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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1928-07-30

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 30 juillet 1928

Description : 1928/07/30 (Numéro 212).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k2955799

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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JUSTICE SOVIETIQUE Un tragique Vendredi Saint

/Dans les années 1921 et 1922, la famine s'installait en Russie; plus de -vingt millions de vies allaient être fauchées. Les autorités de Moscou -voyaient, dans ce fléau, une rançon des Bienfaits que les Soviets devaient imposer au peuple russe et proposer à l'univers. D'un cœur léger, elles conse-ntaient à cette loi dé l'histoire, qui veut que le succès des révolutions s'achète par des hécatombes. Leur matérialisme historique ne s'émut jamais d'aucune cruauté. Et vers le paradis soviétique, qui resplendissait à l'horizon, s'ouvrait "ufie lugubre avenue, jonchée de cadavres décharnés.

Un jour arrivèrent, avec des vivres, neuf prêtres catholiques et trois Frères: Pie XI, poursuivant à l'endroit du peuple, russe le geste généreux de Benoît XV, avait, dès le lendemain de son élection, décidé le départ de ces Douze. Leur programme, leur consigne, c'était d'avoir pitié de ces foules. Au bout de 'quelques mois, ils nourrissaient quotidiennement cent soixante mille enfants. Moscou permettait qu'Us off. ssent des aliments, dans ces mille cuisines qu'ils avaient installées; Moscou leur prohibait tout acte de culte public, et Moscou considérait comme un acte de culte la distribution d'images de la Vierge, où figurait cette invocation « Sauveur du monde, sauvez la Russie. » Les Douze ne purent invoquer de Dieu qu'à voix basse le salut du peuple russe. Mais certaines sections communistes ̃ ne tardèrent pas à souffrir de leurs libéralités comme on souffre d'une intrusion. Le Saint-Siège, au cours de janvier 1923, connut le texte d'une étrange pétition, où s'étalait leur ingratitude elles demandaient qu'un membre élevé de la hiérarchie catholique fût mis à mort au prochain Vendredi Saint. Elles exigeaient cela à titre de manifestation. Elles ne dénonçaient ni crime ni délit, elles ne signalaient aucun coupable il leur fallait, le jour -même du drame é^Xàtvwe, un peu de sang eneoF-ev et qye ce fût cj.e nouveau le sang d'un juste, et leur satanique maladresse ne s'apercevait pas qu'ils, allaient procurer à ce prêtre là plus pure des gloires en parodiant, par sa mort, cette autre immolation qui fut le point culminant de l'histoire humaine.

Il semble que, dans les hauts Conseils (lu 'gouvernement « ouvrier et paysan », l'idée parut fort intéressante. Cette façon de remercier le Pape et de bafouer la mort du Christ les séduisit. On allait commémorer, par un sacrifice .humain, le sacrifice du Calvaire; on allait faire cela juridiquement, et presque liturgiquement. Le clergé catholique de Petrograd fut choisi pour fournir la victime.

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i, ̃' +

Dans la nuit du 2 au 3 mars 1923, Mgr Cieplak, archevêque auxiliaire de Petrograd, son principal assistant, Mgr Budkiewicz, Mgr Fiodorov, exarque catholique de rite oriental, et douze aùtres'prêtres catholiques étaient invités à se rendre à Moscou on voulait qu'ils y fussent dès le 5 mars. Leurs ouailles les accompagnèrent à–la- gar^s sentant douloureusement que les mots qui devaient s'échanger étaient des paroles d'adieu. Devant les wagons en partance, tous les fidèles s'agenouillaient. La bénédiction des prêtres qui s'en allaient à leur destin répondait aux prières de cette foule, dont les larmes suppliaient Dieu. Jamais, dans le Petrograd des Tsars, on n'avait assisté à une telle affirmation publique du Credo catholique elle inaugurait le martyre d'une Eglise et la montrait vivante au moment où l'un de ses chefs allait mourir.

Quelques jours durant, dans Moscou, ces inculpés furent laissés libres. Le ,10, on les arrêtait; on les promenait à travers la ville, sur un camion découvert. Les bourreaux moscoutaires, ayant lu l'autre Passion, se préparaient à en singer tous, les détails; il leur fallait la promenade ignominieuse, précédant les simagrées juridiques. Le Vatican protesta, et continua de nourrir îles petits enfants. L'autre' multiplication des pains, celle de Palestine, n'avait pas désarmé, jadis, les ennemis du Christ. Le parallélisme s'accentuait parce que leur Eglise faisait le bien, ces prêtres devaient connaître la prison, ou même 3à mort.

.Au soir du dimanche des Rameaux, oir décida qu'il y aurait deux exécutions celles de l'évêque Budkiewicz et celle de l'évêque Cieplak. C'était au théâtre de Moscou que cette « justice » fonctionnait. Sur la scène, à gauche, les accusés; à droite, ceux qui osaient se qualifier de « juges », et, derrière eux, impatients de rougir leurs mains, les gardes rouges. Mgr Cieplak, dès qu'il connut le verdict, se leva; trois

fois, il bénit la foule venue dans l'hémicycle en spectatrice; et sa bénédiction, comme la ,pluie dont parle le Psalmisté, voulait tomber sur les justes et sur les injustes; lentement, elle s'orientait vers le tribunal, vers l'arrière-garde des sicaires. Et dans la salle, quelques-uns pleuraient.

Quatre jours durant, des voix s'élevèrent, intercédant auprès des Soviets. A côté des sadiques du communisme, qui avaient besoin d'un holocauste, il y a là-bas des politiques, qui volontiers eussent fait grâce, si le Saint-Siège'eût consenti, sur l'heure, à honorer le gouvernement de Moscou de certaines propositions tendant à l'établissement de relations diplomatiques.

A deux reprises, le Pape avait fait des démarches indirectes pour sauver la vie du patriarche Tykhon, chef de l'Eglise orthodoxe séparée de Rome double geste de charité, par lequel l'Eglise romaine n'avait rien aliéné de sa liberté. Les Soviets voulaient maintenant que le Pape se compromît avec eux; il leur eût plu de pouvoir se targuer, un jour 'ou l'autre, que le magistère qui incarne la loi morale leur eût fait des avancés. Pie XI ne .pouvait leur accàr-der cette équivoque satisfaction. 1.

C'en était fait le sang devait couler. Puisque les sections communistes n'avaient, en janvier, demandé qu'une victime, on épargnerait Mgr Cieplak; mais Mgr Budkiewicz périrait. Le P. Walsh, président de la Commission papale de ravitaillement, voulait lui porter, en son cachot, l'hostie divine et la bénédiction du Pape. On leurra le P. Walsh; on lui promit qu'à temps on l'aviserait. Les heures passaient. On ne voulut pas que le jeudi saint de Mgr Budkiewicz répétât cet autre jeudi, oit le Christ avait tendu à ses apôtres le pain mystique. Ce jour-là, on tirait le prélat de son cachot souterrain; on le poussait brutalement à travers un corridor obscur; il tombait, se cassait la jambe; on l'enfermait, pour la nuit, sans paillasse ni chaise, avec des criminels de droit commun; il fallait, là aussi, qiru y y eût des larrons, près de celui qui allait mourir.

ÏQute-ist journée, du Vendredi sa.ip.V le P. Walçh et M. Mac CÙIlagh, à qui nous devons un excellent livre sur ces affreuses persécutions, se tinrent proches du téléphone. Le P. Walsh, de temps à autre, demandait « Puis-je venir ? » Et la réponse était « Vous serez prévenu à temps. » Vers 10 heures du soir, une sonnerie retentissait. Le P. Walsh entendait du bruit, des cris, des chants avinés, puis un silence, un coup de revolver, puis des éclats de rire. Il venait d'assister, à l'autre bout du fil, à l'exécution.

Plus tard, -un soldat rouge la raconta. Mgr Budkiewicz, qui ne pouvait plus marcher, avait été traîné par les oreilles jusqu'au corps de garde; en chemin, ses vêtements lui étaient enlevés on ne dit pas si, comme ceux de son Maître, ils furent joués aux dés. Une de ses oreilles s'était décollée. Et tout d'un coup, devant cette loque humaine, s'était ouverte la salle du corps de garde, insolente de gaîté. Un coup de revolver, dans le trou béant laissé par l'oreille, avait achevé le martyr,

On ne voulut pas que les restes du prélat pussent devenir des reliques; on les emporta pour être brûlés avec les corps de neuf bandits de grand chemin'; et les cendres furent dispersées. Trois jours durant, la presse moscoutaire affirma que Mgr Budkiewicz était toujours vivant; le quatrième jour, on avoua le crime.

Et l'Eglise du Pape, ripostant à cette œuvre de mort par une œuvre de vie, continuait d'assister de sa miséricordieuse charité ces petits enfants russes, que les Soviets laissaient avoir faim. Georges Goyau,

de l'Académie français*.

Dusséldorff etles étrangers Berlin, juillet 1928. Tous ceux qui connaissent Dusseldorf ont expérimenté que ce qui est français n'y est pas particulièrement bien accueilli. Dans les hôtels du Nord de la France, les étrangers, qu'ils soient Allemands, même de Dusseldorf, ou d'autres pays, n'ont pas cette impression à redouter.. r Un extraordinaire règlement municipal, qui ne serait que dir plus haut comique si ses victimes n'avaient le droit de prendre la chose de tout autre manière, prétend obliger les dames, qui sont obligées de séjourner ne fût-ce qu'une nuit à l'hôtel à déclarer si elles ont déjà été mariées 2° si elles sont restées mariées; 3° si elles sont veuves 4° si elles sont divorcées ou séparées 5° si elles ne vivent plus avec leur mari 6° quel métier avait leur mari'.

Déjà, le principal journal de la Suède s'élève contre de telles prétentions et ne demande rien de moins que le boycottage d'une ville pareillement indiscrète. Certains faits éclairent singulièrement la mentalté de personnalités, telles que celle du maire de Dusseldorf. Malgré soi, la pensée se reporte vers le moyen âge. Et nous sommes en plein vingtième siècle

Le bilan i

des pacifistes

A l'occasion d'un discours que M. Herriot doit, dit-on, pronon«s cer à Cologne le 1er août, les

radicaux extrémistes célèbrent les bienfaits de la politique de détente. Cette date du 1er août, qui rappelle aux Français la déclaration de guerre de 1914 et l'agression de l'Allemagne, paraît aux cartellistes heureusement choisie pour chanter les progrès de la paix.

Si d'aventure la diplomatie de gauche avait accompli quelque chose d'heureux, tout le monde s'en réjouirait. Le souci de la paix n'est le monopole d'aucun parti. L'opinion publique serait peut-être étonnée d'apprendre que les radicaux-socialistes ont servi efficacement la cause de la pacification européenne elle serait encore plus satisfaite que surprise de constater que des résultats positifs ont été obtenus.

Mais où sont ces résultats ? A son avènement, le Cartel a pris deux initiatives mémorables il a décidé l'évacuation de la Ruhr sans condition et il a résolu de rétablir les relations officielles avec les Soviets. Par cette politique d'abandon, -if prétendait toucher les cœurs et il annonçait des avantages merveilleux. il prend à son compte les suites de l'opération, les accords. de Locarno, l'entrée de l'Allemagne dans la Société des nations, et les relations persistantes de Berlin et de Moscou. Or, parmi les événements qui se sont produits après les innovations cartellistes, les principaux ont été en Allemagne l'élection du maréchal Hindenburg à la présidence du Reich, la constitution d'un ministère nationaliste, et les découvertes multiples sur les armements secrets de l'Allemagne. On ne peut pas dire que ce soit là une série de faits démontrant avec éclat les progrès de l'esprit pacifique outre-Rhin. Depuis ce temps nous avons vu arriver au -pouvoir à Berlin un Cabinet dominé par les social-démociates mais le ministre des affaires étrangères reste M. Stresemann, la politique du précédent Cabinet, qui était en majorité nationaliste, continue, et l'affaire des gaz de Hambourg demeure enveloppée de mystère. A l'heure présente, l'Allemagne fait campagne à la fois pour l'évacuation sans contre-partie de la Rhénanie, pour la modification du plan Dawes, pour l'Anschluss. Elle nie avec plus d'assurance que jamais ses responsabilités dans les origines de la guerre. Dix ans après l'armistice, et neuf ans après le traité de paix, elle s'efforce d'échapper aux conséquences de sa défaite, et elle réclame, d'une manière générale, la revision des traités. Même si l'on accorde à nos partis de gauche que leurs intentions étaient excellentes, on ne peut pas, avec la meilleure volonté du monde, les féliciter de leurs succès. Ils ont trouvé le moyen, en permettant aux vaincus de 1918 une hardie propagande pour la revision des traités, de laisser se répandie e l'idée la plus périlleuse, la plus menaçante pour la paix. Avant 1914, le socialisme et l'internationalisme, par leur indulgence à l'égard des pangermanistes, ont facilité une catastrophe. En 1928, les mêmes indulgences risquent de favoriser le commencement d'un bouleversement européen. ANDRÉ Chaumeix.

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La F ranee a battu l'Amérique en double

Vendredi, au Stade Roland-Garros, W. T. Tilden avait battu René Lacoste et H. Cochet avait triomphé de Hennessey. Les Etats-Unis et la France se présentaient hier pour jouer le double avec chacun une partie à leur actif.

Le double avait, de cette situation, pris une importance capitale. La nation qui le remporterait aurait ensuite les plus grandes chances de gagner le championnat du monde de lawn-tennis par équipes qu'est la Coupe Davis, puisqu'il suffira aujourd'hui d'un succès pour la remporter. Devant 10.000 spectateurs transportés d'une intense émotion sportive, après une lutte formidable, les Français Jean Borotra et Henri Cochet réussirent à battre les Américains W. T. Tilden et J. Hennessey par 3 manches à 2, après avoir eu plusieurs fois l'occasion de gagner la seconde manche, ce qui aurait donné un plus facile succès.

Les dix mille spectateurs présents firent une formidable ovation aux quatre joueurs. On trouvera d'autre part le compte rendu détaillé dé cette grande journée qiif marquera dans l'histoire du sport français!" Paul Champ.

,y LE FIGARO

Fondé le 14 Janvier 1826

Anciens Directeurs H. BU Vju.EMESSA>:t, F. MAGNARD, G. Calmette, A. CAPUS, R. DE Flers.

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Le Tournoi olympique '0: d'athlétisme n

Le drapeau français monte au sommet du mât olympique

Amsterdam, 29 juillet (de notre envoyé spécial). Si nous avons eu, hier, la tristesse de ne pas voir le drapeau français flotter au sommet du mât olympique, nous avons eu la grande joie, la profonde joie de l'y voir aujourd'hui par deux fois claquer au souffle du vent.

Cette joie, si heureuse au lendemain du jour qui nous a permis de constater l'insuffisante sympathie des journaux hollanlais, nous l'avons duc à un athlète de force, Roger François, qui, dans le tournoi des poids et haltères, a magnifiquement triomphé de tous ses adversaires. Nous l'avons duc une seconde fois au sauteur Ménard, qui a réussi, dans le concours de saut en hauteur, à se placer troisième sur un lot formidable de concurrents de grande valeur.

Roger François, champion olympique de force dans la catégorie des mi-lourds, a additionné la masse totale de 335 kg. 050, battant ainsi de 3 kilogrammes le fameux athlète italien Calimberti et le redoutable Hollandais Scheascr. Ménard, qui s'employa avec cœur, a franchi 1 m. 91, étant battu pour la seconde place après barrage par l'Américain Hedjer, même hauteur que devançait un autre Américain, King. Ces deux succès, avec quelques autres dont je vais parler, mettront fin, peut-on croire, aux insinuations, les unes facétieuses, les autres insuffisamment exactes, lancées par les journaux d'Amsterdam, sauf un, pour ne pas donner à leurs lecteurs la véritable cause du très fâcheux incident du défilé.

Je connais assez la droiture et la loyauté du baron Schimmelpennick van der Oye, président du Comité olympique hollandais, et de M. Van Rossen, secrétaire général du Comité olympique hollandais, et leur amitié pour notre pays, leur parfaite courtoisie et leur sportivité pour savoir combien ils ont été désolés des incidents qui ont troublé la belle cérémonie du défilé qu'ils avaient monté. Mais ils ne m'en voudront pas de dire qu'il y a des fatalités qu'on ne peut pas éviter. Comme, par exemple, l'expulsion du stade de lutte et de boxe d'un journaliste français que le président de la Fédération internationale des poids- et haltères.avait, appelé; comme aide au jury pour remédier à l'org anisation insuffisante assurée par leur collègue, M. Linden, auteur de l'œuvre d'expulsion.

Conséquence des événements de la veille, nos succès ont été accueillis assez froidement, très froidement même par l'assistance. En voici tout de même d'assez satisfaisants la victoire de Viel dans sa série de 400 mètres haies la seconde place d'André Mourlon et d'Auvergne dans leur série du 100 mètres les victoires de Séraphin Martin, de Keller et de Baraton dans les séries de 800 mètres et enfin la troisième place de Ménard dans la finale du saut en hauteur, pour laquelle deux autres de nos représentants s'étaient qualifiés. J'aurai enfin complété ce bilan en relatant les deux victoires remportées dans le tournoi olympique de fleuret par l'équipe de France sur les équipes de Danemark et de Roumanie.

D'excellentes performances ont été accomplies. Les organisateurs et l'architecte, M. Wilde, ont heureusement profité des derniers jours pour améliorer leur piste et les terrains des concours. C'est ainsi qu'on a pu réaliser de magistrales prouesses athlétiques le temps de 53" 2/5 par l'Américain Taylor dans le 400 mètres haies le jet de 15 m. 87, record du monde, par l'Américain Kiïck dans le lancement du poids le temps de 10" 3/5 par le Canadien William sur les 100 mètres le temps de 30' 18" 3/.5 par le Finlandais Nurmi sur les 10 kilomètres.

Les athlètes américains ont été les héros du jour. Ils ont douze fois passé premiers la ligne d'arrivée et deux fois dans les concours ont pris la première place. L'épreuve qui passionna le plus l'assistance fut celle de 10.000 mètres. Elle fut, en effet, un duel émouvant entre ces deux merveilleuses machines à courir que sont Nurmi et Ritola.

Nous ne serons pas représentés dans les demi-finales de la plus noble des courses it pied, le 100 mètres, et ce sera la faute d'une erreur matérielle d'organisation qui a éliminé notre champion Auvergne, et voici comment. Dans sa série, au second tour éliminatoire, il avait pris le meilleur sur le célèbre sprinter allemand Houben, lorsque, trompé par le poteau de départ des 800 mètres, irrégulièrement laissé en place avec ses fils flottants, il brisait son effort, croyant avoir franchi la ligne d'arrivée dos Î00 mètres et s'arrêtait, combien déçu, on se l'imagine. Quelques instants après, les officiels consacraient la cause matérielle de l'erreur en faisant disparaître le malencontreux poteau. Oui, mais Auvergne était injustement éliminé. Il y avait bien 80 officiels sur le terrain, 80 officiels dont les pantalons de flanelle blanche égayaient joliment l'herbe verte de la pelouse. Il est bien dommage que sur ces 80 il ne s'en soit pas trouvé un pour s'apercevoir à temps de l'erreur matérielle commise. Fatalité C'est encore un Français qui en est victime Pas de chance, vraiment Il serait juste et sportif, la course ayant été faussée, que la Fédération internationale donnât à Auvergne sa chance véritable. Il y a huit lignes sur la piste de 100 mètres et les demi-finales ne comprendront que six partants. Rien de plus facile que d'introduire un septième corcurrent dans l'une d'elles et de réparer ainsi le

préjudice qu'une organisation insuffisante a causé à l'équipe de France.

Le drapeau français, je vous l'ai dit, a été- hissé au mât olympique aujourd'hui, lorsque furent proclamés les résultats du saut en hauteur en l'honneur de' Menant, classé 3°. Au moment ou retentit .« La Marseillaise »,' les Français épars dans les différentes enceintes du stade et une partie de l'assistance hollandaise, sympatique à notre pays, entonnèrent notre hymne national.

Cette démonstration spontanée d'une partie de l'assistance fut pour toute la délégation française profondément émouvante.

Frantz-Reichel.

ÉCHOS La Température

Probabilités pour aujourd'hui

Vent d'ouest modéré.

Ciel nuageux, avec éclaircies.

Ondées oit orages épars.

Le souvenir de Guynemer.

En l'église du petit village de Thuit, Eure, une émouvante, cérémonie s'est déroulée Ijjer, matj,n, à ja mémoire, d'un des plus purs héros de la guerre Georges Guvnemer.

Un vitrail dédié à saint Georges, et qui doit perpétuer dans ce village qui le vit naître, le souvenir de l'intrépide aviateur, a été inauguré en présence de quelques amis fidèles et qui se souviennent.

Et tandis que plusieurs avions survolaient le village de Thuit, l'archiprètre des Andelys évoquait la mémoire de ce preux, dont M. Henry Bordeaux, dans son beau livre, a pu dire « Ni le goût de la célébrité, ni celui de l'aviation n'ont été pour rien dans son premier départ, venu de la seuJe volonté de servir. »

Un vieux prêtre, tristement, suivait la cérémonie. C'était l'abbé Divay, qui baptisa, il y a un peu plus de trente ans, le jeune Georges Guynemer, depuis « tombé en plein ciel de gloire ».

L'instinct de la foule.

Est-il donc si difficile d'applaudir au moment qui convient ?

C'est une remarque curieuse à faire en, ces jours de grandes réunions au stade Roland-Garros. Au tennis, on a pule constater encore hier, la foule réagit' souvent à contretemps et en arrive à applaudir des fautes patentes. Aihsi, après un long échange de balles, l'un des joueurs manque enfin son coup et envoie la balle dans le filet aussitôt, la foule applaudit. Or, c'est là un point de gagné, non par l'habileté d'un joueur, mais par la maladresse de son adversaire.

Et, c'est le cas de le dire, les applaudissements partent tout seuls.

Le mois de bonté.

Nos semaines de bonté et de charité qui viennent de se terminer font figure de vaines parlotes à côté de ce mois de bonté d'autrefois.

Trente jours de sourires, de douceur, de prévenances. Voilà ce qu'avait prescrit, au xv" siècle, un certain Jean de La Palud, seigneur de Luxeuil. Il avait remis en vigueur une vieille ordonnance du comté de Bourgogne, qui prescrivait « aux maris de ne pas battre leurs femmes pendant tout le mois de mai et ce en souvenir de Marie ». Tout délinquant était vertement châtié on le livrait aux femmes de la ville, qui lui faisaient faire le tpu.r de la place à califourchon sur un âne et l'accablaient de quolibets, ̃< ,«.Si ce procédé n'était pas très charitable, on se console en songeant qu'il restait au mari bafoué onze mois de l'année pour prendre sa revanche.

Stop Down Get up Go

C'est sur ces commandements que, désormais, manœuvreront les petits lutteurs de carton que, depuis de nombreuses années déjà, les camesots vendent avec succès sur les boulevards. Il leur est interdit dorénavant de comprendre le français. L'anglais, pa rait-il, est plus sportif. n

Bientôt les Parisiens seront con traints de se munir d'un lexique pour circuler dans leur ville.

Lenteurs extra-judiciaires.

Les palissades qui cachaient l'escalier de pierre du Parquet du procureur de la République ont été enfin enlevées; elles étaient installées depuis 288 jours exactement.

L'escalier qui a été refait comptait trente-deux marches; chacune d'elles a donc nécessité neuf jours de travail. C'est un record. Mais dans ce Palais de Justice, où la lenteur est dé rigueur, rien ne saurait nous étonner.

On demande un sourcier.

Pendant toute la saison des pluies, le souterrain qui passe sous le boulevard du Palais, reliant la Cour du Mai à la station du métropolitain de la Cité, était envahi par les eaux et impraticable.

On avait espéré que l'été mettrait à sec ce sous-sol qui est pourtant situé au-dessus du niveau de la Seine; il n'en est rien, le lac vidé le soir se remplit le matin, rendant le passage toujours infranchissable.

On si demande à la préfecture quelle est la source qui l'alimente.

Le Masque de Fer.

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Les bosquets. v

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Si tant est qu'il soit possible de peser, il ne semble pas que le Quartier soit aujourd'hui plus turbulent qu'avant la guerre. Bien au contraire, on dirait que le boulevard SaintMichel et le jardin du Luxembourg se sont assagis et ne confondent pas les trottoirs et les allées avec une cour de récréation. C'est peut-être à l'élément étranger que nous devons ce brin de calme, et il faut avouer que la présence. par exemple, de quatre Chinois impeccables dans une quelconque brasserie, invite les autres consommateurs, qu'ils viennent de Stockholm,' de Montmartre ou de Singapour, à se divertir avec toute la mesure dont on se peut soucier à vingt ans.

Or on signale, depuis quelques jours, que des « incidents » se produisent fréquemment au jardin du Luxembourg et qu'à maintes reprises les gardes furent obligés d'intervenir et de conduire un certain nombre d'étudiants au poste.

Des incidents ? Je ne sais si les gardes manquent d'indulgence, mais le certain est que ces gens sans enthousiasme n'ont pas très bien saisi que, la sernaine passée, sous le beau soleil, le jardin du Luxembourg était plus beau que jamais. Ils n'ont rien compris aux conséquences de ce double jeu. De telle sorte que des scènes extraordinaires se déroulèrent au poste, devant un bon commissaire plutôt étonné. On devine quels furent ces incidents. Ils ne sont pas très clairs, pour cette bonne raison que personne ne tenait à trop préciser. Cela se passait un peu si peu comme au début de Candide. Cunégonde laisse tomber son mouchoir. Candide le ramasse. Naturellement. U ne pouvait pourtant pas ne pas le ramasser. Mais. surpris sur-le-champ, le jeune homme carambole dans un tourbillon de coups de pied et déguerpit. Sous les fenêtres du Sénat/ les incidents n'allèrent même pas jusqu'aux coups de pied, et le commissaire dut écouter mille et une histoires confuses qui ne tombaient sous le coup d'aucune loi.

Peut-être pourrait-on prier les gardes de se rappeler qu'ils eurent aussi vingt ans et que le fait de laisser tomber un mouchoir, tandis que s'envolent deux baisers, ne constitue pas un délit d'une exceptionnelle gravité. J'imagine volontiers d'ailleurs, que, ces incidents n'étant pas parvenus à troubler la sagesse de nos sénateurs, ils ne voudront pas que leur sérénité le soit par des rapports d'agents et conseilleront l'indulgence. Robert Mirepoix.

Robert de Fiers en « mission spéciale »

Ce matin nos lecteurs le savent sera célébrée, au Père-Lach&ïse, une messe anniversaire à la mémoire de Robert de Flers. Le numéro d'août des Lectures pour Tous contient un article de M. Jac- ques Mortane sur une « mission spéciale » aérienne remplie en.l.iMS, en Roumanie, par le lieutenant Robert de Fiers avec le lieutenant Louis Noël.

En ce jour où va être évoqué le souvenir de notre cher et regretté ami, nous pensons rendre à sa mémoire un hommage qui lui sera doux en citant quelques passages de l'article de M. Jacques Mortane qui montrent quel admirable soldat fut Robert de Flers.

C'est un aspect de lui presque inconnu qui est ainsi révélé, car il ne parlait pour ainsi dire jamais de cette période de. sa vie.

Prologue Le lieutenant Noël fait la connaissance de son passager. Il va nous narrer l'entretien « Il avait été décidé que M. Victor Antonesco demeurerait pendant quelque temps en Moldavie et que M. Robert de Flers, l'émineiU chargé d'affaires de France à Bucarest, prendrait sa place à mon bord, comme étant le plus compétent pour donner au général Berthelot, à Salonique, les renseignements voulus sur la situation de la pauvre Roumanie. » Je n'avais pas l'honneur de connaitre M. de Flers. Il vint vers moi, la main cordialement tendue, me disant résolument Lieutenant Noël, je dois aller à Saloni» que, voulez-vous bien m'emmener avec » vous ?» »

» Et, en parlant ainsi, ses clairs yeux bleu-ciel étaient pleins de lumière et d'anxiété à la fois en attendant' ma réponse. Je le regardais, pensant « Voilà » un homme très courageux certes, mais » en même temps bien téméraire qui se » jette sans réfléchir dans le tourbillon du » danger uniquement pour rendre service » au pays qu'il a vu souffrir et agoniser » pendant le longs mois »

» Dans son1 regard si franc, je devinai tout ce qui se passait daïis son âme. Et, serrant de tout cœur la main qu'il m'offrait, je répondis seulement

« C'est entendu » p

Robert de Flers ayant revêtu l'uniforme d officier d'artillerie d'un camarade (car s'il eut été pris en civil il eut été fusillé) sortit de Jassy }.; 24 octobre et à 16 kilomètrès, dans un endroit convenu, le lieutenant Noël vint le prendre en avion. Et voici ce que fut le voyage

« Le temps était superbe, écrivit Robert de Flers. Nous avons commencé à monter beaucoup, à 4.500 mètres. Noël voulait passer très haut. car il avait peut* que les escadrilles de chasse, prévenues de sort départ par les Boches de Jassy, qui avaient fait rôder leurs espions autour do l'avion pendant son séjour, ne se mettent à notre poursuite.

:> C'est là qu'était le danger assez grand.

» 11 est certain que notre départ a été télégraphié dans toutes les directions et que l'on a nous guctler. En route, le temps s'est assombri. Nous avons franchi le Danube, entre Galatz et Isacea, et nous avons descendu la Dobroudja. Mais le


brouillard s'est épaissi et l'on ne voyait plus du tout où l'on était.

» Craignant de filer sur la mer Noire, Noël est-alors descendu à 1.500, puis à 1.000 mètres. Nous avons été mitraillés à plusieurs endroits et canonnés plus sérieusement entre Cernavoda et Medjicia. Au sud de la ligne de chemin de fer, tout est redevenu plus calme.

» Nous avons volé ainsi pendant quatre heures et. demie. Pour un premier vol, c'était coquet. Les aviateurs ne revenaient pas de la façon dont j'ai supporté cela je n'ai eu ni une palpitation ni un battement de cœur. J'ai eu seulement assez froid, parce que je n'avais pas pu trouver de combinaison fourrée. Heureusement, le paletot doublé de peau de mouton que j'avais acheté à Stockholm m'a sauvé la mise.

» Enfin, ,vers cinq heures et demie du soir, le jour a baissé et nous volions tou- jours. Noël avait perdu sa carte. Nous allions à l'aventure. Il a trouvé plus prudent d'atterrir. Nous avons donc atterri en plein champ, obligés de rester là. Nous y avons couché, le revolver au poing, car nous ne savions pas exactement où nous étions. Au petit jour, des paysans sont arrivés en grand nombre voir l'appareil c'était un Bréguet, dernier modèle, 12 cylindres, 340 chevaux, 180 kilomètres à l'heure.

» C'étaient des Bulgares. Nous étions ïes premiers officiers français qu'ils voyaient. Ils nous ont suppliés de ne pas leur faire de mal. (L'un d'eux baragouinait le francais.) Ils nous ont fait mille protestations d'amitié. Par eux, nous avons appris que nous étions à 25 kilomètres à l'ouest de Razgrad.

» Nous sommes repartis pour cette ville et nous y sommes arrivés à dix heures du matin, après dix minutes de vol. Mais nous avons été poussés par un vent assez fort et nous avons eu un violent atterrissage où l'appareil s'est brisé. » Il a fallu aviser a un autre moyen de locomotion.. Nous avons trouvé une auto et gagné la station de Papovo, où nous avons pris le train pour Sofia, où nous sommes arrivés après vingt-trois heures de voyage, à huit heures du matin.

Je^samedi*. •̃ :•: '̃'̃

» J'ai trouvé le généra} Chrétien, qui est gouverneur militaire de la, Bulgarie et charmant homme.

» Reparti à deux heures et demie dans un camion automobile pour Salonique, Le temps très' gâté empêchait tout vol. A 30 kilomètres de Sofia, le camion a panné gravement. Revenu coucher à Sofia, où j'ai dormi avec joie toute la nuit. Empoisonné pendant tous ces trajets par le sac de dépêches et de documents pour lequel je tremblais.

». Reparti de Sofia, le 27 au matin, dans m\ camion roulé toute la journée, toute la nuit, toute la seconde journée et toute la seconde nuit jusqu'à deux heures du matin, où nous sommes arrivés à Salonique après sept ou huit pannes et trois heures de nuit passées dans un fossé et d'où seuls les boeufs ont pu nous tirer. Itinéraire que François (le fils de R. de Fiers) retrouvera sur la carte Sofia, Radomir, Djumaïa, Dubnitza, les gorges de 3a Strouma, Pietrick, Demir-Hissar, Cérès, Salonique.

2> Je. t'avoue qu'en arrivant, j'en avais ̃assez. Mais le lendemain tout était réparé et, aujourd'hui, je suis tout à fait d'aplomb. »

A Salonique^Iô: lieutena-nt Robert»' de,, Flers remplit sa mission. Il est cité à

lvôf'dré''de râririé'e. "ïl "repaît" eri'aùtopoùr

Sofia et toujours piloté, par le lieutenant Noël se voit contraint à un vol de nuit pour gagner Jassy.

̃̃ "Le lieutenant Noël, ce grand bravé, qui avait accumulé les actions d'éclat, va nous faire part de son émotion devant l'héroïsme de son illustre passager.

« En ce qui me concerne personnellement, je suis simplement esclave de la consigne et du devoir, et je n'ai jamais reculé devant aucun danger. Celui que nous allions courir ne me faisait pas peur, mais je ne pouvais pas prendre la responsabilité morale d'y entraîner avec moi mon compagnon de voyage sans l'avertir au préalable.

» Aussi, après lui avoir exposé. les grands risques de l'aventure, lui conseillai-je amicalement d'attendre au lende- main pour repartir.

» Mon bon ami, me répondit-il, je suis prêt à tout. Il y a longtemps que j'ai fait le sacrifice de ma vie s'il le faut, pour mener 'à bien la mission qui m'a été confiée et de laquelle dépend Je salut de la i Roumanie. Si vous vous sentez la force d'accomplir votre mission, je suis prêt à vous suivre. Allons, mon ami, partons tout de suite. » .> •̃, L'entreprise faillit s'achever tragique-

ment. ̃̃̃> ̃ T? 3(ï!<?;;r: •:>̃̃̃̃;̃̃

FEUILLETON LITTÉRAIRE DU 30 JUIILLET 1928

Chronique DRAMATIQUE DU « Figaro » LE DEVIN DU VILLAGE, de J.-J. Rousseau, représenté à Annecy

Combien j'ai regretté de ne pas résider à Annecy, au moment, tout récent encore, où les admirateurs de Rousseau -l'ont fêté On a représenté le Devin du village; on a entouré d'un « balustre d'or' » le lieu où se trouvait jadis la maison de Mme de Warens, et qui est aujourd'hui l'emplacement de l'évêché. M" Henri Robert a prononcé un très beau discours, et toute l'assistance fut émue* j'en jurerais. Car ce Rousseau, hypocondre et génial, immoral et légiste, chimérique plus que passionné, tendre et cruel, impudent plus que sincère, susceptible plus qu'amical, inquiet plus que sensible, écrivant l'Emile pour éduquer les enfants des autres, cependant que les siens si vraiment il en a eus il les mettait aux Enfants, trouvés, ce Rousseau, plein de contradictions, qui déplaît, qui irrite, qui même, parfois, dégoûte, ce dangereux et pitoyable .Rousseau a possédé au plus haut point la magie qui fait survivre, plus encore par la personnalité que par l'œuvre, certains êtres du passé. Autour de leur chute dans l'inconnu, s'élargissent des cercles de plus en plus vastes, se propagent des ondes de plus en plus sonores, dont la postérité frémit presque amoureusement.

Rousseau, ce maladif, ce chétif, était

un de ces privilégiés qui ne cessent

point de vivre. Et ceux, de nos jours,

qui n'ont même pas lu les Confessions ni ces admirables Rêveries d'un

« Nous avons été bien moins canonnés qu'à l'aller, comme je le prévoyais. Mais, à partir de Mirsova, le moteur s'est mis à chauffer très fort et menaçait de panner, d'où ralentissement. Et le jour baissait, baissait terriblement. Noël voyait le moment où il allait falloir atterrir. s> Et ce n'était pas gai, car nous étions encore dans la zone boche.

» La nuit arrivait, le moteur flanchait dé plus en plus. J'ai passé là une demiheure bien désagréable. Enfin, il a repris. Nous avons aperçu Galatz franchi le Danube. Mais il n.'était que temps d'atterrir. C'est ce que nous avons essayé de faire, aussitôt Galatz franchi. Mais les ombres couvraient à peu près la terre. Nous avons touché le sol, dans un labouré, et commencé à rouler à 80 ou S0 à l'heure, lorsque Noël a vu, à vingt mètres, de lui, un fossé. C'était le capotage sûr, et le capotage, c'est la mort à peu près certaine. » à alors, dans 'n'éff'ort-s suprême, cabre son appareil, qui a repris 7 ou 8 mètres de. hauteur, mais qui n'a pu se réen voler et qui s'est plaqué à terre en se brisant, mais de l'autre côté du fossé la secousse a été terrible.

» J'ai eu une violente commotion à la tête, mais, par bonheur, j avais perdu, en venant, ma « catchoula de fourrure, que tu connais, et l'on m'avait donné à la place* à Salonique, un casque d'aviateur en liège. qui a amorti le choc et m'a préservé d'une fracture du crâne.

L'appareil était en miettes, l'hélice broyée, une aile détruite et tout le reste à l'avenant. Nous avons eu là une jolie veine A

Malgré la chute et la commotion qui s'ensuivit, Robert de Flers mena à bonne fin sa mission. Voici comment il atteignit Jassy.

« J'étais en pleins champs, sans moyens de communication, avec mes dépêches, en uniforme, à côté de Galatz où il y avait encore des Boches. Heureusement, ma combinaison de caoutchouc noir cachait mon uniforme. J'ai mis mon képi dedans et, sur ma tête, mon passe-montagne arrangé en turban. J'ai laissé Noël à côté de son- avion brisé et je Jtie suis dirigé v'ëris"ijri village que j'apercevais à trois ou quatre kilomètres de là et que j'ai s'ù, plus tard, s'appeler Hodola-Manclassa. » J'ài frappé à la porte d'une maison de paysans. Un homme d'une cinquantaine d'années était installé sur une chaise. La femme, accroupie devant le feu, faisait la soupe au milieu de trois ou quatre enfants. En voyant ma tenue, l'accueil a été plutôt rude. J'ai demandé, en baragouinant un peu de roumain, une voiture peur aller à Galatz. L'hemme m'a répondu non, en me montrant la porte. J'ai sorti mon képi, je l'ai mis sur ma tête, j'ai déboutonné ma combinaison et j'ai montré mon uniforme. La femme m'a dit

» Frantzous ?

» J'ai répondu « Oui. »

» Alors, elle s'est mise à genoux devant moi, m'a embrassé la main. L'homme s'est levé sans rien dire et a été atteler sa charrette. Dix minutes après, j'étais sur la route de Galatz. Comme il y avait encore des Boches à Galatz, il a fallu prendre des précautions. On a mis sur la charrette du maïs coupé et je suis entré à Galatz caché là-dessous. J'ai été chez les Constantinidi. On m'a procuré des vêtements civils. Et j'ai pu prendre à onze h^res du soir le train pour Jassy où je suis arrivé à huit heures du matin, s>

Et avec une admirable modestie, Robert de .FJprjs ,cbm:Juait ,anisj .Jeîrécjtjde is sion.. 'tôii't'j: « II ne faut pas laisser imprimer' tout cela. Nous verrons' plus tard ce qu'on pourra dire. »

LA SAISON

r DE DIEPPE

Voici le 'programme des fêtes organisées à Dieppe, le mois prochain le 12 août sera la fête de l'élégance parmi les fleurs le 13 août verra le rassemblement des plus belles voitures pilotées par les plus aimables conductrices. Ces manifestations ont obtenu le patronage des reines de l'élégance et du volant. Elles s'annoncent particulièrement brillantes. DE JùAN-LES-PINS

Les manifestations sportives et mondaines se succèdent sans interruption depuis le début du mois.

Les terrasses du restaurant de la Frégate regorgent de monde. Un grand gala a été donné en l'honneur de la course croisière de la Méditerranée. Les vingt-deux yachts qui y participent ont relâché devant le Casino de Juanles-Pins, interrompant de manière agréable leur parcours de > Marseille en Corse, et leurs ^occupants ont été enchantés de l'accueil qui'

!léHi*ar,€té»résMTé.<* ??i? 2

prome.ieur solitaire, que je préfère à la Nouvelle Héloïse et à tous ses ouvrages, ceux-là connaissent tous, quand même, l'aventure du petit Rousseau, recueilli, puis aimé par Mme de Warens, éduqué dans la botanique par Claude Anet, qu'il trompait, et qui se consolait avec des plantes, simples comme son cœur. Les Charmettes sont restées près de Chambéry un des lieux les plus chers aux pèlerins des paysages littéraires. Ces Charmettes, je les trouve fort tristes et, pour ma part, je préfère cent fois la jolie ville d'Annecy, où aucun lieu précis et témoin de ces existences finies ne reste, évidemment mais où nous ne cessons d'évoquer ces ombres d'autant plus vivantes à l'esprit que rien de décevant ne les vient préciser à nos yeux.

:'}̃̃: ̃

Je voudrais entourer d'un balustre d'or, a dit à peu près je cite de mémoire, et fort inexactement quant aux termes en ses Confessions, Jean.Jacques, le lieu où je rencontrai Mme de Warens. Ce souhait est exaucé. Un point historique est désormais fixé localement. Il n'en était pas besoin pour les imaginations ferventes qui pensaient ici à Jean-Jacques ô déraison mieux qu'à saint François de Sales et à sainte Chantai, dont les précieuses reliques sont gardées cependant, tout prés, à l'église de la Visitation.

Remarqué, parmi les personnalités présentes Prince et princesse Radziwill', comte et comtesse H. de Pourtalès, M. Henri Letellier, M. Maurice Dekobra, Mme Vera Sergine, M. et Mme Henri Duvernois, M. Van Ryck, prince Obolensky, M. Brown, etc.

Mme Cora Laparcerie et Mme J. Saint-Bonnet vont présider les -prochains concours d'élégance de costumes de bains.

D'autre part, le n août, un concours d'élégance automobile, doté de 20.000 francs de prix, se déroulera dans la Pinède.

DE SAINT-RAPHAËL

Le rêve des nuits d'été, ce serait de pouvoir les passer toutes semblables à celles que' tes hôtes de Saint-Raphaël ont le plaisir de vivre à « la Cancanière » du château-casino SantaLucia, depuis l'ouverture de la saison. On y déguste des boissons sous les odorantes floraisons du parc magnifique que traverse une fraîche brise de mer..On y jouit en même temps du plaisir de la danse, agrémenté par- les attractions les plus nouvelles, -accompagnées d;un orchestre très animé. ̃•̃•̃••.̃

Plage, thé-dancing de plein àîr; tennis, jeux de quilles, tonneau, balançoires, croquet, boule, baccara, rien ne manque pour le plaisir' dés hôtes du château Santa-Lucia, dont ta situation unique explique la vogue, -celle de! son hôtel comme celle de son institut radio-solaire. DE BERNE

Une exposition nationale du travail [féminin Durant ces prochaines semaines de vacances, du 26 août au 30 septembre, dans un décor de verdure peut-être unique au monde, et face aux Alpes bernoises, une exposition du travail féminin, connue déjà sous ce titre abrégé de « Saffa », la première de ce genre en Suisse, va révéler à un public qui s'intéresse déjà à cet événement, les activités les plus diverses de la femme dans ce pays. Ce qui rendra cette exposition particulièrement captivante, c'est la variété infinie des occupations de la femme suisse. Citadine, villageoise, montagnarde, qu'elle vienne de Genève, de Berne ou de Zurich, des vallées les plus reculées du Tessin, du Valais ou des Grisons, chacune montrera, à sa manière, comment elle conçoit tel travail domestique, tel ouvrage à l'aiguille, telle culture du soKnDes Lpavjïïbns/ trte différents 'comme architecturez: introduiront les. visiteurs dans les domaines lè^rçtosimpo'rtàtits dûlr'ayail féminin: couture, mode," 'économie domestique, hygiène, art, science, littérature, œuvres sociales, etc. Dans le domaine social surtout, la femme suisse, par ses initiatives nombreuses (crèches, colonies de vacances, asiles de relèvement, orientation professionnelle, etc.), saura montrer à ses sœurs de France que, sans avoir eu le privilège d'abriter une « Semaine sociale » pareille à celle de Nancy, elle essaye de préparer un avenir meilleur, d'ouvrir à la femme des voies nouvelles, de susciter son énergie créatrice,- tout en respectant et en maintenant les traditions familiales. Q'on ne s'attende cependant point à une organisation sévère et ennuyeuse. Chaque hall, à part quelques pavillons de statistiques, offrira l'aspect le plus charmant et des divertissements nombreux, concerts, comédies. On jouera lés Femmes savantes, de Molière. Marionnettes, danses, défilés de vieux costumes, y mettront leur note gaie et pittoresque, Voilà une bellemanifestation en perspective qui ne peut laisser indifférents ceux que préoccupe la place que la femme d'aujourd'hui doit tenir dans la société. DE BIARRITZ

Une des grandes attractions du Golf de Chi- berta, c'est, indépendamment du sport; a"y rencoptrer les, hautes..peMonnalité^fésidani à Biar-

r^z,.eit.SMrt,ou,t,des Jâgur.es.bieij"pÀrisiwnes.5.u.r.

le lac, M.'Saotçs Xtamon}: délaissant le ciel, canote avec passion, tandis que tes joueurs s'entraînent activement pour les compétitions qui se dérouleront jusqu'au 1" octobre.. DE BOVRBON-L'ARCHAMBAULT

Sont actuellement les hôtes de la jolie station de l'Allier et de l'hôtel du Parc Le président du Sénat et Mme Paul Doumer, Mme Jules Cambon et Mme Lequesne, M. et Mme Guy de Hautecloque, Mme la générale Le Rond, le commandant Privat de Fresnel, directeur des haras hippiques du Maroc, et madame, etc. D,~V1AA

D'BVIAS

Au Royal. A l'occasion du passage à. Evian du prince et de la princesse Achille Murat, S. A. la princesse Murat a offert un brillant. diner auquel assistaient S. A. I. et R. la princesse Clémentine, la princesse de Polignac, marquise de Sommi-Piccenardi, comte du Pontavice, Mme G. de Anchorena, Mrs W. Gordon, comte Costa de Beauregard, Mr et Mrs Walter Burns, etc.

S. A. le prince Louis de Monaco et LL. AA. SS. le prince et la princesse Pierre de Monaco viennent d'arriver à Evian et se sont installés au Royal en vue d'un séjour de plu- sieurs semaines^ .r, ̃.̃> ̃,1,v. S. A/ le prince Paul Esterhazy?' est égale-: ment dssaaidu.au.- JLayak- j>n- jf.iJw

En parcourant les rues et les quais, 1 presque vénitiens, d'Annecy la charmante, en se penchant, le soir à l'arc des petits ponts sur le reflet de l'eau qui tremble; en regardant s'allumer à une fenêtre mystérieuse la première lampe automnale, en voguant sur ce lac d'un bleu de rêve, en savourant les fromages dont Rousseau a dû goûter et en buvant, toujours à sa santé, les vins faus- sement légers de Savoie, en admirant l'horizon irisé par des brumes transpa- rentes, et les contours mélancoliques des monts, en y cueillant des fleurs sau- vages, toujours on songeait à JeanJacques. Et on évoquait aussi la forme un peu, lourde de cette belle et grosse Warens. à la fois espionne et convertie, sympathique et trouble, généreuse et sensuelie, satisfaisante tartine de ro- jblochon savourée au bord du lac déjà romantique avec du bleu plein les yeux. Triomphe de la vie vraie, avec ses tares et ses prestiges Une « plaque » n'hnmortalisait-elle pas déjà, sur les murs de Tévêché,. ce nom de Warens lieu, célébré par l'enfant chétif qui lui arriva j un beau matin, tout démuni, mais lui apportant une sorte de gloire, et que, I, maternelle, puis voluptueuse, elle gar- 1 da, convertit,. expédia à Turin. Il lui revint aux Charmettes, puis, de nouveau après huit ans, il s'en alla. Et c'est plus tard, bien plus..tard, qu'après. Lyon, après Paris, après Venise, au définitif retour à Paris entre Mme d'Epinay, Grimm et Diderot, après l'enthousiasme excité brusque- ment par son Discours pour le concours de l'Académie de Dijon (Si le progrès des sciences et des arts a contribué à corrompre ou à épurer les mœurs) c'est après ce petit triomphe qu il fait jouer, avec le plus grand succès, Le Devin du Village. On le joue d'abord à la Cour, puis à l'Opéra. Rousseau `'

Billet du matin

Un bon point. L'on commence de conspirer contre le bruit, et vous verrez qu'un jour ou l'autre nous en reviendrons au calme, au silence, aux temps heureux enfin qui ont précédé l'ère du vacarme et du moteur à explosions. Quel joli saut en arrière, et pourtant quel progrès

A Londres, le 27 juillet,' au cours de leur réunion annuelle, les membres de l'Association médicale de Grande-Bretagne ont voté une résolution « déclarant que, dans l'intérêt de la santé publique, l'Association soutiendra toutes mesures qui pourraient être prises par le Parlement, au moyen d'une législation spéciale qui interdira tous les bruits non nécessaires. Dans principaux bruits non nécessaires, entre onze heures- du soir et six heures du matin, l'Association médicale classe la trompe et le clakson d'automobiles ».

Partant, notre préfet de police vient de décider qu'entre minuit et cinq heures, les chauffeurs devraient ralentir à l'intersection des rues et ne pas corner pour laisser dormir les Parisiens.

Encore une fois, quel progrès Toutefois, nous ne trouverons jamais si belle occasion pour répéter que, dans les capitales du monde entier, les travailleurs de nuit et ils sont légion furent toujours oubliés. Lisant ce qui précède, ils ouvriront de grands yeux, et s'ils sont poètes murmureront

Encori sur le pavé sonne mon pas nocturne, 0 Paris, tu m'as ou marcher

A l'heure où l'on entend dans l'ombre [taciturne

La voiture des maraîchers.

Et s'ils ne' sont pas poètes, mais employés aux Halles, par exemple, devrontils attendre longtemps encore avant de pouvoir dormir en paix au royaume du Silence dBrit' la' conquête est 'commencée ? ̃ ?£̃̃'•̃ h i ̃̃-̃̃; -• :lA;. Artigny.

;r·s~°

LE DRAME DU FOLE

.1.

Le retour des rescapés

Le comte Viola, minisire d'Italie à Copenhague, est parti samedi soir, avec sa suite et en cumpagnie d'un employé de la légation de Tchécoslovaquie, pour Malmoe afin de recevoir le général Nobile et les autres survivants de VItalia.

Immédiatement après l'arrivée du bateau dans le port de Malmoc, le wagon transportant les membres de l'expédition a été pris à bord.

Interviewé au cours du voyage vers Copenhague, Je général Nobile a exprimé sa joie d'approcher de sa patrie. Il n'a pu donner de détails, sa situation d'officier l'obligeant il rendre compte à Rome des circonstances de la catastrophe. Les sept autres Italiens, le professeur. tchécoslovaque Behounek et, sa sœur sont partis sur le même navire.

Ils sont arrivés dans la nuit de samedi à dimanche à Copenhague, sans incident. Le commandant Zappi, qui avait quitté samedi ses compagnons à Krylbo, après avoir reçu l'autorisation de se rendre par chemin de fer à Stockholm, a rendu, dimanche matin, une visite de deux heures ài'Mme Malmsren, qui habite- dans la ban-

liëuè de Stockholm.

Le commandant Zappi, qui était accompjlsné du consul général d'Italie, a remis à* 'Mme Mahngren une boussole et divers objets de valeur que Mahngren avait laissés à bord du Citla-di-MHano, où on les avait mis sous scellés.

Le beau-fils de Mme Malmgren, qui assisîait à l'entretien, a déclaré que Mme Miilmgren et lui-même avaient hardé la meilleure impression de la visite du coni- mandant Zappi.

L'entretien a porté principalement sur lès circonstances qui ont entraîné la séparation de Malmgren de ses deux compagnons, Zappi et Mariano.

Les rescapés italiens quitteront Copenhague avec le commandant Zappi qui les a rejoints à Copenhague hier soir. Ils gagneront l'Italie sans passer par Berlin.

Construction du barrage du Chambon

Grenoble, 29 juillet. MM. André Tordieu, Loucheur et Léon Perrier, voyageant incognito, ont visite ce matin, dans le massif de TOisans, les travaux commencés pour la construction du barrage-réservoir du Chambon.

Ce réservoir doit contenir soixante millions de mètres cubes et permettre la régularisation parfaite de la Romanche. Trois viMajjes doivent être inondes et la rgutc ̃ -du -diautaret déplacée sur plusieurs

kîlomètresî=ïî*

était non seulement un écrivain et un philosophe, mais, on le sait, un botaniste et un musicien. Il avait écrit très tôt une Dissertation sur la musique moderne et inventé un nouveau système de notation musicale, qui ne plut pas. H avait un certain sens de la mélodie, ou plutôt de la romance. Elle fleurissait en lui comme ces modestes petites fleurs qui sont sans belle couleur ni vrai parfum, mais dont la niaiserie fait le charme. Il a écrit plusieurs romances sur des poésies fournies par celui-ci ou celui-là; quelques-unes sur des vers composés par lui même. Le livret du Devin est de lui, comme la musique, toujours mièvre, pauvre, mais souvent expressive. Son Colin et sa Colette ont été fort imités par la suite. Dix ou douze ans plus tard, Annette et Lubin, de Mine Favart, musique de B. de La Borde, firent fureur et aussi firent fureur Rose ei Colas, de Sedaine et Monsigriy. J'ai parfois, d'ailleurs, vu attribuer au Devin la fameuse romance de Rose et Colas a C'est ici que Rose •respire ». Rien d'aussi gracieusement musical ne s'entend dans Le D-?t. il .faut bien le dire. C'est d'une gentillesse aimable, sans plus. Ah que le pumic était bon public en ce temps-là Que .fallait.il pour lui plaire ? Un berger, une bergère, un vieux paysan déguisé en devin, un quatuor à cordes, deux violons, un alto, une basse, accompagnant d'harmonies rudimentaires des chansons plus ou moins naïves, et le voilà ravi, ce public, et portant la chose aux nues Voulez-vous savoir le sujet? Colin, berger, aime Colette, bergère et puis une belle dame fait des cadeaux à Colin, qui néglige Colette. Colette se plaint au Devin qui la console et lui assure que Colin l'aime et lui sera rendu. Colin revient vers Co!ette. Colette feint de ne plus I'aimér. Tout s'ex-

LE MONDE ET LA VILLE

lemb-elae*-

DANS LES AMBASSADES 1;

S. Exc. M. F. de Castello Branco Clark, ministre du Brésil à La Paz, actuellement en congé, qui vient de faire un séjour à Evian,, est de retour à Paris.

RENSEIGNEMENTS MONDAINS

S. M. la reine d'Angleterre passera quelques jours, au début du mois d'août, chei le duc et la duchesse de Beaufort, où la souveraine prendra un repos nécessaire après une saison très chargée.

La duchesse de Beaufort est une des nièces de la Reine.

S. A. S. le prince de Monaco fait un séjour à Evian, avec LL. AA. la princesse héréditaire et le prince Pierre.

La marquise de Bonnevaî, liée d'Haussonville, est au château de Soquençe (Seine-Infé-

rieure).

M. Francis de Croisset, immobilisé depuis quelques jours par une attaque de rhumatisme, sera probablement dans l'impossibilité de se rendre à Deauville et de prononcer, au gala de Ciboulette, pour le monument Robert de Flers, l'allocution qu'il a préparée à la mémoire de son collaborateur et ami. Dans ce cas, ce serait M. Reynaldo Hahn qui consentirait à lire cette allocution. Mme la comtesse Worronzow-Dachkow, rentrant du Touquet, vient d'arriver à Paris. Elle est descendue à l'hôtel Chambord. $* A l'occasion des courses de Thouarcé. Mme Henri Cesbron-Lavau a donné, après la réunion, une élégante réception au château de Lassay.

\AISSANCEJ±

Le lieutenant de vaisseau Pierre Benech et madame, née de Verges, nous prient de faire part de la naissance de leur fils, Jean.

L.E_nÇLES_

Le Comité France-Amérique a donné un dîner en l'honneur de M. James Brown Scott, président de l'Institut: jfrânççais .*de Washington j et président de l'Institut américain de droit' in-' ternational, de passage à Paris.

,1.

MARIAGES

Avant-hier, en l'église de Ville-d'Avray, a été béni le mariage de Mlle Marie-Antoinette Laroche, fille de M. Charles Laroche, inginieur et chef des ponts et chaussées, .hevaliei de la Légion d'honneur, et de madame, née' Btageron, avec le capitaine René Bertrand, attaché militaire auprès des légations de France en Perse et en Afghanistan, chevalier de la Lêg'on d'honneur, décoré de la croix de guerre.

La bénédiction nuptiale a été donnée par Mgr de La Serre, pro-recteur de l'Institut catholique de Paris.

Les témoins étaient, pour le marié S. Exe. M. Teymourtache, ministre de la cour de S. NT. le chah de Perse, et le général de division Laignelot, commandant en chef des troupes d'occupation de Tunisie, commandeur de la Légion d'honneur et, pour la mariée S. Exe. M. Jules Laroche, ambassadeur de France en Pologne, commandeur de la Légion d'honneur, son cousin, et Mme Jules Bergeron, sa grand' mère.

Jeudi a été célébré, en l'église de SainteAdresse, le mariage vde M. Jean Le Gonidec de ;Penlan, fils de M. Franck Le Gpnidçc.de Penlan 'et de "madame j' née 'Qûeïh'Se'nt'J'* avec Mlle Simone de Marande, fille de M.,Léonce de Marande et de madame, née Rihal.

La bénédiction nuptiale a été donnée par M. l'abbé de Milleville, qui, en termes heureux, a exalté l'union des deux familles.

Le service d'honneur était assuré par M. Gabriel de Marande et Mlle Annik de Saint-Maurice, M.'Louis Le Gonidec de Penlan et Mlle de La Jugannière, M. Rémy Le Gonidec de Penlan et Mlle de Hagre, Maurice E!oy et Mlle Cotelle. M. de Montluc et Mlle Yvonne de Pimodan, M. René de Béru et Mlle Jacqueline de La Morvonnais.

Reconnu dans le cortège et dans l'assistance Comte Le Gonidec de Penlan, marquis et marquise de Maraude, marquis et marquise de Qucrhoent, comte et comtesse de Pimodan, M. Chartes-Auguste de Marande, baron et baronne d'Argentnn, comte et comtesse d'Auray de Saint-Pois, M. et Mme de La Massonnais, M. Rihal, Mlles Chantai et Cécile Rihal, M. et Mme de Grave, Mlles Yvonne et, Suzanne Béchamp, Mme Cari Le Gonidec de Penlan, M. et Mme Rolf BurnieistiT, Mlle Françoise de Marande, M. et Mme de La Morvonnais, Mme .1. Viel de Marande, comte Aimery de Prémonville, comte et comtesse H. de Marande. comte Olivier de Préiïionvillc, M. Henri Le Gonidec de Penlan, marquis et marquise de Moulins de Hochel'ort, M. Frédéric Acher, M. et Mme de Saint-Maurice, comte, et comtesse de La I Roçhe-Cpurbon, etc ;•"̃' I

\oç lC- 9ur on, e f. .i '< .t,

Un déjeuner, suivi d'une brillante réception,

plique. Et les amants, réconciliés, sont heureux. Le futur auteur de la Nouvelle Héloïse n'avait pas dû peiner beaucoup pour écrire cela. Tel quel, ce petit Devin fut célèbre, et longuement. Sa fadeur tendre n'est pas incompatible avec les idées sociales, philosophiques, révolutionnaires de Rousseau. Les houlettes de ces bergers rompirent beaucoup de tètes. Et l'on sait que les plus, sanguinaires personnages de la Révolution étaient fort amateurs de bergeries et de pastorales.

Mais pourquoi, après le Devin du Village, à Annecy, pour ces fêtes, n'at-on pas joué une petite scène, bien facile à imaginer, qui se serait intitulée Le Devin d'Annecy ? On y aurait vu la bonne Warens, fort triste d'un départ du petit Jean-Jacques. Au bord du lac, elle rêve à lui, tout en triant des fleurs pour ses herbiers. Un bizarre « promeneur solitaire *> survient Il s'approche. Il lui parle. Il l'interroge « A qui penses-tu A mon petit Jean-Jacques: Pauvre enfant qu'ii est chétif qu'il est capricieux qu'il est sensible Que deviendra-t-il Son avenir me cause un lourd souci, car je me suis attachée à lui. Il est bien doué mais si impropre à tout Je crains bien qu'il ne réussisse jamais à grand'chose] » Le Devin répliquerait tout en contemplant l'avenir dans le miroir du lac. Ce chétif Jean-Jacques ne mourra jamais dans la mémoire des hommes. Tu passeras avec lui à la postérité. Oui, telle que tu es ah cela t'effraie avec tes fautes et tes bontés.. De ces fautes on vous tiendra si peu rancune, que vous n'en connaîtrez que plus de gloire. La maison où tu habitais lorsqu'il t'arriva sera détruite, et ua évêché

a été donné par M. et Mme Léonce de Marande, dans leur belle propriété du Haut-Val. En l'église Saint-Charles de Monceau a été célébré, avant-hier, le mariage de Mlle Suzette Moyrand, fille de M. André Moyrand, ingénieur en chef de l'exploitation du Chemin de fer du Nord, officier de la Légion d'honneur, et de Mme André Moyrand, née Laurent -Atthalin, avec le docteur Henri Comte, ancien interne des hôpitaux de Lyon, chirurgien adjoint de l'hôpital, civil de Casablanca, fils de Mme Léon Comte.

La bénédiction nuptiale a été donnée par le P. Monpeurt, ancien provincial des Dominicains.

Les témoins étaient, pour1 la mariée le docteur ïlehry Moyrand et M. Jarrosson, ses oncles pour le marié M. Camille Perrin, soif, oncle, et M. Blanc, ingénieur, son cousin, Mme André Moyrand a reçu, après la céijèï monie, les parents et amis des deux farnillcff.

DEUIL '̃-̃̃̃̃ '"̃̃

Nous apprenons, avec un vif regret, -là mort, à Pyla-sur-Mer, de M. Elisée Gheusi, gérant de la Banque Gheusi et Cie, vice-président du Syndicat des banquiers de province, administrateur de la Société Centrale des Banques de Province, et frère de notre collaborateur et ami, M. P.-B. Gheusi. Les obsèques auront lieu dans l'intimité, le samedi 4 août, à .Gujan-Mcstras (Gironde). Le présent avis tient lieu de faire-part.

Rappelons qu'un service anniversaire sera célébré aujourd'hui lundi, à onze heures, en la chapelle du Père-Lachaise, pour le repos de l'âme de notre regretté directeur Robert de Flers.

On annonce la mort de M. Henri WaU bautn, président honoraire de la Chambre syndicale des transports, associé de la firme «Transports Henri Walbaum », survenu à Jaulzy (Oise), le 28 juillet 1Q2S. De la part de Mme Henri Walbaum et des familles Den-, tan, Réville, Pécaut, Herr, d'Andecy et de sesassociés, MM. Réville et Guyot. Les obsèques aùr6nt cliemt au ~temple protestant de Reims, demain mardi 31 juillet, à quatorze heures.>I1 -ne sera pas; envoyé de faire-part. Priërs' de considérer le présent avis comme invitation. Serigny.

Midi. avenue du bois. Une femme passe très simple dans son costume tailleur matinal, et pourtant tous les regards la suivent, car un charme indéfinissable- se dégage de sa personne le charme, c'est son parfum captivant, c'est l'exquise « Fleur ardente », Création Leynen, Paris.

LA CHARITE

A la suite (le l'article paru dans la Bonté en action en faveur des colonies de vacances, les dons suivants ont été adressés .4 l'œuvre ouvrière de Charonne, 42, rue Planchât (20")

M. Monnic¡' Fr. 5 Comte de Clermonl-1'onnerre, 50 M. 1. `iguolo. 50 Comte de Malestrcit. 20 0 llmc Maître. 200 Mile Parpchaut 1 25 Général H. 100 f. ''Totai.Fr; 4M

2" A l'ceuare de l'abbé Dcïiiëqgâë;~tJ;'iiié` DHpe~tuaJ', <t V:tf:sMr-Sernc r

14. i~L. ahonnée du Fi~laro..Fr, 500 A.-J. Droit 100 M. Cambos 20 Anonyme 130 Anonyme. 175 Anoityme. 10 M. Monnier. 5 Henri Carpentras. 30 Slme l3idoirc 150 D~Lemiere. 400 Comte de Malestroit. 10 Mme Blanc. 210 Mme Bei-ilie Thierrv 400

Total.Fr. 2.130

LIEUTENANT^DELOUVETËRIE Le préfet de Seine-ct-Oise a procédé à la reconstitution des cadres des lieutenants de louveterie.

Ont été chargés de cette mission pour la période 1928-192!) Jean Godillot, pour l'ancien arrondissement de Corbeil le baron James de Rothschild, pour l'ancien arrondissement d'Etampes M. André Bertin, pour l'ancien arrondissement de Mantes M. Roger Guérin, pour l'ancien arrondissement de Pontoise la duchesse: d'Uzès, pour l'ancien arrondissement de Rainbouiljet le comte Henri de Villefran» che, po»jf*'ljittcjen arrondissement de Verj,

sailles. l v ̃" ̃̃• ̃-̃

s'élèvera sur ces lieux. Une plaque sur la docte njuraille portera ton nom. Et un jour, dans la cour même de cette sévère demeure, un buste de Jean-Jacques y stlestera votre rencontre, votre union.

Ciel s'écrierait Mme de Warens qui était particulièrement dévote, étant convertie. Vous divaguez, monsieur le Devin. Puissent mes erreurs rester dans l'oubli

L'oubli ne fleurit pas sur les rives où herborisent les petits Jean-Jacques. Ils font herbiers de tout. Les mauvaises herbes y prennent parfois la place des roses elles se sèchent très bien. Immortelle Warens, je te salue

Je vous défends de vous moquer- de moi, méchant Devin Et si vous continuez vos sarcasmes je vous ferai rosser par mon ami Claude Anet. Que ton -ami Claude Anet soit tranquille. Jean-Jacques ne le laissera1 pas dans l'ombre: Et, tous trois, vous serez unis dans l'avenir, toujours, toujours £

Toujours! se courrouce Warens, et un soupir de dépit gonfle! sous le^ fichu sa gorge épaisse et tendre. Toti.jours tous les trois Que c'est ennuyeux et vexant Mais, vous dites des bêtises, homme bizarre, et je ne vous crois point- 1 On fera pèlerinage à ta maison des Charme Mes. On poussera des oh H et des ah devant la moindre chaise et le vieux couvre-pied. On pleurera dans les petites chambres. On sanglotera dans le jardin.

Mais alors Mme de Warens se sauve. Et tout en courant vers son logis, elle murmure, effarée, en elle-même J'ai rencontré un fou

Gérard d'Houviile,


DERNIÈRE HEURE

Le discours de Boukharine au congres^duJÇomintern

Varsovie, 29 juillet. Le Glos Prawdtj, co ni Bien tant le discours de Boukharine au congrès du Komintern. écrit que ce qui rend tragiques les relations avec les Soviets, c'est que dans le but de conclure un accord l'on croit les conversations entreprises menées avec le commissariat du peuple aux affaires étrangères, alors qu'en réalité on'" a, affaire au Komintern. Tandis que M. Tehilchérine. conscient des intérêts vitaux de la litissie, reconnaît, probablement sincèrement qu'un certain minimum de principes sert de hase aux relations et 'à la collaboration des peuples. Boukharine ou tout autre chef du Komintern méconnaissent par principe les déclarations de Tchitrhérine et consacrent tout leur génie révolutionnaire et de grosses sommes d'argent afin de procurer aux autres peuples ce 'paradis terreslre dont la création a échoué en Russie.

En amenant les autres peuples au niveau de la condition des Soviets, un espère faire disparaître le contraste qui exisle entre le purgatoire capitaliste et le' paradis communiste pour garantir la domination du Kremlin.

Aux protestations contre l'immixtion soviétique dans les affaires intérieures des autres pays, Tchitchérine oppose l'assertion que le gouvernement des Soviets n'a rien de commun avec l'activité de Zinoviev ou de Boukharine. En effet, une divergence de vues apparaît parfois, mais c'est le Komintern qui a le dessus et, p:ir conséquent, les accords avec Tchitchérine sont complètement dépourvus de valeur pratic; ie sans l'approbation de la Troisième Internationale.

Le discours de Boukharine, qui reconnaît au parti communiste polonais le rôle d'instrument employé pour saper et ruiner la République polonaise et aussi pour faciliter l'accomplissement des desseins de l'impérialisme russey 'doit i-.afctirer l'attention du monde entier, car il met en lumière la duplicité ;de la politique soviétique.

Le discours de Boukharine oblige tous les Etats européens à accorder plus d'attention aux partis communistes, dont le caractère d'avant-garde de la Troisième Internationale a été constaté avec une telle précision. Il faut abandonner, en Pologne, l'illusion qu'il est possible de voir le parti communiste se rallier à 1g légalité ce parti combat l'idée même de l'Etat et son activité est dirigée contre l'indépendance de l'Etat.

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L'affaire de Landau

serait réglée à l'amiable

Berlin, 29 juillet. Les journaux expriment leur satisfaction qu'à la suite du dernier entretien entre MM. von Hoesch et 'Berthelot, l'incident résultant de la demande d'extradition formulée par la haute commission interalliée de Coblence contre quatre sujets allemands condamnés par le conseil de guerre de Landau pour vol d'un drapeau tricolore et outrage à l'armée française paraisse devoir être réglé à l'amiable de façon satisfaisante pour les deux parties.

Le Service parlementaire socialiste écrit que cet entretien ai abouti à un accord réjouissant vraisem-

V L'a France, dit-il, renoncerait vraisemblablement à sa* demande'd'extradition 'dbntre la promesse que l'affaire se poursuivrait objectivement devant les tribunaux allemands. n

Le journal socialiste ajoute qu'une proposition en ce sens a été faite à la France du côté allemand.

Dans les milieux de gauche berlinois, on se félicite de voir ainsi disparaître un. prétexte à l'agitation nationaliste, quelques semaines avant le voyage à Paris de M. Stresemann.

Un immense incendie à Stamboul

Constantinople, 29 juillet. Depuis hier matin, tout un quartier de Stamboul est la proie des flammes. Le sinistre s'est déclaré près de Souleiman, où des centaines de maisons sont construites en bois et son devenues immédiatement la proie des Gammes.

C'est la plus grande catastrophe de ce genre qui ait eu lieu dans l'ancienne capitale turque depuis 1911, où une grande partie de la ville fut dévorée par le feu.

L'OPINION DES AUTRES

Après la cotnmémoratioti de Jaurès Il n'est pas vrai, écrit Y AMI DU PEUPLE, de dire que nous conserverons la paix en pratiquant, vis-à-vis de l'Allemagne, une politique d'abandon indéfini Libre à Léon Blum de le prétendre. Mais il a, lui, des arrière-pensées qu'il faut démasquer. Il est internationaliste comme l'était Jaurès qui avait pris joyeusement son parti de la primauté allemande sur tous les terrains.

Jaurès voyait et. voulait une Allemagne exerçant sur l'Europe, sinon sur la planète tout entière, l'hégémonie intellectuelle, industrielle, économique et politique.

Le socialisme international, il le concevait sous la forme d'une Allemagne élargie, englobant l'une après l'autre toutes les nations, exactement comme les communistes font de la Russie la mère des nations émancipées suivant leur formule.

Dans ces conditions, qu'importait à Jaurès, qu'importe à Léon Blum que le Reich s'nstalleà Vienne, même à Budapest, même à Prague, plus loin encore, puisque, par la force des choses et en vertu de leurs conceptions, elle doit régner partout socialement C'est le Jaurès internationaliste qu'a surtout déifié, hier soir, à la salle Japy, son panégyriste Léon Blum.

Qu'importait à Jaurès, qu'importe à Blum que, de leurs menées antinationales, la France sorte affaiblie C'est leur plan.

Jaurès n'en avait pas d'autre lorsque, parlant de l'Allemagne, il disait à Maurice Barrés «La farce intellectuelle et morale doit être du coté de la force matérielle ». La force seule lui faisait ployer le genou. Léon Blum est son meilleur élève.

Jules Guesde, que nos S.F.I.O. ont eu l'étrange idée de commémorer en même temps que Jaurès, était d'une autre trempe. Il i était internationaliste, mais nullement germanophile. Et il haïssait Jaurès le rhéteur.

Lorsqu'à la Chambre celui-ci montait à la tribune, ce qui lui arrivait souvent, Guesde murmurait

La parole est à la parole t

Ce n'est pas Jules Guesde, mort pauvre, conclut notre confrère, qui aurait accepté, pour contrecarrer l'action de la France au Maroc, d'utiliser les renseignements que lui envoyaient les frères Manesmann et, en servant les intérêts de ces hommes d'affaires allemands, de desservir la France.

En Yougoslavie, M. Korochetz veut rétablir la confiance

BELGRADE, 29 juillet. Le président de la Chambre, M. Ninko Peritch, a conféré é aujourd'hui avec le nouveau président du Conseil, M. Korochetz.

Selon les journaux, la Skonpchtina serait convoquée le premier août pour une courte session au cours de laquelle elle aurait à voter les lois sur la réforme agraire en Dalniatie, sur la ratification de ]a convention de Nettuno, sur la stabilisation du dinar, sur la modification des statuts de la Banque nationale, et enfin une loi autorisant le gouvernement à conclure à Londres un emprunt de cinquante millions de livres.

La Chambre serait ensuite dissoute. Selon les mêmes journaux, M. Korochetz donnerait à la première séance de la Chambre lecture d'une déclaration ministérielle flétrissant le crime commis par Pcuchina Rachitch le 20 juin dernier, et la Chambre lèverait l'immunité parlementaire de l'auteur de l'attentat. M. Korochetz soulignerait également que le gouvernement entend appliquer d'une manière érale pour tous les lois et la Constitution, rétablir la confiance ébranlée pendant ces derniers temps et ne tolérerait pas que la lutte politique fût portée sur un terrain religieux ou qu'elle dégénérât en conflits.

LA SANTE DE M. RADITCH

.t.

Belgrade, 29 juillet. Les nouvelles parvenues de Zagreb confirment que l'état de M. Raditch inspire de sérieuses inquiétudes à son entourage. La nuit dernière, le malade a été très agité. Température 38"; pouls 120.

M. Raditch sera transporté à l'hôpital si son état le permet.

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L'UIPFÏ AUSTROALLEMANDE

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Berlin', 29 juillet. M. Georges Bernhard, parlant dans la Gazette de Voss de la question du rattachement, s'exprime ainsi

« L'Antriche et l'Allemagne se considèrent comme fiancées elles attendent le consentement de leurs tuteurs. On sait, dans ces deux pays, que le conseil de famille mettra longtemps à donner son consentement. Une partie des tuteurs se présente même comme prétendant M. Bénès rêve 'd'une liaison commerciale étroite avec l'Autriche certains milieux italiens entrvoient certains projets d'annexion la France n'a naturellement aucune visée sur l'Autriche, mais elle ne veut pas la laisser à l'Italie et craint avec le rattachement un accroissement de l'Allemagne.

s> L'Angleterre ne fait rien, car cette lutte lui donne l'assurance que l'Europe est loin de s'entendre.

» La question du rattachement de l'Autriche à l'Allemagne n'est qu'une partie de l'ensemble du problème de l'union européenne. Il ne s'agit donc pas de pangermanisme, mais d'une partie du problème paneuropéen qui trouvera sa solution dans l'union européenne. »

Un complot conîre îe président argentin

Buenos-Ayres, 29 juillet. Devant l'étonnement général, le sénateur Molinari, un des hommes politiques argentins les plus en vue, a révélé au Sénat que M. Irigoyen, qui vient d'être élu président de la République argentine, avait failli être victime d'un complot dirigé contre son existence par d'anciens gouverneurs, et il a dénoncé les noms.

M. Molinari fut tenu de préciser ses renseignements qui furent vérifiés et reconnus exacts.

On s'attend à ce qu'un mandat d'arrêt soit immédiatement lancé contre le docteur Frédéric Cantoni, gouverneur de la province de San Juan.

BELA KUN RENTRE EN RUSSIE

Londres, 29 juillet. Un télégramme de Vienne, annonce que Bela Kun, l'ancien dictateur hongrois, a été déporté en Russie.

Bela Kun est déjà arrivé à Stettin. ou il s'est embarqué à destination de Leningrad.

fie etîme du sous-préfet

Curtius (GAULOIS) commente la mésaventure d'un sous-préfet victime de son zèle poincariste. C est une histoire des plus savoureuses que notre confrère nous conte fort joliment 1 II y avait dans la ville de Condom un sous- préfet qui vivait tranquille. quand survinrent les élections. A cette heure marquée par le destin, ses mésaventures commencèrent. Deux candidats se présentèrent, et tous deux étaient radicaux. Le sous-préfet crut trouver dans cette similitude, parfaite de leurs étiquettes la justification d'une attitude correcte. Il tint son équilibre entre ces deux candidats et il jugea que le suffrage universel pouvait être libre, puisque sa liberté ne pouvait profiter qu'à un radical.

Une pareille erreur vient de lui coùter sa résidence de Condom. Le sous-préfet est déplacé. C'est qu'entre les deux radicaux il y avait une différence énorme, ineffaçable et vraiment monstrueuse l'un était ministériel et l'autre ne l'était pas, l'un était pour l'union d-> M. Poincaré, et l'autre était résolument cartelliste. Pour n'avoir pas vu cet abîme, le sous-prélet connaît la disgrâce.

Le sort lui a été bien contraire. Car si le ra- dical cartelliste avait été élu, on peut parier qu'il n'aurait eu aucun ennui. Quel génie ma- licieux a voulu que les électeurs préfèrent le radical ministériel ? Nul ne le saura jamais. « Mais ce que tout le monde peut voir aujourd'hui, c'est qu'ui> sous-préfet qui a laissé nommer un radical poincariste dans le Gers est traité comme un grand coupable. »

Son crime est, en effet, de ceux qui ne se pardonnent pas. L'élection de Condom a donné un succès au ministère ce n'est rien. Mais elle a infligé un échec à la « Dépèche » et cela est grave. S'ilest acquis qu'un candidat de la « Dépêche n'est pas nommé d'avance, que devient le Midi. que devient le parti radical, que devient l'école de Toulouse, que devient la République des camarades ? Le ministre de l'intérieur veillait. Gardien des traditions rac'icales, il a frappé- le sous-préfet et l'a chassé d'un arrondissement qu'il n'a pas su défendre. Où a été nommé ce fonctionnaire ? Faisons des vœux pour que ce soit dans une région où il est permis de laisser.passer un radical partisan de l'Union nationale.

Et Curtius, en terminant, rappelle à notre sous-préfet, pour le consoler d'avoir quitté Condom, que « Bossuet, qui en fut i évêque, n'y est jamais allé ». I

Les réunions et cérémonies dîner

.],

M. Louis Marin à Bordeaux M. Louis Marin, ministre des Pensions, a présidé hier à Bordeaux l'assemblée plériière de la Confédération départementale des groupements girondins de victimes de la guerre et anciens combattants. Après avoir visité la Maison des Mutilés, le ministre s'est rendu au congrès où il a été reçu par M. Uturald, secrétaire général de la Confédération.

Répondant aux différents vœux des congressistes, M. Louis Marin a fait un exposé des réformes déjà accomplies et de celles qui sont en cours de réalisation pour l'amélioration du sort des anciens combattants et des victimes de la guerre. ̃ Il a en outre assuré les congressistes qu'ils pouvaient compter sur son appui pour soutenir lsurs revendications. ̃"> "'•*> ~l, A l'issue du congrès, le ministre a présidé le banquet organisé en son honneur par la Confédération et auquel participaient les parlementaires du département, M. Arnault, préfet de la Gironde, M. Marquet, députémaire, et les principales notabilités de Bordeaux.

M. Painlevé à Caen

M. Painlevé, ministre de la guerre, de retour de Genève, a présidé hier, à Caen, la dernière journée du concours national de gymnastique, organisé par la Fédération de gymnastique et de préparation militaire de Normandie.

Après une réception à la préfecture du Calvados et un banquet offert par la municipalité de Caen, le ministre de la guerre a assisté, au stade départemental, à la grande manifestation de préparation militaire à laquelle participaient GO sociétés de gymnastique.

M. Paul-Boncour à Car maux Hier matin a eu lieu, à Carmaux, le quatorzième anniversaire de la mort de Jaures, en présence de M. Paul-Boncour et des députés du Tarn.

Après la manifestation du souvenir, une réunion, au cours de laquelle M. Paul-Boncour a pris la parole, a eu lieyi dans la salle du syndicat des mineurs.

Après avoir célébré l'œuvre de Jaurès, le député du Tarn a parlé de son œuvre personnelle à la S. D. N. et il a déclaré qu'il continuerait son action à Genève pour donner force et vigueur aux travaux de l'Assemblée.

A la mémoire

du comte de Chardonnet

On a inauguré hier, à Lyon, sur la place du Perron, un monument élevé à la mémoire du comte de Chardonnet, l'inventeur de la soie artificielle. Cette cérémonie, organisée par le syndicat des fabricants de soieries et des principales sociétés de production de soie artificielle, est l'hommage rendu à l'inventeur d'une industrie que, encore à son début, est destinée à prendre dans le monde une place considérable. En un discours ému, M. Pradel, président de la Chambre de Commerce de Lyon, a célébré l'œuvre du comte de Chardonnet, il qui l'industrie lyonnaise doit une partie de sa richesse. M. Pradel a terminé son discours en rappelant la vie douloureuse du grand savant

« Devenu presque aveugle, il vivait de peu, en dehors de ce monde. La mort est venue, lui apportant l'auréole de l'inventeur qui n'a pas bénéficié de sa découverte, laissant à d'autres la réalisation dés profits qui en découlent. »

Après Te président de la Chambre de C-ommerce, M: François Férier, au ripnï; du Syndicat des fabricants soieries, a remercié tons ceux qui ont apporté leur concours à l'organisation de cette cérémonie du souvenir et de la reconnaissance « Comme Pasteur, dit-il ensuite, le comte de Chardonnet fut désintéressé. Ce savant qui, par le labeur ininterrompu de toute sa vie, créa de toutes pièces une industrie nouvelle, répandue aujourd'hui dans le monde entier et fait vivre des milliers d'ouvriers, qui, d'un article de luxe jusque-là réservé à des privilégiés, a fait une chose accessible à tous, ne tira pas profit de ses inventions et mourut pauvre. »

̃ ̃ f

Des troubles dans l'Angola Lisbonne, 29 juillet. Le ministre portugais des colonies vient d'être informé que des troubles ont été provoqués, dans la colonie portugaise de l'Angola, par des hommes déportés dans cette colonie, à la suite de mouvements séditieux au Por-

tugal.

Le gouvernement a décidé d'envoyer les croiseurs Costa et Laurcnzo sur les lieux, afin de rétablir l'ordre.

C'est égal depuis Alphonse Daudet, le métier de saus-pcéfet a bien changé ii'flnsculussr,

Nos confrères de gauche s'intéressent à la question du rattachement éventuel de l'Autriche à l'Allemagne et tous ne sont pas d'accord. Les communistes, et tout récemment M. Léon Blum parlant au nom des socialistes se sont déclarés favorables nu rattachement. M. Pierre Bertrand (QUOTIDIEN) n'approuve point cette politique

Nous maintenons qu'il y a une portion du parti socialiste qni réprouve 1' « Anschluss s et la campagne de Lœbe.

Xous maintenons qu'il y a une fraction du parti socialiste qui ne demande ni ne souhaite la revision immédiate des traités, parce qu'elle sait trop bien qu'une modification du « statu que territorial européen serait une menace de guerre.

Nous maintenons qu'il y a une fraction du' parti socialiste qui tient pour démagogique la proposition d'un désarmement général, tel que celui défini par les Soviets, sans que l'on ait au préalable assuré l'arbitrage, garanti la sécurité.

Par suite, nous maintenons que, dans les plus graves questions de politique extérieure, deux fractions socialistes s'opposent. M. Léon Blum peut trouver mauvais que nous n'adoptions pas sa conception. Il n'a pas le droit de dire que î.ous essayons de semer la discorde. La discorde existe, et c'est lui qui en est, pour une large part, responsable. De son côté, M. Jean Piot (ŒUVRE) se, montre inquiet de la campagne faite en faveur du rattachement

M. Léon Blum nous explique que le traité; de Versailles « a fabriqué une Autriche rioh viable, privée de ses débouchés hongrois et tchécoslovaques, incapable de se nourrir, qui n'a pu subsister, jusqu'à présent, que grâce à l'appui financier des grandes puissances », qu'il était « inévitable qu'elle cherchât en dehors d'elle les possibilités d'existence qui lui manquent », et que l' « Anschluss » est avant tout l'expression de ce besoin ». Soit. Mais n'est-il pas vrai que des avances ont été faites à l'Autriche Dar les autres nations de l'Europe centrale et, notamment. par la Petite-Entente, en vue l'étudier un régime économkjue et douanier qui permettrait à l'Autriche de vivre mieux et de respirer plus librement ? Vienne a fait à ces avances un accueil glacial. Tout se passe donc comme si non seulement l'Autriche cherchait son salut ce qui est bien naturel mais comme si elle n'entendait le trouver que dans les bras de l'Allemagne Cela, c'est inquiétant. Dans l'ACTION FRANÇAISE, M. Léon Daudet estime que la récente manifesta-

La clôture du Congrès

pour l'avancement des sciences Le Congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences a tenu hier sa séance de clôture à La Rochelle. En l'absence du président, le professeur Lindet, de l'Institut, c'est le général Perrier, directeur du service géodésique de l'armée, vice-président de l'Association, assisté de M. Etienne Rabaud, professeur à la Sorbonne, qui a occupé le fauteuil présidentiel. M. Pineau, recteur de l'université de Poitiers, représentait M. Herriot, ministre de l'instruction publique. L'élection du bureau pour l'année 19281929 a donné les résultats suivants M. le général Perrier, président M. Rabaud, vice-président M. Maurice de Broglie, membre de l'Institut, secrétaire M. de Martonne, professeur à la Sorbonne, vicesecrétaire, et M. Raoul d'Harcourt, trésorier MM. Gravier, de l'Institut, Louis Fage, Lemoine, Rivet, Saugrain, ont été ensuite nommés, pour trois ans, délégués de l'Association.

D'après le rapoort présenté par le professeur Rabaud, l'Association comprend actuellement 3.350 membres.

L'Association s'adresse aux instituteurs pour leur demander de l'aider à conserver les monuments historiques et à rechercher les richesses archéologiques de notre pays. Elle demande aussi que le prêt des livres intcruniversitaires soit fait d'une façon régulière, que l'Etat aide au développement des coopératives scolaires, et que la lutte contre le rat reçoive l'appui du gouvernement.

C'est au Havre que se tiendra l'an prochain le Congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences. MM. Vieijeux, Loppe et Bourriau ont reçu les médailles de l'Association pour leur collaboration au Congrès.

LA ^lËiiELIGIEUSÎË

..g.

-1 La clôture de la Semaine sociale

La cérémonie de clôture de la vingtième session des Semaines sociales de France a eu lieu hier matin, en la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, M. le chanoine Flaus, supérieur des Chapelains, a célébré une messe- d'action de grâce et prononce une vibrante allocution. Ainsi s^est .terminée la sociale de Paris, dont les leçons ont été suivies par environ 2.000 personnes. Les messes du matin furent toutes célébrées et les diverses séances présidées par S. Em. le cardinal Dubois ou S. Exc. Mgr Maglione, ou S. G. Mgr de Guebriant, ou S. G. M«r Herscher, ou S. G. Mgr Julien, ou S. G. Mgr Gaillard, ou S. G. Mgr Roland Gosselin, ou S. G. Mgr Crépin, ou S. G. Mgr Feltin, ou S. G. Mgr Petit de Julleville, etc. La vingt et unième session aura lieu l'année prochaine, à la fin de juillet, à Besançon, seront étudiés la « rationalisation » et les nouveaux problèmes du travail et de la production dans leurs rapports avec le catholicisme.

La Mission catholique universitaire Depuis six ans, la « Mission catholique universitaire française », qui comprend une quinzaine de jeunes professeurs et de jeunes ingénieurs parmi les plus brillants élèves de nos grandes écoles, entreprend chaque été, sous les auspices de la « Revue des Jeunes », un voyage d'études internationales dans un pays de l'Europe centrale ou des Balkans, pour travailler efficacement à établir partout des rapprochements intellectuels et spirituels. Cette année, la mission s'embarquera le 18 août, pour le Pirée. Elle compte visiter la Grèce maritime et continentale et notamment le fameux monastère orthodoxfc du" imont Athos. 'J*ii retour, elle' sera reçue en audience par le pape. Dans les grandes villes, elle fera des conférences sur les principales formes de l'activité française et au retour elle publiera, comme d'habitude, un volume illustré d'études et de documents.

Nouveaux décrets de la propagande Par décret la Sacrée Congrégation de la Propagande vient de détacher la partie est du vicariat de Kaifeng (province de Honan-Chine) et de l'ériger en préfecture apostolique de Kweitehfu. Cette nouvelle préfecture sera confiée aux Récollets espagnols de Saint-Augustin, qui, depuis quatre ans aident dans cette région les Pères des Missions étrangères de Milan. Un autre décret nomme le R. P. Antoine Sevat. lazariste, vicaire apostolique de Fort-Dauphin, dans l'ile de Madagascar. Un troisième décret nomme vicaire apostolique de Bamako (Sénégal supérieur) le Il. P. Molin, des Pères Blancs. Enfin, par un quatrième décret, la mission indépendante de Tsitsikar, dans le vicariat apostolique de Kirin, en Mandchourie, est confiée aux missions étrangères suisses d'Immensee, qui aident ^depuis quatre ans dans cette région, les missions étrangères de Paris.

tion des musiciens allemands à Vienne est un symptôme non moins redoutable que le mouvement autonomiste en Alsace Je dirais même que cette manifestation politico-musicale, et qui est, comme Bainville le rappelait, dans la tradition germanique, est le signe le plus menaçant de tous. Il suffit de se rappeler le rôle de Wagner et du cycle des Niebelungen dans la « forge » de l'unité allemande, entre 1875 et 1914, pour en être bien convaincu. Cette grave menace ne réside pas seulement dans l' « Anschluss », qui posera officiellement, au centre de l'Europe, la question décisive « Ou germanisation, ou latinité. » Elle réside surtout dans un enthousiasme inouï, qui m'est signalé de tous les côtés et que se sont bien gardés de souligner 1' « Echo de Paris », le « Matin », l' « Intransigeant », etc. La source de cet enthousiasme, aujourd'hui comme il y a cent quinze ans, c'est l'esprit de revanche. « Le symbolisme allemand n'a pas oublié que c'est aux accents de la marche de Schubert que les Allemands de 1870 sont entrés en armes dans Paris, » Il faut acheter

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Dans la Journée Industrielle, M. C.-J. Gignoux montre le renversement de situation intervenu en notre faveur depuis deux ans. C'est là une note optimiste que nous n'avons pas accoutumé de rencontrer et que notre distingué confrère se plaît à donner « pour la confusion des docteurs Tant-Pis ».

Reportons-nous par la pensée au juillet tragique de 1926 où la France se trouvait financièrement « à quia », prête d'abdiquer la liberté de ses décisions devant la nécessité d'assurer une fin de mois, manœuvrée sans répit par toutes les places extérieures. Mesurons le chemin parcouru, non pour d'inutiles récriminations et de plus inutiles procès rétrospectifs, mais pour reporter le mérite de notre constatation sur la politique suivie depuis deux ans et, plus généralement, sur la sagesse de l'opinion française. Non seulement, en effet, cette opinion a. par son adhésion, permis la politique de redressement, mais on lui rendra Quelque jour cette justice que, pendant la folle période de l'inflation, elle a, beaucoup moins qu'en d'autres pays soumis à la même épreuve, galvaudé ses ressources et cédé à la fièvre des destructions inconscientes. Cette prudence s'enregistre aujourd'hui dans la rapidité de notre redressement vu; comme ces jours-ci, sous l'angle international. Tout cela est d'un bon présage pour demain, pour l'achèvement de l'effort entrepris, si rien et surtout personne ne vient bouleverser ces favorables éléments.

Mais M. C.-J. Gignoux, qui n'a jamais prétendu «.que la France et les Français vécussent désormais sur un lit de roses ».

Nouvelle^JDiverses Falsification de tickets de course La police a arrêté un ouvrier d'usine, René Sabin, demeurant à Saint-Cloud, qui, le 22 juillet, s'étant rendu sur le champ de courses de Saint-Cloud, avait ramassé un ticket portant le numéro 17 et ('avait falsifié comme étant un ticket correspondant au numéro d'un cheval qui venait de gagner.

Sabin avait écrit à la Société sportive d'encouragement en la priant de bien vouloir lui adresser poste restante la somme de 3.400 francs, montant du ticket gagnant.

En se rendant à la poste pour retirer la lettre, l'ouvrier d'usine trouva, au lieu du mandat qu'il escomptait, un inspecteur de la police qui l'arrêta pour tentative d'escroquerie.

Cambriolage d'une bijouterie Hier matin, les ouvriers du chantier d'une maison en construction, /34, rue de la Chaussée-d'Antin, s'aperçurent qu'un trou, suffisant pour laisser passer un homme, avait été creusé dans le plafond du rez-de-chaussée de la maison où est installée une bijouterie. Ils avertirent immédiatement le commissaire do police, qui constata qu'un vol avait é;é commis et que plusieurs malfaiteurs s'étaient introduits dans le magasin et y avaient dérobé pour environ 500.000 francs d'objets précieux. principalement des b:v;ues. L^s voleurs, pour p-vepr le plafond, avaient utilisé les outils laissés sur le clvntier par l°s ouvriers.

Le concierge, qui est «ardien de la'paix, dit n'avoir rien entendu.

DERNIERE HEURE SPORTIVE

Les graachs_envolé3s

Avant la traversée de l'Atlantique Le capitaine Coudouret et le lieutenant de Mailly-Nesles, qui préparent la traversée de l'Atlantique à bord d'un monoplan Bernard baptisé « La France », commencent la dernière série de' leurs essais et parachèvent leur entraînement. Ils doivent quitter Le Bourget aujourr d'hui lundi, à 5 heures, pour un vol d'exercice d'une durée de dix heures, au-dessus^ de la mer. ,•' Contra le recard de d'sîance Le monoplan de grand raid des aviateurs Assolant et Lefèvre est arrivé hier matin, à 11 heures, à l'aérodrome du Bourget.

L'appareil, de couleur jaune, est du même type que celui du monoplan transatlantique France, du capitaine Coudouret et du lieutenant de Mailly– Nesles. Il possède toutefois un rayon d'action moins étendu, par suite de la contenance moins grande de ses réservoirs d'essence. Les deux pilotes vont procéder dès aujourd'hui à la mise au point de leur avion, en vue d'une prochaine tentative contre le record de la distance en ligne droite.

Contre le record de durée L'équipage de Marmier-Wackenhein, dont le monoplan de grand raid est actuellement au Bourget, effectuera, les premiers jours du mois d'août, une tentative pour battre le record du monde de durée en circuit fermé.

Paris-Strasbourg à la marche

Godard arrive premier

Strasbourg, 29 juillet. I/épreuve de marche Paris-Strasbourg s'est terminée cet après-midi par la victoire de Louis G'dtTard, qui a fait son entrée dans la ville vers 16 heures. Accompagné par une foule de cyclistes et de piétons, le vainqueur a si«né au contrôle final, place Kléber, à lti h. 40.

Romens est second à 14 kilomètres. Godard, qui, l'an dernier, avait dû abandonner à 200 mètres du but, a pris ainsi une brillante revanche. Il est arrivé assez frais, bien qu'ayant couvert les 504 kilomètres de Paris-Strasbourg en 75 h. 19 m. 45 secondes.

-11"

Les Jeux olympiques

Voici les derniers résultats des épreuves disputées, hier, à Amsterdam. La finale du saut en hauteur a été gagnée par l'Américain Kist.

Dans la course des 10.000 mètres, la première place est revenue au Finlandais Nfurmi, qui couvrit la distance en 30 m. 23 s. 1/5, ce qui constitue un nouveau record mondial. La seconde place est revenue au Finlandais Ritola et la troisième au Suédois Wide.

ne se dissimule pas que, « financièrement, économiquement;- socialement, de sensibles progrès restent à réaliser ». flu camp du Cartel

Il est savoureux de trouver, dans l'ERE NOUVELLE, sous la signature de M. François Albert, une explication de la « bouderie » dont témoigne l'attitude politique de M. Léon Blum. Elle serait due à « son accident électoral ».

Je ne veux pas dire ici que M. Léon Blum s'est senti diminué par un revers électoral, ni que, battu, il se soit cru abattu. Il est audessus de ces disgrâces, parbleu D'autant qu'il les sait éphémères et possède en lui de quoi s'en consoler. Il n'en demeure pas moins que, de son dernier contact avec le suffrage universel, il a rapporté te ut. un relent de pessimisme. Il a vu de près certaines tractations répugnantes entre doctrinaires de l'ordre et professionnels du désordre, dont le détail lui avait échappé dans le cadre du scrutin de liste à circonscriptions exceptionnellement vastes où il s'était auparavant mesuré avec des adversaires moins spécialement attachés à sa perte personnelle.

Quoi qu'il en soit, abreuvé de vilenies et non pas certes désillusionné (car il n'escomptait pas le succès) mais ulcéré, meurtri, il a par une sorte de réflexe sentimental décrété que cette Chambre élue sous le signe des maquignonnages occultes entre communistes et gens de la droite serait stérile, qu'elle, n'occuperait dans l'histoire de la Troisième République qu'une page grise et qu'à ce résultat de néant devrait, avec une sorte d'entêtement farouche, collaborer le parti socialiste, replié désormais sur soi-même et confiné sur l'Aventin.

A 1932, l'ajournement de tous les progrès, de l'élan démocratique, du ressaut populaire A 1932, date qu'en son messianisme plus ou moins conscient, il en vient à envisager comme une sorte d'Hégire. A 1932, qu'il entrevoit prophétiquement comme l'année de toutes les revanches, celle où le socialisme connaîtra tout ensemble l'ivresse des avènements triomphants et la douleur des enfantements de légalité pouvelle, d'autant plus pénibles qu'en attendant, les radicaux, pense-t-il, se seront évanouis et les partis de droite auront repris tous les leviers de commande.

Dans le même article, M. François Albert déclare qu' « une intelligence supérieure n'est ni nécessaire ni suffisante pour le succès d'une carrière politiqui ». Certes, la démocratie nous l'a bien appris.

Décadence du parlementarisme

Le JOURNAL DU LOIRET fait des constatations judicieuses sur la crise présente du parlementarisme.

Nouvelle victoire française à Saint-Sébastien

Chiron, sur Bugatti

gagne le grand prix d'Espagne •, Le grand prix automobile d'Espagne, disputé hier sur le circuit de Lasarte, s'est terminé par une nouveile et brillante victoire de Chiron. au volant d'une voiture Bugatti.

A quelques jour;; d'intervalle, le circuit de Saint-Sébastien aura été le théâtre d'un double succès du même' conducteur, Louis Chiron, et de la mémo voiture, la fine et racée Bugatti. Le grand prix d'Espagne avait la même formule que notre grand prix des voitures de sport, c'est-à-dire éliminatoires par catégories, avec handicap pour les voitures à compresseur et finale handicap, toutes sur la même distance 200 .kilomètres. ̃̃̃>̃:̃; ̃ 1 Si le nombre des engagés de cette gran- de épreuve était considérable 71 voitures, les forfaits ont été, eux aussi, fort

nombreux 30..

Hier malin, 41 voitures prirent le départ pour les éliminatoires.

De Vere. sur Chrysler, termina premier des voitures sans compresseur et Bouriano, sur Bugatti, de celles à compresseur. Au cours de ces éliminatoires, Sapihor manqua un virage, capota et fut relevé assez sérieusement blessé.

Les 25 voitures qualifiées pour l'épreuve finale ont pris le départ il 15 h. 30, pour couvrir les 260 kilomètres du parcours.

Le handicap était établi d'après la vitesse réalisée aux éliminatoires, ce handicap étant majoré encore pour les voitur"s avec compresseur.

C'est Chiron, sur Bugatti, parti scracht qui pr.rse le premier la liane d'arrivée, accomplissant les 2(iO kilomètres en 2 h. 2 m. 44 s., réalisant ainsi une moyenne de 127 Iiilomètres à l'heure.

Le classement général est le suivant 1. Chiron, sur Bugatli (pneus Dunlop), en 2 h. 2 m. 44 s., schracht; 2. Bouriano, sur Bugatti (pneus Dunlop), scracht; 3. Delemer, sur E. H. P., handicap 23 ni.; 4. Christian, sur Lombard (pneus Dniitop), handicap fi minutes; f>. Laly, sur Arfès (miens Dunlop), handicap 1(> 'minutes 6. De Vère, sur Chrysler (pneus Dunlop), handicap 10 minutes: 7. StolTel, sur Chrysler (pneus; Dunlop); .S. Benoisf. sur Tracta (pneus «Dunlop) !). ̃ Dtiray, sur Ariès (pneus Dunlop).

-«^

La circulation nocturne des automobiles

La Préfecture de police communique la note suivante

M. Jean Chiappc, préfet. <!e policç, vient de prendre une mesure qui sera bien accueillie par le public parisien. A certaines heures do ia nuit, l'activité de la circulation, considérablement diminuée, incite trop souvent certains conducteurs à lancer leurs véhicules à une vitesse exagérée. Il est à remarquer, aussi, qu'ils font un emploi ahusif de leurs appareils avertisseurs et qu'ils négligent loules autres mesures de précaution. Tout en constituant un danger pour la circulation, cette pratique est, une cause d'incommodité pour les habitants qui sont troubles dans leur sommeil. Aussi, aux termes de la nouvelle ordonnance, les conducteurs de véhicules automohiles sont tenus, aux croisements des voies, entre 1 heure et 5 heures du matin, de réduire la vitesse do leurs voitures pour que J'emploi (fe leurs appareils avertisseurs devienne inutile.

Çl-A. *5^ JLj-A.

vî* L'Expansion artistique nous signalé qu'une erreur s'est glissée dans le règleriîënt 'du éoiicôUr'.s d'affiche de Chicago, relativement aux dimensions des .affiches, soumises au concours. Ces affiches devront avoir 0 m. 45 de large sur 0 va, 60 de haut (18 inches sur 24 inches). «.* M. Royer, attache commercial de France au Japon, recevra, à l'Office nalional du commerce extérieur, 22, avenue Victor-Emmanuel-Ill, les personnes désireuses d'obtenir des renseignements sur le pnys de sa résidence, les 2 et 3 août, de 9 ii. 30 à 11 h. 30 et de 14 h. 30 à 18 h.

GAZETTE DES TRIBUNAUX

Epilogue

d'un drame de la jalousie Avant-hier comparaissait en cour d'assises le nommé Marcel Bastian, qui, il y a quelques mois, 1<)4, boulevard de la VilIçtte, tuait son amie au cours d'une discussion provoquée par la jalousie.

Après une brillanle plaidoirie de MI Edouard Freynet, le jury admit les circonstances atténuantes. En conséquence, la Cour a condamné Marcel Bastiun à cinq ans de prison avec sursis.

La suppression du parlementarisme a été, dit-il, pour l'Espagne et l'Italie, la fin de l'anarchie et le comiiu-nccment du relèvement. Au contraire, les 'mitions* qui conservent le régime parlementaire* n'ont pas, semble-t-il, à s'en louer.

En Pologne, le parlementarisme rend tout gouvernement impossible, et le maréchal

Pilsmlski, « en soldat qui sait mal farder lit

vérité », traitait vertement, ces jours-ci, la Diète polonaise de « catin »!

A Belgrade, les députés s'injurient, se bat-

tent et même se tuent à coups de revolver.

En Grèce, on cherche un moyen de mettra le Parlement en veilleuse.

En Russie, il n'y a même plus de Parlement. Il est vrai que là, tout au moins, cela n'est pas un progrès

Tel est le prestige de l'institution parlementaire en l'an de grâce 1028 i

Naguère, on ne jurait que par les Parlements. Aujourd'hui, on ne songe quà se passer d'eux.

Partout les temps du régime parlementaire semblent bien avoir vécu

Grandeur et décadence

L'Etat parlementaire fait de mauvaises affaires.

Recueillons, dans YECHO DE LA LOIRE, un commentaire intéressant de M. de Valmon sur la gestion de la poudrerie de Toulouse pour l'exploitation du procédé Habert. On sait que le prix de l'azote fabriqué est si élevé que la vente en est rendue impossible. Coût d'installation 300 millions.

« De cette histoire de l'es-paudrerie de Toulouse, il y aurait bien des leçons à tirer et nous sommes obligés de reconnaître notamment qu'elle fournit des armes redoutable:! aux ennemis du régime de l'omnipotence parlementaire. régime dans lequel l'irresponsabilité et l'incompétence des dirigeants sont une cause perpétuelle de gaspillage et de gâbegie. Les ennemis des monopoles d'Etat, aciuellement existants peuvent, eux aussi, utiliser cette trop authentique histoire pour les besoins de leur thèse. Mais nous avouons que, si. nous avons tenu à la raconter, c'est surtout à l'adresse, de quelques chefs de famille qui, séduits par la prétendue « gratuité » de l'Ecole unique, ne voient, pus que, même sur ce terrain-là, la grande réforme projetée par M. Herriot aurait des résultats catastrophiques le monopole de renseignement, indépendamment de ses inconvénients propres,' en aurait un qui lui serait commun avec tous les autres, celui de coûter fort cher au contribuable. Et, par ces temps d'impôts déjà trop lourds, c'est un aspect de la question un peu particulier, mais qui, tout de même, mérite, lui' aussi, d'être sérieusement médité, s L'Etat est une entreprise déficitaire. · Intérim.


COURRIER DES THÉATRES

En soirée

A l'OpÉrn. à 8 heures, Le Chevalier à In rose (Mme Tirard, M. Bordon, Ville Ferrer, 31. Mauran, Mines Xespoulous, Lapeyrette, M. Varnery).

A la Coméiliè-PrançaiKC. à 8 heures 15 L'Avare (MM. Dehelly, Siblot, Dorival, Rognoni, Chambrcuil, de Rigoult, L. Dubosq, Le Marchand, Falconnier; Mmes Dussane, Nizan, J. Sully). La vieille maman (MM. Ledoux, L. Dubosq; Mines B. Bovy, C. Fonteney, J. Thomsen, T. Navar).

A i'Oi>£r.i-Cnminui'. à 8 heures, Manon (Mlles Guyla, M. Palva MM. Miclielettl, Musy, Baldous). Orch. M. M. Frigara. A la <i<é-l.yr:(ini\ à 8 h. 30, Rêve du Valse (Berthe Plantade, Suzanne Laplace, Jeanne Boyer; Georges Foix, Kobert Allnrd, Détours, Gilbert Nubcs).

Au Tliéfitre du l'alnln-Kuj'al, a 8 h. 46, La Baigneuse dit Lido (MM. Charles Lorraiu, R. Guillou, R. Norac, Géo l.eclercq; Mmes Renée Varville, Janine Merroy, Louise Bauville, Dancira).

Aux BnuftcM-Parisicns. à 8 h. 4">, Passionnément (Jane Pyrac, Régine Paris, Annie Spéra j MM. Donnio, JéanCalain, Montigny, Gabin),

An TIifiHrc Mnrleuy, il 8 h. :!0, Trois jeunes filles nues (Drancm, Yvonne Faroche, Serjius, Jane Morlet, Carpentler, Jean Deiss, Alice Robert, Paillette Franck, Scrgeol, de Boncour, etc., -et Suzeîte. (V Nil). Au Granu-GulKnot. à h. 45, le rendez-vous du i. Le Professeur, L'Homme nu, L'Homme à l'oreille fendue.

Au Tliéûlre île la Madeleine, à 9 heures, Le Petit Café, le légendaire et mondial succès de M. Tristan Bernard.

An Tli£fitr<- ICeminsi. à 9 heures, Enfin seuls (Mmes A. Field, L. Rito, MM. M. André, P. Brasseur, P. Asselin, Il. Crémieux).

An Théâtre de In Mlolmdii>re. a S h. 45, Vient de paraître (MM. Lucien Baroux, Lluis, Maurice varny, Arvel, Larquey Mlle Christiane Delyne)"

Au TliMitre Mostador.' )• 8 h. 30, Rose. Marie (MM. Oudart, G4o Bury Mlles Rachel Lauwers, June Roberts, Cccilia Navarre et M. Dréan)..

Au Tliffitri- «les IVonvcnntës. à 8 h. :JB> Comte Obligndo, opérette (Marthe Ferrare, Borels, Germain Chanipell, Suzy Fouque, José Sergy).

Au Théfttrc do l'Avenue, à 9 heures, Maya. r*

Aîbert-I", 8 h. 30, -rite ftrst and tht last Four pcople; Arts, clôture nnuelle; Atelier, relâche Athénée, clôture annuelle; Chàtelet, clôture annuelle; Déjazet, 8 h. 30, Le Fils improvisé; Edouard-VH, il 9 heures, Phi-Phi Eldorado, à 8 heures 30, En bombe; Maison de 1' « Œuvre », clôture Michel, clôture; Nouve.-Ambigu, à 8 h. 30, Les Avariés; Potinicrc, clôture aunuelle Renaissance, clôture annuelle; Variétés, clôture unnuelle.

NOTES ET INFORMATIONS

OpéRA. M. Maillart, Qui dirigeait le service des abonnements de l'Opéra, va prendre sa retraite très prochainement. Cette décision a pour seul motif le désir de M. Maillart de goûter un repos mérité après plus de quarante ans de labeur,

LA barre AU pupitre. A l'examen récent du certificat d'études primaires, les élèves des classes de danse de l'Opéra se sont classés dans les premiers rangs; depuis quelques années, en effet, l'enseignenient primaire est devenu oblisatoire pour ces élèves, par une initiative de M. Roù• ché, initiative dont on peut constater l'heureux résultat.

Comédie-Française. Rappelons l'ordre des spectacles de ces iours prochains demain mardi, Hernani mercredi, Les Affaires sont les Affaires jeudi, en matinée (tarif des matinées classiques), Mithridate. Le Médecin malgré lui en soirée, Le gendre de M. Poirier, Un CaPrice.

M. Gordon Crais. fils d'Hellen Terrv, .'ient d'adresser à la Comédie-Française une lettre de remerciements pour le téleEramme cui lui avait été envoyé par M. Fabre. au nom de notre scène nationale, à l'occasion de la mort de la grande comédienne annlaise. Il y est dit notamment

« Votre message honorant nptre mère Ellen Terrv nous a», touchés, ma sœur et moi. plus que nous ne saurions dire. Nous y trouvons les accents -si -humains de votre grand maître Molière dont le, cœur et l'esprit vivent encore tmrmi vous. nous res-. tons, après notre mère, vos amis dévoués. »

f

Samedi prochain. M. îaubert, premier prix de comédie aux derniers concours du Conservatoire, internrétera le rôle du comte Almaviva dans Le Barbier de Séville

THÉÂTRES

IMOGADOR

Mat. (2 h. 30) Jeudi 2 et dimanche 5 août 2'ous les soirs, à 8 h. 30

Rose-Marie B SUCCÈS TRIOMPHAL B

MUSIC-HALLS

MOULIN-ROUGE SALLE A CIEL OUVERT

PENDANT LE SPECTACLE

MiSTIHGUET F

dans la plus belle Revue LOCATION

Téléph.. V MARÇADET 43-48, 4:5-49

̃̃ m ̃ ̃iiiiiiiiiiniiuii–nmi

Feuilleton du « Figaro du 30 juillet 1928 1 (29)

UN ROMAN POLICIER SOUS LE GRAND ROI CENT LOUIS AU CORDOI(1)

XV.

Comme quoi il arrive aux loups de se manger entre eux

{Suite)

La partie se termina dans un cabaret, derrière Saint-Jean-en-Grève. On y mena le prisonnier. Déjà il trinquait avec les archers et les gardes quand on vit arriver la veuve toute tremblante, chargée d'un sac et d'un paquet. Le paquet contenait les hardes que Monet avait mises en gage chez son amant, et le sac, cinquante pistoles. Telle fut la maigre rançon dont se contenta l'homme noir.

On nous pardonnera si, après avoir relevé certains traits de caractère qui permettaient de faire quelque fond sur le personnage, nous ne pouvons donner qu'une si médiocre preuve de son génie. Mais le plus déçu fut Dcsgrels.

XVI

Qui finit moins bien

qu'on aurait pu l'espérer

L'aventure des prisons Saint-Eloi fut bientôt connue de toute la confrérie des O) Copyright psr René Chavance, 1928.

« a e u*«m

Opéra-Comïquë. Werther sera chanté demain mardi car Miles Madeleine Sibille et Krtaud, le ténor Burdino, et M. Gaudi.i, cui interorétera pour la première fois le rôle d'Albert.

M. Fourestier conduira l'orchestre.

Gaité-Lyrique. C'est M. Geibert qui, en septembre, reprendra dans Paganini. le lôle de Paganini créé à Paris par M. André BauRé.

M. Georges Bravard, oui donnera à 1a Gaîté-Lvrique, au cours de la saison urôt-haine. des reprises de Si j'étais Roi, Paxar.ini. Chanson d'Amour, La Fille de Madame' Angot, Barbe-Bleue, est actuellement en pourparlers avec ME Reynaldo H.thri et Maurice Yvain, dont il créera probablement des œuvres nouvelles à la suite de ces re.prises.

Daunou. Voici la distribution complète de L'eau à la bouche, la nouvelle opérette de M. Serge Veber, Parès et Van Parvs, qui passera en septembre au théâtre Dàunou Mmes Loulou Hegoburu, Teanne Veniat. Germaine Auger. Mireille Yvon; Josette Laurenti, Andrée Garault, Maud Astor, MM. Dalio. Fernand Gravev. Carlos Conté, Jean Hubert, Jack Gar'cv. Pierre Marzal, Iean Francey, Jim Beltran.

"Le deuxième spectacle de la troupe d'opétette française à Rio de Taneiro a remporte un éclatant succès. On donnait Quand on est trois.

Il y avait salle comble et l'on remarquait l'élite1 de la société brésilienne. On hissa presque toute la partition. Alice Cocéa, Christiane Dor. Urban. Marthe Derminy, Adrien Larriv furent longuement applaudis. L'ambassadeur de France tint à féliciter M. Edmond Roze, qui avait mis en scène l'ouvrage. et M. Rothkoff. organisateur, de la tournée.

Maxime Girard.

Spectacles et Music-Halls CIRQUE DU PARC DE PARIS ET LUNA PARK RÉUMS

Aux multiples divertissements de LunaPark, baptisé depuis peu de iours « Parc de Paris par M. Léon Volterra, viennent dfi s'aiouter deux nouvelles attractions celles d'un cirque et d'une ménagerie. Le cirque, très vaste, couvert d'une toile bleue sur des montants de bois, a un aspect quelque peu forain, mais les' numéros qu'on y voit défiler ne sont pas de ceux dont se contentent les troupes ambulantes pour divertir les villageois. Ils sont ici d'excellente qualité et d'une variété fort plaisante. Ce sont les Jackson, des nègres agiles et bien musclés, virtuoses du lasso, les Chinois de la troupe Gué-Tchang qui, sur la barre fixe, prennent des allures de souples poupées, c'est la belle cavalerie que M. Carré et ses fils mènent au doigt et à l'œil, ce sont les Albertys, les rois de l'air. c'est enfin le trio Dario, clowns qui par la. drôlerie de leurs inventions continuent la tradition des Footit et des Fratellini Entr'acte. Visite à la ménagerie. Toute la faune sauvage des pays tropicaux et des terres antiques est là. La girafe géante domine les as ours polaires, les 12 lions d'Abvssinie, les s éléphants, les tigres, les kangourous, les dromadaires, les hvènes, les chacals. Quelques uns de ces fauves seront tout à l'heure sur la piste. Dans cette deuxième partie, Mme Molker paraît au milieu d'ours polaires et d'ours blancs qui lui obéissent comme des caniches, M. Adolphe Cosmy fait évoluer avec douceur des bons d'Abvssinie si bien dressés qu'ils n'ont plus rien de farouche, enfin le clou de la soirée M. Charles Cosmv présente un tigre qui. iuthé sur un bon vieux cheval de cirque, tient avec aisance le rôle de la traditionnelle écuvère. Et voici pour ceux qui rêvent de lointains voyages. un :noyen facile de se transporter par la pensée sous les cieux des tropiques ou parmi tes glaces polaires. Pm intéri»a

Par intérim

Paul Fuchs.

En soirée

Aux FoHes-Bers<lre, à S h. 30, La Grande Folie, nouvelle hyper-revue en deux actes et 40 tableaux de M. Louis Lemarchand, Au Casino de Pari», à S h. 30. Les Ailes de Paris (Pauley, Germaine Chnrley, Henry Lavcrnc, Bach, miss Valcutine Saylon, Pasquali, Gisèle Dccroix, Jack Forester et les 10 Lawrence Tillers girls).

Au Moulin-House. à S h. 30, Paris qui tourne (Mistinguctt, Spadaro, Earl Leslie, Diane Belli et Hyaux, Patricia Storm, Ditrix, Dandy, les sœur» Mazza, Jean Gabin, Plerrel, Carenzio, Jade, Uomiiiica, les 40 J. W. Jackson girls, le Sparlt's Ballet et Carjol, Le Sinfonlc Jazz de Fred Mêlé). An Palace, à 8 h. 30, Raquel Meller dans Le luxe de Paris, revue à grand spectacle de MM. Léo Lelièvre, Henri Varna, Fernand Rouvray.

A l'Empire Mnsio-Hall-Cirntie. Pour la première fois en Europe, les célèbres vedettes du gramophone les Revellers. Pour la première fois à Paris, le plus fort jongleur comique du monde llich Hayes. Au Stndio 28, 19, rufî Tholozé (Marc. :10-07), dir. Jean Mauclaire. La Chute de la Maison Usher, de Jean Epstein; Lumière et ombre, film abstrait; La liose qui meurt, Mai'iaac chinois.

SPECJAdEES DIVERS Olymjua-Alusic-Ball, jlo»s .l.es.Jpurs matinée, 2 h. 30; I.una-Parli, tous les jours; matinée et soirée; Bostock Am. Cireus (Luna-Park), ;i h., .0 h.; Noctambules, 9 heures, Soirée d'humour.

CINEMAS

Arlistic-Ciuéma, L'Affranchi; Aubert-Paf.ce, Dans l'ombre du harem; 21eetric-Pala:e-Aubert, Princesse Bouclette; Caméo, L'O-

filous. Elle ne tarda pas à devenir la fable des tripots et des cabarets. C'est ainsi qu'elle vint aux oreilles du faux Botreau. On devine s'il en conçut de l'amertume. Il en voulait moins aux scélérats qui l'avaient joué qu*à lui-même qui avait eu la sottise d'attendre d'eux quelque secours. La leçon était méritée. Pourvu seulement qu'elle n'arrivât point trop tard Le gibier mis en éveil risquait de s'échapper. Aucune considération ne pouvait plus désormais faire hésiter l'exempt. Il fallait en venir au parti le plus simple et s'assurer' des deux fripons.

Mais si les motifs ne manquaient pas pour se saisir de Bellestre, ils étaient moins faciles à trouver en ce qui concernait Gaignard. C'est lui néanmoins qui tomba le premier aux mains des archers. Le hasard fournit bientôt l'occasion que l'on cherchait. ̃

Desgrets, soucieux avant tout d'empêcher les deux misérables de lui fausser compagnie, avait organisé autour d'eux une étroite surveillance. Des hommes à lui et dont il connaissait l'habileté ne les perdaient point de vue. La veille des Rois, Gaignard, qui revenait de souper en ville, suivait la rue de la Boucherie avec deux ou trois amis. Il avait fait honneur aux mets de son hôte, encore plus à ses vins, parlait haut, gesticulait beaucoup et ne remarquait pas une ombre discrète qui s'avançait derrière lui. Soudain, au carrefour du pont Saint-Michel, un violent brouhaha éclate, des cris, des jurons, des plaintes. Gaignard se précipite. C'est une rixe. Un coup de feu retentit. Par une fortune singulière, le guet accourt. Un pauvre diable est étendu sur le pavé, la poitrine sanglante. L'ombre a surgi. Un mot à l'oreille de l'officier du guet tandis qu'on s'empare des combattants et Gaignard est du lot. Tout cela n'a duré qu'un instant.

pinion publique (Adolphe Mcnjou); Colisée, La Captive e Ling Tchan; Gaumont-Palace, Chasse gardée; Impérial, L'Equipage Madeleine-Cinéma, lien-Hur (Hamon Novarro), Marivaux. Mary Johnson, dans Attractions, avec Huguette Dullos, matinée et soirée; Max-Linder, Amaryllis OmniaPathé, Livres closes; I'aramount, L'Ecole des Sirènes (Bébé Daniels) Ursulines, clôture annuelle.

LA VIE UNIVERSITAIRE Fédération unitaire des syndicats de l'enseignement

La Fédération unitaire des syndicats de l'enseignement tiendra son congrès les 4,' 5 et 6 août, à Paris, Elle fêtera, dans le même temps, son vingt-cinquième anniversaire. ·

Vingt-cinq ans C'est, en effet, au congrès des Amicales d'instituteurs de

Marseille, en 1903, que, sur l'appel de e

hl. Albert Surier, Ilue, sur l'appel de

M. Albert Surier, rédacteur de la chro-

nique de l'enseignement à La Petite République, furent jetées les bases d'une fédération des instituteurs « socialistes et socialisants ».

La nouvelle fédération demanda « aux vrais prolétaires de l'enseignement qui sont la grande majorité, à toutes les institutrices adjointes, à tous les instituteurs adjoints, à tous ceux qui las de se résigner toujours, sentent la nécessité de se grouper », d'unir en un faisceau soliùe leurs forces éparses pour obtenir plus de bien-être et plus d'égalité.

En 1905, la fédération prit le nom de fédération nationale des syndicats d'instituteurs, et M. Maurice Jeannard, viceprésident de L'Emancipation, précisa, ainsi qu'il suit, la tactique de la Fédération

« Viennent au syndicat, tout en continuant à faire partie de l'Amicale, les camarades ardents, zélés, tout dévoués à la cause syndicaliste, prêts à l'action, moins soucieux de dèe ocher des décorations que de mener le bon combat contre les abus administratifs et contre les ingérences des politiciens dans nos affaires. »

Puis ce furent les poursuites judiciaires contre les quarante membres du conseil syndical de la Seine. Mais à la suite d'interpellations au Parlement on prononce l'ajournement sine die de l'affaire.

Les deux grandes organisations fédération des amicales et fédération des syndicats continuèrent à vivre. La première se transforma en syndicat national et adhéra à la C.G.T. La seconde prit le nom de fédération des syndicat^ de l'enseignement laïque et adhéra à la C.G.T.U. Mais un certain nombre d'instituteurs syndiqués de la première heure n'acceptant même pas l'entrëe dans la C.G.T. avaient adressé leur démission au syndicat national, et constitué des associations professionnelles, respectueuses de la légalité.

Vingt-cinq ans Toute l'histoire des syndicats d'instituteurs.

Ecole Normale Supérieure

Sont admis à l'Ecole Normale Supérieure (section des sciences)

MM. Marty, Couture, Berteloot, Fortier, Magnier, Gounon, Barriol, Quesnel, Ostenc, Dusseris, Mesnage, Antoine Martin, Lefebvre, Thouveiiin, Monbureau, Bringer, Pochard, Derrier, Jacob, Pailleux, Guinier, Delahaye, Soudée, Massiet, Mercadié, Bernard, Bruce, Pougnand, Courtel, Villeneuve, Weiilersse, Canapale, Revil, Bernheim, Tauzin, Lobin, Mohr.

Sont admis au concours pour l'obtention des bourses de' licence

MM. Favre, Wibaux, Lebesgue, \Veinbach, Sellier, Cabuzel, Labeaume, Challéat, Vial, Clerc, Maurice Brunet, Monnier, Angles, Dauriac, Cosset, Goby, Mathieu, Mlle Leconte, MM. Berger, Chaperot, Mialet, Dalet, Cochera, Auriol, Libaros, Croze, Clamen, Remy, Delage de Luget, Baché, Rimatlei, Pringot, Dechaud, Mlle Marx, MM. Méjean, Boé, Zettwoog, Maroc, Tardy, Emmanuelli, BaseiHiaiHj-l'icot, Ville, Panis, Jean Martin, Sauzet, Bonnecarrère, Vavasseur, naudry, Marîinr; Péqûigtiot;. Léger, David, G.ervajs,j}ui]^J)_jij;irdip. « Jules Laurent.

S_ 'M.

–o- r v

La hausse du sucre et du beurre Le Comité; technique de l'alimentation, organisme institué par le ministère du commerce, communique la note suivante

La section de la vente en détail et en gros du Comité technique de l'alimentation a examiné la question du prix du sucre. Elle a constaté que la hausse rapide, enregistrée récemment à la Bourse de Paris, n'a, en aucun cas, été dépassée dans les prix de détail. Cette tendance à la hausse sur le marché du sucre ne paraît pas trouver sa justification dans l'approvisionnement, d'ailleurs relativement restreint, de la place de Paris. Elle ne saui ait s'expliquer que par la nécessité de l'importation avant tout, par le rapprochement qui s'est opéré par suite entre les prix intérieurs et le prix mondial. Tenant compte des prix mondiaux et des stocks existant à l'extérieur, la Section considère qu'abstraction faite d'une hausse dans les prix mondiaux, qui n'est pas à prévoir étant donné l'importance des stocks extérieurs, les prix actuellement cotés ne devraient pas être sensiblement dépassés an cours de la campagne sucrière.

La Section s'est également inquiétée de la hausse 'du prix des beurres sur le carreau des Halles. Cette hausse ne peut s'expliquer que partiellement par la sécheresse présente et par le mouvement des exportations, et peut être tenue pour anormale à l'époque actuelle.

Toute demande de changement d'adresse doit être accompagnée de la somme de un franc cinquante en timbresposte, pour couvrir une partie des frais de renouvellement de la bande.

Voilà notre bandit au Châtelet, sous l'inculpation de complicité de meurtre. Desgrets respira quand il apprit la chose. Toutefois il ne se faisait pas d'illusions sur le résultat de ce tour de passepasse. Gaignard n'aurait point de peine à démontrer son innocence et ne tarderait pas à être relâché si l'on ne parvenait auparavant à l'impliquer dans le vol de la rue Royale. Mais là gisait la difficulté. Comment faire renaître cette affaire sans les preuves décisives que l'exempt n'avait pu réussir à se procurer?

On ne devait évidemment point compter sur Deffita pour s'y prêter. De bonne ou de mauvaise foi, il s'en tenait à la culpabilité de d'Anglade et n'en voudrait pas démordre à moins d'y être forcé par des raisons péremptoires.

Restait une seule chance de salut la carrière de Bellestre était assez riche en exploits pour qu'on en pût découvrir un qui ressortît d'une juridiction plus maniable. Une fois le vol de Montgommery évoqué devant elle, on adjoindrait Gaignard à son complice. Malgré sa, hâte d'en finir, Desgrets s'accorda le temps d'une mûre réflexion.

C'est ainsi qu'une idée lumineuse lui vint. Parmi les hauts faits du chenapan, il se rappela tout à coup certaine escroquerie commise au détriment d'un sieur Corpé, marchand de toile à la suite du Roi. Le bonhomme, qui accompagnait la Cour dans ses déplacements, trouvant une clientèle facile auprès des laquais et des filles de chambre, était un jour tombé pour son malheur sur notre filou. Il avait eu le tort d'accepter une partie de piquet et y avait laissé quarante belles pistoles. On n'avait pu retenir sa plainte, faute de dénicher le coupable qui avait déguerpi en emportant par surcroît pour plus de cinq cents livres de toile. Or, les délits de

LA VIE, SPORTIVE

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Prix Quiuer. Amoureuse III, Caravelle II.

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Prix Monurerue (50.000 francs, 2.000 mètres). 1. Javelot, à M. R. Me Creery (A. Esling) 2. Chow, à M. P. Wertheimer (J. Wliikfl el(l).

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Prix Robert Papin (Omnium de deux ans 75.000 francs, 1.100 mètres). 1. Necklace, i M. Edward Esmond (G. Garner) 2. Gay Lord, à M. Jacques Wittouck (M. Allemand). 3. Les Champlevois, il M. Gustave Beauvois (R. Ferré). Pari mutuel à 5 francs. Gagnant 14 fr. 50. Placés Necklace, 7 50 Gay Lord, 9 fr. Les Champlevois, 25 fr.

Prix Le Destrier (handicap, 25.000 fr., 1.800 mètres). 1. Prince Charmant, à M. Adrien Espir (H. Burette) 2. Baucis, à Mlle J. Nikitina (R. Kaiser) 3. Plixbourg, à M. A. de Anchorena (D. Leroy).

Pari mutuel à 5 francs. Gagnant M fr. 50. Placés Prince Charmant, 17 fr. Baucis, 10 fr. Plixbourg, 15 fr.

Prix Mnintcnou (15.000 francs. 900 mètres). 1. Lozère, à M. F. Lieux (D. Jaffeux) 2. Arbalétrier, à M. G. Sert (C.-H. Semblât) 3. Red Savoy, à M. le vicomte Ai du Parc (E. Goldin)..

Pari mutuel à 5 francs. Gagnant 57 francs1.' Placés ïiozère, 10 fr. Arbalétrier, 0 fr. Red Savoy, 14 50.

LA' COUPE DAVIS

FRANCE CONTRE AMERIQUE

H. Cochet et Jean Borotra

battent W.-T. Tilden-et F. Hunter par trois manches à deux

C'est devant 10.000 spectateurs pressés dans les tribunes qui ceinturent le court d'honneur, qu'hier, au stade Rolaud-Garros, après une partie extrêmement intéressante et particulièrement émotionnante en ses péripéties que Jean Borotra et H. Cochet ont gagne pour la France le double de la Coupe Davis, battant les Américains W.– T. Tilden et F. Hunter par trois manches à deux, après avoir été, au cours du troisième set à un rien de les battre en trois manches. Les Français avaient, en effet, deux fois 40 à 15 et dans un autre jeu, la balle du set.

Dans la tribune d'honneur, on remarquait notamment M. Maginot, ancien ministre M. Henri Paie, vice-prési(tent de la Chambre des Députés MM. Jean Fabry el François Poncet, députés M. Gaston Vidal, ancien ministre Mme Albert Canet Mme Paul Claudel M. et aime Jean Lacoste M. et Mme A. de Joannis M. 'Korman Brookes, président de la Fédération australienne, et Mme Nqrman. Brookes M. S. Collom,, ,présir. dent de la Fédération américaine, et Mme S. Collom M. et Mme Faure Dujarric. Dans une loge. au premier rang, avait pris place M. Myron T. Heri'isU, ambassadeur des Etats-Unis, qui a été le premier à féliciter Borotra et Cochet après leur victoire.

Comme hier, Cochet et Borotra menèrent le match à toute allure, ripostant dans les jambes de leurs adversaires, smashant des balles merveilleuses, réussissant à passer assez souvent les Américains, le long du couloir, mais, ayant quelquefois Ses coups malheureux sur des balles faciles à reprendre. Devant eux un Tilden déchaîné, dont le service en « boulet de canon » fut souvent impossibleà renvoyer,' variant sa tactique, usant de drives longs et bien placés, quelquefois de lobs, plaçant au filet des reprises extraordinaires, en diagonales. A côté de lui, Hunter lit également de belles choses, mais, dans l'ensemble, fut inférieur non seulement à son partenaire, mais aussi aux deux joueurs français. Ce fut une partie merveilleuse, comme jamais certainement on n'en avait vu encore, non seulement en France, mais aussi à Wimbledon. Partie émotionnante, surtout il la troisième manche, ::lors que Borotra et Cochet furent plusieurs fois un point de remporter le jeu qui leur donnait la manche en même temps que la partie.

Après le repos, la France menait par deux manches à une. La quatrième manche revint aux Américains assez facilement, mais dans la cinquième et dernière, Borotra et 'Cochet alignèrent quatre jeux de suite a leur profit. Cochet perdit son service à 40-15. Tilden gagna le sien à 40-30. Les deux der!tiers jeux nous donnèrent de' fortes émotions. Sur son service, Borotra gagna le jeu après avoir été trois fois à égalité. Le dernier jeu, sur le service Hunter, fut gagné par 40-15.

A peine acquis le point décisif qui nous donnait la manche et la victoire dans le double, les spectateurs debout firent une formidable ovation aux deux joueurs. Ils la méritaient bien, car tous les quatre défendirent, avec tout leur

cette espèce relevaient exclusivement du prévôt de l'Hôtel. Ce magistrat connaissait en juge souverain de toutes les causes criminelles ou de police qui avaient leur origine dans l'entourage de Sa Majesté, tant à Versailles, dans les résidences royales, dans tous les lieux où séjournait la Cour, qu'à Paris même pour ce qui se passait au Louvre. On l'appelait familièrement le Roi des Ribauds parce qu'il avait pour charge en particulier de « faire bon registre des filles de joie et de chasser les mauvais garçons de la suite de la Cour ». Pour l'instant le lieutenant à la Prévôté de l'Hôtel était un nommé Barbier, ci-devant procureur au Châtelet et prévôt en garde de Pontoise, que ses intrigues avaient poussé à ces importantes fonctions. On le disait curieux de se mettre en avant et peu enclin à la sympathie pour le sieur Deffita dont il avait été le subordonné 'et qui continuait à lui porter ombrage. En somme, il réunissait toutes les qualités nécessaires pour mener à bonne fin l'entreprise. Mais Desgrets ne voulait négliger aucune précaution. Le personnage dépendait directement du Roi. Pour se If concilier tout à fait. il ne fallait pas craindre de recourir à Sa Majesté en personne. C'est ce que l'exempt courut exposer à Constance et à des Essarts. Horace, jugeant irrésistible le pouvoir de persuasion de la jeune fille, opinait pour qu'elle allât résolument se jeter aux pieds de Louis XIV. Sa seule vue devait, à l'en croire, emporter l'auguste faveur. Mais l'exempt, moins romanesque, souhaitait qu'on se ménageât un intermédiaire puissant qui choisirait son heure, attaquerait le Roi à l'instant propice et, par la suite, entretendrait ses bonnes dispositions. Constance finit par se ranger à cet avis et arrêta son choix sur un ancien protecteur de son père, compagnon de son en-

cœur, les couleurs de leur nation respective il se rendaient bien compte que le gain du double était le grand facteur du 'résultat final pour la possession de la Coupe.

En effet, si l'Amérique peut espérer voir demain W.-T. Tilden battre Henri Cochet ce qui n'est pas certain, loin de là, la France doit remporter l'autre simple, car Je succès de Hené Lacoste sur Hennessey ne peut pas être sérieusement discuté. Voici les résultats Jean Borotra et Henri Cochet (France) battent W.-T. Tilden et F. Hunter (Etats-Unis d'Amérique), 6-4, 6-8, 7-5,

4-U, La-prcmiire manche

Commencée samedi, interrompue par la pluie, la première manche a été reprise alors que la France avait trois jeux à son actif contre deux aux Américains sur le service de Tilden. Ce dernier perdit le septième jeu Cochet remporta ensuite son service à 40-15 sur un smashe formidable dans ]e coin du court. Le huitième jeu revint i Hunter. Sur son service, Borotra eut facilement le neuvième et Tilden, chose qu'on ne vit pas souvent, perdit avec son service la manche à 0-40.

France 6 jeux il 4.

La deuxième, manche ·.

La deuxième manche comme^j mal pour nous Cochet perd son service après 30-40 sur une double faute. Tilden remporte le sien facilement. Le troisième jeu est pour les Américains à 30-40 sur le service Borotra. La quatrième revint à Hunter qui servait. Tout comme le cinquième à Cochet, Tilden remporte le sixième jeu à 40-30 et Borotra perd son service après de nombreux avantages. L'Amérique mène alors par 4 jeux à 3. Le septième jeu, sur le service Hunter, fut extrêmement important, car l'Amérique le gagnant serait bien placée avec 5 jeux à 2. Heureusement Hunter perd son service, puis Cochet gagne le sien à 40-15, c'est alors la France qui mène par 5 jeux à 4. Pas longtemps, car Tilden rétablit la balance en gagnant son service sur un beau smashe après égalité. 5 jeux à 5 marque le tableau d'affichage. Nous pouVons encore gagner la manche. Borotra s'y emploie du reste magnifiquement en remportant un jeu blanc sur son service. Mais Hunter gagne son service et, Cochet perd le sien. Et comme Tilden gagne son service malgré une double faute et deux fois avantare à la France, nous perdons la manche par 8-6.

Etats-tJnis. 8 jeux à 6.

La troisième manche

La troisième manche va nous valoir encore de belles émotions. Borotra au service gagne 30-15 Tilden au service, 40-30. Cochet perd le sien à 30-40. Ensuite Hunter à 15-40 perd son service. Borotra fait de même après un jeu blanc. Le jeu suivant, sur le service Hunter, revient à la France après des avantages. Les deux équipes sont alors i> égalité à trois jeux partout. Malgré une faute de pied comptée il son détriment, Cochet gagne son service il 40-30. Hunter égalise ensuite il quatre jeux Eartout sur son service. Après une très belle phase de jqu, Borotra, déchaîné,' remporte le neuvième jeu à 40-0. Tilden réussit ensuite à égaliser 5 jeux partout, grâce à deux formidables services en e boulet de canon que les Français ne peuvent reprendre. Hunter perdant son service à 30-40, le sort de la manche au profit des Français est réglé. France 7 jeux à 5.

La quatrième manrite

La quatrième manche fut enlevée assez facilement au profit des Américains. Borotra, pour ne pas en perdre "habitude, ne peut gagner son service. Tilden, plus heureux, remporta le sien après un avantage. Cochet fit un magnifique jeu blanc sur son service. Hunter gagna à 40-30, puis Borotra fit de même anrès égalité. Les Américains "menaient alors par' 3 jeux 'il 2, mais Tilden eut le gain de son service non siins.» que la France ait eu deux fois avantage, et que Cochet perdit le sien en mettant hors des limites un smashe violent, l'Amérique mena 5-2. En gagnant le service Hunter, puis le service Borotra, le sort de la manche fut retardé car Tilden s'offrit facilement la manche en mettant son service à l'actif de l'Amérique. Etats-Unis d'Amérique 6 jeux à 4. La cinquième manche

Après avoir eu la possibilité de battre l'équipe américaine par 3 manches à 0, allions-nous finalement succomber. On se le demandait anxieusement. On fut vite rassurés. Assez facilement en débutant par le service de Cochet, nous eûmes au tableau 4 jeux à 0. Cochet perdit ensuite son service après égalité. Tilden remporta le sien à 40-15, réussissant de très jolies balles de service. Borotra nous donne ensuite de fortes émotions. Quatre fois, la France eut l'avantage, mais ce n'est qu'à la quatrième qu'il fit le point décisif. Cinq jeux à deux pour la France, la situation de l'Amérique était désespérée. Le sort du match fut réglé sur le service Hunter à 15-40.

France fi jeux à 2.

Un match exhibition

Quelques milliers de spectateurs restèrent pour assister à la victoire de Christian Boussus sur le jeune espoir américain Coen, par 7-5, 6-2.

Les deuv derniers simples aujourd'hui Les deiix derniers simples se joueront aujourd'hui lundi, à partir de deux heures, dans l'ordre suivant

W.-T. Tilden (Etats Unis) contre Henri Cochet (France), suivi de René Lacoste (France) contre Hennessey (Etats-Unis).

II nous suffit donc de gagner un match pour conserver la Coupe Davis en notre possession. Paul Champ.

Le match France contre Amérique s'est joué avec les balles cémentées DUN'LOP.

fance, le comte de Grammont, frère du duc, chez qui d'Anglade avait, été page. Une fois de plus son instinct la guida sûrement. Ce grand seigneur, fort bien en cour, la reçut avec bonté, Pécouta longuement et lui promit tout son appui. A vrai dire, ces allées et venues prenaient un temps précieux. Mais cependant Desgrets ne perdait point son coquin de vue. Après l'arrestation de Gaignard, Bellestre s'était caché durant trois jours, persuadé, non sans raison, qu'il y avait de l'affaire Montgommery là-dessous. Toutefois, le premier interrogatoire n'ayant porté que sur le meurtre de la rue de la Boucherie, il espéra s'être trompé et reparut. Du moins il suivait attentivement tout ce qui se passait au Châtelet. Sous prétexte de sollicitude il se rendait fréquemment chez la Livry. Cette tendre maîtresse du faux La Houssaye avait obtenu de faire visite à son amant. Bellestre se lamentait auprès d'elle de ne pouvoir l'imiter, retenu, disait-il, par ses affaires et par les démarches qu'il avait entreprises en faveur de l'infortuné. Après quoi, il recueillait avec soin et dans son propre intérêt les nouvelles fraîches qu'elle lui apportait. Au surplus, il avait des renseignements par les voies secrètes que les filous savent toujours se ménager entre eux, même à travers les murs d'une prison. Il put ainsi se persuader qu'il demeurait hors de cause et commençait à se remettre de ses alarmes quand, brusquement, l'orage fondit sur lui. Un matin que le roi. sortait de la messe et qu'il semblait de fort belle humeur, le comte de Grammont s'approcha de lui, encouragé par un regard bienveillant. Votre Majesté, dit-il, n'a pas été sans entendre parler de la pieuse attitude du malheureux d'Anglade depuis qu'il est dans les fers, ni des révélations qui permet-

Les jeux olympiques d'Amsterdam La première journée d'athlétisme Hicr.dimunche 29 juillet, les épreuves d'athlétisme ont commencé au Stade olympique d'Ainstf-rdan:.

Chose étrange, bien que ce soit dimanche et que le programme comporte trois finales et dus éliminatoires de grand intérêt, telles que le 100 mètres, le 800 mètres et le 400 mètres, le publie est venu moins nombreux qu'à la journée inaugurale, car samedi le stade était comble.

Les organisateurs furent quelque peu débordés. La pelouse du Stade olympique fut envahie par un grand nombre d'officiels auxquels se mêlèrent sans doute en foule trop de « pseudo-officiels ». Nous sommes loin de l'ordre et de la clarté qui régnaient aux Jeux de 1924 et qui sont habituels aux grandes réunions organisées en France. Voici les principaux résultats, de cette première journée

•Î00 mètres haies, séries, -v' 3 qualifiés par série pour les demi-finales Première série' 1. Lord Burghley (Anglais), 57 s. 2. Maxwell (Arnéricain) 3. Miropoulos (Grèce) 4. Amelheim (Français) 5. Larsen (Danois). Deuxième série. 1. Gibson (Américain), 57 s. 2. Chauncey (Anglais) ;i. Swinnen (Belge).

Troisième série. 1. Viel (Français), 5fi s. 1/5 2. Livinstone 3. Lcarmoth (Anglais) 4. Matilainen (Finlandais); 5. Watson (Australien).

Quatrième série. 1. Taylor (Américain), 55 s. 1/5 2. Wilen (Finlandais); 3. Kjellstron (Suédois). Le Français Dinard n'a pas pris le départ.

Cinquième série. 1. Petterson (Suédois) 55 s. 1/5 2. Kostrzienwski (Polonais) 3. Percival (Anglais). Sixième série. 1. Cuhel (Américain), 54 s. 3/5 2. Fecelli (Italien) 3. Montabone (Canadien) 4. Hainid (Indes Anglaises) 5. Robert (Français) 6. Lundgreen (Danois).

Lancement du poids (éliminatoires). Les Français Duliour, Rettig, Drcck et Paoli de ce dernier, venu spécialement de Hollywood a Amsterdam, on attendait merveille sont éliminés au premier tour.

Se qualifient pour la finale Brix Brix (E.-U.), 15 m. 75 3. Hirschfeld lcmand) 15 m. 72 Kurck (Américain), 15 m. 43 Kronz (Américain), 14 mètres 99 VVahlstedt (Finlandais) et Uebler (Allemand), 14 m. 69.

Lancement du poids. Finale 1. J. Kuck (Etats-Unis), 15 m. 87 2. II. Brix (E.-U.), 15 m. 75 .'). Hirschfel (Allemagne) 4. E. Krcnz (E.-U.) 14 mètres 99 5; Walilstedt (Finlande), 14 m..09 6y\V. Uebl'er (Ail.), 14 ni. (>0. Au cours de cette épreuve, les trois premiers ont battu le record du monde que l'Américain Ralph Hose détenait avec un jet de 15 m. 54.

Saut en hauteur (éliminatoires). Pour se qualifier, les concurrents doivent franchir 1 m. 83.

Les Français Ménard, Lewden et Chevrier se sont qualifiés, ainsi que Osborn (Etals-Unis), Kesmarki (Hongrie), Torihio (Philippines).

100 mètres plat. Sont qualifiés pour le deuxième tour 4 Américains, 4 Canadiens, 4 Africains du sud, 3 Allemands, 3 Français, 3 Anglais, 2 Hongrois, 1 Belge, 1 Argentin, 1 Haïtien (Théard), 1 Hollandais, 1 Australien, 1 Tchécoslovaque, 1 Cubain, 1 Zélandais, 1 Philippin.

Dufau termine troisième dans sa série et est éliminé. Par contre Auvergne et Cerbonney finissent bons seconds et se qualifient, ainsi que Mourlon, pour le deuxième tour.

800 mètres. Dans les séries du 800 mètres plat, sont qualifiés pour les demi-finales

Wilson (Canada), Byhléen (Suède), Sittig (E.-U.), Peltzer (Allemagne), Little (Canada), Tatham (Angleterre), Keller (France). Martin (Suisse), Watson R. (Etats-Llnis), Baraton (France), Strand (Norvège), Fuller (E.-U.). Le Français Keller fit une très belle course et termina brillamment dans sa série devant lë Suisse P. Martin, èii 1 minute 57 s. Baraton se distingua dans sa série qu'il gagna, nettement.

Féger, qui avait une série très dure, est éliminé par l'Américain Hanne et l'Allemand Engelhard t.

Par contre, Sera Martin gagne facilement sa série dans le temps de 1 m. 59. Les poids et haltères

Roger François est champion olympique Samedi soir a commencé la compétition des poids et haltères pour les catégories poids légers et poids plumes. Poids plume Andysek (Autriche), 287 lui. 500 2. Gabetti (Italie), et Wolpert (Allemand), 282 Idl. 500 4. Canca (Italie), 277 kil. 500.

Baudrand (France) a fait 265 kil, et Rivière (France), 260 kilogs.

L'Italien Conca a, au cours des épreuves, battu le record du monde du développé à deux bras, réussissant avec 92 kil. 500. L'ancien record, 90 kil., était détenu par Graf (Suisse).

Poids légers 1. Haas (Autriche) et Helbig (Allemagne), 322 kil, 500 3. Arnout (France). 302 kil. 500 4. Eschmann (Suisse), 297 kil. 500 5. Reinfranck (Allemagne), 295 kil. (i. Mess (France), 292 kil. 500.

L'Allemand Helbig a égalé le record du monde de l'épaulé et du ,ieté à deux bras, avec 135 kilos, record détenu par Haas.

Deux hommes étant premiers, le jury

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a décidé de les maintenir tous deux champions olympiques.

Roger François remporte le Championnat olympique des poids moyens avec un total de 335 kil. 050 pour les trois mouvements imposés.

Escrime

Tournoi de fleuret (par équipes) La France bat le Danemark par 12 victoires à 4. ̃

L'Allemagne bat la Roumanie par 8 victoires. 8, n'ayant reçu que 55 touches contre 60.

La Belgique bat l'Espagne par 10 victoires à (i.

L'Argentine bat la Norvège par 13 victoires à 3.

L'Italie bat l'Angleterre par 16 victoires à 0.

Les Etats-Unis battent l'Egypte par 11 victoires à 5.

Les épreuves d'aujourd'hui lundi 14 heures 100 mètres, demi-finales;' 14 heures marteau, finale; 14 h. 30: 100 mètres (dames), séries; 15 h. 15: 400 mètres haies, finale 15 h. 45 800'* mètres, demi-finales; l(j h. 15 100 mètre:; (dames), demi-finales; 16 h. 45 100 mètres, finale.

Soit 3 finales marteau, 400 mètres haies et 100 mètres plat. Il n'y a aucun Français engagé dans le lancement du marteau.

AVIATION

Franco est prêt pour le tour du monde L'aviateur espagnol commandant Franco, qui franchit l'Atlantique Sud avec escale au Cap Vert, et à Fernando de Noronha, projette d'eutreprendro une croisière autour du monde. Ses préparatifs sont maintenant terminés et le départ, qui se 'era de Cadix, il hord d'un hydravion, peut avoir lieu à la première occasion favorable.

MOTOCYCLISME

Paris-Les Pyrénées-Paris

Les concurrents de Paris-les Pyrénées-Paris, partis de Paris le 21 juillet, sont rentres hier à Paris, au nombre de 37. On voit que le déchet a été important.

Voici les résultats de ce concours d'endurance

Motos 175 eme (7 partants, 7 arri-' vants), 1. ex ii'quo Mourct (San Sou Pap) Baudart (San Sou Pap), Sterny (San Sou Pap), avec 260 peints; 4. Bruscoli (Gérald), avec 260 pts.. 'Motos 250 eme (16 partants, 12 arri-' vants). 1. ex tequo: Boulanger (Stella). Chéret (Austral), Garrot (Terrot), Quenette (Terrot), Gillot (Terrot), avec 260 pts, 5. Leroy (Royal-Sport), avec 2fiO pts, 6. ex icquo Hubert (Utilia), Bonnet (Favor), Mont (Favor), avec 260 pts; 9. Lafrance .indépendant), 260 pts, 10. Dubois (Cazenave), avec 2(>0 pts, 11. Capdepout (Favor), avec 230 pts, IJi. Lacaze (Indépendant), 190 pts. Motos 350 eme (21 partants, 10 arri-i vants et 7 sans pénalisation).1. Mahaut (Ravat). 2(>0 pts, 2. Bear (Royal 1-"iifield), 260 pts. 3. ex œquo. Barthélemy (New-Map) et de Lavalette (Peugeot), 260 pts; 5. Robert (Jean Thomann), 260 pts; (i. Charles (New Map), 260 pts;. 7. Carré (F. N.). 2fiO pts; 8. Proal (Soyer), 250 pts; 9. Richer (Indépendant), 250 pts; 10. -Sicard (Dollar), 240 pts.

Motos 500 cmc. (16 partants, 8 arrivants, 4 sans pénalisation). 1. ex tequo Naas (Gnome et Rhône), 260 pts; Xebil Dino (Ariel); 3. ex œquo, Marc (Gnome et Rhône) et Langlois (Gnome et Rhône), 260 pts; 5. Creuze (Indépendant), 230 pts; 6. Passer (Dollar), 220 pts: 7. Lebrun (Indépendant), 200 pts. 8. Hamberger, 190 pts.

Sidecars 1.000 cmc. Garaner-Chomet (loyal Enfleld), 230 pts.

Voitures 750 cmc. Gaudichet (Indépendant), 240 pts.

Le Grand Prix d'Europe

Les grands prix d'Europe motocyclistes ont débuté saniedi, à Genèvé3 par la course des motos de 350 cme de cylindrée. ̃

Cette course, disputée sur 399 kilomètres 600 a donné les résultats suivants

1. Handley (Motosacoche), pneus Dunlop), 3 h. 38 m. 7 s., moy. 110 kilômè-, tres à l'heure; 2. Guthrie (Norton), 3 h; 40 m. 14 s. 3. Martinelli (Motosacoche), 3 h. 44 m. 48 s.; 4. Himming (Zénith), 3 h. 57 111. 15 s.; 5. Woods (Norton},' 3 h. 58 m. 11 s.

Le rallye du grand prix d'Europe aété gagné par le Moto-Club de Bruxelles (1.080 points), devant Moto-Club de Menton (578 points), Moto-Club de France (417 points3, Amicale Dijonnaise (302 points), Moto-Club Lombardo de Milan (201 pts.).

Hier, se sont disputées les épreuves ties motos 125, 175, 250 et 500 cmc.

•̃̃: tennis •̃̃.•

Les Championnats d'Allemagne

Les championnats d'Allemagne se joueront à Hambourg à partir du S août. La Fédération britannique sera

i!Sàbî@r-BÂDOIT SOURCE » SANTE SeulVERSIGNY APPREND A BIEN CONDUIRE A L'ELITE DU MONDE ELEGANT sur toutes les grandes marques 1928 S7, .-iv. de la Grande-Armée, â rentrée du Bois de Boulogne (Porte Maillot).

traient de le croire victime d'une erreur déplorable. Une occasion s'offre de faire la pleine lumière et c'est M. le prévôt de l'Hôtel qui doit y réussir, s'il plaît à Votre

Majesté.

Je désire qu'il en soit ainsi, répondit le Roi.

Dès lors les choses marchèrent rondement. Le lendemain, Bellestre était incarcéré dans les cachots de Versailles. Lés archers qui avaient l'ordre de s'emparer, de lui à la première heure le manquèrent et ne purent l'arrêter que l'après-midi. Mais cette circonstance fortuite tourna curieusement à sa confusion. Il fut trouvé porteur en effet d'un billet de Gaignard qu'il n'avait reçu qu'à onze heures et qui ne lui serait jamais parvenu s'il avait été pris plus tôt.

Encore que cette lettre fût adressée à « Monsieur Montavert, maître tailleur, rue Saint-André-des-Arts, vis-à-vis la rue Macon », Bellestre reconnut par la suite en être le véritable destinataire comme Gaignard dut avouer en être l'auteur. Après avoir rapporté les propos d'un certain pensionnaire du Châtelet qu'on identifia sur les menées hypocrites de « ce fripon de Saint-Martin » (l'abbé de Fontpeyre), « il m'a dit encore, écrivait Gaignard, que le véritable secret de l'empêcher d'exécuter ce qu'il avait dessein de faire, s'il avait quelques avis, il fallait lui donner la fuite de quelque manière que ce soit. Surtout prenez garde à vous, attendu que vous connaissez mieux que qui que ce soit ce qu'il peut faire. » Et il ajoutait « M. X. s.ort d'ici, auquel j'avais écrit, qui m'avait promis d'aller chez M. du Z. et qu'il y a beaucoup de connaissances. Il faut pousser le plus vite que l'on pourra ».

Malgré l'obscurité soigneusement calculée de ces lignes, on y percevait l'intime


officiellement représentée par une équipe formée de Mrs Watson et miss E. A. GoMsach et de Y. Ro Crole-Ress (capitaine) et C. G. Eames.

Le Sarcelles à Berlin

Le L. T. C. de Sarcelles a conclu avec le club Bleu-Blanc de Berlin un match qui se jouera à Berlin du 2 au 5 août. L'équipe de Sarcelles sera formée de MM. P. Joba, Alain Bernard, Denys Laurent, H. George, Piel et Rodël, c'estj'i-dirc d'une véritable élite de joueurs. E'le doit certainement se bien comporter devant les joueurs allemands. Son succès peut être d'ores et déjà envisa*é, surtout si elle se déplace au coui-

P-'ct.

Le Tournoi de Pornichet

Le tournoi annuel'du Ninon Tennis C'ub de Pornichet se déroulera du 2 au 13 août et commencera par les épreuves minimes juniors et handicaps, dont les engagements seront clos le 1" août. Les championnats ne se disputeront qu'à partir du 6 août clôture le ">. Juge-arbitre: E. Surlauly. Engagements

ii|M. Paris,- secrétaire, villa Ninon, à

Là, Baule-les-Pins (Loire-Inférieure). Te Tournoi de Royan

Le tournoi annuel du L. T. de Royan. au stade de l'Oasis, se disputera du 12 au 26 août. Il comprendra la Coupe Léon Lehmmn, la Cuupe de Koyan et la Coupe de l'Oasis et les cinq championnats classiques.

Le Tournoi du Mont-Dore

Le tournoi international du MontDore aura lieu du 6 au 12 août, au Parc des Sports. Au programme, les cinq championnats classiques et des handicaps simple messieurs, simple dames, double mixte, double messieurs. Engagements: 20 francs par épreuve; 15 francs les suivantes. Engagements à M. C. Reed, secrétaire du club. GOLF

GOLF

Sur le parcours de Royan

Au Country-Club de Saintonge, le prix de Vallières a donné ces résultats 1. Leperche, 2 au-dessous; 2. Veillon, 5 au-dessous; 3. Exton, 6 au-dessous. Du 18 au 26 août, grande semaine de golf de Royan; le 18, prix du Président le 19, Coupe Challenge Léon Lehmann les 22 et 23, Coupe Challenge du Golf Bordelais contre Country-Club de Saintonge; le 24, grand prix du Casino: le 25, prix de Taupignnc, et le -6 Coupe Challenge de la Ville de Royan. BOXE ̃̃>«•̃>[.«"

Gene Tunney prendrait sa retraite D'après le journal Brooklyn Eaejlc, le champion du monde de boxe Gène Tunney, qui, la semaine dernière, conserva son titre en battant le Néo-Zélandais Tom Heeney, aurait confirmé son intention de ne plus boxer désormais.

Son intention serait, après avoir fait le tour de France, à pied, pour visiter les églises et cathédrales anciennes qu'il remarqua pendant la guerre, de se faire prêtre do l'Eglise catholique romaine. CYCLISME

Les Championnats de France

Hier, au Parc des Princes, deux ehamrpionnats de France (professionnels) ont été disputés.

1° Le Championnat de France de vitesse, dont la finale opposa Michard et Faucheux.

Ce dernier gagna les deux manches et remporta brillamment le titre nationa 1. 2° Dans le Championnat de fond (100 kilomètres derrière moto), la victoire revint à Bréau, en 1 h. 23 m., devant Parizot, à 2 tours, et Paillard, à 8 tours.

TIR

Au Tir aux pigeons de Deauville Le prix de Belgique, doté d'une coupe offerte par M. le capitaine Emerson (1 pigeon, handicap), a réuni 58 tireurs.

Résultats

li'Tiarko Ricïiepin, ÏS-2Ô; 2. F. Bures, 17-20 3. Adoîfo Cabo, 15-16 4. Mme Carlier d'Odcitfne, 14-15; 5. Miguel Sanz, 12-13; 0. G. Rambaud, 10-11.

DISTRIBUTION DES PRIX

Collège Chaptal

La distribution des prix aux élèves du Collège Chapta, a eu lieu, dans la Salle Gaveau, sous la présidence de M. André Le Troquer, vice-président du Conseil général de la Seine, membre du Conseil municipal, président du Comité j de Patronage du Collège, assisté de MM. Le Verrier, directeur du Collège, Peschard, préfet général des études, Sagot, préfet des études du Petit Collège, Delprat, président de l'Association amicale <ies fonctionnaires, Gevrey, président du Comité de l'Association des Anciens élèves, et de tout le personnel administratif et enseignant du Collège Chaptal. La musique des gardiens de la paix prêtait son concours à la cérémonie. MM. Le Troquer et Le Verrier ont prononcé des discours.

A propos du Collège Chaptal, dont les élèves ont obtenu cette année trois nominations au Concours général, signalons que cet établissement comportera, dès la prochaine rentrée des classes, une nouvelle division préparatoire au concours d'admission à l'Ecole coloniale.

Voici la liste des élèves lq plu^iotjjrvent nommés ̃ ̃' Classes primaires. Dumoulin, Terceau, Racaud, Jean, Ruh, Bault, Ertler. Le Gendre, Fournier, Sinet, Ledru, Gougis, Damiani.

Mathis F., Nicoli, Jandelle, Chavard, Amilien, Larché, Miquct, More!, Roth, Fayolle.

Picq, Alévy, Roche, Cao Thien Bun,

alliance des deux hommes et les craintes que leur inspiraient les dénonciations possibles de leur ennemi. Celui-ci avait-il sur leur crime « quelques avis » lisez quelques preuves, voilà ce dont ils doutaient encore, mais à tout hasard on devait l'empêcher d'agir en le mettant en fuite. Dans l'incertitude où il se trouvait, Gaignard travaillait avec ardeur à se tirer des mains de la justice avant qu'elles se fermassent tout à fait sur lui.

Des compères dont les intérêts étaient si étroitement liés, ne pouvaient demeurer longtemps séparés. Ce billet contribua beaucoup à les réunir. En même temps que lui, on découvrit dans la poche de Bellestre un numéro de la Gazette de Hollande, avec le fameux article qui avait tant intrigué Constance. Conformément aux justes prévisions de la jeune fille, le coquin ne l'avait inventé que pour détourner les soupçons. Il ne s'en séparait point dans l'espoir qu'il mettrait, en cas de malheur, les policiers sur ure fausse piste. En réalité il ne servit qu'à '« mieux perdre en fournissant un prétexte de mêler tout de suite le vol de Montgommery à la médiocre affaire Corpé. Gaignard, aussitôt, fut transféré de la juridiction du Châtelet à celle de la Prévôté de PHôlel. Il était temps. Quelques jours plus tard, lavé de toute complicité dans le meurtre de la rue de la Boucherie, il n'eût point manqué de prendre le large.

Sur ces entrefaites, Desgrets avait fait mettre sous les verrous quelques-uns de ses bons amis du « Riche Laboureur ». Guillaume Monet, Hugues de Lafond, Giraud étaient en lieu sûr à la disposition du juge. Quant à la bonne Cartaut, à laquelle il devait tout, il la laissa en liberté, encore que son existence ne fût pas exempte de reproches. Peut-être lui gardait-il un fonds de gratitude. D'ailleurs,

Michel, Ahrweilcr, Villaret.

Année préparatoire- (6e B). Bresson, Fleury, Faidhcrbe, Serrero. Meiboom, Ambitte, Maupas, Lassalle, Martin.

Valette, Boilot, Maupou, Haran, Baudson, Baudin, Cipriano, Gromet, Van Kinh.

1" année (5* B). Baudonnet, de Conihout, Thille, Rosenblum, Kantor, Batellier, Dumeix, Kunglcr.

Velghe, Perrin, Amouroux, Jacquot, Pouchain, Souillac, Tkalchoff, Ter-Sarkissian, Bouin, Beauzemont, Chatelain, Fleury, Gabet, Gan, Jearity, Lcbreton, Roiissillon, Souillac. Stugard.

Férc!, Caillât, Guérard, Rupinat, Lenain, Bésanger, Brière, Petit, Riobé, Rondot.

Nicolas R., Tokar, Pouillet, Schilt, Dufour, Durand, Hardy, Anstett, Daubinct, Dobbels, Luquin, Sénécal. Luisin, More!, Guédau, Rouig, Orinstein, Robin, Carron, Hiverlel, Quintal, Roussel. Vanson.

Ellinjîc'r.Frenaison, Davidson, Le Roy, Michard, Finot, Lescurier, Bayon, Champvillanl, Charlicr, Guenard, Sillières, Taisne, Vatoux.

Muguet. Folloroux, Bdnneau, Kahn, Le let, Pigeon, Garnier, Latour, Par-

savant, Rad2ie\vski.

2" année .(• B). Klein, Perdrix, Gerling, A'bessard R., Les >urd, Bucquet, Bègue, Cohérier, Guillcux.

Gheure, Hoehn, Jnuffroy, Salem, Cres. pin, Robert, Higaud, Birck, Boyer, Dclvert.

Vilaro, Groult, Bourget, Thenot, Crommen, Birman, Créput, Dupart, Poncet, Remise.

Humbert, Aldebert, Picart-Ledoux, Bouillé, Couder,1, Barnard, Chausson, Beccard, Coppio, Franck, Jacquard, Petit, Thill.

Glafkidès, Dieulangard, Yessouroun, Leroy, Ilomnievaux, Veilande, Coste, Guesné.

Mancione, Basse', Roy, Ritter, Soulet, Martin, Garlandat. Sainz.

3I"C année (3° B). Maugé, Billard, Durand, Bloy, Eraud, Hoy::ux.

Guillaume, Brayer. Deeia, Gerbod, Moine, Fossemale, Lemoync, Giraud, Gocpfcrt, Le Floch, Rapin.

Feuillade, Boulaye, Monard, Maillard, Bréon, Cordier, Jacob, Méker, Warin, Wy.ss.

Crespy, Lespagnon, Petit, Cuzin, Levcugle. Quétand, Barge, Boutin, Sinsy, Grecelink.

Thomas, François, Brulport, Boulet, Schwcitzer, Zumer.

vergé, Babin, Genevois, Périé, Larivé, Luguière, Cuménal, Couillaud, Jubin, Lemal, Rembauville.

4m" année (Technique). Jacquet,

Deygluiij Goujaud.

4n>° année {Seconde B). Chavignon, ^iros, Vidalenc, Lachèze, Bourdereau,

Regnault.

Durand, Bernard, Le Sauter, Desfosses, Hempel, Angelot, Leroux, Houmeguère, Bouchet, Cornet, Farget, Nicoletto.

Becker, Stoll, Berthelot, Viallard, Doléans, Lenoir, Emorinc, Garnier, Prat, Saillard.

Barell, Boussard, Chenon, Hibon, Fouche, Goudehaux. Ruhlmann.

S"10 année (Première B). Canel, Daussy, Prévost, Barraud, Le fcbvre, Richard, Guérin, liaderer, Muller. Bécamel, Tillit, Morillot, Malherbe, Tournadour, Iindondy, Gadebois, Pascarel, Weill.

Boilot, Bloch, Sifnéo, Larché, Ventre, Vaté, Hébrard, Racovsky, Souiliard. G"'° année (Mathématiques). Jacob, Magne, Decae, Friedmann, Huriaux,- Richard, Fribourg, Le Bcsnerais, Meillat, Pech, 'Fessier.

Hnuillctlc, Geismar, Cabret, Herla, Marc, Rivière, Bouchet, Gourichon, Levieux, Plou.

()n'c année (Philosophie). Orinstein, Jaffr'enou, Pasche, Anouilh, Brisset, Lefeuvre, Loriot de la Salle.

7m° année (Mathématiques spéciales préparatoires Polytechnique). Pougnaud, Bureau, Gruson, Schwab, Paimïireuf, Aron, Dantu, Mlle Huck, Mlle Mouton.

7mo année (Centrale A). Bardot, Barnay, Sirot, Dreyfus, Beauvière, Belzenne," Bordes, Bouzon.

7nlu année (Physique et Chimie). Dorizzi, Sureau, Laurent A., Lusinchi, Nanoboff, Héros, Mlle Lange, Lyon, Val-

ter. ̃ i. ̃ .•

7me année (Saint-Cloud, Sciences). Hedou, Plominn.

7m° année (Institut Agronomique). Lacharme, Sinard, Noël.

8e année (Spéciale Polytechnique). Ostenc, Gruber, Vidal, Grégoire, Steiner. Silberberg, Rozinoër, Duhic, Caillaud, Duttlinger.

8° année (Spéciales Centrale B. -r~Giros, Aubert-Maguero, Chaudru, DuLand.

Prix de Fondation

Prix des Frères Evers Goujaud (Henri).

Prix Demarze Bourse de voyage (600 fr.) Jacquet (Pierre).

Prix de dessin (50 fr.) Goujaud (Henri).

Prix Jean Chevalier Prix de dessin (100 fr.) Albessard (Robert) Grand Prix (500 fr.) Aldebert (Jean). Prix de la Victoire. Petit collège: Guillaume Moyen collège Bouillotte (René). Grand collège Giros (Marcel).

Prix Boillot Leroux (Eugène). Prix d'Herbecourt Boilot (Jacques). .Prix Charles Boucher Morillot

(Jean).

Prix Mathieu WeiL Pougnaud (Albert).

Prix Ainiot Buzin (Pierre).

Prix de l'Association des Anciens Elèves. Moyen collège Jacob Lionel. Grand collège Ostenc (Emile). Prix du Souvenir Becker (Edouard). Prix de l'Aésbciation des Anciens Elèves, en faveur d'élèves de la banlieue: Aldebert, (Jean) Bourdereau (Emile).

Prix Coulom Bureau (Albert). Lycée Louis-le-Grand

La distribution des prix du lycée Louis-le-Grand a été présidée par M. Maurice Croiset, administrateur du Collège de France, membre de l'Institut, as- i

toute désemparée depuis l'arrestation de son amant, elle ne songeait nullement à s'enfuir.

Par contre, la demoiselle Livry disparut mystérieusement. On apprit seulement qu'elle avait reçu la visite d'un homme de qualité qui resta quelques minutes auprès d'elle. A peine était-il remonté dans son carrosse qu'elle se précipita chez sa logeuse, déclara qu'elle était perdue et s'éclipsa. Le personnage, un noble protecteur sans doute, redoutant quelque compromission pour lui-même ou sincèrement intéressé à son sort, l'avait' apparemment prévenue de la mauvaise tournure que prenaient les choses. Toujours est-il qu'on ne la revit plus. Mais à son défaut, sa file de chambre, Marie Aublet, fournit d'édifiants rapports sur les largesses récentes "du faux La Houssaye.

Au reste, les témoins ne manquaient point. On n'eut que l'embarras du choix, tant parmi les anciennes connaissances des deux filous au Pont-Neuf que parmi leurs compatriotes manceaux. Tous en savaient long sur leur compte et le lieutenant à la Prévôté de l'Hôtel était bien préparé, comme nous l'avons dit, à les entendre d'une oreille favorable. Pour Montgommery, il avait jugé bon de se retirer avec sa femme dans sa terre de Normandie dès les. premiers signes avant-coureurs de la tempête. On lui prêta, il est vrai, un factum ouvertement attribué aux parents de Bellestre et de Gaignard, et destiné à la défense de ces derniers. Que le comte, désespéré de voir lui échapper ses,chers écus, eût tout fait pour les retenir, il est permis de l'admettre. On a peine à croire cependant qu'il ait poussé la cupidité au point de se solidariser avec des fripons et de recourir aux basses injures dont est rempli le plaidoyer. Sous le couvert d'une réponse à un mé-

sisté de Paul Crouzet, inspecteur de l'Académie de Paris, et de M. Georges Ferté, proviseur. n

Le discours d'usage a été prononcé par M. Lacaze, professeur de troisième. M. Fouché, censeur des études, a ensuite donné lecture du palmarès, dont voici les principaux lauréats

Prix de Fondation Dunod, Lederlin, Miller, Peyronnet, Lecomte, Bony, Navratil, Le Rat, Petitbon, Bouvet, Den rlé, Pouillot, Pognon, Majorelle, Daudier, Van de Velde, Godet.

Prix de l'Association des anciens élèves ¡

Prix unique Logothétis médaille de vermeil Droz médailles d'argent El.e Monnier Feyel..

Mathématiques spéciales Gérardin, Dunod, Zivy, Troublé, Picquot, Blanchard, Chauvineau, Cnnipp inc, Mauris, Gatard, Auriol, Lefebvrc, Hallopeau, Cretuaux.

Mathématiques spéciales B C. Hernbeim, E. Monnier, Bénard, Aberdam, Fournis, De Leffe, Bothé, Martini. W'nter, De Rouville, De Place, de Villemandy, Poron, Dubertret, Clémen!,

MerkC

Mathématiques spéciales C Massacrier, Dupont, Dubois, Rémy, Cochepin, Loiseau, Cabuzel, Ki.uffer, Spinetta, Peyronnet, Martin. Laurent, Pionnier, Bétinas, Doueras, Boissaye, Hikmet. Mathématiques spéciales préparatoires Bados, Budon, Miller, Hoffmann, Guillerme, Suraud, Navelet, Bertaut. Tesson, Len"!et, Nizery.

Centrale B Lo'oihétis, Toutain, Lagrange, Compin, Co!lot, Grapinet, Loiseiiu, Schne:rsohn, Galantcr.

Centrale A Diehl, Fuchs, FournierLaronue, Logothétis, Collignon, Détan ger. Herrenschmidt, Baëien, Hérubel. Première supérieure Le Lannon, Grelier, Navratil, Gadenne, Brasillach, Baron, Maysounave, Lecomte, Taîa"rand, Beaufret, Bardèche, Droz. Guihert, Guth, Collard, Lefèvre,' Claudel, Evrard.

Première vétérans PetHbon, Feyel, Pnoli, Arents, Le Roy, Haury, Gourdol, Anglade, Allard, Soissons, Lasbistes, Fleury.

Mathématiques AI Bouvet, De Fouchier, Chevrier. Cet, Long, Bernis, Buvat, Bruneau, Trollé, Montagne, Fabiato, Vischniac, Marteau, Darodes. Mathématiques A 2 Demerlé, Dewavin. Bonnet, Paperno, Mathey, Despinoy. Mathémati'Tues A 3 Mnssouhird, Javault. Sillevpcrts, Pouillot, Favin-Lévêque, Rabut, Hennequin, Pressoir, Chauvet.

Philosophie A I Sésalet, Foullioux, Behrel, LesnovsUy, Fustier, Arnoux. Philosophie A 2 Pognon, Voisean, Lamblin, Girard, Guernier, Déliré, MâjorcMe, Portemer..

Philosophie A 3 Daiulier, .Traon.g vinh Dan", Lafont, Trinh Ky Dang, Barbey, Blanc, Join-Lambert, Ranionet, Tanoré, Boissin, Schneidcr, Gastincau, Bo''not.

Première A Klacrr, Bianconi. Jans, Defradiis, Barthélém", Bony, BernetRollande, Lcluc, Albert, Valcntin. Première B 1 Battut, Perche, Hardellet, Péronne, Lafon, Hallaire, Turck, Sieft'crt, Dupont.

Première lî 2 Guérin, Van de Velde, Guiu. LagranRe, Gavelle, Lompré, Négcllen. Brosché.

Première C 1 Charbonncaux, Gravier, Papou, Cohen, Bcsnard, Bellin, Le-

ray, Evain, Lévèque, Lafargue,. Mar-

chandon, Cnrbaillc.

Première C 2 Godet, Lafferrerie, Pflissic du Rausas, Malin, Garnier, Duval, Charpin, Chabrol Jacquinot.

Première C 3 Lafargue, Potier, Ferry, Pavillon, Bornière, Jean-Charles, Ricatte, de Contenson, Petot, Conte, Henry, Nguyen van Kiem, Maujean. Seconde I Locercle, Legrand, Bontry, Lévy, Le Lidec, Robinet, Goullet Dùval, Millot, L.iffont.

-Seconde II Degoul, Feldmann, Brumpt, Charézieux, Digne. Chevrier, De Prat, R. Lévy, Sallot des Noyers, Fleury, Clipet, \am Van Lû.

Seconde III Brussilowsky, Woiss, Cellier, Miller, Lange, Leroux, Le Landais, Grisard,.iFlQg, Stévenin.

Seconde VV l}, Pouget, Godechot, Berirand, Ouivet, Barache, Dobain, Avrial, Âforclo, .JtSerggroji..Verne, Guégan^ Mas-,sis, Lenoir, f.ucot. Seconde V ^Vincent, Cullmanu, Marty, Vienne, irEourquct, Brisset, Berestowski, Peiitjean.

Seconde VI Tinturier, Kauffmann, Mou ren, Lehreton, Raymond, Rimmel, Cerf, Michaud.

Troisième 1 Jambu, Sehneider, Raffali, Duquenne, Coste, Gihert, P. Bernard, Colin, Mousçadet, Pettit, Dubarry, Pointereau, Vigerie, Allonic.

Troisième! Il Desorges, Brandois, Valot, Lvowskv, Péquignot. Trannoy, Sauvard, Gordien, Graille. Weill, Dalemont, Salnion, Poggio, Gidel, J. Lévy. Troisième III Desailly, Lichnerowicz, Dugay, Chaiel, Brunean, Maguin, De Benazé," De Lavergne, Appert, Courant. Bonhoure, Pataud, Rapoport, Masson, Paroi, Raquin.

Troisième IV Thomas, Suzanne, Tager Kagan, De Boysson, Priollet, Martinet, Pradello, Stadler, Guidetti, 0. Girard, Laforgue.

Troisième V Chartier, Utudjian, Vishnewsky, Riedinger, Kropff, Nief, Mercier, Barraine, Vu The Hung, Dre- milly, Métrai, Persoz, Pétroff, Polosof,

Valroff.

Troisième VI Plouchart, Gillét, Kahn, Bessy, Lucas, Lorach, Cluzan, de Portu, Gourichon, Garcin, Bore], Rocan- j tin, Roux, Schnepp.

Quatrième I Tixier, Delaunay, Cabat, Lacour, Poinssot, Naito, Gilbert, Méric, Giron, Bouldoires, Polart, Froissart.

Quatrième II De Pourtalès, Guénot, CharHat, Appert, Gaffet, Laqglois, Mar-

chand.

Quatrième III De Soto, Chaintreuil, Chasteauneuf, Lacan, Kaufmann, Fontanier, Nguyen Van Danh, Dubarry. Quatrième IV Japhot, Marc, Levan Lô, Maguin, Constantin, Elie Japhct, Merland, Le Chatelier, Heaume, Cazamian, Chanoit, Blanchet, Fauvet, Chautemps, Selle, Canavaggio, Trompette, Pierre.

moire de l'avocat Gastineau exposant clairement les charges recueillies contre les accusés, c'est en effet un tissu d'audacieux mensonges, de prétentions ridicules et de grossières attaques. Non seulement le pauvre d'Anglade et ses amis, mais le sieur Barbier en personne, y sont étrangement malmenés. On jugera de la violence du ton par les premières lignes de ce bel ouvrage

« Quoique l'état misérable dans lequel on a réduit les défendeurs ne leur laisse que la liberté de gémir dans les cachots et que leur juge prétendu leur ait interdit toute sorte de communication, pendant qu'il parle à cœur ouvert à leurs ennemis, qu'il leur trahit le secret de son ministère et qu'il leur fournit par une communication criminelle la matière d'un libelle diffamatoire qui court les rues, néanmoins les parents des défendeurs ont trop d'intérêt, dans leur accusation pour garder le silence pendant que l'on débite par toute la France la prétendue justification de d'Anglade aux dépens de leur honneur. » Finalement, sous prétexte que le procès avait été introduit d'une manière artificieuse à la Prévôté de l'Hôtel, on réclamait la juridiction du Grand Conseil. Est-il besoin d'ajouter qu'il ne fut point fait droit à la requête Au surplus, Bellestre ne fondait probablement que peu d'espoir sur les bons effets de cette littérature, car il s'avisa d'un expédient plus radical pour échapper à la rigueur des juges. Il essaya tout uniment de rompre sa prison. Mais cette fois encore la chance lui fit défaut. Il avait déjà levé une pierre et s'attaquait à une autre quand un geôlier le surprit dans cette occupation. Il n'y gagna que d'être changé de cachot et plus étroitement surveillé.

Cependant, l'information allait son train. Les réponses des accusés dans les

Lycée Buffon

La distribution des prix du lycée Buffon a eu lieu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, sous la présidence de M. Pillon, président de l'Association des anciens élèves, assisté de M. Massoulier, inspecteur de l'Académie de Paris, et de M. Bailly, proviseur du lycée.

Le discours d'usage a été prononcé p 'r M. Haussay, professeur de seconde. Ont obtenu

Prix offert par le maire du 15° arrondissement Jean Luc, de la classe de mathématiques.

Prix offert par l'Association amicale des anciens élèves du lycée Louis Soisson, de la classe mathématiques spéciales.

Prix Marcel Boutin Jean Mille, de la classe de mathématiques.

Prix André Martin Pierre Raison. Prix Jean Chenagon Jean Lagarrigue.

Prix Charles Audiat Roger BerIrnnd.

Prix des Fonctionnaires du lycée, anciens combattants Onésime Mermier. Prix offerts par l'Association des parents d'élèves du lycée Buffon aux élèves Pierre Lelong, Yves Sicard, Gabriel Cbristin:

Le lycée Buffon a obtenu au concours général des lycées et collèges de Paris et des départements trois prix et trois accessits

Classes de premières, version grecque, 3" prix Paul Raison thème latin, accessit Paul Raison mathématiques, 1er prix Pierre Le!ong mathématiques, 8° accessit, Frédéric Morel 9° accessit Pierre Eglin.

Clajses de mathématiques, philosophie et premières dessin d'imitation, 1er prix Claude Vaucheret.

Les élèves le plus souvent nommés ont éîé

Mathématiques spéciales Génis, Soisson, Bertrand, Maillard, Lamson-, Pochard, Gourbillon, Morlon, Depoid, Guntzbcrger, Bourget..

Centrale B Parent, Faingold, Hourcade, Mlle Gérardin, Pérez.

Centrale A et spéciales préparatoires: Voinicr, Collin, Bouchery, Bosselut, Thival, Géraut, Mlle Dicop, Henrat. Classe préparatoire à l'école des Hautes Etudes commerciales Mermier, Robine, Bouzou, Tiger, Méjanes, N,judy, Durouchoux, Roger.

Classe de Philosophie Pierre Raisc:i, Bornecque, Crété, Mangeot, Lansade, Priou, Buffard, Fuchs, Mangeot. Classe de mathématiques 1 Nicolle, Millé, Vadi, Alby, Aussanaire, Martin, Naudy, Lorin, Clamagirand.

Classe"<dëp'mathémaUques 2 CoIIotobet, Hossard, Luc, de Lespinois, Richard, Kravchensko, Tbomas, Robert,

Mercl'.ling.

Chisse première A Paul Raison, Dubois, Manach, Elzière, Juston, Romain, Beaugrand, A«el, Dive.

Première B Maugeay, Perreault, Gauchon, Sayons, Beaugrand, Traverse, Taratte, Valdant, Muitcrcr, Giroux. Première C 1 Lelong, Fahre-Garus, Lucas, Morel, Cruchon, Flamant, Holy, Vaucheret, Vallée.

Première C 2 Guntzberger, Deros, Audinet, Eglin, Stocker, Pigeaire, Navclet, Sanloui, Maury.

Première D Foëx, Boulmer, Bertraud, Lévy, Picard, Carour, Hossard, Brayer, Prestoz.

Seconde A Gihr, Darrouzet. Autard, Villatte, Béthune, Patriarche, Saint-Girons. Zhosko-Borows!;y, Tiret, Lamagnère, Druilhe, Hindré, Auhert, Navas 1'° seconde A' de Roquetaillade, Heniiape, Roux, Robert, Imhert, PillaOlchanski, Schv/œderlé, Tasset, Liénard.

2" seconde A' Bardoux, Lagarrigue, Soculovert, Colmant, Bonin, Rozé, Lapierre.

3l" seconde A' B Lafferrère, Schnerb, Tertzakian, Rochereau. Couderc, Eghiazariaa Pierre, Eghiazarian Jean, Euseroff, Nordman.

4° seconde A' B Guitaut, Fayein Maurice, Fayein André, Nicot, Bélières, Signargout, Dupaty, Adam, Fénelon, Gribelin.

Troisième A 1 Chatelet, Balazue, Juste, Pagézy, Bouffet, Couderc Jean, Nathan,' Villeneuve. `

Tro;isièmc A 2 Bloch, Peat, Mdu,rfîn, Bùchseiischùtz, Iliovici Michel, Fontaine, Marie, Iliovici Jacques, Labroussé, Chavannes.

Troisième A 3 Angot, Barabeau, Hartweg, Lavie, Perez-Jorba, Gravier, Tabutcau, Bacciochi, Barabeau, Tasset, François Marsal.

Troisième A 4 B Pagosse, Herzog, Bliscail, Raynal, Quénéchau, Pissavy, Picourt, Sauzède, Neu, Gi'avereaux. Troisième A 5 B Revuz, Vie, Arabéi, Alaterne, Afanasian, Chédot, Figaret, Pappo.

Qpatrième A 1 Sicard, Hardy, Deveidine, Barrère, Guaydier, Le Coroller, Ray.

Quatrième A 2 Gougerot, Le Floch, Gautereau, Chaligne, Dupont, Frochon, Geay, Lemoine.

Quatrième A 3 Bourgeois, Ricatte, Kiénast, Jean, Thévenot, Lescan, Bonnal, Rambaud.

Quatrième A 4 B Vacelet, Berthier, Pillard, Bonnemoy, Mathieu, Weydert, Proisy, Spône, Blot.

Quatrième A 5 B Lelong, Klotï:, Thialier, Pillard, Berthier, Bernard, Françon, Curtet, Besse, Roquin. Cinquième A 1 B Lacoue-Labarthe, Goëpp, Grandgui1laul1le, Naudy, Arabrosi, Laurent, Boismoreau, Bon, Peyrichon.

Cinquième A 2 B Laforest, Decelle, Grot, Maillard, Barrabaud, Rivoire, Caignart de Mailly.

Cinquième A 3 Balibar, Staub, Amado. de Stœcklin, Solomiauski, Iagello, Dandine, ,Blum, Pagé^y-Montprofit, Cinquième A 4 de Roquetaillade, Saulnier, Tijris, Kahn, Hall, Betchen, Rousselin, earbonnel, Lemoine, Chàuliai.

Cinquième A 0 5 Boucherot, PauL'.rd, Oualid, Pillard, Aconin, Marmier, Ilepaillé, Bijard, Guidon, Goudengues. Sixième A 1 B Grouchetzky, Lestrade, Joukoff, Villeval, Soprounoff, Pozniak, Chauveau, Bingant.

Sixième A 2 B Baron, Bernard, Wer-

divers interrogatoires et les dépositions des témoins r>ermirent enfin de reconstituer le crime si injustement attribué au malheureux d'Anglade.

Il convient de mettre ici cette histoire authentique en regard de la fable que l'esprit fécond du lieutenant criminel avait su parer des dehors de la vérité. Comme nous l'avons indiqué, la place prise par Gaignard dans la confiance du sieur de Montgommery ouvrait aux deux coquins la perspective d'une intéressante affaire.

Celle-ci se présenta bientôt sous la forme des gros sacs d'or et d'argent que l'intendant rangea lui-même dans le coffre de campagne. Dès lors Bellestrc considéra ces écus comme les siens. Il en vint même à se vanter ouvertement de sa prochaine fortune et, dans ses moments d'expansion, assura la bonne Cartaut d'une prospérité qui lui permettrait sous peu de satisfaire à tous ses désirs.

Gaignard n'avait pas eu de peine à lui fournir les empreintes des clefs nécessaires à l'opération et notre habile serrurier s'était mis en mesure d'ouvrir toutes les portes qui conduisaient au magot. Il n'y avait plus qu'à attendre l'occasion d'agir.

Le projet de voyage à Villebouzin ne tarda point à l'apporter. L'intendant, qui avait pris soin de se faire mettre de la partie, y trouvant un commode alibi, s'était chargé de prévenir son compère du jour du départ.

Donc le lundi 22 septembre 1687, après avoir installé dans leur carrosse le comte et la comtesse, il ferme la maison et monte à cheval. Les autres domestiques l'accompagnent. Mais à hauteur de la rue d'Enfer, il trouve un prétexte pour leur fausser compagnie et pique des deux vers

bine, Le Guével, Parreaux, Erpelding, Lansac, Deshayes, Fréchet.

Sixième A 3 De Sablet, Peyréga, de Sablet, Petit, Paoli, Rey, Goyon, Ga,zierCharpentier, Ibar, Combes, Delpecli. Sixième A 4 Lemoine, Bauby, Ciornai, Abouphelé, lteymond, de Gentile. Jonau, Titoff, Haguenauer, Hallot, de Gentile.

Sixième A 5 Theureau, HœberlÎD, Comi, Chatenet, Giral, Leclère, Volpert, Gravereaux, Mayer, Martinie.

Septième I Le Flanchec, Lamblin, Gourhillon, Lesenne, Bouvier, Lemoine, Lederlé, Vidal, Godis, Girault, Nettre. Septième II Mazon, Minor, Méquignon, Pierre, Chuei, Wict, Christin, Nolin, Deshayes, Pelletier, Le Rochain, Barrain, Picon, Ronnaux, Bauby, Bourigault, Laborde.

Septième III Lafore, Hirsch, Iliovici, Gvazava, Maas, Saint-Girons, Olivier, Guilmoto, Bagot, Gény, Guilmoto, Laurent, Lévy, Malkinc.

Huitième I Jeune, Chatelin, Amado, Fusier, Cospen, Raoux, Nos, Mayer, Birtchausky, Ghirardi, Touzeau, du Sorbier, Clamagiraud, Volmat, Jeaupert. Huitième II Simon, Camus, Régnier, Duval, Picon, Kaffaëlly, Ciornai, Petiot, Bertoletti, Hermann, Monceau, Lafont, Bourragué, Catti, Rolland.

Neuvième 1 Devalle, Wogensckv, Dehainault, Denis, Boursaux, Leclercc;, Quencez, Dauphin, Lévy, Deshordes, Pesey, Lambin, Chngnoux, Prot, Courtet, Girard, Morel, Pérard.

Neuvième II Cousin, Turmel, Ledru* Vanel, Turpin, Lamblin, Fréchou, Guérenneur. Van Caneqhen, Nordmann, Augeard, Klotz, Goldstein, Pons.

Dixième 1 Lafore, Bernhart, Sémolué, Rispail, Dumayne, B">stard, Le Moal, Crémieux, Gran"er, Gaillard, Cospen, Gourbillon, Pitoëff, Jouandet, Mayninrd, Castex, Guillon.

Dixième U Dugès, Coutier, Augeard,

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l'auberge de Bellestre. Quelques cailloux dans les vitres de la fenêtre et voilà notre homme alerté qui accourt. Gaignard l'informe que la place est libre jusqu'au jeudi suivant. Il lui remet la clef de sa chambre pour y faire retraite au besoin, puis, lui ayant souhaité bonne chance, non sans une émotion bien compréhensible, il s'éloigne au galop.

Bellestre, de son côté, n'a rien perdu de son calme. Avec lucidité, il prend ses dernières précautions, met en sûreté les papiers qui pourraient le compromettre et recommande à la Cartaut, au cas où elle ne le verrait point d'ici trois jours, de les aller querir sur son ciel de lit pour les brûler. Après quoi il dîne tranquillement et s'abandonne à un sommeil paisible.

Cependant la nuit est venue. C'est l'heure propice. Il se lève, s'enveloppe d'un grand manteau et gagne la rue Royale. La grande porte ne lui résiste pas. I! est dans la maison. II s'en est fait expliquer les aîtres, il sait où gîte chacun des habitants. L'escalier gravi à pas de loup, il se glisse dans l'antichambre, allume une lanterne sourde et parvient sans bruit jusqu'au coffre.

Mais Gaignard n'a pu lui révéler le secret de la serrure. La clef, qui n'a point quitté Montgommery jusque-là, est restée pendant son absence entre les mains de la demoiselle Formenie, la fille de chambre de la comtesse. Ce détail n'arrête point Bellestre. Avec son poignard il coupe les deux charnières. Le couvercle cède. Le trésor apparaît. Sans s'attarder à une vaine contemplation, le bandit se met à l'ou-

vrage.

Son plan est fait le nombre et le poids des sacs nécessitent plusieurs voyages. avant de les entreprendre, mieux vaut garer le tout dans le cabinet des domesti-

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Verser Je Jtsut.dans.ua moule, bas. A cqt. tes beurré. Cuire au four environ une heure à chaleur modérée. Démouler et saupoudrer de sucre glacé.

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On se rappelle que le mardi soir, le postillon du sieur de Malicy le vit soriir, lourdement chargé et le prit pour Lallemand, le cocher de d'Anglade. Interpellé, le fripon se garda bien de répondre et s'en fut jusqu'à la rue du Colombier où deux belles valises neuves attendaient le macot. Deux fois il refit le trajet, mais l'aube Je surprit comme il allait encore quitter la rue Royale.

Le voilà de nouveau prisonnier volontaire, gardien des derniers sacs, attendant avec impatience que la nuit vienne le délivrer. On -devine sa stupeur et son dépit quand il perçut le roulement sonore du carrosse et reconnut la voix du comte. L'aventure si bien commencée ahait-eïle mal finir ?

Il guette anxieusement du fond de sa cachette. Dès qu'il croit la maison endormie, il se risque au dehors. La comtesse l'entend de la salle basse. Elle descend dans l'allée. Il n'a que le temps de se jeter dans un bûcher au fond de la cour. Il v passe deux longues heures fort mal en point, tandis que les d'Anglade voisinent avec les Montgommery. Enfin la compagnie se sépare. On monte se' coucher. Bel-, lestre quitte son refuge, traverse la c^nir, entre sous l'allée et manque encore d'être surpris par Constance qui aperçoit son ombre au clair de lune. C'en est trop 9 Cette fois, jugeant la place intenable. il n'insiste pas et s'enfuit en abandonnant le quart de son larcin.

René Chavance.

(A suivre.)


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CIJATELAILLON-FOURAS

Les trains rapides balnéaires 779 et 778, par lesquels est assurée en été la relation de jour Paris-Royan et vice-versa, seront sensiblement accélérés.

Le train 779 partira de Paris-Montparnasse à 11 h. 10 ait lieu de 10 h. 40 il arr.vera néanmoins à Royan 16 minutes plus tôt 18 h. 0 ait lieu de 18 h. 22. Il effectuera ainsi le trajet Paris-Royan en moins de 7 heures, soit un gr.in de 46 minutes sur l'horaire de l'été dernier. Le départ de Royan du train 778 ne sera pas sensiblement retardé, 9 h. 15 au lieu de 9 h. 8, mais son arrivée à Paris-Montparnasse sera notablement avancée 10 h. 20 au lieu de 17 h. 2. La durée de son trajet ne sera plus ainsi que de .7 h. 5, soit un gain de 49 minutes sur la marche de l'an dernier.

D'autre part, pour améliorer les relations entre Paris et La Rochelle, les trains 779 et 778 comporteront des voitures directes de toutes classes, Paris-La Rochelle et vice-versa, qui seront acheminées sans aucun arrêt entre Niort et La i.ochelle par un nouveau train rapide mis m marche, sur ce parcours, les mêmes jours que les trains 779 et 778. L'arrivée à La Rochelle aura lieu'à 17 h. 37 la durée dit trajet ParisLa Rochelle sera ainsi de 6 h. 27 (gain de 24 minutes sur l'année, précédenie). Au retour, le 'départ de La Rochelle aura Heu ù 9 h. 43 le trajet de La Rochelle-Paris s'effectuera ainsi en fi h. 37 (gain de 33 minutes sur l'année précédente)^. Le nombre des places sera strictement limité dans les trains 779 et 778. Il est donc •lécessaire de les retenir à l'avance.

CHEMINS DE FER DE L'ETAT

Relations Paris-Bagnoles-de-l'Orne

Une importante amclion lion sera rénlif,ic cet été clans les relations cuire Pi.r.s et l!agnoles-dc-FOrne, grâce il l'accélération des trains circulant entre ces deux points. Les rapides 497 et 490, dont l'origine et le terminus seront reportés de Pans-Invalides ù Par a-Montparnasse, effectueront sans arrêt le parcours de iliii,is-,Nloiitpariiasse ù liriouze, la continuation sera assurée immédiatement par une navette créée entre Briouze et Iiagnolcs-de-1'Oine et vice-yersa. La durée du trajet, qui était l'an derner de "> heures à l'aller et de 5 h. fi au retour, sera ainsi ramenée à 4 h. 16 à J'aller (Par,s, départ 11 h. 35) et à 1 h. H au retour (Ua.qnoles, départ 11 h. 57).

En outre, les voyageurs disposeront les samedis et veilles de fêtes, dans l'aprèsmidi, d'une relation rapide permettant d'aller de Paris à F.agnoles-de-1'Orne en moins de l heures (départ de Paris à 1' b. 50, arrivée à Bagnoles à 18 h. 48). Une relation de retour sera off'rle le lui.di matin, grâce à la création d'un train effectuant le trajet de lïagnoles-de-1'Orne b Paris, dans le même temps qu'à l'aller (départ de Bagno'ps Paris et Hagnoles-de-rOrne et retour le 8 li. 23, arrivée à Pars 12 h. 21).

Les trains ci-dessus, comporteront des voilures directes de 1" ct 2" classe entre nombreuses places y étant strictement limaté^ïtes ̃•voyageurs ont le ] lus grand intérêt à les retenir à l'avance.

CHEMINS DE FER Diî L'ETAT

• i Danp le* but de faciliter les relations entr«iiLO.tHavre, la lîasse-Normandie et la Bretagne, il sera délivré, jusqu'au 30 seplembre 1928, par toutes les gares des lignes de Normandie et de Bretagne et aux guichets de la Compagnie Normande de Navigation à vapeur, des billets directs, simples et d'aller et retour, comportant le parcours par mer du Havre à Trouvillc, et par vo:e ferrée de la gare de Trouville-Dnauville au point de destination et inversement.

Le prix de ces billets est ainsi calculé Trajet er chemin de fer prix des tarifs ordinaires.

Trajet en bateau. 8 fr. 50 pour les billets de 1" et 2e classes (chemin c'e fer) et 1" classe (bateau). et 6 francs pour les billets de 3* classe (chemin de fer) et 2« classe (bateau).

Ces prix sont doublés pour les trajets d'aller et retour.

Un service spécial de trains est organisé entre Trouville-Deauville et Le Mans, pour assurer les relations ci-dessus.

MM. les voyageurs sont i-riés de consulter l'affiche concernant ces trains, qui est apposée dans toutes les gares des lignes de Nornii.ndle et de Bretagne.

CHEMINS DE FER DE L'ETAT

Grandes eaux à Versailles

Le jeu des grandes eaux aura lieu en 1928 aux dates ci-après

Dans le parc de Versailles

5 et 20 août, 2 septembre et 7 octobre. 2" Dans le parc dé i'rianon

19 août et 16 septembre.

Versailles est desseryl'par les gares de Paris (Saint-Lazare, Invalides et: Montpar-

nasse).

Trains supplémentaires selon les besoins du service.

CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE

L'Auvergne, ses sites et ses villes d'eaux en autocars P.-L.-M.

Si Vichy est la reine des villes d'eaux, c'est aussi an centre d'excursions d'où partent, dans toutes les directions, des services automobiles P.-L.-M., qui permettent aux touristes d'admirer les curiosités de l'Auvergne et Jes Cévennes.

Parmi les circuits effectuer autour de Vichy, dans la journée ou dans l'aprèsmidi, il convient de citer les suivants Chàtel-Guyon-Royat, 14G kilom., 55 francs Monts de la Madeleine, 134 kilom. 50 fr. Viaduc des Fades. 100 kilom., 70 fr. Monts du Forez, 223 kilom., 80 fr. Sommet du Puy de Dôme, 150 kilom., 75 fr. Thiers, par la montagne, 111 kliom., 40 fr. Vallée de la Sioule," 131 kilom., 50 fr. Glozel, 40 kilom., 20 francs.

De Vichy, partent aussi les autocars de la « Route Thermale d:W vergne qui, à travers des sites charmants. conduisent à Royat, Le Mont Dore, La Bourboule, SaintNectaire, avec retour à Vichy le soir même. Prix du circuit de 252 kilom 100 francs. Depuis le lor juillet, des autocars mènent de Vichy au Puy d'autres, du Puv. conduisent vers les Gorges du Turn et l'admirable Grotte de l'Aven-Armand. D'autres. enfin, permettent d'atteindre, par Valence et Grenoble, la « lioute des Alpes et du Jura » qui, de Nice à Mulhouse, offre les plus beaux spectacles de montagne qu'on puisse imaginer.

CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE

Circuits d'autocars P.-L.-M.

au départ de Chamonix

Deux circuits quotidiens d'autocars P.-L.-M., au départ de Chamonix, permettent de visiter, l'un la région du Mont-Blanc, l'autre le Valais.

Le tour du Mont-Blanc s'effectue en deux étapes

La première comporte, au delà de Combloux, la traversée des gorges de l'Arly et du Col du Petit-Saint-Bernard, déjeuner à Brides-les-Bains, en Tarentaise diner et coucher à Courmayeur. Le lendemain, les cars s'acheminent à travers la vallée d'Aoste, vers le col du Grand Saint-Bernard, oit a lieu le déjeuner dans un site merveilleux. Par Martigny et les lacets de la Forclaz, on atteint, dans l'après-midi, le Gouffre de la Tête Noire, puis Vallorcine, Argentière et enfin Chamonix.

Le circuit du Valais passe par Argentière, le col des Montes, Vallorcine, le Châtelard, le col de la Forclaz, Martigny, Evian-lesBains, où un arrêt est prévu pour le. déjeuner. D'Evian, retour à Chamonix par Thonon, le col des Gêts, Cluses, Sallanches et Le Fayet,

CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE

De l'Auvergne uux Alpes

en autocar P.-U.-M.

Aux personnes qui tentent de repérer, en dehors des sentiers trop battus, une intéressant excursion à faire, pendant 'eurs vacances prochaines, signalons les services d'autocars P.-L.-JI. de Vichy a Grenoble et de Grenoble à Vichy par Le Puy.

En deux jours, dans l'un on l'autre sens, les cars de ces services parcourent une région des plus pittoresques, jalonnée ..e charmantes stations comme La Chaise-Dieu, avfee son église du xvi», siècle, Le Puy, dans nn étrange paysage hérissé de pitons aigus, Tence, Saint-Agrève, Saint-Péray, Pont-en-

Royans, -VilIard-de-Lans.

De Grenoble, plaque tournante d" tourisnie alpestre,' des services d'autocars permettent de visiter les, sites les plus réputés du Dauphiné le G:.libior\ la Bérarde, ln Grande-Chartreuse, les grands Cols, le Lautaret, Saint-Même, le Cûrtillard, le Valgau(leiiiar, les Petites Rochés, le Trièves, La Mure. A Grenoble s'arrêtent, par ailleurs, les cars de la Route des Alpes, qui vont de Nice à Evian ou vice versa, en passant par les plus hauts cols. |

~r-

CHEMINS 'DE FER .DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE Cartes de un ou deux mois

donnant droit, la délivrance de billets à dc^ni-tarif

Les gares des grands réseaux français délivrent des cartes de voyage à demi-tarif, valables nn ou deux mois.

Le prix des cartes valables un mois est 270 fr. 30 en 1™ classe 218 fr. 95 en 2" classe 142 fr. 80 en 3" classe. Celui des cartes valables deux mois est 450 fr. 50 en 1™ classe 364 fr. 90 en classe 238 fr. 10 en 3e classe.

Munis de ces cartes, les voyageurs peuvent demander des billets à demi-tarif sur n'importe que' parcours des grands réseaux

français.

Ils ont intérêt à se munir d'une carte à demi-tarif de un mois ai lieu de prendre des billets simples toutes les fois que le trajet à effectuer pendant trente jours dépasse 1.200 kilom. en 1™ classe, 1.140 kilom. en 2° ou .'I' classe. La réduction augmente avec la distance pour 2.000 kilom., elle, atteint 20 0/0 en 1" classe, 14 0/0 en 2" et La validité des cartes peut prendre date n'importe quel jour an gré du touriste. Pour des déplacements de plus longue durée, il est délivré des cartes de trois mois, six mois, un an.

CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE

De Paris à Vichy en Pullman

Le train de luxe « Londres-Paris-Vichy Pullman » comporte, cette année, entre Pa- ris et Vichy, non seulement des Pullman de 1™ classe, "mais aussi des Pullman de 2' classe. ,«8 !<):.̃< Départ de Paris P.-L.-M. à 17 h. 27 arrivée à V'.chy à 22 "h. 20.

En sens Inverse, départ de.Vichy à 9 h. 15; arrivée à Paris P.-L'-M. à 14 h. 34. Pour une place de Pullman de 1" classe de Paris a V.chy, le supplément à payer en plus du prix du billet de 1™ clafsc est de (if. fr. 55. Pour une place f',e Pullman de classe, le supplément en plus du prix du billet de 2" classe est'de 49 fr. 35.

CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE

Amélioration des relations entre Paris, Vichy, les Cévennes et Marseille.

Afin d'améliorer, pendart la saison d'été, les relations de Paris et Vichy avec les Cévennes et blarseille, l'express de nuit VichyMarseille, vin Clermont et Nîmes, a été mis en correspondance à Saint-Germaln-des-Fossés avec le rapide 1™ et 2« classe et Wagon-

restaurant Paris-Vehy.

Une voiture directe 1™ et 2" classe circule dans ces trains entre Paris et Marseille via Nimes.

D'autres voitures directes avec lits-salon, couchettes et 1' 2' et classe circulent entre Vichy et Marseille.

Aller. Paris, dép. 10 h. 30 Vichy, dép 15 h. 22. Clermor -Ferrand, arriv. 17 li 13 Iirioude, air. 19 h. 38 Aies, arr. t h. 25 Nimes, arr. 2 h. 29 Marseille, arr. 5 h. 32.

lletonr. Marsellle-Saint-Charles dép. 21 h. 45 Nimes, dép. 0 h. 30 Aies, dép. 1 h. 35 Iirioude, dép. 7 h. 18 ClermontFerrand, dép. 9 h. 10. Vichy, arr. 10 h. 48; Paris, arr. 16 h. 15.

CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE

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De Paris à Milair, Venj.se, Trieste et l'Orient par Dijon, Vallnrbe c. le Simplon C'est par la voie, dfc; Dijon- Vnllorbe-Simplon que s'effectuent les voyages les plus courts les plus commodes, les moins coûteux, enlre Paris, Milan, Venise, Trieste et l'Orient..

Cette voie est, en effet, desservie dans chaque sens par

Le train 1e luxe Simplon-Orient-Express Un express de 1" et classe avec places de luxe

Deux rapides de toutes classes avec places de luxe

Un express de toutes classes.

Tous ces trains comportent, pendant le jour. un wagon-restaurant.

CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE

La Tarentaise à une nuit de Paris Un train rapide de nuit, avec des places de wagon-lits, de lits-salon, de couchettes et de 1" et 2" classe, circule entre Paris et la Tarentaise. Il comprend des places de 3e classe en nombre' strictement limité pour Chambéry et au delà.

Départ de Paris, 21 h. 40. Arrivée à Aix-les-Bains, 6 h. 30 Chambéry, 6 Il. 52 Moutiers-Salins, 8 h. 57 Bourg-Saint-Maurice, 10 h. 2.

En sens inverse, départ de Bourg-SaintMaurice, 18 h. 39 ;.dè Mou*'ers-Salins, 19 h. 2fi de Chambéry, 21'h. 35 d'Aix-les-Bains, 22 h. 3. Arrivée" à Paris, 7 h.2. CHEMIN DE FER DE PARIS A, ORLEANS .T1' ET flXJ MIDI ;V 3 •;̃• ,t VOYAGES ET EXCURSIONS sur les réseaux a'Orléans et du Midi SJM. les voyageurs et touristes trouveront, à l'Agence spéciaie des Voyages des Compagnies d'Orléans et du Midi, 10, boulevard des Capucines (angle Ce la rue Edouard-Vil), des indications pratiques sur les voyages, les excursions, les centres de tourisme, les stations balnéaires, hivernales et de cure d'air, ainsi que sur les services automobiles des réseaux d'Orléans et du Midi.

Téléphone Gutenberg. V3-93.

Adresse télégraphique Orlemidiro, Paris,9(i.

CHEMIN DE FER DE PARIS A ORLEANS Eté 1928,

Service automobile

du MOXT-DORE 4 SAINT NECTAIRE pour les voyapreurs en provenance de Bordeaux et du Sud-Ouest

Du V juillet au 31 août inclus, un service automobile quotidien fonctionnera entre le Mont-Dore et Saint-Nectaire par Chambon et Murols en correspondance avec le train en provenance de Bordeaux arrivant au Mont-Dore à 18 h. 50.

Départ du Mont-Dorc à 19 heures. Arrivée à Saint-Nectaire à 20 h. 30.

Prix par place et par voyage simple du Mont-Dore a Saint-Nectaire ou vice versa 24 francs. ( Demi-place pour les enfants de 3 à 7 ans).

Bagages du Monl-Dore à Saint-Nectaire, minimum, de 13 fr. 05 jusqu'à 30 kgs audessus de 30 kgst. 4 fr. 33 par 10 gs ou fraction de 10 kgs.r (. Les voyageurs devront, à l'arrivée du train, s'adresser à la gare du Mont-Dore pour prendre leurs bulletins de correspondance et faire enregistrer leurs bagages.

CHEMIN DE FER D3 PARIS A ORLEANS TRAINS SPECIAUX A PRIX REDUIT en classe seulement de

PARIS-AUSTERLITZ à BORDEAUX-St-JEAN En vue de donner de nouvelles facilités aux voyageurs pour 1er. Clu»rentes et Je Bordelais, ta Compagnie d'Orléans se propose de mettre en marche, entre Par's-Austcrlltz et liordeaux-Sa'nt-Jean, deux trains spéciaux à prix réduit, en 3' classe seulement, les 2 août et 3 septembre prochain, desservant les régions visées à partir de Chilellerault, avec correspondance sur le Midi et l'Etat.

Les billets donnant accès dans ces trains comporteront une réduction de 30 à 33 0/0 sur le réseau d'Orléans, de 30 0/0 sur celui de l'Etat et de 20 0/0 sur le Midi validité trente jours 'faculté dp prolongation nioyerinant paiement d'un supplément. Ils pourront, ail retour, être utilisés dans les trains du service ordinaire, à l'exclusion du train 4 parlant de Bordeaux-Saiiit-Jcan à 8 h. 38.

Pour tous renseignements, consulter les affiches spéciales ou s'adresser aux gares de Paris-Austerlitz et Quai d'Orsay à l'Agence P. O.-Midi (16, boulevard des Capucines) aux Bureaux de Ville, 12(1, boulevard Iiaspail, 7, rue Paul-Lélong et 8, rue Saint-Florentin, •' CHEMIN DE FER DE PARIS A ORLEANS S ET DU MIDI

ETÉ 1928

EXCURSIONS COMBINEES

en chemin de fer et autocar

Pyrénées, Causses et Cévennes

En vue de faciliter les voyages d'excurslon dans les Pyrénées et les Cévennes, au moyen des services d'autocars, de la Route des Pyrénées et des Causses, organisés par la Compagnie du Midi, il sera délivré au départ de toutes les gares des réseaux d'Orléans et du Midi, à partir du i' juin et jusqu'à la cessation du fonctionnement des services automobiles, des billets de 1™ et de 2" classe à prix réduits pour rejoindre les principaux points du trajet des dits c'rcuits et' rentrer au point de départ. La délivrance de ces billets est subordonnée à la présentation par le voyageur. d'un coupor, de parcours en autocar.

Réduction. a) pour un parcours total aller et retour minimum de 400 kilomètres (300 kilomètres pour les parcours effectués en entier sur le réseau du Midi) ou payant pour cette distance 25 0/0 en lre classe, 20 0/0 en 2" classe.

/>) pour un parcours total aller et retour minimum de 800 kilomètres ou payant pour cette d'slauce 30 0/0 en 1™ classe, 25 0/0 en 2« élusse.

Validité. 30 jours, avec faculté de prolongation de deux fois 30 jours, moyennant supplément.

Pour plus amples renseignements, consulter les gares l'Agence Orléans-Midi, 10, boulevard des Capucines, et le Bureau de renseignements, 120,. boulevard Raspaii, àiiParis. ,;lj

CHEMIN DE FER DU NORD

La Compagnie du Chemin de fer du Nord informe le public que, à l'ocras'on des fêtes de -l'Assouipt'on, pendant la pério- de du 9 au 10 août 1928 ine'us, des billets de toutes c'nsses pourront être dé1 ivres à l'avance, la veille ou l'avanl-vcille du départ, aux guichets de la gare de Paris-Nord. H'en indquer aux guxhels, lors de la demande des billets, la date exacte du départ. CHEMIN DE FER DU NORD

Saison d'EtiS 1928

BAINS DE MER

Iiillets d'aller et retour de « fin de semaine » « prix réduits

Jusqu'au 30 septembre, toutes les gares, stations et haltes du ̃«'•seau du Nord délivrent, sans formalités, des billets d'aller et retour spéciaux de tou'es classes, comportant une réduction ne 40 0/0 el valables du samedi à m'di au lundi a midi ou de la veille à midi nu Iendema:n à m;di d'une f:"te légale, il destination es gares ci-après qui desservent des plages

Boulogne-V'l'e on TintelUries (desservant

le Portel et Wissant) Marquise RInxent (plaee de Wssanl).

C'i'ais-V'ïle Noyelles (piaffe du Crotoy). Dannes-Camiers Pont-de-Briques (plage d'Horde'ot).

Dnnkerque (plage de Maîo-les-Bi.:ns Ouend-Fort-Mahon (le Quend et de

For'-MiihonK

Etaples (Paris-Plage) Rang-du-FliersVerlon (plages de Beroli et V Mer' 'mont).

V"l'lon (plnges de B"l" et ~leI'Hmont),

Eu (places du Bour^-fî'Ault, d'Onival el du liois de Clse) HosendàM.

̃̃ finyvp'de Sa 'nt-Vnléry-aur-Sorrtmc' (plages de C.ayeiix et Urigbtim) firaveli.nes (plar<e »c i'elit-FÔ'rt-Philipie) \YSmîlté,Viroeïcux (plage*; fU;V;mcrçU.

r.cffrlnckouke (n'age de Mejo-'l'erminus)

AmWetense et \u;lre?sel!es. ''sf* ̃;•

Le Tréport-Mers (Mesnil-Val, Lonn-Plage) Woincourl (plages d'A .ult et d'Ouivall. Les voyageurs peuvent se faire délivrer leurs billels <\ l'avance. les billets délivrés au moins la veille dii départ, la réduction de 40 0/0 est portée à 40 0/0. Les b'Hets sont valables dans tous les trains (a l'exception des traTns rapides), qui prennent réglementairement des voyageurs pour la classe qu'ils indiquent.

Pour tous rense'tnements complémentaires. consulter les affiches apposées dans les gares.

CHEMINS DE FER DE L'EST

Service temporaire de jour entre Paris, .les Vosges et Gérardmer

Pour faciliter les déplacements d'été dans les Vosges, le rapide de jour de chiique sens « Sui&se-Vor.ges-Rapide », renrs en marche depui; le 15 mai, comprendra, « partir dit i" juillet., une branche Jirefte \l" et 2' classes) circulant entre Paris et Gérardmer et vice-versa.

A l'aller départ de Paris à 10 h. 45 arrivée à Bains-lcs-Bains. 16 h. 23 Epinal, 1f> h. 58 Gérardmer, 18 h. 31 Bussang, 19 h. 49.

Au retour départ de Gérardmer 13 h. 23; de Iîussang, 12 h. 13 d'Epinal, 14 h 44 de Bains-les-Bains, h. -0. Arrivée à Paris ù 20 h. 45.

Wagons-restaurants entre Paris et Port d'Atelier.

CHEMINS DE FER DE L'ALSACE j. ̃ ET DE LORRAINE

L'administration des chemins de fer d'Alsace! et' de Lorraine a l'honneur de porter à la connaissance du public qu'elle dent de faire éditer trois nouvelles affiches illustrées d'un caractère très artistique

Le Luxembourg, par Allô

Jouy-aux- Arches, par Commarmond Et Dabo-Rochei, et Chapelle SaintLéon, par Perronnet.

Ces affiches, mises en vente au prix de 4 francs l'exemplaire (3 fr. 50 pour une commande d'au moins quatre affiches), seront expédiées franco sous enveloppe contre l'envoi préalable de leur valeur au compte du chèque postal (A. L. Paris, n° 27.988).

Pour recevoir les commandes sous rouleau de carton, prière de joindre le prix du colis postal (gare ou domicile). Ecrire ou s'adresser aux Chemins de fer d'Alsace et de Lorraine à Paris, 5, rue de Florence (VIIIe) ou Agence SaintAugustin, 2, avenue Portalis (VIIIe).

CHEMINS DE FER BELGES

Guide tarif des hôtels de Belgique édition 1928

Ce document essentiel pour les touristes qui désirent visiter la Belgique vient d'être mis en distribution. II condense tous les renseignements utiles sur le confort, le prix des chambres, des pensions et repas dans les principaux hôtels des divers centres de séjour en Belgique.

Le guide-tarif des hôtels est distribué gratuitement ou envoyé franco par la poste sur demande adressée à l'Office des che- mins de fer belges, 32, rue de Richelieu, à Paris. •'

Ce service fournit également, à titre gratuit, tous renseignements et des notices illustrées sur le tourisme et -le séjour en Belgique.

EXTENSION DES CARNETS DE TICKETS A la ligne 12 « Auteuil-PassyHôtel de Ville »

Le nouveau mode de perception du prix des places en vigueur sur les lignes AB, AS, BI, 14, 19 et 20 a été mis en application depuis le 16 juillet, sur la ligne de tramways n" 12 « Auteuil-Passy-Hôtcl d Yille ». Le nouveau système comporte, on le sait, l'usage des carnets de tickets et des cartes hebdomadaires.

Les carnets de tickets sont en vente chez un grand nombre de commerçants des quartiers desservis par les lignes où le système est appliqué ils sont également vendus par les receveurs dans les voiture; desdites lignes. Les tickets provenant des carnets sont acceptés pour leur valeur en paiement du prix des places sur tout le réseau. Quant aux conditions de vente et d'utilisation des cartes hebdomadaires, elles sont indiquées dans les affiches apposées dans les voitures et les bureaux de la ligne.

ChroniqueJ^ T. S. F. Radio-Paris (1.750 mètres).. 12 h. 30 Concert 1. Ouverture de « Piccolino 7> (Cuiraud-Moulon) 2. Parade galante (Louis (înnne) 3. liallet <V <s Etienne Marcel » (Saint-Snëns-Mouton) •). Phrynetle (Filipneci) 5. La Veuve Joyeuse (i'\ Lehar-Lelorey) 6. Canlilcnn (ùcorges Gréeourl) 7. Prélude de c L'Enfant Tloi » (BruneauDelsaux); 8. Fêtes foruines (Edouard Mlgnan). 15 h. 45 Après-midi mus. cal 1. Frélude de « Madame Roland » (FourdrainDelsaux) 2. Sonate (H:rnde!) 3. Intermezzo (B. Godard-Labi.s) S. Canzonetta (FHipuccl) C. 'Chant slave (Léo Sachs) Caprice hongrois (Duncliler) 7. Impressions d'Italie (G: Charpentier-Mouton). 20 h. 30 1. Zaza (lierion-Simon) 2. Sp- nate n" 1 (H.Tiidel) 3. Le Roi Saiil (Moussorgsky) Prince Igor (Borodine) 4. a) Nocturne (Pierné) b) Intermezzo (Schumann) c) Deux danses (Granados) 5. a) Air de « Leporello » (Mozart) b) Air de g La Calomnie » (Rossini).

P. T. 'T. ('158 mètres).– M heures Concert 1. Orient (Marc Delinas) 2. Elévation (Chaminade) 3. Mignon, fantaisie (Tbbnjns)" <NuH iHoilée (Seliumann) ;̃ ;>. Parade gnlnnte> (Garnie) > (S. 'jLakmé, ballet (Delibes). heures Concert de musique;- V 20 h. 30 Concert. Tour Eiffel (2.050 mètres). l.'i h. 45 Le Journal parlé La Vie artistique Les Nouveautés de la T. S. F. 20 h. 30 Concert.

lindlo L. (370 mètres et 00 mètres). 12 h. 30 En sourdine (Debussy) Air de «. Cléopàtrc » (Ha-ndcl).

Londres (301 m. 4). 11 heures Gramophone. 12 heures Musique du Pays de Galles. 12 h. 30 Orchestre Jack Payne. 13 heures: Récital d'orgue Aberyswtch, fantaisie (Lcy) Nocturne (Shera) Anges toujours beaux (Ha'ndel) Préludes (Tach) Pièce héroïque (C. Franck) ])eu qui fit le ciel et la terre (Attwood) Concerto n" 2 en si béniol (Havndél) Symphonie de l 'Agneau mystique, Images (Malcin^i'eau). 1.6 heures Orchestre Alphonse du Clos, 17 h. l."> Tango (Alheniz). 18 heures Intermède mus. cal. –19 h. 15 Sonates pour clavecin (Scarlatti). 19 h. 45 Variétés Une comédie/ Ballades légères Quinicttc Parkington. 21 h. 35 Récital de musique Palmyre aux talons d'or (Albert Samain) Crépuscule du Soir Cortège Spleen (Verlaine) Marché calédonien, suite Nocturne des cantjlèncs (Jean Moréas) Dansons la '-gigue ̃; Effet de neige Colombinc (Verlaine).– 22 heures Rectal de musique anglaise The Yeomen of the ftuard, ouverture (Sullivan) 0 cœur pustoral de l'Angleterre (Wopdgatc) Auprès des chutes de Hawortli (Gerrard Williams) Chansons populaires Trois danses de Nell dwyn (German) La Bannière de saint Georges, Cela vient des figes brumeux (Elgar). 23 heures Musique de danse.

-Y~ .~t'?~r>==

DEPLACEMsiTS|î VILLEGIATURES DESABofeSDO'x.FiGMO» M. Daily, au 'château de Vertbois M. Degomel, a Vilietie M.. E. Pclmas, à Royan Mme la baronne bornes, à Germ Mine la comtesse J. de Durât, à Nér;s-les-llains M. Duval, à Ma sons-Laff ;ttc Mme H. Doré, a Paramé M. L. Devioiaine, à Lucsur-Mer; Mme Deloslal, au château de SaintLou s M. A, Démangeât, aux Boucheries M. R. Dtmant, à Murren.

Mme la mai-qu'se d'Espinay-Saint-Luc, au chàieau de liouionviliiers M. S. -A. Kbrard, au château du Mesnil M. Exbrayat, à SaintMoritz.,

M. Fourcade, à .Vichy M. Ch. Freynet, a Kîrelat Fay, au manoir de Surville M. le comte de Farcy, à Saint-Quay-Portr.eux.

M. le marquis de Grammont, à Villersexel M. J. Guilloi, a Saint-Quny-Portrieux .Mile Giu'het, à Sa.ni-Quay-i'orirlenx M. M. RomLnct, a Sa.nl-Yr.e'ix Mme la baronne de Gunzbourg, a Ostende M. Ph. (îund, à Veulcltes M. F", Grégoire, à Orgères.

M. le docteur d'Heucqueville, SaintDenis-lc-1'u.ts Mme Huot, à Vic-sur-Cère; M. te baron Ch. Halvany, Carlsbad Mme Ph. llenderson, à Storr.ngihon M. Ilourticq, à Prague M. le comte J. d'Harcourt, au eh.Ueau d'O. cher.

M' Labour, il Saint-Cast M. Lemaire, à Saint-Luna ,re Mme- la comlesse de La l.'oesslère, à 'l'h ennes Mme la baronne J. de Longueiie, À Saint-Christophé-en-Bazel!e; Mme Lefèvre-Vacquerie, à Villequier M. J. Lejeune, à Chiteiierault Mme Lévy-Darras, à Biarritz M. M. Lavezzari, à Dampierre Mme V. Lu*c', i'Xàncy 'M. lèliïirtiri Lo 5fonnco, à Ai.les-Balns M. le comte de La Rochebrochard, à Montana M. L. Larivlère à Glion M. le vicomte Luj>àtelU de V*tcl, au château du Mesutl.

M. Manhes, à Annecy M. H. Michel, à Préfailles .M. Marescal, ùPraglia-I.resseo Mme de Monlcîar, à Millemont M. H. Ménard, à Saiut-Gervais-les-13ains Mme veuve A Morcau, il Pagney M. Maronvilier, au château lieauregard M. le marquis de Mon ferrand, uù château de Montréal M. L. de Mors cr, à Etretat M. le générral MorRon, à Cauiere.s Mine Ch. Maycr, à Erquy; M. P. de Maizière, à Saint-Christophe. Mlle A. Noile, il Seralncourt-le-Grund. M. A. Pinel, à Cauterets ;M. A. Pondevaux, à Vichy Mme Pacquel. au TouquetParis-Plage M. R. Pierre-Bod'n, à Tnmar s M. le docteur E. 'Plot, au l'ouliguen Mme la princesse H. de Polighac, au château de Saint-Jcan-du-Cârdonnr.y.

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