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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1923-07-09

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 09 juillet 1923

Description : 1923/07/09 (Numéro 190).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k293636j

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Ahotmemcnis tboisjioi» sixjksi. wj» Paris, Départements V < 4a u ̃' et Colonies françaises j ̃ «» 9* Étranger Union postais. 28 » 54 100 On s'abonne dans tous les bureaux de po$t» de France et d' Alger ia

Le bilan de la semaine

Cette semaine est plus riche en on-dits suspects, en commentaires intéressés, en articles, en opinions et en polémiques qu'en faits. Essayons d'abord de grouper ceux-ci.

.Les plus importants sont évidemment ,les deux conversations de mardi et de vendredi au Foreign Office. On ignore 'absolument ce qui s'est dit. Naturellement des histoires circulent. On sait que le cabinet anglais souhaitait des (précisions écrites, tandis que le gouvernement français ne voulait donner que des réponses verbales. On dit que M. de Saint-Aulaire aurait résolu élégam1 ment le problème, en se contentant de lire,. vendredi, les instructions qu'il avait < reçues de M. Poincaré, mais en lisant ( assez lentement pour que lord Curzon puisse transcrire. Ce n'est ni la réponse orale, ni la réponse écrite, mais la ré.ponse dictée.

On ne saurait garantir cette anecdote elle est du moins inoffensive. On n'en saurait dire autant de l'information- publiée par le Daily Telegraph, et d'après laquelle lord Curzon aurait fait allusion mardi aux limites de la patience anglaise. Le correspondant anglais 'du ̃•New York Herald va plus loin et il imagine déjà une action combinée de l'Angleterre et de l'Amérique. Mais il est trop évident que cette information est un simple souvenir des négociations de M. Stanley Baldwin à Washington, cet hU ver, quand, tout en réglant la, question des dettes de l'Angleterre envers l'Amérique, il a du même coup monté quelque négociation de ce genre. La Pàll Mail Gazette donne à la politique britannique une autre direction M. Mac Kenna aurait un plan, qui consisterait à lier les •réparations avec les dettes interalliées, ce qui rie parait ni entièrement nouveau, ni très explicite. Tout cela peut être vrai, et peut être faux. La vérité est que le secret sur les entretiens du 3 et du a été exactement gardé. Mais enfin, les négociations se poursuivent, et: c'est quelque chose d'avoir évité la rupture quand les points de vue sont manifestement opposés.

Même incertitude quanti :au raTe de l'Italie. Le 7, les journaux italiens donnent itous la même note le marquis delà Tonretta et lord Curzon cherchent ensemble « une ligne d'action couriimu'- né pour trouver une solution à rangois•s .sant- problème des réparations ». La' Tribwna dément qu'irait «té question d'une conférence à trois, d'où l'Italie serait exclue. Le 8, le Messaggero répète encore que l'ambassadeur italien et le ministre anglais cherchent ensemble une solution mais le même journal nous apprend que cette solution n'est pas trouvée et que l'Italie a une thèse propre, intermédiaire entre la thèse .française et la. thèse anglaise.

Tandis que les conversations de Londres continuent, l'intervention pontificale se développe. Après la lettre du Pape au cardinal Gasparri, voici le télégramme du cardinal Gasparri au nonce à Berlin, Mgr Pacelli, pour lui demander d'obtenir le désaveu des actes de sabotage. De là, trois conversations du nonce avec le chancelier celui-ci aurait promis de procéder avec plus d'énergie contre les auteurs des actes criminels, tout en faisant remarquer qu'ils lui échappent, d'abord parce que leur organisation est secrète, ensuite parce que les Français et les Belges ont éloigné les fonctionnaires allemands de la Ruhr. On appréciera la valeur de cette excuse. Le docteur Cun'o aurait" néanmoins pro-

'Feuilleton du FIGARO du 9 Juillet 1923

La Semaine Dramatique ̃̃• ••' PAR

ROBERT DE FLERS

CONCOURS DU CONSERVATOIRE Tragédie; comédie et drame.

COMÉDIE-FRANÇAISE L'Infidèle, pièce en un acte et en vers, de M. Georges de PortoRiche.

Le concours ilraigédiei dont aiaus ayons été affligés est certainement île plus médiocre auquel nous ayons jaanais assisté. Aucun con'cuirrent.n'a pris sur ses camarades un sérieux avantage. Nous n'avons même pas eu le plaisir de remarquer une de ces « promesses » dont nous nous consolions les mauvais .jours. En présence de -toiles épreuves, l'on se demande comiments dans quelques années, l'on, pourra jouer sa tragédie et ce que deviendront, avec .de tels interprètes, Corneille et Racine, Aussi, le jury qui, je vous .en réponds, n'était pas enclin à la, sévérité, n'a pu donner que de rares et petites récoimpen,ses. H ilui a été impossible 'de décerner ni premier, <ni iseco-nd prix, pas plus aux f'Cimmes qu'aux .hommes. Il lui a fallu se contenter de distribuer la modeste. /manné des accessits.

•M, Clavaud a obtenu un (premier accessit. C'est un bon petit jeune ̃homume, intelligent 'et appliqué. Il dit 'avec goût et il a eu raison de choisir le rôle d'Antiochus qui convient parfaitement à ses qualités moyennes. Un second accessit a récompensé, peut-être au delà de ses mérités, M. Wa-âley qui nous a présenté •un Pyrrhus anglo-saxon de bonne at-

ilure.

Parmi les élèves non couronnés, citons M. Donneaud, qui a enlevé les tirades d'Achille, dans Iphigénie, avec une intrépidité redoutable, niais non sans cha,,leur. M. Callamand a prêté au Xipharès de Mithridate une mélancolie de bonne volonté. M. Balpétré est certainement,

mis de blâmer formellement les saboteurs. Nous avons dit hier combien il lui était difficile de tenir cette promesse sans exaspérer les nationalistes. Cependant vendredi soir, le bruit courait. Berlin que l'intervention pontificale ne se limiterait pas à ces deux actes il était question « d'une vaste action du Saint-Siège destinée à préparer le terrain pour une entente franco-allemande. » Et, en effet, V Agence Wol[f, puis YOsservatore Romano ont fait connaître une troisième démarche du SaintSiège, cette fois à Paris et à Bruxelles, pour demander qu'il ne soit pas pris, après l'attentat de Duisburg, de mesures de représailles propres à irriter les esprits. Le gouvernement français a répondu que l'affaire concernait exclusivement la Belgique. On ignore la réponse du gouvernement belge.

Enfin, il est impossible de ne pas tenir compte d'un dernier événement qui a eu lieu, cette fois, à Bruxelles. Le 5, la Libre Belgique publiait un article de M. Passelecq, où il était dit très nettement qu'en cas de désaccord entre la France et l'Angleterre, l'intérêt de la Belgique était de suivre l'Angleterre. Autant valait demander l'abandon de Ja Ruhr. Cet article a été signalé le 6, en termes énergiques, par la Nation belge, et toute la ̃ -presse belge, sans distinction de parti, l'a dénoncé et flétri. Le grand journal catholique d'Anvers, le Métropole, le condamne comme « tendancieux et déplorable, d'une inopportunité crasse », comme « une provocation stupide à la fatalité ». Le Progrès, journal catholique de Mon s, parle de sottise et de lâcheté. La presse de gauche tient le même langage et la Gazette de Cliarléroi écrit « Langage odieux qui propose, au prix d'un pourboire, de commettre une trahison déshonorante. » Les maladresses de nos ennemis ont quelquefois du bon. Remercions M. F. Passelecq. Eir proposant a la Belgique un abandon et un marché, il a rallié toute l'opinion, pareillement indignée, autour de l'amitié française. Henry Bidou.

EN SEINEET-OISE Résultats du scrutin de ballottage

Inscrits 230.869. Votants 141.889 Bulletins blancs et nuls 9.247

Suffrages exprimés 132.024

Ont obtenu-:

LISTIi KAMCALE-SOÇIALISTE

MM. 'Franklin-Bouillon 77.604- voix KLU Goust 76.410 ELU LISTE COMMUNISTE

MM.Marty 54.353 voix Pacquereau 52.436 LISTE SOCIALISTE

MM. Barrion 296 voix Dret 295 [Cette double élection avait lieu en remplacement de MM. Aimond et Méssier, décédés.

Au premier tour de scrutin, les candidats de la liste républicaine avaient obtenu M. André, 50,159 voix M. Filhos, 49,326; ils s'étaient purement et simplement retirés. MM. Barion et Dret, qui avaient recueilli 9,123 voix et 8,831 voix, s'étaient désistés en faveur des communistes. M. Franklin55.555 voix. M. Jean Marty avait obtenu 42.166 voix et M. Pacquereau 40.358. 11 y avait eu 157.940 suffrages exprimés sur 230.809 votants.

Aux élections générales du 16 novembre 1919, sur 237,513 inscrits et 176,818 votants, M. Aimond fut élu, le second de la liste d'union républicaine, par 87,819 voix, et M. Messier, le cinquième, par 86,130 voix. MM. Franklin-Bouillon et Goust, candidats radicaux-socialistes, obtinrent respectivement 38,403 voix et 36,651 voix.]

de tous ces jeunes gens, celui qui a les plus sérieuses 'qualités, -mais il avait oblenu, l'an dernier, un premier accessit et il était malaisé de lui accorder une distinction supérieure. M. Batpétré a une fort bal'le voix, mais il en abuse. Il a •pleuré, gémi, sangloté une scène de Pohjeucte avec une honorable sincérité, mais qui évoque <pilus le catéahisime de persévérance que 2a persécution dés premiers chrétiens.

.Les élèves f ©mimes ont été assez bonnes camarades .pour n'éclipser en quoi que ce soit les élèves homïmes. Nous reconnaissons pourtant que Mlle Sully {.premier accessit) a joué avec 'beaucoup d'adresse et d.e .grâce une scène d'Antigonc, scène excellente et qui ne manque jamais son effet. Mlle Sully est adroite. Elle. a des gestes lianOionieux. Elle dit fort jetaient ïcs vers, toutes ses intonations, toutes ses attitudes •sont soigneusement étudiées et .prémiéditées et to tiennent souvent éloignée de toute émotion véritable. Nous devons à -Mlle Auda.n (deuxième aeoessit) une Monime d'une extrême discrétion, mais d'une aimable sensibilité.

.Elèves, non récompensées Mlle P,élide, une Camille ihurtante fort"' capable de réconcMier, dans un même effroi, tous les Horace et tous les Curiace. Mlle Cayrol, une tragédienne blonde, une Andromaque rose, cordiale et bien nourrie qui a incarné la veuve d'Hector avec un charme .épanoui tout à fait agréable. Mon Dieu que MMe Cayrol doit être de bonne humeur quand elle ne joue pas la tragédie Mille Koretzky est une fort belle personne qui ne 'manque point de quelque autorité, mais sa colère n'a rien à voir avec lia fureur tragique. Mlle Ruef est peut-être le ̃tempérament le plus curieux d© ce concours. Elle a de la violence, de fandéur, de la nature. Pourquoi, diable, a-t-eMe été chercher le rôle de Phèdre, qui lui convient si mal et où elle a été détestable ? Elle a fait de l'épouse de Thésée une névrosée de Montmartre, si, j'ose dire, la môme Phèdre guettant Polyte place du Tertre pour lui déclarer son béguin fatal. Mais, encore une lois, dans un autre emploi et dans un autre genre, Mlle Ruef aurait un jour un grand suc-

« Loué, par fceus-ci. blâmé par: ceux-là, me moquant des sots, 'bravant les méchants, 'je me presse de rire de tout. de peur "d'être obligé d'en pleurer. » (Beaumarchais). .-1

M. François Coty

élu sénateur de la Corse

M. François Coty. directeur politique du Figaro, a été, hier, élu sénateur de la Corse, dont il était conseiller général depuis 1920 pour le canton de Soccia. On pourrait dire que M. Coty vient d'être réélu. On n'a pas oublié, en effet, qu'en 1921, les suffrages des délégués sénatoriaux s'étaient, en réalité, portés en majorité sur son nom, et que son siège au Sénat lui fut enlevé par une manoeuvre dont le caractère frauduleux n'est plus nié, et qui d'ailleurs entraîna des sanctions administratives.

Le nouveau sénateur n'apportera pas seulement au relèvement de la Corse le concours d'une activité avertie et infatigable, il ne tiendra pas seulement à ses électeurs les promesses qu'il a faites. 11 rendra de grands services à la Haute Assemblée où l'on saura vite apprécier ses qualités d'intelligence pratique, son sens aigu de l'intérêt général, sa puissance de travail, l'expérience de son labeur fécond et son patriotisme.

Le concurrent de M. Coty était, on le sait, M Landry, ancien ministre de la marine, vice-président de la Chambre. Si» défaite donne à l'élection sénatoriale d'hier toute sa signification. Cest un système politique qui est condamné avec lui. C'est la défaite de la politique des intérêts particuliers et -des questions de personnes perpétuellement substituées aux problèmes économiques, de la politique mesquine qualifiée si justement, ici même, ces jours-ci la politique à courte vue qui ne s'embarrasse d'aucune considération d'ordre élevé. Puissent l'exemple de la Corse et son effort de renouvellement être suivis dans d'autres élections. Au surplus, nos lecteurs connaissent le programme de politique générale de M. Coty. Ils ont suivi avec une attention grandissante les articles qu'il a publiés ici et où se sont affirmés, avec son culte de la France, ses sentiments généreux de confiance en l'avenir, son goût du progrès dans l'ordre et la justice, sa haine des combinaisons louches et des coteries de couloirs.

L'élection d'hier est un succès pour les idées défendues dès longtemps dans notre maison où elle cause à tous une joie sincère.

LE FIGARO

Voici les résultats du scrutin d'hier Inscrits 794. Votants 788

Suffrages exprimés: 788.- Majorité absolue: 395 MM. Coty, industriel, républicain. 397 ELU Landry, vice-prés. de la Cham-

bre, action républicaine 391

.(Il s'agissait de remplacer M. Gallini, sénateur, membre de la gauche démocratique, décédé.)

M. François Coty est né en 1874, à Ajaccio, d'une des plus vieilles familles de cette ville. Fils de ses œuvres, il a acquis, par un labeur de vingt années, une situation de premier plan dans l'industrie mondiale. Même sans remonter au temps déjà lointain où, tout jeune homme, il débutait comme secrétaire d'Emmanuel Arène, on peut dire qu'jl n'est pas nouveau venu dans la politique. Voici plusieurs années qu'il'en fait, et de la meilleure. En effet, fidèle au programme qui était le sien.^avant même qu'il l'eût exposé dans le Figaro « les questions économiques d'abord », il poursuit depuis longtemps et avec persévérance, par ses actes, par ses ressources, par ses initiatives, sa propagande et son exemple, un programme pra- tique de relèvement économique de son île natale. C'est cette saine politique que, par leur vote d'hier, ses compatriotes ont hautement ratifiée.

ces qu'il ,ne faudrait .potat s'en, étçmner a..

outre (mesure. \.v"

Le concours de comédie été, sans doute, supérieur au concours de- tragédie, sans risquer pour cela, à aucun moment, de devenir éclatant aussi, point de premier prix, pas plus pour 'les ho-nïmes 'que pour !les f,e:tl1mê;3.En r.eva!nche,' cinq seconds prix dôçfemiriienl. 'mérités s et un ouragan d'accessits destinés à, distinguer de bonnes quail.ités.'pu. -à' souligner des bonnes volontés déiout repos. Elèves hommes. Deux seconds prix. M. Bazyl, Grec d'origine, violent accent levantin, -a passé, paraît-il, -par l'Ecole polytechnique ,ce qui lui fit -immédiate-,ment songer au théâtre. Curieu'x bonhomme, très personnel, d'un physique aigu et inquiétant dispense avec mesure un bon petit satanisme pour .famille bourgeoise. A dit avec une hauteur originale une scène de Don-Saillusle. Pourra être très intéressant dans certains rôles et impossible dans tous les autres. N'y aurait-il pas lieu de créer au Conser"vatoire une section à part pour les étrangers ? M. Balpétré de la flamme, de l'organe, de la vigueur, une émotion qui pour être parfois un peu laborieuse n'en demeure pas moins sincère.

Pas de premier accessit. Pour ma part, j'en eusse volontiers donnéi un à M. Wasley, qui a de l'autorité, de la distinction et qui, dans toute cette promotion, est le seul pouvant promettre un futur « premier rôle ». Mais M. Wasley n'a eu qu'un second accessit, ainsi que M. Morin1, un Flambeau un peu trop' scolaire. M. Ravon, un petit valet de bonne humeur, et M. Donneaud, ardent et, gentil comme tout dans une scène cVHemani où il nous. a fait songer au romantisme puéril d'un Deveria. Parmi les élèves non récompensés, il convient de ne pas oublier tout à fait M. Fiot, qui a de la bonhomie, du métier et qui tient les planches. M. Dupeyron, qui a un mauvais physique, mais qui a- dit avec agrément le rôle de Clitandre. M. Clàvaud, intelligent et fort .honnêtement malheureux dans celui d'André del Sarle. M. Cusin, qui a du mouvement, mais- qui ne se méiie, pas assez, d'une tendance fâcheuse à la.. vulgarité.. M. Raymond Girard n'a pas eu de rô-

B O HO S

Pour ceux igpui votent avec les coiminiu-

nfeles. “.̃̃ ;.̃̃

Il est bon de faire. connaître aux électeurs «qui votent pour Marty les dessins que publie l'Humanité et que 'reproduisent, natuTelleinTont; -les illustrés alle-

mands. i:

L'autre jour, M. Poincaré était ̃représenté sous les traits d'une hyène déchirant l'innocente Allemagne abattue. Hier, :1e dessinateur nous montrait « le Vrai Monument aux morts » lie président du Conseil est agenouillé sur un tombeau .qui porte ces > deux inscriptions «̃ Pardonnez-moi, mes morts et inutiles », et sur une autre face « Oui, j'ai voulu cela et je m:e suis. lourdement tI'olmlpÚ n

A la colonne suivante, YHunxanité invitait « les petits bourgeois de Seine-etOise » à voter (pour Jean Marty et Mari us Paquereaux, candidats du parti ilî-

tematicuial communiste

Bes.gûûts et des couleurs.

Le beau temps incite aux promenades à travers Paris.

Et de nombreux touristes, ainsi que des Parisiens, visitent aicluelleunent ll'ile .Saint-Louis et l'île de la G i té, qui comptent bien parmi «les plus beaux coins de la capitale.

Autrefois, on rencontrait d'amusantes et curieuses enseignes dans ces vieux quartiers. Hélas! Tout passe, même le bon igoût. Un hôtelier qui .habite une des (plus anciennes (maisons de l'ille do la 'Cité, a :eu la très fâcheuseï idée de placer au-dessus de sa porte cette annonce

«rCity-IIôtel ».

Pourquoi pas, toufsimlpilemlent à Ja française « Hôtel de la. Cité » 3,

-~o-o.

Les (soirées du Bois.

Les restaurants du Bois regorgent de monde, et c'est avec grand 'peine que l'on trouve une table libre pour dîner. De .nombreux étrangers affluent dans ces milieux élégantsles hommes portent tous un smoking signé. Demiony, le premier tailleur de Paris.

L'heure verte.

Nous avons annoncé, il y a six semaines, la transformation de l'horloge extérieure de la gare Saint-Lazare, cour de Rome, où les heures et les aiguilles sont maintenant éclairées en rouge, la nuit

yenue.

"L'administration des chemins de Ter ̃Hé 'l'Etat a attendu quelque' temps pour savoir .ce -que- le public pensait de cette .innovation, et, comme tout le, monde en était satisfait, elle vient de faire subir la même transformation à l'horloge de la cour du Havre.

Seulement, celle-ci se différencie de l'autre en ceci que les aiguilles qui tournent sur le cadran rouge sont éclairées ̃en vert.

Désormais, Pheure sera bien visible, et de loin, à la gare Saint-Lazanei.

-<>-<:x:>-o--

Dans un site adimir&bilô, « Le Norfflan- dy Hôtel » de Granville, face au somptueux casino de superbes représentations théâtrales vont être données, est l'endroit rêvé pour ies vacances. Sept courts de tennis, un terrain de golf à dix-huit trous unique en France, voilà de quoi réjouir les fervents de plaisir et de, sport. ̃'

Précaution.

L'autre après-midi, au départ d'un train pour la Côte d'Azur, .en gare de Lyon, une dame chargée de valises et de plusieurs autres paquets s'en alla en lêt-e

compense, car il avait obtenu l'an dernier un second prix et on n'a pas cru devoir lui en attribuer un premier. Nous devons constater, néamoins, que cet élève n'a. nullement démérité, qu'il a une bonne diction, de l'autorité, du brio. Il n'a, cependant, pas réussi à donner à Don César de Bazan l'éclat qui lui eût valu la première récompense.

̃ Elèves femmes. Trois deuxièmes prix Mlle Garcin, émouvante et gaie tour à tour dans la Suzanne de Villiers du Monde où l'on; s'ennuie, un peu convenue, sans doute, irjais dans un emploi où il est difficile de ne l'être pas. Mlle Koretzky, une belle Lucrèce Borgia, d'un tragique qui n'a rien de définitif et que j'eusse trouvée mieux à sa place dans le rôle de V Aventurière ou de la Mégère apprivoisée. Mlle Laugier, dont le jeune talent vaut un bel éloge. Il n'est point commode, à vingt ans, de jouer la baronne d'Ange. Il y faut des qualités qu'un peu d'âge pas trop parvient seul à vous donner. Mlle Laugier y a suppléé. Elle a de l'allure, de la vivacité, du mordant c'est une vraie coquelle dont Ja place est marquée au Théâtre-Français.

Premiers accessits Mlle Ducret. A mon avis, le sujet le plus intéressant de tout :lo,concours et qui eut largement mérité un second prix. Mlle Ducret a joué avec une émotion et une sensibilité ̃qui ne doivent rien à ses maîtres la scèné de Gamâlle, de On ne badine pas avec Vamour. Je serais fou étonné que cette élève déjà si artiste et si finement douée ne nous fournit point l'an prochain le moyen de lui décerner un premier prix. Mlle Laurey, autre premier accessit, n'a sans doute pas été excellente dans la Parisienne, mais ce n'est pas,un rôle d'élève. Mlle Laurey a néanmoins prêté à Glotïlde un petit ton aigu et une mauvaise foi féminine déjà fort appréciable. Deuxièmes accessits Mlle Dufrène a dit avec un charmant enthousiasme les, tirades de V Aiglon. L'expression est vive et animée, la, voix sonore et nuancée. Elle obtiendra, sans doute, l'an prochain, le grand succès qu'elle n'a fait qu'effleurer aujourd'hui. Mlle Mony nous a. présenté une Rosine enfant. Elle a quelque drôlerie "et une inexpérience

du convoi et demanda à parler au méca-

nicien."

L'homme, vêtu d'un bourg*sron bleu et tes mains grasses, se pencha de sa locomotive.

La voyageuse, avec un bel. accent de Toulouse, lui adressa à peu près ces paroles

Dites-moi, mon ami c'est vous qui conduisez le train que je vais prendre ?

L'autre, étonné, répondit par un signe de tête aiïirmatif.

La dame, alors, tendit discrètement un petit billet au mécanicien ahuri, et lui dit <encore Eh bé Permettez-moi de me recommander à vous.Soyez prudent et ne nous faites pas dérailler, hein ? Le Masque de Fer.

La conclusion de la paix semble imminente

entre les Alliés et les Turcs

On espère que l'accord complet sera réalisé entre les délégués après la réunion de cette nuit

1'1

Lausanne, 8 juillet. Les plénipotentiaires alliés se sont réunis ce matin chez sir Horace Rumbold et ont discuté la, situation telle qu'elle se présente après la longue séance d'hier.

Deux réunions d'experts ont eu lieu également ce matin, l'une pour s'occuper de la question de l'évacuation de Constantinople, l'autre pour chercher un texte permettant de régler le problème des concessions.

Cet après-midi, de 5 à 8 heures, les délégués alliés ont conféré avec les Turcs.

Bien que les plénipotentiaires aient décidé d'observer la, discrétion la plus absolue sur leurs négociations, le bruit courait, peu après la lin de la, réunion, que l'accord aurait été établi avec les Turcs, au cours de la, journée d'aujourd'hui, sur la question des coupons et de l'évacuation de Gonsfantinople. Il ne resterait à régler que la, question des concessions. Les Alliés feraient dépendre l'enregistrement des accords sur les coupons et l'évacuation de l'attitude finale des Turcs sur les concessions.

̃11 suffisait de vpir la"physiono"rnie'des délégués au sortir de la réunion de ce soir pour avoir l'impression très nette que la paix n'était peut-être maintenant qu'une question d'heures.

Les délégués vont se réunir de nouveau à 11 heures du soir.

Si les Turcs, comme tout le fait présager, font preuve, à cette ultime réunion, de bonne volonté, dans la. question des concessions, on pourra dire que la paix est faite à Lausanne.

D'ailleurs n'annonce-t-on pas déjà qu'un communiqué un délégué a dit un beau communiqué sera fait après la séance de nuit.

AUJOURD'HUI

LA PAGE COLONIALE

DEMAIN MARDI

PARIS ̃:̃ La Vie Municipale

que ses dix-sept ans excusent le mieux du monde.

Parmi les élèves qui n'ont obtenu aucune récompense, citons tout d'abord Mlle Sicard, un second prix de l'an dernier, à laquelle, cette fois, nous espérions bien en donner un premier. Mais Mlle Sicard a été très mal inspirée eu choisissant pour la grande épreuve une scène de la. Femme de Claude. Elle n'a du personnage ni la dureté, ni la. fureur criminelle, et elle parait mieux, désignée, par sa nature, pour les amoureuses que pour « les premiers rôles n. Cependant, M' le Sicard possède fies dons de grâce, de souplesse et de sympathie qui peuvent lui promettre un heureux avenir. L'on eût pu, sans largesse, accorder un second accessit à Mlle Boitel, qui a beaucoup de charme, de distinction et qui joue sans niaiserie l'emploi des ingénues. Nous retrouverons Mlle Boitel dont le concours a été mieux qu'une promesse. Mlle Delbo est une soubrette de franche allure et de verbe joyeux. Et MLle Coury a été adroite e.t gentille dans la Suzet de VAmi Fritz.

Le trait saillant de ce concours, tant des élèves hommes que des élèves femmes, est l'absence complète de tout sujet comique. La comédie dramatique peut encore, à la rigueur, parmi ces nouveaux venus, faire quelques recrues utiles. La comédie légère n'en retiendra aucun, sauf peut-être Mlle Boitel, qui nous a rendu fort agréablement une bien jolie scène de la Margot d'Henri Meilhac. Qui faut-il en accuser ? Plutôt les dieux dispensateurs de dons que les hommes ̃jui peuvent que développer ceux qu'on leur confie. La violence et l'autorité peuvent en une certaine mesure s'apprendre. Le comique ne s'apprend point, et celui qui s'apprend est si triste qu'il vaut mieux n'en point parler. Pourtant,plus d'un d'entre nous estime qu'il y aurait peut-être lieu de dédoubler le concours de drame et de comédie. De quelque impartialité et de quelque compétence que l'on se pique, il est, en effet., assez difficile de trouver des équivalences de jugement entre .des élèves qui jouent Buy Btas, André del Sorte ou Lucrèce Borgia et des élèves qui interprètent Scapin, Valentin ou Dorine, Je sais

et 14, Rond-Point des Champs-Elysées Les innonces et Réclames sont également reçues à l'Agence Navas, 62, rue de Richelieu, Paris

Les fêtes de Pascal en Auvergne

La pluie est tombée toute 3a nuit sur Glermont-Ferranid, et c'est sous une véritable averse que le collège présidentiel quitta, hier matin vers 9 heures,' la préfecture pour se rendre au •somlmefc du puy de Dôme, où devait avoir lieu une cérémonie eoinimémorative en l'honneur de Pascal. Avant de faire l'ascension de la montagne, M. Millerand fait une courte: visite à l'hôpital, puis au musée Pascal,' récemment installé dans un vieil ihôtei de Clermont, puis, toujours uccoiinpa-< gné do MM'. Léon Bérard, Le Trocquér, Maunoury, de La'sleyrie, .Strauss, Peyronnet, ministres Gaston Vidai, soussecrétaire d'Etat- ;• du «maréchal Foyoill&, de MM. Fouquières, directeur du protocole Marlier, directeur do 'la Sûreté générale de Ncuflize, vice-président Margot, directeur, et Goy, 'secrétaire général du P.-L.-M., etc., le président part pour Royatil passera seulement quelques minutes. Le ioortègev officiel /des automobiles,' portant le fanion tricollorc, se reforma1 alors et gravit la route en lacets à Iravers le vallon do Fontanet.

A Fonl-de-1'Arbre se- trouvé la, station du chemin de fer de imontaigne qui conduit, au sommet du Puy-de-Dôme M. Mi'llerand et sa suite prennent place dans île petit 'train 'qui se imlet aussitôt en marche à travers les nuages et la chaîne des puits couronnes do neige. Au sommet du puy de Dôme

[A 11 h. 30, le point culminant du puy1, de Dorme- est atteint. M. Millcranid est ailors conduit dans 'la couipofle de l'Observatoire, où va être glorifié Pascal. (M. d'Ocagne, meimlbre de l' Académie des Sciences, prend le premier la pa^ rode au nom de il' Académie Royale ides Sciences de Madrid, dont il est correspondant, et apporte le tribut d'admiration de cette Compagnie au grand sa- vant français.

M. Painlevé, ancien président de l'Académie des Scisnœs, célèbre, en. un beau discours, le (.savant, le 'poète et Ha saint 'fondus en Pascal, «qu'il imontre comme « un des grands lyriques de l'anxiété humaine n.

Représentant l'Académie des Sciences, M. Emile Picard, secrétaire perpétuel, dit tout ce que la science doit il Pascal, à son génie de iinathématicien et ide physicien.

Enfin, M. Bataillon, recteur de l'Académie de Clermioii't-Ferirand, .rappelle Ci les liens qui unissent Pascal .l'Auvergne.

Un banquet est alors servi dans un hôtel sur Je pic unème, au cours duquel M-. •Çlémentol, président du-, conseil général, remercie M. Millfcrànd et 'les personnalités officielles qui ont bien voulu venir honorer, en ce lieu, la imémoire de Pascal.

Après 'de tels discours .et do si ôminents orateurs, te Président de !a République se refuse à pailler de Pascal, et c'est un discours patriotique qu'il prononcera

La France a, par des sacrifices inouïs, associée à ses alliés, obtenu la victoire. Les batailles sont terminées, mais la victoire n'est pas assurée, puisque, par la ruse et la fraude, on nous en dispute le prix. La France veut que la victoire lui assure au moins la réparation de la dévastation do dix départements saccagés. Il n'y aurait pas de justice si celui qui déchaîna la guer-

fort bien qu'il est malaisé do choisir le mode définitif qu'il faudrait appliquer aux concours du Conservatoire, mais ce n'est pas une raison pour ne pas le chercher,

J'ai dit, l'autre jour, le grand succès qu'a, remporté Vlrlfidèle, de M. Georges de Porto-Riche, sur la scène de la Comédie-Firançaise. On eût bien étonné tes spectateurs de 1891 qui assistèrent à la ̃première représentation de cette barcaroille tragique et ilibertin.e- sur la scène du Théâtre d'application. Mais la pièce. en dépit de certaines audaces, .portai t'en erie-m;ême la inioralité supérieure d'un© œuvre (littéraire, je veux .pairier d'une langue solide et nombreuse, abondante! .en beliles images, en. 'formules cinglantes, en .rimes harmonieuses et sonores. Ces fortes qualités ici s'alliaient avec .uw ̃don d'observation .souple et pénétrant. Les ouvragés ce genre, même partmi les plus réussis, n'ont que bien rarement l'occasion de s'enorgueillir de tels avantages. L'on ̃pouvait, dès ce soir lointain, prévoir chez l'auteur de Vlnfidèle l'auteur d' Amoureuse. Jules Leanaîitre ne s'y trompa pas et, dès Je len- demain, M écrivait « Et comme cette pièce est, d'un très" f.ra.nc observateur des sentiments humains, j'estime qu'il faut beaucoup attendre de 'M. de PorteRiche. Il nous doit une (grande icom'ôdio. moderne. Il nous la donnera, s'il le veut, et s'il n'est (pas le ,plus paresseux des' hotomes. »

M. Brunot ai remporté, dans Je' rôle de Lazzaro', un succès éclatant. Ses envo-< ̃lées lyriques ont fait merveille et i,l a sut unir, en justes proportions, l'amertume; des sentiments et la sonorité joyeuse de l'expression. M. Roger Gaillard a été agréable, mais un peu banal sous l& pourpoint de Renato. 'Mme Huiguette Duflos, si charmante hier dans les Trouvailles de Gallus, n'est pas aussi parfaitement à l'aise dans Je personnage de Vanina. Elle y fut certes, pleine de et et de séduction, mais elle manque un peu de pathétique dans la révolte douloureuse de 'l'amante trahie. Robert de Fiers.

.• de l'Académie française,


re pouvait bafouer, ses vainqueurs et leur refuser ce 'qu'il leur doit'

̃ La France a été contrainte d'adopter,après trois ans, des mesures de coercition. EUe est entrée dans la Ruhr avec ses alliés belges, avec un seul but, et qui sera atteint: se faire payer. Le pays est avec sou gouvernement qui réclame Inexécution d'une politique de continuité. La continuité. est fa condition essentielle sans laquelle la politique de la Franco serait condamnée h un avorienii*nt lamentable. Cette politique, aie nous le dissimulons pas, est une politique df- longue haleine II faut'que la France soit résolue, comme pendant la guerre, à tenir jusqu'au bout. C'est-à-dire un quart d'lieure de plus que l'adversaire.

M. Millerand termine par un appel à l'union, au nom de la France..

Croyez-moi, dit-il, l'heure n'a pas sonne de reprendre vos divisions intestines. A 2 heures, le cortège .présidentiel regagne le train 'de lia montagne et repart pour Clermont où" se (prépare une nou-

velle, -cérémonie.

Devant la maison natale de Pascal ̃Dès te retour, à Clerniont, M. Millerand et- sa suite se dirigent, vers la «raison natale 'de Pascal. C'est là que M. Pierre de Nolhac, qui représente l'Académie française, et qui est lui-même né à Clermoht-Ferrand, prend la parole. Après avoir excusé MM. Henri Bergson et Maurice Barr.es, qui devaient venir et en furent empêchés, M. de Nolhac lut le .magnifique discours, si plein d'émotion et de science que M. Barrès avait composé sur les « Enfances Pascal ». En. voici. les plus1 importants passages.

-Quelle énigme quasi' religieuse que l'apparition d'un génie Pourquoi de cet enfant jaillit 'l'étincelle, et non de cet autre, ̃ né du même sang, sous le môme. ciel ? Com:ment s'est constitué ce point de perfection, cet équilibre dangereux ? Qu'est-ce que cet assemblage inouï d'un savant et d'un saint, d'un- observateur et d'un visionnaire ? Pascal applique les méthodes expérimentales, en même temps qu'il éprouve ,des faveurs surnaturelles. Rien ne nous rendra-t-il compte, d'une .si haute complexité, et faudrait-if crier .au miracle ? Pascal serait-il une pierre noire tombée <3u ciel,- dans Cler:mont, le, 19 juin 1623? Eh non, c'est un quartier de nos basaltes' d'Auvergne. Cette haute flamme a jailli de-ces germes de feu qu'il y a dans nos plus humbles cailloux. ^Evidemment, 'ces rapprochements ne résolvant aucun mystère. Mais en saisissant 'obscurément les rapports de cet esprit volcanique' avec sa terre et sa famille, nous éprouvons des jouissances analogues à 'relies, que nous apporte la musique, quand klu grands accords s'engendrent et s'entre:croisent. Si la part divine du génie nous échappée fatalement, du moins pouvonsnous le connaître dans ses premiers mouvements et ses premières nourritures, jusqu'au jour où, pleinement formé, Dieu l'enlève poix influences terrestres pour le pé- Irir seul. Jusque-là, de son point de vue sublime, il dirait lui-même qu'il n'a été qu' un enfant. C'est dans cette période que je me renfermerai. Les Enfances Pascal, auraient dit nos pères, voilà le sujet qu'ici, à cette date, nous youlons mé-

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i Pour lui, Dieu a inventé des faits, a" mul-

i tipliô les avertissements et les circonslanj ;ces, a créé des événements. « Les événements, ces leçons q\Q nous recevons de .̃Dieu,, jnôroe », dira-t-ii/'plus. lard, .Diou lui a' fatt'te'faveur' de né:pas,l1.aycuglBtv comme tant d'autres. Dieu l'a éclairé, a incliné' s'onepsur avec une douce violence vers la vérité. C'est donc que Dieu l'aime et l'a choisi. 'Ainsi, à Rouen, dans sa vingt-quatrième année, les idées de providence et de prédestination se réalisent en Pascal. C'est de la <ie religieuse vécue avant d'être pensée. Et tout cela en étroit accord avec son père, par- le moyen de son père.

Les Enfances Pascal sont finies. Le jeune génie n'a plus à faire d'apprentissage..

~.«~t'M if

On est saisi d'admiration à voir comment le héros sait se porter dans les profondeurs des milieux successifs qu'il traverse.et y.puiser sa nourriture royale. Puissance assimilàtive, et tout ensemble créa,triée, du génie qui court à son destin. Désormais, le grand Pascal va seul,, uniquement guidé par les signes du ciel. Mais remarquez-le encore, où donc s'impriment ̃ces. ordres d'en haut? Sur les femmes de sa famille, principalement. Que ne doit-il pas à Jacqueline ? Et, pour confirmer la vision du feu, voici, plus tard, la guérison imiraculeuse de la petite Marguerite Périer. Pascal a mis hors de discussion que noire essentiel nous vient du cœur et de l'instjne'tr Eh bien, .ce cœur auquel' il s'en remet," ce cœur par qui nous connaissons les premiers principes sur lesquels la raison s'appuie, ce cœur, enfin, qui nous initie à l'ordre de l'amour et de la charité, il est antérieur à notre existence e individuelle. C'est un cœur hérité, c'est un cœur filial. Les Enfances Pascal nous le prouvent, M. Léon Bérard, ministre ide l'instruction ipublique et des beaux-arts, après quelques paroles sur la vie de Pascal, 'étudie son apostolat et, dans un beau langage, il. continue ainsi

'Avant d'écrire, Pascal se mettait a genoux. Qui ose parler de lui ne peut parler de lui comme on parle d'un écrivain ordinaire, l'ame ardente de Pascal restant mêlée à l'histoire intérieure de nos âmes. Ce n'est pas un philosophe, ce n'est pas u& écrivain, c'est un apôtre, et un directeur impérieux. En fait, il transpose le problème philosophique, il l'intériorise. ̃ Pascal a passionné trois siècles d'histoire littéraire. Le' dix-huitième siècîte le méconnaît violemment et le traite d'halluciné. Le commencement du dix-neuvième siècle -en 'fait successivement un romantique, un sceptique et un pessimiste. C'est vers 1850 qu'une génération éprise de vérité historique s'efforce de mieux connaître la vraie figure de Pascal; et il n'y a pas perdu.

11 a renouvelé l'apologétique contemporaine et en modernisant peut-être sa pensée, qui d'ailleurs s'y prête, des philosophes voient' en lui1 le précurseur de toutes les philosophies de la raison pratique, du sentiment et de la volonté. Nos âmes, ne seraient pas les mêmes si Pascal n'avait pas vécu.

Au Pascal des' Provinèiàies, sans vouloir rouvrir entre les Jésuites et lui l'étemel déhat. nous devons des répugnances, comme passées dans'notre sang, pour qui tue l'esprit, pour les fins qui justifient les moyens, pour le formalisme qui dispense de l'amour, pour la religion comme instrument de domination, pour toutes les complaisances et tous les compromis.

C'est le pathétique des contradictions que notre nature enferme, c'est la .tragédie de notre destinée qui ont trouvé avec lui leur expression immortelle.

Enfin, pour clore celte admiraple journée, M. Millerand se rend au Parc des Salins une fête populaire est organisée en son honneur. Sur une estrade dressée en plein air, d'adorables colombines dansent autour de Pierrot un ballet éperdu, et ce spectacle d'art, dans le cadre pittoresque des volcans et de- puys qui forment la toile de fond, tandis que les harpes frémissent et que les violons sanglotent harmonieusement,

est d'un charme infini. Cependant, sous un dais aux armes d'Auvergne, la, juuae du peuple entourée de gracieuses cornpagnes, le front ceint d'un diadème de rosés, agite doucement, son éventail dans la longue robe blanche qu'affectionnaient. les filles de la Gaule. Elle apparaît en face de ce. plateau de Gergovie, où se joua jadis le'sort de ce pays, comme l'incarnation même de la province d'Auvergne. l Le président de la République applaudit longuement, puis il rejoint.la préfee- ture, d'où il partira demain matin pour

Brioude.

A!a g!oiye de Guy~en~e~

A Poelcapelle,. hier, un monument élevé à- la mémoire du héros français a éte-âolénnel-i- loinent inauguré. Poelcapelle C'est là' sans; doute que dut tomber le 11 septembre 1ÔÏX: après trois ans de combats incessants et d'incessantes victoires, le capitaine -Guyne-; mer. Car jamais, on le sait, on ne. put retrouver le corps de ce prodigieux soldat de' vingt ans, disparu en plein ciel de.gfoire'».; Les aviateurs belges ont voulu montrer' qu'ils n'avaient pas oublié leur frère de corn-:bat, celui dont chaque exploit provoquait la- crainle, l'admiration et le respect. L'A6ro-; Club de Belgique, l'Aéro-Club de France', lai Ligue aéronautique de France; et Te Royal; Air Force d'Angleterre avaient -participé ;ài la formation du comité. -,̃ Le monument se compose d'une stëTè' eh' pierre blanche surmontée de la cigogne légendaire en plein vol, et portant sous .son soubassement diverses inscriptions relatives à. la carrière de l'héroïque aviateur,- ffan- çais. ̃ Il s'élève au carrefour de routes formant le village de Poelcapelle, à FendrQiî môme i. dut tomber le capitaine Guynemer, qui, était venu avec plusieurs groupes de l'avia-! tion de chasse française participer, -avec- les escadrilles anglaises et belges, l'offensive des Flandres de 1917.

Le monument porte cette .inscrtptiôi «11 sepleiribre 1917. Sur ce càiii detetre- belgç ravagé par ta guerre, tombai, po-ur là] défense du droit viola, un Iiéro» 'français,:] Georges; Gujinemer, dont les ailes'yietorieu- ses conquirent -i vingt ans une .gloire incomparable dans te ciel des combats. Les aviateurs belges qui eurent V honneur de 'lutter à ses côtés ont élevé ce monument en témoignage de leur admiration née de la fraternité des armes. »

Parmi -Tes nombreuses personnalités qui ont: pris. place dans ila tribune ̃ officielle, on note la présence du générai ;de Ruette, représentant le Roi du vicomte -Berryer, ini- nis'tre de il 'intérieur du général par.tig.ues, représentant le ministre de la défense nationale du générait Laoaipelle, commandant te premier corps français du général BaiTès, chef du centre aéronautique de Versai'Wës. du colorel Seguin, représentant M. Laurent-Eynac, sôusisecrétaire d'Etat fran- çais à .l'aèronauitique du «omaimnidant Brocard, ancien .chef de-Guyn©mer d'une délégation d'officiers. britanniques ayant à sa tête le commanidant Lambe, etc. On notait également la présence de Mme et Mile Guynemer.

/Tandis que. îles, .clairons, .sonnent aux champs, il'êvôque '«le Bruges s'est avancé pour bénir 'le monument de .Guynemer. Et le vicomte Berryer, ministre de l'intérieur de Belgique, apporte au « fabuleux héros français », l'hommage de son pays « Le jour où il tomba en combattant, dit-il, tes dieux immortels, en soustrayant sa dégouiUe à t'6u|es les recherches rt

têiiTllesf ^fipeS. «ÎM. iiïil au: jêuiie. Ifér.tefe

ûné"fit'i 'de légende," ;puré (•oinmé sa 'gloire'' et immatérielle comme' see vertus » Le bourgmestre de Poelcapelle s'est engagé à veiller sur le monument, qui a été remis à l'administration communale de cette localité par l'aviateur belge • Willy Coppens. ̃

Le lieutenant Thiefry, pour les aviateurs belges, le commandant Brocard, chef du groupe des « Cigognes », ont porté un ultime salut à leur ancien compagnon d'armes.

Dans un silence impressionnant, les enfants des écoles de Poelcapelle ont alors exécuté une cantate de circonstance. Puis, les délégations et les sociétés avec étendards ont défilé devant le monument, tandis que la musique exécutait en sourdine la, Marseillaise, le Good save the King. et la Brabançonne.

Le héros, légendaire a désormais le monument qu'illumine sa gloire. Peut-être at-on vu le, ciel traversé par

L'aéroplane fulgurant monié par Guynemer.

-r

L'ENCOURAGEMENT AU BIEN

::r.r~

La Société nationale d'encouragement au bien tenait, hier, au Trocadéro,sa graiidc séance publique annuelle, sous la. présidence'd(, notre* éminBiit rnaître et'ami Sté̃phen Liégeard, le chantre des Grands Cœurs, qui a prononcé d'une voix jeune et vibrante cette allocution

11 me semble utile, avant d'ouvrir la séance, de vous dire, en peu de mots, pourquoi M. le colonel Meaux Saint-Marc, président titulaire de la Société Nationale d'Encouragement au Bien, n'occupe pas aujourd'hui le fauteuil présidentiel. La maladie, hélas en est cause. Une indisposition subite «sl| venue l'atteindre tlui, sans donner d'inquiétude, ne permet cependant pas à notre cher Président d'accomplir- le voyage de Ville-d'Avray à Paris. Toutes choses cessantes, il s'agissait de trouver un remplaçant, tâche facile en apparence, puisque notre premierviceprésident, NI. Léopold Bellan, remplit avec éclat les conditions de notoriété brillante indiquées pour cet, honneur. Membre éminent du Conseil municipal de Paris, créateur de nombreuses sociétés humanitaires, doué d'une éloquence dont nous avons eu la preuve ici même 1 an dernier. dans une admirable improvisation que nous n'avons point oubliée, M. Léopold Bellan semblait être le candidat désigné pour la circonstance. Mais il s'est récusé, avec une regrettable modestie, voulant sans doute laisser la place libre au vieux président honoraire qui, pendant un quart de siècle, a mis tout son cœur à conduire l'œuvre d'Honoré Arnoul au point lumineux où elle brille en ce moment. Quoi qu'il en soit de cette supposition que justifie amplement la délicatesse de notre éminent collègue, un peu souffrant moi-môme, fatigué du poids de mes quatre-vingt-treize printemps, je n'ai pu cependant résister -à la tentation d'accepter cette dernière faveur, -heureux 'de me trouver," encore une fois, à la tête de cette élite de braves gens qui, aux jours sombres, est l'éclatante parure de notre France Immortelle heureux aifisi de vous apporter; Mesdames et Messieurs, une consolante nouvelle,' car, si la maladie nous prive de la présence de notre bien-aimé président titulaire, nous allons, du moins, dans un instant. entendre, en cette enceinte, sa patriotique et généreuse parole. En effet, le discours que devait prononcer M. Meaux Saint-Mai'c était prêt il nous l'envoie. Un de nos secrétaires va en donner lecture- vous allez l'applaudir comme il mérite de l'être, et j'ose espérer que l'écho prolongé de vos applaudissements allant trouver, avec nos vœux, le cher malade, dans sa retraite fleurie de Ville-d'Avra3,, hâtera sa guérison, mieux encore et plus vite, que les ordonnances de la Faculté. Cela dit, je déclare la séance ouverte et je donne !a parole à M. Léon Didier, pour la lecture du discours dont il s'agit.

L'assemblée a fait une longue ovation à son cher et toujours fidèle président honoraire M. Stéphen Liégeard, dont elle a ensuite applaudi, après le discours annoncé d'ï M. Meaux Saint-Marc et de beaux vers ̃le M. Bptnol, une ode magnifique de patriotisme que personne ne pouvait mieux dire que Mlle Renée du Minil, de la Comédie-Française, admirable interprète de l'illustre poète.

La séance s'est terminée par la distribu-

LE MON0EI & LA VIDC1

DANS LES AMBASSADES De Geiiève

Très brillant dînei, vendredi soir, chez le secrétaire général de la Société des nations, sir Eric Drummond et Mme Drummond. Parmi les ectavive-î S. Exe. le ministre de Rôuiiiiime <t \I11u 1 ihi!esf;o, S. Exe, l'aniba^.i leur du Japon, a ointe lsbii r.Mmc'Bartou, ^.1 Paul U>an->if maib^f cte rUi'uguay, M. duani M'It \a ifp^i < \h Mue bonncli. haut > uiiiiii s^.ipp a Ddiiu'v '1 nnn.istrp du Brésil, (M. lïiu 1 amv, ai'.

RENSEIGNEMENTS MQNQAM§. wj&t

De ~fadi'id ')

LL. MM- le roi Alphonse Xlïl et la reine .Victoria 'oiit invité le duc et la ducae^si* d'Albe, la duchesse de Sautofia et la d'-ictifisse de La Victoria à \enu fane une villéj- giature ait; palais de La M-agdalena, à Sanc- tander, où la famille royale est attendue ml

cessàmmeut.

..S, A. R..lïiufanle Isabelle passera l'été au palais de SauTldefonso, à La Granja, ̃ :J. IX. Ah. la grânde-duchess'e de LuxeiijS bourg et /prince consort sont arrivés en Italie,' où/i.ls font nn séjour au château' Piauor, près-Modèue. [ .y' \[ Le marquis, et la marquise de LaPerroii« n.ay^ ont donné vendredi dernier,, unegàr^ den-party que, LL. AA.t RR. le duc. et -la- du' chçsse de Montpensier,' la duchesse de Yemf dôme,, .la duchesse, de Guise, les princesses 'Françoise et, Isabel1ed'DrJéalls, lepriuce.èt la' princesse Pierre d'Orléans-Bragance et nombreuses personnalités lïonorâient'de leUf présence. > .̃ '̃. ̃ M. Marconi-est arrivé à Paris,1 venant de Londres. ̃'•' ̃ '-V-. '-̃ ̃̃̃– Réception,, demain mardi, .c^le.z M. Rot bert Le Lubez, en, s'a propriété' de Lôviveci«n| -nés.. ̃•• •'£̃ Mme GharJesMax a donné une élégante; :rëçep.tiou,. hier ,enisoa hôtel de' Versailles. De Biarritz ̃ ̃̃ •: r Parmi les.;dérriières atrivéés ̃

'̃' ̃ -Murmiis-cle Alèftdo,- "eomtessfi •Èoi-o\yorf]<a#<v%!tir-

quise rie Noyer, iriuniuise'de Villavièja, àftchelsi

drf Monte, Mlle de Ei'mzuriz, comtesse dc"Moritè^ Oliva, Mlle Berthe Guillemin, etc.

BIENFAISANCE *V

"IIIV~

Rappelons que c'est demain, tndrdij'à trois heures, qu'aura lieu la matinée musicale parmi les merveilleux tableaux de l'exposition des « Dames d'aujourd'hui », en l'hôtel de M. Jean Charpentier, 76, Fau- bourg-Saint-HoUoré. Cette réunion, qui pro- met d'être des plus brillantes, a été organi- sée par les dames du comité qui nous prient de dire que les personnes, non munies de billets, pourront s'en procurer eu arrivant au contrôle au prix de 20 francs.

'ERCLES -'̃' 1

Le comité de l' « Union Interalliée' et le Syndicat des'colons français de Tunisie organisent, pour le mardi 17 juillet prochain, I, à dix heures du soir,- une réception en l'honneur de S. A. Mohamed El Habib bey, possesseur du royaume de Tunis. Cette réception aura lieu dans les jardins du Cercle et comportera une partie artistique.

Les Amis de la France viennent de doiu ner, en l'honneur de -S. Exc. le marquis de Crewe, ambassadeur d'Angleterre à Paris, un déjeuner que présidait MM. Paul Don mer, sénateur, ancien ministre des- finances j et Joseph Noulens, sénateur., ambassadeur

de France1/ '̃' 'i;i-V' :̃; ;»-u.'

Parmi 'îes 'invités :̃•̃- .••: ,)n

hlp4, Le 'l'rocquer, min:~trc des7 tmvaw ~nlL~

Le -Tronquer, ministre des travaux piû1

blics sir Eric Phipps, conseiller âc l'ambassacte1

d'Angleterre l'Hon. Gerald Chichester, secre-

tion des récompenses, et l'on ti acclamé le nom de M. Charles Vaillant, le glorieux mufilé de la science, à qui Stéplien Liégeard a décerné l'une des trois couronnes civiques, les deux autres ayant été attribuées à la. Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, en la personne de son président, M. Pierre Moreau, 'et à TOffi.ee central dès œuvres de bienfaisance, en la personne de son président, le bâtonnier

Albert Salle:

Albert Su7le.' Ch. Dauzats.

–j~" .u, 1

LA FÊTE DE VEAU

.11 f,l1

Bleue et blanche, une piste circulaires Des couples y tournoient, s'y affrontent; s'v bousculent, cependant qu'un jazz-banâl savant mêle à la fête ses. dissonances '.les plus imprévues. Nu jusqu'à la ceinture, Ha-rold M. Williams joue avec le jazz comme.: avec une souris, cependant que Vaucë- Lowhry fait chanter et gémir son saxophone'' et que Thibaud, avec son col marin .et sonv béret, s'accroche à son piano comme à une- bouée.

Le Nouveau-Cirque est tout bariolé de cou' leurs allègres et violentes. MM. Tribout,, Diermans et Furiet se sont surpassés. Architectes et décorateurs, ils ont construit cette porte monumentale, cet arc de triomphe assy-, rien qui semblera tout à l'heure jaillir des; flots par un prodige mythologique ^Neptune,; en effet, y viendra s'asseoir au faîte, et régner sur les naïades et les'sveltes filles de la mer.

Dit rouge au vert, tout le jaune se meurt comme chantait Guillaume Apollinaire. Voici que la piste ^s'est vidée. Le grand disque. bleu et blanc apparaît, une seconde, vierge. Et tous les oiseaux des îles et tous les fils d'Eole y viennent faire jouer leurs nuances nombreuses et subtiles.

En attendant l'apothéose de l'Eau, il faut aller aux écuries du quadrige de Neptune. D'autant plus volontiers qu'on y trouve le bar, et qu'il fait chaud. Joë Bridge, vêtu du grand costume de Douglas Fairbanks, dans Zono, s'y démène. Voici Mlle Jéannine De-1 roye et Biscot, voici Morton, le plus grand- nain du monde; voici le nain Delphin, voici Mlle TérafcGuinch. Et d'autres^d'autres en-^ core.

Allons, la Maison des Journalistes fait bien les choses, lorsqu'elle organise une fête! Revenons à la piste pour y entendre The Water Song. C'est la Goutte d'Eau, qui chante, Mlle Arnalina, et les vasques, les jets d'eau, la rosée, la cascade, le torrent, que sais-je? le fleuve et la mer dansent devant nous, ce qui l'on en conviendra, n'est pas banal. Et les jeunes personnes qui les symbolisent sont fort aimables.

Les naïades et les pingouins de Mme Jeanne Ronsay apparaissent. Un ballet charmant, gracieux et lent. Puis toutes ces jeunes femmes s'allongent sur la piste et celle-ci descend, descend. Entre les corps, l'eau soudain jaillit, ruisselle. L'air en est tout rafraîchi. Georges de Wissant, commissaire des attractions, doit avoir envie de quitter sa vareuse blanche. Jfcan de Rovera, commissaire général de la fête et dont le succès a couronné les efforts, se jette à l'eau, en grand costume d'amiral, décoré de plusieurs ordres étrangers. Le dessinateur Chancel n'hésite pas à le suivre, et, quand il sort de l'eau, l'argent dont il était peint fait sur

taii'O; de rul.ubns.sadQ. d'Angleterre: Mauiieê'4îai'Vè's, de l'Académie française Luloù', président du Conseil municipal de Paris lord Ossuiston, ecniîral lHerdoufet,gouve'rnaiîr- militaire' de Paris Cijrfer, directeur' la/baiiqùc. JVÏorgtÎH."1;. Whilohoïïsc," conseiller -do l'ainîmssade "des, lîtats-T.-nis .Henry Bor4eaux, de..l'Académie, française \Uï& c|e: Guicho,<Fisclier, directeur dû! la Bunker Yr'ûit1 Aymartl, marquis de Mun, Henry SouliO, etc.

MARiMGÈS, i .<,}'-£̃̃v ̃̃

En l'église Sa'ratJpterre du Gros-Caillou1 vient d'être célébré le mariage de Mlle M.arie.ïisérésçi.de, 'Piinàpçj.^lJe .du..çoIouqIj d<a-J?iir jjajîQ, coriiiuandem1 de la Légion d'honneur, a.ixcten commandant des, .troupes l'raugaises eu Palestine, avec' M. Jacques Pastrç, élève à l'Ecole militaire' de vSaiut-Cyr. fils de M. Eînmaijuel. Pastré, maire d'Eyry-Petit-Bdutîg-, et de, madaine uée -\lertia.u.

La, bénédiction nuptiale a été, donnée par S. Cf.. Mgr JUdnhjer,, .évêque de Troyes. Les tgmoius étaieiit, pour la mariée le général de Ijaugle de Cary, grand-croix de la Légion d'honneur, Médaille militaire, 'et. le vicomte Hervé du Haîgouët, conseiller général du Morbihan, ses oncles pour. le marié le général desr Garets, grand-croix de la Légion, d'honneur, et M. Joseph- Pastré,; son oncle. ̃̃̃̃

Le service d'honneur 'ètait.assure par Mlles de Piépape, d'Autan, du Haîgouët et Geoffroy-Château, accompagnées par MM. Pierre et Serge Pastré, Pierre du Payrat et le souslieuténant RobertSemallé. ̃• `

̃ DEUJ& '[ ̃

Rappelons que les obsèques du vicèamiral de Bon, auront lieu aujourd'hui lundi, à neuf, heures; fin la chapelle Saint-Louis des iTuralides; :̃̃• .,{̃-̃̃ Mme Èbteis- fecoffier.M. et Mme Maurice Ëscoffier, M. et 'Mme Camille d'Aubarède, dans l'impossibilité de répoudre à toutes les personnes qui leur ont témoigné leur sympathie à l'occasipn de leur grand deuil, les pnerrrâé Vôiiîôff 'bien. 'recevoir l'expressian, de leurs sincères remerciements. .îSîous ,apprencms.i,a; mort ck ;Mp.e iyéuvç Eugène' Toisoul, décédée à Paris, à l'âge de q.uatre-v;jugt-deijx-ans. 'Elle était la mère. de M. Albert Toisoul, chevalier de la Légion d'iionneur, .président de la Chambre syndicale des constructeurs d'usines. Les obsèques auront lieu le mardi io courant, à dix heures précises*.pn l'église. Saint-Marcel (boulevard de l'Hôpital, n0' So)':1Cèt avis tient lieu d'invitation. 6éitgilp. ••̃̃̃• ̃' ̃ .y, Sériguy. 5;i;o:i;^?s$^ fa^si^rîBT ̃'̃̃' :La .MaisQij Nanteuil, 8, rue de CastiglionU, soldera sa collection de robes de ville, robes du soir, tailleurs et manteaux, du io au 31 juillet, a des prix exceptionnels. Vente au comptant.

Pour vos cadeaux, à l'occasion du 14 juillet, -rendez visite « "Au; Caïd » 'vous y ttouverez à des prix incomparables tout ce qui concerne les articles de fumeurs pipes en bruyère, écume, ambre, etc. Hiltz, ;24; boulevard Saint-Michel. '^̃LàiMaisôn' Anel, 1, rue Greuze (avenue Henri-Martin Troeadéro), préparant sa précieuse, collection d'automne, soldera .aujourd'hui1 lundi, 9 juillet, et jours suivants, tous les modèles et ensembles de toilette ayant servi au jour de l'inauguration. On trouvera la des écharpes, manteaux, cliapeuujOVt robe-^ ̃ d'autant, plus -'iutér-eAsantes.UWlJeS£ sûitf diyâiifâJiiçiiëS.'aiikp.r^L'lîf silhpuette qui fera fureur la saison prochaine Tlougues dalmatiques sans taille indiquée et .évasées du bas que- cette maison a créées, vente exclusivement, au comptant.

son corps des traînées, noirâtres. René Brugy, commissaire, regarda l'eau avec nue étonnante avidité. Puis, ce fut le plongeon de la mort. Et l'on: -alla souper. La fête ensuite fut heureuse, encore, mais elle n'eut plus d'histoire. Elle dura longtemps, si bien que, vers six heures du matin, ou rencontrait dans les rues; souriant au dimanche naissant, d'honorables citoyens, vêtus d'un' maillot de

bain.

Gilbert Charles.

Le dîinanehe ministériel

~`. x:~ ~~ti ~ï~ -1.

M. Maginot à Remiremont

.Le congrès de la Fédération Vosgienne des mutilés et anciens combattants s'est L tenu, hier, à Remiremont, soiis'-ia prési:deïice:de M.'Maginot, ministre delà guerre. ̃̃iiUn: certain 'nombre de vœux ont été adop-

tés. ••: •'̃

Au cours d'un banquet de eOO^cotïver-ts, le jmjnistrém prononcé un important discours ie't'a pfïliîiis aux mutilés qu'aucune atteinte' 'à' la loi des- Relisions ne serait faite sous son ministère., ̃̃̃" ̃' -Le- niiriiâtFe :a conclu en déclarant :̃• « Aujourd'hui après la victoire,- il nous faut gagner Ja paix justes, qui nous est due. M. Poincaré et le gouvernement sont résolus à .assurerUe'.pgiement de notre créanpe; nous ne l'évacuerôiis qu'au fur et me-

ic 1

sure -:deâ -^paeiipests. )»̃ ̃ ̃ -(

î Leïmnîstï*e a' quitté Remiremont à'3'heures pour Belfort.

i ̃̃ l^jihérôil à Amiens "̃i 'M: Chéçonv ministre de l'agriculture, a présidé,- hier, le concours agricole d'Amiens et a pris un vif intéfet la visite de ."exposition d'apiculture. --̃;̃ Au cours d'un banquet donné en son lionneur, M. Chéron a prononcé un discours dont voici la conclusion

« Lorsqu'au milieu de la crise des changes on voit s'approcher l'heure de la récolte, on comprend peut-être mieux toute l'importance de la.politique agricole.

» Tous les regards se portent vers les épis que fait mûrir Je soleil. Ce sont eux qui- contiennent avec l'aliment national,, la véritable garantie., de notre indépendance. Il est trop tôt pour prononcer des chiffres, mais l'influence des derniers beaux jours a été considérable. Nous ferons un, pas de. plus cette" rannég .-yersV.pQtre.. affranchissement économique,- si nécessaire à l'égard de

l'étranger, n •̃̃

Saint JLviateir m SV-siècle

.dt~

Qu'y a-t-il vraiment de nouveau sous le soleil ? Après que les historiens de l'antiquité nous avaient parlé du char d'Alexandre le Grand, enlevé dans les airs par des aigles dressés-, le 12 septembre 1920, NotreDame-de-Lorette, apportée de Terre Sainte par les anges, à traders l'espace, en Dalmatie, était proclamée patronne des aviateurs. On ignorait certainement qu'en 1914, à un moment d'ailleurs où sa découverte passa bien inaperçue, M. Manteyer avait trouvé sur les confins de la Savoie et du Dauphiné, -la matrice d'un sceau du quatorzième siècle, représentant un aigle aux ailes déployées, autour duquel était gravé S Sti Aviatoris, c'est-à-dire sceau de saint Aviateur.

Bien qu'irtcpnnu dans le calendrier, il p'en reste pas moins certain que le bon saint de ce nom^, oui prit pour emblème

l'aigle, foit pour planer dans l'espace comùie l'avion ou le dirigeable,' semble vrain-ient tout désigné1 pour Ofre le patron des aWateuts, comme .suint Georges, est celui des cavaliers.

P. M.

iïil¥TÔiiHwitLE

S. A. 'Sidi*" 'Mohammed -El Habib, bey de Tunis, se rendant à Paris, est arrivé hier

-s.oir.a- Marseille.

̃ A >î>h.^ oO,¥-'lè' premier coup de «canon du cdiïtinent salue Je^ainrassé Lorraine, venu de Bizerte, et qui fait son entrée en rade en tirant' Une' salve de vingt et un coups 'd-ft' 'è'anon. A ce signal, -'M'. Louis 'Thibôn, ̃préfet- des %Bôuches-du-rihône, sei-'end à bord, ainsi que le vice-amiral Fatoit, comn|andant les frontières maritimes du Sud, pour y saluer le bey, qui est acconïpagné de :\1. Saint, ministre plénipotentliaire, résident général dé France à Tunis du commandant Coùrtot, chef du cabinet militaire du résident général du prince Lamine, son fils aine-; de S. Exe. le premier ministre, Si Mustapha Dinguézli'; du 'général Hamida Kl Meghirbi, du général Zaeearia, général do la garde du colonel Zaccaria, colonel de la garde du docteur Li:vy et du commandant Drevet, chef de la mission militaire française en Tunisie. Un aide de camp de S. A. le bey de Tunis et un aide de camp do S. Exe. le premier ministre, complètent la suite.

Le bey, qui porte le grand cordon de ta. Légion d'honneur, reçoit les hommages des représentants du gouvernement et de la marine française. Accompagné de son fils et,de M. Lucien Saint, le bey prend place sur le chasseur de souy-marins 47 et -débarque au quai des Belges, au bas de la Cannebière.

Là, S. A. Mohammed El Habib est reçu par M. Fiaissières, maire de Marseille Pasquet, président du Conseil général Hubert-Giraud, député, président de la Chambre de commerce le général Monroë, commandant la 15e répion. Les honneurs milf lûir-es.'soul rendus' par. urnibataillon, d'infanterie avee sa .musique, et son drapeau. Sur la Cannebièi«iv la foule est massée. Tandis que le cortège, officiel se^ forme pour Si i-endre à la préfecture, les ovations sa-' hieht Furrivée du souverain ami de la

France. ̃ ̃

A la Préfecture, après s'être reposé quelques instants dans ses appartements, le Ôey.a tenu exprimer ù, M. Lucien Saint, bey a tenu à exprimer à M. Lucien Saint, préfet des Bouches-du-Rhône, toute sa satisfaction du voyage effectué à bord du cuirasré « Lorraine"» et le plaisir qu'il avait éprouvé à «ou débarquement sur la terre de France.

Le. bey restera deux jours à Marseille. Le départ pour Lyon'et Paris est fixé à mer- credi.

Aut@ur d'une installation

«+«»-

L-'hôtel, -autrefois celui du comte de Larihoisière, est un cadre digne des plus belles fêtes. Aujourd'hui, tout resplendit une file interminable d'autos, s'entrevoient. do fines-silhouettes de Parisiennes, pénètrent sous la voûte et. ep rassortent aussitôt, vides,, allongeant leur. ruban trépidant le long de l'avenue Montaigne. Dès le seuil franchi, des buissons de .rosés -embaumées, en si grande profusion que l'on croirait entrer dans une serre. Tout de suite on se trouve dans. un amour, de.petit.salon en rotondelambvissê et veifnissô,,<?omHl# w.yaehl. <A droite,, 4 i'-O8ça> lier. 'd'honneur à gauche, une immense pièce .également fleurie de rosea H- décorée de ïresques où le peintre de iFeure a styiisé l'image de la Parisienne moderne et tracé. des sentences dont la profonde sagesse rappelle celle des maximes de La Rochefoucauld. Où sommes-nous Chez une femme du monde, désireuse de montrer à- ses invités les dernières féeries de la mode ? J'oubliais de vous dire que lu grande pièce est traversée, dans sa longueur, par de superbes mannequins parés de robes exquises, souples et légères. Non, nous sommes chez une artiste de la couture, Madeleine Vjonriel, qui convie Paris à venir admirer* à critiquer sa nouvelle et princière installation, car Madeleine Vionnet à trop le .sens des réalités pour ignorer que ce qui est admirable pour les uns' provoque .chez les autres mille malices.

Ne comptez pas sur mot pour vous décrire les toilettes dont la personnalité s'impose comme un Claude Monet ou un d'Annunzio, je .m'en Ijendroi pour aujourd'hui à une description rapide de l'installation de l'avenue Montaigne, non seulement au point de vue artistique mais au point de vue social. Si les salons d'essayage, au nombre de vingt-six, tous tendus de moire de couleur crème, rose, grise, forment un écrin suggestif et douillet au « déshabillage » des femmes, les ateliers, les réfectoires, les vestiaires, sont Installés avec la préoccupation évidente de donner'aux ouvrières la plus grande somme de bien-être, par l'hygiène la' mieux entendue. Tout, jusqu'à l'immense" ascensemv destiné aux midinettes -afin de leur éviter la fatigue des étages, jusqu'à la superbe terrasse où elles- iront respirer l'air des hauteurs et prendre des bains de soleil, révèle le souci "d'assurer à ces modestes collaboratrices le plus grand confort possible. `

La décoration de l'hôtel et des salons, confiée à l'artiste Feure. est' tout à fait moderne, peut-être un peu trop. Madeleine Vionnet estime qu'il faut à nos chiffons « très vingtième » un cadre à l'unisson de leur. modernisme, et non le classique dix- 1- huitième, qui, lui, évoque tout naturellement les paniers, les perruques, les falbalas. Très judicieux, ce point de vue, qui boule.verse la routine, mais qui, dès demain, aura, j'en suis sûre; des imitateurs. Camille Duguet.

L'Art français

en Tchécoslovaquie Les journaux ont annoncé, ces jours derniers; l'inauguration par' le président Masaryk. d'une exposition d'art français des dix-neuvième et vingtième, siècles à Prague, -organisée par les soins d'une société- d'artiïtes tchèques, ta « Société M-ànë-s »v Nous avons; devant nous le catalogue de cette exposition. 'Ce joli petit livre, orné d'une cinquantaine dé reproductions des chefs-d'œuvre exiposés, depuis David jusqu'à Dufy et Urrillo, contient une belle préface due à la plume de M. Zakavec, un des principaux critiques d'art tchèques. Nous tenons à en citer quelques passages relatifs aux manifestations d'art français en' Tchécoslovaquie.

« En 1917, dit M. Zakavec, la Société- Manes à organisé une. conférence sur Rodin, que la France venait -d'enterrer. En .pleine guerre, à l'époque où, d'après le désir de Vienne, nous aurions dû vouer une haine mortelle à la France et à tout ce qui la regarde, le conférencier, M. F. X. Salda, terminait sa conférence par ces mots « L'oeuvre de Rodin est 'non seulement la gloire suprême de son créateur mais la gloire du peuple dont

il est issu' Car la inafioii; bien qu'irv directement, l'a créée' avec lui. Dans l'Oeuvre de Rodin, en effet, les meilleures vértus de l'unie française se sont incarnées le besoin de clarté, d.e-jQgique et d'harmonie, le besoin d'être conséquent jusqu'à l'héroïsme, l'ail et ùe courage dîaller jusqu'au -bout "de sa pfnsée, de ne pas" fléchir, "de" ne pas s'arrêtera mi-chemfiv; r.enUiou3ksrrKede la force et de la beauté, .la liberté, de l'ordre et de la nie.Su/e, un enthousiasme .qui .engendre *et fait surgir l'ac'tjon," qui accepte Timipuïsion du monSe1 objectif ;et qui veut influencer ce monde pour le transmettre aux héritiers meilleur,, plus parfait qu'on ne l'avait reçu.

̃» Aussi, à nos humiMes ^rèniereie- ̃ments au..gfairid: défunt, mous- joignons indissolublement' un- 'salut à ̃•saî'p'aftHe vivante, bel-le et forte. '•>> ";̃' « Elle 'est ;et- elle sera la- souveraine des esprits. » ̃̃ ̃̃"̃ ̃• ̃ ̃» Aux. moments ,les ipl-iis' «jgoissarîtsi de la guerre, pendant que lecandn grondait à1 Verdun et que Paj'is' était nien,acè, cnous tressaillions de voir la France Subjuguée physiquement, mais nous étions s'ûrs que, moralement, au point de vue intellectuel, elle ne ipoUrrait pas être anéantie. Et' son art surtout nous .fournissait la preuve de la force indèlôbjile de son génie national!; ̃ f -1 » Les artistes tchèques, groupés dans la Société Mânes, s'inclinaient depuis longtemps devant cette beauté intellectuelle de la nation française qui s'épanouit surtout dans les œuvres d'art. Ils n'étaient pas les seuils, matureiMemienli; le* clia-rmie de l'art français' avait depuis longtemps remplacé la séduction' de la beauté italienne, -et Paris attirait l'es artistes de toutes les races et ide, toutes'les langues. II. semble, cependant, que nos regards se tournaient plus ardemment. vers le peuple qui a bâti les cathédrales, vers le peuple qui compte des Ingres et des Delacroix, cles Courbet et des Mànet, des Rude et des Rodin, car instinctivementnous sentions 'dan's" cet''âtt'<Veh£ment intime, une sortç. de- protection contre Vienne 'et Berlin.. •'•̃̃' '-̃• »' Lorsque, en 1902, Mânes s'est. honoré en organisant H'inoutoliaiMe exposition de J'oeuvre de Rodin la première qu'on ait vue hors de France dans un pavillon construit cette intention par l'heureuse main de Kolera, Je icrati- que allemand Richard Muther, qui avait. assisté à la réception préparée pour Ro-,clin, écrivait, envieux et 'haineux, que Prague avait reçu Rodin « coimime si

c'était un roi ».

» Ce fut umpas magnifique vers le rap- prochement, toujours plus étroit, avec le génie français. En 1908, Rodin a expose de nouveau à Prague (75 dessins);'La, revue d'art Volne §nw,ry (Tenda'mes libres), publiée par la 'Société Maftôs^'lui a consacré trois numéros spéciaux et a publié un Album de Rodin..

» L'année unième (de la (première exposition du sculpteur français (1902), Manes organisa dans son pavillon, grâce au concours de Gabriel Mo'urey, une exposition française Degas, Carrière, Monef, Besnard", Renoir, Aman-Jean "et d'autres ont été présentés pour la pie* mière fois au public tchèque. Gabriel Mtairey vint à- Prague pour. y- faire de* conférences sur les artistes exposes. "Eu 1907, Camille Mauclair accepta, à son tour une invitation de Manes. Rodin' lui avait dit « Allez-y. Vous verrez. Ils nous aiment. » Ce fut à l'occasion. de J'exposition du peintre Le Sidaner et du sculpteur Dejean. ̃

» En automile 1007, Manes organisait une exposition ides iwiiiwessionnistes auxquels la revue Volne Smenj avait déjà consacré toute une série d'a:rtic;les dus à des plumes françaises, et tehèques,- et sur lesquels elle avait publié des monographies. Daumier et Monticel-li étaient également représentés. En 1909, il y. eut deux expositions françaises celle du peintre Emile Bernard et une magnifique collection de sculptures de' Bourdelle, qui est venu lui-même à Prague, apportant sa chaude parole et son exemple.

» Entre temps, de jeunes auteurs tchèques et français publient dans Volne- Smenj des articles sur les artistes- français du (passe, pour mieux faire comprendre les sources profondes de la tradition de l'art français, et sur les artistes contemporains. Ainsi, la .revue ide la Société Manes devient une histoire vi- vante de l'art français nraderner-tre-groti^ pe SkupincL; jqui tétait, détaché temporairement du'" Mânes, nourrit le même amour (profond de l'art français, surtout de ll'art d'après Cézanne. En 191-i, on a. vu. à Prague, une très intéressante exposition des indépendants, des fauves et des cubistes; cette exposition était organisée par Manes avec la collaboration d'Alexandre Mercerèau. La même année, seize Français ont pris part à, l'exposition de la Société. » La guerre est venue interrompre ces belles relations pour plusieurs années. Mais, depuis la révolution qui a rendu la Tchéco-Stavaquie libre, Mânes n'a cessé de rêver d'une grande exposition. représentative de l'art français, qui em- brasserait tout Je dix-neuvième siècle et Je vingtième.

Il a. fallu surmonter bien des difficultés, mais grâce à l'aide inappréciable du gouvernement français, grâce à l'amabilité des collectionneurs, grâce à la compréhension du gouvernement* tchèque et à l'énergie de M.Benès, ministre des affaires étrangères, on a'pu réaliser une exposition qui, par sa beauté et sa richesse, dépasse toutes nos espérances et qui est une brillante démonstration, du génie de la. race fran-

çaise. .̃̃̃̃̃.̃̃'̃ .'̃ ̃̃••

Une l'partie des œuvres exposées jn© reprendra plus le chemin de iP,aris elle restera à Prague pour former le noyau des salles françaises de la Galerie de Prague. Le gouvernement tchèque a, en effet, consacré 5 millions de couronnes pour acquérir des chefs-d'œuvre de l'art français. Ainsi Delacroix, Ingres. Corot, Courbet, Daumier, Monet, Pissaro, Sislay, Toulouse-Lautrec, Gauguin, Van. Gogh, Cézanne, Renoir, Bourdelle, Mail-; loi, Rodin et Despiau, dont les œuvres viennent d'être acquises, .resteront àPrague pour perpétuer le rayonnement du génie français en pays tchécq-slovaque.

H. Jelinek. ̃

Toute demande de changement d'adresse doit être accompagnée de la ° somme de un franc en timbres-poste,: pour couvrir une partie des frais 'de.renouvellement de la bande.'


DERNIERE HEURE

ymm EST usausê 1- AUUS4NNE

SUR TOUS' LES POINTS

Lausanne,- ̃Sf'î'iïillel- On coinmimi-

que à 1 Ji. 30 du malin

Les réunions officieuses qui ont eu lieu depuis samedi ont permis d'établir un accord de principe entre les délégations des puissances invitantes et la délégation turque sur les trois questions qui restaient en discussion monnaie de paiement des coupons de la dette ottomane, concessions, évacuation.

Les experts ont été chargés de mettre au point les textes préparés à ce sujet et qui seront ensuite soumis aux comités compétents de la Conférence.

Hommage aux soldats canadiens

"II

Bruxelles, 8 juillet. Le prince Léopold, accompagné du ministre de l'intérieur réprésentant de gouvernement, .et d'un représentant du 'ministre.de la défense nationale, a assisté ce matin, à Saint-Julien, près d'Ypres, ù (l'inauguration du monument éle- à la .mémoire des Canadiens tués durant la grande guerre.

Le prince a été reçu (par le maréchal duc de Connaught, ancien gouverneur du Canada, 1 e. m arec-bail- F oeh, Je maréchal French, •le 'haut cûmanis'Said-.c du Canada à Londres, l'ambassadeur de .Grandie-Bretagne à Bruxelles, le ̃générail Richard Turner, des. fonces .canadiennes. Les honneurs ont été rendus par un détachement de troupes ca- nadiennes et un détachement de chasseurs "belges. x ̃' ̃ Le général Turner a salué, en français et en anglais, les autorités belges, françaises et britanniques, puis a rappelé les fiait s d'armes des Canadiens.

Le duc de Connaught a rendu hommage aux Canadiens puis a dévoilé le monument. Le ministre de l'intérieur de Belgique, vicomte Berryer, au nom du gouvernement, a dit la reconnaissance de la Belgique pour les secours que le Canada prodigua aux populations des régions yproises réfugiées en France.

Le maréchal Foch a rappelé la solidité des Canadiens, le courage qu'ils déployèrent à Vimy, à Arras, et lors de l'offensive victorieuse, témoignant de la gratitude et de l'admiration profonde des Alliés pour les troupes canadiennes.

Une émouvante cérémonie à Bruxelles

BnuxELLKS, 8 juillet. Aujourd'hui a eu lietr l'inauguration des motifs décoratifs constitues pur quatre statues de bronze qui, au cimetière communal d'ixelles, encadrent la pelouse sont inhumés 330 soldats belges et alliés.

L'appel des-morts fut fait .successivement par un officier français, anglais, italien et belge, pendant que les troupes présentaient les armes et que les musiques exécutaient l'air naliùiuil correspondant. Au même Titumerit une jeune tille symbolisant. la patrie découvrait la statue qui lui est -spécialement dédiée.

Manifestation à Bruxelles contre les crimes allemands

Bruxelles, 8 juillet. Une manifestation nationale, organisée par les sociétés patriotiques-pour protester contre le dernier' crime dé Duisbourg, s'est déroulée dans ta matinée, dans les rues de Bruxelles, au mi- lieu d'un calme complet.

Cette manifestation a eu un caractère d'émouvante grandeur. Plusieurs milliers de. manifestants ont participé au cortège, qui a défilé devant le tombeau du Soldat Inconnu, où des fleurs fuit été déposées au nom des familles des victimes de l'attentat allemand.

De nombreuses autorités, des sénateurs et des députés étaient présents.

A" l'issue de la manifestation, a eu lieu un meeting au cours duquel les orateurs ont élevé des protestations énergiques contre le crime de Duisbourg, demandant au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection efficace des soldats.

L'attitude de l'Italie

au sujet des réparations

*0#-

Rome, 8 juillet. Certains journaux étrangers avanl, ces jours-ci, insinué que l'Italie aurait "adhéré soit à la thèse britannique, soit à la' thèse française, en ce qui concerne la question des réparations et les questions connexes, la presse italienne publie ce matin une note d'allure officieuse on fait observer que les allégations de ces journaux sont dénuées de, tout fondement.

La note expose que la thèse italienne présente des points de contact avec les thèses britannique et française, rna'is sans se confondre avec l'une ou l'autre. L'Italie demeure fidèle au mémorandum de M. Mussolini à Londres le président du Conseil y établissait que la connexion existait entre la question des réparations et celle des dettes interalliées. Toutefois, les Alliés n'ont pas encore réussi à établir une identité de vues sur cette dernière question des dettes. La note est déjà commentée dans les milieux pohtiques, où l'on y voit l'indice de l'hésitation du gouvernement italien à prendre nettement position. Il attend sans doute que la situation se soit éclaircie davantage entre la France et la Grande-Bretagne et juge, p.Qur le moment, qu'il .n'est pas. urgent de prendre une attitude déterminée et d'exposrr complètement son point de vue. ° l: est certain, d'autre part, que bien des gens tombent d'accord qu'il y a une étroite réhUioir tiUre- la question des., dettes interalliées el celle des réparations. A ce .point de vue, le mémorandum de M. Mussolini ne peut pas constituer un élément nouveau de discussion ou d'appréciation.

Après la note officieuse de ce matin, l'attitude italienne demeure donc, comme auparavant, assc-z indécise.

_<-v^ ̃

L'accord roumatio «yougoslave est feûôUïelé pour trois ans

rot

Belgrade, 8 juillet. Hier a été signé à Bucarest entre le ministre des affaires étrangères roumain, M. Duka, et le ministre de Yougoslavie, le protocole renouvelant, pour trois ans, lu convention défensive des deux royaumes qui avait été conclue pour deux ans, e 7 juin 15)2.1, à Belgrade, qui vise le maintien de l'Etat de choses créé par le traité de Trianpn et qui est un des pactes de la Petite Entente.

Le Reich fait ajjicher des avis dqsavouant i les actes de sabotage Coblence, 8 juillet, .te gouverneur gé-î

néral de la province du Rhin a fait afficher j

un avis repoussant en termes énergiques

tons sabotages. '•

Cette proclamation faisant suite aux déclarations analogues d'autres autorités aile-; mandes des territoires occupés, peut être considérée comme un' signe de revirement d'opinion gouvernementale et un indice d'un avis reçu du Reich dans ce sens. Une amende de 630 millions Coblesck; 8 juillet. Sur la proposition du baron Rolin-Jacqucmyns, haut commissaire de Belgique, la haute commission interalliée des territoires rhénans, jjrésidéc par M. Tirai'd, a décidé que les communes sur .les territoires desquelles a été commit; le récent attentat de la ligne de Duisbourg à Crefeld, seraient condamnées à payer solidairement à la régie des chemins de fer la somme de 080 millions de marks, sans pré-,judice des suppléments d'indemnité dont il pourrait être justifié par la suite.

Au cas de refus de paiement volontaire, cette somme sera saisie -dans les caisses du Reich.

Œil pou*1 œil

DussELDORr, 8 juillet. Un citoyen français, M. Edmond Schuldes, a été arrêté, le U") niai, à son domicile, à Mannheim, par la police allemande,- el est actuellement en détention préventive, à la requête du procureur général près de. la cour de Leipzig. Le gouvernement allemand n'ayant pas, malgré les preuves irréfutables de 1 innocence de M. Schuldes, fait remettre celuici en liberté et les autorités allemandes persistant à le maintenir en prison, les autorités françaises ont décidé de faire procéder tous les deux jours-à à l'incarcération de sujets allemands choisis parmi les plus consi-,dérables et qui ne seront relâchés qu'après le retour de "M. Schuldes sur le territoire français.

Les sujets allemands ainsi arrêtés seront soumis au même régime cellulaire que celui infligé à M. Schuldes. • Jusqu'à présent, ont été incarcérés le docteur Keppler, professeur à l'école supérieure de Dusseldorf MM. Sommerfeld, directeur de banque à Essen Nicderstein, conseiller de justice à Boehmn, et Weichard, proviseur au lycée de Dortinund. Faits divers-

Dusseldorff, 8 juillet. Trois circuit téléphoniques militaires ayant été coupée dans la nuit du 5 au 6 juillet à Dortmund, la ville a été frappée d'une amende de 10 millions de marks.

L'étal de siège a été proclamé à Witlon il la suite, de l'attentat commis contre une sentinelle. Les cafés et les cinémas sont fermés; La circulation nocturne a été interdite, sauf pour les ouvriers munis de laissez-pusser spéciaux, pour les prêtres et les médecins. ̃ ̃̃ -–Une somme de 17 milliards de marks, destinée- au » paiement .des «hominots ali«-î mands en grève, a été saisiedans la nuit' du li au 7 juillet, à Maximiljens-Anc, près de Ludwigshafen.

Un acte de sabotage a été commis entre Neustadt et Spire. Un tas de cailloux qui' avait été déposé sur la voie ferrée, a pu être enlevé à temps, Les sanctions habituelles seront prises.

A la fabrique allemande de fausses nouvelles

Dusseldorf, 8 juillet. Les agences, 1' « Agence Wolf » notamment, prétendent apprendre de source bien informée de Cologne, qu'à l'expiration des sanctions d'une durée de quinze jours prises par les autorités militaires à la suite de l'attentat de Duisbourg, les Français auraient l'intention de prolonger pendant six semaines encore la durée des mesures restreignant la circulation.

Que. l'on soit si bien informé à Cologne de ce que les autorités françaises feront .dans huit jours, cela ne frappe personne. ̃La source laquelle il est fait allusion n'est autre que l'ancien bureau ..de propa-:gande allemande d'Rssen transporté à Cologne lorsque le terrain est devenu brillant sous ses pieds à .Essen, et dont le bureau Wolf de Cologne succédant à celui d'Essen est la canal habituel. C'est il. Cologne qiùx .(Ho délibérément falsifiée pour les besoins 'de la cau.se allemande la dépêche « Havas ». sur l'attentat de Duisbourg.'

Mauvaise foi allemande

DUSSELDORF, 8 juillet. La propagande allemande continue à vouloir exploiter les mesures restreignant la circulation, prises. par les autorités d'occupation après l'alten!lut de Duisbourg.

C'est ainsi que le président Grulzner a adressé au délégué apostolique, Mgr Testa, une lettre destinée surtout it'la publicité,. dans laquelle il prétend qu'en raison de la restriction de la circulation, le ravitaillement de la Ruhr est gravement compromis. On sait cependant qu'une exception est faite, en faveur des convois de ravitaillement, lesquels entrent dans la Ruhr en toute liberté et sans aucune difficulté. Les statistiques officielles des wagons de vivres entrant, dans la Ruhr prouvent surabondamment que ce territoire est le mieux approvisionné d'Allemagne.

L'Allemagne négocie son admission 1 àlaSJJ.

Berlin, 8 juillet. La Gazette de Voss croit que le conseil a été donné à l'Allemagne de solliciter son admission dans. la Sociétô des' Nations.̃̃̃̃•< Des échanges de vues qui auraient eu lieu à ce sujet- dans les milieux jjolitiqùes allemands, il ressortirait que le gouvernement ne rerwonl rerail, aucune opposition sérieuse a l'inférieur s'il demandait son admission ù des conditions honorables niais l'on serait d'avis que formuler ces conditions officiellement eonstil itérait une maladresse. D'après le correspondant londonien de la Gazette de V'o.sw, le gouvernement anglais estimerait préférable de faire part confidentiellement de ces conditions aux Etats. qui

seraient disposés à servir de. parrains à

l'Allemagne, comme la Suisse et la Hollan- il .j de par exemple.

Londres a ses maniaques Londres, 8 juillet. Une épidémie rappelant celle des u piqueurs » dont furent victimes les parisiennes il y a quelque temps, parait s'èlre abattue sur Londres. Des monoinanes s'amusent souiller d'encre les toilettes des Anglaises. Ils choisissenl pour leurs victimes celles vêtues des couleurs les pjus claires et des étoffes les plus légères.

OusepréOGcupe en Allemagne de savoir qui sera le prochain Présidait:

̃Berlin, 8 juillet. La presse allemande donne une grande altémion à la'-proen'âih-e élection présidentielle,' M. Eberl, l'actuel président du "Reich, devant cesser ses fonctions à .l'automne, prochain.

On a parle de l'ex-kronjirinz, mais, de plus en plus, le' fils' de l'ex-kaiser perd ses chances et il n'est guère personne, en .dehors des junkers extrémistes, qui prenne aj sérieux la candidature d'un personnage à peu près complètement disqualifié dans l'ensemble du pays.

La cause des Hohenzollerh semble avoir perdu beaucoup clé sa popularité, depuis quelque temps en Allemagne. L'cx-kaiser lui-même doit savoir, à l'heure actuelle, que ses partisans se font rares. Il ne peut, du reste, s'en prendre qu'à lui-même et à sa famille il s'est charge lui-même de démontrer 'amplement, la nullité de sa personne et de faire la preuve, ne fût-ce que par la publication, très regrettée de-, ses partisans, de ses fameux mémoires, qu'il n'était pas, qu'il ne fut jamais le, personnage de premier plan qu'avait créé' sa légende.

̃En revanche, l'ancienne maison royale de Bavière a de sérieuses chances. de:' succès. L'ex-kronprinz Ruprecht demeure populaire dans le Sud de l'Allemagne, les Bavarois regardent toujours vers -Lui, mais lès sociaiistes et les démocrates lui demeurent hostiles.

La grève des métallurgistes

Berlin, 8 juillet. La grève des ouvriers métallurgistes se ipour&ui't dans .le calme. Le ministre du travail a conféré hier avec le chef du syndicat des iniélaMungiëtes et d'es efforts vont être tentés demain en vue d'une reprise des conversations entre des délégués patronaux et ouvriers. •' Le commerce allemand

Berlin,. juillet. Les importations du mois de mai se sont élevées, d'après la statistique officielle, à i millions: 13,000 tonnes, et les exportations à 929,000 tonnes. Les chiffres du mois d'avril étaient respectivement de 6,396,000 tonnes et de 1 million 29,000 tonnes.̃-•̃. 1.

Une protestation suédoise contre une mesure allemande

Stockholm, 8 juillet. L'Aéro-Club de Suède a fait remarquer au 'représentant allemand à Stockholm que l'interdiction, par son gouvern>em.ent, de suiwoll,e:r le territoire allemand, appliquée aux avions français et belges se rendant au meeting de Gœteborg, privait cette réunion de son 'caractère international. La Suède fait remarquer que celte manifestation, aurait servir à rapprocher l'avipli,on des,, pays ex-,çimen.ûs et qu'elle ne saurai4-,à;ûucniirpoint.rde vue, se justifier,

La ratification française de l'accord de Washington

New-York, S juillet. Là nouvelle de li ratification de l'accord naval de Washington par la Chambre dos. députés française a produit iule grande satisfaction dans les milieux politiques, surtout dans les milieux républicains.

La nouvelle a été immédiatement communiquée p'ar'TI'S." F. au Président Harding qui se trouvait en mer à bord de son yacht.

La musique de la garde républicaine à Londres Londres, 8 juillet. Sous le patronage du .Roi. el de. la Reine, la.musique.de la garde républicaine, a donne cet après-midi,, àl' Aider-Hall, un grand concert.avec le concours de. M. Alvarez, au profit, du monurment commémoralif des champs de bataille de la Somme.

La salle était comble et les souverains donnèrent plus d'une fois le signal d'ap- plaudissements frénétiques qui soulignèrent la fin 'de choque morceau, exécuté avec une maîtrise, sans égale. Une superbe corbeille de rosés de .France a été remise à la Reine.

Un remède contre le cancer aurait été mis au point

1 Berlin, 8 juillet. Suivant une communication faite à-la Société médicale de Hambourg, le professeur Deutschmann aurait découvert et mis au point un nouveau remède contre le cancer. Après plusieurs. années d'expériences, on aurait acquis, dit-on, la/ preuve que ce remède pris à forte dose et pendant un temps prolongé amènerait la disparition de la tumeur.

Dans tous les cas traités plusieurs mois durant, la guérisoa serait intervenue. Il s'agit sans doute d'un sérum de Deutschmann connu depuis plusieurs années sous le nom de « tumorieidine », composé d'extraits des glandes interstitielles du cheval. Pour qu'il ait les effets qu'on lui attribue à présent, il faut qu'il ait été considérablement amélioré. Des expériences furent tentées autrefois ià la Charité de Berlin, mais on dut renoncer aux injections de lumoricidine, l'amélioration qu'elle provoquait n'ayant pas été reconnue durable et son emploi provoquant les réactions les, plus, pénibles, pour Je ma*- lade.

PETITES NOUVELLES

New-York, 8 juillet. MM. Bédier, Bourgeois, Leroy, Lazard et Blanchard sont arrives à bord de la Savoie. Ils. viennent faire des cours d'été à l'Université de Columbia. Madrid, 8 juillet. Un nouveau journal quotidien, libéral indépendant, la Opinion, vient de voir le jour à Madrid.

Le directeur de cet organe, Don Manoel Aznar, ancien rédacteur, du journal El Sol, a soutenu la cause des Alliés pendant la

guerre..

Londres, 8 juillet. On déclare officiellement que M. Mà'zaryk, président de -la République tchéco-slov.aque, s.é. rendra à Londres, l'automne prochain, après sa visite à Paris.

Berlin, 8 juillet. Une nouvelle bourse de devises s'est -créée en. Allemagne." Cette" bourse, établie à Mannheim, s'ouvrira de-

main.. ̃-̃̃:•• ̃̃ ̃̃̃-

l élection de M. Coty AjAeeie,- 8 juillet, 17 heures. (Par dépêche de notre envoyé spécial.) Lai Corse s'est ressaisie. Elle a élif'M. François Coty, montrant ainsi sa^ volonté formelle d'en finir avec le régime de l'intrigue et des compromissions. M, Landry se prévalait pour-

M. FRANÇOIS COTY Photo Taponier.

tant des hautes influence» qu'il doit ù sa qualité, de vice-président de la Chambre et d'ancien, .ministre. Cette' fois, les électeurs corses,- si souvent, dupes* ne se sont pas laissé prendre- au piège ils sont allés, en majorité à l'homme des réalisations, qui, sans souci des coteries locales, entend travailler à la prospérité de son pays en subsliiuant à- la politique de clients une politique -nationale.

L'élection d'aujourd'hui marque l'avènement d'un état de choses nouveau, qui permettra à la Corse de marcher, Icsjnains libres, vers son- relèvement économique.

Amérique Latine En l'honneur de M. Epitacio Pessoa ancien Président du Brésil

La Commission des Dames du Comité France-Amérique vient d'offrir, dans les satons du Comité, 82, -Champs-Elysées, une réception en l'honneur de S. Exe. M. Epitacio Pessoa, ancien Président de la République des Etals-Unis .du. Brésil. Mme Paul Dupuy, assistée. ,,de.: Mme François Camol cl de la vicomtesse de Salignac-Féneïon, ïci.r.v;ijl ••lu. nom du Comité. A cette. occasion, >1..Ht'.ury de Jouvenel, sénateur, a souhaité la bienvenue au président Pessoa, au nom du Comité France-Amérique, et a rappelé en quelques mots l'importance du rôle du Président "quand" il' était plénipotentiaire du Brésil à la Conférence de la Paix. S. Exe, M. Epilacio Pessoa a répondu en exprimant les sen- timents de sincère amitié qu'il ressentait pour la France. Au cours de ta réception, Mme Cébron-Norbens, de l'Opéni-Comique, a chanté avec infiniment de charme de.s mélodies et chansons sud-américaines, et Mlle Maria Antonia de Castro, pianiste de grand talent, a exécuté avec un très vif succès deux. pièces brésiliennes. Parmi les nombreuses personnalités présentes on remarquait.

S. Exe. M.. le Ministre du Brésil et la comtesse donoalvos Pereira, S. Exe. M. le Ministre de Côsla-Uica, S. Exe..M. lc Ministre de; Cuba, le chargé d'affaires du,. Guatemala, Me charge d'affaires du Paraguay, le charge d'affaires d'Albanie, M. Velloso, conseiller d'ambassade du Brésil, M. Francisco Guimnraés, attaché commercial du Brésil, le premier secrétaire de la légation du Pérou et Mme Baroso, la consul du Paraguay et Mme Leyba, M. Taylor, premier se-

crétaire de l'ambassade du Brésil, M.. Mcdeiros

de.Paco, secrétaire de l'ambassade du Brésil, M. "Jules. Claine, consul général de France, M. Alberto Gracie, Mme Waldeck-Rousseau, Mlles Flo.l'ps. -M. Vital Ramos de Castro, M. Marlinenche, iMme Saint-René Taillandier, Mme dal Piaz, iL'Hon. Juge et Mme Tessier, M. Dupeyrat, Mme 'Zcrega Fombôna, M. Lardizabal, le:marquis et la comtesse de Faria, comtesse Monteii'o de Bnrj'ûs. vicomtesse et Mlle Benoist d'Azyi M. et Mme X-arlos Sampain, commandant Bienaymé de la Motte, M. et Mme Bouilloux-Lafont; Mme Carneiro de Mendooa, Mme Santamaria, vicomte, vicomtesse et Mlle de ta. Tour, M. et Mme BarIhplomc, M. Manuel. Calvo, vicomte de la Villesbnume, Mme et Mlle Itibéré da Cunha, M. A. Javey, .Mm'e. Zuccoli,.Mme Martiiifz y Bor. Mlle Tejeira Loile, baronne de Nioac, Mme de. SilvaRamos, comte et comtesse Biadelli, M. José Otero, comte du Chciffault, etc. etc. Au Brésil

Projet d'emprunt

Le gouvernement fédéral du Brésil vient. d'apprendre que l'Etat de l'Amazone projette de contracter un' nouvel emprunt extérieur.

Quelles que soient les garanties que le- dit .Etat puisse prétendre offrir pour cette opération, le gouvernement fédéral considère de son devoir de ne pas autoriser semblable tentative en avisant les principaux marchés européens et américains, que le Brésil désapprouve d'une manière positive l'éventuel emprunt en question et dégage, d'une '.manière absolue, toute son entière responsabilité pour ce que, à l'avenir, il pourrait advenir aux preneurs ou souscripteurs. L'actuelle situation financière et administrative de l'Amazone ne permet nullement, eh effet, à cet Etat de la Fédération, de's'adjoindre de- nouvelles -charges.- ̃ (Americanà.)

En Argentine

Buenos-Air.es,. 7>4uiU.el.

(Vc notre correspondant particulier)

Assistance aux mères

Le Conseil municipal vient 'de signer un décret réglementant l'assistance maternelle'gratuite à domicile. Cette mesure a été" prise en vue de diminuer la mortalité infantile.

Navigation

Au milieu de juillet, desbaleaux glisseurs feront le service de la navigation.au rio Bernego. Le commerce de l'importante, zone du Çhaço en retirera de grands avantages. Li Chambre a adopté le projet de loi frappant d'impôts les plus-values des terrains qui ne seraient pas déterminées par des améliorations effectives mais par les agissements de la spéculation.

Nomination de M. Saubidet

M..Alberto Saubidet, le chimiste argentin bien connu, vient d'être .nommé président, duîîureau déjà Convention internationale relative à l'analyse des substances aliinen-

On ne s'y est pas trompé à Ajaccio. Le résultat du scrutin a été accueilli par. un débordement d'enthousiasmi, Des cortèges se sont formés spontanément précédés de drapeaux, ils ont manifesté devant les fenêtres de l'élu, en-le saluant d'ovations frénétiques.

Les partisans de son adversaire se montrent très affectés de' l'échec de leur candidat l'ancien ministre.de la marine passait,

à leurs 'yeux, pour imbattable. Les marques innombrables de syrnpathie et d'encouragement que reçoit M. Coty achèveront de lui donner Vautorité nécessaire à la tâche patriotique -qu'il s'est assignée. UNE MANŒUVRE; ̃'<• -HARDIE ̃•

Les manœuvres les plus singulières ont été ^entreprises contre la candidature de- M. Goty." C'est ainsi qu'avec l'évidente complicité de certaines autorités locales, dans la nuit de samedi, les jardins de l'hôtel où habitait- M. Coty ont été brusquement envahis par une centaine de gendarmes et d'inspecteurs de la .sûreté. Revolver au poing, ils occupèrent les issues, interdisant l'accès de l'hôtel à, tout le monde, même aux voyageurs qui rentraient pour se coucher. Le but'de l'expédition, qui échappait sans doute aux gendarmes cux-mèrnes, était fort clair il s'agissait d'empêcher les partisans de M. Coty de garder le contact avec teur candidat et, de fait, personne ne put le rejoindre ̃ jusqu'au malin.

Lés gendarmes donnèrent de leur étrange consigne une explication originale on les avait w.-ôvenus que le fameù^ bandit Roniaiietti, qui

tient. le maquis depuis tort longtemps, se trouvait dans le même hôtel que M. Coty On procéda, toute la nuit, des combles aux caves, h des perquisitions interminables qui. naturellement, ne donnérent aucun résultat el pour cause Mais le tour était joué le.s portes de l'hôtel ne se rouvrirent qu'au moment du scrutin à la Préfecture.

On signale encore bien d'autres manœuvres désespérées du parti battu hier je n'ai voulu vous transmettre que la plus amusante.

taires. La désignation de M. Saubidet parmi les délégués des autres pays est un honneur pour la République Argentine.

DEAUVILLE-TROUVILLE

i^-i « rriBi

.Le véritable été s'étant affirmé, ce fut un flot d'arrivées samedi. Hôtels, Potinière et Casinos battent leur plein.

A-çolâenfc 4'ayiation

L'aviateur lieutenant André Delamare, du cenlre>de Lyon, venait de prendre le vol, hier soir. à trois heures, à l'aérodrome de La Frileuse quand, soudain, l'appareil s'enflamma et vint s'écraser sur le sol. Des débris en fçu, les témoins accourus ont retiré le corps affreusement brûlé du lieutenant Delamare qui a succombé peu après.

Le mécanicien, qui s'était jeté hors de l'appareil, été également grièvement blessé. On l'a transporté à. l'hôpital militaire. Le lieutenant Delamare, originaire du Havre, n'était âgé que de 29 ans.

Avant de partir en vacances

Vaporisez vos pende,ries, armoires, tapis, fourrures, auTieuibl-eime.nl,- etc. avec le Nôoploil insecticide spécial vous éviterez, pendant toute votre absence, les dégâts des mites, papillons et. de tous les inseotes. et parasites. L'effet est foudroyant. Le litre, 20 fr.. En vente au Néoptol, 88, rue Lal'ayetle, Paris-Berg.

M GOHGOORS DE BflltltOfïS

Le colonel de Goys, chef de cabinet de M. Laurent Eynac, a présidé hier le grand concours des ballons de l'Aéro-Club de l'Ouest, à Angers.

Le comte de La Vaulx, de l'Aéro-Club de France, et le pilote belge Demuyter étaient présents.

Sur onze engagés, neuf sphériques prirent le, départ pour la Coupe, Alfred Leblanc.

LES INNOCENTES ou la Sagesse des Femmes par Mme la COMTESSE DE NOAILLES C'est un bien précieux livre où l'illustre poète qu'est la comtesse de Noailles se penche sur quelques passionnants problèmes du sentiment et les examine avec une perspicacité et une puissance psychologique admirables.

Il:; y a dans cet ouvrage des pages éblouissants où l'auteur des Forces Eternelles atteint jusqu'aux plus secrets mouvements du cœur humain. (1 vol. A. Fayard et Cie, Paris, 7 francs.)

LES FÊTES D'ANNECY Le maréchal Joffre est arrivé hier à Annecy, pour, présider la fête de, gymnastique. Il a été reçu, à 11 h. 30, à la mairie^par le maire, M. "Blanc, qui a souhaité: la biënvenue à « Fhonune qui a attaché son nom à la victoire dé. la- Marne et qui a mérité l'éternelle reconnaissance de ses concitoyens ». Le maréchal a répondu qu'il était heureux de venir à Annecy, chez des populations patriotes aimant les exercices physiques et préparant la jeunesse en vue de la défense de la patrie. Il a ensuite signé le Livre d'or.

Les Syndicats d'initiative à Senlis La-Ville de Senlis avait organisé, hier une réception en l'honneur de la première assemblée générale de la Fédération des syndicats d'initiative de la région parisienne qui 'groupe "29 sociétés.

La réception à la Mairie a été suivie d'une assemblée que présidait M. 'Sinturel, président de la Fédération parisienne. La- -Ville de Saint-Germain a été choisie comme lieu de la deuxième assemblée générale d'été en. 1924,

L'INAUGURATION

du monument Jean Jullien

Ce fut, dans le joli cimetière de Villed'Avray, après une aimable réception à la mairie où Jean Jullien fut conseiller municipal, une cérémonie (simple et chargée d'émotion. Beaucoup plus de monde que l'on ne pouvait s'y attendre en ce chaleureux dimanche, était là, et cela fit une petite foule, mais une foule d'amis. Les discours eurent aussi un accent particulier. Nul ne put approcher Jean Jullien sans éprouver pour lui les sentiments de l'affection et du respect, et ceux qui. parlèrent hier furent ses amis et ses confrères aucun d'eux'ne sépara l.'admiraiion due à ce. précurseur de l'amitié qu'il inspira, et l'on eût dit une grande fajnille, rassemblée pour mêler ses souvenirs autour de Mme Jean Jullien et de son fils aine.

On entendit successivement le inaire; de Ville-d'Avruy, M. Maringue l'éloquent M. Georges Lecomte, au nom de la Société des Gens de Lettres M. Pierre Véber, au nom de la Société des Auteurs M. Edmond Sec, au nom de l'Association de la Critique. Un discours qui n'était point au programme fut.le discours improvisé de M. Henry Céard, qui, prononcé avec des larmes, sut en arracher. Puis M.. Gémier vint lire un beau poème de M. Auguste .'Viljeroy, et la cérémonie s'acheva comme elle avait commencé, par un chœur de l'Orphéon de

Sèvres.

Alors se dispersèrent les pèlerins, à qui cette heure brève permit de revivre quelques-uns des grands soirs du théâtre contemporain.

G. Davenay.

Les .obsèques de l'amiral de Bon Le ministre de la marine, qui avait, depuis longtemps, accepté de' se r-endire le 9 'juillet à -Dieppe, sur l'invitation de Ja municipalité, ne ,pourra assister aux obsèques de d'amiral De Bon. 11 y sera représenté par :hr .vice-ami'Hâl Grasset, chelf d'état-major général de la marine.

Le ministre est allé hier, 'avec de contreamiral Thomine, .chef de .son cabinet rnilitaire, saluer lia dépouille mortelle de l'amiral De Bon, dans >la crypte de la chapelle des Invalides oiV elle a éjtô déposée, en attendant tes obsèques.

LA MANIFESTATION DE BOUCHNES

–»•♦«»–

Sous la présidence du général Balfourier, o.'i a inauguré, hier, à Rencourt-Bouchavesnes, les ossuaires qui entourent le monumcnt coniméniorafif.

La première partie de celle cérémonie a o,-i lieu dans lit matinée. Une messe en plein: '-i air a été célébrée, à 11 heures. L'abbé Kunet, secrétaire de Mgr Chaptal, vicaire général de Paris, ancien aumônier militaire, a prononcé une allocution.

Le général Balfourier a prononcé rm discours dans lequel il a refait l'historique des batailles de la Somme. 11 a fait appel à l'union sucrée, qui fit la force de nos soldats dans les tranchées et qui doit nous garder encore des discussions stériles, capables de se changer en luttes fratricides. Il a montré la nécessité d'être énergiques pour ne pas laisser contester notre créance, et il a terminé ainsi

« Haïssons la guerre, mais ne la redoutons pas gardons l'épée au fourreau, ruais ayons la main sur sa garde. »

i\l.. Calipe, arebiprétre de la cathédrale d'Amiens a donné l'absoute.

On s'est rendu ensuite au petit cimetière anglais, où furent également chantées des prières pour les morts.

ÇA ET LA

̃+̃ Le maréchal Joffre, accompagné d'un officier d'ordonnance, est arivé, hier matin, à Annecy.

-+̃ L'inauguration du monument d'Henri Collignon, officier de la Légion d'honneur, conseiller d'Etat, ancien secrétaire général de la présidence de la République, engagé volontaire à cinquante-huit ans, tué à Vauquois le 16 mars 1915, a eu lieu,,hier,,au cimetière d'Aubreville.

-«>- Le duc de Connaught se rendra, aujourd'hui, à Amiens, pour assister à l'érection, dans la cathédrale, d'une plaque commémorativo aux soldais britanniques tombés dans les batailles de la "Somme.

Un exemple à suivre Créée il y a II- ans, l'œuvre marseillaise des jardins de famille qui actuellement comprend dix groupes de jardins ouvriers dans la banlieue de Marseille, soit plus de dix hectares .et 351 jardinets cultives ipar 2.145 personnes, a procédé hier à une distribution de récompenses aux bénéficiaires des jardins. Au cours de celte cérémonie tout intime, qui a eu lieu au groupe de la Capelette, quelques chiffres ont été donnés par le président, M. Aiguier. La récolte annuelle dans les jardins ouvriers atteint 250.000 kilogrammes de légumes, soit, pour chaque famille une économie de 700 francs, alors que chaque jardinet ne revient à l'œuvre que quelques francs.

Un accident à Versailles

Une 'femme dont on ignone .l'identité, et .paraissant Agée d'une 'quarantaine d'années, a été renversée et tuée boulevard Saint-Antoine, au Chesaiaie, ,par. 'l'automo-. bile d«e M. Paul Mancot, .entrepreneur de maçonnerie, 8, rue Bantlïéilemy, à Paris.

Les chèques sans provision

La Chambre de commerce de Montpellier a donné son approbation à la proposition de loi de MM. Fould et Montjou, tendant à frapper d'une peine d'emprisonnement et d'amende celui qui a, de mauvaise foi, émis un chèque sans provision ou retiré, après l'émission, tout ou partie de la provision.

Un récent congrès catholique de Vienne

Vienne, 8 juillet. Au congrès catholique autrichien qui vient de se réunir à Vienne, les questions politiques devaient être bannies des discussions cependant, on n'a pas manqué de constater que, en fait, la politique a joué un grand rôle. Ce sont en particulier les social-démocrates qui ont fait l'objet des attaques des orateurs:

A l'occasion de la procession qui a terminé le congrès, des bagarres se sont produites. Les légitimistes ayant organisé une « messe de l'empereur » dans l'église SaintMichel et. ayant ensuite procédé à une sortie en ordre dans la Ringstrasse, les éléments opposés manifestèrent, mais la police, rapidement intervenue, put ramener le

#*iiïie.


Une Française reine de Pologne

U''i

Marie de Qonzague

Placée entre la Prusse et la Russie, la Pologne, toujours exposée aux convoitises ̃de l'une et de l'autre, est l'alliée naturelle ,de la France. Cette politique, qui s'appuie la fois sur l'intérêt et le sentiment, est 'plus que jamais nécessaire à l'heure où la, ̃Pologne, après un martyre d'un -siècle et demi, renaît à la vie et à la liberté, et, en la pratiquant étroitement comme il confient, le gouvernement français ne fera en éeta>.q,ue suivre .une ..vieille .tradition. En ef,'fel, dès que. libérée des querelles intestiines, la France put avoir une politique européenne, elle se tourna vers la Pologne et, dèsj/lë dix-septième siècle, le gouvernement û'oyal s'efforça 'd'y établir son influence.. La diplomatie, en ce temps, n'exerçait point son action par les seuls envoyés puiblics -ou secrets, qu'on appelait, suivant le .Cas, des ambassadeurs ou des agents elle recourait volontiers à des femmes, et les jmariages étaient souvent aussi de véritables alliances.. C'est ainsi qu'une Française 'devint, en 1646, reine de Pologne, coùronnant par cette aventure royale une existence déjà fertile en aventures.,

• ̃ «"•

Née en 1612, Marie de Gonzague était fn'lïe dé Charles de Nevers et de Catherine >de Lorraine. Son père, qui représentait une branche, depuis longtemps fixée en France, de l'illustre maison des Gonzague, n'était que duc lorsque l'extinction de la brandie italienne, en l'appelant à régner sur Mantoue, fit de lui un prince. La jeune Marie, devenue ainsi princesse, en conçut autant de joie que d'orgueil, et dès ce moment entra dans les vues et dans les volontés de .sou père, lequel lui avait constitué une dot de 300,000 écus sous la condition expresse -qu'elle épouserait un prince.

La condition semblait facile à remplir, ^ràce, à sa naissance et à sa dot, mais elle rjoignait, par surcroît, à ces avantages, cellui d'une beauté éclatante, si l'on en croit lié portrait fait par Nanteuil. « A confeinlpfer ce noble et gracieux 'visage, ce front (pur,- ces cheveux noirs retombant des deux 'côtés en boucles soyeuses, ce col élancé, 'cette taille mince emprisonnée dans le long et étroit corsage du temps, il est facile de s'expliquer le rang élevé que l'admiration publique avait décerné à Marie parmi les beautés de la cour »,. dit Albert Vandal {Un mariage politique au dix-septième siècle).

A dix-sept ans, elle crut son rêve près 'd'être réalisé. Un roman d'amour ne tarda vpas à s'ébaucher entre elle et te propre frère du roi, héritier présomptif de la couronne, Gaston d'Orléans. Le jeune prince manifestait. l'intention de l'épouser, mais la reine nicre avait d'autres projets pour son fils et lié craignit pas, pour arriver à ses fins, d'employer la manière forte elle lit enlever Marie de Gonzague par une troupe d'hommes armés, qui la conduisirent au château de Vinceimes. « Loin des yeux, loin du coeur n, jamais le proverbe lie fut plus vrai,; le triste personnage qu'était Gas/ton se résigna avec la plus grande facilité à la perte de celle qu"il disait aimer, et, lorsque 'la prisonnière quitta Vincenries, sur l'interivëntion de. Louis XIII, elle apprit que, dojcileà la volonté maternelle, le prince épou;sait femme qu'on lui imposait, et son ^.amour, à peine né, se changea. dès lors en i h'aine pour l'infidèle.

Mais-^rt^eS^vffiÇ|^SP«!»«»spW**«»' ficlav'ët la jeune princesse, tout en dissimulant son dépit, cherchait une revanche qui la vengeât de l'humiliation subie. Aussi, •se prêta-t-elle avec complaisance à un .projet tout politique qu'avait conçu Richelieu.Alors-' rêgiiaïf' éiï Pologne Wîa!dislas .VU", lequel ..avait témôigpé le •désir d'épouser une princesse française ,on lui envoya les portraits de quelques jeuinës filles qu'avfiif séduites ce projet d'alliance royale>eticore. qu'il fallût; aller bien

loin .ét.dp.i]s. unie. JTroide contrée, recevoir

'cette couronne. Parmi les beautés, offertes à ison.ch.oix, Wludislas .n'hé.situ point. à. désigrieivMari.é de Gon'zugné '̃; ̃̃m'uis la politique • jouH en cette aft'airele rôle qu'avait joué 'larie de Médicis, à rënlëvernentr près circonvenu- par l'intlueiicc aulricliienne, Wladislàs- .renonça "à- son projet et épousa une

•princesse i-alletïiaiïdo. ̃•̃

Voijè- .donc Marie de- Cunzaguo une se^ondefois .déçue c'.est alors que se présen- 'ta .un nouveniv .soujtiranl, presque, un enjfant encore il n^Ha.ii poinl prince, mais.il ̃ avait.: su inspirer à Louis XIII un Ici allajehement-et il jouissait auprès dcvkir d'une :ieirè" faveur que lous lés espoirs lui étaient 'permis c'était le jeune Cinq-Mars. Il n'avait que vingt et un ans et Marie approchait de la trentaine, mais l'ambition plus encore 'peut-être que. l'amour- rapproche ;les distances, et il semble bien que r.unbilioft ait joué dans l'occurrence un plus grand l'ôle que l'amour, n'en déplaise à Alfred de Vigny, lequel, dans son roman de Cinq-Mars, força ̃ la note romanesque. La princesse, en effet, consentait bien à devenir- l'épouse du jeune .marquis, mais elle y mettait une condition « Devenez connétable, lui écrivait-elle, pour

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1 devenir. digne de moi. » Et Cinq-Mars, -Croyant que; le moyen le^.plus rapide peur; atteindre ,lé rang élevé dont dépendait: .-Son; mariage, était de renverser le cardinal et de .prendre "sa place, se laissa aller à conspirer. Richelieu déjoua facilement l'intrigue et Cinq-Mars paya de sa vie cette folle équi-. pée. Cette fois, les espérances de Marie de Gonzague avaient sombré dans une aventure sanglante dont elle portait une part de responsabilité.- Les remords se joignant' 'à ses regrets, elle se rejeta vers Dieu, et on la vit donner, les marques d'une si. grande piété que l'on se demandait si, à l'exemple de sa sœur Bénédicte, elle n'allait pas se- retirer dans un cloître et renoncer au monde. Son père venait de mourir sa vie paraissait .-vouée désormais 4 la,tris.tesg# seules l'affection que lui témoignait Anne d'Àutri-"che l'arrêta sur la pente des décisions irrévocables, et, par une douce contrainte, ob-

tint qu'elle parât encore, de temp» en temps

tint cour. Mais, comme le dit Mme dé Mot-,teville-, « élle.fivait. sujet de croire qu'il n'y avait plus de bonheur dans la vie pour elle, et que t^jtés choses lui devaient -être contraires ». Et pourtant le jour approchait oùla fortune .lui préparait une revanche éclatante et s'apprêtait à réaliser ses rôves ambitieux, en plaçant sûr sa tète une couronne royale. ̃

̃

Wladislas n'avait jamais oublié la séduisante Française dont il gardait jalousement le portrait. Son union avec l'Autrichienne n'avait guère duré redevenu libre par la mort de celle-ci, il songea à reprendre le projet ébauché en 1638. Fortifié dans sa résolution par plusieurs années de réflexions, il se décida à envoyer un ambassadeur à Paris chargé de demander 'la main d'une princesse française, en laissant deviner ses préférences pour Marie de Gonzague. Cela se passait, en 1645, Richelieu et Louis XIII étaient morts Louis XIV avait sept ans Anne d'Autriche était régente et Mazarin gouvernait le royaume.

Le fin cardinal comprit tout de suite l'intérêt qu'il y aurait à avoir en Pologne une reine qui y ferait prévaloir l'influence française, et Marie de Gonzague lui parut éminemment propre ce rôle par la raison que « cette prmcessse, qui n'avait point d'intérêts qui lui fussent contraires, qui était pauvre. et accablée de sa mauvaise fortune, en aurait beaucoup de. reconnaissance ». La reine, s'en mêla et obtint avec d'autant moins' de difficulté que Marie entrât dans les vues de Mazarin, que" -la princesse n'avait, au fond du cœur, jamais renoncé aux espérances glorieuses d'une brillante destinée., Mazarin chargea donc Brégy, l'ambassadeur français, de proposer â Wladislas Marie de Gonzague on pensé comment le roi accepta une proposition qui cadrait si bion avec ses désirs il dépêcha aussitôt des envoyés chargés de la demandé officielle. « Les ambassadeurs polonais furent reçus à Fontainebleau dans le grand cabinet de la reine, raconte Mmj de Motteville. Quand ils entrèrent, la princesse Marie était au cercle. Elle se leva pour n'être pas présente à cette harangue, et se retira dans un des coins du cabinet pour les voir de loin. Elle se servit de moi pour se cacher d'eux. Et, comme je ne la cachais pas beaucoup, malgré les façons qu'elle faisait, un d'eux en se retirant, après l'avoir distinguée, lui fit une profonde révérence, et ceux de sa suite en firent autant. ».

.Quelques jours .après, le contrat fut signé dans ]a chambre du roi, en présence de toute la cour, et le soir le roi donna un grand souper aux ambassadeurs polonais. Le service y fut fort mal fait ;'hous lie noterions pas ce détail,' s'il n'avait donné lieu à cette remarque d'Anne d'Autriche que « jamais la France n'avait pu se régler ni dans les grandes choses, ni dans les petites, et qu'il fallait avoir patience », ce qui n'a pas laissé

d'être vrai depuis', et l'est encore aujour-

,tft.J;J~~s.t çn~jOUI'-

Le mariage par procuration fut célébré le 6 -novembre. '((' Marie ,de Gonzague était de belle taille, et alors elle était d'un embonpoint raisonnable, dit Mme dé..Motteville. Elle, avait trente-trois ans. Elle avait les yeux noirs et beaux, les cheveux deuxième couleur, le- teint beau, les dents belles et les autres, traits de son visage n'étaient ni beaux ni laids mais. tout .ensemble elle avait de la beauté, avec un grand air. dans toute sa personne qui • convenait" à une reine. » ̃ ̃

'.<<

"Mazarïu s'occupa de former le cortège qui

devait accompagner la nouvelle Veine il il

plaça: à ht tète, avec rang d'ambassadeur, ia CQiiilesse.de. GuébrianÇ veuve du.marécha.1 dont les .victoires nous avaient, donné l'Alsace. Mmes de Langeron, des Essarts, d'Aubiguy, .Mlle. de. Guébriant,, .nièce de la comtêàse,. l'évoque d'Orange, le Père Fléu- ry, confesseur de Marié de Gonzague, et d'autres encore composaient la suite de la reine et devaient la suivre en Pologne. D'autres damés, comme Mnie de Choisyv. avaient reçu la permission de l'accompagner jusqu'à la frontière.

Le départ eut lieu le 27 novembre. Ce ne fut pas sans quelque mélancolie, malgré sa satisfaction intime, que Marie quittait la- France.

« La royauté pour nous commence, par l'exil ». '̃' '.ï.\ Ces paroles qu'Henri de Bornjer place dans la bouché de Blanche de Castille, sont d'une saisissante vérité. La nouvelle reine était entraînée par sa grandeur dans un lointain pays qu'elle rie connaissait pas, près d'un mari qu'elle n'avait jamais vu. Qui sait ce qui 1 y attendait ? Quelle, eût été sa tristesse si elle eût prévu quelles épreuves elle allait avoir à subir

Dans les Flandres, le voyage fût égayé par les fêtes données en son hônnéiir- par l'ordre du roi d'Espagne mais, dès qu'on arriva en Allemagne, le spectacle changea, 1e cortège traversait un pays désolé par la guerre et les rigueurs de la saison ajoutaient à la tristesse du voyage.

Cependant, on approchait des frontières de la Pologne, lorsque, brusquement, dans une misérable bourgade de Péméranie, un courrier du roi. de Pologne se présenta et remit à Brégy une lettre de son maître. Ce n'était point pour souhaiter la bienvenue à la nouvelle épouse en termes brefs et secs, Wladislas chargeait Brégy de dire à la. reine de ne pas pousser plus avant, donnant pour raison un violent accès de. goutte qui l'empêchait de recevoir sa femme comme il convenait. Cette raison n'était même point un prétexte la goutte n'était "pas si,coupable c'était l'acte indigné d'un gentilhomme français .qui avait dicté la décision du roi. Voici ce qui s'était passé

~<

Mme de Choi\y, pour luquellf» Mario de Gonzague avait une profutide affijijlion, axait été courtisée par le chevalin- de Rois-fJauphin,et n'était poinf reslô insensible ù sa passion. Mario de Gonzague avait usé de toute Son autorité sur Mme de Choisy pour la détourner de cette aventure, et elle y avait réussi. Bois-Duuphin n'écoutant que son dépit furieux, avait tenu à se venger, et il avait fait parvenir à Wladislas une lettre où, reprenant les propos tenus par la malignité des gens da cour sur les amours rte Marie de Gonzague et do "Cinq-Mars, it dénonçait au -roi l'indignilé. de son-épouse. r Toutefois, le premier accès de colère passé, Wladislas revint, à des sentiments moins farouches, et permit à Marie de poursuivre son voyage. Il devait primitiv emenl la recevoir à'Danfzig il prétexta de nouveau sa goutte, et fit dire qu'il la recevrait à' Varsovie. La "nouvelle renie y fit son entrée le 11 -mars1 1646, aprerf un voyage. qui' avait

duré près de trois mois fit demi, en plein hi-

ver. La fufi^lue, I'inquiélutte l'avaient er,uèl_leménfc éprouvée physiquement "e t ïnorulë-

ment, et la première entrevue fut pénible. ̃Le roi ^'attendait dans la .cathédrale. Itjétâit' assis et ne se leva point elle" se mitvà' genoux, devant lui'et lui baisa la mai»..11 la regarda en silence, puis, .se .tou.rnantiyers, Brégy, if!ûï"ciit à voix haute

Est-ce, l.à. celte grande -beauté 4ont vous m'aviez tant dit de merveilles ? 2

Marie entendit ces paroles malveillantes, mais la pauvre créature ne s'en blessa.point; elle avoua plus tard à Mme de Guébriant ̃«.qu'elle se sentait en effet, si laid'e qu'elle. ttrouvait que le • Roi- -avai-ti raison d'ea-ôire dégoûté ». r"

C'était, de sa part, bien- grande humilité, car elle aussi était en droit de se plaindre du mari qu'elle venait retrouver. Agé de cinquante- ans,- Wladislas était -encorërplus vieux que son âge » accablé de goutte et "de--gra-isse-»-l'-iï'-ttvait- •rieïi.,de ragoûtante f mais il était roi, et à ce titre ni sa laideur, l'ni ses infirmités ne semblaient le déparer aux yeux complaisants de "I elle qu'il faisait leine.

Le repas quj suivit la <étemonie reli- gieuse fut e\à< rable, pI, le soir venu, Wladislas se letiia ses uppaitements, tandis que l'on conduisait Muiip de Gonzague dans les siens. Aussi altiiàfee que modifiée d'un tel affront, elle fui pnse d'un amei desospoii incapable de se ronlenu plus longtemps, elle donna libre cours à ses larmes, disant à Mme de Guébuant qu'ellf n'avait qu'iui parti à prendre, qui chut de retourne! au plus vite en France.

fit.'

Mais Mme de Guebiidiif était une fciiuno de tête qui n'entendait point teuniiiei de façon dussi piteuse la mission dont l'avait i_n\eshe Mazarin: La situation était d'auttiht plus difficile que di\eis incidents, Miué- dant au mauvais accueil du roi,.l'avaient étranguneut compliquée D'une part, Mmr d'Aubignv, jalouse de la faveur plus giande dont paraissaient jouir auprès de Marie de Gonzague Mmes de Ljangeion et des Essai ts, avait perfidement laisse uitcudie au Roi que cette favcui venait de ce qu'elles avaient été jadis les confidentes de ses amours avec Cinq-Mais d'aiitie pad, une intrigue s'était formée à la Cour pour don- ner à Wladislas une maîtresse en titjcc dans ,1 la personne d'une jeune Polonaise, Mlle d'Eckemberg,

Mme de Guébriaut résolut de s'adre.ssei directement au Roi et de lui pailei un langage ferme. W'iadislds tâcha d'abord de si dérober à un entretien qui le mettrait ci mauvaise posture mais à la fin, devant l'insistance de l'ambassadrice, il accoid.i l'entrevue demandée. Mme de Guébriant le prit de haut dès le début elle ne s'abaissa point à discuter le goût du Roi ni à invoque î des excuses pour les charmes affaiblis ne Marie de Gonzague elle plaça liane hement la question sur le terrain politique, ot, puisqu'il, s'agissait en réalité i'un ninimge politique, elle déclara au Hm que la Reiwmère, Anne d'Autriche pt le au rimai Ma/.itin chérissaient Marie de (lonzagui', e( qu'ils seraient profondimeut mé< oiitenls d'apprendre avé'e quel dédain elle etail li.utée qu'ils prendraient pour eux 1 injure et ne la laisseraient pus impunie que jki puissance de la France était grandement à redouter et que, malgré la distance, ils sauraient en faire sentir ie poids à celui qui les aurait bravés. Mme de Guébriant avait vu juste, et son langage énergique produisit l'effet attendu. Wladislas se déclara pleinement, convaincu par les arguments de l'ambassadrice. Il se mit aussitôt à vanter les qualités de Mann de Gonzague, et, à partir de ce niompnt, il traita la Reine avec une politesso remplie 'd'égards. Mlle d'Eckeinberg alla .expier, dans une lointaine retraite, par un mariage forcé, sa faveur d'un moment. La douceur, la bonté, la soumission tib Marie de' Gonzague gagnèrent peu à peu le ccour du roi. V>ëtïr une derniâceAiftteir'ven-> Monade -.Mme de Guébriant; -qui iie -voulatt point partir sans avoir achevé son œuvrer Wladislas. qui traitait déjà Marie en reine, se décida à traiter la reine en épouse. Désormais, certaine d'avoir conquis le roi, Marie eemit en devoir de conquérir la Pologne, et elle y parvint facilement. Elle fit prévaloir l'influence française et Mazarin put s'applaudir du choix qu'il avait fait. Mais la destinée réservait d'autres épreuves à Marie de Gonzague, Wladislas mourut en 16-18, et, la monarchie étant élective en Pologne, il ne serait resté d'autre parti à prendre à la veuve du roi que de. regagner la France, si, les électeurs ayant élu le frère de Wladislas, Jean-Casimir, celuici n'eût épousé Marie de Gonzague. .lésuite et cardinal, Jean-Casimir, ayant été relevé' ses vœUx par le Pape, n'avait accepté la couronne que parce qu'il espérait laisser la cliai;ge du. gouvernement à "celle qui s'en acquittait si bien. La reine Marie put donc continuer .une politique féconde en résultats pour la France. La. mort seule, y mit un terme. Le il) mai 1667, une attaque d'apoplexie foudroyante terrassa Marie de Gonzague, et rien ne montra mieux la gran- de place que cette reine avait tenue, que la décision aussitôt prise par Jean-Casimir d'abdiquer. Il se retira 'en France, reprit la prêtrise, ot. Inourut cinq années après à Ne?. vers,- dans, le duché même- de Gonzague. -Paul Gaulot.

Le Monde religieux La clôture

du Congrès eucharistique

Rien 'ne saurait rendre l'incomparable spectacle auquel nous avons assisté, hier après-midi, sur le parvis Notre-Dame. Rome sans doute a vu se dérouler des cérémonies plus grandioses, se presser des foules plus nombreuses sur les pas du vicaire du Christ. Mais nulle manifestation de la piété française ne fut'jamais plus émouvante et sous le ciel romain mêrjie, si l'enthousiasme est. plus exubérant, plus chaleureux, -l'air plus résonnant de clameurs, on ne connaît point ;ce vaste recueillement des foules, cette sagesse, ̃ cette sérénité' de la race du monde la plus vibrante à la fois dans les profondeurs et la plus mesurée. La,. place du parvis, les fenêtres et les toits de, la Préfecture de police, et de •l'Hôtel-Dieu, et sur l'a.ùtre berge de la Seine, tout le dé-"roulement des quais jusqu'à la place Saint- Michel, étaient noirs de monde. Devant le* portail de Notre-Dame, une large- estrade parée, illuminée, portait l'autel, attendait le cortège dés prélats au-dessus, et très haut, une loggia creusait dans la façade uno

étroite ouverture.

Les portes s'ouvrent et. derrière 1p (lut des invités de marque qui ont pu pénétrer" dans la cathédrale, < iîci la procession, les prêtre*, lès' prélats. les évêques,- la roitrëJ; au front, lu crusse en main, le patriarche, les cardinaux, enfin, sous lo dais, le SjiintSacrement -porté par rarchc\èque de Pans. Le salut bolennel commence, dans rétnn-ellement des ors et des lumières, la loule tout entière chante les hymnes., e,t réjinnd aux invocations. Enfin, dans la loggia, le cardinal apparaît,, portant l'ostensoir d'or, il présente au peuple incliné. la Saintt-Eucharistie et. bénit sa ville et la France. 'Minute ineoinp'arable la nation chtétieune prosternée adore son Roi véritable, et com-

munie en esprit avec Lui. Assurément, ni

le salut dt Montmartre le soir, ni lu bénédiction de la ille, du haut du SucreCœur,, n'ont égalé cette apparition sur le front de 'la \ieille église nationale, du Seigneur de l'aulel et du eahaite, sorti pour recevoir l'hommage de. ces Francs qu'il aime entre 'tous pt-quï demeurent, à tivnersles siècles; ses plus'fiers défenseurs. » Louis Martin-Chauffier.

J>

tes prçemiêrçes

THÉÂTRE ALBERT-I": Je veux un duc ». pièce en-trois actes, de Mlle do -Va-l-aH-iio. C'est -l'histoire d'une jeune Américaine qui veut épouser un duc. Elle apprend qu'il n'ainje que sa fojtune et^ge marie a.vec son cousin. ̃ •̃̃ ••••'• ̃-̃' Ce sujet n'est pas nouveau, et Mlle de Va'larinô në'sèmble -pas WôTf 15s'qiiàîîtés"dfâ-' matiques qui étaient nécessaires, dans l'occasion, pour nous" -einpê(,:hér de nous en apercevoir

M. Gretillat Aimes M.ine-Laure et Zabeth Ca{)azzd noiib ont decoutumés .'i les apploudu dans des ouvrages d'un jjIujj grand mente

••*

THÉÂTRE DU VAUDEVILLE Sacré Léonce, couicdn' en trois actes, de M. Pierre Wolfl. Le Vdude\ille mpiiI de jppunrhe a\ec le pltib bnlldiit bucce^ Stuir Léonce, U coniedie tolebit' de M. Pierie Wolfi cette œuvio e^t tiop connue poui 'qu'il convienne d'en rappelei le sujet Cons.taloiib seulement (fu'ellf* a ipcu, j fptfe nou\elle îpjittsp, le même accueil clidltuieux qu'a !<i i KMfion L'inleipicUilion o^t evellente daillcuis, avec Mines Odette Daith\b, Mdd>-Çeny, Renée d'Yd, Iiidiidimi MM Gcnbj. Lucien Cdllamand, Gaston Maugei, Fniidl 'et M. Jfnn d"Sd, (jui luient jubtement appkudis M G.

COUMWTHMTRES

Répétition générale

Au Théâtre des DEUX-MÀSQUES, à 9 h. 30, répétition générale de Pâques^ Juives, drainè en trois tableaux de M Yoris 'd'Hahsewicfc,- et de Adultère, comédie en un acte de MM. Léo M«ji chr-s et Clément Vautel. ̃ Premières représentations

A la CAITÉ-LYRIQUE, à 8 h. 25, première représentation 'du Voyage de Suzeite, pièce à grand spectacle en 3 actes et tableaux; de Henri Chivot et Alfred Duru, musique d'Edmond Audran.

Distribution

Mmes Le Dentec. Suzettc Gilbert, Paqujta Chabannes, Cora Colve, La Ro?alba MM. jysor, André Destours, Giraflor Tournier, Gorricopoulps Noël, Omar Pcaha Bousquet, Blanchard Royer,

Zepbyris.,

Grands ballets réglés par Mme Stichel, dansés par Mlle Lylia Eymery et les dames du corps de ballet. Attractions les Omar's Bob O'Cônnor, Angelo et leur mule les Dentrix Bros.

Lés ayants droit seront reçus au contrôle sur )a présentation de leurs cartes.

Au Nouvel-Ambigu, à 8 h. 45, première représentation du Maître de Forges, pièce en quatre actes et 5 tableaux ̃ de Georges Ohnet. Distribution

MM. M. Lamy, Moulinet Coizeau, le duc de Bligny Chanot, Bachelin Basseuil, le baron de Préfond Lesieur, Philippe Derblay Desty, le pré- fet Lalloz, Octave Renez, le' 'général Giiar'din, un médecin Noury, Cobert Mansiaux, Jean. Mniés Niclps, Claire'de Beaulieu Bôyer, marquise de BéaulieUji; Dylnia, Athénaïs C. Clerc, la baronne Grisier, Brigitte Leliwa, Suzanne.

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'èe%80it ̃'• •'̃ ̃̃'̃- '̃̃••̃ ?

--A L'QPÊHA, à-8 heutes,,Hérodtadè (Mmés

A l'Opéra, à 8 heures, Hérodiade (Mmès

M. BerthonVY. Courso,. Haramboure MM. Perret, Pougenet, Arnal, Carbelly, Mahieux, Régis danse Mlles de Craponne, Roselly, Lorcia, Lamballe, Y. Franck, Brana, A. Bourgat). Orch.: M.. H. Biisser.

A LA Comédie-Françafise, à 8 h. 30, la Marche Nuptiale (MM. R. Monteaux, Lafon, Dorival, Escande, Hervé Mmes Piérat, Valpreux, Faber, Even, Ducos). A l'Opéra-Comique, à 8 heures, la Tosca (Mme Cesbron Viseur MM. M-.Bussy, Pafmentier). Orçh. M. M. Frigara était une bergère (Miles Rétille, Coiffier, M. VillàbeHa). Ordi M. Archâinbàud.

A L'ODÊONf à 8 h. 30," le Petit Café (MM. G. Cusih, Gàbrio, G. Adet, Pâsquali, Fabry, J. Fleur, Perdoux, R. Henry: Mmes H. Moret, R. Devillers, Roanne) Le seul bandit du village (MM. Pasguali, Deryigny Mlle Varenne). A LA Porté-Saint-Martin, à 8 h. 30, la Vie île Bohème (MM: Clément, Berley, Bourall, Asseiih Mmes Guéréàu, NôbU, Solange):

Âu Théâtre DU Vaudeville, à 9 heures, Sacré Léonce (Mmes Od. Darthys, M. Berry, R. d'Yd, Bianchini, Suffel, Gl. Huguet, L: Henry MM. Cprby,i(L. Callamand, G. Mauger, Fernai et J.vd'Yd)., ̃;•̃̃ Au GYMNASE, à 8 h. 45, les Vignes du Seigneur (MM. G. Cahuzac, Charly?, Tréville fils» Mmes Flora Déhon, Paillette Ç4oizeuXi Daubray^Joli, Marthe Rienzi).̃ Théâtre Sarah-Bèrnhardt, à 8 h. 45; les Nouveaux Riches, pièce gaie (Decœur,' Chanieroy; Mmes Dèlys, Alice Tissot, etc.). DSn,- et fêtes, matinée.

̃ Au THEATRE DE Paris». 8 8 h..45. l'Homme qui assassina, de M. Pierre Frondaie (Mmes Madeleine Lély, de Pouzols, Marie Marcilly MM. Paul Escoffier", G.Séverin, Saillard, etc.). PALAIS-ROYAL, à 8 h. 30, Là-Haut (MM. Drànèm et Boucôt, Louis 'Blanche et Ga- bin Mmes Mary Malbos, Yvoiine Vallée, S. Montalet, 1VL Duguet, S. O'Niell).1

A l'Athénée, à 8h. 30. ià sonnette d'Alarme (Mmes A. Leriche, M, Soria, M. Prainc», Florelle MM.. L. Rozenb'erg, P. Stephen, G. Gallet, Bender, Tcurnpvir. Capoui et Arnaudy)'. Au Théâtre MARIGNY, à 8 h. 45, La Revue de 1923 ( Cassive, M. Georges Milton. miss Flo- rence Walton et Mme France Martis MM. Palau, Gallet, Gilbert Battailie. Noël Laut et Léon Leitrim).

Au Théâtre Edouard-vti (Couvre 32-60), à 9 heures, T.4 moutwiTWsgué, {Marthe Ferrare, Ma. rie Dubas MM. ^Jean Worms, Pierre Darmant, Lluis et Urbart). AU GRAND-XkUIGNOL, 8 h. 45, Figures decire Mirette a ses raisons Sur la dalle Après vous, capitaine! Merc.» sami. dim. et fêtes, matî Aux Capucines, à 9 heures Epouse-la t avec MM. (îéo Bury, Fred Pascal. William Burtey, Fenonjpis, Courbel et Mmes Brçgis, Montclar, Marg. Nerval, Pascaline, J, de Castella. Au Théâtre Femina, à 8 h;.i'4:5,la « Foire de Moscou » (Les Blanchisseuses,, danses, duo sen•jîmental, chants, •Grounka, Le Volga, Pbltà russe, Likalchky, danses. La Balançoire,' Lé Caucase, chants. Les Soldats, Chœur' tzigane).

AUX- NouvEAUTÉSs >r9. HeW^Sj-ks -Lino/ics avec Mrries Clara Tambour, Natàcha, Jenny Rackson et Andrée Alvar 'MMl Barrai, -Marcel Vallée, Jean* Signoret- et René-Bussy.. ̃ A LA Scala, à 8 h. 45, Une> poule -deluxe (M. Raoul Marco, Mlle Germaine Lix). A L'APOLLO, à 8 h. 45, la Folle, Escapade, opérette à grand spectacle de M.. de Marsan et.Octaye Crémieux, avec Polin, Mmes Jane Ugaîde, Suzy Winker, MM.; Louis Marie, ,R.' Graine et Jean Monet. Mat. dim. et fêtes à 2 h. 451 et Au Théâtre Montmartre (Nord 49-24), à 9 heures, L'.œuvre de chair, avec Mlle Nada Christel, MM. Arvel, Jean Poe, Maxudian-et Jeanne Lion. r' 'I OPÉRA.- La représentation de Padmâoalii vendredi, a été particulièrement brillante. £,e public a longuement acclamé, après chaque tableau, Mlle Lapeyrette, MM. Franz, Rouard, et tousles remarquables interprètes, de ce bel ouvrages Les' représentations de Padmâoaiî, inferrompues:.pàr le départ des artistes ch"argés~dcs principaux rolès, seront reçtises dès, le début de da saison prochaine.

Jl_iaut signaler également, au cours de la semaine dernière, le grand succès de Mme Luçy Isnardon dans les rôles de Siéglinde, de la Valkyrie, et d'Eya 'des Maîtres Chanteurs, elle a montré les rares qualités d'interprétation et de style qui font de cette artiste une des premières liagédiennes lyriques de notre temps. ''•̃••

̃»«

"OPÉRA-COMIQUE. MmeEmma Luart reparaîtra demain dans le rôle d'Antonia des Contes d'Hojfmann. t .>

̃ :i "«^l. tw i

THEATRE DES ARTS. Terre Inhumaine, qui va atteindre sa 275e représentation, quittera l'affiche dimanche. M. Louis Gauthier, à la demande de M. ïtariçois de Cùrel, a accepté en ôfFet dalJér interpréter dans plusieurs; villes d'eaux le rôle quril a, si brillamment créé, boulevard des Bati-

gnolles. ..̃̃

AVANT « Pâques JUIVES ». Lie nouveau spectacle dont les Deux-Masques nous donnent ce soir la <-̃ répétition générale, comprend deux pièces noùvelles un drame et une comédie.

Le drame, Pâques Juives, de M. Yoris d'Hansewick, nous montre la vie du peuple juif en Russie avant et après la Révolution une famille odieusement martyrisée avant l'avènement de Lénine et à laquelle les circonstances permettent une vengeance terrible.

La comédie A dultere, due à la collaboration de MM. Clément Vautel et Léo Marchès, nous raconte quelles difficultés se dressent, parfois, entre deux êtres qui voudraient s'aimer.

Mme Régina Badet et,M. Pierre Pradier viennent d'être nommés officiers du Nicham Iftikar,. à la suite des brillantes représentations qu'ils ont données à Tunis.

Théâtre ANTIQUE DE CARCASSONNE. Le Théâtre Antique donnera samedi les Burgraves et dimanche Iphigénie, avec Mmes Colonna Romano, Lucie Brille, Clervannes et M. Jean Hervé; Maxime Girard.

SPECTACLES & CONCERTS

•' Aujourd'hui jj'

Au Ôdistiti-Marigny. r– De 5 ri. à 7 h., thés dansants (avec gâteaux, 10 fr.). A 11 h. 45, souper-dancing. Dancing en plein air ou à l'intétérieur en cas de mauvais temps.

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Même spectacle que le spir-i

A l'Olympia, 2 h. 30.

Ce soir

~AuX FoLiEs-BÉRclHE (Gut.02-59). à 8 h.30, là njervei(leùse revue de M. L. Lemarchand En pleine Folié, en 2 actes et 40 ta Au' Casino de PARIS (Cent. 86-33), à 8 h.30, En douce (Dprville, Claudine Boria, Jack Edwards et Roy Barton, Lily Mounet, Lily Scott. les 60 Casino Girls et Quinault avec miss Iris Rowe). A l'Olympia (Cent. 44-68), à 8 heures 30, Nita Solbès, Poulot, Max-Rogé, Reine Chanteix danses avec Georges Kakscht et Sophie lljina, et 10 attractions. A 5 heures, danses au Jazz Gédéon. (Entrée 3 francs).

Aux AMBASSADEURS (Elys. 43-73). la grande revue Paris sans voiles, 40 tableaux. Les célèbres vedettes américaines les Dqlly Sisters, 300 artistes, 900 costumes.. j .'̃̃ Au PALACE, sur les boulevards, angle du faubourg Montmartre (tél. Berg. 44-37), à 8 h. 30, la revue Touies les jemnies! (Harry Pilcer, Po« laire, Nina Myral; Dutard. Àudiftred. DflQ. artistes) A. MARiÇ«Y?(E|ys, 01-89)J;à 8 h, 45 La Revue de 1923 (Cassive, Georges Milton, miss Flo-

rence Wa)«m «^îBe^;F««cejMaïttS^rMMï'ifïalàç(>-

Gallet Gilbert Battailie, Noël Laut et Leitrirrr). A Cigale (Nord 07-60), à 8 h. 45, ExtraDry, revue de Battaille-Henri (Jane Pierly, Mérindol, Henry Jullien, Pizani, J. Magnard, Maryse Tirville, A. Zim et S. Raymond).

A L'ALHAMBRA (Roq.0-10), à 8 heures 30. The Great Carmo, le Trio Orca, les Vennecourts, les Rogers, Sirco, Titania Pavlova, la troupe Asakyl et Alva et Young.

A u Chaumière (Marc. 07-48), 36, bouî. de Ciichy (Chepfer. Feiny, P. Weil. Paco; C. dé Sivry, Huguette Doiy, Noël-Noël, Remongin). Fouchtra! '-ievué. Ombres. A LA LUNE Rousse (Trud. 61-92). à 9 h'.8 les chansonniers Fursy, Vincent Hyspa, J. Rieux, Cluny, de Soutier, Dorjni Dumont. Vice-Versa.. Allés revue de P. Bonnaud, L. Michel-Cluny (Lucy;Pezet:-Y. Gùillet, Nâdp Mailly). Aux NOCTAMBULES (Quartier Latin, 7, tua Charhpollion, téléph. Gob. 42-34), à 9 heures, Hyspjâ, Càzol, Valier, Morelly, Depressi, Privas.- Pantins-Mondains' (Alice Méva et Liette Guerita)., ̃t~;A LA PtEQUi. Chante, à; 9 heures, 7VP«e S. t.yfeyue en 2 -actes de Léonce Paco, et Bonjour Docteur, sketch (L. Paco, Beauval, Bertier, Goupil, Mmes Colette d'Or, Kady, DollyGreen, Leclaire). ̃̃ -,̃

A M ADELE1NÈ:CinêMA. L; Agonie des ^4i-gles avec Séverin, Mars (Napoléon) le Circuit de' l ours et la nouvelle' série des Filmsparlants Gaumont. CASINO DE PARIS, Partout la chaleur sévit, païtput; sauf au Gasind Paris où, dans la ptusr.éblouissahtë' revue, se- déroulent ciel ouvert grâce à un plafond mobile) des scènes de la plus rafraîchissante actualité Dorville vous y fait pouffer,: Claudine Boria vous conduit « En Douce » sur les bords du canal SaintMartin, les prodigieux Jack Edwards et Roy Barton vous y éventent de leur virtuosité, et Robert Quinault avec miss Iris Rpwe complètent de leur grâce et de leur charme cet incomparable spectacle. Enfin, la Piscine de Cristal, unique au monde, vous inonde de sa communicative fraîcheur. Courez au Casino de Paris 1 1

LA PIE QUI CHANTE. Trois heures de fou rire avec T. Pie. S. F., revue, et Bonjour, docteur sketch. Léonce Paco, Colette d'Or, Noël-Noël, Beauval, K. Tessier. Succès.

CONCERTS RADIOLA

Programme du lundi 9 juillet ` Midi 30: informations de la matinée; cours des cotons du Havre, Liverpool et Alexandrie. Mi4i 40 Radio-concert. par l'orchestre tzigane Radiofâ '̃'̃ le

5 h. 20 Radio-concert .avec le concours des. so-

listes Radiolà

.]*̃ Crépuscule rf> 2 (Abd-en-nor-Enry), piano Menuet et Sérénade de Don Juan (Mozart-Catherine), (lûfe 'Vénus çt Adonis (Alex Georges), violon 4" Les Adieux di Marousia de Tarass-Boulba (Samuel Rousseau), violoncelle; 5" Berceuse orientale (Gaubert), flûte j&" Trio (Saint-Saëns), piano, violon et .violoncelle (alle*gto, vivace, andante, ̃scherzôt aile-

groK v'. l

8 h. 45 Ouverture des Pantins de Violette (Adam) Informations.

9 h.: Radio-concert avec le concours de Mlle Ingrarid cantatrice

JO Suite Bergamasque (Debussy), prélude,, menuet, clair de lune, passepied) Mélodie Romantique (L. Hugues), .flûte 3° Invocation à.. Vesta (Gouhod), chant); 4° Romance (Beethoven), violon 5e* Poésie* dite 'par Radiolo,Canzonetta (Maréchal), violoncelle;- 7°- fa) La Cloche -fêlée. (G. Charpentier) b) A- une fille ,de Capri (G. Charpentier), chant 8°-Légende-(Mas3enet).. --••̃-

CONCpRTS DE tA ÏÛCR EIFPBE 6 h. 10 Concert avec le concours du Juatuqr vo- cal.de. Paris (Mme Mary'Mayra'nd,-Mme- Thérèse Jeanes, contralto; MM. Auguste Sabatier, Georges Vafmier basse au piano, M. Jean Masson) Mlle Starikoff-Kanarovsky, pianiste M. Yves Chardon, violoncelliste. 1er prix du Conservatoire M. de Fia-, gny, pianiste.

Broiirainm.e Barcarolle, de. Fauré Mazurka, de' Sainl-Siëhs Valsé sérieuse,- de R. Lenormand ;• Hymne Loin du Pays; Printemps vainqueur, de Léo Sachs. par le quatuor Arjoso, de Bach; violoncelle;

Ce mois de mai, de CI. Jannequin, quatuor Alleman- de de la Sonate des Eocles, pat Y. Chardon.

̃̃ Courrier Musical

Jeudi 12 juillet, à 2 heures 30, concert annuel donné par les premiers prix du Conservatoire, Salle des concerts du Conservatoire. '̃̃• Vf L. de" Crémone.

NouvellesJDiverses PARIS ET BANLIEUE Une tribune s'écroule ̃

30 blessés

Hier, à Pâ-ntia, au cours d'tine: fête "sp.or-

tive ddnjnée dans l'après-midi, «iie: tt4buïie s'est èjfondrée "sous" le poids des spectateurs. '.•̃•' Trente personnes furent tirées des déçomnres avec des contusions plus ou moins graves. D'après les premières constatations, on croit que la responsabilité de l'accident incombe au constructeur de la tribune, îd. Thuillier, de Pantin. r'

-o.

Rien ne va plus.

Un artiste, M. Bernard, qui se trouvait hier dans un café du boulevard Magenta, fut soudain intrigué par un trio de- mine -as- sez douteuse qui, à. une table .voisine :de la1 sienne, était en train de dévaliser au jeu un jeune homme dont la mise et l'aspeqt révélait quelque naïf garçon récemment débarqué à Paris. M. Bernard observa un instant les joueurs et s'aperçut vite de leur manœuvre, sans hésiter il les appréhenda. Ceux-ci surpris dans ta besogné se levèrent et gagnèrent précipitamment la porte.

M. Bernard se jeta alors à leur poursuite, saisit l'un d'eux au collet et le remit entre les mains d'un agent.. Conduit au commissariat, il déclara se nommer Jean Imbaùt, et fut reconnu par,la police, avec laquelle il eut souvent des démêlés du même ordre. Au Dépôt.

De la poudre aux yeux

tj'rîe- eùutùrïèïe de 'là- i'Ufe- Lâ'iRocfi'éfou-

cauld, Mme Pichot, recevait, hier. soir, la visite d'une jeune femme, qui après avoir fait quelques achats lui tendait un billet de 500 francs pour solder ses emplettes. Tandis que la couturière ouvrait sa caisse pour prendre de la. monnaie, sa cliente -inconnue lui jetait au visage une poignée de poivre, s'emparait d'une liasse de billets de banque et d'enfuyait.

Aux cris de la couturière, des voisins étaient accourus juste à temps pour barrer la retraite à l'agresseur. Celle-ci, une nommée Camille Commeyras, 26 ans, a. été arrêtée ^et consignée â la disposition de la justice.

DEPARTEMENTS w

Une panique à l'Olympia de Dijon Hier, pendant la représentation de l'Olympia'; à Dijon, un ouvrier qui travaillait sur la toiture du music-hall, a glissé sur la verrière .supérieure de -la, salle et défoncé le vitrage. Des morceaux de glace étant tombés en avalanche dans l'orchestre et sur les spectateurs, une panique s'ensuivit, dans. la. salle, qui fut heureusement vite apaisée. Une dizaine de spectateurs ont été blessée par les éclats de vitres; ̃

La lin du « Joyeux i>:

-^•^vj=ï^tr^!iKr^ïtOTrTîiriWr^ carburateur, une explosion s'est produite à bord du voilier à moteur le Joyeux, du port de Saint-Tropez, allant à Marseille. 'V En peu de temps, l'ihceùdie. gagna" tout le bateau. Les hommes d'équipage descendirent, au nombre de cinq, dans leur embarcation et se réfugièrent sur ly. côte, abandonnant le Joyeux, qui coula -a 7 milles au nord-est des îles. ̃̃̃

Un parricide à Montoire

Un négociant de Montoire (Lo.ir-et-Çhen, M. Debusson, a tué son père de cinq coups de revolver.

On ignore, encore;, les motifs de cé'çrim'e.' L'assassin est arrêté.

L'n incendie a détruit enpartie)fl.l11inÓtcril,i, Brebant, Reims. Les dégâts s'étÈ'vent à'près de deux, 11IiUions.

1 En se baignant dans la Loire, .il Nevers, Andra Julien, 17 ans, a été pris de nligestioh eL Il coulé ï:l. pie, 1 1 1 1 1 Atoù~

Les accidents d'auto La nuit dernière, sur la routé de La Frettg, l'automobile de livraison d'unoj grande maison d'ameublement a câpofé'par suite d'une rupture de freins. Les trois livreurs qui occupaient la voiture ont été projetés violemment sur- la route, l'un d'eux, Alexis Desoycr, a été tué' sur le coup. Ses deux compagnons, grièvement blessés, ont été conduits à l'hôpital, •.

Entre les villages de Brochonet Fixin, l'auto de M. Graffy, négociant en sôiriés de Lyon, voulant dépasser une voiture de maraîcher, est allé buter contre un, arbre et a

capoté. '̃•••'

Ses occupants, Mme Graffy, ses deux rllfes et le chauffeur ont été très grièvement blessés. M. Graffy, qui se trouvait au \6tant, a été relevé sans connaissance et a, expiré quelques instants après..

La chaleur fait dérailler deux trains

On signale de nouveaux déraillements de trains dus à la- dilatation des rails par la chaleur.

Le train -229 parti d'Aillevilliens (Haute- Saône)' à destination de Port-d'Atelier, a déraillé, hier -vers1 2 heures, près de Mersuày.. Deux wagons ont été réduits en inietïes, le conducteur de queue tué sur le coup et deux employés gravement contusionnés. D'autre part un irain omnibus, Bar*léUuc-Nancy, a. également déraillé entre le pont de la gare de Fontenay-sur-Moiselle, quatre voitures ont roulé sur le ballast., On ne signale aucun accident de "'personne. ̃

Les locataires de Toulouse obtiennent gain de cause A ln suite des manifestations organisées, h Toulouse, par :la' Fédération des '"locataires, pour protester contre l'expulsion de la farnille Marty, dont;nous avons parlé hier, le maire de Toulouse Ment de décider qu'à l'avenir aucune expulsion ne pourrait être ordonnée dans la ville avant qu'un garde meuble- ait accepté de recevoii- le mobilier des locataires congédiés,

Devant cette décision, qui lui.. donne. sa-

tjsfaction^la .'Fëf.êratiûn ..des.lûcâtkîFôs,'a a

renoncé à la qianffestation prévue pour hier matin dans les -rues de Toulouse.


-= L -A. VIE COLONI AL E

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t'CEUVRE DE LA FRANCE AU CAIVIEROUN

*̃" '"r ̃ ̃ g»®®®®®®®®®®®®®®®®®®®®®®®®®®®® ̃

Situation géographique du Territoire La France puissance mandataire

~o'~a't;

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Le .territoire actuel du Cameroun est

i- crâna étendue, de 400.000 kilomètres car-

Yés environ, II est compris entre les parallèles 2 et 13 de latitude nord et les méridiens 9? 45' et 16° 15', de longitude

:est. .-••'̃•

La façade sur l'océan n'est que de 200 kilomètres environ, alors que son hinterland,; s'enfonce dans l'intérieur, jusqu'au" lac Tchad, sur plus de 1,500 kilomètres. Toute la partie méridionale conïlriarlt à la mer et aux colonies du Gabon et.du Moyen-Congo est couverte ̃par la grande- forêt dense qui se développe sur environ 150.000 kilomètres. Les colonies du Tchad et de TOubangui-Ghari limitent le territoire à l'Est le Cameroun britannique, englobé dans 'le Nigeria, en forme la frontière occidentale. LeSud est limité par la Guinée espagnole et le Gabon.

Le traité de Versailles a proclamé la 'déchéance de l'Allemagne vis-à-vis de ses possessions d'outre-mer. En mai '1919, le Conseil suprême avait confirmé la France dans son rôle d'administration de l'ancienne' colonie allemande. Enfin, dans sa séance du 20 juillet 1922, ̃lé Conseil clé la Société des nations a ̃confirmé, à Londres, le mandat de la France sur le Cameroun.

",v

La population Les produits

Le' Cameroun est favorisé sous le" rap-

port dé la population, qui s'élève au chiffre de trois millions" d'habitants environ. Là densité est, par conséquent, un ̃peu inférieure à 8 au kilomètre carré. Elle est faible si on la compare à celle de la France; mais elle est relativement élevée pour le continent africain dont la population normale représente des groupements de 2 au kmq. Cette densité varie selon les -régions du Cameroun de quatre dans la forêt, elle est de huit dans les hauts massifs et atteint jusqu'à onze, dix-huit et vingt dans les régions du Lo'gone et de Maroua-

En 1922, la population européenne ne s'élevait encore qu'à 741 personnes, se décomposant ainsi Administrateurs et agents de tous services, 159 militaires, 143 commerçants, 163 colons, 21 missionnaires, 31 divers, 15 femmes, enfants, 209.

:Les produits naturels du sol sont 'importants et nombreux. L'huile et les amandes, de palmé, le caoutchouc, la gonirriè- copal, les nombreuses variétés de bois, le cocotier, les palmiers-, le raphia, rotin les graisses- végétales (kàrité-njabi, etc.) les tannants, dont le

L'HOPITAL EUROPÉEN DE DOUALA

fa}éWviér:; les colatiers, la gomme. araiqûé compl-ent parmi les" plus impor-'

tantsV '"r[ .V

Parmi ces .produits, :l"h(iile'" et les amandes ^de «pa-line font l'objet d'une exportation considérable. En 1920 huile de palme, 2.i649 tonnes amandes, 22-574 tonnes.

Lés principales cultures tentées a.vec succès par les Européens et par les indigènes sont le cacaoyer, le tabac, le caféier, le ricin. En 1921, le Cameroun a- exporté 3.289 t. de cacao en fèves. 'Le 'cheptel bovin est évalué à 600-000 têtes. Les animaux vivent sur le plateau céntral et dans Ip nord du territoire. Lorsque le rail atteindra ces régions, lès boeufs cesseront d'être, pour leurs propriétaires, une richesse à peu près inutilisable. L'élevage sera susceptible de prendre, una..grande extension, et leur exportation assurera une plus grande prospérité au pays, ̃• L'outillage économique

Le programme général de la mise en valeur de notre domaine d'oulre-mer fixé par M. Albert. Sarraut a déterminé

UnVt-YPE DE MACHINE DE TONNES. EN SERVICE SUR LES LIGNES BU CAMEBOUM

^ensemble dès travaux à exécuter au ̃Cameroun. Nous Je rappellerons brièvement, C'est d'abord la réfection des deux voies ferrées .existantes et leur ̃prolongement pour, le' chemin -de ferdu Nord, jusqu'à Fotrrnbam, et pour le chemin de fer du Centre, jusqu'à Meïganga, à 815 kilomètres de Douala.

C'est encore la construction d'une voie ferrée de soixante centimètres de Garqua (Cameroun) au fleuve Logone (Tchad) 280 kilomètres. Citons enfin l'extension du port de Douàla la. construction de nouvelles routés réelairage e'le balisage de la côte, l'installation de phares dans les rades de Kribi et de Canipo l'aniélioration de la navigabilité du Nyohg, enfin l'installation des postes de T. S. F. à Douala, Yaoundé et Garqua, ainsi que celle d'un câblé sousmarin entre- Douala et Libreville (Gabon).

M. Carde, nommé commissaire de la République au Cameroun,- en 1919, et depuis, appelé par la confiance du gouvernement à la direction générale de l'Afrique Occidentale française, n'avait pas pensé qu'il convenait d'entreprendre une exécution immédiate de tous ces travaux, ni- la, réalisation totale de.s crédits nécessaires à cette exécution. Il avait sagement décidé d'entreprendre ceux dont l'urgence se fait le plus impérieusement sentir et de demander les moyens financiers propres à f .faire .face. Son choix s!est porté* sur, lès chemins dé fer. M. ;le gouverneur Marchand, l'actuel commissaire,- entend bien suivre cette politique prudente dé réalisations progressives. Nul .ne conteste aujourd'hui que, pour ces pays à peu près dépourvus d'un réseau fluviad1 utilisable', le rail est le moyen d'action le plus efficace dé pénétration et de mise en valeur. La ligne du centre est celle dont l'avenir économique apparaît le plus, brillant. Actuellement., son point terminus est au kilomètre 180, en pleine forêt, où la tlensiléde ta population est très faible,' loin de tout centre important. Malgré ces conditions défavorables, grâce à une judicieuse exploitation, ce chemin dé fer a un budget florissant déjà lés recettes sont notablement supérieures aux dépenses. M. Marchand, dès son arrivée dans la colonie, a ténu à se rëildre sur les chantiers, à se rendre compte par lui-même l'état des travaux en cours et des conditions d'existence faites aux travailleurs. Il ne s'en tiendra pas A .cè't'to visité liminaire ôt teste dcci-

-oi'-i u'un ,ciaH;l'/l 3»gto»- ,îVij»6».<; -i-.i

dé à multiplier ses déplacements. .Nous sommes, en droit d'espérer des

résultats .considérables, lorsque le Cei\r

iral-Camcroun atteindra Yaoundé, chef,lieu du territoire, centre d'une population industrieuse évaluée à 400,000 habitants. Cette région, très riche en palmeraies, constitue un terrain d'expansion de premier ordre.

M. Carde avait donc décidé, à l'époque, le prolongement du rail jusqu'à Yaoundé. Sans douté, le but définitif à atteindre est la jonction de Douala avec le grand bassin du Nord. mais il estima que ce but ne devait être atteint que par échelons successifs. En effet, pour atteindre Maroua, le réseau comportera un développement de plus de 1,300 kilomètres. Or, le capital à immobiliser pour une semblable. entreprise dépasserait par son amortissement et le service des intérêts, les revenus du territoire. Eh outre, les frais d'exploitation ne seraient pas couverts avant plusieurs années par les recettes, qui resteront assez longtemps médiocres dans la zone intermédiaire.

•C'est en partant de ces considérations

que? je Càrrtrnis- _` s aire de da, Rôpu-i blique a dû faire. la discrimination des- travaux à exécuter, et ,s'en tenir à la construction du premier, tronçon. Par uni. embranchementi de 35 kilomètres, à voie de 0 m. 60 et partant du kilomètre 250, lei « Central-Caimẽroiln .» sera relié à Batoayo, sur île Nyong. Or, cette voie à peu près navigable; qui dessert la région Est, peuplée d'environ 200.000 habitants, donnera au rail une aire: d'action .infini- ment étendue. Ainsi, 'le chemin de fer dû centre constitueira le grand collecteur du' Cainie-i rotin'. Lai -seclioni DouaJa-Yàûundjè- est ki prernlièré! étap'e nçcessairei à' franchir avant

de songer à abor-

der les .aulnes. Sai réalisation aurai pour conséquen-

En^iiaut, drçife ri!, Mî-iGahde»!s!; ùiib gouoernebii^géftéral de EAl: G. F.j- ancien^ <> commissaire ^~de ta République au Cameroun* En haut. à gauchp: M. MARCHAND,

^odoerneù/ des colonies, commissaire </e la République au Cameroun. En- bas:- TYPE DE FEMME FOULBÉ.

[ ce d accélérer .sin.guilière!irient 1 essor écõnoim'iqu'edu territoire, «l'amiéliorer ses finances ipuibliiques et de !pepmieM.i:e,én conséquence, île développement sur une plus vaste échelle du grand quliilag©. ,Lè prolongement du chemiii dé fer- du centré exigé, d'autre part, l'amélioration et réxféiisiori du port de Douala. Pôtir ces travaux de première utilité, les Crédits nécessaires ont été estimés, après des études très approfondies, il la somme de 38 millions 35 millions pour le prolongement du Central-Cameroun, 3 millions pour les travaux du port. On peut escompter- qu'au cours de 1924, tous les <ponts métalliques seront entièrement rétablis. De ce' chef, une dépense de 6.400.000 francs'.à été engtigéè et les prévisions pour l'achèvement des réparations se montent à 1 .500.000 francs. On voit que le tenitôire n-a pas hésité à s'imposer un gros effort finan?» cièi1 pour la remise en état de son, outiH lage ferroviaire, effort que so,n budget à d'ailleurs supporté avec aisance- C'est encore sur les -ressouj-tiès'Yîu territoire que les travaux de prolongement du « Central-Cameroun >i .ojvt/été- conïmencés à cet effet, il a 'étéjprélevé une somme dé quaire iniltiotis sur caisse. de réserve- Quatre mille/oUvriérs indig'è--

nes, encadrés- par des Eiiropéons, sont

employés aux travaux d'inl'roslrueture à l'heure actuelle, la, plate-fqnne ittleinl; le kilomètre. 192, et lé piquetage du tracé, le kilomètre 220.

La caisse de réservé; mulgi'é. ces pi'élê-: Vements divers, possède encore une disponibilité de 1.0 millions, applicable aux; dits travaux. Il reste" donc une ëdmine de 25 millions à obtenir de là" métropole, par Voie d'emprunt.

L'assistance médicale

L'assistance médicale est un des facteurs les plus importants, en matière de colonisation, si l'oiï Veut ""faire" œuvre utile et durable. Ses résultats sont d'ordres matériel et moral. En combattant

'MUSICIENS KOLOKOS A COÙLFÉI

tes épMéimiiés et tes ̃ maladies endémiques,, on pr&enve< de noni*-foreuises existen- ces i en .soignant les inldigènes, nous' leur inspirons confiance. Notre aiduninist'ration- au Cameroun n'a. eu garde de négliger i'assistance anédicale ̃ indigène biert au oonlraire, elle is'est attachée à la développer avec un lesiprit de suite a-emiarquable. •'•'•.

iLai tâche fut (lourde et exigea de 'grosses .dépenses. Les- Âlllémanids avaient •détruit la piuspart des iHstaililations s ̃ anèdicalès H eniiporté' qu irëriidu •inùitilisafoiïe Ci un ïnâtèriel saniitâire 'spuvept très coitiaijSeljô'-i un '-w'c:. m .•• Dans-e^ipayë joùvhomîbre d'iiî- ̃' digènes sont touchés par la sy• philis, la variole, la lèpre, la maladie. du som-

meil, il fallut lout reconiim'êncer, avec un .nombre insuffisant de -nuédecins et

d'auxiliaires indigènes. ̃

En dehors de l'hôpital de Douala, trois postes principaux ont été créés à Ayos, à Akôholonga et à Doiinie. Ils servent base et sont pourvus d'un Matériel microscopique (et de laboratoire. Quatre postes permanents d'infirmiers ont été organisés dans Ja région suspecte. Dans chaque circonscription administrative, un ou plusieurs postes médicaux ont été installés. 'Ce ne sont pas des centres médicaux, mais des relais 'nié' dêcin, en .tournée, installe sa résidence, et où sont constitués les approvisionnements indispensables. Un infirmier indigène dirige chacun de ces postes, actuellement au nombre de dix-huit. Quelques chiffres donneront une idée de •] "effort accompli par une douzaine de médecins en 1921, il y eut 78.705 consultants el, 324.942 consultations, 3.605 hospitalisés, 84,941 journées dhôpitâl. E,nfin, les dotations succàssives de l.'oBtivre 'd'assistance depuis l'année 1918, ont été 'de

1918 ̃ 240.785 francs 1019 273.000 1920 .V.v. 740:631 1921 *1 «*' 889.015 .1922 1. 452.125

En cinq années, l'effort financier a donc sextuplé/Dans ces .trois dernières aimées, la part faite à l 'assistance.- a. toujours étédu dixième des rentes prévues. Malheureusement, nous !e répétons, le nombre des médecins est tout â fait insuffisant, et le recrutement effectué dans la métropole M'apporte pas, 'numériquement, les- résultats espérés. Les efforts de, radministration française se sont portés, avec nontmoins de sollicitude, sur toutes les œuvres sociales, notamment sur renseignement. encore les efforts accomplis,' malgré les difficultés inhérentes au manque de perspnnel et de matériel, ont donné d'ap»- préciables résultats.

̃En1 1912, ̃̃ l'enseignement officiel- alle- rnand élait 'donné dans quatre écoles officielles, avec un effectif dé fS33 élèves. En 1921, l'enseignement officiel français compte 5t écoles^ 10 instituteurs européens, 42 moniteurs. et 3.633 élèves. L'arrêté du 23 juillet 1921 organise renseignement, officiel dans le territoire, sous la direction d'un inspecteur des écoles. Il comprend ̃ Un enseignement primaire élémentaire donné dans les écoles de village? et les écoles régionales.

2° Un enseignement primaire supérieur et professionnel donné à l'école supérieure de Yaoundé.

On enseignement technique donné à l'école annexe de Yaoundé pour les moniteurs, et dans les divers services du territoire en ce qui concerne l'enseignement pratique mécaniciens, postiers, infirmiers, dactylographes, etc. L'enseignement officiel est entièrement gratuit; tes fournitures scolaires sont également à la charge du territoire ainsi que les bourses d'entretien des élèves. de l'école supérieure et des élèves des écoles régionales habitant un centre éloigné. ;•'̃̃.

Les indigènes se montrent désireux d'apprendre notre langue et des demandes d'ouvertures d'écoles parviennent de toutes les régions du territoire. 'Le manque de personnel indigène est seul un obstacle à leur multiplication l'école supérieure permettra dans deux ans de l'écarter.

Les missions, religieuses apportent à la diffusion de la langue française un concours utile. Il existe 22 écoles- des missions catholiques et protestantes, avec 5.067 élèves. Ces établissements sont contrôlés par l'inspecteur de l'en, seignement.

Situation économique

Selon le- principe posé par l'article 22 du traité de paix, l'égalité économique est absolue au Cameroun.

Le décret du 7 août 1920 a rendu applicable au territoire les dispositions du décret du li janvier 1912, fixant les droite d'entrée et de sortie. Le maximum du droit 'à percevoir est de 10 pour cent ad valorem.

Le décret du 20 mai 1922 accorde à certains produits des exemptions et;des détaxes; Ainsi les palmistes et huiles de palme, lés bois, sont admis en franchise, en France, et les «cacaos en fèves bénéficient1 d'une détaxe de 50, pour cent. Des décrets déterminent, chaque -,an-

̃-•tur.-iuï ̃ ̃̃ J .tr<f: :̃̃̃̃;• :v->

ENTRÉE INTÉRIEURE DU POSTE DE BANYO

née, les, quantités de cacaos en fèves auxquelles s'appliquera le régime de fa,veur prévu..

En 1919,- mouvement commercial se chiffrait à 47.188.520 francs. En 1920, il montait à 96:487.523 francs (47-420.438 aux importations et 49.245.085 aux exportations).

Le mouvement général de la. navigation indique, pour 1920, les entrées suivantes de navires à Douala

France 115 navires Angleterre 89 Etats-Unis. ,] 14Danemark 10 Hollande 18 1:8j7fl~nC 2) Suède. u 2 Allemagne 2

Situation financière

Le Cameroun a supporté victorieusement les années de crise qui ont sévi sur le monde entier. La situation financière, effet de la situation politique, est particulièrement satisfaisante.

Les recettes douanières, qui étaient de i,-142;424 francs en 1916, montaient à 6,058,242 francs en 1920.

UN COIN DE DOUALA; LA MAISON DU ROJ

L'impôt décapitation, dont le taux eâi très modéré, est perçu avec facilité. Prévu pour 5,000,000 de francs en 1921, il donna 6,107,000 francs. Lés prévisions étaient de 6,100,000 francs pour 1922 eb de 8,885,000 francs pour 1923.

Les receltes totales, de 11,715,500 fr.- en 1921, ont atteint 13,292,000 francs en 1922. Les prévisions pour l'année courante sont de 15,877,000 .francs. Cinq années de mandat <.

Un coup d'ceil jeté sur cinq années écoulées permet de se rendre compte de l'oeuvre considérable accomplie par la France dans l'ancien territoire allemand dont le mandat lui a été confié. Dans tous les domaines politique, économique, social, des résultats indubitablement heureux ont été enregistrés. Les; populations des confins nord et est, celles des montagnes et celles de la forêt,, qu'une occupation brutale de nos prédécesseurs avait effarouchées,, sont venues à nous dès que nos méthodes de. pacification, qui avaient fait leur preuve dans notre domaine colonial, ont pu leur êtrei appliquées. La France est venue apporter à ces populations déshéritées des conditions sociales meilleures sous forme de justice, d'assistance, d'instruction Elle a ouvert dans le territoire de: larges voies de communication permettant des échanges aisés entre .les produits du sol et les marchandises métro* politaines. Les travaux de chemin de fei* ont été repris ils sont, poussés- activement vers le chef-lieu. Plus de six cents* kilomètres de routes praticables aux automobiles ont été créés, supprimant les longues caravanes de porteurs qui privaient les villages des bras nécessaires! aux cultures vivrières. Des écoles ont? été créées écoles de village, écoles régionales, écoles professionnelles l'administration française n'a pas oublié quo c'est par la langue qu'une puissance colonisatrice s'attache les populations primitives et l'enseignement du français! remplit son rôle bienfaisant jusque dans les villages de la brousse. Enfin, des médecins ont hardiment entrepris la lutta contre les maladies qui décimaient lai race. Un grand .nombre d'infirmiers, des médicaments à profusion complètent) l'oeuvre de la science. Les résultats enregistrés après quatre années de lutte contre la maladie du sommeil ce fléau1 de l'Afrique Equatoriale résultats qui. ont été exposés dans les divers rapports à la Société des nations, sont tels qu'ilsi

permettent à l'administration française1 de voir son œuvre mise en favorable parallèle avec celle de ses prédécesseurs même dans ce domaine spécial, nous n'avons rien à leur envier, et les indigènes eux-mêmes se rendront compte que nous obtenons dès résultats au moins égaux. avec des manières plus douces. C'est ainsi que la France s'attache les coeurs de ses nouveaux administrés. Elle s'assure, en outre, la collaboration des indigènes déjà émancipés, offrant à tous! la possibilité de' collaborer •directement à l'œuvre d'évolution. Les résultats financiers d'une gestion de plusieurs années, entravée par les difficultés dues* à. la crise commerciale qui succède à la guerre universelle, traduisent de façon tangible la prospérité du territoire les dépenses de personnel sont réduites au minimum et l'effort le plus grand fourni dans le domaine des œuvres sociales. Le Cameroun, par une heureuse fortune, eut successivement à sa tête des ad-» ministrateurs dé science éprouvée. Les! gouverneurs Fourneau, Carde surent en pays quasi inconnu appliquer' des mé- thodes intégralement opposées à celles de nos prédécesseurs ils le firent avec.


la conscience de la supériorité de nos ̃procédés, et aussi en accordant, aux in!digènes heureusement surpris la plus 'large confiance. Des résultats maintes ,fois mis en valeur par la Société des nations montrent combien vaines sont les accusations portées contre notre génie colonisateur. La. savante brutalité a fait .faillite. Nul autant que M. le gouverneur Marchand, l'actuel commissaire de ;ïa République française au Cameroun, entre tous çhoisi par le ministre, n'élail à même, dans le cadre fixé par son éminent devancier, de poursuivre notre politique nationale d'expansion généreuse, humaine.

La création des délégations financières à Madagascar

Au cours de l'exposé qu'il fil, devant •l'Institut colonial français, de la situation 1 Madagascar, M.' Garbit parla de la création des 'délégations financières. Ce qu'il- y; à, *pour no.iis, de. plus curieux dans ces délégations, c'est .la manière dont'ellës- sont élues. C'est te scrutin il deux- degrés: Les délégués qui doivent choisir les représentants au sein .des assemblées nouvel fes sont élus au suffrage universel, mais un suffrage universel absolu auquel. tout le •monde prend -part hommes, femmes et

̃erifànis;

Cela nous., surprend., Mais M. Garbif nous assure que cette innovation n'est comme la plupart des innovations qu'une antique coutume restaurée. Autrefois, il y a (bien longtemps, les Malgaches élisaient ainsi leurs chefs de village. On voyait arriver au bureau de e vote une femme portant, à la mode du Lispays,; son enfant sur son dûs. Elle déposait dans l'urne deux bulletins, ou ce qui en tenait lieu l'un au nom de son fils, l'autre en son propre nom. Il est à ̃ présumer d'ailleurs .que les deux voles affirmaient une complète communauté ̃ d'idées.

Retrouvant leur antique habitude, les Malgaches votèrent avec entrain, sagesse et indépendance

Leur indépendance, ils l'ont prouvée, affirme M. Garbit. D'ailleurs, l'administration s'abstint de s'immiscer en quoi que ce soit dans les luttes électorales. 11 y eut, à la connaissance du gouverneur général, un seul cas de pression exercé par un administrateur qui "d'ailleurs s'en confessa.

Dans le cercle qu'il dirige, cet administrateur (il campagne pour un indigèlie, homme hautement estimable, dont il prisait fort les qualités et l'intelligence. Il s'efforça de faire, partager à ses administrés la grande estime qu'il professait à l'égard de son candidat. Vint le jour du scrutin. L'administrateur, désigné par les électeurs pour présider le oureau de vote et qui vit -dans. celle désignation un heureux présage eut sur la. fin de la journée celle pénible, surprise le candidat en faveur de qui il l'était tant dépensé était honteusement battu, arrivant dernier en liste avec une seule voix. » Les administrés du fonctionnaire colonial s'excusèrent gentiment, de la liberté grande qu'ils avaient prise de- n'être point de son avis tout en lui' jurant qu'ils ne l'en aimaient pas moins pour cela.

Les Malgaches conscients, qui avaient volé avec une telle indépendance, choisirenl. affirme. M. Garbit, des délégués excellents qui se montrèrent à la'liau-.teur de leur tâche et "firent d'excellente besogne.

Il convient de féliciter le gouverneur général d'avoir créé à Madagascar ces délégations financières, à l'instar de celles qui, en Algérie, ont rendu de si excellents services.

Suivant les principes de la politique d'association préconisée par M. Albert Sarraul, cette création a permis aux indigènes, en les invitant à prendre part à l'établissement du budget, de contrôler les dépenses et de se rendre compte .de l'emploi de l'argent qu'ils versent au Trésor.

Cette collaboration a. déjà donné de très heureux résultats.' Grâce à elle, des impôts nouveaux ont pu être établis, donnant les ressources nécessaires. pour l'exécution du programme de grands travaux. Ces impôts, les indigènes, qui les ont votés, les ont acceptés. Peut-être auraient-ils récriminé pour payer ces mêmes impôts' indispensables, s'ils avaient élé établis par l'administration. Madagascar verra s'accroître, encore sa prospérité déjà très grande.

Les Arts appliqués en Indochine

Notre confrère de Saigon, l'Opinion, se félicite du grand développement pris par l'enseignement des arts appliqués en Indochine. A l'Ecole des arts appliqués de Hanoï, de même qu'à l'Ecole des arts industriels de Saigon, où l'enseignement professionnel a éjé .créé, l'augmentation du nombre des élèves suivant les cours est si considérable que les -locaux sont notoirement insuffisants et qu'il va falloir augmenter à la fois le personnel et le matériel. Fonte, ciselure, émaillage, poterie, sculpture, ébénisterie, broderie, dessin, ornementation, tous les arts industriels y sont professés de front et les résultats obtenus sont déjà remarquables'. On a pu le juger à l'exposition de Marseille, où s'est révélé l'art annamite moderne avec ses grands principes, respect de la tradition- -annamite, retour à l'étude de la nature, utilisation de toutes les matières

premières..

Déjà des anciens élèves ont installé des magasins de vente, fourni des modèles, susci lër 'un achalandage et un commerce' nouveau, une clientèle et une activité économique nouvelles.

La population. et la ville de Dakar Au 1er janvier 1923, la population de Dakar était, do 3-1,079 habitants se décomposant ainsi

23413 Français, 68 étrangers de diverses nationalités, 2,150 Syriens, T329 métis français, 20,194 indigènes sujets français, 1,595 indigènes sujets étrangers.

Dans ces chiffres sont compris les effec1 ïrs militaires (guerre et marine), pour 793 François et 1,943 indigènes.

Le nombre des femmes est très inférieur a celui des hommes 9,384 contre 13,218 (audessus de 15 ans) il y a 11,477 ^enfants. Les femmes françaises ne. sont que 567 polir 1,038 hommes et 238 enfants de moins d'i 15 uns.

L'émigration aux colonies repeuplerait la France

"i i «imimti»»

Une des plus heureuses conséquences du programme Sarraut

Ce titre semblera paradoxal à première vue. Pourta nt parmi îles conséquences qui ne manqueront pas de suivre l'application du' program>me Sarraut, qui ne voit qu'une des plus inéluctables, ce sera l'exode non seulement des capitaux, mais des hommes ver s les colonies ? Il faut se hâter de la signaler comme une des plus heureuses du point. de vue de l'avenir de la race, et par- conséquent l'une de celles qui militent île plus sérieusement en faveur de l'adoption u&,genté du projet. Notre natalité n'a plus aujourd'hui d'excédent notre population est en voie de régression la France deviendra, si nous ne réagissons pas rigoureusement, u-ne colonie pour les peuples prolifiques faisons en sorte que nos colonies fassent de nous une nation prolifique capable non seulement de conserver son patrimoine intact, anais encore de peupler el de .fertiliser les dix millions de kilomètres carres de la France totale pour cela, quelque héroïque que puisse apparaître la mesure, déterminons vers elles un fort courant (d'émigration nationale. On a. dit partout, il est vrai, nous-mêmes avons certes pensé, que ce n'était pas le moment de dépeupler un pays déjà appauvri, par la guerre d'un million et demi d'hommes ne compter que les morts). Et tout en reconnaissant, qu'il tl'aut des hommes auxi -colonies, nous avons admis que dépeupler la 'métropole à leur profit, notre pauvre natalité nous défendait d'y songer, et que seules devaient y pourvoir l'extension et la préservation des populations indigènes avec l'introduction de la. population étrangère ? Peut-être était-ce soutenable voici quelque deux ans peut-être étaitce déjà l'incertaine erreur qu'il faut se hâter de dénoncer comme crianle aujourd'hui. En tout cas, le projet Sarraut a fait apparaître que sans émigration française, il n'y a pas de mise en valeur possible des colonies, qu'avec l'émigralion française aux colonies notre natalité surmontera If/, redoutable crise qu'elle traverse ac tuetl emen t.

Dire en effet que nous ne possédons pas d'hommes en nombre suffisant poui\ les exporter, c'est commettre l'erreur! du petit, rentier qui ne veut pas essayer d'accroître sa fortune par le commerce ou l'industrie. Redouter de donner des hommes aux colonies parce que nous sommes de petites familles à un ou deux enfants, redouter d'aventurer des capitaux vers les exploitations coloniales parce que nos fortunes sont morcelées, c'est tout un la même. erreur, la môme faiblesse sont. à la base des deux conceplions. Vivre c'est produire d'abord tet non consommer, jet produire c'est consentir la mise de fonds, l'activité, lie risque. La peur des risques conv merciaux, la. peur de la famille, entraî..nent l'une et l'autre, la mort -de toute faculté d'entreprise chez l'individu généralisée elle amènerait la. fin de la

prospérité nationale. -Car nousrt'appre'i-

drons.rien à personne, cit.; assimilant

étroitement la -orôation d'une famille nombreuse à la création d'une usine l'une est entreprise sociale comme l'autre est entreprise économique, ainsi que l'affirmait voici bientôt quarante ans, le clairvoyant Guyau il y faut la même qualité d'initiative.

Nous consommons par conséquent au lieu de produire quand, au lieu d'agrandir notre population, de risquer même d'appauvrir notre sol natal pour en multiplier la race et la richesse, nous entendons économiser nos enfants en les conservant au prétendu profit de la métropole. Nous oublions d'ailleurs cette; vérité profonde que la sphère d'action d'une race se proportionne à ses moyens en forces vives avoir peu d'enfants c'est pour une famille restreindre au champ, au bureau, au magasin paternel, l'activité d'une descendance et, par là même diminuer le patrimoine familial c'est pour la France rétrécir son héritage national dans l'ordre moral comme dans l'ordre matériel, l'enfermer géographiquement et politiquement dans ses archaïques frontières d'Europe.

Si l'on admet, par suite, que l'esprit de colonisation qui n'est pas autre chose que l'esprit d'entreprise, puisque coloniser c'est entreprendre au loin peut être anéanti totalement par te malthusianisme industriel et commercial ou physiologique, on -imagine, au contraire, l'impulsion magnifique qu'il reçoit de la fécondité d'une race. "On ne doute pas qu'une sphère d'action illimitée comme celle qui s'offre aujourd'hui dans la France d'outre-mer,, qui s'ouvrira plus largement encore demain à notre entreprise, ne suscité au plus haut point l'esprit de colonisation d'une race, ne détermine par là même, comme le produit de la mer est proportionne.au nombre des pécheurs, l'accroissement des colons d'abord, c'est-à-dire- -l'émigration des Français vers nos -colonies, et tout naturellement ensuite l'accroissement de ,1a natalité française. Loin de dépeupler la France, ou tout au moins en la dépeuplant en apparence ou provisoirement même si l'on veut, il n'est. partant. pas hasardeux' d'affirmer :q«e L'émigration aux. colonies 'la; repeuplerait. Il est avéré,: d'ailleurs, que les familles coloniales sont des familles nombreuses, et que les « coloniaux », comme se dénomment les fonctionnaires des colonies eux-mêmes, ont presque toujours un nombre d'enfants plus élevé que -les métropolitains.

• Qu'on' s'attarde encore à.le discuter, qu'importe ? Les perspectives du programme Sarraut, évangile- colonial peuà peu répandu dans la masse par son messie lui-même, auront cette émigration pour première, imprescriptible résultante. L'auteur du projet l'a sans doute aperçue lorsqu'il a suivi les grandes lois naturelles qui règlent la construction de son immense et harmonieux édifice, il ne peut pas ne pas avoir rencontré ces concordances logiques. Déjà de nos observatoires coloniaux de la métropole d'où nous pouvons exercer des vues générales et coordonner des données éparses, nous en voyons se dessiner le vaste mouvement d'ensemble. Les demandes d'emplois, de renseignements, émanant, de célibataires et d'hommes mariés, de gens désireux d'é migrer aux colonies, d'y créer ou d'y accroître leur foyer,de familles entières résolues à trouver pour elles et pour leurs enfants- nés et à naître plus d'espace. et de bien-être,

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affluent chaque jour davantage. 'L'Institut colonial français, pour sa part, en reçoit un bon nombre. Et nous ne sommes pas encore -en état d'y répondre de façon entièrement* satisfaisante que sera-ce quand nous le pourrons ? Tout donne à penser que l'émigration française, de tout temps dérisoire- au r-egard de l'émigration étrangère si considérable jusque ehex les..plus..petits peuples (on a compté près de 60.000 émigrants portugais en un an !), tombée ̃ejijn.^i(]| de" 40 "ans de 40,0b(T émigianls par an (Leroy-Baulieu) en 1885, avec un excédent annuel de naissances de moins de 100.000, à 10.000 élnigranls (A. Giraull) en 1922, avec un excédent de naissances nul, reprendra une marche en avant très large, .et entraînera .avec1 elle un considérable excédent de naissances. Et cette fois ce sera enfin vers nos colonies que se dirigera ce courant doublement fertilisateur-

Il faudra dons: favoriser sa.is craiulo. l'émigration, S'organiser surtout, la préparer pour utiliser au maximum l'exode amené par i'exécutiôn du programme Sarraut. Les organismes d'initiative privée y pourvoiront avec Ks institutions d'Etat. Le législateur y aidera -efficacement en s'inspirant de certains systèmes étrangers (le système anglais, par exemple, d'insolation d'enfants abandonnés dans certaines possessions;, et encore par des modifications dans Sa Ici successorale, et comme om ia tant- -de fois réclamé, .dans la loi miliiaire. Mais ceci dépasserait le cadre.de cet article. Et je vbud"ui« en terminant expr.nver le vœu de revoir un jour prochain nc.s Chambres de- commerce, comme au temps où cinquante-quatre d'entre elles formulaient a ce sujet d'excellentes propositions « .encourager par tous les moyens l'émigration des jeunes .gens instruits disposés à s'établir dans les colonies ». Encore convient-il de spécifier que l'un de ces moyens les plus puissants, ce serait évidemment la formation de fortes Sociétés coloniales d'exploitation industrielle, agricole ou commerciale. La 'race alors croîtrait vraiment, car elle acquerrait ce qui lui manque, non pas la faculté de coloniser, -niais l'habitude d'émigrer.

Jean Gheerbrandt,

'Directeur de l'Institut colonial français.

La culture du coton en Algérie Celle culture a pris depuis quelques années une notable extension dans la vallée du Chéliff. Les surfaces ensemencées atteignent, eetlo année, .100 hectares. Un très sérieur effort a été toit dans la plaine de ï'Habru (région de Perregaux). Les terres humides conviennent bien au cotonnier, qui ne semble cependant '^as pouvoir tolérer une dose importante de sel. La culture du coton est largement rémunératrice, sous réserve de disposer, à la rétolle," de, lu'ijiftn.i-d'aiUYre abxindante nécessaire et de lie; -pas être Iropj-Msloigné de l'usine d'égrehage.' Le produit- brut par liectarc peut, couramment, atteindre 6,000- îr. (6 quintaux de fibre et 12 quintatix de graines) l'a dépense Inlale ne dépassant jws 2,500 fiancs, le: bénéfice net ressort à- ,;j,500^ francs par hectare. • ̃ “•• :̃;

L'Enseignement franco- indigène au Maroc ~'c1

C'est avec raison que la voix publique a accolé au génie créateur du maréchal Lyauley le qualilicatif d'universel. Des manifestations incroyablement variées de son action, la plus originale peul-ètre, la plus adéquate certainement, cl la mieux venue, est celle par quoi il a instilué les organismes de l'instruction. Il ne s'agit pas de ceux qu'on trouve dans tous les pays neufs, cl qui s'adres-

ENTRÉE DE L'UNIVERSITÉ MUSULMANE DE KARAOUIYNE sent aux petites générations de colons de race blanche (encore que les installations scientifiques pratiques du docteur Liouville, à Rabat, témoignent d'une véritable perfection). Il ne s'agit pas non plus du maintien des écoles purement indigènes et coraniques (encore que renseignement, donné à l'Université Kura> ouiyne de Fez, contrebalance, en réputation .mondiale et en tradition, nelle, l'enseignement même île Medine et de la Mecque)^ | Il s'agit surtout des collèges nouveaux: et, en même temps vque l'instruction, française, des professeurs des deux nations cherchent à inculquer aux jeunes musulmans lui peu de l'ànle française. L'idée créatrice de ces institutions est remarquable, à savoir que- c'est par une instruction et une éducation spéciales que se formera la génération adolescente indigène d'où nous espérons le haïdou avec l'esprit français, la collaboration directe à l'œuvre française.

J'ai vu, à Fez, à côte des écoles supérieures musulmanes, ces Ecoles de.Fjls de Notables^ construites, toutes neuves et brillantes au milieu des ruines émouvante do: vieilles portes et des antiques murai'le? en pisé couleur de sang.: là, les jeunes gens des meilleures -familles apprennent nos lettres et nos sciences blancs et fins, et aristocrates jusqu'aux ongles, les jeunes pàzi, en sortant de là, subiront nos examens, de droit ou dé'let-

L'AVENIR DU SOUDAN r– H»llll»l

Le Transsaharien peut en faire l'un des pays les' plus riches du monde

Dans notre dernière Vie Coloniale, nous avons indiqué, à .propos du projet de chemin de ter transsaharien, les importantes quantités -de matières diverses que le Soudan pourra envoyer à la France quand il aura. été mis en valeur. Il ne faudrait pas croire que ces chiffres, puisés 'aux meilleures sources, soient le résultat d'évaluations fantaisistes. On n'y est arrivé, au contraire, que par une élude basée sur des expériences indiscutables et notamment sur la comparaison avee des régions analogues au Sou-. dam

Le Texas et l'Oklanoma en Amérique ̃dU'Nord,. le Chaco argentin ou bolivien, en Amérique du Sud, l'Egypte, la Mésopotamie, présentent de nombreux points de ressemblance avec la boucle du Ni-

ger.

L'Egypte mise en valeur produit par an 3i0.000 tonnes de coton, 2.440.000 tonnes de .maïs, 600.000 tonnes de riz, pour une surface ensemencée de 3 millions 200.000 hectares.

Au Soudan, la superficie irriguée pourra atteindre 6 millions d'hectares, c'est-à-dire le -double de celle qu'on- cultive en Egypte.

Le problème du coton devient très grave pour nos tissages d'Alsace, des Vosges, de l'Indre, de la Seine-Inférieure et du Nord, depuis que les Etals-Unis consomment jusqu'à 60 0/0 -de leur production, alors qu'ils n'en utilisaient que 36 0/0 en 1914. Jl faut prévoir que dans dix ou quinze ans l'Europe ne recevra plus du tout de coton d'Amérique. L'Angleterre se prépare à cette échéance en construisant sur le Nil bleu un barrage qui coûtera 650 millions de francs et permettra d'augmenter de beaucoup la

production de coton, égyptien, mais,

bien entendu, c'est à son usage qu'elle réservera, ses récoltes. Or, le coton déjà récolté au Soudan français a la même qualité, la même longueur de fibres que le -plus beau coton d'Egypte. La culture scientifique qui y a élé entreprise sur 3.000 hectares donne un rendement .excellent et pourra, dans un avenir prochain, s'étendre sur un plus vaste espace. Mais elle ne prendra un développement industriel qu'après l'exécution des travaux d'irrigation prévus dans le programme de -M. Sarraut.

Le blé pourra aussi être produit en abondance quand on aura organisé rationnellement la culture, des terres à blé et assuré des débouchés à la récolte. Ce au'on a fait récemment dans la. région de Tombouctou suffit à le prouver. Jusqu'en 1920, l'Afrique occidentale importait les 15.000 tonnes de farine nécessaires chaque année à. la nourriture des Européens la production locale était presque insignifiante, il a suffi qu'on installe à Tombouctou et à Kati deux moulins actionnes par des moteurs çendre Diesel 'Brûlant 'de l'huile d'arachides," pour que la culture du blé prenne un essor rapide ,dès maintenant, elle suffit à tous }jB3,t>esoins du Soudan.

Lkvkirée-du Niger Tient aussi produire des -quantités considérables de rizElle en .donne actuellement, fort, peu, à cause des procédés rudimentaires de ̃.culture' el'-du manque: ̃ de communications. qui fait que l'indigène n'est pas

1res, ou entreront à Saint-Cyr patiemment, gentiment et politiquement, l'entourage du maréchal, par des invitations continues,- conquiert les jeunes gens à l'intelligence. et à l'existence françaises. Sur tous les plans, et jusque dans l'architecture de ces collèges, le mariage des deux esprits et des deux âmes s'accomplit. Si un jour l'union morale et intellectuelle se fait entre les deux races, la. franq.uc et la ̃berbère, c'est dans ces collèges-là qu'élite sera née.

C'est la. création la plus typique du maréchal sur le plan de l'instruction publique. L'e reste n'en est pas, pour cela, négligé. En dehors et au-dessous de celle élite. sociale, qui ne travaillera jamais avec les mains, renseignem/mt pratique des garçons et des filles est soigneusement poursuivi il y a un peu partout des écoles d'apprentissage, des écoles professionnelles, il y a, à Rabat, une section normale pour le recrutement des instituteurs.

Enfin l'enseignement supérieur franco-musulman (écoles supérieures musulmanes et Institut des hautes études marocaines do Rabat) modernise 'l'œu- vre glorieuse des vieilles universités in- digènes, et' répand la culture islamique par de nouvelles méthodes pédagogiques. C'est là, sinon la transformation, du moins l'innocuité donnée à l'enseignement, secret et fermé, aux 400 tholbas de Karaouiyne, qui sous les nefs'aux 270 colonnes, font encore leurs ablutions dans la grande vasque saadienne et dorment sous les arcs* almoravides de l'émir Ben Tachfine, contemporain de Hugues Capet.

Albert de Pouvourville,

Le mouvement commercial du Soudan D'après les récentes statistiques du Service des douanes, le mouvement commercial du Soudan français en 1922 accuse, par rapport à l'année 1.921, une plus-value de 2.537-761. francs pour les importations, et de 1,646.101 francs pour les exportations, soit une différence totale de .i-.182.862 francs. Elle, porte principalement, ,.à l'importation, sur les tissus (i 290.472 fr. contre 2 millions 739.355). Les sucres (317.953 fr. contre 19.553), les vins (834-01 contre 595.832). les fils de coton (282.005 contre 118.451), les guinées (1 mitlion 420.128 fr. contre 586.928).

A l'exportation, les principales augmentations portent sur la gomme arabique (1.005.058 fr. contre néant), l'or (1-019.892 fr. contre 357.344), la laine (122.854 fr. contre néant), le coton (101.241 fr. contre néant), les peaux brutes de bœufs (52.071 fr. contre 35). Les importations se répartissent principalement entre la France 52,76 0/0, et l'Angleterré-28,16 0/0 le reste est fourni par la Hollande, la Belgique, les Etats-Unis et l'Allemagna Les.'inipor.la'lions de l'étranger représentent un 'peu plus du tiers des importalions totales quant aux exportations; elles on! toutés!élé dirigées sur la France.

au.

sûr d'écouler sa récolte aux portes mêmes de Tombouctou on trouve de nombreuses rizières abandonnées. Dans l'ensemble, l'Afrique occidentale française importe, par an, au moins une vingtaine de mille tonnes de riz, alors qu'elle devrait en exporter et qu'elle en exportera sûrement assez, par le Transsaharien, pour alimenter l'Afrique du

Nord.

Quant aux viandes, avec des installalions- frigorifiques à Tomouctou, Torage, Ouagadougou, Koulikovoet Niamay, leur commerce pourra s'étendre à toute la boucle du Niger et à la Haute-Volta qui contiennent ensemble deux millions de bovidés, trois millions de moutons, deux millions et demi de chèvres. Compte tenu de la consommation locale et des pertes par maladie,, on pourra en moyenne disposer, par an, de 380.000 bœufs et 260.000 moutons représentant au moins 65.000 tonnes de viandes frigorifiées qui aborderont le marché français dans des conditions 'plus avantageuses que celles des viandes de Madagascar. Bien entendu, cela suppose réalisées, non seulement les voies de communication, mais les améliorations de l'élevage, qui sont nécessaires pour empêcher les épidémies et améliorer le rendement. 1

L'annuaire de l'A. 0., F. pour 1922 compare la situation de notre colonie, sous ce rapport, à celle de l'ArgeAtine en 1820. C'est un grand progrès à accomplir, mais qui n'exigera que peu d'années si on le veut.

11 ne faut pas oublier, que, les conditions climatériques de la boucle du Niger sont très favorables au développement économique que nous escomptons. C'est la région la plus sèche et, par suite1, la plus saine de l'Afrique occidentale les maladies endémiques de la côte y sont inconnues on n'y a à craindre que l'anémie et la fièvre paludéenne, à un degré beaucoup moindre que dans les régions côtières- Avec des habitations confortables, on y vivra, et, pour mieux dire, on y vit déjà très bien; et le chemin de fer y améliorera encore, matériellement et moralement, les conditions d'existence. Qu'on y exécute les travaux projetés, et le Soudan deviendra l'un des pays les plus riches du monde.

Henry Bernay.

L'industrie des nattes en Cochinchine

La'fabrication des nattes est une industrie essentiellement familiale, exercée principalement à Rachgia. et dans les cantons voisins. Les artisans les plus connus sont au nombre d'une dizaine, groupés au cheflieu de la province et au village de Vinhhoa-dong. Ceux d'entre eux qui sont le mieux outillés possèdent deux métiers a. tisser occupant chacun deux ouvrières, mais on est'ime à un millier les indigènes qui vivent dans la région de cette industrie. Les joncs, recueillis son! débités en trois. pa-rties dans" le sens de la longueur, !.i |>;ï'rtie dure seule étant conservée, séchée au U soleil pendant 4 à 6 jours et exposée 18 heures aux rosées pour avoir de la souplesse. Ils sont ainsi prêts pour le tissage des nattes blanches. Pour teindre les joncs, on se sert d'une couleur rouge tirée d'un bois appelé « vang n, d'une couleur jaune faite de polidre de safran, et d'une couleur verte on poudre appelée « thanh-luc ».

Les métiers en usage sont des plus rudimentaires et ne peuvent pas tisser des nattes ayant plus de 1 in. 70 de largeur. Les nattes blanches sont vendues sur place de 1 5 piastres, suivant la taille les nattes de couleur, de 2 à 8 piastres. A Saïgon, les plus beaux spécimens en couleur sont vendus, en raison des frais de manutention et d'intermédiaires, de 7 à 15 piastres, ce qui n'empêche pas un commerce relativement important, mais difficile à évaluer l'activité de l'industrie des nattes est d'ailleurs soumise à des variations sensibles, car le fabricant ne travaille que sur commande.

Les Comores et Madagascar Dans sa dernière séance, l'Institut colonial français' a émis le vœu « Que le département des colonies, a'accord avec le gouverneur générât de Madagascar, prenne tri considération les desiderata de la colonisation aux Comores, desiderata conformes aux intérêts de cet archipel, et mette le plus tôt possible à l'étude le rétablissement de son autonomie administrative et financière, ,qui n'implique pas nécessairement la complète rupture du lien rattachant les Comores .à. Madagascar. »

Le gouverneur, général de la grande île, consulté, a- déclaré qu'il ne voyait que des avantages à la réailisaition de ce vœu.

La station de Lang-Bian-Dalat

Les travaux de construction de bâtiments et de voies d'a.ccès de la mer au plateau de Lang-Bian sont maintenant suffisamment avancés pour qu'on envisage l'établissement d'un programme définitif pour l'aménagement de la station d'altitude de Dalat. Le programme à réaliser comprend deux parties principales

Rendre ce centre facilement et économiquement accessible à tous

En faire une ville édifiée suivant des conditions d'urbanisme répondant à sa destination.

La construction de la voie ferrée à crémaillère entre Krongpha et Bellevue est commencée et devra normalement être terminée au début de 1924. Les études de la section Bellevue-Dalat se poursuivent activement.

Enfin, le plan de Dalat, dressé piir l'architecte urbaniste, doit être prochainement remis à l'administration, qui pourra mettre à l'étude-les lotissements, constructions de rues, etc.. D'assez nombreuses demandes d'acquisitions de terrains à bâtir ont été présentées et tout permet de penser que vers la fin de l'année courante, une activité particulière se manifestera à Dalat. Une fois organisée, la station de Dalat deviendra non seulement un lieu de repos, mais encore un centre d'attraction pour les touristes, principalement pour les amateurs de chasse au fauve et au gros gibier; la région de Dalat est en effet l'une des plus giboyeuses d'Indochine.

D'autre part, la station agricole de Dankia, qui fournit des légumes à la population de Dalat, va subir une transformation radicale, et il est à présumer que Dalat deviendra un centre de culture maraîchère dont les produits ne seront plus consommés sur place, mais exportés, sur Saïgon principalement.

La réalisation de ce programme d'ensemble ne tardera pas, il faut l'espérer, à montrer que les sacrifices consentis pour la créalion de Datât n'auront" pas été vains.

La visite en France du Bey de Tunis

Sidi Mohamed el Habib, bey dé Tunis, avait- décidé de rendre au président de la République la visite que. celui-ci lui avait faite l'année dernière. H vient de mettre ce projet à exécution et, pour la première lois, le souverain a quille ses Etats pour poser 1-e pied sur la vieille terre d'Europe- On assure que si ce voyage l'enchantait, la perspective de traverser la Méditerranée, l'inquiétait- un peu. Son Altesse redoutait le mal de mer. Fort heureusement, le ciel et l'eau se sont' montrés' pour- lui cléments et un temps admirable avec une mer calme comme un lac ont, fait de la traversée une promenade délicieuse.

Le bey. u quitté Tunis vendredi soir

̃̃ s S. A.' LE BEY DE. TUNIS ̃

pour se rendre à Bizerle où il s'est embarqué à* bord 'de la "Lorraine, qui a appareillé samedi soir. A bord avaient pris place avec lui M. Lucien Saint, notre résident général, qu'accompagne le commandant Goriot, son chef de cabinet militaire le prince Azzedine, fil» aîné du bey le prince Lamine, son fils cadet M. Mustapha Dinguizli, premier ministre le généraLHamida. Megharbi le général Zaccaria le commandant Drevet, chef: de la. mission militaire française en Tunisie un aide de camp du premier ̃ minisire

Si Mohamed el Habib. bey, fils de Si el Maïmcun bey el pelit-flls de Si Hasshi bey, est né an 1859.

Orphelin de bonne heure, il fut. adopté par le Ley S-'adek cl l'éducaliou du jeune prince fut confiée au général de lai garde, Allahah ben Fiïcljin, qui lui fit donner une solide instruction duiià- laq u ©lie les arts d'agrément ne fûrenîxpas négliges.

Arlisle de talent, le bey a brossé plusieurs toiies qui dénotent un goût très sur et un sens très averti des couleurs. On doit également an souverain des. compositions musicales forl appréciées. D'una inle'ngence vive el réfléchie, d'uiifl très grande boiité, le souverain est un causeur plein de charme qui exerce sur tous ceux qui l'approchent une véï iiai:le séduction.

,Si Moha'iied el Habib, nature droite el généreuse, est un ami loyal et dévoué de la France.

Le commerce et la navigation aux Nouvelles-Hébrides

Voici les chiffres du mouvement nutrilime et commercial de l'urcliipel des NouvellesHébrides pendant l'année 1922 Navigation

A l'entrée

29 navires français d'un tonnage net, de 12,271 tonnes 16 navires anglais d'un tonnage net de 8,384 tonnes 2 navires étrangers d'un tonnage net de 4,046 tonnes., A la sortie

25. navires français d'un tonnage net de 12,851 tonnes '15 navires anglais d'un tonnage net de 8,103 tonnes 2 navires étrangers d'un tonnage net de 1,046 tonnes. Commerce

Les importations sous pavillon français se sont élevées à la somme de 3,1(58,655 francs et celles sous pavillon anglais à la somme de 1,393,818 francs.

Les exportations sous pavillon français se sont chiffrées par 7,402 tonnes valant 8,282,721 francs, et celles sous pavillon.anglais par 2,130 tonnes valant 38,119. livres sterling. En appliquant aux produits exportés sous pavillon anglais les mômes valeurs d'estimation qu'aux produits français, on trouve '.que les. exportations anglaises-ont atteint 2,023,350 francs. Au total, les importations ont donc atteint 1,562,473 francs en 1922 contre 5,378,000 fr. en 1921, et les exportations, 10,306,076 francs en 1922 contre 7,672,000 francs en 1921. Dans l'ensemble, le mouvement commercial des Nouvelles-Hébrides s'est chiffré en 1922 par 14,868,544 francs, contre 13,050,000 francs en 1921. On aura remarqué combien favorable s'est montrée la balance commerciale au cours de la dernière année.

La part de la France a été de 70 pour 100 aux importations (76 pour 100 en 1921) et de 80 pour 100 aux exportations (73 pour 100 en 1921). ̃ Dans les exportations, le coprah "entre pour un total'de'cinq millions de J'r.nncs environ, soit plus de la moitié le coton et le cacao pour deux millions chacun ces deux derniers produits sont entièrement expédiés en France.

Ces chiffres confirment, une fois encore la prépondérance indéniable du commerce français vis-à-vis du commerce britannique et l'emprise considérable exercée par la colonisation française, la seule véritablement existante, peut-on dire, les, exportations anglaises étant la preuve d'un trafic, commercial ne s'accompagnant d'aucune mise en valeur du sol.

L'industrie de l'écaille en CoÉincMne Un arrêté du docteur Cognacq; gouverneur de la Cochinchine, vient d'interdire la cueillette, la consoma'nation et le colportage des œufs de tortue de mer en Cochinchine. La consommation, énorme qui s'en jait depuis quelques aimées faisait craindre une disparition des tortues, ce qui eût ruiné l'industrie de l'écaille. ̃̃


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Tout le mond est d'accord pour reconnaître qu'il faut venir, en aide aux étudiants peu fortunés, Mais on diffère d'opinion sur la valeur des procédés à employer pour mettre à l'abri de la misère, cause de tant de défections, ceux à qui la nation a confié la garde de son patrimoine intellectuel. Les uns veulent que l'oh utilise le prêt d'honneur d'autres, que l'on apporte des modifications au règlement relatif a la dispense des frais d'études ;r. d'autres,: .enfin,, ;que l'on, donne aux étudiants la « Maison » dans laquelle ils.trouveront, à bon compte, logement et. nourriture. Nous sommes d'avis que ces trois propositions doivent être acceptées, ensemble et même 'ju'il serait dangereux d'accueillir l'une d'elles à l'exclusion des deux autres. Leur étude va nous per.mettre de préciser, notre pensée.

La question « Prêt d'honneur est bien connue de nos lecteurs puisque le Figaro a tenu à apporter tout son appui à la campagne qui a été entreprise par l'Association générale des étudiants de Paris et qui vient d'aboutir à la création par le Parlement d'un Office central des prêts d'honneur. Mais cet office ne pourra fonctionner que lorsqurun- règlement d'administration publique aura fixé les conditions de son organisation. Or il importe de donner immédiatement une réponse au problème de la cherté de la vie qui angoisse les étudiants. Cette réponse sera, d'ailleurs, incomplète, dit M. Georges Lecomte, président de la Société des Gens de lettres qui, au crédit aux études, voudrait voir ajouter le crédit au travail intellectuel. M. Caullery, professeur à la Sorbonne, juge de même. « Quand un

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étudiant; dit-il, aura' reçu quinze, vingt ou ̃trente mille francs pour faire ses études, il se-- ̃ -ir-ouvera-j ces -études finies, avec une dette qu'il devra rembourser. S'il réussit brillamment dans la vie, cela ira bien. On peut dire d'une façon générale que dans les professions libérales, qui sont toujours lucratives, le remboursement ne comportera pas de difficultés mais pour d'autres fonctions moins rémunératrices, ce sera une lourde charge! » Et pour cette raison, M« Caullery croit qu'on ne doit user du prêt d'honneur qu'avec une grande discrétion;; il estime'même que ce'dôit 'être une chose exceptionnelle ne s'appliquant qu'à des étudiants se.destinant à des- professions qui leur permettront de rembourser lp,s sommes qui leur auront, .été. avancées quant aux autres, il faut les aider plutôt sous for-

me de bourses. >[.

%Tàis,'dira-t-on, les étudiants pauvres bê- néficient déjà de la gratuité des études. « Cette gratuité est une chimère, affirmé M. Caullery, et c'est de- la fausse démocratie. Les frais de scolarité' doivent être augitientés.: ils sont-restes lesmêmesiqu'avarit guerre^et c'est la ruine des laboratoires scientifiques. Il suffit d'accroître la proportion de dispense de ces frais, de façon à apporter un secours a.ix jeunes gens méritants qui en ont réellement besoin. Il faut distinguer, d'ailleurs et ceci s'applique aussi aux prêts d'honneur entre les différentes études. certaines études sont purement désintéressées et elles doivent être soutenues de toutes les façons. Mais il y a df s études qui conduisent à des professions lucratives, et il n'y a. pas de raisons pour qupt ces études, qui feront retrouver plus tard'largement le capital mis au début à, la disposition de l'étudiant, soient gratuites. Cela restreindra peut-être le nombue des bénéficiaires, observe M. Caullery, mais il ne croit pas que nous devions avoir l'ambition de'donner à tout le'monde, sans limitation « l'élite- n'est pas la foule. »

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Arrivons maintenant aux» Maisons d'étudiants ». On admettra que leur construction est urgente des que l'on saura que sur 21.612 étudiants et étudiantes qui, à Paris, ont fait oeuvre de scolarité, il y. en a, au minimum, 11,000 qui cherchent. â; se loger. Le Bureau des Renseignements de la Sorbonne a pu procurer des chambres ou' des pensions de famille à deux mille 'élèves' de Facultés' là Maison des Etudiantes, 214, boulevard Raspaili peut recevoir, dès maintenant, cent cinquante jeunes filles inscrites à 'l'Université la Maison des. ~élèues de l'Institut catholique a fait, elle aussi, tout ce qu'elle a pu en faveur des jeunes gens fréquentant les cours de cet Institut. Mais il reste encore beaucoup à faire la Cité Universitaire n'offrira un abri à trois cent cinquante étudiants qu'au mois de novembre 1925, et l'Hôtel des Etltdiahts, qui; ain- si que nous l'avons annoncé, doit être bâti 235, boulevard Raspail, et contenir douze cents chambres avec restaurant, .ix'est pa,s encore commencé.

Aussi estimons-nous avec la Commission des Maisons d'étudiants, dont le président est M. Daniel Vincent, ancien ministre, et le secrétaire général, notre confrère Gaston Antignac, qu'il y a lieu d'établir une Caisse nationale pour favoriser la création de ces Maisons. Et nous disons, une fois de plus « 11 faut que l'on se hâte d'assurer aux étudiants les moyens, tous les moyens, de poursuivre leurs études "dans des conditions parfaites de sécurité la grandeur de notre pays est en jeu. »

Jules Laurent.

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Un Auteuil agréable, quoique légèrement oïageux et dépourvu de rencontres sensationnelles On s'aperçoit cependant que' la saison tire à 'sa fin, les rangs des spectateurs et des acteurs s'éclaircissent. Pesage et pelouse tiennent malgré tout courageusement. Les dames elles-mêmes n'abandonnent pas un de leurs hippodromes favoris. Les vides se manifestent de façon plus sensible chez les concurrents. Trente-trois partants dont onze dans le prix à réclamer lever de rideau. C'est un peu maigre Hallier a enlevé le prix à réclamer en venant "tout à la fin. Malbuisson sans. accident aurait été probablement second. Spring Song a une peur bleue ou verte de la dernière haie il y culbute ou il y fait une grosse faute. Hier, c'était le panache complet il était il est vrai réglé par Le Glaive.

Solario et Bapeaurne, quoique ayant l'expérience du parcours, ont moins bien sauté que le noviô Lagobette. Celui-çi avait fait d'excellents débuts à Enghien.

C'est un abonnement que MM. Lœwenstein, d'Oultremont et Defeyer ont pris pour le prix de France. M. Loèvenstein déniche un steeple-chaser irlandais ou anglais, Defeyer l'affûte et M. d'Outremont le conduit à la victoire. L'an dernier c'était Portmo.re, cette année c'est Don José. Par exemple leurs débuts sur nos pistes ne sont pas satisfaisants, c'est un autre point de comn?un. Yule Log a fini un peu hallali. Thé Sachem a.fnoihs bien sauté que dans le Grand Steeple-Chase de Paris.

Vianne une fois de plus a lâché. Méridional aurait dû gagner plus nettement. Question de jockeys.

̃̃̃•De même il est probable que Britannic, plus adroitement monté, n'aurait pas été battu par Victorieux. Celui-ci est surtout un ten?';e, dans ce cas il ne faut pas lui permettre de s'accrocher.Malheureusement, les tacticiens sont rares en obstacles. Prix Andrea (course de haies, handicap à réclamer, 4,000 francs. 3,100 mètres). 1, Hallier, a M. Maurice Appel (F. Gaudinet) 2, Bus, au comte D. de Cambacérès (P. Legrand) 3, Cerise, à M. Roger de Séverac (G. Mitchell) (2 longueurs, 4 longueurs).

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COURSES A OSTENDE Le Grand. Critérium, une belle épreuve se montant au moins à 75,000 francs, a été gagné, hier, parole deux ans Katefelto, à M. Jean Stern. Nous l'avions vu, au Tremblay, remporter une victoire plaisante. Les deux places d'honneur ont été prises également par des chevaux nés en France. Voici, du reste le résultat officiel Grand Critérium d'Ostende (Internationaf, 100,000 francs. Dis't. 1,000 m. (L. D.). 1 Katerfelto, à M. Jean Stern (A. Sharpe) 2, Neuville aux Bois, à l'Aga Khan (G. Gacnei') -3, Carnation, à M. J,-E. Wîdeper. (F. Keogti), ̃ Non placçs Golden Hope, Mastor Fox. Soldat de France, As de Pique, Heldifarih, 'I.ittle1 Flower, Vendredi, Carton, Lilas, Fagotin, Wild' Song, Pantruche, Palium.

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BO5ÇE

Battling Siki foudroie Nilles

-H~

Hier, à Buffalo, en moins de deux rounds, Siki a mis knock out Nilles, après une lutte claire, nette, nous fut permis d'admirer un, grand boxeur. Le Sénégalais se révéla aujourd'hui pugiliste prestigieux, la puissance et la vitesse de son coup de poing doivent être, à l'heure actuelle, uniques au monde Siki, entraîné, ne peut être battu. Le bon Nilles s'aperçut à son tour de ce que valait le fameux'swing en godille, véritable coup de massue qui assomme complètement, sans heurts, says secousses. Si le nègre, consent à suivre la voie nouvelle que sa victoire lui trace, il

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doit devenir un très grand champion, digne du'plus beau des trophées mondiaux. Battlmg' Siki réalise, en quelque sorte. un phénomène de la boxe, une montrueuse exception, il est avant tout,' fort puis son esprit malicieux, ses Instincts d'imitation lui tiennent lieu de science c'est cet ensemble bizarre qui nous a permis de voir Nilles fauché, aujourd'hui, dans son élan, par le mince bras noir,.enfin s'écroulant tandis ..que la foule ovationnait* le Sénégalais souriant.

Le vélodrome Buffalo se garnissait rapû dément avant le grand match, car une température douce annonçait des conditions idéales pour la rencontre.

Le public habituel se pressait aux premiers rangs du ring, où npug avons .reconnu MM. Moùthon, directeur du Journal; Paul Rousseau, Georges/ Oarpentier', ̃majoiM\Vilèôn, Gôchi'ari. Maysarïl. Maurice Chevalier, Grumbach,' Kirsch, >eic. Dans les -:cornbàts ^préliminaires, Ifôtfrïg Biaise battit Diamant aux points ie nègre Backei* battit Lepesanl;, disqualifié pour tenus répétés Rouquette se débarrassa par

ir Vous pouvez me croire, j'ai passé par là et il n'y a que les Pilules Pink qui m'aient réussi. » 1

'Les débuis du retour d'âge sont généra-' lement bien pénibles. Aussi les femmes qui en arrivent là sont-elles reconnaissantes aux personnes d'expérience de teur indiquer les moyens propres à soulager, leurs. souffrances. «•̃ ..Beaucoup de femmes vous diront que l'intervention des Pilules Pink remédie très bien aux troubles que provoquent les changements survenus à ce moment dans lu circulation du sang. En effet, en purifiant le, sang et en reconstituant sa richesse, de même qu'en tonifiant le système nerveux et en stimulant les fonctions vitales, les Pilules Pink procurent cet apaisement, ce bien- être qui permet de franchir en de bonnes conditions l'époque critique de la ménopause.

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« J'ai été très éprouvée par le retour! d'âge nous a écrit Mme Renaud ce sont principalement les nerfs qui me fai-i saient souffrir, Aussi< je me félicite d'avoir. suivi le traitement des Pilules Pink, qui' m'a parfaitement rétablie. »

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knock out au 3" round, de Jim Slater, et notre champion de France welters Porcher 'domina Billy Mack aux points.

A cinq heures trente, Nilles monte sur le ring il est l'objet d'une belle ovation. Siki ,arrive quelques instants plus tard, enveloppé d'un rutilant peignoir lie de vin une équipe de soigneurs noirs l'accompagne. Le Sénégalais, plus petit que son adversaire, 'plus étroit, est cependant en bien belle condilion les muscles jouent sous la peau. Première- reprise. Après un rapide corps à corps, Nilles travaille à l'estomac. Siki, ̃courbé, ferme son jeu et boxe la tête en avant il place quelques moulinets rapides, puis rentre en infighting. Nilles touche sou,vcnt très dur et s'assure un très net avantage.

Deuxième reprise. Siki, tel un chat, avance, le buste presque allongé il tourne. autour de Nilles, place à toute allure quelqu'es swings en godille, fait quelques pas, puis, d'un direct étonnamment rapide, envoie Nilles à terre -pour le compte.

Une formidable clameur retentit aussitôt. Siki est porté en triomphe il sourit largement et quitte le ring environné d'une nuée' .de partisans bruyants et démonstratifs. Dès que l'enthousiasme se fut un peu calmé, Journée et Humheeck bataillèrent lourdement pendant dix rounds celui-ci gagnait aux points après avoir expédié son adver'suire à cinq reprises à terre.

Lu foule partait pendant cette rencontre, commentant la victoire éblouissante du-nè;gre et échafaudant déjà pour lui des projets 1 merveilleux.

Siki, en triomphant, a repris le prestige ̃que ses altitudes déconcertantes lui avaient enlevé.. Y. Gkohges-Prade.

Le Championnat du monde des poids mouche. Le Ie'' septembre prochain, Pancho ̃Villa, champion du monde de» poids pluilne, depuis sa victoire sur Jimmy Wilde, .mettra «on titre en jeu contre Frankie Gen'nar'o. On se rappelle qu'une première ren'contre entre ces deux excellents boxeurs, se termina par la victoire de Gennaro, mais le résultat fut contesté par la quasi-unanimité 'des critiques.

Dempsey bat Tom Gibbons. Jack Domp'sey, qui s'était enfin décidé à mettre son titre en jeu, en face de Tom Gibbons, a vaincu son adversaire aux points dans un match disputé a Sliebly (Etat de Montana). .Le vainqueur de Carpontier ne gagna pas 1 aussi facilement qu'on le prévoyait, le îinatch fut assez indécis et le tenant du ti'tre fut secoué dès la seconde reprise il 'eut l'arcade sourcilière fendue.

Un curieux accident. Au cours d'un douze rounds entre Mickey Walker, champion du monde des poids wéltcrs, et Cowboy .Padget, ce dernier mis knock-dovvn par son adversaire, au 11e round, perdit l'équilibre en se redressant, il tomba sur Walker, les deux antagonistes passèrent à travers .les cordes du ring et tombèrent dans le puphJic où- ils blessèrent 'un journaliste. Mickey Walker fut relevé avec des contusions 'multiples et deux côtes cassées.-

i LAWN-TENNIS

Ites Championnats d'flnçjleterre

~ow.~

LoxDitcs, 7 juilhît (de notre, correspondant particulier). La dernière journée 'des Championnats d'Angleterre, sur les courts de Wirnbledon, a obtenu aujourd'hui un suc'cès sans précédent, car c'est par milliers 'que les spectateurs se sont vus prévenus a l'entrée qu'ils n'âyaient aucune chance de 'trouver place dans les tribunes du court, central. Beaucoup pourtant persistèrent à payer le droit d'entrée sur le terrain et ne pilrent aucun match

LL. MM. le roi et la reine d'Angleterre et ̃la' princesse Victoria étaient présents. On remarquait également dans la loge royale ̃l'ex-roi Munoel de. Portugal, lord Lonsdale, lord Curzon, etc.

Comme il était escompté, le simple a été ,'pour W. M. Johnston, battant en 3 sets facilement F. Hunier.

R. Lycett et L. A. Godfrey ont pris une .belle revanche de leur défaite à Manchester 'parE. Flaquer et le comte de Gomar en. les battant dans la. finale du double par 3 sets à 1, après une partie qui fut bien dis-

'putée.

Mlle S. Lenglen et miss Ryan n'eurent ^aucune peine à conserver le championnat 'du double sur deux joueuses anglaises de force moyenne par 2 sets à 0. En compagnie de R. Lycett, miss Ryan fut, encore victo'rieuse dans le double mixte, mais un peu plus difficilement.

Voici !es derniers résultats

Championnat simple. Finale W. M. Johnstou (Etats-Unis) b. F. Hunier (Etats-Unis), 6-0,

Championnat double de dames. Finale Mlle S. Lenglen et miss Ryan (tenantes) b. miss Auslen et miss Colyes. 6-3, 6-1.

Championnat double mixte. Finale R. Lycett et miss Ryan b. L. S. Deane et miss Barroh,

Championnat double. Finale R. Lycett et L. A. >GodIrey (Angleterre) b. de Gomar et Flaquér (Espagne), 6-3, (i-i, 3-6', G-3.

Le succès du tournoi de Wirnbledon s'est "affirmé très grand la recette au total, en comptant la livre à 75 francs, dépasse un million de francs

Vincent Richards, l'excellent joueur amérieaiu, avant de regagner les Etàls-Unis,passera quelques jours à Paris et a été invité à jouer au Racing" Club de France. L. V. Tournoi de Vichy. Les sports ont toujours été en honneur à Vichy cette année, '̃M. Chauchat de Benneville, le dévoué président du Sporting Club de Vichy, leur a

Feuilleton du FIGARO du 9 Juillet 1923 (9)

La Vie de patrouille

--oO~C::>C:

(CAR NE T D'UN ENSEIGNE DE VAISSEAU) ̃ Suite

La deuxième équipe la mienne attaquera directement. le plateau en visant au sommet .de l'île- avec, pour objectif, les murs du casfel délabré. Elle .fouillera ces ruines de fond en comble y compris les souterrains et les puits et,descendant le versant oriental, attendra l'autre sur une petite plage servant de lieu de mouillage aux barques de pêche.

Toutes deux réunies arraisonneront les bateaux présents et gagneront la pointe sud de l'île où les attendra le youyou du Cap-Nord.

A midi. je donne le signal du départ et la caravane s'ébranle. La montée est rude, la falaise, mouillée par l'embrun, plutôt glissante, .sous nous servons fréquemment d!un bout de fi!in péché à la dérive et que nous apprécions fort, les plus agiles s'employant à « haler » les autres.

Au bout d'une demi-heure, nous atteignons la'crete et, pour la dixième fois, je renouvelle mes recommandations. .Trois coups de corne signifieront, Pa.lerjfe. D&l'à prudence et surtout, en cas

donné une impulsion nouvelle et grâce à son intelligente initiative, un prodigieux développement.

Le Tournoi International qui se disputera sur les magnifiques courts du S.C.V. du 16 au 22 juillet réunira, nous assure-ton, l'élite des raquettes françaises et étrangères,, parmi lesquelles Mlle Suzanne Lenglen, la gracieuse championne du monde; Mme Biilout-BroquedLs-, Mme Pigueron, Mlle Bourgeois, M et Mme Le Besnerais, M. et Mme Barbas, M. et Mme Canivet, MM. Cochet, Dupont, Danet, Goutlenoire, Germot, Pailhe, etc.

GOLF

Le Championnat Amateur de France

~<0< ̃

•La finale du Championnat de France f-éserv.é aux amateurs, disputée sur 36 trous sur les links du Golf Club de Dieppe, a donné lieu à une grande surprise- .Georgp D. llannay, de l'Adinglon G. C-, a battu l'honorable Michael Scott, du Westvvard Ho G. C., tenant du titre, par 5 trous d'avance et 4 à jouer au 32° trou.

Après les premiers 18 trous, Hannay menait avec 3 trous d'avance. L'après-midi, Scott avait regagné un trou mais, au 9a su;- le green, son pult envoya sa balle frapper celle de son adversaire et celle-ci entra dans le trou i

Au cours de la journée, le caddie de Scott, frappé d'un coup de. chaleur, tomba évanoui sur le » green n. Des soins empressés le firent revenir à lui.

G. D. Hannay est un bon amateur anglais qui, jusqu'ici, n'avait remporté aucune grande compétition, alors que Scott est un joueur international anglais. P. C Sporting Club de Vichy. Dix-sept joueurs participèrent à la -dernière compétition du S. C. V. (Concours Cimetière) avec ces résultats

1. Colonels Pollock et Baring, au 18° trou 3. Major Brooke, -k Capitaine Thomas, etc. Parmi les dernières admissions citons M. L'Hermitte. Mlle Barçlly, M. S. M. Feehlipimer, M. J. Cic.chanowski, M. Battard, M. H. Meyer. Mlle Mihanovvel, M. Lazard, Mme (jom»el, M. Gompel, Mlle Sevastqpulo, vicomte de Lyrol, Mme Eid Raimon, M. N. Summers, eapt. Vonion, M. Gonnoi' Grccn, M. J. D. Peck, M. S. W. Peck, M. Le Qnesnc, Mme' Adler, M. Max Bazin, -M. S. ,1. Davis, M. et Mme Baring, M. Haskins, M. et Mlle Ponllot. M. L. N. Levenc, M. R. Cahen, M. A. Doughcrly, -M. K. Baugnies M. et Mme Bellard, Mme E. Roels, M. Hedwig de Gutmarin, M. et Mme Lolery, M. Ch. Léo Lautiier.Mlle Payan, M,lle Paeheco, M. et Mme Monteux, Mme Tixier. M. M. Gauchon, M. Rousson, M. M. Flatsau, M. da Silva, M. Ramon

Arête.

CYCLISME

Le Tour de France A Perpignan hier à 2 heures du matin a été donné le départ de la 88 étape Perpignan-Toulon (4-27 kilomètres). Les 59 coureurs restant qualifiés se font pointer, en temps voulu; au signal du starter, ils prennent le départ pour continuer la grande randonnée cycliste organisée par notre confrère VAulo.. b A Salon, 40 concurrents' étaient encore en peloton, mais le peloton se disloque bientôt et à Aix-en-Provence Lucien Buysse passe seul à 2 Il. 47, suivi à 2 li. 55 de H. Péliseieiy Jacquinot, Alavoine, Bellenger, Tiberghien, Degy,Mottiat, Beckman, Thys, Huoi, Bottecchia," et à 3 h. de Despontuis, F. Péliesier, Cuvelier.

A Toulon les arrivées se sont laites clans cet ordre

1. Buysse, en 16 h. 15 m. 35 s. 2. Bottocchia, 3. H. Pélissier, 4. Tiberghien, 5. Huot, 6. Jacquinot, 7. F. Pélissier, 8. Ricii, 9. Normand, 10. Muller, 11. Pratesi, en 1G heures, 31 minutée. 51 secondés- 12. Thy! en 16 h., 37 in., 38 s. 13. puÈoc, on'j'J heures 38 minutes 1i. Alàvqine, 15. Bcckmann, etc.

Les Grands Prix de Paris. Favorisée par le beau temps, la journée linalo du meeting du Grand Prix cycliste de Paris a remporté un très grand succès, au Vélodrome Muncipal du Bois de Vincennes. L'excellente musique de la Préfecture de police s'est fait entendre durant 3a réunion. Dans la tribune officielle, on remarquait le lieutenant-colonel Denain, représentant le Président de la République M. 'uiiou, président du Conseil municipal M. Missoffe, yice-président le comte Clary, président du Comité Olympique M. le capitaine de frégate Munier M. Jean Fabry, député de Paris M. Fa.ralicq, commissaire divisionnaire M. de Caslellane, président du groupe sportif de l'Hôtel de Ville, etc.. Voici les résultats

Grand Prix Amateurs. Première demi-finale 1. Michard (Français), 2. Van Drakestin (Hollandais) 3. Morel (Fiançais) .o. mètres 12 s. 2/5 gagnée très facilement.

Deuxième demi-finale 1. Ciignot (Français) 2. Bclivier (Français), à deux longueurs 3. Pccters (Hollandais)"; .'M mètres 12 s. 4/5. Troisième demi-finale 1. Faucheux (Français); 2. Muzairac (Hollandais), à une longueur 3. Cardy 200 mètres 12 s. 3/5. 2. Mazai-

Repêchage :t. Peetcrs (Hollandais) 2. Mazai-

rac (Ilollaudais) 3. Bélivicr (Français) 200 mètres en 12 s. 3/5.

Finale (1.000 mètres) I. Cugnot," 2. Michard, 3 l'ccters 1. Faucheux"; 1 m. 53 s. '2/5 200 mètres en 12 s. 2/5.

Grand Prix Professionnels. Première demifinale 1. Degraeve (Belge) 2. Kauffrnaim (Suisse), à deux longueurs 3. Schilles (Français), a. une longueur 4. Ellegaard 200 mètres 12 s. 2/5.

Deuxième denii-miale 1. Moeskops (Hollandais) 2. Poulain. (Français), à un quart de roue 3. Bailey. (Anglais), à une roue 4. Humblot 200 mètres 12 s. 1/5.

Troisième demj.-Jinale 1. Morelti (Italien) 2. Sergent (Français), ù trois quarts de longueur 3. Otto (Belge)": i. Spears (Australien) 200 mètres 13 s. 1/5..

Finale (1.000 mètres) 1. Kauffmann 2. Moes-

de découverte, ne pas donner l'éveil à l'ennemi par des manifestations bruyantes.

Nous nous quittons. à l'entrée du plateau qui s'étend en pente douce. Kristulakis et ses hommes partent à droite, mes lascars et moi nous enfonçons dans l'herbe et les chardons qui nous piquent aux jambes.

Rien qu'une nature aride, sauvage, et combien maussade. Figurez-vous une immense étendue de végétation brûlée. Pas un arbre, quelques buissons rabougris d'où s'échappent des nuées d'oiseaux noirs. et Je tout aboutissant à un désert pierreux que les ruines surplombent d'une hauteur de soixante pieds: Avec cela, pas la moindre brise. On devine cependant quelques folles risées à la surface de la mp; -Ici, rien. que du silence et du soleil.

Je marche le premier, un bâton à la main pour écarter les ronoes et me défendre des reptiles qui fuient de toutes parts. Merlin me suit, précédant Joseph et le novice, tous trois dans mon

sillage. ̃

Il peut bien y avoir vingt minutes que nous avançons ainsi lorsque le novice chancelle et s'affale, plutôt qu'il ne s'assied, sur une grosse pierre ronde. Rapidement, je reviens en arrière et lui passe une inspection minutieuse. Ce n'est, semble-l-il, qu'un coup de soleil au bas de la nuque qui est cause de cet étourdissement. Il revient à lui, du reste, sa bonne face s'illumine à nous voir(:ain.§i_jejjH,- pressés, et il s'écrie

Gré bon Dieu. qu'y fait chaud Ce à quoi Joseph croit devoir, répondre

kops, à un quart de roue 3. Moretti. à une 1 demi-longueur-; 4. Degraeve. T. 2 m. 1 s. 1/5. POLO HIPPIQUE 1 La Coupe Edmond Blanc. •Hier.au Polo Club de Paris, sur la pelouse de Bagatelle, au .bois de Boulogne, la Coupe Edmond Blanc a été gagnée par l'équipe formée du capitaine Beauchamps, M. Barbot, M. Malcor et colonel M; Lannowe.

Demain mardi pour le dernier grand dlner de la saison, au cours de la soirée, danseuses et chanteurs russes. Les jardins seront illuminés.

LONGUE PAUME ̃̃

Championnat de France. Premier tour: Rozières exempt Saint-Quentin bat Chaulnes par 5 jeux à 3 Paris bat Amiens par 5 à 2 "Ferrièrcs bat Compiègne par 5 à 0. Demi-finales. -Rozières bat Saint-Quentin par 5 à 1 Paris bat Ferrières par 5,4,1. Finale. Rqzières bat Paris par 5 a"l.' De la bière, des cols mous, de la chaleur

Depuis quelques jours on ne peut plus sortir de chez soi sans rencontrer dans sa r rue ces grandes voitures des cheminé de l'ér chargées de anaUes et de cartons à chapeaux. C'est iFexode qui coimneiiice vers ila campagne ou la mer. Déjà nous «avons qu'un tel a rejoint sa villa 'de La Baule, que tel autre est installé dans son chà- teâu du Périgord et que dfi nombreux Pa- risiens ont inauguré.la saison à Dinard. Encore quelques journées de chaleur comme celle 'd'hier et Paris sera complètement '-dft- = sérié.

Y pense-t-on ? Paris désert ne s'est ^jamais vu, et plus il fait chaud plus il semble qu'on y découvre du- ̃monde. Hier, par exemple, sur les grands boulevards,, il; fallait vc>ir aux terrasses des cafés la fouile des grandis jours combattant le soleil pai" 4a bière aux Champs-Elysées, bien malin qui aurait pu trouver un 'banc après cinq heures, et toute la soirée, à travers le Bois de Boulogne, Jes phares des autos, retour d'Armenoiwîllè ou de la Cascade, ant sil- lonné les aHées qui ne sont jamais désertes, surtout en cette maison.

Ce fut- la première journée de grande cha- leur nous eûmes, disent les gens bien renseignés,' 32 degrés les autres, plus simplement, disent k Nous eûmes chaud.» .< Et nous, continuerons on 'annonce, wn effet, pour demain, 33 et 34- degrés, et l'on parle déjà d'une vague de chaleur qui s'abat sur Paris. Sachons l'attendre de pied ferme, nous qui restons à Paris, et regardons partir, sans trop d'envie, nos amis, nos voisins ci leurs cariions ù chapeaux. Un jour vie.ndra et ce sera notre tour en attendant, résignons-nous à porter- des cofe mous ce. qui n'est pas fort élégant, et a boire des (( cups » pendant nos repas ce qui n'est pas tellement désagréable.

Programme des Spectacles AL|BERT-Ier. 9 h. io veux un duc. \NTO1NE. 9 h. Le Couché de la Mariée. APOLLO. 8 11. 1/2. La Folle escapade. ARTS. h. 3/4. Terre inhumaine. ATHENEE. 8 h. 1/2. La Sonnette d'alarme. AUX DEUX ANES. Clôture annuelle. BOUFFES-PARISIENS. Clôture.

CAPUCINES. 9 h. Epouse-la.

CLUNY. 8 h. 3/1. Réve de Valse.

CHIMERE (Ii3, boulevard Saint-Germsln). Clôture. CHATCI..ET. Clôture.

COMEDIE DES CHAMPS-ELYSEES. Clôture. COMEDIE-FRANÇAISE. 8 h. 1/2. --l.ay.Mari;lie nuptiale.

DEJAZiiT. 81. 1/2. II est. la ché[ de gare,

DEL;X-.MASQL'ES. 9 h. l/:l. Répétition .̃gé-

nérale

ELDORADO. 8 h. 1/2. Le Crime du flowi/. FEMINA. -.8 1). 3/-ï; La Foire de Moscou.. GÀITK, 8 h. 2.">. Le Voyage de Svzette. GRAND-GUIGNOL. 8 h. 3/i. Figures de cire, Miretle a ses raisons, Sur. la Dalle, Après vous, Capitaine.

GYMNASE. 8 h. 3/i. Les Vignes du Seigneur.

MARIGNY. 8 h. 3/ï. La Revue de Mari-

griy 1923. ̃̃••>

MOGADOR. Clôture.

MICHEL. 8 h. 3/-i. Le souille du désordre, A l'Hoslellerie du Bon Moyne.

MATHURINS. Clôture.

NOUVEAU-THEATRE. Clôture.

NOUVEL-AMBIGU. 8 h. 3/4. Le Maître Je

Forges..

NOUVEAUTES. 9 h. Les Linottes. ŒUVRE. ̃– Clôture annuelle.

ODEON. 8 h. 1/2. Le petit Café, Le seul bandit du village.

OPERA. 8 h. Hérodiade.

OPERA-COMIQUE. 8 h. J/i. La Tosca, II

était une Bengcre.

PALAIS-ROYAL. 8 h. 1/2. Là-haut. PORTE-SAINT-MARTIN. 8 h. 1/2. La Vie de bohème.

POTIN1ERE. 9 h. Le Songe d'une nudité, le Partenaire silencieux.

RENAISSANCE. Clôture. ̃̃̃

SARAH-BERNHARDT. 8 h. 3/i. Les Nau- veaux riches. ̃' SCALA. 8 1). 3/i. Une Poule de luxe. ` THEATRE 13A-TA-CLAN. 8. h., 3/4. Ta

bouche.

THEATRE MONTMARTRE. ^-9 h. L'Œu-

vre déchoir. ̃ ̃ .*•

THEATRE DE PARIS. 8 h. 3/4. L'Homme Qui assassina.

THEATRE DES CHAMPS-ELYSEES. Clôture. TRETEAU FORTUNY. 9 h. Spectacle russe. TRIANÔN-LYRIQUE. Clôture.

VARIETES. –Clôture.

VAUDEVILLE. 9 h. Sacré Léonce. VIEUX-COLOMBIËR. 8 h. 3/4. Baslos le

Hardi.

NOUVEAU-CIRQUE, relâche. Réouvert.. 2i- août A T U A HfRT? A 8 h- 30. 'fhe Great Carmo, ALlIXAlllDllA Le Trio Orea, etc., etc. GAUMONT-PALACE, 8 h. 15, le Rêve, d'après Emile Zola. VAac du mariage, comédie gaie.

J'sommespas à Terre-Neuve, dis. niqussaillon ?

Le novice debout, nous reprenons notre route.

C'est vrai qu'il fait chaud

Je sens de grosses gouttes qui me coulent le long du crâne et glissent dans le cou, dessinant, des arabesques sur mon veston kaki. Quant au pantalon, il colle littéralement à la peau. Depuis ces sacrés pays du. fleuve. Rouge, au Tonkin, je crois bien n'avoir jamais sué comme cela. .>c.

Une heure.! Nous atteignons le désert pierreux. Notre marche devient plus rapide."A"ux serpents succèdent Tes. Jézards,. inoffensifs, ceux-là, heureu,se;ment.. Joseph attaque une romancero ':̃̃ Hardi, les gars, c'est pour Bordeaux 1 Gooi by jplloway. etc. Tant il est vrai que, quel qu'il soit et en quelque lieu qu'il se trouve, Bor- deaux reste toujours le point d'atterris- sage pour le marin au long cours, C'est qu'en cet endroit béni

Nous irons chez la mère Picot

Cood by jolloioay. etc.

Qu'est-ce que cette brave et, digne femme vient faire au sommet de l'île dé Grabusa ?. Joseph va nous l'apprendre Elle a quai' filles qui font la.

Good by et Tampico. Tampico 1.

L'une à Marseille, l'autre à Bordcaux, La troisième à Valparaiso,

La quatrième à Santiago 1 Good by et Tampiio. Tampico' t" J'interromps le, morceau de Joseph en lui faisant remarquer que, certes, nous débarquerons, bien un iaur ou l'autre

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M. Jean Acker, ù Fontonay-aux-Roses ? Mme Arrault, au Moulin de Bellaneer M. Léon André, à Noizuy M. Henri Ayïé, au château de ViHaincs M. Albert Blondel, à Amidon M. Victor Bouche!1, a Soindres Mme'Jeaii Bazin, à Margat Aime Paul -Brùnori, Montauban Mme A. Boulant, à Royat M. le comte de Bertier de Sauvigny, à Chamfoourcy Mme BriceCollin, à Viole-Comte Mme Paul ,BrilIiO, au Lioran M. J. B. Caltelaii), à Tlionleaux M. Paul Choncel, aux. Sables-Blancs Mme Armand Coy{ier,,à Toulon M. Cha.uchal, à Saint-MarlmVOsubie Mme Cbanul, a Bordeaux ;'M.: Jean Dc'scnaux, ix Quiberon M. Deiagrave, à. Bagneres-de-Luebon M. Alexandre Daulos, à Meus*nes S. Exe. Mme Ahmed Djevedt bey, ù. Marienbad Mme Maurice D.usuussay,. à. I41 Jvlaltère, Mme Marius Dubonnet, à Evian-les-Bains Mme E. Duporta], ù. Pontaillnc M. le capitaine d'Espagnat, à Vichy.; M. Léon Fould, a Bourbon-Lancy Mme Max Flersheim, à Si!s-.Maria Mme Marc Fromenl-Meuriee, a Compiègnc M. Fournie: a Pôntaillac Mme la vicomtesse de Graudsagne, à La Fontaine M. Roger Giry, au Vesinet M. F. Gofiin, à Tavasp M. Paul Hébert, aux Ricordicrcs M. Herbert, à PontAven Mme II. Ilaiiielte, à l'Ile Sainl-Rioin M. le baron de llell d'Oberkirdi, au château d'.Oberkirch Mme Gustave Ileld, a Baciîûles-de-rOrne M. le marquis Marrie de La MoUe-Saint-Genis, au château de Goursnc Mme veuve Jouet, à Bruxelles Mme- R. Kicffer, à Dinard M. OCto Krag, à.Villers-sur-Mer Muie Le Pin, à Arcachon M. Lignereux, au elwleau de Yillers-Bocaye M. A. Le Play, au Vé- sinet

M. Eugène Ludcvie, à. Magny-en-Vcxin M. E.-A. Lapine, à Moiitgeron Mme Jacques I.egrand, à Orgeval Mme Leraajre, au château des Genêts M.. Lemoine, à Urville-Haguc M. le général Dominique Léandri, il Vichy Mme !a comtesse .de La Fleuriaye, à Tri'oiivitle-suivMer Mme Lo.iné-Condé, à La Bourbouln Aille de Lafoni, à Bougival Mme Georges Lévy, à lilnv lai M-. G. Lliotel-, à Trottvillc •; Mme A. Legcndre, k irliy Mlle de La Rochefoucauld, au château de "Bca'umont Mme Raoul Mallet, à MontiVliii '̃;̃ M. Robert de Ma.«sy, à Hairoiiyilie Mf Maillard,"X Rtiyfiii Mme Léon-Marie, à Pléaux M. P. Magnier, à-Buenos-Aires M. J. Meslre, à;Doaaz«\; .M, Fjnile Maniaque, a Agnel. Mme Pierre de Monferrand, au château du Grand-Jardin

M. Philippe Gavoty, à- Bordeaux Mlle Ragnà Guidant, 'à- La Baule M. Prosper Gervais, à Munois M. Joseph Garnier, à Aulnoy Mme E. Grandciément, à Evian-les-Bains Mme Maxime Giimprel, à Soisy-sous-Etiolles.

• Mme Nœtzlin, au châtèiiù de Gif Mme Pourpoint, à- Dieppe Mnie.II. du Pasquier, à SainteA dresser; Mlle Pommé-Jacquet, à Olorori-SaintcMaiie Mme H. Piollet, à Montrac-sur-Argentières M. le docteur et Mine Louis Pral, à Nice Mme. C. Regli.n, à Luxeuii-les-Bains M. le com{<̃ de Reiiiacli-Cessac, au château du Val Mlle Aiiïu-e Rossel, à Aix-les-Bnins Mme Robin, à Dinard Mme. F., de Ruitz-Mantilla, à Saint-Sebastien; Mr le marquis de Rosanbo, au château de Rosanbo Mine Jules Rheims, à Vals-lesBains-; Mme Stanislas Meunier, à Musin Aime Moroel fSourçirl, au i-liàteau de Gallmaiu Mme la f'.oiiite.'se 'de. Stanislas df Montbello, à Jouyon-.Iosn< AL Christian Sinnno, à Londres Mme Schinvberger. à RoUersur. Al. Sénêque. au château de Cualeldon Al. le vicomte de Seilhac, au château de Seilhac Mme Alfred Tilliard, à Hél'icy-sur-Seinè AL Y. de Zogheb, à Vïllerville- sur-Mci' Mme A.-J. Zébaume, à Paris-Plage. AMUVEE8 A PARIS.

Mme Chaptal, M. André Lowenthal, Aime Victor Lyon, Al. Mangematin, Mme Georges: Rodrigues, M.' de Sorbier de Pougnadovcsse, Aime Andrée Zéuceaiio.'

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sur les allées de Tourny, mais que pour Je moment il est nécessaire de ruminer cet espoir en silence.

Il est, de mon avis, pardieu, et il se tait, mais sa langue passée sur la lèvre supérieure et le clignement d'yeux dont il me gratifie -me font comprendre que le jour où semblable chose se produira, lui,. Joseph, « le Boulonnais ». n'aura pas le grand mât pour cousin et que la. fllile de la.'mère Picot, celle de Bordeaux bien entendu, n'aura- plus qu'à bien se: tenir.

Peu à peu, nous approchons des ruines. Elles se dressent devant nous, sur un plateau de granit éblouissant de soleil. On distingue nettement les créneaux,, l'ancien pont-levis, les ..murs, percés de meurtrières.

s. Ce-: .paysage est. sinistre. Comme nous'devons paraître petits au sein de la plaine immense. L'ennemi, si ennemi il y a, doit bien rire en nous voyant, de son formidable repaire, nous avancer, en' ligne de 1 1,1 e. armés de quatre revolvers et de trois couteaux de voiliers. 11 est vrai que lui-même ne doit pas être bien nombreux..Deux gardiens de dépôt, au pis aller, les équipages des sous-marins ne se hasardant guère hors de leurs navires. U

Halle Il nous a, semblé entendre comme un lointain appel de trompe. Nous nous couchons sur le sol et prêtons l'oreille. Le son ne se renouvelle pas.

Deux "heures Nous .escaladons les ̃ remparts. Le premier, j'arrive en haut et saute sur l'étroit chemin de ronde. C'est un couloir de pierre, aux trois quarts défoncé par le temps. Çà et là des

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crevasses profondes, à travers la mu-, raille de soutien, ajoutent à d'ampleur des meurtrières laissant voir un coin d'horizon bleu.

Il me semble être fout près du ciel. Ma petite troupe au complet, nous entreprenons le tour du château. Le versant occidental n'offre rien de particulier. La muraille est à pic et semble faire corps avec la. falaise. Tout là-bas. un point blanc sur l'infini de lamer. C'est notre youyou qui fait voile vers l'endroit convenu, Mes, matelots agitent leurs bonnets comme si on pouvait. les voir. Le chemin de ronde passe sous une voûte épaisse, sorte de corps de garde en partie démoli. Tout de suite me voi-

ci fort intéressé.

Un escalier,, conduisant sans.

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doute aux Souterrains, ouvre à rcef" en-

droit. L'entrée est surmontée d'une inscription musulmane. Une sorte d'index en pierre sur le mur latéral indique la. descente.

Nous nous engageons dans l'étroit passage et, soixante marches plus bas, aboutissons à une esplanade en terre battue, sorte de cour, carrée ornée de bas-reliefs, dans le. fond de laquelle s'alignent des statues géantes. Il y a là le buste de Mohammed II, celui, du sul-, tan Selim, etc., etc.. Sur la .partie avant, deux énormes canons de bronze, hors de service, semblent ressusciter tout un. passé de gloire; au temps des luttes avec. la Grèce orthodoxe.

.̃• Je voudrais bien examiner davantage ces témoins impassibles des guerres d'autrefois, mais le temps presse et la. voix de Merlin me rappelle à la réalité. Par-ici^ lieutenant.

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via Bordeaux

11 e,sl rappelé au public les facilités offertes pour les relations avec l'Amérique .du Sud via Bordeaux. •̃̃̃'• ̃

sur présentation d'un billet do, passage des Compagnies Sud-Allantique et Chargeurs-Rèunis, conjointement avec un billet de chemin de fer pour Bordeaux, les bagages sont enregistrés directement à Paris-Quai d'Orsay pour la destination définitive, après visite par lu.- douane. L "enregistrement est fait à Paris-Quai d'Orsay la veille du jour fixé pour le départ cles paquebots de 'Bordeaux. Des dispositions' spéciales sont en outre prévues pour amener les voyafeurs, sans changer de voiture, jusqu'au quai 'embarquement.

Dans le sens du retour, les bagages à destination de Paris peuvent être enregistrés directement au port d'embarquement ou à. bord dit paquebot, avant son arrivée à Bordeaux. La. visite de ces bagages par la douane, n'a lieu qu'à la gare de Paris-Quai dJOrsay, et tout est fait pour faciliter aux voyageurs Je plus possible, comme à l'aller, la traversée de Bordeaux. CHEMIN DE FER DU NORD 1, 2, 3,' i ou 5 jours à Bruxelles'

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Départ de Paris à minuit iô, nuit du 13 au ]-i. Retour à volonté les 1-1, 15, 16, 17 ou 18 'juillet par certains trains désignés du service ordinaire..

Prix des hillets (aller et retour) deuxième. classe, 65 fr. 50 troisième classe, il ir, 05, plus le droit de quittance.

Pour plus amples renseignements et le détail des horaires consulter les affiches' ou s'adresser à la gare de Paris-Nord.

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Nous grimpons quelques marches! derrière le sultan Sélim .et, tout à coup, nous nous trouvons face à. face avec; un des plus grandioses panoramas ';uï se puisse contempler.

A îics pieds, le versant crieatal Entrecoupé de mamelons et de ravines tout en bas, l'étendue de mer qui sépare Grabusa de la Crète et, derrière cette eau lknipi'de, l'île immense dressant audessus des nuages sa chevelure de pioâ et- d'arêtes dentelées.

Le soleil, un instant voilé, luit maintenant .de toute sa force: On distingue des villages épa.rs aux'flancs des pre- mières pesntes. Ouelqwes bouquets d'oJiviers frissonnent sous la brisent le,son des cloclïet'tes, dénonçant de noinibireux troupeaûs,;iious arrive à ipeineûssouidi. Imaginez, piaillant sur tout t ceJa,. Je manteau cl'azu'i" do la Grèce antique. lumière crue faisant ressortir chaque objet davantage et donnant à chaque ondulation de terrain son oraibre véritable. Vous .aurez une idée bien petite encore de ce mélange extravagant d'harmonie et de chaos, de force imajeslueuse et de paix sereine qui ne peut '.qu!Mciter ù l'enthousiasme ou àla prière.

Je regarde mes .marins. Ms sant ]̃$. tous les trois, groupes autour de moi qui .-suis leur chef, et je sens qu'ils vibrent de la mêrnie émotion contemiplaitive."

Joseph dit :-« C'est -beau » Je 1-uï serre la main. 11 .ai'a nuile envie de chanter, ni de l'ire, ̃inon'Êoute-èn-train de Jo'seph. '31 octobre, Bernard Frank.

(A suivre.)