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Full notice

Title : Figaro : journal non politique

Publisher : (Paris)

Publication date : 1920-06-02

Contributor : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributor : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication

Type : text

Type : printed serial

Language : french

Language : French

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 02 juin 1920

Description : 1920/06/02 (Numéro 153).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Rights : public domain

Identifier : ark:/12148/bpt6k2925011

Source : Bibliothèque nationale de France

Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date of online availability : 15/10/2007

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La véritable Amérique

Il n'est pas vrai queles peuples aient toujours les 'gouvernements qu'ils méritent. Il y a des moments, au contraire,, où les. nations valent beaucoup mieux que leur politique.

Je crois que cette formule exprime de façon assez exacte ce que nous devrions tous penser actuellement de l'Amérique par rapport à la France. Et pour acquérir à cet égard une notion certaine, dont la valeur domine toutes les, critiques et nous empêche de regretter notre enthousiasme d'antan, il me semble qu'il suffit d'observer ce que la nation américaine accomplit .chez nous maintenant, dixhuit mois après l'armistice et malgré tout ce qui a surgi de pénible entre elle et nous depuis lors.

Ce qu'elle fait? On ne le remarque pas assez. C'est simplement la continuation persévérante, imperturbable, sans cesse adaptée et amplifiée à la mesure des nécessités nouvelles, de l'aide amicale et vigoureuse .qu'elle nous apportait dès le mois d'août 1914. Tous ces concours, qui nous venaient de plus en plus puissants, en. même temps que grandissaient nos périls" et nos épreuves, ces avantgardes volontaires qui, affluaient vers nous d'un pays ̃dont" l'armée n'avait même pas encore commencé son recrutement et dont l'intervention officielle, si quelqu'un nous l'avait alors annoncée, nous serait apparue comme une hypothèse chimérique^ toutes ces forces spontanées il faut le dire et le redire, afin que la masse française juge selon l'équité la masse transatlantique sont demeurées avec nous et travaillent avec nous. Elles ne s'emploient pas seulement à laréparation improvisée et provisoire de nos ruines matérielles dans les régions dévastées. Hygiène de l'enfance, lutte contre la tuberculose, amélioration de l'instruction professionnelle, perfectionnement de, l'outillage agricole, tout ce qui peut être entrepris afin de compenser au profit de la race française l'épuisement, la déperdition d.e vitalité causés par'la plus longue ,et la plus sanglante des guerres modernes, tout cela est favorise, par elles d'une façon qui décèle au. moins autant la volonté de nous aider à nous sauver pour l'avenir que le souci de nous secourir immédiatement.

La Croix-Rouge américaine, parexempïë, n'est .plus .guère -'nommée dans, nos journaux qu'à la rubrique des faitsdivers, lorsqu'un incendie a dévoré lesrestes d'un de ses stocks. Beaucoup de gens, sans doute, la croient partie depuis de longs mois.Or, j'ai sous les yeux un tout récent rapport de son commissaire pour la France, M. le colonel Knowlton Mixer. Dans ce document officiel, écrit pour le gouvernement de Washington, je lis une phrase qui a pour nous la valeur du plus précieux des témoignages

« Ce que nous avons fait est bien peu en comparaison de ce qu'ont fait les Français eux-mêmes. Le peuple français a une ténacité robuste. Ses leçons nous aideront,et nous guideront dans l'avenir pour tous les efforts de nos oeuvres en Amérique. »

Mais j'y trouve'aussi des chitfres desquels il ressort que la Croix-Rouge américaine a dépensé en France

En 1918 Fr. 86.857.000

En 1919. 170.902.000

soit 84,045,000 francs de plus en 1919 qu'en 1918.

A lui seul, le «Bureau de la zone libé- rée», avec ses distributions' gratuites ou ses ventes à prix réduits de marchandises de toute' nature, dans plus de 4,000 villes ou villages depuis la mer du Nord jus- qu'à la Suisse, a consommé l'an passé un crédit de 125,000,000 de francs. Tout cela continue. Le rapport du co- lonel Mixer annonce bien que « le Bureaux de la zone libérée de la Croix- Rouge américaine achève actuellement · son travail. » Mais il ajoute que les reli- ( quats de ses fonds-un nombre respec- ( table de millions -seront affectés soit à 1 des fondations d'un caractère perma- 1 nent (hôpitaux, dispensaires, pouponniè- 1 res, bains publics bibliothèques i etc.), soit à la continuation de cer- ( taines de ses entreprises par des œuvres -françaises spécialement subventionnées à cet effet. Même lo'rsque l'étatmajor de la Croix-Rouge se rembarquera pour l'Amérique après avoir fermé son Q. G, de la rue de Chevreuse, l'une de ses branches demeurera avec son activité J intégrale la « Junior Red Cross », dont les fonds, souscrits par douze millions, d'écoliers américains, sont consacrés à la multiplication des soupes scolaires, ` des colonies de vacances au bord de la t mer et dés séjours dans le Midi pourles l enfants malades. ,t (

(

Enfin, et surtout, il y a les œuvres américaines fondées en France avant l l'entrée des Etats-Unis dans la guerre, qui ont été incorporées dans le grand r cadre de la Croix-Rouge -d'après des 1 considérations supérieures de discipline ] et de coordipation, mais qui ne de- s mandent qu'à survivre à son départ ] comme elles préexistaient à son arrivée, s Quel est ce foyer de vie intense qui, de Blérancourt, a ressuscité 104 villages t de l'Aisne, relevant les maisons, les ] granges, les écoles, les mairies, les égli- i ses, activant le défrichement des terres i par l'introduction de la motoculture, 1 distribuant des semences, du bétail, et c poussant l'ingéniosité jusqu'à monter une forge pour transformer en outillage; J agricole et ménager tous les débris de ferraille qui obstruaient les champs ( après le passage des armées ? C'est une t organisation autonome, c'est le Comité ̃( américain pour lés régions dévastées, de r Mrs Dike et de miss Anne Morgan. c Quel est, du côté de Villequier-Au-

mont, ce groupe de villages qui n'étaient t plus que des monceaux de décombres et qui bientôt jouiront par l'éclairage électrique de toutes leurs rues et de toutes leurs maisons, d'un confort qu'ils ignoraient avant la guerre? C'est le secteur particulier du Bureâu de distributiorz de Philadelphie, Pensylvanie, dirigé par Mrs Willard-Rodgers.

Quel est, à Reims, cet hôpital modèle en construction? Quel est cet ouvroir où les femmes de la ville et des envi- rons, placées dans les meilleures condi- tions d'hygiène, reçoivent des salaires généreusement fixés pour confectionner du linge et des effets ensuite vendus à bas prix aux habitants des villages si- < nistrés? Ce sont les entreprises de l'American Fund for French wounded, prési- < sidente Mrs Lathrop. Qui se propose, dans la Meuse, autour ,( de Verdun et en Argonne, de reconstituer ] les plantations d'arbres fruitiers? Un co- < mité américain, agissant au nom et pour le compte de telles grandes Sociétés j 1 d'horticulture des Etats-Onis. 1 Qui distribue, aux Etats-Unis, d'in- c nombrables photographies de nos villa- J ges dévastés accompagnées chacune 1 d'une notice explicative qui appelle et provoque irrésistiblement la souscription ? C'est le Food for France Fund, de Miss Carita Spencer et deMrs Armstrong Whitney.

Par qui est dirigé le Bien-Etre du ] Blessé, cette œuvre qui, pendant la guerre, a importé dans nos hôpitaux militaires et y dirige encore l'institution des cuisines de régime? Par la marquise d'Andigné qui, avant son mariage, s'appelait, miss Goddard. 1

Et la fondation Rockfeller pour la pré- vention de la tuberculose! Et les « Mai- ( sons américaines de convalescence », c créées par Mmes Wharton, Royall Ty- i 1er, Edward Tuck, assistées de la haute ç autorité de M. Walter Berry EtYOEuvre r du soldat blessé ou malade de Mme Paul c Dupuy,qui est néeBrown ? Et \&Duryea 1 War Relief que dirigeait naguère avec t une si remarquable activité Mme Lau- 1 rence V. Benêt Et l'Y. M. C. A. Et les t « Chevaliers de Colomb ] En Seine-et-Marne, l'œuvre des Pu- c pilles de l'Ecole publique a créé récem- e ment trois établissements d'enseigne- c ment professionnel; une Ecole mena- s gère et d'horticulture pour les jeunes lilles; une Ecole de menuiserie, de char- r ronnage et d'électricité enfin une Ecole ] pratique d'agriculture. Les deux pre- 1 mières de ces institutions portent les noms inutile de dire pourquoi d'Uruguay-France et de- La Fay&tte. < Quant à la troisième, elle s'installe dans c une ferme modèle de 115 hectares qui c lui est offerte par les écoliers de Pitts- c burg. c

t

Ce n'est pas au hasard que j'invoque ( ce dernier exemple. Peut-être quelques- t uns des noms que j'ai cités auraient-ils pu donner à penser que ce magnifique ensemble d'entreprises de relèvement c exprime moins une volonté expresse de t la nation américaine queies sympathies d'une élite devenue presque française, c en tout cas très parisienne. Dira-t-on que ce sont aussi des amitiés personnel- les qui ont pu déterminer le geste des c écoliers, de Piltsburg ou rassembler les douze millions de gamins et de gamines c qui commanditent la Junior Red Cross? c D'ailleurs, ce n'est pas à Paris, ce n'est a pas dans les baraques du boulevard c Lannes où le gouvernement français est e heureux d'offrir à ces Sociétés la rusti- c que hospitalité des fortifs, que réside le pouvoir qui anime et entretient leur activité. Elles reçoivent leurs directions, fi comme leurs ressources, de milliers de 1 comités, professionnels ou locaux, de villes ou de villages, d'universitaires ou d de jeunes filles, de dames ou d'enfants, de commerçants ou d'ouvriers, dont les adhérents sont innombrables et dont )' l'indication suffirait à cribler de signes r multicolores une carte des Etats-Unis. n L'élite, certes, a été et demeure l'ins- n piratrice, aux difficiles lendemains de la n victoire comme à l'heure du premier c danger. Mais elle n'agit que comme man- v dataire de la multitude, de la grande démocratie dont les politiciens sont si loin, v parfois, de traduire avec fidélité le sen- a timent. Et ainsi ses actes réalisent l'opi- q nion, pleinement éclairée et consciente, P de la véritable Amérique. Jean de Piessac. V

EN ALLEMAGNE

Entre deux dangers

Berlin, 1er juin.

M. Hei-m, chef du' parti populaire bavarois, a déclaré, dans une réunion électorale,' que ,deux dangers menaçaient l'Allemagne la révolution et là réaction, cette réaction qu'il appelle néocapitaliste issue de la guerre.

Il faut, a-t-il dit, suivre une politique moyenne contre ces deux dangers. La révolution capitaliste, alliée naturelle delà réaction militaire, semble la plus à craindre au socialiste majoritaire Rausch, qui vient de donner sa démission de rapporteur au ministère de la Reichswehr. Les motifs de cette démission sont à retenir

Sans doute, dit-il, il se rencontre dans la troupe, et notamment au ministère dé la Reichswehr, un certain nombre d'officiers intelligents et fidèles à la Constitution, mais ils sont des « merles blancs » et ne peuvent rien contre la phalange unie d'une réaction consciente, ennemie de l'Etat, et contre l'odieux égoïsme des officiers qui se manifeste actuellement dans la troupe plus insolemment.que jamais.

Vous.-meme, Monsieur le Sous secrétaire d'Etat, êtes dépourvu d'influence et d'importance à un point indigne de votre situation ̃On ne vous a pas fait collaborer à la rèorgdnisation du Ministère et on n'a tenu aucun" compte de vos propositions.

Le gouvernement de Berlin persiste à..

se-croire le plus fort. Il a reçu avanthier, de la Reichswehr, le serment de fidélité à la Constitution; il vient de menacer de peines très lourdes les soldats qui persistent à former des corps irréguliers, et il dispose enfin de la brigade Dœberitz, en qui il manifeste la plus grande confiance.

Commentant les bruits de réaction militaire, l'ex-ministre de la guerre, général Reinhardt, a déclaré au représentant du Berliner Tageblatt qu'il'existe évidemment des possibilités de coup d'Etat, mais le général estime que le gouvernement possède suffisamment de troupes sûres pour pouvoir se dédéfendre.

Quoiqu'il en soit, le malaise est grand en Allemagne. Si les révolutionnaires sont prêta à engager une nouvelle lutte contre le régime capitaliste et militaire, les militaires se déclarent prêts, de leur côté, a renverser la République. L'ex-kaiser, même, selon le Daily Mail, serait plein d'espoir et ne cacherait pas à ses familiers, et même à ceux qui l'approehentoccasionnellement, que bientôt il redeviendra empereur d'Allemagne. 1, 'y i-

v AU JOUR LE MUR

Petits maîtres

du dix-huitième siècle

Jadis et même il n'y a pas tant d'années on comptait au nombre des « petits maîtres» Boucher, Fragonard et Watteau. Avant cette concession à- un goût un peu dépravé que l'on regardait toutefois avec une certaine indulgence (car cette petite peinture commençait à se vendre), ces artistes étaient absolument méprisés. David avait dit au plus libre de ses élèves « Malheureux Tu seras le Boucher de ton siècle et cette condamnation, pendant longtemps, fit des interprètes les plus délicieux du génie français de véritables réprouvés. Cela permit, d'ailleurs, à M. Lacaze d'acheter le.Gilles de Watteau six cents francs. Le mépris académique et les erreurs de jugement sont bons à quelque chose, quand ils permettent au Louvre de s'enrichir. par erreur.

Maintenant les petits maîtres sont reconnus et proclamés très grands. Boucher et Fragonard sont à leur rang de merveilleux lyriques. Watteau n'est plus un peintre- « agréable >, ni même « le peintre des fêtesgalantes », mais un des plus beaux héritiersde Jiubcns et un des plus ardents fouilleurs': ducœur humain. 'Et même des peintres où d.esSinateurs « secondaires », comme Baudouin, ou Eortail, sont de vrais petits maîtres ou des maîtres tout court. Les Saint-Aubin, les Cochin, Les Moreauj maints autres ont convaincu enfin le monde'que l'on ne badine pas plus avec l'art* français qu'avec l'amour.

.Mais voici un phénomène plus curieux encore, et tout nouveau. Après les petits maîtres devenus grands, les secondaires devenus petits maîtres, les moins connus promus secondaires,, on découvre toute une floraison d'artistes inconnus ou « peu connus» qui vivent, brillent, babillent de façon infiniment diverse et charmante.

Il n'y aura plus, en matière d'art français, d'objets nj d'œuvres sans valeur ». C'est déjà un premier et curieux résultat. Mais un autre, qui nous importe plus, c'est que tout cela prouve et confirme que l'école française est la plus riche, la plus intense, la plus complexe qui soit et qui ait été.

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C'est à cette démonstration que donne une force n^uvé ,.e,t .Séduisante,, l'exposition de « petits matoes\et maîtres peu cô'nnuà <îà dix-huitième siècle », que vient d'organiser, en un hôtel, de ta rufi de la-Ville-l'Evêque, Mme la marquise de Ganay, habile à faife jaillir du sol ces fêtes d'art, et toujours heureuse en ces sortes de trouvailles. La recopnaissance des curieux d'art lui est acquise, mais je crois que celle des malades et des malheureux lui sera encore plus précieuse, car cette exposition a lieu au profit de « l'Œuvre des Infirmières visiteuses ».

Je ne succomberai pas à la tentation de vous donner mon appréciation sur les plus attirants de ces ressuscités. D'abord parce qu'il faudrait de longues pages. Puis' surtout parce que ce serait vous retirer le plaisir de la surprise et la satisfaction de la découverte. Pourtant, discrètement, je vous insinuerai les noms de Le Guay, d'Aubert, de Bounieux, de Genillon, de Demachy, de Chuvaux, de Ménageot, de Maréchal, deSchall. Vous verrez à quels bijoux sont attachées ces' signatures. Que vous dirai-je enfin ? Carmontelle, Pillement, Jeaurat, qui avaient un peu mieux traversé la 'période de l'oubli sont représentés à souhait, et celui qui « gagne-' rait le lapin », le ravissant petit lapin blanc enrubanné de Bachelier, pourrait se flatter d'une rare aubaine.

Il me reste un vœu à formuler.'C'est que Mme de Ganay prépare, pour l'an prochain,, l'exposition des petits maîtres peu connus du dix-neuvième siècle. Mais peut-être y a-t-elle déjà pensé

••*

L'Exposition qui vient d'être inaugurée, 18,. rue de la Ville-l'Evêque, s'est ouverte au profit de l'Œuvre des Infirmières visiteuses de France. Dans son effort d'organisation, la marquise de Ganay a été aidée par M. Carl Dreyfus, un des conservateurs du Musée du Louvre, et par M. Fauchier Magnan, du Petit Palais.

Un'public des plus nombreux témoigna par son empressement à ce vernissage, de l'intérêt artistique qu'avait pour lui cet ensemble, groupé avec un goût très sûr, et aménagé dans les plus agréables conditions.

On remarquait dans le va-et-vient des salons. •'••

S. Exc. l'ambassadeur des Etats-Unis et Mme Wallace, baronne de Wedel-Jarlsberg, S. A. la princesse Murât,, marquis et marquise de la Ferronnays, comtesse Jean de Castellane, duc de Gramont, comte et comtesse Le MaroiSj comtesse Jacques d'Aramon, comte et comtesse Bertrand d'Aramon' Mme Ernesta Stern, baron et baronne Gourgaud, Mme Armand Brun, com-

j.,tesse de La Tour du Pin, M< ot Mme Ogden Mills, Mme Cooper Hewïlt, Mme Lawrance, comtesse Chandon de Briailles, comte de Jarnac, M. Arthur Mcyer, Mme Edmond Porgôs, comte et comtesse Jacques de Ganay, vicomte de Q(anay, baronne Edmond de Rothschild, M. Strauss,.marquise de Rochechouart, baronne de Berckheim, marquise de Loys-Chandieu, comte Chevreau, comte de Bourbon-Busset, comte Gérard de Ganay, M. Joseph Reinach, Mme Hicokx, Mme Pécoul, vicomtesse d'Ongny, comte deGabriac.Mmo W. K. Vanderbilt, baronne de Montremy, comte de Camondo, M. David Weill, M. Maurice Fenaille, M. Léon Michel-Lévy, vicomte de Reisot, M. Albert Lehinan, M. Walter Gay, M. R. Owen, baron de Heeckeren, vicomte Emmanuel d'Harcourt, M.Noël Bardac,1 M. Orosdi, baron Leonino, Mme Michel Ephrussi, M. Louis bletman, général vicomte de La Villestreux, comie Allart du Chollet, baron de Fleury, M. Neveu, M. Edgard Stern, comte de Mouchy, M. Jean Verdé-Delisle, M. Dutasta, M. G. Schlumberger, M. Michel Goudchaux, M. Emile Delagarde, M. Nagelmackers, marquise de Juigné, Mme Emile Halphen, comte et comtesse de Brémond d'Ars, comte de la Redorte, M. Munier, etc., etc. La première journée fait bien augurer du succès.

André Nède.

ÉCHOS

ECHOS

-=oc--

La lumière retrouvée.

L'insuffisance d'éclairage présente, dans une ville, cet avantage que le jour ou on recommence à y voir clair, une joie profonde emplit les âmes.

Cette joie fut ressentie hier soir par' les Parisiens.

Ainsi que cela leur avait été promis, ils goûtaient en cette soirée du 1er juin l'agrément de retrouver de la lumière sur leurs boulevards! 1

Et la sortie des théâtres était toute gaie. On rentrait phez soi en flânant; et ceux qui avaient trouvé la pièce mauvaise, en parlaient avec une indulgence de gens satisfaits.

On marchait dans de la lumière, et c'était charmant 1

-o-oo~o-

Notre collaborateur et ami Raymond Recouly, qui depuis douze ans rédigeait avec le talent que l'on sait le bulletin de politique extérieure du Figaro, nous demande de le décharger de cette rubrique pour lui permettre de nous donner plus fréquemment des articles sur des sujets de politique et de littérature étrangères, ou sur des souvenirsrapportés de ses séjours à l'étranger.

M. Raymond Recouly, dont nos, lec'tcurs n'ont pas oublié les correspondances de, la guerre russo-japo'naise, les grandes enquêtes en Angleterre, en Grèce, etc., ira étudier sur place les questions extérieures toutes les fois que les événements le comporteront. C'est notre collaborateur M. Jacques Roujon qui rédigera le bulletin quotidien et dirigera l'information étrangère.

,'̃ L'IMPARFAIT DU SUBJONCTIF

Il a ses mérites, que trop souvent nous négligeons. On peut l'éviter, mais quand on a commis l'imprudence de le mettre sur sa route, il ne faut pas l'esquiver au passage c'est alors une véritable impolitesse grammaticale, dont tout Français respectueux de sa langue doit soigneusement s'abstenir. Aussi, que M. Sarraut, ministre des colonies, ne nous garde pas rigueur de relever, dans son rapport au Président de la République (Officiel du 31 mai), la phrase suivante « Le gouverneur des établissements » français dans l'Inde a demanda que les dif» férentes parties du domaine public maritime soient mieux protégées. r II faut, absolument, inexorablement, écrire « fussent mieux protégées ».

M. Sarraut, qui le sait aussi bien que nous d'ailleurs, nous pardonnera d'autant plus aisément notre purisme qu'avant de diriger nos colonies, il fut grand maître de l'Université.

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Pressés de fuir l'accablante chaleur d'un été prématuré, touristes et sportsmen en grand nombre ont déjà retenu leurs appartements au Grand Hôtel de Font-Romeu (Pyrénées-Orientales). (Ouverture le 15 juin.) Ils vont y chercher un luxueux confort et l'air délicieusement frais et pur des grandes altitudes (1,800 mètres).

Le Pré-Cateïan inaugure ses dîners de gala à partir du vendredi 4 juin. Ces dîners auront lieu tous les vendredis. Chaque soir, dîner dansant jusqu'à une heure du matin.

Le paquebot Mahana a quitté Liverpool hier à destination de l'Australie. Il emportait 300 jeunes filles qui vont aux antipodes pour y épouser 300 soldats de la grande guerre.

Pendant la guerre le Hampshire hospitalisa le plus grand centre de concentration des Anzac. C'est là que ces jeunes filles connurent ceux qui seront bientôt leurs maris. Elles se confièrent mutuellement leurs projets et leurs espoirs. Et de là leur vint l'idée de s'attendre pour partir toutes ensemble en Nouvelle-Zélande..

Les 300 fiancées trouvèrent l'idée charmante. Les voilà donc, parties. Il paraît qu'elles se marieront toutes Te même jour, dans la môme ville.

Ça, c'est une noce.

De l'influence de la latitude sur les pieds des femmes.

Voici une loi d'expérience qui sera peut-être contestée.

Plus on s'élève vers le Nord, plus les dimensions du pied féminin grandissent. Telle est du moins la constatation sur laquelle s'est appuyée, récemment la Cour d'appel de Londres pour rendre son jugement dans une affaire de bas de soie.

Il paraît, c'est le directeur d'une

grande manufacture de bas de soie qui l'affirme, que la ppinture moyenne des bas de femmes en Angleterre est de 9 poupes 1/2, tandis quïen1 France" elle n'atteint que 9 pouces.

C'est en Espagne que l'on constate les plus petites pointures qui vont jusqu'à 7 pouces 1/2, et en Norvège, Suède et Allemagne qu'on rencontre couramment les pieds de 10, 11 et' même 12 pouces. ̃ L'explication de ce fait réside dans le genre de travaux et surtout de sports choisis, par les femmes, les climats froids poussant tout naturellement aux exercices prolongés et violents.

Et la coquetterie Ne l'oublie-t-on pas un peu dans cette affaire? '?

Ceci n'est point une réclamation, mais un simple avis dont nous nous faisons l'écho.

Sur le Nord-Sud on a installé un mécanisme très ingénieux qui fait se fermer toutes seules les portes dès que le train se met en marche. Une pancarte invite les voyageurs à ne pas toucher à ces portes.

Or, depuis quelque temps le mécanisme ne fonctionne plus ou fonctionne mal et les trains circulent parfois avec les portes grandes ouvertes. Le péril vaut d'être signalé à « qui de droit ». ̃̃̃̃ Le Masque de Fer.

̃ -^>^SX\*N«–

LA QUESTION DU CHARBON Paris en aura-t-il ?

Nous sommes à l'époque l'on doit, théoriquement, constituer les stocks pour l'hiver. Or il paraît que cette opération, en ce qui concerne la Ville de Paris, éprouve de très sérieuses difficultés.

Hier, un représentant de l'administration préfectorale a exposé aux membres de la deuxième commission municipale des faits qui sont fort inquiétants pour l'avenir. En effet, l'Angleterre entend ne livrer à la Ville de Paris que la moitié du charbon pro- mis en outre, l'Etat a très sensiblement rogné sur les quantités de charbon allemand qui étaient destinées à Paris enfin, on se propose d'augmenter le prix du combustible destiné au foyer familial.

En présence de ces révélations, la commission va faire auprès de M. Millerand une démarche, à laquelle s'associeront le président du Conseil municipal, le président du Conseil général et le préfet de la Seine, pour demander que la Ville de Paris soit traitée d'autre manière.

EN SYRIE

L'émir Saïd contre l'émir Faïçal

,1.

Tunis, ler juin.

L'émir Saïd, accompagné de l'émir Kiazim, est arrivé à Tunis et a été reçu à la résidence générale par M. Dubourt dieu, directeur général des finances, L remplaçant M. Flandin, actuellement à Paris.

Au cours d'un entretien qu'il a eu avec L le rédacteur en chef de la Dépêche tunisienne, l'émir Saïd a déclaré qu'il rentrait en Syrie avec l'autorisation de la Conférence de San Remo et sous l'égide [ du gouvernement français.

Je. pars pour Beyrouth et Damas, dit-il, et ma présence y suffira pour faire tomber le pouvoir usurpé de Faïçal, dont souffre mon pays. Le désordre règne, l'injustice sévit, mais j'ai la certitude que le contribuerai puissamment au rétablissement de l'ordre et au relèvement de la Syrie. L'union entre musulmans et chrétiens est nécessaire; si Faïçal a bassement déchaîné le fanatisme à l'encontre même des grands principes de tolérance et de fraternité de la religion musulmane, moi, petit-fils d'Abd-el-Kader,je représente une tradition de générosité et de justice et suis le meilleur gage de l'entente parfaite qui régnera entre tous Jes éléments syriens.

L'émir Saïd a ajouté que la future Syrie ne peut être qu'une et indivisible, sans compartiments s'opposant les uns aux autres. Libérée de l'oppression, elle doit être groupée sous un même, pouvoir, grâce à l'appui d'une grande puissance « que tous les Syriens appellent de tout leur cœur la France', rien que la France »

Avant de s'embarquer pour Beyrouth, l'émir Saïd a l'intention de se rendre à Constantinople, où il compte trouver les appuis nécessaires à sa mission. Là encore, il espère être utile à la France, car si la Syrie a acquis, à l'égard des Turcs, une indépendance politique absolue, il n'en subsiste pas moins un lien religieux, dont il faut tenir compte, entre le monde musulman et Stamboul.

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EN IRLANDE

Un coup de main des Sinn-Feiners

Dublin, 1<* juin.

Depuis la dernière agression des sinnfeiners dans les bureaux de perception et d'enregistrement, en Irlande, il avait été décidé que ces bureaux seraient dorénavant gardés par les troupes.

En dépit de cette précaution, une trentaine d'hommes armés ont fait, cette après-midi irruption dans le bureau d'enregistrement de Kings Inns à Dublin. Ils ont surpris la sentinelle et ont mis en joue le corps de garde avec leurs revolvers, puis ils se sont emparés tranquillement d'une mitrailleuse, de dixfusils et de deux revolvers, sans oublier les casques des soldats et leurs équipements qu'ils ont emportés dans deux automobiles. Toute l'opération n'avait j>as pris plus de 5 minutes.

Krassine à Londres UN OFFICE COMMERCIAL

Londres, l»1' juin.

Dans certains milieux officiels on déclare qu'un des premiers résultats de l'entrevue entre le premier ministre Lloyd George et M. Krassine, sera l'autorisation accordée au gouvernement des Soviets d'ouvrir immédiatement à Londres un Office commercial ^central et, à cet effet, tous les efforts' seront tentés pour organiser un échange de marchandises entre les négociants anglais et les négociants russes. On dit aussi que, non seulement aucun obstacle ne surgira pour empêcher la réalisation de ce projet, mais encore toutes les transactions se feront sous le contrôle d'un chef de ravitaillement qui agira d'accord avec le Porcign Office. LA NOUVELLE ENCYCLIQUE L'Eglise et la Pacification des esprits

Encore une fois, pour exhorter à la paix les individus, les peuples et les Etats,' la voix de la Papauté s'élève; penchée sur les humaines misères, qu'ont aggravées les germes de haines déposés par la guerre, l'Eglise catholique redit la leçon de charité que son fondateur avait autrefois apportée à la terre.

Pour être aujourd'hui en harmonie parfaite avec les désirs universels, la voix de la Papauté, souhaitant la paix véritable, n'a qu'à reprendre les termes' ̃mêmes dont elle s'est servi si souvent au long cours des jours sanglants de la guerre

Depuis le mois de septembre déjà lointain de 1914, où il est monté sur le trône pontifical, veuf de Pie X, Be'noît XV, fidèle à la tradition constante de la Papauté, interprète de la morale éternelle, a dit sans se lasser les lois de la justice et de la charité. 11 a condamné les injustes agressions, mais «frémissant d'affection pour tout ce qui touche l'humanité », il s'est donné comme tâche essentielle, ingrate parmi les plus. nobles passions déchaînées, de réinstaller la charité dans les rapports humains. Et son effort a cherché les moyens les meilleurs de soulager les douleurs; il y est arrivé dans la mesure du possible.

Des haines cependant demeurent, et la discorde qui s'était installée entre les peuples divers essaie maintenant de dresser les unes contre les autres les classes sociales dans une même lutte inutile et ruineuse. Ce serait mal interpréter la pensée pontificale, et diminuer étrangement la portée de l'encyclique que de limiter cet appel nouveau de la Papauté aux seuls rapports entre les peuples. L'encyclique d aujourd'hui .confirme toutes les. lettres et tous les appels précédents, elle s'adresse aux individus dans la manifestation de leurs sentiments nationaux elle s'adressse aussi à eux dans l'espoir de leurs revendications sociales légitimes, ou dans les efforts qu'ils tentent pour élaborer l'ordre social nouveau que postulent les exigences actuelles de la vie moderne. Seule la charité pourra créer à nouveau l'harmonie et seule elle rétablira les rapports de confiance et d'aide mu,tuelle dont les peuples ont besoin, mais la charité qui puise dans la-communion du Christ les fondements même de sa vertu.

Les œuvres de charité ne seront fécondes que si les désirs de la justice sont satisfaits. C'est là le point important de la première partie de l'encyclique pontificale. Il faut satisfaire aux raisons de justice pour que soient reprises avec fruit les relations amicales. Les réparations légitimes doivent être effectuées, les promesses faites doivent être tenues, pour que lawie internationale puisse renaître et que le temps, aidé de la bonne >volonté unanime, réparc, estompe puis efface les injustices, et les crimes.

*•#

Et dans la seconde partie de son encyclique, le Pape, qui vient de lancer son appel à la charité, va donner une preuve tangible et nouvelle de sa volonté de concorde et de paix: il va illustrer d'un exemple frappant la leçon qu'il vient de donner.

Depuis le coup de canon fatidique qui fut tiré au matin du 20 septembre 1870 sur la .Porta Pia, et qui fit du Pontife romain le prisonnier volontaire d'un Vatican enfermé dans l'Italie, désormais unifiée, les Papes s'étaient fait une règle, à côté de bien d'autres, de ne pas recevoir les chefs d'Etat catholiques qui viendraient dans Rome rendre visite aux rois d'Italie. L'empereur.d'Autriche, le roi d'Espagne s'abstinrent; longtemps, les présidents de la République française évitèrent de venir dans la capitale italienne. Seul, le président Loubet fit le voyage. On se souvient de la protestation modérée et confidentielle qu'éleva alors le Vatican. Une indiscrétion livra le document pontifical à. la presse française. Les partis en firent une arme de guerre, et la rupture des relations diplomatiques entre la France et Rome s'ensuivit.

Voici aujourd'hui la France qui renoue avec Rome et à peine le geste de la reprise des relations est-il esquissé, à peine sont achevées les conversations diplomatiques qui règlent les modalités de la reprise que le Pape annonce officiellement, dans un document de portée ^universelle, sa volonté d'atténuer les


conditions des voyages à Rome des princes catholiques.

Deux fois depuis l'armistice,. lé Pape avait déjà fait fléchir en quelque sorte les rigueurs de la. règle autrefois posée en recevant le président du Brésil, président élu et non installé, et l'autre jour en accordant audience à M. Renner, chancelier d'Autriche, venu à Rome pour poser avec M. Nitti les bases, d'un accord économique entre l'Autriche et l'Italie. Le. Pape avait reconnu de luimême qu'étant donné les « changements survenus dans les circonstances et la marche des événements »,-des modalités nouvelles devaient s'établir. L'Espagne depuis longtemps le désirait, et pour éviter de lointains froissements, la> France, à la veille dé reprendre les relations avec le Saint-Siège, voulait également être fixée.

̃- ̃

Le Pape vient de prononcer. Les raisons de justice veulent qu'il ajoute sa protestation à celle de ses prédécesseurs sur l'impossible situation où se trouve le chef de l'Eglise, sur l'importance pour ̃ la paix du monde que la question romaine pouvoir temporel et garantie internationale d'indépendance ait bientôt sa solution.. Mais les lois de la charité, qui font plus pressantes les nécessités de la paix, plus actuelles les volontés de concorde, ont conduit Benoît XV à étudier et à réaliser pour sa part une atténuation aux occasions de conflit d'où naissent les aigreurs et les erreurs de l'esprit

Et ce Pontife qui relâche une des défenses autrefois portées par ses prédécesseurs n'est pas un pontife réduit au triste état de l'exilé auquel on arrache une concession, du prisonnier que la longueur de sa détention a rendu plus .conciliant, du souverain diminué dans le prestige de sa couronne, abandonné par ses fidèles, délaissé par l'attention universelle. Il

C'est l'interprète infaillible d'une doctrine éternelle, source de lumière vers laquelle, se dirigent plus que jamais les esprits et les intelligences avec un besoin toujours renouvelé et toujours plus violent c'est le chef de l'Eglise la plus puissante du monde spirituel, qui voyait aux journées dernières de la canonisation de Jeanne d'Arc plus de trente-cinq cardinaux, plus de trois cents évêques, plus de cinquante mille représentants de toutes les élites des classes sociales incliner, respectueux, leurs fronts et leurs mitres, insignes de leur autorité, sous la bénédiction paternelle; c'est le Vicaire du Christ vers lequel sont montés les clameurs de la douleur, tous les cris de l'angoisse humaine, vers lequel se sont tournés tous les esprits anxieux de vérité, tous les appels à la justice, dans un même sentiment d'hommage c'est le Pape qui vient de renouer avec plus de dix puissances, au point que pour les solennités dernières il fallut ajouter de nouvelles tribunes officielles; c'est le Pontife qui voit se presser aux degrés de son trône les représentants autorisés de toutes les puissances temporelles de ce monde.

C'est à une heure où dans l'écroulement de beaucoup d"èrm^ifès7lâ'drs"âolJution de bien des mondes, sa force paraît plus étendue et sa grandeur plus haute que la Papauté, répétant à l'univers las et meurtri les leçons et les devoirs de la charité, fournit elle-même un exemple. Elle supplie les peuples et les Etats de diminuer entre eux les occasions de conflits, et en ce qui la touche elle fait disparaître une défense qui était une entrave à la bonne harmonie entre l'Italie et maintes puissances européennes.

Elle donne ainsi à entendre, par le fait rroême, qu'elle est plus que jamais prête à un règlement équitable des injustices de 1870.

Le geste pontifical ne peut manquer d'avoir une portée immense à celui-ci d'autres, certainement, vont répondre, qui en prolongeront la valeur dans la politique 'et dans l'histoire.

Victor Bucaille.

Le Mariage chrétien. L'Association du Mariage chrétien, qui a pour but de promouvoir la préparation au mariage chrétien et le respect des lois qui en assurent la pureté-et la fécondité, a tenu, le dimanche 30 mai, son assemblée générale dans la salle des conférences de l'Institut catholique, sous ;la présidence de M. l'abbé Chaptal, curé de Notre-Dame-du-Travail.

M. l'abbé Verdrie, curé do la basilique de Sainte-Clotilde, a bien voulu prendre la parole et a félicité l'Association du Mariage chrétien d'avoir entrepris l'œuvre urgente de la préparation de la jeunesse au mariage. Il a assuré. l'Association de la sympathie et du concours éventuel du clergé paroissial pour la diffusion de l'œuvre.

Après lui, M. Duval-Arnould, député de Pans, a montré en termes émouvants comment les avantages matériels accordés aux familles, et qu'il faut souhaiter les plus nombreux possibles, ne suffiront jamais ù reconstituer en France la famille saine et féconde. L'enfant est une charge morale autant qu'une charge matérielle et, pour que la charge morale soit dignement remplie, il faut qtte les âmes soient à la hauteur de leur tâche paternelle et maternelle. V. B.

Ïnfop(natïon5

Les Galas du King George

Quelqu'un disait dernièrement, en parlant des fêtes fleuries et dansantes du King George, qu'elles font revivre l'époque fameuse de Cora Pearl et de mylord l'Arsouille. Il suffit de passer un soir de Gala- au fait n'y a-t-il pas Gala tous les soirs? au fameux restaurant de la place Vendôme pour comprendre l'attrait de ces fêtes de nuit dont Paris garde le secret.

Au Salon des Arts Appliqués

Quiconque a vu le Salon des Arts Appliqués installé aux Tuileries, dans trois vastes halls, proclame l'ensemble harmonieux et séduisant de cette magnifique Exposition, l'élégance et la richesse des Stands, ainsi que le fini des œuvres de tous genres qui y sont présentées. Chaque jour trois orchestres. L'Association des Journalistes Parisiens, sur un rapport très étudié de M. Henri de Weindel, membre du comité, a décidé dans son assemblée extraordinaire d'adhérer à la C. T. I. (Confédération des travailleurs intellectuels). `

Jean de Paris.

A LA CHAMBRE

LE BUDGET

L'intérêt des observations qui peuvent t être apportées au point de vue budgétaire réside essentiellement dans la discussiougénérale. C'est làqu'apparaissent les grandes directives de la politique française, du gouvernement et des Chambres, et. c'est dans ces débats que l'opinion publique se forme et juge ses gouvernants et ses législateurs. Or la Chambre, cette année, et cela aurait peut-être été singulièrement.utile n'a pas institué de discussion générale. D'emblée elle a abordé les budgets des différents ministères et cela enlève tout intérêt aux observations d'ordre spécial que les députés apportent sur les chapitres. 1

Je me bornerai donc à constater qu'après avoir voté ,dans sa séance de vendredi matin un certain nombre de chapitres du budget de l'intérieur, la Chambre a achevé hier matin le budget de ce ministère et voté les budgets des services pénitentiaires, de l'Imprimerie nationale et des invalides de la marine. Puis on a pris le budget de l'agriculture sur lequel il y a eu une discussion générale sans ampleur et pour laquelle l'opinion ne saurait se passionner. Les socialistes ont réclamé un crédit d'un milliard pour favoriser le développement de la culture, de l'outillage, un député d'Oran a attiré l'attention de la Chambre sur l'utilité qu'il y aurait à défricher des terrains incultes en Algérie pour y semer du blé, etc.

Dans une excellente intervention très applaudie par la Chambre, qui apprécie particulièrement son labeur et sa compétence, M. Ricard, ministre de l'agriculture, a montré les progrès réalisés et l'effort prodigieux donné par nos agriculteurs. Il a répondu aux socialistes que leur proposition répond simplement au programme des offices départementaux déjà existants. Quant à lui, il prendra toutes les initiatives compatibles avec l'état de nos finances. Après cette réponse, la discussion générale a été close et la Chambre a abordé l'examen des chapitres, qu'elle continuera aujourd'hui.

Au début de la séance, la Chambre a voté sans discussion un projet relatif à la création et à la transformation d'écoles d'agriculture, projet qui prévoit aussi pour le fonctionnement de ces dernières un nouveau prélèvement de 1 0/0 sur les recettes du pari mutuel. Avis aux amateurs.

Auguste Avr.il.

AU SENAT

LES LOIS FISCALES On siège encore matin et soir.

C'est autour des droits sur les vins et les alcools que l'on a bataillé hier. La commission proposait de voter des dispositions qui fourniront 840 millions de ^ç^QUBCfi&.prqduj.tes par les impôts sur les boissons.

Les représentants des régions viticoles protestent contre les élévations des droits. M. Doumergue fait observer que le vin va payer 2 milliards d'impôts indirects, et il craint une crise de production et de consommation si l'on adopte le droit de 25 francs sur l'hectolitre de vin.

Le gouvernement et la commission maintiennent leur texte.

M.François-Marsal répond avec bonne humeur à M. Doumergue

M.le ministre des finances.- Je ne suis pas personnellement hostile aux buveurs de vin. (Rires.) Dans une petite ville industrielle, qui a une coopérative de consommation, la vente aux ouvriers hommes et femmes faite par la coopérative a don né une moyenne de quatre litres par tête d'homme ou de femme et par jour. (Exclamations.) Dans beaucoup de centres français, on arrive à une consommation du vin qui peut être réduite sans que la santé en souffre.

Finalement, les articles sur les boissons sont renvoyés à la commission. C'est sur de nouvelles propositions de celles-ci que le Sénat délibère au début de la séance de l'après-midi.

A noter que M. Reibel, sous-secré-. taire d'Etat, dépose sur le bureau le projet de loi portant ratification du traité de Saint-Germain avec l'Autriche. On revient ensuite aux lois fiscales. La commission des finances abaisse de 25 à 20 francs le droit de circulation sur les vins. M. Doumergue demande le maintien des 19 francs votés par la Chambre. On vote. Il y a lieu à pointage la commission est battue par 157 voix contre 128. Le chiffre dei9 francs est adopté. On discute alors la part du droit qui ira aux communes et aux départements. Après un long débat, le texte de la commission attribuant 3 francs aux communes et 2 francs aux départements est adopté,

Contre l'impôt sur les eaux minérales MM. Beaumont, Albert Peyronnet et Massé protestent.

M. Beaumont. Le prix de revient des eaux minérales a considérablement augmenté depuis la guerre; le prix de venté n'a pas été relevé corrélativement. L'exploitation des eaux minérales est devenue onéreuse. Le moment est mal choisi pour les surcharger de nouvelles taxes. Les eaux minérales sont consommées surtout par les malades les taxer, c'est taxer la santé publique. La prospérité de nos stations thermales intéresse grandement l'économie nationale. Ne risquons pas de la compromettre par un excès de fiscalité. (Très bien sur divers bancs.)

Mais le Sénat vote le texte de la commission.

A 6 heures' 172, la discussion s'arrête à l'article 84. Elle recommencera ce matin et se prolongera vraisemblablement toute la journée.

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LtE COî«p!î0E fHflîlGO-lHHÉÎtlCAHÏ

Washington, 1er juin.

Les journaux publient des chiffres sur le commerce entre les Etats-Unis et la France pour le mois d'avril. Ces indications sont, au point de vue du change, aussi satisfaisantes que les précédentes. C'est ainsi que les exportations françaises en Amériqueontété de 14millions de dollars et demi contre 5 millions etderni pour le mois d'avril i9i9. Le total des dix derniers mois a atteint 145 millions

contre moins de 45 pour la même période précédente.

De même, on constate un abaissement considérable des exportations américaines en France. Celles-ci ont été de moins de 58 millions en avril au lieu de 110 l'année précédente; le total des exportations pour les dix derniers mois est de 623 millions contre 807.

« à -v^V.

Le Statut

des Fonctionnaires ̃ Voici les parties essentielles du statut des fonctionnaires approuvé ^définitivement hier matin par le Conseil des ministres et déposé l'après-midi sur le bureau de la Chambre L'article 1" définit ainsi le fonctionnaire

Sont considérés comme fonctionnaires pour l'application de la présente loi tous ceux qui, y en qualité de délégués de l'autorité publique, d'employés, d'agents ou de sous-agents, occupent un emploi dans les cadres permanents d'un service public civil régi par l'Etat,' à l'exclusion du personnel ouvrier.

Les articles 2, 3, 4, 5, 6 et 7 établis- sent les conditions d'admission et d'avancement, sauf dérogations expresses déterminées par des lois. Nul ne peut être admis aux fonctions publiques sans avoir été soumis à un examen d'aptitude et à un concours, suivi d'un stage probatoire. La titularisation peut encore .donner lieu à une épreuve pratique, d'après laquelle le conseil d'avancement arrête l'ordre des nominations.

Les promotions à des postes supérieurs ne pourront se faire qu'à,la suite d'un examen d'aptitude ou d'un concours, d'une inscription au tableau d'avancement ou d'une décision spéciale motivée du ministre compétent, publiée au Journal officiel. Il est dressé chaque année deux tableaux d'avancement: l'un pour lés promotions de classe, l'autre pour les promotions de grade ou d'em- ploi. Pour les promotions de classe, la pro- ` portion réservée à l'ancienneté ne peut être inférieure au tiers.

L'article 8 établit la responsabilité du fonctionnaire, vis-à-vis de l'autorité supérieure et fixe les peines disciplinaires dont il pourra être frappé en cas de faute. Ces peines sont le blâme, la radiation du tableau d'avancement, le déplacement disciplinaire, la rétrogradation de classe, la rétrogradation de grade, la mise en disponibilité d'office, la révocation.

La grève est interdite

Art. 11. Aucun fonctionnaire ne peut, en dehors du cas d'excuse légitime, cesser son service avant d'avoir obtenu l'agrément de l'autorité supérieure.

Toute infraction à cette règle, peut dpnner lieu à l'application des peines disciplinaires prévues à l'article 8,

En cas de cessation concertée ou simultanée du service, les fonctionnaires coupables peuvent être frappés sans l'intervention dos juridictions disciplinaires.

Les deux articles suivants prescrivent les circonstances à la suite desquelles un fonctionnaire pourra être mis en disponibilité en dehors des cas de peine disciplinaire.

Art. 14. Tout fonctionnaire candidat à u*ne élection sénatoriale ou législative est mis en congé sans traitement pendant la durée de la période électorale.

Art 15. Les services publics civils régis par l'Etat comprennent, à côté de l'organe de direction, un conseil administratif.

Ce conseil est composé: pour 1/3 des fonctionnaires les plus élevés en grade pris dans leur ordre d'ancienneté, pour 1/3 de représentants élus par le personnel participant au fonctionnement du service, pour 1/3 de membres désignés par le ministre, en dehors du service, soit en raison des intérêts généraux qu'ils représentent, soit en raison de leur compétence.

Los fonctionnaires peuvent se grouper, mais.

Art. 20. Les fonctionnaires peuvent constituer entre eux, en vue de l'étude et de la défense de leurs intérêts corporatifs et de ceux du service auquel ils appartiennent, dos groupements professionnels. Ces groupements ne pourront poursuivre aucun but politique. Ils seront soumis aux formalités de déclaration prévues par l'article 5 de la loi du 1er juillet 1901, et en outre aux proscriptions de lit présente loi.

Art. 21. Les groupements professionnels de fonctionnaires et leurs union's ne peuvent se former qu'entre fonctionnaires appartenant à une même administration centrale ou à un môme service extérieur, ou encore qu'entre fonctionnaires qui, bien qu'appar- > tenant à des administrations centrales du à des services extérieurs distincts, y exercent une fonction semblable.

Toute union avec d'autres groupements leur est interdite.

Art. 22. Les groupements professionnels de fonctionnaires et leurs unions jouissent -de la capacité civile telle qu'elle est réglée par les lois du 31 mars 1884.et 12 mars 1920.

La direction et l'administration des groupements et unions ne pourront être confiées qu'à des fonctionnaires en activité de service.

Art. 23. Les groupements professionnels ont le droit de saisir directement les chefs de service et les ministres de' toutes les questions se rattachant aux intérêts professionnols do leurs membres.

Ils peuvent, en outre, déférer aux juridictions compétentes tout fait ou toute mesure qui leur paraît porter préjudice à leurs intérêts corporatifs; ils peuvent, notamment poursuivre devant le Conseil d'Etat l'annulation des mesures intéressant la profession et entachées d'excès ou de détournement de pouvoir, sans préjudice des recours individuels des intéressés.

Art. 24. Les infractions aux articles 20 à 22 ci-dessus sont punies d'une amende de 16 à 1,000 francs. En cas de récidive ou de reconstitution irrégulière, l'amende pourra être portée à 10,000 francs. Dans tous les cas, la dissolution du groupement ou de l'uf- nion pourra être prononcée.

Les directeurs ou administrateurs de groupements ou d'unions, coupables d'avoir provoqué les fonctionnaires à la cessation con- certée de leur service, seront punis d'une amende do 10,000 à 15,000 francs et d'un emprisonnement de six jours à deux ans, sans préjudice de la dissolution du groupement ou do l'union qui pourra toujours être prononcée. Les groupements et unions sont civilement responsables du payement des amendes prévues par les paragraphes précédents.

Art. 25. Les directeurs et administrateurs d'un groupement ou d'une union dont la dissolution aura été prononcée né.. pourront, pendant une période de cinq ans à compter de cette dissolution; exercer de fonctions à un titre quelconque dans le bureau d'un groupement ou d'une union de groupements de fonctionnaires.

La loi ne s'applique pas aux ambassadeurs ou chefs de postes diplomatiques, gouverneurs des colonies, préfets, souspréfets, secrétaires généraux et directeurs des ministères.

DERNIERE HEURE

M. Krassine à Londres Londres, 1er juin,

h'Evening Standard croit savoir que le gouvernement anglais fera son possible pour favoriser le projet de la délégation russe et que l'office central que celle-ci se propose de créer à Londres recevra une -licence :de l'office, anglais du commerce extérieur, qui dépend luimême du Board of Trade.

Le premier ministre et ses collègues ont été, dit-on, favorablement impressionnés par MM. Krassine et Klisko. On est certain que le gouvernement des soviets fera l'impossible pour arriver à un accord avec la Grande-Bretagne. La délégation russe va donc, de ce fait, faire un séjour comparativement long en Angleterre.

L'office créé à Londres s'occupera spécialement du commerce des grains, des pétroles, du bois, du lin et autres produits russes.

x II s'efforcera en retour d'obtenir du matériel roulant de chemin de fer, des machines agricoles, des produits textiles, des vêtements et autres produits manufacturés dont la Russie a le plus grand besoin.

Le correspondant ajoute que M. Krassine aurait déjà demandé au gouvernement des soviets des informations au sujet des prisonniers pouvant encore se trouver en Russie.

L'Agence Renier déclare à ce sujet que les décrets régissant actuellement les exportations anglaises interdisent l'expédition des marchandises anglaises en Russie, mais que rien n'empêche M. Krassine d'ouvrir un bureau à Londres et d'entrer en relations avec les commerçants anglais pour un simpleéchange

•̃de' vues." ̃'̃• ̃̃̃

̃>îLai'presse-; anglaise fait ressortir le fait •que danS'-la'qu'estion des 'conversations ave'c.M. Krassine, M. Millerand reste ifidèle aupoint de vua qu'il a: toujours défendu sur les conditions d'une reprise des relations commerciales avec la Russie.

Le maréchal Petain en Angleterre Calais, juin.

Le maréchal Pétain, venant de Paris, est arrivé à 2 h. 30, à la Gare maritime. A 4 heures, le maréchal s'est embarqué pour Douvres, à bord du paquebot Maia o'f Orléans.

-<>O~

EN ALLEMAGNE

Contre les étrangers

Berlin, 1er juin.

Le Comité hôtelier de la Chambre de commerce de l'Allemagne du Sud-Ouest a approuvé la décision de l'Union deshôteliers allemands en vertu de laquelle tous les étrangers en Allemagne devront payer dans les hôtels en monnaie de leur pays en calculant le mark à son cours d'avant-guerre, ou bien en monnaie allemand!? ,et alors avec une surtaxe de 300 0/0. :•

ACOMPTE SUR LES FRAIS D'OCCUPATION DE LA RHÉNAHIE

Londres, 1er juin.

En réponse à une question posée par un membre de la Chambre des communes, au cours de la séance de réou-.verture, le gouvernement a déclaré L'Allemagne a déjà versé à l'Angleterre un acompte de 40 millions de livres sterling pour payer une partie dos dépenses. -nécessitées par l'occupation de certaines parties de l'Allemagne par des troupes anglaises. Sur ce même chapitre, il reste encore dû à l'Anglèterre, à l'heure actuelle, environ 47 millions de livres.

Nouvelles Diverses

Contre la C. 0. T.

M. Jousselin, juge d'instruction, a été saisi d'un nouveau réquisitoire relevant contre les administrateurs de la CVG. T. déjà poursuivis ^infraction* d'avoir accepté l'adhésion de sy.iidical.s/illéga.lginent co'.nstjtuôs, notainanan,t le Syndicat: des lonctionqaires. Notiliçatiqn en sera faite: aujourd'hui aux intéressés & la"prMou de 1% Santé. )K

T.N f

Le complot ̃

M. Jousselin, juge d'instruction, a interrogé, en présence de MI Oscar Bloch, l'instituteur Loriot, ancien secrétaire du parti socialiste, secrétaire du Comité de la troisième Internationale.

L'accusation lui reproche d'avoir préconisé la lutte des classes, l'action directe, la dictature du prolétariat, ses discours aux congrès de Borne' et de Strasbourg et aux fédérations, ses relations avec Zinovieff,' commissaire du peuple russe.

Le dossier comporte une lettre de Lénine et un radio de Guilbaux.. Loriot assume l'entière responsabilité de ses actes.

Fin tragique d'un avocat

Dans notre numéro du 25 mai dernier, nous avons raconté, sous ce titre, ladécouverte, dans la Garonne, du corps de M.Chartron, du barreau de, Bordeaux, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de cette ville. M. Chartron, qui était âgé de soixantequatorze ans a été victime d'un accident.

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Où Pangloss n'est plus optimiste Le chauffeur Pangloss avait cru tomber sur une bonne cliente il l'avait conduite à Paris, à Saint-Denis, à Montmorency; mais quand il voulut se -faire régler les 153 francs que, marquait le compteur, il trouva sa cliente sous l'influence d'un sommeil qu'il ne put interrompre il transporta la doi'meusé à l'hôpital Saint-Antoine, où on constata qu'elle simulait la léthargie.

Le chauffeur dut encore la conduire au Dépôt, n M. Mounet, juge, a interrogé la voyageuse; elle a. refusé de répondre et s'est replongée dans son sommeil; mais, cette fois, elle a été envoyés à la prison Saint-Lazare. Et pas en taxi. _^1^

La vie baissera

Montauban. L'abondance des foins, en rarn-et-Garonne est telle, qu'après s'être vendus l'année dernière 40 francs les 100 kilos, pris à la propriété, les cours sont brusquement descendus à 20 francs et la plupart des stocks restent invendus.

Incendie et collision

Marseille. Un violent incendie a détruit, cet après-midi, l'importante tuilerie,de MM. Martin frères, à Saint-André. Les dégâts atteindraient plusieurs millions. Ge sinistre a

Victoire polonaise

Varsovie, ler juin

Communiqué de V état-major

La gra,nde offensive bolchevique commencée le 14 courant avec de grandes forces entre la Dwina et Pripct a été complètenfent enrayée aujourd'hui. Elle avait pour but, selon des ordres interceptés, l'occupation de la ligne Momo-Decsno-Minsk, pour le 25 mai. L'attitude ferme de nos troupes défendant la Haute Bérésina, et passant à la contre-attaque entre Borysow et Bosrujsk, a enrayé l'offensive de l'étatmajor ennemi.

Nos troupes ont occupé, dès le 27 mai, la ligne de la Bérésina, et ont passé dans plusieurs endroits à l'attaque avec succès.

Le 30 mai, notre contre-attaque dans le secteur Plessennice-Kosieniec a été couronnée de succès. Nos détachements ont pris plusieurs centaines de prisonniers et un certain nombre de mitrailleuses.

En Ukraine, des attaques des armées Budienny, dans la direction de la voie ferrée Krystynowka-Lipowiec, attaques qui ont duré plusieurs jours, ont été repoussées et l'ennemi a été obligé de battre. en retraite!

Sous l'influence de ces attaques, une brigade de cavalerie de l'armée Budienny est passée avec ses chevaux de notre côté.

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Le Sénat contre M. Wilson Washington, 1er juin.

Le Sénat a refusé d'accepter le mandat sur l'Arménie par 52 voix contre 23. On sait que le Président avait accepté ce mandat que lui avait dès longtemps offert le Conseil suprême.

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« La Jeunesse d'Hercule» à Athènes Athènes, 30 mai.

Hier a eu lieu, dans l'antique Odéon d'Hérode Atticus, situé au pied de l'Acropole, une grande réception en l'honneur de Saint-Saëns, en présence de tous les membres du gouvernement, du ministre de France et d'une nombreuse assistance.

Après un festival organisé par la musique du Conservatoire d'Athènes, le maître Saint-Saëns a dirigé personnellement l'exécution de son œuvre; la Jeunesse d'Hercule.

A l'issue de la cérémonie, M. Politis a remisa M. Saint-Saëns les insignes du grand cordon de l'ordre du Sauveur, la plus haute distinction grecque.

--ooa-

Les bolchevistes et la Perse

Le prince Firouze, ministre des affaires étrangères de Perse, a adressé une lettre au secrétariat de la Société des Nations, pour demander son intervention, conformément à ̃l'article '̃' 41 du pacte, etï vue d'empêcher l'extension du ̃ mouvement bolchevisté contre la Perse. Le Conseil exécutif ne s'étant pas encore réuni, n'a pas pris de décision.

--=000--

Fia de la grève des dockers de Dunkerque

Dunkerque, 1er juin.

Les dockers ont voté ce matin la fin de la grève qui durait depuis un mois. Les huit gruetiers congédiés par la Chambre de commerce sont employés par les soins dji Comité de défense et des entrepreneurs particuliers. Cette solution a été obtenue sur les instances de M. Jouhaux.

provoqué un accident qui fit plusieurs victi- f mes en raison de l'opacité de la fumée, deux tramways sont entrés en collision une quinzaine de voyageurs ont été blessés, dont cinq grièvement.

Le Tourisme en Suisse Beaucoup de Français qui avaient autrefois l'habitude de villégiaturer en Suisse avaient dû renoncer, pendant la durée de la guerre, à se rendre dans ce beau pays. Mais les relations interna- tionales sont aujourd'hui rétablies et un nombre chaque jour plus grand de voya- geurs commence à reprendre le chemin i de ses lacs enchanteurs et de ses ad- ( mirables montagnes.

D'autres s'apprêtent au départ, car on sait que l'époque la plus favorable pour l parcourir la Suisse s'étend du mois de 1 juin à la mi-septembre, et l'été, qui s'annonce précoce cette année, les invite à ( ne pas différer leur projet. Bientôt la ( ^nèige aura disparu sur le Rigi et aux en- · droits les plus fréquentés de l'Oberland J Bernois; avant peu,, les Hautes-Alpes I pourront être aisément franchies. r Enfin, déjà, les hôtels dans la montagne ont, pour la plupart, effectué leur i réouverture annuelle. c Mais à' toutes les séductions d'un c splendide voyage, la Suisse ajoute au- ( jourd'hui pour nos compatriotes français un autre attrait. Les Français ai-; £ ment à se rappeler, en effet, avec quel c chaleureux dévouement le peuple et le c gouvernement suisses ont accueilli, pen- s dant ces cinq années, nos blessés et nos i prisonniers et ce souvenir reconnaissant augmentera leur joie de se retrouver r dans ce pays ami. vj r On sait que toutes les difficultés atte- g nantes aux passeports ont disparu, aussi c bien de la part des autorités françaises r que des autorités suisses. Il en est de e même-pour la circulation automobile; 1 non seulement les prohibitions sont supprimées, mais certaines routes de r montagnes qui, avant la guerre, étaient j- interdites à l'automobilisme lui sont t maintenant ouvertes; la seule restric- c tion est l'interdiction de circuler l'après- £ midi du dimanche on avouera qu'elle c n'est pas grave. Quant aux chemins de c fer suisses, leur éloge n'est plus à faire j en aucun pays du monde ils n'offrent 1 des services plus réguliers, plus de r confort et plus de sécurité.

Reste, à vrai dire, la question du c change qui, à première vue, peut encore l faire hésiter les touristes, bien qu'on ait t conçtaté récemment une amélioration r sensible du cours du franc. Il est parfai-

La Presse de ce matin

Le Petit Journal

..Le professeur Babinski, qui est membre de l'Académie do médecine et qui est' un des auteurs de ce rapport, interrogé hier à l'Académie, a naturelle'ment, invoqué le secret professionnel, mais il a ajouté « Le Président n'a jamais été en danger ». LE STATUT DES FONCTIONNAIRES

'L'Eclair' (M. Emile Buré)

̃Lès foudres de la Fédération des fonc. tjonnaires sont niouillécs. Que le Pàrl.gm_e,nt, secondant patriotiquement l'action ministérielle, agisse rapidement, et le succès" est certain.. Il serait au contraire infiniment grave qu'il parût'hésiter, car rien n'est pire que de menacer sans frapper utilement. L'enjeu de la partie engagée par M. Mille- rand vaut qu'on s'en préoccupe: Il s'agit, en, somme, de décider de l'avenir du pays. La résistance victorieuse du gouvernement lors de la grève des cheminots a produit déjà le meilleur.effet à l'étranger. Que sera-ce, la maison vraiment en ordre ? '1

La République française (M. Louis Latapie) .-•;•

La vérité est/qu'en notre République il ne suffit pas dg voter de bonnes lois, il faut encore se préoccuper de bien choisir ceux qui sont chargés de les appliquer.

LA POLITIQUE ORIENTALE

L'Echo de Paris (Pertinax)

En dernière analyse, l'Angleterre en. est réduite, .sur les bords de la Caspjenne, de la mer Noire, de la Méditerranée et du golfe Persique, à ne compter que sur elle-mêm e, Pour en arriver là, est-ce bien la peine de troubler notre alliance par des colloques comme ceux de Downing Street et d'ajouté: à la force du bolchevisme par d'imprudentes concessions de prestige ?

Ce n'est pas la politique envers la Russie bolchevique qu'il importe de revisér, mais toute, la politique orientale de notre "alliance. '•̃• "̃'̃̃'<' ̃̃' ̃'̃ ̃ •̃'• •̃' ̃• Et celle alliance, il faut la préciser, LA RECONSTITUTION D'UN PARTI

Le Radical

Il faut voir et il faut faire large. Et, pour cela, il faut faire neuf.

Les radicaux qui répudient toute compromission avec les révolutionnaires et qui sont résolus à défendre la liberté économique, et en particulier, la très grosse majorité des membresdu Comité républicaindu commerce, de l'industrie et l'agriculture, n'ont-ils pas leur place marquée, eux aussi, dans un parti républicain de reconstitution nationale ? Nous demandions hier une initiative, et, pour la prendre, des hommes qui inspirassent confiance aux éléments épars du parti républicain.

Que M. Jonnart la prenne de concert avec quelques-uns de nos amis radicaux il sera suivi.

POUR LA PROPRIÉTÉ- INTANGIBLE ·

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Le Journal du Peuple (M-.iie.nriFabre)î Nous considérons la terre mise en valeur par le paysan luirmême.et les siens, comme un instrument de travail. Instrument de travail, au même titre que la pioche et la pelle du terrassier, les outils du menuisier ou du cordonnier. Propriété intangible t ..•̃ LETTRE: AUX SOCMAiklsa'Eâ _'C La Victoire, (M, Gustave Hervé) Au lieu de vous conduire au Paradis communiste, votre marxisme vous a conduits, le 16 novembre de l'an dernier et le 1er mai da cette année, contre les deux becs de gaz dont vous êtes encore tout meurtris.

Et vous vous êtes heurtés à ces deux solides becs de gaz.tout simplement parce qu'il vous avait échappé que renseignement de Karl Marx avait fait une lamentable f ail- lite, qu'il était un tissu d'erreurs grossières. Faut-il donc vous démontrer que Ivarl ,Marf a fait faillite et qu'il faut désormais chercher ailleurs que dans son Evangile de guerre de classe et de dictature du prolétariat international, la voie du salut, ô vous qui avez' soif de justice sociale? '1

tement exact en effet que, pour un voyageur qui arrive en Suisse, le billet de 100 francs français ne vaut plus, suivant le cours, que 42 ou 44 francs d'argent suisse. Et sans doute le préjudice pour lui serait énorme si, pour parler le langage des' économistes le pouvoir d'achat de 42 francs d'argent suisse, par exemple,- n'était pas supérieur à celui de 42 francs d'argent français. Mais- tel n'est pas le cas généralement. Pour certains articles, comme les articles d'habillement, il n'est pas niable que ce qui coûté 100 francs d'argent français à Paris, vaut bien environ 100 francs d'argent suisse à Genève; mais la différence devient sensible pour tout ce qui touche la vie courante et qui affecte le budget d'un touriste, notamment les prix d'hôtel.

Les plus somptueux palaces suisses établissent leurs prix de pension (nourriture, chambre et service) à partir de, 18 à 22 francs par jour, soit 40 à 50 francs d'argent français. Dans les bons hôtels, dits de premier ordre, les prix' de pension, sont fixés à 15 et 16 francs par jour, c'est-à-dire à 35 et 40 francs d'argent français. On avouera que ces prix n'ont rien d'exorbitant.

Il en est de même pour les restaurants. Rien n'est plus aisé que d'obtenir dans les meilleurs établissements un déjeuner ou un dîner succulent à raison de 10 à i2 francs suisses par tête. Ainsi, s'explique l'affluence des. et rangers que l'on rencontre actuellement dans ces: belles villes de Suisse si coquettés et si pittoresques Genève, Lausanne, Berne, Zurich, où la vie est plus intense qu'elle n'a jamais été. Les centres de tourisme voient aussi revenir leur ancienne clientèle étrangère. Dans les uns, la saison bat déjà son plein; telle la région de Montreux, qu'on a justement dénommée, avec l'admirable lac Léman, la Riviera de 'la Suisse. Dans les autres, la saison est sur le point de reprendre, par exemple à Interlaken, célèbre par la douceur et la. régularité de son climat, au cœur des hautes Alpes à Lucerne, une des stations les plus fameuses et les plus fré- quentées, avec le lac des Quatre-Cantons, unique par la beauté èt la variçté de ses paysages; à Zermatt, un; centre d'excursions incomparables; à SaintMoritz, la station climatérique par excellence où &e trouvent quelques-uns des plus magnifiques hôtels d'Europe. Partout, dès à- présent, les stations d'étrangers sont prêtes à accueillir leurs hôtes et à leur ottrir, comme autrefois, un repos bienfaisant, agrémenté des plu? séduisantes distractions.

Argus.


f '• '̃>•̃ uifE ADMIRABLE CRÉATION DEFINITIVE Devant l'Qlophone Pathe

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Une magnifique création de notre industrie artistique française, une merveille de précision, une extraordinaire révélation.

Les ingénieurs ainsi la définiront « Machine parlante à deux diaphragmes, portée au summum de la perfection double émission d'un synchronisme absolu. » Sans doute mais combien modeste apparaît cette présentation lorsqu'on a entendu ce que-nous venons d'entendre Et comment ne pas penser au miracle en présence du sur-phonographe fabuleux ? ?̃•̃••

Représentez-vous une puissance quintuplée, unie à une faculté d'expression ''̃'et -de vérité qui tient du prodige. Reflet, écho fidèle du verbe et du son enregistrés ? Infiniment mieux encore c'est la voix vivante se développant, en volume normal, dans toute sa pureté intégrale, sa splendeur introublée; c'est la pré'sence réelle dit chanteur, du virtuose, de l'orchestre. C'est, dans sa fraîcheur -première, l'élan initial de l'artiste qui chante; on perçoit jusqu'à sa respiration il vit, s'exalte, sanglote devant nous, et son émotion qui nous. pénétré parachève l'illusion; c'est, dans toute leur plénitude, la vie, la communion.

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Il est là, le splendide Evocateur, son âme innombrable emprisonnée en une chatoyante bibliothèque une brève mise en marche et, du salon jusqu'au fond de ma demeure, rayonne son impeccable harmonie. On s'empresse autour du magicien de chêne: un savant illustre confesse être « saisi de respect »; un mélomane clame, son enthousiasme; < mes « taupins de fils prodiguent leur épithète superlative :'« Formidable! » (En effet.) Une- amie, arrivant, interroge « Vaguet est donc ici? » puis, entrée, n'en croit pas ses yeux, s'il lui faut bien en croire ses oreilles.Maintenant, elle connaît l'extase avec Vallin-Pardo, idéale But,Lert1y, qui n'a jamais mieux a donné » sa voix émouvante enfin, religieux ou profanes, dans l'unanime ravissement, tous les disques y passent. On croirait rêver, si cette réalité n'était, en vérité, supérieure au rêve.

'•

0 vous qui désirez répandre un peu de frémissante beauté sur. la route humaine, allez goûter chez Pathé la séduction neuve d'une admirable trouvaille Ah que n'ai-je, nouveauxriches, vos ors?. Pas une école, une caserne, un collège, une humble église, pas un asile où la douleur étend son aile grise, que l'Enchanteur ne remplirait d'accents joyeux ou sacrés, d'apaisement et d'irradiante douceur.

D'autre part, dans l'ordre des distractions jolies. quelle simplification! Non seulement 1 Opéra chez soi– comme, naguère, en usaient les rois-et le Concert et la Comédie, mais encore la Danse 1 la Danse, folle divinité de nos jours transitoires « Impossible, m'a:dit un disciple de Terpsichore, de rencontrer un orchestre procurant ensemble auss\ juste, cadencé aussi- nette, que l'Olophone Pathé, providence dès-danseurs-» Evidemment/ sans compter que ce dernier s'avère autrement pratique à tous égards. Quel essor va désormais prendre, jusque dans les coins les plus reculés, le plus enivrant des sports

Il nous est, en tous cas, extrêmement iagréable d'inscrire ici le nouveau triomphe de la grande Marque nationale dont la maîtrise est souveraine autant qu'uni• verselle. Càr.il est à nous, bien de chez nous, le Coq légendaire qui « porte », en 'son blason clair, de succès sans nombre sur bleu1 de France et champ d'étoiles. Gaston Fleury.

Gazette des Tribunaux

Le procès Seligmann. Par arrêt .rendu le 27 janvier 1920, la Chambre des requêtes (de la Cour de cassation) a rejeté le pourvoi formé par M. Jacques Seligmann contre l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 28 février 1914, arrêt rendu en faveur de M. Arnold Selig-. mann. Il est intéressant de rappeler l'origine de ce procès. MM. Jacques et Arnold Seligmann, les antiquaires bien connus, avaient signé un nouveau contrat d'association le 11 novembre 1911, contrat qui devait prendre fin le 31 décembre 1913. Le 4 mai 1912, M. Jacques Seligmann a intenté un procès à son frère M. Arnold Seligmann, demandant au Tribunal de commerce de Paris de déclarer ce contrat inexistant comme n'ayant pas été enregistrë. Les deux parties avaient été d'accord pour ne pas faire enregistrer ledit contrat.

Le Tribunal de commerce de Paris a déclaré par son jugement du 12 septembre 1912 que l'association entre les deux frères Seligmann était inexistante bien .que les deux parties eussent signé ledit contrat.

Mais M. Jacques Seligmann soutint cette thèse que la date de la dissolution de' la Société devait être celle du 4 mai 1912 (date de l'assignation faite par lui à M. Arnold Seligmann). Ce dernier a fait remarquer que les opérations sociales s'étaient poursuivies jusqu'au jour du jugement et que dès lors la date du jugement du Tribunal de commerce devait servir de point de départ à la dissolution de la Société qui avait, conformément au contrat signé par les deux parties, fonctionné en fait jusqu'au jugement.

La Cour de Paris ainsi que la Chambre des requêtes de la Cour de cassation viennent de donner raison à M. Arnold Seligmann.

Traître et assassin

Le Mans, 1er juin.

Aujourd'hui a comparu devant le Conseil de guerre le soldat Edouard Deraedt, du 162e d'infanterie, qui, à l'attaque d'Auberive, fut fait prisonnier par les Allemands et devint espion à leur solde.

Transféré à Ludwigshafen', Deraedt fut chargé d'empêcher les évasions 'd'officiers français. Il .fit, d'ailleurs, condamner à un an de prison un caporal qui avait transformé de vieilles clefs pour ouvrir les portes de cellules de trois officiers.

Rentré en France après] l'armistice

)eràedt commit un crime à la Férié-' Macé il fendit le crâne de sa cousine, réfugiée belge, pour s'emparer d'une somme de 400 francs qu'elle portait sur elle.

Reconnu coupable d'intelligences avec l'ennemi et d'assassinat Deraedt, a été condamné aux travaux forcés à perpétuité et la dégradation militaire.

̃ _»V^

LA VIE ARTISTIQUE LES EXPOSITIONS

Si brièvement que ce soit, et même trop brièvement, pour leur réel intérêt, je ne puis vous signaler que diverses petites expositions. Songez que ce sont les dernières de la saison et que vous regretterez peut-être un jour de ne pas avoir suivi jusqu'au bout cette manifestation de l'activité artistique, vraiment renaissante, de notre pays. C'est ainsi que les gravures sur bois de M ̃ Morin-Jean à la galerie Sauvage, les pein-. tures de l'artiste polonais W. Hoffmann, à la galerie Saint-Honoré, les spirituelles compositions ou observations de M. Fabiano, à la galerie Manoury, les « figures de Montmartre », de M. Hensel, à la galerie Pesson, valent la visite.

A la galerie Devambez, les orfèvreries d'argent de M. E. Moncd, trouveur de formes, et les vives peintures de Mlle Fatu, une toute jeune débutante, sont également fort intéressantes. Mais, à cette même galerie, vous serez certainement frappés de la nouveauté, de l'invention large et riche des tapis -composés par M. Pierre Bracquemond, le très distingué fils et élève d'un père demeuré- célèbre. M. Bracquemond a trouvé une note absolument inédite, à la fois audacieuse et harmonieuse, et cela vaut d'être remarqué, en un temps où les esprits sont si préoccupés d'art décoratif, et, les, tentatives si nombreuses, mais d'ailleurs si inégales.

Arsène Alexandre.

CHRONIQUES DOCUMENTAIRES

PIPE LINES A part les journaux techniques, la presse a brusquement cessé de parler du fameux tube souterrain qui doit servir à refouler jusqu'à Paris, moyennant le minimum d'encombrement et le minimum de frais, le mazout emmaganisé au Havre.

Dieu sait pourtant si, quand il vit le jour espérons qu'il est en voie d'exécution r ce projet avait soulevé de polémiques et inspiré de sottises Les uns se pâmaient d'admiration. Les autres affirmaient péremptoirement que la chose était irréalisable, inutile ou trop dispensieuse, et que le jeu n'en vaudrait pas la chandelle. Tous avaient l'air de tomber des nues.

Ce n'est pourtant pas d'hier que les canalisations souterraines (pipe lines) existent et fonctionnent couramment dans toutes les régions pétrolifères, l'on ne conçoit même plus d'autre mode de transport pour «l'huile de pierre ». Si nous en croyons un spécialiste autorisé, M. Guiselin, ce système paradoxal aurait été imaginé dès 1865, à OilCreek, par un certain Hutchnings, qui, du reste, s'y ruina, les charretiers de la région, furieux de la concurrence, s'acharnant à détruire les conduites au fur et à mesure qu'on les posait. Car nos gréviculteurs auraient tort de croire qu'ils ont le monopole ou même l'étrenne du sabotage.

Mais les avantages du procédé étaient si évidents, il s'ensuivait une telle économie sur le transport par camions et même par chemin de fer, que, malgré tout, il s'est généralisé. On ne compte pas, à l'heure actuelle, aux Etats-Unis,, moins de 12,000 kilomètres de pipe Unes, par où circulent quotidiennement près d'un million d'hectolitres. Il en est de même, au surplus, dans tous les centres pétrolifères au Caucase, où le tube qui raccorde Batoum à Bakou, mesure à lui seul un millier de kilomètres en Roumanie, où les Boches, après avoir détourné les canalisations pour les aboucher au Danube, ont fini par les détruire avant de battre en retraite au Mexique, en Mésopotamie, etc. Dans ce dernier pays, on a même étudié la construction d'un « métro à pétrole» entre Mossoul et Caïffa, par-dessous le désert de Syrie et le lac de Tibériade, c'est-à-dire excusez du peu par-dessous la vallée du Jourdain, la «fosse» la plus profonde de l'ancien continent. ̃

Que serait donc le méchant petit tuyau de cinquante lieues entre le Havre et Paris, à côté de ces installations colossales? Nous sommes peut-être appelés, d'ailleurs, à voir beaucoup plus fort encore.

Quelle tête vont faire les incrédules, les pessimistes et même les bénisseurs, lorsqu'ils sauront qu'il est sérieusement question de « mouiller » à travers l'océan Atlantique un tube flexible destiné à véhiculer le pétrole sous pression d'Amérique en Irlande ? Constitué par des bandes d'acier doux enroulées en spirale, avec une garnitura d'amiante, calculé, d'autre part, de façon à pouvoir supporter une pression intérieure de 150 atmosphères et une pression extérieure de 700 atmosphères, ce tube débiterait environ 3,000 litres par minute, une bonne quinzaine de millions d'hectolitres par an. Tant et si bien que les innombrables navires affectés aujourd'hui au transport du pétrole pourraient passer à d'autres exercices. La voilà, la solution de la crise des frets, la voilà bien

Oh ce ne sont pas, certes, les objections qui manquent.

On peut se demander tout d'abord si la viscosité du pétrole n'opposera pas, sur un aussi long parcours, une résistance inéluctable à l'avancement.

A quoi il est répondu qu'itexiste un moyen de vaincre cette résistance, un moyen dont la balistique mon Dieu, oui, la balistique 1 peut, au moins partiellement, attester la valeur. Ce moyen consiste à ménager à l'intérieur du tube des rayures hélicoïdales, comme dans l'âme d'un canon, et à additionner le pétrole de 10 pour 100 d'eau. La veine liquide refoulée par les pompes va prendre, en effet, sous l'action des rayures, un mouvement giratoire qui facilitera singulièrement sa propulsion, tandis que la force centrifuge ̃rejettera, l'eau, plus dense que la pétrole, contre les parois à la périphérie. De sorte que finalement le pétrole circulera à l'intérieur de cette gaine liquide avec autant de régularité que de vitesse, puisque la viscosité de l'eau étant nulle, rien plus ne retardera son écoulement.

On pourrait invoquer encore la difficulté d'établir assez solidement les raccords et les joints, les risques afférents aux inégalités des fonds de mer, le temps énorme qu'exigerait apparemment un pareil travail, et son probable coût. Mais les enthousiastes il y en a! ripostent que ces critiques sont les mêmes qu'on opposait préjudiciellement, au

siècle dernier, aux promoteurs de la télégra-' 1 phie sous marine, qui depuis. P Je ne juge pas j'enregistre, je marque les 3OUPS/ c

Vous verreï qu'un jour viendra où l'on fera voyager de la même façon le vin et le lait à l'instar de l'aqua simplex 1 Mais ceci, comme disait Rudyard Kipling, 1 est une autre histoire. Nous y reviendrons '1 un de ces jours, et point ne sera besoin de feuilleter à perte de vue la collection du Figaro pour en retrouver les éléments. Emile Gautier.

•̃•S^i-

La merveilleuse idée a

d'artistes soldats

Quand ils se rencontraient, lâ-haut, au hasard d'une relève, ou dans le train ( des permissionnaires, ils parlaient tout de suite de leur art et de ce qu'ils fe- raient « quand ce serait fini. »

Tu sais, ce sera dur; la vie conti-. nue sans nous il y a. des jeunes qui ` sont restés il y a les vieux qui s'installent.

Ne t'en fais pas! Si nous en revenons, nous aurons tant de choses à dire, tant de choses à faire Il n'y en aura ¡ plus que pour nous ]

Ils sont revenus il y en a, du moins, ] qui sont revenus. Et tout de suite ça été dur. Les places étaient prises; le public avait ses habitudes les éditeurs ne ¡ voulaient plus de livres de guerre, les ( marchands de tableaux étaient revêches. 1 «Ce n'est rien, dirent-ils, un mauvais ` moment à passer Le mal est que nous ¡ soyons isolés. Il faudrait que nous nous, sentions les coudes, comme là-haut. On serait plus fort. »

Ainsi fut créée la Fédération des artistes mobilisés..Il y a un an de cela. Aujourd'hui, elle a 1,500 adhérents, et son hôtôl particulier, au 153 de l'avenue dé Wagram. Mais le mauvais moment 1 n'est pas passé.. ̃ •“ « Cela va mieux, disent les pejutres^ Nous achetons nos t,piies et^nos couleurs j à meilleur marché, grâWà notre 'coopéfrative. -Noua.avans une fonderie', disent les sculpteurs, -rr' Nous allons avoir une coopérative d'édition disent les écrivains. » Ils avaient encore un restaurant coopératif à bon marché. Ils pouvaient voir venir. Mais voir venir quoi ?

Les « autres », ceux qui ne sont pas partis pendant la guerre, barrent toujours les avenues. Les « combattants » n'ont pas été assez combatifs pour jouer des coudes et les bousculer. Va-t-on monter une offensive? On hausse les épaules: « Ils ont les places, qu'ils les gardent. Nous, il nous faut faire mieux; il nous faut faire autre chose! » Qui le premier en eût l'idée? Qu'importe Dès qu'il eut parlé, ce fut l'idée de tout le monde. C'était si simple. « Nous avons réussi à vivre, parce que nous nous sommes réunis. Pour produire aussi, il faut nous réunir. Il faut que nous fassions une œuvre d'art collective, qui soit l'œuvre des peintres, des décorateurs, des poètes, des comédiens, des sculpteurs, des musiciens, des architectes, des journalistes », de ceux, naturellement, qui furent des combattants. Il faut que nous fassions une œuvre d'art nouvelle, comme personne n'en fait une œuvre d'art souple, diverse, multiple comme la vie; une œuvre d'art joyeuse, parce que nous nous sommes assez ennuyés là-haut et parce que nous sommes jeunes. Une œuvre d'art «qui paye », parce que nous avons besoin de vivre de notre art. Alors, c'est bien simple. Nous allons nous mettre entrepreneurs de fêtes publiques

Quel splendide horizon 1 Décorer des villes, des parcs, des places publiques; faire évoluer des foules; se mêler à l'histoire du -pays en commémorant ses grandes dates; s'en aller en .pro-v|)jce faire revivre les coutumes, les costumes, les chansons et les danses de chaque région. Apprendre ce métier magnifique que personne ne sait; refaire une technique des fêtes populaires;et, de temps en temps, pour le régal des délicats, fignoler un bijou de fête d'art et de luxe, dans un cadre choisi.

La Fédération s'est mise à la besogne. Emmanuel Bourcier, le robuste romancier de la Rouille, de Jeanne '-et àesJJens denier, est l'âme de l'entreprise. A côte de lui tout le inonde ^travaille de soh mieux. La'première fête sera donnéô-le; 4 juillet, au^parc de^Sceaiïx. \U.ne jourrnée 1830 évoquera' les grâces périmées, le romantisme coco des romans de Balzac, de Paul de Kock, d'Henri Monnier, transposés au goût du jour et mis discrètement à la mode de 1920.

En même temps, la Fédération organise une matinée à Colombes le 14 Juillet, une fête à Vincennes, dix autres encore, et puis pieux hommage à ceux qui ne sont pas revenus elle se réserve, en accord avec les grandes sociétés de tourisme, les commémorations qu'il faudra célébrer, sur le front et dans les régions dévastées, devant les étrangers qui, venant en France, ont d'abord à s'acquitter d'un pélerinage sacré. G. Davenay.

Amérique Latine

Au Brésil

Rio-de-Janeiro, 31 mai.

Colon et café pour l'Europe. -On a em- barqué à Santos, sur le paquebot Caxias, 115,000 sacs dé café, etàRio-derJaneiro 1,000 balles de coton pour l'Europe..

Les immigrants allemands. A bord du bateau Curvello sont arrivés 79 immigrants allemands. ,'( ̃ La Cire au Brésil. L'exportation de la 1 cire de Carnariba, dans le premier trimestre de cette année, a été de 270,000 livres sterling, ayant une valeur de 3,288,000 réis chaque tonne.

Les Fêles de Jeanne d'Arc. La colonie française a invité le Président de la Répu- blique, M. Epitacio Pessoa, à assister aux fêtes catholiques en l'honneur de l'héroïne Jeanne d'Arc.

L'aviation. L'aviateur anglais Midor vient d'arriver, dans son aéroplane, de Riode-Janeiro il prétend continuer son voyage jusqu'en Argentine.

Une conférence sur la Société des Valions. L'ancien ministre des nuances, M. Arnaro Gavalcanti,afait aujourd'hui une conférence publique sur la Société des Nations. A son avis, le travail de la Société des Nations est un peu lent et ses membres n'ont pas encore 'considéré comme ils le devraient le problème du travail et du prolétariat comme étant actuellement le plus grave problème de la politique moderne.

Les promotions dans la marine brésilienne. Ont été élevés au grade de vice-amiral, M.

^edroFroiitin, et à 'celui' de contré-àmifal," M. Héleno Pereira.

Le change. Le 28 mai,, le franc a été coté de 305 à 318 reis.

Santos, 31 mai.

Le café. Cours du, café type n° 4, 13,075 rois les 10 kil.; type' n° 7, 11,600 reis les 10 kit. Ventes, 9,000 sacs;. Stocks, 1,952,975 sacs. [Agenda Americana.) Autres Nouvelles

Bordeaux, 31 mai.

Le Brésil et la République tchéco- slovaque. Le ministre plénipotentiaire et envoyé spécial de la République tchôco-slovaque auprès des gouvernelnents des républiques de l'Amérique du Sud, M. Jan Havlasa, s'est embarqué hier à Bordeaux, avec le personnel de la légation, sur le paquebot Asie, des Chargeurs Réunis, pour rejoindre son poste à Rio-de-Janeiro.

'̃̃̃̃̃ Santiago-du-Ghili, 31 mai.

Contre les spéculateurs. Les directeurs des banques ont accepté les indications du gouvernement pour restreindre les crédits aux spéculateurs de commerce.

Havane, 31 mai.

La présidence de la République de Cuba. L'assemblée du parti, conservateur a proclamé la candidature du -général M. Raf ael 'Montalvo à la présidence de la République. Assomption, 31 mai

Les élections présidentielles au Paraguay, Les élections présidentielles se sont réalisées dans la plus grande tranquillité. Les radicaux sont en grande majorité dans la capitale et dans dix départements.

Montevideo, 31 mai.

Le ministre de la guerre urugayen démissionnaire. Par suite de quelques divergences eîitre le Président de la République et le ministre de la guerre, ce dernier s'est déclaré démissionnaire. Le Président de la République a chargé provisoirement M. Buero, ministre des affaires étrangères, du portefeuille de la guerre.

Figures d'Amérique latine Le premier ambassadeur du Pérou Un homme nous arrive de l'Amérique latine qui, depuis sa jeunesse jusqu'à l'âge mûr, n'a pas cessé de briller parmi les plus grands serviteurs de son pays. Son nom a franchi toutes les frontières qui divisent les républiques du nouveau monde. Il a acquis partout des titres de naturalisation intellectuelles et il figure parmi les plus grands. Son œuvre a mérité l'appréciation de tous et a revêtu des formes diverses. Son. éloquence fut la première des qualités qui attirèrent sur lui l'attention de ses contemporains. A mesure qu'il s'avançait en pleine vie, qu'il luttait avec les hommes, qu'il lisait dans les livres et étudiait dans les faits, son esprit élargissait ses ailes. Les débats politiques formaient son caractère et la science pure sa pensée.

C'est ainsi qu'à l'âge de vingt-cinq ans, il recueillait à la tribune politique les divins lauriers. A la tribune parlementaire, sa parole fut décisive. Dans sa chaire de professeur, il fut le guide de la jeunesse.

L'ambassadeur Cornejo a toujours révélé par ses écrits les qualités d'un homme supérieur. Dans la formation sociale de l'Amérique, depuis que les peuples ont conquis leur liberté civile, ils ont voulu organiser leur liberté politique qui assurait leur salut intérieur. Dans cette évolution, le militarisme et la démocratie se sont heurtées, et c'est alors qu'au Pérou se dressa à son heure la figure de Cornejo, âme romanesque et esprit démocratique. Son éloquence,- au cours de la lutte qu'il mena à côté d'autres hommes de valeur, atteignit ses plus beaux accents. Et ce fut la victoire.

Jusqu'en 1896, l'ambassadeur Cornejo s'est montré homme de combat et philosopnè .prévoyant puis il a porté son action dans le domaine universitaire, occupant la chaire de'sociologie dans la vieille Université de San Mircos de Lima.

Dans cette époque de sa vie, son esprit s'orienta vers plus de réalisme.

Ces transformations de l'ambassadeur Cornejo, abandonnant les arènes ardentes de la place publique pour entrer dans la tranquillité classique des milieux universitaires, ont commencé à prouver la multiplicité des qualités qui ornaient son esprit.

Pendant de longues années, il a été le champion spirituel de son pays. Son autorité était si grande, enl901, qu'il fût élu président de la Chambre des députés. Les hommes de son temps, de n'importe quelle nuance politique, ont deviné dans le jeune Carnejo une force en marche.

Tel est l'homme de lutte et de pensée.Envisageons maintenant le diplomate et l'écrivain.

̃/•*•̃̃

Pendant l'administration du président Candamo, M. Cornejo a été nommé ministre en Equateur. La question des frontières entre ce pays et le Pérou occasionnait de désagréables incidents. Le ministre Cornejo apporta à la République voisine de l'Equateur des paroles de paix et de confraternité. Bien que d'ambiance ne fût pas favorable, l'envoyé du .Pérou poursuivit infatigablement sa tâche "et il obtint enfin l'établissement d'un protocole qui soumettait à l'arbitrage du roi d'Espagne tous les litiges de frontières entre le Pérou et l'Equateur.

Ce fut sa première victoire diplomatique. Il fut ensuite nommé plénipotentiaire ad hoc à Madrid et chargé de la rédaction du rapport destiné au Roi. Ce document fut tel qu'il mérita l'éloge des premiers juristes d'Europe. L'illustre Italien Fiori, MM. Léon Bourgeois, Martens, Salmeron et Montero Rios lui ont décerné leurs louanges. Plus tard, M. Cornejo a été nommé délégué du Pérou au Congrès panaméricain de liio- de -Janeiro. Ici encore, on l'admira comme juriste.

Cependant, comme il n'accordait pas de repos à son esprit, M. Cornejo avait écrit, pendant son séjour à Madrid, les deux volumes de son magnifique ouvrage intitulé Sociologie générale, qui fut préfacé par le célèbre écrivain espagnol José de Echegaray, et traduit en français avec une préface de M. RenéWorms.

De retour au Pérou en 1912, M. Cornejo fut élu sénateur.

En 1913, il fut nommé par le Congrès national président du Comité de réforme du Code pénal.

Partisan du jugement oral et du jury, il a introduit ces réformes capitales dans l'organisation judiciaire du Pérou. On se souvient -encore de la discussion qu'il soutint à cette occasion avec la Cour suprême de justice. Oh peut dire que la nouvelle Constitution .est son œuvre.

M. Cornejo était récemment président du Sénat, situation qu'il a quittée pour représenter le Pérou en France.

Enlin, nous ne voudrions pas achever cette esquisse sans rappeler le discours que l'ambassadeur Cornejo prononçait, le 14 juillet 1917, et qu'il intitulait Hommage à la France. M. Cornejo terminait ainsi

« Ton histoire, c'est l'Evangile des peuples qui souffrent de l'injustice dans ses pages brille la foi dans le droit immortel, la foi que pour tous les droits blessés sonnera l'heure inéluctable de la résurrection. Mère de l'idéal, statue vivante d'une gloire qui ne pâlit jamais, 1" Amérique latine te contemple comme une grande aurore qui avance, et elle te suivra comme l'étoile d'une destinée mystérieuse qui éclaire un nouvel et éternel Orient.,)).

Ce discours et ceux.que M. Cornejo a.prononcos à l'Assemblée nationale pour l'approbation du traité de. paix avec l'Allemagne seront conservés dans le nouveau monde comme un précieux modèle d'art et de philosophie.

Eugenio Garzon.

Le~a~fâWfe

A V ELYSÉE ̃-

Le Président de 'la République a tenu, hier matin, à présider jusqu'à l'a fin la réunion du Conseil des ministres. Il à remercié les membres du gouvernement des témoignages de sympathie qu'ils lui ont donnés. M. Millerand, président du Conseil, a assuré à nouveau M. Paul Deschanel du profond dévouement du gouvernement, et a associé' ses collègues à la joie ressentie par le pays tout entier en apprenant qu'un repos de quelques semaines suffirait à effacer complètement les conséquences de l'accident. Au cours de la séance, comme M. Millerand lui offrait de terminer la délibération relative au statut des fonctionnaires en Conseil de cabinet, afin de lui permettre de se retirer, M. Paul Deschanel, dont l'état de santé paraissait meilleur, a décliné cette offre, et a conservé la présidence de la séance jusqu'à ce qu'elle fût terminée, c'est-à-dire jusqu'à onze heures'et demie..

Le Président de la République a fait, dans l'après-midi, une promenade dans le parc de l'Elysée. Il a reçu, vers six heures trente, la visite de M. Raymond Poincaré.

RENSEIGNEMENTS MONDAINS

De Rio-de-Janeiro:

L'ancien Président de la République des Etats-Unis -du Brésil, M. Nilo Peçanha, s'est embarqué pour l'Europe à bord du paquebot Sao-Patilo, avec Mme Nilo Peçanha. Une foule considérable se trouvait réunie sur les ̃quais pour les acclamer à leur départ. Ils débarqueront à Marseille.

La baronne d'Halloy d'Hocquincourt et Mme Zylof de Stcenbourg ont donné dimanche une matinée dansante très animée. Parmi les personnes présentes

Marquise et Mlle dn Beaumont, vicomtesse et Mlle Blin de Bourdon, comtesse et Mlles de Villeneuve-Guibert, Mme et Mlle d'Auvrigny, marquise et Mlle d'Auray de Saint-Pois, baronne et Mlles do Vigan, comtesse et Mlles de Thieulloy, Mme et Mlle de Largentaye, comte et Mlle de Saint-Gilles, vicomtesse et Mlle de Rougé, baronne et Mlles Berthemy, baronne et Mlles de Thoisy, comtesse et Mlle de Vendengies, Mlles de Vaucelles, de Diesbach de Belleroche, de Roffignac, etc.

Parmi les danseurs

Comte de Kernier, vicomte de Becdelièyre, marquis de Bremond-d'Ars-Migré, M. de Poncins, M. de Chillaz, M. de Charentenay, M. d'Auvigny, M. Gaudin de Vilaine, M. de Bonnechose, M. de Caqueray, comtes de Nicolay, comte de Fréminet, M. de Beaugrenier, M. du Chayla, M. de Véronne, M. de Lacroix, M. du Souzy, etc. Tasse de thé et musique, hier, dans l'après-midi, chez Mme Maurice Ephrussi. Une matinée dansante a été donnée le 30 mai par le docteur et Mme Thooris. M. de Junka, très applaudi, a chanté magistralement la jolie Fille de Perth (air de Ralph) de Bizet et Dans cette tombe obscure, de Beethoven.

Mme François-Marsal a mis heureusement au monde un fils, Antoine, son sixième enfant.

On nous prie d'annoncer que la marquise de Polignac vient de mettre heureusement au monde un fils qui a reçu le nom de Dalmas,

BIENFAISANCE

La première journée de la kermesse du Comité national, inaugurée hier, a produit un très beau résultat. Les comptoirs de vente, les salles de thé, le dîner, ont été très achalandés.

Rappelons que la kermesse se continue au.jourd'hui mercredi et jeudi. Le prix d'entrée reste fixé à 3 francs. Jeudi à trois heures, grande séance gratuite de prestidigitation par le professeur D'Henny. On sait que les trois présidentes des Sociétés françaises de la Croix-Rouge, la comtesse d'Haussonville (S. B. M.), Mme Pérouse (U. F. F.) et Mme Carnot (A. D. F.), ont reçu la croix de la Légion d'honneur pour les admirables services rendus sous leur direction par ces Sociétés. Les adhérents à l'Association des Dames françaises ont eu l'idée d'une souscription en vue d'offrir à leur présidente, Mme Carnot, les insignes de l'ordre. Ce souvenir lui sera remis dans une réunion qui aura lieu le lundi 7 juin à la salle des Ingénieurs civils, 19, rue Blanche, sous la présidence de M° Henri-Robert, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats il sera accompagné d'un « Livre d'Or où sont mentionnés les noms de tous les souscripteurs. Une garden party sera donnée, rappelons-le, demain à deux heures et demie, au Lyceum,'8, rue de Penthièvre, par un comité présidé par Mme la duchesse d'Uzès douairière, et Mme Hugh Campbell Wallace. Le programme du concert comprend Mlle de Ronseray, qui interprétera de vieilles chansons françaises Mlle Luquiens, cantatrice M. Albert Valmond, directeur de la Société de musique ancienne, et le célèbre pianiste M. Braïlowski.

MARIAGES

Rappelons qu'aujourd'hui mercredi sera célébré, à midi, en la basilique de Sainte-Clotilde, le mariage de Mlle de Pimodan avec le comte Antoine de Berg de Bréda.

Samedi 29 mai a été célébré, dans l'intimité, en l'église de Gagny (Seine-et-Oise), le mariage de Mlle Suzanne Fajard, avec M. Jean Baschet, fils du directeur de l'Illustration.

Hier a été béni, en l'église Saint-Pierre de Chaillot, le mariage de Mlle Noémi Bro de Comères, fille du baron Henry Bro de Comères et de la baronne née Zentz d'Alnois, avec M. Raymond Couturat, décoré de la Croix de guerre, fils de M. Léon Couturat, ancien conseiller général de l'Aube, décédé, et de madame née David.

La bénédiction nuptiale a été donnée par l'abbé Pollak,curé de Notre-Dame des Champs. Les témoins du marié étaient le colonel de La Maisonneuve, officier de la Légion d'honneur, et le colonel vicomte de Lapparent, chevalier de la Légion d'honneur, ses cousins; ceux de la mariée étaient le commaridant Zentz d'Alnois, chevalier de la Légion d'honneur, son oncle, et M. de Fourtou, conseiller honoraire à la Cour des Comptes, chevalier de la Légion, d'honneuri

Rappelons que le mariage de Mlle Madeleine Guéneau avec M. William Rémon, lieutenant de réserve d'artillerie, décoré de la Croix de guerre, sera célébré en l'église Saint-Philippe du Roule, le jeudi 3 juin, à midi.

On annonce le mariage; de Mlle Josette Beaume, fille de notre confrère et de Mm,e Georges Beaume, avec M. André Herzog. DEUIL

Toutes les messes seront dites ce matin, à la basilique Sainte-Clotilde, pour le repos de l'âme de la baronne de Gartembe. Hier matin, au temple de l'Etoile, avenue de la Grande-Armée, ont eu lieu les obséques: de M. Eugène Debourg,. dont nous avons annoncé la mort.

Le deuil était conduit par M. le comte de ̃ Vaurèal, son gendre, et M. Georges Debourg, son frère.

L'éloge du défunt a été prononcé par M. le pasteur Russien.

L'inhumation s'est faite au cimetière de Passv.

Mme Marchegay, veuve de M. Edmond Marchegay, ingénieur en chef de la marine, chevalier de la Légion d'honneur, et mère de M; Louis Marchegay, ancien député de la Vendée; et du docteur Pierre «Marchegay,

vient de succomber au château de RodesBaritaud (Vendée), à l'âge de soixarite-dixseptans,

On annonce, de Rome, la mort de M. de He'rff, chargé d'affaires d'Allemagne près le Quirïnal.

Un service anniversaire de la mort du Prince impérial a été célébré, à midi, hier, eu l'église Saint-Augustin.

La messe a été' dite par l'abbé Laurens, l'absoute donnée par l'abbé Lacau, premier vicaire de la paroisse.

Au premier rang de l'assistance'avaient pris place S. A. le prince Murat, la princesse de la Moskowa, la duchesse d'Albuféra, puis Duchesse de Bassano, duc et duchesse de Montmorency, général Conneau, général Bizot, duc de Mouchy, colonel vicomte Fleury, prince et princesse Aymon de Lucinge, comte Fleury, baron Emile Fleury, comte Gaston do Massa, M. Gaston Le Provost de Launay, comte Ginoùx, de Fermon, M. Flayelle, M. Tàittingor, M. Victo Blanchet, députés M. NI Rude 11 ancien député; itcé M. Frédéric Masson, comtesse WalewsUa, marquis d'Albuféra, marquise douairière et Mlle d'hspeuilles, marquise de Massa, duc et ditchesse de Massa, prince de Leca Colonna,. Mme Baroche, comte et comtesse d'Aulan, M. et Mme Michel de Margerie, Mme Haentjens-Adclori, baron Gourgaud, comte Biadolli, M. Daniel Haentjens, général Dupré, M. Anatole Legrand, comtesse de la Bégassière, Mlle .1. de lîi'yo, comte d'Ornano, général et baronne Kirkpatrick de Closeburn et colonel Labat, marquis et marquise d'Espeuilles, baron du Casse, baronne do Montbron, Mlle Biadelli, baronne de Beauvergor Comte et comtesse Jacques do Lesseps. comte de Valon, M. Ed. Hussenot, de Senonges, M. et Mme Ant. Soubrié, M. et Mme Maurice Levert, Mme et Mlle Sarlande, M. et Mme Armand Paquin, M. et Mme Georges Mérentié, M. Jacques Chevrier, vicomte Maurice Pernety, comtesse de Yiel-Castel, Mme Blount, Mlle da Bassano, baron et baronne Découz, Mme Ch. Fauqueux, M.Hubert Delisle,.comto Antoine Biadelli, M. et Mme Gaston Jollivet, comte de Souderval, capitaine Sautereau, comte et •comtesse P. de Lesseps, capitaine Rambourg, M. et Mme Simeoni, commandant' Furiet, Mme de Corny, M. et Mme Didier Verdù-Delisle, docteur Bezançon, Mlle Fririon, M. Malaspnna, Mme Fouquet, née Ferdinand Barrot, capitaine Vacquior,. M. R. de La Juillière, M. C.-A. Ottaviani, docteur Flammarion, M. et Mme Pierre Muron, olc. Nous apprenons la mort de M. Arthur de Rocques, décédé rue de Courcelles, 24, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Les obsèques' auront lieu vendredi 4 juin, à onze heures précises, en l'église Saint-Philippe du Roule. Réunion. à l'église.

On annonce la mort de Mme veuve Napoléon N,ey, née Pinto de Araujo. Les obsèques auront lieu demain jeudi, 3 juin, à dix heures et demie Ires précises, en l'église Sainte-Marie des Batignolles, où l'on se réunira.

̃– Les obsèques de Mme/. Choucroun, née Marcelle Reinach, décédée à Marseille le 24 février 1930, ont eu lieu à Paris le Ier juin, dans la plus stricte intimité.

M. Julien Choucroun, M. A. Reinach et ses enfants nous prient de remercier leurs amis des nombreuses marques de sympathie qu'ils ont reçues à l'occasion du deuil cruel qui les a frappés. ;:̃̃̃ s La duchesse de' Blacas, née Durfort Civrac de Lorge, a succombé hier au château de Beaupréau (Maine-et-Loire).

De son mariage avec le duc .de Blacas, ancien député, elle laisse un fils, le marquis de Blacas, qui a épousé la princesse Marguerite de la Trémoïlle.

Elle était la sœur de la comtesse Aymar de la Baume-Pluvinel.

Hier, à Bordeaux, ont été célébrées, au milieu d'une affluence considérable, les obsèques de l'étudiant Jean Defaye, cheminot volontaire, tué ces jours'derniers en gare de Bordeaux.

Au moment de la levée du corps, un capitaine de frégate, représentant le ministre des travaux publics, s'est avancé près du cercueil et a donné lecture.de la citation, .relatant larmort:de Jean .Defaye. ï, -<̃ Puis un officier supérieur a conféré à Jean Defaye la croix de la Légion d'honneur. Le corps a été' dirigé sur Boussac (Haute-Vienne) Hier, à Soissons, ont été célébrées les obsèques de S.-Gr. Mgr Péchenard, qui ont donné lieu à une imposante manifestation. S. Em. le cardinal Luçon a procédé à la levée du corps. La messe a été dite par Mgr Neveux, et l'oraison funèbre a été prononcée par Mgr Baudrillart. Les évêques de Cambrai, de Beauvais et d'Amiens étaient présents. Un service funèbre à la mémoire de Mgr Déchelette, évêque d'Evreux, a été célébré hier matin à la cathédrale, sous la présidence d'honneur du cardinal Amotte, archevêque de Paris, ancien condisciple et ami du défunt. Le cardinal Amette a prononcé un éloquent éloge du défunt.

Sérigny.

fleadémie de pdeeine

Du professeur Maurice Letulle et du docteur Alglave, une étude de haute utilité pratique sur les lésions inflammatoires âilïuses et inopérables que laissent, dans les tissus sous-cutanés et dans le derme, les injections d'huile de vaseline.

Du professeur Jeanselme, d'excellentes remarques sur une modification qu'il serait urgent d'apporter à la loi récente sur les médicaments toxiques, afin de faciliter le traitement de la maladie spécifique à tréponème.

MM. Lemoine et Favre ont, une fois encore, rendu justice à cette admirable méthode de Milne, qui permet la réduction de la période de transmissibilitédes fièvres éruptives. Rappelons qup, la vulgarisation en France de cette méthode de Milne est due au parfait médecin qu'est Mme Nageotte.

M. Pierre Bazy a vu un certain nombre d'états convulsifs épileptiformes guéris par une intervention chirurgicale pratiquée en tel ou tel point de l'organisme où siégeait quelque épine irritante. Notion, certes, intéressante et qui n'est pas pour surprendre les neurologues ni les psychiatres.

En collaboration avec MM. Crouzon et Bouttier, le professeur Pierre Marie a fait connaître une série de très importantes recherches sur le traitement de l'épilepsie. Remède, certes, merveilleux, le bromure, à la longue, a ses inconvénients, il donne de l'acné, parfois des troubles digestifs. La médication borée (et notamment le tartrate boréeo-potassique, à la dose moyenne de trois grammes par jour, raréfie de la façon la plus évidente les attaques comitiales. Les dix malades de la .clinique de la Salpêtrière qui en avaient le plus grand nombre, ont été traitées par le tartrate et sans aucun autre remède. Alors qu'elles avaient au total et à elles dix 334 crises par mois, elles en sont venues après le premier mois de traitement à 181 crises, après le second mois à 117, après le troisième mois à 90. Le tartrate bréco-potassique est fort. bien toléré. Voilà, semble-t-il, un grand pas de fait dans la thérapeutique d'un mal terriblement rebelle.

Le docteur Vaquez a présenté la nouvelle édition de son traité des maladies .du cœur et de l'aorte, ouvrage assez important pour que les, Allemands l'aient traduit pendant la guerre.

Dr Horace Bianchon.


VARIÉTÉS

~.p.

Le Château de la Muette

Dimanche, pour la dernière fois peutêtre,les Parisiens ont pu visiter le château de la Muette, Des affiches sont posées sur les murs du château où habita Marie-Antoinette dauphine, annonçant la vente qui a commencé hier, on en lira plus loin le compte rendu de la collection de M. Amable-Charles Franquet, comte de Franqueville, qui fut membre de l'Institut et auquel on. doit de si remarquables études sur le Parlement d'Angleterre.

Les collections vont être dispersées, et le château, qui sait ? est peut-être, lui aussi, appelé à disparaître son parc historique est déjà morcelé. Cette demeure célèbre va-t-elle, â son tour, être abattue comme tant d'autres ?

Que de gloires françaises ont passé dans ces salons Jules Janin, jadis, dans .une petite brochure sur le château de la Muette avait évoqué les personnages qui avaient erré dans les bosquets du parc Louis XV, Mlle de Romans, ,Marie-Antoinette. Dans ces salons où, aujourd'hui, les œuvres d'art portent des numéros collés. par le commissairepriseijr, jadis; au temps de Mme Erard, Francis Planté, tout jeune, fit ses débuts Rubinstein fit entendre ses premières improvisations; Listz, et tant d'autres, furent reçus dans la demeure de Le Nôtre et de Mansart.

*•* ••••̃.̃'

Je viens de revoir, non sans émotion, ces grandes salles du château de la Muette, devenues pour un jour une attraction parisienne une annexe de l'Hôtel des Ventes. Tout jeune homme, j'avais vingt ans, j'eus l'honneur d'y dîner chez M. de Franqueville,et.je revois les hôtes qui, ce soir là, étaient accueillis dans la vieille demeure le duc d'Aumale, Bonnat, dhaplain, Mme de Clinchamp, Mme de Montalembert, âgée de soixante-seize ans. Debout, dans la bibliothèque, devant unegrande cheminée surmontée d'un portrait de Velasquez représentant quelque conquistador, Fernan Cortez, disait le comte de Franqueville le duc d'Aumale contait ses souvenirs,' et respectueusement on écoutait ce fils de roi, aimable, familier, et supérieurement intéressant.

Il ne parlait point de lui, de ses campagnes d'Afrique et de la Smalah, comme il le faisait parfois à Chantilly. Il parlait de la Révolution et contait les souvenirs de son père, tels que Louis-Philippe évidemment les lui avait jadis contes à lui-même. Et, pendant que le duc parlait, mimait .les scènes, on vivait la Révolution d'un mot, d'un geste, il peignait Danton, et sous sa mâle parole de soldat, très simple, sans phrases, mais pittoresque, on sentait vivre le grand conventionnel. Bien plus, on le voyait. « Mon père, disait le duc d'Aumale, revenait de Valmy. Aussitôt il va chez Servan, le ministre de la guerre. » Allez-voir Danton, lui dit Servan. .'» Il y va. C'était dans une toute petite chambre, très modeste. Une table avec des papiers, une chaise. Danton était en ̃ train de"-se -raser. Mqn^père^entre;, Dan-, ton continue à se faire la barbe, sans se déranger. » Et le duc- d'Aumale mimait le geste de Danton se savonnant les joues, comme Louis-Philippe évidemment le faisait jadis en lui racontant l'anecdote.

« Mon père raconte la bataille de Valmy, parle de nos belles troupes allant t à l'assaut du moulin. Danton se rasait toujours, sg.ns dire un mot. Quand mon père eut fini, Danton s'essuya le visage, regarda mon père bien en face.

»'- Prince il lui dit prince vousparlez beaucoup. Vous êtes arrivé hier et vous avez beaucoup parlé. Vous parlez trop Retournez à l'armée, c'est plus prudent. Ici on fait delà politique et il va se passer des choses/ graves. Laisseznous faire cette besogne. Et elle n'est pas toujours propre. Partez

Et du doigt, Danton lui montra la porte. Mon père suivit son conseil. Et il eut raison. Sans Danton, il était peutêtre guillotiné »

**•

Ce soir-là, le duc d'Aumale était en verve, et les souvenirs défilaient en foule. On écoutait, étreint d'une émotion puissante c'était l'histoire racontée par un fils de roi, imitant les gestes, le son de la voix des grandes figures disparues. Après Danton, ce fut Dumouriez. « Mon père, disait le duc, le rencontra à Londres pendant son exil. » Et rien de plus dramatique que cette vision de Dumouriez loin de la patrie. Il avait, lui, le stratège de 1792, passé tout son temps d'exil à faire des plans d'invasion de la France, qui « servirent d'ailleurs, ajouta le duc d'Aumale, aux alliés en 1813. » Un jour, ,dans une rue de Londres, le duc d'Orléans rencontre Dumouriez: c'était alors 'un vieillard presque aveugle, se traînant le long des murailles et tâtant les pavés du bout de sa canne.

Le duc d'Orléans lui tend la main; Dumouriez met la sienne devant ses yeux affaiblis pour mieux voir; soudain il reconnaît le duc d'Orléans, un Français, et il fond en larmes «Ah quelle défaite! » Cette défaite, c'était Napoléon battu, les Alliés entrant dans Paris, la défaite que pendant des années et des années Dumouriez avait appelée, souhaitée, préparée même; mais aujourd'hui il ne voyait plus que, la France abattue et il pleurait sur le désastre de sa patrie.

Toute la soirée, en ce château de la Muette, le duc d'Aumale parla..

Après les grandes figures de 1792, il nous conta 1830. Lorsqu'il était tout enfant, le mâiéebal Gérard lui racontait qu'à la bataille de Waterloo, il mettait son oreille contre terre pour écouter le son du canon et deviner la position de l'ar'tillerie. Pendant les journées de juillet ,1830,les fils de Louis-Philippe, qui étaient dans les environs de Paris, jouaient à .mettre leur oreille sur le sol pour écouter le canon des barriçades. Ils ne se 'doutaient point que ce. canon allait de leur père faire un roi.

Et le duc d'Aumale riait en contant ce souvenir d'enfance. Chaque fois, il trouvait le trait, le mot qui porte, ne ménageant personne, pas même son père. Et je l'entends encore nous dire « Louis Philippe parlait très bien. Mais, quand il voulait mettre ses pensées par écrit, il,corrigeait,, Biffait, ratu-

rait, tarit et si bien que sa prose n'était plus que du macaroni » »

Un roi jugé par uu fils de roi l

*»•

Et. tous ces souvenirs me revenaient en foule, pendant qu'un public curieux, amateurs d'art et aussi marchands de bibelots, se pressait dans les salles du château de laMuette. Toutun passé d'histoire m'apparaissait en regardant cette haute cheminée de chêne, devant laquelle j'entendis un soir un Français, fils de roi, nous conter la bataille de Valmy, où son père avait combattu. Demain, peutêtre, la pioche des démolisseursi aura dispersé le château et ses souvenirs. Georges Claretie.

PROPOS FÉMININS

Ma bien chère amie, vos lettres ont toute la saveur d'une aimable villégiature. Elles me promènent, à votre suite, dans les fières Pyrénées, berceau de ma famille, comme vous savez. Dans le tourbillon de la vie mondaine qui me prend, m'entraîne de nouveau avec tant d'autres, je pense souvent à leurs pics neigeux et j'évoque votre ,fine silhouette de Parisienne penchée sur l'ombre bleue de leurs torrents. Mais que n'étiezvous à Paris, à la fête donnée par Mme Schapira? Ce fut une soirée charmante nous eûmes la joie d'entendre la jeune fille

de la maison, dont la voix chante claire et pure comme cristal avec l'ampleur, l'étendue. dignes des grandes scènes lyriques de l'Opéra-Comique et de l'Opéra. M. et Mme Depas nous firent ensuite savourer l'esprit d'une comédie-revue où défilèrent toutes les actualités, même le pyjama désormais historique. Qu'allais-je dire ? Observons sur cet événement la discrétion déférente qui s'impose et dont nul n'a su donner l'exemple. Je me suis occupée, hier, à la Grande Maison de Blanc, de vos robes de lingerie. Mais quelle commission, Jeanne, m'avezvous donnée là? Comme s'il était possible de choisir parm; tant d'idéales frai-

cheurs d'organdi, de tulle et de nnon, que l'aimable directrice de ce salon a bien voulu me montrer elle-même? Vous me voyez'très embarrassée. Jene saiscequi vous conviendra le mieux, ou de l'organdi Nattier dont vous trouverez la joliesse fixée dans ces lignes, ou de l'organdi blanc sur lequel s'étagent des ruches d'organdi pêche, cette couleur dont on ne peut dire vraiment si elle est jaune ou rose. Si vous ne teniez pas absolument à cette étoffe il est indiscutable qu'elle est fort à la mode je vous conseillerais une robe en broderie madère et linon, festonnée de petits ruches de tulle blanc, et gentiment ceinturée d'un ruban bleu marine qu'une touffe de trèfles rouges et bleus fixe sur les côtés. Oh le chic de ces quelques fleurs sur ces chiffons d'été jamais la Grande Maison de Blanc, qui a pourtant la spécialité de ces délicates fraîcheurs, n'en eut de plus jolies. Hâtez-vous de me donner votre réponse, hâtez-vous surtout de nous revenir. Paris se pare, en' ce moment, de tant de séductions Il y fait si bon vivre 1 ̃PouiTfiïoieette impression fut-elle, pour moi, plus vive, hier, en descendant la rue de la Paix, pour aller rejoindre à l'Afternoon-Tea notre amie Marthe ? Sans doute parce que le ciel, après ces lourdes journées orageuses, était plus léger, le temps plus mouillé, et que les femmes que l'on croisait embaumaient « Leurs Ames », le dernier bouquet d'Orsay dont le nom poétique nous plaît autant que le parfum.

Si Marthe n'avait songé à retenir d'avance une table à l'Afternoon-Tea, nous n'aurions pas trouvé de place. Cela s'explique il n'est pas de cadre plus coquet aux coquetteries féminines, pas de meilleurs thés, pas de plus

r.

uucs jjnuMburit~, ic errmoc y

est parfait, l'atmosphère élé- [ gante et de bon ton. Pour les femmesobligées d'essayer leurs toilettes d'été, c'est une véritable bonne fortune que -de goûter à proximité de leurs couturiers. Aussi les étrange- res de passage à Paris lui donnent-elles, comme vous le savez, la préférence. Marthe, plus au courant que moi des choses de la mode-mais oui, c'est ainsi mit sans hésitation,' le nom de Vandelle sur un délicieux tailleur de serge cendra-pékinée. Il était porté, ce tailleur, par une charmante femme à qui il donnait une silhouette jeune et dégagée. C'est vous, Jeanne, vous en souvenez-vous? qui me fites connaître Vandelle. A la sortie' du thé, nous y retournâmes, Marthe et moi, et j'y goûtai de nouveau la vision, hélas trop courte, de ravissantes robes de lingerie, des après-midi, des tailleurs et des manteaux pour la ville, les courses et la mer. I

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saurait passer inaperçue, car elles ont toutes de la ligne, de l'élégance et du charme. Mais je serais bien heureuse, ma chère 1 Jeanne, si, au lieu de vous écrire, dans quinze, ( jours, il m'était donné de vous embrasser ` pour de bon. N MADOUE. •' Pour copie conforme 1

Rosine.

(

ENTRE NOUS

La journée de Madoue. Oui, ellos sont adorables, les robes de lingerie de la Grande Maison de Blanc, pour les courses, les villégiatures de l'été. Aussi les commande-t-on dès maintenant 6, boulevard des Capucines entrée des salons rue Auber. Les étrange- rés se réunissent avec grand plaisir à l'Àfte- i noon-Tea, car elles y trouvent, sans se dé- ranger beaucoup, tous les charmes de l'élégance, parisienne; 20, place Vendôme. L,a ̃ maison Vandelle, 11, rue du Quatre-Septem- bre, possède uno bien jolie collection d'été, parmi laquelle on s'empressera de choisir les parures des beaux jours. Personne ne par- tira sans emporter le suave parfum « Leurs Ames », véritablement âmes des fleurs, en- fermées dans un artistique flacon de Lalique, i ravissant bibelot parmi les bibelots les plus précieux 17, rue de la Paix.

Pas une maison à Paris dont le succès puisse rivaliser avec celui de Jérôme; succès ̃justifié par des créations sans cesse renouvelées, essentiellement jeunes, élégantes et pra- tiques. Ses casaques, gilets et tuniques en jersey de soie et en peau chamoisée, ses manteaux en peau et en crêpe de Chine imper- y méabilisé, tous dans des coloris à la mode, triomphent sur les champs de courses. Jérôme est un des couturiers dont on parle le plus en ce moment. 104, faubourg Saint- Honoré. jj~ j

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Vilaine mode, celle des mains nues! Toutes les femmes, il est vrai, n'ont pas des mains

impeccables on donne pour raison la cherté des gants et les difficultés d'en trouver. Que n'a-t-on l'idée de s'adresser à la Samaritaine des Grands Boulevards, où le choix est très, varié, au milieu des plus jolies fantaisies gants à manchettes de couleur différente gants brodés, gants perlés dans les tons les plus fins, les suèdes et les chevreaux les plus souples. Et c'est une occasion de plus de se réunir au restaurant de la Samaritaine des Grands Boulevards, où l'on déjeune et l'on goûte, selon l'heure, en savourant des mets friands à de petites tables fleuries. R.

LES PREMIERES

THÉATRE ANTOINE L'Admirable Crichton, pièce en 4 actes de M. J.-M. Barrie, adaptation francaise de M. Alfred Athis. Un lord, ses trois filles, son neveu partis en croisière sur leur yacht, font naufrage et se trouvent dans une île déserte avec leur maître d'hôtel Crichton. Toutes les conventions sociales tombent en même temps que les vêtements. La race, la fortune ne valent pas un bras vigoureux. Crichton, qui est aussi débrouillard que Robinson Crusoé devient naturellement le maître de l'île. Il dirige les travaux de la communauté, et la communauté se soumet à ses lois. Le noble lord aide la fille de cuisine; ses filles vont à la chasse ou à la pêche. Toutes., après trois années se disputent l'honneur de servir le maître. Celui-ci choisit Mlle Marie, qui est sa meilleure élève. Un soir, il décide de l'épouser. Mlle Marie est ravie et son père très flatté. Mais un navire passe au large. Tous les naufragés se précipitent sur le rivage. Le règne de Crichton est fini? Non,' le navire s'éloigne. Il faudrait faire des signaux Crichton a préparé des phares électriques. S'il les allume, il redevient maître d'hôtel. La fille de son ancien maître, sa « fiancée », le supplie de ne pas faire ces signaux. Mais Crichton joue le fair play. Le navire ramène, en Angleterre le lord, ses filles, son neveu et leur maître d'hôtel dont la présence rappelle à chacun une dure leçon. Seule, Mlle Marie garde un souvenir ému.

L' Admirable Crichton est undçs grands succès du théâtre anglais. A quoi tient ce succès? Non pas simplement au prestige de l'auteur de Peter Pan mais à son observation multipliée de la société anglaise, aux innombrablestraits de mœurs et de caractères qui ornent l'intrigue et la font vivre. Son Crichton est le maître d'hôtel solennel, pénétré de son importance, gardant sa place dans la noble famille et toujours préoccupé, devant un problème, d'adopter la solution que choisirait un gentleman. Dans l'adaptation française, l'opposition est plus brutale; elle devient plus amère et partant moins comique. M. Alfred Athis, cependant, y a dépensé sa clarté, son tact et sa sensibilité. M. Gémier, d'autre part, apporte sa mise en scène, sa mimique, son autorité si légère et si large en même temps. Mais il ne reste qu'une trame, qu'un canevas de V Admirable Crichton.

Peut-être eût-il falluplusde fantaisie en remplacement de l'humour qu'on ne peut adapter? Victorien Sardou, dans le Cro- codile, M. Lucien Gleize dans,Une Aventure et, pendant la guerre, MM. Yves,. MirandeetPierreVeberdans Une femme six hommes et un singe, avaient raconté la même histoire. Nous la connaissions. Nous avons été privés des effets de surprise, d'é^tonnement à travers lesquels la leçon philosophique, le conte voltairien doivent filtrer. L'adaptation française manque de merveilleux; elle a-un côté de vérité qui semble excessif, étant donné le romanesque de la situation. Il faut tout le talent des artistes du théâtre Antoine pour que cette comédie .reste gaie. Auprès de M. Gémier, Mlle Géniat se transforme spirituellement en amazone, M. Vallée est un lord très comique, Mlle Germaine Risse est vive et joyeuse, MM. Puylagarde et Gasthons, Mmes Mérane et Rosé Grigny sont agréables. Enfin, Mme Samary ramène avec autorité tous les naufragés et leurs'mensonges, dans le grand mensonge du monde civilisé. Régis Gignoux.

La Soirée Théâtrale

L'ADMIRABLE CRICHTON

Si le Parlement anglais avait adopté quelques années plus tôt le principe de la conscription, lord Loam n'aurait pas eu besoin de passer trois ans dans une île déserte pour découvrir cette vérité première que la. valeur des hommes varie suivant les circonstances. On peut siéger à la Chambre haute, et même, plus simplement, avoir une certaine intelligence tout en ignorant l'A B C du système D.

le pensais tout à l'heure, en écoutant les propos admirables de Crichton, à ce petit chasseur âaRat Mort que le hasard avait placé dans la même escouade que moi, au régiment. Je n'aï pas retenu son nom que nous n'entendions qu'aux jours de prêt. On l'appelait Lipette. Il répondait à notre appel.

Lipette était « un type dans le genre de Crichton ». Il nous révéla qu'on peut donner au cuir d'un ceinturon l'éclat du vernis, avec un bouchon de Champagne.

Lipette avait pour camarade un ingénieur qu'il avait surnommé « le vicomte parce qu'il lisait, dans des livres, après l'exercice. Le vicomte était un intellectuel. Il eut pour Lipette une amitié qui ne devint tout à fait y désintéressée que par la suite. Mais Lipette était lié au vicomte par deux sentiments très forts la pitié et le mépris. Il le considérait comme un grand enfant. Lipette faisait les cuirs du vicomte. Le vicomte empêchait Lipette d'en faire. Car Lipette avait une intrigue à Montmartre.. Le vicomte écrivait des lettres dont Lipette rétablissait l'orthographe, pour la vraisem- blance.

Et chacun,- suivant les momenfs, reconnaissait la supériorité de l'autre, sans la procla-. mer. Ils jouaient dans la chambrée « le Lapin et la Sarcelle ».

Si la guerre les a réunis de nouveau, Lipette a dû rendre au vicomte des services appréciables. Il a dû lui construire des cagna auprès desquelles celle de Crichton, avec ses panneaux mobiles, ses transparents, ses passe 1- plats, n'était qu'une humble chaumière. Il a dû lui procurer des poulets que le vicomte lui remboursait, pour le principe.

Mais le vicomte a lu la carte à Lipette ;.ïl a commenté pour lui le communiqué il lui a expliqué le jeu de nos alliances.

La paix est venue. Le chasseur avait conservé 'sa' place. Le vicomte est retourné à ses épures. 11 en est sorti un jour de grève, pour conduire un autobus. Et peut-être, sans le savoir, a-t-il mené Lipette à l'Odéon. Je les connais ils n'ont éprouvé aucune surprise à s'obliger tour à tour. Lipette est

un simple. La vie avait simplifié" le vicomte, Elle n'étonné que les philosophes.. Un Monsieur de l'Orchestre.

P.-S. Entré hier soir au Vaudeville. Mme Raquel Meller chantait.

L'admitable artiste Quel art subtil, quelle simplicité de moyens, quelle intensité dans j l'expression

C'est la vie'même La vie avec la cruauté de ses douleurs et l'exaltation de ses joies 1 « Une âme q,ui chante » a-t-on dit ? Une â,me qui souffre, qui rit, qui palpite sous nos re- gards émerveillés.

II faut avoir vu Raquel Meller. Il faut la voir et fermer nos yeux sur la vision de cet art unique.

LES CONCERTS

̃Le 19 mai, à la Salle Pîeyel, Tes célèbres Soirs armoricains, de .M. Louis Vuillemin, les Sillages, de M. Louis Aùbert, et le Tombeau de- Couperin,de M. Maurice Ravel, trouvèrent en Mme Fourgeaud-Grovlez une idéale interprète. Peu de jours après, en cette même Salle, le Quatuor Carembat exécuta soigneusement plusieurs quatuors d'une inégale valeur.,Celui de Debussy, égaré dans- le nombre, écrasa sans pitié ses confrères.

Jeudi dernier, chez Erard, un jeune violoniste de mérite fit entendre, aux côtés des Veracini, Beethoven et J.-S. Bach, un compositeur américain digne d'attirer l'attention, M. Cecil Burleigii. Avec une musicalité profonde, une douceur de son charmeresse, M. Eric Nagy rendit les œuvres de ces différents maîtres. On l'applaudit fort légitimement. Majs pourquoi, aimable adolescent, semblez-vous n'affectionner que les compositeurs étrangers? Ignorez-vous qu'en France il en est une pléiade d'un certain renom?

Mlle Marthe de Villers promet de devenir avant peu une chanteuse de premier ordre aujourd'hui, déjà, c'est une artiste de talent. Elle a de la sensibilité, ,,âe l'instinct et du charme.. Ses interprétations de l'Attente. et de Ainions-nous de M. C. Saint-Saëns furent .excellentes. Lé public aocouru'i, en foule pour l'applaudir n'a certes pas regretté sa randonnée à la jolie salle de la rue La Boétie.

Avant son prochain départ pour l'Amérique, M. Edouard Risler donne plusieurs concerts -récitals. Le premier vient d'avoir lieu à la Salle du Conservatoire. Grande affluence aussi élégante, qu'enthousiaste. L'illustre virtuose s'est peut-être montré supérieur à luimême. Jamais il ne m'a semblé plus en forme Jamais il ne mérita mieux le titre de « suprême interprète de Beethoven » qu'il doit à la libéralité de ses admirateurs familiers. On sait, d'ailleurs, quel culte dévot professe à l'égard du colosse de Bonn M. Edouard Risler. N'a-t-il pas écrit récemment « Beethoven m'apparaît comme le Christ de la musique. Sa musique est une révélation divine; tout en elle est pur, dégagé des sens, tendu vers l'Infini » »

Le samedi 6 décembre 1919, aux Concerts Pasdeloup, M. Adolphe Borchard avait fait preuve d'un « réel talent de virtuose » dans l'exécution d'une Fantaisie pour piano et orchestre de M. Louis Dumas. Lé' samedi 29 mai 1920, au Théâtre des Mathurins,il nous a charmés par la flexible diversité de ses interprétations. Liszt et Mozart n'ont plus le moindre secret pour son art merveilleux de pianiste. Sans effort, il sait le ,hausser aux rudesses du premier ou l'assouplir aux subtilités du second. C'est d'une science raffinée. Je doute qu'il soit possible de détailler et de perler avec plus de délicatesse et de style la musique paradisiaque du maître de Salzbourg,

La Société nationale de musique ne déroge jamais à ses principes. Elle y demeure obstinément fidèle. Donc, selon lévites accoutumés, son 434" Concert se subdivisa en deux parties; l'une d'un intérêt très réel et l'autre d'un cruel ennui. Désireux de ne chagriner personne, j'aurais souhaité ne citer aucun ouvrage, mais les Sept chansons populaires espagnoles de M Manuel de Falla ont produit une impression si vive qu'il serait injuste de ne pas adresser de publics hommages à leur auteur. Je m'en voudrais aussi de ne pas féliciter Mlle Blanche Selva de sa magn'ifique'tra'duction de la belle sonate "pour piano (op.63)de M*Vincent d'Indy. Précédant ces deux, numéros exceptiontnels les compositions "de MM. BedieũPétërs, ,Louis Aubert et Pierre Kunc reçurent un accueil unanimement courtois, mais diversement chaleureux. L'Ecole Normale de Musique de Paris, fondée depuis cinq mois à peine par notre actif et intelligent confrère, M. A. Mangeot, a commencé samedi soir une série«de six conférences hebdomadaires sur l'Evolution de l'harmonie dans la Mitsique française. Faites par Me Henri Woollett, ces causeries seront donc d'une abondante et sérieuse documentation. De tout cœur, nous souhaitons plein suCcès'à cette entreprise de haute portée.

Antoine Banès.

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COURRIER DES THEATRES Aujourd'hui

A la Comédie Française, à 1 h. 1/2 précise, répétition générale de Juliette et Roméo, tragi-comédie en cinq actes et six tableaux, en vers, de M. André Rivoire, d'après Shakespeare èt Luigi da Porto.

Distribution

Albert Lambert flis, Roméo Paul Mounet, Frère Laurent; Dehelly, Benvelio; Henri Mayér, Leprince; Siblot, Capulet •; André Bru-' not, Mercutio; Denis d'Inès, L'apothicaire; Charles Granval, Le clown Paul Gerbault Montaigu; Fresnay, Balthazar; Roger Gaillard, Le comte Parisi; Alcover, Samspn Jean Hervé, Tybalt; René Chambon, Grogorio; Mmes Piérat Juliette Suzanne Devoyod Lady Capulét; Dussane, La nourrice; Jeanne Even, Lady Montaigu Suzy Renard, Le page de Parisi.

Danses réglées par Mme Chasles, de l'Opéra. Ce soir

A l'Opéra, à 8 h. 1/2, Astuce féminine (Mmes de Voltri, Romanitza, Rozovski; MM. Pieralli, Anglada, de Vecchi; Mme Karsavina; M. Idzovsky). Orch. MM.E. Ansermet, H. Morin. A la Comédie-Française, à 8 h, 3/4, le Prince d'Aurec (MM. Grand, Siblot, de Max, Denis d'Inès; Mmes Suzanne Devoyod, Gabrielle Robinne, Jeanne Even).

A l'Opéra -Comique, à 8 h. 1/4, Madame Butterfly (Mlle Mad. Mathieu; MM. Marcelin, Jean Périer). Orchestre M. Frigara. A l'Odéon, à 8 heures, Roger Bonlemps (MM. Laroche, Clément, Chambreuil; Mmes

Eerwich, Colliney et Mme Marcelle Yrvén (en représentation).

Aux Variétés, à 8 h. 35, Un Homme en' habit (MM. Raimu, André Dubosc; Mlles Gabrielle Dorziat, Marcelle Praiuce).' A la Parte-Saint-Martin {Nori'àl-b'à), à8h.l/4, Montmartre (Mmes Polaire, Marquet, Y. Villeroy, Armaud, Raymond; MM. L. Gauthier, Joffre, Praxy). Matinées jeudis, sam. et dim. Au Vaudeville (Gut. 02-09), à 8 h. 3/4, Miousic (Raquel Meller. Marguerite Deval, Signoret et Gerhi. Gallois Th. Dorny, Blanche, M. Quinault; Mlles Vronska, MonnaPaïva). Au Gymnase (Gut. 02-65), à 8 h. 3/4, Fintje a .de la voix (J.-F. Fonson, Jean Worms, Sinoël; Mmes Lucienne Roger, Véniat). Jeudi, dimaifche, matinée.

Au Théâtre Sarah-Bernhardt, à 8 h., l'Etrange aventure de M.Martïn-Péquet (MM. A. Tarride, Decœur, Chameroy, R. Worms Mmes Moréno,M.Valmont et Mlle B..Fusier).Dim.,mat. la Gaîté-Lyr/que, à 8 h. 1/2, Véronique (Mmes Mariette Sully, Tariol-Baugé, Cavell MM. André Baugé, Cbancel, Cazalis, Elain). Au théâtre Antoine (Nord 3G-32), à 8 h. 1/4, l'Admirable Crichton (M.Gémier Mme Geniat, Mme Samary MM. Puylagarde, Vallée et Mlle Germaine Risse).

Au Palais-Royal (Gut. 02-50), à 8 h. 1/4, Et moi j'te dis qu'elle t'a fait de l'œil (Boucher, Ch. Lamy, J. Renouardt, Baron fils, J. Berry, Marken, D. Nobert et Palau). Au Grand Théâtre- des Champs-Elysées, à 8 h., les Mille et une Nuits (Mmes Andrée Mégard, Dourga, Garlptta Conti, Rég. Gamier, Capazza MM. Francen, Duvalles, Vibert et Footit). A la Renaissance (Nord 37-03), à 8 h. 3/4, Mon homme (Mme Cora Laparcerie, G. Colin, Miller et Frévalles, Bossis;LabryetP. Escoffier avec le danseur Volpi).

Au Nouvel-Ambigu (Nord 36-31), à 8 h. 1/4, le Maître de Forges (Mmes Dermoz, Bruck, Cernay, Lindsey; MM. Renoir, Lorrain, L'eh- mann, Fabre). Mat. jeudi, sam., dim. ,2 h. 1/2. Aux Bouffes-Parisiens (Gut. 63-06) à 8 h. 1/2, Phi-Phi (Urbàn, Alice Bonheur, Alice Cocéa,. Norb. Foissy, Lucien Dayle et Serjius). Jeudis, dimanches et fêtes, matinée. A l'Athénée, à 8 h. 1/2, la Belle Aventure (Daynes-Grassot, Rozenberg, Soria, Mosnier et Arnaudy).

Au Théâtre Miche/ (Gut. 63-30), à 8 h. 50, la Femme de mon ami ( LeGallo, Ch.Dechamps, et Guyon fils M. Templey, Hug. Dastry, M. Dornac, avec Ellen Andrée et MmeJ. Cheirel). -Au Th. de Paris (15, r. Blanche, Cent.38-78), à 8 h. 1/2, l'Enfant de l'amour (M. P. Franck Mlle Suz. Munte MM. Mauloy, Barrai Mlles J. Clarens, A. Pascal). Dim., fêtes, mat. à 2 h. Au Th. Edouard-Vil (Louv. 32-60), à 8 h. 3/4, le Loup dans la Bergerie (Mlles Maxa, N. Picard MM. Oudart, M. Laverne et la danseuse Germaine Salandri).

-t Au Théâtre Fémina ^Tél. El. 29-78), à 9 h., Une faible femme (Mmes Falconetti, Lillian Greuze, Corciade et Jeanne Loury; MM. André Luguet, Lucien Baroux et de Guingand). Aux Capucines (Gut. 56-40), à 8 h. 3/4, le Danseur de Madame (Harry Baur, Jane Danjou, Lucy Mareil, Camille Calvat et Marcelle Monthil Trévoux, Denières et Koval (des Variétés), en représentations).

Au Grand-Guignol, à 8 h. 40, les Pervertis, C'est une riche al/aire! Logement d'un jour, Une heure d'amour (Mmes Daurand, Deraisy, Depresle; MM. Paulais, Scipion, Gobet, etc.) A /7lpo//o(Cent.72-21), à 8 h. 1/2, la Belle du Far- West (Polin, Marfa Dhervilly, Emile René, Tirville, Béver, Pré fils, P. Faivre et Simone Judic et Aimé Simon-Girard. Au théâtre des Mathurins, à 8 h. 1/2, la Femme fatale (Mme Blanche Toutain et M. Jacques de Féraudy; M. Pierre Juvenet; Mlle Christ. Mancini).

A la Comédie des Champs-Elysées, à 8 h. 1/2, le Beau rêve (Mmes J.-M. Fontanges, Annie Warley, Pauline Patry; M. Durée), A la Scala (Tél. Nord 35-86), à 8 heures, l'Hôtel du Libre-Echange (MM. Marcel Simon, Lurville, Gorby Mmes Paule Morly, Carton). A l'Eldorado (Nord 42-17), à 8 h. 1/2, l'Amour, quirôde, opérettelôgère (NinaMyral, R. Hasti, J. Vitry, Fern. Albany, Georgé, Mary Dubas). Jeudis, dim. et fêtes, matinées à 2 h. 1/2. A la Pie qui chante (Central 25-67), revue (Charles Fallot, Aug. Martini, L. Paco, Baumer, Secrétan, Jane Ader).

A la Potinière (7, rue Louis-le-Grand, Cent. 86-21), à 8 h. 1/2, le Cordon bleu(Jane Danjou, Saiut-Granier, Gabaroche, Mérindol, Lucien Barroux).

Au Théâtre Impérial, 5, r. duColisée(Elysées 35-19), à 8 h. 1/2, le Mariage de Mlle Beulemans (MM. P. Stephen, Lambret, Duvivier et Moriss; Mmes Hélène Dieudonné, Eve Reine). Au Théâtre des Arts (Wag. 86-03), à 8 h.1/2, les Ratés (Mmes Marie Kalff, Pitoeff Mmes G. Pitoeff, Dullin, Arvel, Carpentier). ~/i/7!6/v,167,r.Montmartre(Tél.Gut.50-15), à 8 h. 1/2, les Nymphes et le Satyre (Jane Smile, J. Deley, E. Marchand, Rachel Archier, P. Laurent, la danseuse Yv, Derny). Au Th. des Boulevards; 19, rue Le Peletier (Gut.59-79), à 8 h. 1/2, Un après-midi d'amour; 3, 6, 9; le Pàté de lapin (Wilned, Maurice, Jacquelin, M.Figus, Magda Will,Lucy Ludier}. Au Théâtre Balzac, 25, r. Fontaine (L. 28-21), à 8 h. 1/2, la Farce du pendu dépendu, miracle d'Henri Ghéon (Mlle Lço Renn; MM. Duribert, Derlier, Dherblay, CI. Orval, Billard). A l'Opéra. l

Les deux représentations des ballets russes, annoncées pour ce soir et pour vendredi, sont,les dernières de la saison russe. Samedi et dimanche, relâche pour les dernières répétitions de la Légende de saint Christophe (première, mercredi, 9 juin).

Ce soir, -Astuce féminine sera suivi. de la Boutique fantasque.

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Antoine et Cléopdtre à l'Opéra.

L'importante partie orchestrale qui, à l'Opéra, soulignera les beautés d'Antoine et Cléopâire est l'œuvre de M. Florent Schmitt. Le brillant auteur de la Tragédie de Salomé, interprétée naguère par MmeïdaRubinstein, n'a rien écrit pour le théâtre depuis longtemps. Tous ceux qui se sont justement passionnés pour l'art de ce beau musicien français, au talent coloré et si personnel, se réjouissent de l'entendre à l'Opéra et c'est la raison pour laquelle le ministre a autorisé M. Rouché à monter ce spectacle musical et même à l'offrir à ses abonnés.

A l'Opéra-Comique.

La première matinée de Lorenzaccio, qui a obtenu un si éclatant succès, sera donnée dimanche prochain. MM. Vanni-Marcoux, Lapelletrie, Henry Albers, Vicuilles, Mmes Hilda Roosevelt, Mathilde Calvet et tous les remarquables interprètes de Lorenzaccio interÎiréteront, à cette matinée, le beau drame lyrique de M. Moret.

Au Vaudeville.

Raquel Meller que toute la presse a surnommée la « Duse de la chanson » remporte chaque soir un succès éclatant dans Miousic de Rip et Gignoux. La célèbre cantatrice espagnole restera à Paris jusqu'au 10 juin, date de son départ pour l'Amérique. Ce soir, 132e représentation agrémentée de scènes inédites interprétées par Thérèse Dorny, adorablement spirituelle dans son rôle de gréviste, et par le maître de ballet Quinault et Mona 'Païva dans une danse nouvelle.

Marguerite Deval; Signoret, Germaine Gallois, Vronska, triomphent eux aussi tous les soirs dans Miousic.

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Au Gymnase.

A partir de ce soir Fintje a de la voix dont le succès ne fait que s'accroître avec l'admirable interprétation de l'auteur, J. F. Fonson, de M. Worms, de Mmes Roger et Veniat, commencera à 8 h. 45.Dimanche, matinée à 2 h. 1/2. A la Gaîté-Lyrique.

La première représentation de la Fille de

Madame Angot, avec labrillante distribution que nous avons annoncée (Mmes Marguerite Carré, Raymonde Delaunois, Denise- Grey, MM. Girier, André Bangé, André Gilly, etc.) est fixée au' 5 juin. La location est ouverte.

Au Palais-Royal.

La gaieté irrésistible du spectacle en cours, le comique des situations, les mots spirituels dont le -dialogue abonde, l'excellence de l'interprétation, tout contribue à assurer à Et 'moi, j'te dis qu'elle t'a fait d' l'œil un triomphe mérité et durable. Tous les soirs, représentation à 8 h. 30. Demain, matinée à 2 h. 30.

Les Mille et Une Nuits dernières.'

Nous sommes au 30° gala de la merveilleuse pièce de M. Maurice-Verne, alors que Gémier ne devait donner à Paris que qui. ze représentations exceptionnelles de cette pièce qui va faire le tour du monde. Les galas sont prolongés jusqu'à dimanche 6 juin (mati ,ée et soirée). Les retardataires agiront pradetnment en s'assurant, dès maintenant, des places (Passy 27-61) pour applaudir la troupe de Gémier (200 personnes); ia plus belle mise en scène de ces dix dernières années; les ballets, la partie musicale (Andrée Mégard, Francen, le clown Footit, Dourga l'Hindoue,etc., etc.)

A la Renaissance.

Mon homme continue sa triomphale carrière et il y a toujours foule, au théâtre de. la Renaissance, pour applaudir ce grand succès, et le bal musette du second acte. Mme Cora Laparcerie, pathétique, émouvante; M. Georges Colin, plein de flamme; Mlle Henriette Miller, artiste d'un rare talent; la gracieuse Mlle Frévalles et M. Paul Escoffier, remarquable de mesure et de tact, sont toujours les brillants interprètes de ce sensationnel spectacle,

Ajoutons que, étant donné les heures nouvelles du Métro, Mon homme commencera chaque soir à 8 heures 3/4.

Aux Bouffes-Parisiens.

Phi-Phi, qui sut conquérir le public parisien, ne plaît pas moins aux nombreux étrangers qui sont actuellement nos hôtes. C'est la preuve que la triomphale opérette est un succès universel. Demain, matinée et' soirée.

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A l'Athénée.

Le dernier départ du métro étant retardé d'une heure, la Belle Aventure commencera désormais à 8 h. 1/2.

Demain jeudi, matinée à 2 h. 1/2.

Au Grand-Guignol.

Aujourd'hui, en matinée et ensoirée, les Pervertis, qui sont bien le drame le plus audacieux, le plus étrange, le plus passionnant qu'on ait mis à la scène jusqu'à ce jour. A la Maison de « l'Œuvre ».

Solness le constructeur ne sera donné que jusqu'à samedi soir, Mme Suzanne Desprès se trouvant retenue par des engagements antérieurs.,

Chaque soir, la célèbre pièce obtient un éclatant succès, plus grand encore que celui de Maison de Poupée, et les fidèles d'Ibsen acclament l'excellente troupe.

L'éducation du public rend aujourd'hui Solness accessible à tous.

Au Théâtre des Arts.

Toute la presse a chaleureusement accueilli les Ratés, la nouvelle' œuvre de H.-R. Lenormand, qui triomphe tf&àquc soir, au Théâtre des Arts avec G. Pitoeff et Marie Kalflf.

Voici ce qu'ont écrit trois de nos principaux critiques

Je ne crois pas que rien de plus directement poignant ait été écrit sur la pauvreté morale et physique depuis Crime et Châtiment, de Dostoïewski, ou les Sept Pendus, do L. Andxeïeff. (Pierre -Wolff/ie Gaulois). Nul, parmi, les nouveaux venus, ne mérite plus que H.-R. Lenormand l'attention et l'estime. L'indépendance de son art est absolue. Il est sincère, original autant qu'on peut l'être.. (Aboi Hermant, Excelsior.)

M. Lenormand est un poète. Il a su ennoblir cette ignominie par un souffle de grande douleur. Il a ce don essentiel de créer l'atmosphère et de l'épurer tout à la fois. (Adolphe Brisson, Le Temps.) Saint-Granier et Gabaroche ayant loué, pour la saison d'été, le Théâtre de la Potinière à MM. P.-L. Flers, se voient obligés d'interrompre en plein succès la représentation du Cordon bleu, de Tristan Bernard. Ils rouvriront en septembre le Théâtre de la Potinière avec cette pièce, dont le succès n'est pas épuisé et qui leur permettra d'attendre la grande revue d'hiver, pour laquelle ils ont fait des engagements sensa->tionnels.

M. et Mme Jules Chevallier viennent de donner au Théâtre Edouard-VII unB audition des élèves de leur cours de mise en scène.

Plusieurs actes du répertoire lyrique y furent heureusement interprétés par Mme Maurice Dupont, émouvante Madame Butterfly Mlles Laury, Alny, Doryl, Méryl, Diamant, Moris, Mauban, MM. Selle et Darmant.

Mlle Gaby Boissy qui obtint, la saison dernière, un vif succès dans Manon au Casino de Deauville, termina la séance en interprétant en vraie comédienne le 4° acte de la Traviata.

Dans un intermède, Mme Edge Trémoif dit avec un esprit et une verve charmant» plusieurs vieilles chansons.

Trente ans de théâtre.

Ce soir, à 8 h. 15, à la Renaissance-Music Hall, 12, avenue Jean-Jaurès, 362e gala populaire.

Au programme Le Médecin malgré lui (MM. Deheily, Brunot, Falconnier, Charles Granval, Lafon, Dorival; Mmes Berthe Bovy, Jane Faber, Andrée de Chanveron, de l,â Comédie-Française) Eérodiaàe (air de Salomé) (Massenet) le Rêve du prisonnier (Rubinstein) (Mme Fenoux-Dermiôres, de l'OpéraComique) intermèdes de violon (Mlle Juliette Dantin, des concerts Colonne); Chansons du jour (Mme Gabaroche et M. Perchicot) Causerie (Me Paul Peltier, avocat à la cour).

M. Max Maurey, directeur des Variétés, vient d'avoir la douleur de perdre sa mère, Mme D. Mayer, née Laure Davids. Cette mort met en deuil les familles Mayer, Maurey, Davids, Sauphar, Nadault de Buffon et Robin.

Les obsèques auront lieu demain jeudi, à 3 heures.

Réunion au cimetière Montparnasse. Cet avis tient lieu de faire-part. Ni fleurs ni conronnes.

Théâtre antique d'Orange.

Les prochaines représentations du Théâtre antique auront lieu les samedi 31 juillet, dimanche 1er et lundi 2 août.

M. Victor Magnat, qui organisa en 1919 les soirées des Noces corinthiennes et d'i/orace, prépare un programme digne de l'admirable cadre et des foules' auxquels il est destiné.

M. Victor Magnat s'est acq'uis le concours officiel de la Comédie-Française.

Maxime Girard.

SPECTACLES 4 CONCERTS Aujourd'hui

A l'Apollo, à 5 heures, Thé dansant. L'orchestre mondain de Sarrablo, le Weeks Jazzband de New-York. (Tél. Central 72-21.) Au Thé Mistinguett, dans les salons du


Théâtre de Paris, 15, rue Blanche, de 5 à 7 heures, Thé dansant le plus mondain, le plus chic de Paris.

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A l'Olympia (2-h. 1/2), à la-Salle Marivaux j(2 h. 1/2), mâtiné^ avec le même spectacle que le soir.

Ce soir

Aux Folies -Bergère (Gut. 0^-59), à 8 h. 1/4, l'Amour en folie, revue à grand spectacle (Miss Oampton, Bach, Magnard, Florelle, Laura de Santelmo, etc. Les Sunshine girls). A l'Olympia (Cal44-68), à 8 h.30 lesPerezoff Valiès, Ltoa Tyber, Razza, Fortunello et Cirinello, etc. Tous les jours, de 5 à 7 heures, ThéTango. Entrée: 3 francs, droits compris. Au Casino de Paris (Cal 86-35), à 8 h.1/2, revue Cach' ton piano! (Dorville, Rosé Amy, Paulette Duval, Svoboda, Deltenre, Dréan, Miscuett et Maxly,48 girls et 16 bdys de Jackson). A la Cigale (Tél. Nord 07-60), à 8 h. 1/2, Mais oui, madame revue d'Albert Acremant (Fabris, Pauley, Piérade, Germ. André, J. Myro, etc).

Au Concert Mayol (Gnt. 68-07), relâche pour répétitions générales de: la Piscine enchantée. Aux Ambassadeurs (Champs-Elysées) (Tél. Elysées 43-73) Damia, Georgel, Perchicot et 25 artistes.

4 l'Alcazar (Tél. Elys. 33-47), Palais de danse Duque à 4 h., Thé-tango à 8 h. 1/2, Grand Bal 2 orchestres Jazz-band Bowling. A laSalk>J/larivai{x{Tèl.Lo\iv.06-99), à 8h.l/2, l'Insaisissable ôeawté(PriscillaDean); Chariot voyage; l'Océan (3° série) le Lac Friçkey et le Grand chœur dialogué pr orgue et orchestre. A la Chaumière, 36, b* Clichy (Mars. 07-48), à 8 h. 1/2, les chanaonniers Martini, Cnepier, Ferny, Weil, Mevisto, Paco, Marc Hély. Revue {Claudiede Sivry). Ombres de Brunner. Aux Noctambules,7,r. Champollion (Q''ec Latin) (Gob. 42-34), à 9 h., Privas, Hyspa, Cazol, Vailier, De Soutter, Yon, Lug, Lautt, Caries, Mon.6me (Mlles L. Marjac et Dolly). A la Lune Pousse (Trud. 61-93), à 9 heures, D. Bonnaud, L. Boyer, G". Baltha, L. Michel, G. Merry, Secrétan. Dada! (Guérita, Tympe, Doris, Noël-Laut et Spark).

A la Boîte à Fursy, 27, Bd des Italiens, a 8 h. 3/4 (Ca 57-44): Fursy, V. Hyspa, P. Marinier, Mauricet, Dahl, Cluny. -Avez-vous de La monnaie? (Marg. Pierry, Manetty, Melville). Au Perchoir (Berfi-. 37-82), à 8h.l/2, Chiche! 1 revue (J. Bastia, P. Ville, Delphin et Vernaud Mlles Isab. Fusier, R. Derns).La plus grande vedette fentrne, comédie de P. Giafféri. )l(/Afoja</or/'a/ace(Tèl.Gut.52-03), à 8 h.30, Billy Rhodes dans Un élève modèle Mme CharliéChaplin dans l'Eveil d'une conscience. 3» épisode d'Impéria, Actualités. Plein air. Aux Folies-Bergère, tous les soirs, à8h.30, l'incomparable revue l'Amour en folie! qui, en dépit de plus de quatre-vingt-dix représentations consécutives, fait encore le maximum tous les soirs. Luxueux, gai et spirituel, ce spectacle est' incontestablement en tête des plus grands succès du moment. Tout Paris a vu ou voudra voir l'Amour en .folie! 1 'III

Au Théâtre Marigny.

La réouverture de Marigny qui aura lieu dans quelques jours sera un événement parisien. La grande revue Pif Paf que nous présentera M. Albert Decourville sera interprétée par miss Sprley Kellogg et Boucot Saint-Granier, Méjrmdol avec Renée Fagan et Senius. Le. charmant music-hall des Champs-Elysées avec son promenoir ouvert sur les jardins sera le rendez-vous des visiteurs étrangers. La location est ouverte.

A la Cigale on applaudit la revue la plus amusante, les artistes les plus renommés et' l'on admire les «Estampes galantes du dixhuitième siècle qui font courir Tout Paris depuis la première de Mais oui, Madame! 1

Shéhérazade, le palais de la danse, 16, Faubourg Montmartre (direction Robert Dubonnet) prévient sa clientèle qu'elle a ouvert ses salons du premier étage pour les soupers. Samedi et dimanche soirées de galas avec cotillon et divertissements variés.

Courrier Musical

Aujourd'hui

Au Théâtre Balzac, 25, rue Fontaine (téléphone Louvre 28-21), à 4 heures, matinée musicale donnée avec le concours du Quatuor Lejeune, Mme Romanitza, M. Edouard Vianova, Mme Krièger et M. Edouard Gares 1» Quatuor à cordes (Maurice Ravel) 2° Mé, lodies (Gabriel Fauré); Mélodies (Claudo

Debussy); Quintette en fa mineur {César

Debussy); Quüitette en fa raineur {Césary

Franck). IU

Après-demain, Salle Gaveau, dernier Concert Huberman.

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La Société Philharmonique donnera un concert, en dehors de l'abonnement, le dimanche 6 juin', à 3 heures de l'après-midi, Salle Gaveau, avec le concours de M. Serge Tenenbaum et de l'orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, sous la direction de. M. Ph. Gaubert. Ouverture de la Flûte enchantée, de Mozart Concerto pour violon, en mi majeur, de Bach Concerto pour violon, de Beethoven Symphonie inachevée, de Schubert et Rondo capncioso pour violon, de Saint-Saëns. Places de 3 à 20 fr. à la Salle, chez Durand et à 1 administration de la Société Philharmonique, 47, rue Blanche.

Mlle Tatiana de Sanzéwitch donnera un deuxième Concert le mercredi soir, 9 juin, a la Salle des Agriculteurs. La jeune artiste si fêtée, cette saison, aux Concerts-Colonne, à la Société Nationale et à son premier Réci-

ggmmmmmmmmmgaiBmam

Feuilleton du FIGARO du 2 Juin 1920

(32;

La Terre domptée

il,

IV

TRAHISONS

Suite

Alice Cut effrayée en voyant Ruben avec un visage blême, décompose et des yeux tout injectés de sang. Pour la première fois depuis qu'elle le connaissait, il paraissait devant elle dépouillé de cette auréole de vaillance triomphante nui avait rendu si pathétique le spectacle de cet homme et de ses efforts obstinés. i

Le chien! cria-t-il en serrant les poings, le lâche,. le misérable chien! parti. Parti pour devenir un « monsieur », ce porc pouilleux Ah si seulement je le tenais là sous mon poing, j'en ferais un « monsieur», oui faudrait voir comment!

Alice, ainsi qu'il s'y attendait, versa moins un baume qu'un caustique sur sa plaie.

Encore une fois, dit-elle lentement, la chose en vaut-elle la peine, je vous le demande?

Quoi? -•

Vous le savez bien. Je vous ai fait cette question ta première fois que nous (t) Ne peut être reproduit que par les journaux ayant un contrat avec la Société des Gens de JLettres.

tal, se produira, cette fois, dans le beau programme Sonate, op. III, de Beethoven Thème et Variations, de G. Fauré; le Tombeau de Couperin, de Maurice Ravel Méphisto-1l'alse, de Liszt. Billets à la salle; chez M. Durand, éditeur; au Bureau musical chez M. A. Dandélot (Gut. 13-25).

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Réunions, Cours et Conférences

Aujourd'hui

Inauguration de l'Exposition horticole organisée par la Société nationale d'horticulture de France, à 10 h. 1/2 du matin au Jardin d'Acclimatation.

« L'âme polonaise » (comte Henri Potoclu, présidence du général de Maudhuy), 5 heures, Société de géographie, 184, boulevard Saint-Germain.

« Guillaume II pendant la 'grande guerre » (M. Lacour-Gayet), 3 h.1/2, au Lyceum, 8, rue de Penthièvre.

« Le Grand Paris » (M. Julien Polti), 5 heures, pavillon de, Marsan, 107, rue de Rivoli. Réunion constitutive de la Ligue pour la Paix des peuples », 8 h. 1/2 du soir, salle des Ingénieurs civils, 19, rue Blanche.

AVIS JDIV ERS

La saison à SERMAIZE-les-BAINS (Marne), 4 heures de Paris. Réouverture 45 Juin. Cure de 21 jours avec excursions. T. Gut. 02.28. L'eau rêve, le soir, sous le voile des herbes sombres, mais combien plus doux le regard que filtrent de longs cils roidis de noir Cillana, entre les longues paupières adoucies àeMokoheul. BICHARA, parfumeur syrien, 10, Chaussés-d'Antln THÉ KITTY

390, rue St-Honoré. Tél. Gutenberg 61-56. Spécialités russes à déjeuner et au goûter.

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Nouvelles Financières BOURSE DE PARIS

Paris, le 1" juin 1920.

Séance d'attente en ce qui concerne les valeurs à terme. Le sentiment est pourtant ̃meilleur, mais on fait peu d'affaires. Par contre, au Parquet, le comptant est assez actif. ,Les capitaux, à la recherche de bons placements sont toujours aussi abondants et les frissonnements de la spéculation ne les émeuvent guère.

Le groupe des banques françaises sera certainement celui qui bénéflci'Ta le premier d'une reprise.'Un certain nombre de ces établissements procèdent précisément en ce moment à une augmentation de capital. Les souscriptions aux nouvelles actions de 1 Union Parisienne, du Comptoir d'Escompte et du Crédit Mobilier sont en cours; et les anciens actionnaires ont tout intérêt à utiliser leurs droits préférentiels. On peut ajouter que c est aussi une excellente occasion pour entrer dans ces affaires qui sont toutes destinées au plus brillant avenir. ° Bientôt également, auront heu les augmentations de capital de la Banque Française pour le Commerce et l'Industrie, de la Société Centrale des Banques de Province et, un peu plus tard, sans doute, de la Banque nationale de Crédit, 'de la Banque Industrielle de Chine. Pour qui ne vent pas, courir de risques, tout en participant au développement de nos grandes affaires, les valeurs de banque constituent le meilleur et plus sûr placement à revenu variable.

Enfin, pour qui préfère les valeurs à revenu fixe, la nouvelle émission du Crédit National offre un attrait particulier en raison du grand nombre de lots qui sortent à chaque tirage.

Comme je le disais l'autre jour, la crise que nous traversons n'intéresse que la spéculation. Il n'y a aucune raison d'inquiétude pour le portefeuille et il n'y a pas lieu de faire des réserves de capitaux. Les émissions en cours méritent d'être largement sous-

crites.

Nos Rentes varient peu.

Les Fonds étrangers sont très irréguliers. Bonne tenue des établissements de crédit Banque de Paris, 1,678 Comptoir d'escompte, l,08o; Lyonnais, 1,730; foncier, 830 Mobilier, 585; Banque des Pays du Nord, 665. Au groupe électriquo, la Thomson remonte à 1,130 Hailioays et Electricité capital, ferme à 521 Cairo-Héliopolis, 236.

Télégraphie saris fd, 1,450. Nous avons déjà souvent attiré l'attention sur ce titre de premier ordre. Les développements récents de l'affaire dépassent les prévisions. Parmi les industries modernes, c'est une de celles dont l'avenir paraît le mieux assuré, et le cours actuel est très avantageux.

Fermeté des Charbonnages.

Quelques valeurs font d'importants progrès au compartiment métallurgique Montataire. 3,610; Creusot, 4,250; Hauts Fourneaux de Caen, 200.

Ommiun d'Algérie- Tunisie s avance a 7,700. L,es Sucrerie d'Egypte passent à 921 Foncier colonial, 5,300.

La Part Orosdi-Back est toujours intéressante à 372.

Fermeté des pétrolifèïes Royal Dulcli, 4,665; Ter^Akopoff, 479.

Sud- Africaines, un peu mieux.

Alsacienne de Produits chimiques, 472; Etablissements Ca/fort, 163, ex-coupon de 10 francs.

INFORMATIONS FINANCIERES BANQUE DE L'UNION PARISIENNE. Nous rappelons que la souscription aux actions nouvelles de la Banque de l'Union Parisienne est ouverte jusqu'au 8 juin. Ces actions, émises à 750 francs, dont 375 francs à verser au moment de la souscription, sont réservées par préférence aux propriétaires des actions existant actuellement qui

nous sommes vus. Personne ne vous l'avait encore faite, et vous auriez bien voulu me battre..

J'en aurais, ma foi, envie en ce moment, vous parlez de choses auxquelles vous n'entendez rien.

Cela se peut mais je ne suis ni votre fils, ni votre fille, ni votre femme. Je n'ai jamais battu ma femme. Oh quel homme généreux, chevaleresque- Mais voyons, je.vous le demande encore, « est-ce la peine » ? 9 Et moi je vous demande qu'est-ce que vous voulez dire par là?

Vous savez bien que c'est à cause de Boarzel et de votre forme que vos fils vous ont quitté?

Non, c'est point mon idée 1

Pourtant, Robert aurait-il volé, Albert aurait-il déshonoré votre nom, afin de devenir libres, si vous n'aviez pas fait d'eux des esclaves? Si vous n'étiez pas un maître sans entrailles, George serait-il mort l'autre nuit tout seul sur la lande? ou bien Richard aurait-il profité de l'aide charitable d'une étrangère pour échapper à votre tyrannie ? C'est pas de ma faute si mes enfants veulent point travailler de bon cœur. Pourtant Odiam est à eux comme il est à moi.

Mais vous, ne voyez donc pas que vous les avez obligés à renoncer aux meilleures choses de la vie à cause d'Odiam?

Puisque moi j'y ai renoncé, à ces choses-là, pourquoi qu'ils ne le feraient pas, eux?

Parce que vous, vous y avez renoncé de votre plein gré ce n'est pas la

auront le droit de souscrire 1° à titre irrêdua- é tibler une action nouvelle pour deux anciennes, ti sans que, pour l'exercice de ce droit, il soit tenu e compte des fractions 2° à titre réductible, tel fi nombre d'actions qu'ils jugeront à propos, la répartition se faisant au prorata du nombre tJ d'actions anciennes possédées.

Les souscriptions seront reçues à la Banque t< de l'Union Parisienne, 7, rue Chauchat, à Paris. ê ê Les actionnaires devront, à l'appui de leur c souscription, déposer au siège social leurs actions au porteur ou leurs certificats nominatifs.- ç Là notice a été publiée au Bulletin des annonces légales du 10 mai 1920.

CRÉDIT NATIONAL. Tirage du 1" juin le gros, 3: lot de 1 million a été gagné par le n° 3,713,205 le lot de 500,000 francs a été gagné par le no 2,474,914 les 5 lots de 100,000 francs ont été gagnés par les nos 7,730,199 1,432,307 2,274,412 6,235,515; 4,368,787.

MARCHE OFFICIEL DU1" JUIN 1920 (Terme)

Banque de France Penarroya 1876.. Banque de l' Algérie. Gafsa 1250.. Banq. Nat. do Crédit 1100 Messageriebiharitim5 532.. Banquede Paris. 1678 Omnibus. 605.. Banque Privée 524 Transatlantique 510.. Banq.Transatlantiqe 345, Raffinerie Say 1265 ComptoirNat. d'Esc. 1085 Brésil 4 0/0 1889 Crédit Foncier .330 Italie 3 1/2 0/0 Crédt Lyonnais 1730 Russie Consol. 4 0/0 Crédit Mobilier. 585 Russie 3 0/0 91-94 Suez 7340 30/01896. Est 50/01906. 48.. Lyon. 738.. 41'20/009 fflidi Serbe 4 DjO. Nord 1050.. Turc unifié 78.. Orléans Foncier Egyptien !)5ù métropolitain 351.. Nitrates Railways 406.. Distribution ElictrlcilS Central Nlining 440 Téléphones Rio-Tinto 1825 Thomson.. 1130 Sucreries d'Egypte 921 (Comptant)

50/01913-1916 87 90 Midi30/0. 29850 40/01917. 70 80 30/Onouv. 294 50 4 0/01918 7145 Argentin 1 907 870.. 3 0/0 59 30 1911 5 0/OAm.1920lib. 10120 Egypte unifiée. 138.. non lib. 10145 Japonais 4 0/0 · \9* Obi. Crédit National 493.. 1913Bons Ville de Paris 1865 530.. Serbe 5 0/0 410. 1871 328.. Andalous. 1B75 Nord-Espagno. 555 1919 457 Obi. Nord-Esp°,1". 550 Cr'.F.A!g.-Tun.,t.p. 885.. Saragosse. Banque Paysdu Nord 665.. Briansk(ord.). 274.. Banques deProvince 634.. Naphte. Communales 1 899 286 50 Prowodnik. t, ̃ 1906.310 Eaux de Vichy. 1550 1912 173 Aciéries Klarihe. 1730

Foncières 1917. 300 'Aci6rÍas pâsi Oulrdàu

Foncières 1917 300.. Hciirïes Firii.Oufrlàu

Est 3 0/0. «28.. Dyle et Bàcalan. 485:. nouv 289.. Commentry-Fourch. < Nord 5 0/0 Hairaiie d'Ensrjw êlutr. 5J0\. 3 0/0 31350 Boleo Orléans 3 0/0 317 75 Berçjougnan 1615 nouv 279.. Nloitbard 485.. Ouest 3 0/0 307 Tréfileries du Havre 224 nouv 285.. Tabacs Philippines Lyon fusion 299 Suer. Egypte(pirts). 1 715 nouv 289 Est-asiat. Danois.. 4200 MARCHE EN BANQUE

(Terme)

Bakou 3760 • Mount Elliott 109 Caoutchoucs. 330.. Mozambique. 67 25 Cape Copper 70.. North Caucasian. 95.. Chartered. 42.. Padang. 388.. Crown mines 120 PhosphatesTunisiens 870 De Beersford.). 1167 Pla,ine. 795.. East Rand 21.. Rand Mines 132 50 Goldfields 73.. Shansi. 79 50 Jagersfontein. 232.. Spassky • 6125 Lena 52.. Tanganyika 116 50 Lianosoff. 605 Tharsis. 168 Bialacca 240 Tobacco (Oriental). 695 Iflexican Eegleïord.) 470.. Transvaal Land. 53 50 Hlexico mines 320.. Utah Copper 895.. Hontecatini. 157

(Comptant)

Balia. 395.. Monac0(5'). 855.. Colambia. 2950.. Roya)Dutoh.462CO.. Brosnyi (ord.). 3ù65 ')/10'46t)5.. mathoft' 560 .She)). 530.. Modderfontein B 311

MARCHÉ DES CHANGES

(COURS MOYENS)

Londres 50 55 i;2 Espagne. 210 1/4 Portugal .• New-York 1206 1,2 Finlande 66 Prague Allemagne 33 3/i i Grèce Roumani» 28 1/2 Argentine Hollande 475 Suède. 280 ./̃ Belgique 104 3/4 Italie. 75 1/4 Suisse.. 233 1/4 Danemark 238 Norvège. 233 1/2, Vienne.. 9 3/4

TABLEAUXANCIENS etDECORATIONS Meubles et Objets d'art anciens JEAN CHARPENTIER

76, FAUBOURG SAINT-HONORÊ (8°) lia Vie Sportive LES COURSES

Aujourd'hui, à 3 heures, Courses au Tremblay. Gagnants du Figaro

Prix Fraudaient Popularity; Chevron. Prix Brienne bat up Quickly Sunny. Prix Franc-Tireur Vala Sylphide.

Prix Saltarelle. Rapin Lady Isle;

Prix Finlande Ballad; Gloire de Lorraine. Prix Sçint-Cyr Chambre Ardente Ohé! "Ohé

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COURSES A MAISONS-LAFFITTE

Temps gris, incertain-/ Peu de chevaux, et des courses, sauf dans l'épreuve importante, ne-suscilant pas un vif intérêt.

Qu'Ortie soit meilleure que Belgian, que Ramire, de bonne humeur, ait bien voulu battre Couronne Australe, mal disposée, que Mlle Jacqueline ait eu raison, dans une fin de course pénible de Lang Hou, cela ne vous donnera jamais de maladie de cœur. Heureusement que dans deux autres courses l'intérêt M'est relevé.

Bus a gagné très facilement, bien supérieur à son lot, et il. est' retenir.

Le duel de Golden Fan et de Camouflet a

même' chose; on peut se priver soi, mais on n'a pas le droit de priver les autres.

C'est point mon avis. Ce que je fais, ils peuvent le faire, ^eux aussi 1 Mais l'expérience est faite, maintenant vous voyez où vous en êtes arrivé, vous avez perdu vos esclaves. Possible, mais c'est point une grande perte, après tout. En somme, Robert était un imbécile, incapable de voler un billet de dix livres, Albert passait son temps à flâner et à rêvasser. George était un chétif qui n'en faisait pas pour ce qu'il m'en coûtait. Et Richard parlez-moi de Richard il y avait pas de place chez moi pour ce beau monsieur avec ses airs dégoûtés de mijaurée. Eh bien me v'ia débarrassé de ces quatre gars-là, des propres à rien, que je vous dis

C'est ce que je trouve" si triste, moi. Quoi donc? '?

Que vous puissiez vous consoler de leur départ en vous disant qu'ils ne valaient pas grand'chose comme ouvriers. Alqrs, cumme enfants, que valaient-ils pour vous?

Rien

Rien! est-ce possible? voilà pourquoi je vous plains

Les yeux d'Alice iancèrent des flammes, comme si un feu intérieur la brûlait. Oui, je vous plains, pauvre, pauvre homme!

J'ai pas besoin de votré pitié, quoique à vrai dire vous avez plutôt l'air d'être en colère contre moi que d'avoir pitié de moi. Oui, je suis en colère contre vous

été un excellent numéro. Camouflet a eu une tâche un peu dure il y a succombé. Peutêtre sur une distance plus longue aurait-il fini par avoir son rival, cheval toujours trop brillant pour être résistant.

Beauté de Cour, jument honnête, est restée toujours avec les premiers. Papp aurait pu être un adversaire sérieux étant donné sa classe de plat, mais il est tombé boiteux. Les trois premiers sont des 'Candidats a la Grande Course de Haies d'Auteuil.

Prix de la Limagne (steeple-chase, 4 000 fr, 3,500 m.). 1, Ortie, à M. A. Harduin (P. Berteaux) (1/2 longueur).

Non placés Betgian, Toy Organ.

Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 25 francs. Prix du Gévaudan (course de haies, 5,000 fr., 2,800 m.). 1, Bus, au comte D. de Cambacérès. (J. Bartholomew) v 2, Rencor, à M.Pierre Lardet (G. Mitchell); 3, Lamech, à M. P. Denfert-Rochereaù TA. Suc) (4 longueurs, 3 lon-

gueurs).

Non placés Alzette, Ignaucourt, Pessimiste, Rabanito, Irkoutsk, Le Smaï, Mercanti, Vézidis (tombé).

Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 72 francs. Placés Bus, 26 fr. 50 Rencor, 23 fr. 50; Lamech, 770 francs.

Prix de l 'Auvergne (course de haies, 4,000 francs, 2,800 m.). 1. Ramire, à M. H. de Royer (H. Palmer); 2, Marcas, à M. Ed. Mayer (F. Berteaux) (2 longueurs, 3/4 de longueur). Non placés Lutèce IV, Couronne Australe, Skindles, Marguerite VII (tombée).

Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 130 fr. 50. Placés Ramire, 36 fr. 50 Marcas, 19 fr. 50. Course" de Haies Annuelle (25,000 fr., 3,500 mètres). 1, Golden Fan, à M. Robert G. Lazard (P. Tliibault); 2, Camouflet, à M. L. Gauquelin (G. Mitchell) 3, Beauté de Cour, à M. C. Ranucci (W. Mitchell) (encoluro, 2 long. 1/2). Non placés Papp, Ourcq, King Frusquin, Chèvrefeuille, Saint Quentin (tombé).

Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 30 fr. 50. Placés Golden Fan, 13 fr; 50 Camouflet, 14 fr. 50; Beauté de Cour, 19 francs. Prix du Puy-de-Dôme (course de haies, 6,500 francs, 4,000 m.). 1, Mlle Jacqueline, à M. P. Maréchal (J.-B. Bourdalé) 2, Lang Hou, à M. L. Eschenauer (J.-B. Lassus) (encolure, 4 lon-

gueurs).

Non placés Glatic, Charaille, Napo, Corbi, Monastery (tombé).

Pari mutuel à 10 francs Gagnant, 188 fr. 50. Placés Mlle Jacqueline, 90 fr. 50; Lang Hou, 27. francs. Lebasi,

Lebasi.

•••

LA JOURNÉE DU DERBY D'EPSON

Londres, lor juin

La presse anglaise consacre des articles à la grande journée du « Derby ».

Le Derby de cette année sera, paraît-il, plus important que celui des années précédentes, d'autant plus que les moyens de transport sont, cette fois, beaucoup plus nombreux. Ainsi, les compagnies de chemin de fer ont annoncé nombre de trains supplémentaires.

Les automobiles auront aussi fort à faire et déjà les prix sont fixés. Par exemple, ce sera deux guinées et demie en « voiture de luxe », une vraie bagatelle pour ces temps de vie chère. Un service partira de Piccadilly les places y seront à une moyenne de 3 guinées et- demie. Les chars à bancs ordinaires sont à 30 shillings la place. Il y aura aussi des moyens de transport par. aéroplane.

Cependant les romanichels, fidèles à une ancienne coutume, arrivent nombreux et installent leurs voitures bariolées aux environs de la ville.

AUTOMOBILISME

Le Grand Prix -d'Indianapolis. Ainsi que nous l'avons annoncé hier, le Grand Prix d'Indianapolis, disputé devant plus de 160,000 spectateurs enthousiastes, s'est terminé, à la surprise générale, par la victoire d'une voiture américaine conduite par Gaston Chevrolet et couvrant les 800 kilomètres du parcours à 142 kilomètres à l'heure de moyenne. La pluie, qui ne cessa de tomber, faussa entièrement le résultat de cette épreuve, qui seréduisit à unelutte de conducteurs et non à une lutte de voitures. Aucun des concurrents ne put en effet utiliser la pleine vitesse de son véhicule et la moyenne fut très inférieure à celle des années précédentes. Longtemps du reste, la construction française, grande favorite, parut devoir s'assurer la victoire. Rolph de Palma menait en effet pendant plus de 100 milles et semblait le vainqueur certain lorsque, vingt tours avant la fin, alors qu'il possédait douze kilomètres d'avance, il était victime d'une panne d'essence qui l'immobilisait longuement. Chevrolet prenait alors le commandement et passait premier le poteau d'arrivée, devant Thomas, quo suivaient Nulton, Murphy et de Palma. Il convient de signaler que les voitures françaises s'assurent les 2», 5e et 7° places, et cette régularité vient atténuer quelque peu l'amertume d'une défaite dont les éléments sont seuls responsables. E.-G. D. AVIATION

Le raid des capitales. La lieutenant Roget qui, rappelons-le, a réussi la double .traversée de la Méditerranée dans la même "journée, quittera Paris incessamment, pour effectuer un tour d'Europe qui comprendra les étapes suivantes

Paris-Varsovie (1,600 kil.), Varsovie-Buca- rest (1,200 kil.);Bucarest-Constantinoplo (600 kil.), Gonstantinople-Athènes (1,100 kil.), Athènes-Rome (1,200 kii.), Rome-Paris (1,200 kil.).

Trente-six heures en avion. L'aviateur Bossoutrot et son passager M. J. Bernard prendront ce matin leur vol àEtampes, si du moins le temps le permet, en vue de s'attaquer aux records du monde de durée que détient l'Allemand Landman avec 21 h. 48 minutes. Les aviateurs, qui empor-

et c'est parce que vous m'obligez à avoir pitié de vous, vous l'homme fort et vaillant que je ne pouvais m'empêcher d'admirer. Oui, je vous plains de toute mon àme! Pensez donc à ce que vous perdez pensez à ce que vos enfants auraient pu être pour vous Combien vous auriez pu aimer ce cher bêta de Robert, combien vous auriez pu être fier d'Albert et de Richard, vous quittant pour embrasser des carrières libérales et ce pauvre petit George, justement parce qu'il était plus délicat que ses frères, n'aurait-il pas tenir plus de place dans votre cœur que tous les autres? Et puis, il y a votre' frère Harry.

Allons, allons, pas de blagues je suis point fautif pour ce qui regarde Harry.

Hélas! vous ne voyez donc pas qu,'il est l'âme même du drame qui vous menace vous et les vôtres? Il est le type, le chœur, le commentaire de chaque acte. Ruben, ne le voyez-vous pas? Harry, c'est vous, vous-même, tel que vous êtes en réalité.

Quelle bêtise vous perdez la tête, ma petite! 1

Oui, vous êtes aveugle, vous êtes fou de vous renfermer comme vous le faites dans votre ambition qui vous rend odieux-aux autres. Vous ne le voyez donc pas, dites? 7

Il eut un sourire féroce: Non, je le vois point.

Non! vous ne voyez pas cette chose hideuse qui vous poursuit, qui vous dépoüille de tout ce qui pourrait être à vous, qui vous fait renoncer à mille choses belles et douces, ce Boarzel.

tent à bord de leur avion 3,000 litres d'essence, espèrent tenir l'atmosphère pendant trente-six heures.

Rome-Tokio. Le formidable voyage aérien entrepris par l'aviation militaire italienne de Rome à Tokio est réalisé, et deux aviateurs italiens, Masiero et Ferrarin. sont arrivés le 30 mai dernier dans la capitale nippone. '•

BOXE

Le Championnat de France des poids plume. -Ce soir, à la salle Wagram, Dupré et Auguste Grassi seront aux prises pour le titre de champion de France des poids plume que le terrible accident survenu à de Ponthieu laisse s.ans détenteur. LAWN-TENNIS

G. L. Patterson à Londres. Gérald. L. Patterson, le champion du monde de lawntennis sur court de gazon, est arrivé 'hier à Londres, venant d'Australie, pour défendre son titre à Wimbledon. G. L. Patterson jouera le double mixte avec Mlle S. Lenglen; pour le double, le choix de son partenaire n'a pas encore été fait.

Mlle S. Lenglen, tenante -du Championnat du monde simple, et G. L. Patterson n'auront, à'Wimbledon, qu'à jouer le « Challenge round pour conserver ou perdre leur titre contre la gagnante et le gagnant des épreuves éliminatoires qui. eux, auront eu de nombreux et durs matches à jouer. C'est un avantage qui n'est pas mince il résulte d'une tradition que le Lawn-Tennis Associa- tion d'Angleterre a toujours voulu maintenir. P. C.

AVIRON

La Journée, nautique de Paris. Dimanche prochain 6 juin sera la Journée nautique de Paris. Des régates à l'aviron y seront disputées sur la Seine entre le pont Royal et le pont d'Iéna. La marine de guerre y participera par des courses de baleinières à 8 rameurs dont chacune représentera l'un des arrondissements maritimes de la Métropole, par des courses de berthons à deux rameurs et par l'envoi d'un torpilleur et d'un chasseur de sous-marins qui prendront part au défilé final.

LES ARMES

Le Championnat de France de fleuret. Le champion de Paris, M. de Luget, se rencontrera à nouveau, au cours du Championnat de France, avec ses rivaux, MM. Cattiau, Ducret, capitaine Savu,MarcDucon6eil et de Castellane. MM. Cattiau et Ducret pourraient bien prendre cette fois leur revanche mais le vainqueur, de son côté, n'a rien négligé pour se présenter au mieux de sa forme. Le capitaine Savu, au plastron des maîtres Rouleau, a encore progressé. L'intérêt du Championnat de France se doublera de la présence des provinciaux, qui feront tous leurs efforts pour enlever aux Parisiens le titre si envié de Champion de France, remporté en 1914 par M. Foulc, de la salle Rouleau. Parmi les principaux concurrents, citons MM. Trambert, commandant Perrot, Cornereau, Casanova, Lefèvre de Raux, Veuve, Bézian, L. Labattutet, etc., etc. Les éléminatoires. se disputent jeudi 3 juin, et la finale vendredi 4, à la salleRouleau, 350, rue Saint-Honoré.

La Grande Semaine d'épée 1920. La première « Grande Semaine » d'épée organisée depuis 1914 se déroulera dans quelques jours dans les locaux du Sporting-Glub, 154, rue Saussure. La Fédération parisienne t'a a rien négligé pour donner à cette importante manifestation toute l'ampleur qu'elle mérite. Pour la première fois seront disputés, officiellement, pour le titre, les championnats de France d'épée, amateurs et professeurs. Des épreuves de sabre, de revolver, de pistolet sont également inscrites au programmé. Plus de cinquante tireurs se sont engagés pour le championnat d'épée, parmi lesquels MM. de Préjelan, Ducret, comte de Nabat, Amso»,.«t dans l'épreuve intersalles, MM. Armand Massard, président de la Fédération parisienne René Carrère, Crespin, Touny, Joe Bridge, etc., etc.

Les épreuves commenceront le 5 juin par le championnat de France interscolaire d'épée et se continueront jusqu'au dimanche 13 juin.

S^ht^DEUON

v LA mbn a » » » ELION

TT 7–– (24, Bd des Capucines) R LA VILLE n»,, cqifpe JEUNE LES GRANDES VENTES SUCCESSION DU COMTE DE FRANQUEVILLE La vente de tout ce qui garnissait le château de la Muette a commencé dans un des salons de la somptueuse demeure, 20, chaussée de la Muette, sous la direction de Mes Delvigne et Lair-Dubreuil, assistés des experts Mannheim et Jules Féral.

Dès la première vacation, on atteignait un chiffre de 888,550 francs dont voici les principaux détails

Tableaux anciens. N°s 9, 10, n, "12, Albani (Francesco), le Printemps, l'Eté, l'Automne, l'Hiver, 100,000 fr:; n° 13, Batoni, Portraits de deux princes, 23,500 fr.; n° 14, Both (Johannes), Paysage d'Italie, 3,000 fr.; n° 15, Champaigne (Philippe de), le Repas d'Emmaùs, 20,000 fr.;n° 16, le Corrège Sainte Catherine recevant la couronne, 42,000 fr.; n° 17, L'Incrédulité de saint Thomas, 17,000 fr.; 18, L'Education de l'Amour, 68,000 fr.;19, Duplessis, Portrait de Gluck, 51,000 fr.; n° 23, (attribué à Metsys), La Vierge aux cerises, 38,000 fr. n° 24 (école de Mignard),

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Il ne me prive de rien,-je me bats contre lui.

Non, dit Alice, c'est moi qui me bats contre Boarzel.

s

Au début de la nouvelle année, Tilly épousa Realf de Grand-`Purrel. Ruben reçut ce coup sans broncher il était comme assommé. Cette fois, il n'alla pas à Cheatland; quelque chose il ne savait trop quoi l'empêcha de rechercher Alice.

Pendant les longs crépuscules jaunes, on le vit errer sur Boarzel le vent de mars chargé de pluie courait sur l'herbe rase, sur les sillons pleins d'eau des champs de blé, dans les ramures chantantes des pins qui, avec les ajoncs encerclant leurs troncs, formaient le sommet de la lande et de l'ambition de Ruben.

Seraient-ils jamais à lui, ces pins? Et ces ajoncs.-les arracherait-il jamais pour alimenter un feu de joie, qui éclairerait la lande tout entière, ou bien faudrait-il voir Realf propriétaire de ces pins et de ces ajoncs, voir Realf allumer ce feu de joie magnifique? Tilly allait sans doute exciter son mari au jeu Ruben se refusait toujours a admettre qu'un homme pût ne pas désirer posséder Boarzel, Tilly trahirait Odiam, elle irait colpor- tant ses secrets les plus essentiels. i « Tilly est une pas grand'chose », disait Ruben à Boarzel. ¡

Plus que jamais il s'agissait de dépas- ( ser Realf, de l'écraser. Malheureusement, la saison fut d'une sécheresse ex- 1 ceptionnelle, puis un insecte s'attaqua

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aux houblons, les guêpes dévorèrent les pommes et les poires, enfin le regain et l'orge furent perdus par des pluies tardives. Ruben aurait mieux supporté tous- ces désastres si Grand-Turzel en avait souffert autant qu'Odiam, mais tel ne fut pas le cas, et Ruben sentait que sa fille était pour une bonne part responsable du succès de la ferme rivale. Pratique et économe, elle avait les qualités qui manquaient justement à Réalf et sans lesquelles il aurait couru a sa ruine. Bien sûr, c'était elle qui avait préservé les fruits et les houblons de son mari en. lui donnant la composition de cet insecticide dont se servait Ruben, mais qui avait manqué son effet' chez lui cette année, par la faute d'un imbécile qui avait trop dilué le mélange. Son désir d'écraser Tilly dépassait son désir d'écraser Realf. Depuis le mariagede Tilly, il ne l'avait aperçue que doux fois; mais, à chaque rencontre, il avait senti croître sa rancœur. Tilly s'était' développée, elle avait pris un air de confiance heureuse, le rosé plus vif de, ses joues, son corsage plus tendu sur su poitrine élargie,, rendaient sa beauté plus adorable encore que naguère. Selon Ruben, Tilly aurait dû, pour prix de, sa trahison, s'étioler, se faner dans la. misère et les tracas; or, il la voyait rose et potelée, bien nourrie et bien choyée il la détestait, il la maudissait, l'appelait courtisane, parce qu'en se donnant elle avait trahi Odiam et fait trafic de son déshonneur.

Sheila Kaye-Smith.

Traduit et adapté de l'anglais par Ch. Renéguy. {A suivre.}


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