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manque de préparation à ce coup de violence l'incertitude et la crainte de beaucoup de leurs partisans, la force et la cohésion de leurs adversaires de l'Est, et surtout l'attitude de-neutralité stricte que sa politique de franchise et de loyauté imp6séiit 'à 'la France vis-à-vis de ses alliés

Mais je n'oublierai jamais, et il ne faudra jamais oublier, quoi qu'il arrive, que les Rhénans et c'est le premier mot que me dit le docteur Dorten se nommenl eux-mêmes Mùsspi'eussen, c'est-à-dire Prussiens par for-ce, et qu'ils appellent Wiesbaden Pensionopolis, parce que Berlin y envoie tous ses fonctionnaires, tous ses gardes-chiourmes et tous ses retraités. `

Voulant me rendre compte par moimè nie des assertions du docteur Dorten, je raccompagnai dans une de ses tournées 'de conférences et' je me souviens, comme si c'était d'hier, d'une réunion publique à Gaubickelheim.

Jamais ne je vis discussions plus passionnées, convictions plus sincèrement exprimées, et plus violemment combattues par un délégué de Berlin. Il y avait des gens de toutes conditions, vignerons, agriculteurs, ouvriers, employés, propriétaires, commerçants, industriels, et même un prêtre, c'est-àdire tous ceux-là même qui soutiennent en ce moment le docteur Smeets.

Quand le docteur Dorten eut parlé aux applaudissements unanimes de l'assis-, tance, un homme se leva, blanc de rage, à l'allure d'of licier prussien, qui, d'une voix tout de suite au paroxysme de la colère, anathématisa les traîtres qui voulaient se séparer de la Prusse. « Nous ne sommes pas abbatus o hurlait-il, au comble de. l'exaspération. Ses dents serrées eussent, volontiers déchiqueté le docteur Dorten. Jamais jfr ne vis plus hideux visage de fureur impuissante. La volonté de libération tranquille et profonde du peuple rhénan et le despotisme rageur de la Prusse étaient là face à face et s'affrontaient.

Ils se heurtent encore aujourd'hui avec la même force, la même résolution de partit d'autre. Mais le docteur Smeets réussira-t-il là où a échoué le docteur Dorten ? C'est une autre question, qui appellerait une étude approfondie des conditions dans lesquelles se développent ces tendances.

Charles Tardieu.

flGadémie des BeauMrts Le prix de Rome de sculpture

L'Académie des beaux-arts s'est rtunie hier à l'Ecole des beaux-arts pour statuer sur le Concours de Rome de sculpture. Après une heure de délibération, elle a, par scrutin, décerné le grand prix à. M. Aubine, un premier second grand prix à M. Patrisse, un deuxième second grand prix à M. Hamard.

Quatre des concurrents ne pouvaient plus obtenir, hier, que le grand prix, car ils avaient reçu antérieurement des premiers seconds grands prix M. Bottiau et M. Herbaux en 1919, M. Bertola en 1920, M. Privat en 1921. Aucun d'eux n'ayant réuni un nombre suffisant de suffrages pour être classé prernierj téllsles quatfé"<pnt:été cM'mrnés'dè' la listé des lauréats de 1922, ce 'qùi: ne veut pas dire qu'ils ne remporteront pas le grand prix en 1923 et les années, suivantes. Le grand lauréat d'hier, artiste de bel avenir, M. Jean-Dominique Aubine, est né le 25 septembre 1888, à Ajaccio. Il est à la fois sculpteur et peintre, élève de M. Coutau et de M. Moutte. Il a été admis à l'Ecole des beaux-arts comme sculpteur, le 7 mai 1907, et comme peintre,. le 6 mai 1909. Il a obtenu, rue Bonaparte, cinq prix, sept médailles et deux mentions de sculpture; deux médailles et trois mentions de peinture. En T914, il était récompensé, au Salon, pour la sculp- ture, et montait déjà cinquième en loge pour le concours de Rome de sculpture. La guerre interrompit ses études. Mobilisé au 2° régiment d'artillerie de montagne, il ne les reprit qu'en 1919, fut admis quatrième en loge, et l'Académie lui décerna le deuxième second grand prix de Rome de sculpture, cette année-là. M. Aubine concourut encore trois fois pour la Villa Médicis, tomme qua- trième légiste en 1920, comme premier lo- giste l'année dernière. Cette' année, il se .classait aussi premier logiste. Le vote 4 'hier l'envoie à Rome.

Le titulaire du premier second grand prix de cette année, M. Albert-Marius Pàtrisse, née le 20 juin 1892, à Fresnes (Nord), sort, comme M. Aubine, de l'atelier de M. Coutan, et il a été aussi l'élève de M. Desruelles. Il fut admis le 10 mai 1912 à l'Ecole des beauxarts où il obtint sept prix, la grande médaille d'émulation, six autres médailles et sept mentions et récompenses. Il était monté en loge cette année, pour la deuxième fois. Enfin, M. Georges-Louis Hamard, à qui l'Académie vient de décerner le deuxième second grand prix de sculpture, est né le 10 mai 1894, à Villevêque (Maine-et-Loire). Sculpteur et peintre, il est élève de MM. Injalbert et Weber. Il a obtenu, à l'Ecole, un prix, cinq médailles et deux mentions et récompenses. Il était monté, pour la première fois, en loge cette année.

Ch. Dauzats.

Le Conseil des ministres d'aujourd'hui Les ministres se réuniront en Conseil aujourd'hui au château de Rambouillet,' où le Président de la République se trouve, en villégiature. Il est probable qu'ils examineront entre autres questions de cas de Marty et de Badina, qui, à la suite du récent vote de la Chambre peuvent bénéficier de la grâce amnistiante.

M. Maunoury, ministre de l'intérieur, entretiendra ses collègues du mouvement préfectoral rendu nécessaire par la mort de M. Leullier.

Enfin M. Poincaré fera part au Conseil de son prochain voyage à Londres.

•S^S^V^S^

Ea l'honneur de M. de Alvear

Le Comité national des conseillers du commerce extérieur a pris l'initiative d'offrir à M. de Alvear, l'occasion de son élection à la présidence de la République argentine,, une -réplique ,de la France, de Rodin.

AI. de Alvear a reçu une délégation du Comité national, présentée par son président, M. Clémentel. M. Clémente! a nommé, au président de la République argentine, MM. Ancel-Leitz, Géo Géi-ald et Porte, yice-jjrésidsnts du Comitéi

t

M. de Tarde, directeur de l'Office national du commerce extérieur, et M.' Armand Meglé. directeur du Comité na- tional, ainsi que les présidents des Comités régionaux.-

M. Clémentel a rappelé :le tout que poursuit le Comité national des conseillers du commerce extérieur, qui est de réaliser une entente étroite entre les différents pays. afin de favoriser le développement des relations économiques. M. de Alvear a remercie vivement le Comité et affirmé qu'if ne manquerait pas, tant qu'il serait au pouvoir, de rendre plus larges les échanges commerciaux entre l'Argentine et. la France. Le Pprrde'PariH

a- :¡t¡'¡'"j1

La question si importante du, Port de Pa<ris est à l'ordre du jour. De grands travaux, sont à la veille d'être entrepris.

Les présidents du Conseil municipal et du Conseil général, MM. Louis Peucti et Rohaglia, le préfet de la Seine, M. Autrand, et le rapporteur du Port de Paris, M. Lemarehand, ont eu hier un entretien avec M. Le Trocquer, ministre des travaux publics. Les représentants de Paris ont d'abord demandé au ministre de vouloir bien hâter la reconstruction du pont de la Tournelle, dont les plans sont soumis à son examen. On s'est occupé ensuite de la construction d'une gare d'eau au Port de Bercy-Charenton. Ce sont là les premiers travaux a meure sur le chantier.

Les membres de la délégation ont en outre, attiré l'attention du ministre sur les projets concernant les ports de Genneyilliers et de Bonneuil, le prolongement du canal de l'Ourcq sur le canal du Nord, ainsi que sur la création des barrages réservoirs de la Haute-Seine et de la Haute-Marne, sur ̃lu dérivation de la Marne et sur l'approfondissement de la Seine, pour un mouillage de 0 mètres.

Le val de Loire

La délégation municipale a enfin demandé au ministre do hâter 1 étude de barrages-, réservoirs dans la partie supérieure du bassin de la Loire, en vue de l'adduction des eaux du yal de Loire.

Révocation du maire

de Boulogne-sur-Seine Par décret du 21 juillet 1922, M. Mon- zet, maire de Boulogne-sur-Seine, a été révoque de ses fonctions.

Cette mesure a été motivée par une lettre injurieuse pour l'armée et. le gouvernement que M. Morizet avait adressée au ministre de la guerre, à l'occasion de la revue des troupes du gouvernement militaire de Paris, le 14 juillet dernier.

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Les Chambres de commerce

d'Alsace et de Lorraine à Dunkerque

La Chambre de commerce de Dunkerque a reçu solennellement, hier matin, les Chambres de commerce des, quatre circonscriptions d'Alsace et de Lorraine. Une visite du port a eu lieu, suivie d'un banquet. Dans l'après-midi une séance solennelle a. été tenue au cours de laquelle ont été étudiés les moyens d'in-1 .'tènsilïer le trafic entre Dunkerquë'et'lei -.provinces reconquises. ̃̃; w.voy *l Une réception à l'Hôtel de Ville a enfin été. offerte aux délégués alsaciens-lorrains.

Les statistiques agricoles Sur le rapport de M. Edmond Théry, membre de l'Académie d'agriculture, cette Compagnie a émis hier, à l'unanimité, le vœu que le ministre de l'agriculture donnât les ordres nécessaires pour rétablir la publication des statistiques agricoles, telles qu'elles existaient 1 avant 1914.

Une prise d'armes aux Invalides 'Au cours de la prise d'armes qui a lieu demain aux Invalides, le maréchal Fîayplle, inspecteur général de l'aéronautique, remettra la cravate de commandeur de la Légion d'honneur au capitaine aviateur Ponck, député des Vosges.

Légion dftonneùr Ministère de l'intérieur

Sont nommés ou promus

Commandeurs. M. Brisac (Jules-René), préfet du département de la Marne M. Lautier, publiciste, à Paris.

Officiers. M.1 Arnaùlt (Henri-FerdinandCharles), préfet du département de la Gironde M. Soustelle (Georges-Fortuné), publiciste, à Lyon M. Aubert (Octave), publiciste, à Paris M- Berthelot (Benolt-FélixCharles), commissaire de police de la Ville de Paris M. Dennery (Michel), adjoint au maire du jv° arrondissement de Paris M. Caire (César), avocat à la cour d'appel, conseiller municipal de la Ville de Paris.

Cheoaliers. M. Gallié (Jean-Marie-,Emile), chef du cabinet du ministre de l'intérieur M. Bonnaud (Louis), publiciste à Marseille M.- Rousselot (Henri-Emile) commissaire divisionnaire à là préfecture de police de Paris M. Richard (AlphonseJean-Marie), conseiller général d'Ille-et-Vilaine, maire de Retiers M. Leroux (JulesPaul), commissaire spécial, chargé du service de l'Elysée M- Favier (Joseph-Eusèbe), président du Conseil d'arrondissement, maire de la Bégude-de-Ma'/enc (Drôme) M. Lavoix (Léon), ancien conseiller municipal à Pouai (Nord) M. Mayaux (Joseph^Pol), prunier âdjoinC -au maire de, Bar-le.Duc (Meuse) M. Recht (Alphonse-, Antoine), chef du service de la comptabilité à la préfecture de police.

Sapeurs-pompfers

Chevaliers.; M. Guine.t (Jutes dit Paul), lieutenant" commandant la compagnie de sapeurs-pompiers de Compiègne M. Place (Joseph), capitaine commandant la compagnie des sapeurs-pompiers de Vienne (Isère) M. Herscher (René-Vinant), chef de bataillon, inspecteur départemental des sapeurs-pompiers du Morbihan M. Poulain (Auguste-Paul), capitaine commandant la compagnie des sapeurs-pompiers 'de Denain (Nord) M. Darras (Louis-Jean-Baptiste), capitaine commandant la compagnie des sapeurs-pompiers de Béthune M,. Bonduelle (Jules-Emile), capitaine commandant la compagnie des sapeurs-pompiers de Concarneau M. Luquet (Gaston-Louis-Léon), capitaine de la compagnie des sapeurs-pompiers d'Epernay (Marne) M. Magne (Jean), lieutenant à la compagnie des sapeurspompiers de Pantin (Seine) M. Rocher (Jean-Antoine), lieutenant à la compagnie des sapeurs-pompiers du Puy (Hautes Loire) M. Chailloux (Louis), capitaine de la compagnie des fcapeurs-pompiers d'e

Bois-Colombes (Seine).

LE MONDE & LA `£. Y;. .n.t.t)(ttW)tj)~ttttttM' .<j. u~-n.

t)ANS LES AMBASSADES ̃•>' S. Exe. l'ambassadeur des Etats-Unis à, Londres et Mrs George Hàrvey ont donné ..une très brillante réception' dansante.; liono- v rée de la présence de plusieurs membres de; la famille royale, du eprps diplomatique et de la plupart? des notSbjiîtës de la1 société anglaise et de la. colonie, américaine. Du Chili ̃ :̃- ;̃: S. Exe. le ministre de France èÈ Mine Le..fêuvre-Méaulle ont donné une réception desplus brillantes à laquelle ont assisté le ministre des affaires étrangères, le eoriîs'afploirnaticjue et de1 iioinbreuses notabilités. '̃,•

RENSEIGNEMENTS, MONJ>Aitil£ of ,'c' `

La famille royale dé Belgique 'est ''at-' tendue à Ostende' où' elle fera un assez long séjour. 'x :i: Avant leur départ de Saint-Sébastien, LL. MM. le roi Alphouse:XIII et, la reine Victoria ont assisté, avec S. M. la, reine Marie-Christine, aux courses de chevaux s'ur L'hippodrome de Lasarte. '̃̃ r Leurs Majestés étaient accompagnées ̃̃ du marquis de Viana, du prince Pio de Saboya- et du marquis de Bendanâ.

S. A, R. la princesse Nicolas de Grèqe est à Versailles, avçc. sa famille.

̃ La duchesse d'Uzès, née Mortemart, sj'est installée à l'île Berder. N Le duc et'la duchesse d'Albe sont à. Carlsbad.

La princesse Alexis Kàrageorgevitc est' arrivée à "Saiut-Moritz.̃'•' S.. A. le prince Yugala. de Siam est ar-)(, rivé à, Paris, venant de Londres. ,j. Mrs Asquith a. quitté Paris, avant-hier1, matin, pour rentrera Londres.. Le peintre Brisgand,. dont le talent dé' licat est si justement réputé, s'embarquera,: le Ier août, à bord du Lutetia, à destination de Rîo-de-Janeirb, où iP fera une exposition de ses œuvres.. -̃ Il a eu l'ingénieuse pensée de comprendre, dfinS; la trentaine de toiles qu'il emporte, la répliqvie des,: portraits fl-u'il peignit de ̃P.arj.V! siennes en vue par leur. situation mondaine,' leur "élégance, leur rgrike .et..leur tàlënfi'nptammènt de Mme de. Mun, la comtesse Qh' brielje de Mun, la comtesse de Lesseps, 'la, comtesse du Passage et de nos plus grandes artistes., .i., Ainsi, M. Brisgand est, à tous égards, jutt ambassadeur de la beauté française chpiîaQS, amis du Brésil. ̃ -v- De Londres

S. A. R. la princesse Alice et le comte déf' Athlone honoraient de leur ̃ •̃présence, ces jours derniers, une très brillante soirée dan-' sante donnée par M. et Mrs Rogers, de New-York. Un dîner suivi d'un intermède musical, exécuté par un orchestre russe,précéda le bal. ̃ ̃<. Dans l'élégante assistance i i¡'

Duc et duchesse d'Atholl et miss Cullum', ,'Sf,' Iî.xr. le ministre du Chili et Mme Edwards, lady Hibblcsdale, miss Alice Astor,' lord Queensborough sir W. et lady Mnx Muller, vicomle et' vicomtesse Althorp, lady Irène Curzon, lady .l. Jlervey, marquis de Waterford, ,lord Cochrane, lord North, capitaine Dudley, North, murqui^ dft, Vjllavieju, lord .luverclyde, prince Alexandre.

Obolenslçy, l'Hon. M. Spencer, capitaine et liidy.

J., Combé, capitaine Ashley, et(J. Hier soir, sont: arrivés i Paris; venant r de Londres, le maharadjah de Kapurthala et S. Exc. l'ambassadeur de Chine à Rome, z u S. AI. le schah des Perse est -arrivé, hier matin, E.vian^'Le, souverain, qui jetai tj.a^-j,

c^nip/fignc..fa uin'^s'tre?,aa '#é, ,\v '#ç?në; |â"'

cté;;eçu p~r 14Î. Sttrchaut~, 1~r,n l 'rfr'îrt.( lt

étc'Teçu par M. vSurchafflp, sous-prefet.

Le comte et la comtesse ,de RomarioueS'. ont quitté Madrid pour se rendre en-Italie*1.. M. Gabrkl Fauré est arrivé à ArgelëéVj 'Gazost.. ̃̃̃. D'Aix-les-Bains

On nous signale, parmi- les dernières ar»' rivées ••̃̃ •• M. Albert Sarraut, ministre tles colonies S»' Exe. le comte Sforza, ambassadeur d'ftalie. il Ppi'is"; Mme Edmond Blanc, Mrs Twombly Vanderbilt, baron et baronne Edmond -de Rothschild,- Mr et Mrs Geoi'go Jay Uuuld, Mr et Mrs Johir< Drexel, etc.- ̃ •s |M. Paul Strauss, ministre de l'hygiène est' attendu lundi prochain.

M. Steeg, gouverneur général de l'Algérie, est arrivé a Paris, hier matin. La comtesse Alain de Chantérac, née Decazes, a donné le jour à un fils, Armand.'

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MARIAGES /'̃;̃ -'̃̃̃ ->

Eu l'église d'Eaux-Bonnes a été céleri; bré, récemment, le mariage de M. Bertrand Lamarque, notaire, décoré de la 'Médaille militaire, avec Mlle Marguerite Plasteigr j Cassou. i> hjjt i Les témoin^ de.. la mariée étaient Louis Barthoit, garde des sceaux, membreo de l'Académie française, et M. Etchebarn^: Les témoins du marié :-M. Rey, andmi dé^ii ̃ puté, trésorier-payeur général en retraite, etO le docteur Andral. ̃'̃• Hier, 'a été célébré^ à Saint-Louis' des-1 Invalides, au milieu' d'une assistance élc'- gànte, le mariage de Mlle de Péraldi, fille de la comtesse, avec le vicomte de Mont- brun, fils de la comtesse de Môntbruu. Les témoins étaient, pour la mariée Iç: comte de Péraldi, son frère, et le prince de Carini, son cousin; pçtur.-le marié le com- te de Montbrun, son i'rè,re, et le comte (Je, Villermont, son cousin.

DEUIL ̃'

i Nous apprenons le décès de la niar* quise de Robien, née de La Forest d'Arniail-î léj décédée à Paris, rue de Vafenne. ̃'̃̃ La marquise de Robièn était très connue et unanimement estimée dans la société parisienne, où sa mort causera de vifs regrets.: Elle était la belle-mère du comte Jeand'Indy et du baron d'Ivoire;* la sœur du marqijis d'Armaillé ëf du comte d'Annaillé, et la' belle-sœur du comte Henri de Robien. On nous annonce la mort de la fillette. du comte et de la comtesse Jacques de Erç-;teuil, Solange, dont nous avions annoncé la naissance il y a quelq^ues^jour^ ^7 nu/ Nous apprenons la mort de Mme Vas~ sard, grand'mère de Mmes de Boishue, Jbe Coutëulx 'de Cauniont et de La Vertç^ilki.' M. André Picard et madame née Lufy Bablot, uqûs. fqnt .part :(,ht, décès de leur fais' Philippe, à Houlgate. Le service rëligïèM' aura lieu, en l'église de Montmorency vendredi 28, -à dix heures.

On annonce la mort de Mine Louis Perier, née Jacquesson, décédée subitement à Trouville le 25 juillet. Les obsèques auront lieu, à Paris, samedi 29 courant, à dix heu-, res, en l'église Notre-Pame-de-Grâce de Passy (rue de l'Annonciation). Le présent avis tient lieu d'invitation.

L'inhumation du prince de Kastrioti et de la princesse née de Renesse a eu lien, hier, au cimetière du Père-Lachaise. Parmi, l'assistance, se trouvaient le comte Majjimilien de Renesse Breidbaek, Mlle Paule de, Taillandier, le commandant de Taillandier,, M. Beauvais, représentant le gouverneur de la Banque de France, exécuteur testamen- taire; M. Thorhauer. On annonce, de Coblence, la inorK-deMlle Marie d'Arbonneau, fille du cdldneli d'Arbonneau. attaché l'état-major de l'ar-

mée du RbiOj. décédée à l'âge de dix-sept ans.

On "annonce, «de' Londres,' la mort de Mlle dzt Homme de Sainte-Croix.

Elle était la fille aînée de M. du Homme de j^ainte-Croix et de, Mme du Homkie de » Sainte-Crçix, née de Sbmmyèvré. j-: Serigny.

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!-?<! nf!<!M!!p!! d~i:géaéyl~~lS~re

Les oûssques dij gênerai niaisire

lia ilHédailie, militaire lui èst/d£çer,n£$ i; j,i- titré Jppsthiira.e ̃J Lqs obsèques du général Maistr^ an-

qieiV' commandant de. groupe' 'd'armée^

mè^ibr(6 du conseil supérieur' de la guerre, inspecteur général de l'infanterie, ,seron| célébrées aujourd'hui.' A .o^ze heures, des troupes des 6° et 1" divisions, qui rendront les honneurs militaires, se posteront .rue des Volontaires et rue de "Vaugirard. C'est le général Andrieu, commandant la 6° division, qui les aura sous ses ordres. Ces troupes comprendront les 5°, 24°, 103° et 104° régiments 'd'infanterie, avec leurs drapeaux et leur musique, unes-, cadron 13° d'artillerie de campagne et deux escadrons des ÏÏVet 12° cuiras-

siers.

\Àr\py(ïQ du corps sera faite à l'hôpitkl,.Sà^U-Jacques, à onze .heures vingt. lies' ylrOjUpes accompagneront le cortège jjasmi'.ci,' l'église, Saint-François-Xavier, ou le service. religieux sera célébré à midi. C'est le curé de cette paroisse qui procédera à la levée du corps et donnera l'ab.spute~ °

Après la cérémonie religieuse, le corps sera éx'pasé'devant l'église. Le niaiéchal P.étaîn prononcera alors un discours. Ms- 'détachements d'infanterie, d'ar.tjllerie et de cavalerie rejoindront leurs casernes.: aussitôt après cérémonie. l La dépouille mortelle du. général iMaiatre sera dirigée, par la gare de l'Est, sur Bpurbdnne-les-Bains, dans la HauteMarne, où l'on procédera à l'inhumatio'a. ̃/ -̃̃

Les cordons du poète seront tenus -par .des maréchaux de France, des membres du Conseil supérieur de la guerre et de ;là Grande Chancellerie de la Légion d'honneur. Le Président de la République sera représenté par le général Las'soni,: iditîe.Gleur de sa maison militaire. lh 'OOftège suivra cet itinéraire I|âpUa,l Saint-Jacques, rue des Volon.tàiresv rue de Vaugirard, boulevard Pasteur, avenue de Breteuil, place Saint• François-Xavier. ••*•̃:

Avant de quitter Paris; ce matin, pour se rendre à Rambouillet, où il doit assister au Conseil des ministres, M. Maministre de la guerre, déposera ;siur le cercueil du général ^aïstre ̃Médaille militaire qui vient de lui être' ^décernée a titre posthume.

En même temps, et par application du décret, du, 1er octobre 1918 relatif à l'attribution' des décorations posthumes, le

nHinistre de la ^Ueiire a jgpïté à'ia' cûh- `

^jaissançe du'pays |a""valelireusa, con- 'duite dû' général ̃̃"•de ->divisian Maista"&

(Paul-^n.drô-Marie):

i Voicî'ïe texte de la citatioh':

Officier ^général de la plus haute valeur q.ui n'a ce,ssé de, faire preuve, au cours de ,sa longue carrière et dans les emplois qu'il a occupés, des plus belles qualité.s militaires:

j Après avoir pendant la guerre, commandé brillamment un corps d'armée d'élite, a Remporté des succès éclatants sur l'ennemi, comme commandant d'armée en 1917, h La Malmaison, pins, comme commandant.de groupe d'armées en 1918, dans la grande bafaille de Champagne, qui liftera notre territoire: [ j Comme, soldat et comme chef, restera uii iricdëte Un 'devoir militaire.

.-tlit-j'i

Ik ;§aflté deJILEmile Loubet

[Le président' Loubet; qui a subi dernièrement, l'opération de la cataracte, est en excellente santé. Il se trouve actuellement: dans sa propriété de la Bégiidç-de-Mazenc (Drôme), où, .comm& ̃ïijiua les aotejjjl passera l'été.

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QONTRE'UIMPOT SUR LES SUAIRES

1.' TI). <

La manifestation

du petit employé

–t–t~

Après les nombreuses manifestations 'gùUQfSfc-Bju -lieu contre l'impôt sur les-sa|aiii^è,,i,.et';cbtitre les saisies de meubles •oildQuajeB.s chez les ouvriers qui avaient ?rejfiis'é de payer cet impôt, une manifestation individuelle vient de se produire, qui ne manque point d'iutéi'êt au point de vue des motifs qui l'ont, inspirée, Le manifestant n'est pas un ouvrier c'est un « petit employé- » d'une usine de Boulogne, M. Abord-Sibuet, qui n'est inscrit à aucun syndicat. Il a fait la guerre comme engagé volontaire il est revenu du front mutilé à 75 0/0 cela suffirait pour faire de lui un «bon citoyen »- Il- est, en plus, d'une nature calme et réfléchie, aimant le travail, ne s'occupant pas beaucoup de politique et n'ayant aueuneJdée. communiste ni révolutionnaire. Enfin, jusqu'en 1920, il a régulièrement payé;, tous les impôts, que? la République lui' a réclamés, y compris l'impôt sur les salaires pour son traitement, antjuel de 8.100 francs. iMais en 1921, tout en s'acquittant de, ses filtres impôts, il..a catégoriquement refusé à son percepteur les Sp francs que celut-ci lui demandait au titre, d'impôt sur les salaires.

Pourquoi ? Parce qu'il avait constaté, non sans indignation, que les ouvriers de l'usi|£e;qu*i l'employait ne le payaient pas et n'étaient nullement poursuivis. Or, dans les usines, les ouvriers sont mieux payés que les petits employés. Si les premiers se refusent à satisfaire le fisc et ne sont pas inquiétés, pourquoi les derniers devraient-ils s'exécuter ? Il y £. une injustice flagrante contre laquelle la conscience de M, Abord-Sibuet s'est jnsurgée.

Alors le fisc l'a poursuivi, lui Et cela n'a- faîi qu'augmenter son amertume. On l'«t poursuivi, soutient-il> parce qu'it ̃n^piopas syndiqué L'administration ne se soucie pas de Dôursuivre le con-

tribuable récalcitrant qui a. derrière lui une- organisation nombreuse, cette; or;#anisutid,n fut-elle -révolutionnaire.. Et yslle .s'acharne contre le ,«: bon citoyen » tranquille, isolé, réfractaire aux agitations bruyantes et aux manifestations collectives.

Il s'ensuit que les ouvriers syndiqués, non contents de se soustraire au' paiement de l'impôt,, se moquent des petits employés qui' s'en acquittent' i'[ Cette situation apparaît intolérable a M. Abord-Sibuèt. Qu'on demande. l'impôt sur le salaire à .tout le monde, qu'on le prélève par les anêmes moyens sur tous, ou autrement qu'on. le supprime. Sans ''Cela, que' deviennent .l'équité,

liber tê,|égal4 ?.

,l,er,Í\¡,}\g¡¡.> <t\. '('

̃ LefS1. de ce mois, on. :l)Liij a. saisi ses. m4îi:bl§s: ce ;r4|tin, il .fest'convbqùé.éh « refëi% administratif >i otf il soutiendra

sa thèse.

La vente de ses meubles est pour de 29. Il 'laissera vendre, au besoin, en gui- se de protestation.

M. Abord-Sibuet est un « ;toon citoyen, qui a le courage -de ses opinions. Fernand Rigny.

Election du Président de l'Ordre des avocats à la Cour de cassation M" Jean Labbé a été élu hier, pour trois ans, président de l'Ordre des avocats à la Cour de cassation, en remplacement de MO Aubert, dont les pouvoirs étaient expirés. Il obtint 53 voix sur 59 votants.

Depuis plusieurs années, l'unanimité de ses éminents confrères le désignait à la succession du président Aubert, dont les rares s qualités d'intelligence, de distinction, d'autorité, de pondération servirent si brillamment le dernier triennat.

En 1899, MO Labbé prit la charge,de. M0 Damognée, et, avant l'armistice, il fut directeur de la justice: militaire au ministère. de .la guerre. ̃̃̃̃& son carnet est, attachée, notamment, ,1a clieriièle des ministères de la marine, des colonies; et de la Compagnie des chemins de -,fèr- de Lyon. Il est offlcie'r, de la Légion d'honneur. ̃

Gazette des Tribunaux Espions communistes

Le mois dernier, la i™ Chambre correctionnelle jugeait, pour espionnage et détention d'explosifs, des communistes français et russes. Au cours d'une perquisition chez Henri Couclon, dit Victor Méric, on avait découvert des grenades à main et l&.texte d'une conférence sur l'aviation destinée à rester secrète. Chez un Russe nommé Oustymçhouk, mais qui, pour simplifier, se fait appeler Bettemps, on avait trouvé un certain nombre de détonateurs. Un de ses compatriotes, Kroupine, ainsi que Mlle Morissonnaud, dactylographe de Méric, furent arrêtés.

Lo tribunal condamna, après les avoir jugés à huis clos Méric à trois ans de prison^ Oustyiïichouk- à trois ans,

îtrb'upine'àr6iKi'nftJi;s, JetnMilè/M&rifeSbn^

ilaud quatre mois' avec sursis: Ils' firent1 appel et comparurent; toujours à huis clos, devant la Cour. Celle-ci confirmala condamnation de Méric, abaissa à deux ans la peine d'O.ustymchouk, éleva à huit mois celle de Kroupine, et, cornme Mlle Morissonncïud' était malade, son cas a été disjoint et renvoyé à une autre audience. #

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Les locataires de 70 ans

Mme veuve Kahn, qui habite avenue du Bois-de-Boulogne, où elle a un loyer de 12.000 francs, avait une prorogation de loyers de deux années qui expirait en octobre 1923. Mais son propriétaire voulait reprendre pour lui l'appartement. D'un autre côté, Mme Kahn avait plus de 70 ans, et., invoquant la nouvelle loi du 31 mars, prétendait que son âge lui permettait de conserver son appartement jusqu'en 1925.

La Chambre du conseil, présidée par M. Pontremoli, après plaidoiries de M0 Parmentier, avoué, pour la locataire, et de Mlle Jacqueline Bertillon pour le propriétaire, a- donné raison à celui-ci, ijàge de. 70 ans ̃> d'un locataire,, ,dit le jugement, n'enlève1 pas au tribunal s&. liberté d'appréciation, et, comme le pro- priétaire veut occuper les lieux, il re'prendra l'appartement en juillet 1924. La locataire devant supporter .une aug-

mentation d& 50 0/0.

mentatiom de,~0 Georges Claretie,

Les faux tableaux

Un intéressant procès relatif à la vente de tableaux faussement imputés à Monticelli, Lawrence, Bouguereau, Louis David, Duseigneur, Corot, Greuze et François Boucher, est soumis actuellement au tribunal correctionnel de Lyon. M. Blachier, un amateur, acheta pour 42,700 francs seize tableaux signés des noms ci-dessus, et pour 1,000 francs, un plat ciselé que le vendeur, l'antiquaire italien M. Garella, attribuait à Benvenuto Cellini.

iBientôt pris de soupçons, M. Blachier confia ses doutes sur l'authenticité de ses acquisitions à divers experts, puis au Parquet. M. Focillon, conservateur du musée de Eyon, désigné comme expert, a conclu que les signatures sont fausses, et que les œuvres ne sont que d'imparfaites copies dont la valeur ne dépasse pas 9,000 francs.

M. Carella soutient que la bonne foi de son acheteur n'a, pas, été sùrprise^ear il savait à quoi s'en tenir sur l'authenticité des tableaux.

Le jugement a été remis à huitaine.L'affaire des rhums de Salonique Devant le Conseil de guerre de la. 15° région, siégeant à MarseiMe, ont commencé, hier matin, .les débats de l'affaire des rhums de Salonique. Le Conseil est présidé par le lieutenant-colonel Durif du 22a colonial le commissaire du gouvernement est île commandant Martin.

Les inculpés sont deux civils M. Robert Nègre, négociant à Bordeaux, et M. Olivier, employé. Ils sont accusés d'avoir tenté de tromper l'intendance en achetant au degré le stock des rhums de l'armée de Salonique, et en allongeant d'eau les échantillons prélevés.

Après la lecture de l'ordre d'informer,

Me Nathan, .anc-ien bâtonnief l'Ordre des avocats de. Marseille, e>M°de Monzie, .sénateur du' Lot, .défenseurs cles accusés, développent des-c-onekisi.àns demandant, que le Conseil de guerre .se. déclare incompétent, aucun militaire n'étant inculpé avec.les deux accusés civils.' Après une longue délibération, le Conseil repousse ces conclusions. Alors, M0 de Monzie, avec M0 Graviers défenseur du second inculpé; ^présentent d'autres conclusions tendant à la" même décjaratipn crincornpéterîce ^pour- un. autre motif que Ta piâiate- n'a,' pas été portée par le service de la liquidation des stocks, lésé par les faits repro- chés aux accusés.

La discussioir.de ces conclusions a été renvoyée ù demain, ci' l'audience- a,vété levée. i "{", "̃'̃ "f'1-l' Nouvelles

DIVERSES

La température

Une dépression d'Islande a amené une légère baisse en Bretagne. Elle ne se fait pos sentir à Paris où le baromètre accuse 76b La journée d'hier a été belle. A cinq heures, 24°.

En province, il a plu à Compiègne, Lyon et Clermont. Hier matin, beau temps général quelques brouillards. Probabilités pour aujourd'hui région parisienne vents Sud-Ouest-Sud faibles à modérés, nuageux et doux, à quelques pluies. ̃ Pluies sur Manche et Bretagne, s'étèiî- dant vers l'intérieur.

Beau temps chaud au Sud-Est et Sud. A l'ombre de deux jeunes femmes w Deux jouvenceaux de Bois-Colombes; MM. Henri Dulos et Léon Ferrier; tous aeux âgés de 20 ans, étaient venus, avant-hier, à Paris pour so donner quelque agrément. Ils se rendirent dans un dancing, où leur àûtorité à commander du champagne autant que leurs clia'rmes naturels, les firent re- marquer de deux jeunes femmes.; Ils voisin ̃ nèrent aimablement, et bientôt les deux qouples, réunis par le jeu du hasard, aliènent continuer la fête en d'autres lieux. Vers les cinq heures du matin, les deux jeunes gens s'aperçurent avec terreur qu'ils avaient dépensé jusqu'à leur dernier sou. Craignant les remontrances paternelles, et pour justifier une fuite si rapide de leurs fonds, ils accusèrent leurs compagnes, de rencontre de les avoir dévalisés, et la nuit se termina chez le commissaire de police. ̃; Là, lés deux jeunes femmes pùrejit prou- .'̃ ver leur innocence, et MM. Dulos et Ferrier seront poursuivis pour outrage à laimagis.' trature.

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Suicide à la gare de l'Est

A la station du métropolitain de la gare de l'Est, un Yougoslave, M. VuilleminrDosrier, habitant 105, avenue du Pré-Souverain, à Bobigny, s'est jeté sous une rame allant de La Villette à l'Opéra et a été tué.,

Le crime d'un alcoolique

L'autre -nuit à Chatou, un alcoolique-, réputé depuis longtemps pour sa brutalité, ?< un nommé' Bouazzoni, 'a tenté de tuer sa femme avec laquelle il avait eu une discussion. Cet odieux individu après avoir porte à la malheureuse plusieurs coups de couteau .Fa' assommée avec une pelle. ̃ Bouazzoni a été arrêté, hier, par la gendarmerie de- Versailles. Sa, victime,» soignée à l'hôpital de Safot?Germjâinbief$ d&psrjle.iï

coma. ̃ ̃̃ -i. n ̃;̃̃' ;̃̃ .i<- r

AL'INSTRUCflON

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L'aventure de la femme décapitée En terminant sa ronde, dans le métro,- à deux heures du matin, le gardien de la; paix cycliste Decornière découvrait à la station de l'Etoile, une jeune fille 'dormant, à poings fermés. Il la réveilla Je suis la femme décapitée, lui dit \'4\ jeune fille. L'agent n'insista pas et pensant se trou. ver en présence d'une folle '-•̃̃ Suivez-moi, lui dit-il, je vais vous faire rendre votre tête. '̃•

Il la conduisit au poste. •

Hier matin, la jeune fille comparaissait devant M, Duvoire, substitut au Petit Par- quet. • Je me nomme Marie-Anne Joffré, dé-» clara-t-elle, j'ai dix-sept ans, je suis née à' Vannes (Morbihan). Je joue dans les fêtes foraines, le rôle de la femme décapitée. D. Les affaires ne marchent donc pas que vous élisez domicile dans lé métro !> ̃ R. J'ai commis une faute profession- iïelle. s

D. Laquelle ?

[R.- Il y a dix jours, j'étais en représentation, quand Mme Julie La Canette, q'ui.est,^

]4 îerQme^poisspr;, 'm'a. gravement, injvuneé,:

jQ lui ai répondu vertement. Malheureuse-' nient, à ce moment-là, j'avais la tête cou-' pée je ne devais pas parler. Le patron m'a mise à la porte je suis à la recherche d'une autre situation. ̃••<̃• 'La jeune fille n'ayant jamais été condamnée, M. Duvoire l'a remise en liberté et Va. confiée à une oeuvre charitable, qui lui trouvera une place de bonne, car Marie.Anne a déclaré qu'elle ne tenait pas essentiellement à poursuivre la carrière draina- tique.

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Le déraillement de Perpignan

•Après l'attentat criminel commis contre le train rapide de Cerbère à Bordeaux, une. enquête avait été ouverte par le parquet de Perpignan. ̃. Les magistrats ont acquis, paraît-il,' la; conviction que le déraillement du rapide est dû à des anarchistes espagnols, dont le dessein était de venger un de leurs amis, Gaspar Marin, récemment condamné à dix ans de travaux forcés pour vol) h main ahiiêe. ̃On se souvient que ce Gaspar Marin avait ̃-• attaqué, il y a quelques mois, M. Reymon, préfet des Pyrénées-Orientales, alors"' qu'il faisait, en automobile, une tournée dans son département. "'Argus,

i- ̃ '"Argus,

PETITS '̃̃JFA.XTS- .'•:••̃'

t i Les 28 chefs'1 aiîriôains, veriant -tiff Paris, ̃̃ .~·> sojit arrivés «/-Marseille. Ils vont s'embarquer

pour Dakar.

t– La Chambre de commerce de Lyon a décidé la création à Lyon d'un musée, des arts décoratifs qui sera installé dans l'ancien hôtel Lacroix-La,val, superbe, construction du xviue &tèj cle, due à l'architecte Soufflot.V :̃•̃ -L Les cuirassés Bretagne, battant pavillon du vice.amiral Salaun, France el- Parts et les croiseurs Strasbourg et Metz, composant l'escadre de la Méditerranée, sont arrivés à Brest, après avoir effectué lés grandes manœuvres navales -au large de Quiberon avec la division1 tfu1 Nord et de la Manche et les flottilles de sous-, marins de Brest et de Lorient.

Sous la présidence de M. de Fayolle, de la-:Société d'archéologie du Périgord, s'est ouvert, < à Agen, le Congrès d'archéologie et de l'histoire du Sud-Ouest.

̃i- Des étudiants marocains venant de Paris ̃ sont arrivés a Bordeaux, où ils s'embarqueront' pour rentrer, au Maroc..

4- Le commissaire de police de Cahors vient de' faire remettre à un voyageur de commerce,eni traitement à l'hôpital, 50.000 francs de titres au1 porlear et 5 à 600 francs en urgent, trouvés'- l. dans le tiroir d'un meuble, non fermé à. clef, qu'il faisait voyager en petite vitesse.