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Title : Figaro : journal non politique

Publisher : (Paris)

Publication date : 1920-08-15

Contributor : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributor : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 15 août 1920

Description : 1920/08/15 (Numéro 227).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Description : Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine commune

Description : Collection numérique : La Commune de Paris

Rights : Consultable en ligne

Rights : Public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k292575z

Source : Bibliothèque nationale de France

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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PROMENADES DANS PARIS

UNE MAISON VIDE

"i.:c ·1, ?.)'~l

1 <

Deux aveugles qui déjeunent. Deux aveugles musiciens des figures que Maeterlinck aimerait.

Je 'les ai rencontrés tout à l'heure, dans cette maison que les vacances ont faite silencieuse et vide, depuis un mois, comme toutes les écoles. Dans le vaste réfectoire où il n'y a plus que de longues tablès alignées, et où la place de chaque convive absent est marquée par un tiroir dans lequel à portée de la main la serviette et le couvert sont placés, ils mangent leur soupe à côté l'unde l'autre. Et cette maison du boulevard des Invalides, autour des deux solitaires, semble immense.

L'Institution nationale des JeunesAveugles, même en temps de vacances, n'est cependant pas abandonnée tout à fait.'Dans un coin du réfectoire, deux surveillants sont là, qui déjeunent aussi, et tous les professeurs n'ont pas abandonné l'Ecole. Ils sont cinquante qui distribuent' ici l'enseignement. Plus de quarante sont aveugles, et pour le pro" fesseux'v^ans yeux,' maison où l'on travaille est l'asile d'où l'on n'aime point à s'éloigner.

Le plus distingué de leurs chefs, -en compagnie de qui je fais ici ma promenade, affirme que ses élèves euxmêmes s'en vont en vacances moins gaiement que des voyants.

C'est que l'aveugle n'est heureux, ne se sent protégé que derrière les murs de l'école où il connaît les gens et sait la place des choses. Aussi, pendant l'année, ne les conduit-on jamais en promenade. Naguère, pour les internes des lycées, ces flâneries « deux par deux », le jeudi, étaient une distraction, une récompense dont on était « privé », quand on n'avait pas été sage. Ces sorties dans Paris sont, pour ceux-ci, une corvée qu'on ne leur impose plus. Le soleil de la rue les gêne; la pluie, 'le grand vent les émeuvent; le bruit des voitures les effraye, la curiosité des passants les agace. En vacances, ils auront une raison de plus, peut-être, de regretter leur école. Ces 230 élèves de l'Institution, garçons fillettes et jeunes filles, âgés de dix-à vingt ans sont des boursiers. Quelques-uns, de petite bourgeoisie; tous les autres, enfants d'indigents. Ils ont été amenés ici," de toutes- les parties de la France. Ils retrouveront chez eux, deux mois par an, un logis, des voix, des mains qu'ils ne connaissent plus; une nourriture mauvaise; la pauvreté; et de cette liberté d'aujourd'hui beaucoup s'échapperont, joyeux, en octobre, vers la chère prison du boulevard des Invalides, Comme il y a un mois nos internes s'échappaient du lycée vers la rue.

Il faut qu'ils soient « entre eux». C'est à cette condition qu'ils sont gais, bien plus gais, par exemple, que ne sont les sourds. Par une fenêtre du réfectoire,; je regarde ces deux jeunes hommes continuer leur repas. Ils causent avec vivacité, et ils rient.

Ils sont très proprement vêtus, de longues blouses de coutil gris. Ce sont des jeunes gens de dix-huit à vingt ans. Qu'est-ce qu'ils font ici, tout seuls ? Ils font deux « suppléances ». Ils remplacent, en deux églises voisines, deux organistes en vacances. Je demande Trouvez-vous facilement à les placer, quand ils sont sortis d'ici ?

Très facilement, quelle que soit la spécialité de l'élève. Cette année, nous avons congédié dix jeunes gens et six jeunes filles, qui avaient atteint la limite du temps d'études.

» Les six jeunes filles ont été toutes demandées par des institutions privées de voyantes. L'institutrice aveugle peut donner à des petites filles de très bonnes leçons de piano et aussi, dans les classes enfantines et primaires, exercer leur mémoire à la récitation, les habituer à de petits travaux manuels qu'elles-mêmes exécutent le mieux du monde. Les dix jeunes gens sont également placés deux comme organistes, six comme accordeurs et monteurs de pianos. Deux sont repris par leurs parents qui leur ont trouvé des places à côté d'eux, dans le commerce. Jamais nous n'avons casé nos élèves plus facilement Autrefois, nous cherchions pour eux des eaiplois depuis la guerre, on vient à nous et nous ne pouvons suffire aux demandes. C'est la vie chère qui, est cause de cela:

» Levoya?it a des besoins que l'aveugle n'a pas. L'aveugle est sobre, sédentaire, accepte volontiers une hospitalité qui réduit d'autant sa dépense et peut donc se contenter d'un salaire plus bas.» »

Nous continuons de flâner dans la maison vide. Voici les salles de conférences et d'études, les ateliers, les cabinets de musique, où sonties pianos, les harmoniums, et qui composent le décor d'un Conservatoire véritable. L'Institution n'a pas présenté de candidats, cette année, aux concours de la rue de Madrid mais elle y a eu, l'année dernière, quatre grands lauréats. La musique aussi est enseignée là par des maîtres aveugles on me cite l'un d'eux, professeur de violoncelle, qui s'est écrié dernièrement (le mot m'est rapporté par celui qui l'a entendu) « Vous tenez mal votre archet, mon enfant » A quoi avait-il reconnu cela ? Au son de la note. Cette remarque admirable me rappelle celle de Maurice de La Sizeraruie qui reconnaissait un arbre au bruit de son feuillage, et qui écrivait

qu'un orme, un platane, un peuplier « ne disent pas la même chose, quand le vent les traverse ».

Une grande salle vide encore, ou l'on recommencera de travailler dans quelques semaines l'imprimerie.

Le nombre est moins grand qu'il ne semble, au premier abord, des aveugles capables de lire un, livre, de vouloir s'instruire ou se récréer en, promenant les doigts sur les points en relief d'une page de Braille. Il y avait trente mille aveugles en France; Il y en a trois mille de plus depuis la guerre. Mais parmi les aveugles de naissance, beaucoup sont des malades, des dégénérés qui ne peuvent être instruits, et à partir de cinquante ans, -un aveugle n'a plus la délicatesse de toucher qui lui permet de comprendre vite ce qu'il lit. Aussi ne lit-il plus guère. Les bibliothèques de Braille ont donc un public restreint huit ou dix mille lecteurs à peine. Et cependant il s'en faut de. beaucoup que cette douloureuse élite ait à sa portée les ouvrages dont elle a besoin. Des petites, imprimeries Braille, très ingénieusement construites, aisément maniables créées par M. Ernest Vaughan et qui avaient pour objet de permettre aux « typhlophiles » d'imprimer des livres pour les aveugles de la guerre, la plupart ont disparu. Combien" de vraies imprimeries subsistent comme celle-ci? une quinzaine. Mais bien des ouvrages d'enseignement que contiennent leurs bibliothèqu 'S ont vieilli et ne servent plus guère. Et la plupart de ces bibliothèques ne sont imposantes qu'en apparence. Un volume en Braille est un album épais de cent pages, et il en faut cinq, six, huit, dix, pour fournir la traduction en points d'un ouvrage ordinaire. L'Institution est en train d'imprimer un volume de Pascal (Opuscules et Pensées) que quatorze volumes Braille suffiront à peine à contenir. Une bibliothèque d'aveugles de six mille «volumes" ne comprend, pas en réalité mille ouvrages, et c'est pourquoi Paris demeure, pour ces malheureux,. un centre d'approvisionnement insuffisant, même à côté des bibliothèques régionales circulantes (une trentaine) qui le renforcent, mais dont on dit que la plupart sont très pauvres, et « circulent » assez mal.

Et il y a surtout les écoles à pourvoir Leur pauvreté est désolante. Je sais des instituteurs, des institutrices aveugles des départements qui n'ont pas, pour leur enseignement, l'unique petit livre d'histoire ou de français qui leur serait nécessaire!

~J'¡:

Que de choses à faire donner plus de livres à l'aveugle, et d'abord choisir ce qu'on lui donne. C'est là le difficile. Et puis coordonner les bonnes volontés qni s'ignorent, ou se contrarient, montrer aux générosités qui s'offrent le bon chemin; penser enfin qu'envers l'aveugle de guerre qui veut lire nous avons une dette à payer.

De très nobles efforts, en ce sens, ont été faits par 1' « Office central du livre de l'aveugle » par la « Société d'impression et de reliure du livre pour les aveugles »> fondée il y a trois ans, présidée par M. Lipmann, de l'Institut, et à qui l'on doit le premier catalogue général des ouvrages imprimés en France et en Suisse romande pour les^ aveugles. On n'y avait pas pensé; et ici encore, l'initiative privée est en train de donner d'utiles leçons à l'Etat. C'est son habitude.

Emile Berr.

AU JOUR LE JOUR

Le Retour des cambrioleurs On avait dit: « Ils ne tar deront pas à rentrer. Il suffit, pour en être sûr, de connaître leurs habitudes d'esprit et la nature spéciale de leur conscience. Ma^s ils n'oseront pas, surtout ceux qui se sont trop mis en avant par leurs actes, destructions ou rapines, ou par leurs écrits, poésies haineusés ou excitations au vandalisme, rentrer les premiers. Il en viendra d'abord un bon nombre, qui seront miraculeusement devenus Suisses, naturalisés Suédois, voire maquillés en Polonais. Puis les vrais, les féroces, les démasqués,. tout doucement reparaîtront le sourire aux lèvres, la main tendue dans le vide, peu importe, tout prêts à se remettre à leurs travaux de «. documentation sous le couvert des plus légitimes trafics. v

Eh bien, cette prévision' n'était que trop timidement vraie. Ce'sont les plus marques qui commencent les premiers à opérer ou à préparer leur rentrée. L'autre jour, un «écrivain d'art», organisateur d'exposition du mobilier allemand en temps de paix, et « officier d'art», chargé en temps de guerre de démon-1 trer en un livre « grautesque que c'étaient les Français qui étaient les barbares, opérait doucement sa petite rentrée, vite éventée d'ailleurs.

Aujourd'hui il y a mieux. C'est le théoricien de la conquête des œuvres d'art à main armée, c'est le féroce dilettante, avant la guerre trafiquant de tableaux, et prétendant révéler Renoir et Monet à ceux qui les avaient dé fendus il y a trente ans. C'est, en un mot, l'auteur des Trois Gains, l'article abominable de la Galette de Francfort, publié dés les premières semaines de la guerre, qui, s'il ne rentre en personne, s'annonce avec une parfaite effronterie.

On se rappelle cet article des Trois Gains, que l'on ne citera jamais assez. L'un de ces gains était le dévouement au Kaiser jusqu'à la mort. Le deuxième gain était le «châtiment des chétifs polissons e'n pantalon rouge*. Le troisième était l'appropriation, à l'usage exclusif de l'Allemagne, de tout ce qui est beau en Europe en général et en France en particulier.

Ainsi le célèbre personnage des Saltimbanques « Cette malle doit être à nous ». L'écrivain, si on peut employer ce terme honorable, racontait, d'un ton inspiré, sa

tournée à Saint-Germain en juin 1914, la singulière et délicieuse impression ressentie devant ce paysage «à la Poussin qui serait bientôt « une belle ruine », soupirant à part lui « Combien de temps encore ?. > Tout cela nul de nous ne l'a oublié et jamais ne l'oublierarMais lui qui, décidément, n'a pas encore appris à nous connaître, est bien pressé de revoir Saint-Germain intact. Ces jours derniers, deux messieurs très importants, très importants de corpulence et de manières, entrent chez un des plus grands marchands de tafaleaux.de Paris –de qui la célèbre collection s'ouvre hospitalièrement aux vrais connaisseurs des Deux Mondes, collection sans doute soigneusement cataloguée par l'auteur des Trois Gains pour le jour' du pillage de Paris.

Ils demandent à voir les salles d'exposition qui demeurent poliment fermées. Ils insistent, ils ont aussi :une lettre d'introduction pour visiter la collection particulière, lettre signée d'un nom qui fera lever toutes les.consignes. Intrigué, le chef de la.maison se. présente. Alors les deux messieurs très importants de manières, de manières allemandes, tirent une; lettré sur grand papier, commençant par ces mots:

MON CHER AMI

et finissant par ce nom < MAYER-GRA.EFFE -j >?'!

M. X. répondit aussitôt qu'il ne conpaissait pas ce signataire, et que. sa collection n'était pas visible. Les. deux messieurs -allé ̃* mands, devant le ton péremptoirement pùUi et beaucoup plus significatif que s'il eût été irrité, ne jugèrent pas à propos d'insister. Il serait inutile de commenter ce petit incident, illustratif de la façon dont ils rentrent ou préparent leur rentrée. Mais puisque nous sommes sur le chapitre des Trois Gains, il y aura encore d'assez jolis règlements de comptes.

Arsène Alexandre.

ÉCHOS

-<:)q~

A la manière de.

« Le peuple souffre beaucoup plus de l'augmentation dos droits sur les entrées que les gens aisés, en état de faire des provisions, par l'abus qu'en font dans le petit détail les marchands qui les débitent. »

Et qui parle donc si durement de nos mercantis? ̃

Simplement le lieutenant de police du Roi, dans une note du 11 janvier 1744. Notre République, comme on voit, n'a rien inventé. C'est une vieille coutume ,'que les;Uns oiangent" les autres et que, dans fes temps de malheurs, lès1 appiïtits s'aiguisent à merveille. ['<̃ II n'y a pas là matière à consolation. PETITE HISTOIRE

L'âme des bêtes

Dédions cette histoire aux disciples de Màlebranche s'il en est encore sur notre globe terraqué et détraqué. On sait en gros que ces messieurs font profession de croire que lés bétes n'ont point d'âme et sont de simples mécaniques -.d'ailleurs admifablerrient remontées. En effet. '.̃

Ils trouveraient ici de quoi les convertir tous, si les philosophes n'étaient les plus entêtés des hommes. Donc, il était un petit chat, née de quinze jours, gros comme deux .œufs et -qu'un, enfant eût tenu dansi la main. Cette bête, qul.n'av.ait point l'âge de raison, dormait un jour sur le bord d'une fenêtre parisienne, entre deux pieds de balsamine.Et il lui arriva malheur. Il va tomber; il.est tombé s'écria une midinette,

La pauvre bute. en. effet était tombée dans un jardinet ;dont la clôtqre se trouvait, en biais avec le mur de la maison. M.ai^ .la jKprte à claire-voie en était fermée. Qui fut le plus fin-? Ce fuit le petit chat. Il -commença par mettre .son pauvre, eoxps tout blessé en parallèle avec la porte ,puis% ne pouvant remuer pied, ni patte, il se roula du dos sur le vendre et' du ventre sur le dos jusqu'à portèe^de main. On n'eutplus qu'à le cueillir et à le soigner.

Disops pour- }es âmes sensibles qu'aujourd'hui il est prêt tomber d'un second étage. Mais si ce n'est là. l'histoire que d'une mé.canique, il faut, reconnaître que la.; meçaniqu e a bien de l'esprit. r- -r

-o-<>c>-o-

Une conscience mécanique.; >•̃ -x Ges diables d'Américains ont juré de nous étonner, et M. Vincent Pinto, citoyen de Philadelphie, tout le premier S'est-il pas imaginé de construire une mécanique miraculeuse à côté de laquelle nos plus admirables ne sont que jeux d'enfants?

Ce chef-d'œuvre: de "M. Vincent Pinto est une pendule, si ingénieusement agencée qu'elle semble .presque douée des facultés de l'entendement. On ne saurait la voir sans remarquer comme la créature peut imiter l'œuvré "de son créateur. Enfin le canard en fer blanc de M. Vaucanson, et qui digérait des grains de blé, n'était rien auprès. La pendule de M. Vincent Pinto a ceci de nouveau, qu'au lieu de sonner les heures, elle nous enseigne à haute et intelligible voix, notre prochain destin. Elle doit avoir un phonographe dans- le ventre. Mais Il'artifice n'eii est pas moins singulier.

A huit heures du matin, elle crie à travers la maison « Allons, allons, il est huit heures, levons-nous, paresseux » Le moyen de résister, je vous le demande?

A midi, elle dit «A table Et au trot, les patates sont cuites. » Si un visîtour s'attarde, elle remarque « II se fait tard. » C'est une amie, comme on voit. Il serait bien vain d'énumérér les favorables anticipations auxquelles une si belle découverte permet de nous abandonner. Nous aurons des pendules qui remplaceront avantageusement une femme légitime dans l'art de-'laire des scènes à heure "fixe; d'autres qui nous demanderont tendrement-sLnous.ji'ou-

[ blioiis.pas notre mouchoir de poche, à

Ah minute où nous sortons. Il y aura des

pendules morales pour nous inciter à la vertu, d'autres immorales qui nous vanteront le péché à toute heure. La, vie deviendra, plus facile, grâce à M. Vincent Pinto.

Le Masque de Fer.

Internationale

**9

^S M.- Lloyd George a imprudemment ouvert la porte aux bolchevistes. Le moment est peut-être venu où il devra s'en repentir. Ce n'est pas en vain qu'on installe en plein Londres un Krassine et un Kameneff. Les éléments ouvriers anglais semblent atteints d'une brusque frénésie. Ils, prétendent diriger la politique extérieure de l'Empire britannique, et, suivant la tactique préférée des socialistes en tous pays,-essaient d'intimider par des menaces un gouvernement sans doute trop prompt à l'inquiétude. Les syndicats ouvriers d'Angleterre viennent en effet de lancer un ultimatum à M. Lloyd George. Ils lui interdisent d'entreprendre une action contre la Russie, cette action fût-elle réduite à un -"Cïocus. Et, sous le nom de « Conseil d'action »,ils créent une sorte de Comité de Salut public qui aura le droit, sans consultation ni avis préalable, d'imposer, à l'heure qu'il voudra, telle grève qu'il jugera utile pour maîtriser le gouvernement.

Ainsi tente de s'établir en Angleterre, comme en France au ler Mai, un pouvoir révolutionnaire qui dicterait sa loi au pays.- Nos amis Anglais seront sages,, s'ils,. s'inspirent de l'exemple de résistance que la bourgeoisie française a donné ce jour-là.. Ce n'est point par des concessions qu'on ramènera au bon sens les agitateurs que dans le monde entierle bolchevisme a grisés. Il faut triompher d'eux dans une lutte sévère, si l'on rie Veut périr sous leur tyrannie. Déjà'le « Conseil d'action » montre qu'il n'entend pas borner son effort à gouverner l'Angleterre. Il a décidé, annonce une dépêche, d'envoyer à Paris deux délégués pour délibérer avec les représentants de la C. G. T. et du parti socialiste français. Espérons qu'ils [trouveront à Boulogne un agent de poljce qui 'les priera^ courtoisement 'de rentrer chez eux. Nous avons déjà à Paris les citoyens Frossard et Cachin. Ils suffisent à nous prêcher l'Evangile de la faim.

̃ Louis Latzarus.

Pour intimider ï M JJoyd George

Une réunion des travaillistes à Londres

~r"

Nous avons donné, hier, des extraits du Daily Herald, organe des éléments avancés d'Angleterre, qui préconise l'action directe et se vante d'avoir fait « ravaler » à M. Lloyd George son ultimatum à Kameneff et ses arrangements de Lympne.

On pouvait croire, jusqu'ici, qu'il ne s'agissait que des enragés du socialisme, mpnés par Kameneff et Krassine, qui biit toute liberté pour faire leur propagande bolcheviste. Mais voici que les éléments modérés du parti travailliste se trouvent d'accord avec les leaders d'extrême-gauche et que MM. J. -H. Thomas et Clynes, qui furent jusqu'ici adversaires de l'action directe, se sont ralliés aux méthodes les plus révolutionnaires.

A la suite du meeting des représentants des syndicats britanniques qui a eu lieu vendredi à Londres, l'assemblée a décidé à l'unanimité

1° De renouveler le mandat du conseil d'action 2° de demander au gouvernement un engagement formel déclarant que les forces armées de la Grande-Bretagne ne seront point employées contre la Russie -8° d'obtenir que les forces navales britanniques ne soient plus^employées à infliger un blocus à la Russie de faire reconnaître le gouvernement* dos Soviets et de rétablir les relations commerciales entre la Grande.-Bretagne et la Russie.

• La conférence déclara, en outre, qu'elle ne reconnaissait aucune alliance avec la France ou avec tout autre pays qui entraînerait un appui pour Wrangel ou pour la Pologne contre la Russie. 11 fut décidé de donner pleins pouvoi.rs au conseil d'action, de sorte que désormais il suffira d'une simple dépêche de ce conseil à un syndicat sans aucune explication pour qu'une grève soit déclanchée. Comme on le voit, c'est le ''triomphe de" l'extrémisme* de l'action "directe pure et simple. Pour la première fois, depuis longtemps, les éléments modérés se trouvèrent d'accord avec les leaders d'extrême gauche MM. Smillie, Robert Williams, etc. ` Des manifestations enthousiastes saluèrent la réalisation de cet accord révolutionnaire. Le fameux hymne anglais du drapeau rouge, qui se chante sur l'air d'un cantique allemand, se trouva supplanté par Y Internationale, que quelques-uns seulement dans l'assemblée connaissaient pour l'avoir entendu chanter dans des meetings internationaux à l'étranger.

M.'Thomas a motivé ainsi son vote

¡

Nous recourons aujourd'hui à des mesures désespérées et dangereuses, mais c'est parce

que nous croyons que le mal est dangereux et désespéré. Ne vous y trompez pas, pour-_suivit-il, la motion que vous votez aujour d'hui ne signifie pas simplement une grève elle constitue un défi à la Constitution tout t entière de la Grande-Bretagne.;

Le Times. rejette la responsabilité de la situation actuelle sur le gouvernementde M. Lloyd George qui a adoptéune politique 'd'autruche et qui use de ménagements avec les Soviets sous prétexte de relations commerciales avec la Russie.

Le Daily News constate l'accord entre la politique russe de M. Lloyd George et celle du Labour Party et'explique la manifestation d'hier par la méfiance que le.premier ministre inspire aux. travaillistes. .̃.̃̃. Le Daily Chronicle voit dans la motion travailliste un avertissement au gouvernement que l'on pourrait résumer en disant « Si vous ne. faisiez pas précisément ce que vous faites, nous ferions éclater une terrible.révolution ». Ce journal semi-officieux conclut Nous ne tolérerons pas un seul instant ce principe que le parti travailliste a le droit de décider à lui tout seul quand la patrie esten danger ou .«la situation désespérée ». Le Labour Party n'a pas le monopole de la perception juste.

En somme la constitution du conseil d'action travailliste est le résultat' le plus net pour l'Angleterre des événements.d'une semaine exceptionnellement agitée.

Les conversations diplomatiques continuent entre Alliés

M. Paléologue, secrétaire général du ministère des atTaires étrangères, a conféré de nouveau hier, après-midi, avec le comte de Derby, ambassadeur d'Angleterre. Les gouvernements anglais et français cherchent, dans un esprit de cordialité, le moyen d'affirmer leur entente en étudiant les points de détails sur lesquels des divergences de vue peuvent encore subsister. On est persuadé que d'ici deux ou trois jours, les conversations qui vont se poursuivre entre Londres et Paris feront disparaître les traces du désaccord survenu à propos du général Wrangel.

Dans les milieux politiques anglais on se préoccupe assez vivement des difficultés de la situation intérieure que crée l'agitation travailliste. Néanmoins, M. Lloyd George ne considère pas que .cette, situation peut.. prendre .de trop grandes proportions puisqu'il n'a pas renonce à son projet de voyage à Lucerne.

M. Paléologue et lord Derby ont naturellement parlé de la Pologne. où la bataille pour Varsovie serait engagée. On ne sait pas encore si les délégués polonais sont en rapport avec les délégués russes. Mais ce qui est certain c'est qu'à l'heure actuelle les armes seules décident du sort dé la Pologne. Les Russes continuent à inviter les Polonais à désarmer d'abord et à se fier ensuite à leur bonne foi.

M. Paléologue a reçu hier, également, les visites du comte BoninLongare, ambassadeur d'Italie, et de M. Harrison, chargé d'affaires des Etats-Unis. L'effet produit chez les Alliés et les neutres par la note américaine reste considérable et tout indique qu'elle ne pourra que faciliter l'accord de la France et de l'Angleterre sur la politique à suivre avec les bolchevistes.

Les Pourparlers de Minsk

Les plénipotentiaires russes et polonais 'se sont.ils rencontrés? 9 ;• Varsovie, 14 août.

Les 13 août, à vingt heures un quart, le prince Sapieha, ministre des affaires étrangères a fait transmettre à M. Tchitcherine un radio-télégramme par lequel il faisait savoir au commissaire du peuple que la délégation polonaise traverserait le front le 14 août à l'endroit et à l'heure fixés, qu'elle compterait un personnel technique de trente personnes environ; il proposait en outre pour le service de presse l'arrivée d'une expédition spéciale, composée de représentants de certains journaux des deux mondes.

De son côté, M. Tchitcherine a adressé le 14 août, à huit heures trente, le radiotélégramme suivant au prince Sapielia «Votre délégation sera rencontrée à la ligne du front, selon le désir exprimé par votre représentant Stamirowski, à l'endroit et à l'heure indiqués par lui. Toutes les facilités de correspondre par radiotélégramme et par courrier avec son gouvernement lui seront garanties. »

Les ouvriers polonais

avant-gardes de la nation sous les armes

Varsovie, 14 août.

Le journal socialiste Robotnik (ouvrier), en annonçant l'apparition des avant-postes ennemis à cinquante kilomètres do'la capitale, publie l'appel suivant t'.

« Au moment de la défaite et des revers, il .n'y a qu'une idée saine, véritable et juste se défendre jusqu'au dernier moment, jusqu'au dernier souffle, avec une résistance acharnée, une persévérance surhumaine et un dévouement complet. La cause si grave que la nation a confiée au gouvernement actuel, ne peut être gagnée qu'à condition que toute la nation- se soumette avec discipline à ses ordres.

Voir en dernière heure la suite des informations sur la OuEEusji; e^ Pologne,

LA VIE A DEAUVILLÈ

JEUX DE PRINCES

(De noire envoyé spécial)

La marque du triangle rougé

Ce n'est pas un roman policier. C'est un curieux signe de ralliement, que toutes les femmes portent ici. Appuyées sur les tables de baccara où elles s'usent les coudes, toute peau dehors, en robes scintillantes, elles montrent, sur leur gorge nue, un affreux triangle couleur de homard. C'est le soleil qui fait cela, le matin, à travers l'échancrure des robes de jour. Et ce n'est pas enthousiasmant. Seules les Anglaises l'évitent assez bien et gardent des peaux teintées do rose blanche elles savent depuis longtemps que la crème de concombre et le blanc de perles n'ont pas été inventés pour les otaries.

Une foule mêlée envahit les salles. C'est ce que les Espagnols' appellent mediopelo, ce qui n'est pas de première qualité. Un gros 'homme qu'a-t-il pu vendre se fait attraper par sa grosse femme quand il perd. 1 Idiot, il ne fallait, pas faire ça Ah Evidemment, il n'aurait jamais fallu faire « ça ». Majs il est. trop tard. Quant à être idiot. enfin, sa femme le connaît. Il est certain que le baccara n'est pas un passe-temps intelligent.

A voir ces gens se presser ici, comme s*fl s'agissait, ma parole, de gagner de l'argent, on demeure confondu.

Banco, mille louis? Mille louis! C'est fait.

Ces mille louis volent, exactement comme on distribue des tickets au Métro. Que dis-je ¥ Plus vite

.Au Cercle Privé, le ton est presque discret, Clubmen et gens de sport.

Il y a mille louis en banque.

Mais dans la grande .salle, on parle haut. Allons messieurs il y a une suite; Toute la province riche est là, et aussi quelques Parisiens. M. Fernand Vandérem la traverse, armé d'un monocle sceptique et d'une bienveillance féroce. Il a sûrement mangé des petits pois pendant la guerre. Eh bien ce sont les gens qui lui ont vendu des petits pois. Il devrait les regarder avec haine!

Tous les accents se répondent. En l'espace de quelques minutes, des millions roulent sur le tapis. L'argent ne semble rien coûter à personne. Croyez-vous,pourtant,que si vous vouliez vendre une villa ou un cheval à cet homme qui risque si facilement cent mille francs, il l'achèterait? Croyez-vous que si vous lui demandiez vingt francs pour payer votre déjeuner quand vous serez ruiné. Mais n'anticipons pas Penchés sur la table, ces gens ne s'occupent pas do nous. Des hommes bruns mâchent leur cigare. A défaut de leurs billets, leur voix à un son argentin. Une grande fille aux yeux bovins rit comme une paysanne qui a vendu ses œufs. Une autre, nue jusqu'à la ceinture, avec un demicorsage par devant, s'exprime avec une distinction recherchée, que déntent tristement l'accent de la place Pigalle. Les jetons tintent, en cascade. Mais si on lui contait la fable de Danaé, elle n'y comprendrait exactement rien. Ne nous fatiguons pas Les Américaines sont belles et passent avec indifférence, fleuries en cerisiers ou ornées de plumes canaques.

Devant moi, deux petites femmes rient encore elles sont gaies elles n'ont pas peur pour leurs rides cela leur passera. Leur table, agacée, ne les prend pas au sérieux.

Cent louis Cent louis

répète un probable marchand de vins du Roussillon Il a chaud. Il a tort. Par ailleurs, on étouffe et on fume trop. A sa droite, un jeune homme crispé pousse ses derniers billets dé mille vers le râteau fatal. Ici, on ne prend pas de pelles. C'est la pelle qui vous prend.

Faut-il être ému? Derrière lui, une petite blonde pleure. Elle se calme à mesure que le désastre s'achève, mais elle a de la peine à se contenir, et se reprend à sangloter. Pauvre petite Il ne fallait pas la laisser venir ici Est-ce parce qu'il ne vous aime pas, ou est-ce par ce qu'il vous aimo trop, qu'il a tenu à jouer?. Je n'ose pas Je savoir. Qu'est-ce que vous allez vous dire demain matin ? Les robes s'en vont, et les chapeaux promis, et la fin des vacances. Et il vous appellera Petite gourde. Oh je le sais, j'en suis sûr. Et il dira que c'est votre faute. Ne pleurez pas, cela n'aide en rien.; et, quand il perd, ce n'est pas le moment d'être laide.

La nuit s'avance. Un homme d'affaires connu se lève. 11 « en est de 500,000 francs. Il est calme. Pourtant, c'est son argent, ce n'est pas celui de ses commanditaires. Demain, à la Potinière, il sera aussi souriant qu'hier. Voilà un joueur C'est qu'il a de l'argent. Deauville est fait pour lui. Car Deauville n'est pas construit pour les charcutiers, il est construit pour les exportateurs de porcs. Il y a une nuance Quand on se mêle d'être nouveau riche, il ne suffit pas d'être nouveau, il faut être riche. ~] ̃ Un joaillier, qui n'est pas un bijou de bonne éducation, a perdu l'autre soir 250,000 francs. Il parlait fort. On l'a fait taire. Il y a la manière Un beau joueur, ce n'est déjà pas beau. Alors, un laid.

Les portes entr'ou vertes envoient des bouffées de musique. L'odeur un peu écœurante de l'ambre et des peaux poudrées flotte dans la fumée des cigares. Ah! fuyons, pour l'amour du ciel étoile qui nous attend au dehors, sombre tapis constellé de louis immobiles dépassons les laquais chamarrés qui s'inclinent bassement, pour la joie des démocrates fuyons, goûtons de l'air sans crème de beauté et sans chypre, oublions. les cris des affreux nègres, singes hurleurs, la lumière tombée des lustres, les cigares jetés sur les tapis, la fièvre et l'abrutissement, les dos nus, les épaules fardées, les mâchoires d'aventuriers, même l'inoubliable lady pâle et accablée, sous ses perles, les yeux fixes, les faces ravagées, venez, respirons Les jardins dorment sous le vent. La morne orcie est loin, qui maintient, dans ce cube


de sucre blanc, ces fenêtres illuminées. C'est l'heure les fourrures sont douces, où les voix pourraient être tranquilles, où l'Océan a des vagues à l'âme, rberbe est fràîêhe, et où il fait bon baigner sa tête dans le vent joyeiix, et dormir, plus qu'à: moitié, comme à l'Opéra, parmi des femmes décolletées, devant, l'orchestre immense, un peu monotone,

invisible -'la mer.

invisible la mer. Hervé Lauwick*

he}\.ottU0 ~r~Wiff0

DANS LES AMBASSADES

̃ S Exe. l'ambassadeur des Etats-Unis, actuellement^ Bride&-les,Bains, est attendu à Paris mercredi proohainj.

"̃– S Exc. le vicomte Ishii, ambassadeur du Japon à Paris, et la.vicomtesse Ishu s embarqueront prochainement à T.okio pour rentrer en France.

S. Exc. le ministre du Brésil en Hollande et Mme Raoul Régis de Oliveira sont parties pour La Haye.

RENSEIGNEMENTS. MONDAINS

̃'̃̃- L'église grecque orthodoxe de la rue Bizet annonce qu'un Te Demi solennel d actions de grâces sera chanté aujourd hui a onze heures trente, à l'occasion de l'odieux attentat auquel M. le président Venizelos a providentiellement échappé.

S M-. la-reine des Belges est arrivée au. château de Laeken, venant de Paris. Le départ des souverains belges pour le Brésil est fixé pour le premier septembre.

On nous écrit de Biarritz que S. M. le roi Alphonse XIII, accompagné du duc de Santona,et dé M. Careaga, est venu passer la soirée de vendredi à Biarritz.

La pla^e de Biarritz offre actuellement une grande animation. Parmi les dernières arrivées on note

Duc et duchesse do Hijar, duchesse de Lau- rino, comte de BugaHal,,mmistro de ia justice en Espaçne, et comtesse de Bugallal, comtesse '1 de Lambertve;i}uo et duchesse de Mouchy, ba- ron de Grandmaison; Mme Narishkme, marquise llohèrianao, marquis de- Sans Cartos,- Mme 4e Ueistégiii, -général Prax, comte de Lavenisr comte. (Te la .Cintçra, etc.

On nous- annonce de Scheveringue qu'une très belle manifestation francophile a eu lieu le n août au Casino de Scheveningue: Le grand violoniste' Jacques Thibaut, qui avait prêté son concours, à cette soirée». a. été l'objet de onze rappels.

On notait au premier rang de l'assistance: le chargé d'affaires de France, M. Siegfried; l'attaché militaire et Mme Casanave 1 attaché naval et Mme Fernet, Mme Asselin, M. Petitpied, consul général de France à Rotterdam et une quantité de notabilités marquantes de baigneurs se trouvant actuellement à Scheveningue.

De Deauville (par dépèche)

Le. meeting s'avance et est toujours favorisé parle beau temps, malgré le vent. Reconnu hier au pesage

LL AA. le prince et la princesse Murât, Mlle de Tanlay, Mmes Legrand, Barrachin, Duryer, Sandford, Rutherfu'rd^Stuyvcsànt,, Achille et, Jacques Fould, Watel-Dehaynin,. baronne et Mlle de Forest, M. et Mme Revel, M. et Mme Fauquet-Lemaître, M. et MmoMarghiloman, M. et Mme Fabry, marquis et marquise de SaintSauveur, princesse Duleep-Singh, lady Victoria Bullok, comtesse du Bourg, comte et comtesse Le Marois.

Le marquis de Pracomtal a donné hier soir un grand dîner au Cercle de Deauville. Une très belle représentation de Don Juan, magistralement interprétée par M. Renaud, Mmes Ritter Ciampi, Vally et Morel, a fait, hier soir, salle comble au théâtre de Deauville.

Dans le bassin de Deauville viennent d'arriver Craijinair, du Royal Yacht Squadron Sita et Joula, français.

M. Piflfre Sardou, architecte en chef des monuments historiques, avait quitté Fontenay-le-Comte en, automobile, accompagné d'un architecte de cette ville. Il se proposait ..d.% gagner Niort, où il devait étudier les tràyaûx de restauration du donjon. A quelques kilo- mètres de Fontenay-le-Comte, l'automobile a fait une embardée et a heurté un arbre. M.- Sardou a deux côtes enfoncées. Son collègue et le chauffeur ont été sérieusement blessés. M. Pierre Sardou est le fils. de Victorien Sardou et le frère de la marquise Robert de Flers.

Une réception a,eu lieu avant-hier, 16, avenue de Wagram, au siège de l'Union franco-américaine, en l'honneur de S. Gr. Mgr Russel, évêque de la Caroline du Sud. On notait dans l'assistance Comtesse de SaintSeine, comtesse Jean de Sayve, marquise de Dampierre, marquis et marquise de. Wentrworth, comtesse Spottiswood-Mackin, etc. Parmi les arrivées à Etretat A l'Hôtel des Radies Blanches

Colonel Robinson, M. Draper, M. Child, M. de la Chaume et sa famille, M. Maneuvrier, M. Car- ron, M. Ledoux, M. et Mme Perrodil, M. Gibert, Mme Jung, M. Ziegler-Block, MM. Bernheim et Schwerb, M. Connollj', miss Guérin, M. Mousseaux, Mme Boaugeard, M. Hii'bon, sir Jessel, M. Muhr, M. et Mme Crespel, M. Fournier, M." Roques, M. Saussine, M. Lacroix, M. Fahrenbacti, M. Boudr.on, M. Mai'midazv M- et Mme Thornton, Mnie Haxyker, M- Symonds. Au Grand Hôtel Hauville Mme et Mlle Salvard, MM. Boimer-Henckel, M- et Mme de Cliavannes, M.. Bernstein, M. et Mme Maurer, Mme Ctoldberg. Mme Myers, misses Li^vis, Mme tShapman, M. Hadjibonsta; M. Lafaurie, M;. Daninos, J\t. eti Mme Roberts, M. Hirsch, Mme- Dreyfus de Strasbourg Mlle Meyer, de Strasbourg; Mme et Mlle Wenz, M. et Mme Toulorge, Mm,e Lecoq, M. Spàrtali, M. Dupont, Mlle Schumaan, miss Anidjah, M. et Mlle' ̃PerdrieiV Mme et; Mlle Vâllois; M; -Lévy. 'r M. le sénateur Fleltas, une des person-' nalités les plus.- en vue au Paraguay, vient d'arriver.

M. Giolitti, dont nous avons annoncé le départ de Rome, s'est arrêté à Turin, où il a été très acclamé.

La baronne Chaulin, née. d'Antioche,yient de mettre heureusement au monde une fille, Marie-Vera.

Mme Jacques de Neuflize a heureusement mis au inonde un fils, Jean.

.'̃̃ MARIAGES ;•'••• ̃"• ̃ ̃ "> <v

Nous apprenons les fiançailles de Mlle Yvonne Sébastiani, fille du vicomte Horace Sébastiani et de la vicomtesse née Fririon, avec le baron Etienne de Menou, décoré de'la Croix de guerre, fils du vicomte J. de Menou et de la vicomtesse née:dcArass.aU-R.ignàc. <* Le mariage de Mile Marie^ïhérèsé Fossé d'Arcosse, fille du directeur de l'Argus soissonnais, et de Mme Fossé d'Arcosse, née Grevin, avec M. André Delattre, fils de M. Georges Delattre, ancien industriel à, Roubaix, et de madaqie née Courouble, a été célébfé mercredi il août, en la cathédrale de

Sôis'sons.

La bénédiction papale fut transmise aux jeunes époux par- M. le vicaire général Littierre, qui reçut leur consentement.

,Un programme musical des mieux choisis, remplit la cérémonie Mlle Ferté chanta avec beaucoup d'âme l'air de la Pentecôte., de J.-S, Bach; André Asselin, premier prix de violon du Conservatoire de Paris, mit tout son talent dans l'exécution de Adagio, d< Jean-Sébastien Bach, et Adagio, de Fried- mann Bach;

Les témoins étaient, pour la mariée M. J.-L. Grevin, maire de Pisseleux, et M. Emmanuel Grevin, maitre-imprimeur à Lagny;, conseiller d'arrondissement, ses oncles; ceux

du marié ;*MM. Georges et Joseph Delattre, ses frères.

On annonce les fiançailles du vicomte Jean de Saint-Agathe, fils du comte de SaintAgathe et de la comtesse née de Priel,, avec Mlle Alix dé La l?ôrcst Divonn e; fille du comte Jean de La Forest-Divonne, chef éë batai Ion en retraite, et de la comtesse née Dugas de La Catoanièrc. ̃̃. Le 4 août a cWMni, à Cannes, dans la, chapelle attenant à la villa Saînt-Geon£es, lfe mariage de Mlle Françoise Baude, fille du baron et de la baronne Baude, née La Grèze, avec le lieutenant W. Brandford Griffith, fils de sir }yilliarn, et.de lady Brandfprt Griffith, née NeVÎ'es of.Settl'e. LL. AA, Rjft. les princes Geiiflaro fit Ronier de Bourbon, et M: A. Capronç maireCannes,, assistaient à la cérémonie. »,

-Ô£WL* '^f' > ••̃•-̃ V r>

Les ̃obsèques de S. A. R. le prince Rab'i de Rajaburi .Direkriddhi,{rèrc, de S. M/ le roi de Siam, et ministre de l'agriculture de Siam, ont été célébrées1 hier. Le cortège est parti à-midi et demie de thétel de la légation de Siam, rue Greuze.s ̃ Le char tunèbre,' qui était celui des chefs d'Etat, était attelé de six chevaux caparaçonnés. Un char spécial, attelé de quatre chevaux, supportait les fleurs et les couronnes. Un Bouddha était porté, dans une voiture dans laquelle.ayait pris place le plus jeune fils du. défunt. ..̃ ̃.̃̃.̃̃̃ S. "A; 'R. le prince Parachatrà, frère du prince difurit, représentait ̃̃ également la famille. Le prince Charoon, ministre dé Siam, a reçu les assistants au cimetière. ̃Bien que-la cérémonie fut sans caractère officiel, le Président de la République, le pré-

sident'du'Conseir'et -lés'*mïnistres étaient re-

présentés..

L'incinération a eu lieu au PérerLachaise, où un bûcher figuré avait été dressé. Les cendres seront vraisemblablement transporttées:à- Bangkok.

Le comte de Martel a succombé à l'âge de soixante-douze ans. Il était le mari de la comtesse de Martel, née .Mirabeau, connue en littérature sous le pseudonyme de Gyp. Nous àpprenons.la mort, à Gambo, du comte Alof lte \Vignacourt, sous-iieutenant de cavalerie, décoré de la Croix de guerre,, décédé après unç longue maladie contractée au front. Il était le, fils du général et de la. comtesse Simon de Wignacourt. ij

On annonce la mort du marquis Dugo»rdécédé au Canada à l'âge de cinquante-sept ans,

Les obsèques du général vicomte dc'La Celle 'ont été célébrées en la cathédrale d'Angers, en .présence d'une assistance très nombreuse.

v Le deuil était'conduit par MM. Geoffroy et Jacques de La Celle, ses fils; le vicomte Adhémar de La Celle, son frère les vicomtes Renaud, Jean et Pierre de La Celle, ses neveux le vicomte Joseph de La Celle, le baron Le Guay, le comte de Vezin, le, comte de La- Celle, le vicomte de La Celle, le colonel de La Celle, le vicomte Eliondc La Celle, M. Jean d'Achon, le vicomte d'Ellôy, M. Vialas de Raspiller, les vicomtes Albéric et Ro.lland d« La Celle, !e comte des Magis, M.Jacques d'Erceville, ses cousins. Le général Rondeau, le général baron de Rascas,. le général marquis Courtes et le commandant de La Bruriière tenaient les cordons du poêlè. Urie assistance des.plus nombreuses était réunie.

Les obsèques de M. Pourquery de Boisserin, avocat, ancien député, conseiller général, maire d'Avignon, ont été célébrées avanthier après-midi dans cette ville.

Des discours ont été prononcés par MM. Monis, préfet de Vaucluse, Chabas, conseiller général, et Amie, bâtonnier.

La duchesse de Morny et ses enfants, dans l'impossibilité de remercier toutes les personnes qui leur ont adressé le témoignage de leur sympathie à l'occasion du deuil cruel dont ils viennent d'être frappés en la persoune du duc de Morny, nous prient de bien vouloir leur transmettre l'expression émue de leurs vifs et bien reconnaissants sentiments. Le lieutenant de réserve au 5e génie Jacques Çarpentier, fils du juge au Tribunal de Commerce, a été no'mmë au grade de chevalier de, ',1a Légion d'honneur à tjtre. posthume. '̃* ..̃,} >V

f

Chacgé le 1" septembre 1514 do la âestmetiba du souterrain de Vi<yzy et voulant s'assurer que e l'explosion uvait été efficace, pénétra trop tôt dans le souterrain et fut asphyxié par les gaz.Mort pour la France, victime de .son tiévouement, A été cité.

On annonce la mort, à Paris, des suites d'une opération, du docteur Schmid, ancien interne des hôpitaux, chirurgien-chef de la Fondation d'Essling, à Nice.

LASANTÊDEM.VEWZELOS

L'état de santé de M. Venizelos s'améliorant rapidement, M. Boutigny, juge d'instruction, a cru pouvoir recevoir le témoignage de l'homme d'Etat il s'est donc rendu, hier soir, à cinq heures, en compagnie de M. Philippon, substitut remplaçant le procureur de la Rôpub.ique en congé, à. la maison de santé de la rue Georges-Bizet. où. M. Venizelos l'a- reçu et -a- causé près d'-une heure avec lui. -̃v .•.<̃<• 11 a raconté les divers incidents qui ont marqué l'attentat et a fait connaître au juge les menaces de mort dont il 'était: l'objet de la part de ses adversaires politiques; L'attenta t>ne l'a donc-pas étonné"; quant aux coupables, un lui avait été signalé depuis longtemps comme le poursuivant djine naine aussi tenace qu'injustifiée ,il s'agit de

ïsérépis. ,̃̃̃'

A six Jieures, après le départ du juge, M. Venizelos a dîné de bon appétit.

Les médecins lui ont pourtant prescrit de garder encore un repos absolu, mais ont déclaré que, dans un délai très prochain, il pourrait quitter la clinique et accomplir le voyage de retour en Grèce, retardé par l'attentat dont il a été victime.

Ils ont rédigé le bulletin suivant Le président a passé une excellente nuit.,Tetnpérature 37°3. Ktat local tout à fait satisfaisant.

Docteurs Desmakest, FLORAND,

LbdOùX-Lbtard. ̃̃

Nouvelles Diverses La température v.

La pression âtmosphériquèrestg élevée%trr les Iles britanniques. elle devient uniforme sur le-continent. Lé minimum se trouve aur la Méditerranée.

Le veut est faible sur nos côtes. Quelques pluies sont tombées sur la moitié dù sud de

ia'France. v ",•̃̃̃̃ 7 r;T'

La température a baisse dauS le Midi elle est moyenne dans le Nord. Des pluies- sont probables. ̃ ̃̃ -• Thermomètre max.:23°; min.- 40a. Temps probable nuageux.

Les socialistes; à Strasbourg

Un grand meeting organisé' par le ^pàrtî' socialiste s'est tenu, hier soir, dans la grande salle du Palais dos Fêtes, à Strasbourg. c Les «eçrélairets- des syndicats alsaciens.et' lorrains,^ MM. -Jea a Longuet et VaillantCouturier ont prononcé des discours sur le thème habituel.

Puis, un délégué de la C. G, T., s'adressant. particulièrement aux femmea, les adjura de s'opposer par tous les moyens, au

Sérigny.

départ, en cas de mobilisation de leurs maris, frères et enfants.

M: firurnbach termina la série des discours. tJne motion en faveur de 1' «Internationale ouvrière» fut votée', et la- sortie s'effectua sans incidents.

^§*-

Un meeting contre ta guerre, à Lille Lille. Un meeting contre là guerre a eu Heu cè; soir à sept heures otdemle, à Lille, boulevard des Ecoles.6 à 7,000 assistants applaudirent tour à tour M. Delory, député, maire de Lille, Merrheim, delaC. G. T.,ïonduss, ex-secrétairo de l'Union départementale des, syndicats ouvriers, et divers autres orateurs qui soulevèrent- contre la politique gouv.ernwnenta'.o et con#e.ia guerre. Aucun iir-cident' n'est ietgnàler.

Le service d'ordre était constitué par des marins, de ,1a. gendarmerie. et des agents de police, en face' desquels se tenaient des repre.-entants de la munieipàlite revêtus d'insignés particuliers- ^b Fédètation socialiste, j t

̃•̃ ̃ '̃̃̃ Argus.

LÉGION D'HONNEUR Armée active

Sont promus au grade de commandeur Le général de division Penet, chef du cabinet du ministre de la guerre;

Les généraux de brigade Nerei, commandant la Sa^-B. I. à Strasbourg; Braconnot, inspecteur des travaux de défense des- estes; Hirtzman, commandant le point d'appui Saïgon-Cap SaintJacques ̃̃)̃

Lo -colon-el Tronyo, du 1246 régiment d'infanterie

Leylieateuant-colone.l Deville, du 21° régiment de tiraiWeJUrs algériens;: ,;v.\

Le cfyef d'escadron Blanc, commandant l'artillerio en Algérie;

Le chef de bataillon Jacquier, de l'infanterie coloniale.

Réserve et artlièe territoriale. Sont élevés à ta. dignité dé grand-offleier Les généraux de division Tatin et Eon, du cadre de réserve.

Sont promus au grade de commandeur Les colonels Defontaine, dulie régiment d'infanterie Clouzet, .des services spéciaux des territoires de la 19° région 'Uzac, do la place de .Marseille MàsseJin, commandant du génie du G. M.. P. Sëcrettand, des services spéciaux des territoires de la 7e région

Les lieutenants-colonels Drouin, du service des chamins. do fer et des étapes; Kleini du 92« régiment d'infanterie coloniale; Paraino, du &J

régiment d'infanterie, coloninlo ;>

L'intendant militaire. Rouquerôl, du cadre de réserve;

Kinspocteur général de 2e classe des poudres -Lheuro.du cadre de réserve

r L'ô mëdecin-insppçtem1 Odile," du cadre de ré-

sertè ;•̃̃̃•

L'aumônier militaire, Urabriçht, du territoire d'Alsace.

A L'HOTELJDE VILLE

-aP-

<, LA PESTE ATARIS

C'est un bien gros mot. Il y a eu en cinq ans, pendant la guerre et cette année cinq ou six cas douteux. On affirme qu'un décès en banlieue Est a été enregistre par l'état civil, sous le nom de « maladie de Yersin». Les quelques très rares cas, signalés douteux, ont pu être localisés à deux arrondissements de la périphérie où par prudence, des mesures prophylactiques ont été prises. L'administration a raison deJ prendre des précautions et même de prévenir le personnel de certains hôpitaux, quoiqu'elle estime qu'avant de se montrer catégorique, il faut attendre le diagnostic bactériologique. De toutes manières, il n'y a pas lieu de s'alarmer.

En résumé cinq ou six cas douteux en cinq ans, n'ayant aucun caractère de gravité. Voilà le bilan.

Infop(nation5

Historique de la guerre

Le ministre de la guerre communique la note suivante:

i En vue de perpétuer, le souvenir des jhauts faits de nos régiments, il a été prévu qu'un, historique succinct des Opérations auxquelles ont pris part les corps de troupe au xoqrs de la guerre, serait rédigé par leurs soins. Cet hi&to"rique est établi pour toutes les unités formant corps maintenues en temps de paix. Il l'est aussi pour les principales unités dissoutes (unités formant corps à partir du bataillon).

Ce document est adressé au fur et à mesure de son achèvement et suivant les disponibilités

a) Aux officiers et hommes de troupe faisant partie de l'unité au moment de 1 armistice

b) Aux militaires, qui, ne comptant pas à l'unité le 11 novembre 1918, y ont obtenu une citation

c) Aux familles des militaires tués ayant appartenu à l'unité.

Dès maintenant, les intéressés peuvent utilement faire connaître leur .adresse au bureau spécial de comptabilité de leur ancien corps, en joignant à leur demande toutes justifications né.cessaires.

̃Dans le cas ils ne connaîtraient pas l'adresse exacte de ce bureau, ils pourront remettre leur demande à la gendarmerie de leur domicile; sous l'enveloppe portant l'indication suivante !•' « bureau spécial de comptabilité de tel corps, sous couvert du général commandant telle subdivision (correspondant à la résidence de l'intéressé). »

Les Chevaliers de Colomb à Metz

Une délégation des Chevaliers de Colomb vient de se rendre à Metz pour remettra à la cité lorraine une statue de La' Fayette.. -̃>

Cette grande association américaine visitera les régions de Château-Thierry et de Soissons, puis celles de Reims et de Verdun. ̃•*̃'̃

De leur côte, M. Max'Pap, l'éminent javoeât .Chicago! et mXssHopkins, directrice de la tlopkins'Schqol vont faire un voyagé jjausie nord de ta France. De ces; voyages, nos amis d'Amérique ierùporterôn't des impressions qui ne sauraient être que favorables à notre pays.

Un don belge aux mutilés de l'User. Le vice-amiral Ronarc'h, ancien commandant de la e des fusiliers marins, a reçu du Comité liégeois de la Fédération nationale j belge xles militaires mutitéfeet invalides delà igiierreun don:de 5,000 francs à répartir en:tre des marins français mutiiés particulièrement dignes d'intérêt, ayant combattu sur l'Yser. (

LE MONDE RELIGIEUX

~¡.

En exécution de la loi de i90S.~ Dans une lettre adressée' au clergé et aux diocésains, Mgr tîouraud, "évêque de Vannes, exprime son dnuloureux.étonùenïent de la mise à prix de 175,000 francs fixée pour la vente des établissements religieux situés autour de la célèbre "basiliqne de Saitite-Aii.ie. Il fait un appel ardent aux catholiques bretons pour aider au rachat des biens confisqués en 1905.

Le voyage de M. Millerand Nns le Nord

M. Millerand a consacré sa journée d'hier aux régions dévastées du département du Nord.

Accompagné de MM. Steeg, ministre de l'intérieur, et Ogier, ministre des régions libérées, le président du Conseil est arrivé à la première heure à Lille et à huit heufésdu matin B était au cimetière, devait la tombe de Jacquet ei de Martens, qui furent fusillés par les Allemands pour avoir aidé des soldats français a gagner)a Hollande. Le président y a déposé' un palme de bronze, puis a prononcé cette allocution = Aux nomskle Jacquet et de ses trois amis morts pour la France dans les fossés de la citadelle, nous devons joindra, dans notre mémoire reconnaissante, ceux des otages mo:ts à Lille ou dans des camps de représailles, après de cruelles souffrances. Une marque particulière d'honneur sera réservée par le gouvernement à leurs glorieuses dé- pouilles.

La gratitude du gouvernement n'oubliera pas ceux des otages qui ont survécu à tous les maux qui.léur furent infliges en dépit du, droit des gens. Soyez-en assurés, le souvenir de vos morts, les vertus de vos populations martyres sont dans la pensée de ceux qui ont la charge des destinées du pays, pour l'honneur de cette région, pour la honte de ses bourreaux et pour l'enseignement des générations futures. r/ ~:> _'• -_•̃̃

A, ROUBAIX .••

Le cortège s'est ensuite rendu à Roubaix qui fut dévalisée par les Allemands.

Dans un grand hall, M. Toulemonde, président de la chambre de commerce, a retracé les .étapes de la renaissance industrielle à Ro.ubaix, Au lendemain de l'armistice, sur 100,000 ouvriers divers, Rouba|s. n'en avait retrouvé que 840 ils SQàtïen janvier 1920, 66,000.' L'orateuv^aêmànde que": les avances aux commerçants et industriels supprimées soient rétablies.

M. Millerand a répondu (

Je parle à des Français et à des hommes d'aflaires, qui comprennent les sacrifices qui s'imposent à la nation tout entière. Si le ministre des finances était là, il vous dirait les devoirs qui s'imposent à tous et qui sont la conséquence directe de la guerre.

La France fera pour v<ms le possible, sinon l'impossible. -Mais nous sommes obligés de tenir compté des nécessités impérieuses, de nous efforcer de donner à chacun sa part. La solidarité entre toutes les- régions de la France existe -d'abord entre, tous ceux. qui habitent les régions libérées. Là-bas, le sol troué d'obus porte maintenant de nouvelles moissons ici, vos usines ont repris leur activité partout,. l'horreur des atrocités commises par l'ennemi est annihilé par l'incroyable ressort du génie français qui, à peine courbé, se redresse à la vie.

A Tourcoing, la municipalité a remercié les pouvoirs publics de leur collaboration, qui a rendu à la ville son activité et bientôt sa prospérité d."autrefois. A LILLE

Le président est ensuite revenu à Lille.

A 11 h. 1/2 a eu lieu, à la préfecture du Nord, la remise de la plaque de grand-officier de la Légion d'honneur à M. TréponJ, préfet du Nord sous l'occupation, emmené en otage en Allemagne.

Il y aura six ans le 2 septembre, a dit M. Millerand à M. Trépont, que, dans cette préfecture, l'officier allemand von Oppen vous fit mettre en joue sous l'inculpation d'avoir favorisé les opérations militaires françaises. Au juge du tribunal allemand vous répondiez ces belles paroles « J'ai fait serment d'être fidèle à mon pays, n'attendez de moi aucune défaillance. » Rien, en effet, ne put ébranler votre courage, ni les menaces, ni la dure captivité qu'on vous fit subir. Je suis particulièrement heureux de donner aujourd'hui, dans Lille libérée, et au nom du gouvernement. cette nouvelle marque d'estime au fonctionnaire impeccable, au bon Français dont le nom restera inséparable de l'histoire de Lille occupée.

Un déjeuner a été offert ensuite a la préfecture en l'honneur de M. Trépont. Après le déjeuner, les automobiles ont gagné Nieppe, Bailleul, Hazebrouck et Estaires. r.;> ̃̃ .;̃

C'est le Nieppe de planches poussant parmi "les débris desanciëns murs. C'est Bailleul rasé, ̃tfes't Hàzebrouck, où, il y a quelques mois pas une maison se dressait qui n'eût sa blessure béante. A Bailleul, 7,000 habitants sur 12,000 ont pu rentrer ayant des abris. Les autres attendent pour revenir que leur soient assurés de provisoires gîtes. A HAZEBROUCK

Hazebrouck 'est aussi en fête. L'abbé Lemire est là dans la salle de la mairie pavoisée.

Nous n'attendons pas tout du gouvernement, dit l'abbé Lemire. Nous comptons sur nous. Le gouvernement ne peut tout faire. Dieu lui-même ne put tout puisqu'il a laissé la liberté à l'homme.

Puis le député regrette que la Chambre ait supprimé les sous-préfectures. M. Millerand réplique:

La première fois depuis .que je suis député, dit-il, que j'ai vu tuer l'arrondissement, c'était en 1877. Vous voyez qu'il a la vie dure. Un jour .Viendra peut-être où, sans porter atteinte l'Unité nationale, une réforme administrative pourra donner plus de souplesse à l'organisation intérieure de notre pays. En tout cas, il ne faut pas supprimer sans remplacer, rayer, comme le disait l'abbé Lemire, sans inscrire, biffer d'un trait de plume l'arrondissement, cette cellule où, avec le temps, se sont greffés tant d'organismes utiles au pays.

ParMervillé et Estaires, le président du Conseil et sa suite arrivent à La Bassée.• '̃'̃̃

Ils sont reçuspar M. Crcspel, maire, député du Nord; qui, en quelques mots, rappelle les souffrances de la population et les vexations allemandes.

M. Millerand promet d'examiner attentivement les diverses doléances qui lui sont soumises.

Le cortège arrive enfin à Lille, où ce soir, le président du Conseil dîne à la préfecture.

Aujourd'hui visite de Douai, Cambrai et Saint-Quentin.

Les socialistes avaient organisé un meeting à Lille contre la guerre, à sept heures du soir, devant la préfecture. Le préfet l'a interdit en cet endroit, mais l'a autorisé sur le boulevard des Ecoles.

DERNIÈRE HEURE

Los Polonais résistent

:w..

La situation militaire

Varsovie, 14 août.

Le critique militaire de-la Gazeta Warszawska décrit ainsi la situation sur le front

Le corps de cavalerie ennemie qui opère entre la Narew et ,1a .frontière allemande, avance en deux directions, vers Ostrolenka et vers Myszyniec. La défense d'Ostrolenka et de Lomza a duré une semaine entière, jusqu'à ce que les bouchevisies eussent amené leur. artillerie lourde. Entre temps, la cavalerie a poussé au nord-ouest une pointe jusqu'à Przasnysz, d'où elle a atteint Mlawa et Ciechanpw.

L'ennemi ne semble pas xiser l'occupation du territoire an nord de la Vistule qu'il no pourrait exploiter, !a Vistule étant un obstacle trop puissant. Il était pour lui, par contre, d'un: grande importance de s'emparer de Mlawa et de couper ainsi une des lignes, du chemin de fer entre Dantzic? et Varsovie. Dans la fourche de la Narew et du Hug, les troupes polonaises tiennent solidement et tous les etforts de l'enn 'mi y ont échoué. Le regroupement des troupes polonaises sur. iles rivière^ Liwiec etWieprz a eu pour consé- quence l'abandon de la ligne du Bug moyen. Les forces ennemies opérant sur le front galicien, aussi bien dans la région de Brody que sur le Sereth, sont relativement faibles. Les luttes, d'ailleurs peu importantes, qui y ont lieu sont toutes à l'avantage des Polonais.

Les régiments ukraniens qui combattent aux côtés | des troupes polonaises tiennent fortement sur le Sereth.

••» ̃ .̃̃

Communiqué officiel

Sur le front nord, l'ennemi continue à:âfi diriger vers le secteur, de ModlinZdgrzl. Un -détachement -de cavalerie bolchevique a atteint Sierpo. Des détachements d'infanterie plus nombreux ont attaqué Nasielsk; ces attaques ont été repoussées.

Nous continuons le regroupement de nos détachements destinés à défendre la capitale; le contact est faible avec l'ennemi.

Au nord-est de Lublin nos arrière-gardes, en occupant la ligne de la rivière ,Tysmienica, ont repoussé des attaques de l'ennemi, capturé 8 mitrailleuses et fait 100 prisonniers.

Dans le secteur Chelm-Tyszowce, l'ennemi a subi une importante défaite, laissant entre nos mains des prisonniers et des mitrailleuses.

La cavalerie du général Hudenny, devant la résistance de nos détachements, n'a pas essayé de nous attaquer.Le long du Sereth et de la Strypa, nous avons repoussé des attaques locales

Près d'Horodyszcze, par sùite de l'efficacité du feu de notre 12° division, des colonnes bolcheviques ont été décimées. Les intentions des bolchevistes Berlin, 14 août.

Le bolcheviste Weger, de la 4e armée, aurait déclaré à un rédacteur de la Gazette dè Berlin à Midi, que la 4e armée russe avait pour mission de s'emparer du couloir de Dantzig et qu'elle n'en sortirait que lorsque les Allemands l'occuperaient. Il a déclaré également qu'un gouvernement soviétiste polonais avait été constitué le 30 juillet à Bielostock. C'est avec ce gouvernement qui se rendra à Varsovie après la prise de la ville que les Russes auraient l'intention de conclure la paix.

Une délégation hongroise arrive à Varsovie Varsovie, 14 août.

Une délégation du Parlement hongrois, ayant à sa tête le baron Sintinis, a rendu visite à M. Daszynski, vice-prédent du Conseil, auquel elle a transmis le salut cordial du peuple hongrois, désireux de venir en aide à la Pologne. Il y a trois semaines, la Hongrie a fait savoir à la Conférence de Spa qu'elle était prête à mettre à ladisposition de la Pologne une armée de 50,000 hommes et des transports d'armes et de munitions. La délégation a renouvelé ses offres et a proposé de ravitailler la Pologne en blé et de mettre à sa disposition les services de la Croix-Rouge do Hongrie.

Les Soviets offrent la paix à la Roumanie

Bucarest, 13 août.

Les journaux de Bucarest annoncent que M. Tchitcherine, commissaire aux affaires étrangères de la Russie soviétique, a proposé au gouvernement roumain d'entamer de nouvelles négociations de paix.

Le gouvernement des Soviets, désireux de renouer avec la Roumanie des relations économiques et de rétablir entre les deux pays des rapports amicaux, demande en conséquence au gouvernement roumain d'envoyer des délégués à Tcharkov où seraient discutées les conditions qui pourraient servir de base aux négociations de paix.

Le gouvernement des Soviets se tient a la disposition de la Roumanie pour choisir toute autre ville que Tcharkov comme lieu de réunion des délégués, .si elle le préfère. `

Aux, Etats limitrophes

Le gouvernement de Moscou a signé un armistice le 13 à Dorpat avec Finlande. Il vient de conclure la paix avec la Lettonie et l'Arménie.

lies diamants de la Couronne

utilisés pour la propagande

New-York, 14 aoùt. Les fonctionnaires du gouvernement crofent que les pierres précieuses évaluées à 50,000 dollars quiont été saisies à New-York devaient être vendues pour alimenter le fonds de propagande bolcheviste.

D'après les informations recueillies par les autorités judiciaires, un service de courriers entre agents bolchevistes en Suède età New-York fonctionne depuis six mois et a servi à l'envoi aux Etats-LTnis de grandes quantités de bijoux.

La ppaptfefles imiite fin FianQg

La délégation bolchevique. à Londres se préoccupe en.ce moment des moyens d'influencer l'opinion française -et- de provoquer une agitation contre le gouvernement de M. Millerand, à qui les Soviets ne sauraient pardonner la reconnaissance du -général Wrangel. Le plaa do campagne "suivi -j-usqù'à présent, est assez simple. Il consiste à représenter que M.Kameneff a fait offrir le 8 août, à Lympne, par un intermédiaire, de reconnaître les dettes extérieures russes, mais que le président du Conseil s'est refusé à recevoir cet agent. Les développements habituels, de la propagande bolcheviste sur la puissance en hommes de la Russie, sur le danger pour la France d'une alliance russô^allernande, sur la barbarie des cosaques du général Wrangel, enfin l'inévitable, parallèle entre la révolution russe et la révolution' française, "sont utilisés pour renforcer les arguments tirés du prétendu refus de M. Millerand de prêter l'oreille aux offres faites par la âélégation russe..

Les bolchevistes auront certainement des désillusions en ce qui. concerne noire pays et leurs délégués de Londres commettent une erreur psychologique dont s'était gardé leur camarade Serrati, lorsqu'au congrès de la 3e internationale, il déclarait récemment qu'en ,France, il n'y a pas matière pour la. révolution.

Quoi qu'il en soit, les enrages du Conseil d'action ne veulent rien négliger.

| -Le Conseil d'action s'est; rèmïrhji^rj à (Londres. Il'.a décide dJenvoyer àl-Éaris son président, M. Adamson,; député, pr,;sidentdu Labour party par. ementaire anglais, et M. Gosseling, conseiller municipal de Londres, pour délibérer avec les représentants de la C. G- T- é.fdu parti socialiste français.

Une opinion suisse sur la politique de M. JLIoyd Baorge

~a.

La Gazette de Lauzanne apprécie ainsi la politique suivie par M..Lloyd George Les Anglais n'ont pas une confiance absolue dans la politique par où laFrance .entend restaurer l'ordre dans l'univers. Influencés peut-être par leur qualité d'insulaires, inquiets de l'attitude adoptée 'par l'Irlande, l'Egypte, l'Inde, intimidés enfin par la classe ouvrière britannique, le plus égoïste des prolétariats qui soit, les pouvoirs publics anglais paraissent redouter surtout de nouvelles « aventures ». La victoire, toutefois, ne comporte-t-elle pas des devoirs qu'il serait imprudent de méconnaître ?

Tous ces mouvements qui menacent l'impérialisme ang ais ne sont pas sans cause. L'Angleterre les réduira-t-elle en les ignora.it? Tout particulièrement viendra-t-elle à bout du renouveau panslaviste qui se développe sous le couvert du bolchevisme, en se bornant à appliquer ces cataplasmes sur une jambe de bois que sont les remèdes préconisés par M. Lloyd George Les Churchill et les Lloyd George en seraient-ils encore à se faire illusion sur ce que leur réserve l'évolution fatale du bolchevisme? Sont-ils résolus à ignorer que .leur empire oriental est une fois de plus menacé par un réveil de l'impérialisme et du.nationalisme russes? De toute façon, sacrifier Wrangel aux soviets eut été une infamie. Ses succès en Crimée prouvent de la façon la plus nette ;qu'il a la masse avec lui. ̃̃.

La situation dans la Sarre

III

T*ève pour la grève générale `

:̃'̃•̃̃̃̃; Mayehce, 14 août. La Commission qui préside à l'administration de la Sarre ayant refusé de négocier avec les grévistes, si le travail n'était pas repris, la grève a cessé ce matin.

Cependant, si les pourparlers avec la com mission-; interallliee de Coblence ne donnaientpas de résultats favorables, aux ouvriers et aux fonctionnaires, la grève générale éclaterait lundi.

Les ministres allemands

font une enquête

Les ministres de l'intérieur et du trésor se rendront demain accompagnés de quelques fonctionnaires, en territoire rhénan occupé. istre 1'

Le 'Voyage du ministre de l'intérieur aurait pour but de maintenir le contact entre le gouvernement et les provinces occupées et durera environ une semaine.

Le ministre du trésor examinera sur place certaines questions intéressant son administration. Il discutera quelques points importants avec les autori^ tés locales, dont le député Stuecklen, rapporteur du budget des territoires Rhénans occupés. Représentations

du gouvernement allemand

On annonce que le gouvernement allemand aurait chargé ses représentants à, Londres, Paris etiRom-ejet son ambassadeur auprès du Vatican, d'attirer l'attention des gouvernements auprès desquels ils sont accrédités, sur les événede la Sarre, sur la grayité.de la situation créée par l'intervention française et sur les suites impossibles à prévoir que pourraient avoir les mesures presçrites par la commission du gouvernement de la Sarre..

Les troupes alliées

quittent la Prusse orientale

Les commissions de l'Entente et le reste des troupes alliées quitteront Allenstein le 16 août.

D'autre 'part, on annonce de Marienwerder, que les commissions de l'Entente partiraient le 16 août et les troupes alliées le 17 ou le 18 août.

On" sait qu'aux termes du traité de paix, les territoires d'Allenstein et de, Marienwerder otaient soumis à un plébiscite.qui a eu lieu et 'a donné une majorité pour le rattachement à l'Allemagne.


Journaux et Périodiques

Une lettre du Kronprinz

Le Matin publie un document des plus mportants, dont il tient, dit-il, la communication d'une source digne de foi. C'est une lettre de 1917 adressée par le Kronprinz au Kaiser pour lui suggjrer de faire la paix.

Voici ce document

LE BILAN DE L'ALLEMAGNE

Il n'est que temps d'établir notre bilan et t de le comparer avec celui de nos ennemis afin de constater avec vérité et précision de quelles quantités de denrées alimentaires, de quelles réserves militaires notre patrie peut disposer, quelles sont à l'heure actuelle se, réserves.. militaires ainsi que les munitions, les armes et le matériel qu'elle peut, en l'état actuel, fabriquer. Certainement nous sommes beaucoup plus faibles que nos ennemis. Mais le bilan matériel n'est rien auprès du bilan moral. L'état d'esprit du peuple, après les immenses sacrifices qu'ont dû consentir toutes les familles allemandes, est déplorable. La misère augmente, le désespoir se manifeste plus ouvertement. Il est toujours très inquiétant, en des périodes grosses de révolution, de voir les femmes perdre l'espérance c'est le cas des femmes allemandes d'ordinaire si héroïques. La' mortalité infantile croît dans des proportions effrayantes, les maladies contagieuses se multiplient..

Si l'Allemagne n'obtient pas la paix avant la fin de l'année, le danger d'une révolution sera imminent.

LE BILAN DE L'AUTRICHE;

L'Autriche se trouve dans la même situation, où, plutôt la vie en Autriche est encore moins supportable qu'en Allemagne. L'empereur Charles est certainement un de nos fidèles amis, mais, s'il lui faut choisir entre la ruine complète de l'Autriche et un moyen de -la sauver eu nous abandonnant, son devoir envers ses peuples lui commande de s ̃̃• séparer nous. La Bulgarie et la Turquie ne peuvent pas continuer la lutte.

LE BILAN DE LA GOERRE SOUS-MARINE L'espoir qu'on avait fondé sur la guerre sous-marine est vain. L'amirauté répète sans cesse :,<cDans quelques semaines nous serons sauvés. » Laissons passer ces quelques semaines et voyons les résultats. S'ils ne justifient pa^ notre attente, cherchons résolument à obtenir la paix. (

IL NE S'AGIT PLUS DE VICTOIRE v Il ne s'agit plus désormais de victoire, d'agrandissement de l'Allemagne ou de gloire. Il s'agit de la vie du peuple allemand. Aucii bien ne doit nous être plus cher. Notre dynastie sera en danger? Naturellement, c'est pour toi et pour moi un grand malheur, mais ce n'est rien en regird du désastre qui menace le peuple allemand.

Parlons franchement. Ne songeons plus à la Belgique. Renonçons à toute annexion, même à l'est. Il faut <iue nous engagions de* pourparlers avec nos ennemis.

Rappelle-toi notre grand ancêtre Frédéric qui fut vaincu par une coalition, mais dont }̃% nom resta grand devant l'histoire. Une lettre de M. Ribot

Dans une lettre qu'il adresse au directeur des Débats, M. A. Ribot remarque à propos du document qu'on vient de lire

Cette lettre montre bien que le kronprinz était inquiet en 1917 et qu'il eût souhaite que Guillaume II put faire ce qu'on appelle une paix blanche. « Ne songeons plus à la Belgique, disait-il, et renonçons à toute annexion, même à l'Est. » il n'est pas dit un seul mot de l'Alsace et de la Lorraine et cette omission donne raison à ceux qui n'ont jamais cru que l'empereur d'Allemagne fût disposé, pour obtenir la paix en juillet 1917, à reparer l'injustice commise en 1871. Vous savez peut-être que le gouvernement ^/ra/nçais a été mis en possession, il y a quelques mois, d'une partie des rapports confidentiels de M. de Lancken au gouvernement allemand. Ces rapports sont vraiment intéressants à lire. M. Poincaré a bien voulu m'en donner communication quand il était encore Président de la République. Je pui vous assurer qir'il ressort à l'évidence de ces rapports qu'à aucun moment en 1917 et même plus tard ni le gouvernement allemand ni M. de Lancken n'ont eu la moindre velléité de nous restituer les provinces arrachées à In France en 1871. Est-ce que, par hasard, M. de Lancken jouait avec sou gouvernement comme il aurait voulu jouer avec nous si nous nous étions prêtés à la conversation qu'il essayait d'engager par l'intermédiair de M. Coppée, aujourd' hui inculpé en Belgique de commerce avec l'ennemi?

L'ancien président du Conseil estime que les négociations de paix en 1917 7 n'offraient que des dangers pour la France.

Feuilleton du FIGARO du 15 Août 1920

(32)

Maruja

~oc:=o--

Suite

D'un mouvement -adroit, Carroll réussit à passer son bras sous celui du vieux, et à le tenir solidement, et même à se jeter devant lui comme s'il avait hâte de distingnerla personne.

C'est Maruja. et seule dit Pereo, en tremblant. Seule! et le coyote n'est pas là!

Il passa sa main sur ses yeux hagards. Soudain il s'adressa à Carroll.

Ah voyez-vous, c'est un tour. Le coyote se sauve avec Faquita. Aillons, venez Non? vous ne venez pas? Eh bien j'irai moi-même. Avec une force inattendue qu'il puisait dans sa folie, ildéliyra son bras de l'éy treintede Carroll ets'élança dans l'allée. La silhouette de Maruja. évidemment alarmée de son approche, se glissa dans la haie, comme Pereo passait en courant et n'obéissant plus qu'à sa folle impulsion.

,j Sans plus songer à* son compagnon ni

SPA, VILLE D'EAUX Le mois dernier, les noms les plus célèbres de la diplomatie du monde entier ont défi é dans le maghitiqu •• établissement de bains, dans le parc, sur la promuiade et au Casino de Spa où l'on a toutes les attractions.

Les chefs des gouvernements de tous les pays ont pu se rendre compte par eu^-mènes de l'excellence des eaux et des bains de Spa. A preuve ce mot de M. Millerand répondant à quelqu'un qui lui disait qu'il devait être fatigué Mais, pis du tout, ne savez-vous donc pas que les eaux de Spa reposent.

Après les diplomates qui ont fait citer dans les deux hémisphères le nom désor- mais historique de Spa, les baigneurs sont revenus qui utilisent les eaux minérales de Spa contre l'anémie et les maladies du cœur. L'emploi des bains d'eaux minérales a été reconnu oxci'llent égale uentpour lachloroseet la nervosité. Ceux qui souffrent des rhumatismes connaissent bien le magnifique établissement thermal de Spa où l'on a su appliquer l'hydrothérapie sous toutes ses formes scientifiques et modernes.

LES PREMIÈRES

~d.

THÉÂTRE DE L'ODÉON le Meilleur des hommes, comédie en deux actes, en prose, de M. Berr de Turique; Un Coup de vent, pièce en deux actes, en prose, de Mme Amélie Rosselli adaptée par Mlle Darsehne l'Idole brisée, comédie en un acte, en vers, de M. Lucien Boyer.

Si M. Berr de Turique, en écrivant le Meilleur des hommes, n'avait d'autre dessein que de nous divertir, il nous a donne davantage que ce qu'il s'était promis à lui-même. Cette corné lie n'est pas seulement amusante elle a tout l'intérêt, toute la portée morale d'une étude de caractère.

La mode n'est plus aux sous-titres. En d'autres temps M. Berr de Turique eût intitulé sa pièce le Meilleur des hommes ou VEgotële.

Arsène Landry, directeur de l'Institut mixte de droit syriaque, est un virtuose! de l'égoïsme. Il ne se contente pas de"sacrijier les auires à son intérêt ou à son caprice. Il leur persuade, avec un art ingénu, qu'en agissant ainsi, il se sacrille ui-même. Ses victimes ne sont pas toutes aveugles. Leur clairvoyance leur dicte parfois des paroles sévères. Mais supposez que Landry tombe sur une âme crédule de l'opposition de ces deux caractères, le psychologue subtil qu'est M. Berr de Turique ne pourra manquer de tirer, avec des effets du meilleur comique, des scènes excellentes d'observation.

Dans le cours. de ces deux actes, nous voyons le secrétaire du « maître », Pascal Delpont, jeune provincial naïf, inscrire à son passif toutes les vilenies de celui qu'il considère comme une sorte de divinité. Au dénouement, il brisera sa carrière, pour faciliter celle du professeur. En prenant congé, il balbutiera des paro es de gratitude.

OEuvre cruelle, dont nous mesurons toute l'amertume, à. la réflexion. Mais M- Berr de Turique était résolu à nous en montrer d'aburd le côté plaisant. 11 ne nous a pas laissé de motifs, à la représentation, de nous livrer à des jugements pessimistes.

Le meilleur des hommes aurait pu aisément être développé en trois actes. Dins la limite étroite de ces deux tab eaux, l'aut ;ur était gêné pour marquer 'évolution d'un caractère. Il nous l'a donc présent' si l'on peut dire, sous des apparences statiques. Pour le décrire, il adûprocédercomm' les pointillistes, par ictites touches successives. Il en résulte, par instant, un peu. de monotonie, le professeur n'ayant pas l'occasion de renouveler suffisamment l'expression qu'il donne à son ''goïsme.

En sorte que cet ouvrage nous eût paru plus rapide s'il avait été moins ourt. Mais est-ce une critique que de regretter la discrétion de M. Berr de Turquie? `?

M. Gaudin jouait le rôle du secrétaire. Il en a fait une composition qui l'a classé parmi nos meilleurs comé,li,nb. Ce jeune artiste, a non seulement les plus heureuses qualités comiques, mais ,une précision dans l'effet, une maîtrise tout à fait rares. Il n'a cessé, un seul instant, d'être drôle et pas une fois il ne l'a été plus longtemps qu'il ne convenait. 11 eut les honneurs de la soi-

rée.

M. Coste mit au service du professeur Landry toute son habitude de la scène. Mlle Mag. André, l'une de ses victimes, fut tendre et attristée. MM. M. Lamy, Desmoulins, Pcrdoux, Mme Barsange eurent leur part d'un succès qui fut très vif.

Un coup de vent est un ouvrage de dames. Ecrit par Mme Rosselli, il a été adapté par Mlle Darsenne, à qui nous

même à la malencontreuse Faquita, Carroll se jeta aussi dans la haie pour couper la route à Maruja. Mais à ce moment-là, elle traversait déjà le haut de l'allée/et courait vers l entrée du patio. Carro 1 n'hésita pas à la suivre. Ne perdant pas un instant de vue la silhouette agile, sombre, alerte de la petite personne, que lui masquait alors un rideau de broussailles, il ne put néanmoins gagner du t -rrain sur elle que quand elle eut presque atteint le patio. Là, il en perdit encore, car au lieu de tourner à droite pour entrer dans la cour, elle continua à courir du côté des écuries.

11 était cependant assez près pour lui adresser la parole.

Un moment, miss Saltonstall, lui dit-il vivement, il n'y a aucun danger; je suis seul. Mais il faut que je vous dise un mot.

La jeune lille ne parut répondre qu'en redoublant d'efforts.- A la fin, elle s'arrêta devant une petite porte dissimulée dans le mur, et se mit à fouiller dans sa poche pour y chercher une clef. En deux pas, Carroll fut auprès d'elle. Pardonnez-moi, miss Saltonstall 1 Maruja. Mais il faut que vous m'écoutiez. Vous n'avez rien à redouter, mais je crains pour votre femme de chambre, Faquita.

'U petit rire lui répondit.

La porte s'ouyrit pour laisser passer sa si houette fugitive.

Pendant un,; seconde, le voile de dentelle qui enve oppait sa ligure s'écarta, au moment où la porte s'ouvrait et se fermait sur elle..

Carroll recula consterné.

C'était Faquita, avec ses yeux rieurs et sa ligure lutine.

devons déjà l'adaptation de Comme les feuilles, œuvre d'un tout autre mérite. Dans Un coup de vent, deux célibataires de sexe différent jouent à Héoarté pour oublier l'âge qui vient, les rhumatismes qui les menacent, la tendresse qu'ils ont eue, jadis, l'un pour l'autre -t qu'ils ne se sont jamais avouée. Une jeune fille survient, comme une tornade. Elle aime. Ses parents contrarient son inclination. Elle ne balance pas à quitter sa famille pour rejoindre celui qu'elle chérit.

Mais le courant d'air qu'elle a provoqué, en faisant irruption dans leur vie .̃voque les. souvenirs d'autrefois dans le cœur des deux vieux célibataires. Ils se demandent- si, jadis, avec un-peu plus d'audace, ils n'auraient pas été plus heureux.

Ii y a, dans cette œuvre, une scène fort, jolie, bien qu'à peine dessinée: celle ou les vieux amoureux .se reprochent de ne pas avoir parlé. Maïs i si l'on fait abstraction des mots amusants, piqués sur cette trame comme des papillons, il ne semble guère qu'on puisse trouver dans Un coup de vent autre chose qu'une situation déjà traitée et un peu banale.

La jeune fille suffit- Ile par son exubérance a donner des regrets aux cœurs moins jeunos?Ellenous apparaît comme une jeune bolcheviste,' qui foule aux pieds toutes les conventions, toutes les lois écrites ou parlées, toutesles pudeurs. Peut-être est-il permis d'atteindre autrement le bonheur. °

Mlle Eugénie Noris et M. J. Clément ont joué avec beaucoup de finesse et de sensibilité les rôles des vwux. amants. Mlle Denise Hébert fut une' charmante amazone, M.le Thëray,'une Servante amusante.

L'Idole brisée complétait le spectacle. C'est la tristesse du Petit Chose, rimée en vers faciles.

Par intérim

Maxime 'Girard.

COURRIER BEST|gRES

,q.- :wli,

Aujourd'hui ¡ '• •'•'̃ *•>̃ 1

A la Comédie-Française, à 1 h. 1/2, le Flibustier, l'Ave i lu rière.

A l'Opéra-Comique, à 1 h. 1/3, Mignon. A l'Odéon, à 2 heures, Un Chapeau de paille d liai e le Joli rôle.

-Au Théâtrede Verdure du Pré-Catelan, à3h.l/2, Mireitte.

̃•••

A la Porte-Saint-Martin (2 h.' 1/2), au Vaudeville (2 h. 1/2), à laGaîté(2 h. 1/4), au Palais -Royal (2 h. 1/2). à la Renaissance (2 h. 3/4), au Nouvel-Ambigu (2 h. 1/2), ù l'Athénée (2 h. 1/2}, aux Bouffas Parisiens (2 h. 1/2), au Théâtre, de Paris^l h. 1/2), aux < apucines (S heures), à Fèmina (2 h. 1/2), au Châtelet (2 h. 1/2), au Grand-Guignol (2 h. 1/2), au Théâtre Edouard-VII (2 h. 3/4), à la Scala (2 h. 3/4), à l'Eldorado (2 h. 1/2), au Trianon-Lyrique (2 h. 1/2), au Théâtre Impéria.1 ,'2 h. 1/2), à Cluny (2 h..1/2), au Théâtre Déjazet (2 h. 1/2), au Théâtre Moncey (2 h. 1/2), à la Pie qui chante (3 h. 1/2), même spectacle que le soir.

Ce soir

A l'Opéra, relâche.

A la Corné Jie- Française, à 8 h. 3/4, V Abbé Consla itin (M Croue, Léon Bernard, Paul Numa; Maies Th. Koib, Eaiilienne Dux). A l'Opéra-Comique,k 8 houres, Am'eiWefMHes Dyna-Beumer, Delamaie MM. de Creus, Reymond). Orch. M. Archainbiud. A l'Odéon, à 8 h. 1/4, le Joli rôle (M. de Rieu'i M le Pierny); Un Chap eau de paille (l'Italie (11,1. Diiard, Darras Mlle Corciade). Partition intégrale.

-A la Porte-Saint-Martin(Nord37-53), à8h.l/2, le Courrier de Li/on(J.Coquelin, J. Uaragon MteMoreno; M. Lehmann, Chabert, Gouget, MlleRomanne). ialinées jeud., dim. et fêtes. Au Vaudeville (Gai. 02-0 i), à 9 heures, la Femme de mon amt(MM. Gildès, Cailamand; Mmes Paule Darlet, Berthe Richard et Janine Loryse.

A la Gaîté-Lyrique, à Rh. 1/2, les Saltimbanques (Mmes Jane Montante, Cébron-Norbmis, Sève; MM. Oudart, Elain et M. Henry Laverne).

Au Palais -Royal (Gut. 02-50), à 8 h. 1/-5, Et moi i'te dis au elle t'a' fait d' l'œil (< Charles Lamy, Baron (ils, Sabine Lândray, Marken, Ju.es Berrv, Duva lez, Jane I)elys et Palau). A la Renaissance (Nord 37-03), à 8 h. 3/4, M' Amour (..iia.;s Y. Harnold, Sauer, Castei ̃MM. Labry, M-Trier, Gard -mue).

Au Nouvel-Ambigu (Nord 38-31), à 8 h. 1/2, le Maître de 'orges (Mlle Dermoz; M.YI.Damorès, Boardel; MmesCa'vé, Gravil, Li'idsey.

XI

Quand le capitaine Carroll avait t quitté la grande route pour prendre l'allée, une heure auparavant, Maruja et Faquita étaient déjà sorties de la maison par le même passage secret donnant sur le jardin par où il devait passer avec Pereo.

11 étaft aisé de voir que les deux jeunes filles avaient changé leurs costumes, que Maruja portait celui de sa bonne, tandis de Faquita, vêtue des vêtements de sa maîtresse, dissimulait sa liguresousun voile épais. Mais chose bien caractéristique Alors que Faquita avait l'air gauche et emprunté sous ce plumage nouveau, le jupon court et le corsage pimpant ainsi que le chàle à larges rates dont Maruja cachait sa jolie tète semblaient infiniment plus coquets et plus e isorcelants que qumd ils étaient portés par,leur légitime possesseur. •.

El es suivirent d'un pas rapide la longue allée.

Arrivées au bout, elles tournèrent à angle droit, vers une petite porte à demi cachée dans le feuillage.

Elle donnait sur une vigne vénérable qui datait de l'occupation des Padres, mais qui était maintenant abandonnée aux soins accidentels des péons:et des domestiques. Ses longues rangées, interrompues, de ceps bas, noués, accablés par la vieil:esse, s'élevaient jusqu'à l'endroit le plus-boisé de la côte en dus d'âne qui marquait le commencement de la canada.

En cet endroit, Maruja se sépara de sa bonne, serra davantage le cliâle autour de sa tète, et passa d'uu pas vif entre les ranarées de ceps, jusqu'à ce

et Ch. Lorrain. Matin, jeudis, dim. et fêtes, Aux Bon ffes- Parisiens (Gut. 63-06) à 8 h. 1/2; Phi -Phi (LJrban, Alice Bonheur, Alice Cocéa, Norb. Foissy, Lucien Dayle et Sorjius). Jeu. lis, dimanches et fêtes, matinée. A l'Athénée, à 8 h. 1/2, la B'tte Aventure (Daynes-Grassot, Rozenberg,' Soria, Mosnior et Arnaudy).. .•'••̃•̃ Au Th. de Paris (15, r. Blanche, Cent.38-78), à 8 h. 1/2, Arsène Lupin (Paul Escofhur, Andrée Pascal Villa, Mondos et Pierre Franck). Matinées jeudis, dimanches et fètps. Au Théâtre Femina, à 8 h. 1/2, Raf/les' (MM. Numès, Stephen, Grange; Mmes R. Desprez, Leynat, Soubidpe).

Aux Capucines (Gut. 56%0), à 9 h. 1/4, Mais les hommes n'en sauront rien (Mmes Yvonne Villeroy, A inette Grange, liermann, Siska; MM.Je'tn d'YJ, Marcel André et M.Francen). Au Grand- Guignol, à S'h. 1/2, Lui! la "Dernière Torture; la llecommundation; la Menace; Un Petit Trou [pas cher (Mmes Depresle, Daurnn<i MM. Paulnis, Henriet, Scipinn). A la Scala (Tél. Nord 35-86), à 8 h. 1/2, l'Bôleldu Libre-Echnnge (MM. Paul Darcy, Charpentier et Lurville Mmes Bertrande et Bibiana Manfroy).

A l'Eldorado (Nord 42-17),. à 8 h. 1/4, la Loupiote (oandé, .L. Fl'nury Denyse-Réal, Rarsac, Claire B M.Poggi, Fraser, et Maurice Bernard et R. Clermont). Dim. et fêtes, mat. Au Trianon- Lyrique (Nord33-62),à 8h.3/4, le Mariage de Mademoiselle Beulemans (Mlle Hélène Dieudonné, Wi lems MM. Auvray, Lambret, Willems, Snévac, etc.).

A la Pie qui chante (Central 25-67), à 8 h. 3/4, Tout À B. C., pièce de La Fouchardière (Ch. Fallot, la belle Ponia Toska, Dalio, R. Marco, -Monette Bontemps, Lulu Watier, Jean-jam).

A l'Opéra.

Le ballet de Roméo et Juliette sera dansé, demain soir, par Mlle Anna Johnsson et par M. G. Ricaux, qui vient de remporter un vif succès au Casino de Deauville.

L'Opéra -Comique représente aujourd'hui deux des ouvrages du répertoire les plus goûtés des familles. La matinée est, en effot, consacrée à Mignnn avec Miles Germaine B lyc. Nadiany, MM. Léon David, Dupré et Roussel.

Mireille sera donnée en soirée avec, dans les principaux rôles, M les Dyna Beumer, Delamare, MM. de Creus et Reymond.

Mlle Brunlet reparaîtra demain, dans Manon aux côtés de MM. Marriy, Sauvageot et Lafont qui tiendront les principaux rôles de. l'ouvrage do Massenet.

*»*

.Mlle Mégane fera sa rentrée salle Favàrt mardi prochain, dans le rô.ede Charlotte, de Werther. Auprès do l'exceliente artiste, M. Léon B;yle chantera le rôle de Werther; Mlle Andrée Famin et M. Panzera, ceux de Sophie et d'Albert.

A la Porte-Saint-Martin.

C'est toujours le même éclatant succès qui accu-ilie le Courrier de Lyon, le drame célèbre qui fait tressaillir aujourd'hui le public, autant, siuon plus, qu'il le fit tressaillir jadis à la création. Le Courrier de Lyon, avec son incomparable interprétatioa (Jeaiï Coquelin, Jean Daragon, Marthe Moreno, Lehmann), est donnée en matinée les jeudis, dimanches et fêtes.

A l'occasion des fêtes de l'Assomption, la Porte-Saint-Martin annonce pour lundi une matinée supplémentaire du Courrier de Lyon. N'hésitez pas à faire une provision de gaieté pour cet hiver, en allant voir joupt la Femme de mon arni, au Vaudeville. Direction d'été Jacques Wijford. Tous les soirs à 9 heures. Dimanche matinée à 2 h. 1/2. Au Palais-Royal.

Anjour l'hui, en matinée à 2 h. 1/2" et en soirée à 8 h. 1/2, Et moi, j'le dis qu'elle t'a fait d' l'œil, la pièce joyeuse et spirituelle dont plus de deux cents représentations n'ont pas épuisé le suc.'és, s ra jouée par la première troupe comique de Paris;

La Renaissance est un des théâtres dont la direction est le mieux inspirée puisqu'elle sait ni bien choisir ses pièces quelle ne compte que des succès. En voici un de plus M' Amour s'est, en etfet, affirmé dès les premières teprése.itations comme un véritable, triomphe. Le pub.ic semble prendre une joie extrême tandis que se déroulent ces trois actes du meilleur et du plus sûr comique. Une troupe remarquable, par son talent et sa fantaisie, en assure l'interprétation, ajoutant, encore, à la folle gaieté du spectacle.

Au Nouvel-Ambigu.

Aujourd hui et demain, en raison des'fètes de l'Assomption, le Nouvel-Ambigu donnera deux matinées consécutives de son grand succès le Maître de forges.

'11

L'Assomption à l'Athénée.

Aujourd'hui dimanche, matinée et soirée de trI belle Aventure, qui poursuit sa carrière triomphale.

Au Théâtre de Paris.

Aujo rd'hui et demain lundi, en matinée et eu soirée, quatre galas du triomphal succès Arsène Lupin, que tout le monde peut voir. Arsène Lupin est monté avec une mise en scène somptueuse et interprété par la meilleure troupe de Paris. Location, 15, rue Blanche. (Central 38-78.)

Aux Capucines.

.Mais les Hommes n'en sauront rien Le plus grand succès actuel. Aujourd'hui di-

qu'elle atteignît une construction ruinée en adobe, qui se trouvait à mi-côte. Cette bâtisse faisait jadi,s partie du réfectoire de la vieille mission.jnais elle avait été plus récemment destinée à i loger le vigneron.

A mesure qu'elle s'en rapprochait, Maruja ralentissait le pas. Arrivée tout près, elle hésita et mit timidement la main sur le loquet. Bientôt elle l'ouvrit doucement,, mais la porte se referma bien vite derrière elle, et avec un petit cri étouffé elle se trouva dans les bras d'Henry Guest.

Ce ne fut que pour un moment, La prière qu'il y avait dans ces mains blanches cessant de lui tenir le cou où elles s'étaient d'abord réunies, pour se joindre et se tendre vers sa figure, le toucha plus que les yeux suppliants, ou la bouche charmante dans son mutisme, qui ne. songeait même pas à respirer.

La laissant glisser sur le siège qu'il venait de quitter, il recula d'un pas en joignant les mains, et la contcmptant ardemment de ses regards un peu sauvages. Et il avait bien raison de la regarder ainsi.

Il n'avait plus sous les yeux une beauté maîtresse dis soi, Hère, impérieuse comme sur un trône, mais une jeune fille timide, effarouchée, aux prises avec sa première passion.

Toutes les choses bien sages, bien tendres, qu'elle avait l'intention de dire, tout ce que lui avaient appris sa claire intelligence et son expérience, toutceia, ce baiser l'avait rait évanouir de ses lèvres. Tout ce qui lui restait de dignité féminine et de décorum aristocratique, elle l'employa à fourrer ses petits pieds

manche et demain lundi, matinée à 3 heures, ̃soirée à 9- h. 1/4.

A l'Eldorado.

Aujourd'hui et demain la Loupiote sera donnée en matincj et en soirée.

'11

Au Trianon-Lyrique.

Aujourd'hui en matinée, à 2h. 1/2, la célèbre comédie le Mariage de Mlle Beulemans. A la Pie qui chante, aujourd'hui et de- main, à 3 heures, matinée du grand succès Tout A. B. C., avec Charles Fallut, la belle Ponia Toska, la piscine minuscule (J, litre d'eau), la nageuse insubmersible et le grand concours de naïades. C'est un spectacle uni-, que à Paris.

La semaine dans les théâtres subvention-'nés

A l'Opéra

Lundi, Roméo et' Juliette; mercredi, Faust jeudi, Aida vendredi, Samson et Dalila, 2° acte de Coppëlia; samedi, Rigoletto, 1er acte de Coppélia.

A la Comédie-Française

Lundi, la Nuit d'amour Syanârelle ou le Cocu imaginaire, ar lu ffe mardi, le Père Lebonnard; mercredi, le Lulh'er de Crémone, les Femmes savantes, l'Anglais tel qu'on le parle jeudi, Psyché, l'Ami Fritz vendredi, Britannicus, Bataille de dames; samedi, le Mariage de Figaro; dimanche, à 1 h. 1/2, le Cid, les Précieuses ridicules à 8 heures, Esope, II ne faut jurer de rien.

A l'Opéra-Comique

Lundi, Manon; mardi, Werther; mercredi, la Tosca; jeudi, à 1 h. 1/2, la Vie de Bohème; à 7 h. 3/4, Carmen; vendredi, Madame Butterfly; samedi, les Contes d'Hoffmann; dimanche, à 1 h. 1/2, Lakmè; à 7 h. 3/4, Manon.

A l'Odéon

Lundi, Carmosine mardi, l'Idole brisée, Un coup de vent, Le meilleur des hommes mercredi, La maison sous l'orage, Tante Octavie jeudi, 2 h., Un chapeau de paille d'Italie, Le joli rôle à 8 h. 1/4, ï'itiole brisée, Un coup de vent, Le meilleur des homm"s vendredi, l'An XII samedi, à 2 h., l'Idole brisée, Un coup de vent, Le meilleur des hommes à 8 h. 1/4, Les Bouffons; dimanche, à 2 h., X Idole brisée, Un covp de vent, Le meilleur des hommes à 8 h. 1/4, Un chapeau de paille d'Italie, Le Joli rôle.

m

Au Pré-Catelan.

M. Irénée Mauget montera prochainement sur la scène du Théâtre de Verdure une pièce inédite de M. Marcel Girette.

On nous écrit d'Aix-les-Bains

La saison artistique remporte un succès considérable. L'orchestre du Grand Cercle exécute une sélection des opéras les plus célèbres, ou les arti-tes les plus goûtés du public, Mlles Raveau et Forcade, MM. Tharaud et Sullivan, notamment, se font apphudir dans les meilleurs morceaux de leur répertoire.

tu

De Liège

Mlle Germaine Lenglé, qui obtint déjà de vifs succès aux grands théâtres d'Angers, de Biarritz, etc., vient de signer un brillant engagement pour la saison prochaine, avec la direction du Théâtre Royal, où elle tiendra l'emploi de première chanteuse légère. Maxime Girard.

SPECTACLES # CONCERTS Aujourd'hui:

A l' Apollo, de 5 à 7 heures, Thé dansant. D 'ux orchestres, la clientèle la plus élégante. (Tél. Central 72-21.)

Aux Folies-Bergère (2 h. 1/2), à l'Olympia (2 h. 1/2), à Marigny (2 h. 1/2), à la Cigale (2 h. 1/2), au Concert Mayol (2 h. 1/2), aux Ambassadeurs(2h.l/2),à l'Alcazàr (4 heures), à la Salle Marivaux (2 h. 1/2), aux Noctambules (3 heures), à la Lune Rousse (3 heures), à la Boîte à Fur-y (2 h. 1/2), au Perchoir (3 heures), au Pathé-Palace (2 heures), au Cinéma Demours (2 h. 1/2), au Cinéma Max Linder (2 h. 1/2), matinée avec le même spectacle que lo soir.

Ce soir

Aux Folias Bergère (Gut. 02-59), à 8 h. 1/2, l'Amour en folie, revue, Agnès Souret, la Plus Belle femme (te France Bach, Mitty et TLlio, les 32 Sunshines girls.

A /'0//mp/a(Cul44-68),à8h. 30 :Les duettistes comiques Trombelta, Valérie et René, dans. mond.; les Jonley, équilibrâtes; les 5 Météores ta Rieuse 15 nos. De 5 à 7 h., Thé-Tango. A Marigny (Eiys. 01-89), 8 h. 1/2, CacA' ton piano .'(Chevalier.RoteAmy.MelisssaTen Eick et Max Weily, Odéo, Dréan, Esther Deltenre et Dutard). Deuxpromen., orchest. continuel. A l'Apollo, de 9 h. 30 à minuit 30, soirée dansante. Les deux meilleurs orchestres. (Tél. Centr. 72-21.). La clientèle la plus élégante. la Cigale (Tél. Nord 07-60), à 8 h. 3/4, la Course à l'amour, opérette-vaudeville (Aace Soulié, Jane Ader, Miss Carlisle,- Cazalis, Georgé, Despaux). Matinée !e dimanche. A la Sa/le Marivaux (Tél.Louv.06-99), 8 h. 30, Flétrissure (Maë Murrey); Charlot sauveteur les Exploits de Cyclone Smith la Bretagne les Bords de la Creuse et une attraction. Aux Vo;f37j6u/es,7,r. Champollion (Quer Latin) (Gob. 42-34), à 9 h., Privas, Ferny, Cazol, Vallier, Clérouc, Yon Lug Lauff Carlès, Goupil. An 2,000 (Mlles G-éens, R. D'anjou). A la Lune Rousse (Trud. 61-92), à 9 heures, les chansonniers et Phou-Phou, revue avec Renée Fagan, Linà Berny, Darcilly, Spark, Noël Laut et Clérouc, Balder.

A la Boîte à Fursy, 27, Bd des Italiens, à

sous la chaise, et à faire de vains efforts pour allonger son jupon court, à le prier de ne pas le regarder.

Il m'a fallu changer d'habits avec Faquita. parce que nous étions épiées, dit-elle <Jn se penchant en avant sur sa chaise et serrant le chàle rayé sur ses'épaules. J'ai dû me glisser furtivement hors de chez ma mère, et à travers champs, comme si j'étais une bohémienne. Si seulement j'étais une boiremienne, Harry, et non.

Et non l'héritière la, plus fière du pays, interrompit-il avec un peu de son amertume d'autrefois. C'est vrai, je l'avais oublié.

Mais je ne vous en ai jamais fait ressouvenir, dit-elle en levant les yeux: sur lui. Je ne vous ai pas fait ressouvenir ce jour dans la serre non plus que quand vous m'avez pour la première fois parie, d'amour. ni quand j'ai consenti pour la première fois à vous rencontrer ici. C'est vous, Harry, qui avez parlé de la différence de nos situations, vous qui avez parlé de ma fortune, de ma fam ilie, de ma, position. et j'aurais volontiers consenti à prendre la place de Faquita. aussi bien que ses vêtements, si /j'avais cru vous rendre ainsi plus heureux. Pardonnez-moi, ma chcrie, dit-il en se laissant tomber sur un genou devant elle.- x

Et s'inclinant sur la froide petite main qu'il avait prisejusquà ce que sa chevelure fût presque sur la poitrine do Maruja

Pardonnez-moi, vous êtes trop fière, Maruja, pour consentir, même devant vous seule, à donner votre cœur là où votre main et votre fortune ne pourraientle suivre. Mais d'autres peuvent ne pas penser ainsi. J'ai ma fierté, moi aussi,

8 h. 3/4(Centr.57~44) Saison d'Eté. Pour passer l'été, rev.de André :Dahl et Ch.Cluny(Ch.Cluny, G. Merry, P. Colline, Reine Derns, S. Doria). Au Perchoir (Barg. 37-82), à 9 heures, A Spapa, nouvelle revue. Monsieur Pigache le Bec de' gàz (MM. Piérade, Moriss; Mlles Paulette Franck, Nestier).

A Luna-Park,

Dans un site enchanteur, à la porte du Bois, se trouvent réunies les plus sensation- nelles attractions. Cet. après-midi, LunaPark, ses attractions, ses visiteurs, seront cinématographiés par « Pathé-Journal ». Distribution de souvenirs aux enfants. Courrier Musical

Pour les musiciens français.

« Musica », Société française do. concerts, organise, sous le patronage de la « Maison deta Musique » un grand concours de composition d'interprétation ^et de virtuosité, ou* vert à to^us les compositeurs et tous les pianistes, violonistes et violoncellistes français sans limite d'âge.. Le concours de composition sera doté de 3,000 francs de prix en espèces.

Le concours d'interprétation et de virtuosité' comprendra trois épreuves et 12,000"francs de prix en espècpS.

Pour le règlement détaillé du .concours et tous les renseignements, écrire à\< Musica », 31, rue Tronchet, à Paris. (Louvre 25-75).

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S'INSCRIRE DE SUITE

A DEAUVILLE, les parfums Bichara se trouvent aux Grands Magasins dit Printemps.

Lia Vie Sportive LES COURSES A I

Aujourd'hui, à 2 heures, Courses à Deailville. Gagnants du Figaro Prix de Saint Arnoult Croisiltes | Sea Hound.

Prix des Réservoirs Ministérial Bermuda. Prix de Fenacqttes Setauket; Roino des Crèmes.

Grand Prix de Deauville Paragon Juveigneur.

Prix du Commerce Bermuda Almora. Prix de Blonville Erdaraz Le Ronfoïl.

A ÛEAUVILLE

Veille de Grand-Prix

PRONOSTICS

Deauville, 14 août.

Qui le gagnera ? C'est l'éternel X, sans lequel les courses n'existeraient pas. Il y a des impressions, des possibilités, des probabilités, c'est le but de ce petit article. Par exemple, il y a une quasi certitude la grande épreuve de la réunion normande sera un gros succès et cette affirmation semble reposer sur des bases solides. Deauville continue à jouir de cette vogue quasi universelle, je dis universelle avec intention, pour calmer les petites envi,es, les petites jalousies qui la combattent. Si Dcauville est plein d'agrément, il est également utile évidemment, il bouleverse nos opinions, notre raison, pourquoi ne pas dire le fait, nos idées bourgeoises. Le Pactole, dont les eaux argentées sont plus rapides que celles de la Touques, n'est pas du goût de tout le monde quelques protestations s'élèvent sur ce débordement, sur cette manifestation de la richesse la vie à Deau-: ville atteint un déploiement de luxe, souvent exagéré que cela soit aux courses, aux- ventes des chevaux de pur sang, au cercle, dans tout et partout les billets de banque, dansent une farandole peu ordinaire. Quand-' on y assiste, même en spectateur, en faisant abstraction de cet exécrable défaut, l'envie, on est effrayé et l'on se demande où l'on va; mais, si l'on réfléchit que le commerce, que l'Etat, que nous tous en profitons, on est forcé de reconnaître que Deauville est nécessaire. Il crée ce mouvement qui échappe à notre raison. Si, au cercle, les tapis verts disparaissent souvent sous les liasses de billets de milic, si les bancos atteignent des sommes folles, si les dames elles-mêmes s prennent au chemin de fer des mains un peu, chères, la cagnotte est là qui engloutit régu-î lièrement avec un beau pourcentage pour l'Etat, et il n'y a pas que l'argent de nos compatriotes, il y a celui de tous les pays. Il.'jiJ a dans le monde une trop grande masse d'argent liquide, il lui faut un exutoire bénéficions de la situation, réjouissons-nous de cet-état qui nous permet* d'améliorer notre change. Mais je m'aperçois que je suis bien loin du Grand Prix de Deauville, aussi je reviens bien vite au poteau de départ s'alignent une quinzaine de concurrents. On ne peut pas désirer plus belle veille du Grand Prix. L'assistance augmente tous les

et je ne laisserai pas dire que je voua ai conquise avant de vous avoir méritée. Vous n'avez pas le droit d'être plus fier que moi, monsieur, dit-elle en se' levant et reprenant un peu de son air do-. muiateur d'autrefois. Non, je vous eh prie, Harry voyons Harry

Néanmoins, elle céda, et quand elle reprit la parole, ce fut la tête posée sur son épaule.

Ce qui est humiliant, c'est de tromper ies autres, c'est cette cachotterie. Oui, Harry, je crois que je serais capable de. tout supporter avec vous, pourvu que ce soit connu, si vous en veniez àm'épouser, tout comme un autre. Quand même on vous injurierait, quand on parlerait de votre origine douteuse, de votre pauvreté, de vos souffrances, quand même on vous attaquerait, je pourrais vous défendre. Quand on dirait que vous n'avez pas depère de qui vous récLauier, je pourrais môme, je crois, mentir pour vous, aflirmer que vous en avez un, Harry. Si l'on parlait de votre pauvreté, je répondrais par ma fortune, si l'on cancanait sur vos misères, je ne serais que fière de votre courage à les supporter, si je pouvais retenir les larmes de mes yeux.

Elle avait, en effet, des larmes aux yeux.

Il les sécha d'un baiser.. Mais si l'on nous menaçait? Si l'on me chassait de la maison ?

Je m'enfuirais avec vous dit-elle; encadrant sa tète sur la poitrine d'Harry.

Bret Hart.

Traduit de l'anglais par Albert Satine. {A suivra.)


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jours; le.temps est superbe, espérons qu'il se maintiendra pour le big event. Naturellement, on parle beaucoup de la belle épreuve. Le matin, le canter pris par le cheval anglais Paragon a été suivi avec un vif intérêts; le champion est allé' dans une action souple; et ne se ressent pas, semble-t-il, de .ses quarante-deux heures de chemin de fer il a fait deux tours de piste à une allure modérée .levant M. de Saint-Alary et son entraîneur Gilbin. D'autre part, notre représentant le plus autorisé, Juveigneur, est dans une brillante -condition à mon avis, il ne peut pas être mieux..

Puisqu'il s'agit de l'entraînement, signalons Mèddlesome Maid, toujours un peuraide au début de son travail, et Verdier allant encore moins plaisamment, et revenons à cette journée de samedi.

Le prix à réclamer a été gagné très facilement par Popularity celle-ci avait mal couru la veille iï: Pont-1'Evêque et les commissaires, trouvant une interversion trop grande, ont ouvert une enquête. Je préfère parler de la gagnante de l'épreuve suivante, Mousse de Mai, une ravissante pouliche, tout fait dans le type maternel. Bellhouse, l'ayant bien en main, l'a laissée s'étendre librement et gagner de façon très plaisante. Little Comrade a battu un lot très ordi- naire, mais le fait de battre un vieux cheval à un c.cart de neuf livres, est toujours une bonne note. Je ne compte pas les trois livres du sexe. L'écurie Cohn, qui mettait en ligne trois représentants, n'a donc pas eu de chance. Elle en a eu encore moins dans le prix Guillaume-le-Conquérant où elle a été distancée de la première place. Glorious ayant manifestement gêné le cheval anglais Lacrosse. Son jockey a été mis à pied pour ne pas avoir essayé ,do le maintenir droit. Michel Ange, transfuge de prix à réclamer, a gagné nettement le handicap sous un os poids; c'est dire que. la société était modeste.

Phuslâ fait de plus en plus le, vide; il n'est pas sorti de son action pour régler son unique adversaire, Arabian Chief.

Prix de l'Estacade (4,000 francs, 2,400 mètres). 1 Popularity, à M. Jean Arditi (M. Allemand) 2, Testri, à M." G. Rouglor-Lagane (Ch. Hobbs) (5 longueurs, 2 longueurs). Non placés Bubale, Bou Bou, Gambardeur, Lorette VI, San Gabrielc.

Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 45 francs. Placés Popularity, 26 francs Testri, 64 fr. 50. Prix de la Touque (8,000 francs, 1,000 mètres). -r- 1 Mousse de Mai, à M. Henri Cottevieille (G. Bellliouse); 2, ArÇady, à M. E. Martinez< de Hoz (A. Sharpe) (2 longueurs, 3/4 do lon-

gueur).

a Noii places Doréid, Roucouleuse, Miss Glati«n«, Huntsend, Madame X.

Pari mutuel à 10' francs Gagnant, 18 fr. 50. Placés Mousse de;. Mai, 15 fr. 50 Arcady, 33 francs.

Prix du Havre (7,000 francs, 2,000 mètres). 1 Little Comrade à M. A.-K. Macomber (G Garnor) 2, Sirnarra, à M. J.-D. Cohn (G. Bellhouse) 3, Louppy, à M. Mathieu Goudchaux (J. Lepinto) (1 longueur, 3 longueurs).

Non placés Le Permissionnaire, baint Moritz, Foliosus, Carnpistron, Gloire de Lorraine, Stind's Star.

Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 32 fr. 50. Places Little Comrade., 15 franco; Simarra, 38 francs Louppy, 31 fr. 50.

Prix Guillaume le Conquérant (20,000 fr., 1 100 mètres. 1, Lacrosse, à M. Sol Joël (M. Mac Geo); 2. Glorious. (rétrogradé de 1"),' à M. J.-D. Cohn (Milton Henry) (3 longueurs du 1er au 3e', 3 longueurs du 3° au 4°).

Non places Jane Eyre, Marron Bizoton, Souviens Toi, Bound Over.

Pari mutuel ic 10 fr. Gagnant, 30 fr. 50. Placés Lacrosso,48 fr. 50; Glorious, 15 francs. Prix de la. Yorksldre (6,000 francs, 2,400 m.). 1, Michel Ango, à M. Sol Joël (M. Mac Geo) 2j BuUflnch à M A. Eknayan (E. Bouillon) (i longueur, 3 longueurs).

Non placés Chamaz'ande, Biskra, Mailly, Saint Florin. ̃• Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 53 fr. 50. Placés Michel Ange, 23 fr. 50; BuMnch, 20 francs.

Prix de Menneval (8,000 francs, 1,000 mètres). 1, Phusla, à M. J. Rutg-ers Le Roy (F. O'Neill) (2 longueurs).

Non placé Arabian Chief. agnant, 10 fr. 50.

Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 10 fr. 50.

Verdier, qui représentera avec Le Dansk l'écurie Auguste Pellerin, ne semble pas avoir une chance régulière d'avoir raison do Juveigneur à poids égal c'est le vainqueur de cette épreuve l'année dernière.

Juveigneur vient d'enlever à Deauville le prix Florian de Kergorlay à Bachlyk, Dolphin et Petit Palais, après avoir fait son train à toute allure il semble avoir retrouvé 'sa forme des bons jours.

Le Rapin, qui vient de succomber de loin derrière Insensible battu par Sourbier, semble par là n'avoir qu'une chance bien minime de battre Tullamore, qui vient de gagner elle aussi.

Caroly, malgré ses qualités indéniables, paraît un peu surclassé dans cette société. Imaginaire vient de remporter deux victoires à Deauville, battant Seed el Bark facilement en lui rendant quatre livres; il lui en rend sept de plus aujourd'hui puis Le Dansk, qui recevait quinze livres, et eh aura dix-huit.

Petit Palais vient d'être battu à dix-sept livres par Juveigneur aujourdlhui, il n'en reçoit plus -que douze, il est donc régulièrement barré.

Tullamore, si la jument de M. Hennessy

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avait montre cette. année la même forme que que! l'année dernière, aurait une grajide chance, mais. uû douta peut subsister, malgré sa récente victoire-sur Insensible toutefois, la souplesse de, son action plaide en sa faveur.

Seed el Bark, bien que transformé, ne semble pas de taiile à avoir raison de certains de ses concurrents.

Sout, qui a donné de grandes espérances à son entourage, semble surclassé en cette sûtciété..

Paragon, malgré son long séjour dans le train, semble avoir réuni tous les suffrages, et sa facile victoire au Bois, la veille du Grand Prix, sur Hollister, Clean Sweep et Sout, ainsi que le fait d'avoir battu en Angleterre Blue Dun, la quatrième du Grand Prix,, attire particulièrement l'attention sur le champion anglais. `

Bi-other to Eos, qui aura, paraît-il, la monte de J. Childs, a succombé contre Petit Palais; il a battu Pleurs et Marron sur 1,600 mètres la distance paraît trop longue pour lui, Mèddlesome Maid, sur l'ensemble de ses performances, parait supérieure à son compagnon d'entramement Boscobel, et elle jouit d'une excellente réputation à Chantilly. Sa chance paraît appréciable. Elle a été choisie pour porter les couleurs de l'écurie Macomber. Take a Step vient de se révéler à Deauville; elle vient de remporter trois faciles victoires, et elle sera un précieux auxiliaire pour sa compagne Tullamore, qu'elle nous semble, à l'heure actuelle, de taille à suppléer en cas de défaillance.

Le Dansk semble en progrès on peut compter qu'il tiendra bien la distance,; peut jouer un rôle à l'arrivée. > En résumé, l'écurie Hennessy, Juveigueùr, Paragon et Meddlesone Maid semblent posséder les meilleurs titres.

Nous désignons Paragon et Juveigneur. Lebasi.

LA VIIe OLYMPIADE PREMIÈRE JOURNÉE 't

(PAR- DÉPÊCHE DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL) Anvers, 14 août.

Depuis hier, Anvers a pris l'aspect des grands jours de fête; partout ce ne sont qu'immenses drapeaux belges et aux couleurs des nations alliées, arcs de triomphe et décorations florales d'un goût parfait. Dès une heure, les différentes délégations étrangères sillonnent les larges avenues qui conduisent au stade- érigé hors des fortifications près de la gare du Sud.

Le stade comprend deux vastes tribunes couvertes, avec de larges dégagements. Sur lés portiques flottent des drapeaux de toutes les, nations qui participent aux jeux. La pe^louse centrale forme un tapis vert où se détachent les emplacements des Sauliers elle est entourée par une piste en cendrée de 389 mètres de longueur mais les virages sont d'ùiï trop' fdible rayoiï'pour le bGiï uspéct général. L'ensemble ne donne pas l'effet de puissance et de force du stade de Stockholm, mais est néanmoins fort plaisante dans sa tonalité claire. A une heure et demie, le Roi arrive par la gare du Sud, accompagné de la Reine en toilette blanche, avec tablier de dentelle; du prince Léopold, en uniforme de sergent d'infanterie le prince Charles a revêtu la tenue des cadets de la marine anglaise; la princesse Marie-José porte une robe bleu pâle. Après la revue de la compagnie d'honneur, les souverains se rendent à pied au stade, acclamés par la foule. Les membres du Comité Olympique international sont présentés au Roi et- à la Reine.

A l'apparition du cortège royal, dans vaste tribune centrale, la musique militaire joue la Brabançonne, et une belle ovation est faite au Roi de l'héroïque Belgique. Le cortège des concurrents, des diverses nations fait alors son entrée sur la piste du stade, chaque délégation précédée de son drapeau ;,les nations défilent.

En tête défilent les Australiens, en vestons verts, les équipes du Brésil, du Canada, dont les athlètes out, sur le jersey, la feuille d'érable rouge, puis du Danemark, précédé d'un joli groupe de jeunes filles gymnastes eu bleu; viennent ensuite l'Egypte, les hommes coiffés du fez; l'Espagne, l'Estho-; nie, avec son drapeau aux trois bandes bleue, noire et blanche; les Etats Unis présentent, à. leur tour, un bataillon do 500 concurrents armée et marine, des athlètes civils en pantalons blancs, vestons bleus, chapeaux de paille; leur belle tenue est très remarquée un groupe de Finlandais suit, puis c'est la France; dès l'entrée, une immense acclamation commence. Nos hommes ont vraiment belle allure, impeccablés en pantalons blancs, jerseys blancs, liserés bleu, frappés du coq gaulois sur la poitrine, bérets blancs; ils défilent à une allure souple, dégagée, et devant la tribune royale, tous élèvent le bras droit en signe de salut. Ce geste heureux fut très remarqué. Venaient ensuite les équipes de la Grande- Bretagns, dans la traditionnelle tenue pantalon blanc, vareuse bleue, chapeau de paille; on fait un succès aux Anglais, à •'la Grèce, à la Hollande quelques Inctous, turbannés de mauve et de rosé, représentants de l'Empire des Indes; les Italiens en.bleu sombreros gris les délégations, peu nombreuses, du Japon, du Luxembourg, do Monaco, de Norvège, de la Nouvelle-Zélande un fort contingent de Sud-Africains, en vestons verts le Portugal, puis la Suède les Suédois ont envoyé une imposante compagnie, précédée d'un peloton de charmantes gymnastes en bleu; à leur passage, toute une tribune se révèle terre suédoise, les occupants agitant frénétiquement chacun un drapeau suédois:

Encore les délégations de Suisse et de Tchéco-Slovàquie; enfin c'est la Belgique, ou tous les sports sont largement représentés une belle ovation qui.n 'égale que, celle faite à la France saldo les pelgès. Lorsque tous les athlètes sont massés au centre de la pelouse, lo comte de Baillet-

3EP1jTTS I>3E3 200

REPRESENTATIONS CONSÉCUTIVES

Latour, devant la tribune royale, demande au I Roi de déclarer l'ouverture des jeux. Debout, dans un impressionnant silonco, d'Uae voix: forte', Sa Majesté dit': «"Se proclame l'ouverture des Jeux olympiques d'Anvers. » a G'élébrarit la septième Olympiade das;tomps modernes, le premier coup do-salve' de sept coups de canon retentit, un vol de pigeons &*éiève vers le ciel bleu, et'lentement un immense drapeau olympique, aux anneaux enlacés de toutes couleurs, monte au grand mât oit, au cours des jeux, sera hissé le drapeau national du triomphateur.

Dans chacun des concours, les chanteurs suédois, venus nombreux, se t'ont entendre, puis le porte-drapeau, de la Belgique prête, au nom de tous les athlètes, le serment d'être, do loyaux et chevaleresques adversaires. Dans le même ordre, les délégations font le tour de la piste et sortent, en passant sous Tare de triomphe; cette fois encore les Français s'ont l'objet d'une formidable acclamation. Dans la tribune royale on remarquait, aux côtés de la Reine, S. Em. le cardinal Mercier, M. Henri Patô, député, délégué officiel de la France le général Serrigny, le comte Clary, le baron Pierre de Coubertin, le prince Ruspoli.

Le Roi et la Reine ont été chaleureusement acclamés à leur départ du stade en automobile.

Après la cérémonie d'ouverture des Olympiades, le Roi a prié M. Henry Pâté et le général Serrigny, représentant le gouvernement français, de transmettre aux athlètes français ses félicitations pour leur belle attitude durant le défilé. ̃•̃̃"̃̃'

De son côté, la Reine a témoigné au général sa vive admiration pour le maréchal Pétain et l'armée française.

M. Henry Paté et le général Serrigny ont rendu visite au cardinal Mercier et au bourgmestre d'Anvers. Ces entrevues ont été particulièrement cordiales.

A l'issue de l'inauguration du stade, lés représentants du gouvernement français sont allés déposer une couronne sur la tombe. des soldats français enterrés à Anvers.

Ils se sont ensuite rendus au milieu des athlètes français à la maison de France, parfaitement organisée par le comte d'Arnaud. La soirée s'est terminée par une réception au Palais Royal.- Paul Champ.

AVIATION

Bruxelles-Londres. La Compagnie Handley-Page a rendu quotidiens depuis le ;20 juillet ses voyages Bruxelles-Londres. Le, ̃S. N.~ E. T. A. attend pour doubler également ce service que l'administration de l'Aéronautique lui ait cédé un certain nombre d'avions DM. 4, dont cette dernière n'a pas encore reçu livraison des constructeurs anglais. Voici les résultats de l'activité des transports sur cette ligne au cours du mois de juillet

Bruxelles-Londres (aller). 27 passagers, 78 kll. 770 de colis et 13 kil. 532 de courrier, Londres-Bruxelles (retour). 16 passagers, 191 kil. de colis et 47 lui. 25 de courrier.

Bruxelles-Paris. La S. N. E. T. A., assure un deuxième départ par jour dans chaque sens pour cette ligne, depuis le lundi

2 août.

2 aôtit. LAWN-TENNIS

Société de sport de Compiègne. Nombreuse assistance autour des courts de la Société de Sport de Compiègne qui vient d'organiser une série d'épreuves pour cet été ainsi que pour la saison d'automne. .•:•. Un handicap double mixte .joué cette semaine avait réuni 22 concurrents. Résultats

Demi-finales: Mlle Anita Marcot et baron de Graffeuried-Villars (-30) battent Mlle A. de Beauvoir et -M: Fr. Fournier-Sarlovèzo (-3/6), 4/6, 6/3, 8/6-; Mlle E. de Beauvoir et capitaine de Branges de Bourcia (-15) battent Mlles Duchaussoy et J. de Bussy (-3/6), 6/2,6/4. Finale Mllo Anita Mai'CQt-ot baron de .Gt-'affeuried-Villars (-30) battent Mlle E. de Beauvoir et capitaine de Branges de Bourcia, (-15), 6/1, 6/3.̃; ̃. ri; _;a ESCRIME

Le tournoi de Luchon. –Le tournoi d'ôscrime organisé annuellement à Luchon. sous la direction du maître parisien A. Bergès, professeur de l'établissement thermal, a obtenu le plus complet succès.

Les assauts étaient présidés- par Je général Bous'iuet, représentant le général commandant le 17e corps d'armée, assisté de M. Liottel, président des Jurys et du marquis Méranville de Sainte-Claire et du baron Fabre de Roussac. Eu voici les résultats

Fleuret individuel. 1, docteur Bézian (Bordeaux) 2, M. Bernard (Montpellier) 3, capitaine Lacaze (Tarbes), prix de tenue 4, M. Biny (Luchon) 5, Antoine Bergès fils (13 ans).

Fleuret, professeurs. 1, Testât ^Bordeaux) 2, Viguier (Toulouse) 3, Prignet (Tarbes)' 4, Dumont (Montpellier); 5, Vidal (Montpellier). Epée individuel, amateurs. 1, Labau (Montde-Marsan) 2, J. Temple (Montpellier) 3, cxœquo Weiss (Montpellier), Lafon (Bordeaux) et do,cteur Bézian (Bordeaux) 6, André (Montpellier) 7, docteur Belbet (Tarbes) et Laporte

(Tarbes).

Epée, professeurs. 1, Dumont (Montpellier); 2, Testât (Bordeaux); 3, Viguier (Toulouse) 4, Vidal (Montpellier).

Classement par équipes de trois tireurs.Fleuret 1, Bordeaux; 2, Montpellier épée 1, Bordeaux; 2, Toulouse.

Match d'épée en dix touches entre MM.Liottel et Labau, vainqueur du tournoi; Après une lutte. acharnée, M. Liottel prend l'avantage par iOj touches à 6.' ̃ YACHTING DE COURSE

La Coupe du Cerclé de la Voile de Paris. Après la Coupe de l'America, que, le Resolutc a si énergiquement et si glorieusement disputée au -yacht anglais, nous voici arrivés à la veille d'une autre course qui, bien que d'une importance beaucoup moindre, n en présente pas moins n très réel- intérêt au point de vue du sport. Il s'agit de la Coupe internationale du Cercle de la Voile de Paris.

Cette Coupe, créée en 1898 offerto au Cercle de la Voile de Paris par plusieurs de ses membres, à l'occasion du premier déli international de la Coupe de France, défendu par l'Estérel, à Cannes, est 1 prix d'une course internationale réservée aux yachts de un tonneau maximum, montés exclusivement par des amateurs. Elle se courra, cetto an-

née, demain lundi, à Ryde, dans les eaux an-

glaises, à quelques kilométrée de Southamp-, ton. ̃ ̃̃̃̃̃̃̃ En outre des bateaux anglais et français, un bateau hollandais Orange prendra part à la course ce petit yacht de 6 mètres 50, est le vainqueur, aux Olympiades belges, du bateau français de même série Rosé- Pompon, à M. A. Weil. Le bateau français Le C. V. P. offert au cercle de la Voile de Paris par plusieurs do ses, membres a.été dessiné et construit par M. Arbout il paraît être un excell.ent.bateâu de mer et' son entourage fonde en lui les plus grands espoirs pour le voir ramener en France cette coupe que les Anglais nous oïi(t ravie en 1914. y Le cercle de la Voile dé Paris sera officiel- lement représenté à Ryde par MM. de Malastic, docteur Daulnoy et Michel Houyvet.

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M. le comte d'Andigné, au château de Monet; Mme L. Andrès? à Schaeffersheim Mme Adèle Adam, à Florence; Mme Angenard, à Bellevue; M. Simon Aubry, à Rive-de-Gieiv

Mme la baronne de Beauverger, au château de La Marsaudière; M. Bex, à Mers-les-Bains Mme Jules Boizel, à Hardelpt; Mlle Mary de Buck, à Biarritz.

M. Henri de Curzon. à Saint-Privat; M.Jean ;Canivët,"à Bùssy; M. Raoul Combes, à Royan M A -M. da Costa,- à Bagnoles-de-1'Orne M. Gaston de Castérani à jGhelle-Debat; M. Henri Cazier, Erquy; M.- et- Mme Albert Canet, h Saint- Aubin-sur-Mer M. Jean Ghapus, à Mondragon.

Mme Ehret, à Moulind'Aingeville; ,M. Jacques Ehrhart, à Tourcoing.

Miss Harriett; Fearing Sr, à Boston M. Georges Foucher, à Asnelles; M. Fouchet, à Elbeuf-surSeine.

M. le comte Robert de Vienne, à Vichy. M. et Mme Georges Wybo, à Grenade.

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Mme Carmen Z. de Aguiiarè

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Marquise des Cars.

M. Léon Dagan.,

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Mme Jules Halphen. ̃

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DIVIDENDE N" 61

VIS EST DONNÉ que les chèques représentant A le dividende n° 61 de 10 shillings par action ont été envoyés aujourd'hui aux Actionnaires européens (sauf à ceux résidant en pays ennemis) inscrits au 30 juin 1920.

Les détenteurs de titres au porteur recevront payement desdits it> shillings par action contre 'remise du coupon 61, à l'une des ̃placiss-'désignéés ci-après.:

Johannesburg., Au siège social do la Compagnie, General Mining Buil-

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Londres. Aux bure.aux.de la Compagnie, 63/64, Winchester House, Old

Broad Street. E. C.

PARIS.. v.i. Au Gpédii Lyonnais, 19, boulevard des Italiens.

Les coupons présentés àLondres pour le compte dPacuôiïn'âirés'-ï'ésiëaht dans le RoyaumeUni soront;tsoj{mi3 ;à. un.e déduction de S-&hiiliHg« êr25 pence par hVré sterling pour ^T^'|.çcome-tax .anglais.

T" bW'les 'éd'up'tfns présentés à Paris, aussi bien que ceux présentés ailleurs pour le compte devproprietaires résidant en France, seront soumis -à- une déduction de 1 shilling 8 pence par livre sterling pour impôts français. Les coupons présentés à Johannesburg devront être .accompagnés d'une déclaration de propriété établie sur des formules pouvant être obtenues sur demande à 1 uno quelconque des'places sus-indiquées.

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