte un vif succès à Buenos-Aires où le compositeur en dirige personnellement les représentations. Le public du théâtre Colon a fait à l'auteur de ilarouf de chaleureuses ovations.

C'est le 17 septembre prochain que doit avoir lieu la réouverture de la Gaîté-Lyrlque avec Les 28 jours de Clairette, dont M. Biscot sera le protagoniste.

Devenu producteur,

Jean de Limur vient de tourner un film chorégraphique avec Argentinita

Jean de Limur, qui vient de fonder sa propre société de production de films documentaires, a l'intention de mettre en chantier un certain nombre de courts sujets. Déjà il vient de tourner un film de danse qu'interprète Argentinita et dans lequel sont reproduits les thèmes les plus caractéristiques de l'art chorégraphique des gitans. Ce premier film présente cinq danses des plus caractéristiques exécutées au cours d'une même soirée.

Il est A souhaiter que cet essai de cinématographie chorégraphique soit suivi de beaucoup d'autres.

AMBASSADEURS (AnJ. 97-60), relacbe.

OAPUOINES, Et heures Préméditation.

DEJAZET, il a.. Irma, troisième à gauche.

ENQLI8H-PLAYER8 (OEuvre), relâche. GRAND-GUIGNOL, 21 b. Le Viol. Et de père Inopnnu. PALAIS-ROYAL, 21 b. 10 Ma femme est timbrée. MUSIC-JHALJLB CIRQUES CHANSONNIERS

Môme spectacle qu'en soirée

A. B. C., 15b.; Alcazar, 15b.; Casino de Paris, 14 b. 30 ¡ Deux-Anes, 15 b.; Folles-Bergère, 14 b. 45.

FOLIES-BERGERE (Prov. «»-4V>, PO 0. 45 s Folle en Fleurs revue il grand speotacle, en 2 sottu et 00 tableaux, tte M Maurice liermlte, production Paul p>Tvnl. (Dainla). A. B. C., 21 B. La nouvelle Revue de l'A. S. O. ALCAZAR, 20 b. 46 La Revue.

CASINO DE PARIS. 81 ». ̃ Féerie de Paria (Mlstlnguett). OEUX-ANES, 21 a. Les cbaiitoiiuier» «t la revue. C/UBilJRETS OilNCINGS OOUPOLE (102, bd Montparnasse) S oreb. Tbé» iam. dltn, FETIONE (7, rue Kromemun cabaret. attractions. LIDO Tiiés. dancing, soupurs, attraction!

LUNA-PARK Tous les Jours, mutinée et soirée. PAVILLON DE L'ELYSEE Thés, dlners. soupera. SHEHERAZADE Yolanda, Rica Martin, Dinw Ousoff. SKATING DE PARIS i Matinée et soirie.

tabarin. a n tx. dancing; es D. 30 i Les Heures sont Mlle».

j'ai pensé qu'un renseignement, quel qu'il soit, pouvait vous être utile. En effet, dit Dodds. Nous vous sommes très reconnaissants, docteur. Vous êtes sûr que Mme Seaton n'a pas rencontré le professeur ? Je ne peux vous l'affirmer absolument, mais comme elle a quitté la gare aussitôt 'en grande hâte et que j'ai vu le professeur ensuite dévisageant les voyageurs, j'en ai conclu qu'ils ont dû se manquer. Elle a peutrêtre changé d'idée, dit Selden d'un ton sombre. Elle avait demandé au professeur de venir la chercher, puis elle l'a évité exprès.

Je vous demande pardon, dit le docteur. J'ai un rendez-vous important. Selden connaît mon adresse à Lydford et si vous avez besoin de moi, je reviendrai. Je suis magistrat moi-même, vous savez, ajouta-t-il avec un sourire.

Le docteur parti, Selden se renversa dans un fauteuil, faisant monter dans l'air de paresseuses spirales de fumée.

Etrange histoire remarqua Dodds.

Nous avons affaire, en effet, à des gens étranges, commenta Sélden. Cardigan Street n'est pas sur le chemin qui va de Paddington à Langham Place. Mme Seaton n'était

(31)

LES FILMS NOUVEAUX

A L'APOLLO

Le Roi du Hockey M. Dood prend l'air Le hockey sur glace est un très beau sport I Les Américains ont surtout su le rendre merveilleusenient photogénique. Il a, dans le nouveau film de V Apollo deux an gles de prises de vues curieux des charges, des mêlées et des chasses qui ont dû valoir à des opérateurs intrépides au moins autant de horions qu'aux joueurs. Il y a aussi une histoire, celle d'un grand virtuose amateur de la crosse et du palet dont certaines circonstances font un professionnef célébre bientôt soupçonné de s'être ̃ laissé acheter pour se faire battre. Elle n'a pas grande importance elle est simplement gentille et se termine de la façon la plus conformé au goût du publie. Dick Pnrcell, le protagoniste, est un bel auteur acteur sportif, et sa partenaire, Anne Nagel, jolie et distinguée à souhait.

Monsieur Dood prend l'air complète le programme en musique tout en nous contant les mésaventures d'un jeune électricien doté par la nature d'une belle voix de baryton et qu'un coup de bistouri transforme soudain en ténor, cependant qu'une créature sans vergogne entreprend de dilapider ses gains appréciables.

Heureusement pour lui, M. Dood (Kennu Baker) est aimd d'une jeune fille au cœur pur et à l'âme désintéressée. Cette petite personne, pleine de bon sens, arrangera tout avant de se jeter dans les bras du chanteur qui n'a plus qu'à lui donner un long baiser final et musical. Un aimable film d'été.

Intérim.

».

C'est Alexandre Esway qui réalisera

« Quartier Latin »

Le premier tour de manivelle de Quartier Latin, le film que va réaliser Alexandre Esway, d'après l'ouvrage de Maurice Dekokra, suivant une adaptation d'Yvan Noé, sera donné le 29 de ce mois. Il se confirme que Quartier Latin sera surtout un film de « jeunes ». Blanchette Brunoy, Bernard Lancret, Raymond Galle et Ginette Leclerc seront les principaux inter- prètes de Quartier Latin, qui fut, on s'en souvient, déjà tourné en muet avec Carmen Boni.

On va tourner en Hongrie les extérieurs

de « Retour à l'aube »

Mardi prochain, Henri Decoin et les interprètes de Retour à l'aube quitteront Paris pour se rendre en Hongrie où seront réalisés les extérieurs du film adapte par Pierre Wolff en collaboration avec Henri Decoin lui-même, d'après la nouvelle de Vkky Baum.

C'est dans petit vtlIaKe dë'Bpldog qui nous fut révélé par la Symphonie thactiévée qu'auront lieu ces prises de vues auxquelles Danielle Darricux, Pierré Dux, Jacques Dumesnil et Pierre Mingand vont prendre part.

VENEZ REVOIR Symphonie Inachevée Au Studio de l'Etoile avec

MARTHA EGGERTH Vers. orif. Perm. 14 h. S0 à 14 h. Prix oxcept. des pl. Matin. 6 tx, mat. «oirée S«m. Dim. Fit t Ift tr.

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CET APRES-MIDI

CE SOIH

pas une enfant et elle connaissait bien Londres. Elle était aussi dans une hâte fébrile de transmettre aux deux autres ce qu'elle savait. Quelque chose lui a fait changer d'idée. Je me demande si le docteur ne l'a pas influencée sans le vouloir. Inutile de me poser des rébus, Selden. Qu'allez-vous faire, maintenant ?

Je vais voir le professeur. Attention. N'oubliez pas que c'est un homme en vue. Nous ne voulons pas de scandale.

Ayez confiance en moi, monsieur.

Selden prit un taxi pour aller chez Stevens. Il trouva les deux hommes causant ensemble très gravement. Il n'avait pas l'intention de donner des renseignements, mais plutôt d'en demander. Il leur fit part simplement des faits tels que la police les connaissait et ayant déjà paru dans les journaux du soir. De nouveau, Selden fut choqué par le calme qu'ils montraient en discutant l'assassinat de leur collègue. Si ce n'était à cause de la ferveur de leur croyance spirite, ce devait être, pensait-il, par suite d'une absence totale de sensibilité.

Brusquement il attaqua.

Vous croyez pouvoir entrer en communication avec les morts ?

-.et un autre d'un des dernier-nés de Walt Disney « Les Trois Neveux de Donald », que l'on nous promet pour bientôt.

ADRIAN VA PUISER DANS SES SOUVENIRS D'ENFANCE

Ce modelliste fameux à Hollywood vient d'être chargé de dessiner les costumes du film The Wizard of Oz, inspiré du récit, fantastique de Munchkins et qui sera tourné en Technicolor.

A peine avait-il reçu cette importante commande qu'il s'empressa de télégraphier à ses parents, dans sa ville natale, pour qu'on lui envoie d'urgence ses vieux livres d'école.ll y trouvera, prétend-il, une précieuse source d'inspiration grâce à tous les dessins qu'il a faits lorsque, enfant, The Wizard of Oz était son livre favori et qu'il ne pouvait s'empêcher d'esquisser les portraits de ces personnages ima- ginaires. C'est Mervyn Le Roy qui dirigera la production de The Wizard of Oz.

JSBÊffcons i

1

S. 0. S. Sahara, de Jacques de e Baroncelli, sortira prochainement à l'Olympie.

•+ Faux de Joie, tel sera le titre du premier grand film de Ray Venlura et ses collégiens.

A Limours, en Seine-et-Oise, on va tourner quelques extérieurs de Werther.

C'est dans la seconde quinzaine de ce mois que Maurice Cloche entreprendra dans les Landes la réalisation de Belle Jeunesse, d'après le roman de Marcelle Vioux. Robert Lynen sera en tête de la distribution. Andrews Eiigelman vient d'être engagé par Léon Mathot pour tenir un rôle important dans Le Révolté. L'excellent ténor José Luccioni, qu ldolt tourner dans Manon aux côtés de Llly Pons, n'est point italien. luccioni est en effet né à Bastla. 11 est donc Corse et citoyen français. Et c'est bien mieux ainsi.

On nous prie de dire que les salles du Rex et du Gaumont-Palace sont réfrigérées. C'est bien volontiers

que nous faisons Ici ce rappel' de cir-

que nous, 'faIsons ici ce rappal 8o'dlr-

constance. t ̃̃"̃ 1.~ -ii:J ̃

CIMi-MA-S

Films parlant français.

ALHAMBRA 4 13 h. 30 a 10 b., 19 b. 30 & 2 b. du m. Le Couple Invisible.

AUBERT 12 h.-O h. 15 Qargousse.

CINE L'AUTO + 10 h. a 24 30 Le Mirage de l'Amour. CIKEVOX-PIG. 13 à 2 h. m.Raspoutine, 3 de la Marine. DEMOURS 14 45, 20 45 Gribouille, Ohans. du Souvenir. EOOUARD-VII 14 30 fi 0 h. 30 Pension Mimosa. ERMITAGE; 14 30.24 11.: La plus belle fille du monde. OAUIHONT-P. 15-1 b. m.: Durand, bijoutier, Lac aux D. IMPERIAL de 10 11. à 1 h. m. Les Dieux du Stade. LE CLICHY 12 a 24 h. Michel Strogoff, Clo-Clo. LUTETIA: 13 40-20 30. S. 21 h. Galtés de l'Expo. MADELEINE 12 b. a 1 b. m. Altitude 3.200. MARIGNAN + 14-24 h.: Blanche-Neige. Orch. 0. Mordant. MARIVAUX ♦ a. A 2 n. au matin Quai des Brumes. MAX-LINDBR de 1 2 b. B 2 t». du ta. Barnabe. MOZART) 14 30-19 11. S. 21 b. Le Roi, Quadrille. MOULIN-R. 14 40-19 b. S. 21 30 L'Avion de minuit. NORMANDIE 14 b. 80, 2 b. 10 m. Les Dieux du Stade. PAGODE I 14 30. 20 30. S. 21 b. L'Affaire Lafarge. PANTHEON 14 b., 24 b. Les Gens du voyage. PARAMOUNT 9 30 à 2 h. m. Venus de la Route. REX I ♦ 12-2 h. du m. Les 7 Gifles, On a arrêté Sherlook Holmes.

Les morts ? C'est un mot que nous n'acceptons pas, dit Stevens, onctueusement, comme s'il citait un de ses propres articles. Mme Seaton a seulement « passé ». Elle est aussi vivante que vous ou moi.

» Comme je vous l'ai déjà expliqué, dit le professeur, il faudra peut-être quelques semaines ou même quelques mois avant que nous ne puissions communiquer avec elle, surtout dans un cas violent, comme celui-ci. »

Vous n'avez aucune idée personnelle sur l'assassinat demanda Selden, les yeux îlji$%i£ur le profes- seur.

Nous n'attendons certes pas que vous autres, détectives, acceptiez notre raisonnement, mais pour nous, il n'y a pas de doute. L'Etre qui a agi à Cold Stairs est venu à Londres avec notre collègue et lui a âté là vie parce qu'elle avait dé- couvert son secret.

C'est dommage que vous n'ayez pas vu cet a Etre » à la gare, dit Selden.

Le professeur ne releva pas l'ironie.

n ne s'est peut-être pas matérialisé. répondit-il avec calme. Impossible de raisonner avec ces gens. Selden prit son chapeau pour s'en aller.

G~ 6ïv~M

Un nouveau concours

cinématographique d'amateurs Le Comité cinématographique du Centre national d'expansion du Tourisme vient d'établir, en collaboration avec la Fédération française des Clubs de Cinéma d'amateurs, les bases d'un concours de films documentaires touristiques. Ce concours a pour but de doter la Cinémathèque du Centre national du Tourisme de films de format réduit, pouvant servir à la propagande en faveur du tourisme en France. Il sera ouvert jusqu'au 31 décembre 1938 à tous les cinéastes amateurs, essentiellement pour les films de format réduit. Le jury qui aura Il distribuer le prix, aura à tenir compte de la qualité cinématographique et de l'intérêt de propagande des films présentés.. Pour tous renseignements, il convient de s'adresser au C.N.E.T., 127, avenue des Champs-Elysées, et ù la Fédération française des Clubs de Cinéastes amateurs, 205 bis, avenue Daumesnil.

Normandie nous amène. En dehors dp Simone Simon et de Julien Duyiyier, dont Le Figaro a déjà annoncé le retour en France, Normandie amène en Europe Lee Tracy et sa femme, Heljen Thomas, qui débarqueront à Southampton, Tracy devant tourner prochainement à Londres Idiot's Delight. Parmi les compagnons de voyage du couple célèbre figurent notamment Miss Ariane Borg, l'héroïne de Tovaritch, qui vient de passer deux années consécutives à Hollyvood le pianiste Rudolf Granz et le scénariste Jacques Treig,

Ces trois derniers débarqueront demain au Havre en même temps que Simone Simon et Julien Duvivier.

FILMS RECOMMANDES EXOLUSIVITES PATHE MARIGNAN

BLANCHE NEIGE ET LES SEPT NAINS

IMPERIAL

LES DIEUX DU STADE NORMANDIE

LES DIEUX DU STADE SUR SCENE

l'orchestre do Germains Mordant

A propos, dit-il comme si une pensée lui revenait tout à coup, vous rappelez-vous m'avoir parlé du docteur Gilkie, l'autre jour ? 7

Le professeur fronça les sourcils. J'ai vu dans le Times une annonce par laquelle un homme d'affaires demandait au fils du docteur Gilkie de passer à ses bureaux. Estce vous qui l'avez fait paraître, M. Selden ? 2

Non, monsieur le professeur, je n'y suis pour rien, mais cela vous intéressera peut-être de savoir que sir John Harman avait en fait laissé toute sa fortune à ce jeune homme. Par la suite, il a annulé le testament en faveur de sa veuve.

Il observait le visage du professeur, et vit sur ses traits l'étonnement croître et se transformer en une expression intense d'excitation et de fanatisme. Le regard du professeur se détacha lentement de celui de Selden pour chercher-les yeux de Stevens. Ce dernier avait soudain blémi.

Rien ne dit que Gilkie connût le changement du testament, dit-il, d'une voix forcée, comme si ses paroles avaient plus d'importance qu'il ne voulait l'admettre.

Nous ne savons pas même si ce Gilkie existe, dit Selden rudement. Mais si vous voulez dire qu'il a assas-

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1 "̃

APÉRITIF A LA GENTIANE · L'AMIE DE L'ESTOMAC

Les délices de la table

Gourmandises d'août Grimod de La Reynière a écrit, voilà plus de cent ans, que le mois d'août devrait être détesté des gourmands. « La bonne chère languit, dit-il, les riches sont aux champs, les tables de Paris renversées et les parasites à la diète. » Il ne trouve à recommander, en ce mois caniculaire, que les terrines de lapereau, les perdreaux en tourte, les pigeonneaux, les albruns jeunes canards sauvages le marcassin à la broche et le cochon de lait, rien que des vinndes, au moment où les fruits et les légumes abondent 1

Cet oracle de la bonne chère, qui a précédé Brillât-Savarin parmi les écrivains qui consacrèrent leur plume à Cornus, était d'une époque où l'on Me concevait pas un repas sans plusieurs plats de viande. Un 'de mes amis, qui est médecin, benit les vacances.

Elles sont merveilleuses pour nous me disait-il il y a quelques semaines. Au lieu de se reposer l'estomac, au lieu de faire une cure végétale qui les désintoxiquerait, les citadins aux champs ou à la plage mangent beaucoup plus qu'il ne faudrait et se bourrent de viandes ça nous fait des mala- des pour la rentrée, mon vieux 1 Août nous comble de tous les pré. sents de Pomone et de Cybèle pêches, melons, abricots, prunes, amandes, poires d'été, cerises, mûres, noisettes, raisin, que sais-je encore ? Et ce sont les mousserons, les cèpes, les concombres, les aubergines, les céleris, les haricots verts, les tomates.

Films parlant anglais.

APOLLO 4 1-1-2 h.: M. Dood prend l'air, Roi du hookey. AVENUE + 14 h. à 24 b. 45 Vacanoes.

BALZAC + 14 b.-l b. m. Les 2 bagarreurs, Sur la pente, BIARRITZ .14 h. à 24 h. 4 5 Collège mixte. BONAPARTE 15-21 h.: Baronne et s. val., Rom. à Manhat CAMEO 15 b., 17h. S. 21 30 La 8« femme de Barbe-Bleue, CESAR 4 14 ù. 24 b. Alerte aux Indes.

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STUDIO DE L'ETOILE 14 30 à 24 30 Symph. Inaohevée. Salles d'aotualité.

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Le signe signifie permanent.

siné sir John pour se venger, cela démolit plutôt vos théories surnaturelles le crime devient alors très naturel.

Quelque chose sur le visage des deux hommes arrêta Selden. On eût dit qu'une lumière soudaine les avait illuminés à la seule mention de ce nom.

Au contraire, éclata le professeur d'une voix vibrante, c'est presque la preuve que nous avons raison, n'est-ce pas Stevens ? 7

Tout cela est trop compliqué pour moi, dit Selden, remarquant que Stevens s'était laissé tomber dans un fauteuil et essuyait furtivement son front moite.

Monsieur Selden, dit le professeur, solennellement, comme s'il pesait ses mots. Je préfère ne pas parler du docteur Gilkie. C'est un sujet qui m'est très pénible, mais je crois que vous ne trouverez jamais trace de son fils. Je ne crois pas même que son fils existe dans le sens que le mot « existence » pour vous. C'est à prouver, mais vous pourriez peut-être me dire une chose. Harman a-t-il connu le docteur Gilkie en Nouvelle-Guinée ou en Assam ? 2

II a fait partie de l'expédition scientifique que le docteur Gilkie a entreprise. Harman connaissait bien

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Après le spectacle

« AU 3OLEIL DANS LA CAVE » LE PLAT DE MINUIT arrosé de bourgognes de derrière les fagota

COGNAC

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le pays et a offert ses services comme guide. C'est tout ce que je peux vous dire.

Merci, monsieur le professeur. Nous nous reverrons encore, j'espère. Nous conduirons chacun nos recherches d'après nos idées personnelles.

Le professeur traversa la pièce en deux longues enjambées et saisit brutalement le br-as de Selden. Laissez ça, jeune homme. Vous n'avez rien à y gagner et cela peut être dangereux. Il n'y a que nous, connaissant les puissances cachées, qui puissions affronter des risques intangibles. Votre courage et votre talent de détective vous seraient de. peu de secours.

Nous verrons cela, dit Selden en se libérant doucement.

La porte se referma et le professeur se tourna vers Stevens.

Le fils de Gilkie murmura-t-il d'une voix étouffée. Alors ses théonés étaient justes, après tout. (A suivre.) Walter S. Masterman. Traduction de H. FauconaUte*

Archiimbnult et « (îtlhert.

U.ui/yntjlit l>tj wnin-t ;> Sittsuimiux.)


CONTRE LE RECORD DE VITESSE SUR l'EAU

Le «Blue Bird », piloté par Sir Malcolm Campbell, durant l'essai effectué hier matin sur le lac de Genève.

Un orage a empêché, hier matin la première tentative

de Sir Malcolm Campbell sur le lac de Genève

IL ESPERE S'ATTAQUER CE MATIN AU RECORD Jean Dupuy vainqueur dans l'épreuve des hors-bords de la classe X

Sir Malcolm Campbell avait, hier, l'intention de faire une première tentative contre son record du monde de vitesse sur l'eau, 208 kilomètres 404 à l'heure. Les conditions atmosphériques ne lui ont pas permis de donner suite a cette intention un orage violent s'est abattu dans les premières heures de la matinée, agitant les eaux du lac et rendant impossible une tentative sérieuse.

Cependant, sir Malcolm Camphell a effectué une sortie à bord de son Blue-Bird. Encore qu'aucune vitesse officille n'ait été donnée, sur la demande même du recordman britannique, on estime que sir Campbell a atteint près 'de 185 kilomètres à l'heure.

Il a annoncé que si le temps restait au beau dans la nuit et que Je lac soit calme ce matin, il ferait une première tentative. H se montre, d'ailleurs, confiant en l'issue du débat qu'il livre à son record. Les modifications apportées au Blue-Bird doivent, selon son pilote, permettre de battre les 208 kilomètres dê moyenne.

Ainsi que nous l'avons dit, sir Malcolm Campbell, à bord de son engin, a, 'hier après-midi, inauguré le meeting international motonautique de Genève, auquel prennent part les meilleurs spécialistes. Dans chaque série, la lutte s'annonce passionnante, spécialement dans la catégorie des hors-bords de la classe X, où Jean Dupuy, Emi-

CYCLISME

BARTALI, VERVAECKE et Cosson se retrouvent cet après-midi

au Parc des Princes 11 est de tradition d'organiser, au Parc des Princes, le dimanche qui suit l'arrivée du Tour de France, une réunion où se trouvent opposés les principaux concurrents de l'épreuve. Ainsi aujourd'hui, quinze coureurs qui figurèrent au « Tour 1038 » seront réunis sur la piste de la Porte de Saint-Cloud Bartuli. Vervaêcke, Cosson, Vicini, Disseaux, Vissers. Clemens, A. Magne, Jaminet, Fréchaut, Fontcnay, Gianello, Le Guevel, Galateau et Tanneveau.

L'ordre du programme est le suivant, à partir de 14 h. 15

Prix du Tourmalct. Scratch international pour professionnels^ aspirants et indépendants.

Prix Phiiippc-Thys. Match omnium en trois manches (5 km. par points, poursuite à 8 sur 8 tours et course par éliminations) entre Dis- seaux, Jaminet, prêchant, Fontenay, Tanneveau, Galateau, Gianello et Le Guevel. 1 i

Prix Francois-Faber. Match omnium en trois planches (un tour contre la montre, 8 tours en poursuite et 8 tours par points) entre Vissers, M. Clemens, Vicini et A. Magne, respectivement quatrième, cinquième, sixième et huitième du Tour. '̃̃

Prix Ottavio-Bottecch,ia. Match omnium en trois manches (un tour contre la montre, départ arrêté, 8 tours en poursuite et 6 tours par points) entre les trois premiers du Tour de France Bartali, Vervacckc et Cosson. i' Petit Tour de France. ̃ Individuelle de 25 kilom. avec classement par poiuts tous les. cinq tours, entre, les quinze as du Tour de France précités.

HIPPISME

A DEAUVILLE

..Le jeudi 11 août aura lieu à Deauville un rallye hippique ouvert aux cavaliers et amazones, aux jeunes gens et jeunes filles. Le départ sera donné à 9 h. 30, devant le Casino. Toutes' tndications seront données à .ce moment aux concurrents car. il s'agira non pas d'une course mais d'une* compétition où interviendra surtout la recherche du parcours.

D'autre part, le 11 août également, à 1 heures, sur le terrain dé concours hippique, la plus belle amazone de Deauville sera désignée. Un concours pour juniors (jeunes gens et jeunes filles de moins de 15 ans) sera organisé. Les notes seront données sur un travail simple à volonté aux trois allures, sur la tenue et sur la présentation. Les engagements pour le rallye et le concours sont reçus jusqu'au mercredi 10 août, au casino de Deauville.

AUTOMOBILE

Le rallye de la Baule Le Rallye de La Baule, organisé par l'A. C. de l'Ouest, aura lieu du 28 août au 6 septembre. Le règlement exige des concurrents

Une étape, avec itinéraire facultatif au choix du concurrent, à effectuer avant le 31 août.

Une étape avec contrôles obligatoires, entre les villes suivantes Evreux,, Dieppe, La Baule, Le Havre, Cherbourg, Blois, "Poitiers et La Baule les 30, 31 août et septembre, au choix. Trois épreuves de classement, qui auront lieu les 2, 3 et 4 septembre à La Baule.

cents et Embiricos auront pour principaux rivaux le Suisse Schiller et les Italiens Gasalini et Romani.

La première épreuve du meeting' était réservée aux petits hors-bords de la classe A et disputée sur seize kilomètres. Elle fut brillamment gagnée par l'Italienne Mlle Irma Lucchini, qui affirma en l'occurrence une sûreté et une technique remarquables.

Voici les résultats de cette compétition 1. Mlle Irma Lucchini (Ital.), 17 m. 35 s. 4/5 2. Emilio Osculati (Ital.), 17 m. 43 s.; 3. Franco Cesati (Ital.), 17 m. 45 s. 1/5 4. Raymond Lebrun (F.), 18 m. 33 s. 2/5; 5.Guiseppe Guerini (Ital.), 18 m. 55 s.2/5; 6. Gino Alguati (Ital.),. 19 m. 2 s. 1/5; 7. Carlo Pagliano (Ital.), 19 m. 6 s. 1/5.

Hors-bords, série C (20 kil.). 1. Guerini (It.), 17 m. 8 s. 4/5 2. Pierre de Candelle (Fr.), 17 m. 9 s. 1/5 3. Mora (It.), 17 m. 29 s. 4/5; 4. Scalera (It.), ,17 m. 36 secondes 2/5 5. Léon Rousset (Fr.), 17 m. 41 s. 4/5.

Ràcers 400 kilos (20 kil.). 1. Vinturi (It.), 17 ni. 16 s. 2/5 2. Rusconi (It.), 17 m. 21 s. 2/5. Racers 800 kilos (20 kil.); 1. Schort (Fr.), 16 m. 21 s. 4/5 2. Paserini (It.), à un tour'; 3. Malchus (Holl.), à deux tours 4. Castiglioni (It.), à deux tours.

Hors-bords, série X (24 kil.). 1. Jean Dupuy (Fr.), 18 m. 34 secondes 1/5 2. Romani (H.), 18 m. 48 s. 3/5 3. Schiller (Suisse), 19 m. 4 s. 3/5 4. Augusto Romani (It.), 19 m. 19 s. 2/5 5. André Embricos (Fr.), 19 m. 21 s. 2/5.

La deuxième manche du championnat du monde des racers 12 litres (72 kil.) a été gagnée par le comte Rossi (Italie) qui a terminé seul.

Julien Barrère (France) a abandonné et Cattaneo (Italie) ne s'est pas présenté au départ.

Runabouts tourisme, première manches (16 kil.)

2 litres 1. Lorenzi (It.), 19 m. 14 s. 3/5.

3 litres 1. Marcel Taunus (Fr.), en 24 ni. 40 secondes.

.4 litres 1. Enault (Fa\), en 20 m. 20 s. 2/5.

Classe illimitée Firmenicih, en 16 m. 54 s. 3/5.

L'activité sur les links Au Golf de Dieppe

Prix du Casino, greensomes. 1. Mme Bagucs-Tonikins (5), 66 2. Mlle Rhèims-Caron (3), 68 :3. P. et -M. Bouchayer (9), 70 4. Hirsch-Zavalichine (10), 72 ;.5; Mme Ilirscu-dc Jongh ((i), 73 Mlle F. Tollon-duc d'Elchingen (3), 73 Mme Pfeiffcr-Taylor (8), 73 8. M. et Mme Lesouëf (7), 75 M. et Mme Scellier (7). 75;

Au Golf de Vittel

Coupe de Vittel, pour messieurs, 18 trous, medal play. Première série handicap limité à 15 deuxième série handicap de 16 à 24.

̃ Première série 1. Francis Goudard (15), 59 2. Breed (15), 71 3. colonel Simpson (9), 73.

Deuxième série. 1. Eug. Mayer ^24), 68 2.Abreu (16), 70 3. Moullot (24), 71.

Match play entre les premiers de chaque série. Finale Francis Goudard b. Eug. Mayer, 5 et 3.

Au Golf de Chantaco

Concours au'drapeau. Messieurs 1. Fr. Alvarez (18), 235 m. sur le 19«.; 2. G. Dennis (20), 2.10 ni. sur, le 19». Dames 1. Mile Roy (36), -30- cm. du 19. 2. Mrs'E. Lillie (24), 3 m. 50 du 19».

Mixed-up, foursomes greensomes, 18 'trous, bogey. 1. G. Dennis (20)-Mrs G. Dennis (24), 3 up 2. Mme Goldschmidf (16)-Mrs Ouchterlony (10). 1 up B. Clausse(14)-G. Nixon (11), 1 up Fr. Alvarez. (18)-MHe Vezzani (27), 1 up.

A L'ETRANGER

Le Championnat international amateurs de Belgique à Fagnes Le Championnat. international amateurs de Belgique aura lieu les 9, 10 et 11 août prochain, sur le parcours du Golf des Fagnes-Spa. 1

Deux joueurs français sont engagés Lecoq-Vallon et Claude Fay. Citons, d'autre part, parmi les vedettes H. G. Bentley, brig. gen. A. C. Critchlcy, A. Calkoen Van Limmen, J. Wittouck," Van der Straeten, Crokaert, etc. Voici le tirage

CI. Van der Straeten (exempt) R. Jacquet c. E. C. Oelsner capt. J. L. Muir c. Rog. Grandjean Ken Ducan c. R. E. Bett vicomte G. du Parc c. brig. gen. A. C. Critchley lier c. P. Clive E. du Vivier c. Lecoq-Vallon P. Crokaert c. Ch. Fay M. Schuehard c. G. D. Hannay G. Feyerick c. H. G. Beutley Jhr. A. Galkoen Van Limmen c. J; Wittouck -G. E. Larman c. G. Peltaer comte de-Dundonold c. Jhr. W. E. Roell R. Nottebohm c. capt. Y. Barrington-White W. Storms c. H. Krings ;capt. V. C. Kirknadge (exempt).

ATHLETISME

WOODERSON N'A PUS BATTU LE RECORD DE Lovelock sur 1.500 m. A Glasgow, hier après-midi, le ohamtion anglais Wooderson a tenté de battre, comme nous l'avions annoncé, le record du monde des 1.500 mètres. Ce record, établi en 1936, aux Jeux olympiques de Berlin, par le champion néo-zélandais J.-E. Lovelock, en 3 m. 47 s. 8/10, est sans doute un des plus difficiles à atteindre.

Wooderson n'a pu parvenir à son but il a couvert la distance en 3 minutes 49 secondes.

Mais on peut faire confiance à la classe du Britannique elle lui permettra sous peu de s'approprier le record.

«.

NATATION

Nakache a échoué

en demi-finale

du 100 mètres

aux championnats

Il d'Europe

Dans le stade nautique de Wembley les championnats d'Europe ont débuté hier en fin d'après-midi. Cette première réunion était réservée aux éliminatoires du 1Q0 mètres nage libre messieurs et dames, au 200 mètres brasse daines et à trois rencontres de water-polo.

Un seul représentant français était dans le programme Nakache, pour le 100 mètres. 11 a réalisé sons meilleur temps, ce qui lui a permis de se qualifier pour les demi-finales de l'épreuve. ̃

Mais il ne put aller plus loin et fut éliminé dans, sa série demi-finale par Hèibel (Ail.), Csik (Hongrie) et Dove (Angl.).

Voici les résultats de cette réunion d'ouverture

1OO fnètres nage libre messieurs. Se qualifient pour les demi-finales B. Bo.i'8: (Suède), Tamuerg- (Norvège), Hetnel (Ail.), Fischer (Ail.), F. Dove (G.-B.), Nakache (Fr.), Csik (Honir.), Hovlng. (Holl.),; Wainwrlg-ht (G.-B.). Korosi (Honar.).

Demi-finales. 1. Fischer (AU.), 1 m. 0 s. 4/10; 2. Hoving (Holl.), 1 m. 1 s.; 3. Korosi (Holl), 1 m. l' s. 2/10.

1. Hcibel (AH.). 1 m. 0 s. 2/10; 2. Cslk (Hong.), 1 m. 1 s,; 3. Dove (G.-B.).'l m. 1 s. 4/10; 4. Nakache (Fr.) (éliminé).

200 mètres brasse dames.- Denitfiliiiles 1. Wualberg- (Hol!.), 3 m. 5 s. 8/10 2. Christeiisen (Dan), 3 m. 6 S., 8/10; 3. Williams (U.-B.). 3 m. 7 s. 6/10..

1. I. Sorensen (Dan.), 3 ca. s. 2/10; 2. Van de Kerenkovo (Bel.), 3 m. 8 s.; 3. Storey (G.-B.), 3 m. 9 s. 5/10.

100 mètres nage libre dames. Demi-finales I. Hueger (Dan.), 1 rn. » s.; Mulcorpg (Holl.), 1 m. a s. 4/10; 3. Acs (Hong.), 1 m. 11 s. s. 1. Van Vson (Holl.),' I ci. S s. s/10: 2. O.ve Peterscn (Dan.), 1 m. S s. 3/10; 3. Illrscù (Norv.). 1 m. fi s. Water-polo. Belgique et Hol- lande, 4 buts à i; Hongrie bat Italie, 9, buts à 0;- Allemagne bat GrandeBretagne. 6 buts' à 0.

-♦

POLO

LE CHAMPIONNAT de France militaire àVittel

Les résultats de la Coupe des Nations Continentales, tant à Hambourg en. 1937 qu'à Vittel cette année, ont nettement démontré la supériorité de, la France sur les autres nations du continent en matière de doIo. Les sports ou nous gardons quelque suprématie né sont pas si nombreux pour qu'on ne mette en évidence les matches extrêmement intéressants auxquels va donner lieu le Championnat militaire de :Frauce. C'est encore à Vittel, grand centre de polo français, qu'a débuté hier et se poursuivra jusqu'au 15 août, cette vaste compétition nationale avec les meilleures équipes militaires sélectionnées dans chaque région.

Durant plus d'une semaine, sur l'excellent terrain de Vittel,, serti de verdure, aux abords du Parc Thermal, s'affronteront les teams formés par l'Ecole de .Cavalerie de Saumur, le 2e Hussard de Tarbes, le 1er Chasseurs d'Alençon, le 12° Chasseurs de SaintAvold, la i' Légion de G., R, M.' de Diëuze et Je 30' Dragons de Metz. La cavalerie 'déplacée pour ce vaste tournoi sera considérable .puisqu'elle atteindra un total de 130 poneys: Ainsi les personnalités étrangères, présentes en grand nombre dans la coquette station vosgienne, pourront constater que notre armée possède des chevaux de polo de. rapides, souples, endurants et qui sont de plus d'excellents, chevaux d'armes,, tous inscrits aux rôles de nos .régiments.

Quant aux cavaliers, ils pourront faire -apprécier leur^ brillantes qualités dans ce sport réellement, atmétiqùe^tjui exige des réflexes ultra-rapi- des, de' la foiigue, mais aussi une technique et une homogénéité d'équipe parfaites:

AUTOUQUET

La finaje' de la Coupe du Vert Clos a donné lieu entre les «Mouvaux » et lés « Cadets » à une rencontre très attrayante. Les « Mouvaux » l'ont gagnée par 12 buts à B l/?;*

Par ailleurs, la première éliminatoire de la Coupe Normandie est revenue à l'équipe du «Royal Dragoons » qui, par 8 buts 1/2 à 8, battit le team du « 5th Inn. Dragoon Guards ». <. i Les teams avaient les compositions suivantes Mouvaux. Duvey, Masure!, Couturié et Gallant.

Cadets, Slotte, cap. Brau, ̃Lowcbstein et Nobleû i ̃ ̃

̃Royal Dragoons. Col. Swjre, A. M. Barne, R..H. Amory et W.'T. Pitt. ôth Dragoon Guards. J. E. Swetenham, C: D. Blacker, cap. Whetstone et cap. Legard.

GOLF

~> LA VOILE

CINQUIEME VICTOIRE DE «TRIVIA» A GOWES

Jamais encore, que ce soit durant la grande semaine des régates de Cowes ou dans une des importantes manifestations de yachting à voile, on a vu un concurrent barrer aussi nettement ses adversaires, comme le fait Trivia, le 12 mètres de M. V. W. Mac Andrew. La quatrième journée d'épreuves du Royal Yacht Squadron a permis au Trivia de remporter sa cinquième victoire consécutive. C'est un exploit unique.

Son avance, en l'occurrence, a été de près de 9 minutes sur le second, Marina, à sir W. P. Burton.

Aux violents orages qui s'étaient abattus sur le Soient succéda pour le départ des courses un beau temps avec une brise légère.

Durant la courte période de transition entre cette tourmente et ce calme le vent alla s'atténuant. Aussi les bateaux qui eurent à prendre le départ, pendant cette période, bénéficièrent-ils de la meilleure brise. Ce fut le cas de Trivia qui réalisa le parcours dans un temps excellent.

Dans les catégories autres que celle des 12 mètres, les gagnants sont chaque jour différents. C'est ainsi que, lans la série des 25 tonneaux et audessus, Zoraida, vainqueur la journée précédente, fut largement distancé palme revint au Zigeuner, à M. F. Marshall.

Voici d'ailleurs les principaux résultats de cette réunion

12 mètres. 1. Triva (à M. Mac Andrew), 2 h. 27 m. 21 s. 2. Maiina (a sir Burlon), 2 h. 36 m. 19 s. 3. Little-Aslra (à M. H. F. Paul) 4. Evalue M. Faircy) 5. Blue-Marlin (à M. Sopwith).

Handicap, 25 tonneaux et au-dessus. 1. ZigeunerM. Marshall), 4 h. S3 m. 15 s. 2. Thc-Blue-Peler (à M. D. W. Molin), 4 h. 56 m. 26 s. 3. Zelita (à M. Carrington).

8 mètres. 1. Wye (à M. Barlow), 1 h. 40 m. 18 s. 2. Sagitta MM. C. E. et A. W. Nicholson), 1 h. 49 m. 44 s. 3. Severn-H (au maj.' Hall et à sir F. Wenworth Dyke).

6 mètres. 1. Lola (à M. G. D. Head et M. J. G. William), 2 h. 17 m. 6 s.; 2. Catherine (à M. Ewing), 2 h. 17 m. 41 s. 3. Noua M. F. G. Mitchell).

Au Cercle de la Voile d'Arcachon

La première journée des régates de la saison 1938 s'est courue par beau temps et jolie brise nord-nord-ouest. Seules les séries internationales ont participé à cette compétition, dont voici les résultats

Série internationale des 6 mètres (Coupe d'Arcachon). 1. Humsa-II, à M. René Daydé, en 2 h. 40 m. 51 s. 2. Cupidon-Prudence à M. Ph. de Rothschild, en 2 h. 41 m. 15 s. 3. Sitaris-Il, il Mme Goldet, en 2 h. 4X m. 11 s. 4. Elfe, à M. Jacques Daydé, en 2 h. 44 m. 4 s.' 5. Barbara, à M. Raoul Beaumaine, en 2 h. 44 m. 15 s. Série internationale des 6 m. 50 (Coupe de la Maison du Télégraphe). 1. Surprise, à M. René Barrière, en 3 h. 0 m. 12 s. 2. Gisou, à Mme l'rnd'homme, en 3 h. 7 m. 44 s. 3. 77- tave-VI, à M. Gonfrevillc, en 3 h, 8 m. 3 s. 4. Alalante. à M. H. de Montbrison, en S h. 8 m. 30 s. 3. Verbena, à MM. Léoa.et,Gerjnuiu, en 3 h. S m. 39 s.-

Mme f ernynck gagne la Coupe des Dames à Dinard

Dinard, 6 août. (Correspondance particulière.) Par petite brise nord et mer plate, la Coupe des Dames a été courue aujourd'hui sous les anspices du Yacht Club de Dinard. La victoire est revenue à Mme Ter- nynck, devant Mme Verger (deuxième), Mlle S. Lefranc (troisième), Mlle G. Kiel'fer (quatrième) et Mme Harinkouk (cinquième).

Onze concurrentes ont pris le départ.

Quarante yachts prennent part à la course-croisière Cowes-Dinard

(Par télégramme de notre correspondant.)

Dinard. 6 aoûl. Le Yacht Club de Dinard, en collaboration hvco le Royal Océan Racing Club, a donné ce malin le départ de sa course croisière annuelle Cowes-Dinard. Quarante yachts ont pris le départ, ce qui est un record d'engagements pour une course croisière internationale, et confirme l'intérêt que cette course trouve, tant auprès des yachtmen français que des yachtmen anglais.

L'amiral Durand-Viel, président du Yacht Club de France, présidera, le 9 août, le déjeuner amical qui réunira tous les concurrents au Yacht Club de Dinard.

a

TENNIS

DE TOURNOIS EN TOURNOIS L'équipe d'Italie qui jouera contre celle de France Nous avons donné la composition de l'équipe de France qui disputera, les 13, 14 et 15 août, à Viareggio, le match France-Italie. Voici le team proposé par la Fédération italienne Simples Palmieri, Cancpelc, Bossi et Vido.

Doubles Taroni. Quintavalle, Bossi-Levidella ou Vida.

Il est possible que Taroni joue en simple à la place de Canepele, actuellement sous les drapeaux. Pour la même raison, Kucel sera peut-être appelé à remplacer en double Quintavalle.

La participation française au Tournoi d'Ostende La plupart des joueurs et joueuses français qui ont participé au match France-Belgique sont engagés dans le Tournoi international d'Ostende, qui vient de débuter. Ils s'y trouveront opposés aux meilleurs Belges et à plusieurs vedettes étrangères.

P. Pellizza, J. Lesueur, H. Bollelli, Mlle Mellerio et Mme LebaiUy ont passe aisément le premier tour des simples. Mais Favières et Mlle Inglebert ont été éliminés.

W

TIR AUX PIGEONS A ROYAN

Grand Prix de la Ville de Royan (10 pigeons, handicap limité à 30 m., 27 tireurs). 1. Mannet J24 m. 75) 10 sur 10 2. Durand-Dassier (30 m.), P. Desse (20 m.), Larcher (24 m. 75), Nelson (22 m.), Lawton (26 m. 25), A. Pinçon (26 m. 25) et 'Peyrelongue (24 m.) 9 sur 10.

Poule réglementaire 1. H. DurandDassier 9 sur 9 2. Peyrelongue 9 sur 9 3. Bouchy-Picon et Lawton 8 sur 9.

Grand Prix du Casino Municipal (10 pigeons, série). 1. H. Lawton 13 sur 13 2. Mannet 12 sur 13 3. Mage 12 sur 13 4. S.. Cruse, Peyrelongue, Bouchy-Picon et H. DurandDassier 9 sur 10.

Poule réglementaire 1. Plantey 8 sur 8 2. Dr Let'ebvre 8 sur 8 3. Comte de Montfort 8 sur 8 ;4. S. Cruse 8 sur 8.

lEs~cnURSES

LE8 COUHSES

A ENGHIEN

PRIX DE MONTROUGE

(Attelé, 10.000 francs, 2.100 m.) Ec. Céran-Maillard G. 18 » 1. Nimet Allah (Reine) .P. 15 » 2. Ni touchez pas (Massou) P. 8 50 3. Nola II (A. Couvert) .P. 35 » PRIX DE MONTPARNASSE,

(Monté, 10.000 francs, 2.300 m.) 1. Lulze (J. Bourdon) .G. 79 50 (à M. Ch. Bourdon) P. 15 50 2. Lasso (Chrétien) .P. 25 50 3. Kinette II (Ed. Picard) P. 9 » PRIX DES HALLES

(Attelé, 10.000 francs, 2.100 m.) 1. Maïa II (P. Viel) (J. 32 » (à M. P. Gamare) P. 10 i0 2. Maouna-a (M. Roussel) ..P. 7 50 Jumelé. 20 »

PRIX DE VAUGIRARD

(Attelé, 10.000 francs, 2.800 m.) 1. Mathias D (Vanlandeghem) G. 59 »M. Th. Vanlodeghem) P. 15 » 2. Kadoré (Ed. Picard) P. 8 50 0 Jumelé 62 50

PRIX DES GOBELINS

(Monté, 12.000 francs, 2.100 m.) 1. Indore (H. James) G. 57 50 (à M. Th. Valandeghem).. P. 12 50 2. Mon Adjudant (Roussel) P. 7 50 3. Lougpré (E. Carré) P. 8 50 PRIX DE RIO-DE-JANEIRO

(Int., attelé, 25.000 francs, 2.900 m.) 1. Jeannette B (Vnnlandcgh.) G. 34 50 (ù M. A. Dcbrabandèrc) P. '9 » 2. Hardi Bousquet (Simon.) P. 16 » 3. Idaho (Sourroubille) P. B 50 PRIX VIVIENNE

(Attelé, 8.900 francs, 2.390 m.) 1. Lulu Wilkes (L. Souchon) G. 77 » (à M. L. Souchon) .P. 14 50 2. Luron II (J. Poirier). 7 50 3. Léopard Noir (B. Zimin) P. 20 ». A DEAUVILLE

PRIX DE LA RISLE

(A vendre, 10.000 franc, 1.000 m.) 1. Porte Cél. 58 (A. Dupuit) G. 25 » » Mme Ch. Bnriller) P. 9 50 2. Ondine 56 (P. Villecourt) P. 22 50 3. Epigone 58 (L. Robson) P. 18 50 PRIX DES TOURELLES

(A vendre, 10.000 francs, 1.600 m.) 1. Mastcrful 581 (Robson) G. 14 » Mme A. Mânby) P. fi 50 2. Hornbeam 51J (Rochelti) P. 6 » Jumelé. 18 »

PRIX DE LIZIEUX

(15.000 francs, 900 mètres.)

1. Agay 54 (R. Brethès) G. 27 » (à la pr. de F.-Lucinge) P. 8 » 2. Bon Voyage 58 (Semblat) P. (S 50 3. Zoazo 54 (W. Johnstone) P. 11 50 PRIX MAURICE DE GHEEST (30.000 francs, 1.400 mètres.)

1. Sweet Dream 54 (Doyasb.) G. 44 50

LA RADIO

Dimanche 7 août

20 h. 15, RADIO-PARIS (1.648 m.) DePuis Vichy La Damnation de Faust (Ber. lioz).

20 h. 30, PARIS P. T. T. (431,7 m.) Les quatre journées, évocation radiophonique des manifestations organisées à l'occasion de la visite des Souverains britanniques. Allocution par M. Julien, ministre des P. T. T. L'hommage de la radio d'Etat à Leurs Majestés britanniques God save the King, La Marseillaise, Message de M. Prévost Ode à la France, de R. Kipling, trad. de M. Gillet, lue par M. Rollan Ode à l'Angleterre, de Porche, lue par Mme Simone. Petite histoire littéraire de l'Entente cordiale, jragm. par M. Morand. Concert sous la direction de M. Bigot Harold en Italie (liertiol) Reflets de l'âme anglaise, jragm. {Prévost), Folklore britannique avec les chœurs Noyon L'Entente cordiale, évocation par G. Girard 'd (Jragm.)'. Mise en ondes par G. Colin.. Sél. de l'opérette Quaher-Girl, avec R. Camia, R. Laurence. Orchestre et chœurs sous la direc-

Mots Croisés Enigmes Problème du 7 août

Horizontalement. I. La chute de certaines feuilles nous contraint à al- ler vers lui. II. Suite de marches. III. Il dorait le nez de Cléopàtre Future étoile ou lumignon Pronom intime. IV. Comme les mots croisés (plur.). ,Y. Enveloppe la jambe d'un cavalier Rehaussent certains dos. VI. Pronom Deux lettrés de « Louisiane » Suivi de beaucoup de ses semblables permettrait un fantastique embouteillage. VII. Utilisée parfois en cas d'attaque Répété, annonce un consentement. VIII. Servit longtemps d'escale pour d'indésirables voyages transatlantiques. IX. Révèle parfois une trahison II incarnait à Rome de nombreux rôles tragiques. X. En liberté Représente une institution qui doit toutau cheval Plaisanté XI. Verger tout près du home Autorise les fidèles à quitter l'église. XII. Artistes peintres. XIII. Abréviation pieuse Conjonction Pas du tout emballés. XIV. Du verbe avoir; Pronom.

Verticalement. 1. Visites qui ne sout généralement pas annoncées. 2. Son goût immodéré pour certaines papilionacées lui fit faire un marché de dupe Résonne sur certains plateaux avant l'ouverture Du titre d'uue farce célèbre d'Alfred Jarry Guide la main de l'architecte. 3. Désigne une liste d'assujettis au chiffre d'affaires Conseille une reprise Représente une partie d'un assaisonnement Dans la Champagne. 4. Elles révèlent les plaies du cœur. 5. Appréciés des urbanistes et des prisonniers. 0. Proféré pour demander grâce Fin de participe. 7. Pronom; Habitants d'une ville de l'Yonne. 8. Initiales d'un célèbre Trécorrois Certaines ouvertures se font en son nom Met plus de justice dans certaines désignations Dix-neuvième d'une liste. 9. Diminue dans une rue le nombre de numéros Favorisée par le destin. 10. Distinguée eD son genre Au-dessus du sol.

Solution du problème

du 31 juillet

M. S. J. Unzue) P. 15 50< 2. Rousserole 52J (A. Chéret) P. 13 50 Jumelé. 151 »

PRIX DE GAGNY

(Hand., 15.000 francs, 2.600 mètres.) 1. Courtll 52 (F. Rochetti) G. 80 50 (à M. Dudley Gllroy) P. 24 50 0 2. Laquais 46 (A. Tucker) P. 14 50 3. Asperella 51 (A. Faugerat) P. 17 » COURSES A VICHY

Aujourd'hui, à 14 h. 15 courses à Vichy. Gagnants du Figaro « Prix de l'Hôtel des Célestins Caresse, Tillières. »

Prix de Saint-Yorre. Bel Aster, Jocelyn.

Prix Chomel. Asthaël, Ecurie Bedel.

Grand Prix de la Ville de Vichy. Daméas, Eclair au Chocolat.

Prix de Busset. Ecurie Bedel, Ecurie Seutet.

COURSES A DEAUVILLE Aujourd'hui, à 14 h. 15 Courses à Deauville. Gagnants du Figaro Prix de la Calonne. Rabia, Pastel. Prix du Cercle. Duo, Ambivalence.

Prix de Caen. Courteille, Vieille Maison.

Prix de la Municipalité. Chuchoteur, Bach Agha.

Poule des Yearlings. Zip II, Lintry.

Prix des Enclos. Belleau, Bergame.

Deauville, 6 août. C'est une bana- lité de dire que l'hippodrome de Deauville est un modèle de perfection, nuiis c'est un devoir de répéter, chaque année, qu'on le retrouve avec le maximum de plaisir. La journée de réouverture a lieu par un temps idéal et avec toutes les conditions du succès, acteurs et spectateurs étant présents en grand nombre.

La première épreuve classique, le Prix Maurice de Gheest, n'a réuni cependant que six partants. C'en est assez pour nous fuire assister à une très jolie course où la corïlc reprend, en ligne droite, son droit prépondérant. En effet, dans une arrivée où les quatre premiers finissent dans un mouchoir, l'avantage de la dernière foulée reste à Sweet Dream, devant Rousserole. tous deux à l'intérieur, tandis que Coquetterie et le favori Pontprmo, à l'extérieur, ne sont que troisième et quatrième. Intervertissez les places et vous intervertissez l'ordre à l'arrivée.

Handicap copieux avec quinze partants. Au bout des 2.600 mètres, deux trois ans se détachent, Courtil et Laquais, et, après une belle lutte, Courtil s'assure le meilleur. Excellente performance puisque le pensionnaire d'Halsey était le gros poids des trois ans et ne rendait pas moins de douze livres à sou contemporain. J. Trarieux.

lion de M. Bigot. Les quatre journées, évocation de la visite des souverains britanniques à la France, par M. Gillet acc. des enre- gistrements réalisés durant le séjour des souverains britanniques. Mise en ondes de P. Castan.

20 li. 30, TQUR EIFFEL (206 m.) Variétés Les aliments et la boisson, chan- sons, refrains, scènes dramatiques Le pou- let, proverbe, de Carmontdle Le plat du chef, un acte de G. de Téramond, avec la troupemdc la Tour, dirigée par Paul Castan. Lundi 8 août

2o h., TOUR EIFFEL Concert avec Mme Mady Hardy, pianiste et AI. G. Rey, Rhapsodie en si mineur (Brahms) Capriccio, op. 76 (.Brahms) Romance de. loconde (Isouard) Don Juan (Mozar!) Roméo et Juliette (Gounod) Tarentelle (Bachclet) ̃ Madrigal (d'Indy) Rêverie (.Rosenthal) La petit, noix (Bcydts).

20 h. 45, RADIO-PARIS Depuis Vichy: Festival Franck-Debussy. Ocrhestrc et chœurs sous la direction de M. Fouresticr. 21 h.. VIENXE De Sahbourg Sérénade Mozart Divertissement en majeur, Symphonie en la majeur Petites pièces inconnues pour orchestre.

21 h. 30, MILAX De la Basilica di Masscnzio Concert sous la direction de M. Rater Un voyage à Reims, ouv. (Rossini) Italie, rapsodie (Casella) l'arsifal. l'enchantement du Vendredi Saint {Wagner) Lronorr. ouv. (Beethoven) Canto di palude (Rossellini) Don Juan, poème symphonique (Strauss) Ouverture 1812 (tchailtow- sky).

ORCHESTRE

20 h. 30, NATIONAL AXGLAÏS Concert promenade Stîles soprano, P. Jones, ténor Œuvres de Wagner. 21 b.. BRUXELLES FLAMAND Depuis le Casino de Knocke concert sous la direction de M. Karel Càndael (Bach, R. Strauss, Webcr).

21 h. 3o, ROME Concert symphonique. 21 h. 45, LONDRES REGIONAL Concert promenade (Lambert, Liszt, Honegger). 21 h. 20, PRAGUE Œuvres de Janacek.

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̃+- LE DEPARTEMENT DU COM•MEHCE annonce que la période de suspension de la licence de Corrigan est t terminée et qu'il est de nouveau autorisé à voler.

̃+̃ LES OBSEQUES du lieutenant Jeaunou et du sergent-chef Dieudet, tués au cours de l'accident de Brou, ont été célébrées hier matin à Lyon. UN NOUVEAU RECORD DE VOL A VOILE a été établi hier, au meeting de Rhœni, par les pilotes Romels et SchillingeT1, qui sont montés à 4.510 mètres. L'ancien record du monde u'ultitucle pour planeur biplace était détenu, depuis le 18 septembre 1937, par les Allemands Ziller et Quadfascl, sur planeur D. 6405 « Kranicn «, avec 3.30-S mètres'.

̃+̃ UN AVION MILITAIRE ITALIEN a été plaqué au sol, d'une hauteur de 100 mètres, près du terrain d'aviation de Florence. Le colonel qui le pilotait a été tué.

̃+̃ LE COMMANDANT TCHECOSLOVAQUE BRADZA a tenté hier, à l'aérodrome de Brno. de battre son propre record de hauteur, qu'il a atteint, le 16 mars dernier, avec 7. <i70 mètres. Pilotant un appareil « Tatra » 101, il a atteint une altitude de 7.Î00 à 7.600 mètres. Le chiffre exact lie sera connu qu'après examen officiel de l'appareil enregistreur, qui était scelle.

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