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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1911-07-28

Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : français

Format : Nombre total de vues : 164718

Description : 28 juillet 1911

Description : 1911/07/28 (Numéro 209).

Description : Collection numérique : Arts de la marionnette

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k289291w

Source : Bibliothèque nationale de France

Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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S O 3VE 2*& -A. I RB

Sous les branches Fernand Gkegh. Le Cantique de l'aile Edmond Rostand. Là question du Maroc Déclarations dé M. Asquith aux Communes Raymond ReCODLYi

La Mort de Mlle Lantelme Serge BASSET. Le haut commandement Refus du gênerai Pau ̃: De Eeyre.

A l'Institut: Académie française. :Ch. Dauzats. Dessm.- «Par fil spécial» Albert Guillaume. Les sabotages Vaiguillaur de Barentw arrêlé Maxime Girard. Chez les syndicalistes Gaston Davenay. Petite Chronique' des lettres Ph.-Em. Glaser. Les1 orages André Nède.-

Courrier de la Bourse Armand Yvel. Feuilleton La Parole qui tue Gustave

Guiches.

Sous les Brandies

~Uttb iubDi<MiuiiC~

Voici le moment de la grande migra- tion humaine. Un besoin voir des herbes, des feuillages, des eaux, du ciel, pareil à cet instinct profond qui oriente'des millions d'ailes vers de meilleurs climats est venu soulever nos. âmes citadines, que ne contentaient plus, lés ouelques pieds de gazon enfermes dansies squares, le Bois déjà brûlé par le précoce automne des arbres parisiens, l'azur 'toujours voilé de vapeurs douteuses au-dessus de la grande cité 'Partir partir Je sens que des oiseaux sont ivres tCcti-e parmi l'écume inconnue et les flots! Ah l'écume inconnue qui blanchit à l'avaht, en tel endroit sans nom d'une mer déserte Le galet roulé par lajame sur telle grève solitaire Le brin d'herbe que lèvent fait frissonner au bord de tel chemin.perdu Tout ce qui pose devant l'esprit l'éternelle question Pourquoi tees, choses et non d'autres? Ici plutôt que là? `l'c~ü~.Ge~9~!n;veille le Trisson qu'on •poucr.ait. appeler le frisson céograp-tiique, la. sensation un peu hagard© de l'espace infini, voilà ce dont soudain, en ces." .jQP.r.s. dispersion et d'essor,^ rêvent les..hommes reconquis par le vieil1 instinct .nomade. Mais plus encore, peut-être,, qu'à ten(ter les .vagues nonvelles, il est ̃ une ivresse, à revoir au contraireie sillon familier, comme un flot immobile qu^on retrouve déferlant toujours à la même place; il est une dpuceur tondre qui

foHé'te^feur» à reprendre 16 chénnn aa-

iiuenlPpîlds sont habitues, à i'Miichir le rn'èinè tfbh.c d'arbre abattu en travers du sentier, à reconnaître la branche pendante 1 année dernière on cueillait d'une main distraite une feuille,' et qui, cette année,- nous en tend une plus proche encore. C'est cette joie qu'eprouvent ceux qui viennent tous les ans errer et rêver dans quelque vieux parc' de famille'; 'c'est ce bonheur que pour ma part je ressens 'dans la forêt, dans la chère forêt'où chaque été me ramène ̃depuis; quinze ans. :̃•:̃•'

̃̃ .#̃ v= ̃•;•̃̃̃;

Ma'forê.t p;est pas superbement ignp- réé, elle est au contraire célèbre je ne Fen aime pas moins. Personne qui ne iait rapidement traversée, ce qui est d'ailleurs la bonne façon de continuer à ne pas la connaître. On m'a, même dit que les trains du dimanche y déversent des foules sacrilèges, et qu'elle est parcourue par des bandes Cook. qui s arretent aur points de- vue recommandés et lancent .des exclamations cosmopolites devant les arbres marqués d'un astérisque sur le Bœdeker. Mais, ne les ayant pas cherchées, je ne les ai jamais vues la forêt absorbe ces humanités sans en être incommodée le moins du monde. Pour qui sait regarder, elle n'est peu- plée que. de nymphes; elle est toujours vierge pour qui sait l'aimer.

j'ai souvent regretté, que Michelet n'eût pas écrit la Forêt, comme il avait fait la Mer d la Montagne. Quel beau livre il nous eût encore donné A peine, dans son Histoire de France, a-t-il consacréà celle'au bord de laquelle je suis en ce moment quelques lignes, admirables en soi, mais trop 'brèves et trop particulières « Fontainebleau est surtout un paysage d'automne, le plus onsrinaV, le plus sauvage, le plus doux, le plus recueilli. Ses roches chaudement soleillées où s'abrite le malade, ses ombrages faritastiques, empourpres des teintes d'octobre, qui font rêver avant l'hiver à deux pas, la petite Seine entre des raisins dorés, c'est un délicieux dernier nid:pàûr reposer et boire encore ce qui resterait de la vie, une grappe réservée de vendange. » vu dans la

Le gràï^'d' énerve n'a vu dans la forêt

que Texqûis sanatorium, l'endroit de cure naturelle où l'on respire cet air îndiciblemënt doux, cet air au goût de fruit, comme velouté d'avoir passé sur tant'de: feuilles, où l'on se nourrit de toutes les substances végétales qu'éparpille la brise tamisée par les branches. A létudier de plus près, ou simplement à la hanter, il eût constaté- combien la forêt déborde cette définition.

Une forêt et celle-là surtout, la plus belle de France n'est pas, à vrai dire, un lieu, c'est un élément. Avec la Mer et la Montagne, la Forêt est la troisième grande forme primordiale de la nature. jf>, 11e sa'is même mais ici je ne m'avance qu^avec précaution si la nature n est pas plus belle que partout ailleurs. Certes, je neveux pas blasphémer la'Mdntàgne ni la Mer: « Ce sont deux puissants dieux ». La Montagne offre un caractère architecturale daine grandeur sacrée c'est une ossature géante, c'est l'épine dorsale du monde.

Et la Mer est la Mer, une prodigieuse chose dont on n'ose parler, tant les mots sont petits à côté d'elle. Mais enfin la Montagne-est surhumaine les choses n'y sont'pas à notre échelle. Elle exalte pendant quelques jo«r8».«ll6 écrase en'

suite. Les forces de l'un/ver,? y tuent celles de l'esprit?..C'est pourquoi sans 'doute, à de rares exceptions près, les peuples montagnards sontpeu artistes c'est pourquoi aussi, hqrmjs en d'assez beaux vers de Laprade, la Montagne a été peu chantée par les poètes. La Mer, elle,, Fa. été en des poèmes innombrables avouons qu'elle, est la grande inspiratrice naturelle. Mais avouons aussi qu'elle a quelque chose d'acre et de monotone, un vide sublime et triste: «la mèr stérile », disait déjà naïvemént'le vieil Homère. Elle est d'un âge primitif notre humanité, trop -récente sur le globe, se trouve presque dépaysée. La Mer. est une aïeule la Forêt, elle, est maternelle. •.̃̃̃̃̃

Nul le, part l'homme ne se sent plus enveloppé de vie et,. si j'ose. dire. plus en famille que'dans une forêt. C'est là que la nature est le plus condensée, le plus généreuse, le, plus nombreuse. Un arpent de bois contient plus de grande vie végétale que des lieues carrées de plaine. On est seul dans la, forêt* comme dans un désert, plus seul: même, plus secrètement; on s'y trouve libre ainsi qu'aux premiers jours du -monde; elle satisfait plus que n'importe .quel autre

lieu de la terre le saint besoin de la

solitude. Mais en même temps elle est infiniment peuplée: :•̃̃ c'est un désert foisonnant, une solitude innombrable. Tout y vit autour de. l'homme, autant que lui; il estcpmme baigné dans l'océan des espèces, entoure de sensations qu'il devine analogues aux siennes, qu'il sent palpiter sous les écorces, dans les balancements des branches et les frémissements de l'herbe; il est environné d une grande pensée diffuse qui s'enivre d'elle-même. Et de toutes les cimes dressées dans un même élan vers l'air et la lumière, vers ce grand ciel d'azur dont le nom de Dieu n'est qu'un autre nom, il semble qu un cri immense jaillit éternellement, un cri qui se répète inlassable,et extatique L'Etre L'Etre L'Etre »

C'est a pied qu'il faut parcourir la forêt: Du fond'de l'automobile ou même de la voiture, les grandes' routes pourraient ne pas paraître très différentes de certaines belles allées du Bois'. Il faut, pour entrer dans tout son mystère, s arrêter et repartir au gré du caprice. Il

faut passer à travers les bruyères ou les

fougères, faire l*Uour.de.J'arijite foudrop i' se mirer -dans la 'mare dormante et noire, entrer dans la hutte-dû charbonnier, lire aux écriteaux ces noms savoureux.ou revit la vieille France hiérarchique et familière il faut s'asseoir pour écouter les coups de bec. du pivert, pionnier têtu des arbres, ou, au crépuscule, le rire -nerveux des chouettes il faut entendre à de certains jours orageux où le silence est absolu, la chute d'un gland ou le fifre d'une guêpe il faut cueillir le bolet ou la girolle, gratter sur le roc un lichen vert d eau semblable au plus délicat des Lalique ou presser la mousse humide comme une éponge verte il faut redevenir 1 homme errant, retrouver 1 état d'enfance des premiers àger>. Alors les grandes routes qui pouvaient sembler banales apparaissent, au débouché d une sente, augustes comme des voies. triomphales,- comme les grands fleuves blancs de terre qui traversent le vert pays des arbres. Alors la forêt révèle, en même temps que son immensité miraculeuse, sa diversité.

̃' •' V

Elle est tout un monde, en effet. Je ne veux pas dire seulement par là que dans la mienne, par exemple, tiennent à 1 aise une ville entière avec un château royal et son vaste parc au long canal, un champ de courses, un polygone, un camp, plusieurs champs de tir, que saisje?. Sans compter qu'elle est traversée par un aqueduc long de vingt kilomètres, et par une ligne, hélas! non moins longue de chemin de fer, et que tout cela pourtant y flotte, comme perdu. Non, je veux louer surtout en la foret un résumé de, toute la terre. Les sites les plus différents y voisinent il suffit de quelques enjambées pour y passer d'un continent dans un autre. On voit de sombres pans de la Forêt Noire, des coins de Provence où dans les pins chauffe un bain de soleil un chaos de roches alpestres y succède à des landes basques; au bout de sables sahariens, bleuissent des lointains quasi maritimes des clairières élyséennes y contrastent avec des enfers dantesques, et des vallées de Josaphat avec des vallons de Tempe..

Mais ce qu'il y a de plus beau parmi toutes ces beautés, c'est encore les empires féeriques que font les grands arbres. Je sais tel endroit où, chaque fois que j'y pénètre, j'ai l'impression de retrouver une contrée élue, une patrie dans la patrie. C'est une hêtraie gigantesque aux troncs moussus, forts comme des piliers, et qui trempent dans un demi-jour glauque d'aquarium. On est là, au pied des fûts entre lesquels le sentier serpente, comme au fond d une mer impalpable dont les branches sont les algues.

A cette sensation physique se mêle une impression plus noble, une sorte d'horreur religieuse ces voûtes ont des échos, un clair-obscur d'église; sous elles on baisse la voix comme devant une présence mystérieuse instinctivement; c'est ici la cathédrale du Dieu Inconnu. Ailleurs règnent les bouleaux. Par centaines, par milliers, indéfiniment répétés par la nature prolixe,, ils surgissent de la terre herbeuse, dressant ou tordant leurs fûts argentins striés- de noir les uns montent d'un jet comme une fusée blanche qui retombe en feuilles grises les autres infléchissent leurs torses sveltes ainsi que des nymphes dansantes. Certains, trois, à quatre forment uae

ronde immobile qu'on croirait même' voir tourner par les crépuscules brumeux un autre, tout seul, répand sur son tronc lisse son feuillage élégiaque, comme une vierge nue qui se caresse de ses cheveux épars. Et soudain, héros solitaire, triomphe au milieu des autres essènces le chêne, le chêne dramatique et puissant, aux branches gonflées comme les muscles, d'un Laocoon, au feuillage d.'une masse à la fois touffue et ciselée, le chêne roi, le lion des arbres.

Plus on fréquente ces myriades d'existences végétales, plus on les sent fraternelles:: c'est -le. grand .enseignement de' la forêt,. c'est sa leçon d humilité;salutaire.et. de stoïque .résignation. Nous sommes des plantes, .nous aussi,, des plantes déracinées et mobiles, des plantes supérieures si l'on veut, mais qui ̃^apparaissent pas différentes essentiellement des autres, ni plus nécessaires que les autres. La vie, pas plus pour nous que pour les autres, n'a de sens qu'elle-même. C'est du moins ce que nous comprenons le reste, nous ne pouvons que Y espérer. 'i. H,

Oui, chaque-feuille nous est une petite sœur verte, à peine plus. légèreque nous .à la terre immense, à peine plus passagère dans la durée infinie. Elle se deplie en mai et se détache en* octobre mais dans son court moment, elle a, contribué à faire un rameau, un arbre, une forêt, comme nous contribuons à composer une famille, une nation, une humanité. Elle n'a pas été inutile elle a collaboré à 'quelque chose qui la dépasse et,lui survit. Cela suffit, cela doit suffire..Aussi se (pose-t-elle avec douceur sur les anciennes jonchées, et infatigablement, à un million, à un milliard d'exemplaires, renaît-elle à chaque printemps pour se dissoudre à chaque automne. Apprenons d'elle à savoir mourir, ce qui est proprement la mort étant l'unique problème– apprendre à savoir vivre, pour ceux qui n'ont pas la certitude'du grand Ailleurs mystique, du grand Foyer absolu où, comme toutes les couleurs dans le'. blanc pur, toutes les différences du temps se fondraient

dans l'éternité. ̃• ̃

dans l'éternité. Fernand Gregh.

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Échos

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̃ ->»W' x»<r Tsmpir'atÛtS '••

La chaleur n'est pas devenue plus clémente. Loin de là, et les menaces d'orages qui, du reste, n'aboutissent pas, la rendent, s'il -est possible, plus lourde et plus fatigante:'encore. Le thermomètre, à Pans, marquait, hier, 240 à sept heures du matin, z8° à midi, .30° a cinq heures. Baromètre 763™ La pression barométrique s est d ailleurs relevée dans l'Europe centrale. Elle atteint 7_omm dans le nord de la Russie. Au contraire, un centre de dépression existe entre les Acores, les iles Britanniques et l'Islande..

Le vent reste faible sur nos côtes et Ion signale des pluies orageuses en diverses régions. La température, selon toute apparence, va demeurer belle et très chaude. Des orages, naturellement--) sont toujours à craindre. ̃

Départements, le matin.' Au-dessus de \éro

10° à Dunkerque, Boulogne, Brest et Roche- fort 20° à Bordeaux et Charléville, 240 à; Besançon, Perpignan et Nice 260 à Alger. (La température du 27 juillet 1910 était, à Paris ii° au-dessus de zéro le matin et 23° l'après-midi; baromètre 764mm. Temps ciel couvert.) Du New York Herald A New-York Température max., 34°s; min. iS^o.. Vent nord-ouest faible. A Lon- dres': Température max., 28°9; min., 15?.. Baromètre, 759mm. Vent sud, faible. –A Berlin Température (à midi) 30°.

-oa~ x

Les courses

Aujourd'hui, à i heure 45, Courses à Compiègne. Gagnants du Figaro Prix de,la Remise Frelyane Liebig. Prix du Conseil Général Consols; Tea Basket. Prix des Fondateurs Magic Lantern; Gayoffe.. ̃ Prix des Actionnaires Virulente Lucéole. Prix du Puits-du-Roi Imrak; Joconde III. Prix de Champlieu Le Grésil; Carlopolis.

A Travers Paris

Le Président de la République, qui n'a pu se rendre, cette année, à la fois en Tunisie et en Algérie, fera le voyage d'Alger au printemps prochain. Ce voyage durera environ trois semaines, et il aura lieu vraisemblablement pendant les vacances; de Pâques, et certainement avant la réception à Paris de S. M. la reine Wilhelmine et du prince des Pays-Bas, dont la visite, ainsi que nous Lavons annoncé, n'aura lieu que dans le second trimestre de 1912. 3_^

C'est aujourd'hui, au Conseil des mi-, nistres qui sera tenu à Rambouillet, que lès promotions des différents départements ministériels seront soumises à la signature du Président de la République. Nous avons déjà publié un certain nombre dé noms. Ii nous est maintenant possible de compléter en partie nos premières indications.

Pour l'instruction publique, aux noms que nous' avons déjà donnés, il faut ajouter ceux de M. Firmery, inspecteur général, qui sera promu .officier de la Légion d'honneur, et de M. Lugné-Poe, qui sera nommé chevalier.

La promotion de l'agriculture est très petite. Elle ne comprend que cinq croix de chevalier. Parmi les nouveaux décorés, on cite M. Jules Millot, inspecteur des eaux et forêts, et M. le docteur Caboche, médecin du ministère.

Au ministère du commerce tout est prêt-defHiis longtemps. cite comme

officier, M. Lebois, inspecteur général de l'enseignement technique; comme chevaliers: MM. Albert Milhaud, agrégé de l'Université, chef de cabinet du ministre; Peureux,, président de la Chambre de commerce de Lure.et Audoin, ingénieur dé. la maison Schneider. tes croix coloniales sont également prêtes on indique M. Bobichon, chef adjoint du cabinet du ministre, pour la rosette d'officier, et aussi M. Groleau, résident supérieur en Annam. Comme chevaliers) on cite MM. Guesde, chef adjoint du cabinet; Weber, rédacteur au ministère; Marchand, administrateur des colonies.

Au nbm de ces fonctionnaires' s'ajoutera celui d'un colon, M- Brandon, qui ̃téside depuis plus de trente^ans. au Gabon il a. prêté un concours effectif à toutes les missions qui traversèrent

l'Afrique êqUatoriâle.

>̃• Les croix; d,U/; ministère des finances sont également arrêtées, ainsi,'q,ue celles des affaires étrangères, et paraîtront sans doute demain. .̃̃̃̃̃̃ Une croix d'officier pour lesfinances1 est réservée à M. Pierre de Villefray, inspecteur généraldes finances, et une croix de chevalier à' M. Finaly, le banquier bien connu.

Le ministère des affaires étrangères réserve enfin une cravate de comman(jfeur pour Sa Béatitude Kirellos, patriarche, grec catholique de toutl Orient, et une croix de chevalier pour un publiciste, M. Georges Gaulis.

PETITES CURIOSITÉS

Les célibataires, que les économistes, se plaisent à taquiner, viennent de subir une nouvelle attaque. C'est la ville de Lyon qui reprend, contre eux, la menace que leur adressait, -voici un quart de siècle, Alexandre Dumas fils. Le spirituel auteur du DentiMonde qui avait trouvé dans cette classe sociale des interprètes excellents de son .esprit, se détournait alors des frivolités parisiennes pour consacrer ses soins. la régéné- ,ration morale du'pays. Après avoir prononcé le «tue-la» contre la guenon duPaysdeNod, il réclamait, pour le collaborateur habituel de cette dame, la peine, de l'impôt.

,'Leg' célibataires cependant ne. furent point ̃frappés. Ou reconnut que leur crime n'était -point si gravé. qu'il -méritât une telle sévérité de la part du. -législateur ;'on >se rendit compte aussi que .certains hommes restaient célibataires' parce qu'ils rie pouvaient faire autrement.

Dans les délicieux, Amants, de Maurice •P,onnay, il est question d'un jeune homme i'4ui, fidèle comme -un ̃î».uto»i a acqiaîjï învolontaire-ment une réputation de coureur, parce que les femnies, taur:à.tQur, l'abandonnaient il y a ainsi dJajmables. garçons qui possèdent d'admirables-qualités- matrimoniales -et aux?quels les circonstances ne permettent-point d'exercer leur vocatkm.'Ne frappons pas d'une charge nouvelle ces disgraciés .de la fortune f'qii déjà.acquîttent. les impôts ,d;es autres cĩtoVens. Autrement, la .parole de Bernardin de, Saint-Pierre, dont DumaS:Contestait la jus'tesse, prendrait tout-à coup une force inatj. tendue, et l'on pourrait dire avec, le tendre aujteur de Paul et Virginie « Tous les célibataires sont tristes » •,

Le marquis de Vogué, président de la Société de secours aux blessés militaires, vient, à la suite d'une lettre que lui avait adressée le ministre des affaires étrangères, de faire un important envoi de vêtements, d objets d'alimentation et' d'ambulance. destiné aux mehallas cherifiennes de Fez.

̃ 11 a délégué dans la capitale du Maroc pour la distribution de ce matériel, M. de Valence, secrétaire général de la Société, en même temps qu'il envoyait à Casablanca deux autres délégués, porteurs de dons importants pour le corps, expéditionnaire.

̃M. Carolus-Duran, directeur de l'Académie de France à Rome, n'avaitpas attendu le succès de Mlle Heuvelmans pour faire préparer à la Villa Médicis des ateliers et dés appartements destinés aux pensionnaires femmes.

Mlle Heuvelmans, qui partira pour Rome vers la fin de l'année, y trouvera une installation toute prête pour elle. Avant de quitter Paris, elle recevra comme viatique le prix Cambacérès réservé aux grands prix de Rome, et à son retour de la Villa Médicis, l'Institut lui assurera le. montant d'une pension de trois années fondée par la comtesse Decaen -en faveur aussi des graads lauréats de Rome. o ao a ̃̃- Nous recevons cette letti e

Vous serait-il agréable de renseigner vos lecteurs sur le temps que peut mettre un télégramme à franchir la distance de Vannes (Morbihan) à Paris

Exactement: treize heures!

6e télégramme porte l'heure du dépôt,: 18 h. 45. (soit 6 h. 45 du soir).

Il avait pour but de me renseigner sur la bonne arrivée de ma femme, partie le matin de Paris, et je comptais le recevoir le soir même Je l'ai attendu vainement, et ce matin, à 7 lï. 45, un peu inquiet, je vis enfin arriver à pas nonchalants (il fait si chaud, dés le matin !) un jeune télégraphiste qui me remit la dépêche rassurante. Cela fait bien treize heures.

Veillez agréer, etc.

UN DE VOS PLUS FIDÈLES lecteurs»

Probablement, ce télégramme n'aura pasvouluhumilierles trains de l'Ouest-

Etat ̃• ̃

A la Faculté de médecine, on compte quelques étudiants cheveux gris,,mais ce ne sont point d'ordinaire les meilleurs sujets. Ces jours-ci, cependant, un étudiant de quarante-quatre ans. subissait les épreuves de, la; thèse, sous la présidence du professeur Roger; il obte'nait la mention très- bien-, rehaussée des: félicitations du jury,

Le sujet de cette thèse n'est point banal'ril y est savamment ia'aité de certai-

nés granulations libres du sang, que l'on voit, à l'ultra-microscope, animées de vifs mouvements browniens, granulations que F. Muller baptisa hémokouies (poussière du sang). L'auteur de la thèse asswgrie aux hémokoniës une double origine la plupart sont d'origine graisseuse alimentaire, d'autres sont de provenance intra-leucocytaires la recherche des hémokoniespeut aider le clinicien pour le diagnostic de certaines maladies du tube digestif.

Or, cette thèse, très remarquée, a pour auteur M.' Erançois Cottin, licencié es sciences natûrelles, licencié en droit, et qui vient 'de se révéler très savant médecin. Le docteur François Cottin est le beau-frère de M: Frédéric Masson, de l'Académie française.

1/ ACCAPAREMENT

Sur ,46,800 cartes pour jlav rpvue

du". 14 juillet', 'plus de 16,000, le tiers. ont été réservées

= "̃ aux parlëmeataires. (Le Figaro.)

(LeFt~afo.)

Il faut que les parlementaires, Même uniflés Tout-Bouffants A l'instar des bonnes d'enfants

Aiment beaucoup les militaires,

Pour qu'ils se soient assimilé

Tant de cartes pour la revue,

Afin de s'octroyer la vue

De la Charge et du Défilé

Mais non! pauvre électeur agreste; 1 Mais non! ces cartes à foison,

Les parlementaires les ont

Ainsi qu'ils ont tout et le reste 1 Quand nous voyons l'eau tarir au 'Robinet coulant goutte à goutte, C'est qu'ils accaparent, sans doute, Un bon tiers, au moins, do notre eau Louis Marsoixeau.

Pour que les sports déterminent le' développement.des muscles et de l'organisme, il faut que la dépense qu'ils causent soit compensée par un apport d'aliments réparateurs le sucre tient la première place, surtout quand il est associé à une très petite, quantité d'alcool et à des principes aromatiques et toniques, comme da is l'anisette Marie Brizard et Roger. Additionnée de glace.pilée, cette liqueur bienfaisante est, dans-cette saison, un régal des dieux.

On sait dans quel but les Grands Thermes de Dax laissent ouvertes leurs portes en toute saison. Il n'est pas rare que, surpris par les différences) de tem>. pérattire qui lés accueillent dans les. stations' d'altitude, IQS rhumatisants et les névralgiques soient forcés d'interrompre leur, séjour pour aller demander: à ta médication des Grands'Thermés le rétablissement de leurs forces, cômpromisea:et de. leur santé chancelante.

Nouvelles à Za Main

A Berlin. ? m

Quel malin! il a filé sans attendre qu'on l'arrête.

Ce roué d'Yvetot 1

~.p-Op.r.

Dans le. Métro.

Toutes les places assises sont occupées. Le wagon est plein. Une jeune femme entre. Un'moment,elle reste debout. Puis, s'approchant d'un monsieur assis, elle lui dit avec le plus gentil sourire

Voulez-vous me permettre, monsieur, de vous offrir ma place. Le Masque da Fer.

Le Cantique de l'Aile

Un admirable poème à la gloire de l'aviation française, le Cantique de l'Aile, est publié aujourd'hui par M. Edmond Rostand. Il paraît dans L'Illustration qui., pour la première fois depuis soixante-neuf ans, a repoussé plus. loin sa gravure de première page," afin de la remplacer par les merveilleuses, images du grand poète.

Voici les premières strophes du Cantique. de l'Aile dont notre aimable confrère M. Baschet, directeur de l'Illustration, a bien voulu offrir la primeur à nos lecteurs.

Donc, c'est lorsqu'on disait le Siècle sans ivresse Et l'âme sans emploi

Qu'on voit ressusciter tout d'un coup la Prouesse Et renaître l'Exploit!

Le Héros, qui s'était retiré sous sa tente

Comme le héros grec,

̃ Vient d'arracher soudain la toile palpitante

Pour s'envoler avec

TI y eut quelques fils, cette toile, et le-vide. Et l'homme s'envola.

Nous ne l'avons pas lu dans des fables d'Ovide:: Nous avons va cela.

C'est en vain que s'accroche au fuselage grêlé Le spectre Icarien.

Jl est- temps de chantede Cantique de l'Aile t L'homme n'a peur de rien.

Rien n'est plus impossible à l'homme qui machine Son éternel c,mplot,

'Puisqu'il vient de s'asseoir sur l'invisible échine1 D'un invisible flot

AUe, enlève la roue au baiser gras de Therbej Et. monte au ciel d'été

'Dans la gloire du risque et le dégottt snperbe

De la sécurité! ̃ N

Tremble au vent fluvial danse au remous sylvestre! Et t'incline un moment,

Pour que les champs natals dorent l'Oiseau terrestre' D'un reflet de froment! 1

Et-toi, notre Soleil, le plus beau qu'on souhaite De chercher en mourant,

Reçois l'Aigle nouveau que fait notre Alouette»

Base démesuraat!

Edmoad Bastaad^

LA QUESTION DU MAROC

Déclarations de M. Asquith AUX COMMUNES

Les deux faits marquants de la journée sont, d'une part, le très important discours prononcé à la Chambre des Communes par M. Asquith, premier mi.nistre, au début, de la discussion du budget des affàires étrangères, de l'autre la conclusion d'un arrangement provisoire entre la France et l'Espagne. Voici le texte des déclarations de M. Asquith

J'ardit.il y deux jours, quJau lieu de répondre à des' questions" faites dans cette enceinte, il valait mieux.que.je profitasse du débat sur les crédits des affaires étrangères pour faire une déclaration sur un sujet qui, s'il n'absorbe pas toute l'attention publique, la préoccupe en tout cas beaucoup et d'une manière générale je veux parler de question internationale du Maroc.

L'intérêt général, autantque.les convenànces bien entendues de la Chambre me font faire cette déclaration immédiatement avant toute discussion.

Il est évident que cette question du Maroc en arrive à un point où elle va devenir de plus en plus difficile, embarrassante et inquiétante si on n'y trouve pas do solution. Faire en ce moment une analyse trop minutieuse des causes et des faits antécédents, ce serait provoquer de plus d'un côté des récriminations et des répliques qu'il est, à tous égards désirable d'éviter.

Je me bornerai à exposer à la Chambre la situation actuelle. Des conversations sont en cours entre la France et' l'Allemagne. Nous n'y participons pas. Elles portent sur un sujet qui peut ne pas affecter les intérêts britanniques. Nous ne pouvons pas, avant d'en connaître l'issue, exprimer d'opinion définitive sur ce point. Mais nous désirons que ces conversations aboutissent à une solution honorable et satisfaisante pour les deux parties, à une solution qui, le gouvernement de Sa Majesté, peut le dire cordialement, ne porte en rien .préjudice aux intérêts britanniques.

Nous' croyons que cela est parfaitement possible, nous souhaitons vivement, sincèrement.'qu'il-en soit ainsi.

Au Maroc même, la question est hérissée de difficultés, mais hors du Maroc, sur d'au- tres point de l'Ouest africain, nous ne penserions pas à essayer d'intervenir dans des arrangements territoriaux considérés comme raisonnables par ceux qui y sont les plus directement intéressés.

•D'autres déclarations tendait à diro qiia ̃nous* sommes intervenus dans lés négociations franco-allemandes, que nous les avons intïuencées sont dés fables pernicieuses qui n'ont pas l'ombre d'un., fondement réel. Nous avons pensé qu'il était juste de faire.1 •nettement, savoir dés le- début que, si Ion n'aboutissait pas une solution répondant aux. desiderata que j'ai indiqués, il nous faudrait prendre ;un,e part active à la discussion de la situation. Ce ,sera notre devoir comme signataire de L'acte d'Algcsiras, et ce pourrait, être notre obligation en conformité de l'accord de 1904 avec la France ce pourrait être aussi notre devoir pour la défense des intérêts britanniques qui scraient immédiatement affectés par, les événements subséquents.

A certains moments, nous n'étions pas sûrs qu'on eût bien compris cela, mais, je suis heureux de le dire, nous savons pertinemment aujourd'hui qu'il n'en est plus ainsi. La déclaration que j'ai faite ici même, il y a plus de trois semaines, le discours que prononça ensuite ailleurs le chancelier de FEchiqùier ont, je l'espère, et je le crois, établi d'une façon .tout' à fait claire,, que nous ne revendiquons ni prédominance,, ni prééminence, mais que nous réclamons la position'd'une partie intéressée aux événements qui peuvent se produire; une partie intéressée à voir se résoudre les difficultés .actuelles..

A notre sens, ce serait une grande erreur (et c^eùt été une grave erreur) que de laisser aller les événements à la dérive et de permettre que l'affirmation des intérôtsque nous y avons pût, survenant après notre silence, causer de la surprise et du ressentiment, au moment même où cette affirmation serait devenue on no peut plus impérieusement nécessaire.

1 J'ai confiance que nous avons suffisamment paré à cela par les déclarations déjà faites.

Nous désirons vivement, je le répète, voir arriver à une fin heureuse les conversations actuellement en cours et, dans l'intérêt général, je conjure la Chambre de ne pas entrer dans d'autres détails à l'heure 'actuelle et de ne pas entreprendre la discussion des points restant en controverse. ̃

M. Balfour dit que la déclaration soignée et circonspecte de M. Asquith n'exige ni commentaire ni critique: .Les différends entre les partis'politiques anglais n'affectent pas l'accord commun lorsqu'il s'agit des. intérêts du pays. Si quelqu un suppose que nous soyons effacés de la carte de l'Europe parce que nous avons des difficultés chez nous, il se trompe complètement à l'égard du sentiment du peuple an- glais et de l'opposition à la Chambre. Le discours du premier ministre, en même temps qu'il définit à merveille le principe dont s'inspire la politique britannique, est un modèle de clarté, de convenance diplomatique et de tact. Les négociations actuelles concernent l'Allemagne et la France, l'Angleterre n'y in^rylent point. M. Asquith l'affirme avec la plus grande netteté, la plus grande énergie. Ce qu'il affirme est la vérité absolue. Car les faits euxmêmes, 1 attitude prise, par l'Angleterre, dès le commencement de la crise, le prouvent éloquemment. Si' l'Angleterre avait voulu se mêler à la discussion, y prendre une part prédominante, elle aurait agi, certes, tout autrement qu'elle ne l'a l'ait.

Elle aurait, dès le premier jour, expédié un ou deux croiseurs à Agadir, pour bien marquer son désir de n'être point laissée à l'écart. Au lieu de cela, le gouvernement britannique s'est effacé. Il s'est empresse de: nous faire savoir que si'nous trou;viûns avantage à conclure avec TAlie-

magne un uouv«i arrangement» il n'y


verrait aucun inconvénient, mais au contraire il s'en réjouirait.

Seulement, cette discrétion ne doit pas être interprétée comme une preuve de sa tiédeur à notre égard et de son indifférence pour les grands intérêts britanniques. L'Allemagne s'est trompée si elle l'a cru un instant. Elle se tromperait bien plus lourdement encore si elle persistait dans cette opinion. C'est pour lui épargner cette méprise que M; Lloyd George d'abord, et M. Asquith ensuite, viennent de parler aussi nettement. ̃ A supposer quelles négociations n'aboutissent pas (et je suis fermement convaincu du contraire), les druits que possèdent l'Angleterre à participer à la discussion découlent de ,1 acte d'Algésiras à l'élaboration duquel elle a contribué; 2°. de son accord avec la France signé en 1904; de -ses intérêts particuliers. Si l'Allemagne, en effet, prétend agir pour la déienso de ses intérêts au Maroc, combien, plus grands encore sont 46s intérêts de' 1 Angleterre qui fait dans 1 empire cherifien un chiffre d'affaires infiniment supérieur à celui de i;Allemagne En définitive, la situation peut se résumer ainsi ou bien l'Allemagne consentira à laisser aux négociations le caractère limité et restreint qe'elles doivent et qu'elles peuvent garder. Il ne s'agit pas, comme 1 ont dit quelques journaux germaniques, de tout remettre en cause, de faire table rase de ce qui a existé jusqu'ici, d'échàfauder un accord général visant non seulement le Maroc, mais l'Afrique et même d'autres parties du monde. Un tel programme est beaucoup trop vaste et par là chimérique. Il s'agit d'une chose beaucoup plus simple. Les Allemands déclarent volontiers que notre expédition sur Fez a rendu caducs tous les accords antérieurs, l'acte d'Algésiras, l'arrangement de 1909. Mais sur quoi s'appuie cette affirmation ? `? Nous sommes allés à Fez forcés et contraints, exactement pour les mêmes raisons qui nous ont conduits à Casablanca,' à Oudja, dans la Chaouïa. Les Allemands n'ont rien dit alors. Aucune protestation, aucune observation ne s'est produite de leur part. Et ils songeaient si peu à protester que, Tannée suivante, ils s'entendaient avec nous, et signaient cet arrangement de 1909 destiné « à supprimer à l'avenir tout malentendu ». Pourquoi la diplomatie impériale, qui trouvait naturelle et légitime notre prémière initiative, trôuve-t-elle intolérable la seconde qui est exactement du même caractère et du même ordre, qui dérive des mêmes raisons? Est-ce parce que cette diplomatie a changé de chef, parce que celui qui maintenant la dirige est désireux de toucher, coûte que coûte, de plus gros dividendes et de marquer de nouveaux points?

Des négociations restreintes ne sauraient aboutir qu'à des modifications restreintes. Il faut donc leur laisser ce caractère et ne pas en attendre plus qu'elles ne peuvent donner. Si tel est 1 état d'esprit du gouvernement germanique, comme les dernières nouvelles de Berlin lé laissent supposer, on peut et on doit espérer un heureux et rapide dénoue-

ment.

Mais si l'on voulait au contraire élargir démesurément le débat,* eh même temps qu'on l'élargit, on le complique et on l'aggrave.

Dans ce cas, il dépasserait nécessairement le champ des relations franco-allemandes. D'autres puissances et au,premier rang l'Angleterre, auraient à s'en occuper. On irait à une nouvelle Conférence internationale, à laquelle les Allemands ne tiennent pas.

Cette conférence est inutile si la France et l'Allemagne, par des concessions réciproques, arrivent rapidement à se mettre d'accord. M. Asquith a déclaré qu'il considérait, quant à lui, cet accord comme possible. Telle est aussi notre conviction. Une pareille tractation ne met pas en cause les intérêts essentiels, à plus forte raison l'amour-propre et là dignité de l'une ou l'autre nation. Il ne sortira de ce débat ni vainqueur ni vaincu; il n'y aura que deux grands pays, ayant arrangé, par un accord amiable et raisonnable, un différend qui, si on l'avait laissé s'envenimer, pouvait conduire aux pires catastrophes. Les négociations

franco-espagnoles

Un échange de déclarations verbales entre: M. Geoffray, ambassadeur de France, et le ministre d'Etat, a eu lieu hier soir au sujet du modus vivendi pour la région d'El Ksar. Ce modus vivendi, qui est provisoire, porte sur trois points 1° Dorénavant, le tabor" espagnol d'El Ksar n'enrôlera plus les déserteurs de la.mehalla chérifienne. Les officiers espagnols s'occuperont de la restitution des armes et des chevaux des soldats cherifiens qui ont déserté jusqu'ici 2° Les Européens, munis d'une autorisation de leur représentant diplomatique ou consulaire, pourront circuler librement dans la région, même porteurs d'armés;

3° La mehallà chérifienne restera sur la rive gauche du Loukkos. Lorsqu'une nécessité l'obligera à aller sur l'autre rive, elle en avisera les autorités espagnoles.

On ne peut que se réjouir de cet accord provisoire, qui rend impossibles dés incidents analogues à ceux qui se sont produits ces temps derniers. Ce qu'il fallait avant tout, c'est éviter toute cause de frictionentre les agents locaux. On arrive à ce résultat do la manière la plus naturelle, en supprimant tout contact. Les deux gouvernements, animés l'uu et l'autre des intentions les plus amicales, les plus conciliantes, devaient trouver le moyen de mettre un terme à cette politique de coups d'épingle, de vexations quotidiennes. Ils ont cherché et ils ont trouvé.

Raymond Recouly.

w Les négociations

Le correspondant du Times à Berlin déclare que les probabilités d'un accord entre la France et l'Allemagne sont plus grandes upros la ,conversation qui eut lieu lundi entre Al.de Kiderlen-Waechter et M. Carn bon qu'après leur rencontre précédente.

D'après ce que j'ai pu apprendre, ajoute le correspondant du Times, M. de KiderlenWaechter 110 demande pas à la Frauco de lui céder stss> droits ovuntuela aur l'Etat du Congo.

Quant à uru! diminution possible de ses ..demandes concernant lb' Congo français, il

est probable qu'il consentirait à prendre Libreville et à laisser Loango.

D'autre part, d'après le Temps la discussion porte toujours sur l'étendue des concessions que demande l'Allemagne en échange du désintéressement politique qu'elle nous offre au Maroc Ces concessions, ajoute notre confrère, pourraient aussi s'appeler des échanges, puisque la cession du Togo et d'une partie du Cameroun de la part de l'Allemagne compenserait dans l'esprit du cabinet berlinois les demandes exagérées qu'il formule 'au Congo français. Toutefois les conversations entre notre ambassadeur et le secrétaire d'Etat, quoiqu'elles soient peut-être redevenues plus cordiales, n'ont pas durant ces derniers jours fait beaucoup avancer les choses.

Est-ce cette information que vise V Agence Havas?

.Voici la note qu'elle nous communique

Un journal du soir publie une information au sujet des négociations franco-allemandes. Nous sommes autorisés à déclarer que cette information no repose sur aucune communication et n'engage que son, auteur. A Londres, on estime que l'on n'est encore qu'aux préliminaires

On fait remarquer, dans les cercles diplomatiques de Londres, qu'on s'étonne à tort que le secret soit gardé sur les conversations qui se poursuivent à Berlin entre MM. do Kiderlen-Waechter et Jules Cambon. Les négociations ne sont pas encore véritablement engagées entre les deux gouvernements français et allemand.

Jusqu'à présent, il n'y a eu;que des pourparlers entre leurs représentants, pour rechercher une base de négociations. Ce ne sont donc encore que des entretiens préliminaires, qui n'engagent pas les gouvernements et qui peuvent changer chaquo jour de physionomie.

De Berlin, notre correspondant nous envoie en dernière heure cette dépèche .tranquillisante

J'apprend de bonne source que l'Empereur a exprimé la conviction que l'affaire marocaine peut être réglôo avec la France de facon amicale.

M. Théodore Wolff, dans le Berlincr Tageblalt, exprime l'opinion que la question de prestige étant écartée après le discours de M. Asquith, l'affaire se réglera de façon équitable et honorable pour les deux pays. Un commentaire

Londres, 27 juillet.

La Westminster Gazette publie, après la déclaration1 de M. Asquith,, un paragraphe intitulé Un mot d'avis, soit-disant d'un représentant spécial. Ce paragraphe dit

Il est important en considérant la déclaration de M. Asquith de ne rien y lire de plus que ce que le premier ministre a réellement dit. Les mots de cette déclaration ont été pesés avec soin, ils ont été écrits avec réserve et ils ne justifient pas la déduction que la situation soit devenue soudainement plus critique pendant ces quelques derniers jours ou ces quelques dernières heures. Au contraire, 1 impression qui découle des passages du début de la déclaration et qui, je l'espère, et je le crois, est l'impression exacte, est que l'explication claire et condensée de l'attitude britannique,qui était, comme le dit M. Asquith, nécessaire pour empocher les négociations d'aller à la dérive dans la direction du danger, à "ète'reçuë "'par' l'Allemagne dans l'esprit qui l'avait inspirée et a aidé à simplifier et à améliorer la situation. En tout cas, on peut dire, avec quelque confiance, que l'impression générale dans les cercles officiels au.jourd' nui est que les chances d'un règlement amiable sont nettement plus grandes.

La déclaration de M. Balfour que l'opposition aidera le gouvernement à présenter un front uni malgré les divergences actuelles dans la politique intérieure, a été reçue d'une manière on ne peut plus favorable et il est hors de doute que cette déclaration a été opportune et utile, mais il n'est pas nécessaire de l'interpréter dans, un sens alarmiste. La presse allemande

Berlin, 27 juillet.

La note officieuse publiée hier soir à, Londres a calmé la presse allemande qui passe du pessimisme le plus noir à un optimisme un peu excessif. Cette note, qui a été saluée aujourd'hui comme une délivrance, eût été vivement critiquée il y a huit jours, car elle affirme une fois de plus l'étroite union qui règne en ce moment entre la France et l'Angleterre. La Gazette de Cologne et les Hamburger Nachrichlen publient des articles identiques demandant à la.presse française et anglaise de tenir compte des « impondérables » qui agitent l'âme du peuple allemand, autrement dit de ses sentiments patriotiques. Mais, c'est surtout à la presse allemande qu'il appartient de les pondérer, si possible, ces « impondérables » chers au prince de Bisniarck.

Cette agitation artificielle du peuple allemand ne repose d'ailleurs que sur une complète ignorance de la situation véritable, et plus d'un diplomate allemand a exprimé un avis un peu différent de celui du Taegiiche Rundschau sur les méthodes do M. de KiderlenWaechter. Un Allemand les qualifiait hier, devant moi, pittoresquement, d'un mot bien allemand bien qu'il soit français de forme « C'est, disait-il, une politique de hasardeur », autrement dit une politique de jeu de hasard. Nous sommes résolus à ne pas en être les dupes ni les victimes, mais à ramener le bluff'à des proportions équitables. C'est dans ce sens que je vous répète une fois de plus dans cinq jours, c'est-à-dire mardi prochain, nous serons hors du tunnel. BonNefon.

A Agadir

La Gazette de V Allemagne dit Nord a. publié hier l'information suivante Contraïrôme'nt aux bruits répandus à l'étranger concernant des débarquements de troupes à Agadir, nous pouvons déclarer, d'après des informations officielles, que vingt officiers et marins ont seulement été envoyés, pendant plusieurs jours consécutifs, faire, sans armes, dos promenades de deux heures à terre. La Pahther est repartie de Ténériffe pour Agadir.

La presse autrichienne

Vienne, 27 juillet.

Plusieurs journaux jugent sévèrement l'attitude de l'Angleterre pendant la conversation entre la France et l'Allemagne.

La Neuc Freic Presse reproche à l'Angleterre de vouloir faire 'échouer la conversation il serait de l'intérêt de la France de ne pas se prêter ù. ce jeu. L C~'a~aM, s exprimant en -termes très vifs contre le rôle de l'Angleterre, ajoute que l'opinion/ de l'Autriche-Hon-,

grie demeure fidèle à l'Allemagne et n'oublie pas les services rendus par l'Allemagne au moment de 1 annexion, où déjà l'Angleterre voulut brouiller les cartes.

A l'Etranger Le Tsar et Guillaume 18

Berlin, 27 juillet.

La. ùazdtlc dé Francfort dément l'information de Vienne suivant laquelle la rencontre projetée entre l'Empereur et le Tsar aurait été abandonnée à cause des pourparlers marocains. Jamais cette rencontre n'a été projetée, et les pourparlers n'ont ou aucune influence sur les dispositions de voyage de l'Empe-: reur.. La question albanaise

Constantinople, 27 juillet.

̃Abdullah pacha est arrivé à Salonique en route pour Scutari où il va établir son quartier général.

Le bruit court qu'un violent combat a eu lieu à la frontière entre les troupes turques et les rebelles soutenus par de forts contingents monténégrins. Ces derniers auraient été repoussés. v Suivant des renseignements parvenus au ministère des affaires étrangères, les pourparlers entre le ministre de Turquie à Cettigné et les Malissores se poursuivent. La tournure prise par les négociations semble indiquer que les Malissores rentreront probablement. ̃

COURTES DÉPÊCHES

Le lieutenant Arnold a- été condamné, sur appel, à douze ans do servitude pénale au Congo -be|gs.;< ̃

On signale de graves inondations dans la vallée du Yang-Tsé. Les récoltes sont détruites. Un grand nombre dé familles sont réfugiées sur les toits de leurs maisons. L'empereur d'Allemagne a envoyé 25,000 francs pour les sinistrés de Constan-, tinople.

Figaro en Belgique

LA VISITE DE LA REINE WILHELMINE

Bruxelle's, 27 juillet,

La reine Wilhelmine et le Prince consort ont été reçus cet après-midi à l'Hôtel de Ville.

Dans l'allocution qu'il a prononcée, le bourgmestre a exprime son bonheur do recevoir la souveraine d'une nation sœur à laquelle la Belgique est rattachée par tant d'affinités.

La Reine a remercié la capitale de sa cordiale réception. Elle s'est plu à constater l'esprit d'ordre, de labeur et l'énergie qui se manifestent dans les cités belges, dont l'amour du travail et des .arts suscite l'admiration du monde, notamment de leurs voisins du Nord.

Figaro à Londres

LA CRISE

Xo.adres,r 27 juillet; ?.

Dans les milieux conservateurs bien informés on répète avec acharnement que la manifestation des rebelles. en 1 honneur de lord'flàlsbùry n'enlève au parti conservateur rien de soà unité. "̃? C'est là un optimisme qu'il faut admirer mais que les faits ne paraissent pas justifier suffisamment. Les partisans do la résistance à tout prix se disent les; fidèles partisans de M. Balfour d'une fa- çon générale, mais proclament que sur un point particulier, celui-du vote contre! le veto bill, ils n'ont pas la môme opinion que leur chef. Cela n'a, ajoutentils, aucune importance. Mais comment un parti peut-il lutter victorieusement! contre la coalition gouvernementale s'iLi n'est pas d'accord avec ses chefs, non seulement sur les grandes lignes du programme à suivre, mais aussi sur tous les points de détail ?

Les discours1 prononcés au banquet Halsbury n'ont brillé ni par la précision ni par l'éloquence. On ne peut à la fois être et ne pas être avec quelqu'un. Aussi est-on tenté d'accepter le jugement sévère du Daily Mail, qui ne se gêne pas pour constater que M. Austen Chamber*" lain et lord Selborne-ont tout simplement dit des bêtises.

Evidemment, la lettre de M. Balfour, publiée la veille au soir, avait fortement ébranlés tous ces champions de la résistance, niais il leur était dur d'obéir^ comme des petits enfants et de décom-î mander le beau dîner protestataire dont le menu était déjà rédigé. Ou a donc banqueté, mais à contre-cœur et les discours s'en sont ressentis.

On est convaincu dans les cercles dirigeants que 1 escapade du vénérable lord Halsbury et de ses jeunes admirateurs n'aura pas de suites, et qu'avant lundi prochain tout sera rentré dans l'ordre. Mais M. Balfour fera bien de prendre ses précautions. Depuis longtemps déjà sa popularité n'augmente plus. Les jeunes commencent à faire nombre dans le parti unioniste et souhaitent un chef également jeune et énergique. S'appellera-t-illord Hugh Ceoilou P.-E. Smith? Ne sera-co pas plutôt un lord relativement jeune et encore belliqueux? J. Coudurier.

LA COUR ET LA VILLE Le roi Manuel, accompagné de sa mère, la reine Amélie, est allé ce. matin rendre visite au roi et à la reine d'Espagne, arrivés à Londres. Leurs Majestés espagno- les ont ensuite lunche avec le roi et la reine d'Angleterre à Buckingham-Palace. ,On croit que les souverains espagnols ne repartiront pas avant la mi-août. J. Cou-

durier.

Lo Roi et la Reine et le prince de Galles partiront samedi matin pour CoWoè/ Cet après-midi, le premier ministre et, Mmo Asquith ont donné, en leur résidence do Downipg street, une garden-party fort torillante. Le thé et les boissons glacées étaient' servis par petites tables sur la pelouse qu'ombragent des arbres touffus et, malgré la grande chaleur, cette fête en plein air fut réussie de, tous points.

Le premier ministre et sa charmante fille, miss Violet Asquith faisaient les honneurs de la maison et recevaient leurs invités dans le salon du rez-de-chaussée. Mrs Asquith, qui est encore en deuil, vint seulement causer quelques instants avec ses amis intimes. Reconnu: l'ambassadeur de France, l'ambas- sadour d'Espagne, le ministre de Grèce, lady Horner, lady Uunard, M. Lloyd George, M. Winston Churchill, sir Alfred Mond et toutes les personnalités politiques les plus connues des milieux libéraux. Mais c^est la première fois qu'à une gardon party du premier ministre je n'ai pu apercevoir aucun homme politique et aucune grande dame appartenant au parti conservateur. On voit bien que nous sommes en pleine crise parlementaire et que les haines de la vie publique envahissent le'terra'iù, jusqu'alors réservé, delà vio mondaine^

Amérique latine

NOTES ARGENTINES

Le territoire de la Pampa centrale. Le gouverneur du territoire de la Pampa centrale, M. Centeno, a. remis au ministère de l'intérieur argentin un rapport relatif aux progrès de ce territoire et que nous tenons à

résumer

Pendant l'année 1910, le transport de marchandises par chemin de fer s'est élevé à un million de tonnes, à 400,000 tètes de bétail (100,000 bœufs ou vaches et 300,000 moutons). Le transport des voyageurs par le chemin de fer s'est élevé au nombre de 620,000. Le chiffre total de l'exportation de eôri-'ale^ s'est élevé à 400,000 tonnes. Les cinq succursales de la Banque de la Mation établies au territoire de la Pampa ont eù-ié mouvement suivant: portefeuille, huit millions 910,000 francs dépôt 4,796.000 francs traites vendues, 13,829, valeur totale, 20,482,000 francs «traites payées, 3,761, valeur totale, 3,150,000 francs traites achetées, 4,270, valeur totale, 22,858,000 francs; traites sur l'extérieur, 2,654, valeur totale, 1,100,000 francs.

Le mouvement d'immigration est représenté par un nombre de 3,900 individus venus par la direction de l'Immigration; outre 9,000 immigrants spontanés.

Une extension de 1,200 kilomètres de chemin de fer, avec 73 stations dessert la zone agricole du torritoire qui comprend environ 1,200,000 hectares. La rente produite par les dix territoires nationaux s'élève à 5,5ÛO;000- francs .dont. le seul territoire de la- Pampa fournit 60 0/0, soit 3,640,000 francs. :•

NOTES CHILIENNÉS

Les chemins de fer. D'après le dernier rapport du bureau des chemins de fer du ministère des travaux publics chilien, les travaux réalisés en 1910, représentent 327,800,000 francs et ceux qui restent à faire sur les lignes en construction, sont calculés en 191,400,000 francs.

Le gouvernement a étudié la construction do 122 kilomètres de voie ferrée, dont le budget représente 14,709,340 francs. Une loi récente du Congrès chilien autoriso un crédit de 11,000,000 de francs pour, :l'étude et la construction de voies ferrées et l'acquisition de matériel, d'après le budget de 1910. Il existe aussi un crédit extraordinaire de 9,122,800 francs, destiné à la construction de chemins de fer, de ponts, stations, etc.

Le gouvernement, en outre, vient d'approuver le budget pour l'achèvement du port de Làs-Cucharas par le chemin de fer de Santiago à Valparaiso. Le 'budget est chiffré par 613,320 francs.

LE HAUT COMMANDEMENT

Refus du général Pau

Comme nous l'avions prévu, c'est au général Pau que le ministre de la guerre a tout d'abord offert la succession du général' Michel. Tout le monde pensait que le général Pau accepterait. Le bruit avait même couru avant-hier soir, dans des milieux qui sont généralement bien informés, que s.a nomination était chose i faite. •'̃̃̃

Mais, contrairement à toutes les prévisions, le général Pau, qui occupe cependant, au Conseil supérieur" de guerre, une' situation hors de pair, a cru devoir décliner la proposition dont il était l'objet. Voici, en effet, la note officielle relative à cet incident qui a, hier, été communiquée par le gouvernement à la presse l Le. Conseil des ministres de demain désignera l'officier général qui, après la réforme du haut commandement élaborée par le ministre de la guerre, «era appelé à remplir les fonctions do chef d'état-major général, fonctions qui prennent, dans l'organisation actuelle, une importance capitale aussi bien en temps de paix qu'en temps de guerre. Le ministre de la guerre, au cours de deux longs entretiens qu'il a eus avec M. le général Pau, a demandé, à cet officier général d'accepter ces hautes fonctions et a particulièrement insisté auprès do lui, faisant valoir qu'il était appelé à ce poste d'honneur par sa valeur unanimement reconnue. M. le général Pau, qui n'a guère plus que deux années de service à accomplir avant d'être atteint par la limite d'âge, n'a pas cru devoir accepter, préférant se consacrer exclusivement à l'exercice du très grand commandement dont il est actuellement investi. *Lo ministre de la guerre proposera sans doute au Conseil la nomination au poste de chef d'état-major général d'un membre du Conseil supérieur ayant devant lui, avant d'atteindre l'âge de la retraite, uno longue durée de service.

Au cours des conversations que M. Messimy a eues, soit avec M. le général Pau, soit avec plusieurs membres du Conseil supér ieur actuellement présents à Paris, il a pu se convaincre de l'entière confiance que mettent'ses collègues dans la haute valeur militaire du général qui, très vraisemblablement, sera désigné demain comme chef d'état-major général/

Il est difficile d'admettre que la vraie raison du refus opposé par le général Pau soit celle qui est invoquée par le gouvernement.

Le général Pau ne prendra en effet1 sa retraite qu'au mois de novembre 1913 il a donc encore plus de deux ans de commandement à exercer, et on ne peut comprendre, dans ces conditions, que l'éminent général se soit laissé arrêter, au dernier moment, par la question de la limite d'âge.

Le désir de « se consacrer exclusivement à l'exercice du très grand comman- dement dont il est actuellement investi » ne constitue pas un motif ayant plus de valeur.

Le général Pau est membre du Conseil supérieur de la guerre et n'exerce aucun commandement en temps de paix. Il est simplement désigné pour diriger, en cas de mobilisation, une de nos armées sur la frontière du Nord-Est.

Mais quelle que soitl'importance de l'armée qui lui a été affectée dans l'ordre de bataille, il est bien certain que ce commandement est, à. tous égards, inférieur à celui qu'il aurait exercé s'il avait accepté la succession du général Michel, et il est impossible que le général Pau ne se soit pas rendu compte qu'il ren- drait plus de services au pays en assu- rant la direction de l'ensemble de nos forces plutôt que d'une fraction de celles-ci.

C est donc à d'autres raisons, pour le moment inconnues, qu'il y a lieu d'attritribuer le refus du général Pau. Depuis trois jours, le gouvernement laissait entendre que son choix s'était nettement porté sur le général Pau, que la désignation de cet officier général paraissait certaine et que cette nomination était unanimement approuvée par le Conseil supérieur de la guerre. On ne peut donc être que péniblement surpris de voir, au^deraieiv- mismeai,, le général^

Pau refuser le poste qu'il semblait avoir accepté lé premier jour.

Ajoutons que le membre du Conseil, supérieur de la guerre qui paraît aujourd'hui avoir le plus de chances de succéder au général Michel est le général Joffre. Sorti de l'Ecole polytechnique et appartenant à l'arme du génie, le général Joffre a fait une grande partie de sa carrière aux colonies et a un peu plus de cinquante-neuf ans.

Deux autres noms sont également mis en avant, ceux des généraux Gallieni et Chômer. Tous deux sont à.iiés de soixantedeux ans, et sorteut de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyf. Le premier appartient à l'infanterie coloniale; le second est passé» par l'Ecole de guerre et a servi, par suite, à plusieurs reprises, dans l'état-major.

La nomination d'un quelconque d'entre eux serait, à défaut du général Pau, très favorablement accueillie dans l'ar-

mée. ̃ ̃ •̃-̃̃•;

) "• De Beyre*

~t~ .j.

LA

MORT DE r LANTELME

uans la soiree a nier, un leiegramme est 'venu apporter le résultat de l'enquête ouverte par le parquet de Dusseldorff sur le tragique accident. De cette enquête, il résulte que c'est prise d'une syncope que l'infortunée comédienne est tombée dans le Rhin.

Les détails nous manquent toutefois sur ce point il paraît infiniment probable que'Mlle Lantelme, souffrante, aura voulu s'asseoir sur une des fenêtres de l'élégant boudoir qui avait été aménagé sur le devant du yacht et qu'elle aura perdu l'équilibre. C'était d'ailleurs la première version que, d'après nos renseignements particuliers, nous avions donnée, et que l'enquête officielle, d'après le télégramme venu dô Berlin, vient d'adopter.

Ainsi tombent les récits qui, hier et avant-hier, avaient couru d'un drame ou d'un suicide, auquel persiste à conclure le Berliner Tagcblalt.

En même temps, d'autres précisions nous étaient fournies par divers correspondants. Elles établissaient que le corps avait été retrouvé à trois kilomètres du lieu de l'accident, à un endroit où les remous du Rhin ramènent parfois des cadavres que le corps reconnu par les passagers du yacht et mis.en bière (après qu'on eût revêtu la morte d'une de ses toilettes préférées) a été transporté à la gare voisine, en attendant la décision des autorités. Après l'enquête, celles-ci ont autorisé le transport et le corps est parti hier soir pour Paris, où il arrivera ce matin.

Les passagers de l'Aimée ont été intëfrogés. Ils ont confirmé les détailscjue nous indiquions hier leur joyeuse reunion, jusqu'à une heure assez avancée, de la nuit, puis leur séparation parmi des rires encore, et quelques instants après, le grand cri entendu dans la nuit, puis l'affolement et le désespoir de tous devant la certitude de la catastrophe. ̃.̃̃•Du, récit de M- Raoul Sabatier, en-voyé spécial du Journal, nous détachons ces lignes;

Lantelme, nerveuse et quelque peu malade à son départ de Paris, semblait, après quelques jours de croisière, avoir recouvré la santé.- Elle s'était, lundi, montrée particulièrement gaie; le soir, après diner, avant même, elle avait fait quelques farces à ses compagnons de voyage. Vers une heure du matin, elle se retira dans son cabinet de toilette. Les invités devaient l'attendre sur le pont, mais la pluie les en chassa. Ils venaient de regagner leurs cabines, lorsqu'un « Ah » douloureux retentit.

'Est-ce toi, Ginette? questionna M. Edwards, qui était déjà couché.

Silence. On enfonça. la porte du cabinet de toilette verrouillée en dedans. Lantelme n'y était plus.

On explora vainement le yacht. Plus de doute, l'artiste était tombée à l'eau < M. Edwards, bon nageur, voulait plonger mais il no savait à quel endroit sa femme avait disparu sous les flots. Le yacht battit le fleuve en tous sens durant toute la nuit on ne découvrit rien.

M. Edwards, dès qu'il eut là certitude que sa femme était perdue, eut une syncope. Il est, depuis, dans un état de prostration qui donne de vives iuquiétudes à ses amis. Et maintenant, Lantelme a-t-elle été victime d'un accident, ou s'est-elle volontairement donné la mort?

L'entourage affirme que, seule, la version d'un accident mérite créance. La. charmante actrice était très gaie,.et rien n'expliquerait de sa part une fatale détermination. Les invités de M. Alfred Edwards, M. Charles Cuvillier, Mlle Vermeil, M. Tinet, rentreront aujourd'hui à Paris. Sur l'avis formel de son médecin, M. Alfred Edwards, toujours très souffrant, attendra un jour ou deux encore, avant de quitter Emmerieh.

Serge Basset.

La Presse de ce matin

L'Autorité

Le refus du général Pau.

Si le général Pau avait été nommé, des précautions politiques auraient été prises contre lui, n'en doutez pas. On se servait do lui, de sa valeur de ses talents. Oa avait besoin de lui, Mais on l'eût solidement encadré et! surveillé. Ne faut-il pas chercher do ce côté les motifs de son refus '?

La Petite République

Nous ne pensons pas que le gouvernement français refuse d'envisager la possibilité de larges concessions, aussi bien sur la frontière du Cameroun que sur le terrain de la collaboration économique do l'Allemaguo définio par l'accord de 1909.

II y a, dans ces deux ordres d'idées, que nous citons à titres d'exemples, quoique avec quelque raison de le fair.e, des éléments suffisants pour permettre à la diplomatie allemande d'éviter la fàcheusû solution d'une conférence' européenne. La Guerre sociale

Les vengeurs de Métivier.

Kn dépit des poursuites, des arrestations, des menaces, la Gucrra sociale paraitra chaque fois que nous jugerons bon de la faire paraître. Il n'y aura pas un numéro de moins. Le service de sûreté révolutionnaire achèvera sa besogne d'épurement nécessaire.

Il n'y aura pas une exécution de mouchards de

moins.

Nous persisterons à. pratiquer le sabotage intelligent des voies ferrées et dos lignes télégraphiques. =m

ÉCHOS ET NOUVELLES

La Bataille syndicaliste

Les tribulations des eôgôtiiites,

Do Berlin.

La police, toujours la recherche d'Yvotot, a fait, irruption, eu matin dans les du City Hôtel, 5-, rue de presde, où elle espérait pouvoir le. roncontroi. ·

Elle arrêta Jauhaux, .arrivé dû' la -veille, et Diem,. délègue des pharmaciens. Ils 'ne furent.

relâchés que quatre heures après, sur l'intervention de Sassenbach.

•Le Petit Parisien:

DeLure.

Un cavalier du 13" dragons, François Domergue,. originaire de Laterrisse (Aveyron) a été désarçonné, dans une charge, sabre au clair. Le malheureùx a eu la tète piétinée et le crâne ouvert par un cheval.

Les calomniateurs de Venise Depuis quelques semaines, tant #n Italie qu'à l'étranger, des bruits inquiétants circulent sur l'état de la santé publique à Venise. Quelques cas isolés de maladie, ayant un caractère contagieux, survenus dans' les premiers, jours de juin, les mesures de précaution immédiatement prises et avec une énergie compréhensible, l'assainissement nécessaire de quelques ruelles sordides et de .quelques bouges qui déshonoraient la cité tout cela a suffi pour permettre le libre essor de ces rumeurs défavorables, trop favorablement accueillies par quelques journaux étrangers. On s'est plu, sur d'aussi vagues indices, à peindre Venise sous l'aspect d'une ville en proie à là terreur. 'Et l'horreur mensongère de telles de ces fantaisistes peintures évoquait presque les pages superbes de Manzoni décrivant Milan au temps à® la grande peste. Quelle que puisse être l'origine de ces bruits et l'intention de ceux qui s'en faisaient les complaisants .propagateurs, il faut reconnaître que les Vénitiens ont eu le tort de ne pas faire immédiatement retentir l'énergique protestation de la vérité.

Que d'étrangers, que d'amants de la reine de l'Adriatique risqueraient, si l'on ne se hâtait de réagir, de renoncer à faire cette année leur pèlerinage à la cité de Saint-Marc 1 Mais il suffira d'un mot, ou plutôt d'un document– véritablement officiel celui-là, pour dissiper immédiatement ces vaines terreurs. Le syndic de Venise, le comte 'Felipe Grimani, nous a communiqué les bulle-. tins sanitaires de la dernière quinzaine. Il n'en est aucun qui relate le moindre cas de maladie contagieuse ou épidémique.

Il y a plus. L'état sanitaire de Venise est même, à l'heure actuelle, particulièrement satisfaisant. Sur une population de près de 200,000 âmes, on a compté 247 décès en mai et autant en juin. C'est. une proportion normale et même assez' faible, car elle fut souvent dépassée, co qui ressort clairement du tableau suivant où sont relevées les statistiques équivalentes des dernières années :;̃

Mai 1907. 258 décès

–1908. ~2 r, 1909. 325 1910. 376. Juin 1907.234 décès

1908. ¡228'

1909. 289

1910. S78

Après des preuves aussi concluantes, les amants de Venise seront, certes, rassucés, et ils ne manqueront de démentir- les rumeurs mensongères qui tendent à' écarter de la ville des Doges la J'oul& habituelle-de coux^ûi en ont goûté, una fois, le charme unique. Venise leur- tend- ses bras de marbré Qu'ils ne craignent donc point de venir, ainsi que tous les ans, y trouver le calme, le repos et la beauté, chère aux âmes éprises de rêvç et de poésie l Pietro Romanelli.

A l'institut;

Académie française ,f

LES PAPIERS DU DUC D'aUMALE. LA SÉANCE" PUBLIQUE ANNUELLE. RÉCEPTION DES NOUVEAUX ÉLUS. LES « LECTEURS », UNE INVITATION A M. JULES CLARETIE. La remise des « papiers du duc d'Aumale » correspondance et documents divers dont nous avons depuis longtemps annoncé la donation à l'Institut vient d'être faite à Chantilly, dans les conditions que nous avions indiquées, par M. Limbourg, seul/survivant, avec M. Laugel, des exécuteurs testamentaires du prince, qui sont les donateurs de ces papiers.

Les réserves formulées dans l'acte de donation que connaissent nos lecteurs, réserves relatives au délai de communication au public, à la publication, etc., seront strictement observées par les académies bénéficiaires de ce don si intéressant, Dans sa séance d'hier, présidée par Mgr Duchesne, l'Académie. française à fixé au 7 décembre sa séance publique annuelle. C'est M. Thureau-Dangin qui; présentera le rapport sur les prix littéraires, le discours sur les prix de vertu devant être prononcé par M. Henri. Lavedan.. L'Académie a désigné comme « lec-<teur pour la séance publique annuelle des cinq académies, qui aura lieu le 25 octobre, M. le marquis de Ségur. Les autres «lecteurs» seront. MM, Camille. Jullian, pour l'Académie des inscriptions Bigourdan, pour l'Académie des sciences, et le prince d'Arenberg, pour l'Académie des beaux-arts. La séance sera présidée par M. Arthur Chuquet, président de l'Académie des sciences morales et politiques, qui prononcera le. discours d'usage. V En raison de la date tardive du 7 décembre, choisie pour la séance publique de l'Académie française et de la série des séances publiques des autres sections de l'Institut, en novembre et décembre, il a été décidé que les trois ré-,ceptions de MM. Henri de Régnier par le comte Albert de Mun, Henry Roujon par M. Frédéric Masson, et Denys Gochin par M. Hanotaux n'auraient lieu qu'en janvier et février, à partir du 15 janvier, et de quinzaine en quinzaine. Deux .délégués hongrois, MM. Léopold Lipscher et Ivan fi, se sont présent tés hier au Palais Mazarin pour inviter M. Jules Claretie, au nom du comte Zichy, ministre de l'instruction publique de Hongrie, et de MM. Albert de Bei'zeviczy, président de la Chambre des députés et de l'Académie hongroise, et François Herczeg, président de la « Société littéraire de Patefi », à aller faire en janvier prochain une conférence à Budapest. Ils comptent également demander une conférence à M. Jean Ri-. chepin, qui doit, cet hiver, être entendu à Vienne et dont ils voudraient .aussi une conférence à Budapest.

De grandes fètes :s'organisent là-bas, pour la réception des deux émjnenis

académiciens..̃̃

JCh, Dauaàti,


Désillasioa "¡; ~~s o>Y son t ~es nei g es d'antan? i Concession

assèz la façon rédiger le menu u jour â notre hôtel"; Accordez-moi qu'elle a un charmant sourire, de belles dents.

J'aime assez la façon qu'on < de rédiger le menu du jour à notre hôtel. i, rang de perles.baroques. de belles dents.

~st-ce vous savezce que es t d es « Filets de Barbu N!uni,l<ty?& <33~°~ Q4 un vrai rang de p rlas, baroques. –'Oui. c'est les restes du cabillaud d'hier soir.

~e~n~Mitte

SALONS

En sa villa à Maisons-Laffitte, le comte Robert de Clermont-Tonnerre a donné, hier, pne matinée ravissante. Le goûter était servi dans ïct salle à manger fleurie à merveille et une scène était dressée 'dans le jardin déhçîçusement décoré.

Au programme très applaudi Mlle Reine Miradys, dans ses danses; la Fée au bois, ballet en deux actes de M. Georges Saracco, musique de M. Joseph Vercellone, danse <l'ùne façon charmante par Mlle Sandrini (la ièe), Mlle L. Couat (la fiancée), M. Quinault (le fiancé'), MM. Ayardi et Farambaçh, Mlles Jenny, Boulay, Dupre, Martellueci, Valsi, feehhier, Bousquat, Coda, Daynes, Debruyn, Fette, Gillon, Neetens, Quinault, Roubco, Tersen, Vernay.

P'pfchestrç. sous la direction de M. Georges George, .̃'̃ Reconnu dans l'élégante' assistance S. Exc. M. Tittoni,ambassadeurd'Italie;S. Exe. Kaouài pacha, ambassadeur de Turquie Mme Le Ghait, nïarnuise de Saint-Paul, comte et comtesse de La Riboisiôre," marquis et marquise du Tillét, comte et comtesse de Fols, vicomtesse do Veauce, M., Mme et M!le Lambert do Sainte Croix, Mme Hochon, marquise de Dion, comtesse d'Etchegoyen,- comte et comtesse d'Arnoux, Mmo de

Nuosjna, M-- et Mnie..B. Bddoèaftachi, Mlles

TëJXeirâ ÎLeité, d'Hédoù-ville, Laqroze, comtesse de'Riantréy, comtesse Yvonne da Riancey, Mme Pierre. LaÔtte.'Mme Caron, et Mme Edouard Uhrinc, cointe et comtesse Ludovic de Mieulle, MM. baron Guillaume, ministre de Belgique; Atlios Romanos," ministre de Grèce; Alexander, Em. Lahovary, ministre de Roumanie duc de Graraont, -comte Aimery de La Rochefoucauld, marquis de Mpdène, A. Du Bos, comte Antoine de GontautTBiron, comte de Galard, Henri Chabérf. comte Henri de Ségur, comte d'Andigne, comte de Reilhac, Edmond Hesse, Emile Huard, Saint-Hilaire, Louis Royer, d'Almagro, Edouard Terrien, comte Guy Le Gonidec, comte de Reinach-Cessac, Jiacons Ernest et Aimery de Pierrebourg, etc.

RENS EIGNEMENTS MONDAINS

La convalescence de Madame la duchesse d'Orléans suit son cours normal, et il semble qu'aucune rechute ne soit plus à craindre.

L'a princesse passera encore quelques semaines de plein repos à Alcsuth, où ira la rejoindre Mgr lé duc d'Orléans. L'amiral Shimamura a passé la plus grande partie de la journée d'hier à recevoir les notabilités françaises et quelques persocnalités de la colonie japonaise. Acpompagne des capitaines 'de vaisseau baron Abo, Ishi et Yamaguchi, jl visitera aujourd'hui les monuments de la capitale et assistera ce soir a la représentation de l'Opéra, dans la loge du fréjident de la République.

Le président Porfirip Diaz a quitte Paris, hier, pour 1^ Suisse. De nombreux mern^très de la colonie mexicaine ont été le saluer au départ à la gare de l'Est.

Après la réception du général Porfirio Diaz 3. l'Hôtel de 'Ville, M. Félix Roussel, président du Conseil municipal de Paris, a envoyé £ Mme Porfirio Diaz de" superbes fleurs ornéçs des couleurs nationales françaises et mexicaines.

L'état de santé de M. Autrand, préfet de Seine-et-Oise, victime de l'accident que nous avons relaté, est des plus satisfaisants. Sen médecin l'a autorisé à se lever aujour^

#b,ui.; v; ;•̃.

M. Jean Mitilineu, préfet de police à Bucarest, est de passage à Paris.

La comtesse Bernard d'Erceville a heureusement mis au monde, au château de Ghampfleury (Mayep.ne), un fils qui a reçu les

ppsnoms de. Jean-Bernard.

mariages

Lundi prochain, à trois heures, en l'église grecque de la rue Bizet, sera célébré le mariage de M. Georges Sugdury, fils de Mme A 'Sugdury, de la colonie hellénique de Marseille avec Mlle Marie-Christine Chnssove?lqn\; fille 'de M. et Mme L. Chnssoveloni, de, la'çol'onie hellénique de Marseille.

.l'ije vicomte Antoine de Salaberry, fils du regretté comte de Salaberry," est fiancé à Mlle 4e Paul.

C'est dans la plus stricte intimité qu'a été célébré, en l'église SainUionoré, le mariage de "M. Henri Menier' avec Mme Thyra beilliére. Les témoins étaient pour le marié M. Gaston Ménier et M. Louis Laveissiére pour la mariée la comtesse de Pimodan et M. Georges-Alexis Godillot. Le capitaine de vaisseau Louis Mettez rient de se fiancer à Mlle Hé|éne de Ker- cadioé ̃

On annonce les fiançailles de M. Paul Durand des Granges avec Mlle Andrée Faurer Biguet, fille de M, Gustave FaurerBiguet, offir cier de cuirassiers démissionnaire, et de madame née Couturier.

La fiancée est la nièce de M. Charles Faurer Biguèt, directeur du. Petit Caporal, et la pe- até-fille du général Faure-Biguet, ancien gOU!verneur militaire de Paris.

DEUIL

Les obsèques du docteur Charles Nélaibjy ont été célébrées hier à midi. en l'église Sairit-'Pierre de Chaijlot, en, présence d'une nombreuse assistance. La levée du' corps a étéiifâita .par l'abbé Sicard, chanoine hoùo-

raire, curé de la paroisse. L'absoute a été donnée par l'abbé Rivière, chanoine honoraire, curé de Sainte-Madeleine.

Le deuil était conduit par 1L Çh.-Emile Heurteau, son gendre M. Charles Vergé, son beau-frère MM. Etienne Moreau-Nélaton, Alexis Revenaz, le comte Léon Costa de Bëauregard, Jacques Vergé, Max Delagrave, Pierre et Jean Mahot de La Quérantonnais, Octave Homberg, René Thion de La Chaume, Jacques Margueritte, ses neveux et petitsneveux M. Firmin Rainbeaux, son oncle. Derrière la famille avait pris place une députation de, la Faculté de médecine, ayant à sa tête le professeur Landouzy, doyen de la Faculté. ̃ ̃

Dans l'assistance v Marquis et marquise d'Arampn, comtesse de Rochefort, vicomte de Bussière, baron et baronne Davillier, baronne Léon de Nervo, comtesse de Brissac, vicomte et vicomtesse de Nantois, comtesse Van.dal, vicomte de Balincourt, comte et comtesse Mabire, baron de Neuflize, baronne et Mlle de Sarderit,. vicomtesse de Çhprlet, Mme E. Drake del Castillo, barp'n Durrieu, baronne de Perthuis. baron et baronne d'Hauteserve, vicomte d'Hautpoul,' professeur Pozzi, M. et Mme Paul Charnpetier de Ribes, M. G. Morel d'Ar'leux, docteur Rëcàmiër, M.' et Mme ë P. FIury-Hérard, M. Paul Strauss, M. Guy de Pertliuis, j\l. et Mme de WittcGuizot, M. et, Mme de Waru, M. et Mme Allard de Meeus, docteur et Mme FuncU-Brentano, M. Germain LefèvrePontalis, M.Henry Lozé, M. Maurice Lozé, M. Jean Béi'aùd, M.F. Frédéric Movêau,' 'Vicomte .'et vicomtesse de Monchy, docteur Chasseyant, M. Edmond Hesse, M. et Mme Pierre Lôbaudy, baronne J. de Rothschild, colonel et baronne de Bellaing, M. Emile Weisweiller, docteur Maurice de Flouryj prince Léon Radziwill, comte .et comtesse Durieu de Lacarelle, comte Etienne de Lacar.elle, baron et baronne E. de Noirfontaine, comte de' Jarnac," Mme Charles Weisweiller, Mllo Henriette Weisweiller, comtesse Guy de Leussé, professeur Paul Reclus, M. G. Van de Winckel, comte dMudiffret-Pasqujei-, docteur et Mme Pierre Dejbet, M. et Mme Lucien Cottreau, baron et baronne Gustave de Ravignan, M. et Mme Duglé, NI. Raymond Bonheur, M. James Baignèras, professeur. Pozzi, marquis et marquise de Matharel, &. et Mme James de Guérie,

vicé-amiral Gervais» Mme Aug. Thurneyssen,

M. et Mme René Hachette, Mme et Mlle F. de Bousquet, comte et comtesse de Bartillat, M. A. de, Rouville, M. E. Rodocanachi, Mme Georges Grimprcl, M. Maurice Grimprel, M. et Mme Jules Rostand, marquise de Rosanbo, douairière, baronne Arthur de Bastard, M. et Mmgi P.-E. RodocariaçUi, M. et Mme Emile Pereire, comte de Rik'ny, comte et comtesse Wale\vski,.M. Pierre de La Ville Le Roulx, Mme Achille Moreau, comte et comtesse Treilhard, baron A. do Fleury, M. Christian de Charna'cé, baronne Le Vavasseur, .comtesse Maxime de Germiny, comte et comtesse de La Bégassière, comte et comtesse Gh. de Lasteyrie, vicomtesse de' 'Gàlénibbrl', etc.

L'inhumation a eu lieu au cimetière du Père-Lachaise,

î\pus apprenons la mort de M. Ernest Mercadier, directeur honoraire des études à l'Ecole polytechnique, qui a succombé hier matin, à son domicile, 6, rue de l'Odéon, à i'àgè de soixante-quinze ans.

M. Mercadier était né à Montauban à sa sortie de l'Ecole- polytechnique, en 1859, il avait été classé ingénieur des télégraphes. Pendant la guerre contre l'Allemagne, il fut chargé, comme commissaire du gouvernement de la Défense nationale, de la direction du service télégraphique à Paris.

C'est en 1881 qu'il quitta le service des télégraphes et vint prendre, à l'Ecole polytechnique, le poste de directeur des études. Il ne se fit, dans l'exercice de cette délicate fonction, -que des amis, aussi bien dans le corps enseignant que parmi les élèves de l'Ecole. M. Mercadier n'était pas seulement un administrateur remarquable, il était aussi un savant universellement connu. Il est l'inventeur d'un télégraphe multiple et l'auteur de plusieurs mémoires extrêmement répandus sur l'acoustique, Télectricité, la téléphonje et la télégraphie.

LIAcadémie des sciences avait, à maintes reprises, récompfnsé ses travaux, et l'Institut lui avait tout récemment accordé un de ses prix les plus importants.

M. Mercadier était commandeur de la Légion d'honneur. Sa mort sera vivement ressentie dans tous les milieux scientifiques. Qn annonce de Nevers la mort de la baronne douairière de Galembert, décédée au château d'Etteveaux, à l'àge de quatre-vingtdeux ans.

La vénérabje défunte, dont la chanté était proverbiale était. unanimement respectée dans le Morvan.

On nous annonce la mort de M. O.ttp U\l)\iann, à soixante-treize ans, dans son appartement, 60, avenue du Bois-de-Boulogne, des suites d'une attaque qui l'avait frappé il y a deux mois. Il ne laissera que dçs regrets à Paris où sa grande bienfaisance était apT préciée.

M. Ullmann était le père de M..Constantin Ullmann et de Mmes François Froment-àjeurrice et Marc Frproent-Meuriçe.

Ses obsèques seront célébrées lundi, à onze heures, à Saint-Honpré d'Eylau.

Les obsèques de M. Octave Borelli bey seront célébrées demain samedi, à dix heures, en l'église Notre-Dame-de-Çirâce de Passy? pu le corps sera déposé après la cérémonie religieitse.

C'est aujourd'hui, à neuf heures, qu'auront lieu, en l'église Saint-Pierre de Montmartre, les obsèques de M. Ed. Frank, dont ,nous avons annoncé la mort.

'M. Achille Potschc, ingénieur en chef des ponts et chaussées en retraite, administrateur de la Compagnie des chemins de fer

de l'Est, officier dela-Légioii d'honneur, vient

de mourir à l'âge de quatre-vingts ans en son domicile, chaussée de la Muette. Mlle Lpcy Bquer de Lindçn est décodée à Chatou, ayenue d'Aligre.

̃ |^ous apprenons la mort De M. F. Faure, rédacteur parlementaire au journal l'Action, décédé dans sa cinquante-huitième année De M. Léon Dunand, administrateur du Sous-Comptoir des Entrepreneurs, président du conseil d'administration de la Société des matériaux de construction, conseiller d'escompte au Comptoir national d'escompte, arbitre prés le Tribunal de commerce, décédé à Montmorency, à l'âge de quatre-vingt-six ans; lès obsèques auront lieu demain à midi en l'église Satnt-Philippe du Roule De M. Laforgue, notaire honoraire, ancien adjoint au maire de Pau, chevalier de la Légion d'honneur, décédé dans sa quatrevingt-cinquième année t^ De M. Tré{éguct, président honoraire à Cour d'appel de Pau, décédé dans cette ville à l'âge de quatre- vingts ans; étant en 1870 juge de paix à Thionville, le défunt se refusa à souscrire aux volontés allemandes.; des soldats prussiens pénétrèrent la nuit dans son domicile et, par un froid rigoureux le portèrent demi-nu, comme otage, sur une locomotive.

E. Delaroche.

kes Sabotages

L'aigujHeur de Barentin arrêté

Deux arrestations ont .été opéréeshier, L'une est celle'd'un gamin de onze ans; l'autre celle de l'aiguilleur de la gare de Barentin, Pierre Legoas, auteur du sabotage du 21 juillet.

Tout les deux ont avoué.

Legoas aurait agi pour se faire bienvenir de ses chefs en leur dénonçant un attentat qu'il avait commis lui-même; l'autre obéit au seul désir « de voir comment se produirait un déraillement ». En vérité cela passe l'imagination, Nous avons rendu compte du sabotage de Barentin.

Dans la .soirée du 21 juillet, l'aiguilleur du poste-vigie qui couvre la gare de Barentin dans la direction de Rouen, prévint ses chefs que le verre rouge du disque avait été enlevé. La yoie se trou- vait donc ouverte. yg~~

Un tamponnement .était inévitable. Le disque fut aussitôt remis en état. Et le Parquet de Rouen commença son enquête.

Cette enquête établit bientôt que le saboteur devait être particulièrement au courant du service et posséder parfaitement ta disposition des lieux.

Le juge d'instruction, M. Haccé, s'étonna d'autre part que Legoas, dont le poste est à proximité du disque, n'eût point aperçu le criminel tandis qu'il montait décrocher le verre qui, par la suite, fut retrouvé dans l'herbe. Il portait, très nette, la trace du pouce du saboteur.

M. Bertillon fut chargé de l'examiner et de la comparer à différentes empreintes qui lui furent communiquées, dont l'empreinte du pouce de l'aiguilleur. Le rapport de M. Bertillon fut formel dans ses conclusions. L'empreinte relevée sur le verre était celle de l'aiguilleur.

Le juge d'instruction le manda donc à son cabinet. Pressé de questions il fit des aveux complets.

Lorsqu'il enleva le verre du disque, il n'avait aucunement du moins il l'affirme l'intention de provoquer un accident. Mais ayant sollicité, quelques jours auparavant, un changement de résidence, il espérait se faire un mérite de sa vigilance.

Ces explications n'ont satisfait le juge qu'à moitié. Legoas, en effet, est un ini-rlitant du syndicat.

Il débaucha, lors de la dernière grève, le personnel de la gare de Barentin. Il est âgé de quarante-sept ans. Le magistrat l'a inculpé d'entrave à la marche des trains.

L'autre saboteur, Auguste Thévenot, n'a que onze ans. Il sabota, nous l'avons dit, par curiosité.

Pour satisfaire cette curiosité, il plaça hier cinq pièces de bois sur la voie du chemin de fer de Laroche à rlsle-sur-Se^rein (Yonne), entre les stations d'Héry et de Seignelay.

Puis il alla se cacher derrière une haie et attendit. Le train, d'après ses calculs, devait passer quelques minutes plus tard. Son attente ne serait donc pas longue.

Mais il n'avait pas prévu que le mécanicien apercevrait l'obstacle. La vapeur

renversée, le train s'arrêta à dix mètres

des madriers. état

Auguste "Thévenot vajté^mi! en état

d'arrestation dans la soirée. Il ne montre est-il besoin de le dire ? aucun repentir.

Ce n'est pas le seul acte de sabotage de la journée. Trois autres ont été commis dans la région du Nord, un quatrième dans la Gironde.

Sur la route départementale de Lille à Roubaix, cinquante-deux fils télégraphiques et téléphoniques ont été coupés au lieu dit la Croix-Blanche.

Dix-huit fils sémaphoriques ont été coupés pareillement, sur Jaligne du chemin de fer, à Croix.

Sur le territoire de Wasquehal, cent vingt-cinq fils téléphoniques et télégraphiques (tel est, du moins, le chiffre donné par Y Agence Havas) auraient été sectionnés en trois lieux différents. C'est un record.

Les saboteurs, en manière de signature, avaient laissé sur les lieux des' journaux révolutionnaires toujours les mêmes.

Sur la ligne du Médoc, à la sortie de la gare de Margaux, la locomotive d'un train de voyageurs vint buter contre trois poteaux télégraphiques renversés en travers de la voie.

"Aucun des voyageurs ne sf ut, heureusement, blessé. Poursuivant leur enquête sur le sabptage de Chartres, MM. du Monceau, procureur de la République, et Cornu, juge d instruction, ont procédé hier, aux Vauroux, à la reconstitution de la tentative de déraillement commise dans la nuit du li au 12 juillet.

Richer, le plus jeune des inculpés, a fait aux magistrats un récit détaillé de l'attentat. Ses complices, Lechanche et le soldat Brière, continuent, par contre, à nier,

Le général Plagnol, commandant le 17° corps, à Toulouse, a ordonné une enquête aux fins d'établir si le sergent Bonnafous s'est livré auprès de ses camarades a des actes de propagande anarchiste. i

Maxime Girard.

Ches les syndicalistes

Perquisitions et arrestations

Le service de la Sûreté a procédé, hier matin, -a de nouvelles perquisitions dans les milieux révolutionnaires. Plusieurs mandats d'arrêt avaient été lancés deux ont pu être exécutés.

Ces perquisitions ne se rapportent point, ainsi qu'on pourrait le croire, aux actes de sabotage ou d'antimilitarisme. Elles sont le résultat de l'enquête ouverte par M. le juge d'instruction Boucard, à la suite des récents jugements du tribunal révolutionnaire et des faits qui les accompagnèrent.

Le Figaro a raconté comment, le 7 juin dernier, deux agents de la police privée, MM. Bled et Dudraigne furent mis en état d'arrestation, séquestrés, puis jugés dans les bureaux de la Guerre sociale où, pendantquarante-huit heures, on les retint prisonniers.

Le 20 courant, ce fut le tour de M. Métivier, ex-secrétaire du syndicat des biscuitiers, coupable d'entretenir, lui aussi, des relations avec la Sûreté Générale. Le Parquet de la Seine ouvrit une information. M. Lescouvé, procureur de la République reçut la déposition de MM. Bled et Dudraigne; ceux-ci, cependant, refusèrent de porter plainte. M. Métivier, refusa lui aussi.

Mais Mme Boccazon, l'amie de M. Métivier, saisit le procureur de la République d'une plainte pour vol à l'aide de cambriolage. Au cours des « perquisitions » qu'ils opérèrent par force au domicile de M Métivier, les « jeunes-gardes » révolutionnaires s'étaient livrés à de nombreuses déprédations; ils emportèrent ."différents objets.

M. Leseouvé commit aussitôt M. le juge d instruction Boucard. Le magistrat entendit alors à nouveau M. Bled qui lui raconta que le 7 juin il avait été mandé à la Guerre sociale.

Dès son arrivée, on s'empara de lui et on le puussa dans une salle où se trouvaient réunis MM. Almeyreda, Tissier, Merle, Goski et Dolier. Deuxjeunes-gardes révolutionnaires se tenaient à ses côtés, revolver au poing.

Après l'avoir interrogé on le fouilla, puis on le jeta dans une pièce sombre, aménagée eii cellule. Les « jeunes-gardes qui le veillaient venaient de temps à autre le frapper à coups de poing. Lorsqu'il eut fait connaître son adresse les citoyens Dulac et Perceau se rendirent rue de la NatioiK Ils dirent au

concierge qu'ils étaient agents de la Sûreté et l'invitèrent à monter avec eux pour assister à une perquisition. Cette pération terminée, M. Bled fut une secunde fois interrogé. Il avoua ses relations avec la Sûreté et signa ses aveux. On le renvoya alors, après l'avoir brutalisé. Il avait été séquestré du 7 au

9 juin.

M. Dudraigne, qui fut ensuite entendu par M. Boucard, confirma la déclaration de Bled. Il fut aussi maltraité et comme il se refusait à faire des aveux, un jeunegarde lui tira derrière la tête pour l'effrayer un coup de revolver.

En présence de ces dépositions, M. Boucard décida d'agir immédiatement. Il convoqua donc à son cabinet, mercredi, à dix heures du soir, douze commissaires de police auxquels il remit des mandats d'amener et de perquisition. Ces mandats furent exécutés partiellement du moins, hier matin entre quatre et six heures.

M. Jouin, sous-chef de la Sûreté et M. Guichard, chef de la brigade des anarchistes, se rendirent tout d'abord rue Saint-Joseph où ils perquisitionnèrent dans les bureaux de la Guerre sociale. M. Goldsohild, dit Goldslu, l'un des membres du« tribunal révolutionnaire», assistait à la perquisition il venait d'être arrêté i1 son domicile par M. Soulières.

Cette perquisition n'aurait pas été infructueuse des dossiers volumineux furent emportés par les magistrats, Chez M. Goldschild, la police trouva également de nombreuses pièces que les jeunes-gardes avaient dérobées au domicile de M. Métivier.

D'autres perquisitions avaient lieu, à la même heure, chez d'autres révolutionnaires, MM. Perceau, Maurice Bord, Merle, Truchard, Dulac et Dolier, ainsi que M. Vigo, dit Miguel Almereyda, rédacteur en chef de la Guerre sociale. En l'absence de ce dernier, en fuite depuis cinq jours, M. Vallet saisit de nombreux documents d'un intérêt tout particulier.

Ce sont des lettres de jeunes gens demandant leur admission parmi les jeu nes-gardes, et des lettres de soldats qui, répondant à des provocations antimilitaristes, se déclaraient prêts à agir, mais réclamaient de l'argent.

Dans l'après-midi, une nouvelle perquisition eut lieu à la Guerre sociale, où l'on confisqua la correspondance. Une seconde arrestation avait été opérée entre temps, celle de M. Méo, dit

Tissier.

Les dossiers saisis ont été mis 'aussitôt à la disposition de M. Boucard qui a inculpé MM. Goldschild et Méo d'usurpation de fonctions, violations de domicile, détentions arbitraires, vol et complicité, crimes qui les rendent justiciables de la Cour d assises.

Le magistrat avait lancé sept autres mandats d'arrêt qui n'ont, pu jusqu'à présent être exécutés.

Une expulsion

La C. G. T. française n'aura décidément pas reçu à Berlin l'accueil sur lequel elle comptait.

Déjà, les syndicats allemands, en apprenant à mieux connaître nos syndicalistes, n'avaient point caché leur étonnement et leur réprobation pour des idées qu'ils qualifièrent de criminelles. Voici que le gouvernement allemand prend contre le citoyen Yvetot, secrétaire de la C. G. T., un arrêté d'expulsion. M. Yvetot, célèbre dans les milieux syndicalistes, par ses violences de langage, crut qu'il rencontrerait en Allemagne la même indulgence qu'en France.

Grave erreur. Dans un meeting à Berlin, il se permit avant-hier de critiquer les institutions de l'Empire et développa sa thèse favorite sur l'idée de Patrie. Le lendemain matin, un agent de la police allemande se présenta pour signifier à M. Yvetot un arrêté d'expulsion immédiate,

Mais M. Yvetot, averti, ne l'avait point attendu.

Suivant la Gazette de Voss l'expulsion de M. Yvetot et celle d'un certain nombre de ses camarades aurait fait 1 objet d'une conversation entre les deux gouvernements français et allemand, ce dernier ayant demandé au gouvernement français si cette expulsion ne risquait pas d'avoir en France une trop vive répercussion.

Elle n'en aura aucune.

Des perquisitions auraient également été faites par la police allemande chez plusieurs des délégués français certains d'entre eux. auraient été. conduits

et retenus pendant quelques heures à la, préfecture de police.

Gaston Davenay,

Un Ordre du jour de Cheminots

Le groupe de Lens du syndicat des Travailleurs'des chemins de fer a, tenu récemment un meeting.

Voici l'ordre du jour qui y fut adopté Les cheminots de Lens regrettent que le gouvernement radical d'étiquette ait renié sa parole pour la réintégration; s'engagent à, employer tous les moyens pour faire triompher leur ,eause décident de mener une campagne acharnée contre tous les partis conservateurs, principalement contre le «radicalisme mensonger », au profit du parti socialiste, resté seul fidèle à la tradition rér publicaine décident, en outre, d'entrer en. pourparlers avec la C. G. T. en vue d'une grève générale de solidarité, afin de répondre aux projets de lois scélérates déposes la Chambre par le parti des bluffeurs; se séparent aux cris de « Vive le syndicat Dationall Vive laC. G. t.! » n

Cet ordre du jour est clair.

Si le gouvernement continue à prétendre respecter les prérogatiy.es des Compagnies, les cheminots emploieront, pour lui forcer la main, tous lès moyens.

L'un de ces moyens on nous l'indique expressément serait une grève générale de solidarité, dont l'organisation, comme il convient, serait confiée à la C. G. T.

Sur ce point, les cheminots de Lens nous permettront de demeurer sceptiques. Le personnel des chemins de fer n'est point à la veille de se remettre en grève, surtout pour manifester sa solidarité avec des agitateurs dont il n'a jamais cessé, dans son immense majorité, de réprouver les doctrines. Mais il y a d'autres moyens, dont on nous parle avec plus de discrétion, le sabotage, par exemple. Nous savons que les révolutionnaires ne se privent pas d'en user.

Cependant que des cheminots qui ont sollicité la mission d'assurer le service des chemins de fer, travaillent à détruire le matériel aux risques de causer les accidents les plus graves, voilà qui pa^raît vraiment odieux,

G. Davenay.

Petite Chronique des Lettres

M.Paul-Adrien Schayé publie chez 01lendorff un bien curieux rpman le Journal de Cloud Barbant neurasthénique. «Je m'embête! » nous dit ce personnage au commencement de la première page de ses confessions, « je m'embête » s'écrie-t-il en guise de conclusion au bas de la trois cent vingts neuvième page du livre, après une multitude d'aventures où il y avait pourtant de quoi distraire un honnête homme, mais aussi bien, Cloud Barbant n'est pas un honnête homme, je dirais même que c'est une jolie fripouille si les neurasthéniques n'avaient droit à toutes nos indulgences et à tous nos ménagements. Son histoire est tout à fait étrange et décevante cet homme, autrefois gêné par le manque d'argent, a fait un héritage qui le met à l'abri du besoin, mais maintenantqu'il n'a plus d'embêtements, il s'embête, ainsi qu'il nous le dit. Il mène à Paris une existence bizarre et double, occupé à distribuer autour de lui, généreusement, l'ennui et le chagrin qui le rongent; doué d'un grand talent'de caricaturiste et de pamphlétaire, il excelle à désespérer les gens, non qu'il soit méchant, il est neurasthénique; comme vousvoyez.laneurasthénieabondos! Elle entraîne Cloud Barbant dans dfts aventures extraordinaires où, fidèle à sa destinée, il sème le mal et se fait du mal à lui-même. M.Paul-Adrien Schayé qui est un esprit clair et lumineux on s'en aperçoit au début de son livre et dans les passages où il a pu être Lui-même a, le plus souvent, volontairement obscurci une verve que nous devinons malgré tout c'est son sujet qui voulait ça et en dépensant un si incontestable talent au profit d'un neurasthénique, il nous a donné une occasion nouvelle d'en vouloir a ses malades insupportables. Cloud Barbant nous fait ses confidences désolantes et cyniques en une langue familière– où il emploie un peu trop souvent à mon gré le mot « ceci >> l'abus qu'il fait de ce vilain pronoua est d'autant plus irritant qu'il met une condamnable pbstinatioii à. remployer,


dans des cas où il faudrait, à tout le moins, mettre « cela ». C'est une petite querelle que je fais là à ce neurasthénique et nos bons primaires triomphants en souriront sans doute, mais M.PaulAdrien Schayé est un esprit visiblement t trop cultivé pour ne pas m'approuver.

C'est uiïe jolie et touchante histoire, toute parfumée de tendresse, de mysticisme et d'amour, celle de Godelieve, princesse de Bahr, que lé comte de Comminges nous raconte en un roman paru chez Galmann-Lévy. Godelieve prononcez Godelive, nous dit l'auteur, et c'est en effet d'une plus gentille euphonie est une bien gracieuse petite fille, une brunette à la ceinture rose, dont les bras et les jambes avaient la minceur de ceux des cigales et dont la figure mutine semblait faite pour la joie. Mais, hélas il n'y a pas beaucoup de joie dans sa vie sa mère est une belle personne sévère et méthodique qui se fait de ses devoirs maternels une idée assez étroite et froide, elle impose à ses enfants, Godelieve et son frère Alain, une discipline hygiénique fort bien comprise sans doute, mais; le moindre grain de tendresse ferait sans doute bien mieux l'affaire de ces-bambins et surtout de cette petite fille.

Aussi, lorsque, à la sortie du couvent, Godelieve, mince et gracieuse jeune fille aux allures, de'vierge mystique, fait son entrée dans le monde, elle a gardé intact un trésor de tendresse, et elle est toute prête pour la passion et pour le, prince Charmant. Ce dernier apparaît sous les traits du cousin Adrien de Buzancy,.un fringant officier dont tout de suite elle s'éprend, et qui la trouve assez à son goût, mais il subit à Paris le charme d'une dangereuse aventurière américaine auquel il ne peut échapper que par la fuite éperdue, la disparition. Et Godelieve se désespère de son bel. amoureux perdu elle épouse, sans enthousiasme, le prince de Bahr, auprès duquel elle connaît, pendant un an, quelque chose qui peut de loin ressembler à un bonheur relatif, mais après la mort du .prince, elle est reprise tout entière par le doux et déchirant souvenir de son amour. Elle voyage et, toujours, tenace et douloureux, le doux compagnon est avec elle et l'immense paix du béguinage de Bruges ne parvient pas à ramenerf le calme dans son cœur certain jour, elle revoit Adrien, Adrien ne l'a oubliée, ils s'aiment toujours, ils vont s'épouser, et Godelieve, enfin, connaîtra lé bonheur. Mais, hélas son ̃ cœur a trop souffert, il a trop attendu, il a trop désespérément battu, et au momenroù sa destinée va s'accomplir, elle s'éteint doucement dans son lit nuptial et virginal, et elle « cortinue en son âme l'heure de béatitude que lui a fait connaître le véritable amour et qu'elle va perpétuer dans la bienheureuse éter-

nité. » .•'̃̃̃•

.̃̃–̃ ̃•̃

Sous le titre la. Maîtresse-servante, MM. Jérôme et Jean Tharaud ont publié une œuvre bien curieuse, drame campagnard, roman inistique,- qui pourrait être empoignant, qui se contente d'être paisiblement mélancolique et douloureux. MM. Jérôme et Jean Tharaud ont leur manière qui est bien à eux et dont ils ont donné la plus.parfajte expression dans « Dingley l'illustre écrivain » ils accumulent dans leur récit les plus minutieux détails, ils les mettent en place soigneusement, chacun d'eux forme un petit tableau fignolé avec, amour. Us apÎ sortent à leur style le même soin qu'à leur composition .ils écrivent avec une e élégance dont la correction ne se dément jamais; ainsi leur livre apparaît comme une œuvre d'art qu'ils ont, à force de la polir et de la repolir, amenée tout près delaperfection. Seulement, entre temps, l'émotion s'en, est allée je soupçonne: d'ailleurs MM. Jérôme et Jean Tharaud de s'en soucier fort peu.

Leur héros avait pourtant une belle occasion de s'émouvoir avec l'histoire de la petite Mariette, adoptée à Paris comme maîtresse et emmenée comme servante dans la propriété maternelle, car il lui ménage entre sa mère despote, sa femme-car ce gentilhomme campagnard se marie! et lui-même, une existence assez fertile en tristesses, en épisodes douloureux et émouvants. Mais je. vous l'ai déjà dit, on ne s'émeut pas dans ce livre, on observe avec un aimable égoïsme et tout ce qu'on peut trouver comme attendrissement au soir de la vie d'une femme gâchée, avilie, c'est ceci « Mariette m'a sou-

Feuilleton du FIGARO du 28 Juillet LA PAROLE QUI TUE

XVIII

Entre cette accusée et son défenseur s'était vite accompli l'ordinaire travail de suggestion qui attache à l'inculpé l'avocat, de qui, l'instinct professionnel pressent, la grande affaire, la cause à sensation. Bientôt, dans l'âme et conscience de Philippe, cette femme était criminelle, mais elle n'était pas coupapablc et il sentait que, dans sa plaidoirie, après avoir établi l'excuse sur des arguments irréfutables d'ordre physiologique et psychologique, il élèverait la thèse jusqu'à, l'affirmation du droit au meurtre et qu'il enlèverait l'acquittement 9,ux acclamation d'une, salle debout. C'était la veille' du jour où, devant la Cour d'assises, on allait commencer de juger le procès. Philippe avait déjeuné à l'hôtel d'Ossun et, aussitôt après, la princesse et lui s'étaient retirés dans le bureau qui suivait le hall, Lardier voulant revoir sa plaidoirie, et en soumettre à Thérèse les principaux passages. Cela lui importait d autant plus qu'un désaccord s'était accentué entre eux sur l'intérêt que devait ou ne devait pas inspirer l'accusée. Maintenant la princesse trouvait que ce mélange de cynisme et d'hypocrisie donnait à la criminelle une expression de cabotinage qui lui enlevait le seul avantage auquel elle pût prétendre, le bénéfice de la sincérité. Un domestique entra et dit

Monsieur d'Abécourt demande si madame la princesse ne pourrait pas lui faire remettre les épreuves photographiTrâductïon ci reproduction interdites..

vent fait penser aux sources captives qui sont là, fidèles, et toujours prêtes pour les soins domestiques, et' l'on y voit le ciel, »

Et quand ce héros se décide à porter un jugementj.ee n'est pas lui qu'il juge mais tous les autres « Je songe dit-il que si chacun regardait autour de lui il demeurerait confondu que tant d'êtres aient attaché à lui tant de prix. » Parlez pour vous Il y a tout de même dans le monde des êtres qui furent, un peu plus que vous, dignes d'être aimés

̃' ̃

Les nouvelles réunies par M. Jacques des Gachons, sous le titre la.Mare aux gosses, sont d'une grande variété; ces « histoires d'hier et d'après-demain », attesten la souplesse de son talent et la diversité de ses ressources, il passe, avec une grande aisance du sévère au plaisant, et de l'émotion mystique à l'observation malicieuse de petites misères subalternes. Une grande bonhomie règne sur tout cela, et aussi un très noble souci d'honnêteté et d'honneur qui donnentau livre son harmonie et sa valeur morale. J'ai goûté particulièrement la première de ces nouvelles, « la Mare aux gosses ». C'est une tragique histoire de méchants enfants qui tourmentent un pauvre vieux, et c'est1 douloureux, pénible, attendrissant aussi, comme toujours quand l'enfatice, même méchante, est en scène, et quand un enfant meurt, même victime de ses cruautés.•

J'ai-aimé aussi l'amusante histoire du vieil employé de ministère qui, s'en va a vers le caïme », à la campagne, ou des misères de toutes sortes l'attendent, et qui estbienicontent, après une pénible expérience de la vie de banlieue, de regagner au plus vite son' logis de Paris, seul endroit du monde où un bon petit employé puisse être à l'abri des méchancetés mitoyennes et trouver le repos. '• Bien d'autres encore, toutes les, autres m'ont plu par leur bonne grâce, leur finesse, l'élégance et la simplicité de leur style.

'1(,

Mme Valentine de Saint-Point a entrepris une trilogie de l'Amour et de là Mort. Les deux premières parties: Un Amour, Un Inceste, ont paru il y a quelques années; la voici terminée avec Une Mort. Les deux premiers volumes m'avaient préparé à quelques étonnements, et j'ai subi sans sourciller le choc du troisième, et pourtant

Mme Valentine de Saint-Point aime décidément à nous surprendre, elle déguste nos effarements avec une grande satisfaction, et pour tout dire, Une Mort n'est pas, mais là pas du tout, un roman raisonnable. Cela, dès l'abord, lui conquiert mes sympathies il est si bon, parfois, de s'évader de la compagnie des gens' raisonnables Il Le héros, ;que nous connaissons, s'appelle comme autrefois Siegfried. L'héroïne se nomme Claire et elle fait,tout ce qui dépend d'elle pour nous rendre insupportable le bon sens et la simplicité à laquelle son nom la prédestine. Siegfried, qui a aimé jadis dans de bien étranges conditions, a épousé, sans savoir pourquoi mais sait-on jamais

pourquoi? –une jeune persôfinè'quilui

déplaît fort, qui n'entend rien a l'art transcendant, ne voit dans la Victoire de Samothrace qu'une « statue cassée » et ne déguste point du tout la musique, ce qui est fâcheux pour son mari, auteur d'une symphonie. Il renonce a son art, il renoncerait volontiers: à la vie et se tuerai s'il en avait le courage; il se considère comme mort tant il s'ennuie, tant le néant de sa vie intérieure lui paraît comparable au sommeif éternel. Une de ces personnes raisonnables dont je vous parlais tout à l'heure, aurait fait de cette histoire, le roman d'un détraqué marié à une petite bourgeoise; le style de Mme Valentine de SaintPoint, son imagination exaltée et tarabiscotée en ont tiré quelque chose d'extraordinaire, et je renonce à vous donner une idée de l'emportement, de l'exaltation, de la frénésie, du paroxysme sensuel qui caractérisent ce livre.

̃ -â; \:r •̃

Les petites filles vont en vacances, elles ont bien de la chance plus que l'infortuné chroniqueur retenu et sous quel soleil -r- par l'impitoyable ardeur des écrivains. Donc, les petites filles vont en vacances et leur ami, l'éditeur Henri Gautier vient pour les distraire de leur offrir un charmant compagnon qui s'apI pelle les Vacances de Suzette polir 191 1.

qu'il a laissées ici et aussi un petit flacon dont il a besoin.

La princesse parut impatientée Pas à présent, j'ai tout cela par là, sur mon bureau, on enverra ce soir. Monsieur d'Abécourt, ajouta le domestique près de la porte, a bien recommandé qu'on prît garde au flacon parée que ce qu'il y a dedans est, paraît-il, tout à fait dangereux.

Quoi donc, grand Dieu fit Lardier. Du cyanure pour la photographie, répondit Thérèse.

Fichtre exclama Philippe, de l'acide prussique plus fort que la strichnine de ma cliente, car ça, c'est le roi des poisons.

Parlons-en donc un peu de votre cliente, reprit la princesse.

Et s'adressant au domestique qui sortait

Et puis qu'on nous laisse, je n'y suis pour personne.

Eh bien, déclara Lar.dier.elleestdans la très bonne forme, ma cliente, et moi aussi d'ailleurs ou, du moins, je l'espère. J'en suis très heureuse comme vous devez bien le penser, prononça Thérèse, mais je vous avoue que je ne vous vois pas aborder cette affaire sans une appréhension très vive, et demain, quand vous prendrez la parole, je serai terriblement émue. ̃••̃•'

Pourquoi donc, demanda l'avocat. Parce que je ne trouve pas cette cause très nette. Sans doute l'amour contrarié est, jusqu'à un certain point, une excuse au crime. Mais tout de même il ne faut pas oublier que la résistance du mari avait, elle aussi, une excuse. Ah pardon, répliqua Lardier. Voilà justement les premiers arguments de l'affaire. L'amour ne confère pas même à un mari le droit de s'imposer à sa femme. L'amour tyrannique d'un homme à l'égard d'une femme dont il n'est pas aime est pire pour celle-ci que la haine et les plus mauvais traitements, et le devoir pôùH'épousc de rester à' côté du

Le succès a été, mé dit-on, prodigieux; on m'affirme que plus de douze mille exemplaires en ont été enlevés en moins d'une semaine; je le crois volontiers, car il est tout à fait agréable et joli, et c'est extraordinaire ce qu'en ces « cinq quinzaines » de vacances, l'édi- teur a su faire tenir de, choses plaisantes, amusantes et mêmes utiles. Il y a là des vers, des monologues à dire, des histoires comiques et d'autres doucement émouvantes racontées par des écrivains qui ont actuellement les faveurs' de la' jeunesse, tels que Roger Dombre, Henriette Bezançon, d'autres encore d'extraordinaires aventures de bêtes narrées par M. Henri Coupin qui les connaît comme personne; il y a aussi d'admirables recettes pour des" jeux de plein air et d'appartement, et encore de charmants dessins de la Né-zière, tout remplis de verve et de gaieté: Et c'est un livre tout à fait gentil toutes les petites Suzettes et leurs jeunes bambins de frères y prendront un plaisir extrême; moi-même, qui n'ai plus leur âge heureux et qui, hélas! ne suis en vacances j'y ai trouvé un vif agrément.

Ph.-Emmanuel Glaser.

LE MONDE RELIGIEUX

~a..

La « Saison» de Mgr Bblo. Mgr Bolo, protonotaire apostolique, reprendra le 6 août., à Notre-Dame du Bon-Secours, à Trouville, ses conférences d'été.

On n'a pas oublié le succès prodigieux qu'eues eurent l'année dernière devant un auditoire un peu mêlé sans doute au point de vue religieux,; mois si remarquablement parisien. {

Ces conférences auront lieu. chaque dimanche jusqu'à la fin de la saison. J. DE N.

LES ORAGES

y~pyP

Les orages continuent à sévir, occasionnant do graves dégâts sur différents points de la France, et même des accidents mortels de personnes.

Un véritable cyclone s'est abattu sur Montde-Marsan et ses environs. Dans plusieurs rues de la ville, la chaussée s'est effondrée et l'eau atteint cinquante centimètres dans un certain nombre d'immeubles. A SaintPierre-du-Mont, un meunier et sa famille, n'ont eu que le temps de fuir précipitamment.

Dans la Charente-Inférieure, des bourras-'ques ont dévasté plusieurs communes des arrondissements de Saint-Jean-d'Angély, de Saintes et de Màrennés. Des immeubles ont été endommagés, des milliers d'arbres abattus. Les récoltes sont détruites. Des fils télégraphiques et téléphoniques sont brisés. Plusieurs animaux ont été tués. Des arbres, tombés sur les voies ferrées, ont arrêté la. marche des trains. Sur le champ de foire de Saintes, plusieurs établissements sont démor: lis. Parmi les propriétés les plus ravagées, on cite celle du vicomte de Roumefort, près. de Saint-Jean-d'Angély.

En Saône-et-Loire, à Lesme,.àu cours d'un' orage, deux ouvriers, nommés Forts et Treuil»' let, transportaient des fusées paragrêlo. Une fit explosion, Forts,, jeté à terre, eut le bras droit déchiqueté, les chairs arrachées des os, les mains mutilées et le visage brûlé. Treuillet a eu les mains et le visage profondément brûlés. ̃̃ v Dans le Puy-de-Dôme, à Aubière, près de Clermont-Ferrahd, un cantonnier, nommé Monniér, a été foudroyé sur la route. A Augerolles, une filletté'de onze ans a été tuée revenant de l'école. A Saint-Sauves, un ber^ ger, nommé Chantelot, a été foudroyé pen;dant qu'il gardait ses troupeaux. Sur les Ardennes belges, deux fermes ont été incendiées par la foudre à Noirefontaine i quatre vaches et une jument ont été tuées, 'On signale quelques incendies en forêt. S

,j ̃ '̃- r Andi;é Nède.

LES COLONIES

Un démenti `

On avait annoncé que le gouvernement avait décidé de créer un' poste de gouverneur général des Antilles qui réunirait sous son autorité l'administration de la Guadeloupe et de la Martinique. Ces fonctions, ajoutait-on, de-, vaient être attribuées, à titre de mission temporaire, à M. Ceccaldi, député de l'Aisne. -'̃ Un communiqué officiel est venu démentir cette information, tant en ce qui concerne la création d'un poste de gou-

mari n'existe que si elle a choisi ce^lui-ci en toute liberté..

N'est-ce donc pas le cas ? .r- Non, ce n'est pas le cas, reprit Lardier; la chose n'a été dite qu'au dernier moment, parce qu'elle ne voulait pas révéler la situation de sa famille qui est des plus gênées, mais il est cer-. tain que c'est sous la pression et la contrainte même de ses parents menacés .parla ruine qu'elle consentit à épouser cet homme..

-Ah c'est très différent! exclamé Thérèse à qui ce renseignement sembla causer un sensible plaisir. Mais, préparée à cette discussion et s'y passionnant déjà

C'est égal, objecta-t-elle, la contrainte qu'elle avait subie tout en l'excui sant de ne pas aimer cet homme, ne lui donnait pas le droit de s'en débarrasser car, puisque son mari l'aimait, elle aurait obtenu de lui àla longue la renonciation. Ne croyez donc pas ça répliqua vivement l'avocat. La haine désarme, l'intérêt négocie, mais l'amour ne transige ni ne renonce. Heureux, rien ne saurait lui arracher sa joie et, malheâ-* reux, rien ne pourrait lui enlever l'espoir. « C est-Vénus elle-même attachée' à saproie », comme dit le vers célèbre, et si j'en juge par nous-mêmes, quand nous avons été enfin ce qu'à présent nous sommes l'un pour l'autre, te serais-tu sentie moins irritée contre le Prince parce que sa résistance*, au lieu de lui être inspirée par l'intérêt, serait venue de son amour pour toi?

Oh non, déclara-t-elle, et tu as raison; je n'avais pas réfléchi à cette horrible chose. Ses mauvais traitements, certes, m'exaspéraient, mais son amour m'aurait cause une répulsion .telle que je n'ose y penser. Oui, je comprends son impatience et même sa fureur,,et j'aurais compris son crime dans un emportement Mais ce poison; préparé avec cette rusé, cette publicité du. meurtre pour mieux donner le change, et cette

verneur général aux Antilles qu'au sujet de l'attribution d'une mission temporaire-àun membre du Parlement.

LA JOURNÉE

Obsèques Mme Amédée Sangnier (église Saint-Philippe du Roule, 10. heures). = -M.Edmond -Franck (église Saint-Pierre de Montmartre, .9 heures). Inhumation au cimetière Montparnasse. II. n'a pasété envoyé de lettres- de faire part. =' Mme Laflèche (église de la Trinité, midi). Exposition: Ameublements, Tapisserie, Décoration. Chez Mercier frères, 100, Faubourg Saint-Antoine.

Infopçiations

Conférences ministérielles

M. Caillaux,' président du Conseil, a conféré hier soir avec M. de Selvés, ministre des affaires étrangères. Il s'est également entretenu avec les ministres de la marine, de la guerre, des finances, et des travaux publics.

Les précautions contre le choléra Les mesures préservatrices énergiques prises ,en France paraissent appelées à faire disparaître promptement tout danger de choléra, à limiter et éteindre en tous cas. les foyers suspects.

Les docteurs Mosny et Martel, du Conseil supérieur d'hygiène, délégués par M. Caillaux, président du'Conseil, et M. Mirman, directeur de l'Assistance publique, pour effectuer une tournée sanitaire dans le Sud-Est, sont arrivés à Toulon et se sont entretenus avec le docteur Blanchard, directeur de l'Institut d'hygiène, des mesures prises. Ils ont visité le poste sanitaire installé à la gare du. P. L. M. pour examiner les voyageurs arrivant d'Italie.

A Montpellier, la situation s'est très améliorée. Le délégué sanitaire départemental a levé l'interdit qui pesait sur des maisons de Montpellier, Cette et Florensac où des morts suspectes s'étaient produites.

M. Cadenat, député, maire de Marseille, vient d'adresser au préfet une lettre de protestation. L'état sanitaire dé la ville est excellent. On 'se demande pourquoi des quarantaines sévères sont infligées aux navires venant de. Marseille, en Angleterre, en Espagne,'et fait plus curieux,en Italie. M. Cadenat demande une intervention d'urgence du président du Conseil, auprès des puissances étrangères pour faire cesser cet état de chose, très préjudiciable au commerce marseillais. Les conventions internationales le lui permettent. On avait signalé un cas suspect en Seine-et-Oise, à Miraudon. Mais le doc,teur Brounin, délégué par M. Autrand, préfet, et le docteur Humbert, médecin des épidémies, ont rassuré la population. Il s'agissait d'une affection banale. A l'étranger des cas continuent d'être signalés dans l'Europe orientale. En .Turquie, îpek et Dickova, il y. a eu 14 cas.

Le hâte

Nos élégantes évitent le haie causé par l'air de la mer et l'automobile, grâce a la. Crème de Lanoline oxygénée Helten li bis, boulevard Haussmann, que l'on trouve dans les grands magasins* et les bonnes parfumeries.

Jean de Paris.

Gazette des Tribunaux

NOUVELLES JUDICIAIRES Lorsque Mlle Joséphine Plammafy, ancienne institutrice, gagna le gros lot à ta loterie son rêve depuis bien longtemps elle avait soixante-dix ans. Sans doute, elle eût préféré gagner ces 2501000 francs dans sa jeunesse; mais; vaut mieux tard que jamais.

C'était en 1908. Et depuis, les mois et les années passèrent. Mlle Plammary ne pouvait pas arriver à toucher son argent. Tout d'abord," il y eut des réclamations d'autres personnes prétendirent avoir en leur possession, le bon billet, le vrai billet qui avait gagné le gros lot de 250,000 francs à la loterie des enfants tuberculeux d'Ormesson. Mlle Plammary eut des procès, elle les gagna; son billet avait bien le bon numéro. Mais ses aventures n'étaient point terminées.

La présidente de 1 œuvre des tuberculeux d'Ormesson était Sœur Candide, qui eut, on le sait, des démêlés avec la jus-

tasse offerte le sourire aux lèvres, à cet' homme qui va mourirà l'instant, devant soi, ah c'est tellement affreux Oui certes, c'est affreux, accorda l'avocat, lorsqu'on ne voit que l'acte, j mais si tu savais de quel épouvantable débat, dans le cœur de cette femme affolée, avait été précédée cette résolu- tion Elle eût voulu frapper dans l'em- portement, mais pouvait-il y avoir emportement devant cet homme qui, au premier mot de séparation, se jetait à ses pieds, suppliant et secoué de sanglots Elle a combattu lapitié, que sa victime lui inspirait. Elle a craint qu'armée d'un revolversa main ne tremblât. Elle a voulu pour lui la mort infaillible et soudaine, comme elle a cherché pour elle la délivrance immanquable et subite. Que cela soit affreux, c'est possible et c'est même certain, mais ce n'est pas de tels êtres qu'il faut rendre responsables de tels crimes, c'est la loi elle-même ou plutôt l'absence de la loi

Oui, oui, tu as raison, s'écria Thérèse que transportait, par bonds enthousiastes, la parole de l'avocat. Il y a des moments où l'on se sent vraiment seul, abandonné de toute protection humaine. On est dans le vertige, on tournoie, on ne s'appartient plus. Oui, je comprends tout cela, mais y a-t-il des hommes ,qui vraiment le comprennent? Et vous autres défenseurs de ces malheureux, êtesvous sincères, et ne t'es-tu pas fait toimême, dans tes entretiens avec cette femme, une conscience particulière et une sincérité qui est artificielle, ? Non, certes, protesta l'avocat. J'avais refusé d'abord cette cause Ce n'est qu'en Tétudiant que ma conviction s'est formée. Elle est conforme à mes idées et à mes sentiments. Les individus ne sont justiciables de leur conduite que dans les cas prévus par tes.législations; mais, quand la loi se refuse à connaître des ordres irrésistibles que des instincts légitimes dictent:â tous les êtres, quand elle leur dit-: Vous ne sortirez pas; de

tice, et un administrateur de l'œuvre, M. Graux, avait été nommé. Or, celui-ci se refusa à payer Mlle Flaminary, les titres qu'il avait à sa disposition,- disaitil, n'étant pas affectés spécialement au payement des lots. Mlle Flammary fut encore forcée de plaider. Elle eut gain de cause. Les ennuis sont enfin terminés et elle va pouvoir, 'au» bout de trois ans, toucher son argent. La lro Chambre du Tribunal a, hier, après plaidoiries de Mes Poincaré et Vaunois, ordonné à M. Graux de réaliser pour 250,000 francs de valeurs afin de payer Mlle Flammary. Gagner à la loterie est bien difficile. Et si par hasard on gagne, avoir son lot n'est pas encore très aisé.

Georges Claretie.

̃ Saint-E,tienne. La lr0 Chambre du Tribunal de Saint-Etienne a rendu son jugement dans le procès en responsabilité intenté contre la ville du Chambon-Feugerolles, à l'occasion'des inciaents de grève de 1910. La commune du Chambon est rendue responsable des dégâts commis et est condamnée aux dépens et à payer diverses indemnités aux personnes dont les habitations ont été saccagées, le Tribunal ayant apprécié que toutes les mesures de protection de l'ordre public n'avaient pas été prises.

COURRIER DE la BOURSE

Paris, 27 juillet.

Il me semble bien que la liquidation est très avancée. Il y a môme des gens qui prétendent qu'il n'y a plus de raisons de baisser. ` C'est une assertion qui ne pourra se vérifier qu'en liquidation. En tout cas, le marché a bien meilleure tournure. Je ne serais pas étonné si la baisse était enrayée.

Marché officiel. La Rente s'est légèrement raffermie à 94 32.

U Extérieure espagnole a regagné 20 centimes à 93 50, après s'être relevée jusqu'à 93 80. La conclusion du modus vivendi francoespagnol, s'il ne met pas-fln à l'imbroglio marocain, aura du moins l'avantage d'empêcher le retour d'incidents dans le genre de ceux qui se sont produits ces temps derniers à El Ksar.

Le Turc est en reprise de 15 centimes à 9152.

Les fonds russes ont regagné une partie. du terrain qu'ils avaient perdu ces jours der-, niers. Le Consolidé 4 0/0 se relève à 97 25, en reprise de 75 centimes, le 4 i/2 0/0 regagne 30 centimes à 99 90.

Le Serbe 4 0/0 se raffermit à 88 85. Le Brésil 4- 0/0 est calme et lourd à 88 l'Argentin 4 4/2 0/'0 nouveau se maintient à 99 50.. Les établissements de crédit ont été mieux disposés. Les liquidations se sont ralenties et quelques rachats de vendeurs ont suffi à relever les cours. La Banque de Paris est on reprise de 6 francs à 1/701 le Crédit lyonnais est resté ferme 1,478. L'Union parisienne a regagné 8 francs à 1,140 et le Crédit mobilier. 2 francs à 652.. La Compagnie française de banque et de mines a regagné une dizaine de francs à 525; la réaction récente avait, en effet, été quelque 'peu excessive. Il est d'ailleurs possible qu'elle ait été accentuée pa,r quelques ventes à découvert. On a remarqué, par contré, la faiblesse du Comptoir d' Escompte qui a baissé de 11 francs à 914; le comptant est resté soutenu à 920. Parmi les banques étrangères, la Banque nationale du Mexique s'est légèrement raffermie à 1,017, en reprise de 3 francs. Le Suez reste soutenu à 5,510.

Les valeurs d'électricité ont peu varié. Thomsoh-Houston a fléchi'de 2 fr. à 746; la, Tiiom'son' liêllétiiquë sest maintenue à 103.

L'Industrie est calme à 290; la Jeumont reste à 457. L'Electricité et Gaz du Nord se tient à 363.

Les Omnibus montrent un peu d'hésitation et perdent 3 francs à 693.

Le Métropolitain se raffermit à 633 et le Nord-Sud à 263.

Le Rio Tinta mieux impressionné par l'allure générale de la Bourse, regagne 11 fr. à 1,710.

L'Atchison est ferme à 586.

L' American Téléphone a baissé de 10 fr. à 715.

Les A ciéries de Piombino se sont légère-1 ment raffermies à 146. La réaction récente- a dû faire lâcher prise aiix spéculateurs qui avaient acheté lors de l'introduction, dans le but d'empocher, une petite différence. Les valeurs russes se sont. légèrement raffermies. La Sosnoivice regagne 10 fr. à 1,480 et la Briansk 2 fr. à 465.

Marché en banque. Le marché sud-africain ést resté calme et hésitant. LaRandMines s'est maintenu 189 50 et la Goldfields à 118.

La De Beer's a regagné 3tfr. à 457 50. Les valeurs russes n'ont pas montré beaucoup d'entrain. Il y aura, en effet, des différences importantes à payer à là liquidation sur la plupart de ces titres. Cela refroidit un peu les acheteurs.

La Maltzo/f est lourde à 2,162 et la Hartmann se maintient à 672.

Le Platine a regagné 5 fr. à 725. Mais les

l'esclavage et de la tyrannie, vous n'avez pas le droit d'être heureux comme vous l'entendez», et qu'elle reste muette en réponse à vos supplications, son silence est un consentement, son refus arme le bras des meurtriers et c'est elle qui est responsable des crimes qu'elle juge 1 Que je suis donc heureuse de ce que tu dis s'écria Thérèse.

Pourquoi demanda-t-il surpris. r- Parce que je peux donc te le dire l Quoi donc?

Les yeux clairs, un sourire de confiance absolue éclairant son visage, elle dit: C'est moi qui ai tué mon mari. Un cri s'étrangla dans la gorge de Lardier

Que dis-tu?

Elle répéta que c'était elle qui l'avait tué!

Toi?

Oui, moi, s'écria-t-elle, et pas dans la préméditation ni le calme, mais dans la fureur, poussée à bout par l'insulte, par la menace et par la trahison Il la regardait pâle, les yeux grands ouverts, et son silence haletant appelait impatiemment les mots

Oui, la trahison, reprit-elle. Je t'avais dit que nous étions d'accord, je l'avais cru moi-même. Il me l'avait juré et c'est ainsi qu'il m'a entraînée dans son appartement. Là, brusquement, il a fermé sa porte. Il m'a dit « Cette chambre est maintenant la vôtre. Si vous voulez en sortir, soyez à moi. Il n'y a que ce moyen ».Je me suis révoltée. J'ai prié! J'ai supplié. J'ai voulu appeler. Qui pouvait m'entendre? Alors j'ai senti le vertige. Tout mon sang me montait au cerveau. Mes yeux cherchaient une arme. Tout à coup, j'ai eu un cri. Là, sur sa table de nuit, à portée de ma main, il y avait un couteau. Je l'ai pris si violemment que la gaine a sauté au plafond. Et, comme il s'approchait riant, ne croyant pas à un drame possible, et que sa poitrine;allait toucher le mienne, alors, sans me presser, la

acheteurs n'en perdent pas moins encore une centaine de francs par titre sur le dernier cours de compensation, en tenant compte du coupon qui a été détaché.

La Leria s'est légèrement raffermie à 125 50. ̃

Les valeurs de cuivre sont très calmes. La Utah reste à 255, la Spassky à 86 50.- L'Oriental Carpet a regagné 1 fr. 50 à, 432 50.

Parmi les valeurs de caoutchouc, la Société financière est restée à 217, sans changement, la Malacca se tient calme à 228.

Les valeurs de pétrole sont plus résistantes. La Spies est à 38; la Royal Dutch se

raffermit à 411 50.

rafTermit è, 411,~0. Armand Yvel..

New-York, jeudi (dernière heure). Les membres du Stock Exchange se sont montrés aujourd'hui plus disposés aux affaires, et les transactions se sont élevées à environ 428,000 actions. L'ouverture a. été calme et assez irrégù- lière.

Le marché fut cependant bien influencé par la publication du bilan de la Banque d'Angleterre et sur des pronostics métèorolo- giques encourageants. Vers midi le marché a été plus calme, mais les affaires ont repris bientôt et une assez forte baisse s'en est suivie à cause des, nouvelles du Maroc et des déclarations faites à la Chambre des communes anglaise. Cependant la clôture, tout en étant un peufiévreuse, n'a pas. été mauvaise.

Au marché des obligations, les transactions se sont élevées à environ 3,685,000 dollars. 'Le marché monétaire a été ferme. Le taux des emprunts a varié à peu près comme hier entre:2 1/4 et 3 1/3 0/0.

En clôture. le cuivre, 12 00 demandé, 1225 offeàt.. t. .̃• INFORMATIONS FINANCIÈRES CRÉDIT FONCIER DE FRANCE. La situation au 30 juin 1911 fait ressortir sur celle du mois précédent les. variations suivantes

Actif ̃̃̃̃̃•̃

Espèces, effets, va-

leurs diverses,

avances sur titres et

correspondants Fr. 296.871.910 + 10.360.603 Prêts hypothécaires

et communaux 4.320.968.211 + 22.984.593 Sem. d'anhuit. échus..29.022.511'– 1.707.310 Oblig.retir.de la cire. 175.101.908– 195.643! Imm. acquis par laSo- ciétéàlasuitd'exp. 9.473.050– 19.584 Divers 80.324.621 + 5.360.248 Dépenses d'administ. 2.579.450 + 429.908 Passif

Réserv.etprovisions. 283-. 416. 619 + 823.381 Dépôts en compt.cour. 77.549.S87--H 3.450.057' Correspondants. 60.682.296– 5.435.483 Obligat. fonc. et com-

munales en circulât. 3.904.693.899 + 29.145.972 Divers 144.593.155 -+- 1.340.555 Proflts etpertes. 8.430.013 4- 1.383.660

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Nouvelles Diverses

PARIS

*̃'̃ A. CHA.RIXÉ "T. V'i Nous ne voudrions pas 'abuser du bon, cceur de nos lecteurs, mais il est des cas ou la nécessité est impérieuse.

C'est celui de Mme Pringuet, 17, boulevard Bessières. Veuve et mère de sept enfants dont l'aîné seul commence à travailler et gagne naturellement fort peu, cette pauvre femme, malgré tous ses efforts, ne peut arriver, même en se privant, elle, du strict nécessaire, à leur donner à tous du pain On voit combien est grande l'urgence. Chaque jour qui s'écoule est un jour de douleur pour ces pauvret petits êtres. Il faudra si peu pour leur rendre la joie et la santé.

~#~

AGENTS ET BANDITS

On se souvient peut-être qu'il y a quelques jours, des bandits attaquèrent un inspecteur de la Sûreté nommé Jost, et le garçon du bureau du commissariat du Pont-de-Flaridre. Ils tirèrent sur eux plusieurs coups de revolver, et, comme les policiers ripostaient, ils s'enfuirent, emportant en automobile l'un des leurs qui était blessé.

Les agents de la Sûreté se mirent à la recherche de cette bande. Ils n'ont pu en arrêter les principaux membres qu'après plusieurs jours d'efforts et mille péripéties. Ils avaient pu saisir dans un bouge de la rue de l'Ourcq, quatre de ces malfaiteurs. Mais ils voulaient mettre la main sur leurs chefs: Thomas Beitz, dit Bernard, et René Jaeger, dit Passe-la-main.

Ces deux individus se trouvaient à une heure du matin dans un bouge situé près du pont de Stains, Aubervilliers. Cinq inspec-

pointe sur son cœur qui soulevait so.n plastron, j'ai enfoncé la lame d'un seul coup jusqu au fond, sentant que je tuais, tremblant de colère, peut-être de terreur, mais ne pensant qu'à notre délivrance

Il la regardait toujours, les yp'ix grands ouverts, toujours muet tandis qu'elle s'exaltait dans son évocation.. V

Et c'est cette pensée là, d'ailleurs, qui m'a sauvée, car sans ça j'aurai .crié, comme je te l'aidit,tout de suite: «C'est moi qui ait tué mon mari! mais j'ai pensé à nous et la volonté d'assurer immédiatement notre sécurité a vaincu mon émotion et m'a donné sur-le-champ l'habileté d'une habituée du crime. Ah 1 il y a des choses qu'on croit ne jamais devoir faire et c'est effrayant comme l'on s'y met vite J'ai laissé le couteau dans la plaie. J'ai forcé son bras qui se raidissait à se dédoubler pour que la main se rapprochât de l'arme. La lettre qu'il m'avait fait voir et dans laquelle il menaçait de 'se donner la mort était tombée sur le tapis si naturellement que je ne voulus pas la déplacer d'une ligne. J'examinai mes gants, mon corsage, ma jupe. Pas une goutte de sang n'avait jailli ni sur eux, ni sur moi. Lorsque j'en fus bien sûre, je pris, dans ma trousse, un bâton de rouge, je colorai mes lèvres, je mis sur mes joues un peu.de poudre rosé et je rentrai dans les salons, préparée à l'émotion qu'allait provoquer la proche découverte. Je n'avais qu'une hâte c'était de te le dire. Et voilà que, lorsque je t'ai vu, je n'ai plus osé te faire cet aveu. Je m'en voulais de- cette lâcheté. Je me disais « C'est absurde, il ne peut pourtant que m'approuver » Je n'osais pas! C'est pourquoi j'ai fait naître là cette discussion, j'ai voulu savoir si -tes sentiments étaient toujours les mêmes et maintenant que je n'en peux douter, me voilà rassurée et heureuse. Vite, ouvre-moi tes bras ̃ Gusta ve Guiches."

(La.- fin a demain.)


teurs de la Sûreté y firent une irruption soudaine. Aussitôt Beitz et Jaeger s'enfuirent en tirant dix coups de revolver. Les agents ripostèrent, et- ce fut, dans la nuit, une bataille véritable. Les bandits se sauvaient vers !a ligne du chemin de fer do Stains, se retournant de temps à autre pour tirer sur les agents, qui n'arrêtaient pas leur poursuite. Ils allaient franchir la voie, lorsque le train arriva* Ils firent un saut en arrière, trébuchèrent dans les fils des signaux et dégringolèrent au bas du remblai. Les agents les arrêtèrent et les conduisirent, revolver au poing, au commissariat. D'autres bandits 'les suivaient et tiraient sur eux.

Enfin', les courageux agents purent mettre sous les verrous les misérables, qui ont été envoyés au Dépôt. Tous deux sont relégables.

̃ LE GARÇON LIVREUR

Comme plusieurs individus étaient couchés, laj nuit dernière, dans le jardin de l'église Saint-Vincent-de-Paul, des agents les réveillèrent et les conduisirent au poste. Un jeune garçon excita les soupçons du brigadierv qui l'interrogea hardiment. Au bout do quelques minutes, il avoua se nommer Marthe-Nathalie Augrand, dix-huit ans. Marthe-Nathalie?- Oui, le jeune homme était une jeune fille. Et voici ce qu'il ou elle

raco'ntà

Il y a trois ans, mé trouvant orpheline, et sans argent, je pris le parti de m'habiller en homme afin de gagner plus' aisément ma vie/ Je. fus successivement engagée par plusieurs crémiers en qualité de garçon livreur. Mais, depuis un mois, j-r n'ai pas trouvé da travail, et j'ai été contrainte de vagabonder. Comme vagabonde, en effet,-on a envoyé au- Dépôt Marthe-Nathalie Augrand. Elle a fourni des certificats élogieux au nom de Emile Augrand.

•"•'̃ :̃: CAMBRIOLAaE

Deux individus, ^introduisirent hier à quatre heures et demie dans l'appartement qu'occupe Mme Costéra, gérante d'une épicerie, 30, boulevard des Batignoles. Mme Costéra était absente. Ils parlementèrent avec la bonne, disant qu'ils apportaient une facture. Soudain ils se jetèrent sur elle, la ligotèrent, l'enfermèrent dans un petit cabinet, et purent piller à loisir l'appartement. On les recherche.

DEPARTEMENTS

XÈS SCANDALES MUNICIPAUX DE MARSEILLE Marseille. En présence des scandales qui selproduisent. aussi bien au Conseil général; qu'au Conseil municipal, les membres de la commission départementale ont invité, par un ordre du jour motivé, deux élus, MM. Tressaud et David, à démissionner. Le'premier est inculpé de complicité dans une agence clandestine" de paris aux courses et le second est convaincu d'avoir majoré, après l'adoption d'un rapport, les crédits inscrits dans ce document.

M. t -Louis Roux, ,définitivement inculpé darts lo scandale municipal, a adressé sa démission provisoire d'adjoint et promis qu'il démontrerait son innocence. L'instruction suit son coursnormal et aura, de toute" évidence, son épilogue eh Cour d'assises.

UN PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE CAMBRIOLÉ Tûulon, ;Le procureur de la République,1 M. Abord, a été cambriolé. La villa a été saf.ssg''è: On cr»it t]ue ce magistrat à été volé par des cambrioleurs ré^çejament sortis delà, maisoa d'arrêt. ̃ ̃

UN 'REPENTI

'foulon. Un des sectaires les plus en vue parmi les politiciens du midi de la France, où l'on a'-est pas radical-socialiste à 4en», :M. "-Alexandre Vigourel maire de Borm.e.s, :jperobre e.t..doyen du Conseil gé-; néral du Var, décoré de la Légion d'honneur par M,;Çombesr vient de mourir. Il avait, pendant trente ans, présidé le mouvement anticlérical du sud-est..

M.; .Yjgourel, à- la fin de ses. jours, a en le regret de ses actes, il est allé mourir à Marseille après. s'<Hre confessé, et, hier matin, on l'enterrait dans le petit cimetière de son village avec le concours do tout le clergé de goiircantoa,

Çà et

L'abbé Guibault, curédeSaint-Séverin,

Petites Annonces i; TARIF GËNERÂL

ligne. 6 francs Par Dix insertions ou Cinquante lignes 5 francs TARIF REDUIT

Pçur. les Annonces concernant t'Industrie et les F-bnds de Commerce, les Occasions, Ventes, Achats, Ecbanges; les Locations et les ;Pecswns bourgeoises, la ligne. 3 francs

-ri n. A A Il

PETITES ANNONCES

> DU MERCREDI

~Hr-

~r'. J J"

Cours, Emplois, Gens de maison La ligne.». 1 fr. 50 :La ligne a trente-six lettres, G r PLMSIRS PARISIENS

'Programme des Théâtres

fiLOTORE ANNUELLE. Opéra Comiçiue, tf Odéon, Théâtre Sarah-Bernhardt, Variétés, ^.Théâtre liejane, Porte-Saint-Martin, Renais-

I "sauce," Th'êâtrè 'LyHquo municipal (Gaité),

Aihën-ée, Théàtra Antoine, Théâtre Michel, .-Chatélet,- Bôullès-Pârisiens-Cora-Laparcurie, Capucines, Comédio-Royale, Ambigu, Théâ".trc dfis'Arts,Triànon-Lyrique, Déjazet, Cluny, Qoniéaie-Mondàine, Nouveau Théâtre du Châ- 7

̃! » -teau-d;Ëau. ̃ j^

.[ ̃ v ,;̃' SOIRÉE

OPEUA (Tëi: 307.05). 8 h. 0/0. Samson et Daliia Maladetta. Damain Ret~cke

̃>̃ Demain: Relâche

CÔMÉDiE-FRANCAISE (Tél. 102.22). 8 h. 1/2.

La Parisienne Bataille de dames. Samedi.: Les Marionnettes.

ÎTAÛDEVILLE (Tél. 102:09}. 9 11. 0/0. Madef ̃"̃ -niôisèlle' Josette ma femme. dYMN^SE (Tel. 102.65). 9 h. 0/0. Papa. THEATRE ÀPOLLO. Reiâcho. PALAIS41OY-AL (Tél. 102 50), Relâche. rmAXD-GUIGXQL. Tél. 22S.31. 9 h. 0/0. U- Son poteau Depuis six mois; la Grande Moift: Monsieur Jean Un peu de musique. Spectacles. Plaisirs du jour.

CLOTURE ANNUELLE. Folies-Berbère, Boite |j- à îFui-sy, Lune Rousse,- Skating- Rin.U Saint̃ ̃ Didier, Nouveau-Cirque, Cirque Medrano. OLYMPIA. (Téléph. 244,68). Spectacle varié.

SGALA D1R. FURSY Salle d'été

~a~ _r_

j (Tél. 435'.86). A ciel ouvert, revue 1 Ràcliel Là'uriây, Lise Jaux, Marjac, ) Gaston Siivestre, Dufleuve, P. LacU, ( Géo Flandre, El vell,Laforest-,Lenoir.

̃|-i mn^ry Ch-Elysée-s (T. 101.89): Miss Adél!IË|iI\jl\ X. laïde, The American Doll et son TiiEATRÊ danseur 3.-Î, Hughes. MarignyJievue ̃̃ CLAC01US, MmraMyrar,Flory,MrP.Clerc,otè.

s~ 4vl'elid l3o~aheu3~,re~

Miss Campton, Delmares, Paul Aidot, Girier.

grés d'Angoulême, a été ftué ïiier dans l'après-midi d^un coup de fusil tiré à bout portant par un 'alcoolique.

-̃;̃̃̃ Argus,"

COURRIER M THÉÂTRES Ce soir r

A l'Opéra, à 8 heures, Samson et Dalila (Mllo Lapeyrette, MM. Altchewsky, V. Beck, Delpouget, Paty). Danse Mlles Lozeron, Poncet;

La SÇaladetia (Mlles Zambelli, Urban, MM. A. Avelino, Raymond, Girodier).

A la Comédie-Française, à 8 h. 1/2, la Parisienne (Mmes Berthe Cerny, Jane Faber, MM. Henry Mayer, Ravet, Paul Numa); Bataille de dames (Mmes Renée du Minil, Yvonne Lifraud, MM. Dehelly, Siblot, Falconnier, Jacques de Fèraudy, Décard). Au Vaudeville, à 9 heures,. Mademoiselle Josette, ma femme (Mmes Andrée Pascal, Yahne Rolland, MM. André Dubosc et Georges. Mauloy).

Au Gymnase, à 9 heures, 233" représentation de Papa, comédie en 3 actes, de MM. Robert de Flers et A. de CaillaVeti Au théâtre Apollo, relâche.

Hier:

M. Alexandre jouait, hier, pour la première foià, le rôle de Ruy Blas à la Comédie-Fiançaise. Intéressante interprétation toute de jeunesse, de flamme, *e passion, dont là jeune et brillant tragédien peut être fier à juste titre. M. Paul Mounet était superbe dans le rôle de don Salluste; M. Louis Delaunay, d'un archaïsme et d'un pittoresque fort curieux en don Guritan M.Henry Mayer tenait avec agrément le rôle de don César. Et Mme Lara, reine touchante et poétique à souhait, Mme Thérèse Kolb, duègne excellente; Mlle Géniat, Casilda pleine de charme, contribuaient, avec leurs camarades, à l'éclat de cette belle représentation.

Au jour le jour .1

M. Mounet-Sully jouera mardi prochain Œdipe rôi à la Comédie-Française.

Les travaux de réfection et d'embellissement se continuent à l'Opéra-Comique. Les ouvriers aménagent en ce moment, près celui de M. Albert Carré, un bureau pour M. Rohrbach, l'administrateur du -théâtre.

Uiio~ enquête.

Nous avons adressé à un certain nombre d'auteurs en vue le questionnaire suivant. No-us commencerons demain à publier les très intéressantes réponses qui nous ont été adressées. if Certains directeurs ont juge à propos de supprimer dès la -rentrée, la critique. le service de première représentation, ce qui revient à abolir la répétition -générale puisque cetto répétition générale se trouvera en réalité la première. N'estimez-vous pas que l'ancien ordre de choses était meilleur? Pensez-vous au -contraire que les directeurs ont raison et pourquoi ? D'excellents esprits pensent que le vaudeville est un genre usé parce que tous les resso-rts comiques y ont- été> employés jusqu'à sa^ tiété.. Croyez-vous qu'il y ait encore do beaux jou-rs pour le vaudeville, la forme sauvant le fond? Odêtes-vous d'avis que de nouveaux reSsorts seront trouvés dont l'emploi rendra, à ce genre toute sa voguo d'il ya quarante ans? Plusieurs théàtresannoncent pour la rentrée une saison d'opérette- française. Croyez-voutî au succès de ces entwisrjses Le goût du public vous paraît-il aussi -vif qu'autrefois pour ce genre jugé si français ?

4" Les préférences duv public d'aiijbuf'fl'Jiui pairaisp'eht nYanifestëment, aller .au théâtre1 gaï. A votre s'éBS, cette orientation est-plie momentanée ? Ou, se détachant du grand drame, de la pièce en vers, de la pièce philosophique ou sociale, le puhlic vous parait-il définitivement acquis aux comédies légères, souriantes et d'une aimable philosophie? En un mot, les pièces, où l'on se distrait vous paraissent-elles devoir' do plus en plus triompher des pièces qui fonf, penser?

Quel-est, ati siècle dernier, l'auteur dramatique qui vous parait le plus grand et celui qui à exercé sur'son époque1 i'influencû là plus réelle, la plus profonde ?

Que comptez-vous donner à la scène la. saison prochaine?

'̃•̃; m »»̃

Papa brave la chaleur, au Gymnase tous les soirs, les Parisiens et les étrangers, de

I 1T P1 A 7 D (T- 132.47.). Ah! les beaux Nichan!

J nLÂjA/Ja. H rev. de P.-L. Flers. Dranem.Ghevalier, Brouett, Guerra, Printemps.Williams, Villars. JARDIN- PARIS ^«^ert

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TAÏTD PTPC^PT Ouverte 10h matin à nuit.

TOUR EIFFEL Ouverte 101, matin à la nuit.

I UU-JKi- Cilr rMj 1er et. Rest.-bras.Déjeun.

4fetà la carte. Matin. au théâtre dira. etfètes,à.3h. I TTN k DA DU (BoisdeBoulogne).Directour:

LUINAtAuIV G.AKOUN.Attr.ined.etsensat.

(T.562-44) l Ent.lt donn.droitl attr.grat.luà minuit. JARDIN D'ÀCCLÏMÂTÀTioN Ouverte les jours. ENGHIEN.– Sources sulfur»»». Etablissithernial. Aujourd'hui Barbo-Bleuè.

AVIS MONDAINS

Déplacements et Villégiatures

des Abonnés du « Figaro ̃»

EN FRANCE

Mme .Amélie .Amand, à Nancy.

Mme de Azevodo Macedo, à Vichy.

Mme la marquise d'Andigno, au château de Monet, Boaufort-en-Vallce-. M: Eugùne Besaucèle, à Bagnères-do-Luohon. Mme Beraheim-Stftrn, à Etretat.- ̃ 1 M. le marquis de Bouille, à Saint-Elbe. M. René Bethmann, à Arcachon. Mme Henri Belin; au château de Carsix, par Bernay.- ̃ ̃ M. de Bonnefèno, ancien sous-préfet, à Ault-sur-

Mer.

Mme Boubet-Bourdter, à Saint-Bcevin-l'Ocêan. Mme E. Brunswick, à Dieppe.

Mme Hertor Beéche, k Aix-les-Bains.

Comte Albert de Bertieiyà à Luchon.

M. Emiie^Bruck, à Enghien.-

Mme Campana, à La Bourboule.

M. Donys Cochin, à Evian-les-Bains.

M. Y-v-es A. Colcombet. au Mont-Dore.

Mme Maurice Carmier, à Saint- GervaiS-lesBains.

M-. André Gouturier, à -Houlgate.

M-. et Mme Lucien- Dior, à Granville.

M. Daveau, il. Montargi».

M. René Dubost, Le l'ouquet, par Etaples. Baron d'Entraigues, à Pernay.

Marquis d'Escayrac de Lauture, au château, de M-allevet. par Blauquefort-Médoc.

Baronne d'Erianger, à Deauville.

M-arquisc- de Fiers-, néo de Rozière, au Mal-

•Zl-ÔU.-

M-. FauroDujarrk.à Ktretat-.

M.Ernest Goùin. à l'Abbaye de Royaiiiaont, par

Asnière-sur-Oise. 'C de .̃̃̃ par

ASUière.sur-ulsc, b, dulloui~ille:

Mme Guiléet, à Jullouville.

passage viennent, en nombre, se divertir à cette charmante comédie. Les, .interprètes sont plusieurs fois rappelés.

Mlle MargueritorLayigne s'est 4rouvce suffisamment rétablie hier pour annoncer à M. Gustave Quinson,son directeur, qu'elle pourrait répéter cet après-midi le Coup du bërjjer. M. Gustave Quinson fixe donc à demain la première représentation au Palais-Royal de fa pièce nouvelle de, MM. Alexandre Bisson et Marc Sonal. Nous reviendrons demain sur cette première.

**•* •̃ ̃•

Voici quelle sera la distribution du Coup' du berger i

Rosalie Aimes M. Lavigne Hortenso D. Darmody ̃ Marcéliïia •' G. Brasseur Mélanie ̃̃' 3. Saint-Marc Lechevrel MM. Clément

Plumard Edmond Roze Cabibol Morins (en repré` sentations)

Bodet Champagne Lebondois Roehambeau

M. Fernand Gregh vient de terminer une pièce en cinq actes et en vers intitulée les Amants de Frartchard. Cette pièce a trait au célèbre roman d'amour de George Sand et d'Alfred de Musset.

Nous apprenons la mort de Mille Êoréllï^pelahaye, débuts à de valeur qui, après

d'heureux débuts à l'Odéon, avait fait au

théâtre Michel Une longue et brillante car-. rière. Elle y jouait les soubrettes elle en avait la mine futée, la franchise, la belle et saine gaieté.

,'Née au,petit hameau de Saint-Michel-Bougival, elle s'y était retirée, et elle y est morte discrètement, sans que personne, sauf quelques amis ou quelques camarades, fût prévenu de la' disparition de cette artiste de valeur.

Hors Par/s ̃•

Dimanche, à trois heures, inauguration du Théâtre de verdure du bosquet des TroisFontaines, dans le parc do Versailles. Au programme le Malade imaginaire, avec le concours de M. Léon Bernard et de Mllo Suzanne Révonne, de la Comédie-Française.

h«-^

Après avoir monté deux pièces dramatiques, Hécube et l'Aventurière, avec un goût et un art parfaits, M. Charles Domergue, directeur du Théâtre de plein air du Parc de Maisons-Laffitto, va pouvoir affirmer sa réelle compétence de musicien au cours de la représentation de Samson et Dalila, qu'il organise pour le dimanche 6 août. Le choix des interprètes, dont on nous communique la liste, .est déjà des plus.heureux. Mlle Charny jouera le rôle de Dalila et M. Fontaine celui de Samson. Les autres ont été confiés â MM. Teissier (le grand prêtre), Cerdan (Abimeleck), Paty (le vieillard hébreu), Reval, Longuet èt Rey.

Tous ces artistes sont de l'Opéra, et les chœurs, danseuses et musiciens ont également été recrutés à l'Académie nationale de' musique.

Avec .une pareille interprétation et une mise en scène des plus soignées, on peut se faire une idée de lleff.et que produira le chefd'œuvre de Saint-Saëns dans l'immense et pittoresque hémicycle de Maisons-Laffltte. Le Théâtre an tique de là Nature à Cham-. §igny4a-Bataille annonce Minnori pour aprèsdemain dimanche. Le rôle de Mignon sera tenu par Mme Lucia Muller, de rOpéra-Çomique M.d'Aigremont jouera Wilhelm Meister M.Mathis, Lothàrio; M. Bourquin, Jarno; Mlle Alsonn, Frederik, etc.

L*Dycliestre et les chœurs seront dirigés1 pat

M. Guille; d^ lîOpèra de. Nice..

Do Bourbonne-les-Bains i. Un acte do sabotage qui aurait pu causer la mort de cinq ou six artistes vient d'être commis au théâtre du Casino. Un malfaiteur avait entamé ciroulairemepï avec un couteau les quatre cordée ,qui soutiennent le déèôr de fond, et pendant que le personnel était en scène, les quatre cordes se rompirent. Le décor tomba brusquement sur la scène et les contrepoids s'abattirent sur le Bol.

Par un heureux hasard, personne, à ce moment, ne se trouvait en scène. Si la chute avait ou lieu quelques minutes avant ou

Mlle Guzel, à Lourdes.

M. Raymond Gobillot, à Biarritzi

M. Achille Gras, Le Pouliguen.

M. Reynaldo Hahn, à Versailles. •-̃

M. Alfred Hutter, k Chambéry.

M. Adolphe Haeadler, à Cambloux, par Sallanches.

M. Max S. Henraux, le Touquet, Paris-Plage. Mme Jean Hoseuiann, à Préfailles, par Poroie. M. Félix Hubih, à Royat.

M. Ch. Jolibois, La Chapitière, par Etriché.' M; Henri Johnston, à-Parempayre-Médoc. Mme Laurent Du Suit, au Malzieu.

Marquise ̃ de La Ferronnays, à Saint-Mars-laJaille.

M. Othon Lowengard, à Royat. (

Mme de Laskine, à Pastières.

Mme Lods do Wegmann, à Evian-les-Bains. M. A. Leroy, à Cézy.

Mme A. Mouze, a Bourbon-l'Archambault. M. E. Moret, à Vichy.-

Mme Robert Meynadier, au château de la Ro-chette, par Samur-en-Auxois.

Mme Gaston Nécol, à Bagnoles-de-l'Orne. Mme Norbert-Deviolaine, au château du Val-desLeux, par La. Bouille.

M. Jacques Normand, à Gérardmer.

Mme veuve Pradel, à Ault-Onival-sur-Mer; M. Pandely-Salvago, à Trouville.

M. Passy, a, La Broche, par Etrepagny. Mme L. Potnmery, au château d'Amandâns, par Amancey.

Mme la vicomtesse Perret do Chazelle, a Deauvillei Mme Aimée Rosset, à Bellecombe en Bauge, par Lescheraine.

M.- Paul Rohr, à Vio-sur-Cère.-

M. de Rouvre, à Vittel:

Mme Rodolphe Rousseau* à « La Saulaie », à Laon.

Mme Rohm, à Esendié Ardus, par Montauban. Mme Rutterfurd Stuyvesant, au château do la Vallée-aux-Loups, par Chatenay;

S. Exe. San)ad-Khan Montazos Saltaneh, à Versailles.

M.- Sa-ntigny. à Làmaisondieu, par Tannay. M.'Jules Segard, à Wissant,

M. le baron Ernest Seilliùre, au château de Montaubois, par Signy-l'Abbaye.

Mme Charles Salomon, à. Contrexéville. M. Armand Saint-Vel, au château du Petit-Saussay.par Falais.e. ̃̃•

Mme Sidley, à Vichy.

Ai. Miguel Tedin, à. Saint-Germain-en-Laye. M. le vicomte Roné Vigier, à Deauvillo. Mme Vidal, à Deauville.

M. E. Verdie, au château de Paula, à' Firminy.Mme Venning, à Dioppe-sur-Mer.

M. lé baron do Vinek, à Vittel.

Mme Ad. Volland, à Divonnc-les-Bain3. M, Fernand Willard, aux Rochers de Vallières, par Saint-Georges'-do-Didohno. Mme Emmanuel de Witt, à Arcachon.' M. le marquis do Wignacourt, à Ais-les-Bains. A UÈTRANGER~ M. du Cliayla, à Sâlnt-Cergues-sur-Nyon. M. A. Carasïale'â Zermatl. ·'

Mme de Caquerày, à Chesières-sur-Ollon. Mme Jean Çresp, à Lutry, près Lausanne. M. le comte Stanislas de Castéjà, à Hertenstein. Mme Emmanuel Dreyfus, à Bingen.

M. Francis Drouet, à Genève. w

M-- le comte ,da P.onte, à Richmond.

M. le comte Serge Fleury, à Bosculungo Montagna Pistoiese.-

Mme Fi Gompertz de Voys, à Maryland de Bilt, par Utrecht." t Mme Ed. Girardj à Bonigen.

Mme Albert Hérisson, à Villars-sur-Ollôn. Mme -là baronne' de Heeckeren-Molècatcn, à Lu-

cerno.

Mme James i. Hayden, à Carl.sbad. Mme R. Lnglis, à Folkestont;

Mme André Lazard, à Sils-Maria.

Mme Marcotte de Laclache, à. Griadelwaldj Mme Michau, à Bad^KissiDgen.

alprès, cinq ou six artistes pouvaient être écrasés.

Une enquête est ouverte.

j De Toulouse, on nous écrit pour nous signaler une conférence faite par M. Pierre Rômejl sur M. Maurice Migre. Il a. célébré eh lui le poète social, le poète lyrique, \é poète de la race et du sol du Midi. Gros succès, pour le confêrejlGier.

Serge Basset,

SPECTACLES & CONCERTS Ce soir

̃ A la Scala, à 9 heures, A ciel ouvert, revue à grand spectacle en 2 actes et 18 tableaux, de MM. Henri Kéroul et Valentin Tarault, musique nouvelle et arrangée de M. Monleux-Brisac (MM. Gaston Silvestre, DuÛeuve, Paul Lack, Géo Flandre, Laforest, Lenoir, Elvell, Delmens, Mmes Rachel Launay. Lise Jaux, Mariac, Nelly Westwood, Molly Hayvvotid, Volgré, Durnûnt, Suzanne Gray, Poneetta).

On sait que la Scala se transforme définitivement en théâtre d'opérette. D'importants travaux d'aménagements vont être, à cet effet, exécutés dans la salle et ils nécessitent naturellement quelques semaines de fermeture. La revue A ciel ouvert ne sera donc plus jouée que jusqu'à la fin du mois. Diînahche prochain auraiieu la dernière matinée de la saison lundi, la dernière représentation, après quoi' la Scala café-concert aura vécu. La Scala théâtre d'opérette fera soïi ouverture dans le courant de septembre.

A l'Alcazar.

Beauté et talent avec les jolies Gùorra, Printemps, Williams Meg Villars, Mar^ Max, Terroy miss Turner, miss Howe ¡ gaieté et fantaisie avec Danem, Chevalier, Brouett, voilà d'excellents éléments de succès pour la fameuse revue de P.-L., Flers Ah! les beaux Nichanl

A la Cigale (jardin d'été).

M. Raphaël Flateau vient d'engager M. André Brûlé. Le délicieux .comédien fera sa première apparition au concert dans la revue de M. Wilned, qui passera en septembre a la réouverture de la Cigale, avec à ses cqstés Mlles Baxon, Delmarès, Dermiriy. La Revue des T n'aura donc plus que cinq représentations, y compris la matinée de dimanche. La fermeture aura lieu lundi soir.

m

•A Luna Park..

Les débuts de la célèbre attraction gratuite «le Poleman », par suite de retard dans l'arrivée du matériel, auront lieu irrévocablement aujourd'hui vendredi. Malgré l'importance de ce numéro exceptionnel, le prix d'entrée du Parc reste fixé à 1 franc avec le droit à une attraction.- Chaque semaine, M. Gaston Akoun se rend' compte qu'il a été heureusement inspiré en supprimant son jour de gala pour donner à la place des soirées du prix ordinaire dé t franc..

Le public apprécie d? plus en plus, la, créàtion des Samedis de fête, et demain, le grand feu d'artifice que tire Ruggierisurlelacdu Water-Chute ralliera les suffrages d'un public enthousiaste. Lo Parc seraféeriquement illuminé.

L. de Crémone,

lia Vie Spôf tn/e

;a .̃̃̃ LES COURSES -••. COyftSÇS A MAISON S-LAFPITTE ̃ .'̃ 'Déplus' efl plus chaud, «le moins en'nùpiqs- 'de monde. Cette fin de période, particulière-/ nient chargée cette année, aura été rôeUénjent pénible. ̃ Nectarine a battu Pauvre1 Rosé, qui s est bien mollement défendue. Ce manque de vigueur chez s'o.n jockey vaut à ce qerniér une mise à pied. deux mois. L'arrivée dans le handicap a été autrement mouvementée. "̃̃ ̃' '•̃̃̃̃ Les jeunes chevaux n avaient que deux prix a réclamer. Un des deux vainqueurs cependant, Capricieux, doit être un poulain iuiile. Prix de Crespières (3,000 fr., 800 m.). 1, Sulfate, à M. Guidon (Garner) 2, Aubor-

Mwe de, Munkacsy, au château do Lachendorf, près Celle.

M. le comte Fernand dé Mun, à Grmaelwald. M. L. Midy, à Interlaken.

M. Ernest Mallet, à Saint-Minoer.

M. Alphonse Ochs, à Rigi-First.

Mme Penido, à Ventmor. Mme la baronne do Planker-Klaps née Arnim, a Franzensbad,

M. J. Radine, à. Bad Rippoldsaii. M. Edma Sommier, à Saint-Moritz. Ri. L. Sauvegrain, à Randersteg. Mme E..B. Su vers, à Caus-suivMontreux.. M. E. Sohn, à Boohum. Mme Alfred Stern, à Gui-nigel, près Berne. Môle Félix Suarès, h Sçunenbrunn, près.Z.o.ug, M, le colonel Alfredo de Urquiza, à Saint-Moritz̃Dorf.

Mme Vieira Monteiro, à Valmont-sur-Territet. M. Zeni,.à Stavelot.

Mmela .comtesse Georges.de Zoghob, à Scûw.e-- ningen.

Mme Zadig, au Mont-Pèlerin-sur-Vevey. ~~T~' ARRIVEES A PA. RIS M. J. Adler, M. C. de Amézaga, M, Gabriel Blanchet, baronne de Cliarmeil, comte de CastroGuimaraes, comtesse de Laugier-Villars, Mme Monior-Bûrton, M. Mariano M. Mansilla, Mme de Margeri.e, comtesse de Maupéou, M. Louis

,.Tprchon.

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•̃ YACHTING, ̃ •̃;•̃̃̃̃

La Coupe d.e.érance.,

La cinquième épreuve de la- Coupe doFrance s'est disputée hier, daûs les eaux du Havre, te .parcours était de '20 'milles, 10 milles au vent et 10 milles, vent arrière. Le départ eut lieu à 9 h. 1/2 du matin. Le Gallia H franchit la ligne à h. 31' 31" et Irexà.9b. 31*32".

Le Gallia II prit la tête dès le début et finissait son premier tour à 11 h. 38' 36". Irex le suivait à 11 h'. 40',27".

Lo yacht français maintenait s.on avance, au second tour et franchissait la ligne d arrivée à 1 h. ,12' 55" Irex la passait à 1 h. 14' 43" Gallia triomphait donc, ayant mis 3 h. ,42'55" pour accomplir le parcours, et Irex 3 h. '44'. '43"

Une bonne brise du nord-nord-buest ei un temps magnifique ont favorisé cette épreuve. Apres sa victoire d'hier, le Gallia a remporté deux victoires, Irex aussi. La dernière manchesera courue aujourd'hui vendredi, Le vainqueur 4'aujourd'hui reviendra détenteucd^JatÇûupe. 'iiM.;

t.1~}!U' ~v')i~r"ï~ 10.1,1:, ,i~'l:,t

V;-C:V' :.fENNis ̃'̃'̃;• 'i:;V' ;̃̃; te Tournoi de. Dieppe ̃ .̃

La seconde séance du tournoi international de tennis du casino de Dieppe fut particulièrement brillante puisqu'elle mit en présence Gobert, champion de France Dixon, champion d'Angleterre Mlle Broquédis, champion de Paris, et des joueurs tels que Mlle Speranza, miss Maidment, baron Saillard, etc. Voici les résultats Championnat datnes simple Mrs Nutcombe Quicke bat Mlle Canuset, 6-1 6-0; Mrs Hole bat Miss Maidment, 6-0, 6-2- Mlle Broquadis bat

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Championnat double: mixte M. Gobert et' Mlle Broquedïs battent M. P. Mallet et MissN. Butler, 6^; 6-0.

Championnat hommes: double. MM. Gobert et Dixon battent MM. G. et A- Smith, walk over 1 MM. Macleod et Stack battent Belleville et H. walk over MM. Porée et C. Moore battent R. Somers Lewis et le baron gaillard, 6-2, 6-1. Championnat hommes: simple. M. C. Moore bat M. A. Lemercier. 6-1, 6-0; M. Dixon bat M. Aubry, 6-3, 6-2 M. Gobert bat M. Blazy, 6-ï, 9-7.

AUTOMOBI LISME

A propos du Grand Prix de France. Un constat

On sait que le Grand Prix de France, disputé dimanche sur le circuit de la Sarthe, a été gagné par Hèmery sur voiture Fiat dé grand tourisme. ̃

Comme il a été écrit dans différents jour- ` naux et'dit dans différents milieux que ladite voiture n'était pas'une voiture de série; mais une voiture de course truquée en voiture de tourisme, une expertise et un constat d'huissier seront faits aujourd'hui, à"' deux heures de l'après-midi, pour établir que la voiture Fiat, qui courut et gagna là Coupe de France, est bien une voiture dé grand tourisme.

Elle a d'ailleurs été plombée à l'arrivée et c'est un expert, membre de la commission technique de TAutomobile-Club de Franco, qui fera la décisive expertise. Cette expertisa sera faite 9, rue.de \a PaiXj •̃̃ où la voiture est exposée. a,

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Sur les voitures Renault, l'entraînement mécanique de la dynamo « Phi » est réalisé d'une manière particulièrement heureuse, grâce au chemin de roulement placé sur le volant. spécialement dans ce but par la mai*,son Renault, toujours soucieuse de pla,tre à sa clientèle. Notice F spéciale- sur les dynamos « Phi sj à la Société dos phares Blériot, 16, rue Ùmh ret, Paris.

aviation

Hier,' à Cherbourg, Aubrun et DivetaiO 'ont effectué des vols remarquables. Aubrun a volé sur la mer, au-dessus des paquebots transatlantiques Oceanic et Kûik ser-Wilhem dans la fumée; noire desquel&JU

s'enfonçait.

Divotain est venu au-dessus de Cherbourg* Il a évolué une hauteur de mille mètres au-dessus de la; montagne du Roule a'U mq< ment de rar'Mvésëi'd'és .'èonçùrrent's''fi^ouï' 'de France 'cycliste!, Frantz-Reichel.

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̃:̃ »»o-t »». •«».̃, :Raf^riesS^rrk: i^ô sS:: «S' §5:: «̃.auL-û-»«« «»..•. 4s. 480. Actions industrielles g °"5îS£*«^iii-– ̃ li25 4 5p89AndalonS. 252.. 250.. 249. 248.. 249.. 40 » AirComprtoé g opp^ 765.. 767.. 760.. 762.. 759,. 15 » S* 1880 502 502 50 25 Aciéries de France 790.. 805.. $ l Z cS«t angM: 4W 4M êd.Àtchisén. 587 587 580.. 585.. 58o \°. 2 st^V^n Stif t- ?-r ^7" £ iftn^imi'" 4i? 7b 44S 50 de Longwy 1466.. 1475.. 112 12 » Havraise d'Energie Klectr. i% 283.. 2'8S 1

6 c son. 7q7 50 745 16 Electrl'clte de Paris 57- ..5,~G "7 575 1'>" 2 60% 1892. 4~5.445 "0 .»-de Mielleville lb?-~ <),) 1" '0 24 Lit Militaires 1

33 » Autrichiens 797 50 795.. 799. tncite de Paris 57o 570.. 5.7.. 575 13 » 2.60^1892. 445.. 50 demclieTlUe 1522 1540 24 » Lits Militaires.. ?.

Lo b d 1"7 128 126 126 128 15» Teléphones. 31. :Iii.. 310. 13» 1899 "00 461 "0: 4e)~) î5»Atel. et Chantiers de la 1761.. 11.5.. 17 50 50 Messageries Maritimes 3,19.. 396,11'

» «Lombards 127.. 128.. 126.. 126.. 128.. *5 » ïSSfiïïf S."ii™« £n 3v Irî ii" ~k î? 1 Wfi 500^0 50 500 75 75 » "el. et Chantiers de la Loire. 1761 17 :5 17 50 Messageries Maritimes. 399.. 396.. *.1

Vit Mpririinnanx 6^9 62» 6°2 7 sh Mitrates-Railways doO 355 3a2 3a2 3o5 lo » 3 1906 WO 50 sw }ï> 45 Chant, et Atel. de S'-Nazaire 108° 1079 20 » Omnibus 4% 501 ^O\ ..i .Sî;5oîffi&i«:399:: iv:: k:: éài:: l^^Ts^4^ î^^ m50 î?S- iîi- îfv 15 <*w™iè™™ «? f?g->- 5C025 vl Ba^odiROSâ^ ..Haza!re: i 50 ïS^oVïWais:: I80 •̃ lo

» .Portugais.? .375 348.. 350 6 20 Tramways de Buenos-Ayres. 142 2o U2 143.. 142.. 142' ,lo » I^ÏrÀs' Îm" 'fil" » Banque de l'Indo-Chine 15D4 1594 17 50 Voitures 3 403. 403

gOp'Saragosse 395 3S7 397.. 398.. » &b ««J»' T^wnar^s ••-•• «* •• •• 5^4 •• «« •̃ 1 13 » stolîw"" itV' ttï ° Commerc'» & Indust»= 734 1 17. 50 LandBank of Egypt 3%% 31)3.. 399 50

20.p-*pal~dgosse s. 39g.. 391" 391" 3'9'8'" 33 56 Mexico Tramways. t~?4.. 622.. £24.. 624.. 13" 2,60% 118~ 463 16' 30 Commercle & Industlle 134. 17. 50 Land Bank of Egypt 3 3US.. ,399 50

1~ 11~19 1" W S Lits ord "6" '59 464 4£~3 '3 458 1,. 280% 895 ;) '1 '1. 20 P' 'L ill '5 20 W Lits 4 ..0'> _01

/V ̃ $ gi pdviV: 470" 469" 475"' 'il ̃» Il I 3% «03^ 500' Ht' PrivéeLyon-MarseUle 4Ï5.. J80 » Wagons-Uts.4% 502.. 501,

Sociétés de Crédit 8 d" AméricanTéléph. etTéiégr: 727 50 725^ 725: 717 Y. 715 Y. » >> 8»,1909. 253 75 252 50 -I=^_

uuwv<3 wuit 5 24 HeUénique d'Electricité 105.. 105.. 104.. 103.. 103.. » » Bons à Lots de 100 fr. 1887. r.4.. r.4.. 63 50 ssss 45 83 Banque de France 4000 4000 3995 2 65 Briansk ord, 462.. 464.. 463.. 46i 465.. 15 u Obi. Banque Hypoth. 1000 fr.. 556.; 1UÏ fl t>U C1 17 M t> fl M Y T O H TDDIUTD

66 39 del'Algérie 2140 211S» •̃. Î130 ÎU5 13 25 privil 439 440. 441.. 442- 445 m/\rSOriCU Ci N oAIMV^UCi A lCittlVlCi

75 » deParisetdesPays-Bas 1690 1705 169S 1701 » » Mak.ee.wka privil 271 263 268 257 260 ActtOTÏS de Chemins de ter <

>< ,12 50 Transatlantique 306. 304.. 298.. 3M 50 sh flio-Tinto 1707 1705 1699 169i 1710 /1WIUI1 ChemIns e smm V.TCTTRC. 1 I Prtcéd. Daraiir 111 REVENU T..T_rIDC, prf^ ïtoito

,12 50 Transatlantlque, 306.. 30. ,9».. 3M.. 50sh nIo-Tmto. n07 17û;> 169,/ 1611¡ 1.10 0 BaElU VALEURS PlÍœtI, D8mllr REVElU VALEURS Pn!cH. 1d~mier

45 "Compagnie Algérienne. 12S5..t280.. t285. 35 -.Sosnowice. 1480.. 1477..i4X)..t467..t48C.. 30 ..B~neàGneIma. 655.. 655.. RMU 11Clôt" Mm NET CI61uri cours

45 » Compagnie Algérienne 1235 1280 1285 '914 35 £ » Sosnowice i.. 1480 1477 1470 1467 1480 30 » BâneàGuelma 655.. 655.. ̃Mt™ VALHUKb cittun wure HET VALEURS B

"32 50 Comptoir National d'Escompte. 930.. 920.. 9Î5 915.. 914.. 1 £ Central Mining. 305 301.. ?97 2S8- j 22 50 Départementaux. 638. .̃̃

13 50 Créd.Fonc. d'Algérie (non lib). 653. 653 650 619 ..651 » « Azote Norvégienne 252 254.. 257 254 258. \3Q ..Est-Algérien 665. 668 .>

32 » Foncier de France. 806- 805 800 5325Bakon.. S32 S30 823.. 8?0 823.. 15 50 Est, action de jouissance. 373 379..

32" 'FoncierdeFrance. 806, 805 ..806 -53 25 Bakou S~2.. S30.. 823.. 8'?0.. S~J.. 155OEst,actlOndoJoUlssance. 1' *«'.1 1 Mines

15 » Industriel 727.. 727.. 735.. 32 04 Provodnik 552.. 5SU 548. 548.. 549.. 44 » Orléans r- ••• «^ Valeurs diverses MtneS

15 -.Industrie1. '127.. 727.. 135. 3204 Provodn!k' 5;¡?.. 551J.. :>4S 548.. :-)'1.9_ 44 »Orleans or- ¡;6"

i 45 » Société Marseillaise 935 935 950 Raffineries d'Egypte ord 72 50 72 73 72 50 .=r. 21 «Ouest 4:9 476 ̃'«-<«,' » «~ Il .60 Crédit Lyonnais/. 1484 1477 1478 1479 1478 ..» » privil. 76 50 "5 50 lb.. 75 25 «Midi 507.. 500 Argentan Int. 5% 190o. 9o 60 » » Brakpan 68 50

.35.. –.Mobilier 655.. 660.. 650.. 651.. 652.. 2Q V Tabacs Ottomans 347. 345.. 344.. 346.. 347.. 56 «Nord 1190 1160 BresJ 1g» ïXo S? >"•• cltyDeeP 84 84 75

17 50 Société Générale 790.. 7S=0 790.. 790.. » » des Philippines 302 295.. 295.. 295 .? 296 28 75 Ouest-Algérien. 623 620 5% 5%1903:. 102 2a » Chartered 39 50 39 75 i ^BanqueFrançaise 309.. 302.. 309.. 303,. 304.. 2700, Portugais 580. 561 ,.W. 6 ̃. Sud de la France 1W. 182.. « ^ol\^i%(^'M lltl Y. Y ^^Z^iiYYYYYYY: ÏÊ Y ÏUÎÎ ̃ <̃' ̃ ̃̃ ̃ ̃ ̃ ̃ ̃ g 3<A% 3%%(provde) 73 10 23 71 ord. 454 50 457 50 j 1 ̃ ̃ ..•̃̃'̃ r l kVt% Chili i% or.. 9650 1 78 Durban Roodepoort. 39,50 1 '• .'• MARCHES ETRANGERS Espagne Intérieure 4& 77 70 13 03 Ferreir"^?. Y.Y.YY1 96 114..

1. AViAt\~rm~> C<ir:l\tjtE~r:0 4% Espagnelntërieure4~ 7770 13 03 Ferre;raDeep. 9625 9625

i 'i l .̃.̃' ̃̃̃̃.̃̃̃, ̃̃̃ ̃ ̃. L 5% Mexlcain5% 5055 7110 Gold'.ï.V.7.J»' 'i'5'6' 15550 VA^RS ̃- gL-h" VAunms IpS.1' ̃• ^™ j^l1^ *»*»* "• aa ̃̃̃̃ v^°bb ^tÎHP. -iim- Kg- i TranlvaJfe: 3:!? 3' '5 ySSSL^ 11 75 il! il i ni >"̃ ̃ m i. i i m 3% TransvaalieI13% 3 56 General Mining Finance Corp. 33 50 33 50

pen. 3 56 General Mmmg Finance Corp. 3350 33 50

Londres 27 iuillet fTîf^ ? V^l-Âî Ne W-York, 27 juillet GreatltotoV.134,7/8 i34 l/8 141 IJnionPaciflopref. 95 1/4 97 1/2 | 1^ VeVo^ ï^arès: 608 X &! ^^YYYYYYYY: IL! 1 25 j Londres, 27 ]U1iiet oe^ i if* 23/8 2 3/8 ^x^:y ;g ? IÈ^\Ê^ ^yy: lilU il i !}! %n^tït^ îà^iïr *"»->•• ̃ïisô ±I| 50

f, Geldenhuis Deep. 3 163i 1/10 Cau Money .12'3/8 2 3/8 Louisville & Nash. '152 150,7/& 1;>9 .1. Wabash pref .34 314 34 li4 36 .9,2i Industrielle .d!1, Japon 226 .222.. 8 83 Gold1ields. ~~ISWJ18

Consolidés Terme. 781i4 78 3)116 Génerai Minifig Finan..1-~ M.anha1t~n Elevated. ,138 )38 LehlohValley. 76 5iS. 185.. 18250 3 i9 GoldMines InvestDl'6nt. 3225 :Jl:75 ¡,

Argentinl886. 103' Chan~esrLOndreSvUe486 10 4841;> ~~y. 1765.81761/4 P~sul..Me~e. 185:: 1~50 GoldTrust. 6725

1889 85, 85 Goldfiolds 4 3/4 4 23/32 Câble transfers 4 86 55 4 86 55 Missouri, Kansas & T. 36 1,4 35 1/4 37 AmalcamatedCopper. 68 1/8 Ç7 5/8 69 3/4 5 » cane CoDDer 155 155: Great Coba'r Si ° ho kh jl

Eréstl 45S-1889. 87 1/4 It 87 1/4 JaLorsfontein 7 9/16 T 9/16 Atchison. 113 3/8 113 116 1/4 pref 67 1/2 67 1/2 AmerïoanCar&Fognd. 57. -5,6 1/2 .I 25 1 ca?n et Oriental' ̃̃"̃̃̃̃̃ 431 432 \l on s^r^ltrik' iqi ïi «o

•- 5!V 1907: Jofiannesburglnvest 1-532 1.5/32 pref 1031/8 103 14 '100 Missouri ;Paoifio. M.S.fS ~49 .k CottOnOil. 56. .Jd. ̃ ^1^" ental-v: g: *& 14,20 i^ersfontein. 191 50 192

1 1 5?Õ 1907: '6i Johannesburg lnvest 1. 5,32 1, 5/~32 pref 103 liS lU3 î,/ 106. MI~"Irl,paq!fic: 49,5,8' 49. 1;1cottonûil. 51) ;~5 -i. ,»" LotsTurcs. ,,¡, 210.50 210, 7;) 2 :37 Jonannesburg lnvestmento. 30..

̃̃Bulaare 1892 103 103 Juhilee. 10/ 10/ convert. 112 3 4 112 5 8 National MexicO2pr. 29 1/2 29 il' .• Locomotive. 40 1/2 .39 w, 1 59 rene^aTM^ÏorCâbwéïïrT' 43 25 43 l?n Klefnfonte^5 ?2 JA V

CWnbirtSS- 103 1 2 103 1 2 Jumpers 13S i 3/8o Atlantic CoastLine. 130 12 130 12 ref 65 63. Smel&R.. 79 14 78 12 .)'. 6 59 General Motor taû^ref.ora.. g* 43.. 5 90 Kleinfontem ̃ o0 49 <?

Ch¡iÍois5?Ó' 1031;2 '10: 1;2 2Jumpers .t811,Centrar1. Smel&R.. I~ 1,~ 781/2 ».. de! 22 75 23 8.28 Knigt'sGold. 6775 6775:,

4Vi^ 1013,4 1013/4 Baltimore SOhio. 10S 5/8 103 1/4 111 1/2 New-York Centraf. 108 1/2 107 3/4 1111/2 SuaarR. 117 12 118./ aeI U 7D *d 7I? Lin-iaaSeÊstei; ?k?s-Ir

.E§ypt^3% 95 95 Kleinfontein. 2 2 CanadianPaoiflc. 244 3/8 2417/3 201 1/8 N.-Y. Ontarie&West-- -46 1/8 451-2- 47,3/8 Telet,r.&Toleph 136 3/8 136 3/8 .( on «amener 1414 14'0 ? LenaGoldfield^ -•̃̃• ,f, ;o |°-:

UW d1- 2..1,. Canadian P-est,- ",6 1}8 ,45 ~-2 ,i7.3/8-58 90 Harpener.¡, 1414 1420 ..252 LenaGoldfields. 124 12551),

Es pagne Extérieure. 91 1/4 .9.1 .1/2 Lanàlaabtc Estato.. 2 i/4 2. 1/4. Chesapeake&OHib. 82. 811,4 84 Norfolk & Western. 10S 1/4 107 3/i 111 1/2 Anaconda. 38 14 38 1^7 13/16 Ï5 i^?mânn 671 672 ? is MataReef ̃ »f Italien3%«. 101. 101 May" 1 1/16 11/10 ChicaBo & Alton 20. 20. pref 97 3 4 97 5?8 92 Calumet *Haola 450.. 450. » ||ut^Totea" 9S Ils Mav Consolidated îâ &'̃&̃" -Japonais^ 89 3/4 S9 3/4 MeyerandGharlton. 4 3716 4 1/8 GreatWestern 22 3/8 22 1/4 Northern Pacific 131 5/8 131 1/4 .135 1/2 Consol.Gas N.-Y. City. 145 1/4 145 3/4 Jl. ES K9 î>4 70 «nrtrtVr^nnt^R Sa II" 'L -ï5% 1910. 3 C0 3/4 Mooderfontein. 11 15/16 11 15/16 pref 44 1/2 44 1/2 Pennsylvania 124,7 8 124 1/2 64 1/4 Çeneral Electric. 162 1/4 162' 14 .j. J LauriumOrêc 43 75 75 44" Mossaïédès C°<= it 11 Pwu»ian Corp. pref 41. 41 1/8 ModderfonteinB. 2 5/16 2 5/16 Chicago Bil..«S«-Paul 127 1/2 .126 3/4 131 Reading 159. 5/8 158 7 8 S2 1/4 international Marine.. 4 3/4 4sfl 2 .Jl. Laurlnm urec 4d « 44 •• Ï^S™lrtev"'v "•<

ord. 10.7. 10 i/8NewGoch 11/2 1 1/2 "-• pref 153. 153. pref. 95. 95./ prèf 16 3/i 16 8/4 :.). » ^1»^» Rubber Planton. ord 229 <>2fi î 9^ Ore^ Ï9 ïk Tq 'D

ord, 10. 10 1;8 NewGoch. 1:1/2 1 1/.? pref l;>;)'.j, 1;>3, .1.1., 95 /préi 14. MalaccaRubberPlantoll.ord. 229.. 228.. 125 Oceana, 1275 13..

Portugais^»- 66. 66 New Stoyn 1 3/8 i 3/8 Chicago &North West. 146 1/4 145 3/4 l«pref. 90.. 90 18 National Lead 56. 553/4 fiô 8S Soff '165 -il' liwSm"" Â Russe 4% Consolidé 95 3/4 95 3/4 Nourse Mines. 2 5/162 5/16 Clevel.C.C.&SM.ouis 5S 58. Bock Island. 32. 313 8 32 3/4 Pacific Mail 29 1/2 29 3/4 Jl oa » pwnhatésTniisièAs 1q« n»Tfnnt«in ̃" tl ik W •TfircUnifiO 911/2 «1 1 2 Prem. Diam.oi-d.. 6 13/16 6 13/16 Colorado & Southern.. 54 1/2 54 12 Lsland pref. 64 12 64 1 4 People's Gas 106 12 106. |0 Sf 720 T»-" 1" m S Mines ̃"•" ^m i^l •̃• -• préf. 8 -8. Vprei 82. 82. S'-Louis&S»-f»2«p. 47 5 8 47 1/2 Steel Corporation. 795/8 78 5/8 81 5 '8 R5sS^ê Corinthe 197 1^ ?«£Se'm 7? -? Banque Ottomane. 16 3/4 16 3/4 RandCollierics. 19/32 19/32 DelawareS Hudsan.. 1711/2 17112 Refund4% 813 4 8112 pref 119. 119.1/4 122 l'/4 » Raisin de Corinthe 197.. 1% 6 54 Robinson Deep 71 7o 71 j

Katd'Egypte 20 1/8 20 1/8 Randfontoin 2 5/32 2 .3/1.6 Uokawança 536 536 -i. General5% 89 -89 Ufah Consolidated\ 17 1/2 17 àh»nw k\ 7=i il 2e. Ron^nnnrt rpntr»ÏT.^n 'n $. ? kh

-ASr. -• 678 6 7 S Rand mines 7 17/32 7 17/32 Oenver&R. G. 28.28. 29 Southern Pacific 122 1 2 121 1 8 125 1/5 Copper 49 3/8 491/4 S inSvCoDDer 86 75 86 QjïSCn P" <£& cZ^Y

,Agr. 6 7;-8 6 8 Rand Mines. 7 n¡32 717;32 Denver&R. G. 28 l'.1'1 SouthernPacifie. i221i* i/- 296 Spassky Copper 86.. 8625 947 Rose Deep .92 9250 925U'

.Grand.Tninkoid. 29 3 4 29 1/2 Robinson Docp 2 7/8 27/8 pref ,57 3 8 57 1/4 59 II 2 Railway. 32.. 313,8 3S 3/4 WedernVnion 80 3 4 80 1/4. f le ISfesl'etroK i" 3S ? « Itom^d Jack "̃̃"̃ S ?

MexicanRailwayord 47. 46 3/4 Roodepoort U. M. R. i 5/10 f 5/16 Er.V. 1J6 1/4 35 1/4 37 1/8 -pref 72 3/4 72 1?4 75 Ar.enten barres. 52 1/4 62 23 15/16 KX 115" iiV' N^Ste™ f'-l °: MexicanRailwayord 47 .¡. Rosé Deep 3 11/16 3 5/8 2«pref 46,. 1/2 46. Teias and Pacific 29 14 28 3 4 Cufvre. 12 .iS» 12 «54 05 S3*8 ÎS fi| 5A TralfvaarConsolidâtêdLand' iV ^^à'-Jé *^Bst"i î-T "™ isi'^ ^°-s isa m »-« ::|-si^-| .̃«»» i5p:| iis^ à:; £:: 50 ï'I&îisse; I* El:

-1~ ~11 .1 25 »Tobacco(Oriental). 318.. 323. »VanDyk. '4~5O 450'

'-Th,rsis ..5 3,'S 5 3¡8 Transvaat Cons. L..125;32121 i;j2~ ~~1-- »Toula. 461 465;. 11 21) Van'Ryn. 100 50 100 50,

"CapeCopper. ~9 S. d VALEURS clôture1,e ,,¡..Clôture ~URS 1~ 178. 1761 :Village Main.Rec; \/3 :'1 9175,

1~. -def ..200- 28/9 Van Dyk, 3/9 3/9, ,précëd, UJ ur, précéd. UJ, .'>" précéd. précéd.' 412 Utah Copper. 25i.. 255.. a-1, ZambezeCLC. 18.. 17:5 51,

Shansi "-31/3 36/6 Village «ainReef. 3 11/1(5 3 11/16 CanadaPac 243 1/4 2iïS l/" c ̃ ̃̃ ̃; 'ï\ j Golden HOTeShœ2 15/16 2 15 16 WestRandConsolid. 16/ .16/ Berlin, 27 juffilet Escomptefe" 2 1/2* 2 1/2* i SHET "'V- *tf-fo 7 tWo"7" Barcelone, 27 juilkt ^aïX^ 2^16 "â? ffiSSî!? i t Sî» K& J. «3 a, ^e; si 07 ?^ :||f y2 |f.j: | MARCHE EN BANQUE AU COMPTANT

Ar e~tMetal. 241/16 1-545/16 ».Rio 10- 10 1 i7îO.

Ar~ent Metai ~l i6 24 ,i6 Witwatersrand Deep4/16.' ~~2 ':1~nne,27JUllIet I'S' 07 Tramw?ysdeMexlco.6241/2(j251/2Nord-Espa~ne. :,i 90.40 90 CO: MARCHE EN BANQUE AU COMPTANT -'l

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,An)oFrench. l ,1/16 1 11:32 Cuivre Comptant 56 1 16 56 3 8 Lomoaros.. -2j 3 23 5/1. Ta~acs ottomans ¡¡')7 ¡¡~7' Briansk. l:J" ~¡~ Meridionaux. 626' ~25 ¡ L3 20 Crédit Foncier de Santa-Fe.. 361.. 360..1 28 1;) Ouasta et de Mesloula jouis.. 478.. 47t! l

-cSeatosoi: 1:5Î6 1 I;i»lai. r4"irerm;!f It \fft W h' wf i V-î ^mpteto^anque 3 1/2% 3 1/2^ fr [ [ [ j î .gOC 205. H S Hutclunson(KtabUss.) privil. 532.. &a «4 i^ô" J Citv Suhiirhai 2 5/lfi 2 £1 16 piomb AnglaisCopi1 14 1/8 .14 1,8 ̃ Gelsonhrchen 41> 5,8 ^0u 3,4 ̃“ rhan^nc-pârio ̃ -*rrw w-i' dhanra'sur LÔy™» 40 » ord. /48 740.. $i •> VieiUe Montagne 914 915

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v rSltafin I 8 V/« Zinc Comptant. 25 25. Uura 17u 1/4 176 1/4. Bruxelles, 27 juillet t Change sur Paris. 3< 39 37*. Change sur ï^oadres n SoCiétéLorraine-Dietrich. 184.. 180.. 25 » Plaques Lunaire, capital. 354 50 370 s CrawriMi-ès 7 'M 7 3/4 ̃ èoehumer 237 1/4] 237 3,4 Lots du Congo 85. 85. Madrid "7 iuillet 37 Buenos-Aires 21 1/16 20 r Dnieprovienne 1800 1798 62-50 Chalets nécessite' 1226 f n^EnprT""iS 1R Choque- sur Londres. phœnix ^51 3, S 258 3/8 Lots Turcs 211 1/2 211 i/2 maana, jmuet vaiparaiso 10 9/16 1 » Donetz (Forges et Acier, du) S40 2Ï>5>. Monaco 5220 5195 I hiStan' lis 1^/8 AParis 25 231/. à 25 26!4 Otoch. Luxemb 1H3 1/4 194 l'8 Metropolitaimle Paris 630 637 Intérieure 4%84.20 S4.2o Rio-de-Janeiro. 16.5/32! 60 » Huta-Bankowa 2134 2150 59 » 5"»«. 1040 1038 I

I)e B¡¡ersor~ ,18 18 AParis" 25 23~. a 25 26~ Dtoch, Luxemb. ll'3 1/4 1941/8 Met~opohlam1lc~aris 630 637, Interre,ur:e4% SLfg 84,20 ,Rlo-de~JanelrQ. 16 5/i:!2 60 Huta-BankOWil: ~!3'1 ,.21;)0.. S9 5IDC~ 10~0:, ¡938

RonS'finld"' H'8 *> V? '• ̃ AHg. Electr.Ses. 274 7.8 '#75 1/2 Parisienne Electrique. 292 gS)2-l>/2 Amortissablé-lg 93 55 ̃ > S5-» action joçiiss. 1518 12 ». oblig\4% 297 '•>% |I

F«t RanH Prônr 4 r'"i° I<7/m ̃ Hamb.Amerika Pack. îaâ 134 5/S Railways Electriques. 152 1/2 153 'b% loi" 102*10 ,> ii»8D0nn« ̃ g^ » Blanzy (Houille). 2440 » » Malkop Spies(coup. de25). 15.. 15 SrreiraDeeo "̃* '3 *5/i£ S «5>3» *Si"nifle ex-couDOB Ndrddeutsohcr Llôyd. 96 3/4 fcn -1/4 Nitrates Railway 35ivl/2 S57: 1/4 Banque i'ESMgnp. :,4âO 450. Prima .sur l'or, $% 45 ̃> Bruay. -1-239, » Ouest Africain français. 192 {| Mrrelraueep o^o/û. a.o/j. CHsnme çj. cçupon pennsylvania.. 125 3/4 Nord de l'Espagne. 398. 397 Change sur Paris. 8 45 8 45 100 « Czeladz.. 2100 2097 7- » Tav^ Poucet &Soyi«réun«. 13i fl

'Ferrelra Dee'p.. ~;¡j:' -;) J- Ignl e. ex.-ç9upon Pennsylvania, 12~ 3/4 l~~14Banque sur P~is, 8,45 8 45 sur l',qr, ~8,%1.45~, » Czeladz, 2100 ~091.. 7,» Ouest POll$et& Royl. réun< 13i;,